DENUTRITION ET CANCER

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "DENUTRITION ET CANCER"

Transcription

1 DENUTRITION ET CANCER Pr Julien Mazières Unité d Oncologie Cervico-Thoracique Service de pneumologie Hôpital Larrey, CHU Toulouse Introduction La malnutrition atteint la majorité des patients porteurs d une néoplasie. Il s agit d une complication sous-estimée et négligée des traitements chirurgicaux et médicaux touchant de plus en plus de patients. En effet les traitements antitumoraux s adressent à des sujets souvent âgés et fragiles, certains traitements de maintenance ou de thérapies ciblées s administrent au long cours et la gestion ambulatoire de la majorité des patients ne permet parfois pas d assurer une prise en charge diététique optimale. La dénutrition est ainsi responsable d'une morbidité, en particulier infectieuse, accrue, et donc d'une mortalité plus précoce. Ainsi, 5 à 20 % des patients atteints de cancer semblent décéder directement de la cachexie en phase terminale du cancer. Le suivi clinique et éventuellement biologique de l état nutritionnel est un élément essentiel de la surveillance post-opératoire, en cours de radiothérapie et entre les cycles de chimiothérapie. Les causes de la dénutrition Les causes de la dénutrition chez le patient porteur d un cancer bronchique sont multiples et obéissent à différents mécanismes liés à la tumeur, à la réponse de l hôte et aux traitements. Un schéma résume la physiopathologie de la cachexie (figure 1). 1

2 Figure 1. La population à risque de dénutrition Les principaux types de patients concernés sont : - les patients atteints de tumeurs digestives, ORL et pulmonaires. - les patients traités par chimiothérapie et souffrant de nausées, vomissements, douleurs abdominales, mucite, infections, anorexie prolongée. - les patients dont les champs d irradiation incluent en partie le tube digestif - les patients âgés ou ayant un état général altéré. L impact des traitements antitumoraux sur la nutrition Chirurgie Les actes chirurgicaux lourds, portant sur le tube digestif, entraînent une altération temporaire des mécanismes du péristaltisme et de digestion responsables d une carence d apport. De plus, l acte chirurgical entraîne de nombreuses modifications métaboliques. On note une élévation des dépenses énergétiques en post-opératoire avec augmentation des pertes azotées, augmentation de la production de glucose, accélération de la lipolyse, augmentation de la 2

3 protéolyse musculaire. De manière concomitante la synthèse des protéines inflammatoires est augmentée. Les complications infectieuses, fréquentes, pérennisent cet hypercatabolisme. Chimiothérapie La chimiothérapie est très fréquemment associée à la perte de poids. En effet la majorité des molécules utilisées ont un effet émétisant responsable d une diminution d apport alimentaire. Ces traitements ont également une toxicité muqueuse responsable de mucite et de syndrome diarrhéique pouvant être à l origine de déshydratation et de dénutrition. Enfin, les chimiothérapies favorisent les processus infectieux, sources d hypercatabolisme. Radiothérapie La radiothérapie est responsable d une atteinte directe des structures sensorielles (radiothérapie ORL), sécrétoires (radiothérapie des glandes salivaires, du pancréas) et des voies digestives (radiothérapie thoracique, oesophagienne, abdominale). La perte de poids dans ce type de traitement doit être prévenue et surveillée attentivement. Les conséquences de la dénutrition en cancérologie La perte de poids est associée non seulement à une altération de la qualité de vie mais aussi à une diminution de la survie. Le retentissement de la dénutrition sur la qualité de vie des patients est bien démontré. Il existe dans un premier temps une modification négative de l image corporelle. De plus, la dénutrition est associée à une réduction des capacités fonctionnelles et du performance status responsable d une asthénie et d une diminution des activités contribuant ainsi à une altération de la qualité de vie. La perte de poids est également un facteur reconnu de mauvaise réponse thérapeutique et d augmentation de la toxicité. Les complications post-opératoires sont plus fréquentes chez le patient dénutri. Une perte de poids lors du traitement est associée à une moindre réponse à la 3

4 chimiothérapie dans les cancers du sein. L augmentation des complications et la moindre efficacité de la chimiothérapie sont ainsi responsables d une diminution de la survie chez les patients dénutris. Ceci est bien démontré pour les cancers digestifs. Nutrition en situation palliative La prise en charge nutritionnelle se pose de manière cruciale lors de la phase palliative de la maladie. La prise en charge nutritionnelle est alors définie comme un soin de support et s'inscrit dans une prise en charge globale visant à maintenir ou restaurer le «bien-être» du patient. Il est démontré que l'anorexie est un facteur de mauvais pronostic chez le patient porteur de cancer évolutif au stade avancé. Des conseils diététiques peuvent aider à l'enrichissement de la prise alimentaire et à la meilleure gestion des symptômes gênant l'alimentation. Le maintien du plaisir éventuel de l'alimentation orale est la priorité. La nutrition artificielle peut ralentir la dégradation nutritionnelle, éviter la déshydratation et améliorer la qualité de vie de ces patients dont l'alimentation orale adaptée est impossible. Dans nombre de situations, les bénéfices symptomatiques ou fonctionnels sont à mettre en balance avec les effets néfastes d'une technique invasive de nutrition artificielle. Lorsque l'espérance de vie du patient est inférieure à 3 mois et l'atteinte fonctionnelle permanente sévère, la mise en route d'une nutrition artificielle est plus discutée et doit être considérée au cas par cas. Conclusion L approche nutritionnelle des malades porteurs de cancer doit être instituée et poursuivie dans le cadre d'une prise en charge globale, pluridisciplinaire, visant à l'amélioration de la qualité de vie ou des symptômes du malade. La démarche 4

5 transdisciplinaire de l oncologie moderne se doit d intégrer l évaluation et la prise en charge nutritionnelle des patients avec la double récompense d agir sur la survie et la qualité de vie. 5

IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE

IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE Dr Maria Nachury Service de Gastroentérologie et Nutrition CHU de Besançon Marie-Noëlle Lombarte FF Cadre Service Diététique CHU de Besançon Une volontéaffichée

Plus en détail

A) LA DENUTRITION 1 DEFINITION 2 PHYSIOPATHOLOGIE 3 MECANISME B) STRATEGIE DE DEPISTAGE DIAGNOSTIC D) PREVALENCE ET CONSEQUENCES

A) LA DENUTRITION 1 DEFINITION 2 PHYSIOPATHOLOGIE 3 MECANISME B) STRATEGIE DE DEPISTAGE DIAGNOSTIC D) PREVALENCE ET CONSEQUENCES A) LA DENUTRITION 1 DEFINITION 2 PHYSIOPATHOLOGIE 3 MECANISME B) STRATEGIE DE DEPISTAGE DIAGNOSTIC D) PREVALENCE ET CONSEQUENCES 1 1 - DEFINITION La dénutrition est un état de déficit en énergie, en protéines

Plus en détail

La nutrition parentérale

La nutrition parentérale Dénutrition et Cancer Quelles propositions? Pour quels patients? La nutrition parentérale Dr Yves Morvant - Vannes-Octobre 2010 Principes Injection d une solution liquide comprenant glucides, lipides et

Plus en détail

CHUV/UNC/PCB/lds/Dysphagie et dénutrition 1

CHUV/UNC/PCB/lds/Dysphagie et dénutrition 1 Fragilité nutritionnelle et troubles de la déglutition AVDEMS - Septembre 2012 P. Coti Bertrand Nutrition Clinique - EDM 1 Symptômes liés à la dysphagie Impact de la dysphagie sur l état nutritionnel Fausses

Plus en détail

Support nutritionnel et son bon usage dans les cancers gynécologiques en situation palliative

Support nutritionnel et son bon usage dans les cancers gynécologiques en situation palliative Support nutritionnel et son bon usage dans les cancers gynécologiques en situation palliative Dr François TALARMIN Médecine interne UTNC Cliniques Brestoises Fréquence de la dénutrition Causes de la dénutrition

Plus en détail

PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DES CANCERS BRONCHIQUES. B. Bailleau diététicienne 31 mai 2012

PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DES CANCERS BRONCHIQUES. B. Bailleau diététicienne 31 mai 2012 PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DES CANCERS BRONCHIQUES B. Bailleau diététicienne 31 mai 2012 PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE Dans le plan cancer 2003-2007 la mesure 42 prévoit le développement des soins

Plus en détail

Prise en charge nutritionnelle des patients atteints de cancer

Prise en charge nutritionnelle des patients atteints de cancer DES hépato-gastro-entérologie IdF 2012 Prise en charge nutritionnelle des patients atteints de cancer Bruno Raynard CLAN et UTDN «La dénutrition n est pas diagnostiquée en oncologie digestive» 14 jours,

Plus en détail

NUTRITION (HYDRATATION) DES PATIENTS CANCEREUX AU DOMICILE

NUTRITION (HYDRATATION) DES PATIENTS CANCEREUX AU DOMICILE Définitions Épidémiologie Étiologies Évaluation Complications Objectifs NUTRITION (HYDRATATION) DES PATIENTS CANCEREUX AU DOMICILE Traitements symptomatiques SOR de la Fédération Nationale des Centres

Plus en détail

Choix entre nutrition entérale et parentérale. CLCC, Montpellier

Choix entre nutrition entérale et parentérale. CLCC, Montpellier Choix entre nutrition entérale et parentérale P. Senesse CLCC, Montpellier Nutrition en cancérologie 2 axes: Dénutrition et cancer Le sein et surpoids Activité de demain En réseau avec nutrition orale,

Plus en détail

Importance de la nutrition en cancérologie. Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce»

Importance de la nutrition en cancérologie. Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» Importance de la nutrition en cancérologie Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» Ghislain GRODARD CHRU Besançon ggrodard@chu-besancon.fr Jeudi 20

Plus en détail

Impact des troubles de la nutrition et de la déglutition dans les infections. Dr F.Behar UTNc Hôpital DUPUYTREN, Draveil

Impact des troubles de la nutrition et de la déglutition dans les infections. Dr F.Behar UTNc Hôpital DUPUYTREN, Draveil Impact des troubles de la nutrition et de la déglutition dans les infections Dr F.Behar UTNc Hôpital DUPUYTREN, Draveil Présentation de l UTNc Unité Transversale de Nutrition clinique Hôpital DUPUYTREN

Plus en détail

Prise en charge diététique et support nutritionnel au cours des carcinoses péritonéales

Prise en charge diététique et support nutritionnel au cours des carcinoses péritonéales Prise en charge diététique et support nutritionnel au cours des carcinoses péritonéales Pascale ROUX Responsable du service diététique CLB et IHOP Unité de nutrition-disspo 1 Quelle alimentation orale?

Plus en détail

Compte rendu de la conférence «La nutrition, la clé pour mieux vieillir Savoir conjuguer alimentation et exercice physique»

Compte rendu de la conférence «La nutrition, la clé pour mieux vieillir Savoir conjuguer alimentation et exercice physique» Compte rendu de la conférence «La nutrition, la clé pour mieux vieillir Savoir conjuguer alimentation et exercice physique» I. L impact du vieillissement physique sur la nutrition A. Les effets du vieillissement

Plus en détail

Place de la radiothérapie en oncogériatrie Dr Wiazzane Nadia Radiothérapeute, ICO Nantes

Place de la radiothérapie en oncogériatrie Dr Wiazzane Nadia Radiothérapeute, ICO Nantes Place de la radiothérapie en oncogériatrie Dr Wiazzane Nadia Radiothérapeute, ICO Nantes Contexte Vieillissement de la population Concerné par le cancer Progrès de l anesthésie et de la chirurgie Attitude

Plus en détail

Nutrition préopératoire en chirurgie digestive réglée. Stéphane M. Schneider Nutrition, Hôpital de l Archet, Nice

Nutrition préopératoire en chirurgie digestive réglée. Stéphane M. Schneider Nutrition, Hôpital de l Archet, Nice Nutrition préopératoire en chirurgie digestive réglée Stéphane M. Schneider Nutrition, Hôpital de l Archet, Nice Déclaration d intérêts Abbott Nutrition, Baxter, B. Braun, Covidien, Fresenius- Kabi, Nestlé

Plus en détail

Importance de la nutrition en cancérologie. Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce»

Importance de la nutrition en cancérologie. Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» Importance de la nutrition en cancérologie Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» Ghislain GRODARD CHRU Besançon ggrodard@chu-besancon.fr Jeudi 07

Plus en détail

Avis de la Commission. 02 juillet 2003

Avis de la Commission. 02 juillet 2003 COMMISSION D EVALUATION DES PRODUITS ET PRESTATIONS REPUBLIQUE FRANCAISE Avis de la Commission 02 juillet 2003 Dispositif : RealDiet HP Fibres, aliment diététique destiné à des fins médicales spéciales

Plus en détail

Parcours de soins en cancérologie: les défis de la coordination

Parcours de soins en cancérologie: les défis de la coordination Parcours de soins en cancérologie: les défis de la coordination Dr Mario Di Palma Département Ambulatoire JESS 2014, Saint- Etienne Les progrès en cancérologie Progrès techniques: > Nouveaux médicaments

Plus en détail

Aspects médicaux et pratiques soignantes Dr D Barnoud

Aspects médicaux et pratiques soignantes Dr D Barnoud Aspects médicaux et pratiques soignantes Dr D Barnoud Les techniques de nutrition artificielle Nutrition entérale Nutrition parentérale Associations des deux techniques plan Indications respectives NP

Plus en détail

L évaluation nutritionnelle chez le patient insuffisant cardiaque. Joanne Larocque diététiste Septembre 2011

L évaluation nutritionnelle chez le patient insuffisant cardiaque. Joanne Larocque diététiste Septembre 2011 L évaluation nutritionnelle chez le patient insuffisant cardiaque Joanne Larocque diététiste Septembre 2011 Plan de présentation Dénutrition et cachexie cardiaque L évaluation nutritionnelle : pour qui,

Plus en détail

Nutrition et cancer digestif

Nutrition et cancer digestif Nutrition et cancer digestif P. Senesse Gastro-nutrition CRLC Val d Aurelle Dépistage systématique de l état nutritionnel Patients de moins de 70 ans SFNEP 2006 Age du patient : 18 à 70 ans Critères A

Plus en détail

Toxicité Erlotinib et Radiothérapie A partir d un cas clinique

Toxicité Erlotinib et Radiothérapie A partir d un cas clinique Toxicité Erlotinib et Radiothérapie A partir d un cas clinique TAO CTC novembre 2015 Elika loir, interne oncologie médicale Hôpital Cochin, paris Mme M., 64 ans Antécédent Syndrome de SHARP depuis 20 ans,

Plus en détail

LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DU SUJET AGE EN ONCOLOGIE. Amanda GINES FARANO et Magali GIORGINO Diététiciennes Casselardit Pavillon Junod

LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DU SUJET AGE EN ONCOLOGIE. Amanda GINES FARANO et Magali GIORGINO Diététiciennes Casselardit Pavillon Junod LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DU SUJET AGE EN ONCOLOGIE Amanda GINES FARANO et Magali GIORGINO Diététiciennes Casselardit Pavillon Junod AU DOMICILE : 4 à 10 % des PA sont dénutries * EN INSTITUTION

Plus en détail

Nutrition et cancer: aujourd hui et demain

Nutrition et cancer: aujourd hui et demain Nutrition et cancer: aujourd hui et demain P. Senesse Gastro-nutrition CRLC Val d Aurelle Aujourd hui Dépistage systématique de l état nutritionnel Patients de moins de 70 ans SFNEP 2006 Age du patient

Plus en détail

COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION. 09 février 2010 CONCLUSIONS

COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION. 09 février 2010 CONCLUSIONS COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 09 février 2010 CONCLUSIONS CLINUTREN PROTECT, aliment diététique destiné à des fins médicales

Plus en détail

Service de réanimation médicale Bizerte Hatem Ghadhoune, Youssef Blel, Sami Alaya

Service de réanimation médicale Bizerte Hatem Ghadhoune, Youssef Blel, Sami Alaya Service de réanimation médicale Bizerte Hatem Ghadhoune, Youssef Blel, Sami Alaya Incidence des pancréatites aigues en France: 22/100000. Durée de séjours des formes graves: 17±5j. Mortalité 20-40%. L

Plus en détail

Dénutrition et sarcopénie quelles conséquences sur la tolérance et l efficacité des traitements anti-tumoraux?

Dénutrition et sarcopénie quelles conséquences sur la tolérance et l efficacité des traitements anti-tumoraux? Dénutrition et sarcopénie quelles conséquences sur la tolérance et l efficacité des traitements anti-tumoraux? Dr Jean-Philippe DURAND Président du CLAN du GHU Paris Centre Praticien Hospitalier Service

Plus en détail

«Alimentation en phase palliative, palliative avancée et terminale : état des connaissances et mise en situation au travers de cas pratiques»

«Alimentation en phase palliative, palliative avancée et terminale : état des connaissances et mise en situation au travers de cas pratiques» «Alimentation en phase palliative, palliative avancée et terminale : état des connaissances et mise en situation au travers de cas pratiques» Jeudi 24 novembre 2016 MARIN Anthony Interne en Médecine DESC

Plus en détail

NUTRITION ET VIH. La prise en charge diététique doit être précoce c est-à-dire dès la séropositivité.

NUTRITION ET VIH. La prise en charge diététique doit être précoce c est-à-dire dès la séropositivité. NUTRITION ET VIH La prise en charge diététique doit être précoce c est-à-dire dès la séropositivité. L équipe médicale et soignante doit prendre en compte l intérêt de la nutrition avant toute perte de

Plus en détail

Cancer et nutrition chez la personne âgée. Pr Xavier Hébuterne Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice

Cancer et nutrition chez la personne âgée. Pr Xavier Hébuterne Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice Cancer et nutrition chez la personne âgée Pr Xavier Hébuterne Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice % de malades dénutris Prévalence de la dénutrition en fonction de la localisation tumorale n 2005

Plus en détail

Quels besoins, quels accompagnements, comment être au plus proche des personnes en matière d alimentation? Différentes approches

Quels besoins, quels accompagnements, comment être au plus proche des personnes en matière d alimentation? Différentes approches 8 ÈME JOURNÉE ROMANDE DE FORMATION CONTINUE DE SOINS EN ONCOLOGIE SUISSE Sécurité à l hôpital Sécurité à la maison 8 septembre 2017 Lausanne Quels besoins, quels accompagnements, comment être au plus proche

Plus en détail

Plan de l'exposé : Introduction Présentation de l'activité en oncologie à la Clinique Saint-Luc de Bouge (SLBO)

Plan de l'exposé : Introduction Présentation de l'activité en oncologie à la Clinique Saint-Luc de Bouge (SLBO) 23/01/2014 SUPPORTIVE CARE : prise en charge du patient cancéreux. Le point de vue du diététicien Plan de l'exposé : Introduction Présentation de l'activité en oncologie à la Clinique Saint-Luc de Bouge

Plus en détail

GESTION PERIOPERATOIRE DU PATIENT AGE EN CANCEROLOGIE

GESTION PERIOPERATOIRE DU PATIENT AGE EN CANCEROLOGIE GESTION PERIOPERATOIRE DU PATIENT AGE EN CANCEROLOGIE Rencontres d OncoGériatrie Bourgogne Franche-Comté 24 avril 2015 Dr Nathalie LOUVIER Anesthésiste Centre Georges François Leclerc Dijon INTRODUCTION

Plus en détail

Cancer et nutrition : spécificité du sujet âgé Les projets régionaux. Dr Marianne Fonck-Frayssinet, RCA, 18/10/2006

Cancer et nutrition : spécificité du sujet âgé Les projets régionaux. Dr Marianne Fonck-Frayssinet, RCA, 18/10/2006 Cancer et nutrition : spécificité du sujet âgé Les projets régionaux Dr Marianne Fonck-Frayssinet, RCA, 18/10/2006 Le contexte : vieillissement de la population, progression de l'espérance de vie en France

Plus en détail

PLAN. I. Pathologie intercurrente / Dénutrition / Plaie II. Les marqueurs de la dénutrition

PLAN. I. Pathologie intercurrente / Dénutrition / Plaie II. Les marqueurs de la dénutrition NUTRITION ET PLAIES LA COMPLÉMENTATION ET LA SURVEILLANCE BIOLOGIQUE Dr Eric Béguier Centre de Biologie Narbonne / Sérignan 1 PLAN I. Pathologie intercurrente / Dénutrition / Plaie II. Les marqueurs de

Plus en détail

La place de la nutrition dans la prise en charge à domicile. Groupe de travail des paramédicaux

La place de la nutrition dans la prise en charge à domicile. Groupe de travail des paramédicaux La place de la nutrition dans la prise en charge à domicile du patient en soins palliatifs Groupe de travail des paramédicaux De la Loi Léonetti à la nutrition Interdiction de toute «obstination déraisonnable»(1)

Plus en détail

Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé

Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé Collège des Enseignants de Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...2 SPECIFIQUE :...2 I Généralités... 3 II Diagnostic

Plus en détail

Méthodes d évaluation de l état nutritionnel des patients en réanimation (intérêts et limites) DESC réanimation médicale Agen 2007 Yann Pucheu

Méthodes d évaluation de l état nutritionnel des patients en réanimation (intérêts et limites) DESC réanimation médicale Agen 2007 Yann Pucheu Méthodes d évaluation de l état nutritionnel des patients en réanimation (intérêts et limites) DESC réanimation médicale Agen 2007 Yann Pucheu Introduction La dénutrition : 30 à 50 % des patients de hospitalisés

Plus en détail

ROLE ADJUVANT DE LA NUTRITION DANS LE TRAITEMENT DU CANCER ISABELLE HEYENS, DIETETICIENNE, UZ GENT Isabelle.Heyens@uzgent.be Introduction Tous les jours, des cas de cancer sont diagnostiqués partout dans

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE LA DENUTRITION EN AMBULATOIRE. Dr LAGRANGE Xavier

PRISE EN CHARGE DE LA DENUTRITION EN AMBULATOIRE. Dr LAGRANGE Xavier PRISE EN CHARGE DE LA DENUTRITION EN AMBULATOIRE Dr LAGRANGE Xavier Samedi 16 janvier 2015 QCM 1 L IMC du sujet non dénutri entre 18 et 65 ans se situe entre A B C D E 15,5 et 22 16,5 et 23 17,5 et 24

Plus en détail

Chimiothérapie. I. Généralités. 1. Symptomatologie. 2. Retentissements du cancer

Chimiothérapie. I. Généralités. 1. Symptomatologie. 2. Retentissements du cancer Chimiothérapie I. Généralités Cancer = ensemble de cellules qui échappent au contrôle de l organisme et multiplient indéfiniment, envahissant les tissus voisins et distants et les détruisant Trois caractéristiques

Plus en détail

Réunion Diaménord 20 novembre 2010

Réunion Diaménord 20 novembre 2010 Réunion Diaménord 20 novembre 2010 Introduction Dénutrition hospitalière : Problème majeur de santé publique 30 à 40% des patients à l entrée Agressions aiguës et pathologies chroniques 40% des patients

Plus en détail

ATELIER DE SOINS PALLIATIFS. Soins de support et démarche palliative 22/11/2016

ATELIER DE SOINS PALLIATIFS. Soins de support et démarche palliative 22/11/2016 ATELIER DE SOINS PALLIATIFS Soins de support et démarche palliative 22/11/2016 1.Présentation de la CASSPA 49 ( Mme Christelle FOIN) Association «Loi 1901» - statuts déposés en 2009 Président : M. Yves

Plus en détail

IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE. Dr Maria Nachury Service de Gastroentérologie et Nutrition CHU de Besançon

IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE. Dr Maria Nachury Service de Gastroentérologie et Nutrition CHU de Besançon IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN CANCEROLOGIE Dr Maria Nachury Service de Gastroentérologie et Nutrition CHU de Besançon Une volonté affichée des pouvoirs publics Prévalence de la dénutrition en cancérologie

Plus en détail

CENTRE DE COORDINATION EN CANCEROLOGIE Territoires de Santé Besançon - Gray - Pontarlier. Formation des infirmiers en Oncologie - Hématologie

CENTRE DE COORDINATION EN CANCEROLOGIE Territoires de Santé Besançon - Gray - Pontarlier. Formation des infirmiers en Oncologie - Hématologie CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE BESANCON CENTRE DE COORDINATION EN CANCEROLOGIE Territoires de Santé Besançon - Gray - Pontarlier Coordinateur Pr. Pierre-Simon ROHRLICH Secrétariat Mme Sofia KEROUAZ

Plus en détail

Les MICI de l enfant. Dr C.Borderon CHU Clermont-Ferrand

Les MICI de l enfant. Dr C.Borderon CHU Clermont-Ferrand Les MICI de l enfant Dr C.Borderon CHU Clermont-Ferrand Introduction Maladie de Crohn (MC) Principale préoccupation chez l enfant Retentissement sur croissance et développement pubertaire Leur surveillance

Plus en détail

The Crucial Role of Nutrition in the Prevention and Treatment of Cancer. Le rôle de la nutrition dans la prévention et le traitement du cancer

The Crucial Role of Nutrition in the Prevention and Treatment of Cancer. Le rôle de la nutrition dans la prévention et le traitement du cancer The Crucial Role of Nutrition in the Prevention and Treatment of Cancer Le rôle de la nutrition dans la prévention et le traitement du cancer October 24 2008 Le 24 octobre 2008 Cindy Fogel P.Dt. / Dt.P.

Plus en détail

Oncogériatrie en cancérologie digestive

Oncogériatrie en cancérologie digestive Oncogériatrie en cancérologie digestive FFCD, Nice 2009 Olivier Guérin Pôle de gérontologie CHU de Nice Question de point de vue Qu'est-ce qu'un sujet âgé? Espérance de vie à la naissance, espérance de

Plus en détail

Les soins palliatifs. Et si on en parlait? S. Jeanneret Brand, S. Wermeille

Les soins palliatifs. Et si on en parlait? S. Jeanneret Brand, S. Wermeille Journée romande d oncologie 4 septembre 2015 Les soins palliatifs. Et si on en parlait? S. Jeanneret Brand, S. Wermeille soins palliatifs et terminaux Décès Type de soins Soins curatifs Temps 2 Définition

Plus en détail

Construisons ensemble le premier centre intégré de prise en charge des cancers thoraciques

Construisons ensemble le premier centre intégré de prise en charge des cancers thoraciques Construisons ensemble le premier centre intégré de prise en charge des cancers thoraciques Les cancers thoraciques sont multiples Grande variété de tumeurs (poumons primitifs, métastases, médiastin, sarcomes,

Plus en détail

ANZEVUI, Aude ; ZAFIROPOULOS, Vassiliki. Document type : Communication à un colloque (Conference Paper)

ANZEVUI, Aude ; ZAFIROPOULOS, Vassiliki. Document type : Communication à un colloque (Conference Paper) "«Tous à table! Qui prépare quoi et comment?» - Rôle de l infirmier et du technologue exerçant en radiothérapie dans le soin nutritionnel" ANZEVUI, Aude ; ZAFIROPOULOS, Vassiliki Abstract La cachexie cancéreuse

Plus en détail

POSE DE GASTROSTOMIE PAR VOIE PERCUTANEE: INTERET ET TECHNIQUE CHEZ LES PATIENTS EN CANCEROLOGIE

POSE DE GASTROSTOMIE PAR VOIE PERCUTANEE: INTERET ET TECHNIQUE CHEZ LES PATIENTS EN CANCEROLOGIE POSE DE GASTROSTOMIE PAR VOIE PERCUTANEE: INTERET ET TECHNIQUE CHEZ LES PATIENTS EN CANCEROLOGIE A.GUYENNON, M.CUINET, B.RICHIOUD, P.BACHMAN, P.THIESSE JFR 2011 POURQUOI UNE GASTROSTOMIE? Le but est de

Plus en détail

Mr F, 45 ans, 2 enfants, artisan en milieu rural Carcinose péritonéale d origine digestive, métastases hépatiques ; dénutrition +++ Pas de traitement

Mr F, 45 ans, 2 enfants, artisan en milieu rural Carcinose péritonéale d origine digestive, métastases hépatiques ; dénutrition +++ Pas de traitement Nutrition en soins palliatifs : Quel rationnel et quelle éthique? JC Desport UF Nutrition et CLAN - CHU EA 3174 - Faculté de Médecine, Limoges nutrition@unilim.fr 1/4/1989 Mme X, 68 ans, femme au foyer

Plus en détail

Centre de Coordination en Cancérologie

Centre de Coordination en Cancérologie Centre de Coordination en Cancérologie Territoires de Santé Besançon - Gray et Pontarlier www.chu-besancon.fr/3c/ Médecin Coordinateur Pr. Pierre-Simon ROHRLICH Coordinateur adjoint M. Sébastien BACON

Plus en détail

Informations de l'unité d'enseignement

Informations de l'unité d'enseignement Année Académique 2016-2017 (Version définitive du : 13 Septembre 2016 ) Informations de l'unité d'enseignement Implantation Cursus de Parnasse-ISEI Spécialisation en oncologie Cancers digestifs O4200 Cycle

Plus en détail

Reconnaitre et traiter la dénutrition en ambulatoire Pascal Crenn

Reconnaitre et traiter la dénutrition en ambulatoire Pascal Crenn Reconnaitre et traiter la dénutrition en ambulatoire Pascal Crenn GH A. Paré-R. Poincaré (APHP) EA 4497 (UVSQ) Journées Francophones d Hépato-gastroentérologie et d Oncologie Digestive 2011 Pascal CRENN

Plus en détail

EDUCATION THERAPEUTIQUE ET PREPARATION MULTIDISCIPLINAIRE A LA CHIRURGIE BARIATRIQUE

EDUCATION THERAPEUTIQUE ET PREPARATION MULTIDISCIPLINAIRE A LA CHIRURGIE BARIATRIQUE EDUCATION THERAPEUTIQUE ET PREPARATION MULTIDISCIPLINAIRE A LA CHIRURGIE BARIATRIQUE au sein du Centre Intégré Nord Francilien de Prise en Charge de l'obésité de l'adulte et de l'enfant L exemple du site

Plus en détail

Nutrition et Personnes Agées

Nutrition et Personnes Agées FMC Haguenau 19 mai 2016 Nutrition et Personnes Agées Alain PRADIGNAC Unité de Nutrition Thérapeutique Médecine Interne et Nutrition Pôle MIRNED Hôpitaux Universitaires de Strasbourg NUTRITION ET PERSONNES

Plus en détail

THERAPIES CIBLEES et la surveillance infirmière

THERAPIES CIBLEES et la surveillance infirmière Institut de cancérologie Gustave Roussy THERAPIES CIBLEES et la surveillance infirmière Dr Ahmed FRIKHA (oncologue médical) Louise ROCHEFORT (infirmière principale) 29/03/2011 Avastin (bevacizumab) Hypertension

Plus en détail

Altérations du métabolisme énergétique mitochondrial en situation de dénutrition cancéreuse

Altérations du métabolisme énergétique mitochondrial en situation de dénutrition cancéreuse Altérations du métabolisme énergétique mitochondrial en situation de dénutrition cancéreuse Jean-François Dumas INSERM UMR1069, Nutrition, Croissance et Cancer Université François-Rabelais, TOURS UFR Sciences

Plus en détail

Equipe ORL Clinique ORL et chirurgie CF, EPH Batna

Equipe ORL Clinique ORL et chirurgie CF, EPH Batna 1 CO-AUTEURS / STRUCTURES Equipe ORL Clinique ORL et chirurgie CF, EPH Batna Equipe Oncologie CAC Batna Equipe Radiothérapie CAC Batna INTRODUCTION MATERIEL ET METHODES RESULTATS / DISCUSSION CONCLUSION

Plus en détail

Lieu : Institut Jules Bordet Etude réalisée en 2012 par J. Cantarero M. Csergö, Dr E.Toussaint, M. Moreau, N. Hallot, Y. Lalami, D. de Valeriola, B.

Lieu : Institut Jules Bordet Etude réalisée en 2012 par J. Cantarero M. Csergö, Dr E.Toussaint, M. Moreau, N. Hallot, Y. Lalami, D. de Valeriola, B. Evaluation du risque de dénutrition et de la dénutrition dans un Hôpital de Jour Oncologique. Résultats d une étude menée en 2012-20132013 Lieu : Institut Jules Bordet Etude réalisée en 2012 par J. Cantarero

Plus en détail

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Corinne Bouteloup Service de Médecine Digestive et Hépatobiliaire CHU Clermont-Ferrand Conflits d intérêts Nutricia Nutrition

Plus en détail

RESUME. TITRE Etude ANC1 Age Nutrition Chirurgie

RESUME. TITRE Etude ANC1 Age Nutrition Chirurgie RESUME TITRE Etude ANC1 Age Nutrition Chirurgie Impact d une intervention gériatrique dans le dépistage et la prise en charge de la dénutrition chez des patients âgés de plus de 70 ans devant être opérés

Plus en détail

11 ème rencontre régionale de cancérologie digestive

11 ème rencontre régionale de cancérologie digestive 11 ème rencontre régionale de cancérologie digestive NIORT 19 janvier 2017 2- Prise en charge nutritionnelle du patient atteint de cancer digestif tout au long de son parcours de soins Prise en charge

Plus en détail

Evaluation de la Transthyrétine comme marqueur de la nutrition et de l infection chez les patients de réanimation

Evaluation de la Transthyrétine comme marqueur de la nutrition et de l infection chez les patients de réanimation Evaluation de la Transthyrétine comme marqueur de la nutrition et de l infection chez les patients de réanimation Mémoire de DESC Libourne, 16 novembre 2008 Laure Crognier 2 problématiques du patient en

Plus en détail

Dr Mario Di Palma Département Ambulatoire, Gustave Roussy Réseau ONCO94

Dr Mario Di Palma Département Ambulatoire, Gustave Roussy Réseau ONCO94 Parcours de soins - Coordination Les enjeux des immunothérapies innovantes en cancérologie Dr Mario Di Palma Département Ambulatoire, Gustave Roussy Réseau ONCO94 mario.dipalma@gustaveroussy.fr Séminaire

Plus en détail

Traitement des carcinoses péritonéales

Traitement des carcinoses péritonéales Traitement des carcinoses péritonéales Jean-Louis Legoux Service d Hépato-Gastroentérologie et Oncologie Digestive Centre Hospitalier Régional d Orléans Bernard Denis Service d Hépato-Gastroentérologie,

Plus en détail

Obstination déraisonnable du malade

Obstination déraisonnable du malade Obstination déraisonnable du malade Delphine RENAULT, Alexandra GEORGEAULT, Docteur Thierry JEANFAIVRE Service de Pneumologie, Centre Hospitalier et Universitaire d'angers, 49933, ANGERS CEDEX 9 M. S.,

Plus en détail

La radiothérapie Chapitre 17 Cancérologie - Hématologie

La radiothérapie Chapitre 17 Cancérologie - Hématologie La radiothérapie Chapitre 17 Cancérologie - Hématologie Les laboratoires Brystol-Myers Squibb 1 ont lancé le programme «Repères» qui propose des brochures d informations pratiques pour les malades atteints

Plus en détail

Pr Elena PAILLAUD Département de gériatrie Henri MONDOR, Créteil Unité de Coordination en Onco-Gériatrie Sud Val-de-Marne

Pr Elena PAILLAUD Département de gériatrie Henri MONDOR, Créteil Unité de Coordination en Onco-Gériatrie Sud Val-de-Marne Pr Elena PAILLAUD Département de gériatrie Henri MONDOR, Créteil Unité de Coordination en Onco-Gériatrie Sud Val-de-Marne 1 Nutrition et cancer chez la personne âgée 2 Dénutrition & cancer de la personne

Plus en détail

Relations pharmaceutiques ville hôpital : généralités

Relations pharmaceutiques ville hôpital : généralités Relations pharmaceutiques ville hôpital : généralités Dr F Pinguet CRLC Val d Aurelle Montpellier Le cancer en France 332 000 nouveaux cancers en 2008 contre 160 000 en 1980 145 000 personnes meurent chaque

Plus en détail

LES CANCERS DIGESTIFS

LES CANCERS DIGESTIFS ONCOLOGIE - HEMATOLOGIE LES CANCERS DIGESTIFS I - CANCER DE L'ŒSOPHAGE A - EPIDEMIOLOGIE 1,5% des cancers. 7% des cancers digestifs. Taux moyen en France : 15/100 000 habitants. Incidence plus élevée en

Plus en détail

Dr. Mouawad, Service d ORL et de Chirurgie cervico-faciale, CHRU de Lille Congrès de la Société Française de Tabacologie 03/11/2016

Dr. Mouawad, Service d ORL et de Chirurgie cervico-faciale, CHRU de Lille Congrès de la Société Française de Tabacologie 03/11/2016 Dr. Mouawad, Service d ORL et de Chirurgie cervico-faciale, CHRU de Lille Congrès de la Société Française de Tabacologie 03/11/2016 Cancers des VADS Répartition : Cavité buccale 30% Oropharynx 20% Larynx

Plus en détail

Nutrition entérale. Doc News du 28 janvier 2009 Mise à jour novembre 2008, selon informations des fabricants

Nutrition entérale.  Doc News du 28 janvier 2009 Mise à jour novembre 2008, selon informations des fabricants www.pharmavista.net Doc News du 28 janvier 2009 Mise à jour novembre 2008, selon informations des fabricants Impact Enteral 1 sans gluten patients sous assistance respiratoire, grands brûlés x x sans cholestérol

Plus en détail

Amaigrissement involontaire

Amaigrissement involontaire Amaigrissement involontaire Quels éléments pour améliorer notre pratique en Médecine générale? Un problème fréquent Les cancéreux Les porteurs de maladies inflammatoires chroniques Les insuffisants cardiaques,

Plus en détail

SANTÉ ETABLISSEMENTS DE SANTÉ. Avis du 20 juin 2008 relatif aux critères d agrément des établissements pratiquant la cancérologie NOR : SJSH V

SANTÉ ETABLISSEMENTS DE SANTÉ. Avis du 20 juin 2008 relatif aux critères d agrément des établissements pratiquant la cancérologie NOR : SJSH V MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE Direction de l hospitalisation et de l organisation des soins Sous-direction de l organisation du système de soins Bureau des

Plus en détail

Cancer du pancréas : je m'informe

Cancer du pancréas : je m'informe Cancer du pancréas : je m'informe Dr Frank Tusseau Adresse du site : www.docvadis.fr/tusseau Validé par le Comité Scientifique Oncologie Le cancer du pancréas est relativement rare et concerne généralement

Plus en détail

COMMENT EVITER L ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE Codifier les limitations de soins. Cours intensifs d oncologie digestive 23 avril 2015

COMMENT EVITER L ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE Codifier les limitations de soins. Cours intensifs d oncologie digestive 23 avril 2015 COMMENT EVITER L ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE Codifier les limitations de soins Cours intensifs d oncologie digestive 23 avril 2015 1 Sommaire La chimiothérapie palliative : quels buts? Le patient L oncologue

Plus en détail

COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 8 Décembre 2009 CONCLUSIONS

COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 8 Décembre 2009 CONCLUSIONS COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 8 Décembre 2009 CONCLUSIONS CLINUTREN REPAIR, aliment diététique destiné à des fins médicales

Plus en détail

Diagnostic, histoire naturelle et prise en charge des MAKP : étude rétrospective de 62 patients pédiatriques

Diagnostic, histoire naturelle et prise en charge des MAKP : étude rétrospective de 62 patients pédiatriques Diagnostic, histoire naturelle et prise en charge des MAKP : étude rétrospective de 62 patients pédiatriques Jérémie BLED Service du Pr Annick CLEMENT Centre de Référence des Maladies Respiratoires Rares

Plus en détail

Douleurs et cancer. Cas clinique

Douleurs et cancer. Cas clinique Douleurs et cancer Cas clinique Un patient de 54 ans vous consulte pour toux persistante A l interrogatoire, vous retrouvez un tabagisme actif à 40PA, une perte de poids de 5 kilos en trois semaines, une

Plus en détail

Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation

Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation Rébecca Hamidfar-Roy Réanimation Médicale CHU de Grenoble Actualités En Réanimation 14 Novembre 2013 Oncohématologie/Réanimation Facteurs liés à

Plus en détail

RISQUES INFECTIEUX. Infections liées aux soins

RISQUES INFECTIEUX. Infections liées aux soins 1 RISQUES INFECTIEUX Infections liées aux soins 2 Quels sont les objectifs? Evaluer les risques infectieux Mettre en place les mesures préventives adaptées Le risque infectieux est lié à 3 éléments indissociables

Plus en détail

LA RECUPERATION RAPIDE APRES CHIRURGIE UN ENGAGEMENT CENTRE SUR LE PATIENT

LA RECUPERATION RAPIDE APRES CHIRURGIE UN ENGAGEMENT CENTRE SUR LE PATIENT LA RECUPERATION RAPIDE APRES CHIRURGIE UN ENGAGEMENT CENTRE SUR LE PATIENT DU 17/07/15 LA RECUPERATION RAPIDE APRES CHIRURGIE, UN ENGAGEMENT CENTRE AUTOUR DU PATIENT un projet devenu une réalité à l Hôpital

Plus en détail

Séquelles fonctionnelles de la chirurgie des cancers de la jonction oeso-gastrique. Eric Lerebours Rouen

Séquelles fonctionnelles de la chirurgie des cancers de la jonction oeso-gastrique. Eric Lerebours Rouen Séquelles fonctionnelles de la chirurgie des cancers de la jonction oeso-gastrique Eric Lerebours Rouen Conflits d intérêt Aucun conflit d intérêt sur le thème de l exposé Les séquelles fonctionnelles

Plus en détail

Principes de la chirurgie carcinologique

Principes de la chirurgie carcinologique Principes de la chirurgie carcinologique Chirurgie carcinologique Introduction: Pendant longtemps, la chirurgie a représenté LE SEUL TRAITEMENT des tumeurs solides Aujourd hui, la chirurgie RESTE le traitement

Plus en détail

L INSUFFISANCE CARDIAQUE TERMINALE

L INSUFFISANCE CARDIAQUE TERMINALE L INSUFFISANCE CARDIAQUE TERMINALE P Pfitzenmeyer. Centre de Champmaillot, CHRU Dijon Capacité 2005 Cas clinique Patient de 95 ans hospitalisé en 1998 pour AEG, dyspnée et hypovigilance (Glascow 4) ATCD:

Plus en détail

Apport de l Art-Thérapie dans l offre de soins des patients métastatiques atteints de cancer du poumon

Apport de l Art-Thérapie dans l offre de soins des patients métastatiques atteints de cancer du poumon Apport de l Art-Thérapie dans l offre de soins des patients métastatiques atteints de cancer du poumon Réseau régional de cancérologie Rencontre sur l art thérapie en oncologie 17 avril 2014 Bénédicte

Plus en détail

Avis sollicité par le ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative le 19 août 2008

Avis sollicité par le ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative le 19 août 2008 Avis de la HAS pour la prise en charge à titre dérogatoire de certaines spécialités pharmaceutiques, produits ou prestations prévue à l article L. 162-17-2-1 LINEZOLIDE (n ayant pas d AMM en pédiatrie

Plus en détail

Conséquences médico-économiques de la dénutrition : des leviers pour agir

Conséquences médico-économiques de la dénutrition : des leviers pour agir Conséquences médico-économiques de la dénutrition : des leviers pour agir Pr Xavier Hébuterne Centre Hospitalier Universitaire de Nice, Pôle Digestif, Nice, F 060, France Université de Nice Sophia Antipolis,

Plus en détail

Cancer du pancréas : je m'informe

Cancer du pancréas : je m'informe Cancer du pancréas : je m'informe Centre François BACLESSE - CAEN Adresse du site : www.docvadis.fr/oncologie-baclesse Validé par le Comité Scientifique Oncologie Le cancer du pancréas est relativement

Plus en détail

Quels sont les mots clés de la définition des soins palliatifs? Quel texte de 2005 évoque l obstination déraisonnable?

Quels sont les mots clés de la définition des soins palliatifs? Quel texte de 2005 évoque l obstination déraisonnable? 137. Soins palliatifs pluridisciplinaires chez un malade en phase palliative ou terminale d une maladie grave, chronique ou létale. Accompagnement de la personne malade et de son entourage. Principaux

Plus en détail

4 ème Journée régionale des soins oncologiques de support

4 ème Journée régionale des soins oncologiques de support 4 ème Journée régionale des soins oncologiques de support L. KALUZINSKI 19/06/2015 ASTHENIE DEFINITION DIAGNOSTIC ETIOLOGIES PRISE EN CHARGE Sensation subjective en dehors d un effort récent, et cliniquement

Plus en détail

Stratégies thérapeutiques en cancérologie :

Stratégies thérapeutiques en cancérologie : Stratégies thérapeutiques en cancérologie : Maladies curables Maladies non curables Elsa CURTIT, Service d Oncologie Médicale, CHU J. MINJOZ Plan I. Maladies curables et incurables? II. Stratégies thérapeutiques

Plus en détail

Place de la chirurgie palliative dans les sarcomatoses de tissus mous. Charles Honoré Chirurgien Gustave Roussy Cancer Campus

Place de la chirurgie palliative dans les sarcomatoses de tissus mous. Charles Honoré Chirurgien Gustave Roussy Cancer Campus Place de la chirurgie palliative dans les sarcomatoses de tissus mous Charles Honoré Chirurgien Gustave Roussy Cancer Campus Sarcomes des tissus mous 2016 Faible bénéfice de survie en cas de chirurgie

Plus en détail

Docteur Gabriel Le Moël Service de pneumologie. CHLP Journée ARKM 19/11/2016 LES LIMITES DE LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE

Docteur Gabriel Le Moël Service de pneumologie. CHLP Journée ARKM 19/11/2016 LES LIMITES DE LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE Docteur Gabriel Le Moël Service de pneumologie. CHLP Journée ARKM 19/11/2016 LES LIMITES DE LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE RADIO DE THORAX a-t-elle encore un intérêt? Place de radio de thorax dans le cadre

Plus en détail

Antoine Delage MDCM, FRCPC Institut universitaire de cardiologie et pneumolgie de Québec

Antoine Delage MDCM, FRCPC Institut universitaire de cardiologie et pneumolgie de Québec Antoine Delage MDCM, FRCPC Institut universitaire de cardiologie et pneumolgie de Québec Introduction: Quatre questions fondamentales Un sujet atteint de cancer développe un épanchement pleural: S agit-il

Plus en détail

Comité d Organisation : Responsables : Professeur Eric Deutsch Docteur Benjamin Besse

Comité d Organisation : Responsables : Professeur Eric Deutsch Docteur Benjamin Besse Diplôme Universitaire de Carcinologie Thoracique Intégrée Programme 5 modules de 2 jours répartis de Janvier à Mai 2017 avec contrôle des connaissances le Vendredi 16 juin 2017 1 journée TP moléculaires

Plus en détail