HEMANGIOME INFANTILE. Dr Christine Labrèze OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES. Unité de Dermatologie Pédiatrique Hôpital Pellegrin, CHU.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "HEMANGIOME INFANTILE. Dr Christine Labrèze OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES. Unité de Dermatologie Pédiatrique Hôpital Pellegrin, CHU."

Transcription

1 HEMANGIOME Cours 5 INFANTILE Dr Christine Labrèze Unité de Dermatologie Pédiatrique Hôpital Pellegrin, CHU OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES Connaitre l histoire naturelle de l hémangiome infantile Savoir quels hémangiomes sont associés à des malformations et quels examens sont nécessaires. Connaître les facteurs de risque de complications d un hémangiome Poser l indication d un traitement Etre capable de mettre en route un traitement par propranolol, en connaître les complications éventuelles, les modalités de suivi et la durée. Sous l'égide de la 1

2 L HEMANGIOME INFANTILE 1 DÉFINITION, CLASSIFICATION 2 PHYSIOPATHOLOGIE Caractéristiques cellulaires de l hémangiome infantile Facteurs de croissance et d inhibition de l angiogénèse Hypothèses physiopathologiques 3 EPIDÉMIOLOGIE 4 CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES Types cliniques Taille Localisation 5 CYCLE ÉVOLUTIF 6 ANOMALIES STRUCTURALES ASSOCIÉES Syndrome PHACES Syndrome PELVIS/SACRAL/LUMBAR 7 RISQUES ENCOURUS Risque vital Risque fonctionnel Complication locale : l ulcération Risque esthétique 8 TRAITEMENT Indications thérapeutiques Propranolol Corticothérapie générale Corticothérapie intra-lésionnelle Interféron alfa-2a et 2b Vincristine Chirurgie Lasers Autres Stratégie thérapeutique 2

3 1 DÉFINITION, CLASSIFICATION L hémangiome infantile appartient au groupe des tumeurs vasculaires bénignes de la classification de l ISSVA. Ce groupe comprend également les hémangiomes congénitaux, tumeurs plus rares se développant in utero (l une régressant après la naissance: RICH = rapidly involuting congenital hemangioma, l autre persistant : NICH = non involuting congenital hemangioma) l angiome en touffes et l hémangio-endothéliome kaposiforme, tous deux susceptibles de se compliquer du syndrome de Kasabach-Merritt qui correspond à un rare mais grave phénomène de piégeage des plaquettes. Voir les diagnostics différentiels des hémangiomes dans le tableau 1 et en annexe 1. 3

4 Tableau 1. Principaux diagnostics différentiels des hémangiomes infantiles. Devant une tumeur sous cutanée dont le diagnostic n est pas évident, un avis spécialisé doit être demandé, une biopsie pouvant s avérer nécessaire. Dans tous les cas le traitement ne doit pas être institué sans certitude diagnostique. Lésion présente dès la naissance Tumeur se développant après la naissance Anomalie ou tumeur vasculaire Autres Anomalie ou tumeur vasculaire Autres Hémangiome congenital fig 1a de type RICH Hémangiome congénital fig 1b de type NICH Hémangioendothéliome kaposiforme ou angiome en touffe Angiome plan Lymphangiome kystique Anomalie veineuse Myofibromatose Kyste dermoïde Tératome Sarcome (fibrosarcome) Localisations cutanées de neuroblastome ou de leucémie (blueberry muffin baby) Granulome pyogénique ou botriomycome (en particulier sur le visage) Lymphangiome kystique Malformation veineuse ou glomuveineuse Hemangioendothéliome Hématome Tumeur bénigne: Kyste (dacryocèle si localisation orbitaire), pilomatricome, naevus de Spitz, myofibromatose, neurofibrome, granulome inflammatoire, Tumeur maligne : sarcome (rhabdomyosarcome face, lymphome, Localisations cutanées de neuroblastome ou de leucémie 4

5 2 PHYSIOPATHOLOGIE La composition d un hémangiome infantile varie en fonction des différentes phases de son évolution. Au cours de la phase de croissance, il est caractérisé par une prolifération cellulaire anarchique intense majoritairement composée de cellules endothéliales. Puis, il apparaît progressivement une organisation en lobules et en capillaires. Lors de la phase d involution, il ne persiste que quelques rares capillaires au sein d un stroma fibroadipeux. Caractéristiques cellulaires de l hémangiome infantile L hémangiome infantile est un mélange complexe de cellules comprenant une faible proportion de cellules souches multipotentes (CD133+), une majorité de cellules endothéliales immatures (CD31 +), des péricytes (SMA +), des cellules dendritiques (facteur XIIIa +), des mastocytes, des cellules myéloïdes et des cellules mésenchymateuses à potentiel adipogène. Ces cellules endothéliales expriment un phénotype particulier: indoleamine 2,3 dioxygénase (IDO), LYVE-1, transporteur du glucose (GLUT 1), antigène Lewis Y (LeY), antigène FcRγII, mérosine, CCR6 et CD15. GLUT 1, LeY, FcRγII et mérosine (marqueurs également exprimés par l endothélium placentaire) sont positifs au cours des trois phases de l hémangiome. Ces marqueurs sont absents dans les autres tumeurs et malformations vasculaires. GLUT 1 est positif dans 100% des hémangiomes infantiles. Pendant la phase d involution, les cellules endothéliales expriment des marqueurs d apoptose : les caspases et surtout P16. Il a également été mis en évidence un infiltrat lymphocytaire diffus T CD8+ avec des marqueurs d activité cytotoxique : granzyme B +. Ce stade correspond à une augmentation de l expression des marqueurs de maturation et d activation des cellules endothéliales : HLA-DR et ICAM-1 (CD54). Facteurs de croissance et d inhibition de l angiogénèse Les facteurs qui régulent la croissance et l involution des hémangiomes sont encore mal connus. Pendant la phase de croissance, deux facteurs pro-angiogéniques majeurs sont impliqués: le FGF2 ou bfgf : basic fibroblast growth factor le VEGF: vascular endothelial growth factor Ils sont présents in situ (ARNm et protéines), mais également dans le sang et les urines. Les facteurs anti-angiogéniques sont les suivants : le TGFβ : transforming growth factor β l interféron β. Ils sont retrouvés à des taux bas, que l hémangiome soit en phase proliférative ou d involution. 5

6 Hypothèses physiopathologiques Le phénomène initiateur est toujours inconnu, des études récentes tendent à impliquer le rôle initiateur d une hypoxie antenatale ou d un stress néonatal. L hypoxie serait responsable d une activation de HIF (Hypoxia-Induced Factor) par stabilisation de ses sous-unités HIF-1α et HIF-2α, signal à l origine d une surexpression de VEGF conduisant à la différentiation d une cellule souche CD133+ multipotente en cellule endothéliale immature CD31+. L hémangiome se développerait ensuite rapidement par hyperplasie cellulaire : prolifération de cellules endothéliales CD31+, stimulées par les facteurs proangiogéniques bfgf et VEGF. La prolifération endothéliale pourrait varier en fonction du contexte (susceptibilité individuelle liée au récepteur du VEGF, territoire cutané intéressé, maintien des conditions d hypoxie locale ). Secondairement, l involution de l hémangiome se fait par différentiation et apoptose des cellules endothéliales. Deux hypothèses pourraient expliquer l induction de cette apoptose : - l augmentation de l expression de ICAM-1, marqueur de maturation de la cellule endothéliale. - ou la perte de stimulation par les facteurs pro-angiogéniques tels que le VEGF. Dans les deux cas, les mécanismes intermédiaires permettant le «switch» entre prolifération et apoptose restent pour l instant inconnus. La découverte des cellules souches mésenchymateuses à potentiel adipogène, en nombre variable parmi les progéniteurs des cellules endothéliales des hémangiomes en prolifération, éclaire la compréhension des résidus adipeux parfois observés en fin de régression. 6

7 3 ÉPIDÉMIOLOGIE L hémangiome infantile est la tumeur bénigne la plus fréquente de l enfant, touchant 5 à 10% des nourrissons de moins d un an et jusqu à 25% des prématurés de moins de 1500 g. Ils sont plus fréquents chez les filles : 2,5 à 4 filles pour 1 garçon. La prédominance est encore plus nette pour les formes graves (PHACES) avec 9 filles touchées pour 1 garçon. Plusieurs autres facteurs prédisposants ont été mis en évidence : - la peau blanche : les hémangiomes sont environ 20 fois moins fréquents sur peau noire, leur fréquence est intermédiaire chez le sujet asiatique. - des antécédents familiaux d hémangiomes - un age maternel plus élevé - un contexte d hypoxie ante ou périnatale : nouveau-né de petit poids de naissance (prématurité, grossesses multiples), présence fréquente d anomalies placentaires, hypertension artérielle et/ou pré-éclampsie maternelle. 4 CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES Types cliniques L hémangiome infantile classique peut revêtir trois aspects : Cutané superficiel : plaque rouge vif, à bords nets, en relief, saillant sur le tégument normal avoisinant, à figure 4a surface mamelonnée irrégulière. figure 4b Profond: tuméfaction saillante, arrondie et chaude, sous une peau normale ou bleutée. Mixte (également appelé tubéreux) : association d une composante superficielle apparaissant en premier figure 4c et d une composante profonde qui soulève et déborde la première d un halo bleuté. Quel que soit le type, l hémangiome est de consistance ferme et élastique, légèrement chaud à la palpation, mais non pulsatile et généralement indolore, sauf en cas d ulcération. Figure 4a 7

8 Figure 4b Figure 4c 8

9 Taille La taille des hémangiomes est très variable, allant d une «tête d épingle», à l atteinte diffuse d un membre ou d un hémi-tronc. Dans 80% des cas, elle est modérée, inférieure à 3cm. Les formes géantes sont rares s étalant en surface sur un fond anémique (généralement annoncées par une vaste lésion précurseur à la naissance), puis proliférant en profondeur. Localisation La localisation des hémangiomes est ubiquitaire. Cependant, ils semblent plus fréquents sur la tête (40%) et le cou (20%), probablement parce que ces 2 zones représentent une importante surface chez nourrissons. Sur le visage, la distribution des hémangiomes ne se fait pas au hasard. Les formes focales (76%) sont situées sur les proéminences et 60% d entre elles se concentrent en zone centro-faciale, région qui ne couvre pourtant que 20% de la surface du visage. Dans les formes diffuses (24%) on retrouve une distribution segmentaire. Une classification topographique de ces formes segmentaires faciales en quatre aires de S1 à S4 a été proposée. schéma 1 Les hémangiomes segmentaires figure 5 feraient onze fois plus de complications que les formes localisées, ils sont volontiers associés à des malformations sous-jacentes (voir syndromes PHACES) et s ulcèrent fréquemment. Des localisations viscérales peuvent être associées aux hémangiomes superficiels, l atteinte aérienne étant la plus fréquente localisation extra-cutanée, puis l atteinte hépatique. Il existe également des atteintes digestives, mais qui sont exceptionnelles. Habituellement, leur expression clinique est précoce dès les toutes premières semaines de vie. Leur fréquence est plus importante au cours de l hémangiomatose miliaire disséminée figure 6 et des hémangiomes segmentaires de la face de grande taille. Schéma 1. Segmentation S1 à S4 du syndrome PHACES 10

10 Figure 5 (collection JP Lacour) Figure 6 5 CYCLE EVOLUTIF L hémangiome infantile n est en principe pas présent à la naissance, mais il peut exister deux types de lésions prémonitoires : Une tache blanche de vasoconstriction ou «hamartome anémique» (hypoxie locale?) Figure 7 Une nappe rouge, souvent télangiectasique et de limites imprécises, qui peut simuler un angiome plan lorsqu elle est homogène et clairement délimitée. 11

11 Fig 7 Ce précurseur néonatal prédit la taille et la forme de l hémangiome. En revanche, il est impossible de prévoir le volume final. L hémangiome infantile commence à se développer dans les jours ou les semaines qui suivent la naissance, cet intervalle libre étant un bon signe diagnostique. La croissance est rapide habituellement pendant les trois premiers mois (dans 80% des cas un hémangiome a terminé sa croissance à l âge de 3 mois), mais peut se prolonger jusqu au 6 ème ou 9 ème mois pour les formes à participation profonde. Dans de rares cas, cela peut aller jusqu au 24 ème mois (hémangiomes segmentaires, en particulier du segment S3). Durant cette période, 80% des hémangiomes doublent leur taille initiale, 5% la triplent et mais moins de 5% se développent de manière importante, mettant en jeu le pronostic esthétique, fonctionnel ou vital. L hémangiome finit par se stabiliser spontanément, puis on observe une régression sur plusieurs mois ou années. L involution est lente et progressive et se traduit par l apparition du blanchiment central des lésions superficielles et l affaissement des composantes profondes. Les phases de croissance et de régression peuvent se chevaucher, parfois on observe un blanchiment superficiel de l hémangiome, alors que la composante profonde continue à se développer. La régression est complète dans 90% des cas à l âge de 4 ans. La courbe évolutive des lésions profondes est retardée par rapport à celle des lésions superficielles, la régression étant plus lente et plus incomplète. On estime que dans 70% des cas il y aura des séquelles plus ou moins importantes : résidu fibro-adipeux ou une aire de peau lâche et fine due à la destruction du tissu élastique Figure 8a. Les séquelles peuvent également être des télangiectasies. Figure 8b. 12

12 Séquelles à type de peau lâche et fripée (collection JP Lacour) Figure 8a Figure 8b 13

13 6 ANOMALIES STRUCTURALES ASSOCIÉES La survenue chez un même patient d hémangiome et d anomalies morphologiques extra-cutanées, est connue de longue date. Les raisons en sont inconnues : on évoque une anomalie d un champ de développement morphologique, par altération d un ou plusieurs gènes régulateurs. Diverses anomalies avaient été rapportées de façon épisodique. Deux syndromes sont aujourd hui bien identifiés : PHACES et PELVIS/SACRAL/LUMBAR. Syndrome PHACES tableau 2 et schéma 1 L acronyme anglais PHACE(S), créé en 1996 par Frieden, regroupe les anomalies suivantes : anomalies de la fosse Postérieure Hémangiome facial anomalies Artérielles intra et extra-crâniennes anomalies Cardiaques congénitales et Coarctation aortique anomalies oculaires (Eye) anomalies Sternales et ventrales (rajouté par la suite). La fréquence du syndrome PHACES est encore imprécise. Dans une étude prospective multicentrique conduite aux USA sur 1096 enfants porteurs d hémangiomes, 20% des 200 hémangiomes segmentaires du visage étaient associés à un syndrome PHACES et 88% de ces cas étaient des filles. Les anomalies neurologiques intra-crâniennes accompagnent dans plus de ¾ des cas des hémangiomes en plaques couvrant l aire fronto-palpébrale supérieure S1 + S4. Les anomalies cardiaques et aortiques seraient plus particulièrement associées aux hémangiomes S3 avec présence de raphé ou fossette médians supra-ombilicaux et d anomalies sternales (OMIM , syndrome dysplasie vasculaire-anomalies sternales). Le syndrome de Dandy Walker et les malformations du cervelet sont les anomalies cérébrales les plus fréquentes. Des atteintes vasculaires cérébrales congénitales sont également décrites (agénésies ou dysgénésie artérielles),. Elles peuvent entraîner dès la période néonatale ou parfois plus tardivement, accident vasculaire cérébral ischémique, hémiparésie, convulsions, déficit neurologique persistant moteur et cognitif, ou migraines sévères, tandis que s installent des zones cérébrales d infarctus du fait d une artérite occlusive progressive, (sténoses et tortuosités artérielles ou anévrysmes). Le nouveau-né atteint du syndrome PHACES est souvent neurologiquement asymptomatique, un suivi au long cours est nécessaire. Tout nouveau-né porteur d un hémangiome facial étendu et segmentaire de plus de 5 cm2 doit avoir outre l examen clinique diverses explorations : IRM cérébrale et examen ophtalmologique (atteintes S1 et S4) Echographie cardiaque et des gros vaisseaux ainsi qu une échographie abdominale (atteintes S1, S4 et S3) 14

14 Tableau 2. Anomalies associées au syndrome PHACES Type d anomalies Description Bilan conseillé Fosse Postérieure et autres anomalies cérébrales Hémangiome Anomalies Artérielles Anomalie de Dandy-Walker Anomalies de développement d un hémisphère cérébelleux ou du vermis, kyste arachnoïde, micropachygyrie, lissencéphalie localisée Facial segmentaire : S1 + S4 ou S3 dans ¾ des cas (possible atteinte hémifaciale voire bilatérale) Autres sites éventuels : orbite, larynx, sous-glotte, méninges, hémisphère cérébral, oreille interne, choroïde oculaire - Intra-crâniennes (vertébrales, carotide externe ou interne) Vasculopathie cérébrale occlusive évolutive, infarctus cérébraux. Vaisseaux cérébraux : agénésie, hypoplasie, origine aberrante, persistance de vaisseaux embryonnaires, tortuosités, sténoses, interruptions artérielles, anévrysmes artériels, circulations collatérales, Moya-Moya. - Extra-crâniennes (sous-clavière, aortique, etc.) IRM IRM Endoscopie ORL à discuter si siège S3 Echographie abdominale IRM et/ou angio-irm Angio-scanner cervico-thoracique (sur avis spécialisé) Echographie cardiaque et des vaisseaux du cou (atteinte S3+++) Anomalies Cardiaques et Coarcatation aortique Anomalies oculaires (Eye) Anomalies ventrales (Sternales et autres) Autres anomalies Coarctation aortique. Malformations cardiaques congénitales (canal artériel, atrésie tricuspide, tétralogie de Fallot, communication inter-ventriculaire ou inter-auriculaire, sténose pulmonaire) Colobome, microphtalmie, hypoplasie du nerf optique, glaucome, conséquences visuelles d un hémangiome palpébro-orbitaire, etc. Raphé médian supra-ombilical. Fossette pré-sternale, fissure sternale, agénésie sternale. Hypopituitarisme Hypothyroïdie Echographie cardiaque et de la base du cou Angio-scanner (sur avis spécialisé) Examen ophtalmologique IRM Radiographie Echographie Bilan endocrinien 15

15 Syndrome PELVIS/SACRAL/LUMBAR L acronyme anglais PELVIS regroupe les anomalies suivantes: hémangiomes Périnéaux, malformations génitales Externes, Lipomyéloméningocèle, anomalies Vésico-rénales, anus Imperforé et autre marqueur cutané (Skin tag). L acronyme SACRAL désigne la même situation : Spinal dysraphism, Anogenital anomalies, Cutaneous anomalies, Renal and urologic anomalies, Angioma of Lumbosacral localisation. Récemment les américains ont proposé l acronyme LUMBAR pour Lower body hemangioma and other cutaneous defects, Urogenital anomalies, Ulceration, Myelopathy, Bony deformities, Anorectal malformations, Arterial anomalies, and Renal anomalies En résumé, chez tout nouveau-né à risque, présentant un hémangiome segmentaire de la région périnéale, habituellement neurologiquement asymptomatique, une évaluation par IRM médullaire et abdomino-pelvienne (plus sensible que l échographie) est souhaitable. 7 RISQUES ENCOURUS Risque vital Les formes qui mettent en jeu le pronostic vital sont exceptionnelles et précoces. la détresse respiratoire qui peut compliquer les hémangiomes des voies aériennes supérieures et en particulier l hémangiome sous-glottique. C est une urgence thérapeutique, la présence d un hémangiome «en barbe» S3 doit attirer l attention, mais parfois il n y a pas d hémangiome cutané et seule la fibroscopie permettra de faire le diagnostic. l insuffisance cardiaque qui peut compliquer les hémangiomes volumineux extensifs, en particulier les hémangiomes hépatiques. Outre l examen clinique, une échographie abdominale et cardiaque est bien sur utile. l hémangiomatose digestive est rarissime mais redoutable, il faut évoquer cette possibilité chez un nourrisson ayant un hémangiome segmentaire quelle que soit sa localisation et présentant un melaena et/ou un syndrome occlusif (nécrose intestinale). dans le cadre d une hémangiomatose viscérale, une ou plusieurs localisations méningées sont possibles, elles sont à rechercher en cas d anomalies neurologiques. Cette éventualité reste,néanmoins exceptionnelle et la présence de lésions cérébrales doit plutôt faire évoquer d autres étiologies comme une lymphangiomatose multifocale ou une autre angiomatose. Il faut ajouter également le risque exceptionnel d hypothyroïdie dans les hémangiomes volumineux, en particulier les hémangiomes hépatiques, par destruction de la T3 (les hémangiomes peuvent sécréter de la déiodo déionidase). Risque fonctionnel Les formes mettant en jeu le pronostic fonctionnel sont habituellement les formes péri-orificielles : Les hémangiomes périorbitaires et surtout palpébraux peuvent être responsables d amblyopie.. La fonction visuelle peut être définitivement altérée à la suite d une anisométropie et/ou d une déprivation visuelle qui modifient la clarté de l image sur la rétine. L amblyopie peut être totale quand l axe visuel a été obstrué sur une longue période. Même si l axe visuel est dégagé, un astigmatisme peut résulter d une pression sur la cornée qui déforme l image sur la rétine, surtout si l hémangiome intéresse la paupière supérieure. Un strabisme peut également survenir par amblyopie ou par atteinte des muscles intra-orbitaires. le meilleur témoin d un envahissement orbitaire est clinique avec déplacement du globe oculaire. Il est essentiel de répéter régulièrement les examens ophtalmologiques pendant la phase de croissance de 16

16 l hémangiome, et l IRM peut s avérer utile pour explorer les localisations orbitaires intra et/ou extraconales. Les hémangiomes labiaux s ulcèrent fréquemment, ils peuvent gêner la succion et retentir sur le développement des structures maxillodentaires. Les hémangiomes narinaires peuvent menacer les structures narinaires sous-jacentes lors d un épisode de nécrose. les hémangiomes de l oreille peuvent entraîner une fermeture, une infection du conduit auditif et une surdité séquellaire. les hémangiomes pré-mammaires peuvent altérer la future glande mammaire. 17

17 Complication locale : l ulcération L ulcération est la complication la plus fréquente (16% dans une étude américaine prospective portant sur 1058 patients) figure 9a. Elle survient souvent vers 2-3 mois mais parfois dès la période néonatale. Elle est plus fréquente pour certaines localisations (région centro-faciale et périnée) et pour certains types d hémangiomes : hémangiome télangiectasique du siège et des organes génitaux, hémangiome en croissance rapide néonatale et à épiderme rouge luisant et aminci, hémangiome segmentaire facial. En principe, les hémangiomes profonds sans composante rouge superficielle s ulcèrent peu. Les signes annonciateurs sont des macules noirâtres en surface de zones rouges. L ulcération est très douloureuse, à l air libre comme au contact, ce qui rend pénible le moment des pansements malgré l administration d antalgiques. Très rarement, elle peut se compliquer de surinfection et d hémorragies. Ces saignements sont souvent surévalués par les parents mais peuvent exceptionnellement entraîner une anémie sévère avec nécessité de transfusion. Des cicatrices figure 9b, parfois importantes, succèdent aux plaies. 18

18 Figure 9a Figure 9b 19

19 Risque esthétique Les formes qui mettent en jeu le pronostic esthétique sont : Les formes extensives et télangiectasiques, en particulier des régions découvertes et de la sphère périnéale, où les phénomènes de nécrose sont importants Les hémangiomes centro-faciaux aux conséquences difficiles à réparer. Dans tous les cas, les hémangiomes infantiles sont responsables au minimum d une altération esthétique transitoire avec retentissement psychologique tout d abord chez les parents, puis chez l enfant lorsqu il grandit et qu il rentre en collectivité. 8 TRAITEMENT Indications thérapeutiques Tableau 3 Compte tenu de l évolution naturelle des hémangiomes infantiles avec régression spontanée au bout de quelques mois, la règle est l ABSTENTION THERAPEUTIQUE. Il en est ainsi pour plus de 80% des nourrissons. Cependant, l attente de cette régression ne peut être envisageable pour un certain nombre d hémangiomes alarmants : Ceux qui mettent en jeu le pronostic vital Ceux qui menacent une fonction Ceux qui sont compliqués d ulcération Ceux qui engendrent un préjudice esthétique majeur avec figures 10a et 10b retentissement psychologique Si on additionne tous les types de traitement susceptibles d être appliqués en phase de prolifération (corticostéroïdes systémiques, en injection intra-tumorale ou en application locale, soins d ulcères, antibiotiques oraux, laser à colorant pulsé et chirurgie d excision), une modalité thérapeutique est utilisée dans 38% des cas. Si on considère uniquement les traitements pharmacologiques visant à stopper la croissance d un hémangiome alarmant, environ 15% des nourrissons atteints reçoivent un traitement.

20 Figure 10b Figure 10a Tableau 3. Principales indications de traitement des hémangiomes infantiles Risque Vital (Rare) Hémangiome sous-glottique Hémangiome de grande taille : risque d insuffisance cardiaque (hémangiome hépatique) Hémangiome cérébral ou médullaire (risque de compression) Hémangiome digestif (hémorragies) Risque fonctionnel Hémangiome orbitaire ou palpébral : risque d amblyopie Hémangiome du conduit auditif Hémangiome labial Hémangiome nasal Hémangiome région périnéale à proximité d un orifice Hémangiome ulcéré douloureux Hémangiome avec risque esthétique Hémangiome de la face de grande taille Hémangiome nodulaire du nez, des lèvres ou de la paupière Hémangiome sous-cutané rétro-mamelonnaire chez une fille 18

21 Propranolol Tableau 4 Les bétabloquants, en particulier le propranolol, sont devenus le traitement médical de première ligne des hémangiomes compliqués. Le propranolol est d ailleurs la seule molécule qui a une officiellement une AMM dans les hémangiomes infantiles (HEMANGIOL ). Dans les heures qui suivent la prise de propranolol on observe un affaissement et un changement de couleur de l hémangiome ; ensuite, l effet se poursuit, mais plus lentement, aboutissant à une régression plus ou moins complète. Dans les cas les plus favorables après 6 mois de traitement il ne persiste que des télangiectasies résiduelles (figures 10 a et b). Lorsqu on donne le traitement précocement, au début de la phase proliférative de l hémangiome, la croissance de la tumeur est stoppée. A l arrêt du traitement, une reprise évolutive de l hémangiome est parfois observée (10 à 15% des cas), mais le plus souvent elle est modérée, et répond à une nouvelle cure de propranolol si nécessaire. Contrairement aux corticoïdes, les résistances au traitement sont exceptionnelles et un traitement tardif est également possible pour avancer une chirurgie par exemple. La dose recommandée est de 3mg/kg/jour en 2 prises pour une durée de 6 mois. L acceptabilité et la tolérance sont habituellement bonnes. Les principaux effets secondaires rapportés sont des hypoglycémies en période néonatale ou dans des situations de jeûne; l aggravation d un bronchospasme au cours des épisodes de bronchiolites. Ont également été décrits des malaises avec pâleur, des épisodes de cyanose et d hypotension asymptomatique, une diarrhée en début de traitement et très rarement des hyperkaliémies par lyse tumorale dans les gros hémangiomes ulcérés. L indication et la mise en route du traitement doit se faire dans un centre expert avec surveillance de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque 1h puis 2h après la prise de propranolol, le traitement est ensuite donné en ambulatoire.

22 Tableau 4. Propranolol per os et hémangiomes, aspect pratique Quand? Hémangiome menaçant une fonction vitale (insuffisance cardiaque, compression des voies aériennes), une fonction essentielle comme la vision, hémangiome ulcéré douloureux ne répondant pas à des soins locaux classiques ou hémangiome risquant entrainer des distorsions anatomiques irréversibles (hémangiome du nez, des lèvres ). Le plus tôt est le mieux pour éviter les distorsions anatomiques et le développement d un tissu fibroadipeux (en pratique avant l âge de 3 mois, voire 2 mois pour les hémangiomes très à risque) Comment? Après élimination par l interrogatoire et l examen clinique d une éventuelle contre-indication (essentiellement antécédents de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire). En cas de doute, un avis cardiologique est requis. Propranolol suspension pédiatrique (HEMANGIOL ) : 3 mg/kg/j en 2 prises Monitorage 1h et 2 h après la première prise (pouls et TA) et à chaque augmentation de dose. Quel dosage? Commencer à 1 mg/kg/j pendant une semaine, puis augmenter à 2 mg/kg/j la semaine suivante, puis monter à 3 mg/kg/j. Si la tolérance est médiocre, un fractionnement de la dose en 3 prises et/ou une diminution à 2m/kg/j sont possibles Les résultats observés à la dose de 1mg/kg/j sont moins bon qu avec 3mg/kg/j, a contrario il n a pas été démontré qu un dosage supérieur à 4 mg/kg/j soit utile. Quelle durée de traitement? Le traitement initial est prescrit pour 6 mois. En cas de rechute à l arrêt le traitement peut être repris à la même dose pour 3 à 6 mois de plus (hémangiome segmentaire et/ou avec composante profonde volumineuse) Que faire en cas d effets secondaires? Effets mineurs : rien à faire pour les extrémités froides ou une TA diastolique basse asymptomatique. Fractionner la prise en cas de troubles digestifs (RGO ou diarrhée). Pour les cauchemars, éviter de donner le traitement après 17h ou bien réduire la posologie de la prise vespérale. Effets potentiellement graves: pour éviter les hypoglycémies, toujours donner le propranolol au moment d un repas,s assurer que l enfant tète à heures fixes. En cas de prises alimentaires insuffisantes, gastroentérite par exemple, suspendre la prise de propranolol quelques jours. De même, en cas de bronchospasme, suspendre le traitement quelques jours si c est au cours d un épisode infectieux intercurrent, et définitivement s il s agit d une récidive ou d un bronchospasme spontané (révélation possible d un asthme). Surveillance de la kaliémie en cas de traitement d un volumineux hémangiome, surtout s il y a une ulcération (phénomène de lyse tumorale). IMPORTANT : Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement des hémangiomes. Le traitement doit être introduit dans un environnement clinique adapté pouvant faire face à un effet secondaire grave (bradycardie en particulier) 2

23 Corticothérapie générale On l utilise maintenant en seconde intention. Son mécanisme d action n est pas bien connu. Les molécules les plus couramment utilisées sont la prednisone et la prednisolone, avec une posologie d attaque variant entre 2 et 5 mg/kg/j pendant au moins 2 mois, puis diminuée très progressivement de façon à couvrir la période évolutive des premiers mois. La bétaméthasone peut aussi être utilisée à la posologie de 0,10 à 0,30 mg/kg/j. Même à ces doses élevées, le taux de réponse (régression ou simple stabilisation) n est que de 30 à 60%, l effet apparaissant entre la 2 ème et la 3 ème semaine de traitement. En cas de décroissance trop rapide, il existe souvent un rebond évolutif pouvant faire perdre tout le bénéfice de la première cure. Les effets secondaires sont bien connus et nombreux. Corticothérapie intra-lésionnelle Elle est réservée aux formes évolutives mais localisées, pour lesquelles un traitement par voie générale ou une chirurgie ne semblent pas indiqués. Le Kenacort retard est utilisé à la posologie de 3 à 5 mg/kg/procédure, les injections se faisant en plusieurs points sous anesthésie générale courte et en milieu chirurgical. Il faut en général 2 à 3 injections séparées d environ 2 à 3 mois. Le taux de bonne réponse est d environ 50%. Les effets secondaires sont limités et plutôt d ordre local : hypochromie, atrophie linéaire. A noter cependant une complication rare mais redoutable de par sa gravité : risque de cécité par occlusion centrale de la rétine lorsque l hémangiome est de localisation péri-orbitaire, ce qui contre-indique ce type de procédure. Interféron alfa-2a et 2b L interféron alfa est un agent anti-angiogénique qui diminue la prolifération des cellules endothéliales par une régulation négative du bfgf. Il est indiqué dans les formes graves en cas d échec du propranolol et de la corticothérapie générale. La posologie varie de 1 à 3 millions d unités/m 2 /jour par voie sous-cutanée, et le traitement est long : 6 à 12 mois. Les études montrent 40 à 50% de réponse complète, les premiers signes de régression apparaissant entre la 2 ème et la 12 ème semaines de traitement. Les effets secondaires sont fréquents associant fièvre et douleurs musculaires (syndrome pseudo-grippal), surtout en début de traitement. Sont également rapportés : une toxicité hématologique et hépatique, des cas d hypothyroïdie et de syndrome dépressif. La complication la plus grave, et potentiellement définitive, est une neurotoxicité avec diplégie spastique et retard de développement. 21

Les Hémangiomes cours DESC chirurgie pédiatrique 8/9/15. Isabelle James, Lyon,

Les Hémangiomes cours DESC chirurgie pédiatrique 8/9/15. Isabelle James, Lyon, Les Hémangiomes cours DESC chirurgie pédiatrique 8/9/15 Isabelle James, Lyon, Classification ISSVA www.issva.org/content.aspx?page_id=22&club_id=298433&module_id=152904 Tumeurs vasculaires Malformations

Plus en détail

HEMANGIOMES DU NOURRISSON

HEMANGIOMES DU NOURRISSON HEMANGIOMES DU NOURRISSON DEFINITION On désigne sous le nom d'angiomes, des dysplasies intéressants les vaisseaux sanguins. Il s'agit de malformations très hétérogènes et très polymorphes de cause inconnue

Plus en détail

Les angiomes et lymphangiomes

Les angiomes et lymphangiomes DESC de Chirurgie Pédiatrique Session de Septembre 2009 - PARIS Les angiomes et lymphangiomes I.James ISSVA Tumeurs vasculaires Malformations vasculaires (cavitaire) Tumeurs vasculaires Les hémangiomesinfantiles

Plus en détail

NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat.

NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat. NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat. Introduction Le nodule du sein chez l enfant et l adolescente est une situation

Plus en détail

Item 223 Angiomes cutanés

Item 223 Angiomes cutanés Annales de dermatologie et de vénéréologie (2012) 139, A185 A191 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com II. MALADIES ET GRANDS SYNDROMES Item 223 Angiomes cutanés CEDEF 1,2 Disponible sur Internet

Plus en détail

Chirurgie des angiomes Pr. Philippe PELISSIER

Chirurgie des angiomes Pr. Philippe PELISSIER Pr. Philippe PELISSIER Service de Chirurgie Plastique Centre F.X. Michelet CHU de Bordeaux www.e-plastic.fr Introduction Angiodysplasie immature Angiodysplasie mature Capillaire Veineuse Capillaro-veineuse

Plus en détail

Item 223 : Angiomes cutanés

Item 223 : Angiomes cutanés Item 223 : Angiomes cutanés Collège National des Enseignants de Dermatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières I Hémangiomes du nourrisson...4 I.1 Généralités...4 I.2 Diagnostic

Plus en détail

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005 Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005 1. Définition Les angiomes sont des tumeurs très fréquentes. La définition de TOURAINE rend parfaitement compte de la complexité

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN Le Cancer du rein Le cancer du rein représente 3% des cancers de l adulte. Il s agit du troisième cancer urologique après le cancer de prostate et celui de la vessie. L

Plus en détail

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ)

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) 1 Définition Hémopathie maligne grave d étiologie inconnue caractérisée par la prolifération de plasmocytes

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Maladie de Rendu-Osler

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Maladie de Rendu-Osler LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Maladie de Rendu-Osler Octobre 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé 2 avenue du Stade de France - F

Plus en détail

Tumeur du sein. Présentée par Eliane EL KHOURY

Tumeur du sein. Présentée par Eliane EL KHOURY Tumeur du sein Présentée par Eliane EL KHOURY Histoire Femme de 59 ans. Il y a 6 ans: apparition d une masse au niveau du QIE du sein droit, de 2x2 cm. Depuis quelques mois: augmentation rapide de la taille

Plus en détail

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés - décembre 2009 - CARCINOMES BASOCELLULAIRES La chirurgie : traitement de référence et de 1 ère intention Classification clinique et histologique

Plus en détail

LES URGENCES CHIRURGICALES

LES URGENCES CHIRURGICALES LES URGENCES CHIRURGICALES INTRODUCTION Pathologies rares Essentiellement liées à des malformations congénitales Deux pics de fréquence pour la présentation clinique à la période néo-natale à la puberté

Plus en détail

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales.

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT POINTS IMPORTANTS. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. 2) Physiologiquement, la pression artérielle baisse au

Plus en détail

Quel est votre diagnostic?

Quel est votre diagnostic? Quel est votre diagnostic? as n 1 e jeune homme présente ces papules et ces plaques verruqueuses linéaires sur son corps. Il s agit du syndrome du nævus épidermique. 2. Quelles sont les manifestations

Plus en détail

Pseudopolyarthrite rhizomélique

Pseudopolyarthrite rhizomélique Pseudopolyarthrite rhizomélique C est l histoire D une vieille dame de 76 ans, sans problème particulier, jusqu au jour où. CLINIQUE -Elle se plaint de douleurs des épaules et des hanches avec des épisodes

Plus en détail

BRÛLURES. Circonstances. Risques

BRÛLURES. Circonstances. Risques Les patients ne viennent consulter le généraliste que pour des brûlures limitées en étendue et douloureuses. Dans la majorité des cas, des conseils simples donnés par le généraliste sont utiles et efficaces.

Plus en détail

ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE

ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE DEFINITION L AAP est une dilatation avec perte de parallélisme des parois de l artère poplitée atteignant au moins 2 fois le diamètre de l artère saine sus jacente, le diamètre

Plus en détail

Item 271 : Pathologie des paupières

Item 271 : Pathologie des paupières Item 271 : Pathologie des paupières Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Diagnostiquer et traiter un chalazion (Cf. Chap. 50, E. PILLY 2008)...1 2 Diagnostiquer

Plus en détail

Tuméfactions vulvo-vaginales bénignes de l enfant

Tuméfactions vulvo-vaginales bénignes de l enfant Tuméfactions vulvo-vaginales bénignes de l enfant 2014 Pr Merrot Remerciements au Pr Dodat pour son iconographie Du séminaire du collège hospitalo-universitaire d orange 2005 étiologies variées examen

Plus en détail

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot Plan du cours Phlébite Définition Rappel anatomique Physiopathologie de la thrombose veineuse Diagnostic Complications des phlébites Embolie pulmonaire Maladie veineuse post-phlébitique Traitement Traitement

Plus en détail

Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV)

Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV) Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV) Les points importants de la littérature sur les risques liés à l

Plus en détail

LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL?

LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL? LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL? La dysplasie fibreuse des os (DF) est une maladie osseuse rare pouvant atteindre tous les os. Le nombre d os concernés est très variable : un seul os, deux, trois

Plus en détail

Les différentes maladies du coeur

Les différentes maladies du coeur Auteur : Dr Pascal AMEDRO Les différentes maladies du coeur 1. Le cœur normal L oxygène capté dans l air va dans les poumons, où le sang «bleu» est alors oxygéné et devient «rouge». Il est conduit par

Plus en détail

Tumeurs du foie. Item 151. GRANDVALLET Céline DCEM3

Tumeurs du foie. Item 151. GRANDVALLET Céline DCEM3 Tumeurs du foie Item 151 GRANDVALLET Céline DCEM3 - Le foie peut être le siège de différentes tumeurs : bénignes ou malignes. - Les différents examens d imagerie sont des outils performants qui nous permettent

Plus en détail

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs B06-1 B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs L ischémie aiguë est une interruption brutale du flux artériel au niveau d un membre entraînant une ischémie tissulaire. Elle constitue

Plus en détail

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la sclérose en plaques (SEP) : deux affections pourvoyeuses de handicap en Neurologie

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la sclérose en plaques (SEP) : deux affections pourvoyeuses de handicap en Neurologie Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la sclérose en plaques (SEP) : deux affections pourvoyeuses de handicap en Neurologie M. Benabdeljlil, S. Aïdi, M. El Alaoui Faris Service de Neurologie A et

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE

CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE * Groupe médico-chirurgical 25 avenue Jean MEDECIN 0600 NICE FREDERIC BRACCINI L attitude à adopter devant la découverte d un nodule thyroïdien revient

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTÉ ET DES DROITS DES FEMMES Arrêté du 25 février 2015 modifiant l arrêté du 19 février 2015 relatif aux forfaits

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système nerveux et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectifs : A la fin de la séquence, vous serez capable de : décrire le système nerveux d expliquer son fonctionnement

Plus en détail

Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif

Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif Introduction Les localisations digestives sont les plus fréquentes des tumeurs carcinoïdes Il s agit de tumeurs d évolution lente Elles sont souvent asymptomatiques

Plus en détail

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins?

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Votre médecin peut adapter et compléter ces informations en fonction de votre situation personnelle.

Plus en détail

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Physiologie et histologie osseuses Cancérologie fondamentale

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 22 décembre 2004 VOGALENE 5 mg, suppositoire sécable (Boîte de 10) Laboratoires SCHWARZ PHARMA métopimazine Liste II Date de l AMM initiale chez

Plus en détail

Reflu l x u g as a t s r t o r -o - eso s phag a ie i n Pr. H.SIBAI

Reflu l x u g as a t s r t o r -o - eso s phag a ie i n Pr. H.SIBAI Reflux gastro-oesophagien Pr. H.SIBAI Oesophage Cardia Estomac R.G.O Introduction Définition : Ensemble des manifestations cliniques secondaires au passage de liquide gastrique dans l œsophage Complication

Plus en détail

Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant. Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA)

Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant. Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA) Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA) Epidémiologie 3 ème cause de cancer chez l enfant après leucémies et tumeurs cérébrales 10% des cancers pédiatriques

Plus en détail

Démarche diagnostique pratique. et des maladies respiratoires de l enfantl

Démarche diagnostique pratique. et des maladies respiratoires de l enfantl Asthme du nourrisson Démarche diagnostique pratique André Labbé Unité de réanimation r et des maladies respiratoires de l enfantl Hôtel-Dieu Clermont-Ferrand Position du problème Fréquence pathologie sifflante

Plus en détail

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée Stratégie thérapeutique dans l acné de l adolescent Liens d intérêt 30 janvier 2014 Pr Ludovic Martin Service de Dermatologie Invitation à des congrès: Galderma Participation à des essais cliniques: 0

Plus en détail

Prostatectomie radicale assistée par ROBOT

Prostatectomie radicale assistée par ROBOT Prostatectomie radicale assistée par ROBOT L intervention qui vous est proposée est destinée à enlever votre prostate qui est atteinte d un cancer. LA PROSTATE La prostate est une glande qui participe

Plus en détail

Malformations Capillaires. Malformations Capillaires 2/3

Malformations Capillaires. Malformations Capillaires 2/3 Malformations Vasculaires Classification Hémodynamique IMAGERIE DES TUMEURS VASCULAIRES ET DES MALFORMATIONS VASCULAIRES Écho Doppler Laroche JP : Médecine Vasculaire, Hôpital Saint Éloi, CHU Montpellier

Plus en détail

Neurofibromatose de Von Recklinghausen chez un nouveau-né exposé avec hémorragie intracrânienne

Neurofibromatose de Von Recklinghausen chez un nouveau-né exposé avec hémorragie intracrânienne Neurofibromatose de Von Recklinghausen chez un nouveau-né exposé avec hémorragie intracrânienne Severe D. ; Vilcin L.D. ; Antoine J. ; Méridien E. ; BB C.N. de sexe masculin, pesant 2900 g à l admission,

Plus en détail

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE SURVEILLANCE DU CANCER DU SEIN TRAITE ( VIVIANE FEILLEL) SURVEILLANCE LOCOREGIONALE - Séquelles post-thérapeutiques - Récidive homolatérale - Cancer du sein controlatéral SURVEILLANCE GENERALE - Effets

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juillet 2005 1 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 767-8 3 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 768-4 12 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 769-0 6 flacon(s) en verre

Plus en détail

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées BON USAGE DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées Les systèmes de traitement des plaies par pression négative (TPN) sont des

Plus en détail

Univers des soins infirmiers en images

Univers des soins infirmiers en images Univers des soins infirmiers en images Caroline Roy, inf., M. Sc. inf. Directrice-conseil, Direction, Affaires externes Congrès OIIQ Atelier A8 9 novembre 2015 Conflits d intérêts AUCUN 2 Objectifs d apprentissage

Plus en détail

Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse

Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse Réunion DESC-SCVO Tours P. de Wailly CHU POITIERS Professeur Carretier Généralités 20 % des hémorragies digestives Au-delà de l angle de Treitz 90%

Plus en détail

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PR-ULI-URG-PEC-N 108 Version n 1 Crée le 01-02-2011 DIFFUSION : Urgences site d Etampes OBJET ET DEFINITIONS Organiser et protocoliser

Plus en détail

Dossier. Question 1 Quel est le diagnostic le plus probable? Question 2 Quel bilan clinique effectuez-vous?

Dossier. Question 1 Quel est le diagnostic le plus probable? Question 2 Quel bilan clinique effectuez-vous? Dossier 1 Monsieur P, 40 ans, consulte pour une baisse d acuité visuelle bilatérale, prédominant à gauche. Dans les antécédents médicochirurgicaux du patient, on note une greffe bipulmonaire il y a 2 ans,

Plus en détail

Aline Salmeron Année 2011-2012. Les Lymphangiomes. Lymph- : préfixe d origine grecque indiquant une relation avec la lymphe.

Aline Salmeron Année 2011-2012. Les Lymphangiomes. Lymph- : préfixe d origine grecque indiquant une relation avec la lymphe. Aline Salmeron Année 2011-2012 Celine Masson 4 ème Pédiatrie Les Lymphangiomes Lymph- : préfixe d origine grecque indiquant une relation avec la lymphe. Angiomes : tumeur circonscrite formée par une agglomération

Plus en détail

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des Chapitre 4 LE DIAGNOSTIC Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des problèmes oculaires et optiques, mais seul l ophtalmologiste peut détecter la présence d une DMLA.

Plus en détail

Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!! Objectifs pédagogiques

Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!! Objectifs pédagogiques Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!!! I.! Les surdités :! II.! Le handicap sensoriel chez l enfant.! III.! Le handicap sensoriel chez l adulte :! IV.! Le

Plus en détail

Accidents des anticoagulants

Accidents des anticoagulants 30 Item 182 Accidents des anticoagulants Insérer les T1 Objectifs pédagogiques ENC Diagnostiquer un accident des anticoagulants. Identifier les situations d urgence et planifier leur prise en charge. COFER

Plus en détail

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS Céphalées 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée EPU DENAIN -14 novembre 2006 Dr Kubat-Majid14 novembre 2006 Dr KUBAT-MAJID Céphalées 1 Mise au point sur la migraine

Plus en détail

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne.

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne. Pathologies chroniques et séjour en altitude : Recommandations pour le médecin généraliste D après la thèse du Dr Gilles de Taffin Les recommandations d usage à rappeler : Éviter l arrivée directe à des

Plus en détail

Radiothérapie pour les métastases cérébrales

Radiothérapie pour les métastases cérébrales Radiothérapie pour les métastases cérébrales Dre Annie Ebacher Radio-oncologue CHUS, Sherbrooke Congrès du Réseau des soins palliatifs 28 mai 2007 Objectifs Épidémiologie Symptômes, facteurs pronostiques

Plus en détail

Sites métastatiques inhabituels chez l'enfant

Sites métastatiques inhabituels chez l'enfant Sites métastatiques m inhabituels chez l'enfant S. EL MOUHADI, R. DAFIRI Service de redio-pédiatrie, diatrie, hôpital d enfants, CHU IBN SINA, RABAT, MAROC Introduction Les cancers de l enfant l sont des

Plus en détail

Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte

Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte I. Anatomie Définitions II. Diagnostic d une hernie inguinale III. Argumenter l attitude thérapeutique OBJECTIFS PEDAGOGIQUES Diagnostiquer

Plus en détail

Le don de moelle osseuse :

Le don de moelle osseuse : DON DE MOELLE OSSEUSE Le don de moelle osseuse : se décider aujourd hui, s engager pour longtemps LA MOELLE OSSEUSE ET SA GREFFE La moelle osseuse C est le tissu mou dans le centre du corps des os qui

Plus en détail

Diarrhées aiguës du nourrisson

Diarrhées aiguës du nourrisson Diarrhées aiguës du nourrisson Critères de gravité Chef de service de Pédiatrie - CHV Des «Critères de gravité» : pour quoi faire? A priori : pour prendre une décision Conseil téléphonique Domicile ou

Plus en détail

Moi ou mon enfant sous cortisone

Moi ou mon enfant sous cortisone Moi ou mon enfant sous cortisone Quelles conséquences? Isabelle Koné-Paut Pédiatrie Générale, Rhumatologie CHU de Bicêtre 94270 Le Kremlin-Bicêtre La cortisone, une hormone H H Organe 1 Organe 2 H Sang

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

JMV. Affections cécitantes curables

JMV. Affections cécitantes curables JMV Affections cécitantes curables AMBLYOPIE L Amblyopie C est une insuffisance de la vision, parfois congénitale ou acquise dans les premiers mois de la vie. La forme la plus courante unilatérale - résulte

Plus en détail

FISTULA CARE. Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12

FISTULA CARE. Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12 FISTULA CARE Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12 EngenderHealth, 440 Ninth Avenue, New York, NY 10001, USA Téléphone: 212-561-8000; Fax: 212-561-8067;

Plus en détail

Patiente de 42 ans présentant un syndrome anémique, bilan gynécologique normal, gastroscopie et coloscopie normales. Alexandre Prestat IHN

Patiente de 42 ans présentant un syndrome anémique, bilan gynécologique normal, gastroscopie et coloscopie normales. Alexandre Prestat IHN Patiente de 42 ans présentant un syndrome anémique, bilan gynécologique normal, gastroscopie et coloscopie normales. Alexandre Prestat IHN Reformations MIP Temps artériel Temps portal Anatomie pathologique-macroscopie

Plus en détail

QU EST CE QU EST UNE HERNIE DISCALE LOMBAIRE?

QU EST CE QU EST UNE HERNIE DISCALE LOMBAIRE? QU EST CE QU EST UNE HERNIE DISCALE? La colonne vertébrale est constituée d un empilement de vertèbres. Les cinq vertèbres du bas constituent la colonne lombaire ou rachis lombaire qui repose sur le sacrum.

Plus en détail

Physiopathologie et étiologie

Physiopathologie et étiologie SCLEROSE EN PLAQUES Maladie inflammatoire du système nerveux central: processus inflammatoire discontinu de démyélinisation aiguë dans la substance blanche de l encéphale et de la moelle, respectant les

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

UNIVERSITE MOHAMMED V - SOUISSI FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE -RABAT- ANNEE: 2013 THESE N : 16 THESE. Présentée et soutenue publiquement le :..

UNIVERSITE MOHAMMED V - SOUISSI FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE -RABAT- ANNEE: 2013 THESE N : 16 THESE. Présentée et soutenue publiquement le :.. UNIVERSITE MOHAMMED V - SOUISSI FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE -RABAT- ANNEE: 2013 THESE N : 16 HÉMANGIOME CHEZ L ENFANT : COMPLICATIONS THESE Présentée et soutenue publiquement le :.. PAR Mlle. Laila

Plus en détail

Acné. Il existe deux formes d acné en fonction de l âge ; l acné du nouveau né et l acné de l adolescent.

Acné. Il existe deux formes d acné en fonction de l âge ; l acné du nouveau né et l acné de l adolescent. Acné Il existe deux formes d acné en fonction de l âge ; l acné du nouveau né et l acné de l adolescent. Acné du nouveau né C est une acné transitoire, qui atteint environ 20%des nouveau nés, plus fréquemment

Plus en détail

:: Atrésie de l œsophage

:: Atrésie de l œsophage :: Atrésie de l œsophage Définition : L atrésie de l œsophage est une malformation congénitale caractérisée par une interruption de continuité de l œsophage. Dans 50 % des cas, elle est associée à d autres

Plus en détail

«L allergie à l iode» n existe pas! E Bresson Infirmerie Protestante Lyon Caluire

«L allergie à l iode» n existe pas! E Bresson Infirmerie Protestante Lyon Caluire «L allergie à l iode» n existe pas! E Bresson Infirmerie Protestante Lyon Caluire L ALLERGIE à L IODE N EXISTE PAS Confusion de trois phénomènes: Allergie aux fruits de mer (protéine de crustacés) Allergie

Plus en détail

Chirurgie du sein. Simple tumorectomie. This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11

Chirurgie du sein. Simple tumorectomie. This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11 This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11 Chirurgie du sein Simple tumorectomie Un examen récent, par palpation, a révélé une masse à un sein. Il est prévu

Plus en détail

Les situations «à risque»

Les situations «à risque» Les situations «à risque» âge «à risque» : le nourrisson - faible nombre de symptômes - rapidité d'aggravation de certaines affections cris, pleurs, et refus du biberon : syndromes occlusifs polypnée (+

Plus en détail

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Dr Solène de Gaalon Service de neurologie- CHU Nantes Société française des migraines et céphalées Céphalées de tension

Plus en détail

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Céphalées vues aux Urgences Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Deux Objectifs aux Urgences Identifier les céphalées à risque vital Optimiser le traitement des céphalées

Plus en détail

PATHOLOGIE MAMMAIRE. Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL. II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique

PATHOLOGIE MAMMAIRE. Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL. II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique 1 Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique B - Ponction à l aiguille tournante (drill biopsie) ou tranchante (trucut) C - Tumorectomie

Plus en détail

Qu est-ce qu un sarcome?

Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu une tumeur? Une tumeur est une prolifération anormale de cellules. Les tumeurs ne devraient donc pas automatiquement être associées à un cancer. Certaines tumeurs

Plus en détail

Cas clinique cancer du poumon

Cas clinique cancer du poumon 10 e Forum National de l Omnipraticien El Hamma, Alger 21 & 22 Mai 2014 Cas clinique cancer du poumon Dr F.Ait Daoud Pr.H.Mahfouf SOMUR.EPH ROUIBA Homme 59 ans, sans antécédents pathologiques particuliers,

Plus en détail

II.5. l inflammation protumorale

II.5. l inflammation protumorale II.5. l inflammation protumorale L une de ses missions est de favoriser la reconstruction des tissus lésés. Les macrophages sécrètent des : enzymes MMP Facteurs de croissance EGF Cet aspect de l inflammation

Plus en détail

REFERENTIEL METIER/COMPETENCES CHIRURGIEN PLASTICIEN, ESTHETIQUE ET RECONSTRUCTEUR

REFERENTIEL METIER/COMPETENCES CHIRURGIEN PLASTICIEN, ESTHETIQUE ET RECONSTRUCTEUR REFERENTIEL METIER/COMPETENCES DU CHIRURGIEN PLASTICIEN, ESTHETIQUE ET RECONSTRUCTEUR 20.07.2007 1 Les situations de soins types 1 1 Les situations de soins retenues ne sont, bien entendu, pas exhaustives

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL

FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL Pr A GAINANT (octobre 2003) I -RAPPEL ANATOMIQUE DU CANAL ANAL II - FISSURE DE L'ANUS C'est une ulcération anale. A - Etiopathogénie

Plus en détail

Introduction... 9. N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause...

Introduction... 9. N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause... Sommaire Introduction... 9 N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause...14 N 89. Déficit neurologique récent (voir item 335)... 15 Caractériser

Plus en détail

DIABETE GESTATIONNEL. Cliquez pour modifier le style des sous-titres du masque. Dr. GUENDOUZE MERIEM

DIABETE GESTATIONNEL. Cliquez pour modifier le style des sous-titres du masque. Dr. GUENDOUZE MERIEM DIABETE GESTATIONNEL Cliquez pour modifier le style des sous-titres du masque Dr. GUENDOUZE MERIEM Définition OMS Trouble de la tolérance glucidique de gravité variable Survenant ou diagnostiqué pour la

Plus en détail

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein Pr. Yves Aubard Les objectifs généraux de la surveillance Dépistage D un rechute locale ou régionale D un cancer du sein controlatéral D une métastase

Plus en détail

PEMPHIGUS. Deuxième fiche d information pour les malades

PEMPHIGUS. Deuxième fiche d information pour les malades PEMPHIGUS Deuxième fiche d information pour les malades Les fiches d'informations ont été rédigées en collaboration par les 2 centres de référence des maladies bulleuses auto-immunes et l'association de

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT

STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT Madame, Monsieur, Vous souffrez d une sténose du canal lombaire, une intervention chirurgicale est envisagée. Afin de prendre une décision en

Plus en détail

Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans

Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans SITUATION 10 Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans Centre hospitalier universitaire d Angers, service de maladies infectieuses Objectifs institutionnels Uniformiser

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

Sténoses de la bifurcation carotidienne (133b) Professeur Jean Luc MAGNE, Docteur Sébastien PENILLON, Docteur Carmine SESSA Mai 2005

Sténoses de la bifurcation carotidienne (133b) Professeur Jean Luc MAGNE, Docteur Sébastien PENILLON, Docteur Carmine SESSA Mai 2005 Sténoses de la bifurcation carotidienne (133b) Professeur Jean Luc MAGNE, Docteur Sébastien PENILLON, Docteur Carmine SESSA Mai 2005 Pré-requis : Athérosclérose, épidemiologie et physiopathologie (item

Plus en détail

CAT devant un ictère cholestatique

CAT devant un ictère cholestatique CAT devant un ictère cholestatique Dr N.Annane, L.Abid Service de chirurgie viscérale. Pr. L.Abid Hôpital de Bologhine Introduction, définition L ictère est un symptôme clinique coloration jaune des téguments

Plus en détail

LE DIABETE Qu est ce que c est? Définition Un peu de physiopathologie Quels sont les symptômes d une hyperglycémie? Le traitement du diabète

LE DIABETE Qu est ce que c est? Définition Un peu de physiopathologie Quels sont les symptômes d une hyperglycémie? Le traitement du diabète LE DIABETE Qu est ce que c est? Définition Le diabète est une pathologie chronique, c'est-à-dire dont on ne guéri pas, qui se définit comme une hyperglycémie constante. Cela veut dire que le taux de sucre

Plus en détail

La localisation la plus fréquente concerne la région sacro-coccygienne (d'où l'ancienne dénomination de kyste sacro-coccygien).

La localisation la plus fréquente concerne la région sacro-coccygienne (d'où l'ancienne dénomination de kyste sacro-coccygien). Le sinus pilonidal Le sinus ou kyste pilonidal est la manifestation d'une suppuration aigue ou chronique en réaction à l'accumulation de poils ayant pénétré dans le derme. La localisation la plus fréquente

Plus en détail

LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE)

LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE) LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE) Docteur Laurianne Jolissaint (CHU Jean Mingoz, Besancon), Docteur Bruno Buecher, (Institut Curie, Paris), & Comité de Rédaction du site web de la Fédération Francophone

Plus en détail

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Service évaluation médico-économique et santé publique Octobre 2006 SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES État de la question Le mélanome

Plus en détail

15 - Toxoplasmose congénitale

15 - Toxoplasmose congénitale 15 - Toxoplasmose congénitale 1 Généralités L'infection maternelle est généralement très discrète chez le sujet immunocompétent. Dans 90% des cas, elle est asymptomatique et passe inaperçue. 1.1 Actualités

Plus en détail