TIC LES ASSURANCES UN MARCHÉ SOUS-EXPLOITÉ A L HEURE DES. Assurance et Risques environnementaux des entreprises

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1 L ASSURANCE N 6 / Mai à Août Revue éditée par le Conseil National des Assurances LES ASSURANCES TIC A L HEURE DES Assurance et Risques environnementaux des entreprises UN MARCHÉ SOUS-EXPLOITÉ Courtier d assurance Quel rôle dans la gestion des risques d entreprises? Reyda Farid Benbouzid, Une figure emblématique des assurances algériennes Débat sur la réforme de la profession d expert technique en assurance

2 Evénement 2 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

3 Editorial La Revue de L ASSURANCE est une publication du Conseil National des Assurances (CNA), éditée par son Secrétariat Permanent CNA : 01, Rue Aïssa Azzi Dély-Ibrahim, Alger, Algérie. Tél: (213) / Fax: (213) / Site Web: Directeur de la Publication Abdelhakim Benbouabdellah Directeur de la Rédaction Younes Hamidouche Rédacteur en Chef Hamid Rabahi Coordinateur de la Rédaction Mohand Redaoui Directrice Marketing Djazira Sadi Ahmed Infographie Zakaria Rekab Rédaction, Conception, Impression et Diffusion APEC communication Cité des Annassers II, Bt. B 25, N 02, Kouba, Alger. Téléfax: (213) Ont collaboré à ce numéro Ali Mebarki Chakib Cherifi Fatmi Mohamed Fatiha Aid Hamida Benmoumene Karima Seddak Malik Moudir Mohand Redaoui Nadia Ait Larbi Said Mansouri Salim Benhadj Samira Belabed Convention ANEP - APEC N 13/2013 ANEP, 50, Rue Khelifa Boukhalfa, Alger Tel.: 213 (0) / (0) Fax : (0) Les textes publiés et le contenu de cette publication ne représentent pas nécessairement les positions officielles du Conseil National des Assurances. Les articles publiés dans cette revue n engagent que leurs auteurs. Toute reproduction d articles ou de photos doit être soumise préalablement à une autorisation. Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas restitués et ne peuvent faire l objet de réclamation. Dépôt légal : Septembre ISSN : Assurance, environnement et TIC Par Abdelhakim Benbouabdellah * A la triple échelle étatique, des entreprises et des personnes, l environnement et sa protection restent, une préoccupation majeure. D où la responsabilité de chacun devant la nécessaire et impérative protection susmentionnée. Le secteur des assurances, comme il a tendance à le faire en innovant dans tout ce qui nécessite protection, s est évidemment imprégné depuis des décennies de cet impératif et s est naturellement adapté au grès des circonstances. A la double obligation de prévention et de réparation en ce type d assurance, les assureurs ont diversifié de par le monde leurs pléiades d offres. A l unique chance de voir couverte la responsabilité environnementale d une entreprise face aux risques encourus dans ce domaine, se dresse le seul profil à adopter : s adapter au principe du pollueur-payeur en tachant d être du bon côté, celui, évidemment, du non pollueur. Mais, c est connu, personne n est à l abri d un quelconque danger et risque, notamment dans ce qui a trait au fragile environnement. Et c est sans doute pourquoi des garanties du genre Responsabilité civile (RC) perte exploitation, protection juridique, atteinte à l environnement et, sauvegarde de l environnement sont développées par les assureurs en vue, certes de renforcer leurs chiffres d affaires voir une société quelque soit sa nature œuvrer dans le domaine économique sans avoir cette ambition de faire du CA, serait illogique et anormal-, mais, également, de permettre une couverture de tout un monde : l environnement des entreprises et des personnes. Sur un autre environnement, celui numérique, il est tout aussi intéressant de relever que les acteurs du marché national ont encore des marges de progrès à combler. En effet, les technologies de l information et de la communication, communément appelées TIC, sont pourtant loin de la gestion aux simples clics. Les tonnes de papier des divers contrats et processus de gestion des dossiers d assurance, dans la relation dense entre assurés et assureurs, ont la peau dure. En 2014, elles continuent de se faire encore pesantes. Néanmoins, des avancées remarquables sont relevées par-ci par-là parmi les assureurs du marché national. Les offres digitales pour des solutions de gestion modernes sont annoncées par des sociétés d assurance pour mieux gérer leur relation-client essentiellement. L assurance et les risques environnementaux ne sont point étrangers l un à l autre, y compris sur le marché algérien. L assurance et les TIC aussi. C est le chemin le moins sinueux d impacter au mieux à la fois sur les personnes, les entreprises que leur environnement respectif. * Secrétaire du CNA Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

4 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises SOMMAIRE - Risques environnementaux des entreprises : un marché sous-exploité Risques pollution : Les entreprises dans l attente de produits d assurances spécifiques Les entreprises face aux risques environnementaux : Evolution méritant innovation Entretien avec M. Laribi Yacine, Chef de division Incendie (CCR) : Entretien avec M. Djebarra Djamal Eddine, Directeur des Risques...à la CASH Assurances Entretien avec M. Tolba Tahar, DG de l environnement et du développement durable Entretien avec M. Belkessam Hamid, journaliste chroniqueur à la radio Chaîne Entretien avec M. Aggoun Abdelkader, Président du CEIMI : Entretien avec M. Bendaoud Djenidi, Consultant international et DG de QCM - Algérie Entretien avec M. Mébarek Malek Serraï, Expert International...24 Evénement - Du sang neuf à la tête des leaders du marché Salama Assurances : «Indemnisation des clients en un temps record» Courtier d assurance : Quel rôle dans la gestion des risques d entreprises? Trois questions à M. Chabane Sadek, DG d Algeria Brooking Service Energies Renouvelables : Un marché prometteur qui attire le regard des Assureurs...30 Focus : les Assurances à l heure des TIC - Utilisation des TIC et secteur des Assurances : la 3G pour se rattraper Entretien avec M. Khelifati Hassen, P-DG d Alliance Assurances Entretien avec M. Hadj Mahammed Ahmed, DG de la GAM Entretien avec M. Hadjou Abdelhakim, DG de Salama Assurances Algérie Entretien avec M me Bourouba Amel, Responsable des Moyens Informatiques à AXA Algérie La Compagnie Algérienne des Assurances (CAAT) met le cap sur les TIC CAAR : Devis en ligne et bientôt des applications mobiles sur Smartphone CAARAMA Assurance : Les TIC pour soutenir l essor des assurances de personnes Le directeur informatique de la CNMA : «La réalisation de notre réseau Intranet pour bientôt» Nouveau au Mutualiste : Un site web qui facilite au client l accès aux produits MAATEC : Un nouveau système d information implémenté M. Grar Younès, Expert-Consultant en Technologies de l Information et de la Communication : «Les TIC permettent une meilleure gestion et une communication de proximité»...47 Portrait - Reyda Farid Benbouzid : Une figure emblématique des assurances algériennes...50 Analyse - Evolution du marché de la réassurance ( ) Sociétés d assurance de personnes : L effort de recrutement et de formation Pays producteurs et non producteurs d hydrocarbures : Quelle place pour l assurance vie?...56 Débat - La réforme de la profession d experts techniques en assurance Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

5 Evénement Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

6 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Risques environnementaux des entreprises : un marché sous-exploité Les entreprises économiques ne sont pas épargnées par les risques environnementaux qui ne peuvent être écartés en l absence de plans de prévention. Le transfert de ces risques aux sociétés d assurances est une solution que les entreprises potentiellement polluantes ne peuvent ignorer. Pour les sociétés d assurances, c est l occasion d exploiter au mieux un marché qui recèle de réelles potentialités. Par Ali Mebarki Afin d aborder la question des risques environnementaux sous de bons auspices, les entrepreneurs font appel à des experts qui les aident dans cette tâche. Les entreprises sont soumises à des législations qu elles doivent respecter sous peine de sanctions car, souvent, le respect de l environnement est encadré afin d éviter tout risque. Ainsi, la maîtrise des risques environnementaux évite aux entrepreneurs d engager leur responsabilité car de nombreuses activités peuvent générer ces risques vis-à-vis de l environnement. C est dans ce cadre qu intervient la nécessité d identification des risques environnementaux que l entreprise peut générer afin de les évaluer et de les maîtriser. Le principe du pollueur - payeur En Algérie, cette maîtrise est d autant plus importante que les pollueurs sont obligés de payer selon le principe du pollueurpayeur. Ce principe inscrit dans la loi est le reflet de la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les pollutions d origine industrielle en initiant des programmes d action et des mesures législatives pour la préservation et la protection de l environnement. Mais au-delà du principe du pollueur-payeur, il y a aussi la recherche de formules d assurance spécifique pour ce genre de risques à cause de la responsabilité civile qui pèse sur les épaules des dirigeants des entreprises potentiellement polluantes. Ces derniers assument les frais de toutes les mesures de prévention de la pollution et aimeraient bien transférer le risque aux assurances. Si les sociétés d assurance captent ces risques liés à l environnement, elles pourraient constituer une opportunité de booster leur chiffre d affaires. 6 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

7 Dossier :: Assurance et et Risques environnementaux des entreprises Ainsi, les sociétés se verraient proposer des produits destinés à couvrir ces risques spécifiques. Les courtiers d assurances ont un rôle à jouer Les entrepreneurs sont appelés à solliciter le concours des courtiers pour les conseiller sur l évaluation des risques et sur le bonnes formules pour assurer ces risques. Il y a aussi des mesures préventives à prendre afin d éviter de causer du tort à l environnement. Il y a effectivement des industries qui sont très polluantes à cause des rejets qu elles effectuent dans la nature causant ainsi la contamination des sols, des sources phréatiques et de l air. Les procédures de dépollution peuvent s avérer coûteuses lorsque certains dégâts ne sont tout simplement pas irréversibles. Quelquefois, la pollution peut être générée non par le processus de production luimême mais par les déchets qui sont générés par les produits usagés. Se pose alors la question de leur destruction et de leur stockage, et là aussi les entrepreneurs sont dans une situation compliquée car ils peuvent être tenus pour responsables pour les dégâts qui peuvent en être générés, et ils devraient alors faire appel aux assurances pour leur transférer ce risque. Certaines entreprises font effectivement appel à des sociétés d assurances pour les accompagner dans la gestion des risques environnementaux. Le développement durable un enjeu pour les entreprises Le développement durable constitue l une des valeurs éthiques des entreprises, car cela les aide à cultiver une bonne image auprès des clients et du public. Certaines entreprises vont même jusqu à procéder à des audits afin de certifier certains de leurs process de fabrication conformément aux normes de protection de l environnement. Il y a la certification ISO qui entre dans ce cadre. L Algérie ne fait que suivre l évolution internationale dans le domaine de la protection contre les diverses formes de pollution. Le premier pas adopté pour appliquer cette démarche est celui du durcissement du dispositif juridique national relatif à la protection de l environnement, ouvrant ainsi un nouveau marché aux compagnies d assurances. Les compagnies d assurances proposent aux entreprises différentes polices d assurances pour tenter de répondre aux besoins de protection de leurs installations et de leurs activités de manière générale. Les compagnies trouvent ainsi un terrain nouveau pour innover, proposer de nouveaux produits et prospérer en conséquence avec un chiffre d affaires plus important. A.M. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

8 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Prise en charge des risques pollution liés aux installations industrielles Les entreprises dans l attente de produits d assurances spécifiques Le programme de création de PME durant la période , et l orientation de la stratégie économique nationale vers un partenariat favorisant le développement industriel, sont des éléments indiquant une croissance des risques d entreprises, dans les cycles d approvisionnement, de production et de commercialisation. Par Fatiha Aïd A cela, il y a lieu d ajouter la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les pollutions, en initiant des programmes d action et des mesures législatives pour la préservation et la protection de l environnement, dont le fameux principe du pollueur-payeur. La majorité des entreprises industrielles font face, depuis quelques années, au principe du pollueur payeur, qui stipule que «toute personne dont les activités causent ou sont susceptibles de causer des dommages à l environnement assume les frais de toutes les mesures de prévention de la pollution». L évolution des risques entreprises, particulièrement ceux relatifs à l environnement, constitue pour le marché des assurances une occasion de développer son chiffre d affaires, en proposant aux entreprises concernées de nouveaux produits qui prennent en charge ces risques spécifiques. De leur côté, les entreprises exposées aux risques pollution, se verraient, ainsi, offrir des polices d assurances spécifiques ou pouvant les prendre en charge dans une certaine mesure pour le moins. Ces couvertures d assurances spécifiques offriront aux entreprises une protection contre les éventuelles indemnisations auxquelles elles pourraient être confrontées, du fait de leurs activités. Force est de reconnaître, également, qu en dépit des efforts accomplis et des mesures prises par l Etat pour la protection de l environnement, des installations industrielles continuent de porter atteinte à l environnement. Parmi les infractions, souvent constatées, il y a le rejet des déchets industriels dans des endroits non spécifiques, le déversement des eaux usées dans la nature, et l absence d autorisation d exploitation. Les efforts de NCA Rouiba, Stream System et BCR Par ailleurs, de plus en plus d entreprises commencent à prendre conscience de l exigence environnementale. Une situation qui les motive à se conformer aux normes et à la certification en la matière. Une situation qui les pousse, également, sur un autre plan, à rechercher des couvertures et des contrats d assurances qui prennent en compte les risques pollution. Citons l exemple de la société NCA Rouiba, spécialisée dans la production des jus, qui semble prendre très au sérieux la problématique de la protection de l environnement. Normalement, explique M. Slim Othmani, le patron de NCA Rouiba, «il faudrait faire appel à un courtier spécialisé en assurance, qui doit faire venir, de son côté, ce qu on appelle un ingénieur en risques industriels. Ce dernier fait un audit de votre entreprise et évalue tous les risques environnementaux». 8 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

9 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Selon M. Othmani, «il n y a pas de notions de produits d assurances spécifiques aux risques de pollution, il appartient aux entreprises d exprimer leur besoins en couverture de risques et l assureur répond, ensuite, à leur demande avec des solutions». Pour sa part, M. Farid Esserhane, responsable chez Stream System, entreprise spécialisée dans l électronique grand public, se montre plutôt rassurant sur les risques environnementaux de l entreprise qu il représente, en affirmant : «en fait, nous en tant qu industriel dans le domaine de l électronique, nous n avons pas ce genre de problèmes lié à l environnement. Nous avons plutôt un problème de processus de perte de production», et d expliquer «lorsqu on est confronté à un composant défectueux, les compagnies d assurance nous payent juste le composant alors que ce dernier rentre dans le processus de fabrication d un équipement qui peut couter mille fois plus cher que le composant en question». M. Esserhane regrette cette situation et espère une prise en charge, par les compagnies d assurances, des pertes causées par les défaillances. Concernant l existence d éventuels risques de pollution liés à l activité de Stream System, M. Esserhane explique que les déchets produits par l entreprise qu il représente concernent les anciens tubes cathodiques à composants métalliques. Ces derniers sont stockés, à l abri, déclare M. Esserhane, qui reconnait, toutefois, une difficulté à trouver des sociétés en mesure de recycler ces déchets. M. Esserhane saisit cette occasion pour lancer un appel aux compagnies d assurances afin de proposer des solutions dans ce sens en les conseillant et en les aidant à trouver ce genre de sociétés spécialisées dans le recyclage. «Le risque environnemental est plus important qu une question d argent», conclue-t-il. Autre exemple, la société BCR, spécialisée dans la production de Boulonnerie Coutellerie et Robinetterie, évoque une relation confiante avec les assureurs. «La relation entre les compagnies d assurances et l entreprise est mutuellement confiante et communicative. Par ailleurs, BCR est certifiée ISO et, par conséquent, la protection de l environnement et le développement durable sont nos préoccupations permanentes et continues», souligne Madame Ghernous, collaboratrice du PDG de BCR. Les risques Sonelgaz et Sonatrach bien pris en charge A l instar de NCA Rouiba, Stream System et BCR, la société Sonelgaz, considérée également comme une entreprise aux risques pollution, est en train de consentir des efforts dans la protection de l environnement. Elle a procédé, fin décembre 2013, au renouvellement des contrats d assurances des sociétés du Groupe. Les compagnies CAAT, CAAR et TALA Assurances ont été retenues pour accompagner le Groupe Sonelgaz durant les trois prochaines années. Selon le service de la communication de ce groupe, la Direction exécutive de la stratégie financière et de la consolidation de Sonelgaz, procède chaque trois ans au lancement d un appel d offres national ouvert auprès des compagnies d assurances de droit algérien, pour assurer la couverture de l ensemble des risques liés à son activité et à celles de ses filiales y compris les risques liés à l environnement. Cette opération s intègre dans le cadre de la gestion des risques. Le Groupe Sonelgaz se trouve, ainsi, doté des moyens nécessaires pour la couverture globale des risques liés à ses activités. La mise en place et la gestion des contrats d assurance qui en découlent relèvent de la compétence des filiales, chacune pour ce qui la concerne. Outre la Sonelgaz, Sonatrach ne reste pas indifférente pour ce qui est de la protection de l environnement. A en croire le Directeur Commercial de la compagnie d assurances des hydrocarbures, CASH Assurances, le risque Sonatrach est bien pris en charge. Le ministre de l Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi a affirmé récemment que Sonatrach avait consacré près de 91 milliards DA à la prévention, à la sécurité et à la protection de l environnement. Enfin, il faut dire que la question de la protection de l environnement commence à être prise au sérieux par les industriels. De leurs côtés, les spécialistes de l environnement appellent à la sensibilisation de ces derniers à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne, qui protège l environnement de la pollution. Ils appellent également les compagnies d assurance à renforcer leur lien avec les entreprises industrielles en développant de nouveaux produits spécifiques à la protection de l environnement. F.A. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

10 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Les entreprises face aux risques environnementaux Evolution méritant innovation Le durcissement du dispositif juridique national relatif à la protection de l environnement, avec notamment l adoption du principe du pollueurpayeur, a relancé la problématique de la couverture des risques environnementaux. Par Samira Belabed Bien que les risques environnementaux soient, légalement, exclus de la couverture au titre des assurances de biens, les compagnies d assurances proposent aux entreprises différentes police d assurance pour tenter de répondre aux besoins de protection de leurs installations et de leurs activités de manière générale. A noter que dans le domaine de la couverture des risques environnementaux, les entreprises ont plus qu une bonne raison de souscrire des polices qui couvrent leurs risques pollution, même en considérant que leurs voisins et leurs concurrents ne le font pas. Il s agit d un risque où la demande est encore faible et pour lequel les sociétés d assurance semblent prêtes à consentir des efforts tarifaires relativement importants. Il faut savoir également que ce fait n est pas propre à l Algérie car, même au niveau du marché international, les sociétés d assurances n accordent pas ce genre de couverture au titre des assurances de biens. Pour autant, les entreprises n ont pas intérêt à négliger ou à sous-estimer les risques de pollution environnementale, d autant que leurs prestataires de services sont désormais exposés au même titre que les exploitants des installations industrielles. Certaines entreprises peuvent découvrir trop tard que leurs couvertures d assurance ne sont pas assez complètes ou adaptées à leurs besoins, et qu elles s exposent à des pertes financières. Ces pertes font souvent suite à des atteintes à l environnement générées par l exploitation d un site ou héritées d un passif environnemental. De plus, leurs dirigeants n ont pas toujours conscience qu ils peuvent être personnellement tenus pour responsables des éventuels dommages causés à l environnement. Les spécialistes estiment que ces expositions, peu ou pas garanties par les contrats d assurance traditionnels, nécessitent une analyse des risques et une adaptation des couvertures d assurance. Mais, concrètement, quelle forme les produits proposés par les assureurs, qu ils soient spécialisés ou généralistes, peuvent-ils prendre? A côté de ces couvertures de base, il existe encore de nombreuses extensions possibles pour assurer la tranquillité de l entreprise. En Algérie, ce ne sont pas les compagnies d assurances qui manquent sur le marché. Très actifs par leur nombre important, les assureurs sont, malheureusement, toujours au stade des produits traditionnels, à l exception de l assurance contre les effets des catastrophes naturelles (Cat-Nat) qui commence à peser sur le terrain. 10 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

11 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Toutes ces compagnies, et d autres encore, sont bien conscientes que les polices environnementales ne sont plus un sujet mystérieux pour les entreprises. Bref, la préoccupation environnementale et l intégration de la couverture du risque qui y est associé sont aujourd hui des notions qui semblent bien intégrées ou en voie de l être dans le monde global de l entreprise. Il appartient, à présent, aux assureurs de saisir les nouvelles opportunités offertes par la protection de l environnement, en proposant aux entreprises aux risques pollution de nouveaux produits spécifiques, et à ces dernières de poser un regard plus pertinent sur les produits présentés. S. B. A titre d exemple, on peut citer la CASH Assurances qui propose le contrat d Assurance Globale Risques d Entreprise (AGRE), un produit multi-garanties qui couvre un large éventail de risques pouvant menacer les entreprises industrielles de petite, moyenne et grande taille. Sont garantis l ensemble des biens, sans pour autant que cette description ait un caractère limitatif. S agissant de l assurance Responsabilité civile (RC), le contrat a pour objet de garantir l assuré contre les conséquences pécuniaires découlant de la responsabilité civile liée à son activité, à raison des dommages corporels, matériels, et immatériels causés aux tiers, dont l extension de garantie comprend la pollution accidentelle. Autre compagnie, autre exemple : la CAAR offre aux grandes entreprises, aux PME, et aux commerçants et artisans, une multitude de polices d assurances qui couvrent les biens, la perte d exploitation et la Responsabilité civile, mais pas d offre spécifique aux risques pollution. De son côté la Compagnie internationale d assurance et de réassurance (CIAR) garantie, entre autres, l incendie et les éléments naturels, les dommages aux biens et construction, mais toujours pas d offre spécifique pour la couverture des risques pollution. Toutefois, la CIAR ne ferme pas la porte à une prise en charge négociée de ces risques particuliers et non prévus, au titre des extensions possibles des contrats d assurance. Quant à la SAA, elle se base, actuellement, sur son effort à développer l assurance Cat-Nat et les assurances des pertes d exploitation. Il y a également l assurance de responsabilité civile (RC). Celle-ci est liée à l exploitation, les produits livrés et construction et montage. Enfin, la compagnie Alliance Assurances propose aux entreprises un contrat d assurance Multirisque Professionnelle, qui protège leurs locaux et leurs biens professionnels, mais couvre aussi leur responsabilité civile lorsqu elle est engagée. Mais point de police d assurance spécifique aux risques pollution, qui demeurent négociables dans le cadre des extensions des garanties. Revue de L ASSURANCE N 6 -- Août

12 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Laribi Yacine, Chef de division Incendie (CCR) «La RC couvre le risque pollution en lien avec l activité industrielle de l entreprise» M. Laribi Yacine est chef de division Incendie à la Compagnie Centrale de Réassurance (CCR). Il nous livre, dans cet entretien, son analyse sur la problématique de la prise en charge des risques pollution générées par l activité industrielle des entreprises. Entretien réalisé par Mohand Redaoui des assurances réalisé en 2012 et qui se chiffre à 99 milliards de dinars. Le reste du chiffre d affaires du secteur est composé beaucoup plus des risques simples, et en majorité de l assurance automobile. Mais est-ce que ce marché des risques d entreprise est important? Si on compare le résultat de ce marché par rapport à d autres branches du secteur, on peut, bien sûr, le considérer comme important. Mais comparé à d autres pays voisins ou lointains, et au potentiel assurable existant de notre marché, on peut penser qu il n est pas exploité au mieux. La revue de L ASSURANCE : Quel est le chiffre d affaires du marché algérien des risques d entreprises? M. Laribi Yacine : Le marché des risques d entreprise est en évolution (+11%). Il a généré 44,46 milliards de dinars de chiffre d affaires en 2012, contre 39 milliards de dinars en Ce marché représente 45% du chiffre d affaires global du marché Parmi les risques d entreprises, il y a les risques environnementaux, ces derniers sont-ils couverts par les sociétés d assurance? Les risques environnementaux ne sont pas couverts par les compagnies d assurance au titre des assurances de biens. Ils font partie des exclusions absolues. Les couvertures dommages excluent toute responsabilité légale ou de quelque nature que ce soit, directement ou indirectement causée par l ionisation, la radiation ou par la contamination, la radioactivité toxique ou de propriété dangereuse, ainsi que la pollution et la contamination. 12 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

13 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Ces exclusions sont-elles propres à l Algérie ou bien elles sont une pratique internationale? C est un fait international, même au niveau du marché international les sociétés d assurances n accordent pas ce genre de couverture au titre des assurances de biens, en raison de la nature du risque qui est incommensurable en terme de fréquence. Qu elles sont alors les activités à risques couvertes par les assureurs qui peuvent causer des dommages à l environnement? Beaucoup plus les activités chimiques et pétrochimiques, la sidérurgie, les sociétés de fabrication d ammoniac, les cimenteries, etc. Toutes ces activités sont susceptibles de causer des dégâts et des dommages à l environnement. Et cette couverture, elle garantit quoi? L assurance dommages aux biens couvre les biens mobiliers et immobiliers de l entreprise, ainsi que ses pertes financières par souci d assurer la continuité de son activité. Mais tous les autres risques relatifs à la pollution, la radioactivité ou la contamination sont exclus de la couverture des assurances de biens. Mais, dans le cas où une fumée toxique, provoquée, par exemple, par un incendie d une installation industrielle, s échappe et contamine le voisinage humain, l assureur prend-il en charge les retombées financières d un tel accident? En cas de survenance d un risque dans une entreprise, quel que soit son activité, l assureur couvre le dommage subi à l intérieur de l entreprise (assurances dommages), ainsi que les employés qui exercent à l intérieur de l entreprise (assurances de personnes). Et qu en est-il des gens qui habitent dans le voisinage de l usine? Il y a l assurance Responsabilité civile (RC) qui intervient. C est une police d assurance obligatoire qui couvre les dommages causés aux tiers. Que ce soit les dommages directs ou les dommages indirects. Mais il faut prouver que le dommage a été causé, bien sûr, par l entreprise mise en cause. La Responsabilité civile court également en cas de contamination d un terrain du fait de l activité d une installation industrielle? Oui, en faisant valoir l assurance Responsabilité civile, s il est prouvé que la contamination du terrain est due à l activité de l entreprise, son propriétaire peut invoquer la Responsabilité civile de cette dernière pour réclamer une indemnisation. Donc, les risques environnementaux sont couverts? Les risques environnementaux ne sont pas couverts au titre de l assurance de biens. Les dommages directs à l intérieur de l entreprise sont, quant à eux, couverts. Le dommage direct est propre et interne à l entreprise. Il peut toucher soit une personne, soit un bien (une machine par exemple). Pour ce qui est du dommage indirect environnemental, extérieur à l entreprise, causé aux tiers, il n est pas couvert, Par contre l assurance responsabilité civile peut couvrir les risques liés à l environnement, mais bien sûr, c est des couvertures limitée en terme d engagement et d indemnisation. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

14 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Djebarra Djamal Eddine, Directeur des Risques d Entreprises et de Particuliers à la CASH Assurances «La demande de la couverture en assurance du risque pollution reste très timide» La Compagnie d assurance des hydrocarbures (CASH Assurances) est leader dans la couverture des grands risques industriels et des projets d infrastructure. Elle compte dans son portefeuille d assurés de grandes sociétés comme BP, TOTAL, COSIDER, ALSTOM, LAFARGE, et les entreprises du groupe SONATRACH, son actionnaire majoritaire. M. DJEBARRA Djamal Eddine, Directeur des Risques d Entreprises et de Particuliers à la CASH Assurances présente, dans cet entretien, la place du risque environnemental dans l offre globale de la compagnie. Entretien réalisé par Karima Seddak Revue de L ASSURANCE : Pouvez- vous nous définir l assurance du risque environnemental? M. DJEBARRA Djamal Eddine : En premier lieu, tout en soulignant que cette question est un sujet d actualité, je voudrais souligner la complexité qui entoure l assurance du risque environnemental. Si nous restons dans le langage des assureurs, le risque environnement serait la chose ou l objet sur lequel reposerait une couverture en assurance. Par conséquent et pour le faire, il est nécessaire de connaitre et d identifier les atteintes pouvant affecter l environnement. Dans un cadre général, le risque environnemental peut être l ensemble des causes, de natures diverses, accidentelles et soudaines entrainant des conséquences dommageables sur l environnement. Les dommages peuvent être du fait de l émission, dispersion, rejet ou dépôt de toute substance solide, liquide ou gazeuse polluant l atmosphère, les eaux ou le sol. Ils sont liés, essentiellement, aux actions des entités industrielles/à l agriculture dont les process/activités impactent ou entrainent directement une détérioration de l environnement, principalement : l eau (celle en surface ou celle des nappes phréatiques), l air, le sol, la faune et la flore, y compris les cultures, le cadre de vie. Actuellement sur le marché national, le terme le plus répandu et usuel, sauf erreur de ma part, est souvent l assurance pollution que Risque environnemental. Quelles sont les atteintes à l environnement qui peuvent être assurées? Voulezvous nous donner des exemples concrets? Comme nous l avions souligné, les atteintes à l environnement peuvent se manifester sous diverses formes : des atteintes à l eau (en surface ou celle des nappes phréatiques), à l air (qualité de l air), aux sols (contamination des sols et sous-sols), à la faune et flore (destruction des milieux naturels ou alors des atteintes directes à la faune et la flore), etc. Sur le plan de la pratique d assurance, la démarche reste identique que pour les autres risques assurables, à savoir que l événement dommageable doit être soudain, accidentel, imprévu et extérieur à la victime ou à la chose endommagée. Concrètement, on distingue deux sortes d atteinte à l environnement ou pollution : accidentelle ou graduelle. D une part, une atteinte à l environnement est dite accidentelle lorsqu elle résulte d un événement soudain et imprévu, c est-à-dire que l atteinte se manifeste quasiment sans délai par rapport à l événement générateur qui l a provoquée. 14 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

15 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises L exemple type serait un déversement de produits chimiques nocifs ou dangereux qui atteint les eaux de la nappe phréatique, les cultures ou les animaux suite à un dysfonctionnement, une erreur ou une rupture brutale d une cuve de stockage ou d une canalisation transportant les produits en question. D autre part, une pollution est dite graduelle lorsqu un délai s écoule entre l événement générateur et la manifestation du dommage ou de l atteinte à l environnement ou de la pollution, étant entendu que ce phénomène reste inconnu de l assuré. En fait, la pollution n est pas détectable immédiatement après l événement qui en est à l origine. Pour cette catégorie, toute la difficulté réside dans la détermination des critères de progressivité pour caractériser une atteinte graduelle. L exemple cité ci-haut peut être repris avec, pour ce cas, une fuite lente dans une cuve ou par une canalisation enterrée. Il est utile de le préciser qu actuellement, les atteintes ou pollutions graduelles sont exclues des offres d assurance, en l absence de support en matière de transfert de risque. Globalement, beaucoup d entreprises industrielles et d agriculteurs qui ont recours à un usage massif de produits ou solutions chimiques toxiques ou dangereuses (manipulation des produits issues des hydrocarbures, utilisation des pesticides, utilisation de solution ou molécules chimiques toxiques, etc.), ainsi que les transporteurs de produits polluants et d hydrocarbures, peuvent être à l origine de graves accidents nocifs à l environnement. Quels sont les différents produits proposés par la compagnie CASH Assurances en termes d assurance du risque environnemental? A ma connaissance, il n existe pas actuellement sur le marché algérien un produit spécifique destiné exclusivement à la couverture des atteintes à l environnement. Généralement, la couverture de l aléa «pollution accidentelle» reste la seule offre qui est consentie dans le cadre des polices d assurances de Responsabilité Civile. La garantie du risque pollution est généralement consentie comme une extension avec des conditions très restrictives, en termes de seuil de couverture et de franchise, lesquelles sont souvent assorties d une limite de garantie durant la période de garantie. La garantie est parfois étendue aux frais de remise en état des sites ou des objets atteints (frais de dépollution), soit la prise en charge des frais engagés par le responsable dans le cadre de la remise en état du site avant pollution dans le cadre des opérations de «neutralisation» des effets de la pollution (dépollution/nettoyage). Il faut dire également que, chez nous, le risque d atteinte à l environnement ou pollution est, d abord, assez «flou» sur le plan de disponibilité de données et échantillons statistiques et, de fait, sa prise en charge obéit à une démarche de prudence et de sélection. L assurance du risque environnement intéresse-t-elle les entreprises algériennes? Concrètement, aujourd hui, la couverture en assurance du risque pollution reste d abord une demande très timide du côté de la clientèle ou prospects et ensuite une offre restrictive et exceptionnelle dans les offres des assureurs. Certains clients importants de la CASH ont cette couverture avec, parfois, des conditions acquises du marché international. Il n en demeure pas moins que la couverture du risque pollution est parfois un besoin exprimé directement par les assurés ou par les prospects et parfois elle est proposée lorsque le risque est identifié comme un aléa auquel peut être soumis le client. Cette couverture a, cependant, un caractère exceptionnel. Il faut dire que le risque d atteinte à l environnement doit être pris dans sa globalité : identification des risques maitrise gestion et prévention évaluation des pertes éventuelles. Si les textes légaux et règlementaires en vigueur (Loi du 19 juillet 2003 notamment) ont consacré le principe de la protection de l environnement, notamment par la prévention et la responsabilité du pollueur (pollueur payeur), il reste cependant difficile d assurer l adéquation entre ce principe et les défis économiques auxquels fait face notre pays en terme de développement industriel et agricole principalement. Bien entendu, ces défis rendent nécessaire une plus grande prise de conscience sur toutes les atteintes que pourraient subir l environnement, lesquelles ont des conséquences qui peuvent être irréversibles parfois. A mon sens, la commercialisation de cette couverture à une échelle large devrait plutôt intervenir dans une démarche cohérente dans laquelle chaque partie a un rôle précis à jouer (Pouvoirs publics sur le plan réglementaire Entreprises industrielles/agriculteurs sur le plan prévention et gestion de risques Assureurs/Réassureurs sur le plan offre de couverture en assurance et transfert de risque) pour une prise en charge de cet aléa dans un cadre assurantiel global : Cadre règlementaire et juridique - Identification des activités à assurer Outils de gestion et de prévention - Atteintes ou pollution envisageables Offres en couvertures d assurance. Comment CASH Assurances peut-elle aider les entreprises à considérer le risque de dommage environnemental? Dans la démarche de la CASH, le conseil reste une action permanente. A chaque fois que le risque atteinte à l environnement ou risque pollution est identifié comme aléa auquel peut être soumis un client ou prospect potentiel, la couverture ou l offre d assurance CASH intègre la prise en charge de cet aléa, dans une démarche prudente tout de même. Egalement, la CASH dispose d une structure d analyse de risques, dédiée à l appréciation et l évaluation des risques. Cette prestation, au-delà de son caractère d accompagnement que nous offrons à notre clientèle, est un outil d évaluation de l exposition des biens assurés aux différents risques potentiels et de nos engagements à chaque entrée en risque. La CASH agit aussi dans le sens de la sensibilisation de sa clientèle et autres assurables par l organisation et préparation de journées d études et d information sur les questions assurantielles. Cette démarche est presque constante dans les activités de la Compagnie. Sur un autre plan, la règlementation en cours pourrait également réserver une meilleure attention à cette catégorie de risque, en la plaçant comme préoccupation prioritaire, dans les couvertures d assurances des entreprises ou activités potentiellement polluantes ou pouvant induire des atteintes à l environnement. K.S. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

16 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Tolba Tahar, Directeur Général de l environnement et du développement durable au Ministère de l Aménagement du Territoire et de l Environnement «L environnement offre des opportunités d investissement aux assureurs» M. Tolba Tahar, Directeur Général de l environnement et du développement durable au Ministère de l Aménagement du Territoire et de l Environnement explique quand et pourquoi le principe du pollueur-payeur a été adopté par l Algérie et les mécanismes de contrôle qui en découlent. Entretien réalisé par Mohand Redaoui La revue de l ASSURANCE : Les risques pollution relatifs à l activité des entreprises sont-ils importants en Algérie? M. Tolba Tahar : A vrai dire, ils ne sont pas très importants, car nous n avons pas une industrie intensive. Cependant, il n y a pas de risque zéro, ça c est un principe. C est pour cela que le législateur Algérien a pris les devants, en mettant en place un système de principes qui ont été traduit par des lois. Le premier principe, c est celui de précaution. On doit toujours faire attention et prendre des précautions pour éviter qu un risque pouvant porter atteinte aux écosystèmes, à l habitat et à la population se produise. Le deuxième principe, c est celui de responsabilité, c est le principe du pollueur-payeur. Quand est-ce que le principe du pollueur-payeur a été adopté? Le principe du pollueur-payeur a été inscrit à partir de la promulgation de la Loi du 05 février 1983 relative à la protection de l environnement. C est la première loi relative à la protection de l environnement en Algérie, qui a été amendé par la loi du 19 juillet 2003 relative à la protection de l environnement dans le cadre du développement durable. De cette loi sur la protection de l environnement découle ce qu on appelle la réglementation des installations classées. Et de la réglementation des installations classées résultent ce qu on appelle la taxe sur les activités polluantes ou dangereuses. Qu est-ce qui a changé avec la Loi du 05 février 1983 relative à la protection de l environnement? Avant la promulgation de la Loi 83-03, le passif environnemental incombait à l Etat. C est pour cela que les projets de dépollution industrielle des installations réalisées avant cette date étaient financés par l Etat. Car c était lui le responsable et le gestionnaire des usines et des installations industrielles. Après la Loi 83-03, c est l opérateur qui réalise l installation qui est obligé de pourvoir au système de traitement des fumés, des eaux usées et des déchets. Et quand il ne peut pas traiter les déchets, il les stocke et il les inventorie jusqu à ce qu il trouve une méthode de traitement rationnelle. Quand je dis opérateur, ce n est pas seulement une usine, ça peut être également, par exemple, un hôtel qui génère des déchets et qui a la responsabilité de les gérer. Justement, existe-t-il un mécanisme qui permet de prévenir et de lutter contre les atteintes à l environnement? Ce mécanisme existe, c est l autorisation, l autocontrôle et la Commission d inspection des installations classées, présidée par le wali et qui réunit au niveau local les représentants de la Direction de l environnement, de la Gendarmerie nationale et de la DGSN, ainsi que les représentants des Directions de plusieurs autres ministères. 16 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

17 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Nous avons une nomenclature des installations classées, en fonction de leur taille et de leur potentiel danger pour l environnement. Il y a des installations classées qui sont soumises à une simple déclaration du président de l Assemblée populaire communale (APC), d autres à l autorisation du président de l Assemblée populaire de wilaya (APW), et d autres encore, plus grandes, à l autorisation du wali. Et pour les très grands projets, l autorisation d exploitation dépend d un ou de plusieurs ministères. Pour obtenir l autorisation d exploitation, il faut satisfaire à deux études préalables que sont l étude d impact et l étude de danger. Et dans l autorisation d exploitation, il y a ce qu on appelle les consignes d exploitation, qui oblige l opérateur à un travail de suivi pour supprimer, réduire et atténuer les atteintes possibles à l environnement relevées dans l étude d impact. Donc, La protection de l environnement s exerce par une régulation en amont par le mécanisme de l étude d impact et de l étude de danger. Tout ce qui peut porter préjudice à la population est consigné dans l étude d impact. Et si l étude d impact n est pas concluante, on émet un véto à la réalisation du projet, qui n avancera pas. Quel est leur pouvoir d action des Directions de l environnement de wilayas? Les Directions de l environnement de wilayas ont la qualité de police de l environnement, à l instar de la Gendarmerie nationale et de la DGSN avec sa police de l urbanisme et de la protection de l environnement (PUPE). On inspecte les installations, on relève les infractions et on dresse des procès-verbaux (PV) qu on transmet aux autorités décisionnaires. Les infractions au Code de l environnement sont sanctionnées par des amendes financières, mais ces sanctions peuvent aller jusqu à l emprisonnement, lorsqu il s agit de déchets toxiques et de déchets dangereux qui peuvent porter préjudice à la santé publique. Les Directions de l environnement de wilayas peuvent-elle s autosaisir d un problème d atteinte à l environnement ou agissent-elles uniquement sur réclamation? Plusieurs cas de figure sont prévus, il y a le contrôle inopiné, le contrôle dans le cadre de la Commission d inspection des installations, il y a aussi le contrôle suite à la doléance des citoyens. Suite aux réclamations des citoyens, on ferme, parfois, des installations qui exercent en dehors de la réglementation. Je vous cite le cas d une installation pour laquelle nous avons dépêché la Commission d inspection. Une fois le PV d inspection rédigé et transmis au wali, ce dernier a pris la décision de fermer cette installation parce qu elle porte préjudice à la population, vu que cette installation, située en zone urbaine et non pas dans une zone d activité, ne respectait pas la règlementation. Donc, en plus des associations, de simples citoyens peuvent saisir les Directions de l environnement de wilayas Bien sûr, on a une sous-direction du partenariat qui travaille avec la société civile et le mouvement associatif. Dans la Loi du 19 juillet 2003 relative à la protection de l environnement dans le cadre du développement durable, les associations peuvent se constituer partie civile en cas de danger sur l environnement. Le législateur Algérien a conféré cette qualité de se constituer partie civile aux seules associations qui activent dans le domaine de la protection de l environnement, car elles font un travail complémentaire à celui de l administration. Elles font un travail de communication, de sensibilisation et de mobilisation des citoyens autour des préoccupations environnementales. Pensez-vous que les sociétés d assurances ont un rôle à jouer dans la protection de l environnement? Certainement, je vous citerai, par exemple, le cas de la lutte contre les inondations. L assurance couvre les risques d inondation. Il faudrait renforcer davantage la culture de l assurance. L assurance peut aussi contribuer à prendre en charge, avec les banques, une partie des investissements liés à l environnement, notamment les systèmes de dépollution. C est des créneaux d avenir qui peuvent s ouvrir à l assurance, qui ne doit pas se limiter à l assurance automobile, habitat et autre, car beaucoup d opportunités d investissements s offre à elle. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

18 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Belkessam Hamid, journaliste chroniqueur à la radio Chaîne 3, spécialiste de l Environnement «Les compagnies d assurances ont un rôle à jouer dans la protection de l environnement» A travers ses émissions et ses chroniques matinales à la radio Chaîne 3, Hamid Belkessam, journaliste spécialisé dans les questions de l environnement, participe depuis des années à sensibiliser le grand public sur les dangers des pollutions. Dans cet entretien, il insiste sur le rôle du mouvement associatif dans la lutte contre les atteintes à l environnement. Aussi, il évoque l apport des compagnies d assurances dans la protection de l environnement. Entretien réalisé par Mohand Redaoui La revue de l ASSURANCE : Les risques pollution des entreprises sont-ils importants en Algérie? M. Belkessam Hamid : Cela dépend des secteurs d activités. Si l on prend l activité industrielle en générale, ça l est. Je citerais, à titre d exemple, le complexe Asmidal de production d engrais chimiques installée en plein zone urbain de la ville d Annaba, qui a été à l origine de beaucoup de drames, en raison des cas d insuffisance respiratoire chronique (IRC) qu il a généré. Les cimenteries de de Oued Sli à Chlef et de Meftah dans la région d Alger sont un autre exemple d impact négatif sur l environnement et la santé de la population. Le danger provient également des entreprises qui évacuent dans les oueds et les cours d eaux leurs rejets industriels toxiques, c est le cas, entre autres, d une grande entreprise de production de batteries qui évacue dans l oued El Harrach ses rejets industriels toxiques, et d une autre, située en amont de l oued El Harrach qui rejette dans ce même oued des résidus de mercure et de chrome, qui sont des substances chimique très polluantes utilisées dans le blanchiment de la pâte à papier. A travers vos chroniques et émissions à la radio, vous participez à sensibiliser le grand public sur les dangers de la pollution, mais que peuvent faire les citoyens face à ces risques? Les citoyens peuvent agir, ils peuvent se constituer en association pour déposer plainte et ester en justice les pollueurs. Cela est prévu par la Loi relative aux associations, abrogée en janvier 2012 par la nouvelle Loi Des exemples d actions citoyennes réussies dans la préservation de l environnement existent, c est le cas notamment de l association des résidants de Canastel (ARC) qui s est opposé et mobilisé contre un projet de déboisement, qui est une forme de pollution, de tout un carré vert décidé par la wilaya d Oran. Et elle a fini par avoir gain de cause. C est également la mobilisation citoyenne associative qui a poussé les autorités administratives à fermer pendant de longs mois suivis de mises en demeure de se conformer à la réglementation qui limite le rejet dans l atmosphère de polluants toxiques, les usines Alzinc de Ghazaouet dans la wilaya de Tlemcen, et Asmidal de Annaba. 18 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

19 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises Il reste que dans beaucoup de wilaya, le mouvement associatif n est pas assez fort. Il demeure éparpillé, sans mise en réseau. Et on comprend le danger de cette situation de faiblesse face aux risques environnementaux. Donc, l action en justice ne peut être qu associative, les individus ne peuvent pas agir? Les individus peuvent agir, mais ils n ont pas cette qualité de pouvoir ester en justice une organisation industrielle de type entreprise qui dispose en permanence d un service juridique ou d un avocat conseil. Par contre, l association de par sa qualité, son agrément, et de par ses adhérents qui sont souvent nombreux et qualifiés peut avoir gain de cause. Avez-vous connaissance de cas de procès en justice pour cause de pollution qui ont donné lieu à des réparations et ou à des dédommagements? Avec dédommagements, non. Mais beaucoup d entreprises ont dû fermer, notamment celles qui ont une activité fortement polluante, je pense particulièrement à l amiante. L activité industrielle de l amiante a été totalement arrêtée par les pouvoirs publics suite à la pression, de la population et du mouvement associatif. Avec l adoption du principe pollueurpayeur, les entreprises ont tout intérêt à assurer leurs risques pollution, pensezvous que les compagnies d assurances peuvent aider à limiter, sinon à prévenir ces risques? Il faut être honnête, en Algérie tout ce process est nouveau. La perte d activité, la perte de production est codifiée en aval, mais en amont l assureur doit être très regardant sur les risques pollution et comment empêcher leur réalisation en raison des coûts financiers élevés qu ils peuvent entrainer. Vous voulez-dire que les assureurs ont également intérêt à bien évaluer pour bien maitriser les risques de pollution de leurs clients? Ils ont tout à fait intérêt, il faut juste dire que ce qu on appelle chez-nous le génie du process ou le génie industriel est une nouvelle spécialité au niveau des assurances. Ce qui fait que cet aspect conseil des assurances n est pas très probant au niveau des entreprises. Il faut, donc, des évaluateurs très connaisseurs des process de production industriels? Bien sûr, ce sont des industriels, ce sont des ingénieurs en process qui doivent être consultés pour conseiller les groupements d assurances. C est vrai que ça existe ailleurs, mais je pense que ça va commencer à venir en Algérie. M.R. Revue de L ASSURANCE N 6 - Août

20 Dossier : Assurance et Risques environnementaux des entreprises M. Aggoun Abdelkader, Président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI) «Les assureurs peuvent nous aider à améliorer la gestion des risques pollution» Dans cet entretien, M. Aggoun Abdelkader, le premier responsable du CEIMI, une association de chef d entreprises, remet sur le tapis la question de la sensibilisation des industriels algériens à la protection de l environnement, tout en mettant en relief le rôle des compagnies d assurance dans ce sens. Entretien réalisé par Samira Belabed La revue de l ASSURANCE : M. Aggoun, le CEIMI a organisé en octobre 2012 le 1 er Symposium international sur «la gestion environnementale» qui vise, entre autres, la sensibilisation des industriels algériens à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne qui protège l environnement de la pollution. Est-ce que cette rencontre a eu ses échos? M. Aggoun Abdelkader : Oui, effectivement, le 1 er Symposium international sur la gestion de l environnement a eu lieu à Alger le 02 octobre Près de 25 experts internationaux dont, 14 spécialistes venus de l étranger, notamment d Allemagne, de Suède, du Maroc et de la Tunisie y ont assisté. La rencontre a été organisée par le Club des entrepreneurs et industriels algériens (CEIMI), avec la collaboration de l organisme Management durable des entreprises. En fait, l objectif de cette rencontre était, entre autres, la sensibilisation des industriels algériens à travailler dans un esprit d entreprise citoyenne, qui protège l environnement de la pollution. Tout en sachant qu en l état actuel des choses, l industrie algérienne est absente sur l échiquier régional et mondial, je souligne néanmoins que la pollution de l environnement n a pas de frontières. Le meilleur moyen de la protection de l environnement, commence par l éducation et la sensibilisation permanente des pollueurs et les citoyens qui ont une grande part de responsabilités et ce, à travers leurs adhésion et soutien aux entreprises citoyennes qui protègent l environnement direct et indirect de la vie quotidienne. Pour parler de résultats, il faut savoir que 200 entreprises adhèrent au programme de la protection de l environnement que le CEIMI a lancé à l issue de ce Symposium. Que pensez-vous de la relation entre les entreprises aux risques pollution et l assurance? Sur le sujet des assurances, je peux citer également la journée d information que le CEIMI a organisé le 8 février 2011 avec la compagnie CASH Assurances. Cette journée d information et de vulgarisation s inscrit en droite ligne de la Convention cadre de prestation de services en assurances qui nous lie à cette compagnie d assurance. 20 Revue de L ASSURANCE N 6 - Août 2014

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