Accompagner les projets de bâtiments publics Basse Consommation en Alsace

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1 Accompagner les projets de bâtiments publics Basse Consommation en Alsace feuille de route Avril 2010

2 Sommaire Prambule/avant propos p.3 Les pralables à un projet de bâtiment basse consommation p.4 Un enjeu collectif de sensibilisation à la performance nergtique dans le bâtiment Élments de dfinition Accompagner pas à pas un projet de construction ou de rnovation p.10 Les tapes cls dans la conduite d une opration basse consommation La phase de montage La phase de programmation La phase de slection de la maîtrise d œuvre La phase de suivi des tudes La phase de suivi des ralisations La phase d information et d accompagnement à la mise en service du bâtiment Modlisation d un outil de suivi d une opration basse consommation p.30 2

3 Prambule/Avant propos Avertissement Afin de faciliter la mise en œuvre de la Clause inscrite dans le Contrat de Projet État-Rgion Alsace , un groupe de travail a t cr en Pour accompagner l application de la clause, au regard notamment de l important programme de construction de l enseignement suprieur et de la recherche mais aussi d autres bâtiments relevant du domaine de la sant, de la culture et du volet territorial, le groupe de travail a men plusieurs actions d tudes, de sensibilisation et de formation. En octobre 2009, il a souhait procder à la formalisation d un outil d accompagnement des projets de construction engags dans des dmarches de performance nergtique. Cet outil se concrtise sous la forme d une feuille de route et s appuie sur l analyse d une trentaine d oprations immobilières basse consommation et sur une tude approfondie mene à partir d un chantillon d oprations menes en Alsace et dans d autres rgions. Si cette tude a confirm l intrêt d une rflexion sur les besoins d accompagnement pour la construction et la rnovation de bâtiments à haute performance nergtique, elle tmoigne galement du caractère fondamentalement innovant et exprimental des dmarches entreprises jusqu ici dans ce domaine. A cet gard, les observations et les prconisations formules dans le document ne sauraient être considres comme dfinitives ou exhaustives. Guide de lecture Document partag à destination du groupe de travail et des maîtres d ouvrage, cette feuille de route a pour objectif d accompagner l laboration et la conduite des oprations de basse consommation tout en soulignant les points de vigilance appelant une intervention collective, du groupe de travail et des maîtres d ouvrage. Elle doit galement permettre de mobiliser l ensemble des acteurs de la construction et de la rnovation autour des engagements de performance et de faire davantage connaître les actions d accompagnement existantes. L ensemble doit contribuer enfin à concrtiser les engagements des maîtres d ouvrage ou à les faire pleinement entrer dans une «dmarche vertueuse» de performance nergtique. La feuille de route doit donc être lue à la fois comme une grille de lecture des oprations djà engages ou acheves et comme une source d inspiration pour tous ceux qui souhaitent conduire des oprations de basse consommation. Elle repose enfin sur la littrature existante et djà dense sur le sujet, et renvoie, dès que possible, aux ressources disponibles. 3

4 Les pralables à un projet de bâtiment basse consommation 4

5 Un enjeu collectif de sensibilisation aux objectifs de performance nergtique dans le bâtiment Les conomies d nergie dans le bâtiment Avec 46% de la consommation d nergie en France et 25% des missions de CO2, le bâtiment est un gisement important d conomies d nergie. Le Grenelle de l environnement qui s est droul en 2007 a formul des conclusions qui ont permis de prendre la mesure de l effort à entreprendre dans le secteur du bâtiment : la division par 4 à horizon 2050 des missions de gaz à effet de serre (Facteur 4), la rduction de 20 % des missions de gaz à effet de serre ou 30 % en cas d engagements d autres pays industrialiss d ici à 2020, la baisse de 20 % de la consommation d nergie et l entre en vigueur des rglementations thermiques RT 2005 et RT Le Grenelle a soulign galement que le bâtiment reprsentait un secteur pour lequel il est comparativement ais d obtenir des rsultats à court terme. L horizon fix par le Grenelle de l Environnement La Loi n du 3 août 2009 (dite Loi Grenelle 1) fixe pour objectif le passage à 20% de la part des nergies renouvelables, l amlioration de 20% de l efficacit nergtique des bâtiments de l État et la rnovation de l ensemble du parc de logements sociaux d ici à Pour la rduction des consommations d nergie des bâtiments existants, elle vise la rduction d au moins 38% des consommations du parc existant d ici 2020 et la rnovation complète de logements chaque anne à partir de Plusieurs actions sont prvues pour atteindre ces objectifs : programme de formation, de recrutement et de qualification des professionnels, projet de recherche de nouvelles gnrations de bâtiments et de techniques de rnovation, plan d action pour la ralisation d co-quartiers, adaptation des normes de certification, extension de l tiquetage nergtique, renforcement des dispositifs de certificats d conomies d nergie L horizon fix lors du Grenelle de l Environnement se dcline en trois tapes successives pour faire face aux objectifs : : priode d'incitation vis-à-vis des maîtres d'ouvrage et de monte en puissance pour les professionnels ; : priode de fonctionnement en rgime stable jusqu'à la fin de l'horizon du Grenelle et : augmentation des flux pour faire face aux objectifs du facteur quatre spcifi dans le Plan. 5

6 La basse consommation, de quoi parle-t-on? Parmi les actions ambitieuses dployes dans le domaine du bâtiment, le cap a t mis sur la ralisation de bâtiments basse consommation, prsentant des objectifs de performance nergtique suprieurs à la rglementation thermique en vigueur (RT2005) qui fixe pour les bâtiments neufs rsidentiels et tertiaires un objectif d amlioration de la performance nergtique d au moins 15% tous les 5 ans. Le label Bâtiment Basse Consommation, cr par l arrêt du 8 mai 2007 sur la base de la RT2005 fixe un objectif de consommation maximale pour les constructions neuves de logement à 50 kwhep/m² par an, modulable selon la zone climatique et l altitude de la zone d implantation du projet. Cette consommation à ne pas dpasser s applique aux cinq usages de l nergie sur lesquels on peut agir dès la conception du bâtiment, à savoir le chauffage, le rafraîchissement, la ventilation, l eau chaude sanitaire, les auxiliaires de ventilation et de chauffage et l clairage. Pour les oprations de rhabilitation ou de rnovation, les exigences pour l obtention du label BBC dcrites dans l arrêt du 29 septembre 2009 correspondent à une consommation conventionnelle d nergie primaire infrieure ou gale à 80 kwhep/m² par an, modulable galement selon l implantation gographique du projet ou une rduction de 50% de la consommation de rfrence de la RT Les objectifs fixs par le Grenelle de l Environnement prvoient la gnralisation des bâtiments basse consommation dans le neuf, dès 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires, et dès 2013 pour les bâtiments rsidentiels. Si la future rglementation thermique prvoit de rendre obligatoire la norme BBC pour toutes les constructions neuves à partir du 1er janvier 2013, la mise en place de cette norme est conçue comme une tape supplmentaire vers 2020 où toutes les constructions neuves devront rpondre à la norme de Bâtiment à Positive, c'est-à-dire qu'ils devront avoir une consommation d'nergie infrieure à la quantit qu'ils produisent, à partir de sources renouvelables. L atteinte des objectifs de performance nergtique englobe galement des enjeux plus larges que les seuls aspects lis à la rglementation : elle concerne la qualit des matriaux et l nergie grise, la qualit de l tanchit à l air et la recherche de solutions techniques appropries, la coordination de l ensemble des acteurs du bâtiment et le confort des usagers. 6

7 Une dmarche pilote en Alsace Si depuis 2006, toutes les rgions mtropolitaines, ainsi que la Runion, conjointement avec les Directions Rgionales de l ADEME, ont lanc un Appel à Projets (AAP) afin de soutenir la ralisation de Bâtiments Basse Consommation (objectif nergtique label BBC), la dmarche reste pionnière : en 2009 elle avait permis d accompagner 250 projets reprsentant près de 550 bâtiments (soit 2200 logements et 105 bâtiments tertiaires, pour une surface totale de m2) et dont près d un quart concerne la rhabilitation de bâtiments existants. En Alsace, le programme Energivie est entr en 2007 dans une nouvelle phase de son dveloppement avec pour priorit l'efficacit nergtique dans les bâtiments. L'objectif est de diviser par quatre les consommations nergtiques des bâtiments en Alsace à l'horizon Ce chantier concerne à la fois le bâti ancien et le neuf, les bâtiments publics et privs et prend pour modèles les programmes suisse Minergie et allemand Passiv Haus en s'appuyant sur le label français BBC-effinergie. Il mobilise l'ensemble de la filière du bâtiment, ainsi que les tablissements bancaires pour faire de l'alsace une rgion pilote pour les bâtiments conomes en nergie. La Clause du CPER prolonge cette approche volontariste et impose la ncessit de rduction des besoins nergtiques à l ensemble des oprations immobilières inities dans le cadre du CPER Elle anticipe galement les exigences nationales dans la mesure où elle fixe l objectif d une consommation nergtique de 50kWh/m² et a vocation à inciter les porteurs de projets à aller au-delà de la rglementation thermique en les faisant entrer dans une dmarche vertueuse de performance nergtique. La Clause, comme l ensemble des dmarches entreprises autour de la basse-consommation participe à un chantier très ambitieux de rnovation nergtique des bâtiments existants et de rupture technologique sur le bâtiment neuf. Sa mise en œuvre touche à un spectre large d actions d information et de sensibilisation, de formation professionnelle, de recrutement et de qualification des professionnels du bâtiment, d ingnierie et de montage des projets immobiliers, et de recherche et de dveloppement de solutions techniques innovantes. 7

8 Élments de dfinition Les acteurs impliqus Plusieurs catgories d acteurs interviennent au cours d un projet de basse consommation. Si leur nombre, leur configuration ainsi que le moment de leur intervention reste spcifique à chaque projet, dans toutes les oprations se trouvent les acteurs suivants : Un maître d ouvrage (MOuv) qui est le donneur d ordre pour lequel l ouvrage est ralis. Il n est pas ncessairement celui qui exploitera le bâtiment. Il peut s agir d une entit publique ou prive, et peutêtre assist pendant l opration par : une maîtrise d ouvrage dlgue qui gère le projet pour le compte du maître d ouvrage un programmiste qui aide le maître d'ouvrage à justifier son objectif oprationnel et à dfinir les conditions sociales, urbaines, financières et partenariales du projet Un assistant à maîtrise d ouvrage spcialis dans l nergie (AMO ) qui accompagne le maître d ouvrage sur les aspects nergtiques du projet et dont les prestations portent notamment sur la ralisation des cahiers des charges au regard de la performance nergtique du bâtiment, la validation des choix nergtiques au fil du projet et l valuation des performances nergtiques du bâtiment en fin d opration Un maître d œuvre (MOE), constitu de bureaux d architectes et de bureaux d tudes techniques, il est le ralisateur du projet et le responsable des choix techniques Des entreprises BTP qui ralisent les travaux Des usagers/rsidents Pilotage MO/ MO dlgue Conception Programmiste AMO Energie MOE Ralisation MOE (architecte) BET Futurs usagers Entreprises 6 8

9 Caractristiques des projets basse consommation Opration La performance nergtique des bâtiments basse consommation est dpendante de leurs caractristiques de dpart. Les objectifs nergtiques sont en effet variables selon : Le type d opration : les niveaux de performance nergtique attendus sont plus levs lorsqu il s agit d oprations de construction de bâtiments neufs que lorsqu il s agit d oprations de rnovation ou de rhabilitation de bâtiments existants. Le type de bâtiment : si le bâtiment se prsente sous une forme complexe (enveloppe non homogène, contraintes techniques fortes ) les rsultats de performance nergtique seront galement moins faciles à atteindre que pour une enveloppe simple. Les usages envisags du bâtiment : les niveaux de performance nergtique sont enfin dpendants de l utilisation qui est faite du bâtiment. Des bâtiments rsidentiels (logements), tertiaire (bureaux) ou de recherche (bâtiments process) n auront pas le même impact sur la consommation d nergie lors de leur utilisation. La future rglementation thermique prvue pour rentrer en vigueur en 2012 (RT 2012) devrait prendre en compte ces lments dans la dfinition des standards de performance nergtique. La pertinence conomique de l opration ou la dure de vie du bâtiment constituent enfin d autres facteurs à prendre en compte par le maître d ouvrage dans la dfinition des objectifs de performance nergtique. Le tableau suivant fournit un exemple des dimensions à intgrer dans le calibrage de la performance nergtique des bâtiments : Exemple de tableau de synthèse d oprations basse consommation Maître d'ouvrage Contact Description sommaire opration Type d'opration Type de bâtiment Montant de l'opration Sup. du bâtiment Usages envisags Objectifs nergtiques viss État d avancement Op1 Nom du Mouv Mail Synthèse du projet Construction/ Rhabilitation Simple/ Complexe Nb Nb m² Rsidentiel/ Tertiaire/ Recherche Nb kwhep/m² par an Position dans le schma gnral de conduite Op2 Nom du Mouv Mail Synthèse du projet Construction/ Rhabilitation Simple/ Complexe Nb Nb m² Rsidentiel/ Tertiaire/ Recherche Nb kwhep/m² par an Position dans le schma gnral de conduite Op3 Nom du Mouv Mail Synthèse du projet Construction/ Rhabilitation Simple/ Complexe Nb Nb m² Rsidentiel/ Tertiaire/ Recherche Nb kwhep/m² par an Position dans le schma gnral de conduite 9

10 Accompagner pas à pas un projet de construction ou de rnovation 10

11 Les tapes cls dans la conduite d une opration basse consommation La qualit d un bâtiment et ses performances en matière de confort et de consommation d nergie sont le rsultat des choix et actions conjointes des diffrents acteurs impliqus à chacune des phases du projet. Schmatiquement, 6 phases peuvent être identifies pour mener à bien une opration basse consommation : La phase de montage de l opration où s organise la maîtrise d œuvre La phase de programmation où se conçoit le contenu du projet La phase de slection de la maîtrise d œuvre à l issue de laquelle est retenue l quipe charge de raliser l opration La phase de suivi des tudes où sont mis en adquation le programme et le projet de la MOE La phase de suivi des ralisations qui renvoie au bon droulement du chantier La phase de mise en service du bâtiment où l information et la sensibilisation des futurs rsidents/usagers accompagnent la livraison du bâtiment 11

12 1. La phase de montage (1/3) Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) les utilisateurs Objectifs Dfinir une organisation et des comptences au sein de la maîtrise d ouvrage Formaliser les objectifs de performance nergtique Constats La phase de montage de l opration joue un rôle dcisif dans la prise en compte des objectifs de performance nergtique : elle correspond au moment où s effectuent les principaux choix conditionnant la prise en compte des objectifs de performance nergtique (estimation du surcoût, solutions techniques envisageables, analyse des besoins, stratgie de recours à des prestataires extrieurs ) Points cls à vrifier Un recensement des comptences en interne a-t-il t effectu? Une source d information/formation sur le sujet a-t-elle t identifie? Un responsable d opration a-t-il dsign? L opportunit de faire appel à une assistance à maîtrise d ouvrage a-t-elle t envisage? Un système de suivi global du projet a-t-il t formalis? Diffrents pr-scnarii ont-ils t tudis? Tiennent-ils compte des proccupations techniques et des moyens du maître d ouvrage? Recommandations Élaborer un questionnaire d valuation/d auto-valuation des responsables des projets Dsigner un rfrent BBC pour tous les projets basse consommation au sein de la structure/collectivit Formaliser l organigramme et la cartographie d ensemble du processus Sensibiliser les maîtres d ouvrage sur les outils et les personnes ressources existantes (information sur les AMO ) Dvelopper l offre de formation en interne Favoriser l change entre maîtres d ouvrage publics et privs 12

13 La phase de montage (2/3) Exemples de bonnes pratiques La dsignation d un rfrent au sein de l quipe de maîtrise d ouvrage S il ne s agit pas d un pr-requis indispensable, la prsence au sein de la maîtrise d ouvrage d une personne comptente sur les questions lies à la maîtrise de l nergie dans le bâtiment favorise la phase de conception du projet. Qu il s agisse d une personne disposant d une formation spcifique aux oprations à haute performance nergtique ou ayant djà particip à des oprations de ce type et, qu elle soit interne à la structure (services techniques) ou externe (BET ), l identification d un rfrent doit idalement intervenir le plus en amont possible du projet. Ses missions consistent à sensibiliser l ensemble des acteurs aux enjeux nergtiques, à dfinir, informer et suivre les exigences nergtiques tout au long du projet et à veiller à l intgration des missions spcifiques «BBC» dans chaque dossier de consultation des prestataires. La formation à la conduite d oprations basse consommation (http://www.insastrasbourg.fr/fr/formations-qualifiantes/) Dans une dmarche encore pionnière, le besoin de formation des maîtres d ouvrage, publics comme privs, à la conduite de projet basse-consommation, reprsente un enjeu de premier plan. La session de sensibilisation et de formation propose en 2008 par l INSA de Strasbourg et le CETE de l Est aux maîtres d ouvrage des oprations immobilières inscrites au CPER Alsace a connu un fort cho parmi les responsables des oprations. Outre l apport d information, ce type de formation permet de faire se rencontrer les diffrents maîtres d ouvrage et favorise l change et le retour d exprience. Les attentes en matière d information et de formation restent cependant leves : plusieurs maîtres d ouvrage se montrent notamment favorables à des runions plus rgulières et au dveloppement d approches plus pratiques : visites sur site, prsentation de bâtiments dmonstrateurs Premières ressources disponibles La conduite de projet «basse consommation», Repères mthodologiques, CETE de l Est, mars 2008, Russir un projet de Bâtiment Basse Consommation Des cls pour des logements neufs confortables et conomes en nergie, Effinergie, 2008, Piloter une opration de construction BBC Effinergie/Concevoir une opration de rhabilitation BBC Effinergie, modules de formation du CSTB, 13

14 La phase de montage (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase de montage Phase 1 Montage A cteurs Recensement des comptences en inter ne Identification des r essour ces disponibles Mouv Dsignation d un rfrent au sein de la maîtrise d ouvr age Infor mation/sensibilisati on de l ensemble de la maîtr ise d ouvr age Envisager le recours à un A MO / A MO Mouv + AMO Ralisation des tudes pr alables Mouv + AMO For mulation des exigences ner gtiques Mouv + AMO Identification des diffr entes options possibles Mouv + AMO Slection d une option pr fr entielle Mouv Lancement du programme Mouv 14

15 Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) Le programmiste L AMO Les utilisateurs Objectifs Constats 2. La phase de programmation (1/3) Analyser les impacts conomiques et nergtiques des options envisages lors de l tape prcdente Approfondir et formaliser les exigences en matière de performance nergtique Dfinir l ensemble des besoins (usagers, gestionnaires, administratifs ) en vue du concours de la maîtrise d œuvre La phase de programmation dtermine les exigences du maître d ouvrage quant au futur bâtiment. Elle correspond au moment de formalisation des objectifs de performance nergtique et conditionne l organisation et le bon droulement du concours de la maîtrise d œuvre. Points cls à vrifier Une tude de site a-t-elle t confie à un BET externe? A-t-elle permis d approfondir les analyses ralises lors des tudes pralables? Une tude de faisabilit a-t-elle galement t confie à un BET externe? A-t-elle permis d identifier les ressources nergtiques disponibles sur le site, y compris en terme d nergies renouvelables? La maîtrise d ouvrage a-t-elle procd à une estimation prcise du coût de l opration? Un calendrier prvisionnel de l opration a-t-il t formalis? La ralisation du programme s appuie-t-elle sur les donnes existantes (tudes pralables, tudes de faisabilit, tudes de site...)? Intègre-t-elle l ensemble des besoins (administratifs, financiers, nergtiques ) des diffrents acteurs (utilisateurs, gestionnaire, maître d ouvrage )? Le programme rdig comporte-t-il bien un volet technique dtaillant les exigences nergtiques (ventilation, clairage, temprature de consigne )? Un système de suivi-valuation des exigences nergtiques ainsi consignes a-t-il t labor? Recommandations Prvoir suffisamment de temps pour la ralisation du programme (changes, concertation, tapes de validation ) S assurer de la comptence du programmiste (rfrences, formation, connaissances ) Associer un AMO au travail du programmiste, notamment pour la ralisation du volet nergtique du programme Formaliser et contractualiser une grille d valuation des indicateurs nergtiques à destination de la maîtrise d œuvre 15

16 La phase de programmation (2/3) Exemples de bonnes pratiques La formalisation du volet nergtique dans le programme La phase de programmation a pour objectif de formaliser les objectifs et les contraintes du projet, à travers notamment la ralisation d tudes sur site, le dimensionnement des besoins et la dfinition des exigences fonctionnelles... Elle permet aussi au maître d'ouvrage d'exprimer clairement ses attentes en matière de respect de l'environnement et conomies d'nergie. Si dans son analyse environnementale, le programmiste examine le projet au regard du climat, de l ensoleillement, des risques naturels il peut galement proposer un diagnostic nergtique prcis et une analyse dtaille des sources d conomies d nergie : l enveloppe des bâtiments, la ventilation, la production de chaleur, l eau chaude sanitaire, l lectricit dans les communs L association programmiste / AMO lors de la ralisation du programme Dans les projets de basse consommation, le travail du programmiste peut être accompagn par un BET charg de l assistance à maîtrise d ouvrage (AMO ). Ce dernier peut être sollicit pour garantir les analyses nergtiques du programme et sensibiliser la maîtrise d ouvrage aux enjeux de performance nergtique. La participation de l AMO à la ralisation du programme permet galement de faciliter la continuit de la prise en compte des objectifs nergtiques viss entre la maîtrise d ouvrage et la maîtrise d œuvre. Premières ressources disponibles Note sur les tudes pralables, Conduite d opration basse nergie, CETE de l Est, 2008, Note sur les donnes à intgrer au programme, C onduite d opration basse nergie, CE TE de l Est, 2008, Cahier des charges d un diagnostic nergtique, ADEME, 2003, 16

17 La phase de programmation (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase de programmation Ralisation de l analyse de site par un BET exter ne Estimation de l enveloppe budgtair e de l opr ation Phase 2 Programmation For malisation du calendr ier pr visionnel de l opr ation Rdaction du programme comportant un volet ner gtique spcifique Validation du programme et de l enveloppe For malisation d une gr ille d valuation des indicateur s ner gtiques Lancement de l opr ation Ralisation d une tude de faisabilit ner gtique/ diagnostic ther mique Dfinition des or ientations ner gtiques intgr ant l ensemble des besoins Acteurs BET externe Programmiste + AMO Programmiste + AMO Programmiste + AMO Programmiste + AMO Mouv 17

18 3. La phase de slection de la maîtrise d œuvre (1/3) Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) Le programmiste L AMO Objectifs S assurer que le maître d œuvre retenu soit en mesure d atteindre les objectifs de performance nergtique dfinis lors des tapes prcdentes Constats La phase de slection de la maîtrise d œuvre constitue la «clef de voûte» de la conduite d une opration basseconsommation. Tout en s appuyant sur les ralisations des tapes prcdentes, elle confie la suite de la dmarche à la maîtrise d œuvre charge d atteindre les objectifs de performance nergtique. Points cls à vrifier Les exigences en matière de performance nergtique ont-elles t intgres dans les 3 actions suivantes : 1) la composition de l quipe de maîtrise d œuvre souhaite ; 2) la dfinition des missions de maîtrise d œuvre 3) les critères de jugements? Cette prise en compte des exigences nergtiques est-elle formalise dans le dossier de consultation? La commission technique d analyse pralable des esquisses runit-elle les comptences? Une grille d valuation pour les candidatures puis pour les esquisses a-elle t labore? Comporte-t-elle des indicateurs nergtiques? Le jury de l appel d offre a-t-il t inform, sensibilis ou form aux enjeux de la basse-consommation? Les prestations BBC de la MOE ont-elles t contractualises sparment? Un outil de suivi des relations avec la maîtrise d œuvre a-t-il t mis en place, notamment pour la communication sur les aspects nergtiques du projet? Recommandations Faire apparaître distinctement les exigences nergtiques dans le dossier de consultation Vrifiez la prsence d un BET (pas seulement BET Fluides) et s assurer que celui-ci soit bien intgr au sein de l quipe de la maîtrise d œuvre (antriorit de la collaboration, rfrences communes) Exiger les lments formaliss ncessaires à l analyse des esquisses (notices techniques, tudes ensoleillement, calculs sommaires des dperditions ) Maximiser le rôle du jury, notamment dans le rôle d valuation des esquisses 18

19 La phase de slection de la maîtrise d œuvre (2/3) Exemples de bonnes pratiques La prise en compte de la comptence comme critère de slection du maître d œuvre Afin d apprcier la capacit objective des candidats au concours de maîtrise d œuvre, il convient de formaliser les attentes et de bien faire apparaître le critère comme un critère attendu de slection. Cela se traduit d abord par l inscription des attentes au sein du dossier de consultation : rfrences antrieures, certification, niveau de formation des membres de l quipe Ensuite, dans la phase de dpouillement des candidatures, il convient de prvoir les lments ncessaires à l analyse des esquisses : notice technique, tudes ensoleillement, calculs sommaires de dperditions Enfin, une solution peut être de confier l analyse spcifique des propositions au regard de l nergie au rfrent identifi au sein de la maîtrise d ouvrage ou à l AMO. L organisation de la maîtrise d œuvre autour des enjeux nergtiques Pour garantir une meilleure prise en compte des objectifs nergtiques, l organisation de la maîtrise d œuvre peut être optimise par la prsence d un BET spcialis dans l dans l quipe de la maîtrise d œuvre, aux côts de l architecte et du BET fluides. Cette organisation favorise une intgration des exigences nergtiques lors de la phase de conception et une validation thermique et conomique des choix de conception. Premières ressources disponibles Cahier des charges «nergie» de la maîtrise d œuvre, Conduite d opration basse nergie, CETE de l Est, 2008, Grille d valuation des indicateurs nergtiques, DREAL Alsace, 2008, 19

20 La phase de slection de la maîtrise d œuvre (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase de slection de la maîtrise d œuvre Phase 3 Slection de la maîtrise d œuvre Dfinition du mode de consultation (concours, consultation restreinte ) Dfinition des pr estations BBC complmentair es Mobilisation de la commission technique d analyse des candidatur es For malisation d une gr ille d valuation des candidatur es Slection des candidats admis au concours Infor mation et sensibilisation du jur y Slection de la MOE Intgr ation des exigences ner gtiques dans le dossier de consultation For malisation d un dispositif de suivi et de communication avec la MOE Acteurs Mouv + AMO Mouv + AMO AMO Jury de slection Mouv + AMO Mouv Mouv + AMO 20

21 4. La phase de suivi des tudes (1/3) Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) L A MO La maîtrise d œuvre Le BET Objectifs S assurer du bon droulement du projet et de l adquation entre le programme et le projet Constats Juste derrière la phase de slection de la maîtrise d œuvre, la phase des tudes est considre par la plupart des maîtres d ouvrage comme une phase dterminante dans la mesure où elle permet de dfinir concrètement les capacits d un projet en matière de performance nergtique via des simulations et des tudes comparatives. Points cls à vrifier Une runion pralable au lancement de l avant projet sommaire (APS) a-t-elle t organise entre la maîtrise d ouvrage et la maîtrise d œuvre? A-t-elle permis de faire le point sur l esquisse effectue? Le tableau de suivi des tudes (normalement prvu dans le cahier des charges) a-t-il t rendu oprationnel dès le dbut des tudes? Des runions d avancement des tudes ont-elles t programmes rgulièrement? Le tableau d valuation des indicateurs nergtiques a-t-il bien t utilis lors de la validation de l APS? Pour l APD, la maîtrise d œuvre et son BET ont-il produit la note de calcul thermique rglementaire? Est-elle en adquation avec les objectifs nergtiques viss? Comme pour l APS, l APD a-t-elle t value sur la base du tableau d valuation des indicateurs nergtiques? Recommandations Élaborer une grille d valuation voire d auto-valuation des comptences de l quipe de maîtrise d œuvre retenue Confier à l AMO le suivi rgulier des tudes et notamment l apprciation des lments produits par le maître d œuvre et son BET (notices, fiches, simulations ) Exiger de la maîtrise d œuvre une marge d incertitude lors de la production de la note de calcul thermique rglementaire Multiplier le nombre d tudes : des tudes rptes et pousses des bâtiments permettent de garantir des rsultats plus efficaces en matière de performance nergtique 21

22 La phase de suivi des tudes (2/3) Exemples de bonnes pratiques La ralisation des simulations thermiques lors des tudes d A PS La simulation thermique dynamique vise à fournir les lments qui permettront de choisir les meilleures solutions techniques afin d optimiser l efficacit nergtique du futur bâtiment tout en prservant le niveau et la qualit du service rendu et du confort d usage; et ce au meilleur coût global. A travers ces simulations, l tude intègre de la façon la plus prcise possible, les lments influant sur l efficacit nergtique (donnes climatiques du lieu, contraintes de conception) ainsi que les consignes d utilisation du bâtiment lies à ses divers usages. L objectif final est de limiter les consommations et les coûts par une combinaison judicieuse des nergies en fonction des usages, un bon dimensionnement des installations et une gestion adapte performante. Elle doit galement veiller à privilgier l utilisation des ressources nergtiques locales et la production dcentralise d lectricit. La mise en place d un dispositif de suivi et de contrôle des performances nergtiques pour la phase travaux Pour s assurer de la prise en compte de la performance nergtique dans lments demands à la maîtrise d œuvre, il est recommandable de dployer un outil de suivi et de contrôle qui peut se prsenter sous la forme d une grille/ ou d un tableau de bord suivi par le rfrent nergie du maître d ouvrage ou bien au sein du cahier des charges de l AMO. Cet outil veillera notamment à intgrer les tapes suivantes : la formulation de propositions d actions correctives ou de solutions alternatives (avec les lments techniques et l impact financier correspondants), la validation par un organisme certificateur, la validation de l analyse en coût global, la validation de l tude thermique et dynamique, la bonne mise en place des procdures de vrification des performances engages par la maîtrise d'œuvre et les entreprises prvues en phase chantier, la vrification de l intgration, dans les pièces crites tablies par le MOE et la vrification de l intgration de la gestion de «c hantier vert». Premières ressources disponibles Cahier des charges A DEME-PREBA T : suivi des performances des bâtiments dmonstrateurs, ADEME, 2007/2009, Grille d valuation des indicateurs nergtiques, DREAL Alsace, 2008, 22

23 La phase de suivi des tudes (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase de suivi des tudes Or ganisation d une r union de lancement pour l A PS Phase 4 Suivi des tudes Validation de l A PS avec utilisation du tableau d valuation des indicateur s ner gtiques Vr ification de l adquation de la note de calcul ther mique r glementair e Validation de l A PD et dimensionnement des choix techniques Intgr ation des comptences Éner gie dans le dossier de consultation des entr epr ises Programmation de runions d avancement rgulières Acteurs MOE + Mouv + AMO Mouv + AMO + MOE AMO Mouv + AMO + MOE MPE + Mouv + AMO 23

24 5. La phase de suivi des ralisations (1/3) Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) L A MO La maîtrise d œuvre Les entreprises Objectifs S assurer de la capacit des entreprises retenues à raliser l opration selon les objectifs de performance nergtique fixs Constats La phase de ralisation correspond à la mise en œuvre des objectifs de performance nergtique dfinis et calibrs lors des tapes prcdentes. Les entreprises places sous la responsabilit de la maîtrise d œuvre ont pour objectif de raliser les travaux dans le respect des performances nergtiques vises. Points cls à vrifier Une runion d analyse des offres a-t-elle t organise? Au-delà de la cohrence des coûts, les capacits des entreprises à raliser un bâtiment basse consommation ont-elles t prises en compte (formation, qualit, rfrence)? Une runion de lancement a-t-elle eu lieu? A-t-elle eu pour objet la sensibilisation des entreprises et le rappel des performances nergtiques vises? Un responsable BBC a-t-il t identifi dans chacune des entreprises intervenant sur le chantier et une formation a-telle t propose aux chefs et aux chefs d quipe de ces entreprises? Des runions hebdomadaires sont-elles bien organises par la maîtrise d œuvre? Les produits et quipements mis en œuvre sont-ils reconnus par des organismes certificateurs? Un double contrôle interne/externe a-t-il t mis en place, notamment pour l tanchit à l air? En fin de chantier, des tests ont-il t effectus par un bureau de contrôle externe? L ouvrage ralis est-il conforme aux performances nergtiques souhaites? Recommandations Pour s assurer du bon droulement des travaux, conformment aux objectifs de basse consommation, prvoir un temps d information/sensibilisation spcifique avec les responsables des entreprises qui interviendront sur le chantier, sous la forme d une audition individuelle ou collective Les changes avec les entreprises permettent en outre d affiner les dtails d excution Confier à l AMO le suivi global du chantier et l apprciation des ralisations impactant sur la performance nergtique de l ouvrage (pose des matriaux, techniques d isolation ) Veiller galement aux enjeux de coordination entre les diffrents corps de mtier prsents sur le chantier. Si cet aspect n est pas spcifique à la BBC il peut être cependant être renforc. Envisager la possibilit de sensibiliser ou de former les artisans directement sur le chantier (formation in situ) Prvoir une rception intermdiaire des travaux avant la pose des parements et la fermeture des gaines techniques 24

25 La phase de suivi des ralisations (2/3) Exemples de bonnes pratiques L audition des responsables des entreprises intervenant sur le chantier basse consommation Pour des projets prsentant des caractristiques nergtiques, l audition des responsables des entreprises qui interviendront sur le chantier constitue un bon moyen pour sensibiliser ces dernières à la dmarche. Ces auditions, qui ne doivent pas se confondre avec des auditions effectues au stade de la candidature, prsentent l intrêt de sensibiliser et de responsabiliser les entreprises à la dmarche entreprise par le maître d ouvrage. Si une runion individuelle permet de renforcer les relations de confiance, une runion collective peut galement favoriser le travail en coordination entre les diffrentes entreprises ralisatrices. La mise en œuvre d une dmarche qualit pour les tests d tanchit à l air La ralisation de bâtiments et de rseaux arauliques tanches et l emploi d quipements de ventilations performants constituent un pr-requis pour atteindre des performances nergtiques leves. En 2008, le CETE de Lyon et l ADEME ont labor une dmarche qualit permettant de prendre en compte les enjeux de l tanchit en amont de la phase travaux, dès la conception et la planification de l opration. Cette dmarche qualit repose sur l ide gnrale que pour être rellement efficace une prestation doit être adosse à un processus articul schmatiquement autour de 4 pôles : planifier, raliser, vrifier et agir. L ensemble permet de fiabiliser les prestations du maître d œuvre et de garantir l atteinte des objectifs viss. Premières ressources disponibles Cahier des charges A DEME-PREBA T : suivi des performances des bâtiments dmonstrateurs, ADEME, 2007/2009, Grille d valuation des indicateurs nergtiques, DREAL Alsace, 2008, Russir l tanchit à l air, laboration et application d un dmarche qualit, livret de sensibilisation, CETE de Lyon, mai 2008, 25

26 La phase de suivi des ralisations (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase de suivi des ralisations Phase 5 Suivi des ralisations Acteurs Vr ification de la capacit des entreprises à r aliser l opr ation MOE + Mouv + AMO Sensibilisation des r esponsables des entreprises à la dmar che Identification d un rfrent dans les entreprises inter venant sur le chantier For malisation d un dispositif de suivi et de contrôle du chantier Mouv + AMO + MOE Ralisation des tests inter mdiair es MOE Ralisation des mesur es du bâtiment à la rception MOE + AMO 26

27 6. La phase d information et d accompagnement de la mise en service du bâtiment (1/3) Acteurs concerns La maîtrise d ouvrage (l assistance à maîtrise d ouvrage) L A MO Les utilisateurs Objectifs Évaluer le niveau de performance rel du bâtiment et s assurer d une utilisation conforme aux exigences de performance nergtique Constats L information et l accompagnement lors de la rception jouent un rôle dcisif dans l appropriation du bâtiment par les futurs utilisateurs. Pour être conforme aux objectifs de performance nergtique fixs, le fonctionnement du bâtiment doit suivre des règles aussi strictes que celles des phases prcdentes. Points cls à vrifier La permabilit à l air du bâtiment a-t-elle t mesure et les ventuels problèmes ont-ils t rsolus? Les dispositifs de rgulation et de programmation des installations de chauffage, de production d eau chaude sanitaire et de gestion de l air ont-ils t rgls? Un guide de gestion du bâtiment a-t-il t rdig à l attention de l exploitant? Comporte-t-il l ensemble des lments permettant un entretien rgulier des quipements? Les personnes charges de la maintenance du bâtiment disposent-elles des comptences ncessaires? Un guide d utilisation du bâtiment a-t-il t rdig à l attention des occupants? Un dispositif de suivi des performances du bâtiment a-t-il t mis en place? Prvoit-il un relev rgulier des consommations nergtiques par usage et par poste, la mesure du confort intrieur ainsi que l v aluation des conditions d occupation et de gestion de l nergie? Recommandations Envisager le dispositif de suivi des performances du bâtiment sur le long terme : entre 2 et 3 ans après la livraison du bâtiment et prvoir la ralisation des tests sur au moins 2 hivers Inclure ce suivi des performances nergtiques dans les missions de l AMO s il y en a un Rdiger un livret de sensibilisation aux conomies d nergie accompagn d un guide d utilisation spcifique du bâtiment Ne pas attendre la livraison pour sensibiliser les usagers mais les inclure le plus en amont possible (dès le stade des tudes ou en proposant des visites du chantier) Prvoir la ralisation d un retour d exprience voir d une valuation sur la conduite globale aux diffrentes phases de l opration 27

28 La phase d information et d accompagnement de la mise en service du bâtiment (2/3) Exemples de bonnes pratiques L laboration d un guide d utilisation des bâtiments basse consommation L dition et la distribution d un guide d utilisation aux futurs utilisateurs lors de la rception du bâtiment est amene à être une pratique courante dans les oprations basse consommation. Elle doit permettre une vritable appropriation du bâtiment et favoriser le dveloppement de comportement en adquation avec la performance nergtique. Si l utilisation d un tel guide peut être accompagne efficacement d une sance de sensibilisation collective, le maître d ouvrage peut galement envisager de mobiliser les futurs utilisateurs le plus tôt possible, lors des tudes de faisabilit ou à l occasion du chantier L organisation un retour d exprience des bâtiments basse consommation Pour apprcier la performance nergtique relle il est conseill d effectuer un retour d exprience des oprations basse consommation dans un dlai suffisamment important après la mise en service du bâtiment. Une telle dmarche, ralise deux ans après la livraison du bâtiment, permet en effet de mesurer la performance nergtique du bâtiment et d apprcier l impact rel de la prise en compte des objectifs nergtiques aux diffrentes tapes de l opration. Ce retour d exprience peut galement faire l objet d une mise en dbat et d une concertation, rassemblant l ensemble des acteurs ayant t concerns par le projet mais galement les responsables et les intervenants d oprations en cours confronts aux mêmes problmatiques. Premières ressources disponibles Cahier des charges A DEME-PREBA T : suivi des performances des bâtiments dmonstrateurs, ADEME, 2007/2009, Retours d exprience sur des oprations françaises en logement et en tertiaire, VISIER (J.-C.), ALESSANDRINI (J.-M.), CSTP, juin 2008, La maison basse consommation, guide d information à destination du particulier, hiver 2009, 28

29 La phase d information et d accompagnement de la mise en service du bâtiment (3/3) Tableau de bord synthtique de la phase d information et d accompagnement de la mise en service du bâtiment Phase 6 Information et accompagnement de la mise en service du bâtiment Acteurs Élabor ation d un guide d utilisation du bâtiment Élabor ation d un guide de gestion du bâtiment Mouv + AMO + Utilisateurs For malisation d un dispositif de suivi des per for mances ner gtiques BET externe/amo Programmation d un retour d exprience de la conduite de l opr ation Mouv 29

30 Prsentation d un outil de suivi des oprations basse consommation 30

31 31

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