MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX PERSPECTIVES CONJONCTURE ÉCONOMIQUE LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE 1 er Semestre 212
PERSPECTIVES Un contexte de marché favorable aux utilisateurs La crise financière qui frappe les Etats occidentaux entraîne une situation économique particulièrement difficile et dégradée, avec très peu de perspectives d amélioration à court et moyen terme. Cette baisse revêt des facettes différentes selon la taille des entreprises. La demande immobilière des petites et moyennes entreprises connaît ainsi un coup de frein important, directement impacté par le ralentissement de l économie. En revanche, les grandes entreprises ont des besoins immobiliers exprimés, mais la mise en œuvre des projets est soit gelée et reportée, soit les prises de décisions sont longues et chaotiques, voire parfois les projets sont stoppés. Dans le contexte économique actuel, la recherche d économies demeure un leitmotiv récurrent des entreprises quand elles engagent un projet immobilier. La maîtrise des coûts (loyers, charges et rationalisation) est un élément déterminant dans le choix de déménagement des grandes entreprises. Le marché immobilier est animé par une plus grande sélectivité de la demande et par un comportement opportuniste des utilisateurs. Les acteurs économiques évoluent dans un climat de fortes incertitudes quant à l avenir, qui ne favorise pas les prises de décisions et pousse à une très grande prudence et à un fort attentisme. Ces derniers sont particulièrement sensibles à la cohérence entre les valeurs des immeubles et la qualité de leur desserte en transports en commun. Certains immeubles qui peinent à être commercialisés en raison d un positionnement financier trop élevé par rapport à leur desserte, ont ainsi connu des réajustements à la baisse de leurs valeurs de présentation par leurs propriétaires. Les difficultés économiques et les destructions massives d emplois ont des répercussions sur le marché immobilier qui connaît une baisse d activité significative. 2
PERSPECTIVES Un environnement sous contraintes Un certain nombre de projets immobiliers aboutissent au final à des sujets de renégociations des conditions locatives dans les locaux occupés par les entreprises, celles-ci privilégiant la recherche d économies immédiates à la conduite d un projet de déménagement avec toutes les contraintes sociales que cela implique. Dans un marché tendu, les propriétaires sont également assez enclins à renégocier les conditions d occupation de leurs immeubles pour assurer des revenus locatifs plutôt que de risquer de la vacance dans leur patrimoine. Depuis plusieurs mois, on assiste à un comportement très volontariste et offensif des bailleurs, qui consentent des avantages commerciaux non négligeables et parfois très conséquents aux utilisateurs. Ces gestes commerciaux peuvent s accompagner d une baisse des valeurs faciales, surtout pour les secteurs où l offre neuve est relativement abondante. Dans le contexte actuel de crise profonde, les entreprises sont confrontées à des enjeux organisationnels forts. Au-delà d un simple vecteur de réduction des coûts, l immobilier participe fortement de la stratégie managériale et devient un outil de différenciation et d amélioration de la performance. Les utilisateurs évoluent aujourd hui dans un environnement contraint qui pèse fortement dans la conduite de leur projet immobilier. Si l enjeu économique est prépondérant et souvent moteur d une recherche immobilière, les enjeux sociaux sont très prégnants. La maîtrise de ces enjeux est une problématique forte des directions des entreprises dans la conduite de tout projet immobilier. Un projet immobilier est avant tout un projet d entreprise qui implique l ensemble des dimensions : financières, humaines, sociales, environnementales. 3
CONJONCTURE ECONOMIQUE Economie : compteur bloqué pour la croissance française La dégradation de la conjoncture mondiale Le recul en valeur du commerce international engendre un ralentissement des prévisions de croissance mondiale en 212 et en 213. Dans la zone euro, les prévisionnistes s accordent sur un scénario de récession économique pour l année 212. 1-1 -3 Niveaux des carnets de commandes globaux (soldes d opinions, en %) - Secteur de l industrie manufacturière Carnets globaux Moyenne de long terme pèse sur les indicateurs en France -5 La faiblesse de la demande externe et du marché intérieur pèse sur les carnets de commande et les perspectives d activités des entreprises. -7 juin-9 juin-1 juin-11 juin-12 Sources : Xerfi, INSEE La santé financière des entreprises se dégrade : réduction des marges, retards de paiement, trésoreries au plus bas. Trésorerie des grandes entreprises (soldes d opinion, cvs, en %, données mensuelles) La situation des ménages est tendue : pouvoir d achat en baisse, hausse du chômage, perspectives d un tour de vis fiscal les Français consomment moins et épargnent plus. 1 autant de facteurs qui renforcent la crainte des acteurs économiques dans l avenir et les confortent dans une position d attentisme. -1 juin-1 juin-11 juin-12 Sources : Xerfi, AFTE-Coe-Rexecode 4
CONJONCTURE ECONOMIQUE Economie et marché immobilier Depuis 199, il y a une corrélation forte entre croissance économique et demande placée même si l impact de la crise de 29 est moins important que dans les précédents cycles. 35 Demande placée de bureaux Croissance du PIB Croissance de l emploi salarié en IDF 5% 3 4% 25 2 15 1 5 5 1979 198 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 199 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2 21 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 3% 2% 1% % -1% -2% -3%
LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Le ralentissement de l activité se confirme Une baisse de la demande placée La croissance de l économie française quasi nulle au cours des 6 premiers mois de l année a impacté directement le niveau d activité sur le marché immobilier. La demande placée en Ile-de-France atteint 967 m² au 1 er semestre 212, soit un recul de 18 % par rapport au 1 er semestre 211. 3 2 5 2 1 5 1 5 Evolution de la demande placée par trimestres 1 er trimestre 2 ème trimestre 3 ème trimestre 4 ème trimestre Projection fin 212 Les demandes de petites et moyennes surfaces sont en très nette décroissance depuis le début de l année, illustrant la forte corrélation entre situation économique et activité des PME-PMI. 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 212 Moyenne annulle des transactions sur 1 ans Sources : MBE, IPD-Immostat marquée par le recul des grandes transactions La baisse de la demande placée s est accentuée au 2 nd trimestre sous l effet du recul des grandes transactions, qui avaient plutôt été actives au 1 er trimestre (mouvements initiés en 211). Les perspectives d atterrissage pour la fin de l année tablent sur une demande placée comprise entre 2 et 2,1 millions de m², soit un niveau inférieur à la moyenne annuelle au cours des 1 dernières années. 1 5 1 35 1 2 1 5 9 75 6 45 3 15 Evolution de la demande placée par tranches de surfaces < 5 m 2 5 à 1 m 2 1 à 2 m 2 Plus de 2 m 2 1S 22 1S 23 1S 24 1S 25 1S 26 1S 27 1S 28 1S 29 1S 21 1S 211 1S 212 6
LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Une baisse de la demande qui touche la quasi-totalité des secteurs géographiques Paris impacté par la baisse des petites et moyennes demandes Même si Paris capte 4 % de la demande placée, la capitale a connu une baisse significative des transactions, liée en grande partie à la diminution des petites et moyennes demandes. Notons que la baisse importante dans les pôles tertiaires parisiens s explique en grande partie par le faible volume d offres disponibles dans les 12 e et 13 e arrondissements. Une situation disparate dans l Ouest QCA Si le volume de demande placée est en hausse dans l Ouest QCA, la situation diffère selon les communes. Ainsi, une ville comme Issyles-Moulineaux a été dynamisée par 2 très grandes transactions, alors que des secteurs comme Boulogne-Billancourt, Levallois- Perret et La Défense souffrent d un faible niveau de transactions. La 2 e périphérie impactée par la Boucle Nord La demande placée en 2 e périphérie est en baisse en raison de l absence de grandes transactions dans le secteur de la Boucle Nord, alors que ces dernières avaient boosté ce secteur en 211. 28 24 2 16 12 8 4 13 12 11 1 9 8 7 6 5 4 3 2 1 Evolution de la demande placée par secteurs géographiques Paris QCA Evolution de la demande placée > 5 m² par secteurs géographiques 1S 21 1S 211 1S 212 Paris QCA Paris Pôles 3aires Autres Paris La Défense Paris Pôles 3aires Autres Paris La Défense Autres Ouest QCA Autres Ouest QCA 1 ère Couronne Nord 1 ère Couronne Est 1 ère Couronne Sud Boucle Nord 2 ème périphérique 1 ère Couronne Nord 1S 21 1S 211 1S 212 1 ère Couronne Est 1 ère Couronne Sud Boucle Nord 2 ème périphérique 7
LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Offre immédiate à l étale, légère hausse de l offre à un an Un stock à 1 an composé à 75 % de locaux de seconde main L offre immédiate reste calée à 3,6 millions de m² depuis maintenant 3 ans. L offre disponible à un an, après plusieurs trimestres de baisse, a de nouveau augmenté, sous l effet de libérations de surfaces et seconde main et de livraisons d opérations neuves ou restructurées lancées «en blanc» en 211. Des situations disparates selon les secteurs géographiques En moyenne, les taux de vacance sont stables en Ile-de-France. Néanmoins, cette stabilité est toute relative et masque des situations très contrastées selon les secteurs géographiques. Ainsi, dans Paris certains secteurs connaissent une situation de pénurie tels que les autres pôles tertiaires ou les arrondissements centraux et de l Est parisien. A l inverse, dans l Ouest QCA des secteurs comme Boulogne- Billancourt et La Défense sont en situation de suroffre. en % 5 45 4 35 3 25 2 15 1 5 15 12 9 6 3 Evolution de l offre immédiate et de l offre à un an Disponible immédiatement Disponible à 1 an 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2 21 22 23 24 25 26 27 28 29 21 2112T212 Evolution des taux de vacance Sources : MBE, IPD-Immostat Paris Banlieue IDF 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2 21 22 23 24 25 26 27 28 29 21 211 2T212 7,5 6,6 4,5 8
LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Les disponibilités de grandes offres neuves demeurent contenues à moyen terme Offre future d immeubles neufs de plus de 5 m² Une pénurie de nouveaux programmes à court terme A court terme, la pénurie de grandes surfaces de qualité est indéniable avec seulement 93 m² livrables dans l année, composés pour la plupart d opérations lancées «en blanc» en 211. En 213, les livraisons reprennent mais restent insuffisantes pour l équilibre global du marché. 3 2 5 2 1 5 1 5 Livré PC Obtenu avec investisseur PC Déposé avec investisseur Chantier démarré PC Obtenu sans investisseur PC Déposé sans investisseur Immédiat à 1 an 213 214 215 216 217 Projet Une situation géographique là encore disparate Si certains secteurs devraient souffrir d une véritable pénurie de grands programmes neufs, comme Paris, les pôles émergents Est et Sud, d autres pourraient se retrouver dans une situation de suroffre si les grandes transactions ne repartent pas. La situation est particulièrement critique à La Défense, et, dans une moindre mesure, à Boulogne-Billancourt. Ces marchés connaissent aujourd hui un décalage entre des valeurs locatives de présentation élevées et des volumes d offres importants. 8 7 6 5 4 3 2 1 Offre future d immeubles neufs de plus de 5 m² par secteurs géographiques (Chantiers démarrés ou PC avec investisseurs) Paris QCA Paris Pôles 3aires Autres Paris La Défense Autres Ouest QCA Pôle émergent Est Pôle émergent Nord Immédiat à 1 an 213 Pôle émergent Sud 214 215 216 Boucles Nord 92 217 2 ème Périph 9
LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Le loyer économique est le véritable indicateur du marché Evolution contrastée des valeurs faciales A Paris, la tension sur l offre de qualité maintient une pression sur les valeurs locatives faciales. Dans le QCA, la signature d une transaction à une valeur «prime» proche de 85 tire le loyer du neuf à la hausse. Les valeurs de seconde main dans Paris QCA ont également été revues à la hausse en raison de plusieurs signatures sur des immeubles rénovés à des valeurs proches de 65. Dans l Ouest QCA, la baisse des valeurs faciales dans le neuf est actée, certains bailleurs ayant diminué les valeurs de présentation de leurs immeubles pour attirer des utilisateurs dans un marché concurrentiel. Notons que la valeur de seconde main dans ce secteur est tirée à la hausse par la transaction sur Cœur Défense. Sans cette référence la valeur serait orientée à la baisse (36 ). Des valeurs économiques en baisse La pression sur le loyer économique, soit le loyer payé par l utilisateur une fois déduit les mesures d accompagnement (franchises de loyers, participations aux travaux d aménagement ), reste très forte. Les avantages commerciaux consentis par les bailleurs peuvent aller de 2 à 3 mois de franchise par année d engagement pour des baux de longue durée. L écart entre le loyer facial et le loyer économique peut atteindre jusqu à 25 %, voire au-delà dans certains cas. 1 HT HC / m 2 / an HT HC / m 2 / an 8 7 6 5 4 3 2 1 6 5 4 3 2 1 Evolution des loyers moyens faciaux immeubles neufs Paris QCA Paris Pôles tertiaires Ouest QCA Banlieue 1992 1993 1994 19951996 1997 19981999 2 2122 23 2425 Evolution des loyers moyens faciaux immeubles de seconde main 26 2728 29 21211 Paris QCA Paris Pôles tertiaires Ouest QCA Banlieue 1992 1993 1994 19951996 1997 19981999 2 2122 23 2425 26 2728 29 21211 2T212 2T 212 698 52 45 267 55 445 45 223
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