Présentation du Groupe Crédit Coopératif

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Présentation du Groupe Crédit Coopératif"

Transcription

1 Présentation du Groupe Crédit Coopératif

2 2

3 Profil p. 4 La vocation du Crédit Coopératif p. 6 être à la hauteur de notre projet p. 7 Une banque coopérative, c est quoi pour nous? p. 8 Le Groupe Crédit Coopératif et son organisation p. 10 Une histoire au service de l avenir p. 14 Quelques faits marquants p. 15 Chiffres clés p. 16 Un groupe bancaire coopératif p. 18 La responsabilité sociétale d une coopérative : les principes coopératifs, une référence fondatrice p Premier principe coopératif : la liberté d adhésion p Deuxième principe coopératif : le pouvoir démocratique exercé par les sociétaires p Troisième principe coopératif : la participation économique des sociétaires p Quatrième principe coopératif : l autonomie et l indépendance p Cinquième principe coopératif : l éducation, la formation et l information p Sixième principe coopératif : l intercoopération p Septième principe coopératif : l engagement envers la communauté p. 31 Le modèle économique du Crédit Coopératif : différence, performance, croissance p Une banque qui appartient à ses clients p Une banque dans le marché p Une gestion raisonnable p. 35 Des pratiques sociales et environnementales avec les parties prenantes p Les collaborateurs p Les fournisseurs et sous-traitants p L environnement p Les clients sociétaires, la société et la communauté p. 45 Des métiers, des clients, autrement p. 46 Des métiers exercés pour répondre aux besoins p Permettre la coproduction de services ou produits p Offrir des services bancaires et d ingénierie sociale p Faciliter l accès au crédit et aux financements p Pérenniser l activité : ingénierie financière et capital développement p. 51 Des clientèles à forte utilité sociale p Une banque pour les entreprises de l économie sociale dans une conception ouverte et innovatrice p Banquier des entreprises et acteurs du tissu économique local p Banquier des acteurs de la lutte contre les exclusions p Banque des finances éthiques et solidaires p Banquier pour un développement mondial équilibré p Banque du tourisme, du sport et des loisirs associatifs p Banque de la culture, de l éducation, des savoirs et de la recherche p Banquier des acteurs directs de l environnement p Accompagner les démarches environnementales des entreprises, dans leurs métiers p Banquier de l éco-habitat et de l éco-construction p Une banque de choix pour les particuliers «particuliers» p. 58 Tableau des principaux indicateurs retenus p. 60 Avertissement de méthode Enrichir notre engagement sociétal, selon notre méthode propre, tel est l un des objectifs de Coopéraction 2015, notre projet d entreprise. C est dans cet esprit que le Crédit Coopératif produit cette brochure, qui présente son organisation et son offre dans une optique de responsabilité sociétale. À chaque fois que possible, la présentation est étayée de critères relevant de la GRI (Global Reporting Initiative), version 3.0, qui fixe au plan international les lignes directrices pour le reporting du développement durable. Les critères GRI sont mentionnés par des codes en chiffres et en lettres (voir tableau des indicateurs page 60). Nous sommes conscients du chemin qu il nous reste à parcourir dans la voie d une plus grande pédagogie et d un partage plus large avec nos sociétaires, clients et autres parties prenantes, de nos atouts et de nos faiblesses. Ce document est un numéro 4. Toutes vos réactions à vous, lecteurs, sont les bienvenues. 3

4 4

5 Le Crédit Coopératif, c est 120 ans de banque coopérative, et une vocation : favoriser le développement d une économie à forte plus-value sociale. Une banque qui fédère un ensemble d établissements, s appuie sur un grand groupe coopératif, propose à ses clients particuliers et personnes morales ce qu ils attendent d une banque responsable, et plus encore 5

6 La vocation du Crédit Coopératif Extrait de la Déclaration de Principes (adoptée en 1984, renouvelée en 2005) (1) «la vocation essentielle du Crédit Coopératif est de concourir au développement des personnes morales qui composent l économie sociale (coopératives, mutuelles, associations, organismes sociaux et services d intérêt général, etc.) et qui sont appelées à en devenir membres. L action du Crédit Coopératif répond à une conception ouverte et innovatrice de l économie sociale définie en accord avec les organisations qui fédèrent ses adhérents. Le Crédit Coopératif propose aussi ses services aux particuliers et aux entreprises adhérant à ces coopératives, associations ou mutuelles, notamment dans le cadre de conventions passées avec ces groupements. Il les propose également à toutes les collectivités, privées ou publiques, françaises ou européennes, qui concourent à l action de l économie sociale ou contribuent à la réalisation de ses objectifs ou, plus largement, qui contribuent à l intérêt général. Il propose aux personnes morales et aux particuliers des produits bancaires et financiers qui permettent de soutenir les solidarités. Sa vocation lui permet d être ouvert à tous les acteurs économiques qui se retrouvent autour des mêmes valeurs ou modes d organisation. Le Crédit Coopératif doit répondre à l ensemble des besoins d ordre bancaire et financier de ses adhérents en leur offrant une gamme de produits diversifiés et de services appropriés. Il doit développer une capacité d innovation pour favoriser les expérimentations, les mutations et l adaptation des mouvements qui le composent et de ses clients. Il a, dans cette perspective, une vocation de banque universelle, organisée pour apporter des réponses spécifiques aux besoins de chacun des mouvements participants, mises au point avec chacun d eux. Il doit être en mesure d accompagner les étapes de la construction de leurs projets et de contribuer à leur reconnaissance et leur financement par des outils adaptés. Le Crédit Coopératif peut accompagner les opérations qu il pratique d une action de conseil et d études, en accord avec ses adhérents et les organisations intéressées. Mais, sauf exception ayant l accord de ces organisations, le Crédit Coopératif ne doit pas intervenir dans un domaine qui est déjà de la compétence de ses adhérents. Le Crédit Coopératif doit faciliter l intercoopération sous toutes ses formes. Il s efforce notamment de rapprocher les secteurs de l économie sociale, structurellement apporteurs de capitaux, des secteurs qui en sont structurellement utilisateurs (voir pages 36-37). Il œuvre dans une perspective européenne et internationale, notamment en recherchant des partenariats avec les organismes bancaires, financiers, les mutuelles et les assurances qui partagent ses valeurs et méthodes» (1) Texte intégral disponible sur rubrique «Qui sommes-nous?». 6

7 profil être À LA HAUTEUR DE NOTRE PROJET Le Groupe Crédit Coopératif est né à la fin du XIX e siècle, période que l on peut à bien des égards comparer à la nôtre : transformation économique et sociale à un rythme accéléré, en particulier sous l effet de la révolution des techniques, mondialisation de l économie avec les grands flux migratoires et le libre-échange les comparaisons possibles sont nombreuses. Que l Onu ait décidé de faire de 2012 l Année internationale des coopératives manifeste la reconnaissance de leur modernité. jean-louis Bancel, président. En optant pour la forme coopérative, les fondateurs du Crédit Coopératif des coopérateurs ont confirmé leur choix d une certaine forme d entreprendre. Ils ont créé, ensemble et en propriété commune, un outil financier dédié à leurs projets économiques. Cette vocation originelle et originale, le Crédit Coopératif l a formulée en 1984 dans une Déclaration de Principes, qui a été renouvelée en En 2008, lorsque le Groupe, pour élaborer son projet d entreprise Coopéraction, s est projeté à horizon 2015, il s est situé dans la continuité de ses principes fondamentaux. Parce que leur valeur est entière, et encore plus reconnue dans le contexte économique et social actuel qu auparavant. Mais du principe à l action, quelle est la distance? De l intention à la mise en œuvre, y a-t-il distorsion? Avons-nous les pratiques qui réellement feraient du Groupe Crédit Coopératif un acteur d une économie plus humaine? françois Dorémus, directeur général. Telles sont les questions que nous devons nous poser. Ce sont celles, de toute façon, que nous posent les sociétaires, les clients, et tout spécialement ceux qui nous choisissent pour le modèle économique et social auquel nous nous référons. Il est important d analyser nos actions et leur impact pour progresser, pour être transparents vis-à-vis de ceux qui nous choisissent et nous font confiance. Sommes-nous utiles à nos sociétaires? À notre environnement économique, social, naturel? C est ce que nous voulons mesurer, avec franchise, pour repérer ce que nous faisons bien, pour identifier ce que nous pouvons faire mieux. Jean-Louis Bancel, François Dorémus, 7

8 Une banque coopérative, c est quoi pour nous? Le Crédit Coopératif est une banque. Le Crédit Coopératif est une coopérative. Ces deux faits sont essentiels à le définir et lui confèrent l un et l autre une responsabilité spécifique dans la cité. Cela est vrai depuis près de 120 ans, mais le Crédit Coopératif n y avait pas tellement réfléchi. Banque coopérative, il voulait et pensait bien l être, par statut, par héritage, par instinct et par volonté, sans l avoir «théorisé». Aujourd hui, chaque entreprise est appelée à exercer et à mesurer sa responsabilité sociétale. Nous aussi, dans la logique de notre vocation et dans la perspective définie par notre projet d entreprise Coopéraction 2015 : «Être toujours plus utile pour renforcer le pouvoir d agir, ensemble et autrement, de ses sociétaires et clients, de ses collaborateurs». Pour y parvenir, le Groupe a affirmé sa volonté de cultiver sa différence et les spécificités coopératives, mais aussi de travailler à la définition de ce qu est la responsabilité sociétale propre à un groupe bancaire coopératif, à la construction d un référentiel coopératif de responsabilité sociétale, de développer des outils de traçabilité financière, d évaluer son impact de manière transparente, et de développer une pédagogie auprès des clients sur ces sujets. C est ce que nous avons commencé à faire. C est un bon début, mais seulement un début. C est un travail de recherche, nourri de travaux universitaires, de travaux d autres coopératives, d autres banques, avec le recours à des méthodes internationales reconnues, comme la GRI. Nous allons poursuivre avec d autres coopératives au sein de Coop Fr, et d autres banques coopératives proches au sein du Groupe. Ce travail devra être complété par des outils de mesure adaptés. À ce jour, certains indicateurs identifiés comme pertinents ne sont pas disponibles. Comment mesurer l implication du Groupe Crédit Coopératif en matière d insertion, de finance solidaire, activités qui prennent des formes très diverses? Comment, par exemple, traduire en nombre d emplois créés son action en matière de microcrédit, qui est tantôt du prêt direct, tantôt du refinancement, tantôt de la garantie, tantôt des prises de participation dans des institutions de microfinance, pour ne citer que cela? Définir la responsabilité sociétale propre à un groupe bancaire coopératif Être une banque, c est exercer un métier dont la matière première est l argent. Une banque collecte des ressources et finance des projets. Elle a ainsi un pouvoir sur l affectation de l argent et la réalisation de projets. La responsabilité du Crédit Coopératif est donc engagée par l exercice de son métier : par le choix de ses clientèles : définir sa clientèle, c est un choix de société. Quelle est la répartition des clientèles, des sociétaires, dans le capital, les dépôts, les crédits? Quelles activités sont ainsi soutenues? Quel engagement vis-à-vis des personnes fragilisées? 8

9 PROFIL par son offre de produits. Est-elle conçue pour sa rentabilité, pour son utilité? Y a-t-il cohérence entre utilité collective et individuelle? Avec les mouvements de sociétaires, comment définir et appliquer des critères extra-financiers dans les décisions d investissement et de crédit? par sa pratique pour compte propre. Comme entreprise, comment le Crédit Coopératif gère-t-il ses relations avec ses parties prenantes, salariés, fournisseurs, clients sociétaires, partenaires, environnement, etc.? Comment rechercher dans ses pratiques sociales les meilleurs niveaux d insertion professionnelle, de diversité et d égalité des chances? Mais, plus avant, quel est son modèle économique? Comment se répartit son capital? Ses participations? Ses placements? Comment met-il en œuvre son engagement pour une économie humaine? Comment se refinance-t-il? Quelle traçabilité entre ses ressources et ses emplois? Comment répondre à la question de ses clients : «Que faites-vous de mon argent?» Être une coopérative, c est avoir une gouvernance et un statut qui permettent à des personnes de produire ensemble ce qui leur est utile et qu elles ne peuvent produire isolément. Comment assurer les bonnes conditions d exercice, ensemble, des pouvoirs des sociétaires, des clientèles et de leurs mouvements? Comment mesurer l implication réelle des sociétaires? Il s agit aussi de chercher l exemplarité et la transparence dans la répartition de la valeur créée entre les établissements associés, les sociétaires, les collaborateurs, la constitution de réserves et l engagement sociétal. Comment le Crédit Coopératif vit-il les principes coopératifs au quotidien? Une ambition forte : être toujours plus utile Au terme d un très large processus participatif (associant sociétaires, partenaires, établissements associés, collaborateurs, experts, structures et métiers du Groupe, instances représentatives, collaborateurs), le Crédit Coopératif a lancé début 2009 un projet d entreprise, Coopéraction 2015, que deux plans à moyen terme (PMT) et doivent aider à atteindre. Ambition et pragmatisme se conjuguent pour intégrer ces orientations à tout niveau et faire évoluer les organisations. Les bons résultats de 2011 en montrent déjà les fruits. 9

10 Le Groupe Crédit Coopératif et son organisation Un groupe bancaire Né de la volonté du Crédit Coopératif et des mouvements qui le composent, le Groupe Crédit Coopératif fédère des établissements bancaires et financiers dont il organise la solidité financière. Animé par le Crédit Coopératif, le Groupe donne à ses clients et aux organisations qui les regroupent les moyens de co-construire des solutions efficaces et performantes et de les faire vivre dans le cadre d une relation ternaire partenariale, stable et durable. Le Crédit Coopératif est une banque coopérative au statut de société coopérative anonyme de Banque Populaire à capital variable. Ses clients détiennent 80 % du capital. Ses sociétaires des clients personnes morales ont la totalité des droits de vote. au sein du Groupe BPCE Le Crédit Coopératif est une banque du Groupe BPCE et, en tant que Banque Populaire, l une des maisons mères de BPCE. Il détient 1 % de son capital. BPCE est l outil commun des Banques Populaires et des Caisses d Epargne. Il est aussi leur organe central commun. C est donc BPCE, succédant à la Banque Fédérale des Banques Populaires (BFBP), qui représente le Crédit Coopératif vis-à-vis des pouvoirs publics, garantit sa solvabilité et sa liquidité en contrepartie d une fonction de contrôle. Parmi les maisons mères de BPCE, seuls la Casden BP et le Crédit Coopératif sont des banques à réseau national. Ce sont aussi les seuls à être entrés dans le Groupe Banque Populaire, les conditions de leur entrée ayant été formalisées par la signature d un protocole. Aux termes de son protocole d entrée dans le Groupe Banque Populaire, qui a été transféré à BPCE, est reconnue au Crédit Coopératif une mission nationale, notamment comme pôle d excellence en matière d économie sociale. Il y est prévu que le Crédit Coopératif et ses composantes gardent leur nom, leur enseigne commerciale, leur marque et leur identité propre, ainsi que leur autonomie de gestion, leur liberté d engagement, leurs règles de fonctionnement et financières internes. Le Crédit Coopératif a fait le choix d entrer dans un groupe coopératif comme lui, décentralisé, où, dans l exercice de ses droits et devoirs en tant que maison mère, il bénéficie d une autonomie de décision et s attache à l application des principes coopératifs : il a été un actif partisan de la création de la Fédération des Banques Populaires ; il est attaché à rappeler que les banques de base sont la raison d être des groupes qu elles créent et doivent en rester les pilotes. 10

11 PROFIL Être membre d un grand groupe, c est avoir accès à ses ressources, aux produits et services de ses filiales et partenaires. C est avoir accès à sa notation, ce qui permet d abaisser les coûts de refinancement et donc d améliorer les conditions de prêts. C est la garantie, pour les clients, de disposer d une gamme élargie de produits et services. C est aussi participer à un dispositif de solidarité, qui est une charge ou un atout, selon les cas. Groupe BPCE Sociétaires 80 % (parts sociales) Sociétaires 80 % (parts sociales) Fédération Nationale des Banques Populaires 19 Banques Populaires : 17 Banques Populaires régionales 2 Banques Populaires nationales : Casden et Crédit Coopératif 50 % 50 % BPCE Organe central 17 Caisses d Epargne CCI 20 % Fédération Nationale des Caisses d Epargne CCI 20 % 71,5 % Banque commerciale et assurance Crédit Foncier BPCE Assurances Banque Palatine etc. BPCE International et Outre-mer BFI, épargne et services financiers spécialisés Natixis et ses filiales 27,7 % Flottant 11

12 L organisation du Groupe Crédit Coopératif Les sociétaires Crédit Coopératif Filiales Établissements associés Principales participations à caractère partenarial BTP Banque BTP Capital Conseil BTP Capital Investissement Ecofi Investissements Financière de Champlain Esfin Gestion Bati Lease Intercoop Intercop Location Tise Banque Banque Edel Sociétés financières de crédit Caisse Solidaire Société financière de la Nef Gedex Distribution Socorec Sociétés financières de garantie CMGM Nord Financement Sofigard Sofindi Sofirif Sofiscop Sofiscop Sud-Est Somudimec Somupaca Capital développement Banque Populaire Développement Croissance Nord Pas-de-Calais Groupe Esfin-Ides IRD Nord Pas-de-Calais Rhône Dauphiné Développement Socoden Sofinei Transmea Services à la personne Chèque Domicile Développement local Cadec Logement social Finantoit Logis Breton Assurance CGI Bâtiment Énergie renouvelable Enercoop Eilañ Finances solidaires France Active Garantie Sifa Sidi Babyloan International SEFEA Banca Etica Eurecos Sicoop CoopEst SG Bank BNDA SDHC IDF Habitat Polylogis 12

13 PROFIL Les composantes du Groupe Crédit Coopératif Le Crédit Coopératif est une société coopérative anonyme de Banque Populaire à capital variable, l une des maisons mères de BPCE. FILIALES BTP Banque : Banque professionnelle du BTP. BTP Capital Conseil : conseil en transmission pour les entreprises du BTP. BTP Capital Investissement : société de capital développement pour les entreprises du BTP. Ecofi Investissements : société de gestion d actifs. Financière de Champlain : société de gestion d actifs spécialisée dans l univers du développement durable. Esfin Gestion : société de gestion de véhicules d investissement dans les entreprises non cotées. Bati Lease : société de crédit-bail immobilier. Intercoop : société de crédit-bail immobilier. Intercop Location : société de location simple. Tise : société de capital développement dans les entreprises d économie sociale en Pologne. établissements ASSOCIÉS Un établissement associé est un établissement de crédit dont le Crédit Coopératif assure le contrôle, la liquidité et la solvabilité aux termes d un contrat d association. Banque Banque Edel : banque détenue et gérée avec le mouvement E. Leclerc. Sociétés financières de crédit Caisse Solidaire : établissement coopératif de crédit solidaire Nord Pas-de-Calais (agréé entreprise solidaire). Société financière de la Nef : société financière coopérative, établissement de crédit solidaire (agréée entreprise solidaire). Gedex Distribution : établissement de crédit créé par la coopérative de commerçants détaillants Gedex. Socorec : société financière coopérative créée par des Groupements du commerce associé. Sociétés financières de garantie CMGM : société coopérative de caution mutuelle, outil financier de fédérations industrielles et syndicats professionnels. Nord Financement : coopérative financière pour les PME-PMI du Nord Pas-de-Calais. Sofigard : coopérative financière de PME-PMI du Gard. Sofindi : coopérative financière de PME-PMI de Poitou-Charentes. Sofirif : coopérative financière de PME-PMI de l Île-de-France. Sofiscop : société financière coopérative, outil du mouvement Scop sur tout le territoire (sauf Sud-Est). Sofiscop Sud-Est : société financière coopérative, outil du mouvement Scop pour le Sud-Est. Somudimec : société coopérative de caution mutuelle de PMI, outil financier de fédérations industrielles et syndicats professionnels dans les régions Rhône Alpes, Bourgogne, Auvergne et Franche-Comté. Somupaca : société financière coopérative de PME-PMI de la région PACA. PRINCIPALES PARTICIPATIONS À CARACTÈRE PARTENARIAL Capital développement Banque Populaire Développement : société de capital développement pour des entreprises non cotées. Croissance Nord Pas-de-Calais : société de capital développement pour les PME non cotées du Nord Pas-de-Calais. Groupe Esfin-Ides : groupe de capital développement pour les entreprises d économie sociale et PME-PMI de tous secteurs, créé par des acteurs de l économie sociale. IRD Nord Pas-de-Calais : société de capital développement et d accompagnement des entreprises du Nord Pas-de-Calais. Rhône Dauphiné Développement : société de capital développement à vocation territoriale. Socoden : société financière coopérative liée au mouvement Scop. Sofinei : société de financement coopérative pour le développement des entreprises d insertion (agréée entreprise solidaire). Transméa : société de capital développement dédiée à la reprise d entreprises par les salariés. Développement local Cadec : société d investissement régional en Corse. Services à la personne Chèque Domicile : premier émetteur de chèque emploi service universel. Logement social Finantoit : société coopérative d intérêt collectif regroupant des acteurs du logement très social, agréée entreprise solidaire. Logis Breton : coopérative HLM bretonne indépendante qui mène l ensemble des activités de l immobilier social. SDHC : Société de Développement de l Habitat Coopératif, filiale de la Fédération des Coopératives d HLM. IDF Habitat : Entreprise sociale pour l Habitat du Val-de-Marne. Polylogis : Groupe important reconnu dans le monde HLM dont la structure principale est la SA d HLM Logirep. Assurance CGI Bâtiment : société d assurance cautions proche de la FFB. Energies renouvelables Enercoop : société coopérative d intérêt collectif de fourniture d électricité d origine renouvelable (agréée entreprise solidaire). Eilañ : société d investissement dédiée au développement des énergies renouvelables en Bretagne. Finances solidaires France Active Garantie : société financière intervenant en garantie dans le cadre de création d activité pour lutter contre l exclusion. Sifa : société d investissement solidaire de France Active pour soutenir l emploi de personnes en insertion. Babyloan : 1 er site internet français de microcrédit solidaire édité et administré par la société ABC Microfinance. Sidi : société spécialisée dans l appui financier et technique à des structures de financements de proximité à l international. International SEFEA : société coopérative intervenant en faveur de la finance solidaire en Europe. Banca Etica : banque italienne de plein exercice, pionnière et leader de la finance éthique en Italie. Eurecos : société foncière créée pour accompagner le développement de l économie sociale catalane. Sicoop : société de capital-risque catalane spécifiquement conçue pour les coopératives. CoopEst : outil financier dédié au financement d entreprises d économie sociale en Europe de l Est. SG Bank : banque fédérative de banques coopératives polonaises. BNDA : 4 e banque malienne. 13

14 Une histoire au service de l avenir Le Groupe Crédit Coopératif a deux origines très anciennes : d une part, la Banque coopérative des associations ouvrières (créée en 1893) et, d autre part, la Caisse Centrale de Crédit Coopératif (créée par décret en 1938). L une et l autre étaient destinées à financer les coopératives de production et de consommateurs. Jusqu à la fin du XX e siècle, en effet, l État a souvent favorisé le financement à long terme des investissements via des institutions financières spécialisées comme la Caisse Centrale. Bien que contrôlée par l État, elle était un établissement coopératif : ses emprunteurs étaient aussi ses propriétaires, pour la plupart des personnes morales de l économie sociale. Après la loi bancaire de 1984, le Crédit Coopératif a fait le choix de ne pas rester cantonné dans des activités de financement spécialisé et a décidé d offrir des services bancaires à tous ses clients, de plus en plus nombreux et divers. Le sociétariat a donc pris, alors, une réelle ampleur et la Déclaration de Principes de 1984 est venue souligner les principes coopératifs du Groupe, qui se traduisent par une organisation spécifique de sa gouvernance (sa vie coopérative se prolongeant dans une vie associative) et une logique de partenariat avec les mouvements qui organisent ses sociétaires. Depuis 1989, le Crédit Coopératif mène une croissance organique sur des bases solides. Des opérations de croissance externe ont aussi augmenté ses forces dans les années 1990 GMF Banque, BTP Banque, Pommier Finindus et Banque de l Entreprise, lui donnant un nouveau périmètre d action et l amenant à doubler son chiffre d affaires. En 1999, des accords ont été passés avec la SDR Nord Pas-de-Calais et des engagements forts ont été pris vis-à-vis d organismes solidaires, comme la Nef, l Adie et la Caisse Solidaire du Nord Pas-de-Calais. Ces opérations ont permis un ancrage régional plus fort et un renforcement de la présence du Groupe auprès des particuliers et des PME. Durant cette phase de croissance, tout a été fait pour que les clients entrent dans la vie coopérative. En 2002, compte tenu d une réglementation bancaire rendant difficile la vie des établissements de taille moyenne isolés, le Groupe Crédit Coopératif a décidé de s arrimer au Groupe Banque Populaire, un groupe coopératif comme lui, dont il est devenu l une des maisons mères. La Caisse et la Banque ont alors fusionné dans le Crédit Coopératif, banque pleinement coopérative. En 2009, le rapprochement des organes centraux des réseaux coopératifs Banque Populaire et Caisses d Epargne a donné naissance à BPCE. Le Crédit Coopératif en est devenu naturellement une maison mère. Le Groupe Crédit Coopératif, c est près de 120 ans d action d une coopérative bancaire au service d une économie responsable. 14

15 PROFIL quelques faits marquants 1893 Création de la Banque coopérative des associations ouvrières, future Banque des coopératives ouvrières de production, puis Banque Française de Crédit Coopératif (BFCC) et, enfin, Crédit Coopératif Création par l État de la Caisse Centrale de Crédit Coopératif (CCCC), organisme professionnel et coopératif de financement des Scop et coopératives de consommation Élargissement des compétences de la CCCC aux coopératives d artisans Lancement du premier emprunt obligataire Élargissement aux coopératives de commerçants détaillants, de HLM, de pêche maritime Création d Inter-Coop : début du crédit-bail Début du Groupe Crédit Coopératif : rapprochement de la Caisse et de la banque des Scop, qui devient alors BFCC Début de la clientèle associative et mutualiste La compétence du Groupe est élargie à l ensemble des organismes de l économie sociale Création de la 1 re coopérative de Pme-Pmi, Somudimec La BFCC adopte le statut récent de banque coopérative et évite la nationalisation. La compétence de la CCCC vis-à-vis de l ensemble de l économie sociale est consacrée par décret er produit solidaire de partage La Caisse Centrale est érigée en organe central d un ensemble d établissements de crédit à caractère coopératif. Adoption de la Déclaration de Principes du Crédit Coopératif. Création de la Fondation Crédit Coopératif Lancement d Astel pour les tutelles Création de la 1 re société de gestion du Groupe Création de la BISE, banque pour financer la création d activités en Pologne Naissance d Edel Affiliation de la Caisse Solidaire (Nord Pas-de-Calais) Acquisition de GMF Banque, ex-banque des coopératives de consommateurs Acquisition de BTP Banque et de BTP Investissements Acquisition des banques Pommier, Finindus, du Dôme-Crédifrance Factor et de la Banque de l entreprise Crédit Coopératif, premier signataire pour la distribution de PCE (prêts à la création d entreprise), avec la BDPME. Création avec la Fédération française du bâtiment de la Caisse de garantie immobilière du Bâtiment, CGI Bâtiment Lancement des parts C réservées aux personnes physiques. Affiliation de la CMGM Protocole d accord avec le Groupe Banque Populaire ; entrée au capital de la BFBP. Achat d Ecofi Gestion. La société de gestion prend le nom d Ecofi Investissements Le Crédit Coopératif adopte le statut de Banque Populaire. Il absorbe la CCCC Signature de la convention nationale pour le développement des services à la personne. Achat de Batinorest. Lancement du projet Viecoop Adoption du plan moyen terme Cap Premier représentant des personnes physiques au Conseil d administration, censeur. Agrément pour distribuer des microcrédits personnels Émission de Certificats coopératifs d investissement (projet Natixis) Distinction par Les Amis de la Terre. Comme la BEI, la Banque du Conseil de l Europe accorde un refinancement affecté Adhésion au Club Planète Gagnante de l Ademe. Batinorest devient Bati Lease, pôle de financement immobilier professionnel du Groupe Lancement de «Coopéraction 2015». Naissance de BPCE dont le Crédit Coopératif est l une des maisons mères. Convention avec le FEI pour le financement de l éco-innovation Carte Agir, Option Solidaires Ensemble. 1 re quote-part solidaire sur emprunt obligataire. Un administrateur représente les particuliers Lancement de la CVTC Change solidaire. Élargissement des services en ligne. 15

16 Chiffres clés RÉSULTATS (en millions d euros au 31/12) Évolution Évolution Évolution / / /2008 Produit net bancaire 406,3 5,2 % 386,3 4,6 % 369,3 1,6 % Frais généraux 298 4,4 % 285,3 3,1 % 276,6 8,8 % Résultat brut d exploitation 108,3 7,3 % 101,0 8,9 % 92,7 23,4 % Coût du risque 29,4 35,3 % 45,4 24,8 % 60,3 31,4 % Autres éléments 0,1 NS 0,5 NS 0,3 ns Impôts sur les bénéfices 27,6 39,4 % 19,8 99,1 % 9,9 24,0 % Résultat net (part du Groupe) 51,2 41 % 36,3 64,1 % 22,1 0,3 % BILAN RÉSUMÉ (en milliards d euros au 31/12) Actif Passif circuit de l argent au crédit coopératif Voir schéma pages Opérations interbancaires et portefeuille titres 3,38 2,86 2,98 Opérations interbancaires et emprunts obligataires 3,05 2,21 2,19 Crédits clientèle 10,02 8,87 8,14 Dépôts clientèle 9,08 8,07 7,53 Divers 0,30 0,27 0,27 Divers (dont intérêts minoritaires) 0,45 0,58 0,58 Valeurs immobilisées 0,25 0,22 0,19 Fonds propres 1,39 1,36 1,28 TOTAL 13,96 12,22 11,58 TOTAL 13,96 12,22 11,58 INDICATEURS 2011 Évolution 2010 Évolution 2009 Évolution Encours des crédits à la clientèle (en milliards d euros) 10,02 13 % 8,87 9,0 % 8,14 11,66 % Encours des ressources bancaires clientèle 9,08 12,5 % 8,07 7,2 % 7,53 1,31 % (en milliards d euros) Encours OPCVM (en milliards d euros) 6,42 18,3 % 7,34 12,3 % 8,38 5,01 % Ratio de solvabilité 11,80 % 12,97 % 12,59 % dont Tier One 11,14 % 11,89 % 11,27 % Coefficient d exploitation au 31/12 73,34 % 73,86 % 74,91 % Rendement des fonds propres 4,49 % 3,55 % 2,47 % NS : non significatif. 16

17 PROFIL Effectif salarié inscrit (unité économique et sociale du Crédit Coopératif (1) ) Salariés et intérimaires (RHU1/1) Prestataires (RHU1/33) (1) Crédit Coopératif, BTP Banque, Ecofi Investissements. Réseau Crédit Coopératif une agence en ligne 72 + une agence en ligne 70 + une agence en ligne 69 + une agence en ligne BTP Banque Notation (voir : le Crédit Coopératif bénéficie de la notation du Groupe BPCE) Valable au 1 er mars 2012 Date Long terme Court terme Perspectives Standard and Poors 23/01/2012 A A-1 Stable Moody s 15/02/2012 Aa3 P-1 Note long terme sous surveillance Fitch Ratings 20/12/2011 A+ F1+ Négative Le rendement des fonds propres dans une société coopérative Dans une société de capitaux, cotée ou non, l un des critères de performance considéré comme un objectif majeur est le rendement des capitaux propres (en anglais : return on equity, ROE). Il est défini comme le ratio : résultat net (part du Groupe) sur capitaux propres. Créer de la «valeur pour l actionnaire», c est maximiser ce ratio. Avant la crise, les sociétés affichaient un objectif de l ordre de 15 % à 20 %. Pour l améliorer, certaines ont parfois recouru à l endettement (effet de levier) pour accumuler des actifs ou pour racheter leurs propres actions. La substitution de dette à du capital améliore le ratio lorsque le taux d intérêt de la dette est inférieur à la rentabilité économique de l activité financée ; en revanche, si l activité économique tourne mal, la société est fragilisée puisque les pertes s imputent alors sur une base de capital faible. Dans une société de capitaux, l intérêt de l actionnaire à la prise de risque est donc potentiellement assez grand : il peut perdre sa mise ou, si les risques ne se concrétisent pas, s enrichir. La logique d une société coopérative est autre, pour au moins deux raisons. Le caractère impartageable de ses réserves : lorsqu une société coopérative, une banque par exemple, souhaite améliorer le rendement de ses capitaux propres en s endettant pour accumuler des actifs supplémentaires, le surcroît de résultat qui en découle n enrichit pas le sociétaire ; en supposant que, grâce à des résultats «honorables», celui-ci reçoive déjà le dividende (intérêt aux parts) maximal prévu par la loi, il ne peut pas recevoir plus ; le résultat va aux réserves impartageables. En revanche, si ces actifs supplémentaires, qui représentent un accroissement du risque, se révèlent toxiques, les pertes engagées peuvent dépasser les réserves accumulées : le sociétaire encourt donc, lui aussi, un risque de perte de sa mise. Il doit donc, en toute logique, pousser les dirigeants à adopter une politique, toutes choses égales par ailleurs, moins risquée que celle d une société de capitaux. La traduction de cette politique prudente est une moindre rentabilité des capitaux propres dans une période où le risque est gagnant (c est ce qu on observe) ; du reste, les banques coopératives affichent en général des capitaux propres abondants par rapport au minimum réglementaire, tandis que les banques cotées voient dans les obligations de fonds propres une limite à leur ROE. Le capital variable : les coopératives, sociétés à capital variable, cherchent spontanément à augmenter le nombre de leurs sociétaires et les montants de parts sociales qu ils souscrivent. De ce fait, le résultat sera divisé par des capitaux propres en augmentation constante et il peut arriver que l augmentation du résultat ne suive pas celle des capitaux. Cela a pour effet de diminuer le ROE, ce qui n est en rien problématique tant que les résultats progressent suffisamment pour continuer à payer l intérêt aux parts sociales et constituer des réserves raisonnables. 17

18 18

19 Les clients apportent le capital, ont la totalité des droits de vote en assemblée, siègent au Conseil d administration, s impliquent dans les Conseils d agence Au Crédit Coopératif, les sociétaires et clients associés co-construisent leur outil bancaire. «Ils font banque ensemble». 19

20 UN GROUPE BANCAIRE COOPÉRATIF Outil financier créé par et pour ses clients sociétaires, le modèle économique du Crédit Coopératif est historiquement lié à la mise en œuvre de son statut coopératif. S il doit légitimement dégager des résultats pour financer son développement, c est pour générer une richesse collective et impartageable, qui le pérennise au service de ses sociétaires. Par nature, le modèle coopératif s inscrit dans la durée. Organisé autour du Crédit Coopératif, le Groupe Crédit Coopératif repose sur cette dynamique coopérative. Il veut en mettre en œuvre l esprit au-delà de ses obligations juridiques. Il veut le faire dans le respect de la diversité de ses composantes et de leurs missions propres, que ce soit ses filiales de droit classique, BTP Banque, Ecofi Investissements, Bati Lease, ou des outils financiers partenaires, souvent gérés avec ses sociétaires et le plus souvent à statut coopératif (voir schéma page 12). Mettre en œuvre la vie coopérative, c est un travail de traduction des principes dans le quotidien et dans la durée. Ce chantier, toujours en mouvement, nécessite la conception d une organisation et de process adaptés, et l animation permanente du sociétariat, dans sa diversité. C est dans cette dimension que s insèrent sa Déclaration de Principes de 1984 (1), revue en 2005, sa Charte de Gouvernement (1), son projet Viecoop, son projet d entreprise, ses plans d action à moyen terme et sa volonté d engagement sociétal. Le Groupe Crédit Coopératif retrouve ses valeurs dans les préoccupations actuelles de développement durable. Il reconnaît la valeur des référentiels internationaux de type Global Compact. Pourtant, il entend privilégier sa référence fondatrice aux principes coopératifs, anciens et exigeants. Dès la fin du XIX e siècle, l Alliance coopérative internationale, organe du mouvement coopératif, a, en effet, défini des «principes» qui se révèlent précurseurs, pionniers. Le Crédit Coopératif s y réfère depuis leur origine. (1) Disponible sur 20

21 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale La responsabilité sociétale d une coopérative : les principes coopératifs, une référence fondatrice Les principes coopératifs définis par l Alliance coopérative internationale en 1895, complétés en 1995 à l occasion de leur centenaire, sont toujours d actualité. Ils ont, en outre, une valeur adaptable à l ensemble des entreprises d économie sociale. Cadre de référence, il faut bien sûr les décliner dans la formulation qu en fait la législation française, et en particulier pour les banques, dont l activité est très encadrée. 1 Premier principe coopératif : la liberté d adhésion Le Crédit Coopératif est une banque, parmi tant d autres banques. Il intervient en situation de très forte concurrence. Chacun de ses clients le choisit librement, et seule la qualité de sa réponse à leurs attentes peut justifier ce choix et leur fidélité. Il ne bénéficie d aucun privilège ou statut spécifique et, s il a des contacts étroits avec des mouvements ou des fédérations de ses clients, c est sans caractère contraignant pour eux. L évolution du nombre de ses clients actifs (pour l ensemble Crédit Coopératif, BTP Banque, Bati Lease) (ECO1/17 à 20) peut être considérée comme un indicateur de son utilité pour eux. La banque, de son côté, exerce aussi sa liberté d activité et peut refuser des clients dont elle estime qu ils ne sont pas en adéquation avec ses choix. Tout client qui le souhaite est invité à souscrire des parts sociales pour devenir sociétaire (personne morale) ou client associé (personne physique). C est le cas au moment de l entrée en relation (ouverture de compte). Par ailleurs, les emprunteurs personnes morales doivent souscrire des parts à proportion du montant de leur emprunt. Elles participent des garanties du crédit et sont libérables à la fin du remboursement. À l exception de ces parts nanties, le porteur de parts peut demander le rachat de ses parts sociales à tout moment. Toutefois, comme les parts sociales constituent l essentiel du capital et sont une composante des fonds propres de la banque, ces demandes sont soumises au Conseil d administration afin de pouvoir maîtriser, le cas échéant, toute baisse de capital. ÉVOLUTION DU NOMBRE DE CLIENTS 2011 : + 7 % 2010 : + 6 % 2009 : + 6 % 2008 : + 13,50 % 21

22 2 Deuxième principe coopératif : le pouvoir démocratique exercé par les sociétaires La vie démocratique de la coopérative Crédit Coopératif est organisée par la loi, ses statuts, sa Déclaration de Principes et sa Charte de Gouvernement. L ensemble des instances de la vie démocratique vise à organiser l implication des sociétaires dans leurs deux dimensions : clients (utilisateurs des services) et associés (porteurs de parts sociales, apporteurs du capital). Le Crédit Coopératif veut prolonger l esprit de la loi coopérative. Il va au-delà de sa stricte application. Ses instances permettent que clients, sociétaires et partenaires s expriment et participent à l orientation de la banque, en connaissance de ses enjeux, dans un esprit d intercoopération pour que le Groupe Crédit Coopératif tout entier soit coopératif. Les instances représentatives et participatives des clients sociétaires et associés Sociétaires Expression des besoins et des attentes Organes de décision Porteurs de parts C Au niveau local, les Conseils d agence réunissent une dizaine de sociétaires représentant leur secteur d activité. Ils sont un lieu d expression des besoins des clients, un relais au développement et un lieu d interpellation du Crédit Coopératif. Les Comités de région ont une mission d expression des attentes des clients sociétaires, de veille, de transmission des valeurs et d appui auprès des directeurs d agence et délégués généraux. L Assemblée générale a notamment le pouvoir : d approuver les comptes ; de répartir les résultats de l activité ; de déterminer le montant de la ristourne et de la rémunération des parts sociales ; d élire les membres du Conseil d administration. L Assemblée spéciale des porteurs de parts C réunit une fois par an l ensemble des clients particuliers porteurs de parts C pour les informer sur la situation et les perspectives de leur banque coopérative, poser leurs questions et exprimer un avis sur les résolutions soumises à l Assemblée générale. Le Conseil national du Crédit Coopératif (CNCC) regroupe des représentants des sociétaires et clients du Crédit Coopératif. C est un lieu d échange entre les dirigeants du Crédit Coopératif et les représentants de ses clients, sociétaires et partenaires. Le Conseil d administration est composé de personnes morales, élues parmi les entreprises, coopératives, mutuelles et associations, avec le souci d une représentation équilibrée des mouvements sociétaires. Il comprend un administrateur et un censeur représentant les particuliers porteurs de parts C, ainsi que quatre administrateurs élus par les salariés et un représentant du CNCC. 22

23 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale 2 1 Exercice du pouvoir Les Assemblées générales Les clients sociétaires ont la totalité des droits de vote en assemblée. Au Crédit Coopératif, la qualité de sociétaire s acquiert par la souscription de parts A ou B, qui confèrent le droit de vote. Le Crédit Coopératif a l originalité d être une coopérative de personnes morales : ces parts leur sont réservées. Le droit de vote est exercé selon le principe coopératif «une personne = une voix», c est-à-dire sans lien avec le montant de capital apporté, ce qui est la différence entre un groupement de personnes et une société de capitaux. Les sociétaires ont un pouvoir réel dans la vie de la banque. Pour exemple, il existe une procédure de consultation écrite des administrateurs pour toute opération de crédit et toute prise de participation dépassant un certain seuil. C est une ambition forte de faire progresser le taux de sociétariat (GOU1/1) ainsi que le taux de participation au vote des assemblées (GOU1/5), ce qui requiert une action permanente d incitation et de mobilisation. Entité juridique nationale, le Crédit Coopératif choisit de tenir ses assemblées en sections régionales (dites «Assemblées générales régionales AGR») pour favoriser, par la proximité géographique, l implication des sociétaires et un dialogue réel. Dans ce même objectif, une boîte aux lettres dédiée permet aux sociétaires d interroger directement le Conseil d administration. Ses réponses sont présentées au cours des assemblées et publiées sur le site du Crédit Coopératif dans l espace «Sociétaires» ouvert à tous, qui apporte une information abondante sur le sociétariat. Les AGR sont aussi l occasion de proposer des colloques sur des sujets choisis par les représentants des sociétaires. Ces événements sont largement ouverts et 8 d entre eux, en 2011, ont été relayés sur des réseaux sociaux afin d élargir leur audience. En 2012, Année internationale des coopératives, les forums ont tous porté sur la coopération. Les clients particuliers porteurs de parts C sont invités à participer aux AGR, où ils ne votent pas. Ils se réunissent pour ce qui les concerne en Assemblée spéciale. Leur avis est présenté à l Assemblée générale du Crédit Coopératif, qui consolide les votes des sociétaires rapportés par les délégués des AGR. Le nombre de clients particuliers porteurs de parts C, et en conséquence leur poids dans le capital, est croissant (GOU1/4). Aussi sont-ils de plus en plus intégrés aux instances : l Assemblée générale 2010 a désigné un administrateur pour les représenter au Conseil, en plus d un censeur. une personne = une voix L exercice du droit de vote se fait sans rapport avec le montant de capital détenu. GROUPEMENT DE PERSONNES Dans un groupement de personnes, ce ne sont pas des capitaux qui s unissent mais des personnes, afin de répondre à des besoins sociaux ou économiques non satisfaits et non pour faire des profits (source Alternatives économiques). Associations, coopératives, mutuelles sont de grandes familles de groupements de personnes. CLIENTS APPORTEURS DE CAPITAL (Parts A, B et C au 31/12/2011) (Répartition du montant du capital apporté par les clients, par personne juridique) 29 % Associations et services d intérêt général 41 % Particuliers (parts C) 2 % Organisations représentatives et mutualistes 1 % Logement social 1 % Secteur public 9 % Secteur coopératif 4 % Entreprises adhérentes de coopératives PME-PMI 12 % Autres entreprises et professionnels 1 % Autres (institutionnels et divers) 23

24 Administrateurs indépendants Conformément à la logique coopérative, le Conseil d administration est composé de sociétaires. Les membres du Conseil doivent détenir au moins une part sociale et, selon le principe de double qualité, entretenir une activité avec la banque. Élus par les sociétaires, ils sont leurs représentants et les garants de leur intérêt collectif. Ils sont responsables uniquement devant eux. Ils agissent donc comme indépendants. Le Conseil d administration Le Conseil est constitué de sociétaires désignés en Assemblée générale. Il a vocation à assurer une participation de l ensemble des parties prenantes du Groupe, dans leur diversité. Comme les sociétaires, les administrateurs et censeurs sont principalement des personnes morales (représentées par des personnes physiques, bien sûr) qui sont des organisations de sociétaires, de métiers divers et elles-mêmes sociétaires. Pour les accompagner dans le bon accomplissement de leur mission, ils ont été inscrits en 2011 à l Institut français des administrateurs (IFA) et des actions de formation sont prévues. Le Conseil d administration veille à la maîtrise des principaux risques encourus par les établissements du Groupe. Il s assure de la qualité et de la fiabilité du système de contrôle interne, conformément à la réglementation, et examine le rapport sur le contrôle interne remis à la Commission Bancaire. Il a institué trois comités. Le Comité d audit et le Comité des risques abordent respectivement les questions relevant de la qualité du dispositif de maîtrise des risques et de la situation des risques. Sont ainsi examinés en Comité d audit les comptes annuels, comptes sociaux et consolidés, les principaux enseignements de la surveillance des risques, les résultats du contrôle interne et les principales conclusions des audits. Le Comité des risques traite du niveau des risques relevés par le dispositif de contrôle interne, par nature : risques de crédit, de marché, opérationnels et de conformité. Il traite des dossiers contentieux ou présentant des risques particuliers et pour lesquels un provisionnement est nécessaire. Y assistent la Direction générale, des membres du Conseil d administration, les commissaires aux comptes et les responsables des filières de contrôle des risques. Le Comité rémunérations et recrutement traite les questions relatives au statut personnel des mandataires sociaux et des membres du Comité de direction. Le Conseil s est réuni 9 fois en 2011, soit 38 heures de réunion. Le taux de présence a été de 85 %. Le Bureau du Conseil s est réuni 10 fois, soit environ 20 heures de réunion. Le détail de leurs travaux et de ceux des comités est publié dans le rapport annuel. Le Conseil comprend des censeurs en sus des administrateurs et compte quatre administrateurs élus par les salariés. Depuis l Assemblée 2010, au lieu de deux censeurs sans droit de vote, un administrateur et un censeur représentent les particuliers clients associés qui tiennent désormais, dans la clientèle et le capital de la banque, une place importante. 24

25 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale Composition du Conseil d administration Administrateurs Président : Jean-Louis Bancel. Vice-président délégué : Jean-Claude Detilleux. Vice-président (mutuelles) : Fédération nationale de la mutualité interprofessionnelle (FNMI), représentée par Maurice Ronat. Vice-président (entreprises) : Caisse mutuelle de garantie des industries mécaniques et transformatrices de métaux (CMGM), représentée par Martine Clément. Vice-président (associations) : Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), représentée par Jean Gabain. Vice-président : ESFIN, représenté par Hugues Sibille. Secrétaire : Conseil national du Crédit Coopératif, représenté par Philippe Antoine. Association ANCF-CEC : Gilbert Hennique. Chantal Chomel, représentante des porteurs de parts C. Confédération Générale des Scop (CG-Scop) : Patrick Lenancker. Conseil National du Crédit Coopératif (CNCC) : Philippe Antoine. Fédération des enseignes du commerce associé (FCA) : Guy Leclerc. Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) : Gérard Vuidepot. Fédération nationale des coopératives de consommateurs (FNCC) : Nadia Dehors. Fédération nationale des sociétés coopératives de HLM (FNSC HLM) : Daniel Chabod. Garantie Mutuelle des Fonctionnaires (GMF) : Patrice Forget. Mutuelle Générale de l Éducation Nationale (MGEN) : Jacques Hornez. Union nationale des associations de tourisme et de plein air (Unat) : Christine Bouyer. Union sociale pour l habitat : Michel Amzallag. Administrateurs élus par les salariés Françoise Girma-Romeyer. Fabienne Roy. Claire Besson. Jean-Denis Nguyen Trong. Censeurs Conseil National du Crédit Coopératif (CNCC) : Jean-Marie Miramon. Fédération Française des Coopératives et Groupements d Artisans (FFCGA) : Bernard Martineau. Société coopérative d entraide-fonds d expansion confédéral (Socoden-FEC) : Jacques Landriot. Société coopérative pour la rénovation et l équipement du commerce (Socorec) : Hervé Affret. Société financière de la Nef : Philippe Leconte. Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) : Hubert Allier. Michel Vallade, représentant des sociétaires particuliers (porteurs de parts C). 25

26 2 2 Des sociétaires impliqués Le CNCC Le Conseil national du Crédit Coopératif est une association loi 1901 créée pour rassembler des personnes morales sociétaires, clientes et partenaires. Il comporte plusieurs instances. Les unes regroupent les participants sur une base géographique : ce sont les Conseils d agence et les Comités de région ; d autres organisent une représentation des mouvements nationaux. EN 2011 Le CNCC a tenu deux Assemblées générales ordinaires. Son Bureau s est réuni à quatre reprises. Il s est principalement consacré à la politique d animation de la vie coopérative et au développement de la qualité de la relation client. La banque compte un grand nombre de sociétaires impliqués dans ses instances régionales (GOU2/3) et tient à leur implication dans ses instances coopératives (dont les réunions font l objet d une compensation carbone). Instance consultative, le CNCC est un lieu privilégié pour informer les partenaires et sociétaires sur les orientations du Groupe et les enjeux auxquels il est confronté. Il permet l expression des besoins des mouvements de sociétaires à l égard de leur banque coopérative. Les présidents du CNCC ont un mandat de deux ans, le principe étant de faire alterner par la présidence une représentation des associations, coopératives et mutuelles. Le CNCC est présidé depuis mars 2011 par la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA), représentée par Jacques Henrard, qui a succédé à Patrick Lenancker, président de la Confédération Générale des Scop, et à Maurice Ronat, président de la Fédération nationale de la mutualité interprofessionnelle (FNMI). Le CNCC est représenté au Conseil d administration de façon, notamment, à veiller à la prise en compte des préoccupations exprimées dans les Comités de région. Les composantes du CNCC - Le Conseil d agence est le lieu d expression des besoins des clients, un relais au développement de l agence, de coproduction et, le cas échéant, un lieu d interpellation du Crédit Coopératif via l agence. - Le Comité de région est un lieu de rencontre et d échange entre les membres des Conseils d agence qui le souhaitent et, notamment, les représentants des mouvements des clients. Il a une mission d expression de leurs attentes, de veille concurrentielle, de transmission des valeurs et d éventuel appui auprès des directeurs d agence et des délégués généraux. - La Conférence des présidents des Comités territoriaux est l instance nationale de restitution des préoccupations exprimées dans les Conseils d agence et les Comités de région. Un représentant des régions présente un rapport à l Assemblée générale du CNCC. - L Assemblée générale du CNCC réunit les représentants des différents modes de regroupement des sociétaires et clients du Groupe Crédit Coopératif : les présidents des Comités de région, au titre des Comités territoriaux (premier collège), et les représentants des mouvements nationaux des sociétaires et clients du Crédit Coopératif (deuxième collège). Y sont également invités les représentants des établissements associés du Crédit Coopératif et les membres du Conseil d administration. 26

27 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale - Le Bureau du CNCC est élu par l Assemblée générale pour une durée de deux ans. Il est composé de 4 à 12 membres. Il peut être saisi par le Conseil d administration du Crédit Coopératif de toute question concernant la politique du Groupe et sa gouvernance. 3 troisième principe coopératif : la participation économique des sociétaires 3 1 Client ET sociétaire, la double qualité Le principe coopératif de double qualité client ET associé confère une dimension spéciale à la relation banque-client : elle se vit à la fois dans le cadre de la vie démocratique (voir page 22) et au quotidien de la relation clientèle. Les clients, en souscrivant des parts sociales, constituent l essentiel du capital de la banque (voir page 34) et seuls les clients peuvent le faire. Le capital est un élément des fonds propres de la banque nécessaire à sa capacité à prêter. Quelles que soient les parts qu il souscrit, le client participe ainsi à la capacité d action de la banque. Le Crédit Coopératif souhaite entretenir avec ses clients une relation partenariale, installée dans la durée, reposant, au-delà de prestations de qualité, sur la transparence et la pédagogie. Des supports d information sont adressés aux sociétaires (revue Proches ; Rapport coopératif joint aux convocations aux assemblées ; guides des tarifs ). Des lieux d échange et de collaboration (Conseils d agence, clubs Astel, Club des investisseurs solidaires, ) sont proposés pour favoriser la conception en commun de produits et services, le partage de réflexions, l intercoopération. Les sujets transversaux font l objet de réunions formation-information : il s en tient chaque année sur l ensemble du territoire à la demande des conseillers et des agences. En 2011, sans compter les 23 forums des AGR, plus de 30 ont été organisées, réunions de conjoncture, soirées thématiques Mycoop (voir page 30), forum d accompagnement à l activité internationale pour les PME, conférence sur les nouveaux financements pour les associations, etc. En retour, les clients sociétaires sont très attachés à l implication des collaborateurs dans leurs manifestations, leurs assemblées générales, leurs colloques. Le Crédit Coopératif, du fait de sa nature coopérative, se doit tout particulièrement d être adapté aux besoins de ses clients sociétaires et de rechercher une grande qualité de relation avec eux. Pour mieux les connaître et mesurer leur satisfaction, il a initié en 2007 une démarche d évaluation par enquêtes avec des instituts spécialisés. Il dispose aussi des instances de la vie coopérative. Une démarche structurante pour le traitement des réclamations et, plus largement, des questions des clients et prospects, aide à mieux connaître leurs attentes d amélioration et d évolution et à identifier des points faibles dans les prestations. L Opinion des clients Les clients emprunteurs ont un niveau de satisfaction de 7,8 en moyenne (particuliers : 8,1 ; entreprises : 7,7 ; OIG : 7,4 ; 7,8 pour BTP Banque). Cela est supérieur à la profession. Ils disent apprécier la qualité relationnelle, l accompagnement des projets, la proximité avec leurs chargés de clientèle. Ils manifestent un niveau de confiance élevé (taux de recommandation de 95 %). Ils font aussi des remarques sur les procédures et les délais, et sont insatisfaits du traitement des réclamations. Ils désignent clairement des points de progrès à accomplir pour lesquels des actions sont et seront mises en œuvre, en les associant (enquête 2010). Comme en 2007, une enquête d image sera menée en

28 3 2 Mouvements et organisations des clients et sociétaires : une relation ternaire UNE RELATION TERnAIRE Trois personnages, qui forment une ronde ouverte. Trois personnages, c est la symbolisation des trois acteurs clés du Groupe Crédit Coopératif : un client sociétaire, son mouvement, la banque. Ils forment une ronde qui symbolise la dynamique partenariale. La ronde est ouverte, ouverte au monde, une volonté d être à l écoute pour mieux entreprendre ensemble. Les clients du Groupe Crédit Coopératif sont pour la plupart organisés en mouvements. Le logo du Crédit Coopératif traduit la relation, dite «ternaire», dont les trois participants sont : la structure de terrain (association, mutuelle, coopérative, PME-PMI ), la fédération ou organisation professionnelle à laquelle elle adhère, et la banque. Cette relation partenariale est vécue par le Groupe Crédit Coopératif comme essentielle. Elle se retrouve dans ses fonctionnements et ses instances. La composition du Conseil d administration en témoigne, mais aussi la politique de partenariat du Groupe. Cette relation ternaire permet une approche globale d une famille de clients. Elle facilite aussi les accompagnements individuels. De 2008 à 2011, par exemple, ont été signés ou renouvelés des partenariats avec la CG Scop, avec France Active, avec l Adie, avec Coop de France, les EPL, la Conférence des présidents d université, la Fédération nationale des Cuma, l Unapei, Acted, CEZAM, Centre français des Fondations Les collaborateurs vivent aussi dans cette proximité. Ils suivent l actualité des mouvements, s impliquent dans des comités de crédit de leurs fonds d accompagnement, participent à leurs événements, comme par exemple l opération annuelle Brioches de l Unapei, les Semaines de la finance solidaire, du microcrédit, les Mois de l économie sociale, etc. 3-3 des outils financiers dédiés, des établissements associés Le Crédit Coopératif apporte des réponses aux mouvements des sociétaires qui souhaitent disposer de leurs propres outils financiers. Il conçoit et gère avec eux ou pour eux des outils financiers qui leur sont dédiés. Le Groupe compte ainsi dans son périmètre des établissements financiers, le plus souvent de forme coopérative, qui interviennent en crédit ou garantie pour des entreprises adhérentes d un mouvement, d un même secteur, d une même région. Il assure, dans le cadre d une convention d association, la solvabilité et la liquidité de ces établissements dits «associés», qu il soit ou non présent à leur capital (voir page 12 schéma du Groupe). Certains sont des coopératives financières de PME-PMI. Elles facilitent, avec une compétence géographique et sectorielle, l accès au crédit d entreprises locales. Elles ont été conçues avec les échelons territoriaux du Medef et des fédérations professionnelles pour contribuer au dynamisme du tissu économique local. Ce sont aussi des fonds de garantie mutuelle qui facilitent l accès au crédit. 28

29 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale 4 Quatrième principe coopératif : l autonomie et l indépendance Le Crédit Coopératif exerce son activité dans le cadre commun à toutes les banques, dont les activités sont extrêmement encadrées en raison de leur importance pour l économie et la société. Sa liquidité et sa solvabilité sont assurées par BPCE, au titre de la mission d organe central prévue par le Code monétaire et financier. BPCE répond de la conformité du Crédit Coopératif vis-à-vis des autorités bancaires. Le Crédit Coopératif est l une des maisons mères de BPCE ; il en détient 1 % du capital, mais n en est pas filiale car il est la propriété de ses sociétaires. Ce sont eux qui apportent son capital social, composent son Conseil d administration et possèdent tous les droits de vote en assemblée. Ils sont garants de son autonomie. Sa gouvernance coopérative, l absence de cotation en Bourse, la rémunération limitée du capital, sa gestion autonome adaptée à ses clientèles, servent son projet spécifique et lui permettent de travailler dans le long terme, de construire dans la durée des politiques et des partenariats. Le Crédit Coopératif a une place et un statut spécifiques au sein du Groupe BPCE, établis par le protocole signé en 2003 lors de son entrée dans le Groupe Banque Populaire et transféré à BPCE. Ce dernier prévoit notamment que le Crédit Coopératif, ses filiales et les entités qui lui sont rattachées : conservent leur nom, leur enseigne commerciale, leur marque et leur identité propre, leurs spécificités et leur clientèle, ainsi que leur autonomie de gestion, leur liberté d engagement et leurs règles de fonctionnement et financières internes ; sont considérés comme établissements de référence pour le secteur de l économie sociale et solidaire. Natixis, véhicule coté commun aux Banques Populaires et aux Caisses d Epargne, apporte 20 % du capital du Crédit Coopératif sous la forme de certificats coopératifs d investissement (CCI), valeurs mobilières sans droit de vote dont les caractéristiques sont définies par la loi n du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, modifiée par la loi n du 17 juin Elles sont un élément de fonds propres pour le Crédit Coopératif, qui vient élargir sa capacité à prêter. Cette autonomie signifie aussi que le Crédit Coopératif, pour augmenter ses fonds propres, a besoin d élargir la souscription de parts sociales par ses clients et d adapter leur statut juridique pour qu elles répondent aux évolutions des exigences de fonds propres (création d une nouvelle catégorie de parts : les parts P). En ce sens, chaque client a vocation à devenir sociétaire ou, pour les particuliers, client associé. 29

30 5 Cinquième principe coopératif : l éducation, la formation et l information pédagogie Le site Internet est très nourri et apporte des réponses aux questions des clients. Les guides tarifaires sont commentés. réfléchir ensemble Le Groupe Crédit Coopératif organise chaque année sa Rencontre nationale, événement de rentrée de l économie sociale, qui réunit entre 500 et 900 clients, sociétaires, partenaires, sur des thèmes de réflexion-action Coopératives, mutuelles, associations : quelle «promesse employeur»? 2007 L économie sociale entre garde-fou du capitalisme et modèle alternatif de développement? Quelles alliances pour construire un développement durable? 2008 Finance patiente : et si nous étions dans le «vrai»? 2009 Contribution de l économie sociale à la recherche du bonheur Mimétisme ou biodiversité? Mieux vaut ne pas se tromper tous ensemble : l utile (im)pertinence de l économie sociale S engager et coopérer : quel rôle donner à la confiance dans un projet commun? mycoop.coop Le Web favorise les débats et les échanges d idées. Alors pourquoi ne pas l utiliser pour rassembler les partisans des projets utiles, d une économie plus humaine? C est l objectif de ce réseau social que le Crédit Coopératif met à la disposition de ceux qui s engagent. Parce qu il n est pas de véritable coopérative sans sociétaires impliqués, le Groupe Crédit Coopératif est attentif à apporter à ses sociétaires et à leurs représentants, des formations-informations adaptées à leur niveau d implication dans la vie de la banque. Pour mieux appréhender les enjeux pour lesquels ils ont à se prononcer, des éléments de formation sont apportés aux membres des Conseils ; ils reçoivent une lettre d information mensuelle ; le rapport coopératif est joint aux convocations aux assemblées ; des présentations pédagogiques sont faites au CNCC, et parfois des sessions de formation leur sont dédiées. Une attention particulière est portée à la transmission des valeurs coopératives et de l économie sociale, fil rouge de la vie du Groupe, tant aux collaborateurs qu aux sociétaires. Les sociétaires reçoivent deux à trois fois par an leur magazine, Proches. Ils sont invités à la Rencontre nationale du Crédit Coopératif, au cours de laquelle ils peuvent chaque année entendre des experts et des acteurs sur des thématiques sociétales d actualité. Des forums sont organisés lors des Assemblées générales régionales proches de leur agence, sur des sujets choisis localement tels que les nouvelles normes comptables IFRS, la gouvernance des entreprises d économie sociale, la gestion éthique, la gouvernance coopérative, l économie sociale, la traçabilité financière, le développement durable, l économie régionale, le système de protection sociale, la culture, la mesure de l empreinte carbone et, en 2012, tout particulièrement, la coopération. 6 Sixième principe coopératif : l intercoopération Le Crédit Coopératif se vit comme un lieu de fertilisation croisée entre ses sociétaires et ses partenaires. Ses instances et les événements qu il crée favorisent des rencontres et des dynamiques entre ceux qu il réunit, acteurs économiques et personnes d horizons similaires ou différents. Dans cet esprit de mise en relation, il a lancé sur Internet mycoop.coop, un réseau social pour les acteurs de l économie humaine. Ils peuvent aussi se rencontrer lors de soirées thématiques qui ont porté sur les coopératives d habitants, la décroissance, le microcrédit et le Web pour les entrepreneurs des quartiers, l éolien, la confiance, etc. La logique partenariale se révèle riche, avec des exemples comme la création du Sol avec le Groupe Chèque Déjeuner, le partenariat avec le réseau des Scop pour la transmission d entreprise, les travaux sur la responsabilité sociétale des coopératives au sein de Coop FR. 30

31 Un groupe bancaire coopératif Responsabilité sociétale 7 Septième principe coopératif : l engagement envers la communauté Ce septième principe a été ajouté aux six premiers par l ACI, en 1995, car il découlait naturellement des précédents. Le Groupe en avait déjà une pratique, avec la volonté de promouvoir l économie sociale et, plus largement, toutes les formes et acteurs d une économie responsable. Par exemple, sa Fondation avait été créée en 1984 avec pour vocation de gérer le mécénat du Groupe. Au-delà de la Fondation, le Groupe, pour faire valoir ses points de vue, ses intérêts et ceux de ses clients sociétaires, a de nombreuses autres façons de s engager. Il est actif dans des collectifs français (CNCRESS, GNC-Coop FR, Finansol), européens (Coopératives Europe, Social Economy Europe) et mondiaux (ACI, AIBC). Il a participé à la création de la Febea, dont il a assuré la présidence ces dernières années, comme à celle de Finansol, de France Active, de l Avise. Cela lui paraît important : il y consacre des moyens financiers et du temps. DÉFINITIONS CRES(S) : Chambre régionale d économie sociale (et solidaire). CN-CRESS : Conseil national des chambres régionales d économie sociale et solidaire. Coop FR : Groupement national de la coopération (ex GNC). ACI : Alliance coopérative internationale. AIBC : Association internationale des banques coopératives. Febea : Fédération européenne de finances et banques éthiques et alternatives. exemples d engagements dans des collectifs (en milliers d euros) (SOC2/1-2-3) Organisations Alliance coopérative internationale et AIBC ,7 Mandats et fonctions assurés Présidence de l AIBC, secrétariat de l AIBC, poste d administrateur à l ACI GNC / Coop FR 50 47,9 43,4 Présidence Febea ,0 Présidence jusqu au 1 er mars 2011 Il considère que la façon de faire son métier de banquier est le premier lieu de sa responsabilité sociétale. Il consacre une grande part de son activité à des clientèles et des activités à forte utilité sociale ; il développe de nouvelles formes de solidarité, proportionnelle à son activité, comme la quote-part solidaire sur l emprunt obligataire levé en 2010, le don aux associations fait avec la Carte Agir et, pour la première année, une contribution volontaire sur ses transactions de change (CVTC Change solidaire) destinée à des projets de développement. Depuis plusieurs années, suivant une initiative lancée au sein du Groupe Banque Populaire pour mesurer ses actions d intérêt pour la société, le Crédit Coopératif évalue les actions et budgets qui répondent à ce critère, hors exercice direct de son métier de banquier. L engagement envers la Communauté Le Crédit Coopératif apporte fréquemment, en parallèle de son activité commerciale, un soutien financier, humain et matériel à des projets et organisations qui participent à la construction d une société plus harmonieuse. En 2011, ces engagements, sous forme de mécénat (direct et via sa Fondation), de partenariats non commerciaux et de temps consacré, se sont élevés à 3,8 millions d euros. À titre indicatif, cela représente l'équivalent de 7,4 % du résultat du Groupe. Ces interventions se ventilent à 39 % pour l action de la Fondation, 14 % en finance solidaire, 13 % en activités internationales, 9 % en promotion de l économie sociale et entrepreneuriat social, 4 % pour l environnement et pour 3 % le microcrédit. Par ailleurs, les dons des clients issus des produits de partage ont atteint également 3,8 millions d euros sur des champs d action similaires. Cette contribution des clients résulte de l offre de produits solidaires et de l action commerciale du Crédit Coopératif. 31

32 Ces interventions sont très diverses. Quelques exemples : soutien à la création d une licence professionnelle «intervention sociale» à Saint-Étienne, partenariat avec l université catholique de Lille pour la chaire «entrepreneuriat social», avec HEC pour la majeure «altermanagement», avec l université Lyon 2 pour la chaire «entrepreneuriat en économie sociale», participation aux Rencontres du Mont-Blanc, à Confrontations Europe, soutien à la recherche par le mécénat de la Fondation à l Addes, etc. VALORISER LES INITIATIVES DES ENTREPRISES D ÉCONoMIE SOCIALE Chaque année, les Prix et Trophée de l initiative en économie sociale de la Fondation Crédit Coopératif font connaître des initiatives exemplaires menées par des entreprises de l économie sociale. En 2012, Année internationale des coopératives, le concours comporte un trophée spécial pour les coopératives. Trophée du mécénat d entreprise En février 2012, le ministère de l Écologie a décerné à la Fondation et la Surfrider Foundation Europe, pour leur partenariat, le Trophée du mécénat d entreprise pour l environnement et le développement durable. Défi région Nord Pas-de-Calais Le Comité régional des sociétaires s est engagé en 2011 en faveur d un service de transport par véhicules électriques assuré par des salariés d un ESAT, créé par l association des Papillons Blancs de Denain, pour relier les bâtiments de l hôpital de Valenciennes. Ce chiffrage ne comprend pas l activité bancaire proprement dite pratiquée avec lesdits acteurs, qui constitue une partie essentielle du produit net bancaire (PNB) du Crédit Coopératif. Sur ce principe, les engagements tels que le refinancement d institutions de microcrédit ne sont pas pris en compte. La Fondation Crédit Coopératif La Fondation (devenue fondation d entreprise en 1992) a été créée dès Elle est dotée d un budget annuel de 1,5 million d euros (SOC1/1), soit 7,5 millions d euros sur le quinquennat. En 2011, 80 partenariats ont été initiés et suivis. La Fondation encourage l économie sociale et toute forme d économie au service de l homme par un soutien à la recherche, à l information, aux réalisations, dans les domaines du développement durable, de la lutte contre l exclusion, de la solidarité internationale, du spectacle vivant, de l accès à la citoyenneté des personnes handicapées par le sport et la culture. Dans le prolongement du sociétariat du Crédit Coopératif, elle s intéresse particulièrement à l action collective. Depuis 1980, le Concours Prix et Trophée de l Initiative en économie sociale met en lumière des initiatives exemplaires. Le programme Défi région invite les sociétaires à une action régionale commune. Ont vu jour, en 2011, le programme Jeun ESS, aux côtés de l État et d organisations de l ESS pour l emploi des jeunes, et la rénovation du Familistère de Guise avec la Fondation du Patrimoine. La Fondation est souvent distinguée : en 2010, elle a reçu, avec le Crédit Coopératif, la distinction de grand mécène de la culture attribuée par le ministre de la Culture et de la Communication pour leur engagement de banquier et de mécène. La Fondation est le principal mécène du Festival d Avignon, pour 2 ans. 32

33 un groupe bancaire coopératif Modèle économique LE MODèLE économique DU CRéDIT COOPéRATIF : DIFFéRENCE, PERFORMANCE, CROISSANCE Le Groupe Crédit Coopératif a inscrit dans son projet l objectif de se developper tout en étant toujours plus utile à ses sociétaires. Pour atteindre cet objectif, son projet d entreprise articule les ambitions de «Différence Performance Croissance». évolution DU CAPiTAL SoCiAL* (en millions d euros) Différence : cultiver sa différence et ses spécificités en tant que moteurs d utilité S appuyer sur l identité historique du Groupe, en faisant vivre son identité coopérative et en signifiant son engagement sociétal, ne répond pas à un effet de mode «RSE». Il s agit de promouvoir au quotidien des pratiques innovantes et ambitieuses, qui enrichissent le sens des objectifs de performance et de croissance. Performance : améliorer la performance de l organisation du Groupe pour garantir son utilité Le Crédit Coopératif change d échelle et conduit les changements qui donnent à chacun les moyens d atteindre les ambitions formulées dans le projet d entreprise. Sans rompre avec les valeurs qui fondent son modèle, il faut qu il adapte ses pratiques, ses outils, son organisation pour être résolument orienté «clients». Croissance : développer les moyens de l utilité par une croissance soutenue Différence et performance génèrent la croissance qui permet de renforcer son utilité auprès de ses sociétaires actuels mais aussi de clients plus nombreux. Pour affirmer son utilité au-delà de ses marchés historiques, le Groupe affiche une volonté d élargissement à de nouvelles clientèles et d ouverture à de nouvelles activités Parts A Parts B Parts C CCI * Hors SAS sociétariat. 1 une banque qui appartient à ses clients Le Crédit Coopératif est une société coopérative à capital variable. L essentiel du capital (80 %) est constitué de parts sociales (A, B et C) que seuls les clients peuvent souscrire. Les 20 % autres sont des Certificats coopératifs d investissement (CCI), apportés non par des clients mais par Natixis, et ne donnant pas le droit de vote. L évolution du capital est marquée par la part croissante des parts C, proposées depuis 2000 aux clients particuliers, et par la création en 2012 des parts P. NoMBrE DE PorTEUrS DE PArTS au 31/12/2011 A = sociétaires C = clients particuliers associés 33

34 Les parts sociales sont détenues exclusivement par des clients qui sont ainsi associés. Leur valeur nominale est de 15,25 euros. Il existe 3 types de parts sociales qui représentent 80 % du capital. Les parts A : elles sont réservées aux personnes morales et aux entrepreneurs individuels. Elles confèrent le statut de sociétaire, donnent le droit de vote aux Assemblées générales et, le cas échéant, au versement de la ristourne (voir page 39). Les parts B : elles sont souscrites par les détenteurs de parts A. Ce sont des parts à avantages particuliers dont la rémunération est fixée chaque année lors de l Assemblée générale. Les parts C : parts à intérêt prioritaire sans droit de vote, elles sont réservées aux personnes physiques. Elles donnent droit au versement d un intérêt fixé chaque année lors de l Assemblée générale. Le reste du capital est constitué de CCI, valeurs mobilières sans droit de vote qui sont détenues par Natixis. Leur rémunération, comme celle des parts sociales, est soumise aux sociétaires lors de l Assemblée générale. Le montant des CCI est statutairement fixé à 20 % du capital total. Une société, la SAS du Crédit Coopératif, porte ce qu il faut de parts sociales pour maintenir ce niveau. 2 Une banque dans le marché juste prix Attaché à la notion coopérative de «juste prix», le Crédit Coopératif n est pas dans une logique de prix d appel mais de relation équilibrée et de meilleur rapport qualité-prix pour ses clients. Les classements tarifaires de la presse, le plus souvent consacrés aux particuliers, le situent à des places tout à fait favorables pour ses clients d élection. Le Groupe Crédit Coopératif est un groupe bancaire qui répond à toutes les exigences d une profession fortement contrôlée par des autorités nationales, européennes et mondiales : ratios prudentiels, lutte contre la corruption, contre le blanchiment, protection des consommateurs, des épargnants et investisseurs, secret bancaire rien ne le soustrait aux principes qui régissent les banques et qu il s attache à mettre en œuvre. S ils viennent à contrarier sa capacité à servir ses clients, il s engage pour les faire évoluer, à sa mesure, aux côtés d autres acteurs concernés : il l a fait, par exemple lors de la mise en place du ratio prudentiel McDonough, qui vise à sécuriser le système bancaire mais dont la méconnaissance de la part des associations et PME crée un frein à leur accès au crédit. Il continue de le faire pour la mise en œuvre au niveau mondial et européen des normes comptables IFRS, en menant un travail de sensibilisation actif auprès des normateurs comptables internationaux, pour faire reconnaître en tant qu éléments de fonds propres les parts sociales de coopératives. Banque parmi les banques, en situation concurrentielle, il se doit donc d être compétitif et performant, pour être choisi par ses clients et pour dégager les résultats nécessaires à sa pérennité. Il doit répondre aux exigences de la profession sur les ratios financiers et d activité et, pour garantir encore mieux son développement, s engage dans une baisse de son coefficient d exploitation (frais généraux/pnb). 34

35 Un groupe bancaire coopératif Modèle économique 3 Une gestion raisonnable Recherche d équilibre, mais pas recherche d un profit maximal ou du plus petit coefficient d exploitation : le Crédit Coopératif agit aussi pour son propre compte dans les limites de l économie raisonnable qu il privilégie. Cela lui a d ailleurs permis de traverser sereinement, ces dernières années, des crises spéculatives (immobilier, Internet, subprimes ). Pour autant, il n est pas isolé dans une bulle et peut être concerné, directement ou au travers de ses clientèles. Coopératif, il n est pas coté : il n est donc pas soumis à la pression quotidienne du cours de Bourse ni au risque d opéabilité. Il peut ainsi mieux s attacher à la performance sociale de ses clients, dont le nombre croissant est un indice de leur satisfaction. 3 1 Équilibre Ressources-Emplois «Que faites-vous de mon argent?» D où proviennent les ressources de la banque? À quoi affecte-t-elle les dépôts de ses clients? Ce sont des questions légitimes que de plus en plus de personnes posent aux banques et au Crédit Coopératif tout particulièrement. Il essaie d y répondre, avec sincérité et clarté et sans prétendre aller jusqu au bout de la démonstration, car les circuits sont complexes et les données pas toujours disponibles. Ce travail pour améliorer la pédagogie fait aussi évoluer les pratiques. Ce qui est sûr, c est que le développement régulier du Groupe repose sur les métiers fondamentaux de la banque, mis en œuvre dans une logique d économie raisonnable : il s agit de la collecte de ressources, de leur utilisation (on parle «d emplois»), majoritairement du crédit, et des services bancaires. L analyse de son bilan permet de comprendre ses grands équilibres (voir schéma pages 36-37). Elle met en évidence que le Crédit Coopératif ne se refinance pas par des activités spéculatives ; qu il peut le faire sur les marchés pour répondre à la demande croissante de crédits de l économie réelle. Cette fonction d intermédiation ainsi que les besoins spécifiques de certains clients, rendent nécessaire l accès à des outils appropriés : le Crédit Coopératif est doté d une salle des marchés, et 11 collaborateurs ont le statut de professionnels des marchés. 35

36 LE CIRCUIT DE L ARGENT du groupe CRÉDIT COOPÉRATIF (chiffres du bilan 2011) les ressources Particuliers 32 % (1) entreprises, associations et services d intérêt général 68 % (1) Dépôts de la clientèle du groupe 9,1 milliards d euros Total des ressources 14 milliards d euros les emplois Crédits à la clientèle du groupe 10 milliards d euros Particuliers associations et services d intérêt général Entreprises 10 % (1) 37 % (1) 53 % (1) associations et services d intérêt général 100 % Personnes âgées et santé 23 % Handicap 18 % Associations familiales et sociales 11 % Secteur public 20 % Logement social 8 % Formation, enseignement, recherche 9 % Environnement, culture, tourisme, sport 5 % Divers 6 % (1) Proportion calculée sur le seul périmètre du Crédit Coopératif et de BTP Banque. Entreprises Coopération et groupements dont distribution dont Scop dont agriculture / artisans / transport / maritime / divers éco-activités PMI PME de services Entreprises du BTP Divers 36

37 Un groupe bancaire coopératif Modèle économique Ressources obligataires et hors clientèle accords de refinancement opérations interbancaires ou assimilées emprunts obligataires 3,5 milliards d euros 100 % 45 % 36 % 3 % 6 % 7 % 18 % 8 % 11 % 11 % autres Emplois trésorerie participations 3,4 milliards d euros Capitaux propres capital réserves intérêts minoritaires 1,4 milliard d euros Immobilisations et divers 0,6 milliard d euros Dépôts de la clientèle En déposant à la banque leurs liquidités (dépôts, livrets, LDD, produits de trésorerie...), les clients lui apportent des ressources à court terme, non rémunérées pour les unes (compte chèques) ou achetées par la banque au prix d un taux d intérêt. Ces dépôts nourrissent son activité de crédit. Ressources obligataires et hors clientèle Le Crédit Coopératif, qui octroie de nombreux crédits à moyen et long termes, ne peut les financer avec les seuls dépôts de la clientèle, qui sont des ressources de court terme pouvant être retirées à tout moment. Ce «risque de liquidité» nécessite d emprunter à moyen et long termes une partie des sommes qu il prête, soit auprès d institutions financières publiques (les accords de refinancement), soit en émettant des obligations ou titres assimilés (les emprunts obligataires). La banque obtient, dans une moindre mesure, des ressources de court terme auprès d autres institutions financières par des «opérations interbancaires ou assimilées», pour un montant faible, le Crédit Coopératif ayant une base de dépôts de clients importante. Capitaux propres Les capitaux propres sont constitués du capital, essentiellement apporté par les clients, et des bénéfices non distribués appelés «réserves». Y figurent également les intérêts minoritaires, correspondant à la part détenue par les actionnaires minoritaires dans les filiales. Crédits À LA clientèle Collecte de ressources et crédit sont les fonctions bancaires fondamentales. Le Crédit Coopératif les met en œuvre au service de ses clientèles à forte valeur ajoutée sociale et environnementale. Près de 61 % des crédits sont réalisés auprès d'organismes d intérêt général et d entreprises de l économie sociale. autres Emplois Si les ressources sont supérieures au montant des crédits, la banque dispose d un excédent de trésorerie, qui est placé à court terme essentiellement auprès d autres banques, de manière à pouvoir être mobilisé immédiatement en cas de besoin. Les autres emplois incluent également les participations : participations minoritaires comme BPCE, dont le Crédit Coopératif détient 1 % du capital ; participations dans des sociétés d investissement pour des entreprises coopératives, des mutuelles et des PME-PMI. Immobilisations et divers Les immobilisations désignent les actifs immobiliers et les autres biens amortissables (matériels, logiciels). Le Crédit Coopératif possède son siège social et certaines de ses agences, mais n effectue pas d investissements immobiliers à caractère financier. 37

38 NOTATIONS VIGÉO du portefeuille d actifs financiers du Crédit Coopératif (sur une échelle de 0 à 20) : portefeuille d actions : 12,5 portefeuille monétaire et obligataire : 11,2 Au 31/12/11. Paradis fiscaux et judiciaires Le Crédit Coopératif s attache à ne pas effectuer d investissement et de financement dans des entités domiciliées dans des pays ou territoires dont le cadre réglementaire est jugé insuffisant, couramment désignés «paradis fiscaux et judiciaires» (PFJ), sauf exceptions dûment justifiées. Il a défini pour lui-même et ses filiales des lignes directrices qui se référent aux classements effectués par Bercy et par le Tax Justice Network ( Principes de gestion financière Pour l essentiel, et comme dans toutes les banques, les placements de trésorerie ont pour contrepartie des établissements financiers. Sauf exception dûment justifiée, le Crédit Coopératif n investit pas dans des actifs localisés dans des pays dont le cadre réglementaire lui paraît insuffisant. Il est attentif à la nature et à la domiciliation des établissements auxquels il prête ses soldes de trésorerie et la liste des contreparties est soumise régulièrement à son Conseil d administration. Le portefeuille d actifs financiers pour compte propre fait l objet d une analyse extra-financière en utilisant les données de Vigéo. Fin 2011, 98 % du portefeuille monétaire et obligataire et 74 % du portefeuille d actions étaient notés par cette agence et obtenaient une note moyenne, autant pour les actions que pour les obligations privées, supérieure à la moyenne. Les ressources sont aussi utilisées dans des participations «affinitaires», pour soutenir des projets. 3 2 Participations et apports Le montant total des participations du Groupe correspond très majoritairement à des obligations ou contraintes statutaires, professionnelles, techniques (GIE Carte bancaire, BPCE, Banque Populaire Développement, IFCIC ). La liberté de choix, «les participations d opportunité» ou à «caractère partenarial» (dont certaines figurent dans le schéma page 12) s exercent sur un montant limité, 19 % du portefeuille à fin 2011 (13 % en 2007 ; 16 % en 2010). On compte de nombreuses participations dans des structures d économie sociale telles que Ides, Esfin, Nef, Caisse Solidaire, Sefea, France Active, Herrikoa, Femu Qui, CoopEst, Sidi, Centre Capital Développement, Rhône Dauphiné Développement, Finantoit, Enercoop, Babyloan, et de nombreuses coopératives et SA du logement social. LES PARTICIPATIONS DU GROUPE CRÉDIT COOPÉRATIF (en milliers d euros) Total des participations du Groupe Crédit Coopératif Dont participations d opportunité 16 % 17 % 16 % 19 % Dont participations contribuant à un développement % % % % durable en matière : économique % ,5 % % % sociale % % % % environnementale % 278 1,5 % % 587 1,5 % 38

39 Un groupe bancaire coopératif Modèle économique 3 3 Affectation du résultat et rémunération du capital Au Crédit Coopératif, comme dans toute coopérative, le résultat positif d un exercice s appelle un «excédent de gestion». Sa répartition suit des règles précises, encadrées par la loi. Une partie, légalement plafonnée, est affectée à la rémunération des parts sociales B et C et des CCI. Une autre partie de l excédent participe à la constitution de réserves impartageables, propriété collective et intergénérationnelle contribuant à la pérennité de l entreprise. Une autre, encore, peut être affectée au versement d une ristourne coopérative aux sociétaires. Le Crédit Coopératif est attaché à cette pratique coopérative, expression de la vocation de la coopérative à être l outil de ses sociétaires et à pratiquer le juste prix. Il est obligatoire de mettre au moins 15 % du résultat en réserves. C est un retour collectif du résultat aux sociétaires. Les autres formes de rémunération, à l inverse, sont plafonnées. Elles sont un retour individuel aux sociétaires. La répartition du résultat est soumise au vote des sociétaires lors des Assemblées générales, qui statuent sur les comptes (ECO1/16 et ECO1/23 à 26). Depuis 2008, le niveau des résultats n a pas permis d affecter aux réserves plus de 15 % tout en maintenant un niveau d attractivité pour les parts sociales elles aussi nécessaires. Revenir à un niveau supérieur de profitabilité globale pour conforter la capacité future à être utile et efficace est un objectif important. Ristourne coopérative Une coopérative peut redistribuer une partie de ses résultats annuels sous forme de ristourne à ses sociétaires. Celle-ci est proportionnelle au montant des opérations réalisées avec chacun d eux, c est-à-dire proportionnelle à leur contribution à la réalisation de ce résultat et pas liée au montant de capital qu ils détiennent. La ristourne correspond à une correction de prix a posteriori, qui résulte de l application d une politique de prix prudente a priori. Affectation du résultat (1) et rémunération du capital (en milliers d euros) ECO1/16 et ECO1/23 à 26 Réserve % du résultat net mis en réserve (ECO1/16) Apporteurs de capitaux Rémunération des parts A Ristourne (ECO1/12) % du résultat affecté à la ristourne Rémunération parts B Rémunération parts C % du résultat affecté à la rémunération des parts B et C Rémunération des CCI % du résultat affecté aux CCI % ,5 % % % % ,4 % % % % ,7 % ,9 % ,8 % (1) Total différent de 100 %, une partie du résultat étant affectée au report à nouveau bénéficiaire, soit milliers d euros (Crédit Coopératif, comptes sociaux 2011). 39

40 Des pratiques sociales et environnementales avec les parties prenantes Grenelle II Anticipant les obligations de la loi Grenelle II, le rapport sur l exercice 2011 a été étendu aux autres formes d impact. Par définition, une coopérative est une forme d organisation économique qui cherche à concilier engagement et efficacité. Le Crédit Coopératif, par sa nature, d abord, par celle de ses clients sociétaires, ensuite, agit pour que se développe une société où chacun trouve sa place. Il se reconnaît dans les préoccupations de développement durable, dans leurs trois dimensions : économique, sociale et environnementale. Son impact environnemental a été reconnu à plusieurs occasions comme étant limité et même positif. Ce bon score est dû, pour beaucoup, à la nature de ses clientèles d élection. Il a l obligation, en tant qu émetteur de titres mobiliers, de publier annuellement un rapport, inclus dans son rapport annuel (voir site Internet), sur son impact environnemental direct. Outre ses obligations de formation à la lutte contre le blanchiment, il apporte un soin attentif, tant dans ses relations commerciales que pour lui-même, à la définition et au respect de règles déontologiques (paradis fiscaux ou réglementaires, par exemple). Le Crédit Coopératif travaille à définir les critères de sa responsabilité sociétale et les outils qui lui permettront de mesurer ses évolutions. Il adopte une approche par «parties prenantes» : clients sociétaires, leurs mouvements et organisations, collaborateurs, fournisseurs, environnement. Il n est pas entré dans la démarche de notation sociale extra-financière, qui lui paraît aujourd hui peu adaptée au statut d entreprise coopérative. 1 Les Collaborateurs Le Groupe Crédit Coopératif comporte plusieurs entités employeurs. Le Crédit Coopératif, BTP Banque, Ecofi Investissements constituent une unité économique et sociale, avec une représentation commune des salariés (Comité d entreprise, CHSCT, délégués). Les salariés du Crédit Coopératif et de BTP Banque relèvent de la convention collective des banques, ceux d Ecofi Investissements et Bati Lease de celle des sociétés financières (ASF). Tous bénéficient d une protection sociale de bon niveau, d accords de participation, d intéressement et d un Perco. Des fonctions sont externalisées (accueil, gardiennage, ménage, logistique, informatique ). Ce recours à des compétences externes n apparaît pas dans les effectifs. Il faut pourtant prendre en compte à plusieurs points de vue (production, consommation, et statut) les personnels prestataires qui travaillent régulièrement dans les locaux (RHU1/33). Le niveau moyen d ancienneté (RHU1/32) est une expression de la fidélité du personnel à une entreprise dont il est fier et de son attachement à ses clientèles. Les clients le ressentent ; ils mettent en avant, dans les enquêtes (voir page 27), la qualité de leurs relations avec leurs correspondants, en particulier leur chargé de clientèle. 40

41 Un groupe bancaire coopératif Pratiques sociales et environnementales Dans cet esprit, il faut rendre hommage au travail d accueil que les personnels en agence réalisent, en raison de la clientèle des personnes sous mesure de protection, auprès d un public fragile et parfois difficile. La formation au management est un axe d action prioritaire. L accent est mis sur la gestion des carrières et l accompagnement de la mobilité. Le projet «métiers et compétences» s inscrit dans l objectif de mieux connaître et gérer les compétences essentielles au développement et à la performance du Groupe, en favorisant les chances de progression individuelle (publicité des postes, plans de formation dédiés). La construction collaborative du référentiel métiers est en cours. Un dispositif d appréciation des compétences a été est inauguré en Une démarche de diagnostic visant la prévention des risques psychosociaux a été engagée avec une enquête auprès des salariés. 1 1 L Égalité des chances Plus de 59 % des collaborateurs de l UES sont des femmes mais seulement 19 % des agences sont dirigées par une femme (RHU3/5). Elles représentent 31,8 % du Conseil d administration (RHU3/3) mais sont absentes du Comité de direction (RHU3/4). En 2011, 37,5 % des femmes sont cadres pour 78,5 % des hommes. Il reste donc des marges de progression en matière d égalité de carrière et, par voie de conséquence, de salaire (RHU3/6 à 9). Un accord, signé en 2009, englobe le principe d égalité pour le recrutement, le parcours, la formation et la rémunération. Entretiens annuels Un nouveau dispositif d appréciation des compétences et des besoins de formation a été inauguré en Le taux d entretiens réalisés a atteint 91 % (RHU 2/7). 1 2 L Emploi des jeunes et des seniors Le nombre de départs à la retraite est supérieur à 2 % par an et 21 % des collaborateurs ont moins de 30 ans (RHU1/9 à 11). Un accord, signé en 2010, applicable aux personnes de plus de 45 ans, comprend des mesures destinées à accompagner l évolution des carrières au-delà de cet âge ainsi qu un engagement d embauche de personnes de plus de 50 ans. Les démarches de DIF sont acceptées à 100 % si elles sont fortement orientées vers le secteur associatif. L insertion professionnelle des apprentis et alternants s est accentuée, avec 44 contrats initiés en Les formations et métiers concernés se sont diversifiés. Un dispositif de formation des maîtres d apprentissage et tuteurs est en place. Le taux de proposition d embauche à l issue de la période d alternance est de 25 % en 2011, presque toujours dans des fonctions commerciales (RHU1/7). Les stagiaires sont rémunérés, sauf rares exceptions étudiées. 1 3 LES Personnes handicapées la mission handicap en chiffres Salariés en situation de handicap : 2007 : : 75 Montant des achats réalisés auprès du secteur protégé, adapté : 2007 : e 2010 : e 2011 : e Une Mission Handicap mise place en 2008 met en œuvre une politique volontariste pour améliorer les pratiques d emploi des personnes handicapées et d achat responsable. Les salariés en situation de handicap étaient 75 en 2011 (10 en 2007). 41

42 Outre les embauches, une meilleure connaissance des difficultés de certains salariés conduit à des aménagements de leurs conditions de travail. Le recours à des établissements et services d aide par le travail (ESAT), clients ou non, fait l objet de partenariats. Une politique d achat a été relancée, dans le prolongement de l existant (achat de biens ou services auprès d ESAT, recyclage des bouchons, plateaux repas, traitement de l évaluation des stages, nettoyage des DAB ). 1 4 LA Représentation des salariés Les collaborateurs du Crédit Coopératif ne sont pas sociétaires de la banque. Leur représentation est celle des salariés de toute entreprise. Toutefois, les statuts prévoient que quatre administrateurs du Crédit Coopératif soient élus par les collaborateurs de l UES. À BTP Banque, deux salariés sont au Conseil de surveillance. Le Comité d entreprise de l UES compte 12 titulaires et 12 suppléants, ce qui permet de prendre en compte la diversité des établissements du Groupe. 1 5 LA Rémunération Commissionnement et rémunération variable En moyenne, en agence, le montant annuel de la part variable ne dépasse pas un 1/2 mois de salaire et, en aucun cas, les commerciaux ne sont intéressés à la vente d un produit. Au total, mandataires sociaux inclus, la part variable de rémunération n atteint pas 3 % de la masse salariale (RHU 3/19). En 2011, 882 salariés ont été concernés par 90 % des éléments de rémunération variable. Les rémunérations reposent sur un dispositif de rémunération fixe. Celle-ci est complétée, pour les salariés des réseaux et pour certains métiers tels que la gestion de capitaux, par une rémunération variable sur objectifs. Elle est conçue dans une recherche de dynamique d équipe, les objectifs de référence étant à la fois collectifs et individuels. La part variable, différente selon les métiers, reste dans des fourchettes basses par rapport au marché. Le Groupe n a pas d activités spéculatives, mais il est doté d une salle des marchés pour effectuer des opérations financières de gestion, de gestion de trésorerie en particulier. Seuls 11 collaborateurs sont assimilés à des professionnels des marchés financiers. Ils disposent d une rémunération variable basée sur la réalisation d objectifs quantitatifs et qualitatifs, individuels et collectifs. D un montant d un mois si l objectif est seulement atteint, elle ne peut dépasser quatre mois (voir détail dans le rapport annuel du Groupe Crédit Coopératif, rapport du président, 1.5.2). L intégralité de la rémunération variable est versée en espèces. Le Crédit Coopératif étant une coopérative, il n émet pas d instruments financiers indexés sur la création de valeur à long terme. Le versement de la rémunération variable de ces personnes est différé sur 3 ans et peut être annulé si l activité considérée est négative. Ce différé introduit une logique de moyen terme dans les interventions. Les dispositions négociées dans le cadre de la Branche Banque Populaire s appliquent naturellement à l UES Crédit Coopératif. Les collaborateurs bénéficient d un plan d épargne entreprise, d un système d intéressement, d un accord de participation et d un Perco. Dans ces accords, les partenaires sociaux ont retenu des systèmes de plafonnement des versements individuels qui marquent la volonté d une réaffectation des résultats vers les personnes aux salaires les moins élevés. 1 6 La rémunération des dirigeants La rémunération des dirigeants est rendue publique par le rapport annuel (en ligne sur le site Internet) mais également, comme il est prévu par la réglementation, par le biais de communiqués à l Autorité des Marchés Financiers (AMF). 42

43 Un groupe bancaire coopératif Pratiques sociales et environnementales Le mandat et la rémunération des mandataires sociaux et des personnes dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l entreprise (le directeur général, le directeur général délégué, le responsable de la filière risques, le responsable de la conformité et de l audit, les collaborateurs de la salle des marchés) sont soumis à cette réglementation. Ils sont fixés par le Conseil d administration sur proposition du Comité des rémunérations et du recrutement. Le rapport annuel rend aussi public leurs objectifs et les critères de leur rémunération variable. ÉCHELLE DES SALAIRES Rapport de : 10 % des salaires les + élevés 10 % des salaires les - élevés = 4,22 (RHU 3/18) Le Conseil d administration a validé le cumul du statut de salarié et de mandataire social pour ce qui concerne ses dirigeants, dans la mesure où ces derniers ne disposent d aucun «parachute doré» ni de plan d options de souscription et d achat d actions («stock options») émis par le Crédit Coopératif. L intégralité de la rémunération variable est versée en espèces. Le Crédit Coopératif étant une coopérative, il n émet pas d instruments financiers indexés sur la création de valeur à long terme. Les jetons de présence perçus par les membres du Conseil d administration sont de 800 euros par séance de Conseil et 400 euros pour les différents comités, sachant que les mandataires sociaux salariés du Crédit Coopératif ne touchent pas de jetons de présence. Ces sommes sont versées aux personnes morales pour les dédommager du temps consacré par leurs représentants. 2 les Fournisseurs et sous-traitants La sélection des fournisseurs par appel d offres reste dans une logique de partenariat. Le service des moyens généraux introduit désormais dans tous les appels d offres un aspect durable et responsable. Toute offre de service est analysée selon une soixantaine de critères, dont 10 concernent l environnement et l éthique : vérification des certifications, enquête sur leurs démarches en matière de maîtrise d énergie, de sécurité des salariés, d égalité hommes-femmes. Le Groupe Crédit Coopératif a toujours eu pour principe le paiement à réception des factures ou des justificatifs (ECO2/1). Une politique d achat responsable est à l étude, dans le cadre de la Mission Handicap, vis-à-vis des ESAT (voir page 42). INTERCOOPÉRATION Lors de la recherche d un produit, d une prestation, le Crédit Coopératif a pour principe de mettre dans sa consultation des clients qui correspondent à son besoin. Pour autant, c est bien la qualité de l offre qui sera la base de son choix. Le Groupe a pour politique de rester sur ses métiers bancaires de base et, sauf accord avec eux, n intervient pas dans les domaines d activité de ses sociétaires ou partenaires (c est inscrit dans sa Déclaration de Principes). Il nourrit son offre avec celle de partenaires, experts dans leur métier : assurance-vie Macif, produits des filiales spécialisées du Groupe BPCE Il distribue des produits ou services sélectionnés en raison de leurs caractéristiques techniques et pas sur le critère de la meilleure rentabilité pour lui. Il fait appel à des prestataires externes, dont 115 en 2011, travaillaient sur ses sites (RHU1/33). Dans plusieurs sites, le ménage est effectué en présence des collaborateurs dans une logique d insertion (Nantes) ou d accès aux moyens de transport (Nanterre). 43

44 3 L Environnement 3 1 L impact environnemental direct Le Crédit Coopératif est concerné par les questions environnementales. Il l est d abord, comme toute entreprise, pour son compte propre. Depuis 2007, il mesure ses consommations et externalités (ENV1/1 à 7), en particulier pour répondre aux obligations de reporting que lui donne son statut d émetteur de titres sur les marchés (titres participatifs voir le rapport annuel). Il a décidé de s appliquer le reporting annoncé par Grenelle II, voté en mars 2012, par anticipation. UN IMPACT LIMITÉ SUR L ENVIRONNEMENT 425 kg de CO 2 émis par an pour euros confiés par les clients (2009). Son impact direct sur l environnement est limité mais pas inexistant. L association Les Amis de la Terre lui avait attribué la moins mauvaise note d impact environnemental de toutes les banques françaises en 2006 ; elle lui a reconnu, en 2008, un impact environnemental positif, seule banque avec la Nef. En 2010, le cabinet Utopies l a classé, après la Nef, encore, comme la banque la moins émissive de CO 2 induit par les activités bancaires (425 kg de CO 2 émis par an pour euros confiés par les clients, soit deux fois moins que la majorité des grandes banques françaises). Le travail sur son bilan carbone, engagé en 2009 pour identifier les leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a conclu qu un tiers de sa production de carbone était dû au transport des personnes, dont 80 % sont les trajets domicile-travail. La vie coopérative reposant sur de fréquentes et jugées nécessaires rencontres entre les sociétaires, leur impact est mesuré (ENV1/9 à 12) et pour les émissions incompressibles, le choix a été fait de soutenir le programme CO 2 solidaire du Geres (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité). La convention avec cette organisation a été renouvelée en Cette association a été retenue comme bénéficiaire de la CVTC-Change solidaire pour un projet d habitat solaire passif en Inde. Par ailleurs, Ecofi Investissements, la société de gestion du Crédit Coopératif, est membre du Carbon Disclosure Project. Ce projet international permet aux investisseurs de prendre en compte le reporting carbone des entreprises. Un stand éco-conçu Le Crédit Coopératif utilise depuis 2009 un stand éco-conçu. Les matériaux de ce stand (issus de ressources renouvelables, du recyclage ou recyclables à 100 %) ainsi que sa fabrication et son transport sont pensés de manière à réduire son impact environnemental. Il a remporté la Palme verte H Eco au Congrès de l Union Sociale pour l Habitat, en 2009, et le Trophée du meilleur stand éco-conçu au Congrès de la CFDT en Son utilisation fait l objet d un bilan carbone évalué à 0,68 teq CO 2 par salon compensée auprès du partenaire CO 2 solidaire. Les actions déjà menées sont assez diverses : la part du papier respectueux de l environnement et d encres végétales dans les impressions progresse pour ses publications (Proches, lettres mensuelles aux clients, rapport annuel, rapport coopératif ) et les chéquiers de BTP Banque, et bientôt du Crédit Coopératif ; les cartouches d encre et le papier informatique sont recyclés ; leur ramassage sélectif est confié à une entreprise d insertion, Élise (ENV1/15) ; le catalogue des fournitures de bureau comprend 86 % de références écologiques ; la baisse de la consommation de papier attendue du fait de la dématérialisation des documents et process n est pas au rendez-vous ; le parc automobile est désormais entièrement équipé de filtres à particules, et les deux tiers des véhicules produisent moins de 130 g de CO 2 par an. Dans les déplacements, bien que la préférence soit en principe donnée au train sur l avion (GRI article 2.5/6) (ENV1/26), 2011 voit une une mauvaise évolution de cet indicateur ; 44

45 Un groupe bancaire coopératif Pratiques sociales et environnementales le nombre total de kilomètres indemnisés (ENV1/22) et de kilomètres par personne doit pouvoir diminuer pour les trajets quotidiens, mais le nombre des agences est peu élevé et implique beaucoup de déplacements de la part des collaborateurs pour aller chez leurs clients ; toute offre de service est analysée selon une soixantaine de critères, dont 10 concernent l environnement et l éthique ; l évolution des consommations d eau et d électricité ne peut actuellement refléter l intérêt qui lui est porté. La dispersion en petites unités sur l ensemble du territoire ne permet pas d économies d échelle réelles. La seule implantation importante est le siège social, en location temporaire jusqu à la livraison du siège rénové, aux normes HQE, livrable à l été 2012 ; les agences font l objet d un important programme de réaménagement. Une charte d aménagement immobilier, finalisée en 2007, intègre des critères de développement durable (choix des matériaux, équipement informatique, consommation ). À Annecy, un abonnement a été souscrit auprès d Enercoop pour la fourniture d électricité d origine renouvelable. 3 2 La sensibilisation des salariés siège social En avril 2011, à la fin du gros œuvre, 79 % des déchets du chantier avaient été valorisés. Les salariés sont sensibilisés à des gestes écologiques (incitation au tri pour la récupération des déchets papier ; moindre impression des documents de travail ; récupération de piles et de bouchons en plastique avec l association Handi-Cap- Prévention ). Toutefois, l impact environnemental qui pèse le plus est assurément celui du Groupe Crédit Coopératif dans l exercice de son métier de banquier, c est-à-dire au travers de ses clientèles. Les commerciaux sont sensibilisés aux questions environnementales pour développer cette approche auprès de tous leurs contacts et, plus largement, à l exercice responsable de leur métier. 4 Les clients sociétaires, la société et la communauté Ce sont des parties prenantes du Groupe que vous retrouverez plus particulièrement dans le chapitre «La responsabilité sociétale d une coopérative : les principes coopératifs, une référence fondatrice» (voir page 21 et suivantes). 45

46 46

47 Le Crédit Coopératif a des clientèles d élection, de prédilection : ce sont les entreprises, de tout statut, de l association à la PMI, dont l activité permet la construction d une économie, d une société respectueuses de l homme et de son environnement ; Et les particuliers qui partagent leur projet. Pour eux, il exerce tous les métiers de banque. 47

48 Le Groupe Crédit Coopératif déploie tous les métiers et techniques de la banque, avec deux réseaux bancaires Crédit Coopératif et BTP Banque, des filiales métiers et des partenariats experts. Classiques ou innovantes, les techniques bancaires et financières sont adaptées aux besoins de ses clients et donc, souvent, à des projets dont l utilité sociale compte au moins autant que la profitabilité financière. Il vend ses prestations dans la recherche de l intérêt de ses clients et le respect de principes déontologiques. Cela se traduit, notamment, dans la politique de rémunération des commerciaux, dans l approche de son offre commerciale et de son rôle de conseil. Ses collaborateurs ont des objectifs d activité, mais ne sont jamais commissionnés sur la vente d un produit (voir page 42). Il s est toujours interdit, dans son activité de conseil en gestion de la dette auprès de collectivités locales, de préconiser des produits spéculatifs à risque. Il pratique peu les packages pour préférer une offre modulée selon les besoins. En matière de tarification, son objectif n est pas de proposer à ses clients sociétaires le prix le plus bas, mais le plus juste. C est le fondement de la ristourne coopérative (voir page 39). II développe des expertises propres, liées à sa proximité avec ses clients et développées avec eux, avec leurs mouvements et organisations professionnelles. Banques à taille humaine présentes sur tout le territoire, le Crédit Coopératif et BTP Banque font bénéficier leurs clients des ressources d un grand groupe, le Groupe BPCE, auxquelles le Crédit Coopératif a accès. Pour compléter leur capacité de réponse aux attentes, le perfectionnement des outils et la modernisation des processus sont inscrits dans son projet d entreprise Coopéraction Depuis juillet 2011, il propose aux particuliers un service d ouverture de compte et de souscription en ligne. Partenariats, coproduction, sur-mesure, autonomie le Groupe Crédit Coopératif se différencie dans sa façon d exercer ses métiers. Des métiers exercés pour répondre aux besoins 1 Permettre la coproduction de services ou produits La proximité avec les mouvements des sociétaires conduit à une logique de coproduction de services. Astel est un exemple de cette démarche. Dès les années 70, des associations du monde du handicap, gérant les avoirs de majeurs sous mesure de protection, avaient interpellé le Crédit Coopératif sur la difficulté de cette tâche et de la restitution des informations aux juges. L apparition du minitel, premier terminal à bas prix, a permis la co-conception d un service de gestion de l activité du gérant, désormais accessible sur Internet. Ainsi, depuis 1986, Astel évolue dans le cadre de clubs d utilisateurs, qui favorisent la 48

49 des métiers, des clients, autrement Répondre aux besoins rencontre entre des professionnels, des experts et des informaticiens. Ils adaptent le service en fonction des besoins et des évolutions de la réglementation, par exemple en donnant aux mandataires judiciaires la possibilité de gérer l ensemble des comptes bancaires d une personne protégée, qu ils soient domiciliés au Crédit Coopératif ou ailleurs. En 2011, le logiciel a évolué pour transmettre des documents numérisés aux tribunaux via le nouveau portail de la justice. Le service de cautions en ligne pour les professionnels du bâtiment et des travaux publics, clients de BTP Banque, relève de la même logique d efficacité, de simplicité et de co-conception au sein de la Commission professionnelle du BTP, qui réunit banquier, organisations professionnelles et entrepreneurs. 2 Offrir des services bancaires et d ingénierie sociale Le Groupe Crédit Coopératif s attache à distribuer tous les produits bancaires pour répondre aux besoins de ses clients, du compte chèques à la gestion des flux. Banques à réseaux nationaux, le Crédit Coopératif et BTP Banque répondent aux besoins de structures nationales ou multirégionales, dont les échelons régionaux peuvent ainsi être clients d une même banque. Cela permet de mutualiser la gestion de leur trésorerie et d offrir des solutions pour l ensemble de leurs adhérents. Sa carte bancaire s adapte : elle se décline en Carte Agir solidaire et son option Solidaires Ensemble, dans laquelle le don du client s ajoute à celui de la banque, mais aussi en carte de retrait plafonnée pour les personnes handicapées sous mesure de protection. Son réseau mondial de correspondants permet aux clients, aux ONG par exemple, de transférer des fonds partout où ils interviennent. Sa capacité à gérer des flux permet aux personnes sous tutelle de recevoir chaque semaine des espèces, aux mutuelles d assurer le remboursement des frais aux adhérents, aux employeurs de payer les salaires, etc. Pour diversifier son offre et répondre aux besoins des petites comme des grandes organisations, il a recours à des experts de l économie sociale (Mutavie, Mutlog, le Groupe Chèque Déjeuner), du Groupe BPCE ou d autres. Il propose ainsi : produits d assurance, d assurance-vie, d affacturage, de location longue durée de véhicules, d épargne salariale, chèque emploi service, chèque emploi associatif, chèque déjeuner bénévole et volontaire. 3 Faciliter l accès au crédit et aux financements Le crédit est l une des activités essentielles du métier bancaire. Le Crédit Coopératif a gardé de ses origines (voir page 14) le souci d en faciliter l accès. Avec ses clients sociétaires et leurs mouvements, il crée et gère des outils financiers dédiés : fonds de garantie mutuelle pour les associations médico-sociales, du tourisme social, pour les associations innovantes, les entreprises d insertion, une mutuelle d étudiants, etc. Pour les PME-PMI, avec leurs fédérations et syndicats professionnels, il a créé et assure la promotion des coopératives financières qui opèrent dans une logique de financement que finance la banque? Se reporter au tableau pages

50 Prêts participatifs pour le développement des PMI À l initiative des fédérations professionnelles UIMM et FIM, le Crédit Coopératif a accompagné le déploiement d une offre de prêts participatifs qui couvre presque toutes les régions : Croissance PMI et Essor PMI. concerté, avec une compétence de filière ou territoriale, par exemple, Socorec pour le commerce associé, Nord-Financement pour les PME-PMI du Nord Pas-de-Calais ou CMGM pour cinq fédérations de l industrie (voir page 12). Le Crédit Coopératif assure leur liquidité et leur solvabilité au regard des autorités monétaires. Il est actionnaire actif d organismes de caution dédiés au secteur associatif (France Active Garantie, Sogama Crédit Associatif). Il forme des collaborateurs à l accueil des personnes ayant un risque aggravé de santé, concernées par les dispositions Areas pour s assurer et emprunter. Pour lutter contre l exclusion du crédit de certaines populations, le Crédit Coopératif est l un des acteurs majeurs du microcrédit en France. 3 1 Financeur des financeurs activité hors frontières En 2011, le Crédit Coopératif a pris une participation au capital de la Banque nationale de développement agricole du Mali (BNDA). Un partenariat existant depuis deux ans déjà grâce à un accompagnement commercial et technique. Le Groupe Crédit Coopératif a pour principe d adapter ses interventions aux modèles économiques que choisissent ses partenaires : refinancement, garantie, apport en fonds propres, collecte par des produits solidaires Il intervient auprès d institutions financières orientées vers le développement économique ou finançant des entreprises d économie sociale, en Europe et au-delà : Sefea (Italie), SG Bank (Pologne) et CoopEst (Europe de l est), Sicoop (Catalogne), European Fund for Southeast Europe (Balkans et Causase), Global Microfinance Facility (Asie, Amérique du Sud, Asie Centrale), Tembeka et BNDA (Afrique). Il est aussi au capital de Babyloan, site Internet de mise en relation d institutions de microfinance (IMF) avec des prêteurs individuels. 3 2 Partenaire des institutions pour accompagner l économie réelle Le Groupe Crédit Coopératif est partenaire de nombreux dispositifs publics. Il est l un des réseaux qui distribuent des PLS (prêts destinés à la construction d établissements d hébergement de personnes fragiles), et des prêts pour l accession à la propriété en logement social (PSLA), ce qui représente un encours de 26,8 millions d euros fin 2011 (ECO3/6). Les institutions européennes reconnaissent le Crédit Coopératif comme un partenaire pour leurs interventions. La Banque Européenne d Investissement (BEI) et la Banque du Conseil de l Europe (CEB) lui prêtent à conditions intéressantes pour favoriser le développement de projets économiques ou sociaux qu elles ont définis comme prioritaires (petites entreprises d intérêt local, services d intérêt général ). L accord signé en 2009 avec le Fonds Européen d Investissement (FEI) pour une intervention en garantie des financements faits pour l éco-innovation lui permet de prêter aux PME-PMI et aux organismes d intérêt général à des conditions préférentielles pour des investissements à caractère environnemental. Il est partenaire de la Caisse des dépôts, gestionnaire pour les pouvoirs publics du Fonds de cohésion sociale qui garantit les microcrédits personnels. 3 3 Microcrédit : contribuer à l inclusion bancaire Il est l un des premiers acteurs du microcrédit en France, l un des plus anciens et des plus actifs. 50

51 des métiers, des clients, autrement Répondre aux besoins Il a été parmi les tout premiers partenaires des pouvoirs publics pour l expérimentation du microcrédit personnel, pour son compte et celui du réseau Banque Populaire. Il comptait, fin 2011, plus de 132 partenariats avec des organisations d accompagnement de personnes. Fin 2011, le Groupe Crédit Coopératif avait réalisé près de microcrédits personnels (contre fin 2009), soit 20 % du total en France. L un des premiers accords, signé avec BTP Banque et Pro Btp, facilite l achat d un moyen de transport par des apprentis du bâtiment, pour un accès aisé à leur lieu de travail. Ce partenariat a été renouvelé en Le Crédit Coopératif a soutenu le développement du microcrédit personnel en s inspirant de son expérience du microcrédit professionnel et de ses liens avec les organismes d action sociale et d accompagnement de personnes. Il est un partenaire historique des grands opérateurs du microcrédit professionnel (Adie, France Active, France Initiative, Réseau des boutiques de gestion, Réseau entreprendre). Son engagement direct est élevé ; la seule ligne de refinancement de l Adie est de 4,5 millions d euros (ECO5/1). Pour le microcrédit personnel, l encours dépasse les 6,4 millions d euros (ECO5/2). Il distribue également des PCE (prêts à la création d entreprise), dispositif public pertinent dont il a été l un des premiers signataires. 4 Pérenniser l activité : ingénierie financière et capital développement 4 1 Développer conseil et accompagnement L accompagnement d un client comporte toujours une part de conseil. Au Crédit Coopératif, elle se vit en principe dans le cadre de la relation ternaire : la structure de terrain, la fédération ou l organisation professionnelle à laquelle elle adhère et la banque (voir page 28). Dans le conseil au client, la préoccupation environnementale prend une place croissante avec une politique d incitation des entreprises : le Groupe a retenu plusieurs propositions comme Inddigo, pour le bilan carbone et énergétique, ou la démarche Environnement et Envol avec les chambres de commerce et d industrie et l Ademe, pour la certification environnementale. De la même manière, plusieurs partenariats ont été noués pour accompagner les transmissions : la démarche Apere repose sur le bénévolat de compétence de personnes retraitées auprès du cédant et du repreneur. BTP Banque est partenaire de la Fédération française du bâtiment pour la transmission des entreprises et développe cette activité avec BTP Capital Conseil. 4 2 Intervenir en fonds propres Programme d Investissement d avenir (PIA) Dans le cadre du PIA, l État a confié à la CDC la gestion d une enveloppe de 100 millions d euros destinée à des interventions en haut de bilan en faveur de l économie sociale et solidaire. Pour le Groupe Crédit Coopératif, Ecofi Investissements et l Ides ont été parmi les premiers opérateurs agréés par la CDC pour accéder aux fonds du PIA. Ecofi Investissements peut soumettre à la CDC des dossiers d entreprises. Ces fonds apporteront des ressources pour compléter les interventions des fonds solidaires d Ecofi Investissements dans les «entreprises solidaires». Une entreprise, pour pérenniser son activité, se développer ou faciliter sa transmission, a besoin de fonds propres. Le Crédit Coopératif intervient en participation et en capital développement, en direct ou avec des partenaires proches, en particulier pour des entreprises d économie sociale ou solidaires à forte utilité sociale, de taille moyenne ou modeste. Il mobilise pour elles les savoir-faire que d autres réseaux réservent aux grandes structures. Il conduit pour elles des émissions de titres (obligations, titres participatifs, titres associatifs ). 51

52 Politique de crédit : critères extrafinanciers Le Crédit Coopératif a commencé à expliciter, dans sa politique de décision de crédit, certains critères extrafinanciers, de manière objective (financement de l éco-habitat) ou institutionnelle (prise en compte de l intérêt général, du fonctionnement démocratique, de l appartenance à une fédération). Il entend enrichir progressivement ses référentiels d analyse afin de mieux prendre en compte les enjeux sociétaux. C est l un des engagements de son projet Coopéraction Il est un actionnaire important du Groupe Esfin-Ides, aux côtés d autres acteurs de l économie sociale. En 2011, l Ides a investi 2,7 millions d euros dans 15 dossiers de Scop, Scic, adhérents de coopératives de commerçants ou d artisans, ou encore filiales d associations. Pour sa part, Esfin Participations est entré au capital de 4 nouvelles entreprises et a renforcé sa présence dans une autre pour un montant global de 1,8 million d euros. Le Crédit Coopératif est présent au capital de Transméa, société de capital risque dédiée à la reprise d entreprise par les salariés en lien avec l Union régionale des Scop de Rhône-Alpes. En 2011, Transméa est sur 5 dossiers de reprise d entreprise soit 91 emplois sauvegardés. Des clientèles à forte utilité sociale Inscrite dans sa Déclaration de Principes, la vocation du Crédit Coopératif est de concourir au développement des entreprises d économie sociale. La composition de son sociétariat (voir page 22), de son Conseil d administration (voir page 13), la répartition des crédits par secteur (voir page 36), permettent de mesurer la fidélité à cette vocation dans une conception ouverte et innovatrice. Ces entreprises en partagent les valeurs et agissent pour une société où l homme prime sur le capital, pour une économie au service de l homme et de son environnement. Comme lui, ces entreprises sont des groupements de personnes (voir page 23) tournés vers un projet économique vécu en commun. Ce sont les clientèles de choix du Crédit Coopératif. 1 Une banque pour les entreprises de l économie sociale dans une conception ouverte et innovatrice Les entreprises d économie sociale représentent 73 % des sociétaires du Crédit Coopératif, et donc des droits de vote. Concourir au développement des entreprises d économie sociale, c est favoriser le développement d entreprises «différentes». Leur modèle économique d «entreprendre autrement» est le plus souvent un «entreprendre ensemble», qui ouvre l économie sociale au-delà de l approche statutaire stricte. Les associations, fondations, congrégations, syndicats grandes ou petites structures, qu elles agissent localement ou aient une vocation internationale, font la preuve de leur utilité, dans tous les secteurs d activité. Elles sont bien souvent proches de l intérêt général. Les coopératives, les PME-PMI, les groupements d entrepreneurs et leurs adhérents, qu ils soient constitués de consommateurs, de salariés, d entrepreneurs, d artisans ou de commerçants, participent de la même logique. Leur nombre augmente, de nouvelles formes juridiques se développent. Les Scic, nées il y a 10 ans, font coopérer des sociétaires de différentes natures : salariés, collectivités locales, entreprises sociales de l habitat On en trouve de plus en plus dans le secteur du logement social, mais aussi des énergies renouvelables. 52

53 des métiers, des clients, autrement Utilité sociale Les mutuelles qui protègent les biens (assurance), les personnes (prévoyance), et gèrent des activités pour leurs membres (œuvres sociales) relèvent de cette économie. 2 Banquier des entreprises et acteurs du tissu économique local Les clients du Crédit Coopératif et de BTP Banque sont le plus souvent ancrés dans leur territoire. Ils sont des points de stabilité et de pérennité du tissu économique local. C est le cas des coopératives agricoles avec lesquelles le Crédit Coopératif noue des partenariats. C est le cas de tous les commerçants indépendants qui se regroupent en mouvements pour servir leurs clients de façon concurrentielle. Jouets, beauté, bricolage, articles de sport, grands commerces alimentaires, hôtellerie, tourisme... les secteurs des adhérents de la Fédération des enseignes du commerce associé (qui siège à son Conseil d administration) sont divers. Le Crédit Coopératif les accompagne pour le maintien, le déploiement, la rénovation des fronts de vente. Avec Oséo et Socorec, depuis la loi LME et la réduction des délais fournisseurs, il développe des crédits de fonds de roulement. C est le cas des coopératives d artisans et de leurs adhérents, en particulier du bâtiment, mais aussi de services à la personne (jardinage, services à domicile, transports). C est le cas aussi de toutes les PMI-PME de l industrie et des services, coopératives ou entreprises classiques. La relation avec leurs organisations professionnelles favorise des échanges d expertise et un accompagnement personnalisé. Elles appartiennent à des secteurs traditionnels (bâtiment, mécanique, métallurgie, plasturgie ) ou beaucoup plus récents (éolien, photovoltaïque, fluvial, recyclage ). C est le cas, enfin, de la plupart des associations, et en particulier de celles qui gèrent des services sociaux, médicaux, culturels, sportifs, éducatifs Aux côtés des collectivités locales et des Établissements publics locaux (EPL), le Crédit Coopératif est partenaire de l aménagement du territoire. Le Crédit Coopératif et BTP Banque sont souvent présents dans les organisations régionales (Union régionale des Scop, Uriopss, FR BTP, Chambres régionales d économie sociale ). 3 Banquier des acteurs de la lutte contre les exclusions Le Crédit Coopératif compte parmi ses clients de nombreuses organisations, entreprises, mouvements qui accompagnent des personnes fragilisées pour des causes diverses. Elles nécessitent un accompagnement humain personnalisé. Il en va de leur dignité, de leur bien-être et d une certaine idée de la société. L insertion par l activité économique vient répondre à l exclusion du travail. Le Crédit Coopératif est fortement implanté auprès des établissements d accueil, des entreprises d insertion, des associations d accompagnement. Le handicap, la maladie, le grand âge, le chômage, produisent des exclusions contre lesquelles s engagent avec professionnalisme et humanité de nombreux acteurs majoritairement mais pas exclusivement associatifs. Ils sont gestionnaires coopératives agricoles Le Crédit Coopératif partage avec les coopératives agricoles une même culture coopérative. Il a développé des partenariats avec de grands acteurs du secteur (Coop de France et FN Cuma pour un guide sur le photovoltaïque, Union France Grain) et propose une offre dédiée tant en financement qu en services. SECTEUR Maritime et fluvial Bateaux de commerce, de transport de passagers, équipements portuaires, mais aussi pêche, filière poisson, proximité avec des pôles de compétitivité mer, et maintenant transport fluvial : l engagement auprès du secteur maritime remonte à 1947 et vaut au Crédit Coopératif un rôle d expert auprès du ministère de l Agriculture et de la pêche et de la Commission européenne. Il est membre du Cluster maritime. La Société nationale les sauveteurs en mer (SNSM) l a choisi comme partenaire. En 2011, il est entré dans le fonds Antalaya, qui apporte des fonds propres aux PME en croissance du secteur. Début 2012, il s'est engagé à participer au FCPR pour le fluvial. Favoriser l insertion par l activité économique En juin 2011, le Crédit Coopératif a signé un partenariat avec le Comité départemental de développement économique des Hautes-Pyrénées pour accompagner des bénéficiaires du RSA, porteurs d un projet de création ou de reprise d entreprise. 53

54 d établissements médico-sociaux, de maisons de retraite, d établissements d aide par le travail. Le Crédit Coopératif est le banquier de nombre d entre eux depuis les années En 40 ans, ils ont appris à travailler ensemble. Ses partenariats dans le monde du logement social, de l insertion par le logement, des entreprises sociales de l habitat, sont importants. Il est présent au capital de nombreuses d entre elles et l encours de prêts participatifs via Sofinei dépasse le million d euros. Depuis 15 ans, il travaille avec des opérateurs du logement très social, comme Habitat et Humanisme, la Fondation Abbé Pierre, ou encore Solidarités Nouvelles pour le Logement. Il compte ainsi clients acteurs du logement social et très social. Il a participé à la création de Finantoit, société coopérative d intérêt collectif regroupant des acteurs du logement très social, pour leur permettre d atteindre une taille éligible aux fonds solidaires et de financer des logements pour des personnes en difficulté, avec une préoccupation de faible consommation énergétique. Dans le domaine du microcrédit professionnel (ECO5/9 et 10) et personnel (ECO5/2 à 4), le Crédit Coopératif agit pour aider des personnes exclues des circuits classiques à mener à bien un projet, le plus souvent lié à leur emploi. 4 Banque des finances éthiques et solidaires (ECO4/1 à 17) Classé 2 e collecteur d épargne solidaire en France par le baromètre Finansol 2011 Dons aux associations partenaires de produits solidaires versés en 2011 par : les souscripteurs et le Crédit Coopératif : 3,8 M (ECO4/13 et 14) ; total depuis la création en 1983 : 42,8 M fin 2011 (ECO4/17). Le Groupe Crédit Coopératif, c est 24 produits sur les 119 labellisés par Finansol et 10 produits labellisés par Novethic (SOC4/1). Investissement et partage : de nouveaux partenaires Solidarités Nouvelles face au Chômage, Habitat et Humanisme sont désormais bénéficiaires de la Carte Agir, le CCFD d un Livret et de la Carte Agir. Les Ateliers du Bocage et Optima (groupe La Varappe), deux entreprises d insertion, ont été intégrées dans les OPCVM d investissement solidaire. La finance éthique et solidaire couvre des champs très divers. Le Groupe Crédit Coopératif est présent dans plusieurs d entre eux, avec des interventions qui varient selon le modèle de chaque partenaire. Depuis 1983, date de lancement du premier placement de partage, le Crédit Coopératif développe une gamme solidaire qu il élargit régulièrement. À l épargne et aux placements, aux produits bancaires comme la Carte Agir, il faut ajouter les activités liées au crédit, à l ingénierie, aux services de traitement d opérations, aux émissions de valeurs mobilières, à l intervention en fonds propres qui participent à des circuits de finances solidaires, mais aussi de nouvelles formes de mécénat basées sur un volume d activité. 4 1 Collecte d épargne solidaire Le Crédit Coopératif collecte une épargne solidaire auprès de particuliers, d associations et de Comités d entreprise qui en ont la capacité juridique. Il a inventé en 1983, avec une ONG de développement, le CCFD, le premier placement de partage d Europe, Faim et Développement, qui draine des fonds pour la Sidi, société de soutien à des institutions de proximité avec les pays du sud. Sa gamme solidaire, aujourd hui, va du compte chèques Crédit Coopératif-Nef, destiné aux sociétaires de la Nef (voir page 60), aux Livrets Agir et aux OPCVM solidaires. Le Crédit Coopératif reste leader, en France, des banques de réseau sur cette activité, qui se développe régulièrement car d autres le suivent. 54

55 des métiers, des clients, autrement Utilité sociale 4 2 Gestion éthique et solidaire Le savoir-faire du Groupe en gestion éthique et solidaire permet aux clients qui le souhaitent de placer leurs avoirs en cohérence avec leurs valeurs. C est une attente exprimée par un nombre croissant de particuliers et d institutionnels (collectivités locales, caisses de retraite, syndicats, entreprises). Ecofi Investissements, filiale de gestion du Crédit Coopératif, propose une gamme d OPCVM adaptée incluant plusieurs logiques : logique d influence (fonds socialement responsables - ISR), logique d avenir (fonds sectoriels de développement durable), logique de soutien (fonds solidaires) et logique de don (fonds de partage). Les fonds solidaires financent, à conditions préférentielles, plus de 45 entreprises solidaires. En 2011, Ecofi Investissements a créé un fonds 100 % solidaire, Ecofi Contrat Solidaire, qui permet à des gérants d externaliser leur gestion solidaire. Il a été agréé entreprise solidaire. Ecofi Investissements applique, depuis plus de 10 ans, une gestion socialement responsable (ISR) exigeante à sa gamme éthique et solidaire. Engagée, cette gestion passe par un filtre environnemental, social et de gouvernance (ESG) qui réduit l univers d investissement à 50 %. Pour sa gamme traditionnelle, Ecofi Investissements applique, dans le cadre des principes de l investissement responsable (PRI) de l Onu qu elle a signés, une gestion responsable qui s attache à exclure de l univers d investissement les mauvais élèves de chaque secteur et à écarter les émetteurs mal notés et non notés. En 2011, Ecofi Investissements a lancé trois nouveaux OPCVM ISR permettant d investir sur les principales classes d actifs. Par ailleurs, elle a décidé d exclure de la totalité de ses investissements les sociétés impliquées dans la production et la commercialisation de bombes à sous-munitions et de mines anti-personnel. Politique d actionnariat d Ecofi Investissements Elle repose sur les principes suivants : une participation systématique aux assemblées générales pour les entreprises françaises et étrangères et un vote à l ambition socialement responsable quelle que soit la nature de l OPCVM. En 2011, la société de gestion a ainsi participé à 183 assemblées générales, voté résolutions dont 39 % «contre». Au-delà d actions collectives menées avec d autres investisseurs sur des enjeux environnementaux et sociaux majeurs (égalité hommes-femmes, extraction de sables bitumineux), Ecofi Investissements a engagé en 2010 et 2011, un dialogue individuel avec 16 entreprises européennes présentes dans ses fonds ISR et solidaires. 5 Banquier pour un développement mondial équilibré Étant en mesure de traiter des opérations dans le monde entier, le Crédit Coopératif compte dans sa clientèle beaucoup d ONG qui interviennent dans des pays en développement, au sud et à l est. Grandes ONG internationales, petites ONG, elles agissent dans la durée et dans les situations d urgence. Beaucoup d acteurs du commerce équitable ont aussi choisi le Crédit Coopératif, qu ils aient des réseaux dédiés ou des accords avec la grande distribution, qu ils relèvent de la logique associative ou de la distribution classique. Ils travaillent souvent avec des producteurs groupés en coopératives. Il faut les accompagner dans l émergence et la structuration de leur activité, essentielle pour les producteurs, alors que la situation économique des pays industrialisés ne facilite pas son développement. Le Crédit Coopératif est partenaire de la Plate-forme pour le Commerce Équitable. Le Crédit Coopératif accentue, depuis 2007, sa politique de présence dans des institutions financières qui favorisent le développement. Il est ainsi au capital de plusieurs Institutions de microfinance (IMF), de fonds de développement spécialisés et de Babyloan, un site de microcrédit qui refinance des institutions de microcrédit locales. FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT Le Crédit Coopératif s applique depuis 2011, une contribution volontaire sur ses transactions de change, la CVTC Change solidaire. Cette nouvelle forme de mécénat liée à un volume d activité s insère dans les réflexions menées pour trouver de nouveaux financements pour le développement. Le bénéficiaire pour 3 ans de la CVTC, désigné par le Conseil d administration, est le Geres pour un projet solidaire dans l Himalaya indien. 55

56 6 Banque du tourisme, du sport et des loisirs associatifs Depuis la moitié du XX e siècle, des mouvements associatifs promouvant l éducation populaire offrent à des milliers de familles aux revenus limités et à leurs enfants l accès aux loisirs et aux vacances. Le Crédit Coopératif a toujours affirmé sa volonté d accompagner les structures du tourisme associatif et de la pratique sportive pour permettre à tous d accéder à des loisirs et des vacances de qualité dans une logique d insertion et de mixité sociale, de respect du milieu d accueil et des personnes qui l habitent. Ainsi, des partenariats ont été noués avec l Unat, qui fédère la plupart des associations de tourisme et siège au Conseil d administration du Crédit Coopératif et avec le groupement PSL (profession sport et loisirs) qui soutient la professionnalisation et la mutualisation des animateurs au sein des associations sportives. La Fondation Crédit Coopératif consacre également une part importante de son action à l accès des personnes handicapées aux activités sportives. 7 Banque de la culture, de l éducation, des savoirs et de la recherche GRAND MÉCÈNE DE LA CULTURE Le Crédit Coopératif et sa Fondation d entreprise ont reçu en 2010 le titre de Grand mécène de la culture décerné par le ministère de la Culture. L action de mécénat culturel à vocation sociale de la Fondation et le rôle de banque du Crédit Coopératif pour entreprises et associations du secteur sont ainsi reconnus. L égalité des chances passe tout particulièrement par l accès à l éducation, à la formation, à la culture, aux savoirs, par l école, l éducation populaire, la formation professionnelle, l université Le Crédit Coopératif est fortement présent auprès de l enseignement privé à but non lucratif et des organismes de formation professionnelle. Partenaire de la Fnogec, le Crédit Coopératif participe à ses réflexions en matière de financement des projets immobiliers. La Fondation Saint Matthieu est, par ailleurs, bénéficiaire d une partie des dons du FCP de partage Épargne Solidaire, destinée au financement de l immobilier des Ogec. Il renforce sa présence auprès des universités, des écoles supérieures et des acteurs de la recherche. Il accompagne notamment les nouvelles formes de fondation en matière de recherche et d enseignement supérieur dans leurs besoins spécifiques. Il travaille avec la Conférence des présidents d université dans le cadre de la recherche de nouvelles formes de financements en lien avec leur récente autonomie. Le Crédit Coopératif est partenaire de l Association des agents comptables d université, et en particulier de leurs travaux relatifs aux évolutions de la comptabilité publique. Il est le partenaire bancaire de certains pôles de compétitivité, notamment dans les énergies renouvelables, l industrie ou l aéronautique. Il est un banquier important de la culture avec de très nombreux clients dans le spectacle vivant, l édition. Il participe à l économie de la diffusion des savoirs et s engage auprès d écoles et d universités pour soutenir des enseignements ou des recherches dans ses domaines d intérêt (altermanagement à HEC et entrepreneuriat social à l Université catholique de Lille (UCL), Fondations des universités de Limoges, de la Rochelle et de Bretagne Sud). La Fondation Crédit Coopératif est le premier mécène du festival Théâtre et Handicap Orphée, qui relie monde du handicap et monde culturel, et pour 2011 et 2012, il est le mécène principal du Festival d Avignon, dont il est proche depuis plus de 20 ans. 56

57 des métiers, des clients, autrement Utilité sociale 8 Banquier des acteurs directs de l environnement Le Crédit Coopératif compte dans sa clientèle beaucoup d associations agissant directement sur l environnement, les toutes premières ayant été des entreprises d insertion de protection de la nature. Il est partenaire de réseaux comme WWF, France Nature Environnement, les Conservatoires d espaces naturels, Réserves naturelles de France ou d acteurs en région comme Echo-Mer (La Rochelle). Il gère, pour certains, des produits d épargne solidaire. Il finance des éco-activités : producteurs et fournisseurs d énergies renouvelables, filières déchets et les a retenues comme axe important pour son projet d entreprise. En 2009, il a signé un accord avec le FEI (Fonds Européen d Investissement) qui garantit ses prêts aux éco-acteurs et éco-responsables. Dans le cadre de ce partenariat, il a déjà délivré plus de 60 millions d euros de prêts à des PME. L économie maritime et l économie fluviale sont le théâtre d enjeux économiques, environnementaux et sociétaux nouveaux. La banque accompagne leur mutation en s appuyant sur sa connaissance de la filière. CONVENTION TRIPARTITE AVEC FEDEREC En 2010, à l occasion du salon Pollutec, le Crédit Coopératif a signé une convention tripartite avec Federec (Fédération des entreprises du recyclage) et la Caisse mutuelle de garantie de la mécanique. 9 Accompagner les démarches environnementales des entreprises, dans leurs métiers Alors que les grandes entreprises ont souvent déjà entamé, voire accompli, des démarches environnementales importantes, les structures de taille petite ou moyenne sont encore souvent en amont. Pour les aider à avancer, le Crédit Coopératif leur facilite l accès à des démarches de diagnostic : Bilan Carbone avec Inddigo ; certification avec Environnement, ou Envol avec l Ademe et l Assemblée des chambres françaises du commerce et de l industrie (ACFCI) ; Certirec pour les entreprises de recyclage ; évaluation de la responsabilité sociétale, conseil et accompagnement des éco-entreprises avec le PEXE. Pour financer leurs actions, il propose le prêt Éco-financement, qui bénéficie d une garantie au titre du programme-cadre pour la compétitivité et l innovation de la Communauté européenne. Il est le partenaire d Astre, importante coopérative de transporteurs, pour son projet Astre City de développement d une flotte adaptée à une circulation urbaine propre, couplée à un programme d éco-conduite. Il a des partenariats avec Triodos Renewable Europe-Fund, Esfin-Ides ou Demeter pour intervenir en fonds propres dans les éco-industries. Le livret CodeVair s adresse aux associations, aux comités d entreprise, aux mutuelles, aux syndicats et aux particuliers pour épargner dans le but de protéger l environnement, leurs dépôts servant à financer les PREVair dédiés au financement d investissements d amélioration environnementale de l habitat. Avec les mouvements de la coopération agricole, il a participé à la réalisation d un guide pour l équipement photovoltaïque des bâtiments des coopératives agricoles. Il promeut la certification qualité-environnement Agri Confiance. Des partenariats pour l engagement environnemental Le Groupe Crédit Coopératif est adhérent d Observ ER, observatoire des énergies renouvelables, membre du réseau Syndicat des Énergies Renouvelables (SER). Il est administrateur d Enercoop, fournisseur d électricité 100 % «verte». Il est le partenaire depuis 9 ans, avec Orée, dont il est administrateur, des Prix Entreprises & Environnement organisés par le ministère de l Écologie et du Développement durable. Il est membre de l Orse. Il est associé depuis 2008 à CO 2 Solidaire, programme de compensation du GERES, pour compenser les émissions de gaz à effet de serre liées à sa vie démocratique. Il est partenaire de l annuaire en ligne d achat responsable et du PEXE, groupe de écoentreprises. 57

58 10 Banquier de l éco-habitat et de l éco-construction Depuis plusieurs années, le Crédit Coopératif propose aux personnes physiques la prise en compte de critères écologiques dans la fixation du taux ou des modalités de leur crédit immobilier. L objectif de maîtrise de l énergie se retrouve aussi chez les acteurs du logement social et très social, pour alléger les dépenses des personnes à revenus modestes. C est l un des critères retenus dans les chantiers financés par Finantoit, Scic du logement très social dans laquelle le Crédit Coopératif a investi directement et par le biais d un fonds solidaire, Choix Solidaire. Même préoccupation dans une opération menée à Saint-Denis (93) en partenariat avec la collectivité locale et une société HLM pour l accession à la propriété. 11 Une banque de choix pour les particuliers «particuliers» Le nombre de clients particuliers du Groupe Crédit Coopératif augmente de façon régulière et importante depuis 10 ans, beaucoup plus fortement que le nombre de ses agences. Les particuliers associés apportent une part croissante du capital du Crédit Coopératif (voir page 34). À l inverse des banques à grand réseau, majoritairement choisies pour leur proximité géographique, le choix du Crédit Coopératif est le plus souvent le fait d une proximité affinitaire. Les clients particuliers s orientent souvent vers l agence à distance qui leur est dédiée. Ils utilisent aussi de plus en plus les services de banque à distance, au quotidien. La modernisation et le développement de ces services sont un axe fort. Une offre de gestion de patrimoine leur est proposée avec une gamme qui s élargit en intégrant des produits éthiques et solidaires. Le Groupe Crédit Coopératif accueille des «familles» de clients. Depuis 2010, en tant que Banque Populaire, le Crédit Coopératif accueille dans ses agences les sociétaires de la Casden. C est aussi le cas des sociétaires de la Nef. Cette société financière ne bénéficiant pas jusqu à présent du statut de banque, le partenariat avec le Crédit Coopératif leur permet d ouvrir des comptes courants et des livrets, dont les encours sont tracés et ouvrent des lignes de refinancement à la Nef pour son activité de crédit. Les gens du voyage, qui peuvent rencontrer des difficultés d accès au crédit et aux services bancaires, bénéficient d une agence spécialisée. Les très jeunes, avec Scoopy, et les jeunes, avec l offre 18-28, peuvent entrer de plain-pied dans la finance solidaire. La moitié des clients particuliers sont des personnes majeures protégées pour lesquelles existent des services adaptés. 58

59 des métiers, des clients, autrement Utilité sociale 11 1 Consommateurs responsables Les particuliers qui font le choix du Crédit Coopératif le font de plus en plus souvent en raison de leurs orientations, des secteurs d activité et des types d entreprises qui composent sa clientèle. Ils y trouvent, quel que soit leur âge, une offre bancaire complète, du carnet de chèques à la carte bancaire, en passant par l épargne et le crédit, avec un «plus» : toute la gamme est disponible en deux versions, classique et solidaire. Carte Agir, livrets de partage, compte chèques tracé, OPCVM de partage et d investissement solidaire, assurance-vie solidaire La Carte Agir apporte, depuis 2010, la possibilité d ajuster sa solidarité financière à ses dépenses Les personnes protégées La moitié des clients particuliers du Groupe Crédit Coopératif sont des personnes adultes placées sous mesure de protection juridique en raison d une fragilité. Cette activité est née des nombreux partenariats avec le monde du handicap, et de la demande d outils de gestion de l activité de gestion de tutelle exprimée par les gérants dès les années 1980, qui a donné lieu à la création d Astel, dans une logique de coproduction partenariale et dans la durée. Pour favoriser leur autonomie, dans la mesure de leur capacité à mémoriser un code, ces personnes disposent d une carte de retrait plafonné (ECO3/8). Afin d assurer au mieux cette mission d insertion, les collaborateurs des agences reçoivent une formation à l accueil des personnes à difficultés de compréhension. 59

60 60

61 tableau des indicateurs N indicateur Indicateur (1) Référentiel GOUVERNANCE Démocratie interne GOU1/1 % de clients personnes morales détenant des parts sociales (2) GRI ,52 % ND ND ND ND GOU1/4 % de clients, particuliers détenant des parts C 4,4 11,13 % 9,4 % 8,5 % 6,70 % 6 % GOU1/5 % de votes des sociétaires aux Assemblées générales du Crédit Coopératif 10,80 % 10,07 % 10,77 % 11,90 % 13,80 % GOU1/6 GOU1/7 Répartition des droits de vote par catégorie : associations Répartition des droits de vote par catégorie : coopératives et adhérents 55,2 % 47,7 % 48 % 46 % 41 % 18,11 % 13,7 % 20,21 % 20 % 19 % GOU1/8 Répartition des droits de vote par catégorie : CE/syndicats 0,4 % 3,3 % 3,19 % 3 % 3 % GOU1/9 Répartition des droits de vote par catégorie : logement social 1,25 % 1,8 % 2,06 % 2 % 2 % GOU1/10 4,14 Répartition des droits de vote par catégorie : collectivités publiques 0,3 % 1,7 % 1,79 % 2 % 2 % GOU1/11 Répartition des droits de vote par catégorie : mutuelles 0,8 % 0,7 % 0,8 % 1 % 1 % GOU1/12 Répartition des droits de vote par catégorie : autres entreprises (professionnels, BTP ) 12,72 % 27,8 % 22,89 % 23 % 26 % GOU1/13 Répartition des droits de vote par catégorie : divers 0,97 % 3,3 % 1 % 3 % 6 % GOU1/14 Pourcentage de votes des porteurs de parts C à leur Assemblée générale Vie sociale et coopérative 20,9 % GOU2/1 Taux de participation des administrateurs au Conseil d administration 85 % GOU2/3 Nombre de conseillers GOU2/4 Nombre d administrateurs et de conseillers ayant bénéficié d une formation GOU2/6 Pourcentage de femmes parmi les conseillers 13 % 13 % 10,20 % ÉCONOMIQUE Activité et résultats ECO1/1 Produit net bancaire (Groupe) ka ka ka ka ka ECO1/2 Résultat net (part du Groupe) ka ka ka ka ka ECO1/3 Gains ou pertes sur autres actifs (Groupe) 632 ka ka 0,34 ka 243 ka ka ECO1/4 Quote-part dans le résultat des entreprises mises en équivalence ka ka ka ka ka ECO1/5 Coût du risque (Groupe) EC ka ka ka ka ka ECO1/6 Valeur économique créée (cf. méthodologie GRI) ka ka ka ka ECO1/9 Charges de personnel : masse salariale et cotisations patronales ka ka ka ka ka ECO1/10 Participation et intéressement ka ka ka ka ka ECO1/11 Dotation aux œuvres sociales : budget du Comité d entreprise (UES) (3) ka ka ka ECO1/12 ECO1/13 ECO1/14 Montant de la ristourne coopérative (excédent de gestion rétrocédé aux sociétaires en fonction du volume d affaires) Part de l excédent de gestion affectée aux clients apporteurs de capitaux (rémunération des parts sociales + ristourne) Retour à l État : impôts et taxes (Groupe) EC1 / EC9 / SO1 750 ka 500 ka 500 ka 750 ka ka EC1 / EC9 65 % 60 % 61 % 72 % 20 % ka ka ka ka ka ECO1/15 Montant mis en réserves ka ka ka ka ka ECO1/16 Pourcentage de l excédent affecté aux réserves 15 % 15 % 15 % 15 % 65 % ECO1/17 Nombre de clients actifs (Groupe) EC ECO1/18 Nombre de clients actifs dont clients actifs personnes morales ECO1/19 Nombre de clients actifs dont clients actifs personnes physiques hors tutelles ECO1/20 Progression du nombre de clients actifs 7 % 6 % 6 % 13,50 % 16,70 % (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. (3) Unité économique et sociale du Crédit Coopératif (voir page 40). ND : non disponible. 61

62 N indicateur Indicateur (1) Référentiel GRI ECO1/21 Coefficient d exploitation 73,3 % 73,9 % 74,91 % 67,77 % 71,40 % ECO1/22 Capital social ka ka ka ka ka ECO1/23 Rémunération des parts A 0 ka 0 ka 0 ka 0 ka 0 ka ECO1/24 Rémunération des parts B ka ka ka ka ka ECO1/25 Rémunération des parts C ka ka ka ka ka ECO1/26 Rémunération des CCI ka ka ka ka ka ECO1/27 Montant des parts A ka ka ka ka ka EC1 ECO1/28 % du capital des parts A (hors SAS) (2) 6,04 % 6,83 % 7,98 % 8,47 % 8,83 % ECO1/29 Montant des parts B ka ka ka ka ka ECO1/30 % du capital des parts B (hors SAS) (2) 41,01 % 35,47 % 43,04 % 46,12 % 46,12 % ECO1/31 Montant des parts C ka ka ka ka ka ECO1/32 % du capital des parts C (hors SAS) (2) 26,35 % 24,11 % 30,55 % 25,40 % 25,05 % ECO1/33 Montant des CCI ka ka ka ka ka ECO1/34 % du capital des CCI 20 % 20 % 18,44 % 20 % 20 % Fournisseurs ECO2/1 Délai de paiement des factures EC6 37,5 jours 37,33 jours (2) 44 jours 41 jours 34 jours Crédits à certains acteurs d utilité sociale ECO3/2 Nombre de clients du logement social et très social ECO3/3 Nombre de PLS ECO3/4 Encours des PLS ka ka ka ka ka ECO3/5 Nombre de PSLA dans l année ECO3/6 Encours cumulés des PSLA versés depuis ka ka ka ka ka ECO3/7 Encours des fonds de garantie dédiés aux PACT 246 ka 325 ka ND 710 ka 785 ka ECO3/8 Nombre de cartes Astel ECO3/9 ECO3/10 Montant des prises de participation au capital d acteurs du développement économique Montant des prises de participation au capital d acteurs de l environnement ka ka ND ka ka EN 30 / EN26 / EC2 / EC 9 / SO1 587 ka 301 ka 278 ka 217 ka 125 ka ECO3/11 Montant des prises de participation au capital d acteurs sociaux EC9 / SO ka ka ka ka ka Produits éthiques et solidaires ECO4/1 Part des fonds PRI-responsables dans les encours totaux sous gestion SO1 / EN26 / EC9 70 % 77 % ECO4/2 Encours des fonds PRI-responsables SO1 / EN18/ EN26 / EC MA MA Part des fonds éthiques et solidaires dans les encours totaux ECO4/3 sous gestion 8,5 % 7,5 % (2) 2 % 1,5 % SO1 / EN26 / EC9 ECO4/4 Encours des fonds éthiques et solidaires ka ka (2) ka ECO4/5 Encours des fonds de partage ka ka ka ECO4/6 Encours des fonds développement durable SO1 / EN18/ EN26 / EC ka ka ka ECO4/7 Encours des fonds ISR ka ka (2) ka ka ECO4/8 Encours des fonds solidaires SO1 / EN26 / EC ka ka ka ECO4/9 Encours de financement d entreprises agréées solidaires via les OPCVM solidaires ka ka ka ka ka ECO4/10 ECO4/11 Encours des fonds éthiques et solidaires détenus en épargne salariale Encours des fonds éthiques et solidaires détenus par des personnes physiques SO1 / EN26 / EC ka ka (2) 800 ka ka ka (2) ka (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. ND : non disponible. 62

63 tableau des indicateurs N indicateur Indicateur (1) Référentiel GRI ECO4/12 ECO4/13 Encours des fonds éthiques et solidaires détenus par des personnes morales Montants des dons issus des produits de partage versés par le Crédit Coopératif SO1 / EN26 / EC ka ka (2) ka ka 138,7 ka 125,4 ka 77,6 ka 63,2 ka 50,7 ka ECO4/14 Montants des dons issus des produits de partage versés par les clients EC9 / SO ka ka ka ka ka ECO4/15 Montants des dons issus des produits de partage à des acteurs de solidarité internationale ka 793 ka ka ECO4/16 Montants issus des produits de partage à des acteurs de l action sociale SO ka 1197 ka 1164 ka ECO4/17 Total cumulé des dons depuis la création des produits de partage EC9 / SO ka ka ka ka ka Microcrédit en France ECO5/1 Ligne de refinancement pour le microcrédit professionnel (Source Adie) ka ka ka ka ka ECO5/2 Encours de microcrédits personnels ka ka ka ka ka ECO5/3 Nombre de prêts pour le microcrédit personnel ECO5/4 Nombre de partenaires pour le microcrédit personnel ECO5/5 Nombre de projets personnels rendus possibles par un crédit professionnel du Crédit Coopératif (Source Adie) ECO5/6 Nombre total de microcrédits de l Adie rendus possibles par un financement du Crédit Coopératif SO1 / FS14 / EC ECO5/7 Encours de microcrédits réalisés hors Fonds de cohésion sociale 257 ka 139 ka ECO5/8 Nombre de microcrédits réalisés hors Fonds de cohésion sociale ECO5/9 ECO5/10 Nombre de microcrédits professionnels (micro-entreprises bénéficiant d un accompagnement par le Crédit Coopératif) Encours de microcrédits professionnels (micro-entreprises bénéficiant d un accompagnement par le Crédit Coopératif) ka 860 ka Microfinance internationale ECO6/1 Nombre de participations dans des IMF 13 5 ECO6/2 Montant global des prises de participations dans des IMF EC9 / SO ka 2 149,3 ka ECO6/3 Montant global des refinancements d IMF ka ka ENVIRONNEMENT Consommation ENV1/1 Pourcentage de références de fournisseurs écolabellisés dans le catalogue des fournitures EC6/ EN2 / EN18 / EN30 86 % 76 % 76 % 76 % ENV1/2 Quantité de papier consommée 187 t 183 t 102 t 80 t 70,3 t EN1 ENV1/3 Nombre de cartouches d encre imprimante ENV1/4 Montant des factures d énergie EN3 Non disponible en situation ND ND 326 ENV1/5 Quantité d énergie achetée et consommée EN4 de sous location temporaire kwh kwh kwh du siège ENV1/6 Consommation totale d eau EN m m m 3 ENV1/8 Nombre de projets de protection ou de restauration des écosystèmes EN ENV1/9 Émission de CO 2 par an du Groupe ND ND t t EN16 / EN 17 ENV1/10 Émission de CO 2 par personne (ETP) 7 t ND t t ENV1/13 ENV1/14 Tonnage des déchets industriels banals (papier, carton, bois ) Tonnage des déchets industriels spéciaux (néons, piles, cartouches d impression) EN22 86 t 77 t 141 t 81,6 t 2,1 t 2,6 t 1,8 t 4,3 t ENV1/16 Surface totale des bâtiments m m m m 2 (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. ND : non disponible. 63

64 N indicateur Indicateur (1) Référentiel GRI ENV1/21 ENV1/22 Volume d émission de GES engendré par les déplacements aux AGR et compensé par CO 2 solidaire Total indemnités kilométriques 50 Teq CO 2 66,5 Teq CO 2 22,38 Teq CO 2 67,62 Teq CO ka ka ka ka ENV1/23 Nombre de km parcourus EN km km km ENV1/24 Moyenne de km par personne km km km km ENV1/26 Ratio nombre de voyages en train/nombre total de voyages sur trajets grandes lignes EN18 / EN29 66 % 86 % 86 % Offre environnementale ENV2/2 Encours de prêts aux organismes d intérêt général du secteur de l environnement ka (2) ka ka ka ENV2/3 Encours de prêts avec les acteurs des énergies renouvelables ka (2) ka ka ka ENV2/4 Nombre de PREVair (personnes physiques seulement à partir de 2010) ENV2/5 Encours de PREVair (personnes physiques seulement à partir de 2010) ka ka ka ka 533 ka ENV2/6 Nombre de CODEVair EN30 / EN 26 / EC2 / EC9 /SO ENV2/7 Encours de CODEVair ka ka ka ka ka ENV2/8 Nombre d éco-ptz ND ND ENV2/9 Encours des éco-ptz ka ka 1287 ka ND ND ENV2/10 Nombre d Eco-prêts (personnes morales) ENV2/11 Encours d Eco-prêts (personnes morales) ka ka RESSOURCES HUMAINES Effectif RHU1/1 Effectif total travaillant pour l organisation au 31/12 (hors saisonniers) (UES) RHU1/2 Nombre de contrats de travail temporaire RHU1/3 Nombre total de CDD RHU1/4 Dont nombre de CDD «alternance» LA RHU1/5 Dont nombre de CDD «surcroît de travail» RHU1/6 Dont nombre de CDD «remplacements» RHU1/7 Taux de proposition d embauche aux alternants 25 % RHU1/8 Nombre de salariés temps partiel RHU1/9 Pourcentage de salariés de moins de 30 ans 20,99 % 22,85 % 21,95 % 21,31 % 19,70 % RHU1/10 Pourcentage de salariés entre 30 et 50 ans LA13 50,50 % 48,85 % 49,54 % 48,40 % 48,30 % RHU1/11 Pourcentage de salariés de plus de 50 ans 28,51 % 28,29 % 29,01 % 30,30 % 32 % RHU1/12 Nombre total de cadres dirigeants RHU1/13 Nombre total de cadres moyens RHU1/14 Pourcentage de cadres 54,16 % 54,14 % 53,65 % 53,70 % 53 % LA10 RHU1/15 Nombre total de techniciens RHU1/16 Nombre de salariés chargés de la maintenance RHU1/17 Pourcentage de techniciens 46,64 % 45,86 % 46,35 % 46,30 % 47 % RHU1/18 Effectif saisonnier notamment auxiliaires d été LA RHU1/19 Nombre total de salariés ayant quitté l organisation RHU1/20 Dont nombre de départs de salariés en CDI LA RHU1/21 Dont nombre de départs de salariés en CDD (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. ND : non disponible. 64

65 tableau des indicateurs N indicateur Indicateur (1) Référentiel GRI RHU1/22 Dont nombre de départs à la retraite RHU1/23 Dont pourcentage de départs à la retraite sur l effectif total 2,35 % 2,34 % 2,34 % 2,25 % 1,99 % RHU1/24 Dont nombre de licenciements RHU1/25 Dont pourcentage de licenciements sur l effectif total 0,45 % 0,35 % 0,46 % 0,41 % 0,60 % RHU1/26 Dont nombre de démissions RHU1/27 Dont pourcentage de démissions sur l effectif total 2,51 % 2,04 % 1,78 % 2,09 % 3,43 % RHU1/28 Nombre de salariés de moins de 30 ans ayant quitté l organisation LA RHU1/29 RHU1/30 Nombre de salariés entre 30 et 50 ans ayant quitté l organisation Nombre de salariés de plus de 50 ans ayant quitté l organisation RHU1/31 Nombre total d embauches RHU1/32 Ancienneté moyenne de l effectif 12,05 ans 12,01 ans 12,14 ans 12,39 ans 12,95 ans RHU1/33 Nombre de prestataires extérieurs dont le Crédit Coopératif est responsable de la sécurité sur ses sites RHU1/34 Taux d absence pour accident du travail LA7 ND 3,59 % 2,14 % 1,98 % RHU1/35 Taux de maladies professionnelles 0 % 0 % 0 % RHU1/36 Nombre de jours ouvrés d absence pour maladie Formation RHU2/1 Nombre total d heures consacrées à la formation du personnel LA10 ND (3) RHU2/7 Taux de réalisation d entretiens RH annuels qualifiés LA11 91 % 71,11 % 69,92 % 58,90 % 49,89 % Rémunération, égalité des chances RHU3/1 Nombre de femmes RHU3/2 Pourcentage de femmes 59,32 % 58,33 % 57,83 % 56,90 % 56 % RHU3/3 Pourcentage de femmes au Conseil d administration LA13 31,81 % 20,22 % 11,11 % 8,30 % RHU3/4 Pourcentage de femmes au Comité de direction 9,09 % 14,2 % 22,22 % 22 % 18 % RHU3/5 RHU3/6 Pourcentage d agences dirigées par une femme (Crédit Coopératif et BTP Banque) Base mensuelle temps complet non cadre hommes 18,95 % 18,94 % 17,53 % 15,05 % 14,44 % A A A A A RHU3/7 Base mensuelle temps complet non cadre femmes A A A A A RHU3/8 Base mensuelle temps complet cadre hommes A A A A A RHU3/9 Base mensuelle temps complet cadre femmes A A A A A RHU3/10 Rémunération : ratio H/F non cadres LA14 0,97 1,00 0,99 0,98 0,99 RHU3/11 Rémunération : ratio H/F cadres 1,22 1,22 1,23 1,28 1,26 RHU3/12 RHU3/13 Pourcentage d hommes cadres sur la population masculine totale Pourcentage de femmes cadres sur la population féminine totale 78,45 % 78,20 % 78,55 % 77,34 % 77,16 % 37,50 % 36,95 % 35,5 % 35,79 % 34,05 % RHU3/14 Nombre de salariés handicapés LA13 RHU3/15 Pourcentage de salariés handicapés sur l effectif total 5,09 % 2,99 % 2,08 % 0,77 % RHU3/16 RHU3/17 Ratio salaire d embauche minimum/smic Nombre de salariés qui reçoivent 90 % des primes et rémunérations variables EC 5 105, RHU3/18 Échelle des salaires (10 % plus élévés/10 % moins élévés) LA 14 4,22 RHU3/19 Pourcentage des rémunérations variables/masse salariale LA 3 2,66 (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. (3) À la date de publication. ND : non disponible. 65

66 tableau des indicateurs N indicateur Indicateur (1) Référentiel GRI SOCIÉTÉ Détail des contributions sociétales SOC1/1 Budget annualisé de la Fondation Crédit Coopératif ka ka ka ka 726 ka EC1 / EC9 / SO1 SOC1/2 Budget global des partenariats à vocation non commerciale ka ka ka 959 ka 592 ka SOC1/3 Contribution sociétale globale/dividende coopératif EC ka (2) ka ka SOC1/4 Pourcentage d agences accessibles aux personnes à mobilité réduite EC9 / SO1 42 % Engagements coopératifs SOC2/1 Cotisation ACI et AIBC 48 ka 54 ka 52 ka 74 ka 52 ka SOC2/2 Cotisation GNC SO5 50 ka 48 ka 43 ka 42 ka 41 ka SOC2/3 Cotisation FEBEA 30 ka 35 ka 30 ka 42 ka 38 ka Lutte contre la corruption SOC3/1 Nombre d incidents de corruption imputables au Crédit Coopératif SO2 0 0 SOC3/2 Nombre de salariés formés à la lutte anti-blanchiment SO3 SOC3/3 Nombre de personnes dédiées à la lutte anti-blanchiment 4,4 4,4 RESPONSABILITÉ DES PRODUITS ET DES SERVICES Satisfaction qualité SOC4/1 Nombre de produits labellisés par Finansol PR1 / PR3 / EC9 / SO1 SOC4/2 Nombre de produits labellisés par Novethic Conformité SOC5/1 Nombre de personnes chargées de la conformité PR2 / PR4 / PR6 2 2 SOC5/2 SOC5/3 Montant total des amendes significatives Nombre de sanctions non financières et cas soumis à instance juridique pour résolution SO8 / PR2 / PR4 / PR8 / PR ka 0 ka 219 ka SOC5/4 Nombre d amendes et de pénalités financières SO8 / PR8 / PR9 2 0 (1) Au 31/12. (2) Changement de méthode de calcul par rapport aux années précédentes. ND : non disponible. 66

67 Retrouvez-nous sur facebook et twitter Conception, réalisation : BythewayCreacom Crédits photo : Philippe Caumes, Alain Bujak Illustrations : Artus Impression : Bergame Imprimé avec des encres végétales sur du papier Cyclus offset, 100 % recyclé ; même les déchets de production sont valorisés, dans la production d engrais, d énergie ou de matériaux de construction. Crédit Coopératif BP 211, Nanterre Cedex Rédaction arrêtée au 30 mars 2012

68 Réf. : FKX 04/12 Direction de la communication Crédit Coopératif Société coopérative anonyme de Banque Populaire à capital variable RCS Nanterre Numéro ORIAS : BP Nanterre cedex BythewayCreacom Imprimé sur du papier 100 % recyclé de post-consommation.

Une banque qui s inscrit dans une démarche de responsabilité sociale

Une banque qui s inscrit dans une démarche de responsabilité sociale Une banque qui s inscrit dans une démarche de responsabilité sociale Dunkerque Lille Arras Le Havre Amiens Caen Rouen Reims Metz Quimper Lorient Rennes Le Mans Orléans Nancy Strasbourg Nantes Angers Tours

Plus en détail

CREDIT COOPERATIF DOSSIER DE PRESSE

CREDIT COOPERATIF DOSSIER DE PRESSE CREDIT COOPERATIF DOSSIER DE PRESSE PRESENTATION GENERALE Mars 2015 Contacts presse Crédit Coopératif Laurence Moret 01 47 24 83 37 Tiara de Cerval 01 47 24 83 47 [email protected] Wellcom

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Le Compte Agir : choisir où va son argent

DOSSIER DE PRESSE. Le Compte Agir : choisir où va son argent Septembre 2012 DOSSIER DE PRESSE Le Compte Agir : choisir où va son argent Sommaire Communiqué de presse : Avec le Compte Agir du Crédit Coopératif, les clients décident d orienter l utilisation des dépôts

Plus en détail

Rapport annuel Document de référence

Rapport annuel Document de référence Rapport annuel Document de référence 2013 Le présent document de référence a été déposé auprès de l Autorité des marchés financiers le 25 mars 2014 conformément à l article 212 13 du Règlement général

Plus en détail

Document de référence

Document de référence Document de référence Le présent document de référence a été déposé auprès de l Autorité des marchés financiers le 26 mars 2015 conformément à l article 212 13 du Règlement général de l Autorité des marchés

Plus en détail

Rapport annuel 2012 Document de référence

Rapport annuel 2012 Document de référence Rapport annuel 2012 Document de référence Déclaration GRI Vérification du Niveau d Application GRI certifie par la présente que Groupe Crédit Coopératif a présenté son rapport Document de Référence 2012

Plus en détail

Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1)

Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1) 16 mars 2011 Le groupe Crédit Mutuel en 2010 Un réseau proche de ses sociétaires-clients, au service des entreprises créatrices d emplois dans les régions (1) Résultat net total 3 026 M (+61 %) Résultat

Plus en détail

Economie autrement quinzaine du Narthex 19-11-2014

Economie autrement quinzaine du Narthex 19-11-2014 Economie autrement quinzaine du Narthex 19-11-2014 2 LE CREDIT COOPERATIF Ø banque à part entière, Ø banque coopérative actrice d une finance patiente, Ø banque engagée, Ø banque de l économie sociale

Plus en détail

N 1619 ASSEMBLÉE NATIONALE PROJET DE LOI

N 1619 ASSEMBLÉE NATIONALE PROJET DE LOI Document mis en distribution le 21 avril 2009 N 1619 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 TREIZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l Assemblée nationale le 15 avril 2009. PROJET

Plus en détail

Présentation des résultats 2006. 15 mars 2007

Présentation des résultats 2006. 15 mars 2007 Présentation des résultats 2006 15 mars 2007 Préambule Le intègre dans son périmètre la création de Natixis intervenue le 17 novembre. Les données financières présentées sont issues des comptes pro forma

Plus en détail

EN CLAIR. Le guide de ceux qui entreprennent autrement PLACEMENTS. n 02. bien. comment

EN CLAIR. Le guide de ceux qui entreprennent autrement PLACEMENTS. n 02. bien. comment EN CLAIR Le guide de ceux qui entreprennent autrement n 02 PLACEMENTS comment bien 2 en clair Placements : clés pour choisir Livrets d épargne, comptes à terme, titres de créance négociables, OPCVM Il

Plus en détail

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises 27 mars 2008 Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises Résultat net part du groupe : 2 730 M Produit net bancaire : 10 568 M Coefficient

Plus en détail

Le Crédit Coopératif, partenaire des entreprises et autres organisations dans leur démarche environnementale

Le Crédit Coopératif, partenaire des entreprises et autres organisations dans leur démarche environnementale Octobre 2012 Le Crédit Coopératif, partenaire des entreprises et autres organisations dans leur démarche environnementale Convaincu de l impérieuse nécessité pour les entreprises de prendre en compte les

Plus en détail

CIC Activité commerciale toujours en croissance

CIC Activité commerciale toujours en croissance Paris, le 26 juillet 2012 COMMUNIQUE DE PRESSE CIC Activité commerciale toujours en croissance Résultats au 30 juin 2012(1) Résultats financiers - Produit net bancaire 2 228 M - Résultat brut d exploitation

Plus en détail

Les grandes réalisations sont la somme de toutes les petites

Les grandes réalisations sont la somme de toutes les petites ÉPARGNE SALARIALE SOLIDAIRE Les grandes réalisations sont la somme de toutes les petites BANQUE DE FINANCEMENT & D INVESTISSEMENT / ÉPARGNE / SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS Avec un encours de 3,15 milliards

Plus en détail

amplifier le financement des entreprises et structures de l Économie sociale et solidaire

amplifier le financement des entreprises et structures de l Économie sociale et solidaire 1 amplifier le financement des entreprises et structures de l Économie sociale et solidaire 1 - Amplifier le financement des entreprises et structures de l Économie sociale et solidaire Les entreprises

Plus en détail

Etre societaire, pour vivre la banque autrement.

Etre societaire, pour vivre la banque autrement. PREAMBULE Se fondant tout particulièrement sur la notion de valeurs, les coopératives ont montré qu elles constituaient un modèle commercial, robuste et viable, susceptible de prospérer même pendant les

Plus en détail

RESULTATS ET ACTIVITE DE LA BANQUE POSTALE 1 ER SEMESTRE 2015

RESULTATS ET ACTIVITE DE LA BANQUE POSTALE 1 ER SEMESTRE 2015 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 30 juillet 2015 RESULTATS ET ACTIVITE DE LA BANQUE POSTALE 1 ER SEMESTRE 2015 Croissance des résultats opérationnels Produit Net Bancaire : 2 929 millions d euros (+ 2.9

Plus en détail

La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME

La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME La Région des Pays de la Loire se dote d un fonds souverain régional pour le financement des PME DOSSIER DE PRESSE Communiqué de presse.................................. p.2 et 3 Bilan des P2RI en Pays

Plus en détail

«TRANSMÉA», UN FONDS UNIQUE DE CAPITAL INVESTISSEMENT DÉDIÉ AUX RES ORGANISÉS EN SCOP

«TRANSMÉA», UN FONDS UNIQUE DE CAPITAL INVESTISSEMENT DÉDIÉ AUX RES ORGANISÉS EN SCOP «TRANSMÉA», UN FONDS UNIQUE DE CAPITAL INVESTISSEMENT DÉDIÉ AUX RES ORGANISÉS EN SCOP I. Présentation de l action La Région Rhône-Alpes a lancé en 2007, en partenariat avec l Union régionale des Scop (Urscop),

Plus en détail

Performance des résultats et solidité renforcée

Performance des résultats et solidité renforcée 4 mars 2015 Le groupe Crédit Mutuel en 2014 1 Performance des résultats et solidité renforcée Un résultat net de 3 027 M (soit + 11,4 %) permettant de renforcer la structure financière du Crédit Mutuel

Plus en détail

Une gamme complète de solutions d investissement et de services à destination des investisseurs

Une gamme complète de solutions d investissement et de services à destination des investisseurs Une gamme complète de solutions d investissement et de services à destination des investisseurs LA FRANCAISE GLOBAL INVESTMENT SOLUTIONS La Française GIS est une des 3 entités du Groupe La Française et

Plus en détail

Livret d accueil. Présentation de l économie sociale et solidaire à destination de ses acteurs. S associer coopérer mutualiser

Livret d accueil. Présentation de l économie sociale et solidaire à destination de ses acteurs. S associer coopérer mutualiser Livret d accueil Présentation de l économie sociale et solidaire à destination de ses acteurs S associer coopérer mutualiser PRÉAMBULE Accueillir au sein des structures de l Économie Sociale et Solidaire

Plus en détail

Une ETI* coopérative. 1 er. en Banque, Assurances et Immobilier. * Entreprise de Taille Intermédiaire

Une ETI* coopérative. 1 er. en Banque, Assurances et Immobilier. * Entreprise de Taille Intermédiaire * Entreprise de Taille Intermédiaire Une ETI* coopérative en Banque, Assurances et Immobilier 1 er PARTENAIRE DE L ÉCONOMIE DÉPARTEMENTALE LES CHIFFRES CLÉS 2014 UNE ETI COOPÉRATIVE actrice EN BANQUE,

Plus en détail

Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017

Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017 Paris, le 13 novembre 2013 Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017 Pour toute information complémentaire, consultez la présentation complète disponible sur le site internet du Groupe BPCE : www.bpce.fr

Plus en détail

Conférence de presse 26 février 2009. Groupe Banque Populaire. Résultats 2008

Conférence de presse 26 février 2009. Groupe Banque Populaire. Résultats 2008 Conférence de presse 26 février 2009 Groupe Banque Populaire Résultats 2008 Avertissement Cette présentation peut inclure des prévisions basées sur des opinions et des hypothèses actuelles relatives à

Plus en détail

REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO. (avril 2014)

REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO. (avril 2014) REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO (avril 2014) PREAMBULE REGLEMENT FINANCIER DE L AGIRC L Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc) a pour objet la mise en œuvre

Plus en détail

Carte d'identité Juillet 2012 BANQUE DE FINANCEMENT & D INVESTISSEMENT / ÉPARGNE / SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS

Carte d'identité Juillet 2012 BANQUE DE FINANCEMENT & D INVESTISSEMENT / ÉPARGNE / SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS Carte d'identité Juillet 2012 BANQUE DE FINANCEMENT & D INVESTISSEMENT / ÉPARGNE / SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS 2 PROFIL NATIXIS, AU CŒUR DU GROUPE BPCE Natixis est la banque de financement, de gestion

Plus en détail

À quoi sert une banque?

À quoi sert une banque? À quoi sert une banque? Trois fonctions clés La banque remplit trois fonctions essentielles. Elle collecte, gère vos dépôts, et vous fournit des moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, ordre de virement

Plus en détail

CHARTE RESPONSABILITE SOCIALE DE L ENTREPRISE MAJ : 2013

CHARTE RESPONSABILITE SOCIALE DE L ENTREPRISE MAJ : 2013 1 CHARTE RESPONSABILITE SOCIALE DE L ENTREPRISE MAJ : 2013 2 Groupama Asset Management s engage par le biais de cette présente Charte à appliquer et promouvoir une politique de Responsabilité Sociale de

Plus en détail

Organismes mutualistes Activités d assurance Relevons ensemble vos défis. kpmg.fr

Organismes mutualistes Activités d assurance Relevons ensemble vos défis. kpmg.fr Organismes mutualistes Activités d assurance Relevons ensemble vos défis kpmg.fr Les défis du futur Une réponse adaptée Les mutuelles du livre II du Code de la mutualité font face à de réelles mutations,

Plus en détail

l info S engager avec sa banque, ça compte!

l info S engager avec sa banque, ça compte! La lettre d information des clients qui ont choisi d agir l info S engager avec sa banque, ça compte! Grâce à l engagement des clients du Crédit Coopératif, plus de 4,3 millions d euros de dons ont été

Plus en détail

Associations Dossiers pratiques

Associations Dossiers pratiques Associations Dossiers pratiques La loi ESS, enjeux et opportunités (Dossier réalisé par Michèle Lorillon, In Extenso) La loi relative à l Economie Sociale et Solidaire (ESS), qui était tant attendue par

Plus en détail

La Banque de Savoie, une année florissante

La Banque de Savoie, une année florissante Communiqué de presse le 15 mai 2014, à Chambéry, La Banque de Savoie, une année florissante A l occasion de son Assemblée Générale qui s est tenue au Siège Social, le 22 avril 2014, la Banque de Savoie

Plus en détail

FIP Axe Croissance. FIP Axe Croissance investira dans des PME industrielles, commerciales ou de services présentant les caractéristiques suivantes :

FIP Axe Croissance. FIP Axe Croissance investira dans des PME industrielles, commerciales ou de services présentant les caractéristiques suivantes : Souscription ouverte jusqu au 21 juin 2012 sous certaines conditions* (pour les parts A1) Souscription ouverte jusqu au 31 décembre 2012 (pour les parts A2) Diversifiez votre patrimoine financier avec

Plus en détail

22 avril 2009. l investissement responsable de la maif

22 avril 2009. l investissement responsable de la maif Charte 22 avril 2009 l investissement responsable de la maif objectifs considération sur l investissement responsable les axes d engagement l investissement responsable de la maif /// Préambule La MAIF

Plus en détail

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE

RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 13 mars 2012 RESULTATS ET ACTIVITE 2011 DE LA BANQUE POSTALE Bonne résistance du PNB et du RBE en 2011, solidité financière confirmée, poursuite de la dynamique de développement

Plus en détail

LANCEMENT DE FINANTOIT, UN OUTIL PRIVE D INVESTISSEMENT SOLIDAIRE POUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT TRES SOCIAL

LANCEMENT DE FINANTOIT, UN OUTIL PRIVE D INVESTISSEMENT SOLIDAIRE POUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT TRES SOCIAL COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 27 février 2007 LANCEMENT DE FINANTOIT, UN OUTIL PRIVE D INVESTISSEMENT SOLIDAIRE POUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT TRES SOCIAL FINANTOIT est le premier outil d investissement

Plus en détail

ÊTRE SOCIÉTAIRE POUR VIVRE LA BANQUE AUTREMENT

ÊTRE SOCIÉTAIRE POUR VIVRE LA BANQUE AUTREMENT ÊTRE SOCIÉTAIRE POUR VIVRE LA BANQUE AUTREMENT 2 SOMMAIRE UNE BANQUE COOPÉRATIVE ET MUTUALISTE, QU EST-CE QUE C EST?..................... p. 6 UNE BANQUE DE PROXIMITÉ AU CŒUR DE LA FINANCE MONDIALE, EST-CE

Plus en détail

BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE LA BANQUE DES AGENTS DU SECTEUR PUBLIC

BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE LA BANQUE DES AGENTS DU SECTEUR PUBLIC BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE LA BANQUE DES AGENTS DU SECTEUR PUBLIC DOSSIER DE PRESSE Contact presse Caroline Weill [email protected] 01 47 04 12 52 Audrey Peauger [email protected] 01 47 04 12 53

Plus en détail

Fonds Commun de Placement dans l Innovation. innovation pluriel 2. Les atouts de la multigestion au service de vos placements en FCPI

Fonds Commun de Placement dans l Innovation. innovation pluriel 2. Les atouts de la multigestion au service de vos placements en FCPI Fonds Commun de Placement dans l Innovation Fcpi innovation pluriel 2 Les atouts de la multigestion au service de vos placements en FCPI Qu est-ce qu un FCPI? Créé par la Loi de finances de 1997, le Fonds

Plus en détail

17/10/06 à la main dans le Masque. Groupe Banque Populaire. Résultats 2007. Conférence de presse 6 mars 2008

17/10/06 à la main dans le Masque. Groupe Banque Populaire. Résultats 2007. Conférence de presse 6 mars 2008 17/10/06 à la main dans le Masque Groupe Banque Populaire Résultats 2007 Conférence de presse 6 mars 2008 Avertissement L évolution des périmètres résultant de la création de Natixis conduit à une présentation

Plus en détail

Paris, le 31 juillet 2014

Paris, le 31 juillet 2014 Paris, le 31 juillet 2014 Groupe BPCE : 1 er semestre 2014 solide avec un résultat net part du groupe de 1,7 milliard d euros 1 en hausse de 10,4 % par rapport au 1 er semestre 2013 Bonne performance commerciale

Plus en détail

Notre offre ISR pour l Epargne Salariale. Document non contractuel

Notre offre ISR pour l Epargne Salariale. Document non contractuel Notre offre ISR pour l Epargne Salariale Document non contractuel HSBC et le développement durable Un engagement de conviction Contribuer à développer un monde durable Parmi celles-ci, HSBC a apporté son

Plus en détail

Notre offre ISR pour l Epargne Salariale. Document non contractuel

Notre offre ISR pour l Epargne Salariale. Document non contractuel Notre offre ISR pour l Epargne Salariale Document non contractuel HSBC et le développement durable Un engagement de conviction Contribuer à développer un monde durable Parmi celles-ci, HSBC a apporté son

Plus en détail

Grâce à son dynamisme et à sa solidité, La Banque Postale conforte son développement et sa profitabilité

Grâce à son dynamisme et à sa solidité, La Banque Postale conforte son développement et sa profitabilité COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 9 septembre 2010 Grâce à son dynamisme et à sa solidité, La Banque Postale conforte son développement et sa profitabilité Au 30 juin 2010 : PNB consolidé : 2 640 millions

Plus en détail

La Banque Populaire des Alpes : une Banque utile & innovante toujours plus engagée pour ses territoires! Résultats 2014 & perspectives

La Banque Populaire des Alpes : une Banque utile & innovante toujours plus engagée pour ses territoires! Résultats 2014 & perspectives Communiqué de presse Le 26 mai 2015 La Banque Populaire des Alpes : une Banque utile & innovante toujours plus engagée pour ses territoires! Résultats 2014 & perspectives Des résultats financiers en progression

Plus en détail

Connaissez-vous GROUPAMA BANQUE?

Connaissez-vous GROUPAMA BANQUE? Groupama Banque - Direction de la communication externe - Groupama participe à la protection de l'environnement en utilisant un site imprim vert et des papiers issus des forêts gérées durablement et en

Plus en détail

Une réponse au défi Création de richesses collectives durables

Une réponse au défi Création de richesses collectives durables 29 Une réponse au défi Création de richesses collectives durables La question de la propriété est au centre des valeurs qui animent l économie sociale. L économie est devenue guerrière lorsqu elle a mis

Plus en détail

Sommaire. Les organes sociaux - composition 4 Le message des Présidents 5

Sommaire. Les organes sociaux - composition 4 Le message des Présidents 5 Rapport annuel 2013 Sommaire Les organes sociaux - composition 4 Le message des Présidents 5 Le Groupe Crédit Coopératif 8 L organisation du Groupe Crédit Coopératif 8 Les chiffres clés au 31 décembre

Plus en détail

BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS

BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS N 73 DU 27 JUILLET 2009 DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES 4 H-3-09 INSTRUCTION DU 24 JUILLET 2009 IMPOT SUR LES SOCIETES. DISPOSITIONS PARTICULIERES. REGIME FISCAL

Plus en détail

BANQUE POPULAIRE LOIRE ET LYONNAIS

BANQUE POPULAIRE LOIRE ET LYONNAIS Rapport Annuel 2011 Rapport du Conseil d Administration BANQUE POPULAIRE LOIRE ET LYONNAIS Assemblée Générale du 26 Juin 2013 BANQUE POPULAIRE LOIRE ET LYONNAIS RAPPORT DU CONSEIL D ADMINISTRATION A L

Plus en détail

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE J O U R N É E S A J B E F N I A M E Y M A I 2 0 1 2 P R É S E N T É P A R M R D A O B A B A ( F G H M. S A / M A L I ) Préambule L objectif de la présente communication

Plus en détail

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Direction Épargne et Clientèle Patrimoniale Date de diffusion : 26 janvier 2015 N 422 CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Dans une démarche d accompagnement auprès de vos clients, plusieurs communications

Plus en détail

AG2R LA MONDIALE - RÉUNICA - VIASANTÉ 1 AG2R LA MONDIALE - RÉUNICA - VIASANTÉ

AG2R LA MONDIALE - RÉUNICA - VIASANTÉ 1 AG2R LA MONDIALE - RÉUNICA - VIASANTÉ 1 AG2R LA MONDIALE - - VIASANTÉ AG2R LA MONDIALE - - VIASANTÉ SOMMAIRE LE RAPPROCHEMENT 5 L union fait la force 6 Les grandes étapes 7 UN NOUVEL ENSEMBLE COMPLET 9 Un Groupe équilibré en retraite complémentaire

Plus en détail

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»

«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» 39 e Congrès de la Mutualité Française Résolution générale «La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» La crise financière, économique, sociale et écologique frappe durement notre pays,

Plus en détail

LE GROUPE MACIF ET LA RSE

LE GROUPE MACIF ET LA RSE LE GROUPE MACIF ET LA RSE SOMMAIRE Présentation du Groupe MACIF, ses engagements RSE Quelle organisation, quelle prise en compte dans les pratiques internes Quelles réponses aux enjeux RSE dans le cœur

Plus en détail

4,50 % Obligation Crédit Mutuel Arkéa Mars 2020. par an (1) pendant 8 ans. Un placement rémunérateur sur plusieurs années

4,50 % Obligation Crédit Mutuel Arkéa Mars 2020. par an (1) pendant 8 ans. Un placement rémunérateur sur plusieurs années Obligation Crédit Mutuel Arkéa Mars 2020 4,50 % par an (1) pendant 8 ans Souscrivez du 30 janvier au 24 février 2012 (2) La durée conseillée de l investissement est de 8 ans. Le capital est garanti à l

Plus en détail

4LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES LES COLLECTIVITÉS LOCALES EN CHIFFRES 2010

4LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES LES COLLECTIVITÉS LOCALES EN CHIFFRES 2010 LES COLLECTIVITÉS LOCALES EN CHIFFRES 2010 4LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES 4-1 Les comptes des collectivités territoriales et de leurs groupements à fiscalité propre 54 4-2 Les comptes des communes

Plus en détail

Un profil singulier. écoute, performance et innovation, Des réponses adaptées. Un peu d histoire pour éclairer le présent

Un profil singulier. écoute, performance et innovation, Des réponses adaptées. Un peu d histoire pour éclairer le présent Profondément humain Un peu d histoire pour éclairer le présent Créée depuis 1999 en région Rhône-Alpes par des mutuelles interprofessionnelles partageant les mêmes valeurs mutualistes de solidarité, de

Plus en détail

Les caractéristiques du secteur bancaire français

Les caractéristiques du secteur bancaire français Les caractéristiques du secteur bancaire français Fiche 1 Objectifs Découvrir le poids du secteur bancaire en France et ses intervenants Prérequis Aucun Mots-clefs Produit intérieur brut (PIB), organismes

Plus en détail

Foire Aux Questions Cocagne Investissement

Foire Aux Questions Cocagne Investissement Foire Aux Questions Cocagne Investissement POURQUOI SOUSCRIRE?... 1 En quoi Cocagne Investissement est-il un fonds citoyen et solidaire?... 1 Quelles sont les modalités d intervention de Cocagne Investissement

Plus en détail

Décision n 12-DCC-163 du 29 novembre 2012 relative à la prise de contrôle exclusif de la société Natixis Financement par le groupe BPCE

Décision n 12-DCC-163 du 29 novembre 2012 relative à la prise de contrôle exclusif de la société Natixis Financement par le groupe BPCE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 12-DCC-163 du 29 novembre 2012 relative à la prise de contrôle exclusif de la société Natixis Financement par le groupe BPCE L Autorité de la concurrence, Vu le dossier

Plus en détail

Les chartes de France Investissement

Les chartes de France Investissement Les chartes de France Investissement Introduction : le dispositif France Investissement Les PME les plus dynamiques ou à fort potentiel de croissance apportent une contribution essentielle au développement

Plus en détail

Jeudi 9 décembre 2010. Fanny DUPUIS 04 67 22 86 46 /// 06 07 75 52 82 [email protected]

Jeudi 9 décembre 2010. Fanny DUPUIS 04 67 22 86 46 /// 06 07 75 52 82 dupuis.fanny@cr-languedocroussillon.fr Jeudi 9 décembre 2010 La Région et la Banque européenne d investissement lancent un fonds d investissement pour le photovoltaïque en partenariat avec trois banques régionales Le toit du chai viticole du

Plus en détail

INNO- VATION MAIF FIP SOLIDAIRE MAIF 2014 UN FONDS GÉRÉ PAR 123VENTURE ET DISTRIBUÉ EXCLUSIVEMENT PAR MAIF SOLUTIONS FINANCIÈRES

INNO- VATION MAIF FIP SOLIDAIRE MAIF 2014 UN FONDS GÉRÉ PAR 123VENTURE ET DISTRIBUÉ EXCLUSIVEMENT PAR MAIF SOLUTIONS FINANCIÈRES INNO- VATION MAIF FIP SOLIDAIRE MAIF 2014 UN FONDS GÉRÉ PAR 123VENTURE ET DISTRIBUÉ EXCLUSIVEMENT PAR MAIF SOLUTIONS FINANCIÈRES FISCALITÉ Dans le cadre du FIP Solidaire Maif 2014, le souscripteur choisit

Plus en détail

La loi sur l économie sociale et solidaire. Les principales dispositions et quelques angles de vue

La loi sur l économie sociale et solidaire. Les principales dispositions et quelques angles de vue La loi sur l économie sociale et solidaire Les principales dispositions et quelques angles de vue La loi ESS du 31 juillet 2014 les racines de l ESS Un peu d histoire: Des lois sur les coopératives, les

Plus en détail

COMPTES CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2014

COMPTES CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2014 COMPTES CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2014 ca-des-savoie.fr Arrêtés par le Conseil d administration du Crédit Agricole des Savoie en date du 23 janvier 2015 soumis à l approbation de l Assemblée Générale Ordinaire

Plus en détail

Emplois. Votre épargne a le pouvoir de créer des emplois!

Emplois. Votre épargne a le pouvoir de créer des emplois! Gamme Insertion Emplois Votre épargne a le pouvoir de créer des emplois! Gamme Insertion Emplois, Des actifs monétaires aux marchés actions, la gamme des FCP Insertion Emplois de Mirova* vise à concilier

Plus en détail

III L allégement de la loi n 12-96 La loi n 12-96 contient des dispositions diverses et transitoires conçues, au départ, pour assurer l application

III L allégement de la loi n 12-96 La loi n 12-96 contient des dispositions diverses et transitoires conçues, au départ, pour assurer l application ROYAUME DU MAROC Note de présentation du projet de loi modifiant et complétant la loi n 12-96 portant réforme du Crédit Populaire du Maroc telle que modifiée et complétée Depuis la promulgation de la loi

Plus en détail

DIFFÉRENCE (n.f) : QUALITÉ QUI NOUS DISTINGUE ET NOUS UNIT. une Banque coopérative. De PROXIMITÉ. Au CŒuR Du DÉVELOPPEMENT

DIFFÉRENCE (n.f) : QUALITÉ QUI NOUS DISTINGUE ET NOUS UNIT. une Banque coopérative. De PROXIMITÉ. Au CŒuR Du DÉVELOPPEMENT DIFFÉRENCE (n.f) : QUALITÉ QUI NOUS DISTINGUE ET NOUS UNIT. En 2012, la Caisse d Epargne Loire Drôme Ardèche a consacré 1 408 500 à des projets de solidarité locale. une Banque coopérative De PROXIMITÉ

Plus en détail

Cadre de référence de la gestion du patrimoine de l Institut Pasteur

Cadre de référence de la gestion du patrimoine de l Institut Pasteur Cadre de référence de la gestion du patrimoine de l Institut Pasteur Préambule Fondation privée reconnue d utilité publique à but non lucratif, l Institut Pasteur dispose de différents types de ressources

Plus en détail

FIP ECUREUIL N 10 IR 2014 ISF 2014 SOUTENEZ LE DÉVELOPPEMENT DES PME FRANÇAISES ET DIVERSIFIEZ VOTRE PATRIMOINE FINANCIER À LONG TERME

FIP ECUREUIL N 10 IR 2014 ISF 2014 SOUTENEZ LE DÉVELOPPEMENT DES PME FRANÇAISES ET DIVERSIFIEZ VOTRE PATRIMOINE FINANCIER À LONG TERME ligible à une réduction ISF 2014 ÉÉligible à une réduction ligible à une réduction IR 2014 ÉÉligible à une réduction FIP ECUREUIL N 10 SOUTENEZ LE DÉVELOPPEMENT DES PME FRANÇAISES ET DIVERSIFIEZ VOTRE

Plus en détail

Premier banquier de l immobilier

Premier banquier de l immobilier Premier banquier de l immobilier 2 e groupe bancaire en France 2e banque des particuliers 2e banque principale 2e pour les crédits immobiliers 2e pour l'épargne 1ère banque des PME 2e banque des professionnels

Plus en détail

Reprendre une entreprise. Nous allons faire un bout de chemin ensemble!

Reprendre une entreprise. Nous allons faire un bout de chemin ensemble! Le Livret d accueil du Repreneur Reprendre une entreprise. Nous allons faire un bout de chemin ensemble! 2 3. Sommaire Le CRA Ce livret a pour vocation de vous aider à utiliser d une manière optimale l

Plus en détail

Bienvenue à Loire-Centre. Présentation de La Caisse d Epargne Loire-Centre

Bienvenue à Loire-Centre. Présentation de La Caisse d Epargne Loire-Centre Bienvenue à Loire-Centre Présentation de La Caisse d Epargne Loire-Centre Présentation Le Groupe BPCE 2 Un groupe puissant et solide Les groupes Banque Populaire et Caisse d Epargne se sont unis pour créer

Plus en détail

CREDIT COOPERATIF. Le Crédit Coopératif BONNES PRATIQUES. 1- Eco-management COOPERATIVE

CREDIT COOPERATIF. Le Crédit Coopératif BONNES PRATIQUES. 1- Eco-management COOPERATIVE COOPERATIVE CREDIT COOPERATIF Crédit Coopératif NPdC 2 Bis, rue de Tenremonde BP 565 59023 LILLE Cedex Tél : 03 20 12 36 30 Fax : 03 20 30 77 66 Site : www.credit-cooperatif.fr Email : [email protected]

Plus en détail

HSBC Global Asset Management (France) Politique de vote - Mars 2015

HSBC Global Asset Management (France) Politique de vote - Mars 2015 HSBC Global Asset Management (France) Politique de vote - Mars 2015 Ce document présente les conditions dans lesquelles la société de gestion HSBC Global Asset Management (France) entend exercer les droits

Plus en détail

Au cœur du développement de la banque commerciale et des réseaux bancaires

Au cœur du développement de la banque commerciale et des réseaux bancaires Services Financiers Spécialisés Au cœur du développement de la banque commerciale et des réseaux bancaires banque de financement & d investissement / épargne / services financiers spécialisés Natixis une

Plus en détail

BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE SCPI SCELLIER BBC FRUCTIRESIDENCE BBC. BANQUE & ASSURANCE www.banquepopulaire.fr

BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE SCPI SCELLIER BBC FRUCTIRESIDENCE BBC. BANQUE & ASSURANCE www.banquepopulaire.fr BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE SCPI SCELLIER BBC FRUCTIRESIDENCE BBC BANQUE & ASSURANCE www.banquepopulaire.fr Avertissement - Facteurs de risques Lorsque vous investissez dans une SCPI de type «Scellier

Plus en détail

CM-CIC Actions ISR. CM-CIC Actions ISR Code de Transparence AFG / FIR / EuroSif. 1. Données générales

CM-CIC Actions ISR. CM-CIC Actions ISR Code de Transparence AFG / FIR / EuroSif. 1. Données générales L Investissement Socialement Responsable est une part essentielle du positionnement stratégique et de la gestion du fonds commun de placement. Présent dans la gestion éthique depuis 1991, CM-CIC Asset

Plus en détail

FACE AUX DÉFIS ÉCOLOGIQUES

FACE AUX DÉFIS ÉCOLOGIQUES L ENVIRONNEMENT EN FRANCE 2 FACE AUX DÉFIS ÉCOLOGIQUES des initiatives locales et des actions de long terme VERS UN RAPPROCHEMENT DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET DE L ENVIRONNEMENT? INTRODUCTION L OBSERVATION

Plus en détail

Présentation du dispositif départemental d aide au «Microcrédit Personnel»

Présentation du dispositif départemental d aide au «Microcrédit Personnel» DOSSIER DE PRESSE Présentation du dispositif départemental d aide au «Microcrédit Personnel» Lundi 21 janvier 2013 à 15h30 A l Hôtel du Département, à Rouen En présence de : Didier MARIE, Président du

Plus en détail

FIP ALLIANCE 2014. Soutenez le développement des PME françaises et diversifiez votre patrimoine financier à long terme.

FIP ALLIANCE 2014. Soutenez le développement des PME françaises et diversifiez votre patrimoine financier à long terme. BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE FIP ALLIANCE 2014 Soutenez le développement des PME françaises et diversifiez votre patrimoine financier à long terme. DOCUMENT À CARACTÈRE PROMOTIONNEL SOUTENEZ LE DÉVELOPPEMENT

Plus en détail

III.2 Rapport du Président du Conseil

III.2 Rapport du Président du Conseil III.2 Rapport du Président du Conseil de Surveillance sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques Rapport du directoire rapports du conseil de surveillance 2012 1 Obligations légales

Plus en détail

FRAIS DE GESTION des mutuelles

FRAIS DE GESTION des mutuelles FRAIS DE GESTION des mutuelles Juillet 2014 PARLONS-EN EN TOUTE TRANSPARENCE Pour fonctionner, toute entreprise doit consacrer des ressources à sa gestion. Les «frais de gestion» des mutuelles représentent

Plus en détail

Introduction : histoire et concept de l économie sociale Lucile Manoury

Introduction : histoire et concept de l économie sociale Lucile Manoury Introduction : histoire et concept de l économie sociale Lucile Manoury Lucile Manoury Chargée d études, Collège coopératif, Aix-en-Provence Bonjour à tous. Je vais vous faire une présentation un peu théorique

Plus en détail

Notre expertise au service des personnes morales

Notre expertise au service des personnes morales ENTREPRISES Associations placements gestion sous mandat Notre expertise au service des personnes morales entreprises associations fondations mutuelles Sommaire introduction 3 qu est-ce que La gestion sous

Plus en détail

Les temps forts de l année 2000. Les grandes masses budgétaires 1995-2000. Les résultats de la politique financière. La dette régionale et le bilan

Les temps forts de l année 2000. Les grandes masses budgétaires 1995-2000. Les résultats de la politique financière. La dette régionale et le bilan S O M M A I R E Les temps forts de l année 2000 Les grandes masses budgétaires 1995-2000 L équilibre financier 2000 et les dépenses par secteurs d intervention Les résultats de la politique financière

Plus en détail

SOUTENEZ L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE!

SOUTENEZ L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE! La lettre d information des clients qui ont choisi d agir L INFO SOUTENEZ L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE! * * La loi sur l économie sociale et solidaire est entrée en vigueur. Le Crédit Coopératif vous

Plus en détail

AU SERVICE DE SES CLIENTS ET DE SA RÉGION

AU SERVICE DE SES CLIENTS ET DE SA RÉGION AU SERVICE DE SES CLIENTS ET DE SA RÉGION RAPPORT ANNUEL 2013 MESSAGE DES PRÉSIDENTS Jean-Paul Foucault Président du conseil d orientation et de surveillance Didier Patault Président du directoire Le sens

Plus en détail

des mutuelles FRAIS DE GESTION PARLONS-EN EN TOUTE TRANSPARENCE

des mutuelles FRAIS DE GESTION PARLONS-EN EN TOUTE TRANSPARENCE FRAIS DE GESTION des mutuelles PARLONS-EN EN TOUTE TRANSPARENCE Les Pour fonctionner, toute entreprise doit consacrer des ressources à sa gestion. Les «frais de gestion» des mutuelles représentent 3 milliards

Plus en détail

RESULTATS ET ACTIVITE 2013 DE LA BANQUE POSTALE

RESULTATS ET ACTIVITE 2013 DE LA BANQUE POSTALE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 25 février 2014 RESULTATS ET ACTIVITE 2013 DE LA BANQUE POSTALE Portée par ses activités de crédits, La Banque Postale poursuit son développement et enregistre des résultats

Plus en détail

MICROCREDIT CCOMPAGNEMENT RAPPORT D ACTIVITÉ SOCIAL

MICROCREDIT CCOMPAGNEMENT RAPPORT D ACTIVITÉ SOCIAL ÉDUCATION FORMATION UDGET INSERTION ORMATION MICROCREDIT CCOMPAGNEMENT RAPPORT D ACTIVITÉ 2012 EDUCATION INSERTION SOCIAL MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE Florence RAINEIX Directrice générale de la Fédération

Plus en détail

FCPR Mandarine Capital Solidaire

FCPR Mandarine Capital Solidaire FCPR Mandarine Capital Solidaire 1 Historique Depuis le 01/01/2010*, les entreprises proposant des Plan Epargne Entreprise à leurs salariés ont l'obligation d'inclure un FCPE Solidaire dans leur offre

Plus en détail

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts

Plus en détail