L INFORMATION SUR L ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN GUADELOUPE numéro 01 Mars2015 UNE LOI POUR DYNAMISER L ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

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1 L INFORMATION SUR L ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE EN GUADELOUPE numéro 01 Mars2015 UNE LOI POUR DYNAMISER L ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE p. 06

2 Édito Notre monde est mouvant et cela est bien naturel. Il est submergé par un flot d informations en provenance d horizons divers et variés sur le développement et l épanouissement des hommes. Notre monde est aussi de plus en plus en proie aux incertitudes qui fragilisent les insertions économiques et sociales. Mais depuis de nombreuses années, des hommes et des femmes s investissent afin de sortir des sentiers battus pour stimuler la créativité et tendre une main généreuse aux plus défavorisés. Ces acteurs forment la chaîne de l économie sociale et solidaire dont le moteur du profit financier maximum n est pas la clé fondamentale du succès. Ils sont d abord mobilisés pour le partage des savoirs et des savoir-faire et l orientation exclusive des excédents d exploitation vers le développement des entreprises, des associations, des mutuelles ou encore des fondations qui animent ce secteur complémentaire de l économie classique. C est un précieux réseau d acteurs, tous respectueux des valeurs humaines, de la démocratie et du cadre de vie. La Guadeloupe est dans le monde et le monde est aussi en Guadeloupe. C est ainsi que l économie sociale et solidaire, par le biais des acteurs précités, participe fortement à la construction du pays depuis plus d un siècle. Toutefois, peu d usagers prennent conscience de la dimension de ce mode d entrepreneuriat différent de l économie traditionnelle et pourtant si présent dans leur quotidien. Méconnue du plus grand nombre, la grande famille de l économie sociale et solidaire mériterait aujourd hui d être mise en exergue. Pour mieux faire valoir sa valeur ajoutée, l ESS a besoin d outils d information. Alors, il nous est agréable d apporter notre contribution, en utilisant les moyens modernes de communication sur Internet avec un webmagazine et un portail de vidéos à la demande. Ces médias auront comme objectif fondamental d aider à l organisation du secteur, de contribuer à la valorisation des initiatives innovantes et de seconder les capacités à agir autrement en Guadeloupe en particulier. Une information différente, une information utile, une information clé de succès. Telle est notre mission. 2 Alias Magazine Henry Yacou Directeur de publication

3 SOMMAIRE MARS 2015 EDITÉ PAR Initiative Image Caraïbe Compagnie (2i2c) Association à but non lucratif ADMINISTRATION 208, chemin de Coucou Cousinière école Vieux-Habitants DIRECTEUR DE PUBLICATION Henri Yacou RÉDACTEUR EN CHEF Niels Abram 04 RÉDACTION Vinciane Fiorentini-Michel Bernard Bracha 06 SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Camilus Rabin PUBLICITÉ Régie interne 2i2c Responsable commercial Elvis Goiffon MAQUETTISTE Nadelle Cilirie PORTRAIT 04 Fritz Dunkan DOSSIER 06 Une loi pour dynamiser l économie sociale et solidaire DES TERRITOIRES ET DES HOMMES 14 La Côte-sousle-vent développe son sens de l ESS avec l association Alternative 119 SOCIAL 20 Une convention pour l embauche du premier salarié ÉCONOMIE FINANCES 22 L Insee confirme le poids de l ESS dans l économie guadeloupéenne Toute reproduction, même partielle, des articles et iconographies publiés dans ALIAS sans l accord écrit de l Association éditrice, est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. OUTREMER 18 La Martinique se lance dans la Silver Economie Alias Magazine LE LIVRE DU MOIS 26 L économie sociale et solidaire et le travail 3

4 PORTRAIT FRITZ DUNKAN Fondateur d une maison de quartier et d une entreprise dédiée à l insertion sociale et professionnelle, Fritz Dunkan fait partie de ceux qui, guidés par leurs convictions, ne cesseront jamais de lutter. Heureux philanthrope, Fritz n est pas un entrepreneur comme les autres, c est un créateur de solidarités... 4 Alias Magazine

5 «Je milite en faveur d une économie équitable et solidaire» Fritz Dunkan a grandi dans une maison bourgeoise de la cité pontoise, au seuil des inégalités : «Très jeune, j ai pris conscience de la souffrance des autres et l on m a toujours incité à les aider». Érudit, Fritz dévoile timidement un parcours intellectuel brillant... Diplômé d anthropologie à l université Antilles-Guyane, sa soif de découverte le conduit jusqu en Amérique du Sud. De retour au pays, Fritz commence à organiser sa «révolution culturelle et sociale», et sans le savoir, pose les jalons d un itinéraire audacieux. L insertion par l activité économique C est en 2004 que naît la Maison de Quartier Lauriers-Webbe, située au cœur de Pointe-à- Pitre. Soucieux de donner un avenir à des jeunes en difficulté, Fritz et son équipe dépassent rapidement leurs prérogatives sociales en s attaquant à la problématique de l insertion, pour créer l entreprise SOS Jeunes Lauriers-Webbe. Implantée depuis octobre 2007, dans la structure associative consacrée du quartier, l entreprise emploie actuellement une soixantaine de personnes et les prestations proposées couvrent un large panel de métiers. «Les idées sont là!» Afin de concrétiser les projets en cours et maintenir son activité économique, Fritz Dunkan doit aujourd hui affronter l inflation des loyers et le manque cruel de locaux adaptés. Toujours motivée, l association travaille actuellement à la mise en place d une ressourcerie. Par ailleurs, une épicerie solidaire ambulante pourrait également rouler d ici peu dans les rues de Pointe-à-Pitre... Vinciane Fiorentini-Michel Alias Magazine 5

6 DOSSIER 6 Alias Magazine

7 Une loi pour dynamiser l économie sociale et solidaire La loi ESS (économie sociale et solidaire) est entrée en vigueur le 2 août dernier. Le texte se veut ambitieux, le gouvernement compte sur ses dispositions pour développer une «croissance économique créatrice d emplois non délocalisables». Alias Magazine 7

8 Les politiques publiques peuvent désormais se construire sur la base d une nouvelle loi, dite loi ESS. Présentée en conseil des ministres le 24 juillet dernier, promulguée par le Président de la République une semaine après, parue au Journal officiel le 1er août, la loi ESS est finalement entrée en vigueur le 2 août Pour Carole Delga, secrétaire d Etat chargée du Commerce, de l Artisanat, de la Consommation et de l Economie sociale et solidaire, «la loi permet de faire connaître aux citoyens le périmètre de l Economie sociale et solidaire pour favoriser leur implication dans ce mode innovant d entreprendre et initier un véritable changement d échelle». création de richesse. Si l on en croit les chiffres du ministère de l Economie, 10% du PNB (produit national brut) sont découlent de l activité des acteurs de l ESS. Preuve du dynamisme de cette «autre» économie, celle-ci n a jamais créé autant d emplois que depuis ces dernières années. Carole Delga, secrétaire d Etat en charge notamment de l ESS auprès du ministre de l Economie, indique que l ESS «crée plus d emplois que l économie classique : depuis 2000, tandis que l emploi privé dans l économie classique (hors ESS) progressait de 4,5%, les entreprises de l ESS créaient 24% d emplois supplémentaires». Il s agirait donc dans un premier temps d assurer une meilleure visibilité et connaissance de ce qu est l économie sociale et solidaire. Pour ensuite faire de l ESS un champ majeur de l économie globale. Tout un programme pour une loi qui, dans ce cas, se veut particulièrement ambitieuse. Pourtant, l économie sociale et solidaire a depuis longtemps ses fervents partisans. Les adeptes d une autre économie, celle dont la seule finalité ne réside pas dans les profits financiers et monétaires qu elle pourrait dégager. Les partisans d une économie qui se veut aussi et surtout soucieuse de l humain. D où la relative vitalité du secteur associatif. Ce secteur n est pourtant qu un champ de ce qu il est depuis quelques années convenu d appeler Économie sociale et solidaire, ou ESS. Le fait est que l économie sociale et solidaire est tout sauf insignifiante. Elle englobe de nombreux secteurs et participe amplement à la L ESS englobe plusieurs familles. A côté du secteur associatif, figurent le mouvement coopératif, dont les établissements financiers mutualistes. Les coopératives (artisanales, industrielles ou agricoles) ainsi que les mutuelles participent également au dynamisme de l économie sociale et solidaire. Tout comme les fondations. 8 Alias Magazine

9 DOSSIER Les objectifs de la loi ESS «Le poids croissant de l économie sociale et solidaire a motivé la rédaction de la loi ESS. Cette loi, entrée en vigueur le 2 août 2014, poursuit cinq principaux objectifs, à commencer par la reconnaissance de l ESS comme «un mode d entreprendre innovant et durable». Les acteurs de l économie sociale et solidaire en rêvaient, la loi ESS la leur promet : la reconnaissance de l ESS comme un mode d entreprendre spécifique. C est le premier objectif poursuivi par cette loi entrée en vigueur le 2 août dernier. La recherche de financements ne devrait, par exemple, pas être plus compliquée pour les acteurs de l ESS que les entreprises de l économie «traditionnelle». Les associations, les coopératives, les mutuelles et les fondations, mais aussi les entreprises commerciales à but social, sont reconnues pour leur utilité sociale. De ce fait, obtenir un cofinancement par Bpifrance (et d autres investisseurs privés) ne devrait plus constituer le parcours du combattant au seul motif de l appartenance des structures au secteur de l ESS. La loi veut adapter les dispositifs de prêt et d investissement en fonds propres aux spécificités des acteurs de l ESS. Les entreprises de l économie sociale et solidaire ainsi que les entreprises sociales peuvent désormais bénéficier de prêts participatifs solidaires, diffusés par le réseau bancaire classique. Là aussi, le rôle de Bpifrance est affiché, puisqu elle viendra en garantie de ces prêts participatifs. La mission de Bpifrance est une fois de plus affirmée. La Banque publique d investissement se voit également dotée d une capacité de financement des fonds propres. Ce dispositif devrait notamment profiter aux coopératives, souvent confrontées à la constitution ou au renforcement de ces fonds propres. Alias Magazine 9

10 Structurer le réseau des acteurs de l ESS La loi ESS poursuit un deuxième objectif. Celui de «consolider le réseau, la gouvernance et les outils de financement des acteurs de l ESS». Cette consolidation pourrait en particulier aux profiter acteurs guadeloupéen de l ESS. Dans le contexte d une certaine inorganisation, ceux-ci souffriraient, estiment certains observateurs, d un relatif déficit de représentation. Outre le statut législatif qu elle confère désormais aux institutions représentatives de l ESS, la loi prévoit la structuration du réseau des CRESS (chambre régional de l économie sociale et solidaire) et du CNCRESS (conseil national des CRESS). Si ces acteurs accueillent favorablement la volonté de structurer leur réseau pour une meilleure coordination territoriale, ils avouent un regret : la loi ne répond pas à leur souhait d ériger les CRESS en institution consulaire aux côtés des CCI, Chambre de métiers et autre Chambre d agriculture. Le réseau national des CRESS est constitué de 26 chambres régionales. Parmi lesquelles celles de la Guadeloupe, de la Martinique ou de la Guyane. La dernière assemblée générale de la CRESS Guadeloupe s est tenue le 31 octobre dernier à l Espace régional du Raizet. Les discussions qui s y sont tenues ont révélé sinon confirmé la nécessité d une réorganisation de la Chambre régionale de Guadeloupe. Depuis, un bureau provisoire assure la direction de cette instance. 10 Alias Magazine

11 DOSSIER Le pouvoir des salariés de l ESS Un volet important de la loi ESS concerne particulièrement les salariés. Troisième grand objectif de cette loi, elle voudrait leur redonner du pouvoir. Ainsi, la loi ESS crée un droit d information préalable en cas de transmission des entreprises saines. A noter que ce droit bénéficie plus largement à l ensemble des personnels des entreprises de moins de 250 salariés. La loi ESS répond également à une autre réclamation des organisations salariales. Parfois confrontés à des problèmes de seuil dans la constitution des SCOP (société coopérative et participative), les salariés échouent dans leur projet de reprise. La loi crée donc le statut de SCOP d amorçage. Avec ce statut, nul besoin désormais de détenir la majorité du capital pour prendre les rennes de l entreprise. En effet, tout en étant minoritaire, les membres salariés de la SCOP d amorçage détiennent la majorité des voix. Les investisseurs extérieurs à l entreprise restent dans ce cas bien entendu minoritaires. Mais cette nouvelle SCOP ne joue qu un rôle d amorçage. Un statut limité à une durée de 7 ans. Le temps donc de placer la SCOP sur de bons rails et ainsi, de pérenniser l activité et les emplois. La loi ESS prévoit l obligation pour le chef d entreprise d informer son personnel d un projet de cession au moins deux mois avant cette cession. Les rédacteurs de la loi motivent la création de cette disposition par le nombre important d emplois détruits du fait d un manque d information des salariés. Dans son résumé des principales mesures de la loi ESS, le ministère de l économie précise que chaque année, de nombreuses petites et moyennes entreprises «disparaissent faute de repreneur. [ ] Les salariés ne sont encore que trop rarement envisagés comme des potentiels repreneurs». Alias Magazine 11

12 La loi veut créer un «choc coopératif» L adage selon lequel l union fait la force voudrait trouver application chez les acteurs de l ESS. Parmi les dispositions prévues, l une d elle attirera sans doute l attention de nombreux porteurs de projet. Si l on entend plus souvent parler du statut de l auto-entrepreneur comme d une voie plus facile pour créer son activité, une autre possibilité pourrait bien rivaliser avec l auto-entreprise. C est la CAE : Coopérative d activité et d emploi. La CAE permet à plusieurs entrepreneurs de mutualiser certaines dépenses et ce, quelque soit le domaine d activité de chacun. Dans le cadre de la CAE, chacun les entrepreneurs pourront bénéficier du statut de salarié en CDI. Le développement des Coopératives d activité et d emploi s affiche comme l une des mesures censées créer ce que le gouvernement appelle un «choc coopératif. Toujours dans cette optique, la loi ESS prévoit de mieux encadrer les pratiques des coopératives, en rappelant notamment les principes coopératifs. Des sanctions sont par ailleurs prévues contre ceux qui violent ces principes. 12 Alias Magazine

13 Les territoires au centre de l ESS DOSSIER Un cinquième et dernier grand objectif de la loi ESS est poursuivi. Le législateur affiche sa volonté de «renforcer les politiques de développement local durable». Il s agit de promouvoir des pratiques sociales solidaires et durables au service du développement local. L entreprise classique et l entreprise sociale et solidaire unies dans un même élan de développement de leur territoire. Elles le peuvent au sein des PTCE, les Pôles territoriaux de coopération économique. Les entreprises (classiques ou de l ESS), ainsi que leurs partenaires institutionnels peuvent ainsi coopérer. Les objets de cette coopération peuvent concerner des champs divers comme l insertion professionnelle ou la recherche, le tout dans une optique de développement local durable. Certaines des mesures de la loi ESS sont déjà applicables, c est notamment le cas de la modernisation du régime des coopératives, ou encore de la création de la SCOP d amorçage. La publication des décrets d application de l ensemble des mesures annoncées prendra encore plusieurs mois. En attendant, les acteurs de l ESS peuvent continuer de cultiver leur vocation sociale, ce qu ils ont jusqu ici fait avec ou sans loi.

14 DES TERRITOIRES ET DES HOMMES La Côte-sous-le-vent développe son sens de l ESS avec l association Alternative 119 Soutenir et aider efficacement les populations précaires de Basse-Terre, tel est le leitmotiv de l association habissoise Alternative 119! Créée en février 2009 et réellement active depuis 2010, l association Alternative 119 travaille au plus près des Guadeloupéens. Créatrice d emplois et fer de lance de la précarité en Basse-Terre, l association a rapidement su s imposer comme un acteur social de premier ordre. 14 Alias Magazine

15 Une association engagée Apportant son aide à quelques milliers de Guadeloupéens depuis sa création, son action couvre aujourd hui un territoire vaste de huit communes (Vieux-Habitants, Baillif, Basse-Terre, Gourbeyre, Saint-Claude, Pointe Noire, Bouillante et Goyave). Face à la paupérisation massive d une population qui hésite encore à demander de l aide, l association et ses bénévoles affrontent la précarité avec force de conviction. Mise en place pour informer, former et conseiller, Alternative 119 a pérennisé son statut en créant l une des cinq épiceries solidaires de Guadeloupe. Liliane Guillaume, présidente de l association, dresse un constat social préoccupant : «Nous aidons des allocataires, chômeurs, enfants, étudiants. Nous relevons une part non négligeable de nouveaux aidés tels que des salariés (15%) ou des séniors. Cette part ne cesse d augmenter!». Assistée par Kensye Placerda, conseillère en économie sociale et familiale, l équipe étudie les demandes d inscription des usagers et décide du bienfondé des requêtes. Un lourd travail d évaluation comportant de grandes responsabilités humaines... L association a su devenir créatrice d emplois. Elle emploie aujourd hui trois personnes, dont deux en contrat d avenir. Et si, selon sa présidente, «il est important de donner du social aux communes», le fait d avoir créé et coordonné tout un système économique autour de son activité associative doit être mentionné et reconnu. L épicerie solidaire : un combat quotidien! Située au 104, ruelle Jules Gaston Roger, à Vieux-Habitants, l épicerie aide depuis le début de l année 2015 pas moins de 312 foyers! S adaptant aux besoins grandissants d une population vulnérable, la petite épicerie s est rapidement transformée en un espace d accueil aux activités variées. Aussi, en plus de ses rayons alimentaires, on peut y trouver des produits liés à l hygiène et au nettoyage, ainsi qu un espace dédié à la vente de vêtements. Alias Magazine 15

16 Négociant avec les producteurs et agriculteurs locaux, Liliane Guillaume souffre de ne pouvoir alimenter régulièrement les stocks de son petit supermarché. Animatrice de toute une filière économique locale, l association redouble d effort pour continuer de s approvisionner chez ses fournisseurs voisins. Soutenue par le réseau A.N.D.E.S. (Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires), les collectivités et la banque alimentaire de Guadeloupe, l épicerie solidaire estime que le niveau des subventions reste stable. Une générosité bien appréciable devant un constat alarmant : le nombre d usagers ne cesse d augmenter... L association doit pourtant lutter pour assurer sa survie. Elle doit en effet assumer des dépenses parallèles importantes (Loyers et charges, produits payés sans tarifs préférentiels, etc.). «Ces trois derniers mois, confie Liliane Guillaume, la situation était difficile et les usagers n ont cessé d augmenter. Cela nous oblige à beaucoup réfléchir pour trouver le moyen d aider ces personnes!» L épicerie solidaire de Vieux- Habitants n a pourtant pas vocation à nourrir l ensemble d une famille, ni à assister ses membres. En revanche, l activité de l épicerie solidaire participe à la lutte contre les exclusions et à la structuration de relations avec les professionnels sociaux et médico-sociaux. Négociant avec les producteurs et agriculteurs locaux, Liliane Guillaume souffre de ne pouvoir alimenter régulièrement les stocks de son petit supermarché. Animatrice de toute une filière économique locale, l association redouble d effort pour continuer de s approvisionner chez ses fournisseurs voisins. 16 Alias Magazine

17 DES TERRITOIRES ET DES HOMMES Des projets plein la tête... Afin de diversifier ses compétences et assurer une intervention globale, Alternative 119 offre des aides à l éducation budgétaire ainsi que des réunions thématiques sur des sujets liés à l économie familiale, l insertion ou la santé. Porteuse de projets, l association s investit dans des actions de solidarité variées en proposant des ateliers vannerie, ou encore des cours de cuisine. Privilégiant également l inclusion sociale et professionnelle, l association s engage en faveur de l insertion en organisant la journée Jennès ba ko a w bann. Pour être efficace et accessible, Alternative 119 a récemment dispensé à son personnel, bénévoles et partenaires extérieurs, une formation sur la langue des signes. Comme l explique Liliane Guillaume, «les personnes sourdes ou malentendantes n osent pas venir nous voir de peur de ne pas être comprises. En partenariat avec la DJSCS*, nous avons pu former nos membres. L année prochaine, il est d ailleurs prévu de renforcer cette formation.» Pour l heure, rendezvous le 17 mai 2015, à Vieux-Habitants, lors de la manifestation intitulée Rue de l Artisanat. Cette dernière proposera, au sein d une rue entièrement consacrée à la journée, de valoriser l activité artisanale Guadeloupéenne. CONTACT : Alternative 119, 104, ruelle Jules Gaston Roger, Vieux-Habitants Permanence ouverte du lundi au vendredi, 9h-16h. Épicerie solidaire : Du mardi au vendredi, 9h-14h ; le lundi, 10h-12h. Alias Magazine 17

18 OUTRE-MER La Martinique se lance dans la Silver économie Le constat est sans appel : à l horizon de 2030, La Martinique sera l un des départements les plus âgés de France! 18 Alias Magazine

19 Consciente des enjeux démographiques et économiques que cela induit, l île a décidé d anticiper les mutations à venir en se lançant dans la Silver Économie. Convaincue qu il faut permettre et encourager les innovations inhérentes à la vieillesse pour pouvoir faire reculer la perte d autonomie, La Martinique, solidaire de ses séniors, pose actuellement les bases d une économie axée sur le bien vieillir. Comme le rappelle Manuel Baudouin, président de la CCIM (Chambre de Commerce et d Industrie de La Martinique), cette mission est «fournir aux porteurs de projets un maximum d outils afin qu ils puissent entreprendre dans cette filière et que celle-ci devienne un axe de développement pour l économie de notre territoire. Cette évolution démographique doit être une source d opportunités pour nos entreprises.» Selon lui, il est indispensable de développer en Martinique des produits et des services pour les séniors. En effet, filière transversale à fort potentiel économique, la Silver Économie répond aux transformations de notre société et présente des initiatives socialement innovantes. Génératrice d emplois, la gérontechnologie officie dans tous les secteurs d activités (services à la personne, habitat, transport et mobilité, loisirs...). Elle permettrait un développement économique global des entreprises martiniquaises. Proposant de devenir un territoire responsable, La Martinique s engage dans le champ de la Silver Economie, entraînant avec elle tous les acteurs de l économie sociale et solidaire de l île. Suite au succès remporté en octobre 2014, par la Journée Entreprises de la Silver Économie, en partenariat avec la Silver Valley et son représentant Benjamin Zimmer, la CCIM avait décidé de participer activement au salon «Silver Economy Expo», tenu à Paris en décembre dernier. La prochaine étape, prévue en ce début 2015, sera la création d un salon de la Silver Economie en Martinique. L ensemble du secteur associatif, les acteurs de la protection sociale complémentaire et de l assurance, ainsi que les autres partenaires de l ESS prendront part à l élaboration de ce grand projet. Alias Magazine 19

20 SOCIAL Une convention pour l embauche du premier salarié L Association pour le droit à l initiative économique (Adie), le réseau BGE (Boutique de gestion), Initiative France et l Union des Couveuses d Entreprises ont signé une convention pour favoriser l embauche du premier salarié dans les DOM. Les associations pourraient y trouver leur compte. Une aubaine dans des départements où les entrepreneurs créent avant tout leur propre emploi. Car l analyse ne date pourtant pas d aujourd hui : la diminution du chômage Outre-mer est en partie liée au dynamisme des très petites entreprises. Dans ces départements ultramarins, elles sont près de à n avoir aucun salarié. Environ un quart d entre de ces entreprises sont guadeloupéennes. Les signataires de la convention de partenariat «embauche du premier salarié» ont pensé au rôle économique et social que ces entités peuvent jouer. Les signataires : Pierre-René Lemas, Catherine Barbaroux, Grégory Sagez, Louis Schweitzer, et Jean-Pierre Martin. Il s agit respectivement du directeur général du groupe Caisse des Dépôts, de la présidente de l Association pour le droit à l initiative économique (Adie), du président du réseau BGE, du président d Initiative France, et du président de l Union des Couveuses d Entreprises. Tous considèrent que ces très petites entreprises constituent un véritable vivier d emplois. Encore faudrait-il que la possibilité d embaucher leur soit facilitée! 20 Alias Magazine

21 Une chance pour les associations Les créateurs d emplois sont aussi à voir du côté des associations. Nombre d entre elles fonctionnent grâce aux bénévoles, mais n ont aucun salarié dans leur effectif. L Adie, BGE ou encore Initiative France y ont forcément pensé, elles dont la vocation est notamment d œuvrer en faveur du tissu associatif. Cette convention , signée le 3 mars dernier aurait les faveurs du gouvernement. Elle a en effet été signée en présence de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer. Sans doute un signe que l Etat veut donner à toute initiative qui viserait à faciliter le développement de l emploi dans des départements fortement touchés par le chômage. Cette convention est la concrétisation Outre-mer d une autre convention, entre l Etat et la Caisse des Dépôts, signée en septembre 2014 : la convention pluriannuelle «Agir pour l emploi et la création d activité». Un accompagnement renforcé L enquête «Besoins en main-d œuvre» 2014 publiée par Pôle emploi prévoyait qu un établissement guadeloupéen sur cinq se déclarait prêt à embaucher. D après cette enquête annuelle auprès des chefs d entreprise, près d un tiers des intentions d embauche devait concerner des entreprises qui n employaient aucun salarié. De l intention à l acte de recrutement, il peut y avoir un fossé difficilement franchissable en période de crise. Grâce à leur partenariat, les signataires du 3 mars espèrent bien que leur convention joue un rôle moteur pour l embauche d un premier salarié. Les partenaires se sont donc engagés à former et recruter des conseillers dans les départements d outre-mer. Ces conseillers seront chargés de fournir aux petits entrepreneurs un accompagnement personnalisé de leur démarche de recrutement. Avec pour objectif annoncé de sécuriser cette démarche. Pour cette année 2015, et pour l ensemble des DOM, plus de deux millions d euros ont été mobilisés pour mettre en œuvre la convention «embauche du premier salarié». Peut-être une partie du prix à payer pour propulser les TPE, mais aussi les associations, au rang d acteurs économiques de premier plan. Alias Magazine 21

22 ÉCONOMIE FINANCES L Insee confirme le poids de l ESS dans l économie guadeloupéenne La dernière enquête d envergure sur le poids de l Economie sociale et solidaire confirme son importance dans l économie locale. Sous le titre L économie sociale et solidaire : Une activité en développement, l édition 2014 du Dossier Insee révèle que l ESS enregistre plus de 10% de l emploi en équivalent temps plein. Et ce ne serait qu un début! 22 Alias Magazine

23 Une étude basée sur des chiffres plus récents aurait été la bienvenue. Mais il faut pour un temps se contenter du Dossier n 3 de l Insee (édition 2014), pour se faire une idée du poids de l économie sociale et solidaire dans l économie guadeloupéenne. De cette enquête, il ressort en effet que, jusqu en 2011, les emplois de l économie sociale et solidaire constituaient 11,4% de l emploi de la Guadeloupe, soit salariés. Le nombre d établissements employeurs de l ESS s élevaient alors à Dans une région où le chômage atteint des proportions élevées, l économie sociale et solidaire remplit sans conteste un rôle non négligeable. C est l enseignement général que l on peut tirer de cette enquête de l Insee. Cette dernière nous enseigne, qu en pourcentage d emplois salariés dans l ESS, la Guadeloupe figure au onzième rang des régions françaises. Alias Magazine 23

24 Les activités de service en tête La vitalité de l économie sociale et solidaire profiterait bien à l économie générale. Au regard des chiffres avancés par l Insee, l ESS emploierait plus de salariés ETP (en équivalent temps plein) que le BTP qui, sur les mêmes critères, n employait en 2011 que 6% de salariés ETP. A côté de tous ces termes techniques, l adage selon lequel «quand le bâtiment va, tout va» pourrait tout autant s appliquer à l économie sociale et solidaire. En Guadeloupe, les salariés de l économie sociale et solidaire travaillent majoritairement dans des activités de services. Selon l Insee, ils sont pour 27,5% employés dans l action sociale sans hébergement, 23% au sein d organisations associatives diverses, 15% dans des activités liées à l enseignement. 9% travaillent dans des structures d hébergement médico-social et 7% dans des établissements financiers de type coopératif, «hors assurances et caisses de retraite», précise l Insee. 24 Alias Magazine

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