Cours de psychosociologie

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1 INSTITUT SUPERIEUR DU SPORT ET DE L EDUCATION PHYSIQUE DU KEF DEPARTEMENT DES SCIENCES HUMAINES Cours de psychosociologie Enseignant : Anis TURKI Cours de psychosociologie UEep1 : Les caractéristiques des groupes restreints, la dynamique de groupe, le leader et le leadership, l approche sociométrique, l autorité et la cohésion.

2 4-Les théories du leadership : Sommaire Sommaire... 2 LE GROUPE La psychosociologie : Historique des recherches de groupe :... 4 Aux Etats-Unis :... 4 En France :... 5 En Allemagne :... 6 En Angleterre : Le concept de groupe : Distinctions des cinq catégories fondamentales : La foule : La bande : Le groupement : Le groupe primaire ou groupe restreint : Le groupe secondaire : Les phases de développement d un groupe : Phase individualiste compétitive : Phase de frustration et de conflit : Phase d harmonie et d élaboration de normes : Phase d intégration fonctionnelle des dimensions de solidarité et de tâche : L équipe sportive : LEADER ET LEADERSHIP Le leader : Le leadership : Le leadership fonctionnel : Le leadership d expertise : Le leadership socio affectif : La fonction de leadership : L approche basée sur la personnalité : L approche basée sur les comportements : L approche des contingences : L approche transactionnelle : L approche transformationnelle : Les recherches en termes de syntalité de groupe : Le groupe de résolution de problèmes : Le groupe engagé dans une activité longue et de technicité floue : Le groupe réuni en activités de détente et de loisir : Le groupe réuni pour déléguer des représentants : Aptitude et attitudes fondamentales : Absence de dogmatisme : Compétence interpersonnelle : Les diverses formes d autorité et d influence du leader : Le chef institutionnel : La personne centrale : La personne préférée : La personne qui s engage dans des actes de commandement : La personne la plus influente : Influence sur les individus : Influence sur l organisation : Influence de la syntalité : Les fonctions du leader : Deux leaders complémentaires : L APPROCHE SOCIOMETRIQUE La sociométrie : Le questionnaire sociométrique : Le sociogramme :

3 4-L indice d interaction dans le groupe : L indice de cohésion du groupe : Limites de la sociométrie et analyse relationnelle : L autorité dans le groupe Le modèle théorique de Norman et R. F. Maier : Le principe : Les nuances nécessaires : La structure autocratique : La structure démocratique : Les modèles relationnels de l autorité : Le modèle linéaire : Le modèle à trois dimensions : Les deux fonctions essentielles dans les deux types de relation : Fonction opérationnelle (rôle de progression) : Fonction psychologique (rôle d entretien) : [198] L expérience de Lippit et White : L expérience de Desaunnay : La maturité psychologique du groupe : La cohésion L équipe dans les sports collectifs et la cohésion : Les facteurs socio-affectifs de la cohésion: Les facteurs socio-opératoires : La cohésion, le conformisme et le déviationnisme : La cohésion et l intuition : La maturité du groupe : Productivité et maturité du groupe :

4 LE GROUPE «Les grandes constructions mythiques soustendent l autoreprésentation du groupe, de sa valeur, de ses finalités et la justification de son fonctionnement pour l ensemble social. Notons ici la puissance des métaphores organiques qui traversent ces représentations : le groupe pour être efficace doit être doté d un «esprit de corps» et ses «membres», du même «sang», doivent faire corps avec leur «chef» et avec tous ceux auxquels est confiée la fonction de penser et de décider : «la tête», le «cerveau». C est dans le même registre métaphorique que le groupe est réputé dangereux, imprévisible comme une «femme saoule»» Victor Hugo 1-La psychosociologie : En fait, bien qu il soit à présent très employé, le mot psychosociologie est récent et il n a conquis que depuis peu le droit de cité. Beaucoup confondent purement et simplement psychologie sociale et psychosociologie. De fait, la différence n est pas très facile à établir. Il existe cependant un mode d approche des problèmes humains que l on peut qualifier de psychosociologie. La psychosociologie s exerce à deux niveaux : - elle étudie, d une part, les relations interpersonnelles en référence à la vie sociale. Les communications entre les personnes sont inséparables du contexte social. C est en ce sens que l on parle de psychosociologie industrielle pour dire que l on étudie les relations industrielles ; - d autre part, la psychosociologie analyse les groupes restreints. Alors que le psychologue social considère les grands groupements que sont les classes sociales, les communications et les comportements de masse, le psychosociologue observe les petits groupes, dont les membres peuvent se connaître et entretenir des relations directes. [164] La psychosociologie est une branche de la psychologie sociale qui a son originalité propre. 2-Historique des recherches de groupe : Aux Etats-Unis : C est entre 1925 et 1935 qu une véritable psychologie scientifique des groupes prend son essor aux Etats-Unis. Elle est parallèle à une réflexion philosophique qui privilégie la relation à autrui dans la formation de la personnalité humaine (George H. Mead), et le rôle de groupe primaire dans la socialisation des instincts individuels (Charles H. Cooley). Selon G. H. Mead, la personnalité de l enfant se développe en relation avec des «autruis significatifs», membres de la famille et camarades de jeux ; l enfant n apprend pas seulement les règles du jeu ; il intériorise les attitudes des autres par suite d une disposition naturelle à prendre le rôle d autrui et peut ainsi prendre conscience de lui comme distinct des autres. Avec Cooley, on peut dire que l homme se trouve comme animal groupal : «Il ne faut pas croire que l unité du groupe primaire soit faite 4

5 seulement d harmonie et d amour. Cette unité En France : implique toujours des différenciations et généralement Durkheim et la conscience collective : des rivalités ; elle comporte l affirmation de soi et les Sans distinguer entre groupe restreint et société diverses passions individuelles ; mais ces passions sont globale, Durkheim, le fondateur de l Ecole socialisées par la sympathie et se plient, ou tendent à se Sociologique Française, à la fin du XIX ème siècle, plier, à la discipline d un esprit commun». jette les bases d une théorie de groupe. La Sociométrie : au cours d une enquête dans une institution d adolescentes délinquantes, en 1930 (l Institution Hudson, près de New York), Jacob Levi Moreno, déjà inventeur du psychodrame, vérifie et met au point la technique sociométrique. Les êtres humains sont reliés les uns aux autres par trois relations possibles : sympathie, antipathie, indifférence. Les relations peuvent se mesurer à partir d un questionnaire où chaque membre d un groupe indique qui dans le groupe il choisi et rejette comme compagnons. En effet il y a des conditions historiques particulières qui ont contribué à l essor de la psychosociologie du groupe en USA : 1- sur le plan industriel le souci de «rendement», à l époque de la récession économique, déterminera les responsables à faire étudier, par des psychologues, les facteurs du rendement des équipes de travail. 2- sur le plan politique, les problèmes posés par le triomphe du national-socialisme et par les procédés de sa propagande <incitèrent les dirigeants à mettre au programme des recherches : l analyse des phénomènes collectifs et les moyens d action sur les groupes humains. 3- sur le plan militaire, de même que la préparation hâtive de leur entrée en guerre en 1917 avait favorisé le développement fulgurant de la psychotechnique pour la sélection des chefs, < de même la préparation hâtive à la deuxième guerre mondiale força les USA à intensifier les recherches sur les facteurs de cohésion et l efficacité des petites unités, sur les éléments du «moral» des petits groupes isolés en opérations, et sur les moyens de formation accélérée par les méthodes de groupe. [176] Le passage du clan à la société est celui de la solidarité mécanique à la solidarité organique fondée sur la division du travail. Durkheim définit le groupe social comme étant plus que la somme de ses membres, c'est-à-dire comme totalité (définition que Sartre, à la lumière de la dialectique hégélienne, rectifiera : le groupe n est pas une totalité, mais une totalisation en cours). Il forge l hypothèse d une conscience collective (un groupe à ses perceptions, ses sentiments, ses volitions propres). Il ébauche l analyse des fonctions psychologiques. Sartre et la perspective dialectique : Les membres du groupe en fusion vivent, selon Sartre, trois expériences : celle de la solidarité, celle de l appartenance (ou de l intégration) à une réalité collective nouvelle, celle d autrui comme tiers régulateur de mon action dans l action commune. L impossibilité de changer la vie est niée et surmontée : l action du groupe affirme l impossibilité de cette impossibilité. La devise républicaine transcrit l expérience du groupe en fusion : praxis commune qui de l impossibilité d agir (liberté) ; chacun est équivalent de chacun, son semblable homogène (égalité) ; chacun a besoin de chacun pour que le groupe existe (fraternité). Le groupe en fusion, dit encore Sartre, c est la raison constituante. Tout groupe, une fois constitué, est donc obligé de prendre des mesures pour survivre. Deux ordres de mesures selon Sartre, et qui instaurent des contraintes. Premièrement, le groupe pourchasse en son sein tout membre suspect de vouloir se retirer de 5

6 l action commune. Chacun est considéré comme un traître en puissance. D où les conflits, les oppositions, les épurations, la «Terreur», qui vise à «liquider le sériel en chacun au profit de la communauté», qui institue «l obligation de la fraternité». D où le «serment» par lequel chacun s engage à maintenir l appartenance au groupe. «Nous sommes frères en tant qu après l acte créateur du serment nous sommes nos propres fils, notre intervention commune». Au stade précédent, la fraternité était une expérience vécue, une invention libre surgie dans le moment. Maintenant, chacun l impose à chacun dans la durée. Deuxièmement, le groupe se fixe des règles, se donne une juridiction, dégage ses procédures, de travail et de décision, émet ou admet certaines normes communes. En Allemagne : Freud et la psychanalyse : A la même époque, Freud propose des clés tout à fait différentes pour expliquer les phénomènes de groupe, qu il rattache aux processus mis en évidence par la psychanalyse. Ses deux écrits fondamentaux sur la question sont «Totem et Tabou», en 1913, et «Psychologie collective et analyse de Moi», en [75] Divers travaux anthropologiques (Darwin, Robertson, Smith) lui suggèrent une mythologie psychanalytique expliquant la transmission de la famille au groupe. Au début était le père de famille, tyran violent, se réservant pour lui la possession des femelles et chassant ses fils dès qu ils grandissent pour éviter qu ils ne portent atteinte à ce droit de propriété ; les frères qui finissent par se révolter en s unissant, ils procédèrent en commun car nul ne peut s excepter et tous doivent être complices au meurtre du père et au festin où le mort est mangé. Cette communication totémique matérialise l identification de chacun à l aïeul envié et redouté ; elle symbolise l égalité et la solidarité de tous ; elle fonde la société nouvelle qui reposera sur deux tabous, c'est-à-dire sur une tendance à renoncer à tuer et à manger l animal totémique (substitut du père mort idéalisé), renoncer à avoir des rapports sexuels avec les femmes ou les filles du père, leurs parentes (d où le tabou de l inceste et la règle de l exogamie). Ce récit légendaire et intemporel se fait l écho de plusieurs composantes des relations humaines mises à jour par l expérience psychanalytique : ambivalence (c est-à-dire intrication d admiration et de jalousie) des enfants envers l image paternelle, ainsi que des subordonnés envers ceux qui exercent l autorité ; identification pleine de repentir à cette image une fois rejetée ; idéalisation du père mort, divinisé et devenant objet d un culte ; essai d une société démocratique, où tous les hommes, fils de ce père devenu symbolique, c est à dire législateur, seraient frères et égaux, inventeraient la justice entre eux et le respect mutuel de leurs vies ; efficacité du meurtre accompli en commun pour apaiser les sentiments de culpabilité, pour réaliser l identification de chacun au personnage ainsi commémoré et pour incarner l unité d action du groupe. Le mythe freudien répond à la question : existe-t-il, du point de vue psychologique, une autre source d autorité et d organisation du groupe que l autorité patriarcale? Les relations humaines dans l industrie- Elton Mayo ( ) est un professeur de philosophie australien, qui s intéresse à la psychologie du travail au point d occuper divers postes dans l industrie. Il poursuit sa carrière aux Etats-Unis, où il dirige, de 1926 à 1947, le Département de la Recherche Industrielle de l Université Harvard. 6

7 Les hypothèses dégagées des expériences des test-room sont confirmées et précisées : la signification que prend pour l homme son travail dépend de son histoire personnelle, de ses expériences passées et présentes au sein de groupes internes et externes à l entreprise. «Les individus qui constituent un atelier au travail ne sont pas purement et simplement des individus ; ils forment un groupe au sein duquel ils ont développé des habitudes de relations entre eux, avec leurs supérieurs, avec leur travail, avec les règlements de l entreprise». [169] La perspective dynamique : Kurt Lewin- Psychologue de l école de Berlin, tôt émigré aux U.S.A., K. Lewin ( ) a transposé d abord dans l étude de la personnalité humaine, puis dans celle du groupe, les principes de la Gestaltthéorie ou psychologie de la forme. Celle-ci avait montré que la perception et l habitude portaient non pas sur des éléments mais sur des «structures», des organisations ou des réorganisations de sensations ou de souvenirs. Semblablement, Lewin explique l action individuelle à partir de la structure qui s établit entre le sujet et son environnement à un moment donné. Cette structure est un champ dynamique, c'est-à-dire à un système de forces en équilibre : quand l équilibre est rompu, il y a tension chez l individu et son comportement a pour but le rétablissement d un équilibre. Le groupe est conçu pour Lewin comme une réalité «suigeneris», irréductible aux individus qui le composent, et à la similitude de leurs buts ou de leurs tempéraments. Le groupe est un certain système d interdépendance : a- entre les membres du groupe ; b- entre les éléments du champ (buts, normes, perceptions du milieu extérieur, division des rôles, statuts, etc.). Le système d interdépendance, propre à un groupe à un moment donné, explique le fonctionnement du groupe et sa conduite, aussi bien le fonctionnement interne (sous-groupes, affinités, rôles) que l action sur la réalité extérieure. Là réside la force du groupe, ou plutôt le système des forces qui le font agir, et qui l empêchent d agir. D où l expression dynamique des groupes, pour désigner cette méthode d étude qu on aura l occasion de la franchir avec plus de détails. L expression «Group Dynamics» apparaît pour la première fois en 1944 dans un article de Lewin consacré aux rapports entre la théorie et la pratique en psychologie sociale et dont on peut extraire ce passage significatif : «Dans le domaine de la dynamique des groupes plus qu en aucun autre domaine psychologique, la théorie et la pratique sont liées méthodologiquement. Si elle est correctement assurée, cette liaison peut fournir des réponses a des problèmes théoriques et peut, en même temps, renforcer cette approche rationnelle de nos problèmes sociaux pratiques qui est une des exigences fondamentales de leur résolution.» L idée de l expression firent fortune et inspirèrent la création d un organisme d études, le «Research Center of Group Dynamics», qui s intégra quelques années plus tard (en 1948) à l «Institue for Social Research» dans le cadre de l Université Ann Arbor du Michigan. En Angleterre : Les présupposés de base dans les groupes restreints : L Anglais W. R. Bion est le premier psychanalyste d orientation Kleinienne qui ait fourni une explication dynamique des groupes «restreints». Il a développé ses réflexions en animant des groupes thérapeutiques à la fin de la dernière 7

8 guerre mondiale à la Tavistock Clinic de Londres. problèmes actuels du groupe trouveront une Son apport est considéré comme essentiel par solution. tous les spécialistes de la dynamique des groupes. Mais il s agit d un espoir messianique, qui ne sera Bion a montré en 1961 que dans tout groupe, quel pas réalisé. «Les idées optimistes verbalement qu il soit, il existe deux niveaux : exprimées sont des rationalisations destinées à - le niveau de la tâche : c est celui qui produire un déplacement dans le temps et un correspond au niveau conscient chez l individu, compromis avec les sentiments de culpabilité.» Voilà, les membres du groupe coopèrent pour la selon Bion, le mécanisme qui préside à une telle réalisation du travail, les règles de hypothèse. fonctionnement et la distribution des rôles sont 3- L attaque fuite (fight-flight) : au niveau de connus de tous. cette hypothèse, le groupe se comporte comme - Le niveau de la «valence» : il concerne les s il était réuni pour lutter contre un danger, pour activités sous-jacentes aux activités de travail attaquer ou fuir quelqu un ou quelque chose. (appelées aussi «activités protomentales»), toute la Laissant de côté la tâche, les membres du groupe sphère affective qui entoure le niveau rationnel. agressent le leader, un membre du groupe, s en Cette «chimie sociale» peut bloquer la réalisation prennent au groupe dans son ensemble ou fuient de la tâche comme l accélérer. Elle est organisée en parlant d autre chose. Dans une telle situation, autour de ce que Bion nomme des «présupposés de seul un leader qui donne au groupe des occasions base». La valence peut en effet être définie comme de fuite ou d agression est accepté. L analyse des la capacité qu ont les individus, lorsqu ils sont en résistances psychologiques sur lesquelles bute se groupe, de se combiner de façon instantanée et trouve le plus souvent rejetée au cours de cette involontaire selon une hypothèse de base. phase. [6] [28] Véritables schèmes organisateurs du Repérer cette dynamique sous-jacente dans un comportement d un groupe, ces «présupposés de groupe de travail, en parler pour la dépasser, c est base», au nombre de trois sont liées entre elles, donc s assurer contre les risques de piétinement, alternent les unes avec les autres, voire de frustrations et de conflits inutiles. Si l on croit représentent différents aspects l une de l autre. Bion, la nature de la communication qui s établit Quelles sont donc ces trois hypothèses de base? entre les membres constitue un indice précieux de 1- La dépendance : dans un groupe qui la prédominance des présupposés de base sur le fonctionne au niveau de la dépendance, ces fonctionnement rationnel : plus le groupe, en membres se conduisent tous comme s ils effet, correspond à une présupposé de base, voulaient être protégés par le leader, nourris par moins il est rationnel dans ses communications lui intellectuellement et affectivement. Considéré verbales, les paroles ne semblent plus être qu un unanimement comme celui qui sait, le leader peut moyen pour communiquer des sons, le groupe céder à l appel séduisant du groupe. S il le fait semble avoir perdu la capacité de former, des sans avoir analysé et rendu compte au groupe de symboles. Ce phénomène que M. Klein a montré sa «chimie sociale» du moment, il provoquera une chez les enfants en bas âge, souligne une fois de sécurité, voire une euphorie de courte durée, la plus la richesse de la comparaison entre certains tâche se trouvant bloquée à nouveau par les phénomènes de groupe et certains mécanismes anxiétés sous-jacentes au groupe. S il ne cède pas psychiques individuels de la prime enfance. C est à l appel du groupe, le leader peut alors être le mérite de Bion d en avoir tenu compte, tout en victime de la troisième «hypothèse». ayant fourni un schéma d analyse de groupe 2- Le couplage (pairing) : le groupe couplage dépassant la simple analogie entre dynamique se définit essentiellement par le sentiment psychique individuelle et dynamique psychique d espoir. Celui-ci se trouve concrétisé dans les groupale. liens de sympathie qui sont en train de se nouer, Les travaux de Bion dont l ouvrage principal : sous les yeux du groupe, entre deux participants. «Expériences in Group», a été traduit en français Pour le groupe, passif à ce moment-là, ce ont fortement contribué à éclairer les aspects rapprochement est comme la promesse que les inconscients de la vie collective. 8

9 3-Le concept de groupe : Le groupe est un fait global dont l individu est une partie interne, assez indistincte ; la partie tend à la fusion dans le tout ; l individu ne se pose pas de question sur le groupe, il vit dans, par et pour le groupe. Tels sont les groupes où il n y a pas d autres perspectives que la cohabitation, le travail commun, les distractions en commun, la recherche ou la production en commun des subsistances et la défense du territoire (famille, clan, tribu, village) ; l individu isolé du groupe par accident ou par châtiment ne sait pas survivre et meurt. Leclerc (1999) définit le groupe comme un champ psychosocial dynamique constitué d un ensemble repérable de personnes dont l unité résulte d une certaine communauté du sort collectif et de l interdépendance des sorts individuels. Ces personnes, liées volontairement ou non, sont conscientes les unes des autres interagissent et s influencent directement. [107] Les groupes peuvent également être classés selon leur niveau de fonctionnement. Sur cet aspect, Richard (1995) [197], reprenant la typologie de Lewin (1959) [155], établit une distinction entre psychogroupe et sociogroupe. Le premier type de groupe constitue une fin en soi : «les membres se réunissent parce qu ils se trouvent bien ensemble ils ressentent un besoin commun, très souvent purement affectif, et leur association contribue à satisfaire ce besoin.». Le deuxième type de groupe rassemble des personnes qui entretiennent des relations dans le but de travailler à la résolution d un problème commun ou à la modification de situations similaires : «les individus s allient à cause de l attrait, de l intérêt pour une tâche qui leur est présentée». Si le premier s apparente davantage à un groupe de traitement, le second est plus proche d un groupe de tâche. Evidemment, ces deux types de groupes ne se présentent pas à l état pur ; le plus souvent, le groupe tient à la fois du psychogroupe et du sociogroupe. Par exemple, lorsqu un intervenant social met sur pied un groupe d éducation ou un groupe de soutient, les membres s engagent au départ à participer dans le but de faire des apprentissages ou d apporter des changements à leurs situations individuelles ; le groupe s apparente alors plutôt à un sociogroupe. Mais pour que les membres continuent d être actifs et tirent pleinement profit des avantages qu offre la participation à un groupe, ils doivent tisser des liens affectifs entre eux et trouver plaisir à cet ensemble ; le groupe présente alors également des caractéristiques du psychogroupe. Buts Motivation Structure Membres Psychogroupe : groupe centré sur les personnes (gang ou clique) Le groupe luimême. Les relations avec les personnes. Satisfaire des besoins affectifs. Informelle. Peu de règles de fonctionnement. Normes implicites. Volontaires Homogènes. Sociogroupe : groupe centré sur la tâche (commission, comité, etc). Exécuter, accomplir une tâche, s organiser. Attrait pour la tâche. Compétence. Attrait pour les membres vus comme plus adéquats. Formelle : président, secrétaires, etc. Règles imposées : mandat, limite de temps, etc. Volontaires ou involontaires. Plus hétérogènes (âge, statut, profession, etc.) Tableau n 4 : les caractéristiques du psychogroupe et du sociogroupe. En effet, le sociogroupe recherche une fin qui transcende (extérieur) le groupe. C est un groupe où les relations entre les membres existent d abord en vue de travailler à un problème commun. Les liens entre les membres sont 9

10 pratiquement inexistants au moment de la formation du groupe. Les individus s allient à cause de l attrait, de l intérêt pour une tâche qui leur est présentée et à laquelle ils s attèlent quelquefois avec plus au moins d enthousiasme. Plus tard ils développent un sentiment d union, une conscience de groupe mais, du point de vue de l existence consciente, leur groupe à l origine n est qu une création visant l atteinte d objectifs. S organiser pour être plus adéquats. Le processus s apparente alors à une recherche d action et d organisation. Remarquons que ces deux types de groupes (psychogroupe et sociogroupe) se retrouvent rarement à l état pur dans la réalité, ce sont plutôt des abstractions dont nous nous servons à des fins didactiques. Le plus souvent, tout groupe comporte un mélange de caractéristiques qui tiennent à la fois du psychogroupe et du sociogroupe dans des dosages relatifs et variables. Ainsi, suivant le moment de son évolution, un groupe peut se situer, plus près de l un ou l autre des pôles. [18] [54] [197] 3-1-Distinctions des cinq catégories fondamentales : Les faits de groupe se distinguent des faits psychiques individuels parce qu ils se rapportent à une pluralité ou à un agglomérat d individus. Il faut au moins deux individus pour composer un groupe, dit le sens commun. En fait, il n existe aucune personnalité normale qui soit psychologiquement isolée des autres. Elle nous semble imposer les cinq distinctions fondamentales qui suivent : - La foule : Quand les individus se trouvent réunis en grand nombre (plusieurs centaines ou plusieurs milliers) dans un même endroit, sans avoir cherché explicitement à se réunir, on a affaire à des phénomènes de foule. La théorie de «l unité mentale des foules» : Le Bon formula l hypothèse d une affectivité collective inconsciente : «dans certaines circonstances données» disait-il «et seulement dans ces circonstances, une agglomération d hommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux de chaque individu qui la compose. La personnalité consciente s évanouit, les sentiments et les idées de toutes les unités sont orientés dans une même direction la collectivité devient alors ce que, faute d une expression meilleure, j appellerai une foule organisée, ou si l on préfère, une foule psychologique. Elle forme un seul être et se trouve soumise à la loi de l unité mentale des foules.». Le Bon ajoute plus loin : «le fait le plus frappant présenté par une foule psychologique est le suivant : quels que soient les individus qui la composent, quelque semblables ou dissemblables que puissent être leur genre de vie, leurs occupations, leur caractère ou leur intelligence, le seul fait qu ils sont transformés en foule, les dote d une âme collective. Cette âme les fait sentir». [106] 10

11 - La bande : La foule se définit par la psychologie de la simultanéité. Une foule a la solitude en commun. La bande, par contre, a la similitude en commun. Quand des individus sont réunis volontairement, pour le plaisir d être ensemble, par recherche du semblable, il s agit d une bande. - Le groupement : Quand des personnes se réunissent ensemble, en nombre petit, moyen ou élevé (plusieurs dizaines ou centaines, rarement plusieurs milliers), avec une fréquence de réunions plus ou moins grande, avec une permanence relative des objectifs dans l intervalle des réunions. Le nom qui convient est celui de groupement Les buts des groupements répondent à un intérêt commun à ses membres. Ceux-ci en sont partiellement conscients. - Le groupe primaire ou groupe restreint : Il présente les caractéristiques suivantes : nombre restreint des membres, tel que chacun puisse avoir une perception individualisée de chacun des autres, être perçu réciproquement par lui et que de nombreux échanges interindividuels puissent avoir lieu ; poursuite en commun et de façon active des mêmes buts, dotés d une certaine permanence, assumés comme buts du groupe, répondants à divers intérêts des membres, et valorisés ; relations affectives pouvant devenir intenses entre les membres (sympathie, antipathies, etc.) et constituer des sous-groupes d affinités ; forte indépendance des membres et sentiments de solidarité ; union morale des membres du groupe en dehors des réunions et des actions en commun ; différenciation des rôles entre les membres ; constitution de normes, de croyances, de signaux et de rites propres au groupe (langage et code du groupe). La distinction entre le groupe primaire et le groupe secondaire est du sociologue américain C. H. Cooley, il distingue : «par groupes primaires, j entends ceux caractérisés par une association et une coopération intimes et face à face Le résultat de cette association intime est, du point de vue psychologique, une certaine fusion des individualités en un tout commun, de sorte que la vie commune et le but du groupe deviennent la vie et le but de chacun» - Le groupe secondaire : Le groupe secondaire ou organisation est un système social qui fonctionne selon des institutions (juridiques, économiques, politiques, etc.), à l intérieur d un segment particulier de la réalité sociale (marché, administration sport, recherche scientifique, etc). Une entreprise industrielle, un hôpital, une école, un parti politique, un mouvement philanthropique sont des organisations. 3-2-Les phases de développement d un groupe : L expérience de la vie des groupes nous apprend que le sentiment d être membre d un groupe ou d en former un n est pas ressenti lors de la première rencontre des personnes qui ont accepté de poursuivre un ensemble d objectifs. Ce sentiment ou cette impression ne se manifeste qu après un nombre plus ou moins variable de rencontres ; la solidarité commence alors à poindre dans le groupe. Il ne suffit donc pas de réunir des gens supposément matures pour que le 11

12 groupe acquière ipso facto sa maturité : le groupe ne peut s utiliser de façon autonome comme ressource pour satisfaire les besoins des individus qui le composent et atteindre l objectif de leur réunion. La motivation d un certain nombre de personnes à se réunir avec d autres pour mieux atteindre des objectifs projetés est la base sur laquelle repose la formation du groupe. Cependant les sentiments d appartenance et d interdépendance ne se développent qu au fil des rencontres et dans des conditions favorables. Lorsque nous réunissons des personnes qui désirent poursuivre des objectifs avec la possibilité que ces derniers deviennent communs, nous pouvons remarquer sur le plan de la structuration des relations interpersonnelles, quatre phases : Phase individualiste compétitive : La situation nouvelle et l inconnu dans lequel chacun s embarque provoquent beaucoup d insécurité. Les sentiments surgissent à l égard de soi-même mais peu sont exprimés : inadéquacité, incertitude, inquiétude quant à son rôle actuel et futur dans le groupe. N est révélé que ce qui paraît approprié : chacun restant plutôt réservé, prudent, gentil, pas hostile mais méfiant. On se réfugie derrière la structure formelle où l on tente de s en donner une nouvelle pour contenir tout ce qui est vécu et perçu comme menaçant. En l absence de structure, par exemple, rares sont les groupes qui ne discutent pas pour se donner ce qu on appelle un animateur, parfois un secrétaire, etc. pour survivre, certains individus, parfois «attaquent» en exprimant leurs impressions premières de peur d être «attaqués», d autres observent, évaluent les dangers potentiels et agissent avec beaucoup de circonspection. Selon Tuckman (1965, 1977), au départ il y a beaucoup de manifestations de dépendance très marquée à l égard du responsable, de la fatigue d autorité. De façon plus souvent indirecte que directe, les gens tendent de vérifier leurs perceptions et impressions premières ; ils testent, mesurent prudemment, vérifient jusqu où on peut aller entre membres et moniteur, ce qu on peut dire et ne pas dire. Tuckman considère cette phase comme en étant une d orientation et présente cette phase selon la figure suivante : [223] La flèche à l intérieur des petits cercles indique que chacun est centré sur lui. Le cercle pointillé révèle que l ensemble du groupe ou (que) ce qui s y passe échappe à tous et chacun. Les conduites de chaque individu ne semblent pas porter sur l ensemble mais sur lui-même. Figure n 1 : la première phase du développement d un groupe. - La conscience de la totalité : au cours de cette première phase, où en est la conscience de la totalité du groupe pour les membres? Chacun étant centré sur lui, sur la satisfaction des besoins personnels pour lesquels il s est joint au groupe, l idée ou la représentation de la totalité lui échappe. Peu de membres sont donc conscients de l atmosphère du groupe. La conscience est plutôt individuelle, elle s apparente à un état d alerte ou à une attitude de vigilance devant un danger possible. Cela rend difficile la représentation de l ensemble du groupe. 12

13 3-2-2-Phase de frustration et de conflit : Quand la personne censée être responsable refuse la direction de l ensemble, les gens développent généralement de l hostilité à son égard, la perçoivent comme inadéquate et inefficiente. Ils lui reprochent silencieusement de se retrouver dans une telle situation. Il y a souvent confrontation entre ceux qui veulent une structure définie à l avance et ceux qui la refusent. Les centres d intérêts deviennent les procédures, les décisions, les contrôles. Parmi ceux qui refusent toute structure, certains cherchent à exercer leur propre influence ou à affermir leur statut personnel. Il y a les «pour» et les «contre». L apparition de comportements plus authentiques soulève certaines craintes. Se manifestent alors des tendances à se regrouper selon les affinités ou les perceptions valorisées. Des confrontations d influence s observent et remettent constamment en jeu la possibilité d atteindre des objectifs en commun. Tuckman parle, pour sa part, de conflit intragroupe et de période orageuse. Il y a, en effet, des polarisations qui débouchent sur de véritables conflits. Se forment alors des sous groupes d affinité ou d identification à des personnes. Il y a aussi des oubliés. Les sous-groupes luttent pour déterminer les orientations. Ils peuvent se cristalliser et parfois se reformer quelque temps après Phase d harmonie et d élaboration de normes : Quand les résistances et les polarisations antérieures sont dépassées, un certain apaisement s installe. Des sentiments très forts de fierté d être ensemble et de ne pas être comme les autres groupes se développent. En même temps, le groupe élabore ses propres normes de fonctionnement, un modus vivendi, en vue d éviter les conflits qui pourraient à nouveau diviser le groupe. Ces normes explicitent le type de relation à avoir pour être bien ensemble, se soutenir contre tout ce qui pourrait mettre en jeu le groupe. Ces mots comme «nous», «notre groupe» caractérisent les expressions de tous les membres. Ce sentiment d harmonie à tout prix s accompagne souvent d un refus d échange avec d autres groupes. De l extérieur, les comportements de groupe sont vus comme visant un contentement béat, suffisant, gentil. Les membres sont plus intéressés à développer des relations humaines, comme l affirment certains, qu à poursuivre leurs objectifs. Ces derniers sont perçus comme un prétexte à leur rassemblement qui leur apparaît maintenant essentiel. C est comme une phase d adaptation interne, une période de bonne volonté et d harmonie. Tuckman appelle cette phase, la phase de développement de normes de cohésion. Les membres acceptent le groupe et l idiosyncrasie de chacun. Le groupe est accepté par tous. C est pour le maintenir et le prolonger qu on se donne des normes. Contrairement aux normes formelles du début de la vie du groupe, les normes élaborées sont informelles et peuvent primer sur les normes formelles. Souvent, les conflits sont évités pour préserver l harmonie du groupe. Les membres sont préoccupés de se donner des normes pour avoir de bonnes relations qu on veut cultiver. Les limites du groupe sont imperméables à toute influence extérieure. Figure n 2 : la deuxième phase du développement d un groupe. Lors de cette phase, il y a plus particulièrement conscience d une dualité. 13

14 Le groupe devient un instrument de résolution de ses propres problèmes dans la poursuite de ses objectifs. L activité concernant la tâche se caractérise par l émergence des solutions et structure interpersonnelle rend le groupe apte à s utiliser comme ressource à l atteinte des objectifs communs. [221] Figure n 3 : la troisième phase du développement d un groupe Phase d intégration fonctionnelle des dimensions de solidarité et de tâche : Nous sommes à la phase finale de productivité et de centration sur le groupe pour le maintenir et l adapter comme instrument d action pour atteindre ses objectifs. Les membres se manifestent du support de façon plus authentique, s informent les uns les autres de leurs réactions émotives à la suite d une activité. Ils n évitent pas les conflits mais apprennent plutôt à les résoudre. Ils acceptent sans problème la responsabilité de leur comportement sans s en défendre et participent à leur tâche de poursuivre les objectifs qu ils acceptent comme les leurs. L atmosphère de collaboration et de solidarité n est plus centrée sur la protection mais sur la réalisation. Les membres se sentent moins préoccupés par leur intégration personnelle dans le groupe, ils sont plutôt ouverts aux autres, clarifient leurs incompréhensions de façon plus régulière. Le groupe est plus apte à faire face à ses problèmes et à les résoudre. La distribution des tâches et des rôles se fait avec plus de lucidité tient compte des ressources de chacun. C est ici qu est senti et vécu le groupe en activité et non plus en contemplation de lui-même. C est ici aussi que se détachent dans la conscience, à la suite de l expérience vécue avec intensité, les sentiments d appartenance et d interdépendance dans l atteinte des objectifs. La véritable notion de groupe est maintenant décrite de façon tout à fait significative. Il y a là une signification personnelle que ne peut avoir une définition purement livresque. Non seulement le groupe mais aussi sa formation ont maintenant un sens bien précis pour les membres qui en font partie. Tuckman (1965) parle de phase de performance. Figure n 4 : la quatrième phase du développement d un groupe. Le groupe est un instrument organique et souple destiné à poursuivre des objectifs. Ces derniers étant la raison d être du rassemblement initial. Les membres sont conscients de l importance du fonctionnement interpersonnel dans la poursuite des objectifs. Ils sont aussi plus conscients de l interinfluence et de l interdépendance des membres. Ils se sentent comme l outil, l instrument à la disposition de tout le groupe pour se réaliser les activités projetées. Ils sont conscients de la communauté des objectifs, les échanges de réactions émotives constituent le régulateur du groupe et les membres se sentent unifiés et non pas divisés. En résumé comme l écrit Turgeon (1978), le groupe a atteint l étape de l autonomie, et il en est conscient, grâce aux échanges authentiques qui informent continuellement l ensemble et qui en assurent la régulation dans la situation ici et maintenant. [224] L objectif de notre expérience sera d essayer d amener notre groupe expérimental à cette phase d autonomie, de productivité, d autogestion et de performance. 14

15 4-L équipe sportive : Pour Fleurance Ph. en sports collectifs, l équipe n est pas un assemblage de virtuoses sains et forts, mais un groupe humain cohérent où les plus fines nuances de chaque personnalité doivent participer volontairement à l épanouissement harmonieux et constant d une personnalité collective originale. [72] On a proposé récemment (1993) une définition complète de l équipe sportive : «une équipe sportive est un collectif d individus qui possèdent une identité collective, qui ont des but et des objectifs communs, qui partagent un sort commun, qui développent des modèles structurés d interaction et des modalités de communication, qui manifestent une interdépendance personnelle et à la tâche, une attraction interpersonnelle réciproque et se considèrent eux-mêmes comme un groupe» ce dernier critère, subjectif, renvoie à ce que Erickson (1972) a appelé l identité «sentie» qui est avant tout une réalité subjective, réflexive et nécessairement ressentie par l individu. La définition insiste en outre sur les similitudes des membres du groupe qui sont nécessaires pour qu émerge une équipe, l émergence d une identité repose ici sur l existence de l identique dans le collectif. Pour Chapuis R. et Thomas R. (1988) une équipe de sport collectif se compose aussi d individus qui pratiquent la même activité, s imprègnent d un même savoir technique. Elle présente donc une sensibilité particulière et se caractérise par un mode d expression spécifique conforme à sa personnalité de base. [50] L équipe sportive constitue un moyen efficace pour le développement harmonieux de la personnalité ; elle présente toutes les sollicitations pouvant inciter chacun à participer à l évolution d une praxie qui met en rapport l intention du pouvoir actualisé par le projet final, les projets particuliers, et les normes du groupe. Mais l équipe constitue un type particulier de groupe restreint. Sa spécificité tient à une forte solidarité de ses membres qu indique l origine du mot. Celui-ci provient du Germain Skip qui a donné esquif et qui signifie bateau. L équipe c est l équipage embarqué pour un même sort. Le destin de l équipe est partagé par tous les membres. Ce risque collectif retrouvé typiquement dans la cordée d alpinistes où le lien interpersonnel est matérialisé, où la défaillance de l un des membres peut être fatale à tous, mais où chacun peut être sauvé par ses compagnons. L observateur découvre au sein de l équipe l essence de ce qui caractérise les groupes restreints : une association et une coopération intime< le résultat de cette association est de point de vue psychologique une certaine fusion des individualités en un tout commun de sorte que la vie commune et le but du groupe deviennent la vie et le but de chacun. La façon la plus simple peut-être de décrire cette totalité est de dire qu elle est un nous ; ceci implique l espace de sympathie et d identification mutuelle dont le terme nous est l expression naturelle. Comme la note Maisonneuve, la notion d équipe a pris une extension certaine à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale. Alors que «ce terme restait confiné au domaine du labeur matériel (l équipe d ouvriers) ou de certains jeux collectifs, le terme a été utilisé et prôné dans un très grand nombre de secteurs sociaux et à des niveaux très variés de responsabilités». Pour l auteur, ce phénomène est dû à une transformation des rapports interpersonnels. Le commandement autoritaire étant contesté, le travail d équipe se développe car, dans ce type de groupe, les relations sont plus égalitaires que dans les autres organisations. 4-1-Les différents types d équipes sportives : Le terme d équipe sportive désigne des groupes de concurrents pour lesquels les tâches à accomplir sont de nature différente? Ainsi lorsqu une équipe d athlétisme participe à un championnat, le résultat collectif s obtient par simple addition des places ou des points obtenus par chaque membre qui agit relativement indépendamment de ses coéquipiers. En revanche, lors d un match de football, les joueurs doivent coordonner très finement leurs actions. 15

16 Entre ces deux types extrêmes d équipes s en situent deux autres pour lesquels les articulations des actions entre partenaires, sans présenter la précision de celles des joueurs de sports collectifs, nécessitent cependant une certaine harmonie. Les équipes de relais en athlétisme ou en natation, les équipes de rameurs en aviron constituent l un de ces types intérimaires, l autre regroupe les équipes où tous les concurrents effectuent la même tâche, mais sans lien mécanique, telle une - équipes de cyclistes, les équipes de coureurs de équipe de cyclistes. cross-country sont les prototypes. Il existe donc quatre genres d équipes sportives - Enfin, dans la dernière catégorie, le terme qui se distinguent selon un degré d interaction d équipe est employé pour désigner un groupe entre les membres et une différenciation des rôles où les membres effectuent des tâches séparées. plus ou moins prononcés. L interaction est faible, mais la différenciation des - En sport collectif elle représente le groupe rôles peut être élevée. [50] principal. Souvent le terme d équipe sportive est Au-delà des définitions données à propos du employé pour les désigner exclusivement, et c est groupe, les caractéristiques de certains d entre essentiellement de ces équipes dont il sera eux ont été discutées. F. Lorenzi-Cioldi distingue question dans cet ouvrage. Les interactions entre notamment le groupe «collection» et le groupe les équipiers sont très complexes et la «agrégat». Le groupe «collection» désigne un différenciation des rôles, élevée. ensemble d individus ayant chacun sa spécificité, - Dans la seconde catégorie, celle des disciplines et qui conservent leur singularité. C est où il s agit de trouver une certaine cadence dans généralement un groupe dominant, dans lequel l effort collectif, comme en aviron, en tandem, en chaque membre est présenté comme autonome et relais, l interaction diminue, ainsi que la responsable. différenciation des rôles. Ici, il est possible de On retrouve ces idées de groupe «collection» et distinguer deux sous-groupes. Dans l un, les de groupe «agrégat» en sport collectif. Dans une efforts sont effectués simultanément ; c est le cas équipe en réussite, chaque joueur est distingué par exemple d une équipe de rameurs, dans des autres, il a une personnalité qui le différencie, l autre, les efforts sont réalisés séquentiellement, et on insiste sur la diversité des joueurs qui les équipes de relais le caractérisent. forment le groupe. Dans l équipe en difficulté, au La différenciation des rôles est quelque peu plus contraire, les discours renforcent l idée que tous élevée et l interaction un peu moins forte dans sont dans l embarras et que ce n est pas le celui-ci par rapport à celui-là. moment de faire paraître des différences entre les - L importance de ces deux variables décroît joueurs. [167] encore dans la troisième catégorie, dont les La valeur de l équipe n est pas fonction de l addition des capacités individuelles, mais de leurs combinaisons dans une complémentarité active. L équipe sportive se présente comme un ensemble dynamique se distinguant par l originalité de ses structures fonctionnelles et par la complexité de ses structures émotionnelles. Elle agit en tant que force opérationnelle par l organisation de son potentiel physique, intellectuel et technique ; elle agit aussi en tant que force intégratrice des courants affectifs pour le maintien de sa cohésion. La recherche de buts communs lui confère une originalité propre et 16

17 impose à chacun un statut et un rôle. Ainsi, l équipe peut présenter un degré d organisation élevé et une grande diversité de styles, en fonction des nécessités opérationnelles. Confronté à la nécessité d atteindre des objectifs et régulièrement soumis à évaluation, le groupe sportif présente sans doute dans le registre affectif les trois manifestations décrites par Gilles Arnado : - il est le foyer d anxiétés individuelles suscités par l exposition au jugement d autrui sur sa compétence, son utilité, son style, voire son être même. Des craintes identitaires du type angoisses de morcellement ou de fragmentation du soi peuvent être générées par les positions concurrentielles entretenues par la logique sportive. En période de crise, d échec, l existence de ce type d anxiétés peut limiter l expression de point de vues divergentes, endiguer l émiettement des actions afin de préserver au groupe sa valeur contenante et protectrice ; - il est un champ propice aux tentatives de valorisations narcissiques ; au sein d un groupe de tâche, engagé dans une recherche de production, face au responsable hiérarchique peuvent se gagner statuts et reconnaissances, se pratiques? Autant de négocie ambitions et revendications personnelles, jusqu'à faciliter l affirmation de véritables perversions narcissiques ; - il est enfin un carrefour de stratégies où s entrecalent objectifs conscients et inconscients, où s expriment des conflits de rôles, où se tissent des réseaux d influence enchevêtrés. Cette animation pourrait être décrite selon la logique d autres paradigmes, par exemple celui de la sociologie des organisations et se référer aux logiques d acteurs dans un système et à leurs stratégies de pouvoir. D un point de vue psychanalytique, l agitation interne d un groupe peut viser à satisfaire les fantasmes de chacun, ou bien à confronter des rôles intégrés, acceptés par le groupe (rôle d organisateur<). En fait, on trouve dans l équipe de sport collectifs, et de façon aussi vive que dans tout groupement humain, le problème essentiel de la relation. Que suis-je pour les autres? Suis-je reconnu et estimé? Telle est la question que se pose, de manière consciente ou inconsciente, le joueur qui prend le risque de s intégrer à la collectivité. Quant au terrain sur lequel il pénètre, il est hélas un champ de bataille soumis aux pressions multiples de l ambition, du gain, de la vanité ou, tout simplement, du désir de vaincre à tout prix. L entraînement à la pratique du sport collectif constitue un cas d école. L entraîneur doit faire preuve de finesse pour créer, préserver et entretenir les dynamiques collectives et individuelles. Il s agit de bien connaître les enjeux de la compétition pour chaque équipier et pour l équipe, de maîtriser le rapport entre le collectif et les individualités, d identifier le réseau des relations et des décisions dans l équipe, de faire preuve d autorité et de mansuétude< Pour Rey J. P. l entraîneur fait face à des phénomènes qu il faut à tout prix comprendre et maîtriser. Comment s y prendre pour construire une équipe de sport collectif? Au-delà de l adhésion aux valeurs d entraide et de coopération, il est confronté à des dilemmes et des problèmes pratiques difficiles ; comment être impartial et équitable? Comment créer et maintenir la cohésion et l entraide? Peut-il développer la créativité dans ce groupe? Par quels moyens? Quelles sont les modalités de problèmes qui, non envisagés, sont susceptibles de déclencher des crises et qui, bien résolus, contribuent à la réussite de l équipe et cimentent une culture sportive. [196] Autant de responsabilités qui nécessitent un savoir approfondit de la nature humaine, des spécificités des groupements humains, une culture très large, une observation pénétrante et la connaissance des stratégies et des techniques qui peuvent être déployées. L appel au psychologue du sport et au Préparateur Psychologique et Mentale s avère indispensable. Dans la réflexion sur l optimisation de la performance dans le sport de haut niveau, la recherche des facteurs centraux de la performance collective se présente comme la plus complexe. La psychologie du sport s intéresse depuis les années 70 aux phénomènes de groupe observables dans les équipes de sports collectifs de haut niveau, en particulier avec les premiers travaux de Rainer Martens sur la cohésion (Martens et Peterson, 1971) [168] 17

18 La plupart des travaux ont tout d abord été celles centrées sur la coaction. De même, un centrés sur cette notion de cohésion, qui s est certain nombre d études de psychologie sociale progressivement enrichie, devenant un concept dans le milieu du travail apportent des multidimensionnel intégrant à la fois la cohésion enseignements utiles à l entraîneur, telles celles sociale et la cohésion fonctionnelle (liée à la de Deutsch [61] qui a montré qu un groupe tâche), puis différenciant l intégration au groupe fonctionne mieux sur un mode coopératif que sur de l attraction pour le groupe (Brawley, Carron et un mode compétitif. En effet, la compétition inter widmeyer, 1987) [37] membres tend à réduire la cohésion. Lorsque les De nombreux travaux ont d abord mis en responsables établissent un rapport entre le évidence les relations entre cohésion de l équipe salaire et la productivité en milieu industriel, la et performance (Carron et Chelladurai, 1981). [43] cohésion du groupe de travail s en ressent. Ces Mais cette hypothèse a été parfois réfutée dans le faits doivent évidemment intéresser les cadre de recherches sur les équipes entraîneurs d équipes professionnelles dans professionnelles qui mettent en évidence lesquelles les joueurs sont inégalement rétribués. l indépendance entre la cohésion sociale et la Il en est de même des travaux de Seashore sur la performance de l équipe (Davids et Nutter, 1988). dimension du groupe. Celle-ci influence plusieurs Finalement les travaux semblent insister surtout facteurs, notamment le moral et la cohésion. sur l importance de l intégration des joueurs à la 4-2-Le public et ses influences : tache de l équipe pour l amélioration de la L une des particularités de l équipe sportive est performance collective ( Shangi et Carron, 1987 ; qu elle est soumise à une influence externe lors de Brawley et Widmeyer, 1987) [208]. l accomplissement de sa performance et de son Un autre axe de réflexion a porté plus rendement. Le public est un facteur de rentabilité particulièrement sur les relations ou d inhibition. Le public véhicule les rumeurs, entraîneurs/entraînés (Carron et Bennett, 1977) les amplifie et les déforme. Il participe de cœur à [42] et sur la notion de style de leadership des l action, apprécie les qualités du jeu, manifeste ses entraîneurs (Chelladurai, 1984) [51]. Sur ces sentiments, vit et réagit différemment selon son différents champs d étude, l excellent ouvrage de éducation sportive. Qu il soit partial ou impartial, G. Luschen et G. Sage «Handbook of social science il représente toujours le témoin aimé ou redouté of sport», permet de situer l état des recherches, qui sanctionne l effort, qui crée, entretient ou car il comporte une bibliographie internationale détruit d environ 3000 titres sur 134 travaux répertoriés Le dialogue équipier public, parfois très fruste, dans la section «organisation, administration, explique les attitudes faciles de cabotinage qui planification, politique», à peu près un tiers traitent satisfont le goût partagé de l exhibitionnisme. des organisations, soit seulement une Mais le dialogue devient parfois aussi très quarantaine. La section «groupes restreints, émouvant ; le joueur, porté par la foule s engage équipes, phénomènes relationnels» comporte 172 au delà de ses forces habituelles ; il incarne titres dont la moitié est constituée par des vraiment le personnage que l on désire qu il soit. recherches centrées sur l équipe, soit donc la Les passions s exaltent en parfaite communion, double de celles des organisations. Il existe jusqu au délire : l homme appartient alors à la pourtant une demande de la part des entraîneurs. foule et l exprime en s exprimant. Toutes ces recherches permettent de disposer Le public agit sur les dirigeants et décerne parfois aujourd hui d outils d évaluation fiables qui leurs décisions ; il agit aussi sur l entraîneur et le permettent de décrire certains paramètres de la rend responsable de la qualité des prestations. situation d une équipe (niveau de cohésion, Le joueur tient à rester digne du rôle qu on lui modalité de leadership de l entraîneur, accorde ; il lui arrive même de s identifier au personnalité). personnage que l on se fait de lui. Dans la D autres recherches effectuées en psychologie majorité des cas, il aime être admiré par la foule sociale s avèrent très instructives pour et éprouve le besoin d être soutenu et même l entraîneur d équipes sportives, notamment protégé par elle. En réalité, il se sent très frêle en 18

19 face de la puissance qu elle représente, et le fait Pour ces raisons, elles s avèrent déstabilisantes d en être admiré devient une garantie contre son puisque l athlète ne peut gérer selon ses propres abandon. capacités d adaptation les affects suscités. Certes Le public agit aussi sur les décisions des l entraîneur averti joue le rôle de pare excitation dirigeants en lui imposant ses préférences. et tempère ces effets, catalyse l élaboration. Il n en L argent qu il consent à donner pour les reste pas moins que le sportif peut osciller de la spectacles de qualité lui permet d exiger d être grandiosité à la rage narcissique selon que ces entendu quant aux choix des joueurs. Cette réalité gratifications lui sont octroyées ou retirées, selon explique l intérêt que ces derniers attribuent à toutes les modalités de la relation soi objet, en l opinion publique. Ils savent que leur sécurité fonction de son degré de vulnérabilité narcissique dépend souvent de l appréciation de ces et de sa tolérance aux influences extérieures. personnes anonymes qui remplissent les stades, Lorsque le soutien populaire et l explosion du et qu elle dépend aussi, par voie de conséquence, public soutiennent l effort de l athlète, celui-ci des médias. peut nourrir l illusion de la toute-puissance. La Les relations que ces derniers entretiennent avec symbiose vécue avec les adorateurs ouvre un les spectateurs peuvent dans certains cas devenir espace indéfini où s engouffre le fantasme de pathologiques. grandeur. Elle alimente un vécu de coïncidence à Nos recherches dans ce domaine sont révélatrices soi-même, de totalité, voire un certain «sentiment d une inquiétude latente dont sont victimes les océanique». Mais la compétition fragilise par joueurs immatures. Certains entraîneurs utilisent l actualisation des imitations fonctionnelles, elle cette inquiétude pour rendre les joueurs plus étalonne sans pitié les valeurs et l athlète adulé dociles, plus malléables. Leur conception est devient la proie des critiques et dénonciations sur relativement acceptable dans la mesure où les la place publique. joueurs conscients de leurs responsabilités Celui-ci orienterait et maintiendrait l énergie peuvent surmonter leurs propres difficultés, mais libidinale du sportif vers une représentation cette façon d opérer peut être dramatique pour les idéalisée de soi, vers la recherche insatiable de joueurs vulnérables car l inquiétude se toute puissance, vers le dépassement permanent, transforme souvent en angoisse et l angoisse vers le franchissement des limites (Labridy, 1993). engendre des comportements de repli. [100] L action de ces contempteurs ou zélateurs Par son identité, sa conformité, son antériorité farouches semble recéler les mêmes ambiguïtés : dans la même quête, l entraîneur apparaîtrait à leur caractéristique commune est de détenir, par l athlète comme son miroir, il cristallise la l affichage d une dimension spéculaire un projection de son Moi Idéal narcissique. pouvoir puissant de mise en jeu de l identité de Quand à l institution sportive, elle crée et l athlète, de responsabilisation, de jugement : soit maintient la possibilité d une satisfaction de pouvoir induire dans le très court terme le hallucinatoire du désir narcissique. Elle accrédite désenchantement, la perte d illusion et d amour, en l occurrence d une représentation héroïque de ou tout au contraire l illusion et la complaisance soi et cautionne sans cesse l illusion de la toute narcissique. Antonelli (1968) avait décrit lors des puissance, le vertige du solipsisme. premiers travaux en psychologie du sport un Dans l actuel contexte social, le sport tend en effet syndrome du champion fait de suffisance, à perdre sa signification première au profit du mégalomanie, hypertrophie du Moi< développé sport instrument de pouvoir ou de séduction. Les par l athlète en réaction à de rapides et entraîneurs sont trop souvent conduits à utiliser spectaculaires promotions sur la place publique. la volonté de puissance des joueurs ou le désir de De telles inductions sont puissantes dans leurs plaire comme procédés pédagogiques. Ce effets et réversibles. Elles épousent souvent des système de formation rend finalement ces rythmes accélérés dont la temporalité n est pas derniers trop sensibles aux réactions du public et celle de l élaboration psychologique ; elles de la presse.? Cette explication est confirmée par connaissent des inversions spectaculaires de sens. les faits. Comment expliquer l inhibition de 19

20 certaines équipes face à leur public si on rejette sur le plan de l analyse l importance considérable de l attitude des spectateurs et de la presse? Comment expliquer la raison qui incite certaines équipes à préférer jouer à l extérieur sur leur propre public leur est favorable? En définitive, l émancipation des joueurs suppose une longue maturation de leur affectivité. Si l action se nourrit d émotions celles-ci doivent être maîtrisées. Le sport collectif ne doit pas être un combat de gladiateurs où le vaincu est à la merci du public qui exige du vainqueur le respect de sa propre logique «vaincre ou mourir». Si le sport spectacle présente des vertus quand il répond aux exigences de l esthétique, lorsqu il devient le jouet de l économie, ses vertus disparaissent au profit d intérêts trop particuliers : il s enferme alors dans le cercle infernal de la surenchère mercantile ; il dépouille l homme de sa propre liberté ; il rend esclave de l argent. Si nous réfléchissants à la signification humaine et sociale du sport collectif, celle-ci lui restitue sa dimension culturelle car elle en fait un instrument de formation de la personnalité. A l inverse, il ne viendrait jamais à l esprit de prétendre que le sport spectacle est un instrument de formation, sauf si nous acceptons le principe de l exploitation de l homme pour l homme. [50] Finalement quand on parle de sport collectif, d équipe, de jeu collectif, il est nécessaire de faire référence aux théories de groupe qui ont déjà subi l épreuve de la validation et de l expérimentation. Certes, il est toujours possible de dire que le sport collectif est plus, et peut être autre chose qu une équipe est plus et autre chose qu un simple groupe de tâche. Toutes les explications qui sont données du fondement des liens affectifs, de la signification existentielle du sport collectif, de la diversité des finalités qui conduisent l organisation et le fonctionnement de l équipe et des groupes restreints sont multiples et la connaissance de l étude psychanalytique du groupe est un moyen essentiel pour la lecture des interactions et du phénomène de groupe. 20

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