HITT Inception Analysis BENIN
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- Agnès Bruneau
- il y a 10 ans
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1 HITT Inception Analysis BENIN
2 Sommaire 1. Introduction Méthodologie Démarche par étape Contexte du secteur du tourisme et analyse du marché Economie du Bénin et secteur du tourisme Organisation du secteur Demande du Marché et potentiel de croissance Sous-secteurs, zones géographiques et emplois concernés par l intervention Choix des sous secteurs/chaînes de valeurs et zones géographiques pour l intervention Carte des chaînes de valeur sélectionnées Analyse des emplois des chaînes de valeurs sélectionnées Les contraintes liées au développement des compétences des groupes cibles de HITT et l'accès à l'etfp pour les professions identifiées par chaîne de valeur sélectionnée / sous-secteur Analyse des besoins en formation Analyse sommaire de l'environnement ETFP et la caractérisation de l'etfp des occupations choisies Challenges in the provision of TVET for the target population Solutions to gaps identified in the provision of practical and market oriented TVET in the occupations selected Tableau récapitulatif des métiers séléctionnées avec profil de poste et compétences Conclusions Phase de Démarrage du programme HITT au Benin Conclusion par rapport à l analyse du contexte et du marché et par rapport à la demande du secteur du tourisme en travailleurs jeunes et du sexe féminin de faible formation du secteur informel Conclusions par rapport à l analyse des Besoins en Formation et Contraintes relatives à l accès à l ETFP de nos groupes cibles Recommandations pour la phase de développement des curricula ETFP et la phase de mise en œuvre HITT Appendices Annexe 1: Liste des personnes interviewées analyse situationnelle et analyse des chaînes de valeur Annexe 2 : Liste des participants aux ateliers Listes des participants à l atelier de Ouidah Listes des participants à l atelier de Grand Popo Listes des participants à l atelier de Natitingou Annexe 3: Liste des outils utilisés OUTIL 1 : Evaluation sommaire du secteur du tourisme au niveau national OUTIL 2 : Guide d entretien avec les Personnes Ressources OUTIL 3 : Tableau d Analyse du Marché du Tourisme Page 2
3 OUTIL 4 : Guide d entretien pour la sélection des chaines de valeurs : TOUTES les entreprises de tourisme Revised tools (surveys, questionnaires, tables) Tableau 1 : Grille d analyse multicritère «Hébergement» - de 1 (faible) à 5 (fort) Tableau 2: Grille d analyse multicritère «Excursion» - de 1 (faible) à 5 (fort) Page 3
4 Liste des abréviations AFP AFREB ANAPROBAR ATOV BTS CAP CNAHB CNFPE DFQP DD/ETFP DDT DEC DED DEP DET DGRCE DIP DT ECO BENIN FBO TRS FODEFCA ETFP IDH HITT ONG MCAAT METFPRIJ PAG PASP PDDSE PDIP SNV TDS UCIMB UNESCO UNWTO VPS = Appui à la Formation Professionnelle Association des Femmes Restauratrices du Bénin Association Nationale des Promoteurs de Bars et Restaurants Association des Tours Opérateurs et Agences de Voyages Brevet de Technicien Supérieur Certificat d Aptitude Professionnelle Conseil National des Hôteliers du Bénin Conseil National de la Formation Professionnelle pour l Emploi Direction de la Formation et de la Qualification Professionnelle Direction Départementale de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle Direction du Développement Touristique Direction des Examens et Concours Service Allemand de Développement Direction des Etablissements Privés Direction des enseignements Techniques Direction Générale de Renforcement des Capacités et de l Employabilité Direction de l Inspection Pédagogique Diplôme de Technologie Benin Ecotourism Concern Fédération Béninoise des Organisation du Tourisme Responsable et Solidaire Fonds de Développement de la Formation Continue et de l Apprentissage Enseignement Technique et Formation Professionnelle Indice du Développement Humain High Impact Tourism Training Organisation Non Gouvernementale Ministère de la Culture de l Alphabétisation, de l Artisanat et du Tourisme Ministère de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle de la Reconversion et de l Insertion des Jeune Programme d Action du Gouvernement Projet d Appui au Secteur Privé Plan Décennal de Développement du Secteur de l Education Projet de Développement des Initiatives Professionnelles Netherlands Development Organization Tourisme et Développement Solidaire Union des Chambres Interdépartementales des Métiers du Bénin Organisation des Nations Unies pour la Science la Culture et l Education United Nations for World Tourism Organization Versement Patronal sur Salaire Page 4
5 1. Introduction Dans le cadre d un appel d offre restreint dans le secteur de l Education et de la Formation Technique et Professionnelle de l Union Européenne ligne budgétaire / EuropeAid/129198/C/ACT/Multi - la SNV en collaboration avec des partenaires locaux a été sélectionnée pour l exécution d un programme de Formation Professionnelle dans le Secteur du Tourisme, appelé HITT (High Impact Tourism Training for Jobs & Incomes). Le programme HITT vise le développement d un dispositif de formation professionnelle intégré orienté vers le marché et basé sur les compétences, visant l économie informelle dans le secteur du tourisme. Dans le cadre du programme il s agit de développer et valider une méthodologie, des modules et des curricula jusqu à la formation directe de Huit Mille (8.000) travailleurs. Les bénéficiaires directs sont les travailleurs informels avec une attention particulière aux groupes défavorisés, femmes, jeunes et semi-qualifiées. Le programme est exécuté dans quatre (4) pays d Afrique (Bénin, Ghana, Mali et Mozambique) et dans trois (3 ) pays de l Asie (Cambodge, Népal et Vietnam). Dans ces pays la SNV exécute le programme en collaboration avec un ou deux partenaires locaux. La coordination globale du programme est assurée par une Coordinatrice basée au Népal. Le programme a une durée de 3 ans, couvrant la période de Février 2011 jusqu à Janvier Le programme comporte 4 phases, inception (phase d analyse), préparation, mise en œuvre et conclusion. Le programme au Bénin est exécuté par la SNV, en partenariat avec le Fonds de Développement de la Formation Continue et de l Apprentissage (FODEFCA) et l ONG ECO BENIN et a pris l engagement d assurer la formation de travailleurs. Le dispositif de formation doit, afin d être pérenne correspondre aux besoins du secteur, c.à.d. aux besoins des operateurs et les travailleurs et être abordables également pour les opérateurs et travailleurs. Le programme vise dès la formation, à établir des liens entre apprentis et employeurs potentiels. Les formations doivent avant tout être pratiques et rendre opérationnelle les apprentis dans un meilleur délai à travers des modules consécutives. Le présent rapport est consacré à la phase d inception du programme HITT et présente les résultats des analyses du contexte et du marché touristique, la sélection des chaînes de valeurs à considérer et leur cartographie, de l analyse de l environnement des services de formation professionnelle (offre et demande) de manière générale, du secteur et spécifiquement pour les occupations sélectionnées, ainsi que les résultats de l analyse des besoins en formation, des contraintes qui se posent pour ceux qui veulent être formés et les défaillances énumérées par les opérateurs touristiques relatives à l employabilité des formés dans la situation actuelle. Le rapport finit avec une présentation des profils d emploi et l identification des compétences clés des métiers préconisés pour le développement des curricula, modules de formation et la subséquente formation démarrant au cours de l année Le rapport présente aussi le processus menée et la méthodologie utilisées pour arriver aux différents résultats et suivant principalement les étapes du «Manuel de méthodes et d outils pour la phase de démarrage» développé par la coordination globale du programme. Le présent rapport veut, conforme au résultat 1.1 du programme Informer / instruire, les décideurs et parties prenantes par rapport aux opportunités et contraints dans la provision des services ETFP dans le secteur du tourisme. Le rapport servira comme base de discussion et point de départ pour la mise en œuvre de l approche HITT au Bénin et présente une première étape dans la capitalisation du développement d un dispositif ETFP orienté marché et basé compétence pouvant être utilisé aussi dans d autres secteurs Page 5
6 2. Méthodologie. Un schéma avec les étapes et activités de la méthodologie utilisée par le programme est présenté dans la figure 1 1. Il correspond en grandes lignes à celui proposé par la coordination globale : le schéma intègre des modifications par rapport au schéma initial notamment au niveau de l étape II, «l analyse chaine de valeurs». Une analyse de chaine de valeur - c.à.d. un diagnostique socio-économique des retombées économiques des dépenses touristiques dans un espace touristique donné - selon l approche habituelle 2 se porte peu sur les occupations dans le secteur profil des emploies, niveau de compétences des employées (formel et informel), contraintes à l accès au développement des compétences et à l accès à l ETFP et n est de cette manière pas un outil très approprié pour le développement d un dispositif de formation professionnelle. C est pour ces raisons que l analyse de chaîne de valeur «traditionnelle» initialement prévue au niveau de l étape II, a été remplacée par une analyse des occupations. Une analyse qui vise à créer une image détaillée des contraintes qui se posent dans les chaînes par rapport au renforcement de capacités et l accès à la formation. Une analyse simplifiée des chaînes de valeurs avec une cartographie globale et une sélection des chaînes les plus appropriées par rapport à leur importance pour le secteur et nos groupes cibles (les employés peu ou non qualifiée de l informelle, jeunes et femmes) à été effectuée dans la phase I (voir figure 1). Les différentes étapes de notre analyse ont été réalisées avec le soutien d un «Taskforce» composé par des operateurs (privés) et fournisseurs (privés et publics) et validées dans la phase II par les acteurs des zones géographiques dans des ateliers d analyse d occupation. Figure 2, montre en détails la suite des activités pendant l analyse des occupations/chaînes de valeur 2.1 Démarche par étape La démarche méthodologique appliquée par étape se présente comme suit : L analyse a commencé avec une cartographie globale du secteur à travers une étude documentaire et a été suivie par des enquêtes sur le terrain auprès des opérateurs touristiques afin d identifier les chaînes de valeurs utilisant un grand nombre de travailleurs sous et semi-qualifiés et ayant un potentiel important pour le secteur dans son ensemble Etape I: Analyse du contexte et du marché La phase de collectes empiriques a été réalisée dans deux zones (nord et sud). Au Nord, les collectes de données se sont déroulées dans les zones de concentration du tourisme à Tanguiéta et Natitingou. Quant au Sud, Abomey, Ouidah, Grand Popo et Cotonou ont été les localités ciblées. Des entretiens structurés et semi-structurés ont été organisés avec les acteurs clés, aussi bien des employés que des promoteurs et/ou gérants ainsi que des personnes ressources.. 1 La méthodologie utilisée est une version modifiée de la méthodologie du «Manuel de méthodes et d outils pour la phase de démarrage», voir annexe 1 2 L analyse de chaîne de valeurs appliqués par la SNV depuis 2009, dans différent pays Benin, Ethiopie, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique, Rwanda, Tanzanie, Zambie - et destinations touristiques se base, sur une approche en 7 étapes élaborée par ODI et ITC dans le guide «undertaking tourism vlaue chaine analysis» qui veut spécifiquement analyser comment la chaîne de valeurs touristiques dans une espace donnée fonctionne, comment le bénéfice est distribué le long la chaîne ses sous-segments quel part des bénéfices revient aux «pauvres» et quel mécanismes permettent de changer une distribution donnée. Page 6
7 Figure 1: Schéma méthodologique de la phase d analyse HITT Etape I: Analyse du Contexte et du Marché Activité 1 Analyse sommaire du secteur du tourisme Activité 2 Cartographie et sélection des chaines de valeurs Activité 3 Identification et sélection des zones géographiques d intervention OUTPUT: Emplois les plus demandés par les opérateurs touristiques et selon zone géographique Etape II: Analyse de l Emploi dans le secteur Activité 4 Analyses des lacunes et contraints de l emploi dans le secteur informel et l accès aux formations pratiques orientées demande Activité 5 Identification des contraints lies au renforcement de capacités et par rapport à l accès á l ETFP pour les travailleurs de l économie informelle, ainsi que les lacunes dans la provision de l ETFP OUTPUT: Liste des contraints qui se posent au renforcement de capacités et accès à l ETFP par chaine de valeur et solutions pratiques et orientée demande pour améliorer la provision et l accès aux travailleurs Etape III: Analyse paysage ETFP dans le secteur du tourisme Activité 6 Analyse sommaire de l environnement d ETFP dans le secteur du tourisme Activité 7 Identification et spécifications de l offre ETFP disponible dans les zones géographiques Activité 8 Identification des compétences OUTPUT: Compétences demandées et orientées travailleurs de l informel HITT Curriculum
8 A cet effet, les outils du manuel de méthodologie (voir annexe 3) nous ont aidé à collecter les diverses informations. L outil 1 : «canevas de collecte d information» a permis la collecte efficace des données nécessaires à la réalisation de l analyse sommaire du secteur de tourisme. L outil 2 dénommé «guide d entretien avec les personnes ressources» et l outil 3 «tableau d analyse du marché de tourisme» ont aidé à collecter des données quantitatives et qualitatives pour appréhender les demandes du marché et le potentiel de croissance du tourisme. L outil 4, dénommé «guide d entretien pour la sélection des chaînes de valeur» a permis de collecter les informations qui ont aidé au choix des chaînes de valeur sur lesquelles le programme interviendra. En somme, les recherches documentaires et les discussions avec les membres du «taskforce» sur le tourisme ainsi qu une soixantaine d entretiens dont deux (02) entretiens semi structurés de neuf (09) personnes, quarante un (41) entretiens individuels avec les personnes ressources et les professionnels du secteur dans les chaînes de valeur (hébergement, restauration, excursion et artisanat) et deux (02) séances de travail de cinq (05) personnes par séance avec les membres du «taskforce» sur le tourisme. La phase d analyse a pris en compte deux niveaux pour trianguler les données : les informations fournies par les personnes ressources ont été croisées avec celles des interviews individuelles sectorielles ; plusieurs acteurs interviennent sur deux chaînes de valeur notamment la quasi-totalité des structures d hébergement qui disposent aussi d un restaurant. Le traitement des données recueillies, conformément aux outils du manuel de méthodologie nous a permis une sélection des zones géographiques et les chaînes de valeurs sur lesquelles le programme devrait intervenir Etape II : Analyse des emplois Suite à l étape d analyse de marché du tourisme, une série d ateliers avec les professionnels des chaînes de valeur sélectionnées ont été organisés dans les zones géographiques concernées. Ces ateliers ainsi que les contributions des membres du «tasforce» sur le tourisme, nous a permis de sélectionner les profils d emplois/métiers pouvant bénéficier de la formation professionnelle dans le cadre du programme HITT. Au cours de ces ateliers, les outils suivants, conformément au manuel de méthodologie, ont été utilisés : les brainstormings en groupe ont permis à chaque fois de procéder à la validation du choix des chaînes de valeur prioritaires ; l outil 8 dénommé «méthodologie de l atelier de groupe» et la matrice multi-critères ont permis de dresser la liste des services ainsi que les emplois respectifs les plus demandés et offrant les meilleures opportunités d emplois et revenus aux groupe cibles ; le tableau dénommé «exemple de contraintes» a permis de faire une analyse des contraintes par métier/emploi par rapport aux capacités et accès à l ETFP, du point de vue des employés.
9 L analyse des données issues de ces différents ateliers et les discussions avec des membres du «taskforce» sur le tourisme ont permis de nous rendre compte de la prédominance du tourisme d affaire surtout dans le Sud (Cotonou, Ouidah et Grand Popo). Quant au Nord (Natitingou, et Tanguiéta) le tourisme de loisir est le segment de marché le plus important. Toutefois les profiles d emplois considérés importants en termes de développement du secteur par les opérateurs et en terme de nombre de travailleurs informels concernés sont les mêmes pour les deux segments. C est pour cette raison qu il a été finalement décidé d abandonner l option d une intervention géographique pour une option sectorielle dans la mise en œuvre du programme HITT, avec une concentration sur le segment du tourisme d affaires n excluant pas les travailleurs des même métiers active dans le tourisme de loisir des les régions du Nord Etape III: Analyse des besoins en formation L analyse sommaire de l environnement de l Enseignement Technique et Formation Professionelle a (ETFP) été faite en deux étapes : Une étude documentaire : les documents consultés sont surtout : la loi d orientation de l éducation nationale en République du Bénin; le rapport des États Généraux de l éducation de 1990; le Programme d Action Gouvernemental (PAG II); le Rapport sur les objectifs du Millénaire pour le Développement; la Lettre de Politique du Secteur Educatif; les textes régissant la gestion et le fonctionnement des établissements d ETFP; le Plan Décennal du Développement du Secteur de l Education PDDSE , les Schémas Directeur, les documents et textes régissant l organisation et le fonctionnement des Directions Techniques du Ministère Les programmes de formation en vigueur et la recommandation révisée de l UNESCO concernant l enseignement technique et professionnel (2001). Des entretiens semi-structurés avec des acteurs clés : des entretiens conduits à l aide d un guide avec les entrepreneurs et professionnels, les responsables politiques, administratifs et pédagogiques, en particulier ceux des directions techniques et des établissements du Ministère de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (METFP). Il s agit d une évaluation sommaire.. Aussi, la méthodologie de travail est-elle basée plus sur la pertinence qualitative que quantitative des informations recherchées. Elle comprend donc la revue documentaire, les entretiens et enquêtes de terrain et le traitement des informations Analyse de l offre ETFP L outil 10 «Grille d Entretien avec les prestataires» a été remanié pour servir aux entretiens avec les établissements de formation. De nouveaux outils ont été conçus pour décliner les tâches en activités, en opérations et sous opérations. L outil proposé vise les conditions externes qui empêchent l accès à la formation pour le métier, ce qui ne permet pas de collecter les contraintes intrinsèques liées à l exécution des tâches, activités, opérations et sous opérations pour ainsi déboucher sur un rapport d analyse de situation du travail. Le répertoire des centres de formation en tourisme (privé et publics) a été établi et des entretiens ont été conduits. Les entretiens ont été conduits dans un nombre restreint d établissements d enseignement technique et professionnel avec les directeurs des études et les responsables pédagogiques à l aide d un guide d entretien. Il s agit des établissements formant uniquement pour le secteur du tourisme dans la ville de Cotonou et de Porto Novo. Ces entretiens ont permis de cerner l offre de formation pour les chaînes de valeur «hébergement» et «restauration» de façon Page 9
10 générale et plus spécifiquement par rapport aux métiers sélectionnés. Les entretiens nous ont permis l accès aux programmes enseignés pour les profils de poste / métiers retenus. La combinaison de l outil 10 et les nouveaux outils conçus a permis l identification du cursus pour le quel il importe de développer les curricula Analyse des compétences Les entretiens avec les pratiquants des métiers ont été animés avec des outils remaniés. Il s agit d une combinaison des questions contenues dans les outils 4 et 5. Six (6) entretiens de groupes avec des pratiquants qui ont permis de compléter et d approfondir la compréhension des tâches contenues dans les profils d emploi tels que définis par les opérateurs et investisseurs. Ces entretiens ont réuni six (6) groupes restreints des métiers de réceptionniste, valet de chambre, serveur/barman, cuisinier et guide. Ces pratiquants en activités venus d hôtels ou restaurants différents ont aussi contribué à l identification des situations de travail dans chaque métier en détaillant la chaîne des tâches, activités, opérations et sous opérations. Le résultat sommaire de ces entretiens est la base pour l identification des contraintes sur les tâches et permettra le développement et la validation des chartes de compétences. Page 10
11 Figure 2 : Processus de mise en œuvre de «Phase d analyse»
12 3. Contexte du secteur du tourisme et analyse du marché Cette analyse consiste à réaliser une étude sommaire mais efficace de l industrie touristique qui puisse nous permettre de comprendre le contexte général dans lequel les activités du programme sont conçues et mises en œuvre. De manière précise, cette analyse sommaire a aidé à cerner (i) l envergure et la portée du secteur du tourisme dans le pays, (ii) la contribution actuelle du tourisme dans les emplois et les revenus, (iii) la politique sectorielle et le cadre institutionnel du tourisme. 3.1 Economie du Bénin et secteur du tourisme Données macroéconomiques Avec un revenu annuel par habitant de 711 dollars US en 2009, le Bénin fait partie des pays les plus pauvres du monde. L indicateur de développement humain (IDH) pour le Bénin en 2009 le classe à la 134ème place sur 169. Selon les données officielles, 39% de la population béninoise vit en dessous du seuil de pauvreté. Quant au taux d analphabétisme, il est estimé en 2009 à 58% de la population totale. L aide extérieure au Bénin demeure importante du point de relatif, puisqu il est estimé à plus de 10% du PIB, cela démontre une forte dépendance du Bénin vis-à-vis de ses partenaires extérieurs. Le tableau suivant résume les données macroéconomiques du Bénin. Tableau 1 : Données macro-économiques du Bénin Benin economic facts at a glance Population 2010 (millions) 3 8,9 GDP 2010 (US$ billions) 3) 6,7 GDP per capita 2010 (US$) 8) 726 GDP growth % / /08/09/10 4) 4,7 3,4 5,0 2,7 2,1 Population growth % ( ) 5 3,9 Sector contribution to GDP 2010 (%) Agriculture/Industry/Services 4) Contribution of informal sector/economy to GDP 2010 (%) 4) 70% Contribution of informal sector/economy to occupation 2010 (%) 4) 95% HDI and ranking ) 0, /169 Life expectancy ) 61,8 Population below monetary poverty line % :2006/2007/2009 4) 37,4 33,3 35,2 Population below non-monetary poverty line % :2006/2007/2009 4) 42,0 39,7 30,9 Adulte literacy rate % (2010) 3) 41,7% Ranking «Doing Business» (2010/11/12) 6 172/ / /183 Corruption Perception Index (scale 0-10)/ ranking (2011) 7 3,0 100/183 Foreign Aid (% of GDP 2010) 8 10, Contribution du tourisme à l économie béninoise Pour l économie béninoise, le tourisme représente le troisième pourvoyeur de devises étrangères après le coton et l anacarde. Sa contribution produit intérieur brut est estimé à 3,5% en Le 3 The Africa Competitiveness Report 2011: World Economic Forum; World Bank, African Development Bank 4 The African Economic Outlook 2011; AfDB, OECD, UNDP, UNEA 5 /profilse/ben.html 6 Doing business 2010/2012, the International Bank for Reconstruction and Development / The World Bank 7 Corruption perception index 2011, Transparency International 8 African Development Indicators / The little Data Book:2011, IBRD/WB, UNWTO, Basic data and indicators, 2010
13 tourisme béninois occupe à différent degré près de 8% de la population active, dont majoritairement les femmes. A ce titre, parmi les cinq axes de développement prioritaires, susceptibles de créer la richesse, l emploi et de lutter contre la pauvreté, figurent le tourisme, l artisanat et la culture. Le tourisme béninois génère plus de 8229 emplois directs en 2010, occupe près de 8% de la population active dont majoritairement les femmes, contre 1663 en 1999 soit une hausse de > 300% en dix ans. Ce chiffre le place en troisième position derrière le commerce des biens et services. Malheureusement ces emplois sont pour la plupart précaires 10 et non qualifiés. En termes de revenus distribués aux salariés, le salarié moyen avoisine le salaire minimum 11 dans le secteur privé. Selon une étude ( en 2008) de la Chambre de Commerce et d'industrie du Bénin (CCIB), plus de 70% de travailleurs du secteur du tourisme ne sont pas qualifiés et, pour la plupart d'entre eux, gagnent le salaire minimum. Ils travaillent dans des hôtels, restaurants, des boutiques d'artisanat, le transport local, les agences de voyages et fournissent de plus en plus des services chez l'habitant, en particulier dans le nord du pays. Cela signifie que plus de 5000 travailleurs du tourisme travaillent probablement pour des salaires très bas dans des conditions de travail risquées sans stabilité de l'emploi ou de l'accès au crédit ou à la formation. Ils n'ont aucun moyen de capitaliser les opportunités offertes par le tourisme et manquent de connaissances pour développer leurs activités. 3.2 Organisation du secteur Cadre politique et organisation L activité touristique n a pas toujours fait l objet d une politique cohérente pour s imposer véritablement comme un secteur stratégique de l économie. Pendant longtemps considéré comme toute autre activité commerciale, nombre des lois toujours en vigueur ont été émises par le Ministère du Commerce et de l Artisanat (dont le tourisme faisait partie) bien que le secteur jouit depuis une quinzaine d années d un ministère 12 dédié à sa gestion. Au niveau macro, le Ministère de la Culture, de l Alphabétisation, de l Artisanat et du Tourisme (MCAAT) est chargé d élaborer et de conduire les politiques du Gouvernement dans le secteur. L administration centrale est représentée dans les douze (12) départements par des Direction départementales de l artisanat et du tourisme. L intervention dans le secteur se base sur un document de stratégie nationale datant de qui a connu un taux de réalisation de moins de 25% 14 de mise en œuvre des diverses recommandations et planification. En septembre 2007, l administration a procédé au bilan de la mise en œuvre de son document de politique nationale du tourisme. Ce bilan décanal a mis en lumière les incohérences dans divers secteurs : aménagement, cadre législatif, institutionnel et réglementaire, formation professionnelle, disponibilité de statistiques, financement et mesures d accompagnement. Depuis mai 2010, il est procédé à la réécriture de la politique nationale du tourisme au Bénin qui inclut les diverses formes durables du tourisme (éco tourisme, tourisme solidaire, ) et les diverses 10 Compte tenu de la forte saisonnalité du secteur, beaucoup d emploi sont saisonnier et occasionnels 11 Le salaire minimum officiel au Bénin est de F CFA soit environ 63 dollars USD, selon le relevé du Conseil des Ministres du 27 mars Après les élections en 2011 le MAT (le Ministère du Tourisme et de l Artisanat) et devenu le MCAAT (le Ministère de la Culture, l Alphabétisation, de l Artisanat et du Tourisme). 13 Politique nationale du tourisme, Ministère du Commerce, de l Artisanat et du tourisme, STI, Ministère de la Culture, de l Artisanat et du Tourisme, évaluation de la politique nationale du tourisme, 2007 Page 13
14 modifications induites par la décentralisation dans la gestion des territoires et des collectivités locales. Une cinquantaine 15 de lois, décrets et arrêtés constituent le cadre législatif et réglementaire régissant les activités touristiques. Bien que tous ces textes pris soient mis en application, nombre d entre eux gagneraient à être révisés. De plus cette réglementation ne prend pas en compte toutes les chaînes de valeur, notamment les excursions. Ce sont surtout les chaînes de valeur de l hébergement et de la restauration, qui sont les plus réglementées et mis à contribution du point de vue économique et création d emplois. Malgré cet arsenal de structures et de textes, les statistiques réelles, notamment pour ce qui concerne l apport économique du tourisme, restent indisponibles. Les structures publiques en accusent les opérateurs privés qui ne déclareraient pas la totalité des clients, respectivement le nombre de nuitées et donc la taxe due et ces derniers dénoncent les tracasseries administratives dont ils font l objet Secteur privé et leurs organisations Au niveau national, il existe plusieurs espaces de rencontre, de partage des expériences et de défense des intérêts notamment l Association Nationale des Opérateurs Privés en Tourisme et Hôtellerie du Bénin (ANOPRITHOB), l Association Nationale des Promoteurs et Propriétaires des Bars, Buvettes et Restaurants (ANAPROBAR), Conseil National des Hôteliers du Bénin (CNAHB), Association des Femmes Restauratrices du Bénin (AFREB), Association des Tours Opérateurs et Agences de Voyages (ATOV), Ces associations sont actives à des degrés divers et disposent des démembrements au niveau des départements. Au niveau micro, plus d une centaine d agences de voyages et tours operators travaillent dans le tourisme international et domestique. A ceux-ci s ajoutent quelques (de 0 à 4 étoiles) établissements hôteliers recensés et disposant d une licence d exploitation. Il s agit dans leur grande majorité des investissements du secteur privé. La capacité d accueil a connu une forte évolution en dix ans. Elle a été multipliée par trois, passant de en 2000 à lits en du fait des investissements non moins importants du secteur privé ONG dans le secteur On note aussi une présence d Organisations Non Gouvernementales qui s investissent dans la promotion du tourisme. On peut citer entre autres : Benin Ecotourism Concern (ECO BENIN), Double Sens, Tourisme et Développement Solidaire (TDS), Fédération des Organisation du Tourisme Responsable et Solidaire Partenaires au Développement Certaines Organisations de développement sont aussi activement impliquées dans le développement du tourisme au Bénin. A titre d exemple, c est le cas, entre 2008 et 2009, de l Union Européenne à travers le Programme d Appui au Secteur Privé (PASP), la SNV-Bénin, le Service Allemand de Développement (DED), la Coopération Italienne. Le tourisme béninois est caractérisé par un dipôle : (i) le premier pôle touristique, dominé par les affaires et les congrès ainsi que la culture et l histoire, est l espace Cotonou-Abomey via Ganvié, 15 Revue de la législation en matière du Tourisme au Bénin, rapport de mission Cabinet d Etudes REXI, mai Direction du Développement Touristique, statistiques Idem Page 14
15 Ouidah, Grand Popo, avec une forte concentration touristique à Cotonou ; (ii) le second pôle c est le pôle du tourisme de loisir et de l écotourisme qui va du département des Colline au département de l Atakora motivée par le relief et surtout les parcs nationaux du W, de la Pendjari et leurs zones cynégétiques. Figure 3 : Carte du potentiel touristique du Bénin Source : Document Bénin Demande du Marché et potentiel de croissance Demande du Marché touristique La demande du marché du tourisme regroupe aussi les flux physiques (arrivées touristiques) que monétaires (recettes touristiques). Graphiques 1&2 : Evolutions des arrivées et recettes touristiques au Bénin Sources : fait par nos soins à partir des données de UNWTO/DDT Page 15
16 Les graphiques ci-dessus montrent l évolution des arrivées touristiques de 2006 à Selon les données de la Direction du Développement Touristique (DDT), publiées par l Organisation Mondiale du Tourisme, le nombre d arrivées touristiques au Bénin est passé de en 2006 à en Soit une progression de 9,5% dans la même période. On note, que malgré la crise financière internationale de 2008, les arrivées touristiques au Bénin n ont pas connu de baisse. Cela s expliquerait par le fait que la plupart des pays en développement ont été relativement épargnés des effets néfastes de cette crise. Mais les recettes issues de ces arrivées n ont pas suivi les mêmes tendances. En effet, les recettes touristiques sont passées de 116 millions de dollars US en 2006, à 133 millions en 2010, après avoir connu des hausses exponentielles en 2007 et 2008 respectivement à 206 millions et 236 millions. Même si les arrivées touristiques n ont pas souffert de la crise financière cela a eu un impact sur les budgets de voyages des touristes. Selon les membres du Groupe de travail (Taskforce) constitué des acteurs clé du secteur privé, le segment du marché avec la plus forte croissance est le tourisme d affaire et de conférence et se sont les sous secteurs de l hôtellerie et de la restauration qui en profitent. Nombreux sont les hôtels, auberges et restaurant qui ont ouvert leurs portes. Ceci s explique par des problèmes de manque de lits dans le secteur, notamment à l occasion des grands événements. Le Sud de Bénin profite le plus de ce phénomène. Toutefois il y a une tendance, notamment dans l hôtellerie, d en faire une activité secondaire et de rester dans l informel par des nombreux petits hôtels, auberges et chambres d hôtes (non classés) Les marchés sources Le tableau suivant montre l évolution des arrivées touristiques par région. Tableau 2: Arrivées par région de touristes au Bénin ( 000) Années Total ,4 187,9 190,1 199,5 Afrique ,9 90,8 138 Americas 1 2,3 3,9 5,1 3,2 Asie de l Est et le Pacifique 0,6 0,8 1,6 0,9 0,8 Europe 22,3 26,3 50,7 35,4 32,9 Moyen Orient 0,6 1,8 0,3 0,4 2,4 Asie du Sud 3,5 2,2 0,7 0,5 0,8 Autre non classés , ,4 Source : UNWTO Selon les données de l Organisation Mondiale du Tourisme, le Bénin a enregistré arrivées en 2010, dont les touristes Africains avec arrivées sont les plus nombreux, suivi par les Européens avec et les Américains avec arrivées. Le reste des arrives est composé des touristes en provenance l Océanie. Selon leur nationalité, en 2009, les touristes Nigérians sont les plus nombreux avec arrivées, suivi par les Français (19.682), les Togolais (11.551), le Burkinabés (9.700) les Gabonais (8.313), les Ivoiriens (7.650), les Suisses (6.571) et les Ghanéens. Le tourisme interne des Béninois compte pour du total des arrivées. Le plus grand nombre des touristes arrivent par la terre avec soit 76% des arrivées. Le pic des arrivées se situe pendant les mois de Juillet, Août et Décembre coïncidant avec les périodes de vacances des plus grands groupes (Européens, Nigérians, Français, Togolais etc.). Page 16
17 Reparti selon motif de voyage le tourisme «d affaires» est le segment le plus important et ceci sans distinction de provenance avec plus de 48% des touristes en Notons tout de même que ce pourcentage était de ~ 57% en Les autres segments changent de place d une année à l autre et sont dépendant de provenance des touristes. Ainsi les touristes venus pour d autres raisons (dont familiales) sont estimés à 32%, les touristes de loisirs~20%. Si l on prend les segments des visites pour loisir, vacances, recréation et autres motifs personnels ensemble, cela représente 52% des arrivées. Graphique 3: Evolution des arrivées par motif principal de 2006 à 2010 Sources : Fait par nos soins à partir des données de UNWTO Graphique 4 : Arrivées par motif principal en 2010 Source : Fait par nos soins à partir des données de UNWTO Les statistiques de la DDT/MCAAT font ressortir que les touristes Africains viennent seulement entre 38% et 58% pour raison des affaires, (affaires et professionnels pris ensemble.) Page 17
18 Quant au tourisme de loisir, il est estimé entre 13 et 17% des arrivées au Bénin. La répartition des touristes selon département (la moyenne entre 2007 et 2009) montre l importance du Sud du Bénin : arrivées dans le département Littoral, dans l Atlantique et dans l Ouemé. La destination d excellence pour le tourisme de loisir est le département de l Atacora qui avec arrivées se trouve à la quatrième place. Notons que la durée de séjours semble se prolonger avec 4,7 jours en moyenne en 2010, contre 3 jours en Profil de touristes De façon générale, les touristes de loisir qui visitent le Bénin pour les, vacances et la récréation et optent pour le Safari Vision, Tourisme de Chasse, Ecotourisme, les musées. Le tourisme culturel et d histoire avec des voyages» à la source» sont important pour les touristes Afro-Africains. Le Bénin est considéré comme le berceau du Vodou et les fêtes de religions traditionnelles présentent une forte attirance touristique pour ce groupe. Quant aux touristes d affaires et de conférences, ils viennent pour des rencontres d affaires séminaires, congrès et autres. Notons aussi qu il existe une part importante des touristes qui viennent pour raisons médicales (tradi-thérapie, consultation du Fâ, initiation, ) Zones géographiques et segments du marché Au niveau intérêt touristique au Bénin, il existe deux régions principales. Il s agit, d une part, de la côte avec les vestiges de l'époque coloniale dans les villes de Porto Novo, Ouidah, les villages lacustres du lac Nokoué, Grand Popo et la ville historique d'abomey. D autre part, à l'extrême Nord, se trouvent les parcs nationaux de la Pendjari et du W avec leur faune ainsi que la région montagneuse d'atakora, berceau des populations Sombas. Figure 4: Segmentation du tourisme au Bénin Source : Document Bénin Alafia 2025 Dans l Atacora/Donga, surtout au niveau des excursions et visites, de plus en plus, la demande provient de source autre que le marché traditionnel français : portugais, espagnol et l anglais pour Ouidah. Cette spécificité est due aux relations historiques et à la place de cette ville dans la traite négrière dans le Golfe du Guinée. Certains guides ayant de bonnes bases scolaires en anglais arrivent à communiquer avec les visiteurs non francophones ou font appel à leurs collègues afin de satisfaire le touriste. Ici, il existe seulement Page 18
19 quatre operateurs vraiment organisées : Sombarttour, Safari Vision, Bénin Aventure et AGAT18. Très peu de opérateurs proposent une gamme de produits vraiment cohérents. Les circuits ne sont pas réalisés de façon convenable. Depuis janvier 2012, tous les acteurs du segment excursions (convoyeurs et guides ordinaires) se sont regroupés dans une structure dénommée la Maison Pendjari afin de mieux concevoir et défendre les produits touristiques de la destination. 4. Sous-secteurs, zones géographiques et emplois concernés par l intervention Après l analyse sommaire et l appréhension des demandes de marché et le potentiel de croissance du tourisme, il sera question ici des processus qui ont conduit à la sélection des zones géographiques, des chaînes de valeur et des emplois susceptibles de bénéficier de la mise en œuvre du programme. 4.1 Choix des sous secteurs/chaînes de valeurs et zones géographiques pour l intervention Les recherches documentaires et les entretiens avec les acteurs clés mettent en exergue deux régions de développement touristique au Bénin. En effet, le tourisme béninois est bicéphale. Le premier front touristique est dominé par les affaires, les congrès est l espace Cotonou Porto-Novo Abomey-Calavi via Ganvié, Ouidah, avec une forte concentration touristique à Cotonou en raison des fonctions administratives et politiques de cet espace. Au cours des cinq dernières années, ce front s est élargi jusqu à Grand-Popo et la ville historique d'abomey. La seconde région de développement touristique est la partie nord du pays. Ce développement est dû à la présence des parcs nationaux de la Pendjari et du W avec leur faune ainsi que la région montagneuse de l'atakora, berceau des populations Somba. Au regard des statistiques disponibles dans l industrie touristique au Bénin, et ce, confirmés par les résultats des entretiens avec le secteur privé, il est noté une forte croissance des chaînes de valeur Restauration, Hébergement et Excursion. Il n y a pas de zones de concentration spécifique pour ces sous secteurs / chaînes de valeurs en croissance. Il y a augmentation numérique des établissements d hébergement, de restauration aussi bien dans le Sud que dans le Nord du Bénin. Cela se remarque facilement à Cotonou, la capitale économique et tout le long de la région balnéaire, comme c est aussi le cas dans la région Nord à Natitingou et Tanguiéta dans l Atacora/Donga qui au cours des trois dernières années ont bénéficié de la mise en place de plusieurs autres établissements hôteliers avec des classements par le ministère du tourisme. Toutefois la croissance n atteint pas le même niveau partout et Cotonou et ses zones périurbaines restent certainement en tête. Au sujet de l importance de prendre en compte (ou non) la chaîne de valeur "Artisanat" les opinions sont partagées. En effet, la plupart des acteurs rencontrés conviennent que dans ce segment, il s agit notamment de la revente des objets d arts venant de la sous-région (Ghana, Togo, Niger, Nigeria) et qu il y a peu de production locale. Une intervention sur la chaîne de valeur Artisanat ne pourrait pour cette raison se focaliser que sur les aspects commercialisation (circuit d approvisionnement et revente) des objets venant d ailleurs et/ou sur la promotion des objets d art locaux ignorés/négligés. Par manque d un groupe cible clair et le fait que le nombre de bénéficiaires ne serait pas élevé, il a été décidé que le programme n intervienne pas dans la chaîne de valeur Artisanat. 18 Association des Guides et Accompagnateurs Touristiques Page 19
20 Selon une enquête commanditée par la CCIB19 menée par Marc DUMOULIN20 à Cotonou le niveau de qualification du personnel employé dans le domaine du tourisme se présente comme présenté dans le tableau ci-dessous. Tableau 3 : niveau de qualification par chaîne de valeur à Cotonou Niveau d étude % Globaux % Maquis % Restaurants % Hôtels % Agence de Voyage Primaire 43% 52% 36% 38% 12% CAP 8% 3% 12% 11% 3% BEPC 17% 17% 26% 22% 13% BAC 5% 1% 7% 9% 15% BTS 3% 2% 4% 6% 20% Autres 7% 3% 4% 6% 37% Aucun 17% 22% 11% 8% 0% Source : CCIB, 2008 PASP La matrice de sélection des zones géographiques de mise en œuvre du programme a tenu compte des potentiels du marché et de nombre de travailleurs informels. Figure 5 : Matrice de sélection des zones géographiques Les résultats ont permis de sélectionner Cotonou, Ouidah, Grand-Popo et Atacora comme zones géographiques prioritaires de mise en œuvre. 19 Enquête conduite en 2008 par Marc DUMOULIN (tourisme sans frontière) dans le cadre du Programme d Appui au Secteur Privé (PASP) financé par l Union Européenne. 20 Directeur de «Tourisme sans frontières» Page 20
21 4.2 Carte des chaînes de valeur sélectionnées Carte de la Chaîne de valeur Hébergement Carte de la Chaîne de valeur Restauration. Page 21
22 4.2.3 Carte de la Chaîne de valeur Excursion Page 22
23 4.2 Analyse des emplois des chaînes de valeurs sélectionnées L analyse situationnelle du tourisme et les ateliers de travail régionaux avec des représentants des parties prenantes du secteur ont abouti au choix de trois chaînes de valeur les plus porteuses (hébergement, restauration et excursion). Il a été question d analyser ces chaînes de valeur en vue d une sélection des profils d emplois devant bénéficier d un renforcement des capacités dans le cadre du programme HITT. Cette analyse a été faite sur la base de quatre (4) critères à l aide d une matrice. Les critères utilisées sont : (i) niveau d implication des femmes, (ii) niveau d implication des jeunes, (iii) aptitude spécifique nécessaire (pour exercer l emploi concerné), et (iv) intensité de la main d œuvre informelle. Chacun des critères ont été évalués et attribués des notes allant de 1 (faible) à 5 (fort) ont été attribuées pour chacun des critères. Les critères ont été discutés et retenus en commun accord avec les membres du Taskforce. Ainsi, à la fin de l analyse, ont acquis les plus fortes notes, les profils de métier le plus en ligne avec les critères du programme par rapport aux groupes ciblés. Les différents ateliers dans les zones géographiques sélectionnées, avec les professionnels de chaque chaîne de valeur nous permis de renseigner le tableau suivant. Tableau 4 : Grille d analyse multicritère «Restauration» - de 1 (faible) à 5 (fort) Niveau d implication des Femmes Niveau d implication des Jeunes Aptitudes spécifiques nécessaires Intensité de la main d œuvre informelle Total Type de service/emplois Réceptionniste Gérant Maître d hôtel Serveur Cuisinier Aide cuisinier Plongeur Barman Caissier Préposé à l entretien Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Outil selon: HITT, Manuel Méthodologique A l issue de ces différents ateliers, cinq (05) profils d emploi sont revenus de façon récurrente. Il s agit des métiers de Réceptionniste, Cuisinier/Pâtissier, Serveur/Barman, Valet de chambre, Guide de tourisme La (le) Réceptionniste On trouve des réceptionnistes dans les hôtels, généralement à partir de 2 étoiles. Dans les restaurants, l'accueil est assuré le plus souvent par le maître d'hôtel ou par le responsable de l'établissement (le gérant). La réception dans un hôtel est généralement bien visible et dans le hall d'entrée. Accueillante, elle est un passage obligé pour les clients. Le réceptionniste est le premier contact du client avec l'hôtel. Il est aussi son principal interlocuteur pendant toute la durée de son séjour. Il a donc un rôle clé Page 23
24 jouer pour un bon accueil des clients. Il faut faire attention à ne pas confondre réceptionniste et hôtesse d'accueil. Le métier de réceptionniste ne se résume pas à "serrer des mains". Il fait environ 20% de relationnel et 80% d'administratif. Le réceptionniste est tiraillé en permanence entre les clients et tout un équipement électronique (téléphone, fax, internet ). La personne en charge de ce poste intervient à trois niveaux essentiels. Il s agit de : Accueil Contrôle de la réservation sur l'ordinateur ; Information renseignement, communication et évaluation continuelle de satisfaction du client Commerce Tâches administratives Travail pendant des moments plus calmes de la journée Présentation des chambres disponibles avec leurs caractéristiques : prix, nombre et type de lit, équipement sanitaire, téléphone, télévision, situation dans l'hôtel (vers le parking, rez-de-chaussée, accès personnes handicapées.) ; Le réceptionniste travaille en lien avec le service des étages, surtout la gouvernante (quels clients sont partis? Faut-il changer les draps? ) : Remise des clés, passe ou codes nécessaires pour entrer dans l'hôtel, les chambres ou encore le parking ; Renseignements sur le fonctionnement de l'hôtel (heures du petit-déjeuner, heure où il faudra libérer les chambres ) ;. Informations touristiques et culturelles sur la localité et les alentours : musées, sites historiques, parc de loisirs, équipements sportifs, festivals, promenade. Le réceptionniste doit se tenir au courant et remettre à jour ses informations (prospectus par exemple) ; Information sur les possibilités de restauration (à l'hôtel comme à l'extérieur) et réservation à la demande du client ; Informations sur d'autres sujets comme les moyens de transport, la localisation de commerces, les itinéraires à suivre ; Possibilité de réservation pour des places de théâtre, de spectacles, de billets de train, d'avion Pour des hommes d'affaires, il peut organiser la suite du voyage (hôtel, billet d'avion ). Ecoute des réclamations du client (fuite d'eau, voisins bruyants, téléviseur déréglé ) : le réceptionniste essaie de trouver une solution. C'est aussi lui qui reçoit les compliments! Transmission des messages (fax, téléphone ) ; "Placer" un certain nombre de prestations proposées par l'hôtel : parking payant, service de restauration, bar ; Prospecter de nouveaux clients : le réceptionniste essaie de faire connaître l'hôtel à des agences de voyage, des entreprise ; Tenir à jour le fichier des clients : nom, n de chambre, heures d'arrivée et de départ, nombre de petit-déjeuner Réception et traitement du courrier de l établissement ; Mise à jour du planning des réservations. Le réceptionniste utilise un logiciel informatique pour connaître le nombre de chambres vides et occupées. Il cherche à optimiser le taux d'occupation de l'établissement. Facturation et encaissement en fonction des différentes dépenses du client (restauration, bar, room service, blanchisserie, téléphone ). Il s occupe de la facturation pour des agences ou des structures qui envoient des clients (agence de voyage, centrale de réservation) ; S assure de la solvabilité du client. Il gère également les relances d'impayés ; Comptabilité: opérations de clôture de la journée. Il établit également des rapports statistiques (taux d'occupation, prix moyen ) ; Page 24
25 Tâches administratives Gestion des appels téléphoniques : réservation, questions sur les tarifs, explication de l'itinéraire ; Il veille à la sécurité de l'hôtel et des clients (normes de sécurité, connaissances des issues de secours ) ; Il peut aussi s occuper du dépôt d'objets dans le coffre de sécurité. Il peut aussi s'occuper de la facturation pour les fournisseurs (savon, gel douche, croissants du petit-déjeuner ) ; Lorsqu'il s'agit de groupes (séminaires, vacanciers ), le réceptionniste s'occupe de la répartition des chambres avec l'accompagnateur Le Valet de chambre En liaison avec la réception, le valet/ la femme de chambre assure l entretien des chambres et des parties communes d un hôtel ou de tout autre établissement d hébergement. Souvent considéré comme ingrat, son rôle n en est primordial. L clients prêtent une grande et légitime attention à la propreté de l endroit où ils vont dormir et faire leur toilette. S ils trouvent une quelconque saleté, c est l image même de l établissement qui en souffrira. Il/elle participe activement au bon déroulement du séjour des clients et contribue fortement à la construction d une bonne image de l hôtel. Le service du petit déjeuner est parfois de son ressort, de même que celui des bagages. À l occasion, il lui est confié de petits travaux de couture. C est une profession est généralement accessible sans diplôme ou aucune qualification. La femme de chambre travaille quand le client n est pas là. L essentiel du travail s effectue tôt le matin, mais il se poursuit dans la journée en fonction des allées et venues des occupants. Elle est responsable pour : Nettoyage /rangement/ aération de la chambre Refaire le lit avec des draps propres Réassortir les serviettes de toilette et les petites fournitures (gel douche, savonnette, gobelets) Réapprovisionner le minibar Dépoussiérer, ranger les effets personnels des clients ; Collecter les déchets et le linge sale Hors de la chambre Trier et compter les pièces de linge sale avant leur envoi en lingerie ; Faire le tri sélectif des déchets de l'hôtel et d utilisation des produits d entretien selon consignes ; Assurer une utilisation efficiente des produits d'entretien, aux produits d'accueil et au linge La femme de chambre peut aussi apporter une touche personnelle à son travail, comme décorer les lits ou plier les pyjamas. Elle doit aussi : - faire preuve de courtoisie et de politesse envers le client et quelle que soit sa demande ; - respecte l'intimité du client en réalisant son travail sans le perturber ; - expliquer le fonctionnement de certains appareils mis à disposition (à la demande du client), - et enfin penser à vérifier le fonctionnement des divers équipements et signaler toute détérioration. Il/elle doit avoir à cœur le respect des règles d'hygiène, de propreté et de sécurité des biens des clients Page 25
26 4.2.3 Le Serveur / Barman Le Serveur Le serveur réalise l ensemble ou une partie de l enchaînement des travaux nécessaires au service des repas dans la salle de restaurant, en liaison avec la cuisine. Etre serveur nécessite le respect des règles d hygiène. Le serveur a pour rôle : - de nettoyer et de mettre en place la salle de restaurant ; - de dresser le couvert ; - d accueillir les clients ; - de prendre les commandes et de traiter les bons. Photos 1 : Gérant/Barman NOM: HANGNON Léon AGE: 30 ans RESIDENCE: Possotomè Ethnie: Sahouè Revenu mensuel: FCFA Profession: gérant/barman du gîte Léon est topographe de formation et est responsabilisé pour la gestion du bar après son recrutement par le CLAT (Comité Local des Activités Touristiques) Son défi prochain est de maitriser l outil informatique Il souhaite améliorer les liens de communication avec sa clientèle et pouvoir assurer une bonne gestion du gîte Il doit aussi présenter et effectuer le service des plats aux clients, établir et encaisser les additions. Le serveur doit avoir des connaissances basiques en nutrition et savoir confectionner des mets simples (entrées, desserts) et pouvoir gérer une petite équipe. Selon le programme de plusieurs écoles techniques en hôtellerie et tourisme à Cotonou (la capitale économique du Bénin), les compétences techniques de base sont : - mettre en place et débarrasser la salle ; - entretenir le matériel et les locaux ; - effectuer le service des mets et des boissons selon les règles et techniques d usage ; - accueillir et renseigner les clients ; - présenter les produits et susciter la vente ; - effectuer des opérations d écriture et de calcul (bons de commandes, additions, etc.) - enregistrer, reformuler et transmettre des informations, des messages et des consignes. A ces compétences de base requises, plusieurs acteurs interviewés attendent des compétences associées telles que : - avoir des notions de sommellerie et de cuisine ; - connaître les habitudes de consommation des différents types de clientèle ; - informer la clientèle sur l environnement touristique local voire régional. Page 26
27 Le Serveur L homme du bar joue un rôle-clé dans de nombreux établissements comme les restaurants, les brasseries, les hôtels, les boîtes de nuit, etc. Son travail consiste à préparer les boissons, les servir à la clientèle au bar ou à les transmettre aux serveurs en salle. Pour répondre à toutes les sollicitations, il doit maîtriser les grands classiques, mais aussi les derniers cocktails à la mode, sans oublier les compositions préférées de la clientèle étrangère. La notoriété d un bar ne se mesure pas seulement à la qualité des consommations. Un bar «marche» quand les clients se sentent chaleureusement accueillis, quand ils y trouvent, selon leur humeur, intimité ou ambiance festive. C est au barman de veiller à la qualité de l atmosphère, en dialoguant avec les consommateurs et en les mettant à l aise. Charge à lui également d éviter tout débordement, en faisant preuve de diplomatie mais de fermeté, s il y a lieu. En dehors des heures d ouverture, il gère l approvisionnement de ses stocks, tient les comptes et forme les commis. Compétences nécessaires pour le serveur sont : - Accueillir et conseiller le client ; - Identifier les différentes boissons, leur conditionnement et leur stockage ; - Préparer les principaux cocktails et faire le service ; - Facturer et encaisser les consommations et - Mettre en place et nettoyer les équipements du bar Cuisinier De sa créativité et de son talent dépendent le plaisir gustatif des clients et la renommée d'un restaurant. Fin gourmet, curieux et infatigable, le cuisinier exerce une profession dont l importance n est plus à démontrer. Le cuisinier maîtrise les recettes de base, les principes de cuisson et de conservation des aliments pour élaborer des plats. Créateur inspiré et appliqué, il exerce un art difficile et passionnant où tous les sens sont sollicités. Photos 2&3 : Restauratrice et Hébergeuse à Tanongou NOM: DJOUAGA Céline Age: 25 ans Localisation: Tanongou (Atacora) Occupation: Restauratrice Recette moyenne mensuelle: FCFA Elle a servi environ 50 repas au cours de la saison touristique En grande saison (Novembre à Juin), elle sert environ 35 repas. Elle travaille en collaboration avec une hébergeuse NOM: SAMBIENI Abiba Age: 45 ans Localisation: Tanongou (Atacora) Occupation: Hébergeuse Recette mensuelle: FCFA Cultivatrice, productrice de coton biologique, elle tient également deux cases d hébergement chez l habitant (B&B) d une capacité totale de cinq personnes (trois lits). Pour son activité d hébergement, elle reçoit en moyenne une trentaine de touriste par an. Elle travail en collaboration avec une restauratrice Page 27
28 Le cuisinier il a pour rôle de : - Confectionner des plats - Diriger une équipe - Gérer les denrées alimentaires - Elaborer des menus - Former le personnel de cuisine - Réaliser les préparations "chaud" et/ou "froid" selon les procédures du poste et les directives du responsable - Participer à l'envoi des plats - Respecter les normes et procédures d'hygiène et de sécurité alimentaire - Contribuer à la bonne gestion des matières premières - Contribuer à la satisfaction du client par la qualité du travail fourni - Adapter son rythme de travail en fonction de l'affluence, des évènements et des clients. - Participer à la réception des marchandises et les ranger en appliquant les principes de stockage. - Etre garant de la qualité de sa production - Respecter scrupuleusement les fiches techniques et les processus de préparation en veillant à éviter tout gaspillage - Gérer les inventaires des produits alimentaires ainsi que leur commande afin d'adapter le stock aux variations de consommation - Gérer le petit matériel - Etre en charge du calcul des ratios de la cuisine - Veiller à la propreté de son espace de travail, des lieux de stockage et à la sécurité alimentaire en respectant au quotidien, les règles d'hygiène en hôtellerie de son pays - Respecter les consignes d utilisation et de sécurité du matériel mis à disposition. - Appliquer les règles de sécurité de l hôtel Photos 4&5 : Cuisinière & Restauratrice NOM: KOUTAHOU Cathérine Age: 42 ans Localisation: Koussoucoingou Occupation: Restauratrice Recette mensuelle: FCFA A part ses activités champêtres et de ménage, elle propose des services de restauration locale aux touristes. Pour la saison touristique 2011, elle a servi en moyenne une centaine de plats. Elle souhaite également avoir une formation en gestion pour maîtriser sa comptabilité. NOM: KOUAGOU Collette Age: 28 ans Localisation: Koussoucoingou Occupation: Cuisinière Recette mensuelle: FCFA Couturière de formation elle offre aussi des services de restauration aux touristes. Outre les produits artisanaux (bracelets en herbes teintées avec des pigments naturels, sacs de femme, confiture de fruits tropicaux) qu elle propose, elle a servi plus de cent cinquante repas à la saison touristique Elle souhaite avoir une formation en gestion pour maîtriser sa comptabilité. Page 28
29 4.2.5 Guide La quasi-totalité des guides au Bénin n ont aucune formation professionnelle. Ceux qui sont formés sont les guides des musées qui dépendent directement du gouvernement central et sont considérés comme des agents permanents de l Etat. Ceux-ci ont suivi des formations soit à l école du Patrimoine Africain, soit ont été recyclés en tenant compte de la validation de leurs acquis. Depuis un lustre, il existe une génération de guides qui détiennent un diplôme. Ils sont sortis des écoles professionnelles de Cotonou et mais très peu exercent réellement. Photos 6&7 : Guides NOM: KADJA Lucien Age: 45 ans Localisation: Possotomè Occupation : Guide de tourist Revenu Mensuel: FCFA Lucien exerce en plus du guidage, la pêche et l élevage. Une formation certificative pourrait lui permettre de faire du guidage en dehors de Possotomè et environs NOM: BIKIE M PO Mathias Age: 30 ans Localisation: Koussoucoingou Occupation: Guide local de tourisme Recette mensuelle: FCFA A part les activités champêtres, il prend du plaisir à guider les touristes en visite dans son village. Pour la saison 2011, il a accueilli et guidé plus d une centaine de touristes français mais aussi anglais. Il a tout récemment appris à parler anglais mais il souhaite se perfectionner en anglais pour mieux guider les touristes anglais et en gestion pour mieux suivre son activité et gérer ses gains. Nous présentons ci-dessous une description du métier que nous avions relevée des entretiens avec les étudiants de deux centres de formation professionnelle en tourisme à Cotonou. Le Guide est responsable de la conception et de la mise au point des circuits et séjours pour les catalogues de voyages. Il a pour mission de guider les clients pour leur faire découvrir les sites. Il prépare des visites, recherche des thèmes, recueille les informations nécessaires, rédige les supports d information, demande des autorisations auprès de l'administration. Il conduit les visites, accueille les visiteurs sur les lieux, encadre et accompagne les groupes dans les transports et commente la visite. Il doit actualiser en permanence ses connaissances, vérifier ses informations et préparer ses visites. Sa principale mission est de rendre accessible aux visiteurs le patrimoine culturel ou naturel dont il est spécialiste. Le guide doit gérer de manière simultanée et efficace trois données : l'itinéraire, le timing et le commentaire. Il doit préparer chaque tour en étudiant le contexte de celui-ci, s'informer de manière rigoureuse. Le guide doit effectuer un repérage qui permettra de visualiser l'itinéraire, de savoir combien de temps il dispose pour les visites choisies, définir le type d'informations à faire Page 29
30 passer et de déterminer la durée du commentaire. Le guide doit se préparer à répondre à des questions qui requièrent parfois des connaissances très pointues. La maîtrise du sujet est donc la condition sine qua non pour être à l'aise sur un circuit et à même de partager sa passion avec des publics plus ou moins avertis! Le guide interprète doit se préparer à répondre à des questions pointues dans des langues étrangères. Il doit parler deux langues étrangères au moins. Les connaissances linguistiques revêtent un aspect primordial dans l'accueil et la gestion du public., Il véhicule l'image des lieux et leur originalité. Le guide est un véritable médiateur culturel C'est un emploi soumis au rythme saisonnier et les missions ne durent souvent que quelques mois par an pour le compte d'agences de voyage ou auprès d'offices de tourisme. Le guide est donc souvent engagé en qualité de vacataire, travail pour son compte et est payé comme tel. Rares sont les guides qui exercent en permanence. En revanche, lorsqu'il est en mission, le guide peut être amené à travailler sept jours sur sept notamment pendant la saison touristique qui va de minovembre à fin mai au Bénin. Cette activité n'étant pas régulière, le guide est souvent contraint d'exercer des activités d'une autre nature dans les périodes dites "creuses" pour s'assurer des revenus. Il peut être travailleur saisonnier, libéral ou salarié. 4.3 Les contraintes liées au développement des compétences des groupes cibles de HITT et l'accès à l'etfp pour les professions identifiées par chaîne de valeur sélectionnée / sous-secteur Les contraintes majeures, en ce qui concerne les opérateurs, quelque soit la zone géographique, sont liées à la politique d embauche moins chère. En effet les promoteurs ou leurs gérants recrutent et forment des agents sans base, puis les engagent. Ainsi, sous prétexte d avoir contribué à leur formation, ils leur allouent un salaire très bas. La raison donnée par les acteurs est que ceux qui se disent professionnels ont été formés dans des écoles privées de la place avec des diplômes qui ne satisfont pas ce que l employeur est en droit d attendre d eux. Pour la majorité des acteurs interviewés sur tout le territoire national, les employeurs veulent des agents polyvalents afin de cumuler les postes. Mais il est noté une légère nuance dans la gestion de cette contrainte, selon que l opérateur économique soit un national ou non. Les promoteurs béninois ne veulent pas payer de salaires équivalents au niveau de qualification, ce qui les pousse à ne pas engager des professionnels. Très souvent, ils préfèrent recruter dans le cercle familial pour amoindrir les coûts/les charges salariales. Les promoteurs étrangers veulent recruter uniquement des professionnels avant de payer salaire acceptable. Mais ils font face à un manque de main d œuvre qualifiée pour les emplois ouverts. Toutefois il faut noter que la distinction entre les promoteurs «béninois» et «étrangers» comporte une différence essentielle dans la manière d aborder l activité dans le secteur. Les promoteurs «étrangères» sont en règle générale des professionnelles du secteur qui veulent faire fructifier au maximum un investissement, tandis que beaucoup de promoteurs «béninois» ne sont souvent pas des professionnelles du secteur qui veulent placer de l argent, qu ils ont gagnés ailleurs, dans une activité secondaire et/ou comme épargne pour la retraite. Page 30
31 Du point de vue des acteurs (employés), les contraintes sont résumées dans le tableau suivant : Tableau 5: Synthèse de la liste des contraintes du point de vue des employés Type de contrainte Eléments Description Contraintes limitant l accès à l ETFP pratiques en adéquation avec le marché Contraints limitant accès/ participation au marché Contraints liés à la productivité et le revenu /les possibilités d accroissement Concentration spatiale des centres de formation Manque de ressources financières Sensibilité genre Inexistence des formalisations de certains métiers Sensibilités culturelles Sensibilité genre Maitrise de la demande du marché / règles élémentaire du fonctionnement du marché Environnement de l entreprenariat et conditions de travail dans le secteur Non valorisation du métier, Concentration des centres de formation dans la capitale économique (Cotonou) Employés ont des ressources propres très limités pour financer des formations. Aussi ils n existent pas de possibilités de financement externes. Banques et structures de micro-finances ne donnent pas de prêts pour financer ce type de formation Crainte de commérages/peur d être mal vue dans la société et de réduire la chance de se marier à cause de l emploi exercé Ils n existent pas de cursus pour certains métiers tels que valet de chambre ou lingère et le guide touristique ce qui va de pair avec des faiblesses du cadre réglementaire et législatif Spécialement au Nord, une employée qui travaille dans un hôtel est perçu comme faisant parti de l offre, c.à.d. une personne ayant les mœurs légères. Cette perception est issue des habitudes nationales masculines de courir après tous les employées de sexe féminin travaillant dans le secteur. Autolimitation des femmes de se lancer dans certains métiers considérés réservés aux hommes Inadéquation de l offre et de la demande entraînant un faible taux d occupation et un faible rendement : par exemple, les prix de chambres d hôtels sont pareil aussi bien pendant la haute saison que la basse saison Absence de normalisation : prix fantaisistes (parfois on a comme l impression que le prix est fixé à la tête du client) Faible degré d organisation des acteurs et faible protection du privé contre le harcèlement fiscal. Absence de cadre institutionnel incitatif pour les promoteurs. Maigre rémunération du personnel qui mène à une faible motivation et des difficultés de fidélisation avec une forte mobilité. Des changements fréquents du personnel influence à leur tour à un problème de fidélisation de la clientèle Page 31
32 Niveau de compétences Capacités de négociation De manière générale les compétences acquises lors de formations - pour les métiers ou ils en existent - n est en adéquation avec la demande des opérations par rapport à la relation qualité-prix des services fournis. Exemples des domaines où ils existent souvent des manques de compétences sont : accueil (absence de conscience professionnelle), mauvaise gestion des produits d entretien, mauvais entretien du matériel et des Déficit de communication Rapport qualité prix Source : Notre enquête Page 32
33 5. Analyse des besoins en formation 5.1 Analyse sommaire de l'environnement ETFP et la caractérisation de l'etfp des occupations choisies Clarification conceptuelle Le schéma suivant résume le système scolaire francophone au Bénin Figure 6 : Système scolaire francophone au Bénin University level Brêvet Technique Supérieur 2 years BAC Secondary school (6 years) BTS DT M Sc B Sc Diplôme de Technicien 3 years Maitrise Licence Technique BEPC CAT Certificat d'aptitudes Primaires 3 years Primary school (6 years) Certificat d'etudes Primaires CEP Professional secondary school University La formation professionnelle est selon définition «toute activité d'apprentissage entreprise à tout moment de la vie, dans le but d'améliorer les connaissances, les qualifications et les compétences dans une perspective personnelle, civique, sociale, et/ou liée à l'emploi». Toutes les formes d apprentissage sont ainsi valorisées : l apprentissage formel, tel qu un cursus diplômant suivi à l université, l apprentissage non-formel, telles que les compétences professionnelles acquises sur le lieu de travail et l apprentissage informel, tel que l apprentissage intergénérationnel.»21. C est une formation généralement faite en dehors d un milieu scolaire et liée à l exercice d une profession (métier, activité pratique). Elle est destinée à l acquisition ou au renforcement des compétences professionnelles requises pour l exercice d un emploi, en fonction des besoins du développement économique. Ils existent plusieurs types de formation professionnelle FP : La formation professionnelle initiale : c est généralement une formation par apprentissage réalisée sur le lieu du travail à travers la participation à la production des biens et services. Au Bénin, on retrouve l apprentissage traditionnel, la formation par apprentissage de type dual, la formation par 21 Memorandum sur l éducation et la formation tout au long de la vie, commission des communautés européennes, octobre 2000, 41 p. Page 33
34 apprentissage mise en œuvre dans les centres de métiers, la formation par apprentissage poste formation de base en cours d expérimentation dans les centres de formation professionnelle. La formation continue : c est le perfectionnement professionnel (renforcer/augmenter les capacités) dans un même domaine (métier). La formation par apprentissage de type dual (formation au centre et en atelier) est un système de formation dont le principe consiste à compléter les connaissances théoriques et pratiques de l apprenti par une formation plus approfondie dans un centre de formation professionnelle. La formation par apprentissage de type dual est un cursus de trois (03) ans dont le volet de la formation complémentaire dans le centre de formation professionnelle a une durée trente-deux (32) semaines équivalent à une masse horaire de 200 heures soit 600 heures pour les trois (03) ans. A la fin des trois années, la formation est sanctionnée par un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) délivré par la Direction des Examens et Concours du (DEC/) à ceux qui satisfont aux exigences de l évaluation. La première édition de cet examen a eu lieu en Le graphique 6, ci-après, présente la structure du dispositif. Le contexte de déroulement des cours prend en compte la relation formateur (du centre ou établissement de formation) /maître d apprentissage (maître artisan gérant de l atelier où l apprenti passe la plus part de son temps de formation). Les critères d accès à l apprentissage de type dual Pour accéder à la formation par apprentissage de type dual, le jeune apprenti doit remplir les critères ci-après : - Apprentis âgés de 14 ans au moins sauf dérogation de l inspecteur de travail - Apprentis titulaires d un contrat d apprentissage écrit et conforme à la loi - Apprentis ayant le niveau minimum requis du CM (Cours Moyen) pour le métier choisi - Apprenti candidat à l apprentissage dual et se faire inscrire par son patron ou un centre Une fois ces critères remplis, l apprenti passe le test de niveau organisé par le ministère en charge de la formation professionnelle à travers la DFQP. Graphique 7 : Le dispositif de la formation par apprentissage selon le type dual Dans la semaine (du Lundi au Samedi) Entreprise (Atelier) Activités pratiques d apprentissage Centre de formation : une journée ; formation professionnelle théorique + pratique Entreprise (Atelier) Mise en œuvre de la compétence et évaluation Compétence à étudier conformément au programme de formation Source : Guide d information sur le recrutement des apprentis / Archive SwissContact Page 34
35 5.1.2 Contexte de l Enseignement Technique et Formation Professionnelle au Bénin : les filières, diplômes et la certification Une nette distinction est désormais faite entre, d'une part, la Direction de l'enseignement Technique (DET) qui a la tutelle des établissements techniques publics, et, d'autre part, la Direction de Formation et de la Qualification Professionnelle (DFQP) qui a en charge l'apprentissage et la formation continue avec la réforme de l Enseignement Technique de l année L objectif vise à terme est: - Améliorer les cadres institutionnels, juridiques et financier du système de l ETFP; - Améliorer l offre de formation et les capacités du système de l ETFP; - Développer les ressources humaines du système de l ETFP. Trois (03) orientations stratégiques ont été définies pour mettre en œuvre la reforme : Orientation stratégique N 1 : - Restructurer l enseignement technique et professionnel (ETP) en un système de l enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP) ; - Réviser les critères d accès et de sortie de l ETFP d une part, et d autre part les normes de qualification, d examens, d attestations, de certificats, de diplôme de l ETFP ; - Créer un nouveau cadre légal et de nouvelles structures spécifiques aux établissements publics de l ETFP ; - Instaurer un cadre de concertation et de coordination réunissant les différents partenaires socio-économiques et les différents acteurs de la formation professionnelle ; - Créer un cadre financier du système de l ETFP. Orientation stratégique N 2: - Professionnaliser les formations initiales ; - Introduire un système d apprentissage dual dans le système de l ETFP ; - Elargir les offres en formation continue ; - Développer des offres de formation en faveur des groupes sociaux sensibles et défavorisés dans l accès à la formation et à l emploi ; - Animer et vulgariser les nouvelles technologies ; - Créer un système national pour les qualifications professionnelles à différents niveaux et leurs certifications officielles. Orientation stratégique N 3: - Créer une institution publique de formation et de recyclage des formateurs, enseignants et des personnels administratif et d encadrement tant public que privé ; - Mettre en place un système permanent de formation et de recyclage des enseignants, des formateurs et des personnels administratifs et d encadrement de l ETFP; - Réhabiliter la carrière des personnels enseignant, administratif et d encadrement du système de l ETFP. Le financement du sous-secteur ETFP - Le Bénin consacre une part importante de ses ressources budgétaires à l'éducation. - Le sous-secteur ETFP, malgré toutes les déclarations de bonnes intentions demeure le parent pauvre de la famille Education. Page 35
36 - En 2006, la part de l'etfp dans le budget Education est de 6,3% contre 72,2% pour l'enseignement Primaire et Secondaire et 21,5% pour l'enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique. - Ces ressources servent quasi intégralement à financer le fonctionnement et l'équipement de l administration centrale. Fin 2011, le dispositif de l Enseignement Technique au Bénin offre, six (06) filières réparties en trente (30) spécialités. L enseignement de ces six (06) filières prépare à l obtention de onze (11) types de diplômes. Le tableau ci-après présente par filière, par spécialité les diplômes délivrés en fonction du nombre d années d étude. Tableau 6 : Evolution des pourcentages de chaque filière dans l'effectif global sur 5 ans (explication des abréviations voir tableau 8 ci-après) ANNEES FILIERES STAG 65,30% 62,45% 63,01% 61,51% 63,61% STI 20,73% 21,96% 20,30% 19,57% 18,66% STA 5,34% 6,29% 6,70% 6,61% 7,14% SBMSA 7,34% 8,10% 8,90% 10,96% 9,11% EFS 0,03% 0,17% 0,22% 0,13% 0,22% HR 1,26% 1,02% 0,87% 1,23% 1,26% MA 0,00% 0,00% 0,00% 0,14% 0,20% Source : Annuaires statistiques du METFP / Tableau 7: des offres de formation dans le sous-secteur de l Enseignement Technique Filière Spécialité Cycle Hôtellerie et Restauration (HR) Sciences et Techniques Administratives et de Gestion (STAG) Sciences et Techniques Industrielles (STI) Hôtellerie Restauration Niveau d entrée Nombre d années d études Diplômes de sortie 1 CEP 22 3 ans CAP 23 Aide comptable Employé de bureau 1 CEP 3 ans CAP Secrétariat Comptabilité Commerce 2 CAP ou BEPC 24 3 ans BAC G 25 Mécanique générale Construction bâtiment Electricité Menuiserie Mécanique auto Froid et climatisation Opérateur géomètre Plomberie revêtement Construction métallique Fabrication mécanique Construction d équipement mécano soudé Bâtiment travaux publics 1 CEP 3 ans CAP 2 CAP ou BEPC 3 ans DTI 26 BAC (E 27 et F2 28 ) 22 CEP Certificat d Etude Primaire sanctionne 6 années d études primaires : 23 CAP : Certificat d Aptitude Professionnelle sanctionne 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CEP 24 BEPC : Brevet d Etude du Premier Cycle sanctionnant 4 années de scolarité (Enseignement Général) après le CEP 25 BAC G : Baccalauréat de Gestion sanctionnant 3 années de scolarité (enseignement technique) après le CAP ou BEPC 26 DTI : Diplôme de Technicien Industriel sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CAP. Il est délivré seulement à ceux qui ont le CAP. 27 BAC E : Baccalauréat Technologique en mécanique sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le BEPC. Il est délivré à ceux qui ont le BEPC en entrant au lycée (Enseignement Technique) 28 BAC F2 Baccalauréat Technologique (F1:, F2 :, F3 :, F4 :) sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CAP ou BEPC : Page 36
37 Enseignement Familial et Social (EFS) Sciences Biologiques et Sociales (SBS) Sciences et Techniques Agricoles (STA) Electrotechnique Electronique (F2) Topographie Menuiserie Mécanique auto Froid et climatisation Revêtement Dessin projet bâtiment Technicien en installation et maintenance informatique EFS 1 CEP 3 ans CAP EFS 2 BEPC 3 ans DTEFS 29 Infirmier adjoint Agent d hygiène 1 CEP 3 ans DIB 30 Infirmier d Etat Aide assistant social Technicien de laboratoire Sage-femme d Etat Technicien sanitaire Infirmier et sage femme en animation et réanimation 2 BEPC 3 ans DIE 31, DTL 32, DSF 33 Production animale Production végétale 1 CEP 3 ans BEAT 34 Production animale Production végétale Pêche Foresterie Aménagement et équipement rural 2 BEPC 3 ans DEAT 35 Transformation agricole Source : Archives de la direction des Examens et Concours Les différentes filières développées dans le secteur du tourisme (hôtellerie, restauration et tourisme) aussi bien dans les établissements privés que publics sont des formations englobantes. Pour preuve, le CAP et le DT sont délivrés pour le sous-secteur hôtellerie-restauration et non des diplômes de spécialisation. Par exemple, il serait plus intéressant de former pour le CAP ou le DT en réceptionniste ou barman ou serveur etc. au lieu de formation de généraliste, c est-à-dire une formation qui couvre un ensemble de métiers dans les chaines de valeurs restauration et hébergement. Modes de certification dans l ETFP : Conformément à la politique dans le secteur de l éducation, toute certification dans l enseignement Technique est toujours autorisé par une série de textes officiels ; notamment des arrêtés. Lesdits arrêtés sont toujours signés avant le démarrage de la procédure de certification. C est dans ce cadre que l Etat délivre dans le secteur du tourisme les CAP Restauration, les DT Hôtellerie et restauration et les BTS Hôtellerie restauration et tourisme. Dans le dispositif de formation professionnelle, l examen du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) suit la même procédure de certification que celle pratiquée dans le sous-secteur de l Enseignement Technique. La formation professionnelle continue n a pas de procédure de certification formelle. Le système d apprentissage traditionnel offre aux apprentis (dans les 210 métiers du répertoire béninois des métiers) les attestations délivrées par les maîtres artisans qui ne sont reconnues que par les corporations. Un dispositif en cours d expérimentation qui délivrera le Certificat de Qualification aux Métiers (CQM) devrait à la longue, s occuper de la certification des formations du système d apprentissage traditionnel. 29 DTEFS : Diplôme de Technicien de l Enseignement Familial et Social sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CAP ou le BEPC. 30 DIB : Diplôme d Infirmier Breveté sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CEP. 31 DIE : Diplôme d Infirmier d Etat sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le BEPC. 32 DTL : Diplôme de Technicien de Laboratoire sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le BEPC. 33 DSF : Diplôme d Etat de Sage Femme sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le BEPC. 34 BEAT : Brevet d Etudes en Agronomie Tropicale sanctionnant trois 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le CEP 35 DEAT : Diplôme d Etudes en Agronomie Tropicale sanctionnant 3 années de scolarité (Enseignement Technique) après le BEPC. Page 37
38 Le système d apprentissage de type dual se déroule entre l atelier du maître et un centre de formation professionnelle officiellement installé. Actuellement douze (12) spécialités (métiers) sont enseignées à travers le système d apprentissage de type dual. La coupe-couture, la coiffure, la mécanique d engins à deux roues, la mécanique auto, la construction métallique (soudure), la menuiserie, le tissage, le froid et climatisation, l électricité bâtiment, la plomberie, la maçonnerie et la photographie sont les métiers concernés. Pour chacun de ces métiers un programme de formation est conçu pour préparer les apprentis à l obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Un diplôme délivré par Direction des Examens et Concours (DEC) aux apprentis qui satisfont aux exigences de l évaluation prévue. Enfin il y a le système de formation professionnelle continue, avec des sessions de recyclage ou formations qualifiantes ou de perfectionnements qui donnent des attestations de participation aux cessions de formation. Le financement de l Enseignement Technique est assuré par l Etat sous forme de subvention et les parents d élèves à travers le paiement des contributions scolaires. Les partenaires techniques et financiers participent également au financement de la formation à travers des subventions pour la construction des modules de classes et la formation continue des enseignants ou parfois des dons de matériels et fournitures. Le financement de la formation professionnelle initiale notamment l apprentissage traditionnel est assuré par les parents d apprentis et les maîtres artisans. Pour ceux qui sont dans le système d apprentissage de type dual, le financement est assuré par le FODEFCA et les parents d apprentis. Conformément à la politique nationale de la formation professionnelle continue, le mécanisme de financement officiellement prévu est incarné par le FODEFCA qui tire ses ressources36 : des contributions des bénéficiaires, des subventions de l Etat,; des produits des placements, de l appui financier des partenaires au développement et autres ressources. Le tableau 9, ci-après présente, les efforts financiers apportés par le FODEFCA pour le financement de la formation complémentaire des apprentis dans le système d apprentissage de type dual sur les quatre (04) dernières années. La graphique 7 l évolution des effectifs dans le système dual et la graphique la répartition des coûts de financement de l apprentissage entre du système dual entre bénéficiaire et structure de formation (FODEFCA). Graphique 5 : Evolution des effectifs formés dans le système dual au Bénin de 2008 à 2011 Source : Archive FODEFCA 36 Politique de la formation professionnelle continue, décembre 1998, page 61. Page 38
39 Graphique 6 : Répartition des coûts du financement de l apprentissage de type dual au Bénin Source : Archive FODEFCA Les coûts pratiqués par les organismes de formation prestataires pour les formations diplômant actuellement sur le marché sont présenté au tableau 10. Les coûts de formation varient d un établissement à un autre et en fonction du statut des stagiaires. Selon qu on est boursiers ou inscrit à titre privé en internat ou externat selon l établissement les frais de formation ne sont les mêmes. Page 39
40 Tableau 8 : Situation des effectifs et ressources utilisées par le FODEFCA sur les 4 dernières années Année Métiers Effectif formé par niveau Montant déboursé (en FCFA) Observation N1 N2 N3 Total FODEFCA Bénificiaires Total 2011 Couture, coiffure, Plomberie, Mécanique automobile, Mécaniques 2 roues, Menuiserie, Froid et climatisation, Tissage, Photographie, Maçonnerie, Electricité bâtiment, construction métallique La formation en photographie a démarré seulement en L'apprentissage du type dual débouche sur l'obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), un diplôme de l'etat Source : Archive FODEFCA Tableau 9 : état des coûts de formation dans le secteur ETFP dans les établissements publics N Statut de l organisme Statut des stagiaires Coût tarifaire 1 Lycée Technique Natitingou 2 Lycée Technique d Enseignement Familial et Social Source : Enquête de terrains SNV /FODEFCA Boursier (internat) Inscription à titre privé (externat) Inscription à titre privé (internat) Boursier (internat) Inscription à titre privé (externat) niveau 1 Hôtellerie-Restauration Inscription à titre privé (externat) niveau 2 Hôtellerie-Restauration Inscription à titre privé (externat) niveau fcfa / an fcfa / an fcfa / an fcfa/an fcfa/an fcfa/an fcfa/an Page 40
41 Les organismes de formation du secteur privé préfère évoluer dans le domaine de la formation professionnelle continue pour la plus part, car l investissement pour l acquisition des équipements dans le secteur du tourisme (hébergement, bars et restaurants, excursion et sorties guidées, l artisanat d art) est couteux. Ceux qui font de la formation diplômant sont peu nombreux. Le maintien du Versement Patronal sur Salaire (VPS) après 1999, offrirait l opportunité de ressources permanentes et durables pour le Fonds par rapport à la partie correspondant au taux de la taxe d apprentissage. En recevant les ressources relatives à la taxe d apprentissage, le FODEFCA, conformément à sa mission, assurerait le de façon pérenne financement de la formation professionnelle continue et l apprentissage. Malheureusement dans la réalité le FODEFCA est privé des ressources relatives à cette taxe perçue par l Etat qui ne sont pas reversées au Fonds. Ce qui le handicape profondément l en empêchant de satisfaire plus de la moitié des requête de financement enregistrées chaque année Les acteurs de l Enseignement Technique et Formation Professionnelle au Bénin Les acteurs au niveau micro de l'etfp au Bénin Les Lycées Techniques et Centre de Formation Professionnelle (CFP). Ce sont des centres et établissements de formation mis en place par l Etats pour l enseignement technique et la formation professionnelle initiale et continue. On distingue au Bénin les lycées techniques dispensant des programmes structurés élaboré avec un équipement adéquat. Ces programmes conduisant à des formations globalisantes (exemple CAP Hôtellerie-Restauration ou DT Hôtellerie-Restauration) ne sont pas en harmonie avec la demande des industries hôtelières. Photo 8 : Elève en classe de seconde, filière tourisme Nom : SAGBOHAN Prénoms : Ariane Age : 22 ans Contribution : fcfa /an soit fcfa pour les 3 ans assurée par les parents notamment le PAPA. Elève au Lycée technique d Enseignement Familial et Social en classe de 2 nd (cycle 2) filière tourisme. La formation durera trois (3) ans et sera sanctionnée par le Diplôme de Technicien (DT) en tourisme. Le DT équivaut à 13 ans de scolarité. A la fin de la formation, elle ambitionne créer et gérer une Agence de Tourisme avec une extension sur la création d un hôtel (hébergement). Page 41
42 Photo 9 : Elève en classe de première, filière hôtellerie-restauration Nom : HOUETO Prénoms : Armelle Age : 24 ans Contribution : fcfa /an soit fcfa pour les 3 ans assurée par sa tante paternelle auprès de qui elle séjourne dans le cadre de la formation. Elève au Lycée technique d Enseignement Familial et Social (LT/EFS) en classe de 1 ère (cycle 2) filière Hôtellerie - Restauration. La formation durera trois (3) ans et débouchera sur l obtention du Diplôme de Technicien (DT) en hôtellerie restauration soit 13 ans de scolarité. A la fin de la formation, elle ambitionne être la meilleure cuisinière tout en travaillant auto emploi) dans un restaurant qu elle-même aura créé avec une extension sur la création d un hôtel (hébergement). Les formateurs privés et patrons d ateliers Certains professionnels ou enseignants de lycées techniques à la retraite ou des techniciens formés à l étranger se sont installés en clientèle privée. Les maitres artisans qui ont subi plusieurs recyclages s installent aussi en clientèle privée pour animer des centres privés de formation professionnelle initiale et continue. Ce sont ces formateurs privés qui portent l exercice de la formation professionnelle en milieu ouvert. Cette gamme d acteurs est largement utilisée par les ONGs, les organisations internationales et autres projets pour combler le gap entre l évolution de la demande et l adaptation des curricula dans les centres de formation. Les centres de formation par apprentissage de type dual. Ce sont des centres et établissements de formation mettant en œuvre une formation complémentaire à l apprentissage traditionnel. La formation par apprentissage de type dual est une formation qui se déroule pour une partie dans un système productif (atelier ou entreprise) et pour l autre partie dans un centre de formation officiellement installé. Outre l apprentissage de type dual, de la formation en alternance est pratiquée par les confessions religieuses ainsi que l expérience en cours dans quelques collèges d enseignement général appelée Projet de Développement des Initiatives Professionnelles (PDIP). Les centres confessionnels et Organisations Non Gouvernementales (ONG) Ils mettent en œuvre des actions de formation professionnelle en ouvrant des centres intégrés à leurs principales activités. Même des ONG nationales ont investi le sous-secteur. Contrairement aux congrégations qui ont développées la formation professionnelle sous forme d œuvre sociale qui n entraîne souvent pas de charge à l apprenant, les ONG développent la formation professionnelle en activité génératrice de revenus. Page 42
43 Tableau 10 : Catégorie des centres et établissement de formation recensés dans les divers documents. Les Lycée Technique et Collège d Enseignement technique Centres de formation professionnelle (CFP). Centres des métiers (CM). Centres (privés, publics) de formation professionnelle initiale Cabinets de formation professionnelle continue Unités de production artisanale (ateliers) Source : Enquête de terrains SNV /FODEFCA Les acteurs du niveau Méso Ce sont des établissements d Enseignement Technique mettant en œuvre les différents programmes de formation élaborés et validés pour les six (06) filières pour lesquelles des diplômes officiels sont délivrés. Les Centres de Formation Professionnelle sont «des établissements de formation par apprentissage de type dual, chargés d assurer la formation initiale pour apprentis sous contrat et la formation professionnelle continue pour artisans (patrons et maîtres artisans)» 37. Ils sont actuellement d expérimenter une formation par apprentissage en alternance appelée formation professionnelle poste formation de base. Un Centre de Métiers est «un espace de production et de formation destinée à développer les métiers fondés sur les ressources d un espace communautaire» 38 Ce sont des structures d exécution des différentes actions de formation professionnelle initiale notamment la mise en œuvre du système d apprentissage de type dual Ce sont des structures d exécution des différentes actions de formation professionnelle continue (le perfectionnement). Une Unité de production artisanale est un espace de production servant parfois de lieu de formation des apprentis. C est-à-dire un espace de mise en œuvre du système d apprentissage traditionnel Cette catégorie d acteurs institutionnels regroupe la Direction Départementale de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle de l Insertion et de la Reconversion des Jeunes (DD/ETFPIRJ) qui est une structure déconcentrée du Ministère de l Enseignement Technique et de la Formation professionnelle, de l Insertion et de la Reconversion des Jeunes localisée dans les départements. Elle Met en œuvre la politique nationale au niveau régionale. Elle fonctionne suivant les instructions des directions techniques du Ministère. Il a également, l Agence Régionale de Parakou et bureaux de liaisons qui sont des services déconcentrés du FODEFCA structure sous tutelle du Ministère de la Fonction Publique et de Travail. Ces services mettent en œuvre la politique nationale du FODEFCA au niveau régional en fonctionnant sur la base des instructions reçues du siège Les orientations et choix gouvernementaux au niveau Macro / Le Ministère ESFTPIJ Les Directions de l Enseignement Technique (DET) et des Etablissements Privés (DEP) contribuent à la mise en œuvre de la politique Nationale à travers la conception, le pilotage, l exécution et le contrôle des orientations stratégiques exclusivement dans le secteur de l Enseignement Technique. Les Directions de l Inspection Pédagogique (DIP), et des Examens et Concours (DEC), contribuent conjointement à la mise en œuvre de la politique nationale en matière d élaboration et de la 37 Article 1 de l Arrêté année 2006 N 067/MESFP/DC/SGM/DFQP/SA portant attribution, organisation et fonctionnement des centres de formation professionnelle 38 Article 1er de l Arrêté année 2006 N 074/MESFP/DC/SGM/DFQP/SA portant attribution, organisation et fonctionnement des centres de métier. Page 43
44 certification des programmes de formation pour les dispositifs de l enseignement technique et de la formation professionnelle. La Direction de la Formation et de la Qualification Professionnelle (DFQP), le Conseil National de la Formation Professionnelle pour l Emploi (CNFPE), le Fonds de Développement de la Formation Professionnelle Continue et de l Apprentissage (FODEFCA), la Direction Générale de Renforcement de Capacités et de l Employabilités (DGRCE), et l Observatoire de l Emploi et de la Formation (OEF) sont également des structures publiques qui contribuent à la mise en œuvre de la politique Nationale dans le secteur de la formation professionnelle. La politique et les orientations nationales pour l enseignement technique reposent sur la loi , portant orientation de l éducation nationale au Bénin, promulguée le 11 novembre C est dans le cadre de la mise en œuvre de ces orientations stratégiques, que le Plan Décennal de Développement du Secteur de l Education (PDDSE ) a été mis en place pour fixer les orientations générales pour le développement du système éducatif. De façon spécifique, en ce qui concerne le secteur de l Enseignement Technique39, les orientations stratégiques s articulent autour: - De la modernisation et du développement de l offre éducative ; - Du renforcement et de l amélioration de la qualité des formations ; - De la mise en place d une offre spécifique de modules courts de formation au profit des groupes sociaux sensibles et des actifs en cours d emploi. Au niveau de l Etat, la volonté de rendre facilement accessible la formation professionnelle s est traduite par l adoption d une politique nationale de formation professionnelle continue. Des directions techniques chargées de la formation professionnelle ont été créées dans tous les ministères pour s occuper du personnel de l Etat. Par ailleurs, le Fonds de Développement de la formation Professionnelle Continue et de l Apprentissage (FODEFCA) a pour rôle d assurer l appui financier nécessaire au renforcement de capacités des travailleurs du secteur privé formel et informel. Les questions liées à la formation professionnelle initiale sont traitées dans les documents de politiques du secteur de l ETFP notamment dans le PDDSE Par contre, la formation professionnelle continue a été abordée dans le document de politique nationale de la formation professionnelle continue adopté le 30 décembre Les objectifs spécifiques de la politique nationale de la formation professionnelle continue se présentent ainsi qu il suit : - Sensibiliser et informer les acteurs sur les avantages de la formation continue ; - Susciter une dynamique interne au niveau des organisations professionnelles et des employeurs en vue de développer une culture de la formation continue ; - Réorganiser et réglementer le marché de la formation ; - Améliorer et développer le système d apprentissage traditionnel en vue de l intégrer dans un système global de formation et d insertion professionnelle ; - Lutter contre le chômage, le sous-emploi et la pauvreté par le développement quantitatif et qualitatif des emplois productifs ; - Elargir et diversifier l accès des béninois à une formation de qualité, adaptée en permanence aux besoins du marché. 39 Plan Décennal de Développement du Secteur Educatif (PDDSE ), page 77. Page 44
45 Les institutions internationales partenaires qui influencent les politiques La DANIDA, la Coopération Suisse, le Programme SWISSCONTACT sont des acteurs institutionnels du niveau international fournissant de l appui à la formation professionnelle focalisé sur la formation professionnelle initiale apprentissage traditionnel et apprentissage de type dual et continue dans le secteur de l artisanat. L apprentissage traditionnel et le perfectionnement des artisans volet pris en compte dans l appui danois couvrent tous les deux cent (210) métiers répertoriés officiellement au Bénin. Par contre l apprentissage de type dual est un programme de formation mis en place par le gouvernement béninois qui est sanctionné par le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) ne couvre que douze (12) des deux cent dix (210) métiers. Par ailleurs, un certain nombre d activités sont mises en œuvre directement par l Ambassade de Danemark notamment la construction et l équipement du Centre de Métiers de Covè. HELVETAS, le projet Appui à la Formation Professionnelle (AFP) contribue au développement de l économie locale à travers l amélioration des perspectives professionnelles dans les zones rurales du nord Bénin. Tableau 11 : Regard sur les interventions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) depuis 1999 jusqu à nos jours P.T.F. Nature de l appui Résultats obtenus Elaboration de la réforme de l ETFP ; Elaboration du plan d action pour mise en œuvre de la réforme ; Accompagnement techniques du Ministère et des Directions Techniques pour l appropriation et la mise en œuvre de la Réforme ; Quelques Etudes ; Coopération Technique Allemande GTZ ( ) Service de Coopération Culturelle et Technique et l Ambassade de France ( ) DANIDA (Depuis 2005) Financement du Projet de Promotion de la Formation Professionnelle (PFP) Financement du Projet d Appui aux formations techniques et professionnelles (PAFTP) Financement du Programme d Appui au Secteur de l Education au Bénin (PASEB) Création de nouvelles activités dans les établissements publics de l ETFP ; Audit institutionnel de la DPP, de la DET, de la DFQP et de la DIP en 2004 ; Renforcement des capacités institutionnelles ; Renforcement des capacités des ressources humaines ; Renforcement des équipements de 3 établissements de l ETFP ; Renforcement des capacités des ressources humaines à travers la formation de 20 Ingénieurs de formation et 20 Conseillers en Formation Continue ; Renforcement des capacités des établissements à travers la mise à disposition de matériels et équipements ; Appui à l élaboration des programmes de formation en Plomberie, en Electricité, en Maçonnerie et en Revêtement dans le cadre de l apprentissage de type dual ; Appui à la création et à l ouverture de 3 nouvelles spécialités (Plomberie, Revêtement et Construction d Equipement Méca-Soudés dans l Enseignement Technique ; Appui à l ouverture de la spécialité Installation et Maintenance Informatique (IMI); Quelques Etudes menées. Appui à la Formation Professionnelle par apprentissage ; Construction et équipements du Centre de Métiers de Covè ; Appui à l élaboration des documents de gestion des CFP et des CM ; Appui au financement de la formation par apprentissage de type dual et aux perfectionnements des artisans. Page 45
46 SWISSCONTACT (Depuis 2002) Agence Française de développement ( ) Banque Islamique de développement (Depuis 1995) Banque Africaine de Développement (Depuis 1985) Financement des actions au profit des artisans et apprentis Appui à l insertion des titulaires du CQP Source : Recherche du terrain Appui au développement de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle Financement du Projet Education IV Appui au secteur de l artisanat ; Appui à l apprentissage de type dual à travers ; l élaboration des programmes de formation, des modules de perfectionnement des maîtres artisans ; Appui à la DFQP à travers la réalisation de certaines activités ; Appui aux collectifs des artisans à travers le paiement des 5 ou 10% des budgets de formation. Accompagnement de quelques jeunes lauréat du CQP pour l emploi et l auto emploi ; Expérimentation d un dispositif d insertion des jeunes. Construction et équipement du Lycée Technique Industriel de Porto-Novo et du Lycée Technique Agricole de Kika (Parakou); Construction du Lycée Technique Agricole d Adjahonmè (en cours de réalisation) et du Lycée Technique de Banikoara (en cours de réalisation) ; Eude de faisabilité du Centre de Formation Professionnelle de Bopa (pas de financement pour la construction). Construction et équipement du CET Natitingou, du LT/Pobé, du Lycée Technique de Bohicon, de l Annexe du Lycée Technique Coulibaly et du Lycée Technique Agricole d Akodéha à travers le Projet Education II et III. Selon «Perspectives économiques en Afrique 40», au Bénin, l Enseignement et la formation technique et professionnelle (EFTP) relèvent aussi bien du secteur formel que du secteur informel. L offre quantitative de l EFTP au niveau formel est très faible. En 2005, élèves étaient inscrits dans le secteur public et dans le secteur privé. Le secteur informel a formé en 2005 environ personnes avec des méthodes d apprentissage traditionnel. Les filles représentent en moyenne 33% des effectifs dans les écoles de formation technique et professionnelle. Les enfants de la catégorie de couches défavorisées sont quasiment exclus du secteur de l ETFP public. La formation technique et professionnelle actuelle ne répond pas aux besoins de l économie nationale. Elle est trop orientée vers la délivrance de diplômes permettant la poursuite des études, et insuffisamment vers des formations qualifiantes permettant d aborder le marché de l emploi avec des chances de l insertion 40 Pubiées par la BAfD/OCDE en 2008 Page 46
47 Graphique 7 : Carte de constellation des acteurs institutionnels du secteur de l ETFP au Bénin BIT Coopération Suisse DANIDA UE Niveau International CNFPE MFPT OEF DEP MESFTPIRJ DEC Niveau Macro UCIMB CNAB DGRCE FODEFCA ONGs Nationales Consultant National SNV Patner Eco Benin DET Swisscontact HELVETAS DIP DFQP ANOPRITOB ATOV Niveau National CONHAB ANAPROBAR Niveau Meso Chambre Interdépartementale Des Métiers CIM Branches de Métiers Collectif des Artisans Antennes Régionales FODEFCA DD/ETFP Sections Départementales ANAPROBAR Niveau Meso Niveau Micro Offreurs Main d oeuvre Associations Associations Professionnelles Professionnelles Employés Employés Hotels Du torisme Lycées Techniques Cabinets de formation Prestataires de Services Formation en ETFP «Face à Face Formateur/apprenants» ONGs Nationales et Internationales Consultants Formateurs Inidividuels Centre Confessionnels De formation Centre de formation aggréés Employeurs acheteurs de compétences Investisseurs Privés Hotels Publics Hotels & Restaurants Agences de voyage Niveau Village Page 47
48 Signification des flêches utilisées sur la carte de constellation A donne appuis financier à B A liens hierarchiques avec B A fournit Conseils/ ppui Techniques à B A en Partenariat avec B A relations commerciales avecb A relations de prestation avec B Signification des couleurs associées aux structures de la carte de constellation Les acteurs qui assurent l offre en main d œuvre informelle : violet Les acteurs qui formulent la demande en main d œuvre informelle : vert Les principaux acteurs de la coordination des politiques nationales sectorielles d ETFP : jeune Les acteurs responsables des procédures de certification/d accréditation : bleu foncé Les principaux acteurs de la coordination des formations en tourisme : bleu ciel Les acteurs internationaux/régionaux aidant dans la certification/les ETFP : rouge Autres acteurs clés dans le tourisme avec un pouvoir d influence sur la certification/les programmes des ETFP au niveau national : rose Les prestataires d ETFP au niveau national : rose Les prestataires d ETFP au niveau des destinations : orange Page 48
49 5.1.4 Place du secteur tourisme dans le Plan de Développement et dans le Schéma Directeur ETFP du Bénin Résultats du bilan diagnostic pour ETFP basée sur la demande du marché Pour développer son cadre d orientation assortie d un plan d action le ministère a opté pour un système de pilotage basé sur la demande. Pour créer ce système de pilotage par la demande le ministère a commandité des études d opportunités d emploi dans les secteurs porteurs de l économie. Ces études devraient permettre de : - Concevoir le système ETFP en fonction des besoins qualitatifs et quantitatifs qui sont générés par les activités économiques et sociales du pays; - Mener des études de planification pour chacune des filières de l ETFP; - Procéder à des analyses qualitatives et quantitatives de l adéquation formation / emploi; - Produire un Plan de développement des programmes pour l ensemble des secteurs. Le pilotage par la demande vise à relever le défi de répondre à un environnement en perpétuel mutation. Un système global d évaluation de l adéquation formation-emploi sera opérationnalisé avec le démarrage des activités du Conseil National de l ETFP. L exécution d une analyse diagnostic et l élaboration du Schéma Directeur ETFP a été confiée au cabinet TECSULT Les résultats principaux de l analyse diagnostic ont révélé les faiblesses suivantes : Inégale répartition géographique des établissements /Insuffisance d offre de formation /Faible accès des filles dans les filières industrielles et agricole Mauvaise répartition des filières de formation / Faible adéquation des programmes avec les réalités socioéconomiques / Déconnexion de formation de l ETFP aux réalités du marché/faible accès des filles dû aux pesanteurs socioculturelles/inexistence d un partenariat écoles-entreprises /Tendance à l accroissement des taux de déperdition ; Plusieurs faiblesses ont trait à un déficit de règles, méthodes et procédures: Inexistence de texte relatif à la scolarisation des filles/inexistence d un système d orientation et de régulation/insuffisance de mécanismes de promotion pour la scolarisation des filles/insuffisance de mesures de rétention des filles dans l ETFP/Absence d'un suivi évaluation des écoles privées/inexistence d un système de suivi des formés/insuffisance du contrôle des ressources additionnelles des établissements/absence de manuel de procédure de gestion des établissements ; Certaines faiblesses concernent la gestion des ressources humaines: Absence de responsabilisation des directeurs régionaux/ Faible taux de qualification du personnel enseignant / Insuffisance d encadrement pédagogique des enseignants /Mobilité excessive des cadres/mauvaise gestion des ressources humaines du ministère/insuffisance de formation des administrateurs des établissements/insuffisance de formation continue du personnel du ministère en charge du secteur du tourisme ; Certaines faiblesses font état d un manque de moyen: Insuffisance de l effectif des enseignants et enseignantes/mauvaises conditions d enseignement/insuffisance des ressources financières aux établissements/faible capacité d accueil. Dans le secteur du Tourisme, de l hôtellerie et de la Restauration, le bilan diagnostic a priorisé les catégories de personnel suivantes qui ont été analysées : personnel administratif, commercial et vendeurs, et employés de services incluant les techniciens. Page 49
50 Le personnel administratif souhaite la formation initiale à l école et le stage de formation en milieu professionnel qui est considéré?nettement les plus valorisés. La formation externe apparaît souvent très importante (50%). Le personnel commercial et vendeurs souhaite la formation initiale à l école. Une grande importance est accordée au stage en milieu professionnel, à la formation externe et au système d apprentissage dual. Au niveau des employés de services incluant les techniciens, la formation en milieu professionnel prend le premier rang de même que le système d apprentissage dual. L apprentissage traditionnel et la formation sur le tas ne sont pas favorisés. Ce premier bilan de l adéquation emploi formation dans le secteur du tourisme 41 est réalisé sur un échantillon de base qui n a pris en compte le secteur informel. Or c est justement ce secteur qui est la cible privilégiée du projet HITT Place du secteur du tourisme dans le Plan de développement & Schéma Directeur ETFP Pour plus d efficacité et d efficience le plan de développement de l ETFP dans le Secteur du tourisme (Hôtellerie-Restauration-Tourisme) au Bénin, le schéma Directeur ETFP recommande la combinaison des aspects quantitatifs et qualitatifs présentés dans le tableau ci-dessous pour le montage des sessions de formation : Tableau 12 : Facteurs à combiner pour les cessions de formation dans le secteur du tourisme (Hôtellerie-restauration-Tourisme) Aspects quantitatifs Les perspectives d emploi sont très bonnes; Ce n est pas un secteur d emploi important mais il a de fortes incidences sur des milliers d emplois indirects; Les tendances de ce secteur sont à la spécialisation, à la diversification, à une professionnalisation accrue des travailleurs; Besoins : techniciens du secteur de qualifications intermédiaires; Le rythme des besoins dépendra de la vigueur des investissements privés; Éventuellement deux filières ETFP sont à distinguer : hôtellerie-tourisme, restauration. Aspects qualitatifs Des besoins de formation initiale se manifestent dans les domaines suivants : langues, attitudes au travail, relations interpersonnelles; La mobilité professionnelle dans ce secteur est forte; La formation dans ce secteur devra attachée une grande importance aux éléments suivants : orientation et sélection des élèves, qualité des formateurs, qualité des infrastructures et du système dual; De nombreux besoins en formation continue mais qui seront freinés par la forte demande qui ne permet pas au personnel d être libéré Source : Schéma Directeur ETFP au BENIN 41 Schéma Directeur ETFP au Bénin Rapport final JUIN 2006 Tableau Page 18 réalisé conjointement par Les ministères du Plan et de la Formation professionnelle (MCPPD & METFP) Page 50
51 Le Programme HITT dans le contexte de l ETFP au Bénin : cohérence des choix et options du Schémas Directeur National pour ETFP Le cadre logique de mise en œuvre du Schéma Directeur de l ETFP au Bénin ne prévoit pas d action de formation terrain dans le secteur du tourisme. Cependant ses orientations ci-dessous recommandent pour la qualité de l offre ETFP huit (8) priorités qui constituent un cadre légitime pour la mise en œuvre du projet HITT. Les huit priorités : SD-QF01 SD-QF02 SD-QF03 SD-QF04 SD-QF05 SD-QF06 SD-QF07 SD-QF08 Amélioration de l encadrement pédagogique Plan de réussite des établissements Intégration des adultes : CM et CFP Nouveaux modes de formation Elaboration et implantation des nouveaux programmes Appui à la mise en place d un système de reconnaissance des acquis et des compétences Promotion de l ETFP auprès des filles Appui à la participation d'un secteur privé de l'etfp de qualité Les 5 priorités en gras ci-dessus confirment une cohésion des activités du projet HITT avec les priorités et orientations nationales contenues dans le Schéma Directeur National pour ETFP au Bénin 5.2 Challenges in the provision of TVET for the target population Dans le développement des activités de formation dans le secteur du tourisme une vingtaine de centres de formation et de lycées offrent des prestations aux apprenants et des recyclages pour le personnel en cours d emploi. Le tableau ci- dessous présente le point d un recensement sommaire. Tableau 13 : Lycées d enseignement technique et Centre de formation professionnelle en tourisme et hôtellerie Centre de formation ou lycées Type de formation Lycée Technique d Enseignement Familial et Social (LTEFS) situé à Cotonou) Lycée Technique de Natitingou (LTN) Lycée Technique de Pobè (LTP) Collège d Enseignement Technique de Pobè Enseignement Technique notamment pour l Enseignement Familial et Social (EFS), Hôtellerie Restauration (H. R) et Excursion et Sorties guidées Enseignement Technique notamment dans le secteur du tourisme : filière Hôtellerie et Restauration. Enseignement Technique. Il n enseigne aucune filière du secteur du tourisme Enseignement Technique notamment dans le secteur du tourisme : filière Hôtellerie et Restauration. Diplômes délivrés CAP & DT pour la formation en EFS et HR DT en Excursion et sorties guidées. La première promotion dans cette filière vient de commencer la première année du second cycle (enseignement secondaire) CAP et DT en HR CAP et DT pour d autres filières CAP et DT en HR & Attestation de fin de formation Page 51
52 Centre de formation ou lycées Type de formation Africa Succes Management (A.S.M) Cotonou Centre de Formation Technique et Hôtelière (CFTH situé à Cotonou. CMB Grille (Cotonou) Bénin Service plus Formation Hôtellerie-Restauration Formation hôtellerie - restauration Mani Géré & Associés IBA COTONOU Immeuble NASU Cotonou Centre Social de Formation des Employés de Maisons et Restauratrice (CSFEMAR) Cotonou Centre Vatel Cotonou Recyclages professionnels Enseignement technique en Hôtellerie, Restauration et Tourisme & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Enseignement technique en Hôtellerie, Restauration et Tourisme & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Formation professionnelle continue Formation professionnelle continue Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Enseignement technique en Hôtellerie et Restauration & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Centre Saint BASDI / Porto Novo Enseignement technique en Hôtellerie et Restauration & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Centre de formation "LA GASTRONOMIE" Porto Novo Centre de Formation (Ex CFPHT) "LA VANILLE" / Porto Novo Agence Africaine de Tourisme (AAT) Enseignement technique en Hôtellerie et Restauration & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Enseignement technique en Hôtellerie et Restauration & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Enseignement technique en Tourisme rt sorties guidées & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Diplômes délivrés Attestation de fin de formation CAP & Attestation de fin de formation CAP & Attestation de fin de formation Attestation de fin de formation Attestation de fin de formation. Attestation de fin de formation. CAP & Attestation de fin de formation. CAP & Attestation de fin de formation. CAP & Attestation de fin de formation. CAP & Attestation de fin de formation. CAP BTS LICENSE-PRO. Mais la Licence Pro, la formation se réalise avec des curricula non validés par les directions techniques du ministère de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, de la Reconversion et de la Reconversion des Jeunes Page 52
53 Centre de formation ou lycées Type de formation Amicale des Professionnels de Tourisme et de l Hôtellerie (APTH) Académie Béninoise pour la formation professionnelle et de l apprentissage Centre de Formation Professionnelle de (CFP-AFIF) Corridis International de Distribution et Services (CORRIDIS) Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Enseignement technique en Tourisme rt sorties guidées & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) Formation professionnelle continue Diplômes délivrés Attestation de fin de formation. Attestation de fin de formation. Il dispose un programme de formation d une durée de 6 mois en «Relation Clientèle» certifié par l AFPA en France qui donne droit à une attestation de fin de formation. CAP & Attestation de fin de formation sur la base d une formation en apprentissage en Hôtellerie Restauration d une durée de 2 ans. Attestation de fin de formation. GROUP AFRIK EXPRESSION Formation professionnelle continue Attestation de fin de formation. LAURA VICUNA Enseignement technique en Tourisme rt sorties guidées & Formation professionnelle (formation initiale : apprentissage et formation continue) CAP & Attestation de fin de formation sur la base d une formation en apprentissage en Hôtellerie Restauration d une durée de 2 ans. Compétences - Iterim Formation professionnelle continue Attestation de fin de formation. Source : Enquête de terrains SNV /FODEFCA Les lycées et centres de formation professionnelle en tourisme et hôtellerie préparent en majorité au CAP & DT et BTS qui sont des diplômes englobant c est-à-dire un seul diplôme pour deux chaines de valeurs dans le secteur du tourisme comme c est le cas pour le CAP et DT en Hôtellerie et Restauration. Ils utilisent les programmes élaborés et validés par l Etat. Le programme pour l obtention du BTS vient d être élaboré par l Etat avec la participation des établissements de formations agrès. Trois (3) centres de formation professionnelle ont des accréditations pour le développement de programmes Français, Canadiens, Belges. Les diplômes délivrés par ces centres sont internationaux. En dessous du CAP les centres qui font de la formation professionnelle et apprentissage et qui délivrent les attestations et diplômes de fin de formation en apprentissage n ont pas de programme consensuel validé par l Etat béninois. Cette catégorie d offre de formation couvre environ les 60% des demandes actuellement en cours de formation dans le secteur du tourisme. Les femmes et jeunes sont plus nombreux dans cette catégorie d apprenants. Il s agit des formations de 6 ou 12 mois préparant à l exercice du métier. L analyse VCD a aussi démontré que cette gamme d employé a de bonnes perspectives d emploi et intéresse les promoteurs et investisseurs ayant de petite unité de production. Ni les programmes d État, ni les programmes «importés» et ni les programme de formation par apprentissage des centres ne sont conçus avec le secteur privé. Les promoteurs et investisseurs ne sont souvent pas associé à l élaboration de ces programmes. L Etat réunit souvent les formateurs Page 53
54 experts du secteur qui proposent des curricula validés après des échanges. Pour les Programmes de formation par apprentissage des centres ils sont souvent élaborés par d anciens professionnels du métier à la retraire. Ils proposent des «contenus maison» pour lesdits programmes de formation. Le lien et la prise en compte des dynamiques des emplois sur le marché sont faiblement valorisés. Dans la mise en œuvre des programmes de formation des liens sont tissées avec les centres touristiques hôteliers et des restaurants pour accueillir les apprenants en stage pratique d au plus un (01) mois par an. Ces stages pratiques entre rarement en compte dans l évaluation de l apprenant pour le passage en année supérieure. Par ailleurs, la formation sur les programmes officiels étant globalisant, l apprenant est amené à faire le stage dans plusieurs métiers ou à plusieurs postes de travail pendant la seule période d un mois par an. A défaut du mieux, c e type de stage constitue néanmoins une phase de professionnalisation et de socialisation de l apprenant avec le métier. Les demandes d emploi dans le secteur sont souvent adressées à ces organismes de formation prestataires. Mais très peu assure la phase de suivi post formation. Aucun centre ne détient les données sur l insertion des apprenants après formation. Il n existe aucune étude contenant des informations exploitables à ce sujet. En conclusion, une forte demande existe pour des formations de courtes durées (3 à 6 mois au plus) d une part et d autre part pour des formations diplômantes spécialisées ou orientées métier pour une meilleure qualification des personnes formées sortant du système de formation actuelle et non des formations englobantes. Plusieurs organismes de formation prestataires sont préoccupés par la situation, mais ils ne disposent pas de ressources (livres, revues spécialisées) suffisantes pour sa concrétisation. De même, les structures techniques chargées de validés (certification) lesdits programmes, notamment dans l enseignement secondaire, disposent des moyens insuffisants pour répondre aux sollicitations en la matière. Dans l enseignement supérieur, les centres et établissements de formation ont dû, pour faire face à la situation, importer des programmes de formation validés dans d autres contextes/réalités pour des diplômes maison en licence et master. Dans ces conditions, il importe de vérifier l adéquation de ces programmes importés au marché du travail béninois. 5.3 Solutions to gaps identified in the provision of practical and market oriented TVET in the occupations selected L analyse combinée des besoins spécifiques pour les emplois identifiés et l offre en construction par les prestataires de formation dégage des intentions pour des curricula orientés passe port de formation. C est-à-dire des métiers déclinés en des unités de compétences valorisables sur le marché du travail. Ces unités de compétences doivent dispensées à des durées d au plus trois. Ces programmes offriront des possibilités d emploi pour les femmes et jeunes, ils renforceront l employabilité avec de meilleures conditions à ceux qui sont déjà employés. Ces programmes doivent débouchés sur des formations par apprentissage réservant une part importante à la pratique. Ils seront dispensés en grande partie dans les installations hôtelières et touristiques. Plus le programme est accéléré et plus sa partie pratique doit être augmentée. Les programmes envisagés doivent porter sur les métiers ci-après : Réceptionniste ou Agent de comptoir : Un programme de formation initiale de 12 mois dont 8 modules de 30 Heures hebdomadaires sur les installations de travail sous forme de stage pratique. Une version accélérée de 6 mois contenant 5 modules de 40 Heures hebdomadaires en stage pratique. Les réceptionnistes en cours d emploi auront 4 modules Page 54
55 de 20 heures hebdomadaires pour ajustement de leurs compétences pour s adapter à évolution de la demande des promoteurs et investisseurs. Barman / Serveur : Un programme de formation accélérée de 6 mois contenant 5 modules de 40 Heures hebdomadaires en stage pratique. Les Barmans / Serveurs en cours d emploi auront 3 modules de 20 heures hebdomadaires pour ajustement de leurs compétences pour s adapter à évolution de la demande des promoteurs et investisseurs. Valet de Chambre : Un programme de formation accélérée de 6 mois contenant 5 modules de 40 Heures hebdomadaires en stage pratique. Les valets de chambre en cours d emploi auront 3 modules de 20 heures hebdomadaires pour ajustement de leurs compétences pour s adapter à évolution de la demande des promoteurs et investisseurs. Aide Cuisinier : Un programme de formation initiale de 12 mois dont 8 modules de 30 Heures hebdomadaires sur les installations de travail sous forme de stage pratique. Une version accélérée de 6 mois contenant 5 modules de 40 Heures hebdomadaires en stage pratique. Les cuisiniers en cours d emploi auront 4 modules de 20 heures hebdomadaires pour ajustement de leurs compétences pour s adapter à évolution de la demande des promoteurs et investisseurs. Guide : Un programme de formation accélérée de 6 mois contenant 5 modules de 40 Heures hebdomadaires en stage pratique. Les Guides en exercice auront 3 modules de 20 heures hebdomadaires pour ajustement de leurs compétences pour s adapter à évolution de la demande des promoteurs et investisseurs et 1 module théorique de 20 heures d études historiques et du patrimoine. Le tableau 14 : Les détails par métiers sélectionnés. Métier sélectionné Réceptionnistes /Agents comptoir Formation 12 mois Formation 6 mois Recyclage employés Modules pratiques Modules Théoriqu es Modules pratiques Modules Théoriqu es Barman/ Serveur Valet de chambre Aide Cuisinier Modules pratiques Guide Modules Théoriques Page 55
56 5.4 Tableau récapitulatif des métiers séléctionnées avec profil de poste et compétences PORTEE DE L ANALYSE A Réceptionniste/agent de comptoir Gérer et contrôler les réservations et tenir à jour le fichier des clients Valet/Femme de Chambre Assurer le rangement, nettoyage, aération de la chambre Serveur/Barman Cuisinier/Aide Cuisinier Guide de Tourisme préparer les boissons, les principaux cocktails et les cocktails à la mode Elaborer des menus et Etre en charge du calcul des ratios de la cuisine Concevoir et mettre au point des circuits pour les catalogues de voyages Cette charte décrit les compétences et habiletés requises pour exercer le métier de réceptionniste au Bénin dans les meilleures conditions. Les compétences et habiletés relatives à la sécurité dans les établissements hôteliers sont exclues ECHELLE D EVALUATION 1. Faire preuve d une maîtrise satisfaisante de cette habileté et peut diriger d autres personnes au cours de son travail 2. Faire preuve d une maîtrise satisfaisante et B C D E F présenter les chambres avec leurs caractéristiques Informer les clients sur fonctionnement de l hôtel. Gérer les messages destinés aux clients Gérer les réclamations des clients Gérer la facturation et encaissement et clôturer la journée assurer l entretien des chambres et des parties communes refaire le lit avec des draps propres réassortir les serviettes de toilette et les petites fournitures (gel douche, savonnette, gobelets) ; réapprovisionner minibar Trier et compter les pièces de linge sale Faire Respecter les consignes de tri sélectif des déchets Vérifier le fonctionnement des divers équipements et signaler les détériorations. Mettre en place la salle de restaurant et dresser le couvert Accueillir et conseiller les clients Présenter les produits et susciter la vente Enregistrer, transmettre informations, des messages et consignes Prendre les commandes et de traiter les bons Présenter et effectuer le service des mets et des boissons selon les règles et techniques d usage Confectionner les plats préparations "chaud" et/ou "froid" selon les procédures Gérer les inventaires des produits alimentaires ainsi que leur commande Respecter les normes et procédures d'hygiène et de sécurité alimentaire Adapter le rythme de travail en fonction de l'affluence, Participer à la réception des marchandises et les ranger Préparer les visites, et excursions en étudiant le contexte Rédiger des textes de visites Demander des autorisations auprès de l'administration Effectuer des repérages permettant de visualiser l'itinéraire Encadrer et accompagner les groupes dans les transports. Page 56
57 PORTEE DE L ANALYSE Réceptionniste/agent de comptoir Valet/Femme de Chambre Serveur/Barman Cuisinier/Aide Cuisinier Guide de Tourisme peu faire preuve d initiative et d une capacité d adaptation face à des situations difficiles G "Vendre" des prestations proposées par l'hôtel faire preuve de courtoisie et respecter l'intimité du client en réalisant son travail Facturer et encaisser les additions, tenir les comptes et forme les commis Participer à présentation des plats Accueillir les visiteurs sur les lieux et sites 3. Faire preuve d une maîtrise satisfaisante de cette habileté en manifestant la qualité dans une vitesse d exécution 4. Faire preuve d une maîtrise satisfaisante de cette habileté et peut l exécuter sans aide ni supervision H I J prospecter les clients et faire connaître l'hôtel Informer pour agrémenter le séjour : sites touristiques et culturelle Gérer les appels téléphoniques : réservation, tarifs, itinéraires Expliquer le fonctionnement de certains appareils mis à disposition, Gérer les produits d'entretien Assurer le rangement, nettoyage, aération de la chambre Gérer les stocks de boisons et les plats commandés Effectuer des opérations d écriture et de calcul (bons de commandes, additions, etc.) Entretenir le matériel et les ustensiles et nettoyer les équipements du bar Gérer les matières premières en veillant à éviter tout gaspillage Diriger une équipe Former le personnel de cuisine Gérer la propreté de son espace de travail, des lieux de stockage conduire et commenter la visite Communiquer l'image des lieux et leur originalité. Répondre à des questions des visiteurs Gérer simultanément : l'itinéraire, le timing et le commentaire K Gérer les correspondances réception du courrier assurer l entretien des chambres et des parties communes gérer une petite équipe Gérer le petit matériel et les ustensiles de cuisine Parler deux ou plusieurs langues étrangères L Gérer le dépôt d'objets dans le coffre de sécurité refaire le lit avec des draps propres veiller à la qualité de l atmosphère, dialoguer avec les consommateurs en les mettant à l aise Respecter les fiches techniques et les processus de préparation Actualiser en permanence ses connaissances et vérifier ses informations M organiser la suite du voyage Pour des hommes d'affaires réassortir les serviettes de toilette et les petites fournitures (gel douche, savonnette, gobelets) ; réapprovisionner minibar Prévenir les débordements, en faisant preuve de diplomatie mais de fermeté, s il y a lieu Faire respecter les règles d'hygiène et Appliquer les règles de sécurité de l hôtel Avoir des connaissances culturelles historiques et géographiques Page 57
58 6. Conclusions Phase de Démarrage du programme HITT au Benin 6.1. Conclusion par rapport à l analyse du contexte et du marché et par rapport à la demande du secteur du tourisme en travailleurs jeunes et du sexe féminin de faible formation du secteur informel L analyse du contexte et du marché a été effectué globalement suivant les étapes proposées dans le Manuel des Méthodes et Outils de la Phase de Démarrage (Inception) du programme. Débutant avec une étude sommaire et documentaire, suivi par des interviews d approfondissement avec des personnes ressources, des exercices (de matrices) de choix de zones géographiques, des discussions et validation des résultats par un panel d experts (operateurs privés du secteur), appelé Taskforce. L étude sommaire s est basée sur nos connaissances et expériences du secteur à traves notre intervention dans le secteur du tourisme sous forme d une approche «Destination Management» entre dans le cadre du Programme Régional Tourisme de la SNV de l Afrique de l Ouest. L information et les connaissances de cette phase ont été approfondies et complétées à travers notamment des interviews avec des personnes ressources et des discussions avec le secteur privé. Il est à noter qu une telle approche - se basant sur des expériences du passé, gagnées selon une approche spécifique - comporte le danger de se figer à une perception préconçue du secteur. C est de cette manière que notre vision en termes de l importance des segments nous a amené à sousestimer l importance du secteur du tourisme d affaires, une perception erronée qui a vite été corrigée par notre Taskforce. Pour cela, l importance d associer les acteurs du secteur, notamment le secteur privé est à souligner. Ceci est en droite ligne avec les objectifs du programme, c est à dire de développer un dispositif de formation orientée marché. Une conclusion importante à tirer par rapport à la démarche est d associer le secteur privé le plutôt possible dans le processus. Ceci augmentera le focus et l efficience des analyses et amènera une dynamique et une manière de travailler pour l ensemble des étapes suivantes du programme. L analyse des chaînes de valeur /la cartographie des sous-secteurs, initialement prévue pour la deuxième étape a été intégrée en bonne partie dans la première. En effet il s est montré difficile de faire un choix relatif aux zones d interventions sans avoir fait une analyse des chaînes les plus pertinents en terme d implication de nos groupes cibles : les jeunes et femmes peu formés du secteur informel, avec un accès limité à la formation professionnelle. Quant au secteur, des conclusions tirées issues de l analyse du contexte, de l évolution du marché et l évolution de la demande des emploies (travailleurs) de notre groupe cible sont les suivantes : Le secteur du tourisme dans son ensemble a montré une croissance malgré la crise financière et les prévisions pour l avenir (UNWTO/WTT) sont plutôt bonnes ; Le secteur du tourisme d affaires, professionnelle et de conférences connaît la plus grande croissance ces dernières années (~50% des touristes) et selon le Taskforce se sont les sous secteurs de l hôtellerie et de la restaurant qui en profitent nombreux sont les hôtels et restaurants sur toute la gamme qui ont ouvert leurs portes ; Le tourisme d affaires est concentré dans le Sud du Bénin autour des grandes villes, le tourisme de loisirs au Sud et au Nord avec une importance considérable dans les départements de l Atacora-Donga (autour du Parc Pendjari et le tourisme culturel et de Page 58
59 nature dans le pays Somba). Au Sud le tourisme d affaires est souvent lié au tourisme de loisirs ; Des spécificités / une spécialisation des segments de tourisme n ont pas été constatées sauf peut être une croissance forte pour le tourisme de conférence, mais ils manquent des données pour pouvoir confirmer ; Les occupations considérées importantes pour le programme HITT et ces groupes cibles Valet (femme) de chambre/ Cuisinier&Aide Cuisinier/ Serveur-Barman/ Réceptionniste ne sont pas spécifiques au tourisme d Affaires, ni au tourisme de loisirs ; Un grand nombre d opérateurs touristiques a une préférence pour les employés / travailleurs polyvalents. Concernant l approche à appliquer pour le HITT au Bénin, l équipe HITT en concertation avec le Taskforce a opté pour une approche sectorielle sans préférence pour un segment avec une concentration des formations dans le Sud du Bénin en relation avec le tourisme d affaire Conclusions par rapport à l analyse des Besoins en Formation et Contraintes relatives à l accès à l ETFP de nos groupes cibles L étape II de la phase de démarrage (Inception) «l analyse des occupations, a également suivi les processus décrit dans le Manuel des Méthodes et Outils de la Phase de Démarrage (Inception) du programme, avec la différence que lors de la première étape un choix provisoire des chaines de valeur / des métiers avait déjà été opéré avec l aide de nos acteurs privés (le Taskforce). Ce choix a été discuté et validé par des ateliers (1-2 deux jours) composés des parties prenantes dans les différentes zones de (4 ateliers, 3 au Sud et 1 au Nord) de concentration du tourisme. Il est sorti de ces ateliers une cartographie détaillée des chaînes de valeurs, un choix validé à travers un exercice «grille d analyse multicritères» des occupations pertinents pour le développement du secteur du tourisme et les groupes cibles du programme HITT (en termes de revenu et emploi) ainsi qu un cadre (provisoire) des contraintes par métier par rapport aux capacités et à l accès à la formation professionnelle de nos groupes cibles. Un cadre provisoire parce que les ateliers regroupant un ensemble des parties prenantes, n ont pas pu relever d une manière détaillée, les contraintes en termes de manques de compétences que ressentent les travailleurs du secteur. Cet aspect important - notamment pour l identification des compétences clés au niveau de l étape III -a dû être rattrapé dans un exercice d entretiens de groupes avec les représentants des métiers plus tard (voir figure 2 au début document). Dans l ensemble le processus d analyse relatif à l étape II au Benin s est davantage appuyé en comparaison avec la démarche du Manuel sur des processus de groupes (ateliers entretiens de groupe) que sur des enquêtes individuelles. Quant à l analyse des occupations du secteur des conclusions suivantes peuvent être tirées: Les occupations préconisées par le Taskforce - Valet (femme) de chambre/ Cuisinier&Aide Cuisinier/ Serveur-Barman/ Réceptionniste - ont reçu l accord des parties prenantes dans les différentes zones géographies et ont été validées ; Les contraintes évoquées par les opérateurs (employeurs) nationaux du secteur sont de plusieurs ordres : Les employés / travailleurs, même ceux administratifs n ont souvent pas les compétences pour le travail pour lequel on les embauche une manque Page 59
60 d adéquation entre l offre et la demande sur le marché du travail dans le secteur existe. Raison pour laquelle les opérateurs préfèrent une politique d embauche bon marché et s occuper de la formation eux-mêmes au niveau des leurs établissements; La répartition spatiale des centres de formations (presque exclusivement dans le Sud du Bénin) ne permet un accès facile et l offre en formation pratique et ciblée n est pas au rendez-vous; En relation avec le premier point, les opérateurs nationaux veulent notamment des employés polyvalents afin de pouvoir cumuler des postes ; Les employées / travailleurs manquent souvent l esprit d accueil et de service ; Il a y peu de loyauté des employées envers leurs employeurs / une trop grande mobilité ; Les contraintes évoquées par les opérateurs (employeurs) étrangers pour ce qui concerne le manque d adéquation entre l offre et la demande des employés vont dans le même sens, sauf que les opérateurs étrangers cherchent plutôt dans le segment des employés bien formés. Ils sont prêts à leur payer un salaire «correct», mais ils ont du mal à trouver ce type d employés malgré la présence des centres de formation, les collèges et lycées. Les contraintes de point de vue des employés tous niveaux d employés confondues -sont également de plusieurs ordres : Mauvaise répartition spatiale des centres de formation. Concentration des centres de formation dans le Sud du Bénin, dans les grands centres ; La plupart des employés / travailleurs ont des ressources propres limitées pour financer les formations qui sont en règle générale de longue durées de plusieurs mois à plusieurs années ; Les formations sont souvent théoriques, ne visent pas les compétences, n ont pas ou peu d exercices pratiques, pour certains métiers il n existe pas de cursus, par exemple «femme de chambre» ou serveur ; Aussi il y a peu de possibilités de financements externes (plans d épargne / crédit formation) ; Les conditions de travail sont souvent pénibles, rémunération dérisoire, pas de contrat, pas de sécurité sociale, matériel de travail inadéquat, harcèlement des employés /travailleurs féminins ; Travail dans le secteur du tourisme souvent périodiques/ saisonnier ; Peu d organisation dans le secteur, pas de communication, pas d information sur les conditions de marché, capacités de négociation faible, structure de défense d intérêts inexistantes ; Mauvais image que donne certains métiers comme le métier de serveuse ou femmes de chambre notamment dans le Nord du pays, où le personnel féminin travail dans un hôtel ou un restaurant est considéré comme faisant partie de l offre/ayant des mœurs légers. L étape III, l analyse des besoins en formation a permis de construire une image du secteur ETFP du Bénin dans son ensemble à travers d une étude documentaire et des entretiens semi-structurés pour approfondissement - et de la formation professionnelle dans le secteur du tourisme. Ceci a donné une bonne idée de l offre et la demande de services de formation et de renforcement de capacités et de ceux qui les fournissent, ainsi que les contraintes qui se posent pour ceux qui Page 60
61 utilisent le marché, les employés/travailleurs (potentiels) et opérateurs privés. Dans ce sens les discussions au niveau de notre Taskforce- qui était élargi aux opérateurs/fournisseurs de service de formations étaient très instructives : il existe trop peu d interaction entre demandeurs de service de formation (les opérateurs) et fournisseurs (les institutes et centres de formation) pour que la formation vendue soit en adéquation avec les besoins. Aussi l état a peu joué son rôle régalien qui est de créer le cadre et faciliter le fonctionnement du marché en termes d accès et de maintien de qualité. Au contraire il a plutôt joué le trouble fête en s érigeant en acteur d exécution et ceci comme par les fournisseurs privés, sans prendre les besoins au niveau des opérateurs. Toutefois le bilan diagnostic du secteur ETFP réalisé en 2005 a créé un nouveau cadre à travers le Schéma Directeur National ETFP avec ses priorités (8) dont 5 priorités sont en parfaites cohésion avec les axes d intervention du programme HITT. Nous attendons seulement la mise en œuvre du Schéma Directeur au profit du programme HITT. Conclusion important pour le programme / la démarche dans son ensemble : associer depuis le début de la phase des analyses des personnes ayant une expertise spécifique dans le domaine de la formation professionnelle en générale et du pays en question. En effet l expertise dans le domaine de la formation professionnelle dans l équipe de mise en œuvre du programme est aussi importante que l expertise dans le secteur du tourisme. Une autre conclusion : impliquer dès que possible les acteurs fournisseurs de services de formation dans le Taskforce et la discussion. En règle générale, sauf connaissances spécifiques de secteur de la formation professionnelle, ceci ne sera possible qu après l exécution d analyse sommaire (début étape III, concernant l offre) des besoins en formation Recommandations pour la phase de développement des curricula ETFP et la phase de mise en œuvre HITT La grande discussion pour le programme HITT Bénin les derniers mois a été la conception d une démarche d élaboration des curricula ETFP qui cadre avec nos moyens. Pour cela plusieurs adaptations ont été nécessaires, notamment une réduction de nos ambitions initiales. En concertation avec le Taskforce et validé par le Comité d Orientation du programme nous avons pu amener le nombre de métiers à développer de 5 à 2 (Cuisinier et Serveur). Aussi le processus habituel 42 pour le développement des curricula ETFP a pu être adapté à la formule du programme HITT formation courte, pratique et basé compétence en discussion avec le Ministère compétent. Toutefois la tentative de s aligner au processus de développement - même simplifié reste lourde et continue de nous créer des retards. Aussi les personnes ayant les compétences requises (consultants facilitateurs certifiés) pour le processus DACUM sont plutôt limitées et se trouvent notamment au niveau de l administration, donc au niveau de l instance qui validera. Des problèmes de procédure de recrutement semblent inévitables. C est pour cette raison que nous proposons une démarche qui vise un processus de développement plus rapide se basant sur le matériel (curricula et matériel de formation) élaboré par le HITT en Asie. Ce processus serait moins participatif, mais plus efficient en temps et ressources et permettra plus rapidement de montrer le résultat en termes de personnes formées. La validation des curricula par l Etat devrait se faire dans une deuxième étape avec l aide de nos acteurs du secteur privé et peut ne pas être facile. Toutefois nous recommandons cette démarche parce que les retards continuent à se 42 Le développement des curricula au Bénin suite la méthode DACUM et le processus en place élaboré entre le Ministère (MESFTP) et les partenaires, notamment SwissContact vise des modules de formation de longue durée et est de sa conception plutôt intensive en concertation et nécessite des ressources financières importantes. Page 61
62 cumuler et le programme HITT Benin risque de cette manière d être en déphasage important avec les autres pays. Concernant la phase de démarrage (Inception) et en lien avec le problème de ressources développé ci-dessus, il serait important que le Manuel des Méthodes et Outils consacre un chapitre spécifiquement aux aspects financiers d un dispositif ETFP options pour le processus de développement et conséquences de ces options en termes de temps et de ressources notamment financières, outils d analyse des coûts d élaboration des curricula et de formations dans le contexte d un pays afin de permettre aux utilisateurs du Manuel (professionnels de développement) une idée réaliste de ce qui est faisable en termes d ETFP avec les ressources disponibles. Une vue plus réaliste très tôt dans la phase d Inception du programme permet d éviter des attentes par la suite non exécutables de toutes les parties impliqués. Page 62
63 Appendices Annexe 1: Liste des personnes interviewées analyse situationnelle et analyse des chaînes de valeur Zone d intervention DMA NORD (Atacora/Dona Chaîne de valeur PERSONNE RESSOURCE HEBERGEMEN T Identité Contact OUDOT Thérèse : Hôtel , Bourgogne [email protected] YOKOSSI : Sombarttour , [email protected] TIDJANI Nafiou : SPEC , [email protected] Hôtel Yakti Auberge La Cascade , Hôtel Kantaborifa Hôtel Concorde Auberge EQUIED Auberge 2D DMA SUD (Abomey, Ouidah, Grand Popo) RESTAURATIO Restaurant LE REFUGE N Restaurant l Origan EXCURSION Benin Aventure NAMBIGOU Apollinaire ARTISANAT MAKI Vincent AIDPA N Gou (BE: 5) PERSONNE RESSOURCE HEBERGEMEN T RESTAURATIO N EXCURSION AAPN (4 membres du BE) DJIMASSE Gabin DAN Grâce OGOUSSAN Boris HOUNGUIA Lucien Auberge d Abomey Sun City Hôtel Motel d Abomey Auberge de la Diaspora Auberge Grand Popo DJEGBA Hôtel Lion Bar A LA SOURCE Maquis Maquis DELPHANO Retour de la Diaspora AGOSSOUGBETE Hubert ANANOU Bertrand ZINSOU Modeste GOUPIL / / / / / S/C OT Abomey et Régions / Page 63
64 Cotonou (membres du groupe de travail) ARTISANAT ABIALA Jean GBEKIN Angelo AVOKPO Pascal HOUNSE Benoît / Nicolas (apprenti de Hounsè) Hébergement RANDOLPHE Marie-Laure KATARRY Léon , [email protected] IMOROU Baba Bob , [email protected] Restauration KOUTHON Parfait , [email protected] om Excursion De SOUZA Martine , desouzamartine@yaho o.fr Excursion AISSI HOUANGNI Francine , [email protected] Page 64
65 Annexe 2 : Liste des participants aux ateliers Listes des participants à l atelier de Ouidah N d ordre Nom et Prénom Chaîne de valeur Contacts 01 ZINSOU Modeste Excursion [email protected] 02 SOWU Dolar Hébergement [email protected] 03 FIOSSI César Excursion [email protected] 04 VIGNIKIN Assiba Restauration [email protected] 05 ACCROMBESSI Hervé Excursion [email protected] 06 AGBOTON Keneth Excursion [email protected] 07 ZINSOU Jean Claude Hébergement [email protected] 08 ALAPINI Constance Hébergement AHOUANDJINOU Toussaint Hébergement ALOMAKPE Pacôme Excursion [email protected] 11 AKAKPO Narcisse Excursion [email protected] 12 MOTTEODA Charlotte Restauration OGOUSSAN Boris Office Tourisme [email protected] 14 FAKAMBI Bertrand Restauration AGLOSSI Aziz Mama Restauration ADECHINAN Vincent Restauration Page 65
66 Listes des participants à l atelier de Grand Popo N d ordre Nom et Prénom Chaîne de valeur Contacts 01 METENOU Antoine Excursion FATCHAO Mathias Excursion [email protected] 03 AHO Thierry Hébergement [email protected] 04 KATAN Félix Hébergement [email protected] 05 HOUNKPE Hubert Hébergement [email protected] 06 HOUNGUIA Lucien Hébergement [email protected] 07 ATCHANHOUIN Bertin Excursion AMOUNI Folly Excursion BOINON Philype Hébergement GBENONZAN Séraphin Hébergement Listes des participants à l atelier de Natitingou N d ordre Nom et Prénom Chaîne de valeur Contacts 01 PEDRO Abdoul Fatahou Hébergement [email protected] 02 N TCHA Namboni Excursion [email protected] 03 LONHOUNDJO Guillaume Restauration TATA Jean Jacques Excursion [email protected] 05 HESSOU Amor Excursion [email protected] 06 AIBABA Martin Hébergement AKPANA Nafissatou Hébergement [email protected] 08 IMOROU Razack Excursion [email protected] 09 YOKOSSI Joseph Excursion [email protected] 10 HOUNDEDJI Paul Hébergement [email protected] 11 BABA Codjo Hébergement [email protected] 12 TIDJANI Nafiou Gestion Destination [email protected] 13 YAO Bourdja Excursion AGOUTCHON Rock Hébergement Page 66
67 15 WOROU Fernand Maison Pendjari TCHENTCHA Yéropa Baba Excursion BOUKO Mama Excursion Page 67
68 Annexe 3: Liste des outils utilisés OUTIL 1 : Evaluation sommaire du secteur du tourisme au niveau national Niveau Questions et explications Indicatives Source 1 Quel est le profil du secteur national du tourisme? Macro (Année de la donnée la plus récente possible) Cadre politique institution nel Offre PIB par habitant (de l année précédente) + part du tourisme dans le PIB investissements privés dans le tourisme en US $ (spécifier les destinations) Poches de pauvreté dans le pays (indiquer quelles régions sont les plus pauvres) Structure du secteur du tourisme: Nombre d entreprises, segments (hôtels, restaurants etc.) Emplois: Analyse des types d emplois : directs et indirects, à plein temps, à temps partiel, saisonniers Nombre (estimatif) d emplois formels / informels dans l industrie du tourisme Cadre législatif et réglementaire du tourisme Institutions publiques (ex: Ministère du Tourisme, Directions du Tourisme ) Association des entreprises de tourismes, nombre de membres membres Autorisations (important car se rapportant aux dans les sous-secteurs du tourisme) Règles, charges fiscales, et politiques des PME Environnement des affaires/ facilité de création d entreprise/ règles et procédures officielles Cadre de politiques touristique: national, régional, local + nouvelles réformes de politiques en cours ou en discussion Zones touristiques: Principales attractions touristiques, les détours (lieux prisés et très fréquentés) et circuits aux niveau national + types de tourisme (écotourisme, tourisme culturel, tourisme urbain) Principaux projets d investissements touristiques en instance (ex: construction de routes) Tendances de croissance dans le tourisme (destinations et types de tourisme) 2 Quelles sont les caractéristiques des marchés sources du tourisme? Demand Nombre de touristes étrangers/ régionaux (ex : Asie) / nationaux: Nationalités Tendances saisonnières et tendances de croissance Durée moyenne de séjour Dépenses quotidiennes moyennes en dollar US Description Page 68
69 Segments: Noter les principales caractéristiques des segments + illustrer par des exemples 3. Perspectives d avenir pour le développement du tourisme? Principaux domaines d augment ation de revenus pour les segments Revenus, potentiel de croissance (dépenses par jour X durée du séjour) Retombées pour le reste de l'économie (ex: relations, des pressions concurrentielles sur les acteurs nationaux, etc.) et réduction des fuites Tendances dans les segments du tourisme Zones géographiques de développement du tourisme OUTIL 2 : Guide d entretien avec les Personnes Ressources 1. Avec le développement du tourisme dans la région, quels sont les produits / services de plus en plus demandés par les touristes et les voyagistes? 2. Que pensez vous de l offre de ces produits / services? Assez suffisante / / trop peu suffisante / / beaucoup trop suffisante / / Quelles en sont les raisons? 3. Se pose-t-il un problème de compétences par rapport à la production/vente de ces produits / services? 4. Quels genres de produits et services les populations locales offrent-elles ou essaient d offrir aux touristes / voyagistes? 5. Ces produits et services répondent-ils aux normes requises par les entreprises de tourisme? pourquoi? 6. Y a-t-il un défaut de compétences? 7. Les populations locales qui produisent ou vendent ces biens et services sont-elles: des pauvres? des femmes? des jeunes? 8. Quels produits / services les populations locales désirent-elles produire et vendre? 9. Quelles sont les principales entreprises (promoteurs) pour chacun de ces produits / services? Pourriez-vous nous recommander l une d elles à qui nous pourrions nous adresser? 10. Y a-t-il des organisations de développement ou des projets gouvernementaux qui ont des volets de formations axées sur les compétences techniques en tourisme dans la région? Si oui, dites-nous quelque chose à leur sujet. OUTIL 3 : Tableau d Analyse du Marché du Tourisme Tableau 1: Destinations les plus visitées dans le <pays> et total estimatif de la demande future Estimation annuelle des visites des principales destinations (destinations touristiques phares): 2007 (ou dernière année) Destination 1 (# of visiteurs) Destination 2 (# of visiteurs) Page 69
70 Destination 3 (# of visiteurs) Tableau 5: Caractéristiques de la demande de tourisme <DESTINATION> 2010 (ou dernière année) Nombre de visiteurs Durée du séjour en jours Estimation des dépenses quotidiennes moyennes (en dollar US) en: Hébergem ent Restaura tion transpo rts shoppin g et achats Activit és de loisirs International: Affaires Loisirs Visites aux amis/parents Autre National: Affaires Loisirs Visites aux amis/parents Autre OUTIL 4 : Guide d entretien pour la sélection des chaines de valeurs : TOUTES les entreprises de tourisme INFORMATIONS SUR L ENTREPRISE DE TOURISME /LA MICRO-ENTREPRISE/LE TRAVAILLEUR INDEPENDANT 1. Nombre d années d activités 2. Nombre de sites/succursales PRODUITS / SERVICE DANS LA DESTINATION 3. Décrire les produits et services que vous offrez aux touristes dans votre destination. 4. Quels sont les produits / services les plus populaires? Quels produits/services les touristes demandent-ils le plus? 5. Quels produits / services avez-vous du mal à offrir, mais que vous avez besoin de/souhaitez offrir? AUTRES PRODUITS/SERVICES ACHETES PAR LES TOURISTES 6. En dehors de vos produits et services, qu est-ce que vos touristes achètent-ils ou font-ils pendant leur séjour? (Nourriture / boissons, type d'hôtel, souvenirs et achats en boutiques, autres voyages tels que les voyages à dos de cheval ou des sorties culturelles (s ils ne sont pas encore inclus dans le paquet de service) 7. A combien évaluez vous en moyenne les dépenses des touristes pour ces produits / services supplémentaires? 8. Parmi ces achats de produits/services supplémentaires, lesquels à votre avis, les touristes (nationaux et étrangers) demandent-ils le plus? le moins? de plus en plus? 9. Quels types de produits et services les populations locales offrent-elles ou essaient-elles d offrir aux touristes (nationaux et étrangers) / voyagistes? 10. Les populations locales (y compris vos fournisseurs) qui produisent ou vendent ces biens et services sont-elles: des pauvres? des femmes? des jeunes? Questions spécifiques sur les chaînes de valeur: (Si le temps le permet, posez les questions ci-dessous.) Page 70
71 Nous aimerions à présent vous poser d autres questions plus précises sur quelques produits et services que nous avons identifiés dans le district. Vous voudriez bien nous aider à cerner le potentiel de croissance des produits suivants: EXCURSIONS: (Si vous abordez une chaîne de valeur de valeur des Excursions) 11. Dans le cadre de votre entreprise, combien de touristes recevez-vous par an? 12. Les excursions visites et tours augmentent-ils? diminuent-ils? ou stagnent-ils? de combien? 13. Y a-t-il des besoins spécifiques en croissance? 14. Les besoins en bicyclettes, chevaux, ânes et en transports locaux (taxi-moto, véhicule) sont-ils croissants? décroissants? ou stagnants? A combien pourriez-vous estimer le taux de croissance pour chacun de ces moyens de transport? 15. Les besoins en d autres équipements (ex : équipements de camping, cuisine, etc.) sont-ils croissants? décroissants? ou stagnants? A combien pourriez-vous estimer le taux de croissance pour chacun de ces équipements? 16. Les populations locales sont-elles capables d'obtenir des emplois dans le secteur des Excursions? Si oui, quels types d'emplois? Combien de personnes selon vous sont employées? Pour les 3 prochaines années, pensez-vous que cela va s accroître? diminuer? ou stagner? 17. De quelles compétences les populations locales ont-elles besoin pour obtenir des emplois dans le secteur des Excursions? 18. A-t-on besoin d'une qualification spécifique (attestation, diplôme) pour exercer dans le secteur des excursions? (Si non, aller à 20) 19. Comment s obtient cette qualification (attestation, diplôme)? 20. Pouvez-vous nous recommander d'autres entreprises qui s intéressent aux investissements pour le développement du tourisme dans cette région? HÉBERGEMENT: (Si vous abordez une chaîne de valeur de l Hébergement) 21. Quels types de logement (y compris campings, pensions & hôtels) offrez-vous aux touristes? 22. Quels sont les types de logements les plus prisés par les touristes? 23. La demande en hébergement est-elle en croissance? 24. Combien de personnes sont employées dans les différents lieux d'hébergement (campings, pensions& hôtels)? 25. Les populations locales sont-elles capables d'obtenir des emplois dans le secteur de l Hébergement? Si oui, quels types d'emplois? Combien de personnes selon vous sont employées? Pour les 3 prochaines années, pensez-vous que cela va s accroître? diminuer? ou stagner? 26. De quelles compétences les populations locales ont-elles besoin pour obtenir des emplois dans le secteur de l Hébergement? 27. A-t-on besoin d'une qualification spécifique (attestation, diplôme) pour exercer dans le secteur de l Hébergement? 28. Comment s obtient cette qualification (attestation, diplôme)? 29. A votre avis, le nombre de personnes employées dans le secteur de l Hébergement va-t-il, pour les 3 prochaines années, s accroître? diminuer? ou stagner? Page 71
72 Revised tools (surveys, questionnaires, tables) Tableau 1 : Grille d analyse multicritère «Hébergement» - de 1 (faible) à 5 (fort) Niveau d implication des Femmes Niveau d implication des Jeunes Aptitudes spécifiques nécessaires Intensité de la main d œuvre informelle Total Type de service/emplois Gérant Réceptionniste Valet de chambre Blanchisseurs Lingère Voiturier Cuisinier Aide Cuisinier Serveur Barman Econome Maître d hôtel Gardien Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Page 72
73 Tableau 2: Grille d analyse multicritère «Excursion» - de 1 (faible) à 5 (fort) Niveau d implication des Femmes Niveau d implication des Jeunes Aptitudes spécifiques nécessaires Intensité de la main d œuvre informelle Total Type de service/emplois Secrétaire / Réceptionniste Office de tourisme Taxi-moto Taxi télé Piroguier Eco-guide Guide de pêche Guide accompagnateur Guide du patrimoine Guide sur site / local Guide interprète de la nature Guide trekking Guide ornithologique Artisans Tropes de danses Agences de transport Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Ouidah Grand Popo Natitingou Page 73
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