RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH"

Transcription

1 RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH Correspondances en Risque CardioVasculaire Cardiovascular risk in HIV-infected patients Franck BOCCARA, Stéphane EDERHY, Catherine MEULEMAN, Sandra JANOWER, Sylvie LANG, François RAOUX, Jean BARDET, Ariel COHEN Service de Cardiologie Hôpital Saint-Antoine - Paris Adresse : Service de Cardiologie, CHU St Antoine, 184 rue du faubourg St Antoine, Paris. Tél : , Fax : , Mots clés : maladie coronaire, Virus de l immunodéficience humaine, syndrome de lipodystrophie, dyslipidémie, insulino-résistance, traitement antirétroviral Key words : Coronary artery disease, Human immunodeficiency virus, lipodystrophy syndrome, dyslipidemia, insulin resistance, highly active antiretroviral treatment Introduction Le risque cardiovasculaire des patients infectés par le VIH va devenir dans les années futures, une préoccupation de plus en plus importante pour les médecins prenant en charge cette infection en raison du succès du traitement antirétroviral entraînant un allongement considérable de la survie des patients infectés mais aussi des effets secondaires de ce même traitement. C est ainsi, qu à partir de 1996, date d apparition d un traitement antirétroviral, on a observé une réduction spectaculaire de la morbi-mortalité liée à l infection par le virus de l immunodéficience humaine (VIH) dans les pays industrialisés. A l ère de ce traitement antirétroviral hautement efficace (HAART en anglais pour Highly Active Anti Retroviral Therapy) de nombreux effets secondaires sont apparus (1, 2) en particulier des désordres métaboliques (dyslipidémie, insulino-résistance, lipodystrophie) augmentant ainsi le risque de survenue de complications cardiovasculaires aiguës au sein d une population âgée en 1

2 moyenne de moins de 50 ans. Après plus de 20 ans d infection par le VIH, nous sommes passés de complications cardiovasculaires liées à l état d immunodépression (avant 1996) à des complications liées au vieillissement de cette population associées aux complications métaboliques du traitement antirétroviral (après 1996) (3). Le traitement antirétroviral comporte le plus souvent une combinaison associant 2 analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse et soit une antiprotéase soit un non-analogue de la transcriptase inverse. Schématiquement, les antiprotéases seraient responsables de l insulino-resistance et les analogues de la transcriptase inverse de la lipodystrophie. Il s agit maintenant de faire face aux complications liées au traitement antirétroviral, en particulier l accélération de l athérosclérose (maladie coronaire, artériopathie des membres inférieurs, accident vasculaire cérébral) liée aux syndromes d insulino-résistance et de lipodystrophie. C est ainsi que la prévalence des myocardites, endocardites et péricardites est en nette régression alors que la prévalence de l hypertension artérielle pulmonaire semble stable (0,5%) (3). De plus, la toxicité cardiovasculaire directe du traitement antirétroviral en particulier des analogues nucléosidiques (toxicité mitochondriale : atteinte myocardique et musculaire périphérique) reste à évaluer. Risque cardiovasculaire augmenté L identification relativement récente d un «sur-risque» cardiovasculaire probablement lié à la conjugaison de divers facteurs de risque dont le tabagisme et les troubles métaboliques (glucido-lipidiques) dans une population «vieillissante» fait craindre une augmentation de la prévalence des événements cardiovasculaires, en particulier coronaire aigu, chez les patients infectés par le VIH dans les années à venir. Il est donc indispensable que le risque cardiovasculaire de chaque patient soit évalué avant l initiation et pendant la durée d un traitement antirétroviral comme au cours de toute maladie chronique. 2

3 Bergensen et coll. (4) ont montré que les patients infectés par le VIH ont un risque de maladie coronaire plus élevé que la population générale avec un score de risque de Framingham à 10 ans supérieur à 20 %, deux fois plus élevé que dans la population non infectée. Neuman et coll. (5), ont montré que la probabilité à 10 ans de présenter un événement cardiovasculaire était plus importante parmi les sujets âgés de plus de 50 ans (médiane de risque de 20,5 %) que parmi les plus jeunes (18-30 ans) (médiane de risque de 1,9 %, p < 0.01). L étude française APROCO (6) a comparé la distribution des facteurs de risque cardiovasculaire dans une population de 227 sujets infectés par le VIH (35 à 44 ans) sous traitement antirétroviral incluant une antiprotéase à 527 patients non-infectés par le VIH de l étude MONICA. Les patients infectés par le VIH ont une prévalence plus faible d hypertension artérielle, un taux de HDL cholestérol plasmatique plus faible, une prévalence plus importante de tabagisme, une augmentation du rapport taille/hanche et une augmentation du taux de triglycérides plasmatiques par rapport à la population générale. Il n y avait pas de différence en ce qui concerne le taux plasmatique de LDL cholestérol, de cholestérol total, de même que la prévalence du diabète. Le risque prédit d événement cardiovasculaire était plus important (équation PRIME) chez l homme et la femme infectés par le VIH comparé à des sujets noninfectés (RR = 1,20 chez l homme et RR = 1,59 chez la femme). Dans la population générale, les patients présentant un syndrome coronaire aigu d âge moyen 45 ans, ont le plus souvent comme facteurs de risque ; une consommation tabagique importante et une dyslipidémie. On peut en conclure qu une augmentation de l espérance de vie des patients infectés par le VIH liée au traitement antirétroviral plus efficace augmentera de façon significative le risque d événement cardiovasculaire dans cette population. 3

4 Facteurs de risque cardiovasculaires spécifiques chez le patient infecté par le VIH Tout d abord, ce sont les facteurs de risque «classiques» qui prédominent dans la population infectée par le VIH, avec en particulier un tabagisme plus important et une dyslipidémie très fréquente. Dans l étude prospective DAD (7, 8), 56 p. 100 des patients étaient des fumeurs actifs ou sevrés, 2,8 p. 100 étaient diabétiques, 7,2 p. 100 hypertendus et 46 p. 100 présentaient une dyslipidémie définie par les critères du National Cholesterol Education Program III. D autres facteurs de risque ont été identifiés. Ainsi, la présence d une dysfonction endothéliale directement liée au traitement antirétroviral, le rôle de l infection et de l inflammation chronique et les troubles de l hémostase favorisent, en synergie avec les autres facteurs de risque, la survenue d événements cardiovasculaires. Incidence de la maladie coronaire dans la population VIH Les premiers cas cliniques isolés d infarctus du myocarde, chez des patients traités par antiprotéase, ont été rapportés en 1998 (9, 10). Les études épidémiologiques récentes ( )(Tableau 1) ont montré que l incidence de l infarctus du myocarde est plus élevée dans la population VIH que dans la population générale. En ce qui concerne le traitement antirétroviral, il est maintenant admis que la durée d exposition au traitement, et en particulier aux antiprotéases, est responsable de ce sur-risque cardiovasculaire, entraînant une augmentation de l incidence des infarctus du myocarde. Dans l étude DAD (15), l hypercholestérolémie (RR 1,16), l hypertriglycéridémie (RR 1,39), la présence d un diabète (RR 2,35) étaient aussi des facteurs indépendants de risque d infarctus du myocarde, de même que l âge, le sexe et le tabagisme. Cette étude DAD mise à jour récemment a évalué au sein d une cohorte de plus de patients infectés par le VIH le nombre d IDM au cours d une période de suivie de 6 ans. DAD montre que toute année d exposition supplémentaire aux antiprotéses augmente le risque d IDM de 16% (RR = 1.16 ; 4

5 IC 95% [ ]) après ajustement pour les facteurs de risque traditionnel d IDM. Si l on ajuste encore sur les paramètres lipidiques, ce risque diminue à 10% par année supplémentaire et reste significatif (RR=1.10 ; IC 95% [ ]) soulignant l impact probable direct du traitement par antiprotéases. L étude française rapportée par Mary-Krause et coll. (14) décrit l incidence des IDM dans une cohorte de patients sous traitement antirétroviral comportant une antiprotéase: 54 patients ont présenté un IDM. La cohorte a été divisée en trois groupes en fonction de la durée du traitement par antiprotéase: moins de 18 mois (groupe 1), 23 IDM, de 18 à 29 mois (groupe 2), 18 IDM, et plus de 30 mois (groupe 3), 13 IDM. L incidence est de 0,89, 1,92 et de 3,47 pour 1000 patients-année respectivement. Les auteurs montrent qu il existe une augmentation de l incidence des IDM dans cette population de patients infectés par le VIH sous antiprotéase, avec un risque relatif multiplié par 1,7 pour le groupe 2 (IC 95 %: 1,0-2,7) et par 3,1 pour le groupe 3 (IC 95 %: 2,0-6,3) comparativement au groupe 1. Cette augmentation d incidence est donc corrélée à la durée d exposition aux antiprotéases. DAD (7) a aussi montré que le risque de survenue d IDM chez les patients traités par antirétroviraux était supérieur au risque prédit par l équation de Framingham. En effet, 9 événements cardiovasculaires sont survenues comparés à 5.5 prédits par Framingham, 14 événements cardiovasculaires survenues comparés à 9.8 prédits, 22 événements cardiovasculaires survenues comparés à 14.9 prédits, 31 événements cardiovasculaires survenues comparés à 23.2 prédits et 47 événements cardiovasculaires survenues comparés à 37 prédits pour respectivement une exposition aux antirétroviraux < à 1an, comprise entre 1 et 2 ans, 3 à 4 ans, et > à 4 ans. A l inverse, chez les patients ne recevant pas d antirétroviraux le nombre d IDM observé était inférieur à celui prédit par l équation de Framingham (3 comparés à 7.6). Environ 10% de la population de DAD présentait un score de risque de Framingham > à 10%. L étude SMART (16) parue récemment vient compliquer les choses. Cette étude compare 2 attitudes thérapeutiques chez le sujet infecté par le VIH sous 5

6 antirétroviraux ; soit un traitement antirétroviral continue ayant comme objectif une charge virale indétectable soit un traitement discontinue («vacances thérapeutiques»). SMART (16) a été arrêtée avant sa fin prévue en raison d un plus grand nombre significatif d événements cardiovasculaires (ischémiques et autres), rénales et hépatiques dans le groupe traitement discontinue soulignant le rôle probable de l immunité dans la genèse des événements athérothrombotique. Physiopathologie Plusieurs hypothèses physiopathologiques ont été soulevées en ce qui concerne l accélération de l athérosclérose coronaire chez les patients infectés par le VIH sous traitement antirétroviral (figure 1). Il existe chez le patient infecté par le VIH et traité par antirétroviraux, une accélération de l athérosclérose (augmentation de l épaisseur intima-media carotidienne par rapport à des témoins non-vih ou VIH non-traités (17-19)) qui est polyfactorielle associant des facteurs classiques à des facteurs inflammatoires et immunologiques encore mal définis. Plusieurs facteurs classiques peuvent augmenter ce risque : la présence d une dyslipidémie a été rapportée chez plus de 50 % des patients infectés par le VIH et traités par antirétroviraux, un diabète (5 à 10 %), le syndrome de lipodystrophie (50% des cas, anomalie de répartition des graisses) pouvant associer une lipo-atrophie des extrémités (membres supérieurs et membres inférieurs, visage) et une hypertrophie abdominale. La dyslipidémie associe le plus souvent une hypo-hdlémie, une augmentation des triglycérides et une augmentation des particules faibles et denses de LDL cholestérol avec une efficacité moindre des statines chez ces patients. L inflammation et l infection chronique par le VIH avec une augmentation de production des cytokines inflammatoires (TNF-alpha, Interleukine-1, Interleukine-6), la dysfonction endothéliale secondaire à la dyslipidémie et au traitement (20), à l insulino-résistance, l augmentation du stress oxydatif, la présence de molécules d adhésion 6

7 cellulaire, un état prothrombotique lié à l infection par le VIH et/ou au traitement antirétroviral favorisent les syndrome coronaires aigus. Deux séries (21, 22) ont comparé des patients infectés par le VIH ayant présenté un SCA à des sujets infectés ne présentant pas de maladie coronaire. On note que l anomalie la plus fréquente dans le groupe de patients infectés par le VIH ayant présenté un syndrome coronaire aigu est la présence d une dyslipidémie associant une hypo-hdlémie, une hypertriglycéridémie, une hyper-ldlémie comparés aux patients infectés par le VIH sans maladie coronaire. Certains ont évoqué le statut immunologique comme facteur de risque de syndrome coronaire aigu, avec une augmentation du risque cardiovasculaire en cas d immunodépression. Ceci souligne l importance de l inflammation et de l immunité dans la genèse de l athérothrombose. Il semble qu il existe une toxicité vasculaire directe du virus sur la paroi artérielle (23). Il semblerait que la glycoprotéine Gp 120 de l enveloppe du VIH active les cellules musculaires lisses artérielles et augmente l expression du facteur tissulaire, accélérant alors la thrombose et la rupture de plaque (24). Les études autopsiques, réalisées avant l ère du traitement antirétroviral, montraient que les jeunes patients infectés par le VIH (décédés d une autre cause qu une cause cardiovasculaire) avaient tous des lésions coronaires associant une athérosclérose banale et une artérite inflammatoire ressemblant à l histologie coronaire des patients transplantés cardiaques (25). Prévention cardiovasculaire Il n existe pas de recommandation spécifique dans la population infectée par le VIH (26). Il faut suivre les recommandations des sociétés savantes en prévention primaire et secondaire. L aspirine doit faire partie du traitement en prévention primaire quand le risque vasculaire à 10 ans, selon le score de Framingham, est supérieur à 15 %. En ce qui concerne le traitement de la dyslipidémie, une attention particulière doit être réalisée chez les patients infectés par le 7

8 VIH car plusieurs statines sont contre-indiquées en raison de l interaction avec le cytochrome P-450 3A4 et le traitement par antiprotéase (27). En effet, certaines statines (simvastatine et atorvastatine) voient leur taux plasmatique augmenté avec un risque accru de rhabdomyolyse. Il est donc actuellement conseillé de traiter une dyslipidémie chez les patients infectés par le VIH par la pravastatine, la fluvastatine ou la rosuvastatine plus puissante (essai comparatif rosuvastatine 10mg/j versus pravastatine 40mg/j réalisée en France montrant une supériorité quasiment double de la rosuvastatine sur la baisse du LDLc chez le sujet VIH sous antiprotéase incluant le ritonavir) car ces statines ne sont pas métabolisées par le CYP4503A4. La place des fibrates reste entière en cas d hypertriglycéridémie menaçante pour diminuer le risque de pancréatite aiguë. Il est nécessaire de réaliser le sevrage tabagique en cas d accumulation des facteurs de risque cardiovasculaire car il semble bien que le cocktail tabac et antiprotéase soit explosif d autant plus que s y associe une dyslipidémie. Conclusion Il s agit maintenant de faire face aux complications d une maladie chronique et des effets secondaires du traitement au long cours sans remettre en cause son efficacité immunovirologique (qui reste le 1 er objectif du praticien). L athérosclérose en particulier coronaire est devenue la 1 ère complication cardiovasculaire devenant ainsi la 3ème cause de mortalité des patients infectés par le VIH aux Etats-Unis et la 4 ème cause en France après les causes infectieuses, cancéreuses et hépatiques. Il est nécessaire que les médecins prenant en charge ces patients évaluent le risque cardiovasculaire de ceux-ci en début et en cours de traitement pour tenter de réduire ce sur-risque en particulier chez les patients âgés de plus de 45 ans (âge médian IDM dans les cohortes de patients infectés par le VIH), fumeurs, dyslipidémiques avec une longue durée d infection et de traitement. 8

9 Références 1- Grinspoon S, Carr A. Cardiovascular risk and body-fat abnormalities in HIV-infected adults. N Engl J Med 2005;352: Kamin DS, Grinspoon SK. Cardiovascular disease in HIV-positive patients. AIDS 2005;19: Barbaro G. Cardiovascular manifestations of HIV infection. Circulation 2002; 106: Bergersen BM, Sandvik L, Bruun JN, Tonstad S. Elevated Framingham risk score in HIVpositive patients on highly active antiretroviral therapy: results from a Norwegian study of 721 subjects. Eur J Clin Microbiol Infect Dis 2004;23: Neumann T, Woiwod T, Neumann A, et al. Cardiovascular risk factors and probability for cardiovascular events in HIV-infected patients - part III: age differences. Eur J Med Res 2004;9: Saves M, Chene G, Ducimetiere P, et al; French WHO MONICA Project and the APROCO (ANRS EP11) Study Group. Risk factors for coronary heart disease in patients treated for human immunodeficiency virus infection compared with the general population. Clin Infect Dis 2003;37: Friis-Moller N, Weber R, Reiss P, Thiebaut R, Kirk O, d'arminio Monforte A, Pradier C, Morfeldt L, Mateu S, Law M, El-Sadr W, De Wit S, Sabin CA, Phillips AN, Lundgren JD; DAD study group. Cardiovascular disease risk factors in HIV patients--association with antiretroviral therapy. Results from the DAD study. AIDS. 2003;17: Friis-Moller N, Sabin CA, Weber R, et al. Data Collection on Adverse Events of Anti-HIV Drugs (DAD) Study Group. Combination antiretroviral therapy and the risk of myocardial infarction. N Engl J Med 2003;349: Klein D, Hurley LB, Quesenberry CP J, Sidney S. Do protease inhibitors increase the risk for coronary heart disease in patients with HIV-1 infection? J Acquir Immune Defic Synd 2002;30: Gallet B, Pulik M, Genet P, Chedin P, Hiltgen M. Vascular complications associated with use of HIV protease inhibitors. Lancet 1998 ; 351 : Holmberg SD, Hamburger ME, Moorman AC, et al. HIV Outpatient Study (HOPS) investigators. Protease inhibitors and cardiovascular outcomes in patients with HIV-1. Lancet 2002;360: Bozzette SA, Ake CF, Tam HK, Chang SW, Louis TA. Cardiovascular and cerebrovascular events in patients treated for human immunodeficiency virus infection. N Engl J Med 2003;348:

10 13- Klein D, Hurley LB, Quesenberry CP J, Sidney S. Do protease inhibitors increase the risk for coronary heart disease in patients with HIV-1 infection? J Acquir Immune Defic Synd 2002;30: Mary-Krause M, Cotte L, Simon A, Partisani M, Costagliola D. And the Clinical Epidemiology Group from the French Hospital Database. Increased risk of myocardial infarction with duration of protease inhibitor therapy in HIV-infected men. AIDS 2003;17: DAD Study Group; Friis-Moller N, Reiss P, Sabin CA, et al. Class of antiretroviral drugs and the risk of myocardial infarction. N Engl J Med. 2007;356: Strategies for Management of Antiretroviral Therapy (SMART) Study Group; El-Sadr WM, Lundgren JD, Neaton JD, et al. CD4+ count-guided interruption of antiretroviral treatment. N Engl J Med. 2006;355: Hsue PY, Hunt PW, Sinclair E, et al. Increased carotid intima-media thickness in HIV patients is associated with increased cytomegalovirus-specific T-cell responses. AIDS. 2006;20: Mercie P, Thiebaut R, Lavignolle V, et al. Evaluation of cardiovascular risk factors in HIV-1 infected patients using carotid intima-media thickness measurement. Ann Med 2002;34: Maggi P, Lillo A, Perilli F, Maserati R, Chirianni A; PREVALEAT Group. Colour- Doppler ultrasonography of carotid vessels in patients treated with antiretroviral therapy: a comparative study. AIDS. 2004;18: Stein JH. Endothelial function in patients with HIV infection. Clin Infect Dis. 2006;43: Escaut L, Monsuez JJ, Chironi G, et al. Coronary artery disease in HIV infected patients. Intensive Care Med 2003;29: David MH, Hornung R, Fichtenbaum CJ. Ischemic cardiovascular disease in persons with human immunodeficiency virus infection. Clin Infect Dis 2002;34: Barbaro G, Barbarini G, Pellicelli AM. HIV-associated coronary arteritis in a patient with fatal myocardial infarction. N Engl J Med 2001;344: Schecter AD, Berman AB, Yi L, Mosoian A, et al. HIV envelope gp120 activates human arterial smooth muscle cells. Proc Natl Acad Sci 2001;98: Tabib A, Leroux C, Mornex JF, Loire R. Accelerated coronary atherosclerosis and arteriosclerosis in young human-immunodeficiency-virus-positive patients. Coron Artery Dis 2000;11:

11 26- Dube MP, Stein JH,Aberg JA, et al.,adult AIDS clinical Trials group cardiovascular subcommittee. Guidelines for the evaluation and management of dyslipidemia in human immunodeficiency virus (HIV)-infected adults receiving antiretroviral therapy : recommendations of the HIV Medical Association of the Infectious Disease Society of America and the Adult AIDS Clinical Trials Group. Clin Infect Dis 2003 ; 37 : ichtenbaum CJ, Gerber JG. Interactions between antiretroviral drugs and drugs used for the therapy of the metabolic complications encountered during HIV infection. Clin Pharmacokinet. 2002;41:

12 Figure 1. Etudes évaluant le risque de maladie coronaire chez les patients infectés par le VIH Etudes Critère principal N sujets N Evts N sujets et durée sous HAART Résultats Holmberg (11), 2002 IDM Risque supérieur PA 49 mois HR=6.5 ( ) Database IP vs non IP Bozzette (12), 2003 Evts cardio et HR=1.23 ( cérébro PY 1.93) Database vasculaires PA 16 mois 24 mois d IP vs 0 mois Klein (13), 2003 IDM cas/1000 PA si PA PA IP- Database 47 mois vs 3.9/1000 PA si IP+ Mary-Krause (14), 2003 IDM Risque supérieur PA 49 sous PA SMR=3.6 ( ) Database IP 34 mois pour 30 mois IP+ vs <18 mois Friis-Moller (15), 2007 IDM RR=1.16 par année PA 42 mois de HAART Cohorte N : nombre, Evts : événements, IDM: infarctus du myocarde, PA: personne-année, IP: inhibiteur de protéase, HR : hazard ratio, RR : relative risk, SMR : standardised mortality ratio 12

13 Figure 1. Hypothèses physiopathologiques de l accélération de l athérosclérose chez le patient infecté par le VIH sous antirétroviraux SRA : système rénine-angiotensine, HVB : virus de l hépatite B, HVC : virus de l hépatite C, LX T : lymphocytes T Traitement antirétroviral VIH lui-même Dyslipdémie ( HDLc, LDLc, VLDL, TG) Insulino-résistance Diminution adiponectine Hyperactivité du SRA Stress oxydant activé Dysfonction endothéliale Toxicité mitochondriale HypoHDLémie Activation du facteur tissulaire Hyperactivité immune (Lx T, chémokines) Hyperactivité inflammatoire (TNF, IL6) Rôle des co-infections? : HVB, HVC Accélération de l athérosclérose Facteurs de risque classiques Vieillissement de la population infectée VIH Tabagisme accru 13

Cœur et VIH : que doit-on savoir?

Cœur et VIH : que doit-on savoir? Cœur et VIH : que doit-on savoir? RÉSUMÉ : L infection par le virus de l immunodéficience humaine (VIH) est devenue dans les pays ayant accès au traitement antirétroviral hautement efficace disponible

Plus en détail

Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH

Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH F. Boccara, C. Meuleman, S. Ederhy, G. Dufaitre, F. Douna, S. Lang, A. Cohen Service de Cardiologie, CHU St Antoine, Université Pierre et Marie

Plus en détail

On peut estimer que l étude

On peut estimer que l étude Etude AIM HIGH : faut-il augmenter un HDL bas et diminuer des triglycérides élevés? Résumé : L étude AIM HIGH (Atherothrombosis Intervention in Metabolic Syndrome with Low HDL/High Triglycerides : Impact

Plus en détail

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RAPPEL DEFINITIONS Hyperlipidémie g/l mmol/l Triglycérides < 2 < 2.2 Cholestérol Total

Plus en détail

CARDIOLOGIE. Conférences scientifiques

CARDIOLOGIE. Conférences scientifiques www.cardiologieconferences.ca NOVEMBRE 24 volume IX, numéro 9 CARDIOLOGIE Conférences scientifiques COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE, HÔPITAL ST. MICHAEL S, UNIVERSITÉ

Plus en détail

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares Que Faire devant une Hypo-HDLémie? Pascale Benlian Laboratoire de Référence R pour le Diagnostic des Maladies Rares Endocrinologie, INSERM U 538 Hôpital Saint Antoine, Paris pascale.benlian@sat.aphp.frsat.aphp.fr

Plus en détail

16/04/03 Confidentiel

16/04/03 Confidentiel MEMORANDUM DATE : 16/04/03 DE : RE : FRANÇOIS HOUYEZ NOTE SUR LE RISQUE DE MALADIE CARDIO-VASCULAIRE ET TRAITEMENT HAART NOTE: DES INFORMATIONS CONTENUES DANS CE RAPPORT PEUVENT ETRE CONFIDENTIELLES. ELLES

Plus en détail

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE RECOMMANDATIONS Ce document est une actualisation des Recommandations de Bonne Pratique "Prise en charge des dyslipidémies" publiées par l'afssaps

Plus en détail

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT UNE DYSLIPIDEMIE 1 Conduite à tenir devant une dyslipidémie PLAN

Plus en détail

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose Professeur François SCHIELE Université de FRANCHE COMTE Service de Cardiologie 25000 BESANCON Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose L athérosclérose, les facteurs de risque, la prévention primaire

Plus en détail

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé MEH CHERIFI,M ARAB ; A RAMDANI, F ALIBDESSAMED, Z GUECHI 21ème Congrès National de Médecine Interne. Tlemcen 15, 16 et 17 mai Introduction I PM : 168

Plus en détail

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux Epidémiologie Cholestérol et accidents ischémiques cérébraux: plan I Lipides et atteintes des grosses artères cérébrales: 4 Epidémiologie lipides et risque

Plus en détail

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par REVUES GENERALES Risque cardiovasculaire J. FERRIERES Service de Cardiologie B, CHU Rangueil, TOULOUSE. Prévalence des différentes dyslipidémies en France Peu de données sont disponibles sur la prévalence

Plus en détail

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris 8 Avant l introduction des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART), la majorité des patients

Plus en détail

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 ML Laroche 1, E Demers 2, MC Breton 2, JP Gregoire 2, J Moisan 2 1- EA 6310 HAVAE, Université, Limoges, France

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

Journées Nationales d Infectiologie. en 2007 pour un. 15 Juin 2007

Journées Nationales d Infectiologie. en 2007 pour un. 15 Juin 2007 Journées Nationales d Infectiologie Quelles exigences en 2007 pour un nouvel Inhibiteur de Protéase? 15 Juin 2007 Journées Nationales d Infectiologie Quelles exigences en 2007 pour un nouvel inhibiteur

Plus en détail

Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies

Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies recommandations Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies Rev Med Suisse 2012 ; 8 : 525-30 W. F. Riesen V. Virgini B. Vogt N. Rodondi dyslipidémies New european guidelines for dyslipidemia

Plus en détail

CRP : Acteur ou Marqueur?

CRP : Acteur ou Marqueur? CRP : Acteur ou Marqueur? Professeur Atul PATHAK Service de Pharmacologie Clinique Fédération des Services de Cardiologie INSERM U 858 Toulouse, FRANCE La Philosophie On identifie un paramètre (Physiopathologie

Plus en détail

Les lipides. Thérapeutique?

Les lipides. Thérapeutique? Thérapeutique? Exercice physique +++ Metformine: pas de risque d hypoglycémie, attention si insuffisance rénale, Sulfonylurées: risque d hypoglycémie, débuter à faible dose Les lipides réserves 97 % =

Plus en détail

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies Cholestérol 89 Cholestérol L hypercholestérolémie est un facteur de risque d athérosclérose comme l ont établi de grandes enquêtes épidémiologiques. Dans le sang, le cholestérol est transporté par des

Plus en détail

Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi

Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi Centre universitaire de santé McGill, Montréal, Québec, Canada Objectifs 1) Connaître les causes de dyslipidémie après greffe d organes 2) Décrire le traitement

Plus en détail

Traitements Hypolipémiants

Traitements Hypolipémiants Chapitre 14 Traitements Hypolipémiants Item 132 : Angine de poitrine et infarctus du myocarde Plan Introduction 1. les statines 2. les fibrates Introduction Traiter une dyslipidémie revient le plus souvent

Plus en détail

Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien?

Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien? Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien? Quelle définition? Quelle incidence sur le risque cardio-vasculaire? Facilite t-il la prise en charge du patient hypertendu, dyslipidémique?

Plus en détail

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives?

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives? Lettre à l éditeur Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles perspectives? HIV Antiretroviral Drug Resistance: What s new in Mali? What is the future? Maiga AI 1,2, Sangare

Plus en détail

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN Objectifs Évaluer le risque d événements cardiovasculaires. Cibler les patients à diriger vers leur

Plus en détail

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé primaires) Définition Pourcentage des patients âgés de 18 ans et plus qui sont atteints d hypertension et qui ont subi tous les tests suivants

Plus en détail

Le VIH et votre cœur

Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Que dois-je savoir au sujet de mon cœur? Les maladies cardiovasculaires représentent une des cause les plus courante de décès, elles incluent: les maladies coronariennes,

Plus en détail

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Points à comprendre Les anomalies du métabolisme lipidique sont à l origine de perturbations biologiques avec des conséquences importantes en termes de santé

Plus en détail

Le Cholestérol. Jacques MANSOURATI CHU BREST

Le Cholestérol. Jacques MANSOURATI CHU BREST Vrai ou Faux Le cholestérol est inutile à l organisme humain L alimentation est la principale source de cholestérol Seul le taux de cholestérol total est important dans la prévention des maladies cardiovasculaires

Plus en détail

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Pathologie VIH Service maladies infectieuses Archet 1 Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Les traitements antirétroviraux Sont classés en 5 familles selon leur mode

Plus en détail

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS Dr Mourot cardiologue Hôpital d Auxerre le 31 mars 2012 PLAN DE LA PRESENTATION ASSOCIATION

Plus en détail

Estimation du risque Cardiovasculaire

Estimation du risque Cardiovasculaire Estimation du risque Cardiovasculaire Estimation du risque Cardiovasculaire Vignette 1: Cadre masculin de 51 ans AF CV négative Tabac + 1 pqt/j TAH systol 130 mmhg Cholestérol tot 7,34 mmol/l HDL

Plus en détail

Cholesterol Update 2011

Cholesterol Update 2011 Cholesterol Update 2011 Avons-nous tout dit des statines? Comment évaluer le risque résiduel sous statines? Quels paramètres mesurer pour évaluer le risque résiduel? De quoi disposons nous pour traiter

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI

Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI La pression artérielle normale n existe plus. L hypertension artérielle n existe plus. On soigne un risque cardiovasculaire. Plus celui-ci est élevé

Plus en détail

Le VIH et votre apparence physique

Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Les personnes séropositives subissent-elles souvent des changements de l apparence physique? Il est difficile de dire avec exactitude

Plus en détail

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Nabiha KAMAL Laboratoire de Biochimie Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca CHU Ibn Rochd de Casablanca

Plus en détail

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement DIU HTA François Gueyffier Service de pharmacologie clinique UMR CNRS 5558 CIC 201, LYON francois.gueyffier@chu-lyon.fr

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

THESE DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE. Florine VALLIET

THESE DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE. Florine VALLIET 1 UNIVERSITE D ANGERS FACULTE DE MEDECINE Année 2013 N... THESE pour le DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE Qualification en : CARDIOLOGIE ET MALADIES VASCULAIRES Par Florine VALLIET Née le 21 Janvier

Plus en détail

7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux

7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux 7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux ANOMALIES DE LA RÉPARTITION DES GRAISSES Au cours de ces dernières années, des progrès importants dans la compréhension des mécanismes

Plus en détail

Diabète et risque cardiovasculaire: Le syndrome métabolique en question

Diabète et risque cardiovasculaire: Le syndrome métabolique en question Diabète et risque cardiovasculaire: Le syndrome métabolique en question Eugène Sobngwi, MD, PhD Service d Endocrinologie d Diabétologie Hôpital Saint-Louis, Paris 10 / INSERM U 671 Le diabète sucré en

Plus en détail

Tabagisme et syndrome métabolique

Tabagisme et syndrome métabolique Tabagisme et syndrome métabolique 6 ième Congrès de la SFT 9 nov. 2012 Ivan Berlin Département de Pharmacologie, Hôpital Pitié- Salpêtrière-Faculté de médicine, Université P.& M. Curie - INSERM U894, Paris,

Plus en détail

LES MALADIES CARDIOMÉTABOLIQUES CHEZ LES SURVIVANTS DE LA LEUCÉMIE LYMPHOBLASTIQUE AIGUË PÉDIATRIQUE

LES MALADIES CARDIOMÉTABOLIQUES CHEZ LES SURVIVANTS DE LA LEUCÉMIE LYMPHOBLASTIQUE AIGUË PÉDIATRIQUE LES MALADIES CARDIOMÉTABOLIQUES CHEZ LES SURVIVANTS DE LA LEUCÉMIE LYMPHOBLASTIQUE AIGUË PÉDIATRIQUE ValérieMarcil, Ph.D., Dt.P. Colloque du mercredi 19 novembre 2014 GUÉRIR D UN CANCER PÉDIATRIQUE: QUELLE

Plus en détail

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Prise en charge globale des hypercholestérolémies LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998 conseils pratiques Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Il est

Plus en détail

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Dr Louis-Philippe Hubert, R1 médecine de famille UMF La Sarre 29 mai 2015 Plan Définition

Plus en détail

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque?

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? COLLOQUE DE PRATIQUE CLINIQUE AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? T.-T. PHAM SMIG HUG 18.01.2012 ANTICOAGULANTS DISPONIBLES (ET LES FUTURS...) AVK (Sintrom, Marcoumar, Warfarin )

Plus en détail

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Introduction Hypercholestérolémie (HC) est: - Fréquente - Pure ou mixte - Essentielle ou secondaire Facteur de risque cardiovasculaire

Plus en détail

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé À chacun son stade! Votre profil est unique, votre réponse à l exercice physique

Plus en détail

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Service Régional Universitaires des Maladies Infectieuses et du Voyageur, Hôpital Gustave Dron 59208 TOURCOING

Plus en détail

Cours de Mme Ollivier. Le 17.12.2008

Cours de Mme Ollivier. Le 17.12.2008 Pharmacologie de la pathologie VIH : Les anti-rétroviraux Rôle infirmier dans la prise en charge du patient sous ARTV : éducation, prévention et gestion des effets secondaires Cours de Mme Ollivier Le

Plus en détail

LA NIACINE. FEUILLET d information. En bref. Qu est-ce que la niacine? À quelles fins les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles ce supplément?

LA NIACINE. FEUILLET d information. En bref. Qu est-ce que la niacine? À quelles fins les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles ce supplément? FEUILLET d information En bref LA NIACINE La niacine est une vitamine du complexe B qui est de plus en plus utilisée dans le cadre d un programme d abaissement des taux élevés de lipides dans le sang,

Plus en détail

E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention

E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention E01-1 E01 - Facteurs de risque d athérosclérose: évaluation e t prévention Un facteur de risque est défini comme une condition associée à une augmentation de l incidence de la maladie avec un lien supposé

Plus en détail

Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire?

Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire? Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire? Richard W. James, Labo des Lipides, Dépt. de Médecine Interne, Faculté de Médecine, Université de Genève, Genève Lipides, lipoprotéines

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants

Les nouveaux anticoagulants Les nouveaux anticoagulants Dabigatran le plus avancé : Inhibiteur direct de la thrombine. Rely 18000 patients. 2 prises 2 dosages. L'un plus efficace l'autre moins dangereux Rivaroxaban : Inhibiteur Xa.

Plus en détail

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature PROBIOQUAL E.P.U. de BIOLOGIE Séance du 13/03/06 Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature Agnès SASSOLAS, biologiste P.H. UF Lipides- Dyslipidémies - Biochimie Groupe Hospitalier

Plus en détail

Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011.

Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011. 4ème Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011. Cas clinique FMC sur les Statines Les Statines : une des armes multi-cibles précoce du Syndrome Métabolique Pr Fifi OTMANI, Service

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique 2 Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique Patient de 60 ans, ATCD: HTA, IDM en 2007, hypercholestérolémie Juin 2008: Toux, dyspnée (sous 02) et anorexie progressive Bilan

Plus en détail

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE E.I.A CARDIO : BIOLOGIE A SAVOIR ABSOLUMENT( ou pas ) - La formule de Friedewald et ses conditions d application - Les différentes classes de dyslipidémie - Les différents facteurs de risques cardiovasculaires

Plus en détail

VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE

VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE Centre de recherche sur le vieillissement du Centre de santé et de services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE Danielle

Plus en détail

Primeurs en cardiologie I

Primeurs en cardiologie I Primeurs en cardiologie I Chicago Emmanuèle Garnier Le congrès de l American College of Cardiology (ACC), qui avait lieu du 29 mars au 1 er avril, a permis le dévoilement en primeur de nombreux résultats

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

Exploration du métabolisme lipidique

Exploration du métabolisme lipidique Exploration du métabolisme lipidique Les principaux lipides le cholestérol (utilisé par les cellules pour la synthèse de leurs membranes) les triglycérides (substrat énergétique) les phospholipides (constituants

Plus en détail

Les Jeudis de l'europe

Les Jeudis de l'europe LE DIABETE SUCRE EST DEFINI EN DEHORS DE TOUT EPISODE DIABETOGENE : 1.26 g/l SOIT 7 mmol/l PREVALENCE DU DIABETE DE TYPE 2 EN FRANCE METROPOLITAINE 3.4 % AGE = 63 ANS HOMMES = 54% 25% > 75 ans OUTRE MER

Plus en détail

HTA & Diabète Type 2. Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29

HTA & Diabète Type 2. Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29 HTA & Diabète Type 2 Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29 Adipokines: Adverse Cardiometabolic Effects Lipoprotein lipase HTA IL-6 Angiotensinogen

Plus en détail

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. A propos d un cas clinique, sont rappelés: - les caractères cliniques et pronostiques de l IMS chez le diabétique, - la démarche de l identification de

Plus en détail

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre «Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions» R. Kipling??? Geste d angioplastie en 2014 plus de limites

Plus en détail

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine)

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine) Les Dyslipidémies La particule lipidique N 129. Facteurs de risque cardio-vasculaire et prévention. Expliquer les facteurs de risques cardio-vasculaire et leur impact pathologique Expliquer les modalités

Plus en détail

Normolipémiants I. Dyslipidémies II. Classification des normolipémiants III. Propriétés des normolipémiants

Normolipémiants I. Dyslipidémies II. Classification des normolipémiants III. Propriétés des normolipémiants 4287_ Page 887 Mardi, 13. août 2013 12:34 12 > Apogee FrameMaker Noir Normolipémiants C. FERNANDEZ Laboratoire de pharmacie clinique, EA 4123 «Barrières et passage des médicaments», UFR de pharmacie, université

Plus en détail

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS Pr. Alessandra Bura-Rivière, Service de Médecine Vasculaire Hôpital Rangueil, 1 avenue Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9 INTRODUCTION Depuis plus de cinquante ans, les héparines

Plus en détail

Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter

Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter L athérosclérose coronarienne Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter 1 Jean Grégoire et Ragui Ibrahim Vous êtes à votre cabinet le premier lundi de janvier, premier

Plus en détail

Stratégies d intervention face à une dyslipidéme

Stratégies d intervention face à une dyslipidéme Stratégies d intervention face à une dyslipidéme Module Optionnel MG Module Optionnel MG Pr P. HOFLIGER La prévention Cardio-vasculaire Elle se conçoit à deux niveaux : Prévention primaire : patients sans

Plus en détail

Place du bilan lipidique dans la prévention cardiovasculaire

Place du bilan lipidique dans la prévention cardiovasculaire Place du bilan lipidique dans la prévention cardiovasculaire Eric Bruckert Institut Hospitalo-Universitaire Cardio-métabolique Pitié-Salpêtrière Hospital, Paris, France Parmi les 4 facteurs majeurs de

Plus en détail

Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques

Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques Dr Jérôme CONNAULT Service de Médecine Interne et Vasculaire CHU Nantes Société Algérienne de Médecine Interne

Plus en détail

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique Sommaire 1. Sémiologie... 1 Auscultation cardiaque... 1 Foyers d auscultation cardiaque... 1 Bruits du cœur... 1 Souffles fonctionnels... 2 Souffles organiques... 2 Souffle cardiaque chez l enfant... 3

Plus en détail

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Collège des Enseignants de Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Généralités... 3 II Bilan lipidique... 4 III

Plus en détail

ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse. Série : 2000 N 2097. Date de mise en vigueur: Mai 2012

ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse. Série : 2000 N 2097. Date de mise en vigueur: Mai 2012 ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse Sommaire : Initier et assurer la prise en charge de la pharmacothérapie hypolipémiante chez un usager évalué

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Un AVC toutes les 4 minutes 1 130 000 AVC par an en France 1 770 000 personnes ont été victimes

Plus en détail

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes Pr Jean Trédaniel Service de pneumologie et oncologie thoracique Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph Université Paris Descartes Sources Données

Plus en détail

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DOCTEUR EN MÉDECINE

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DOCTEUR EN MÉDECINE UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT - PARIS 7 A. F A C U L T É D E M É D E C I N E Année 2014 n THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE PAR MAQSOOD Zubair Né le 01/11/1981 au Pakistan Présentée et soutenue

Plus en détail

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV Nouveautés dans le diagnostique et le traitement de la maladie coronaire du dialysé Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France Probability of cardiovascular events Mortalité

Plus en détail

Programme ENVIRHOM-Santé Nouvelles données expérimentales

Programme ENVIRHOM-Santé Nouvelles données expérimentales Programme ENVIRHOM-Santé Nouvelles données expérimentales Isabelle Dublineau Pôle RadioProtection de l Homme Présentation CLI Cadarache Commission Environnement St Paul-Lez-Durance 23 Octobre 2013 Effets

Plus en détail

MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTÉ ET DES DROITS DES FEMMES

MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTÉ ET DES DROITS DES FEMMES Quand l hypertension fait perdre la tête Informations et conseils du Comité Français de Lutte contre l Hypertension Artérielle MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTÉ ET DES DROITS DES FEMMES Le mot

Plus en détail

VIH & Interactions Médicamenteuses

VIH & Interactions Médicamenteuses VIH & Interactions Médicamenteuses L ABC en quizz K. De Heller & M.Cavassini MIN-IAL, le 21 avril 2005 Ce que je ne vais pas aborder Les interactions médicamenteuses entre les différents antirétroviraux!!!

Plus en détail

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an DEFINITION APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE Buts : apporter aux organes ce dont ils ont besoin(o2 ) eliminer les déchets(co2.) APPAREIL : Pompe=cœur Tuyaux=artéres/veines PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

Plus en détail

Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires

Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires Stratégie de développement de l activité physique chez les patients schizophrènes et bipolaires Quelles actions pour améliorer la santé physique de nos patients? P-M LLORCA Mortalité chez les patients

Plus en détail

Le traitement pharmacologique du diabète de type 2 : que devez-vous savoir?

Le traitement pharmacologique du diabète de type 2 : que devez-vous savoir? Le traitement pharmacologique du diabète de type 2 : que devez-vous savoir? Le diabète de type 2 est une maladie chronique et progressive dont l incidence va en augmentant. Il n existe pas de traitement

Plus en détail

Hypertension artérielle et démences. Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris

Hypertension artérielle et démences. Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris Hypertension artérielle et démences Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris Classification des démences Neurology 2009;72:368 374 Newer representation of the overlap and relative distribution of dementia

Plus en détail

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE ARGUMENTAIRE

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE ARGUMENTAIRE PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE ARGUMENTAIRE Ce document est une actualisation des Recommandations de Bonne Pratique "Prise en charge des dyslipidémies" publiées par l'afssaps en

Plus en détail

EXPLORATION DES LIPIDES ET LIPOPROTEINES

EXPLORATION DES LIPIDES ET LIPOPROTEINES Faculté de médecine Laboratoire de biochimie EXPLORATION DES LIPIDES ET LIPOPROTEINES S.A HAMMA PLAN DU COURS I- INTRODUCTION II- BILAN LIPIDIQUE 1- Bilan lipidique systématique 2- Bilan lipidique orienté

Plus en détail

«Boire un verre de vin par jour augmente la longévité.»

«Boire un verre de vin par jour augmente la longévité.» «Boire un verre de vin par jour augmente la longévité.» Boire peu pour boire longtemps. Marcel Aymé Le vin est dans notre pays synonyme de plaisir (gastronomique) ou de déchéance (alcoolique). Le débat

Plus en détail

Diabète sucré. Document de travail à l intention du. Tribunal d appel de la sécurité professionnelle et de l assurance contre les accidents du travail

Diabète sucré. Document de travail à l intention du. Tribunal d appel de la sécurité professionnelle et de l assurance contre les accidents du travail Document de travail à l intention du Tribunal d appel de la sécurité professionnelle et de l assurance contre les accidents du travail Mars 2003 préparé par : le D r Nicholas Forbath Médecine interne Addenda

Plus en détail

Diététique de la dyslipidémie

Diététique de la dyslipidémie Diététique de la dyslipidémie 1) Définition Anomalie du métabolisme des lipides à l origine de perturbations biologiques. On peut observer : - Une hypercholestérolémie : augmentation isolée du cholestérol

Plus en détail

ITEM 129 : FACTEURS DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE ET PREVENTION

ITEM 129 : FACTEURS DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE ET PREVENTION ITEM 129 : FACTEURS DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE ET PREVENTION Objectifs pédagogiques terminaux : «expliquer les facteurs de risque cardio-vasculaire et leur impact pathologique», «expliquer les modalités

Plus en détail

LES FACTEURS DE RISQUE

LES FACTEURS DE RISQUE LES FACTEURS DE RISQUE C EST QUOI UN FACTEUR DE RISQUE? C est une caractéristique lié à une personne, à son environnement à sa culture, à son mode de vie qui entraine pour elle une probabilité plus importante

Plus en détail

Mettons en pratique le traitement des dyslipidémies selon les nouvelles recommandations européennes

Mettons en pratique le traitement des dyslipidémies selon les nouvelles recommandations européennes Mettons en pratique le traitement des dyslipidémies selon les nouvelles recommandations européennes O. S. Descamps À travers l analyse d un cas clinique, nous revoyons les différentes étapes décisionnelles

Plus en détail

MALI MEDICAL. Echec virologique aux antirétroviraux

MALI MEDICAL. Echec virologique aux antirétroviraux ETUDE DE DEUX CAS D ECHEC VIROLOGIQUE AUX ANTIRETROVIRAUX A L INSTITUT D HYGIENE SOCIALE (IHS) DE DAKAR Study of two cases of virological failure of the antiretroviral in the Institute of Social Hygiene(ISH)

Plus en détail

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Nathalie QUILES TSIMARATOS Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Ce que nous savons Le psoriasis Affection dermatologique très fréquente,

Plus en détail