L ALIMENTATION, FAIT TOTAL DE LA SOCIETE DE COMMUNICATION PLANETAIRE 1

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "L ALIMENTATION, FAIT TOTAL DE LA SOCIETE DE COMMUNICATION PLANETAIRE 1"

Transcription

1 L ALIMENTATION, FAIT TOTAL DE LA SOCIETE DE COMMUNICATION PLANETAIRE 1 Paul Rasse, Frank Debos Si l Anthropologie s intéresse aux sociétés disparues, c est moins pour leur économie interne, domaine de l Ethnographie, ou pour leur propre histoire et les relations qu elles entretiennent avec leurs voisins, domaine de l Ethnologie, que pour ce qu elles nous enseignent sur l histoire de l humanité tout entière et sur le mouvement des civilisations ; depuis les premiers chasseurs cueilleurs, vivants en clan isolés les uns des autres par le désert, la mer, la jungle ou la forêt amazonienne et par la guerre perpétuelle qu ils se livrent entre eux, jusqu à notre civilisation mondiale, pétrie par l essor des moyens des communication, brassant les hommes et les cultures comme jamais auparavant. Autrement dit, si l on accorde à l anthropologie culturelles les objectifs que lui assignent Lévis Straus et Héritier d engager une réflexion sur les principes qui régissent l agencement des groupes et la vie en société sous toutes ses formes et à toutes les époques, on voit se dessiner la perspective d une anthropologie culturel de la communication qui utilise les connaissances accumulées sur les mondes éteignent pour penser les mutations actuelles liées à l essor de moyens de communication 2. En effet, l anthropologie constitue un formidable panoptique du savoir, au sens ou l entendent Foucault ou Latour, a mobiliser pour donner du relief à notre monde actuel écrasé par l uniformisation des modes de vies. À partir de matériaux accumulés par elle sur l histoire des civilisations, elle peut nous permettre de prendre la mesure de mouvements imperceptibles et de présager de leurs conséquences, là où on ne les attendait généralement pas. Là, une ethnographie de terrain rencontre une anthropologie qui se souvient des mondes éteint, qui utilise le matériel accumulé par les ethnologues sur une multitude de sociétés et de civilisations disparues pour penser les mutations, leur donner du relief, prendre la mesure de ce qui se perd, de ce qui s invente, et de ce qui peut se comparer et s interpréter à la lumière de pratiques séculaires aujourd hui abandonnées. L alimentation est un bel objet pour ressaisir les mutations du monde liées à l essor des processus de communication. L anthropologie, qui se souvient de la diversité des sociétés disparues et garde la trace des anciennes matrices culturelles qu elles constituaient, nous permet permettent de mettre en évidence quelques caractéristiques de notre modernité, notamment les processus de fluidification et d uniformisation des modes de vie, pour accélérer la circulation des individus dans les réseaux formatés. 1 Cet article est, en partie, issu d un chapitre de livre publiées in Paul Rasse, La rencontre des mondes, Diversité culturelle et communication, Armand Colin Levi-Strauss Claude, Anthropologie structurale, Presses pocket, 1990 (1 ère édition chez Plon 1958), p. 411 et suivantes. Le point de vue à été repris plus récemment par Françoise Héritier in : Héritier Françoise, Masculin / féminin, la pensée de la différence, Ed. Odile Jacob 1996, p.32 et suivantes 1

2 Unité et diversité des pratiques alimentaires L alimentation ne peut se réduire à la couverture de simples besoins physiologiques 3, les pratiques qu elles suscitent constituent un élément essentiel de la diversité des cultures. L ingestion de nourritures crues ou cuites, grillées, bouillies, revenues, amères ou douces, sucrées ou salées, revêt une forte charge symbolique, qui suscite plaisir ou dégoût et s accompagne de multiples croyances, tabous ou injonctions. Dans les sociétés traditionnelles, les repas réactualisent quotidiennement la complexité des formes d organisation sociale ayant conduit à produire et à préparer les aliments servis à ce moment-là. Ils cristallisent les rapports sociaux, les jeux de pouvoir ; on y restaure la place des uns et des autres dans la société, les clivages hommes et femmes, parents et enfants, maîtres et sujets ; on y affirme son statut et on s y donne en représentation s il y a des hôtes ; on y règle la vie sociale, la coordination des tâches au quotidien. La société y assume son existence et son économie interne. On y partage les fruits du travail collectif, des communautés familiales arc-boutées sur un territoire pour produire tant bien que mal les éléments nécessaires à leur existence. Chacune, en chaque endroit, s ingénie à en tirer le meilleur parti, en fonction des possibilités climatiques et géophysiques, en fonction de son expérience, de son inventivité, de ses croyances. Vaille que vaille, aurait dit Braudel, en ne comptant jamais que sur ses propres forces. Va pour la belle saison et les moments d abondance, mais il faut encore assumer les périodes de disette, les hivers interminables, ailleurs la sécheresse ou les automnes pourries qui vident les greniers et limitent considérablement les possibilités de varier les repas. Car à partir du moment où l homme se sédentarise, où il renonce à son errance sans fin de chasseur cueilleur toujours en quête de nourriture, il n a plus le choix, l espace se referme sur lui, il devient prisonnier du milieux qu il habite, du territoire où il s est installé, il doit produire l essentiel de ce qui est nécessaire à son existence quotidienne en exploitant au mieux les ressources du milieux qu il habite désormais. Et l on ne vit pas de la même façon selon que l on s est installé au bord de la mer ou à l intérieur des terres, dans des zones clémentes, fertiles et arrosées, où arides et désertiques. Dans l identité de la France, mais aussi dans ses ouvrages consacrés à la méditerranées, Braudel raconte longuement comment la diversité des milieux à forgée la diversité des cultures. L alimentation en ce qu elles cristallise les façon de vivre ensemble est bel exemple de ces caractéristiques et leur mutations. Les comportements alimentaires des sociétés traditionnelles relèvent de ces phénomènes que Marcel Mauss qualifie de «fait social total», qui ne peuvent s appréhender que par une approche holiste prenant en considération la société dans sa globalité. Et cela permet de mieux comprendre comment la diversité des sociétés dispersées de par le mondes a produit l immense diversité des pratiques alimentaires qui ont tant intrigué et fasciné les voyageurs, avant que les ethnologues ne s efforcent de les recenser, comme un traits caractéristiquement 3 Martine Garrigues-Cresswell, Marie Alexandrine Martin, «L alimentation entre mondialisation et pratiques identitaires», Techniques et cultures, n 31-32, janvier-décembre 1998, p. 1. 2

3 des sociétés étudiées. Mais attention! la diversité n est pas fantaisie, elle ne s appréhendent qu au plan global, car au plan local au contraire, l alimentation met en jeu, pour chaque société, des règles stables, des rituels, des formes d organisation bien spécifiques, toutes liées entre elles, et qui jusque-là évoluaient peu, car même si elles pouvaient changer en fonction des activités du moment, du rythme saisonnier, de l alternance des fêtes, elles revenaient dans un ordre immuable. Dynamique et limites des échanges dans les sociétés traditionnelles Si les pratiques alimentaires doivent probablement, aujourd hui, se penser à l échelle d une société planétaire, elles étaient jusque-là l expression de microsociétés, isolées les unes des autres, contraintes à l autarcie ; ce qui pour autant ne signifie pas qu il n y ait pas eu d échanges entres-elle Les plantes, les graines, les animaux domestiques, comme les savoirs et les religions voyagent lentement, mais ils voyagent. À la différence des denrées alimentaires, qui une fois consommées doivent être réapprovisionnés, ce qui les réservait aux plus puissants, les espèces, les semences une fois adaptées font souches et se reproduisent sur place. Même quand les contacts entre les sociétés sont rares, et même quand certaines s efforcent d en garder le secret, à la fin, un jour, il leur échappe et les voisins adoptent les nouveaux éléments tant bien que mal, souvent avec réticence, avant qu ils ne s imposent, au final, s ils leur permettent de mieux vivre. À survoler l histoire de l humanité, on voit bien qu il n y a pas d élément original caractéristique de l alimentation de telle nouvelle société, toutes les cuisines sont faites d emprunts continuels aux unes et aux autres, mais chaque fois refondus dans un contexte culturel et environnemental. Ainsi les agrumes sont-ils arrivés depuis l Inde, à partir d un citron, le cédrat. Au Moyen-Âge, nous dit Aymard, l Europe emprunte au Proche-Orient les asperges, les laitues, les aubergines, les courges et les melons, les poires et les prunes, les pêches, la canne à sucre et le mûrier, les roses de Damas. Ils arrivent moins par les croisades, que par les jardins des horticulteurs musulmans en Sicile et en Andalousie, qui les ont acclimatés, en même temps qu ils ont perfectionné les systèmes d irrigation 4. La découverte de nouveaux mondes a non seulement permis la diffusion de la pomme de terre et du maïs, mais encore de la citronnelle, de la patate douce, du piment, alors qu inversement le continent américain a bénéficié de la pastèque, du café originaire d Afrique et de diverses cucurbitacées importées d Asie. Ainsi, par exemple, les composants de la cuisine niçoise et de sa fameuse salade viennent des quatre coins du monde. La tomate d abord, originaire d Amérique du Sud, que les conquistadors trouvent déjà acclimatée dans les jardins de Mexico et qu ils ramènent en Europe, où elle a bien du mal à s imposer, en raison, dit-on, de 4 Maurice Aymard, «Migrations», in Fernand Braudel, Georges Duby (sous la dir. de), La Méditerranée, Paris, Flammarion, 1986, p

4 sa robe rouge, diabolique, si bien qu elle sera longtemps consommée exclusivement cuite ; trop de superstitions l entouraient pour oser la goûter crue. L oignon, lui, serait parvenu du Moyen-Orient et des côtes de Palestine, où persistent des variétés endémiques. Quant à la fève, légume merveilleux en dépit de ses qualités gustatives et nutritives médiocres (c est une légumineuse qui a le mérite d enrichir le sol, mais aussi de permettre la soudure, en fournissant un complément nutritionnel frais au sortir de l hiver, tandis qu on peut aussi la conserver toute l année séchée et l ajouter aux soupes), originaire d Asie Centrale, elle était fort appréciée des Babyloniens et des Romains. L ail a, lui aussi, été importé par les Romains, qui avec l oignon le réservaient à la plèbe et aux armées. L artichaut, gros chardon sauvage d Afrique du Nord, aurait transité par la Sicile à la fin de l Antiquité ; quant au basilic, originaire de Chine, il serait parvenu en Occident par les routes de la soie ou des épices 5. On oppose fréquemment cette circulation des plantes comestibles et des animaux domestiqués aux revendications identitaires, qui font de la cuisine traditionnelle un emblème de leur culture menacée par la globalisation. La critique n est pas justifiée. Bien sûr, les sociétés ont toujours emprunté aux autres, aucune n aurait trouvé en elle, la force et l ingéniosité pour se débrouiller seule. Mais les apports extérieurs étaient peu nombreux, ils ajoutaient des possibilités nouvelles, des facilités, et finissaient par vaincre les habitudes, la routine, les craintes, jusqu à trouver leur place au sein des cultures préexistantes. Ils les modifiaient sans doute, mais en même temps étaient saisis par elles, car l ensemble tient toujours mieux que l intrus, elles lui faisaient une place, mais au final l entouraient. Le tout s en trouvait enrichi, sans pour autant se dissoudre et perdre sa cohérence. Et la cuisine y gagnait en saveurs, sans perdre ses caractères, car la dissémination des nouveaux aliments a toujours été lente. Il a fallu chaque fois dépasser les réticences, mais aussi acclimater les plantes et les animaux domestiques, à force de sélection, de reproduction intuitive des éléments jugés les mieux adaptés aux contraintes environnementales, écologiques ou économiques, jusqu à créer des variétés nouvelles, et des méthodes culturales tirant le meilleur parti des conditions particulières du milieu. Pouvaient encore s ajouter de nouvelles techniques (outillage ou façons de faire), pour accroître le rendement, ou mieux conserver les récoltes, et parfois de nouveaux débouchés pour les surplus, qui dynamisaient l ensemble, tout en maintenant la culture dans sa totalité. De la sorte chaque région a pu produire ses meilleures recettes et finalement révéler le meilleur de la cuisine de terroir. Mutation de l agroalimentaire Jusque-là, quelques denrées de base composaient l'essentiel des produits disponibles pour l alimentation quotidienne des populations. Durant les longs mois d'hiver, ou pendant les saisons sèches, elles devaient s'accommoder de quelques rares ingrédients qu'elles parvenaient à stocker en quantité suffisante. Ici le blé, là le riz, le chou, la pomme de terre, le manioc, la farine de châtaigne ou la semoule de maïs Il fallait des trésors d ingéniosité pour varier la 5 André Giordan, «La Salade niçoise», Alliages, n 24-25, automne-hiver, 1995, pp.145 et suiv. 4

5 cuisine quotidienne. Sans doute les gens étaient-ils habitués à manger toujours les mêmes choses. Seuls, les fêtes et le rythme des saisons permettaient de varier les menus. Les progrès des moyens de transport, les nouvelles technologies de conservation comme la salaison, la stérilisation, la pasteurisation, le froid, puis la congélation, ont progressivement permis de développer les filières agro-industrielles, qui, après avoir éloigné les affres de la famine, ont enrichi la palette du cuisinier de nouvelles saveurs. Peu nombreux au début, les apports de l extérieur se sont multipliés de façon exponentielle, comme autant de coups de boutoir, qui ont fini par faire exploser les ensembles culturels préexistants, construits et stabilisés dans l isolement. L introduction d éléments nouveaux, formidables par leur simplicité d usage ou leur facilité de conservation et leur coût, a profondément transformé les régimes alimentaires des pays riches, comme celui des régions les plus pauvres et les plus reculées. Aujourd'hui, l'agroalimentaire offre à une part croissante de la population une multitude de possibilités, inimaginables il y a de cela encore quelques décennies. Les cuisines locales continuent de s'enrichir de ces apports ; mieux, il est possible dans n'importe quelle ville du monde de manger chinois, niçois, italien, américain, maghrébin. Et pourtant, cet incomparable enrichissement de la diversité au plan individuel masque un appauvrissement irréversible au plan de l'humanité, à l'échelle du monde. Prenons les linéaires des grandes surfaces qui fournissent la majorité des biens de consommation d'une part croissante de l'humanité. Leur contenu, notamment les fameux 20/80 (20 % des produits de grande consommation représentant 80 % des ventes), est presque identique d'un bout à l'autre de la planète. Le mouvement semble encore s amplifier avec le succès des supermarchés hard discount, qui ont réduit leur achalandage à 10 % de ce que proposent les hypermarchés, c està-dire à une sélection de produits relevant des fameux 20/80, en nombre limité, sans marque, identiques dans tous les magasins de la même chaîne. En quelques années, ils ont séduit une majorité de la population européenne, pour le prix des denrées et la possibilité de faire ses courses en peu de temps, comme en témoigne l expansion rapide de ces chaînes. Bien sûr, on peut relever la persistance de quelques différences dérisoires ( la formes et la couleur des emballages, la taille d un hamburger, l épaisseur de la pâte à pizza, le sucré de la sauce ketchup, l arôme d un coca ou d un chocolat ) qui enthousiasment et rassurent les chantres de la modernité nous assurant que la diversité des cultures n est pas menacée, seulement en train de se recomposer. Et si chaque consommateur a maintenant à sa disposition une variété de fruits et de légumes comme jamais auparavant, il n'en demeure pas moins, à l'échelle de la Terre, que chaque jour la diversité des variétés cultivées se réduit comme une peau de chagrin. Il y avait, par exemple, jusqu à présent, une infinité de pommiers, alors qu'on ne trouve jamais dans les supermarchés que trois ou quatre variétés de pommes, toujours les mêmes. Ce sont les meilleures, c'est-à-dire ici aussi celles qui correspondent aux nouvelles normes de production, de stockage, de distribution et de consommation. Mais les variétés plus traditionnelles, qui ont 5

6 mis des siècles à se distinguer les unes des autres, en fonction des caractéristiques de chacun des terroirs sont abandonnées, écrasées par la supériorité commerciale de la Golden ou de la Starking, merveilleuses par le rendement des arbres qui les produisent, leur facilité de conservation, leur aspect sur l étalage des commerçants. Si bien que pour préserver la diversité de l espèce, il a fallu envisager de développer des conservatoires du pommier 6. Les processus d uniformisation s ajoutent les uns aux autres, convergent, se développent sur la base d une destruction, d une implosion des anciens modes de vie holistes, engagés en Occident voilà un siècle et demi, mais se généralisant au monde entier, à une vitesse croissante, au fur et à mesure de l essor des réseaux de communication et de la baisse des coûts de transport. La fin du cuisinier Pendant des millénaires les habitants de la terre ont, dans leur immense majorité, consommé ce qu ils produisaient eux-mêmes, au sein de petites communautés se nourrissant de leurs propres récoltes, de leur élevage, de la pêche ou de la chasse des hommes du clan. Aujourd hui la majorité des populations, y compris les plus pauvres dépendant de l aide alimentaire mondiale, vit en ville et se nourrit de productions médiatisées par l échange monétaire, fournies en grande partie par les industries agroalimentaires de masse. Les rapports directs à la terre, au terroir, au travail collectif que les populations entretenaient en ingérant le produit de cette activité disparaissent, au profit d une nourriture dont la production et la distribution se font à l échelle mondiale, en fonction d impératifs industriels fordiens. Cette nourriture ne parvient sur les étalages qu après avoir été réduite en poudre, en carrés, en bâtonnets, après avoir été lyophilisée, congelée, réfrigérée, pasteurisée, mise en boite, en sac, en portions pour être livrée prête à manger, sans que le consommateur n en sache rien, si ce n est qu elle correspond aux normes de qualité, de composition, d hygiène affichées sur le paquet. Au mieux, la nourriture moderne ne renvoie jamais qu à un imaginaire collectif, onirique, vague, enrichi par les spots publicitaires, avec ses paysans rustiques, ses bergers plein de sagesse, ses moines débonnaires et gastronomes, ses verts pâturages, ses sources pures, où se mêlent encore des nymphes sensuelles, des jeunes filles sportives, des ménagères heureuses et leurs gentils polissons. À l échelle de la planète, les industries lorgnent sur un marché potentiel de cinq milliards de consommateurs à rassasier, que leur ouvre le libéralisme, au fur et à mesure qu il ruine les anciens équilibres socio-économiques, par des importations massives de denrées alimentaires, et autres produits de consommation, à des prix toujours plus bas. L une des premières préoccupations des multinationales de l agroalimentaire et de la restauration collective est celle de la standardisation des produits, aux différentes étapes de leur transformation, depuis 6 Par exemple, de la même façon, pour lutter contre une tendance forte à l uniformisation du vin, l Inra conserve au domaine de Vassal (Hérault) 8000 espèces de vignes, dont 2300 cépages identifiés, et notamment le gouais blanc, un vieux cépage abandonné depuis longtemps parce qu il était jugé médiocre alors que son croisement avec le Pinot noir est à l origine de certains des cépages réputés comme le chardonnay ou le gamay. 6

7 la fourniture de semences ou d ambrions, jusqu à leur consommation de masse, en passant par leur transformation, et leur distribution. De bout en bout de la chaîne opératoire, les produits doivent respecter des normes strictes de façon à : 1. circuler de pays en pays, conformément aux règlements établis par les plus exigeants d entre eux ; 2. pouvoir être transformés par une main-d œuvre sans qualification particulière ; 3. correspondre aux exigences des consommateurs, elles-mêmes formatées par leurs précédentes expériences de ces produits. Autrement dit, le principe d assurer la qualité des aliments, conduit à les standardiser, conformément aux goûts et aux attentes des consommateurs, ce qui, en retour, formate leurs habitudes alimentaires. Un cuisinier traditionnel est obligé de varier sans cesse ses recettes en fonction des saisons, de la qualité des produits disponibles qu il a pu trouver en faisant son marché, tout en restant dans des formats de coûts acceptables. En mitonnant ses plats, il doit à tout moment modifier les procédures opératoires, le temps de cuisson, les assaisonnements, pour tenir compte de la diversité des aliments qu il incorpore dans sa cuisine, selon qu ils sont plus ou moins tendres, frais ou parfumés. Pour cela, il lui faut du talent, de l intuition, mais surtout de l expérience, des savoir-faire difficiles et longs à acquérir, sur la base de quoi il est toujours en position favorable, pour négocier ses conditions de travail et de salaire. Gare au cuisinier en colère qui laisse tomber son employeur en pleine saison, en pleine cuisson, gare au mauvais cuisinier sans expérience, il aura vite fait de ruiner la réputation du restaurant. Pour résoudre le problème, la cuisine technologique s efforce de pouvoir être mise en œuvre par des employés sans qualification précise, qui se contentent de respecter des procédures formelles, de sorte qu en les appliquant à des aliments, dont la consistance est elle-même standardisée, ils obtiennent toujours les mêmes résultats. Et cette main-d œuvre, à l inverse du cuisinier compétent mais exigeant et difficile à recruter, a l avantage d être toujours disponible en masse, de pouvoir être embauchée et licenciée, sans que cela ne pose de problème à l entreprise. Mac Donald s, notamment, excelle dans l emploi de chômeurs ou d étudiants (60% des employés), vite formés (une visite du restaurant et le visionnage d une cassettevidéo), vite pressés, vite jetés (le turnover atteint 75%) 7. Les processus de taylorisation de la cuisine visent à se passer des savoir-faire qui faisaient et défaisaient la réputation et la personnalité de la cuisine traditionnelle, en échange de compétences très générales, que tout jeune travailleur normalement scolarisé a acquises (savoir compter, lire, prendre une commande, taper sur les touches d une machine à calculer, ou cuire des frites, et surtout être capable d ingurgiter rapidement l ensemble des procédures de fabrication, simples mais nombreuses). «Car travailler chez Mac Donald s, raconte cette ancienne employée devenue cadre, consiste essentiellement à appliquer des normes.» 8 7 Hélène Weber, Du Ketchup dans les veines. Pourquoi les employés adhèrent-ils à l organisation de Mac Donald s? Ramonville- Saint-Agne, Éres, 2005, pp. 35 et suiv. 8 Ibid., p

8 La recherche technologique à grande échelle est pilotée par les multinationales de l agroalimentaire, de la distribution ou de la restauration collective, en fonction de leurs priorités de standardisation, de simplification et de normalisation du travail ; elles seules ont les moyens, soit de la financer directement, soit d acheter les brevets des innovations produites pour elles. Pour amortir les coûts, elles imposent ensuite leurs technologies à l ensemble des entreprises franchisées ou filialisées du groupe et les commercialisent à d autres chaînes. Finalement, la restauration traditionnelle en profite, mais est à son tour transformée par elles 9. La recherche, les technologies, les procédures managériales convergent pour industrialiser et standardiser la cuisine. Cette situation trouve même un écho au niveau du Gotha culinaire ou après la nouvelle cuisine des années 1970 et son insistance sur le respect des produits ; nous voyons se développer une cuisine technologique avec comme chef de file l espagnol Ferran Adrià 10. L essor de cette cuisine internationale «branchée» est fondée sur des découvertes neurophysiologiques récentes 11 qui font de plus en plus appel au toucher et à la vue des sens dont la science nous dit qu ils sont bien plus forts, plus riches et plus rapide que le goût et l odorat et donc plus accessible aux jugements du consommateur pressé. Ceci entraîne un effacement progressif du produit, défini par ses qualités gustatives, pour en faire un des ingrédients, au profit de la virtuosité technique. Standardisation et fluidité des nouvelles façons de manger Si l alimentation est un fait social total, il faut donc la penser maintenant comme un fait social caractéristique des nouveaux modes de vie planétaires, même si nous n en sommes là qu aux prémices et que partout demeurent les habitudes vivaces, des survivances réactualisées à l occasion des fêtes, comme le signalent, à juste titre, les anthropologues, qui en traquent les vestiges 12. En fonction des cultures, les hommes, assis par terre, à genoux, accroupis ou couchés, mangeaient dans des bols, des écuelles, des calebasses, des feuilles, ou dans un plat commun, en se servant avec la main, des baguettes, une cuillère... Le modèle occidental avec ses manières de table : assiettes, verres et couverts, s impose progressivement à l humanité tout entière (au moins aux fractions urbanisées). Si une société holiste planétaire est en train de se mettre en place, on peut prendre la mesure de sa progression, dans la cuisine. Chacun peut aussi, en fonction de ses envies du moment, se rendre dans un restaurant tunisien italien, indien, chinois, pakistanais, japonais, vietnamien et déguster les cuisines de ces pays- 9 Voir Claire Houdayer, «La Restauration rapide peut-elle influencer la restauration traditionnelle?», Culture technique, n 16, juillet, 1986, pp. 350 et suiv. 10 Cerin???, La grande cuisine : de la technique plus des produits, L avenir Côte d Azur, n 1748, 2006, pp Bénédict Beaugé, «Aventures de la cuisine française», Editions du Nil, Paris, Voir par exemple : Annie Montigny, «Retour à la tradition au mois du ramadan», Christian Escallier, «Mode de consommation et manières de table dans les Alpes du Sud», Robert Castellana, «Les nourritures de l identité, convivialité et pratiques culinaires festives dans les Alpes de Méditerranée», Gilbert Harmonic, «Manger entre traditions pluriethniques et marchés internationaux», Technique et culture, n 31/32, janvierdécembre

9 là, revues et corrigées pour les rendre acceptables, plaisantes, moins épicées, plus sucrées, et avec des manières et dans un cadre plus fantaisistes que réalistes, censés rappeler le pays d origine, mais ne pas choquer les goûts et le confort de la clientèle. Colin et Levenstein racontent comment aux États-Unis, après le succès de la pizza dans les années 1950 (bien avant que l Europe ne la découvre), les fast-foods ethniques mexicains se sont imposés, à partir des années 1980, en proposant une parodie de tortillas roulées, fourrées de sauce tomate et de fromage fondu, plus sucrée que pimentée, ressemblant étrangement à la sauce napolitaine des pizzas et sans rapport avec la cuisine traditionnelle mexicaine 13. Ainsi, les cuisines ethniques tendent à se mêler les unes aux autres pour le plaisir de tous. Mais qu en restera-t-il quand les terroirs d origine, où elles puisent leurs caractères et où elles peuvent encore se régénérer, auront disparu? Jusqu au siècle dernier, la première préoccupation de l humanité (à l exception à la rigueur des élites) était de se nourrir chaque jour ; les façons que chacun avait de produire, de répartir, de préparer les aliments et de les manger étaient un facteur de cohésion interne et de distinction des sociétés entre elles. Aujourd hui, l alimentation représente à peine un dixième du budget des ménages des pays riches, elle a perdu sa place centrale dans l existence des gens 14. Le repas lui-même tend à disparaître. Dans les sociétés traditionnelles, il est un moment de présence, que la communauté de vie et de travail s accorde à elle-même, où elle s arrête, se rassemble, se retrouve, restaure le lien. Et cela dure encore dans la société fordienne, quand le souper et le repas dominical rassemblent la famille, heureuse de se retrouver et de goûter aux prodiges de la société de consommation, d autant que les aînés ont encore en mémoire les privations de la guerre ou de la condition ouvrière. Même dans l usine, à Peugeot Sochaux, raconte Hatz Feld, la chaîne s immobilise, devient silencieuse pour la pause déjeuner, les groupes se constituent par affinités, reproduisant ou défaisant les distinctions construites dans le travail 15. Dans les nouvelles usines à flux tendu, aux caisses des supermarchés, les machines ne s arrêtent plus, les employés vont en pause les uns après les autres, au fur et à mesure qu ils sont remplacés par des salariés tournants. Les restaurants traditionnels, qui ouvrent et ferment leurs portes à heures fixes, continuent d imposer un minimum de rythme collectif, ce que ne font plus les fast-food, ouverts sans interruption jusque tard dans la nuit, où chacun vient se restaurer en fonction de ses envies et de son propre rythme d activité. 13 Harvey Levenstein, Joseph Colin, «Les Habitudes alimentaires des immigrants italiens en Amérique du Nord, Étude de la persistance d une culture culinaire et de la montée des fast-foods en Amérique du Nord», Culture technique, n 16, juillet, 1986, pp. 32 et suiv. 14 En 1960, les Français consacraient encore 23% de leur budget aux produits alimentaires et aux boissons non alcoolisées, en 2003 ce rapport est tombé à 11,4%. 15 Nicolas Hatz feld, «La pause casse-croûte, quand les chaînes s arrêtent à Peugeot-Sochaux», Terrain, n 39, mars, 2001, p. 36. Xavier Terlet, «Le plaisir garanti ou la naturalité sécurisante», La Revue des Marques, n 32, Octobre 2000, pp 6-8 Jean Watin-Augouard et Eric-Marie Boullet (Octobre 2003), «Le développement durable, une différenciation stratégique chez Nestlé», La Revue des Marques n 44, pp Franck Riboud, «Danone, un groupe à l esprit challenger», La revue des Marques n 43, Juillet 2003, pp

10 La société postmoderne globale, développe, organise et lubrifie la circulation, le glissement, la mobilité solitaire, atomisée de chacun dans les réseaux. L alimentation devient un plaisir rapide, individualisé, fluide, que les fast-foods, les cafétérias, les viennoiseries, les sandwicheries, les selfs services excellent à satisfaire et à promouvoir, mais dont l économie propre gagne sur les habitudes domestiques, d une proportion croissante d habitants de la planète. Les repas deviennent au mieux un moment de présence à soi. «Toujours plus rapide, toujours plus pratique, toujours plus sain» annonce l Agence internationale de marketing «TNS media intelligence», chargée de suivre l évolution de la demande pour les industries alimentaires. «Le must de la praticité en 1960 était les plats industriels standard ; en 1990, il s agit des plats pré préparés qui associent convenience (produits nouveaux, à la mode, surprenant et pratiques) et qualité ; en 2005 on parlera de repas just-in-time : comme je veux, quand je veux, où je veux» 16. En France, la consommation de plats cuisinés frais aurait ainsi progressé de 60% entre 2000 et 2004, les salades traiteur de 97%, aux dépens des aliments traditionnels, exigeant un minimum de préparation : la viande (-11%), la volaille (-15%) 17. Et de prédire un bel avenir et des marchés en pleine expansion au food on-the-go, notamment pour ce qu ils appellent l impulse snacking (la friandise achetée au coin de la rue), ou le meal snacking, (les plats tout prêts), mieux encore la finger food, la restauration que l on consomme en marchant, en conduisant sa voiture, en surfant sur le net, qui ne nécessite aucun couvert, aucune assiette, juste une main, et une seule pour déchirer un sachet et tenir le wrap : pain, galette de maïs, pita, crêpe, pâte feuilletée, voire feuille de salade (en vogue aux États- Unis), enserrant une garniture à base de mayonnaise (même si l on voit cependant apparaître des sandwiches végétariens ou allégés en matières grasses, des pains complets, beaucoup de crudités, de poulet...). Car, si les Français se disent volontiers réticents aux fast-foods, les points de vente continuent -toujours d après le même institut de marketing- à se développer à un rythme très important, grâce au recours massif au système de franchises. Et si chacun apprécie d arrêter le temps, l espace d un bon repas en famille ou entre amis, de redécouvrir et d apprécier une cuisine jugée plus authentique, pour l essentiel de leur vie quotidienne les consommateurs postmoderne préfèrent le just-in-time, les plats préparés, le hard discount qui conviennent le mieux possible à la fluidité des existences circulantes. Aux plats collectifs d une cuisine familiale traditionnellement pauvre et peu diversifiée, s oppose une diversité de portions individualisées, prêtes à consommer. Exposées sur les présentoirs des self-services, dans les rayons chauds ou froids des supermarchés, sur les claies du réfrigérateur de la maison, ou dans les casiers des congélateurs, en images sur les murs ou les menus illustrés des fast-foods, elles s offrent au désir du consommateur pressé, toutes en séduction, rehaussées par la publicité, le packaging, les diffuseurs d ambiance parfumée, l éclairage. Il hésite un instant devant cette profusion, que choisir? Mais il doit aller vite, déjà la file des consommateurs qui le suit s allonge, exerçant une pression souple mais puissante, 16 «Perspectives du food on-the-go : toujours plus rapide, toujours plus pratique, toujours plus sain», Extraits de Food on-the-go, Paris, TNS media intelligence, «Produits bruts / produits convenience, un mouvement inéluctable?» in Le non-consommateur, Extraits du Marketing Book 2005, Paris, TNS media intelligence,

11 qui le pousse à aller de l avant. Il choisit, à l instinct, au désir, en fonction de l effort à fournir qui l attend, de ses craintes du moment, de son régime diététique, de l état de son compte en banque, de ses dernières lectures sur l hygiène alimentaire, des spots publicitaires récents Son plateau glisse le long du rail prévu à cet effet, il passe à la caisse, déjà les terminaux saisissent et font remonter l information. Un flux part vers l appareil bancaire qui débitera son compte, une autre remonte le réseau industriel jusqu aux fournisseurs, jusqu au bout du monde, là où sont produits les aliments nécessaires, pour recomposer le stock minimal exigé à chaque étape de la production agroalimentaire, à flux tendu, de son repas. Encore quelques instants, si nécessaire, devant le four à micro-ondes et il sera à table, pour un moment de bonheur furtif, si vite préparé, si vite avalé. Déjà, les reliefs abondants de son repas sont triés dans des poubelles séparées (aluminium, papier, verre, matières organiques) préparant les flux nécessaires à leur recyclage planétaire. Dans quelques minutes, il sera reparti vaquer à ses occupations. Et même s il a décidé de ne pas s attabler devant un écran, de ne pas grignoter tout en surfant sur le Web, il sera de toute façon bientôt happé par les réseaux de communication digitaux, autoroutiers ou métropolitains, reprenant sa glisse en fonction d un projet qui n appartient qu à lui. En définitive, les façons de produire l alimentation convergent, autant que les diverses pratiques alimentaires cristallisées dans le repas disparaissent avec lui, dans les économies ruinées des pays pauvres, comme dans les pays riches, tellement affairés et individualisés. La diversité apparente, extraordinaire des possibilités offertes à chacun, et par lesquelles chacun vit et exprime son individualité, masque une homogénéisation progressive des pratiques alimentaires des habitants de la planète, que les ethnic food (fast ou slow) ne peuvent compenser, surtout quand elles procèdent d un pillage des cuisines traditionnelles. À la diversité des cuisines pauvres, rudimentaires, trop souvent aux limites de la pénurie, mais collectives et profondément cohérentes, se substitue une cuisine individualisée, abondante (pour ceux qui en ont les moyens), calorique, fantaisiste et solitaire, mais sur le fond, standardisée, unidimensionnelle, caractéristique des nouveaux modes de vie planétaires, fluides, organisés pour la circulation des individus solitaires et cependant reliés, connectés aux autres par les réseaux télématiques. Le rapport c est inversé : à la diversité des pratiques saisies au plan global et à leur unité au plan local, se substitue progressivement la diversité de l offre au plan du sujet et l unification des pratiques à l échelle mondiale. Bien sûr, on relèvera ici et là d abondantes formes de résistance, de quête d une nourriture plus authentique, de retrouvailles familiales ou festives ; mais, cependant, les formes essentielles du repas comme espace de convivialité, de cristallisation de la vie communautaire, tendent à disparaître, deviennent plus occasionnelles, toujours plus exceptionnelles et finalement s estompent peu à peu. Cette standardisation et fluidité de l alimentation renforcent le sentiment d anxiété, d incertitude et de peur au niveau de l acte alimentaire. Dans nos sociétés post modernes le risque alimentaire ne se traduit plus par des problèmes de pénuries, mais plutôt de toxicité 11

12 (additifs, colorants, pesticides, pollution, etc ) entraînant une méfiance généralisée à l égard des aliments dont le consommateur ne maîtrise plus ni l origine, ni les processus de transformation, confronté qu il est, à ce que Fischler appelle, des «Objets Comestibles Non Identifiés ou OCNI» 18. Or, le développement de la grande distribution alimentaire via les hypermarchés, les supermarchés et les hard discount ; l internationalisation des sociétés de restauration rapide ainsi que des produits de grignotage standardisés et des «Techno-aliments» (OGM, Alicaments, Cosméto foods etc ) ont comme conséquences une plus grande méconnaissance des produits que nous mangeons malgré le développement d un étiquetage qui se veut plus complet et plus sécurisant. La multiplicité des produits et des marques disponibles au sein des grandes surfaces alimentaires, les nombreux discours contradictoires dans ce secteur (médicaux, diététiques, commerciaux, sectaires ), la disparition des cultures culinaires traditionnelles, déstabilisent les consommateurs. Cette absence de règles, de codes stables associés à un individualisme prononcé, à une importante liberté de choix ainsi qu a la médiatisation très forte des «scandales alimentaires» (depuis le poulet aux hormones en 1970) rendent plus difficile la résolution de ce que Fiscler encore, appelle le «paradoxe de l omnivore» c'est-à-dire l équilibre entre tradition et modernité culinaire. Les entreprises «mondiales» sans cesse plus fortes (2006 étant annoncé une année de fusions et d acquisitions importantes dans tous les secteurs économiques) développent des stratégies géocentriques qui ont des conséquences jusque dans notre intimité alimentaire. Le fait que le «Big Mac» devienne pour les altermondialistes le symbole culinaire de la marchandisation de l économie internationale et de ses conséquences en est une preuve tangible 19 In fine, l antagonisme entre ; d un côté les principes universels observés dans les attitudes envers la nourriture et de l autre sa fabrication ainsi que sa commercialisation dans nos sociétés post modernes brouille les repères du consommateur. Celui-ci voit disparaître progressivement son cadre et ses codes socio culturels alimentaires au «profit» d une uniformité et d une fluidité dans ses rapports avec l acte de manger ; vecteur d une plus grande déstabilisation et d un renforcement de ses peurs alimentaires. 18 Fischler Claude, «L Homnivore», Edition Odile Jacob, Paris Fischler Claude, La peur est dans l assiette Revue Française du Marketing, n 183/184, 2001 pp Darrigrand 2001). 12

13 BIBLIOGRAPHIE APPADURAI Arjun (2001), Après le colonialisme : Les conséquences culturelles de la globalisation, trad. fr., Paris, Payot (1 re éd. en anglais 1996). BAUMAN Zygmunt (1999), Le coût humain de la mondialisation, trad. fr., Paris, Hachette, (1 re éd. en anglais 1998). BAUMAN Zygmunt (2004), L amour liquide :, De la fragilité des liens entre les hommes, trad. fr, Rodez, Le Rouergue Chambon, (1 re éd. en anglais 2003). BRAUDEL Fernand (1990), L Identité de la France : Espace et histoire, Paris, Flammarion, (1 re éd. 1986). BRAUDEL Fernand (1990), L Identité de la France : Les hommes et les choses, 2 tomes, Paris, Flammarion, (1 re éd. 1986). BRAUDEL Fernand (sous la dir. de), La Méditerranée, Paris, Arts et métiers graphique, DARRIGRAND 2001). FERREOL Gilles et JUCQUOIS Guy (2003), (sous la dir. de), Dictionnaire de l altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin. FISCHLER Claude (1990), «L Homnivore», Paris, Odile Jacob,. FISCHLER Claude, La peur est dans l assiette, Revue Française du Marketing, n 183/184, 2001 pp HARDT Michael, NEGRI Antonio (2004), Empire, trad. fr., Paris, 10/18, (1 re éd. en anglais 2004). HATZ feld Nicolas, «La pause casse-croûte, quand les chaînes s arrêtent à Peugeot- Sochaux», Terrain, n 39, mars 2001, pp HERITIER Françoise (1996), Masculin / féminin, la pensée de la différence, Paris, Odile Jacob,. HOUDAYER Claire, «La Restauration rapide peut-elle influencer la restauration traditionnelle?», Culture technique, n 16, juillet 1986, pp LECLERC Gérard : (2000), La Mondialisation culturelle : Les Civilisations à l épreuve, Paris, PUF,. LEVENSTEIN Harvey, Colin Joseph, «Les Habitudes alimentaires des immigrants italiens en Amérique du Nord, Étude de la persistance d une culture culinaire et de la montée des fastfoods en Amérique du Nord», Culture technique, n 16, juillet Lévi-Strauss Claude (1990), Anthropologie structurale, Paris, Presse Pocket, (1 re éd. 1958). LOHISSE Jean (1998), Les Systèmes de communication : approche socio-anthropologique, Paris, Armand Colin,. MATTELART Armand (1992), La Communication monde, Histoire des idées et des stratégies, Paris, La Découverte,. RASSE Paul, MIDOL Nancy, TRIKI Fathi (2002), (dir.), Unité et diversité : Les Identités culturelles dans le jeu de la Mondialisation, Paris, L Harmattan,. 13

14 RIBOUD Franck, «Danone, un groupe à l esprit challenger», La revue des Marques n 43, Juillet 2003, pp RIFKIN Jeremy (2005), L Âge de l accès, La Nouvelle culture du capitalisme, trad. fr., Paris, La Découverte, (1 re éd. en anglais 2000). Techniques et cultures n 31-32, Dynamique des pratiques alimentaires, janvier-décembre 1998 TERLET Xavier, «Le plaisir garanti ou la naturalité sécurisante», La Revue des Marques, n 32, Octobre 2000, pp 6-8 WARNIER Jean-Pierre (1999), La Mondialisation de la culture, Paris, La Découverte. WATIN-AUGOUARD Jean, BOULLET Eric-Marie, «Le développement durable, une différenciation stratégique chez Nestlé», La Revue des Marques n 44, Octobre 2003, pp WEBER Eugen (1998), La Fin des terroirs, La Modernisation de la France rurale, , Paris, Fayard. WEBER Hélène (2005), Du Ketchup dans les veines : Pourquoi les employés adhèrent-ils à l organisation de Mac Donald s?, Ramonville- Saint-Agne, Érès. WOLTON Dominique (2004), L Autre Mondialisation, Paris, Flammarion. 14

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Février 1996

Plus en détail

Le plan d actions pour passer aux prochains paliers 10 étapes pour développer vos revenus et vos résultats en affaires

Le plan d actions pour passer aux prochains paliers 10 étapes pour développer vos revenus et vos résultats en affaires Le plan d actions pour passer aux prochains paliers 10 étapes pour développer vos revenus et vos résultats en affaires Si vous souhaitez développer votre audience, votre clientèle et vos revenus, voici

Plus en détail

Guide pratique pour un repas sain et économique

Guide pratique pour un repas sain et économique Guide pratique pour un repas sain et économique Avant de vous rendre à l épicerie Élaborez le menu de la semaine en fonction des rabais offerts et des aliments qui vous restent. Vous économiserez ainsi

Plus en détail

LE DAAL BAHT. Plat complet : un plat de riz, une soupe de lentilles et un curry de légumes (en fonction de la saison) Daal : Soupe de Lentilles

LE DAAL BAHT. Plat complet : un plat de riz, une soupe de lentilles et un curry de légumes (en fonction de la saison) Daal : Soupe de Lentilles LE DAAL BAHT Plat complet : un plat de riz, une soupe de lentilles et un curry de légumes (en fonction de la saison) Daal : Soupe de Lentilles Pour 4 personnes Préparation : 10 min Cuisson : 40 min Ingrédients

Plus en détail

COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C

COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C L agriculture est par nature une activité spéculative, car les besoins alimentaires et la production agricole sont décalés dans le temps. En effet les besoins alimentaires

Plus en détail

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, )

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, ) Chap 12 : Les firmes multinationales dans l économie mondiale Les entreprises qui produisaient et se concurrençaient autrefois sur leur marché national agissent désormais au niveau mondial. La plupart

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE Mai 2008. Le 1er distributeur automatique de pizzas fraîches en Ile-de-France

DOSSIER DE PRESSE Mai 2008. Le 1er distributeur automatique de pizzas fraîches en Ile-de-France DOSSIER DE PRESSE Mai 2008 Le 1er distributeur automatique de pizzas fraîches en Ile-de-France Contact Presse : NJC Nathalie JOURDAN & Amandine GAVEL Tél. : 01.46.98.01.58 / 06.16.85.05.72 nathalie.jourdan@njc

Plus en détail

Finance, audit, conseil, industrie, grande consommation, distribution

Finance, audit, conseil, industrie, grande consommation, distribution Les secteurs qui recrutent Finance, audit, conseil, industrie, grande consommation, distribution On trouve des diplômés des écoles de commerce dans tous les secteurs d activité. C est l avantage qu offrent

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE MAI 2010 OMMUNIQUÉ MUNIQUÉ DE PRESSE 2010 AUCHAN PROPOSE UNE OFFRE PERMANENTE DE

DOSSIER DE PRESSE MAI 2010 OMMUNIQUÉ MUNIQUÉ DE PRESSE 2010 AUCHAN PROPOSE UNE OFFRE PERMANENTE DE DOSSIER DE PRESSE MAI 2010 OMMUNIQUÉ MUNIQUÉ DE PRESSE AI 2010 0 AUCHAN PROPOSE UNE OFFRE PERMANENTE DE DANS LA LIGNÉE DE SA POLITIQUE DE DISCOUNT RESPONSABLE QUI VISE À RENDRE ACCESSIBLES À TOUS LES CONSOMMATEURS

Plus en détail

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche)

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Vie pratique Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Logement L université dans laquelle j ai effectué mon séjour d étude nous proposait au préalable un site sur les logements en résidence étudiante.

Plus en détail

L embauche et le maintien des ressources humaines en milieu rural : principales problématiques

L embauche et le maintien des ressources humaines en milieu rural : principales problématiques Emploi Québec Mauricie L embauche et le maintien des ressources humaines en milieu rural : principales problématiques Août 2003 Plan de la présentation Introduction : la toile de fond Le contexte économique

Plus en détail

La cuisine. faite maison. chez Châteauform

La cuisine. faite maison. chez Châteauform La cuisine faite maison chez Châteauform La cuisine faite maison chez Châteauform La cuisine «faite maison» chez Châteauform 16 ans déjà que Châteauform existe - Comme le temps passe vite! S il y a bien

Plus en détail

Dissertation. Introduction. I - Les relations de sous-traitance traditionnelles

Dissertation. Introduction. I - Les relations de sous-traitance traditionnelles Dissertation Introduction Les différents liens que les entreprises peuvent établir entre elles sont indispensables pour leur expansion et leur compétitivité. L organisation de tels liens est capitale et

Plus en détail

Le déclin de l industrie en France

Le déclin de l industrie en France Le déclin de l industrie en France Le but de ce dossier pédagogique est de comprendre les causes de la désindustrialisation en France. Il faut distinguer quatre phénomènes : i) les gains de productivité,

Plus en détail

3 L offre et la demande

3 L offre et la demande 3 L offre et la demande Principaux points du chapitre 3 LES EFFETS DE L OFFRE ET DE LA DEMANDE SUR LES PRIX LES MARCHÉS HORTICOLES FONCTIONNENT AVEC COMPLEXITÉ DES CHANGEMENTS ONT LIEU DANS LES ARRANGEMENTS

Plus en détail

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement?

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Lumesse Avis d expert Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Dans l univers sans cesse mouvant de la Gestion des Talents, nous observons un nouveau changement fondamental en matière de développement

Plus en détail

Faire une baguette qui a du goût

Faire une baguette qui a du goût Faire une baguette qui a du goût Pourquoi faire son pain? La principale raison est pour le goût du pain. En effet, les boulangeries sont souvent le terminal des grands meuniers. Bien que les dernières

Plus en détail

100 habitudes pour maigrir

100 habitudes pour maigrir Perdre du gras à long terme et ne jamais le reprendre Aurèle Mariage Sommaire Mise en garde... 6 Introduction... 7 A propos de l auteur... 9 Les habitudes et la motivation... 10 1. Prendre (et avoir) de

Plus en détail

Formation professionnelle

Formation professionnelle Formation professionnelle Formation professionnelle Sur notre plateau de formation situé à Neuilly-sur-Seine, nous vous offrons une formation sur mesure dispensée par des professionnels qualifiés, soit

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Cuisiner. Préparer un repas à partir d aliments de base.

Cuisiner. Préparer un repas à partir d aliments de base. AIDE-MÉMOIRE Définitions Consommer une variété d aliments nutritifs en quantité adéquate pour répondre à ses besoins. Alimentation équilibrée en termes de quantité et de qualité. Consommation d une variété

Plus en détail

Géographie. Chapitre n.. La question des ressources alimentaires

Géographie. Chapitre n.. La question des ressources alimentaires Géographie Chapitre n.. La question des ressources alimentaires I) La situation alimentaire aux Etats-Unis et au Soudan Problématique : Quelles sont les différences entre la situation alimentaire aux Etats-Unis

Plus en détail

Concours citoyen international «Agite Ta Terre!»

Concours citoyen international «Agite Ta Terre!» Concours citoyen international «Agite Ta Terre!» «Mon climat aujourd hui, mon climat dans 20 ans, et moi?» Qu est-ce que «Agite Ta Terre!»? Lancée en 2012 par l association ENERGIES 2050, l initiative

Plus en détail

Gillig Philippe Faculté des Sciences sociales

Gillig Philippe Faculté des Sciences sociales SO00DM24 Approches socio-économiques de la croissance TD 7 : Décrypter les liens entre productivité et rentabilité (d après J-P Piriou, Nouveau manuel de SES, éd. La découverte) Objectifs du TD : 1) analyser

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

FICHE PÉDAGOGIQUE RESTAURATION ENSEIGNEMENT. Cuisine et Histoire «Les pâtes»

FICHE PÉDAGOGIQUE RESTAURATION ENSEIGNEMENT. Cuisine et Histoire «Les pâtes» FICHE PÉDAGOGIQUE RESTAURATION ENSEIGNEMENT Cuisine et Histoire «Les pâtes» Contenus pour les enfants Lasagnes, raviolis, crozets, nouilles, vermicelles nous sommes nombreux, partout dans le monde, à aimer

Plus en détail

Manger en toute sécurité

Manger en toute sécurité Comptoir Alimentaire Drummond 1655, rue Corriveau Drummondville (Québec) J2C 1Y9 Manger en toute sécurité 819 478-4243 (aide alimentaire) 819 478-9070 (administration) 819 478-5044 (télécopieur) Dates

Plus en détail

Formation: TITRE PROFESSIONNEL DE CUISINIER. Contenu de la formation: Méthodes pédagogiques:

Formation: TITRE PROFESSIONNEL DE CUISINIER. Contenu de la formation: Méthodes pédagogiques: DE CUISINIER Durée: 1 120 heures Demandeurs d emploi ou évoluer (CIF ) Pour bien exercer ce métier, il faut être gourmand, être sensible aux différentes saveurs, et faire preuve de curiosité et d imagination

Plus en détail

Jardins carrés et Culture d Entreprise

Jardins carrés et Culture d Entreprise Jardins carrés et Culture d Entreprise Un concept innovant pour développer l efficacité collective Le concept Les jardins carrés sont une méthode de jardinage élaborée dans les années 1980 par l américain

Plus en détail

pour l écoconsommation

pour l écoconsommation pour l écoconsommation Les enjeux Depuis 40 ans, l évolution des modes de consommation a favorisé la multiplication des emballages. Aujourd hui, un Français produit 125 kg de déchets d emballages par an.

Plus en détail

Dans la face n on retrouve exactement la même chose que dans la face n mais cette fois avec le code barre tout à droite.

Dans la face n on retrouve exactement la même chose que dans la face n mais cette fois avec le code barre tout à droite. Introduction Les pizzas buitoni sont des pizzas d origine italiennes, aujourd hui elles appartiennent au groupe nestlé qui rachète la marque buitoni en 1988. La boite que nous étudierons est une boite

Plus en détail

Comment utiliser les graines de soja à la cuisine

Comment utiliser les graines de soja à la cuisine Comment utiliser les graines de soja à la cuisine Auteur : Renate Schemp Box 90612 Luanshya Zambie Traduction : SECAAR Service Chrétien d Appui à l Animation Rurale 06 BP 2037 Abidjan 06 Côte d Ivoire

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Services à l usager P A R T I E 1. Miriam Dörr - Fotolia.com

Services à l usager P A R T I E 1. Miriam Dörr - Fotolia.com 1 Services à l usager P A R T I E 1 Miriam Dörr - Fotolia.com 1 Techniques de service des repas et des collations TD 1 OBJECTIFS Identifier les différents modes de distribution et l intérêt spécifique

Plus en détail

CUISINE ÉVÉNEMENTIELLE 1 jour 1jour 8 à 12 ATELIER ANNIVERSAIRE PUBLIC Toute personne qui souhaite mettre en place une animation «anniversaire» au sein de son restaurant. FINALITÉS Organiser un goûter

Plus en détail

Découvrir, grandir, devenir. IDENTIFICATION CODE : 54-10-01 PAGE : 1 de 7 RÉSOLUTION n o : AMENDEMENT n o : DATE SIGNATURE C008-0807 2008-07-07

Découvrir, grandir, devenir. IDENTIFICATION CODE : 54-10-01 PAGE : 1 de 7 RÉSOLUTION n o : AMENDEMENT n o : DATE SIGNATURE C008-0807 2008-07-07 RECUEIL DE GESTION Commission scolaire des Draveurs Découvrir, grandir, devenir POLITIQUE SECTEUR SRÉJA SUJET Pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif IDENTIFICATION CODE : 54-10-01

Plus en détail

WT35 Les filières et systèmes agroalimentaires durables

WT35 Les filières et systèmes agroalimentaires durables Session 1 La vision chinoise Approche du problème : une approche holistique pour résoudre la question multidimensionnelle que pose l association du développement durable et des concepts de chaînes d approvisionnement

Plus en détail

Croissance annuelle moyenne de la population active en France (en milliers)

Croissance annuelle moyenne de la population active en France (en milliers) 23 COMMENT PEUT-ON EXPLIQUER LE CHÔMAGE? A La population active augmente-t-elle trop vite? a) Le chômage : une population active supérieure à l'emploi 1. Au niveau d une économie nationale, le chômage

Plus en détail

Rapport de stage Mer et Monde. Frédérique Morissette

Rapport de stage Mer et Monde. Frédérique Morissette Rapport de stage Mer et Monde Frédérique Morissette Comment décrire en quelques mots cette merveilleuse expérience qu à été mon stage au Sénégal? Impossible selon moi, je devrais écrire des pages et des

Plus en détail

Thème choisi et présenté par : Encadré par : Mme Belkadi Matière: Publicité Année en cour: 2008/2009

Thème choisi et présenté par : Encadré par : Mme Belkadi Matière: Publicité Année en cour: 2008/2009 Thème choisi et présenté par : Encadré par : Mme Belkadi Matière: Publicité Année en cour: 2008/2009 Introduction McDonald's Corporation, souvent appelée plus familièrement McDo, est la plus grande chaîne

Plus en détail

La notion de Développement Durable est illustrée par la figure suivante : Développement durable. Social

La notion de Développement Durable est illustrée par la figure suivante : Développement durable. Social LE DEVELOPPEMENT DURABLE POUR LES PETITES ENTREPRISES ET LES ARTISANS. La notion de Développement Durable est une thématique à la mode. Elle est largement reprise dans les médias et devient une donnée

Plus en détail

Découvrir les légumineuses

Découvrir les légumineuses Découvrir les légumineuses Les légumineuses sont des aliments du groupe alimentaire viandes et substituts. Elles sont très nourrissantes. Elles sont une bonne source de fibres, de vitamines, de minéraux

Plus en détail

LES LOCAUX DE PRODUCTION ET LEURS ANNEXES

LES LOCAUX DE PRODUCTION ET LEURS ANNEXES LES LOCAUX DE PRODUCTION ET LEURS ANNEXES 1 introduction 2 la notion de complexe cuisine 3 le principe de la marche en avant 4 les différentes zones de travail Etude de cas de synthèse 1. introduction

Plus en détail

Introduction à la Comptabilité Générale des Entreprises

Introduction à la Comptabilité Générale des Entreprises Introduction à la Comptabilité Générale des Entreprises Structure du cours Introduction à la comptabilité Comptabilité générale et comptabilité analytique: Objectifs, définition et champ d action Du patrimoine

Plus en détail

SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS

SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS Objectifs spécifiques... 2 1- Les fonctions économiques... 2 1.1- Production et répartition des biens et services : deux fonctions économiques classique des entreprises... 2 1.2-L innovation, une récente

Plus en détail

L avenir du commerce est en ligne

L avenir du commerce est en ligne chapitre 1 L avenir du commerce est en ligne A llons-nous perdre l habitude «d aller» faire nos courses? Succomberons-nous plus facilement à l achat d impulsion au hasard de notre navigation sur le Web

Plus en détail

Introduction au private equity

Introduction au private equity BANQUE FINANCE SOCIAL GESTION DROIT MARKETING Introduction au private equity Les bases du capital-investissement Cyril Demaria 4 e édition SOMMAIRE Préface... 11 Introduction : Qu est-ce que le private

Plus en détail

S ouvrir aux différences ou s y enfarger

S ouvrir aux différences ou s y enfarger Audet, G. (2006). Voir http://www.recitdepratique.fse.ulaval.ca/ S ouvrir aux différences ou s y enfarger Je suis enseignante à la maternelle depuis trente ans, dont treize ans vécus en milieu défavorisé.

Plus en détail

Fiche 04 COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES

Fiche 04 COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES La région de la Chaudière-Appalaches est reconnue pour la multitude de PME qu on retrouve sur son territoire. Dans le sondage mené par la CRÉ auprès d acteurs du développement de la région en janvier dernier,

Plus en détail

Manger sainement sans dépasser son budget. Conseils pour faire des achats adroits à l épicerie

Manger sainement sans dépasser son budget. Conseils pour faire des achats adroits à l épicerie Manger sainement sans dépasser son budget Conseils pour faire des achats adroits à l épicerie te et c Re à n l i ur ie r té L approche scientifique de l épicerie Il n est pas nécessaire de dépenser gros

Plus en détail

Focus sur le sel et le potassium. C. Bonneville diététicienne

Focus sur le sel et le potassium. C. Bonneville diététicienne Focus sur le sel et le potassium C. Bonneville diététicienne Les enjeux Sodium et potassium sont largement représentés dans notre alimentation. Quel est la bonne proportion de ces deux minéraux dans l

Plus en détail

CENTRE D EXPERTISE ET DE RECHERCHE EN HÔTELLERIE ET RESTAURATION. Institut de tourisme et d hôtellerie du Québec DÉMYSTIFIER LE VIRAGE SANTÉ

CENTRE D EXPERTISE ET DE RECHERCHE EN HÔTELLERIE ET RESTAURATION. Institut de tourisme et d hôtellerie du Québec DÉMYSTIFIER LE VIRAGE SANTÉ CENTRE D EXPERTISE ET DE RECHERCHE EN HÔTELLERIE ET RESTAURATION Institut de tourisme et d hôtellerie du Québec DÉMYSTIFIER LE VIRAGE SANTÉ Le projet La santé au menu Piloté par le Centre d expertise et

Plus en détail

1er réseau mondial de restauration rapide sur- mesure

1er réseau mondial de restauration rapide sur- mesure 1er réseau mondial de restauration rapide sur- mesure DOSSIER DE PRESSE Janvier 2013 2 SOMMAIRE Green is better : Un concept innovant La genèse L innovation Green is better Les valeurs Green is better

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

POUR UNE OFFRE ALIMENTAIRE AMÉLIORÉE. Mon engagement dans le programme Melior : une démarche volontaire, une volonté en marche

POUR UNE OFFRE ALIMENTAIRE AMÉLIORÉE. Mon engagement dans le programme Melior : une démarche volontaire, une volonté en marche POUR UNE OFFRE ALIMENTAIRE AMÉLIORÉE Mon engagement dans le programme Melior : une démarche volontaire, une volonté en marche POURQUOI S ENGAGER POUR RÉPONDRE AUX NOUVEAUX BESOINS DES CONSOMMATEURS POUR

Plus en détail

Pour déterminer le prix de vente, il y a plusieurs points à prendre en considération.

Pour déterminer le prix de vente, il y a plusieurs points à prendre en considération. 1POURQUOI TRAVAILLER AVEC DES RECETTES 1- Chaque client recevra la même quantité et la même qualité de produit ; 2- Les achats seront plus faciles à planifier ; 3- Les employés économiseront du temps ;

Plus en détail

1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise?

1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise? 1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise? 1.3 - Attitudes et comportements des consommateurs Franck Lehuédé (CREDOC) «Depuis une soixantaine d années, le CREDOC observe les comportements

Plus en détail

DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR

DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR INFORMATIONS DIETETIQUES SERVICE RESTAURATION DE LA VILLE D YZEURE DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR I - DEFINITION DE LA DIETETIQUE : La diététique est une science qui n est pas uniquement destinée à

Plus en détail

Histoire Géographie Éducation civique

Histoire Géographie Éducation civique Brevet d études professionnelles Toutes spécialités «Rénovées» Histoire Géographie Éducation civique Durée : 1 heure 30 Coefficient : 3 Ce sujet comporte 9 pages numérotées de 1/9 à 9/9. Assurez-vous que

Plus en détail

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 Construire un avenir brillant ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 www.avenirbrillant.ca Financé par le gouvernement du Canada par l entremise du Programme des conseils

Plus en détail

IMPORTEURS - EXPORTATEURS

IMPORTEURS - EXPORTATEURS Août 2013 IMPORTEURS - EXPORTATEURS Service Etudes CCI Indre Importateurs - Exportateurs Toute reproduction interdite sans l autorisation de l auteur Page 1 SOMMAIRE Page LES OPERATEURS DU COMMERCE INTERNATIONAL

Plus en détail

Les différents modes de distribution en restauration

Les différents modes de distribution en restauration Les différents modes de distribution en restauration 1. Le traditionnel Surface Capacité Productivité Inconvénients Spécificité Service à table où le client passe commande, consomme, paye à table. Exemples

Plus en détail

www.marquecanadabrand.agr.gc.ca www.mangezcanadien.ca

www.marquecanadabrand.agr.gc.ca www.mangezcanadien.ca La recherche antérieure a montré que la majorité des consommateurs canadiens affichent une préférence marquée pour l achat de produits alimentaires canadiens par rapport aux produits d importation. Est-ce

Plus en détail

Chap 6. Le marché : la demande globale

Chap 6. Le marché : la demande globale Chap 6 Le marché : la demande globale L entreprise commerciale doit adopter son offre aux attentes des consommateurs. Pour cela, elle doit parfaitement les connaître et s adapter à leurs spécificités.

Plus en détail

Etude. du metier de responsable clientele

Etude. du metier de responsable clientele Etude du metier de responsable clientele decembre 2008 Sommaire Creation de l observatoire Outils de l observatoire prospectif des metiers et des qualifications... [ 3 ] Rappel des objectifs Logique de

Plus en détail

Analyse de cycle de vie

Analyse de cycle de vie Valorisation des déchets plastiques des ménages Analyse de cycle de vie Note de synthèse 17 mars 2014 1. Contexte de l étude La taxe sur les sacs à ordures ménagères (dite «taxe au sac») introduite dans

Plus en détail

LA QUALITÉ DES ALIMENTS D ORIGINE ANIMALE VUE PAR LES PROFESSIONNELS DE LA PRODUCTION, DE LA FABRICATION ET DE LA DISTRIBUTION

LA QUALITÉ DES ALIMENTS D ORIGINE ANIMALE VUE PAR LES PROFESSIONNELS DE LA PRODUCTION, DE LA FABRICATION ET DE LA DISTRIBUTION 1 LA QUALITÉ DES ALIMENTS D ORIGINE ANIMALE VUE PAR LES PROFESSIONNELS DE LA PRODUCTION, DE LA FABRICATION ET DE LA DISTRIBUTION par Gilles Le Pottier 1 Alors que notre alimentation est de plus en plus

Plus en détail

LA ROUTINE ALIMENTAIRE D UN ENFANT TDAH

LA ROUTINE ALIMENTAIRE D UN ENFANT TDAH Petite, j ai été une enfant très difficile. Je levais le nez sur plusieurs aliments dont les fruits et surtout les légumes. Souvent, plutôt que d avoir à manger ce que je n avais pas envie, je répondais

Plus en détail

Indicateur d activité de vente cavistes Enquête Email Janvier 2012

Indicateur d activité de vente cavistes Enquête Email Janvier 2012 Indicateur d activité de vente cavistes Le moral des cavistes est bon en ce début d année, suite de fêtes de fin d année apparemment réussies. Tous les indicateurs semblent particulièrement au vert début

Plus en détail

Communiqué de Presse

Communiqué de Presse Communiqué de Presse Le 23 juillet 2015 «UNE HISTOIRE D AMBITION» : LA NOUVELLE CAMPAGNE DE MARQUE HSBC «UNE HISTOIRE D AMBITION» : LA NOUVELLE CAMPAGNE DE MARQUE HSBC La nouvelle campagne de marque HSBC

Plus en détail

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne Une nouvelle muséologie pour le musée moderne André Desvallées, dir., Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie André Desvallées, dans cet extrait de Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie

Plus en détail

DOSSIER : LE MARCHE Les produits surgelés

DOSSIER : LE MARCHE Les produits surgelés DOSSIER : LE MARCHE Les produits surgelés Sommaire -Définition, qu est ce qu un produit surgelé? -principe du surgelé -Politique produits et stratégie croissante -Les chiffres, parts de marché en tableau

Plus en détail

Les enjeux des domaines skiables européens. Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011

Les enjeux des domaines skiables européens. Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011 Les enjeux des domaines skiables européens Congrès de l OITAF Rio Octobre 2011 Par Laurent Reynaud Délégué Général de Domaines Skiables de France Représentant de la FIANET Fédération Internationale des

Plus en détail

Organisme en alphabétisation. Présentation du. par Nathalie Pomerleau, animatrice

Organisme en alphabétisation. Présentation du. par Nathalie Pomerleau, animatrice Organisme en alphabétisation Présentation du Projet Mini-bibliothèque 2006-2007 par Nathalie Pomerleau, animatrice Mai 2009 Ce projet a été développé par Nathalie Pomerleau (animatrice) avec la collaboration

Plus en détail

La fidélisation des employés : un remède efficace face à la pénurie

La fidélisation des employés : un remède efficace face à la pénurie La fidélisation des employés : un remède efficace face à la pénurie Par Serge Lamarche, vice-président, Service à la clientèle, ADP Canada Dénicher des employés qualifiés dans le secteur du commerce de

Plus en détail

Mais au-delà de cette image simpliste (mais fréquente) comment se présente concrètement le télétravail?

Mais au-delà de cette image simpliste (mais fréquente) comment se présente concrètement le télétravail? #Télétravail Dans un environnement économique mondialisé, du flux tendu et surtout de l évolution des équipements avec les ordinateurs portables, les smartphones et la connexion internet sur tous les lieux

Plus en détail

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux Le réseau des épiceries solidaires A.N.D.E.S. Uniterres Assurer la sécurité alimentaire des plus démunis et soutenir une agriculture durable et locale Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Plus en détail

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 LEVALUATION DU SITE WEB E-LECLERC A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 A. Evaluation «subjective» du site web 1. Choix du site web J ai choisi de réaliser l évaluation «subjective» sur le site web : www.e-leclerc.com,

Plus en détail

PRESENTATION GENERALE

PRESENTATION GENERALE Modular Diet PRESENTATION GENERALE Tout d abord, félicitations. Oui félicitations de vous être lancé(e) dans ce régime, car nous savons qu un régime c est avant tout : -beaucoup d abnégation et de force

Plus en détail

Chapitre 5 Vérifiez vos connaissances Éléments de réponse

Chapitre 5 Vérifiez vos connaissances Éléments de réponse Chapitre 5 Vérifiez vos connaissances Éléments de réponse Réponse point 1 En quoi la politique produit internationale diffère t elle d une politique produit locale classique? Le problème de la politique

Plus en détail

L Observatoire Crédit Logement/CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Septembre 2014

L Observatoire Crédit Logement/CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Septembre 2014 L Observatoire Crédit Logement/CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Septembre 2014 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent

Plus en détail

ENQUÊTE 2013 AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES

ENQUÊTE 2013 AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES ENQUÊTE 2013 AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES La clé qui ouvre de nouvelles portes AU CŒUR DE L HABITATION Principales constatations de l Enquête 2013 auprès des emprunteurs hypothécaires Lorsqu ils

Plus en détail

La pomme de terre primeur, un produit connu et apprécié des consommateurs

La pomme de terre primeur, un produit connu et apprécié des consommateurs Usages & Attitudes Pomme de terre primeur 2014 La pomme de terre primeur, un produit connu et apprécié des consommateurs L étude réalisée en juin 2014 par Opinionway pour le CNIPT et FranceAgriMer a pour

Plus en détail

Discours sur la sécurité alimentaire

Discours sur la sécurité alimentaire Discours sur la sécurité alimentaire L alimentation est le besoin le plus fondamental de l homme. Elle est essentielle à la vie et au développement. Le droit à l alimentation est donc la base de tous les

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

www.leguidedupatrimoine.com

www.leguidedupatrimoine.com Pour vivre pleinement votre retraite, prenez les devants ASSOCIATION D ÉPARGNE VIAGÈRE LA TONTINE Votre assurance sur l avenir La retraite, une nouvelle vie! La retraite, c est une nouvelle étape dans

Plus en détail

{Epitech}, depuis 15 ans

{Epitech}, depuis 15 ans {Epitech}, depuis 15 ans L école de l innovation et de l expertise informatique en action Le projet comme méthode d enseignement, l étudiant au cœur de l école Le cursus Epitech se base sur une utilisation

Plus en détail

Contrôle. De nombreuses entreprises contrôlent toujours l exactitude des factures selon les documents papier. Contrôle des visas

Contrôle. De nombreuses entreprises contrôlent toujours l exactitude des factures selon les documents papier. Contrôle des visas Contrôle Contrôle des visas Pages 3/2006 Pages romandes Contrôler et viser des factures électroniquement De nombreuses entreprises contrôlent toujours l exactitude des factures selon les documents papier

Plus en détail

Le pique-nique et le développement durable En amont de cet atelier réaliser la fiche pédagogique : Composition du pique-nique

Le pique-nique et le développement durable En amont de cet atelier réaliser la fiche pédagogique : Composition du pique-nique Les repas Salle avec tableau 1 heure Le pique-nique et le développement durable En amont de cet atelier réaliser la fiche pédagogique : Composition du pique-nique Objectifs de l atelier : Sensibiliser

Plus en détail

MAITRISE EN PERFECTIONNEMENT Arts de la Reliure Pratique professionnelle et Economique

MAITRISE EN PERFECTIONNEMENT Arts de la Reliure Pratique professionnelle et Economique MAITRISE EN PERFECTIONNEMENT Arts de la Reliure Pratique professionnelle et Economique Les métiers d art en général, et celui de relieur en particulier, demandent un constant perfectionnement, beaucoup

Plus en détail

LES FORMATIONS 2015. Du bio pour tous dès la crèche. Le poisson en restauration collective : de la criée à l assiette

LES FORMATIONS 2015. Du bio pour tous dès la crèche. Le poisson en restauration collective : de la criée à l assiette LES FORMATIONS 2015 Du bio pour tous dès la crèche Le poisson en restauration collective : de la criée à l assiette Le bio et l alternatif pour plus de goût et de diversité La cuisine évolutive au service

Plus en détail

La Gestion des talents entre dans une nouvelle ère

La Gestion des talents entre dans une nouvelle ère La Gestion des talents entre dans une nouvelle ère Tom Pfeiffer Partner Audit Deloitte Sacha Thill Senior Consultant Operations Excellence & Human Capital Deloitte Soucieuses du bien-être et du développement

Plus en détail

Janvier 2013. Un point culminant en 2009

Janvier 2013. Un point culminant en 2009 Janvier 2013 Claude MALLEMANCHE Depuis janvier 2009, près de dix mille demandes d immatriculation d auto-entreprise ont été déposées en Limousin. Trois créateurs sur quatre déclarent qu ils n auraient

Plus en détail

Le financement du Dividende Universel

Le financement du Dividende Universel affiliée au Basic Income European Network Le financement du Dividende Universel Le plan de financement ici proposé a été mis au point par le professeur Yoland Bresson (président de l Aire). Il prouve que

Plus en détail

Des hommes et des ressources

Des hommes et des ressources Des hommes et des ressources G 6. La question des ressources alimentaires I. Etude de cas : au Brésil Quelle est la situation alimentaire au Brésil? P 282-283 A. Une grande puissance agricole 1) L agriculture

Plus en détail

Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir. Dossier de presse

Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir. Dossier de presse Les priorités de Sylvia PINEL pour le secteur de la restauration & Le bilan du contrat d avenir Dossier de presse Vendredi 23 novembre 2012 Contact presse : Cabinet de Sylvia PINEL Nadhéra BELETRECHE 01

Plus en détail

L immigration : une solution à la rareté de maind œuvre et un levier de développement économique? 35 e Congrès de l ASDEQ 13 mai 2010

L immigration : une solution à la rareté de maind œuvre et un levier de développement économique? 35 e Congrès de l ASDEQ 13 mai 2010 L immigration : une solution à la rareté de maind œuvre et un levier de développement économique? 35 e Congrès de l ASDEQ 13 mai 2010 Mission PÔLE Québec Chaudière-Appalaches a pour mission de contribuer

Plus en détail

Le Comité SOS Pauvreté est une table de concerta7on ayant pour objec7fs de:

Le Comité SOS Pauvreté est une table de concerta7on ayant pour objec7fs de: ! Le Comité SOS Pauvreté est une table de concerta7on ayant pour objec7fs de: Trouver des moyens de sensibiliser la popula3on à la situa3on de la pauvreté locale. Offrir un répertoire de ressources. Par3ciper

Plus en détail

Campagne d anacarde fictive

Campagne d anacarde fictive Service d Information et d Accompagnement sur le Marché (SIAM) ACCOMPAGNER LES ACTEURS DE LA FILIÈRE DANS LA COMMERCIALISATION DES NOIX DE CAJOU Collecter / Analyser / Former / Informer / Accompagner Campagne

Plus en détail

L estime de soi. A) La différence entre confiance et estime

L estime de soi. A) La différence entre confiance et estime L estime de soi La période des études universitaires coïncide souvent avec une période de changements et de remises en question très intenses où l estime de soi peut être particulièrement mise à l épreuve.

Plus en détail