Sciences Po Option Mathématiques



Documents pareils
x +1 + ln. Donner la valeur exacte affichée par cet algorithme lorsque l utilisateur entre la valeur n =3.

Chapitre 3 : Fonctions d une variable réelle (1)

Séquence 5. La fonction logarithme népérien. Sommaire

Exercice I ( non spé ) 1/ u 1 = u / Soit P la propriété : u n + 4. > 0 pour n 1. P est vraie au rang 1 car u 1

Limites des Suites numériques

Comportement d'une suite

[ édité le 10 juillet 2014 Enoncés 1. Exercice 6 [ ] [correction] Si n est un entier 2, le rationnel H n =

CHAPITRE 2 SÉRIES ENTIÈRES

Exo7. Déterminants. = 4(b + c)(c + a)(a + b). c + a c + b 2c Correction. b + a 2b b + c. Exercice 2 ** X a b c a X c b b c X a c b a X

Polynésie Septembre Exercice On peut traiter la question 4 sans avoir traité les questions précédentes.

. (b) Si (u n ) est une suite géométrique de raison q, q 1, on obtient : N N, S N = 1 qn+1. n+1 1 S N = 1 1

Séries réelles ou complexes

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I : Incontournable

1 Mesure et intégrale

SÉRIES STATISTIQUES À DEUX VARIABLES

20. Algorithmique & Mathématiques

Etude de la fonction ζ de Riemann

FEUILLE D EXERCICES 17 - PROBABILITÉS SUR UN UNIVERS FINI

EXERCICES : DÉNOMBREMENT

14 Chapitre 14. Théorème du point fixe

Suites et séries de fonctions

Les Nombres Parfaits.

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I : Incontournable

Intégration et probabilités ENS Paris, TD (20)13 Lois des grands nombres, théorème central limite. Corrigé :

Convergences 2/2 - le théorème du point fixe - Page 1 sur 9

Baccalauréat S Asie 19 juin 2014 Corrigé

Dénombrement. Introduction. 1 Cardinaux d'ensembles nis. ECE3 Lycée Carnot. 12 novembre Quelques dénitions

Deuxième partie : LES CONTRATS D ASSURANCE VIE CLASSIQUES

LES ÉCLIPSES. Éclipser signifie «cacher». Vus depuis la Terre, deux corps célestes peuvent être éclipsés : la Lune et le Soleil.

Des résultats d irrationalité pour deux fonctions particulières

Processus et martingales en temps continu

Dénombrement. Chapitre Enoncés des exercices

Solutions particulières d une équation différentielle...

Statistique descriptive bidimensionnelle

STATISTIQUE AVANCÉE : MÉTHODES

4 Approximation des fonctions

STATISTIQUE : TESTS D HYPOTHESES

Probabilités et statistique pour le CAPES

II LES PROPRIETES DES ESTIMATEURS MCO 1. Rappel : M1 LA REGRESSION : HYPOTHESES ET TESTS Avril 2009

capital en fin d'année 1 C 0 + T C 0 = C 0 (1 + T) = C 0 r en posant r = 1 + T 2 C 0 r + C 0 r T = C 0 r (1 + T) = C 0 r 2 3 C 0 r 3...

Exercices de mathématiques

55 - EXEMPLES D UTILISATION DU TABLEUR.

Séries numériques. Chap. 02 : cours complet.

Cours de Statistiques inférentielles

Chap. 5 : Les intérêts (Les calculs financiers)

UNIVERSITE MONTESQUIEU BORDEAUX IV. Année universitaire Semestre 2. Prévisions Financières. Travaux Dirigés - Séances n 4

Groupe orthogonal d'un espace vectoriel euclidien de dimension 2, de dimension 3

Module 3 : Inversion de matrices

Formation d un ester à partir d un acide et d un alcool

Chapitre 3 : Transistor bipolaire à jonction

Consolidation. C r é e r un nouveau classeur. Créer un groupe de travail. Saisir des données dans un groupe

Statistiques appliquées à la gestion Cours d analyse de donnés Master 1

Régulation analogique industrielle ESTF- G.Thermique

PROMENADE ALÉATOIRE : Chaînes de Markov et martingales

La tarification hospitalière : de l enveloppe globale à la concurrence par comparaison

Introduction : Mesures et espaces de probabilités

Processus géométrique généralisé et applications en fiabilité

TRANSFERT DE CHARGE DANS UN RÉSEAU DE PROCESSEURS TOTALEMENT CONNECTÉS (*) par Maryse BÉGUIN ( 1 )

2 ième partie : MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES

16.1 Convergence simple et convergence uniforme. une suite de fonctions de I dans R ou C.

Terminale S. Terminale S 1 F. Laroche

Chaînes de Markov. Arthur Charpentier

c. Calcul pour une évolution d une proportion entre deux années non consécutives

POLITIQUE ECONOMIQUE ET DEVELOPPEMENT

Université Pierre et Marie Curie. Biostatistique PACES - UE

Gérer les applications

Statistique Numérique et Analyse des Données

Les algorithmes de tri

PROBLEMES DIOPTIMISATION EN NOMBRES ENTIERS J. L. NICOLAS

Principes et Méthodes Statistiques

MESURE DE L'INFORMATION

Université de Bordeaux - Master MIMSE - 2ème année. Scoring. Marie Chavent machaven/

Examen final pour Conseiller financier / conseillère financière avec brevet fédéral. Recueil de formules. Auteur: Iwan Brot

Initiation à l analyse factorielle des correspondances

UV SQ 20. Automne Responsable d Rémy Garandel ( m.-el. remy.garandel@utbm.fr ) page 1

Sommaire Chapitre 1 - L interface de Windows 7 9

Chap. 6 : Les principaux crédits de trésorerie et leur comptabilisation

Chap. 6 : Les principaux crédits de trésorerie et leur comptabilisation

UNIVERSITÉ DE SFAX École Supérieure de Commerce

DETERMINANTS. a b et a'

Université Victor Segalen Bordeaux 2 Institut de Santé Publique, d Épidémiologie et de Développement (ISPED) Campus Numérique SEME

La France, à l écoute des entreprises innovantes, propose le meilleur crédit d impôt recherche d Europe

Cours 5 : ESTIMATION PONCTUELLE

La spirale de Théodore bis, et la suite «somme=produit».

Contribution à la théorie des entiers friables

Échantillonnage et estimation

Compte Sélect Banque Manuvie Guide du débutant

La fibre optique arrive chez vous Devenez acteur de la révolution numérique

Chapitre 2 SONDAGE ALEATOIRE SIMPLE OU A PROBABILITES EGALES. 2.1 DEFINITIONS 2.2 SONDAGE ALEATOIRE SIMPLE SANS REMISE (PESR) 2.2.

3.1 Différences entre ESX 3.5 et ESXi 3.5 au niveau du réseau. Solution Cette section récapitule les différences entre les deux versions.

Baccalauréat ES Polynésie (spécialité) 10 septembre 2014 Corrigé

Petit recueil d'énigmes

LE PRINCIPE DU RAISONNEMENT PAR RÉCURRENCE

Exponentielle exercices corrigés

Lorsque la sécurisation des paiements par carte bancaire sur Internet conduit à une concurrence entre les banques et les opérateurs de réseau

Intégrales généralisées

RESOLUTION DES FLOW SHOP STOCHASTIQUES PAR LES ORDRES STOCHASTIQUES. DERBALA Ali *)

Mobile Business. Communiquez efficacement avec vos relations commerciales 09/2012

Réseaux d ondelettes et réseaux de neurones pour la modélisation statique et dynamique de processus

Mécanique non linéaire

Transcription:

Scieces Po Optio Mathématiques Epreue 3 Vrai-Fau Questio FAUX La suite ( u ) état géométrique de raiso différete de, o a classiquemet, pour tout etier aturel : où q est la raiso de la suite ( u ) Ici, o a u = et u u q S = u u u = = u q q 4 q = Il it doc : 5 S 4 4 5 5 4 = = = 5 4 5 5 5 4 Comme ] ; [ 5, o a : 4 4 lim = lim = 5 5 La propositio est doc fausse et doc : lim S = 5 Remarque : o pouait égalemet remarquer que l o a, u état strictemet égatif et la raiso q état strictemet positie :, u < Il e découle alors :, S < Il e résulte que la suite ( ) S e peut coerger que ers ue limite égatie, doc différete de 5 PaaMaths [-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Questio VRAI Pour tout etier aturel, o a : ( ) ( ) = u 3= u 3 3= u 6= u 3 = O e coclut immédiatemet que la suite ( ) est ue suite géométrique de raiso La propositio est doc raie Questio 3 VRAI La défiitio (par récurrece) de la suite ( u ) ous permet immédiatemet d affirmer qu il s agit d ue suite arithmétique de raiso r = O e déduit immédiatemet : lim u =, d où lim ( u ) = u Comme lim e =, il iet fialemet : lim = lim e = La suite ( ) est doc coergete de limite ulle La propositio est doc raie Questio 4 VRAI O peut modéliser la situatio de la faço suiate L iterrogatio d ue persoe correspod à ue épreue de Beroulli de paramètre p =, correspodat à la probabilité que la persoe accepte de répodre (c est l issue «succès») E admettat que les 5 persoes iterrogées acceptet ou o de répodre de faço idépedate, o peut cosidérer ces 5 iterrogatios comme la répétitio de 5 épreues de Beroulli idépedates de même paramètre p =, comme décrit ci-dessus Das ces coditios, la ariable aléatoire X comptabilisat le ombre de persoes, parmi les 5, acceptat de répodre suit la loi biomiale de paramètres = 5 et p =, O s itéresse ici à la probabilité : p( X 6) La calculatrice fourissat des probabilités du type p( m X ), o choisit m = 6 et, pour, importe quelle aleur etière supérieure ou égale à 5 O obtiet : p( X 6),95 La propositio est doc raie 5 5 k 5 k X 6 =,,8 k = 6 k 5 5 k p( X 6) = p( X< 6) = p( X 5) =,,8 k = k Rappelos que l o a : p ( ) 5 k PaaMaths [-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Questio 5 FAUX O peut fourir diers cotre-eemples Cosidéros la suite ( u ) défiie par : ( ) La suite ( u ) est pas majorée E effet, la suite ( ) ers car pour tout etier aturel, o a : ( ), u = u des termes de rags pairs ted u = = Aisi, pour tout réel A positif, o pourra doc toujours trouer u terme u N supérieur à A Pour autat, la suite ( ) u admet pas de limite puisque la suite ( ) rags impairs ted ers (pour tout etier aturel, o a : u = ( ) ( ) = ) La propositio est doc fausse u des termes de Questio 6 VRAI L équatio est défiie pour > et > soit > O a alors : ( ) ( ) l l = l > > l ( ) = l ( ) = > > = ( )( ) = = La propositio est doc raie Questio 7 FAUX Pour étudier le parallélisme éetuel de deu droites, il suffit de comparer leurs coefficiets directeurs La foctio f état dériable sur comme produit de deu foctios dériables sur (ue foctio polyôme et l ierse de la foctio epoetielle), le coefficiet directeur de la tagete à la courbe représetatie de la foctio f au poit d abscisse est doé f ' par ( ) PaaMaths [3-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Pour tout réel, o a : Il iet alors : f ( ) ( ) ( ) = ( ) ( ) ( ) f ' e e ( ) e ( ) ( ) e ( ) = = ( ) = ' e = = = e Comme f ' ( ) 3, o e déduit que la tagete à la courbe représetatie de la foctio f au poit d abscisse est pas parallèle à la droite d équatio y = 3 La propositio est doc fausse Questio 8 FAUX Das cette questio, o peut écrire l équatio cosidérée sous la forme f ( ) = aec 3 f ( ) = 4 4 La foctio f est ue foctio polyôme et est, de fait, défiie et dériable sur Pour tout réel, o a : f '( ) = 3 8 4 Le discrimiat associé au triôme 3 8 4 aut : Δ = 8 4 3 4 = 64 48 = 6 O détermie alors facilemet les deu aleurs aulat f '( ) O obtiet : et Aisi, la foctio f ' : S aule e et e 3 Est strictemet positie sur les iteralles ] ; [ et Est strictemet égatie sur l iteralle ; 3 ; 3 O e déduit les ariatios de la foctio f La foctio f est : Strictemet croissate sur les iteralles ] ; ] et ; 3 Strictemet décroissate sur l iteralle ; 3 O a efi : 3 ( ) ( ) ( ) ( ) f = 4 4 = 8 6 8 = 3 3 8 6 8 8 48 7 54 f = 4 4 = = = 3 3 3 3 7 9 3 7 7 PaaMaths [4-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Si o souhaite appliquer le théorème des aleurs itermédiaires coformémet au oueau programme, o doit raisoer sur u iteralle de logueur fiie O a facilemet : O a alors : 3 ( ) ( ) ( ) ( ) f 3 = 3 4 3 4 3 = 7 36 = Sur l iteralle ] ; 3], la foctio f est strictemet croissate O a doc : ] ; 3 ], f ( ) f ( 3) = O e déduit : ] ; 3 ], f ( ) < La foctio f e s aule pas sur l iteralle ] ; 3] Sur l iteralle [ 3; ], la foctio f est strictemet croissate Elle y est cotiue e tat que foctio polyôme D après le théorème des aleurs itermédiaires (plus précisémet ici, théorème de la bijectio), la foctio f pred ue fois et ue seule toutes les aleurs de l iteralle f ( 3 ) ; f ( ) = [ ;] Comme [ ;], la foctio f s aulera doc ue seule fois sur l iteralle [ 3; ] Sur l iteralle ; 3, la foctio f est strictemet décroissate O a doc : ;, ( ) f f 3 = 3 7 O e déduit ;, f ( ) > 3 La foctio f e s aule pas sur l iteralle ; 3 Sur l iteralle ; 3, la foctio f est strictemet croissate O a doc : ;, ( ) f f 3 = 3 7 O e déduit : ;, f ( ) > 3 La foctio f e s aule pas sur l iteralle ; 3 Il découle de l étude précédete que la foctio f s aule ue seule fois sur 3 E d autres termes, l équatio 4 4 = admet ue uique solutio réelle La propositio est doc fausse PaaMaths [5-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques A titre de complémet, ous fourissos ci-dessous ue représetatio graphique de la foctio f Questio 9 VRAI Si l o est habitué à l écriture de programme sur calculatrice, o peut rapidemet écrire le programme correspodat à l algorithme fouri et obteir rapidemet la répose A défaut, o peut rapidemet costruire le tableau suiat e faisat «tourer l algorithme à la mai» Passage das la boucle «Tat que» 3 Valeurs de et c aat traitemet et et 5 3 et 4 Valeurs de et c après traitemet et 5 3 et 4 4 et 3 c? OUI OUI NON La derière aleur de est égale à 4 La propositio est doc raie PaaMaths [6-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Questio VRAI O doit predre garde de bie idiidualiser les deu dés : ous otos D le premier et D le secod Ue issue de l epériece aléatoire cosistat à lacer les deu dés et lire les aleurs portées par les faces supérieures sera otée ( d, d ) où d et d sot deu etiers aturels compris etre et 6 Puisqu il y a 6 aleurs possibles pour chacu des deu etiers d et d, l uiers cotiet u total de 6 6= 36 issues équiprobables = Elle peut égalemet predre toutes les aleurs etières comprises etre et 6 La ariable aléatoire X est alors défiie par X ma ( d, d ) L ééemet «X =» est réalisé par la seule issue (, ) O a doc : p ( X= ) = 36 L ééemet «X 3 O a doc : p ( X = ) = = 36 L ééemet «X 3 ( 3, ) 5 O a doc : p ( X = 3) = 36 L ééemet «X 4 =» est réalisé par les 3 issues (, ), (, ) et ( ), =» est réalisé par les 5 issues (, 3 ), (, 3 ), ( 3, 3 ), ( ) 3, et =» est réalisé par les 7 issues (, 4 ), (, 4 ), ( 3, 4 ), ( ) ( 4, 3 ), ( 4, ) et ( 4, ) O a doc : p ( X = 4) = 7 L ééemet «X 5 36 4, 4, =» est réalisé par les 9 issues (, 5 ), (, 5 ), ( 3, 5 ), ( ) ( 5, 5 ), ( 5, 4 ), ( 5, 3 ), ( 5, ) et ( 5, ) 9 O a doc : p ( X = 5) = = L ééemet «X 6 Il iet alors : 36 4 4, 5, =» est réalisé par les issues (, 6 ), (, 6 ), ( 3, 6 ), ( ) ( 5, 6 ), ( 6, 6 ), ( 6, 5 ), ( 6, 4 ), ( 6, 3 ), ( 6, ) et ( 6, ) O a doc : p ( X = 6) = 36 4, 6, 3 5 7 9 6 5 8 45 66 6 E( X) = 3 4 5 6 = = 36 36 36 36 36 36 36 36 La propositio est doc raie PaaMaths [7-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Remarque : o pouait meer le calcul ci-dessus de faço plus formelle La démarche ci-dessous peut facilemet être gééralisée à des dés à N faces O cherche p( X k ) = où k est u etier aturel compris etre et 6 L ééemet «X = k» est réalisé par l issue (, ) k k et par les issues de la forme ( k, p ) ou ( p, k ) où p est u etier supérieur ou égal à et strictemet iférieur à k Si k =, la seule issue qui réalise l ééemet «X =» est, comme o l a u ci-dessus, l issue (, ) Si k >, il y a k issues de la forme ( k, p ) et égalemet k issues de la forme ( p, k ) Au total, il y a doc ( k ) = k issues qui réaliset l ééemet «X = k» O costate que cette epressio reste alable das le cas où k = E défiitie, o a : p( X k) k = = 36 k = = N Remarque : pour des dés comportat N faces, il iet p( X k) Il iet alors : N N N k E( X) = k p( X = k) = k = k ( k ) k= k= N N k= N N N N = ( k k) = ( k k) = k k N k= N k= N k= k= N( N )( N ) N( N ) N( N ) = = N 3 N 6 N 6 = ( N )( 4N ) 6N { ( ) } Das ce calcul, ous aos utilisé les sommes classiques : ( )( ) N N N N k = k = 6 k = ( ) N N N k = et Pour N 6 =, il iet : E( X) obteu précédemmet ( )( ) 6 4 6 7 3 6 = = = O retroue le résultat 6 6 36 36 PaaMaths [8-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Problème Partie A ) Notos d abord que pour tout réel strictemet positif, o a : e e f ( ) = l l l l e l l l l = = = La foctio est dériable sur e tat que somme de deu foctios dériables sur cet iteralle et sa dériée est défiie par : La foctio l est dériable sur comme composée de deu foctios dériables sur cet iteralle (pour tout réel strictemet positif, o a : > ) et sa ( )( ) dériée est défiie par : = = = Fialemet, la foctio f est dériable sur et, pour, le sige de ( ) Comme o traaille sur f ' est idetique à celui de so umérateur Comme = = et > >, il iet : Si ] ;[ alors <, soit f '( ) < Si = alors f '( ) = Si f ' > O e déduit : > alors ( ) La foctio f est strictemet décroissate sur l iteralle ] ; ] et strictemet croissate sur l iteralle [ ; [ O ote aisi que la foctio f admet u miimum sur miimum est : f = l l = l l = () pour = La aleur de ce PaaMaths [9-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Détermiatio de la limite de f e (à droite) lim f O cherche doc ici : ( ) > O a : > lim = > somme produit e lim lim lim ( ) lim = f = = = > > > Détermiatio de la limite de f e lim f O cherche doc ici : ( ) O a : lim = somme produit e lim = lim lim f ( ) lim = = = Fialemet : ( ) = et lim f ( ) > lim f = ) Le résultat lim ( ) f > = ous permet immédiatemet de coclure que l ae des ordoées est asymptote erticale à la courbe ( C ) Par ailleurs, o a, pour tout réel strictemet positif : e e e e f ( ) l l l l l = l = = = e Or : lim somme lim = = compositio lim l = l () = lim l = l = Aisi, les courbes ( C ) et ( Γ ) respectiemet représetaties des foctios f et e l sot asymptotes e PaaMaths [-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques L ae des ordoées du repère et la courbe ( Γ ) d équatio sot asymptotes à la courbe ( C ) e y = l ' = = Pour tout réel strictemet positif, o a doc 3) a) O a obteu, à la questio ) : f ( ) < et doc f ( ) ( ), f ' < ' = < b) Posos : ( ) ( ) g g = f défiie sur La foctio g est dériable sur iteralle et o a, pour tout réel strictemet positif : comme différece de deu foctios dériables sur cet ( ) ( ) g' = f ' Or, à la questio précédete, o a établi : f ( ), g' ( ) < La foctio g est doc strictemet décroissate sur Or, d après la questio ), o a : g( ) = f ( ) = O déduit immédiatemet des deu poits précédets : ; alors ( ) f > Si ] [ Si > alors ( ) Fialemet : g >, soit ( ) g <, soit f ( ), ' <, c'est-à-dire < Sur l iteralle ] ; [, la courbe ( C ) est située au-dessus de la droite ( d ) Sur l iteralle ] ; [, la courbe ( C ) est située e-dessous de la droite ( ) La courbe ( C ) coupe la droite ( d ) au poit A; ( ) 4) Nous fourissos ci-après ue représetatio graphique de la droite ( d ) (e oir) d équatio y =, de la courbe ( Γ ) (e rouge) représetatie de la foctio et de la courbe ( C ) (e bleu) représetatie de la foctio f d e l PaaMaths [-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Partie B ) D après la partie précédete, o a, pour tout réel strictemet positif, f ( ) Démotros le résultat demadé par récurrece O cosidère pour cela, pour tout etier aturel, la propriété P suiate : P : Iitialisatio D après l éocé, o a u La propriété P est doc raie Hérédité Soit u etier aturel quelcoque fié O suppose que P est raie C'est-à-dire : Comme la foctio f est strictemet croissate sur l iteralle [ ; [, o a : f ( ) f ( u ) u, c'est-à-dire : u u PaaMaths [-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Aisi, la propriété P est raie Coclusio Pour tout etier aturel, la propriété P est raie La suite ( u ) est miorée par ) Pour tout etier aturel, o a : u u = f ( u) u = g( u) Par ailleurs, d après la questio précédete, o a :, [ ; [ u D après la questio 3) b) de la Partie A, la foctio g pred des aleurs égaties sur l iteralle [ ; [ O déduit de ce qui précède :, u u = g( u) Aisi : La suite ( u ) est décroissate 3) La suite ( u ) état décroissate et miorée, elle est doc coergete La suite ( u ) est coergete Partie C ) Das le cas où u =, o démotre par ue récurrece immédiate que l o a :, u = Lorsque u =, la suite ( ) u est costate ) A la calculatrice, o obtiet : u,8 43 u u 3, 96, 4 3) a) Cosidéros la foctio h défiie sur l iteralle ] ; [ par h: t t l( t) PaaMaths [3-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques La foctio t l ( t) l iteralle ] ; [ est la composée de la foctio affie t t dériable sur e tat que foctio polyôme et preat ses aleurs das la foctio logarithme épérie dériable sur O e déduit que la foctio t l ( t) est dériable sur l iteralle ] ; [ La foctio h est aisi dériable sur l iteralle ] ; [ comme différece de deu t l t ) dériables sur cet iteralle foctios (la foctio idetité et la foctio ( ) Pour tout réel t de l iteralle ] ; [, o a alors : t h' () t = = t t Comme t ] ; [ t > t > Le sige de h' ( ) umérateur, c'est-à-dire t Aisi : ; h' t < Si t ] [ alors ( ) h ' ( ) = Si t alors ( ) h' t > t est doc celui du et de O e déduit que la foctio h est strictemet décroissate sur l iteralle ] ;] et strictemet croissate sur l iteralle [ ; [ Elle admet doc u miimum pour t = Or, h ( ) = l ( ) = l = O a alors : ] ; [, h( t) h( ), soit ] ; [, t l( t) Le résultat est aisi établi ] ; [, l( ) t t b) A la questio ) de la partie A, o a u que l o aait, pour tout réel strictemet positif : f ( ) = l l Pour tout réel h, o a h > D où : f ( h) = l l h = l h l h h Le résultat est établi ( ) h h h h h = l l = l = l h ( h) ( h) ( ) h ( ) ( ) ( ) h ( ) ( ) h h h = l = l = l h h h h PaaMaths [4-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques h h, f ( h) = l ( h) h c) Pour tout réel h, o a ( h) h et doc ( h ) > O peut aisi utiliser l iégalité de la questio a) ci-dessus et o obtiet : Comme h, o a D où : f ( h) f h h = l ( h) h et doc ( ) ( h) ( h) h h h h h h = l ( h) ( h) Par ailleurs, h h h l l f ( h) ( h) ( h) ( h) h Fialemet, o a bie : f ( h) h h, f ( h) 4) Notos d abord que, la suite ( u ) état miorée par (cf questio ) de la partie B), o a :, O a alors, pour tout etier aturel : ( ) ( ) = u = f u = f Comme, o peut utiliser le résultat de la questio précédete et o obtiet : O a bie : f ( ), PaaMaths [5-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques 5) D après la questio précédete, o a déjà :, et doc, Il coiet doc d établir :, Nous allos établir ce résultat par récurrece Pour tout etier aturel o ul, o cosidère la propriété P : P : Iitialisatio Pour =, o a : Aisi, o a bie Hérédité = = = = = La propriété P est raie Soit u etier aturel o ul quelcoque fié O suppose que la propriété P est raie, c'est-à-dire : O s itéresse à D après la questio précédete, o a : D après l hypothèse de récurrece, o a : état positifs, o e déduit, e éleat au carré : Il iet alors : Les membres de cette iégalité ( ) = = 4 = 4 ( ) ( ) 4 = L iégalité ( ) ous permet d affirmer que la propriété P est raie PaaMaths [6-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques Coclusio Pour tout etier aturel o ul,, 3 6) u = O a : u p p D après le résultat de la questio précédete, o a : p Alors : si o aura p p p 3 Comme u =, o a : 3 3 3 3 u = f ( u) = l l l l l l l 3 = = = 3 6 3 3 D où : = u = l = l O a alors : p p p p l l l l l l l l l l 5 l ( l l5) l l l l5 l l p p p p l l 5 l 3 l l l l l 5 l l 5 ( p l ) l p 3 3 l l l l l l l PaaMaths [7-8] Juillet 3

Scieces-Po Epreue 3 Optio Mathématiques l l 5 l 3 l l l O a :,95 Aisi, o a l p u p A partir du rag p =, o peut affirmer que l o a u p La relatio obteue à la questio 4) ous permet de dire que la coergece (ers ) de la u ) est très rapide : il s agit suite ( ) (qui équiaut à la coergece ers de la suite ( ) d ue coergece (au mois) quadratique (cet adjectif correspodat à l eposat du terme majorat) La questio 6 permet d illustrer la rapidité de cette coergece PaaMaths [8-8] Juillet 3