«LE DEVELOPPEMENT DU POLE ORLY RUNGIS
|
|
|
- Ève Michaud
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 «LE DEVELOPPEMENT DU POLE ORLY RUNGIS DANS LA DYNAMIQUE REGIONALE ; PROPOSITIONS DE LA CCIP» Rapport présenté par Mme Andrée HALLAUER et M. Christophe ABSALON au nom de la Commission de l Aménagement et du Développement Economique Régional et adopté par l Assemblée Générale du 21 septembre
2 SOMMAIRE REMERCIEMENTS... 8 SYNTHESE INTRODUCTION ÈRE PARTIE... LE POLE ORLY-RUNGIS : UN PÔLE STRATÉGIQUE POUR LA RÉGION ILE- DE-FRANCE QUI RENCONTRE DES DIFFICULTÉS I - UN FORT POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT UNE POSITION STRATÉGIQUE EN ILE-DE-FRANCE CONFORTÉE PAR LA PRÉSENCE D'IMPORTANTES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT DES ÉQUIPEMENTS STRUCTURANTS À DIMENSION INTERNATIONALE ET À FORT POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT...18 A) Le développement des activités tertiaires sur la plate-forme aéroportuaire et la zone SILIC B) Le développement du MIN de Rungis et de la zone EURODELTA autour du commerce de gros alimentaire C) Une zone industrielle à capacité de développement : la zone SENIA D) Le développement de la plate-forme logistique SOGARIS E) Le développement des équipements commerciaux de Belle Epine et «Belle Epine Village» F) La zone hôtelière du DELTA ORLY-RUNGIS : UN PÔLE MAJEUR D'EMPLOI EN ILE-DE-FRANCE DANS UN DÉPARTEMENT PORTÉ PAR UNE SPÉCIALISATION DANS L'AGROALIMENTAIRE, LE COMMERCE DE GROS, LA LOGISTIQUE ET SA VOCATION SCIENTIFIQUE...34 A) Le pôle Orly-Rungis, pôle d emploi majeur en Ile-de-France B) La spécialisation sectorielle du Val-de-Marne : agroalimentaire, commerce de gros, transports et logistique, et hautes technologies dans le domaine de la santé
3 II - UN DÉVELOPPEMENT EN ATTENTE DE POSITIONNEMENT LE PÔLE ORLY-RUNGIS : UN PÔLE D'ACTIVITÉS ET D'EMPLOIS MAJEUR CONFRONTÉ À DE NOUVEAUX ENJEUX DE SPÉCIALISATION...38 A) L économie du Val-de-Marne : une désindustrialisation accentuée et un développement des activités de services plus contenu que dans l'ensemble de la région B) Le pôle Orly-Rungis : une spécialisation à conforter ) Orly-Rungis, un pôle d activités et d'emplois souffrant d un manque d attractivité..39 2) Les secteurs clés du pôle voient leurs performances baisser ) Une filière historique face à de nouveaux défis : l agroalimentaire LE PÔLE ORLY-RUGIS : DES DIFFICULTÉS D'ACCESSIBILITÉ ET DE DESSERTE...46 A) Un pôle d activités et d emplois qui connaît des dysfonctionnements et des carences dans son système de transport et de communication ) Le réseau routier souffre de congestion et d insuffisance de desserte locale ) Les transports en commun demeurent peu attractifs ) La réalisation de projets structurants indispensables connaît des retards importants ) Des difficultés pour des liaisons est-ouest ) L accès aux pôles d emplois reste insatisfaisant B) Une plate-forme aéroportuaire contrainte dans son développement ) Une plate-forme aéroportuaire qui souffre d une accessibilité médiocre ) Une plate-forme aéroportuaire limitée dans son fonctionnement ) Une réponse insatisfaisante aux besoins des entreprises du secteur MALGRÉ DES EFFORTS DÉPLOYÉS, LE PÔLE ORLY-RUNGIS SOUFFRE TOUJOURS D'UN DÉFICIT D'IMAGE
4 2ÈME PARTIE... COMMENT FAIRE DU PÔLE ORLY-RUNGIS UN PÔLE MAJEUR DE DÉVELOPPEMENT ET UN ATOUT POUR L ATTRACTIVITÉ DE LA RÉGION ILE-DE-FRANCE AU PLAN INTERNATIONAL? I - LA NÉCESSITÉ D'INSCRIRE LE DÉVELOPPEMENT DU PÔLE ORLY- RUNGIS DANS LA STRATÉGIE RÉGIONALE UN MOMENT CLÉ POUR L'ÉLABORATION DE LA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL...55 A) La mobilisation des acteurs autour de l élaboration d une stratégie régionale 55 1) La mobilisation du Conseil régional d'ile-de-france ) Le rôle moteur de l Etat ) L engagement du Conseil Général du Val-de-Marne ) L implication des communes ) La mobilisation des acteurs économiques locaux...57 B) La place d Orly-Rungis dans une stratégie de développement qui vise la cohésion régionale et s organise autour de grands pôles économiques de rayonnement international COMMENT INSCRIRE LE DÉVELOPPEMENT DU PÔLE ORLY-RUNGIS DANS LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA STRATÉGIE RÉGIONALE?...59 A) Rayonnement international Attractivité - Compétitivité B) Innovation Domaines d excellence C) Croissance et développement de l emploi Réduction des disparités territoriales D) Attractivité résidentielle et qualité de vie E) Transport : mobilité et captation des flux F) Développement durable et environnement
5 II - 11 PRIORITÉS POUR FAIRE D'ORLY-RUNGIS UN PÔLE ÉCONOMIQUE COMPÉTITIF ET ATTRACTIF ET AFFIRMER SON IMAGE ET SON IDENTITÉ AXE 1 : DÉSENCLAVER LE PÔLE ère priorité : Résoudre les contraintes d accessibilité et de desserte pour un accueil à la hauteur des ambitions du pôle ) Améliorer les infrastructures de transports en commun ) Boucler et fluidifier les réseaux autoroutier et routier AXE 2 : AFFIRMER LE RÔLE STRUCTURANT DE LA PLATE-FORME AÉROPORTUAIRE D ORLY POUR LE TERRITOIRE ET LA RÉGION ème priorité : Le redéveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly, un enjeu majeur pour le territoire et la région ) Redonner à la plate-forme aéroportuaire d Orly une véritable vocation internationale ) Etablir une connexion sud à grande vitesse des TGV et créer une gare TGV à Orly AXE 3 : CONFORTER LES ATOUTS ÉCONOMIQUES DU PÔLE DANS LEUR DIVERSITÉ ème priorité : Conforter le potentiel de la filière logistique au cœur des circuits de distribution des marchandises de la Région Ile-de-France et au service du rayonnement des activités économiques du territoire ) Conserver le potentiel de la filière logistique sur le territoire et promouvoir son évolution vers la qualité et les activités à haute valeur ajoutée ) Redynamiser le fret aérien sur la plate-forme aéroportuaire d Orly ème priorité : Conforter la spécialisation dans l agroalimentaire en accompagnant la mutation vers des produits à plus forte valeur ajoutée et en renforçant le positionnement en terme de qualité ) Accompagner l évolution de cette filière économique majeure et l adaptation en terme d emploi ) Répondre aux besoins importants en terme d espace
6 4. AXE 4 : RÉUSSIR LE POSITIONNEMENT DU PÔLE DANS LES ACTIVITÉS À HAUTE VALEUR AJOUTÉE ème priorité : Favoriser l émergence d un projet d envergure autour d un pôle agroalimentaire et réussir son intégration dans la dynamique de Recherche et d Innovation du Cône Sud de l Innovation ) S appuyer sur la position stratégique du pôle ) Favoriser l émergence d un pôle agroalimentaire avec une forte composante Innovation et Recherche et Développement en bénéficiant de la dynamique du pôle de compétitivité Médicen et de la Vallée Scientifique de la Bièvre ) Exploiter les possibilités foncières et la cohérence avec les activités de la zone SENIA ) S inspirer d exemples dynamiques ème priorité : Le tertiaire : positionner le pôle Orly-Rungis comme 1 er quartier d affaires du sud francilien, favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux ) Agir sur la qualité de l immobilier d entreprise en développant l offre haut de gamme ) Soutenir l implantation d un «centre international d accueil d entreprises».84 3) Etudier la création d un Centre de congrès sur la plate-forme aéroportuaire d Orly AXE 5 : VALORISER, RECONVERTIR ET DÉVELOPPER LES ZAE ET L IMMOBILIER D ENTREPRISE POUR UNE MEILLEURE ATTRACTIVITÉ ème priorité : Adapter l immobilier d entreprise et, en particulier, les ZAE aux besoins des entreprises ) Valoriser les zones en développement et le potentiel disponible sur Orly- Rungis ) Reconvertir la zone SENIA
7 6. AXE 6 : OFFRIR DES CONDITIONS DE VIE ATTRACTIVES POUR LES SALARIÉS ACTUELS ET POTENTIELS DU PÔLE PAR DES ACTIONS RENFORCÉES SUR LE LOGEMENT, LA FORMATION ET LA MOBILITÉ ème priorité : Répondre au problème du logement pour attirer les salariés, en liaison avec les nouveaux besoins du pôle et ses ambitions de développement ) Mener une politique volontariste en matière de logement dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis ) Prendre en compte les besoins de toute la population et de tous les salariés en adéquation avec la mutation des emplois vers une plus forte qualification ème priorité : Répondre aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi ) Concevoir des formations adaptées aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi ) Créer les conditions pour améliorer et sécuriser l accès et le maintien dans l emploi AXE 7 : SOUTENIR LA CONVERGENCE DES INITIATIVES PUBLIQUES ET PRIVÉES DANS LE CADRE D UNE STRATÉGIE PARTAGÉE ème priorité : Encourager la coopération entre acteurs à l échelle du pôle ) Soutenir la convergence des initiatives des différents groupes d acteurs ) Concrétiser la dynamique des Assises d Orly ) Vers une charte commune de développement? ème priorité : Affirmer l importance d une intervention publique sur le pôle ) Réaffirmer le rôle structurant de l Etat et l efficacité attendue son intervention sur le pôle Orly-Rungis, notamment dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly- Rungis ) Assurer une intégration du pôle dans la stratégie régionale et locale...95 CONCLUSION ANNEXE
8 REMERCIEMENTS La Chambre de Commerce et d Industrie de Paris tient à remercier Monsieur Gérard HUOT, Président de la Chambre de Commerce et d Industrie de l Essonne, pour l éclairage qu il a bien voulu apporter au rapport, en particulier sur les sujets impliquant fortement le territoire de l Essonne. La CCIP adresse ses vifs remerciements aux différentes personnes auditionnées, dont les contributions sont venues compléter et enrichir le rapport aux différentes étapes de son élaboration. Personnes rencontrées : Pierre LEFORT Président du Directoire Jila DARABIHA Directeur Charles TELITSINE Responsable du pôle Immobilier Orly Patrick TERROIR Président Gilles RABIN Directeur Général Bernard ABONDANCE Chef de projets Analyse et Territoires Jean-Pierre SAUVAGE Président Richard DELL AGNOLA Président Laurent GARNIER Vice-Président Marc SPIELREIN Président Directeur Général Fabienne DEVANCE Responsable Developpement Territorial Monsieur PAILLASSE Responsable Développement offre bus Sylvain VENE Directeur régional Christian HERVY Maire de CHEVILLY-LARUE et Président du Syndicat d Etudes du pôle Orly- Rungis ADOR (Association pour le Développement du pôle Orly-Rungis) ADP Direction de l Immobilier Agence de Développement Economique du Val-de-Marne Agence Economique de l Essonne BAR France (Association des Compagnies Aériennes en France) Comité de Bassin d Emploi du Sud Val-de- Marnais Conseil Général du Val-de-Marne SEMMARIS (Société d'exploitation du Marché International de Rungis) RATP Agence de Développement Territorial du Val-de-Marne SOCOMIE SILIC Syndicat Intercommunal d Etudes du Pôle Orly-Rungis 8
9 SYNTHESE A l heure où la stratégie de la région Ile-de-France est en construction, l avenir des différents territoires qui la composent et qui l animent est plus que jamais un sujet primordial. La CCIP propose aujourd hui une réflexion assortie de propositions concrètes pour un développement plus dynamique et plus harmonieux du pôle Orly- Rungis afin qu il joue pleinement son rôle moteur en Ile-de-France. Le poids du pôle Orly-Rungis se révèle par la présence d équipements structurants de rayonnement national et international et à fort potentiel de développement : plateforme aéroportuaire d Orly, MIN de Rungis, plate-forme logistique SOGARIS, parc d affaires SILIC, zone SENIA, centre commercial régional Belle-Epine. Il se situe dans un département qui affiche une spécialisation sectorielle multiple tournée vers l'agroalimentaire, le commerce de gros, la logistique et les biosciences. Il concentre 31% des effectifs salariés du département du Val-de-Marne. Il s'agit donc d'un territoire dont le dynamisme a un impact fort sur le Val-de-Marne et l'ile-de- France dans son ensemble. En outre, situé à 7 km au sud de Paris, il bénéficie d une proximité immédiate avec la capitale, avec un réseau de transport dense, au sein du Cône Sud de l Innovation, au carrefour de plusieurs pôles de compétitivité (Médicen, Systém@tic) et de l Opération d intérêt National (OIN) Seine-Amont Orly Rungis. Cependant, malgré tous ces atouts, cet ensemble économique et territorial dynamique, de dimension internationale, présente des faiblesses et rencontre aujourd hui des difficultés ce qui pèse fortement sur la vie de ses entreprises. Un de ses équipements phare, la plate-forme aéroportuaire d Orly, est contraint dans son développement. D autre part, les infrastructures de transport en présence n offrent pas une desserte et une accessibilité satisfaisantes. En matière d emploi, le Val-de- Marne connaît une dynamique plus faible que le reste de l Ile-de-France et les secteurs clés du pôle Orly-Rungis, fortement contributeurs en terme de croissance, voient leurs performances décliner. Enfin, malgré les efforts déployés, le pôle souffre toujours d un déficit d image. Des actions de tous ordre peuvent dès à présent être engagées pour lever les freins qui sont aujourd hui bien identifiés. La CCIP souhaite s engager dans cette dynamique et formule des propositions en ce sens. L enjeu pour le développement du pôle Orly-Rungis est de s inscrire pleinement dans les orientations retenues pour le développement de la région Ile-de-France. Il doit pouvoir jouer un rôle majeur dans la dynamique régionale en contribuant à l attractivité et à la compétitivité de la région au plan international et, en retour, bénéficier au plan territorial de ces effets d entraînement qui favoriseront l emploi. A partir d un diagnostic économique et territorial du pôle, qui constitue le point de départ et la base de ce rapport, la CCIP identifie 11 priorités qui permettent de contrer ces difficultés afin de faire du pôle Orly-Rungis un pôle compétitif et attractif dans la dynamique régionale, en affirmant son image et son identité. 9
10 Ces 11 priorités s articulent autour de 7 axes majeurs :! Axe 1 : Désenclaver le pôle Le pôle bénéficie d un réseau de transport diversifié. Cependant, de nombreuses difficultés d accès persistent et l amélioration de la desserte de ce territoire constitue la première préoccupation exprimée par les entreprises tant pour le déplacement des personnes que pour celui des marchandises. Les acteurs économiques, regroupés au sein de l ADOR, se sont d ailleurs mobilisés pour engager un Plan de Déplacements d Entreprises (PDE), le plus grand réalisé en France. Il est déterminant de soutenir cette initiative et d appuyer la mise en œuvre de ses orientations pour désenclaver le pôle. Il importe pour la CCIP d améliorer aussi bien les infrastructures de transport en commun, que de boucler et fluidifier les réseaux autoroutiers et routiers. Sont notamment attendus de longue date : la réalisation du tramway entre le terminus de la ligne 7 du métro à Villejuif Louis Aragon et Juvisy-sur-Orge, le dédoublement du tronc commun A4/A86 et la création de nouveaux franchissements de la Seine.! Axe 2 : Affirmer le rôle structurant de la plate-forme aéroportuaire d Orly pour le territoire et la région Une enquête menée par les CCI de l Arc Sud révèle que les entreprises souhaitent une relance de la plate-forme et la création de lignes internationales. Son attractivité et son potentiel de développement sont étroitement liés à l affirmation de sa vocation internationale et à sa capacité à répondre à la demande du sud francilien en vols intercontinentaux. Par ailleurs, les entreprises se sont exprimées en faveur d une liaison ferroviaire entre Orly et Roissy. La création d une gare TGV à Orly et l interconnexion sud à grande vitesse permettraient de faire du pôle Orly/Rungis une plateforme multimodale, profitant de la complémentarité TGV/avion et d améliorer la synergie entre les deux aéroports avec la création d un lien entre les deux équipements et leurs bassins d emplois par le biais de la rocade des TGV.! Axe 3 : Conforter les atouts économiques du pôle dans leur diversité L expansion du pôle passe tout d abord par l affirmation de sa spécialisation actuelle dans l agroalimentaire, le commerce de gros et la logistique car elle constitue un point fort du pôle. Dans cet objectif, la mutation vers des produits à plus forte valeur ajoutée et le positionnement en terme de qualité doivent être assurés et réussis. L évolution des filières implique une mutation des activités et des emplois, qu il faut aujourd hui accompagner en faisant évoluer les qualifications disponibles. Dans ce contexte, des formations adaptées aux nouveaux besoins des entreprises et à la demande des salariés sont attendues. Elles permettront de mettre le bassin d emploi en adéquation avec le marché, sans pour autant négliger les métiers faiblement qualifiés qui resteront nécessaires. Ces évolutions entraînent aussi des besoins importants en terme d espace et dépendront des possibilités d extension foncières, notamment sur les zones voisines du MIN.! Axe 4 : Réussir le positionnement du pôle dans les activités à haute valeur ajoutée En matière d innovation, un fort potentiel de développement existe dans la filière agroalimentaire, au delà du rôle moteur qu elle joue déjà sur le territoire et compte tenu d un environnement propice. En effet, le Val-de-Marne dispose d un pôle public scientifique et de recherche de premier plan, avec notamment le Groupement d Intérêt Scientifique de Maisons-Alfort, qui comprend l Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, et l Ecole Vétérinaire. 10
11 Le pôle Orly-Rungis est inclus dans un territoire où il existe une vraie dynamique de recherche et d innovation : le Cône Sud de l Innovation qui regroupe 50% du potentiel de recherche publique et privée de la région, et plus particulièrement le pôle de compétitivité Médicen et la Vallée Scientifique de la Bièvre. Les acteurs industriels, chercheurs, monde de la formation sont déjà présents sur le pôle, l émergence d un projet d envergure concernant le développement de la filière agroalimentaire par l intégration d activités de R&D et d innovation constitue donc un défi que le pôle Orly-Rungis peut aujourd hui relever. Cependant, selon une enquête réalisée récemment par la CCIP sur le Val-d-Bièvre, il s avère que les PME implantées sur le territoire n ont pas encore pris conscience du potentiel en présence. Il faut donc accompagner ces orientations et fédérer les acteurs dans une dynamique commune. Le pôle Orly-Rungis dispose également d un fort potentiel de développement dans le domaine tertiaire, il doit assurer son positionnement comme 1 er quartier d affaires du sud francilien. Créer les conditions pour favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux passe notamment par la qualité de l immobilier d entreprises disponible, notamment dans le haut de gamme. La SILIC et ADP ont d ores et déjà des projets en ce sens.! Axe 5 : Valoriser, reconvertir et développer les ZAE et l immobilier d entreprise pour une meilleure attractivité L adaptation et la requalification globale de l immobilier d entreprise sur le pôle est primordiale. La valorisation, la reconversion et l essor de l ensemble de son potentiel constituent en effet les conditions de son développement. Il est nécessaire de valoriser les zones en développement et le potentiel disponible sur Orly-Rungis. Plus spécifiquement, la reconversion de la zone SENIA ne peut plus être repoussée car son image dégradée nuit à l ensemble du pôle.! Axe 6 : Offrir des conditions de vie attractives pour les salariés actuels et potentiels du pôle par des actions renforcées sur le logement, la formation et la mobilité Il est nécessaire d engager des actions en matière de logement et de formation pour attirer et conserver la main d œuvre nécessaire sur le pôle et développer l emploi en liaison avec les nouveaux besoins du pôle et ses ambitions d évolution. Une politique volontariste doit être menée, notamment dans le cadre de l OIN Seine-Amont - Orly- Rungis.! Axe 7 : Soutenir la convergence des initiatives publiques et privées dans le cadre d une stratégie partagée Le pôle Orly-Rungis souffre depuis de longues années de la faiblesse de la coopération entre les acteurs. Face à cette situation, certaines initiatives ont vu le jour autour d acteurs publics ou privés, conscients de la nécessité d une action concertée : création du Syndicat intercommunal d études du Pôle Orly-Rungis, de l ADOR (regroupement de grands propriétaires fonciers qui travaille sur des enjeux d aménagement du territoire en tant qu opérateur économique), Ainsi, on constate une volonté d action commune qui reste encore néanmoins le fait de groupes restreints portant sur un périmètre limité. Il est nécessaire d aller au-delà de ces démarches et de faire converger les différentes initiatives. Dans ce cadre l initiative des Assises d Orly prise par le Conseil général du Val-de-Marne et le Conseil général de l Essonne est à saluer car elle permet depuis octobre 2005 de réunir l ensemble des acteurs autour d un projet de développement partagé pour le pôle d Orly. 11
12 La nécessité de trouver une structure de concertation et de projets qui corresponde à l échelle du pôle est ainsi réaffirmée. A l image de ce qui est actuellement mis en place dans le Val-de-Bièvre, une charte commune de développement sur le pôle Orly- Rungis pourrait être encouragée afin que l ensemble des acteurs s implique sur un projet de développement commun. L analyse menée dans ce rapport révèle que le pôle Orly-Rungis est un pôle «exemplaire» en Ile-de-France, tant par les atouts qu il possède et qui contribuent à faire de l Ile-de-France une région compétitive et attractive, que par les défis qu il doit relever pour être un pôle de développement économique majeur. Dans le cadre des concertations sur le SDRIF, la CCIP propose ainsi de soutenir le développement de Territoires économiques majeurs en Ile-de-France qui auront un rôle déterminant dans le dynamisme à venir de la région. Il s agit de permettre la mise en place de conditions favorables pour que les entreprises se développent et participent à l affirmation de la place et du rôle de la région capitale dans la compétitivité mondiale. Le pôle Orly- Rungis, de par son effet d entraînement sur le tissu productif du sud francilien, contribue à l équilibre global de la région. 12
13 LES PROPOSITIONS DE LA CCIP : FAIRE DU POLE ORLY-RUNGIS UN POLE MAJEUR DE DEVELOPPEMENT ET UN ATOUT POUR L ATTRACTIVITE DE LA REGION ILE-DE-FRANCE AU PLAN INTERNATIONAL. AFFIRMER SON IMAGE ET SON IDENTITE. AXE N 1 AXE N 2 AXE N 3 AXE N 4 AXES PRIORITES ACTIONS 1. Résoudre les contraintes d accessibilité et de DESENCLAVER LE POLE desserte pour un accueil à la hauteur des ambitions du pôle AFFIRMER LE ROLE STRUCTURANT DE LA PLATE- FORME AEROPORTUAIRE D ORLY POUR LE TERRITOIRE ET LA REGION CONFORTER LES ATOUTS ECONOMIQUES DU POLE DANS LEUR DIVERSITE REUSSIR LE POSITIONNEMENT DU POLE DANS LES ACTIVITES A HAUTE VALEUR AJOUTEE 2. Le redeveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly, un enjeu majeur pour le territoire et la région 3. Conforter le potentiel de la filière logistique au cœur des circuits de distribution des marchandises de la région Ile-de-France et au service du rayonnement des activités économiques du territoire 4...Conforter la spécialisation dans l agroalimentaire en accompagnant la mutation vers des produits à plus forte valeur ajoutée et en renforçant le positionnement en terme de qualité 5. Favoriser l émergence d un projet d envergure autour d un pôle agroalimentaire et réussir son intégration dans la dynamique de Recherche et d Innovation du Cône Sud de l Innovation 6. Le tertiaire : positionner le pôle Orly-Rungis comme 1 er quartier d affaires du sud francilien, favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux - Améliorer les infrastructures de transports en commun - Boucler et fluidifier les réseaux autoroutier et routier - Redonner à la plate-forme aéroportuaire d Orly une véritable vocation internationale - Etablir une connexion sud à grande vitesse des TGV et créer une gare TGV à Orly - Conserver le potentiel de la filière logistique sur le territoire et promouvoir son évolution vers la qualité et les activités à haute valeur ajoutée - Redynamiser le fret aérien sur la plate forme aéroportuaire d Orly - Accompagner l évolution de cette filière majeure et l adaptation en terme d emploi - Répondre aux besoins importants en terme d espace - S appuyer sur la position stratégique du pôle - Favoriser l émergence d un pôle agroalimentaire avec une forte composante Innovation et Recherche et Développement en bénéficiant de la dynamique du pôle de compétitivité Médicen et de la Vallée Scientifique de la Bièvre - Exploiter les possibilités foncières et la cohérence avec les activités de la zone SENIA - S inspirer d exemples dynamiques - Agir sur la qualité de l immobilier d entreprise en développant l offre haut de gamme - Soutenir l implantation d un centre international d accueil d entreprises - Etudier la création d un Centre de congrès sur la plate-forme aéroportuaire d Orly 13
14 AXES PRIORITES ACTIONS AXE N 5 VALORISER, RECONVERTIR ET DEVELOPPER LES ZAE ET L IMMOBILIER D ENTREPRISE POUR UNE MEILLEURE ATTRACTIVITE 7. Adapter l immobilier et, en particulier, les ZAE aux besoins des entreprises - Valoriser les zones en développement et le potentiel disponible sur Orly-Rungis - Reconvertir la zone SENIA AXE N 6 OFFRIR DES CONDITIONS DE VIE ATTRACTIVES POUR LES SALARIES ACTUELS ET POTENTIELS DU POLE PAR DES ACTIONS RENFORCEES SUR LE LOGEMENT, LA FORMATION ET LA MOBILITE 8..Répondre au problème du logement pour attirer les salariés, en liaison avec les nouveaux besoins du pôle et ses ambitions de développement 9. Répondre aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi - Mener une politique volontariste en matière de logement dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis - Prendre en compte les besoins de toute la population et de tous les salariés en adéquation avec la mutation des emplois vers une plus forte qualification - Concevoir des formations adaptées aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi - Créer les conditions pour améliorer et sécuriser l accès et le maintien dans l emploi. AXE N 7 SOUTENIR LA CONVERGENCE DES INITIATIVES PUBLIQUES ET PRIVEES DANS LE CADRE D UNE STRATEGIE PARTAGEE 10. Encourager la coopération entre acteurs à l échelle du pôle 11. Affirmer l importance d une intervention publique sur le pôle - Soutenir la convergence des initiatives des différents groupes d acteurs - Concrétiser la dynamique des Assises d Orly - Vers une charte commune de développement? - Réaffirmer le rôle structurant de l Etat et l efficacité attendue de son intervention sur le pôle Orly-Rungis notamment dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis - Assurer une intégration du pôle dans la stratégie régionale et locale 14
15 INTRODUCTION Chaque territoire participe au dynamisme global de la région capitale. Cependant, certains d entre eux occupent une place centrale car ils engagent la compétitivité et l attractivité de la région au plan international tout en procurant des effets d entraînement importants à l ensemble du tissu productif. A l heure où la stratégie de la région Ile-de-France est en construction, l avenir des différents territoires qui la composent et qui l animent est plus que jamais un sujet primordial. L Ile-de-France figure parmi les premières métropoles internationales. Cependant, depuis près d'une décennie l'économie francilienne vit sur un rythme de croissance modéré avec en toile de fond une accélération de la tertiarisation et un recul prononcé de l'industrie. Afin que l Ile-de-France conforte son positionnement économique de premier rang, il faut savoir procurer à ses territoires ou pôles majeurs les leviers nécessaires et spécifiques à leur expansion. Le pôle d Orly-Rungis constitue l un d entre eux pour la région Ile-de-France. Il représente, avec plus de emplois salariés et entreprises (6 500 établissements), l un des premiers bassins d emplois et d activités d Ile-de-France après La Défense et concentre des équipements structurants à dimension internationale et à fort potentiel de développement : plate-forme aéroportuaire d Orly, Marché d Intérêt National de Rungis, plate-forme logistique SOGARIS, Parc d affaires de la SILIC, etc.. Nous nous situons à un moment clé de la définition de la stratégie de développement régional et local : élaboration du SRDE 1 et révision du SDRIF 2 entrepris par la Région, élaboration des nouveaux CPER 3 (pour la période ), mise en place de l OIN 4 Seine-Amont Orly-Rungis et du pôle de compétitivité Médicen affectant le territoire d Orly-Rungis. Les acteurs intéressés à son avenir sont donc conduits à s interroger sur le développement de ce pôle, détenteur d atouts solides. Ils visent à lui faire obtenir, au sein du panorama régional, une place adéquate dans les orientations retenues. La CCIP, fortement engagée dans tous ces dossiers porteurs pour l avenir de l économie francilienne, souhaite contribuer à ce débat. Le diagnostic économique et territorial du pôle permet d affirmer que le pôle Orly-Rungis est stratégique pour la région Ile-de-France de part sa situation géographique, ses équipements structurants et ses atouts économiques. Pourtant, ce pôle d activités et d emplois majeur rencontre des difficultés (1 ère Partie). Pour y répondre, la CCIP a identifié 11 priorités afin de redynamiser et consolider la place du pôle au sein du territoire francilien. Elle s attache à les inscrire dans la dynamique régionale pour faire du pôle Orly-Rungis un pôle majeur de développement et un atout pour la région dans son positionnement mondial (2 ème Partie). 1 SRDE : Schéma Régional de Développement Economique 2 SDRIF : Schéma Directeur de la Région Ile-de-France 3 CPER : Contrats de Projets Etat-Régions 4 OIN : Opération d Intérêt National 15
16 1 ERE PARTIE LE POLE ORLY-RUNGIS : UN POLE STRATEGIQUE POUR LA REGION ILE-DE-FRANCE QUI RENCONTRE DES DIFFICULTES Le pôle Orly-Rungis bénéficie d une position stratégique en Ile-de-France. Il se structure depuis les années 70 autour de grands équipements à dimension nationale et internationale et à fort potentiel de développement : l aéroport international d Orly, le Marché d Intérêt National (MIN) de Rungis, les zones d activités SILIC et SENIA, la plateforme logistique SOGARIS, et le centre commercial régional Belle-Epine. Pourtant, cet ensemble économique et territorial dynamique de dimension internationale rencontre des difficultés, souffre de problèmes d accessibilité et de desserte et d un déficit d image. I - UN FORT POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT Le secteur d étude du pôle Orly-Rungis comprend 14 communes, situées sur les départements du Val-de-Marne et de l Essonne : Ablon-sur-Seine (94) ; Chevilly-Larue (94), Choisy-le-Roi (94), Fresnes (94), Orly (94), Rungis (94), Thiais (94), Villeneuve-le-Roi (94), Athis-Mons (91), Chilly-Mazarin (91), Juvisy-sur-Orge (91), Morangis (91), Paray-Vieille- Poste (91), Wissous (91). Il représente environ hectares, habitants, emplois salariés et entreprises (6 500 établissements) UNE POSITION STRATEGIQUE EN ILE-DE-FRANCE CONFORTEE PAR LA PRESENCE D IMPORTANTES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT Une proximité avec la capitale Un réseau de transports dense Situé à 7 km au sud de Paris, ce pôle bénéficie d une proximité immédiate avec la capitale, au sein du Cône Sud de l Innovation, au carrefour de plusieurs pôles de compétitivité (Médicen, Systém@tic) et de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis. L empreinte multimodale est forte sur le territoire puisque le Val-de-Marne est le seul département de la petite couronne à disposer des modes routier, ferré, aérien et fluvial. 1 Données
17 Le pôle profite ainsi d un réseau autoroutier dense (A6, A10, A106, A86) et d un réseau secondaire d ampleur (RN7, RN305, RN186) Il dispose d une offre de transports en commun importante : le RER C en deux branches, le RER D, la ligne 7 du métro, le Trans-Val-de-Marne, Orly-Val, et de nombreuses lignes de bus. Il bénéficie de la présence de la plate-forme aéroportuaire internationale d Orly. PARIS Pôle Orly-Rungis Une mobilité importante sur le territoire Selon une étude de la Délégation du Val-de-Marne de la CCIP portant sur les déplacements domicile travail, en 1999, 80% des actifs travaillent hors de leur commune de résidence dans le Val-de-Marne alors qu ils sont 70% en Ile-de-France. Cette forte proportion est caractéristique de la très importante mobilité observée dans les banlieues immédiates des grands centres urbains. De plus, le Val-de-Marne exerce une attraction importante sur ses départements limitrophes : les soldes migratoires avec les deux départements de l Essonne et de Seine-et-Marne sont fortement positifs. 17
18 2. DES EQUIPEMENTS STRUCTURANTS A DIMENSION INTERNATIONALE ET A FORT POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT Des équipements de rayonnement national et international qui confèrent au pôle un poids structurant Il existe 30 zones d activités économiques (ZAE) sur le territoire du pôle Orly-Rungis. Elles regroupent hectares de surfaces d activités, la plate-forme aéroportuaire internationale d Orly s étendant pour sa part sur hectares. Les principales ZAE du territoire sont concentrées sur un périmètre restreint, aux abords nord des pistes de l aéroport, entre les communes d Orly, Rungis et Chevilly-Larue. Les ZAE sur le pôle Orly-Rungis Avec de la plate-forme aéroportuaire, les quatre principales ZAE confèrent au pôle un poids économique majeur et ont façonné l identité économique de ce territoire : le Marché d Intérêt National de Rungis (220 ha), le parc d affaires SILIC (63 ha), la plate-forme logistique de fret SOGARIS (50 ha) et la zone d activité le SENIA (118 ha). Ces quatre ZAE ont été créées dans les années 1960 et regroupent environ 40% de la superficie totale consacrée à l activité économique sur le pôle. Parmi les ZAE d importance pour le territoire, on doit également citer le centre commercial régional Belle-Epine qui représente m² de surfaces de vente, la zone EURODELTA, qui propose des locaux d activités et de logistique en connexion directe avec le MIN et la zone hotelière DELTA. 18
19 . Carte de situation Source : Agence de développement économique du Val-de-Marne EURODELTA Locaux d activités et de logistique en connexion directe avec le MIN 12 ha DELTA 1 ère zone hôtelière du département qui regroupe 10 hôtels avec 700emplois et chambres (accueil d 1 million de clients par an). Les équipements structurants sur le pôle Orly-Rungis Le MIN de Rungis Le plus important marché international de gros du monde pour les produits alimentaires frais. 232 ha et salariés Le centre commercial régional «Belle Epine» et Belle Epine Village Un des plus grands centres commerciaux de France avec près de m² de surfaces de vente, emplois et plus de 20 millions de visiteurs par an. Zone en projet (ZAC du Moulin à Cailloux). IKEA, village commercial et artisanal, hôtel et restaurants. Zone de chalandise de 1,8M habitants ; 674 emplois La plate-forme logistique SOGARIS : m² d entrepôts, quais et bureaux, 100 entreprises et emplois; elle engendre un transit de 3 M T de fret par an. Le parc d affaires de la SILIC Le plus important parc privé d Europe avec m² de bureaux et locaux mixtes, 350 entreprises et emplois environ. Le gestionnaire envisage de doubler ce parc dans les dix années à venir Source : fond de carte ADOR, traitement CCIP juin La zone SENIA (secteur des entrepôts et industries alimentaires) Conçue pour les circuits modernes de distribution et pour les industriels ou grossistes en produits alimentaires autres que ceux qui doivent obligatoirement être vendus sur le MIN. 115 hectares, 171 entreprises et emplois La plate-forme aéroportuaire d ORLY ha. 2ème aéroport international de France et le 5ème en Europe avec 25 millions de passagers par an, mouvements aériens, tonnes de fret et emplois
20 Des équipements structurants aux fortes capacités de développement Les gestionnaires de ces grands parcs d activités mènent de grands projets d investissements pour rénover et moderniser leur patrimoine, valoriser et accroître très sensiblement l offre immobilière. Il est important d identifier ces projets au regard des caractéristiques territoriales et économiques de chaque équipement, afin d évaluer leur potentiel de développement, leur impact et les principaux secteurs d activité en présence. A) Le développement des activités tertiaires sur la plate-forme -----aéroportuaire et la zone SILIC La plate-forme aéroportuaire d Orly Caractéristiques territoriales Caractéristiques économiques ha hectares de réserves foncières disponibles. - Trafic tourné essentiellement vers le marché domestique, les DOM-TOM, l Europe et l Afrique du Nord - Deux aérogares (Orly Sud et Orly Ouest), trois pistes, une zone d entretien et une zone de fret. - Desserte par un réseau routier et autoroutier (RN7, A6, A86) et par Orly-Val m² d entrepôts de fret, m² de hangars et m² de locaux d activités m² de bureaux emplois ( en 10 ans) - Activités aéroportuaires : transports (67% des activités), services opérationnels (22%) et hôtels-restaurants (11%). - Catégories socio professionnelles : 67% employés-ouvriers, 32% professions intermédiaires. Principaux atouts - Localisation à proximité de Paris, au sein du Cône Sud de l Innovation. - Réserves foncières importantes. - Zone de fret d Orly restructurée et en cours de modernisation. - La tertiairisation du pôle offre de nouvelles opportunités d emploi et créé de nouveaux besoins en transport aérien. Défis majeurs - Relancer la vocation internationale de l aéroport en assurant le retour des vols intercontinentaux. - Réussir la tertiarisation de la plate-forme et redynamiser l activité aéroportuaire. - Résoudre les problèmes d accessibilité. - Moderniser l aérogare d Orly sud. 20
21 Projets de développement Des investissements d ampleur menés par ADP La réforme législative d ampleur des grands aéroports régionaux 5 a permis la transformation de l établissement public Aéroports de Paris (ADP) en une société anonyme. Cette ouverture de capital aux investisseurs privés permet à ADP de réaliser d importants investissements et de diversifier ses activités, à l image des grandes plates-formes aéroportuaires européennes, afin de tenir son rang dans la concurrence internationale. L aéroport d Orly connaît de très fortes contraintes d exploitation (couvre-feu et nombre limité de mouvements). Son développement est bridé alors que, contrairement à Heathrow par exemple, ses capacités techniques ne sont pas utilisées à plein régime. Ainsi, des potentiels de développement existent encore. ADP a engagé la modernisation de la plate-forme d Orly et compte investir 210 millions d euros d ici à Une modernisation de la zone aéroportuaire Les projets touchant directement la zone aéroportuaire : - la rénovation de la piste 4 (permettant dès juin l accueil des nouveaux Boeing d Air France), - la rénovation du Hall 2 de l aérogare ouest, - l augmentation des surfaces allouées aux commerces (de à m²), - et l optimisation des parkings (en surface et en utilisation). Les projets immobiliers : ADP considère l immobilier comme «un moteur du développement de Paris-Orly». Le potentiel foncier existant sur la plate-forme aéroportuaire d Orly est un atout majeur pour le développement économique de ce territoire et contribuera à renforcer l attractivité de cet aéroport, notamment pour la clientèle d affaires internationale. Cinq nouveaux quartiers en projet Aéroport de Paris gère actuellement sur la plate-forme d Orly un parc immobilier d environ m². Il va progressivement valoriser 120 hectares de réserves foncières. Cinq quartiers sont programmés : Quartier Cœur d Orly, Quartier Orlytech, Quartier Fret, Quartier Est et Quartier Pont de Rungis. Sur ces cinq zones, l essentiel des développements est tourné vers les activités tertiaires, mais quelques bâtiments de production sont également prévus. - Quartier Cœur d Orly (80 hectares) Cœur d Orly représente sans conteste le plus important des quartiers développés par ADP. Ce quartier d affaires international comprendra des bureaux, un centre de congrès international, des hôtels et des services. 5 loi du 20 avril
22 - Quartier Orlytech la Fraternelle (80 hectares) Il vise le développement d un quartier tertiaire et d activités avec un business park, composé d immeubles tertiaires. - Quartier Fret (22 hectares) Le quartier Fret concrétise la modernisation de l offre immobilière par une gare fret plus dense. - Quartier Pont de Rungis (48,4 hectares) Ce quartier comprend le lancement de la requalification du «bâtiment moteur» d Air France (projet Prisme). - Quartier Est (35 hectares) Ce quartier accueille Eole, unité de m² comprenant des bâtiments de production et un restaurant. L aménagement d un nouveau secteur est à l étude. Les projets immobiliers ADP Source : ADP 22
23 La zone SILIC Caractéristiques territoriales Caractéristiques économiques - Commune de Rungis hectares m² de bureaux et locaux mixtes. - Desserte routière : A6, A86, A10, A Desserte TC 6 : RER C, bus sociétés salariés. - Activités diversifiées avec des dominantes en informatique, électronique, services de chimie cosmétique - Taux de remplissage de 85% (dont 5% de vacances voulue). Principaux atouts - Proximité de la plate-forme aéroportuaire d Orly. - Nœud autoroutier. - Proximité de Paris. - Proximité des grandes écoles (Polytechnique, INT ). - Réserves foncières importantes. - Mise à disposition d immeubles de bureaux performants agrémentés de services de proximité (restaurants, crèche interentreprises, centre de fitness, ). Défis majeurs - Adapter les moyens de transport aux besoins des salariés et anticiper l évolution des besoins en terme de desserte. - Réussir le positionnement vers le haut de gamme. Projets de développement Un positionnement aux standards internationaux Un doublement du parc immobilier projeté sur 10 ans Depuis 5 ans, SILIC a engagé la construction de m² de bureaux neufs aux normes internationales. Déjà certifiée ISO 9001 pour la gestion locative des Parcs d Affaires SILIC, la filiale Socomie a obtenu en 2003 la même certification pour la fonction de Maîtrise d Ouvrage. En mai 2006, le système de management environnemental de la SILIC a obtenu la certification ISO C est une première pour un parc tertiaire privé. La SILIC prévoit un doublement de la capacité de son parc sur les dix prochaines années ( m²) avec un potentiel de 1 million de m² construits (à terme, accueil de salariés). Par ailleurs, elle s engage dans une véritable politique d attractivité des entreprises, avec entre autres, le projet d implantation d un centre d affaires franco-espagnol sur le parc. 6 Transports en commun 23
24 SILIC occupe aujourd hui une place majeure dans l immobilier d entreprises francilien. Cependant, le parc tertiaire de Rungis rencontre toujours des difficultés d accessibilité, tant par les transports en commun que par route, situation pouvant freiner le potentiel de développement du site. Plan de la zone SILIC sur le pôle Orly-Rungis Source : SILIC 24
25 B) Le développement du MIN de Rungis et de la zone EURODELTA autour du commerce de gros alimentaire Le MIN de Rungis Caractéristiques territoriales ha dont 73 ha couverts. - Un périmètre de protection (assure une stabilité concurrentielle et permet une organisation lisible des différents acteurs de la distribution et un équilibre des circuits de commercialisation. Le périmètre est aujourd hui fragilisé par la forte pression exercée par des opérateurs privés extérieurs au marché). Caractéristiques économiques - Type d activités présentes : grossistes, sociétés d import-export, producteurs vendeurs - Dessert 18M de consommateurs dont 12M dans un rayon de 150 km autour de Paris. - Transit de 1,6M de tonnes de produits alimentaires à l arrivage/ an salariés entreprises. - Chiffre d affaires de 7,2 Md en Représente pour l approvisionnement de la région Ile-de-France 50% des produits de la mer, 45% des fruits et légumes, 35% des produits carnés, 50% des fleurs coupées et des fleurs en pot acheteurs réguliers. - Clientèle : 50% région Ile-de-France, 25% France et 25% restant. - Trafic de véhicules / jour. Principaux atouts - Seul marché au monde à présenter un éventail aussi large de produits frais. - Croissance annoncée de l activité périssable. - Niveau d exigence très élevé et reconnu en matière de sécurité et de qualité alimentaire. - Génère au-delà des emplois directs, des emplois connexes comme la logistique, la maintenance et l informatique. - Des mesures de modernisation : la mise aux normes de nombreux bâtiments. - Un gestionnaire unique dont la concession vient d être prolongée de 17 ans. Défis majeurs - Réussir la mutation vers les activités à plus forte valeur ajoutée. - Répondre aux nouveaux besoins des entreprises en terme de qualifications. - Optimiser le foncier disponible face à la croissance de la demande en terme d espace. 30
26 Projets de développement Des besoins importants en terme d espace Le développement des activités du MIN (transformation finale des produits, négoce, logistique associée au négoce) entraîne des besoins importants en terme d espace. En effet, la mise en œuvre de règles sanitaires et environnementales de plus en plus strictes (la séparation des circuits, la disponibilité de locaux spécifiques pour certaines activités) nécessite de dégager du foncier. Les clients sont de plus en plus demandeurs de lots importants sur le MIN, la densification étant parvenue à son terme. Le défi majeur du MIN est donc d accéder à cette demande croissante et de dégager du foncier sur les zones d activités voisines, en particulier sur la zone Eurodelta. A moyen terme ( ) le MIN envisage son extension sur la zone SENIA qui possède encore un formidable potentiel foncier. Le MIN de Rungis Source : SEMMARIS Le pavillon viandes et marées Source : SEMMARIS 31
27 La zone EURODELTA Caractéristiques territoriales - 12 ha. - Zone de m² en cours de commercialisation. - 1 ère tranche de m² réalisée en Desserte routière : A6, RN7, RN Desserte en TC : RER C, bus 183, 185, 192, 216, 285, 292, 319, 396, 410, TVM. Caractéristiques économiques - Locaux à usage d activités et de logistique, annexes au MIN. - Entrepôts qui s adressent aux sociétés de commerce spécialisées en négoce alimentaire, aux professionnels de la grande distribution, aux sociétés de transformation/préparation/conditionnement tournées vers la restauration collective ou commerciale et aux spécialistes de la logistique alimentaire. Principaux atouts - Un emplacement stratégique en connexion directe avec le MIN. - Des entrepôts de dernière génération, divisibles, équipés de bureaux. Défis majeurs - Réussir son positionnement face au MIN. Projets de développement Un développement en complémentarité avec le MIN La mise en valeur de la zone qui accueillera les activités connexes à celles du MIN sera achevée en 2008 ( m² aujourd hui pour m² autorisés). En septembre 2006, un bâtiment de m² accueillera Scofel, une filiale d Auchan chargée d alimenter en fruits et légumes tous les hypermarchés de la région parisienne. Pour la SEMMARIS, la zone est le prolongement naturel du MIN. Elle est appréciée par les entreprises grâce à la sécurité, la visibilité et l accessibilité dont elle peut se prévaloir. 27
28 C) Une zone industrielle à capacité de développement : ----la zone SENIA Une zone aujourd hui dépréciée en attente de requalification A proximité du MIN, la zone d activités du SENIA (Secteur des Entrepôts et Industries Agroalimentaires) dispose de nombreux atouts de par sa proximité avec la plate-forme Sogaris, sa visibilité, son accessibilité directe depuis les grands axes et son foncier disponible ou mutable. Cependant le SENIA rencontre depuis de nombreuses années des difficultés liées à son appartenance géographique, à la multipropriété, à l absence de gestionnaire unique, au manque d une spécialisation structurante (le commerce de détail côtoie les activités de négoce et de logistique), à des problèmes de sécurité, etc. Cette situation a fortement contribué à ternir l image de la zone, dépréciant ainsi la valeur économique de cet emplacement majeur. Elle nécessite aujourd hui la mise en place d un fort processus de requalification afin de redevenir une zone attractive, complémentaire aux différents équipements du pôle. Caractéristiques territoriales ha km au sud de Paris. - Desserte routière : A86 RN 186 et RN7. - Desserte en TC : RER C, TVM. - Aménagée par la SAGMARIS. Lots vendus à des propriétaires privés sans mise en place d un règlement de copropriété. - SAGMARIS mise en liquidation et absorbée par la SEMMARIS qui a renoncé à la propriété de la voirie. Caractéristiques économiques - Initialement dédiée à l accueil d entreprises issues de la filière agroalimentaire. - Lotissement à vocation d activités industrielles, tertiaires, de transports, de stockages et de commerces (activités dominantes : commerce de gros et l alimentaire). - Accueil aujourd hui d autres types d activités (commerce de détails, loisirs, industrie) entreprises emplois. - Présence de grandes entreprises. Principaux atouts - Proximité d un réseau dense. - Abords immédiats de la plate-forme aéroportuaire d Orly et de la SOGARIS. - Disponibilités foncières. - Demande de locaux existante sur le site. Défis majeurs - Coordonner les acteurs publics et privés pour la mise en place d un projet de requalification partagé. - Définir une stratégie économique pour créer des synergies avec le reste des équipements du pôle. - Optimiser le foncier autour d un projet structurant de rayonnement régional. 28
29 Projets de développement De nombreux scénarii qui n ont pas encore abouti La requalification de cette zone est évoquée depuis plus de 5 ans. De nombreux scénarii ont été évoqués suite à la réalisation d études par les différents acteurs politiques locaux, dont la Délégation du Val-de-Marne de la CCIP. Une restructuration permettra de dégager d importantes disponibilités foncières. La zone SENIA Source :CCIP 29
30 D) Le développement de la plate-forme logistique SOGARIS La plate-forme logistique SOGARIS Caractéristiques territoriales - 35 ha. - Desserte routière : A86 et RN7. - Desserte en TC : RER C, bus 285, 392, 396, TVM. - Embranchée fer. Caractéristiques économiques m² d entrepôts, de quais et de bureaux entreprises de toutes tailles (transporteurs, prestataires logistiques, transitaires, sociétés industrielles, exportateurs/importateurs, distributeurs). - Taux de remplissage de 96% et turnover de 15% par an emplois. - Assure la distribution de la moitié sud de l Ile-de-France. - Engendre un transit de 3 millions de tonnes de fret par an. Principaux atouts - Localisation géographique exceptionnelle. - Offre de nombreux services aux entreprises. - Flexibilité offerte aux entreprises sur le site. - Un site intégré au sein d un réseau de plates-formes logistiques urbaines terrestres, aériennes, et maritimes à RUNGIS, ROISSY, LYON, ROUEN, BAYONNE. De nouvelles opérations en cours à MARSEILLE, BRUXELLES ou encore sur l'aéroport international de fret de VATRY. Défis majeurs - Maintenir son positionnement en tant qu expert de la logistique tant au niveau national qu européen. Projets de développement Le site ne peut plus ni s étendre, ni se densifier. Or, l activité logistique est consommatrice d espace. SOGARIS réfléchit à une extension sur des terrains voisins de la zone SENIA ou d ADP lui permettant de développer une offre logistique et d activités complémentaires. La plate-forme logistique SOGARIS de Paris-Rungis Source : SOGARIS
31 E) Le développement des équipements commerciaux de Belle Epine et «Belle Epine Village» Le Centre Commercial Régional Belle Epine et le projet en cours de réalisation Belle Epine Village sur le pôle Orly-Rungis jouent, au cœur de ce pôle d emplois, le rôle commercial pour l ensemble des salariés et des habitants fréquentant ce territoire. BELLE-EPINE Caractéristiques territoriales - Surface de vente d environ m². - Desserte routière : A86 et RN7. - Desserte en TC : bus 185, 192, 285, 292, 319 et TVM. Caractéristiques économiques magasins commerciaux emplois salles de cinéma. - 8 postes d essence. - Parking de places. - 20M de visiteurs par an. - Zones de chalandise de habitants. Principaux atouts - Un des plus grands centres commerciaux de France. - Développe des services aux particuliers (service voiturier, espace bébés, espace enfants ainsi que de nombreux aménagements pour les handicapés). Défis majeurs - Continuer à jouer la carte de la diversité autour de concepts commerciaux novateurs. - Fort rôle de lien social entre les différentes fonctions urbaines dans un environnement très industriel. Le centre commercial Belle-Epine Source : CBE Sud
32 BELLE EPINE VILLAGE Espace imaginé en complément de Belle Epine, qui garde sa propre spécificité par la présence d IKEA. Caractéristiques territoriales - 8,55 ha. - Zone en projet. - ZAC du Moulin à Cailloux de la ville de Thiais. - Desserte routière: A86, RN Desserte en TC : 21 lignes de bus reliant RER et métro, le MIN de Rungis et l aéroport d Orly. - Proximité immédiate du centre commercial Belle Epine. Caractéristiques économiques - Vocation de la zone : artisanat et commerce. - 1 magasin IKEA et un «village commercial et artisanal». - Un hôtel (79 chambres). - Espaces réservés aux artisans. - Restaurants boutiques axées sur des concepts et des produits de niches. - Zone de chalandise : 1,8 M d habitants. - Créations d emplois prévues : 674. Principaux atouts - Beau projet avec une architecture innovante incluant de nombreux espaces verts. - Nouveau concept : ensemble autour d une place centrale paysagère devant devenir une destination conviviale. - Une offre complémentaire à Belle Epine. Projets de développement L aménagement est en cours pour une ouverture en
33 F) La zone hôtelière du DELTA L équipement hôtelier du pôle est aujourd hui principalement regroupé sur la zone hôtelière du DELTA. La zone DELTA Caractéristiques territoriales - Desserte routière : A6, A106, A86. - Desserte en TC : bus 216, 131, 183, 189, 192, 285, 319, 410, RER C. - Navettes privées mises en place par les hôtels de luxe sur la zone. Caractéristiques économiques - Activité dominante : hôtellerie, 1 ère zone hôtelière du département. - Regroupe 10 hôtels avec chambres emplois. - Accueille 1M de clients par an. Principaux atouts - Secteur dynamique en matière de création d emploi. Défis majeurs - Adapter l offre en fonction des grands projets à venir. - Améliorer l accessibilité et renforcer la synergie avec les autres équipements, notamment l aéroport
34 3. ORLY-RUNGIS : UN POLE MAJEUR D EMPLOI EN ILE-DE-FRANCE DANS UN DEPARTEMENT PORTE PAR UNE SPECIALISATION DANS L AGROALIMENTAIRE, LE COMMERCE DE GROS, LA LOGISTIQUE ET SA VOCATION SCIENTIFIQUE A) Le pôle Orly-Rungis, pôle d emploi majeur en Ile-de-France Le pôle Orly-Rungis est l un des premiers pôles d'emploi en Ile-de-France après La Défense avec plus de entreprises et emplois 7, soit 31% des effectifs salariés du département du Val-de-Marne. Il s'agit donc d'un territoire dont le dynamisme a un impact fort sur le Val-de-Marne et l'ile-de-france dans son ensemble. Une analyse géographique de l'emploi et des mouvements d'entreprises met en évidence le fait que le pourtour du département (très industriel) est fortement touché par les pertes d'emplois et les départs d'entreprises. Au contraire, le centre du Val-de-Marne, plus tertiarisé que le reste du département, a tendance à en gagner 8, particulièrement autour de Créteil, Nogent-sur-Marne et Orly. L'importance des flux de transferts et des échanges avec les départements limitrophes justifie le traitement des questions de développement local et d'infrastructures à l'échelle régionale (dans le cadre du SRDE et du SDRIF). Le pôle Orly-Rungis joue un rôle essentiel en terme d'attractivité vis-à-vis des entreprises, puisque celles qui en sont proches partent moins fréquemment que celles qui sont aux marges. L'atout que représente le pôle Orly-Rungis doit être consolidé afin qu'il puisse jouer un rôle moteur pour l'économie départementale et régionale dans un contexte où des secteurs clés localisés sur ce territoire connaissent des pertes d'emplois importantes. Ainsi, les effectifs salariés du secteur du transport sur le pôle (soit plus de 60% des effectifs du secteur dans le département) ont été quasiment divisés par deux en 10 ans et ils ont baissé de 10% dans le secteur du commerce de gros. (cf. annexe 1)! Les chiffres clés du Val-de-Marne Val-de-Marne Ile-de-France Val-de-Marne /Ile-de-France Population (en 2004) * ,8 % Nombre d'actifs (en 1999) ,2 % Nombre de salariés ,2% (en 2004) Taux de chômage 8,6 % 9 % ( 1T 2006) PIB ( en valeur en 2000) millions millions 7,7% d'euros d'euros PIB/habitant (en 2000) Euros Euros 70 % * = donnée 1999 Source : UNEDIC - INSEE 7 Le nombre d'emplois estimé pour le pôle Orly-Rungis varie en fonction du périmètre considéré pour le pôle. Ici, les emplois sont localisés sur un périmètre qui regroupe les 14 communes du pôle énumérées dans l'introduction de ce rapport. 8 Cf Diagnostic territorial réalisé par la délégation Val-de-Marne de la CCIP dans le cadre de la contribution des CCI franciliennes au SRDE 34
35 B) La spécialisation sectorielle du Val-de-Marne : agroalimentaire, commerce de gros, transports et logistique, et hautes technologies dans le domaine de la santé Le Val-de-Marne se singularise du reste de l'ile-de-france par une spécialisation sectorielle plus marquée. En effet, même si ce département voit son industrie disparaître progressivement et son économie se tertiariser, son activité reste largement structurée autour de quelques secteurs clés comme l'agroalimentaire, le commerce de gros; les activités de transport et de logistique, et les hautes technologies dans le domaine de la santé. La filière agro-alimentaire dans le Val-de-Marne regroupe les entreprises majeures du secteur au plan national, ainsi que des maillons clés de la filière très dynamiques (PME spécialisées dans les arômes et additifs pour produits alimentaires ). La filière au sens large - incluant les industries agro-alimentaires, le commerce de détail, le commerce de gros alimentaire, et la restauration hors foyer - employait plus de personnes dans le département en 2004, soit 13,3% de l effectif salarié total du Val-de-Marne et 11% des effectifs franciliens du secteur (alors que le département ne représente que 8% des effectifs salariés de la région). Ses effectifs s'élevaient à salariés en 1994, ils ont donc crû de 7,5% en 10 ans. Le secteur du commerce regroupe plus de 23% des salariés du Val-de-Marne en Les effectifs ont progressé de 4% en 10 ans, malgré les difficultés du secteur du commerce de gros qui ont été surcompensées par le dynamisme du commerce de proximité. En dépit de cette croissance des effectifs, le secteur du commerce a vu sa part dans l'emploi départemental s'éroder progressivement en raison d'un développement plus rapide du reste du tissu productif valdemarnais, et particulièrement dans les services opérationnels aux entreprises dont les effectifs salariés ont augmenté de 82% entre 1994 et Cependant, au-delà des emplois créés dans le secteur du commerce et de sa dynamique propre, il est nécessaire de prendre en compte les activités qui lui sont liées, et particulièrement celles des transports car le Val-de-Marne capte une large part du transport routier transeuropéen qui passe en Ile-de-France, et accueille de nombreuses plates-formes logistiques. La logistique dans le Val-de-Marne s organise autour d un maillage important de zones d activités et d équipements qui forment un croissant ouest-nord-est sur le département : - le secteur d Orly-Rungis se décline en plusieurs pôles logistiques majeurs : le MIN de Rungis, la zone d activités SOGARIS, la zone fret d Orly, l aéroport d Orly et les zones d activités induites (SILIC, le SENIA) ; - la gare de triage de Villeneuve Saint-Georges ; - la zone d activités les grands Marais Garosud à Créteil ; - le chantier de transport combiné de Valenton ; - le port autonome de Bonneuil. Malgré la présence de ces équipements essentiels pour le développement des activités logistiques, ces dernières perdent du terrain en Val-de-Marne alors qu elles se développent dans les autres départements de la région. Ainsi, la logistique dans son ensemble (secteur du commerce de gros plus secteur du transport) a perdu 10 % de ses effectifs dans le Valde-Marne entre 1994 et 2004, contre une croissance de + 10 % au niveau régional dans le même temps. 35
36 Source : CCIP Source : Calculs CCIP à partir de données UNEDIC 36
37 L'existence d'un fort potentiel de R&D et d'innovation en matière de technologie de la santé-biosciences constitue un atout important pour le Val-de-Marne car c'est un facteur d'attractivité majeur influant notamment sur les choix de localisation des firmes étrangères. Il est donc capital de pouvoir le conserver et le développer. La Vallée Scientifique de la Bièvre regroupe 51 établissements de santé et de soins, 5 CHU, 495 entreprises, salariés, et 14,6% des emplois salariés privés localisés sur ce territoire relèvent de la haute technologie. Elle concentre environ 10% de la recherche française et s'inscrit comme un maillon central dans l'espace Sud-Est francilien qui accueille 42% des activités scientifiques et technologiques de la région-capitale 9. Son poids est équivalent au pôle de Saclay, quand bien même l'ancienneté de son implantation et son insertion dans le tissu urbain la rendent moins visible 10. Par ailleurs, le Val-de-Marne se situe loin devant les autres départements franciliens en termes de travaux scientifiques dans le domaine de la santé : il produit 1,7% des publications européennes du domaine, contre 1,2% pour Paris en A coté de ces points forts, il existe en Val-de-Marne des secteurs moins représentés mais dont les performances en termes de croissance sont très supérieures à la moyenne. Ainsi, la filière image-multimedia au sens large 11 dans le Val-de-Marne représente emplois (5% de l'emploi départemental) et ne regroupe que 6,3% des établissements franciliens du secteur en 2005 (3 995 établissements sur un total régional de ), mais le nombre de ces établissements a augmenté de 18% entre 2000 et 2005 dans le Val-de-Marne contre 9% dans l'ensemble de la région. L'écart est encore plus marqué en ce qui concerne la filière au sens strict puisque au cours de la même période, le nombre d'établissements a progressé de 46% dans le Val-de-Marne contre +11% au niveau régional. Cette filière constitue donc un atout pour l'avenir de l'économie val-de-marnaise, d'autant plus que de nombreuses PME et PMI, organismes publics (Institut National de l Audiovisuel ) et centres de formation en lien avec cette filière sont déjà implantés dans ce département et participent au pôle de compétitivité à vocation mondiale CAP DIGITAL. 9 Source : La charte de développement du territoire de la vallée scientifique de la Bièvre 10 La Vallée Scientifique de la Bièvre regroupe 16 établissements d'enseignement supérieur, 14 centres de recherches publics et hospitaliers et 8 grands établissements industriels et de recherche, contre respectivement 14, 9 et 21 pour le pôle de Saclay. 11 Filière image-multimédia au sens large = filière au sens strict (Internet, image, multimédia) + secteurs adjacents (imprimerie, informatique, téléphonie, agences de communication) 37
38 II - UN DEVELOPPEMENT EN ATTENTE DE POSITIONNEMENT 1. LE POLE ORLY-RUNGIS : UN POLE D ACTIVITES ET D EMPLOIS MAJEUR CONFRONTE A DE NOUVEAUX ENJEUX DE SPECIALISATION A) L économie du Val-de-Marne : une désindustrialisation accentuée et un développement des activités de services plus contenu que dans l'ensemble de la région D'une manière générale, au cours des dix dernières années, le Val-de-Marne a connu une croissance de l emploi salarié moins forte que dans le reste de la région : 8,3% contre 10 % (cf. annexe 1) en raison d'un déclin plus important des activités industrielles, mais aussi d'un développement des activités de service moins rapide que dans le reste de l'ile-de-france. La conjonction de ces deux évolutions explique, dans une large mesure, le moindre dynamisme de l'emploi dans le Val-de-Marne. L'industrie du Val-de-Marne a perdu plus de salariés (soit 30% de ses effectifs) entre 1994 et Ainsi, le poids de l industrie dans le département (en termes d effectifs) est passé de 17,6% à 11,4% en dix ans. En comparaison, elle perd aussi du terrain au niveau régional mais dans une moindre mesure, puisque au cours de la même période, son poids est passé de 19,8% à 14,2%. Le secteur tertiaire marchand val-de-marnais a connu une croissance de l'emploi quasisimilaire à celle observée au plan régional (+ 21% en 10 ans, contre + 22%), à l'exception des services aux entreprises qui se développent fortement entre 1994 et 2004, mais sans parvenir à combler complètement le retard par rapport au reste de la région. La croissance de l'emploi dans le secteur des services aux entreprises est due pour l'essentiel au développement des services opérationnels aux entreprises ( à faible valeur ajoutée) comme la location de matériel, la sélection et la fourniture de personnel, la sécurité et le nettoyage. Les activités de nettoyage val-de-marnaises regroupaient ainsi plus de salariés en 2004 soit une augmentation de 82% par rapport à Le développement des services à haute valeur ajoutée s'est fait à un rythme moins rapide dans le Val-de-Marne par rapport au reste de la région, renforçant ainsi le retard déjà constaté au début des années Ainsi, le Val-de-Marne qui regroupe 8,3% des salariés de la région tous secteurs confondus, ne concentre que 6% des salariés des services de haute technologie. L expansion des activités de haute technologie recouvre des enjeux importants pour le territoire que ce soit en termes d'attractivité vis-à-vis des entreprises ou des salariés. Elles regroupent en effet une partie des activités auxquelles les entreprises ont de plus en plus recours par le développement de l'externalisation. Leur présence constitue donc un critère de localisation primordial. Les enjeux se situent aussi au niveau de la «qualité» des emplois proposés sur ce territoire. En effet, ce secteur d'activité nécessite des qualifications élevées et fournit des revenus importants, cela permet d'attirer des personnes hautement qualifiées et de renforcer le potentiel de demande locale. 38
39 Ces évolutions ont transformé le profil de la population active du Val-de-Marne : le département a perdu près de ouvriers et a gagné environ cadres et professions intermédiaires entre 1990 et Relativement à l'ile-de-france, la situation en termes de créations et de défaillances d'entreprises s'est améliorée au cours des dernières années. Cependant, cela n'a pas eu d'impact significatif sur l'évolution du taux de chômage. Celui-ci passe de 7,6% dans le Valde-Marne (7,6% en Ile-de-France) début 2001 à 8,6% au premier trimestre 2006 (9% en Ilede-France). B) Le pôle Orly-Rungis : une spécialisation à conforter 1) Orly-Rungis, un pôle d activités et d'emplois souffrant d un manque d attractivité Le pôle est caractérisé par un manque d attractivité vis-à-vis des entreprises. En effet, si le Val-de-Marne possède un taux d'équipement communal élevé en ZAE (plus de 200 zones sur l'ensemble du département), et que les trois quarts d entre elles ont moins de vingt ans, il n'en reste pas moins que ces zones souffrent souvent d'un manque d'adaptation aux besoins des entreprises, d'un vieillissement accéléré, d'un déficit de services, de l'absence de projets structurants à vocation départementale, et enfin d'un manque de visibilité de l offre à l exception des grandes opérations. Par ailleurs, une récente enquête 12 a montré que la présence de la plate-forme aéroportuaire d'orly est essentielle pour l activité de près de 70% des grands comptes localisés à proximité, et qu une éventuelle remise en cause de la plateforme serait pénalisante pour deux établissements sur trois. Si l'on ajoute à cela le fait que les trois pôles d emplois majeurs du département, Orly, Rungis et Créteil, captent quotidiennement respectivement , et migrants, on comprend l'enjeu pour la région que représente le dynamisme de ce territoire, et la nécessité de traiter les problèmes économiques de ce territoire au sein des schémas prospectifs régionaux en cours d'élaboration. 2) Les secteurs clés du pôle voient leurs performances baisser Entre 1994 et 2004, l'ile-de-france dans son ensemble a gagné plus de emplois (+5%) dans les secteurs des transports et du commerce de gros. Le pôle Orly-Rungis qui accueille une partie significative des activités de commerce de gros, de transport et de logistique du Val-de-Marne a connu une évolution inverse: emplois, soit 25% pour l ensemble de ces deux secteurs. Le commerce de gros val-de-marnais voit ses effectifs baisser globalement entre 1994 et Ainsi, même si ce secteur d'activité a profité de la reprise économique à partir de 1998 après cinq années de forte baisse de l'emploi, le nombre d'emplois du secteur reste inférieur en 2004 par rapport à 1994 (cf. document a). La situation est très différente dans la Seine-et- Marne qui a vu ses effectifs dans le secteur augmenter d'un quart au cours de ces dix années. Si l'on ajoute à cela le fait que le commerce de gros est l'un des secteurs les plus mobiles en termes de transferts d'établissements 13, on peut percevoir une restructuration de ce secteur d'activité à l'échelle régionale a minima. 12 Enquête téléphonique effectuée par la CCI Essonne en septembre INSEE Les transferts interrégionaux d'établissements. INSEE Première n
40 On notera par ailleurs que si ce secteur d'activité a su évoluer en élevant le niveau de qualification de ses salariés, en intégrant davantage de services autour du produit, et en modernisant la gestion des flux d information et la fonction logistique, il reste très sensible à la conjoncture économique. La baisse des performances de l industrie nationale a des répercussions immédiates sur l activité à l export et à l import des grossistes. De plus, le commerce de gros alimentaire est un secteur encore très atomisé qui doit faire face à une concurrence accrue de la part des centrales d achats de la grande distribution et des fournisseurs des grandes marques. >Document a Effectifs Evolution de l'emploi salarié dans le commerce de gros dans le Val-de-Marne % 13,0 12,5 12,0 11,5 11,0 Source : calculs CCIP à partir de données UNEDIC Les activités de transport et de logistique, quant à elles, souffrent de difficultés de recrutement et sont aussi très sensibles à la conjoncture. Cependant, les difficultés de ces activités dans le Val-de-Marne sont plus structurelles. Ainsi, entre 1994 et 2004, elles ont perdu 22% de leurs effectifs dans le département, soit plus de emplois (cf. document b). Le Val-de-Marne est ainsi le seul département francilien à enregistrer une baisse importante de ses effectifs dans ce secteur d'activité. La Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, et le Val-d'Oise affichent en revanche une croissance des effectifs très importante : respectivement +74 % ( salariés), +60% ( salariés), et + 53% ( salariés) en dix ans. On assiste probablement ici aussi à un mouvement de transfert des activités du Val-de-Marne vers d'autres départements plus attractifs pour ce secteur d'activité, autour du pôle de Roissy notamment. >Document b Effectifs Part Val-de-Marne / Ile-de-France Effectifs Evolution de l'emploi salarié dans les transports dans le Val-de-Marne Effectifs Source : calculs CCIP à partir de données UNEDIC Part Val-de-Marne / Ile-de-France 17,0 % 16,0 15,0 14,0 13,0 12,0 11,0 10,0 40
41 3) Une filière historique face à de nouveaux défis : l agroalimentaire La filière agroalimentaire est une activité importante en Ile-de-France et constitue un domaine clé pour le Val-de-Marne qui accueille de très nombreuses entreprises du secteur, qu'il s'agisse de PME ou de grandes entreprises telles que PERNOD, DANONE (EVIAN et LU France), LAVAZZA France, BIO SPRINGER, DOLE France, CARREFOUR, POMONA La filière agroalimentaire : une implantation historique dans le Val-de-Marne Historiquement, la filière agroalimentaire est fortement implantée dans le Val-de-Marne (Cf. document c), et ce pour plusieurs raisons : - Premièrement, ce département se situe à proximité de Paris et la densité de son réseau routier et ferroviaire lui confèrent une position privilégiée pour attirer les entreprises de la filière agro-alimentaire qui doivent pouvoir accéder rapidement aux sites de leurs fournisseurs et clients. - Deuxièmement, la présence, du MIN, du pôle de formation et de recherche de Maison- Alfort et de l'afssa, font du Val-de-Marne un point de passage incontournable pour les professionnels de la filière. - Troisièmement, la filière agroalimentaire implantée dans le Val-de-Marne dispose d'un marché important au niveau régional : près de 11 millions de personnes vivent en Ile-de-France et la région compte près de établissements dans le commerce de détail et établissements de restauration, dont une partie de la clientèle est constituée des 36 millions de touristes qui transitent par l Ile-de-France chaque année. Une filière qui doit faire face à de nouveaux défis - Un manque de foncier La configuration géographique du département du Val-de-Marne n est pas adaptée aux industries de transformation (Cf. document d). En effet, le département est de petite taille ( hectares) par rapport à d autres départements de l Ile-de-France (Val d Oise : hectares, Essonne : hectares, Seine et Marne : hectares). Or, les industries de transformation ont de plus en plus besoin d espace afin de se développer et le Val-de-Marne ne peut le leur offrir, même si le prix du foncier y est plus abordable que dans d autres départements de la région comme la Seine-Saint-Denis. Certaines entreprises de la filière se trouvent donc dans l'impossibilité d'étendre leurs locaux sur place. - Une filière éclatée La filière agroalimentaire en Ile-de-France est très atomisée (près de 60% des établissements comptent entre 1 et 4 salariés, et 80% entre 1 et 9 salariés), ce qui rend diffus le sentiment d appartenance à une même profession. Toutefois, les réseaux développés entre les petites structures pour pouvoir répondre globalement aux appels d offres de grands donneurs d ordres pourraient constituer une base pour renforcer la coopération entre les acteurs. 41
42 - D'importantes difficultés de recrutement Pour se développer, la filière doit pouvoir poursuivre sa modernisation et rajeunir ses salariés car le vieillissement global des effectifs pose d'importants problèmes en termes de pérennité des entreprises. La réussite de cette modernisation constitue un réel défi car non seulement la filière rencontre des difficultés de recrutement pour simplement renouveler ses effectifs, mais elle a aussi de plus en plus besoin d'un personnel disposant de qualifications pointues (de l'ouvrier qualifié au responsable qualité). Or, le bassin d'emploi local, et particulièrement le Val-de-Marne n'est pas en mesure de le lui procurer à l'heure actuelle en raison du manque de formations spécifiques sur son territoire. La situation est similaire dans le commerce de détail (boucherie ) où les chefs d'entreprises qui partent en retraite ne parviennent pas toujours à trouver un repreneur. 42
43 > Document c : Facteurs d'attractivité et de répulsivité pour l'implantation des entreprises de la filière agro-alimentaire dans le Val-de-Marne Concurrence des départements limitrophes Actions en cours ou à envisager Réseaux de communication Dynamisme de la Restauration Hors Foyer MIN de Rungis (périmètre de protection) Importance du commerce de détail + Potentiel de consommation Proximité de Paris Taxe professionnelle Difficultés de circulation Cadre de vie Loyers Personnel qualifié disponible et turnover Richesse de l offre logistique - Surfaces disponibles Salaires Politique des collectivités locales Source : étude Xerfi "La filière agro-alimentaire en Val-de-Marne"
44 > Document d : Forces, faiblesses, et potentialités de la filière agroalimentaire dans le Val-de-Marne Source : CCIP Forces Faiblesses Image Notoriété du MIN de Rungis Sentiment diffus d appartenance à une même profession au sein de la filière agroalimentaire Formation - R&D Des pôles de formation et de recherche publics importants (GIS d'alfort, INRA ) Des centres de recherche privés de 1 er rang (Biospringer, Pernod, Sousanna ) Des organismes de formation continue liés à des structures de conseil. Un pôle de formation de base en IAA faible par rapport aux besoins ( 8 établissements dispensent des formations agri-agro en Valde-Marne sur 92 en Ile-de-France) La sécurité alimentaire Concentration dans la distribution Envol de la Restauration hors foyer (RHF) Nouvelles exigences du consommateur Diversité des activités Transports Foncier Présence d un pôle de recherche à Alfort (Groupement d Intérêt Scientifique) Les grandes et moyennes surfaces créent de nombreux emplois Les restaurateurs d Ile-de-France s approvisionnent au MIN Renforcement des normes sanitaires et montée en gamme des produits Fortes présence des activités connexes nécessaires à la filière agroalimentaire (arômes, levures, colorants, emballages ) Proximité de Paris Nombreux axes de communication et une filière transports dense et dynamique Un coût du foncier avantageux par rapport aux autres départements de la zone dense. Espaces disponibles sur la zone SENIA Opportunités Le MIN est concurrencé par les centrales d achats et évolue avec une concurrence internationale renforcée Une partie de la demande échappe au MIN au profit des "cash & carry" Des difficultés de circulation Peu de foncier disponible dans le Val-de- Marne Menaces Une filière formation renommée La forte notoriété du MIN auprès du grand public Volonté affichée des acteurs du 94 de travailler ensemble La remise en cause du périmètre négatif autour du MIN (il s'agit d'un périmètre où toute activité de commerce de gros en produits frais est interdite, sauf dérogations) Saturation du Val-de-Marne encadré par des départements dynamiques Potentiel de croissance Possibilité d'établir des partenariats entre le MIN et la grande distribution pour renforcer le MIN et satisfaire la volonté de la grande distribution de communiquer sur la qualité L essor de la grande distribution et le moindre dynamisme du commerce local Accroissement de la demande en ingénierie et conseil en agroalimentaire (activités à haute valeur ajoutée) De besoins croissants de produits avec une plus grande valeur ajoutée dans la Restauration Hors Foyer (RHF) Possibilité de profiter de la dynamique de croissance des départements limitrophes 44
45 Une filière au fort potentiel, qui développe des activités à plus forte valeur ajoutée Cette filière a connu une croissance de ses effectifs moins rapide que celle du Val-de-Marne entre 1994 et 2004 : +3% (de à salariés) contre +8,3% pour l ensemble du département. Toutefois, elle dispose d'un fort potentiel de développement dans le Val-de- Marne, car à côté de la nécessaire modernisation des activités traditionnelles, on assiste à l'émergence d'activités nouvelles à haute valeur ajoutée dans le domaine du conseil et de l'ingénierie en activités agroalimentaire. La demande est forte de la part de l ensemble des acteurs de la filière car les exigences de qualité et de sécurité de plus en plus élevées sur l'ensemble de la chaîne alimentaire font naître de vrais besoins en conseil et formations. Par ailleurs, ce secteur est caractérisé par de faibles barrières à l entrée et peu de concurrence frontale pour quelques structures spécialisées (Earning (Alfortville), Apave (Créteil), Alhyser Formation (Limeil Brevannes), Global Conseil (Chevilly Larue) ). Enfin, le MIN et les entreprises qui s'y rattachent bénéficient du mouvement d'externalisation impulsé par les entreprises situées en aval dans la filière agroalimentaire. Cela leur permet de commercialiser des produits à plus forte valeur ajoutée en jouant le rôle de base arrière et d'office pour le secteur de l'hôtellerie-restauration du centre de l'agglomération parisienne. Cette mutation profite aussi aux clients du MIN car elle entraîne une économie en terme de temps de travail et d espace mis à disposition, et atténue la problématique des emplois en tension en Ile-de-France à laquelle sont confrontées les entreprises de la restauration. 45
46 2. LE POLE ORLY-RUNGIS : DES DIFFICULTES D ACCESSIBILITE ET DE DESSERTE Le pôle dispose d infrastructures de transport importantes. Cependant, celles-ci n offrent pas une desserte et une accessibilité satisfaisantes. A) Un pôle d activités et d emplois qui connaît des dysfonctionnements et des carences dans son système de transport et de communication 1) Le réseau routier souffre de congestion et d insuffisance de desserte locale La congestion du réseau aux heures de pointe ( véhicules par jour 14 ), le manque de lisibilité du réseau local et le déficit en liaisons internes empêchent une accessibilité et une desserte satisfaisantes. Une enquête a été réalisée par la CCIP Délégation du Val-de-Marne en 2004, dans le cadre du Livre Blanc des Transports, auprès de entreprises 15. Celle-ci a permis d identifier les problèmes rencontrés par les entreprises au sein des différents pôles structurant le Val-de-Marne, dont le pôle Orly-Rungis. Selon cette enquête, environ 80% d entre elles se disent satisfaites par la desserte des réseaux autoroutiers et routiers en provenance de Paris et de la Province. Néanmoins, les entreprises utilisant régulièrement ces grands axes de circulation rencontrent d importants problèmes d embouteillages localisés principalement sur l A86, l A6 et la RN7. De plus, elles insistent sur les mauvaises dessertes locales : - un accès entre la SENIA et Orly trop long et embouteillé, - une absence d accès direct depuis la SILIC pour rejoindre l A6 en provenance et vers le sud aux heures de pointes, et un accès complexe en provenance ou en direction de Paris, - une absence d accès direct au MIN pour rejoindre l autoroute. Les entreprises déclarent également être confrontées au point noir constitué par la RD64, trop étroite, générant des embouteillages, à un déficit d offre de courses en taxi, à une absence de signalisation, et à des problèmes de parkings et de stationnement. 14 Source : IAURIF 15 Dans le Val-de-Marne, ont été sélectionnées des entreprises privées inscrites au registre du commerce et des sociétés dans les secteurs suivants : commerce de gros, industrie, services, construction, de 5 à 199 salariés ainsi que les entreprises de plus de 200 salariés. 46
47 Ainsi, les principales faiblesses identifiées pour le réseau routier concernent: - la saturation aux heures de pointe, - la desserte défectueuse des zones d activités et un manque de synergies entre elles, - la mauvaise lisibilité du réseau et de la signalisation, - les difficultés d utilisation des taxis, - et le manque d offre de stationnement. 2) Les transports en commun demeurent peu attractifs Selon l enquête de la CCIP, la desserte des réseaux de transports en commun est qualifiée d insatisfaisante par près de 57% des entreprises interrogées tant pour la desserte du réseau Paris-banlieue que pour la desserte du réseau inter-banlieue. Ces entreprises critiquent principalement la mauvaise qualité du service de transport en commun : - fréquence insuffisante, - insécurité, - mauvaise desserte nocturne (besoins des salariés en horaires décalés), - manque de dessertes (notamment entre les différentes zones d activités du pôle et l aéroport, et entre la SILIC et les villes de Fresnes ou Antony voire Paris) 16, - et manque de rapidité (temps de trajet trop long pour rejoindre le cœur de Paris depuis le pôle Orly-Rungis par le RER C). Les salariés sondés dans le cadre de l enquête souhaitent pour leur part : - une amélioration du réseau local de transport en commun (bus), - une amélioration du fonctionnement du RER C et du RER D, - une correspondance du pôle avec le RER B (extension du TVM à l ouest), - et un meilleur maillage entre la desserte locale et le réseau lourd de transport en commun (tramway Villejuif-Juvisy, Schéma directeur du RER C, ). D autres demandes portent sur l amélioration des circulations piétonnes et des accès aux arrêts de bus. Ainsi, les principales faiblesses du réseau de transport en commun identifiées concernent essentiellement : - l insuffisance de maillage, - l insuffisance de couverture horaire, - l insuffisance de fiabilité, - et l insuffisance de fréquence. 16 Notons que des navettes privées relient certaines zones à l aéroport 47
48 3) La réalisation de projets structurants indispensables connaît des retards importants Un retard important et pénalisant a été pris sur le territoire pour améliorer l accessibilité du pôle en transports en commun. L exemple du projet de prolongement de la ligne 7 par un tramway en site propre de Villejuif à Juvisy-sur-Orge est démonstratif. Localisé le long de la RN7 sur une longueur de 11 km, le tramway Villejuif-Juvisy-sur- Orge doit desservir 18 stations et transporter salariés par jour. Le coût de la réalisation est estimé à millions d euros. Le premier tronçon entre Villejuif et Athis Mons est inscrit au CPER pour une mise en service en Suite à l enquête publique, le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable. Les ressources financières dégagées sont aujourd hui insuffisantes et ont entraîné des retards. La première tranche, initialement prévue pour 2009, est finalement annoncée pour 2011 et à l heure actuelle, les financements ne permettent que d assurer la desserte du MIN de Rungis. Aujourd hui, emplois sont concernés sur le seul territoire du Val-de- Marne et plusieurs grandes entreprises, ainsi que des aménageurs, ont pris en compte ce projet dans leur politique de développement (L OREAL qui a confirmé sa présence et le développement de son centre de recherche à Chevilly-Larue, la SILIC, la zone EURODELTA) et sont donc pénalisés par ces retards. L autre enjeu de la réalisation du tramway est l aménagement de la RN7 et de ses abords. 4) Des difficultés pour des liaisons est-ouest Les réseaux ferré et routier morcellent le territoire du Val-de-Marne. Cette configuration entraîne une faiblesse des liaisons est-ouest qui se manifeste notamment dans la saturation des franchissements des barrières naturelles, et concerne en particulier le franchissement de la Seine 17. 5) L accès aux pôles d emplois reste insatisfaisant En effet, les déplacements domicile-travail des salariés du pôle s effectuent à 86% en voiture particulière, 3% en deux-roues et 11% en transport en commun 18. Le taux d utilisation des transports en commun est donc très faible comparé aux taux moyen de la 1 ère couronne (42,5%). 17 Seulement 6 ponts pour 15 km de berges en Seine-Amont 18 les transports en commun sont utilisés pour les déplacements domicile-travail à 26% par les salariés interrogés de SOGARIS et à 45% par les salariés interrogés de SILIC et jusqu à 63% pour la zone DELTA 48
49 Sur la base de ce constat, le plus ambitieux PDE de France a été élaboré sur le pôle Orly-Rungis à l initiative de l ADOR 19. Ce PDE vise à optimiser l organisation des déplacements, améliorer les conditions d accès aux sites et apporter des réponses opérationnelles aux questions posées par les utilisateurs du Pôle. Le PDE comprend plusieurs axes faisant écho aux principales attentes des entreprises : - la nécessaire amélioration du réseau routier grâce à une bretelle de sortie de l A106 vers la zone SILIC, une bretelle de sortie de l A86 intérieure vers la zone SENIA, la liaison routière est-ouest entre Wissous et Orly-Senia et les voies de contournement de l aéroport d Orly ; - la nécessaire amélioration des transports en commun est demandée eu égard à la lenteur de la réalisation du tramway, à l importance de la réalisation du TVM Ouest et aux problèmes de fréquence du RER C 20 ; - l amélioration de la ligne de bus 216 (Paris Denfert-Rochereau / MIN de Rungis) afin qu elle assure une desserte au plus près de la zone SILIC. Cette évolution, financée par la SILIC (avec un report sur les entreprises du parc) est déjà mise en œuvre depuis juin 2006 ; - la création d une ligne 285 bis pouvant préfigurer l itinéraire du futur tramway suivi actuellement en partie par la ligne 285 ; - la création de navettes vers les gares et l amélioration des liens avec l Essonne dans l optique de relier les pôles ; - et l incitation au covoiturage (proposition d un outil tel qu un site Internet mettant en relation les salariés du pôle motorisés et non motorisés). B) Une plate-forme aéroportuaire contrainte dans son développement Etendue sur hectares, à cheval sur les départements du Val-de-Marne et de l Essonne, la plate-forme aéroportuaire est enserrée dans un environnement très urbanisé. 1) Une plate-forme aéroportuaire qui souffre d une accessibilité médiocre passagers par jour accèdent ou quittent les aérogares : 30% en transports en commun, 28% en taxis et 42% en voiture particulière 21 (la plate-forme d Orly propose places de stationnement). Le réseau autoroutier offre des liaisons nord-sud mais délaisse les connexions estouest. Quant aux transports en commun, le RER C dessert le MIN de Rungis (station Rungis La Fraternelle) mais ne permet pas d accéder directement à l aéroport d Orly engendrant une rupture de charge pour les voyageurs. Depuis Paris, le réseau dédié, le VAL baptisé «Orlyval» nécessite un changement à Antony pour rejoindre le RER B, présentant l inconvénient d une rupture de charge 19 Conduit en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne, l ADEME, et confié à EMIF ; enquête auprès de salariés et visiteurs du pôle du 14 au 28 mars Il est précisé dans le document que l amélioration du fonctionnement du RER C est conditionné par les circulations TGV. C est donc la réalisation du barreau sud qui permettra de désengorger le réseau, 21 Source : ADP 49
50 Selon les résultats de l enquête CCIP : - 83% des entreprises sont satisfaites des accès routiers de l aéroport, - et seulement 25% des entreprises sont satisfaites des accès en transports en commun. Pour remédier aux difficultés constatées, ADP a défini ses grandes orientations en matière d accessibilité et de desserte de la plate-forme. Celles-ci sont en cours de mise en place ou restent à concrétiser : - le renforcement et la création de pôles multimodaux organisant l accès à la plate-forme aéroportuaire d Orly, - la création de hubs (correspondance entre le réseau structurant et des navettes), - l ouverture et la simplification de la desserte des zones d emploi au sein de la plate-forme aéroportuaire, - la mise en place d un service de transport à la demande ciblé sur les besoins des salariés habitant des secteurs «proches éloignés», - et l incitation aux pratiques du covoiturage. 2) Une plate-forme aéroportuaire limitée dans son fonctionnement La plate-forme d Orly fait figure d exception : parmi les 25 plus importantes plates-formes aéroportuaires européennes, elle est la seule à avoir connu une perte de trafic entre 1990 et 2004 (27 millions de passagers en 1996, 24 millions en 2004, soit une baisse de 11%). Source : BIPE 2004 Juillet La baisse du trafic s explique principalement par le développement de la plate-forme aéroportuaire de Roissy, l instauration d un couvre feu à Orly (de 23h30 à 6h), la limitation des créneaux annuels (à ), et la stratégie d Air France consistant à concentrer son activité long courrier sur son hub de Roissy. Ces éléments ont entraîné le départ de compagnies aériennes manquant de créneaux sur Orly et d entreprises de la filière (par exemple : départ de l aéropostale, cliente majeure du site, à Roissy). Plus récemment, la crise du transport aérien a entraîné la faillite d Air Lib et d AOM et la fin des liaisons transatlantiques depuis Orly. 50
51 Aujourd hui Orly est considérée comme une plate-forme «domestique» spécialisée où les trajets s effectuent de point à point. La plate-forme s impose comme la plaque tournante des vols nationaux grâce à la fréquence des navettes vers les grandes métropoles françaises. A l international, elle dessert essentiellement deux zones géographiques : l Europe avec surtout l Espagne et le Portugal, et l Afrique et le Moyen-Orient (vols réguliers et charters). Les compagnies aériennes démontrent d une volonté de continuer à développer un tel réseau. Cependant, pour une compagnie aérienne, la plate-forme d Orly peut actuellement difficilement devenir un hub international au regard de la distribution des rôles entres les deux aéroports franciliens et des contraintes de fonctionnement (en particulier, les modalités d attribution des créneaux disponibles). Pourtant les capacités techniques de la plate-forme sont réelles (une capacité théorique des pistes de mouvements par an, dont seuls sont autorisés aujourd hui) et les nuisances aériennes sonores diminuent en raison de la modification des couloirs aériens et du renouvellement des avions. 3) Une réponse insatisfaisante aux besoins des entreprises du secteur Les CCI de l Arc Sud (Val-de-Marne, Essonne, Seine-et-Marne, Yvelines, Eure-et-Loir et Loiret) ont effectué une enquête auprès d un échantillon de 289 ressortissants des CCI comptant au moins 200 salariés (soit 67% des établissements et 68% des effectifs salariés) sélectionnés dans la zone de chalandise de l aéroport d Orly. La présentation des résultats de cette étude a fait l objet d une conférence de presse le 25 mai Les réponses recueillies sur les attentes quant à l avenir de la plate-forme révèlent que l accroissement des dessertes internationales à partir d Orly serait un plus pour plus de la moitié des établissements ainsi que l amélioration de l offre aérienne et des liaisons par les transports en commun entre Orly et Roissy. Plus d un répondant sur deux estime qu une remise en cause de l activité d Orly serait assez pénalisante pour leur établissement. " L existence d Orly : 56% 22 des établissements considèrent l existence d Orly comme très importante pour leur activité, à 71% pour les établissements de moins de 500 salariés et à 29% pour les établissements de 500 salariés et plus. Les plus fortes marques d intérêt proviennent de l Essonne, des Yvelines et de l Eure et Loir. La moindre mobilisation des entreprises du Val-de-Marne s explique sans doute par la présence de l A86 leur permettant une proximité avec l aéroport Roissy CDG et sa zone fret. Si 3 % seulement des entreprises déclarent que le maintien de la situation actuelle de l'aéroport d'orly pourrait les conduire à reconsidérer leur localisation, 36 % n'écartent pas cette éventualité. Près d un répondant sur deux pense qu une remise en cause de l'activité d'orly serait très (assez) pénalisante pour leur établissement. Cette proportion atteint plus des ¾ des établissements pour lesquels Orly est important avec principalement l Essonne, les Yvelines et l Eure-et-Loir. 22 en terme d effectifs cela représente 58% 51
52 " La fréquence des vols : la fréquence des vols, au niveau national, est considérée comme suffisante pour 66% des entreprises tandis qu au niveau international seules 32% des entreprises la trouvent satisfaisante : - les destinations étrangères proposées aux entreprises depuis Orly répondent imparfaitement aux besoins professionnels (pour 43% des entreprises qui octroient à la plate-forme une assez grande importance), - la fréquence des vols à l international est de même insuffisante pour pratiquement la moitié des utilisateurs potentiels de la plate-forme (42%). Or la fréquence moyenne d utilisation est mensuelle ou pluriannuelle pour 58% des interviewés. Les entreprises interviewées souhaitent des destinations étrangères vers l Europe (pour 61%) et l Amérique du Nord (pour le reste). " Les transports en commun : l'amélioration des liaisons par les transports en commun entre Orly et Roissy est souhaitée par 44 % des répondants. Mais la présence d'une gare TGV à Orly ne représente un intérêt que pour ¼ des établissements interrogés. " L emploi : la réduction du nombre des compagnies aériennes, les restructurations des mouvements, le transfert des liaisons internationales vers Roissy CDG et la quasi disparition du fret ont eu une influence négative sur les emplois aéroportuaires : en 1996 on y recensait salariés et en 2004, salariés, soit 26% du pôle. La quasi-disparition de compagnies françaises opérant sur la plate-forme est à l origine de la disparition de plusieurs milliers d emplois. D autre part, parmi les difficultés exprimées par les acteurs économiques du sud francilien, le manque d attractivité de l aérogare sud, qui ne répond plus aux attentes d une clientèle d affaires, apparaît comme un handicap pour le développement de la plate-forme. 3. MALGRE LES EFFORTS DEPLOYES, LE POLE ORLY-RUNGIS SOUFFRE TOUJOURS D UN DEFICIT D IMAGE Le dynamisme du pôle Orly-Rungis dépend en partie de sa bonne visibilité. Pourtant il souffre d un déficit d image qui doit dès lors être atténué. En effet, certains équipements vieillissants et dégradés, la désindustrialisation, les risques et nuisances liées au trafic aérien, les infrastructures qui morcellent le territoire et la forte concentration d habitat social ne contribuent pas à forger une image attractive du pôle à l international. 52
53 2 EME PARTIE COMMENT FAIRE DU POLE ORLY-RUNGIS UN POLE MAJEUR DE DEVELOPPEMENT ET UN ATOUT POUR L ATTRACTIVITE DE LA REGION ILE-DE-FRANCE AU PLAN INTERNATIONAL? Le pôle Orly-Rungis présente des atouts incontestables pour un rayonnement régional, national et international. Cependant, il doit relever de nombreux défis, ce qui nécessite l engagement d actions d envergure afin de redynamiser son développement économique et territorial au regard des principaux enjeux. La CCIP a identifié 11 priorités, présentées autour de 7 axes majeurs : Axe 1 : Désenclaver le pôle - Priorité 1. Résoudre les contraintes d accessibilité et de desserte pour un accueil à la hauteur des ambitions du pôle. Axe 2 : Affirmer le rôle structurant de la plate-forme aéroportuaire d Orly pour le territoire et la région - Priorité 2. Le redéveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly, un enjeu majeur pour le territoire et la région. Axe 3 : Conforter les atouts économiques du pôle dans leur diversité - Priorité 3. Conforter le potentiel de la filière logistique au cœur des circuits de distribution des marchandises de la région Ile-de-France et au service du rayonnement des activités économiques du territoire. - Priorité 4. Conforter la spécialisation dans l agroalimentaire en accompagnant la mutation vers des produits à plus forte valeur ajoutée et en renforçant le positionnement en terme de qualité. Axe 4 : Réussir le positionnement du pôle dans les activités à haute valeur ajoutée - Priorité 5. Favoriser l émergence d un projet d envergure autour d un pôle agroalimentaire et réussir son intégration dans la dynamique de Recherche et d Innovation du Cône Sud de l Innovation. - Priorité 6. Le tertiaire : positionner le pôle Orly-Rungis comme 1 er quartier d affaires du sud francilien, favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux. Axe 5 : Valoriser, reconvertir et développer les ZAE et l immobilier d entreprise pour une meilleure attractivité - Priorité 7. Adapter l immobilier d entreprise et, en particulier, les ZAE aux besoins des entreprises. Axe 6 : Offrir des conditions de vie attractives pour les salariés actuels et potentiels du pôle par des actions renforcées sur le logement, la formation et la mobilité - Priorité 8. Répondre au problème du logement pour attirer les salariés, en liaison avec les nouveaux besoins du pôle et ses ambitions de développement. - Priorité 9. Répondre aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi. 53
54 Axe 7 : Soutenir la convergence des initiatives publiques et privées dans le cadre d une stratégie partagée - Priorité 10. Encourager la coopération entre acteurs à l échelle du pôle. - Priorité 11. Affirmer l importance d une intervention publique sur le pôle. A l heure où la stratégie de développement de la Région Ile-de-France est en construction, la CCIP s attache dans un premier temps à situer ses priorités dans la dynamique régionale pour inscrire le développement du pôle Orly-Rungis dans les grandes orientations identifiées (I), avant de les présenter et d en décliner les actions (II). 54
55 I - LA NECESSITE D INSCRIRE LE DEVELOPPEMENT DU POLE ORLY-RUNGIS DANS LA STRATEGIE REGIONALE La Région a entrepris l élaboration d un Schéma Régional de Développement Economique (SRDE) et la révision du SDRIF. Le SRDE devrait être adopté à l automne 2006 et l avant projet de SDRIF être présenté fin 2006, pour une adoption prévue d ici début Par ailleurs, l Etat a lancé l élaboration des nouveaux Contrats de Projets Etat-Région (CPER) pour la période et décidé de la mise en place de trois Opérations d Intérêt National sur la Région, dont une concerne le territoire «Seine- Amont - Orly-Rungis». Enfin, la mise en place des Pôles de Compétitivité, labellisés en 2005, affecte également le territoire d Orly-Rungis, en particulier le pôle Medicen. Nous nous situons à un moment déterminant dans la définition de la stratégie de développement régional. Le pôle Orly-Rungis doit trouver sa place dans les débats grâce à la mobilisation des acteurs impliqués (I.1.). L enjeu pour son développement est d inscrire son évolution dans les orientations de la stratégie régionale pour s affirmer comme un atout majeur pour la Région dans son positionnement mondial et bénéficier de sa dynamique de développement (I.2.). 1. UN MOMENT CLE POUR L ELABORATION DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT REGIONAL A) La mobilisation des acteurs autour de l élaboration d une stratégie régionale 1) La mobilisation du Conseil régional d Ile-de-France Le Conseil régional d Ile-de-France a décidé, conformément à la possibilité ouverte par la loi relative aux libertés et aux responsabilités locales du 13 août 2004, de réaliser un SRDE. Par ailleurs, il a entrepris de lancer la révision du SDRIF 23. Ainsi, il s est engagé dans l élaboration de la stratégie régionale et affirme son implication locale en matière d économie et d aménagement. Les principaux objectifs affichés sont : Pour le SDRIF : - la réduction des inégalités sociales et territoriales, - la promotion d une politique de logements ambitieuse, - le développement des facteurs d attractivité et de croissance, Pour le SDRE : - une croissance forte et riche en emplois utiles, efficaces et de qualité, - une croissance réductrice des inégalités sociales et territoriales qui profite de la cohésion sociale et territoriale, - une croissance au service du développement durable. 23 Le SDRIF fixera pour deux décennies les principes d organisation spatiale et la mise en cohérence territoriale des politiques publiques contribuant à l aménagement de la région et le SRDE définira et mettra en place les modalités du développement économique et territorial de la région avec l ensemble des acteurs économiques pour les cinq années à venir. 55
56 2) Le rôle moteur de l Etat L Etat est également fortement impliqué dans la révision du SDRIF. Par ailleurs, il a manifesté sa volonté de s investir sur le territoire en décidant d une OIN sur le périmètre de Seine-Amont Orly-Rungis 24 : une telle démarche préserve des champs de prérogatives spécifiques de l Etat pour la réalisation d opérations stratégiques et d envergure 25. Elle devrait faciliter l attribution de financements pour permettre une réalisation concrète des projets dans les meilleurs délais. Les orientations de l Etat pour l OIN portent surtout sur la valorisation de l identité économique, le logement, la lisibilité et un travail d amélioration du fonctionnement du pôle, ce qui rejoint de nombreuses préoccupations des acteurs intéressés au développement du pôle Orly-Rungis. Pour assurer la conduite de la mission de préfiguration, constituée pour la mise en œuvre de l OIN, un comité de pilotage doit être mis en place avec les élus concernés, anticipant la gouvernance du projet qui se concrétisera dans le conseil d administration de l Etablissement Public d Aménagement. L Etat a de plus décidé d engager dès à présent la préparation des futurs Contrats de Projets Etat-Régions sur des bases profondément rénovées. Les grandes orientations retenues pour la Région Ile-de-France sont : - agir sur le chômage dans les différents territoires de l ensemble de l Ile-de-France, - favoriser une plus grande cohésion sociale, - renforcer l attractivité de l Ile-de-France par le développement équilibré de 10 secteurs stratégiques organisant l armature urbaine régionale, - conforter le rayonnement international de la région-capitale, - contribuer à l accessibilité des autres régions et au fonctionnement métropolitain du Bassin parisien en confortant l Ile-de-France comme nœud de communications nationales et internationales, - valoriser l agriculture et la forêt, - lutter contre le changement climatique, - prendre en compte les enjeux environnementaux de l Ile-de-France. Les orientation déjà annoncées par l Etat pour les OIN et les Pôles de compétitivité laissent supposer que les investissements des CPER pourraient s orienter plus particulièrement vers ces territoires. Le territoire Orly-Rungis devrait pouvoir bénéficier d un investissement fort de l Etat, en particulier pour la construction de logements et d infrastructures de transport. 24 La plate-forme d Orly est déjà en périmètre d OIN. En effet, selon l article 5 du décret du 20/07/2005 modifie l article R du Code de l urbanisme : «sont OIN ( ) les travaux relatifs à l aménagement et au développement des aérodromes qui relèvent de la sociétés ADP». 25 L OIN retire aux communes ou E.P.C.I compétents et attribue à l Etat : - la compétence en matière d autorisations d occuper ou d utiliser le sol telle que permis de construire, autorisation de lotir (art.l du code de l urbanisme), - la compétence relative à la création des Z.A.C. (art.l311-1 du code de l urbanisme, 3 ème alinéa), - et la compétence pour prendre en considération les opérations d aménagement à l intérieur du périmètre de l opération d intérêt national, qui permet de surseoir à statuer (art.l du code de l urbanisme). 56
57 3) L engagement du Conseil Général du Val-de-Marne Dans ce contexte d évolution stratégique au niveau régional, le Conseil Général s engage fortement, en particulier dans le cadre de ce qui est prévu au titre des contrats Région-Département. Il a récemment présenté un Schéma Départemental de Développement qui exprime ses priorités. Concernant le pôle Orly-Rungis on peut retenir, notamment, la volonté de redonner une vocation internationale à l aéroport d Orly dans le respect de la protection des riverains, de réaliser des équipements et des infrastructures de transport (la gare TGV à Orly, l interconnexion sud des TGV, le tramway Villejuif-Juvisy), et de doter le sud francilien d un centre de congrès. 4) L implication des communes Les communes ont souhaité de même s impliquer dans la réflexion. Certaines se sont regroupées dans le Syndicat Intercommunal d Etudes du pôle Orly-Rungis qui fonde un projet de territoire avec une communauté de destin. Leurs grandes orientations sont centrées sur l amélioration du cadre de vie, la dynamique économique, l amélioration des déplacements et la mise en valeur du territoire. 5) La mobilisation des acteurs économiques locaux Enfin, il ressort une certaine convergence dans les préoccupations et les priorités des acteurs économiques locaux. Certains se sont notamment regroupés au sein de l ADOR 26 pour faire entendre leur position. Dans le cadre des auditions menées par la CCIP pour ce rapport, les acteurs rencontrés ont exprimé leurs préoccupations et leurs priorités. Ils relèvent que la proximité avec Paris, le nœud autoroutier majeur, et la présence de la plate-forme aéroportuaire d Orly, représentent une richesse pour le territoire. Néanmoins, ils estiment que malgré les efforts déployés, le pôle reste mal connu. Ils attendent une amélioration de l accessibilité et de la desserte. Enfin, ils observent avec intérêt des évolutions positives des positions des acteurs publics envers le pôle et insistent sur la nécessité de canaliser les projets envisagés. 26 Association pour le développement du Pôle Orly-Rungis 57
58 B) La place d Orly-Rungis dans une stratégie de développement qui vise la cohésion régionale et s organise autour de grands pôles économiques de rayonnement international Le territoire Seine Amont, qui comprend largement le pôle Orly-Rungis, est identifié depuis plus de 15 ans comme stratégique pour le développement d emplois et de logements en Ilede-France. Le SDRIF de 1994 l a identifié comme site stratégique, puis le CPER l a reconnu comme territoire prioritaire. Les OIN (futures et existantes) s inscrivent dans la poursuite d un objectif d aménagement de l Ile-de-France avec la constitution de pôles forts autours desquels s organisent des bassins de vie qui offrent à leurs habitants les moyens de se loger, de travailler, de se déplacer et d avoir des loisirs. Le pôle Orly-Rungis est pris en compte dans l OIN Seine-Amont Orly- Rungis. La vision proposée par le Conseil Régional pour la révision du SDRIF, identifie le pôle Orly- Rungis comme l un des pôles structurants dans l agglomération centrale pour lequel elle affiche une ambition régionale. Il figure dans la zone où une optimisation de l utilisation des transports urbains est préconisée notamment par la densification des secteurs les mieux desservis par les transports collectifs en maîtrisant les pollution, les risques et les nuisances. Le Conseil Régional souligne par ailleurs la nécessité d un aménagement maîtrisé et optimisé des sites aéroportuaires. Il relève enfin la nécessité de conforter des pôles au sein de la zone dense à côté de Paris et de la Défense, particulièrement à l Est. Dans le cadre des travaux menés avec l ensemble des CCI franciliennes pour la révision du SDRIF, les CCI proposent une vision polycentrique du développement de l Ile-de-France autour de territoires économiques majeurs spécialisés à visibilité internationale. Le pôle Orly- Rungis est l un des pôles identifiés participant à l équilibre régional et à sa compétitivité. 58
59 2. COMMENT INSCRIRE LE DEVELOPPEMENT DU POLE ORLY-RUNGIS DANS LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA STRATEGIE REGIONALE? Dans le cadre des différents travaux et concertations engagés, de grandes orientations se dessinent pour la définition de la stratégie régionale : - Rayonnement international Attractivité Compétitivité - Innovation Excellence - Croissance et développement de l emploi Réduction des disparités territoriales - Attractivité résidentielle et qualité de vie - Transport : mobilité et captation des flux - Développement durable et environnement L enjeu pour le développement du pôle Orly-Rungis est de s inscrire dans ces orientations afin de rester dans la dynamique régionale pour bénéficier et contribuer au développement de la région Ile-de-France dans son positionnement mondial. Les priorités identifiées par la CCIP pour redynamiser et consolider la place du pôle Orly-Rungis au sein du territoire francilien s insèrent naturellement dans ces orientations. A) Rayonnement international - Attractivité - Compétitivité Le rayonnement international et la compétitivité d une région se mesurent notamment dans sa capacité à attirer des sièges de grands groupes mondiaux. Pour conforter le rayonnement international de la région Ile-de-France, il est nécessaire de lui donner une position de force dans la compétition économique mondiale. Pour la révision du SDRIF et l élaboration du SRDE, les CCI franciliennes ont dégagé des priorités tendant au renforcement du rôle de Paris-Ile-de-France comme centre stratégique de commandement et de rencontres. Elles visent à la consolidation des points forts de l Ile-de-France dans les domaines stratégiques tout en maintenant sa diversité économique pour relever le défi de la compétitivité et de l attractivité. Les priorités de développement du pôle Orly-Rungis doivent s inscire dans cette dynamique. Le redéveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly à l international démontre de la volonté de placer le pôle dans la dynamique régionale en renforçant son attractivité internationale et en captant les flux mondiaux. (Cf. Priorité n 2). D autre part, l affirmation du pôle Orly-Rungis comme 1 er quartier d affaires du sud francilien (Cf. Priorité n 6) et l adaptation aux besoins des entreprises de l immobilier d entreprise et en particulier des ZAE (Cf. Priorité n 7), participeront à la construction du rayonnement international de la région Ile-de-France. 59
60 B) Innovation Domaines d excellence L Innovation contribue à la définition d objectifs ambitieux à long terme. Elle conduit au renouvellement de la structure industrielle et est à l origine de nouveaux secteurs d activité économiques. Aujourd hui, la région-capitale accuse une perte de compétitivité internationale. Les CCI franciliennes, conscientes des enjeux, proposent pour la révision du SDRIF et l élaboration du SRDE plusieurs pistes d action. Elles visent notamment à accompagner territorialement le développement d une économie de la connaissance et de l innovation et à assurer l ancrage territorial des pôles de compétitivité. Assurer un potentiel de croissance élevé à l Ile-de- France en favorisant l innovation passe de plus par différentes actions telles que le renforcement de la coopération dans la recherche, le soutien et la promotion des filières innovantes, l amélioration du financement de l innovation pour encourager la création et le maintien d entreprises innovantes, et le développement de la formation initiale et continue dans le domaine de l innovation. Le pôle Orly-Rungis doit réussir son positionnement dans les activités à haute valeur ajoutée en s inscrivant dans la mouvance des pôles de compétitivité et dans la dynamique du Cône Sud de l Innovation. Il pourrait notamment favoriser l émergence d un projet d envergure autour de la filière agroalimentaire en s appuyant sur ses atouts dans ce secteur d activités et sur le potentiel de la filière biosciences (Cf. Priorité n 5). C) Croissance et développement de l emploi Réduction des disparités territoriales La dynamique de la région Ile-de-France dépendra de sa croissance et du développement de l emploi sur son territoire. Pour la révision du SDRIF et l élaboration du SRDE, les CCI franciliennes proposent des orientations en ce sens. Elles affirment que la région-capitale doit renforcer sa diversité économique en confortant ses atouts territoriaux et ses points forts. Son potentiel de croissance sera assuré en favorisant l innovation et la croissance démographique, facteurs fondamentaux de son expansion. Par ailleurs, les CCI franciliennes ont diagnostiqué que la forte inadéquation des qualifications aux besoins des entreprises en Ile-de-France constitue un frein à l emploi et à l activité. En effet, les entreprises rencontrent des difficultés de recrutement marquées pour certaines catégories de salariés (ouvriers qualifiés ). Dès lors, elles proposent des actions pour y remédier. Il s agit d accompagner l évolution des filières économiques et l adaptation en terme d emploi et d offrir des formations qui répondent aux nouveaux besoins des entreprises et à la demande des salariés. La mise en œuvre de ces actions participe à la cohésion sociale. L affirmation des atouts économiques du pôle Orly-Rungis (Cf. Priorités n 3 et 4) et son positionnement dans les activités à haute valeur ajoutée (Cf. Priorités n 5 et 6) visent à renforcer la croissance et à développer l emploi. Par ailleurs, il apparaît nécessaire de répondre aux besoins des entreprises en matière de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi (Cf. Priorité n 9). C est notamment le cas des métiers directement liés aux activités du MIN, de la plate-forme aéroportuaire et des platesformes logistiques (Cf. Priorités n 3 et 4). 60
61 D) Attractivité résidentielle et qualité de vie L attractivité résidentielle et la qualité de vie sont érigées en véritables priorités dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis. En effet, ce territoire est présenté comme le territoire «où les mutabilités offrent le potentiel foncier le plus significatif pouvant être mobilisé». Renforcer la qualité de vie dans la région afin de garantir son attractivité résidentielle est de même une priorité mise en avant par les CCI franciliennes, qu elles mettent en synergie avec la nécessité de développer le tissu économique et l emploi dans les bassins de vie pour un bon équilibre des fonctions urbaines. L attractivité du territoire envers la population locale pourra être notamment renforcée en relançant la construction de logements, en travaillant sur l image des territoires, tout en prenant soin d adapter en parallèle les formations aux besoins des entreprises pour attirer et conserver la main d œuvre nécessaire sur le pôle. Ces orientations rejoignent les préoccupations mises à jour sur le pôle Orly-Rungis pour assurer l attractivité de son territoire. Offrir des conditions de vie attractives à ses salariés actuels et potentiels grâce à des actions renforcées sur le logement, la formation et la mobilité est une priorité forte (Cf. Priorités n 8 et 9). E) Transport : mobilité et captation des flux Les fortes ambitions de la région Ile-de-France sont conditionnées par la qualité de la mobilité qu elle peut offrir aux personnes et aux biens, et par la capacité qu elle a à capter les flux régionaux, nationaux et internationaux. Les CCI franciliennes relayent les préoccupations des entreprises et des salariés dans le cadre de l élaboration du SRDE et de la révision du SDRIF. Elles ont érigé en priorité la nécessaire captation des flux grâce à un système aéroportuaire, ferroviaire et routier performant. Elles veulent de plus s assurer du développement d un système logistique structuré. Par ailleurs elles insistent à nouveau sur la nécessité de fluidifier la circulation des personnes et des marchandises en Ile-de-France. Le développement du pôle Orly-Rungis doit concourir à cette ambition. Ainsi, c est en levant les contraintes d accessibilité et de desserte (Cf. Priorité n 1), notamment en réaffirmant la vocation internationale de la plate-forme aéroportuaire d Orly pour la région (Cf. Priorité n 2) et le potentiel de la logistique qui le place au cœur des circuits de distribution des marchandises d Ile-de-France (Cf. priorité n 3), que le pôle Orly-Rungis pourra contribuer à conforter la place de la région capitale au sein des échanges régionaux, nationaux et internationaux. 61
62 F) Développement durable et environnement Cet objectif est central dans les orientations stratégiques de la Région et de l Etat. Il a une dimension transversale et touche de nombreux domaines. Au-delà de l importance réaffirmée de préservation de la qualité de l environnement et du cadre de vie pour l attractivité du territoire, la CCIP s attache à mettre en évidence l importance d une approche durable du développement économique et territorial. Sur le territoire d Orly-Rungis elle insiste particulièrement sur la nécessité de réconcilier la plate-forme aéroportuaire avec ses riverains en encourageant un développement favorisant l emploi sur la zone. Concernant le développement des zones d activités, la promotion de leur réhabilitation et d une offre immobilière de qualité (Cf. Priorité n 7) s accompagne de celle relative aux démarches de certification qualité et environnement, avec une réflexion autour de la construction HQE qui répondent aux exigences actuelles des entreprises nationales et internationales. Par ailleurs les travaux portant sur l amélioration du système global de transport avec une optimisation de l accessibilité en transports en commun (en confortant la démarche du PDE - Cf. Priorité n 1) s inscrivent dans les débats autour de la mise en place d une mobilité durable, laquelle bénéficie aussi de la promotion d une offre de logement locale adaptée pour les salariés du pôle (Cf. Priorité n 8). 62
63 II - 11 PRIORITES POUR FAIRE D ORLY-RUNGIS UN POLE ECONOMIQUE COMPETITIF ET ATTRACTIF ET AFFIRMER SON IMAGE ET SON IDENTITE Malgré ses atouts et la notoriété nationale et internationale de certains de ses équipements, le pôle souffre encore d un déficit d image. Or, ce déficit d image apparaît aujourd hui comme un frein majeur à son développement. Affirmer une identité pour ce territoire et créer une communauté de destin entre les équipements présents apparaît comme la ligne directrice des politiques de développement à mettre en place pour faire d Orly-Rungis un pôle économique attractif et compétitif, structurant pour le territoire et la région. Dès septembre 2003, les Tremplins économiques organisés par le Conseil général du Val-de-Marne, avaient mis l accent sur ce frein et avaient conduit à réaliser, notamment avec l ADOR, une étude image. Une des missions de l ADOR consiste précisément à valoriser le pôle Orly-Rungis et renforcer son attractivité. Les acteurs économiques tentent de se fédérer autour d un nom ou d un slogan commun lors de manifestations extérieures afin de gagner en visibilité. Ainsi, à l occasion du MIPIM 2006, ils se sont mobilisés autour d une identité commune afin de clarifier la perception du pôle à l international. L opération «Orly-Rungis : pôle générateur de vitalité économique» a consisté en : la distribution de flyer vantant les mérites du pôle dans les avions entre les aéroports d Orly et Nice Côte d azur, l installation d un stand commun dans l espace Paris/Région, la distribution d outils de communication en langues étrangères, la tenue de soirées à thèmes (exemple : Espagne/Val-de-Marne) et de rencontres ciblées, Ces opérations méritent un soutien et une mobilisation importants et doivent être approfondies pour doter le pôle d une image forte. Source : ADOR La CCIP Délégation du Val-de-Marne, en partenariat avec l Association des Grands Opérateurs du pôle Orly-Rungis (ADOR), a lancé en juillet 2006, une enquête d image et de notoriété du pôle Orly-Rungis auprès des principales grandes entreprises implantées sur ce territoire. Cette enquête aura pour finalité d identifier les stratégies de communication à mettre en œuvre sur ce quartier d affaires afin de renforcer son attractivité auprès des entreprises souhaitant s implanter en Ile-de-France et de le doter d une plus forte identité régionale. Les premiers résultats de l enquête révèlent une véritable identification des entreprises au pôle Orly-Rungis, au-delà de leur localisation communale. Ils montrent une identité étroitement liée à la présence des grands équipements sur le territoire, notamment le MIN de Rungis et l aéroport, et une notoriété du pôle ressentie à l échelle régionale voire nationale, due entre autre à ses 63
64 équipements majeurs mais également à la grande diversité et cohérence des activités sur le pôle. Malgré tous les atouts qu offre ce territoire, les acteurs économiques reconnaissent cependant que son développement économique et son attractivité sont fortement freinés par les difficultés d accessibilité aux zones d activité, par l insuffisance des liaisons aériennes vers les grandes capitales économiques mondiales, par le manque d attractivité du site en terme de paysage, de nuisance, de vieillissement des locaux, etc. 78% estiment que l image d un pôle est un élément majeur d attractivité des entreprises. Celle-ci a un impact tant sur les fournisseurs que sur la clientèle d affaires. Les acteurs locaux et régionaux, notamment l ADOR, doivent être les moteurs d une stratégie forte de communication. Au-delà des démarches de marketing et de communication, il apparaît clairement que l image et la visibilité du pôle Orly-Rungis passent par une redynamisation du pôle. Aujourd hui, les évolutions économiques et territoriales contribuent à donner une nouvelle image du pôle sud francilien au niveau régional, national et international. La réalisation ou la revalorisation d équipements structurants (infrastructures de transport, équipements, parc tertiaire, ), le renforcement des atouts économiques majeurs, ainsi que l amélioration de l attractivité résidentielle et de son image, participeront à la promotion du pôle. La CCIP a donc identifié 11 priorités pour faire du pôle Orly-Rungis un pôle compétitif et attractif dans la dynamique régionale en affirmant son image et son identité. Elle les présente autour de 7 axes majeurs : - Axe 1. Désenclaver le pôle. - Axe 2. Affirmer le rôle structurant de la plate-forme aéroportuaire d Orly pour le territoire et la Région. - Axe 3. Conforter les atouts économiques du pôle dans leur diversité. - Axe 4. Réussir le positionnement du pôle dans les activités à haute valeur ajoutée. - Axe 5 Valoriser, reconvertir et développer les ZAE et l immobilier d entreprise pour une meilleure attractivité. - Axe 6. Offrir des conditions de vie attractives pour les salariés actuels et potentiels du pôle par des actions renforcées sur le logement, la formation et la mobilité. - Axe 7. Soutenir la convergence des initiatives publiques et privées dans le cadre d une stratégie partagée. 64
65 1. AXE 1 : DESENCLAVER LE POLE 1ere priorité : Résoudre les contraintes d accessibilité et de desserte pour un accueil à la hauteur des ambitions du pôle Le Val-de-Marne comprend un réseau de transport diversifié. Cependant, comme nous l avons analysé, de nombreuses difficultés persistent en matière d accessibilité. Renforcer la desserte de ce territoire constitue une des premières préoccupations, tant pour le déplacement des personnes que pour celui des marchandises. La révision du SDRIF et la mise en place des nouveaux CPER sont l occasion de réaffirmer les priorités pour le désenclavement du pôle et de redonner une impulsion aux projets dont la réalisation s est trouvée freinée ces dernières années. 1) Améliorer les infrastructures de transports en commun Le réseau de transport en commun desservant le pôle Orly-Rungis est insatisfaisant en terme de qualité de services, de desserte et de fréquence. Le pôle requiert notamment la création de nouvelles liaisons transversales et l amélioration des liaisons radiales. Les priorités identifiées sont : - la desserte des pôles d emplois (ZAE), en tenant compte des besoins spécifiques en terme d horaires des salariés, - la desserte de l aéroport, tant pour les passagers que pour les salariés, - l amélioration de la qualité de service, en particulier pour les RER C et D qui souffrent d importantes difficultés en terme de fréquence et de régularité. Mettre en œuvre les orientations du PDE du pôle Orly-Rungis Le plus important Plan de Déplacements d Entreprises (PDE) de France a été lancé sur Orly-Rungis, à l initiative de l ADOR, afin de renforcer l attractivité de ce pôle d emplois majeur. La réalisation du PDE a permis d identifier les besoins des acteurs du pôle sous deux axes : l accessibilité à l emploi, en tenant compte des particularités propres au pôle, et l amélioration des déplacements à l intérieur même du pôle. Il importe aujourd hui d encourager cette initiative qui instaure de nouvelles habitudes de mobilité, orientées vers un développement durable du pôle. Il est nécessaire de plus de mettre en avant cette démarche initiée par des acteurs économiques et de relever que ceux-ci participent au financement de certaines préconisations : ainsi, la SILIC participe au financement de la ligne de bus 216 dont le tracé a été modifié pour une meilleure desserte du site. 65
66 Il convient à présent de s assurer d une mise en œuvre effective des mesures édictées par le PDE : - une information spécifique et plus détaillée sur l'offre globale de transports, - une adaptation des lignes existantes en rapport avec les spécificités des différents secteurs du pôle. A ce titre, apparaît notamment comme prioritaire la création de la ligne 285bis, - des dessertes complémentaires (liaisons directes, services de nuit, etc...), - des mesures de transport occasionnels ou à la demande, - des mesures de stationnement optimisées, - des opérations de co-voiturage. Réaliser la ligne de tramway entre le terminus de la ligne n 7 du métro à Villejuif Louis Aragon et Juvisy-sur-Orge Le tramway qui desservira le MIN de Rungis, le centre commercial Belle-Epine et l aéroport d Orly est un projet prioritaire attendu de longue date par tous les acteurs du pôle. Son interconnexion avec le TVM et la ligne C du RER (gare la Fraternelle) permettra la mise en place d un véritable réseau maillé, améliorera les liaisons transversales du département et son terminus à Juvisy-sur-Orge constituera un véritable pôle intermodal de transport. Pour de nombreuses grandes entreprises comme L OREAL, ainsi que le parc d affaires SILIC, ce projet constitue un élément fondamental d attractivité pour l accès de leur site, déjà intégré dans leur politique de mobilité. Le retard pris constitue un frein à leur politique de développement. Les acteurs économiques se mobilisent pour accélérer la réalisation de ce projet. Face aux retards répétés, la CCIP a décidé de mener une nouvelle enquête auprès des entreprises situées directement dans la zone d influence du tramway afin qu elles expriment leurs enjeux et leurs attentes. Les résultats de l enquête ont été présentés lors d une conférence de presse en décembre 2005 et confortent le fait que pour la majorité des entreprises (53%), le projet de tramway fait partie de leurs attentes prioritaires en terme de transport. Dès lors, la CCIP renouvelle ses attentes et estime indispensable qu au-delà de l achèvement du 1 er tronçon jusqu à Athis-Mons dont les travaux devraient se terminer en 2011, le 2 ème tronçon, jusqu à Juvisy, soit dès à présent inscrit au prochain contrat de projets. L arrivée du tramway à l aéroport d Orly est une nécessité absolue pour le développement du territoire et pour l amélioration de l accessibilité de la plate-forme. Il ne résoudra cependant pas à lui seul les problèmes d accessibilité de la plate-forme. Les acteurs économiques insistent sur la nécessité d une vraie liaison rapide directe avec Paris. 66
67 Créer une interconnexion entre les lignes B et C du RER Cette liaison est nécessaire pour améliorer les conditions d accès aux pôles d emplois. A court terme, il serait possible de mettre en place une navette reliant la gare d Antony et la station «Rungis la Fraternelle». Une autre hypothèse consisterait en la réalisation d une seconde branche du TVM à partir de la partie ouest de Rungis suivant le tracé de la route départementale en projet (Fresnes-Rungis). Enfin, une troisième possibilité verrait la création d une gare commune d interconnexion entre la ligne Orlyval et celle du RER C à l extrême limite sud du département, voire sur l Essonne. Proposer une desserte de nuit Les besoins atypiques de déplacement des salariés aux horaires et rythmes de travail décalés appellent des solutions concrètes pour une meilleure mobilité. Une amorce positive : à partir de septembre 2006, le TVM deviendra un bus Noctilien et assurera une desserte de 0h30 à 5h30 avec une fréquence de 30 minutes. Cette mesure pourrait être étendue à d autres lignes. Une évolution de l utilisation de l OrlyVal permettrait l amélioration de la desserte des zones d activités de l ouest du pôle. Elle suppose une intégration tarifaire à la Carte orange et la création d un arrêt OrlyVal à Wissous. Améliorer les liaisons avec les territoires voisins Plus spécifiquement, sur le territoire essonnien, la réalisation de la partie Ouest du TCSP Saint Quentin en Yvelines-Saclay-Massy permettrait de créer un lien vers la plate-forme aéroportuaire d Orly. Les problèmes liés à la circulation du RER D et C sont un handicap pour l économie locale. Le développement des liaisons entre Evry et le pôle Orly-Rungis gagnerait notamment en efficacité si la qualité de service des RER C et D était améliorée. Globalement, une amélioration de la fréquence, de la sécurité, de la rapidité, de la régularité et de la fiabilité des transports en commun permettrait d améliorer la qualité de service et d encourager la multimodalité. 2) Boucler et fluidifier les réseaux autoroutier et routier Au-delà de la desserte en transport en commun, la route reste un mode indispensable au pôle pour les déplacements et pour une captation satisfaisante des flux de personnes et de marchandises. Dédoubler le tronc commun A4/A86 : une proposition essentielle pour résorber le plus gros point de congestion d Europe Le projet de dédoublement, tel que soumis à enquête publique en 1997, assure la continuité de l autoroute A86 entre l échangeur existant A4/A86 de Saint Maurice à l ouest et le raccordement aux traversées sous-fluviales existantes de l A86 à Nogent-sur-Marne à l est dédoublant ainsi l actuel tronc commun autoroutier A4/A86 régnant sur cette section. 67
68 D une longueur totale d environ 4km, le projet comporte 3 voies de circulation par sens, de part et d autre de l autoroute A4 maintenue à 4 voies par sens. Il est proposé le recours à un financement sous la forme d un contrat de partenariat public-privé envisagé par le CIACT du 14 octobre En mai 2006, la Préfecture de la région Ile-de-France a fait part des premiers éléments de réflexion du ministère des Transports sur ce projet. Ils se fondent sur des préoccupations environnementales et de sécurité qui ont suscité l intérêt des collectivités concernées. Une démarche de concertation plus large va dès lors être engagée au cours de l automne La Préfecture a mis en place une solution provisoire aux heures de pointe en utilisant la bande d arrêt d urgence, le matin dans le sens province/paris et le soir dans le sens Paris/province. Cette solution provisoire ne doit pas devenir définitive. La réalisation de ce projet est impérative pour enrayer les difficultés majeures qui affectent le tissu économique local. La dynamique qui s est créée autour de cet axe routier stratégique justifie à elle seule l engagement du bouclage à l est de l A86. La CCIP a réalisé début 2006 un sondage auprès de entreprises sur les 8 départements de la région Ile-de-France afin de recueillir l avis des ressortissants dans le cadre des débats sur le futur Plan de Déplacement de Paris (PDP) 27. Il s avère que parmi les projets envisageables et prioritaires en Ile-de-France en matière de transport, les entreprises se sont prononcées fortement en faveur de ce projet. Sa réalisation permettra une amélioration importante des conditions de circulation sur le réseau routier à différentes échelles : - au plan local, la fluidification du trafic sur le réseau de voies rapides, alors redevenu attractif, s accompagnera d une baisse importante du trafic de transit, notamment de poids lourds, sur le réseau de voiries locales servant actuellement d itinéraires de délestage, - pour le quart sud-est de la région Ile-de-France (les retenues observées aujourd hui sur l A86 de part et d autre du tronc commun seront supprimées et la sortie de Paris sur l A4 sera sensiblement améliorée), - et au plan régional puisque l A86 est une rocade stratégique (assure le transit et la captation des flux) pour l Ile-de-France. Améliorer la desserte des zones d activités du pôle Parmi les priorités identifiés, il semble nécessaire d améliorer l accessibilité de la zone SILIC en raccordant la bretelle de sortie de l A106 en venant de Paris à la hauteur de la rue de la grosse pierre (qui fait office de bretelle d entrée dans les zones). 27 PDP : les résultats complets du sondage sont disponibles en ligne à l adresse suivante : 68
69 L accessibilité de la zone SENIA doit de même être améliorée, ce qui passe par un élargissement de la RD64 depuis la rue du bas marin desservant la zone jusqu à la zone Orlytech localisée sur l emprise aéroportuaire. Globalement, la mise en synergie des zones d activités du pôle doit être réfléchie dans un souci d accessibilité du bassin d emploi. Créer de nouvelles traversées des barrières que constituent la Seine et les voies ferrées Il n existe actuellement que six franchissements de la Seine dans le Val-de-Marne, ce qui contribue à l enclavement du pôle. De même, certaines voies ferrées constituent des barrières découpant le territoire et empêchant l accessibilité du pôle depuis ou vers l ouest. Dès lors de nouveaux passages sont nécessaires : - Dans le secteur de Seine-Amont Nord, créer un nouveau passage de la Seine et des voies ferrées entre Alfortville et Vitry-sur-Seine permettrait d aménager un itinéraire entre la RN305 à Vitry-sur-seine et la RN6 à Créteil. Ce projet se révèle indispensable pour compéter le seul franchissement existant à ce jour entre Ivry-sur-Seine et Choisy-le-Roi. - Dans le secteur de Seine-Amont Sud, la présence conjointe du faisceau de triage de Villeneuve-Saint-Georges et de la Seine rend extrêmement difficile les liaisons de rocade entre les deux rives. Cette situation conduit à encombrer certaines voies de dessertes locales comme par exemple la RD38 à Choisy-le-Roi avec des trafics de poids lourds qui créent pour les riverains des nuisances importantes. Un franchissement qui se raccorderait sur la RN 6 est à envisager. Les premières orientations présentées pour l OIN Seine-Amont Orly Rungis reprennent ces éléments au sein de son projet d aménagement ; il faut espérer que cette impulsion permettra de faire aboutir ces programmes d envergure jugés indispensables pour le désenclavement du pôle Orly-Rungis. Construire une bretelle autoroutière de contournement de l aéroport d Orly A l image de La Défense, créer une «rocade» de contournement permettrait de donner à la plate-forme d Orly une dimension élargie. Cette bretelle pourrait relier la RD125 à la RN7 pour effectuer un véritable contournement de l infrastructure aéroportuaire et par là même du pôle. Elle améliorerait de plus l accessibilité des parties sud et est du département du Val-de- Marne. Améliorer la lisibilité globale du réseau par une meilleure signalétique Enfin, les difficultés de lisibilité du réseau interne sont renforcées par la faiblesse de la signalisation qui est perçue comme un frein important pour l accessibilité du pôle et son image. Avant même toute intervention sur les infrastructures, une amélioration de la signalétique semble indispensable 69
70 Carte récapitulative des grands enjeux en matière de transport : les infrastructures routières Améliorer la desserte des ZAE : la SILIC A4/A86 Franchissements de Seine Améliorer la desserte des ZAE : la SENIA Source : SIGARIF ; Traitement CCIP 2006 Carte récapitulative des grands enjeux en matière de transport : les infrastructures de transport en commun Tramway Villejuif Juvisy-sur- Orge Créer une interconnexion RER B RER C Source : SIGARIF ; Traitement CCIP
71 2. AXE 2 : AFFIRMER LE ROLE STRUCTURANT DE LA PLATE-FORME AEROPORTUAIRE D ORLY POUR LE TERRITOIRE ET LA REGION La plate-forme aéroportuaire d Orly est l équipement phare du pôle. Son rôle structurant est fondamental pour l image et le développement du sud francilien et de la région. Son nécessaire redéveloppement, qui fait consensus entre tous les acteurs impliqués, doit donc être soutenu. 2ème priorité : Le redéveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly, un enjeu majeur pour le territoire et la région L avenir de la plate-forme aéroportuaire d Orly se dessinera en fonction de l optimisation de ses capacités, de la politique de l Etat en matière d attribution de créneaux avec une prise en compte des problématiques environnementales, du potentiel d évolution de la demande du sud francilien, de la politique stratégique des compagnies (notamment Air France) et de l évolution de la concurrence du TGV. Sa proximité de Paris et ses dimensions plus accessibles font d Orly une plate-forme appréciée par la clientèle, mais son attractivité et son potentiel de développement sont étroitement liés à l affirmation de sa vocation internationale et à sa capacité à répondre à la demande du sud francilien en vols intercontinentaux. 1) Redonner à la plate-forme aéroportuaire d Orly une véritable vocation internationale Il apparaît impératif de maintenir la présence d une deuxième plate-forme internationale dans la région francilienne et de faciliter la complémentarité entre Roissy et Orly. Il s agit d optimiser la capacité aérienne globale de la Région, de répondre aux ambitions de développement du sud francilien et de limiter les flux tant des personnes que des marchandises du sud vers Roissy. La congestion des infrastructures de transport et les difficultés d accès à Roissy pour leurs salariés et leurs clients pénalisent aujourd hui le développement des entreprises du sud francilien. Les CCI de l Arc Sud 28 ont effectué une enquête dont l objectif était d apprécier les attentes et les besoins des entreprises à l égard de cette plate-forme aéroportuaire. Il s avère que les entreprises interviewées réclament notamment une relance de la plate-forme et la création de lignes internationales en direction des principales capitales européennes, de l Amérique et de l Asie. Il convient tout d abord de conforter les liaisons actuelles vers l Europe notamment du sud et l Afrique du Nord, dont la demande croît et pour lesquelles Orly est très compétitive pour tout le sud francilien et Paris grâce à sa proximité. Mais au-delà, il apparaît nécessaire de relancer les liaisons intercontinentales. 28 Les CCI de l Arc Sud (Val-de-Marne, Essonne, Seine-et-Marne, Yvelines, Eure-et-Loir et Loiret) ont effectué une enquête auprès d un échantillon de 289 ressortissants des CCI comptant au moins 200 salariés (soit 67% des établissements et 68% des effectifs salariés) sélectionnés dans la zone de chalandise de l aéroport d Orly. Cf résultats plus détaillés pages
72 Le trafic long courrier, intercontinental, a quasiment disparu à Orly. La capacité aéroportuaire parisienne est contrainte par des mesures de protection des riverains et de l environnement très strictes. Le nombre de créneaux accordés est très en-deçà des capacités potentielles de l aéroport. Il importe donc d envisager un usage plus productif des créneaux notamment en reportant davantage le trafic des lignes domestiques sur le TGV au profit des lignes intercontinentales pour lesquelles l avion reste encore l unique moyen de transport performant. Cette démarche rendrait ainsi à la plate-forme d Orly son image première d aéroport à vocation intercontinentale et répondrait aux attentes des entreprises. Elle apparaît indispensable pour répondre aux ambitions du sud francilien, notamment pour le développement de quartiers d affaires haut de gamme pouvant attirer de grandes entreprises et des sièges sociaux, mais aussi pour le développement de Massy-Saclay, du Val-de- Bièvre, territoire scientifique par excellence et porteur des pôles de compétitivité qui doivent pouvoir bénéficier de conditions d accessibilité internationales satisfaisante. Il faut redonner à la plate-forme les moyens de contribuer au développement de l économie locale et participer à réconcilier les riverains avec cet équipement par une utilisation plus productive de ses capacités dont les retombées économiques profiteront à la population locale. La réouverture de lignes à destination ou en provenance de l Amérique du nord est particulièrement une nécessité. Ce redéploiement permettrait d assurer une reprise du trafic avec une préférence pour le tourisme d affaires. Cependant, pour atteindre cet objectif, il apparaît également indispensable d intervenir pour un réaménagement de l aérogare d Orly sud. Celle-ci souffre d importantes difficultés de fonctionnement qui nuisent à son image et sont incompatibles avec la satisfaction des attentes d une clientèle d affaires (mauvaise qualité des équipements, mauvais cheminement, etc.). Sa modernisation doit accompagner la volonté de redonner une ambition de plate-forme internationale à Orly. 2) Etablir une connexion sud à grande vitesse des TGV et créer une gare TGV à Orly Dans le cadre de l enquête menée par la CCIP pour la réalisation de son «Livre Blanc des Transports» 29, les entreprises se sont exprimées en faveur de la création de la liaison ferroviaire entre Orly et Roissy. La création d une gare TGV à Orly a de même été évoquée. L interconnexion sud à grande vitesse permettrait d améliorer la synergie entre les deux aéroports par le biais de la rocade des TGV et la création d un lien fort et complémentaire entre les deux équipements et leurs bassins d emplois. Ce projet permettrait également de soulager la partie du réseau routier A1-A3-A86 et A6 utilisée pour relier Orly à Roissy, de faciliter les déplacements TGV vers la province en désengorgeant les gares parisiennes et de créer enfin de véritables liaisons avec d autres métropoles européennes. 29 Enquête réalisée dans le cadre du Livre Blanc des Transports par la CCIP en 2004 auprès de entreprises 72
73 La création d une gare TGV à Orly serait en outre un atout majeur pour le développement économique du sud francilien. Cet équipement permettrait ainsi à Orly de devenir un complexe d échanges multimodal à l identique d autres aéroports, comme celui d Amsterdam-Schipol, bénéficiant d une localisation à proximité d autoroutes structurantes et de la présence d une gare majeure. Source : SNCF 73
74 3. AXE 3 : CONFORTER LES ATOUTS ECONOMIQUES DU POLE DANS LEUR DIVERSITE 3ème priorité : Conforter le potentiel de la filière logistique au cœur des circuits de distribution des marchandises de la Région Ile-de-France et au service du rayonnement des activités économiques du territoire 1) Conserver le potentiel de la filière logistique sur le territoire et promouvoir son évolution vers la qualité et les activités à haute valeur ajoutée La CCIP a formulé des propositions au sein d un rapport portant sur les atouts et les défis de la logistique en Ile-de-France 30. Ce rapport insistait sur la nécessité de consolider la place de l Ile-de-France comme pôle économique et logistique de 1 er rang à l échelle européenne, notamment face à l ouverture à l est et au «risque» de marginalisation vers la façade atlantique. Le Val-de-Marne possède une situation géographique privilégiée au sein de la région Ile-de- France du fait de sa proximité avec la capitale. Son important réseau routier lui confère une ouverture sur l Europe et le positionne au cœur des flux d échanges qui traversent la France. Le pôle Orly-Rungis représente une des principales zones logistiques en Ile-de-France. En effet, la plate-forme logistique SOGARIS le place au cœur des circuits de distribution de la région. Cette plate-forme logistique profite d un emplacement stratégique, au plus près du bassin de consommation francilien. Parmi les propositions plus générales du rapport de la CCIP, il convient de rappeler que les activités logistiques en Ile-de-France souffrent d une pression fiscale spécifique pénalisante qui entraîne la délocalisation des entreprises aux franges de la région. Comme les autres sites logistiques francilien, le pôle Orly-Rungis souffre de ce surcoût engendré. La CCIP réitère la nécessité de supprimer cette taxe, afin que l activité logistique francilienne continue à être attractive. Par ailleurs, afin de conforter le potentiel en présence, il convient d empêcher la mutation des emprises foncières logistiques vers d autres usages et de permettre l adaptation de l offre immobilière du pôle aux exigences évolutives des activités logistiques. Sur le pôle, l immobilier datant des années 1970/1980 est en effet devenu inadapté (faibles dimensions, accessibilité insuffisante, inadaptation aux normes de sécurité requises) et doit être réhabilité afin d éviter l abandon des entrepôts anciens et une consommation accrue d espace. Une réflexion plus large, menée notamment par SOGARIS, émerge sur le potentiel de réhabilitation d un tel immobilier. A l échelle nationale, un recensement des zones logistiques de fait est en cours dans certaines régions afin d envisager leur rénovation. Dans un contexte de «crise du foncier» et d éloignement de plus en plus significatif de l implantation des activités logistiques, il faut soutenir cette réflexion et l appliquer sur le pôle Orly-Rungis afin de conforter son activité logistique. 30 Rapport de M Lissorgues «Les activités logistiques en Ile-de-France : atouts et les défis» présenté en Assemblée Générale de la CCIP le 24 février
75 Au-delà d une amélioration de la qualité de l immobilier spécialisé, le pôle Orly-Rungis doit répondre à l évolution du secteur en terme d innovation et de qualité de service. On peut citer l expérience de la SOGARIS en terme d Ingénierie. Ses sites se positionnent comme des pôles multimodaux, attractifs et évolutifs, aussi bien à vocation aérienne que maritime ou ferroviaire, ou comme des sites logistiques spécialement destinés à une meilleure organisation de la distribution urbaine de marchandises. Son positionnement en terme de qualité a conduit la SOGARIS à développer un Centre d Assistance Logistique (CAL) SOGARIS, situé à Rungis, particulièrement performant, qui développe des activités de prestations logistiques et qui bénéficie de la certification ISO 9001 version Ainsi, le pôle Orly-Rungis, par la présence de ce CAL est démonstratif de la volonté de redonner une image positive à la logistique et de lui réserver un meilleur accueil. L amélioration de l accessibilité du pôle (Cf. Priorité n 1 Désenclaver le pôle) est également un élément fondamental pour le développement de l activité logistique, tant pour la circulation des marchandises à l intérieur, depuis et vers le pôle que pour la circulation des personnes (notamment pour les salariés aux horaires décalés). Face à ces évolutions, la pénurie de main d œuvre dans les métiers de la manutention et de la livraison s accentue pour l activité logistique. Les qualifications évoluent avec la mutation des emplois. Un travail actif de promotion des métiers est à mettre en œuvre. Depuis plusieurs années, les professionnels de la logistique s impliquent afin d assurer cette revalorisation (forums, salons, actions de communication, et opération portes ouvertes). Cette prise de conscience laisse augurer une meilleure adéquation du bassin d emploi avec l offre. Cependant les formations restent nécessaires et le département du Val-de-Marne s attache à les développer. Par exemple, l université Paris XII développe une culture du partenariat inter-entreprises et favorise l acquisition d un savoir faire immédiatement opérationnel, en adéquation avec les filières les plus porteuses de l économie locale. A l avenir, l ouverture de plusieurs départements d IUT sur le site de Chérioux qui faisait partie des propositions adoptées en 1999 pour le CPER , pourrait permettre au Val-de- Marne de proposer plusieurs spécialités portant notamment sur le transport et la logistique. Le pôle Orly-Rungis pourra alors bénéficier de cette offre diversifiée afin de former puis de conserver la main d œuvre qui fait actuellement défaut. Ces actions sont à encourager. 2) Redynamiser le fret aérien sur la plate-forme aéroportuaire d Orly Parmi les développements à privilégier pour l évolution de la logistique, le développement du fret aérien apparaît comme stratégique. En effet, il revêt une grande importance pour les entreprises françaises tournées vers l international et pour les entreprises étrangères présentes en France. Son développement accompagne le positionnement sur des production à haute valeur ajoutée. Le luxe, la hi-tech, l aéronautique, les produits alimentaires haut de gamme et les fruits exotiques sont des secteurs ayant recours au fret aérien. Or, selon l enquête de la CCIP 31, si l infrastructure aéroportuaire d Orly est utilisée par 75% des entreprises dans le cadre de voyages d affaires, elle ne l est que par 13% des entreprises pour le transport de leurs marchandises. Les autres entreprises ayant recours au fret avionné l effectuent depuis Roissy, avec un acheminement vers le pôle Orly-Rungis par camion. 31 Dans le cadre du Livre Blanc des Transports de janvier
76 Orly offre des atouts, le fret aérien pourra s appuyer sur la multimodalité fer-route-air présente notamment grâce à la plate-forme de Villeneuve Saint-Georges. Il souffre cependant de la faiblesse des liaisons internationales, et notamment intercontinentales de l aéroport qui sont les destinations essentielles pour lesquelles un transport aérien présente un intérêt. De plus, la délocalisation de l essentiel des entreprises vers Roissy s explique par les possibilités accrues d organisation en hub que cette plate-forme leur offre. Malgré ce constat, un potentiel de développement sur Orly existe. ADP s engage dans le sens d un développement de cette activité sur la plate-forme d Orly et envisage d y proposer des services de maintenance aéroportuaire et d installer un entrepôt à destination des produits alimentaires (type sec, frais et surgelés) sur le site. Dans une optique de développement du pôle et d un positionnement dans les activités à haute valeur ajoutée, la redynamisation du fret aérien sur le sud francilien apparaît comme stratégique et renforce la nécessité de redonner sa vocation internationale à l aéroport. 4ème priorité : Conforter la spécialisation dans l agroalimentaire en accompagnant la mutation vers des produits à plus forte valeur ajoutée et en renforçant le positionnement en terme de qualité Le commerce agroalimentaire est un secteur clé pour le Val-de-Marne qui est très présent sur le pôle Orly-Rungis. La présence du MIN en est l élément moteur et de grandes entreprises de l agroalimentaire se sont implantées sur le pôle : PERNOD, GROUPE DANONE (EVIAN et LU France), LAVAZZA France, BIO SPRINGER, DOLE France, CARREFOUR, POMONA. Cependant, depuis une dizaine d années, ce secteur a perdu de nombreux emplois dans le Département. Cette évolution a eu un impact important sur le pôle Orly-Rungis. Le commerce de gros évolue aujourd hui vers une production à plus forte valeur ajoutée. Les nouvelles attentes en terme de qualité et de sécurité alimentaire impliquent une mutation des activités et des emplois qu il convient d accompagner pour relancer le développement de la filière sur le pôle. 1) Accompagner l évolution de cette filière économique majeure et l adaptation en terme d emploi Les contraintes de concurrence dans les années 1980 (apparition des Cash&Carry,..) ont contraint les acteurs du MIN à repenser l organisation de leur production et à s ouvrir vers de nouveaux marchés. C est ainsi que le MIN a développé un positionnement en terme de qualité et de sécurité alimentaire et s est particulièrement développé vers la transformation finale des produits, pour répondre à la demande et à l essor de la restauration hors foyer. La restauration hors foyer comporte des impératifs en terme de qualité, de service et de produit. Les négociants se sont adaptés à ceux-ci (normes européennes de sécurité alimentaire, d hygiène ) en fournissant des produits à plus forte valeur ajoutée. Cette évolution a permis de conquérir de nouveaux marchés. Par exemple, la préparation d aliments pour certains restaurants est de plus en plus «externalisée» vers le MIN. Ce processus entraîne une économie en terme de temps de 76
77 travail et d espace mis à disposition pour les restaurateurs et atténue la problématique des emplois en tension en Ile-de-France à laquelle sont confrontées les entreprises du secteur. L évolution des services offerts en fonction des exigences des clients a entraîné de nouvelles chaînes de production tendant vers une plus grande qualité et impliquant une mutation et une remise en question des métiers du négoce agroalimentaire. Grâce à des réponses adaptées, le MIN a conforté sa position concurrentielle en Europe, mais il rencontre des difficultés en termes d emploi et de qualifications. Il s agit aujourd hui d accompagner cette mutation des emplois en faisant évoluer les qualifications disponibles au regard des besoins des activités du MIN. Le bassin d emploi val-de-marnais ne répond plus totalement aux besoins des entreprises en terme de qualifications. De nombreux salariés du pôle viennent des départements limitrophes. Ainsi la formation devient un enjeu majeur à la fois en terme d'image et de dynamique d'entraînement. Or, seuls 8 établissements dispensent des formations agri-agro (du CAP au bac Pro) en Val de Marne sur un total de 92 en Ile de France. C'est dans ce cadre qu'a été renforcée la spécialisation dans l'agroalimentaire de Tecomah, école de l'environnement et du cadre de vie de la CCIP. Les compétences recherchées par les entreprises du secteur de l agroalimentaire sont très diverses tant en termes de niveau (du CAP au BAC+5) qu en termes de spécialisation (de la biologie, à l emballage, en passant par les technologies liées à la chaîne du froid ). Dans ce contexte, des formations adaptées aux nouveaux besoins des entreprises et à la demande des salariés sont attendues (Cf. Priorité n 9 «Répondre aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi»). Elle permettront de mettre le bassin d emploi en adéquation avec le marché en présence, sans négliger les métiers faiblement qualifiés qui resteront nécessaires sur le pôle. 2) Répondre aux besoins importants en terme d espace L expansion du commerce de gros, l évolution des métiers et la mise en œuvre des règles sanitaires alimentaires et environnementales (séparation des circuits, locaux spécifiques ) entraînent des besoins importants en terme d espace qui ne peuvent plus se satisfaire du seul périmètre du MIN. Au-delà de la nécessité d obtenir une position affirmée de l Etat pour la pérennité du périmètre de protection du MIN (Cf Priorité n 11 «Affirmer l importance d une intervention publique sur le pôle»), il convient donc de répondre à ces nouveaux besoins d espace. La SEMMARIS souhaite aujourd hui s étendre sur 20 hectares du SENIA. En effet, ce foncier disponible à proximité des activités de commerce, de négoce et de logistique, pourrait, à l horizon , accueillir de nouveaux clients ayant une activité connexe à celle déjà exercée sur le MIN (Cf Priorité n 8 «Valoriser, reconvertir et développer les ZAE et l immobilier d entreprise»). Cette évolution doit être encouragée. En effet, ces opérations foncières conforteront la spécialisation dans l agroalimentaire du pôle en répondant à l expansion du commerce de gros grâce à l extension du MIN, et pourraient faciliter par là même la reconversion de la zone SENIA. 77
78 4. AXE 4 : REUSSIR LE POSITIONNEMENT DU POLE DANS LES ACTIVITES A HAUTE VALEUR AJOUTEE Au-delà de la nécessité de conforter et d accompagner les mutations des filières historiques du pôle, l avenir du pôle passe par l innovation et l évolution vers les activités à haute valeur ajoutée afin d assurer sa compétitivité et ses capacités à créer des emplois pérennes. 5ème priorité : Favoriser l émergence d un projet d envergure autour d un pôle agroalimentaire et réussir son intégration dans la dynamique de Recherche et d Innovation du Cône Sud de l Innovation En matière d innovation, un fort potentiel de développement existe dans la filière agroalimentaire, au delà du rôle moteur qu elle joue sur le territoire et compte tenu de son environnement propice. De plus, les acteurs industriels, chercheurs, monde de la formation sont déjà présents sur le pôle, l émergence d un projet d envergure concernant le développement de la filière agroalimentaire par l intégration d activités de R&D et d innovation constitue donc un défi que le pôle Orly-Rungis peut aujourd hui relever. 1) S appuyer sur la position stratégique du pôle Le Val-de-Marne bénéficie de l existence d un pôle public scientifique et de recherche de premier plan. Avec des organismes tels que le GIS, Groupement d Intérêt Scientifique de Maisons-Alfort (qui réunit l AFSSA - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments dont le siège est à Maisons-Alfort, le CRITT IAA Ile-de-France- Centre Régional d Innovation et de Transferts Technologiques -, l ENVA - Ecole Nationale Vétérinaire d Alfort), mais également d autres acteurs tels que l INRA (Institut National de la Recherche Agronomique localisé à Ivry), le Val-de-Marne occupe une place de tout premier ordre sur le plan national. Par ailleurs, en matière de qualifications, le Contrat de Plan Région Département du Valde-Marne avait prévu le développement d une formation en lien avec l agroalimentaire au sein de l IUT de Paris XII (site Chérioux) afin de développer et diversifier l offre en formation en liaison avec les besoins économiques du Val-de-Marne. La création d un pôle recherche-industrie-formation ou d un forum «recherche-enseignement» devra s appuyer sur les équipements de formation en présence et être adaptée aux besoins des entreprises qui auront été diagnostiqués en amont. Plus largement, le pôle Orly-Rungis est inclus dans un territoire où une dynamique de recherche et d innovation se développe. Il fait partie du Cône Sud de l Innovation qui regroupe 50% du potentiel de recherche public et privé de la région. Ce territoire a pour objectif de développer des synergies et d être doté d équipements à la hauteur de ses ambitions pour renforcer son attractivité et sa visibilité internationales. Cette synergie implique un bon maillage du territoire en transports avec un accès aux sites stratégiques (Vallée Scientifique de la Bièvre, pôle Orly-Rungis) grâce à la présence de l aéroport d Orly, des services logistiques et du pôle tertiaire. 78
79 2) Favoriser l émergence d un pôle agroalimentaire avec une forte composante Innovation et Recherche et Développement en bénéficiant de la dynamique du pôle de compétitivité Médicen et de la Vallée Scientifique de la Bièvre Le pôle Orly-Rungis est aujourd hui peu concerné par les pôles de compétitivité. Pour autant, afin d assurer son potentiel de développement pour l avenir, il doit réussir son positionnement dans les activités à haute valeur ajoutée. Il apparaît donc nécessaire de l ancrer dans la dynamique créée autour de l innovation et de la recherche en s appuyant sur ses atouts économiques. Ainsi, l agroalimentaire est un élément fort du territoire. Les entreprises du pôle souhaitant développer des projets innovants autour de cette filière peuvent s appuyer sur le potentiel de la filière biosciences, du pôle de compétitivité Medicen, et de la dynamique de projets de la Vallée Scientifique de la Bièvre. Les atouts économiques du pôle, confortés par sa position stratégique de carrefour de communication, justifient ce lien et confortent un effet d entraînement. Le développement d un pôle agroalimentaire avec une forte composante Innovation et Recherche et Développement doit être encouragé. Au-delà des fortes interactions avec les domaines liés à la santé et à la nutrition, il pourrait également s organiser autour des secteurs connexes à la production (traçabilité des produits, étiquetage, développement durable, etc). Reste à fédérer les acteurs industriels, chercheurs, monde de la formation - déjà présents sur le pôle dans une dynamique commune. L enquête image réalisée par la CCIP a confirmé l intérêt de multiplier les manifestations autour des activités phares, notamment l agroalimentaire. Le Cône Sud de l Innovation Source : CRCI Paris-Ile-de-France 79
80 3) Exploiter les possibilités foncières et la cohérence avec les activités de la zone SENIA Comme il a été établi dans le diagnostic, des projets d extension du MIN sur la zone SENIA sont étudiés par la SEMMARIS. Cette zone en attente de requalification a de fortes potentialités foncières mais souffre d une image dégradée et d un manque de positionnement. Actuellement, il existe peu d entreprises de l agroalimentaire implantées sur la zone. La vocation agroalimentaire impulsée par la proximité du MIN doit pouvoir se développer à partir de la structuration actuelle de la zone SENIA autour du commerce de gros et de la logistique de l agroalimentaire (secteur sud). La présence d entreprises de la filière et d infrastructures de transport favorisent les échanges et facilitent cette évolution. Une étude commandée par le Conseil général du Val-de-Marne (étude du cabinet GAUDRIOT de 2003) proposait une restructuration économique de la zone SENIA autour des fonctions de production, de stockage et de distribution de la filière agroalimentaire (commerce de gros et logistique de l agroalimentaire, industries agroalimentaires). Il faut encourager son développement avec une logique d innovation vers des activités à haute valeur ajoutée. 4) S inspirer d exemples dynamiques Ce concept de pôle spécialisé dans l agroalimentaire a déjà été développé en France et à l étranger. L étude de ces sites permet d offrir des pistes de réflexion pour le pôle Orly- Rungis. Le Technopôle régional d Avignon : «Agroparc» Ce technopôle regroupe : Entreprises - 50 Organismes socioprofessionnels - 6 Organismes de recherche - 11 Organismes de formation - Une pépinière de 80 Entreprises (3.000 m 2 ) salariés ha dont 70 % déjà occupés m 2 de locaux à usage professionnel - et une dizaine d'hectares de projets en cours La dynamique industrielle de cet agropôle (accueil de la "matière grise"-sièges sociaux, filiales, agences ) est assurée par la présence d industries agro-alimentaires, de TIC et d une pépinière d entreprises. Son pôle d enseignement (plus de étudiants et plus de 400 enseignants) est un «réservoir de matière grise». Tous les niveaux de diplômes sont représentés, du CAP au doctorat. Enfin, l agroparc dispose de moyens d'actions et d un rayonnement régional et international conférés par ses partenaires institutionnels (Conseil régional, Conseil général, Ville et Communauté d agglomération). «Agroparc» a été retenu comme Pôle de compétitivité. Cette labelisation témoigne de la réussite d un concept qui va permettre la réalisation de projets et de synergies, bénéfiques pour l économie et l emploi. 80
81 Le pôle VALORIAL Le pôle de compétitivité agroalimentaire VALORIAL, situé en Bretagne, montre l enjeu que représente l agroalimentaire pour une région ainsi que les liens qui peuvent être tissés en termes de R&D entre l'agroalimentaire et la pharmacie. Ce pôle regroupe 150 industriels, salariés et 600 chercheurs. La R&D y est concentrée autour du thème central de "l'aliment de demain", c'est-à-dire la création de nouveaux produits pour répondre aux exigences des consommateurs : des aliments santé qui jouent la qualité, la sécurité (traçabilité), la santé et l'équilibre alimentaire, et qui sont aussi pratiques à cuisiner... Cette dynamique au service de l innovation pourrait permettre de créer nouveaux emplois en Bretagne dans les cinq ans. Le cluster agroalimentaire de Skane (Suède) :! Position géographique du cluster : un pôle de transit. Skane se trouve au sud de la Suède au sein d une région qui regroupe 3 millions de personnes dont étudiants répartis dans 12 universités. Par ailleurs, cette ville est proche de 3 aéroports, du pont sur l'oresund qui la relie au Danemark, et bénéficie d'un port dynamique.! Spécialisation du cluster : Le cluster s'est développé dès 1994 à partir de recherches sur les "alicaments" ou "alimentation fonctionnelle" (yaourt qui renforce la flore intestinale, boisson anti cholestérol ), c'est-à-dire des produits transformés à haute valeur ajoutée développés grâce à des projets de R&D mêlant alimentation et santé. Cette spécialisation dans l'alimentation fonctionnelle constitue le point fort de ce cluster. Ce cluster poursuit une logique de filière puisqu'il en regroupe tous les acteurs : - production agricole ( la région produit 1/3 des biens agricoles du pays) - biotechnologies - industries de la transformation - packaging - marketing (centre de recherche sur le comportement des consommateurs) - transport et logistique Les travaux récents au sein du cluster portent sur : - la poursuite du développement des "alicaments" ou "alimentation fonctionnelle", - le développement de nouvelles techniques de fabrication et de conservation pour allonger la durée de vie des produits, - des emballages écologiques, intelligents 81
82 ! Données chiffrées : salariés travaillent directement ou indirectement pour le pôle entreprises sont engagées dans le cluster dont de grandes entreprises internationales : Campbell Soup, Findus, Unilever, Best foods, Carlsberg, Kraft foods, Masterfoods, Alfalaval, Tetrapak (entreprise fondée à Lund), Rexam, et ABB. - Les activités de ce pôle agroalimentaire génèrent 20 milliards d Euros de chiffre d affaires annuel. - L Etat doit investir 3 millions d Euros par an dans la R&D du pôle sur la période projets de recherche sont en cours.! Le cycle de l'innovation dans le cluster agroalimentaire de Skane Programme de santé publique Marché de consommation Hôpitaux universitaires Marketing et production Organismes de coordination et de soutien Universités Packaging et élaboration des technologies de production Centres de recherches médicales des universités et entreprises Source : Position SKANE Entreprises et "capitaux risqueurs" 82
83 6 ème priorité : Le tertiaire : positionner le pôle Orly-Rungis comme 1 er quartier d affaires du sud francilien, favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux Face aux défis qui s imposent à la région en matière d attractivité et de compétitivité internationale, le développement de nouveaux quartiers d affaires apparaît nécessaire afin d attirer les grandes entreprises et les sièges sociaux. Le pôle Orly-Rungis a des atouts pour pouvoir s affirmer et constituer le premier quartier d affaires du sud francilien grâce à l implantation d équipements structurants et la mobilisation des acteurs en présence. Selon l enquête image réalisée par la CCIP, la référence au pôle Orly-Rungis, quartier d affaires, répond aux attentes des entreprises. 1) Agir sur la qualité de l immobilier d entreprise en développant l offre haut de gamme Pour favoriser l implantation des grandes entreprises et attirer les sièges sociaux, l immobilier d entreprise sur le pôle doit répondre à leurs attentes en terme de services, de requalifications, de démarches qualité et d image. La zone SILIC, a été la première à se positionner comme zone tertiaire «haut de gamme». En obtenant la certification ISO en 2006, elle a renforcé son approche qualitative et son image de marque. Son système de management valide une meilleure maîtrise des impacts environnementaux liés à son activité (risques environnementaux et sanitaires, sécurité et conditions de vie des salariés, relations avec les clients, les collectivités et les associations et maîtrise des coûts de consommation). Elle accueille aujourd hui les sièges sociaux de grandes entreprises liées à l agroalimentaire : Danone, Nestlé Waters et Puratas France (un des leaders mondiaux de la pâtisserie industrielle). La qualité et l image offertes par la SILIC participent au rayonnement du pôle Orly-Rungis en attirant sur le territoire de grandes entreprises. Au-delà de leur présence qui participe à la dynamique économique du pôle, leur implantation contribue à sa promotion envers d autres grandes entreprises. Afin d offrir des services en adéquation avec les attentes actuelles et potentielles de ses clients, la SILIC développe différents projets parmi lesquels on peut relever un projet de centre d affaires franco-espagnol. En effet, la plate-forme aéroportuaire d Orly est considérée comme la «porte d entrée de l Espagne pour la Région». La SILIC a développé ce projet de centre d affaires autour de cette proximité. Cet équipement proposera à la location des surfaces de bureaux à la demande pour une durée plus ou moins longue, agrémentée de services aux entreprises, leur permettant une première approche du territoire pouvant déboucher sur une éventuelle implantation dans le Val de Marne. Le projet, porté par la Chambre de Commerce et d Industrie d Espagne, le Département du Val-de-Marne et la SILIC est en cours de réalisation. Le concept a été présenté par la SILIC et a reçu des retours favorables. La CCI de l Essonne et la CCIP du Val-de-Marne soutiennent cette initiative qui permettra de renforcer l attractivité de l Ile-de-France et de l ouvrir davantage sur le sud de l Europe. ADP a également entrepris de développer une offre tertiaire sur les terrains disponibles de la plate-forme aéroportuaire d Orly. Il investit dans le concept «d Airport City» en donnant la priorité au développement immobilier pour la constitution d un pôle tertiaire de haute qualité (Cf. projets présentés dans la 1 ère Partie). L objectif est de favoriser le développement du pôle Orly-Rungis sur des activités à haute valeur ajoutée. Le développement d ADP sur Orly s appuie aujourd hui sur les activités aéroportuaires et sur 83
84 l offre immobilière tertiaire. Il se positionne sur ce projet comme aménageur et non comme gestionnaire. Selon la société BIPE 32 le modèle d Airport City peut se définir comme «un pôle urbain de plusieurs milliers d habitants, qui fonctionne pratiquement en continu et attire d autres types d usagers que ceux liés directement au transport aérien, l aéroport devenant une destination en soi». L aéroport de Schiphol répond assez exactement à cette définition en proposant des services sur mesure aux usagers grâce à la présence d un centre de conférences et d affaires et d une action foncière et immobilière rendue forte par une structure spécifique assurant la promotion de l image du secteur de l aéroport. Un benchmark effectué par KPMG pour la CRCI Paris-Ile-de-France entérine cette analyse en qualifiant Schiphol de «1 er aérotropolis», c est-à-dire un véritable centre urbain plurifonctionnel : centre d affaires, industrie et de logistique, tourisme et loisir, résidentiel. Le quartier d affaires développé par ADP représentera 1 million de m² sur 80 ha. Il prévoit un centre de conférences situé à proximité des terminaux pour une meilleure attractivité. Construite selon un modèle urbain (R+4) avec des commerces en rez-de-chaussée (type talons minutes, crèches, cafés), l offre se tournera vers le haut de gamme avec des services associés. Centre de congrès Source : Aéroports de Paris - Direction de l Immobilier Au-delà de la mise en place d un nouveau quartier d affaires contribuant à l attractivité régionale, les projets développés sur la plate-forme devraient permettre de mieux ancrer celle-ci dans son territoire et de conforter sa pérennité. D autres grands aéroports européens n ont pas subi les mêmes freins qu Orly dans leur développement grâce à la prise de conscience des communes riveraines autour du concept de valeur ajoutée des projets immobiliers pour l économie locale 33. Des collectivités locales ont pu, dans certains cas, jouer un rôle dans la stratégie de développement des plates-formes. Par exemple, à Amsterdam le projet immobilier a été soutenu par l autorité aéroportuaire, la compagnie KLM, les groupes immobiliers mais aussi les collectivités. La CCIP note avec satisfaction la prise de conscience et les actions de promotion que commencent à engager certaines communes autour de la plateforme aéroportuaire, laissant augurer d un avenir porteur pour son développement. 2) Soutenir l implantation d un «centre international d accueil d entreprises» Le projet de «centre international d accueil d entreprises» implanté dans l aérogare Orly- Sud vise à valoriser le lieu d échanges que constitue la plate-forme aéroportuaire d Orly. Il devrait voir le jour en 2006 avec une «période test» qui s échelonnerait jusqu en Ce projet a été élaboré conjointement par ADP, les Conseils généraux du Val-de-Marne et de l Essonne et la Région. Il s inspire du retour d expérience des actions développées à Roissy et en particulier des activités de la pépinière d entreprises «Aéropôle» et de l offre de services novateurs développée dans d autres capitales européennes. 32 Société d études économiques et de conseil en stratégie 33 Source BIPE 84
85 Ce centre assurera un rôle d interface d internationalisation en fournissant des espaces de travail «prêts à travailler» dans les locaux situés dans l aérogare Orly- Sud. Sur la cible internationale, les entreprises recherchées seront de type TPE-PME à l activité innovante ou en lien avec les activités fortes localement et situées dans un des pays ou régions desservis par les liaisons aériennes au départ de la plate-forme d Orly. Sur la cible TPE-PME locales, deux critères sont retenus : des entreprises existantes et souhaitant travailler dans une des zones géographiques ciblées, et des porteurs de projets désireux de se lancer dans une nouvelle activité à vocation internationale liée aux marchés étrangers desservis par l aéroport d Orly. La structure de portage est une association loi 1901 qui rassemble des membres fondateurs (les Conseils généraux de l Essonne et du Val-de-Marne, Aéroports de Paris), et des membres associés (le Conseil Régional d Ile-de-France, les Agences de développement de l Essonne et du Val-de-Marne, dont font partie la CCI de l Essonne et la CCIP Val-de- Marne). D autres membres tant publics que privés pourront être sollicités (l ADOR, les représentations économiques étrangères en France, les compagnies aériennes présentes sur l aéroport de Paris-Orly ). L adhésion de la CCIP à cette association démontre de sa volonté d accompagner le potentiel de développement des activités du pôle à l international et de son attractivité vis à vis des entreprises étrangères pour en faire un pôle majeur de développement et un atout pour l attractivité de la région Ile-de-France au plan international. Ce centre permettra par ailleurs à l aérogare d Orly sud de renouer avec une image positive, orientée vers le développement des affaires. 3) Etudier la création d un Centre de congrès sur la plate-forme aéroportuaire d Orly Dans le cadre du développement d un pôle d affaires, mais aussi en corrélation avec les besoins émergents du Cône Sud de l Innovation, la nécessité d un centre de congrès et de conventions, raccordé au mode aérien par un positionnement sur la plate-forme aéroportuaire et permettant l accueil d évènements à dimension nationale et internationale dans le sud francilien, est de plus en plus exprimée. Aujourd hui, les espaces disponibles (l espace Jean Monnet sur la zone SILIC et «l espace Rungis» sur le MIN) n offrent pas les capacités et les fonctionnalités suffisantes. La CCIP a participé au comité de pilotage animé par le Conseil général du Val-de-Marne pour étudier la création de cet équipement. Elle estime aujourd hui nécessaire un complément d études car la précédente étude n avait pas défini assez précisément le positionnement de l outil par rapport à l aéroport, le marché potentiel, la concurrence en présence et l intégration dans les logiques de pôles de compétitivité. En effet, il reste impératif de bien ajuster le projet au regard de l offre régionale en présence et notamment des 5 centres de congrès et de conventions majeurs à vocation nationale et internationale existants qui placent la région Ile-de-France à la 1 ère place européenne et mondiale. La demande locale pour cet équipement est forte. Avant même l achèvement des études de faisabilité, les Conseils généraux du Val-de-Marne et de l Essonne, ainsi qu ADP, ont déjà annoncé leur intention de présenter le projet dans le cadre des futurs contrats de projets , pour une mise en service en Le projet actuellement développé pourrait prendre la forme d un équipement polyvalent, ciblant plus particulièrement les acteurs de la santé et de la recherche et accueillant des évènements culturels. 85
86 5. AXE 5 : VALORISER, RECONVERTIR ET DEVELOPPER LES ZAE ET L IMMOBILIER D ENTREPRISE POUR UNE MEILLEURE ATTRACTIVITE Les ZAE revêtent un caractère stratégique sur un territoire en ce qu elles déterminent, par leur disponibilité et leur qualité, l attractivité d un pôle. Au-delà des développements dans le tertiaire pour la création de quartiers d affaires, il importe donc de s intéresser de façon globale au développement de l immobilier d entreprise sur le pôle. Le développement du pôle Orly-Rungis dépendra de la valorisation, de la reconversion et du développement de l ensemble de son potentiel foncier. 7ème priorité : Adapter l immobilier d entreprise et, en particulier, les ZAE aux besoins des entreprises Aujourd hui, l offre foncière sur Paris Petite Couronne est jugée comme globalement insuffisante face aux besoins des entreprises. Dès lors, le pôle doit profiter de sa position stratégique proche de Paris et du potentiel dont il dispose en prenant soin de le faire évoluer en adéquation avec les ambitions de développement du territoire en privilégiant les projets ambitieux et de portée régionale. Au-delà des nouveaux développements, la rareté du foncier disponible implique une intervention sur l existant, notamment sur les ZAE situées aux abords des emprises libérées par l arrivée des équipements structurants. 1) Valoriser les zones en développement et le potentiel disponible sur Orly-Rungis Aujourd hui, le développement des zones du pôle tend vers une tertiarisation qui s opère autour de grandes opérations foncières. Elles révèlent un grand potentiel de développement pour l avenir, appuyé en partie sur la densification. Ainsi, le renouvellement de l offre de bureaux est actuellement concentré sur le parc de la SILIC, et sur les quartiers prioritaires d ADP en cours de valorisation sur la plate-forme aéroportuaire d Orly. Par ailleurs, le développement de nouvelles activités liées à la filière agro-alimentaire entraîne de nouveaux besoins immobiliers. Une extension du MIN de Rungis est envisagée, sur la zone SENIA en particulier. A l avenir, le développement du pôle Orly-Rugis dépendra de sa capacité à accueillir de nouvelles activités industrielles de haute technologie en liaison avec les secteurs de la santé et de l agro-alimentaire. Actuellement, les réserves foncières se limitent sur l ensemble du pôle Orly-Rungis à 3% de la superficie totale des surfaces consacrées à l activité (34,62 ha). Les dernières disponibilités se localisent sur la zone Orlytech et la zone EURODELTA à Chevilly-Larue (2 ha disponibles consacrés à l agroalimentaire à proximité immédiate du MIN), les plus importantes se localisant aux franges Sud-Ouest et Est du périmètre du pôle (Wissous, Chilly-Mazarin - ZAC de la butte aux bergers I,II,III,), Athis-Mons et Villeneuve-le-Roi. Pour 53% des ZAE du pôle, la commercialisation est terminée (14 ZAE sont en cours de commercialisation - pour une surface moyenne disponible de 2.5 ha par zone) et les ZAE du cœur économique du pôle ne présentent plus actuellement de disponibilités. 86
87 L arrivée du tramway sur la RN 7 aura pour effet de libérer des emprises foncières (grâce à l expropriation des casses automobiles actuellement situées le long de cette voie). Sa requalification en boulevard urbain va affirmer son rôle d entrée de pôle. Dès lors, il est nécessaire de penser l avenir en développant un programme permettant la mutation des activités en cohérence avec les activités du pôle, notamment autour de la recherche et de l innovation à valeur ajoutée, comme peut le laisser présager la présence aujourd hui du site de recherche de L Oréal. L industrie du luxe se développe autour de ce pôle et pourrait impulser une nouvelle dynamique à ce territoire, notamment en lien avec le site Chérioux et son département chimie. L immobilier devra nécessairement être mixte afin de répondre au potentiel. Ainsi, le foncier disponible sur le pôle Orly-Rungis est en cours de valorisation. Au regard de la réduction de l offre nouvelle, il s agit pour le pôle aujourd hui d accompagner la requalification des ZAE existantes afin d anticiper les mutations économiques et l évolution de la demande et de maintenir l attractivité du pôle. La requalification doit prendre en considération l évolution du tissu économique, l accessibilité, les services et équipements dédiés aux entreprises et aux salariés et les capacités d accueil. Dans le cadre des réunions préparatoires aux Assises d Orly, un recensement des principales ZAE et de leur potentiel de développement a été présenté et de grandes orientations portant sur leur développement sont proposées (accueil d eco-industrie, de bureaux, de commerces, ). La CCIP soutient les initiatives locales et s implique dans le développement et l accueil des entreprises dans les ZAE. Pour ce faire, elle dispose de plusieurs outils : observatoires et études territoriales, marketing territorial, contribution aux projets de développement économique local et d aménagement La Délégation du Val-de-Marne de la CCIP est notamment intervenue pour proposer des pistes concernant la requalification de la zone SENIA. 2) Reconvertir la zone SENIA La reconversion de la zone SENIA (qui comprend m² d entrepôts vacants) est incontournable pour préserver le dynamisme et l attractivité de l offre en immobilier d entreprise du pôle Orly-Rungis. Cette zone rencontre des difficultés et nuit à l image du pôle. Une telle opération permettra de dégager d importantes disponibilités foncières (devenues rares sur le pôle) tout en permettant le maintien des entreprises dynamiques et créatrices d emplois. Elle complétera la gamme de l offre en immobilier d entreprise, en proposant des locaux d activités et des locaux mixtes de bonne qualité et à un prix raisonnable à des PME-PMI susceptibles de venir s implanter sur le pôle. Consciente des enjeux en présence, la CCIP s est impliquée dans la requalification de cette ZAE d importance. Elle a réalisé une étude sur sa requalification et a porté ses préconisations à la connaissance des principaux acteurs concernés dont le Conseil Général du Val-de-Marne. Les trois axes mis en avant par la CCIP font écho aux préoccupations majeures : la gestion de la zone, la sécurité du site, son image et son attractivité. La CCIP constate que le parti de commercialiser la zone en multipropriété, sans mise en place d un règlement contraignant, a été dommageable. Seule l AES (Association des Entreprises du SENIA) créée dans le but de constituer un moyen de pression auprès des pouvoirs publics a agit en mettant en place une signalétique de bonne qualité (plans et liste des entreprises à chaque entrée de desserte) mais celle-ci a été entièrement vandalisée. Cette association ne représente qu une minorité des entreprises et a du mal à se faire entendre des pouvoirs publics. Elle ne peut, à elle seule, pallier les nombreuses difficultés restantes. Il s agit donc de réfléchir à la mise en place d une nouvelle structure de gestion de la zone. 87
88 Il est nécessaire de fédérer les acteurs et d impliquer la multiplicité des propriétaires afin de dessiner un avenir commun à cette zone aux fortes potentialités foncières. La CCIP fait partie du conseil d administration de l AES. Elle souhaite s impliquer dans la mise en œuvre de certaines de ces priorités et étudie notamment des actions d accompagnement. Il conviendrait également d homogénéiser la vocation de la zone pour lui donner une identité, de traiter le paysage et de mettre en place ou restructurer un pôle multi-services. Parmi les mesures à mettre en place, la CCIP insiste sur la nécessité préalable de remettre la voirie en état, d améliorer le stationnement, de créer une signalétique du site et d améliorer les réseaux de Télécommunications. D autre part, les problèmes de sécurité qui nuisent à l attractivité de la zone doivent être traités. Enfin, des actions de promotion de la zone SENIA complèteraient son dispositif de reconversion. La CCIP propose la rédaction d un guide d information (ou un support de promotion) qui pourrait constituer un livret d accueil pour de nouvelles entreprises en présentant les services et équipements présents sur la zone ou à proximité, un annuaire des entreprises déjà implantées, et éventuellement le contexte économique local. Les projets d extension du MIN sur la SENIA s inscriraient dans cette dynamique de reconversion de la zone en lui offrant une lisibilité autour de la spécialisation agroalimentaire, ce qui pourrait également favoriser l émergence d un projet d envergure autour d un pôle agroalimentaire (Cf. Priorité n 5). 88
89 6. AXE 6 : OFFRIR DES CONDITIONS DE VIE ATTRACTIVES POUR LES SALARIES ACTUELS ET POTENTIELS DU POLE PAR DES ACTIONS RENFORCEES SUR LE LOGEMENT, LA FORMATION ET LA MOBILITE Face à la mutation des activités et l évolution des métiers, le pôle Orly-Rungis doit être en capacité d attirer et de conserver la main d œuvre adéquate. Il s agit d actionner les leviers du logement, de la formation et de la mobilité afin que le pôle puisse offrir des conditions de vie attractives aux salariés actuels et potentiels du pôle. 8 ème priorité : Répondre au problème du logement pour attirer les salariés, en liaison avec les nouveaux besoins du pôle et ses ambitions de développement 1) Mener une politique volontariste en matière de logement dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis Attirer et conserver les différentes catégories de salariés nécessaires pour occuper les emplois proposés sur le pôle implique d offrir une qualité de vie satisfaisante notamment pour la classe moyenne qui a tendance à quitter la région pour cause de cherté. L urbanisation de la zone devra répondre à la demande de cette diversité de population. Le positionnement du pôle Orly-Rungis dans l OIN Seine-Amont Orly Rungis doit lui permettre de bénéficier de l impulsion donnée dans ce cadre en matière de logement. En effet, les trois OIN récemment annoncées par l Etat devront jouer un rôle particulier pour atteindre l objectif de logements neufs par an partagé par l Etat et la Région dans le cadre de la révision du SDRIF. A travers l OIN Seine-Amont - Orly-Rungis, l Etat a marqué sa volonté d accélérer le développement du territoire. Il considère que le Val de Marne dispose d un fort potentiel foncier pour le logement. La CCIP encourage fortement la concrétisation de cette ambition et insiste sur la nécessité de prendre en compte les besoins de toutes les catégories de salariés. 2) Prendre en compte les besoins de toute la population et de tous les salariés en adéquation avec la mutation des emplois vers une plus forte qualification La mutation des emplois attire des salariés plus qualifiés qui doivent pouvoir trouver des logements adaptés. Afin de répondre aux ambitions de développement du pôle, une véritable politique de mixité urbaine doit donc être mise en œuvre avec une prise en compte des besoins de toute la population et de tous les salariés. La CCIP suggère plusieurs pistes: - activer la construction neuve de logements diversifiés répondant aux besoins des salariés et des populations locales, - doter le territoire des infrastructures de transport nécessaires pour un meilleur accès aux zones d emplois (Cf. Priorité n 1), 89
90 - respecter un taux plafond de logements sociaux dans certaines zones déjà enclavées (notamment sur Orly) afin de ne pas accentuer les poches de pauvreté déjà très présentes sur ce territoire, - requalifier les grands ensembles d habitat édifiés dans les années 70 pour atténuer les coupures sociales avec les quartiers pavillonnaires (notamment ceux qui ne rentrent pas dans le dispositif de renouvellement urbain), - poursuivre l aménagement des berges de la Seine et de la Marne pour faire de ces fleuves un élément structurant du paysage urbain sans oublier le développement économique (logistique), - agir sur le cadre de vie par l accompagnement paysager des routes départementales et nationales et une meilleure prise en compte des entrées de ville, - promouvoir la qualité architecturale dans toutes les nouvelles constructions notamment par la signature d une charte d engagements. 9 ème priorité : Répondre aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi Attirer et conserver la main d œuvre nécessaire sur le pôle implique d offrir des formations et des services adaptés. Aujourd hui, la main d œuvre disponible sur le territoire du Val-de- Marne ne correspond pas à la demande des entreprises du pôle Orly-Rungis qui puisent dans les territoires limitrophes. Devant cette pénurie de main d œuvre, il convient de mieux articuler le bassin d emploi avec l offre dégagée par les activités du pôle Orly-Rungis. La CCIP propose plusieurs pistes. 1) Concevoir des formations adaptées aux besoins des entreprises en matière d emploi et de qualification grâce à des formations et des services adaptés pour favoriser l emploi La mutation des métiers directement liés aux activités du MIN, de la plate-forme aéroportuaire et des plates-formes logistiques nécessite de considérer l évolution des qualifications des salariés et de proposer des formations adaptées aux besoins évolutifs des entreprises. Le cas du MIN de Rungis est exemplaire. Au-delà des emplois classiques, il s est opéré une mutation des profils d emplois ; les besoins d activités à haute valeur ajoutée ont entraîné le développement des métiers «hight tech» et innovants ce qui implique une adaptation des recrutements grâce à des actions complémentaires. Confronté à un déficit de main d œuvre, le MIN a mis en place une série de mesures qui commence à porter ses fruits : - chaque année se tient un Forum des métiers où toutes les professions sont représentées (informaticien, hôtesse de caisse, découpeur, préparateur de commandes, ). L objectif est de recevoir un large panel de jeunes (de la 3ème au BTS Actions Commerciales) et de leur faire découvrir la vie de l entreprise ; - plus spécifiquement, des «plates-formes conseils» mettent en place des formations pour le compte des grossistes (par exemple les cycles proposés par la CCIP (CPA) pour la formation des cadres dirigeants pour reprise et / ou création de PME recueillent un certain succès) ; 90
91 - enfin, la présence d une «Madame Emploi» sur le site aide à faire le lien entre les besoins des chefs d entreprises et les demandes provenant de l ANPE. Globalement, renforcer l interface entre la formation, la recherche et les entreprises s impose afin de mettre en connexion les besoins des entreprises du pôle Orly-Rungis et l offre des centres de formations du Département. Il ressort de l enquête image de la CCIP que soutenir la formation professionnelle en développant de nouvelles formations sur le pôle, notamment en lien avec l agroalimentaire, est une orientation stratégique et un enjeu majeur en terme d image et de dynamique d entraînement. Ces mesures favorisent l emploi et permettent au pôle Orly-Rungis de disposer d une main d œuvre qualifiée sur laquelle il peut s appuyer pour se développer. On peut notamment citer le projet développé par Tecomah, l Ecole de l environnement et du cadre de vie de la CCIP, qui propose, dès la rentrée 2006, une formation supérieure en management de la stratégie et des ressources de l entreprise dans les secteurs de l agroalimentaire, de l environnement et de la santé. 2) Créer les conditions pour améliorer et sécuriser l accès et le maintien dans l emploi L attractivité du bassin d emploi du pôle Orly-Rungis doit être également améliorée par la mise en place sur le pôle de services répondant aux besoins des salariés. Ainsi, le développement de moyens de transports adaptés aux horaires décalés des salariés (sur le MIN de Rungis, sur la plate-forme aéroportuaire, ) et le développement de services associés sur les zones d emplois (crèches et services à la personne) sont aujourd hui une nécessité pour attirer la main d œuvre et favoriser l accès à l emploi. Par ailleurs, les salariés du pôle bénéficient de mesures confortant le maintien dans l emploi grâce à un mécanisme développé à l échelle du département du Val-de-Marne. Une «passerelle entreprise», initiée par le Conseil général du Val-de-Marne, permet au demandeur d emploi d entrer ou de revenir sur le marché de l emploi dans une logique d adaptation au poste par une période d apprentissage et de recadrage. Il convient d encourager ces démarches qui soutiennent le développement du pôle en rappelant la nécessité de s intéresser aux besoins réels des entreprises et des salariés dans un contexte d évolution des emplois et des qualifications. 91
92 7. AXE 7 : SOUTENIR LA CONVERGENCE DES INITIATIVES PUBLIQUES ET PRIVEES DANS LE CADRE D UNE STRATEGIE PARTAGEE 10 ème priorité : Encourager la coopération entre acteurs à l échelle du pôle 1) Soutenir la convergence des initiatives des différents groupes d acteurs Le pôle Orly-Rungis souffre depuis de longues années d une coopération disséminée entre plusieurs groupes d acteurs qui met en évidence l absence de toute démarche globalisante. 14 communes composent le pôle Orly-Rungis : Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Orly, Villeneuve-le-Roi, Athis-Mons, Morangis, Chilly-Mazarin, Wissous, Rungis, Fresnes, Thiais, Ablon-sur-Seine, Juvisy-sur-Orge, et Paray-Vieille-Poste et il n existe aucune structure de concertation à cette échelle. Cette difficulté rejaillit sur la perception, déjà mauvaise car confuse, de l image du pôle. Face à cette absence de coopération certaines initiatives ont vu le jour autour d acteurs publics ou privés, conscients de la nécessité d une action concertée : - Le 15 mars 2004, Chevilly-Larue a créé avec les communes d Ablon, Choisy-le-Roi, Orly, Rungis, Thiais et Villeneuve-le-Roi, le Syndicat intercommunal d études du Pôle Orly-Rungis. Ce syndicat d études préfigure une intercommunalité (une communauté de communes dans un premier temps). Il se positionne comme un interlocuteur de poids pour la conception de l aménagement du territoire et le développement économique. - L ADOR est un regroupement de grands propriétaires fonciers (ADP, Belle-Epine, Rungis, SILIC, SOGARIS, Pôle hôtelier) qui travaille sur des enjeux d aménagement du territoire en tant qu opérateur économique. Il apporte notamment sa contribution en matière d accessibilité du pôle. Ces initiatives ont permis d amorcer un dialogue et une réflexion sur l avenir du pôle. L ADOR a pu obtenir des résultats concrets sur l accessibilité en impulsant notamment la mise en place du plus grand PDE de France. Le Syndicat intercommunal d études du Pôle Orly-Rungis a lancé quant à lui un diagnostic territorial avant de mettre en place une véritable intercommunalité de projet. La CCIP constate donc une volonté d action concertée qui reste encore néanmoins le fait de groupes restreints portant sur un périmètre limité. Il est donc nécessaire d aller au-delà de ces démarches et de faire converger les différentes initiatives. 2) Concrétiser la dynamique des Assises d Orly Dans ce cadre il est important de saluer l initiative des Assises d Orly prise par le Conseil général du Val-de-Marne et le Conseil général de l Essonne et qui permet depuis octobre 2005 de réunir l ensemble des acteurs autour de la construction d un projet de développement partagé pour le pôle d Orly. 92
93 Le Conseil général du Val-de-Marne par l intermédiaire de son Agence de Développement, souhaite rassembler et mobiliser les acteurs privés et publics dans le but de promouvoir l image économique du territoire, consolider et conforter le tissu d entreprises et soutenir l innovation. A l occasion de la clôture, en octobre 2005, des premières Assises d Orly, les représentants des Conseils généraux du Val-de-Marne et de l Essonne ont soulevé un certains nombres d interrogations et ont annoncé la mise en place de chantiers thématiques pour y répondre : - harmonisation des projets de développement sur le territoire pour un développement du foncier maîtrisé et durable, - amélioration de la qualité de vie, - optimisation de l offre aérienne afin de répondre aux attentes du tissu économique en présence, - accessibilité du pôle, - renforcement des retombées économiques et soutien à l emploi. A présent, il semble nécessaire d aller au terme de la démarche impulsée pour le pôle Orly- Rungis en actionnant les leviers identifiés en terme d accessibilité et de desserte, d attractivité régionale, nationale et internationale, de qualité de vie et de positionnement économique fort. Il apparaît clairement que seule une action concertée des différents acteurs permettra de faire aboutir un projet d ensemble. 3) Vers une charte commune de développement? Les découpages administratifs rendent difficile et complexe la gestion du territoire. Or, comme il a été précédemment notifié, le pôle Orly-Rungis se compose de 14 communes qui ne se retrouvent dans aucune structure commune. Aujourd hui, dans le cadre de l Opération d Intérêt National Seine-Amont - Orly-Rungis, l Etat a décidé de la mise en place d un Etablissement Public Administratif (EPA). Cet EPA constituera une instance de gouvernance, un lieu de décisions des orientations du projet de développement urbain du territoire et un outil d ingénierie stratégique et opérationnelle d aménagement. La difficulté résidera dans la capacité à rassembler dans une même entité l ensemble des acteurs publics pour un travail en commun autour de l EPA. Le périmètre de l OIN couvre 12 communes 34 dont certaines appartiennent au pôle Orly- Rungis ce dernier n étant pas inclus en totalité au sein du futur projet économique et territorial de l OIN. S il importe pour l avenir du pôle de s ancrer dans l OIN et de profiter de sa dynamique, il est cependant nécessaire d appréhender les risques pour la visibilité et l identité propre du pôle Orly-Rungis. La nécessité de trouver une structure de concertation et de projet qui corresponde à l échelle du pôle est ainsi réaffirmée. A l image de ce qui est actuellement mis en place dans le Val-de-Bièvre, une charte commune de développement sur le pôle Orly-Rungis pourrait être encouragée afin que l ensemble des acteurs s impliquent autour du territoire pour dégager un projet de développement partagé. 34 Le périmètre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis englobe le pôle Orly Rungis. En effet, les communes qui constituent le périmètre exploratoire défini en annexe de la lettre du Premier Ministre sont principalement regroupées au sein de deux structures de projet : l association Seine Amont Développement (ASAD) qui réunit Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Alfortville, Choisy-le-Roi, et Orly, et le syndicat intercommunal d études du pôle Orly Rungis (SIEPOR) qui réunit Thiais, Chevilly-Larue, Orly, Choisy-le-Roi, Ablon-sur-Seine, Rungis, Villeneuvele-Roi. Les communes de Valenton et de Villeneuve-Saint-Georges n appartiennent à aucun regroupement. Celles d Orly et de Choisy-le-Roi font partie des deux structures de projet et constituent de ce fait une articulation au sein du territoire. Les communes de Choisy-le-Roi, Villeneuve-le-Roi, Sablon-sur-Seine, Chevilly-Larue, Orly, Thiais et Rungis forment le territoire commun à l OIN et au pôle Orly-Rungis. 93
94 Réunir l ensemble des acteurs autour d une charte de développement sur des thématiques phares telles que le développement durable, la qualité, la sécurité, apparaît d ailleurs comme une orientation à suivre dans les résultats de l enquête image menée par la CCIP. 11 ème priorité : Affirmer l importance d une intervention publique sur le pôle Les problématiques identifiées pour l avenir du pôle se posent en terme d'accessibilité, de compétitivité économique, de formation, de logement, etc. Elles impliquent des investissements et des actions lourdes et indispensables de la part des acteurs publics. Une approche concertée de la part de tous les acteurs du pôle permettra de peser efficacement sur les choix engagés. 1) Réaffirmer le rôle structurant de l Etat et l efficacité attendue de son intervention sur le pôle Orly-Rungis, notamment dans le cadre de l OIN Seine-Amont Orly-Rungis Le rôle de l Etat est historiquement moteur dans le développement du pôle : c est lui qui est à l origine des équipements majeurs du pôle (plate-forme aéroportuaire d Orly et MIN de Rungis). Leur avenir dépend des politiques retenues au niveau national. La plate-forme est confrontée à une limitation du nombre de créneaux accordés par le COHOR 35 (Cf. Priorité n 2). Face à la nécessité du redéveloppement de la plate-forme aéroportuaire d Orly à l international, une intervention de l Etat, seul à même d intervenir dans l affectation des créneaux, est indispensable. En effet, une meilleure optimisation des créneaux permettra de redévelopper le trafic et aidera les compagnies aériennes à tisser un réseau européen. Historiquement, le MIN de Rungis est un équipement créé par l Etat. Progressivement il a remplacé les Halles de Paris. L Etat a assuré sa protection, dès l origine, par la mise en place de deux périmètres 36. Aujourd hui, le MIN est dans une situation de concurrence internationale. L Etat a décidé par décret (décret du 12 juin 2003) de supprimer le périmètre de protection positif. Dès lors, le périmètre de protection négatif reste le seul applicable. Il comprend la grande couronne et inclut la plate forme de Roissy CDG. Le périmètre de protection (négatif) du MIN de Rungis assure encore une stabilité concurrentielle et permet une organisation lisible des différents acteurs de la distribution et un équilibre des circuits de commercialisation. Mais ce périmètre est aujourd hui fragilisé par la forte pression exercée par des opérateurs privés extérieurs au marché. Une position affirmée sur la pérennité du périmètre de protection du MIN est donc attendue de L Etat. Par ailleurs, l Etat a fixé des objectifs ambitieux pour le territoire à travers l OIN Seine- Amont Orly Rungis et affiche une forte volonté en matière de développement économique et territorial. Dans ce cadre, de nombreuses infrastructures stratégiques pour le pôle Orly-Rungis pourraient voir leur réalisation s accélérer : l amélioration des RER C et D, la réalisation des franchissements de la Seine, l établissement d une connexion sud à grande vitesse des TGV et la création d une gare TGV à Orly. De même, les ambitions affichées en terme de logement sont stratégiques. L Etat doit aujourd hui porter jusqu à leur réalisation ces projets déterminants pour l avenir du pôle Orly-Rungis. 35 L Association pour la Coordination des Horaires a pour mission la coordination pour l attribution des répartition des créneaux horaires sur les aéroports de Paris-Orly et Paris CDG. 36 Un périmètre positif (Paris et petite couronne, où toute activité de commerce de gros en produits frais était interdite) et un périmètre négatif (grande couronne parisienne, où des dérogations pouvaient être accordées). 94
95 Dans le cadre des CPER , l Etat a soutenu deux projets de transport majeurs pour le pôle : le prolongement de la ligne 7 du métro par un tramway en site propre de Villejuif à Juvisy-sur-Orge (Cf. Priorité n 1) et le prolongement du TVM à l ouest, de Chevilly- Larue à la Croix de Berny. Ce dernier projet assurera deux points de desserte du pôle grâce à une station à Chevilly-Larue Mairie située à Côté du MIN de Rungis et une autre station à Pont d Orly près de la zone d activités du DELTA. L Etat doit mener les actions nécessaires afin de concrétiser ces projets. Ceux n ayant pas pu être achevé au cours du CPER actuel devront être inscrit au prochain CPER. Les nouveaux CPER devront par ailleurs prévoir l inscription d autres projets structurants tels que les franchissements de Seine et l amélioration de la desserte des zones d activités. 2) Assurer une intégration du pôle dans la stratégie régionale et locale Si le rôle de l Etat est fondamental, la Région a un poids de plus en plus important. En effet, le Conseil régional, responsable de l élaboration du SRDE et désormais de la révision du SDRIF, renforce son implication dans la stratégie régionale en matière économique et territoriale. Il faut s attacher à promouvoir la place du pôle Orly-Rungis dans la Région et permettre l inscription dans ces documents des orientations économiques et territoriales qui favoriseront le développement du pôle. Par ailleurs, la décentralisation a engendré un retrait complet de l Etat du conseil d administration du STIF. Il est dès lors administré par un conseil de 29 membres et présidé par le président du Conseil régional. Le STIF approuve les grands projets d infrastructures en cours. La CRCI Paris-Ile-de-France, représentée au sein du conseil d administration du STIF en la personne de son président Pierre SIMON, appuiera les projets pour le pôle, défendus dans le cadre de sa contribution à la révision du SDRIF, et s attachera à orienter les choix du STIF en ce sens. En effet, la Région doit participer à la volonté de développement du pôle Orly-Rungis qui passe nécessairement par la création et la modernisation des grandes infrastructures de transport du territoire. Enfin, la Région va jouer un rôle stratégique dans l élaboration des futurs CPER. La CCIP soutient l inscription des projets structurants pour l avenir du pôle Orly-Rungis. Le Département joue de même un rôle dans ces débats afin de faire entendre les besoins du territoire. Ses préoccupations et priorités ont été exprimées dans le Schéma Départemental d Aménagement. L Agence de Développement du Val-de-Marne organise régulièrement des débats sur les principaux enjeux économiques du Département. Différents acteurs (chefs d entreprises, chercheurs, élus, spécialistes et experts) se réunissent pour confronter leurs expériences et dégager les perspectives d une ambition réussie. Le pôle Orly-Rungis a ainsi fait l objet d une telle manifestation. La CCIP se félicite que l Agence de Développement du Val-de-Marne rallie et fédère ces acteurs autour des problématiques affectant le pôle Orly-Rungis et contribue à forger une identité. L intervention du département se concrétise aussi par sa participation au financement de certaines actions et infrastructures majeures pour le développement du pôle Orly-Rungis en particulier dans le cadre de ce qui est prévu au titre des contrats avec la Région (mesures pour améliorer l accessibilité de la zone SENIA, etc.). Les grandes orientations de l intervention publique vont être conditionnées par les priorités retenues dans le cadre des documents stratégiques actuellement discutés (SDRIF et SRDE). Il importe donc de promouvoir l importance stratégique du pôle Orly-Rungis en inscrivant les 11 priorités retenues pour le pôle dans la stratégie régionale afin d en faire un atout pour la Région et pour le positionnement de la région Ile-de-France au niveau international. 95
96 CONCLUSION Le pôle Orly-Rungis, territoire stratégique de développement économique, bénéficie d une position importante en Ile-de-France et profite de la présence d équipements structurants de dimension nationale et internationale. Face aux défis économiques et territoriaux qui s imposent et au regard des enjeux majeurs en présence, son développement doit être redynamisé. La CCIP propose 11 priorités pour faire du pôle Orly-Rungis un pôle économique compétitif et structurant et affirmer son image et son identité. Ces priorités s inscrivent largement dans la dynamique régionale en cours alors que s élaborent le SRDE et les CPER et que le SDRIF est mis en révision. La présente étude du pôle Orly-Rungis révèle un pôle «exemplaire» en Ile-de-France, tant par la similitude des atouts qui contribuent à faire de l Ile-de-France une région compétitive et attractive que par les défis qu il devra relever pour rester ce pôle de développement économique majeur. La CCIP souhaite ainsi soutenir les pôles de développement de la région francilienne et contribuer à renforcer l efficacité des entreprises, les maintenir ou les attirer en Ile-de-France afin de conforter la place et le rôle de la région capitale dans la compétitivité mondiale. Les découpages administratifs rendent difficile et complexe la gestion du territoire. L objectif d un système de gouvernance est d encourager l ensemble des acteurs à s impliquer autour d un territoire afin de dégager un projet de développement partagé. Le développement du pôle Orly-Rungis passe par une coopération des différents acteurs pour répondre de façon concertée aux enjeux de compétitivité et défendre auprès de l Etat et de la Région les investissements et les actions indispensables à son avenir. 96
97 ANNEXE 97
98 Annexe 1 Evolution de la structure de l'emploi salarié dans le Val-de-Marne et en Ile-de-France entre 1994 et 2004 Pôle Orly-Rungis* Val-de-Marne Ile-de-France Evolution *** Effectifs Poids Effectifs Poids Effectifs % Indice de Poids du pôle Evolution Evolution spécialisation *** *** dans l emploi du pôle ** du VDM (2004) Effectifs Poids Effectifs Poids Effectifs % Effectifs Poids Effectifs Poids Effectifs % VDM IDF AGRICULTURE 14 0,0 6 0, % 18,2% , % , % 0,6 0,4 Industries agricoles et aliment , , ,4% , , , , ,5 2,3 Industrie des biens de conso , , ,0% , , , ,5 0,4 Industrie automobile , , ,7% , , , , ,4 0,3 Industrie des biens d'équipement , , ,9% , , , , ,8 0,6 Industrie des biens intermédiaires , , ,2% , , , ,1 1,1 Energie 227 0, , ,5% 506 0, , , , ,8 1,1 TOTAL INDUSTRIE , , % 30,4% , , % , , ,0 0,8 TOTAL CONSTRUCTION , , % 30,4% , , % , , ,0 1,6 Commerce , , ,0% , , , , ,2 1,6 -dont commerce de gros , , ,4% , , , , ,6 2,3 Transport , , ,5% , , ,0 2,5 Activités financières et immob , ,1-8 -0,3 11,3% , , , , ,4 0,3 Services aux entreprises , , ,4% , , , , ,0 0,9 -dont services de haute techno , , ,5% , , , , ,9 0,6 -dont services opérationnels , , ,8% , , , , ,2 1,3 Services aux particuliers , , ,2% , , , ,0 0,7 TOTAL SERVICES MARCHANDS , , ,2% 33,2% , , % , , % 1,1 1,1 Education, santé et action sociale , , ,1% , , , , ,6 0,7 Administration 286 0, , ,1% , , , , ,1 0,1 TOTAL SERVICES , , ,4% 30,9% , % , , % 1,0 1,0 Activités associatives et inconnues , , , , , , TOTAL EMPLOIS SALARIES ,3% 31,0% ,3% % Source : calculs CCIP à partir de données UNEDIC * : Le périmètre du pôle Orly-Rungis retenu ici regroupe les 14 communes citées dans l introduction de ce rapport. ** : "Indice de spécialisation du pôle" : Pour la colonne Val-de-Marne, cet indicateur représente la spécialisation relative du pôle Orly-Rungis dans chaque domaine d'activité par rapport au Val-de- Marne. Un indice supérieur à 1 signifie que pour un secteur donné (p. ex : les industries agroalimentaires), la part de ce secteur dans l'emploi du pôle est supérieure à sa part dans l'emploi départemental. Si l'indice est inférieur à 1 (p. ex : les activités financières et immobilières), alors la part de ce secteur dans l'emploi du pôle est inférieure à sa part dans l'emploi départemental. Cet indice est calculé de la façon suivante : "Indice de spécialisation VDM = poids du secteur dans l'emploi du pôle / poids du secteur dans l'emploi du Val-de-Marne". La même méthode s'applique pour calculer l'indice de spécialisation du pôle par rapport à la région dans son ensemble. *** : les données sur l emploi salarié 2004 fournies par l UNEDIC sont provisoires 98
PREAMBULE. ETUDE D IMPACT PIECE 7 - Partie 1 Résumé non technique de l étude d impact. Les objectifs : Présentation :
PREAMBULE Présentation : L étude d impact développée ci-après concerne la création d une ligne de tramway entre Villejuif Louis Aragon et Athis-Mons (centre commercial). Le tronçon Athis-Mons Juvisy-sur-Orge,
The future is a place : Paris-Val de Marne
The future is a place : Paris-Val de Marne 2011 Agence de Développement du Val de Marne Val de Marne : faits et chiffres Département : Val de Marne Région : Ile de France Préfecture : Créteil 47 communes
CENSI BOUVARD. Residhome Apparthotel Paris Nanterre. Nanterre (92)
CENSI BOUVARD 2014 (92) o Prootant du dynamisme de La Défense et de l'attractivité d'une vraie vie de quartier, la résidence Résidhome Paris se situe sur une place bordée de commerces et de restaurants.
Stratégie et développement du groupe SOGARIS en logistique urbaine pour l agglomération parisienne
Stratégie et développement du groupe SOGARIS en logistique urbaine pour l agglomération parisienne Christophe RIPERT, Directeur immobilier, SOGARIS Cette présentation porte sur des exemples concrets d
LA DEFENSE / SEINE ARCHE OIN LA DEFENSE
LA DEFENSE / SEINE ARCHE Le périmètre d intervention de l EPAD créé en 1958, est devenu périmètre d Opération d Intérêt National en 1983. Celui-ci a été scindé en deux le 19 décembre 2000 entre d une part
Secteur Paris 13 e - Ivry - Vitry Réunion publique. du 27 novembre 2012. Vitry-sur-Seine
Secteur Paris 13 e - Ivry - Vitry Réunion publique du 27 novembre 2012 Vitry-sur-Seine!" Le programme de la réunion 2 Le programme de la réunion Le dispositif de concertation Les acteurs et les objectifs
votre entreprise à Sénart Salle de conférences Gare RER
votre entreprise à Sénart Salle de conférences Gare 1 VENIR À SÉNART Accès 4 gares. Autoroute A5a. 35 lignes de bus. Des liaisons performantes Située à 30 km au sud-est de Paris, l agglomération de Sénart
Stratégie et développement du groupe Sogaris en logistique urbaine pour l agglomération parisienne
Stratégie et développement du groupe Sogaris en logistique urbaine pour l agglomération parisienne Logistique urbaine : Sogaris imagine des solutions adaptées à la ville de demain Le 16 avril 2014 Contacts
Office Avenue. Montrouge Hauts de Seine (92) Espaces Business Montrouge. A partir de 97.251 HT. Mobilier et équipement inclus Rentabilité 4,60% HT
Office Avenue Montouge (92) office-avenue.fr Office Avenue office-avenue.fr Espaces Business Montrouge A partir de 97.251 HT Mobilier et équipement inclus Rentabilité 4,60% HT Montrouge Hauts de Seine
T7 : une nouvelle ligne de tramway voit le jour en Île-de-France
DOSSIER DE PRESSE Inauguration et mise en service samedi 16 novembre 2013 T7 : une nouvelle ligne de tramway voit le jour en Île-de-France Une nouvelle ligne pour une mobilité accrue et plus de services
Stratégie locale en faveur du commerce, de l artisanat & des services
1 Stratégie locale en faveur du commerce, de l artisanat & des services Pays Cœur de Flandre I Phase II La formulation de la stratégie Région Nord Pas de Calais Avril 2013 Région Communauté Nord Pas de
Paris-Saclay Index Immobilier d entreprise nº 1 mars 2015
Paris-Saclay Index Immobilier d entreprise nº 1 mars 2015 125 000 m 2 de bureaux commercialisés en 2014 80 000 m 2 d offre neuve ou en chantier 220 HT HC m²/an de loyer moyen Chantier EDF Lab R&D, juillet
Le réseau de transport public du
Un nouveau réseau de transport structurant pour la Région Capitale Le projet soumis au débat : 155 kilomètres de métro automatique en double boucle, pour relier rapidement Paris et les pôles stratégiques
Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire
Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire PROJET D ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE OCTOBRE 2014 TABLE DES MATIÈRES POURQUOI UN ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE?...
Carré Vélizy, Vélizy-Villacoublay (78)
Carré Vélizy, Vélizy-Villacoublay (78) Dossier de presse 1 er décembre 2009 Jacques BLANCHARD, MRM Président Directeur Général Olivier LEMAISTRE, CB Richard Ellis Investors Responsable du portefeuille
47 équipements. Un projet urbain singulier et pluriel! Est Ensemble, une ambition métropolitaine. 1,8 million de m² constructibles à horizon 15 ans
9 villes Est Ensemble, une ambition métropolitaine La Communauté d agglomération Est Ensemble a été créée le 1 er janvier 2010. Située aux portes de Paris, elle regroupe 9 villes de Seine-Saint-Denis Bagnolet,
Journée d information du 5 novembre 2012. Mobilité Multimodale Intelligente Urbanisme, tourisme, logistique urbaine. économiques
Journée d information du 5 novembre 2012 Mobilité Multimodale Intelligente Urbanisme, tourisme, logistique urbaine économiques Gabrielle LABESCAT Principales tendances du tourisme urbain impactant la mobilité
Etude de diagnostic territorial et accompagnement de projets en vue de la revitalisation du site de la base aérienne de Brétigny
Etude de diagnostic territorial et accompagnement de projets en vue de la revitalisation du site de la base aérienne de Brétigny Phase 2 Perspectives de développement Proposition de stratégie de mise en
ƫ ƫ ƫ DESSERVI GAGNE EN EFFICACITÉ
ROISSY PARIS NORD 2 CONNEXION ƫ ƫ ƫ DESSERVI GAGNE EN EFFICACITÉ Paris Porte de la Chapelle à 15 minutes Aéroport de Paris-CDG à proximité immédiate DES MOYENS DE TRANSPORT ADAPTÉS À CHAQUE USAGE!ƫ.ƫ!ƫ+%//5ġ.%/ƫ+.
DU GRAND LYON MISE A JOUR 31/12/2012. Avril 2013
OBSERVATOIRE DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE SUR LE POLE ECONOMIQUE OUEST DU GRAND LYON MISE A JOUR 31/12/2012 Avril 2013 TECHLID L Espace EDEL-Ouest - 185, allée des Cyprès 69760 Limonest : 04 72 17 03 33
É dito E. Investir V illejuif
Investir V illejuif É dito E n 2014, la ville de Villejuif prend un nouveau cap. Aujourd hui, elle révèle tout son potentiel, sa richesse et sa vitalité, et nous sommes très heureux d accueillir chaque
C O M M U N I Q U E D E P R E S S E
Conclusion d un accord de partenariat pour l implantation d une usine au sein d Atlantic Free Zone à Kénitra De gauche à droite : M. Abdellatif Hadj Hamou, Président du Directoire de MEDZ, M. Alexandre
L INDUSTRIE : QUELLE PLACE DANS LE GRAND PARIS? Le point de vue des entreprises du Val-de-Marne
L INDUSTRIE : QUELLE PLACE DANS LE GRAND PARIS? Le point de vue des entreprises du Val-de-Marne CCIR - Garault CCIR - Daburon LE BILLET DES RAPPORTEURS Au moment où se dessine la Métropole du Grand Paris,
HOTEL LOGISTIQUE SOGARIS DE CHAPELLE INTERNATIONAL PARIS 18 ème arrondissement
HOTEL LOGISTIQUE SOGARIS DE CHAPELLE INTERNATIONAL PARIS 18 ème arrondissement APPEL A MANIFESTATION D INTERÊT Pour l exploitation de l Espace Urbain de Distribution Septembre 2014 Date limite de réception
UN PÔLE INTERNATIONAL D AVENIR
Au sud de l Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle A Tremblay-en-France UN PÔLE INTERNATIONAL D AVENIR Ville de Tremblay-en-France Un site exceptionnel. Une dynamique de développement en phase active. Un projet
Le Val d Orge au Stand D02 - Hall Passy Construisons la plus grande réserve foncière d Ile-de-France Contact presse : Charlotte Limare
Le Val d Orge au Stand D02 - Hall Passy Construisons la plus grande réserve foncière d Ile-de-France Dossier de presse SIMI du 4 au 6 décembre 2013 Contact presse : Charlotte Limare Tél. : 01 69 72 17
Présentation du programme
Nouveau grand paris Grand Paris Express Le Réseau de Transport public du Grand Paris Dossier d enquête préalable à la Déclaration d Utilité Publique Tronçon Pont-de-Sèvres Noisy Champs (ligne rouge
ATHELIA V L offre foncière et immobilière pour l économie tertiaire et l industrie de pointe.
ATHELIA V L offre foncière et immobilière pour l économie tertiaire et l industrie de pointe. L économie de la connaissance et l industrie : au cœur de la stratégie de développement économique de MPM
Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris
Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Thème : Commercialiser la campagne : les questions de base posées aux territoires
Incarner un aéroport différent, à taille humaine
Incarner un aéroport différent, à taille humaine Notre aéroport dispose d un des plus forts potentiels de développement en Europe. Notre ambition est d incarner un aéroport différent. A taille humaine.
PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles
PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles I- LE PARC DES EXPOSITIONS AUJOURD HUI Bien positionné sur les classements internationaux, Paris est une destination phare du tourisme d affaires au niveau
LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Asnières bénéficie d'une excellente connexion au réseau de transports en commun de l Île-de-France. Toutefois, le territoire génère de nombreux déplacements motorisés et supporte les déplacements pendulaires
SCHÉMA DIRECTEUR DES IMPLANTATIONS PORTUAIRES ET ACTIVITÉS DE LOISIRS DU CANAL DE L OURCQ
SCHÉMA DIRECTEUR DES IMPLANTATIONS PORTUAIRES ET ACTIVITÉS DE LOISIRS DU CANAL DE L OURCQ 1 OBJET DU SCHÉMA DIRECTEUR Une démarche partenariale du Département de la Seine-Saint-Denis, avec les collectivités
Une résidence exploitée par Euro Disney Associés S.C.A. Un référencement
Une résidence exploitée par Euro Disney Associés S.C.A. Un référencement Marne-la-Vallée, puissant pôle d'attraction 40 ans d aménagement novateur : territoire d expérimentation et véritable précurseur
ENTREPOTS / BUREAUX à louer
ENTREPOTS / BUREAUX à louer Bâtiment indépendant 2 380 m² de locaux d Activités (entrepôts / bureaux) Zone d Activités du Pérou MASSY (91) 10 mail Atlantis 91300 MASSY 01 64 47 07 19 [email protected]
RÉSULTATS ANNUELS 2014 DE SNCF
COMMUNIQUÉ PARIS, LE 12 FEVRIER 2015 RÉSULTATS ANNUELS 2014 DE SNCF Préambule : le présent communiqué s inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la Loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire
2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays
Module 2 : Services à la population 2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays réservée : 400 000 OBJECTIFS STRATÉGIQUES - Développer les solidarités locales et l'accessibilité de tous aux services (Axe
L Espace Urbain de Distribution de Chapelle International Paris 18 ème arrondissement
L Espace Urbain de Distribution de Chapelle International Paris 18 ème arrondissement SAGL Architectes Associés Août 2014 P A R I S SOGARIS : un acteur référence en logistique urbaine Activité Acteur de
DISPOSITIF RÉGIONAL ET DEPARTEMENTAL EN FAVEUR DES HOTELS D ENTREPRISES
CAHIER DES CHARGES DISPOSITIF RÉGIONAL ET DEPARTEMENTAL EN FAVEUR DES HOTELS D ENTREPRISES Rappel du cadre général d intervention des 3 collectivités : Dans le prolongement du Schéma Régional de Développement
Le groupe RATP, la RATP et RATP Dev. Une nouvelle dimension, de nouvelles ambitions
Le groupe RATP, la RATP et RATP Dev Une nouvelle dimension, de nouvelles ambitions Le groupe RATP, la RATP et RATP Dev Le Groupe RATP La RATP en Ile de France RATP Dev L exploitation et la maintenance
MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX
MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX PERSPECTIVES CONJONCTURE ÉCONOMIQUE LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE 1 er Semestre 212 PERSPECTIVES Un contexte de marché favorable aux utilisateurs La crise financière
2 ème semestre 2014. www.arthur-loyd-lr.com. + de 300 locaux disponibles. Cette plaquette sur votre mobile!
2 ème semestre 2014 + de 300 locaux disponibles www.arthur-loyd-lr.com Cette plaquette sur votre mobile! 1 e r R É S E A U PA R T E N A I R E Vos Contacts Bertrand FILLIETTE Directeur Arthur Loyd EDITO
DOSSIER DE PRESSE Un portail énergie / climat parisien
DOSSIER DE PRESSE Un portail énergie / climat parisien «En vue de la grande Conférence de l ONU Paris Climat 2015, le dispositif Solutions COP 21 lancé par le Comité 21 avec le Club France Développement
des entreprises magazine de Vitry-sur-Seine novembre 2012 I N 66 P. 6 DOSSIER 2013-2020 une offre de transports renforcée
Le magazine des entreprises de Vitry-sur-Seine novembre 2012 I N 66 P. 6 DOSSIER 2013-2020 une offre de transports renforcée P. 4 actualité / forum emploi P.5 actualité / sol iage P. 10 activités / SD
entreprendre et réussir en seine-et-marne
entreprendre et réussir en seine-et-marne 3 métiers : informer Etre informé, c est pouvoir agir en connaissance de cause. Alimentée par son réseau de partenaires, l agence recueille toutes les informations
Contrat d application 2014-2020 pour l amélioration de la compétitivité logistique IMPORT-EXPORT
Contrat d application 2014-2020 pour l amélioration de la compétitivité logistique IMPORT-EXPORT CONTEXTE GÉNÉRAL L amélioration de la compétitivité logistique des flux import-export, en termes de développement
ÉTABLISSEMENT PUBLIC FONCIER DE LA VENDÉE. L expertise foncière au service. de vos projets
ÉTABLISSEMENT PUBLIC FONCIER DE LA VENDÉE L expertise foncière au service de vos projets Mot du Président Alain LEBOEUF Président de l EPF de la Vendée Les données démographiques nous le rappellent chaque
Centre d Animation d Information et Relais Economique
www.caire-haguenau.fr Campanile Hôtel LES PINS 84 route de Strasbourg - BP 70273 F-67500 HAGUENAU Cedex Tél 0033 (0) 3 88 63 39 00 Fax 0033 (0) 3 88 63 39 01 Email : [email protected] Les voies d
J.9. Annexe DOSSIER D ENQUÊTE PRÉALABLE À LA DÉCLARATION D UTILITÉ PUBLIQUE
LIGNE 16 : NOISY CHAMPS < > SAINT-DENIS PLEYEL (LIGNE ROUGE) LIGNE 17 : LE BOURGET RER < > SAINT-DENIS PLEYEL (LIGNE ROUGE) LIGNE 14 : MAIRIE DE SAINT-OUEN < > SAINT-DENIS PLEYEL (LIGNE BLEUE) DOSSIER
Projet Nador West Med
ROYAUME DU MAROC Projet Nador West Med NOTE DE PRESENTATION SOMMAIRE Mai 2014 Sommaire EXECUTIVE SUMMARY 3 PARTIE I - PRESENTATION GENERALE DU PROJET NWM 5 1. Positionnement stratégique du Projet 2. Composantes
Comité de Pilotage Ligne Nouvelle Provence Côte d Azur 23 septembre 2013
Comité de Pilotage Ligne Nouvelle Provence Côte d Azur 23 septembre 2013 E-LGVPACA.1-PRG-CPI.C08-PRD-RFF-00001 Comité de Pilotage du 23 septembre 2013 Ordre du jour du COPIL : Conclusions du rapport de
Immobilier de bureaux en Plaine de France
Immobilier de bureaux en Plaine de France Des dynamiques géographiques distinctes : La Plaine Saint Denis le Pole de Roissy Charles de Gaulle Le Cœur de la Plaine Rappelons que Paris et la petite couronne
Bilan 2012. Marché Immobilier d entreprise. www.agglo-evry.fr
Marché Immobilier d entreprise Bilan 212 Crédits photos : Lionel Antoni, Christian Lauté, Gitka Olivier, APCL, GEMOFIS, DR ECE. Imprimerie : Le réveil de la Marne. Février 213. www.agglo-evry.fr édito
Brou-sur-Chantereine Elaboration du PLU Compte-rendu de la réunion publique de présentation du diagnostic 20 janvier 2011 1
1. Avant-propos de Monsieur Bréhaux (adjoint au maire en charge de l urbanisme) : L importance du P.L.U. en tant qu outil législatif permettant une maîtrise de l urbanisme de la commune est rappelée aux
La localisation des quais des gares du réseau Grand Paris devra permettre :
DONNER SA PLACE AU VAL DE MARNE DANS LA CONSTRUCTION DU GRAND PARIS les projets de transport du Grand Paris Express La loi n 2010 597 du 3 juin 2010 relative au Grand Paris dispose que «le Grand Paris
La Porte Sud du Grand Paris
CENTRE ESSONNE accueillir l avenir La Porte Sud du Grand Paris BONDOUFLE COURCOURONNES ÉVRY LISSES RIS-ORANGIS VILLABÉ Développer notre attractivité pour contribuer au rayonnement métropolitain du Grand
Version définitive approuvée après enquête publique
Secteurs 3 et 4 de Marne-la-Vallée et communes environnantes Phase 3 Version définitive approuvée après enquête publique ROLAND RIBI & ASSOCIES Ingénieurs-conseils et urbanistes s.à.r.l. 15, avenue de
LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER
LE DISPOSITIF DE FINANCEMENT EUROPÉEN LEADER AU SERVICE DE L ATTRACTIVITÉ TERRITORIALE LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : Le programme LEADER est un outil au service de la mise en œuvre du projet de territoire
Les enjeux du projet Cœur de Quartier sont :
Communiqué de presse 23 avril 2014 Établissement public d aménagement de La Défense Seine Arche 55 Place Nelson Mandela 92024 Nanterre Cedex L Etablissement Public d Aménagement de La Défense Seine Arche
Fiscalité du Grand Paris
Fiscalité du Grand Paris Afin de financer le projet du métro automatique du Grand Paris Express et le plan de mobilisation pour les transports d IdF, l Etat a décidé de prélever de nouvelles recettes fiscales
Pose de la passerelle de la future gare «Entzheim-Aéroport»
DOSSIER DE PRESSE 24 juin 2008 Tram-train Strasbourg-Bruche-Piémont des Vosges Pose de la passerelle de la future gare «Entzheim-Aéroport» Strasbourg, le 24 juin 2008 Dossier de presse Tram-train Strasbourg-Bruche-Piémont
DOSSIER DES OBJECTIFS ET CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES LA LIGNE ORANGE DU GRAND PARIS EXPRESS
DOSSIER DES OBJECTIFS ET CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES LA LIGNE ORANGE DU GRAND PARIS EXPRESS RÉSUMÉ 2 PREMIÈRE PARTIE LE GRAND PARIS EXPRESS ÉLÉMENTS DE CONTEXTE 7 D arc Express à la Ligne Orange 8 L acte
La gestion d un aéroport international : la coordination d un réseau d un millier d entreprises
La gestion d un aéroport international : la coordination d un réseau d un millier d entreprises Les plates-formes aéroportuaires fournissent l exemple de réseaux d entreprises concentrées sur un site avec
Contribution du Conseil général du Val-d Oise, de la Communauté d agglomération de Cergy- Pontoise et de la CCI Versailles Val-d Oise/Yvelines
Contribution du Conseil général du Val-d Oise, de la Communauté d agglomération de Cergy- Pontoise et de la CCI Versailles Val-d Oise/Yvelines Juin 2010 n Créer une gare d'interconnexion TGV dans l aire
Au-delà du commerce lui-même, l'urbanisme
Grand Angle Au-delà du commerce lui-même, l'urbanisme commercial touche aussi fortement les consommateurs, qu ils soient résidents ou de passage, et plus largement toute l économie de notre territoire,
Les transformations de l espace productif et décisionnel en France
Les transformations de l espace productif et décisionnel en France Introduction La France est la 6 ème puissance économique mondiale (en PIB). Mais depuis 50 ans, son système productif et décisionnel connait
Sommaire. Foncière Commune, un outil stratégique foncier sur le long terme.3. Les instances de Foncière Commune.4
Dossier de presse Sommaire La communauté d agglomération Plaine Commune, terrain d enjeux pour les acquéreurs publics et privés.2 Foncière Commune, un outil stratégique foncier sur le long terme.3 Les
Cergy - 01 30 30 10 01 [email protected]. ROISSY EN FRANCE 8 500 m 2
4 ème trimestre 2007 VILLEVAUDE 1 280 m 2 BEZONS 3 392 m 2 ARGENTEUIL 3 266 m 2 div. ZI de Villevaudé ZI Bezons Est ZI des Bords de Seine A LOUER entrepôt à proximité de l autoroute A104, deux accès de
Edissimmo. Valorisez votre patrimoine en investissant indirectement dans de l immobilier d entreprise avec la SCPI Edissimmo
Edissimmo SCPI Immobilier d Entreprise classique diversifiée à capital variable Valorisez votre patrimoine en investissant indirectement dans de l immobilier d entreprise avec la SCPI Edissimmo Comporte
Opération d intérêt national Bordeaux Euratlantique. Point d étape
Opération d intérêt national Bordeaux Euratlantique Point d étape Une feuille de route initiale Un enjeu économique : - créer un centre d affaires européen (tertiaire supérieur) - faire un effet levier
[Texte] GLOSSAIRE DU CDT. [Texte]
GLOSSAIRE DU CDT AGENCE NATIONALE POUR LA RENOVATION URBAINE (ANRU) L agence nationale pour la rénovation urbaine est un établissement public industriel et commercial, créé par l article 10 de la loi d
DOSSIER DE PRESSE. POSE DE LA 1 ERE PIERRE du bâtiment destiné à accueillir le POLE EMPLOI DE TULLE. Vendredi 19 avril 2013 à 15 h 00
DOSSIER DE PRESSE POSE DE LA 1 ERE PIERRE du bâtiment destiné à accueillir le POLE EMPLOI DE TULLE Vendredi 19 avril 2013 à 15 h 00 Rue du 9 juin 1944 (derrière l Hôtel d entreprises Initio) A TULLE OBJET
LE MARCHE LOCATIF DES BUREAUX FRANCILIENS IL FAUT SAVOIR GARDER RAISON
LE MARCHE LOCATIF DES BUREAUX FRANCILIENS IL FAUT SAVOIR GARDER RAISON Un vent d optimisme nouveau commence à souffler sur le marché francilien de la location de bureaux. Le volume des transactions s est
IV - LE MARCHÉ DU TOURISME D AFFAIRES. IV.1 : Un potentiel exceptionnel, un secteur économique fondamental
IV - LE MARCHÉ DU TOURISME D AFFAIRES IV.1 : Un potentiel exceptionnel, un secteur économique fondamental IV.2 : Décennie passée : une place forte convoitée qui s est mis en position de contre attaque
20 propositions visant à assurer la mise en application du principe de développement durable au transport aérien
20 propositions visant à assurer la mise en application du principe de développement durable au transport aérien Concevoir un système aéroportuaire francilien équilibré Il s agit de penser le «système
LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS 2014-2020
LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS 2014-2020 CONNAÎTRE les programmes européens Pour faire face à la crise et aux grands défis de l Union européenne, ses Etats membres ont adopté en 2010 la Stratégie
Espace Business Montrouge
Espace Business Montrouge PARIS MONTROUGE (92 120) Centre d affaires A 300m de la Porte d Orléans 92 lots entièrement équipés A partir de 97 251 HT (mobilier compris) Rendement (1) : 4.60 % HT/HT (hors
NOGENT-LE-ROTROU (28 - Eure-et-Loir) Redynamisation du centre commercial «Les Gauchetières» Note descriptive du projet
NOGENT-LE-ROTROU (28 - Eure-et-Loir) Redynamisation du centre commercial «Les Gauchetières» Note descriptive du projet Restructuration du pôle commercial «Les Gauchetières» à Nogent-le-Rotrou_27 janvier
La Défense dans son territoire
Juin 2010 La Défense dans son territoire Contribution au groupe de travail de Paris Métropole «Métropolisons la Défense» La Défense dans son territoire Contribution au groupe de travail de Paris Métropole
L immobilier d entreprise artisanale
e s c a L immobilier d entreprise artisanale n l B e E n j e u x L i v r S t r a t é g i P r o p o s i t i o n s Ile-de-France Rhône-Alpes Le Livre Blanc de l immobilier d entreprise artisanale Pourquoi?
Compte Rendu Journée de lancement PCT Cœur de Flandre. Michel GILLOEN (Président Pays Cœur de Flandre)
Compte Rendu Journée de lancement PCT Cœur de Flandre 103 participants au matin Introduction de la journée de lancement Michel GILLOEN (Président Pays Cœur de Flandre) Le Plan Climat Territorial s intègre
Marseille. Entre Europe et Méditerranée le futur est à Marseille. Marseille-euroméditerranée
Marseille Entre Europe et Méditerranée le futur est à Marseille Marseille-euroméditerranée investissements 2 > euroméditerranée Née d une initiative de l Etat et des collectivités territoriales en 1995,
amur La Défense dans le Grand Paris: l enjeu de son Territoire-Réseau mastère spécialisé promotion 2012-2013 Directeur d étude Partenaire
amur promotion 2012-2013 La Défense dans le Grand Paris: l enjeu de son Territoire-Réseau mastère spécialisé Partenaire Equipe Projet Laure Bellon-Serre Marie Chevillotte Clément Javouret Pierre Le Moual
GARE AVIGNON TGV : LES NOUVEAUX SERVICES. 15 avril 2013. Contact presse régionale : Emmanuelle Enjolras : 04-13-25-11-13 / emmanuelle.enjolras@sncf.
GARE AVIGNON TGV : LES NOUVEAUX SERVICES 15 avril 2013 Contact presse régionale : Emmanuelle Enjolras : 04-13-25-11-13 / [email protected] Contact presse nationale : Corentine Mazure : 01-80-50-92-19
OBSERVATOIRE IMMOBILIER D ENTREPRISE
Bases de données Besoin de suivre en permanence l évolution de votre marché? OBSERVATOIRE IMMOBILIER D ENTREPRISE GROUPE DE RECHERCHE SUR L'ECONOMIE DE LA CONSTRUCTION ET DE L'AMENAGEMENT L information
FLASH ÉCO 94 NUMÉRO SPÉCIAL - CONJONCTURE IMMOBILIER D ENTREPRISE 2014 : UNE ANNÉE DE RETOUR A LA NORMALE MAIS UN MARCHÉ QUI RESTE ENCORE FRAGILE
FLASH ÉCO 94 N 40 MAI 205 La newsletter économique et territoriale du Val-de-Marne NUMÉRO SPÉCIAL - CONJONCTURE IMMOBILIER D ENTREPRISE 204 : UNE ANNÉE DE RETOUR A LA NORMALE MAIS UN MARCHÉ QUI RESTE ENCORE
Edissimmo SCPI CLASSIQUE DIVERSIFIÉE
Edissimmo SCPI CLASSIQUE DIVERSIFIÉE Valorisez votre patrimoine avec de l immobilier d entreprise de qualité en investissant dans la SCPI Edissimmo - Durée recommandée : 8 ans Augmentation de capital ouverte
SIMI 2014 3 au 5 décembre
DOSSIER DE PRESSE Les acteurs de Saint-Brieuc présentent le projet urbain du quartier de la gare aux opérateurs de l immobilier professionnel SIMI 2014 3 au 5 décembre Salon de l immobilier d entreprise
LE GRAND ROISSY -LE BOURGET, OPPORTUNITES D IMPLANTATION ET D INVESTISSEMENT SUR L UNE DES PLUS GRANDES PLACES AEROPORTUAIRES MONDIALES MIPIM 2014
LE GRAND ROISSY -LE BOURGET, OPPORTUNITES D IMPLANTATION ET D INVESTISSEMENT SUR L UNE DES PLUS GRANDES PLACES AEROPORTUAIRES MONDIALES MIPIM 2014 SOMMAIRE : Les atouts du Grand Roissy -Le Bourget Opportunités
Consultation d acquéreurs en vue de la réalisation du programme de la Z.A.C. des Bergères ILOT DE LA ROTONDE - LOT N 19
Consultation d acquéreurs en vue de la réalisation du programme de la Z.A.C. des Bergères ILOT DE LA ROTONDE - LOT N 19 Eco-quartier des Bergères - Cahier des Charges de la consultation d acquéreurs ILOT
L HORIZON. À LOUER Surfaces modulables de 215 m 2 à 3 024 m 2 IMMEUBLE DE BUREAUX 12 RUE LE CORBUSIER. EUROPARC Le parc d activités Créteil sud
L HORIZON IMMEUBLE DE BUREAUX 12 RUE LE CORBUSIER À LOUER Surfaces modulables de 215 m 2 à 3 024 m 2 EUROPARC Le parc d activités Créteil sud 2 EUROPARC Balard Une situation exceptionnelle n Aux portes
du 3 juin au 1 er juillet 2014 Compte-rendu de la réunion publique Mairie du XIII e arrondissement de Paris Station de Maison Blanche Paris XIII
du 3 juin au 1 er juillet 2014 Compte-rendu de la réunion publique Mairie du XIII e arrondissement de Paris Station de Maison Blanche Paris XIII Mardi 3 juin 2014 La réunion publique a duré 2h15, de 20h15
A-QU EST-CE QUE L ORIE? Intervention ADI
A-QU EST-CE QUE L ORIE? 1 A-QU EST-CE QUE L ORIE? Observatoire Régional de l Immobilier d Entreprise en Ile-de-France créé en 1986 dans un contexte de tertiarisation de l économie ; Pour accompagner les
Marchés immobiliers : conjoncture et perspectives
Marchés immobiliers : conjoncture et perspectives CB Richard Ellis 16 septembre 2008 Contexte économique Environnement international o L économie mondiale tourne au ralenti (incertitudes financières, inflation,
La construction métropolitaine en Ile-de-France
1 La construction métropolitaine en Ile-de-France Eléments d actualité: La réforme territoriale Le devenir du Grand Paris 29 Novembre 2012 Intercommunalité et Métropolisation en Ile-de-France 2 Eléments
Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre 2014. Accelerating success.
Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre 214 Accelerating success. PERSPECTIVES Une année 215 dans la continuité > Après le creux de 213, l activité sur le marché des bureaux francilien
Le Nouveau Grand Paris en acte(s)
Dossier Dossier de de presse 19 19 juillet juillet 2013 2013 42 chantiers pour les Franciliens Le Nouveau Grand Paris en acte(s) Contacts presse : Florence Massenot / 01 53 85 63 14 [email protected]
DOSSIER DE PRESSE. Lancement du chantier de MAISONEMENT à Boissénart. - Mardi 12 juin 2007 - Contacts Presse :
Lancement du chantier de MAISONEMENT à Boissénart - Mardi 12 juin 2007 - DOSSIER DE PRESSE Contacts Presse : Nathalie Bataille Caroline Hélart-Antonic Alexandra Richert Communication Ségécé Communication
