LA/POMME\à\TOUT/FAIRE

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1 \\ Les résidences d artistes plasticiens \\ \\ Nord/Pas de Calais \\ \\ Pays de Loire \\ \\ Dordogne \\ \\ points de vue \\ LA/POMME\à\TOUT/FAIRE

2 \\ Les résidences d artistes plasticiens \\ \\ Nord/Pas de Calais \\ \\ Pays de Loire \\ \\ Dordogne \\ \\ points de vue \\

3 \\ 1 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

4 Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\ 2\\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

5 AVANT PROPOS SOMMAIRE I LES RESIDENCES EN NORD/PAS DE CALAIS Cédric Loire Un modèle? Le territoire, ses habitants : un thème récurrent Autorisation de sortie Statuts de l artiste Affirmation du statut d artiste La préférence à la commande Déroulement des résidences Buts, enjeux, bénéfices Fiches techniques des lieux II LES RÉSIDENCES EN PAYS DE LA LOIRE Anne Giraud La précarité du milieu de l art contemporain Les résidences : moyens pour penser, pour produire et pour accéder au réseau Élargissement des relations entre les artistes et les structures Liberté de création pour les artistes Aisance dans la mise en œuvre des résidences Caractéristiques spécifiques des résidences en Pays de la Loire Le Frac pionnier dans la mise en place de résidence L approche des publics : la résidence comme dispositif plus «opérant» pour appréhender l art contemporain Les résidences alternatives Prospectives à l issue des résidences en Pays de la Loire Le-dit assistanat des artistes et la malléabilité des structures Les résidences d artistes : une évolution exemplaire? Fiches techniques des lieux III LES RÉSIDENCES DE L ART EN DORDOGNE Michèle Grellety et François Andès Le dispositif des «Résidences de l Art en Dordogne» Pour quoi faire, avec qui? Comment? Déploiement de la politique Culturelle du ConseilGénéral de la Dordogne Fiches techniques des lieux BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE REMERCIEMENTS \\ 3 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

6 AVANT PROPOS En 2002, le Conseil Général du Pas de Calais a confié à l association La Pomme à tout faire la mission d animer le réseau des lieux de diffusion de la création contemporaine du département. Ce réseau informel réunit une trentaine de structures culturelles (associations, musées, services culturels de collectivités ) programmant plus ou moins régulièrement des expositions d art contemporain. Dans ce cadre, La Pomme à tout faire a mis en place des groupes de réflexion thématiques en direction des membres du réseau. Un de ces groupes a choisi de se pencher sur la question de la résidence d artistes plasticiens. Ces séances de travail ont permis, en association avec des partenaires culturels du département du Nord, d identifier des lieux d accueil ainsi que leurs objectifs, fonctionnements et moyens. Il est apparu qu aucun document relatif aux résidences d artistes en Nord/Pas de Calais n existait et que cet outil pouvait aussi bien servir aux plasticiens qu aux structures souhaitant développer ce type d activité. Grâce à sa lettre d information, l association a pris contact auprès de tous ses partenaires en région afin de les informer de la mise en place d une étude sur les lieux d accueil d artistes plasticiens. Douze lieux de résidence dans le Nord et le Pas de Calais ont été identifiés et/ou se sont faits connaître. \\ 4 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

7 L association a donc missionné Cédric Loire pour mener une étude sur les lieux de résidence de la région. Il nous a semblé important de croiser les regards et de nous intéresser également à d autres expériences menées en France : en particulier la région des Pays de la Loire, pionnière dans le domaine des résidences d artistes, et le département de la Dordogne qui développe depuis plusieurs années des projets de résidence. Cet ouvrage est donc le reflet de la situation culturelle et économique des résidences d artistes plasticiens dans les régions évoquées. Il se veut un outil de transmission auprès des responsables culturels, des élus et des artistes d un certain nombre d expériences, sans être ni des exemples ni des modèles dans ce domaine. LA/POMME\à\TOUT/FAIRE La Pomme à tout faire, avril 2005 \\ 5 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

8 LES RESIDENCES EN NORD/PAS DE CALAIS Cédric Loire Depuis quelques années, les résidences d artistes se multiplient en région Nord-Pas-de-Calais, sous la forme de nouvelles structures ou au sein de structures existantes. Les dates de création s échelonnent régulièrement à partir de , au point qu aujourd hui, l accueil des artistes en résidence apparaît comme une tendance lourde de l action des institutions et des associations culturelles. De forts contrastes et des particularismes apparaissent dans la forme, les motivations, autant que dans les statuts et budgets de ces structures. D où la nécessité de voir s il est possible d établir entre elles des rapprochements, de marquer les différences en essayant de saisir ce qui les motive, pour esquisser un paysage des résidences d artistes en région. Pour y parvenir, s est fait sentir le besoin d établir une grille de lecture, la même pour tous, quitte à ce que certains peinent à «rentrer dans les cases» : la méthode semblera plus rigide qu elle ne l a été en réalité. En fait, cette grille, sous forme de questionnaire, a été remise à chaque responsable de lieu concerné, pour servir de base de discussion lors des rencontres qui ont eu lieu de juin à juillet Les remarques qui suivent constituent la synthèse de ces échanges. UN MODÈLE? Le modèle historique français des résidences d artistes est la Villa Médicis, siège de l Académie de France à Rome depuis sa création par Colbert en Si elle demeure l inspiratrice de nombreuses démarches entreprises par les institutions et associations culturelles, le contexte politique, artistique et culturel ayant connu de nombreux bouleversements depuis, il est bien évident qu aucune des structures étudiées ne correspond à ce modèle. Sur les 12 structures approchées, 10 sont des associations «Loi 1901», 2 sont des structures municipales : le Musée du Touquet et la Maison de l Art et de la Communication de Sallaumines. Cette dernière était toutefois une association au moment de sa création en 1992, puis fut intégrée aux structures municipales. Les nouveaux modèles ou nouvelles expériences apparaissent davantage dans le contexte privé et associatif qu au sein des institutions publiques. Ces dernières créent cependant de plus en plus en leur sein des résidences d artistes, en relation avec le \\ 6 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

9 développement de leurs autres activités. Il convient d ajouter que la totalité des structures étudiées bénéficient de financements publics émanant de la Région ou des Départements : les pouvoirs publics préfèrent ainsi soutenir l initiative et l action de gens de terrain dans un domaine pointu où les compétences et possibilités de manœuvre institutionnelle peuvent se révéler relativement restreintes. Plusieurs structures témoignent d une action déjà ancienne dans le domaine de l accueil d artistes : la Maison de la Faïence à Desvres ; le Quai de la Batterie à Arras ; la Maison d Accueil des Jeunes Travailleurs et Artconnexion à Lille. Des formes hybrides apparaissent : musée développant une politique d accueil d artistes contemporains (Musée du Touquet), collectif d artistes plaçant l échange et le déplacement géographique au cœur de leur processus de travail (La Plate- Forme), bureau organisant l accueil d artistes sur place ou «hors les murs» (artconnexion) Un premier constat peut d ors et déjà être fait : aucune des structures approchées n a fait de l accueil d artistes sa seule activité. Un deuxième constat porte sur la grande diversité des actions menées sous l appellation «résidences d artistes» appellation que certains responsables trouvent impropre à qualifier vraiment leur démarche, ou qu ils utilisent faute de mieux. Parfois, certaines interrogations émanent des acteurs eux-mêmes : le terme désigne-t-il précisément la réalité du terrain? Il est en effet parfois un peu facilement utilisé pour qualifier le simple séjour d un artiste lors de la préparation ou du montage d une exposition. Si l on applique ce terme au domaine «hôtelier», pourquoi ne pas considérer dans ce cas que les musées, centres d art et FRAC accueillant les artistes pendant les montages accueillent eux aussi des artistes en résidence? Le Musée des Beaux Arts de Tourcoing a par exemple accueilli 18 artistes de 3 nationalités durant la préparation de l exposition Fragile en 1998 ; le Fresnoy reçoit quant à lui dans ses murs les artistes-professeurs invités ; des artistes étrangers sont hébergés par le FRAC Nord-Pas-de-Calais pour des projets spécifiques Il convient donc d être exigeant et vigilant : le terme de «résidence» ne peut s appliquer, à mon sens, que si la structure est susceptible d apporter à l artiste davantage qu un lieu d exposition et un accueil hôtelier : spécificité d une commande, partage de savoir-faire, nouveaux réseaux de diffusion, richesse d un regard sur une démarche et une production LE TERRITOIRE, SES HABITANTS : UN THÈME RÉCURENT Le territoire comme matière première de la résidence d artistes est une notion récurrente, qui apparaît plus particulièrement et avec davantage d intensité dans les structures hors métropole lilloise, dans des lieux ne pouvant pas, a priori, bénéficier de l afflux de public habitué à un contact avec une offre culturelle diversifiée. Il s agit pour ces structures de s appuyer sur un contexte social, de dialoguer avec les collectivités locales dont elles recherchent le soutien moral, logistique, financier ou avec de rares financeurs privés, et de parvenir à créer du lien avec le monde enseignant et associatif. Le lieu commun, au propre comme au figuré, est le territoire au sein duquel la structure s inscrit. L accueil de l artiste en résidence crée un appel d air, une dynamique activant la structure comme interface : créer du lien entre la structure, la création contemporaine, les habitants, leur patrimoine et le politique est ainsi au centre du projet de l Espace 36, dans une ville historique, ou de la Chambre d eau, en milieu rural. Le premier a organisé l accueil des artistes (Erik Chevallier, Rémi Guerrin, Sophie Vaupré) autour de la thématique «Visions de la ville», son architecture, son patrimoine, ses paysages, ses habitants. La seconde a \\ 7 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

10 notamment invité Benoît Ménéboo (plasticien photographe) et Jean-François Pocentek (auteur) à interroger le territoire au travers du parcours du Cavalier de mine Somain Péruwelz : patrimoine et histoire locale y sont revalorisés, réappropriés par les habitants. L action de l artiste, son travail in situ permettent à ces derniers de reprendre conscience de la particularité et de la valeur d un héritage partagé. Soulignons aussi l approche «à rebrousse-poil» du Musée du Touquet, qui invite des photographes à travailler sur le territoire environnant et sur la ville (Patrick Bard, Frédéric Bellay, Alain Ceccarolli). Ce projet très habile dans sa conception et sa mise en œuvre s inscrit dans l histoire de la ville et de la constitution des collections du musée, au travers de la redécouverte des figures mondaines photographiées aux débuts du tourisme balnéaire. En même temps, il révèle une attitude sans complaisance ni recherche de valorisation facile propre à l art de bord de mer toujours friand de coins pittoresques : apparaît la dimension critique de la photographie dans une approche à la fois documentaire et artistique. Loin des clichés de cartes postales ou des vues touristiques, elles révèlent la réalité de milieux sociaux et culturels contrastés autant que les beautés cachées et parfois inattendues des paysages. Autorisation de sortie L une des motivations d artconnexion est de permettre en région une respiration nécessaire mais trop souvent manquante : sont accueillis des artistes étrangers porteurs d un regard «frais» sur le territoire ou le plus souvent simplement mus par la volonté d entamer ou de poursuivre un projet. Simultanément est permise une sortie salutaire des artistes «régionaux» (on voit comme ce terme est déplacé), déprimés parfois d avoir écumé tous les lieux du réseau «Drac» et finalement revenus à leur point de départ, sans contact à l extérieur ni possibilités nouvelles de visibilité sur place. Cette situation est un comble compte tenu de l image du Nord-Pas-de-Calais «terre de transit», ou de celle de Lille, fière d être à quelques dizaines de minutes, en train, des grandes capitales culturelles européennes que sont Bruxelles, Londres et Paris. Artconnexion bénéficie d un réseau important de financeurs publics (AFAA, CUDL, Villa Médicis hors les murs, British Council) ou privés (Fondation Glenfiddich) et de contacts en Ecosse, Canada, Japon, qui permet de mettre en place une circulation d artistes en et hors région. L association demeure fidèle aux artistes dont le travail est suivi depuis plusieurs années. Plutôt que de chercher systématiquement l obtention d une restitution immédiate, c est la structure qui s adapte au rythme de travail de l artiste. Chaque artiste (ou critique d art, ou designer ) est accueilli au sein d un réseau important dont il devient lui-même un membre actif, «renvoyant l ascenseur» en mettant en relation d autres personnes, après avoir bénéficié d un soutien logistique. Cela permet d éviter la spirale de l assistanat, comme de rester le plus autonome possible par rapport au réseau institutionnel, sans pour autant se couper de ce dernier. (1) Philippe Massardier a en charge la direction de la Maison de la faïence dès sa création en Dans ce cadre, il définit et met en place les résidences d artiste. Depuis juin 2004, il assume les fonctions de directeur de la culture de la Communauté d agglomération d Artois L accueil d artistes en résidence à la Maison de la Faïence de Desvres repose sur le partage d un savoir-faire spécifique et local : la ville compte en effet plusieurs faïenceries. Pour Philippe Massardier (1), il s agit de réactiver la collaboration des artistes avec ce savoirfaire et ces techniques : les exemples de Gauguin et Picasso, ou encore les expériences menées par les Constructivistes et les artistes du Bauhaus dans le domaine des «arts appliqués» constituent un point de repère dans l histoire de l art. La pratique de l artiste est nourrie du savoir-faire des ouvriers des faïenceries, tandis que ces derniers voient leur rapport à ce \\ 8 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

11 matériau et ces techniques modifiées, enrichies par le regard et le projet de l artiste. On peut d emblée souligner la grande diversité des pratiques accueillies, dont peuvent témoigner les productions aussi différentes que celles d Abdelhakim Henni, Bruno Dumont ou François Andès Ce passage apparaît comme un moment important dans le cursus des artistes : le travail de Dumont est entré «en conversation» avec celui réalisé à Limoges par Bernard Guerbadot, dans une exposition commune à Amilly ; le projet Géocommodes d Andès se poursuit en dordogne Le matériau essentiel du travail que les artistes sont engagés à mener est fréquemment incarné par la terre elle-même, porteuse de la mémoire du travail des hommes, des violences sociales comme des utopies politiques ; porteuse en même temps d une histoire plus ancienne, glorieuse et prospère. Ce sont sans doute ces contrastes qui ont fait du Nord/Pas-de- Calais un territoire photographique et cinématographique, d où la récurrence de ces pratiques dans le contexte des résidences d artistes. Il est remarquable que les démarches artistiques les plus retenues pour ce genre d action sont celles qui semblent se prêter le mieux à l indexation, à l inventaire du territoire, son patrimoine, ses habitants : photographie, vidéo, travail interactif en lien avec les organisations et les populations locales. Cela révèle la nécessité et l importance d un inventaire critique, mais aussi le danger de redites et de glorification passéiste. À défaut d être parvenu à maintenir une activité économique, on «muséifie» d anciens lieux de production qui deviennent lieux de mémoire de ce qu ils ont été. Les responsables de structures sont bien sûr vigilants ; ils cherchent à inscrire leur projet dans une actualité renouvelée, et à accompagner voire précéder ou infléchir l évolution du territoire. On ne peut dissocier totalement l activité des résidences d artistes de ces mutations de lieux économiques en lieux culturels : charge à l artiste de réactiver un patrimoine économique, social, culturel. Le risque de sclérose est cependant perceptible : la résidence n a pas de sens si elle n est pas suivie d un départ, d une sortie hors du territoire pour les artistes qui en sont originaires, sortie qui se révèle difficile faute de relations privilégiées entre les lieux de résidences en région et ceux d ailleurs. Dans ce contexte, l artiste ne court-il pas le risque de devenir un pansement social, alors qu il se trouve souvent lui-même dans une situation précaire? Serait-ce là aujourd hui le seul horizon de l artiste en résidence? Serait-ce là l unique légitimité des structures culturelles? La Villa Médicis, destinée à l origine essentiellement aux peintres et sculpteurs, en accueille toujours aujourd hui, ainsi que des musiciens, vidéastes Quid des peintres et sculpteurs dans les résidences d artistes en région, dont beaucoup se sont très vite tournées vers un travail de médiation? Certains sculpteurs peuvent il est vrai trouver un écho à leurs préoccupations dans l investissement d un lieu d exposition ou d un espace public mais les exemples sont rares ; ils le sont encore plus s agissant les peintres. Il ne s agit pas ici de défendre une quelconque corporation, mais de remarquer que cette absence fait sens, en renforçant la présomption d une certaine instrumentalisation des artistes, à laquelle la peinture paraît échapper, dans la mesure où elle offre au regard la résistance d une œuvre et non la sympathie d un dispositif de médiation. \\ 9 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

12 STATUTS DE L ARTISTE Un ami Le statut de l artiste en résidence est très variable : souvent, il est avant tout un «ami» que l on invite à travailler et à montrer son travail seul ou avec les autres artistes. Cette situation est particulièrement visible dans le contexte des collectifs d artistes (La Plate-Forme) ou des associations gérées par des artistes (Cent lieux d art). L accueil se fait «à la bonne franquette», dans l esprit de générosité et l énergie qui caractérisent ces organisations. Le bénévolat est omniprésent : dans le compterendu de l assemblée générale de Cent lieux d art, l investissement personnel de Gilles Fournet et de Jacqueline Gueux apparaît comme «un choix personnel au profit des objectifs de l association et de la convivialité» Ce mode de fonctionnement, s il révèle le manque de moyens financiers de ces associations, permet d abord une plus grande souplesse de fonctionnement, une plus grande réactivité aux envies, découvertes, énergies nouvelles pouvant naître d une rencontre. À vrai dire, il est difficile de ranger l activité de La Plate-Forme aux côtés des autres résidences d artistes : gérée collégialement par des artistes dont certains occupent, moyennant un loyer, les espaces d atelier surmontant le lieu d exposition, elle correspond d abord à une nécessité de confrontation et de collaboration dans le cadre du travail. Cela peut se faire avec d autres artistes, comme ce fut le cas avec les Hollandais de Rotterdam en novembre 2002, ou prochainement, avec une entreprise locale, basée sur l économie solidaire et créée par d anciens dockers. Un salarié Rarement, l artiste peut devenir un salarié de la structure : c est le cas à la MAJT et à l H du Siège. La situation est alors juridiquement et fiscalement très claire, mais s y pose la question du statut de l artiste, et par là de son rôle dans la structure et au-delà dans la société. À la MAJT, l artiste est salarié de l association, en contrat à durée déterminée. Celui-ci stipule la réalisation d une ou plusieurs pièces, leur exposition accompagnée d une édition, ainsi que l implication de l artiste dans l animation de rencontres, conférences ou workshop. Pour ce lieu à l origine non culturel mais longtemps le seul à Lille sur le terrain de l accueil d artistes, cette intégration permet de donner un statut précis à l artiste, en même temps qu une fonction : s il est luimême un «jeune travailleur» accueilli, il participe également à l action de la MAJT. L artiste se trouve ainsi au cœur de la cité. Il est un travailleur parmi d autres travailleurs. Se fait sentir ici le projet social du lieu, jusque dans sa dimension utopique. En outre, la MAJT formule par ce biais une attente envers l artiste : il s agit pour ce dernier d être capable de produire une réponse à ce contexte, de créer un dialogue, une interaction. Le choix des artistes par Bruno Liénard, directeur, repose en partie sur leur capacité à endosser cette fonction. S Il n est pas lieu d en débattre ici, il est cependant clair qu apparaît là un parti pris dans lequel l artiste joue le rôle de médiateur social au sein de la structure et face au public qu elle accueille. Mais la position de l artiste en travailleur social est-elle tenable, dans la mesure où son propre statut d artiste se trouve temporairement mis entre parenthèses par le statut juridique auquel il est soumis? Pour l H du Siège, le problème se corse : là où la MAJT peut justifier du statut octroyé à l artiste qu elle emploie par le contexte qu elle représente et l action qu elle exerce, l H du Siège emploie l artiste en l intégrant au personnel pour de seules commodités administratives. Les responsables, Philippe Bétrancourt et Pascal Pesez, considèrent que l artiste «accueilli» doit participer à l action de la structure : c est-à-dire qu il est à son service littéralement puisque c est contractuel. L artiste se retrouve salarié payé au SMIC. Il me semble qu il y a là une confusion, voire une dérive, dans cette inversion des rapports : la structure n est pas à la base du travail de l artiste ; pourquoi donc doit-il l intégrer? Cela veut-il dire que son implication serait moindre s il demeurait un intervenant extérieur? N est-ce pourtant pas la structure qui devrait accepter d être investie, discutée, voire mise «en danger» par l irruption de ce corps étranger qu est l artiste? Au final, ce rapport entre l artiste et la structure est dérangeant, car il repose sur une relation perverse et oppressante : celle de l employé et de son patron, ce que la lecture du projet de cahier des charges ne fait que confirmer. \\ 10 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

13 Affirmation du statut d artiste La rémunération en droits d auteur demeure la solution la plus usitée par les différentes structures abordées : la procédure est simple et relativement souple ; en outre, c est celle qui occasionne, à rémunération brute égale, les retenues les moins importantes. Au-delà de ces considérations pratiques, Luc Brévart (Quai de la Batterie à Arras) assume une position plus radicale, incarnant une forme de militantisme responsabilisant : l un des critères indispensables dans le choix d un artiste est l affiliation de ce dernier à la Maison des Artistes (régime spécifique de sécurité sociale). Exerçant une activité rémunérée, l artiste cotise en tant qu artiste reconnu dans sa fonction. C est la reconnaissance pleine et entière d un statut et d une activité spécifique, assumés tant par l artiste que par la structure d accueil. Le fonds de provenance de cet attachement à un régime spécifique reconnaissant la profession est sans doute à rechercher dans le militantisme des gens de spectacle, côtoyés par Luc Brévart, attaché à préserver dans son lieu une dimension pluridisciplinaire. Il est vrai cependant que ce système, dans la pratique, a peut-être ses contraintes et ses limites : il nécessite de cotiser au sein d un régime ne couvrant l artiste qu à partir d un certain niveau de revenus qu il s agit d atteindre, faute de quoi l on cotise à perte. Il faut alors trouver un autre moyen de bénéficier d une couverture sociale correcte. Il n en demeure pas moins que la position catégorique de Luc Brévart vise à préserver le statut de l artiste en tant que tel, à reconnaître son existence et sa participation à la vie de la cité : à ce titre, c est sans doute la position qui, d un point de vue politique, est à la fois la plus clairement énoncée et la plus évidemment défendable. Artconnexion, pour toute collaboration avec un artiste, signe une convention avec ce dernier. Il s agit non seulement d accueil d artistes en région, mais aussi de l organisation de résidences à l étranger pour des artistes locaux. Ces séjours sont organisés en fonction de l évolution du travail de l artiste, mais aussi dans le but de réaliser des projets spécifiques ; les termes du contrat sont donc à établir au coup par coup, puisqu il n y a pas d attente «standard». Le projet de l association est ainsi formulé : «L accueil en résidence ne se fait que sur accord autour d un projet artistique précis pour lequel l association se sent concernée et compétente pour apporter une aide logistique, financière et humaine». Il débouche ou non sur la réalisation d une exposition mais toujours sur des propositions concrètes d un suivi de l artiste (mise en réseau, édition, etc.). Suivant le projet et les partenaires lorsqu il y en a, l artiste dispose d une bourse avec frais de voyage, per-diem, participation à la production. Dans tous les cas une convention fixant les conditions de séjours et les engagements réciproques est signée entre l artiste et l association. La préférence à la commande Que l artiste soit salarié, rémunéré en droits d auteur ou prestation de service, ce qui caractérise la quasi-totalité des structures d accueil est la récurrence de la commande accompagnant la proposition de résidence. La structure est souvent producteurdiffuseur de l œuvre réalisée en résidence. Cette solution permet d obtenir des financements sur projet, sur le modèle de l industrie cinématographique. Ainsi à l Espace 36, le contrat prévoit que l artiste en résidence est tenu de produire des pièces en vue d une exposition avec publication. Les œuvres produites demeurent la propriété des artistes, le lieu ne constituant pas une collection. Au Quai de la Batterie, une convention (ou une facture) est établie avec l artiste, stipulant la production d une pièce, d une exposition ou d une publication, mais l association ne formule aucune attente dans le domaine de l animation d ateliers : c est elle-même qui s en charge, refusant, selon les termes de Luc Brévart, de faire de l artiste un «pansement social». À la Chambre d eau, le contrat est envisagé comme un cadre donné dans la démarche de création ; il formule l attente de la structure à l artiste dans un territoire donné. Le contrat mentionne la cession des droits sur les textes et les images produites, précise la rémunération en droit d auteur et la prise en charge des frais de déplacement et de production de l œuvre. Les artistes sont logés et nourris sur place : deux chambres indépendantes sont aménagées pour les accueillir. En plus de la réalisation des photographies et de la rédaction des textes, il revient aux artistes d ouvrir un dialogue avec les habitants pour en tirer la matière de leur intervention et construire leur projet en lien étroit avec le territoire, son histoire, ses habitants et ses représentants. \\ 11 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

14 Au Musée du Touquet, c est une prestation de service qui permet de payer et de défrayer les artistes sur la base d une délibération du Conseil Municipal. Le contrat engage l artiste à réaliser au moins 32 photos qui constitueront le matériau de l exposition et de la publication qui succèderont à sa résidence. Chaque résidence dure une année, au cours de laquelle l artiste assure en moyenne deux mois de présence effective. L artiste est également tenu d animer un atelier de travail avec un groupe d enfants de villes environnantes. Une exposition des travaux d enfants s ensuit, puis au bout de trois résidences, c està-dire au bout de trois ans, un catalogue des œuvres des enfants sera publié. Les photographies réalisées par l artiste au cours de sa résidence demeurent la propriété du musée, qui augmente et enrichit son fonds photographique historique (comme la Maison de la Faïence et la MAC), mais Patrice Deparpe, conservateur du musée à l origine de cet accueil d artistes, précise que les photographies sont rendues disponibles et prêtées pour toute autre exposition personnelle ou collective. Carte de la Région Nord - Pas-de-Calais \\ 12\\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

15 DÉROULEMENT DES RÉSIDENCES La durée et les modalités de séjour en résidence sont aussi nombreuses et variées qu il existe de structures, d autant que certaines sont très souples de ce point de vue : la Plate-Forme, artconnexion, Cent lieux d art par exemple adaptent au coup par coup les modalités des engagements réciproques. Pour les autres (Espace 36, Maison de la Faïence, Chambre d eau, MAC, Galerie Arc-en-Ciel), le plus souvent, le rythme de succession des résidences correspond à celui d une par année. Ce rythme assez ample est dû à la fois à la lourdeur de la préparation, tant d un point de vue artistique que financier, qu à un coût budgétaire et humain important qui ne permet pas aux structures d assurer davantage de résidences d artistes dans l année. Cette situation se double du fait que les structures ne disposent souvent que de moyens d accueil (logement, atelier) pour un artiste à la fois (MAJT, Maison de la Faïence, H du siège ), et ne peuvent donc techniquement en accueillir davantage. À noter l exception que constitue la Chambre d eau, qui accueille le plus souvent deux artistes à la fois (un photographe et un écrivain). Ceci correspond au projet spécifique de cette structure qui met en place des projets d édition en commun. Les deux résidents sont donc amenés à travailler ensemble. D une manière générale, les responsables des structures marquent leur préférence pour ce rythme de travail, puisqu il permet à l artiste de bénéficier d un «temps long», qui lui permet de bien mûrir son travail, surtout lorsque celui-ci porte sur le territoire. Patrice Deparpe insiste sur ce point, particulièrement sensible dans la ville où est implanté son musée : il s agit d éviter les visions stéréotypées du bord de mer, les cartes postales sans nuance qui résulteraient immanquablement d un regard trop hâtif porté sur le territoire. Ces résidences annuelles sont organisées selon des temps de présence discontinus et variés en fonction du rythme de travail de l artiste et des éventuelles prestations spécifiques qu il doit assurer (ateliers, rencontres). Certains projets proposent des nuances : «petites» et «grandes» résidences à l H du Siège sont ainsi envisagées dans la programmation (1). Les «grandes résidences» (une par an) correspondraient à un séjour de travail, suivi d une exposition et d une publication, selon le modèle classique de la résidence. Les «petites» résidences, ou résidences de recherche, seraient plutôt des coups de pouce à des artistes en recherche de lieu de travail, pour une courte période. Ces petites résidences, n engageraient pas de dépenses autres que le prêt des locaux et l achat de matériel (l artiste ne bénéficie pas de rémunération). Il est pour le moment difficile de qualifier et de quantifier l impact de ces «coups de pouce» : l intérêt économique pour l artiste n est sans doute pas négligeable, la location d un atelier pouvant se révéler coûteuse, et les locaux disponibles pas forcément nombreux. Mais sans engagement particulier, comment l artiste peut-il trouver ses marques en un laps de temps de deux mois? Outre que son temps de séjour, donc de travail, est limité, l artiste est tenu contractuellement d ouvrir ses portes et d accueillir des rencontres publiques au cours desquelles il devra présenter sa démarche auprès des acteurs socioculturels et des enseignants. Il me semble qu il s agit là d une dérive : l artiste non rémunéré est sous le coup de contraintes qui, en dépit de la mise à disposition d un atelier, ne lui permettent pas de travailler, mais l obligent à faire un travail de médiation et de promotion de la structure, alors que cette dernière s en tient pour sa part à des engagements minimums. (1) Lors de la rédaction du texte, ces actions étaient encore à l état de projet \\ 13 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

16 BUTS, ENJEUX, BÉNÉFICES Plus-values et cache-misère Il est aisé de saisir en quoi l accueil d un artiste assure un bénéfice à la structure d accueil : le public manifeste généralement un grand intérêt pour le processus de création (auquel il est parfois convié à participer), en même temps qu une fascination certaine pour le personnage incarné par l artiste. La résidence d un artiste donne aussi la possibilité de développer des projets communs ou en lien avec d autres structures, culturelles ou non, et donc de s insérer davantage dans le réseau local : l artiste et son travail font le lien. La présence de l artiste est aussi l occasion de développer des activités pédagogiques : animation autour du travail, de l univers de l artiste ; participation éventuelle de l artiste à l animation de rencontres, débats, ateliers L accueil d artistes peut permettre aussi d appuyer des demandes de financement : la résidence est en quelque sorte une activité de «prestige», elle peut être un moyen efficace d attirer l attention des financeurs publics ou privés sur des projets spécifiques : la résidence sert de vitrine. Encore une fois, l artiste fait fonction de médiateur. Cette situation engendre ses effets pervers : en étant très critique, on est amené à penser que l accueil d artistes est parfois une solution de facilité permettant d avoir l air de faire quelque chose d important, en s inscrivant dans l air du temps ; un moyen commode de justifier l existence et la pérennité d une structure sans se donner la peine de risquer le parti pris d une programmation ou d un mode de fonctionnement originaux : c est la démarche de l artiste invité qui s y substitue. La seule présence de l artiste assure une forme de légitimité à l existence d une structure et à ses activités. Si la «plus-value» accordée par l accueil d artistes est clairement identifiée et formulée par les responsables de structure, l intérêt les intérêts de l artiste, et le bénéfice qu est sensé lui octroyer son séjour en résidence sont moins évidents, au point parfois de n être pas clairement abordés dans les réponses formulées. Ce manque révèle alors un impensé : la fonction du séjour dans l évolution de la démarche artistique ne semble pas toujours apparaître comme le principal enjeu de l accueil en résidence. En même temps, la résidence peut se révéler être le cache-misère des politiques publiques de soutien à la création. Accompagné de subsides sous la forme d une bourse, du paiement d une commande, du prêt d un atelier ou d achat de fournitures le séjour en résidence permet temporairement à l artiste de gagner sa vie entre deux périodes d animation d atelier en milieu scolaire ou autre travail alimentaire. Ces bourses, censées permettre à l artiste de se consacrer entièrement à son travail, et donc soutenir la création, ne sont souvent rien d autre que des aides à caractère social qui s ignorent à peine, pour des artistes en grande précarité, qui se consacrent difficilement et simultanément à l exercice d un emploi, au montage des dossiers de subvention ou à la recherche de galeries, et tout de même à leur travail artistique. Cédric Loire juillet - août 2003 \\ 14 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

17 FICHES TECHNIQUES DES LIEUX NORD - PAS-DE-CALAIS \\ 15 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

18 FICHES TECHNIQUES DES LIEUX DANS LE PAS-DE-CALAIS Espace 36 Galerie d art contemporain 36, rue Gambetta SAINT OMER T Contact : Benoît Warzee, directeur Association Loi 1901 Date de création : ère résidence : 2000 (Erik Chevallier) L association assure l accueil d artistes, les expositions (galerie de 50 m 2 ), les rencontres avec le public, le travail avec les partenaires locaux et extérieurs, et en direction des publics scolaires. Le travail est axé sur le regard porté sur la ville et ses habitants ; dans les projets à venir, le but sera d amener ces derniers à prendre une part active dans le processus de création, puis, peut-être, de parvenir à transformer le regard sur la ville. Financements : Conseil Général du Pas-de-Calais Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais DRAC Ville de St Omer Musée du Touquet Avenue du Golf LE TOUQUET T F Contact : Patrice Deparpe, Conservateur Musée Municipal Date de création : En 1989, achat de la villa où il a pris place aujourd hui. 1 ère résidence : 1999 (Patrick Bard). Choix de la photographie comme axe de la résidence. Une exposition ponctue chaque résidence, elle s accompagne d une publication. Animation par le photographe d un atelier avec les enfants, qui débouche sur une exposition au musée. La demande faite aux photographes repose sur différents thèmes liés au territoire qu on leur propose d aborder : les gens, la ville, la lumière... Financements : Ville du Touquet Conseil Général Ministère de la Jeunesse et des Sports Fuji Maison de la Faïence, musée de la Céramique Rue Jean Macé - BP DESVRES T F Contact : Bernard Guillemet, directeur Association Loi 1901 Date de création : ère résidence : 1993 Mise à disposition d une maison d artiste (galerie au rez-de-chaussée, étage : logement et atelier de conception et préparation ; atelier de réalisation dans les entreprises) Production d expositions avec catalogue. Le choix des artistes est fondé sur la possibilité d une réponse de leur part à la confrontation avec le matériau et les techniques de la céramique. Les artistes accueillis n ont jamais au préalable expérimenté la céramique. Financements : Ville de Desvres Conseil Général Conseil Régional DRAC \\ 16 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

19 Quai de la Batterie rue des Jongleurs ARRAS T Contact : Luc Brévart, directeur Association Loi 1901 Date de création : ère résidence : 1989 Partage du lieu de production ; territoire comme sujet de départ. Espace de travail et outils de production : gravure, sérigraphie, livres, céramique et verre. Accueil de l artiste chez l habitant (membres de l association). La résidence est d abord un moment de partage de l espace de travail, d où naissent des rencontres et échanges nourrissant les projets en cours ou à venir. Financements : Ville d Arras Conseil Général Conseil Régional Ressources propres Arc-en-Ciel Place Gambetta - BP LIÉVIN T F Contact : Sylvie Présa, responsable arts plastiques et cinéma Association Loi 1901 Date de création : septembre 1989 ; Galerie ère résidence : 2002 (Olivier Despicht) Galerie 120 m 2, deux ateliers sur place, un à l extérieur dans un Béguinage (labo, atelier, espace d exposition). Exposition, workshop, rencontres, édition (catalogue, CDRom, DVD). La structure privilégie un moment de création et de rencontre avec le public. Financements : Ville de Liévin DRAC Conseil Général Conseil Régional Maison de l Art et de la Communication Rue Arthur Lamendin SALLAUMINES T F Contacts : Paskal Castelein, Directeur, et Sébastien Naert, Chargé de mission Arts Plastiques Équipement municipal Date de création : ère résidence : dès l origine, accueil en résidence au travers de l activité de Guy Carpentier, ancien directeur. Logement (maison avec neuf chambres), deux ateliers pour enfants ; salles d exposition d environ 200 m2 (hauteur sous plafond 4 m). Exposition, ateliers, rencontres. Publications sous forme de catalogue ou de CDRom. Une particularité de ce lieu réside dans le fait qu il a constitué une collection à partir des œuvres réalisées en résidence et acquises par la ville de Sallaumines Financements : Ville de Sallaumines DRAC Conseil Général Conseil Régional \\ 17 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

20 DANS LE NORD La Plate-forme 67/69, rue Henri Terquem DUNKERQUE T Contact : Patrick Le Bellec, président Association Loi 1901 Date de création : Ouverture du lieu en avril ère résidence : accueil d artistes hollandais en novembre 2002 Structure organisée sur le modèle du collectif d artistes. Échanges avec des artistes étrangers ; volonté de déplacer la Plate-Forme ailleurs, en fonction du projet. Travail en lien avec des structures non culturelles, sur le territoire dunkerquois. Espace d exposition 150 m 2 ; Ateliers loués à l étage sur 150 m 2. Le dénominateur commun de toutes les actions menées par ce «collectif» est le travail, qu il soit artistique ou non. Ce qui est privilégié est donc un temps de travail, de réflexion et d échange, qui peut être discontinu, se dérouler sur place ou ailleurs. Financements : DRAC Ville de Dunkerque (des demandes sont en cours auprès du Conseil Régional et du Conseil Général) artconnexion Agence de production et de médiation en art contemporain rue du Priez LILLE T F Contacts : Bruno Dupont, directeur et Amanda Crabtree Association Loi 1901 Date de création : ère résidence : 1995 (Gilbert Boyer) Accueil d artistes, graphistes, designers, critiques, sur place (espace d exposition, atelier en fonction du projet, logement). Mise en réseau, édition, aides à l élaboration de projets, demandes de bourses, résidences à l étranger. L association est fondée sur le principe de l échange, de l accueil d artistes étrangers en région et de l organisation de séjours à l étranger. La structure accueille également des graphistes, des professionnels du milieu de l art contemporain, critiques, etc. Financements : CUDL AFAA British Council Fondation Glenfiddich Maison d Accueil des Jeunes Travailleurs 17, rue de Thumesnil LILLE T Contact : Bruno Liénard, Responsable de l Atelier Association Loi 1901, foyer de jeunes travailleurs Date de création : ère résidence : 1992 Mise à disposition d un logement (maison ouvrière) et d un atelier (143 m 2, éclairage zénithal, outils multimédia, adresse ) ; rencontres, ateliers, possibilité de publication avec des co-éditeurs. L artiste est choisi en fonction de sa capacité à réagir au contexte social et culturel dans lequel il est placé. Financements : DRAC Ville de Lille Conseil Général Conseil Régional \\ 18 \\ Résider - Résidences d'artistes plasticiens en Nord/Pas de Calais, Pays de la Loire et Dordogne \\

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