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1 Modifications radiographiques du plan sagittal dans la scoliose idiopathique de l adolescent après arthrodèse par voie postérieure. Résultats de l étude prospective monocentrique d une cohorte de 154 patients Jacques Christophe Vidal To cite this version: Jacques Christophe Vidal. Modifications radiographiques du plan sagittal dans la scoliose idiopathique de l adolescent après arthrodèse par voie postérieure. Résultats de l étude prospective monocentrique d une cohorte de 154 patients. Médecine humaine et pathologie <dumas > HAL Id: dumas Submitted on 22 Feb 2017 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. Distributed under a Creative Commons Attribution - NonCommercial - NoDerivatives 4.0 International License
2 AVERTISSEMENT Cette thèse d exercice est le fruit d un travail approuvé par le jury de soutenance et réalisé dans le but d obtenir le diplôme d Etat de docteur en médecine. Ce document est mis à disposition de l ensemble de la communauté universitaire élargie. Il est soumis à la propriété intellectuelle de l auteur. Ceci implique une obligation de citation et de référencement lors de l utilisation de ce document. D autre part, toute contrefaçon, plagiat, reproduction illicite encourt toute poursuite pénale. Code de la Propriété Intellectuelle. Articles L Code de la Propriété Intellectuelle. Articles L L
3 UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES Faculté de Médecine PARIS DESCARTES Année 2012 N 183 THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE Modifications radiographiques du plan sagittal dans la scoliose idiopathique de l adolescent après arthrodèse par voie postérieure. Résultats de l étude prospective monocentrique d une cohorte de 154 patients Présentée et soutenue publiquement le 23 octobre 2012 Par Christophe Jacques VIDAL Né le 5 juillet 1981 à Domont (95) Jury : Dirigée par M. Le Docteur Brice Ilharreborde M. Le Professeur Keyvan Mazda.. Président M. Le Professeur Eric Vandenbussche M. Le Professeur Didier Hannouche M. Le Docteur Marc Antoine Rousseau M. Le Docteur Stéphane Wolff
4 3 Remerciement AMonsieurleProfesseurMazda. Fairepartiedevosélèvesestunhonneur. AMonsieurleDocteurBriceIlharreborde. Taclartéd espritentouteschosesestprécieuse. AMonsieurleProfesseurVandenbussche. Tarigueuraété etrestera formatricedansmonappréhensiondelachirurgie. AMonsieurleDocteurStéphaneWolff. Tabrillantemodestieestunexempleàsuivre. AMonsieurleProfesseurHannouche. Lacuriositédonttufaispreuveestunmoteurquetusaispartager. AMonsieurleDocteurRousseau. Jeteremerciedem avoirfaitlafaveurdefairepartiedujury. AmesMaîtresd Internat: MonsieurleProfesseurJudet,MonsieurleProfesseurGarreaudeLoubresse,Monsieurle ProfesseurAugereau,MonsieurleProfesseurSedel,MonsieurleProfesseurNizard, MonsieurleProfesseurGuigui,MonsieurleProfesseurPenneçot,MonsieurleProfesseur Mazel,MadameleDocteurJouffroy. Ameschefs: CindyetEstelle(Dupondt),Anna,Philippe,Jean MarcetPascal. Raphaël,Boubker,François,Lan,Gilles,JacquesetAnne. LesdocteursGuingand,deThomasson,Terracher,BalabaudetConso. Cyril,Thibaut,Damien,Etienne,Olivier. FredZetFredD. Xavier,Charles,Thomas,Marc,Romain. Fabrice,Julien,DorricketRaphaël. Auxtrappistes:Gildas,FrédéricetGuillaume. Amescollègues,souventdanslestress,souventdansl urgence,maistoujoursdansle rire:benoît,thibaut,jean David,Nawal,Sébastien,Charlotte,Gautier,Anne Laure, Virginie,DanyetMohamed,Jean Charles,Olivier,Jean,William,Florence,Idriss, Stéphane,Adrien,GuillaumeetAntoine. Al équipederobertdebré:delasurveillanteàl aidesoignant,dumanipradiodenuit auxsecrétairesetdesurgencesàl hôpitaldejour.sansoublierl équipedespanseuses etdesurgentistes(emilie,mahmoud,ravuthetpatrice).
5 4 Amafemme,Lucie. Amafille,Alice. Amesparents. ALaureetJean Louis. AuxThyebault,Guidat,Ciliberti,Pouplot,Doumergue,Viaris,Sevestre,Mignotte, Quenin,François,Poncet,Bokobza,Giammattei,Cavazza,Bernateau DayreetSusset. AuMoogly s. ABastien. AlaBidoche. AuxBoulaMatari. Al équipedub2oa. AMalik. AuxSallesdeGardeetàceuxquilesfontvivre.
6 TABLEDESMATIÈRES I.INTRODUCTION )Définitiondelascolioseidiopathiquedel adolescent )Leplansagittaldanslascolioseidiopathiquedel adolescent )Définitiondesobjectifsdel'étude...17 a)typed'étude,définitiondesbesoins...17 b)validationoutildemesureetrepèresanatomiques...17 i.dansleplanfrontal ii.dansleplansagittal iii.distancessagittales c)analyseépidémiologique...21 d)modificationsaprèsarthrodèseparvoiepostérieure...21 II.VALIDATIONDEL OUTILDEMESURE )Matérieletméthodes...24 a)patients...24 b)sujetssains...24 c)analyseradiologique...24 d)analysestatistique )Résultats...26 a)résultatsdémographiques...26 b)résultatsradiographiques )Discussion...31 a)choixdesrepères...31 i.lesanglesdecobbsagittauxlombairesetthoraciques 5
7 ii.lesanglesdecobbsagittauxcervicaux iii.repèreconstituéparlesconduitsauditifsexternes b)stéréoradiographiebiplanairebassedose(eos)...33 c)logicield analysed imagerie...33 d)analysestatistique...33 e)influencedel instrumentationpostérieuresurlareproductibilité...34 f)valeursmoyennesdesparamètressagittauxchezlesujetsain...34 g)limitesdel étudedereproductibilité )Conclusion...35 III. ANALYSE EPIDEMIOLOGIQUE ET MODIFICATIONS DE L EQUILIBRE SAGITTAL APRESARTHRODESEPARVOIEPOSTERIEUREDANSLASCOLIOSEIDIOPATHIQUEDE L ADOLESCENT )Matérielsetméthodes...37 a)patients...37 b)stratégiechirurgicale...38 c)imagerie...40 d)analysestatistique )Résultats...40 a)résultatsdémographiques...40 b)modificationsduplanfrontal...41 c) Répartition des incidences pelviennes et de l équilibre sagittal global selonletypedecourburefrontalepréopératoire
8 d) Corrélations incidence pelvienne/paramètres sagittaux et équilibre sagittalglobal/paramètressagittaux...45 i.incidencepelvienneetparamètressagittaux ii.équilibresagittalglobaletparamètressagittaux iii.lestroistypesdedéséquilibrespréopératoires iv.lestroisgroupesd incidencespelviennes v.incidencepelvienneetcyphosethoracique:lesdéterminantsde l équilibresagittalpréopératoire e)modificationsaprèsarthrodèseparvoiepostérieure...54 i.modificationsdel équilibreglobal ii.explicationsdesmodificationsdel équilibreglobal iii.analysedelazonejonctionnelleproximale iv.correctiondelacyphosethoraciqueglobale(t1t12)enfonction duniveausupérieurd arthrodèse f)analysedeséchecsdelarééquilibrationduplansagittal...78 IV.DISCUSSION )Imagerie...84 a)eos...84 b)positionlorsdel acquisition )Validationdel outildemesure...85 a)pertinencedelavalidation...85 b)logicield imagerie...85 c)utilisationdesrepèresdesconduitsauditifsexternes...86 d)segmentationdurachiscervical )Analysedelacohorte
9 a)caractéristiquesdelacohorte...88 b)classementdespatients...89 i.equilibresagittalglobal ii.incidencepelvienne 4)Résultatsdel analysepréopératoire...90 a)répartitiondesincidencespelviennesetdesmesuresdel équilibre sagittalglobalselonletypedecourburefrontalepréopératoire...90 i.incidencepelvienneetcourburefrontale ii.équilibresagittalglobaletcourburefrontale b)corrélationincidencepelvienneetparamètressagittaux...91 i.incidencepelvienneetlordoselombaire ii.incidencepelvienneetéquilibresagittalglobal iii.incidencepelvienneetautresparamètressagittaux c)equilibresagittalglobal(distancecaeh)etparamètressagittaux...92 d)lestroisgroupesd équilibresagittalglobalpréopératoire...93 e)lestroisgroupesd incidencespelviennes...93 f)incidencepelvienneetcyphosethoraciquepréopératoires:les déterminantsdudéséquilibresagittal ) Résultats de l analyse postopératoire...94 a)correctionduplanfrontal...95 b) Modifications de l équilibre sagittal global après arthrodèse par voie postérieure...95 i.selonlesgroupesd équilibreglobalpréopératoire ii.selonlesgroupesd incidencespelviennes 8
10 c)analysedesmodificationssegmentairesaprèschirurgie...96 i.rachiscervical ii.rachisthoraciquehaut(t1t4) iii.rachisthoraciquebas(t4t12) iv.rachislombaire v.zonejonctionnellesupérieure vi.correctiondelacyphosethoraciqueglobale(t1t12)enfonctiondu niveausupérieurd arthrodèse 6) Implications: influence sur la prise en charge chirurgicale des adolescents atteints de scoliose idiopathique )Limitesdel analyseduplansagittal V.CONCLUSION Référencesbibliographiques Annexes:documentsCNIL
11 10
12 I.INTRODUCTION 11
13 1)Définitiondelascolioseidiopathiquedel adolescent La scoliose idiopathique de l adolescent (SIA) est définie suivant la Scoliosis Research Societyparunedéformationdelacolonnevertébraledeplusde10 dansleplanfrontal et axial (composante rotatoire) découverte entre l âge de 10 et 18 ans n ayant pas d étiologie malformative, neurologique ou neuromusculaire ni congénitale ( absenced étiologieunicisteà ce jour. Une composante génétique et une participation environnementale sont retrouvées(1à3).ils agitd unepathologiedontlafréquencevariede0.5%à2%chez les 8 15 ans en France selon la Haute Autorité de Santé (4) et dont le pronostic est essentiellement fonctionnel avec l apparition à l âge adulte de douleurs rachidiennes souvent invalidantes(5) en rapport avec le déséquilibre sagittal et frontal, et/ou d un préjudiceesthétiquedanslesdéformationsimportantes(6).surleplananatomique,la SIA provoque une déformation tridimensionnelle complexe de la région rachidienne concernée aux composantes frontale, sagittale et rotatoire accompagnées de modificationscompensatrices des régions adjacentes(7, 8). L évolutivité de la maladie est en relation avec la croissance de l adolescent(9, 10). En effet, bien que le primum movens ne soit pas identifié, il est établi que l application d une déformation segmentaire rachidienne sur une vertèbre en croissance évolue vers une autoaggravation de la déformation en raison des contraintes asymétriques appliquées aux corpsvertébraux(11).l effethueter VolkmannoueffetDelpechdécritainsil évolution decesdéformationsàl échelledechaquecorpsvertébral(11,12,13).l évolutiondela SIAnontraitéeestleplussouventdéfavorableavecuneaggravationdescourburesdans lestroisplansdel espaceprécédantlastructuralisationetl enraidissement(14,15).la fin de la croissance signe un ralentissement majeur de l évolution des courbures(16), dont les corps vertébraux et les disques seront désormais soumis aux remaniements dégénératifs accélérés par des contraintes non physiologiques en rapport avec le déséquilibre frontal et/ou sagittal fixé(17, 18). L atteinte de l étage lombaire dans le planfrontalousagittalestunfacteurdemauvaispronosticàl âgeadulte(19).al étage cervical, il a été montré une forte association entre cyphose cervicale, cervicalgies basses et dégénérescence précoce des étages adjacents aux fusions cervicales antérieuresencyphose(20,21).delamêmefaçon,lerachiscervicaldusujetscoliotique en hypocyphose thoracique (native ou induite par la chirurgie) est soumis à une dégénérescenceradiologiqueetcliniqueaccélérée(22,23). 12
14 2)Leplansagittaldanslascolioseidiopathiquedel adolescent De nombreuses études ont caractérisé les différents types de courbures dans le plan frontal et ont abouti à plusieurs classifications, la plus utilisée étant aujourd hui celle définie par L. Lenke et al. (24). Cette dernière repose essentiellement sur le démembrement de la ou des courbures frontales. Le plan sagittal occupe dans cette classificationuneplaceaccessoiresousformed unmodificateur(figure1)alorsquel on saitqueleprofilestconstammentatteintdanslesscoliosesthoraciques(25,26). Figure1:laclassificationdeLenke La prise en charge thérapeutique chirurgicale s est longtemps concentrée sur la correction du plan frontal. Les améliorations techniques permettent aujourd hui 13
15 d obtenir une correction des courbures de plus de 60% quelle que soit la stratégie d instrumentationutilisée(27,28). Les montages initialement employés ont permis de progresser rapidement dans la correction frontale au prix de modifications sagittales qui ont été rapportées précocement (29, 30, 31). En effet, les instrumentations postérieures avec montages thoraciquessurcrochetsnecorrigentpasl hypocyphosethoraciquetandisquelesvis pédiculaires sur toute la hauteur de l arthrodèse aggravent l hypocyphose thoracique (31,32,33,34).Cecipeutameneràunesituationdedéséquilibreglobalpostopératoire dansleplansagittalquiestunfacteurdemauvaisrésultatfonctionneletmécaniqueà longterme(17,35).lesmontagesantérieursetantéro latérauxontaussimontréleurs limitesentermesdecorrectionduplansagittal(36). Lesstratégieschirurgicalesassociantparvoiepostérieurelesvispédiculaireslombaires, clamps universels thoraciques et pince pédiculo suslamaire supérieure (montage dit «hybride»,voirfigures2à4)visentàaboutiràunecorrectionfrontalecomparableaux autres techniques(37) tout en restaurant une cyphose thoracique physiologique et un équilibre sagittal global satisfaisant. Le mécanisme de la réduction des courbures frontalesetsagittalesdesmontageshybridesreposesurlatranslationpostéro médiale desétagesthoraciquesetlatranslationantéro médialedesétageslombaires(38). Figure2:Scolioseidiopathiquedel adolescentthoraciquedroite,clichéspréopératoires 14
16 Figure3:facepostopératoiretardiveà2ansdelachirurgie.Instrumentation postérieureparmontagehybride. Figure4:profilpostopératoiretardifà2ansdelachirurgie.Instrumentation postérieureparmontagehybride. 15
17 A l instar de ce qui a été décrit chez l adulte, les courbures physiologiques du plan sagittalsemblentrégiesparunparamètrefixeconstituéparlebassin(39,40,41).les paramètres pelviens évoluent au cours de la croissance jusqu à la fin de l adolescence (42, 43, 44, 45). Le plan sagittal du rachis évolue également avec la croissance et la station debout, en réponse aux forces de gravité qui lui sont appliquées (46, 47). L anatomiedubassindéfinitdefaçonindividuelleetfixéelerachisleplusdistal(rachis lombaire) et il existe une relation linéaire entre les paramètres pelviens et la lordose lombaire chez l adulte (46, 48). Il est licite de penser que le rachis de l adolescent scoliotiqueestsoumisàdesloisdemêmeordreetlesétudesquitententdecaractériser cesrelationssontpeunombreuses(15,49,50). Conceptuellement,lerachis,qu ilsoitstatiqueouenmouvement,estsurleplansagittal une structure dynamique oscillant autour de sa position d équilibre entre deux points fixes que sont le bassin et le crâne (51, 52, 53). Le rachis équilibré assure un regard horizontaletdesconduitsauditifsexternesàl aplombducentrederotationdeshanches (53). L équilibresagittalglobaldurachisesthabituellementmesurédanslalittératureparla distance«c7plumbline»quicorrespondàladistanceentrelaverticaleissueducentre duplateauinférieurdec7etlebordantérieurdes1(54).cetteapprocheestincomplète car elle n intègre pas le rachis cervical dans son appréciation de l équilibre sagittal global. Or les déformations sagittales de la scoliose idiopathique de l adolescent aux niveauxthoracique(55)et/oulombaireontunretentissementsurl équilibreglobalet affectentlespatientsdanslesensd undéséquilibreantérieuroupostérieurquelerachis cervical, mobile et le plus souvent non déformé (sauf en cas de courbures proximales typelenke2et4sévères)tentedecompenserencecyphosantouselordosant(56,57). Surleplanpathologique,ilaétédécritchezlesujetscoliotiqueopéréetnonopérédes modifications dégénératives précoces de la charnière cervico thoracique que l on peut mettre en rapport avec des anomalies de répartition des contraintes à cet étage, susjacentaurachisthoraciquepeumobiledansleplansagittal(58,59,60) Ilapparaîtdonclégitimed apprécierl équilibresagittalglobalparunemesureintégrant lerachiscervical.danscebut,nousavonsdéfiniunrepèreradiologiquesagittalsimple: le milieu de la ligne réunissant les deux conduits auditifs externes. Nous avons 16
18 égalementscindélerachiscervicaletthoraciquedefaçonàcaractériserl ensembledu plansagittalcervico thoraciqueenpré etpostopératoire. 3)Définitiondesobjectifsdel'étude a)typed'étude,définitiondesbesoins. Notrebutétaitderéaliseruneétudelapluscomplètepossibleduplansagittaldurachis scoliotique.cetteanalysedevaitinclurelesmodificationsduplansagittalapportéespar lapriseenchargechirurgicaleàcourtetlongterme. Après avis favorable du Comité d Ethique de notre établissement, nous avons travaillé sur une cohorte rétrospective monocentrique d adolescents présentant une scoliose idiopathique pris en charge par trois opérateurs suivant les mêmes indications et les mêmestechniquesopératoires.ils agitd uneétuded imageriereposantsurl analysede clichés de rachis entier de face et de profil grand format basse dose (système EOS, Biospace, Paris, France). Ce système d imagerie offre l avantage de permettre une acquisition synchrone de face et de profil du rachis entier avec une irradiation des patientsinférieurede10foisauxradiographiestraditionnelles(61),autorisantunsuivi d imagerierapprochételqu ilestpréconisédanslascolioseidiopathiquedel adolescent. Tous les clichés ont été analysés numériquement sur le logiciel Kodak Carestream (Kodacinc.,Rochester,USA),outilsimple,nonspécifiqueàl étudedurachispédiatrique, facile d accès et répandu. La base de données ainsi obtenue a été déclarée à la CommissionNationaleInformatiqueetLibertés(documentsenannexe). b)validationoutildemesureetrepèresanatomiques Defaçonàobtenirdesrésultatsinterprétables,ilnousaparuimportantderéaliserdans unpremiertempsunevalidationméthodologiquedesrepèresanatomiquesetdel outil demesureutilisés. Lesanglesetdistancesmesurésdanscetravailsontlessuivants: i.dansleplanfrontal(figure5) angle de Cobb de la courbure principale: angle formé entre la droite tangente au plateau supérieur de la vertèbre la plus inclinée en crânial et la droite tangente au plateauinférieurdelavertèbrelaplusinclinéeencaudal vertèbresommet:vertèbredelacourbureprincipalelaplustranslatéelatéralement 17
19 Figure5:angledeCobbfrontaletvertèbresommet. ii.dansleplansagittal(figures6à9) AngleC1C3:angleforméentrelatangenteunissantlapartiesupérieureduprocessus antérieuretlapartiesupérieureduprocessuspostérieurdelavertèbrec1etlatangente auplateauinférieurdec3 AngleC3C7:angleforméentrelatangenteauplateausupérieurdeC3etlatangenteau plateauinférieurdec7 Angle C2C6: angle formé entre la tangente au plateau inférieur de C2 et plateau inférieurdec6 AngleT1T4(cyphosethoraciquesupérieure):angleforméentrelatangenteauplateau supérieurdet1etlatangenteauplateauinférieurdet4 AngleT4T12(cyphosethoraciqueinférieure):angleforméentrelatangenteauplateau supérieurdet4etlatangenteauplateauinférieurdet12 AngleT1T12(cyphosethoracique):angleforméentrelatangenteauplateausupérieur det1etlatangenteauplateauinférieurdet12 AngleL1L5(lordoselombaire):angleforméentrelatangenteauplateausupérieurde L1etlatangenteauplateauinférieurdeL5 18
20 Incidencepelvienne(IP):angleforméentreladroitepassantparlemilieudusegment unissant les deux têtes fémorales et le milieu du plateau supérieur de S1 et la droite perpendiculaireauplateausupérieurdes1passantparlemilieudecelui ci Versionpelvienne(VP):angleforméentrelaverticaleetladroitepassantparlemilieu dusegmentunissantlesdeuxtêtesfémoralesetlemilieuduplateausupérieurdes1 Pente sacrée (PS): angle formé entre l horizontale et la droite tangente au plateau supérieurdes1 IP, VP et PS sont appelés les paramètres pelviens et sont unis par la loi géométrique suivante:ip=ps+vp Lesparamètrespelvienssontreprésentésdanslafiguresuivante(figure6): Figure6:lesparamètrespelviens iii.distancessagittales C7 plumb line(c7pl): distance entre l angle postéro supérieur du corps vertébral de S1etlaverticaleissuedumilieuduplateauinférieurdelavertèbreC7 Plumb line du conduit auditif externe (CAEPL): distance entre l angle postérosupérieurducorpsvertébraldes1etlaverticaleissuedumilieudusegmentunissant lesdeuxconduitsauditifsexternes distance conduits auditifs externes hanches(caeh): distance entre la verticale issue dumilieudusegmentunissantlesdeuxconduitsauditifsexternesetlaverticaleissuedu milieudusegmentunissantlesdeuxtêtesfémorales distanceconduitsauditifsexternes C7PL(CAEC7):distanceentrelaverticaleissuedu milieu du segment unissant les deux conduits auditifs externes et la verticale issue du milieuduplateauinférieurdelavertèbrec7 19
21 Figure7:paramètressagittauxcervicaux. Figure8:Incidencepelvienne,lordoselombaireetcyphosethoraciquetotale 20
22 Figure 9: Paramètres d équilibre sagittal. CAE plumb line(caepl), CAEH, CAEC7 et C7 plumbline(c7pl). c)analyseépidémiologique A l aide des repères décrits, nous avons dans la seconde partie de notre travail réalisé l analyse descriptive de la répartition des paramètres pelviens (IP) et de l équilibre sagittal global(caeh) suivant les types de courbures frontales. Nous avons également cherché à identifier l existence de corrélations entre les paramètres pelviens et les paramètressagittaux,etentrel équilibresagittalglobaletlesparamètressagittaux. d)modificationsaprèsarthrodèseparvoiepostérieure Tous les patients inclus dans la cohorte ont été opérés en utilisant la même technique chirurgicale, comme décrit plus haut. Dans la troisième partie de notre travail, les paramètresduplansagittalontétérecueillisenpostopératoireprécoce(3mois)eten postopératoiretardif(2ans)parl analysedel imagerie. 21
23 Les modifications de l équilibre sagittal global ont été rapportées puis détaillées. L analyse des modifications des paramètres segmentaires a été réalisée, en mettant l accentsurlesmodificationsdel étagecervicaletdel étagethoracique. L ensembledenotretravailviseàcaractériserlesmodificationsduplansagittalchezle sujetatteintdescolioseidiopathiquedel adolescentenpré etpostopératoiresdansle but d identifier précisément les mécanismes d adaptation et les facteurs de risque de déséquilibresagittalglobal. 22
24 II.VALIDATIONDEL OUTILDEMESURE 23
25 Danslapremièrepartiedenotreétude,nousavonsréalisélavalidationméthodologique desrepèresetdel outildemesureutilisés. 1)Matérieletméthodes a)patients AprèsapprobationduComitéd Ethiquedenotreétablissement,50patientssuivisdans notre institution pour scolioses idiopathiques de l adolescent de type Lenke 1 et 2 (figure 1) ont été inclus dans cette partie de l étude. Deux groupes ont été individualisés: vingt cinq sujets présentant une scoliose non opérée et 25 sujets scoliotiquesopéréspourcorrection/fusionparvoiepostérieureutilisantdesmontages hybridesassociantvispédiculairesauxétageslombaires,clampsuniverselsauxétages thoraciquesetpincepédiculo suslamaireàlapartiesupérieuredumontage(figures3et 4). b)contrôles Vingt cinq sujets sains ont été choisis de façon aléatoire dans la base de données d imageriedenotreétablissement. Touslessujetsontétéappariésparâgeetsexe.Lescritèresd inclusionétaientunâge comprisentre7et18ans,ladisponibilitédestéréoradiographiesbassedosederachis entier en position standardisée. Tous les apparentés du premier degré des sujets contrôleonteuunexamencliniqueetunclichéderachisentierdefaceetdeprofilpour ledépistagedelascolioseidiopathiquedel adolescent.lessujetscontrôlesprésentant unedéformationrachidiennedansleplanfrontal/sagittal,uneanomalietransitionnelle, un antécédent chirurgical rachidien, un spondylolisthésis ou une densité osseuse inhabituelleontétéexclus. c)analyseradiologique Tous les patients ont eu une stéréoradiographie biplanaire basse dose (EOS, EOS Imaging, Paris, France). La position standard debout était définie par un regard horizontal et les poings sur les clavicules de façon à éviter la projection de la superpositiondesbrassurlerachis(62). 24
26 L acquisitiondesimagesontétéréaliséesdepuislesorbitesjusqu autiersproximaldes fémurs. Les images n incluant pas le rachis en totalité entre les orbites et les articulationscoxofémoralesontétéexclues. Lamesurenumériquedesanglesetdistancesaétémenéesurunoutilrépanduetfacile à utiliser (Kodak Carestream, Rochester, NY, USA). Les 75 radiographies EOS étaient analysables,enfaisantaubesoinvarierlecontrasteoulaluminositépouridentifierau mieuxlesrepèresosseux. Lesradiographiesderachisentierontétéanalyséesàdeuxreprisesenordrealéatoire avec un intervalle d une semaine par trois observateurs indépendants: un chirurgien orthopédiste pédiatre sénior, un radiologue pédiatre sénior et un interne de chirurgie orthopédiquepédiatrique(autotal,4950mesuresontétéréalisées). Cinq radiographies de rachis entier ont été utilisées par les trois observateurs comme exerciced entraînementcommunpuisexcluesdel étude. Lesobservateursontrecueilli10mesuresd anglesetdedistances(telsquedéfinisplus haut) pour chaque radiographie: C1C3, C3C7, C2C6, T1T12, L1L5, IP, CAEH, C7PL, CAEPL,CAEC7. d)analysestatistique L analyse statistique a été menée sur le logiciel Prism V5 (GraphPad Software Inc., La Jolla, CA, USA). La corrélation intraobservateur a été mesurée par le coefficient de régression linéaire r de Pearson. Le coefficient de corrélation interobservateur(icc) a étéutilisépourapprécierlareproductibilitéinterobservateur,complétéeparletestde BlandetAltmanparpairespourladétectiondeserreurssystématiques(63,64).L ICC illustrelaproportiondevariabilitéglobaledueàlavariabilitédelamesureentredeux observateurs. LacomparaisondescoefficientsrdePearsonauseindechaquegroupedepatient(soit sujetssains,sianonopérées,siaopérées)aétémenéeenutilisantletesttdestudent. Leseuildesignificativitéretenuétaitdep<0.05. Comme décrit par Rosner (65), une valeur d ICC inférieure à 0.40 signifie une faible reproductibilité; des valeurs comprises entre 0.40 et 0.75 indiquent une assez bonne reproductibilité; des valeurs d ICC supérieures à 0.75 signifient une excellente reproductibilité. 25
27 Le test de Bland et Altman permet d avoir une approche graphique du biais existant entre les données issues des analyses de deux opérateurs et autorise la détection de différencesspécifiques(l accordentredeuxobservateursdépendantdel importancede la distance mesurée ou de la valeur de l angle) qui ne sont pas mises en évidence par l ICC. 2)Résultats a)résultatsdémographiques(tableau1) L âgemoyendugroupedespatientssainsétaitde12.2±3.2ans.lesexratioétaitde17 fillespour8garçons.l âgemoyendugroupedessianonopéréesétaitde11.7±1.1ans. Le sex ratio était de 19 filles pour 6 garçons. L âge moyen du groupe des SIA opérées étaitde12±2.5ans.lesexratioétaitde18fillespour7garçons.iln existaitpasde différencesignificativeentrelestroisgroupessurleplandémographique. Sujetssains SIAnonopérées SIAopérées p Age(ans) Moyenne n.s. Ecarttype n.s. Sexratio 17F/8M 19/6M 18F/7M n.s. Tableau 1: Données démographiques. SIA: scoliose idiopathique de l adolescent. Aucunedifférencen aétéretrouvéeentreles3groupes. 26
28 Nousavonsregroupélesvaleursmoyennesobtenuesdanslegroupedespatientssains dansletableau2: Moyenne(écarttype) C1C (10.8) C3C7 6 (7.1) C2C6 8.4 (10.9) T1T (10.8) L1L (11.1) IP 53.7 (9.4) CAEPLmm 19.1 (27.7) CAEHmm 1.2 (27.9) C7PLmm 14.7 (18.8) CAEC7mm 5.9 (15.2) Tableau2:valeursmoyennesdesparamètressagittauxchezlesujetsain. 27
29 b)résultatsradiographiques Lesreproductibilitésinteretintraobservateursauseindechaquegroupesontrésumées dansletableau3. Observateur1 Contrôles n/osia SIAopérées rmoyenne récarttype n.s. Observateur2 Contrôles n/osia SIAopérées rmoyenne récarttype n.s. Observateur3 Contrôles n/osia SIAopérées rmoyenne récarttype n.s. Interobservateur Contrôles n/osia SIAopérées rmoyenne récarttype n.s. Tableau 3: Comparaison du coefficient de corrélation intraobservateur (r de Pearson) chez les sujets contrôles, les sujets scoliotiques non opérés (n/o SIA) et les sujets scoliotiquesopéréspourchaqueobservateuretentrelestroisobservateurs. Iln existaitpasdedifférencesignificativeentrelestroisgroupessurl ICC,signifiantque les fiabilités inter et intraobservateur n étaient pas modifiées par la déformation rachidienneet/ouparlaprésencedematérield ostéosynthèse. 28
30 Coefficientsdecorrélationpourchaquemesured angleoudedistance(tableau4): Tableau 4: Reproductibilité intra (coefficient r de Pearson) et interobservateur (ICC: IntraclassCorrelationCoefficient)avecintervalledeconfiance(CI).Touslesparamètres ontuneexcellentefiabilité. Pourlepremierobservateur,rs échelonnaitde0.889(+/ 2déviationsstandard(SD): )à0.999( ),lerleplusélevéétaitobtenupourladistance CAEPLetleplusbasétaitobtenupourl anglec2c6. Pourlesecondobservateur,lavaleurderétaitcompriseentre0.840( )et 0.953( ),lavaleurlaplusélevéeétantpourladistanceCAEC7etlaplus bassepourl anglet1t12. Pour le troisième observateur, r s échelonnait de ( ) à ( ).LavaleurderlaplushauteétaitpourladistanceCAEH,laplusbasse pourl anglec2c6. Observateur 1 Observateur 2 Observateur 3 Interobservateur r 95% CI p r IC 95% p r IC 95% p ICC p C1C à < à < à < <10-4 C3C à < à < à < <10-3 C2C à < à < à < <10-4 T1T à < à < à < <10-4 L1L à < à < à < <10-3 VP à < à < à < <10-3 IP à < à < à < <10-4 C7PL à < à < à < <10-4 CAEPL à < à < à < <10-4 CAEH à < à < à < <10-4 CAEC à < à < à < <10-3 Moyenne Ecart type L ICC était compris entre (angle T1T12) et (C7PL), correspondant à une excellentereproductibilitéinterobservateur. L analyse graphique de Bland et Altman reflète les différences observées entre deux opérateurs en fonction de la moyenne de la mesure (angle ou distance) sur la même radiographie.lespointsinclusentreleslignes+2sdet 2SDsontconsidéréscommedes indices d excellente reproductibilité interobservateur. Cette analyse n a pas montré d erreursystématiqueentrelesobservateursprisdeuxàdeux.nousmontronsicitrois exemplesdecetteanalysegraphique(figures10à12). 29
31 Figure10 Figure11 Figure12 30
32 3)Discussion A notre connaissance, une seule étude de reproductibilité portant sur des repères d anatomieradiologiquerachidiensaétépubliéeàcejour(66).danscetteétude,dang et al. ont réalisé une étude de reproductibilité de mesures radiographiques (sur radiographies analogiques standard de rachis entier debout de face et de profil) avec deux observateurs et 17 patients atteints de scoliose idiopathique de l adolescent non opérés.lesparamètresrecueillisportaientsurleplanfrontaletsurleplansagittal.dans leplansagittal,lalordoselombaireétaitmesuréeparl angledecobbsagittalt12s1et T10L2, de la cyphose thoracique par les angles T5T12, T2T5, T2T12 et l équilibre sagittal apprécié par la C7 plumb line. Leurs résultats montrent une excellente reproductibilité inter et intraobservateurs pour tous les paramètres sagittaux sauf la cyphose thoracique. L explication apportée au défaut de reproductibilité sur ces paramètres repose selon les auteurs sur la superposition fréquente de la cage thoracique sur le rachis de profil chez les patients présentant une gibbosité. Nous n avonspournotrepartpasrencontrécettedifficultégrâceàlapossibilitédevariation descontrastesapportéeparl outild analysed imagerie Ilnousestapparunécessairedenousposerlaquestiondelafiabilitédesrepèreschoisis autantquedulogicielemployédansnotreétudeavantdelesutiliserpourlesanalysesà venirdanslesautrespartiesdecetravail. a)choixdesrepères i.lesanglesdecobbsagittauxlombairesetthoraciques L étude de reproductibilité a utilisé des angles de Cobb sagittaux lombaires et thoraciques largement décrits pour mesurer la lordose lombaire et la cyphose thoracique. Les valeurs des reproductibilités inter et intraobservateurs trouvées ici sont comparables à celles rapportées lors de la lecture de radiographies conventionnelles(67). ii.lesanglesdecobbcervicauxsagittaux Lalordosecervicaletotaleétaitappréciéeparl anglesagittalc2c6(58).ilaétéchoiside diviser le segment cervical en deux parties distinctes: le rachis cervical supérieur (C1C3)etlerachiscervicalinférieur(C3C7).Lasegmentationdurachiscervicalavecun 31
33 seuil en C3 présente l intérêt de séparer le rachis cervical supérieur, plus mobile, du rachiscervicalinférieur.l anglec1c3reflètelapositiondelatêteetenparticulierdes orbites lorsque le sujet a le regard horizontal. La lordose cervicale inférieure (angle C3C7) est soumise à de moindres variations que l angle C1C3 et est plus directement reliée à la courbure sagittale du rachis thoracique. L angle C3C7 est donc potentiellementunrefletdesmodificationssagittalesd adaptationaurachisthoracique sous jacent.nousavonstrouvéuneexcellentefiabilitédelamesuredecesparamètres(r s échelonnantde0.847à0.955,iccde0.846à0.954). iii.intérêtdurepèreduconstituéparlesconduitsauditifsexternes Lesétudess intéressantàl équilibresagittalutilisenttrèsmajoritairementlac7plumb line pour apprécier l équilibre global. Or cette distance horizontale n est pas significativementcorréléeàlaligneverticaleissueducentredegravitédupatient(68) et n est donc pas parfaitement représentative de son équilibre sagittal global. En effet, cettemesureneprendpasencomptelaparticipationdurachiscervicaldansl équilibre sagittalglobaldurachis. Les conduits auditifs externes (CAE) sont anatomiquement localisés au sommet du rachiscervicaletsontphysiquementtrèsprochesdescentresdel équilibresituésdans les conduits auditifs internes. Leur position sagittale peut facilement définir un repère pertinent pour l équilibre sagittal global du rachis. L identification des CAE sur les radiographiesderachisentierdeprofilestaiséemaisn estpastoujoursréalisablesur les radiographies conventionnelles en raison du besoin de limiter l irradiation des patients. Les mesures des distances utilisant le repère du CAE ont montré une excellente reproductibilité (r de Pearson compris entre et et ICC de à 0.971), indiquantquelescaesontdesrepèresradiologiquesfiablesutilisableslorsdel analyse del équilibresagittalglobaldurachis. L analysedel équilibrefrontalreposantsurdesmesurescomportantcommerepèrele milieudusegmentunissantlesdeuxconduitsauditifsexternesdefaceestréalisable.les caractéristiques anatomiques des conduits auditifs externes de profil sont aussi intéressantes pour l analyse de l équilibre de face incluant la participation du rachis cervical.cecinécessiterad êtreexplorédansd autrestravaux. 32
34 b)stéréoradiographiebiplanairebassedose(eos) Le contour sagittal global peut être facilement analysé avec une excellente reproductibilité en utilisant le système EOS comme montré dans cette partie de notre travail.l imageriebidimensionnelleeosestintéressantepourdemultiplesraisons.elle permetl acquisitionrapidederadiographiesnumériquesavecunedosed irradiationsix àdixfoismoindrequelesradiographiesconventionnelles.ilestalorsplussimpled avoir des radiographies étendues montrant le rachis cervical en entier avec la tête et les conduits auditifs externes. Puisque l acquisition est directement bidimensionnelle (la source de rayons X et le détecteur ont un mouvement de translation parallèle synchronisé),lesdistancesetlesanglespeuventêtremesuréssansbiaisdeprojection. L acquisitiond unclichéeosderachisentierduredixàquinzesecondes,suivantlataille du sujet. Durant ce temps d acquisition, les sujets ne doivent pas respirer. Aucun problèmedequalitéd image(floudûaumouvement)n aétérapportésurnotresérie. Les propriétés de basse irradiation et les possibilités de reconstruction tridimensionnelle apportées par l imagerie EOS expliquent son utilisation de plus en pluslarge.enparticulier,cesystèmed imageriesejustifiedanslesuividespathologies osseuseschroniquesnécessitantdesclichésrépétés(69,70,71,72). c)logicield analysed imagerie(kodakcarestream) Touteslesimagesontéténumériquementanalyséesavecunlogicielsimpleetrépandu, installésurchacundespostesdetravailinformatiquedenotreétablissement.celogiciel est couramment utilisé pour analyser les radiographies conventionnelles et pour mesurer des angles et des distances. Les résultats de reproductibilité que nous avons trouvé dans cette étude indiquent qu il est possible et fiable d utiliser un outil numériquetrèssimplepourréaliserl analysefineduprofilsagittal. d)analysestatistique L ICCaétéutiliséàlaplaceducoefficientdecorrélationkappadefaçonàêtrecapable d analyser les données issues de trois observateurs indépendants avec un outil statistiquesuffisammentrobusteetadapté. Le test de Bland et Altman était pertinent, son analyse graphique permettant de visualiser directement le degré d accord entre deux observateurs en fonction de la valeur de la mesure concernée. Cette méthode permet d identifier avec acuité un biais 33
35 interobservateur quand un observateur sur ou sous évalue systématiquement la mesure,cequiserévèleimpossibleàeffectueravecunautreteststatistiqueaccessible. Dix paramètres testés sur soixante quinze radiographies (trois groupes de vingt cinq) lues par trois observateurs, analysés par un test de Bland et Altman par paires représentent quatre vingt dix graphiques. Nous avons choisi de ne pas tous les représenterici,sachantqueleursrésultatssontgrossièrementidentiques. e)influencedel instrumentationpostérieuresurlareproductibilité L identificationdesrepèresradiologiquespeutêtreperturbéeparlasuperpositiondu matériel d instrumentation postérieure. Il est licite de penser que ceci pourrait influencer la reproductibilité des mesures réalisées. Il a été récemment montré que la présencedematérieldesynthèsepostérieurn induisaitpasdedifférencederépétabilité surlesmesuressagittalesauxniveauxthoraciquesetlombairessurlesreconstructions tridimensionnelles issues du système EOS(73). Dans notre étude, une reproductibilité d excellentniveauaétémontréesurtouslesparamètressagittauxenpostopératoire.de plus, aucune différence de reproductibilité n a été trouvée entre les trois groupes de patients.cesrésultatsindiquentquenilaprésenced instrumentationpostérieurenile degré de déformation sagittale ou rotationnelle du rachis n influencent la fiabilité des repèresradiologiquesévaluésdansnotreétude. f)valeursmoyennesdesparamètressagittauxchezlessujetssains Legroupedespatientssainsnousapermisd établirdesvaleursnormalesdesdifférents paramètres sagittaux chez l adolescent. Ainsi, nous pouvons retenir que l équilibre sagittal global neutre correspond à une distance CAEH très faible. La limite est le nombreinsuffisantdepatients,nepermettantpasd obtenirunepuissancesuffisantesur des paramètres d une grande variabilité. Nous devons pouvoir nous appuyer sur une étudedescriptivedecohorteréaliséesurunplusgrandnombredesujetssainsdefaçon àobtenirdesnormesméthodologiquementsolides. g)limitesdel étudedereproductibilité Nousvalidonsiciunoutilsimplepermettantl analyseducontoursagittaldurachis.les 50patientsscoliotiqueschoisisdanscetteétudeétaientclassésLenke1et2.Lesautres types de déformations n ont pas été testés, et la reproductibilité des paramètres 34
36 cervicaux pourrait être moins élevée sur les patients porteurs de courbures de type Lenke 4, la courbure la plus proximale induisant une composante rotationnelle des corps vertébraux et rendant de ce fait l identification des repères radiologiques plus difficile. Le but de cette étude était de valider un outil de mesure de façon à pouvoir l utiliser dans le reste de notre travail sur le plan sagittal du rachis scoliotique avec une acuité méthodologiquesatisfaisante.ilaétéchoisid analyservingt cinqpatientspargroupeen raison de la puissance suffisante apportée par cet effectif dans la caractérisation de l accordinter etintraobservateur(65). 4)Conclusion Cette partie de notre étude a permis de montrer que la lordose cervicale et l équilibre sagittalglobalpeuventêtreaisémentmesurésàl aided unoutilsimpleetfaciled accès avec une très bonne fiabilité. Le profil du rachis cervical peut être abordé avec l angle sagittalc1c3pourlapartiesupérieurelaplusmobile,parl anglec3c7pourlerachis cervicalinférieuretparl anglec2c6pourlacourburesagittaleglobale. Lesconduitsauditifsexternessesontrévélésd excellentsrepèresdansl appréciationde l équilibresagittalglobal.lesplumblinesutilisantlerepèreducae(caepl,caeh)ont unintérêtmajeurpourlamesuredel équilibresagittalglobalcarcesmesuresprennent encomptelaparticipationdurachiscervicaldansl équilibresagittal,cequin avaitpas étédécritànotreconnaissance. Cetoutil,solidesurleplanméthodologique,serautilisédanslesautrespartiesdenotre travail. 35
37 III. Analyse épidémiologique et modifications de l équilibre sagittal après arthrodèse par voie postérieure dans la scoliose idiopathique de l adolescent 36
38 1)Matérielsetméthodes a)patients Nousavonsrevudefaçonrétrospectivelesdonnéescollectéesprospectivementde154 patientsatteintsdescolioseidiopathiquedel adolescentsuivisdansnotreétablissement etopérésentre2008et2011,présentantdescourbureslenke1,2,3,5et6. Lescaractéristiquesdémographiquesdelacohortesontrésuméesdanslestableaux5et 6. La répartition des courbures frontales selon Lenke et la distribution de la vertèbre apicaleauseindelacohortesontreprésentéesparlesfigures13et14. Répartition des courbures dans la cohorte Type de courbure selon Lenke Figure13 Distribution de la vertèbre apicale T6 T7 T8 T9 T10 T11 T12 L1 L2 Vertèbre apicale Figure14 37
39 Les critères d inclusion étaient: scoliose idiopathique de l adolescent telle que définie plus haut (critères de la SRS), dossier d imagerie complet comportant les clichés stéréoradiographiques de rachis entier debout de face et de profil (EOS) en préopératoire immédiat, postopératoire précoce à 3 mois et postopératoire tardif à 2 ans de la chirurgie. Les critères d exclusion étaient: présence d un spondylolisthésis, antécédent de chirurgie rachidienne, antécédent familial au premier degré d une scoliose non idiopathique, densité osseuse inhabituelle. Tous les dossiers incomplets étaientrejetés. Les patients ont été classés en trois catégories selon leur équilibre sagittal global préopératoireappréciéparladistancecaeh: déséquilibreantérieurpourunedistancecaehsupérieureà5mm:groupei(n=72) pasdedéséquilibrepourunedistancecaehcompriseentre 5mmet5mm:groupeII (n=20) déséquilibrepostérieurpourunedistancecaehinférieureà 5mm:groupeIII(n=62) Le même type de classement a été effectué en prenant la distance C7PL comme référencedel équilibresagittal(normesdéfiniesselonmac Thiongetal(44)): déséquilibreantérieurpourunedistancec7plpositive pasdedéséquilibrepourunedistancec7plcompriseentre 30mmet0 déséquilibrepostérieurpourunedistancec7plinférieureà 30mm Lespatientsontd autrepartétéclassésentroisgroupesselonleurincidencepelvienne (30,31): faibleincidencepelvienne(faibleip,fip):ip<44 incidencepelviennemoyenne(moyenneip,mip):44 <IP<62 forteincidencepelvienne(hauteip,hip):ip>62 b)stratégiechirurgicale Lespatientsontétéopérésparl undestroisopérateursséniorsduserviceensuivantla mêmestratégiechirurgicaleetenutilisantlemêmematériel.l indicationchirurgicaleet sesmodalitésétaientretenuesaprèsconcertationenréuniondeservice.lacorrectionet la fusion postéro latérale par voie postérieure avec adjonction de substitut osseux (bioverre,novabone,novaboneproducts,alachua,floride,usa)étaientréaliséesenun 38
40 temps postérieur unique à l aide d un montage hybride tel que décrit par Mazda et al. (38)incluantvispédiculairesauxétageslombaires(deuxàtroisvismonoaxialesducôté convexe et une à deux polyaxiales du côté concave), clamps universels aux étages thoraciques (cinq à sept du côté concave, un au sommet de la convexité) et pince pédiculo sous lamairessurlesdeuxétageslesplusproximaux.lestigeslongitudinales utilisées étaient en titane pur. La réduction des courbures reposait sur la translation postéro médiale du rachis thoracique et la translation antéro médiale du rachis lombaire. Les manœuvres de compression distraction aux extrémités du montage permettaientd assurerl horizontalitéduplateausupérieurdet1etduplateauinférieur de la dernière vertèbre arthrodésée, contrôlée par un cliché radiographique grand format peropératoire. L intervention était réalisée en décubitus ventral sur table de Jacksonsousmonitoringcontinudespotentielsévoquésmoteursetsomesthésiques. La planification des niveaux supérieurs et inférieurs des montages suivait les recommandationssuivantes: niveauinférieur:ladernièrevertèbrearthrodéséedoitêtreenzonedestabilité(corps vertébral inclus entre les lignes verticales issues des articulations sacro iliaques selon Harrington(74)oucorpsvertébraltraverséparlalignecentraledusacrum),neutresur le plan rotatoire (75, 76), non cunéiformisée et située au dessus d un disque mobile (77).Nous laissons toujours au moins deux disques mobiles en dessous du montage (jamais de fusion incluant la dernière vertèbre lombaire) en raison des phénomènes dégénératifsaccélérésrencontrésdanslecascontraire(78,79,80,81,82).danslescas oùunefusionétendueaudernierniveaulombaireestthéoriquementindiquée,l attitude denotreéquipeconsisteàretarderl interventionautantquepossiblepourpréserverla mobilité, allant jusqu à n intervenir qu à l âge adulte en cas d apparition de douleurs lombaires. niveau supérieur: le choix du niveau proximal d arthrodèse repose sur les principes exposésparilharrebordeetal.(83).ils agitdeplanifierleniveausupérieurenfonction delaraideurdelacontre courburethoraciqueetdel effetprévisibledelaréductiondes courbures sous jacentes sur l inclinaison frontale du plateau supérieur de T1 et sur la hauteurdesépaules. 39
41 c)imagerie Tous les clichés EOS ont été analysés par un même observateur, qui a recueilli les mesuressuivantesenpréopératoire,postopératoireà3moisetpostopératoireà2ans: dans le plan frontal: angle de Cobb de la courbure principale, vertèbre sommet (vertèbrelaplustranslatéedansleplanfrontalparrapportàlalignecentraleverticale dusacrum) dansleplansagittal:c1c3,c3c7,c2c6,l1l5,ip,caeh,caepl,c7pl(mesuresdécrites danslapremièrepartiedenotretravail) l angle de Cobb sagittal T1T12 a été divisé en deux segments: T1T4 pour la cyphose thoraciquesupérieureett4t12pourlacyphosethoraciqueinférieure. d)analysestatistique L ensembledestestsstatistiqueseffectuéssurlesmesuresd anglesetdedistancesaété réalisé à l aide du logiciel GraphPad Prism V5. Les coefficients de corrélation r de Pearsonontétéinterprétéscommedanslapremièrepartiedenotretravail.Lestestst de Student ont été retenus comme significatifs pour des valeurs de p<0.05. La comparaison de deux groupes différents a été menée par test t de Student; la comparaison pré /postopératoire pour un même groupe a été réalisée par test de Studentapparié. 2)Résultats a)résultatsdémographiques(tableaux5et6) Nombredesujets 154 Sexratio 7M/34F Agemoyen 12.39ans(+/ 1.23) AngledeCobbfrontalmoyen 56.3 (+/ 13.5) Tableau5:Caractéristiquesdémographiquesdelacohortede154patients 40
42 Moyenne (écarttype) C1C (11.1) C3C7 5 (18) C2C6 7 (17.6) T1T (12.6) T1T4 9.5 (12) T4T (15.1) L1L5 46 (13) IP 49.5 (11.1) VP 9.9 (8.1) PS 39.6 CAEPLmm CAEHmm C7PLmm CAEC7mm (9.9) 26.6 (28.7) 0.2 (32.3) 15.7 (23.6) 10.5 (15.2) Tableau6:Anglesetdistancessagittalesmoyennes(écartstypes)pourles154patients. b)modificationsduplanfrontal L angledecobbfrontalmoyenpostopératoireprécoceétaitde20.6 (+/ 9.9 ),soitune réductionmoyennede63.86%(+/ 13.46). En postopératoire tardif, l angle de Cobb moyen était de 24.4 (+/ 11.3), soit une réductionmoyennede55.8%(+/ 20). La différence observée entre la réduction postopératoire précoce et postopératoire tardiveétaitsignificative(testtdestudentapparié,p=0.0046). 41
43 Il existe une perte de réduction de la courbure frontale principale entre la période postopératoireprécoceà3moisetlapériodepostopératoiretardiveà2ans. Les patients de la cohorte ont été classés en trois groupes suivant la localisation de la vertèbreapicaledelacourbureprincipale(tableaux7et8,figure15): SIAthoracique(T)pourunevertèbreapicalesituéeentreT6etT11inclus(n=119) SIAthoraco lombaire(tl)pourunevertèbreapicalesituéeent12oul1(n=27) SIAlombaire(L)pourunevertèbreapicalesituéesousL1(n=8) Correctionà3 mois GroupeT 61.6% (13.2) GroupeTL 73.7% (11.1) GroupeL 62.4% (7.7) Correctionà2ans 54.7% (19.7) 63% (18.3) 47.3% (23.8) Tableau7:Evolutiondelacorrectionfrontaledansletemps. 3moisvs2ans p=0.012 n.s. p= Figure15:Evolutiondelacorrectionduplanfrontaldanschaquegroupedecourbure.ttestdeStudentapparié.Résultatssignificatifspourp<
44 GroupeT GroupeTL GroupeL TvsTL TvsL TLvsL Correctionà 61.6% 73.7% 62.4% p= n.s. n.s. 3mois (13.2) (11.1) (7.7) Correctionà 2ans 54.7% (19.7) 63% (18.3) 47.3% (23.8) n.s. n.s. n.s. Tableau8:Différencesdecorrectionselonletypedecourburefrontale.t testde Student.Résultatssignificatifspourp<0.05. Ilexisteunepertedecorrectionsignificativeentrelapériodepostopératoireprécoceet la période postopératoire tardive pour les scolioses thoraciques et les scolioses lombairesmaispaspourlesscoliosesthoracolombaires. Parailleurs,laseuledifférencedecorrectionentredeuxgroupesdescolioseestentrele groupescoliosethoraciqueetlegroupescolioselombaireà3moispostopératoire. c)répartitiondesipetcaehselonletypedecourburefrontalepréopératoire La répartition des IP et CAEH suivant le type de courbure principale en préopératoire estreprésentéedansletableau9etlafigure16. Courbure principale thoracique(t) IP moyenne (écart type) CAEH mm moyenne (écart type) C7PLmm moyenne (écart type) 48.9 (10.6) 2.8 (27.8) 17.7 (21.2) Courbure principale thoracolombaire (TL) 49.3 (10.3) 7.9 (44.7) 8.2 (30.9) Courbure principale lombaire(l) 62.5 (15.4) 4.7 (17.4) 23.8 (30.9) TvsTL TvsL TLvsL n.s. p=0.058 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s n.s. n.s. Tableau9:Incidencepelvienne(IP)etéquilibresagittalglobal(CAEHouC7PL) préopératoiresselontypedecourbure.t testdestudent.résultatssignificatifspour p<
45 Déséquilibre antérieur Déséquilibre postérieur Equilibre neutre Déséquilibre antérieur Déséquilibre postérieur Equilibre neutre Equilibresagittalglobal(CAEH),groupeTEquilibreglobal(CAEH),groupeTL Déséquilibre antérieur Déséquilibre postérieur Equilibre neutre Equilibresagittalglobal(CAEH),groupeL Figure16:répartitiondestypesd équilibresagittalpréopératoireselonletypede courburefrontale L incidencepelviennen estpasdifférentequelquesoitletypedecourburefrontale. LespatientsdugroupeLontuneincidencepelvienneplusmarquéequelespatientsdes deuxautresgroupes(tendanceàlasignificativité). L équilibre sagittal global apprécié par la distance CAEH et par la distance C7PL préopératoireestindépendantdutypedecourburefrontale. Nous avons également cherché à caractériser une corrélation entre le niveau de la vertèbresommetdelacourbureprincipaleetl incidencepelvienne. Iln existeaucunecorrélationsignificativeentrecesincidencepelvienneetniveaudela vertèbresommetdelacourbureprincipale(rdepearsonà0.1561,pnonsignificatif). 44
46 d)corrélationsip/paramètressagittauxetcaehetc7pl/paramètressagittaux i.ipetparamètressagittaux(tableau10) Coefficientrde p Pearson IP/CAEH n.s. IP/C1C n.s. IP/C3C n.s. IP/C2C n.s. IP/T1T n.s. IP/L1L IP/CAEPL IP/C7PL IP/CAEC n.s. Tableau10:Corrélationsentreincidencepelvienne(IP)etparamètressagittaux. Touspatientsdelacohorte. L incidencepelvienneestunemesureradiologiqueenrapportavecl anatomiedubassin despatients.elleestfixepourunpatientdonné,etconditionnelescourburessagittales du rachis lombaire sus jacent. Cette affirmation a été bien démontrée par plusieurs études de grande envergure et de méthodologie satisfaisante chez les sujets non scoliotiques(15,46,48,49,50).nousrapportonsicilescoefficientsdecorrélationqui existent entre l incidence pelvienne et les paramètres sagittaux des 154 patients de la cohorteenpréopératoire. Descorrélationssignificativessontidentifiéesentrel incidencepelvienneetl équilibre sagittal mesuré par la C7PL (r=0.4272, p=0.006), entre l incidence pelvienne et l équilibre sagittal global mesuré par la distance CAEPL(r=0.4151, p=0.007), et entre l incidencepelvienneetlalordoselombaire(r=0.3786,p=0.0147). 45
47 ii.caehouc7pletparamètressagittaux(tableaux11et12) Coefficientrde Pearson CAEH/C1C n.s. CAEH/C3C n.s. CAEH/C2C n.s. CAEH/T1T n.s. CAEH/L1L n.s. CAEH/CAEPL p< CAEH/C7PL p< CAEH/IP n.s. CAEH/CAEC Tableau11:Corrélationsentreéquilibresagittalglobal(distanceCAEH)etparamètres sagittaux LadistanceCAEHestpositivementcorréléeàladistanceCAEPL(r=0.9654,p<0.0001),à ladistancec7pl(r=0.7203,p<0.0001)etàladistancecaec7(r=0.8621,p=0.0027). Les autres paramètres sagittaux n ont pas de corrélation significative avec la distance CAEH. Coefficientrde p Pearson C7PL/C1C3 0,022 n.s. C7PL/C3C7 0,1794 n.s. C7PL/C2C6 0,2392 n.s. C7PL/T1T12 0,1975 n.s. C7PL/L1L5 0,06225 n.s. C7PL/CAEPL 0,8385 p< CAEH/C7PL p< C7PL/IP 0,4269 0,006 C7PL/CAEC7 0,0846 n.s. Tableau 12: Corrélations entre équilibre sagittal global(distance C7PL) et paramètres sagittaux. LadistanceC7PLestcorréléeàlaCAEPLetàlaCAEH,ainsiqu àl incidencepelvienne. L équilibre sagittal global apprécié par la C7PL est donc sous la dépendance de l incidencepelvienne(corrélationpositive:uneforteincidencepelvienneetassociéeà unéquilibreplusantérieur).lerachiscervicaljouealorsunrôled ajustementpostural dictéparlapositionsagittaledurachissous jacent. p 46
48 iii.lestroistypesdedéséquilibrespréopératoires(tableaux13et14) I déséquilibre antérieurcaeh (n=72) CAEHmm Moyenne (écart type) C1C3 Moyenne (écart type) C3C7 Moyenne (écart type) C2C6 Moyenne (écart type) T1T12 Moyenne (écart type) L1L5 Moyenne (écart type) IP Moyenne (écart type) VP Moyenne (écart type) PS Moyenne (écart type) CAEPLmm Moyenne (écart type) C7PLmm Moyenne (écart type) CAEC7mm Moyenne (écart type) 26.3 (21.7) 40.5 (8.1) 1.9 (21.3) 2.2 (19.7) 28.8 (13.6) 49.5 (11.4) 52 (10.8) 7.9 (8.7) 44.2 (7) (20.36) (19.30) (15.37) II CAEH équilibré(n=20) 0.4 (2.6) 31.5 (1.7) 13.2 (10.2) 18.8 (10) 27.2 (10.1) 44.8 (7.8) 47.3 (18.8) 10.4 (6.4) 37.0 (15) (7.74) (8.61) (6.91) III déséquilibre postérieurcaeh (n=62) 31.7 (20.7) 34.4 (13.7) 6 (16.1) 8.1 (15.9) 26.5 (12.9) 40.8 (14.8) 46.8 (7.4) 12.3 (7.6) 34.6 (8.4) 2.8 (23.9) 0.2 (22.8) 2.7 (15.2) IvsII IvsIII IIvsIII p=0.019 p<10 4 p=0.004 p=0.029 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.042 n.s. n.s. p<10 4 p<10 4 n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.001 n.s. p=0.043 p<10 4 p=0.049 p=0.046 p= n.s. n.s. p=0.037 p=0.043 Tableau13:Analysedescriptivepréopératoireselonletyped équilibresagittal (distancecaeh).t testdestudent.résultatssignificatifspourp<
49 I déséquilibre antérieurc7pl (n=101) CAEHmm Moyenne (écarttype) C1C3 Moyenne (écarttype) C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 11.5 (26.7) 37.6 (11.8) 3.9 (19.2) 6.3 (19.2) 27.2 (12.9) 7.2 (11.4) 20.0 (16.7) 45.1 (13) 52.5 (11.5) 9.8 (7.5) 39.4 (9.6) 40.1 (20.9) 27.5 (16.5) 12.5 (15) II C7PLéquilibré (n=44) 17.4 (23) 36.7 (9.4) 8.9 (14.8) 12.5 (11) 28.7 (10.2) 13.6 (11.3) 18.5 (10.8) 48.5 (13.4) 43.6 (6) 5.7 (3.5) 38.0 (7.5) 1.2 (19.5) 9.4 (9.1) 6.2 (15) III déséquilibre postérieurc7pl (n=9) 43 (27.5) 39.3 (8.3) 9.3 (12.2) 7.7 (14.4) 43.6 (8.7) 20.4 (10.1) 23.2 (1.5) 49.2 (10.2) 41.3 (8) 8.2 (5.6) 33.1 (12.2) 18.4 (14.7) 38.1 (15.7) 8.9 (7.3) IvsII IvsIII IIvsIII n.s. p=0.004 p=0.03 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.03 p=0.04 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.02 n.s. p=0.002 p=0.001 p=0.004 n.s. n.s. n.s. Tableau14:analysedescriptivepréopératoireselonletyped équilibresagittalmesuré parladistancec7pl.t testdestudent.résultatssignificatifspourp<0.05. Les patients en situation de déséquilibre postérieur préopératoire (selon la distance C7PL) ont une cyphose thoracique plus importante que les patients équilibrés ou en déséquilibreantérieur. Sur le plan démographique, les trois groupes étaient comparables (âge moyen, sex ratio). Les patients du groupe I(déséquilibre antérieur) avaient une lordose cervicale 48
50 supérieure plus marquée, une lordose lombaire plus importante et une incidence pelvienneplusprononcéequelespatientsdesdeuxautresgroupes. LespatientsdugroupeIII(déséquilibrepostérieur)avaientunelordoselombairemoins grandequelespatientsdugroupei,uneincidencepelviennemoinsimportantequeles patients des deux autres groupes. Les distances CAEPL, C7PL et CAEC7 suivaient le classementdestroisgroupesdanslesensdudéséquilibre. iv.lestroisgroupesd incidencespelviennes(tableau15) FIP (n=45) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) C1C3 Moyenne (écarttype) C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 38.1 (5.3) 4.7 (6.8) 33.5 (10.9) 35 (14.6) 3.2 (14.8) 5.3 (17.3) 32.9 (16.8) 41.3 (9.6) 1.4 (45.8) 21 (34.8) 12.9 (28.5) 8 (15) MIP (n=90) 50.8 (4.4) 11.0 (7.5) 39.9 (7.1) 38.7 (9.7) 4.1 (19.4) 6.9 (17.2) 27.8 (9.5) 45.4 (14.2) 5.6 (24) 23 (23.4) 11 (17.8) 10.9 (16.6) HIP (n=19) 71.6 (6.3) (4.45) (3.26) 39.4 (6.4) 8.9 (17.7) 6.5 (18.5) 19.2 (7.7) 59.1 (2) 17.6 (18.3) 56.2 (17) 43.2 (14.9) 13 (8) FIPvs MIP FIPvs HIP MIPvsHIP p<10 4 p<10 4 p<10 4 n.s. p=0.045 n.s. n.s. p=0.043 p=0.05 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.034 p=0.013 n.s. p=0.002 p=0.04 n.s. n.s. p= n.s. p=0.052 p=0.008 n.s. p=0.042 p= n.s. n.s. n.s. Tableau15:Analysedescriptivepréopératoireselonl incidencepelvienne(ip).t test destudent.résultatssignificatifspourp<0.05. FIP:faibleincidencepelvienne;MIP:incidencepelviennemoyenne;HIP:haute incidencepelvienne 49
51 Une forte incidence pelvienne est associée à une plus forte lordose lombaire, une plus faiblecyphosethoracique,etàunplusgranddéséquilibreantérieur. Les patients du groupe forte incidence pelvienne sont davantage déséquilibrés vers l avantquelespatientsdugroupeincidencepelviennemoyenne(commemontréviales distancescaeh,caepletc7pl). v. Incidence pelvienne et cyphose thoracique: les déterminants de l équilibre sagittal préopératoire La déformation scoliotique entraîne une translation antérieure du segment rachidien concerné.cecisemanifestedanslesscoliosesthoraciquesetthoraco lombairesparune diminution de la cyphose (84, 85, 86, 87). La diminution de la cyphose thoracique impose alors aux segments adjacents (rachis cervical et rachis lombaire) des modificationsadaptativesdanslebutdemaintenirunéquilibresagittalsatisfaisanttout enprenantencomptelesparamètrespelvienscommenousl avonsvuplushaut. Nous nous sommes ici attachés à décrire le segment lombaire et le segment cervical ainsiquel équilibresagittalglobalenprenantcommevariablesl incidencepelvienneet la cyphose thoracique. Nous avons donc défini 4 groupes de patients selon l incidence pelvienneetlacyphosethoraciquepréopératoire: faibleincidencepelvienne(ip <44 )associéeàhypocyphosethoracique(t1t12 <20 ): groupefip/fct(n=21) faible incidence pelvienne associée à une forte cyphose thoracique (T1T12 >45 ): groupefip/hct(n=30) forte incidence pelvienne (IP >62 ) associée à une hypocyphose thoracique: groupe HIP/FCT(n=17) forte incidence pelvienne associée à une forte cyphose thoracique: groupe HIP/HCT. Aucunpatientnerépondaitàlacombinaisondecesdeuxcritères. 50
52 Nous avons comparé l ensemble des paramètres sagittaux de ces groupes en préopératoire(tableau16). FIP/FCT FIP/HCT HIP/FCT FIP/FCTvs C1C3 Moyenne (écarttype) 19.4 (16.6) 46.2 (5.5) 38 (3.6) FIP/HCT FIP/FCTvs HIP/FCT FIP/HCTvs HIP/FCT p= n.s. n.s. C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) 21.4 (9) 26.4 (4.7) 8.1 (5.5) 2.1 (9) 1.6 (10.8) 6.6 (9.4) 49.8 (3.3) 23.6 (7.2) 7.7 (20.3) 3.8 (19.9) 14 (3.2) 6.5 (1.5) p= n.s. n.s. p= p=0.076 n.s. p= n.s. p<10 4 p= n.s. p= T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 5.9 (5) 28.8 (1.9) 38.7 (3.4) 7.3 (1) 31.4 (4.5) 17.6 (21.6) 13.2 (18.7) 11.9 (20.8) 6.1 (2.9) 26.1 (9.9) 48.5 (7.5) 38.6 (3.7) 4.9 (6.6) 33.7 (10.2) 14.2 (40.3) 2.9 (52.3) 4.2 (38) 9.6 (6.4) 7.4 (2.1) 59.6 (2.2) 69.8 (5.8) 18.6 (4.7) 51.3 (2.3) 65.9 (15.6) 24.7 (20) 48.8 (14.2) 17.1 (2.5) p= n.s. p= p= p= p= n.s. p= p= n.s. p= p= n.s. p= p= n.s. p= n.s. n.s. p=0.086 n.s. n.s. p=0.085 n.s. n.s. p= n.s. Tableau 16: comparaison préopératoire des paramètres sagittaux. FIP/FCT: faible incidence pelvienne/hypocyphose thoracique. FIP/HCT: faible incidence pelvienne/cyphose thoracique élevée. HIP/FCT: incidence pelvienne forte/hypocyphosethoracique. Les patients ayant une faible incidence pelvienne associée à une hypocyphose thoracique sont en déséquilibre postérieur, ont une faible lordose lombaire et une hypocyphosecervicale(exemplefigure17). 51
53 Figure17:Patientede13ans.CourbureLenke1,sommetT8.Faibleincidencepelvienne (34.6 ),faiblelordoselombaire(28.8 ),hypocyphosethoracique(t1t12 =6 ), déséquilibresagittalpostérieur(caeh= 13.3mm),cyphosecervicale(C2C6= 26.5 ) Lespatientsayantuneforteincidencepelvienneassociéeàunehypocyphosethoracique sont en position de déséquilibre antérieur, ont une forte lordose lombaire et une cyphose cervicale moins marquée que dans le groupe de patients ayant une faible incidencepelvienne(exemplefigure18). 52
54 Figure18:Patientede12ans.CourburetypeLenke1,sommetT8.Incidencepelvienne forte(80.4 ),lordoselombaireà57,hypocyphosethoracique(t1t12 =17.3 ), déséquilibresagittalantérieur(caeh=12mm),cyphosecervicale(c2c6 = 12 ) Dans le groupe de patients ayant une faible incidence pelvienne et une forte cyphose thoracique, il est intéressant de noter une forte lordose lombaire et un segment rachidien cervical en lordose assurant un équilibre sagittal global neutre. Ce dernier groupe est particulièrement intéressant dans la mesure où la lordose lombaire des patients n est plus adaptée à leur incidence pelvienne mais répond à la cyphose thoracique.cecinousamèneàconsidérerlacourburesagittaledurachislombairenon pluscommelarésultanteuniquedesparamètrespelviensmaiscommelacombinaison des paramètres pelviens physiologiques et de la courbure sagittale thoracique pathologiquedanslebutd assurerunéquilibreleplusprochepossibledelaneutralité. Lescourburessagittalesdurachiscervicalsontpourleurpartrégiesparledéséquilibre sagittalrésiduelau dessusdurachisthoracique. 53
55 54 e)modificationsaprèsarthrodèseparvoiepostérieure i.modificationsdel équilibreglobal EVOLUTIONSELONL EQUILIBREGLOBAL Postopératoireprécoceà3mois(tableaux17et18) I déséquilibreantérieur CAEH(n=72) [préopératoirevs3mois] II CAEHéquilibré(n=20) [préopératoirevs3mois] III déséquilibrepostérieur CAEH(n=62) [préopératoirevs3mois] CAEHmm Moyenne (écarttype) 35.2 (33.7) [n.s.] 9.8 (25) [n.s.] 19.4 (18.4) [n.s.] C1C3 Moyenne (écarttype) 38.3 (11.2) [n.s.] 34.6 (5.4) [n.s.] 34 (11) [n.s.] C3C7 Moyenne (écarttype) 4.9 (16.4) [n.s.] 9.1 (10) [n.s.] 1.9 (12.4) [n.s.] C2C6 Moyenne (écarttype) 2.3 (16.6) [n.s.] 12.6 (13.8) [n.s.] 4 (11.8) [n.s.] T1T12 Moyenne (écarttype) 34.1 (12.1) [n.s.] 29.7 (9.3) [n.s.] 30.2 (11.3) [n.s.] L1L5 Moyenne (écarttype) 46.1 (12) [n.s.] 39 (3.8) [n.s.] 38.3 (10) [n.s.] IP Moyenne (écarttype) 51.3 (12.4) [n.s.] 47.2 (17.7) [n.s.] 46.6 (10.8) [n.s.] VP Moyenne (écarttype) 9.2 (9.5) [n.s.] 9.4 (9.1) [n.s.] 11.7 (7.1) [n.s.] PS Moyenne (écarttype) 42.1 (8.8) [n.s.] 37.9 (12.3) [n.s.] 34.9 (8.9) [n.s.] CAEPLmm Moyenne (écarttype) 35.2 (33.7) 31 (15.2) 12 (13.1) C7PLmm Moyenne (écarttype) 23.1 (23.3) [n.s.] 3.6 (43.2) [n.s.] 10.6 (14.19) [n.s.] CAEC7mm Moyenne (écarttype) 11.4 (13.8) [n.s.] 7 (2) [n.s.] 3 (16.3) [n.s.] Tableau17:Changementspostopératoiresprécocesà3moisselonlestypesd équilibre sagittalpréopératoire(caeh),t testdestudentapparié.résultatssignificatifspour p<0.05.
56 I déséquilibreantérieur C7PL(n=101) [préopératoirevs3 mois] CAEHmm Moyenne (écarttype) C1C3 Moyenne (écarttype) C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 1.7 (31) [n.s.] 36.2 (12.2) [n.s.] 6.2 (14.8) [n.s.] 5.5 (16.5) [n.s.] 32.2 (12.6) [n.s.] 42.6 (12.5) [n.s.] 50.8 (15) [n.s.] 12.5 (11.1) [n.s.] 38.3 (16.6) [n.s.] 30.5 (27.8) [n.s.] 18.5 (27.5) [n.s.] 8.1 (13.4) [n.s.] II C7PLéquilibré(n=44) [préopératoirevs3mois] 11.2 (15.8) [n.s.] 36.4 (7.4) [n.s.] 2.7 (11) [n.s.] 2.9 (11.7) [n.s.] 34 (10.2) [n.s.] 41.5 (8.6) [n.s.] 44.8 (9.7) [n.s.] 7.9 (4.6) [n.s.] 36.9 (9.2) [n.s.] 12.8 (17.4) [n.s.] 5.5 (12.2) [n.s.] 8 (16.4) [n.s.] III déséquilibrepostérieur C7PL(n=9) [préopératoirevs3mois] 3.5 (18.3) [n.s.] 38.7 (1.6) [n.s.] 1.9 (12.6) [n.s.] 0.8 (10.9) [n.s.] 43.3 (10.3) [n.s.] 46.1 (5.1) [n.s.] 40.3 (12.5) [n.s.] 5.5 (3.3) [n.s.] 34.8 (10.3) [n.s.] 29.5 (18.8) [n.s.] 6.4 (6.7) [p=0.0119] 19.5 (12.9) [n.s.] Tableau18:Changementspostopératoiresprécocesà3moisselonlestypesd équilibre préopératoire(c7pl).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. Aucunemodificationsignificativedel équilibreglobalappréciéparladistancecaehn a étéobservéeenpostopératoireprécoce. En revanche, l équilibre global mesuré par la distance C7PL a été significativement améliorédanslegroupeendéséquilibrepostérieur(selonlac7pl).cecisignifiequ une modification s est produite sous l étage C7. En scindant la cyphose thoracique en deux 55
57 parties (au dessus du montage: T1T4; incluse dans le montage: T4T12), nous retrouvonspourlegroupeendéséquilibrepostérieursuivantlac7pl(tableau19): Préopératoire Postopératoire précoce3mois t testapparié T1T4 Moyenne (écarttype) T4T12 Moyenne (écarttype) 20.4 (10.1) 23.2 (1.5) 14.8 (4.3) 28.5 (6.3) p=0.05 p=0.043 Tableau 19: modifications précoces(3 mois postopératoire) de la cyphose thoracique supérieure (T1T4 ) et inférieure (T4T12 ) chez les patient en déséquilibre postérieur préopératoireselonlac7pl. Lesrésultatsdestableaux17à19signifientquelacorrectiondudéséquilibrepostérieur mesuré par la C7PL est due conjointement à la diminution de la cyphose thoracique supérieure (au dessus du montage) et à l augmentation de la cyphose thoracique inférieure(inclusedanslemontage). 56
58 57 Postopératoiretardifà2ans(tableaux20et21) I déséquilibreantérieurcaeh (n=72) [préopératoirevs2ans] II CAEHéquilibré(n=20) [préopératoirevs2ans] III déséquilibrepostérieur CAEH(n=62) [préopératoirevs2ans] CAEHmm Moyenne (écarttype) 2.2 (18.9) [p=0.0023] 9.2 (6.6) [n.s.] 20.6 (15.9) [n.s.] C1C3 Moyenne (écarttype) 38.9 (7.4) [n.s.] 34.6 (6.4) [n.s.] 35.1 (11.5) [n.s.] C3C7 Moyenne (écarttype) 1.9 (15.9) [n.s.] 5.2 (8.5) [n.s.] 1.4 (14.2) [n.s.] C2C6 Moyenne (écarttype) 1.5 (20) [n.s.] 9.2 (10.6) [n.s.] 3.6 (14.1) [p=0.0268] T1T12 Moyenne (écarttype) 37.5 (12.4) [p=0.0102] 37.9 (12) [p=0.041] 38.5 (12.6) [p=0.0011] L1L5 Moyenne (écarttype) 48.3 (11.4) [n.s.] 34.6 (10.5) [n.s.] 42.4 (11.7) [n.s.] IP Moyenne (écarttype) 50.9 (12.4) [n.s.] 34.6 (8.7) [n.s.] 47.3 (9.6) [n.s.] VP Moyenne (écarttype) 8.6 (7.2) [n.s.] 9.4 (9.1) [n.s.] 11.4 (6.2) [n.s.] PS Moyenne (écarttype) 42.4 (8.2) [n.s.] 37.9 (12.3) [n.s.] 36.0 (8) [n.s.] CAEPLmm Moyenne (écarttype) 25.5 (19.3) [p=0.0007] 15.2 (4.3) [n.s.] 10.8 (16.6) [p=0.0473] C7PLmm Moyenne (écarttype) 11.2 (14.6) [p=0.0007] 5.8 (16.6) [n.s.] 5.2 (14.8) [n.s.] CAEC7mm Moyenne (écarttype) 12.7 (14.5) [n.s.] 18.6 (16.1) [n.s.] 6 (17.6) [n.s.] Tableau20:Changementspostopératoirestardifsà2ansselonlestypesd équilibre préopératoire(caeh).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05.
59 58 I déséquilibreantérieurc7pl (n=101) [préopératoirevs2ans] II C7PLéquilibré(n=44) [préopératoirevs2ans] III déséquilibrepostérieur C7PL(n=9) [préopératoirevs2ans] CAEHmm Moyenne (écarttype) 3 (19.4) [n.s.] 21 (16.2) [n.s.] 12 (11.9) [n.s.] C1C3 Moyenne (écarttype) 36.7 (10.2) [n.s.] 36.6 (7.6) [n.s.] 39.5 (5.7) [n.s.] C3C7 Moyenne (écarttype) 0.9 (16.4) [n.s.] 0.8 (8.7) [n.s.] 6.6 (1) [n.s.] C2C6 Moyenne (écarttype) 0.4 (18.8) [n.s.] 2 (12.9) [n.s.] 0.6 (4.4) [n.s.] T1T12 Moyenne (écarttype) 37.2 (12.8) [n.s.] 40.4 (10.7) [n.s.] 49.3 (8) [n.s.] L1L5 Moyenne (écarttype) 44.2 (13.5) [n.s.] 44.2 (9.6) [n.s.] 47.5 (5.9) [n.s.] IP Moyenne (écarttype) 49.2 (13.1) [n.s.] 44.9 (7.9) [n.s.] 40.4 (12.2) [n.s.] VP Moyenne (écarttype) 9.8 (7.5) [n.s.] 7.6 (4.3) [n.s.] 5.9 (0.9) [n.s.] PS Moyenne (écarttype) 39.4 (9.6) [n.s.] 37.2 (9) [n.s.] 34.4 (12.3) [n.s.] CAEPLmm Moyenne (écarttype) 24.5 (15.1) [n.s.] 2.5 (17.6) [n.s.] 9 (7.2) [n.s.] C7PLmm Moyenne (écarttype) 11.3 (14.2) [n.s.] 2.6 (14.3) [n.s.] 9.8 (16) [n.s.] CAEC7mm Moyenne (écarttype) 12.5 (15.3) [n.s.] 3.2 (17.7) [n.s.] 19.2 (9.1) [n.s.] Tableau21:Changementspostopératoirestardifsà2ansselonlestypesd équilibre préopératoire(c7pl).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. Enpostopératoiretardif,unediminutionsignificativedudéséquilibreselonladistance CAEHaéténotéedanslesdeuxgroupesdepatientsdéséquilibrés.Enrevanche,aucune modificationdel équilibren étaitobservéelorsquel équilibreglobalétaitappréciépar ladistancec7pl.
60 EVOLUTIONSELONL INCIDENCEPELVIENNE postopératoireprécoceà3mois(tableau22) FIP (n=45) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) C1C3 Moyenne (écarttype) C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 36.3 (6.8) 3.3 (5.5) 33.0 (8.4) 35.5 (11) 3.2 (13.7) 4.8 (17.1) 33.8 (10.8) 41.3 (7.5) 15.4 (31.5) 31.8 (30.7) 10.6 (32.8) 11.3 (15.3) MIP (n=90) 50.1 (10.6) 13.7 (9.5) 36.4 (17.1) 36.3 (11.1) 1.8 (13.5) 4.1 (13.1) 33.2 (12.9) 39.7 (11.1) 10 (24.7) 19.8 (24.9) 15.4 (21) 5.2 (14.6) HIP (n=19) 71.7 (6.3) 19.6 (8.9) 52.2 (5.1) 35.4 (9.8) 13.5 (14.1) 6.7 (17.4) 26.1 (6.1) 54.1 (12.8) 4 (16.3) 34.8 (17.3) 22.5 (14.6) 14.4 (7.3) FIP préopératoir evs3mois MIP préopératoir evs3mois HIP préopératoir evs3mois n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. Tableau22:Modificationspostopératoiresprécocesà3moisselonlegroupe d incidencepelvienne.t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. FIP:faibleincidencepelvienne;MIP:incidencepelviennemoyenne;HIP:haute incidencepelvienne Dans le groupe d incidence pelvienne modérée, on remarque une augmentation de la cyphosethoraciqueetunediminutiondelalordoselombaire. Dans le groupe de forte incidence pelvienne, la seule modification en postopératoire précoceestunediminutiondudéséquilibreantérieurselonlac7pl. 59
61 Postopératoiretardifà2ans(tableau23) FIP (n=45) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne(écart type) PS Moyenne(écart type) C1C3 Moyenne (écarttype) C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 37.8 (5.8) 5.8 (4.7) 32 (7) 33.1 (11.5) 0.4 (12.6) 3.4 (14.2) 42.9 (10.9) 41.9 (6.4) 8.6 (22.3) 10.9 (18) 1.2 (16.4) 11.1 (22.3) MIP (n=90) 49.1 (9.2) 10.1 (6.7) 39.1 (8.2) 38.5 (8.2) 2.6 (13.3) 1.9 (17.4) 39.3 (11.4) 42.7 (13) 13.3 (16.1) 15 (14.3) 7.1 (10.7) 9.2 (14.3) HIP (n=19) 65.1 (10.9) (7.7) 40.2 (6.5) 11.8 (14.2) 9 (15.4) 24.2 (7.4) 56.9 (12.4) 6.2 (19.4) 40.5 (16.6) 27.6 (10.1) 12.7 (9) FIP préopératoi revs2ans MIP préopérat oirevs2 ans HIP préopérato irevs2ans n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= p=0.013 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. Tableau23:Modificationspostopératoirestardivesà2ansselonlegrouped incidence pelvienne.t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. FIP:faibleincidencepelvienne;MIP:incidencepelviennemoyenne;HIP:haute incidencepelvienne Danslesgroupesfaibleincidencepelvienneetincidencepelviennemodérée,lacyphose thoracique est significativement augmentée. Dans le groupe forte incidence, l équilibre global est amélioré dans le sens d une diminution du déséquilibre antérieur selon la C7PL. Nousavonspoursuivil analyseenétudiantlesmodificationssagittalespostopératoires despatientsprésentantenpréopératoireunefaibleincidencepelvienneassociéeàune hypocyphose thoracique (groupe FIP/FCT), une faible incidence pelvienne associée à 60
62 une hypercyphose thoracique (groupe FIP/HCT) et une faible incidence pelvienne associée à une hypercyphose thoracique (groupe HIP/HCT) comme définis dans l analysepréopératoire(chapitreiii,2)d)v.). Cesrésultatssontregroupésdanslestableaux24,25et26. N=21 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoir C1C3 Moyenne (écarttype) 19.4 (16.6) 27.9 (15.1) 26 (18.3) evs3mois Préopératoir evs2ans 3moisvs2 ans n.s. n.s. n.s. C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) 21.4 (9) 26.4 (4.7) 8.1 (5.5) 2.1 (9) 7.9 (2.6) 10.8 (4.1) 21 (4.6) 2.4 (3.3) 6 (12.2) 4.7 (8.4) 32.7 (1.4) 6.2 (3.3) n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.046 p= p=0.08 p= p=0.105 n.s. n.s. p= T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 5.9 (5) 28.8 (1.9) 38.7 (3.4) 7.3 (1.0) 31.4 (4.5) 17.6 (21.6) 13.2 (18.7) 11.9 (20.8) 6.1 (2.9) 23.4 (2.5) 37 (12.9) 38.7 (1.6) 0.6 (5.8) 33.3 (6.5) 1.9 (9.2) 4.4 (12.5) 9.7 (13.2) 6.5 (4.5) 26.5 (4.8) 37.5 (8.4) 38.6 (3.6) 9.1 (2.6) 29.5 (2.7) 21.8 (11.5) 7.5 (2) 15 (10.6) 0.4 (10.8) p= p= n.s. n.s. p=0.063 n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.07 n.s. p=0.056 n.s. n.s. n.s. p=0.084 n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. Tableau 24: groupe FIP/FCT (faible incidence pelvienne/hypocyphose thoracique). Evolution des paramètres sagittaux en préopératoire, postopératoire précoce(3 mois) et postopératoire tardif(2 ans). T test de Student apparié. Significativité retenue pour lesvaleursdep<
63 Lacorrectiondelacyphosethoraciqueglobale,duemajoritairementàl augmentationde lacyphosethoraciqueinférieure,estassociéeàuneaugmentationdelalordoselombaire à terme et à une augmentation de la lordose cervicale sans changement de l équilibre sagittal global chez les patients présentant une faible incidence pelvienne et une hypocyphose thoracique. Une antéversion du bassin est retrouvée précocement mais pasaurecul(exemplefigures19et20) Figures19et20:patienteayantunefaibleincidencepelvienneassociéeàune hypocyphosethoraciquepréopératoire(voirfigure17).figure19:postopératoireà3 mois.figure20:postopératoireà2ans. 62
64 N=30 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoir C1C3 Moyenne (écarttype) 46.2 (5.5) 40.9 (3.1) 38.8 (5.3) evs3mois Préopératoir evs2ans 3moisvs2 ans n.s. n.s. n.s. C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) 1.6 (10.8) 6.6 (9.4) 49.8 (3.3) 23.6 (7.2) 4.8 (12.6) 3.4 (11.7) 37.3 (11.3) 5.4 (9.8) 1.3 (7.3) 2 (4) 45.9 (8.9) 8.1 (5.2) n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= p= n.s. T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 26.1 (9.9) 48.5 (7.5) 38.6 (3.7) 4.9 (6.6) 33.7 (10.2) 14.2 (40.3) 2.9 (52.3) 4.2 (38) 9.6 (6.4) 31.9 (5.6) 43.8 (3.5) 35.3 (6.3) 3.7 (1.6) 31.6 (7) 40.5 (6.3) 22.3 (1) 14.9 (9.4) 20.4 (8.4) 37.7 (9.3) 44.7 (3.8) 34.8 (5.3) 1.8 (4) 33.0 (8.5) 9.2 (6.3) 4.6 (15.7) 6.1 (15.6) 15.5 (11.4) n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau 25: groupe FIP/HCT (faible incidence pelvienne/cyphose thoracique élevée. Evolution des paramètres sagittaux en préopératoire, postopératoire précoce(3 mois) et postopératoire tardif(2 ans). T test de Student apparié. Significativité retenue pour lesvaleursdep<0.05. Ces patients, non déséquilibrés en préopératoire, restent globalement équilibrés en postopératoire tardif après une phase de déséquilibre antérieur marqué. Le déséquilibreantérieurpostopératoireprécoceestenrapportavecunediminutiondela cyphosethoraciquesupérieurenoncompenséeparlerachiscervical.enpostopératoire 63
65 tardif,ledéséquilibreestcorrigéparuneaugmentationdelacyphosethoraciquebasse etuneadaptationdurachiscervical.lesfigures21et22illustrentcetypedeprofil. Figures21et22:patienteayantuneforteincidencepelvienneassociéeàune hypocyphosethoraciquepréopératoire(voirfigure18).figure21:postopératoireà3 mois.figure22:postopératoireà2ans. 64
66 N=17 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoir C1C3 Moyenne (écarttype) 38 (3.6) 38.7 (11.5) 40.9 (7.6) evs3mois Préopératoir evs2ans 3moisvs2 ans n.s. n.s. n.s. C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) 7.7 (20.3) 3.8 (19.9) 14 (3.2) 6.5 (1.5) 12.2 (18.1) 0.8 (20.4) 27 (3.3) 7 (2.9) 11.7 (18.3) 8.3 (19.6) 20.4 (6.8) 12.1 (5.6) n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. p= p= T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 7.4 (2.1) 59 (2.2) 69.8 (5.8) 18.6 (4.7) 51.3 (2.3) 65.9 (15.6) 24.7 (20) 48.8 (14.2) 17.1 (2.5) 20.4 (5.1) 55 (8.9) 73.3 (1.9) 22.9 (3.9) 50.4 (5.6) 50.1 (7.1) 5.6 (5.6) 30.3 (11.3) 20.2 (6.2) 32.5 (7.5) 65.6 (4.5) 70.6 (1.7) 17.4 (4.6) 53.2 (2.9) 45 (6.7) 5.9 (17.5) 28.5 (1.4) 16.5 (8.1) n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.062 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau 26: groupe HIP/FCT (forte incidence pelvienne/faible cyphose thoracique). Evolution des paramètres sagittaux en préopératoire, postopératoire précoce(3 mois) et postopératoire tardif(2 ans). T test de Student apparié. Significativité retenue pour lesvaleursdep<0.05. Dans le groupe de patients présentant en préopératoire une forte incidence pelvienne associée à une faible cyphose thoracique, le déséquilibre antérieur global initial est corrigéparl augmentationdelacyphosethoraciquehauteetdelacyphosethoracique bassesansmodificationdelastatiquecervicale. 65
67 ii.explicationsdesmodificationsdel équilibreglobal Enpostopératoireprécoce,aucunemodificationn aétéobservée. Enpostopératoiretardif,l équilibreglobaldelacohorteestsignificativementamélioré.. Nous avons décomposé étage par étage ces modifications. La segmentation du rachis dansleplansagittalasuiviladivisionusuelleenlordosecervicale,cyphosethoracique et lordose lombaire. En postopératoire, le rachis thoracique est le siège d une instrumentationpostérieuredontl extrémitéproximalevadéfinirunrachisthoracique supérieur (au dessus du montage) et un rachis thoracique inférieur (compris dans le montage). Pour des questions pratiques, nous avons choisi de fixer la vertèbre T4 commevertèbrelimite. Modificationsdel étagecervicalenpostopératoiretardif(tableau16) Dans le groupe déséquilibre postérieur selon la distance CAEH préopératoire, la courburecervicaleglobale(c2c6)estmodifiéeavecunerestaurationdelalordose( 4 vs3.6,p=0.0268). 66
68 Modificationsdel étagethoraciqueenpostopératoiretardif(tableaux27à33). Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 28.2 (12.6) 9.5 (12) 19.5 (15.1) 32.4 (11.7) 6.2 (12.5) 27.5 (12) Postopératoire tardifà2ans 38.4 (12.1) 7.9 (14) 31.9 (11.9) Préopératoir Préopératoirevs 3moisvs2 evs3mois 2ans ans p= p<10 4 p= n.s. n.s. n.s. p= p<10 4 p= Tableau27:Analysesegmentairethoracique.Touspatients.T testdestudentapparié. Résultatssignificatifspourp<0.05. Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 28.8 (13.6) 11.2 (10.7) 18.7 (15.4) 34.1 (12.1) 7 (13.5) 28.6 (13.4) Postopératoire tardifà2ans 37.5 (12.4) 7.3 (14.4) 32 (11.2) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. p= p= n.s. Tableau28:Analysesegmentairethoracique.Groupedéséquilibreantérieur préopératoire(caeh).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 27.2 (12.9) 7.2 (11.4) 20.0 (16.7) 32.2 (12.6) 5.5 (10.5) 26.7 (12.6) Postopératoire tardifà2ans 37.2 (12.8) 6.8 (13.2) 30.4 (11.1) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau29:Analysesegmentairethoracique.Groupedéséquilibreantérieur préopératoire(c7pl).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<
69 Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 27.2 (10.1) 2 (15.2) 29.3 (21.5) 29.7 (9.31) 0.3 (7.5) 29.3 (10.2) Postopératoire tardifà2ans 37.9 (12) 9.6 (7.1) 28.3 (11.9) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. p=0.041 p= n.s. p=0.092 n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau30:Analysesegmentairethoracique.Groupenondéséquilibréen préopératoire(caeh).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 28.7 (10.2) 13.6 (11.3) 18.5 (10.8) 34.0 (10.2) 7.3 (17.3) 32.6 (8.6) Postopératoire tardifà2ans 40.4 (10.7) 8.6 (15.6) 38.9 (11.8) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. p= p= n.s. Tableau31:Analysesegmentairethoracique.Groupenondéséquilibréen préopératoire(c7pl).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05. Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 26.5 (12.9) 12.1 (10.2) 15.6 (10.3) 30.2 (11.3) 7.3 (10.4) 24.5 (9.8) Postopératoire tardifà2ans 38.5 (12.6) 7.5 (14.8) 33.2 (12.1) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. p= p= p=0.084 n.s. n.s. p= p= p= Tableau32:Analysesegmentairethoracique.Groupedéséquilibrepostérieuren préopératoire(caeh).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<
70 Préopératoire Postopératoire précoceà3mois T1T12 moyenne (écart type) T1T4 moyenne (écart type) T4T12 moyenne (écart type) 43.6 (8.7) 20.4 (10.1) 23.2 (1.5) 43.3 (10.3) 14.8 (4.3) 28.5 (6.3) Postopératoire tardifà2ans 49.3 (8) 10.5 (4.4) 38.8 (10.6) Préopératoir Préopératoir 3moisvs2 evs3mois evs2ans ans n.s. n.s n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.047 n.s. Tableau33:Analysesegmentairethoracique.Groupedéséquilibrepostérieuren préopératoire(c7pl).t testdestudentapparié.résultatssignificatifspourp<0.05..thoraciqueglobal(t1t12) Une augmentation significative de la cyphose thoracique globale est observée dans les troisgroupesd équilibres. Dans les groupes de patients globalement équilibrés et de patients en déséquilibre postérieur,l augmentationdelacyphosealieuentre3moiset2anspostopératoires..thoraciquehaut(anglet1t4) Danslegroupedepatientsendéséquilibreantérieur,aucunemodificationsignificative del anglet1t4n estnotée,nienpostopératoireprécocenienpostopératoiretardif. Danslegroupedepatientséquilibrés(suivantCAEH),ilexisteuneaugmentationdela cyphose régionale haute entre le préopératoire et le recul à 2 ans à la limite de la significativité. Dans le groupe de patients en déséquilibre postérieur, la diminution de la cyphose thoracique haute entre le pré et le postopératoire précoce tend vers la significativité. Cettetendancen estpasretrouvéeenpostopératoiretardif..thoraciquebas La cyphose thoracique basse est augmentée dans les deux groupes en situation de déséquilibre. Il n existe pas de différence entre le postopératoire précoce et le postopératoire tardif chezlespatientsendéséquilibreantérieur. 69
71 Dans le groupe en déséquilibre postérieur suivant la distance CAEH, il existe une continuitédansl augmentationdelacyphosethoraciquebasseentrelepostopératoireà 3moisetà2ans. Dans le groupe non déséquilibré suivant la distance C7PL, il existe une augmentation continueégalementdelacyphosethoraciquedesétagesinstrumentés(thoraciquebas). Modificationsdel étagelombaireenpostopératoiretardif(tableau16) Aucunemodificationdecourbureenpostopératoiretardifn estàsignaler. iii.analysedelazonejonctionnellesupérieure Dans cette partie de notre travail, le comportement du rachis sus jacent à l extrémité proximale du montage est analysé. En effet, une des complications postopératoires tardives de la chirurgie des déformations rachidiennes, qu elles soient frontales ou sagittales,estladégradationdesniveauxadjacentsauxextrémitésdesmontages.dans lecasdelascolioseidiopathiquedel adolescent,laproblématiqueestpropreauniveau supérieur du montage. La compréhension et la prévention de la cyphose jonctionnelle supérieure sont des enjeux majeurs de la chirurgie de la scoliose idiopathique de l adolescentetdenombreuxauteursenontidentifiélesfacteursderisque(références bibliographiques88à97).laquestionposéerésidedoncdansl étudeducomportement durachissus jacentaumontageenfonctionduniveausupérieurdel arthrodèse.nous avonsiciétudiélesmodificationssagittalesprécoces(à3mois)ettardives(à2ansdela chirurgie) du rachis thoracique supérieur, du rachis cervical et de l équilibre sagittal global. Nousavonsisolétroisgroupesdepatientsenfonctionduniveausupérieurdumontage: groupet2:patientsdontleniveausupérieurdel arthrodèseestsituéent2(n=22) groupet3:patientsdontleniveausupérieurdel arthrodèseestsituéent3(n=40) groupe T4: patients dont le niveau supérieur de l arthrodèse est situé en T4 ou en dessous(n=92) Les patients des trois groupes avaient une cyphose thoracique globale (mesurée par l anglet1t12)identiqueenpréopératoire. 70
72 Enpréopératoire(tableau26)etpostopératoireprécoce(3mois)(tableau27),lestrois groupesdepatientsneprésentaientpasdedifférenced anglesoudedistancesdansle plansagittal. GroupeT4 (n=92) C1C3 moyenne(écart type) C3C7 moyenne(écart type) C2C6 moyenne(écart type) CAEPLmm moyenne(écart type) CAEHmm moyenne(écart type) C7PLmm moyenne(écart type) CAEC7mm moyenne(écart type) 39.4 (9.1) 7.2 (17.3) 8.2 (17) 22 (31.2) 5.1 (29.6) 10.6 (23.9) 11 (17.9) GroupeT3 (n=40) 32.4 (14.1) 7.2 (13.9) 11.4 (13.3) 36.2 (17.4) 5.4 (24.1) 23 (17.8) 13.3 (6.2) GroupeT2 (n=22) 37.2 (9.6) 8.8 (23.3) 3.2 (22.3) 26.3 (30.4) 7.9 (48.8) 19.4 (25.1) 4.4 (11.9) T4vs T4vs T3vs T3 T2 T2 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau34:Préopératoire.Courburessagittalessupérieuresetéquilibreglobalselon leniveausupérieurdumontage.t testdestudent. GroupeT4 (n=92) C1C moyenne(écart (8.8) type) C3C7 moyenne(écart type) C2C6 moyenne(écart type) CAEPLmm moyenne(écart type) CAEHmm moyenne(écart type) C7PLmm moyenne(écart type) CAEC7mm moyenne(écart type) 4.3 (16.3) 3.9 (15.6) 23.8 (24.3) 8.9 (22.6) 13.6 (17.7) 10.5 (15.2) GroupeT3 (n=40) 35.8 (12.6) 6.5 (8.8) 9.3 (12.3) 20.9 (17.3) 0.6 (23.4) 6.7 (31.4) 5.2 (10.4) GroupeT2 (n=22) 30.5 (13.2) 3.3 (10.2) 0.1 (14.7) 35.5 (42.1) 14 (42.7) 33.1 (27.7) 3.4 (16.3) T4vs T4vs T3vsT2 T3 T2 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau35:Postopératoireà3mois.Courburessagittalessupérieuresetéquilibre globalselonleniveausupérieurdumontage.t testdestudent. 71
73 GroupeT4 (n=92) C1C3 moyenne(écart type) C3C7 moyenne(écart type) C2C6 moyenne(écart type) CAEPLmm moyenne(écart type) CAEHmm moyenne(écart type) C7PLmm moyenne(écart type) CAEC7mm moyenne(écart type) 37.8 (7.5) 2.6 (15.7) 2.7 (17.3) 17.9 (19.7) 9.4 (20.8) 7.5 (13.7) 10.5 (16.7) GroupeT3 (n=40) 33.5 (13) 0.4 (13.2) 1.1 (11.9) 14.7 (5.2) 11.4 (14.2) 6.9 (14) 10.2 (14.6) GroupeT2 (n=22) 40.4 (8) 5.9 (8.2) 14.3 (16) 15.1 (16.5) 7.9 (17.3) 6.7 (14.7) 8.6 (16.5) T4vs T4vsT2 T3vs T3 T2 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.043 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau36:Postopératoireà2ans.Courburessagittalessupérieuresetéquilibreglobal selonleniveausupérieurdumontage.t testdestudent. En postopératoire tardif (2 ans), les patients du groupe T2 ont une lordose cervicale globaleplusimportantequedespatientsdesgroupest3ett4(tableau28). 72
74 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoir evs3mois Préopératoir evs2ans 3moisvs2ans C1C n.s. n.s. p= moyenne (9.6) (écart (13.2) (8) type) C3C7 moyenne (écart type) C2C6 moyenne (écart type) CAEPL mm moyenne (écart type) CAEH mm moyenne (écart type) C7PLmm moyenne (écart type) CAEC7 mm moyenne (écart type) 8.8 (23.3) 3.2 (22.3) 26.3 (30.4) 7.9 (48.8) 19.4 (25.1) 4.4 (11.9) 3.3 (10.2) 0.1 (14.7) 35.5 (42.1) 14 (42.7) 33.1 (27.7) 3.4 (16.3) 5.9 (8.2) 14.3 (16) 15.1 (16.5) 7.9 (17.3) 6.7 (14.7) 8.6 (16.5) n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau37:GroupeT2(n=22).Modificationsdescourburessupérieuresetde l équilibresagittalglobalenpostopératoireprécoceettardif.t testdestudentapparié. Les patients du groupe T2 ont une augmentation progressive de la lordose cervicale globaledurantlapériodepostopératoire. 73
75 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoirevs3 mois C1C3 moyenne (écarttype) C3C7 moyenne (écarttype) C2C6 moy(sd) CAEPLmm moyenne (écarttype) CAEHmm moyenne (écarttype) C7PLmm moyenne (écarttype) CAEC7mm moyenne (écarttype) 39.4 (9.1) 7.2 (17.3) 8.2 (17) 22 (31.2) 5.1 (29.6) 10.6 (23.9) 11 (17.9) 37.8 (8.8) 4.4 (16.3) 3.9 (15.6) 23.8 (24.3) 8.9 (22.6) 13.6 (17.7) 10.5 (15.2) 37.8 (7.5) 2.6 (15.7) 2.7 (17.3) 17.9 (19.7) 9.4 (20.8) 7.5 (13.7) 10.5 (16.7) Préopératoire vs2ans 3 mois vs2 ans n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau38:GroupeT4(n=92).Modificationsdescourburessupérieuresetde l équilibresagittalglobalenpostopératoireprécoceettardif.t testdestudentapparié. 74
76 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoire Préopératoire 3moisvs vs3mois vs2ans 2ans n.s. n.s. n.s. C1C3 moyenne (écart type) C3C7 moyenne (écart type) C2C6 moyenne (écart type) CAEPL mm moyenne (écart type) CAEH mm moyenne (écart type) C7PLmm moyenne (écart type) CAEC7 mm moyenne (écart type) (14.1) 7.2 (13.9) 11.4 (13.3) 36.2 (17.4) 5.4 (24.1) 23 (17.8) 13.3 (6.2) (12.6) 6.5 (8.8) 9.3 (12.3) 20.9 (17.3) 0.6 (23.4) 6.7 (31.4) 5.2 (10.4) (13) 0.4 (13.2) 1.1 (11.9) 14.7 (5.2) 11.4 (14.2) 6.9 (14) 10.2 (14.6) n.s. n.s. n.s. n.s. p= p=0.009 n.s. p= n.s. n.s. p= n.s. n.s. p= n.s. p= n.s. n.s. Tableau39:GroupeT3(n=40).Modificationsdescourburessupérieuresetde l équilibresagittalglobalenpostopératoireprécoceettardif.t testdestudentapparié. DanslegroupeT3,ilexisteuneaugmentationprogressivedelalordosecervicaleC2C6 associéeàuneaméliorationdel équilibresagittalà2ans(tableau39). Autotal: lespatientsayantunniveausupérieurdemontageent4présententunediminutionde la cyphose thoracique supérieure sans retentissement sur le rachis cervical ni sur l équilibresagittalglobal(quiresteendéséquilibrepostérieur). lespatientsayantunniveausupérieurdel arthrodèseent2ontuneaugmentationde la cyphose au dessus du montage avec un retentissement adaptatif du rachis cervical permettantl obtentiond unéquilibresagittalglobalprochedelaneutralité. 75
77 iv.evolutiondelacyphosethoraciqueglobale(t1t12)etsupérieure(t1t4)enfonctiondu niveausupérieurd arthrodèse(tableau40et41,figures23et24) Préopératoire T1T12 Groupe 29.5 T4 (12.8) Moyenn e(écart type) Groupe T3 Moyenn e(écart type) Groupe T2 Moyenn e(écart type) 26.5 (12.2) 24.6 (12.5) Postopératoire3 moist1t (12.2) 32.1 (10.3) 37.4 (10.6) Postopératoire2 anst1t (13.2) 38.3 (9.1) 45.7 (9.5) Evolution de la cyphose thoracique globale Préopératoire Préopératoi 3mois vs3mois revs2ans vs2ans n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. p=0.001 p= p=0.01 ** ** ** * préopératoire 3 mois 2 ans T4 T3 T2 Tableau40etfigure23:Evolutiondelacourburesagittalethoraciqueglobaleselonle niveausupérieurdumontage.t testdestudentapparié.(*:p<0.05;**:p<0.005) Niveau supérieur de l'arthrodèse 76
78 Préopératoire T1T4 Groupe T4 Moyenn e(écart type) Groupe T3 Moyenn e(écart type) Groupe T2 Moyenn e(écart type) 11.7 (10.7) 6.8 (12.3) 2.1 (13.1) Postopératoire3 moist1t4 6.4 (11.9) 4.3 (10.1) 10.2 (17.1) Postopératoire2 anst1t4 4.2 (13.5) 9.9 (11.1) 20.8 (12.6) Préopératoire vs3mois Préopératoire vs2ans 3 mois vs2 ans n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. Tableau41:Evolutiondelacourburesagittalethoraciquesupérieureselonleniveau supérieurdumontage.t testdestudentapparié. Evolution de la cyphose thoracique supérieure * ** Préopératoire 3 mois Recul T4 T3 T2 Niveau supérieur d'arthrodèse Tableau41etfigure24:Evolutiondelacourburesagittalethoraciquesupérieureselon leniveausupérieurdumontage.t testdestudentapparié.(*:p<0.05;**:p<0.005) Les valeurs considérées comme normales sont issues des articles de Vedantam et al. (98)etdelacohortedeMac Thiongetal.(99),portanttoutesdeuxsurunepopulation d adolescents non scoliotiques. Nous retiendrons une valeur de cyphose thoracique globalenormalecompriseentre33.1 et
79 Iln existepasdedifférencesignificativedecyphosethoraciqueentrelestroisgroupes enpréopératoire.celle ciestdansleslimitesdelanormale. En postopératoire au recul, la cyphose thoracique des sujets arthrodésés jusqu en T2 tendàêtreplusimportantequelessujetsdontlemontages arrêteent4out3.pourle groupe T2, la cyphose globale à 2 ans est de l ordre de 45, soit dans les limites supérieuresdelanormale. Nous avons étudié l amplitude de modification de la cyphose thoracique suivant le niveausupérieurarthrodéséentrelapériodepréopératoireetlerecul. Les montages dont l extrémité proximale est plus haute (T2) sont associés à une augmentation progressive de cyphose thoracique globale due à l augmentation de la cyphosethoraciquesupérieurequiatteintà2ansleslimitessupérieuresdelanormale. f)analysedeséchecsderééquilibrationduplansagittal Nous avons analysé les paramètres sagittaux des patients en déséquilibre postopératoiretardif(à2ans)selonladistancec7pl. Sur les 154 patients de la cohorte, 70 sont en déséquilibre antérieur (distance C7PL>0mm(44))enpostopératoiretardif.Nousavonschoisid analysercespatientsen lesconsidérantcommedeséchecsdelacorrectionduplansagittal. Cespatientsserépartissentcommesuit(figure25): Patientsdéséquilibrésen préopératoire(n=57) Patientsnon déséquilibrésen préopératoire(n=13) Figure25:Patientsendéséquilibreantérieurpostopératoire.Répartitiondel équilibre préopératoire 78
80 Les 57 patients en déséquilibre antérieur postopératoire étaient tous en situation de déséquilibre antérieur préopératoire. La prise en charge chirurgicale, si elle a effectivement corrigé le plan frontal, n a pas permis de restaurer un équilibre global satisfaisant. Nous avons analysé en détail les 13 patients qui ont été déséquilibrés par la chirurgie (tableau42,figures26et27)). LadéformationrachidiennedecespatientsétaitdetypeLenke1dans7cas(53.8%)et detypelenke2dans6cas(46.2%). 79
81 N=13 Préopératoire 3mois 2ans Préopératoir C1C3 Moyenne (écarttype) 40.8 (8.0) 37.4 (7.8) 37.3 (7.3) evs3mois Préopératoir evs2ans 3moisvs2 ans n.s. n.s. n.s. C3C7 Moyenne (écarttype) C2C6 Moyenne (écarttype) T1T12 Moyenne (écarttype) T1T4 Moyenne (écarttype) 14.5 (12.8) 13.4 (12.2) 29.8 (15.8) 6.7 (12.0) 1.6 (10.4) 1.2 (12.5) 36.5 (13.4) 0.9 (14.6) 1.2 (4.5) 4.1 (7.9) 46.7 (9.4) 4.1 (1.3) n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.039 n.s. n.s. n.s. n.s. T4T12 Moyenne (écarttype) L1L5 Moyenne (écarttype) IP Moyenne (écarttype) VP Moyenne (écarttype) PS Moyenne (écarttype) CAEPLmm Moyenne (écarttype) CAEHmm Moyenne (écarttype) C7PLmm Moyenne (écarttype) CAEC7mm Moyenne (écarttype) 23.1 (8.1) 42.4 (12.8) 37.9 (5.9) 6.1 (2.3) 31.1 (8.7) 3.6 (14.0) 15.0 (13.7) 10.2 (9.3) 13.5 (8.4) 37.4 (6.8) 36.1 (9.0) 39.1 (12.3) 7.6 (2.1) 34.7 (10.7) 26.2 (17.4) 2.5 (15.9) 11.4 (11.5) 15 (14.7) 42.6 (9.2) 39.3 (6.8) 39.1 (8.4) 10.9 (1.5) 32.3 (6.9) 16.7 (16.5) 16.2 (10.6) 20 (4.1) 21.2 (10.8) n.s. p=0.049 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p=0.037 n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. p= n.s. n.s. n.s. n.s. Tableau 42: Patients déséquilibrés par la prise en charge chirurgicale (distance C7PL positive à 2 ans de recul). Evolution des paramètres sagittaux en préopératoire, postopératoire précoce (3 mois) et postopératoire tardif (2 ans). T test de Student apparié.significativitéretenuepourlesvaleursdep<
82 Evolution des paramètres sagittaux 50 * * Préopératoire 3 mois Recul * 10 0 C3C7 C2C6 C1C3 T1T12 T1T4 T4T12 L1L5 IP VP PS -10 Paramètre mesuré -20 Figure26:Patientsdéséquilibrésparlapriseenchargechirurgicale(distanceC7PL positive à 2 ans de recul). Evolution des paramètres sagittaux. (*: p<0.05) Evolution des paramètres sagittaux 30 Préopératoire 3 mois Recul 20 * 10 0 CAEPL CAEH C7PL CAEC7-10 Paramètre mesuré -20 Figure27:Patientsdéséquilibrésparlapriseenchargechirurgicale(distanceC7PL positive à 2 ans de recul). Evolution des paramètres sagittaux en préopératoire, postopératoireprécoce(3mois)etpostopératoiretardif(2ans).(*:p<0.05) 81
83 Plusieurs particularités de ces patients sont notables: une faible incidence pelvienne préopératoire (moyenne 37.9 ) avec une lordose adaptée (42.4 ) et une cyphose thoraciqueglobaledansleslimitesdelanormale(29.8 ). Aurecul,ilexisteunemajorationsignificativedelacyphosethoraciqueglobale(46.7 ) enrapportavecuneaugmentationdelacyphosethoraciqueinférieure,comprisedansle montage (42.6 ) et une diminution de l antéversion du bassin et un déséquilibre antérieurselonladistancec7pl.lalordosecervicaleatendanceàs accentueraurecul pour compenser le déséquilibre antérieur. Ces différences n existent qu entre le préopératoireetlerecul,iln yapasdemodificationsignificativeentrelepréopératoire etlepostopératoireprécoce. La lordose lombaire reste adaptée à l incidence pelvienne et la pente sacrée n est pas significativementmodifiée. Chez ces patients, les niveaux supérieurs d arthrodèse ont été T2 pour 4 patients (30.7%), T3 pour 4 patients(30.7%) et T4 pour 5 patients(38.6%)(pas de différence significative). 82
84 IV.DISCUSSION 83
85 A ce jour, les travaux portant sur l étude de la scoliose idiopathique de l adolescent présentent des limites communes. Nous tentons en effet de raisonner sur des projections bidimensionnelles (plan frontal et plan sagittal) d une déformation tridimensionnelle. Nous ne disposions jusqu à très récemment que de radiographies standard pour tenter de caractériser la déformation rachidienne. Quelques études ont pu avancer dans la compréhension tridimensionnelle grâce à l utilisation d examens tomodensitométriques répétés sur des populations d adolescents atteints de scolioses idiopathiques(100,101).cependant,lesdosesderadiationsionisantestotalesdélivrées ont fait abandonner cette pratique au profit des stéréoradiographies biplanaires basse dose(eos)(102). Nousavonschoisidansnotreétudedepoursuivrelatotalitéduraisonnementennous focalisantsurleplansagittal.eneffet,lamajoritédescomplicationsàmoyentermesont enrapportavecleprofildespatientsscoliotiques(cyphosejonctionnelleproximaleou distale),justifiantl intérêtquidoitêtreportéauxmodificationsdel équilibresagittal. 1)Imagerie a)eos L ensemble des données de notre travail est issu de clichés radiographiques obtenus aveclesystèmeeosdestéréoradiographiesbiplanairesnumériques.cetyped imagerie permet l acquisition de clichés de rachis entier debout de face et de profil de façon simultanée en délivrant une dose inférieure de six à dix fois à la dose délivrée par le même type de clichés réalisés en radiographiques standard (103). Du fait de la faible dosedélivrée,lazoneimagéepeutêtreélargieenincluantlesconduitsauditifsexternes. Plusieurs intérêts ont été décrits à l utilisation de ce type d imagerie, outre la dose délivrée plus faible que les radiographies traditionnelles. Grâce à une acquisition directement bidimensionnelle (le capteur plan et la source de rayons suivent un mouvement parallèle et synchrone), tout problème de biais de projection est éliminé permettant l obtention de mesures d angles et de distances fiables. Ce système permet égalementd éliminerlebiaisliéauchangementdepositiondupatiententreleclichéde faceetleclichédeprofil,lesdeuxincidencesétantréaliséesimultanément. 84
86 b)positionlorsdel acquisition Unepositionstandardaétédéfiniepourl ensembledessujetslorsdel acquisitiondes clichés. Nous avons repris la position debout, regard horizontal et poings sur les claviculestellequ elleaétédécriteparfaroetvalidéeparlascoliosisresearchsociety (62). Cette posture standardisée nous autorise à comparer les sujets de notre cohorte entreeuxetrendpossiblelacomparaisondenosrésultatsaveclesautresdonnéesdela littérature. Le choix de cette position repose sur plusieurs arguments: station d équilibredebout,dégagementdelasuperpositiondesbrassurlerachisdeprofil,pas demodificationdelapositionantéro postérieureducentredegravitéparrapportàune stationdeboutbraslelongducorps(positiond équilibreneutre«naturelle»). Cependant, il est important de garder à l esprit que les clichés obtenus dans cette positionsontdesimagesfigéesd unesituationdynamique.ilconvientderestercritique par rapport aux résultats obtenus sachant qu il est probable que deux acquisitions réalisées à deux instants distincts donnent des résultats sensiblement différents sans que cela soit pathologique (concept de «cône de stabilité» défendu par Dubousset et exploréparskallietal.(104). 2)Validationdel outildemesure a)pertinencedelavalidation A notre connaissance, aucune des séries se focalisant sur l équilibre sagittal des sujets scoliotiques n a utilisé d outil d analyse méthodologiquement validé. Seule une série récente a utilisé une méthodologie assez comparable dans son approche, mais pour l examentridimensionneldurachisscoliotique(73).cettedernièreétudeaformaliséses résultats suivant les normes ISO (International Organization for Standardization), donnant une marge de précision des mesures en degrés. Pour notre part, nous avons choisi d utiliser un outil facile d accès et non spécifique. Il convenait donc de vérifier qu ilpermettaitderéaliseruneanalysereproductible. b)logicield imagerie Nous avons choisi d utiliser un logiciel d imagerie répandu et de prise en main aisée (KodakCarestreamPacs).Nousavonsicidémontréquecelogicieltrèsfaciled accèsen pratique clinique quotidienne présentait des critères de fiabilité permettant son utilisationdansl étudedétailléeduplansagittaldusujetscoliotique. 85
87 c)utilisationdurepèredesconduitsauditifsexternes Lapertinencedecerepèreanatomiquereposesurlefaitquel équilibresagittalglobal du rachis ne peut s apprécier que par des mesures prenant en compte la totalité du rachis, depuis l occiput jusqu au sacrum. La limite la plus importante concernant l utilisationdecerepèreestladéfinitiondel horizontalitéduregarddupatient(comme illeurestdemandélorsdelaréalisationdesclichésderachisentier).eneffet,laposition de la tête du patient lors de l acquisition modifie la position des CAE dans l espace. Il apparaîtnécessairededéfinirprécisémentlorsd uneétudecomplémentairelescritères d horizontalitéduregard. Lesmesures«classiques»utilisentlavertèbreC7commerepèresupérieuretnégligent de ce fait la participation du rachis cervical dans l équilibre sagittal. Dans notre série préliminairede25patients,ladistancemoyennedelac7plétaitde14.7mm(écarttype 18.9mm).Iln existepasdanslalittératurededescriptiondenormepourlac7plchez l adolescent. Aussi nous avons défini le déséquilibre selon la C7PL comme suit, nous appuyantsurnosrésultatssursujetssains: déséquilibreantérieurpourc7pl>35mm déséquilibrepostérieurpourc7pl< 5mm équilibreneutrepour 5mm<C7PL<35mm Lesgraphiquessuivantsillustrentlesdifférencesdeclassementdespatientsdenotre cohortesuivantlapriseencomptedurachiscervicaldansl équilibresagittalglobal préopératoire(figures28et29). Déséquilibre antérieur Déséquilibe postérieur Equilibre neutre Figure28:EquilibresagittalselonladistanceCAEH 86
88 Déséquilibre antérieur Déséquilibe postérieur Equilibre neutre Figure29:EquilibresagittalglobalselonladistanceC7PL Il est intéressant de noter que les patients de la cohorte, en préopératoire, étaient classés très majoritairement en équilibre global neutre suivant la C7PL alors que le classementsuivantladistancecaehobjectiveunefaibleminoritédepatientséquilibrés. Les résultats obtenus en utilisant la distance CAEH pour apprécier l équilibre sagittal globalsontdoncpertinents. L utilisation du système EOS, grâce aux faibles doses délivrées, permet l obtention de clichésderachisentierdeboutincluantlesconduitsauditifsexternes. Les conduits auditifs externes ont été choisis car leur identification radiologique est aisée sur les clichés de stéréoradiographie de profil. Leur situation anatomique est, de plus,superposableàcelledescentresdel équilibre. d)segmentationdurachiscervical Dans l optique de l étude des modifications de courbure sagittale du rachis cervical aprèsarthrodèsevertébralepostérieure,nousavonschoisidescinderlerachiscervical endeuxparties:lerachiscervicalsupérieur,plusmobile,etlerachiscervicalinférieur, plus rigide et directement en rapport avec le rachis thoracique supérieur. Là aussi, la fiabilitédesmesuresassociéesestexcellente,enpermettantl utilisationdanslasuitede nostravaux. 87
89 3)Analysedelacohorte a)caractéristiquesdelacohorte Notre série est constituée de patients atteints de scoliose idiopathique de l adolescent ayanttouseurecoursàlachirurgie.ilnes agitdoncpasd unepopulationreprésentative del ensembledessujetsscoliotiquesmaisdavantagedesscoliosessévères. La littérature internationale est relativement pauvre en grandes séries de patients atteintsdescolioseidiopathiquedel adolescentavecpriseenchargechirurgicale. Nous avons regroupé les plus grandes séries (concernant des sujets majoritairement nonscoliotiques)etleurscaractéristiquespropresauseindutableauci après(tableau 43). Tableau43:Lesdifférentesétudesduplansagittal Lesdifférencessignificativesavecnotrecohortesontsignaléesparunastérisque. LarépartitiondesdifférentstypesdecourbureselonLenken estpasmentionnéedans lasériedeyongetal.nidanscelledetanguayetal.(105,106).demême,ilestdifficile de comparer ces deux séries et celle de notre étude étant donné un sex ratio très différentetl absencededonnéesurleplansagittaldansl étudedetanguay. 88
90 b)classementdespatients Nousavonschoisiderépartirl ensembledespatientsdelacohorteselondeuxcritères sagittauxpréopératoires:l équilibresagittalglobaletl incidencepelvienne. i.equilibresagittalglobal Concernant l équilibre sagittal global, nous avons pris comme seul critère la distance CAEH qui matérialise le déplacement antéropostérieur des conduits auditifs externes parrapportauxhanches,partantdupostulatqu unsujetéquilibrédansleplansagittal placesescaeàl aplombdeseshanches.ennousappuyantsurlesmoyennesobtenues chez les 25 sujets sains de la première partie de notre travail(validation de l outil de mesure), nous avons fixé une norme de la distance CAEH avec une marge de 5mm en avantetenarrièredelapositionneutre,définissantdecefaitlessujetsenpositionde déséquilibreantérieuretpostérieur.acejour,iln existepasdesérienouspermettant d établir de norme pour la mesure CAEH chez le sujet sain ni chez le sujet scoliotique. C est la limitation la plus importante de notre étude et il conviendra de combler ce manqueparlaconstitutiond unecohortedeplusgrandeenvergurecomposéedesujets scoliotiquesetdesujetssains. ii.incidencepelvienne Ilaétédémontréàplusieursreprisesdanslalittératurepardessériesdegrandequalité que l incidence pelvienne du sujet non scoliotique était l un des paramètres pelviens invariables chez un individu donné, puisque dépendant de l anatomie du bassin. Ce paramètreestcorréléàlacourburesagittalelombairesus jacentechezlesujetsain.une seule étude de puissance suffisante (50) a montré la persistance de cette corrélation chez le sujet scoliotique dont on sait que le plan sagittal peut être modifié par la déformationrachidienne(39). Nous avons réparti les patients de la cohorte selon les trois groupes d incidences pelviennesdécritsparduval Beaupère(39):faibleincidence,incidencemodéréeetforte incidence. 89
91 4)Résultatsdel analysepréopératoire a)répartitiondesipetcaehselonletypedecourburefrontalepréopératoire i.ipetcourburefrontale L incidencepelvienneestplusimportantedanslegroupedescourbureslombairesque dans le groupe des courbures thoraciques. Dans la série de Mac Thiong et al. de 2003 portantsur160sujetsatteintsdescolioseidiopathiquedel adolescent(50),l analysede variancenepermettaitpasderetrouverdedifférencesignificatived incidencepelvienne quel que soit le type de courbure (selon la classification de King)(107). La cohorte étudiée présentait une incidence pelvienne moyenne significativement plus élevée que lespatientsdenotresérie(57.3 +/ 13.8 vs49.5 +/ 11.1,p=0.0052),etunanglede Cobb frontal moyen significativement plus faible que dans notre série (43.2 vs 56.3, p<0.0001).nousavonségalementexaminélacohortedemac Thiongdupointdevuede la répartition des courbures frontales. Dans cette série, les courbures lombaires représentaient21/160patientsetlescourburesthoracolombaires31/160patients,soit respectivement 13.1% et 19.3%. Dans notre cohorte, les proportions étaient respectivementde8/154et27/154soit5.1%et17.5%.iciaussi,ladifférenceobservée est très significative. Il y a donc plus de 2.5 fois plus de patients ayant une scoliose idiopathiquelombairedanslasériedemac Thiongquedanslanôtre. A la vue de ces résultats, nous avons cherché à objectiver une corrélation entre l incidencepelvienneetleniveaudelavertèbresommetdelacourbureprincipale.nous n avons pas retrouvé de corrélation significative entre ces deux paramètres, nous permettantd affirmerquel incidencepelvienneetletypedescoliose(caractériséparle niveau de la vertèbre sommet) sont indépendants. Il s agit d une donnée nouvelle, jusqu icinonconnue. ii.caehetcourburefrontale LacourburefrontalepréopératoireetladistanceCAEHsontindépendantes. 90
92 b)corrélationipetparamètressagittaux i.ipetlordoselombaire Nous avons retrouvé sur notre cohorte l existence d une corrélation positive entre l incidencepelvienneetlalordoselombaire(r=0.3786,p=0.0147).celienstatistiqueest bienconnuetcaractérisésurplusieurssériesàeffectifsimportantschezl adulte,l enfant etl adolescentsain.dansl étudedevialleetal.(48)portantsur300adultesvolontaires asymptomatiques,lacorrélationretrouvéeentrel IPetlalordoselombaireestde0.68 avecunptrèssignificatif.danslaseulesérieportantsurdessujetsaisavecindication chirurgicale, Tanguay et al. (106) trouvent un coefficient de corrélation de 0.53, p<0.0001, sur un échantillon de 60 sujets atteints de scoliose idiopathique de l adolescent. Chez l adolescent scoliotique, deux études caractérisent cette relation. Dans l étude de Mac Thiong et al. de 2003 (50), effectuée sur une cohorte de 160 sujets adolescents scoliotiques,lecoefficientdecorrélationretrouvéestde0.62avecunptrèssignificatif. Pour Yong et al. (105), sur une cohorte de 95 adolescentes atteintes de scoliose idiopathique,lecoefficientdecorrélationtrouvéestr=0.278,avecpsignificatif. Lesrésultatsdenotresériesontdonctout à faitcohérentsaveccequiadéjàétédécrit. La particularité de notre série étant le grand nombre de sujets inclus, et donc la puissancestatistique. ii.ipetéquilibresagittalglobal La corrélation établie entre l incidence pelvienne et la C7 plumb line dans notre étude est de r=0.4272, p= Dans les séries citées plus haut, seules deux ont étudié les corrélationsentreipetéquilibresagittal,etcechezlesujetadultesain: Vialle et al. (300 adultes sains) (48): l équilibre sagittal global était apprécié par la mesuredu«t1sagittaloffset»,quiestunanglereflétantlatranslationsagittaledet1 par rapport au centre de rotation des hanches. La corrélation retrouvée était r=0.12, avecpsignificatif. Mac Thiong, 2010 (709 sujets adultes asymptomatiques) (108): dans cette grande série,l équilibresagittalglobalétaitappréciéparlamesuredu«c7translationratio». Lacorrélationretrouvéeétaitr=0.21. LesindicesdecorrélationentreIPetC7plumbline(ouassimilés)sontdoncfaiblesdans 91
93 lalittérature,témoignantd unegrandevariabilitéchezlessujetssains.lecoefficientde corrélation que nous avons établi sur notre cohorte est plus grand et peut être interprétécommeunecorrélationmodérée(65). Dans notre étude, l équilibre sagittal global apprécié par la distance CAEPL est aussi positivementcorréléeàl incidencepelvienne(r=0.4151,p=0.007).nousnepouvonspas comparercettecorrélationaveclalittératureétantdonnéquenoussommeslesseulsà cejouràutiliserlerepèredesconduitsauditifsexternes. Nousapportonsdoncavecnotrecohorteunedonnéenouvelle:ilexisteunecorrélation positive entre l incidence pelvienne et l équilibre sagittal global chez les sujets AIS en préopératoire. Ceci signifie qu une forte incidence pelvienne est associée à un risque plusgranddedéséquilibreantérieur. iii.ipetautresparamètressagittaux Conformémentauxdonnéesdelalittérature,nousn avonspasretrouvédecorrélation significativeentrel incidencepelvienneetlacyphosethoracique(r= ,p>0.05). PourMac Thiongetal.en2007(99)surunecohorted adolescentsnonscoliotiques,le coefficient de corrélation entre IP et cyphose thoracique était r=0.08, avec p non significatif.pourvialleetal.(48),surunecohortede300adultessains,lecoefficientde corrélation entre IP et cyphose thoracique était établi à r= 0.04 (p non connu). Pour Yongetal.(105),lecoefficientdecorrélationétaitr= 0.161(pnonsignificatif). c)caehetparamètressagittaux Les seules corrélations significatives que nous rapportons dans notre travail sont évidentes puisqu il s agit de corrélations entre la distance CAEH, la distance CAEPL, la C7PLetladistanceCAEC7.Cecinousapprendquel équilibresagittalglobal(mesurépar ladistancecaeh)estindépendantdesautresparamètressagittauxetpelviens. L ensembledecesdonnéespeuts interprétercommesuit: chez l adolescent scoliotique, l incidence pelvienne est positivement corrélée à la lordoselombaire. il existe une corrélation positive entre l incidence pelvienne et l équilibre sagittal 92
94 mesuré par la C7PL. Autrement dit, une forte incidence pelvienne et un déséquilibre antérieurmesuréparlac7plsontliés. il n existe pas de corrélation entre l équilibre sagittal global mesuré par la distance CAEHetlesautresparamètressagittaux. Il est possible d en déduire qu un sujet avec une forte incidence pelvienne aura un déséquilibreantérieurmesuréparlac7plmaisunéquilibresagittalglobalindépendant (mesuré par la distance CAEH) en rapport avec une compensation indépendante du rachiscervicalsituéau dessusdec7. d)l équilibresagittalglobalpréopératoire Defaçonàaffinerladéductionprécédenteetsituerlacompensationdurachiscervical, nousavonsrépartilessujetsdelacohorteselonlestroisgroupesd équilibredécritsplus haut. Les sujets en déséquilibre sagittal global antérieur ont une plus grande distance C7PL, une plus forte incidence pelvienne, une plus importante lordose lombaire et une plus grandelordosecervicalesupérieurequelessujetsdesautresgroupes. Nousenconcluonsquelerachiscervicalsupérieurdessujetsendéséquilibreantérieur globalchercheàcompenserledéséquilibreparuneplusgrandelordose. e)influencedel incidencepelvienne Bienqu iln existepasdecorrélationsignificativeentreincidencepelvienneetcyphose thoracique, la subdivision des patients de notre cohorte en trois groupes d incidences pelviennes(ipfaible,ipmodérée,ipforte)apermisdedégagerl associationd uneforte incidence pelvienne avec une lordose lombaire plus marquée, une cyphose thoracique moins importante et un déséquilibre antérieur global. Ces nouvelles conclusions font sensdanslamesureoùlacorrélationentreincidencepelvienneetlordoselombaireest bien caractérisée. La compensation de la forte lordose lombaire par la courbure thoraciquenepeutpassefairecarladéformationscoliotiqueaffectelerachissuivantsa dimensionsagittaleavecunepertedelacyphosethoraciquephysiologique.ilenrésulte un déséquilibre antérieur global que ne peut pas compenser le rachis cervical malgré l adaptationdelalordosecervicalesupérieurecommemontréplushaut. 93
95 f) Incidence pelvienne et cyphose thoraciquepréopératoires: les déterminants du déséquilibresagittal Cette partie de notre analyse a permis de mettre en évidence une brèche dans le raisonnementsurlequelnousnousappuyions,etquifaisaitdel incidencepelviennele déterminant unique de la courbure sagittale lombaire. En réalité, les coefficients de corrélationentreincidencepelvienneetlordoselombairerapportésdanslesdifférentes étudescitées(48,99)s échelonnantentre0.62et0.68chezl adolescentetl adultesain ( dans notre série), permettent de comprendre que s il existe bien une relation linéaireentrecesdeuxparamètres,elleestpluscomplexequ unerelationdirectechez l adolescent scoliotique. Il existe en effet un facteur supplémentaire à prendre en compte: la cyphose thoracique. Cette dernière prend une place très importante dans l équationreliantincidencepelvienneetlordoselombaireparticulièrementchezlesujet scoliotique, dont la courbure sagittale thoracique est enraidie (109) et doit être considéréecommefixéedanslecadredeladéformation. La courbure sagittale du rachis lombaire est donc conditionnée par les contraintes imposéespar1)l anatomiedubassinet2)ladéformationsagittaledurachisthoracique. De façon à mieux caractériser les relations mathématiques unissant bassin, rachis lombaire et rachis thoracique, il est nécessaire de réaliser une analyse multivariée prenantencomptetouslesparamètressagittauxsegmentairesetglobaux.pourqueles résultats obtenus soient significatifs, et sachant que l on désire disposer de deux variables explicatives (incidence pelvienne et cyphose thoracique), la taille de notre cohorteestinsuffisante(110). 5)Résultatsdel analysepostopératoire Le traitement chirurgical de la scoliose idiopathique de l adolescent doit obéir à cinq objectifs principaux tels que définis par Ward et al.(111): arrêter la progression de la déformation, obtenir une réduction durable et un résultat esthétique satisfaisant, améliorer le pronostic fonctionnel et réduire le risque de progression dégénérative à l âge adulte. Le choix des modalités du traitement chirurgical est essentiellement basé surlescaractéristiquesradiographiquesdeladéformation.lesrésultatscliniquessont directementcorrélésaveclescaractéristiquesradiographiquespost opératoiresduplan sagittal. En particulier, une perte de la lordose lombaire, un déséquilibre antérieur et une rétroversion pelvienne ont été corrélés à de moins bons scores fonctionnels chez 94
96 l adultescoliotique(112,113). a)correctionduplanfrontal La correction de l angle de Cobb de la courbure principale a été mesurée en postopératoire précoce et tardif. La correction décrite dans notre série n est pas différentedecequiestrapportédanslalittératuresurlesétudeslesplusrécentes(114, 115, 116) Nous notons cependant une tendance vers une diminution de la correction entre le postopératoire précoce et le postopératoire tardif (63.8% (+/ 13.4) à 3 mois, 55.8% (+/ 20) à 24 mois). La perte de correction observée dans notre cohorte est comparable à celles rapportées par la littérature dans les montages postérieurs, qu ils soientsélectifs(courts)(117,118,119)oulongs(120,121). Laséparationdespatientsselonlestroisgroupesdecourburesprincipales(thoracique T,thoraco lombairetletlombairel)permetd identifierquelapertedecorrectiondu planfrontalestprésentedanslegroupetetdanslegroupel,maispasdanslegroupe TL.Cettedifférencedecomportementn estpasexpliquéeparlalongueurdesmontages (nondifférentsentrelestroisgroupes). b)modificationsdel équilibresagittalglobalaprèsarthrodèseparvoiepostérieure i.influencedel équilibreglobalpréopératoire Nousconstatonsl absencedemodificationsignificativeenpostopératoireprécoce,alors qu en postopératoire tardif à 2 ans nous notons une diminution nette du déséquilibre (dans les groupes déséquilibrés) ainsi qu une augmentation de la cyphose thoracique globale(anglet1t12). Danslegroupedepatientsprésentantundéséquilibrepostérieurpréopératoire,onnote également que la courbure sagittale cervicale globale mesurée par l angle C2C6 est modifiée avec le passage d une cyphose cervicale (C2C6 = 4 ) à une lordose cervicale globale (C2C6 =3.6 ), avec une différence significative (p=0.0268). Schématiquement, ceci signifie qu un patient en déséquilibre postérieur préopératoire qui cherchait à compensercedéséquilibreparunemodificationdelacourburesagittalecervicalevers la cyphose (pour «rattraper» la ligne d équilibre), voit sa cyphose thoracique postopératoire restaurée, ce qui a comme effet de redonner un équilibre global plus neutreetunelordosecervicaleplusphysiologique. 95
97 Notreanalyseapporteunepreuveméthodologiquementsolideàcequin étaitjusqu ici qu un raisonnement logique concernant les modifications réciproques des paramètres sagittauxrachidiens. ii.influencedel incidencepelvienne En postopératoire précoce, seul le groupe d incidence pelvienne modérée est sujet de modifications,quisontunediminutiondelalordoselombaireetuneaugmentationdela cyphosethoracique.lespatientsdugroupeforteincidencepelvienne,majoritariement en déséquilibre antérieur préopératoire, présentent en postopératoire précoce une nettediminutiondudéséquilibresagittalantérieurmesuréparlac7plumbline. Enpostopératoiretardif,lesgroupesfaibleincidencepelvienneetincidencepelvienne modéréeprésententunemodificationsignificativedelacyphosethoraciquedanslesens de l augmentation, tandis que seul le groupe d incidence pelvienne forte montre une diminution du déséquilibre antérieur à la limite de la significativité (p=0.0505) par rapportauxmêmesmesurespréopératoires. La correction postopératoire de la cyphose thoracique est une donnée bien établie en rapport avec le type d instrumentation postérieure. Mazda et al. ont démontré l effet cyphosant des fixations postérieures utilisant les clamps universels aux étages thoraciques, reposant sur la translation postéro médiale du rachis thoracique (38). Concernant la diminution du déséquilibre antérieur, l effet indirect des montages hybrides(vial augmentationdelacyphosethoracique)estleplusaisémentdétectable par l outil d analyse utilisé dans le groupe qui est le plus déséquilibré (groupe de patientsensituationdedéséquilibreantérieur). c)analysedesmodificationssegmentairesaprèschirurgie Il existe une différence entre le postopératoire précoce et le postopératoire tardif commementionnéplushautavecuneabsencedechangementd équilibreglobalprécoce etuneaméliorationdel équilibresagittalenpostopératoiretardif.cecisuggèrequeles modificationsdel équilibresontdesphénomènesadaptatifsseproduisantàdistancede lacorrectionchirurgicalepropreetavantl obtentiondelafusiondéfinitive. Nousavonschoisidediviserlerachisthoraciqueendeuxsegments,partantduprincipe quelerachisthoraciqueétaitmécaniquementscindéendeuxzonesenpostopératoire: le rachis thoracique bas, instrumenté donc plus rigide et moins adaptable, et le rachis 96
98 thoracique haut situé au dessus du montage postérieur, libre et adaptable aux reports decontraintesliésàl instrumentationsous jacente. i.rachiscervical Seullegroupedepatientsensituationdedéséquilibrepostérieurvoitunemodification significativedurachiscervicalàlongtermeavecunerestaurationdelalordosecervicale globale. ii.rachisthoraciquehaut(t1t4) Aucune modification significative n est observée sur ce segment. D un point de vue statistique,nousatteignonsleslimitesdelapuissancedenotreétudeavecdestestsde Student appariés dont les valeurs de p sont à la limite de la significativité. Les modifications de la cyphose thoracique haute, si elles existent, ne sont donc pas majeures. iii.rachisthoraciquebas(t4t12) L augmentation de la cyphose thoracique basse dans les deux groupes de patients en déséquilibre sagittal se produit en un seul temps pour les patients en déséquilibre antérieur(pasdedifférenceentrelepostopératoireprécoceetlepostopératoiretardif), au contraire du groupe en déséquilibre postérieur où il existe une continuité dans l augmentation de la cyphose thoracique basse entre le postopératoire à 3 mois et à 2 ans. L améliorationdel équilibreglobaldanslegroupededéséquilibreantérieurestdoncen rapport avec l augmentation de cyphose thoracique inférieure. Dans le groupe de patients en déséquilibre postérieur préopératoire, le rachis cervical globalement cyphoséévolueverslarécupérationd unelordoseà2ans. iv.rachislombaire LapublicationrécentedeBlondeletal.(122)rapporteuneaugmentationdelalordose lombaire entre 3 mois et 2 ans postopératoire. Cette série est comparable à la nôtre, composée de 30 patients atteints de scoliose idiopathique de l adolescent opérés pour fusionparvoiepostérieureavecmontageshybrides.ladifférenceessentielleentreles deux cohortes réside dans la longueur de la fusion. L arthrodèse postérieure des 97
99 patientsdelasériedeblondeln adansaucuncasétéétendueau dessousdel2.dans notresérie,sil onconsidèreuniquementlesscoliosestypelenke12et3(commec est lecaschezblondeletal.),onretrouveunniveauinférieurdefusionenl2dans17.2% descas(niveauinférieurenl3dans48.3%descasetenl4pour34.5%despatients).la stratégiedefusioncourteutiliséechezblondellaissedoncaurachislombaireaumoins 4 disques mobiles sous jacents au montage et donc une plus grande possibilité d adaptationàl architectureimposéeparlacorrectionduplansagittalthoracique. v.zonejonctionnellesupérieure Nousavonsmisenévidencequelerachissus jacentaumontageavaituncomportement adaptatif. L équilibre sagittal global est de meilleure qualité chez les patients avec un niveau supérieur d arthrodèse en T2, mais au prix d une augmentation de la cyphose thoracique sus jacente au montage à terme, synonyme de risque de cyphose jonctionnelle.danslegroupedespatientsavecunniveausupérieurent4,onobserveau contraire la persistance d un déséquilibre postérieur et la diminution de la cyphose thoraciquesupérieureaurecul. DanslasériedeKimetal.(91),letauxdecyphosejonctionnellesupérieureétaitde26% à7.3ans(50patientssur193,scolioseidiopathiquedel adolescent).laconstitutionde lacyphosejonctionnellesefaisaitdanslesdeuxanspostopératoires.aucunecorrélation entre cyphose jonctionnelle supérieure et niveau supérieur du montage n était retrouvée.notresérieretrouveuntauxde«sujetsàrisque»decyphosejonctionnelleà 2 ans plus faible (22 patients sur 154, soit 14.3%) et une association entre le niveau supérieurdemontageplushaut(t2)etlerisquedecyphosejonctionnelle. vi. Correction de la cyphose thoracique globale(t1t12) en fonction du niveau supérieur d arthrodèse Nous avons montré dans cette partie que les patients ayant un niveau supérieur d arthrodèseent2avaientunecyphosethoraciqueglobaleàlalimitesupérieuredela normaleà2ans,enrapportavecuneplusforteaugmentationdelacyphosethoracique quedanslesdeuxautresgroupes. Ceci signifie que le pré cintrage des tiges dans le plan sagittal pourrait être trop accentuéàleurpartieproximaledanslesmontagess étendantent2,résultantenune 98
100 situationàrisquedecyphosejonctionnelle.ceciestmajoréparl utilisationdetigesen titanepur,letitaneétantunmatériauélastiquedanssaréponseauxcontraintes(123). vii.analysedeséchecsderééquilibrationduplansagittal Nousavonsmisenévidencelerôled uneincidencepelviennefaibledanslaconstitution d undéséquilibreantérieurpostopératoire.ceciestdirectementliéauxfaiblescapacités d adaptation des étages lombaires et sacrés des patients ayant une faible incidence pelvienne. Ilestdoncpossibledeconclurecommesuitconcernantcetteiatrogénie: lespatientsavecunefaibleincidencepelviennepeuventêtredéséquilibrésversl avant silemontagethoraciqueinférieurimposeunetropgrandecyphose lafaibleincidencepelviennenepermetpasunerétroversiondubassinsuffisantepour compenserledéséquilibreantérieur l élasticitédumatérielestàmettreencause(tigesentitanepur)danslaprogressionde lacyphosethoraciqueentrelepostopératoireprécoceetlerecul Ils agitd unensembledephénomènesconnuschezl adulte(124)maisnondécritchez l adolescentscoliotique. 6)Implications:influencedel analyseeffectuéesurlapriseenchargechirurgicale despatientsatteintsdescolioseidiopathiquedel adolescent L'étudenousapporteque: a) le raisonnement que nous utilisons dans la planification des niveaux supérieurs et inférieurs des arthrodèses est valabledans la grande majorité des cas. Il permet d obtenir un rachis globalement équilibré dans le plan frontal et dans le plan sagittal. Cependant, nous avons vu qu il existait deux cas de figure dans lesquels l équilibre sagittal postopératoire tardif est imparfait (déséquilibre antérieur): les patients étant en déséquilibre antérieur préopératoire et les patients ayant une faible incidence pelvienne.chezcespatients,ilestindispensabledeveillerànepasimposerunecyphose thoracique trop importante dans le montage, leurs capacités d adaptation étant alors dépassées(faibleincidencepelviennedoncpeud amplitudederétroversiondebassin). b)ilestliciteetfiabled'utiliserlerepèredesconduitsauditifsexternespourapprécier 99
101 l'équilibresagittalglobal.cerepèrepermetdeprendreencomptelerachiscervicaldans l équilibre sagittal global. L un des objectifs de la chirurgie est d obtenir un équilibre sagittal global neutre (en s appuyant sur les normes établies chez le sujet adolescent sain).ilrestecependantàdéfinirdesnormesconcernantlesmesuressagittalesréalisées aveccerepère. c) l incidence pelvienne du sujet scoliotique ne doit pas être considérée comme déterminantuniquedelalordoselombaire.lacourburesagittalelombaireesteneffet régie chez le patient atteint de scoliose idiopathique de l adolescent par les deux courbures qui l encadrent anatomiquement: les paramètres pelviens et la courbure sagittalethoracique. d) la courbure sagittale du rachis cervical est un paramètre qui s adapte à la position sagittaledesétagessous jacentsdanslebutd'assurerunéquilibresagittalglobalneutre (conduitsauditifsexternesàl aplombdeshanches) e) les patients ayant un niveau supérieur d arthrodèse en T2 sont plus à risque de cyphosejonctionnellesupérieurequesileniveausupérieurdefusionestsituésoust3. Il convient donc de bien peser l indication de fusion avec niveau proximal en T2 et préférerchaquefoisquecelaestpossiblet3out4enprenantencompteleplanfrontal (compromis entre la correction du déséquilibre frontal des épaules et de la correction duplansagittaldurachisthoracique). f)ilexisteuneaugmentationprogressivedelacyphosethoraciquesupérieurechezles patients en déséquilibre antérieur postopératoire précoce. Le type de matériau utilisé dans le montage est à remettre en cause en raison d une plasticité trop importante (titane pur). Il est à noter que depuis avril 2011, les montages sont réalisés en acier chrome cobalt, qui est associé à une moindre perte de correction frontale et sagittale (125). g)laplanificationpréopératoireestprimordiale.dansleplanfrontal,laplanificationdes niveaux supérieurs et inférieurs est bien codifiée (voir supra III 1) b), p) et est complétéeenperopératoiredansnotreserviceparuneradiographiederachisentierde face pour apprécier l équilibre des épaules, la gîte frontale de T1 et l horizontalité du plateauinférieurdeladernièrevertèbreinstrumentée(soumissiond articleencours).il est impossible de réaliser le même type de contrôle peropératoire de profil en raison descontraintesliéesàl installationdupatient.aussi,seulel analyserigoureusemenant àla planification préopératoire des courbures sagittales thoraciques et lombaires peut 100
102 permettre d éviter les échecs de correction du plan sagittal et/ou la iatrogénie en rapport. 7)Limitesdel analyseduplansagittal L analyseréaliséesurleplansagittalreposesurunetechniqued imageriestatique.les donnéesrecueilliessontobligatoirementparcellaires,nereflétantlapositiondurachis dansl espacequ àuninstantdonnéetdansunepositionfixée. Le déséquilibre sagittal global mesuré est donc un point qu il convient de situer dans une«aire»destabilitépropreaupatient.cetteairedoitêtredéfiniecommel ensemble des positions des repères de l équilibre sagittal global (conduits auditifs externes, vertèbrec7)dansleplanantéro postérieurenpositiond équilibre.cettenotiond aire de stabilité reste à caractériser chez le sujet scoliotique, en introduisant le retentissementcliniquedudéséquilibreàlongterme.eneffet,siledéséquilibrefrontal estdirectementcorréléauxscoresdequalitédevie(126,127,128),iln enestpasde mêmepourledéséquilibresagittalavecfaiblerecul(2ans). Nousdevonségalementrestercritiquesquantàl interprétationdesrésultatsquenous avons obtenu et en particulier questionner l échelle des mesures. Bien que l outil de mesure ait été méthodologiquement validé et que la cohorte analysée apporte une puissancedebonnequalitéànotreétude,ilestlicitedes interrogersurlasignification d undéséquilibresagittalinférieurà35mmàl échelledupatient. 101
103 V.CONCLUSION 102
104 Lascolioseidiopathiquedel adolescent,pathologiefréquenteetpotentiellementgrave, présenteencoreaujourd huidesaspectsnonmaîtriséscarmalcompris. Lapriseenchargechirurgicaleaconnudesaméliorationsconstantesgrâceàl utilisation de moyens technologiques évolués. La préoccupation première que constituait la correction de la déformation du plan frontal a rapidement permis d aboutir à des correctionssatisfaisantes,supérieuresà60%,ycomprisdanslesgrandesdéformations. L étude du rachis scoliotique nous apprend que la déformation tridimensionnelle du rachis peut provoquer une perte des courbures sagittales physiologiques dont on sait qu elles répondent à une nécessité d équilibre dynamique dictée par la station debout. De cette modification des courbures physiologiques découle un potentiel déséquilibre sagittal global antérieur ou postérieur suivant les capacités d adaptation du rachis, responsable à long terme de dégénérescence accélérée, douleurs rachidiennes chroniquesethandicap. Denombreuxtravauxontmontréqueleplansagittaldurachisnonscoliotiqueétaitsous ladépendancedel architecturedubassin,facteurpropreàchaqueindividu.desétudes plus récentes ont permis de confirmer cette tendance en l élargissant au rachis scoliotique. Dès lors, il apparaît que ces paramètres pelviens peuvent être en relation avec l équilibre global du rachis scoliotique. En effet, l adaptabilité du plan sagittal au niveauthoracique,estcompromiseparladéformationelle même.pourrépondreàcette perte d adaptabilité, et en particulier lorsque le rachis est fixé par une arthrodèse étendue,seulslesétageslibrespeuventcompenserunéventueldéséquilibre.ceconstat permettrait d expliquer la dégénérescence accélérée observée sur les rachis cervicaux dessujetsscoliotiquesayantuneperteiatrogènedecyphosethoraciquephysiologique. Notre travail a permis de répondre à plusieurs questions importantes en analysant rigoureusementunegrandecohortedepatientsscoliotiques. Nousavonstoutd aborddésirévaliderméthodologiquementl outildemesurequenous avonsutilisédefaçonàcequelaprécisiondenosmesuresnesoitpassujetàbiais.dans le même temps, nous avons décrit un ensemble de nouveaux repères radiologiques permettant d apprécier l équilibre sagittal global du rachis en prenant en compte la participationdurachiscervical. Nousavonsensuiteutilisécetoutilpourétudierlesparamètressagittaux. 103
105 1.Préopératoire L analyse préopératoire a permis de montrer plusieurs associations entre les paramètressagittaux. a)enpréopératoire,l incidencepelvienneestcorréléeà: lalordoselombaire.cettedonnéeconfirmecequiestdéjàconnudanslalittérature,y comprischezlesujetscoliotiquemaissurdescohortesmoinsimportantes. l équilibresagittalglobalmesuréparlac7plumblineouladistancecaepl(plumbline duconduitauditifexterne).cecin étaitpasencoredécritdanslalittérature. il n existe pas de corrélation entre l incidence pelvienne et le niveau de la vertèbre sommetdelacourburefrontaleprincipale. il n existe pas de corrélation entre l incidence pelvienne et la cyphose thoracique préopératoire b) Les sujets de notre cohorte ont été répartis en groupes d équilibre sagittal global préopératoire(déséquilibreantérieur,patientéquilibré,déséquilibrepostérieur).nous avonsconcludecettepartiedel analysequelessujetsendéséquilibreantérieuravaient uneplusgrandelordosecervicalesupérieurequelesautrespatients,visantàcompenser ledéséquilibreantérieur. c)nousavonsscindéleseffectifsselonl incidencepelvienne.ilenressortquelessujets avec une forte incidence pelvienne ont une plus forte lordose lombaire, une cyphose thoracique moins importante et un déséquilibre antérieur global plus marqué que les sujetsappartenantauxautresgroupesd incidencespelviennes. d) Nous avons déterminé que l incidence pelvienne n était pas le seul paramètre déterminant la lordose lombaire chez le sujet scoliotique, donc la courbure lombaire sagittaleestégalementsoumiseàuneadaptationàl hypocyphosethoraciquecauséepar ladéformation.ils agitd unedonnéenonencoredécritedanslalittérature. 2.Postopératoire a)planfrontal Onobserveunepertedecorrectiondel angledecobbdelacourbureprincipaleentrele postopératoire précoce à 3 mois et tardif à 2 ans chez les patients présentant des scoliosesthoraciquesetlombaires,comparableauxdonnéesdelalittérature. 104
106 b)plansagittal:modificationsdel équilibreglobal L équilibre sagittal global est amélioré dans les groupes qui étaient en déséquilibre antérieur ou postérieur. La diminution du déséquilibre est en rapport avec une augmentationdelacyphosethoraciqueimputableausegmentrachidieninstrumenté. Danslegroupedepatientsendéséquilibrepostérieur,lacorrectiondel équilibreetde lacyphosethoraciqueestassociéeàunerestaurationdelalordosecervicale. Cesmodificationsinterviennententrele3 ème moisetlasecondeannéepostopératoire, laissant penser que les phénomènes adaptatifs concernent à la fois le rachis non instrumentéetlessegmentsarthrodésésavantlafusiondéfinitive. c)analysedeséchecs Nous avons considéré comme des échecs de la correction sagittale les patients qui n étaientpasdéséquilibrésenpréopératoireetquiprésententundéséquilibreaurecul selonlac7 plumbline. Ces patients sont déséquilibrés vers l avant en postopératoire tardif en raison d une cyphose thoracique trop importante imposée par le montage et des capacités d adaptation dépassées (faible incidence pelvienne ne permettant qu une rétroversion faibledubassinengardantunelordoselombaireadaptée). Les patients ayant une faible incidence pelvienne compensent mal les défauts et excès des courbures sagittales en raison de plus faibles capacités d adaptation (faibles amplitudesdemodifications)delaversionpelvienneetdelapentesacrée. Nousconcluonsdecetteanalysequ ilestnécessairedenepastropcyphoserlespatients scoliotiques présentant une faible incidence pelvienne. Ceci sera permis par une planificationpréopératoirerigoureusedelacorrectionàapporterauplansagittal. Il convient à présent de poursuivre nos recherches par la constitution d une cohorte d unecentained adolescentssainsdefaçonàétablirlesvaleursnormalesdel équilibre sagittal global mesuré à l aide du repère nouveau constitué par les conduits auditifs externes. Certaines des modifications observées au sein de cette série d adolescents atteints de scoliose idiopathique tendent vers la significativité et nous projetons d élargir notre cohortejusqu àplusde500patientsissusdelamêmebasededonnées,avecuneprise 105
107 enchargechirurgicalehomogèneetdesdonnéesd imagerierecueilliesetanalyséesavec lemêmeoutildefaçonàisolerdetrèsfinesdifférences.parailleurs,nousréaliseronssur cettenouvellecohortelesrégressionsstatistiquesmultivariéesnécessairesàl obtention deloismathématiquesrégissantlesrelationsentrelesparamètrespelviens,lalordose lombaire et l équilibre sagittal global comme cela a été fait chez l adulte sain. Nous pourronsainsidémontrerqueladéformationsagittaledurachisscoliotiquerésulteen l ajoutd unparamètre(lacourburesagittalethoracique)àdeséquationsdéjàconnues (48), paramètre qu il convient de corriger lors de la chirurgie pour retrouver une relationphysiologiqueentrelessegments,garantd unmeilleurrésultatcliniqueàlong terme. 106
108 Référencesbibliographiques 107
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122 Annexes:RécepissésdedéclarationCNIL 121
123 122 DéclarationCNILpourl inclusiondes75patientsdel étudedereproductibilité!"#$%&'()*+,-.)/0(%$1"20& )748976),9879):)-;;+;6-</9) 5=8.+>=9)345+6-=?),9)5-7+; )748976),9879) BCA)84=.9*-7,);97=7+97) DEFGH)5-7+;!"#"$%#&'&(&.I)JKL%M(I#N&)J&)N&)(KNK2%$$K)I11&$1&)O'&)M"'$)IM&P)&QQ&N1'K)'#&)JKNLI(I1%"#) J&)M"1(&)1(I%1&R)S)LI)/<+.)&1)O'&)M"1(&)J"$$%&()&$1)Q"(R&LL&R)N"R2L&1T) *"'$)2"'M&P)R&11(&)&#)U'M(&)M"1(&)1(I%1&RT)/&2&#JI#1A)LI)/<+.)2&'1)S) 1"'1)R"R)MK(%Q%&(A)2I()N"'((%&()"')2I()LI)M"%&)JV'#)N"#1(WL&)$'()2LIN&A)O'&) N&)1(I%1&R)(&$2&N1&)LV&#$&RXL&)J&$)J%$2"$%1%"#$)J&)LI)L"%)J')Y)ZI#M%&()GHDC) R"J%Q%K&)&#)[FFBT)9#)1"'1)K1I1)J&)NI'$&A)M"'$)\1&$)1&#')J&)(&$2&N1&()L&$) "XL%]I1%"#$)2(KM'&$)2I()LI)L"%)&1)#"1IRR)^ G_).I)JKQ%#%1%"#)&1)L&)(&$2&N1)J&)LI)Q%#IL%1K)J')1(I%1&RA [_).I)2&(1%#&#N&)J&$)J"##K&$)1(I%1K&$A `_).I)N"#$&(MI1%"#)2&#JI#1)'#&)J'(K&)L%R%1K&)J&$)J"##K&$A B_).I)$KN'(%1K)&1)LI)N"#Q%J%IL%1K)J&$)J"##K&$A E_).&)(&$2&N1)J&$)J("%1$)J&$)%#1K(&$$K$)^)%#Q"(RI1%"#)$'()L&'()J("%1) ))))JVINNa$A)J&)(&N1%Q%NI1%"#)&1)JV"22"$%1%"#T 5"'()2L'$)J&)JK1I%L$)$'()L&$)"XL%]I1%"#$)2(KM'&$)2I()LI)L"%)b)%#Q"(RI1%O'&)&1)L%X&(1K$)cA ) N"#$'L1&P)L&)$%1&)%#1&(#&1)J&)LI)/<+.)^)b)dddTN#%LTQ()c )*+,-.-/012&)3& /*&6& 723&5*/81)1,1903&)3&.*4*.32+3 &4:;<=:>?&@&!7G):)7&N0&(N0&$)X%"RKJ%NIL&$) &/A<;BCDA>B&EF:;CGAH<>:G;B&IGAB&ED&=F7;:G;&DJAGK?D;;D&@))<"#)) +$IX&LL&)e-.>=9) < 5(K$%J& ei%1)s)5i(%$a)l&)ge)z'%#)[fg[ 5I()JKLK]I1%"#)J&)LI)N"RR%$$%"# /A<:>DHD;>&E?L=<A? 2GH&^) )748976),9879):)-;;+;6-</9)5=8.+>=9) =?),9)5-7+; MDA':LD)^);97*+/9),9)/3+7=7@+9) ,+>=9 -EADBBD)^)BCA)84=.9*-7,);97=7+97) +GED&KGB><=&^)DEFGH N:==D)^)5-7+; 1AO<;:BHD&E?L=<A<;> 7f/f5+;;f) J') &GE:FY:[FG[& 2P&M0.32&GJ&M0.3/&@ [YDEFFBE[)FFHHE +GED&2-4&GJ&-Q3&@ D[[Fg /?=R)^)FGBFF``C[F 4<SR&^)
124 123 DéclarationCNILpourles154patientsdel étudedecohorte.!"#$%&'()*+,-.)/0(%$1"20& )748976),9879:)-;;+;6-</9) 5=8.+>=9)345+6-=?),9)5-7+; AB:)84=.9*-7,);97=7+97) CDEFG)5-7+;!"#"$%$&'&(&.H)IJK%L(H#M&)I&)M&)(JMJ2%$$J)H11&$1&)N'&)L"'$)HL&O)&PP&M1'J)'#&)IJMKH(H1%"#) I&)L"1(&)1(H%1&Q)R)KH)/<+.)&1)N'&)L"1(&)I"$$%&()&$1)P"(Q&KK&Q)M"Q2K&1S) *"'$)2"'L&O)Q&11(&)&#)T'L(&)L"1(&)1(H%1&QS)/&2&#IH#1:)KH)/<+.)2&'1)R) 1"'1)Q"Q)LJ(%P%&(:)2H()M"'((%&()"')2H()KH)L"%&)IU'#)M"#1(VK&)$'()2KHM&:)N'&) M&)1(H%1&Q)(&$2&M1&)KU&#$&QWK&)I&$)I%$2"$%1%"#$)I&)KH)K"%)I')X)YH#L%&()FGCB) Q"I%P%J&)&#)ZEEAS)9#)1"'1)J1H1)I&)MH'$&:)L"'$)[1&$)1&#')I&)(&$2&M1&()K&$) "WK%\H1%"#$)2(JL'&$)2H()KH)K"%)&1)#"1HQQ)] F^).H)IJP%#%1%"#)&1)K&)(&$2&M1)I&)KH)P%#HK%1J)I')1(H%1&Q: Z^).H)2&(1%#&#M&)I&$)I"##J&$)1(H%1J&$: _^).H)M"#$&(LH1%"#)2&#IH#1)'#&)I'(J&)K%Q%1J&)I&$)I"##J&$: A^).H)$JM'(%1J)&1)KH)M"#P%I%HK%1J)I&$)I"##J&$: D^).&)(&$2&M1)I&$)I("%1$)I&$)%#1J(&$$J$)])%#P"(QH1%"#)$'()K&'()I("%1) ))))IUHMM`$:)I&)(&M1%P%MH1%"#)&1)IU"22"$%1%"#S 5"'()2K'$)I&)IJ1H%K$)$'()K&$)"WK%\H1%"#$)2(JL'&$)2H()KH)K"%)a)%#P"(QH1%N'&)&1)K%W&(1J$)b: ) M"#$'K1&O)K&)$%1&)%#1&(#&1)I&)KH)/<+.)])a)cccSM#%KSP()b )*+,-.-/012&)3& /*&6& 723&5*/81)1,1903&)3&.*4*.32+3 &4:;<=:>?&@&!7F)d)7&M0&(M0&$)W%"QJI%MHK&$) &/A<;BCDA>B&EF:;CGAH<>:G;B&IGAB&ED&=F7;:G;&DJAGK?D;;D&@))<"#)) +$HW&KK&)e-.>=9) < 5(J$%I& eh%1)r)5h(%$:)k&)fb)y'%#)zefz 5H()IJKJ\H1%"#)I&)KH)M"QQ%$$%"# /A<:>DHD;>&E?L=<A? 2GH&]) )748976),9879:)-;;+;6-</9)5=8.+>=9) =?),9)5-7+; MDA':LD)])/3+7=7@+9) ,+>=9)59,+-67+>=9 -EADBBD)])AB:)84=.9*-7,);97=7+97) +GED&KGB><=&])CDEFG N:==D)])5-7+; 1AO<;:BHD&E?L=<A<;> 7f/f5+;;f) I') &FBdEXdZEFZ& 2P&M0.32&GJ&M0.3/&@ ZXCDEEADZ)EEGGD +GED&2-4&GJ&-Q3&@ CZZEg /?=R)])EFAEE BZE 4<SR&])
125 124
126 Résumé Le rachis des patients atteints de scoliose idiopathique de l adolescent (SIA) présente unepertedescourburesphysiologiquessagittalesthoraciquesetcervicales,provoquant undéséquilibre.cesdéformationspeuventprovoquerunedégénérescenceaccéléréedes structures rachidiennes synonyme de douleurs chroniques et de handicap. L obtention d unrachiséquilibréauxcourburessagittalesphysiologiquesestunenjeumajeurdela chirurgie de la scoliose. Il est nécessaire de comprendre l interdépendance des paramètressagittauxauseindurachisscoliotiquenatifouinstrumenté. Notreétudeportesurunecohorterétrospectivede154patientsatteintsdeSIAetisole chaque paramètre de l équilibre sagittal préopératoire, postopératoire précoce et postopératoire tardif pour établir l existence de corrélations entre les différentes mesures. Elle se propose également d identifier les mécanismes adaptatifs postopératoiresdurachisnoninstrumenté. Danslapremièrepartiedenotretravail,nousavonsvalidéméthodologiquementl outil d analysed imagerieetdéfinilesrepèresradiologiquesutilisésparlasuite. Nous n avons pas identifié de corrélation entre la courbure frontale préopératoire et l incidence pelvienne. L incidence pelvienne est cependant corrélée à la lordose lombaire et à l équilibre sagittal global en préopératoire. Les patients ayant une faible incidence pelvienne sont plus à risque de déséquilibre antérieur postopératoire en raisondeleursfaiblescapacitésd adaptationauxmodificationsduplansagittalinduites parlachirurgie. Cetteétudeadesconséquencespratiquessurlaplanificationpréopératoiredesniveaux d arthrodèseetsurlaplanificationdecorrectionduplansagittalenprenantencompte l incidence pelvienne. Il s agit d une analyse statique d un équilibre dynamique, représentantsaplusimportantelimite. Title:Radiographicchangesofthesagittalspinalplaneinadolescentidiopathicscoliosis afterposteriorfusion.resultsofaprospectivemonocentriccohortstudyof154patients. Mots clés:scolioseidiopathiquedel adolescent reproductibilité équilibresagittal modificationsréciproques rachiscervical Discipline:ChirurgieOrthopédiquePédiatrique Universitéderattachement: UNIVERSITEPARISVRENEDESCARTES 15,ruedel EcoledeMédecine,75270PARISCEDEX06 125
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