UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

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1 UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D ODONTO-STOMATOLOGIE ANNEE 2005 N 06 ANALYSE DE LA PERTINENCE DE LA COUVERTURE DES SOINS BUCCO - DENTAIRES PAR LES MUTUELLES DE SANTE : CAS DU DEPARTEMENT DE THIES THESE POUR OBTENIR LE GRADE DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE (DIPLOME D ETAT) PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 21 MAI 2005 PAR Né le 10 octobre 1975 à Thiès (SENEGAL) Abdoulaye FALL JURY PRESIDENT : M. Niama DIOP SALL Professeur MEMBRES : M. Abdoul KANE Professeur M. Papa Demba DIALLO Professeur M.me Anta TAL DIA Maître de conférences Agrégé DIRECTEURS DE THESE : M. Daouda CISSE Maître Assistant M. Cheikh Mbacké LO Assistant 1

2 «Par délibération, la Faculté a arrêté que les opinions émises dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et quelle n entend leur donner aucune approbation ni improbation» 2

3 ACOPAM = Appui associatif et coopératif aux initiatives de développement à la base ATM = Articulation temporo-mandibulaire BIT = Bureau international du travail CAMICS = Cellule d appui aux mutuelle, institution de prévoyance maladie et comité de santé CESAG = Centre d études supérieures d audit et de gestion CFA = Communauté financière africaine CPITN = Community, periodontal, index treatment of needs. CPN = Consultation prénatales ENDA GRAF = Environnement, développement, action Grand yoff FAR = Femme en âge de reproduction IEC = Information, éducation, communication IPM = Institution de prévoyance maladie OMS = Organisation mondiale de la santé PNB = Produit national brut PROMUSAF = Programme des mutuelles de santé en Afrique SOCOCIM = Société ouest africaine de ciment SPSS = Statistical package for the social sciences STEP / BIT = Stratégie et technique contre l exclusion sociale et la pauvreté / Bureau international du travail UNICEF = Fonds des nations unies pour l enfance 3

4 USAID = Agence internationale de développement des Etats unis 4

5 PLAN INTRODUCTION... 1 PREMIERE PARTIE : GENERALITES I- Présentation de la région de Thiès... 3 I.1-Données géographiques... 3 I.1.1-Données physiques... 3 I.1.2-Données démographiques... 3 I.1.3-Données administratives... 4 I.2-Données socio-économiques... 4 I.3-Données sanitaires... 5 I.3.1-Organisation générale... 5 I.3.2- Organisation dentaire... 5 I Les Infrastructures... 5 I Les ressources humaines... 6 I.3.3- Les indicateurs de santé de la région... 8 I.4- Financement de la santé... 9 II- Les affections bucco-dentaires II.1-La carie dentaire II.1.1- Définition II.1.2- Epidémiologie II.1.3- Etiologie II.1.4- Traitement II.2- Les parodontopathies II.2.1- Définition II.2.2- Epidémiologie II.2.3- Etiologie II.2.4- Traitement II.3- Les anomalies orthodontiques II.4- La fluorose dentaire III- Les mutuelles de santé au Sénégal III.1- Historique III.2- Définition III.3- Typologie III.4- Mode de fonctionnement III.5- La disponibilité des services et le mode de dispension

6 III.6- Situation des mutuelles de santé à Thiès III.6.1- La coordination régionale des mutuelles de santé de Thiès (CRMST) III Les organes de la coordination III Les objectifs de la coordination III.6.2- Panorama des mutuelles de santé de Thiès DEUXIEME PARTIE : ENQUETE EPIDEMIOLOGIQUE I- Problématique 27 II- Objectifs II.1-Objectif général II.2-Objectifs spécifiques III- Méthodologie III.1- Cadre de l étude III.2- Type d étude III.3- Population d étude III.4- Critères de sélection III.5- Echantillonnage III.5.1- Taille de l échantillon III.5.2- Procédure d échantillonnage III.5.3- Limites de l étude III.6- Variables et indicateurs utilisés III.6.1- Variables socio-économiques III.6.2- Les indicateurs financiers III.7- Collecte de données III.7.1- Instrument de collecte des données III.7.2- Procédure de collecte des données III.7.3- Instrument d analyse IV- Résultats IV.1- Répartition de la population d étude IV.1.1- Selon les mutuelles IV.1.2- Selon le sexe IV.1.3- Selon les tranches d âge IV.1.4- Selon l activité professionnelle IV.1.5- Selon le niveau d instruction

7 IV.1.6- Selon le nombre moyen de bénéficiaire IV.1.7- Taux de couverture actuelle des mutuelles de santé IV.2- Les indicateurs financiers IV.2.1- Taux de recouvrement des cotisations IV.2.2- Répondant à jour pour les cotisations IV.2.3- Montant annuel des cotisations par mutuelle IV.2.4- Méthode de contrôle des risques IV.2.5- Dépenses annuelles des prestations couvertes IV.3- Les prestations couvertes IV.3.1- Identification des prestations IV.3.2- Perception des services offerts par les adhérents IV.3.3- Nombre de bénéficiaire de soins IV.3.4- Services complémentaires sollicités par les mutualistes IV.3.5- Prise en charge des soins bucco-dentaires IV.3.6- Souhait des mutuelles à couvrir les soins bucco-dentaires IV.3.7- Répondant prêt à augmenter leur cotisation pour bénéficier des soins buccodentaires 48 V- Discussion V.1- Etude de l échantillon V.2- Les indicateurs financiers V.3- Les prestations offertes VI- Recommandations CONCLUSION REFFERENCES 61 7

8 8

9 La déclaration universelle des droits de l homme reconnaît en son article 25, le droit à la santé à chaque personne. A l échelle nationale, l Etat est garant de ce droit c est ainsi qu il accorde à chaque travailleur du secteur public ainsi qu à sa famille, une protection médicale, les entreprises privées ont obligation d assurer à leurs travailleurs ainsi qu à leurs familles, une prise en charge médicale à travers les I.P.M. Pour le reste de la population c'est-à-dire les travailleurs du secteur informel et les non actifs, les difficultés économiques, suite aux différents plans d ajustement structurel et la dévaluation du franc CFA en 1994 ont contraint l Etat à abandonner la politique de «l état providence» en leur faveur et à inclure une participation financière de la population pour accéder aux soins de santé. C est à ce propos que le slogan «la santé n a certes pas de prix mais elle a un coût» a été lancé pour amener les populations à contribuer à l effort de santé. Dés lors, il s avère donc nécessaire d organiser l entraide et la solidarité, pour davantage amoindrir les coûts liés à la prise en charge individuelle, familiale et collective des problèmes de santé : c est toute la raison d être de l émergence des mutuelles de santé. Au Sénégal, l avènement de la mutualité dans le domaine de la santé tout au moins dans sa formule communautaire actuelle est relativement récent. L objectif de notre étude est de faire une analyse situationnelle des prestations offertes par les mutuelles de santé dans le département de Thiès, tout en insistant sur le volet bucco-dentaire. En effet, avec le modernisme notamment en matière d habitudes alimentaires, la carie dentaire et les parodontopathies jadis tenues pour l apanage des «sociétés développées», a une telle fréquence dans la population sénégalaise, qu on ne peut continuer de garder un silence sur elles. Cette fréquence élevée, ajoutée au caractère douloureux reconnu à ces maladies et aux coûts élevés des soins 9

10 dentaires font que la prise en charge des soins dentaires par le canal des mutuelles de santé est plus que nécessaire. Vu les moyens matériels techniques et financiers, nous avons limité notre travail à une étude sectorielle réalisée au niveau du département de Thiès. Thiès a été choisi parce qu étant la région pionnière dans le domaine de la mutualité et que 70% des mutuelles fonctionnelles y sont localisées. Pour ce faire, notre travail sera articulé en 2 parties : l une traite des généralités sur la région de Thiès, sur les affections bucco-dentaires et sur les mutuelles de santé. La seconde porte sur une enquête épidémiologique dont le but est d analyser la prise en charge des soins bucco-dentaires par les mutuelles de santé. 10

11 11

12 I PRESENTATION DE LA REGION DE THIES I.1- DONNEES GEOGRAPHIQUES (19) I.1.1- Données physiques La région de Thiès est limitée à l Est par les régions de Diourbel et Fatick, à l Ouest par la région de Dakar et l Océan atlantique, au nord par la région de Louga et au sud par la région de Fatick. Elle est caractérisée par un relief complexe. Sur le littoral s étend la zone des Niayes où on rencontre des sols azenaux de types hydromorphes. Ce sont d excellents sols pour les activités agricoles. Le relief latéritique : il correspond à la partie nord du plateau de Thiès qui atteint 130m et du massif de Ndiass. La partie orientale est occupée pour un bas plateau dont l altitude ne dépasse guerre 30m. On y trouve principalement des sols de types ferrugineux tropicaux non lessivés (sols diors) ou lessivés (sols beiges). La végétation est de 2 types : - une forêt de palmiers à huile dans la zone des Niayes ; - une végétation de savane dans les autres sections de la région. Du point de vue climatique, la région s intègre largement dans le domaine de l alizé maritime stable. I.1.2- Données démographiques La population totale est estimée à habitants avec une densité moyenne de 159 habitants / km² et un taux de croissance de 2,72 %. Les principales caractéristiques démographiques sont la prédominance de la frange jeune dont les moins de 20 ans représentent 60% des habitants de la région et celle des femmes vivant respectivement en milieu rural, urbain et périurbain représente 61% et 39%. 12

13 Données administratives Sur le plan administratif, la région de Thiès comprend : - trois départements (Thiès, Mbour, Tivaouane ), - dix communes, - dix arrondissements, - trente et une communautés rurales. La région est dirigée par un Gouverneur, les départements par des Préfets, les communes par des Maires, les arrondissements par des Sous-Préfets et les communautés rurales par des Présidents de Communauté rurale. Les organes de concertation et de décision sont : le Comité Régional de Développement (C.R.D.), le Comité Départemental de Développement (C.D.D.), le Conseil Municipal, le Conseil Rural. Avec l avènement de la régionalisation, le Conseil Régional devient l organe décisionnel le plus important surtout en matière de santé et d éducation DONNEES SOCIO-ECONOMIQUES A l image du reste du pays 71% des revenus se retrouvent entre les mains de 40% de la population urbaine tandis que les ruraux (soit 60%) se partagent les 29% restants. Le PNB est de 529 US dollar depuis la dévaluation alors que le taux d accroissement passe de 1,2% à 5%. Le principal secteur d activité reste l agriculture suivie de la pêche et du tourisme. Le secteur de l informel est très dynamique et concerne 60% des activités de la région mais sa part dans la valeur ajoutée est très peu maîtrisée. Le taux de chômage et sans emplois est de l ordre de 24%. Les principales cultures pratiquées sont celle de l arachide, du mil, du sorgho, du haricot et d une de ses variantes le niébé. 13

14 La région de Thiès capitalise 11% de la production industrielle en raison de l importance des industries textiles et extractiles, des phosphates. La pluralité socio-culturelle trouve son fondement dans la diversité du tissu ethnique de la région : Wolof, Sérère, halpular, bambara etc DONNEES SANITAIRES (20) Organisation générale La région de Thiès dispose de : deux hôpitaux dont un hôpital pour habitants, neuf centres de santé dont un centre de santé pour habitants, quatre vingt quatorze postes de santé dont un poste de santé pour habitants, cent soixante seize cases de santé dont une case de santé pour 7443 habitants Organisation dentaire Actuellement le développement socio-sanitaire odontologique de la région de Thiès ne suit pas l accroissement de la population. Ainsi on constate un chirurgien dentiste pour habitants, un ratio en deçà des normes fixées par l O.M.S. : 1 chirurgien dentiste / habitants Les Infrastructures La région de Thiès souffre d une insuffisance quantitative d infrastructures sanitaires bucco-dentaires. Les infrastructures sont inégalement réparties dans la région. Les principales localités où on trouve les infrastructures bucco-dentaires sont : Thiès ville : Secteur privé : 2 Secteur public : 3 Forces armées : 1 14

15 Confessionnel : 1 Scolaire et universitaire : 2 (Inspection médicale des écoles qui sert d orientation). District de Tivaouane : Secteur public 1 Secteur privé 1 (Mboro) District de Mékhé : 1 cabinet public District de Mboro : 1 cabinet public 1 cabinet privé District de Khombole : 1 cabinet public District de Thiadiaye : 1 cabinet public District de Joal : 1 cabinet public Les ressources humaines Actuellement la région compte 15 chirurgiens dentistes et 12 techniciens supérieurs en odontologie dont la majorité est à Thiès ville (Tableau I). 15

16 Tableau I : Répartition du personnel de santé bucco-dentaire (2005) Ressources Humaines C.D. T.S.O. Localités Polytechnique 1 Scolaire Inspection médicale 1 Universitaire des écoles Hôpital 2 2 Région médicale 1 1 Thiès Ville CNEPS (Centre National d Education 1 Physique et sportive) Confessionnel 1 Forces armées 1 1 Privé 2 Centre de Santé 1 1 Tivaouane Privé (Mboro) 1 Mekhé Centre de santé 1 Khombole Centre de santé 1 1 Centre de santé 2 1 Mboro Privé 2 Joal Centre de santé 1 Thiadiaye Centre de santé 1 Total C.D. = Chirurgien dentiste T.S.O. = Technicien supérieur en Odontologie Malgré les efforts fournis, le personnel ne suffit pas à couvrir les besoins en santé bucco-dentaire. Si on considère le personnel public, privé et militaire, le ratio est d un chirurgien dentiste pour habitants qui est loin de la norme fixée par l O.M.S. (1CD / habitants). Ce manque évident de chirurgien dentistes conduit à l utilisation de personnels infirmiers spécialisés en Odontologie (T.S.O.). On peut enfin citer les techniciens de laboratoires de prothèse dont le nombre est très réduit. 16

17 Les indicateurs de santé de la région L état de santé dans la région est dominé par les maladies infectieuses à la tête desquelles se trouve le paludisme. Les informations disponibles dans les statistiques sanitaires révèlent les indicateurs sanitaires suivants : Taux de natalité 46/1000 ; Taux de mortalité maternelle 510/ naissances vivantes ; FAR = ; Grossesses attendues ; Femmes enceintes ont recours au CPN (49%), avec un taux d achèvement de 46% ; Grossesses à risque attendu 12% ; Femmes vues en CPN accouchent dans les maternités = 67% ; Taux de couverture contraceptive 7% ; Interventions chirurgicales / an : 1570 ; Consultations : ; Nouveaux cas / 100 habitants = 29 ; Hospitalisation = ; Dépense publique de santé = 450 F CFA / Personne / an. Au niveau des ménages la dépense mensuelle moyenne de chaque individu est de 70,6 FCFA pour la consultation et 329,5 FCFA pour les médicaments. 17

18 I.4- FINANCEMENT DE LA SANTE Comme toutes les autres régions du Sénégal, le financement des services de santé basés à Thiès est assuré principalement par : le budget de l Etat alloué à la santé qui est de 9,5% du budget national en 2004 soit un montant de 2 milliards FCFA. Ce taux est au déla de la norme fixée par l O.M.S. (9%). En effet les ressources affectées aux soins de santé croissent de 10% conformément aux orientations de la politique de Santé du Sénégal (21); les collectivités locales ; les comités de santé qui centralisent les recettes provenant des ménages grâce à la stratégie de l Initiative de Bamako ; les bailleurs de fonds : essentiellement la France, l USAID, l Union Européenne, la Banque Mondiale complétés par l aide des organismes spécialisés comme l OMS et l UNICEF ; les organisations non gouvernementales (ONG) ; Institution de Prévoyance Maladie. L I.P.M. est obligatoire pour les entreprises privées et assure la prise en charge ou le remboursement partiel des frais médicaux, pharmaceutiques, chirurgicaux, les analyses médicales et les hospitalisations engagés par les participants dans les limites du territoire national. Les contributions se présentent sous forme de cotisations fixées par la loi et recouvrées par voie d autorité après accord de l autorité de tutelle. Ainsi les travailleurs participent mensuellement sur la base de 3% de leur salaire brut avec un plafond de F. L employeur paye une cote part au moins égale au montant de l ensemble des cotisations des employés. Les IPM contribueraient pour 13 milliard de franc aux dépenses de santé du Sénégal, un montant qui couvre plus de personnes (3). 18

19 - La protection maladie des retraités : c est un régime de type contributif avec une cotisation de 2% de la pension. - Le régime des fonctionnaires et assimilés. C est le système de protection des fonctionnaires et contractuels de l Etat. Il permet un accès gratuit au centre médico-social des fonctionnaires, une prise en charge des soins médicaux et des frais d hospitalisation avec un ticket modérateur de 20%. L Etat rembourse les 80% de ces frais sur la base de la facturation et d une lettre de garantie déposées par le patient au moment des soins. Les médicaments sont à la charge exclusive du malade. - L assurance maladie privée. C est un système peu développé qui regroupe essentiellement les travailleurs exerçant dans les organismes et les banques. - Les mutuelles de santé : Devant le constat de la distension et de l effritement des relations sociales et la présence de plus en plus d exclus, l Etat a décidé de mettre la priorité sur la mise en place des mutuelles de santé. Le but est de permettre aux sénégalais quelque soit leur niveau de revenu d accéder à des soins de qualité en cas de besoin. Pour y parvenir, il faut donc favoriser l émergence des mutuelles de santé en zone rurale, urbaine et périurbaine. 19

20 II-LES AFFECTIONS BUCCO-DENTAIRES Les affections bucco-dentaires les plus couramment rencontrées sont : la carie dentaire, les parodontopathies, les anomalies orthodontiques et la fluorose dentaire. II.1- LA CARIE DENTAIRE II.1.1- Définition Selon l O.M.S «la carie dentaire est un processus localisé d origine externe apparaissant après l éruption des dents qui s accompagne d un ramollissement des tissus durs de la dent et évolue vers la formation d une cavité.» Selon Frank et ses collaborateurs, «la carie est avant tout une maladie bactérienne multifactorielle au cours de laquelle des actions dieto-bactérienne contribuent au développement de différents types de lésions carieuses par déminéralisation des tissus par les acides (24).» II.1.2- Epidemiologie La carie dentaire compte sans aucun doute parmi les maladies les plus répandues et les plus fréquentes à l heure actuelle dans le monde. Elle atteint toutes les races, tous les sexes et peut apparaître aussi bien chez l homme que chez la femme. Au Sénégal, même si elle n est pas inscrite comme cause de mortalité, elle se place au premier rang en terme de morbidité. Ainsi la prévalence de la carie dentaire est de 66% (28). En 2002, dans une étude faite à Thiès, Fall A. trouvait une prévalence de 68,30% chez les enfants de 12 ans (6). Ailleurs en Afrique, au Maroc, une enquête menée par Zaoui en 1996 révèle un indice CAO de 13,2 chez les adultes (36). Cette situation est presque identique à celle retrouvée au Sénégal chez l adulte de 35 à 40 ans par Thiam D.A. soit un indice de 14,8 (33). 20

21 En outre une étude faite en Tunisie par Maatou donne une prévalence de 44% (16) tandis qu une étude menée en Tanzanie par Johansson a donné une prévalence de 32% (11). Au Canada les taux de prévalence chez les enfants ont diminué de 33 à 50% depuis 20 ans et de nombreux enfants n ont ni carie, ni obturation (12). En 1986 et en 1987, 50% des enfants de 5 ans à 17 ans, aux Etats-Unis, ne présentaient aucune obturation et leur dentition permanente était exempte de carie. La vitesse d évolution des lésions carieuses vers une atteinte de l émail et de la dentine a également ralenti (23). Par contre on observe une faible réduction du nombre des dents cariées, manquantes et obturées ainsi que du taux d édentation (perte totale des dents) chez les adultes. II.1.3- Etiologie La carie dentaire est une maladie infectieuse transmissible dans laquelle l alimentation joue un rôle clé. C est une maladie multifactorielle résultant de l unité d action entre trois principaux facteurs : l hôte par l intermédiaire des dents et de la salive ; la présence de micro-organismes cariogènes ; les carboxyhydrates fermenticides (26). Un quatrième facteur a été introduit depuis 1987 par Konig cité par Poncho : le temps. Fig.1 : Etiologie de la carie d après Poncho, 1993 (25) 21

22 Les principales bactéries impliquées dans l étiologie des caries dentaires sont : les lactobacilles et les streptococus mutans. Les streptocoques jouent un rôle essentiel dans l initiation de la lésion carieuse et dans les récidives sous obturation alors que les lactobacilles seraient plutôt responsables de l évolution des lésions (26). Ces micro-organismes possèdent une grande variété de facteurs de virulence qui leur confère un pouvoir cariogène et un avantage écologique sur les autres bactéries de la plaque. Ce sont des micro-organismes acidogènes et acidotolérants, capables de résister au bas PH par une consommation importante de sucre (4,35). II.1.4- Traitement On a 2 volets : un traitement préventif et un traitement curatif. Traitement préventif : * But : Empêcher la carie de s installer. * Moyens : Enseignement d une bonne hygiène bucco-dentaire ; Soins dentaires périodiques, soit par le traitement précoce de la carie (application de ciment de scellement), soit par application de mesure spécifique, (détartrage) ; Fluoration de l eau de boisson lorsque le taux de fluor est inférieur à 0,5mg. Traitement curatif : la carie est déjà installée. * But : Arrêter sa progression ou bien empêcher ses complications. * Moyens : Les traitements dentinogènes des caries de catégorie I et II de Baume ; 22

23 Les traitements endodontiques de caries de catégorie III et IV de Baume ; Les extractions dentaires. II.2- LES PARODONTOPATHIES II.2.1- Définition Ce sont des maladies infectieuses qui peuvent se manifester sous forme inflammatoire, ne touchant que le tissu gingival sans lyse osseuse et sans perte d attache : on parle de gingivopathies ou gingivites ; ou par la perte d attache épithéliale avec une lyse partielle ou totale des éléments du parodonte, on parle alors de parodontite. Classification des gingivites (32) Mariotti et Holmstrop (1999) distinguent : Maladies gingivales induites par la plaque dentaire : gingivite associée uniquement à la présence de plaque dentaire ; maladie gingivale modifiée par des facteurs systémiques ; maladie gingivale modifiée par la prise de médicaments ; maladie gingivale modifiée par la malnutrition ; Maladies gingivales non induites par la présence de plaque dentaire : maladie gingivale d origine bactérienne spécifique ; maladie gingivale d origine virale ; maladie gingivale d origine fongique ; maladie gingivale de conditions systémiques ; lésions traumatiques ; réaction à un corps étranger ; origine indéterminée 23

24 Classification des parodontites (32) Lang et Karring (1994) proposent la classification suivante : Parodontite à début précoce : Parodontite pré pubertaire ; Parodontite juvénile ; Parodontite de l adulte ; Parodontite ulcéro-nécrotique. II.2.2- Epidémiologie Les parodontopathies au même titre que la carie dentaire constituent un véritable problème de santé publique pour nos pays. Ainsi au Sénégal Diouf trouve une prévalence de 61% chez la population dakaroise (5) tandis que Faye trouve dans un échantillon d étudiants du COUD une prévalence de 85,4% (8) et Thiam trouve une prévalence de 96,6% dans la population sénégalaise âgée de 35 à 50 ans (33). Quant à Tounkara, elle rapporte chez les détenus une prévalence de 97,3% (34). Une étude menée au Canada sur une population âgée de 35 à 44 ans montre que plus de 80% des personnes enquêtées avaient au moins une dent qui présentait un saignement gingival et 75% une dent qui présentait du tartre. L indice CPITN indiquait que seuls 10,8% de l échantillon ne nécessitaient aucun traitement (30). L enquête ICS II sur les adultes français âgés de 34 à 45 ans révèle que seuls 12,5% des sujets dentés avaient un parodonte sain en 1993 alors que 59,1% des personnes concernées présentaient un saignement ou une présence de tartre et 28,4% présentaient des poches parodontales (14). 24

25 II.2.3- Etiologie Les maladies parodontales sont non seulement liées à une agression bactérienne mais à des conditions de réceptivité de l hôte. Il est certain que la spécificité de la flore ainsi que la réponse de l hôte représentent des éléments déterminants au stade initial et d évolution de la maladie. Des expériences menées par Lindhe ont démontré que la gingivite n entraîne pas forcément la parodontite. On distingue deux sortes de facteurs étiologiques : Facteurs locaux Ils se résument essentiellement dans la plaque bactérienne qui peut évoluer sous forme de tartre ; c est le facteur initial de toute maladie parodontale. Les bactéries de cette plaque sont essentiellement : Porphyromonas gingivalis ; Prevotella intermedia ; Actinobacillus actinomycetem comitans ; Spirochetes ; Bacteroïdes forsythus ; Fusobacterium nucleatum ; Peptostreptococus micros ; Campylobacter rectus ; Streptococus beta-hémolytique ; Treponema dentecola. A ce facteur initial, on peut adjoindre des facteurs prédisposants constitués par l ensemble des éléments qui tendent à créer un environnement propice à l accumulation de plaque bactérienne, et des facteurs fonctionnels. Facteurs prédisposants : les restaurations iatrogènes ; les malpositions dentaires ; 25

26 une architecture gingivale défavorable ; les irritants physiques et chimiques (nicotine, etc.) ; Facteurs fonctionnels Ils agissent sur le parodonte par l intermédiaire de l odonte. Ce sont les forces occlusales, traumatisantes et les parafonctions. Facteurs généraux ou systémiques Ce sont les affections d ordre général qui ont également un retentissement sur les tissus parodontaux. Il peut s agir de : traitement systémique ; endocrinopathies (diabète) ; maladies digestives entraînant une modification de la flore bactérienne maladies sanguines (leucémie) ; maladies du système nerveux ; grossesse et utilisation de contraceptifs oraux ; intoxication alimentaire ou industrielle. II.2.4- Le traitement Le traitement comprend 2 volets. Le traitement préventif, il consiste à lutter contre l installation de la maladie parodontale. Pour ce faire, il faut : une bonne hygiène bucco-dentaire ; un détartrage périodique ; un polissage des obturations dentaires (composites, amalgames, ciment verre ionomère) ; un traitement des mal-occlusions dentaires. 26

27 Le traitement curatif : La maladie parodontale est déjà installée et on cherche à la guérir. Le traitement curatif dépend du cas clinique. Pour les gingivopathies, on procède à un détartrage suivi d un curetage. Pour les parodontolyses, on fera un détartrage, un surfaçage radiculaire et, au besoin, on procède à la chirurgie parodontale. II.3- LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES Ce sont des variations dimensionnelles des bases osseuses alvéolaires pouvant entraîner un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. Ces anomalies peuvent avoir des conséquences défavorables sur la denture, le parodonte et l ATM. Elles peuvent être liées à : la fonction : les habitudes déformantes ; la déglutition ; la phonation ; la respiration ; la morphologie : Les anomalies dentaires de forme, de nombre, de situation et d éruption ; Les anomalies alvéolaires du sens sagittal : proalvéolies et rétroalvéolies, ce sont des troubles d orientation des procès alvéolaires ; Les anomalies alvéolaires du sens vertical : ce sont les excès verticaux des maxillaires et les insuffisances verticales des maxillaires ; Les anomalies orthodontiques du sens transversal : ce sont des troubles de l occlusion dans le sens vestibulo-lingual au niveau des secteurs latéraux, on les décrit au maxillaire et à la mandibule. 27

28 II.4- LA FLUOROSE DENTAIRE Elle se définit comme étant une lésion dyschromique et structurale des tissus durs de la dent consécutive à une ingestion chronique de fluor supérieure à la dose optimale comprise entre 0,5 et 1,5 mg/l pendant la période de la formation de la dent. Les premiers cas de fluorose furent découverts en 1916 dans le Colorado par Mac et Black (27) qui constatent des taches dentaires appelées émail moucheté chez 80% des habitants. Ces dyschromies dentaires sont associées à une absence quasi totale de carie. Le premier foyer de fluorose fut découvert au Sénégal en 1957, à Mont Rolland dans la région de Thiès (13). III-LES MUTUELLES DE SANTE AU SENEGAL III.1-HISTORIQUE (2) L émergence des mutuelles de santé est très récente au Sénégal mais déjà trois phases se distinguent dont : La phase de naissance des premières expériences mutualistes est initiée en milieu urbain sénégalais avec la création en 1973 d une mutuelle de santé par les travailleurs de la SOCOCIM. Celle-ci sera dissoute avec l avènement des IPM en 1975 ; elle est entrain d être réactivée en 2003 avec l appui de la Mutualité Française. La seconde initiative en milieu urbain viendra des corps constitués avec la création en 1985 de la mutuelle de l Armée Sénégalaise. Il faudra attendre cinq ans après pour voir la naissance d une mutuelle de santé en milieu rural avec la création de la mutuelle de santé de Fandène, appuyée par le Diocèse de Thiès et l hôpital Saint Jean de Dieu. Celle-ci sera suivie entre 1990 et 1993 par l essaimage des mutuelles de santé dans la région de Thiès, où certaines communautés, convaincues de l expérience de Fandène, ont essayé et réussi à mettre sur pied leur propre mutuelle de santé. 28

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