ROLE IADE EN NEUROANESTHESIE. (C.Muller 2005)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ROLE IADE EN NEUROANESTHESIE. (C.Muller 2005)"

Transcription

1 ROLE IADE EN NEUROANESTHESIE. (C.Muller 2005) PLAN : - Lieux d exercice. - Rappel des notions essentielles à connaître en NeuroAnesthésie. - Rôle IADE. - Cas particulier de l enfant. LIEUX D EXERCICE. CHIRURGIE/BLOC OPERATOIRE/SSPI Bloc opératoire, adultes et enfants, chirurgie réglée ou en urgence. Durée = 1h30 à 6 h Pour chirurgie intra crânienne (hémisphérique ou fosse postérieure) tumeurs malformations vasculaires hématomes traitement hydrocéphalie chirurgie fonctionnelle (épilepsie, Parkinson) Pour chirurgie rachis cervical, dorsal et lombaire (pathologie discale, osseuse ou tumorale) hernie discale, canal lombaire étroit fracture, tassement, luxation tumeur La neuro-anesthésie est la spécialité qui impose le plus grand nombre de changement de postures opératoires. RADIOLOGIE/ RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE. Durée = 1h00 à 6h Examen diagnostic suivi ± par un traitement endovasculaire thrombose artérielle anévrysme angiome malformation artério-veineuse recherche des rapports vasculaires d une tumeur TDM/IRM Examen non invasif, pour diagnostic (en urgence ou non) et suivi d évolution de la pathologie Durée = 15 mn pour TDM, environ 1h pour IRM (permet de voir les lésions vasculaires mais nécessité d une immobilité absolue et lourdeur organisationnelle ++) hydrocéphalie œdème hématome contusion tumeur Rôle IADE en NeuroAnesthésie C.Muller - 1 Mers 2005

2 CAS PARTICULIER : STEREOTAXIE. Pour des patients atteints de Parkinson, épilepsie ou douloureux chroniques Associe anesthésie générale + TDM ± Bilan vasculaire + chirurgie Nécessite une bonne coordination des services et de nombreux changements de bloc avec un patient sous AG et équipé de matériel spécifique. NOTIONS ESSENTIELLES A CONNAITRE EN NEUROANESTHESIE. 1. Chirurgie intra crânienne : a. La pierre d angle de la neuroanesthésie est la relation entre le volume et la pression intracrânienne (courbe pression-volume) b. L objectif principal est d éviter l augmentation du volume du compartiment intra crânien, en particulier du volume sanguin cérébral (agents anesthésiques, autorégulation, réactivité hémodynamique) mais aussi le maintien d une perfusion cérébrale la plus stable possible dans le temps. c. Le réveil (précoce ou retardé) doit maintenir le même équilibre hémodynamique et permettre une évaluation neurologique rapide. 2. Chirurgie rachidienne : a. On peut considérer les préceptes ci dessus comme valables selon le même principe, pour la perfusion médullaire. b. Les changements de position doivent faire l objet de précautions et de suivi permanent. 3. En soi, l anesthésie ne limitera pas les conséquences de la lésion neurologique mais elle aura une influence positive directe sur le résultat final. OBJECTIFS PRIORITAIRES EN NEUROANESTHESIE : obtenir le plus souvent possible une hémodynamique normale (TA, EtCO²) assurer une détente cérébrale éviter tout mouvement du patient compenser les pertes volume/volume détecter et traiter toute embolie gazeuse poussée hypertensive prévention des complications de posture (nécessite une coopération des équipes chirurgicales et anesthésiques, médicales et infirmières) assurer une surveillance neurologique rapprochée pendant les 6 premières post-op. ELEMENTS INDISPENSABLES A VERIFIER APRES INSTALLATION DU PATIENT ET AVANT DE DEBUTER LA CHIRURGIE. POSTURE - pouls périphériques - protection points d appui - protection oculaire - positionnement de la tête - circuit de ventilation (raccords) - auscultation HEMODYNAMIQUE. - paramètres vitaux o EtCO² mmhg o TA moy 80 mmhg - gaz du sang, glycémie - zéro TA invasive correct - stabilité par rapport à la sédation, analgésie correcte - 2 VVP fonctionnelles AUTRES. - t et système de réchauffement - diurèse horaire - curarisation - système drainage LCR clampé Rôle IADE en NeuroAnesthésie C.Muller - 2 Mers 2005

3 ROLE IADE. PRE OPERATOIRE PREPARATION SALLE - Check list complète, plateau d intubation, drogues selon prescription - ECG - PNI ou TA invasive pour tumeurs et en urgence - SatO² - EtCO² - T - 2 VVP (minimum 18G) - Nécessaire sondage urinaire + diurèse horaire - Couverture chauffante - PSE - Curamètre - Coquille ou matelas mousse si stéréotaxie PER OPERATOIRE ACCUEIL DU PATIENT. - Evaluer état neurologique initial (référence pour SSPI et post-op) - Rechercher signes HIC - Détecter risque intubation difficile (rachis cervical) - Evaluation douleur - Vérification identité, accueil, se présenter, réponses à ses questions, informations si nécessaire DOSSIER ANESTHESIE. - Bilan sanguin complet - Carte GS et RAI disponible - Autorisation d opérer si mineur - Examens complémentaires utiles si - Traitement en cours pouvant interférer avec l anesthésie (corticoïdes, antiépileptiques ) ANESTHESIE. - Induction calme et progressive. (AIVOC Diprivan+Ultiva ou Sufenta) - Utilisation de curares (pour éviter tout mouvement) - En urgence : Nesdonal*. Svt + de la réanimation et des curares. - Douleur et stimulis : o Intubation o Incision cutanée o fermeture - besoins pendant chirurgie intra cérébrale. - Perfusions : éviter Ringer et Glucosé (réchauffeur si possible) EQUILIBRE HEMODYNAMIQUE. - Doit être le plus stable possible. Surveillance ++ o EtCO² mmhg o TA moy 80 mmhg o NormoT - Eviter toute hyper/hypo TA - Assurer une détente cérébrale - compenser les pertes volume/volume DETECTION DES COMPLICATIONS. - Complications de position - Embolie gazeuse (tachycardie + EtcO²) - Hémorragie - Poussée cérébrale, œdème. - Spasme vasculaire (prévention par Nimodipine PSE) Rôle IADE en NeuroAnesthésie C.Muller - 3 Mers 2005

4 ROLE SPECIFIQUE CONCERNANT LES CHANGEMENTS DE POSITION. Exemples de position et leurs risques spécifiques : Décubitus ventral Genu Pectoral Position assise COMPLICATIONS INSTALLATION/PRECAUTIONS Hypotension posturale ++ Remplissage +++avant toute installation, au besoin utilisation de drogues vasoactives. Lésions cutanées par compression Protéger TOUS les points d appui avec de la gélatine Eviter hypot et vasoconstriction. Lésions oculaires et auriculaires Fermer les paupières avec micropore (occlusif) Ne laisser aucun fil ni appareil toucher la tête. Eviter la position déclive (risque œdème palpébral) Vérifier l absence de torsion ou de contact dur sur le pavillon de l oreille. Lésions au niveau du cou Eviter les mouvements de rotation en cas Risque d hypoperfusion cérébrale par d arthrose : au besoin, garder la tête en obstruction veineuse (et risque de tétraplégie) position sagittale. Eviter flexion du cou trop importante (on doit pouvoir passer 2 doigts sous le menton) Lésion plexus brachial et ses branches Eviter de tirer sur l épaule Protéger le coude et les poignets (bien garder dans l axe et gélatine) Lésion nerf sciatique poplité externe Mettre un coussin gélatiné sous les genoux et fléchir modérément les hanches. Lésion nerf scapulaire ou grand dorsal Lésion nerf fibulaire au niveau de la tête du péroné Eviter tout étirement intempestif du bras Libérer le genou du poids du corps Lésions mammaires (par écrasement ou étirement) Au besoin, mettre billot, toujours mettre des gélatines. Plicature des pontages aorto coronaires (rare) Compression abdominale Baisse retour veineux Douleurs cervicales Mettre billot Surveillance ECG 5 branches. Vérifier liberté abdominale. Eviter tout mouvement brusque, de flexion ou de rotation du cou. Eviter contention trop serrée à ce niveau Eviter chirurgie > 3 heures!!! Nécrose tête fémorale Syndrome des loges (rhabdomyolyse posturale) Embolie gazeuse Surveillance EtCO2, maintenir TA moyenne > 80 mmhg, éviter N2O Rôle IADE en NeuroAnesthésie C.Muller - 4 Mers 2005

5 SSPI SURVEILLANCE DU REVEIL. - Doit être rapide, sans toux ni poussée hypertensive. o Antalgie ++ o Prévention NVPO - Surélever tête 30 (drainage veineux) - Même monitorage qu en per-opératoire : o ECG o PNI ou TA invasive o SatO² o EtCO² - Réchauffement ++ SURVEILLANCE NEUROLOGIQUE. - Essentielle par rapport à l état neurologique initial et pour rechercher toute modification. o Conscience o Orientation o Motricité 4 mbres o Pupilles o Recherche déficit - Rechercher signes HIC SIGNES D APPEL. - Modification état de conscience - Crise convulsive (à prévenir ou à traiter) - Apparition d un déficit, transitoire ou permanent. - Polyurie (diabète insipide?) - Spécifique selon la chir (précisé par le chirurgien) CAS PARTICULIER DE L ENFANT. (selon article de Pr Bissonnette / MAR Canadien / Article paru dans les AFAR ) L enfant n est pas un modèle réduit de l adulte et en neuro anesthésie, la prise en charge d un enfant est un vrai défi. Le respect de la physiologie cérébrale est essentielle et doit conditionner tous les gestes et décisions. L enfant va présenter des signes spécifiques de HIC : - troubles du comportement, de l élocution, de l alimentation ) - vomissements (sans nausées) ) chez le tout petit - léthargie ou irritabilité inhabituelle ) - signe clinique : bombement de la fontanelle ) puis se plaindra de céphalées et de diplopie. Points essentiels : MONITORAGE et EQUIPEMENT. - Monitorage complet : o ECG o PNI ou TA invasive radiale o SatO² o EtCO² - Réchauffement ++ (salle à 24 /26 ) - 2 VVP fonctionnelles (réchauffeur à perfusion si disponible) Mettre toutes les perfusions sur régulateur de débit (PSE par exemple) ANESTHESIE. - Stabilité hémodynamique impérative ; Eviter pleurs et agitation. Induction en séquence rapide IV si possible. - Remplissage volume/volume. Remplacement des pertes sanguines Glucosé dans toutes les perfusions. - Réveil immédiat ou retardé. Antalgie post-op : Paracétamol ± Nubain INSTALLATION et SURVEILLANCE. - Etre bien sûr et contrôler les voies veineuses et la ventilation (raccords) - Sécuriser le monitorage (noter les voies) - Garder une extrémité visible. - Contrôles essentiels : o Gazométrie o Glycémie Rôle IADE en NeuroAnesthésie C.Muller - 5 Mers 2005

Fractures du bassin. JP. MARCHALAND HIA Bégin Saint-Mandé IFSI

Fractures du bassin. JP. MARCHALAND HIA Bégin Saint-Mandé IFSI Fractures du bassin JP. MARCHALAND HIA Bégin Saint-Mandé IFSI Définition Distinguer Les fractures extra- articulaires Les fractures du cotyle Définition Gravité +++ Pronostic vital Poly traumatisme Hémorragie

Plus en détail

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90.

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90. Lésions des parties nobles de la moelle épinière Eléments osseux : corps vertébral articulaires lames épineuses transverses pédicules vertébraux Eléments non osseux (sagittal) : disques ligaments capsules

Plus en détail

Moré Nicolas. IADE aux blocs communs Hôpital HURIEZ CHRU LILLE

Moré Nicolas. IADE aux blocs communs Hôpital HURIEZ CHRU LILLE Moré Nicolas IADE aux blocs communs Hôpital HURIEZ CHRU LILLE Obésité morbide Prise en charge au Bloc Opératoire Problèmes, solutions, surveillance. Introduction Lors de l accueil et de l installation

Plus en détail

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral - Aspects paramédicaux - Synthèse des recommandations JUIN 2002 Service des

Plus en détail

PRISE EN CHARGE INFIRMIERE D UN TRAUMATISE CRANIEN GRAVE. PIEL Christelle BOUVIER Sylvain CH. Ploërmel

PRISE EN CHARGE INFIRMIERE D UN TRAUMATISE CRANIEN GRAVE. PIEL Christelle BOUVIER Sylvain CH. Ploërmel PRISE EN CHARGE INFIRMIERE D UN TRAUMATISE CRANIEN GRAVE DU PREHOSPITALIER AU DECHOCAGE PIEL Christelle BOUVIER Sylvain CH. Ploërmel 1 ère JPMU Décembre 2007 QU EST CE QU UN TRAUMATISE CRANIEN GRAVE (TCG)

Plus en détail

- l'intubation est OT ou NT (sonde pré-coudée, sonde armée, normale). - la trachéotomie est indiquée si la ventilation post-op peut-être compromise.

- l'intubation est OT ou NT (sonde pré-coudée, sonde armée, normale). - la trachéotomie est indiquée si la ventilation post-op peut-être compromise. Chirurgie céphalique : Contrôle de la ventilation : - pas d'accès à la tête pendant l'intervention. - l'intubation est OT ou NT (sonde pré-coudée, sonde armée, normale). - la trachéotomie est indiquée

Plus en détail

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 LES SCIATALGIES DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 Introduction! Motif fréquent de consultation en neurochirurgie et en rhumatologie! Elle correspond le plus souvent à une

Plus en détail

Prise en charge infirmière D un polytraumatisé

Prise en charge infirmière D un polytraumatisé D un polytraumatisé v Pose d un collier cervical v Déshabillage avec découpage des vêtements si nécessaire v Pose de l 02 au masque v Prise des constantes (TA, pls, saturation, score de glasgow) v Evaluation

Plus en détail

Les fourmis du réveil

Les fourmis du réveil Les fourmis du réveil PREAMBULE Suite au décret du 05-12-94 notifiant la nécessité de mettre en conformité la salle de réveil ( SSPI ) : opérationnelle 24h/24h, et sachant que les besoins de notre bloc

Plus en détail

A. Khoury (Besançon), J. Couvreur (Toulon)

A. Khoury (Besançon), J. Couvreur (Toulon) A. Khoury (Besançon), J. Couvreur (Toulon) Crush syndrome ou Sd des ensevelis ou Sd de Bywaters : Syndrome de compression traumatique : Définitions Rhabdomyolyse: Lyse musculaire, de cause physique ou

Plus en détail

ANESTHESIE EN CHIRURGIE REPARATRICE-ESTHETIQUE ET PLASTIQUE INTERVENTIONS ET ATTITUDES DEFINITIONS CHIRURGIE DES TEGUMENTS ET DES FORMES Chirurgie Réparatrice et Plastique Chirurgie de correction de défauts

Plus en détail

L appareil locomoteur

L appareil locomoteur L appareil locomoteur Plan Introduction Anatomie physiologie Orthopédie - Traumatologie Rhumatologie Pathologies infectieuses Pathologies tumorales Pathologies neuro- dégénératives Répercussions de ces

Plus en détail

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES Le mal de dos OBJECTIFS Connaître les différentes pathologies liées aux accidents dorso-lombaires Déterminer les facteurs de risques Identifier et appliquer les techniques

Plus en détail

La surveillance neurologique en réanimation médicale

La surveillance neurologique en réanimation médicale CONGRES ANNUEL DU CIRNE «L approche neurologique en réanimation» 11 OCTOBRE 2013 La surveillance neurologique en réanimation médicale Réanimation Médicale HCC Aurélie Baudesson Aurore Bihin Delphine Rué

Plus en détail

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence Nathalie Bourdages, inf., B. Sc., conseillère en soins infirmiers, Direction des soins infirmiers et des regroupement clientèles, Centre hospitalier de

Plus en détail

SURVEILLANCE DES PLATRES

SURVEILLANCE DES PLATRES SURVEILLANCE DES PLATRES 1 DEFINITION Système de tissu durcissable servant à assurer la contention et l immobilisation d un membre afin de répondre à un traumatisme en cas de lésion tendineuse ou de fracture

Plus en détail

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE INTRODUCTION Hernie discale : débord disque Membre inférieur: Sciatique Cruralgie Membre supérieur Névralgie cervico-brachiale (NCB) RAPPELS ANATOMIQUES L5 Racine S1 S1 PHYSIOPATHOLOGIE

Plus en détail

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs B06-1 B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs L ischémie aiguë est une interruption brutale du flux artériel au niveau d un membre entraînant une ischémie tissulaire. Elle constitue

Plus en détail

: contre-indications majeures : contre-indications mineures : contre-indications temporaires

: contre-indications majeures : contre-indications mineures : contre-indications temporaires Dans le sommaire, cliquez sur les titres majeurs (exemple : Abdomen, Epaule, etc.) pour être amené à la page correspondante. Pour revenir au sommaire général, cliquez sur le titre majeur. : contre-indications

Plus en détail

Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant

Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant Pierre Mary Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau Plan Définition Torticolis aigus Torticolis

Plus en détail

Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à

Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à plat dos, inconscient Glasgow 3, à 20 mètres d une

Plus en détail

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PR-ULI-URG-PEC-N 108 Version n 1 Crée le 01-02-2011 DIFFUSION : Urgences site d Etampes OBJET ET DEFINITIONS Organiser et protocoliser

Plus en détail

SURVEILLANCE, EFFETS SECONDAIRES, SEVRAGE DE LA SEDATION

SURVEILLANCE, EFFETS SECONDAIRES, SEVRAGE DE LA SEDATION Session ide Géraldine POUTISSOU, Nadia BOUAMARIA, Christelle MIENNE (Pole de Neurochirugie Secteur de Réanimation CHRU de Lille) Surveillance, effets secondaires, sevrage de la sédation SURVEILLANCE, EFFETS

Plus en détail

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR). Hypertension intracrânienne idiopathique Pseudotumor cerebri Votre médecin pense que vous pouvez souffrir d hypertension intracrânienne idiopathique connue aussi sous le nom de «pseudotumeur cérébrale».

Plus en détail

ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE

ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE ANEVRYSME DE L ARTERE POPLITEE DEFINITION L AAP est une dilatation avec perte de parallélisme des parois de l artère poplitée atteignant au moins 2 fois le diamètre de l artère saine sus jacente, le diamètre

Plus en détail

Introduction... 9. N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause...

Introduction... 9. N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause... Sommaire Introduction... 9 N 86. Trouble aigu de la parole. Dysphonie... 11 Caractériser le trouble du langage...12 Déterminer la cause...14 N 89. Déficit neurologique récent (voir item 335)... 15 Caractériser

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

PRISE EN CHARGE PER-OPERATOIRE D UN TRAUMATISE CRANIEN POUR EVACUATION D UN HEMATOME EXTRA-DURAL (H.E.D)

PRISE EN CHARGE PER-OPERATOIRE D UN TRAUMATISE CRANIEN POUR EVACUATION D UN HEMATOME EXTRA-DURAL (H.E.D) PRISE EN CHARGE PER-OPERATOIRE D UN TRAUMATISE CRANIEN POUR EVACUATION D UN HEMATOME EXTRA-DURAL (H.E.D) Joëlle MOUREY, Chantal LOSSON (IADE) Dr Lamine ABDENNOUR Service de neurochirurgie D.A.R Hôpital

Plus en détail

Ecole d IADE jeudi 27 octobre 2011 Guylaine DEPRUGNEY

Ecole d IADE jeudi 27 octobre 2011 Guylaine DEPRUGNEY Ecole d IADE jeudi 27 octobre 2011 Guylaine DEPRUGNEY } Définition } Indications } Contre-indications } Avantages de la trachéotomie } Inconvénients de la trachéotomie } Les différentes techniques de trachéotomie

Plus en détail

SYNDROMES DE LOGE DE JAMBE. H. de Labareyre

SYNDROMES DE LOGE DE JAMBE. H. de Labareyre SYNDROMES DE LOGE DE JAMBE H. de Labareyre Définition physiopathologique Etat dans lequel une augmentation de pression dans un espace limité,, compromet la circulation et la fonction des tissus situés

Plus en détail

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ Plan de la présentation Introduction L enfant Le cathéter court La voie veineuse centrale La voie intra-osseuse Plan de la présentation Le

Plus en détail

RADIO-ANATOMIE ET LESIONS ARTERIO- VEINEUSES MEDULLAIRES

RADIO-ANATOMIE ET LESIONS ARTERIO- VEINEUSES MEDULLAIRES RADIO-ANATOMIE ET LESIONS ARTERIO- VEINEUSES MEDULLAIRES F TOULGOAT Neuroradiologie diagnostique et interventionnelle CHU NANTES DES NEUROLOGIE 29 MARS 2013 MENINGES Même agencement qu à l étage encéphalique

Plus en détail

PLAN. Transferts du patient

PLAN. Transferts du patient PLAN a) le préopératoire : 1) L accueil et l information 2) Les dossiers du patient 3) Les examens 4) La consultation d anesthésie 5) La préparation cutanée 6) Suivi et mise en route des thérapeutiques

Plus en détail

LA MORT CÉRÉBRALE. Présenté par : Dre Catherine Bégin. Département clinique de médecine générale

LA MORT CÉRÉBRALE. Présenté par : Dre Catherine Bégin. Département clinique de médecine générale LA MORT CÉRÉBRALE Présenté par : Dre Catherine Bégin Département clinique de médecine générale Octobre 2001 La mort cérébrale Définition légale : Perte irréversible de la capacité de conscience associée

Plus en détail

Chirurgie du rachis. Rééducation post-opératoire immédiate. Centre des Massues

Chirurgie du rachis. Rééducation post-opératoire immédiate. Centre des Massues Chirurgie du rachis Rééducation post-opératoire immédiate Centre des Massues Service chirurgie : Dr Roussouly Dr Nouvel Kinésithérapie : N.Zeizig, M.Pagés, P.Pommerol Lyon Octobre 2003 Différents types

Plus en détail

Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge.

Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge. Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge. 1- Risque de thrombose veineuse 2- Risque d encombrement bronchique 3- Risque de constipation 4- Risque d escarre 5- Risque

Plus en détail

HEMORRAGIES SOUS- ARACHNOÏDIENNES HEMORRAGIES MENINGEES

HEMORRAGIES SOUS- ARACHNOÏDIENNES HEMORRAGIES MENINGEES HEMORRAGIES SOUS- ARACHNOÏDIENNES = HEMORRAGIES MENINGEES Généralités - 2,8 / 100 000 hts - Age < 60 ans - Femmes : 60-70 % - Formes familiales : 10 % - Facteurs de risque : tabac, HTA, dyslipidémies -

Plus en détail

LES PACE MAKERS Dr Patrick DASSIER HEGP 2011

LES PACE MAKERS Dr Patrick DASSIER HEGP 2011 LES PACE MAKERS Dr Patrick DASSIER HEGP 2011 INTRODUCTION Les stimulateurs cardiaques ou PM, ont pour fonction essentielle de prévenir les effets néfastes d une bradycardie, notamment lors de la survenue

Plus en détail

Les hématomes extra-duraux (HED)

Les hématomes extra-duraux (HED) Les hématomes extra-duraux (HED) L hématome extra-dural Entre la face externe de la dure-mère et la table interne de la voûte crânienne Le plus souvent temporo-pariétal, frontal ou occipital Souvent secondaires

Plus en détail

ANESTHÉSIE EN CHIRURGIE ESTHÉTIQUE ET RÉPARATRICE

ANESTHÉSIE EN CHIRURGIE ESTHÉTIQUE ET RÉPARATRICE ANESTHÉSIE EN CHIRURGIE ESTHÉTIQUE ET RÉPARATRICE Définitions Chirurgie Plastique et Réparatrice Correction de défaut acquis ou congénitaux Remboursé Chirurgie Esthétique Correction ou modification d apparence

Plus en détail

La spasticité - quelle prise en charge?

La spasticité - quelle prise en charge? AVC, TCC et maladies neurologiques : Développer et actualiser notre pratique soignante Plan Introduction La spasticité - quelle prise en charge? Présentation clinique et retentissement Traitement Résumé

Plus en détail

LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES

LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES Les sciatalgies (sciatiques) et les cruralgies sont des atteintes des nerfs périphériques. Ces atteintes peuvent soit provenir d une irritation au niveau de la racine

Plus en détail

Dossier 1. N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte. N 331 Coma non traumatique chez l adulte et chez l enfant

Dossier 1. N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte. N 331 Coma non traumatique chez l adulte et chez l enfant Dossier 1 N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte Complications : Diagnostiquer un diabète chez l enfant et l adulte. Identifier les situations d urgence et planifier leur prise

Plus en détail

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C C. Rachis Sommaire 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 C 7 C 8 C 9 C Affections congénitales... 1 Syndrome médullaire... 1 Possibilité de subluxation atloïdo-axoïdienne... 1 Cervicalgie commune... 1 Névralgie cervico-brachiale...

Plus en détail

Traumatismes vertébraux-médullaires. Vigué B, DAR Bicêtre

Traumatismes vertébraux-médullaires. Vigué B, DAR Bicêtre Traumatismes vertébraux-médullaires Vigué B, DAR Bicêtre Traumatismes vertébraux-médullaires 1- Même règles que les traumatismes crâniens Eviter : Hypoxie - Hypotension Importance de l'accueil +++ La prise

Plus en détail

CANAL CERVICAL ETROIT

CANAL CERVICAL ETROIT CANAL CERVICAL ETROIT IRM «classique» Clichés de profil : cyphose, lordose Clichés dynamiques : sténose dynamique IRM de diffusion HYPERMOBILITE HYPERSIGNAL VALEUR TOPOGRAPHIQUE SCAN (2D) I.R.M. IRM de

Plus en détail

XXVIII ème JOURNEE D ANESTHESIE-REANIMATION DE PICARDIE SESSION I.A.D.E. Mercredi 15 Juin 2011

XXVIII ème JOURNEE D ANESTHESIE-REANIMATION DE PICARDIE SESSION I.A.D.E. Mercredi 15 Juin 2011 XXVIII ème JOURNEE D ANESTHESIE-REANIMATION DE PICARDIE SESSION I.A.D.E. Mercredi 15 Juin 2011 N. LEGRAND I.A.D.E. CHU Amiens L anesthésie en radiologie est confrontée à des contraintes :!Contrainte de

Plus en détail

VISITE MEDICALE DE NON CONTRE INDICATIONS A LA PRATIQUE DU RUGBY (VMNCI)

VISITE MEDICALE DE NON CONTRE INDICATIONS A LA PRATIQUE DU RUGBY (VMNCI) VISITE MEDICALE DE NON CONTRE INDICATIONS A LA PRATIQUE DU RUGBY (VMNCI) AIDE A LA CONSULTATION Aide à VMNCI (Mise à jour au 12/02/2014 ) (annule et remplace «Présentation au 08/11/2012») Examen clinique

Plus en détail

Soins palliatifs et Ostéopathie. Prise en charge alternative de la douleur

Soins palliatifs et Ostéopathie. Prise en charge alternative de la douleur Soins palliatifs et Ostéopathie Prise en charge alternative de la douleur DÉFINITION Méthode thérapeutique jeune qui consiste, «dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer, et

Plus en détail

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre Page 1 Garantie Responsabilité civile - Lésions corporelles de l assurance automobile - Étude des dossiers de demande d indemnisation fermés en Ontario Descriptions des blessures Élaborées à partir des

Plus en détail

ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR

ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR Dr A. PULCINI CHU NICE ANESTHESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR 1 - RAPPELS 2 - PRINCIPES GENERAUX 3 - BLOCS DU MEMBRE SUPERIEUR 4 - BLOCS

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

Anesthésie Chirurgie Plastique, Reconstructrice, et Esthétique. tique. Dr Zindel GérardG Hôpital Rothschild AP-HP

Anesthésie Chirurgie Plastique, Reconstructrice, et Esthétique. tique. Dr Zindel GérardG Hôpital Rothschild AP-HP Anesthésie sie-réa a en Chirurgie Plastique, Reconstructrice, et Esthétique tique Dr Zindel GérardG Hôpital Rothschild AP-HP INTRODUCTION Chirurgie de la Peau Surtout fonctionnelle Rarement hémorragique

Plus en détail

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral. - Aspects médicaux -

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral. - Aspects médicaux - RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral - Aspects médicaux - Synthèse des recommandations SEPTEMBRE 2002 Service

Plus en détail

GUIDE D AIDE À LA SÉLECTION DES RISQUES. Assurance individuelle

GUIDE D AIDE À LA SÉLECTION DES RISQUES. Assurance individuelle GUIDE D AIDE À LA SÉLECTION DES RISQUES Assurance individuelle TABLE DES MATIÈRES À propos du guide... 4 Conditions médicales Accident vasculaire cérébral (AVC)...5 Accident ischémique transitoire (AIT)...5

Plus en détail

cas clinique n 3 et 4

cas clinique n 3 et 4 cas clinique cas clinique n 3 et 4 Cas n 3. Bilan d une lombalgie L5 très invalidante. Une IRM est réalisée dans le bilan.interpréter la coupe réalisée en séquence pondérée T2.??? Cas n 4. Bilan d une

Plus en détail

Point d étapes du projet MASTER pour la formation d infirmier anesthésiste

Point d étapes du projet MASTER pour la formation d infirmier anesthésiste Point d étapes du projet MASTER pour la formation d infirmier anesthésiste Danie Boudiguet Juillet 2011 Point d'étapes MASTER IADE juillet 2011 1 Activités IADE issues du travail DGOS 1. Préparation et

Plus en détail

PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1

PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1 PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1 Les Troubles Musculosquelettiques (TMS) constituent un enjeu en Santé au Travail. En France, les TMS sont la première cause de reconnaissance de Maladie

Plus en détail

Causes d insatisfactions du patient pris en charge en ambulatoire

Causes d insatisfactions du patient pris en charge en ambulatoire Causes d insatisfactions du patient pris en charge en ambulatoire Michel MAILLET Unité d Anesthésie & Chirurgie Ambulatoires Hôpital Tenon, AP-HP 4 rue de la Chine; 75020 Paris Chemin Clinique Éligibilité

Plus en détail

FRACTURE DE POUTEAU COLLE

FRACTURE DE POUTEAU COLLE FRACTURE DE POUTEAU COLLE 1/ Définition C est la fracture de l extrémité inférieure du radius, sus articulaire. (généralement suite à un traumatisme direct) C est la fracture la plus fréquente chez l adulte

Plus en détail

Accréditation (gestion des risques) un concept nouveau pour le chirurgien

Accréditation (gestion des risques) un concept nouveau pour le chirurgien Session labellisée AFC / FCVD Gestion des risques associés à la création du pneumopéritoine. Recommandations de la Fédération de Chirurgie Viscérale et Digestive Les pré requis de la sécurité A. Deleuze

Plus en détail

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système nerveux et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectifs : A la fin de la séquence, vous serez capable de : décrire le système nerveux d expliquer son fonctionnement

Plus en détail

Traumatologie du Membre Inférieur. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon

Traumatologie du Membre Inférieur. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon Traumatologie du Membre Inférieur Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon Fractures du col du fémur Fractures du col de fémur Fracture très fréquente chez le sujet âgé Ostéoporose

Plus en détail

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie Les céphalées aux urgences G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie Céphalées et urgences Pathologie très fréquente dans la population générale ; 5 ième motif de consultation aux urgences (Minen

Plus en détail

Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers. Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND

Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers. Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND Cancers les plus fréquents: par ordre décroissant Poumons Côlon et rectum Sein Prostate Pancréas

Plus en détail

Mobilisation des connaissances en «réanimation urgences transfusion» Janvier 2007

Mobilisation des connaissances en «réanimation urgences transfusion» Janvier 2007 Mobilisation des connaissances 1- Quand est devenue la Réanimation une spécialité à part entière? Selon quel texte réglementaire 2- Donnez la définition d une unité de réanimation 3- Quel est l effectif

Plus en détail

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités?

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités? Fiche Info-Patient Dernière mise à jour : mai 2012 CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie, est destinée aux

Plus en détail

CENTRE HOSPITALIER FRANCIS ROBERT Ancenis

CENTRE HOSPITALIER FRANCIS ROBERT Ancenis CENTRE HOSPITALIER FRANCIS ROBERT Ancenis Journée de la Commission de Soins Infirmiers et de Rééducation Médico- Technique 15 Novembre 2011 Unité de Chirurgie Ambulatoire Participantes : JEANIN Gisèle

Plus en détail

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités?

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités? Fiche Info-Patient Dernière mise à jour : mai 2012 CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie, est destinée aux

Plus en détail

Q U EST CE QU UNE DISCOPATHIE DEGENERATIVE LOMBAIRE?

Q U EST CE QU UNE DISCOPATHIE DEGENERATIVE LOMBAIRE? Q U EST CE QU UNE DISCOPATHIE? La colonne vertébrale est constituée d un empilement de vertèbres. Les cinq vertèbres du bas constituent la colonne lombaire ou rachis lombaire qui repose sur le sacrum.

Plus en détail

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES Soirée du 10/05/2010 AFMC Lagny sur Marne Intervenant Gaëlle MOUTON PARADOT Organisateur Francis ABRAMOVICI LOMBO SCIATALGIES Soirée du 10/05/2010

Plus en détail

Cause psycho-sociale? sociale?

Cause psycho-sociale? sociale? EXAMEN CLINIQUE DU RACHIS CERVICAL R. Dupuy Introduction Cervicalgie : motif fréquent de consultation Dissociation radio-clinique fréquente Organe difficile à examiner car mobile, avec vertèbres de petite

Plus en détail

VIIIème journée normande d'anesthésie-réanimation. Traumatismes Graves du Rachis : La Vision du Neurochirurgien.

VIIIème journée normande d'anesthésie-réanimation. Traumatismes Graves du Rachis : La Vision du Neurochirurgien. Département d'anesthésie, Réanimation Chirurgicale, SAMU VIIIème journée normande d'anesthésie-réanimation Traumatismes Graves du Rachis : La Vision du Neurochirurgien. Introduction F. Proust, O. Langlois,

Plus en détail

FRACTURES DU RACHIS. I/ Généralités:

FRACTURES DU RACHIS. I/ Généralités: I/ Généralités: 32 ou 34 vertèbres (7 VC+12VT+5VL+5VS+3 ou 5VCc) Fractures graves /AVP Stabilité de la fracture Pronostic neurologique II/ Fracture de l odontoïde: Axis (2ème VC après Atlas) + fréquente

Plus en détail

EXAMENS RADIOLOGIQUES

EXAMENS RADIOLOGIQUES Fixe : Uro.Nephro EXAMENS RADIOLOGIQUES La cystographie : o Examen permettant de visualiser la vessie au moyen d injection d un produit radio opaque soit : Par voie basse : cystographie rétrograde Par

Plus en détail

tiré à part 2008 www.em-consulte.com/produit/sasoi CEFIEC

tiré à part 2008 www.em-consulte.com/produit/sasoi CEFIEC tiré à part 2008 www.em-consulte.com/produit/sasoi CEFIEC José Curraladas fiches DR 1/6 1/6. Principes généraux de manutention et de transfert. 2/6. La toilette, le change et l installation d un patient

Plus en détail

DU soins infirmiers en. Module 10-surveillance postopératoire à court terme

DU soins infirmiers en. Module 10-surveillance postopératoire à court terme DU soins infirmiers en réanimation, SSPI et urgences Module 10-surveillance postopératoire à court terme CRITERES DE SORTIE DE SSPI Critères de sortie SSPI But principal du séjour en SSPI réduire les complications

Plus en détail

Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV)

Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV) Risques liés à l explantation des DMIA de cardiologie : données bibliographiques (références bibliographiques disponibles en Annexe IV) Les points importants de la littérature sur les risques liés à l

Plus en détail

Urgences thoraciques. Tri IOA et préparation des patients aux examens radiologiques

Urgences thoraciques. Tri IOA et préparation des patients aux examens radiologiques Urgences thoraciques { Tri IOA et préparation des patients aux examens radiologiques Rémi Rupin / Mickael Perchoc IDE SAU Les ateliers de CERPICO Décembre 2013 Service d Accueil des Urgences (SAU) Hopital

Plus en détail

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation GIT octobre 2011 Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation Dr Thomas Loeb SAMU des Hauts de Seine 92 380 Garches Douleurs thoraciques Rappel Région richement innervée Douleurs thoraciques Rappel Région

Plus en détail

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C C. Rachis Sommaire 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 C 7 C 8 C 9 C 1 C Affections congénitales... 1 Syndrome médullaire... 1 Possibilité de subluxation atloïdo-axoïdienne... 1 Cervicalgie commune... 1 Névralgie cervico-brachiale...

Plus en détail

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE N de version: 01 Date d'application : 27/03/2008 Réf.: CMUB-027 Pagination : 1 de 6 COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE Procédure N 27 Rédacteurs Dr JM YEGUYAIAN (SAMU 21), Dr DIDIER HONNART (SRAU

Plus en détail

Athénée Royal d Evere

Athénée Royal d Evere Athénée Royal d Evere Prévention des hernies discales en milieu scolaire et dans la vie de tous les jours Présenté par Didier Vanlancker LEVAGE DE CHARGES POSITION INITIALE Levage de charges Jambes légèrement

Plus en détail

Urgences en chirurgie digestive

Urgences en chirurgie digestive Urgences en chirurgie digestive Dr Jean Marc Hoang Service de chirurgie digestive et générale CHI le Raincy Montfermeil 01 41 70 81 10 Cours IFSI de Maison Blanche mai 2005 Urgences infectieuses appendicite

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES

CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES CAHIER DES CHARGES DES UNITES NEURO-VASCULAIRES 1 TEXTES DE REFERENCE 1.1 Cadre juridique Loi n o 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, notamment la mesure 72 de son annexe

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière.

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière. PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière. 75 Pas de conflits d intérêts. Définitions Pré éclampsie Définitions

Plus en détail

COMPRESSION MEDULLAIRE

COMPRESSION MEDULLAIRE COMPRESSION MEDULLAIRE I - Les causes EXTRADURALES : RACHIDIENNES et EPIDURALES - Les TUMEURS OSSEUSES : surtout les METASTASES (sein, prostate, poumon, rein, thydoïde, organes génitaux, tube digestif,

Plus en détail

ALR PAR VOIE SPINALE RACHIANESTHESIE

ALR PAR VOIE SPINALE RACHIANESTHESIE ALR PAR VOIE SPINALE PERIDURALE RACHIANESTHESIE 1 RAPPELS ANATOMIQUES Le Rachis comprend 4 parties Cervical Thoracique Lombaire Sacro-Coccyx Quelques repères osseux: C7 relief cervical T7 pointe de l omoplate

Plus en détail

Causes Risque de TMS Prévention

Causes Risque de TMS Prévention Synthèse sur les réglages des postes de travail Causes Risque de TMS Prévention Le siège Assise à trop basse : Appui trop important sur les ischions. Flexion de hanche donc enroulement lombaire : Risques

Plus en détail

LESIONS MICROTRAUMATIQUES DE L APPAREIL LOCOMOTEUR DE L ATHLETE. Dr Muracciole Paul

LESIONS MICROTRAUMATIQUES DE L APPAREIL LOCOMOTEUR DE L ATHLETE. Dr Muracciole Paul LESIONS MICROTRAUMATIQUES DE L APPAREIL LOCOMOTEUR DE L ATHLETE Dr Muracciole Paul ETIO-PATHOGENIE FACTEURS DE RISQUES INTRINSEQUES : INDIVIDU EXTRINSEQUES : ENTRAINEMENT STRUCTURES TOUCHEES OS ARTICULATION

Plus en détail

FISTULA CARE. Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12

FISTULA CARE. Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12 FISTULA CARE Les Complications Liées au Traitement de la Fistule : Directives Concernant les Rapports 12/12/12 EngenderHealth, 440 Ninth Avenue, New York, NY 10001, USA Téléphone: 212-561-8000; Fax: 212-561-8067;

Plus en détail

Orthopédie LES DOSSIERS. Rachis cervical : colliers cervicaux. Epaule : immobilisation d épaule, claviculaire ou scapulo-humérale

Orthopédie LES DOSSIERS. Rachis cervical : colliers cervicaux. Epaule : immobilisation d épaule, claviculaire ou scapulo-humérale Orthopédie Rachis cervical : colliers cervicaux Une orthèse est une aide technique destinée à suppléer ou à corriger une fonction déficiente. Elle permet de compenser les limitations ou même accroître

Plus en détail

traumatisme crânien chez l enfant : conduite à tenir

traumatisme crânien chez l enfant : conduite à tenir Une surveillance à domicile peut suffire quand aucun signe de gravité n est décelé à l examen. Un vomissement survenu peu après le TC et non renouvelé n est pas a priori inquiétant, si l examen neurologique

Plus en détail

REGLEMENT MEDICAL Saison 2015/2016

REGLEMENT MEDICAL Saison 2015/2016 REGLEMENT MEDICAL Saison 2015/2016 - Licence Assurance: - COMPETITION - LOISIR - LicenceCOMPETITIONSPECIFIQUE1 ère ligne(14ans). (Non contre-indication / aptitude). 1 1506504 Règlement Médical 15-16 Présentation

Plus en détail

URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis

URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis Urgences URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis Dr A. de GOUVELLO MG-Urologie-St Louis Rétention aigue d urines ou R.A.U Hématurie Infections

Plus en détail

PROGRAMME DE LA FORMATION

PROGRAMME DE LA FORMATION PROGRAMME DE LA FORMATION 1. Contenu théorique 1.1. Anatomie, physiologie et pathologies Fonction respiratoire : anatomie et physiologie ; explorations fonctionnelles ventilatoires ; examens biologiques.

Plus en détail

Premiers soins. Fiche 12 Hémorragies. A. Saignement par une plaie. Compression manuelle. Arrêter un saignement abondant.

Premiers soins. Fiche 12 Hémorragies. A. Saignement par une plaie. Compression manuelle. Arrêter un saignement abondant. Fiche 12 Hémorragies Arrêter un saignement abondant. Premiers soins A. Saignement par une plaie Attention : une hémorragie peut être masquée par les vêtements. Compression manuelle 1. Allonger le patient.

Plus en détail

Article 4311-1 : Champ des soins infirmiers : Définition de l exercice professionnel Analyse Organisation. intègrent la Qualité des soins

Article 4311-1 : Champ des soins infirmiers : Définition de l exercice professionnel Analyse Organisation. intègrent la Qualité des soins DECRET 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V Professions de santé (Parties Réglementaires) du Code de Santé Publique Livre III Auxiliaires médicaux. Titre 1 er : Profession d infirmier

Plus en détail

SURVEILLANCE D UN MALADE SOUS PLATRE

SURVEILLANCE D UN MALADE SOUS PLATRE SURVEILLANCE D UN MALADE SOUS PLATRE POINTS IMPORTANTS Le respect des règles de confection des appareils plâtrés assure la prévention d un grand nombre de complications. La surveillance d un patient plâtré

Plus en détail

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Pierre MARY Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau 100 enfants lombalgiques 1/3 =

Plus en détail