G RAND ST BARTHÉLÉMY - MALPASSÉ - ST JÉRÔME

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1 G RAND ST BARTHÉLÉMY - MALPASSÉ - ST JÉRÔME

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3 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme SOMMAIRE LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Un secteur dont l urbanisation a été tardive mais rapide 11 Une situation qui génère actuellement de nombreuses contraintes 13 Un secteur qui dispose d'atouts à valoriser 15 LES FLUX Un mode d habitat homogène recouvrant des dynamiques très singulières _17 Une population en forte croissance mais peu mobile en Un creusement des écarts à la moyenne en lien avec les statuts d occupation des logements 18 Une consolidation des spécificités des habitants des arrondissements de référence 19 LA PRÉCARITÉ Quatre caractéristiques pour définir la précarité de ce secteur 23 Trois sous-secteurs de forte précarité 24 Une évolution à deux vitesses 27 Des actions publiques nombreuses sur ce secteur au potentiel mutable 27 L ACCÈS À L EMPLOI Une structure de l emploi s appuyant sur quelques grands établissements _31 Les principaux pourvoyeurs d emploi du secteur : éducation et commerce de détail 32 La limite entre insertion et accompagnement vers l emploi est ténue dans ce secteur 34 La formation initiale 36 Les facteurs d évolution 38 L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Attractivité résidentielle 41 Attractivité économique 45 Les perspectives 48 LES ÉCHELLES URBAINES Habitants et mobilité : un territoire très accessible 51 A l échelle marseillaise : un secteur d articulation territoriale 51 A l échelle métropolitaine et nationale : un pôle d enseignement supérieur majeur 52 3

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5 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme INTRODUCTION Le CUCS de Marseille Le projet de développement social et urbain développé au travers des précédents contrats de ville se poursuit dans le cadre du Contrats Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) : - pour une durée de trois ans renouvelable, il mobilise un partenariat et des moyens accrus sur des territoires dont les habitants cumulent des difficultés ; - il s'appuie sur l ensemble des objectifs retenus à l issue de l évaluation du Contrat de Ville et des diagnostics partagés des quartiers de la commune ; - il repose sur les principes fondateurs de la politique de la ville : des territoires prioritaires (les 12 ZUS-ZRU marseillaises soit le quart de la superficie communale et près habitants) ; une mobilisation des politiques de droit commun en appui des programmes contractuels, au service d un projet global de développement des quartiers concernés ; une définition de programmes d actions structurantes, innovantes sur les champs prioritaires et la mobilisation des moyens spécifiques de la Politique de la Ville ; un Groupement d'intérêt Public (GIP) autour duquel se mobilise un partenariat large engageant contractuellement des moyens pour la durée du Contrat (Etat, Région, Conseil Général, Communauté Urbaine MPM, Ville de Marseille, CAF) ; des modalités pour un pilotage partenarial et réactif s appuyant sur une direction de projet ainsi qu un dispositif opérationnel renforcé et alimenté par des modalités de suivi-évaluation-observation multidimensionnelles L'observatoire des quartiers L observatoire des quartiers est réalisé par l'agence d'urbanisme de l'agglomération Marseillaise (AGAM) et s inscrit dans ce contexte comme un outil contribuant à l évaluation du CUCS. L objectif est de dégager une vision partagée des territoires prioritaires et non de produire des données brutes : - il vise à comparer l évolution des territoires par rapport à leur état initial ainsi que l évolution des territoires les uns par rapport aux autres : ceci induit la définition d un état "initial" et d un état "final" ; - il a pour vocation de produire une analyse permettant notamment de détecter : les facteurs d'évolution selon leur nature ; les différences qu'ils peuvent produire ; l'importance de ces facteurs d évolution dans les processus d'exclusion urbaine ; - il s appuie sur les informations collectées auprès des différents partenaires, données ou études à sa disposition.

6 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme INTRODUCTION Six problématiques centrales Six problématiques principales ont été identifiées en partenariat avec les chefs de projets du CUCS et fondent les analyses de l observatoire : - LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE des territoires morcelés, comment construire autour d obstacles, de coutures renvoyant à des difficultés d accessibilité et de lien ou d'intégration à la ville ; - LES FLUX plus précisément la question des migrations résidentielles, les mouvements de populations internes ou externes aux secteurs ; - LA PRÉCARITÉ les territoires et phénomènes de concentration de précarité, leurs évolutions ; - L'ACCÈS À L'EMPLOI la question de l accessibilité des emplois locaux pour les populations en lien avec l espérance des jeunes, le potentiel de formation, l articulation entre système éducatif et emploi ; - L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES l impact des facteurs d attractivité sur les territoires ; Deux problématiques complémentaires analysées de manière transversale : - la différence entre le potentiel d animation et le support d animation qui se traduit par un manque de lieux, d équipements ou de services au regard de la demande ; - la qualité de l environnement naturel et du patrimoine à valoriser. L'état initial de l'observatoire : - ce document réalisé par l'agam en association avec le GIP Politique de la ville et les équipes territoriales du CUCS représente l état initial de l observatoire des quartiers ; - la vision proposée du territoire a été guidée voire contrainte par les axes stratégiques du CUCS. Toutefois, dans la hiérarchisation des problématiques identifiées en partenariat avec les chefs de projet, tous les axes impliqués n apparaissent pas comme prioritaires ; - l observatoire aborde ces six problématiques sur chacun des dix secteurs opérationnel du CUCS avec au cas par cas des zooms territoriaux. Il s accompagne de documents de méthode-définition et synthèses pour chaque problématique. - LES ÉCHELLES URBAINES la superposition de plusieurs niveaux de fonctionnement qui pour certains territoires se traduisent par une concurrence et pour d autres par l inaccessibilité.

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8 CUCS Marseille secteurs opérationnels et ZUS/ZRU

9 Secteur opérationnel Grand Saint Barthélémy - Malpassé - Saint Jérôme et bassins de proximité

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11 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Situé dans les XIII e et XIV e arrondissements, ce secteur opérationnel a une vocation à dominante résidentielle. Le secteur s est organisé en fonction de grandes opportunités foncières, générant une concentration de grands ensembles centrés sur eux mêmes, entrecoupés de zones pavillonnaires et de noyaux villageois. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Deux principaux axes de développement du secteur se détachent : - la ZUP n 1 (Zone à Urbaniser en Priorité) Le Canet- Malpassé où près de logements ont été construits entre 1961 et 1970 (dont les 2/3 dans le secteur opérationnel) ; - les grands équipements avec dans le quartier de Saint-Jérôme, le pôle universitaire et le centre urbain à St Barthélémy. Le reste de l'urbanisation du secteur a occupé les interstices restés vacants. Ce territoire est contraint à la fois par sa topographie, par les infrastructures routières et ferroviaires qui le traversent et par la présence de grandes parcelles qui forment des emprises foncières infranchissables. Il en résulte un secteur opérationnel morcelé et difficile à lire. L habitat s est développé en tenant compte de ces caractéristiques, ce qui a provoqué un éclatement des lieux et une absence d homogénéité. UN SECTEUR DONT L URBANISATION A ÉTÉ TARDIVE MAIS RAPIDE Au début des années 1950, ce secteur est une zone de campagne comptant de nombreux domaines de bastides (Busserine, Campagne Picon) et le couvent de Saint-Jean de Dieu. A cette époque, l urbanisation se concentre autour du noyau villageois de Saint-Jérôme à l Est et dans le prolongement du quartier des Chutes Lavies, au Sud, avec notamment la cité-jardin de Saint- Just construite dans les années La construction des Castors du Merlan marque le début d une nouvelle phase du développement urbain de ce secteur. La ZUP n 1 Au cours des années 1950, la ville de Marseille manque de logements et ce secteur accueille une urbanisation spontanée, sous forme de bidonvilles, construits par une population sans ressources. Devant cette situation, l Etat créé la Zone à Urbaniser en Priorité Le Canet-Malpassé en Durant les années 1960, de très nombreux grands ensembles sont construits, les plus importants sont regroupés sur 4 sites : - à l Ouest : Saint-Barthélemy, Picon Busserine, le Mail, les Flamants, Font Vert ; - au Sud, dans le vallon de Malpassé : Saint-Paul, Parc Corot, les Lauriers, les Cèdres, les Cyprès ; - au Sud du site universitaire de Saint-Jérôme : les Oliviers, les Lilas, les Hirondelles ; - à l Est : la Renaude, Val d Azur, Val des Pins. Ce fort développement résidentiel s est accompagné de la construction de nombreux équipements publics : - complexe sportif de Saint-Barthélemy ; - collèges Pythéas, Manet, Rostand, Renoir ; - parc public de Font Obscur. Au sein de ces unités, 2 principaux territoires de cohérence se distinguent : - Grand Saint-Barthélémy, qui présente une cohérence d'ensemble en terme de modalité de fonctionement ainsi que des liaisons entre les entités urbaines ; - Malpassé et Saint Jérôme forment chacun des territoires très morcellés. Ces deux quartiers s'inscrivent dans des dynamiques spécifiques. Ils sont partiellement tournés vers l'extérieur du secteur opérationnel. LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX 11

12 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Le maillage d équipements de proximité (école maternelle/primaire, centre social) est également très dense, presque tous les grands ensembles comptent un équipement de ce type. Les grands équipements : le campus de Saint Jérôme et le centre urbain du Merlan Deux principaux équipements ont largement marqué l urbanisation de ce secteur : - Le site universitaire de Saint-Jérôme Il a été construit, au milieu des années 1960, sur le modèle des campus américains : à l extérieur de la ville et avec tous les services nécessaires à la vie étudiante. Il apparaît mal raccordé à son environnement urbain et enclavé. Les infrastructures créent des coupures (notamment l axe de transit Normandie Niemen) et ne permettent pas des liaisons efficaces avec l environnement direct du pôle universitaire (notamment le noyau villageois du Merlan qui le jouxte). Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme (photo aérienne 2007) 12

13 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE En outre, sa forme urbaine apparaît inadaptée : organisation interne peu fonctionnelle et cloisonnée, espaces publics et bâti nécessitant des réhabilitations Les interactions de ce site avec le reste du secteur opérationnel sont limitées. - Le centre urbain du Merlan Inauguré en 1976, le centre urbain du Merlan constitue la principale centralité du secteur avec une double vocation : de commerce autour d une grande surface (Carrefour) ; de service public avec un Théâtre National, une médiathèque, un commissariat. Elément marquant du paysage, le centre urbain du Merlan draine une grande partie des populations du secteur, qui le considère comme la centralité économique, sociale et culturelle du quartier. Il souffre cependant d un manque de lisibilité notamment à une échelle plus large. Le lycée technique Diderot constitue également un équipement majeur pour ce secteur. Réalisé dans les années 1960, il a été rénové en Les opportunités foncières laissées vacantes Parallèlement à la construction des grands ensembles, le développement pavillonnaire s est fait sur les dernières opportunités libres en continuité du noyau villageois de Saint-Jérôme, au Nord du centre urbain et sur la partie Sud du boulevard Bouge. Les noyaux villageois, en limite extérieure du secteur opérationnel forment des éléments majeurs de structuration urbaine. Toutefois, ils manquent de liaisons avec leur environnement et participent au morcellement du territoire : - Saint Just au sud du secteur opérationnel, forme une extension héritée de la période d industrialisation de la commune. Ce village rue a été largement étoffé par des lotissements pavillonnaires sur les parties nord et ouest, sans toutefois que leur trame participe au fonctionnement urbain de cette entité ; - Saint-Jérôme, au nord du secteur opérationnel, est constitué d un bâti traditionnel en continuité duquel s inscrivent des formes pavillonnaires. Celles-ci ont une structure urbaine complémentaire au noyau villageois sans en compléter pour autant les fonctions ; - Saint-Barthélémy, situé le long de la voie ferrée a partiellement perdu sa fonction de noyau villageois (mutation de sa structure urbaine, déclassement par passage d'un zonage UAV à UD, peu de commerces, pas d équipements structurants). Il forme un tissu autour duquel de nombreux programmes immobiliers récents se sont implantés (les jardins de la chartreuse, les Lavandins, Le Parc de la Vigie, Les hauts de Saint Barthélémy). Toutefois, ils n ont pas d articulation urbaine avec ce noyau. Celui-ci se trouve enclavé entre la voie ferrée, ces programmes et une zone à vocation d activités au nord. A la fin des années 1970, le tissu urbain est constitué et il y aura peu d évolution jusqu à aujourd hui, ces dernières années les constructions nouvelles se concentrent principalement autour du couvent Saint-Jean de Dieu. UNE SITUATION QUI GÉNÈRE ACTUELLEMENT DE NOMBREUSES CONTRAINTES Aujourd hui, ce secteur manque fortement de cohérence du fait d une urbanisation très rapide au gré des opportunités foncières et de la juxtaposition des cités les unes à côté des autres mais avec peu de communication entre elles. Les infrastructures (avenue Allende) et les terrassements induits par la construction des grands ensembles ont bien souvent amplifié l impression de désordre du secteur et les difficultés pour les déplacements de proximité. Le développement urbain s est appuyé sur les anciens chemins ruraux : - avenue Claude Monet avenue Raimu ; - rue Alphonse Daudet rue de Roubaix. 13

14 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE Plusieurs voies nouvelles ont été réalisées dans le cadre de la ZUP (avenue Saint-Paul, avenue Corot, boulevard Bouge, boulevard Jourdan) mais le réseau viaire souffre de nombreux disfonctionnements : - des grandes entités urbaines fermées contraignant à rallonger les trajets ; - peu de voies Nord-Sud structurantes complémentaires aux axes Monet/Raimu et Saint-Paul/Bouge ; - absence de voie structurante Est-Ouest, à l exception de l avenue Corot. L axe Cap Pinède-Capitaine Gèze-Arnavon-Salvatore Allende, réalisé à la même période, assure la desserte de ce territoire depuis l autoroute A7 et l avenue Jean- Paul Sartre via le tunnel des Tilleuls. Cette infrastructure préfigurait la rocade de contournement L2 qui n a toujours pas été réalisée. Le reste du territoire est organisé par une trame de voiries locales qui manque de visibilité et de cohérence. Dans l ensemble, ces grands territoires d habitat social Principaux éléments de structure urbaine 14

15 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE sont bien desservis par des réseaux de transports en commun à l exception du grand secteur de Malpassé. L absence de centralité de proximité et la difficulté des déplacements piétons, associées à une mauvaise perméabilité des espaces d'habitat, constituent les principales faiblesses de ce secteur. UN SECTEUR QUI DISPOSE D'ATOUTS À VALORISER Alors que la voie rapide provoque de nombreuses nuisances sonores et visuelles, le projet de couverture de la future L2 représente une opportunité pour le développement et la requalification de ce territoire. Ce secteur dispose également de quelques atouts supplémentaires importants, avec la gare de Picon-Busserine, le complexe sportif de Saint-Barthélémy et le centre urbain du Merlan. Plusieurs projets s appuient sur ces éléments urbains et visent à réparer les dysfonctionnements urbains du secteur : Le renouvellement urbain - Opération ANRU Les Flamants Iris Conventionné en septembre 2005, ce projet en cours de réalisation prévoit la démolition de 319 logements et la reconstruction d une centaine de logements en petits collectifs. Le fait de ne pas reconstruire sur site la totalité des logements démolis permet de libérer des espaces affectés à un pôle associant commerces et services. De plus, de nouveaux espaces publics sont aménagés pour assurer une meilleure relation entre le chemin de Sainte-Marthe et l avenue Georges Braque. - Opération ANRU Saint-Paul Conventionné en décembre 2006, ce projet prévoit la démolition de 96 logements et la reconstruction d environ 120 logements nouveaux. Construite au creux d un vallon, cette cité est fortement isolée du tissu urbain environnant, une unique voie en impasse assurant sa desserte. Rompre l isolement de cette cité constitue donc l un des objectifs majeurs de cette opération qui prévoit la réalisation d une voie pour rejoindre l avenue Saint-Paul et d un cheminement doux pour rejoindre le Parc de Font Obscur à l Ouest et le Parc Corot à l Est. - Projet ANRU Vallon de Malpassé Ce projet devrait être conventionné dans les prochains mois. Il concerne principalement la cité des Cèdres qui sera entièrement démolie. Pour désenclaver le vallon de Malpassé et permettre l urbanisation de celui-ci, le projet prévoit de créer une nouvelle voie Nord-Sud reliant le rond-point Wresinski à l avenue Saint-Paul. Comme ce secteur est situé dans la Zone Franche Urbaine, il est prévu de construire des immeubles d activités à l Est de cette nouvelle voie. Les terrains situés à l Ouest de celle-ci seront utilisés pour construire de nouveaux logements avec pour objectif de diversifier l offre de logement. - Projet ANRU Saint-Barthélemy Picon Busserine Il est l un des plus importants projets ANRU de Marseille. Il devrait être conventionné avant la fin de l année Indissociable du projet L2 Nord, cette opération prévoit de compléter le réseau viaire pour ouvrir la cité vers le Sud et l Est. L aménagement des avenues Allende et Raimu en boulevard urbain offre l opportunité de développer une nouvelle façade le long de ces axes. Les terrains situés au Sud le long de l avenue Allende sont ainsi destinés à recevoir des équipements publics et des immeubles de bureaux. A l inverse, des immeubles de logements seront construits le long de l avenue Raimu et le boulevard Jourdan sera réaménagé pour devenir la principale porte d accès au groupe Saint-Barthélemy et au complexe sportif. La modernisation de la ligne ferroviaire Aix-Marseille s est accompagnée de la création d une halte, Picon-Busserine, située au cœur des grands ensembles. L affirmation de cette halte comme véritable centralité de proximité constitue l un des enjeux majeur de ce projet. 15

16 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE - Opération Plan Campus sur le site universitaire de Saint-Jérôme (source : Schéma de cohérence des pôles d enseignement supérieur marseillais-agam septembre 2008) Cette opération doit permettre la création d un véritable pôle universitaire regroupant le site de Saint- Jérôme et le technopole de Château Gombert. Plus spécifiquement sur le site de Saint Jérôme, il est préconisé : d'intégrer le site de Saint Jérôme dans son environnement urbain, il s agit principalement d opérer la requalification de l entrée du site, des façades et des abords ainsi que de travailler l axe Normandie Niemen comme une liaison urbaine et non plus comme une rupture ; Réunifier et animer le site de Saint Jérôme par le biais de la création d un parvis à l entrée et qui formera une nouvelle centralité (notamment complétée par le renforcement des équipements présents sur le site et leur ouverture sur l extérieur du campus) ; Requalifier les espaces intérieurs de Saint Jérôme. Ces préconisations se traduisent par la programmation ou la réalisation de (contrat de projet Etat-Région ) : la création d un espace de vie étudiante, d information et d échange (restructuration des locaux du hall d accueil et liaison architecturale entre les espaces) ; la réalisation de nouveaux logements (270 logements) ; la réhabilitation des logements universitaires Delorme ; la réhabilitation d équipements sportifs ; la restructuration du restaurant universitaire de Saint Jérôme. Les projets de voirie - L2 Nord Ce territoire est directement impacté par un projet d infrastructure autoroutière majeure pour le développement de la ville : la L2. La L2 Nord, prolongement de la L2 Est après le rond-point Wresinski, va passer sous l avenue Allende pour rejoindre le rondpoint de Sainte-Marthe. Le dernier calendrier établi par la DDE des Bouches-du-Rhône indique que cette infrastructure devrait être achevée en La réalisation de cette voie doit s accompagner du réaménagement de l avenue Salvatore Allende en boulevard urbain. Le projet définitif d aménagement de la couverture de la L2 Nord n est pas connu mais la création d une vaste esplanade plantée est envisagée. - Création d un BHNS reliant Bougainville à la Rose Pour améliorer la desserte de ce territoire, la Communauté Urbaine envisage la réalisation d un Bus à Haut Niveau de Service entre Bougainville, terminus de la ligne de métro 2, et la Rose, terminus de la ligne de métro 1. Le tracé de ce BHNS n est pas connu mais il emprunterait l avenue Salvatore Allende puis l avenue Normandie-Niémen. Il assurerait ainsi la desserte du centre urbain du Merlan, de la gare Picon-Busserine et de 2 entités résidentielles importantes : Saint- Barthélemy et Malpassé. 16

17 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES FLUX Avec près de habitants, les XIII e et XIV e arrondissements figurent, en 2006, parmi les plus peuplés de la ville gagnant près de habitants entre 1999 et 2006, ils sont aussi les plus dynamiques sur le plan démographique. L intensité des migrations résidentielles dans ces arrondissements est toutefois plus faible que celle enregistrée à l échelle communale. Ces deux arrondissements, aux caractéristiques résidentielles distinctes connaissent des évolutions également différentes. Le secteur opérationnel situé sur ces deux arrondissements présente un profil résidentiel proche de celui du XIV e et largement différent de celui du XIII e. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE UN MODE D HABITAT HOMOGÈNE RECOUVRANT DES DYNAMIQUES TRÈS SINGULIÈRES UNE POPULATION EN FORTE CROISSANCE MAIS PEU MOBILE EN 2005 LES FLUX Territoire urbain périphérique, le secteur Grand Saint- Barthélémy - Malpassé Saint-Jérôme est assez largement voué à l habitat. Le parc de logement largement représenté par de grands ensembles d habitat collectif comprend également quelques zones d habitat pavillonnaire en continuité des noyaux villageois (Saint-Jérôme, Saint-Just, Malpassé). Bien qu homogène et peu diversifié, ce mode d habitat recouvre des dynamiques démographiques et des parcours résidentiels bien spécifiques qu une analyse plus fine des flux migratoires permettra de mieux appréhender lors d une analyse ultérieure. Notons toutefois, qu en l état actuel des données statistiques disponibles et de leur actualisation, les spécificités de ce territoire ne pourront être analysées à une échelle plus fine que celle de l arrondissement. SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP à l'iris Occupation du parc de logements : Filocom à l'arrondissement 1999 & Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 Si les arrondissements de référence connaissent les plus fortes croissances de population entre 1999 et 2006, la mobilité des ménages reste inférieure à la moyenne marseillaise. La situation des deux arrondissements en la matière est contrastée. En effet, la mobilité résidentielle dans le XIV e est largement moindre que celle constatée dans le XIII e : - dans le XIII e arrondissement, la mobilité résidentielle est proche de la moyenne marseillaise. 90% des résidents habitait Marseille cinq ans auparavant (Marseille : 88%). 69% n ont pas changé de logement entre 1999 et 2005 (Marseille : 67%) ; - dans le XIV e, la mobilité, en 2005, apparaît largement inférieure à celle moyenne à Marseille. 93% des résidents habitait Marseille cinq ans auparavant (Marseille : 88%). 75% n ont pas changé de logement depuis 1999 (67% pour Marseille). LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES 17

18 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES FLUX Pour ces deux arrondissements, la mobilité résidentielle était comparable à celle constatée à Marseille entre 1990 et La situation était semblable pour le secteur opérationnel : - la moitié des ménages n avait pas changé de logement entre 1990 et Les écarts à la moyenne marseillaise se sont donc creusés entre 1999 et 2005, en particulier pour le XIV e arrondissement ; - en 1999, le secteur opérationnel représentait 4% des migrations résidentielles enregistrées sur la ville ( habitants ayant changé de logement entre 1990 et 1999). Les évolutions contrastées dans les arrondissements de référence sont à mettre en relation avec une composition du parc de logement qui diffère. Le secteur opérationnel se rapproche davantage des caractéristiques du XIV e et sans doute des tendances évolutives de cet arrondissement. UN CREUSEMENT DES ÉCARTS À LA MOYENNE EN LIEN AVEC LES STATUTS D OCCUPATION DES LOGEMENTS Une croissance de la mobilité moindre qu à Marseille En 2005, la mobilité des ménages progresse mais en moindre mesure qu en moyenne à Marseille : - en 2005 dans les XIII e et XIV e arrondissements, la part des emménagés récents (résidant depuis moins de 2 ans dans leur logement) est stable alors qu à Marseille elle augmente (27% d emménagés récents dans les arrondissements de référence et 29% à Marseille en 2005, soit respectivement +1 point et +2 points par rapport à 1999) ; - sur la même période, les ménages occupant leur logement depuis cinq ans ou plus, sont en net recul (-7 points pour le XIII e, -5 points pour le XIV e arrondissement entre 1999 et 2005). La situation est comparable à la moyenne marseillaise (48% des ménages en 2005 occupent leur logement depuis plus de 5 ans, 53% en 1999). LES FLUX EN CHIFFRES DANS LE XIII e ARRONDISSEMENT habitants dans le XIII e arr. (Marseille : ) habitants supplémentaires de 1999 à soit +1,18% /an (Marseille : +0,71%) 29 % ont moins de 20 ans en 2005 (28% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 18 % ont plus de 60 ans en 2005 (19% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) + 0,6 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,7%) 69 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) LES FLUX EN CHIFFRES DANS LE XIV e ARRONDISSEMENT habitants dans le XIV e arr. (Marseille : ) habitants supplémentaires de 1999 à soit +1,11% /an (Marseille : +0,71%) 32 % ont moins de 20 ans en 2005 (29% en 1999) (Marseille : 25% ; 23% en 1999) 18 % ont plus de 60 ans en 2005 (19% en 1999) (Marseille : 22% ; 23% en 1999) + 1,0 %/an de résidences principales de 1999 à 2005 (Marseille : +0,7%) 75 % des occupants des résidences principales habitent le même logement en 2005 (Marseille : 67%) 18

19 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES FLUX Une mobilité des locataires du parc privé et social public en baisse Le parc locatif privé compte pour l essentiel des migrations résidentielles. Toutefois, la mobilité au sein de ce parc recule. Des différences importantes entre le XIII e et le XIV e arrondissement sont mesurables : - le XIV e arrondissement présente une mobilité résidentielle qui a fortement diminué entre 1999 et 2005 dans le parc locatif privé. 44% des occupants de ces logements ont emménagé depuis moins de deux ans- part équivalente à la moyenne marseillaise - alors que ce taux était de 48% en 1999 (Marseille 46% en 1999) ; - le XIII e arrondissement a connu une baisse moindre de la part des emménagés récents et maintient un niveau supérieur à la moyenne marseillaise (48% en 2005 contre 50% en 1999). Toutefois, il faut noter que dans cet arrondissement, le parc locatif privé est peu important. Le parc locatif social dont le taux est supérieur à la moyenne marseillaise dans les deux arrondissements présente une mobilité résidentielle faible dans les deux arrondissements : - en 2005 dans les XIII e et XIV e, 24% des ménages ont emménagés dans le parc locatif social public depuis moins de 2 ans (Marseille 27%) ; - la mobilité résidentielle a largement diminué dans ce parc, en particulier dans le XIV e, alors qu elle s est maintenue à Marseille. Dans le XIV e, le taux d emménagés récents a perdu -3 points entre 1999 et 2005 (27% en 1999) et celui des locataires depuis plus de 5 ans a gagné 1 point (51% en 2005 contre 49% à Marseille et 51% dans le XIII e ). Ce parc de logements qui devrait jouer un rôle de transition résidentielle occupe marginalement cette fonction dans les arrondissements de référence avec une part d emménagements qui baisse chaque année et qui est largement inférieure à celle constatée à Marseille ainsi qu à celle du parc locatif privé. Le poids de ce parc de logements, largement supérieur à la moyenne dans le secteur opérationnel, augure d un fort ralentissement de la mobilité résidentielle. Une mobilité des propriétaires occupants en nette progression en 2005 Les arrondissements de référence suivent la tendance générale à la hausse de la mobilité des propriétaires occupants : - en 2005, 17% des propriétaires occupent leur résidence depuis moins de 2 ans dans le XIV e arrondissement, cette part est de 19% dans le XIII e (contre 18% à Marseille) ; - entre 1999 et 2005, la part des propriétaires occupants emménagés récemment gagne près de +5% dans les arrondissements de référence (soit +4% pour le XIII e et +6% pour le XIV e entre 1999 et 2005) ; - sur la même période, la part des propriétaires occupants leur logement depuis 5 ans ou plus recule plus rapidement qu à Marseille (soit -11% pour le XIII e, -10% pour le XIV e et -8% à Marseille entre 1999 et 2005). Ce constat s'accompagne d'une croissance de la mobilité résidentielle dans le XIII e arrondissement. Au contraire, dans le XIV e arrondissement et dans le secteur opérationnel où ce statut d occupation est peu représenté, la mobilité progresse peu (34% des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires dans le XIV e en 2005 contre 45% en moyenne à Marseille et 45% dans le XIII e arrondissement). Le poids des propriétaires occupants est plus élevé dans le XIII e qui connaît une plus forte croissance de la mobilité résidentielle que le XIV e arrondissement. UNE CONSOLIDATION DES SPÉCIFICITÉS DES HABITANTS DES ARRONDISSEMENTS DE RÉFÉRENCE La mobilité résidentielle, restreinte dans ces arrondissements de référence, s accompagne d un confortement des spécificités des ménages habitant le secteur. 19

20 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES FLUX Une surreprésentation des jeunes qui se confirme Le XIV e arrondissement compte une proportion très importante de moins de 20 ans. Avec le XIII e, ce sont les arrondissements qui comptent le poids le plus élevé de jeunes : - la part des jeunes a augmenté entre 1999 et 2005 (29% en 2005 contre 28% en 1999 dans le XIII e ; 32% contre 29% dans le XIV e ; Marseille : 25% en 2005 contre 23% en 1999) ; - en parallèle, le poids des plus de 60 ans est largement inférieur à la moyenne communale (18% en 2005 pour les arrondissements de référence contre 22% en moyenne à Marseille). Leur part est stable entre 1999 et 2005 (-1 points). Des ménages de grande taille Le poids des familles nombreuses est particulièrement élevé : - les arrondissements de référence comptent 14% de ménages de 5 personnes et plus (12% pour le XIII e, 16% pour le XIV e ), contre 8% en moyenne à Marseille. Leur poids augmente entre 1999 et 2005 ; - ce constat s accompagne d une augmentation de la taille moyenne des ménages entre 1999 et 2005 dans le XIV e arrondissement. En 2005, le nombre moyen de personnes par ménage est de 2,7 pour cet arrondissement (2,5 personnes dans le XIII e ) contre 2,2 à Marseille (2,6 personnes par ménage dans les XIII e et XIV e en 1999 et 2,2 personnes à Marseille en 1999). Dans les XIII e et XIV e arrondissements, la moitié des grands ménages habite le parc locatif social. Alors que moins de 1/3 des grands logements appartient au parc locatif social dans le XIII e et XIV e. Des changements sociodémographiques à attendre des nouvelles constructions (de la diversification de l offre) 3231 logements ont été réalisés dans les XIII e et XIV e arrondissements entre 1999 et 2005 (dont 79% dans le XIII e arrondissement et ¼ au sein du secteur opérationnel). Répartition des occupants des résidences principales selon la durée d'occupation et le statut 20

21 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES FLUX Cette importante production de logements (programmes immobiliers de trois logements et plus) représente, dans le secteur opérationnel, une croissance potentielle de +7% de résidences principales depuis 1999 (ce qui, ramené à la taille moyenne des ménages, pourrait représenter une croissance de personnes dans le secteur opérationnel, hors mouvements migratoires et démographiques). Cette production s accompagne d une modification de la typologie des logements et des statuts d occupation. Elle se traduit dans le XIII e par une augmentation du taux de propriétaires occupants alors que celui-ci diminue dans le XIV e au profit des locataires (XIII e, 45% de propriétaires occupants en 2005, 34% dans le XIV e ). Cette situation ne nous permet pas de conclure sur les tendances concernant le secteur opérationnel. Toutefois, la construction neuve pourra intensifier les migrations résidentielles du secteur. Dans ce contexte, les opérations ANRU prennent une place spécifique. En effet, en diversifiant l offre résidentielle, la rénovation urbaine aura à terme un effet sur la structure sociodémographique des ménages. 21

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23 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ Ce secteur opérationnel présente une densité de population importante, avec une proportion de ménages précaires élevé, notamment dans le parc locatif social et dans les copropriétés fragilisées. L attachement des habitants aux quartiers et le dynamisme associatif sont les atouts de ce secteur. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE QUATRE CARACTÉRISTIQUES POUR DÉFINIR LA PRÉCARITÉ DE CE SECTEUR En préalable, il est nécessaire de rappeler la situation très contrastée de ce territoire. Elle se traduit par de fortes différences socio-économqiues au sein même des programmes immobiliers. Cette situation est difficilement abordable à l'échelle statistique disponible. Un territoire qui favorise la ségrégation urbaine et sociale : - le secteur est morcelé, contraint physiquement, l environnement urbain est fortement dégradé, rarement aménagé ; - de nombreux bailleurs sociaux sont présents sur le site et la structure foncière est complexe. Cette situation ne facilite pas l articulation des interventions et la gestion des espaces ; - les programmes de logements sociaux sont fréquemment fermés sur l extérieur (raccordés au tissu urbain par une seule entrée, constitués d un réseau de voies complexe) ; - les programmes d habitat social, densément peuplés, sont rattachés à des équipements de proximité par usage exclusivement dédiés à leurs habitants. Le sentiment de protection donné par l appartenance à une entité (HLM ou copropriété) ou à une communauté restreinte est exacerbé et tend à renforcer l individualisation sociale et la défiance au reste de la ville. Un parc de logements favorisant l homogénéisation «vers le bas» du profil des ménages : - la mobilité résidentielle dans le parc privé est très faible, cette situation est renforcée par la présence de ménages captifs ; - le parc locatif social public est sur-représenté dans ce secteur et se caractérise par une mobilité des populations également très faible. Le parc locatif présente une image négative et répulsive, ce qui tend à favoriser la concentration de ménages les plus précaires (départ des populations non captives). SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitéesle sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité dans un secteur où la structure urbaine est morcellée. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX 23

24 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ Un lien à l emploi fragile, peu valorisant : - le taux de demandeurs d emploi reste très élevé, notamment parmi les actifs sans qualification ou peu qualifiés ; - l accès à l emploi est fragile et la récurrence au chômage est forte. A titre d exemple, en 2005, 64% des actifs se sont réinscrits à l'anpe moins de 7 mois après avoir obtenu un travail ; - les habitants de ce secteur sont faiblement motorisés, alors que les emplois à proximité sont peu nombreux; - cette situation se traduit par une forte proportion de salariés précaires qui s inscrivent dans des trajectoires d emploi non qualifiantes ; - la part de bénéficiaires des minima sociaux est élevée. Les difficultés d accès aux fonctions urbaines et à l emploi ne favorisent pas l insertion professionnelle et sociale de ces populations captives. LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en : (CUCS: 17%, Marseille : 14%) 1 % des assurés bénéficiaires de la CMUC 39 en 2005 (CUCS : 28%, Marseille : 19%) % d emplois à temps partiel en (CUCS : 32%, Marseille : 30%) % de demandeurs d emplois réinscrits dans 64 un intervalle de 7 mois (CUCS : 64%, Marseille : 63%) logements locatifs sociaux en (72% des résidences principales) % des ménages fiscaux sous le seuil 54 théorique de pauvreté monétaire en 2005 (CUCS : 39%, Marseille : 23%) Une problématique sociale et familiale : - la population est principalement composée de jeunes ménages et de familles ainsi que de nombreux mineurs ; - une part importante de familles nombreuses et monoparentales est en situation d insécurité financière (chômage et bas salaires) ; - près de 60% des mineurs appartiennent à un ménage à très faibles revenus bénéficiant de la CMUC ; - le secteur abrite une population étrangère importante, de nombreuses communautés cohabitent ; - un nombre élevé d enfants connaît des difficultés scolaires. Les établissements scolaires du second degré fréquentés présentent de faibles taux de réussite. Les difficultés économiques rencontrées par les habitants de ce secteur sont amplifiées par les conditions sociales et familiales dans lesquelles ils évoluent. Ce sont principalement les mineurs qui subissent le plus fortement cette situation. Toutefois, la vie sociale active de ce secteur est génératrice de cohésion. TROIS SOUS-SECTEURS DE FORTE PRÉCARITÉ Le poids des logements sociaux (72%) et celui des copropriétés dégradées impacte directement le territoire d un point de vue social et urbain. Les principaux sous-secteurs de précarité ont des caractéristiques de fonctionnement distinctes : - St Paul Corot et Malpassé présentent un profil très morcellé. Les interventions y sont ponctuelles et ciblées ; - St Barthélémy forme une unité cohérente au sein de laquelle des synergies collectives existent. Saint Paul - Corot ; un site en rénovation urbaine et une copropriété fragilisée. Ce territoire se caractérise par la forte précarité économique de la population : - le bâti et son environnement sont fortement dégradés, qu ils soient publics ou privés ; - les difficultés d insertion des actifs dans le marché du 1 Cet indicateur est établi en rapportant le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois en 2005, à celui des actifs en Elle est donc à considérer avec précautions. 24

25 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ Les territoires de précarité travail sont généralisées, générant une grande précarité économique et une forte fragilité sociale ; - la moitié des habitants de ce secteur bénéficie de la CMUC ; - les phénomènes de déscolarisation des mineurs sont majeurs ; - le poids des populations étrangères est élevé et se caractérise par un fort communautarisme induisant une dimension exclusive. Ce secteur connaît une évolution peu favorable, avec : - une baisse très importante des revenus des ménages les plus précaires ; - une baisse continue du taux de demandeurs d emploi de catégorie 1, signe d une inadéquation grandissante entre la population et le marché du travail ; - un vieillissement de la population, souvent captive de son logement et tributaire d un environnement inadapté. 25

26 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ Saint Barthélémy ; des difficultés d accès à l emploi. Ce secteur se caractérise par un taux de demandeur d emploi supérieur à la moyenne : - le taux de demandeurs d emploi parmi les actifs de moins de 25 ans est très élevé, en particulier à Fontobscure ; - le chômage de très longue durée est élevé (35% des demandeurs d emploi de plus d'un an en 2005), en particulier sur Les flamants et Font-Vert ; - les populations occupant le parc social disposent de très faibles ressources, en raison de leur absence de qualification et de leur situation de rupture fréquente avec l emploi ; - la dépendante aux minima sociaux est forte, (près de 40% des allocataires dépendent à plus de 75% des allocations de la CAF en 2006) ; - ce territoire dispose d'un tissu associatif dense qui forme un atout. Ce secteur connaît une évolution urbaine, avec : - le relogement des habitants et la démolition des premiers logements sur Flamants et Iris qui permettra de modifier le peuplement. Conséquence directe, les revenus des plus modestes augmentent (départ des plus modestes remplacés par des ménages ayant des revenus plus importants) ; - les revenus continuent à diminuer pour les plus modestes sur La Busserine et Font-Vert ; - le taux de demandeurs d emploi est stable sur ce territoire, à l exception des Flamants où il augmente continuellement ; - le taux de demandeurs d emploi de très longue durée ainsi que celui des jeunes sont en augmentation. Malpassé ; des populations captives dans un environnement paupérisé. Ce territoire se caractérise par une situation urbaine et sociale difficile et dégradée : - le parc locatif social est très important, principalement occupé par des populations cumulant de multiples difficultés ; - l environnement est dégradé, lié à des difficultés de gestion de proximité et à l enclavement d une partie du parc ; - les revenus des ménages restent très faibles, en par- 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0 SECTEUR OPÉRATIONNEL TOTAL CUCS MARSEILLE BOUCHES DU RHÔNE Allocataire sans enfant... dont isolés Source : Fichier FIC 2006 à l'iris, CAF 13 Profil familial des allocataires CAF en 2006 Allocataires avec enfants... dont monoparentaux... dont familles nombreuses Part des enfants dans la population couverte... dont enfants en bas âge 26

27 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ ticulier aux Cyprès et aux Oliviers, qui concentrent également des ménages de grande taille ; - le taux de demandeurs d emploi est élevé notamment parmi les jeunes, la récurrence des personnes au chômage est importante en raison d un accès à l emploi limité et souvent précaire ; - la population est fortement dépendante des minima sociaux, et des allocations. Ce secteur connaît des évolutions contrastées : - les revenus des plus précaires sont stables mais l écart entre les plus aisés et les plus modestes se creuse ; - la baisse du taux de demandeurs d emploi continue, notamment parmi les jeunes actifs ; - le taux de demandeurs d emploi de très longue durée est en augmentation. UNE ÉVOLUTION À DEUX VITESSES A l échelle de ce vaste secteur, la situation générale tend vers une amélioration des conditions de vie des ménages. Celle-ci ne concerne cependant pas les ménages les plus modestes et tend à renforcer une polarisation autour d identités sociales contrastées et entre lesquelles les écarts se creusent : - ce territoire s est développé en fonction des contraintes physiques et des infrastructures routières et ferroviaires. L habitat est morcelé, générant un enclavement des groupes immobiliers et l isolement de leurs habitants ; - de nombreux programmes immobiliers privés sont en cours de réalisation et devraient générer une augmentation des revenus des ménages les plus favorisés (liée à l arrivée de nouveaux habitants) et creuser les écarts avec les plus modestes ; - dans le parc social public et privé, la tendance est plutôt marquée par une dégradation de la situation des ménages ; - les habitants les moins modestes en capacité de quitter les programmes dégradés (souvent pour d autres programmes plus qualifiants) sont remplacés par des locataires parmi lesquels seuls ceux aux revenus les plus faibles resteront ; - une grande partie de la population est très jeune et sa proportion augmente ; - le taux de demandeurs d emploi ne cesse de progresser, à l exception de celui des moins de 25 ans. DES ACTIONS PUBLIQUES NOMBREUSES SUR CE SECTEUR AU POTENTIEL MUTABLE Depuis plusieurs années, ce secteur bénéficie de nombreuses interventions publiques sur l ensemble des champs de la cohésion sociale. Le réseau associatif, très dense et dynamique, forme un support avec lequel de nombreux projets émergent. IRIS Picon - Font-Vert (dont HLM Font-Vert) IRIS Busserine (dont HLM La Busserine - St Barthélémy) IRIS Centre Urbain (dont HLM Les Iris) ST BARTHELEMY IRIS Les Flamants (dont HLM Les Flamants) Parc Corot ST JUST Taux moyen de ménages inférieur au seuil de pauvreté (CUCS) Taux moyen de salariés en temps partiel (CUCS) Taux moyen de bénéficiaires de la CMUC (CUCS) Taux moyen de demandeurs d emploi catégorie 1 (CUCS) Source : INSEE/DADS/ANPE/DGI % 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0 IRIS Cèdres - Malpassé (HLM Les Cèdres - Les Cyprès) MALPASSE St Paul Corot ST JEROME Taux de ménages inférieur au seuil de pauvreté Taux de salariés en temps partiel Taux de bénéficiaires de la CMUC Taux de demandeurs d emploi catégorie 1 Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. Exemple : À Malpassé, le taux de ménages sous le seuil théorique de pauvreté est très élevé et supérieur à la moyenne CUCS Indicateurs de précarité par IRIS et par quartier IRIS Diderot (dont HLM Les Genets - Les Tilleuls) IRIS Oliviers-Lauriers (dont HLM Oliviers-Lauriers) 27

28 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ Les sites ANRU de Saint Paul, Flamants Iris et Les Cèdres Vallon de Malpassé : - ces sites font l objet d un conventionnement avec l AN- RU, prévoyant notamment un désenclavement et une rationalisation du foncier pour une meilleure gestion et une amélioration du cadre de vie de ces cités ; - l objectif est également de générer une modification des strates socio-économiques par l introduction de plus de mixité ; - la mobilité des populations captives pourra s avérer difficile, en raison de la faiblesse des revenus de ces ménages, le bas niveau des loyers de ces programmes sociaux et les conditions de relogement, qui imposent un relogement à des loyers très bas ; - cette situation sous-tend la mobilité d une grande partie des locataires vers le parc locatif à faibles loyers des bailleurs concernés. Taux de ménages sous le seuil de pauvreté 28

29 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LA PRÉCARITÉ La ligne TER Aix en Provence-Marseille rénovée : - la modernisation et la remise en service de cette ligne fin 2008 devrait permettre aux habitants de ce secteur, faiblement motorisés et fortement dépendant des transports en commun, de bénéficier d une desserte rapide vers le centre-ville ; - la halte Picon-Busserine pourrait servir d appui à la diversification des fonctions de ce quartier (implantation d activités tertiaires) et à son ouverture à des populations non résidantes. - la faible qualification des demandeurs nécessite un accompagnement ciblé des actifs, notamment en s appuyant sur la «clause sociale» des dossiers ANRU (bien que les bassins de recrutement soient largement plus importants que le secteur opérationnel) ; - les actions engagées devraient favoriser le développement de la formation, l emploi local, insuffisant dans ce secteur et générer ainsi des parcours positifs vers l emploi durable. L insertion dans le marché du travail : - ce secteur propose peu d emplois et la présence d une ZFU doit favoriser la création d entreprises ainsi que la constitution d un maillage économique plus dense et générateur d emplois ; - le premier bilan semble positif, mais des actions de développement restent à engager sur le secteur de Saint Barthélemy, levier potentiel de création d activités et de lieux de vie (création de locaux, hiérarchisation des fonctions) ; SAINT PAUL COROT SAINT BARTHÉLÉMY MALPASSÉ SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU CUCS MARSEILLE Nombre d habitants en * Nombre de résidences principales en * Taux de logements sociaux en % 100% 100% 72% / 69% 37% 19%*** Taux de personnes couvertes par une allocation à bas revenus en 2006** 68% 82% 81% 60% 51% / 52% 42% Taux de demandeurs d emploi de catégorie 1 en % 20% 28% 20% 16% 20% 17% 14% Taux de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en % 20% 34% 26% 23% 24% 24% 24% Taux de bénéficiaires de la CMUC parmi les assurés en % 77% 66% 39% 28% 45% 28% 19% Part des moins de 18 ans bénéficiant de la CMUC en % 69% 71% 59% 46% 48% 47% 34% * au 1 er juillet 2005 ** Les personnes sont celles appartenant à un ménage bénéficiaire d une allocation de la CAF et aux revenus inférieur au seuil de bas revenus en 2006 *** Taux de logements sociaux, Marseille au sens SRU au 1 er janvier 2007 / Pour les autres secteurs, il s'agit d'un taux estimatif. Sources : INSEE, recensement de la population 1999 et recensement rénové / ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 CNAM/TS-INSEE, 2006 / CAF 13, fichier FIC 2006 AVERTISSEMENT : Les données exploitées sont à l'échelle de l'iris qui est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. 29

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31 UNE STRUCTURE DE L EMPLOI S APPUYANT SUR QUELQUES GRANDS ÉTABLISSEMENTS Un secteur opérationnel comptant peu d établissements générateurs d emplois Le secteur opérationnel compte : emplois et salariés résidents en 2005 ; - près de 66% des établissements sont faiblement pourvoyeurs d emplois, ils sont sans salarié (Marseille 62%) ; - le poids très élevé des emplois publics (23% contre 18% en moyenne à Marseille et 14% pour le CUCS en 2005) s accompagne d une part moindre que dans les autres secteurs d emplois salariés privés (65% contre 72% à Marseille et 74% en CUCS). Au regard de la population active, le volume d emplois de ce secteur opérationnel apparaît faible. Ce constat est accentué par les caractéristiques de l appareil productif (poids élevé des établissements sans salarié, secteur privé restreint...). Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme est constitué d une structure économique peu dense. Ce secteur opérationnel compte peu d emplois au regard du poids de la population active qui y réside. Ils apparaissent également faiblement diversifiés. La faible diversité des domaines d activité, la part importante des actifs faiblement qualifiés, sont des freins majeurs à l accès à l emploi dans ce secteur opérationnel. Deux domaines d activités principaux : - les emplois de l éducation et plus largement ceux à caractère public et associatif ; - les activités liées à la fonction résidentielle et plus particulièrement le commerce de détail (avec le Centre du Merlan). Les autres secteurs d activité sont très peu représentés. Toutefois, le secteur opérationnel connaît, entre 1999 et 2005, un solde positif d emplois qui tend à diversifier les domaines d activités présentes. De grands établissements représentant un poids majeur dans l emploi Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme compte 800 établissements en 2005 : - la taille moyenne des établissements, est comparable à celle constatée dans les autres secteurs. Elle est de 5 emplois par établissement ; - ce constat s appuie sur la présence de cinq établissements majeurs dont un de commerce (Carrefour), quatre appartenant au domaine de la fonction publique en particulier aux domaines de l éducation et de l action sociale-santé (Association de gestion de l œuvre hospitalière Saint Jean de Dieu) ; - ceux-ci représentent un poids très élevé dans l emploi (moins de 1% des établissements représente 33% des emplois en 2005). Les emplois se concentrent dans très peu d établissements dont un seul appartient au secteur privé. SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX 31

32 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI Un profil des demandeurs d emploi qui apparaît faiblement corrélé à celui des emplois du secteur Le secteur opérationnel compte demandeurs d emploi en 2005 (dont 78% de catégorie 1,2, ou 3 c est à dire immédiatement disponibles) : - 37% des demandeurs d emploi sont sans qualification (CUCS : 31%) ; - les demandeurs d emploi se tournent vers des domaines d activité très peu présents dans ce secteur (les transports et la logistique, les services aux particuliers et à la collectivité) et qui ne se développent pas (les services aux particuliers tendent à perdre des emplois) ; - la mobilité est donc un préalable à l emploi, en particulier pour les moins qualifiés. Or, les temps de déplacement en transport en commun vers les principales zones d emploi sont importants pour une partie de ces actifs (à titre d exemple, de Malpassé ou Saint Jérôme vers la zone arrière portuaire, le trajet est supérieur à 45 minutes) ; - en parallèle, parmi les actifs (occupés ou demandeurs d emploi), le poids des ouvriers est élevé, en particulier celui des non qualifiés. Les emplois du secteur sont peu en adéquation avec ce profil. Des actifs faiblement qualifiés pour lesquels les offres d emploi dans le secteur sont restreintes. Cette situation contraint une partie de ces actifs, faiblement motorisés, à se déplacer vers les principaux bassins d emplois nécessitant de la main d œuvre faiblement qualifiée. LES PRINCIPAUX POURVOYEURS D EMPLOI DU SECTEUR : ÉDUCATION ET COMMERCE DE DÉTAIL Dans ce secteur opérationnel, la vente et l enseignement représentent plus de la moitié des emplois. Cette faible diversité du tissu économique est l'un des facteurs de la distorsion que connaît ce secteur entre le profil des actifs et celui des emplois. L éducation : un domaine d activité exclusif 62% des emplois du secteur opérationnel appartiennent au domaine des services (70% en moyenne à Marseille et 63% en CUCS en 2005). Le secteur opérationnel se caractérise par la présence d un pôle d enseignement supérieur majeur : les universités d Aix- Marseille II et III à Saint Jérôme. Le secteur compte également l Association nationale de formation professionnelle des adultes, établissement de 230 emplois situé à Saint Jérôme : - 29% des emplois du secteur appartient au domaine de l enseignement (soit emplois en 2005 dont 1/3 relevant directement de l enseignement supérieur à st Jérôme) ; - l'éducation présente le nombre de salariés par établissement le plus élevé du secteur opérationnel. Il en est de même pour la santé (21 emplois par établissement en moyenne) ; - ce domaine d activité nécessite un statut ou des qualifications spécifiques relativement peu présentes parmi les actifs du secteur ; LA POPULATION ACTIVE EN CHIFFRES salariés en soit 4% des salariés de Marseille - soit 7% des salariés du CUCS demandeurs d emploi en % des demandeurs d emploi de Marseille (9% des demandeurs d emploi du CUCS) 15 % des demandeurs d emploi sont âgés de moins de 25 ans (Marseille : 14% ; CUCS : 14%) 36 % de demandeurs d emploi sans qualification en 2005 (Marseille : 24% ; CUCS : 31%) 34 % de demandeurs d emploi de plus de 1 an (Marseille : 35% ; CUCS : 34%) 32

33 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI - en outre, les établissements d enseignement présents dans le secteur opérationnel n ont pas généré de réseau de proximité d emplois salariés privés annexes (services de type nettoyage, gardiennage, restauration hors universitaire ). Cette activité est difficilement accessibles aux actifs du secteur. L effet positif sur la création d emplois locaux faiblement qualifiés est peu important (services opérationnels), il semble davantage se reporter sur les territoires limitrophes (La Rose). Le commerce de détail, un domaine d activité qui marque ce secteur Avec 27% des emplois, le commerce de détail est le deuxième vivier d emplois du secteur opérationnel (Marseille : 13% en moyenne, CUCS : 16% en 2005) : - ce domaine d activité s appuie sur un employeur principal : l hypermarché du centre urbain Le Merlan qui représente plus de la moitié des emplois de commerce du secteur opérationnel. Avec cette enseigne, le centre urbain du Merlan regroupe plus des ¾ des emplois de ce domaine d activité ; - comme pour l éducation, ce secteur d activité, qui pourrait s accompagner d établissements de services opérationnels, en génère peu localement. Ceux-ci sont très peu développés dans le secteur opérationnel (2% des emplois en 2005 contre 6% en moyenne à Marseille et 7% en CUCS en 2005). Toutefois, ce domaine d activité connaît une croissance. Le poids des demandeurs d emploi y est supérieur à celui constaté dans les autres secteurs ; - le tissu commercial gagne des emplois (+3,6% par an entre 1999 et 2005) mais ne crée pas d établissements. Répartition des établissements et des emplois par secteur d'activités en 2005 (Sources : données issues de la source SIREN géolocalisée) 33

34 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI La croissance des emplois de commerce ne témoigne pas d un renforcement du maillage du tissu économique existant. Toutefois, le développement des services opérationnels suggère une tendance à la diversification de l offre d emplois. et ses habitants salariés habitant dans le secteur opérationnel exercent un emploi dans le domaine du commerce de détail : - 15% des salariés résidant dans le secteur travaille dans ce domaine. Cette part, est proche de celle constatée en moyenne dans le CUCS (14% à Marseille et en CUCS en 2005). Avec la santé-action sociale, le commerce compte parmi les principaux domaines d activité des salariés résidant dans le secteur opérationnel (santé : 19% des salariés) ; - parmi les inscrits à l ANPE, ceux recherchant un emploi de vente représentent un poids relativement faible au regard des autres secteurs opérationnels. En parallèle, cette activité est génératrice d emplois précaires. Cela se traduit par une instabilité d une partie des actifs face au marché du travail. Toutefois, cette situation de précarité reste comparable à la moyenne. Cela est à corréler au faible poids d actifs résidant et travaillant dans le secteur opérationnel : - le poids des demandeurs d emploi s inscrivant suite à la fin d un CDD est légèrement supérieur à la moyenne (23% contre 22% en CUCS, Marseille 23% en 2005) tout comme la part de ceux qui travaillent à temps partiel (34% contre 32% en moyenne en CUCS, Marseille : 30% en 2005) ; - les demandeurs d emploi recherchant un travail à temps partiel représentent une part importante dans ce secteur (poids supérieur à la moyenne : 18%) ; - 64% des demandeurs d emploi se réinscrivent à l ANPE dans un intervalle inférieur à 7 mois (CUCS : 64%, Marseille : 63% en 2005). LES EMPLOIS EN CHIFFRES emplois localisés en soit 1% des emplois de la commune (3% des emplois du CUCS) + 3,2 % / an d emplois entre 1999 et 2005 (Marseille : +1%/an ; CUCS : +1,3%/an) 62 % d emplois de service (Marseille : 70% ; CUCS : 63%) % d emplois industriels 4 (Marseille : 6%; CUCS : 8% ) 27 % d emplois de commerce (Marseille :13% ; CUCS :16%) 6 % d emplois du BTP (Marseille : 5%; CUCS : 7% ) Le poids de l activité commerciale, la faible diversité des domaines d emploi et des employeurs potentiels a un impact sur les conditions de l accès à l emploi ainsi que sur la situation socio-économique des habitants du secteur. Cette situation induit la mobilisation de transports adaptés, la présence de services de type garde d enfants. LA LIMITE ENTRE INSERTION ET ACCOMPAGNEMENT VERS L EMPLOI EST TÉNUE DANS CE SECTEUR Des actifs particulièrement fragilisés L effectif de personnes susceptibles de bénéficier d un accompagnement vers l emploi est important : demandeurs d emploi inscrits fin 2005 soit 9% du total CUCS. Le secteur opérationnel regroupe 10% des bénéficiaires de minima sociaux du CUCS en 2006 (4 341 bénéficiaires en 2006) ; - le taux de demandeurs d emploi immédiatement disponible c est à dire sans emploi, est particulièrement élevé dans ce secteur opérationnel (78% des demandeurs d emploi) ; 34

35 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI Le réseau primaire de l'accompagnement des jeunes à l'emploi (source : Maison de l'emploi) - avec un très faible niveau de qualification et un taux relativement élevé de première entrée sur le marché du travail, les demandeurs d'emploi mettent davantage de temps à accéder à un emploi ; - occupant des emplois précaires, ils sont également davantage affectés par une mauvaise conjoncture économique ; - 15% des demandeurs d emploi sont des jeunes (contre 14% des demandeurs d emploi à Marseille et en CUCS). Ils représentent un poids élevé parmi les jeunes actifs ; - le taux de demandeurs d emploi bénéficiant du RMI est élevé (52%, Marseille 43%, CUCS :48% en 2005). Ce secteur opérationnel représente la conjonction entre un poids très élevé de populations en difficulté d accès à l emploi et un tissu économique insuffisant et inadapté à intégrer ces actifs. Ceux-ci cumulent des handicaps pour une insertion positive dans le marché du travail. 35

36 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI Des structures d insertion et un réseau associatif développés mais qui semblent manquer de synergie collective Un réseau dense mais inégalement réparti sur le territoire Le réseau d insertion structurant est dense. Toutefois, il présente une faible dispersion au sein du secteur opérationnel (densité importante d organismes dans la partie Ouest alors que leur présence est relativement moindre à l Est). Il se compose de : - trois organismes d accompagnement à l emploi du Pôle 13 ; - trois organismes d accueil du réseau RMI dont un organisme d accompagnement à l emploi également conventionné par le PLIE ; - le pôle d insertion RMI du 13/14 à proximité. L'accès à l'emploi : une offre entre suivi des demandeurs et prospection des entreprises - les dispositifs d'accompagnement à l'emploi sont relativement accessibles en transports en commun pour les actifs (pôle emploi). Ces antennes sont à moins d une demi-heure en transport en commun ; - le pôle emploi de St Jérôme, spécialisée dans le BTP a constitué un partenariat avec cette filière notamment autour des temps de recrutement des établissements de ce domaine. Ainsi, l approche de l accompagnement à l emploi s articule entre le demandeur et les entreprises. Outre la mise en relation entre le demandeur et l employeur, cette démarche permet également une mise en cohérence entre la professionnalisation de ces publics, l offre de formation locale et le marché local de l emploi. Le réseau s appuie également, pour partie, sur des structures situées à l est du territoire Saint Joseph-Bon Secours-La Delorme. Un réseau secondaire très développé notamment au sud et à l est, il compte : - 6 structures d accompagnement à l emploi et trois structures d accueil et d insertion ; - en parallèle, ce secteur opérationnel présente un tissu dense d associations intervenant entre accompagnement à l emploi, insertion sociale et professionnelle ainsi que suivi éducatif (création de micro entreprises, orientations vers l emploi, forum mensuel, orientation professionnelle ). Il génère de nombreuses initiatives. Les centres sociaux et maisons pour tous sont un support majeur de cette offre et de son articulation. Le dynamisme associatif de ce secteur opérationnel et les réseaux tissés entre les acteurs de l insertion et de l éducation sont nombreux et forment un atout. Toutefois, la lisibilité de ce réseau est difficile, les pratiques restent confidentielles, elles se diffusent peu et l exemplarité de certaines d'entre elles n est pas valorisée. L offre d accompagnement vers l emploi, pour ceux en capacité d accès à l emploi, est confrontée à une double problématique : d une part la faible qualification des actifs et d autre part la mobilisation de l offre celleci étant peu importante dans ce secteur opérationnel. Des jeunes en difficultés d accès à l emploi et scolaires Fin 2005, 382 jeunes de moins de 25 ans étaient inscrits parmi les demandeurs d emploi : - dans ce secteur opérationnel, l offre d accompagnement des jeunes se compose de deux relais PAPEJ et d'une antenne de la mission locale aux Flamants ; - pour les plus jeunes, le réseau d accompagnement éducatif est très dense et maillé. Il fonctionne en lien étroit avec les collèges. Le repérage des jeunes en rupture est organisé. LA FORMATION INITIALE 1 Des effectifs de formation restreints Cinq organismes de formation se situent dans le secteur ou à proximité : - ils représentent un effectif de plus d un millier d élèves en 2007 dont la plupart relève du secteur public ; 1 Il s agit des établissements de formation initiale des scolaires (CFA, lycées professionnels...). Les organismes de formation professionnelle des adultes ne sont pas intégrés dans le présent paragraphe. 36

37 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI - le poids des diplômes de niveau IV et supérieurs est élevé dans cette offre (64% des effectifs dont près de la moitié est des BTS) ; - les taux de réussite aux diplômes professionnels sont très contrastés selon les établissements. Une offre de formation spécialisée Les principaux domaines de formation sont : - le génie climatique (en BEP ou BTS), 20% des effectifs ; - le BTP et les métiers de l architecture représentent 35% des effectifs. Les formations dans ce domaine sont réparties entre plusieurs établissements et plusieurs niveaux (du niveau V au niveau III) ; - le reste des effectifs de formation est réparti entre diverses spécialités classiques (notamment dans le domaine à caractère industriel). Le réseau de formation initiale apparaît peu connecté au tissu économique local (commerce, enseignement, autres services avec une forte croissance des emplois du BTP et des services). L offre de formation dans le domaine de la production apparaît importante au regard de la faible représentation de ces emplois dans le tissu économique et ses tendances évolutives. Le réseau primaire de l'accompagnement et de l'insertion à l'emploi (source : Maison de l'emploi) 37

38 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI LES FACTEURS D ÉVOLUTION Bien que représentant un faible vivier d emplois, le secteur opérationnel connaît une croissance importante de +3,2% par an de ceux-ci et des établissements (de +3,7% par an entre 1999 et 2005). Cette situation peut sous-tendre un développement du tissu économique local et des opportunités d emploi. Toutefois, la mobilité reste un préalable à l emploi dans ce secteur et doit s accompagner de conditions adaptées pour l accessibilité des principales zones d emplois pour les actifs non motorisés. La qualification des actifs Au regard de la faible qualification des publics et du creusement entre leur niveau et les attentes des entreprises, renforcer les relations entre suivi des publics et formation est également un préalable à l emploi. Le réseau des acteurs de l insertion et de l accompagnement vers l emploi Le secteur opérationnel présente de nombreuses actions d accompagnement ou d insertion sociale et professionnelle. Face à cette situation, la question du niveau d articulation et de professionnalisation de ces acteurs se pose. En outre, la pérennité de leurs interventions, souvent appuyées sur la construction d un budget annuel multi-partenarial peut être un frein à l inscription dans la durée de leurs interventions. Cette situation interroge quant à la mise en œuvre des parcours vers l emploi. Les filières en croissance Le BTP Le domaine du BTP a connu une forte croissance des emplois dans le secteur opérationnel entre 1999 et 2005 (+7,5% par an entre 1999 et 2005 soit +274 emplois sur la période, contre +2% en moyenne à Marseille). L augmentation du nombre d établissements est encore plus importante (+8,3%) ce qui traduit une fragilité de cette filière avec notamment la création d établissements sans salarié ainsi qu un turnover important de ceux-ci. En termes d accès à l emploi, le choix d orienter les interventions d accompagnement à l emploi dans des GRAND ST BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST JUST ST JÉRÔME SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET TOTAL CUCS MARSEILLE Poids du bassin dans les emplois du secteur 21% 38% 8% / / / / Poids du bassin dans les établissements du secteur 29% 55% 16% / / / / BTP 6% 6% 10% 6% 6% 7% 5% Commerce 15% 15% 8% 27% 17% 16% 13% Industrie 3% 5% 2% 4% 12% 8% 6% Primaire 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% Services 76% 73% 79% 62% 58% 63% 70% Nombre de demandeurs d'emploi (toute catégorie) Nombre de salariés en Part des moins de 25 ans 22% 18% 20% 19% 18% 17% 15% Part des plus de 50 ans 15% 17% 16% 16% 18% 18% 20% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 38

39 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ACCÈS À L EMPLOI filières dites en tension telles que le BTP dont l activité à un caractère conjoncturel nécessite de déployer des efforts supplémentaires de qualification des demandeurs pour stabiliser leur insertion professionnelle. Celle-ci peut s accompagner, ce qui est le cas dans le secteur, de formations à la gestion et à la création d entreprises. En outre, la mise en œuvre de nombreux chantiers de démolition-reconstruction dans le cadre de l ANRU peut être une opportunité. Dans ce contexte, le PLIE permet la mobilisation de temps de travail dans le cadre des marchés publics, notamment ANRU, pour les publics qui sont non qualifiés et éloignés de l emploi. Les clauses d insertion sont un moyen pour faire émerger une offre de services à destination des entreprises et de développer le réseau entre accompagnement à l emploi et entreprises. LES ÉTABLISSEMENTS EN CHIFFRES 849 établissements en dont 66% sans salarié (Marseille : 62% ; CUCS : 60%) - soit 1% des établissements de la commune (3% des établissements du CUCS) Les services Le domaine des services (autres que les services aux particuliers) représente un solde positif de emplois entre 1999 et Le développement d un tissu de services aux entreprises en complémentarité avec ceux du réseau de La Rose (où les services opérationnels sont développés) pourrait être envisagé. La création de locaux d activité dans le cadre des projets ANRU pourrait s inscrire dans ce cadre (notamment à St Barthélémy le long de la L2). L enseignement Le domaine de l enseignement connaît un solde de +181 emplois entre 1999 et Les enseignements universitaires dispensés à Saint Jérôme concernent les disciplines scientifiques et techniques. Ces filières sont concernées par des hypothèses de croissance des effectifs des étudiants. En parallèle, les orientations du schéma de cohérence des pôles d enseignement supérieur marseillais vise à renforcer les services de la vie étudiante. Cela pourrait s accompagner de la création d emplois de services. 39

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41 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Principalement à vocation d habitat, le secteur opérationnel présente des conditions qui sont actuellement peu favorables à la valorisation de ses atouts. Ainsi, son attractivité résidentielle s appuie sur quelques sites mais, à l échelle de l ensemble du secteur opérationnel, elle apparaît faible. La fonction économique quant à elle, connaît un développement ponctuel et anarchique. Le secteur fait l objet de plusieurs interventions urbaines majeures qui vont profondément changer les conditions actuelles. LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE Le secteur opérationnel Saint Barthélémy-Malpassé- Saint Jérôme est largement à dominante résidentielle. Toutefois, il ne présente pas les atouts nécessaires à la mise en exergue de cette fonction. En effet, l offre habitat y est peu diversifiée. Elle ne permet pas d alimenter tous les chainons du parcours résidentiel des ménages. Un contexte résidentiel difficile Un environnement urbain peu favorable Les différentes phases d urbanisation de ce secteur ont largement perturbé la trame urbaine : - les unités urbaines sont difficilement franchissables. Souvent en cul de sac, les voiries sont peu commodes, en particulier pour la circulation piétonne. Elles tendent à cloisonner l espace. L importante circulation sur ces voies engendre également des nuisances (Avenue Salvador Allende, Escadrille Normandie Niemen, avenue Corot) ; - en outre, le relief perturbe la lisibilité des espaces urbains, il met en exergue des ensembles immobiliers dont l architecture s impose dans le paysage et laisse peu d échappées visuelles ; - la présence de délaissés, parcelles en attente de réalisation de projets de voirie ou d infrastructures, tend à déqualifier l espace urbain. En parallèle, l offre d équipements dans le secteur opérationnel est relativement importante, notamment du fait de son mode d urbanisation. Le secteur opérationnel comprend plusieurs équipements majeurs notamment le Centre Urbain du Merlan (théâtre, médiathèque...). Toutefois, elle n est pas toujours adaptée ni entretenue (en particulier l offre d équipements sportifs et d'enseignement). En outre, elle est fortement attachée aux programmes locatifs sociaux et manque de mixité. Le morcellement de ce territoire et les difficultés d accessibilité pénalisent certains quartiers quant à l accès aux équipements. L offre scolaire, facteur majeur d attractivité, apparaît d une qualité médiocre : - les établissements scolaires, au nombre de vingt cinq écoles élémentaires ou maternelles et quatre collèges sont en quasi totalité situés en ZEP. Les collèges sont classés ambition réussite élèves étaient scolarisés dans un établissement primaire en 2006 ; - les écoles présentent un profil très disparate. Avec une taille moyenne élevée de 183 élèves par établissement du primaire, le secteur opérationnel compte huit écoles de plus de 250 élèves en Ce sont de très grands établissements souvent en mauvais état. Sur vingt cinq écoles, deux ne sont pas classées en ZEP ; SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, INSEE, recensement général de la population à l'iris, Agam, Base équipements INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX 41

42 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - les évolutions des effectifs scolaires sont très contrastées avec une croissance forte pour les établissements Bouge, Malpassé-Lauriers, St Barthélémy Flamants, ces deux derniers comptant des effectifs scolaires très importants (+2% par an entre 2000 et 2006). Au contraire, les établissements Saint Just Corot, Malpassé Oliviers et Emile Vayssière ont connu des baisses d'effectifs. Cette situation est imputable aux mouvements démographiques mais également à la présence importante d établissements privés à proximité du secteur opérationnel. Cette offre se concentre à Saint Just et Sainte Marthe, et en moindre mesure à Saint Jérome (7 écoles pour un total de élèves en primaire et 470 en maternelle). Elle a également un impact majeur sur les effectifs des collèges (cinq sont localisés à proximité du secteur opérationnel). Il faut noter la présence de l'établissement privé Lacordaire, attractif par sa très bonne réputation. Parallèlement, les collèges publics, en particuliers ceux situés dans le XIII e arrondissement ont un taux de réussite au DNB largement inférieur à la moyenne de l académie. Cette situation impacte la mixité dans les établissements du secteur opérationnel. L'ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 3 hectares à vocation d activité soit 1% du secteur (ZFU : 20% ; CUCS : 16%, Marseille : 15%) +24% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, CUCS : +18%) 166 m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : m2/an, Marseille : m 2 /an) 104 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (CUCS : 915 Logements/an, Marseille : logements/an) 94 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (CUCS : 60 pour 1 établissement, Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) De nombreuses interventions sont programmées dans ce territoire. En outre, il recèle des potentiels à exploiter. En l état actuel, un tel contexte urbain manque d attractivité pour les ménages ayant le choix de leur lieu de résidence. Seules quelques poches d habitat présentent une certaine attractivité. Une faible diversité de l offre de logements Le parc des résidences principales du secteur opérationnel présente une faible diversité tant en termes de typologies des logements que de statut d occupation : - le poids des logements sociaux est très élevé. Urbanisé en grande partie dans le cadre de la ZUP n 1, il concentre un fort taux de logements locatifs sociaux (il peut être estimé à 70%). Ce parc composé de 53 programmes soit logements ou résidences se caractérise par : une importante vétusté malgré les réhabilitations qui ont pu être menées, 62% des logements ont été réalisés entre 1961 et 1971 (dans le cadre de la ZUP) soit 20% des logements de la commune construits à cette période (5 482 logements) ; une part élevée de grands programmes. Leur taille moyenne est de 167 logements (contre 52 logements par programme en moyenne à Marseille). Le secteur compte trois programmes de plus de 500 logements chacun (ces trois programmes représentent logements soit 22% des logements du secteur), 10% des logements sociaux de la commune ; une faible mobilité au sein de ces logements qui limite leur accessibilité aux demandeurs. Ces logements se caractérisent par des loyers faibles et la présence importante de populations captives ; un poids de logements sociaux particulièrement élevé à l Ouest du secteur opérationnel. La Busserine et Picon-Fontvert représentent 1/4 des logements sociaux du secteur opérationnel. Les groupes Oliviers Lauriers et Cyprès représentent 1/5 e des logements sociaux du secteur. 42

43 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Le parc locatif social regroupe la majeure partie de l offre résidentielle du secteur opérationnel. Cela génère un manque de diversité des choix résidentiels pour les ménages et limite la possibilité de réaliser un parcours résidentiel au sein du secteur. - Un parc locatif privé peu développé et essentiellement situé dans les grandes copropriétés du secteur. Le parc locatif privé représente 22% des résidences principales en Il se concentre essentiellement dans les IRIS : Parc Corot qui regroupe 13% des logements locatifs libres du secteur opérationnel. Cet IRIS compte également les copropriétés Résidences Corot (140 logements) et Rocher Bleu (120 logements) soit ¼ des résidences principales de l IRIS. Ces copropriétés Permis de construire programmés et réalisés de 1993 à

44 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES se caractérisent par un taux de logements locatifs élevé ; Normandie Niemen qui se caractérise par la présence de la faculté et le poids des logements locatifs pour étudiants (notamment les Estudines, 484 logements). En parallèle, cette offre se caractérise par une importante sous représentation des petits logements (19% des logements du secteur opérationnel sont des T1/T2 contre 27% en moyenne à Marseille). L offre de petits logements est essentiellement le fait des résidences étudiantes et du parc locatif social. Cette situation pénalise largement l attractivité du secteur pour les jeunes ménages et les décohabitants. Le parc locatif, hormis celui situé dans le noyau villageois de Saint Just, est essentiellement le fait des grandes copropriétés du secteur. Neuf copropriétés de plus de 100 logements sont localisées dans le secteur. Elles représentent un total de logements (21% des logements du secteur opérationnel) pour une taille moyenne de 280 logements. - Un fort cloisonnement des autres profils résidentiels 93% des résidences principales sont collectives et 81% ont été construites entre 1949 et % des logements sont locatifs. Ceux ne correspondent pas à ce profil se répartissent sur trois sous-territoires. Ce sont eux qui captent l attractivité résidentielle du secteur : le sud du secteur opérationnel (quartier Saint Just) regroupe 37% des résidences occupées par leurs propriétaires dans le secteur opérationnel et 1/3 des logements individuels du secteur opérationnel. Les logements anciens (construits avant 1949) sont concentrés dans ce sous-territoire. Ce constat est lié à la proximité du noyau villageois. Ce territoire apparaît largement tourné vers ce quartier. Les ensembles immobiliers de cette frange sud sont pour la plupart, et particulièrement pour les lotissements, orientés vers Saint Just. Les voies qui les relient à leur environnement sont en cul de sac vers Malpassé et Saint Barthélémy ; au Nord-Est du secteur opérationnel (Val d Azur) regroupe 15% des propriétaires occupants du secteur. Ce territoire concentre également une partie des logements pavillonnaires (1/3 des logements individuels du secteur) et l offre de logements récents ; la partie est du quartier Saint Barthélémy regroupe 24% des propriétaires occupants du secteur. Une forte représentation de logements collectifs notamment de copropriétés. Ces sous-territoires présentent des caractéristiques résidentielles mixtes avec des logements collectifs et individuels ainsi que des statuts d occupation diversifiés. GRAND ST BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST JUST ST JÉRÔME SECTEUR OPÉRATIONNEL TERRITOIRE PROJET ZRU TOTAL CUCS MARSEILLE Etablissements Etablissements sans salarié 60% 67% 75% 66% 59% 60% 60% 62% Etablissements de plus de 50 salariés Taux de création des établissements 21% 22% 39% 24% 20% 27% 18% 17% Taux de transfert 38% 22% 27% 27% 32% 34% 25% 27% Données par bassin de proximité (découpage des bassins de proximité voir p.5) 44

45 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES Un secteur attractif pour la promotion privée La promotion immobilière est importante dans ce secteur opérationnel, surtout sur ses franges où il reste du foncier libre. Elle tend à reproduire, avec des formes architecturales différentes, les travers du modèle d urbanisation des années passées : grandes parcelles non traversables et fermées sur leur environnement, programmes importants en nombre de logements Un rythme élevé de réalisation de logements Ce secteur compte parmi ceux où le plus grand nombre de logements a été réalisé ces quinze dernières années : logements ont été réalisés dans le secteur opérationnel entre 1993 et 2007 soit 21 programmes ; - cela représente 5% des logements de la commune ; - la moitié a été réalisée dans le cadre de zones d'aménagement destinées à l'habitat ; - 3% des logements réalisés sont individuels ; - les livraisons de logements ont connu une intensification du rythme à partir de 2003 (975 logements réalisés soit 53% des logements réalisés ces quinze dernières années entre 2003 et 2007). Des programmes immobiliers favorisant peu une amélioration urbaine La livraison de ces programmes permet d introduire une offre nouvelle de logements et de diversifier celle existante (notamment par la réalisation de petits logements et l introduction d une offre en accession). Toutefois, ces programmes tendent à amplifier le morcellement urbain du secteur opérationnel : - la taille moyenne des programmes est élevée (en moyenne 87 logements par programme contre 31 à Marseille) ; - ils sont réalisés sur de grandes parcelles qui sont souvent clôturées ou non connectées à leur environnement (desserte par une voie en cul de sac). Les programmes réalisés occupent une surface au sol en moyenne de 0,81 hectares contre 0,57 en moyenne à Marseille ; - la réalisation de ces programmes s est pendant de nombreuses années largement concentrée sur les franges du secteur opérationnel au Nord et à l'est, proximité des noyaux villageois Malpassé et Saint Barthélémy. Un recentrage des réalisations La mise en œuvre des projets ANRU favorise un recentrage de la programmation des logements. 559 logements sont programmés pour les années à venir (140 par an). Le rythme de réalisation de logements demeure soutenu. Il se caractérise par une baisse très importante de la taille moyenne des programmes (37 logements par programme en moyenne, proche de la taille moyenne à Marseille qui est à 35). ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Le secteur opérationnel présente une faible densité d établissements. Sa situation en termes d attractivité économique apparaît mitigée mais ponctuellement très dynamique. En effet, il compte des facteurs qui pourraient être favorables à l implantation d activités mais qui ne jouent pas pleinement leurs rôles. Une certaine dynamique économique mais représentant des volumes limités - Comptant un taux de création d établissements élevé (24% contre 17% en moyenne à Marseille et 18% en CUCS en 2005), le secteur opérationnel regroupe 145 établissements créés en 2005 (2% des établissements créés à Marseille en 2005) ; - les établissements qui se créent dans le secteur renforcent la structure économique existante sans la diversifier. En effet, ils concernent les domaines pour lesquels les établissements sont les plus nombreux dans le secteur : le BTP (28% des établissements créés en 2005), le commerce de détail et la santé - social (chacun 19% des établissements créés en 2005) ; - en parallèle, le solde d emplois dans le secteur opérationnel est positif. Entre 1999 et 2005, le nom- 45

46 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES bre d emplois a augmenté de +3,2% par an (+653 emplois sur la période) ; - le taux de transfert d établissements vers le secteur opérationnel est comparable à la moyenne (27% en 2005). Trois principales poches de dynamisme économique Ces évolutions ne sont pas homogènes. Elles sont plus dynamiques dans les territoires de concentration d activités : - Saint-Barthélémy : Saint-Barthélémy est le territoire qui concentre le plus de création d établissements dans le secteur, en lien avec le Centre urbain. Il concentre des activités de commerce et de services (santé-action sociale). Il représente : 1/3 des créations d établissements du secteur opérationnel ; le taux de création est très élevé (33% en 2005 soit 49 établissements). Les établissements créés concernent les domaines des services en particulier de santé-social et le BTP ; l évolution des emplois sur ce sous-territoire est élevée (+3% par an entre 1999 et 2005). Une partie de ce territoire se situe en ZFU. - Saint Just Le dynamisme de cette zone est lié à la proximité du noyau villageois ainsi que de plusieurs établissements de services majeurs. Ce territoire connaît une création importante d établissements en 2005 : le secteur opérationnel est partiellement impacté par cette dynamique (32 établissements créés soit 1/5 e de ceux du secteur opérationnel) ; le taux de création dans ce sous-territoire est élevé sur la partie est de Saint Just (20% en 2005) ; le taux de transfert est proche de la moyenne (29% contre 27% en moyenne à Marseille en 2005) ; le tissu d établissements y est diversifié avec une dominante pour les services de santé-social (en lien avec l hôpital de Lavéran), le commerce de détail Taux de création d'établissements en 2005 par IRIS (noyau villageois de Saint Just), l éducation (école, collège et lycée Lacordaire) ainsi que les services (notamment administratifs et équipements). Les créations d établissements concernent principalement la santé et le social, les services à la personne et le BTP. - Saint-Jérôme 1/5 des établissements créés dans le secteur opérationnel. La présence de l université et les deux noyaux villageois en limite de secteur opérationnel favorisent un dynamisme économique mais qui reste très limité : 26 établissements créés en 2005 ; le taux de création dans ce sous-territoire est élevé (39% ce qui est lié au faible nombre d établissements qu il compte : 67 en 2005) ; les activités qui se créent dans ce territoire concernent principalement le commerce de détail et les services (aux entreprises et à la personne). Des facteurs d attractivité peu dynamisant Plusieurs facteurs d attractivité sont présents sur le territoire, toutefois ils ne présentent pas les caractéristiques leur permettant une efficacité optimale. 46

47 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - Des zones dédiées à l activité morcelées : Ces zones sont celles inscrites au POS comme réservées à la réalisation de locaux à usage d activités : 3 hectares sont réservés à l activité (soit 9% de la superficie du secteur opérationnel) ; ce zonage, situé au Sud-Ouest dans le quartier de Saint Barthélémy (en limite externe de ZFU), se présente sous la forme d une petite zone enclavée au sein d unités d habitat ; la densité d activité y est moyenne. 14 établissements y sont implantés. Ils présentent des domaines d activité très éclectiques (4 établissements à l hectare contre 3 en moyenne à Marseille). Cette poche apparaît isolée et manque largement d efficacité. Dispositif incitatif et zones dédiées à l'activité 47

48 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES La présence de secteurs dédiés à l activité permet de limiter la compétition entre habitat et économie qui apparaît contre-productive pour le développement économique. Au sein du secteur opérationnel, la petite superficie de la zone UE, sont isolement au cœur d un tissu résidentiel dense en annihile totalement l efficacité. - La réalisation de locaux d activité Le rythme de réalisation de locaux d activité est très faible dans le secteur opérationnel : 5 locaux d activité ont été réalisés depuis 1993 dont trois sont des commerces (2 859 m² réalisés en 15 ans) ; en parallèle, la programmation de locaux pour les années à venir connaît un regain de dynamisme en partie lié aux programmes ANRU. Trois bâtiments à usage de bureaux seront réalisés à Malpassé le long du boulevard Allende soit m² de bureaux (partiellement situés en ZFU) et un local de stockage situé en zone UE est en cours de réalisation. Le morcellement et la densité du secteur opérationnel, la carence d axes ou de zones de concentration d activité ne favorisent pas la création pertinente de locaux d activité. - La ZFU Le territoire est en partie situé au sein de la zone franche urbaine XIV e /XV e. 194 établissements du secteur opérationnel sont situés en ZFU : la ZFU représente 20% du secteur opérationnel (66 hectares). Elle concerne partiellement les quartiers Saint-Barthélémy (le centre urbain en est exclu) et Malpassé où elle longe en partie sud le boulevard Salvador Allende. Elle se caractérise par une forte densité d habitat ; la ZFU XIV e /XV e compte emplois en 2007 (8 270 emplois en 2005 dont 6% étaient situés dans le secteur opérationnel en 2005). Dans le secteur opérationnel, les activités les plus représentées en ZFU sont celles de la santé, des services et du commerce de détail. Les faibles disponibilités foncières et la forte densité, notamment d habitat, au sein de la zone franche contraignent son développement. Toutefois, la présence de la ZFU a généré des synergies positives notamment une amélioration à l'accès aux droits pour les habitants (en particulier la santé avec la constitution d'un pôle santé à St Barthélémy). Elle favorise également une articulation avec la programmation ANRU (réalisation de locaux à usage d'activité, réalisation d'équipements notamment une crèche micro-bulle). LES PERSPECTIVES Ce secteur présente des caractéristiques urbaines très pénalisantes tant pour l attractivité économique que résidentielle. Les interventions en renouvellement urbain en cours ou programmées sur ce territoire devraient permettre de déclencher des dynamiques positives notamment en diversifiant les modes et les formes d habitat, en ouvrant les unités urbaines sur leur environnement et en favorisant la création d activités. Deux principaux pivots de transformation de ce secteur opérationnel apparaissent : Le projet ANRU Saint-Barthélémy III, Picon- Busserine et l opération Flamants-Iris - Les atouts du site Ce site entre la voie rapide, la future L2 et le centre urbain du Merlan compte de nombreux atouts. En effet : la couverture de la L2 pourra permettre de requalifier le territoire notamment en articulation avec le projet ANRU qui prévoit un raccordement sur dalle. Celui-ci pourra également favoriser un désenclavement de la cité Fontvert. En outre, des activités seront créées le long de la L2 ; la présence du centre urbain du Merlan qui forme une offre commerciale et un équipement culturel ; la réalisation d une halte de TER. Même si elle manque actuellement de lisibilité, elle est un atout en termes de déplacements mais également comme pivot de la restructuration du site. 48

49 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - La recomposition urbaine et la diversification de l offre habitat Les objectifs de ces projets visent à modifier les formes urbaines et les effets induits par leur juxtaposition, rompre l enclavement de ces sites et introduire une offre nouvelle de logements et d équipements. Pour les Flamants-Iris, les réalisations en cours concernent plus particulièrement : la démolition de quatre immeubles en R+10 soit 319 logements ; le changement d usage d un immeuble converti en locaux à usage d activités (pôle de formation et de services de m² en cours de livraison) ; la création d une offre de logements diversifiée sur site (106 logements sociaux, 52 logements de la Foncière). Une consultation a été passée pour la réalisation des logements du secteur Est ; la résidentialisation des espaces des Flamants et des Iris ainsi que l ouverture du site par la création de deux voies traversantes ; l aménagement de voiries et espaces publics : RD4, avenue Georges Braque, places des micocouliers et des oliviers ; les équipements publics avec un centre social/maison de la solidarité (en cours de réalisation), l aménagements de locaux associatifs et l aménagement d équipements sportifs. Pour le projet Saint Barthélémy III, Picon-Busserine, l économie du projet a été approuvée en comité d administration du GIP GPV (les éléments indiqués ci-après font état de la programmation envisagée fin 2008 et validée par le CA du GIP. Elle fait encore l objet de discussions avec l ANRU) : logements démolis dans le cadre de l ANRU et une cinquantaine le seront en complément lors de la réalisation de la L2 ; - une école devrait être déplacée le long de la L2 il s agit du déplacement de l école (actuellement située en face du centre du Merlan) ; - la halte devrait s accompagner de la création d une esplanade (partiellement réalisée, elle présente un état d'inachèvement qui ne favorise pas son attractivité. Elle devrait être terminée après la démolition d une partie du bâti) ; - un mail parallèle à la L2 devrait être créé. Le projet ANRU Les Cyprès, Les Cèdres, Vallon de Malpassé et l opération ANRU Saint Paul Ce site présente quelques opportunités foncières qui par leur valorisation peuvent permettre un r lage. Tant en termes urbains que de fonctions, ce site est largement tourné vers Saint Just. Le secteur de Malpassé présente un fort enclavement. Ce territoire n'est pas traversé par les flux venant de l'extérieur du secteur. La jonction avec St just est à renforcer. La réalisation de la U 104, voie centrale au vallon devrait améliorer la liaison entre Saint Just et Malpassé. Elle sera connectée sur l échangeur Père Wresinski et devrait être livrée en 2011 : - Le projet ANRU Les Cyprès, Les Cèdres, Vallon de Malpassé Dans le secteur de Malpassé, plusieurs opérations sont en cours ou en projet (les éléments indiqués ci-après font état de la programmation envisagée fin 2008 et validée par le CA du GIP. Elle fait encore l objet de discussions avec l ANRU) : la réalisation de m² de locaux tertiaires est en cours (permis de construire accordé). Ils accueilleront des activités de santé (centre de dialyse, laboratoires ) et à la réalisation d un hôtel ; une voie latérale à la L2 sera également réalisée pour connecter les nouveaux programmes immobiliers ; la création de liaisons et voies de bouclage avec Corot pour améliorer le maillage du secteur ; une diversification de l offre de logements est également programmée (reconstruction de 200 logements sociaux sur site pour près de 500 démolis) ; un équipement petite enfance devrait également être réalisé. La réhabilitation des écoles de Malpassé, très dégradées, n'est pas programmée dans ce cadre (Lauriers, Bouge). 49

50 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme L ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES - L opération ANRU Saint Paul Cette opération a démarré : les démolitions sont réalisées sur la partie ouest. La reconstruction des 58 logements sociaux sur site devrait démarrer prochainement (permis de construire déposé). 21 logements en locatif libres sont également programmés et 51 logements en accession sociale ; en parallèle, 126 logements sociaux devraient faire l objet d une réhabilitation et d une résidentialisation (HMP) ; des acquisitions-amélioration dans la copropriété Parc Corot devraient également être réalisées par HMP ; un centre social a été créé sur la partie ouest du site ; les nouvelles dessertes prévues et la réhabilitation de celles existantes sont partiellement réalisées (elles sont réalisées à proximité du parc de Font Obscure). Des cheminements en mode doux doivent compléter cette trame. Le renforcement des connexions et de l intégration du site de Saint Jérôme dans son environnement pourrait être un vecteur d attractivité économique pour le secteur. Le site universitaire de Saint Jérôme Le développement du pôle universitaire de Saint Jérôme est un enjeu pour ce secteur. Le schéma de cohérence des pôles d enseignement supérieur marseillais préconise notamment à l échelle du pôle de l Etoile : - le renforcement des enseignements en sciences et techniques ; - une reprise des effectifs d étudiants notamment générée par le vivier local en s appuyant sur l objectif national de conduire 50% d une classe d âge au niveau licence ; - l amélioration de la lisibilité de ce pôle, notamment la requalification du boulevard Allende ainsi qu une meilleure intégration urbaine et sociologique ; - l augmentation et l amélioration de la gamme de logements en direction des étudiants ; - le renforcement du réseau de transports en commun depuis Marseille centre et de la liaison vers les autres pôles marseillais et de la métropole. 50

51 HABITANTS ET MOBILITÉ : UN TERRITOIRE TRÈS ACCESSIBLE L observation des déplacements quotidiens domicile/ travail à l échelle des arrondissements apporte des enseignements contextuels sur l attractivité et les échanges d actifs entre territoires. En termes de flux domicile/travail 1 et au niveau de chaque arrondissement, le XIV e compte légèrement plus d emplois occupés par les habitants de l arrondissement même que le XIII e (respectivement près de 68% contre 65% en 1999). Parallèlement, le XIII e arrondissement compte une proportion d habitants occupant un emploi dans un autre arrondissement de Marseille un peu plus importante que celle du XIV e arrondissement (21% contre 20% en 1999). De même, le XIII e arrondissement compte une proportion de résidents occupant un emploi à l extérieur de Marseille supérieure à celle du XIV e arrondissement. Celle-ci est de l ordre de 12% contre 11%. La part d emplois situés dans une autre commune de MPM et dans la Communauté d agglomération de GHB (Garlaban Huveaune Sainte-Baume) 2 est également légèrement plus importante que la moyenne. Globalement, cela traduit : - d une part, le statut de territoire périphérique du XIII e arrondissement, situé à l articulation de différentes dynamiques territoriales (dynamiques spatiales et/ ou économiques entre le centre-ville de Marseille et le secteur, entre le secteur et la périphérie, entre le secteur et MPM, entre le secteur et d autres départements ) ; - d autre part, de bonnes conditions d accessibilité du XIII e arrondissement par l axe de la N 1547 reliant Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES ÉCHELLES URBAINES directement l autoroute Nord (A7) à la S08 (voie rapide desservant La Rose et les communes de Plande-Cuques et Allauch). A L ÉCHELLE MARSEILLAISE : UN SECTEUR D ARTICU- LATION TERRITORIALE En rive immédiate du secteur Saint Joseph - Bon Secours - La Delorme situé à l Ouest, le secteur Grand Saint-Barthélémy - Malpassé - Saint-Jérôme couvre les quartiers homonymes. Territoire constitué d un tissu urbain de périphérie, il est essentiellement composé de grands ensembles nés de l expansion urbaine des années 1960/1970, en marge desquels se trouvent des centralités de vie plus classiques : noyaux villageois de Saint-Barthélémy, Malpassé, Saint-Jérôme. Situé à cheval sur les XIV e et XIII e arrondissements, ce secteur opérationnel est traversé d Est en Ouest par la N 1547 (avenue Salvador Allende, future L2 Nord), qui remplit une fonction de rocade. En termes d accessibilité et de desserte, cet axe permet un contournement nord du centre-ville, une desserte du secteur élargie ainsi qu une connexion avec les communes de Plan-de- Cuques et Allauch au nord et avec le centre-ville. Ces voies rapides drainent ainsi un trafic d agglomération en transit, mais desservent également le tissu local par trois rond-points majeurs. Elles induisent donc différentes échelles de fonctionnements en matière de déplacements, depuis l échelon local jusqu au niveau métropolitain. Au-delà des grands axes, la trame de voiries locales manque de visibilité et de cohérence. Les réseaux de transports en commun desservent assez bien ce territoire. Les bus maillent l intérieur du territoire tandis que le métro (ligne 1) et le TER - réseaux TCSP (transports 1 Base : estimation à partir des «Données urbaines : Marseille», édition 2005, basée sur le Recensement de la Population 1999, INSEE 2 L ancienne communauté d agglomération GHB n avait alors pas le même périmètre que l actuelle communauté d agglomération du Pays d Aubagne et de l Etoile (PAE). LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE 51

52 Grand St Barthélémy - Malpassé - St Jérôme LES ÉCHELLES URBAINES en commun en site propre) du secteur - le desservent à ses extrémités (TER à l Ouest et métro à l Est). Sur le plan économique, cette accessibilité routière bénéficie pleinement au centre commercial du Merlan, cœur d une centralité attractive forte d une soixantaine de boutiques, d un théâtre et d une médiathèque. Avec ses services et équipements connexes, le centre urbain du Merlan structure une centralité de secteur marseillais qui devrait être confortée à l avenir, et dont l aire d influence dépasse le cadre du seul secteur opérationnel Saint-Barthélémy -Malpassé - Saint-Jérôme. A L ÉCHELLE MÉTROPOLITAINE ET NATIONALE : UN PÔLE D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR MAJEUR Outre l Ecole d Infirmières installées dans l ancien Hôpital Militaire Lavéran, le secteur compte deux équipements universitaires majeurs : la Faculté des Sciences et Techniques de Saint-Jérôme et l Institut Universitaire de Technologie, qui regroupent près de étudiants. Avec Château-Gombert, ils sont constitutifs du site universitaire de l Etoile, au nord de Marseille. Ce pôle universitaire offre des formations et des laboratoires de recherche dans le domaine des sciences dures et des sciences pour l'ingénieur (mécanique, physique, chimie, électronique, informatique..). Il est depuis quelques années le leader national en tant que pôle de recherche en Mécanique-Énergétique. L'émergence du Pôle Microélectronique, Optique et Photonique renforce ce site et lui donne une dimension et une visibilité internationale. A l'orée du troisième millénaire, Aix-Marseille III est engagée dans une logique transdisciplinaire et inter-universitaire sur ce site. Ces enjeux sur le secteur portent essentiellement sur : - les infrastructures de déplacement, avec notamment la création d un corridor de développement traité en voies rapides apaisées (avenue Salvador Allende/L2 Nord, avenue Jean-Paul Sartre) ; - le renforcement du pôle d enseignement supérieur de l Etoile (Saint-Jérôme, Château-Gombert), et sa desserte par un transport en commun en site propre de surface (moyen et long termes) ; - la densification/valorisation des tissus urbains avec développement de la densité/mixité habitat économie, notamment en rive des grands axes ; - le renouvellement urbain des quartiers de grands ensembles et la réhabilitation du parc de logements, en cohérence avec les dynamiques urbaines de Marseille ; - le renforcement des centralités (Saint-Barthélémy - Picon-Busserine). Ces choix d orientations de développement impacteront un territoire plus étendu, dont le secteur opérationnel Grand Saint-Barthélémy - Malpassé - Saint- Jérôme est simplement l un des territoires constitutifs. Celui-ci participe donc à des dynamiques dont les niveaux de fonctionnement sont variables, depuis l échelle locale (le quartier, le noyau villageois) jusqu à l échelle métropolitaine, nationale et même internationale avec l enseignement supérieur. A cet égard, le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) à l étude sur la communauté urbaine Marseille Provence Métropole identifie le secteur Grand Saint- Barthélémy - Malpassé - Saint-Jérôme comme un territoire concerné par des enjeux de développement, particulièrement axés autour du renouvellement urbain. 52

53 A NNEXES

54

55 GLOSSAIRE Ambition réussite Label mis en place le cadre du plan de relance de l éducation prioritaire. Il vise à élargir les choix des élèves et leur permettre une orientation positive et ambitieuse, tournée notamment vers les filières d excellence, en renforçant le maillage avec les lycées et l enseignement supérieur ANRU (Agence Nationale Pour la Rénovation Urbaine) Outil de politique de la ville, prévu pour les grands ensembles d habitat social dégradés et pour des projets en quartiers anciens dont les caractéristiques sont analogues à celles des quartiers en ZUS. Les interventions de l ANRU ont pour objectifs l amélioration des espaces urbains, le développement des équipements publics, la réhabilitation et la résidentialisation, la démolition de logements, le développement d une nouvelle offre de logements. Les centres-villes disposent de leur propre outil depuis 2009 : le PNRQAD (programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) BHNS (Bus à haut niveau de service) Approche globale incluant l'infrastructure, l'insertion urbaine et les modalités d'exploitation qui vise à faire connaître les pratiques efficaces de projets de bus, promouvoir la recherche et faire évoluer les savoir-faire Copropriété en plan de sauvegarde Procédure visant à redresser la situation financière des copropriétés, d accompagner les familles fragiles et de réaliser des travaux nécessaires à la réhabilitation des copropriétés CMUC (ouverture maladie universelle complémentaire) Droit ouverts à toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale et disposant de revenus limités (sous conditions) Déciles Valeurs qui partagent une distribution en dix parties égales. En termes de salaires par exemple, le premier décile (D1) est le seuil au-dessous duquel se situent 10 % des salaires et le neuvième décile (D9) est le seuil au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. EBC (Espace Boisé Classé) Classement qui interdit tout changement d affectation ou tout mode d occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements Ecole de la deuxième chance Issue d un projet européen dans le cadre de la lutte contre les exclusions, Marseille a été la première ville à en bénéficier et s'adresse aux jeunes âgés de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire depuis au moins un an, sans diplôme ni qualification. Emplacement réservé Servitudes consistant notamment à réserver des zones dans le PLU en vue de la réalisation de programmes de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale EPF (Etablissement public foncier) Etablissement compétent pour "les acquisitions foncières et les opérations immobilières et foncières de nature à faciliter l'aménagement ultérieur des terrains"

56 GLOSSAIRE Etablissement (économique) Unité de production localisée géographiquement, individualisée, mais dépendant juridiquement d une entreprise. Une même entreprise peut donc compter plusieurs établissements. Foncière logement Association à but non lucratif créée entre l Etat et l Union d Economie Sociale pour le Logement, (UESL, qui représente le "1% logement") qui a un rôle de diversification et de renouvellement de l offre locative notamment en lien avec les opérations ANRU Fonctions multimodales Modes de déplacement généralement employé pour les marchandises combinant plusieurs types de transports (transport ferroviaire et maritime par exemple Grands ensembles Bâtiments d'habitat collectif réalisés sous forme de tours ou de barres dans les années 50 à 70 dans le cadre des ZUP HBM (Habitat Bon Marché) Instituées au début du XX e siècle, les résidences HBM constituent les ancêtres des logements HLM. ICPE (Installation Classée pour la Protection de l Environnement) Sites industriels sur lesquels des règles spéciales de responsabilité sont établies pour les exploitants ou les propriétaires de ces sites industriels. A la fin de l exploitation, le site devra faire l objet de dépollution plus ou moins importante selon la destination future du terrain Indice de Gini Indicateur synthétique d'inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie) définit par l'insee. Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite et égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible. Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé. IRIS (îlots regroupés pour l'information statistique) Périmètre statistique (découpage du territoire) regroupant habitants (IRIS 2 000) ou habitants (IRIS 5 000) Logement indigne Un logement est indigne lorsqu il n est pas propre à la destination d habitation ou lorsqu il expose les occupants à un risque manifeste pour leur sécurité ou leur santé (circulaire du 31 mai 1990). Logements sociaux Ils sont classés en fonction des prêts (aides à la pierre) dont peuvent bénéficier les bailleurs (par convention avec l Etat) pour réaliser, acquérir ou améliorer les logements. Ceux-ci seront attribués selon les revenus des ménages qui ne doivent pas dépasser un certain seuil. On distingue le PLS (Prêt Locatif Social), le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social), le PLA-I (prêt locatif aidé d intégration) et la PALULOS (prime à l amélioration des logements à usage locatif et social) Mission locale Dispositif d intervention pour les jeunes de 16 à 25 ans qui bénéficient d'un suivi personnalisé pour définir leurs objectifs professionnels, accéder à l emploi et s y maintenir. Noyau villageois Lieu de centralité (ancien village englobé dans l'agglomération) où se retrouvent les principaux commerces et activités du quartier. Dans le présent document, les noyaux villageois sont entendus comme correspondant aux zones UAv du POS. OIN (Opération d Intérêt National) Grandes opérations menées en application de la poli-

57 GLOSSAIRE tique nationale d aménagement du territoire, comme Euroméditerranée. Elles sont un régime dérogatoire par rapport au PLU Secteur d'activité Regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale OPAH (Opération programmée d amélioration de l habitat) Ensemble d'actions ayant pour objectif la requalification du parc immobilier bâti PAE (Programme d aménagement d ensemble) Régime particulier de participation des constructeurs au financement d un véritable plan d aménagement d un secteur et qui constitue une alternative à la procédure de ZAC. PAPEJ (Points d animations prioritaires emploi jeunes) Dispositif expérimental testé à Marseille depuis juillet 2006 servant de relais entre les jeunes de 16 à 25 ans hors parcours ayant besoin d un accueil et d une orientation spécifiques pour construire leur projet d avenir PLIE (Plan local pour l insertion et l emploi) Structures visant à insérer des personnes majeures par l économique, à les accompagner durablement à l emploi. PRI (Périmètre de restauration immobilière) Procédure d'aménagement ayant pour objet la restauration et la remise en état d'habitabilité d'immeubles dans un périmètre crée à cet effet Résidentialisation Création ou reconstitution d'une hiérarchie claire entre espaces publics et privés qui permet aux habitants de se réapproprier le territoire SAS (Sursis à statuer) Décision administrative qui permet de différer une autorisation ou en refus en matière d urbanisme, notamment lorsqu une nouvelle règle est en préparation, afin de ne pas aller à l encontre de celle-ci SHON (Surface hors œuvre nette) Appelée "surface habitable" par les professionnels de l immobilier, c'est le nombre de mètres carrés constructibles sur un terrain, calculé en multipliant le COS (coefficient d occupation des sols) par la surface du terrain. TCSP (Transport en commun sur site propre) Modes de transports publics utilisant des voies qui leurs sont spécifiquement réservées Transfert d établissement( économique) Les transferts d établissements correspondent au déplacement géographique des moyens de production ZAC (Zone d aménagement concerté) Opération d aménagement apparue en 1967 en remplacement des anciennes ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité) ZAD (Zone d Aménagement Différé) Outil foncier servant à anticiper la pression d un futur projet sur les terrains aux alentours ZEP (Zone d éducation prioritaire) Ensemble d écoles et d établissements d enseignement secondaire publics liés par un projet d action commun et accueillant des élèves vivant dans un environnement socio-économique et culturel défavorable». ZFU (Zone franche urbaine) ZRU d'une taille supérieure à habitants qui nécessite l'aide la plus importante. Les entreprises qui s'y implantent reçoivent des aides incitatives Zone de chalandise Rayon d influence d une structure économique sur les consommateurs

58 GLOSSAIRE ZRU (zone de redynamisation urbaine) Territoire caractérisées par un taux de chômage élevé, une large proportion de personnes non diplômées et un faible potentiel fiscal ZUS (Zone urbaine sensible) Territoire défini par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville

59 LE CONTEXTE MARSEILLAIS Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Le territoire s est constitué par juxtaposition d unités urbaines. La fin du XIX e siècle et le XX e siècle ont eu un impact particulièrement important sur l urbanisation actuelle de la commune. Par leur intensité elles ont influé sur les formes et favorisé l amplification des dysfonctionnements actuels : - le XIX e siècle, en particulier la seconde moitié, a esquissé la trame urbaine actuelle avec l irrigation d une partie du territoire par le canal de la Durance, l accroissement des échanges commerciaux avec la réalisation du nouveau port de la Joliette, l installation de la gare Saint Charles et la croissance industrielle ; - l industrialisation se poursuit au cours du XX e siècle et se traduit par la construction de quartiers d habitat populaire et ouvrier en lien avec les installations portuaires et ferroviaires. La mise en place d un vaste réseau de tramways diffuse sur le territoire le développement urbain qui se poursuit durant la seconde moitié du XX e siècle. Avec l arrivée massive de migrants, une offre de logements doit être produite rapidement et massivement. Ces phases se sont surimposées à la trame urbaine "traditionnelle" sans réelle articulation dans un contexte de développement urbain accéléré et non coordonné. Depuis plusieurs années, de nombreuses interventions publiques ou privées, que ce soit dans les territoires centraux ou périphériques, ont été mises en œuvre pour restreindre les dysfonctionnements. - A ce jour, six sites sont conventionnés par l ANRU et un site est validé par le comité d engagement. Cette dimension curative s accompagne d autres interventions, en particulier dans les territoires centraux (Euroméditerranée) qui influent sur la requalification des territoires ; - Euroméditerranée est une opération de développement et d aménagement urbain qui a pour objectif la revitalisation des territoires inclus dans son périmètre afin de favoriser un dynamisme notamment économique. Les secteurs opérationnels du CUCS sont directement au contact de cette opération. La réussite de ce projet est conditionnée par sa capacité à tirer vers le haut son environnement ; - le Grand Projet de Ville intervient depuis plusieurs années sur son territoire de compétence afin de réduire les disparités économiques, urbaines et sociales entre les quartiers nord et le reste de la ville. Il vise également à développer les conditions pour que ce territoire soit propice au développement de l aire métropolitaine. Dans ce contexte, les territoires CUCS se caractérisent par une concentration de ces dysfonctionnements urbains. LES TERRITOIRES CUCS Au sein des territoires CUCS, plusieurs profils urbains peuvent être distingués : - les territoires de faubourgs, quartiers péri-centraux dégradés dont la constitution est liée au développement des activités à la fin du XIXème siècle. Ils se caractérisent par un tissu dense constitué d un bâti de type traditionnel souvent de qualité médiocre. Les espaces publics y sont rares. Dans ce contexte, le potentiel mutable de ces secteurs est un atout. Toutefois, leur niveau de dégradation induit la mise LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX

60 Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en œuvre de procédures massives. L articulation spatiale et temporelle de la programmation des interventions publiques ou privées est également à considérer ; - les territoires périphériques sont multiples et ont des spécificités et potentialités liées à leur localisation. toutefois, leur mode d urbanisation connaît des similitudes qui ont générés des dysfonctionnements communs. Ils sont généralement constitués autour de noyaux villageois auxquels les unités urbaines réalisées postérieurement ne sont pas raccordées. Implantées sur de vastes parcelles dans un environnement faiblement urbanisé, les programmes immobiliers réalisés ont profondément modifié le paysage et le fonctionnement de ces territoires. Ils ne présentent généralement pas de centralité affirmée ; - le centre-ville, territoire spécifique de convergence, est multiple et homogène tout à la fois. La superposition de sous ensembles indépendants dans un espace contraint est l une des spécificités du centre ville. Elle est la traduction des différentes phases d urbanisation de la ville. Les espaces s ouvrent directement les uns sur les autres sans transition. L hétérogénéité du centre ville, sa mixité est l un de ses atouts majeurs mais également un frein qui tend à rendre complexe chaque intervention et à en modifier les impacts. Les secteurs opérationnels du CUCS s articulent et sont constitués de plusieurs de ces profils. DE MULTIPLES DYSFONCTIONNEMENTS Plusieurs dysfonctionnements peuvent être associés à ces territoires : - l urbanisation s est constituée par juxtaposition d unités résidentielles plus ou moins importantes qui n ont pas été intégrées à leur environnement (une seule voie de raccordement..) ou en limite urbaine (La Savine, La Solidarité). Cette situation se traduit par une carence de continuité et d'homogénéité urbaine ; - un morcellement amplifié par le passage des infrastructures (voies ferrées, autoroutes, grands boulevards de type autoroutiers ). Elles ont contribué à accroitre l enclavement de portions du territoire. Certains programmes locatifs sociaux apparaissent, de ce fait particulièrement isolés (Les Créneaux). Elles ont également contraintes l extension de certains noyaux villageois et ainsi créer des délaissés ; - la topographie tourmentée de certains secteurs accentue la situation d isolement et complexifie le maillage viaire (Notre Dame Limite-La Savine) ; - le réseau viaire inadapté est constitué autour de voies de grande capacité inadaptées à la desserte locale, aux circulations piétonnes et qui forment des coupures. Les voies secondaires ont des tracés complexes qui ne traversent pas les unités résidentielles et ne sont pas raccordées au tissu environnant ; - le manque de gestion des espaces (voiries et espaces extérieurs) avec la présence de foncier sans vocation apparente. Cette situation est en partie imputable à la complexité de la partition de la propriété foncière ; - la carence d espaces publics identifiés qui ne favorise pas le développement de centralité. Les usages piétons sont mal organisés. Ils ne permettent pas une liaison efficace des principales fonctions des territoires et sont fréquemment supplantés par des cheminements informels ; - le manque de qualité du bâti de certains programmes immobiliers génère des vices techniques et une dégradation rapide. Ces territoires comptent également de nombreux atouts mais qui sont davantage attachés aux spécificités de leur localisation (environnement naturel de qualité, proximité des centralités, convergence de voies ). Les projets, notamment de renouvellement urbain, mis en œuvre s appuie sur ces potentiels et s appliquent à réduire ces dysfonctionnements largement identifiés.

61 Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

62 Structure Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DES CORRÉLATIONS ENTRE DISQUALIFICATION URBAINE ET SOCIALE Les carences de ces territoires se traduisent dans leurs fonctionnements. Le cumul de dysfonctionnements urbains favorise, en fonction de son ampleur, leur disqualification en termes de perception des habitants et d usages : - les choix résidentiels des ménages favorisent leur répartition dans l espace urbain en fonction de leurs caractéristiques socio-économiques ; - les effets de la ségrégation résidentielle restent à déterminer mais ont un impact sur l accès aux droits ; - la dégradation de l environnement urbain, la faible diversité résidentielle amplifient progressivement les dynamiques de concentration de précarité notamment du fait de la croissance de la pression foncière et immobilière croissante ; - ce mouvement est également accru dans le cadre d opérations de renouvellement urbain sur les territoires n en bénéficiant pas. Si l articulation des opérations est un préalable à l action, la charnière entre les projets urbains et le développement social apparaît être, dans ce contexte, un levier. Pour ce faire, elle ne peut être restreinte à la gestion urbaine de proximité. avec leur environnement très urbanisé ; - l amélioration de la qualité urbaine par le traitement des espaces, la réalisation d espaces publics et leur mise en réseau, harmoniser le traitement et la perception du paysage urbain ; - le repérage et le traitement des délaissés. Les préalables au développement social restent à conforter. En la matière, la connaissance des acteurs de terrain associée à celle des pratiques des habitants est un support indispensable au développement des territoires en CUCS. DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET INTERVENTIONS URBAINES Le développement urbain a été réalisé sans réelle vision d ensemble, souvent sur la base d opportunités foncières. Ce mode de faire a montré ses limites. Plusieurs préalables urbains forment le socle des interventions conduites sur ces territoires : - la réorganisation de la perméabilité des espaces en s appuyant sur la répartition des équipements, des espaces publics et verts et en développant le réseau viaire et les cheminements piétons ; - l adaptation et la hiérarchisation des voiries, en particulier celles de transit de favoriser leur compatibilité

63 Sturcture Urbaine SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS La structure urbaine est caractérisée par l organisation générale de l espace, notamment articulée par la voirie, et par la distribution au sein de celui-ci des fonctions traduite en termes d occupation des sols. L objectif de cette problématique est de repérer : - les évolutions urbaines des dernières années et l état de la situation ; - les évolutions prévisibles de la structure urbaine ; L organisation des fonctions : - la répartition des fonctions. L environnement : - la présence de sites d exception et leur mise en valeur ; - la présence de nuisances qu elles soient naturelles (zones inondables), technologiques (industrielles) ou humaines (circulation, décharge ) ; - les limites d utilisation des sols résultant de contraintes administratives (servitudes : espaces boisés classés, réservations...). L analyse s attachera à mettre en évidence : - les facteurs de cohésion urbaine des secteurs ou les ruptures ; - les enjeux, les potentialités et les stratégies ; - les modalités d inscription de ces secteurs dans leur environnement et dans le fonctionnement et les enjeux urbains communaux et d agglomération. Il s agit d identifier les principaux facteurs urbains intervenant sur le fonctionnement des territoires, qu ils soient des atouts ou des dysfonctionnements. Cette démarche permettra d établir les spécificités de ces facteurs et les influences qu ils ont. Elle portera plus précisément sur : L analyse des principales caractéristiques du tissu urbain : - la constitution du tissu urbain actuel ; - le maillage urbain et sa lisibilité ; - le bâti (typologie du bâti, densité) ; - les grands axes de liaison ; - les espaces publics ; - les incidences du relief sur la structure urbaine. Les interventions en cours ou en projet : - les interventions sur la structure urbaine en cours ou en projet au sein des secteurs du CUCS (rénovation urbaine, projet de voirie, d équipements ) ; - les grandes opérations touchant l ensemble de la ville, voire l aire métropolitaine qui sont aujourd hui en cours de réalisation et qui ont un impact sur le secteur (les grandes infrastructures de transports en commun, le développement de zones d activité, de recherche ou de formation ). Cette problématique porte sur une analyse de la morphologie urbaine des secteurs opérationnels en lien avec leur histoire et les évolutions récentes ou en cours. Elle s appuie essentiellement sur l expertise de l agam (études réalisées, enquêtes de terrain, exploitations des données disponibles ).

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65 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La problématique des flux s attache à décrire les migrations résidentielles des habitants des territoires de la ritorial fin (IRIS) l analyse porte sur l échelle de l arron- Faute de données statistiques récentes à un niveau ter- politique de la ville. dissement. Des perspectives concernant les secteurs La mobilité résidentielle des ménages a, en effet, un opérationnels sont toutefois évoquées au regard des impact majeur sur l évolution des territoires. Les choix grandes tendances constatées. de localisation résidentielle des ménages influencent les équilibres socio-démographiques. Ils engendrent L analyse sera affinée lors de la livraison de données une dévalorisation plus rapide du parc immobilier plus récentes sur ce champ. Pour ces raisons, aucune dans les zones délaissées et une pression accrue de la synthèse n a été produite à l échelle de l ensemble du demande dans les zones attractives. CUCS concernant cette problématique. LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L analyse aura pour objectifs de déceler : - les modifications de la composition de la population ; - les populations captives ; - les perspectives en termes de flux liés aux projets... Elle traitera en particulier de : - l inscription des secteurs dans les flux résidentiels à l échelle de la commune : les flux migratoires résidentiels entre 1990 et 1999 ; le profil des migrants entre 1990 et 1999 (CSP/âge) ; les flux résidentiels après 1999 (mutations et emménagés récents/ la mobilité dans le parc locatif) à l échelle de l arrondissement de référence des secteurs opérationnels ; - les migrations résidentielles à l échelle des arrondissements de référence des territoires opérationnels en 1999 et en 2005 : la mobilité dans le parc locatif social les mutations dans l ancien et le profil des ménages ; les évolutions de la démographie de la population les évolutions du parc de logements ; les projets pouvant avoir un impact sur les flux. LES SOURCES ET DÉFINITIONS Fichier FILOCOM, 2005 et 1999 (données à l arrondissement) Base de données issues des fichiers fiscaux et fonciers (fichiers taxe d habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties, fichier des propriétaires, fichier impôt sur le revenu des personnes physiques). Le taux d emménagés récents Il s agit de la part des ménages occupant leur logement depuis moins de deux ans (cet indicateur est ventilé par statuts d occupation). Logements (au sens du fichier FILOCOM) Le parc de logements est approché à partir du classement du propriétaire selon une nomenclature distinguant les personnes physiques, l État, les différentes collectivités locales, les sociétés HLM, les SEM, les autres personnes morales... Il ne permet pas de repérer les logements sociaux détenus par les collectivités locales. LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI SOURCES :. Migrations résidentielles : INSEE-RGP 1999 à l'iris. Occupation du parc de logements : Filocom 1999 & 2005 à l'arrondissement. Caractéristiques des habitants : INSEE-Recensement rénové, juillet 2005 (données provisoires à l'arrondissement). Population légale : INSEE-Recensement rénové, population municipale en janvier 2006 LES ÉCHELLES URBAINES

66 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Ménages aux revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS Il s agit des ménages très modestes (revenu imposable inférieur à 60% du plafond de ressources permettant de prétendre à un logement locatif social public). Les plafonds de revenus pour prétendre à un logement social sont réévalués chaque année. Leur progression est indexée sur celle du smic. RECENSEMENT RÉNOVÉ La méthode mise en œuvre dans le cadre du recensement rénové consiste à produire chaque année, pour chaque commune, «une population prenant effet juridique le 1 er janvier suivant mais calculée en se référant à l année du milieu des cinq années écoulées. Sur le plan technique, cette référence à l année du milieu des cinq années écoulées tient au fait que les communes de moins de habitants sont recensées exhaustivement par roulement tous les cinq ans, et que les communes de habitants ou plus sont enquêtées par sondage à raison de 40% de leur population en cinq ans, l ensemble de leur territoire étant pris en compte au bout de ces cinq années.» (Source : INSEE, méthodes et définitions) La population légale au 1 er janvier 2009 (donnée du 1 er janvier 2006) Il s agit de la «population municipale». Elle comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans des habitations mobiles, recensées sur le territoire de la commune. Les résultats des enquêtes annuelles de recensement Ce sont des indicateurs provisoires caractérisant la population et les logements calculés à partir des résultats des enquêtes de recensement de 2004, 2005, 2006 et Les résidences principales «Une résidence principale est un logement occupé de façon habituelle et à titre principal par le ménage. Il y a ainsi égalité entre le nombre de résidences principales et le nombre de ménages.» (source : INSEE, méthodes et définitions) Lieu de résidence 5 ans auparavant Il s agit du lieu de résidence 5 ans avant l'enquête. La question permet de distinguer, parmi les personnes recensées, celles qui habitaient : - dans le même logement, - dans un autre logement de la même commune, - dans une autre commune. Ancienneté moyenne d'emménagement dans la résidence principale «L'ancienneté est calculée à partir de l'année d'emménagement dans le logement. Pour les individus enquêtés en 2005 ayant déclaré avoir emménagé en 2005 l'ancienneté d'emménagement est de 0 an, pour ceux qui ont déclaré 2004 l'ancienneté d'emménagement est de 1 an... Si tous les occupants présents au moment du recensement ne sont pas arrivés en même temps, la date d'emménagement correspond à celle du premier arrivé. Si cette personne a toujours vécu dans le logement, l'année d'emménagement correspond à son année de naissance.» (Source : INSEE)

67 Les Flux SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS RGP 1999 À L IRIS La population en 1999 Il s agit de la population sans double compte. Elle comprend : - «la population des logements, y compris les élèves internes et les militaires séjournant dans un établissement d'une autre commune et ayant leur résidence personnelle dans la commune ; - la population des collectivités de la commune : travailleurs en foyer, étudiants en cité universitaire, personnes âgées en maison de retraite, hospitalisés de longue durée, religieux, personnes en centre d'hébergement de courte ou de longue durée, autres : handicapés... ; - les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles et les mariniers ; - la population des établissements pénitentiaires de la commune ; - les militaires et élèves internes vivant dans un établissement de la commune et n'ayant pas d'autre résidence.» (source : INSEE, définition PSDC). La mobilité Le recensement mesure la mobilité à partir de la localisation des individus à chaque recensement de la population. Il n est donc pas possible de comptabiliser plus d un déménagement entre deux recensements successifs. Cette situation tend à sous-estimer la réalité (en particulier dans les territoires où le parc locatif est très important).

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69 SYNTHÈSE La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La précarité est forte sur l ensemble de Marseille mais plus prononcée dans les territoires cucs. Dans un contexte de fortes inégalités urbaines à l échelle de la Région et du Département, la Ville de Marseille accuse une situation encore plus tranchée : - Fortement contrastée, la Région PACA est l une des régions les plus frappées par la pauvreté, alors qu elle fait partie de celles qui comptent le plus de ménages favorisés ; - La valeur du premier décile est de par unité de consommation, contre en France métropolitaine, pour les Bouches du Rhône et seulement de à Marseille ; - L écart entre les revenus des plus aisés et des plus modestes est très élevé à Marseille (rapport inter décile de à Marseille contre 8 dans les Bouches du Rhône et 6.7 dans la Région). Ce constat s accompagne pour les habitants de Marseille et plus particulièrement pour les populations du CUCS d une dégradation plus marquée de l ensemble des indicateurs de précarité : - Le taux de demandeurs d emploi en fin de mois de «catégorie 1» est de 17% pour les habitants du CUCS contre 14% pour Marseille (2005) ; - Le taux de demandeurs d emploi sans qualification est de 31% au sein du CUCS, contre 24% pour Marseille (2005) ; - Le taux de bénéficiaires de la CMUC est de 28% pour les habitants du CUCS, de 19% pour ceux de Marseille, 12% pour les Bouches du Rhône et 10% en Région PACA (2006) ; - La part des familles monoparentales pour le CUCS est de 24%, contre 14% pour Marseille, 12% dans les Bouches du Rhône et 11% pour la Région PACA (INSEE 1999). Le clivage Nord/Sud, est toujours présent à Marseille, même si la «frontière historique» tend à se déplacer : - La Canebière a longtemps formé un axe historique de séparation entre le nord (ménages plutôt modestes, à faibles revenus) et le sud (dominante résidentielle et bourgeoise). Cette limite, aux contours moins évidents, reste une réalité. - Tout en participant à ce clivage entre le Nord et le Sud, le CUCS est également composé de «sous territoires de forte précarité» générés par les évolutions locales. - A cette échelle, le clivage Nord/Sud n a que peu d influence sur la précarité, qui se développe massivement dans ces «sous-territoires». SOURCES :. Taux de demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés à temps partiel : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris 2005,. Bénéficiaires de la CMUC : CNAM/TS-INSEE à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, Logements sociaux : Atlas du parc locatif social, AGAM, Les logements sociaux comprennent les logements familiaux, les résidences sociales et les logements d urgence (en sont exclus les logements étudiants). Allocataires de minima sociaux : Fichier FIC 2006 à l IRIS, CAF 13. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) AVERTISSEMENT : Les données statistiques peuvent apparaître plus favorables que la situation réellement constatée sur certaines unités urbaines. En effet, les données exploitées le sont à l'échelle de l'iris (niveau statistique le plus fin disponible). L'IRIS est parfois insuffisamment précis pour aborder la problématique de la précarité. LA PRÉCARITÉ LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE

70 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Face à la bipolarisation des territoires à une échelle globale (Nord - Sud), une analyse plus précise montre que la situation apparaît plus contrastée. En effet, les ménages aux profils les plus extrêmes tendent vers une homogénéisation de leurs caractéristiques autour de particularités discriminantes : - A une échelle fine, la situation des ménages s émancipe largement de la moyenne ; - Le profil des foyers formant un groupe social ayant des caractéristiques rapprochées s homogénéise ; - Dans le même temps, les écarts entre ces différents profils socio-économiques se creusent ce qui concourt à une diminution de la mixité sociale et urbaine. Le parc locatif social est une caricature de cette situation. Toutefois, il ne détient pas le monopole de la précarité qui n est pas le seul fait de la structure urbaine Diverses formes de concentration de forte précarité sont disséminées sur l ensemble du cucs Dans le territoire de projet Grand centre ville ainsi que dans le secteur La Cabucelle-St Louis-La Viste : - Les indicateurs de précarité connaissent des valeurs fortes, toujours supérieures à la moyenne du CUCS ; - La précarité est importante. Elle concerne les habitants des quartiers anciens aux conditions de vies moins favorables que dans le reste de la ville ; - L environnement urbain (coupures urbaines, nuisances ) et le manque de qualité du bâti ont un impact majeur sur la formation des poches de précarité dans ces secteurs. Le caractère répulsif de ces territoires favorise le maintien et l implantation de populations précaires, consécutives au départ des populations non captives. Dans les territoires de projet Littoral Nord et Nord Est : - la précarité se concentre sur des espaces très restreints mais à forte densité de population ; - elle concerne un poids de population très élevé, en particulier dans le secteur de «Grand Saint Barthélémy» ; - la mobilité résidentielle des ménages précaires est LA PRÉCARITÉ EN CHIFFRES - 17 % de demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 : (Marseille : 14%) - 28 % de bénéficiaires de la CMUC en 2005 (Marseille : 19%) - 32 % d emplois à temps partiel en 2005 (Marseille : 30%) - 64 % de demandeurs d emploi réinscrits dans un intervalle de 7 mois logements locatifs sociaux en 2006 (37% 1 des résidences principales) - 39 % des ménages fiscaux sous le seuil théorique de pauvreté monétaire en 2005 (Marseille 23%) faible du fait d un accès au logement difficile ; - ces territoires se caractérisent par un repli social, une carence de mixité dans les équipements notamment scolaires, une stigmatisation des habitants selon leur lieu de résidence L enclavement, l isolement et les formes urbaines ont un impact majeur sur les formes de précarité de ces territoires. Le cas particulier du territoire de projet Grand Sud Huveaune : - l étendue et l hétérogénéité socio-économique de ces territoires limitent la lisibilité de la précarité, souvent ponctuelle ; - la précarité est d autant plus marquée que l environnement social est favorable et qu il se juxtapose en immédiate proximité des situations de précarité, sans induire de mixité sociale pour autant ; - le poids que représentent ces secteurs dans les populations précaires du CUCS est élevé (en particulier celui de la Vallée de l Huveaune). Les indicateurs, non disponibles à une échelle très fine, sont lissés par le contexte socio-économique favorable. 1 Taux de logements sociaux, il s agit d un taux estimatif.

71 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les évolutions urbaines tendent à modifier les grands équilibres sociaux Globalement, quel que soit le territoire, la précarité ne régresse pas mais tend à se déplacer. Précarité et mobilité résidentielle : - les marchés immobiliers et la rente foncière tendent à arbitrer la répartition géographique des ménages ; - les secteurs opérationnels du CUCS sont caractérisés par la présence de zones de dépression des prix du foncier qui connaissent des réalités d évitement. Bien que subies, elles disposent d un potentiel mutable important ; - les populations précaires qui y résident sont généralement dans l incapacité de changer de lieu de résidence même si celui-ci est particulièrement dévalorisant ; - parallèlement, les évolutions récentes tendent à amplifier la mobilité des populations précaires ; Lecture : Plus la courbe est éloignée du centre plus l indicateur est dégradé. La précarité dans le CUCS : comparaison Marseille / CUCS - la polarité économique du centre-ville se déplace vers le Nord-Est, en lien avec le développement du tertiaire supérieur ; - les opérations de renouvellement urbain, de résorption de l habitat insalubre, la reconquête des friches industrielles contribuent également à la revalorisation de ces territoires ; - l habitat populaire est supplanté par les activités économiques à forte valeur ajoutée et le profil des ménages est «tiré vers le haut» ; - les ménages précaires sont ainsi repoussés vers d autres quartiers dépréciés. A situation socio-économique constante, ces mouvements augmentent mécaniquement la précarité d un autre territoire. Plus généralement, ils tendent à modifier les équilibres sociaux déjà fragiles Précarité et marché du travail : - l emploi est identifié comme le pilier de l insertion sociale, de la reconnaissance de soi, du mieux être. Souvent par manque de qualification, les populations précaires sont en rupture avec l emploi (taux de RMIstes élevé, chômage de longue durée inférieur à la moyenne traduisant l abandon de la recherche d emploi) ; - le marché du travail revêt pour elles un caractère exclusif et ne représente pas un mieux social (sentiment d échec, bas salaires, horaires désocialisant etc.) ; - l abandon précoce de la scolarité et l échec scolaire, particulièrement en CUCS, envoient sur le marché du travail de très jeunes actifs sans qualification et au niveau scolaire insuffisant pour accéder à un emploi ; - la formation peut permettre à ces populations de se réinscrire dans des parcours professionnels ascendants. Les dispositifs d insertion visent la qualification et l intégration par l articulation entre approche sociale et professionnalisante. Adoptée pour les publics en rupture avec l emploi (en particulier les RMIstes), cette approche s adapte également aux scolaires et aux jeunes adultes.

72 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Précarité et populations mineures : - les mineurs appartenant à des ménages précaires sont dans une situation de fragilisation ; - affectés par les difficultés de leurs parents, ils rencontrent également des difficultés pour acquérir les savoirs de base et à se positionner au regard des normes sociales. Les phénomènes de déscolarisation, de perte de confiance dans le système scolaire se généralisent, éloignant toujours plus ces populations du marché du travail. Précarité et vie sociale : - les équipements, en tant qu éléments primordiaux du lien social, forment des facteurs de perméabilité et d ouverture des quartiers ; - l école joue un rôle majeur dans l intégration des espaces et des populations dans la ville. L implantation des établissements scolaires répond aux mouvements d urbanisation ainsi qu aux logiques de peuplement ; - les formes urbaines et les caractéristiques des structures scolaires s influencent mutuellement, notamment dans les situations de forte concentration de populations en situation de précarité. La géographie scolaire tend à renforcer la spécialisation sociale de certains quartiers. Les établissements scolaires peuvent aussi bien jouer un rôle central dans le processus de valorisation et d intégration qu engendrer des mécanismes de renforcement de la ségrégation.

73 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

74 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté 39% 23% - Inégalité des revenus / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie 1 17% 14% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi 24% 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée 15% 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC 28% 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC 39% 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations 35% 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif 15% 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne 28% 5% Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale Exemple de lecture : le secteur opérationnel St Lazare-St Mauront-Belle de Mai a un taux de demandeurs d emploi Catégorie 1 supérieur à la moyenne du CUCS

75 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS MOYENNE MARSEILLE REVENUS (données INSEE-2005) - Poids des ménages sous le seuil théorique de pauvreté % 23% - Inégalité des revenus / / DEMANDEURS D EMPLOI (données INSEE-ANPE 2005) - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois Catégorie % 15% - Moins de 25 ans demandeurs d emploi % 26% - Taux de demandeurs d emploi de très longue durée % 20% ALLOCATIONS (données INSEE-CNAM 2006) - Taux de bénéficiaires de CMUC % 19% - Poids des mineurs parmi les bénéficiaires de la CMUC % 37% - Poids des allocataires à bas revenus dependants à plus de 75 % des prestations % 29% POPULATION (données INSEE-RGP 1999) - Taux de familles monoparentales avec chef de famille inactif % 11% SCOLARISATION (données IA-2006/2007) - Part des élèves fréquentant un collège dont l absentéisme est supérieur à la moyenne % 5% CLASSEMENT DES QUARTIERS SELON LEUR NIVEAU DE PRÉCARITÉ CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon le poids de la précarité monétaire)

76 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS MÉTHODE ET DÉFINITIONS LA PRÉCARITÉ, UNE APPROCHE COMPLEXE ET SANS VÉRITABLE DÉFINITION La précarité est une thématique qui nécessite une approche complexe, sa réalité et ses évolutions étant difficiles à aborder. Elle ne fait pas l objet de normes mais se qualifie en référence à une situation qui fonde la norme. Les éléments qui fondent les situations de précarité revêtent des niveaux et des physionomies différentes tout en ayant à terme, les mêmes impacts, conduire à l exclusion. Dans ce cadre, la précarité peut être définie à travers les situations et les facteurs «empêchant les individus d accéder à leurs droits fondamentaux et ne leur permettant pas de remplir leurs devoirs». UNE ANALYSE DYNAMIQUE ET PROSPECTIVE Une approche bi-dimensionnelle qui croise indicateurs quantitatifs et contexte socio-urbain. En terme de méthode, les indicateurs quantitatifs utilisés visent à montrer le pouvoir de consommation des ménages (DGI, CAF, CNAM ), ainsi que les difficultés d insertion professionnelle (ANPE, DADS ) et scolaire (Inspection Académique, CAP ). Les informations ayant trait au cadre de vie, à la santé ou à l insertion sociale sont des données plus qualitatives issues de sources diverses et de «dires d experts» (AGAM, professionnels ). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. Une méthode d analyse qui permet le suivi et la comparaison des territoires opérationnels entre eux : - Repérage de territoires plus restreints où se concentrent des situations de grande précarité ; - Identification des caractéristiques et des formes spécifiques que revêt la précarité dans les différents secteurs ; - Comparaison des différentes situations rencontrées au sein d un même secteur opérationnel et des zones de grande précarité ; - Constitution pour chaque secteur d un indice de référence qui permettra de suivre l évolution des situations de précarité et de comparer les secteurs entre eux ; - Constitution de cet indice à partir de la somme des indicateurs retenus, pondérée par un coefficient calculé sur la moyenne marseillaise (base 1) ; - Définition d un indice de rang, permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement ; - Positionnement de chaque secteur opérationnel en fonction du poids de la population économiquement précaire qu il représente dans le total marseillais. Cette approche de la précarité permet de mesurer son évolution aussi bien d un point de vue géographique qu en terme d intensité. DÉFINITIONS REVENUS Il s agit du traitement par l INSEE des fichiers de la Direction Générale des Impôts de l année 2005 à l IRIS et exprimé par unité de consommation. Dans le présent document, le terme revenu correspond au revenu fiscal des ménages exprimé par unité de consommation (UC). Le revenu fiscal «correspond à la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la déclaration des revenus, avant tout abattement. Le revenu fiscal comprend ainsi les revenus d activité salariée et indépendante, les pensions d invalidité et les retraites (hors minimum vieillesse), les pensions alimentaires reçues (déduction faite des pensions versées), certains revenus du patrimoine ainsi que les revenus sociaux imposables : indemnités de maladie et de chômage (hors RMI).»

77 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L unité de consommation (UC) est une unité permettant de comparer les ménages de composition différente entre eux. Elle correspond à l expression du nombre de personnes pondéré composant le ménage. la pondération suivante est la plus utilisée: - 1 UC pour le premier adulte du ménage ; - 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; - 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Déciles Les déciles correspondent aux valeurs partageant une distribution en 10. Le premier décile (D1) correspond au revenu au-dessous duquel se situent 10% des revenus des ménages fiscaux (par unité de consommation). Il est le reflet Le neuvième décile (D9) est le revenu au-dessous duquel se situent 90 % des salaires. Le rapport interdécile (D9/D1) est le rapport entre le 9 e décile et le 1 er décile. Il mesure les inégalités de la distribution des revenus UNE DÉFINITION DE LA PRÉCARITÉ «La précarité est l absence d une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l existence qu elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible» J.WRESINSKI Grande pauvreté et précarité économique et sociale. Paris, Journal Officiel, 1987, p 14 LES PRINCIPALES POPULATIONS CONCERNÉES PAR LA PRÉCARITÉ - Les demandeurs d emploi ; - Les bénéficiaires de minima sociaux ; - Les actifs employés exerçant des emplois ne garantissant pas leur stabilité ; - Les populations fragilisées de par leur lieu de résidence, origine, santé ; - Les jeunes descolarisés ou en rupture ; - Les mineurs appartenant à un ménage correspondant à l une de ces caractéristiques. Indice de Gini Indicateur synthétique d inégalités de revenus qui varie entre 0 et 1. Plus les revenus sont égaux, plus il est proche de 0 (égalité parfaite), plus il est proche de 1 et plus les inégalités sont fortes. Seuil de pauvreté monétaire Il s agit d un niveau de vie en dessous duquel les individus sont considérés comme pauvre. Il est établi par rapport à la distribution des revenus disponibles de l ensemble de la population. En France, ce seuil est communément fixé à 50% de la médiane des revenus disponibles par unité de consommation. Le seuil de pauvreté tel que défini dans le présent document (qualifié de «seuil théorique de pauvreté») est fixé, à 50% des revenus déclarés des ménages marseillais par unité de consommation. A la différence du «seuil de pauvreté», il ne prend donc pas en compte les prestations sociales qui ne se déclarent pas. Ainsi, le poids des ménages sous le seuil de pauvreté a tendance à être légèrement sur-estimé. ALLOCATIONS DE LA CAF Les données sont issues de l extraction par la CAF 13 du fichier FIC 2006 à l IRIS

78 La Précarité SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Allocataires à bas revenus Le seuil de bas revenus est égal à la moitié du revenu médian par unité de consommation (le revenu médian est le seuil de revenu qui partage la population en deux groupes égaux). Ce seuil de bas revenus est fixé à l échelle nationale. Il s élève à 771,47 euros par mois par unité de consommation pour 2006 (définition INSEE). Le revenu pris en compte pour le calcul du seuil de bas revenu des allocataires CAF est le revenu mensuel disponible avant impôts. Il est donc égal à la somme des revenus annuels bruts déclarés par l allocataire et du total des prestations perçues,divisés par 12. Les allocataires pris en compte sont ceux ayant perçu au moins une prestation mensuelle CAF (hors étudiant et population de plus de 65 ans). L allocataire est le responsable du dossier pour l ensemble du ménage. Les bénéficiaires sont l'allocataire plus le conjoint et les personnes à charge. LES DEMANDEURS D EMPLOI Les données sont issues du traitement par l INSEE des fichiers de demandeurs d emploi en fin d année de l ANPE (2005) Le taux de demandeurs d emploi Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) c est à dire à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Il n existe pas de taux de chômage officiel infra-communal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en Ce taux est de 15% pour Marseille fin Demandeurs d emploi de très longue durée Ce sont les demandeurs d emploi de catégorie 1 inscrits à l ANPE depuis plus de deux ans (Source, INSEE- ANPE 2005) Qualification des demandeurs d emploi Demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) Demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC) LES BÉNÉFICIAIRES DE LA CMUC Les données sont issues du traitement par l INSEE des données du fichier CNAM/TS (2006) Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) Toute personne résidant en France et n ayant pas de protection sociale a droit à la CMU de base. Certains assurés ou ayant droit aux revenus limités peuvent aussi bénéficier de la complémentaire gratuite (CMUC) La protection complémentaire CMU prend en charge les dépenses non couvertes par la sécurité sociale. Pour bénéficier de la CMUC, il faut habiter en France depuis plus de 3 mois, être en situation régulière, ne pas dépasser un revenu fiscal annuel plafond (606 pour 1 personne seule par an) ou bénéficier du RMI. Le taux de bénéficiaires de la CMUC correspond au nombre de bénéficiaires en 2006 rapporté au nombre total d assurés.

79 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS UNE CROISSANCE DES EMPLOIS La Ville de Marseille montre un dynamisme accru en s appuyant sur un appareil productif principalement composé de très petites entreprises : - la part des établissements et des emplois de services, largement majoritaire, est plus élevée à Marseille (77% des emplois en 2006) que celle constatée en France (63%) et dans les Bouches du Rhône (68%) ; - le poids des très petites entreprises (aucun salarié) est plus élevé à Marseille (58% des établissements en 2007) qu en France (54%) ; - ce constat est particulièrement vrai pour les secteurs de la construction, du commerce et en moindre mesure des services ; - les très petites entreprises sont les principales créatrices d emplois. Entre 1999 et 2007, la progression annuelle a été plus importante à Marseille (+4%) qu en France (+2,7). Les secteurs de la construction et des services sont ceux qui ont le plus progressé. Cette répartition traduit un rattrapage des activités de services lié à une désindustrialisation tardive. Le lien avec l économie industrielle reste très fort, une part importante des emplois reste dépendante des activités industrielles (logistique, activités portuaires ). Une forte précarité des actifs face à l emploi, malgré une baisse continue du nombre de demandeurs d emploi : - Le taux de demandeurs d emploi à Marseille (12,2% en janvier 2008, catégorie 1) est supérieur à la moyenne française (7,3%), mais il baisse régulièrement depuis 1998 (-3.9%/an) parmi les demandeurs d emploi de catégories 1,2 et 3 ainsi que pour les moins de 25 ans (-4%/an). La situation des actifs se caractérise également par la présence plus importante qu en France de salariés précaires et à temps partiel. La situation économique dans les CUCS amplifie les caractéristiques rencontrées à l échelle de la ville, avec davantage d établissements sans salarié, un taux de demandeurs d emploi plus élevé, un poids important des actifs faiblement qualifiés. À ces caractéristiques s ajoute celle de la présence plus marquée du secteur de l industrie. Le tissu économique reste dynamique mais faiblement pourvoyeur d emplois : - plus de 67% des établissements sont constitués de très petites entreprises, qui interviennent principalement dans le secteur des activités «résidentielles» (commerce de détail, café-restauration, services de proximité ). Ces activités représentent 39% des établissements en 2007 et 24% des emplois du CUCS en 2005 ; - le BTP est un des secteurs parmi les plus dynamiques et représente 9% des emplois du CUCS en 2005, contre 7% pour Marseille. Créateur d emplois, il fait SOURCES :. Demandeurs d emploi : ANPE-INSEE, fichier des demandeurs d emploi en fin d année 2005/population active - RGP 1999 à l'iris. Salariés : DADS-INSEE, déclarations de données sociales exploitées au lieu de résidence des salariés à l'iris Établissements et emplois : source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif) à l'iris Établissements et estimation de l emploi (géolocalisés) : Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE. Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aix-marseille.fr) LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE L'ACCÈS À L'EMPLOI LES ÉCHELLES URBAINES L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LA PRÉCARITÉ LES FLUX

80 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS cependant largement appel à des formes de travail précaire. Le turn-over de ces établissements est très fort, alors que leur taux de survie est faible. Ces domaines d activité renforcent et fragilisent le CUCS. Ils sont générateurs d emplois, mais faiblement qualifiés, précaires (travail ponctuel en relation avec les mises en chantier) et très fortement attachés à la conjoncture nationale et locale. Le secteur des services est aussi dynamique que dans le reste de la commune : - le domaine des services est prépondérant parmi les établissements, les emplois mais aussi parmi les salariés résidants. Parallèlement, les services sont largement dominants dans l orientation professionnelle des demandeurs d emploi ; - le poids des actifs travaillant ou aspirant à travailler dans les services est aussi élevé que pour le reste de la commune ; - ce secteur d activités, principal pourvoyeur d emplois du CUCS, est également créateur d emplois. Il connaît la plus forte progression après le BTP. Toutefois, cette croissance est moindre que celle constatée dans la commune ; - elle apparaît très variable selon les secteurs opérationnels et les activités (les services à la personne étant le domaine qui progresse le plus). L'EMPLOI EN CHIFFRES établissements en 2007 (43% des établissements de Marseille) - +3% d établissements par an (Marseille : +2,5%) emplois (publics et privés) en 2005 (40% des emplois marseillais) - Croissance des emplois : 1,3% par an entre 1999 et 2005 (Marseille : 1% par an) - Répartition des emplois selon activités : services 63% (Marseille 70%), BTP : 7% (Marseille 5%), commerce 16% (Marseille 13%) ; industrie 8% (Marseille 6%), primaire 0% (Marseille : 0%) salariés résidant en CUCS en 2006 soit 50% des salariés marseillais en % de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 14%) - 24% de jeunes actifs demandeurs d emploi de catégorie 1 en 2005 (Marseille : 24%) Ces activités sont génératrices d emplois mais l offre reste insuffisante face au poids des actifs de ce domaine. Le poids de l activité industrielle reste important, avec près de la moitié des emplois de ce secteur concentrée sur le CUCS : - si l activité des services est dominante dans le CUCS, le poids des établissements et des emplois industriels reste élevé par rapport à la moyenne marseillaise (8% des établissements et des emplois) ; - avec 47% des emplois industriels de la commune, le CUCS comprend les principaux territoires industriels de Marseille (arrière port, vallée de l Huveaune ) ; - alors qu elle se maintient dans le CUCS, la diminution de cette activité à l échelle communale tend à accroître la concentration géographique de ces établissements ; - parallèlement, le niveau de qualification des salariés est faible. 34% des salariés en CUCS sont de CSP «ouvrier» (26% pour Marseille) dont 46% sont sans qualification (Marseille 44%) ; - parmi les demandeurs d emploi, 24% sont de qualification professionnelle «ouvrier» (20% pour Marseille) dont 48% sont sans qualification (45% à Marseille) ; - avec en moyenne 7 emplois par établissement (contre 5 pour le reste des établissements) et la présence d entreprises majeures drainant des réseaux de services, le domaine industriel est un acteur important de l emploi dans le CUCS. La forte représentation de l industrie dans les CUCS est liée à la définition de ces territoires. Cumulant des populations en difficulté, ils sont souvent caractérisés par la présence de secteurs dévalorisés notamment par la présence d activités industrielles à faible valeur ajoutée, fortement pourvoyeuses de main d œuvre peu qualifiée. Le poids important d actifs faiblement qualifiés résidant dans le CUCS se vérifie pour tous les secteurs d activité : - la part des professions intermédiaires et des cadres est relativement faible (26% des salariés du CUCS

81 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS en 2005, contre 36% pour Marseille). De même, les employés sont davantage non qualifiés que dans le reste de la commune ; - le faible niveau de qualification est particulièrement marqué parmi les demandeurs d emploi ; - le CUCS regroupe 59% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» et 69% des demandeurs d emploi sans qualification professionnelle de la commune ; - parmi les actifs du CUCS, 41% des demandeurs d emploi de «catégorie 1» sont non qualifiés, 67% ont un niveau d étude inférieur au «niveau V» (BEPC, BEP ou CAP) ; - enfin, l absence de qualification est particulièrement élevée et pénalisante pour les jeunes actifs. La faible qualification des demandeurs d emploi et des actifs employés se confronte à un renforcement du niveau demandé par les employeurs. Cette situation génère des embauches précaires, des emplois faiblement rémunérateurs et des difficultés d insertion dans le marché du travail (en particulier pour les jeunes). UNE SPÉCIALISATION DES SECTEURS OPÉRATIONNELS EN FONCTION DE LEURS ACTIVITÉS Les secteurs dont les activités «productives» sont dominantes : l axe littoral du centre-ville vers le Nord et la Vallée de l Huveaune : - ces territoires sont l émanation de l histoire industrielle de la ville (notamment liée au port) ; - premier pourvoyeur d emplois industriels du CUCS, Bon-Secours/Saint-Joseph/La Delorme connaît une progression des activités de «production» ; - le poids important des activités et emplois industriels de la «Vallée de l Huveaune» est stable. Attractif pour les entreprises, celles-ci connaissent des difficultés pour s implanter dans ce territoire en raison d une saturation du foncier. Cette situation est exacerbée par la compétition avec l immobilier résidentiel et les équipements ; - «Littoral Séon» est l un des secteurs les plus dynamiques du CUCS en terme de création d emplois, avec une croissance annuelle de 11% entre 1999 et La dominante industrielle tend à s estomper au profit du BTP et des services aux entreprises. Ces derniers sont dynamisés par la présence de la ZFU ; - plusieurs secteurs à vocation industrielle sont en mutation (La Cabucelle, Saint-Louis La Viste, Saint- Lazare Saint-Mauront Belle de Mai). Ils connaissent une régression des emplois industriels au profit des services (notamment les services aux particuliers qui progressent fortement). Ces secteurs se caractérisent par le poids important des activités industrielles, de commerce de gros, de logistique qui nécessitent de grandes emprises foncières. Leur potentiel mutable représente un enjeu important pour le développement économique et social du CUCS. Le Grand Centre Ville, un lieu de centralité majeur : le centre-ville représente près de la moitié des établissements du CUCS (40%) avec un poids très élevé des services et des commerces. Il perd des emplois sur la période de 1999 à 2005, notamment dans le secteur des services. La diversité de l offre d emplois qu il génère, son rôle de centralité, sa situation au cœur des dispositifs d insertion le caractérisent comme un lieu de concentration d actifs notamment ceux recherchant un premier emploi. Les secteurs résidentiels faiblement pourvus en emploi ; Littoral Sud, Frais Vallon La Rose Les Olives : - le littoral Sud est un secteur à dominante résidentielle, qui offre peu d emplois accessibles aux actifs du CUCS et une faible croissance de l effectif de ceux-ci (+1,5% par an de 1999 à 2005) ; - le secteur de Frais Vallon-La Rose se caractérise par une absence de réelle spécialisation. Il offre également peu d emplois (4% des emplois du CUCS), mais connaît une hausse des emplois résidentiels. Ces secteurs présentent une offre d emploi insuffisante pour répondre à la demande des actifs qui y résident. Cette carence est de nature quantitative ou liée à l inadéquation entre les emplois proposés et le profil d une partie des actifs.

82 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les «pôles» spécialisés ; Notre Dame Limite La Savine, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme : - le secteur de Notre Dame Limite connaît une spécialisation importante dans le domaine de la santé (Hopital Nord ) qui tend à se renforcer ; - le secteur de Grand Saint Barthélémy est directement impacté par le poids de l enseignement supérieur mais il joue également un rôle majeur de centralité commerciale (Le Merlan) à l échelle du territoire Nord-Est. Ces secteurs sont caractérisés par le poids majeur d activités plus ou moins exclusives. Aussi, les emplois ne sont que marginalement en adéquation avec le profil des actifs qui résident sur place. UNE INADÉQUATION CROISSANTE ENTRE SYSTÈME PRODUCTIF ET PROFIL DES ACTIFS Les écarts entre les besoins du système productif (en constante évolution) et les actifs en capacité d y répondre ne cessent d augmenter sur le territoire du CUCS. Des pistes pour développer l emploi des actifs : - l emploi proposé sur le marché du travail apparaît être insuffisant pour une partie des actifs du CUCS, car il nécessite généralement un niveau de qualification trop élevé. Ainsi, différentes alternatives visant à diversifier les modalités de l offre sont prospectées par les acteurs de l emploi ; - la création d entreprises est également un axe privilégié. Les réseaux d aide à la création d entreprises sont nombreux et dynamiques. Le taux d échec reste pourtant important et d autant plus élevé que le créateur n était pas déjà issu du monde du travail ; - les services à la personne se développent sur les sites CUCS. Ce domaine est particulièrement adapté pour proposer des postes faiblement ou non qualifiés. Ces emplois sont généralement assortis de formations qualifiantes ouvrant sur un parcours professionnel valorisant. Les efforts menés pour articuler besoins des entreprises et profils des habitants génèrent des résultats positifs. Une meilleure adéquation entre offre de formation des actifs et besoins des entreprises : - la formation professionnelle des actifs est un préalable dans les territoires CUCS pour leur permettre de s inscrire dans des parcours d emploi ascendants ; - les audits auprès des entreprises susceptibles d employer des populations locales voient le jour. L objectif est de mieux connaître leurs besoins, de dresser un profil des métiers attendus, afin de mettre en place des formations adéquates ; - en parallèle, l offre de formation professionnelle dans le cadre de l accompagnement à l emploi est plus particulièrement attachée à des domaines d activité ou des «besoins» sont recensés localement. Ce principe favorise l employabilité des actifs faiblement qualifiés mais apparaît faiblement générateur de parcours ascendants (activités conjoncturelles). L articulation avec l appareil productif est un enjeu majeur de l insertion des moins qualifiés, tant les besoins en formation de ces publics sont multiples. Une meilleure qualification des chômeurs sans emploi : - la qualification des chômeurs sans emploi s inscrit principalement dans les parcours orchestrés par les contrats d orientation. Les mécanismes oeuvrant dans ce cadre sont complexes, générant la multiplication des intervenants et perturbant ainsi leur lisibilité ; - les acteurs de la formation sont confrontés à un arbitrage entre des objectifs qualitatifs (adéquation aux besoins des établissements, du candidat ), et des objectifs quantitatifs d insertion professionnelle (nombre d actifs insérés dans le marché du travail) ; - l articulation de ces deux objectifs est complexe à mettre en oeuvre, la difficulté étant de mobiliser pour les actifs faiblement qualifiés des emplois répondant à leurs compétences, durables et qualifiants. Ainsi, les objectifs qualitatifs sont souvent traduits par la seule durabilité de l emploi (seuil fixé à six mois) ;

83 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - les modalités de financement de ces interventions, qui s attachent principalement au volet quantitatif, renforcent ce clivage. Les réponses apportées tendent à se développer et génèrent une multiplication des acteurs de la formation (institutionnels ou professionnels) et nécessitent une coordination grandissante. Une meilleure prise en compte des jeunes déscolarisés : une partie des jeunes sortent du système scolaire sans qualification et sans maîtriser les savoirs de base. Leur proportion au sein du CUCS est particulièrement élevée. Face à leur fragilité professionnelle, une réponse adaptée émerge, s appuyant sur la coordination entre formation professionnelle des moins de 25 ans précocement déscolarisés et mobilisation autour des élèves en échec au sein du système éducatif (notamment par les PAPEJ) ; Le renforcement de la relation tri-partite entre les établissements, les écoles et les centres de formation est une réalité et permet d informer, de créer du lien, de la confiance et des emplois. La loi n du 1 er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d emploi change ces paramètres en modifiant la relation entre demandeur et services d accompagnement vers l emploi. LES INTERVENTIONS PUBLIQUES EN FAVEUR DE L EMPLOI À l image des ZFU, plusieurs interventions publiques favorisent la création d emplois dans les secteurs opérationnels des CUCS et génèrent une dynamique positive d implantation d établissements. La ZFU Nord Littoral (secteurs opérationnels Littoral Séon) : - elle compte près de emplois en 2006 et bénéficie d une croissance de 45% par an depuis A titre de comparaison, la croissance moyenne des emplois à l échelle du CUCS est de 1% par an ; - ces emplois concernent les secteurs des services aux entreprises et du BTP, bien que cette activité connaisse un solde d emplois négatif. Cette croissance s appuie notamment sur la présence de foncier disponible et le dynamisme de l immobilier de bureau dans ce secteur. La ZFU XIV/XV e (La Cabucelle-Saint-Louis-La Viste, Bon Secours-Saint-Joseph-La Delorme, Grand Saint Barthélémy-Malpassé-Saint Jérôme) : - elle compte plus de emplois en 2007et bénéficie d une croissance de 5% par an depuis 2004 ; - les emplois concernent plus particulièrement les domaines des services publics, du commerce, de la santé avec une progression forte des services aux entreprises et de la construction ; - l émergence de pôles d activités dans ce contexte et la tertiarisation de l emploi génèrent une nouvelle structuration de ce territoire ainsi que l apparition de nouveaux projets. Le contexte urbain a également un impact décisif sur l implantation d activités. La proximité des axes routiers structurants, la présence de foncier disponible et l offre de «services aux entreprises» jouent un rôle majeur dans l attractivité des emplois. LES MUTATIONS EN COURS L amélioration des conditions d accueil des entreprises sur les territoires de développement économique : - à l exception du centre ville, le territoire du CUCS offre peu de services et de commerces nécessaires à générer un environnement favorable pour les entreprises. Les services bancaires et postaux sont quasiment absents et sur certains secteurs opérationnels l offre de restauration, les services de proximité sont quasi inexistants ; - une complémentarité entre l implantation d équipements et l offre de commerces et de services de proximité existe et favoriserait le développement des emplois, notamment des moins qualifiés ;

84 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - la constitution de réseaux d entreprises autour des dominantes économiques du territoire et des pôles de compétences existants favorise la lisibilité économique du territoire et son attractivité. L émergence de pôles d activités, sur le modèle de ceux créés au sein de la ZFU XIV e /XV e est un facteur favorisant le développement d emplois. La mutation de certains territoires à vocation industrielle : - les activités industrielles drainent un tissu dense de services et d emplois, souvent peu qualifiés. Elles sont néanmoins consommatrices de foncier notamment dans des territoires qui retrouvent un regain d attractivité (proximité du centre-ville, extension d Euroméditerranée ) ; - face aux évolutions urbaines, aux réorientations de l activité des territoires proches des centres et à la pression foncière, la localisation de l emploi industriel apparaît en mutation. La place des industries au sein des zones urbanisées se pose amenant celle de l évolution de l emploi d une grande partie des habitants du CUCS.

85 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

86 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement en ,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié en % 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - dispositif incitatif à l implantation d activités (poids par secteur) 17% 16% 8% EMPLOI - Taux annuel d évolution des emplois (1999 à 2005) 1 2,5 1,3 - Poids des l emplois de service en % 59% 70% - Poids des l emplois du BTP en % 10% 5% - Poids des l emplois du commerce en % 15% 13% - Poids des l emploisde l industrie en % 10% 6% LES ACTIFS - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (2005) 17% 16% 14% - Part de chomeurs sans qualification (2005) 31% 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois 12,0 14,0 10,0 Situation plus défavorable que la moyenne des territoires en CUCS Situation plus favorable que la moyenne CUCS mais plus défavorable que la moyenne communale Situation plus favorable que la moyenne CUCS et plus favorable que la moyenne communale

87 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES MOYENNE CUCS CUCS HORS CENTRE VILLE MOYENNE MARSEILLE LES ÉTABLISSEMENTS - Nombre moyen d emplois par établissement (hors associations) ,9 5,5 5,3 - Part d établissements sans salarié % 64% 62% INCITATION À LA CRÉATION D EMPLOIS - Part située dans un dispositif incitatif à l implantation d activités % 16% 8% EMPLOI - Poids des emplois dans le total CUCS % 27% / - Taux d évolution du nombre d emplois (99-05) par an ,5 1,3 LES ACTIFS - Poids des demandeurs d emploi dans le CUCS % 43% / - Taux de demandeurs d emploi en fin de mois de Catégorie % 16% 14% - Part de chômeurs sans qualification % 32% 24% - Nombre de salariés pour 10 emplois ,0 14,0 10,0 CLASSEMENT DES QUARTIERS CLASSEMENT PONDÉRÉ (selon es écarts à la moyenne CUCS du poids des actifs par emploi) Situation la plus favorable Situation la plus défavorable

88 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L accès à l emploi peut être défini comme la conjonction de plusieurs facteurs à savoir d une part l appareil productif et les emplois, d autre part le profil des actifs. Les évolutions de ces deux sphères favorisent l adéquation entre emplois et actifs ou au contraire la détériore. Ainsi, en tant que premier moyen d insertion sociale, «l accès à l emploi» est un objectif recherché par de nombreuses interventions. Les axes d analyse retenus pour aborder cette problématique s appuient sur l identification du niveau d articulation entre le développement économique et le potentiel employable de la population locale. Deux approches complémentaires ont été conduites : - L identification des principales caractéristiques du tissu économique des secteurs opérationnels. Pour ce faire, une classification spécifique des activités a été réalisée. Elle dissocie les activités destinées prioritairement à satisfaire les besoins de la population locale de celles qui produisent ou contribuent à produire des biens et des services destinés à des activités dépassant le seul marché de la proximité (activités de production et prestations de services). Cette classification tend à mettre en exergue le lien entre emploi, caractéristiques du territoire et son occupation - La définition des profils des salariés et demandeurs d emploi. Ces analyses visent à émettre d une part des hypothèses de cohérence (ou au contraire de divergence) entre les caractéristiques des emplois et celles des populations. Elle tend également à favoriser l identification de potentiels mutables des facteurs économiques des territoires notamment sur la base des évolutions de ces derniers. L étude s appuie sur le croisement de plusieurs sources de données statistiques. Les sources de données concernant l emploi et, plus globalement l appareil productif sont multiples. Celles-ci ne recouvrent pas les mêmes champs (les définitions des populations varient) et sont, de fait, difficilement comparables. Les éléments statistiques sont donc ajustés par des données qualitatives. Toutefois, cette situation restreint les interprétations à l état d hypothèses (en particulier sur la question de l adéquation entre actifs et emplois locaux). L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. Les évolutions seront mesurées sur la durée du CUCS sur la base d un panel d indicateurs (la constitution d un indicateur synthétique ne pouvant dans le cas présent refléter les évolutions des facteurs d accès à l emploi). En parallèle, un indice de rang permettant de classer les territoires et de mesurer l évolution de leur classement a également été établi. Pondéré, il permet de situer chaque secteur opérationnel en fonction des écarts à la moyenne du CUCS de la pression des actifs sur l emploi. DONNÉES DE CADRAGE À L ÉCHELLE COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE LE PROFIL DES EMPLOIS ET ÉTABLISSEMENTS Source INSEE base de données CLAP (Connaissance Locale de l Appareil Productif ) Ce dispositif s appuie sur plusieurs sources administratives dont il fait la synthèse, principalement les URSSAF et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Les emplois salariés et les établissements sont ceux du secteur privé et de la fonction publique (territoriale, hospitalière et d État). Établissement (définition INSEE) «L établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l entreprise. L établissement, unité de

89 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de l économie.» Toutes les données analysées dans la problématique «accès à l emploi» concernent les établissements. L établissement est à différencier de l entreprise. Entreprise (définition INSEE) «L entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue : - l entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant ; - l entreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à Responsabilité Limitée (SARL).» Emploi salarié Toutes les personnes travaillant contractuellement pour un établissement tel que défini ci-avant en échange d un salaire ou d une rétribution équivalente. DONNÉES ANALYSÉES À L ÉCHELLE DES SECTEURS OPÉRATIONNELS CUCS Une partie des sources citées précédemment n est pas disponible à une échelle suffisamment fine. D autres sources de données appelant d autres définitions ont été mobilisées. LES ÉTABLISSEMENTS EN 1999, 2005, 2007 Observatoire de l emploi et du développement économique-agam. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées à l adresse par l AGAM. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements). Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements. Activité économique des établissements «L activité économique d une unité de production est le processus qui conduit à la fabrication d un produit ou à la mise à disposition d un service» (définition INSEE). Les activités sont classifiées en fonction de la nomenclature d activités française (NAF). Elle comprend 5 niveaux. Deux niveaux ont fait l objet d une analyse : - la répartition des activités en cinq postes (Agriculture/ Industrie/Construction/Commerce/Services) ; - la répartition des activités en 732 postes avec un regroupement des postes spécifique pour cette étude permettant de définir trois catégories : «les activités de proximité», «les prestations à caractère de service» et les activités de «production». «Les activités de proximité» Cette catégorie concerne particulièrement : les banques, les commerces de détail, les hotels-cafés-restaurants, l immobilier (agences), les PTTet les praticiens de santé. «Les prestations à caractère de service» Cette catégorie regroupe : les associations, l enseignement, la santé (hors praticiens), les services aux particuliers, les services aux entreprises, les «autres services» «Les activités de production» Il s agit de la construction, de l industrie, du commerce de gros ainsi que du secteur primaire La liste des postes regroupés est jointe. LES EMPLOIS LOCALISÉS EN Estimation réalisée par l AGAM. Elle concerne les emplois publics et privés À noter, les emplois sont classés selon l activité principale de l établissement qui les emploie. Cela génère une marge d erreur. En effet, l activité de l établissement peut être différente de celle de l emploi occupé.

90 L'accès à l'emplois SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La classification des emplois est la même que celle des établissements Les salariés au lieu de résidence Source DADS-traitement INSEE. La déclaration annuelle des données sociales (DADS) est une formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés. Ainsi cette base de données concerne l ensemble des employeurs et de leurs salariés, à l exception : - des agents des services de l État ; - des services domestiques ; - des activités extra-territoriales. Le champ de la publication des résultats exclut en outre les apprentis, les stagiaires, les emplois aidés, les dirigeants salariés de leur entreprise ainsi que les agents des collectivités territoriales. Pour chaque salarié, les informations sont construites par la consolidation des périodes de travail chez ses employeurs successifs. Ainsi, la correspondance entre emplois localisés et salariés résidant n est pas totale. LES DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS EN Sources : Agence nationale pour l emploi, traitement Insee - Observatoire du développement économique et de l emploi- AGAM (données : INSEE, DRTEFP) Il n existe pas de taux de chômage officiel infracommunal hors des recensements de l INSEE. Le BIT (bureau international du travail) publie mensuellement des taux de chômage nationaux, régionaux et départementaux. Le taux de DEFM catégorie 1 est calculé en faisant le rapport entre les DEFM catégorie 1 (en source INSEE/ANPE) et la population active recensée en 1999 (source INSEE RGP 1999) Le taux de demandeurs d emploi de moins de 25 ans est le nombre de DEFM de catégorie 1 de moins de 25 ans rapporté au nombre d actifs de moins de 25 ans recensés en Le taux de demandeurs d emploi de très longue durée : il s agit du poids des demandeurs d emploi de catégorie 1 au chômage depuis plus de 2 ans rapporté au total des demandeurs d emploi de catégorie 1. QUALIFICATION DES DEMANDEURS D EMPLOI Selon leur niveau de formation : - demandeurs d emploi non qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 ayant un niveau VI (sortie avant la troisième) et de ceux de niveau Vbis (CEP ou SES) ; - demandeurs d emploi faiblement qualifiés, il s agit des demandeurs d emploi de catégorie 1 de niveau V (titulaire d un BEP, CAP ou BEPC). TAUX DE DEMANDEURS D EMPLOI EN FIN DE MOIS Les demandeurs d emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM catégorie 1) correspondent aux demandeurs d emploi en fin de mois à la recherche d un emploi durable à temps plein n ayant pas exercé d activité de plus de 78 heures le mois précédent. Selon leur qualification professionnelle : Niveau de qualification : Manoeuvres ou ouvriers spécialisés/ouvriers qualifiés/employés non qualifiés/employés qualifiés/cadres, techniciens, agents de maîtrise. Métiers recherchés Ces données sont issues de la «situation des demandeurs d emploi inscrits à l ANPE au 31 décembre 2005» source INSEE-ANPE dans les ZUS.

91 L'accès à l'emploi SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS LES STRUCTURES D ACCOMPAGNEMENT À L EMPLOI Répertoire des organismes d accueil et d accompagnement à l emploi - Maison de l emploi, cartographie réalisation AGAM Repérage et cartographie de tous les organismes d accueil et accompagnement à l emploi (organisme porteur de l action ou structure mettant à disposition un local). RETARD SCOLAIRE ET «DÉSCOLARISATION» Académique & BCP & SISE ),Capacités d accueil (DOS Lycée, DOS LP et DEEP),Affectation et Vœux (Base Académique des Affectations), Perspectives d emploi (DAET). LES TEMPS DE DÉPLACEMENT EN TRANSPORTS EN COMMUN Évaluation des temps de parcours en transport en commun en heure de pointe (8 heure) (www.lepilote.com). Inspection académique des Bouches du Rhône, connaissance académique partagée (http://cap.ac-aixmarseille.fr). Réalisation : Direction de l Analyse des Etudes et de la Communication, RÉSULTATS AUX ÉVALUATIONS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SECOND DEGRÉ Retard scolaire de plus de deux ans des élèves de second degré «Les retards scolaires sont calculés à partir de l année civile de naissance et de l âge normal de scolarisation au niveau donné pour les élèves n ayant jamais redoublé. Les indicateurs ne portent que sur la proportion d élèves ayant au moins 2 ans de retard scolaire y compris en filière professionnelle.» Taux de redoublement «La proportion de redoublants correspond au pourcentage d élèves scolarisés à un niveau donné qui étaient déjà scolarisés à ce même niveau l année précédente mais pas forcément dans l établissement. Cet indicateur comprend donc des redoublants provenant d autres établissements et diffère donc des préconisations des conseils de classe en matière de redoublement.» Offres de formations professionnelles (Carte des formations et des options) Sources des données : Effectifs des élèves (Base Élèves

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93 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L ATTRACTIVITÉ DE MARSEILLE SE CONFIRME ET RENFORCE LA CONCURRENCE INTERNE ENTRE ÉCONOMIE ET HABITAT Dans un contexte de croissance, la Ville de Marseille confirme son attractivité qui se traduit entre autre par la croissance de la population : - la Ville de Marseille gagne des habitants, en rupture avec les mécanismes des dernières décennies ; - entre 1999 et 2005, elle gagne habitants supplémentaires par an (+0,5% annuel). Cette croissance reste moindre que celle constatée pour le Département (+0,6%/an) et pour la Région (+0,9%/an) ; - à Marseille, le solde migratoire ne joue qu un rôle modeste dans cette dynamique (+400 habitants par an), contrairement au Département et à la Région. Dans le prolongement des objectifs du PLH, le projet SCOT vise à la production de à logements sur MPM d ici à 2020 ( logements sur le bassin centre dont fait partie Marseille). Cela devrait notamment permettre l accueil de nouveaux habitants (sources : pré-projet d aménagement et de développement durable - octobre 2007). Marseille et plus généralement la métropole bénéficient d une attractivité économique dynamisée : - ces dernières années les grands indicateurs économiques sont positifs, parallèlement au retour des grands investisseurs et des grands projets d urbanisme sur Marseille. Conséquence directe, le nombre d établissements augmente à Marseille ; - le taux de création d entreprises se situe autour de 17% (8 344 établissements en 2006), ce qui situe Marseille parmi les villes les plus dynamiques ; - si le secteur de la construction est particulièrement énergique, avec un taux de création supérieur à 21%, le secteur du commerce-réparation connaît également un taux de création d emplois significatif (13%). Le bilan entre création et disparition d établissements est, depuis plusieurs années, positif. Il se crée plus d établissements qu il n en disparaît. L attractivité économique des territoires en CUCS s inscrit dans la conjoncture marseillaise. Plus de la moitié des entreprises créées en 2006 l ont été sur le territoire du CUCS. Cela représente établissements, 40% d entre eux étant implanté au-delà du périmètre du centre ville. DES TERRITOIRES ATTRACTIFS POUR L ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Le CUCS apparaît attractif pour les activités économiques. Cette attractivité se traduit par : - un taux de création d établissements supérieur à la moyenne marseillaise bien qu il s agisse essentiellement de très petites entreprises (aucun salarié) ; - cette situation s accompagne d une évolution positive des emplois ; - la création de nouveaux locaux d activité est importante puisqu elle représente plus de la moitié des surfaces créées à Marseille ces dix dernières années ( m2/an de SHON créés dans le CUCS) ; SOURCES : - Observatoire Immobilier de Provence (OIP), commercialisation des programmes immobiliers de 5 logements et plus, Observatoire Immobilier de Provence (OIP), immobililer de bureaux neufs, Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB), observatoire marseilleis de la formation des loyers, INSEE, recensement général de la population à l'iris, Agam, Base équipements INSEE - SIRENE, les établissements à l'iris, Revenus : DGI-INSEE, Revenus des ménages fiscaux à l IRIS, 2002, 2004, 2005 L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES LES ÉCHELLES URBAINES L'ACCÈS À L'EMPLOI LA PRÉCARITÉ LES FLUX LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE

94 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS - 37% de la SHON créée dans le CUCS est à vocation commerciale, 28% à vocation de bureau ; - l importance du CUCS dans l offre de bureaux à Marseille est croissante, en lien avec notamment la montée en puissance d Euroméditerranée. Le CUCS joue un rôle majeur dans l offre de locaux neufs ainsi que dans l immobilier de bureaux. Cela tend à renforcer le poids des emplois de service et les activités résidentielles. Toutefois, ce constat ne concerne que quelques secteurs opérationnels. Les territoires du CUCS bénéficient, à des degrés différents, de facteurs d attractivité. LES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DU CUCS Les différents facteurs d attractivité économique sont présents mais peu de secteurs du CUCS les cumulent. Leurs impacts varient selon les activités considérées. Ceci tend à spécialiser localement les activités. Le CUCS, un poids important de l offre foncière à vocation d activité : - dans le PLU, les territoires du CUCS concentrent 46% du foncier réservé à l activité (zonages UE, Na+, ZAC activités). Ainsi, 16% du foncier du CUCS (hors zones naturelles) est à vocation d activité, contre 15% pour Marseille ; - toutefois, cette dominante apparaît faiblement optimisée, particulièrement pour les zones UE au Nord du territoire. Elles sont pour partie implantées au sein de zones d habitat dense et peu affectées aux activités économiques ; - parmi ce foncier, 6% est à vocation future d activité (hors ZAC) et représente un potentiel d implantation de nouveaux établissements ; - ces secteurs comptent des emprises foncières disponibles et forment une majeure partie de l offre marseillaise de locaux neufs (bureaux, commerces, entrepôts, ateliers ) ; - en parallèle, une partie des secteurs opérationnels présente des emprises foncières mutables à court ou moyen terme. L'ATTRACTIVITÉ EN CHIFFRES 900 hectares à vocation d activité soit 16% du CUCS (Marseille : 15%) +18% de taux de création d établissements en 2006 (Marseille :+17%, ZUS de Marseille : +19%) 647 hectares en ZFU m 2 de locaux réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : m 2 /an) 915 logements réalisés par an de 1997 à 2007 (Marseille : logements par an) 60 habitants pour 1 établissement de proximité (com merces de détail, services, postes, banques... ; hors centre-ville). (Marseille : 17 pour 1 établissement, hors centre ville) Le poids dans le CUCS des zonages affectés aux fonctions économiques tend à limiter la compétition foncière entre habitat et activité. Elle permet également une organisation d ensemble des activités. La révision du PLU permettrait de rationaliser la répartition de ces zones à vocation d activité. La présence de zones d activité et de «pôles» est un facteur majeur d attractivité : - 12% du CUCS correspond à des secteurs de concentration d activités (zones d activités ). Ils sont notamment composés de réseaux d entreprises (Comptoirs Professionnels) exerçant des activités complémentaires. Cela génère une dynamique de groupe positive, une meilleure adaptabilité. Cela favorise également le développement d un environnement adapté (présence de services annexes, aménagement urbain adapté) ; - en parallèle, la présence d établissements comptant de nombreux salariés tend également à générer de l attractivité en drainant un tissu de services.

95 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS L histoire urbaine d un territoire et «l expérience» des zones d activités ont un impact majeur sur leur organisation (inscription dans la ville, aménagements adaptés ) ainsi que sur les réseaux qu ils ont générés. La présence de zones de concentration d activités est, sous condition de mixité, un facteur majeur d attractivité. Le CUCS compte plusieurs dispositifs discriminant des territoires favorisant leur attractivité notamment : - les zones franches urbaines (ZFU Nord Littoral et ZFU XIV e /XV e ) présentes sur le territoire CUCS proposent des conditions d installation des entreprises attractives. Elles représentent un poids important dans la création d établissements ; - les ZRU offrent également des conditions économiques d installation des entreprises financièrement favorables ; - le développement de pôles spécialisés qui sont associés à des investissements majorés de la collectivité (Euroméditerranée, Technopôle de Château- Gombert ) favorise l attractivité de ces zones ; Ces dispositifs nécessitent pour générer des effets leviers, des conditions favorables telles que : - la qualité de la desserte est un atout majeur pour l implantation de la plupart des activités. Celle-ci s apparente en particulier à la proximité des voies express mais aussi à celle des voies ferrées, de la voirie locale et des transports en commun. Les orientations futures vers le report modal pour l acheminement des marchandises (ferré et maritime) sont un enjeu pour le CUCS (présence du port autonome, gare Saint- Charles) ; - la proximité des fonctions urbaines, des marchés et de la main d œuvre ; - les établissements désireux de s implanter recherchent également la présence de services annexes pour le fonctionnement de l entreprise (banque, poste ) et pour le confort des salariés (crèches, restauration, commerces, parkings ). La plupart des secteurs du CUCS manque de cette offre ; - indispensable pour l attractivité d un territoire, la présence de ces éléments ou leur absence conditionne la typologie des activités susceptibles de s installer. La qualité de l environnement urbain est un enjeu majeur en terme d attractivité. Elle est complémentaire à une mutualisation des infrastructures, des services annexes. Ainsi, la constitution de réseaux d établissements complémentaires et de services annexes diversifiés est générateur d attractivité mais également de durabilité de celle-ci. La nature des activités les plus dynamiques dans les secteurs du CUCS (BTP, services à la personne, établissements sans salariés ) atteste que l attractivité économique est pour partie corrélée à celle démographique. L une et l autre bénéficient des mêmes éléments favorables et se renforcent mutuellement. L ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE DU CUCS REPOSE SUR SES FAIBLESSES PASSÉES L attractivité démographique du CUCS, ralentie ces dernières décennies, se voit confortée depuis quelques années. Cette situation se traduit par une croissance de la population et par un regain de production de logements. Les territoires du CUCS recèlent des facteurs d attractivité résidentielle qui se sont raréfiés dans le reste de la commune : - le CUCS compte de nombreux territoires peu investis ces dernières années par la promotion immobilière. Face à la rareté du foncier, ces derniers deviennent attractifs, notamment ceux comptant du foncier encore disponible (même s il se raréfie) ; - face à cette raréfaction des parcelles constructibles, les nombreuses poches de bâti dégradé ou sous-occupé gagnent en attractivité. Les secteurs opérationnels répondant à ces caractéristiques et situés à proximité

96 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS des centralités représentent des gisements fonciers à court et moyen termes. L habitat se développe dans le CUCS en s appuyant sur les tensions du marché immobilier : - le CUCS représente un poids important dans l offre de logements neufs de la commune (35% des logements neufs réalisés à Marseille ces dix dernières années) ; - 23% des logements réalisés sont individuels soit la moitié de l offre de logements individuels réalisés dans la commune ces dix dernières années ; - plus de logements par an sont programmés pour les trois prochaines années. Si l ensemble des programmes se réalise, cela représente 45% des logements programmés de la commune. Les secteurs en CUCS connaissent un regain d attractivité pour la promotion immobilière. Ceux connotés négativement sont devenus attractifs (notamment le foncier à proximité des grands ensembles sociaux). Cette situation se traduit en terme de flux résidentiels. Cela génère une tendance à la spécialisation socioéconomqiue des territoires. Des marchés immobiliers comptant une offre diversifiée et aux prix inférieurs à la moyenne : - le dynamisme des marchés immobiliers dans le CUCS apparaît moindre que dans le reste de la commune. Ceci est imputable à une offre en accession globalement restreinte (parc locatif social important et faible mutation des logements hors des zones centrales) ; - toutefois, à l image du parc de logements, l offre immobilière est diversifiée avec des prix, en moyenne, inférieurs à ceux constatés à Marseille ; - la mobilité résidentielle au sein du CUCS est de proximité. Elle se compose principalement de jeunes ménages. Toutefois, la situation est contrastée selon les produits immobiliers considérés. Le parc ancien revêt une attractivité de proximité, les logements neufs et les villas sont davantage attractifs pour des ménages de CSP supérieures et plus âgés. Un environnement urbain qui n apparaît pas toujours comme un moteur de l attractivité des ménages. L offre de services de proximité fait globalement défaut : - le poids de population pour les établissements de proximité est très élevé, en particulier pour les banques, les praticiens de santé et les PTT ; - les commerces sont également inégalement répartis, certains secteurs en sont peu pourvus ce qui nuit à leur attractivité ; - avec un poids important des établissements scolaires privés et un secteur public peu attractif voire répulsif, les équipements scolaires forment un facteur de frein à l attractivité. En effet, leur poids est majeur dans le choix du lieu de résidence des ménages ; - en outre, la qualité de l environnement et des aménagements urbains, très inégale, tend également à spécialiser les flux résidentiels. La proximité des équipements, des services, des transports en commun, la présence d espaces publics et d espaces verts participent à l attractivité des territoires. Ces éléments sont à conforter. LES SECTEURS OPÉRATIONNELS DU CUCS, UNE ATTRACTIVITÉ INÉGALE Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon ; leur attractivité repose sur la présence de foncier disponible : - Littoral Séon compte parmi les secteurs les plus attractifs de la commune en terme économique. Ce secteur représente un poids majeur dans la création d établissements. Il réunit la plupart des facteurs d attractivité (foncier disponible, proximité des dessertes, proximité des marchés, ZFU ). Toutefois, l attractivité de ce territoire s appuie sur des conditions non pérennes (un dispositif incitatif à l implantation d activités non durables, les disponibilités foncières tendent à se raréfier ) ; - en parallèle, Frais Vallon-La Rose-Les Olives apparaît être un secteur économiquement peu dynamique.

97 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Toutefois, il comprend des conditions particulièrement propices à l attractivité d industrie de pointe ; - en terme d attractivité résidentielle, le Nord de la commune (en particulier Frais-Vallon La Rose Les Olives, Littoral Séon) représente un poids majeur dans l offre de logements neufs mis sur le marché. Situé dans un environnement attractif et présentant des prix proches de la moyenne, ces secteurs sont accessibles pour des populations de CSP supérieures. Les caractéristiques de ces secteurs tendent à générer une spécialisation de leurs cibles économiques et résidentielles. Vallée de l Huveaune, Bon Secours Saint-Joseph La Delorme, Notre Dame Limite La Savine ; une attractivité confortée : - Ces secteurs présentent ponctuellement des zones de concentration d activité attractives (Les Arnavants, les zones d activités de la Vallée de l Huveaune, Hôpital Nord ). Toutefois, l offre moindre que dans les secteurs précédents de foncier ou de locaux limite leur développement. Leurs atouts reposent sur la structuration des acteurs économiques ; - ces secteurs opérationnels, en particulier la Vallée de l Huveaune et les zones de concentration d activités d arrière port (Façade Maritime Nord), font partis des territoires présentant des enjeux métropolitains. Confortée dans le cadre du projet SCOT, la vocation de ces territoires devrait être traduite dans des orientations locales ; - la faible diversité des activités présentes sur le site de Notre Dame Limite-La Savine ainsi que leur forte spécialisation, nuisent à son développement. Attractif principalement pour les activités ayant trait à la santé, ce secteur apparaît exclusif. Ce «pôle» santé aurait vocation à s inscrire dans «l arc de la connaissance» de Marseille et renforcer sa dimension métropolitaine ; - en termes résidentiels, ces secteurs opérationnels présentent une offre de logements diversifiée dont les prix sont inférieurs à la moyenne. La qualité urbaine très inconstante sur ces territoires est à conforter pour asseoir leur attractivité. Ces territoires jouent un rôle majeur à l échelle de la commune mais également, pour le volet économique, au niveau intercommunal. Eléments forts du système productif marseillais, ils forment aussi un socle de la mobilité résidentielle. Saint-Lazare Saint-Mauront Belle-de-Mai, La Cabucelle Saint Louis La Viste ; une offre attractive pour les populations les plus précaires : - ces secteurs comptent de nombreuses poches résidentielles de non-choix qui apparaissent attractives pour les populations les plus précaires ; - ainsi ces territoires tendent à renforcer leur spécialisation «vers le bas». - en parallèle, la tension des marchés du logement et la raréfaction du foncier génèrent une nouvelle attractivité de ces quartiers pour la promotion immobilière. Le caractère répulsif de ces territoires (Saint Lazare-Saint Mauront-Belle de Mai, La Cabucelle-Saint Louis-La Viste) a retardé leur investissement par les promoteurs et les ménages ayant le choix. Ils constituent maintenant des réserves foncières ou de mutation du foncier. Les territoires de centralité : une attractivité de cumul - le centre-ville, de par sa fonction de centralité, concentre une part importante des commerces, services, établissements et équipements de la commune. Il est donc attractif pour les acteurs économiques ; - en terme résidentiel, le centre-ville revêt un caractère sélectif du fait de l offre de logements proposée et du cadre de vie. S il attire de nombreux flux résidentiels, il ne retient pas ses habitants ; - les noyaux villageois dans les CUCS sont également des points d appui pour une attractivité de proximité (économique et résidentielle). La situation de ces noyaux villageois est très variable selon les secteurs opérationnels. Toutefois, elle est à conforter. Dynamiques sur certains secteurs, les noyaux villageois périclites sur d autres. En tant qu éléments d identité des territoires et vecteur de leur structuration à une échelle plus globale, ces unités sont un socle de pérennisation de l attractivité résidentielle et économique.

98 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Les secteurs opérationnels du CUCS gagnent, pour la plupart, en attractivité. Toutefois, les fondements de celle-ci reposent largement sur des facteurs conjoncturels : - tensions immobilières ; - carence de foncier généralisée hormis sur des parcelles jusqu alors répulsives ; - dispositifs incitatifs. L enjeu majeur pour le CUCS est de renforcer les facteurs pérennes de son attractivité (qualité de l environnement, offre de logements diversifiés, constitution de réseaux d entreprises, structuration des conditions d accueil du tissu économique ) pour la maintenir. Plusieurs éléments peuvent favoriser ces mécanismes : - la révision du PLU et l organisation des fonctions urbaines induite ; - le développement d effets leviers autour de l investissement public ; - l organisation et la gestion durable des facteurs d attractivité.

99 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS GRAND SUD HUVEAUNE GRAND CENTRE-VILLE LITTORAL NORD NORD EST LITTORAL SUD VALLÉE DE L HUVEAUNE CENTRE VILLE ST-LAZARE ST-MAURONT BELLE DE MAI LA CABUCELLE ST-LOUIS LA VISTE LITTORAL SÉON N.-D. LIMITE SAVINE BON SECOURS ST-JOSEPH LA DELORME ST-BARTHÉLÉMY MALPASSÉ ST-JÉRÔME FRAIS VALLON LA ROSE LES OLIVES FONCIER Facteurs d attractivité économique - Présence de zonages à vocation d activité inscrits au PLU - Présence de zonages à vocation future d activité au PLU / / / / / / / - Présence de foncier potentiellement disponible pour activité Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de foncier potentiellement disponible pour logement MARCHÉS IMMOBILIERS Facteurs d attractivité économique - Offre de locaux neufs ou réhabilités Facteurs d attractivité résidentielle - Offre de logements neufs - Diversité de l offre de logements - Niveau de prix des logements - Présence de produits logements spécifiques ENVIRONNEMENT URBAIN - Qualité de l environnement Facteurs d attractivité économique - Présence d aménagements spécifiques (stationnements adaptés, lisibilité des entreprises, sécurité...) - Présence de services annexes (postes, banques, commerces) - Accessibilité (routière, ferrée, maritime, transports en commun) Facteurs d attractivité résidentielle - Présence de commerces, équipements et services à la population - Accessibilité (transports en commun, routière) PÔLES ET RÉSEAUX Facteurs d attractivité économique - Poids des établissements de emplois - Pôles et réseaux d établissements AUTRES FACTEURS D ATTRACTIVITÉ Facteurs d attractivité économique - Présence de dispositifs d incitation fiscale / / / / / Facteur favorable pour l attractivité du secteur Facteur neutre pour l attractivité du secteur Facteur défavorable pour l attractivité du secteur

100 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

101 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS

102 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS DÉFINITION L attractivité se définit comme la capacité d un territoire à attirer des individus (établissements, habitants) et à les garder. Attirer est la traduction d un arbitrage par les populations et garder traduit l évolution des conditions internes ou externes susceptibles de générer la mobilité. Ces deux composantes sont indissociables. De même, économique et résidentielle, sont liées. Ces deux dimensions influent l une sur l autre. Cela se traduit d une part en terme de proximité de la main d œuvre et des marchés pour certaines activités et d autre part comme un arbitrage entre proximité de l emploi et caractéristiques résidentielles pour les habitants. La présente analyse porte d une part sur le «niveau» d attractivité des territoires et d autre part sur ses facteurs : - l attractivité est génératrice de flux. L état d attractivité des territoires est, dans la présente analyse, abordé comme la résultante des entrées et des sorties du territoire. Ce solde est appliqué d une part aux mouvements résidentiels et d autre part aux créations et disparitions d établissements et d emplois. Les caractéristiques de ce flux sont également étudiées afin d identifier les tendances évolutives ; - d autre part, l attractivité est générée par des facteurs dont l importance est variable. Leur analyse (cadre de vie, accessibilité ) vise à identifier les typologies de territoires attractifs. Pour ce faire, plusieurs indicateurs ont été mobilisés. Ils visent à qualifier l état d attractivité des territoires : création d établissements et d emplois, caractéristiques de ceux-ci, mutations immobilières et mobilité résidentielle, évolution du nombre d habitants et du profil de ceux-ci. Il est nécessaire de préciser que les données concernant l évolution de la population et de ses caractéristiques n ont pas été réactualisées depuis Ainsi, celles-ci sont le fruit d hypothèses qui s appuient sur le croisement de différentes sources de données plus à jour. Les éléments concernant la population et les ménages seront disponibles en Les informations ayant trait aux facteurs d attractivité (cadre de vie, desserte ) sont des données à caractère qualitatif issues de sources diverses (études AGAM, données qualitatives des professionnels) Ces modalités d approche nous permettront de mesurer l évolution de l attractivité. L analyse s appuie sur un état de la situation des indicateurs en , date de leur dernière mise à jour. La définition de l attractivité atteste de son caractère polymorphe. De par cette caractéristique, il n est pas judicieux de réaliser un classement des secteurs opérationnels du CUCS au regard de leur attractivité. LES ÉTABLISSEMENTS LES CRÉATIONS D ÉTABLISSEMENTS EN 2006 INSEE-SIRENE, 2006 à l IRIS Les créations sont identifiées par rapport aux immatriculations dans SIRENE. Sont identifiées comme créations : - les nouvelles immatriculation dans SIRENE, - les reprises d activité après une interruption de plus d un an (reprise de l ancien numéro SIRENE), - les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d une autre entreprise lorsqu il n y a pas continuité de l entreprise reprise. SIRENE (système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements) Il s agit d un répertoire géré par l INSEE qui enregistre l état civil de toutes les entreprises et leurs établissements.

103 L'attractivité des territoires SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Taux de création Rapport du nombre des créations d établissements d une année au stock d établissements au 1 er janvier de cette même année. L ÉVOLUTION DES ÉTABLISSEMENTS ET DES EMPLOIS Observatoire de l emploi et du développement économique - AGAM. Données issues de la source SIRENE, géolocalisées par l AGAM à l adresse. Taux de survie Le taux de survie des entreprises à n années est la proportion d entreprises créées ou reprises une année donnée qui ont atteint leur nième anniversaire. LA RÉALISATION DE LOGEMENTS ET DE LOCAUX Enquête de réalisation des permis de construire, 1997 et AGAM. L AGAM effectue, sur le territoire de Marseille, le suivi des opérations immobilières depuis l autorisation de construire jusqu à la livraison des logements ou locaux réalisés. À partir des informations données par la DGUH sur les permis de construire autorisés, l AGAM vérifie annuellement sur le terrain la réalité des livraisons. LOGEMENTS RÉALISÉS Seuls les logements localisés dans des opérations de 3 logements et plus font l objet de cette enquête. Les logements «en diffus» (hors programme ou lotissement) sont donc non comptabilisés. Les programmes comptabilisés chaque année sont ceux terminés durant l année quelle que soit la date à laquelle ils ont été autorisés. LOCAUX RÉALISÉS Il s agit de tous les locaux nouvellement créés (création de SHON) quel que soit le type d activités. Les transformations ou extensions sont exclues de l enquête. LES MARCHÉS DE L IMMOBILIER (HABITAT ET BUREAUX) LES LOYERS Source : Confédération Nationale des Administrateurs de Biens Marseille Provence Corse (CNAB) Observatoire alimenté par le recueil de références auprès du réseau des professionnels de l immobilier de la CNAB et sur la base d une méthodologie nationale élaborée par M. Mouillart. Loyers du parc Il s agit des loyers moyens des baux en cours par arrondissement. Loyers du marché Loyer des locations nouvelles (constitué des loyers de location nouvelle et des loyers de relocation) par arrondissement. La mobilité dans le parc locatif Proportion de logements précédemment occupés et remis sur le marché locatif, par rapport à l ensemble des logements locatifs observés (par arrondissement). LA COMMERCIALISATION DES LOGEMENTS NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP) Suivi des ventes (Logements réservés, c est-à-dire ayant fait l objet d une réservation avec dépôt d arrhes, ou vendus sans réservation préalable), mises en vente et prix des logements neufs destinés à la vente en collectif et en individuel dans des programmes de cinq logements et plus. LES SURFACES COMMERCIALISÉES DE BUREAUX NEUFS Source Observatoire Immobilier de Provence (OIP)-2006 L enquête des bureaux résulte de l analyse contradictoire des transactions réalisées tant par les cabinets de conseil en immobilier d entreprise, que par les promoteurs et les informations des directions du développement économique des villes de Marseille et d Aix.

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105 Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS La question des échelles résulte du croisement de deux dimensions, l une géographique et l autre d usage. Elle repose sur les articulations entre les niveaux de territoires (géographiques, institutionnels) et les fonctions de ce territoire pour les usagers (habitants ou acteurs économiques). L organisation de ce territoire favorise t elle l apport d une réponse aux besoins des individus (habitants ou entreprises) qui y résident? Inscrire les territoires de proximité dans des logiques de développement de la métropole suppose une capacité à structurer des opérations locales dont l envergure dépasse les seules limites communales. Cette dynamique ne saurait pour autant occulter l échelle locale, qui participe pleinement de la construction métropolitaine et doit donc légitimement trouver une place à part entière dans ce mouvement. LA MIXITÉ URBAINE AU CŒUR DES NIVEAUX DE FONCTIONNEMENT LA STRUCTURE ET LA TRANSFORMATION URBAINE LES FLUX Ces articulations consistent à s interroger sur les points suivants : - les centralités et la fonction de proximité du secteur ; - la confrontation des usages aux différentes échelles et son évolution ; - l évolution de l organisation des fonctions de l espace. Concernant cette problématique, plusieurs éléments apparaissent prégnants au sein des territoires en CUCS. ECHELLES ET TERRITOIRES : LA PROXIMITÉ COMPOSANTE ACTIVE DE LA MÉTROPOLE Nouveaux contours géographiques, nouveaux contextes économiques et nouvelles logiques pour l action publique sont trois critères qui contribuent aujourd hui à transformer le cadre dans lequel évoluent les acteurs publics et privés qui fabriquent la ville. L action territoriale se déroule ainsi désormais autant entre les territoires qu au cœur des territoires eux-mêmes. Il s agit conjointement d articuler les territoires distincts et de faire vivre les différentes échelles de la métropole. C est à cette échelle que plusieurs territoires prioritaires ont été identifiés au titre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale sur la commune de Marseille. Chacun d entre eux présente des caractéristiques particulières, notamment en termes de composantes et d échelles urbaines. Afin de mieux cerner les aires de fonctionnement de ces territoires et les mettre en exergue, une observation de chacun de ces sites sous l angle de la mixité urbaine a été retenue. La mixité urbaine met l accent sur la coexistence sur un territoire des différentes fonctions constitutives de la ville. Elle consiste donc en une pluralité des fonctions au niveau local : habitat, commerces, activités, équipements REGARDS CROISÉS POUR UNE LECTURE DYNAMIQUE DES TERRITOIRES Différents types de mixité et plusieurs échelles de mixité peuvent être envisagés, parmi lesquels la mixité sociale (cohabitation de personnes différentes tant en termes socio-économique que culturel. Cette notion inclut la notion de partage d un espace mais également d interactions), la mixité des logements (en termes de typologie, de statuts ) et la mixité fonctionnelle (qui favorise à la fois la mixité sociale et la diversité de l habitat). LES ÉCHELLES URBAINES LA PRÉCARITÉ L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES L'ACCÈS À L'EMPLOI

106 Les échelles urbaines SYNTHÈSE, MÉTHODE ET DÉFINITIONS Si les fonctions urbaines s avèrent difficiles à isoler en raison du rôle complexe de ce vaste espace d échanges qu est la ville, l analyse globale permet de mettre en évidence des relations entre ses multiples composantes : la population, les activités et les lieux où se pratiquent ces activités. Du croisement entre ces données et l organisation spatiale de la ville, se dessinent différentes échelles urbaines et aires d influence pour chacun des sites observés. Comme état mais également comme moyen de réduire les exclusions (loi du 13 juillet 1991), la mixité et plus particulièrement son échelle et les modalités de sa mise en œuvre sont des enjeux pour les territoires CUCS.

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