DOSSIER D ETUDE D UN FONDS D ARCHIVES

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1 Master 2 «Métiers de la culture, archives» Université de Versailles St Quentin en Yvelines DOSSIER D ETUDE D UN FONDS D ARCHIVES L ASSAINISSEMENT An VIII-1934 Fonds conservé aux Archives départementales de Paris V0 3 Par Julie Wimart, sous la direction du professeur Steven Laurence Kaplan Mars 2008 Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier Paris

2 Avant de commencer, je tiens à remercier un certain nombre de personnes, sans qui la réalisation de ce dossier aurait pu être compromise. Tout d abord, je tiens à remercier le Professeur Steven Kaplan, qui m a suivi et soutenu tout au long de l élaboration de ce dossier, m apportant ses connaissances sur le sujet. Je tiens également à remercier le personnel des Archives de Paris pour sa disponibilité et son aide dans l élaboration de cette étude ainsi que Mme Masson sans qui l accès aux fonds aurait été difficile. Enfin, je dois naturellement remercier ma famille et mes proches pour leur soutien en cette année importante, ainsi que l ensemble de la 6 ème promotion pour la solidarité et le soutien mutuel apportés. 2

3 SOMMAIRE INTRODUCTION... 5 ETUDE ARCHIVISTIQUE... 7 I Le fonds VO3 aux Archives de Paris... 8 A. Un producteur ou des producteurs?... 8 B. Le versement et la cotation du fonds C. Les conditions d accès aux documents II Présentation du fonds V A. Son organisation intellectuelle et physique B. Conditionnement et état de conservation C. Evaluation de l instrument de recherche ETUDE HISTORIQUE I Etudes de cas A. La politique d assainissement ) Des lois tout au long du XIX e ) la création du service des eaux, des égouts et de l assainissement ) La mise en place de plusieurs commissions B. L exécution concrète des lois : les constructions ) Une politique pour l approvisionnement en eau ) Pour un nouvel aménagement de l espace urbain, des rues et des habitations. 37 3) Pour l évacuation des eaux usées : le réseau des égouts II Pistes de recherche et fonds complémentaires A. Pistes de recherche ) L hygiène à Paris au XIXe ) Le personnel ouvrier des chantiers d assainissement ) La politique d assainissement, un enjeu économique B. Fonds complémentaires CONCLUSION LISTE DES ANNEXES BIBLIOGRAPHIE

4 4

5 INTRODUCTION L eau à Paris est une longue histoire. La Seine est au cœur de la ville qui est née et s est développée avec elle. Des quatre éléments qui structurent notre imaginaire social, l eau est sans doute le plus fondamental, origine de toute chose et ultime égalisateur. L histoire des techniques et plus particulièrement l histoire de l urbanisation occidentale possèdent un excellent révélateur avec les problèmes multiples liés à cette gestion de l eau. «L eau reflète donc la société», c est le constat réalisé lors de ce travail d analyse et d étude historique d un fonds d archives. Ce travail, combinant l analyse d un futur archiviste croisée au regard de l historien, a été réalisé à partir du fonds d un service préfectoral chargé d une administration municipale, l assainissement. Ces approches archivistiques et historiques sont complémentaires car le travail d un archiviste précède le travail de l historien et que ces deux professionnels ont conscience de la valeur des documents. Si la première approche permet de révéler des éléments essentiels du fonds, nous pouvons dire que l archiviste se met au service de l historien, qui a besoin de sources précieuses détenues par celui-ci. Leur rôle sont donc, en quelque sorte, liées l un à l autre. L un assure la conservation des donnée se tandis que l autre les communique et les met en valeur afin de faire connaître l Histoire. Coté en VO 3, et conservé aux Archives de Paris dans la section de l administration communale, le fonds nous donne la possibilité d étudier, sur plus d un siècle, la politique d assainissement menée par la ville de Paris, et de voir, en association avec celle-ci, la politique d aménagement. Ce fonds m a ainsi amené à analyser comment les constructions liées à cette politique, ont façonné la ville de Paris. L étude porte sur la période , pendant laquelle, les grandes lois liées à la santé et l hygiène publique ont été élaborées. Cette longue période a permis de voir concrètement la mise en place d un nouveau réseau, découlant des lois, dans les rues de Paris. L importance matérielle du fonds étant considérable (1206 articles), le choix de cette étude s est plutôt fait à partir de l instrument de recherche, en sélectionnant les articles concernant cette partie précise du vaste thème de l assainissement. 5

6 Pour réaliser cette étude nous nous attacherons tout d abord, dans une partie archivistique, à présenter le producteur des documents, le fonds en lui-même et les outils de recherche proposés pour accéder à ce dernier. Ensuite, nous tenterons d élaborer des pistes de recherches, afin de faciliter le travail des lecteurs, notamment des chercheurs en histoire, qui pourraient s intéresser au sujet. 6

7 ETUDE ARCHIVISTIQUE 7

8 I Le fonds VO3 aux Archives de Paris A. Un producteur ou des producteurs? Le poids de l histoire administrative de la commune de Paris pèse sur le fonctionnement de ses archives. En effet, entre 1800 et 1977, la ville est administrée par la Préfecture de la Seine (puis de Paris, à partir de 1968), notamment dans le domaine des travaux publics, dont l assainissement fait parti. Ainsi, bien que ce fonds ait été produit par une administration de la ville de Paris, toute initiative revient à la Préfecture qui en avait la tutelle. En 1921 et en 1922, un versement en masse de plus de 1500 cartons a été effectué par le bureau administratif des eaux et des égouts et les services techniques 1. Les versements et les classements des archives des services techniques ont connu une grande impulsion sous la conduite d A. Lesort, directeur des Archives de Paris au début des années C est à cette période que la grande majorité des fonds ont été organisés, cotés et classés, notamment les séries DO, DS, VM, VO. Cependant, en dépouillant le fonds, on remarque qu un certain nombre de documents sont issus du service des Ponts et Chaussées, ce qui soulève des interrogations sur le producteur de ce fonds. Est-ce bien un fonds unique, ou plusieurs fonds regroupés? Et, de ce fait, les principes archivistiques sont-ils respectés? Afin de comprendre ce versement et de pouvoir replacer le fonds dans son contexte historique de production, il me faut retracer l historique du producteur. L organisation du service municipal des travaux, à la fin du XIX e, regroupait sous la direction d Alphand, les services administratifs et techniques de la voie publique, de l éclairage, des plantations d alignement et des concessions, des carrières, du métropolitain, de l eau et de l assainissement, de la voierie. Le service municipal des travaux est créé en 1856 selon l arrêté du 18 février et est divisé en 3 sections qui sont les pavés de Paris, les eaux et les promenades et plantations. 1 AURE, Chantal, BANAT, Françoise, DUVERDIER, Marielle et JENN, Jean-Marie (sous la direction de), Paris XIXe-XXe, urbanisme, architecture, espaces verts, guide des sources conservées aux Archives de Paris, Paris, 1995, 546 pages. 8

9 De 1867 à 1870, le service des travaux se réorganise autour de deux services, d une part la voie publique et les promenades, et d autre part les eaux et égouts qui sont placés sous la direction d Eugène Belgrand 2. Ce service des eaux et des égouts avait dans ses attributions l alimentation de Paris en eaux de sources et en eaux de rivières, la dérivation de la Dhuis, de la Vanne, de l Avre, du Loing et du Lunain, la surveillance des réservoirs et usines élévatoires, la distribution générale des eaux, les abonnements particuliers et le contrôle de la Compagnie Générale des Eaux. A côté de cela, il devait veiller à l entretien et à l exploitation des canaux de l Ourcq, St Denis et St martin. Il avait, de plus, pour charges, la construction, l entretien et le curage des collecteurs, des égouts et des branchements ; l entretien et le curage de la Bièvre, ainsi que l assainissement de la Seine, l épuration et l utilisation des eaux d égouts. Il recouvrait les taxes relatives aux abonnements de curage, des branchements et du tout à l égout et contrôlait la pose des lignes téléphoniques et télégraphiques. A la mort de Belgrand, en 1878, la direction des eaux et égouts est supprimée. Les services qui la composent passent sous la direction unique du directeur des travaux, Jean-Charles Alphand 3. D autre part, la construction des égouts et des branchements n est plus dans l attribution des eaux et égouts mais ces travaux sont confiés à l ingénieur en chef des services de la voie publique. Lors de la réorganisation de 1897, avec l arrêté du 5 juin, sont établies deux directions administratives distinctes placées sous les ordres du préfet. Il y a d abord la direction administrative des services de la voie publique, dans laquelle on retrouve les eaux et les égouts. La seconde direction est celle des services d architecture et des promenades et plantations. Par un arrêté du 19 mars 1928 sont modifiées les attributions de la direction des affaires départementales en matière d assainissement : la direction des travaux voit ses compétences augmenter puisqu elle gère désormais l épuration des eaux d égouts du département, prépare les programmes des grands travaux d assainissement de Paris et du département ; quant aux programmes de construction d égouts, ils sont soumis au visa de la direction des travaux. Par arrêté du 26 décembre 1940, la préfecture de la Seine est réorganisée. Pour ce qui est des services techniques, est créée la direction générale des services techniques de Paris comprenant la direction technique des eaux et de l assainissement, qui s occupe des 2 Et 3 Une courte biographie de ce personnage est disponible en annexe 9

10 dérivations, des machines, de la distribution des eaux, des égouts, ainsi que de l assainissement de la Seine et des grands travaux d assainissement. La loi du 10 juillet 1964 supprime le département de la Seine et donne à la ville de Paris le caractère de collectivité à statut particulier, qui détient à la fois des compétences de nature communale et départementale. L organigramme des services techniques dans leur ensemble, a été modifié et la direction générale des services techniques disparaît. Est créée la direction de services industriels et commerciaux qui reprend les attributions de l ancienne direction générale des services techniques en matière d eau et d assainissement. Parallèlement sont créées en 1969 deux ententes départementales : le syndicat interdépartemental pour l assainissement de l agglomération parisienne et l institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine. Dans le cadre de la mise en place d un projet aussi important, matériellement et financièrement que celui de l assainissement de la ville, avec notamment la construction du tout à l égout, le service des eaux et des égouts a collaboré efficacement avec celui des Ponts et Chaussées, ce dernier lui «mettant à sa disposition» des ingénieurs pour ces différentes réalisations. Ce fait explique ainsi la présence de documents émanant des deux services dans le fonds de l assainissement. B. Le versement et la cotation du fonds Selon le Guide des sources de l urbanisme, de l architecture et des espaces verts conservés aux Archives de Paris, le versement de ce fonds a eu lieu en 1922 or, dès les premiers instants, des interrogations ont vu le jour, puisque la datation du fonds va jusqu à Il est donc difficile d imaginer qu un fonds puisse être versé avant d être produit. Il semblerait quand même, qu une partie du fonds de l assainissement est réellement été versé en 1922 et qu il ait été complété ultérieurement, par des versements du même service. Ceci ne peut être qu une supposition puisque les Archives de Paris ne sont plus en possession du bordereau de versement. En 1922, lors du premier versement, les archives sont soumises à la loi du 7 messidor An II 4. Devenu archiviste de la République, Camus travaille à l élaboration d une loi sur les archives 4 Loi portant sur l organisation des archives de la République, triage, classement et destination des titres, chartes et pièces manuscrites, et relations des divers dépôts qui le renferment avec les archives. 10

11 qui sera votée le 7 messidor an II (25 juin 1794). Ce «texte fondamental qui présidera pendant près de deux siècles à l organisation des archives françaises» perdurera en théorie jusqu à la loi du 3 janvier 1979, dont l article 33 en stipule l abrogation. Mais ce texte de la Convention ne fut que partiellement appliqué puisque de multiples interventions du pouvoir exécutif en limitèrent la portée. Le décret du 12 janvier 1898 précédé d un important rapport du ministre de l Instruction publique Alfred Rambaud accroit le mouvement de constitution des fonds en imposant aux administrations le versement de leurs archives. Il définit les conditions des destructions et édicte des règles pour la communication dont la durée règlementaire est fixée à cinquante ans. C est dans ces conditions que le fonds de l assainissement est entré aux Archives de Paris, destinataire «administrativement parlant» du fonds. De ce versement, en découle sa cotation. Il faut d abord rappeler que le système de cotation des fonds d archives antérieurs à 1940 est en théorie le même pour tous les services d archives départementales. Cependant, les services d archives de Paris jouent à la fois le rôle d archives départementales du département de Paris et de l ancien département de la Seine et celui d Archives municipales de la ville de Paris. En effet, jusqu à la réforme du statut de Paris en 1977, les administrations départementales et municipales, et par là même leurs archives, étaient confondues 5. On s est quand même efforcé d appliquer les cadres de classement règlementaires, en faisant précéder l indication de la série D pour les archives départementales et V pour les archives communales. De ce fait, aujourd hui, coexistent quatre types de cotation 6 : - Le cadre de classement des archives départementales antérieures à 1940, subdivisé en «séries» thématiques, où chaque cote, comme je l ai évoqué, commence par un D; - Le cadre de classement des archives communales antérieures à 1940, subdivisé en «séries» thématiques, où chaque cote commence par un V; - La «grille Pérotin» spécifique aux Archives de Paris, établie en 1960 par Yves Pérotin, alors directeur des Archives de la Seine, qui concerne des documents archivés entre 1940 et C est une nomenclature organisée suivant le principe de la classification des bibliothèques ; - Le rangement continu, qui s applique aux documents postérieurs à 1940, archivés depuis 1980, où chaque cote commence par un W. 5 GILLE, Geneviève et WEILL, Georges, Les archives de l Ile de France, guide des sources, Paris, 1989, page Ces informations se retrouvent dans le dossier d accueil du lecteur des Archives de Paris. 11

12 Le fonds de l assainissement, coté en VO 3, est classé selon le deuxième type de cotation puisqu il s agit d un fonds appartenant aux Archives communales. Il a donc reçu la lettre V et est classé dans la série O du cadre de classement des archives communales, correspondant aux travaux publics, voierie, moyens de transports et régime des eaux. Divisée en trois sections, qui sont les travaux publics et la voirie en général, les moyens de transport et les travaux divers, et enfin, la navigation et le régime des eaux, cette série contient, classés par voies, les dossiers de percement et d entretien, les autorisations de bâtir ; classés par lignes, les dossiers de construction et d exploitation des transports urbains ; classés par rivières et canaux, les dossiers de constructions, d entretien et de curage 7. Nous pouvons quand même nous demander pourquoi ce fonds n a pas été coté dans la série DS du cadre de classement des Archives départementales, qui correspond aux travaux publics et transport, comme les fonds qui lui sont complémentaires, présentés dans la partie historique. Ce fonds est composé de 1206 articles, conditionnés en boîtes cellodermes, dans lesquels nous retrouvons une assez faible proportion d imprimés qui sont antérieurs à 1870, la plus forte contribution étant fournie par la fin du XIX e et le début du XX e. Les sources administratives constituent une large part des titres recensés. Elles émanent essentiellement de la préfecture de la Seine ou de la ville de Paris. On peut y ajouter les publications des ingénieurs de la ville, tel que Belgrand. C. Les conditions d accès aux documents Comme nous l avons vu précédemment, ce fonds, lorsqu il entre aux Archives de La Seine, est régi par la loi du 7 messidor An II dans laquelle le délai de communicabilité est de 50 ans. Le document le plus récent du fonds datant de 1934, il est amené à être communiqué seulement à partir de Cependant, en 1979, la «loi sur les Archives», remplaçant la précédente, est instaurée. Avec celle-ci, des délais de communicabilité concernant les archives publiques sont définis, d abord par la loi du 17 juillet 1978, relatives à l accès aux documents administratifs qui vise 7 GILLE, Geneviève et WEILL, Georges, Les archives de l Ile de France, guide des sources, Paris, 1989, page

13 à l amélioration des relations entre l administration et le public et ainsi décrète si un fonds d archives peut être communiqué ou non, et par le code du patrimoine, qui lui fixe ces délais. Cette loi rétroactive prend donc en compte tous les fonds conservés. Celui de l assainissement étant essentiellement composé de documents administratifs, la loi s y applique pleinement. Dans son article , elle fixe un délai de 30 ans pour la libre consultation des ces archives. Les documents sont donc aujourd hui librement communicables, le délai portant la date de communication à II Présentation du fonds V03 A. Son organisation intellectuelle et physique Un fonds d archives est défini comme «l ensemble de documents de toute nature, constitué de façon organique par une personne physique ou morale, publique ou privée, dans l exercice de son activité» 9. L une des grandes règles de l archivistique repose sur le principe du respect des fonds. Cela signifie que chaque document doit être maintenu ou replacé dans le fonds dont il provient et, à l intérieur de ce fonds, à sa place originelle. De ce principe de base dérivent trois notions, qui sont le respect de la provenance, le respect de l intégrité du fonds et le respect de l ordre originel. Nous pouvons alors partir de cette définition pour tenter de comprendre comment s est organisé, physiquement et intellectuellement, le fonds de l assainissement, avant et après le classement. La première notion, le respect de la provenance, consiste à laisser groupées les archives émanant d un même producteur, sans les mélanger à d autres. Nous pouvons, pour ce fonds, noter que la provenance est respectée. En effet, il s agit d un producteur unique, qui a produit et reçu l intégralité de documents. Les deux autres notions peuvent difficilement être vérifiées pour ce fonds puisqu il n y a plus de dossier de suivi, capable de renseigner sur l histoire du fonds et ses éliminations. D autant plus que, d après nos suppositions précédentes, il a été composé en plusieurs fois. Ce fonds 8 Article 6 de la loi du 3 janvier 1979 : [ ] Tous les autres documents d archives publiques pourront être librement consultés à l expiration d un délai de trente ans ou des délais spéciaux prévus à l article 7 [ ]. 9 Cette définition a été rendue officielle dans le Code du Patrimoine, par la loi du 3 janvier

14 aurait alors dû être séparé pour former deux fonds distincts, bien qu il vienne du même producteur. Les archivistes de l époque, ont préféré intégrer les documents au versement antérieur. Ce fait expliquerait que le premier travail fait sur le fonds ne soit réalisé qu en D autre part, au vu de l organisation des documents, il apparaît que le principe de l ordre originel ait été respecté par l archiviste responsable du classement. Dans les années 1960, est établi par la direction des Archives de Paris, un état de la cotation des séries concernant les services préfectoraux chargé de l administration municipale. Le fonds de l assainissement y est bien mentionné mais de façon plutôt négative. Il semble que «malgré la meilleure volonté du monde, il est impossible d en donner le détail, avant que les cartons ne soient rangés. Les numéros sont tout à fait fantaisistes, et seules de vagues bavettes permettent d en identifier le contenu». Ce n est qu n 1969 que l ensemble du fonds fut inventorié sur fiches. L auteur souligne que «depuis 1925, aucun progrès n a été réalisé, la confusion la plus grande règne dans cette série, qui, du reste, est très rarement consultée». En effet, nous retrouvons des documents concernant les mêmes affaires dans différents articles. Nous reverrons ce point de façon plus approfondie dans une prochaine partie. Ainsi, le fonds est organisé comme suit : - Les articles VO 3 1 à 33 contiennent des documents concernant les égouts (plans, correspondance, comptabilité), la construction des conduites ainsi que des fausses d aisance. - L article VO 3 34 porte sur les conduites d eau. - Les articles VO 3 35 à 36 traitent à nouveau des égouts (plan, comptabilité, projets de canalisation, demandes et pétitions pour des constructions). - Les articles VO 3 59 à 64 concernent les eaux (régie des eaux, règlement sur les eaux de Paris, service des eaux et de l assainissement). - Les articles VO 3 65 à 99 renseignent sur la construction d égouts par quartier à l aide des plans ainsi que sur les affaires générales. - Les articles VO à 147 nous montrent les constructions de conduites, de concessions, de fontaines, de réservoirs et les travaux de canalisation. Sont également présents des documents sur les abonnements, les inspections, l épuration. Il y a de la correspondance et des documents comptables. - Les articles VO à 165 reviennent sur les égouts avec des rapports, des notes concernant les budgets, les vidanges, les branchements particuliers, les fournitures nécessaires ainsi que des documents traitant d affaires diverses. 14

15 - Les articles suivants, VO à 298 concernent les dérivations des rivières (la Vanne, le Loing, le Lunnain, la Dhuis, l Avre) et des sources (la Vigne et le Verneuil). Ces articles sont entrecoupés des articles VO à 280 qui reviennent sur les services des eaux, complétés par les articles VO à Les articles VO à 318 rapportent des informations sur les conduites des eaux. - Les articles VO à 548 portent maintenant sur les canaux. - Dans les articles VO à 568 et dans le VO on revient sur les conduites d eau. - Les articles VO à 587 reviennent sur les canaux. - Puis les articles VO à 620, VO à 644 et VO à 674 concernent de nouveau le service des eaux. - Les articles VO à 772 puis VO à 977 concernent encore les canaux. - Les articles VO à 791 présentent maintenant les statistiques du mouvement sur la Seine. - Les articles VO à 1206 présentent les projets de travaux d égouts à exécuter. Il s agit de plans classés alphabétiquement par nom de rues. B. Conditionnement et état de conservation L accès aux documents dépend, outre des délais de communicabilité, de leur état matériel. En effet, des documents mal conditionnés se dégradent plus rapidement et peuvent donc devenir incommunicables. L intégralité du fonds est conditionnée dans des boîtes Cauchard et l ensemble est en relativement bon état. Celui-ci peut, tout de même, amener à faire quelques remarques. Nous pouvons évoquer le fait, tout d abord, que certains dossiers sont trop volumineux par rapport à leur unité de conditionnement. Ainsi ils se retrouvent froissés et déchirés alors qu il faut d autant plus être vigilent du fait que ce sont des documents anciens, donc beaucoup plus fragilisés par le temps. A l intérieur des boîtes, les documents se trouvent majoritairement sous forme de dossiers, classés par rue. On a logiquement regroupé tous les documents concernant une rue et ils ont 15

16 été classés alphabétiquement. Cependant, le tri n a pas été fait de manière exhaustive et quelques défauts sont à remarquer tels que le mauvais classement dans ces dossiers. Dans le carton 43, par exemple, qui devrait contenir des informations sur les rues commençant par A et B, on trouve la rue du Rocher, placée entre la rue de l Arcade et celle Basse St Pierre de Chaillot. Il faut toutefois noter l apport constitué par un nombre important de plans correspondant aux aménagements de la plupart des rues de la capitale. Ces documents sont conservés à l intérieur des liasses, avec les textes règlementaires, les cahiers des charges ou encore la correspondance. Ils sont donc pliés, pour avoir le format A4 alors qu ils sont, le plus souvent réalisés sur du papier calque. Ceci ne correspond pas aux exigences en matière de conservation de ces documents puisque il y a un risque de déchirure à chaque consultation. Il serait donc plus judicieux de les séparer en renvoyant à la série «cartes et plans», où ils auraient mieux leur place. C. Evaluation de l instrument de recherche Aux Archives départementales de Paris, il existe une nomenclature simplifiée des instruments de recherche, divisée en huit sections dont le titre fait soit référence à un thème de recherche, soit à une famille de documents ou encore aux services administratifs ou judiciaires qui ont produits les documents. L instrument de recherche concernant le fonds de l assainissement se trouve dans la section VI, consacrée à l administration communale. Cette section est, quant à elle, divisée en vingt-huit rubriques faisant état de tout ce que l on peut trouver dans l administration de Paris, tel que le conseil municipal, le secrétariat général, l inspection générale, les affaires juridiques, les finances locales, la santé ou encore l urbanisme, l énergie et les transports. L instrument de recherche consacré à l assainissement et aux canaux se place dans la rubrique

17 Analyse de l instrument de recherche L instrument de recherche mis à notre disposition en salle de lecture est un répertoire numérique détaillé 10. Dans ce dernier, on retrouve une description faite à l article et des analyses se présentant dans l ordre croissant des cotes. Pour chaque article, nous est présentée une analyse sommaire, caractérisant l ensemble des documents qui le compose, cependant les dates extrêmes des articles sont rarement présentes. Ce répertoire numérique détaillé a été rédigé en 1989 à partir des fiches réalisées sur l ensemble des 1206 articles, en Le choix d un tel instrument de recherche s explique par l importance matérielle du fonds ainsi que par l aspect sériel des documents qui le composent, comme les plans notamment ou les cahiers des charges rédigés sur le même modèle avec uniquement le nom de la rue où les travaux sont faits qui changent. De plus, en règle générale, un instrument de recherche doit répondre à des critères de forme et de contenu précis comme le préconise, depuis 1994, la norme ISAD (G) qui structure la description archivistique, en développant des éléments essentiels, tels que l intitulé du fonds, l importance matérielle, le nom du producteur, la référence et les dates extrêmes. A côté de ces éléments, d autres non obligatoires, sont présents. Il s agit de renseignements sur le métrage linéaire, la langue des documents, les conditions de reproduction, les caractéristiques matérielles, les sources complémentaires ou la bibliographie. Ces zones, dans l idéal, devraient être remplies. Les différentes zones de description de cette norme correspondent aux parties traditionnelles d un instrument de recherche. Le plan type d un instrument de recherche dactylographié ou imprimé doit être organisé de la manière suivante: Introduction Bibliographie Sources complémentaires Sommaire Corps de l instrument de recherche Annexes Index Table des matières 10 Le répertoire numérique est un instrument de recherche dont la description est faite au niveau du dossier, au sein de chaque article. Nous avons placé en annexe 2 de ce dossier, un extraits de ce dernier, disponible en salle de lecture. 17

18 Or, la rédaction de l instrument de recherche est incomplète selon ce modèle puisqu il ne répond pas à cette norme. En effet, dans cet instrument de recherche, aucune introduction n a été réalisée lors de sa rédaction. Aucune information ne renseigne alors le lecteur sur les éléments essentiels cités précédemment et donc il ne permet pas d avoir une vision globale des documents du fonds et de leur contenu. De plus, aucune mention n est faite au sujet de l accès aux documents et de la procédure de classement, il semblerait d ailleurs, qu aucun plan de classement n ait été mis en place. Dans ce répertoire numérique nous tombons abruptement sur le corps de l instrument de recherche. Celui-ci est, en principe, réalisé afin que le lecteur puisse découvrir le fonds et ainsi s y orienter plus facilement. C est pourquoi il doit être clair et compréhensible avec des renseignements précis qui rendent le fonds plus accessible. Cependant, ici, la description des dossiers ne respecte pas l analyse archivistique «idéale». On peut noter le manque d utilisation du «point espace tiret», qui sépare l intitulé de l objet, ainsi que celle de la virgule pour séparer l objet de l action. Les dates extrêmes des documents font souvent défaut dans ces différentes analyses. Toutes ces lacunes pourraient s expliquer par le fait que le répertoire numérique ait été réalisé à partir des fiches de Logiquement plusieurs questions nous sont venues à l esprit. Y a- t-il eu un nouveau classement établi, avec un nouveau traitement archivistique? Ou était-ce seulement de la traduction de fiches en instrument de recherche? Le fait que le traitement n ait pas eu lieu au moment de la rédaction de ce répertoire justifierait l impression de désordre ressenti à sa lecture au premier aperçu du fonds. Aménagements possibles L instrument de recherche actuel sert le lecteur, comme nous l avons dit précédemment, mais des aménagements sont possibles. Il ne nous est pas possible, dans le temps imparti de réaliser un nouvel instrument de recherche. Cependant, nous pouvons réorganiser et affiner la classification de celui-ci afin de l améliorer. Il est également essentiel de rédiger une introduction, qui complèterait cet instrument de recherche et permettrait de renseigner le lecteur sur des points primordiaux. Evidemment, cette dernière doit être réalisée en conformité avec la norme ISAD(G) en vigueur. Cette 18

19 proposition d introduction ainsi que celle de la réorganisation du fonds sont placées en annexes 3 et 4 de ce dossier. Pour organiser cette nouvelle classification, il faut partir de l instrument de recherche disponible en salle de lecture, et de quelques cartons qui ont été dépouillés pour la réalisation de ce dossier. Du fait de l importance matérielle de ce fonds, il est évident que la classification proposée n est qu illusoire et intellectuelle, en fonction des informations recueillies. Il manque certains éléments pour obtenir un travail exhaustif qui réponde à la norme ISAD(G) à tous les niveaux et, en particulier, à l analyse archivistique (dates extrêmes, typologie des documents). De plus, ce travail ne pourrait être mis en place concrètement car il serait synonyme de remaniement, de reclassement et de reconditionnement, ce qui n est pas possible sur un fonds d une telle longueur. C est pourquoi, dans ma proposition, je n ai effectué qu un regroupement de cotes, sous des thèmes, et non une recotation. Je n ai donc pas élaboré de grille de concordance. Cette nouvelle taxinomie a donc été pensée comme suit : un regroupement des documents par thème. Dans ce fonds le thème général est, bien sûr, l assainissement. Il serait donc préférable de le faire apparaître en premier, puisqu un instrument de recherche «idéal» va du général au particulier. Cet élément, devant ensuite être précisé et éclairci, il faut y intégrer les grandes divisions qui existent déjà dans l instrument de recherche, en commençant par regrouper les articles dont les documents traitent de l eau, puis des égouts, les autres sur les canaux. Ces divisions doivent à leur tour, être organisées de manière thématique afin d obtenir plus de lisibilité au lecteur. A côté de l assainissement, une partie du fonds traite du mouvement sur la Seine, en en donnant des statistiques. Je terminerais donc cet instrument de recherche par celles-ci. Enfin, il serait intéressant de faire une liste des photographies conservées aux Archives de Paris et classées dans la rubrique «eaux, assainissement, navigation» afin que le lecteur puisse illustrer ses recherches et avoir une réalité visuelle de la situation de l époque. Ainsi il pourrait se pencher sur un des aspects principaux du fonds, l amélioration générée par la politique d assainissement. 19

20 ETUDE HISTORIQUE 20

21 Avant de commencer à mener une telle étude, il me semble nécessaire de poser quelques bases, en définissant brièvement ce qu est l assainissement. Il s agit d un processus par lequel des personnes peuvent vivre dans un environnement plus sain ; pour cela, des moyens physiques, institutionnels et sociaux sont mis en œuvre dans différents domaines, tels que l évacuation des eaux usées et de ruissellement, l évacuation des déchets solides, l évacuation des excréta et le traitement de tous ces éléments. De manière générale, l assainissement, néologisme des premiers temps de l hygiénisme, a pour objet la collecte, le traitement, et la restitution au milieu naturel des fluides simples pollués par les activités humaines. Il comprend l évacuation et le traitement des eaux et des solides usagés. Depuis les années 1830, il s intéresse essentiellement aux eaux usées et pluviales, rejetées d abord dans les rivières principales par un système de canalisation (qui reprend souvent l ancien réseau hydrographique médiéval, recouvert alors pour assainir l air de la ville), puis peu à peu traitées dans des stations dépuration édifiées en aval des cités, avant leur rejet dans le milieu naturel. Aujourd hui, en France, un système d égout remplit ces rôles : le drainage des eaux de ruissellement est fait en surface par des caniveaux se vidant régulièrement dans le réseau d égout souterrain ; les bâtiments y sont reliés par des canalisations ce qui évite la présence d eaux usées en surface. Les toilettes y sont ainsi reliées directement et un siphon évite les retours d odeurs dans le bâtiment. Mais qu en était-il au XIX e? A la fin du XVII e, début du XVIII e, des médecins français ainsi que des confrères réputés des pays voisins, proposent des mesures d intervention précises : drainer les marécages, les tourbiers, les fossés, les douves et tous les emplacements d eau stagnante. Ils pensent déjà que l eau doit circuler dans les canaux afin de nettoyer les maisons. L idée est d évacuer par la force de l eau, les ordures de la ville, organiser la collecte de déchets et lutter contre l eau stagnante. En France, les valeurs portées par la révolution facilitent l expression et l organisation d un mouvement médical favorable à la réforme hygiénique de la société qui retient vraiment l attention des gouvernants. Les théories hygiénistes sont un ensemble de doctrines et de pratiques conseillées, apparues essentiellement au cours du XIX e. Elles donnent le jour au courant du même nom, qui a suivi la reconnaissance du rôle des microbes et bactéries dans les maladies humaines. Dans le domaine de l eau les théories hygiénistes ont non seulement contribué au développement des adductions d eau, de l évacuation des eaux usées et du traitement de l eau potable, mais également encouragé l hygiène personnelle. En terme d urbanisme, les théories hygiénistes préconisaient, à l époque où la ville s industrialise, une 21

22 faible densité afin de faire «circuler l air». Il s agissait d ouvrir les villes intra-muros délimitées encore parfois par d anciennes fortifications. Toutes ces idées se diffusent au cours de ce siècle. D ailleurs, la grande période de l hygiène publique française, sur le plan de sa production imprimée et des recherches effectuées, a été les années Cette époque est marquée par de nombreux travaux originaux de Benoiston de Châteauneuf, Alexandre Parent-Duchâtelet, Louis-René Villermé, Joseph d Arcet, ou encore Pierre Kéraudren et Charles C.H. Marc. Ensemble, ils lancent une revue qui connaît une certaine célébrité «Les annales d hygiène publique et de médecine légale». Face à ces différentes formes de démonstrations et aux ampleurs que prennent ces théories, le Consulat et l Empire accentuent la politique volontariste en faveur de l hygiène et de la santé publique. Nous pouvons alors nous demander quelle a été véritablement cette politique? I Etudes de cas Le fonds coté dans la série VO 3 étant d une importance matérielle considérable, des choix ont du être fait afin de mener une véritable étude historique qui ne soit pas superficielle, abordant plusieurs aspects qui me semblaient ressortir des documents et qu il fallait donc mettre en valeur. Après le dépouillement d un certain nombre de cartons et quelques lectures, j ai ciblé mon travail d étude et d analyse pour ce dossier sur l eau et les égouts, ainsi que sur les notions d hygiène, d insalubrité et d assainissement qui en découlent. Il me faudra maintenant répondre à la problématique de «Comment la politique d assainissement et d aménagement du XIX e, ainsi que les différentes constructions qui en découlent ont façonné la ville de Paris?». Pour ce faire, nous pourrons étudier deux axes : la politique menée par le gouvernement et les constructions en elles-mêmes. 22

23 A. La politique d assainissement 1) Des lois tout au long du XIX e La série VO 3 met en valeur les différentes lois portant sur l assainissement de la ville de Paris, élaborées au cours du XIX e, qu il est normal de retrouver jusque dans les administrations municipales. Bien que certaines pièces ne fassent que les mentionner, d autres sont directement les règlements d époque, les arrêtés ou encore les décrets, relatifs à l assainissement de la ville. Celles-ci peuvent être laissées en feuillets libres, volants ou réunies en recueils de textes de lois 11. Ainsi, ce fait permet au lecteur d avoir une première approche de la législation et de comprendre les actions menées, qu il retrouve un peu plus tard dans le fonds. Il m a donc paru nécessaire d en dresser une liste dans cette étude, qui permettra l application de notre seconde étude de cas. Sur les logements, la salubrité et la santé publique Dans les années 1830, le mouvement des hygiénistes voit le jour en France avec Adrien Proust 12. Les notions d hygiène au sein de la ville et de la société s étant développées en partie grâce à ces mouvements, au sein du monde politique, les pouvoirs publics prennent l affaire en mains et vont mettre en place une structure, créée à partir des lois votées 13. Dans le vaste champ du rapport de l hygiène au pouvoir politique, la question des relations entre hygiénistes, grands administrateurs et édiles locaux reste l une des zones d ombre de l historiographie. Il faut donc essentiellement se baser sur les informations contenues dans le fonds, sans avoir la possibilité de les coupler avec d autres sources. La première loi dont fait référence notre fonds est celle du 13 avril 1850 sur les logements insalubres. Avec celle-ci, les hygiénistes ont remporté une première victoire contre l insalubrité. En particulier, la loi donnait aux conseils municipaux la possibilité d'instituer des commissions spéciales dites «de logement insalubre» dont la mission consistait à enquêter sur les cas de logements insalubres signalés à la Mairie. Ces archives font ressortir 11 Article VO 3 61 : Recueil imprimé de règlements sur les eaux de Paris. 12 Adrien Proust ( ) est médecin, auteur du traité d hygiène publique et privée en Ces structures seront détaillées dans la partie suivante. 23

24 que dès le milieu du XIX e, le pouvoir a la volonté de transformer les mesures d hygiène prises à l échelon national en réalités locales, afin de faire prendre conscience à tous de la nécessité de faire évoluer la situation pour le bien être de chacun. En effet, le décret du 18 décembre 1848 institue des conseils d hygiène publique et de salubrité dans chaque département. Malgré la multiplication des bureaux d hygiène municipaux au cours des années 1880, en 1885, encore 25 conseils généraux n ont pas voté de crédit pour le fonctionnement d un tel comité. De plus, l article premier de la loi du 15 février 1902 relative à la santé publique stipule que «dans toutes les communes, le maire est tenu, afin de protéger la santé publique, de déterminer après avis du conseil municipal et sous forme d arrêté municipal portant règlement sanitaire, de prendre des précautions contre les épidémies et destinées à assurer la salubrité des maisons et leur dépendance, des voies privées, des logements loués en garni et des autres agglomérations, qu elle qu en soit la nature, notamment les prescriptions relatives à l alimentation en eau potable ou à l évacuation des eaux usées». L article 2 ajoute que si dans un délai d un an à partir de la promulgation de la loi, une commune n a pas de règlement sanitaire, il lui en sera imposé un d office par un arrêté du préfet. Cette loi crée dans chaque département un Conseil d'hygiène Départemental et des Commissions Sanitaires. La grande innovation réside dans le fait que la loi ne retient plus la division du territoire départemental en un certain nombre de circonscriptions administratives déterminées : il revient désormais au Conseil Général de délibérer " sur la division du département en circonscriptions sanitaires, et pourvues chacune d'une commission sanitaire ". Les Conseils d hygiène publique et de salubrité mentionnés dans le décret de 1848 et ces nouvelles commissions sont alors obligatoirement consultés sur les sujets pour lesquels ils sont rendus compétents, à savoir : l assainissement, les mesures de prévention des maladies endémiques, les épidémiques, les épizooties et les maladies des animaux, l organisation et la distribution des services médicaux aux indigents, la salubrité des ateliers, des écoles, des hôpitaux, la qualité des aliments et boissons, ainsi que l autorisation des établissements dangereux, insalubres et incommodes. La loi de 1902 ajoutait à ces matières les questions de l'alimentation en eau potable des agglomérations, les statistiques démographiques, la géographie médicale, les règlements sanitaires communaux et, de façon générale, toutes les questions intéressant la santé publique. 24

25 Cette pression des hygiénistes sur les gouvernements débouche ensuite sur de nombreuses nouvelles mesures prises au cours des vingt dernières années du XIX e. Nous les retrouvons au fil du dépouillement des cartons. Sur les réseaux d égouts Ce n est qu à la seconde moitié du XIX e que va réellement s ouvrir la période des égouts modernes. C est un décret du 26 mars 1852 qui précisera que «toute construction nouvelle sera disposée de manière à conduire souterrainement les eaux pluviales et ménagères vers l égout». Ceci impliquait donc la construction d égouts dans toutes les rues de Paris et cette construction représentait quelque 500 km de galeries sous les rues de la ville. Le 20 juin 1893, en pleine épidémie de choléra, la Chambre autorise la ville à rendre le tout à l égout obligatoire. En 1882, l administration a déjà autorisé, à titre d essai, l installation de l écoulement du tout à l égout dans divers immeubles, avant de rendre une décision sur l adoption définitive de ce système. Dans les archives de l administration municipale, nous pouvons noter une opposition des opinions à ce sujet. Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine partie. Parmi ces essais certains ne donnent lieu à aucun inconvénients, d autres au contraire, moins bien situés occasionnent dans les égouts des dépôts qu il faut périodiquement enlever pour empêcher l apparition de mauvaises odeurs. Tous cependant nécessitent une surveillance ou des soins particuliers qui ne sont pas considérables en raison du petit nombre de ces installations, mais qui le deviendraient bientôt si elles se multipliaient encore. Les travaux de la commission d assainissement bien que n étant pas arrivés à leur terme ont montré que pour prévenir les inconvénients résultant du tout à l égout il était nécessaire de faire un curage quotidien, d empêcher les sables et les fumiers de se déposer dans les égouts, d avoir de l eau dans des réservoirs ménagés de distance en distance. Il faut donc, si l écoulement du tout à l égout est définitivement accepté, qu avant de l appliquer l amélioration du curage soit réalisée au moins dans les parties du réseau où il devra fonctionner. Cette nécessité est exprimée clairement et fortement dans les divers papiers des services ayant pour charge la mise en place de ce «tout à l égout». 25

26 Sur l irrigation des terres Le gouvernement est intervenu à diverses reprises et a tracé à la ville de Paris le programme à adopter pour l assainissement complet de la Seine. Dès le 30 juillet 1870, après avis conforme du conseil général des ponts et chaussées, le ministre des travaux publics posait en principe que la ville de Paris était tenue d assainir la Seine en aval de ses collecteurs et devait continuer, en les développant, les expériences entreprises à Gennevilliers 14. Le 24 juillet 1875, après dépôt d un rapport considérable rédigé au nom d une commission spécialement nommée pour étudier la question et discuter en conseil général des Ponts et chaussées, le même ministre prescrivait à la ville de prendre, d urgence, les mesures nécessaires pour remédier à l infection de la Seine. Les ingénieurs du service municipal se mirent immédiatement à l œuvre. Suivant les indications qu avait fournies la commission ministérielle elle-même, ils dressèrent un projet comprenant la continuation des irrigations dans la plaine de Gennevilliers et leurs extensions sur les terrains domaniaux qui se trouvent sur le territoire à l extrémité nord est de la forêt de St Germain. Le 23 juin 1880, le conseil municipal de Paris a donné son approbation au dit projet et a invité le préfet de la Seine à solliciter du gouvernement la présentation d un projet de loi ayant pour but la déclaration d utilité publique des travaux et la cession, à la ville de Paris, des terrains domaniaux. Le ministre des travaux publics, saisi de nouveau de l affaire, rendait le 25 février 1881, une décision approuvant complètement, après examen des pièces de l enquête et délibération du conseil général des Ponts et chaussées, le projet de la ville de Paris. M. le ministre en transmettant cette décision, déclarait qu il allait faire préparer le projet de loi conforme ; il renvoyait en même temps l affaire au ministre des finances pour examiner la cession des terrains domaniaux. Pendant cette nouvelle période d instruction, M. le ministre de l agriculture et du commerce saisissait de la question, une commission nommée à propos des odeurs de Paris, et cette commission donnait son approbation au principe des irrigations et à son application sur les terrains domaniaux sous une réserve relative aux vidanges. En 1882, l administration des finances avait admis, en principe, une combinaison plus favorable aux intérêts de la ville de Paris et de nature à prévenir toute appréhension de la part des riverains. Les terrains domaniaux devaient être donnés en location à la ville pour une 14 Au mois de juillet 1870, le ministre des Travaux publics est Charles Ignace Plichon. Il occupe ce poste de mai à août

27 période de 20 années, avec promesse de vente, devant être réalisée au plus tard dans 20 ans. Ce projet de convention a été adopté le 23 juin 1882 par le conseil municipal. Un projet de loi conforme ayant pour objet l utilisation agricole des eaux d égouts de Paris et l assainissement de la Seine, fut déposé le 19 février 1885 par MM. Les ministres des travaux publics, l agriculture et des finances. Enfin cette loi, relative à l assainissement de Paris et de la Seine, est venue imposer la nécessité de terminer le drainage des voies publiques, et d aménager les égouts anciens qui ne répondaient plus aux nouveaux besoins. Finalement, à travers les documents, il est difficile de faire la différence entre ces diverses lois, leur importance et leurs portées. En effet, les archives n en font pas état. Ceci est peut être dû au fait que, dans ce fonds, les papiers du début du XIX e sont parcellaires. Les lois de cette période sont surtout regroupées en recueils, réalisés plusieurs années après leur élaboration. Ainsi, les répercussions qu elles entrainent sur la vie de la société ne nous parviennent pas. La série nous propose plutôt une masse de documents relatifs à la fin du siècle, ce qui nous permet une étude sérieuse de la situation de cette époque mais ne nous laisse pas la possibilité de la réaliser sur l ensemble du XIX e. A partir de ces lois sont créées des institutions dans le but de mettre en place le système d assainissement préconisé. Dans le fonds VO 3, seul le service des eaux est présent en grande majorité. Il nous est mentionné par un certain nombre de rapports faisant état de son fonctionnement, avec une large partie destinée au personnel, et par des notes présentant un bilan de ses actions à des périodes précises, comme les années par exemple 15. Il convient d en faire, ici, une présentation. 2) La création du service des eaux, des égouts et de l assainissement Par arrêté consulaire du 6 Prairial an XI (25 mai 1803) et décret organique du 4 septembre 1807, le Service des Eaux qui comportait les Eaux de Paris (adductions de Belleville et du Pré-Saint-Gervais) et les Eaux du Roi (adduction de Rungis, pompes 15 Article VO

28 hydrauliques et pompes à vapeur) devient entièrement municipal. Un pas en avant est fait, il y a désormais un service spécialement chargé de la construction, de l entretien et du curage des égouts, le service des eaux et égouts. Il est chargé de la surveillance constante des sources captées des périmètres d alimentation et des km d aqueducs qui amènent les eaux jusque dans les réservoirs de distributions. Il est placé sous les ordres d un ingénieur en chef résidant à Paris et réparti en 5 subdivisions, dont la troisième est celle de l assainissement, ayant chacune à leur tête un ingénieur ayant sous ses ordres un nombre de conducteurs et commis variable. Les fonctions des différents personnels sont répertoriées et ensuite explicitées. Il est indiqué que le personnel procède au jaugeage périodique du débit des diverses sources, aux manœuvres destinées à réaliser le plein des aqueducs, à la surveillance de l intégrité du domaine municipal dépendant du Service, à toutes les opérations d entretien des ouvrages. C est ainsi que nous apprenons que la plupart des réparations se font en régie directe par les cantonniers dont on exige, à l entrée, les connaissances d une profession employée dans les travaux publiques, telle que maçon, minier, plombier. Nous déduisons à ce moment là que le recrutement de ce personnel ne se fait pas à la légère. Il y a une nécessité ainsi qu une réelle volonté de confier ces taches à des personnes expérimentées, dont la formation à ces métiers pénibles et peu communs, ne fait aucun doute. En effet, le personnel prête son concours lors des prélèvements d échantillons, pour les analyses, surveille les périmètres d alimentation, signale les incidents ou accidents qui peuvent se présenter. Les cantonniers qui ont la garde des captages, quant à eux, ont la consigne formelle de mettre immédiatement en décharge les sources dès qu elles viennent à se troubler et d en aviser par télégramme le service central ; toute interruption de service donne lieu également à l envoi d un avis télégraphique : l eau mettant de trente à quarante huit heures à parcourir la distance des sources aux réservoirs, cet avis permet dans la plupart des cas, de prendre les mesures utiles avant la cessation de l écoulement. Il faut donc que ce personnel soit extrêmement vigilant à toutes les opérations qui pourraient être nuisibles au fonctionnement du réseau permettant l approvisionnement en eau, pour ne pas entrainer un mauvais fonctionnement. Le service de la 3 ème division des eaux et des égouts dit de «l assainissement», mentionné précédemment, a été réorganisé par arrêté préfectoral en date du 14 octobre Il est également important de le faire apparaître à ce niveau du dossier puisqu il est mentionné relativement souvent dans les documents du fonds VO 3 et qu il joue un rôle important dans la 28

29 mise en place du réseau d assainissement de la ville de Paris. Avant d essayer de voir comment le réseau de l assainissement prend forme concrètement (canalisations, égouts), et donc de s attaquer aux plans, il fallait comprendre l organisation du système et du service dont il dépend. Je me devais de retracer légèrement les fonctions de ce dernier. Créée après le service général des eaux et des égouts, cette division se structure d une manière plus précise autour de la notion d assainissement. Ce service est de nouveau subdivisé en plusieurs sections qui traitent de champs spécifiques et variés. Il s agit de l assainissement des habitations, de l étude des projets et de l entretien des égouts, du curage des égouts et de la Bièvre, et de l assainissement de la Seine et les irrigations à l eau d égout en amont et en aval de Paris. Dès lors, il m a fallu me renseigner sur ces quatre sections. Le service de l assainissement des habitations et des vidanges comprend tout ce qui concerne l assainissement municipal en dehors du curage des égouts, c'est-à-dire les vidanges de Paris, les usines du dépotoir et de la voierie de l Est, l étude de l assainissement intérieur des maisons et des branchements particuliers, enfin la préparation des soumissions d abonnements pour le curage des branchements particuliers et pour les tinettes filtrantes. Les projets relatifs à la construction des égouts neufs sont rédigés par les huit ingénieurs ordinaires chargés des diverses sections de la voie publique. Ils sont soumis à l examen de l ingénieur en chef de l assainissement et après son approbation, transmis aux deux ingénieurs en chef de la voie publique chargée de l exécution. Les travaux d entretien du réseau des égouts sont signalés à l ingénieur en chef de l assainissement par les soins des agents du service du curage et par les agents détachés spécialement pour ce service dans les huit sections d ingénieurs ordinaires. Les ingénieurs de section produisent l estimation et les projets des dits travaux et les exécutent après visa et approbation de l ingénieur en chef de l assainissement. Le service de l assainissement de la Seine et des irrigations en amont et en aval de Paris est scindé en 2 parties : M. Locquet, inspecteur des irrigations s occupe des irrigations de la plaine de Gennevilliers et de la direction de l usine élévatoire des eaux d égouts de Clichy. M. de Tavernier, ingénieur de la 1 ère section de la voie publique, mis provisoirement sous les ordres de l ingénieur en chef de la 3 ème division des eaux et égouts étudie l extension des irrigations en amont et en aval de Paris. 29

30 L assainissement des habitations comprend, en dehors des questions relatives à l alimentation en eau potable, 2 services distincts : - les vidanges : réception, évacuation, transport et traitement des immondices. - L assainissement proprement dit des immeubles qui contrôle les canalisations, les eaux vannes, ménagères et pluviales, la régularisation des fosses et des cabinets d aisance ; l assainissement des puits et la construction des puisards ; l inspection et l expérimentation des nouveau systèmes d évacuation des matières de vidange ; la souscription des abonnements pour le curage des branchements particuliers d égout et pour l écoulement des eaux vannes. Dans cette partie du service rentrent les études et essais applicables à la réforme de l assainissement de Paris, qui jusqu au 15 octobre 1885, formait une des branches du service de l assainissement de la Seine, fondu aujourd hui dans le service général de l assainissement. 3) La mise en place de plusieurs commissions Le gouvernement français, après l élaboration de ces lois au cours de ce XIX e, a voulu traduire sa politique d assainissement et d aménagement sur le terrain. C est alors que des commissions ou structures ont été créées. Mais nous pouvons nous demander, face aux documents sur lesquels nous avons travaillé, quel est leur véritable rôle et pourquoi ces mises en place? - La section d hygiène et de médecine publique En 1883 est créée la nouvelle section d hygiène et de médecine publique, présidée par Jules Rochard en qualité de délégué officiel du ministère de la Marine, dans le cadre de l Association française pour l avancement des sciences, dont l hygiène est une discipline qu il faut promouvoir. L.Murard et P. Zylberman, ayant travaillé sur la section d hygiène et de médecine publique, trouvent leur place dans cette partie 16. Ils donnent leur vision de cette section, qu ils définissent comme «une institution importante mais creuse dans laquelle bourdonnent des 16 L. Murard et P. Zylberman, L hygiène dans la République, Paris,

31 notabilités provinciales, et à la fois, comme une organisation parisienne militante cherchant le pouvoir». A notre tour de tenter de comprendre ce qu est cette section, à partir des documents que nous possédons. Les membres de la section veulent provoquer une prise de conscience au niveau du gouvernement français. Ils préconisent, à l instar du directeur, que pour la société le gaspillage de la vie humaine est le plus ruineux de tous. Ainsi, pour elle, «toute dépense faite au nom de l hygiène est une économie». Déjà nait l idée d un ministère de la Santé publique, reprise périodiquement dans les sessions de la commission. D ailleurs, elle accueille environ 10 à 20 communications par session, ce qui représente de 1883 à 1914, un corpus d environ 500 interventions portant majoritairement sur le thème de la législation hygiénique, principal motif de sa création. Avec les documents concernant ces commissions, leur organisation, les membres qui y assistent, tels que de grands médecins de l époque, comme Duplouy, chirurgien en chef de l hôpital de Rochefort, nous avons le sentiment que les hygiénistes essayent de vulgariser les bases de leur discipline, s adressant évidemment aux classes politiques. Nous pourrions tenter d analyser cela par le fait qu à l époque, il est nécessaire de toujours informer sur ce sujet afin que les idées se diffusent, non seulement dans les milieux aisés, mais surtout les autres, les plus populaires, car les plus touchés par ce manque de salubrité. Ainsi, cette vulgarisation des informations permettrait aussi d améliorer la situation dans les municipalités, qui évolue difficilement et ce à cause du manque de moyens. Les prises de conscience pourraient amener les villes à avoir un budget supérieur, leur permettant de faire quelques installations minimum mais des plus nécessaires. Les moyens financiers sont donc un enjeu important dans l établissement de cette politique, car aménager et construire coûtent mais entretenir, coûte tout autant or c est bien là, la difficulté principale. C est également à cette conclusion que nous arriverons après la présentation d une seconde commission, la commission supérieure de l assainissement. - Commission supérieure de l assainissement de Paris 17 Cette commission est formée par l arrêté du 25 octobre L administration de Paris a déclaré qu elle comptait soumettre à cette commission l étude des mesures à adopter «pour que Paris ne fût pas, en ce qui concerne l hygiène, au dessous des autres capitales». Effectivement, grâce aux documents issus du fonds, il nous est possible d établir une 17 Article VO ( et 1885). 31

32 comparaison, même si peu détaillée, entre plusieurs villes. Ce travail a été en partie réalisé par Henri Magnelier, docteur en Sciences, dans un ouvrage sur l eau 18. De nombreux historiens se sont penchés sur le sujet de l assainissement et plus généralement de l eau et de son histoire. En effet, l eau, source de vie et de plaisir, est une composante majeure de l histoire des civilisations. Elle a conditionnée l évolution de l homme tout au long de son histoire. Nos ancêtres ont bâti autour d elle nombre de mythes tout en apprivoisant l eau réelle. Pour la première fois, Henri Magnelier, retrace l histoire de cette relation et nous guide à travers la symbolique, sacrée et profane, qui entoure l eau. Depuis les sources des sanctuaires païens, l histoire de l eau nous transporte à l ère moderne de l hygiène triomphante 19. A l époque, les Français savent qu en Angleterre, l eau est abondamment distribuée. Les pompes à feu qui fonctionnent sur la Tamise distribuent dans toute la capitale des volumes importants. Chaque maison est abonnée à la compagnie des eaux, qui lui livre à domicile les quantités nécessaires à l hygiène corporelle. D ailleurs, les anglomanes, dont la plupart des lettrés font partie, ne manque jamais de comparer la situation du Londonien à celle du Parisien. Par exemple, Voltaire clame partout : «Je voudrais que toutes les maisons de Paris eussent de l eau comme celles de Londres». Effectivement, nous n avons pu que constater que les deux situations sont relativement éloignées l une de l autre alors qu en France, la prise de conscience de la nécessité de l hygiène s est faite. Sans eau, il n y a pas d hygiène. Les auteurs en font preuve dans leurs écrits, comme Jules Verne lorsqu il décrit France-ville, la ville de l avenir dans Les cinq cents millions de la Bégum. «Quoi que l on fasse et dans quelques sens que l on retourne la question, elle reste le seul fluide capable d entrainer loin des yeux et des ordures et les déjections de la vie». Il me parait difficile de tirer des conclusions sur la situation à partir de ce constat. En dépouillant ce fonds, toutefois, j ai pu avoir le sentiment que malgré cette idée d amélioration de la vie grâce à un nouveau réseau et système d aménagement, des divergences et des peurs voient le jour au moment des applications des lois, bien que ces innovations fonctionnent déjà dans la plupart des grandes villes d Europe et même d Amérique (Bruxelles, Berlin, Rome, Madrid, Londres et Philadelphie). Il faut alors se poser la question : Qu a-t il manqué à la France pour qu elle ne suive pas le même développement que les capitales européennes? 18 MANEGLIER, Hervé, Histoire de l eau, du mythe à la pollution, Paris, 1991, 230 pages. 19 MANEGLIER, Hervé, Histoire de l eau, du mythe à la pollution, Paris, 1991, 230 pages. 32

33 Nous pouvons supposer que la période historique est mal choisie pour mettre en place de telles réformes. Le XIXe connaît une histoire politique bouleversée, entre Révolutions (1830, 1848), Restauration et Commune (1871). Le pouvoir politique en place a donc d autres préoccupations, lui paraissant logiquement plus primordiales que des questions de santé. Un certain nombre de lois sont adoptés mais les textes règlementaires les plus exigeants ont été finalement contournés ou appliqués sans empressement. Nous retrouvons alors notre idée évoquée plus haut sur le coût d un tel aménagement. Les ressources nécessaires à la mise en place de nouvelles mesures d hygiène publique sont rarement débloquées car les fonds ne permettent pas plusieurs constructions. Or les arbitrages locaux sont plus souvent favorables à la construction d écoles par exemple qu ils voient d une plus grande utilité qu à un nouveau réseau d égout qui, malgré les inconvénients supposés fonctionne tout de même sans trop de dommage. La santé et l hygiène publique ne sont pas encore prioritaires dans l esprit des élus locaux. Ce fait est accentué par l autonomie locale des municipalités, qui finalement gèrent l état de leur ville et qui se trouve être un facteur de ce lent développement et donc une explication des différences que l on retrouve entre les localités. Cette politique d assainissement et d aménagement de la ville de Paris s est mise en place lentement, tout au long du XIX e. Nous avons pu remarquer que malgré une certaine prise de conscience, les réalisations ne suivent pas automatiquement les brillantes démonstrations des hygiénistes et les moyens consacrés à l hygiène publique demeurent modestes jusqu à la fin du siècle, même après la création de la direction de la santé publique au sein du ministère de l Intérieur en B. L exécution concrète des lois : les constructions Au milieu du XIX e, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu au Moyenâge, or Napoléon veut une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir, ce qui sera le point de démarrage de l action du nouveau préfet, le Baron Haussmann 20. L idée maitresse des travaux est une meilleure circulation de l air et des hommes, en adéquations avec les théories hygiénistes qui sont en plein essor, comme nous l avons vu précédemment. Paris se dote alors des équipements et des services municipaux indispensables. En 1854, le Préfet de la Seine 20 Une petite biographie du Baron Haussmann est placée en annexe de ce dossier. 33

34 Haussmann et le Directeur du Service des Eaux, l'ingénieur Belgrand, établissent et font approuver, par le Conseil Municipal, un programme d'alimentation en eau de Paris et d'évacuation des eaux usées dont la réalisation va s'échelonner jusqu'en L eau douce est un élément essentiel à l homme ; partout où il a séjourné et depuis la plus haute antiquité, il en a eu besoin pour toute sorte d usages et l a recueillie, soit aux sources mêmes, soit dans les rivières au bord desquelles il s était installé. Il fallu non seulement penser à avoir à proximité de l eau propre mais encore à éloigner les eaux souillées et les eaux de pluie, qui par leur stagnation auraient pu causer des incommodités diverses. De cette obligation est venue l idée de faire couler dans des canaux creusés, d abord à ciel ouvert, puis voutés, les eaux usées qui seraient ainsi conduites au loin, dans des lieux plus bas ou à la rivière la plus proche. Mais il fallait tenir compte aussi des besoins en eau potable. Si l on puise celle-ci à la rivière, il faut éviter de la souiller avec un liquide sale, rempli d ordures, tout au moins faut il prendre soin de placer les déversoirs des égouts en aval de l endroit où l on puise l eau propre. Ces deux questions de l approvisionnement en eau potable et de l évacuation des eaux usées sont donc d une importance capitale dans toute agglomération et comme elles sont connexes l une de l autre, nous devons très brièvement expliquer comment elles furent résolue dans l ancien Paris. 1) Une politique pour l approvisionnement en eau Avant d entamer cette nouvelle partie, il faut rappeler que le fait d assainir une ville passe par la distribution de l eau. Une quantité suffisante est nécessaire pour assurer le nettoyage des réseaux d égouts ce qui nous amène à nous pencher sur l approvisionnement en eau de la ville de Paris. - Les besoins en eau de la ville Au XIXe siècle, Paris passe d'environ à près de 2 millions d'habitants. Cette hausse significative et brutale est due à l exode rural qui s amorce vers la moitié du siècle, avec l industrialisation de la ville, ainsi qu à l amélioration des conditions de vie. Les besoins en eau ne cessent donc de croître. L histoire des eaux parisiennes, ouvrage de Maurice 34

35 Paquier, a tenté de retracer l histoire de l eau à Paris, de la Lutèce gauloise à nos jours. La Lutèce romaine exigeait pour sa part une quantité d eau bien plus importante que son ainée, d où la recherche du précieux liquide hors des limites de l agglomération. Dès cette époque l alimentation en eau de Lutèce posa des problèmes aux pouvoirs publics, qui tentèrent de les résoudre par divers aménagements : la création d un canal sous François I er, repris par Napoléon ou l utilisation de machines élévatrices d eau. Mais la question qui vient directement à l esprit est «Pourquoi a-t-on besoin d eau?» Les besoins qui se font sentir par la ville de Paris sont multiples et d ordres différents. Il faut distinguer les besoins des particuliers et ceux de la ville. La population a tout d abord des besoins domestiques. On comptabilise 45 litres qui regroupent la boisson, la cuisson des aliments, les soins de propreté corporelle, le nettoyage de la maison et des ustensiles, le lessivage des linges et des habits. Les besoins sont supérieurs pour le service privé (cabinet à effet d eau, salle d urinoir, ou grand bain) et font monter la consommation de telle sorte qu on peut la fixer entre 70 et 90 litres par personne et par jour 21. Le service public, quant à lui, utilise également une quantité d eau non négligeable. Sous cette classification, on entend l eau utilisée pour le lavage, le nettoyage, l arrosage de la voie publique. Mais aussi, le curage des égouts, la propreté des marchés, des abattoirs, des urinoirs et des cabinets publics, ainsi que le service d incendie. On y rajoute d habitude les eaux consommées par les fontaines d ornement et monumentales, les jets d eau, les pièces d eau des parcs, les bornes fontaines mises dans la rue à la disposition du public. L écoulement de l eau dans les caniveaux peut consommer de grande quantité : à Paris, où on entraine tout à l égout par ce moyen et où on arrose les rues trois fois par jour en été, on dépense ainsi de 80 à 100 litres par personne et par jour. Ces chiffres permettent de comprendre pourquoi il est nécessaire, voire vitale, d avoir une alimentation qui répond sans cesse aux besoins de la ville. En étudiant une autre ville, il y aurait la possibilité de voir que ces besoins sont très divers et variables, suivant les habitudes de la population, le mode de délivrance de l eau, l importance de l industrie, l étendue des jardins à arroser, l existence du «tout à l égout», le climat. En principe, on peut dire que la quantité d eau n est jamais trop considérable, et qu il faut en amener le plus possible, afin de réaliser toujours une amélioration sensible dans la salubrité de 21 9 CB 37 (2). Cet ouvrage est conservé à la bibliothèque des Archives de Paris. 35

36 la ville et dans le bien-être des habitants. Cependant, on est souvent limité soit par le débit des sources d alimentation dont on dispose, soit par la dépense. Pour remédier à ces problèmes d approvisionnement, la ville de Paris a mis en place, un certain nombre de mesures complétées par des constructions. - L approvisionnement en eau Rappelons quand même que jusqu au commencement du XIX e, la population parisienne disposait pour son alimentation en eaux de puits qui existaient en grand nombre dans les cours des maisons, de quelques aqueducs amenant les eaux de sources voisines au nord, les aqueducs de Belleville et du pré st Gervais dont la construction remontait au XV e, au sud, l aqueduc de Rungis. Les eaux alimentaient des édifices publics tels que le Louvre et les Tuileries, quelques fontaines publiques et une cinquantaine de concessions particulières accordées par faveur ou à prix d argent, dont quelques unes à titre perpétuel. Cette situation fut grandement améliorée sous le 1 er empire grâce aux différentes constructions. Les canaux : La construction du canal de l Ourcq avait déjà été envisagée sous Henri IV, mais à la fin du XVIII e il n était toujours pas creusé. Pour l anecdote, en 1802, Napoléon demande à son préfet Chaptal «Que pourrais-je faire de grand et de bien pour les parisiens?» et Chaptal répondit «Donnez leur de l eau». Ce fut le point de départ du lancement des travaux du futur canal de l Ourcq. Les travaux commencés en 1802 furent achevé en Cette eau est déversée dans le bassin de la villette, points de départ des canalisations vers les endroits d utilisation. Le canal de l Ourcq d une longueur de 107 kilomètres, dès 1808, permit d amener à Paris, dans le bassin de la Villette, m 3 par jour, dont la distribution fut assurée par l aqueduc dit de la Ceinture. La compagnie concessionnaire qui réalisa ce premier canal, construisit ensuite, dans le cours des années 1822 à 1825, les 2 canaux de St Martin et St Denis, destiné à prolonger le canal de l Ourcq et à le relier à la seine. Le système de dérivation : La population parisienne est alimentée d une manière générale au moyen d eaux de sources captées au loin et dérivées sur la capitale. Lorsque les eaux de sources font défaut, soit par suite d une consommation anormale, soit par suite d accident sur les conduites d amenées, il y est supplée par des eaux de 36

37 rivières épurées, de façon à les rendre propres à l alimentation. Le procédé d épuration employé par la ville de Paris consiste dans la filtration à travers le sable, système employé dans de nombreuses villes d Europe et d Amérique. Ce système s accompagne de la création de la section des dérivations et des adductions nouvelles, qui est spécialement chargée d assurer l approvisionnement de Paris en eaux de sources destinées à l alimentation des services privés. Ces eaux sont amenées par 5 dérivations : la Dhuis, la Vanne, l Avre, le Loing et le Lunain 22. Laplupart de ces sources ont été captées par Belgrand, conduites par des kilomètres d aqueducs qui les amènent à des réservoirs près de Paris, où elles sont stockées. A elles deux, la dérivation de la Dhuis et celle du la Vanne amènent à Paris mètres cube d eau par jour. Pour les autres, aucuns chiffres ne sont mentionnés dans les archives de l assainissement. Ces dérivations sont à chaque fois déclarées d utilité publique. La dérivation de l Avre, par exemple, désignée officiellement sous le nom de dérivation des sources de la Vigne et de Verneuil, est déclarée d utilité publique le 5 juillet 1890 et mise en service le 1 er avril Quant à celle du Loing et du Lunain, sa déclaration a été faite le 21 juillet 1897 et construite de 1898 à En 1912 des installations importantes ont été apportées aux captages et ont permis de doubler la production des sources. Ces installations étant encore insuffisantes, il a fallu envisager l établissement d une usine électrique comportant 4 électropompes susceptibles d élever l eau. L installation de cette nouvelle usine a été commencée en 1922, complétée par le doublement de la conduite de refoulement sur une longueur de 1100m. 2) Pour un nouvel aménagement de l espace urbain, des rues et des habitations. Il est bon de rappeler que l'hygiène des rues a toujours fait l'objet de préoccupations administratives. Pour ne citer qu'un exemple, il existait à Paris un service de nettoyage des rues et d'enlèvement des immondices. Dès le XV e, les prescriptions imposées alors, et inscrites dans de nombreuses coutumes, telles qu'interdiction de jeter dans la rue des eaux ménagères, d'y déposer des ordures, de se servir des fenêtres pour le vidange des eaux furent 22 Une carte des dérivations des sources de la Dhuis se situe en annexe 8. 37

38 reprises tout au long des siècles. Elles demeuraient cependant souvent inappliquées. C est pourquoi, avant 1830, les rues parisiennes avaient un ruisseau unique placé au milieu de la chaussée, qui recevait toutes les eaux ménagères des maisons. Comme il n était jamais lavé, si ce n est par la pluie, ce ruisseau formait, pendant l été, un cloaque infect, dans lequel croupissaient des eaux de vaisselle et de savon. Avec la création et le développement du «tout à l égout», la rue va changer de visage et d aspect. On voit apparaître un nouvel aménagement urbain. Les eaux à traiter sont globalement divisées en deux secteurs : d une part, les eaux de ruissellement, qui proviennent en majorité des eaux de pluie. Ces eaux s écoulent en surface et posent problème dans les zones urbaines où le sol est rendu imperméable par la construction de routes et de bâtiments : l eau peut s accumuler, former des lieux de reproduction des moustiques, créer des inondations et endommager les infrastructures. Le drainage vise donc à évacuer ces eaux vers le milieu naturel : cours d eau, océan ou dans une zone où l infiltration est possible. Les rues sont alors aménagées différemment. Les dispositions de constructions sont arrêtées lors de conférences entre l ingénieur en chef du pavé de la rive droite de la seine et l ingénieur en chef directeur des eaux et de l assainissement de Paris. On y propose de convertir en chaussées bombées, limitées par des trottoirs avec des caniveaux contre les lignes de bordures, ces rues fendues 23. Toutes ces constructions et améliorations se font toujours sur le même modèle. Effectivement, dans le fonds coté VO 3, il y a une masse importante de cahiers des charge destinés à des entrepreneurs, réalisés par la ville de Paris 24. Tous ces cahiers sont imprimés et seul le nom des rues pour lesquelles ils sont élaborés changent. Nous pouvons en déduire la volonté de la ville de Paris d unifier et d uniformiser ces nouveaux aménagements prévus par la politique d assainissement. Ensuite, différents travaux vont venir compléter cette transformation de la chaussée, apportant ainsi une dimension esthétique à la ville. En plus d un pavage neuf, on reconstruit les trottoirs et on y intègre des plantations. Comme la loi le préconise, il faut une ouverture des rues de Paris, permettant une aération, une circulation de l air afin de chasser les impuretés stagnant dans les rues. De ce fait, on voit, lors de la reconstruction des chaussées, un élargissement de celles-ci. Ici, nous pouvons établir un lien avec les idées du Baron Haussmann. Au XIX e, ce dernier aménage un certain nombre de parcs et jardins afin de permettre à la population de respirer. C est le cas du Jardin du Luxembourg, du parc Montsouris ou encore de celui des 23 Article VO Articles VO 3 2, VO 3 8 et VO

39 Buttes-Chaumont. D autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d espaces verts à celui de haut lieu voué à la promenade. En ajoutant de nouvelles plantations le long des trottoirs, son idée majeure de «circulation» est maintenue. De plus, après une lecture attentive d une partie du fonds, il semblerait qu un choix soit fait dans l assainissement et l amélioration des constructions en se basant sur la fréquentation, la situation géographique des rues, ainsi que sa dimension esthétique. Il est facile d analyser, grâce à un rapport estimatif que pour le quai de l Archevêché, situé entre les ponts au double et de l archevêché, il y ait une volonté de le traiter plus convenablement que les voies publiques ordinaires. Nous pouvons expliquer ceci par le fait qu il est destiné à recevoir la circulation des voitures au jour de solennités religieuses. Un certain nombre de personnes, de milieu aisé, était alors susceptibles de passer dans ces rues qui devaient ainsi être réaménagées selon les nouvelles recommandations. A coté des transformations de la chaussée, au XIX e, on voit les transformations du bâtiment. Les architectes jouent donc un rôle important dans le façonnement de la ville après ces décisions d assainissement. Au XIX e, la doctrine des règlements de voierie évolue vers la notion d «enveloppe» du bâtiment. On commence à définir des «enveloppes» dans lesquelles il est possible de construire. Face au péril de voir apparaître des bâtiments de plus en plus grand grâce aux progrès des techniques de construction, il s agit, au cours de ce siècle, d éviter la transformation de la rue en couloir sans lumière, portant le nom de «rue corridor». Le règlement qui marque cette rupture est celui de 1859, copié ensuite par de nombreuses capitales. Il subit quelques modifications en 1879 et en 1882 et un projet est constitué en On voit apparaître ce qu on nomme «architecture hygiénique». Ces bâtiments se distinguent par une façade sur rue à gradins, recouverts de carreaux de faïence à facettes blancs. Il faut savoir qu à la fin du XIX e -début du XX e, la prise de conscience par les édiles parisiens de l importance du milieu dans le développement des maladies contagieuses est à son apogée. C est alors que la décision de promouvoir la «bonne architecture» de la ville de Paris est employée par l administration, pour mettre en valeur les bâtiments qui exploitent cette nouvelle réglementation. L administration municipale décide l exécution d un programme entièrement nouveau, tracé dans ses grandes lignes par le préfet Haussmann, et qui marque l origine d une ère nouvelle. C est Belgrand, appelé au service de la ville de Paris, qui a immédiatement, à en réaliser l application. Ainsi, on voit apparaître à Paris, deux nouveaux types d immeubles : l immeuble à cour ouverte et l immeuble à gradins. Nous pouvons dire qu il y a une transcription des recommandations faites par les hygiénistes, dans 39

40 le travail des architectes. Si le règlement l a rendu possible, c est surtout à la diffusion des savoirs sur l hygiène chez les architectes qu ils sont dus. Ces archives pourraient alors permettre de s interroger sur la formation des architectes à cette époque, divisés entre une conception classique du métier, et une forme associée aux lois et idées diffusées. 3) Pour l évacuation des eaux usées : le réseau des égouts Avant de commencer sur ce sujet, il m a paru nécessaire de revenir sur le terme d égout. On définit les égouts comme des canalisations souterraines servant à l écoulement et à l évacuation des effluents (eaux usées et eaux pluviales). Ce thème a également nécessité de se documenter en conséquence afin de mieux l appréhender. Dans son ouvrage Le temps de l eau, André Guillerme donne une définition des égouts et essaye de retracer leur «histoire» ou plutôt leur évolution. On peut apprendre que le terme «merderon», «merdançon», «merdron», apparaît dès 1208 à Troyes, et se répand dans la plupart des villes avant le milieu du XIVe. Il désigne en particulier une portion du cours d eau longeant la cité du Haut Moyen Age ou traversant une zone fortement urbanisée. Dans tous les cas c est un canal au débit très lent. Le «merderon» désigne bien un mode d évacuation des excréments humains. Tout laisse donc croire à un dépôt de matières fécales humaines auxquelles on doit ajouter les abats d animaux. En général, ces portions de cours d eau sont les fossés du Bas-Empire qui au XIIIe ne relèvent plus de l appareil défensif puisqu une nouvelle muraille plus vaste et plus éloignée protège la ville. Il semble que ces anciennes canalisations soient destinées spécialement à cet usage par les autorités urbaines. Les pouvoirs tiennent à faire dépendre de leur autorité l utilisation de ces fossés comme collecteurs. Nous avons ainsi l impression que ces parties de cours d eau ne sont pas des dépotoirs sauvages, incontrôlés, mais bien des égouts gérés comme tels et crées pour la plupart dans les anciens fossés. En lisant ces lignes d André Guillerme, nous pouvons en déduire que les réseaux d égouts étaient déjà mis en place et qu il n a pas fallu attendre le XIX e pour voir naître certaines initiatives dans le domaine de l hygiène publique. Cependant, à la fin du XVIII e, la situation de la ville est quelque peu différente de celle du Moyen-âge. 40

41 A la fin de l ancien régime, le réseau d égouts est manifestement trop étroit pour l étendue de la capitale et l abondance de sa population ; Le Grand Egout couvert s obstruait peu à peu, les autres avaient une longueur très insuffisante et certains quartiers nouvellement bâtis en étaient totalement dépourvus. D ailleurs une des doléances réclamées par le Tiers Etat, avant la révolution était que les égouts infectés fussent mieux entretenus. Mais la difficulté de l époque est qu aucun plan d ensemble ne préside à l aménagement des égouts. Ils sont construits dans le sens où coulait l eau de pluie, tant mieux si l on arrive au Grand Egout ou à la rivière, tant pis si l on aboutit à quelque dépression sans issue : il se forme alors une mare stagnante, et l on n y attache pas d autre importance. L organisation de l assainissement dépend avant tout du système mis en place. Il existe quatre systèmes pour la réception et l enlèvement des matières usées : les fosses fixes, les fosses mobiles, les tinettes filtres et par la suite, le tout à l égout. Les fosses de Paris sont condamnées par tous les hygiénistes, mais elles ne disparaitront que le jour où l eau, devenue obligatoire dans les cabinets, en rendra l usage impossible. En attendant, les fosses fixes ont pour conséquence l absence d eau dans les cabinets. La tinette filtre est encore très employée. Les liquides vont à l égout et aussi, sans nul doute, une bonne partie des matières dites solides, mais si on oublie d enlever à temps la tinette, les matières débordent dans le caniveau. La mise en place du tout à l égout Il existait au 1 er janvier 1889, d après les notes publiées par M. Alphand, km d égouts. Seulement, tous ces égouts ne sont pas convenablement appropriés pour l application du tout à l égout. Définissons donc maintenant ce qu est le «tout à l égout». Il s agit de l envoi immédiat à l égout, avant toute fermentation, des matières fraiches noyées dans un cube suffisant d eau et de lavage. Ce qui suppose, d une part, une grande quantité d eau entrant dans les maisons et dans toutes les maisons, et d autre part, l établissement dans toutes les rues, d un égout convenablement approprié et ayant une pente qui peut être très faible, mais qui doit toujours exister. En 1882, l administration a autorisé à titre d essai l installation de l écoulement du tout à l égout dans divers immeubles. Parmi ces essais les uns ne donnent lieu à aucun inconvénients, d autres au contraire, moins bien situés occasionnent dans les égouts des dépôts qu il faut périodiquement enlever pour empêcher la formation de mauvaises odeurs. 41

42 Tous cependant nécessitent une surveillance ou des soins particuliers qui ne sont pas considérables en raison du petit nombre de ces installations, mais qui le deviendraient bientôt si elles se multipliaient encore. Les travaux de la commission d assainissement bien que n étant pas arrivés à leur terme ont montré que pour prévenir les inconvénients résultant du tout à l égout il était nécessaire de faire un curage quotidien, d empêcher les sables et les fumiers de se déposer dans les égouts, d avoir de l eau dans des réservoirs ménagés de distance en distance. Il faut donc, si l écoulement du tout à l égout est définitivement accepté, qu avant de l appliquer l amélioration du curage soit réalisée au moins dans les parties du réseau où il devra fonctionner. Cette question de l adoption généralisée du «tout à l égout» aboutit à une polémique au sein de la société. Les partisans du tout à l égout continuent à proclamer ce système comme le meilleur, exempt de tout reproche et digne d être appliqué partout. Ces divergence se font jour au sein des directions de l assainissement, où M. Bechmann, ingénieur en chef proclame, dans une note du 29 décembre 1888 : «M. Durand-Claye sait fort bien que j ai combattu le tout à l égout à cause de la dépense qu entraine les travaux nécessaires à son établissement, mais que je n ai jamais contesté la valeur du procédé au point de vue de l assainissement. Les retards qui se sont produits sont dus à l insuffisance du personnel dans ce bureau». Au sein de la population parisienne, l idée du «tout à l égout» se fraye un chemin. Comme le mentionne Hervé Manéglier dans son ouvrage, après avoir commencé par récuser les eaux de sources et le tout à l égout, les parisiens changent d avis devant l évidence que les épidémies de choléra et de typhoïde sont directement liées dans leur extension, à la qualité des eaux de boisson et à la fiabilité du réseau d assainissement 25. La grande question qui se pose en consultant ces documents est comment ce réseau, que l on connaît aujourd hui, a-t-il réussi à se mettre en place, malgré les controverses existantes? «Nous ne croyons pas qu il y ait jamais eu une question de politique, d hygiène, de finances mieux étudiées que celle-là» écrivait le docteur Vallin en Et pourtant il allait falloir attendre encore 6 ans pour qu une loi vienne imposer le tout à l égout, et 20 ans pour qu il ait 25 MANEGLIER, Hervé, Histoire de l eau, du mythe à la pollution, Paris, 1991, 230 pages. 42

43 partie gagnée. Comme l écrira Gérard Jacquemet, cette affaire était des plus complexes. Ses implications techniques et scientifiques étaient considérables. Elle heurtait aussi de nombreux préjugés, et portait atteinte aux intérêts matériels de deux groupes de pression très influents dans le Paris de la fin du XIX e : les vidangeurs et les propriétaires d immeubles. Alors que la ville semble sortir un peu de son marécage, apparaît un phénomène curieux, la peur de l égout, qui sous des formes diverses durera jusqu à la fin du siècle et freinera considérablement l avènement du tout à l égout. Nous pouvons tout de même donner quelques exemples de ces aménagements. Par suite de l arrêté préfectoral du 24 décembre 1894 l installation du tout à l égout est devenue obligatoire pour les maisons comprises dans les rues qui sont désignées sur le dit arrêté. Le service des eaux et de l assainissement de la direction des travaux publics établit plusieurs listes des rues qui sont prêtes à recevoir le système du tout à l égout et à la suite de ces constructions, les matières de vidange 26. Déjà en 1888, Monsieur le préfet de la Seine avait décidé qu il y avait lieu d étendre le système d écoulement direct à l égout des matières de vidanges à un certain nombre de voies dont la nomenclature était jointe au dit arrêté. Depuis cette époque, des modifications ont été apportée à un certain nombre d égouts maintenant en état de pouvoir recevoir le «tout à l égout». Dans un certain nombre d écoles, l état des cabinets d aisance est défectueux et il y aurait lieu, en vue d une bonne hygiène, d installer dans ces écoles le système du tout à l égout. Cette opération étant assez couteuse, il n est pas possible de l effectuer sur les crédits ordinaires du service scolaire. Mais on pense qu il serait possible d imputer cette dépense sur les fonds de l emprunt projeté de 117 millions pour l assainissement de Paris, Ecoles et bâtiments appartenant à la ville de Paris ou à l état. Une liste est également dressée, cette fois par l inspecteur de la 1 ère section, pour être joint à son rapport en date du 12 novembre Elle a été lue et transmise par l ingénieur en chef de l assainissement, A. Durand-Claye. Demandes en instruction (54), en exécution (39), en étude (4), projet autorisé (1), en service depuis le (1). Comment s est fait l action de l assainissement des écoles? Mais un réseau d égout représente un investissement très élevé, son entretien demande aussi beaucoup de ressources humaines et matérielles ce qui explique la lente évolution du 26 Les 9 ème et 10 ème listes sur un total de 18 sont placées en annexe 11 de ce dossier. 27 Cette liste est mise en annexe

44 système à l époque. Ces réflexions peuvent, peut être, expliquer le fait que les propriétaires voient d un mauvais œil l établissement du nouveau réseau, qui selon le règlement, sera à leur charge 28. Nous pouvons également lier à cette situation, le développement de certaines entreprises, que le «tout à l égout» va faire prospérer. Il est intéressant de citer ici la Société parisienne d entreprises générales de travaux). Celle-ci vient offrir aux propriétaires de se charger pour leur immeuble de l exécution de ces travaux conformément aux exigences du service de l assainissement de la ville de paris, en leur proposant de s acquitter envers nous par annuités ou bien par acomptes semestriels ou trimestriels. L avantage de cette combinaison consiste en ce qu au lieu d avoir à débourser immédiatement des sommes relativement élevées, ils pourront faire exécuter ces installations sans modifier sensiblement l équilibre annuel des recettes et dépenses relatives à leurs immeubles (en remarquant d ailleurs que l établissement du tout à l égout supprime les frais de vidanges). Ainsi, il serait bon de pouvoir étudier ces entreprises, qui ont de toute évidence, contribué au développement des égouts et, de là, jouer un rôle important dans l assainissement de la ville. Les lois liées à l hygiène publique et donc à l assainissement, contribue à un nouvel aménagement du territoire urbain. En effet, en application de la loi de 1902 et du règlement, le maitre d œuvre dépose un dossier auprès de l administration qui vérifie la conformité du projet. L administration délivre une autorisation de bâtir si les règles sont respectées. C est l apparition pour la France entière du permis de construire. L administration dispose maintenant d un grand pouvoir puisqu elle peut aller jusqu à interdire des locaux qui seraient reconnus dangereux. 28 Art. 2 : Ces divers travaux devront être exécutés par les soins et aux frais des propriétaires ; faute de quoi, l administration y pourvoira d office, après une mise en demeure régulière, et les frais seront répartis entre les riverains proportionnellement aux longueurs de façades. 44

45 II Pistes de recherche et fonds complémentaires A. Pistes de recherche 1) L hygiène à Paris au XIXe L assainissement, comme je l ai mentionné en introduction de cette étude historique, est fortement lié à la santé publique en raison des nombreuses maladies imputables à un milieu malsain. Effectivement, en voulant définir le terme «assainissement», il est facile de faire le lien avec plusieurs autres définitions, notamment avec les termes médicaux, que l on ne retrouve évidemment pas dans les documents du fonds VO3 mais qui semblent de toute évidence prendre une importance si l on veut explorer ce fonds d un point de vue «hygiéniste». A la fin du XVIII e et au début du XIX e, l idée de la transmission de maladies par la proximité de l eau est fortement répandu. Les eaux usées peuvent engendrer des maladies à transmission fécale-orale (diarrhée, typhoïde, hépatites, choléra), ou liées à un vecteur (paludisme, filariose, dengue). D autres maladies sont également liées à un mauvais assainissement de base et en particulier à des latrines défectueuses ou inexistantes : bilharziose, nématodes ou autres vers. L assainissement vise à assurer l évacuation et le traitement des eaux usées et des excrétas en minimisant les risques pour la santé et pour l environnement. La loi du 4 avril 1850 sur les logements insalubres et la loi du 15 février 1902 sur la santé publique ont autorisé les habitants à signaler à l administration l insalubrité de leur logement. Dans ces années , ce sont principalement les membres des couches moyennes, des commerçants surtout qui déposent plaintes pour insalubrité. La plupart des plaintes portent sur les mauvaises odeurs, dégagées soit par les cabinets d aisance, par l écoulement des eaux usées, soit par les conduites insalubres des autres habitants. D autres plaintes ont visés le manque d aération, la malpropreté, les émanations d un four. A partir des années , le climat général change : les peurs sociales diminuent, la ville «s haussmannise», les épidémies deviennent moins virulentes et les progrès techniques avancent. C est pourquoi un changement de ton s observe dans les plaintes. En analysant celles-ci, on s aperçoit que les habitants affirment désormais un droit. Nous pourrions alors étudier le changement de 45

46 mentalité des gens, durant le XIX e, au sujet de l insalubrité, à travers ces plaintes déposées auprès de l administration de la ville de Paris. Ainsi une étude sur leur changement en matière d hygiène publique pourrait en découler. Cette idée serait alors complétée par les études de Patrice Bourdelais, Directeur d études à l EHESS, qui a beaucoup écrit sur les épidémies que connut Paris durant ce siècle 29. Il serait aussi intéressant de reprendre ses études comparatives entre Paris et les autres grandes capitales (Londres, Berlin, Bruxelles) et de montrer plus concrètement en quoi Paris a pu être un modèle en matière d assainissement et d aménagement pour les villes en développement de l époque. Nous pourrions également faire un parallèle avec certaines villes africaines qui, aujourd hui, luttent pour connaître un réseau d assainissement digne de ce nom. Il faudrait alors se pencher sur les travaux de plusieurs auteurs tels que Georges Knaebel, Marcel Cadillon, Michel Jole, ou encore Régis Rioufol. Dans l un de leurs ouvrages communs intitulé «Que faire des villes sans égouts? Pour une alternative à la doctrine et aux politiques d assainissement urbain», ils présentent la situation de nombreuses villes africaines qui par le manque d assainissement, voient se développer de nombreuses épidémies qui répandent la mort. Ces villes connaissent les «problèmes d assainissement» : les inondations, les endémies du «péril fécale», les stagnations d eau nauséabondes, les glissements de terrains ou les érosions, les amoncellements d ordures. Un parallèle put alors être fait avec la situation de Paris, au début du XIX e. 2) Le personnel ouvrier des chantiers d assainissement Après l épisode de la commune de Paris et l épidémie de typhoïde durant le siège de la capitale, les interrogations relatives au peuple assaillent le nouveau conseil municipal élu. Ce conseil souhaite dès 1871 disposer d infos supplémentaires afin d adapter sa politique, largement orientée vers la réalisation de réseaux sanitaires et la prise en considération des facteurs sociaux. En effet, Les hygiénistes les plus compétents sont d accord pour constater que les germes des maladies contagieuses sont transportables par l eau mais ne se répandent pas dans l air et que la contagion ne peut se produire que chez des individus qui absorberaient des eaux insuffisamment épurées. S il en était autrement les égoutiers et les vidangeurs 29 BOURDELAIS, Patrice (sous la direction de.), Les Hygiénistes, enjeux, modèles et pratiques, Paris, 2001, 540 pages. 46

47 seraient les premiers atteints en temps d épidémies, alors que les statistiques montrent qu ils sont indemnes de ces maladies 30. Il serait ainsi possible de faire une étude sociale grâce à ce fonds, en étudiant les personnes les plus touchées par les épidémies. A côté de cela, ces documents renseignent aussi sur les égoutiers, les vidangeurs et globalement sur le personnel travaillant pour l assainissement. On voit qu il y a eu des grèves des paveurs en 1907 à cause de leurs conditions de travail. Le 19 novembre 1907, une note du service de la voie publique et de l éclairage annonce qu ils auraient quitté Paris depuis le mois de juin, au lieu d attendre selon l usage, le commencement de l hiver pour leur exode annuel» 31. Dans un autre article 32, nous trouvons des documents faisant état de réclamations de la part d ouvriers enduiseurs, travaillant sur différents chantiers. Plusieurs de ces documents sont ressorties du fonds, comme ceux qui traitent d une allocation d une heure supplémentaire pour un travail de nuit, ou encore l allocation d une indemnité spéciale en plus-value des salaires qu ils ont reçu lorsqu ils ont été occupés en souterrain, sur des terrains infectés dont les émanations ont été une source de gêne pour les ouvriers. Ces informations nous permettent de tirer des conclusions, par exemple, sur les relations des ouvriers du bâtiment (ouvriers paveurs, cimentiers, bitumiers, enduiseurs) regroupés en syndicats, avec leur employeur, la ville de Paris et de voir comment ces ouvriers du bâtiment portent leurs revendications au plus haut point, la commission du travail. Plus généralement, cela peut amener le lecteur à se pencher sur les conditions de travail des ouvriers sur ces chantiers d assainissement mais également sur leur mode de vie. 3) La politique d assainissement, un enjeu économique Un aspect économique peut être traité à partir de ce fonds. Une partie du fonds coté en VO 3 concerne la navigation sur la Seine 33. Il serait possible ainsi d étudier les statistiques du mouvement sur la Seine, notamment en ce qui concerne les abonnements au service des eaux. Quel transport? Pourquoi? Quelles marchandises? A qui cela profite? Est-ce nuisible à la vie des parisiens? Pourquoi taxer cette navigation sur la Seine? 30 BOURDELAIS, Patrice (sous la direction de.), Les Hygiénistes, enjeux, modèles et pratiques, Paris, 2001, 540 pages. 31 Article VO Article VO Les articles concernant les mouvements sur la Seine sont cotés de V à VO

48 De plus, cet aspect économique peut être renforcé grâce aux documents faisant référence à un traité passé avec la Compagnie Générale des Eaux pour la gestion et la distribution des eaux dans les foyers parisiens 34. Le traité date du 11 juillet 1860 et est modifié par une convention en Ainsi, il serait possible d analyser les rapports entre la ville de Paris et une société privée en ce qui concerne la gestion de l eau, notamment grâce au décret impérial du 14 décembre 1853, qui établit pour la première fois une concession d eau. En effet, la ville s engage à acheter de l eau à des conditions fixées par avance, non révisables sur 20 ans. De plus, il faut noter que le fonds contient un nombre de documents considérable présentant la Compagnie générale des Eaux, créée en 1853, qui s engageait à «promouvoir largement la distribution d eau dans les villes et à l irrigation des campagnes». Ainsi, il serait possible de retracer l histoire de cette société spécialisée dans la distribution d eau en France, à l aide de celui-ci, qui ne la concerne pas directement. Il serait évidemment nécessaire de compléter ces sources avec les archives privées de la Compagnie et à l aide d ouvrages, comme celui réalisé pour le centenaire de cette dernière 35. B. Fonds complémentaires Les chercheurs auront à leur disposition des sources complémentaires afin d enrichir les informations tirées du fonds VO 3. Etant issu de l administration communale, il est logique que l essentiel des documents qui le complètent soit eux aussi des documents conservés par la ville de Paris. Il s agit tout d abord du fonds du Syndicat général pour l alimentation en eau de la région parisienne ainsi que celui du traitement des résidus urbains. Ces deux fonds sont directement liés à celui étudié car ils en prennent tous deux la suite chronologique, de 1934 aux années Pour ces derniers, seuls un bordereau de versement a été établi, ce qui peut allonger légèrement la recherche du fait du manque de description des articles. Le fonds du syndicat général pour l alimentation en eau de la région parisienne, coté en 115 WR, mesure 12,30 mètres linéaires et représente donc 119 articles. Versés en 1982, par le service juridique de la préfecture de la Région Ile de France, les documents qui le composent concernent 34 Ces documents sont conservés dans l article VO Compagnie générale des eaux, Compagnie générale des eaux : , Paris,

49 essentiellement la tutelle du syndicat de la compagnie des eaux pour la banlieue de Paris et la compagnie générale des eaux. Le second fonds, coté en 96 WR, porte sur le traitement des résidus urbains. Il faut également présenter, comme complémentaire, la série S des archives départementales. Elle regroupe les dossiers antérieurs à 1940 provenant du bureau des travaux publics de la préfecture et ceux qui ont été versés par le service des Ponts et Chaussées, ancêtre de la direction de l équipement. Cette série est une source précieuse d informations sur l état des routes, des voies navigables, des ponts, des établissements hydrauliques, des mines et carrières, des chemins de fer à partir du milieu du XIX e, puis, à partir du début du XX e siècle, de la navigation aérienne. Ces dossiers qui contiennent de nombreux plans, sont utiles pour toutes les recherches sur la ville de Paris aux XIX e et XX e siècles et donc à mettre en parallèle avec les plans du fonds VO 3. Aux Archives départementales de Paris, les sous-séries DS4 à DS6 (193 articles) regroupent des documents relatifs à la navigation ( ), ainsi qu aux crues et inondations sur près d un siècle ( ). On y trouve également des informations sur les transports fluviaux, et les rivières de la Seine et de la Marne (an VIII-1930). On peut aussi leur adjoindre des documents sur les canaux (An X-1901) et les ponts ( ). Il faut aussi mettre en liaison les documents qui portent sur le service hydraulique, les cours d eaux et usines, et l assainissement général. Ils sont regroupés dans les sous-séries DS3 (26 articles) et DS8 (74 articles) qui couvrent le XIXe et le début du XX e. A cela s ajoutent deux fonds privés : le fonds Tesson et le fonds Durand-Claye. Le premier, coté D25Z, traite de l approvisionnement de Paris en eau entre Louis Tesson a été secrétaire de la Commission du Vieux Paris. Son fils Pierre, a fait don, aux Archives de la Seine, d un ensemble de documents figurés (plans, gravures, photographies), qui ne représente seulement que deux articles composés de notes, de dessins, de photographies réalisées dans les années Le fonds Durand-Claye, lui, constitué de 9 articles, contient outre des papiers personnels et de la correspondance, des documents sur la voierie parisienne, l assainissement des eaux et des égouts parisiens pour la période Sont aussi réunies des études sur le chemin de fer et le réseau routier, ainsi que des documents sur les Congrès de la route de 1901 et Leurs instruments de recherche, pouvant aider le lecteur, se trouvent dans la section VII dédiée aux archives privées et dans la seconde rubrique concernant les fonds privés «départementaux». 49

50 Afin d étayer la partie du fons VO 3 traitant de la navigation sur la Seine, indiquée en piste de recherche, il faut noter les quelques autres fonds que possèdent les Archives de Paris. Ces derniers viennent du service de la navigation de la Seine, versés par l intermédiaire de la mission des archives du ministère de l Equipement, à la suite de l évacuation, par le service de la navigation, de ses locaux en Ces versements, cotés de 1350 W à 1353 W, représentent des sources considérables, notamment pour faire des études statistiques sur la navigation, ou encore pour réaliser une histoire des techniques sur une longue période ( ) puisque le nombre et la qualité des plans constituent la richesse essentielle et le principal attrait de ce fonds 36. Il est important de signaler que sont conservés aux Archives de Paris des documents susceptibles d illustrer les informations retenues dans le fonds de l assainissement de la ville. En effet, les atlas parisiens, classés dans la section II correspondant aux cartes et plans, sont composés de photos, de plans, de dessins ou encore des croquis relatifs aux eaux, aux égouts, à l assainissement, la navigation et la dérivation des eaux, datant de la période qui est traitée dans ce dossier. En plus de ces derniers, les documents figurés de type photographies, gravures, dessins, aquarelles, sont classés par thème. Nous les retrouverons donc dans la rubrique «eaux, assainissement, navigation». 36 AURE, Chantal, BANAT, Françoise, DUVERDIER, Marielle et JENN, Jean-Marie (sous la direction de), Paris XIXe-XXe, urbanisme, architecture, espaces verts, guide des sources conservées aux Archives de Paris, Paris, 1995, pages

51 CONCLUSION L accent mis sur l assainissement, la construction d égouts puis la fourniture d eau potable par l Angleterre de Chadwick, le fait que des travaux analogues mais moins systématiques aient lieu dans les grandes villes allemandes et françaises ont représenté, pour les colons européens installé outre atlantique et pour de nombreux autres pays, un modèle de ce qui convient de faire pour améliorer la santé publique. Cependant, en France, ce ne sera réellement qu après la 1 ère guerre mondiale, avec ses conséquences (la disparition de jeunes hommes, la faiblesse de la fécondité et le vieillissement de la population), que les efforts nécessaires au développement d une politique de santé publique vont se faire malgré l intervention très faible de l état, qui continue jusqu en En 1930, moins d une commune sur quatre possèdent un réseau de distribution à domicile et, en 1945, 70% des communes ne sont toujours pas desservies à la campagne. Il faut attendre la fin des années 1980 pour que la totalité des habitants bénéficient de l eau courante à domicile. En ce qui concerne l assainissement des eaux usées, beaucoup de choses restent à faire : en 1960, 12% seulement des Français étaient reliés aux égouts. En 2006, toutes les communes de 2000 habitants et plus devront être raccordées à une usine de dépollution des eaux usées (station d épuration). Le fonds, à partir duquel cette étude est faite, mérite d être connu et exploité car il permet de retracer l histoire de l assainissement de la ville de Paris. Son contenu, très riche et diversifié en informations, s explique par son importance matérielle, même si la typologie des documents est redondante. En effet, il s agit pour la plupart des articles de documents administratifs issus de la direction des travaux publics de la ville de Paris ou des Ponts et Chaussées. L instrument de recherche réalisé, disponible en salle de lecture, permet facilement au chercheur de se repérer dans le fonds grâce à une classification par thèmes, qui peut être grandement améliorée ; un instrument de recherche devant tendre à la perfection mais surtout 51

52 à la compréhension du chercheur. Effectivement comme le souligne Jean Guerout «l inventaire est fait pour des historiens et non pour le personnel des archives» 37. Ensuite, il serait intéressant et enrichissant d élargir l étude réalisée dans ce dossier, en la poursuivant sur une période contemporaine, puisque de nombreux fonds, toujours aux Archives de Paris, prennent la suite chronologique de celui-ci, notamment jusqu en Ainsi nous pourrions avoir une vision de l évolution de cette politique et des changements qu elle entraine, sur près de deux siècles. 37 GUEROUT, Jean, «Quel type d inventaire choisir?» dans La Gazette des Archives, n , 1 er et 2 nd trimestre 1991, page

53 LISTE DES ANNEXES Annexe 1 : Photographies d égouts. Annexe 2 : Instrument de recherche disponible en salle de lecture. Annexe 3 : Proposition d introduction pour un nouvel instrument de recherche. Annexe 4 : Proposition d une nouvelle classification pour l instrument de recherche. Annexe 5 : Lois et recueil de textes de loi (VO 3 61). Annexe 6 : Règlement relatif à l assainissement de Paris (VO 3 57). Annexe 7 : Biographies sommaires de grands noms liés à l assainissement de la ville. Annexe 8 : Carte des dérivations des sources de la Dhuis (VO 3 61). Annexe 9 : Plans des canalisations de Paris. Annexe 10 : Tableau retraçant l évolution de la longueur du réseau d égout. Annexe 11 : Listes des rues équipées du «tout à l égout». Annexe 12 : Liste des établissements scolaires indiqués à l application du «tout à l égout» 53

54 Annexe 1 : Photographie d égout Les égouts de Paris à l horizon

55 Annexe 2 : Extraits de l instrument de recherche disponible en salle de lecture 55

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60 Annexe 3 : Proposition d introduction pour un nouvel instrument de recherche Le fonds de l assainissement, dont les dates extrêmes sont An VIII-1934, est coté dans la sous-série VO3. Versé par le bureau administratif des eaux et des égouts et les services techniques, il est composé de 1206 articles et représente ainsi 154 mètres linéaires. PRESENTATION DU PRODUCTEUR L organisation du service municipal des travaux, à la fin du XIXe, regroupait sous la direction d Alphand, les services administratifs et techniques de la voie publique, de l éclairage, des plantations d alignement et des concessions, des carrières, du métropolitain, de l eau et de l assainissement, de la voierie. Ce service des eaux et des égouts avait dans ses attributions : - l alimentation de Paris en eaux de sources et en eaux de rivières, - la dérivation des rivières (la Dhuis, de la Vanne, de l Avre, du Loing et le Lunain). - l entretien et l exploitation des canaux (l Ourcq, St Denis et St martin). - la construction, l entretien et le curage des collecteurs, des égouts et des branchements, - l assainissement de la Seine, l épuration et l utilisation des eaux d égouts. La mort de Jean-Charles Alphand, en 1891, voit la dislocation de la direction des travaux. Intervient désormais une séparation entre les services techniques et les services administratifs. On en arrive à la réorganisation de 1897 qui établit deux directions administratives distinctes placées sous les ordres du préfet : I. la direction administrative des services de la voie publique, dans laquelle on retrouve les eaux et les égouts. II. la direction des services d architecture et des promenades et plantations. Par un arrêté du 19 mars 1928 sont modifiées les attributions de la direction des affaires départementales en matière d assainissement : la direction des travaux voit ses compétences augmenter puisqu elle gère désormais l épuration des eaux d égouts du département, prépare 60

61 les programmes des grands travaux d assainissement de Paris et du département ; quant aux programmes de construction d égouts, ils sont soumis au visa de la direction des travaux. Par arrêté du 26 décembre 1940, la préfecture de la Seine est réorganisée. Pour ce qui est des services techniques, est créée la direction générale des services techniques de Paris comprenant la direction technique des eaux et de l assainissement, qui s occupe des dérivations, des machines, de la distribution des eaux, des égouts, ainsi que de l assainissement de la Seine et des grands travaux d assainissement. La loi du 10 juillet 1964 supprime le département de la Seine et donne à la ville de Paris le caractère de collectivité à statut particulier, qui détient à la fois des compétences de nature communale et départementale. L organigramme des services techniques dans leur ensemble, a été modifié et la direction générale des services techniques disparaît. Est créée la direction de services industriels et commerciaux qui reprend les attributions de l ancienne direction générale des services techniques en matière d eau et d assainissement. Parallèlement sont créées en 1969 deux ententes départementales : le syndicat interdépartemental pour l assainissement de l agglomération parisienne et l institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine. MODALITES D ENTREE DU FONDS Le bureau administratif des eaux et des égouts et les services techniques ont versé le fonds de l assainissement couvrant la période de l An VIII à 1934, aux Archives de Paris en 1921 et Lors de son arrivée, le fonds représentait une masse de 1500 cartons, soit 154 mètres linéaires. PRESENTATION DU CONTENU Dans ce fonds nous retrouvons une assez faible proportion d imprimés sont antérieurs à 1870, la plus forte contribution étant fournie par la fin du XIXe et le début du XXe. 61

62 Les sources administratives constituent une large part des titres recensés. Elles émanent essentiellement de la préfecture de la Seine ou de la ville de Paris. On peut y ajouter les publications des ingénieurs de la ville, tel que Belgrand. Nous pouvons noter un nombre important de plans correspondant aux aménagements de la plupart des rues de la capitale. Ces documents sont conservés à l intérieur des liasses, avec les textes règlementaires, les cahiers des charges ou encore la correspondance. TRI, ELIMINATIONS Le tri a été entrepris en Les archivistes ont alors essayé de séparer, d une part, tout ce qui concerne l alimentation en eau, et d autre part, ce qui concerne l assainissement. Très vite, ont été classé des dossiers d égouts, rangés dans l ordre alphabétique des noms de rues. En 1969, le fonds, composé de 1206 articles, a été inventorié sur des fiches à partir desquelles, le répertoire numérique a été rédigé en INTERET HISTORIQUE ET ORIENTATION DE RECHERCHE Le fonds de l assainissement, du fait de son importance matérielle considérable et des différents thèmes qu il renferme, permettrait un certain nombre d études sur plusieurs aspects : - Un aspect politique lié à l assainissement avec l élaboration de lois relatives à l amélioration de l hygiène publique. - Un aspect social à l aide de documents concernant le personnel travaillant sur les différents chantiers organisés pour les différentes constructions. La difficulté des métiers ainsi que les conditions de travail seraient une piste très abordable. - Un aspect économique du fait de la présence de documents mentionnant des conventions ou des traités passés entre la ville de Paris et des sociétés privées telles que la Compagnie Générale des Eaux, pour la distribution de l eau. METHODE DE RECHERCHE 62

63 Pour effectuer une recherche dans fonds, il est préférable de consulter, en amont, l instrument de recherche disponible en salle de lecture. Il se trouve dans la section VI, consacrée à l administration communale. Cette section est, quant à elle, divisée en vingt-huit rubriques faisant état de tout ce que l on peut trouver dans l administration de Paris. L instrument de recherche consacré à l assainissement et aux canaux se place alors dans la rubrique 22. CONDITIONS D ACCES ET D UTILISATION Le délai de communicabilité de ces archives était de 30 ans d après la loi du 3 janvier 1979 (dite loi sur les archives) 38. Les documents les plus récents datant de 1934, ils sont donc librement communicables. Cependant, il sera nécessaire de prendre en compte l état matériel de ceux-ci afin d éviter toute dégradation supplémentaire. C est pourquoi, certains devront être consultés sous surveillance, en présidence de salle. SOURCES COMPLEMENTAIRES Un certain nombre de sources sont complémentaires à ce fonds afin d enrichir les informations qui en sont tirées. L ensemble de ces sources est aussi conservé par aux Archives de Paris. Archives de la préfecture de la région Ile de France III. Syndicat général pour l alimentation en eau de la région parisienne : 115 WR 1à 119 ( ) IV. Traitement des résidus urbains : 96 WR ( ) Archives du bureau des travaux publics de la préfecture et des Ponts et Chaussées (Série S) V. Service Hydraulique : DS 3 1 à 26 (An X-1932) VI. Navigation : DS 4 1 à 64 (An IX-1931) 38 Article 6 de la loi du 3 janvier 1979 : [ ] Tous les autres documents d archives publiques pourront être librement consultés à l expiration d un délai de trente ans ou des délais spéciaux prévus à l article 7 [ ]. 63

64 VII. Canaux : DS 5 1 à 2 (An X-1901) VIII. Ponts : DS 6 1 à 29 ( ) IX. Assainissement général : DS 8 1 à 74 (An IX-1937) Archives Privées X. Collection Tesson. Eaux de Paris : D25 Z 1 à 2 XI. Fonds Durand-Claye. Travaux de Paris : D22 Z 1 à 9 ( ). Archives du service de la navigation sur la Seine XII W 1 à 27 ( ). Dossiers répertoriés par départements (Seine et Marne, Seine et Oise, Seine). XIII W 1 à 152 ( ). Dossiers répertoriés par rivière : Seine. XIV W 1 à 59 ( ). Dossiers répertoriés par rivière : Marne. XV W 1 à 34 ( ). Dossiers répertorié par rivière : Yonne. Les atlas parisiens XVI. PEROTIN/6/75/1/10 : photos des dérivations des sources de la Vigne et de Verneuil ( ). XVII. PEROTIN/6/75/1/11 : photos de siphons en fonte, caractéristiques des aqueducs des dérivations des eaux du Loing et du Lunain (s.d.). XVIII. ATLAS 1015 : photos du barrage-écluse de Créteil à St Maur ( ). XIX. ATLAS 1021 : plans et dessins du canal St Martin (1877). XX. ATLAS 1022 : plans et dessins du canal St Denis (1877). XXI. ATLAS 1026 : plans, profils et vues du canal de l Ourcq, du bassin de la villette, du canal St Martin, du canal St Denis (1977). XXII. ATLAS 1027 : photographies de plans, profils et élévations du bassin de la Villette (1877). XXIII. ATLAS 1028, 1029 et 1030 : photographies de plans, profils et élévations du canal de l Ourcq (1877). 64

65 XXIV. ATLAS 1023 : plans, coupes et élévations du dépotoir municipal de la Villette et de la voierie municipale de Bondy, photographies (1877). XXV. ATLAS 113, 114, 115 et 149 : croquis et coupes de matériel et d appareils appartenant au service des eaux et des égouts des Ponts et Chaussées, plans d usines hydraulique et à vapeur ( ). XXVI. PEROTIN/ 604/. /.5 : plans et croquis des réservoirs, machines et canalisations (1908). XXVII. ATLAS 1036 : vues de bâtiments et de machineries du site de Chaillot (s.d.). XXVIII. ATLAS 198 : plans d ensemble, élévations, coupes de matériel et appareils, sondages et coupes géologiques, photos concernant le réservoir de Montmartre, appartenant à la vile de Paris ( ). 65

66 Annexe 4 : Proposition de plan de classement pour l instrument de recherche L ASSAINISSEMENT Eaux, Canaux, Egouts (An VIII-1934) Assainissement VO Politique d assainissement VO et VO Service de l assainissement Eaux VO , , , Service des eaux An XII , , , et VO et Régie et inspection VO Règlements et Abonnements VO 3 34, , et 581 Conduites des eaux VO Constructions

67 Dérivations Rivières VO La vanne VO 3 260, 270, 278 et 279 Le Loing s.d. VO 3 260, 270, 278 et 279 Le Lunnain s.d. VO La Dhuis VO L Avre Sources VO La Vigne 1892 VO Le Verneuil 1892 Egouts VO 3 65 Affaires générales s.d. VO et Constructions VO Projets de travaux à exécuter (classement alphabétique par noms de rues). [Fin XIXe] Canaux VO , , et

68 Mouvement sur la Seine VO Statistiques

69 Annexe 5 : Lois et recueil de textes de loi 69

70 Annexe 6 : Règlement relatif à l assainissement de Paris 70

71 Annexe 7 : Biographies sommaires de personnes importantes pour l assainissement de la ville Le Baron Haussmann : Georges Eugène Haussmann (27 mars janvier 1891), couramment appelé le "baron Haussmann", a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation. Né à Paris le 27 mars 1809 au 55 rue du Faubourg-du-Roule, dans le quartier Beaujon, il est le fils de Nicolas-Valentin Haussmann ( ), protestant, commissaire des guerres et intendant militaire de Napoléon I er et d'eve-marie-henriette-caroline Dentzel (fille du général Dentzel, baron d'empire) et le petit-fils de Nicolas Haussmann ( ), député de l'assemblée Législative et de la Convention, administrateur du département de la Seine-et- Oise, commissaire aux armées. Il fait ses études au collège Henri-IV puis au lycée Condorcet à Paris, puis il entame des études de droit tout en étant au conservatoire de musique de Paris. Il est nommé, le 21 mai 1831, secrétaire général de la préfecture de la Vienne à Poitiers puis sous-préfet d'yssingeaux, le 15 juin Le 9 octobre1832, il devient sous-préfet de Nérac, puis sous-préfet de l'ariège le 19 février Ensuite, il est nommé préfet du Var, en 1849 puis de l'yonne en 1850 et de la Gironde en Présenté à Napoléon III par Victor de Persigny, ministre de l'intérieur, il devient préfet de la Seine le 22 juin 1853, succédant ainsi à Jean-Jacques Berger et à Rambuteau. Eugène Belgrand ( ) : Ingénieur français, il est connu pour sa participation aux travaux de rénovation de Paris dans la deuxième moitié du XIX e siècle. Polytechnicien, ingénieur général des Ponts et Chaussées, élu membre libre de l'académie des sciences en 1871, Eugène Belgrand participa à la rénovation de Paris dirigée par le Baron Haussmann, entre 1852 et 1870, en compagnie de l'ingénieur Jean-Charles Alphand et du jardinier Jean-Pierre Barillet-Deschamps. 71

72 On lui doit les égouts de Paris, l'aqueduc de la Vanne, dont l'ouvrage le plus remarquable marque la frontière entre les communes d'arcueil et de Cachan, ainsi que celui de la Dhuis. Belgrand a aussi fait œuvre en tant qu'historien de Paris, rendant ainsi hommage à ses prédécesseurs fontainiers de la capitale tels que Salomon de Caus et les constructeurs de la Samaritaine du Pont-Neuf. Jean-Charles Alphand ( ) : Ingénieur des Ponts et Chaussées, il participa à la rénovation de Paris entre 1852 et 1870, dirigée par le Baron Haussmann. Jean-Charles Alphand aménagea notamment : le square du Temple, l'avenue de l'observatoire, les jardins des Champs-Élysées, le parc Monceau, le boulevard Richard-Lenoir, le bois de Vincennes, le parc Montsouris, le bois de Boulogne, le parc des Buttes-Chaumont, le square des Batignolles. Après le renvoi d'haussmann, son successeur Léon Say confia à Alphand la direction des travaux. Il poursuit à ce titre l'œuvre d'haussmann. Il dirige même le service des Eaux à la mort de Belgrand en Il s'occupe en particulier : des fortifications de Paris et des forts avancés, du jardin du Trocadéro, réalisé pour l'exposition universelle de 1878, de la préparation de l'exposition universelle de

73 Annexe 8 : Carte des dérivations des sources de la Dhuis 73

74 Annexe 9 : Plans des canalisations de Paris 74

75 Annexe 10 : Tableau retraçant l évolution de la longueur du réseau d égout Date Longueur du réseau (Km) Population parisienne (nombre d habitant) Fin XVIII e De 1790 à 1804 Aucune construction (x 8 km / an) Plus de (soit 3 fois plus qu en 1860)

76 Annexe 11 : Listes des rues équipées du système du «Tout à l égout». 76

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78 Annexe 12 : Liste des établissements scolaires indiqués à l application du «tout à l égout» 78

79 79

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