Le plan «Un collégien, un ordinateur portable» dans le département des Landes

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1 Rapport n décembre 2012 Inspection générale de l éducation nationale Le plan «Un collégien, un ordinateur portable» dans le département des Landes Rapport à monsieur le ministre de l éducation nationale

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3 Le plan «Un collégien, un ordinateur portable» dans le département des Landes Rapporteurs : Jean-Louis DURPAIRE Didier JOUAULT Annie LHÉRÉTÉ Michel PEREZ n décembre 2012

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5 SOMMAIRE 1 DEMARCHE ET CONTEXTE Méthodologie de l enquête Un département plutôt performant compte tenu de ses caractéristiques Une population en augmentation mais avec de fortes disparités géographiques Des collèges qui accueillent une population très hétérogène Des performances contrastées Un plan favorable à l évaluation par compétences Une académie historiquement engagée dans le développement des TICE Une politique académique caractérisée par des choix stratégiques et partenariaux «Un collégien, un ordinateur portable» : une opération singulière, volontariste et installée dans la durée 6 2 UNE OPERATION A MULTIPLES FACETTES QUI OBLIGE A REPENSER LES RELATIONS PARTENARIALES Le choix des outils : de l individuel à une vision plus globale Le choix des niveaux concernés L accent mis sur les ressources Un pilotage essentiellement centré sur les aspects techniques 13 3 LES CONVERGENCES ENTRE L OPERATION ET LES ORIENTATIONS NATIONALES La prise en compte du numérique dans l éducation : une préoccupation partagée Le plan de rénovation de l enseignement des langues vivantes : un élément clé du développement des usages Le développement des ENT Une série d expérimentations dans les Landes, validées par l académie, mais disjointes de l opération départementale L éducation à l information : un des objectifs académiques majeurs mal réalisé DES USAGES RICHES ET DIVERSIFIES DANS LES DISCIPLINES, TROP RARES EN DOCUMENTATION ET VIE SCOLAIRE Les usages en classe 19

6 4.1.1 Arts plastiques et éducation musicale : des outils qui facilitent l analyse et renforcent la créativité Éducation physique et sportive : une aspiration à des outils plus mobiles Histoire et géographie : vers une articulation entre usages individuels et collectifs Langues vivantes : des élèves plus actifs et plus autonomes Latin : des cours plus vivants Lettres : vers des évolutions en matière de lecture et d écriture Mathématiques : une utilisation dynamique des outils Sciences physiques : une diversification des approches Sciences de la vie et de la Terre : des usages polymorphes Technologie : l outil modifie l image de la discipline Documentation et vie scolaire : en retrait par rapport à l opération Des CDI à la recherche d une nouvelle attractivité Une vie scolaire davantage centrée sur l interdiction que sur l éducation Une opération sans impact sur les clivages traditionnels Enseignements /Documentation / Vie scolaire Les usages à la maison 27 5 DES ACTEURS ET DES UTILISATEURS D ACCORD POUR APPRECIER L OPERATION, MAIS SUR DES MODES DIVERS Les professeurs Une appropriation progressive des outils Les pratiques et les attentes des professeurs aujourd hui Des contraintes techniques qui demeurent Des mutations à dessiner Les élèves de quatrième et de troisième Une grande satisfaction Des utilisations en classe trop irrégulières Une motivation accrue pour les devoirs à la maison Un outil polyvalent devenu familier Les anciens élèves (en seconde) Les parents d élèves Un avantage reconnu Un objet bivalent et ambivalent Un outil de travail de plus en plus présent L allègement du cartable : un objectif encore non atteint 36

7 5.4.5 La communication famille-collège encore balbutiante Des personnels de direction globalement satisfaits de l opération Les aspects positifs Les nuances apportées Les axes d amélioration 39 6 DES POINTS NEVRALGIQUES Numérique et architecture des collèges : une question qui n a pas été posée L évaluation a été discontinue Une formation académique dont l importance n a pas toujours été perçue Les formations de proximité : un volume difficile à apprécier Les formations de formateurs : un élément clé de la réussite Les formations ouvertes à distance (FOAD) : l académie innove Les projets de formation Les contractuels assistants d éducation TICE : des personnels indispensables Continuité et ruptures De l école au collège Une rupture relative entre les niveaux sixième-cinquième et quatrième-troisième Des ressources nombreuses, mais inégalement exploitées Le prix du manuel scolaire : une question importante pour l avenir de l opération Une communication du conseil général abondante mais peu ciblée Un effort continu privilégiant les publications et l événementiel Une réception locale cependant brouillée Pour une communication mieux ciblée Limites et perspectives de l innovation : Wi-Fi, tablettes 52 CONCLUSIONS 54 PRECONISATIONS 55 ANNEXES 57

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9 1 Démarche et contexte 1.1 Méthodologie de l enquête Par courrier en date du 20 août 2012, le ministre de l éducation nationale a demandé à l inspection générale de l éducation nationale (IGEN) d effectuer une mission d évaluation de l opération «un collégien, un ordinateur portable» dans le département des Landes. Cette décision répondait à une demande du président du conseil général de ce département qui, après avoir pris connaissance du rapport de l IGEN de novembre 2011 sur l opération Ordicollège en Corrèze souhaitait bénéficier d une mission de même nature et de recommandations susceptibles d orienter la politique départementale dans ce domaine. La mission d inspection générale composée de quatre inspecteurs généraux dont trois ayant participé à l évaluation d Ordicollège a largement repris le protocole d enquête utilisé en Corrèze, tout en intégrant le fait que l opération landaise dure depuis plus de dix ans. Elle a ainsi choisi de visiter la totalité des collèges concernés par le plan, c est-à-dire les 37 collèges publics, le 37 e étant ouvert à cette dernière rentrée scolaire. Ces visites ont été groupées au mois d octobre 2012, à raison d une ou deux par jour, la durée des visites étant de 4 à 7 heures, selon une répartition tenant compte des caractéristiques des collèges comme de la charge globale de travail de la mission d inspection générale. Le protocole a comporté pour chaque collège des entretiens avec : - l équipe de direction (principal, principal adjoint et gestionnaire) ; - les enseignants, le professeur-documentaliste avec une visite au CDI, le conseiller principal d éducation ; - une délégation d élèves de chaque niveau concerné (quatrième et troisième) ; - des parents d élèves. Dans chaque collège, la mission a procédé à des observations d usages dans une ou plusieurs classes, ainsi qu au CDI ou dans d autres espaces de vie des élèves. Des réunions ou échanges ont eu lieu avec les CPE et les équipes vie scolaire. Elle a également rencontré plusieurs assistants d éducation chargés des TICE. La mission s est entretenue avec Messieurs Henri Emmanuelli, président du conseil général, Gabriel Bellocq, vice-président en charge de l éducation, ainsi qu avec les responsables des services concernés : Renaud Vauthier, directeur de l éducation, de la jeunesse et des sports et Pierre-Louis Ghavam, chef du service «InformaTIC, infrastructures, télécoms et réseaux» et pilote de l opération depuis son origine. La mission a également procédé aux auditions de : - monsieur le recteur Nembrini ; - monsieur Lacombe, directeur académique des services de l éducation nationale (DASEN) du département des Landes et de plusieurs de ses collaborateurs : madame Patricia Roumegoux, directrice de cabinet ; messieurs Patrick Granier, IEN 1

10 Tyrosse Côte sud ; Pascal Brasier, responsable TICE du CDDP ; Jacques Lajus, conseiller TICE ; - messieurs Gabriel Borger, IA-IPR mathématiques et directeur de la pédagogie du rectorat de Bordeaux ; Joël Lagardère, chargé de la formation ; - monsieur Lacueille, doyen des IA IPR et de plusieurs IA IPR : messieurs Olivier Massé, Lettres ; Michel Roques, Histoire-géographie ; mesdames Sylvie Walczak, éducation musicale ; Sabrina Caliaros, espagnol ; Carole Blaszcyk, EVS ; Catherine Kerever, arts plastiques ; Sue Galand, anglais ; - messieurs Stéphane Carasco, CTICE adjoint et Yves Rivaud, chargé de mission au Catice et à la direction de la pédagogie ; - monsieur Bertrand Pajot, IGEN, ancien conseiller académique recherche, développement, expérimentations, innovations (CARDIE) de l académie de Bordeaux ( ) ; - monsieur Xavier Sorbe, IGEN, ancien conseiller «technologies de l information et de la communication dans l enseignement» (CTICE) de l académie de Bordeaux ( ) ; - monsieur Daniel Vosgien, directeur du centre régional de documentation pédagogique (CRDP), nommé au 1 er septembre 2012, et ses collaborateurs : messieurs Jean-Louis Larrouy-Bousqué, directeur adjoint, Alain Lambert ancien directeur du centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) des Landes et son successeur. Philippe Vincent (nommé à la dernière rentrée). La mission a pris connaissance de la volumineuse documentation sur ce sujet, qu il s agisse de documents propres au conseil général, d échanges entre l Éducation nationale et le conseil général, de publications visant à faire connaître «les bonnes pratiques», et tout particulièrement l ensemble des numéros du journal En connexion ou encore de documents financiers ou techniques et des divers rapports des IA-IPR. La mission remercie l ensemble des personnels du conseil général et de l Éducation nationale pour leur appui. En tout lieu, elle a reçu le meilleur accueil et a perçu une attente forte par rapport à cette étude. De nombreux interlocuteurs ont dit leur satisfaction que soit réalisée une évaluation objective de cette opération. Les quatre inspecteurs généraux ont eu plaisir à la réaliser, tout particulièrement en constatant que l opération a suscité beaucoup d enthousiasme et qu elle continue à mobiliser des équipes innovantes soucieuses de fournir aux élèves une éducation et des enseignements utiles à leur avenir scolaire et professionnel, sans oublier la formation du citoyen. 2

11 1.2 Un département plutôt performant compte tenu de ses caractéristiques Une population en augmentation mais avec de fortes disparités géographiques Ce département très étendu est caractérisé par plusieurs formes de ruralité. Le tissu urbain se partage entre deux conurbations : Mont-de-Marsan et Dax, tandis que se développe une zone attractive contiguë au Pays basque dans la partie Sud-Ouest des Landes. L ouverture de l autoroute Bordeaux Mont-de-Marsan Pau n a pour l heure guère eu d incidence sur une projection démographique qui reste encore hétérogène. Si les villes moyennes ont perdu une part de leurs habitants ces dernières années, la population des Landes augmente globalement, se fixant sur la côte atlantique au sud de la Gironde et au nord des Pyrénées-Atlantiques. Le conseil général a construit ces dernières années un collège par an. Ils sont aujourd hui au nombre de 37, le dernier ouvert à la rentrée 2012 est celui de Saint-Geours-de-Maremne, le prochain sortira de terre à Labrit. Le lycée de Saint-Vincent-de-Tyrosse doit doubler sa capacité d accueil d ici 2015, passant de 600 élèves à Un 16 e lycée est prévu dans le secteur de Biscarosse Des collèges qui accueillent une population très hétérogène Caractérisé par l existence de zones rurales qui tendent à se dépeupler d une part et l apparition de concentrations urbaines récentes, le département est soumis à de fortes disparités. Avec 15,6 % de cadres supérieurs et enseignants (21,6 % pour l académie), 12 % de cadres moyens (13,1 % pour l académie), 35,2 % d employés (30,9 % pour l académie), 35,1 % d ouvriers et d inactifs (31,5 % pour l académie), les collèges des Landes accueillent un public nettement moins favorisé que la moyenne académique. On compte sept réseaux de réussite scolaire (RRS) qui sont tous ruraux à l exception de celui de Mont-de-Marsan qui correspond partiellement à un CUCS (Contrat urbain de cohésion sociale). Les périmètres de ces RRS font débat : il y a parfois eu amalgame entre secteur frappé par la crise économique, caractéristiques socioculturelles et difficultés scolaires, et les questions de labellisation/délabellisation font surgir des inquiétudes à la fois sur les représentations et sur les moyens. Une paupérisation des familles apparaît dans certains secteurs où, selon des gestionnaires de collège, des frais de demi-pension ne sont pas réglés et où le montant des créances en contentieux croît d année en année. Dans l immense majorité des cas, les élèves des Landes utilisent les transports scolaires (assurés par le conseil général et gratuits pour les familles). Ils sont pris en charge par le collège toute la journée, ce qui a une incidence sur la gestion des deux, voire trois cartables des collégiens (cartable, ordinateur, sac de sport) dans les autobus, aux intercours et pendant la pause méridienne. Des casiers sont certes mis à la disposition des collégiens, mais parfois en nombre insuffisant et le conseil général a posé comme principe que les ordinateurs ne peuvent en aucun cas rester au collège la nuit. 3

12 1.2.3 Des performances contrastées Le DASEN s emploie à structurer le pilotage du second degré dans le département en amenant les équipes à analyser les indicateurs, à réfléchir sur l efficience et à se saisir de leur marge d autonomie. À la rentrée 2012, 82 % des contrats d objectifs étaient finalisés. 16 sites ont été labellisés «école du socle», certains étant dotés d un conseil pédagogique inter degrés commun aux écoles et collège concernés. C est un axe fort de la politique départementale, mais qui ne se réfère pas aux usages du numérique alors que ceux-ci constituent l une des spécificités du département. Source APAE 1 Département Académie France ,5 7,6 6, ,4 7,3 6,5 Taux de redoublement global en classe de 6 e Taux de passage de 3 e en 2 de générale et technologique ,8 5,7 5, ,6 5,2 4, ,1 4,6 4, ,6 4,2 3, ,6 3,2 3, ,5 58,5 57, ,8 54,9 55, ,1 55,2 55, ,7 56,0 56, ,1 57,4 58, ,2 57,6 58, ,0 59,0 59,4 Le taux de redoublement global des élèves en classe de sixième a nettement baissé dans les Landes (en six ans de 8,5 % à 2,6 %) comme dans le reste de l académie (de 7,6 % à 3,2 % sur la même période). En revanche, le taux de passage de troisième en seconde générale et technologique est pratiquement resté constant alors que le taux national progressait de deux points. Le pourcentage d élèves en retard d un an et plus à l entrée en sixième (10,5 %) correspond à la moyenne académique (10,4 %). Le taux de réussite global au diplôme national du brevet (DNB) dans les Landes est passé de 86,8 % en 2010 à 90,7 % en 2011 (83,4 % pour la moyenne nationale en 2011). 1 APAE : aide au pilotage et à l'auto-évaluation des établissements. 4

13 Il n est pas possible d établir un lien, ici comme ailleurs, entre équipement des collèges en outils et contenus numériques, d une part, et performance des élèves, d autre part. Il est à cet égard remarquable que, dans l immense majorité des cas, ni les projets d établissements, ni les contrats d objectifs ne mentionnent cet équipement pourtant spécifique au département des Landes, en liaison avec le souci d améliorer la performance des élèves ou d aider les élèves en difficulté Un plan favorable à l évaluation par compétences De nombreux professeurs de toutes disciplines (et donc pas seulement de technologie) sont, dans ce département, partie prenante de la validation du B2i, lequel est obtenu pour la plupart des élèves dès la fin de la quatrième. De même, la familiarité de l outil informatique peut expliquer que les professeurs se soient beaucoup investis dans la validation des compétences dans le livret personnel de compétences (LPC). Il est en effet remarquable que, dans les Landes, selon le doyen des IA-IPR, le nombre de validations «en bloc» soit très sensiblement inférieur à celui des autres départements de l académie. 1.3 Une académie historiquement engagée dans le développement des TICE Une politique académique caractérisée par des choix stratégiques et partenariaux L opération «Un collégien, un ordinateur portable» s inscrit dans un contexte marqué par une politique académique volontariste visant à faire entrer l usage des TICE dans les pratiques pédagogiques : désignation de l académie de Bordeaux comme l une des cinq académies pilotes pour le raccordement des établissements scolaires au réseau Internet. Création de la délégation académique aux nouvelles techniques d information et de communication (DANTIC) et nomination d un délégué académique rattaché au cabinet du recteur. Les cinq départements sont dotés de deux référents TICE constitués en réseau autour de la DANTIC : installation du premier tableau blanc interactif (TBI) en partenariat avec le conseil général de la Gironde. Lancement de l opération «Un collégien, un ordinateur portable» dans les Landes, accompagnée par la DATICE et par les corps d inspection territoriaux : lancement du projet «Espace numérique de travail académique Argos» (ENT Argos), sur la solution «Ilias Open Source». En juin 2003, 95 % des établissements ont présenté un dossier TICE. 100 % des établissements du second degré sont connectés à Internet et 80 % des écoles : signature de trois accords cadre triennaux entre l académie et le conseil régional d Aquitaine, le conseil général des Landes et la communauté d agglomération Pau-Pyrénées pour la réalisation de l ENT Argos. 5

14 2005 : implantation des ateliers Médialangues en partenariat avec la région Aquitaine à l initiative de la DATICE, concepteur du dispositif. En 2010, tous les lycées sont équipés : lancement du projet e-espagnol (baladodiffusion) avec le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et mise en place du portail «Podcast» en espagnol sur la plateforme Argos : durant cette période, le constat que les usages se généralisent en classe conduit à établir des plans avec les collectivités territoriales afin que tous les établissements soient en mesure d'atteindre les objectifs fixés. Déploiement généralisé dans le cadre des partenariats : TBI dans les Landes, Ateliers Médialangues avec la région, espace numérique de travail avec la région et les départements, signature de conventions entre l académie et les conseils généraux des Pyrénées-Atlantiques et des Landes «Un collégien, un ordinateur portable» 2 : une opération singulière, volontariste et installée dans la durée En février 2001, les élus du conseil général votent le principe de l opération et sa mise en œuvre pour les classes de troisième dans trois collèges tests durant l année scolaire Ce plan d action visait à : - assurer l égal accès des élèves à de nouveaux outils dont la maîtrise leur sera indispensable dans leurs études et leur vie professionnelle et citoyenne. En effet, le constat est posé : «une réelle fracture numérique est en train de se développer qui renforce les inégalités sociales 3» ; - favoriser l émergence de nouvelles pratiques pédagogiques, en faisant entrer l'ordinateur dans les usages quotidiens de la classe, mais aussi «hors classe» pour des besoins scolaires. À la rentrée 2002, l opération est généralisée à l ensemble des classes de troisième des collèges publics du département. Le câblage de l ensemble des établissements est réalisé puisque la solution «filaire» a été retenue et ordinateurs portables sont attribués aux élèves et aux enseignants. Une convention signée entre les éditeurs de manuels scolaires (Savoir Livre) et le ministère de l éducation nationale permet de disposer à partir de janvier 2002 de 14 manuels numériques pour le niveau de la classe de troisième. Des dotations fléchées (de à par collège) sont attribuées aux établissements pour l achat de ressources. En février et mars 2003, une évaluation effectuée par l inspection pédagogique régionale confirme l intérêt de l opération. En mai 2004, le premier colloque Landes Interactives «Un collégien, un ordinateur portable, vers un nouvel espace numérique éducatif» est organisé à Moliets-et-Maà par le 2 Site dédié à l opération par le conseil général des Landes. 3 Un collégien, un ordinateur portable, Conseil général des Landes, sd. p.308 6

15 conseil général et l inspection académique avec le concours du Café pédagogique et d Éducation et Territoires en présence du recteur Patrick Gérard. À cette occasion, il définit les axes prioritaires de l opération : l enseignement des langues vivantes et la maîtrise de l oral, l usage des ressources multimédia, notamment en sciences, le travail personnel de l élève, l éducation à l information. À la même date, Savoir Livre met fin à la convention avec le conseil général. En juin 2004, une enquête conduite par l institut GfK pour Savoir Livre et le ministère de l éducation nationale, de l enseignement supérieur et de la recherche montre que l accompagnement des professeurs et l usage de contenus adaptés sont des éléments clés du développement des usages du multimédia éducatif. Les résultats confortent les parties prenantes quant à l intérêt pédagogique de l opération. Durant l année scolaire , les enseignants de collège sont dotés d un ordinateur portable, indépendamment du fait qu ils enseignent ou non en classe de troisième. Durant l année scolaire suivante, l opération est étendue aux classes de quatrième. Ce sont alors ordinateurs portables qui équipent les collégiens landais et leurs professeurs répartis dans les 270 classes des 34 collèges du département. Ces ordinateurs sont prêtés aux élèves durant l année scolaire. À partir de la rentrée scolaire 2006, plusieurs évolutions majeures sont réalisées : alors que les emplois jeunes viennent d être supprimés et qu un certain nombre assurait des fonctions d assistance aux TICE, le conseil général décide de prendre le relais en finançant un poste d assistant d éducation TICE dans chaque collège ; une nouvelle dotation en matériel est effectuée : 100 tableaux numériques, un vidéoprojecteur pour deux salles de classe, installation de 50 visualiseurs numériques, édition du journal En Connexion et organisation d un nouveau colloque à Moliets-et-Maà en octobre Depuis 2007, chaque établissement dispose d une connexion Internet en SDSL. En juin 2008, décision est prise d équiper toutes les salles de classe de visualiseurs (webcams numériques) afin de réduire le poids du cartable. En 2009, l institut TNS Sofres est chargé par le conseil général d étudier la réalité des usages à travers une enquête fondée sur des données quantitatives et déclaratives. Les résultats sont publiés le 16/07/2009. En , toutes les salles de classe sont équipées d un vidéoprojecteur et d un tableau interactif. Entre 2010 et 2012 est effectuée la rénovation du câblage terminal (changement des borniers de sol) dans 17 collèges. Le 12 décembre 2011 est signée une convention quadriennale entre le recteur de l académie et le président du conseil général des Landes. Elle définit les engagements des deux parties et vise à «donner la cohérence nécessaire à leurs initiatives, qu il s agisse du déploiement des équipements, de l évaluation des usages et des pratiques, de l assistance technique des collèges, de l accompagnement pédagogique et de la formation des enseignants, de la création et la diffusion des ressources numériques ou de la mise en place des infrastructures de télécommunication adaptées à la spécificité des usages de l éducation». 7

16 Selon le conseil général, le département a consacré 52 millions d euros à ce plan depuis 2001 : - câblage des réseaux interne des collèges : 8,2 millions d euros ; - investissements dans les matériels informatiques et de visualisation collective : 30 millions d euros ; - ressources logicielles : 4,8 millions d euros ; - fonctionnement (logistique déploiement, formations, petit équipement) : 7,6 millions d euros ; - assistants d éducation (depuis 2007) : 2 millions d euros. Au total, depuis septembre 2001, ce plan a permis : - de faire bénéficier collégiens d un ordinateur portable en prêt, pendant une ou deux années de leur scolarité et donc d introduire l outil informatique dans toutes les familles ; - de transformer la vie quotidienne des collégiens landais ; - de changer fondamentalement les représentations de l enseignement au collège tant pour les élèves que leurs parents et les enseignants ; - de modifier les pratiques des enseignants et des élèves de la sixième à la troisième ; - de structurer certains aspects de la pédagogie et de la vie scolaire. 2 Une opération à multiples facettes qui oblige à repenser les relations partenariales Au-delà des outils, la dotation en contenus a posé la question de la clarification des périmètres de compétence de l État et de la collectivité territoriale. Parallèlement aux équipements relevant de l infrastructure, la collectivité territoriale a, dès le début de l opération, entrepris d acquérir des ressources et contenus numériques : encyclopédies, atlas, dictionnaires, logiciels, manuels scolaires pour les intégrer aux ordinateurs portables. La collectivité faisait ainsi le pari qu en offrant aux enseignants à la fois de nouveaux outils et des contenus numériques, elle favoriserait l apparition de nouveaux modes d interaction entre le maitre et l élève, entre le savoir et l apprenant, l école et son environnement et contribuerait à promouvoir l égalité des chances sur un territoire marqué par une offre culturelle très disparate. Au fil des années, à mesure que l opération prenait de l ampleur, est apparue pour tous la nécessité de mettre en place des systèmes de suivi et de pilotage et de clarifier le périmètre des compétences respectives de la collectivité territoriale et de l État, 8

17 clarification dont la collectivité territoriale a pris l initiative en en proposant sa propre vision dans le schéma ci-dessous 4. En décembre 2011, soit dix ans après le début de l opération, la convention quadriennale évoquée précédemment, par ses articles relatifs aux engagements conjoints, au rôle de l État, à celui du département et aux moyens, pose les bases d un pilotage réellement partagé de l opération. 2.1 Le choix des outils : de l individuel à une vision plus globale À une époque où l on équipait des salles informatiques, le choix du conseil général se portant sur l équipement individuel des élèves allait à contre-courant des usages établis. Ce choix innovant s est imposé pour un double objectif à la fois pédagogique (favoriser l activité de l élève dans et hors la classe) et citoyen (réduire la fracture numérique source d inégalités scolaires). En effet, l équipement individuel fut un choix judicieux. Il a tout d abord permis aux élèves de se familiariser avec les équipements informatiques, puis d acquérir des compétences actives dans le maniement des différents outils. Il permet ainsi de réaliser très largement les objectifs du B2i du niveau collège (le brevet informatique et internet a été instauré en 2000). Aujourd hui, c est avec facilité que les élèves dans les classes mettent en route leur ordinateur, se connectent et effectuent différentes opérations parfois complexes, et ce après un mois seulement de pratique (en classe de quatrième). La plupart des élèves de troisième ont acquis une vitesse de saisie au clavier qui leur permet de prendre des notes 4 Site «Landes interactives», rubrique «Le collège numérique landais» 9

18 et d écrire plus vite qu ils ne le feraient de manière manuelle, au grand étonnement de leurs parents. Beaucoup de jeunes affirment préférer écrire au clavier, car cela est plus rapide, plus facile et plus propre que la saisie par écrit ; d autres, enfin, déclarent apprendre plus facilement des leçons dactylographiées que celles écrites à la main dans leurs cahiers. Au départ, l individualisation des activités était évidente et apparaissait comme l un des atouts majeurs de l ordinateur portable ; elle a pourtant rarement été utilisée à des fins de remédiation pédagogique (sans doute l absence de connectivité entre le professeur et les élèves en était-elle la cause). La première phase a montré l intérêt, mais aussi les limites de cet équipement (cf. rapport des IA-IPR de 2003). En effet, durant les premières années de l opération, en l absence de connexion au réseau et de moyens de visionnement collectif (vidéo projecteur et/ou visualiseur), l accès aux ressources n était possible que sur l ordinateur individuel de l élève ou du professeur. Le dispositif a connu une évolution majeure vers une pédagogie numérique globale lorsque l interactivité a été rendue possible dans la classe par l installation progressive de matériels complémentaires. Ce furent d abord des vidéoprojecteurs «mobiles», puis des tableaux numériques (TBI) en nombre limité, pour parvenir enfin à la généralisation des moyens disponibles avec un tableau par salle de classe et un visualiseur pour projeter des travaux personnels au tableau numérique ou pour pallier l absence du manuel scolaire numérique ou imprimé. Depuis 2007, les professeurs disposent de tableaux numériques et de visualiseurs qui leur permettent de projeter des pages de manière interactive (celles-ci sont numérisées par le TBI) et ceci dans toutes les salles de cours. Par ailleurs, l accès au réseau Internet ou au réseau pédagogique de l établissement est garanti dans les salles et à toutes les places ; les élèves ont ainsi accès au réseau pédagogique de l établissement pour y trouver les documents supports que les professeurs leur proposent pour le travail de la classe, comme pour y déposer leurs propres travaux. L installation des tableaux numériques a donné un nouvel essor déterminant à cette opération en garantissant entre les élèves et le professeur l usage collectif et interactif des ressources disponibles, pour des pratiques toujours plus actives de la part des élèves. Le visionnement commun permet de lancer une activité qui se poursuit ensuite par un travail individuel pour se terminer par une mise en commun de certaines réalisations ou par un retour sur une correction collective du travail réalisé sur le tableau numérique, ce qui permet aux élèves de réaliser de manière concrète et visuelle les opérations demandées par le professeur. La mission a observé la réalité de ces pratiques pédagogiques dans les classes visitées, même si les acteurs (professeurs et élèves) reconnaissent qu elles sont loin d être systématiques ou généralisées. Des enseignants sont passés au «tout numérique» dans certaines disciplines : histoire et géographie, langues vivantes, technologie ou sciences physiques. D autres n en font aucun usage, par manque de pratique, par inexpérience ou par absence de familiarité avec les outils numériques : un tel manque interroge les élèves et les parents d élèves qui ne comprennent pas pourquoi les usages d outils aussi performants ne sont pas généralisés. Les usages hors de la classe sont aussi rendus possibles, que ce soit à l intérieur de l établissement par le réseau pédagogique du conseil général ou hors de l établissement par le réseau académique Argos, celui-ci étant le seul à autoriser une connexion hors de l école. 10

19 2.2 Le choix des niveaux concernés Commencée en 2001 avec une phase expérimentale relative à 3 collèges (Mimizan, Saint- Paul-lès-Dax et Montfort-en-Chalosse) et seulement pour des classes de troisième, l opération a été élargie à l ensemble des élèves de ce niveau dès l année scolaire suivante ( ), puis à l ensemble des élèves de quatrième en ; les enseignants et les personnels d encadrement ont alors été dotés simultanément, dans le contexte d une dynamique réflexive couplée à des pratiques d enseignants innovants. Lors du premier colloque de Moliets, des experts de haut niveau et militants engagés de longue date sont venus donner des pistes d avenir ; François Jarraud a souligné l aspect «passerelle» à la fois vers l écrit et «entre les jeunes»; Bruno Devauchelle se félicitait de voir un département considérer que «l ordinateur, c est pour aujourd hui» et encourageait une démarche rendant possible «l autonomie des élèves dans la construction des usages futurs». Éric Bruillard invitait, lui, à un engagement pérenne dans l opération et au développement du travail collaboratif ente enseignants. Enfin, André Tricot apportait son expertise sur les questions de lecture à travers des recherches sur les interactions entre écrit et image et formulait l espoir d une nouvelle conception des manuels scolaires. Depuis 2006, l opération s est trouvée stabilisée sur ces deux niveaux de classe. Toutefois, la récente décision de proposer des ordinateurs recyclés aux écoles élémentaires, au fil du renouvellement des équipements de collège et après une révision complète, via l Agence landaise pour l informatique (ALPI) crée une nouvelle donne. D autant que cette décision suit celle du ministère de l éducation nationale dont le plan Écoles numériques rurales a contribué à équiper 82 écoles du département avec des classes mobiles. La question des équipements personnels des élèves de sixième et de cinquième se trouve donc à présent posée en d autres termes, comme elle l a été en Corrèze, département qui a décidé de réaliser une continuité pour l ensemble de la scolarité obligatoire et donc d équiper tous les élèves de tous les collèges, y compris privés, et de compléter, dans un partenariat avec l État, les équipements des écoles élémentaires. 2.3 L accent mis sur les ressources Afin de faciliter l usage des enseignants et de favoriser l utilisation active par les élèves, les ordinateurs ont été dotés, en plusieurs étapes, des ressources logicielles et pédagogiques nécessaires. C est ainsi que, dès la première année scolaire (à partir de janvier 2002), une convention signée entre les éditeurs de manuels scolaires (Savoir Livre) et le ministère de l éducation nationale a permis de mettre à disposition permanente des usagers 14 manuels numériques pour le niveau de la classe de troisième, jusqu en 2004 où la mise à disposition de ces manuels a cessé. Après 2004, l accent a été mis par le recteur sur les langues vivantes : le département a décidé alors d accompagner cette priorité par l acquisition des manuels d anglais et d espagnol disponibles depuis la rentrée 2005 et renouvelés à l occasion des changements de programme. Il s agissait alors de manuels scolaires numérisés qui devaient donner accès aux ressources dont un élève a habituellement besoin pour son travail scolaire. Le conseil général a ensuite affirmé un deuxième objectif : celui d alléger le poids du cartable des élèves. C est aujourd hui un objectif qui fait l objet d un suivi attentif de la part de la 11

20 collectivité ; des contrôles réguliers sont demandés aux chefs d établissements, et un bilan est adressé annuellement au conseil général. L installation des manuels scolaires sur les ordinateurs devait les rendre utilisables en tous lieux, qu ils soient ou non connectés. En effet, ce n est qu en 2007 (5 ans après le début de l opération) que tous les collèges ont pu disposer d une connexion au réseau Internet (SDSL) 5. Par la suite, on a installé différents logiciels destinés à permettre l activité des élèves aussi bien au collège qu à domicile. À la rentrée 2012, plus de 120 logiciels sont installés sur les disques durs des ordinateurs portables 6. À titre d exemples on citera : - outils bureautiques : Word et suite Open Office, logiciels de présentation, Taptouch Garfield (apprentissage de la dactylographie) ; - manuels numériques destinés à la quasi-totalité des disciplines à l exception des lettres et de la technologie (aucun manuel n est édité) ; - ressources disciplinaires : logiciels de cartographie, de montage sonore (Audacity), de création et de montage musical ou sonore (Magix Music Maker), de création graphique, de géométrie (Cabri, Géogébra ) ; - animations scientifiques (Animation Sciences Edumédia) ; - usuels, encyclopédies (Encyclopedia universalis, Encarta), dictionnaires. Un abonnement à Lesite.TV avait été pris par le conseil général. Il a été abandonné depuis la rentrée 2012, car les connexions étaient de moins en moins nombreuses. En effet les enseignants ne peuvent pas, pour des raisons de débit, utiliser les vidéo en streaming : ils les ont donc téléchargées pour les réutiliser. De fait, nombre de ces ressources n étant pas connues des enseignants, cette décision paraît contre-productive. L ensemble de ces ressources est accessible sur les ordinateurs des élèves et des professeurs en tous lieux, pour un usage individuel, collectif ou pour la mise en commun des travaux réalisés en classe grâce au TBI, au visualiseur et au réseau pédagogique, ce qui fournit en principe des conditions optimales pour un travail numérique. Les élèves ont ainsi accès à un ensemble de ressources qui leur permet d avoir une activité et une interactivité réelles dans l acquisition des connaissances et des compétences visées par les programmes et par le socle commun de connaissances et de compétences. Grâce à ces ressources, les élèves ont des possibilités multiples de construire leurs savoirs comme cela sera développé dans la partie de ce rapport consacrée aux usages. 5 Il subsiste encore certaines zones blanches dans le réseau Internet. 6 Liste des logiciels en annexe. 12

21 2.4 Un pilotage essentiellement centré sur les aspects techniques S agissant de pilotage, les archives et les témoignages concordent : l opération a fait l objet d une réelle attention, régulière et partagée, lors de la phase de démarrage. Dès l origine, un comité de pilotage «paritaire» semestriel est constitué, dont le secrétariat est confié tour à tour aux deux partenaires : l État (inspection académique, rectorat), le conseil général. Il se réunit alors de façon régulière, et même intensive (7 réunions au cours de l année scolaire ) en fonction de cinq axes estimés prioritaires, dont l examen est systématiquement porté à l ordre du jour. Les débats sont réels et riches, comme en attestent les «notes de séance» reprises par le rapport de l université Louis Pasteur de Strasbourg, et ils essaient de proposer des modèles structurants d une approche systématisée en même temps que durable. Dès cette époque, le DSDEN exprime des réserves : «En ce qui concerne la pédagogie, il est dommage que certains choix techniques aient été effectués. Le réseau filaire met un "fil à la patte" des utilisateurs. Les bornes empêchent aussi de reconfigurer les classes en fonction des activités. On reste donc toujours dans la même posture, comme avant avec les cahiers.» Oubliant la rigueur structurante des premiers comités, les suivants sont volontiers consacrés à des «points techniques» issus de l actualité ou à la présentation de «sondages» et à leur commentaire. Dans les comptes rendus, les prospectives et les dynamiques apparaissent peu. Les délibérations des instances de la collectivité se font l écho de débats, mais il ne s agit pas ici de documents administratifs qui bâtiraient une mémoire des problématiques successives autant que des décisions partagées. Malgré l apparent ralentissement de la réflexion, les partenaires ont su engager des recherches, des échanges, des discussions. Ainsi, les colloques de Moliets (2004 et 2006) et d autres séminaires, la grande proximité de l université d été de la Communication (Hourtin), forment-ils comme le substrat grâce auquel la mise en place des outils et des usages reste présente dans la réflexion commune. Les documents disponibles ne permettent pas un examen précis de la manière dont sont prises les décisions. L impression domine cependant que, sans la permanence d un comité constructif, le conseil général «prend la main», et pilote sur les questions relatives aux équipements et aux ressources d une façon plutôt solitaire. Deux extraits des questionnaires auxquels ont répondu les principaux des collèges peuvent apporter un éclairage final, équilibré car basé sur une approche pragmatique : - «le conseil général travaille avec certains établissements qui ont ensuite du mal à communiquer sur les évolutions et questionnements du groupe de travail» ; - les choix sont : «parfois pertinents, parfois moins, mais le conseil général est attentif aux attentes et fait évoluer certaines prises de position. Il faut négocier.» On pourrait citer de nombreuses observations du même genre, le plus souvent orales, faites au cours des visites. Il est clair, implicitement, que, pendant longtemps, l instance de pilotage reste surtout la collectivité. 13

22 Mais, depuis l an passé, le dialogue entre l académie et le conseil général marque une inflexion notable avec la signature d une convention (déjà citée). Parmi les enjeux perçus de façon plus aiguë par l administration rectorale, le pilotage commun fait partie des priorités. Dans la Lettre de l académie de janvier 2012, le recteur insiste sur l exigence à venir de partenariats refondés. La question du pilotage est abordée, en écho, dans un encadré qui rappelle «la nécessaire mise en place d une gouvernance académique et de comités de pilotage régionaux et départementaux qui se réunissent plusieurs fois par an pour organiser, promouvoir, réguler et évaluer la mise en œuvre du dispositif». Aujourd hui, les comités, qui ont fait l objet d un profond renouvellement de leurs membres, ont repris une activité régulière et constitutive d une continuité (convocations, comptes rendus), même si de façon probablement conjoncturelle les représentants de l échelon académique (inspecteurs, conseillers) ont été peu présents. Des «comités» pédagogiques les complètent. Ils sont moins tournés vers les choix de politique générale (organisation, remplacement des matériels, articulation entre les plans d équipement) et davantage soucieux des mises en œuvre pédagogiques. Cette nouvelle et réelle dynamique partenariale est perçue par les chefs d établissement : «nous nous sentons désormais soutenus et des directions ou des débats se font jour». Ce sentiment d un renouveau du pilotage semble correspondre au fait que «l État a repris sa juste place dans le département pour cette opération». Pour la suite, ce rééquilibrage devra faire l objet d une attention soutenue, surtout si la collectivité entend procéder à des évolutions dans les choix de matériels, de ressources, d organisation, de maintenance, etc. 3 Les convergences entre l opération et les orientations nationales Les orientations nationales ont évolué depuis le début de l opération. Notamment, la loi d orientation et de programme du 23 avril 2005 a entraîné la mise en place du socle commun de connaissances et de compétences et promu l évaluation par compétences. Le socle inclut dans sa compétence 4 la maîtrise des techniques usuelles de l information et de la communication. Par ailleurs, la loi a aussi invité à innover et à expérimenter (article 34). Elle a cherché à développer des stratégies pédagogiques plus transversales comme, par exemple, l enseignement intégré des sciences et de la technologie, l histoire des arts et, de manière générale, l accès à l autonomie de l élève. 3.1 La prise en compte du numérique dans l éducation : une préoccupation partagée. Depuis une trentaine d années, (plan Informatique pour tous en 1985), le ministère de l éducation nationale œuvre à l intégration de l outil informatique dans les enseignements, et cette action ministérielle s est trouvée cadrée dans des plans d action gouvernementaux (Programme d action gouvernementale pour la société de l information , Pour une république numérique dans la société de l information ). 14

23 Les diverses impulsions données récemment pour intégrer les usages du numérique à l école ont effectivement trouvé leur réalisation dans les Landes : généralisation du cahier de texte numérique, accompagnement des ENT (jusqu en 2006 dans les Landes), généralisation du B2i pour «la maîtrise des techniques usuelles de l information et de la communication», mise en réseau des établissements scolaires, plan École numérique rurale, expérimentation du manuel scolaire numérique. Enfin, à la rentrée 2011, les établissements landais répondaient à l appel du «Plan de développement des usages du numérique à l École» 7 et souscrivaient au catalogue «chèques ressources» mis en place dans ce cadre : ils prouvent ainsi leur volonté de participer à l élan numérique. Le département, s appuyant sur les préconisations pédagogiques des programmes d enseignement a installé, depuis 2002 les conditions d un développement généralisé de l usage des technologies numériques dans les apprentissages. 3.2 Le plan de rénovation de l enseignement des langues vivantes : un élément clé du développement des usages. Le plan de rénovation de l enseignement des langues (BO n 23 du 8 juin 2006) a marqué une étape importante dans les usages de l ordinateur de l élève dans les collèges landais. Alors qu apparaissait dans les programmes l exigence d évaluer la production orale et donc d enseigner la compréhension orale, les professeurs de langue ont vite compris que l ordinateur portable des élèves offrait la possibilité d individualiser l écoute et de déconnecter la production orale de l espace collectif de la classe. Alors que, traditionnellement, on écoutait du son collectivement et seulement en classe, il est devenu possible d emporter du son à la maison, pour l écouter en amont du cours, ou en aval pour le réécouter. Il est devenu également envisageable d écouter à son rythme un document sonore déposé sur le serveur du collège en classe en utilisant un casque branché sur l ordinateur personnel. Enfin, désormais, on peut demander aux élèves d enregistrer leur production orale et plus généralement de parler en langue étrangère sans risquer les moqueries de leurs camarades. Sous l impulsion des IA-IPR, les professeurs d espagnol et d anglais se sont assez vite saisis de ces opportunités. La mission a pu constater que les professeurs de langues des collèges landais sont aujourd hui majoritairement plus habiles que les professeurs des autres départements de l académie pour capturer du son ou de la vidéo, manier les logiciels tels qu Audacity, et plus performants dans l évaluation équilibrée des différentes activités langagières. La production orale individuelle en continu est désormais souvent évaluée dans les Landes : les élèves enregistrent leurs productions et déposent leur fichier-son sur un espace dédié sur le serveur du collège. Chaque élève reçoit ensuite une fiche de correction personnalisée établie par le professeur. Ces enregistrements sont effectués soit en classe soit à la maison. Ils multiplient les occasions d expression. Les pratiques d enseignement de la compréhension orale sont radicalement modifiées. Munis de casques (fournis par le conseil général ou achetés par le collège), les élèves 7 Le plan DUNE (Développement des Usages du Numérique à l École) est doté par l Etat de 30 millions d euros dédiés à l achat de ressources numériques par les établissements scolaires sur un catalogue national «Chèque Ressources» géré par le CNDP en relation avec la DGESCO et les éditeurs 15

24 gèrent leur écoute à partir de fichiers-son téléchargés sur leur portable ou écoutés en ligne. Chacun écoute le nombre de fois qu il le souhaite et remplit sa fiche de compréhension à son rythme. Des exercices interactifs (lexicaux ou grammaticaux) en ligne sont aujourd hui proposés en classe comme à la maison. Il apparaît aujourd hui tout à fait envisageable aux professeurs de langues rencontrés de valider dès la fin de la quatrième le niveau A2 en langue vivante étrangère (minimum requis pour l obtention du Diplôme national du brevet) pour la très grande majorité. 3.3 Le développement des ENT Depuis 2003, est mise en œuvre une politique de développement des ENT (espace numérique de travail) entre le ministère de l éducation nationale et la Caisse des dépôts. Une cellule d animation nationale accompagne la mise en œuvre des projets d ENT ; la Caisse des dépôts réalise des études transversales en partenariat avec des collectivités, participe aux comités de pilotage de l ensemble des projets, mutualise et diffuse les avancées des projets. C est en mai 2003 que le recteur de l académie de Bordeaux, le conseil régional d Aquitaine, les conseils généraux de Gironde et des Landes ont signé un accord triennal dans le cadre du volet 1 de l appel à projets «Espaces numériques de travail». Cet accord a pour objet la réalisation d un ENT nommé Argos et son déploiement sur un nombre limité d établissements à des fins d observation des usages et d étude des contraintes techniques et financières préalables à un déploiement global. Ce projet fut retenu au niveau national. Cependant, en 2006, l accord-cadre, arrivé à son terme, ne fut pas renouvelé par le conseil général des Landes en raison de difficultés liées à la gouvernance du projet. L ENT académique Argos (solution Ilias Open Source) poursuivit son déploiement. Il demeure aujourd hui accessible à l ensemble des établissements de l académie de Bordeaux. La mission a constaté que l ENT académique était rarement utilisé à des fins pédagogiques dans les collèges landais. En effet, les nombreuses ressources pédagogiques installées sur les ordinateurs des élèves dispensent de la nécessité d accéder à celles qui sont présentes sur Argos. De même, la communication permanente au sein de la classe dispense de rechercher cette communication ailleurs. Malgré cela, l ENT académique a son utilité. Selon les informations fournies par le CTICE, les collèges ont recours à Argos (ou à l une de ses briques Ilias) : 21 collèges landais y sont inscrits pour utiliser certains outils de management pédagogique. Sont ainsi cités : Gepi (cahier de textes : 20 collèges), Opale (Outil de suivi du parcours linguistique de l élève 8 : 29 collèges), Sacoche (Suivi d acquisition de compétences 9 : 15 collèges), GIBII (gestion du B2i : 24 collèges) ou récemment OBII (outiller le brevet informatique et internet), Selinum (serveur de livres numériques 10 ), Webclasseur, etc

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