ET DE L'ÉCHELLE DE STRUCTURE DE PERSONNALITÉ (ESP)
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- Catherine Goudreau
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1 CAROLINE CHIASSON validité CONCURRENTE DE L'OBJECT RELATION -0RY (ORI) ET DE L'ÉCHELLE DE STRUCTURE DE PERSONNALITÉ (ESP) Merno ire présenté à la Faculté des études supérieures de l'université Lavai pour l'obtention du grade de maître en psychologie (M.PS.) École de psychologie FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES UNIVERSITÉ LAVAL (D CAROLINE CHIASSON, 1997
2 National Library Acquisitions and Bibliographie Senices Bibliothèque nationale du Canada Acquisitions et services bibliographiques 395 Wellington Street 395, rue Wellington Ot&wa ON KIA ON4 Ottawa ON K1A ON4 Canada Canada The author has granted a nonexclusive licence allowing the National Library of Canada to reproduce, loaq distri'bute or sell copies of this thesis in microform, paper or electronic formats. The author retains ownership of the copyright in this thesis. Neither the thesis nor substmtial extracts fiom it may be printed or othenivise reproduced without the author's permission. L'auteur a accordé une licence non exclusive permettant à la Bibliothèque nationale du Canada de reproduire, prêter, distri'buer ou vendre des copies de cette thèse sous la forme de microfiche/film, de reproduction sur papier ou sur fonnat électronique. L'auteur conserve la propriété du droit d'auteur qui protège cette thèse. Ni la thèse ni des extraits substantiels de celle-ci ne doivent être imprimés ou autrement reproduits sans son autorisation.
3 Cette recherche examine les corr61ations entre différentes variables de deux intruments: dé échelle de Spucture de la Personnalité (mesurant les structures de personnalité et des dimensions des relations d'objets) et I'Object Relations Inventory (mesurant les relations d 'objets sur un continuum développemental). Plus précisement, l'objectif principal de cette étude est de vérifier les liens entre les relations d'objets, les stades d6veloppementaux et les structures de personnaiité. Quarante sujets adultes participent à cette étude. Ils sont tous en psychothérapie en clinique externe soit au Service de Consultation de dé école de Psychologie de l'université Laval, en clinique médicale ou dans des hopitaux psychiatriques de la r6gion de Québec. Vingt-six sujets présentent des troubles sur les axes 1 et II du DSM-III-R (APA, 1987), sept sujets sur l'axe I seulement, un sujet ne présente qu'une pathologie sur l'axe II et enfin, six sujets ne présentent aucun trouble. Les résultats indiquent un lien entre la capacité d'investissement des objets et le niveau développemental de la personnalité. Par ailleurs, les résultats révèlent la présence d'un lien entre la force du moi, la transformation d'un récit et le niveau de d6veloppernent de l'objet. De plus, ces résultats supportent les théories de Bergeret (1976) et de Kernberg (1980) sur les liens entre les structures de personnalité et le niveau de developpement de l'objet. Toutefois, les théories sur les mécanismes de défenses (clivage et idéalisation) et le niveau de développement objectal ne sont pas confirmées après examen des résultats. h u i s Digfir, directeur de recherche Caroline Chiasson
4 AVANT-PROPOS III Tout d'abord, j'offre ma reconnaissance à mon directeur de recherche M. Louis Diguer, Ph.D. pour avoir permis la réalisation de ce projet. C'est un homme très cultiv6, brillant et professionnel. Il possède également un souci d'exactitude au travail, qui demeurera pour moi un exemple important. De plus, je conserverai de lui ce goût d'apprendre qui motive à se surpasser constamment. Maintenant, peu importe l'évolution que prendra ma carrière, je suis heureuse du fondement acquis. Je remercie aussi mes parents, Paul et Rose-Alma, pour m'avoir encourage moralement et financièrement à poursuivre mes études. Qu'ils sachent que chacun à leur façon, leur exemple fut pour moi un facteur aidant dans I'accomplissement de mes travaux. De plus, je tiens à remercier mes proches collaborateurs pour leur précieux travail. Jean Descôteaux m'a apporté un support statistique de grande qualité, en plus d'avoir participé à la cotation des récits ESP avec Jean-Pierre Rousseau; ce dernier m'a également conseillé lors de l'élaboration de mon échantillon. Syivie Pelletier, quant à elle, a collaboré & la cotation des descriptions ORI, au choix de l'indice de fidélité et a traduit certains textes de S.Blatt. Merci! Finalement, je remercie Éric Dubé, autre collaborateur, pour sa participation à l'entraînement de la grille d'or1 (Marziali et Oleniuk).
5 TABLE DES MATIERES Résumé ,... II Avant-propos III - Table des meres , iv Liste da tableaux vi lei Pr6sentation des deux m~~m..em...e...m..ememe..eem..e...e.ee..ee.wm..a.ee.ee L'Object Relation Inventory (ORI) Introduction sur les relations d'objets Les premières recherches empiriques Object Relation Inventory (ORI) Introduction sur les schkrnas narratifs , Échelle de Structure de Personnalité (ESP) L' Échelle de Structure de Personnalité (ESP) 1.2. Théories psychodynamiques de la peiso-6.m..e.eem.e..~mm~...mme.e...mm Type de relation d'objet et type d'angoisse Mécanismes de défenses O Qualité d'investissement de l'objet Normalité et force du moi , Présentation des variables.....e.m..e.mma..eme..mm.m...emo.m.e...a..eee.e..~
6 4-10 ~ d 6 l i t é m * ~. o o ~. ~ ~ e o - ~ ~ e ~ o ~ ~ ~ ~ o ~ ~ ~ ~ ~ e ~ ~ ~ ~ o ~ o ~ ~ ~ ~ ~ ~ e e e ~ 4.2* NO CodWions entre le degd d9ambivaience et Ie niveau conceptuel de IyORL Corréiations entre les items et échelles p@mciynami~ues de la ESP Corrélations entre I'ORI et 19ESP Capacité d'investissement objedal et niveau de développement de la personnalité Force du moi. transformation d'un récit et niveau de développement objecta Sruchires de personnalité et développement objecta1...o Mécanismes de défenses: clivage et idéaiisation primitive = Limites de I'hde 30. Références Annexe.. A: Tableaux du memoue...., Annexe B: Documents et exemple relatifs à l'échelle de Srucnire de Personnalité CONSIGNE STANDARDISÉE (RAP) GRILLE D'ANALYSE DE L'ESP MANUEL DE COTATION DE L' ESP (version abrégée) UN EXEMPLE DE COTATION D'UN RÉCIT Annexe C: Documents et exemple relatifs à I'Object Relation Inventory CONSIGNE STANDARDISÉE (ORI) MANUEL DE COTATION POUR LE NIVEAU CONCEPTUEL ET LE DEGRÉ D'AMBIVALENCE UN EXEMPLE DE COTATION D'UNE DESCRIPTION PARENTALE Annexe D: Formulaire de consentement FORMULAIRE DE CONSENTEMENT...80
7 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Comparaison entre les lignées structurelles (Bergeret, 1976) Tableau 2: Hypothèses spécifiques: corrélations entre les échelles de I'ORI et les échelles et items de I'ESP Tableau 3: Fidélité interjuges: moyennes des pourcentages d'accord pour les dix items de I'ESP Tableau 4: Fidélité interjuges: moyennes des corrélations de Pearson pour les cinq échelles de I'ESP ,....., Tableau 5: Corrélations entre les dix items et cinq échelles de I'ESP TabIeau 6: Corrélations entre les variables de I'ORI et de 1'ESP Tableau 7: Composition du modèle linéaire pour l'échelle degré d'ambivalence en fonction des items d'esp , , Tableau 8: Composition du modèle linéaire pour l'échelle niveau conceptuel en fonction des items d'esp ,
8 ÉTUDE DE VALIDITÉ CONCURRENTE DE L'OBJECT RELATION INVENTORY (ORI) ET DE L'ÉCHELLE DE STRUCTVRE DE PERSONNALITÉ (ESP) INTRODUCTION G- Les relations d'objets ainsi que les structures de personnalité sont des concepts centraux dans l'ensemble des théories développementales et psychanalytiques contemporaines. Ces concepts trouvent leur sens dans la pratique clinique. Toutefois, jusqu'à maintenant, peu de recherches empiriques se sont intéressées à valider empiriquement les liens entre ces concepts. Cette étude, à visée exploratoire, a pour objectif de comparer I'Object Relation Inventory (ON)(Blatt et al ) et l'échelle de Structure de Personnalité (ESP) (Diguer, 1994). afin de vérifier spécifiquement lu liens entre les relations d'objets, les stades développernentaux et les structures de personnalité. L'Object Relation Inventory est une méthode non-projective permenant d'évaluer certaines dimensions des relations d'objets sur un continuum développemental. Plus précisément, l'échelle Degré d'ambivalence, permet de vérifier dans quelle mesure le sujet exprime des sentiments opposés tels I'arnour et la haine envers les objets significatifs. D'autre part, l'échelle Niveau Conceptuel comprend cinq niveaux de développement du concept d'objet, soit les niveaux sensorimoteur, percephel, iconique externe. iconique interne et conceptuel. L'atteinte du dernier niveau indique l'intégration de i'objet total. tandis qu'à l'inverse, les niveaux inferieurs indiquent une intégration incomplète de l'objet. Diguer (1994), a construit l'échelle de Structure de Personnalité (ESP). Cet instru- ment permet d'identifier la structure relationnelle mise en scène dans un récit. L'ESP est constituée de deux parties. La première, l'analyse S&niotique, permet de segmenter le récit en ses composantes principales. La deuxième, l'analyse Psychodynamique, permet de qua1 i- fier ces segments à partir de la classification des structures de perso~dité de Bergeret (1974) et Kemberg (1984). Cette section comprend 22 items psychodynamiques référents aux méca-
9 nismes de d&enses, au concept de l'objet, à la force du moi et au degré d'investissement des objets. Les cotes données à chaque item sont additionnées et pondérées afin de donner cinq scores finaux qui correspondent respectivement aux stnictures de personnalité ncwotique, etat-limite et psychotique, à la force du moi et au degré d'investissement du récit. Quarante sujets prennent part à l'étude. Parmi ceux-ci, trente-quatre présentent des troubles psychologiques de gravité variable. Ils sont rencontrés au Service de Consultation de I'Ecole de Psychologie de l'université Lavai (SCEP) par des psychologues ou des étudiants de deuxibrne cycle en psychologie sous supervision. L'administration du Mini-SCID et du SCID-II permet d'établir un diagnostic sur les axes 1 et 2 du DSM-III-R. Ensuite, le participant est invité à raconter IO récits selon la méthode RAP (Luborsky, 1990). ainsi qu'à décrire son père, sa mère et son conjoint (ou son meilleur ami), permettant ultérieurement d'appliquer respectivement, les grilles ESP et ON. La contribution originale de cette recherche repose sur l'étude des liens entre plu- sieurs postulats psychanalytiques tels: les structures de personnaiite, le développement objec- ta1 et le développement de la personnalit&
10 1. CADRE THÉORIQUE 1.1 Présentation des deux mesures L'Object Relation Inventory (ORO Introduction sur les relations d'objets Le concept de relation d'objet ut un paradigme de grand intérêt de nos jours en psychologie et en psychanalyse. Historiquement, ce sont des Britanniques tels M. Klein, Fairbairn, Balint et Winnicott qui ont, les premiers, 6laboré leurs théorie. Par la suite, des Américains tels Kemberg. Jacobson et Mahler poursuivirent cette lancée en édifiant, à leur tour, leurs théories des relations d'objets. Récemment, Kernberg a fait un effort majeur pour intégrer plusieurs théories sur les relations d'objet dans un modèle théorique de la psychologie du Moi (Moore and Fine, 1995). Selon Kemberg (1996), une relation d'objet est d'abord la représentation d'une interaction entre soi et les autres significatifs. Cette interaction peut être réelle ou fantasmée, et elle est toujours liée par un affect. Pour qu'il y ait d6veloppement psychologique normal chez I'enfant, il est nécessaire que les premières relations d'objets int6riorisées soient sufisamment positives pour mener à I'accompIissement d'une série d'échelons qui transforment successivement ces relations d'objet en une identité du moi normale Les premières recherches empiriques Depuis quelques décemies, des chercheurs ont tenté de mesurer empiriquement le concept de relation d'objet. Deux principaux groupes de recherche ont cantribue de façon marquante au développement de méthodes d'évaluation des reprbentations objectales. Le groupe de Martin Mayman de l'université du Michigan a employé des méthodes telles que l'analyse des premiers souvenirs et des rêves, des autobiographies et des méthodes projec-
11 Uves. A titre d'exemple, en 1967, Mayrnan a montré qu'il était possible de prédire certains niveaux de psychopathologie par l'analyse de contenu des représentations d'objets produites par un sujet au Rorschach. De même, en 1974, Krohn et Mayman ont d6veloppé I'Object Representdon Scule for Drem grâce auquel ils ont établi la validité de construit de la notion de représentation d'objets et l'utilité de leur échelle pour la mesurer. Ces chercheurs ont développé leurs méthodes d'evaluation à partir des thbries de la psychologie du moi (ego psychology), de Margaret Malher, F. Pine, A. Bergman et Otto Kernberg (Lerner 1991; Diguer, Morissette, Normandin, 1997). Un second groupe de chercheurs dirigt par Sydney Blatt de l'université Yale ont, quant à eux, tenté de mesurer les relations d'objets dans une perspective cognitive et stnicturale. Leurs travaux reposent à la fois sur les théories des relations d'objets et de la psychologie du moi, en plus d'intégrer les théories développementales de chercheurs tels J. Piaget et H. Werner. En 1976, Blatt, Breinis, Schimek et Glick dkveloppent a comprehensive Concept of the Object Scale, une procédure de cotation permenant de coter les figures humaines (Hs) au Rorschach sur un continuum développemental. La fidélit6 interjuges fut très satisfaisante recueillant plus de d'accord entre les juges. Des résultats empiriques ont dtmontré qu'il y aurait des différences importantes au plan de la structure et du contenu des représentations d'objets dans plusieurs formes de pathologies (Blatt et Lerner, 1983). A titre d'exemple, chez un sujet schizophrène non-paranoide, les représentations objectales sont souvent inappropriées et de bas niveau développemental tandis que chez un sujet hysterique, les représentations d'objets sont plus appropriées et plus élaborées L'Object Relation Inventory (ON) En 1979, Blatt, Wein, Chevron et Quinlan developpent 1 'Object Relation Inventory (ORI), un des premiers systèmes de cotation des relations d'objet qui repose sur des bases autres que celles liées aux méthodes projectives. Ce système allait fournir du materiel analysable tout comme le Rorschach et d'autres méthodes projectives, mais en réduisant le temps nécessaire à la cotation (Smith, 1993). A l'époque, on avait démontré cliniquement le lien
12 entre un type de soin parental insensible, non disponible ou inmisif avec la dépression à l'âge adulte. L'OH fut donc d'abord utilisé afin de mesurer la relation qui pouvait exister entre la dépression à I'âge adulte et les représentations parentales (Blatt et al, 1979). Lors d'une entrevue semi-structurée, les sujets ont pour consigne de décrire des per- sonnes significatives de leur entourage (tels leur père et leur mère) par écrit en 5 minutes par description. Ensuite, 2 juges experts cotent indépendamment ce matériel d'après une grille etablie à cet effet. La premi8re section de cette grille comprend 12 attn0iûs à partir desquels on qualifie l'objet sur une échelle likert en 7 points. Ces variables sont les suivantes: af- fection, ambition, bienveillance, chaleur, qualité de l'investissement, intérêt intellectuel, propension à la critique, idéal positif ou négatif, qualité matemante, réussite et la force per- sonnelle. Ensuite, s'ajoute l'échelle Degré d'ambivalence qui varie d'absence il très ambi- valent sur une échelle de 5 points. On vérifie ici dans quelle mesure le sujet exprime des sentiments opposés tels l'amour et la haine ou les aspects négatifs (ex: austérité, vanité, anxiété) et positifs (ex: bonne humeur, intelligence, empathie) dans sa description de l'objet. L'échelle suivante, le Niveau Conceptuel comporte 9 valeurs possibles: sensorimoteur-pré- operatoire (1)' concret-perceptuel (3), iconiqueexterne (5). iconique interne (7), représenta- tion conceptuelle (9); les chiffres pairs sont utilisés lorsque la cote représentant le mieux une description se situe entre ces niveaux. Finalement, une échelle permet d'apprécier la Lon- gueur de la Description sur un continuum de 7 points. Quidan, Blatt, Chevron, & Wein (1992) rapportent une &ude de fidélité dans laquelle 2 juges indépendants ont coté les descriptions parentales de 27 sujets. Les résultats démontrent une fidélité interjuges généralement satisfaisante pour les 12 îzmibufs variant de r = -917(chaleur) à r =A49 (affection). Le Degré d'ambivalence évalue en 3 points (à cette kpoque) fut plus problématique (r = -413). Pour pallier cette faiblesse, on utilisa désormais une échelle en 5 points avec laquelle un r de Pearson de.87 fut obtenu. La fidélité se rapportant au Niveau Conceptuel ainsi qu'à la Longueur de la Description fit aussi satisfkisante: r =.88 à L'indice de Pearson pour chacune des 2 échelles. Une 6tude de Blatt et al. (1991) rapporte elle aussi une bonne fidélité interjuges pour l'échelle conceptueile (r = -88).
13 Toutefois, il apparaiat que les 12 attributs de I'ORI ne reflètent pas nécessairement des dimensions importantes liées aux représentations d'objets. Ce système de cotation pourrait être amaméiior6 par une théorie de base reprenant des dimensions dites fondamentales des représentations d'objets (Blatt et al., 1991). L'échelle du Niveau Conceptuel serait celle qui possède la meilleure validité de construit puisqu'elle s'appuie sur des concepts psychologiques dérivés de Piaget, Werner et des théories psychanalytiques di5veloppementales. Marziali et Oleniuk (1990) se sont particulièrement intéressés P cette échelle. Reprenant les mêmes fondements théoriques que Blatt, ces auteurs ont dheloppé leur propre système de cotation. Celui-ci comprend 5 scores totaux indiquant le profil des niveaux de représentation objectai. Leurs travaux ont permis de démontrer que les sujets normaux utilisent significativement plus de relations objectales de niveaux supkrieurs (III-V) que les borderlines. Une étude de Daoust, Hébert, Turgeon, Diguer, Rousseau et Descôteaux (1997) présente des résultats allant dans le même sens. En effet, ayant utilisé cette methode auprès de 32 sujets soit névrotique ou borderline, leurs résultats démontrent que les névrotiques utilisent significativement plus de relations d'objets de niveaux supérieurs (III-V) que les borderline. La fidélité interjuges fut satisfaisante, tel qu'en t6moigne un ICC de L'Échelle de Structure de Personnalité Introduction sur les schémas narratifs Depuis les vingt dernières années, les théories sur les schémas sont devenues graduelle- ment centrales en psychologie clinique et en psychanalyse. Plusieurs auteurs ont rapporté que la plupart des psychotherapies, et particulièrement les thérapies dynamiques et psychanalyti- ques, peuvent être définies à travers la narration d'un schema personnel pathoghe. Lester Luborsky, pionnier dans ce domaine, a émis I'hypothése que l'analyse de récits puisse permettre d'avoir accès à des éléments signifiants de ces schémas et de l'interaction subtile présente entre l'analyste et l'analys6. A partir des années 80, Luborsky developpa le Cure Confüaual Relutionrhip niemes (CCRT). Cet instrument permit d'établir deux conclusions.
14 Premi&rement, il est possible de faire de la recherche quantitative sur les schémas relationnels centraux qui influencent les comportements, les émotions et les cognitions. Deuxièmement, il est possible d'effectuer de la recherche quantitative sur la relation entre l'analyste et I'anaiysk en thhipie, le transfert (Luborsky, Barber et Diguer, 1993). Un schéma narratif est un modèle conceptuel particulier qui a la charge d'organiser au niveau cognitif les informations contenues (ou contenables) dans un récit (Diguer, 1993). Il existe divers types de modèles conceptuels de schémas narratifs. Propp, linguiste et Fomaliste russe, fut la figure de proue dans ce domaine elaborant notamment 31 sphères d'actions qu'il nomma fonction. Il conceptualisa une triade fondamentale de fonctions nécessaires au schéma narratif (1928). Plus récemment, des linguistes tels Bremond (1973) et Greimas (1970), ont élaboré leur modèle respectif. Chaque modèle de schtma nanatif s'articule autour d'un état initial, d'une transformation et d'un Ctat final. De plus, peu importe sur quel modèle on le défini, le schéma narratif incarne le résultat de l'analyse de l'invariance interindividuelle du fonctionnement cognitif habituei et normal (Diguer, 1993). Fayol (1985) et Diguer (1993) estiment qu'il faut désormais s'interesser aux differences individuelles au niveau du schéma narratif. Ainsi, Diguer (1993) a choisi un modèle conceptuel de structure narrative fondé sur les travaux de psychologues cognitivistes, tels Mandler (1984) et Rumelhart (1977), ainsi que de sérnioticiens tel Greimas pour fonder les assises de ses travaux. A l'aide de la grille d'analyse du programme narratif, il tente d'identifier et d'intégrer les différences individuelles dans ce modde géneral de schéma narratif par le biais de I'analyse de rtcits. Suite à une expérimentation auprès d'un échantillon de 130 récits (13 sujets à 10 récits chacun), les résultats obtenus confrment que les récits proviennent d'un schéma relationnel central propre à chaque sujet développe sous l'influence des expériences significatives qui ont façonné sa vie (Diguer, 1993).
15 : ~'lkhelle de Saucture de Personnalité (ESP) Dans la poursuite de ses travaux, Diguer (1994) a commit l'échelle de Structure de Personnalité (ESP), instrument de mesure dkveloppk afin d'identifier le type de structure de personnaiitk mis en scène dans un récit. Cette méthode d'analyse peut ê e un bon complé- ment au CCRT ainsi qu'aux m&hodes connexes. L'ESP est constituée de 2 parties. La première, l'analyse sémiotique est fondée principalement sur les mvaw de psychologues cognitivistes tels Mandler et Rumelhart et de ~Cmioticiens tel Greimas. De plus, elle corres- pond uès exactement en la grille d'analyse narrative mise au point et testée dans Diguer (1993). Celle-ci permet de découper un récit en ses composantes stnicturdes essentielles, c'est-à-dire les phases du recit: (manipulation, compétence, opération et sanction) et ses ac- tants (sujet d'état, opérateur, objet, opposant, adjuvant, etc). De plus, elle permet de décrire brièvement en termes sémiotiques les relations entre ces actants. La deuxième partie, l'analyse psychodynamique, dérive des modèles de la personnalité et de la psychopathologie de Bergeret (1976) et de Kernberg (1986), qui intégrent les principales théories contemporai- nes sur les relations d'objets. Cette section comprend 22 items psychodynamiques qui ont été identifiés lors de I'analyse sémiotique. Les cotes données à chaque item sont additionnées et pondérées afin de donner 5 scores finaux qui correspondent respectivement aux trois struc- tures de personnalité; soit les echelles psychotique, anaditique et névrotique; la 4e échelle correspond à la force du Moi et la dernière échelle, au degré d'investissement du récit. En 1994, Diguer fit une étude de fidélité sur la première section de I'ESP: I'analyse structurale. Treize sujets acceptèrent de décrire 10 récits où ils étaient en reiation avec d'autres personnes. Trois juges experts ont participé B la cotation. Les resultats obtenus indiquent des pourcentages d'accord variant entre et ainsi que des r de Pearson variant de.77 à.89 entre les juges. Ces résultats permettent de conclure à une bonne fidélité interjuges pour l'analyse sémiotique. Une étude de Diguer, Rousseau, Morissette et Lefebvre (1995), fut menée afin d'établir la fidélité de la 2e section de I'ESP (partie psychodynamique). Trente-huit sujets
16 provenant de la région de Québec participèrent à l'étude. Chacun devait raconter 10 récits conformement à la méthode d'entrevue RAP (Lubonky, 1990). Ils etaient tous en traitement psychothérapique au Service de Consultation externe de 1'Ecole de Psychologie de l'université Laval ou dans un hôpital psychiatrique de la region. Ainsi, 380 récits funnt cotés par 3 juges experts ayant reçu un entraînement spécifique. Les résultats ont indiqué une bonne fidélité interjuges. En effet, les pourcentages d'accord obtenus pour 1 'analyse psychodynamique sont tous audessus de 90% indépendamment des combinaisons (ex. juges 1 vs 2, juges 1 vs 3....). De plus, des r de Pearson variant de -57 à.95 furent obtenus aux 4 échelles psychodynamique (les trois structures et la force du moi). Cet instrument, bien que récent, a déjà produit des résultats préliminaires intéressants. A titre d'exemple, Rousseau et ai., (1995) ont démontré que l'échelle psychotique de I'ESP différencie les sujets psychotique des sujets n'ayant pas de trouble de personnalité. Les résultats de fidélité interjuges indiquent des pourcentages d'accord satisfaisants variant de 72,6% à 92,s 1 et un r de Pearson moyen de -69 pour les items psychodynamiques. Une autre étude de Morissette et al., (1995) a permi d'établir I'absence de correspondance entre les diagnostics de troubles de personnalité du DSM-III-R et les structures de personnalité telles que mesurées par I'ESP. Des rkssultats de fidélité interjuges similaires à la précédente étude furent obtenus, 1.2 Théories psychodynamiques de la personnafité Types de relation d'objet et types d'angoisse Dans la communauté psychanalytique, il est géneralement admis qu'il existe trois grandes organisations de la personnalit6 desquelles découlent, entre autres, un type de relation d'object et un type d'angoisse dominante. La structure psychotique est celle qui est la plus régressée au plan développemental. Ainsi, la relation entre soi et I'objet est mai différenciée. typiquement fusionnelle et l'angoisse associée en est une de morcellement. Chez la structure limite, la relation d'objet est: anaditique, œ qui vient d'amkiitos: "compter sur".
17 Pour ce type de sujet, les objets deviement indispensables pour assurer soins et protections. Ils vivent des angoisses depressives en lien avec la perte de l'objet. Finalement, le type de relation privilégié des névrotiques est gknital. La plupart du temps, la relation à l'autre est envisagée en termes de plaisir et de déplaisir. Cette saucaire est la plus Claborée au plan développemental. L'angoisse de castration est présente en lien avec la transgression de l'interdit (Bergeret, 1976). Le tableau 1 présente en détails ces distinctions structuraies (ainsi que certains mécanismes de défenses, discutés ci-dessous). Voir Tableau Mécanismes de défenses Selon Kernberg (1980, 1996), les sujets de structures limite et psychotique présentent des mécanismes de défenses primitifs regroupés autour du clivage de l'objet. Ces défenses sont: l'identification projective, I'idéalisation primitive, le déni, la toute-puissance et la devalorisation. Au moyen de ces défenses, la structure limite protégerait son moi des conflits éventuels en séparant compiètement les experiences contradictoires (bonnes et mauvaises) du soi et des objets significatifs. Le psychotique, pour sa part, se protègerait de la désintégration des frontières entre lui et les autres. Ces défenses primitives se retrouvent occasionnellement chez les sujets de structures névrotique dans certains contextes où d'autres mécanismes de plus haut niveau ne suffkent pas. Kernberg (1980) indique que les sujets de structure névrotique présentent des dbfenses de haut niveau dérivées du refoulement, tels la formation réactionnelle, I'isolation, l'annulation, l'intellectualisation et la rationnalisation. Ces dkfenses protègent le moi des conflits intrapsychiques en permettant le rejet de (a représentation gênante (toutefois sans clivage). De plus, Bergeret (1976), indique la dramatisation comme &tant un mode typiquement
18 nevrotique d'expression. Ce mode d'expression permettrait la mise en &ne de relations con- flictualisées, par exemple, à l'intérieur de récits Qualité de l'investissement de I'objet Selon Kernberg (1992; 1996) I'investissement des objets en profondeur ne serait possible que chez une structure névrotique normale. En effet, le sujet névrotique serait capable d'échanges objectaux empreints de tendresse et d'affection. Seuls les sentiments de culpabilitk inconsciente dans certaines relations pathog5nes spécifiques engendreraient I'incapacite d'investir profondément les objets. Chez la structure limite, les relations intimes manquent d'intégration, à cause de la diffusion d'identitk. ce qui occasionnerait un investissement des objets déformée et problématique. Ainsi, Kernberg rapporte que chez le névrotique l'agressivité est au service de I'érotisation tandis que chez l'état-limite, 170ppos6 se produit, ce qui nuit à la qualité de l'investissement des objets (1992). Chez le psychotique, la qualité d'investissement des objets serait d'autant plus chaotique du fait qu'il y a perte des frontières entre le soi et l'objet. En conséquence, le maintien de l'empathie nécessaire aux relations sociales, serait largement déficitaire particulièrement en periode d'hallucinations et de délire NormaIité et force du moi Selon Kernberg (1996), la structure névrotique est un préalable à une identité normale et à une bonne force du moi. En conséquence, seule cette structure pourrait gerer efficacement l'anxiété, I'irnpulsivit6 et la productivité au travail. La faiblesse du moi se manifesterait chez les patients limites par leur manque de tolérance à l'anxiété, leur manque de persévérance et de productivité au travail, leur qualité d'investissement de I'objet problématique, etc. Les sujets de saucture psychotique, quant à eux, n'ont pratiquement aucune chance d'atteindre la normalité dans leur vie (Kernberg, 1996). En effet, ils présentent tous une forme atypique de psychose par laquelle se révèle un moi si faible qu'il peut perdre le contact avec Ia réalité.
19 Bergeret (1976) conçoit différemment de Kemberg les liens entre la normalité et la force du moi. En effet, le fonctionnement normal du moi est possible chez une structure fixée: plus typiquement n6vrotique ou psychotique. Chez l'aménagement limite (il ne parle pas à proprement dit de structure), les bases de la personnalité ne seraient pas suffisamment solides et constantes pour parler de normalité. Dans ce cas, le moi fonctionnerait sous deux registres: l'un adapté à la réalité externe, et l'autre, furé sur les besoins narcissiques internes. Les nombreux contre- investissements occasionneraient une surcharge de 1 'économie 1 ib idinale qui rend difficile l'atteinte d'un moi fort et équilibre. Un sujet de structure psychotique com- pensé pourrait s'avtrer plus fonctionnel que l'état-limite dans les w oii il peut donner libre cours à ses investissements libidinaux à forte composante spéculatives et intellecnialisantes. 1.3 Présentation des variables mises en cod1ation1 Les deux échelles suivantes de l'on seront utilisées dans cette 6tude puisqu'elles concernent le niveau de développement des représentations objectales. - le Degré d'ambivalence (Ambi): Cette échelle permet de vérifier dans quelle mesure le sujet exprime des sentiments ambivalents ou contradictoires à l'égard de la personne décrite (par exemple, amour et haine, aspects negatifs et positifs). Un haut niveau d'ambivalence suggère la capacité du sujet à se représenter les objets d'une façon plus globale (totale) alliant les bons aspects, comme les plus négatifs. II est attendu que les sujets nkvrotiques présentent des descriptions plus ambivalentes que les autres sujets parce qu'ils ont acquis la constance de l'objet permettant de tolérer l'ambivalence envers un objet total sans besoin de mécanismes archaïques tel le clivage pour protéger le bon objet de destruction. - le Niveau Conceptuel (NC): Cette échelle réfère spécifiquement au niveau de développe- ment cognitif des représentations objectales. Chez le psychotique, il y aurait présence d'un 1 Voir aussi les annexes B et C pour des details complémentaires
20 monde relationnel particulièrement chaotique de par la mauvaise diffkrenciation entre soi et 1 'objet, le type d'angoisse vécu, le besoin extrême de 1 'objet partiel tout bon, ainsi que les mécanismes de défenses priviiégiés. Ainsi, le Niveau Conceptuel (NC) devrait Etre faible, la réalité du psychotique laissant peu d'espace à la nuance et à la réalité perceptuelle normale (où les objets sont distincts et en relation). La suucnire limite prhenterait un développement intermédiaire, ses f~ations principales étant centrées autour du stade de séparation-individus- tion de Mahler (1975). A ce stade, il y a reconnaissance de la différenciation entre soi et l'objet. Toutefois, cette reconnaissance inquiète le sujet puisque sa relation à l'objet est de I'ordre du besoin tout comme le nourrisson en lien avec l'objet partiel, le sein de sa mère. Dans cet exemple, l'enfant ne pourrait concevoir que sa mère a ses propres besoins. En conséquence, le Niveau Conceptuel (NC) serait peu tlaborb. Enfin, dans les meilleures condi- tions, les relations d'objets intériorisées ont tté suffisamment positives pour permettre aux pulsions agressives et libidinales de s'intégrer dans le moi (Kemberg, 1992). Le sujet possède donc une perception plus rkliste et nuancée des représentations de soi et des autres significa- tifs qu'aux stades précédents. Dès lors, on parle de structure nkvrotique et de haut niveau de d6voloppement objecta1 permettant de supposer un Niveau Conceptuel (NC) élevé. Cinq niveaux de représentation d'objet sont definis par BIatt (1992) selon les concepts de la psychologie du développement dérivés de Piaget, de Werner et de la théorie psychana- lytique du développement. Voici ces niveaux: -Sensorimoteur-préopérationnel (cote 1): La personne est principalement décrite en fonc- tion de la gratification ou de la fnisnation qu'elle procure au sujet. L'existence propre de la personne en tant qu'entité indépendante, séparée, est très peu ressentie ou définie. -Concret-perceptuel (cote 3): La personne est décrite en tant qu'entitb séparée, mais la description est faite de façon litterale, souvent par des attributs physiques (exemples: elle a les cheveux courts, il pèse 125 livres).
21 -Iconiqueexterne (cote 5) : La description porte principalement sur les caractéristiques partielles de la personne qui ont trait à ses activités et ses fonctions. Contrairement au niveau sensorimoteur, l'accent est mis sur la personne en tant qu'entité s6parée, qui possède ses propres activités. (exemples: elle joue au tennis, il travaille au restaurant). -Iconique-interne (cote 7) : La description met l'accent sur les caractéristiques partielles de la personne qui ont trait à ses pensées, ses sentiments et ses valeurs plutôt que sur ce qu'elle fait (iconique-externe). Ici, c'est la dimension interne qui est importante (exemples: elle aime l'authenticité chez les gens, il a beaucoup de bon sens et se préoccupe des autres). -ReprésentationconceptueUe (cote 9) : La personne est décrite d'une façon qui intègre plusieurs des niveaux précédents. Les dimensions internes sont reconnues en tant que telles, de même qu'en comparaison avec ses dimensions externes. La description peut également avoir une dimension temporelle qui laisse voir une évolution chez la personne. Une synthèse cohérente et nuancée se dégage de la description (exemple: Jusqu'à l'année dernière, c'était un homme sans émotions. Toutefois, depuis qu'il a rencontré sa petite amie. il présente un petit côté enjoué à ses heures. Aussi, depuis quelques années, il s'est réconcillié avec l'univers, car il a fini par décider qu'étant donné qu'il ne pouvait pas changer le monde, il était aussi bien de s'en contenter). Dans I'ESP, dix items psychodynamiques et cinq échelles seront utilisées dans cette étude. Ils permettent de mesurer plusieurs dimensions reliées au développement de la personnalité, par exemple: les figures et &ats affectifs liés à l'objet, le degré d'investissement de l'objet, Les mécanismes de défenses, la capacité de mise en scène de relations d'objets conflicnialisées et la force du moi, tous perceptibles à l'intérieur d'un récit. Voici les dix items: - les figures de l'objet et de l'anti-objet (Pl et P4): Elles qualifient l'objet et l'anti-objet autour de l'un (ou deux) des trois thèmes suivants: vie et mon (cote 1 = organisation psychotique}, soutien et abandon (cote 2= organisation anaclitique), plaisir et déplaisir (cote
22 organisation n6vrotique). Ces items devraient d' Ambivalence et Niveau Conceptuei (NC). carreler positivement avec les échelles De- - les états affedleî de l'objet et de I'anti-objet (P2 et PS): Trois grands types d'btats anxieux sont présentés: angoisse de morcellement et d'anéantissement (cote 1 = organisation psychotique), d'abandon (cote 2 = organisation limite) et de castration (wte 3 = organisation nkvrotique). II est attendu que ces items corrèlent positivement avec les échelles Degré d'ambivalence (Amb i) et Niveau Conceptuel (NC) - I'objet valeur en tant qu'objet narcissique (P3): II réfère aux objets d'identification du soi. II y a quête narcissique chaque fois que l'acquisition de l'objet entraine une altération de I'identit6 ou de la façon dont une personne se définit. Il serait attendu qu'à un niveau de développement faible de la personnalité cet item soit peu néquent à cause de l'absence de différenciation entre soi et l'objet. A un niveau de développement intermédiaire ou avancé, cet item serait davantage présent puisque le sujet se différencie des objets, et ceux-ci peuvent représenter pour lui une extension du soi. - le chvage (P8): Le clivage est un mécanisme de défense qui se définit comme suit: L'objet est scindé en un bon et un mauvais objet. Ces deux objets sont des entités diamétraiement opposées et pures: le bon n'est que bon. le mauvais que mauvais. Ce mécanisme de défense est généralement associé aux structures psychotique et limite. L'item devrait donc être relié à un faible niveau de développement objectal (Ambi et NC). - I'idéalisation (P9): L'idéalisation va plus loin que la radicalisation: elle réfère au caractère littéralement extraordinaire de l'objet ou de I'anti-objet. Cet item. tout comme le précédent, serait davantage attendu chez les sujets de niveau de développement objectal inférieur puisque d'une part le psychotique vivrait dans un univers hautement idéalisé ou persécutoire. D'autre part, I'état-limite n'ayant pas atteint la constance de l'objet déforme plus ou moins la réalité ce qui peut augmenter la tendance à I'idéalisation excessive (Kernberg, 1992). En
23 conséquence, cet item devrait être lit5 à des cotes basses sur le Degré d'ambivalence (Ambi) et le Niveau Conceptuel (NC). - la relation objectale transfonnable (PU): Cet item réfere à la capacité du sujet de mettre en sdne dans un récit des tlérnents qui pourraient permeme la transformation de 1'6tat initiai. Cet item devrait se présenter moins fréquemment chez les psychotiques, puisque chez ceux-ci, la réalité chaotique telle que vécue laisserait peu d'espace a la nuance et à la perception habituelle (où des objets sont distincts et en relation vers un but plausible à at- teindre) (Voir l'item suivant pour plus de détails sur les psychotiques). II est attendu des cor- rélations positives entre d'une part cet item et d'autre part, les échelles Niveau Conceptuel (NC) et Degré d'ambivalence (Ambi). - la tentative de transformation de l'état initial (P17): Cet item est à distinguer de l'item P12: il peut y avoir relation transformable mais absence de tentative de transformation de cet état initial. Comme pour l'item precédent, on s'attendrait à ce que cet item soit davantage absent chez les psychotiques. Ceux-ci fourniraient un cenain nombre de textes statiques, c'est à dire sans développement, révélateurs d'une réalité sur laquelle le sujet à peu d'emprise pour initier des transformations. Ainsi, à défaut de pouvoir agir en interaction avec les objets réels et différenciés, il agirait ses fantasmes archaïques en délire et en hallucinations qui mettent en scène des objets partiels. Tandis que chez les sujets de développement objecta1 supérieur, les récits devraient être davantage transformables puisque possédant une meilleure habilité à mettre les objets en scène et en relation (dramatisation, Bergeret, 1976). Il est donc attendu que cet item soit lit à des cotes hautes sur les échelles Degr6 d'ambivalence (Ambi) et Niveau Conceptuel (NC) - l'organisation relationnelle (PLI): Cet item permet de rendre compte de l'ensemble du récit et de l'univers relationnel qui s'y degage (structure psychotique= cote 1, structure limite = cote 2, structure névrotique= cote 3). Cet item devrait être associt positivement avec le niveau de d6veloppement des relations d'objets (NC et Ambi).
24 De plus, les 5 échelles suivantes: - le ratio total des scores psychotique (RI). Cette échelle devrait être associée négative- ment avec les échelles Niveau Conceptuel et Degré d'ambivalence puisque par définition, elle regroupe des éléments de faible niveau développemental de la personnalité. - le ratio total des scores Limites (R2). Cette échelle devrait être faiblement asssociée négativement aux échelles NC et Ambi. - le ratio total des scores névrotique (R3). Cette échelle devrait être associée positivement avec les échelles NC et Ambi. - le ratio total des scores force du moi (R4). Considérant la théorie de Kernberg, il est attendu que cette échelle soit corrélée positivement avec le niveau de développement objectal (Ambi et NC). - le ratio total des cotes 99 (R5): Les cotes 99 réferent spécifiquement à l'absence de cotab il ité d'un item donné. Elles permettent d'apprécier 1 ' investissement de la relation d'objet: I'objet est-il peu investi, fortement investi? Plus le ratio de cotes 99 est élevé. moins important est l'investissement de la relation d'objet et vice-versa. II est attendu que le degré d'investissement soit lié au développement de l'objet. Chez le sujet psychotique, la faible différenciation entre soi et I'objet occasionnerait un faible investissement des objets contrairement aux structures supérieures. Cette étude vise à examiner les relations entre deux échelles de I'ORI (Blatt et al. 1992) et quinze items et échelles de I'ESP (Diguer, 1995). Plus spécifiquement, nous voulons étudier les relations entre certaines dimensions du concept d'objet mesur& par 170Eü et les variables objectales et structurales mesurées par I 'ESP. Nous posons l'hypothèse gén6raie
25 qu'il existe des correlations entre certaines variables de l'or1 et celles de I'ESP. Le tableau 2 présente chacune des hypothèses spécifiques. 18 Voir tableau Sujets La présente étude comporte 40 sujets adultes, soit 18 hommes et 22 femmes de la région de Québec. Ils sont âgés de 18 à 65 ans et présentent une moyenne d'âge de 36'5 ans. Vingt d'entre eux suivent un traitement psychologique ou psychiatrique à l'externe au Service de Consultation de l'école de Psychologie de l'université Laval, à l'hôpital St-François d'assise, à la Clinique Quatre-saisons ou à la Clinique de Sillery. Les autres participants (20 sujets) sont en traitement dans des hôpitaux psychiatriques: le Centre Hospitalier Robert-Giffard et l'hôpital Clinique Roy-Rousseau. Les 40 sujets peuvent présenter des troubles sur I'axe 1 et l'axe II du DSM-III-R variant d'un équilibre mental relativement bon à la maladie mentale grave. Cette diversité au plan diagnostique a pour but de permeme une vaste etendue de la variance parmi les sujets. En tout, vingt-six sujets présentent à la fois un trouble sur les axes 1 et II, sept sujets sur I'axe 1 seulement. un sujet ne présente qu'une pathologie sur l'axe II et enfin, six sujets ne présentent aucun trouble. On retrouve les troubles suivants sur l'axe 1: troubles de l'humeur: épisodes de dépression majeures (18)' dysthymie (2)' trouble bipolaire (1) et cyclothymie (1); trouble d'adaptation (2); dépendance aux drogues et à I'alcool (7); des troubles anxieux (parfois mixtes) tels: phobie sociale (5)' trouble de panique avec ou sans agoraphobie (5), anxiété gén6ralisée (2). compulsion (1). phobies simples ou multiples (2); troubles sexuels (2) et schizophrénie résiduelle (2). De plus, deux sujets ont présenté par le passé un épisode psychotique et trois sujets ont présenté un trouble anorexique.
26 Sur I'axe II, vingt-quatre sujets présentent un ou plusieurs trouble(s) de personnalit& soit les troubles suivants: paranoide (4), schizotypique (4), antisocial (3). état limite (17)' narcissique (3). Cvitant (4) et dépendant (3). tandis que 16 sujets ne présentent aucun trouble. Parmi ces sujets (et chez d'autres. 18 en tout) il y a aussi présence de traits de personnalité (parfois mixtes): obsessif-compulsif (3). schizotypique (3). narcissique (3). antisocial (2). histrionique (6). défaitiste (2)' dependant (5). évitant (4), paranoide (2). schizoïde (1) et étatlimite (1). Enfin, aucun sujet présentant des lésions cérébrales ou un état de crise psychotique n'a éte indu dans l'étude. 3.2 Prise de mesure et procédure Les sujets sont évalués par des psychologues ou des étudiants de 2e cycle en psycho- logie sous supervision. Une rencontre d'environ trois heures est convenue entre le sujet et 1 'évaluateur, toutefois, dans certains cas, celle-ci n'est pas suffisante, et on terminera lors d'une deuxième rencontre. Toutes les entrevues sont enregistrées sur cassettes audio ou vidéo et le diagnostic est revisé par au moins un évaluateur. La procédure suit un ordre prédétermi- né. A insi, chaque 6valuation débute par l'administration du questionnaire semi-structuré SCID-II (APA, 1990) qui est lu par I'évaluateur et est rkpondu verbalement par le sujet. Ici, on cherche à identifier les troubles de personnalités sur l'axe II du DSM-III-R. Ensuite, vient la méthode RAP2 (Relationship Anecdotes Parad igm, Luborsky, 1990) où 1 'évaluateur lit au sujet une consigne lui demandant de raconter 10 courts récits de sa vie plus ou moins banals ou dramatiques à 1' intérieur desquels celui-ci fut en interaction avec d'autres personnes. Chaque récit dure moins de 5 minutes. C'est à partir de ce matériel recueilli qu'on utilise la grille d'analyse ESP à l'étape de la cotation. Par la suite, vient la passation orale du question- naire semi-structuré Mini-SCID (APA, 1990) qui permet d'élaborer un diagnostic sur l'axe 1 du DSM-III-R. Finalement, I'évaluateur demande au sujet, par une consigne standardisée, de 2 La consigne standardisée de la méthode RAP se retrouve en annexe B.
27 décrire 3 personnages dans ces propres mot.): son père, sa m8re et son/sa meilleur(e) arni(e) (OU conjoint/e). Cette dernière étape est nécessaire afin d'utiliser la grille de cotation OR1 ultérieurement. Notons, pour conclure cette section, que les récits RAP ainsi que les descriptions de personnes significatives sont transcrites verbatim par une personne assignée à cette fin, suite à l'entrevue. C'est à partir de ces textes, qu'ensuite le travail de cotation s'effectue. 3.3 Cotation D'abord, des psychologues et des étudiants gradués en psychologie s'entraînent aux instruments ORI et ESP il l'aide des manuels de cotation des auteurs (Blatt et al., 1992; Mar- ziali et Oleniuk, 1991; Diguer, 1995)' de plusieurs exemples et de discussions. Après une période d'essai jugée satisfaisante, une personne extérieure à cette recherche est désignée afin de distribuer le matériel de cotation nécessaire à I'étude. Dès lors, Ies coteurs reçoivent plu- sieurs lots successifs de récits ainsi que de descriptions de personnes significatives, soigneu- sement mélanges. Chaque coteur effectue son travail attentivement de manière independante. De plus, tous ces textes contient un code numérique permettant d'assurer la confidentialité du matkriel. En fait, seul le répartiteur peut avoir accès aux informations confidentielles (par exemple, les données socio-démographiques, le diagnostic du DSM-III-R, etc). En tout, 378 récits RAP et 114 descriptions sont cotés par au moins un juge. 4.1 Fidélité Afin d'assurer la fidélité interjuges, une personne extérieure à la cotation a s6lectio~é au hasard les descriptions et les récits nécessaires aux calculs de fidélit& Ensuite, ce matériel fut coté indépendamment par les évaluateurs, et ce, sans qu'ils sachent que leur présente cotation serait utilisee pour déterminer la fidélité. En ce qui a trait spécifiquement ii l'échelle 3 La consigne standardisée permettant de recueillir les descriptions OR1 se retrouve en Annexe C.
28 21 de Structure de Personnalité, six juges ont participé B la fidélité interjuges sur 40% du matériel coté. Deux indices furent retenus, soit la corr61ation de Pearson et les pourcentages d'accord; ces indices sont fiequemment employés dans la Iittérature (Bartko et Carpentier, 1976; Vogt, 1993). Les résultats sont présentés aux tableaux 3 et 4 et demontrent une bonne fidelité interjuges. Vou Tableaux 3-4 Les Intra-Class Correlations (KC) ont permis de calculer la fidéliîé des échelles Degré d'ambivalence (Ambi) et Niveau Conceptuel (NC) de 1'ORI. Selon Streiner (1995)' cet indice est recommande pour le type de données recueillies dans l'or., soit des données provenant d'un continuum ordinal de valeurs sur des Bchelles Likert. Soixante-dix-sept pourcent du matériel coté par les deux juges a servi pour la fid6lité. Les résultats indiquent une bonne fidélité interjuges: ICC =.59 pour l'échelle Degré d'ambivalence et ICC = -66 pour 1 'échelle Niveau Conceptuel. 4.2 Normalité La normalité des variables a été exarninee visuellement. II ressort de cet examen que la normalité est généralement bonne sauf pour deux des 17 variables à l'étude soit les items: Relation Transformable (P12) et Tentative de Transformation de l'état Initial (P17) présentant chacun un profil de type skewness positif. Les variables sont toutefois laissées telles quelles afin de préserver plus fidèlement I ' interpretabilité des résultats. 4.3 Corr6Iations entre le degré d'ambivalence et le niveau conceptuel de l'on Dans le but d'évaluer dans quelle mesure le Degre d'ambivalence (Ambi) et le Ni- veau Conceptuel (NC) sont associés, une analyse corr6lationnelle est effectuée. L'analyse
29 corrélationnelle révde que le Degré d'ambivalence est fortement associt5 au niveau concep- tuel (r =-68, p S.ûûûl). 4.4 Corrélations entre les items et échelles psychodynamiques de I'ESP La matrice de corrélation fait ressortir la présence d'associations entre plusieurs variables (X =.35, É =--75 à Al). Le tableau 5 présente toutes ces corr6lations. Voici les principales. Il y a présence de relation simple entre d'une part, la Quête Narcissique (P3) et d'autre part, la Relation Transformable (P12)(r =.43, ~ 4.01), ; la Tentative de Transfor- mation de état Initial (P17) Ir =.40, p~ -01) et l'organisation Relationnelle (P21) (r = -34,.OS). De plus, il y a presence de corrélations positives entre la Force du Moi (R4) et la Relation Transformable (P12) (L = -38, p 5-01} et également enee la Force du Moi (R4) et la Tentative de Transformation de l'état Initial (P17) (r = -57, ES -01). En outre, il apparaît aussi des corrélations simples entre d'une part, le Degr6 d'investissement des Ob- jets (R5) et d'autre part, la Quête Narcissique (P3) (r = 46, ps; -01) et le Ratio de cotes Psychotique (RI) (r = 55, Q s.01). Toutes ces corrélations vont dans le sens attendu th&- r iquement (Kernberg 1992; 1996). Par contre, il ressort une absence d'association simple inattendue entre d'une part, la Force du Moi (R4) et d'autre part, les variables suivantes: le Ratio de cotes Psychotique (RI), le Ratio de cotes Anaclitique (R2) et le Ratio de cotes Né- vrotique (R3). Voir tableau Corrélations entre l'on et I'ESP Afin d'évaluer dans quelle mesure les variables Degré d'ambivalence et Niveau Conceptuel sont associées à divers échelles et items psychodynamiques, des analyses carrela-
30 tionnelles et de regression multiple sont réalisées. La consultation de la maaice de correlation révèle la présence de liens entre d'une part, le Degré d'ambivalence (Ambi) et d'autre part, la Relation Transformable (P12). (Z = -33, p 5.05), la Force du Moi (R4)(r = -35, p 5.05). De même. il apparaît des corrélations simples entre le Niveau Conceptuel (NC) d'une part, et d'autre part la Quête Narcissique (P3), = -35, p -05). la Relation Transformable (P12). (r =.33. p s.os), le Ratio total de Scores Psychotiques (RI), (r = -.30, pl -05). la Force du Moi (R4) (r =.29, p <.06) et le Degré d'investissement des Objets (R5) (r = -.28, p 5.O7).Toutes ces corrélations vont dans le sens de nos hypothèses spécifiques. Ces résultats sont repris de façon détaillée au tableau 6. Voir tableau 6 Dans le but de déterminer la contribution relative de chacun des items et échelles psychodynamique aux variations des scores du Degré d'ambivalence et du Niveau Conceptuel. des analyses de rkgression mu1 tipies S tepwise sont effectuées. La première analyse démontre que la combinaison des items Tentative de Transformation de l'état Initial (PU). Relation Transformable (P12) et Force du Moi (R4) expliquent 27% de la variance des scores du Degré d'ambivalence (Ambi). Ces résultats sont significatifs pour le modèle global: (F(5.60), ES -01) ainsi que pour chaque item: P12: (F(3.50). ps.ol). P17: (F37.44)' g1.02) et R4: (F(7.26). ps.01). Le tableau 7 permet de visualiser la composition du modèle obtenu. La deuxième analyse montre que l'ensemble des items Figures de ['Objet (Pl), Quête Narcissique (P3), Relation Transformable (P12). Tentative de Transformation de l'état Initial (P17). Organisation Relationnelle (PX) et Force du Moi (R4) expliquent 36 % de la variance des scores du Niveau Conceptuel (NC). Ce modèle prédictif est significatif E(3.1 l ),~ S -01)
31 24 de même que chacun des item isolément. Le tableau 8 présente ces résultats de fkçon détaillee. Remarquons que les paramètres estimés nkgatifs aux items Figures de l'objet (Pl) et Tentative de Transformation de l'état Initial (P17) n'indique pas que la relation entre ces items et I'échelle Niveau Conceptuel est nkgative selon Hair, Anderson et Tatham, (1984, p.42). En effet, ces auteurs rapportent que même si pour I'observateur ordinaire, la relation entre ces variables paraît nkgative, il n'en est rien. Le signe indiquerait plutôt une corrélation forte entre certains prédicteurs (multicolinéarité) et en conséquence, il faut se fier au signe de la corrélation simple (exemples de multicolinéarité: Pl et R3, f =.84, -01; Pl7 et R5, - r = p1.01, voir tableau 5). Voir tableaux DISCUSSION Cette étude a produit des résultats conformes aux hypothèses de depart, et par le fait même, qui supportent certaines théories de Kernberg et de Bergeret, du moins à un stade préliminaire. Premièrement, les observations indiquent un lien entre la capacité d ' investissement des objets et le niveau développementai de la personna1 ité. Deuxièmement, les résultats révèlent la présence d'un lien entre la force du moi, le niveau de développement O bjectal et la transformation d'un récit. Troisièmement, après examen des résultats, les théories sur les structures de personnalité et le niveau de dkveloppement objecta1 tendent à être confirmées. Toutefois, on n'observe pas d'association significative entre les échelles du développement de la personnalité: (degr6 d'ambivalence et niveau conceptuel) et les mécanismes de défenses: (idéalisation et clivage). Ce dernier résultat paraît pour le moins surprenant et ambigu.
32 5.1 Capacité d'investissement objedal et niveau de d6veloppement de la personiialité La relation entre la capacité d'investissement objectal et le niveau de développement de la personnalité est observée par les corr6iations entre d'une part, la Quête Narcissique (P3) et le Niveau Conceptuel (NC) et d'autre part, le Ratio total des scores Psychotiques (Rl) et le Degré d'investissement des Objets (R5) et le Niveau Conceptuel WC). Ces résul- tats offrent un appui empirique à la théurie de Kernberg (1992;1996) qui conçoit la capacité d'investissement des objets comme étant liée au niveau de développement de la personnalité. En effet, selon Kernberg, l'investissement des objets en profondeur n'est possible que chez une structure de haut niveau développemental (typiquement nevrotique). Les structures de niveau développemental inférieur, quant à elles, présentent un investissement des objets dé- forme et problématique. A ce jour, très peu d'études, sinon aucune, n'ont étudié empiriquement les liens entre la capacité d'investissement des objets et le niveau de dkveloppement de la personnalité. Dans ce contexte, il serait prematuré de conclure ii la confirmation de la théorie de Kemberg, en tenant seulement compte des résultats de cette étude exploratoire. Toutefois, ces résultats suggèrent une piste intéressante à développer davantage dans de prochaines recherches. 5.2 Force du moi, transformation d'un récit et niveau de d6veloppement objectal Plusieurs observations relatives à la force du moi, la transformation d'un récit et le niveau de développement objectai vont dans le sens des hypothèses de cette étude. D'abord, l'echelle Force du Moi (R4) est corrélée et prédictrice du Niveau Conceptuel (NC) et du Degré d'ambivalence (Ambi). De plus, on observe des corrélations simples entre d'une part, l'item Relation Transforrnable (P12) et d'autre part, les échelles Niveau Conceptuel (NC) et Degré d'ambivalence (Ambi). En outre, les items Relation Transformable (P 12) et Transformation de l'état Initial (P17) permettent de prédire le Degré d'ambivalence (Ambi) et le Niveau Conceptuel (NC). Egalement, on observe une association entre d'une part, la Force
33 du Moi (R4) et d'autre part, les items Relation Transformable (P12) et Tentative de Transformation de l'état Initial (P17). Toutefois, il y a absence de corrélation significative entre la Force du Moi (R4) et les trois échelles stnichirales: Ratio des scores Psychotiques (RI), Ratio des scores Limites (R.2). Ratio des scores Névrotiques (R3). Ces résultats permettent d'établir deux tendances. Premièrement, il semble exister un lien entre l'habilité de meme en scène une relation d'objet à l'intérieur d'un récit et le niveau de développement objectal. Cette tendance appuie la théorie de Bergeret (1976) qui rapporte que les sujets ayant un faible niveau de développement objectal possèdent un mode relationnel où il y a diminution des investissements dans le domaine de l'action et que I'habilité à dramatiser à I'intérieur d'un récit est davantage présente chez les sujets de haut niveau développemental. Deuxièmement, il semble que plus un sujet transforme les relations à I'intérieur de ses récits, plus il présente un haut niveau de développement objectal et un moi fort. Ainsi, tel que le conçoit Kemberg (1996), une bonne force du moi se retrouverait davantage chez les sujets de haut niveau développemental possédant davantage l'habileté pour agir de façon adaptée au plan relationnel (voir tableaux 6, 7 et 8). Par contre, l'absence de corrélation significative enne la Force du Moi (R4) et les trois échelles structurales: RI, R2, R3 soulève un problème. En effet, selon la thbrie de Kernberg, on s'attendait à des corrélations positives entre la Force du Moi (R4), le Ratio total des scores Limites (R2) et le Ratio des scores Névrotiques (R3). Ces observations contradictoires à nos attentes pourraient s 'expliquer en tenant compte de la théorie de Bergeret qui suggère la possibilité d'une certaine variance de la force du moi chez les sujets de niveaux développementaux inférieurs (voir p. 12). En résumé, tels que se présentent les résultats, la force du moi serait principalement associée à un haut niveau de développement objectal sans toutefois exclure la possibilité d'une certaine variance de force du moi à des niveaux inférieurs. Toutefois, de plus amples investigations, dans des recherches futures, permettraient d'accroître la portee de cet examen. Ainsi, il serait intéressant de poursuivre la comparaison
34 empirique des théories de Bergeret et de Kernberg et aussi d'isoler des variables psychodyna- miques qui semblent les plus importantes pour prédire la force du moi. 5.3 Structures de personnalité et développement objectai Les rhultats de cette hde supportent quelques-unes des hypothèses spécifiques concernant Ics liens entre les structures de personnalité et le développement objectal tels que mesurés par I'ORI et I'ESP. En effet, tel qu'attendu, le Niveau Conceptuel (NC) de I'ORI corrèle avec l'échelle Ratio des scores Psychotiques de I'ESP (RI). De plus, l'organisation Relationnelle (P21) et l'item Figures de l'objet (Pl) combinés permettent de prédire le niveau de developpement objectal tel que le mesure l'échelle Niveau Conceptuel (NC). Ces observations supportent les théories de Kemberg (1980) et de Bergeret (1976) sur les liens entre le niveau de développement objectal et les smctures de personnalité. Toutefois, d'après nos hypothèses, il était également attendu des correlations simples entre deux échelles de I'ORI et les items suivants de I'ESP: Figures de l'objet (Pl), État Affectif 1% é l'objet (P2), Figures de I'Anti-Objet (P4), État Anxieux 1% à I'Anti-Objet (P5). I'khelle Ratio des scores Limites (R2) et I'échelle Ratio des scores Nkvrotiques (R3). Certaines limites des insmments de mesures pourraient expliquer pourquoi un certain nombre de relations significatives attendues entre les variables structurales et développementaies de cette étude ne furent pas confumées. D'abord, la méthode utilisée pour mesurer le Niveau Conceptuel (NC) était une cornbinaison des methodes de Marziali et Oleniuk (1990) et de Blatt et al. (1979). Il s'agissait d'une méthode d'analyse de contenu à micro-niveaux (comme Maniali et Oleniuk) qui conservent une seule cote globale (comme Biatt). Dans un premier temps, chaque enond d'une description recevait un score de 1 9 et dans un deuxitme temps, il y avait compilation de chacun des scores pour retenir celui qui paraissait le plus représentatif de I'ensemble de la description (voir annexe C, p.73 pour plus de d6tails). Cette mcthode présentait les avantages d'une cotation prkise tout en identifiant un seul score facilement comparable à d'autres scores statistiques. Toutefois, il faut préciser que bien que cette methode semble intéressante au plan théorique et pratique, il s'agit d'une nouvelle méthode nécessitant en
35 elle-même une étude de validité. A titre de suggestion, le procéd6 permenant d'obtenir un seul score global, pourrait &re raffine davantage pour s'appliquer plus particulièrement à cette nouvelle méthode. De plus, dans I'ESP, quelques ajouts seraient utiles au tableau des figures de l'objet (Pl) et de I'anti-objet (P4) dans le but d'accroitre la précision de l'instrument (voir annexe B, p -56). D'abord, la figure autonomiedépendance de la lignk limite pourrait être ajoutée à la lignee névrotique pour rendre compte de certains récits d'allure triangulés présentant tout de même cette figure. Cette proposition s'appuie sur la pensée de deux théoriciens. D'abord, Kernberg (1 W2), rapporte qu'un sujet ayant un trouble de personnalité hystérique présente une grande dépendance envers I'objet d'investissement. De plus, Bergeret (1976). qui conçoit I'hysterie de conversion comme ttant un trouble typique d'une économie névrotique et corres- pondant à la sous-catégorie la plus évoluée au plan développemental, rapporte la dépendance affective comme symptôme associé (1994; 1976). Ces éldments viennent quelque peu en wn- trad iction avec 1' idée courante que les figures d'autonomie et de dépendance renvoient néces- sairement à la lignée limite. Il faudrait peut-être Cvaluer davantage si la figure "dépendance", réfere à un objet partiel ou à un objet total, ce qui éclairerait les wteurs sur la lignée stnictu- rale présente dans le récit. D'autre part, dans ce même tableau, il pourrait y avoir ajout du critère "conflictualisation" comme préalable à la catégorie nevrotique permettant d'eviter de coter "3" à l'item Pl dans un récit où il y a conjonction avec un objet "plaisant" sans indice de conflictualisation. Dans ce cas, on coterait systématiquement " 1 " (vie). De plus, à l'intérieur du deuxi8me tableau du manuel de cotation (voir annexe B, p.57)' il serait peut-être utile de préciser les Ctats aftectifs attendus pour l'item P2 (affect positif qui lie le sujet à I'objet), car tel que présenté le tableau refère davantage aux états affectifs envers I'anti-objet (item P5). En cons6quence7 il peut être parfois ardu de distinguer les affects positifs en lien avec I'objet. Enfin. dans ce même tableau, la lignée limite pourrait être enrichie par l'ajout d'un autre type d'angoisse que celui de la perte de I'objet, soit l'angoisse d'intrusion (Pessler; 1989). Cet ajout permettrait de rendre compte plus précisément d'un problème majeur chez l'état-limite: la bonne distance par rapport à la mére. En
36 effet, la mère est vécue comme &nt soit trop proche (angoisse d'intrusion) ou soit trop distante (angoisse d'abandon). Ce vécu a pour effet de freiner le développement de la personnalité du patient qui n'arrive pas A traverser correctement le processus de stparation et d'individuation, et par le fait même, à intégrer le bon et le mauvais objet à l'intérieur de soi (Mahler; 1975). 5.4 Clivage, idéaiisation primitive et d6veloppement objeatnl Contrairement aux hypothèses, les items de I'ESP "clivage" et " idéalisation" ne sont pas corrklés avec les échelles de I'ORI. Ces résultats sont surprenants et problématiques puisque normalement, on aurait attendu des relations nkgatives entre ces deux mécanismes de dkfenses et le niveau de d6veioppement objectal (Ambi et NC). En ce qui a trait à l'absence de corrélation des échelles OR1 et l'item P8 (clivage), elle pourrait s'expliquer partiellement par un chou mtuiodologique ayant 6té fait lors des analyses statistiques. En fait, il a 6té convenu, dans la présente étude de considérer comme étant une donnée manquante toutes les cotes 99 de l'item P8. Cette procédure avait pour but d'éliminer le matériel ne correspondant pas spécifiquement aux critères de cotabilité de pr& sence ou d'absence du clivage. En contre partie, cette procédure a eu pour effet de réàuire sens ib lernent la quantité de données utilisables. Cette réduction aurait affecté le rendement des cotes (P8) aux analyses. Lors de prochaines études sur I'ESP, il serait, à mon point de vue, opportun d'utiliser un échantillon plus grand et peut-être de revoir le rôle de la cote 99 au plan méthodologique. Dans le cas de l'item P9 (idéalisation primitive), peut-être que celui-ci, tel que defini dans le guide, ne discrimine pas assez entre idéalisation primaire et idéalisation mature. II pourrait être à-propos de distinguer deux cotes: une première pour 1 ' idéalisation mature (de haut niveau dkveloppemental) et une deuxibme pour l'idéalisation primitive (de faible niveau développemental). Cette précision permettrait possiblement d'améliorer le rendement de cet item.
37 Malgr6 l'intérêt qu'elles peuvent susciter, nos obsewations doivent être situées dans leur contexte c'est-à-dire au sein d'une étude corrélatio~elle exploratoire avec les limites inhérentes à ce type de recherche. De ce fait, il est impossible d'etablir de lien de causalité entre les variables, pas plus que de confirmer une hypothèse, aussi plausible puisse-telle pa- raître. De plus, bien que l'échelle de Structure de Personnalité (ESP) soit un instrument pro- metteur, il est récent et nécessiterait plus amples études de validité concurrente et de construit (par exemple: consistance interne des items et échelles). Au surplus, cette étude a fait ressor- tir certains problèmes de multicolinéarité entre les variables de I'ESP (par exemple: P21 et R3, r=.75, Pl et R3, =.84) et entre celles de l'or1 (Ambi et NC, 1 =.68). Dans de prochaines recherches, il serait d'ailleurs utile de travailler à la structure interne de l'or1 par le biais d'analyses factorielles. D'autre part, la taille du présent échantillon ne permet pas d'analyser tes données à partir de m6thodes statistiques tri% variées. Refaire l'étude à partir d'un échantillon plus grand permettrait d'enrichir davantage les résultats. Enfin, il serait inté- ressant dans une étude subséquente, d'obtenir des évaluations des structures de personnalité des sujets et d'ajouter ces variables aux analyses.
38 6. CONCLUSION L'objectif de cette &ude consistait à examiner les corr6lations entre les variables de deux instruments: l'khelle de Structure de Personnalité (ESP) et I'Object Relation Inventory (ORI). A ce jour, peu de recherches empiriques s'étaient intéressées à l'analyse des liens entre le dkveloppement objectal et les sûuctures de personnalité. Cette étude a produit des résultats conformes aux hypothèses de depart, et par le fait même, qui supportent certaines théories de Kernberg et de Bergeret, du moins à un stade préliminaire. Premièrement, les observations indiquent un lien entre la capacité d'investissement des objets et le niveau developpemental de la personnalité. Deuxièmement, les résultats revèlent la présence d'un lien entre la force du moi, le niveau de développement objectal et la transformation d'un récit. Troisièmement, après examen des résultats, les theories sur les saucmes de personnalit6 et le niveau de développement objectal tendent à être confirmées. Toutefois, on n'observe pas d'association significative entre les échelles du dkveloppement de la personnalité: (degré d'ambivalence et niveau conceptuel) et les mécanismes de defenses: (idéalisation et clivage). Ce dernier résultat paraît pour le moins surprenant et problématique. De plus, cette recherche démontre qu'il est possible de mesurer empiriquement certaines dimensions du dkveloppement objectal et des structures de personnalité et qu'il existe des liens entre ces concepts lorsque mesurés empiriquement. Dans de prochaines recherches, il serait recommande de poursuivre les études de validités et de fidélité interjuges concernant l'or1 et L'ESP mais aussi d'introduire d'autres mesures tel le CCRT mesurant les récits d ' interaction avec autrui. L'originalité des concepu mesurés aussi bien que les fondements théoriques permettent d'envisager plus amples observations à portée psychodynamique intéressantes.
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45 Annexe A= Tableaux du mdmoùe
46 Tableau 1 Comparaison entre les limées structurelles Nature de Dk fenses Relation I 'angoisse principales d'objet S tnictures de castration refoulement génitale névrotiques Organisations de perte de I'objet clivage des objets anacl itique limites idéalisation primaire (anacl i t iques) Structures de morcellement déni de la réaiité psychotiques clivage des objets idéalisation primaire Note- Ce tableau regroupe des bléments de Bergeret (1976). t
47 Tableau 2 othèses s~écifiaues: corr6lations théoriquement attendues entre les échelles de l'on et les échelles et items de i'fcp items et échelles degré d'ambivalence niveau conceptuel ESP OR1 ON figures de objet états affectifs liés à l'objet quête narcissique figures de I'anti-objet états affectifs lies à I'anti-objet clivage idéalisation P 12 relation transformable + Pl7 tentative de transformation de l'état initial + P2 1 organisation relationnelle échelle ratio des scores psychotiques échelle ratio des scores anaclitiques échelle ratio des scores nkvrotiques échelle de Ia force du moi échelle du degré d' investissement des objets Note. " + " = Correlation positive; "-" = corrklation négative.
48 Tableau 3 Fidélité intenuges: - movennes des oourcentxges d'accord Dour les dix items de I'ESP Juges 1 2 Note. a.c. i. = Absence de cotation interjuges. " - ' = n trop petit pour le calcul de la fidélite interjuges.
49 Tableau 4 Fidélité interiupes: moyennes des corrélations de Pearson wur les cina échelles de I'ESP 42 Juges Note. a.c.i. = Absence de cotation interjuges. " - " = n trop petit pour le calcul de la fiddité interjuges.
50 Tableau 5 Corrélations entre les 10 items et 5 échelles de I'ESP 1 tems Échelles P2 P3 P4 PS P8 P9 Pl2 Pl7 P21 RI R2 R3 R4 R5 1. Pl.48**.16.72** SP*.40** -.38**.O2 -.O4.65** **.84** -.OB.12 figures de l'objet 2. P2 états affectifs liés à l'objet 3. P3 quête narcissique 4. P4 fi ures de l'anti- O C jet 5, P5 états *affectifs de 1 'anti-objet 6, P8 clivage 7. P9 idéalisation 8. Pl2 relation transforrnable 9. Pl7 tentative de &ans for mation de l'état initial 10, F'21 or anisation relationne ft e
51 Tableau 5 (suite P2 P3 1 tems Échelles P4 P5 P8 P9 Pl2 Pl7 P21 RI R2 R3 R4 R5 11. R1 ratio de9 scores psychotiques 12. R2 ratio des scores anacl i t iques 13. R3 ratio des scores nhrotiques 14. R4 force du moi 15. Fu degr6 d'investissement des objets &% score des r de Pearson entre les échelles et items de I'ESP..OS. *p S.01. (n = 40)
52 Tab teau 6 Corrélations entre les variables de I'ORI et de I'ESP items et échelles ESP 6i;Uambivaence niveau conceptuel ORI Pl. tigur-a de objet.o3 -.O1 P2. états affectifs liés à l'objet -.O4 -.O1 P3. quête narcissique P4 figures de I'anti-objet P5 états affectifs liés à I'anti-objet P8 clivage P9 idéaiisation P 12 relation transformable P 17 tentative de transformation de l'état initial P2 1 organisation relationnelle R1 échelle ratio des scores psychotiques R2 échelle ratio des scores anacl i tiques R3 échelle ratio des scores névrotiques R4 échelle de la force du moi R5 échelle du degr6 d'investissement des objets - Note *p **pl -06.***ES.07.
53 Tableau 7 Com~osition du modele linéaire Dow l'échelle deeré d'ambivalence en fonction des items à'esp Items entrés dans le modèle Paramètre estimé Modèle - -relation transformable (P12) -tentative de uansformation de l'état initial (P 17) force du moi (R4) -44 Note. (n = 40)
54 - -- Items entrés dans le Paramètre estime R2 F Rob) F modèle Modèle O1 -figures de l'objet (Pl) O O9 -quête narcissique (P3) O3 -relation transforrnable (P 12) 2.63.O O7 -tentative de transformation de l'état initiai (P17) O O1 -organisation relationnelle (Pm 1.53.O O1 -force du moi (R4).52.O O1 Note. (n = 40)
55 Annexe B: Documents et exemple relatifs à l'échelle de Structure de Personnalité On trouvera dans les prochaines pages la consigne standardisée (RAP) permettant de recueillir les récits servant à la cotation, la grille d'analyse ESP, une version abrkgée du manuel de cotation présentant les dix items et quatre échelles servant à l'cnide ainsi qu'un exemple de récit coté par I'auteure du mémoire.
56 INSTRUCnON POUR L'OBTENTION DES RÉCITS (RAP) k vais vous demander de me raconter des événements ou incidents dans lesquels vous avez été impliqué(e) avec une autre penonne. Chacun de ces Cvénements devra etre un Mnement spécifique, précis. Certains de ces Mnements peuvent tre récents alors que d'autres peuvent être plus anciens. Pour chacun de ces évenemena: 1) dites-rnoi quand c'est amve; 2) nommez-moi la personne avec qui vous étiez; 3) racontez-moi ce qui est arrivé, œ que l'autre a dit. fait, ou ressenti et œ que vous avez dit, fait ou ressenti vous-meme; 4) dites-moi ce qui est arrive à la fin. L'autre personne peut être n'importe qui - votre père, votre mère, un frére, une soeur, un ami, un confrère, une connaissance ou votre conjoint. Ça peut être une événement banal ou un evénement plus important qui vous rendu heurew(se) ou causé des difficultés. En d'autres termes, c'est un moyen de me parler de vous à travers vos relations. Raconter ces évhements spontanément (ies premiers événements qui vous viement à l'esprit) avec suff~samment de détails pour que je puisse bien imaginer la situation et le climat qui y régnait. Racontez-moi une dizaine d'événements d'une durée de 3 à 5 minutes chacun.
57 &HELIE DE STRUCTURE DE LA P E R S O N N ~ ~ buis Diguer Université Laval 23 octobte 1994 GUIDE DE COTATION lu PARTIE: GRILLE D'ANALYSE DU PROGRAMME NARRATIF 2" Énoncez la trame Cvhementielle: -I'histok en deux mots. 3' Exprima la mise en figuration des actants: Manipuhtam Opcrrtwr: Sujet: Objet: Anti-objct : Anri-sujet: VCridicatwt: Adjwrrn: Opposant: m v a r i a b ~ edu s programmme narratif: Munipuhion Comp6f eme Pe #onnatace Sancrion Derolr: Abu. : O Prt. : 1 Program. : 2 Vouloir: Abm. : o Prt. : t Programme =sir: 2 Menace: 3 SMuction: 4 Provocation: 5 P: Pouvoir: Abs. : O Prt. : 1 Program- Rt. : î Progrun. Pr, : 3 8: savoir: as.: O Prt.: 1 Program. Rt. : 2 Program. Fr. 13 ~efl4chie I ; Transitive: 2 VR. mrsdlctiao Abence : O Faux : 1 Clcnionge : 2 Secret : 3 vra i : 4 Absence : O Nature Valeur Euphorique : 1 Absence i O üyiphorique : 2 Pragaatique eragutipue r 1 Pragmatique Cognitif : 2 Cqnitif Cognitif : 3
58 2* PARTIE: LES mms $SYCHODYNAMIQUES Le sujet d'état rnanifeste+t-il un dtat anxieux ou afîedif relatif i l~aequlsition de l'objet? valeur est41 cognitif? oui, est-il indicatif d'une quête narcissique? Y a-t-il un anti-objet incarn6? Si oui, comment est4 figud? t@ Le sujet manifesteil un état anxieux rehtif P 19acquisUion de 19anti-objet? 6. L'antiîujet est41 incarn6 dans un pusonnage ou une entité cddible, ou est-il manifeste par une force absi et diffuse? 7. Lyanti-sujet manifeste-t-il un 6tat anxieux ou arredif reiatif 1 h possession de l'objet ou de Iyanti-objet?
59 Y a-f-if dirage: l'objet et 19anti*bjet sont-ils posés mmme des termes contradictoires et Y a-t-u idépusptbn de 190bjet, m e valeur mgnitive absolue? III 10. Y a-t-u un objet d ~ ~ gsi e oui,? comment est-ii figurc? 1 II III 11. État affectif ou annieux relatif i l'objet Y a-t-utune relation objedale transformable? Le sujet opérateur 13. Y a-t-il un Devoir incamé cians un personnage ou représenté dans une force diffuse et abstraite? 14. Y a-t-il un devoir, un non-vouloir et un anti-objet?
60 15. Le sujet et Iyanti-sujet sont-ils haun& en syncrétiie par le même personnage? 16. CompCtences du sujet opthteur. Comment santzlles ngurées? f 6 Le sujet opérateur tente-il In transformation de IWat initiai? 18. Qualités des compétences Popvoir er savoir dyspboriqnes: KV=-2 Savoir serilaneiit dysphorique IV=-1 Pouvoir senlement dysphoriquet W=O PoavoY sedemeiit eapbon'que: W=I Savoir seril~eat eripboriqne= fv=2 Pouvoir et savoir arpbariques: W=3 19. Y a-t-il un opposant incam6 dans un personnage? Non: 99 ouk est4 un rival? - non 1=1 II=I [n=0 - om: I=O n=o m=i 20. Situation Organisation relationnel le (rubriques 3-6)
61 Guide de cotation de I ' Échelle de Structure de Personnalité Louis Diguer Laboratoire de recherche sur la personnalité et la psychopathologie École de psychologie Université Laval Janvier 1995
62 - Cette échelie est apartntét au niveau formel du test de Rorscha& Dans ia ESP comme dans test, la capaciit5 du sujd de projeter des rtprés~oos bien stniaurtts et vraisemblables est consid6rée comme une bonne indication de la force du moi. - géntnle. ia capacite du suja d'incarner les actants, sunout ntgarifs. dans des dt& ddiles est indicatrice de la capacitt du moi de stnicaacr les objets intemes angoissants sam étre dtborrlt par l'angoisse. m. defwn gén&r& et ce pow prananquemenr ruw &s iwnr psychodyrt~~~ques: - Plus d'une cote peut être donnée. Sunout les cotes avoistnantcs: 1 a II ou II et Eï. - n est possible de prodder par &hhuioa - Les critércs souiignés résument l'id& ghtrale
63 - Les figures de I'obja sont toujoors m rtiatioa avec les figures de i'd+bjd; c'est pourquoi entj sont présentées en paires: objet-anti-objct, Psychotiques - Vie - Mon - Saidon -,béadss~-muu Réunion - &attment A~OW - W t Enfcmemcnt - Liberte Soutien - Abandon Rhnion - Solihide Amour - kjtt S M e - Angoi~st Conmt~~ocolmu Autonomie - Dépdancc Confiance w soi - Doute
64 ?Jpes & Figures Psychotiques Éc~atunmt Perte d'identité Dcstmctïon Engioutissement Devoration Absortion Rtnfcrmcment Conîrdlc absolu - Contaminarion
65 Itm P3: L'objet v alw est-il cognitif? Si oui, est4 indiwifd 'une quêre nurcissique? - Chaque fois que I'auphib'tm de I'objet tnrnlnt ou M associk A une awatio~ de I'iâatU ou de la façon dont une personne se d-t. -uneauto dts CO~~&~IXX des attitudes un diplbme un etrc aimé ou I'amour un talcnt ou unc habile un travail un loisir - un ami ou un groupe d'ami ou d'lppmuiance
66 - Les figures de I'obja son toujours en &on avec les figures de I'aÛti4jtt; c'est pairquoi elles sont p&cn~& en paircs: objet-antidjet.
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68 - La piupart du ttmps, Ie clivage co~ccrne l'objet et I'anti4jct. Deux qualités sont vis&: - ces objets sont contradictoires, i-t, ils sont en opposition mimicile. - cette qualité est nécessaire: si un obja est idéalise, et donc radialise, mais qu'il n'est pas en rctation avec un anfi&jet, il ne peut y avoir de cote de chge (mais il y aura unt cote à l'item F9). - n'est pas rart a eue n'est pas suffisantt pour coter du clivage. - ces objcts sont radicaux: Le. qu'il sont radid- opposés. On doit sentir qu'au moins un de ces objets regrésentc une position sinon cm&m du moins trts contrasck. - souvent, de pius, ces objets sont purs: puremm bon pour l'un purmrctu mauvaix pour I'aulxc. - il n'est pas ntkessah que les deux objets soient radicaux: sowtnr un seul I'tst. - la radicalite ne va pas aussi lom que I'idealisation de l'item P9. Par aanplc: la suiri et îa nulodie paxvan itrr préscm5 cri dehors de mut clivage: - un individu oanpe une forte grippe a va wrrsulrcr un rnmaqn qui le saigne;
69 - l'idtalisanon va phls loin: eue réfêre au caradère Iiritraiuntm extraordinaire de 1'obje.t ou de I 'dobjet.
70 - Si it y a tmmtbe dt transformation h cote cst Ora - Si il n'y a pas de transformation, ni de -, mais qu'il y a mi état de disjonction transformablc, on cote Oui, - Il y a donc aace de mnïpdaion ou de Devoir WOU de Vouloir, - Ji s'agit alors de la descripaon d'tm état statique. Mais cttte description est faitt de Fdçon à momrcr qu'il y a de quoi désirer un autre && ou craindre la prolongarion de cet état (Manipuiation), - Si ii n'y a pas de rcîation transformablt on c m Non. - Dans ces cas ii y a description d'un état statique qui ne demaode pas à être cahge. Rien dans Ie récit n'indique une voie de Chang- ni un dbir en ce sens,
71 Item Pl7: Le sujef opérateur teme4 la tmm#onillltion de I'éfm initial? -[I pan y avoir un Ctat nnsfomabjt (inan PI2) mais absmxc de mmcive dt transformation de ccz état imtial_ Dans cc cas on cote Non. - Q pcut aussi y avoir absence de&c uansfonnablt C i P12). Dans ce cas on cote Non.
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73 CODE Cl. Th. Cl. Je me mie os. ok, Simon le gars chez qui je fais le ménage, son coloc, Stéphane, moi je le connais parce qu'on a étudie easemble. On se connait pas plus que ça par exemple. On se dit salut, 2-3 mots... pis un moment donné, ça faisait peuteae 2-3 fois que je faisais le m6nage. pis un moment donné Stéphane a dit i Simon: le m6na.e est correct mais il me semble que qwd je rentre dans la maison, ça sent pas k propre. Ça fait que là, Simon me dit quand je l'appelle pour y dire que j'allais aller faire le menage mt6t ou demain, il me dit écoutes, ~dpham'etait pas content la semaine passé. J'y dit voyons. qu'est-ce qu'il y a? Il me dit il trouve que ça sent pas le propre mais ça reste entre nos deux. Là j'ai fait ok, ça reste entre nos deux. Pourquoi il veut pas que je le sache? En tout cas, je me suis pas trop meté B œ detail 1% Ouais, tu veux que ça sente le propre, je vais aller t'en chercher un gallon d'eau de javel moi si t'en veux. Ça fait que là, un moment domt. peut-êtn un mois ou deux après, mon Stéphane arrive pis il me dit, il rentre dans la chambre de bain pis il dit ouais, je te dis que ça sent. J'y dit c'est pas ça que tu voulais que ça sente le propre. IA il s'est comme rewe de bord pis ü me l'a dit par deux fois, mais deux semaines différentes, pis moi je me disais mut le temps attend un peu toi, tu veux que ça sente le propre, ben tu me remtiras pas ici parce que ça sent trop le propre, que ça sent trop l'eau de javel. Un moment donne, Simon &ait descendu en bas pis il m'avait dit ben voyons, moi j'avais juste pris du Vim, j'avais pas eu le temps de le faire il!'eau de javel, pis il m'a dit ben, ça sent bon du Vïm. Ben j'y ai dit ça a l'air que ton coloc est pas content parce que j'ai toujours mis ça les premières fois pis lui il était pas content. Moi, a chaque fois que je sors l'eau de javel je me dit envoye, t'en veux de I'eau de javel, ben je vais t'en mettre. Je suis dans la maison des fois pis je suis Ià snif snif snif, bon, ça sent, il va être content. Est-ce que vous en avez reparlé par la suite avec lui Non, j'en ai jamais reparlé par la suite avec Stéphane. C'est ça.
74 &HEU DE STRUCTURE DE LA PERSONN&Q Louis Diguer UnivenidLaai 10mvanbrc 1994 FEIALLE DE COTATION Totaux: RL f3 sr RS
75 Annexe C Documents et exemple relatifs à I'Object Relation Inventory On retrouvera dans les prochaines pages la consigne standardisée (ORI) utilisée afin de renieillu les descriptions des autres significatifs, le manuel de cotation du Niveau Conceptuel et du Degré d'ambivalenœ (Blatt et al.) et enfin, un exemple de description coté par I'auteure du memoire. Note. Le guide de cotation du Niveau Conceptuel de Manidi et Oleniuk n'est pas présente par absence d'autorisation des auteurs.
76 INSTRUCTIONS POUR LE ORI Je vais vous demander de me décrire certaines personnes de votre entourage. Pour ce faire, vous y allez spontanément en décrivant ces personnes selon les éléments qui vous viennent à l'esprit. - Décrivez-moi votre père - Décrivez-moi votre mère - Décrivez-moi votre conjoint (ou votre meilteur ami) - Donnez-moi une description de vous-même Note à l'examinateur: Faire préciser au sujet les principaux adjectifs qu'il utilise lors de ses descriptions.
77 O. CûTATiON DU NNEAU CONCEPTUEL Cinq nhux de repteseritaafon d'objet sont ddinls selon les concepce de la psydwiogie du developpement. déms de Piaget, de Werner et de ui meorb R u e du développement. C~B niveatm wnœptuds sont Wés de la hçm suivante : b personne est décrite principalement en fdndian de son actmt6, par tappon B La grattficatiuri ou & la frusüaüon qu'elle procure (au sujet). Le desaiption met l'accent sur la personne en tant qu'agent axadonnani sdt du p(aisir, soit de la souifmœ au sujet, le faisant se sentir bien ou mal. La description a un accent personnel, subjectif, et la personne est décrfte principalement en fancüon de la satisfaction ou du dhppolmernent qu'eile procure au sujet L'edstence propre de la personne en tant qutentit8 Inddpendante. séparée, est peu ressentie ou definie- La dbscription est centrée sur la valeur direds que fqwésmte la penonne pour le sujet Fxemde de descri~tion de ce nlvw : Elfe m'en veuf pour ce que l'al falt Hie dit qu'elfe m'aime, mals je ne la crois pas. Elle m'a mentf parce que je /uf ai mentl. 2 Niveau concmt-perceptuel : (cote 3) La personne est decrfte en tant qu8entit6 sépafee. mals la description est fatte de façon Iitt&aie, utaise des temies concrets- Elfe porte sowent sur des attributs physiques de la personne. La description est ltttéraie. giwe et comète. L'accent est souvent mis sur l'apparence externe de la personne ou sur ses attributs physiques, qui sord deaks de façon linhie. concrète..des m : Eïdee mesu: 5 pieds 8 pouces et a les cheveux btuns. f's& elle commence d grisonner et d avoir des rides Ses lunettes lui tombent contfnuellement sur le bout du nez Elle porte habiurellement des robes et a des pieds bhures Je ne sals pas, ses pieds ont quelque chose de birane. 1. Ce texte représente la traduction des pages 13 à 18 du document intituld: The assessrnent and structural dimensions of obiect re~resentations, de S. J. Blatt et al.. édition r6vis6e. mai 1992 (traduit par Syivie Pelletier).
78 La description met l'accent sur des caractér&tiques paitielles de la personne qui ont trak ses admtbs. mais. caritraltemenf au nhreeu sms¬wr~~nel. les activités et les foncths sonf decrites uniquement en fonctbn par rapport B la personne décrite e? ne font que peu ou pas nwrellc8 explidtement la grewicaton ou la fnisbatcon qu'en retire le Met L'accent est plutôt rnk sur la personne en tant qu18nlrt6 &par& et porte sur ses activités et ses qualites personnelles. Exemdes de descriath de ce niveau : Elle est jeune8 attirante; elle est du genre chaleuretg qui parie beaucoup. Elle compte beaucoup sw mon pèm, mais sens y &e accrricnée- Ma mdre essaie de dgler les chicanes; elle a un comporementm m]ou6. Elle alme bien prendre un cefe CWBC ses amis. II trawve, va voir des spectacles de ballef lit le joumel, écoute de la musique. b. iconique interne : (7) La description met l'accent sur des carad6~stiques partielles de la personne qui ont trait & ses pensbs, ses sentiments, ses valeurs, etc., plutet que sur ses actmtés. La descriptlori porte sur des dimensions internes. II est lmponant de mer que plusieurs des adje&$ utilisés dans les descriptions se rapportent & des cmport8ments et doivent donc recevoir une cote de 5 et non de 7. Une peisonne decrite comme étant joyeuse, espiègie et sadale a été perçue au niveau de ses comportements par le sujet; une telle description est donc de niveau iconique externe (cote 5). La cate 7 (niveau iconique Inteme) est dsmvée aux descriptions qui traduisent l'état Interne de la personne de façon B susciter chez le coteur une compréhension empathique de son expérience de ia réalii6, comme ceia a et6 le ces cher le sujet des de d-~tion de ce niveau : Elle est professeur, a une bonne éducbttion. Elle a beaucoup de bon sens et se préoccupe beaucoup des autres, mais elle s'&are souvent parce
79 Les descriptions de niveau iconique exteme et Meme (mes 5 et 7) ne portent pas sur des activli8s. des renthients ou des Meurs complexes Eiles font peu de place aux nuances, au défouternent dans b temps ou l'intdgratbn de connadications apparentes. II est égaiememt important de noter qu'l est fr6quent que les sujets, particui&rement les enfants et les addescerits, decrhrent les mi& iconiques d'une personne en les situant par rapport eux-mqmes Cependant, ces trans peuvent Btre consid6rés comme de niveau iconique en autant que la description laisse au lecteur l'impression que la personne a éî6 décrite par le sujet comme étant &parée et distincte de lui-même. Void une façon toute simple, mais néanmoins fort utile de d6partager les descriptions de niveaux 3, 5 et 7 : Niveau 3 : ce que la personne a l'air Niveau 5 : ce que la petsonne faft Niveau 7 : ce que la personne ressent 4. Représentation conceptuelle : (9) La personne est decrite d'une façon qui intègre plusieurs des nhreaw précédents. L'ensemble de la description montre que le sujet est capabie de comprendre et de percevoir h personne décrite de piusleurs façons, et de la derlre B plusieurs niveaux Ses dimensions internes sont reconnues en tant que telles, de même qu'en comparaison avec ses dimensions externes La description peut égalernent avoir une dimension tempode qui hisse volr une 6M(utlon chez la personne. Les différentes dimenskns présentes dans La deaaiplon sont intégrées et les contradldlons apparentes résoiues. La description peut par umdquent m e Incohdrente, cm~rtant des aspects manifestes et concrets qui peuvent sembler venlr en contradiction avec des dimensions plus internes. Cene apparente comdictlon est toutefois résoîue dans une synthèse intégrée, compiexe. Les descriptions de œ niveau peuvent comprendre des éidrnents portant sur les qualités de la
80 personne qui sont gratifbtes pour le sujet ou sur des caractbristiqu8s physiques ou fonctionnelles de la personne, rrmis ces éidmenb sont Intégrés de façon coh6iente dans La ddption. Jusqu'd I'année dernidm. c'&a& un homme sens cknotions. C'est un &/&te do& qui est consuilant commerciiel. /l s'est réconcili6 a= I'univers, car ii I îïni par décider qu'6tant donne qu'il ne pouvait pas changer le monde, II Bleir aussi bien de s'en contenter. II est tr8s conservateur lorsqu'il s'agit d'argent; meis cela a tendance 8 diminuer 8 mesure qu'il vieiliit Son esprft conservateur frôle I'~~~g&adon, mais il s'en drf8nd sous le couvert de fa ftitionnalk6. Il a eu une enfance dmicile et il a du mal d croh quv a acquis une certaine sacurit6 et qu'il ne risque pas de la voir disparaltre. Rernaraug~ : Quand une description comprend des éi6ments Immrtantg appartenant B piusleurs niveaux diff6rents. attribuer ta cote correspondant au niveau de d&doppement le plus éiw6. Par exemple, si une desciiptlon porte principalement sur les sentiments de la personne et est de niveau iconique interne (cote 7), cette cote ne doit pas htre rabaissée parce que la description comprerrd aussi des éi6rnents de niveau inférieur comme par exemple des détafls sur l'apparence de (a personne. Des cotes ayant une valeur paire (2, 4,6 et 8) se situent entre chacun des niveaux de développement et devraient &tre utilisées quand une description ne peut être cotée B un niveau de developpement donne tout en se situant audessus du ntveau de développement précédent. II peut arriver qu'une description correspondant majoritairement h un niveau donné renferme quelques indices d'éi6rnents appartenant h un niveau conceptuei plus B(ev6. Par exempie, une description peut majomalrement pater sur l'apparence de ia personne, et donc se sltuer au nhreau concret-perceptuei (cote 3). mais comprendre une remarque, un adjectif ou une phrase qui faft très brièvement état d'un sentiment BprouvB par a personne (par exemple miste*). ce qui se situe au niveau iconique Interne. Dans un tel cas, on attribuera la cote paire du& au- dessus du niveau prédominant dans la description. cdest$dire, dans cet exemple, la cote 4.
81 bsdesalp<bnsdeparenrsfaimlesplesadd~contienrentsocnnwdunméianged"6naic8sde nhferiu 1 ni moteur) et de niveau 5 (icadqw exteme) sans comportwd'dements de niveau 3 (conwt- perwiiaiel). II est souvent dwe d80vciluer, pamil les admtés du parent, celles que I'addm deait - amne étant des camderfstiques pci~pres au parent en tant que personne dparh, et celles qul telhent du contaie gmtiknt de la rdatkm pamtlenfant. De Pav& des auteurs, ce type de desalptbn Mete un conflit déveioppemental fonûamental propre à Padd8~~8~1~8 et qui catactdrk partlcrilihtnwit les descrlpüm faites par des sujets de ce groupe d'gge, bien que des gens de tout Bge &nt produit des descriptions de ce genre. Pour cuter une telle description, determiner si l'accent est davantage mls su des Blément$ mmodmoteurs (niveau 1) ou Iconiques externes (niveau 5). Dans le premier cas, attribuer la Me de 2 et dans le second, donner ia cote 4- Par exemple, fa cote 2 serait donnée la description suivante : Ma mère est gentille et aaentfonnée. Elle me reconduit la ou /e veux aller et me pdte de l'argent, C'est une bonne mère. Ule fah beaucoup de ménage ii la &son. avec mon Hre. Elle est gentille avec moi et Dans l'exempte suivant, la cote 4 serait attribuée : hicde, gentille, elle me laisse faire des choses, on e du plafsir ensemble, elle adore evolr du plaiak elle est super.
82 C. COTATiON D'AUTRES LLÉMENTS DE LA DESCRIPTION lndicatlon de la mesure dans iaqueye le sujet expilme de l'ambivalence ou des sentiments contiictuds i l'égard de la personne decrite; la cote reflète la mure dans laquelle des sentiments contradictoires son -rimés au sujet de h personne décilte (par exemple. amour/halne, aspects négaüfs/posrtlfs repprochenient/bloignement). L'ambivalence est caractt9risee par I'expressfon de sentiments confus iris ables I 1'6gard de la penonne; les idées du sujet sont confuses. (1) = aucune ambivalence; les descriptions wnt uniformément pluves ou négatives (2) = faible ambhience; les descriptions, tout en &nt principalement positives ou négatives laissent transpafaftre quelques indices de la tendance opposée. Par exemple. uni description peut Bbe principalement négative mais laisser transprabe l'expression d'ur désir pour des caractdristlques positfves de la personne décrite ou queiques indices en cé Sem (3) = ambhralence rnoddrée (4) = arnbhralence marquée (5) = ambivalence exmme Note : h pr6sence de conjonctions comme mai* ou ~quoiquc, de mhte que de qualificaüfs pewent être des indices d'ambivalence. Remaraue : Toutes les données fournies dans le prkent manuel au sujet du degr6 d'ambivaience ont 6t6 cot6es sur une écheile en trois points. Par la suite. les auteun ont constat6 que la fïdéiité de la cotation de cet éidment pouvait &re nenement améliorée par l'utilisation d'une échelle en cinq pdnts. Estimation du nombre de mots uiilisds dans la description. basée sur le nombre de lignes de cette demihre. Remaraue des Ueurs: [dans les descriptions écrites]. las cotes doivent Btre ajustées en fonction de la taille de l'écriture du sujet ou de son style si le nombre de mots par ligne de sa description est inf6rieur ou supérieur à la norme.
83 Object Relatbn~ lnventov (mtt et al., 1992) Traduit par ie Labwatoire de recherche sm (p -nnait& et la psythopamologie de psycholagie de PU-M~ ~avai. juin DESCRlPTlON DE8 f ERSONNES IMPORTANTES Qualités de la personne (encercler) 1. Affection 2. Ambition 3. Malveillancebienveillance 4. Chaleurfroideur 5. Qualité de l'investissement 6. Intérêt intellectuel peu beaucoup @ malveillant (5)67 froid bienveillant chaud w67) 11 n atif 17. Réussite pas du tout beaucoup 19 I0j G 7 ( 7. Propension à fa critique 8. Idéal positifnégatif 9. Capacité matemante 10. Degré de malfaisance 1 2. Faiblesseforce O Arbc Degré d'ambivafence Qualités de la description : (encercler) Aucun t 14. Longueur de la description Niveau conceptuel de la description (encercler) Scores factoriels et sommaire 1 items , (bienyeil tance) I Iconique externe Iconique interne Conceptuel x 4 ' 5 I n b 7 I Facteur III : (; lems 2, 61, Longueur gem 141 Niveau conceptuel Iflem 151 (séverité) -.. (ambition)
84 CODE Th. Pis ton père? CI. Mon père, c'est un grand enf't, ii a quasiment 60 a&. Ii a l'dure jeune, il a su bien se conversa t I puis... chez lui c'est vraiment le côtt erifmt, La simplicité. Je suis pmche de lui paitit~ parce que 1 I lui est plus proche de moi. Il était fou comme un balai quand il a appris que j'étais enceinte. R arrête 5 '5 I pas #en parler à sa blonde. Pis il arrête pas de magasiner. À tous 1 s jours quasiment, il m'appelle pour prendre de mes nouvelles. C'st quetquim qui va.. qui va. qui tmtc Ie plus possible d'être 6 8 présent mais d'un autre &té, lui auui a une tendance à aitiqua pas mal... lui aussi a son &té négatif qui est assez fort. Malgré...malgré les actions que je peux entreprendre, des fois c'est assez périlleux, comme dernièrement j'ai demandé une subvention au gouvernement pour mon association de plusieurs milliers de douan. II dit: "Ça marchera jamais". Pis je voulais partir un programme 5r 1 3. tout ça, pis il critiquait ça puis pourtant il m'aidait, Ii y croyait mais il y croyait pas en même temps. I s 1 Il était là pour me soutenir, pis il faisait les commissions pis les démarches, il m'aidait à les fairc. 1 Mais pourtant quand je riussis, quand j'ai réussis à décrocher la subvention ai question puis... c'est.. CI + ça le rend aussi heureux que moi ça peut me rendre heureuse. C'est quelqu'un auss i... j'auraïs dû y 6 7 penser en premier, de très très matérialiste. Il passe une seule journée sans parler d'argent D'argent 9 C'est un mot qui revient souvent dans sa bouche. Ii peut être très généreux mais d'autre cbti il peut être tellement près de ses sous, telle ni. Pour lui la vie matérielle compte beaucoup. Pis c'est 6 5 quelqu'un de trés solitaire, qui a quasiment pas d'amis, qui reste toujours chez lui écouter la LI + s 3 télévision, la radio. Ii s'intéresse à rien quasiment. Peut-être l'été qu'on vient de passer, ben il vient C + de s'acheter une bicycleüe pis il s'est intéressé un peu à faire du sport mais il... y a rien vraiment qui ;C I'intiresse, que ce soit le théâat, la lechin,... non. Non. Mais quand il a quelque chose à faire ou b que c'est le temps de m'aider, ah il est toujours le premier à être présent là- Mais c'est quelqu'un b 6 aussi qui a le sens inné de la comédie, il parle pis il rit comme Gilles Latulippe. Cest incroyable, les mêmes expressions pis il nous fait rire parce que c'est un comédien inné. A chaque fois qu'on se 5 3 réunit, c'est lui le boueon de la place patce qu'il a vraiment.. ii a une très belle philosophie de la vie 6 5. I puis il est très humoristique, il intetprète avez beaucoup d'humour pus il nous fait beaucoup rire. C C'est ça, ça doit être son côté enfant. Il est &ès b eon. Donc lui, même s'il s'intéresse pas à grand 4- chose pis que c'est pas le genre de bonhomme à se cultiver, à lire ou à aller des cours, des T conférences, je le trouve d'une certaine manière plus évolué que ma mère parce que je sais qu'il a des cificuités fmancières, matérielles qui s'en vienuent pis même s'il est inquiet qu'il m'en fait part b
85 quasiment chaque jour, il est le premier à dire: "Ah tu vas voir, il va avoir une solution, on va s'en Ir ir sortir, on va faire de quoi". II est toujours prêt à trouver une réponse à nos problèmes tandis que ma mère, "Non, c'est défia cet tnfant-là va vivre dans la misère, ça va devenir un déluiquant tout çan. a h + Lui mm père, nos Il est pas inquiet pour ça il voit ça plutôt conmie un beau cadeau n est plus près de la vie. Ii est très près de la nature. ii se réfbgit souvent dans le bois, cians son diale Lui -& 47 c'est l'eau, les pdts oiseaux, Ics arbres, il communique btaucoup avec ça, avec la nature, plus a l9 qu'avec les gens. Parce qu'avec les gens ii est plus retiré. C'est ça 78
86 Annexe D: Formulaire de consentement
87 UNIVERS^ LAVAL LElTRE DE CONSENTEMENT Enteate quant P la participation i une rechercfie sur l'évaluation de la pasonnalit& Une recherche intitulée SdiaM ll~~~atifapvsonnalit4 est actuellement en cours au Labor~oke de re&er&e la pmonnaiité et la psychopathologie de l'université Laval. Cette rrcbache a pour but de vérifier si l'myst du discours omarif permet d'établir un diagnostic relatif i la personnalit& Pour ce fairr. mm m'offrt d'y participer en tant que client ou cliente du Savice de comultatioa de école de psychologie de I'Universite Laval ou en tant que patient ou pente du centre hospitalier RobarGiffyd ou de la clinique Roy-Rousseau. su Dans le cadre de ce projet, j ' e i fournir une description de quane personnes. soit de mon père, de ma mtre, d'une au=& personne importante pour moi a de moi-même. J'armi également A raconta une dizaine d'ev6nements dans lesquels je suis impliqué avec d'autres personnes. Ces descriptions e$ ces récits, que je ferai verbalement. seront enregistrés pour powou être analysés ultérieurement; j'aurai A les fournir au ours d'un entretien d'une durée d'environ trois heures qui pourra avoir lieu en une seule rencontre. ou en deux rencontres d'environ une heure a demie chacune. Durant cet entretien, j'aurai également P répondre d m questionnains portant sur mes comportements et attitudes; mes réponses à ces questionnaires seront egalement mngistrées. Je comprends que cet entretien sera wne par un étudiant ou une étudiante de deuxitme ou de troisième cycle en psychoiogie, sous la supervision du responsable de la recherche. Cet entretien pourra avoir lieu au SeMce de consultation de école de psychologie de 1'Université Laval ou encore dans les locaux du centre hospitalier Robert-Giffard. Dans le cas où l'entrevue a lieu dans Ies locaux ae I'Universite Laval. j'accepte de me rendre i l'université par mes propres moyens. Comme cet entretien doit durer environ trois heures. il se peut que je puisse en ressentir de la fatigue. À tout moment durant I'entretien, je pourrai demander & prendre une pause si j'en éprouve le besoin. Je retirerai comme avantage de rm pdcipation cette refherche la satisfaaion d'avoir contribué à l'avancement de la recherche sur les troubtes de la personnalité et sur leur cornprchension. Par ailleurs. si je participe à recherche en tant que patient ou patiente du centre hospitalier RobefiGiffard ou de la clinique Roy-Rousseau. un rapport d'évaluation ajoutant aux co~aissances me concemant sera ruigeà la suite de l'entretien: je consens à ce que ce rapport soit aaasrnis 1 mon psychiatre traitant.
88 -- pp 81 Ma participation à ceae recherche est volontaire- 11 est entendu que je peux r e k de dpondre 3 toute w&on, tout comme je peux décider en tout temps de refuser de continuer 2 participer à m e recherche s a avok à fournir de justification- Dans un tel cas, les données recueiilies a mon sujet ne seront pas utilisées. De meme, il est entendu que si je décidais de meme fin ma participation à la recherche. je n'en subirais aucun préjudice et que cela ne nuirait en auaine &on aux autres services que je peux recevoir à l'école de psychologie, au Entre hospidier Robert-Giffard ou A la clinique Roy-Rousseau. Tous les renseignements que je donnerai au cours de i'entretien seront recueiflis de façon saictemem confxdentielle. Ainsi. mon nom n'apparaîtra sur aucun document un code qui sert à m'identifier sera associe à mon nom sur une liste distincte gardée sous cl6 et à laquelle seuls le responsable de la recherche et les étudiants \. - de son laboratoire ont accès. Toutes les données me concernant seront égaiement gardées sous cl& de même que cette formule de consentemen& qui ne sera toutefois pas classée avec ces données, de sorte qu'on ne puisse y associer mon nom. Si je le dkire* je peux m'adresser au responsable de la recherche, M. Louis Diguer. Ph.D.. professair à l'école de psychologie de l'universit.6 Lavai. au numéro (418) va pour obtenir toute informaton au sujet de la recherche ou tout résultat conceniam ma participation à cette recherche. Je, soussigné(e), reconnai-c avoir lu ce fonnutaire et avoir eu la possibilité d'obtenir tous les renseignements additionnels souhaités. Je considike que les explications qui m'ont &té données sont clakes et suffisantes, Nous vous remercions pour votre mention et esp6rons pouvoir compter sur votre précieuse follaboration. Par la présente. Je Je consens à participer à l'étude. refuse de participer à I*&ude. Date CAROLiNE CHLASSON Étudiante de 2' cycle en psychologie
89 iir~~ IV& LVALWAI IUIY TEST TARGET (QA-3) F~x: APPLIED i IMAGE. lnc a 1653 East Main Street --- Phone: 71 W Rochester, NY USA
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