Les entreprises face aux risques fournisseurs : les solutions d assurance et leurs limites

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les entreprises face aux risques fournisseurs : les solutions d assurance et leurs limites"

Transcription

1 Les entreprises face aux risques fournisseurs : les solutions d assurance et leurs limites Séminaire Innovation du Centre des Hautes Etudes d Assurances Paris, le 12 décembre 2013

2 Sommaire I. Introduction 3 II. Supply Chain et mondialisation 3 III. Les risques liés à cette évolution 4 IV. Quelques exemples 4 V. Les solutions d assurance 5 VI. Conclusion 10 VII. Echanges avec la salle 10 Paris, le 12 décembre

3 I. INTRODUCTION Emmanuel GELI La réflexion sur les risques fournisseurs est née dans un monde globalisé où les échanges se sont complexifiés. Pour se concentrer sur leur cœur de métier, les entreprises ont externalisé des activités en amont ou en aval de leur chaîne de valeur. Les risques ont été externalisés sur les fournisseurs, et une partie de la profitabilité de l entreprise dépend du bon fonctionnement de la chaîne d approvisionnement en amont. La capacité de l entreprise à garantir ce bon fonctionnement structure sa performance et la continuité de son activité. Dans ce contexte, quelles solutions existent? La garantie Perte d exploitation ne couvre que la perte potentielle de chiffre d affaires liée à un dommage matériel direct. Existe-t-il de nouvelles solutions innovantes sur le marché permettant de couvrir ce risque fournisseurs? La réflexion doit porter non seulement sur l environnement en amont et en aval dans lequel l entreprise est inscrite, mais également sur son organisation interne pour la gestion globale de ses risques : quel est le niveau de positionnement de la fonction risk management? Quel est son poids dans les décisions stratégiques de sélection des fournisseurs clés et dans la méthodologie du plan de continuité? Pour répondre à cette problématique, deux grands assureurs ont développé des solutions innovantes. Remercions pour leur présence ce soir Jean-Baptiste Regnier d Allianz, ainsi que Laurent Vaslin et Jean-Marie Haquette de Zurich. Ils expliqueront leur démarche et nous pourrons leur poser des questions sur leurs produits. II. SUPPLY CHAIN ET MONDIALISATION Romain LAUNAY La prégnance du sujet des chaînes d approvisionnement s explique par l explosion des échanges internationaux ces dernières années. Celle-ci est due à plusieurs facteurs : la diminution substantielle des droits de douane appliqués par les différents pays ; la suppression partielle de barrières non tarifaires avec l harmonisation de certains standards ; la révolution des coûts logistiques avec l introduction de containers et la création de ports équipés ; et la révolution informatique qui a réduit les coûts de coordination et facilité ainsi la gestion des chaînes d approvisionnement en temps réel. Mais la nouveauté tient plus à la nature des marchandises échangées qu à la massification des échanges. Aujourd hui, le commerce mondial se compose à 75 % de biens intermédiaires. Les structures des chaînes d approvisionnement se sont complexifiées avec des tendances lourdes telles que le recours accru à la sous-traitance, la spécialisation des chaînes de production et le zéro stock/juste à temps. Ce sujet est d autant plus préoccupant que les chaînes d approvisionnement sont devenues tentaculaires. Une enquête indique d ailleurs que seulement 9 % des entreprises déclarent avoir une visibilité Paris, le 12 décembre

4 complète de l ensemble de leur chaîne d approvisionnement. III. LES RISQUES LIÉS À CETTE ÉVOLUTION Anne SAVEY Si la complexité de la chaîne d approvisionnement se traduit par la difficulté à connaître les différents soustraitants, il est encore plus difficile d identifier les risques auxquels ils sont confrontés. Ces sous-traitants sont de plus en plus localisés dans le monde entier, notamment dans les pays émergents et la zone Asie où les risques climatiques se sont particulièrement aggravés ces dernières années. Le Japon en est un exemple avec Fukushima. La Thaïlande en est également une illustration, avec les inondations de 2011 qui ont touché plus de entreprises. En Chine, la moitié des centres de production sont exposés au risque inondation. Or 86 % des entreprises dans le monde dépendraient d une façon ou d une autre de la production chinoise. Par ailleurs, des risques de nature différente peuvent survenir, à l instar des déstabilisations politiques actuelles en Thaïlande. Dans ces pays émergents, la maturité de la gestion des risques n est pas la même que dans les pays développés. En outre, l éloignement géographique des sous-traitants entraîne une plus grande dépendance au transport. Sur ce point, des événements peuvent bloquer la chaîne d approvisionnement. Ce fut le cas lorsque les fumées d un volcan islandais ont bloqué les aéroports, et lorsque la tempête Sandy a bloqué les ports américains. La prise de conscience n est pas complète. Seulement 10 % des entreprises considèrent le facteur risque dans la sélection de leurs prestataires. Pourtant, les impacts peuvent être significatifs : la baisse moyenne de la valeur boursière d une société cotée qui subirait un tel événement serait de l ordre de 40 %. Pour celle qui arriverait à s en relever, un retour à la situation normale nécessiterait au minimum deux ans. IV. QUELQUES EXEMPLES Stéphane NIZAN Suite à Fukushima, PSA a connu une rupture de chaîne de production provenant d Hitachi, une société qui fournissait une petite pièce du moteur diesel. Les pertes ont été importantes. Par ailleurs, suite à la restructuration du système d information d un sous-traitant italien qui fabriquait des vis, PSA a connu une autre rupture de chaîne et a dû fermer ses usines durant une semaine. Renault, qui avait le même fournisseur, avait doublé voire triplé son approvisionnement auparavant, et a pu continuer à construire ses véhicules. Enfin, début septembre, l usine chinoise du Sud-Coréen SK Hynix a été touchée par un incendie. Ce site géant produit plus de 15 % des mémoires présentes dans les smartphones et tablettes, et approvisionne Apple, Samsung, Dell et Sony. Du jour au lendemain, le coût de ces mémoires a augmenté de 27 %. Nous ne savons pas Paris, le 12 décembre

5 si nous nous trouverons en rupture de chaîne, mais il faudra au minimum six mois pour retrouver une activité normale. Une enquête publiée en octobre 2011 demande aux entreprises de hiérarchiser les principales sources de ruptures de chaînes d approvisionnement. Les conditions climatiques (inondations, tempêtes, chutes de neige) arrivent en tête avec 51 % des réponses. En deuxième place, les paralysies de systèmes d information apparaissent dans 41 % des réponses. Viennent ensuite les perturbations de moyens de transport, les séismes et les tsunamis. Par ailleurs, 56 % des entreprises disent avoir subi des ruptures de leur chaîne d approvisionnement entre six et dix fois dans les douze derniers mois. Seules 15 % d entre elles n ont pas été touchées. Les impacts peuvent être divers. Ces risques peuvent conduire à des arrêts de production comme pour PSA suite à Fukushima ; à une augmentation des coûts de transport ; à une perte d image comme pour Findus lors de la crise de la viande de cheval ; à des pertes de marché si l entreprise ne peut pas honorer ses livraisons ; à des pertes de valeur boursière ; et finalement à la faillite. V. LES SOLUTIONS D ASSURANCE 1. Les limites des solutions classiques Les différents produits d assurance relevant de branches traditionnelles de marché peuvent apporter des solutions, mais ne répondent pas entièrement à l ensemble des problématiques et des expositions. l assurance dommages et pertes d exploitation Elle propose une extension de garantie Carence fournisseurs, mais celle-ci est limitée à des événements de type dommage matériel. Une grève chez un fournisseur n entraînera aucune indemnisation. l assurance transport Elle couvre les marchandises pendant l opération de transport, mais ne fonctionne pas dans le cas où les produits seraient bloqués dans une zone portuaire suite à une décision administrative. les nouveaux produits cyber-risks Ils permettent de couvrir les paralysies des systèmes d information, mais ne couvrent pas le fournisseur non identifié l assurance responsabilité civile Elle permet de couvrir des produits confiés au fournisseur pour les phases d assemblage au titre de la garantie biens confiés, mais ne fonctionne pas en cas de force majeure comme lors de Fukushima. Emmanuel GELI Quels sont les mécanismes sous-jacents de cette garantie Pertes d exploitation classique? Celle-ci intervient Paris, le 12 décembre

6 quand l équilibre économique de l entreprise est rompu par un sinistre et que le chiffre d affaires s effondre. Elle permet de couvrir l insuffisance de couverture sur les charges fixes induite par la réduction des revenus. Dans la plupart des cas, l exercice de cette garantie est lié aux dommages directs et aux frais supplémentaires résultant de la tentative de rééquilibrage ou de relance de l activité post-sinistre. L enjeu du règlement est de diminuer le délai entre le sinistre et la reconstruction d un chiffre d affaires permettant de réamorcer l activité. Les pertes d exploitation suite à un dommage matériel survenu chez un fournisseur concernent un incendie, une explosion, un bris de machine, un effondrement, un dégât des eaux, etc. Ne sont pas couvertes toutes les conséquences dont l origine n est pas un dommage matériel : risques politiques ; faillites ; grèves chez le fournisseur ; délocalisation du fournisseur, etc. Il existe d autres extensions comme la carence de service pour les ruptures d alimentation en électricité, gaz, eau, vapeur. Mais ces extensions sont souvent liées à un dommage matériel, ou limitées à un montant insuffisant des niveaux de garantie pour couvrir l ensemble des conséquences. Les carences fournisseur sont couvertes en moyenne à 50 millions d euros. Or, en cas d événement majeur, les entreprises doivent faire face à des montants bien plus conséquents (150 millions d euros pour PSA après Fukushima). Les assureurs sont vigilants sur leurs capacités et sous-limitent les carences fournisseurs consécutives à un événement naturel. En général, pour des questions de gestion du cumul, deux niveaux de garantie existent : un montant de garantie pour les fournisseurs dénommés, et un second après un événement naturel, avec une capacité réduite qui n est pas à la hauteur des conséquences que peut subir une entreprise. Par ailleurs, pour les fournisseurs non dénommés de deuxième ou troisième rang que l assureur ne peut pas identifier, les solutions et garanties proposées sont moindres. Enfin, si une entreprise ne peut plus livrer ses clients à terme, la perte de clientèle, la perte du marché et l atteinte à l image ne sont pas couvertes. Les principales difficultés pour les assureurs et réassureurs à proposer des solutions adaptées L évaluation du risque La première difficulté concerne l obtention d information complète sur la chaîne d approvisionnement et les fournisseurs, leur imbrication, leur caractère critique (leur part de contrôle dans le chiffre d affaires de l entreprise). Une deuxième difficulté concerne la qualité de ces fournisseurs en matière de finances. La troisième concerne leur exposition géographique aux événements naturels et aux risques politiques. La quatrième concerne la qualité du plan de continuité d activité de l entreprise (moyens d analyse, de prévention, de sélection et de contrôle des fournisseurs, plan de secours en cas de rupture de la chaîne d approvisionnement). L information est répartie dans différentes directions et est difficile à consolider pour le risk manager. Les techniques de souscription L absence de données historiques sur ces événements crée un frein au développement de la tarification. Par ailleurs, sur un même événement, un fournisseur peut paralyser la production de plusieurs clients, et un assureur peut avoir à couvrir plusieurs entreprises. Ce cumul de capacités délivrées est difficile à gérer. D autant Paris, le 12 décembre

7 plus que l exposition aux événements climatiques peut engendrer des pertes énormes. Par précaution, les assureurs ne délivrent pas beaucoup de capacités à un client individuel. Il reste à soulever la question de l indépendance des risques comme base de la constitution d un portefeuille. 2. L émergence de nouveaux produits Plusieurs compagnies essayent d élargir leurs propositions vis-à-vis de ces risques et proposent des garanties Pertes d exploitation sans dommages, qui garantissent des événements tels que la grève, la non-solvabilité des fournisseurs, les risques politiques, l interruption des transports par décision des autorités. Suite à l éruption du volcan islandais, des produits Ash cloud sont même apparus. Ces produits s élèvent à 50 millions d euros, avec des franchises très élevées de 5 à 10 millions d euros. Pour les grands groupes, qui doivent faire face à une exposition très importante, ces capacités peuvent être jugées encore une fois insuffisantes. Pour tous ces produits, l analyse de risque préalable est nécessaire, ainsi que celle du plan de continuité d activité, sur lequel des préconisations d amélioration peuvent être faites. Allianz Global Corporate & Speciality SE (AGCS SE) Jean-Baptiste REGNIER La solution Allianz AGCS a été créée par et pour les clients grands risques. Elle indemnise les pertes financières au sens perte d exploitation traditionnel, consécutivement à la perturbation de la chaîne d approvisionnement par la survenance d un événement. Les événements indemnisés sont au nombre de six : la grève ; les restrictions d import/export ; l interruption de service ; l insolvabilité d un fournisseur ; l injonction des autorités civiles ou militaires ; les impossibilités d accès. L AGCS a une capacité de 50 millions d euros net, ce qui n exclut pas les solutions en excès de captives, ou les solutions en coût assurance. Comme cette solution vise à transférer les risques majeurs, les franchises sont calibrées. Comment le tarif est-il calculé? Malgré le manque de données historiques, il est possible de faire des hypothèses pour calculer une prime. Avant la souscription, deux à quatre jours sont alloués à l analyse de la chaîne d approvisionnement de l assuré. Nous déterminons la dépendance de l assuré vis-à-vis de sa chaîne d approvisionnement, ainsi que sa résilience (capacité de l assuré à revenir à un état normal après un incident) à travers le plan de continuité. Laurent VASLIN Zurich Produit Supply Chain Zurich a développé son produit il y a cinq ans, à la demande des risk managers. Au vu de la complexité de la chaîne d approvisionnement et des risques liés, Zurich a dû apporter aux assureurs une discipline de souscription, un cadre permettant de déterminer une prime et une tarification. Aujourd hui, soixante études ont été réalisées en cinq ans, et huit contrats ont été souscrits. L assurance reste discrétionnaire, mais depuis quelque mois, suite à des événements naturels, les demandes d analyse de risques liés aux chaînes d approvisionnement augmentent. Nous parlions de garanties de pertes financières lorsque la chaîne d approvisionnement s arrête, mais nous Paris, le 12 décembre

8 couvrons également les frais additionnels engagés pour éviter les ruptures et pénalités de retard. Mais les faits générateurs sont si nombreux que nous préférons fonctionner comme une assurance police «tout sauf». Plutôt que de lister l ensemble des faits, nous fonctionnons par exceptions. Nous n avons pas vocation à couvrir l ensemble des fournisseurs car ils sont indénombrables. Nous nous limitons aux 5 à 20 fournisseurs de rang 1. Les fournisseurs concernés sont les plus critiques, ceux qui généreront le plus grand impact financier sur le bilan notre assuré. Nous proposons une souscription basée sur les scénarios les plus probables pour les fournisseurs en question. Enfin, le produit Supply Chain prévoit dès la souscription quelles seront les modalités d indemnisation du sinistre. Il est toujours très difficile de chiffrer la perte d exploitation lors d un sinistre, et ce calcul fait souvent l objet de litige. Pour éviter cela, nous définissons dès le départ les méthodes de calcul. Focus analyse de risques de la Supply Chain Cette analyse est nécessaire face au manque de données historiques. Nous commençons par identifier le fournisseur critique de rang 1. Ensuite, nous établissons la carte logistique des composants : la localisation géographique du fournisseur, le nombre de sites de production, l existence d un plan de continuité et de stocks tampons. Puis, nous collectons les informations propres au fournisseur, notamment sa solidité financière. Enfin, nous analysons les vulnérabilités grâce à des facteurs de risque permettant d évaluer l exposition du fournisseur par rapport à plusieurs scenarii. A partir d un scénario sélectionné, nous chiffrons l impact financier sur notre assuré d une défaillance de ce fournisseur. Nous pouvons éventuellement apporter des recommandations à notre assuré, comme l approvisionnement en double sourcing, ou la constitution de stocks tampons supplémentaires. Nous apportons ainsi au client une analyse préalable avant d aborder la souscription. Paris, le 12 décembre

9 La souscription VI. LA SOUSCRIPTION SE RÉSUME À UNE POLICE «TOUS RISQUES SAUF». NOUS NE COUVRONS QU UN CERTAIN NOMBRE DE SCENARII PRÉCIS. L ARBITRAGE EST FAIT PAR LE CLIENT. NOUS NE COUVRONS QUE LES PRODUITS ET FOURNISSEURS DÉSIGNÉS, CEUX QUE LE CLIENT CONSIDÈRE STRATÉGIQUES ET CRUCIAUX. POUR CE FAIRE, NOUS DISPOSONS D UNE CAPACITÉ DE 100 MILLIONS DE DOLLARS, DÉJÀ UTILISÉE SUR LE MARCHÉ FRANÇAIS POUR UN CLIENT. CETTE CAPACITÉ MODULABLE COÛTE RELATIVEMENT CHER, MAIS IL EST POSSIBLE DE TROUVER DU SUPPORT AU NIVEAU DE LA RÉASSURANCE. PAR AILLEURS, UNE PRIME ET UNE FRANCHISE SONT CALCULÉES PAR FOURNISSEUR. L ENSEMBLE EST EXTRÊMEMENT MODULABLE, AVEC UNE LIMITE FIXÉE PAR FOURNISSEUR. Paris, le 12 décembre

10 CONCLUSION Comme l illustre la très forte dépendance des entreprises à la Chine, la complexité des risques liés aux chaînes d approvisionnement rend ces risques difficiles à assurer. Néanmoins, des solutions d assurance existent. Les produits traditionnels tels que l assurance dommage et pertes d exploitation ne répondent que partiellement aux événements pouvant impacter les entreprises et donnent des capacités insuffisantes en cas d événement naturel. Deux grands assureurs proposent de nouveaux produits encourageants pour les clients, plus larges que les produits traditionnels. Cependant, les clients peinent à convaincre leurs directions de consacrer quelques millions d euros à ces nouveaux produits. Pour autant, ils sont conscients de la problématique, se posent des questions, souhaitent lancer des études et mettre en place des plans de continuité face à ces nouveaux risques. Les solutions à développer D une part, l analyse est la première étape pour pouvoir réfléchir à une solution de transfert. Avec l identification des fournisseurs critiques et la quantification de l exposition chez le client, il est possible dans un premier temps d améliorer les capacités des garanties existantes dans les produits traditionnels, avec de la coassurance et de la recherche de capacités en excédent des produits de base. D autre part, pour que ce produit constitue un axe de développement pour les assureurs, il faut pouvoir bâtir un portefeuille. Cela nécessite de le simplifier, de le rendre accessible aux PME-PMI à travers une démarche de souscription rapide, des franchises plus faibles, et moins de capacités à proposer. Enfin, lorsque l information indique que le risque n est pas assurable par le client, il est possible d utiliser des montages alternatifs par le biais de captives. VII. ECHANGES AVEC LA SALLE Les conséquences d un rappel de produit peuvent-elles être couvertes par l assurance? Avez-vous connaissance de captives qui se tournent vers les assureurs ou réassureurs pour trouver des excédents de couverture sur leurs propres rétentions? Emmanuel GELI Lorsqu un produit défectueux inonde le marché, la garantie responsabilité civile est engagée. Je n ai pas connaissance d interventions par le biais de captives. Les clients jouent sur leur niveau de rétention qu ils financent par les captives, et en excédent ils achètent de la capacité. Cela concerne les produits traditionnels. Paris, le 12 décembre

11 Je n ai pas eu d exemple d achat direct par la captive sur sa rétention. Jean-Baptiste REGNIER Quelques grands clients cherchent à céder via leurs captives des risques qu ils n arrivent pas à céder sur un marché traditionnel d assurances. Cela existe, mais ne concerne que quelques cas du CAC 40. Une fois que ce genre de garanties est mis en place, est ce que les grands clients en profitent pour faire supporter le coût à leur fournisseur? Comme le coût est pricé, il est facile de l impacter au fournisseur. Jean-Baptiste REGNIER Je n ai pas d exemple concret, mais il est possible qu un coût indirect soit porté sur le fournisseur. Sachant que seulement 10 % des entreprises prennent en compte ces risques de chaîne d approvisionnement lors de la sélection de leurs prestataires, est-ce le rôle des assureurs de faire de la prévention? Cette imperfection existe déjà à la base. Mais à l inverse de cette tendance naturelle et extrêmement dangereuse des compagnies d assurance, un produit Supply Chain découle d un travail en profondeur. Nous passons du temps à analyser les fournisseurs, et nous effectuons ce travail à nouveau tous les ans. Au bout de trois ans, l assureur et le client ont une idée précise des fournisseurs stratégiques et de comment gérer le contrat dommage. Lorsque vous évoquiez les six événements, je n ai pas entendu parler d événement climatique? Jean-Baptiste REGNIER Nous ne couvrons non pas l événement climatique, mais ses conséquences. L éruption volcanique n apparaît pas dans les événements, mais le blocage du trafic aérien entre dans la catégorie des injonctions des autorités civiles et militaires. Au Mexique, ce ne sont pas les deux cyclones qui ont été couverts mais la fermeture des grands ports. De même, une inondation qui bloque l accès au site industriel sera indemnisée par ce type de solutions. J aimerais revenir sur le sujet du 10 % d entreprises. Lorsque nous demandons à des assurés quel est leur fournisseur critique, leur réponse va vers celui avec lequel elles dépensent le plus. En réalité, un fournisseur peut fournir un volume d achat très réduit et créer une dépendance très grande. Paris, le 12 décembre

12 Concernant la question sur la prévention, nous contribuons à la réflexion lors de la phase d analyse de risques. Certains clients prennent plus de risques en compte lors de la sélection de leurs fournisseurs suite à notre audit. Nous n arrivons pas toujours à vendre le produit Supply Chain, mais le travail d analyse met le doigt sur les vulnérabilités traitables en risk management. En quoi les événements qui déclenchent la garantie Allianz se distinguent de ceux des extensions? Jean-Baptiste REGNIER Dans les produits traditionnels, le déclencheur de la garantie est un dommage matériel. Laurent VASLIN Pour Zurich, nous fonctionnons comme une police «tous risques sauf». Nous excluons le risque nucléaire, le risque pandémique, les risques liés à la qualité du produit. L ensemble des autres événements sont couverts. Par ailleurs, ces garanties sont modulables. Vous pouvez m acheter une garantie insolvabilité, et suite à une étude de vulnérabilité, décider que l impossibilité d accès n est pas une garantie qui vous intéresse. Jean-François LEMOUX Les solutions assurantielles sont rares, complexes et chères aujourd hui. Depuis les événements de Thaïlande et de Fukushima, les entreprises ont-elles cherché à réduire leur vulnérabilité? En effet. D une part, nos assurés ont eu la capacité à défendre auprès des directions générales le bien-fondé du produit Supply Chain. D autre part, ces événements ont permis à l ensemble des opérationnels sur les différents lieux de discuter, d élaborer des stratégies et scenarii possibles. Un grand groupe chimique souhaitait investir et construire un nouveau projet en Chine. Suite à l analyse des différents risques liés à cet investissement par le risk manager, la décision finale a été d investir en Europe. Les risk managers sont de plus en plus associés à la réflexion dans les entreprises. Avez-vous déjà eu des expériences d indemnisation sinistre dans le secteur de l automobile? Paris, le 12 décembre

13 Jean-Baptiste REGNIER Sur le nouveau produit Allianz, nous n avons pas encore d exemple d indemnisation. En Thaïlande, un sous-traitant de l activité automobile a obtenu une indemnisation de fait en carence fournisseurs. Cependant, les limites de garanties dans les produits traditionnels étaient insuffisantes. Au niveau organisationnel, pilotez-vous depuis le pays du donneur d ordre? Organisez-vous des visites de risque avec le client de ces fournisseurs? Comment construisez-vous cette relation avec le client et ses prestataires? Il s agit encore une fois de contrats de durée. Nous venons de passer une dizaine de jours en Chine et au Mexique. Le travail se fait sur place, avec le client. Un vrai travail d affinage se réalise dans le temps, avec des capacités qui croissent au fur et à mesure, des réassureurs et des co-assureurs qui commencent à se syndiquer auprès d un risque. Cela demande également un travail d expertise de l équipe spécialisée ZURICH basée à Londres, ou une dizaine d experts travaillent constamment sur ces sujets. Comment maîtriser les fournisseurs, notamment en Chine? La vertu des assureurs pourrait être de référencer, de par les visites de terrain, un certain nombre de fournisseurs dits «sécuritaires». Mais ce cercle est à la fois vertueux et vicieux. Ce même fournisseur référencé comme sécuritaire travaille pour les concurrents de l assuré qui ne payeront alors pas leur couverture. Cela crée un avantage dé-concurrentiel, ils bénéficieront donc de tarifs plus attractifs. Document rédigé par la société Ubiqus Tél : Paris, le 12 décembre

LES ENTREPRISES FACE AUX RISQUES FOURNISSEURS

LES ENTREPRISES FACE AUX RISQUES FOURNISSEURS LES ENTREPRISES FACE AUX RISQUES FOURNISSEURS LES SOLUTIONS D ASSURANCE ET LEURS LIMITES Séminaire Innovation CHEA - Décembre 2013 : Anne Savey - Emmanuel Géli - Isabelle Jacquot - Julien Mendez Stéphane

Plus en détail

GRAS SAVOYE CONSEIL ET COURTAGE EN ASSURANCES. Risques Supply Chain : le point sur le marché de l'assurance

GRAS SAVOYE CONSEIL ET COURTAGE EN ASSURANCES. Risques Supply Chain : le point sur le marché de l'assurance GRAS SAVOYE CONSEIL ET COURTAGE EN ASSURANCES Risques Supply Chain : le point sur le marché de l'assurance Le 3 juin 2014 Gérard GUENDAFA Risques Supply Chain Vulnérabilité dans la chaîne d approvisionnement

Plus en détail

> Pourquoi s assurer?

> Pourquoi s assurer? E 145 Centre de documentation et d information de l assurance Mai 2009 L assurance des pertes d exploitation Si la plupart des entreprises assurent leurs biens, encore trop peu d entre elles pensent à

Plus en détail

Atelier A6 DECROISSANCE DES FOURNISSEURS, COMMENT SE PREMUNIR, SE PROTEGER DE LEURS DEFAILLANCES

Atelier A6 DECROISSANCE DES FOURNISSEURS, COMMENT SE PREMUNIR, SE PROTEGER DE LEURS DEFAILLANCES Atelier A6 DECROISSANCE DES FOURNISSEURS, COMMENT SE PREMUNIR, SE PROTEGER DE LEURS DEFAILLANCES 1 2 INTERVENANTS Cédric LENOIRE Manager Business Risk Consulting Frédéric DUROT Directeur Technique Dommages

Plus en détail

Atelier A05. Gestion de sinistres: Retour d expérience sur FUKUSHIMA

Atelier A05. Gestion de sinistres: Retour d expérience sur FUKUSHIMA Atelier A05 Gestion de sinistres: Retour d expérience sur FUKUSHIMA 1 Atelier A05 Intervenants Dominique DEBRAY Michel JOSSET Juriste Inspecteur Expert, Gestion sinistres Dommages et Fraude auprès de Axa

Plus en détail

ATELEX BONUS BUSINESS

ATELEX BONUS BUSINESS ATELEX BONUS BUSINESS Pertes d'exploitation Dispositions spécifiques L'introduction et la présentation du plan d assurances Entreprises Les dispositions communes Le lexique sont également d'application

Plus en détail

Enjeux juridiques, économiques et sociaux des catastrophes naturelles

Enjeux juridiques, économiques et sociaux des catastrophes naturelles Enjeux juridiques, économiques et sociaux des catastrophes naturelles Qu est-ce que CCR? Société anonyme de réassurance créée en 1946 entièrement détenue par l Etat français. Réassureur avec garantie de

Plus en détail

Sont présentés ci-dessous les principaux risques et facteurs de risques auxquels le Groupe est confronté. L analyse et le

Sont présentés ci-dessous les principaux risques et facteurs de risques auxquels le Groupe est confronté. L analyse et le Sont présentés ci-dessous les principaux risques et facteurs de risques auxquels le Groupe est confronté. L analyse et le management des risques constituent un enjeu majeur pour la pérennité du Groupe

Plus en détail

SEMINAIRE SUR LES RISQUES AGRICOLES

SEMINAIRE SUR LES RISQUES AGRICOLES SEMINAIRE SUR LES RISQUES AGRICOLES ASSURANCE ET REASSURANCE EL AURASSI le 10 juin 2007 Alger LA REASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES EN ALGÉRIE Expérience de la CCR Présentation de la CCR Historique de la

Plus en détail

Assurance & Réassurance des risques de Catastrophes Naturelles L EXPERIENCE ALGERIENNE. Par Mr. Abdelmadjid OULMANE Chargé Des CAT NAT

Assurance & Réassurance des risques de Catastrophes Naturelles L EXPERIENCE ALGERIENNE. Par Mr. Abdelmadjid OULMANE Chargé Des CAT NAT Assurance & Réassurance des risques de Catastrophes Naturelles Par Mr. Abdelmadjid OULMANE Chargé Des CAT NAT L EXPERIENCE NNE Àla Compagnie Centrale de Réassurance -Algérie ALGERI E I- Brève présentation

Plus en détail

TERRORISME LE RISQUE DE TERRORISME EN FRANCE : QUELLES COUVERTURES ET QUEL RÔLE POUR CCR? 65334_CCR_Terrorisme_165x210_MAJ_2014.indd 1 16/04/14 10:43

TERRORISME LE RISQUE DE TERRORISME EN FRANCE : QUELLES COUVERTURES ET QUEL RÔLE POUR CCR? 65334_CCR_Terrorisme_165x210_MAJ_2014.indd 1 16/04/14 10:43 TERRORISME LE RISQUE DE TERRORISME EN FRANCE : QUELLES COUVERTURES ET QUEL RÔLE POUR CCR? 65334_CCR_Terrorisme_165x210_MAJ_2014.indd 1 16/04/14 10:43 SOMMAIRE 1_ LA COUVERTURE DU TERRORISME EN ASSURANCE

Plus en détail

- 2 - 6. Un exemple de sinistre qui serait couvert aux termes de la police incendie de base est :

- 2 - 6. Un exemple de sinistre qui serait couvert aux termes de la police incendie de base est : Spécimen de questionnaire d examen CET EXAMEN PORTE SUR LA MATIÈRE CONTENUE DANS LES DEUX COURS SUIVANTS : C12 : L assurance des biens et C12 : L assurance des biens, 1 re partie IMPORTANT : Vous disposez

Plus en détail

Vers une meilleure maîtrise des engagements Dommages aux Biens

Vers une meilleure maîtrise des engagements Dommages aux Biens Vers une meilleure maîtrise des engagements Dommages aux Biens Adam SENIO, Fabrice TAILLIEU Le montant des biens endommagés lors d un sinistre est généralement estimé par les experts mandatés par l assureur

Plus en détail

L assurance des moules, gabarits, modèles, archives,

L assurance des moules, gabarits, modèles, archives, L assurance des moules, gabarits, modèles, archives, Notre expérience de formation et de consultant nous permet d affirmer que cette assurance est en général mal comprise par les entreprises et collectivités,

Plus en détail

Atelier A26. Sécurisation de la Supply Chain : Audit de l entreposage

Atelier A26. Sécurisation de la Supply Chain : Audit de l entreposage Atelier A26 Sécurisation de la Supply Chain : Audit de l entreposage Intervenants Grégoire MALLET Adjoint au directeur du département Audit et Conseils gregoire.mallet@cnpp.com Alain PETIT Directeur

Plus en détail

Plan de continuité d activité

Plan de continuité d activité Plan de continuité d activité - Note méthodologique - Cette méthodologie vise à opérationnaliser le PCA en le confrontant - au travers d une simulation - à la réalité du travail futur. La démarche est

Plus en détail

Novembre 2012 Assurance et Réassurance du Crédit Inter-Entreprises

Novembre 2012 Assurance et Réassurance du Crédit Inter-Entreprises Novembre 2012 Assurance et Réassurance du Crédit Inter-Entreprises 1 Sommaire : Situation Assurance et Réassurance Crédit Evolution de l Assurance Crédit Evolution de la Réassurance Crédit Evolution des

Plus en détail

Atelier A23. Nouvelles exigences en D&O : Des contrats à l épreuve de la réalité

Atelier A23. Nouvelles exigences en D&O : Des contrats à l épreuve de la réalité Atelier A23 Nouvelles exigences en D&O : Des contrats à l épreuve de la réalité Intervenants Guillaume DESCHAMPS D&O Practice Leader E mail : Guillaume.deschamps@marsh.com Richard DEGUETTES Emmanuel SILVESTRE

Plus en détail

Guide Global Property/Dommages aux Biens

Guide Global Property/Dommages aux Biens Guide Global Property/Dommages aux Biens Guide Global Property/Dommages aux Biens Prêts pour demain CLIQUER ICI Depuis plus de 60 ans, AIG assure des entreprises internationales sur les risques de Dommages

Plus en détail

Note Conflagration. Janvier 2010

Note Conflagration. Janvier 2010 Janvier 2010 Note Conflagration De nombreux sinistres de caractère événementiel dans le monde mettent en jeu plusieurs risques en Dommages, sans qu il s agisse d évènements naturels. On parle en général

Plus en détail

Modélisa)on des risques opéra)onnels dans le cadre de Solvency II Ins)tut des Actuaires & S.A.C.E.I Le 18 Septembre 2009

Modélisa)on des risques opéra)onnels dans le cadre de Solvency II Ins)tut des Actuaires & S.A.C.E.I Le 18 Septembre 2009 Modélisa)on des risques opéra)onnels dans le cadre de Solvency II Ins)tut des Actuaires & S.A.C.E.I Le 18 Septembre 2009 1. Objectifs de la quantification des risques opérationnels 2. Définition du capital

Plus en détail

Ne négligez surtout pas les assurances. de votre entreprise

Ne négligez surtout pas les assurances. de votre entreprise Ne négligez surtout pas les assurances de votre entreprise Animé par : Valérie Cadiou, Responsable Commerciale GROUPAMA et Maître Emmanuel Ergan Cabinet LEPORZOU DAVID ERGAN Un diagnostic assurance indispensable

Plus en détail

CONDITIONS GENERALES D ACHAT BONTAZ CENTRE

CONDITIONS GENERALES D ACHAT BONTAZ CENTRE CONDITIONS GENERALES D ACHAT BONTAZ CENTRE Article 1 : Objet et champ d application Sauf accord particulier dûment négocié entre les parties sous quelque forme que ce soit, ces présentes conditions générales

Plus en détail

SINGLE RISK UNISTRAT DES GARANTIES SUR MESURE POUR VOS CONTRATS PONCTUELS

SINGLE RISK UNISTRAT DES GARANTIES SUR MESURE POUR VOS CONTRATS PONCTUELS SINGLE RISK UNISTRAT DES GARANTIES SUR MESURE POUR VOS CONTRATS PONCTUELS LES 4 GARANTIES SINGLE RISK UNISTRAT LA COUVERTURE AFFAIRE PAR AFFAIRE DU RISQUE POLITIQUE OU COMMERCIAL Dans un contexte de transactions

Plus en détail

Modalités de financement des risques catastrophiques en Algérie

Modalités de financement des risques catastrophiques en Algérie Conférence Régionale sur l Assurance et la Réassurance des Risques liés aux Catastrophes Naturelles en Afrique Modalités de financement des risques catastrophiques en Algérie Présenté par Mr Abdelkrim

Plus en détail

Fait par : Mlle. NORRA HADHOUD. Encadré par M. LAHYANI

Fait par : Mlle. NORRA HADHOUD. Encadré par M. LAHYANI Fait par : Mlle. NORRA HADHOUD Encadré par M. LAHYANI PLAN PLAN Introduction Différentes définitions du risque La perte d exploitation L assurance pertes d exploitation après incendie Définition Définition

Plus en détail

Indemnisation des Calamités Agricoles en France. Séminaire Assurance Agricole - 10 Juin 2007 - Alger

Indemnisation des Calamités Agricoles en France. Séminaire Assurance Agricole - 10 Juin 2007 - Alger Indemnisation des Calamités Agricoles en France 1 Marché mondial de l Assurance Agricole Primes brutes d assurance directe = environ 6,5 milliards d euros (dont subventions gouvernementales = environ 2,9

Plus en détail

PEA Consulting Rendre l ingénierie d affaire plus compétitive

PEA Consulting Rendre l ingénierie d affaire plus compétitive R e n d e z - v o u s d E x p e r t PEA Consulting Rendre l ingénierie d affaire plus compétitive L ingénierie à l affaire est un secteur clef de l industrie française. L excellence de ses ingénieurs,

Plus en détail

Etes-vous sûr d être bien assurés? Jeudi 5 novembre 2015

Etes-vous sûr d être bien assurés? Jeudi 5 novembre 2015 Etes-vous sûr d être bien assurés? Jeudi 5 novembre 2015 Présentation du dispositif ANTICIP LR Françoise SACO CCI Montpellier Dispositif régional piloté par la Région Languedoc Roussillon en collaboration

Plus en détail

Club des Experts de la Sécurité de l Information et du Numérique

Club des Experts de la Sécurité de l Information et du Numérique Club des Experts de la Sécurité de l Information et du Numérique Cybersécurité dans les entreprises 9 ème Entretiens de Télécom ParisTech Alain Bouillé Président du CESIN Sommaire 1. Quel terrain de jeu

Plus en détail

Comment lutter efficacement contre la fraude à l assurance

Comment lutter efficacement contre la fraude à l assurance Comment lutter efficacement contre la fraude à l assurance 1 En cette période de tension sur leur rentabilité et de pression sur les tarifs, les assureurs soulignent la nécessité de renforcer leur dispositif

Plus en détail

Séminaire Innovation - 17 septembre 2009

Séminaire Innovation - 17 septembre 2009 Séminaire Innovation - 17 septembre 2009 Spécial «Risques d Entreprises» Downgrade Termination et Long Term Agreement : Jusqu où l assuré peut-il se protéger? Laurence Delacourt Jean-Luc Mousset Abel Morieux

Plus en détail

Réglementation parasismique: intérêts pour l assureur

Réglementation parasismique: intérêts pour l assureur Réglementation parasismique: intérêts pour l assureur CFMS, demi-journée technique du 4 octobre 2006 (14h-18h30) ENPC rue des Saints Pères (Amphi Caquot) Guillaume Pousse Assurer contre une catastrophe

Plus en détail

Le rôle de l assurance dans la continuité des services (informatiques) Pascal LOINTIER Président du CLUSIF Ingénieur sécurité ACE Europe

Le rôle de l assurance dans la continuité des services (informatiques) Pascal LOINTIER Président du CLUSIF Ingénieur sécurité ACE Europe Le rôle de l assurance dans la continuité des services (informatiques) Pascal LOINTIER Président du CLUSIF Ingénieur sécurité ACE Europe La disponibilité au regard de Données et programmes Equipements

Plus en détail

Multirisque Professionnelle

Multirisque Professionnelle Multirisque Professionnelle La démarche Aréas est fondée sur le savoir-faire et l expérience Nous étudions la spécificité de votre activité Parce que bien vous protéger, c est avant tout bien vous connaître,

Plus en détail

POLICES FRANÇAISES D ASSURANCE MARCHANDISES TRANSPORTÉES PAR VOIE MARITIME, TERRESTRE, AÉRIENNE OU FLUVIALE CLAUSE ADDITIONNELLE

POLICES FRANÇAISES D ASSURANCE MARCHANDISES TRANSPORTÉES PAR VOIE MARITIME, TERRESTRE, AÉRIENNE OU FLUVIALE CLAUSE ADDITIONNELLE Les clauses ci-dessous sont mises à la disposition de toute personne intéressée, sur simple demande. Elles sont indicatives, les parties pouvant convenir de conditions d assurance différentes. Pour toute

Plus en détail

Mission des sociétés d assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels www.mrn-gpsa.org

Mission des sociétés d assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels www.mrn-gpsa.org Une association créée en 2000 entre : Mission des sociétés d assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels www.mrn-gpsa.org Le régime des catastrophes naturelles et technologiques

Plus en détail

AIG, un des leaders mondiaux de l assurance, compte plus de 63 000 collaborateurs et 88 millions de clients dans le monde. Vous trouverez dans cette

AIG, un des leaders mondiaux de l assurance, compte plus de 63 000 collaborateurs et 88 millions de clients dans le monde. Vous trouverez dans cette Bienvenue chez AIG 2 AIG, un des leaders mondiaux de l assurance, compte plus de 63 000 collaborateurs et 88 millions de clients dans le monde. Vous trouverez dans cette brochure une présentation de notre

Plus en détail

Position recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI

Position recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI Textes de référence : articles 313-18 à 313-22 du règlement général de l AMF

Plus en détail

L ASSURANCE DU RECOURS DES TIERS LA CONVENTION D ABANDON DE RECOURS ASSURALIA QUI S Y RAPPORTE.

L ASSURANCE DU RECOURS DES TIERS LA CONVENTION D ABANDON DE RECOURS ASSURALIA QUI S Y RAPPORTE. L ASSURANCE DU RECOURS DES TIERS ET LA CONVENTION D ABANDON DE RECOURS ASSURALIA QUI S Y RAPPORTE. Conférence du 20.01.2010 par André Roels pour le ARSON PREVENTION CLUB INTRODUCTION Définition approximative

Plus en détail

Janvier 2015. Enquête CLCV Assurances et sinistres

Janvier 2015. Enquête CLCV Assurances et sinistres Janvier 2015 Enquête CLCV Assurances et sinistres 1 Synthèse Au cours du deuxième semestre 2014, nous avons réalisé une enquête auprès de 442 assurés ayant subi un sinistre automobile ou habitation aux

Plus en détail

Mesdames et Messieurs,

Mesdames et Messieurs, 1 Mesdames et Messieurs, A mon tour, j ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue pour une Journée de l Assurance placée sur un thème qui nous est cher : l Assurance et plus particulièrement son rôle

Plus en détail

La Chine reste attractive

La Chine reste attractive É t u d e La Chine reste attractive En dépit des difficultés économiques, les multinationales maintiennent et renforcent leur présence en Chine. C est ce qui résulte de la seconde enquête «China Manufacturing

Plus en détail

GAREAT. Documents annexes

GAREAT. Documents annexes GAREAT Documents annexes Qu est ce que le GAREAT? Le GAREAT est un Groupement d Intérêt Economique dont l objet est la mise en place d un programme de réassurance au nom et pour le compte de ses adhérents

Plus en détail

Le contrat d assurance

Le contrat d assurance DOSSIER 20 Le contrat d assurance - Identifier les risques les plus courants en hôtellerie-restauration - Maîtriser le vocabulaire spécifique du contrat d'assurance Monsieur Lanson envisage de modifier

Plus en détail

Gestion des programmes d assurance multinationaux

Gestion des programmes d assurance multinationaux Gestion des programmes d assurance multinationaux Gestion des programmes d assurance multinationaux Dans une économie mondialisée liée par la livraison de nuit, les télécommunications avancées et l Internet,

Plus en détail

LA LOGISTIQUE GLOBALE ET LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT Enjeux principes exemples. Philippe-Pierre Dornier Michel Fender. Deuxième édition 2007

LA LOGISTIQUE GLOBALE ET LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT Enjeux principes exemples. Philippe-Pierre Dornier Michel Fender. Deuxième édition 2007 Philippe-Pierre Dornier Michel Fender LA LOGISTIQUE GLOBALE ET LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT Enjeux principes exemples Deuxième édition 2007, 2007 ISBN : 978-2-7081-3384-6 Sommaire Remerciements... V Préface...

Plus en détail

Titre 1 : Les Règles générales de l assurance

Titre 1 : Les Règles générales de l assurance Introduction L assurance est une technique qui repose sur un contrat, le contrat d assurance, en vertu duquel un assureur s engage, en contrepartie du versement régulier d une prime, d indemniser les sinistres

Plus en détail

POUR UNE MEILLEURE GESTION DES RISQUES ET DES ASSURANCES AU SEIN DES PME

POUR UNE MEILLEURE GESTION DES RISQUES ET DES ASSURANCES AU SEIN DES PME ASSOCIATION POUR LE MANAGEMENT DES RISQUES ET DES ASSURANCES DE L'ENTREPRISE CHAMBRE DE COMMERCE ET D INDUSTRIE DE PARIS POUR UNE MEILLEURE GESTION DES RISQUES ET DES ASSURANCES AU SEIN DES PME Avant propos

Plus en détail

Multirisque. de l Entreprise. Savez-vous qu avec AXA vous pouvez garantir la pérennité de votre entreprise en toute simplicité?

Multirisque. de l Entreprise. Savez-vous qu avec AXA vous pouvez garantir la pérennité de votre entreprise en toute simplicité? Multirisque de l Entreprise Savez-vous qu avec AXA vous pouvez garantir la pérennité de votre entreprise en toute simplicité? Solutions Partenaire Services Protéger votre Activité Animer vos Hommes Optimiser

Plus en détail

La problématique de l assurance visà-vis des risques naturels majeurs. Approche

La problématique de l assurance visà-vis des risques naturels majeurs. Approche La problématique de l assurance visà-vis des risques naturels majeurs Approche principe Les assurances sont souvent très frileuses des qu il s agit d assurer un risque à la Martinique qui pour eux cumule

Plus en détail

Atelier B8. La gestion des risques et des assurances dans les ETI

Atelier B8. La gestion des risques et des assurances dans les ETI Atelier B8 La gestion des risques et des assurances dans les ETI Intervenants Hélène DUVIVIER Philippe LABEY Responsable Régional Lyon SET Risques et Assurances Xavier MARY Bernard DURAND Modérateur Nicolas

Plus en détail

En collaboration avec LA GESTION DES RISQUES AU SEIN DU SECTEUR PUBLIC LOCAL EN 2013

En collaboration avec LA GESTION DES RISQUES AU SEIN DU SECTEUR PUBLIC LOCAL EN 2013 En collaboration avec LA GESTION DES RISQUES AU SEIN DU SECTEUR PUBLIC LOCAL EN 2013 MARS 2013 INTRODUCTION, METHODOLOGIE Primo France, association dédiée à la gouvernance et à la gestion du risque public,

Plus en détail

ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS

ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS Étude concernant l assurance-litige en matière de brevets, par CJA Consultants Ltd Janvier 2003 V4a.fin ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS Étude réalisée pour la Commission européenne concernant la

Plus en détail

L information en Chine et le contrôle de la criminalité économique / financière.

L information en Chine et le contrôle de la criminalité économique / financière. L information en Chine et le contrôle de la criminalité économique / financière. La construction de l informatisation de la Chine est une stratégie nationale qui est directement liée avec la vitesse et

Plus en détail

Quelles sont les obligations en matière d assurance pour les structures sportives?

Quelles sont les obligations en matière d assurance pour les structures sportives? Quelles sont les obligations en matière d assurance pour les structures sportives? La pratique sportive est génératrice de risque et d accident matériel ou corporel. C est pourquoi il existe de nombreuses

Plus en détail

Régime des catastrophes naturelles

Régime des catastrophes naturelles actuel Contexte Dans la constitution de l après guerre, le principe de solidarité et d égalité entre les français est inscrit comme une règle d or. C est ce principe qui s applique au régime des catastrophes

Plus en détail

TIM S.A., une aventure d Homme

TIM S.A., une aventure d Homme Comité d entreprise 1 Sommaire Edito de M. Hans-Jürgen Hellich, Directeur Général de Tim SA p. 9 Edito de Cyril Terrière, Secrétaire du Comité d Entreprise Tim SA p. 11 Itinéraires croisés d une entreprise

Plus en détail

Séminaire Innovation

Séminaire Innovation Séminaire Innovation La garantie Oxygène, une réponse innovante des assureurs aux soucis budgétaires des ménages en temps de crise? 13 mai 2009 Pierre CORDIER Stéphane DÉSERT Nathanaël ORMILLIEN Introduction

Plus en détail

Réalités de l outsourcing/bpo bancaire : indicateurs, performances, stratégies. Présentation et sommaire détaillé de l étude Juillet 2012

Réalités de l outsourcing/bpo bancaire : indicateurs, performances, stratégies. Présentation et sommaire détaillé de l étude Juillet 2012 Réalités de l outsourcing/bpo bancaire : indicateurs, performances, stratégies. Présentation et sommaire détaillé de l étude Juillet 2012 http://scoreadvisor.com De quoi parle-t-on précisément? Une fonction

Plus en détail

L'indemnisation des Catastrophes Naturelles en France. Paris 1910 - Chambre des Députés

L'indemnisation des Catastrophes Naturelles en France. Paris 1910 - Chambre des Députés L'indemnisation des Catastrophes Naturelles en France. Paris 1910 - Chambre des Députés Quels périls menacent la France? Tempêtes (Métropole) et cyclones (DOM/TOM) Coût estimé des tempêtes Lothar et Martin

Plus en détail

RÈGLEMENT SUR L ASSURANCE RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE

RÈGLEMENT SUR L ASSURANCE RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE RÈGLEMENT SUR L ASSURANCE RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE QUESTIONS ET RÉPONSES NOUVEAU RÈGLEMENT 1. POURQUOI AVOIR ADOPTÉ UN NOUVEAU RÈGLEMENT? Les principaux problèmes auxquels s adresse le Règlement

Plus en détail

Nous réceptionnons les commandes par Internet, téléphone, courrier ou fax.

Nous réceptionnons les commandes par Internet, téléphone, courrier ou fax. Conditions générales R.C. Exploitation GARAGE 1. Définitions Client: personne morale et/ou physique achetant ou utilisant POWERCONCEPT. Consommateur: particulier achetant des Produits pour son usage privé.

Plus en détail

Vous permettre d entreprendre avec assurance?

Vous permettre d entreprendre avec assurance? Vous permettre d entreprendre avec assurance? Le bureau Verdun s y engage Place Reine Astrid 12-6820 FLORENVILLE Tél : 061/31.22.33 - Fax : 061/31.53.03 info@verdun.be - www.verdun.be Verdun-Bastogne sa

Plus en détail

Table générale des matières des numéros parus de 2004 à 2014

Table générale des matières des numéros parus de 2004 à 2014 Table générale des matières des numéros parus de 2004 à 2014 Assurances de dommages (en général) - GAREAT MAI 2014 - Mieux connaître l assurance Fraude et malveillance (2 ème partie) MAI 2014 - Dommages

Plus en détail

La réforme de l assurance construction est maintenant une réalité. Elle clarifie le régime de l assurance décennale obligatoire.

La réforme de l assurance construction est maintenant une réalité. Elle clarifie le régime de l assurance décennale obligatoire. Titre : Référence : IP-Bât 05 008 REFORME DE L ASSURANCE CONSTRUCTION Date : 08.2005 La réforme de l assurance construction est maintenant une réalité. Elle clarifie le régime de l assurance décennale

Plus en détail

Cloud Computing*: questions juridiques

Cloud Computing*: questions juridiques 07 Juin 2011 CERT Ist - Forum 2011 Cloud Computing*: questions juridiques Jean-Marie Job Avocat associé de Gaulle Fleurance & Associés jmjob@dgfla.com * Informatique en nuage Ateliers ADIJ Solutions aux

Plus en détail

Management, plus qu une tendance pour DBApparel, un impératif

Management, plus qu une tendance pour DBApparel, un impératif M. Marcel Nardelli, Directeur Financier du Groupe DBApparel Le cash flow Management, plus qu une tendance pour DBApparel, un impératif Groupe Européen, DBApparel trouve son origine dans les activités textiles

Plus en détail

Gestion du risque opérationnel

Gestion du risque opérationnel Comité de Bâle sur le contrôle bancaire Gestion du risque opérationnel Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a récemment entamé des travaux relatifs au risque opérationnel, dont la gestion tend à

Plus en détail

Solutions aux risques juridiques et catalogue des meilleures pratiques contractuelles

Solutions aux risques juridiques et catalogue des meilleures pratiques contractuelles Mis en fo Ateliers Cloud Computing / ADIJ / [Atelier n 4 20 janvier 2011] Solutions aux risques juridiques et catalogue des meilleures pratiques contractuelles Co-animés par Helle Frank Jul-Hansen, Béatrice

Plus en détail

Risques professionnels pour l entrepreneur : Comment les assurer? Michel BOYER Boyer & Morvilliers Assureurs

Risques professionnels pour l entrepreneur : Comment les assurer? Michel BOYER Boyer & Morvilliers Assureurs Risques professionnels pour l entrepreneur : Comment les assurer? Michel BOYER Boyer & Morvilliers Assureurs Sommaire : L Assurance : indispensable à la vie de l entreprise Un monde de risques Etre bien

Plus en détail

AE-CEFAR Anciens Elèves du CeFAR (AMRAE)

AE-CEFAR Anciens Elèves du CeFAR (AMRAE) Liste des mémoires présentés par les sessions 1 à 12 (2004-2013) - Reconstruction après sinistre ou Comment transformer en opportunité un risque avéré (Évolution du partenariat assureur/assuré suite à

Plus en détail

Enquête globale sur la perception des clients dans l assurance

Enquête globale sur la perception des clients dans l assurance Enquête globale sur la perception des clients dans l assurance Le moment pour les assureurs de repenser leur relation client Forum International de l'assurance Casablanca 18 avril 2013 Enquête globale

Plus en détail

(r) assurez-vous sur LA PRÉVENTION DES RISQUES EN ENTREPRISE

(r) assurez-vous sur LA PRÉVENTION DES RISQUES EN ENTREPRISE (r) assurez-vous sur LA PRÉVENTION DES RISQUES EN ENTREPRISE LIVRE BLANC «ASSURÉ D ENTREPRENDRE» - N 5 2 INTRODUCTION SOMMAIRE INTRO La prévention des risques est incontournable dans la vie de l entreprise.

Plus en détail

Lloyd s City Risk Index 2015-2025

Lloyd s City Risk Index 2015-2025 Lloyd s City Risk Index 2015-2025 lloyds.com/cityriskindex Synthèse A propos du Lloyd s Le Lloyd s est le seul marché de l assurance et de la réassurance spécialisé au monde à proposer une combinaison

Plus en détail

Atelier B01. Nouvelle stratégie d utilisation de captives : quelles diversifications?

Atelier B01. Nouvelle stratégie d utilisation de captives : quelles diversifications? Atelier B01 Nouvelle stratégie d utilisation de captives : quelles diversifications? 1 Atelier B01 Intervenants Hugh ROSENBAUM Towers Watson Retired Principal Fabrice FRERE Aon Global Risk Consulting (Luxembourg)

Plus en détail

Achats de prestations logistiques : les bonnes pratiques

Achats de prestations logistiques : les bonnes pratiques Salon Logistics 360 2011 Parc Exposition La Beaujoire Nantes Achats de prestations logistiques : les bonnes pratiques par Philippe de COUESBOUC, cabinet conseil Creach Partenaire, administrateur CDAF (Compagnie

Plus en détail

DHL OCEAN CONNECT (LCL) TENEZ VOS ENGAGEMENTS ET VOS DÉLAIS

DHL OCEAN CONNECT (LCL) TENEZ VOS ENGAGEMENTS ET VOS DÉLAIS DHL OCEAN CONNECT (LCL) TENEZ VOS ENGAGEMENTS ET VOS DÉLAIS POURQUOI OPTER POUR DHL OCEAN CONNECT EXPERTISE ET SÉCURITÉ Bénéficiez à tout moment d une expertise reconnue et d une sécurité optimale en choisissant

Plus en détail

Vaudoise Assistance Toujours à votre secours. 0800 811 911 +41 21 618 88 88 Un service gratuit pour vous aider immédiatement

Vaudoise Assistance Toujours à votre secours. 0800 811 911 +41 21 618 88 88 Un service gratuit pour vous aider immédiatement Vaudoise Assistance Toujours à votre secours 0800 811 911 +41 21 618 88 88 Un service gratuit pour vous aider immédiatement Nous prenons votre défense Juris Help Imaginez qu une patrouille de police vous

Plus en détail

La gestion des risques au Maroc

La gestion des risques au Maroc La gestion des risques au Maroc Laila EL FOUNTI, Maroc Key words: RÉSUMÉ La croissance des risques naturels et technologiques est un phénomène mondial préoccupant qui résulte notamment de l industrialisation

Plus en détail

Information sur l Assurance AUTOMOBILE

Information sur l Assurance AUTOMOBILE Information sur l Assurance AUTOMOBILE Avec AssurOne group, l assurance auto devient plus simple. Notre rôle est de vous proposer un contrat avec toutes les garanties dont vous avez besoin pour rouler

Plus en détail

L ASSURABILITE DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE

L ASSURABILITE DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE L ASSURABILITE DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE CORINNE GROSBART Avocat au Barreau de Paris 76, Avenue Raymond Poincaré 75116 PARIS Tél: 01 45 53 68 34 Fax: 01 45 53 87 94 E mail corinne.grosbart@wanadoo.fr

Plus en détail

Market Research Aerospace

Market Research Aerospace Market Research Aerospace Août 2014 L ETAT DU MARCHE 1. Le marché d assurance des compagnies aériennes historiquement bas Primes brutes encaissées par année civile (en milliards $) 8 7 Corps et RC War

Plus en détail

L externalisation des activités bancaires en France et en Europe

L externalisation des activités bancaires en France et en Europe ÉTUDES L externalisation des activités bancaires en France et en Europe Si l externalisation des activités (outsourcing) est un phénomène courant au sein des entreprises non financières en Europe, comme

Plus en détail

L assurance, source de connaissance sur la sinistralité des évènements naturels

L assurance, source de connaissance sur la sinistralité des évènements naturels Mercredi 12 juin 2013, AG de l AFPS L assurance, source de connaissance sur la sinistralité des évènements naturels Michel LUZI 2 Segmentation des risques Le Régime des Catastrophes Naturelles Dommages

Plus en détail

EXCESS RC PME - PMI. Georges BORKOWSKI. Février 2006. ACE Europe

EXCESS RC PME - PMI. Georges BORKOWSKI. Février 2006. ACE Europe EXCESS RC PME - PMI Georges BORKOWSKI Février 2006 ACE Europe ACE Group Début des années 1980, crise de la Responsabilité Civile aux USA 1985 : création d ACE, Assureur spécialisé en Excess 1999 : acquisition

Plus en détail

PROFESSIONNELS DE LA CONSTRUCTION

PROFESSIONNELS DE LA CONSTRUCTION PROFESSIONNELS DE LA CONSTRUCTION Assurés en réseau avec MMA POUR VOTRE ACTIVITÉ MMA BTP Au plus près de vos besoins Que vous soyez plombier, menuisier ou carreleur, l assurance MMA BTP s ajuste à votre

Plus en détail

CCR acteur majeur dans le domaine des catastrophes naturelles en France

CCR acteur majeur dans le domaine des catastrophes naturelles en France CCR acteur majeur dans le domaine des catastrophes naturelles en France CCR est une entreprise de réassurance chargée de concevoir, mettre en œuvre et gérer des instruments performants répondant à des

Plus en détail

Garanties au 1er janvier 2016, valeur de l'indice : 932,7. Article - I : Incendie et risques annexes

Garanties au 1er janvier 2016, valeur de l'indice : 932,7. Article - I : Incendie et risques annexes Page 1 Les limites contractuelles d'indemnité et franchises stipulées ci-dessous évoluent en fonction de l'indice de la Fédération Française du Bâtiment. Elles sont applicables pour chaque garantie et

Plus en détail

Garantie contre les risques à l exportation

Garantie contre les risques à l exportation Garantie contre les risques à l exportation Révision totale de la loi de 1958 28 janvier 2004 Numéro 4 La révision de la garantie contre les risques à l exportation (GRE) en consultation Le Conseil fédéral

Plus en détail

Redefining The Importer/Custom Brocker relationship. Focus on compliance

Redefining The Importer/Custom Brocker relationship. Focus on compliance Redefining The Importer/Custom Brocker relationship Focus on compliance La mondialisation et la bataille libre-échange / protectionnisme Gatt et OMC sont les artisans du désarmement douanier Droits de

Plus en détail

Le marché suisse des assurances

Le marché suisse des assurances 16 Le marché suisse des assurances Le secteur des assurances favorise la croissance et la prospérité Ces dernières années, le secteur des assurances a sans cesse accru sa contribution à la croissance et

Plus en détail

TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES

TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES TABLE RONDE N 3 COOPÉRATION DES INSTITUTIONS EN MATIÈRE D ASSURANCE PENSION LA COORDINATION ET LES ENTREPRISES Claude MULSANT, Directrice adjointe du réseau MAGELLAN INTERNATIONAL J ai donc la lourde responsabilité

Plus en détail

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES?

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES? Dossier spécial Après une reprise observée en 2012 et 2013 (de l ordre de 2 et 2,5 %), l Organisation Mondiale du Commerce prévoit une croissance du commerce international de l ordre de 4 à 4,5 % en 2014.

Plus en détail

EN BREF. Multirisque Professionnelle. Assurez l ensemble des risques liés à l exercice de votre activité professionnelle.

EN BREF. Multirisque Professionnelle. Assurez l ensemble des risques liés à l exercice de votre activité professionnelle. Multirisque Professionnelle Assurez l ensemble des risques liés à l exercice de votre activité professionnelle. EN BREF Pour vos locaux professionnels et leur contenu (1) : contre les risques d incendie,

Plus en détail

Les assurances incontournables pour le bon fonctionnement de votre entreprise

Les assurances incontournables pour le bon fonctionnement de votre entreprise Les assurances incontournables pour le bon fonctionnement de votre entreprise Vous avez lourdement investi pour vous lancer dans votre activité professionnelle. Que ce soit au niveau des études, du développement

Plus en détail

Solutions en matière de transport répondant aux besoins de votre entreprise

Solutions en matière de transport répondant aux besoins de votre entreprise Solutions en matière de transport répondant aux besoins de votre entreprise Et si votre troisième poste de dépense le plus important était aussi votre premier moyen de défense? À Zurich nous savons que

Plus en détail

n 6 LES ASSURANCES DANS L ACTE DE CONSTRUIRE 1. L assurance dommages ouvrage du maître d ouvrage 2. L assurance décennale du constructeur

n 6 LES ASSURANCES DANS L ACTE DE CONSTRUIRE 1. L assurance dommages ouvrage du maître d ouvrage 2. L assurance décennale du constructeur FICHE THEMATIQUE n 6 LES ASSURANCES DANS L ACTE DE CONSTRUIRE 1. LES ASSURANCES OBLIGATOIRES 1. L assurance dommages ouvrage du maître d ouvrage 2. L assurance décennale du constructeur 3. Police unique

Plus en détail

SOMMAIRE. Allianz All-In-One Pro Conditions générales AD1082FR-09/13 1

SOMMAIRE. Allianz All-In-One Pro Conditions générales AD1082FR-09/13 1 SOMMAIRE Article 1 Dispositions préliminaires.. p. 2 Article 2 Conditions de base. p. 2 Article 3 Aperçu des contrats d assurance dont le package peut se composer p. 2 Article 4 Particularités d un package

Plus en détail

ENTREPRISES ET RESPONSABILITES

ENTREPRISES ET RESPONSABILITES www.creassur.org ENTREPRISES ET RESPONSABILITES Parlons-en Chambre de Commerce et d industrie Novembre 2007 ENTREPRISES ET RESPONSABILITES La police d assurance et ses couvertures Monsieur RITTER GROUPAMA

Plus en détail