Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance"

Transcription

1 Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance Gregory Mankiw, David Romer, David Weil Quarterly Journal of Economics, Mai 1992 Résumé Cet article cherche à savoir si le modèle de croissance de Solow est cohérent avec les variations internationales dans les niveaux de vie. Il montre qu un modèle de Solow modifié pour prendre en compte l accumulation du capital humain en plus de l accumulation du capital physique offre une excellente description des données en coupe internationale. L article étudie aussi les conséquences du modèle de Solow en terme de convergence des niveaux de vie, c est-à-dire si les pays les plus pauvres ont tendance à croître plus vite que les pays les plus riches. L analyse empirique indique que, pourvu que l on contrôle par la croissance de la population et l accumulation du capital, les pays convergent au taux prédit par le modèle de Solow augmmenté. Introduction Ce papier veut prendre au sérieux Robert Solow. Dans son article maintenant fameux de 1956, Solow avait proposé de commencer l étude de la croissance économique en supposant une fonction de production néoclassique standard avec des rendements décroissants du capital. En prenant les taux d épargne et de croissance de la population exogènes, il a montré que ces deux variables déterminent le niveau de long terme de revenu par tête. Parce que les taux d épargne et les taux de croissance démographique diffèrent entre les Le titre original A Contribution to the Empirics of Economic Growth se veut en fait une référence au titre de l article fondateur de Solow, A Contribution to the Theory of Economic Growth. traduction française par Antoine Bozio, ENS-EHESS (Paris Jourdan PSE), 48 bd Jourdan, Paris, France.

2 pays, chacun atteint un état stationnaire différent. Le modèle de Solow offre des prédictions assez simples et testables sur la façon dont ces variables influencent le niveau de revenu de l état stationnaire. Plus le taux d épargne est important, plus riche sera le pays. Plus le taux de croissance de la population sera élevé, plus pauvre sera le pays. Cet article veut montrer que les prédictions du modèle de Solow sont, à une première approximation près, cohérents avec les faits empiriques. En étudiant des données récentes pour un grand nombre de pays, nous trouvons que le taux d épargne et le taux de croissance de la population influent sur le revenu avec le signe prédit par le modèle de Solow. Qui plus est, plus de la moitié des variations des niveaux de revenu par tête peut être expliquée par ces deux variables seulement. Pourtant tout n est pas juste dans le modèle de Solow. Même si le modèle prédit correctement le signe des effets de l épargne et de la croissance de la population, il ne prédit pas correctement l ampleur des effets. Empiriquement, les effets de l épargne et de la croissance de la population sur le revenu sont beaucoup trop importants. Pour bien comprendre la relation entre l épargne, la croissance de la population et le revenu, il faut aller plus loin que le modèle de Solow habituel dans les manuels d économie. C est pourquoi nous proposons d augmenter le modèle de Solow en incluant l accumulation du capital humain ainsi que le capital physique. L exclusion du capital humain dans le modèle de Solow classique est potentiellement une bonne explication à des effets trop forts de l épargne et du taux de croissance démographique, et ceci pour deux raisons: premièrement, pour un taux d accumulation du capital humain donné, plus d épargne ou moins de croissance démographique entraînent un plus haut niveau de revenu et donc un plus haut niveau de capital humain; du coup l accumulation du capital physique et la croissance démographiques ont des impacts plus grands quand l accumulation du capital humain est pris en compte. Deuxièmement, l accumulation de capital humain peut être corrélé avec les taux d épargne et la croissance démographique, ce qui implique qu omettre le capital humain dans les variables explicatives biaise les coefficients de l épargne et de la croissance de la population. Pour tester le modèle de Solow augmenté, nous incluons une variable proche de l accumulation du capital humain dans nos régressions en coupe internationale. Nous trouvons que l accumulation de capital humain est en fait corrélé avec l épargne et la croissance démographique. Inclure l accumulation du capital humain abaisse les effets estimés de l épargne et de la croissance de la population à environ les niveaux prédits par le modèle de Solow augmenté. De plus, le modèle augmenté rend compte de 80 % des variations internationales de revenu. 2

3 Étant donnée les inévitables imperfections de ce type de données en coupe internationale, nous considérons que ce test de ce simple modèle comme absolument remarquable. Il nous apparaît que le modèle de Solow augmenté offre une explication presque complète de pourquoi certains pays sont riches et d autres sont pauvres. Après avoir développé et testé le modèle de Solow augmenté, nous étudions une question qui a reçu beaucoup d attention ces dernières années: l absence de convergence en revenu par tête des pays du monde. Nous défendons l idée qu on ne devrait pas s attendre à la convergence. Au contraire, le modèle de Solow prédit que les pays atteignent généralement différents états stationnaires. Nous étudions ainsi une groupe de pays pour lesquels l absence de convergence a été largement documenté dans des études précédentes. Nous trouvons qu une fois que les différences d épargne et de croissance de la population sont prises en compte, il y a convergence au taux prédit approximativement par le modèle. Finalement, nous discutons des prédictions du modèle de Solow pour les variations internationales de taux d intérêt et pour les mouvements de capital. Le modèle prédit que les pays pauvres devraient avoir des taux de rendement du capital physique et humain très élevés. Nous considérons différentes preuves que l on peut utiliser pour évaluer cette prédiction. Contrairement à de nombreux récents auteurs, nous interprétons les données existantes sur les taux de rendement comme généralement cohérente avec le modèle de Solow. D une façon générale, les résultats reportés dans ce papier vont à l encontre de la tendance récente parmi les économistes à remettre en cause le modèle de croissance à la Solow et à favoriser les modèles de croissance endogène qui supposent des rendements constants ou croissant du capital. Il est possible d expliquer une grande partie des variations de revenu en coupe internationale tout en maintenant l hypothèse de rendement décroissant. Cette conclusion n implique par pour autant que le modèle de Solow est une théorie complète de la croissance: on voudrait aussi comprendre les déterminants de l épargne, de la croissance démographique et du changement technologique, variables que le modèle de Solow considère comme exogènes. Cela n implique pas non plus que les théories de la croissance endogène ne sont pas importantes, au sens où elles peuvent apporter la bonne explication à l évolution du progrès technique. Notre conclusion, par contre, implique que le modèle de Solow donne les bonnes réponses aux questions auxquelles il était sensé répondre. 3

4 1 Le modèle de Solow des manuels d économie Dans cette partie, vous retrouvez la description du modèle de Solow, tel que vu en cours et en TD. La fonction de production est classique avec le progrès technique neutre à la Harrod: Y (t) = K(t) α( A(t)L(t) ) 1 α Ils dérivent le modèle comme d habitude et obtiennent une équation qui exprime le log du revenu par tête en fonction des autres variables du modèle: ( Y ) ln = a + α L 1 α ln(s) α ln(n + g + δ) + ɛ 1 α Puis ils estiment cette équation sur les données internationales. Ils trouvent les bons signes (positif pour l épargne et négatif pour la croissance de la population), mais par contre le α obtenu est beaucoup trop fort (0,6) alors que dans le modèle il s agit de la part du profit dans la valeur ajoutée (qui est environ égale à 1 3 ). 2 Ajoutons l accumulation de capital humain au modèle de Solow Dans cette partie, les auteurs développent leur modèle de Solow augmenté, avec accumulation du capital humain: Y (t) = K(t) α H(t) β( A(t)L(t) ) 1 α β La dérivation du modèle permet là encore d obtenir une équation du revenu par tête: ( Y (t) ) ln L(t) = lna 0 + gt + α 1 α ln(s k) α β ln(n + g + δ) + 1 α 1 α ln(h ) + ɛ Pour tester empiriquement ce modèle, il faut trouver une bonne mesure de l accumulation du capital humain. C est quelque chose de difficile en soi (difficulté de mesure, dépense d éducation du gouvernement, des familles, salaires non perçus par les étudiants, partie de l éducation est de la consommation...). Les auteurs choisissent le pourcentage de la population des ans en âge de travailler qui suivent de l éducation secondaire. 1 1 Ce choix a été beaucoup critiqué, car l éducation secondaire est typiquement très variables selon les pays, et est très dépendante du niveau de richesse des pays; il y a donc toutes les chances pour que cette 4

5 Le test empirique de ce modèle ainsi spécifié fonctionne extraordinairement bien. On obtient les bons signes, les coefficients ont l ampleur prévu (α proche de un tiers) et la part de la variation expliquée est très importante, près de 80 %. 3 Croissance endogène et convergence Traduction de l introduction à cette partie: Au cours des dernières années les économistes étudiant la croissance se sont tournés de plus en plus vers des modèles de croissance endogène. Ces modèles se caractérisent par l hypothèse de rendements non décroissants sur l ensemble des facteurs de production reproductibles. Par exemple, notre modèle avec capital physique et capital humain deviendrait un modèle de croissance endogène si α + β = 1. Parmi les implications de cette hypothèse, il y a le fait que les pays qui épargnent plus, croissent plus indéfiniment et que les pays ne convergent pas nécessairement en terme de revenu par tête, même s ils ont les mêmes préférences et les mêmes technologies. Les défenseurs de ces modèles de croissance endogène les présentent comme des alternatives au modèle de Solow et les motivent par le prétendu échec du modèle de Solow à expliquer les différences internationales en terme de revenu. Barro [1989] présente cet argument succinctement: Dans les modèles néoclassiques de croissance avec des rendements décroissants, comme ceux de Solow (1956), Cass (1965) et Koopmans (1965), le taux de croissance du revenu par tête d un pays a tendance à être inversement proportionné à son niveau de revenu de départ. C est pourquoi, en l absence de chocs, pauvres et riches vont converger vers le même niveau de revenu par tête. Pourtant cette hypothèse de convergence semble incohérente avec les faits empiriques des données en coupe internationale, qui indiquent que les taux de croissance ne sont pas corrélés avec le niveau de départ de production par tête. Notre premier objectif dans cette partie est de réexaminer les faits empiriques sur la convergence pour voir s ils contredisent le modèle de Solow. généraliser nos résultats précédents. Le second objectif est de Le modèle de Solow prédit que les pays atteignent différents états stationnaires. Dans la partie 2, nous avons montré que la grande partie des variations internationales de revenu par tête peut être expliquée par des différences des déterminants de l état stationnaire dans variable ne capte pas seulement l accumulation de capital humain, mais aussi la richesse du pays... on expliquerait très la richesse d un pays avec sa consommation d éducation... 5

6 le modèle de croissance de Solow: l accumulation du capital humain et physique. Ainsi, le modèle de Solow ne prédit pas la convergence. Il prédit seulement que le revenu par tête dans un pays donné converge vers l état stationnaire de ce même pays. En d autres termes, le modèle de Solow prédit la convergence seulement après avoir contrôlé pour les déterminants de l état stationnaire, un phénomène que l on pourrait appeler convergence conditionnelle. Cet argument est mis en valeur par les graphiques de la page 427: dans le graphique A, on voit qu il n y a pas de convergence absolue; dans le B, que le modèle classique de Solow correctement interprété (c est-à-dire en contrôlant pour les déterminants de l état stationnaire, l épargne et la croissance de la population) tend vers une simili convergence; enfin, le graphique C qui exprime le modèle de Solow augmenté à la Mankiw Romer Weil, en ajoutant l éducation comme contrôle, indique une bonne convergence. 4 Différences de taux d intérêt et mouvements des capitaux Dans cette partie, les auteurs essaient de répondre à la critique du modèle de Solow sur le rendement du capital. Des économistes comme Lucas et Barro ont souligné que le modèle de Solow prédit des rendements du capital très forts dans les pays pauvres (qui ont peu de capital par tête) et que si le modèle de Solow était juste, on devrait assister à deux choses: des taux d intérêt extrêmement élevés dans les pays pauvres et un flux massif du capital vers ces pays - ce qui n est pas le cas. Les auteurs répondent à cette critique en précisant que l on ne peut conclure à des taux d intérêts élevé suite à une forte productivité du capital que si les marchés financiers sont parfaits. Les risques d expropriation, de vols ou de corruption peuvent rendre ce genre d investissement difficile dans les pays pauvres. Les auteurs soulignent en outre que les rendements de l éducation sont beaucoup plus élevés dans les pays pauvres, ce qui confirme leurs intuitions sur un rendement du capital humain plus élevé. 6

Chapitre 7: La croissance économique (I)

Chapitre 7: La croissance économique (I) Chapitre 7: La croissance économique (I) Nous ne considérons plus un modèle statique - les quantités de ressources croissent: les entreprises investissent et du capital productif s accumule. Qu est-ce

Plus en détail

2 LE MODELE NÉOCLASSIQUE

2 LE MODELE NÉOCLASSIQUE 2 Le modèle de Solow 22 Rôle de l épargne 23 Tests du modèle néoclassique 2 LE MODELE NÉOCLASSIQUE Ce chapitre présente un rappel synthétique du modèle de Solow (956 Ce modèle, avec celui de Ramsey, constitue

Plus en détail

Les effets d une contrainte de crédit sur la convergence économique : Le cas des pays de l UEMOA

Les effets d une contrainte de crédit sur la convergence économique : Le cas des pays de l UEMOA Les effets d une contrainte de crédit sur la convergence économique : Le cas des pays de l UEMOA Auteurs : Abdoulaye DIAGNE et Abdou-Aziz NIANG Introduction Ceci devrait contribuer à réduire l écart entre

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Rappel mathématique Germain Belzile

Rappel mathématique Germain Belzile Rappel mathématique Germain Belzile Note : à chaque fois qu il est question de taux dans ce texte, il sera exprimé en décimales et non pas en pourcentage. Par exemple, 2 % sera exprimé comme 0,02. 1) Les

Plus en détail

Résumé du cours en graphiques En vue des prochains cours En vue de l examen final. Macroéconomie 1. Conclusion générale. Olivier Loisel.

Résumé du cours en graphiques En vue des prochains cours En vue de l examen final. Macroéconomie 1. Conclusion générale. Olivier Loisel. Macroéconomie 1 Conclusion générale Olivier Loisel ensae Automne 2014 Olivier Loisel, Ensae Macroéconomie 1 : conclusion générale Automne 2014 1 / 14 Plan de la conclusion générale 1 Résumé du cours en

Plus en détail

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 Systèmes d innovation et territoires Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 1 Les trajectoires de croissance Théorie de la croissance traditionnelle Solow (1957) Connaissance comme bien libre Toutes pays

Plus en détail

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE RÉSOLUTION Table des matières 1 Méthodes expérimentales 2 1.1 Position du problème..................................... 2 1.2 Dégénérescence de l ordre...................................

Plus en détail

Introduction à la Macroéconomie

Introduction à la Macroéconomie Introduction à la Macroéconomie Cours donné par Federica Sbergami 2011-2012 Travail Pratique No 4 Correction: Vendredi 26 avril 2013 12h15-14h A. Inflation Exercice 1 En se basant sur l hypothèse des prix

Plus en détail

Population étudiante en médecine vétérinaire : projections

Population étudiante en médecine vétérinaire : projections Population étudiante en médecine vétérinaire : projections Assemblée Générale des étudiants de Louvain 17 juin 2015 1 Avant-propos Depuis quelques semaines, la question de la surpopulation dans les filières

Plus en détail

HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie

HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie Prof. Mathias Thoenig et Philippe Andrade Examen de Rattrapage : Session d été 2015 Nom et prénom No matricule No de place Points EX 1 EX 2

Plus en détail

Chapitre 2 Le problème de l unicité des solutions

Chapitre 2 Le problème de l unicité des solutions Université Joseph Fourier UE MAT 127 Mathématiques année 2011-2012 Chapitre 2 Le problème de l unicité des solutions Ce que nous verrons dans ce chapitre : un exemple d équation différentielle y = f(y)

Plus en détail

CHOIX OPTIMAL DU CONSOMMATEUR. A - Propriétés et détermination du choix optimal

CHOIX OPTIMAL DU CONSOMMATEUR. A - Propriétés et détermination du choix optimal III CHOIX OPTIMAL DU CONSOMMATEUR A - Propriétés et détermination du choix optimal La demande du consommateur sur la droite de budget Résolution graphique Règle (d or) pour déterminer la demande quand

Plus en détail

Croissance comparée Europe/Etats-Unis : Le rôle de la recherche développement (RD) et de l éducation (Séquence I)

Croissance comparée Europe/Etats-Unis : Le rôle de la recherche développement (RD) et de l éducation (Séquence I) Séquence pédagogique préparée dans le cadre de la session de formation continue APSES / Ecole d économie de Paris : Innovation, Concurrence et Croissance Croissance comparée Europe/Etats-Unis : Le rôle

Plus en détail

1. Une petite économie ouverte dans un monde de capitaux parfaitement mobiles

1. Une petite économie ouverte dans un monde de capitaux parfaitement mobiles Le modèle Mundell-Flemming avec parfaite mobilité des capitaux Le modèle Mundell-Flemming (Robert Mundell, Marcus Flemming, début années 1960) est l extension du modèle IS-LM en économie ouverte. Il partage

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

Interpréter correctement l évolution de la part salariale.

Interpréter correctement l évolution de la part salariale. Interpréter correctement l évolution de la part salariale. Gilles Saint-Paul Université de Toulouse I et Ministère de l Ecologie En, la part des salaires dans la valeur ajoutée (ou dans le PIB) est un

Plus en détail

ANALYSE DES DETERMINANTS DE L EPARGNE DU RWANDA

ANALYSE DES DETERMINANTS DE L EPARGNE DU RWANDA ANALYSE DES DETERMINANTS DE L EPARGNE DU RWANDA Deuxième Congrès des Economistes Africains Abidjan, Côte d Ivoire Novembre 24-26, 2011 Présentateur: Charles RURANGA Institution: Université Nationale du

Plus en détail

Macroéconomie L1 TD5

Macroéconomie L1 TD5 Macroéconomie L1 TD5 Mickaël Clévenot 18 novembre 2013 Ce TD vise à vous familiariser avec les notions d investissement(multiplicateur), de rentabilité, de taux de profit, d efficacité marginale du capital,

Plus en détail

Principes de Finance

Principes de Finance Principes de Finance 13. Théorie des options II Daniel Andrei Semestre de printemps 2011 Principes de Finance 13. Théorie des options II Printemps 2011 1 / 34 Plan I Stratégie de réplication dynamique

Plus en détail

Questions pratiques 4: Transformer la variable dépendante

Questions pratiques 4: Transformer la variable dépendante Questions pratiques 4: Transformer la variable dépendante Jean-François Bickel Statistique II SPO8 Transformer une variable consiste en une opération arithmétique qui vise à construire une nouvelle variable

Plus en détail

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA sur l économie par Frank Bodmer Economiste indépendant et chargé de cours, Université de Bâle Etude demandée par l Administration fédérale des

Plus en détail

Thème 7. Introduction de la monnaie. (Le modèle IS-LM en économie fermée)

Thème 7. Introduction de la monnaie. (Le modèle IS-LM en économie fermée) Thème 7. Introduction de la monnaie (Le modèle IS-LM en économie fermée) A taux d intérêt inchangé, l introduction des impôts progressifs et de l ouverture aux échanges réduit fortement le multiplicateur.

Plus en détail

Sensibilité du rendement actuariel au nombre de trimestres rachetés

Sensibilité du rendement actuariel au nombre de trimestres rachetés IV.B.2.c. Sensibilité du rendement actuariel au nombre de trimestres rachetés L étude de sensibilité est réalisée pour les profils cadre et non-cadre n entrainant pas de réversion et n ayant élevé aucun

Plus en détail

Chapitre 1 : Évolution COURS

Chapitre 1 : Évolution COURS Chapitre 1 : Évolution COURS OBJECTIFS DU CHAPITRE Savoir déterminer le taux d évolution, le coefficient multiplicateur et l indice en base d une évolution. Connaître les liens entre ces notions et savoir

Plus en détail

Le processus de déménagement et relocalisation des ménages

Le processus de déménagement et relocalisation des ménages Intervention n 7.1 Le processus de déménagement et relocalisation des ménages Jean-Pierre Nicolas - directeur adjoint du Laboratoire d Economie des Transports La présentation que je vais faire [diapositive

Plus en détail

Définition d une suite récurrente à l aide de la fonction ln

Définition d une suite récurrente à l aide de la fonction ln Définition d une suite récurrente à l aide de la fonction ln Thèmes. fonction ln, théorème des valeurs intermédiares, suite définie par récurrence : majoration, minoration, monotonie, convergence, eistence.

Plus en détail

Cycle de vie, Portefeuille et Simulations. Ph. Bernard & N. El Mekkaoui de Freitas

Cycle de vie, Portefeuille et Simulations. Ph. Bernard & N. El Mekkaoui de Freitas Cycle de vie, Portefeuille et Simulations Ph. Bernard & N. El Mekkaoui de Freitas http://www.master272.com/vba/vba_cycledevie.html Les procédures ont été réalisées pour le cours cycle de vie et gestion

Plus en détail

Plusieurs exercices de la douzième séance de TD

Plusieurs exercices de la douzième séance de TD Plusieurs exercices de la douzième séance de TD Décembre 2006 1 Offre du travail 1.1 énoncé On considère un ménage dont les préférences portent sur la consommation et le temps consacré aux activités non

Plus en détail

1 Diverses actualisation

1 Diverses actualisation durée : 2 heures Nom de l enseignant : M. Chassagnon NB : documents et calculatrices autorisées Les exercices, sont à faire sur le sujet d examen. Il est demandé de répondre aux questions oui/non type

Plus en détail

T.D. 1. Licence 2, 2014 15 - Université Paris 8

T.D. 1. Licence 2, 2014 15 - Université Paris 8 Mathématiques Financières Licence 2, 2014 15 - Université Paris 8 C. FISCHLER & S. GOUTTE T.D. 1 Exercice 1. Pour chacune des suites ci-dessous, répondre aux questions suivantes : Est-ce une suite monotone?

Plus en détail

ANALYSE GÉNÉRALE - PROPOSITION DE CORRIGÉ. Exercice 1

ANALYSE GÉNÉRALE - PROPOSITION DE CORRIGÉ. Exercice 1 ANALYSE GÉNÉRALE - PROPOSITION DE CORRIGÉ OLIVIER COLLIER Exercice 1 Le calcul de la banque. 1 Au bout de deux ans, la banque aurait pu, en prêtant la somme S 1 au taux d intérêt r pendant un an, obtenir

Plus en détail

EXERCICES - ANALYSE GÉNÉRALE

EXERCICES - ANALYSE GÉNÉRALE EXERCICES - ANALYSE GÉNÉRALE OLIVIER COLLIER Exercice 1 (2012) Une entreprise veut faire un prêt de S euros auprès d une banque au taux annuel composé r. Le remboursement sera effectué en n années par

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers Cours de Olivier Cardi Université de Tours L1 ECO Cours d Introduction à la Macroéconomie Année universitaire 2015-2016 TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers 1 Questions

Plus en détail

CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE

CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE Introduction Le concept de condition nécessaire est largement utilisé en philosophie, quelquefois explicitement pour définir d autres concepts importants.

Plus en détail

Les coûts de la production. Microéconomie, chapitre 7

Les coûts de la production. Microéconomie, chapitre 7 Les coûts de la production Microéconomie, chapitre 7 1 Sujets à aborder Quels coûts faut-il considérer? Coûts à court terme Coûts à long terme Courbes de coûts de court et de long terme Rendements d échelle

Plus en détail

1. La fonction de consommation keynésienne

1. La fonction de consommation keynésienne Rappels de cours Aix- Marseille Université - Faculté des Sciences Economiques Licence EM 1ère année - 2ème semestre Travaux dirigés de Macroéconomie Karine CONSTANT Gilles DE TRUCHIS 1. La fonction de

Plus en détail

Exercice 1 : Taux de Rendement Interne et Rentabilité des Projets d Investissement

Exercice 1 : Taux de Rendement Interne et Rentabilité des Projets d Investissement ED 5 L IVESTISSEMET Exercice 1 : Taux de Rendement Interne et Rentabilité des Projets d Un investisseur envisage cinq projets d investissement donc il connait respectivement le Taux de Rendement Interne

Plus en détail

Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006

Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006 Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006 Ekkehard Ernst OCDE Ekkehard Ernst 1 Introduction et résumé du cours Objectifs Connaître et apprendre les concepts modernes d analyse monétaire

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

La science des fusées 1

La science des fusées 1 Mth1101 - TD - Application 9 : optimisation avec contraintes, multiplicateurs de Lagrange La science des fusées 1 Introduction Une fusée comporte plusieurs étages composés d un moteur et de son carburant.

Plus en détail

CUMUL DES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES D'ACCÈS AUX SOINS

CUMUL DES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES D'ACCÈS AUX SOINS ARgSES Arguments socio-économiques pour la santé CUMUL DES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES D'ACCÈS AUX SOINS Andrée MIZRAHI 1 et Arié MIZRAHI 1 En France, en 1995 la dépense de soins et biens médicaux 2 s'est

Plus en détail

TD : Equilibre Général. Emmanuel Duguet

TD : Equilibre Général. Emmanuel Duguet TD : Equilibre Général Emmanuel Duguet 2013-2014 Sommaire 1 Les ménages 2 1.1 Consommation et temps de travail................ 2 1.2 Prix et salaire d équilibre..................... 3 2 Equilibre avec

Plus en détail

Examen 2 Mathématiques L1S1 TD 1104 2015 2016 Université Paris 1

Examen 2 Mathématiques L1S1 TD 1104 2015 2016 Université Paris 1 Examen Mathématiques LS TD 04 05 06 Université Paris Nom : Prénom : Durée : heure. Calculatrice interdite. Aucun document autorisé. Chaque question de la partie QCM vaut un point. Identifiez toutes les

Plus en détail

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE 1 Qui cherche à prévoir? Les entreprises Les banques Les fonds d investissement Les investisseurs institutionnels Pourquoi chercher à prévoir? Créances et dettes en devises

Plus en détail

OPTIMISATION À UNE VARIABLE

OPTIMISATION À UNE VARIABLE OPTIMISATION À UNE VARIABLE Sommaire 1. Optimum locaux d'une fonction... 1 1.1. Maximum local... 1 1.2. Minimum local... 1 1.3. Points stationnaires et points critiques... 2 1.4. Recherche d'un optimum

Plus en détail

CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER. Epargne et emprunt Calcul actuariel

CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER. Epargne et emprunt Calcul actuariel CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER Epargne et emprunt Calcul actuariel Plan du cours Préambule : la contrainte budgétaire intertemporelle et le calcul actuariel I II III Demandes d épargne

Plus en détail

Un processus se décline par un ensemble d activités liées les unes aux autres selon une méthodologie décrivant leur cadre et leur mode opératoire.

Un processus se décline par un ensemble d activités liées les unes aux autres selon une méthodologie décrivant leur cadre et leur mode opératoire. ARTICLE STATISTIQUE N 2 LES INDICATEURS Un processus se décline par un ensemble d activités liées les unes aux autres selon une méthodologie décrivant leur cadre et leur mode opératoire. Ainsi l on distingue

Plus en détail

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ Rédigé par Edwin L. Weinstein, Ph.D., C.Psych. The Brondesbury Group Résumé Le présent sondage a pour objectif premier de cerner les facteurs

Plus en détail

Gillig Philippe Faculté des Sciences sociales

Gillig Philippe Faculté des Sciences sociales SO00DM24 Approches socio-économiques de la croissance TD 7 : Décrypter les liens entre productivité et rentabilité (d après J-P Piriou, Nouveau manuel de SES, éd. La découverte) Objectifs du TD : 1) analyser

Plus en détail

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage Validité prédictive des questionnaires Cebir Introduction Dans le domaine de la sélection, il est particulièrement intéressant de déterminer la validité prédictive d un test. Malheureusement, les occasions

Plus en détail

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril avril N - Le prix du pétrole dans ans : dollars/baril Les observateurs et les institutions internationales font des hypothèses très conservatrices en ce qui concerne le prix du pétrole dans les dix prochaines

Plus en détail

Chapitre 1 - Suites. Suites géométriques. I.1 Définition et propriétés

Chapitre 1 - Suites. Suites géométriques. I.1 Définition et propriétés Chapitre 1 - Suites I Suites géométriques I.1 Définition et propriétés TD 1 : Évolutions de populations Le premier janvier 2011, une ville A compte 350 000 habitants. A la même date, une ville B compte

Plus en détail

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE TABE DES MATIERES Durée... 2 Objectif spécifique... 2 Résumé... 2 I. offre et la demande de travail... 2 1. offre de travail et choix loisir - travail... 2 2. Demande de travail, productivité et salaire

Plus en détail

Niveau de production croissant

Niveau de production croissant En effet, la fonction de production définit : l ensemble de production l ensemble des paniers de facteurs qui permettent de produire un niveau donné de bien. Cette fonction permet de définir des courbes

Plus en détail

CHAMPION Matthieu Modèles de Marché en Visual Basic ESILV S04 S6. Sommaire... 1. Introduction... 2

CHAMPION Matthieu Modèles de Marché en Visual Basic ESILV S04 S6. Sommaire... 1. Introduction... 2 Sommaire Sommaire... 1 Introduction... 2 1 Trois différentes techniques de pricing... 3 1.1 Le modèle de Cox Ross Rubinstein... 3 1.2 Le modèle de Black & Scholes... 8 1.3 Méthode de Monte Carlo.... 1

Plus en détail

Annales de sujets d examen. Volume 5 : Licence 3 Semestre 1

Annales de sujets d examen. Volume 5 : Licence 3 Semestre 1 UFR 02 SCIENCES ECONOMIQUES Annales de sujets d examen Volume 5 : Licence 3 Semestre 1 Volumes élaborés par la commission pédagogique de l UFR d économie Avertissements : - Suite au changement de contrat

Plus en détail

EXERCICE 4 (7 points ) (Commun à tous les candidats)

EXERCICE 4 (7 points ) (Commun à tous les candidats) EXERCICE 4 (7 points ) (Commun à tous les candidats) On cherche à modéliser de deux façons différentes l évolution du nombre, exprimé en millions, de foyers français possédant un téléviseur à écran plat

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

DCF, EVA, opportunités d investissement : une clarification

DCF, EVA, opportunités d investissement : une clarification DCF, EVA, opportunités d investissement : une clarification F. Meunier 19 janvier 2015 On précise dans cet article les notions de valorisation d une entreprise par la méthode des flux de trésorerie actualisés

Plus en détail

L élaboration des données de comptabilité annuelle et l analyse économique

L élaboration des données de comptabilité annuelle et l analyse économique L élaboration des données de comptabilité annuelle et l analyse économique Stéphane Gregoir (stephane.gregoir@edhec.edu) Juin 2008 Objectifs Illustrer quelques uns des problèmes que l on peut rencontrer

Plus en détail

géométrique et u n = 3(2) n. Cela donne au total :

géométrique et u n = 3(2) n. Cela donne au total : Leçon N 2 : Les suites Rappels importants Il y a deux façons de décrire une suite On nous donne la fonction qui permet de fabriquer ces termes : u n = f (n), n N. Exemple : u n = n² n N, cela donne 0 ;

Plus en détail

Document de travail de la CDC

Document de travail de la CDC Document de travail de la CDC ÉCONOMIE INTERNATIONALE N 2003-75/EI - SEPTEMBRE 2003 THÉORIE DE LA CROISSANCE : LES LEÇONS POUR LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT REVUE SÉLECTIVE DE LA LITTÉRATURE THÉORIQUE ET EMPIRIQUE

Plus en détail

La dette de consommation au Québec et au Canada

La dette de consommation au Québec et au Canada La dette de consommation au Québec et au Canada par : James O Connor Direction des statistiques sur les industries INTRODUCTION La croissance de l endettement à la consommation au Québec et au Canada entre

Plus en détail

ADMISSION AU COLLEGE UNIVERSITAIRE Samedi 1 mars 2014 MATHEMATIQUES durée de l épreuve : 3h coefficient 2

ADMISSION AU COLLEGE UNIVERSITAIRE Samedi 1 mars 2014 MATHEMATIQUES durée de l épreuve : 3h coefficient 2 ADMISSION AU COLLEGE UNIVERSITAIRE Samedi 1 mars 2014 MATHEMATIQUES durée de l épreuve : 3h coefficient 2 Le sujet est numéroté de 1 à 5. L annexe 1 est à rendre avec la copie. L exercice Vrai-Faux est

Plus en détail

Sciences Po Paris 2012 Mathématiques Solutions

Sciences Po Paris 2012 Mathématiques Solutions Sciences Po Paris 202 athématiques Solutions Partie : Le modèle de althus odèle discret a Pour tout entier naturel n, on a P n+ P n = P n donc P n+ = +P n Par suite la suite P n est géométrique de raison

Plus en détail

Principe des tests statistiques

Principe des tests statistiques Principe des tests statistiques Jean Vaillant Un test de signification est une procédure permettant de choisir parmi deux hypothèses celles la plus probable au vu des observations effectuées à partir d

Plus en détail

Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la gestion du risque des sociétés

Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la gestion du risque des sociétés Les nouveaux enjeux et défis du marché immobilier : comment y contribuer? Chaire Ivanhoé Cambridge ESG UQÀM Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la

Plus en détail

Union nationale des étudiant-e-s du Luxembourg 1

Union nationale des étudiant-e-s du Luxembourg 1 1 Avis de l UNEL concernant le Projet de loi 6148 : Contre la création de nouvelles inégalités et pour la mise en place d une bourse garantissant l autonomie et l équité sociale. Bien que l Union nationale

Plus en détail

Fonctions homographiques

Fonctions homographiques Fonctions homographiques On donne ci-dessous deux définitions des fonctions homographiques, et on montre que ces deux définitions sont équivalentes. On décrit la courbe représentative d une fonction homographique.

Plus en détail

Dépenses en infrastructures publiques et externalités positives. Luc Savard Professeur d économie Directeur du GREDI Faculté d administration

Dépenses en infrastructures publiques et externalités positives. Luc Savard Professeur d économie Directeur du GREDI Faculté d administration 1 Dépenses en infrastructures publiques et externalités positives Luc Savard Professeur d économie Directeur du GREDI Faculté d administration 2 Les infrastructure dans l économie Depuis plusieurs années,

Plus en détail

Apprentissage par renforcement (1a/3)

Apprentissage par renforcement (1a/3) Apprentissage par renforcement (1a/3) Bruno Bouzy 23 septembre 2014 Ce document est le chapitre «Apprentissage par renforcement» du cours d apprentissage automatique donné aux étudiants de Master MI, parcours

Plus en détail

UNE EXTENSION DU MODELE DE CONSOMMATION DES MENAGES L'OFFRE DE TRAVAIL

UNE EXTENSION DU MODELE DE CONSOMMATION DES MENAGES L'OFFRE DE TRAVAIL UNE EXTENSION DU MODELE DE CONSOMMATION DES MENAGES L'OFFRE DE TRAVAIL I P L A N... A Arbitrage entre consommation et travail B Effets de l'augmentation du salaire C Déterminants de l'offre du travail

Plus en détail

Agrégation externe de mathématiques, session 2013 Épreuve de modélisation, option B : Calcul Scientifique

Agrégation externe de mathématiques, session 2013 Épreuve de modélisation, option B : Calcul Scientifique Agrégation externe de mathématiques, session 2013 Épreuve de modélisation, option (Public2014-B1) Résumé : On présente un exemple de système de deux espèces en compétition dans un environnement périodique.

Plus en détail

1 Préférences du consommateur

1 Préférences du consommateur Université François Rabelais - L AES Cours d Economie Générale Corrigé succint du TD n 5 Automne 04 Il y a deux manière complémentaires de caractériser les préférences d un consommateur. Soit on connait

Plus en détail

Session B2: Assurance

Session B2: Assurance 33 èmes Journées des Économistes de la Santé Français 1 er et 2 décembre 2011 Session B2: Assurance Auteurs: Sophie Guthmuller et Jérôme Wittwer, Université Paris-Dauphine Référé: Aurore Pélissier, CERDI,

Plus en détail

MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES I

MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES I MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES I Deuxième cours Rappel: Intérêt Rappel: Intérêt Fonction de capitalisation 1 Rappel: Intérêt Fonction de capitalisation Fonction d accumulation Rappel: Intérêt Fonction de capitalisation

Plus en détail

2/ LA DEMANDE. R1/p1 R2/p1 R3/P1 x1

2/ LA DEMANDE. R1/p1 R2/p1 R3/P1 x1 2/ LA DEMANDE Nous venons de voir dans le capitre précédent du cours, que le coix optimal du consommateur dépend de son revenu et du prix des biens. Nous allons maintenant nous intéresser aux fonctions

Plus en détail

Simulation et première évaluation de ce dispositif

Simulation et première évaluation de ce dispositif les notes N 2 / 29 septembre 2011 Faut il revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires? Simulation et première évaluation de ce dispositif Éric Heyer Parmi les mesures du plan d économies

Plus en détail

Plan de la thèse. Remerciements... 1 Sommaire.. 3 Introduction... 13

Plan de la thèse. Remerciements... 1 Sommaire.. 3 Introduction... 13 Plan de la thèse Remerciements... 1 Sommaire.. 3 Introduction... 13 Première Partie: Les déterminants traditionnels de la croissance: les modèles à l épreuve d un siècle de données... 29 Chapitre I : Construction

Plus en détail

Avec Gaël Callonnec (Ademe)

Avec Gaël Callonnec (Ademe) Séminaire Développement durable et économie de l'environnement Les conséquences des politiques énergétiques sur l activité et l emploi Avec Gaël Callonnec (Ademe) Mardi 24 janvier 2012 Présentation du

Plus en détail

1 Une simple histoire de production, et déjà des calculs

1 Une simple histoire de production, et déjà des calculs Université François Rabelais - L AES Cours d Economie Générale Enoncé du TD n 7 Automne 202 Une simple histoire de production, et déjà des calculs Vous considérez dans cet exercice une firme qui a la possibilité

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale 17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale Beaucoup de facteurs influencent la demande globale. Par exemple, quand les agents économiques changent leurs projets de dépenses,

Plus en détail

La régression logistique. Par Sonia NEJI et Anne-Hélène JIGOREL

La régression logistique. Par Sonia NEJI et Anne-Hélène JIGOREL La régression logistique Par Sonia NEJI et Anne-Hélène JIGOREL Introduction La régression logistique s applique au cas où: Y est qualitative à 2 modalités Xk qualitatives ou quantitatives Le plus souvent

Plus en détail

Un modèle hétérogène de la croissance économique

Un modèle hétérogène de la croissance économique Un modèle hétérogène de la croissance économique par Patrice Rivard (7107819) Mémoire présenté au Département de science économique de l Université d Ottawa pour l obtention du diplôme de maîtrise Directeur

Plus en détail

Suites numériques 4. 1 Autres recettes pour calculer les limites

Suites numériques 4. 1 Autres recettes pour calculer les limites Suites numériques 4 1 Autres recettes pour calculer les limites La propriété suivante permet de calculer certaines limites comme on verra dans les exemples qui suivent. Propriété 1. Si u n l et fx) est

Plus en détail

Fonction polynôme du second degré : Forme canonique

Fonction polynôme du second degré : Forme canonique Fonction polynôme du second degré : Forme canonique I) Introduction. Soit g(x) = a(x - s)²+h. Toute fonction polynôme du second degré peut s écrire sous cette forme. Le passage de la forme développée à

Plus en détail

Épargne et investissement. L épargne...

Épargne et investissement. L épargne... Épargne et investissement Les marchés financiers en économie fermée Basé sur les notes de Germain Belzile L épargne... Une personne désire se lancer en affaires (bureau de services comptables) Elle fait

Plus en détail

CONCOURS D ENTREE A L ECOLE DE 2007 CONCOURS EXTERNE. Cinquième épreuve d admissibilité STATISTIQUE. (durée : cinq heures)

CONCOURS D ENTREE A L ECOLE DE 2007 CONCOURS EXTERNE. Cinquième épreuve d admissibilité STATISTIQUE. (durée : cinq heures) CONCOURS D ENTREE A L ECOLE DE 2007 CONCOURS EXTERNE Cinquième épreuve d admissibilité STATISTIQUE (durée : cinq heures) Une composition portant sur la statistique. SUJET Cette épreuve est composée d un

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

UNE ESTIMATION DU PARC AUTOMOBILE À L AIDE DES DURÉES DE VIE DES VÉHICULES

UNE ESTIMATION DU PARC AUTOMOBILE À L AIDE DES DURÉES DE VIE DES VÉHICULES UNE ESTIMATION DU PARC AUTOMOBILE À L AIDE DES DURÉES DE VIE DES VÉHICULES François JEGER Le parc de véhicules automobiles en service vieillit de trois mois par an depuis 1993 : la durée de vie médiane

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

Cet article s attache tout d abord

Cet article s attache tout d abord Méthodes internationales pour comparer l éducation et l équité Comparaison entre pays des coûts de l éducation : des sources de financement aux dépenses Luc Brière Marguerite Rudolf Bureau du compte de

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (2/2) La consommation agrégée des ménages : analyse macroéconomique Les ménages (2/2) La consommation

Plus en détail

Chapitre 9. La théorie du choix du consommateur

Chapitre 9. La théorie du choix du consommateur Chapitre 9 La théorie du choix du consommateur Le consommateur Comment sont prises les décisions de consommation? La théorie économique propose un modèle Le consommateur a un comportement maximisateur

Plus en détail

TAUX DE TRANSFORMATION

TAUX DE TRANSFORMATION Table des matières 1 Le choix des produits...2 2 La politique tarifaire...4 Introduction Afin de convertir efficacement vos visiteurs en acheteurs, il faut veiller à ne jamais les décevoir. La cause première

Plus en détail