Bilan activité

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Bilan activité 2005 2009"

Transcription

1 Bilan activité Version définitive septembre 2009

2 Sommaire I Bilan général... II Bilan thèmes... 2 Thème Climat moderne Thème Chimie atmosphérique et interactions air-neige Thème Paléoclimat et Paléo-environnements Thème Matériau glace III Annexes... A0. Publications A. Enseignement, thèses et communication A2. Formation permanente A3. Hygiène et sécurité... 87

3 BILAN GENERAL DE L UNITE LGGE UMR583 CNRS Université Joseph Fourier-Grenoble Fondé en 958 par Louis Lliboutry ( 2007), le Laboratoire de l Aiguille du Midi, devenu en 962 Laboratoire de Glaciologie Alpine, devient UPR Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'environnement (LGGE) en 970 avec l arrivée de l équipe de Claude Lorius. Cette unité est maintenant une Unité Mixte de Recherche (UMR 583) depuis le er janvier 2003 sous la double tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l Université Joseph Fourier (UJF, Grenoble I). Contexte national Au CNRS, le LGGE dépend principalement de l INSU mais également de l INSIS et de l INEE. A l'université, le LGGE est rattaché à l'observatoire des Sciences de l'univers de Grenoble (OSUG) ainsi qu aux pôles TUNES (Terre Univers Environnement Société) et SMING (Science des Matériaux, Ingénierie). Il bénéficie largement du support technique de l'institut Polaire Français Paul-Emile Victor (IPEV) pour les opérations dans les régions polaires. Par ailleurs, le LGGE accueille des chercheurs de l'institut de Recherche et Développement (IRD) qui travaillent principalement sur les glaciers tropicaux. Ces chercheurs étaient rattachés à l UR Great Ice de Montpellier ; depuis 2009, ils sont rattachés au LTHE à Grenoble qui a l IRD comme tutelle. Contexte international Le LGGE est depuis toujours très engagé au niveau international. De nombreux chercheurs participent aux organismes internationaux (IPCC, SCAR), développent des projets européens (EPICA-MIS, CARBOSOL, ) et collaborent avec de nombreux laboratoires étrangers (plusieurs dizaines). Notons en particulier le développement des relations avec la Chine, le GDRE Vostok, et les nombreuses opérations polaires qui sont pour la plupart internationales. Les liens avec l UR Great-Ice nous ont apporté des collaborations principalement avec l Amérique du Sud et l Himalaya (Inde, Népal). Par ailleurs, de nombreuses thèses sont menées en co-tutelle, et le LGGE soutient fortement l école européenne ERCA qui connaît un grand succès depuis 8 ans. Enfin, la compétence des services techniques est reconnue et sollicitée internationalement en ce qui concerne les carottages. Année Polaire Internationale et 50 ans du LGGE Le dernier quadriennal a été marqué par la conjonction de deux événements importants autour desquels se sont montées plusieurs opérations scientifiques et de communication. L Année Polaire Internationale, 3 ème du nom, célébrait également le 50 ème anniversaire de l Année Géophysique Internationale qui vit un essor considérable des connaissances scientifiques, en particulier dans les zones polaires. Cette «année» s est en fait déroulée sur 2 ans ( ) et a mobilisé de très nombreux scientifiques à l échelle internationale. Dans la réalité, plusieurs opérations sont encore en cours car l API a également joué son rôle en créant une dynamique pluri annuelle. Nos opérations polaires, en lien avec l IPEV, se sont pour la plupart déroulée dans ce cadre. Sans être exhaustif, on peut citer les projets de carottage, les raids scientifiques en Antarctique, l étude du système Océan-Glace-Atmosphère en Arctique, sans oublier toutes les opérations qui ont profité de la nouvelle base franco-italienne Concordia en Antarctique. Au total, le LGGE participe à projets internationaux labellisés API. D un point de vue communication (cf. Annexe ), le point d orgue de ce quadriennal a été l organisation de 2 journées en avril 2008 autour des 50 ans du LGGE et de l API : organisation de

4 conférences grand public, rédaction de plaquettes, voyage de presse à Chamonix, célébration au LGGE avec le président de l UJF et les directeurs du CNRS et de l IPEV, inauguration d une exposition au CCSTI. Dans un premier temps, le bilan scientifique est mis à la lumière de la prospective écrite en 2005 d une manière très succincte, puis une analyse des moyens financiers, humains, et techniques du laboratoire est donnée en regard de ces objectifs. Enfin, le bilan scientifique est résumé pour chaque thème. Les bilans scientifiques détaillés apparaissent dans un volume séparé. Des points plus détaillés concernant la production scientifique (Annexe A0), la formation par et pour la recherche, l enseignement, la communication (Annexe A), la formation permanente (A2), l hygiène et la sécurité (A3) sont donnés en fin du présent volume. - Bilan scientifique «La spécificité des recherches du LGGE est la compréhension des processus fondamentaux dans les milieux polaires et de haute altitude, portant sur le climat, la chimie et le matériau glace à différentes échelles spatio-temporelles et selon une triple approche : observation, modélisation et études de laboratoire. Cette spécificité doit rester au cœur de nos métiers car elle représente notre force, notre lisibilité et notre articulation avec les autres unités. Par ailleurs, elle est synonyme de fortes synergies en interne. Cela ne doit évidemment pas nous empêcher de rester à l écoute des grandes questions posées à nos sociétés et d explorer de nouveaux domaines de recherche.» (Extrait Prospective 2005) Telle était notre positionnement général dans le dernier document de prospective et telle a été notre démarche globale depuis lors. Les travaux de recherche se sont articulés, comme défini début 2003, autour de 4 thèmes dont les objectifs et les principaux résultats sont détaillés par la suite: Climat moderne et observations glaciologiques, Chimie atmosphérique et interactions air-neige, Paléoclimats et paléo-environnements, Matériau glace et dynamique des glaciers et calottes polaires. Quelques points forts avaient été mis en exergue dans le dernier document de prospective, qui sont repris in extenso ci-dessous : «ancrage fort dans le système des observatoires : Glaciers du monde (Glacioclim) avec un recrutement récent en 2005, Cycle du Soufre en Antarctique (CESOA) avec l ouverture de la station Concordia, la pollution atmosphérique vue depuis les sites d altitude (PAES) pour valoriser la position exceptionnelle de l observatoire Vallot et du refuge des Cosmiques dans le Massif du Mont-Blanc, actions majeures dans l étude des paléoclimats et environnements à partir des archives glaciaires (EPICA, Vostok, Talos Dome et Dôme A en Antarctique, glaciers dans les Andes, Groenland) grâce à notre expertise scientifique, à nos compétences techniques, analytiques et de modélisation, et à la coordination de projets internationaux et d initiative nationale (groupe Carottes de Glace France) implication au niveau régional pour l étude de la chimie atmosphérique (de l aérosol organique en particulier), le suivi des glaciers, les risques glaciaires et la régionalisation du climat, développement des études sur la glace de mer grâce à la conjonction d une double expertise sur la mécanique de la glace et la modélisation du système couplé Atmosphère-Glace- Océan, développement et validation de nouvelles approches multi-échelles en utilisant la glace comme matériau modèle, en lien avec la communauté matériau du secteur SPI, 2

5 volonté d augmenter notre capacité en modélisation (déjà reconnue en ce qui concerne les climats polaires et les calottes polaires) en y adjoignant un volet, d une part, en chimie atmosphérique et, d autre part, sur le cycle du carbone dans le passé en lien avec les archives glaciaires, nouveaux développements analytiques : isotopie indépendante de la masse ; structure de la glace et de la neige en s appuyant d une part sur les recrutements d un IR (janvier 2006) ainsi que sur des expérimentations originales sur le terrain, à la Station Concordia ou à l ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) de Grenoble ; études physico-chimiques de l aérosol organique.» (Extrait Prospective 2005) Pratiquement tous ces objectifs ont été atteints, comme on pourra le voir dans les bilans par thème. Un point plus faible concerne l aspect modélisation chimie atmosphérique qui n a toutefois pas été négligé ( thèse et 4 articles), ainsi que l aspect modélisation du cycle du carbone qui va pouvoir maintenant se développer avec le recrutement récent d un enseignant-chercheur. Finalement, un dernier objectif n a pas été à la hauteur de notre ambition par manque de moyens humains, c est celui de la régionalisation du climat alpin qui constitue toujours un enjeu important dans le cadre plus large de l OSUG. Parallèlement, un thème de recherche s est développé au delà de nos prévisions, pour tenir compte de l enjeu majeur de la contribution des calottes polaires au niveau des mers. Il s agit de la contribution des glaciers émissaires desdites calottes, dont l importance a été reconnue récemment au niveau international (Rapport IPCC, 2007). Le LGGE a su se structurer autour de cette thématique au travers de nouveaux programmes d observation et de modélisation (ANR DACOTA, projet européen ICE2SEA, nouvelle équipe Edge, recrutement d un CR CNRS) afin de rester à un niveau internationalement reconnu, et cet effort commence à porter ses fruits. Toute cette activité a abouti à une forte production dans des revues de très bonne qualité, avec beaucoup d articles à fort impact et, en parallèle, un effort certain de vulgarisation. Quantitativement, nous dénombrons près de 300 publications de rang A sur la période (dont 0 publications dans Nature et 5 dans Science), produites par 33 ETP C-EC. Ce chiffre est comparable à celui du quadriennal De même, plusieurs chercheurs ont été récompensés pour leurs travaux. (Annexe A0) De part ses activités, le LGGE n'a que peu de liens privilégiés avec le monde industriel. Nous pouvons cependant noter les activités du thème «matériau glace» concernant des études fondamentales en lien avec la métallurgie, les protections par-avalanches, les cascades de glace avec Petzl ou celles du groupe «Glaciers» avec la société Emosson (gestion des barrages). Plus généralement, des liens de plus en plus forts existent avec les collectivités locales sur les aspects qualité de l'air (nombreux projets sur l impact de la combustion de la biomasse en Rhône Alpes, sur les travaux préliminaires au Plan Régional de la Qualité de l Air, sur un état des lieux des émissions de polluants avant une éventuelle construction du tunnel sous la Bastille, etc ) ou les aspects risques liés aux glaciers (lacs supra-glaciaires, chutes de séracs). Dans le cas du lac supraglaiaire de Rochemelon, l intervention du LGGE auprès de la préfecture de Savoie, a peut-être permis d éviter un accident majeur du à une vidange catastrophique du lac 2 Les moyens du LGGE au service de la recherche 2- Fonctionnement du laboratoire La direction du laboratoire a été assurée par un binôme (M. Fily, directeur, et, en tant que directeur-adjoint, J. Chappellaz de 05 à 08 puis J.L. Jaffrezo depuis septembre 08). Pour définir sa politique et mettre en œuvre les moyens dont elle dispose, la direction s est fortement appuyée sur différents organes internes au laboratoire, ainsi qu évidemment sur ses tutelles. 3

6 Le conseil de laboratoire (8 élus dont 3 C-EC, 4 ITA, doctorant et 3 nommés) se réunit environ une fois par mois. Le rôle du conseil est de discuter de tous les points concernant la vie du laboratoire (budget, personnel, postes etc.), de proposer des actions ou des priorités, et il sert de lien essentiel entre la direction et l ensemble du personnel. Les comptes-rendus des réunions du conseil sont tous disponibles sur l intranet. Les discussions scientifiques ont lieu au sein des thèmes, de groupes thématiques (groupe «gaz» ou «écoulement glace» par exemple), lors de nombreuses journées ou séminaires organisés sur des thèmes spécifiques (neige, régionalisation du climat) ou encore à l occasion des prospectives. Les responsables de thème interviennent directement sur les décisions concernant les priorités de postes, de thèses ou sur le budget scientifique. Les responsables de service ont un rôle important de conseil auprès de la direction et mettent en œuvre les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l unité. Ils sont responsables de leurs propres budgets et définissent les priorités au sein de leurs services. Finalement, un certain nombre de commissions dédiées permettent de résoudre des problèmes plus spécifiques et de proposer des actions au conseil et à la direction (commission Hygiène et Sécurité, Informatique, Bâtiment, Documentation, Communication). 2-2 Moyens financiers Le soutien de base du LGGE (~470k ) a été à peu prêt constant sur la période Depuis les 3 dernières années, les recettes liées aux contrats européens et aux ANR sont en hausse, et depuis 2 ans nous recevons également un fort soutien de nos tutelles par le biais d appels d offre internes (type programmes nationaux INSU, subventions scientifiques UJF). Les ressources IPEV présentées ne tiennent pas compte du fort soutien logistique qui nous est apporté dans l organisation de nos projets polaires. La plus grande partie des ressources (2/3) est dédiée directement aux projets de recherche. La quasi-totalité du soutien de base est utilisée pour les moyens communs et essentiels du laboratoire : services communs et infrastructure, le LGGE étant hébergé par le CNRS. Cependant, la hausse des contrats est favorable à la politique scientifique du laboratoire puisque 4% des recettes sont ponctionnés et mutualisés et que tout ou partie de la somme est redistribuée en soutien à des projets internes. Nous dégageons ainsi entre 40k et 70k /an pour soutenir d une manière très souple des projets innovants ou bien des équipes en manque ponctuel de financement ou encore des projets insuffisamment financés par ailleurs. Cette politique incitative a permis par exemple plusieurs études sur la neige, des compléments d achat d équipement, ou encore une expédition à bord du navire Polarstern. 4

7 2-3 Infrastructure La forte composante expérimentale du LGGE ainsi que ses activités en montagne ou pour l étude de la glace l amène à disposer de moyens spécifiques : chambres froides, salles blanches, et bâtiments annexes dans les Alpes. D importants travaux immobiliers, soit d agrandissement avec la construction de la salle de conférence réalisée en 2004/2005 soit de rénovation d une partie des bâtiments (bâtiment 973) ont été réalisés lors des deux derniers quadriennaux. L accompagnement de ces travaux a nécessité un investissement très important d une partie du personnel de l équipe technique. Le dernier chantier a été réceptionné au printemps Ces travaux ont permis de gagner des surfaces de bureaux et d expérimentation, ainsi que d améliorer la sécurité et l isolation du bâtiment. Le laboratoire dispose de 9 chambres froides dont les températures sont régulées très précisément entre 0º C et -50º C (volume total 800m 3 ). Elles permettent la manipulation d'échantillons de glace et de neige pour des études structurales, mécaniques et physiques. Elles sont aussi dédiées à la décontamination d'échantillons naturels sous hotte à flux laminaire. Malheureusement, la vétusté de cet ensemble ne permet plus d assurer la pérennité de cet outil unique et totalement indispensable pour le LGGE. Un projet de rénovation (budget de 600 k ) est en cours dans le cadre du C2FN (Centre de Carottage et de Forage National, cf. 2-5) avec le soutien fort de l INSU. C est une priorité pour le LGGE. Pour des raisons de volume et d assurance de froid 00% du temps, les échantillons de glace naturelle sont stockés par ailleurs, dans des entrepôts frigorifiques privés de l'agglomération grenobloise, Nous disposons d environ 200 m 3 (location de 55 k /an) avec des moyens de découpe et d emballage des échantillons. Une des plus belles «carothèque» du monde (plusieurs kms de glace) y est entreposée. C est un outil unique et indispensable. Deux groupes de salles sans poussière de classe (spécifiée) et d'une superficie totale de 50 m 2 sont disponibles pour la manipulation et l analyse d'échantillons. Chaque pièce comprend une à deux hottes à flux laminaire de classe 00 et est équipée de systèmes de production d'eau ultra pure adaptés aux différentes espèces chimiques analysées. Le LGGE dispose aussi d un laboratoire semi-enterré de mesures de la radioactivité, dont les principales applications concernent la datation de sédiments ou de neige, la mesure des flux de dépôt, et la caractérisation de la circulation atmosphérique. La plupart des mesures se font dans le cadre de programmes au sein desquels le LGGE est impliqué, mais une activité de service est également maintenue car ce type d équipement est unique au CNRS. Le laboratoire dispose de nombreux outils d'analyse chimique et physique de très haute sensibilité. Les outils d'analyse chimique sont optimisés pour des espèces à très faibles concentrations que l'on rencontre dans l'atmosphère, les neiges et les glaces polaires. Ces instruments sont généralement bien adaptés aux matrices peu complexes (une seule phase : l'air ou la glace) permettant ainsi d'atteindre les niveaux de sensibilité requis. Le LGGE dispose enfin de plusieurs locaux annexes qui permettent d installer du matériel d observation et d héberger du personnel lors des missions alpines. Chalet du Clos de l Ours à Chamonix : il sert de base aux missions liées au service d observation des glaciers alpins dans le massif du Mont-Blanc et a été beaucoup utilisé lors des campagnes intensives de mesures atmosphériques. Il peut être (et a été) mis à disposition d autres équipes scientifiques. Observatoire Vallot (4360 m, Massif du Mont-Blanc) : l altitude de cet observatoire en fait un site exceptionnel et unique en Europe pour des mesures atmosphériques, qui y sont maintenues en continu depuis Une convention a été établie avec une association de médecins (ARPE) qui l utilisent pour des expériences de médecine en haute altitude. 5

8 Cabane du Glacier de St Sorlin : cette cabane est utilisée dans le cadre du SO Glacioclim qui comporte le suivi du glacier de St Sorlin depuis Moyens humains La grande variété des disciplines et des métiers est une marque de la pluridisciplinarité du laboratoire. La croissance a été raisonnablement forte ces dernières années en ce qui concerne les chercheurs et enseignants-chercheurs. La situation est beaucoup plus préoccupante en ce qui concerne les ITA dont le nombre est en constante diminution depuis 20 ans. La priorité de la direction a été, pour les ITA, d assurer les services de base essentiels au bon fonctionnement du laboratoire, et pour les chercheurs ou EC de mettre en œuvre les priorités définies lors de la dernière prospective. Potentiel recherche 8 chercheurs CNRS (5 en section 9, 3 en section 9) 9 enseignants-chercheurs UJF : 5 OSUG, 3 physique, 2 Polytech, chimie, 2 méca, IUT Chimie, IUT Génie Civil, 4 CNAP 2 chercheurs (ex Great Ice) IRD-LTHE en accueil 4 émérites La bi-appartenance INSU-INSIS résulte des études fondamentales menées sur le matériau glace. Si le LGGE est rattaché à l OSUG en tant que laboratoire, les enseignants-chercheurs (cf. Annexe - chapitre Enseignement) sont rattachés à plusieurs composantes de l UJF. Ceci est la marque du caractère pluridisciplinaire de nos recherches. C est une grande richesse que nous souhaitons maintenir. Nous avons procédé en interne à une estimation du temps passé par chacun en temps recherche (selon les thèmes), en temps consacré à l enseignement, et aux responsabilités d ordre collectif au sein d instances locales (université, OSUG ), nationales (section CNRS, CNU, CoNRS ) et internationales (IGPB, PAGES ). Cette dernière fraction ne comprend pas la part dédiée à l administration des projets de recherche. Les résultats font apparaître un assez bon équilibre entre les thèmes, ce qui était une volonté de la direction, ainsi qu une part plutôt forte en inter thème (témoignant d une perméabilité salutaire). L estimation du temps consacré aux tâches d administration de la recherche est importante : 0,5 % en moyenne soit plus d mois par an. Elle reflète l investissement important des personnels du LGGE dans le fonctionnement de la recherche. 6

9 Potentiel Ingénieurs-Techniciens-Administratifs 7 CNRS, IATOS, IRD-OSUG La proportion ci-contre a été calculée sur la base des personnels permanents. Bien qu ayant un parc instrumental important, la direction du LGGE a fait le choix de donner la priorité au maintien du potentiel des services communs afin d assurer les tâches essentielles. Les services techniques notamment assurent la conception, la réalisation et l utilisation in situ d instruments de terrain et de laboratoire Pyramide des âges et Parité Homme-Femme Toutes les classes d âge sont représentées au LGGE sans pic très marqué, ce qui est plutôt favorable à long terme. L âge moyen est de 44 ans pour les chercheurs-ec et 43 ans pour les ITA. Les ITA partent plutôt vers 60 ans tandis que les chercheurs restent jusqu à 65 ans, voire plus. La majorité des personnels permanents du LGGE est masculine (76%), la répartition hommes/femmes étant quasi identique entre chercheurs et ITA. Evolution des personnels permanents Le graphe ci-dessous montre l évolution du personnel permanent depuis 25 ans. Le nombre total est passé de 44 à environ 60 permanents sur cette période. Un des faits les plus marquants est la baisse constante du recrutement ITA malgré la hausse des recrutements de chercheurs et enseignants chercheurs. En 986, il y avait 2 fois plus d ITA que de 7

10 Chercheurs+EC, en 2009 le rapport s est inversé (9 ITA pour 37 C-EC c est à dire 0.5 ITA/CEC). De fait, les chercheurs sont maintenant de plus en plus amenés à assumer des tâches relevant en principe des métiers supports. Le LGGE arrive ainsi à une situation critique où il devient indispensable d avoir recours massivement à des CDD pour pouvoir continuer à assurer les tâches de base. L augmentation des CDD, de 5 ETP en 2005 à environ 0 ETP en 2009, est une marque d un processus qui est en train de s accentuer très fortement. Un second point fondamental est la baisse du nombre d IATOS, qui est passé de 4 à alors que nous sommes passés UMR. Dans le contexte actuel d autonomie et d engagement des universités pour leurs UMR, il paraîtrait normal que l université inverse cette tendance. Pendant la période , on note au total 2 arrivées pour 7 départs en ce qui concerne les chercheurs et enseignants-chercheurs : 2 recrutements de CR au CNRS pour 3 départs (DR) à la retraite, 5 recrutements à l UJF pour 4 départs (3 retraites et mobilité), 5 recrutements CNAP. Sur 2 recrutements, 4 n ont pas fait leur thèse à Grenoble, 2 autres viennent d un autre laboratoire du site et enfin sur les 6 anciens doctorants du LGGE la plupart ont effectué de longs séjours ailleurs (> 5ans). En ce qui concerne les ITA, les mouvements ont été également importants avec un déficit global (8 départs pour 6 arrivées). Le déficit ITA/chercheurs continue donc à se creuser et la politique du laboratoire a été depuis 4 ans de toujours afficher des ITA pour les services communs en priorité de poste tant que les besoins essentiels du fonctionnement de base ne sont pas pourvus. CNRS Personnel non permanent BAP Recrutement Départ Bilan C T, IR T, IE, IR - E T T 0 J 2 T, IE 3 T, IE - Les recherches menées au LGGE reposent en grande partie sur les forces vives constituées des doctorants et des post-doctorants. Avec en permanence une vingtaine de thèses en cours, les doctorants constituent un gros tiers du potentiel recherche du LGGE. C est donc dans l intérêt partagé du doctorant et du laboratoire que cette formation par la recherche soit une réussite. Cet aspect est abordé plus en détail dans l Annexe chapitre «formation par et pour la recherche». 2-5 Services communs et développements techniques Les différents services communs du laboratoire représentent le socle sur lequel s appuient les activités des équipes de recherche. Leur bon fonctionnement devrait être un des témoins d une réelle santé de l unité, mais il recouvre aussi des enjeux forts dans le cadre de la politique globale du LGGE. Services techniques Personnel permanent : O. Alemany, P. Boissonneau, J.F. Chemin, R. Duphil,, J.L. Gabarre, E. Lefebvre, P. Possenti Les services techniques du LGGE regroupent différents ateliers : bureau d étude, atelier mécanique, électronique, bâtiment. Ils sont organisés pour répondre aux besoins spécifiques des équipes du laboratoire. Le champ de responsabilité de l équipe technique est très large. Il va de l entretien courant du bâtiment et des locaux techniques du laboratoire, à la réalisation de pièces mécaniques ou de cartes électroniques destinées à des instruments de laboratoire, jusqu à la réalisation d ensembles instrumentaux de terrain comme les carottiers utilisés lors des opérations de forage profond en Antarctique et au Groenland. 8

11 La mission principale des services techniques du LGGE reste la conception, la réalisation et la mise en œuvre d ensembles instrumentaux de terrain (devant être utilisés en zones polaire ou en haute Altitude). Durant le dernier quadriennal, l équipe technique s est dotée d outillages modernes (comme le centre d usinage numérique) ou de moyens expérimentaux de pointe (comme l enceinte climatique basse température ou le bain d étalonnage pour capteurs de température) afin de pouvoir continuer à développer des instruments de terrain novateurs devant être utilisés dans des conditions extrêmes (très basses températures, hautes pressions ) tout en conservant un très haut niveau de fiabilité. Depuis avril 2009, les activités de l équipe technique liées au terrain (conception, développement et mise en œuvre en Antarctique au Groenland ou en Haute Altitude d engins de forage ou de logging) ainsi que les chambres froides du LGGE et l espace de découpe de la glace à la carothèque du Fontanil ont étés labellisés «outil national» sous l appellation de Centre de Carottage et de Forage National (C2FN) en glaciologie. La communauté qui peut bénéficier des services (matériel ou personnel) a ainsi été élargie à d autres laboratoires ou organismes (LSCE, CEREGE, IPEV, IRD ). L expertise des personnels de l équipe technique est très largement reconnue au niveau international par le biais de nominations dans de nombreux comités de pilotage de projets Européens. On citera notamment les responsabilités d O. Alemany en tant que représentant technique au sein du comité de pilotage Europics depuis avril 2008 et membre du drilling group dans le cadre des projets de carottage Européens (EPICA jusqu à 2005, NEEM depuis avril 2008, Talos Dôme de 2006 à 2008 ). Les services techniques ont été fortement impliqués dans plusieurs projets ou opérations dont quelques exemples emblématiques sont donnés ci-dessous. Il est à noter que ces projets incluent quasi systématiquement des missions imposant une forte présence sur le terrain (plusieurs dizaines d hommes.mois/an) et une expertise incompatible avec des CDD. Carottage grande profondeur au Groenland dans le cadre du programme Européen N.E.E.M (North greenland EEmian ice Drilling) regroupant 8 nations. L équipe technique a participé aux opérations de carottage (en cours) sur site, mais aussi (et surtout) à la conception du nouvel ensemble de forage. Carottage moyenne profondeur dans le cadre du projet Franco/Italien (avec participation Britannique, Suisse et Allemande) de Talos Dôme en Antarctique ( ) L équipe technique a participé à toutes les saisons de forage et, surtout, a fourni le carottier qui a été utilisé pour atteindre la profondeur de 600 mètres durant la saison 2007/2008. Carottage moyenne profondeur dans le cadre du projet Franco/Britannique James Ross L objectif (atteint) était de réaliser en une saison de terrain un forage jusqu au socle rocheux, à la profondeur de 360 mètres sur le site de l île de James Ross en Péninsule Antarctique. L équipe technique du LGGE a été responsable du carottage et de la préparation du matériel. Nouvel ensemble de forage de «faible profondeur» dédié au site de Dôme Concordia Cet ensemble de forage a été réalisé dans le cadre du programme Concordia Glaciologie et devra rester sur site au service de communauté scientifique. Il a été utilisé sur site en 07/08 et 08/09 pour 4 forages de 50 à 50 mètres de profondeur. Conception et mise en œuvre de la sonde de mesure de température Cette sonde permet de réaliser des mesures avec une précision de /00 de degré Celsius en relatif avec une résolution au /000 de degré. Cette sonde a été utilisée avec succès dans les trous de forages sur les sites de Berkner Island (2005/2006) et EPICA Dôme C (2007/2008 et 2008/2009) permettant d obtenir les profils de température avec une précision encore jamais atteinte. Il n existe qu un seul autre ensemble de ce type aux USA. 9

12 Ensemble de grappe de mesure de température L objectif est de mesurer avec précision les températures dans le névé jusqu à une profondeur de 20 mètres dans des conditions de froid extrême ( 80 C). L ensemble des données acquises est ensuite transmis toutes les heures en Europe via Argos. Service informatique Personnel permanent : M.C. Mieulet, E. Drevet, M. Sacchettini Avec près de 200 machines sur site, le parc global du LGGE est important et nécessite un travail constant de remise à niveau et d homogénéisation. Le rôle du service est d assurer le fonctionnement et la disponibilité des systèmes d information et du réseau local, et d assister le personnel dans le domaine de l informatique de base et le calcul scientifique. Le service s est fixé en première priorité l amélioration de la sécurité du réseau et des systèmes selon les préconisations de plus en plus contraignantes des tutelles. Dans ce domaine, plusieurs projets ont été réalisés : restructuration de l architecture réseau ; pour les nomades, sécurisation du service de messagerie, accès au réseau local par VPN, utilisation des certificats ; installation d un serveur pour les mises à jour automatiques des systèmes Windows ; étude et mise en place d un système anti-intrusion. Un autre grand projet a concerné une opération de jouvence sur les serveurs : installation de 2 nouveaux serveurs pour les services de messagerie et pour le service espace utilisateurs. La mise en place d un projet de migration a permis la bascule sur les nouveaux serveurs sans discontinuité de services ni perte d informations pour les utilisateurs. Il est à noter que le service informatique fonctionne au prix d un investissement important de l équipe alors qu il est en sous effectif chronique. Par ailleurs, une partie des calculs scientifiques est déportée soit sur les moyens de mésoinformatique de l UJF (CIMENT), soit sur les moyens nationaux (IDRIS). Service administratif Documentation Personnel permanent : M. Gallardo, E. Lussi, M. Poinsot Une profonde mutation des métiers de gestion en laboratoire s est amorcée sur la période , notamment du fait de l arrivée de nouveaux logiciels de comptabilité qui ont induit un alourdissement de la saisie des mouvements et des difficultés importantes de suivi. Cette période a également été marquée par la perte de 2 postes ce qui nécessite aujourd hui le recours permanent à un CDD. L activité financière prenant de plus en plus de temps (complexification des sources de financements et des processus de gestion), le service administratif a dû fortement réduire son implication sur d autres aspects, notamment en ce qui concerne la communication et la documentation. Côté communication, le service n a plus le potentiel nécessaire pour soutenir efficacement un montage de colloque ou encore pour s investir en termes de réception/diffusion des sollicitations extérieures (cette dernière charge est assumée par un enseignant-chercheur). D un point de vue documentation, la mutation a été profonde d une part à cause de la généralisation des ressources électroniques et, d autre part par la perte de tout IT affecté à cette tâche. Pour la documentation électronique le LGGE s appuie de plus en plus sur l OSUG. La bibliothèque a été déplacée pour faire des bureaux, le budget des abonnements est passé de 33k à 5k. Actuellement, le service administratif ne prend en charge essentiellement que l acquisition des quelques revues auxquelles nous sommes abonnés ainsi que le recensement de tous les articles de rang A publiés au laboratoire et leur mise en ligne sur le site Web. Un enjeu est donc la conservation des importantes collections de revues dont dispose le LGGE. 0

13 ORGANIGRAMME du LABORATOIRE DE GLACIOLOGIE ET GEOPHYSIQUE DE L'ENVIRONNEMENT MAJ : mai-09 Directeur Responsabilités collectives : M. FILY (Pr) ACMO : P. Possenti (AI) Directeur Adjoint PCR : O. Magand (IE) J.L. Jaffrezo (CR) Co-Fo : G. Teste (TCS) SERVICE INFORMATIQUE SERVICE ADMINISTRATIF SERVICES TECHNIQUES MC Mieulet (IR) 60% M. Gallardo (IE) O. Alemany (IR) Electronique Gestion Bibliothèque M. Sacchettini (IR/UJF) 30% Atelier Général Bureau d'etudes Infrastructure Electrotechnique E. Lussi (TCS) A. Gayraud (CDD 0%) E. Drevet (AI) P. Boissonneau (TCE) 80 % P. Possenti (AI) 50 % P. Possenti (50 %) Chambres froides M. Poinsot (TCS) S. Serrano (CDD 50%) E. Lefebvre (IE) J.F. Chemin (AI) A. Gayraud (CDD 90%) R. Duphil (TCN) 00% Menuiserie - Entretien Bâtiment J.L. Gabarre (TCS) P. Boissonneau (TCE) 20 % THEMES DE RECHERCHE T H E M E P R I N C I P A L T H E M E S E C O N D Climat Moderne et Observations Glaciologiques Chimie Atmosphérique et Processus air-neigeglace glaciaires calottes polaires Paléo-climat, Paléo-environnement Archives Matériau glace et dynamique des glaciers et Animateur G. Krinner (CR) Animateur M. Legrand (DR) Animateur J.R. Petit (DR) Animateur J. Weiss (DR) Suppléant Y. Arnaud (CR IRD) Suppléant J. Savarino (CR) Suppléant F. Parrenin (CR) Suppléant O. Gagliardini (MC) J.P. Benoist (MC) D. Six (Phys. Adj. CNAP) R. Delmas (DR émérite) S. Preunkert (CR) J.M. Barnola (CR) L. Arnaud (IR) M. Fily (Pr) P. Wagnon (CR IRD) F. Dominé (DR) D.Voisin (MC) C. Boutron (Pr) C. Brutel-Vuilmet (MC) V. Favier (Phys-Adj.) C. Vincent (IR) A. Dommergue (MC) J. Chappellaz (DR) P. Duval (DR Emérite) H. Gallée (DR) C. Ferrari (Pr) G. Delaygue (MC) F. Louchet (PR Emérite) C. Genthon (DR) P. Ginot (IR IRD) 50% M. De Angelis (IRHC) J. Meyssonnier (DR) P. Ginot (IR IRD) 50% S. Houdier (MC) D. Raynaud (DR Emérite) M. Montagnat- Rentier (CR) E. Le Meur (MC) V. Jacob (MC) C. Ritz (DR) A. Philip (MC) A. Letreguilly (MC) H.W. Jacobi (CR) G. Teste (TCS) O. Magand (IE) J.L. Jaffrezo (CR) G. Picard (MC) B. Jourdain (Phys. Adj. CNAP) M. Sacchettini (IR) 70% P. Martinerie (CR) F. Dominé (DR) C. Boutron (Pr) R. Delmas (DR émérite) M. Montagnat (CR) J.M. Barnola (CR) J. Chappellaz (DR) P. Duval (DR émérite) J. Savarino (CR) C. Vincent (IR) M. De Angelis (IR ) C. Ferrari (Pr) J. Weiss (CR) E. Le Meur (MC) C. Genthon (DR) G. Krinner (CR) C. Ritz (DR) F. Parrenin (CR) Thèses Post-doc, CDD, Thèses Post-doc, CDD, Thèses Post-doc, CDD, Thèses Post-doc B. De Fleurian L. Piard C. Baduel S. Morin L. Girard G. Durand L. Brucker M. Town C. Larose A. Quiquet O. Pascual F. Grennerat M. Ying M. Dumont E. Barret D. Buiron R. Dallmayr C. Agosta J. Courteaud G. Navas B. Lemieux G. Pépy I. Moreno J. Erbland L. Colleoni* JC Gallet M. Chuvochina* J. Bock * Thèse en co-tutelle

14 Thème : Climat Moderne et Observations Glaciologiques La cryosphère (polaire ou non) est un indicateur et acteur sensible des variations climatiques, et les changements climatiques prévus sont particulièrement forts dans les régions polaires. Par conséquent, les principaux objectifs du thème «Climat moderne et Observations Glaciologiques» étaient de :. améliorer notre compréhension du rôle de la cryosphère dans le climat global ; 2. préciser la sensibilité de la cryosphère aux changements climatiques naturels ou d'origine humaine ; 3. caractériser le climat récent et actuel des régions polaires. Ces dernières années, notre équipe a porté une attention particulière au bilan de masse en surface des glaciers et des calottes de glace, d'une part pour son rôle dans l'évolution du niveau global des mers, d'autre part parce qu'il est un des facteurs déterminants de la sensibilité des glaciers aux variations climatiques. La stratégie mise en œuvre pour atteindre nos objectifs scientifiques consistait à associer étroitement l'observation à la modélisation, ainsi que de favoriser les synergies entre les travaux sur les régions polaires et les glaciers de montagne. Du fait de la restructuration des équipes du LGGE dans le cadre des prospectives et de la disparition du thème dans sa forme actuelle, le présent rapport sur les quatre dernières années est aussi l'occasion de faire un bilan rapide des acquis pérennes du thème sur toute la période de son existence, avant d'aborder le bilan scientifique proprement dit. L'acquis le plus visible est sans doute la création du SO Glacioclim. Au-delà des progrès scientifiques qui seront décrits par la suite, ce service d'observation a permis de fédérer les travaux de terrain en région de montagne et en Antarctique, créer des convergences fructueuses d'approche scientifique et assurer une excellente visibilité des travaux du LGGE. Un deuxième acquis durable aura été la création d'un pôle fort de recherches sur le bilan de masse des calottes de glace, de la mesure du bilan de masse en surface en passant par sa modélisation (présent et futur) à l'étude théorique, numérique et observationnelle de l'écoulement des calottes en lien avec les variations climatiques. Cette dynamique résistera très certainement au fait que ces porteurs ne seront plus regroupés au sein d'une seule équipe. Un aspect moins positif est que nous devons constater que nous n'avons pas encore réussi à créer un axe de travail fort et pérenne sur la régionalisation du climat en zone montagneuse avec un point focal sur les glaciers de type alpin. Ce chantier reste donc ouvert. Dans la suite, les principaux résultats seront présentés d'abord pour les recherches sur les composantes polaires du système climatique (en procédant de l'atmosphère en haut vers le bas) et ensuite pour les glaciers de montagne, dont l'activité principale, portant sur le lien entre les variations climatiques et l'évolution des glaciers, est complétée par des travaux à fort intérêt sociétal immédiat (risques glaciaires, ressources en eau). - Composantes polaires du système climatique - Atmosphère Voir section.. du bilan détaillé Le caractère extrême du climat polaire en fait un terrain fécond pour les études des processus météorologiques en général. C'est en particulier sur les processus liés à la couche limite de surface en région polaire que le LGGE a travaillé ces dernières années aussi bien du côté de l'observation que de la modélisation, avec une forte interaction entre ces deux volets. En effet, la compréhension insuffisante des échanges turbulents dans une couche limite très stable, fréquente dans les hautes latitudes, est (avec la faible connaissance de la physique des nuages polaires) une des principales raisons de la représentation toujours peu satisfaisante du climat polaire dans les modèles de climat 2

15 globaux de la génération actuelle. Le fait principal de notre activité récente dans ce domaine est que nous avons démarré des observations continues et détaillées de la couche de surface au centre du plateau de l'antarctique de l'est, une région où le manque d'observations limite sérieusement le progrès de nos connaissances. Les données acquises, à caractère unique, ont été utilisées d'une part dans le contexte du programme CONCORDIASI, qui vise à évaluer les analyses météorologiques utilisant des systèmes d'observation innovants dont le sondeur infrarouge IASI, d'autre part pour améliorer la représentation des processus de couche limite dans le modèle atmosphérique MAR spécialement dédié aux régions polaires. Production scientifique sur la période : 7 articles de rang A parus ou acceptés Surface Voir section..2 du bilan détaillé Les travaux sur le bilan de masse et le climat en surface de l'antarctique constituent le noyau central des activités de l'équipe dans le domaine polaire. Notre activité dans ce domaine est caractérisée par une forte intégration entre observation et modélisation qui constitue une des bases de notre visibilité au niveau national et international. Les activités en télédétection spatiale par microonde passive au LGGE visent à observer le climat Antarctique des 30 dernières années et en particulier ses variations spatiales. Celles-ci sont totalement inaccessibles avec les observations météorologiques conventionnelles. Les microondes sont particulièrement sensibles à trois variables climatiques : la température de surface, la fonte superficielle et l'accumulation de neige. Nos travaux portent sur le développement, l'amélioration et l'évaluation d'algorithmes pour l'estimation de ces trois variables à partir des nombreuses données microondes disponibles. Notre approche s'appuie en premier lieu sur une compréhension détaillée des interactions microonde-neige avec le support de la modélisation électromagnétique et physique de la neige, dont le développement et la validation réussie constituent le fait principal de notre activité récente. Ce modèle a permis de produire des nouvelles cartes annuelles de fonte en surface et de montrer que l'insuffisante prise en compte de l'effet du processus de fonte/regel sur l'émissivité de la surface en micro-onde induit de forts biais dans les estimations publiées du taux d'accumulation de neige en Antarctique. Ce dernier travail s'est effectué en parallèle et en lien avec un travail intense de contrôle-qualité des observations publiées du BMS (Bilan de Masse de Surface) de l'antarctique dans le cadre du programme ITASE et du SO Glacioclim. La création du volet Antarctique de Glacioclim a permis d'établir une ligne de balises partant de Cap Prud homme sur la côte et s'étendant jusqu'à 50 km à l'intérieur du continent en direction de Dôme C; des mesures annuelles du BMS le long de cette ligne d'observations permettent d'échantillonner convenablement la zone côtière qui est caractérisée par des gradients très forts des divers paramètres climatiques (dont toutes les composantes du bilan de masse en surface). Ces observations uniques et donc extrêmement précieuses ont été utilisées pour évaluer le degré de réalisme des modèles de climat, en particulier ceux utilisés au LGGE, et leurs discordances systématiques. L'évaluation du bilan de masse en surface présent et futur des calottes de glace a été une des activités principales en modélisation climatique des dernières années au LGGE. Le LGGE utilise pour ceci plusieurs approches complémentaires, chacune étant basée sur un outil numérique adapté. Ainsi, le modèle MAR a été mis en œuvre en collaboration avec l'université de Louvain La Neuve pour des simulations du climat groenlandais sur les dernières décennies. Ces travaux ont permis de mettre en évidence le masquage de la fonte par les précipitations dans le domaine des micro-ondes passives satellitales, de telle sorte que les estimations de fonte du Groenland basées sur la télédétection spatiale ont dû être révisées considérablement à la hausse. Nous avons utilisé le modèle de circulation générale de l'atmosphère LMDZ4, validé à l'aide des observations 3

16 mentionnées ci-dessus, pour régionaliser des scénarios de changement climatique obtenus dans le cadre de l'ipcc. Ces simulations ont permis de mettre en évidence le rôle prépondérant des régions côtières dans l'évolution future du bilan de masse en surface de l'antarctique, et donc le besoin d'une bonne résolution spatiale des modèles utilisés pour la prévision. L'océanographie n'est pas un axe de travail du LGGE. Cependant, les interactions océan-glace de mer-atmosphère font directement partie des thèmes d'intérêt évident pour la climatologie des régions côtières des calottes de glace (et même plus à l'intérieur de celles-ci, notamment en termes de sources d'humidité). Pour cette raison, plusieurs travaux en collaboration avec des laboratoires d'océanographie (LEGI, AWI) ont été effectués pour mieux quantifier le rôle de la surface océanique en régions polaires. Le point principal à mentionner ici est le couplage effectué entre le modèle MAR et le modèle océan/glace marine NEMO. Le résultat majeur obtenu avec le modèle résultant (TANGO - Triade Atmosphère, Neige Glace marine Océan) a été la mise en évidence du rôle crucial des processus à fine échelle spatiale dans la formation des eaux denses dans les polynies côtières, qui doit être paramétré dans les modèles à grande échelle. Production scientifique sur la période : 36 articles de rang A parus ou acceptés Glace continentale Voir section..3 du bilan détaillé Des récentes observations ont mis en évidence des variations rapides des vitesses d'écoulement des glaciers émissaires au Groenland et en Antarctique de l'ouest. L'Antarctique de l'est a dans le passé été négligée dans les études des variations du comportement des glaciers émissaires, bien que sa masse et le fait qu'une grande partie de base de la calotte soit sous le niveau de la mer lui confèrent un grand potentiel d'impact sur les niveau des mers. Dans ce contexte, nous avons initié le programme ANR DACOTA (Dynamique Antarctique Côtière, Terre Adélie) qui vise à une meilleure connaissance du comportement de ces glaciers côtiers en Antarctique de l'est par une double approche basée sur les observations de terrain et la modélisation numérique. Les données uniques acquises lors des observations de terrain sont utilisées pour le développement et la validation d'un modèle de petite échelle qui permettra des progrès importants dans la compréhension des phénomènes en jeu. Ces travaux à petite échelle ont été menés de front avec des études à l'échelle du continent Antarctique entier. Un aspect important dans l'estimation de la montée du niveau des mers futur est d'évaluer à quel point un drainage plus intense localisé à la côte peut avoir une influence à l'échelle de l'antarctique et avec quelle échelle de temps. Nous avons étudié séparément l'impact de l'accélération elle même et celle d'un recul éventuel de la ligne d'échouage. Le modèle d'évolution de calottes de glace GRISLI du LGGE a pour particularité, contrairement à nombre d'autres modèles de grande échelle, que sa dynamique ice-stream permet la transmission des contraintes longitudinales, ce qui rend possible l'étude du changement de volume associé à l'accélération de l'écoulement consécutif à la disparition des parties flottantes des calottes de glace. Pour l'antarctique, nous avons évalué ce changement de volume (calculé sur les 000 premières années après la disparition des parties flottantes) à environ 0 4 m 3, soit 00 gt/an. Ceci correspond à 0.3 mm/an d'augmentation du niveau des mers, ce qui est l'ordre de grandeur des variations observées par GRACE pour l'antarctique de l'ouest. En parallèle, nous avons utilisé des développements théoriques récents sur les conditions de stabilité de la ligne d échouage pour élaborer une cartographie de la sensibilité de cette ligne à des variations possibles du niveau des mers, ce qui a permis de (i) localiser les régions de la calotte Antarctique se trouvant actuellement dans une configuration d'instabilité topographique et (ii) estimer leur potentiel en terme d'élévation du niveau des mers. Il apparaît en particulier que la région du glacier test de l'astrolabe est une des régions à forte sensibilité. Ces travaux sont complétés par une analyse détaillée sur la caractérisation de la topographie de surface de l'antarctique et de son lien avec le drainage de la glace, qui s'effectue dans le cadre d'une thèse en cours. 4

17 Production scientifique sur la période : 5 articles de rang A parus ou acceptés Glaciers de montagne 2- Sensibilité des glaciers aux changements climatiques Voir section.2. du bilan détaillé Le bilan de masse, les variations d épaisseur et de surface des glaciers sont des indicateurs des changements climatiques. Le cœur de nos activités sur les glaciers de montagne sont donc des travaux visant à ) étendre les séries de mesures lacunaires dans le temps et dans l'espace afin d'obtenir une image plus fidèle de l'état de la cryosphère et de son évolution, et 2) mieux comprendre le lien entre les variations climatiques et l'évolution des glaciers soumises à celles-ci. Dans un cadre international, nous avons contribué au projet GLIMS (Global Land Ice Measurement from Space) qui a pour objectif d inventorier et de suivre, par télédétection spatiale, la majorité des glaciers estimés dans le monde. Ainsi, la pertinence d utiliser des modèles numériques de terrains obtenus à partir des satellites ASTER (Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer) et SRTM (Shuttle Radar Topographic Mission) pour des applications glaciologiques a été explorée. Les résultats montrent que le MNT SRTM, après calibration, est adéquat pour des applications glaciologiques même si un biais persiste aux plus hautes altitudes. Par contre les MNT ASTER, tels que fournis par l USGS EROS data Center, ne sont pas assez précis pour nos applications. Les images satellite permettent enfin d apporter une contribution significative à l étude de l écoulement d un glacier grâce aux observations de variations d épaisseur ou aux observations de la vitesse d écoulement. Nos mesures directes du bilan de masse sont diffusées au programme WGMS de l UNESCO dans le cadre du SO Glacioclim. Dans le massif du Mont Blanc, les épaisseurs des glaciers au dessus de 4200 m d altitude n ont pas changé significativement depuis 905. Dans les Andes, la série de bilans de masse du glacier du Zongo montre que les glaciers de la Cordillère Royale ont perdu 48% de leur surface et 43% de leur volume depuis 975. En Himalaya, deux programmes de mesures du bilan de masse ont été initiés ces dernières années en Inde en au Népal. Nous disposons actuellement de 6 ans de mesures sur le Chhota Shigri en Inde du Nord et an sur le Méra au Népal. Grâce aux observations détaillées du glacier d Argentière au cours des 50 dernières années, nous avons pu analyser et modéliser la réponse du glacier entier aux variations climatiques, en période de crue et en période de décrue. Les modèles d'écoulement glaciaire permettent de relier des séries de fluctuations glaciaires aux conditions climatiques qui en sont à l'origine. Bien que moins précise que les déductions à partir des bilans de masse mesurés, cette approche permet de remonter plus loin dans les reconstitutions climatiques comme par exemple le régime de précipitations au cours du Petit Age de Glace. L analyse des fluctuations des glaciers à la fin du Petit Age de Glace révèle une période de forte avancée des glaciers alpins entre 760 et 830. Nous avons pu montrer que la réavancée des glaciers entre 760 et 830 nécessitait une augmentation des précipitations hivernales de plus de 25% par rapport à la moyenne du 20 ème siècle. De même, en calant un modèle degré-jour sur les données du glacier Zongo, les conditions climatiques qui régnaient à la fin du dernier maximum glaciaire ont été reconstituées. L'autre intérêt d'un modèle glaciologique réside dans sa capacité à reproduire la dynamique des glaciers et ainsi de mieux comprendre leur comportement complexe. Ainsi, après amélioration du schéma numérique d'un premier modèle 2D et grâce à l'utilisation de simulations de modèles climatiques, il a été possible de prédire le futur du Glacier de Saint Sorlin à l'horizon 200. Une autre approche pour caractériser l évolution des glaciers et leur sensibilité aux fluctuations climatiques consiste à mesurer ou modéliser tous les transferts d énergie à l interface entre le glacier et l atmosphère. Ce type d étude a démarré sur des glaciers de la zone tropicale puis s est 5

18 développé plus récemment sur d autres glaciers. Dans la zone tropicale interne et la zone tropicale externe, les cycles annuels du bilan d énergie ont montré que le bilan d énergie est en majeure partie contrôlé par les flux radiatifs. Pour des raisons différentes, les glaciers de la zone tropicale interne et ceux de la zone tropicale externe répondent de façon identique aux forçages de type ENSO, avec un déficit de masse lors d événements El Niño et le contraire lors d épisodes La Niña. Dans les Alpes (Saint-Sorlin), la part des flux turbulents est plus forte mais la radiation solaire reste cependant le facteur le plus important expliquant la fonte de surface. Sur le Storglaciaren, en Suède, la corrélation entre température de l air et énergie disponible pour la fonte s explique par l importance des flux turbulents (sensible et latent). Quels que soient les zones d études, l albédo de la neige et de la glace est un paramètre important pour le bilan radiatif des glaciers et des surfaces enneigées d où l attention particulière qu on lui a apporté au travers d études de modélisation, de mesures en laboratoire et sur le terrain. L'évolution de la température interne des glaciers froids (de très haute altitude) retient aussi toute notre attention car celle-ci constitue un indicateur du climat dans des régions où les observations météorologiques sont inexistantes. Sur deux sites (Alpes et Andes), les observations montrent un réchauffement important sur les dernières décennies. Ces études ont un lien direct avec les risques naturels d origine glaciaire ; en effet, le réchauffement des glaciers suspendus pourrait déstabiliser brutalement des masses glaciaires. Production scientifique sur la période : 28 articles de rang A parus ou acceptés Risques d origine glaciaire Voir section.2.2 du bilan détaillé Bien qu'elles ne fassent pas partie de nos préoccupations scientifiques principales, les questions liées aux risques glaciaires sont de grande importance sociétale et peuvent, de façon parfois peu prévisible, mobiliser une partie de nos forces. Ainsi, nous avons pu prévenir, grâce à notre expertise, la vidange brutale d'un lac supra-glaciaire dans le massif de la Vanoise, et, en collaboration avec le LGIT et le Cemagref et grâce à des campagnes de terrain importantes, réévaluer le risque posé par le glacier de Tête Rousse dans le massif du Mont Blanc. Plus récemment, une étude du glacier de Taconnaz basée sur les observations de bilans et vitesses a permis d estimer les débits du glacier au niveau de la chute de séracs et a mis en évidence un pseudo-cycle des grosses ruptures. Le Programme européen ACQWA, qui a débuté en décembre 2008, permet de poursuivre et de développer les études sur l évolution du réchauffement des glaciers froids dans les Alpes et ses conséquences sur la stabilité des glaciers suspendus. Production scientifique sur la période : 2 articles de rang A parus ou acceptés Part de la cryosphère dans les bilans hydrologiques des zones d'altitude Voir section.2.3 du bilan détaillé Le couvert nival et les glaciers jouent un rôle important sur le régime des écoulements. Une part significative de la ressource en eau est stockée sous forme de neige et de glace. En fonction des régions, la connaissance de la répartition spatio-temporelle de ce stock est donc de première importance pour la modélisation des apports d origine nivo-glaciaire. Les études, dont les résultats sont présentés seulement dans le bilan détaillé, ont été menées en fonction de l'état des connaissances hydro-glaciologiques dans chaque zone et présentent par conséquent des avancements différents selon les régions. Les régions concernées étaient aussi diverses que le bassin versant du Zongo, en Amazonie, la zone semi-aride au Chili, et la Nouvelle Zélande ; les méthodes employées comprennent la modélisation hydrologique et atmosphérique régionale, la télédétection satellitale et l'observation sur le terrain. Production scientifique sur la période : 3 articles de rang A parus ou acceptés

19 Thème 2 : Chimie Atmosphérique et Interactions Air-Neige Durant le quadriennal écoulé les travaux de l équipe se sont articulés autour de deux grandes questions d actualité dans les domaines de la chimie atmosphérique et de la relation «chimie-climat». Le premier aspect concerne l étude de la chimie de l atmosphère des régions polaires, aussi bien Arctique qu Antarctique. Nos études ont ici porté sur la capacité oxydante très atypique de ces régions et son impact sur certains grands cycles biogéochimiques, en particulier ceux du soufre, de l azote ou du mercure. L étude des cycles biogéochimiques dans l environnement sensible que constitue les régions polaires nécessite en effet d avoir une bonne connaissance des facteurs contrôlant la nature des oxydants et leurs concentrations. Les régions polaires sont en effet le siège de phénomènes uniques comme la présence d oxydants inhabituels tels les composés bromés. On y observe aussi une photochimie de la neige très active produisant des oxydes d azote, ces derniers induisant des teneurs en OH étonnamment élevées, pouvant être supérieures à celles rencontrées sous les tropiques. L approche isotopique que nous avons ici développé avec succès (en particulier 7 O et 5 N du nitrate) a permis la réalisation de progrès importants sur ces questions (une publication parue à Science). Les processus invoqués précédemment impliquant souvent les surfaces glacées (glace de mer pour les composés bromés, manteau neigeux pour les oxydes d azote), nous nous sommes également penchés sur la physique et la chimie de la neige, en particulier sa surface spécifique. Cette approche couplant études atmosphériques et étude de la physique et la chimie de la neige s est révélée convaincante et nous avons d ailleurs développé un nouvel outil permettant une évaluation rapide de la surface spécifique de la neige par mesure de sa réflectance IR à l aide d une sphère intégrante. Ces outils et méthodes originales nous ont assuré une participation active dans les principaux programmes nationaux et internationaux touchant à l étude de l Arctique. Lors d un workshop international accueilli au LGGE et soutenu par la composante AICI de l IGAC (International Global Atmospheric Chemistry), nous avons fortement participé à la rédaction de 4 articles de synthèse abordant ces problématiques Arctiques. Enfin un élément important pour ces études en régions polaires a été l ouverture de la station permanente de Concordia en Antarctique central et son intégration au SO CESOA. Le second aspect concerne l étude de la troposphère Européenne, avec un fort accent sur les aérosols carbonés, aussi bien dans la troposphère libre que dans les vallées Alpines. Ceci trouvait sa motivation dans le défi scientifique majeur apparu dans les années 2000 concernant l abondance de la fraction carbonée de l aérosol en régions continentales dont on ne connaissait ni l origine ni les propriétés physico-chimiques (sources naturelles/anthropiques, origines primaires/secondaires, caractère hygroscopique, etc.). Plusieurs projets ont ici été menés par l équipe soit par volonté d ancrage régional, soit motivé par l utilisation de sites Alpins de très haute altitude et les carottes de glace du Mt Blanc pour documenter la troposphère libre Européenne présente et passée. Une des conclusions les plus significatives des projets POVA et CARBOSOL a été la mise en évidence de la prépondérance de la combustion de biomasse en tant que source des aérosols organiques en hiver, aussi bien dans les vallées Alpines que dans toute la troposphère libre Européenne. Ce résultat interpelle et a bien sûr des implications sociales et politiques concernant entre autres nos choix énergétiques. D autres résultats importants et novateurs ont ici été obtenus comme en témoignent les nombreuses publications dont une issue spéciale de 8 publications au JGR-Atmosphère. - Chimie Troposphérique Polaire - Chimie Troposphère Arctique Voir section 2.. du bilan détaillé La chimie de la troposphère Arctique a révélé la destruction étonnante de l ozone de surface et la «pluie» marquée de mercure. Ces phénomènes ont pour cause commune l activation des 7

20 composés halogénés provenant du sel de mer. Ceux-ci détruisent l ozone et deviennent alors les principaux oxydants troposphériques, modifiant toutes les chaines oxydantes. Nous nous sommes intéressés à ces phénomènes sous 3 angles : () les mécanismes de génération d oxydants halogénés; (2) l utilisation de l outil isotopique pour détecter l impact des chaînes d oxydation halogénées; (3) l impact des composés halogénés sur la chimie du mercure. Nous avons aussi étudié la physique de la neige Arctique, afin de mieux comprendre les échanges de composés réactifs entre le manteau neigeux et l atmosphère. L Arctique est d abord un océan et les stades initiaux de formation de la glace de mer s accompagnent de forts gradients thermiques à l interface glace-atmosphère. On observe alors la croissance de cristaux de glace dendritiques appelés Frost Flowers (FF). Nous avons effectué des mesures en Alaska et au Svalbard afin de déterminer comment et où se déroulait l activation des halogènes, et en particulier du brome. Tout d abord, nous avons établi que l activation du brome ne pouvait avoir lieu à la surface des FF, car leur surface spécifique est beaucoup trop faible. Nous avons également déterminé que le brome n était pas enrichi dans les FF, et qu un tel enrichissement, un moment supposé, ne pouvait donc pas expliquer une activation préférentielle sur les FF ou les aérosols générés par ces cristaux, une fois emportés par le vent. Finalement, nous avons pu montrer que l activation se faisait avec une constante de temps de plusieurs jours sur les aérosols générés par les FF, et que les effets de BrO pouvaient donc se faire sentir loin des zones de formation des FF. Les études antérieures d épisodes de déplétion de mercure en régions polaires ont mis en avant le rôle de BrO comme oxydant du mercure élémentaire gazeux (Hg ) au printemps. Nos propres études ont confirmé ce phénomène à Ny-Ålesund au Spitzberg au printemps et montré que ces phénomènes atmosphériques s accompagnaient de dépôts conséquents d espèces mercuriennes oxydées sur les surfaces de neige. Cependant les espèces déposées séjournent peu de temps dans le manteau neigeux et une réactivité photochimique est observée conduisant à des réémissions d Hg vers l atmosphère. Nos études sur d autres glaciers suggèrent que d autres phénomènes d oxydation prennent place plus en profondeur. La réactivité du mercure dans l atmosphère polaire et dans la neige est unique mais reste donc complexe, certains mécanismes réactionnels restant inconnus. Afin de proposer de nouvelles voies réactionnelles, nous avons initié des études théoriques à l aide de calculs effectués par les méthodes de chimie quantique. La région Arctique a aussi servi de terrain d expérimentation pour la mise en œuvre d un nouvel outil de sondage de la chimie atmosphérique basé sur la mesure des isotopes de l oxygène et de l azote du nitrate atmosphérique. Notre particularité est d inclure, en sus des deux isotopes de l azote ( 4 N, 5 N), la mesure des trois isotopes stables de l oxygène ( 6 O, 7 O, 8 O). Alors que les isotopes de l azote restent un bon indicateur des sources de l azote réactif atmosphérique, l ajout de la mesure de 7 O permet de déterminer les voies réactionnelles d oxydation des oxydes d azote sur la base d une anomalie isotopique transmise par l ozone. Cette mesure très particulière est une spécificité de notre laboratoire. Une première étape a consisté à étudier en laboratoire les mécanismes de transfert de l anomalie d O 3 vers le nitrate. Nous avons ainsi déterminé la distribution intramoléculaire de l anomalie de l ozone car les 3 atomes d oxygène de cette molécule ne sont pas équivalents. Ceci nous a permis de quantifier le taux d anomalie transférable par arrachement d un des atomes terminaux. Cette connaissance a été appliquée au système NO+O 3, premier maillon de la chaîne de dégradation des NO x (collaboration bilatérale Inde-France, CEFIPRA). Sur la base de ces résultats, les mécanismes d oxydation prévalant lors des épisodes de destruction d O 3 ont ensuite été étudiés. Nous avons ici montré de manière directe le rôle fondamental de BrO dans l oxydation des NO x. Enfin l étude d un cycle saisonnier complet à Alert a débouché sur un article à Science mettant en exergue l importance des émissions de NO x par le manteau neigeux au printemps, source qui était supposée mais non quantifiée. La couverture neigeuse influence largement la réactivité de la troposphère Arctique et quantifier son impact impose de connaitre ses propriétés physiques. L équipe a développé des méthodes originales pour mesurer la surface spécifique (SSA). La SSA intervient pour quantifier les 8

Charte d adhésion d un laboratoire au Mésocentre CIMENT

Charte d adhésion d un laboratoire au Mésocentre CIMENT Charte d adhésion d un laboratoire au Mésocentre CIMENT (Calcul Intensif, Modélisation, Expérimentation Numérique et Technologique) https://ciment.ujf-grenoble.fr Version 1 / Janvier 2013 Préambule Ce

Plus en détail

SUBGLACIOR Sonde in-situ pour explorer la glace profonde polaire et le couplage entre climat et forçage orbital Déc. 2011 Déc.

SUBGLACIOR Sonde in-situ pour explorer la glace profonde polaire et le couplage entre climat et forçage orbital Déc. 2011 Déc. SUBGLACIOR Sonde in-situ pour explorer la glace profonde polaire et le couplage entre climat et forçage orbital Déc. 2011 Déc. 2015 Site web : www.subglacior.org Type de recherche : développement expérimental

Plus en détail

La conduite du changement

La conduite du changement point de vue stratégie et gouvernance des systèmes d'information La conduite du changement dans les projets SI 1 En préambule Devant les mutations économiques, sociales et technologiques engagées depuis

Plus en détail

Rapport d'évaluation. de l'université Paris 4. Unité de recherche : Civilisations et Littératures d Espagne et d Amérique (CLEA) EA 4083

Rapport d'évaluation. de l'université Paris 4. Unité de recherche : Civilisations et Littératures d Espagne et d Amérique (CLEA) EA 4083 Section des Unités de recherche Rapport d'évaluation Unité de recherche : Civilisations et Littératures d Espagne et d Amérique (CLEA) EA 4083 de l'université Paris 4 Mars 2009 Section des Unités de recherche

Plus en détail

Réunion du 22 mars 2007 14h-16h 30 Salle N104 Date CR : 23/03/2007 N CR : 2

Réunion du 22 mars 2007 14h-16h 30 Salle N104 Date CR : 23/03/2007 N CR : 2 Centre de recherches Historiques de l Ouest COMPTE RENDU DE REUNION Réunion du 22 mars 2007 14h-16h 30 Salle N104 Date CR : 23/03/2007 N CR : 2 Objet : Conseil de laboratoire Rédacteur : Jean-Charles SINAUD

Plus en détail

Projet de référencement et de valorisation des développements internes

Projet de référencement et de valorisation des développements internes Projet de référencement et de valorisation des développements internes Réunion du 23 octobre 2007 Ce projet a pour objectif de répondre à un besoin croissant de valorisation de la production scientifique

Plus en détail

Développement et Evaluation PHYsiques des modèles atmosphériques

Développement et Evaluation PHYsiques des modèles atmosphériques Développement et Evaluation PHYsiques des modèles atmosphériques Motivations : Augmenter la confiance dans les prévision du changement climatique. 1. nécessite d'utiliser les modèles le plus "physiques"

Plus en détail

Réalisation d un projet de plan national de déploiement du réseau internet rapide et ultra rapide

Réalisation d un projet de plan national de déploiement du réseau internet rapide et ultra rapide Réalisation d un projet de plan national de déploiement du réseau internet rapide et ultra rapide 30050 Gilles FONTAINE Directeur Adjoint + 33 467 144 460 g.fontaine@idate.org 27 Février 2014 Agenda Contexte

Plus en détail

L Institut National des Sciences Mathématique et de leurs. Premiers éléments d un bilan à deux ans.

L Institut National des Sciences Mathématique et de leurs. Premiers éléments d un bilan à deux ans. L Institut National des Sciences Mathématique et de leurs Interactions (INSMI) : Premiers éléments d un bilan à deux ans. 1. Mise en place de l INSMI Au CNRS, l année 2009 a été une année de transition

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Travaux publics et environnement de l Université Montpellier 2 Sciences et techniques UM2 Vague E 2015-2019 Campagne

Plus en détail

CHARTE DU RESEAU D HISTOLOGIE EXPERIMENTALE DE MONTPELLIER

CHARTE DU RESEAU D HISTOLOGIE EXPERIMENTALE DE MONTPELLIER CHARTE DU RESEAU D HISTOLOGIE EXPERIMENTALE DE MONTPELLIER Charte du Réseau d Histologie Expérimentale de Montpellier 1 CHARTE du Réseau d Histologie Expérimentale de Montpellier (R.H.E.M.) Article 1 -

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

RIDER. Soutiens au projet. Présentation du projet

RIDER. Soutiens au projet. Présentation du projet RIDER Le consortium RiDER se fixe le défi de développer une solution innovante, alliant les TIC et les challenges énergétiques, afin d optimiser l efficacité énergétique d un bâtiment ou groupe de bâtiments.

Plus en détail

Les suites données par la Cour des comptes aux revues par les pairs. Avril 2014

Les suites données par la Cour des comptes aux revues par les pairs. Avril 2014 Les suites données par la Cour des comptes aux revues par les pairs Avril 2014 Lors de son installation, en mars 2010, Didier Migaud, Premier président, a souligné que la Cour devait s appliquer à elle-même

Plus en détail

Évaluation du HCERES sur l unité :

Évaluation du HCERES sur l unité : Entités de recherche Évaluation du HCERES sur l unité : Laboratoire de Chimie Moléculaire et Environnement LCME sous tutelle des établissements et organismes : Université Savoie Mont Blanc Campagne d évaluation

Plus en détail

Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager

Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager MATIÈRES 1 ère année de formation 2 ème année de formation Horaire ECTS Horaire ECTS Culture générale et expression 60 h 4 60 h 4 Langue vivante A : Anglais

Plus en détail

Pour en savoir plus sur le projet initial : www.qualicarte.ch

Pour en savoir plus sur le projet initial : www.qualicarte.ch Le projet QualiCarte a été initié par la Conférence suisse de la formation professionnelle en collaboration avec des organisations suisses du monde du travail, et plus particulièrement l Union suisse des

Plus en détail

Retour sur une enquête du PRES Université Paris-Est : Pratiques informationnelles des chercheurs et des doctorants

Retour sur une enquête du PRES Université Paris-Est : Pratiques informationnelles des chercheurs et des doctorants Retour sur une enquête du PRES Université Paris-Est : Pratiques informationnelles des chercheurs et des doctorants Auteur : Université Paris-Est Rédacteurs : Isabelle Gautheron, Ecole des Ponts ParisTech,

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

Notre modèle d engagement

Notre modèle d engagement Notre modèle d engagement 1. EVALUER L évaluation des compétences que vous souhaitez améliorer implique un vrai échange entre nos deux équipes, et une étude plus approfondie des écarts et des actions préalablement

Plus en détail

Recrutement souhaité le plus tôt possible date limite de candidature : 27 avril 2014

Recrutement souhaité le plus tôt possible date limite de candidature : 27 avril 2014 FICHE DE POSTE Intitulé du poste : Chargé (e) de mission auprès du directeur de l administration générale et des finances «Administration fonctionnelle, cartographies et outils de pilotage» N VISIO poste

Plus en détail

Réunion inaugurale du Réseau de la société civile du mouvement en faveur du renforcement de la nutrition 11 juin 2013, Washington D.C.

Réunion inaugurale du Réseau de la société civile du mouvement en faveur du renforcement de la nutrition 11 juin 2013, Washington D.C. Réunion inaugurale du Réseau de la société civile du mouvement en faveur du renforcement de la nutrition 11 juin 2013, Washington D.C. Résumé La réunion inaugurale du Réseau de la société civile du mouvement

Plus en détail

Charte des ressources humaines

Charte des ressources humaines Charte des ressources humaines ANTICIPER Pour être acteurs stratégiques du changement ACCUEILLIR Savoir identifier, attirer, choisir et fidéliser les collaborateurs RECONNAÎTRE Apprécier les compétences

Plus en détail

Plan d Action de Gaborone sur les Activités des Noms Géographiques en Afrique

Plan d Action de Gaborone sur les Activités des Noms Géographiques en Afrique Distr.: GÉNÉRALE NATIONS UNIES CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L AFRIQUE E/ECA/STATCOM/3/19 novembre 2011 FRANÇAIS Original : ANGLAIS Troisième réunion de la Commission africaine

Plus en détail

REGLEMENT INTERIEUR. (mise à jour du 22/09/2014)

REGLEMENT INTERIEUR. (mise à jour du 22/09/2014) UNIVERSITE MONTPELLIER 2 Sciences et Techniques REGLEMENT INTERIEUR (mise à jour du 22/09/2014) Sommaire 1. Champ d application 2. Assemblée générale, Direction de l Unité et Conseil de laboratoire 3.

Plus en détail

OUTILS D AIDE A LA REALISATION D INVENTAIRES LOCAUX DE ZONES HUMIDES

OUTILS D AIDE A LA REALISATION D INVENTAIRES LOCAUX DE ZONES HUMIDES OUTILS D AIDE A LA REALISATION D INVENTAIRES LOCAUX DE ZONES HUMIDES Note d accompagnement OUTILS D AIDE A LA REALISATION D INVENTAIRES LOCAUX DE ZONES HUMIDES Note d accompagnement 1 Contexte et objectifs

Plus en détail

DISPOSITIF LOCAL D ACCOMPAGNEMENT. «Le diagnostic financier»

DISPOSITIF LOCAL D ACCOMPAGNEMENT. «Le diagnostic financier» DISPOSITIF LOCAL D ACCOMPAGNEMENT «Le diagnostic financier» Points clés Etablir un diagnostic financier, c est analyser la situation - passée, présente et future - d une structure d utilité sociale ou

Plus en détail

Présenter des portraits régionaux de la formation ouverte et à distance

Présenter des portraits régionaux de la formation ouverte et à distance Présenter des portraits régionaux de la formation ouverte et à distance «La fonction d observatoire d Algora a fait l objet ces dernières années de différentes réflexions qui ont conduit en particulier

Plus en détail

Evolution des infrastructures informatiques au Cerema. Patrick Berge Comité Technique d Établissement

Evolution des infrastructures informatiques au Cerema. Patrick Berge Comité Technique d Établissement Evolution des infrastructures informatiques au Cerema Patrick Berge 1 Objectifs de cette présentation Le contexte de l informatique au Cerema Les besoins du Cerema en matière d Infrastructure Informatique

Plus en détail

Fluctuations des glaciers et captages sous-glaciaires : le défi de s adapter!

Fluctuations des glaciers et captages sous-glaciaires : le défi de s adapter! Fluctuations des glaciers et captages sous-glaciaires : le défi de s adapter! Luc Moreau, glaciologue Laboratoire EDYTEM Cnrs UMR 5204, Université de Savoie Technolac L énergie hydroélectrique en Suisse,

Plus en détail

Évolution du climat et désertification

Évolution du climat et désertification Évolution du climat et désertification FACTEURS HUMAINS ET NATURELS DE L ÉVOLUTION DU CLIMAT Les activités humaines essentiellement l exploitation de combustibles fossiles et la modification de la couverture

Plus en détail

La formation interministérielle

La formation interministérielle 1 La formation interministérielle La formation interministérielle mise en œuvre par la DGAFP s organise autour des trois axes suivants : La formation interministérielle déconcentrée dont les acteurs principaux

Plus en détail

Une nouvelle approche du Conseil en développement du conseil en levée de fonds & de l investissement...

Une nouvelle approche du Conseil en développement du conseil en levée de fonds & de l investissement... Une nouvelle approche du Conseil en développement du conseil en levée de fonds & de l investissement... Un engagement Voyez cette brochure comme une invitation à nous rencontrer physiquement afin de discuter

Plus en détail

ACTIONS GLOBALES. Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables

ACTIONS GLOBALES. Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables FICHE ACTIONS Expo Nantes Atlantique ACTIONS GLOBALES Organiser, accueillir et promouvoir des salons et manifestations plus durables ACTIONS SOCIALES ET SOCIETALES Sensibilisation des employés, des prestataires

Plus en détail

Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes

Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes Démarche Assurance Qualité et Gouvernance des universités Algériennes Pour une stratégie de l'enseignement supérieur à l'horizon 2030 Professeur Abdelhamid Djekoun Recteur de l université de Constantine

Plus en détail

RAPPORT MAIRIE PARIS. Ville de Paris. Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques.

RAPPORT MAIRIE PARIS. Ville de Paris. Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques. Ville de Paris Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques. Mail : richard.malachez@paris.fr Tel : 01 43 47 62 96 Organisme d accueil Présentation

Plus en détail

Synthèse SYNTHESE - 1 - DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique

Synthèse SYNTHESE - 1 - DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT Service du climat et de l efficacité énergétique Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique Synthèse SYNTHESE Prise en compte de l'élévation

Plus en détail

Questions clés pour la consultation élargie

Questions clés pour la consultation élargie Processus de planification stratégique de Terre des Hommes Fédération Internationale Questions clés pour la consultation élargie Beaucoup de progrès ont été accomplis lors de l Assemblée Générale (AG)

Plus en détail

Responsable de l exploitation des applications de gestion (H/F)

Responsable de l exploitation des applications de gestion (H/F) Responsable de l exploitation des applications de gestion (H/F) Emploi type : Ingénieur en développement et déploiement d applications BAP : E Niveau : Ingénieur d études N concours : EPRIE02 Affectation

Plus en détail

MANUEL QUALITÉ. Plate-forme Biopuces Toulouse. selon la norme ISO 9001 version 2008

MANUEL QUALITÉ. Plate-forme Biopuces Toulouse. selon la norme ISO 9001 version 2008 1 MANUEL QUALITÉ Plate-forme Biopuces Toulouse selon la norme ISO 9001 version 2008 135, avenue de Rangueil - 31077 TOULOUSE CEDEX 4 Tél. 05 61 55 96 87 - fax 05 61 55 94 00 http://biopuce.insa-toulouse.fr

Plus en détail

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE Les présentes orientations stratégiques ministérielles ont reçu l avis favorable du CHSCT ministériel de l éducation nationale, en sa séance du 10 octobre 2012 Direction générale des ressources humaines

Plus en détail

Licence professionnelle Commerce spécialité Acheteur

Licence professionnelle Commerce spécialité Acheteur Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Commerce spécialité Acheteur Université de Bordeaux Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES,

Plus en détail

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication A. Contexte La Conférence des Ministres de l Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) est une organisation

Plus en détail

de l'université des Antilles et de la Guyane

de l'université des Antilles et de la Guyane Section des Unités de recherche Rapport d évaluation Unité de Recherche : Bibliothèque Numérique de Recherche en Mathématiques et en Informatique de l'université des Antilles et de la Guyane Juin 2009

Plus en détail

ANF Documentation Mathématique - point Mathrice

ANF Documentation Mathématique - point Mathrice ANF Documentation Mathématique - point Mathrice L. Azema 18/11/2015 Mathrice Réseau Interne de Communications et d Echanges GDS 2754 de l INSMI créé en 2004 et renouvelé pour 2016-2019 Mission : améliorer

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Responsable de la formation continue

Responsable de la formation continue Responsable de la formation continue J1E26 Formation continue orientation et insertion professionnelle - IR Le responsable de la formation continue propose, définit, met en oeuvre et évalue la politique

Plus en détail

La planification financière

La planification financière La planification financière La planification financière est une phase fondamentale dans le processus de gestion de l entreprise qui lui permet de limiter l incertitude et d anticiper l évolution de l environnement.

Plus en détail

Programme ISU. Interlocuteur Social Unique

Programme ISU. Interlocuteur Social Unique Interlocuteur Social Unique Point de situation octobre 2011 1. Mise en place d une «équipe cœur» début 2011...3 2. Fin des «groupes temporaires de résorption des stocks» (GTRS)...3 3. De nouveaux engagements

Plus en détail

Charte des PLATEAUX TECHNIQUES

Charte des PLATEAUX TECHNIQUES Charte des PLATEAUX TECHNIQUES L université Blaise Pascal affiche sa volonté de mutualisation de ses équipements scientifiques et sa volonté d ouverture vers son environnement institutionnel et économique.

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Management et gestion des bâtis de l Université Paris Ouest Nanterre La Défense Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation

Plus en détail

EFICAS. Energie Fluidique Industrielle, Cours d Audit Systèmes

EFICAS. Energie Fluidique Industrielle, Cours d Audit Systèmes EFICAS Energie Fluidique Industrielle, Cours d Audit Systèmes Résumé Ce programme s inscrit dans le cadre de l appel à projets «pour la mise en place de programmes d information, de formation et d innovation

Plus en détail

Système de Management par la Qualité

Système de Management par la Qualité Système de Management par la Qualité Rapport Technique Référence Rédigé par MAN-01 Jérémie Dhennin Nombre de pages 9 Le 23 juillet 2015 Diffusion non restreinte ELEMCA SAS / RCS Toulouse 790 447 866 425,

Plus en détail

Partage de données: opinions, usages et besoins

Partage de données: opinions, usages et besoins Partage de données: opinions, usages et besoins Enquête DARIS auprès des chercheuses et chercheurs en sciences sociales en Suisse Eliane Ferrez et Martina Bichsel Lausanne, mars 2012 Introduction Le Service

Plus en détail

HIGH ALTITUDE PHYSIOLOGY AND PHYSIOPATHOLOGY, FROM THE ORGANISM TO THE MOLECULE HAPPOM RAPPORT INTERMEDIAIRE

HIGH ALTITUDE PHYSIOLOGY AND PHYSIOPATHOLOGY, FROM THE ORGANISM TO THE MOLECULE HAPPOM RAPPORT INTERMEDIAIRE HIGH ALTITUDE PHYSIOLOGY AND PHYSIOPATHOLOGY, FROM THE ORGANISM TO THE MOLECULE HAPPOM European Commission Project ALFA n II-0379-FCD RAPPORT INTERMEDIAIRE I. Rappel des objectifs de l action: Développer

Plus en détail

Atelier de professionnalisation dans le BTS TOURISME au Lycée Colbert, Lyon

Atelier de professionnalisation dans le BTS TOURISME au Lycée Colbert, Lyon Atelier de professionnalisation dans le BTS TOURISME au Lycée Colbert, Lyon Le nouveau a été mis en place en septembre 2012 pour remplacer les BTS : AGTL (Animation et gestion du tourisme local) et VPT

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

Livre Blanc. Construire un système d information collaboratif de pilotage de l action publique. Mai 2010

Livre Blanc. Construire un système d information collaboratif de pilotage de l action publique. Mai 2010 Livre Blanc Construire un système d information collaboratif de pilotage de l action publique Mai 2010 Un livre blanc édité par : NQI - Network Quality Intelligence Tél. : +33 4 92 96 24 90 E-mail : info@nqicorp.com

Plus en détail

Annexe 1 PROGRAMME DE RECHERCHES 1. ETUDE DES SITES DE REPRODUCTION DE L'OMBLE CHEVALIER

Annexe 1 PROGRAMME DE RECHERCHES 1. ETUDE DES SITES DE REPRODUCTION DE L'OMBLE CHEVALIER Annexe 1 PROGRAMME DE RECHERCHES 1. ETUDE DES SITES DE REPRODUCTION DE L'OMBLE CHEVALIER Ce projet est proposé par J.-F. Rubin, biologiste du Musée du Léman-Nyon, avec l'aide de M. le Prof. W. Wildi, géologue

Plus en détail

Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014

Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014 Rapport de Responsabilité Sociétale d Entreprise 2013-2014 Le sens de notre action Les questions relatives à l amélioration du cadre de vie et au bien-être des hommes sont des préoccupations sociétales

Plus en détail

Politique de placements

Politique de placements Politique de placements Le 7 octobre 2010 Politique de placements Table des matières 1. La mission de la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais 2. Les principes de la gouvernance

Plus en détail

+ engagements. Charte. de l ouverture à la société

+ engagements. Charte. de l ouverture à la société 2009 Charte de l ouverture à la société + engagements 3 3 «Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d accéder aux informations relatives à l environnement détenues

Plus en détail

Rapport d évaluation de l'école doctorale n 131

Rapport d évaluation de l'école doctorale n 131 Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de l'école doctorale n 131 Langue, littérature, image : civilisation et sciences humaines (domaines francophone, anglophone et d Asie orientale)

Plus en détail

FICHE DE POSTE INTITULE DU POSTE: COORDONNATEUR REGIONAL DE PROJETS ANTILLES. LIEN HIERARCHIQUE : Chef de délégation régionale Amérique Caraïbes (N+1)

FICHE DE POSTE INTITULE DU POSTE: COORDONNATEUR REGIONAL DE PROJETS ANTILLES. LIEN HIERARCHIQUE : Chef de délégation régionale Amérique Caraïbes (N+1) FICHE DE POSTE INTITULE DU POSTE: COORDONNATEUR REGIONAL DE PROJETS ANTILLES LIEN HIERARCHIQUE : Chef de délégation régionale Amérique Caraïbes (N+1) LIENS FONCTIONNELS : - Direction Outremer (DIROM) -

Plus en détail

Dossier de Presse. ZOOM 3 rue Titon 75011 Paris Contact Gilles Pellegrini Tél : 01 40 09 02 01 Fax : 01 40 09 02 23 contact@zoom.fr www.zoom.

Dossier de Presse. ZOOM 3 rue Titon 75011 Paris Contact Gilles Pellegrini Tél : 01 40 09 02 01 Fax : 01 40 09 02 23 contact@zoom.fr www.zoom. Dossier de Presse ZOOM 3 rue Titon 75011 Paris Contact Gilles Pellegrini Tél : 01 40 09 02 01 Fax : 01 40 09 02 23 contact@zoom.fr www.zoom.fr sommaire Société 3 Services 3 Expertise 4 Conseil 5 Formation

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Informatique de l Université Lille 1 Sciences et technologies - USTL Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation 2013-2014 Section des

Plus en détail

MONTAGE ET REALISATION DU PROGRAMME SOFT-WHERE EXPORT 2013 CAHIER DES CHARGES

MONTAGE ET REALISATION DU PROGRAMME SOFT-WHERE EXPORT 2013 CAHIER DES CHARGES MONTAGE ET REALISATION DU PROGRAMME SOFT-WHERE EXPORT 2013 CAHIER DES CHARGES 1) Introduction Dans le cadre de son PDI (Plan de Développement International), le Cluster EDIT a mis en place une action nommée

Plus en détail

Appel à candidature pour une prestation de service en régie de consultant décisionnel expert sous Qlikview.

Appel à candidature pour une prestation de service en régie de consultant décisionnel expert sous Qlikview. Page 1 Appel à candidature pour une prestation de service en régie de consultant décisionnel expert en développement sous Qlikview à l Observatoire des Sciences et des Techniques (OST) 13 décembre 2013

Plus en détail

Onet modernise son parc informatique grâce aux capacités analytiques temps réel de Nexthink

Onet modernise son parc informatique grâce aux capacités analytiques temps réel de Nexthink SUCCESS STORY Onet modernise son parc informatique grâce aux capacités analytiques temps réel de Nexthink ENTREPRISE Onet DOMAINE D ACTIVITÉ Industrie et Services LIEU France PRINCIPAUX DÉFIS Assurer la

Plus en détail

Enquête sur les changements climatiques Scénario d animation

Enquête sur les changements climatiques Scénario d animation Enquête sur les changements climatiques Scénario d animation Niveau Durée Objectif Cycle 3 6 ième -5 ième 1 heure Nombre d enfants 15 à 30 Découvrir comment les scientifiques ont mis en évidence la réalité

Plus en détail

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1 Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008 Synthèse de l atelier 1 Comment, dans le cadre du CDIAE, mobiliser les acteurs du territoire pour réaliser un diagnostic, définir les orientations et élaborer

Plus en détail

Évaluation du HCERES sur l unité :

Évaluation du HCERES sur l unité : Entités de recherche Évaluation du HCERES sur l unité : Centre de Recherche en Management CRM sous tutelle des établissements et organismes : Université Toulouse 1 Capitole - UT1 Centre National de la

Plus en détail

Bien-être et performance au travail

Bien-être et performance au travail Bien-être et performance au travail Synthèse des résultats de l enquête «Parlons bienêtre au travail» en Suisse romande Cette enquête porte sur 723 employés de Suisse romande. Elle s est déroulée sous

Plus en détail

Areva, un groupe industriel intégré

Areva, un groupe industriel intégré Areva, un groupe industriel intégré Areva est un groupe industriel à l'histoire très récente : né en septembre 2001 de la fusion des entreprises Cogema, Framatome, CEA-Industrie et Technicatome, il est

Plus en détail

La chaire de Finance et Développement Durable. Approches quantitatives et financières au service du Développement Durable

La chaire de Finance et Développement Durable. Approches quantitatives et financières au service du Développement Durable La chaire de Finance et Développement Durable Approches quantitatives et financières au service du Développement Durable 1 Vers des mécanismes de gestion collective du Développement Durable par une approche

Plus en détail

L air un capital commun

L air un capital commun L air un capital commun devenez partenaire page 3 Édito Édito page 4 Nos missions, nos moyens page 5 Nos champs d action page 6 Concertation et partenariat surveillance dispositifs et protocoles page 7

Plus en détail

La fonction communication en collectivité locale

La fonction communication en collectivité locale Enquête Métiers Cap Com - Occurrence 2011 en partenariat avec le 2 ème partie La fonction communication en collectivité locale Organisation, missions, moyens et outils Introduction. Les quelques 4000 communes

Plus en détail

Conseil - Formation Management du changement

Conseil - Formation Management du changement KEY PARTNERS 55 avenue Marceau, 75116 Paris Tel 09 77 19 51 14 / Fax 01 53 01 35 68 email : infos@key-partners.biz www.key-partners.biz Conseil - Formation Management du changement Key Partners est un

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Une gestion optimisée des foyers et résidences : Le projet Adoma

Une gestion optimisée des foyers et résidences : Le projet Adoma Une gestion optimisée des foyers et résidences : Le projet Adoma Auteur : Myriam Hefaiedh Aareon 2010 Page 1 / 7 Présentation de l organisme : Adoma est une société d économie mixte présente sur l ensemble

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique AUNEGE Campus Numérique en Economie Gestion Licence 2 Comptabilité analytique Leçon 1 Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique 1 RÔLES DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION INFORMER

Plus en détail

Thèses INERIS. Guide pratique. Année universitaire 2015 / 2016. Modalités générales. Thèses INERIS Guide pratique 2015 / 2016 - Page 1

Thèses INERIS. Guide pratique. Année universitaire 2015 / 2016. Modalités générales. Thèses INERIS Guide pratique 2015 / 2016 - Page 1 Thèses INERIS Guide pratique Année universitaire 2015 / 2016 Modalités générales Thèses INERIS Guide pratique 2015 / 2016 - Page 1 Sommaire Informations générales page 3 Processus de recrutement page 4

Plus en détail

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle EVALUATION FINALE CVE/071 Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle FICHE SYNTHÉTIQUE Pays Titre long du projet Titre court du projet Code LuxDev Cap-Vert Projet d appui

Plus en détail

ECCLAIRA. Etat d avancement au 20 janvier. Pierrick YALAMAS, chargé de mission Energie-Climat Rhônalpénergie-Environnement. Certifié ISO 14001

ECCLAIRA. Etat d avancement au 20 janvier. Pierrick YALAMAS, chargé de mission Energie-Climat Rhônalpénergie-Environnement. Certifié ISO 14001 DR DR R.Vezin ECCLAIRA Evaluation du Changement Climatique, ses Adaptations et Impacts en Rhône-Alpes : partenariat opérationnel entre équipes de recherche et collectivités territoriales Etat d avancement

Plus en détail

Dépôt. Mécanismes. Fiche détaillée Niveau (A partir de la 1ère)

Dépôt. Mécanismes. Fiche détaillée Niveau (A partir de la 1ère) Dépôt Mécanismes Fiche détaillée Niveau (A partir de la 1ère) I. Introduction Les mécanismes de dépôt comprennent à la fois les phénomènes qui se font par l'intermédiaire des précipitations, ou dépôt humide,

Plus en détail

Tableau de Bord du Réseau Graine Midi Pyrénées

Tableau de Bord du Réseau Graine Midi Pyrénées Tableau de Bord du Réseau Graine Midi Pyrénées Un outil de connaissance et de suivi du réseau EE de Midi Pyrénées Contexte / Enjeux : Le contexte actuel, dans lequel, l environnement prend une place de

Plus en détail

Observer pour s adapter L exemple du Languedoc Roussillon. Pampelune 6 novembre 2013

Observer pour s adapter L exemple du Languedoc Roussillon. Pampelune 6 novembre 2013 Observer pour s adapter L exemple du Languedoc Roussillon Pampelune 6 novembre 2013 Un constat: le changement climatique va affecter particulièrement de montagnes: une volonté commune des huit régions

Plus en détail

«Quelle solution collaborative pour piloter la politique patrimoniale dans les collectivités locales?», Juin 2014 avec la participation de :

«Quelle solution collaborative pour piloter la politique patrimoniale dans les collectivités locales?», Juin 2014 avec la participation de : «Quelle solution collaborative pour piloter la politique patrimoniale dans les collectivités locales?», Juin 2014 avec la participation de : Pour écouter le webinaire : - Choisissez le mode Téléphone ou

Plus en détail

Programme détaillé BTS ASSISTANT DE MANAGER. Objectifs de la formation DIPLÔME D ETAT

Programme détaillé BTS ASSISTANT DE MANAGER. Objectifs de la formation DIPLÔME D ETAT Programme détaillé BTS ASSISTANT DE MANAGER Objectifs de la formation Le Brevet de Technicien Supérieur d'assistant de Manager est un diplôme national de l enseignement supérieur dont le titulaire exerce

Plus en détail

Charte de développement durable. Version. groupe

Charte de développement durable. Version. groupe Charte de développement durable 2014 Version groupe Dès sa création en 2008, le Groupe CAPECOM a mis en place une charte qui permettait de définir les valeurs fondatrices du Groupe. Cette charte était

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Eco-conception des produits innovants de l Université de Lille1 - Sciences et technologies - USTL Vague E 2015-2019

Plus en détail

TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES LIDAR SCANNER EXTERNALISATION INGENIERIES INFRASTRUCTURES SIG / MODELISATION 3D

TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES LIDAR SCANNER EXTERNALISATION INGENIERIES INFRASTRUCTURES SIG / MODELISATION 3D TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES LIDAR SCANNER EXTERNALISATION INGENIERIES INFRASTRUCTURES SIG / MODELISATION 3D QUI SOMMES NOUS? FUTURMAP est une société internationale spécialisée dans la topographie, la cartographie

Plus en détail

Plan d action sur l assainissement des eaux usées à Mayotte

Plan d action sur l assainissement des eaux usées à Mayotte ASSAINISSEMENT Plan d action sur l assainissement des eaux usées à Mayotte L assainissement des eaux usées à Mayotte tarde à se mettre en place. Il est même facteur de ralentissement de certains projets

Plus en détail

Agent comptable. Référentiels métier des personnels d encadrement. des établissements publics d'enseignement supérieur.

Agent comptable. Référentiels métier des personnels d encadrement. des établissements publics d'enseignement supérieur. Référentiels métier des personnels d encadrement des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche Agent comptable Sous-direction de la gestion prévisionnelle et des missions de l encadrement

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

Pour un Futur [simple] du Véhicule Electrique. Téléchargez le rapport complet

Pour un Futur [simple] du Véhicule Electrique. Téléchargez le rapport complet Pour un Futur [simple] Téléchargez le rapport complet Entreprise, collectivité : vous souhaitez en savoir plus et rentrer dans la dynamique du véhicule électrique? Retrouvez dans le rapport complet du

Plus en détail

LA DIRECTION DE LA RECHERCHE ET DE LA VALORISATION

LA DIRECTION DE LA RECHERCHE ET DE LA VALORISATION LA DIRECTION DE LA RECHERCHE ET DE LA VALORISATION ACTIVITÉS & CHIFFRES CLÉS 2012-2013 Qui sommes-nous? Né de la fusion du service Valorisation / SAIC et du service de la Recherche, la Direction de la

Plus en détail

de l'ecole Supérieure d Electricité

de l'ecole Supérieure d Electricité Section des Unités de recherche Rapport d évaluation Unité de recherche : Sécurité des Systèmes d Information et des Réseaux (SSIR) de l'ecole Supérieure d Electricité mars 2009 Section des Unités de recherche

Plus en détail