SOMMAIRE. Objet de l étude urbaine 5 PRESENTATION GENERALE 7
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- Edith Bergeron
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3 SOMMAIRE Objet de l étude urbaine 5 PRESENTATION GENERALE 7 1. Situation administrative 8 2. Situation dans l Oise extraits de l Atlas des paysages de l Oise 9 3. Situation dans le PNR Oise Pays de France 10 PARTIE I COMPREHENSION DU PAYSAGE D INSCRIPTION DU VILLAGE L appartenance de la commune à deux unités paysagères : le plateau agricole du Valois et la vallée de l Aunette Géologie : Une commune implantée sur un sol riche et limoneux L occupation agricole du territoire de la commune Rythmes dans le paysage agricole Perceptions des éléments structurants du paysage du plateau Silhouette du village depuis la plaine Silhouette et insertion paysagère de la Zone d Activités dans la plaine Position du village par rapport au relief Insertion du village dans son paysage agricole ouest de Barbery Insertion du village dans son paysage agricole sud de Barbery Insertion du village dans son paysage agricole nord-est de Barbery Le réseau hydrographique de la vallée de l Aunette Un fond de vallée constitué d une mosaïque de milieux Le petit patrimoine autour de l étang Deux routes créent un lien fort entre la vallée et le village Les perceptions du plateau agricole de Barbery depuis les coteaux Evolution des paysages de Barbery depuis le XVIIIème siècle 40 Sommaire
4 PARTIE II ANALYSE DES EVOLUTIONS DU TISSU ET LECTURE DES PAYSAGES BATIS Evolution des axes de déplacements autour de la commune Evolution du tissu bâti à partir des cartes anciennes Evolution de la surface urbanisée du village et de sa desserte Conséquence de l évolution urbaine : un certain dysfonctionnement des déplacements 52 entre les différentes parties du village 5. Etat des lieux des chemins parcourant la commune Le centre du village 54 a) Implantation des constructions 54 b) Organisation urbaine du centre du village : les fermes 57 c) Disposition des constructions par rapport aux rues et organisation du bâti sur la parcelle 58 d) Le velum 60 e) Epoques de construction 62 f) Patrimoine architectural et urbain 68 g) Diversité des matériaux des sols 73 h) Diversité des matériaux des constructions 74 i) Présence du végétal 76 j) Fonctions du bâti 78 k) Hauteur et volume des constructions 80 l) Emprise au sol des constructions 83 m) Continuités bâties dans le village 84 n) Les réseaux électriques aériens 85 o) Eau potable et assainissement 86 p) Stationnement 88 q) Espaces publics Le secteur de l ancienne sucrerie 94 a) Implantation des constructions 94 b) Epoques de construction 96 c) La place du végétal dans le tissu bâti 98 d) Fonction du bâti 100 e) Hauteur du bâti 102 f) Volume du bâti La Zone d Activités du «Pommelotier» 104 a) Implantation des constructions 105 b) Epoque de construction 107 c) Trame végétale 108 d) Fonctions du bâti 110 e) Hauteur du bâti 112 f) Volume du bâti 112 CONCLUSION 114 Sommaire
5 Objet de l étude urbaine L étude urbaine a pour objectifs, à partir d un diagnostic précis du paysage à l échelle du territoire d inscription du village, puis d une étude fine du tissu, d une part de définir les conditions de développement du bâti, et, d autre part, d identifier les actions à mettre en œuvre dans le cadre de la charte du Parc. Cette première phase d analyse paysagère et urbaine a été réalisée à partir de sources diverses : Cartes anciennes et actuelles, documents anciens, repérages sur le terrain et recueil de témoignages d habitants du village. Elle permet de mettre en évidence les particularités de la commune, ses éléments structurants, ses points forts comme ses points faibles. Ce diagnostic permettra en phases ultérieures : - d identifier des enjeux et d analyser des potentialités, pour l élaboration d un projet local - de définir un programme d actions. Le démarrage de cette étude permet de prendre connaissance avec certains souhaits formulés par les élus : - La préservation de l identité et l unité du village - Un développement urbain modéré, qui doit en revanche être suffisant pour faire vivre l école - Favoriser, dans ce même objectif, le parcours résidentiel des jeunes dans le village - Poursuivre le développement économique de la zone d activités. L étude se compose de 4 phases, parfois interdépendantes : - la compréhension du paysage d inscription du village - l analyse des évolutions du tissu et la lecture des paysages bâtis - l identification des enjeux et analyse des potentialités, pour l élaboration d un projet local - la définition d un programme d actions. L étude urbaine servira de base pour la réalisation ultérieure d un Plan Local d Urbanisme. Objet de l'étude urbaine 5
6 PRESENTATION GENERALE Présentation générale 7
7 1. Situation administrative Barbery est une commune rurale du département de l Oise. Elle compte 501 habitants (INSEE - recensement 2006) et s étend sur une superficie de 760 ha sur le plateau agricole du Valois. Les communes limitrophes de Barbery sont Montépilloy, Borest, Montl Evêque, Chamant, Ognon, Brasseuse et Rully La commune est inscrite dans le périmètre du Parc Naturel Régional Oise Pays de France. La commune appartient à la communauté de communes du pays de Senlis, qui rassemble 19 communes pour habitants. La communauté de communes n a pas encore entamé de procédure de réalisation d un SCOT. La gestion des zones d activités reste de la compétence communale. Barbery est sous l influence directe du bassin de vie de Senlis, ville moyenne assurant services courants, commerces et emplois. La commune subit également une forte attraction du pôle d emploi de Roissy, situé au nord de l agglomération parisienne, mais dont l influence s étend jusque dans l Oise. Toutefois, Barbery développe des activités du secteur secondaire et tertiaire grâce à ses propres zones d activités. L agriculture reste l activité dominante qui structure principalement le territoire rural de Barbery. La desserte de la commune par les axes routiers (notamment sa proximité avec l échangeur de l autoroute A1), offrant une large palette de modes de transport, confère à la commune un potentiel d accueil d activités économiques. Présentation générale 8
8 2. Situation dans l Oise extraits de l Atlas des paysages de l Oise Barbery Barbery Entités paysagères de l Oise, extrait de l Atlas du Paysage de l Oise L Atlas des paysages de l Oise définit des entités paysagères «rassemblées dans un espace présentant une certaine homogénéité d aspect, un certain nombre de caractères communs dans les formes du relief, l hydrographie, la végétation, les structures urbaines, l occupation du sol, l histoire» La commune de Barbery est entièrement située dans l entité du Valois Multien et plus particulièrement dans la sous-entité agricole de ce territoire décrite comme un «vaste plateau animé par des buttes témoins et des vallées», un «paysage de grandes cultures souvent accompagnées de boisements» avec une «répartition régulière des villages et fermes isolées». «Le Valois Multien est fortement influencé par le dynamisme économique de l aéroport Roissy-Charles de Gaulle, comme en atteste par exemple la présence de zones d activités logistiques ou la forte proportion d habitants travaillant dans le Val d Oise.» Présentation générale Composantes de l entité du Valois Multien extrait de l Atlas du Paysage de l Oise L Atlas des paysages de l Oise prévoit pour le Valois Multien agricole, un fort développement lié à la pression de l Ile-de-France. Il préconise la redéfinition des documents d urbanisme afin de créer de nouvelles zones urbanisables, le développement des structurations territoriales et en particulier du réseau ferré, et prévoit le développement des zones d activités logistiques, la régression des peupleraies, le maintien des paysages de grandes cultures et de l élevage équin, plus ponctuel. Ces ambitions appliquées à Barbery, commune du PNR, peuvent apparaître contradictoires. Cependant, on trouve sur son territoire l ensemble des préoccupations ou préconisations décrites. 9
9 3. Situation dans le PNR Oise Pays de France Le périmètre du Parc Naturel Régional Oise Pays de France a été créé le 13 janvier Le territoire de la commune de Barbery est intégralement situé dans l unité paysagère du plateau agricole du Valois. Le territoire de Barbery est pour une majeure partie de sa surface destinée à la grande culture. Sa limite nord borde le fond de vallée boisé de l Aunette. Le plan de référence du Parc (cf extrait ci-joint) présente les grands principes en matière de destination et d occupation du sol du territoire des communes sous son aire d influence, et dont fait partie Barbery. Le PNR identifie la commune comme un territoire constitué d espaces agricoles (plateau du Valois), d espaces boisés liés au réseau hydrologique, en fond de vallée de l Aunette, ainsi qu un bourg dont le tissu est d intérêt architectural, et sa périphérie de tissu urbain commun. Le site de l actuelle zone d activités est repéré comme site à requalifier. Depuis le classement du Parc, le site a vu l implantation d un entrepôt logistique de la société LIDL dont le plan de référence n a pu tenir compte. La charte du Parc identifie plusieurs sites potentiels pour l implantation de nouvelles constructions sur le plan de référence que matérialisent des franges de croissance urbaine, aussi appelées «méristèmes». Certains villages situés autour de Barbery participent au premier plan à la reconnaissance des caractéristiques paysagères et à la structure du paysage. En effet, l ensemble des territoires appartenant à une unité paysagère, en l occurrence le plateau du Valois, forme un espace paysager cohérent. Le PNR OPF fait réaliser par le CAUE de l Oise, en parallèle à l étude urbaine, un cahier de recommandations architecturales à la demande de la commune. Présentation générale 10
10 1. L appartenance de la commune à deux unités paysagères : le plateau agricole du Valois et la vallée de l Aunette L ensemble du territoire de la commune de Barbery se situe sur le plateau agricole du Valois qui s étend principalement vers l est. Au nord et à l ouest, le massif forestier d Halatte marque la limite du plateau. Au sud, la butte de Montépilloy en extrémité ouest de la Montagne de Rosières ainsi que la forêt d Ermenonville ferment l horizon. Ce plateau est entaillé par des vallées formées par les cours d eau. A Barbery, l Aunette a creusé le plateau sur la limite communale nord et coule vers Senlis, à l ouest. Cadrage paysager de la commune Morphologie du territoire communal Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 12
11 Deux sous unités paysagères dessinées par le relief composent la commune Découpage de chacune de ces deux sous unités en deux espaces Le plateau, dédié aux grandes cultures, sur lequel sont construits le village et la zone d activités du Pommelotier occupe la plus grande partie du territoire de Barbery. Les variations de relief sont peu importantes sur cette partie du territoire. La vallée de l Aunette constitue la partie nord du territoire communal. Les parcelles agricoles descendent en pente douce vers les bas de coteau et le fond de vallée. Des thalwegs assez courts mais marqués entaillent le plateau en direction de la vallée. Le plateau agricole est au sud de la commune, séparé en deux territoires par le talus de l ancienne voie ferrée : l un est tourné vers le village avec pour horizon le massif forestier de Halatte vers le nord, le deuxième, bénéficie de champs visuels orientés vers le sud. Le fond de vallée de l Aunette est essentiellement occupé par des bois et des parcelles plantées de peupliers et par une grande parcelle pâturée. Le coteau sud, dans sa partie haute, est organisé en espaces cultivés remontant vers le village et le plateau. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 13
12 2. Géologie : Une commune implantée sur un sol riche et limoneux Source BRGM 1/250 Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 14
13 Le sous-sol de la commune est constitué par d épaisses couches de calcaire grossier du Lutécien avec marnes et caillasse. Des témoignages d habitants font état de la présence de bancs de roches calcaires sous le village à 4 ou 5m de profondeur. Ils mentionnent également que le plateau est recouvert d un limon profond, d une épaisseur variable de 6 à 9m. Il est riche et propice à l agriculture. Dans le sud-est de la commune, les sols sont constitués de sables et d argiles du Bartonien. L ancienne briqueterie est placée sur ces argiles, en contrebas de la butte de Montépilloy. Bâtiment subsistant de l ancienne briqueterie témoin de l exploitation des sols Sur les communes voisines d Ognon, de Chamant et de Montépilloy, des carrières témoignent de l exploitation ancienne des couches de calcaire du sous-sol pour la construction. Dans le village de Barbery, ces matériaux sont présents dans l architecture (briques et calcaire). Le plateau limoneux à forte valeur agronomique de Barbery Maison construite avec des pierres calcaires Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 15
14 3. L occupation agricole du territoire de la commune Répartition des usages agricoles sur le plateau Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 16
15 Territoires cultivés s étendant à l horizon Les cultures s invitent aux portes du village Pâtures à chevaux aux franges du village Parcelles de pâture à chevaux à l entrée sud-est du village Terrains enfrichés et cultures au nord du village Dépôts sauvages sur des terrains enfrichés L espace du plateau du Valois est essentiellement dédié à la grande culture. La surface des terres agricoles sur le territoire de Barbery est d environ 660 ha soit plus de 85% du territoire communal. L exploitation du sol concerne principalement les cultures de betterave, de maïs et de colza. En continuité du village, des pâtures à chevaux se sont développées au nord-est et au sud-est sur une surface totale d environ 60ha. Au nord, sur le plateau et en continuité du village, une friche d environ 1,6 ha sépare la zone d Activités au lieu-dit «la Logette» et les territoires cultivés descendant vers la vallée de l Aunette. Sur ce terrain, on observe des dépôts sauvages et divers produits de remblais. Le reste du territoire du plateau est occupé par le village, la zone d activités du Pommelotier et traversé par des axes constitués des routes, des chemins et par le talus enfriché de l ancienne voie ferrée. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 17
16 Champs de petite taille aux abords du village (Carte postale ancienne P.Thibault) Découpage important des champs (Extrait du cadastre Napoléonien) L organisation du parcellaire agricole est liée aux infrastructures de déplacement existantes et/ou disparues. La trame foncière semble également relever d une organisation passée sans que l on puisse identifier de véritable structure. Les parcelles situées près du village et de la vallée sont de petite taille et n excèdent pas les 10ha. Elles sont organisées selon un axe sud-ouest/nord-est. Entre la RD 134, orientée sud-ouest/nord-ouest, traversant le village et la RD 1324, les parcelles sont plus grandes et atteignent environ 40ha. Sans atteindre cette taille, les parcelles agricoles situées au sud de la RD 1324 sont généralement plus grandes que celles en continuité avec le village ou la vallée. Organisation et tailles des parcelles agricoles L évolution de la taille et de la forme des parcelles agricoles est la conséquence d un changement dans la pratique agricole. Cependant, cette évolution n est pas perceptible dans le paysage de la commune. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 18
17 4. Rythmes dans le paysage agricole Eléments végétaux structurants du paysage agricole Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 19
18 Alignement d arbres au sud-ouest du village Arbres isolés près des routes Structuration du paysage par le talus planté de l ancienne voie ferrée et haies discontinues pour la chasse Le paysage du plateau agricole est faiblement marqué par des éléments végétaux verticaux qui contrastent avec les grandes étendues horizontales. Alignements d arbres le long de deux routes en entrées de village : Ils se situent sur la RD 134 et la route menant à la vallée, qui ne constituent pas des entrées principales du village. La présence de ces arbres montre pourtant l importance par le passé de ces deux axes : la voie menant à la vallée de l Aunette et celle de l entrée sud-ouest de Barbery. Arbres isolés ou remarquables: Quelques arbres isolés se situent sur le territoire agricole. Ils sont généralement situés aux bords des routes ou des chemins, à moins de 500m du village. Aucun bosquet ne se situe sur la commune, mais certains sont perceptibles sur le territoire des communes voisines. L ancienne voie ferrée est aujourd hui un chemin accompagné irrégulièrement d espèces champêtres variées. Elle marque une rupture entre les territoires tournés vers la forêt d Halatte au nord et ceux orientés au sud, vers le massif d Ermenonville. Cette présence végétale est un refuge pour la petite faune Deux axes concurrents : Le long de l ancienne voie ferrée, le talus enfriché sépare le territoire agricole en deux parties. Orienté sur le même axe est-ouest, la RD 1324 relie Senlis à Crépy-en-Valois. L axe qui structure l espace visuel (voie ferrée) n est pas celui qui porte la nuisance sonore (route). Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 20
19 Jeunes haies en bordure de chemin Bande enherbée séparant deux parcelles cultivées Volume boisé dans le village Plantations de haies récentes : Dans la partie sud du village des haies ont été plantées récemment dans le cadre de Contrats d Agriculture Durable (CAD). Ce contrat, passé entre exploitants agricoles et la région Picardie, est un outil contribuant au principe de la préservation des ressources naturelles, à l occupation et à l aménagement de l espace. Les haies plantées le long des chemins sont encore trop jeunes pour structurer le paysage. Traces de bocage : Quelques éléments arbustifs subsistent entre les parcelles agricoles et témoignent de la disparition de haies séparant les champs. Haies discontinues et bandes enherbées : Des haies discontinues le long d un chemin au sud-ouest de la commune sont entretenues pour la chasse. Elles rythment le paysage en direction de la forêt d Ermenonville. Les bandes enherbées d une largeur d environ 3m entre les parcelles sont également bénéfiques pour la chasse. Propriété arborée au sud du village Vallée boisée de l Aunette Jardins du village, repères dans le territoire agricole : Depuis la plaine, des groupes d arbres se détachent de la silhouette du village. Les grandes propriétés boisées du village participent au paysage rural de la commune. En de la frange sud du village, la limite arbustive est également perceptible depuis le plateau. Vallée arborée de l Aunette : La vallée de l Aunette structure le nord de la commune par sa ligne boisée principalement constituée de peupliers, qui émergent sur le plateau, soulignant la trace du thalweg dans le paysage agricole étendu. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 21
20 5. Perceptions des éléments structurants du paysage du plateau Les grandes structures paysagères ou éléments perceptibles depuis Barbery Quelques grandes structures paysagères ou éléments structurants malgré eux sont perceptibles depuis Barbery. Ils sont de natures diverses : linéaires, massifs, naturels ou artificiels, ou encore construits. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 22
21 Forêt d Halatte en arrière plan de la vallée Balagny-sur-Aunette derrière l Autoroute A1 Hauteur du silo de la coopérative agricole sur la commune de Borest Horizons lointains marqués par le relief et les forêts Au nord : Le Mont Pagnotte et le massif de la forêt domaniale de Halatte Au sud-est : La butte de Montépilloy, à l extrémité ouest de la Montagne de Rosières. Au sommet de la butte, la tour ruinée de Montépilloy surplombe la commune de Barbery. Vallée de l Aunette : Le fond boisé de la vallée est perceptible depuis l espace agricole et se confond souvent visuellement avec la forêt d Halatte au-delà. Villes et villages : Seul Balagny-sur-Aunette, hameau de la commune de Chamant a une présence dans le paysage depuis le territoire de Barbery, sur la rive nord de l Autoroute A1. Infrastructures : En premier plan de Balagny-sur-Aunette, le passage de l Autoroute A1 est souligné par les hautes plantations de peupliers qui l accompagnent. Zone d activités du Pommelotier : La plate-forme logistique par sa longueur importante, le silo de la coopérative agricole, par sa hauteur et une absence d aménagement de l ensemble de la zone impactent fortement le paysage. Tour ruinée de Montépilloy, Grande façade de la plate-forme logistique Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 23
22 Perception du Silo Perception de la plate-forme logistique Le silo de la coopérative agricole situé sur la commune de Borest est perceptible depuis une grande partie du territoire de Barbery. Au nord est, dans les thalwegs et la vallée de l Aunette, il est le seul élément construit dépassant la ligne de crête du rebord du plateau. La plate-forme de la zone d activités du Pommelotier impacte également le territoire de la commune sur un grand périmètre. Dans les pentes descendant vers la vallée de l Aunette, elle disparait de la vue. Balagny-sur-Aunette et l Autoroute A1 ne sont perceptibles que depuis la partie est du village. Perception du hameau de Balagny-sur-Aunette et de l Autoroute A1 Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 24
23 source : Jean-Paul Planchon, Arval, sarl d architecture Projet d aménagement et état final du giratoire La RD 134 menant de Barbery à Montépilloy a une direction quasiment perpendiculaire à la RD 1324 et à l ancienne voie ferrée. L impact visuel de ces deux axes (trafic sur la route, structure arbustive sur la voie ferrée) est donc important car il occupe toute la largeur du champ de vision depuis le village. Le carrefour giratoire, efficace quant à la desserte n est pas suffisamment aménagé pour valoriser le paysage de la route. Axe structurant Barbery/ZA/Montépilloy Depuis la RD 134, les éléments marquants de la ZA du Pommelotier (plate-forme logistique et coopérative agricole) et la tour ruinée de Montépilloy s associent visuellement dans la même direction. En arrière plan, la butte boisée de Montépilloy offre un horizon de qualité qui contraste avec le territoire faiblement modelé du plateau. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 25
24 6. Silhouette du village depuis la plaine 1- Point de vue sur Barbery depuis le contrebas de la butte de Montépilloy En contrebas de la butte de Montépilloy, un point de vue sur le village de Barbery est remarquable. Au nord du village, le fond boisé du massif forestier d Halatte surplombe Barbery. La silhouette du village possède deux grandes caractéristiques : à l ouest, un large front constitué de murs d enceinte et des murs de bâtiments clôt le village. A l ouest, la trame végétale est plus importante et de nombreuses propriétés arborées sont perceptibles. Les granges des corps de fermes possèdent des surfaces de toiture importantes s élevant au-dessus des autres bâtiments du village. Les hangars agricoles, par leurs dimensions, la finesse de leur paroi métallique et leurs couleurs se démarquent des bâtiments en pierre du village. Le clocher de l église de Barbery n est pas visible depuis le sud du village. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 26
25 7. Silhouette et insertion paysagère de la Zone d Activités dans la plaine 2 - Perception de la zone d activités du Pommelotier En contrebas de la butte de Montépilloy, la zone d activités occupe le premier plan. Les bâtiments de la coopérative masquent partiellement la plate-forme logistique. Les bâtiments de la coopérative agricole se situent sur la commune de Borest, mais impactent fortement l ensemble du territoire communal de Barbery. La hauteur du silo et la dimension des bâtiments contrastent avec l étendue agricole du plateau. 3 - La coopérative agricole de Borest est visible de l ensemble du territoire de Barbery Le talus planté de l ancienne voie ferrée vient s estomper contre la plate-forme logistique. Il ne se poursuit pas et laisse s exprimer le gigantisme du bâtiment. Les aménagements d insertion paysagère du projet sont trop récents pour permettre aujourd hui d apprécier l insertion de la plate-forme logistique dans son territoire. Plan masse d aménagement autour du bâtiment (Source ARVAL, sarl d architecture) 4 Continuité visuelle entre le talus planté et la plate-forme logistique Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 27
26 8. Position du village par rapport au relief Implantation du village par rapport au relief La zone d activités du Pommelotier est implantée en contrebas de la butte de Montépilloy. Le village de Barbery se situe pour sa partie la plus ancienne, dans l axe de cette butte à même niveau dans le prolongement de cette «langue» topographique qui permet aux fermes d avoir un contrôle sur les plaines nord-est et sudouest. Les extensions du XIXème et du XXème siècles se situent légèrement en contrebas, à la naissance d un thalweg descendant vers la vallée. Le secteur de l ancienne sucrerie, au nord est implanté sur la pente de la butte de la Garenne ; il est orienté vers le sudouest. Au nord du village, la vallée de l Aunette est fortement encaissée. Le basculement vers l Aunette est perceptible seulement depuis la sortie au nord, au niveau de la zone d activités. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 28
27 9. Insertion du village dans le paysage agricole ouest de Barbery Rappel : le parcellaire de petite taille près du village A l est du village : Interpénétration des parcelles agricoles et des parcelles bâties de Barbery A l ouest, les champs semblent pénétrer au sein du village. La frange espace urbain / espace agricole est très découpée. Elle correspond à des espaces au parcellaire très dense. Le terrain de sport, surface non agricole mais ouverte, participe à cette interpénétration des deux espaces. Les franges sont de nature et de qualité variables : Les murs de pierre, anciennes enceintes du village, contrastent avec les talus de terre, les haies végétales, les murs en béton ou les clôtures grillagées des jardins. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 29
28 Le château d eau et l église de Barbery, au contact des terres agricoles La continuité de l espace agricole vers le cœur de village permet d avoir du recul sur le centre-bourg. Les seuls points de vue sur l église derrière le château d eau sont situés dans ce secteur de la commune. Depuis le centre du village, la hauteur des murs de pierre et des bâtiments masque la vue des champs, pourtant à proximité. L épaisseur du tissu bâti semble plus importante qu elle ne l est en réalité. A l est du village l épaisseur du village permet la perception de l église Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 30
29 10. Insertion du village dans le paysage agricole sud de Barbery Pâtures de chevaux Au sud du village : Une frange urbaine rectiligne et un ilot détaché : la ferme Saint-Nicolas La frange sud du village est beaucoup plus rectiligne. Elle est par ailleurs refermée par un mur d enceinte. Les champs longent un chemin derrière lequel sont alignés les murs d enceinte et les façades des bâtiments. Cette partie du village est la plus visible car elle se situe en contrebas de la RD 1324 et de la butte de Montépilloy. Une parcelle agricole pâturée par les chevaux sépare la ferme Saint-Nicolas du reste du bourg, installée de l autre côté de la route de Montépilloy. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 31
30 11. Insertion du village dans le paysage agricole nord-est de Barbery Au nord de Barbery, en regardant vers l est, le village est ouvert sur la butte de la Garenne. Cette légère remontée du relief rapproche l horizon que dessine une ligne de crête. Elle n offre que des vues courtes, fermées par l espace relativement restreint, compris entre les dernières maisons et la ligne de crête. De ce point de vue, le paysage communal s ouvre pourtant vers des entités paysagères lointaines. En regardant vers le nord, les pentes descendent doucement vers la vallée de l Aunette en longeant le village. Le regard porte au-delà vers le massif forestier d Halatte. Nord de Barbery : basculement vers la vallée de l Aunette et remontée de l horizon Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 32
31 12. Le réseau hydrographique de la vallée de l Aunette Contexte hydrographique autour de Barbery Le plateau agricole est entaillé par des thalwegs La commune est longée au Nord par le ruisseau de l Aunette. Ce cours d eau d environ 14km de long est un affluent de la Nonette qu il rencontre en aval de Senlis. La Nonette se jette ensuite dans l Oise. A proximité de Barbery, la vallée de l Aunette traverse les communes de Rully, de Brasseuse et d Ognon. Elle marque d ailleurs la limite communale avec la commune de Brasseuse. L Aunette passe sous l autoroute A1, sur la commune d Ognon. Un étang de fond de vallée se situe sur la commune de Barbery. Il est approvisionné par un bras de l Aunette tandis qu un autre bras le contourne par le sud. Un ru provenant des marais en amont rejoint les deux bras à leur confluence en aval du bassin. Selon plusieurs témoignages il aurait été creusé à la fin du XIXème siècle, en Le territoire du plateau est entaillé sur la commune de Barbery par trois thalwegs assez courts axés nord-sud. La route reliant le village au fond de vallée emprunte l un de ces thalwegs. La différence altimétrique entre le plateau et le fond de vallée est au maximum de 25m. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village Un fond de vallée partagé entre trois communes 33
32 13. Un fond de vallée constitué d une mosaïque de milieux Mosaïque de milieux dans le fond de vallée Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 34
33 Passage de l Aunette dans le fond de vallée boisé Les milieux naturels les plus intéressants de la commune de Barbery se situent tous dans le fond de Vallée. Celui-ci est cependant caractérisé par une certaine diversité d occupation et de gestion et le caractère naturel des milieux est plus ou moins préservé : coteaux boisés, prairies, sylviculture, marais, cultures. Son patrimoine écologique représente une certaine richesse, davantage par la diversité de espaces que l on peut traverser que par la présence d espèces caractérisées que l on y trouve. En outre, des problèmes de pollution des eaux sont soupçonnés. On y relève ainsi des peupleraies, quelques plantations de frênes, des bois de coteau, des prés pâturés par les chevaux en fond de grande terrasse formée par les alluvions, un étang d environ 0,5ha et des marais avec de grandes roselières et des saulaies, et enfin des vergers (sur la commune de Brasseuse). Cette mosaïque est parcourue par les différents bras de l Aunette et les rus qui la rejoignent. Les pentes douces du haut du coteau sud sont cultivées et s ouvrent sur le plateau limoneux du Valois. Peupleraies à l entrée de la vallée Prés pâturés dans le fond de vallée : une grande parcelle ouverte Plantation de frêne et strate herbacée développée Milieu naturel riche du point de vue de la biodiversité et ambiances variées près de l étang : chênes des marais, iris d eau, joncs Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village Bras de l Aunette reliant l étang 35
34 14. Le petit patrimoine autour de l étang Deux principaux chemins passent dans la vallée : La chaussée Brunehaut, ancienne voie romaine reliant Senlis à Soisson, dont le tracé a été modifié par le passage de l Autoroute A1. La chaussée Brunehaut traverse le fond de vallée près de l étang et remonte sur le plateau au nord de la rivière. Un second chemin longe la rive gauche de l Aunette et passe dans les peupleraies. Ces deux itinéraires se rejoignent permettant de faire le tour de l étang sans s en approcher vraiment. On traverse alors trois fois le ruisseau qui est partagé en plusieurs bras. Un sentier permet de s approcher de l étang mais n en fait pas le tour. Pour y accéder, on doit emprunter un pont dégradé. Les chemins de la vallée Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 36
35 Autour de l étang, l action de l homme sur le paysage est perceptible : Outre la chaussée Brunehaut, des ponts, un bâtiment en ruine et des ouvrages en pierre et en béton pour conduire et retenir l eau dans l étang, sont dispersés autour de l étang. Des piliers en bois ont été mis en œuvre afin de retenir la terre sur un ilot. L ouvrage est dégradé mais reste bien visible. Autrefois un deuxième ilot existait. (Moulin) L étude des cartes anciennes révèle la présence d un moulin. Le moulin du Thiéry a disparu des cartes entre la fin du XIXème siècle et Ces éléments de patrimoine enrichissent le paysage du fond de vallée qui est un atout pour la commune (biodiversité, variété de paysages et d ambiances contrastant avec le plateau, patrimoine vernaculaire). Le petit patrimoine dispersé autour de l étang Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 37
36 15. Deux routes créent un lien fort entre la vallée et le village Route d Ognon, vue vers la vallée boisée Route de la vallée, sensation de basculement marqué par l alignement de peupliers Deux routes se dirigent vers la vallée et créent un lien entre celle-ci et le village : La RD120 rejoint la vallée sur la commune d Ognon, après avoir traversé l autoroute. En sortant de Barbery, elle offre des vues sur le fond de vallée boisé et au-delà vers le massif forestier d Halatte. La seconde descend vers l étang. Elle est marquée par un alignement structurant de hauts peupliers visibles depuis les franges nord du village. La descente de cet alignement de peupliers dans la vallée renforce l impression de basculement. La route se situant dans un thalweg et les hauts talus en forte pente donnent le sentiment que la vallée s étire jusqu aux portes du village. La route descend dans le thalweg dès la sortie du village L alignement de peupliers renforce la liaison entre le village et la vallée Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 38
37 16. Les perceptions du plateau agricole de Barbery depuis les coteaux Depuis le coteau nord de la vallée, les vues portent au-delà du fond de vallée, jusqu à la ligne de crête Vues depuis le coteau d Perceptions du plateau agricole depuis la vallée Depuis le coteau nord de la vallée, sur la commune de Brasseuse, la transparence des milieux (prairies, vergers) permet des vues qui portent sur le fond de vallée, et au-delà, sur la ligne de crête du plateau agricole de Barbery. Sur le coteau sud, à mi-coteau, les espaces de culture s ouvrent sur le plateau agricole. Les pentes remontant rapidement, l horizon est proche et les vues sont courtes, la même ligne de crête limitant la portée des vues. Depuis la lisière du fond de vallée, les vues vers le plateau sont arrêtées par la même ligne de crête, qui forme l horizon à quelques centaines de mètres de point de vue Vues depuis le coteau sud Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 39
38 17. Evolution des paysages de Barbery depuis le XVIIIème siècle Carte de la Capitainerie d Halatte, 1711 Carte des Trois Forêts, Par Réthoré, Début du XVIIIème siècle Le village est situé au cœur d un territoire agricole qui apparaît peu structuré par le végétal. Seuls deux arbres isolés apparaissent sur la carte de la capitainerie d Halatte, au croisement de la route de Montépilloy et de Senlis. Au Nord, la vallée de l Aunette semble assez peu densément plantée. L exploitation des sols est différenciée de celui des grandes cultures du plateau. Interprétation cartographique : Paysage agricole peu structuré par le végétal Interprétation cartographique : Axe Senlis/Crépis valorisé par un alignement d arbres Fin du XIXème siècle Le principal changement de paysage est le marquage de la route de Senlis par un double alignement d arbres le long de la route de Senlis. La carte des Trois Forêts ne donne pas d information sur les arbres isolés et sur la ripisylve de la vallée de l Aunette. Toutefois, il semble que la vallée n était pas boisée aussi densément qu aujourd hui. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 40
39 PARTIE I COMPREHENSION DU PAYSAGE D INSCRIPTION DU VILLAGE Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 11
40 Carte IGN, 1934 Photo aérienne, 2000 Milieu du XXème siècle L alignement d arbre le long de la route de Senlis existe encore en 1934 et structure le plateau. La carte IGN de 1934 ne donne pas d information sur les arbres isolés et sur la ripisylve de la vallée de l Aunette. Celle-ci n apparait cependant pas comme un espace boisé. Des témoignages font état de haies qui existaient le long de la route RD 134 reliant Barbery à Rully au nord. Interprétation cartographique : Axe Senlis/Crépis valorisé par un alignement d arbres Interprétation cartographique : Vallée boisée et plantée de peupliers, Plateau faiblement structuré Début du XXIème siècle La photo aérienne et les études de terrain permettent plus d informations sur les paysages de Barbery d aujourd hui et les comparaisons avec les données cartographiques antérieures doivent être faites avec précaution. Il semble cependant que les arbres isolés et les alignements le long du chemin vers la vallée et à l entrée sud-ouest du village aient été plantés au cours de la deuxième moitié du XXème siècle. La vallée s est boisée, notamment sous la pression de la populiculture. Le talus de l ancienne voie ferrée s est enfriché et forme une haie marquant le paysage sud du village. Le paysage de Barbery semble avoir connu des évolutions mineures entre le XVIIIème siècle et aujourd hui : le village est implanté au cœur d un territoire agricole ouvert faiblement animé par les structures végétales. Les principales caractéristiques de l évolution du paysage sont : - la disparition de l alignement d arbres le long de l actuelle RD le boisement du fond de vallée. - l enfrichement de l ancien talus de la voie ferrée au sud. - l évolution de l urbanisation du village et du Pommelotier et la végétalisation des abords de cette urbanisation. Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 41
41 Partie I - Compréhension du paysage d'inscription du village 42
42 PARTIE II ANALYSE DES EVOLUTIONS DU TISSU ET LECTURE DES PAYSAGES BATIS 43
43 Etude urbaine de Barbery 1. Evolution des axes de déplacement autour de la commune Capitainerie de l Halatte Carte des Trois Forêt ~1900 dite carte de Réthoré En 1711, le secteur de Barbery est caractérisé par un maillage en étoile qui relie la commune aux villes et villages qui l entourent : les liaisons avec Ognon, Balagny, Montépilloy, Mont-l Evêque, Bray et même Villers-Saint-Frambourg s effectuent par des voies au tracé direct. D autre part, on note que ce maillage relie également Barbery à deux axes principaux de liaisons avec Senlis. Le premier au nord, est la chaussée Brunehaut, qui relie Senlis à Soissons, selon un tracé plutôt rectiligne et qui poursuit une orientation sud-ouest / nord-est, sensiblement parallèle à la direction de la vallée de la Launette. Cette liaison croise la voie qui relie Barbery à VillersSaint-Frambourg au niveau du moulin communal, le Moulin de Thiéry. Le deuxième au sud, relie Senlis à Crépy-en-Valois, en suivant un tracé segmenté. En 1880~1900, le tracé de la voie entre Senlis et Crépyen-Valois devient beaucoup plus rectiligne. La voie de chemin de fer qui assure la ligne Crépy-enValois / Senlis fait son apparition, on est à l avènement de l ère industrielle. L accès au Moulin de Thiéry déjà desservi par la chaussée Brunehaut est renforcé par un deuxième tracé plus direct depuis Villers-Saint-Frambourg. On note l évolution de l emprise de l étang d Ognon qui en 1711 paraissait être en partie sur la commune de Barbery. L étang actuel situé plus près du Moulin de Thiéry aurait été réalisé vers
44 Etude urbaine de Barbery IGN En 1934, la voie ferrée de dérivation réalisée pour desservir la sucrerie, subsiste après l arrêt de l activité qui a eu lieu au début du siècle. On constate sur cette carte l apparition d une voie dont le tracé est très proche de l actuelle autoroute A1, coupant les anciennes voies reliant Villers-Saint-Frambourg au Moulin de Thiéry. Notons également qu à partir de ce dernier, la chaussée Brunehaut n est plus un axe principal de circulation mais devient un chemin. IGN scan En 2004, bien que son tracé marque le territoire agricole et qu elle soit repérée sur la carte comme chemin, la ligne de chemin de fer Crépy / Senlis est désaffectée et déclassée. 45
45 46
46 2. Evolution du tissu bâti à partir des cartes anciennes Le village est isolé au milieu des terres agricoles et son périmètre est resserré autour des fermes par un mur d enceinte qui entoure la partie aggloméré du village, des maisons et des jardins. La ferme Saint-Nicolas, au sud-est est à l écart d un mur. Le Moulin de Thiéry au bord de l Aunette, reste isolé au nord. Le périmètre du village s étend modérément par les fonds de parcelles en périphérie. On voit apparaître au sud Les Bergeries, dites «Haute Maison» ainsi qu un certain nombre de petites constructions dispersées, implantées tantôt à l alignement de voies, tantôt en retrait formant un second rang. Carte de la capitainerie d Halatte Cette carte montre la prédominance des corps de ferme et de leurs dépendances dans la constitution et l organisation du village autour de l église qui apparaît au centre. Trois des corps de ferme, alignés le long des rues principales, dessinent derrière l église un espace ouvert principal et axé vers le nord-est. On note dès lors la composition caractéristique de Barbery en îlots dessinés soit par les voies soit par les constructions elles-même. Cadastre napoléonien Le village se densifie au centre par un découpage parcellaire en lanières des îlots. Des maisons de petite taille viennent remplir l îlot central que forment les rues du Général Taupin et Patton, en s alignant principalement le long de la rue du Général Taupin de façon continue. Cette rue devient désormais l axe structurant et prépondérant du village, axe qui perdure encore aujour hui dans la structuration urbaine du village. Notons qu à cette époque la rue Emile Valentin se termine en impasse et la présence de la mare près de la ferme Saint-Nicolas. 47
47 Carte des trois forêts par Réthoré ~1900 Le bâti ne paraît pas connaitre d évolution notable et la représentation cartographique est peu précise à l échelle de la parcelle. IGN 1934 L urbanisation se développe au nord du village, autour des industries, sucrerie et râperie, installées au début du siècle dans un triangle formé par la route d Ognon et la rue du Moulin de Thiéry, chemin d accès à l étang. Cette partie nord est desservie par le chemin de la Victoire dont le tracé a été modifié à cette fin, si l on fait la comparaison avec la carte précédente. Le cimetière est indiqué. Un corps de ferme existant au sud-ouest de la ferme des Tournelles a disparu sur cette carte. Il en est de même d une partie des bâtiments situés sur l actuelle place du village, qui ont été détruits lors de la première guerre mondiale Au sud, le long de la N324, on peut remarquer la localisation du site d extraction d argile utilisé par la briqueterie, à proximité de la gare ainsi que l implantation de la distillerie. Un hameau semble prendre forme autour de la ferme Saint-Nicolas Au nord, le Moulin de Thiéry, probablement ruiné, n apparaît plus sur la carte. 48
48 IGN Le périmètre du village s élargit au nord du village autour des anciennes industries. Celles-ci ont été remplacées par de nouveaux bâtiments d activités. Des pavillons ainsi que le terrain de foot sont également venus se greffer dans le secteur formant une zone mixte dont les parcelles sont distribuées de part et d autre des voies aux trajectoires rayonnantes depuis le carrefour, et dont le bâti s implante en retrait des limites, à contrario de la partie la plus ancienne du village. Cadastre 2006 Des habitations pavillonnaires sous la forme de lotissement font désormais la jonction entre le secteur de l ancienne sucrerie et le centre du village. Seule deux constructions subsistent autour de la ferme Saint-Nicolas. Le bâtiment de logistique Lidl est construit et confirme la vocation économique de ce hameau situé au sud et à l écart du village. Entre 1711 et aujourd hui, Barbery a connu des transformations et des évolutions notables. La structure en îlots initiée au 18 ème siècle a perduré pour la partie ancienne mais elle est dominée aujourd hui par l axe qui la traverse, la rue du Général Taupin. L extension du village vers le nord débutée à la fin du 19 ème a aujourd hui doublé l emprise du village et la zone du Pommelotier, apparue fin 19 ème siècle début 20 ème constitue un pôle économique local. 49
49 3. Evolution de la surface urbanisée du village et de sa desserte ~1900 Population en 1806 : 222 habitants Population en 1896 : 643 habitants Au 18 ème siècle, le territoire communal est maillé par un nombre important de chemins et voies, plus particulièrement en partie ouest. L urbanisation se fait le long des rues du Général Taupin et du Général Patton selon un maillage orthogonal. A partir de 1811, on observe la disparition partielle des chemins les moins utilisés, alors que par ailleurs les surfaces de culture s agrègent. Le centre bourg devient plus dense, les espaces libres sont urbanisés. L urbanisation s étend légèrement et le périmètre du village s agrandit. Si les données cartographiques sont partiellement indisponibles à cette époque en partie est du territoire communal, plus particulièrement aux abords de l axe Crépy-Senlis, les témoignages affirment que la distillerie, démantelée dans les années 1990, se situait au sud de cette voie, à l endroit du site de l actuel entrepôt de la société LIDL, et qu elle existait depuis C est également lors de cette période que vient s implanter la sucrerie/râperie au nord-ouest du bourg, bien qu elle ne figure pas sur les cartes anciennes établies à ce moment, notamment par Réthoré, en 1880~1900. L augmentation brutale de la population entre le début et la fin du 19 ème siècle correspond à l arrivée de ces activités industrielles dans la commune, qui ont attiré une population ouvrière. 50
50 1934 Population en 1936 : 479 habitants 2004 Population en 2006 :501 habitants En 1934, au sud de l'axe Crépy-Senlis sont implantées les constructions liées à la briqueterie. Une dérivation de la voie ferrée Crépy/Senlis relie la zone d activités du Pommelotier à la sucrerie et à la râperie situées au nord du village. Les chemins agricoles continuent de disparaître avec le remembrement. L'urbanisation autour de l'ex-sucrerie se poursuit. La population a diminué de 164 habitants alors que l urbanisation continue de se développer et que son emprise augmente. Nota : Les données sont partiellement indisponibles en limite est du territoire. Depuis la période de l après guerre, et jusqu'à aujourd hui, l évolution du tissu bâti s est développé principalement sous la forme de lotissements pavillonnaires. Les zones activités se sont sensiblement étendues. La population s est stabilisée, le village n a cependant pas cessé de s étendre. 51
51 4. Conséquence de l évolution urbaine : un certain dysfonctionnement concernant les déplacements entre les différentes parties du village Poids lourd traversant le bourg par la rue de Meaux, RD 120, à l intersection avec la rue du Général Taupin. Principales voies de déplacements Intersection entre la RD 120 et la rue du Général Taupin Trois parties du village sont reliées entre elles par la RD120. Le carrefour avec la rue du Général Taupin, délimité par un bâti ancien, a une configuration peu adaptée à tous les trafics que l on peut y observer, comme celui des semi remorques qui s égarent régulièrement dans le village. D une part le centre du village est dense et s est constitué le long de la rue du Général Taupin. D autre part, les constructions liées à l ancienne sucrerie, des habitations pavillonnaires ainsi que quelques activités se sont implantées le long de la route d Ognon. Enfin, la zone d activités du Pommelotier a été aménagée à l emplacement de l ancienne briqueterie et de la distillerie, ainsi que de l ancienne gare, à l intersection entre la RD120 et de la RD1324 en limite communale. La rue de la Victoire permet un délestage du carrefour en contournant le centre du village pour rejoindre la RD1324 depuis le secteur résidentiel de l ancienne sucrerie. Dans le sens inverse, il est possible de rejoindre la rue de la Victoire à partir de la rue Haute Maison. Mais la RD120 concentre une partie importante des déplacements : - en provenance du centre vers les autres parties du village, pour les piétons comme pour les véhicules. - en provenance de Pont-Sainte-Maxence, certains poids lourds traversent la commune par cette voie pour rejoindre la zone d'activités du Pommelotier. - En provenance de la RD1324, pour rejoindre les activités au nord du village, pouvant engendrer une circulation de poids lourds. L intersection entre la rue du général Taupin et la RD120 se situe à l articulation de ces trois parties du village : le centre, résidentiel et agricole ; le nord, mixte combinant habitat pavillonnaire et activités économiques ; le sud, zone d activités économiques. La circulation peut s'avérer gênante d une part au regard des nuisances sonores induites, pour les habitations localisées le long de la RD120. D autre part, la sécurité n est pas assurée pour les piétons qui se rendent dans le centre du village ou qui en reviennent, en particulier les scolaires dont c est l unique accès vers l école ou l arrêt de bus. Enfin, la rue de Meaux très étroite en centre village n'est pas constituée pour supporter un tel trafic qui entraîne la dégradation de la chaussée et de la signalisation. 52
52 5. Etat des lieux des chemins parcourant la commune De nombreux chemins ruraux ont disparu ou sont désormais labourés, bien que sur les cartes de l IGN de 1934 et sur le cadastre actuel, certains d entre eux apparaissent encore. Le site de l ancienne voie ferrée offre un linéaire ouvert. Légèrement surélevé au dessus du niveau du plateau, il surplombe le territoire agricole et permet d en appréhender l étendue complète. Les chemins agricoles du plateau agricole sont enherbés ou en terre. Ils sont rarement plantés : seules des plantations récentes de haies, en continuité avec celles situées sur la commune de Borest, signalent leur passage. Localisation des chemins existants et disparus sur le territoire la commune 53
53 6. Le centre du village a) Implantation des constructions Constitution du tissu bâti : mode d implantation des constructions par rapport aux rues et accès 54
54 Le tissu bâti est aujourd hui principalement structuré autour de la rue du général Taupin. Il se compose de constructions édifiées : - à l alignement des voies - mais aussi de maisons édifiées en second rang, formant des cours intérieures. Exemple d implantation à l alignement Les constructions édifiées par le pignon sont pour la plupart des parties de corps de fermes qui forment un angle avec le bâtiment édifié à l alignement. Ce sont les parties les plus anciennes du village. Ce type d implantation se perpétue peu, après la fin du XIXème siècle. Très peu de constructions sont implantées en retrait ou en milieux de parcelles. Ce type d implantation est le fait de constructions plus récentes, situées en périphérie du centre du village. Il concerne plus particulièrement les habitations pavillonnaires du XXème siècle et les hangars agricoles de la même période. L ensemble bâti composant le centre village est très homogène dans sa disposition. Exemple d implantation des constructions en second rang Exemple d implantation par le pignon 55
55 Les corps de ferme figurant sur la carte de la Capitainerie d Halatte de 1711 forment les parties les plus anciennes du village. Ils occupent une place prépondérante dans le tissu bâti : le volume imposant de ces bâtiments contrastent avec celui des habitations, qui est d une manière générale de taille plus modeste. Ferme de Montmartre Ferme Saint Nicolas Les corps de fermes sont situés le long de rues orthogonales qui rappellent la constitution initiale en îlot du centre du village: - la rue du Général Taupin - la rue du général Patton - la rue Emile Valentin - la rue des Tournelles se prolongeant par l actuelle rue de Meaux. Les bâtiments, par leur implantation autour d une cour, sont disposés perpendiculairement ou parallèlement à ces voies. La rue du général Taupin dessert la plupart des fermes anciennes ; quatre d'entre elles n'ont plus d'activité agricole. Leur destination est désormais résidentielle, administrative (mairie, poste), ou de commerce et restauration. La rue du Général Patton, parallèle à la rue du Général Taupin, dessert la ferme des Tournelles, dont l'activité a aujourd'hui été déplacée en périphérie nord. Ces deux rues délimitent l'îlot central, qui n'était pas urbanisé en La ferme Saint-Nicolas a été implantée plus en retrait du centre du village. La voie permettant sa desserte est devenu aujourd'hui la RD120, qui dessert la zone d'activité du Pommelotier. Ferme des Tournelles Ferme Maison Neuve Implantation des corps de fermes dans la structure du centre bourg 56
56 b) Organisation urbaine du centre du village : les fermes Ferme des Tournelles Ferme de Montmartre Ferme Saint-Nicolas L organisation foncière de Barbery est caractérisée par de grandes propriétés, pour la plupart des fermes ou anciennes fermes, qui alternent avec des parcelles plus petites, occupées par des maisons d habitation. Ceinturées de murs, ces exploitations agricoles occupent une emprise importante dans le village. Implantées sur des parcelles de grande surface, elles peuvent s avérer stratégiques en cas de reconversion du bâti, par exemple en logements ou locaux divers. C est ce qui advenu récemment pour la ferme des Tournelles, qui a désormais une vocation résidentielle : une partie de la propriété à l arrière des bâtiments anciens, a ainsi été aménagée en lotissement. C est donc un foncier intéressant à prendre en compte dans toute réflexion sur le développement ou l évolution du village. Cependant, en raison de leur valeur patrimoniale, la structure de ces fermes et notamment les cours, devront être préservées. Ferme Maison Neuve Localisation des grandes propriétés structurant le village 57
57 c) Disposition des constructions par rapport aux rues et organisation du bâti sur la parcelle (1) (4) (6) (3) (2) (5) 58
58 Le tissu bâti ancien offre des caractéristiques variées que l on retrouve régulièrement et qui caractérisent le village. - Implantation à l'alignement (croquis 1) Dans ce cas, le bâtiment principal est accompagné d un jardin à l'arrière. Les constructions annexes (abris de jardin) sont implantées sur 2 limites séparatives. Le terrain a souvent la forme d une lanière, longiligne et étroite. La construction principale prend soit toute la largeur de la parcelle sur la rue, soit elle est implantée sur une seule des deux limites séparatives, laissant un espace latéral et permettant l'aménagement d'un accès ou un stationnement pour les véhicules individuels. - Implantation en retrait (croquis 2) Cette configuration dégage un espace jardiné côté rue et un jardin à l'arrière du bâtiment principal. Les constructions annexes sont implantées en fond de parcelle. La construction principale est implantée avec un retrait variable, pouvant atteindre 15 mètres et sur une ou les deux limites séparatives. Dans quelques cas, la maison se trouve au milieu de terrain. Cela concerne principalement des habitations construites en fin du XXème siècle, sur des «dents creuses» du centre du village. - Implantation autour d une cour (croquis 3, 4, 5 et 6) On rencontre plusieurs types d'implantations formant une cour : * Le bâtiment principal est implanté en fond de parcelle (3). Les constructions annexes, implantées à l'alignement et sur une limite séparative, forment un angle construit et dessinent une cour avec le bâtiment principal. Dans certains cas, la parcelle s'arrête au bâtiment, et la propriété est délimitée par le bâti autour de la cour. Dans d autre cas, la propriété peut s étendre à l'arrière et être occupée par un jardin. * Les bâtiments principaux sont implantés à la fois à l'alignement et en fond de parcelle ou en retrait, formant un second rang (4). La cour est formée par l'espace laissé libre par le bâti. On trouve également un jardin à l'arrière des constructions. * Les corps de ferme (6). Le bâti est implanté à l alignement, en limite séparative, et en fond de parcelle. Il est également courant de voir des bâtiments annexes implantés par le pignon. Les terrains d implantation des corps de ferme sont de grande taille et accueillent d une manière générale un jardin à l arrière de la cour formée par le bâti, voire même à l intérieur de la cour. Les anciennes bergeries suivent également ce mode d implantation (5). (1) (3) (5) (2) (4) (6) 59
59 d) Le velum Croquis présentant les particularités du velum du centre-bourg de Barbery L ensemble des toitures du village forme un velum homogène mais présentant des variations dans le détail. Le centre du village est caractérisé d une part, par la régularité de l orientation des constructions et leurs faîtages et d autre part, par la variation des pentes et des hauteurs des toitures formant des petites irrégularités dans l alignement du bâti. Cet agencement confère au centre du village son caractère et permet d éviter une monotonie architecturale tout en procurant une cohérence urbaine. (1) (2) Ce qui caractérise la cohésion bâtie et perçue comme telle, est l implantation des constructions selon un alignement continu sur des lignes perpendiculaires entre elles. La diversité dans ce paysage bâti un peu massif et d effet monumental est assurée par : - des décalages de la «ligne de crête» formée par les faîtages des constructions, dues à certains retraits de celles-ci plus ou moins prononcés par rapport à l'alignement (1), - des différences de hauteurs entre les faîtages en raison de la largeur inégale des constructions (2), - des variations de pentes des toitures (3), - des variations de la hauteur de la crête formée par le faîtage dues à des hauteurs de façades différentes (4). (3) (4) L orientation à dominante orthogonale des toitures surlignant le tracé des rues de la partie ancienne du village est une des caractéristiques principales de Barbery 60
60 61
61 e) Epoques de construction En 1711, les constructions se situent au nord de la rue du Général Patton et au sud de la rue du Général Taupin. L espace entre ces deux rues au fond duquel l église se détache ne connaît aucune construction. On note une localisation isolée, au bout d un vaste espace laissé dégagé vers le nord et dont l accès est orienté vers une ancienne ferme convertie depuis. Six fermes principales, dont quatre subsistent aujourd hui, la ferme des Tournelles, la ferme de Montmartre, la ferme Saint-Nicolas et la ferme de Maison Neuve structurent déjà la forme urbaine du village. 62
62 Au 19 ème siècle, on note l apparition des constructions essentiellement le long de la rue du Général Taupin. Leur nombre et leur implantation à l alignement le long et de part et d autre de cette rue vont lui donner son statut d axe principal du village. Par ailleurs, l urbanisation de cette époque forme un îlot entre la rue du Général Taupin et celle du Général Patton. L îlot devant l église (ou derrière, si l on attache à l emplacement de la porte d entrée actuelle) vient lui aussi se construire, très près du monument. C est également à cette époque qu apparaît l industrie de la sucrerie au nord accompagnée de quelques habitations. 63
63 Le début du 20 ème siècle est caractérisé par des implantations de constructions, ponctuellement, aux franges du périmètre bâti du village. 64
64 C est dans les années 70 qu apparaissent autour du village, les constructions agricoles modernes, de facture et d architecture qui contrastent avec le bâti rural ancien. Quelques pavillons sont encore construites aux franges du village. Enfin, le premier lotissement apparaît : il est situé à l écart du village, près du quartier industriel. 65
65 A la fin du 20 ème siècle, un lotissement de pavillons est implanté dans l emprise de la ferme des Tournelles. Ce nouveau secteur résidentiel vient combler un espace non bâti jusqu alors, entre le village ancien et la partie nord de Barbery. 66
66 Construction présente au 18 ème siècle, la ferme de Montmartre Maison rurale ancienne ayant subi une surélévation à la fin du 19 ème siècle Maison datant du début du XXème siècle Maison du début du 21 ème siècle, à ossature bois Le bâti du centre du village révèle principalement deux époques : - La période précédente allant jusqu au 18 ème siècle, durant laquelle les bâtiments des corps de fermes et leurs dépendances, mais aussi les maisons de village ont formé la structure du centre du village. Ces constructions sont montées en pierres calcaires et les toitures principalement réalisées en tuile plate. Ces tonalités calcaires dominent le paysage bâti. - Le 19 ème siècle, période pendant laquelle les nouvelles constructions agrandissent le périmètre du village au sud, et densifient le tissu bâti. Ces constructions, majoritairement des habitations, sont de volume modeste, sur des terrains d une surface plus réduite et édifiées à l alignement. La fin de cette période voit l apparition de surélévations de maisons rurales en briques et de toitures en ardoise. Les constructions en briques datant de la fin du XIXème siècle et du début du XXème sont plus rares dans cette partie du village. Elles sont généralement localisées en périphérie. Quelques constructions récentes remplacent les constructions anciennes en mauvais état. Un cahier de recommandations architecturales a été réalisé sur la commune et dresse une typologie complète des maisons du village et de son patrimoine rural. 67
67 f) Patrimoine architectural et urbain Le patrimoine bâti du village est représenté par tous les éléments qui rappellent l histoire du village depuis l époque la plus ancienne. Les fermes constituent le patrimoine le plus important. Mais les maisons de village, plus modestes, qui assurent une continuité entre ces bâtiments imposants jouent un rôle indéniable dans la composition d ensemble. L intérêt patrimonial est encore plus grand lorsque la disposition de ces constructions dessine une cour. Notons aussi les traces du mur délimitant le périmètre du village dessiné sur la carte de en 1711, qui subsistent encore aujourd hui, notamment au nord. Carte de localisation des principales entités de patrimoine architectural et urbain structurant le centre ancien 68
68 La commune de Barbery possède un patrimoine architectural rural très important. La grange dîmière, le corps et le pigeonnier de la ferme de Montmartre - Les corps de ferme : La ferme la plus ancienne connue est la ferme de Montmartre, autrefois propriété de l abbaye royale du même nom, et dont la construction date du 12 ème siècle (source : Louis Graves). Elle est un réel témoignage de l architecture moyenâgeuse. Elle comprend une grange dite «dîmière», bâtiment à «ouvertures ogivales» et constitué d une «charpente à trois travées». La ferme de Montmartre a abrité les religieuses de l abbaye. (Comité Archéologique de Senlis 1876). On observe sur la grange, une inscription «1653» sous une croix de Lorraine. La cour comprend un pigeonnier, privilège accordé aux propriétés seigneuriales et communautés religieuses. Il est de forme circulaire, en moellons, possédant un larmier à mi-hauteur et possède deux fenêtres d envol. Il y a à l intérieur plus de 2000 boulins carrés en pierre et un arbre central pouvant tourner sur un axe et supportant deux à quatre échelles permettant de visiter les boulins pour récupérer les pigeonneaux ou les œufs. Le corps de la ferme Saint- Nicolas - les cours : Formées par les constructions édifiées avant le XIX ème siècle. - les anciennes bergeries: Elles constituent une composition urbaine en forme d îlot, qui présente deux rangées de constructions parallèles en entrée sud du village, formant une cour intérieure aujourd hui divisée et cloisonnée par des murs de clôture. Notons également la maison, dite «la Haute Maison» située sur la parcelle à l angle sud qui a été la propriété du Général Taupin. Ancien manoir avec tourelle d escalier et meneaux, bâti en fond de cour La Haute Maison et les anciennes bergeries La Haute Maison, ayant appartenu au Général Taupin 69
69 1* 2* 3* (*) Voir page suivante Carte de localisation des éléments de patrimoine bâti et de petit patrimoine 70
70 - Les murs et le petit patrimoine : Mur d enceinte du bourg encore visible autour de la ferme de Montmartre Extrait de la carte de la Capitainerie d Halatte Le centre du village est structuré par de nombreux murs qui soulignent d une part l organisation du parcellaire et sa trame orthogonale, et d autre part assurent une continuité bâtie avec les constructions implantées à l alignement. Le périmètre d origine du village, entouré de murs, est encore perceptible aujourd hui. Les corps de ferme ont été construits en limite de ce périmètre, participant à la constitution du bourg. Des bancs, en pierre, ou en brique rouge datant de la fin du 19 ème siècle sont disposés le long de la rue du Général Taupin. La ferme de Montmartre abrite également un puits ancien. Bancs en pierre et en brique le long du bâti, rue du Général Taupin Puits localisé dans la cour de la ferme de Montmartre 71
71 - Mares et points d eau Les cartes postales anciennes (collection de M. Pierre Thibault) montrent l existence au début du siècle de plusieurs mares dans le village Les photos ci-dessous montrent l état actuel du site, à l emplacement des anciennes mares Mare située à l intersection de la rue des Tournelles et de la rue du Général Taupin, en entrée est du village. Aujourd hui, seule la bordure en pierre de la mare subsiste. La surface a été comblée et engazonnée. Notons la disparition de la petite construction à l angle de la mare. Ancien abreuvoir situé rue de Meaux, en entrée sud du village. La mare située en entrée sud-est du village ressemble maintenant davantage à un bassin de rétention des eaux pluviales. Le muret la délimitant, reconstruit en parpaings, ne valorise pas cette entrée du village. Mare en entrée sud-ouest du village, rue du Général Taupin Un espace enherbé, planté d un alignement de platanes aujourd hui abattus, se situe à l emplacement de l ancienne mare. 72
72 g) Diversité des matériaux des constructions Les constructions ont elles aussi été édifiées à partir de matériaux divers : Si les bâtiments les plus anciens sont construits en pierre calcaire, on peut observer de nombreuses constructions rehaussées d un étage en briques rouges. Cette particularité date du besoin en logements à l époque industrielle, lorsque la population de Barbery fut la plus importante connue de son histoire. Certaines constructions possèdent des ornements en briques, tels que des encadrements de portes ou de fenêtres. L usage de la brique rouge est particulièrement révélateur de l activité des briqueteries qui exploitaient alors les sols argileux. Le village de Barbery présente ainsi une palette assez diversifiée de matériaux et de couleurs. Si le matériau dominant est le calcaire, l utilisation de la brique rouge vient singulièrement rompre la monotonie des continuités bâties en pierres calcaires. 73
73 h) Diversité des matériaux des sols 74
74 Différentes utilisations de la brique : sur champ ou à plat Ces quelques exemples montrent la diversité des matériaux utilisés dans la constitution des sols, et notamment des trottoirs. - Les trottoirs de la rue du Général Taupin et du Général Patton sont bordurés de grès. Les bordures se prolongent en milieu agricole le long de la route jusqu à Bray et ce, jusqu à l intersection avec la RD Cette caractéristique souligne l importance de ces voies dans l histoire du village. Sur des photos anciennes, on observe que la rue du Général Taupin était entièrement pavée. Ce matériau subsiste encore sous l enrobé et il est encore visible contre les bordures, avec lesquelles il dessine le caniveau. - D autres matériaux utilisés en revêtement des trottoirs apparaissent ponctuellement, telles les dalles de calcaire à proximité de l église, ou de manière plus récurrente, comme la brique rouge, présente sur divers segments de trottoirs. Pavés de grès Dalles de calcaire 75
75 i) Présence du végétal 76
76 Les parcelles du centre du village, principalement occupées par un bâti à caractère résidentiel, sont pour la plupart jardinées. On trouve quelques potagers en fonds de parcelles. Seules les cours intérieures ne sont pas enherbées. Les parcelles arborées améliorent l environnement du village au milieu du plateau agricole. Des pâtures bordées de haies viennent s intercaler entre les parcelles de grande culture et le tissu bâti au sud-est du village. En revanche, la continuité bâtie qui s impose dans le centre du village par les constructions à l alignement et leur prolongement par des murs rend le végétal peu perceptible depuis la rue. Seuls les quelques alignements et arbres remarquables agrémentent l espace public. Leur rareté renforce l importance et la valeur de leur présence. Marronnier devant l église Tilleuls à l entrée du cimetière Alignement de platanes en entrée de village Marronnier en sortie de village Alignements de tilleuls sur la place du village 77
77 j) Fonctions du bâti 78
78 Le centre du village regroupe les corps de ferme anciens, à vocation agricole. On identifie également des commerces : - une boulangerie - une superette, associée à un bar-tabac / presse / restaurant. Sont également présents des équipements publics : - l école - la mairie. Un bureau de poste jouxte les locaux de la mairie. Les commerces et les équipements publics sont situés autour de la place du village, sur laquelle les usagers et les habitants peuvent trouver un stationnement de proximité. Ces locaux sont installés pour la plupart dans les bâtiments d origine au sein du tissu ancien. L école comprend quelques bâtiments qui ont été rénovés et des extensions. Le restaurant et la supérette, implantés dans les bâtiments d un ancien corps de ferme La présence de commerces et de services peut paraître surprenante au regard de la taille du village et de la proximité de Senlis. La présence de ces services est appréciable pour les habitants de la commune et des villages voisins. Plusieurs projets sont actuellement envisagés dans la commune : - l aménagement d un équipement communal, pour l accueil des associations. - une structure d accueil, projet privé, dans la grange dîmière de la ferme de Montmartre, en vue d accueillir des évènements importants (mariages, séminaires, etc ) Les nouveaux bâtiments de l école 79
79 k) Hauteur et volume des constructions 80
80 Dans la partie sud de la rue du Général Taupin précédant l église, ainsi que dans la rue Emile Valentin, le gabarit des constructions est assez diversifié : les hauteurs et volumes varient, des habitations constituées d un rez-dechaussée et d un étage, alternant avec celles des hangars volumineux des corps de fermes. A contrario, la partie nord de la rue du Général Taupin présente des hauteurs et des volumes homogènes : les habitations sont constituées d un rez-dechaussée et d un étage. A l intersection avec la RD120, les constructions sont plus élevées avec notamment une habitation constituée d un rez-de-chaussée et de deux étages (photo 3), ainsi que le corps de ferme de Montmartre (photo 4) dont le volume important se détache nettement de celui des volumes d habitations plus modestes, situées en amont (photo 2). Notons également quelques appentis qui renforcent le caractère hétérogène. C est le volume et la hauteur des bâtiments des corps de ferme qui rendent ces dernières prépondérantes dans la morphologie du village
81 82
82 l) Emprise au sol des constructions L occupation des parcelles déterminée par l emprise au sol des constructions, est très variable. Le centre du village est formé de petites parcelles en lanières sur lesquelles les constructions ont une emprise au sol importante. Le bâti est resserré. Deux parcelles à la périphérie nord du village sont occupées par des bâtiments d'activités à forte emprise. Dans les secteurs pavillonnaires, sur les terrains issus d un découpage en lotissement, le coefficient d emprise est de l ordre de 0,3. Le hameau d activités du Pommelotier ne faillit pas à la règle de l hétérogénéité : on y constate des emprises très diverses. 83
83 m) Continuités bâties dans le village Carte de perception des espaces Le tissu bâti du centre du village est maillé de rues et sentes étroites qui permettent de parcourir le village et desservent les habitations. La plupart de ces voies se terminent à l angle d une autre rue, avec façades et murs, fermant visuellement le paysage bâti sur lui-même. Les murs le long des rues assurent la continuité du bâti et donnent à certaines des ruelles un effet de «couloir». Ce réseau de rues orthogonales assure une continuité de parcours qui contraste avec les fermetures visuelles dans les axes. Régulièrement, les cours de ferme s ouvrent sur la rue, et permettent des échappées visuelles dans la continuité bâtie, donnant ainsi de la profondeur au paysage urbain. Les larges ouvertures visuelles sont inexistantes à l intérieur du village à l exception de la place ou vers l extérieur en sorties de bourg. L alternance de vues tantôt courtes, tantôt plus profondes ou plus lointaines vers les extérieurs du village contribue à donner un sentiment de sécurité et d intimité à l intérieur du village. 84
84 n) Les réseaux électriques aériens Le centre du village est encore desservi par un réseau électrique et téléphonique aérien, de même qu au nord. Seules les parties les plus récemment urbanisées ont bénéficié de l enfouissement des réseaux. Carte des réseaux électriques aériens La densité du réseau altère la qualité du paysage bâti, et l impact visuel est d autant plus préjudiciable que les éléments de patrimoine bâti sont nombreux. 85
85 o) Eau potable et assainissement Eau potable : La commune est alimentée en eau par : - un forage, qui alimente le château d eau ; -un captage de source situé dans la vallée de l Aunette et qui remonte l eau vers le village au moyen d une pompe communale et d une canalisation (carte ci-contre). Il existe encore une ancienne pompe communale, désormais hors d usage, située dans la vallée de l Aunette, et qui amenait l eau via une canalisation enterrée jusqu à l ancienne distillerie (carte ci-contre). Eaux pluviales : La commune ne dispose pas de réseau d eaux pluviales. Ce point est actuellement à l étude dans le cadre de l élaboration du schéma directeur d assainissement. Une ancienne canalisation en briques subsiste depuis l ancienne râperie et se déverse dans la rue du Moulin du Thiéry. Sa localisation précise n est pas connue. Des témoignages font état de certains raccordements de riverains sur cette canalisation. Rue du Moulin de Thiéry, les résidents possédant un sous-sol sont parfois inondés. La provenance de ces eaux n a pas été identifiée. Il ne s agirait pas de coulées de boues, ni de ruissellements des eaux provenant du bassin versant de la Garenne. Il n a par ailleurs pas été fait état de ruissellements ou de coulées de boues provenant des terres agricoles vers les habitations, le relief du plateau ne générant pas actuellement d axes de ruissellements orientés vers le village ou la zone d activités. En revanche, la commune reçoit les eaux de ruissellement de l autoroute A1, par une canalisation qui achemine ces eaux depuis la commune de Brasseuse. Ces eaux, non dépolluées s épandent dans la vallée de l Aunette sur le territoire de la commune de Barbery. Un programme de travaux de mise aux normes des rejets des eaux de voiries est en cours. 86
86 Eaux usées : La commune ne possède pas d assainissement collectif. Comme pour les eaux de ruissellement, un schéma d assainissement est en cours d élaboration dans le cadre de la mise aux normes des rejets des eaux dans le milieu naturel. Cependant les études qui devaient être conduites parallèlement à l étude urbaine sont actuellement à l arrêt et ne devraient pas reprendre avant Or la prévision de l assainissement communal demande maintenant de réaliser des études à la parcelle, études longues et couteuses, pour définir les solutions d épuration et de rejet attendues par les habitants. Aujourd hui, les différents principes d assainissement et d évacuation des eaux se font de manière individuelle. On note l usage répandu, de puisards creusés dans les limons et la roche et réalisés à la parcelle. Les eaux s infiltrent à l intérieur de cavités naturelles ou dans la porosité de la roche. Certains riverains sont connectés sur des réseaux anciens, comme celui de la rue du Moulin du Thiéry, dont on ne connait pas la totalité du tracé. Enfin l épandage, ou la mini-station individuelle, seuls procédés d épuration maîtrisés, sont utilisés par certains riverains, notamment pour les constructions les plus récentes. 87
87 p) Stationnement Stationnements sur la place du village Camion de livraison de la superette, stationnement des usagers du café L offre publique de stationnements dans la commune se situe le long des rues, sans être réglementée, et sur la place du village. Les commerces, services de proximité et équipements administratifs et scolaires groupés dans le centre génèrent sur cette place, un stationnement quotidien : cinq places sont aménagées côté rue du Général Patton et une capacité de trente véhicules ainsi qu un stationnement ponctuel des cars de ramassage scolaire sont assurés côté rue Général Taupin. Un camion de livraison vient régulièrement alimenter la supérette. Le besoin en stationnement est important aux horaires d entrées et sorties de classes : il peut être d environ 30 places. Notons un petit parking de cinq places situé dans la cour de la Mairie. La capacité actuelle de la place, ainsi que son usage à des fins de stationnement, semble satisfaire les usagers, car il permet un accès direct aux équipements scolaires, aux services et aux commerces. En contrepartie, ce vaste espace public est aujourd hui assimilé à un parking et à la desserte d école. Le stationnement quasi permanent de véhicules dévalorise non seulement la place elle-même, mais également l ensemble du village. Son aménagement actuel, tant du point de vue de son organisation que de son traitement de sol constitué d enrobés divers (à l exception de quelques bordures de chaussée en gré), ne présente aucun caractère qualitatif, contrairement au caractère patrimonial du bâti qui l entoure. L autre ressource en stationnement actuelle consiste à utiliser les rives (bords de chaussée et trottoirs) de la voirie communale. Les habitants et usagers, lorsqu ils n utilisent pas ou ne peuvent utiliser leur terrain à cette fin, sont ainsi amenés à stationner le long de la chaussée, rues du général Taupin et du Général Patton qui ne sont pas particulièrement aménagées à cet effet. Cette habitude engendre une gêne pour la circulation automobile, rend les déplacements piétons dans une situation d insécurité et dégradent les revêtements actuels non adaptés. La requalification de la place du village avec des objectifs de valorisation du patrimoine bâti, la quantification de l offre de stationnement à créer et la recherche de nouvelles places de stationnement doivent donc être l objet d une attention particulière et être étudiées conjointement, en même temps que les dispositions règlementaires relatives à la création de places de stationnements lors de construction de logements, de division de bâti ou de logements ou de transformation en logements de agricole. 88
88 q) Espaces publics 1- La place du village Ce vaste espace nouvellement libéré est situé au cœur du village, proche de la Mairie. Il a plusieurs fonctions : - un parking; - C est un lieu traversant, entre la rue du Général Patton et la rue du général Taupin ; - Il permet l accès : * les équipements scolaires * une parcelle privée. - Mais il a aussi un rôle d agrément : un terrain de boules est aménagé et quelques bancs sont situés sous les alignements de tilleuls qui l entourent. Lors de l extension du village vers le nord, la place est restée enclavée dans sa position centrale, cumulant les fonctions. Son état actuel nécessite un projet d aménagement qualitatif. 1 a) 2- La place de l église L église est enserrée par les îlots bâtis. Son clocher est concurrencé par le château d eau. Un marronnier ainsi que des tilleuls entourant une croix marquant l ancien cimetière, viennent agrémenter l espace. Le parvis de l église s ouvre, sur des murs de fonds de parcelles percés de portes de garage d accès à des habitations. La place autour de l église est spatialement plus refermée et ne bénéficie pas de beaucoup de surface. La dégradation des sols et la forte densité des réseaux aériens ne la valorisent pas. Une requalification de la place de l église peut être envisagée, pour mettre en valeur le monument et préserver l intimité de cet espace ancien. 89
89 2 3- L entrée est du village Elle se situe en amont de l intersection des rues du Général Taupin et des Tournelles. L ancienne mare dont le muret subsiste, laisse place à un marronnier qui crée un repère visuel. A l angle des deux rues est située la ferme de Montmartre qui cadre fortement l espace. En effet, la continuité bâtie du centre du village vient butter sur l imposant corps de ferme. A proximité, l espace s ouvre sur la plaine agricole, au nord est. Un angle créé par l alignement des constructions le long de la rue du général Taupin, ouvert vers le corps de ferme, agrandit l espace non bâti,et, forme une placette, et augmente l effet d ouverture en sortie de village. La circulation peut être importante aux heures de pointe. Les sols sont en mauvais état, dégradés par le passage de poids lourds qui circulent entre la zone d activités de la route d Ognon et la RD La placette est régulièrement occupée par du stationnement. Un traitement qualitatif des sols est à envisager afin de valoriser cet espace. 90
90 3 4- L intersection des rues d Ognon, de la Victoire et du Moulin Thiéry Cette intersection est un espace singulier du village : - Il s agit d un point de rupture dans l axe de la rue d Ognon ; la rue est perçue comme étant dans le prolongement de la rue du Moulin Thiéry. - L intersection des trois rues crée des ouvertures visuelles dans quatre directions. - Les abords du lieu sont agrémentés de plantations - Une sculpture en treillis métallique, représentant un renard (réalisée par le propriétaire de la maison à l angle de la rue d Ognon et de la rue du Moulin Thiéry), occupe la pointe de l intersection. Un réaménagement léger portant principalement sur la qualité des matériaux des trottoirs et du bordurage de la chaussée peut être envisagé pour gommer le caractère routier de l intersection des voies. 91
91 PARTIE IV ACTIONS Un besoin de valorisation paysagère pour insérer le village dans le plateau agricole faiblement structuré 128 a) Protection des structures végétales principales existantes 128 b) Créer des plantations structurant le plateau 129 c) Plantations d alignement le long des voies 130 d) Protéger la végétation le long de l ancienne voie ferrée 131 e) Synthèse des protections et plantations de structures végétales sur le plateau Un projet pour la vallée de l Aunette 134 a) Qualité des eaux de l Aunette et projets de bassin 134 b) Protéger les milieux sensibles de la vallée 135 c) Mettre en valeur les ouvrages du fond de vallée de l Aunette La requalification des franges du village 138 a) La liaison entre le village et le Pommelotier 139 b) La limite du bourg 140 c) La frange nord et ouest, orientée vers la vallée de l Aunette 141 d) La frange sud-ouest, interpénétration des parcelles agricoles entre deux secteurs du village Une réflexion sur l activité économique 143 a) L activité économique 143 b) Requalification et aménagements futurs aux abords de la zone d activités en entrée nord du village 144 c) Requalification de la zone d activités du Pommelotier Le renforcement de l unité du village 156 a) Protection et valorisation du patrimoine bâti 157 b) Confortement de la cohérence urbaine 159 c) Protection et reconversion des anciens corps de fermes 160 d) Propositions d ordre réglementaire 161 e) Mise en valeur du bâti par la végétation 163 f) Amélioration du stationnement dans le village 164 g) Choix des matériaux pour l aménagement des sols Le développement du village et la réorganisation de la place 166 a) Projet d aménagement du centre du village et ouverture vers le nord-ouest 166 b) Réaménagement du parvis de l église 172 c) Evolution de la place du centre du village 173 ANNEXES TABLEAU D ACTIONS 177 Sommaire
92 5 5- L ancien abreuvoir en entrée sud-est du village L entrée sud-est du village est marquée par la ferme Saint-Nicolas, qui constitue un élément remarquable du patrimoine bâti de la commune. A l ouest, des pâtures succèdent aux terres agricoles. Plusieurs arbres et arbustes viennent agrémenter les abords de l ancien abreuvoir. Un mur en parpaings construit en bordure du bassin et de l ancien abreuvoir auquel a été accolé un transformateur EDF, nuit à la qualité du paysage de cette entrée de village. Une ouverture visuelle est créée par le chemin d exploitation agricole se dirigeant vers l est. La limite entre ce chemin de terre et la rue de Meaux n est pas clairement marquée. Cette entrée de village pourrait être mise en valeur, notamment en reconstruisant le mur avec des matériaux traditionnels, en restituant l abreuvoir, et en envisageant un traitement qualitatif des sols aux abords de la ferme Saint-Nicolas. e) 92
93 3 6- L entrée sud-ouest de village Cette entrée de village présente des qualités paysagères particulières: - un caractère d ensemblel très végétal, - un alignement de platanes (abattus depuis) à l emplacement de l ancienne mare, - des constructions en retrait de la voie, -des accès aux résidences où des véhicules stationnent parfois, de manière temporaire. - des chemins permettant l accès aux bergeries et aux exploitations agricoles situées au sud du village. La nécessité de sécuriser l entrée du village, d aménager des cheminements piétons, de réserver des espaces pour le stationnement afin de préserver les espaces végétalisés, rechercher un traitement qualitatif des sols, la replantation des arbres, peuvent être des objectifs de réaménagement de cet espace. Cette entrée de village se singularise par une règlementation de la circulation particulière à l intersection entre les rues Haute Maison et du Général Taupin: chaque rue est marquée par un stop. 93
94 7. Le secteur de l ancienne sucrerie a) Implantation des constructions 94
95 La partie nord du village est structurée d une manière plus aérée que le village et ne présente pas vraiment un caractère homogène. Son urbanisation récente et dominante se traduit par une implantation des constructions en retrait par rapport aux voies. Ce type d implantation concerne notamment les habitations à caractère pavillonnaire, mais aussi les bâtiments d activités. Les lotissements des rue des Volières et du Général de Gaulle ont été aménagés en impasse, ce qui accentue l enclavement du secteur et le déconnecte un peu du centre du village. Peu de constructions sont édifiées l alignement le long des voies. Ce type d implantation se limite à deux habitations : l une située le long de la rue d Ognon, et l autre à l angle entre la rue du Thierry et la rue d Ognon. Ces deux propriétés sont plus anciennes et ont été édifiées à la fin du 19 ème ou au début du 20 ème siècle. Quelques constructions, liées à l ancienne sucrerie et à l ancienne râperie, présentent un pignon à l alignement sur rue. C est également le cas de deux habitations le long de la rue d Ognon. Ces bâtiments, comme ceux édifiés à l alignement parallèlement à la voie, sont construits en briques rouges et datent de la même époque. Anciennes habitations des cadres de la sucrerie Bâtiment d activités, en milieu de terrain Habitations anciennes, édifiées à l alignement sur rue Lotissement pavillonnaire en impasse, comprenant des maisons implantées en retrait de la rue 95
96 b) Epoques de construction 96
97 Les constructions les plus anciennes de la partie nord du village datent de la fin du 19 ème siècle. Deux propriétés édifiées le long de la rue du Thiéry, sont des habitations liées à l ancienne sucrerie et râperie. Un ensemble de maisons ouvrières, datant du début du 20 ème siècle est situé entre la partie nord du village et le centre. Les bâtiments édifiés à la fin du 19 ème siècle et au début du 20 ème siècle se caractérisent par l emploi de la brique rouge comme matériau de construction, ainsi que pour les murs de clôture des propriétés. Ancienne habitation du directeur de la sucrerie, 19 ème siècle Maisons ouvrières en bande, du début du 20 ème siècle Les bâtiments d activités et la majorité des habitations à caractère pavillonnaire, dont le lotissement en impasse de la rue du Général de Gaulle, se sont implantés dans les années La délocalisation de la ferme des Tournelles a permis l aménagement d un lotissement conçu en 2003, qui vient s insérer entre le quartier de la sucrerie et le centre du village. Ces architectures en briques présentent un caractère patrimonial intéressant, témoignant de l architecture industrielle de la fin du 19 ème siècle. Carte postale de l ancienne sucrerie de la fin du 19 ème siècle et début du 20 ème siècle, dont il reste aujourd hui les vestiges de la plus petite cheminée Habitat pavillonnaire des années 70 Habitat pavillonnaire très récent 97
98 c) La place du végétal dans le tissu bâti 98
99 Haies d essence mono-spécifique: thuya Plantations en entrée du village Futures haies végétales.. Dans cette partie du village, la présence du végétal dans les espaces publics et de celui visible depuis la rue est beaucoup plus affirmée que dans le centre du village. L implantation des constructions en retrait de la voie joue un rôle prépondérant dans le développement de la végétation entre les maisons et la rue et en fond de parcelles. Les espaces libres des grandes propriétés permettent des jardins arborés. Les clôtures sont pour la plupart constituées d un grillage ou d un treillis métallique doublé de haies constituées fréquemment de thuyas ou d autres conifères, cortège végétal mono-spécifique souvent associé aux tissus où domine l architecture pavillonnaire. Ce paysage contraste avec celui de la continuité bâtie présente dans le centre du village, formé par les constructions et leurs murs. La plantation d essences locales et variées diversifierait la forme et l aspect des haies et offrirait un paysage plus adapté au contexte local; il favoriserait en outre la biodiversité en permettant la nidification des oiseaux et insectes. Marronnier, au bord de la route d Ognon Saule remarquable, le long de la route d Ognon 99
100 d) Fonctions du bâti 100
101 Le secteur de la sucrerie, initialement industriel, conserve aujourd hui quelques activités économiques implantées sur les terrains de la sucrerie. Trois entreprises sont situées à l entrée nord : - Valois diffusion presse - Megadis (clôtures) - NewPlast (injection thermoplastique). Bâtiment de l entreprise Megadis, rue d Ognon Cette petite zone d activités est implantée après les derniers pavillons du village, à la limite du tissu bâti, lorsque l on sort du village en allant vers Ognon. Cette localisation n est pas aujourd hui sans poser quelques nuisances pour les riverains, ainsi que quelques difficultés de circulation, notamment pour les camions et poids-lourds, car un des accès depuis la RD1324 nécessite de traverser le centre du village. Par ailleurs, situés en entrée de village, ces bâtiments sont les premiers perçus. La perception de l entrée de ville nord se fait en deux temps : tout d abord, en venant d Ognon, un premier bâtiment d activités présente une insertion paysagère quelque peu défaillante qui serait à reconsidérer. Les autres bâtiments d activités bénéficient d une insertion plus réussie, les essences plantées sont variées et agrémentent davantage ce deuxième temps d entrée dans le village. Bâtiment de l entreprise Megadis, rue d Ognon D autres activités sont implantées le long de la route d Ognon, à l intérieur du tissu résidentiel. Un artisan est également installé à proximité du terrain de sport. Rue du Thiéry, au nord-ouest, une ferme accueille dans ses hangars le stationnement de caravanes, et permet l hébergement de chevaux. 101
102 e) Hauteur du bâti La partie nord du village est homogène, entourée de végétation. Elle correspond à la régularité du tissu pavillonnaire plus récent, composé de volumes plus petits et constituées d un rez-de-chaussée et d un comble aménagé. (photo 4) Toutefois, les derniers pavillons du nouveau lotissement disposent d un comble aménagé au-dessus d un étage. Les habitations en briques plus anciennes (photo 5) se démarquent dans le paysage bâti, s'imposent plus fortement et renforcent le lien de Barbery avec son passé industriel. Les bâtiments d activités (photo 6) sont plutôt bas. 102
103 f) Volume du bâti 103
104 8. La Zone d Activités du «Pommelotier» Ancienne gare Carte postale (coll. P.Thibault) Ancienne distillerie Carte postale La zone d activités aujourd hui Le développement de l urbanisation au lieu-dit le «Pommelotier», remonte à l établissement au XIXème siècle de la ligne de chemin de fer reliant Crépy à Senlis. Sur ce site au sol argileux était implantée une briqueterie, dont l activité a cessé lors de la première guerre mondiale. Une ancienne distillerie existait également le long de l actuelle RD120, depuis la fin du 19 ème siècle. Le hangar qui l accompagnait a été démantelé en Dorénavant, si le bâtiment de la gare existe toujours, il n est plus ni utilisé, ni accessible au public. Il est par ailleurs situé hors du territoire communal de Barbery. Le secteur accueille désormais des activités plus récentes, et regroupe 120 emplois. 104
105 a) Epoque de construction 105
106 b) Implantation des constructions b 106
107 La zone d activités du Pommelotier est implantée à l écart du village et forme un hameau situé en limite des communes de Borest et Montépilloy, Elle s est constituée par implantations successives de constructions, jusqu à former la zone d aujourd hui. Les constructions le long de la RD120 (photos 1 et 2), dont la période d achèvement correspond au début du 20 ème siècle, sont implantées par le pignon, à l alignement de la voie ou avec un léger retrait. L entrepôt LIDL pour sa part est installé en milieu de terrain. La plus grande partie des espaces non construits de la parcelle sont utilisés comme surface de stationnement et de desserte. Les autres surfaces ont été mises à profit pour assurer l intégration paysagère de ce volume imposant, par des modelés du terrain et des plantations. Un des bâtiments de la société Constructions Mécaniques de Chamant est implanté en milieu de parcelle, et un deuxième en fond de parcelle. Ces deux bâtiments (photo 3) sont alignés en retrait de la rue Chante Fontaine (chemin non viabilisé). Les espaces libres sont utilisés pour le stationnement et le stockage. La vocation industrielle du secteur du Pommelotier s est affirmée dès la fin du 20 ème siècle. Des constructions industrielles de cette époque, ne subsistent que quelques bâtiments (photo 2) connexes à l ancienne distillerie (photo 4). Mais ce n est que très récemment que la zone d Activités s est étendue avec l implantation des entreprises et installations suivantes: - L entrepôt logistique LIDL (photo 5) - Les constructions mécaniques de Chamant (CMC). - la déchetterie du Syndicat mixte de la vallée de l Oise (SMVO)
108 c) Trame végétale 108
109 1 2 Ce hameau d activités souffre d un manque d accompagnement végétal. La parcelle du bâtiment logistique de LIDL, la plus grande de la zone, est pourtant végétalisée à ses abords, notamment au sud (photo 1) où une frange arborée prolonge une haie arbustive située le long de l ancienne voie ferrée. De plus, les espaces libres à l ouest et au nord du bâtiment, ont été récemment plantés de bandes arborées (photo 2). Cependant, ces dernières sont encore trop jeunes pour permettre d évaluer l intégration paysagère et la qualité du traitement paysager des abords de la plate-forme logistique ; il faudra poursuivre l entretien de ces espaces afin que le projet d insertion paysagère soit satisfaisant. Les autres parcelles n ont pas été l objet d une attention particulière en matière d intégration paysagère de leurs constructions et installations. D un point de vue routier, les abords de la RD120 sont singulièrement dénudés. Les plantations sont également absentes du carrefour giratoire, de ses accotements, et de la pâture qui le borde (photo 3). Cet ouvrage qui constitue un des principaux accès au village n est pas valorisé comme il se doit
110 d) Fonctions du bâti 110
111 1 3 1 Si la vocation du secteur à des fins d activités économiques est affirmée (photo 1), il demeure encore sur le site quelques habitations regroupées (photos 2 et 3), situées à proximité du carrefour giratoire aménagé récemment. Cette mixité donne au lieu une configuration assez singulière. Les activités implantées bénéficient de la desserte offerte par la RD1324 et sont située à quatre kilomètres de l échangeur de l autoroute A1 à Senlis. Ainsi, la zone d activités épargne le centre du village des nuisances liées aux activités : nuisances sonores, insécurité liées aux déplacements de poids-lourds, etc 2 Si l extension des activités à proximité de la RD1324 peut être encouragée, le maintien d habitations dans ce secteur doit être reconsidéré. Situées à proximité d un axe de transit où circule un flux important de véhicules, ces habitations en subissent par conséquent toutes les nuisances. In fine, la zone d activités du Pommelotier offre un caractère très hétérogène suivant tous les critères de l aménagement : destination des parcelles, architectures de qualités très variables, volumes des constructions très dissemblables, implantations discontinues, surfaces et orientations des parcelles disparates, faible aménagement des abords et absence de composition végétale. Une réflexion d ensemble, élargie aux terrains situés sur les communes limitrophes, qui accueillent eux aussi des activités, est indispensable. 111
112 e) Hauteur des constructions 112
113 f) Volume des constructions 113
114 CONCLUSION L analyse du tissu et du paysage de Barbery a mis en évidence un village bien préservé, des extensions à diverses époques liées à son passé industriel, un dynamisme économique, ainsi qu un caractère et une vocation agricole toujours affirmée. Barbery dispose de nombreux atouts : - une vallée dont les ressources patrimoniales, les ambiances paysagères et les milieux écologiques présentent un réel enjeu ; - Un plateau rural ouvert caractéristique de l entité paysagère du Plateau agricole du Valois Multien ; - Un patrimoine paysager et bâti particulièrement évocateur de l histoire agricole et industrielle du village. Il ressort de l analyse pourtant quelques dysfonctionnements : - la faible desserte piétonne ou routière entre le centre du village et le secteur pavillonnaire. On a ainsi un centre de village très peu ouvert du point de vue de l organisation urbaine actuelle, vers la partie nord. La liaison s effectue par la rue des Tournelles, particulièrement utilisée par les écoliers. - La faible intégration paysagère de la ZA du Pommelotier qui nécessite une réflexion pouvant être élargie à l aménagement du carrefour giratoire à l intersection de la RD1324 et de la RD120, d une part parce qu il s agit du principal accès au village depuis Crépy-en-Valois ; et d autre part parce qu il occupe un emplacement privilégié pour améliorer l insertion paysagère de la zone d activités. Les réseaux électriques et téléphoniques aériens s imposent par leur forte présence visuelle. Un enfouissement de ces réseaux serait à envisager afin de requalifier le paysage bâti du village. Enfin, la recherche d extension modérée du village doit se faire dans un souci d équilibre du tissu bâti, d harmonie des déplacements, de recherche de site adapté impactant faiblement le paysage et l environnement, et assurant la meilleure insertion paysagère. 114
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