Les Marionnettistes. Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les Marionnettistes. Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher"

Transcription

1 Les Marionnettistes Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher Emile van der Does de Willebois Emily M. Halter Robert A. Harrison Ji Won Park J.C. Sharman Anstalt NV LLC Inc. SA International Business Company Foundation Company

2 Les Marionnettistes

3

4 Les Marionnettistes Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher Emile van der Does de Willebois Emily M. Halter Robert A. Harrison Ji Won Park J.C. Sharman

5 Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement / Association pour le Développement International ou Banque Mondiale. La Banque Mondiale 1818 H Street NW Washington DC Téléphone : Internet : Tous droits réservés Ce livre résulte du travail effectué par le personnel de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement / La Banque Mondiale, ainsi que par les contributions extērieures. Les interprétations et conclusions exprimées dans ce livre ne reflètent pas nécessairement les vues des directeurs exécutifs de la Banque Mondiale ou des gouvernements qu ils représentent. La Banque Mondiale ne garantit pas l exactitude des données contenues dans cet ouvrage. Les frontières, couleurs, dénominations, ainsi que toutes les autres informations figurant sur les cartes n impliquent de la part de la Banque Mondiale aucun jugement au regard du statut légal de tel ou tel territoire, ou une quelconque reconnaissance ou acceptation de telles frontières. Droits et permissions Le contenu de cette publication fait l objet d un dépôt légal. La copie et / ou la transmission de portions ou de la totalité de ce travail sans permission peut constituer une violation de la loi applicable. La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement / la Banque Mondiale encourage la diffusion de son travail et accordera généralement la permission de reproduire des portions de cette publication dans des délais brefs. Pour toute permission de photocopier ou de reproduire tout ou partie de cette publication, envoyez une demande écrite accompagnée d informations complètes au Copyright Clearance Center Inc., 222 Rosewood Drive, Danvers, MA 20433, USA ; fax : ; ISBN : eisbn : DOI : / Couverture : 1127 Graphic Design [LIBRARY OF CONGRESS]

6 Table des matières Avant-propos Remerciements Abréviations ix xi xv Résumé 1 Un défi significatif 2 Le très discret bénéficiaire effectif : plaidoyer pour une approche qualitative 4 Le besoin d une stratégie gouvernementale 4 Les avantages offerts par les prestataires de services 6 Pourquoi les prestataires de services devraient être soumis à une obligation de vigilance 6 Permettre l application 7 Les avocats et l invocation de la confidentialité entre avocats et clients 7 Une approche sur deux fronts 8 Pourquoi l obligation de vigilance ne suffit pas 9 Accroître les compétences et les capacités des enquêteurs 10 Les enquêtes transnationales 10 Bâtir un dossier transnational 10 Produire une analyse et une typologie des risques 11 Partie 1. L utilisation abusive des structures juridiques Introduction L objectif de ce rapport Comment utiliser ce rapport 18 Partie 2. Le bénéficiaire effectif Introduction L origine du terme «bénéficiaire effectif» Définir la propriété effective : la théorie L application du concept de bénéficiaire effectif en pratique La perspective du prestataire de services Conclusions et recommandations 33 Partie 3. Où se cache le bénéficiaire effectif? Introduction 37

7 3.2 Les structures juridiques : types et propriétés Conclusions et recommandations 73 Partie 4. Identifier le bénéficiaire effectif Introduction Les registres des sociétés Les prestataires de services aux sociétés et trusts Les institutions financières Conclusions et recommandations 114 Annexe A. Conformité aux recommandations 5, 12, 33 et 34 du Groupe d Action Financière (GAFI) 121 Textes des Recommandations 5 et 12 du GAFI 121 Textes des Recommandations 33 et 34 du GAFI 125 Annexe B. Les cinq projets-composants : méthodologie et exposé des résultats 129 Projet 1. Base de données sur la grande corruption 129 Projet 2. Le Projet Banques et Bénéficiaires Effectifs 133 Projet 3. Le projet Prestataires de Service en sociétés et trusts 149 Projet 4. Le Projet Registres 159 Projet 5. Le Projet Enquêteurs 161 Annexe C. Brève description de quelques structures juridiques 175 Personnes morales 175 Sociétés en nom collectif 175 Sociétés en commandite 177 Sociétés anonymes 178 Limited Liability Company (LLC) 180 Fondations 182 Constructions juridiques 182 Les trusts 183 Annexe D. Grande corruption : 10 exemples de dossiers 189 Exemple 1: Bruce Rappaport et la renégociation de la dette IHI 189 Exemple 2: Charles Warwick Reid 193 Exemple 3: Diepreye Alamieyeseigha 198 Exemple 4: Frederick Chiluba 202 Exemple 5: Jack Abramoff 207 Exemple 6: Joseph Estrada 213 Exemple 7: Les contrats saoudiens et BAE Systems 218 Exemple 8: Pavel Lazarenko 223 Exemple 9: Le scandale de l aéroport international de Piarco 228 Exemple 10: Télécommunications d Haïti 234 Annexe E. Description des structures juridiques de quelques pays choisis 241 vi I Table des matières

8 Glossaire 293 Encarts 2.1 L origine du trust Tentative basique de dissimulation Créer une société écran L utilisation abusive d une société écran L utilisation de sociétés inactives pour dissimuler les détenteurs de comptes bancaires Une publicité typique pour des «sociétés inactives et vieillies» Le blanchiment d argent via une société-façade Créer une société avec des instruments au porteur L utilisation abusive d une société par actions au porteur L utilisation abusive d un trust Dissimuler les produits de la corruption dans une fondation de bienfaisance Obtenir des contrats publics frauduleux via une société en commandite ou en nom collectif Blanchir de l argent via une société unipersonnelle «L enchaînement» des structures juridiques pour dissimuler le bénéficiaire effectif Développer un «flair» pour la complexité inappropriée Mise en place d un système formel de prête-nom pour BCP Consolidated Entreprises (Nevada) Les avantages en termes d opacité au fait d utiliser des prête-noms Trouver les prête-noms : une vue de l intérieur Le contrôle de structures juridiques par un homme de paille L expérience des Etats-Unis Le modèle de Jersey Repérer les dirigeants disqualifiés au Royaume-Uni L index des dirigeants : RAS de Hong Kong, Chine Le partage d informations et les systèmes de communication financière à Singapour Etablir une entité juridique au moyen de plusieurs PSST 95 C.1 L Ansalt au Liechtenstein 183 C.2 La fondation à Panama 184 C.3 Les trusts VISTA des Îles Vierges Britanniques 187 Illustrations 3.1 Exemple d une juridique complexe mais légitime Types d informations collectées par les registres sur les structures juridiques L exercice d équilibre des registres de sociétés Les capacités de recherche étendue offertes publiquement par le registre des sociétés du Dubai International Financial Centre 87 Table des matières I vii

9 4.4 Les capacités de recherche étendue offertes publiquement par l ICRIS Cyber Search Centre dans la RAS de Hong Kong, Chine Types d informations mis en ligne par les registres Exigences de présentation d une pièce d identité lors de la création d une société (pays de l OCDE étudiés) Exigences de présentation d une pièce d identité lors de la création d une société (autres pays) Exigences de présentation d une pièce d identité lors de la création d une société (globalement) 103 A.1 GAFI - Recommandation A.2 GAFI - Recommandation A.3 GAFI - Recommandation A.4 GAFI - Recommandation B.1 Questionnaire: les règles appliquées par les institutions financières concernant le bénéficiaire effectif et leur application 136 B.2 Questionnaire : Projet Enquêteurs 163 C.1 Composition détaillée de l activité économique exercée aux Etats-Unis par type de structure telle que vérifiée par les données iscales de l Internal Revenue Service 176 Tables 3.1 Deux exemples dans lesquels l enregistrement des sociétés dirigeantes est appréhendé par le droit Exemples où les prête-noms sont envisagés par la loi 69 B.1 Base de données des dossiers de grande corruption : exposé des dossiers 132 B.2 Base de données des dossiers de grande corruption : structures juridiques 133 B.3 Base de données des dossiers de grande corruption : statistiques-clés 134 B.4 Résultats complets du premier audit 154 B.5 Résultats complets du second audit (réponses non-conformes en italique) 157 B.6 Résultats combinés 158 E.1 Sociétés 242 E.2 Sociétés exemptes / International Business Companies 257 E.3 Limited Liability Companies 264 E.4 Sociétés en nom collectif (partnerships) 270 E.5 Sociétés en commandite (limited partnerships) 272 E.6 Trusts 276 E.7 Fondations 287 viii I Table des matières

10 Avant-propos On estime que la corruption représente un montant d au moins 40 milliards de dollars (USD) par an. Chaque jour, de l argent destiné aux écoles, à la santé et aux infrastructures dans les économies les plus fragiles du monde, est siphonné et caché dans les centres financiers mondiaux et les paradis fiscaux. La corruption, à la manière d une maladie, ronge les bases mêmes de la confiance des populations dans leurs gouvernements. Elle mine la stabilité et la sécurité des nations. Elle constitue donc un défi au développement à plus d un titre : elle affecte directement l aide au développement, mais elle affecte également les conditions préalables à la croissance et à plus d équité. Il nous faut donc une mobilisation au plus haut niveau pour combattre efficacement la corruption. Ce rapport, Les Marionnettistes, traite des entreprises et des structures financières qui constituent la colonne vertébrale des circuits de l argent sale. En particulier, il se concentre sur la facilité avec laquelle les individus corrompus dissimulent leurs intérêts derrière un «voile juridique» et sur les difficultés que rencontrent les enquêteurs qui s efforcent de lever ce voile. Ce rapport nous rappelle aussi combien le recouvrement des produits de la corruption constitue une responsabilité collective qui implique à la fois la participation du secteur public et du secteur privé. Police et justice ne peuvent traquer les avoirs volés, les confisquer et les restituer si ces derniers sont dissimulés derrière un voile juridique. Tous les centres financiers et pays développés se sont engagés, via la Convention des Nations Unies contre la Corruption et les standards internationaux contre le blanchiment et financement du terrorisme, à accroître la transparence des entités et autres constructions juridiques. Ce rapport StAR montre combien il nous reste à accomplir pour faire de ces engagements une réalité. Réduire l écart entre les déclarations d intention et ce qu il se passe en pratique a en effet un impact direct sur le recouvrement effectif des avoirs. Comme le montrent les événements récents, ces questions ne sont pas hypothétiques ; elles sont bien réelles. Sous l autorité du président Obasanjo, j avais initié les efforts

11 entrepris par le Nigéria pour le recouvrement d avoirs volés. Je sais par expérience que les agents publics corrompus dissimulent leurs avoirs derrière des trusts et des sociétés à l apparence neutre. A cet égard, ce rapport est fermement ancré dans la réalité. Il se base sur des recherches documentées, sur l examen de registres commerciaux, l audition de banquiers, d enquêteurs et d autres experts qui affrontent ces questions au quotidien dans le cadre de leur travail, et sur un exercice de simulation entrepris auprès des prestataires de services financiers appropriés conduit dans de nombreux pays. Cette étude met en évidence les faiblesses d un système qui laisse ces structures juridiques à la portée d eventuels manipulations et abus. Cette étude fournit une série de recommandations pratiques et mesurées sur la meilleure manière de surmonter ces faiblesses. Au moment où la communauté internationale accroît ses efforts contre la corruption et met l accent sur le besoin de plus de transparence financière, ce rapport arrive à point nommé. J espère que les décideurs, les praticiens et la société civile sauront tirer le meilleur parti de ces analyses. Les révoltes survenues en Afrique du Nord nous rappellent que l intégrité est une condition nécessaire de la légitimité. Le fait que de nombreuses places financières aient immédiatement commencé à travailler sur le rapatriement des avoirs prétendument volés par d anciens dirigeants montre à quel point les avoirs volés sont devenus à la fois un symbole des abus commis et un point de ralliement pour tous ceux qui, dans la communauté internationale comme dans les rues, en appellent à plus de justice. Travaillons ensemble pour répondre à ces appels. Dr. Ngozi Okonjo-Iwaela, Ministre coordinateur de l économie et ministre des finances, Nigéria, Ancien Directeur Général de la Banque Mondiale. x I Avant-propos

12 Remerciements Cette étude n aurait pas été possible sans la participation, les conseils et les contributions de nombreux individus, administrations et organisations partout dans le monde qui ont offert généreusement leur expertise et leur temps. Ce rapport a été rédigé par Emile van der Does de Willebois (chef de projet, Financial Market Integrity/Transparency and Accountability, Banque Mondiale), le Professeur J. C. Sharman (Griffiths University, Australie), Emily M. Halter (consultant projet), Robert A. Harrison (consultant projet), et Ji Won Park (consultant projet). L équipe souhaite tout particulièrement remercier Jean Pesme (Coordinateur, Stolen Asset Recovery [StAR] Initiative, et Directeur, Financial Market Intergrity/Transparency and Accountability, Banque Mondiale) et Adrian Fozzard (ancien coordinateur, StAR Initiative) pour leur soutien continu et leurs conseils sur ce projet. Nous souhaitons également remercier grandement Larissa A. Gray (Senior Financial Sector Specialist, Financial Market Integrity/Transparency and Accountability) pour ses efforts immenses, ses conseils et corrections et pour nous avoir aidé à mener ce travail à son terme. L équipe a tiré grand bénéfice du processus de peer review, codirigé par Jean Pesme et Adrian Fozzard. Les relecteurs et correcteurs incluent Elise J. Bean (Staff Director and Chief Counsel, U.S. Senate Permanent Subcommittee on Investigations), Frank Anthony Fariello (département juridique, Banque Mondiale), Agustin Flah (département juridique, Banque Mondiale), Yves Klein (Associé, Monfrini Crettol & Partners), Andrei Mikhnev (Doing Business, Banque Mondiale), Robert Palmer (Global Witness, Royaume-Uni), Colin Powell (ancien directeur, Jersey Financial Services Commission), Chip Poncy (Directeur, Office of Strategic Policy for Terrorist Financing and Financial Crimes, U.S. Department of the Treasury), Ric Power (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime), et Simon Whitfield (Anti-Corruption Team, United Kingdom Department for International Development). Nous aimerions également remercier les individus suivants (ainsi que d autres qui ont préféré demeurer anonymes) pour avoir partagé avec nous leurs connaissances, expériences et idées. Ces individus viennent de milieux divers, et incluent des officiers de police, des procureurs, des agents de conformité d institutions financières, des enquêteurs privés et des avocats, ainsi que des chercheurs (à noter : l affiliation de ces indivi-

13 dus à un pays ne signifie pas que leur participation reflète nécessairement les vues et positions dudit pays). Pour le Registry Project, Dobromir Christow, Andrei Mikhnev, et Laura Pop ; ainsi que Lanston Connor et le Registar of Companies of Anguilla ; Kim Holmes et l Australian Securities and Investments Commission ; Gian C. Gandhi et le Belize Companies and Corporate Affairs Registry ; Cindy Jefferson-Bulgin et le General Registry of the Cayman Islands ; Christos Nicolaou et le Department of Registrar of Companies et Official Receiver of Cyprus ; Rick Geisenberger et le Delaware Department of State Division of Corporations ; Natella Safar Ali et le Registrar of Companies of the Dubai International Financial Centre ; Karon Beyer et le Florida Department of State Division of Corporations ; Jennifer C. Wiley et la Companies House of Gibraltar ; Helen Proudlove-Gains et le Guernsey Registry ; Ivy Poon et le Companies Registry of Hong Kong SAR, China ; Andrew Le Brun, Barry Faudemer, Debbie Sebire, et le Jersey Financial Services Commission ; Bernd Hammermann et l Office of Land and Public Registration of Liechtenstein ; Yves Gonner, Helene Massard, et le Register of Commerce and Companies of Luxembourg ; Zoong Chin Tin Loi et le Companies Division of the Ministry of Finance and Economic Development of Mauritius ; Dilkusheen Jayawardene, Amanda Buttigieg, et le Companies and Personal Property Security Branch of the Ministry of Government Services of Ontario ; K. Latha et le Accounting and Corporate Regulatory Authority of Singapore ; Christa Klokow et la Companies and Intellectual Property Commission (anciennement CIPRO) d Afrique du Sud ; Lester Martyr et le Registry of International Business Companies Pinnacle of St. Lucia ; Karen Jackson et l International Financial Services Authority of St. Vincent and the Grenadines ; Adrian Tagmann, le Federal Office of Justice, et les commercial registers de Suisse ; John James et la Financial Services Commission of Turks and Caicos Islands ; et Gail Richards et la Companies House of the United Kingdom ; et Rachelle Boyle (Organisation pour la Coopération Economique et le Développement). Pour le Bankers Project, Gemma Aiolfi (Suisse), Todd Bancroft (Hong Kong RAS, Chine), Brian Conway (Jersey), Jean-Marc Futterknecht (Suisse), Shamsuddin Ali Hussin (Malaisie), Oliver Jost (Allemagne), Keen Yew Kwan (Malaisie), Vincent Li (Hong Kong RAS, Chine), Frank Meister (Etats-Unis), Amanda Parmenter (Royaume-Uni), Paul Shevlin (Jersey), Katy Smith (Australie), Vikas Tandon (Inde), et Susan Wright (Royaume-Uni). Pour l Investigators Project, Emmanuel Akomaye (Nigéria), Victor Charles Banda (Malawi), Maurice Barrett (Jamaïque), Robert Broekhuijsen (Pays-Bas), Ruben Carranza (Philippines), Nikoloz Chinkorashvili (Georgie), Greg Christie (Jamaïque), Martin Comley (Royaume-Uni), Edward H. Davis, Jr. (Etats-Unis), Yara Esquivel (Integrity Vice Presidency, Banque Mondiale), Andre Luis Felicio (Brésil), Financial Intelligence Office de la RAS de Macau, Chine, Leonardo Costa Franco (Uruguay), Robin Gazawi (Etats-Unis), Anibal Gutierrez (International Commission against Impunity in Guatemala), Gene Hann (Canada), Tom Hansen (Canada), Latoya Harris (Jamaïque), Edward Hosea (Tanzanie), Guillermo Jorge (Argentine), Adam S. Kaufmann (Etats-Unis), Mar- xii I Remerciements

14 tin S. Kenney (Iles Vierges Britanniques), Bernd H. Klose (Allemagne), Arnoldo B. Lacayo (Etats-Unis), Douglas A. Leff (Etats-Unis), Robert Lindquist (Canada, Etats- Unis), Silvio Antonio Marques (Brésil), Peter D. Maynard (Bahamas), Keith McCarthy (Royaume-Uni), Deborah Morrisey (Etats-Unis), D. C. Page (Etats-Unis), Abdul Razak bin Hamzah (Malaisie), Juan G. Ronderos (anciennement Integrity Vice Presidency, Banque Mondiale ; actuellement, Inter-American Development Bank), Wellington Cabral Saraiva (Brésil), Jean-Bernard Schmid (Suisse), Maria Schnebli (Suisse), Galvin Shiu (Hong Kong RAS, Chine), Craig Sorrie (Canada), Arnold Tenusaar (Estonie), Richard Weber (Etats-Unis), Joseph J. Wielebinski (Etats-Unis), et Gary Wilson (Iles Vierges Britanniques). Richard Chalmers (The Financial Services Authority, Royaume-Uni), le Professeur Rose-Marie Belle Antoine (la Barbade), et le Professeur Richard K. Gordon (Etats- Unis) ont également fourni une aide précieuse. La World Bank Law Library et la U.S. Law Library of Congress ont fourni une assistance inestimable en matière de recherche et un large soutien à la compilation de documents légaux provenant de toute la planète. Nous remercions tout particulièrement Allison Battiste, Jan van Koningsveld, Frederick Lah, Nicolas G. Troncoso, et Matteo Vaccani, qui ont travaillé sur l étude lors de sa phase initiale, ainsi que Thelma Ayamel, Michael Geller, Maria Orellano, et Miguel Nicolas de la Riva pour leur soutien administratif au projet, et Marianne Mathias et Sarah Jais pour leurs relectures attentives de la traduction française de l ouvrage. Remerciements I xiii

15

16 Abréviations AB BE CAC CDC CDD CFATF CFO CFT CJE CRF EJ EPNFD FARA FCPA GAFI IBC IC IRS ITA LLC LP LLP NIE OCDE PEP PSST SJ TIEA UNCAC UNODC VISTA Anti-blanchiment Bénéficiaire effectif Comité d acceptation client Connaissance du Client Customer Due Diligence Caribbean Financial Action Task Force Centre Financier Offshore Combattre le financement du terrorisme Cour de Justice Européenne Cellule de Renseignement Financier Entraide judiciaire Entreprises et professions non-financières désignées Foreign Agents Registration Act Foreign Corrupt Practices Act Groupe d Action Financière sur le blanchiment d argent International Business Corporation Introducer Certificate Internal Revenue Service (Etats-Unis) International Trust Act Limited Liability Company Limited Partnership Limited Liability Partnership Numéro d identification employeur Organisation de Coopération et de Développement Economique Personne Politiquement Exposée Prestataire de Services aux Sociétés et aux Trusts Structure juridique Tax Information Exchange Act United Nations Convention Against Corruption (Convention des Nations Unies contre la Corruption) United Nations Office on Drugs and Crime (Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime) British Virgin Islands Special Trust Act

17

18 Résumé En 2002, le gouvernement du Kenya lança un appel d offre portant sur le remplacement de son système d impression des passeports. Malgré la réception d une proposition d un montant de 6 millions d euros (EUR) émanant d une société française, le gouvernement kenyan signa un contrat d un montant cinq fois supérieur (31.89 millions d euros (EUR)) avec Anglo- Leasing and Finance Ltd, une société écran britannique inconnue dont l adresse d enregistrement était une boîte postale à Liverpool. La décision du gouvernement kenyan fut prise malgré le fait qu Anglo-Leasing proposait de soustraiter la fabrication à la société française. Des documents révélés à la presse par des déclencheurs d alerte («whistleblowers» en anglais) suggèrent que des politiciens corrompus de haut rang comptaient empocher l excès d argent provenant du contrat. Les tentatives d enquêter sur ces allégations furent cependant contrariées lorsqu il se révéla impossible de déterminer qui contrôlait effectivement Anglo-Leasing. En Mars 2010, Daimler AG et trois de ses filiales mirent un terme à une procédure liée à une enquête américaine s appuyant sur le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA). La filiale russe de Daimler AG, DaimlerChrysler Automotive Russia SAO (DCAR), désormais connue sous le nom de Mercedes-Benz Russia SAO, a plaidé coupable pour le chef d association de malfaiteurs visant à corrompre des agents publics étrangers ainsi que pour le chef de corruption d agents publics étrangers. L exposé des faits tel qu admis par Daimler dans le cadre de l accord de poursuite différé dans le dossier US v. Daimler AG soulignait que «DCAR et DAIMLER [avaient] versé plus de 3 millions d euros (EUR) (USD ] en paiements frauduleux à des agents publics employés par leur client, le gouvernement russe, à des personnes désignées par eux ou à des sociétés écrans tierces qui ne fournissaient aucun service légitime à DAIMLER ou DCAR, dans l idée que ces paiements seraient reversés pour partie ou en totalité à des agents gouvernementaux russes». L exposé des faits détaille 25 séries de paiements frauduleux impliquant (en plus de versements en liquide) des virements vers des comptes bancaires situés en Lettonie, en Suisse, aux Etats-Unis, ainsi que dans des pays nonmentionnés ; les comptes étaient détenus par certaines des 27 sociétés impliquées (dont 16 sont nommées et 11 ne le sont pas) enregistrées ou disposant d adresses dans 7 pays différents : les Bahamas ; le Costa Rica ; Chypre ; l Irlande ; les Seychelles ; le Royaume-Uni ; et aux Etats-Unis, dans les Etats de Californie, du Delaware et de Floride.

19 Un défi significatif Les scandales Anglo-Leasing et Daimler AG décrits plus haut illustrent de façon frappante le rôle central joué par les structures juridiques (sociétés, trusts, fondations et autres) dans la dissimulation des abus de confiance opérés à des fins de profit financier privé. Dans aucun des deux dossiers un individu ou une société n a été condamné pour une infraction de corruption, ce malgré les millions voire même les milliards de dollars de versements illicites supposément effectués. Les recherches menées dans le cadre de ce rapport montrent que ces dossiers de «grande corruption» (c est-à-dire de corruption à grande échelle) ne sont pas rares. Ils peuvent se rencontrer partout dans le monde, tant dans les pays industrialisés que dans ceux en développement, et ce que le pays en question ait été le lieu où ont été générés les produits de la corruption ou qu il n ait constitué que l endroit où ces derniers ont fini par être dissimulés. Une analyse de près de 150 dossiers de ce type, menée dans le cadre de cette étude, a montré qu ils partageaient un certain nombre de caractéristiques communes. Dans la vaste majorité des cas : Une structure juridique est utilisée abusivement pour dissimuler le circuit de l argent ; La structure juridique en question est une société ou une entreprise; Les produits et instruments de la corruption sont constitués par des fonds déposés sur un compte bancaire ; et Dans les cas ou les informations relatives au détenteur sont disponibles, la structure juridique en question a été constituée ou gérée par un intermédiaire professionnel. Ce rapport met en lumière la manière dont les structures juridiques sont utilisées abusivement afin de dissimuler les produits de la grande corruption. Il décrit comment les prestataires de services juridiques, financiers et administratifs (gestion) dont des banques, des institutions financières, des avocats, des comptables et d autres professionnels connus comme prestataires de services aux sociétés et trusts (PSST) peuvent être employés pour faciliter de tels systèmes. Bien que ce rapport se concentre essentiellement sur l utilisation de sociétés écrans et sur l abus de l opacité sociale dans le but de dissimuler la corruption, les faiblesses qu il souligne ne sont pas spécifiquement liées à la corruption. Il existe en effet des preuves d utilisation similaire d entités légales, de constructions juridiques ainsi que d organisations de bienfaisance dans le contexte d autres comportements criminels et illicites, comme le contournement de sanctions internationales et le financement d organisations terroristes. 1 Les Marionnettistes vise à soutenir les efforts des pays qui œuvrent à satisfaire aux standards internationaux qui furent mis en place ces dernières années pour aider à combattre la criminalité financière, y compris la grande corruption, le blanchiment d argent et le financement du terrorisme. Les deux accords-clé, à cet égard, sont la Convention 1. Voir également la recommandation spéciale VIII du GAFI. 2 I Les Marionnettistes

20 des Nations Unies contre la Corruption (UNCAC), adoptée en 2003 et ratifiée par 100 pays (à la date d octobre 2011), et les Recommandations du Groupe d Action Financière (GAFI) de 2003, mises en œuvre par plus de 170 pays. Comme le soulignent ces deux documents, il existe un consensus international sur le besoin d accroître la transparence des personnes morales et des constructions juridiques, et de nombreux pays ont déjà pris des mesures allant dans cette direction. Il existe cependant encore des obstacles significatifs à la mise en oeuvre de ces standards. Pour soutenir les pays qui s efforcent de surmonter ces obstacles, le rapport formule des recommandations sur la manière de garantir une transparence adéquate des structures juridiques. Les discussions théoriques sur la transparence dans le cadre de la propriété et du contrôle des sociétés, des constructions juridiques et des fondations ne manquent pas. Ayant choisi d adopter une approche plus pratique, ce rapport s appuie sur un ensemble de faits nombreux et documentés afin de démontrer : Où réside le défi posé par le recours abusif aux structures juridiques ; Quelles lois et quels standards sont efficaces en pratique, et lesquels ne le sont pas ; et Comment les failles, qui permettent aujourd hui à la plupart des agents publics corrompus de blanchir avec succès leurs fonds illicites via des structures juridiques, peuvent être comblées. Trois types d éléments factuels ont été réunis dans le cadre de ces recherches : Une base de données contenant plus de 150 dossiers réels de grande corruption provenant d un grand nombre de pays ; Des entretiens détaillés avec des professionnels (aussi bien des prestataires de service que des enquêteurs) portant sur les difficultés que ces derniers rencontrent lorsqu ils s efforcent d identifier les bénéficiaires effectifs ; et Les éléments réunis au cours d exercices de sollicitation (testing), au cours desquels des chercheurs se sont fait passer pour des clients potentiels désireux de dissimuler leurs activités financières derrière des sociétés écrans ou des trusts. Au travers de l analyse de ces différentes sources d information, le rapport a identifié un certain nombre de moyens par lesquels le recours abusif aux structures juridiques peut être combattu. En particulier, le rapport : Formule des recommandations sur les informations minimales que devraient collecter et rendre publiques les registres commerciaux concernant les bénéficiaires légaux et effectifs des entités candidates à l enregistrement ; Explore le rôle que les prestataires de service devraient jouer dans une meilleure application de l obligation de vigilance eu égard aux personnes qui exercent le contrôle effectif de structures juridiques (c est-à-dire les bénéficiaires effectifs) ; et Résumé I 3

Les Marionnettistes. Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher

Les Marionnettistes. Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher 65126 Les Marionnettistes Comment dissimuler les biens mal acquis derrière des structures juridiques, et que faire pour l empêcher Emile van der Does de Willebois Emily M. Halter Robert A. Harrison Ji

Plus en détail

Politique de conformité relative à la lutte contre la corruption et la Loi sur les manœuvres frauduleuses étrangères

Politique de conformité relative à la lutte contre la corruption et la Loi sur les manœuvres frauduleuses étrangères Politique de conformité relative à la lutte contre la corruption et la Loi sur les manœuvres frauduleuses étrangères Crawford & Compagnie et toutes ses filiales à travers le monde sont soumises à certaines

Plus en détail

Propositions et contributions reçues des gouvernements. Pérou: éléments à inclure dans la Convention des Nations Unies contre la corruption

Propositions et contributions reçues des gouvernements. Pérou: éléments à inclure dans la Convention des Nations Unies contre la corruption Nations Unies A/AC.261/IPM/11 Assemblée générale Distr.: Générale 12 novembre 2001 Français Original: Espagnol Réunion préparatoire informelle du Comité spécial chargé de négocier une convention contre

Plus en détail

Message du Président de la Banque mondiale

Message du Président de la Banque mondiale Message du Président de la Banque mondiale Le Groupe de la Banque mondiale a pour difficile mission d éliminer la pauvreté et de promouvoir la croissance et les opportunités. C est une mission qui exige

Plus en détail

DOSSIERS TRANSMIS EN LIEN AVEC LA CORRUPTION

DOSSIERS TRANSMIS EN LIEN AVEC LA CORRUPTION Cellule de Traitement des Informations Financières Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1 1060 Bruxelles Tél. : +32 2 533 72 11 Fax : +32 2 533 72 00 E-mail : info@ctif-cfi.be NLcorruption version5 Janvier

Plus en détail

AUX MAISONS DE TRANSFERT AUX AGENTS DE CHANGE

AUX MAISONS DE TRANSFERT AUX AGENTS DE CHANGE AUX MAISONS DE TRANSFERT ET AUX AGENTS DE CHANGE Les présentes lignes directrices résument les principales obligations légales auxquelles sont assujetties les maisons de transfert et les agents de change,

Plus en détail

Commentaires du CCBE sur le document de travail de la Commission

Commentaires du CCBE sur le document de travail de la Commission Représentant les avocats d Europe Representing Europe s lawyers Commentaires du CCBE sur le document de travail de la Commission «L application à la profession d avocat de la directive 91/308/CEE relative

Plus en détail

Blanchiment d argent : fin de l anonymat des bénéficiaires de sociétés et de fiducies?

Blanchiment d argent : fin de l anonymat des bénéficiaires de sociétés et de fiducies? Blanchiment d argent : fin de l anonymat des bénéficiaires de sociétés et de fiducies? Chantal CUTAJAR Présidente de l OCTFI Directrice du GRASCO (Université de Strasbourg) La Commission des affaires économiques

Plus en détail

PERSONNES POLITIQUEMENT EXPOSÉES Tendances et indicateurs

PERSONNES POLITIQUEMENT EXPOSÉES Tendances et indicateurs Cellule de Traitement des Informations Financières Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1 1060 Bruxelles Tél. : +32 2 533 72 11 Fax : +32 2 533 72 00 E-mail : info@ctif-cfi.be NLtypoPEP version4 Janvier 2012

Plus en détail

Comment s établir aux États-unis?

Comment s établir aux États-unis? Comment s établir aux États-unis? Zara Law Offices 111 John Street Suite 510 New York, NY 10038 Tel: 1-212-619 45 00 Fax: 1-212-619 45 20 www.zaralawny.com 1 Introduction La récente baisse du dollar constitue

Plus en détail

Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux

Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux Allocution de Darren Hannah Vice-président intérimaire, Politiques et opérations

Plus en détail

COMPRENDRE, EVALUER ET PREVENIR LE RISQUE DE CORRUPTION

COMPRENDRE, EVALUER ET PREVENIR LE RISQUE DE CORRUPTION COMPRENDRE, EVALUER ET PREVENIR LE RISQUE DE CORRUPTION Philippe Montigny, Président, ETHIC Intelligence EIFR Paris, le 3 juillet 2013 1 Le monde a changé La responsabilité d une entreprise peut être engagée

Plus en détail

Principes anti-blanchiment de Wolfsberg pour les banques correspondantes

Principes anti-blanchiment de Wolfsberg pour les banques correspondantes Principes anti-blanchiment de Wolfsberg pour les banques correspondantes 1 Préambule Le groupe de Wolfsberg d établissements financiers internationaux 1 s est accordé sur ces Principes qui constituent

Plus en détail

BIENVENUE AU PARADIS DES ENTREPRENEURS

BIENVENUE AU PARADIS DES ENTREPRENEURS BIENVENUE AU PARADIS DES ENTREPRENEURS Les Emirats bénéficient d'une des économies les plus dynamiques au monde. Réputé pour sa beauté naturelle et son "art de vivre", Dubaï a également acquis la réputation

Plus en détail

Les Iles Vierges Britanniques (BVI):

Les Iles Vierges Britanniques (BVI): Les Iles Vierges Britanniques (BVI): Les International Business Companies (IBC) sont des sociétés offshore instituées dans les îles Vierges Britanniques (BVI), en vertu de l'international Business Companies

Plus en détail

Les Seychelles: Sociétés offshore aux Seychelles:

Les Seychelles: Sociétés offshore aux Seychelles: Les Seychelles: Les International Business offshore Companies des Seychelles constituent des alternatives valables aux sociétés offshore de juridictions réputées telles que les Iles Vierges Britanniques

Plus en détail

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) Strasbourg, 4 juillet 2003 MONEYVAL (2003)6 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE RESTREINT D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX (MONEYVAL)

Plus en détail

Deuxième Cycle d Evaluation. Addendum au Rapport de Conformité sur l Albanie

Deuxième Cycle d Evaluation. Addendum au Rapport de Conformité sur l Albanie DIRECTION GENERALE DES DROITS DE L HOMME ET DES AFFAIRES JURIDIQUES DIRECTION DES MONITORINGS Strasbourg, le 8 octobre 2009 Public Greco RC-II (2007) 12F Addendum Deuxième Cycle d Evaluation Addendum au

Plus en détail

Outils de recouvrement d avoirs au Canada. Guide pratique

Outils de recouvrement d avoirs au Canada. Guide pratique Outils de recouvrement d avoirs au Canada Guide pratique Outils de recouvrement d avoirs au Canada Guide pratique I. INTRODUCTION Tout comme il appuie les instruments juridiques internationaux tels que

Plus en détail

Directives mondiales anti-blanchiment pour les services bancaires privés

Directives mondiales anti-blanchiment pour les services bancaires privés Directives mondiales anti-blanchiment pour les services bancaires privés Principes anti-blanchiment de Wolfsberg 1 () Remerciements Ces banques ont collaboré avec une équipe de Transparency International

Plus en détail

MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020)

MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) 20 avril 2012 Washington, DC MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) I. OBJECTIFS, FONCTIONS ET MISSIONS OBJECTIFS DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE

Plus en détail

Wealth & Tax Planning Private Company

Wealth & Tax Planning Private Company Wealth & Tax Planning Private Company Parties dans une Private Company Structure simplifiée Mandant = Actionnaire Procure des recommandations Conseil d administration Les actions peuvent être détenues

Plus en détail

Chapitre III. Incrimination, détection et répression (articles 15-24)

Chapitre III. Incrimination, détection et répression (articles 15-24) Chapitre III. Incrimination, détection et répression (articles 15-24) Chapitre III: Incrimination, détection et répression Infractions obligatoires Corruption d agents publics nationaux (Art. 15) Corruption

Plus en détail

Wealth & Tax Planning Private Insurance

Wealth & Tax Planning Private Insurance Wealth & Tax Planning Private Insurance Parties dans une Private Insurance Structure simplifiée Mandant = Preneur d assurance Contrat d assurance Transfert des actifs Police d assurance Compagnie d assurance

Plus en détail

Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Banques fictives et établissements d enregistrement

Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Banques fictives et établissements d enregistrement Comité de Bâle sur le contrôle bancaire Banques fictives et établissements d enregistrement Janvier 2003 Groupe de travail sur les activités bancaires transfrontières Coprésidents : M. Charles Freeland,

Plus en détail

Secret bancaire Lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme au Luxembourg. Catherine BOURIN - ABBL

Secret bancaire Lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme au Luxembourg. Catherine BOURIN - ABBL Conférence «Traduction financière» Secret bancaire Lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme au Luxembourg Catherine BOURIN - ABBL 8 juillet 2010 Qu est-ce que le blanchiment

Plus en détail

Présentation de la lutte contre la corruption. Un guide de formation pour les entreprises qui font affaire avec Abbott

Présentation de la lutte contre la corruption. Un guide de formation pour les entreprises qui font affaire avec Abbott Présentation de la lutte contre la corruption Un guide de formation pour les entreprises qui font affaire avec Objet s attache à mener ses activités de façon éthique et en conformité avec la Loi et la

Plus en détail

CIRCULAIRE AUX BANQUES COMMERCIALES ET AUX BANQUES D ÉPARGNE ET DE LOGEMENT

CIRCULAIRE AUX BANQUES COMMERCIALES ET AUX BANQUES D ÉPARGNE ET DE LOGEMENT CIR. # 99 CIRCULAIRE AUX BANQUES COMMERCIALES ET AUX BANQUES D ÉPARGNE ET DE LOGEMENT En conformité aux articles 2.2.2 à 2.2.6 de la loi du 21 février 2001, relative au blanchiment des avoirs provenant

Plus en détail

http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr Situation générale

http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr Situation générale République des Seychelles Situation générale 1. Géographie La Républiques des Seychelles est un archipel composé de 115 îles, situé au nord-est de Madagascar. L île la plus importante est l île de Mahé.

Plus en détail

Wealth & Tax Planning Private Fund

Wealth & Tax Planning Private Fund Wealth & Tax Planning Private Fund Parties dans un Private Fund Structure simplifiée Structure le Private Fund Mandant = Sponsor Définit le cadre opératif Administrateur Chargé de l évaluation des actifs,

Plus en détail

I-Checkit est l outil dont les services chargés de l application de la loi ont besoin au 21 ème siècle pour mettre au jour et neutraliser les réseaux

I-Checkit est l outil dont les services chargés de l application de la loi ont besoin au 21 ème siècle pour mettre au jour et neutraliser les réseaux INTERPOL I-Checkit Pour votre sécurité I-Checkit est l outil dont les services chargés de l application de la loi ont besoin au 21 ème siècle pour mettre au jour et neutraliser les réseaux criminels et

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LE COMMERCE D'ESPÈCES SAUVAGES SUR L'INTERNET

ENQUÊTE SUR LE COMMERCE D'ESPÈCES SAUVAGES SUR L'INTERNET 1 ENQUÊTE SUR LE COMMERCE D'ESPÈCES SAUVAGES SUR L'INTERNET Introduction L Internet a révolutionné notre façon d échanger des idées, des informations et des marchandises. Tout naturellement, cette technique

Plus en détail

La législation relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

La législation relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme La législation relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme Présentation des obligations professionnelles des métiers du conseil et de la finance 19 mai 2011 Christophe ZEEB

Plus en détail

DELIBERATION N 2015-49 DU 20 MAI 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE

DELIBERATION N 2015-49 DU 20 MAI 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DELIBERATION N 2015-49 DU 20 MAI 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION A LA MISE EN ŒUVRE DU TRAITEMENT AUTOMATISE D INFORMATIONS NOMINATIVES AYANT POUR FINALITE

Plus en détail

Wealth & Tax Planning Private Foundation

Wealth & Tax Planning Private Foundation Wealth & Tax Planning Private Foundation Parties dans une Private Foundation Structure simplifiée Mandant de la fondation = Fondateur Procure des recommandations Conseil de fondation Transfère les actifs

Plus en détail

ACCOPLUS. Preséntation de la Société

ACCOPLUS. Preséntation de la Société ACCOPLUS Preséntation de la Société 2 0 1 4 ACCOPLUS LIMITED Notre cabinet est spécialisé dans les services aux petites et moyennes entreprises, aux propriétaires d entreprises et familles possédantes

Plus en détail

DOSSIERS TRANSMIS EN LIEN AVEC LA CORRUPTION

DOSSIERS TRANSMIS EN LIEN AVEC LA CORRUPTION CTIF-CFI DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 Fax: 02/533 72 00 E-mail: info@ctif-cfi.be NLcorruption version3 03/05/2007 DOSSIERS

Plus en détail

CHARTE DU CONSEIL D ADMINISTRATION. FORAGE ORBIT GARANT INC. (Orbit Garant ou la Société)

CHARTE DU CONSEIL D ADMINISTRATION. FORAGE ORBIT GARANT INC. (Orbit Garant ou la Société) CHARTE DU CONSEIL D ADMINISTRATION 1. Objectifs FORAGE ORBIT GARANT INC. (Orbit Garant ou la Société) L intendance générale de la Société relève de la responsabilité du conseil d administration (les «administrateurs»).

Plus en détail

Code de conduite des récipiendaires des ressources du Fonds mondial

Code de conduite des récipiendaires des ressources du Fonds mondial Approuvé le 16 juillet 2012 La présente traduction du Code de conduite des récipiendaires des ressources du Fonds mondial (le «code») en français est fournie à titre informatif uniquement. Le document

Plus en détail

Delaware Nevada. Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 AMEDIA PARTNERS DELAWARE/NEVADA 1

Delaware Nevada. Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 AMEDIA PARTNERS DELAWARE/NEVADA 1 Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 Delaware Nevada www.amedia- offshore.com www.fiduciaire- suisse.com Amedia Partners, tous droits de reproductions réservés.

Plus en détail

Date de révision : N/A Responsable de la Politique : Bureau de protection de la vie privée de Brunswick

Date de révision : N/A Responsable de la Politique : Bureau de protection de la vie privée de Brunswick Nom : Politique de protection de la vie privée Numéro de la Politique : P.01.01 «Safe Harbor» pour les employés Nom du service : Service juridique de Brunswick Page : 1 sur 6 Date de parution initiale

Plus en détail

Les Recommandations du GAFI

Les Recommandations du GAFI NORMES INTERNATIONALES SUR LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA PROLIFÉRATION Les Recommandations du GAFI février 2012 GROUPE D ACTION FINANCIÈRE Le Groupe

Plus en détail

Wealth & Tax Planning Private Trust

Wealth & Tax Planning Private Trust Wealth & Tax Planning Private Trust Parties dans un Private Trust Structure simplifiée Mandant = Settlor Sert de guide Propriété légale Trustee Transfère les actifs Détient et gère les fonds en trust Protecteur

Plus en détail

http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr

http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr - http://www.societeoffshore.fr Belize Situation Générale Géographie Le Belize, autrefois appelé Honduras britannique est un état démocratique indépendant faisant partie du Commonwealth. Il est situé sur la côte caraïbe de l'amérique

Plus en détail

Examiner les risques. Guinness Asset Management

Examiner les risques. Guinness Asset Management Examiner les risques Guinness Asset Management offre des produits d investissement à des investisseurs professionnels et privés. Ces produits comprennent : des compartiments de type ouvert et investissant

Plus en détail

CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11

CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 Fax: 02/533 72 00 E-mail: info@ctif-cfi.be NL1156c La lutte contre le blanchiment

Plus en détail

METTRE FIN A L OPACITE POUR EN FINIR AVEC L IMPUNITE: IDENTIFIER LES BENEFICIAIRES EFFECTIFS

METTRE FIN A L OPACITE POUR EN FINIR AVEC L IMPUNITE: IDENTIFIER LES BENEFICIAIRES EFFECTIFS DOCUMENT D ORIENTATION # 02 / 2014 METTRE FIN A L OPACITE POUR EN FINIR AVEC L IMPUNITE: IDENTIFIER LES BENEFICIAIRES EFFECTIFS L'identification des bénéficiaires effectifs d une société constitue un élément

Plus en détail

POLITIQUE DE REFERENCEMENT DE TIERS

POLITIQUE DE REFERENCEMENT DE TIERS POLITIQUE DE REFERENCEMENT DE TIERS 1 Responsabilité juridique et responsabilité sociale Des tiers, avec lesquels Euromedic entretient des relations d affaires, peuvent avoir un impact important sur Euromedic,

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES DE RÉSOLU À L INTENTION DES FOURNISSEURS

LIGNES DIRECTRICES DE RÉSOLU À L INTENTION DES FOURNISSEURS LIGNES DIRECTRICES DE RÉSOLU À L INTENTION DES FOURNISSEURS INTRODUCTION Chez Produits forestiers Résolu Inc. («Résolu»), nous attachons beaucoup d importance à nos relations avec nos clients, nos fournisseurs,

Plus en détail

LES NOTAIRES ET LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX

LES NOTAIRES ET LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 Fax: 02/533 72 00 E-mail: info@ctif-cfi.be NL1237b Avril 2006 LES NOTAIRES ET LA

Plus en détail

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) Strasbourg, 14 mai 2004 MONEYVAL (2004)6 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE RESTREINT D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX (MONEYVAL)

Plus en détail

POLITIQUE RELATIVE AUX LOIS ANTI CORRUPTION D ALCOA, INC.

POLITIQUE RELATIVE AUX LOIS ANTI CORRUPTION D ALCOA, INC. POLITIQUE RELATIVE AUX LOIS ANTI CORRUPTION D ALCOA, INC. CONTEXTE : Alcoa Inc. («Alcoa») et sa direction se sont engagés à mener toutes leurs activités dans le monde entier, avec éthique et en conformité

Plus en détail

PROJET DE LOI ------ ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI ------ ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères et européennes NOR : MAEJ1033682L/Bleue-1 PROJET DE LOI autorisant l approbation de l accord sous forme d échange de lettres entre le Gouvernement

Plus en détail

GUIDE SUR LE RECOUVREMENT DES AVOIRS CRIMINELS EN FRANCE

GUIDE SUR LE RECOUVREMENT DES AVOIRS CRIMINELS EN FRANCE GUIDE SUR LE RECOUVREMENT DES AVOIRS CRIMINELS EN FRANCE G8 Partenariat de Deauville : guide sur le recouvrement des avoirs criminels en France 1 INTRODUCTION Le recouvrement des avoirs est déterminant

Plus en détail

Notes de L hon. Roy Cullen, P.C., député Chambre des communes, Ottawa, Canada

Notes de L hon. Roy Cullen, P.C., député Chambre des communes, Ottawa, Canada Notes de L hon. Roy Cullen, P.C., député Chambre des communes, Ottawa, Canada L Organisation mondiale de parlementaires contre la corruption (GOPAC) mène la lutte contre la corruption et le blanchiment

Plus en détail

Hong Kong: Sociétés offshore à Hong Kong :

Hong Kong: Sociétés offshore à Hong Kong : Hong Kong: Le territoire de Hong Kong est situé sur les côtes Sud Est de la Chine et regroupe un grand nombre d îles. Ce territoire compte, à ce jour, près de sept millions d habitants. Hong Kong est revenu

Plus en détail

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1233427L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1233427L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères PROJET DE LOI autorisant la ratification de la convention du Conseil de l Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation

Plus en détail

Vu la Loi n 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée ;

Vu la Loi n 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée ; DELIBERATION N 2015-04 DU 28 JANVIER 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION A LA MISE EN ŒUVRE DU TRAITEMENT AUTOMATISE D INFORMATIONS NOMINATIVES AYANT POUR

Plus en détail

Reporting AIFM : quelles obligations pour quels gestionnaires? Guide pratique pour répondre aux exigences de la directive AIFM

Reporting AIFM : quelles obligations pour quels gestionnaires? Guide pratique pour répondre aux exigences de la directive AIFM Reporting AIFM : quelles obligations pour quels gestionnaires? Guide pratique pour répondre aux exigences de la directive AIFM La directive AIFM vise à permettre aux régulateurs de surveiller le risque

Plus en détail

Vu la Loi n 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée ;

Vu la Loi n 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée ; DELIBERATION N 2015-76 DU 16 SEPTEMBRE 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION A LA MISE EN ŒUVRE DU TRAITEMENT AUTOMATISE D INFORMATIONS NOMINATIVES AYANT POUR

Plus en détail

Guide d accompagnement à l intention des entreprises désirant obtenir ou renouveler une autorisation pour contracter/souscontracter avec un organisme

Guide d accompagnement à l intention des entreprises désirant obtenir ou renouveler une autorisation pour contracter/souscontracter avec un organisme Guide d accompagnement à l intention des entreprises désirant obtenir ou renouveler une autorisation pour contracter/souscontracter avec un organisme public Juin 2015 1 INTRODUCTION... 4 À QUI S ADRESSE

Plus en détail

La position d HSBC (traduction Virginie Bordeaux, Le Monde)

La position d HSBC (traduction Virginie Bordeaux, Le Monde) La position d HSBC (traduction Virginie Bordeaux, Le Monde) Présentation générale HSBC Global Private Banking (GPB) et en particulier sa banque privée suisse, HSBC Private Bank Suisse, ont subi une transformation

Plus en détail

Janvier 2012. La notion de blanchiment

Janvier 2012. La notion de blanchiment Cellule de Traitement des Informations Financières Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1 1060 Bruxelles Tél. : +32 2 533 72 11 Fax : +32 2 533 72 00 E-mail : info@ctif-cfi.be NL1156d La lutte contre le blanchiment

Plus en détail

POLITIQUE ANTI-CORRUPTION

POLITIQUE ANTI-CORRUPTION POLITIQUE ANTI-CORRUPTION 1. ÉNONCÉ ET OBJECTIF DE LA POLITIQUE Le CN croit qu une entreprise «honnête» est une entreprise durable, et il est déterminé à n utiliser que des pratiques commerciales qui sont

Plus en détail

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) Strasbourg, 4 juillet 2003 MONEYVAL (2003)9 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE RESTREINT D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX (MONEYVAL)

Plus en détail

Département d État des États-Unis

Département d État des États-Unis Département d État des États-Unis Imprimé par A/GIS/GPS Mai 2012 Outils et procédures élaborés par les États-Unis pour le recouvrement d avoirs : Guide pratique pour la coopération internationale «[N]ous

Plus en détail

Offre des dépositaires pour les fonds immobiliers. Jean-Pierre Jacquet Responsable produit pour les fonds alternatifs BNP Paribas Securities Services

Offre des dépositaires pour les fonds immobiliers. Jean-Pierre Jacquet Responsable produit pour les fonds alternatifs BNP Paribas Securities Services Offre des dépositaires pour les fonds immobiliers Jean-Pierre Jacquet Responsable produit pour les fonds alternatifs BNP Paribas Securities Services 08/01/2014 Dépositaire de fonds immobilier : une solide

Plus en détail

Note d orientation n 3 du T-CY Accès transfrontalier aux données (article 32)

Note d orientation n 3 du T-CY Accès transfrontalier aux données (article 32) www.coe.int/tcy Strasbourg, 19 février 2013 (projet pour examen) T-CY (2013) 7 F Comité de la Convention sur la Cybercriminalité (T-CY) Note d orientation n 3 du T-CY Accès transfrontalier aux données

Plus en détail

CLASSIFICATION FISCALE INTERNATIONALE D UNE ENTITÉ

CLASSIFICATION FISCALE INTERNATIONALE D UNE ENTITÉ CLASSIFICATION FISCALE INTERNATIONALE D UNE ENTITÉ 500-5000, rue Yonge Toronto (Ontario) M2N 7J8 www.transamerica.ca Nom officiel complet de l entité qui est le propriétaire de police/titulaire de compte

Plus en détail

TROISIEME REUNION DU FORUM SUR L ADMINISTRATION FISCALE DE L OCDE

TROISIEME REUNION DU FORUM SUR L ADMINISTRATION FISCALE DE L OCDE ORGANISATION FOR ECONOMIC CO-OPERATION AND DEVELOPMENT TROISIEME REUNION DU FORUM SUR L ADMINISTRATION FISCALE DE L OCDE 14-15 septembre 2006 Séoul, Corée Déclaration de Séoul (version définitive) CENTRE

Plus en détail

Les Recommandations du GAFI

Les Recommandations du GAFI NORMES INTERNATIONALES SUR LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA PROLIFÉRATION Les Recommandations du GAFI février 2012 GROUPE D ACTION FINANCIÈRE Le Groupe

Plus en détail

Conférence de Kasane sur le commerce illégal d espèces sauvages 25 mars 2015 DÉCLARATION

Conférence de Kasane sur le commerce illégal d espèces sauvages 25 mars 2015 DÉCLARATION Conférence de Kasane sur le commerce illégal d espèces sauvages 25 mars 2015 DÉCLARATION 2 Déclaration de Kasane sur le commerce illégal d espèces sauvages CONFÉRENCE DE KASANE SUR LE COMMERCE ILLÉGAL

Plus en détail

Corruption et Extraterritorialité Webinar

Corruption et Extraterritorialité Webinar Corruption et Extraterritorialité Webinar Paris, 10 Avril 2014 Présentation «Corruption et Extraterritorialité» Protéger l entreprise et ses dirigeants contre le risque d image et le risque pénal Bonne

Plus en détail

DELIBERATION N 2014-75 DU 7 AVRIL 2014 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION DE TRANSFERT D INFORMATIONS

DELIBERATION N 2014-75 DU 7 AVRIL 2014 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION DE TRANSFERT D INFORMATIONS DELIBERATION N 2014-75 DU 7 AVRIL 2014 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES PORTANT AUTORISATION DE TRANSFERT D INFORMATIONS NOMINATIVES VERS LA SOCIETE L.D.M. PLUS LTD, SISE EN ISRAËL,

Plus en détail

INDICATEURS D OPÉRATIONS DE BLANCHIMENT

INDICATEURS D OPÉRATIONS DE BLANCHIMENT CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 Fax: 02/533 72 00 E-mail: info@ctif-cfi.be NL1175e Avril 2007 INDICATEURS D OPÉRATIONS

Plus en détail

REPRISE DU RAPPORT 2009 DE TRACFIN. BILAN 2009 DE TRACFIN SUR Des fraudes massives et complexes à caractère fiscal

REPRISE DU RAPPORT 2009 DE TRACFIN. BILAN 2009 DE TRACFIN SUR Des fraudes massives et complexes à caractère fiscal REPRISE DU RAPPORT 2009 DE TRACFIN BILAN 2009 DE TRACFIN SUR Des fraudes massives et complexes à caractère fiscal L élargissement du champ d investigation de Tracfin à la fraude fiscale prévue dans des

Plus en détail

Résolution adoptée par l Assemblée générale le 18 décembre 2014. [sur la base du rapport de la Troisième Commission (A/69/489)]

Résolution adoptée par l Assemblée générale le 18 décembre 2014. [sur la base du rapport de la Troisième Commission (A/69/489)] Nations Unies A/RES/69/199 Assemblée générale Distr. générale 5 février 2015 Soixante-neuvième session Point 105 de l ordre du jour Résolution adoptée par l Assemblée générale le 18 décembre 2014 [sur

Plus en détail

AVIS D ACQUISITION FORCÉE

AVIS D ACQUISITION FORCÉE Le présent document est important et exige votre attention immédiate. Si vous avez des doutes sur la façon d y donner suite, vous devriez consulter votre courtier en valeurs mobilières, votre avocat ou

Plus en détail

Conséquences de la loi américaine «Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA)» pour les caisses populaires et credit unions

Conséquences de la loi américaine «Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA)» pour les caisses populaires et credit unions Conséquences de la loi américaine «Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA)» pour les caisses populaires et credit unions Le 4 décembre 2012 Dan Lundenberg, associé Grant Thornton, S.E.N.C.R.L. T +1

Plus en détail

ANNEXE D. Strasbourg, 4 juillet 2003 (2003)14 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

ANNEXE D. Strasbourg, 4 juillet 2003 (2003)14 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) ANNEXE D Strasbourg, 4 juillet 2003 (2003)14 Res MONEYVAL COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE RESTREINT D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX

Plus en détail

ENTREPRISES MINIÈRES GLOBEX INC. CODE DE CONDUITE PROFESSIONNELLE ET DE DÉONTOLOGIE

ENTREPRISES MINIÈRES GLOBEX INC. CODE DE CONDUITE PROFESSIONNELLE ET DE DÉONTOLOGIE ENTREPRISES MINIÈRES GLOBEX INC. CODE DE CONDUITE PROFESSIONNELLE ET DE DÉONTOLOGIE INTRODUCTION Le succès d Entreprises minières Globex inc. («Globex») repose sur l intégrité personnelle et professionnelle

Plus en détail

Nationalité par investissement à Malte

Nationalité par investissement à Malte KPMG à Malte Tax mars 2014 Nationalité par investissement à Malte Programme d investissement pour les particuliers «Le climat, la culture, l histoire et la qualité de vie maltais font ensemble de Malte

Plus en détail

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) Strasbourg, le 27 juin 2008 MONEYVAL (2005) 15 SUMM COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE D EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX (MONEYVAL)

Plus en détail

La Commission de Contrôle des Informations Nominatives,

La Commission de Contrôle des Informations Nominatives, DELIBERATION N 2015-05 DU 28 JANVIER 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES INFORMATIONS NOMINATIVES AUTORISATION A LA MISE EN ŒUVRE DU TRAITEMENT AUTOMATISE D INFORMATIONS NOMINATIVES AYANT POUR FINALITE

Plus en détail

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1231044L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1231044L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères PROJET DE LOI autorisant l approbation de l avenant à la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République

Plus en détail

Bahamas. Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 AMEDIA PARTNERS - BAHAMAS 1

Bahamas. Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 AMEDIA PARTNERS - BAHAMAS 1 Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 Bahamas www.amedia- offshore.com www.fiduciaire- suisse.com Amedia Partners, tous droits de reproductions réservés. Dernières

Plus en détail

Iles Vierges Britanniques (BVI)

Iles Vierges Britanniques (BVI) Experts en création de sociétés et optimisation fiscale internationale depuis 1991 Iles Vierges Britanniques (BVI) www.amedia- offshore.com www.fiduciaire- suisse.com Amedia Partners, tous droits de reproductions

Plus en détail

Une saisie européenne des avoirs bancaires Éléments de procédure

Une saisie européenne des avoirs bancaires Éléments de procédure Une saisie européenne des avoirs bancaires Éléments de procédure Ce projet est cofinancé par l Union européenne 2 Europe Une saisie européenne des avoirs bancaires Éléments de procédure Prise de position

Plus en détail

ACCORD SUR LES MARCHÉS PUBLICS. Ouvrir les marchés et promouvoir la bonne gouvernance

ACCORD SUR LES MARCHÉS PUBLICS. Ouvrir les marchés et promouvoir la bonne gouvernance ACCORD SUR LES MARCHÉS PUBLICS Ouvrir les marchés et promouvoir la bonne gouvernance Le saviez-vous? Les marchés publics représentent en moyenne au moins 15% du PIB d un pays. L Accord de l OMC sur les

Plus en détail

Dix choses à faire si vous faites l objet d une poursuite aux États-Unis ou au Canada

Dix choses à faire si vous faites l objet d une poursuite aux États-Unis ou au Canada Dix choses à faire si vous faites l objet d une poursuite aux États-Unis ou au Canada Dix choses à faire si vous faites l objet d une poursuite aux États-Unis ou au Canada Litiges transnationaux Un guide

Plus en détail

SOCIÉTÉ AU ROYAUME-UNI

SOCIÉTÉ AU ROYAUME-UNI INFORMATIONS GÉNÉRALES Présentation du pays Délai de création : 13 jours Sociétés pré-constituées : Oui Comptabilité : Obligatoire Secrétariat : Obligatoire Actionnariat anonyme : Oui Le Royaume-Uni est

Plus en détail

Aux actionnaires de Credit Suisse Group AG Invitation à l Assemblée générale extraordinaire

Aux actionnaires de Credit Suisse Group AG Invitation à l Assemblée générale extraordinaire Aux actionnaires de Credit Suisse Group AG Invitation à l Assemblée générale extraordinaire Jeudi 19 novembre 2015, 10h30 (Ouverture des portes à 9h00) BERNEXPO, Halle 4 Mingerstrasse 6, 3014 Berne Ces

Plus en détail

NOTRE MISSION PROFIL DE NOTRE SOCIÉTÉ

NOTRE MISSION PROFIL DE NOTRE SOCIÉTÉ PRÉSENTATION 1 2 NOTRE MISSION Générer de la valeur pour nos clients, collaborateurs, partenaires et actionnaires, en offrant des services professionnels de qualité Suisse alliés à l efficacité asiatique.

Plus en détail

Ordonnance de classement Art. 319 ss CPP

Ordonnance de classement Art. 319 ss CPP Procureure fédérale: Collaboratrice juridique: Greffière: Procédure n o : Lausanne, le 11 décembre 2014 SV.13.0530- Ordonnance de classement Art. 319 ss CPP Dans la cause pénale Personnes prévenues A.,

Plus en détail

0.672.933.612. Accord

0.672.933.612. Accord Traduction 1 0.672.933.612 Accord entre la Confédération suisse et les Etats-Unis d Amérique concernant la demande de renseignements de l Internal Revenue Service des Etats-Unis d Amérique relative à la

Plus en détail

0.672.933.612. Accord

0.672.933.612. Accord Traduction 1 0.672.933.612 Accord entre la Confédération suisse et les Etats-Unis d Amérique concernant la demande de renseignements de l Internal Revenue Service des Etats-Unis d Amérique relative à la

Plus en détail

Evaluation du dispositif LBC/FT Manuel à l intention des pays et des évaluateurs

Evaluation du dispositif LBC/FT Manuel à l intention des pays et des évaluateurs Financial Action Task Force Groupe d action financière GAFI Document de référence Evaluation du dispositif LBC/FT Manuel à l intention des pays et des évaluateurs Février 2009 LE GROUPE D ACTION FINANCIERE

Plus en détail

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC)

COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) Strasbourg, 17 mai 2004 MONEYVAL (2004)5 Res COMITE EUROPEEN POUR LES PROBLEMES CRIMINELS (CDPC) COMITE RESTREINT D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DES MESURES DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX (MONEYVAL)

Plus en détail

LES TRANSFERTS DE DONNéES. à caractère personnel

LES TRANSFERTS DE DONNéES. à caractère personnel LES TRANSFERTS DE DONNéES à caractère personnel Règles relatives aux données personnelles Règles relatives aux transferts Transfert vers un pays homologué par l UE Transfert vers les Etas-Unis Transfert

Plus en détail

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1409817L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT

PROJET DE LOI. NOR : MAEJ1409817L/Bleue-1 ----- ÉTUDE D IMPACT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères et du développement international PROJET DE LOI autorisant l approbation de l accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement

Plus en détail