LA FORCE DE CONVICTION EN ACTIONS

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1 LA FORCE DE CONVICTION EN ACTIONS

2 LES INDUSTRIES TECHNOLOGIQUES 1,5 million de salariés entreprises en France 92 % part des PME (<50) UN SECTEUR ESSENTIEL 61,2 % Part des exportations des industries technologiques dans les exportations manufacturières 46,7 % Poids de la valeur ajoutée des industries technologiques dans l industrie manufacturière 4,8 % du chiffre d affaires consacrés à la R&D 395 milliards d euros de chiffre d affaires 44 % du chiffre d affaires réalisés à l export

3 UN SECTEUR QUI DYNAMISE LE TISSU LOCAL MÉTALLURGIE ET PRODUITS MÉTALLIQUES PRODUITS INFORMATIQUES, ÉLECTRONIQUES ET OPTIQUES ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES MACHINES ET ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILE AUTRES MATÉRIELS DE TRANSPORT (FERROVIAIRE, NAVAL, AÉRONAUTIQUE, SPATIAL) AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES Chiffre d affaires par secteur d activité en % Source : Insee grands secteurs d activité Effectifs salariés par secteur d activité en % Source : Acoss % 10 % 8 % 13 % 16 % 10 % 15 % 23,1 % 8,5 % 8,4 % 12,4 % 26,4 % 10,2 % 11 % Métallurgie et produits métalliques Produits informatiques, électroniques et optiques Exportations françaises par secteur d activité en % Source : Insee ,6 % 10 % 7,4 % 15,6 % 33,3 % 10,2 % 4,9 % Recherche & Développement par secteur d activité en % Source : Insee 2011, enquête sur la Recherche & Développement (MESR) 8,3 % 29,4 % 6 % 9,2 % 17,6 % 26,9 % 2,6 % Équipements électriques Machines et équipements Automobile Autres matériels de transport (ferroviaire, naval, aéronautique, spatial) Autres industries manufacturières

4 OUVERTURE Entretiens Frédéric Saint-Geours, Président de l UIMM Jean-François Pilliard, Délégué général de l UIMM Point sur la situation économique : l UIMM en contribution aux grands chantiers de l interprofessionnel 16 Au quotidien, créer un environnement favorable à la croissance et à l emploi 24 Tout un réseau mobilisé au service des compétences 32 Gouvernance et réseau

5 UIMM RAPPORT ANNUEL 2013 Notre vision pour l industrie Nous sommes convaincus qu il n y a pas d économie forte sans industrie forte et que la compétitivité économique est indissociable de la performance sociale. Nous sommes convaincus que la question de la compétitivité et du devenir de l industrie se joue d abord et avant tout localement. Notre réseau de 76 chambres syndicales territoriales, nos services et nos ressources sont tout entiers dédiés à cet enjeu : contribuer à créer un environnement favorable à la compétitivité des industries technologiques. Dans cet esprit, nous privilégions deux axes d actions : Faire progresser la gestion des ressources humaines, de l emploi et de la formation dans les entreprises industrielles par des services d accompagnement et de conseil juridique. Partager nos convictions avec nos parties prenantes, en nous appuyant sur nos expertises et sur une méthode qui privilégie l ouverture. Avec les organisations syndicales de la métallurgie, nous construisons un dialogue social moderne et performant, fondé sur la saine confrontation des points de vue et la volonté commune de mener à bien les réformes nécessaires. Ensemble, nous œuvrons à faire évoluer le dispositif conventionnel de la Branche, pour offrir aux entreprises et à leurs salariés un cadre d actions et de relations simplifié, transparent et efficace.

6 ENTRETIEN AVEC FRÉDÉRIC SAINT-GEOURS PRÉSIDENT DE L UIMM Quelle analyse faites-vous de la situation économique des entreprises industrielles en 2013? L année 2013 se caractérise par l absence de reprise industrielle en France et un niveau d activité inférieur d environ 20 % à celui d avant la crise. Dans l ensemble de l Union européenne, seules l Italie, la Grèce et la Finlande connaissent un recul plus net de l activité. Le constat est très préoccupant : les marges de nos entreprises industrielles ont atteint leur niveau le plus bas depuis quarante ans et s affichent parmi les plus faibles en Europe, alors qu une reprise semble se profiler dans les pays voisins qui, eux, ont pris des mesures de restauration de leur compétitivité. L industrie est engagée dans un cercle vicieux. L insuffisance de marges l empêche d être offensive en termes d investissements et, faute d investissement, le retard de compétitivité déjà conséquent risque de s accroître. «PAR LE DIALOGUE, INNOVONS AU SERVICE DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES.» Vous vous êtes mobilisés cette année sur la nécessité de relancer l investissement afin de restaurer la compétitivité industrielle. Avez-vous le sentiment d avoir été entendus? Nous avions, dès février 2012, posé une contribution pour «un nouveau pacte social pour une industrie compétitive», qui est resté depuis notre feuille de route. À la suite de cela, la compétitivité, définie comme une priorité par le gouvernement, a conduit, après la publication du rapport Gallois, à des mesures structurantes telles que le CICE (crédit d impôt pour la compétitivité et l emploi),

7 UIMM RAPPORT ANNUEL qui doit représenter à terme l équivalent de 30 milliards d euros d allègement de charges pour les entreprises. Incontestablement, nous avons été entendus : le redressement de l industrie est redevenu une priorité nationale. Ce sont les pays aujourd hui qui soutiennent leur industrie qui s en sortent le mieux, avec des effets vertueux sur toute leur économie. Il est désormais prouvé qu industrie et services sont totalement interdépendants dans leur développement et que l industrie génère les emplois qui structurent l économie de nos territoires. Il n y a plus de débat là-dessus. À l occasion de l annonce des 34 plans d investissement stratégique, un discours inédit et fondateur du président de la République a dessiné les contours des responsabilités respectives de l État et des entreprises pour l industrie de demain. De façon plus générale, le «pacte de responsabilité» proposé par le président de la République lors des vœux pour 2014 peut fournir le cadre global de la reprise industrielle. L année 2013 a été marquée par un agenda très chargé : quelles en auront été pour l UIMM les avancées concrètes? L UIMM a, très en amont, beaucoup concouru à l élaboration de la réforme de la formation professionnelle et a inspiré sa philosophie : l idée est qu en responsabilisant l entreprise comme le salarié, ils deviennent acteurs d une formation conçue non plus comme une charge, mais comme un investissement pour aller vers l emploi. Nous avons également obtenu que le gouvernement ouvre le dossier du financement et du dimensionnement de la sphère publique Nous avions, dès février 2012, posé une contribution pour un nouveau pacte social pour une industrie compétitive, qui est resté depuis notre feuille de route.» en plaçant les partenaires sociaux au cœur de la décision. Cette opportunité va nous permettre de continuer à explorer les moyens d améliorer les marges des entreprises industrielles à travers le financement de la protection sociale et l assise de la fiscalité pour les entreprises. Peut-on dire que si ces avancées se sont produites, c est en partie grâce à la contribution de l UIMM? Les avancées que je viens d évoquer sont d abord le résultat d un travail collectif dans un esprit d unité patronale et de responsabilité partagée avec les organisations de salariés. Les qualités personnelles et le travail des négociateurs et des collaborateurs de l UIMM largement sollicités y ont toute leur part et je tiens à les remercier de leur engagement. C est toujours un vrai motif de fierté de constater l efficacité de la force de conviction de l UIMM. Quant aux résultats, même s il est un peu trop tôt pour en juger, ils sont à nuancer, car beaucoup reste à faire pour rétablir la confiance et développer l attractivité du site de production France. Quelles sont les priorités de l UIMM en 2014? Pour commencer, nous aurons à mettre en œuvre les éléments de changement décrits dans le dispositif de la réforme de la formation professionnelle qui vient d être signée. Tout notre réseau sera mobilisé au service de cet objectif. Dans le cadre de la Branche, nous regarderons aussi comment aller au-delà des accords de maintien de l emploi pour en faire des accords plus «offensifs» permettant aux entreprises de se développer. De manière plus défensive, nous essaierons, par un suivi très attentif de la mise en place du dispositif pénibilité de la loi sur les retraites, d en éviter les effets les plus défavorables sur le fonctionnement de nos entreprises. En 2014, nous poursuivrons aussi notre travail innovant et ambitieux de mise à plat du dispositif conventionnel de Branche, que nous voulons rendre plus simple et lisible pour les entreprises. Et bien évidemment, nous allons continuer à apporter notre concours au MEDEF dans ses actions pour améliorer la situation des entreprises et relancer l investissement. Quels messages souhaitez-vous faire passer à vos adhérents? Aux pouvoirs publics? Notre environnement donne des signes positifs. Pour profiter de ces circonstances plus favorables, passons le plus vite possible d une conjonction de volontés négatives à une mobilisation d énergies positives. Par le dialogue, faisons bouger les lignes, innovons au service des entreprises industrielles.

8 ENTRETIEN AVEC JEAN-FRANÇOIS PILLIARD DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE L UIMM L UIMM s est fixée il y a quatre ans une ligne stratégique claire visant à améliorer l efficacité de ses actions auprès des adhérents. Quel bilan en tirez-vous aujourd hui? Notre organisation, fondée sur un réseau de proximité, produit des résultats et tente de répondre aux attentes de nos adhérents : c est un élément de satisfaction. Nous disposons il est vrai aujourd hui de moyens accrus pour faire valoir localement les intérêts des entreprises industrielles et les aider à se développer. En 2008, nous avons engagé sur nos réserves patrimoniales des programmes transversaux, dont l objectif était de soutenir nos entreprises en même temps que l emploi et l innovation. Ces programmes, de même que notre think tank «La fabrique de l industrie», ont été reconduits fin 2013 après avoir été évalués. Ils créent incontestablement un sentiment de fierté chez les collaborateurs et élus de l UIMM, et contribuent à cimenter l action militante. Nous comptons intensifier ces efforts. Notre enjeu : créer pour l industrie un environnement favorable au développement des entreprises et à l emploi. «NOS ENTREPRISES ÉVOLUENT DANS UN MONDE COMPLEXE. NOTRE MISSION EST DE LEUR FACILITER LA TÂCHE.» L UIMM dispose avec l Observatoire paritaire des métiers de la métallurgie d un outil indispensable à un travail plus efficace, en nous donnant de la visibilité sur les volumes de recrutements, les qualifications et les évolutions à anticiper par bassin d emploi. En 2013, nous avons renforcé l expression de notre politique formation au niveau régional et procédé à l optimisation de notre outil de formation de façon à nous donner les moyens d être des interlocuteurs crédibles des régions très engagées dans le champ de la formation. En parallèle, la mise en place d une marque unique «pôle formation des industries technologiques» porte l ambition d une offre homogène de formation sur tout le

9 UIMM RAPPORT ANNUEL territoire tournée vers l emploi et les besoins des entreprises. Enfin, la réforme du dispositif conventionnel de Branche, dont le rythme a été accéléré, participe de notre volonté de simplifier l environnement juridique des entreprises en essayant de mettre en œuvre dans la Branche ce que nous réclamons des pouvoirs publics. Les agendas du dialogue social interprofessionnel et de Branche étaient particulièrement denses cette année. Êtes-vous satisfait des avancées réalisées? En 2013 ont été signés deux accords interprofessionnels importants : l accord pour la compétitivité et la sécurisation de l emploi, et l accord sur la formation professionnelle ; tous deux s inscrivent dans un sens conforme aux intérêts des entreprises. En revanche, la loi sur le régime général des retraites reste décevante, voire très pénalisante avec la création d un dispositif pour la Branche complexe, coûteux et inefficace. Nous comptons rester force de proposition aux côtés du MEDEF pour l amélioration de ces dispositifs. Dans le cadre de la Branche, nous avons réussi, avec les organisations syndicales, à donner une nouvelle impulsion au dialogue social, que nous voulons innovant et toujours plus ancré dans la réalité du terrain. C est d ailleurs pourquoi nous allons instaurer un dialogue économique dans la Branche. Nous serons, sur le pacte de responsabilité, exigeants et ambitieux.» Je suis particulièrement fier de l accord signé sur l emploi des personnes en situation de handicap, qui positionne la Branche en précurseur dans sa réponse à un véritable enjeu de société, ainsi que du travail réalisé sur le chantier de l évolution du dispositif conventionnel de la Branche. L industrie est-elle aujourd hui en bonne position pour faire entendre sa voix? Le nouveau président du MEDEF est issu des rangs de l industrie, tandis qu en étant l un des vice-présidents, j exerce ma mission à la tête du pôle social de l organisation. De son côté, Frédéric Saint-Geours, président de l UIMM élu président du GFI, est le porte-parole de l industrie au MEDEF. Si l industrie est ainsi bien placée pour se faire entendre, nous sommes tous conscients que notre mandat interprofessionnel nous oblige à veiller à ce que soit pris en compte le point de vue de toutes les fédérations adhérentes. Cela étant dit, c est une vraie satisfaction de constater que l expertise de l UIMM continue d apporter une contribution importante au dialogue interprofessionnel. La mission qui nous incombe est ainsi double : faire valoir le point de vue de l UIMM auprès du MEDEF et, dans le même temps, travailler au niveau de l interprofessionnel à l émergence de solutions qui favorisent le développement et la compétitivité des entreprises, quel que soit leur secteur d activité. Dans le champ du social, nous défendons le principe de subsidiarité, qui veut que l entreprise soit le premier lieu de dialogue social, puis la Branche. Au plus haut, l interprofessionnel est chargé de traiter des thèmes sociaux transverses à tous les secteurs, comme l assurance chômage ou encore le financement de la protection sociale et son incidence sur le coût du travail. En tant que président du pôle social du MEDEF, quelle est votre feuille de route pour les années qui viennent? La priorité de notre action est très claire et peut être résumée en deux mots : compétitivité et simplification. Compétitivité en travaillant sur ces fronts très liés que sont le financement de la sécurité sociale, la durée et le coût du travail. Tant que les entreprises seront les principaux contributeurs de la protection sociale, elles ne pourront retrouver le chemin de la compétitivité. La simplification de la législation sociale me semble également une nécessité : nos entreprises évoluent dans un monde complexe, qui leur demande d être agiles, réactives, inventives. Il relève de nos missions de leur faciliter la tâche. Cette agilité, elles doivent tout particulièrement la déployer là où se trouve la croissance, c est-à-dire hors de nos frontières. Là aussi, il est important d agir pour que les réglementations leur facilitent la tâche plutôt que de les entraver. Comment se présente l année 2014 pour les entreprises industrielles et l UIMM? En 2013, les entreprises ont exprimé leurs inquiétudes et leurs besoins, après une longue période de stagnation des affaires, de disposer d un environnement fiscal et social qui soit plus favorable à leur activité et à l emploi. Ce climat nous a incités à intensifier notre écoute du terrain et à remettre en question certaines de nos pratiques. Nous ne voyons guère d améliorations conjoncturelles se profiler en 2014, malgré quelques signes discrets de reprise. Cependant, nous avons quelques motifs d espérer : les vœux prononcés par le président de la République répondent à ceux que nous exprimons depuis plus de deux ans. Nous allons veiller, par nos propositions, à ce qu ils se traduisent en actions. Nous serons, sur le pacte de responsabilité, exigeants et ambitieux.

10 POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE 2013 : UNE ATONIE INQUIÉTANTE DE L INVESTISSEMENT EN FRANCE Partout dans le monde, les indicateurs économiques témoignent du retour de la croissance. Forte, bien qu en ralentissement dans les pays émergents, elle s avère plus timide, mais néanmoins réelle, dans l OCDE. Dans ce contexte, la France affiche un net retard par rapport aux pays voisins qui risque de se creuser si les freins à l investissement ne sont pas levés rapidement. Denis Ferrand, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE COE-REXECODE TAUX DE MARGE DU SECTEUR INDUSTRIEL MANUFACTURIER Excédent brut d exploitation/valeur ajoutée (en %) France Allemagne Sources : Insee, Eurostat Coe-Rexecode Pourquoi les entreprises françaises peinent-elles à retrouver le chemin de la croissance? La production industrielle française subit depuis trois ans une lente érosion et aucun indicateur ne permet d anticiper une reprise, malgré un contexte mondial de sortie de récession. Cette atonie s explique par de multiples facteurs, dont le principal est le retard accumulé depuis vingt ans en termes d investissements. Entravées notamment par un coût du travail trop élevé, les entreprises n ont pas pu, ni su, renouveler leur outil industriel, ni investir dans l innovation en période de croissance. Elles ont affronté la concurrence offensive des pays émergents sur le terrain des prix avec comme conséquence une nette dégradation de leurs marges, aujourd hui parmi les plus faibles d Europe. Nous en payons le prix aujourd hui. Le tissu industriel présente des signes d atrophie inquiétants : en quinze ans, le nombre d opérateurs du commerce extérieur en France a reculé de 15 % à 20 % alors qu il a progressé en Allemagne. On observe aussi une nette dégradation de la place des fournisseurs français dans les critères de choix des importateurs européens, principalement en termes d appréciation de prix jugés trop élevés. Enfin, si l on considère le climat des affaires, on observe un net décrochage de la France par rapport à ses voisins de la zone Euro. À votre avis, comment pourrait-on relancer l investissement? Il faut rompre cette spirale négative et engager les entreprises dans une dynamique vertueuse, articulant allègement des coûts, reprise des investissements et création d emplois. C est le rôle des politiques publiques. Certaines initiatives enclenchées après que les États généraux de l industrie ont donné l alerte ont déjà eu un effet, comme le CICE par exemple. Des dispositifs existent, qui fonctionnent dont les pôles de compétitivité, Oséo, la banque publique d investissement, mais la plupart ne sont pas pleinement exploités, car complexes d accès ou méconnus. Travailler leur cohérence et leur articulation dans une logique de filière en renforcerait l efficacité. Un autre levier, c est restaurer la confiance des chefs d entreprise en leur proposant un cadre réglementaire clair et incitatif, qui leur donne envie et surtout une visibilité pour investir. Enfin et surtout, force est de constater que les prélèvements plombent toujours la capacité d investissement. Seule la maîtrise des dépenses publiques en parallèle de l allègement des prélèvements peut donner au tissu industriel l oxygène dont il a besoin pour retrouver sa vitalité.

11 UIMM RAPPORT ANNUEL INNOVATION, INVESTISSEMENTS, EXPORTATIONS ET DÉVELOPPEMENT, UN ENCHAÎNEMENT VERTUEUX Dans un tissu industriel français qui tend à se replier sur lui-même, se démarquent des PMI qui ont choisi de réagir par l investissement et l innovation. Dans ces entreprises visionnaires, l emploi est préservé et la part de l export, prépondérante. «NOTRE RÉUSSITE PEUT ÊTRE RÉSUMÉE EN TROIS MOTS CLÉS : QUALITÉ, MONDIALISATION ET INNOVATION.» Dominique le, PRÉSIDENT DE SUNTEC Implantée à Longvic, près de Dijon, Suntec est le numéro un mondial des pompes à combustibles liquides (pompes pour chaudières domestiques et pompes semi-industrielles et industrielles) destinées aux fabricants de chaudières ou de brûleurs. L entreprise emploie 185 salariés et réalise 29 millions d euros de chiffre d affaires, dont 97 % à l export. Comment Suntec, PMI française, a-t-elle réussi à devenir leader mondial dans son secteur? Au départ, Suntec était une entreprise américaine, dont la croissance était tirée par celle de l industrie énergétique américaine. La filiale de Dijon servait à produire pour le marché européen. En 2000, la norme européenne est devenue mondiale, excepté aux États-Unis, qui l ont refusée. Cette période marque l essor de la filiale française, qui a su rapidement investir, moderniser son outil et accompagner les multinationales du chauffage sur les marchés européens puis dans les pays émergents. En 2009, grâce au soutien d un fonds d investissement français, nous avons racheté la maison mère américaine, alors très affaiblie par le recul de ses marchés aux États-Unis. Aujourd hui, nous servons 90 % du marché domestique américain et 75 % du marché mondial. Comment expliquez-vous votre résistance aux crises successives? En 2008, c est l innovation qui nous a protégés de la crise : nous avons été les premiers au monde à proposer des pompes adaptées aux biocarburants. Ce saut technologique nous a propulsés sur les marchés allemands et d Europe du Nord. En revanche, le contexte est moins favorable aujourd hui, le marché du fioul ne cessant de décroître. C est pourquoi nous proposons depuis le mois de mars de nouveaux produits «vannes Gaz» pour le marché européen. Cette évolution s est accompagnée de l embauche de quatre nouveaux ingénieurs sur notre site de Dijon. Il y a deux ans, une nette baisse du chiffre d affaires nous a poussés à réagir. Nous avons renforcé nos équipes commerciales et de R&D et entamé avec succès une diversification sur des marchés éloignés de notre cœur de métier, comme ceux du chauffage à air pulsé et des nettoyeurs haute pression. Nous sommes également les seuls au monde à fabriquer des pompes pour chaudières de navires conformes aux normes environnementales Comment envisagez-vous l avenir? Nous avons réussi à grandir seuls, aujourd hui, nous souhaitons accélérer. Nos marchés sont vastes et porteurs et nous avons toutes les ressources un outil moderne, une innovation de pointe, des salariés compétents pour poursuivre nos développements. Il nous manque juste le financement. En France, peu d aides sont accordées aux entreprises exportatrices, et tous nos investissements sont autofinancés en partie et soutenus par nos partenaires bancaires locaux (Crédit Agricole - LCL et CIC). Aujourd hui, nous ne pouvons pas lancer des innovations pourtant attendues par nos marchés au rythme que nous souhaitons faute d un fonds de roulement suffisant. Nous déplorons que, malgré les discours, le soutien au développement international soit aussi inconsistant. C est ainsi que, de bourguignonne, Suntec doit devenir européenne. Nous allons répartir nos investissements entre la France et la Hongrie, qui offre un environnement réglementaire et fiscal favorable au développement des entreprises.

12 POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE «IL FAUT PRENDRE CONSCIENCE DE NOS FORCES ET LES VALORISER.» Bertin Nahum, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MEDTECH En 2002, Bertin Nahum crée à Montpellier la société Medtech, spécialisée dans la conception, le développement et la commercialisation de dispositifs robotiques innovants d assistance aux gestes médicochirurgicaux, et conçoit Rosa, le premier robot d aide à la chirurgie du cerveau. Vous avez choisi de développer votre entreprise en France plutôt qu aux États-Unis, où vous avez travaillé. Pourquoi? En France, nous avons la chance d avoir d excellentes formations et de bénéficier d un réel soutien de l État en tant qu entreprise innovante. Il est aussi possible d obtenir de l aide de la part des collectivités territoriales. Cela demande un travail de longue haleine, mais c est un atout. Par ailleurs, en matière de robotique chirurgicale, la France dispose d une véritable valeur ajoutée. Je pense en particulier aux centres d excellence, comme le CHU de Grenoble sur lequel s appuie Medtech. Aujourd hui, les ingénieurs français sont très bien formés en robotique et cette longue expérience fait toute notre valeur et notre savoirfaire. Une partie de vos brevets ont été rachetés par des entreprises américaines. Sans regret? Cela fait partie de la vie d une entreprise. À cette époque, je n avais plus de financements. Grâce à la vente de nos brevets portant sur les robots d assistance à la chirurgie du genou, nous avons pu disposer de fonds pour développer notre robot Rosa, aujourd hui utilisé par une vingtaine d hôpitaux en France, au Canada, aux États- Unis, en Chine. Nous terminons maintenant la mise au point d un robot d assistance à la chirurgie de la colonne vertébrale qui devrait être commercialisable à la fin de l année. Comment voyez-vous l avenir de l industrie française? Il faut bâtir une industrie de la connaissance qui soit créatrice de valeurs, car c est cela qui générera de la plus-value. Nos atouts fondamentaux résident dans le fait qu il y a un nombre incalculable d innovations qui prennent leur assise en France. Pourtant, nous sommes souvent dans l incapacité de les exploiter. La première chose est donc de prendre conscience de nos forces et de les valoriser. Rosa, robot d assistance et de guidage pour la chirurgie du cerveau.

13 UIMM RAPPORT ANNUEL «L INVESTISSEMENT ET L INNOVATION ONT SAUVÉ L ENTREPRISE.» Jean-Yves Pichereau, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE ERMO Créé en 1979 et implanté à Mayenne (53), le groupe Ermo est spécialisé dans la conception et la réalisation de moules d injection multiempreintes pour l industrie plastique. «À partir des années 2000, toutes les industries qui nous commandaient des moules se sont délocalisées en Asie. Notre principal client Moulinex a déposé son bilan en 2002 et le marché de la téléphonie a baissé de 30 %. Notre chiffre d affaires a chuté de 20,2 à 16,1 millions d euros. J ai réussi à repositionner l entreprise sur le marché de la production en grand volume et à haute cadence, par exemple pour la fabrication des bouchons d eau minérale. Il nous a fallu cinq ans et des investissements conséquents dans la modernisation de nos usines pour nous imposer sur ce marché. En 2009, nous avons été rejoints par la crise économique et financière ; c est notre capacité d investissement qui a sauvé l entreprise, et notre volonté de préserver la recherche et l innovation. Pendant la crise, au lieu de mettre tous les salariés au chômage, j ai demandé à certains d entre eux de faire de la R&D. C est grâce à eux qu a été inventé le système d assemblage des pièces à l intérieur des moules. Depuis sa création, Ermo consacre chaque année 10 % du chiffre d affaires à l investissement. Nous avons persisté en pleine période de gel des investissements et investi 2,5 millions dans de nouvelles machines. Ainsi, nous avons pu améliorer notre productivité et rebondir rapidement. Aujourd hui, grâce à l importance de l automatisation, notre capacité de production est de heures par an. Notre marché se répartit en quatre secteurs bien équilibrés (bouchons de bouteilles, cosmétique, médical, emballage alimentaire), ce qui est rassurant pour l avenir de l entreprise, et nous exportons 70 % de notre production.»

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15 Notre contribution aux grands chantiers de l interprofessionnel en 2013

16 L AGENDA SOCIAL DE L INTERPROFESSIONNEL EN 2013 L UIMM ENGAGÉE DEPUIS FÉVRIER 2012 POUR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL POUR UNE INDUSTRIE COMPÉTITIVE L UIMM a continué, en 2013, à porter ses convictions pour un nouveau pacte social pour une industrie compétitive en portant ses priorités sur les chantiers identifiés dès 2012 dans le champ du social : la réforme du marché du travail, le financement de la protection sociale, les compétences et la modernisation du dialogue social. En 2013, deux accords interprofessionnels importants ont été signés : l accord pour la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l emploi, et l accord sur la formation professionnelle. Par ailleurs est intervenue une loi sur la réforme des retraites. 11 JANVIER 2013 : ACCORD POUR LA COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES ET LA SÉCURISATION DE L EMPLOI Aux côtés du MEDEF, l UIMM a contribué à toutes les étapes de la construction de l accord, pesant par sa force de conviction dans les arbitrages décisifs. Conformément au vœu des organisations patronales, cet accord introduit la flexisécurité dans l entreprise, qui disposera ainsi de plus de souplesse pour s adapter aux changements conjoncturels. Parmi les principales mesures, il instaure des «accords de maintien de l emploi» à portée temporaire et simplifie les procédures de chômage partiel. Enfin, il réduit l insécurité juridique en matière de rupture de contrat de travail, identifiée comme un frein à l embauche. Un certain nombre de mesures dont le renforcement de la GPEC rationalisent le dialogue social dans l entreprise et permettent un meilleur partage d information avec les représentants du personnel. Le pan «sécurisation des parcours professionnels» crée de nouveaux droits pour les salariés : la mesure phare est la généralisation de la couverture complémentaire santé pour tous les employés par un accord de branche ou d entreprise à partir du 1 er janvier Les demandeurs d emploi pourront aussi bénéficier de la portabilité de la couverture santé et de prévoyance, et de droits rechargeables à l assurance chômage. L accord crée également un dispositif incitant au recrutement des jeunes en CDI et encadre le recours au temps partiel. Si l UIMM est satisfaite de l esprit de l accord, elle déplore des reculs dans le cadre de la transcription législative sur des sujets importants accords de maintien de l emploi, mobilité interne et externe et reste vigilante quant aux modalités d application. 14 DÉCEMBRE 2013 : RÉFORME DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Signé après quatre mois de négociations, l accord national relatif à la formation professionnelle intègre les enjeux de compétitivité de l entreprise et d employabilité des salariés. Il confère un rôle clé aux branches, et notamment aux OPCA, dans le soutien aux entreprises. Fortement impliqué dans la conduite de cette réforme, le MEDEF a obtenu une évolution significative des modalités de financement : l accord a acté le principe de l investissement volontaire plutôt que l obligation de dépense, en transformant sensiblement les modalités d affectation de la contribution obligatoire, sans pour autant réduire l effort des entreprises. Parallèlement, il augmente les efforts en faveur des TPE, qui bénéficient d une mutualisation plus grande des ressources et d une augmentation des fonds qui leur sont dédiés. La réforme introduit également plusieurs innovations en faveur des salariés : l entretien professionnel tous les deux ans pour faire le point sur le parcours professionnel, et la garantie d accès à la formation, le compte personnel de formation (CPF) qui se substitue au droit individuel à la formation (DIF), l accès à un conseil gratuit en évolution professionnelle. L UIMM est particulièrement satisfaite de cette nouvelle orientation, qui sert la compétitivité de l industrie. Cet accord équilibré permet de diminuer les charges administratives et financières des entreprises. Il rend plus simples et plus lisibles les dispositifs de formation pour les parties concernées, et responsabilise le salarié dans la gestion de son CPF. La réforme vise également à améliorer la qualité des formations proposées, dans un sens cohérent avec les besoins en compétences des entreprises et les besoins d évolution ou d adaptation des salariés et demandeurs d emploi. (...)

17 UIMM RAPPORT ANNUEL Henry Baumert, PRÉSIDENT DE BEHR FRANCE PREMIÈRE APPLICATION DANS LA BRANCHE D UN ACCORD DE MAINTIEN DANS L EMPLOI. Le cas du groupe Mahle Behr Le groupe Mahle Behr compte personnes, dont en France. Équipementier automobile, l entreprise possède deux branches d activité : climatiseurs et appareils de refroidissement de moteurs. Dans un contexte difficile marqué par le recul du nombre d immatriculations en Europe et la concurrence croissante des marchés de l Est, le groupe a cherché les moyens de s adapter à ces aspects conjoncturels en réduisant ses coûts. Nous nous sommes intéressés à l ANI de janvier 2013 et avons ouvert une négociation avec les partenaires sociaux dès le mois de mars 2013, sans attendre la parution de la loi de juin Pour nous, les accords de maintien de l emploi présentaient plusieurs avantages : la possibilité d éviter un plan social, l absence de remise en cause des licenciements économiques qui pourraient intervenir dans ce cadre et, enfin, la possibilité de négocier un compromis avec les syndicats pour aller chercher des mesures conjoncturelles de compétitivité. L accord a été signé fin juillet 2013 par tous les syndicats représentatifs, après bien des difficultés. La réticence des syndicats était prévisible. Cela nous a amenés à faire un travail d information et de pédagogie auprès de tous nos salariés et à les consulter directement, à leur demande : sur les salariés de l entreprise, les deux tiers se sont prononcés positivement. Les relations avec notre inspecteur du travail n ont pas été simples et celui-ci a introduit un doute sur la validité de l accord après la signature commune des partenaires sociaux. Il a fallu l intervention de l UIMM pour obtenir auprès du ministère du Travail confirmation de l analyse de ses juristes et de nos conseils quant à la validité de l accord signé. La loi de transposition de l ANI prévoit la consultation individuelle de chacun des salariés sur l acceptation de l accord : près de 160 personnes ont souhaité profiter de l occasion offerte de s en aller. C était bien plus que la cinquantaine escomptée, ceux qui auraient pu faire jouer leurs droits à la retraite ou qui auraient eu un projet. Au terme de l accord, les salariés ont accepté un gel des salaires sur trois ans et renoncé à cinq jours de RTT, ce qui correspond à une diminution de 10 % de la masse salariale. De son côté, l entreprise s est engagée à relocaliser, sur le site de Rouffach, une plateforme tchèque, et à réaliser des investissements sur les trois ans. L entreprise a pu ainsi négocier de vraies économies, sources de compétitivité future, et éviter un plan social qui serait intervenu en Elle a su également montrer à ses actionnaires allemands que la France était capable de bouger. Cependant, l entreprise a subi les conséquences de départs beaucoup plus nombreux que ceux anticipés, et des pertes de compétences qu il va maintenant falloir remplacer.

18 L AGENDA SOCIAL DE L INTERPROFESSIONNEL EN 2013 Franck Gambelli, DIRECTEUR ENVIRONNEMENT ET CONDITIONS DE TRAVAIL À L UIMM «IL FAUT QUE LE GOUVERNEMENT INFLÉCHISSE LE DISPOSITIF DANS LE SENS DU RÉALISME ET DE LA SIMPLICITÉ.» (...) 18 DÉCEMBRE 2013 : RÉFORME DES RETRAITES Très investie dans le débat sur la réforme des retraites, l UIMM a défendu la vision d une réforme courageuse, qui ne s appuie pas sur une hausse des cotisations, mais sur l action combinée de trois grands leviers : le relèvement de l âge légal de la retraite et de la durée de cotisation, le rapprochement et la rationalisation des multiples dispositifs non contributifs des quelque 35 différents régimes obligatoires, enfin un premier développement de la retraite complémentaire par capitalisation. Mais les choix privilégiés par le gouvernement ont été décevants, car ne traitant pas les L UIMM a toujours joué un rôle précurseur sur le sujet de la pénibilité, avec un engagement fort sur la prévention. Ainsi, nous avons identifié dès 2009 les principaux facteurs correspondant aux situations de travail considérées comme «pénibles» et défini les actions concrètes de prévention qui permettent de limiter les expositions. C est tout cet engagement qui se trouve mis en cause par les mesures prévues dans la nouvelle loi, et ce au moment où les efforts des entreprises commencent à porter tous leurs fruits. Les dispositions prévues par la nouvelle loi sont très complexes à appliquer pour les entreprises, et en particulier les PMI, qui forment la majorité de nos adhérents. Elles leur demandent de détailler et contrôler la pénibilité effective pour chaque salarié. C est irréaliste quand on connaît la grande variabilité de la charge de travail et des tâches dans l industrie. D où risques de tensions sociales, contentieux, et coûts supplémentaires dans une période déjà compliquée pour les entreprises. En amont du projet de loi, nous avons travaillé avec nos adhérents et obtenu différents ajustements tels que la prise en compte des mesures de prévention pour l estimation de la pénibilité effective, en particulier des questions de fond et s appuyant sur des scenarii de croissance irréalistes. La réforme adoptée par l Assemblée nationale prévoit essentiellement une augmentation des cotisations salariales et patronales. Le gouvernement a privilégié la seule recherche de l équilibre financier à court terme au détriment d une véritable réforme de fond. Néanmoins, l alerte donnée par les organisations patronales de ne pas augmenter les charges des entreprises a été entendue : le plan de financement de la sécurité sociale a intégré la promesse faite par le gouvernement aux représentants des entreprises de compenser protecteurs individuels, ou encore que les facteurs de pénibilité actuels ne soient pas élargis à d autres facteurs comme le stress. Nous avons enfin obtenu l engagement solennel du Parlement et du gouvernement qu en aucun cas la remise d une fiche de pénibilité ne puisse servir à présumer une faute de l employeur ou un préjudice d anxiété. Espérons que le juge entendra les deux autres pouvoirs. Nous avons obtenu la création d une mission spéciale destinée à organiser la concertation sur les décrets de mise en œuvre du dispositif. Il reste que toutes ces avancées ne corrigeront pas la complexité, l irréalisme du système ainsi que ses effets pervers, tels que l arrêt des politiques de prévention. Le risque est que les salariés veuillent rester ou rentrer en «pénibilité». Pour la mise en application dans la Branche, tout dépendra des futurs décrets. À partir du 1 er janvier 2015, les entreprises devront cotiser, pour la première fois, sur la pénibilité. Il faut que le gouvernement infléchisse le dispositif dans le sens du réalisme et de la simplicité. Le dispositif légal est tellement inadapté que ce sera difficile, il faut espérer que la mission gouvernementale soit bien à l écoute de ce que lui diront les chefs d entreprise pour trouver une issue acceptable. intégralement la hausse des cotisations patronales générée par ce texte. À l occasion de la réforme des retraites, l UIMM a obtenu la réouverture du débat sur le coût du travail, indissociable de la réflexion sur le rééquilibrage des régimes de retraites. L UIMM s est particulièrement mobilisée pour atténuer l impact du volet pénibilité de l accord, coûteux pour les entreprises industrielles et susceptible de remettre en cause des années de politiques de prévention. Elle a réussi à faire évoluer le premier projet de loi pour faciliter son application par l entreprise, et a obtenu que les chefs d entreprise soient associés à l élaboration des décrets.

19 UIMM RAPPORT ANNUEL AGENDA SOCIAL INTERPROFESSIONNEL 2014 : L EMPLOI COMME PRIORITÉ L agenda social interprofessionnel pour 2014 sera marqué par l ouverture d une négociation sur l assurance chômage à partir de janvier. Il prévoit également : des évaluations des accords existants portant sur l emploi des jeunes et les contrats de génération, un bilan des ruptures conventionnelles qui, depuis 2008, permettent une séparation à l amiable entre patron et salarié, des échanges sur le financement de la protection sociale et les retraites complémentaires. Bobines d acier traité par galvanisation.

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21 Nous devons créer un environnement favorable à la croissance des entreprises industrielles

22 ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES AU QUOTIDIEN LE DIALOGUE SOCIAL DE BRANCHE COMME OUTIL DE PROGRÈS L enjeu du dialogue de Branche est de construire le contexte social le plus favorable au développement des entreprises en réglant collectivement des questions communes à la majorité des acteurs de la métallurgie. L UIMM le conçoit également comme un outil de progrès continu, permettant de maintenir un contact permanent et responsable avec les organisations syndicales. DES ACCORDS MAJEURS POUR LA BRANCHE, SIGNÉS EN 2013 MISE EN PLACE DU CONTRAT DE GÉNÉRATION Signé le 12 juillet 2013, l accord sur la mise en place du contrat de génération prévoit des mesures concrètes en matière de gestion des âges, afin d anticiper les futurs besoins en compétences. S appuyant sur les données démographiques de la Branche qui montrent une sous-représentation des populations jeunes et seniors dans les effectifs, il fixe comme objectifs d améliorer l accès des jeunes au contrat de travail à durée indéterminée (CDI), de maintenir et développer l emploi des salariés âgés et d assurer la transmission des savoirs et des compétences entre les générations. La sensibilisation des TPE et PME à cet enjeu est un axe d action prioritaire. UNE POLITIQUE VOLONTARISTE EN FAVEUR DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP Signé le 12 décembre 2013, l accord national en faveur de l emploi des personnes en situation de handicap a pour ambition d augmenter le taux d emploi de cette population par une démarche engagée et volontariste. La Branche s engage dans trois axes d actions collectives : la sensibilisation des entreprises à l intérêt du recrutement et au maintien dans l emploi des salariés en situation de handicap ; le développement de partenariats ciblés avec des organismes spécialisés pour améliorer l orientation et la formation de ces salariés ; la mutualisation et la diffusion des bonnes pratiques dans les territoires. L accord comporte également des clauses importantes sur la prévention, le maintien dans l emploi, l évolution de carrière, le retour anticipé au travail et le reclassement. Christelle Tremblay, RESPONSABLE DES RESSOURCES HUMAINES CHEZ DEDIENNE SANTÉ, FABRICANT D IMPLANTS ORTHOPÉDIQUES ET DENTAIRES «Nous sommes bien accompagnés» «Nous avons recruté deux personnes en situation de handicap à des postes de monteur et ajusteur en mécanique et, face au succès de cette opération, nous souhaitons poursuivre dans cette voie. L UIMM Méditerranée Ouest, soutenue par l Agefiph, nous a mis en relation avec un organisme de placement spécialisé (OPS), qui prend en charge la sélection des CV, et a suivi sa réactivité. Nous avons formé les personnes durant la période d essai et, aujourd hui, elles donnent toute satisfaction. Nous sommes bien accompagnés par l OPS, qui se charge de la sélection des profils, et par l UIMM, qui nous assiste sur nos problématiques handicap. Actuellement, j étudie avec eux l accueil de stagiaires en situation de handicap.»

23 UIMM RAPPORT ANNUEL Florence Buisson-Vincent, DIRECTRICE JURIDIQUE EMPLOI- FORMATION À L UIMM «DEUX NOUVEAUX ACCORDS QUI RÉPONDENT À LA PROBLÉMATIQUE DES COMPÉTENCES.» L accord national sur l emploi des personnes en situation de handicap est une initiative de Branche. À quels objectifs répond-il? L accord veut concrétiser notre ambition d améliorer le taux d emploi des personnes en situation de handicap et la qualité des emplois proposés. La Branche est d ores et déjà bien positionnée puisque son taux d emploi s établit à 3,6 %, sensiblement au-delà de la moyenne nationale (2,8 %). Mais elle souhaite s engager plus encore par la mise en place, pour la première fois, d une politique durable. Inscrit dans la continuité de notre politique emploiformation, l accord vise à mieux anticiper les besoins en compétences de nos entreprises, à orienter les personnes en situation de handicap vers nos métiers et à les accompagner dans leur parcours professionnel grâce aux dispositifs de formation. Quelles sont les prochaines étapes? Un premier travail de fond sera d intégrer systématiquement un volet concernant les personnes en situation de handicap dans toutes nos actions et conventions de partenariat, nationales et régionales. Et notamment dans le domaine de l orientation, de la formation professionnelle et du maintien dans l emploi. Nous souhaitons par ailleurs sensibiliser les entreprises, en particulier les TPE et les PME, à cette problématique en les dotant des outils nécessaires à l accueil de personnes en situation de handicap. Enfin, nous voulons capitaliser sur les réussites et bonnes pratiques déjà engagées dans la Branche. Tous ces chantiers seront menés de front. Une première étape consiste à réaliser un diagnostic qualitatif des freins et leviers à l emploi des personnes handicapées. Ce diagnostic sera complété par un état des lieux exhaustif des actions et partenariats menés par notre réseau de chambres syndicales. Il sera le support de nos actions pour les trois prochaines années. La seconde étape sera dédiée à la mobilisation d outils tels que l alternance, les différents dispositifs d insertion et de formation, mais aussi à la mise en place de partenariats avec le secteur adapté ou protégé, l Agefiph et l enseignement supérieur. Les partenaires sociaux sont également parvenus en 2013 à un accord sur l application du contrat de génération dans la Métallurgie. Qu apporte-t-il aux entreprises industrielles? Le contrat de génération constitue une réelle opportunité pour inciter les entreprises, en particulier les PME et les TPE, à mettre en place une démarche de gestion prévisionnelle des compétences. Tout l enjeu de l accord de Branche est de leur permettre d accéder directement aux aides «contrat de génération» et, au-delà, de leur donner les moyens et les outils de diagnostic pour mettre en œuvre une gestion active des âges. La Branche est totalement mobilisée sur ce sujet : l enjeu du renouvellement des compétences est déterminant pour notre secteur, qui doit recruter environ salariés par an d ici à 2020 et pallier plus de départs à la retraite par an. Aussi, l accord fixe des objectifs ambitieux : l augmentation de plus de 12 % de la part des recrutements en CDI des jeunes de moins de 30 ans, ce qui implique de porter de 24 % à 27 % la part des jeunes parmi les salariés recrutés annuellement en CDI ; le maintien à 11 % de la part des recrutements en CDI de salariés de 55 ans et plus parmi les salariés recrutés annuellement en CDI.

24 ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES AU QUOTIDIEN UN CONSEIL ET UNE EXPERTISE JURIDIQUE AU SERVICE DES ENTREPRISES Dans le champ du social, l UIMM et son réseau travaillent au quotidien à favoriser le développement des entreprises industrielles et à faciliter leur accès au droit. L UIMM propose aux entreprises adhérentes l écoute et le soutien d un réseau territorial et professionnel très structuré, composé de 76 chambres syndicales territoriales et 11 fédérations professionnelles. Son maillage permet de répondre de façon fine, sur mesure et réactive aux problématiques spécifiques des acteurs industriels locaux. La mission de ce réseau est de développer pour les entreprises adhérentes les ressources dont elles ont besoin au quotidien pour maîtriser leur environnement et orienter leurs décisions : assistance juridique, informations et conseils, formations. Les chambres syndicales territoriales les accompagnent en particulier dans la compréhension et l application du droit social avec des expertises qui en couvrent tous les champs : contrat de travail, durée du travail, rémunération, droit syndical, représentation du personnel, négociation collective. UNE EXPERTISE JURIDIQUE RECONNUE Ces spécialistes du droit bénéficient du soutien d un réseau d experts au niveau national, qui leur fournit un service d alerte et d informations pour les questions concernant le droit du travail, la protection sociale, les obligations HSE (Hygiène, (...) Alexandre Saubot, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ D HAULOTTE GROUP SIMPLIFIER LE DROIT DU TRAVAIL POUR PRÉSERVER L EMPLOI. Le cas de l entreprise Haulotte. Troisième fabricant mondial de nacelles élévatrices et premier européen, Haulotte dispose aujourd hui de six usines, dont trois en France, une en Roumanie, une autre aux États-Unis et la dernière en Chine. Avec près de collaborateurs, dont la moitié en France, le Groupe exporte dans plus de 60 pays et affiche un chiffre d affaires prévisionnel de 350 millions d euros en , le choc de la crise La crise nous a touchés avec une extrême brutalité. Entre avril 2008 et mars 2009, le marché mondial de la nacelle a été divisé par quatre et notre chiffre d affaires par trois. Or, nous avions fait le choix, en haut de cycle, conscients des risques de fort ralentissement à venir, de privilégier le recrutement d intérimaires ; ce parti pris ainsi qu une gestion financière prudente nous ont permis de réagir vite. En quelques mois, nous avons réduit nos coûts fixes de 40 % et notre mode de gestion des effectifs nous a permis une adaptation rapide sans laquelle notre avenir aurait pu être sérieusement compromis. De même, nous avons trouvé un accord avec nos partenaires sociaux pour aligner sur l année civile le calcul d acquisition des droits à congés payés. Ce qui nous a permis, la première année, de limiter les heures de travail sans coût supplémentaire pour l entreprise (congés provisionnés), ni perte de salaire pour les intéressés. Nous nous sommes également inscrits sur les conseils de l UIMM dans un nouveau dispositif dit d «activité partielle de longue durée», qui permet une meilleure indemnisation des salariés en activité partielle. Ainsi, l entreprise a réussi à diviser par huit son rythme de production mensuelle tout en préservant l emploi. Il nous aura fallu 18 mois pour redresser la pente. Mais cela n a pas suffi. Nous avons dû fermer une usine en Espagne et trouver des solutions pour nos sites français en mettant en place, sur une de ces usines, un plan de départ volontaire. La formation pour garder les compétences Au pic de la crise, certaines usines n ont tourné qu une semaine par mois. Cette longue période d inactivité aurait pu faire «perdre la main» aux employés. Or, dès le départ, notre idée était d anticiper la reprise ; nous avons utilisé cette période pour maintenir un lien social et enrichir les compétences de nos salariés. Au total, heures de formations ont été prodiguées à l intérieur de l entreprise, ce qui a favorisé un retour au travail fluide lorsque la situation s est rétablie. Simplifier les procédures et faire confiance aux entrepreneurs Nous avons pu résister grâce à la très bonne qualité des relations avec les partenaires sociaux, l expertise en droit du travail de l UIMM et notre gestion prudente. En revanche, je constate qu en France, la complexité du système et son insécurité juridique générée par des modifications permanentes sur le régime d indemnisation, de chômage partiel par exemple, ne facilitent pas les démarches. Cette insécurité ne trouve son dénouement, avec éventuellement de très mauvaises et très coûteuses surprises à la clé, qu au moment du contrôle Urssaf suivant la mise en œuvre de ces mesures ou avec la réclamation devant les prud hommes de compléments d indemnisation. Comme toujours dans notre système, la complexité de la mise en œuvre concrète des mesures rend aléatoire l appréciation de leur coût réel. En Allemagne, lorsqu une entreprise engage des mesures de chômage partiel, il lui faut un mois pour en tirer les bénéfices. En France, si tout va bien, il en faut six. Les entreprises ont donc besoin de trésorerie pour tenir. En cas de crise violente, beaucoup peuvent sombrer. La longueur des procédures plombe le système français et fragilise les entreprises. En France, on ne fait pas confiance au chef d entreprise et le code du travail reflète cette suspicion. Il faudrait, comme en Allemagne, opter pour un parti pris de confiance aux entrepreneurs et leur donner les moyens de réagir vite et dans la sécurité juridique.

25 UIMM RAPPORT ANNUEL (...) Sécurité et Environnement) et le droit européen. En 2013, la mise en place d un service de conseil en gestion des ressources humaines a complété cette gamme de services. Ces experts sont mobilisés dans une veille permanente sur l évolution de la réglementation et de son application par les tribunaux. Leur expertise est également mise à la disposition de la Branche et de l interprofessionnel, pour préparer en amont les réunions de concertation. ENGAGEMENT DU PROJET D ÉVOLUTION DU DISPOSITIF CONVENTIONNEL Acté dans son principe dès 2011, le projet d évolution du dispositif conventionnel est engagé depuis le mois de juillet Il s agit d une démarche participative dans sa méthode et prospective dans sa finalité, engageant toute la Branche dans une dynamique de réflexion sur ses fondamentaux, ses valeurs et sa vision de l avenir. Micheline Christot, DIRECTEUR DU PROJET ÉVOLUTION DU DISPOSITIF CONVENTIONNEL À L UIMM «LA COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES ET L EMPLOI SONT LES ENJEUX ULTIMES DU PROJET.» Qu est-ce qui a motivé l ouverture de ce chantier? La complexité du dispositif conventionnel actuel. Nous savons depuis longtemps qu il ne correspond plus aux besoins des entreprises. Elles ont besoin d un dispositif adapté au monde actuel, cohérent et simple d utilisation, qui contribue à créer un environnement social plus favorable, qui renforce le développement de leurs activités et qui assure leur pérennité. La compétitivité des entreprises et l emploi sont les enjeux ultimes. Permettez-moi de remercier les participants des cinq groupes de travail pour leur implication et la qualité de leurs réflexions. Je les invite à poursuivre les travaux à venir avec le même intérêt. En 2013, vous avez conduit un état des lieux. Quelles sont les conclusions de cette première phase? Elles dépassent largement la réflexion sur la description et l évaluation du dispositif conventionnel actuel. Si le dispositif conventionnel est un instrument juridique, son élaboration a aussi des effets économiques, sociaux et politiques évidents. Nous avons pris conscience du rôle joué par la Branche dans la complexité du dispositif, résultante de l histoire et d une philosophie patronale, caractérisée par la souveraineté des chambres syndicales territoriales et par la prévalence de l accord sur la loi. Quelles sont les perspectives qui se dégagent de cet état des lieux? Ce sont des perspectives ambitieuses. Les faits révélés invitent la Branche à reprendre son destin en main, et à retrouver une «doctrine» qui redéfinit les fondamentaux et les valeurs que l on veut promouvoir. Il s agit de se réapproprier le dialogue social, de sortir de la négociation administrée qui s est développée ces dernières années, de retrouver la voie de l innovation sociale et d avoir plus d influence. Peut-on dire ce que sera le futur dispositif? Nul n a aujourd hui la solution. Au fil des débats, les enjeux seront partagés collectivement, et les besoins des entreprises en termes de développement seront exprimés et analysés. La méthode participative que nous suivons nous permettra d apporter la meilleure réponse. Quelles sont les prochaines étapes? Fin 2014, notre objectif est de définir la philosophie générale et les principes qui porteront le nouveau dispositif, accompagnés par les études d impact et l étude de faisabilité qui permettront de faire les choix politiques. Une phase de concertation, puis de négociation, pourrait s engager en 2015.

26 ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES AU QUOTIDIEN DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES DU DIALOGUE SOCIAL EUROPÉEN À l échelle européenne, le dialogue social est organisé au sein du Comité européen du dialogue social, qui associe le CEEMET et le syndicat européen IndustriALL. Nourri par deux groupes de réflexion «Compétitivité et emploi» et «Éducation et formation», leur travail commun d analyse et d influence vise à peser sur les décisions de la Commission européenne qui impactent les entreprises. C est tout le sens de la position adoptée en juin 2013 sur la Communication de la Commission sur le thème «Repenser l éducation». À cette occasion, le CEEMET et IndustriALL ont salué la reconnaissance par la Commission de la formation professionnelle comme une filière d excellence et exprimé leur satisfaction face à la création d une Alliance pour l apprentissage. Dans leur recommandation commune, les deux organisations ont insisté sur la nécessaire implication des partenaires sociaux dans la définition des cursus, afin de s assurer de leur adéquation avec les besoins des entreprises et de leurs débouchés immédiats. Delphine Rudelli, DIRECTRICE DU DÉPARTEMENT INTERNATIONAL DE L UIMM Être visibles pour être entendus «Nous saisissons toutes les opportunités pour nous positionner comme des interlocuteurs de référence sur les grands sujets qui nous intéressent comme l emploi, la compétitivité, la formation. Le dialogue social fait partie des moyens que nous utilisons à ces fins. Grâce à cette visibilité, nous parvenons à être entendus, voire consultés, lors de la préparation des textes européens.» FOCUS L UIMM et le CEEMET L UIMM est un membre fondateur du CEEMET, Council of European Employers of the Metal Engineering and Technology based Industries. Regroupant 23 fédérations patronales nationales, cette organisation a pour vocation de représenter et défendre auprès des institutions européennes les intérêts de près de entreprises qui emploient 13 millions de salariés. Représenté par le délégué général de l UIMM, le CEEMET est coanimateur du Comité européen du dialogue social aux côtés des représentants du syndicat européen IndustriALL. AGENDA 2014 : L EMPLOI COMME PRIORITÉ Les partenaires sociaux se sont réunis le 22 janvier 2014 pour fixer l agenda social de la Branche. La priorité en 2014 sera de décliner l accord du 14 décembre 2013 sur la formation professionnelle. L UIMM s est également fixée comme objectif d accélérer le calendrier de réforme du dispositif conventionnel pour achever la phase d études au plus vite. La poursuite des négociations sur la complémentaire santé, et notamment l identification des prestataires, est à l ordre du jour, sous réserve que l environnement légal soit clarifié. Un chantier sera engagé sur l emploi, à travers la négociation de l accord de Branche sur la GPEC et la refonte des accords collectifs sur l emploi au regard des dispositions interprofessionnelles sur la «compétitivité des entreprises et la sécurisation de l emploi». Concernant le dialogue social, l ambition partagée avec les organisations syndicales est de créer une nouvelle dynamique d innovation sociale. À cet égard, il a été décidé d instaurer un dialogue économique dans la Branche. Enfin, un nouveau chantier a été ouvert à la suite du lancement du Pacte de responsabilité : la Branche souhaite contribuer par ses propositions à la mise en œuvre de plans d action dans le domaine de l emploi.

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28 ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES AU QUOTIDIEN AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES FAVORISER L INNOVATION AVEC F2I, LE FONDS POUR L INNOVATION DANS L INDUSTRIE Initié par l UIMM, la FIM* et la FIEEC**, F2I a pour vocation de resserrer les liens entre, d une part, le monde de l enseignement supérieur et de la recherche, et, d autre part, les PMI, afin d aider celles-ci à innover. En 2013, F2I a lancé son premier tour de l innovation dans les territoires afin de montrer la diversité des actions soutenues, faire un bilan d étape des résultats obtenus, et tirer les enseignements pour l action du fonds à venir. L opération devait être conclue par une rencontre nationale à Paris en mars F2I EN CHIFFRES 41 projets soutenus, dont 33 pour une durée pluriannuelle (deux à cinq ans) F2I SOUTIENT L INNOVATION D ENTREPRISE. Le cas de l entreprise SEEM Décolletage Jérôme Moschietti, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE SEEM DÉCOLLETAGE «Spécialisés dans le décolletage en petite et moyenne série, nous nous sommes diversifiés en 2009 dans l usinage de prothèses dentaires, avec un savoir-faire unique au monde en matière d implantologie. Pour nous développer, il nous fallait faire un saut technologique. Grâce au programme IDEE, nous avons pu accueillir un étudiant chercheur de l ENSAM Cluny qui a développé un nouveau procédé facilitant le travail des prothésistes dentaires. IDEE a permis à cet étudiant de se confronter aux réalités de l industrie et à notre entreprise de s ouvrir de nouveaux marchés, puisque nous comptons adapter ce procédé à d autres activités.» Financé par F2I, le programme IDEE est une action pilotée par l UIMM Loire en partenariat avec l UIMM rhodanienne PME potentiellement concernées engagés par le fonds *FIM : Fédération des industries mécaniques **FIEEC : Fédération des industries électriques, électroniques et de communication

29 UIMM RAPPORT ANNUEL LE FINANCEMENT UIMM INVEST, ACCÉLÉRATEUR DE DÉVELOPPEMENT. Le cas de l entreprise Triade Industrie FACILITER LES LEVÉES DE FONDS AVEC UIMM INVEST Depuis 2010, l UIMM propose aux entreprises de la Branche un fonds de garantie qui facilite leur obtention de prêts participatifs. Ce dispositif s adresse aux PMI adhérentes de l UIMM, aux finances saines, et dont les projets nécessitent des investissements, notamment immatériels. En 2014, un autre volet a été ouvert pour accompagner les ETI indépendantes. L UIMM participe également à des fonds d investissements dits «patients», qui investissent en fonds propres dans les entreprises sur la durée d un cycle industriel : en général de huit à dix ans. UIMM INVEST EN CHIFFRES Levée de fonds générés : près de 60 millions d euros 170 prêts participatifs consentis 4participations dans des fonds sectoriels et géographiques Montant des garanties : 35 millions d euros Skora Bertolo, PRÉSIDENTE DE TRIADE INDUSTRIE Basée à L Isle-sur-la-Sorgue, Triade Industrie propose aux sites industriels, raffineries et centrales nucléaires des prestations de contrôles non destructifs, de traitement thermique et d inspection. La société emploie 41 personnes et a réalisé 4,7 millions d euros de chiffre d affaires en Pourquoi avez-vous eu recours au dispositif UIMM Invest? Notre enjeu est de renforcer nos positions sur le marché du nucléaire. En 2013, nous avons eu l opportunité d acquérir une société en liquidation judiciaire, bien positionnée dans ce secteur. Il nous fallait trouver une solution de financement dans des délais très courts ; trop courts apparemment pour le secteur bancaire traditionnel. C est ce qui m a incitée à me tourner vers l UIMM Provence-Alpes et le dispositif UIMM Invest. Ce dispositif a-t-il répondu à vos attentes? Il les a même dépassées! Le dossier a été pris en main de façon très efficace, avec une vraie compréhension des enjeux et une prise en compte de l urgence de la situation. Finalement, tout l intérêt de ce dispositif est de nous mettre en contact avec des professionnels de nos métiers, qui parlent le même langage que nous. Cette communauté de points de vue fait gagner beaucoup de temps. Car tout a été très vite : il s est passé seulement un mois entre le montage du dossier une demande de prêt participatif cofinancé par Essor PMI et le Crédit coopératif et le versement, parvenu à temps pour nous permettre de réaliser l acquisition. Aujourd hui, où en êtes-vous de vos développements? UIMM Invest aura été un vrai tremplin ; il nous aurait fallu beaucoup plus de temps pour nous développer avec la seule croissance organique. Nous disposons aujourd hui de la taille critique qui va nous permettre d accélérer : nous avons intégré de nouvelles compétences techniques et étoffé notre équipe d encadrement, avec des profils difficiles à trouver sur le marché actuellement. Nous sommes prêts à accompagner la reprise prochaine du marché du nucléaire, avec l objectif de réaliser 25 % du chiffre d affaires à l exportation d ici à deux ans.

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31 Nos entreprises recrutent : nous devons créer et former les compétences dont elles ont besoin

32 UN RÉSEAU MOBILISÉ AU SERVICE DES COMPÉTENCES ET DE L EMPLOI CRÉER LES COMPÉTENCES DU FUTUR L enjeu des compétences est crucial pour l industrie : le maintien de sa compétitivité et sa localisation sur le territoire français se jouent aussi sur les compétences disponibles. ANTICIPER SUR LES BESOINS EN COMPÉTENCES Malgré un contexte difficile et une érosion continue de l emploi industriel depuis plusieurs années, les entreprises industrielles sont confrontées à une pénurie de main-d œuvre dans certains métiers qui pèse sur leur compétitivité et leur pérennité. Le défi des compétences n a jamais été aussi crucial pour la Branche : il s agit d en assurer le renouvellement dans un contexte démographique pénalisant ( à départs par an sont prévus entre 2014 et 2017), de disposer des qualifications de haut niveau nécessaires pour s affirmer dans des marchés mondialisés et pointus technologiquement, et de développer une image d employeur attractive. L OBSERVATOIRE DE LA MÉTALLURGIE, SOCLE DE LA POLITIQUE EMPLOI- FORMATION DE LA BRANCHE En 2004, soucieuse de se préparer aux mutations à venir, la Branche mettait en place l Observatoire paritaire des métiers de la métallurgie. Sa mission : anticiper l évolution des métiers et des qualifications de l industrie métallurgique, identifier les pratiques émergentes en matière de recrutement et de mobilité, préciser les perspectives en matière d emploi et de besoins en compétences. «LES MÉTIERS INDUSTRIELS DU FUTUR EXIGERONT DES COMPÉTENCES DIFFÉRENTES.» Françoise Diard, RESPONSABLE DE L OBSERVATOIRE DES MÉTIERS DE LA MÉTALLURGIE RENDEZ-VOUS SUR : Comment l Observatoire sert-il les objectifs de la Branche? L Observatoire étudie les évolutions technologiques, industrielles, démographiques et organisationnelles qui peuvent impacter la Branche. Établies à partir de trois scenarii de croissance (forte, modérée, faible), ses analyses proposent des extrapolations sur le volume et la nature des futurs emplois, les structures de qualification et la distribution géographique et sectorielle des compétences. C est à partir de ces prévisions que l UIMM construit ses programmes de formation. L Observatoire met également à la disposition des entreprises des méthodes et des outils, destinés à les aider dans leur gestion prévisionnelle des compétences. Quelles sont les grandes tendances qui ressortent aujourd hui? Le fait saillant, c est que l industrie est un secteur qui embauche massivement : environ personnes par an, entre 2012 et Et pas seulement pour compenser les départs à la retraite : certains recrutements sont liés au développement de l activité de secteurs très dynamiques comme les énergies marines renouvelables, l aéronautique, l automobile, la construction ferroviaire et l électronique. Pour relever les défis de la mondialisation, il faut être sans arrêt plus compétitif et innovant : les industries technologiques devront former plus de techniciens et d ingénieurs qu aujourd hui. On observe des besoins accrus en commercial, R&D et conception, ainsi que dans les métiers où il y a pénurie de main-d œuvre : soudeurs, mécaniciens, usineurs, chaudronniers. On observe aussi que les métiers sont en mutation au fil des évolutions technologiques, ce qui nécessite des adaptations continues et rapides. Quelles sont les conséquences sur les besoins en compétences et l offre de formations? Du fait des mutations technologiques, les métiers industriels du futur exigeront des compétences différentes. Ainsi, quelqu un qui aujourd hui sait travailler l acier devra travailler demain le composite et des alliages nouveaux. Autre exemple, l essor de l électronique embarquée va aussi impacter la façon de concevoir et d exercer nos métiers ; ceux qui savent fabriquer un bateau de manière traditionnelle évolueront demain pour fabriquer des éoliennes en mer. L organisation du travail change également, avec le développement des modèles projets, et la mondialisation rend incontournable la maîtrise des langues étrangères. Se préparer à ces mutations, c est tout l enjeu des compétences pour la Branche.

33 UIMM RAPPORT ANNUEL «NOUS VOYONS ÉMERGER L INDUSTRIE DE DEMAIN.» Anne Asensio, VICE-PRÉSIDENT DESIGN EXPÉRIENCE DASSAULT SYSTÈMES Combinant Science, Technologie et Art, «The 3DEXPERIENCE Company» offre aux entreprises et aux particuliers les univers virtuels nécessaires à la conception d innovations durables. En tant que designers, notre mission est d imaginer des solutions permettant de proposer des innovations par l usage, des expériences uniques et singulières à nos clients et les clients de nos clients. Nous opérons auprès d industries de domaines très divers, comme l aéronautique, l automobile, l énergie, les nouvelles technologies... Notre posture unique nous permet d avoir une vision transversale et pertinente des transformations en marche au cœur des équipes de conception et d identifier les potentiels de fertilisations croisées : en clair, nous voyons émerger l industrie de demain. Aujourd hui, à l ère de l expérience, les entreprises peuvent s engager plus sereinement dans la voie de l innovation, avec pour conditions de réussite l émergence d idées originales, les créations virtuelles des designers ; et pour la gestion du risque et la prise de décision, les outils scientifiques de la simulation simultanée en temps réel. La prise de conscience de cette évolution est une vraie chance pour l attractivité de l industrie et de ses métiers puisqu elle relègue à un passé révolu la distinction entre la pensée et le faire, désormais appelés à travailler ensemble. Le premier enjeu pour affronter ces évolutions, c est l éducation. En France, on a toujours privilégié le concept cela a donné naissance à des générations d ingénieurs très innovants tout en contribuant à créer un antagonisme entre l art et la science, l art et la technique. Ce clivage doit être dépassé aujourd hui : les métiers de la création et l appel à la créativité de chacun sont la clé de l innovation et de la compétitivité. Il faut, dans les fondamentaux de l éducation, privilégier aussi bien les mathématiques que le dessin ou la musique pour développer des «êtres complets» ouverts sur le monde, entre Art, Science et Technologie. C est en croisant ces savoirs que les innovateurs de demain pourront intervenir. Certaines grandes écoles commencent d ailleurs à intégrer cette dimension, je pense notamment aux écoles de commerce ou d ingénieurs qui montent des partenariats avec des écoles de design. Ces écoles cherchent aujourd hui à développer pour les jeunes une vision à 360 de leur futur métier en connaissant mieux cette nouvelle réalité industrielle. La compétitivité, c est aussi pour une entreprise la capacité à imaginer. On pourrait citer de nombreux exemples d entreprises qui ont connu un nouveau départ grâce à une collaboration réussie avec un designer. Cela illustre la façon dont le design peut devenir un outil de reconquête industrielle. L ingénieur de demain sera ouvert aux méthodes collaboratives du design, qui supposent d accepter des regards différents sur un concept très en amont des décisions ainsi qu une approche critique de la conception. En ce sens, tout ce qui permet de développer des expériences, de croiser des savoirs, est à encourager, de même que sera indispensable la connaissance des moyens du numérique en dépassant le stade de la maîtrise de l outil. La matière numérique comme matière première pour repenser le monde de demain : une maîtrise qui doit aider les élites à penser l économie de l immatériel.

34 UN RÉSEAU MOBILISÉ AU SERVICE DES COMPÉTENCES ET DE L EMPLOI RELIER LA FORMATION À L EMPLOI L UIMM a défini, dans un accord signé le 1 er juillet 2011 avec les partenaires sociaux, une politique emploi-formation dont l ambition est de relier les formations aux besoins en recrutement évalués par l Observatoire des métiers. Elle est portée par les chambres syndicales territoriales et tout le réseau du pôle formation des industries technologiques. L objectif est de permettre à chacun quel que soit son profil d acquérir des compétences qui débouchent vers un emploi dans l industrie. Le pôle formation des industries technologiques propose ainsi des réponses adaptées aux différents publics, en fonction de leurs parcours scolaires ou professionnels. La force du réseau de l UIMM, via son pôle formation des industries technologiques, repose sur sa capacité à proposer aux entreprises les compétences dont elles ont besoin pour se développer : l alternance plébiscitée par les entreprises industrielles constitue pour celles-ci un mode de recrutement privilégié qui s inscrit dans leur démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il permet d anticiper les départs en retraite tout en formant les jeunes à un métier. Pour cela, l UIMM dispose d un outil de formation sur le terrain pour répondre aux besoins des entreprises et former les compétences dont elles ont besoin, via un réseau national au service des besoins des entreprises et des salariés et demandeurs d emploi qui forme chaque année salariés dans l industrie et près de jeunes en alternance par an. DES FORMATIONS ET DES QUALIFICATIONS AJUSTÉES AUX BESOINS DES ENTREPRISES Avec des centres implantés dans toute la France sous la bannière «pôle formation des industries (...)

35 UIMM RAPPORT ANNUEL associations de formation professionnelle de l industrie (AFPI) 45 centres de formation des apprentis de l industrie (CFAI) sont rassemblés sous la bannière du pôle formation des industries technologiques. (...) technologiques», l UIMM pilote le premier réseau privé de formations industrielles. Pour répondre aux besoins en compétences des entreprises industrielles, le pôle formation des industries technologiques propose de nombreuses formations diplômantes, du CAP au diplôme d ingénieur dans le cadre des ITII (Instituts des Techniques d Ingénieur de l Industrie), ou qualifiantes, par la voie de l alternance, ou encore dans le cadre de la formation continue. Outre les diplômes reconnus par l État, l UIMM valide des qualifications accessibles via le contrat ou la période de professionnalisation et reconnues par la profession : son réseau propose ainsi 230 qualifications professionnelles dans vingt domaines d activité, sous forme de certificats de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) et de certificats de qualification professionnelle interbranches (CQPI). Depuis 2011, l UIMM ouvre l accès à ces formations, diplômes et certifications à tous les publics, dont les salariés d autres branches et au travers des partenariats avec le Pôle Emploi pour les jeunes et les demandeurs d emploi. En 2013, ce dispositif a formé salariés en formation continue et jeunes et demandeurs d emploi via des contrats en alternance (contrat d apprentissage et de professionnalisation). L ALTERNANCE, UN TREMPLIN VERS L EMPLOI L UIMM est convaincue que l alternance est la meilleure voie d accès à l emploi. Pour preuve, 80 % des jeunes ayant suivi une formation en apprentissage dans la métallurgie trouvent un emploi à durée indéterminée dans les six mois qui suivent l obtention de leur diplôme. Son réseau a formé cette année près de jeunes en contrat d apprentissage, un niveau jamais atteint, même dans les périodes plus favorables à l emploi. UNE ORGANISATION PERFORMANTE AU PLUS PRÈS DES TERRITOIRES Conformément à la feuille de route de sa politique emploi-formation, l UIMM a poursuivi l optimisation de son réseau par la régionalisation des ADEFIM et la mise en place de plans régionaux de formation. Ce changement de périmètre s est accompagné d une démarche de mutualisation des moyens. Dans chaque région, soutenu par la vision prospective des Observatoires de la métallurgie locaux, le réseau veut se positionner désormais comme un interlocuteur crédible pour faire valoir les besoins de ses adhérents auprès des décideurs publics et en particulier des régions. UNE NOUVELLE MARQUE : «LE PÔLE FORMATION DES INDUSTRIES TECHNOLOGIQUES» En 2013, le lancement du «pôle formation des industries technologiques» marque l aboutissement d un travail de fond visant à rendre l offre plus visible, plus claire et plus accessible à tous ses publics. Cette marque porte l ambition de tout un réseau d offrir des formations homogènes sur tout le territoire et des services adaptés aux entreprises pour leur permettre d accéder aux compétences dont elles ont besoin pour se développer. RENDEZ-VOUS SUR :

36 UN RÉSEAU MOBILISÉ AU SERVICE DES COMPÉTENCES ET DE L EMPLOI «NOUS VOULONS CONTRIBUER DE FAÇON INVENTIVE, DYNAMIQUE ET PROACTIVE AUX PROGRÈS DE NOS ENTREPRISES.» Lionel Vuibert, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L UIMM CHAMPAGNE-ARDENNE La marque «pôle formation des industries technologiques» Champagne-Ardenne a été lancée en octobre Elle traduit exactement ce que nous sommes aujourd hui : le premier acteur majeur de la formation en région, avec comme spécificité de proposer des expertises qui dépassent le champ de la Branche. Son lancement est le point culminant d une démarche de regroupement physique de nos différents centres AFPI et CFAI présents dans la région. Il parachève un travail d envergure sur la conception et la présentation de notre offre de formation. Nous l envisageons désormais de façon globale, avec pour objectif de mutualiser les savoir-faire, les outils, les investissements et les coûts pour des formations plus efficaces et encore plus ajustées aux attentes des entreprises. Notre objectif tient en trois mots : consolidation, efficacité et rationalisation, au service des besoins présents et à venir de nos entreprises. Il s agit d abord de répondre à leurs besoins en compétences en anticipant l évolution de leurs métiers et de leur environnement. Un autre objectif est de tirer parti de notre nouvelle configuration pour peser plus lourd dans la définition des politiques publiques régionales, en nous exprimant d une seule voix. La nouvelle marque va nous permettre de faire valoir les enjeux et les besoins des entreprises industrielles auprès des décideurs. Une ambition pour le nouveau pôle. Un pôle a pour vocation de regrouper, d articuler, mais aussi d ouvrir. Notre ambition est de continuer à lui donner de la substance, notamment en optimisant l utilisation des outils de pointe dans lesquels nous avons investi ; ils seront désormais mis à disposition de nos trois publics : les apprentis, les salariés et les demandeurs d emploi. Nous voulons contribuer de façon inventive, dynamique et proactive aux progrès de nos entreprises. Avec les pôles de compétitivité de la région, les laboratoires de recherche et des écoles supérieures d ingénieurs, nous procédons à des investissements communs et créons de nouvelles filières qui intègrent les plus récentes évolutions technologiques. Nous nous intéressons aussi à la recherche et l innovation : nous avons ainsi investi dans des technologies d impression 3D que nous mettons à disposition des entreprises. Dans ce domaine, notre objectif est d être un des éléments qui permettent à l entreprise d innover demain. Nous comptons sur l attractivité de la nouvelle marque pour accroître le nombre d apprentis et de salariés en formation continue. Cette attractivité est renforcée par le développement de formations supérieures de techniciens et de filières ingénieurs, en partenariat avec les grandes écoles de la région. Nous nous trouvons aujourd hui à une étape charnière : nous n avons jamais connu autant de transformations dans nos métiers, la situation économique est complexe, de nouveaux acteurs apparaissent Face à ces évolutions, nous devons être en capacité de nous adapter aux nouveaux besoins des entreprises. Par ailleurs, nous bénéficions d un capital confiance auprès de nos adhérents, c est un levier pour les aider à progresser dans leurs métiers et à considérer les mutations économiques et technologiques comme des opportunités. Nous accompagnons des changements extraordinaires. C est une contrainte, mais aussi une chance exceptionnelle. Le rebond se prépare maintenant, nous devons nous donner les moyens de cultiver le «travailler ensemble».

37 UIMM RAPPORT ANNUEL «DISPOSER DES COMPÉTENCES ET D UN VIVIER DISPONIBLE DE TALENTS : UN VRAI LEVIER DE COMPÉTITIVITÉ POUR UNE ENTREPRISE EN CROISSANCE.» François Perrier, CO-PRÉSIDENT DU GROUPE GÉRARD PERRIER INDUSTRIE (GPI) Spécialiste des automatismes et équipements électriques, GPI emploie personnes. Dans un contexte de pénurie de ressources qualifiées, l acquisition proactive et la maîtrise de compétences sont des leviers primordiaux de compétitivité et des éléments de différenciation dans la concurrence. Notre enjeu est d anticiper sur les besoins à venir pour être certains d avoir en permanence dans l entreprise des personnels formés motivés. Sur un marché porteur et en croissance comme le nôtre, le risque serait réel d avoir une gestion des embauches au cas par cas, ou de dépendre de nos concurrents pour trouver des ressources qui sont en pénurie pour tous. Nous avons fait le choix d une dynamique positive dans un marché porteur avec une stratégie d embauche et de formation volontariste qui, à l expérience, est un vrai avantage concurrentiel. Nous attribuons notre croissance, supérieure de 10 % par rapport à celle de nos concurrents, à cet investissement interne sur les talents, les jeunes et l engagement de l entreprise sur la promotion interne. Nous avons un turnover de recrutement annuel de l ordre de 200 personnes. Aussi, entre le moment où nous embauchons et celui où le salarié est opérationnel, il peut s écouler jusqu à cinq ans ; parfois même, quand nous l intégrons, le poste n existe pas encore. Nous entretenons des relations régulières avec les établissements d enseignement à proximité de nos implantations industrielles, et travaillons avec l UIMM de l Ain à la promotion des métiers auprès des enseignants et des jeunes toute l année, et pendant la Semaine de l industrie par exemple. Nous avons une politique très engagée en matière d alternance à tous les niveaux de qualification, et pour cela nous nous appuyons sur le «pôle formation des industries technologiques», qui a une connaissance des profils et des besoins en adéquation avec notre culture. Nous avons aussi noué des partenariats avec des écoles d ingénieurs sélectionnées pour leur mode d enseignement et leurs cursus. Nous accueillons en permanence une centaine d alternants. La formation continue est un vrai engagement auquel participe notre encadrement, mais qui peut aussi nous conduire à financer des formations spécifiques à l étranger, type MBA pour nos ingénieurs. Compte tenu de la spécificité de nos métiers, et pour répondre au besoin d un client, nous avons mis en place une école, l Anta (Académie du nucléaire et des techniques appliquées) à Belley. Au total, nos investissements en formation sont trois fois supérieurs aux obligations légales. Notre croissance est aussi supérieure à la moyenne du secteur. Nous avons la chance de connaître une croissance organique de 5 % à 10 % depuis vingt ans et d être sur un marché porteur. Nos métiers évoluent avec les besoins et les projets de nos clients dans la métallurgie, la chimie, l énergie. Je suis persuadé que cette croissance est générée pour l essentiel par la qualité de nos collaborateurs, formés à la mesure des besoins à venir de l entreprise et de ses clients, et très motivés par notre politique de promotion interne. Sans les hommes, il n y aurait pas d innovation, pas de progrès. C est pourquoi chez GPI, nous concevons la gestion des ressources humaines comme l axe d une spirale vertueuse de croissance profitable à tous.

38 UN RÉSEAU MOBILISÉ AU SERVICE DES COMPÉTENCES ET DE L EMPLOI AGIR POUR L INSERTION DANS L INDUSTRIE, 1 er ACTEUR DE L INSERTION EN FRANCE Créé il y a quatre ans, le fonds de dotation Agir pour l insertion dans l industrie (A2i) a pour vocation de favoriser l insertion des publics éloignés de l emploi dans des métiers industriels. Il remplit trois missions d intérêt général : combattre l exclusion du marché du travail en construisant des parcours vers l emploi ; promouvoir la diversité au sein des entreprises ; contribuer à résoudre les difficultés de recrutement rencontrées par l industrie. À fin 2013, le fonds A2i soutenait 116 actions de terrain, dont 97 portées par des chambres syndicales territoriales de la métallurgie, pour un montant total de plus de 12 millions d euros. Ces actions souvent pluriannuelles doivent, à terme, faciliter l accès à l emploi de près de personnes en difficulté sur le marché du travail. Le fonds A2i appuie trois types d actions : des programmes visant à remettre sur les rails des jeunes décrocheurs de l école ou de l université, pour leur permettre de poursuivre des formations vers les métiers industriels ; des sas d insertion et de préqualification, pour permettre aux jeunes et adultes en difficulté d accéder à des formations qualifiantes et à des emplois dans l industrie ; des mises à disposition de salariés en insertion au sein d entreprises industrielles préalablement à leur recrutement, via des groupements d employeurs pour l insertion et la qualification (GEIQ) ou des entreprises de travail temporaire d insertion (ETTI). LE GEIQ, UN FILET DE SÉCURITÉ POUR L ENTREPRISE, UN TREMPLIN POUR LE DEMANDEUR D EMPLOI Damien de Margon, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE BURACCO Fondée en 1887, Buracco est spécialisée dans la fabrication de vannes industrielles (vannes papillon, clapets anti-retour, robinets vannes). Elle emploie 50 salariés sur son site de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Le GEIQ : une bonne solution Le bassin industriel de Saône-et-Loire est, depuis plusieurs années, confronté à des difficultés de recrutement de main-d œuvre qualifiée. Le GEIQ semblait une bonne solution pour pallier cette pénurie. L idée était d accompagner des personnes éloignées de l emploi ou des chômeurs longue durée dans leurs démarches de retour à l emploi en les formant à nos métiers. Depuis sa mise en place, le GEIQ a signé plus de 200 contrats, et plus de 80 % des personnes accompagnées ont signé un CDI à la sortie. Un tremplin vers l emploi Comme beaucoup de PME, nous ne pesons pas assez lourd pour demander des formations spécifiques aux centres de formation traditionnels, et nous n avons pas la capacité de porter des contrats d apprentissage et de professionnalisation. En recherche d un monteur pour certains produits spécifiques, nous nous sommes tournés vers le GEIQ, qui nous a proposé d intégrer une personne de 47 ans, en chômage longue durée. Motivée pour apprendre un nouveau métier, elle a suivi une formation d un an, dont une partie au sein de Buracco. Au terme de cette période, nous l avons embauchée en CDI. L avantage de ce dispositif, c est son extrême souplesse. Le contrat de travail étant fait par le GEIQ, c est un vrai filet de sécurité pour l entreprise, qui a le temps de se décider, et un tremplin pour le salarié. Même s il n est pas recruté par l entreprise au terme du parcours de formation, il aura retrouvé le chemin du monde du travail et augmenté son employabilité dans des métiers en tension. Une démarche d insertion amenée à se développer J en suis convaincu : d une part, les besoins de l industrie en compétences sont importants ; d autre part, cette structure est en plein essor grâce notamment à l appui signifi catif de l UIMM Saône-et-Loire, qui met à disposition son réseau, son pôle formation et son savoirfaire en matière de communication. La qualité du suivi et des formations mises en place par le GEIQ, bien adaptées à notre secteur, contribue aussi au succès de cette initiative. Aujourd hui, lorsque nous avons un besoin de recrutement, nous nous tournons spontanément vers le GEIQ, car nous sommes certains d accéder à des profi ls motivés et formés. Tout en ayant la satisfaction d offrir une chance à un public qui en a besoin.

39 UIMM RAPPORT ANNUEL UN DISPOSITIF DE COMMUNICATION POUR ATTIRER LES TALENTS Depuis 2010, l UIMM déploie un programme de communication ambitieux dont les objectifs sont doubles : faire évoluer l image de l industrie et renforcer l attractivité de ses métiers pour donner envie aux jeunes, mais pas seulement, de s y intéresser et d aller y travailler ; tout en tenant compte du contexte économique difficile, aider les entreprises industrielles à répondre à l enjeu des compétences auquel elles sont confrontées. FOCUS La Semaine de l industrie en 2013 Pour la troisième année consécutive, l ensemble du réseau des chambres syndicales territoriales s est mobilisé à l occasion de la Semaine de l industrie. RENDEZ-VOUS SUR : ZOOM SUR LE PRO/PULSION TOUR Initié en octobre 2011 par l UIMM en partenariat avec le ministère de l Éducation nationale, le Pro Pulsion Tour a pour objectif de sensibiliser le public aux réalités de l industrie et de ses métiers. Cette expérience ludique et pédagogique a pour ambition de donner envie, aux jeunes en particulier, de s y intéresser. Le dispositif a rencontré un succès important compte tenu de sa nature : 19 % des habitants des villes participant à l évaluation* se sont rendus directement sur le Pro Pulsion Tour ou connaissent une personne qui y a participé (visibilité et «bruit» particulièrement fort) ; 70 % de ceux qui connaissent le dispositif recommanderaient à leur entourage de se tourner vers les métiers de l industrie (86 % pour ceux qui y ont participé personnellement). Parallèlement et fort de ces résultats, le réseau des chambres syndicales a souhaité pouvoir s approprier le dispositif afin de le démultiplier. *Évaluation du Pro Pulsion Tour menée par téléphone auprès d un échantillon représentatif de personnes habitant trois villes (400 personnes interrogées par ville) opérations organisées par les chambres syndicales ou réalisées en partenariat, soit plus de 50 % des événements annoncés par le ministère visiteurs sur le site des industries technologiques au mois de mars et des partenaires : L Étudiant, Melty et Métro en relais avec des articles et des bannières. Les caravanes du Pro Pulsion Tour ont fait escale en région parisienne, dans des établissements scolaires et sur le site de la SNECMA en partenariat avec le GIM. Un espace éphémère dédié aux industries technologiques au cœur de la Cité des sciences, visité par les enfants, les adolescents et leurs parents pendant trois semaines. Les industries technologiques également présentes dans le 1 er train de l industrie et de l innovation, pendant trois semaines et 21 étapes, grâce à la mobilisation des chambres syndicales, des chefs d entreprise et des fédérations associées : GIFAS, CCFA, FIEV et FIM.

40 GOUVERNANCE ET RÉSEAU UN RÉSEAU DE PROXIMITÉ AU SERVICE DES ENTREPRISES La force de l UIMM est de pouvoir s adosser à un réseau territorial et professionnel très structuré. Son maillage permet de répondre de façon fine et sur mesure aux besoins des entreprises et des bassins d emploi. UNE PRÉSENCE ACTIVE DANS LES RÉGIONS L UIMM est représentée par un réseau constitué de 12 chambres syndicales professionnelles en charge des questions techniques et économiques, et 76 chambres syndicales territoriales, réparties dans toutes les régions françaises. Ces structures relaient les actions de l UIMM auprès de ses adhérents. UNE GOUVERNANCE TRANSPARENTE ET EFFICACE La gouvernance de l UIMM est assurée par des instances aux rôles et relations clairement définis : le Conseil, organe de décision qui réunit des industriels de son réseau territorial et professionnel, le Bureau et des commissions qui préparent en amont les décisions du Conseil dans les grands domaines d action de l organisation. Le mode de fonctionnement de l UIMM et ses finances font l objet d une gestion rigoureusement contrôlée : la certification des comptes est inscrite dans ses statuts. Depuis 2008, les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes.

41 UIMM RAPPORT ANNUEL LES INSTANCES NATIONALES L UIMM fédère dans ses organes de direction des industriels et des représentants de son réseau territorial et professionnel. Sa capacité à mobiliser leurs expertises dans un projet commun, piloté et géré de façon structurée et transparente, contribue à asseoir la puissance de l UIMM en tant qu organisation représentative. LE CONSEIL est le principal organe de décision de l UIMM. Ses 98 membres se composent de chefs d entreprise et de présidents des chambres syndicales et fédérations professionnelles ; y participent également le Délégué général et le Secrétaire général. Le Conseil s est réuni 11 fois en LE BUREAU rassemble des personnalités qualifiées de l industrie et des représentants des chambres syndicales territoriales et professionnelles. Il assiste le Président dans la préparation et la mise en œuvre des orientations stratégiques décidées par le Conseil. Présidé par Frédéric Saint-Geours, le Bureau compte 21 membres et s est réuni 11 fois en SIX COMMISSIONS SPÉCIALISÉES assistent, par leurs travaux, le Bureau et le Conseil dans leurs décisions. Les commissions sociales et formation sont également chargées de préparer les négociations avec les partenaires sociaux. En 2013, LA COMMISSION SOCIALE, dans le cadre de la politique conventionnelle de Branche, a travaillé sur des sujets tels que le barème des appointements minimaux garantis des ingénieurs et cadres, la couverture complémentaire des frais de santé, l évolution du dispositif conventionnel, le contrat de génération, les personnes en situation de handicap et l égalité professionnelle. Elle a également contribué à l aboutissement de négociations au niveau interprofessionnel sur les retraites complémentaires, la qualité de vie au travail et la formation professionnelle. LA COMMISSION FORMATION a suivi la mise en œuvre de la politique emploi-formation, notamment la régionalisation des ADEFIM, la mise en œuvre de la nouvelle marque «pôle formation des industries technologiques» et la conduite des chantiers qui structurent la politique «observatoire des métiers et des compétences et observatoire des qualifications». En 2014, la commission formation s attachera à déployer le nouvel accord de branche de la formation professionnelle. LA COMMISSION COMMUNICATION a accueilli de nouveaux membres en 2013 suite à la demande de plusieurs chambres syndicales territoriales de participer à ses travaux. La commission a poursuivi la mise en œuvre du programme de communication «Les industries technologiques, l avenir on y travaille» : une évaluation complète de celui-ci lui a été présentée afin, en tenant compte des résultats d évaluation, d en préparer la deuxième étape, avec comme ambition la recherche d une plus grande visibilité et d une plus forte implication des jeunes. LA COMMISSION TERRITORIALE a accompagné la rationalisation de l organisation dans les territoires. Cette démarche s est concrétisée par des regroupements de structures, le développement de nouveaux services en région, la mutualisation des compétences et la réalisation d études destinées à valider le principe de régionalisation du financement de la formation professionnelle. Ont été accompagnées les politiques de 29 structures autour de 9 projets. LA COMMISSION AUDIT ET FINANCES a vérifié et attesté la conformité des normes de gouvernance et des procédures financières avec les principes éthiques et d organisation établis par les statuts.

42 GOUVERNANCE ET RÉSEAU LE CONSEIL Le Conseil réunit 98 chefs d entreprise, présidents de chambres syndicales et fédérations professionnelles. ARMAND Philippe UIMM Corrèze ARNOULD Jean UIMM Moselle BAILLY Patrick Conseil national des professions de l automobile CNPA BARNIER Christian UIMM Meuse BATAILLE Laurent UIMM Oise BECKER Pierre UIMM Vosges BESNARD Jean-Luc UIMM Périgord BLAIN Patrick Comité des constructeurs français d automobiles - CCFA BLAIS Christian UIMM Côtes-d Armor BLAISE Étienne UIMM Drôme Ardèche BOURRELIER Patrick UIMM Loiret BOURRIER Hervé Fédération française de l acier FFA BOYER Étienne UIMM Doubs de BOYSSON Xavier UIMM Vienne BRASSE Philippe UIMM Région havraise BRETHON Christian UIMM Marne BRUN Philippe UIMM Provence - Alpes BUCHET Christophe UIMM Sarthe CHAM Claude Fédération des industries des équipements pour véhicules FIEV CHASSAGNE Yves UIMM Allier CHATEL Pierre UIMM Haute-Marne CHIVOT Jean-Pierre UIMM Vimeu COUDRON François UIMM Ille-et-Vilaine et Morbihan COURTOT François UIMM Gironde - Landes DAGREGORIO Jean UIMM Yonne DALMASSE Christophe UIMM Rouen - Dieppe DARY Denis UIMM Indre DEJEAN Patrick UIMM Savoie DEMAY Bernadette UIMM Centre et Sud Auvergne DORGE Philippe PSA, personnalité qualifiée DUCROCQ André UIMM Littoral Pas-de-Calais DUPREZ Jérôme UIMM 8002 DUREUX Daniel UIMM Côte-d Or DYÉ Claudine UIMM Finistère ENFRIN Isabelle UIMM Vendée FILLON Daniel UIMM Eure-et-Loir FONTAINE Christian UIMM Cher FRADIN Gilles UIMM Maine-et-Loire FRANÇOIS Pierre-Louis Fédération des industries électriques, électroniques et de communication FIEEC FRANTZ Jérôme Fédération des industries mécaniques FIM GILLIARD François UIMM Vaucluse GODIN Philippe UIMM Charente-Maritime HOUEL Christian UIMM Adour Atlantique JOBARD Georges Personnalité qualifiée JOURDAN Michel UIMM Flandre Maritime KARECKI Joël Cie française Philips, personnalité qualifiée KOHLER Gilles UIMM Belfort-Montbéliard LAHOUD Marwan Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales GIFAS LAUVERGEON Anne Personnalité qualifiée LAUVERGNE Jacques GESIM, personnalité qualifiée LE REUN Patrice UIMM Charente LEGRAND Denis UIMM Cambrésis LEPOTIER Fabrice UIMM Manche LESGARDS Alain UIMM Nièvre LEZER Patrick UIMM Lot-et-Garonne LIBNER Joseph Fédération de la carrosserie - FFC

43 UIMM RAPPORT ANNUEL LUMINET Jean UIMM Midi-Pyrénées MARÇAIS Joël Personnalité qualifiée MARCHIOL Gilbert Personnalité qualifiée MARTIN Luc UIMM Méditerranée Ouest MAUBREY Gérard UIMM Aube MEILLAT Patrick UIMM Haute-Vienne et Creuse MERLIER Serge UIMM Valenciennois MESPLARAU Marc UIMM Adour - Pyrénées MEYER Jean-François UIMM Eure MONNIOT Éric UIMM Loire MULLER Jean-Yves UIMM Calvados NAGY Pascale UIMM Var NÈGRE Louis Fédération des industries ferroviaires FIF NOVELLI Philippe UIMM Loire-Atlantique PARROT Jean-François UIMM Jura PATITUCCI Philippe UIMM Gard - Lozère PATRICE Alain UIMM Touraine PENNEL Patrice UDIMETAL - Nord-Pas-de-Calais Centre PERRIER François UIMM de l Ain PERRIN Philippe UIMM Meurthe-et-Moselle PHILIPPE Daniel UIMM Côte d Azur PICHEREAU Jean-Yves UIMM Mayenne POIMBŒUF Jean-Marie Groupement des industries de construction et d activités navales GICAN POTTIER Daniel UIMM Sambre-Avesnois QUIVOGNE Jean-Luc UIMM Haute-Saône RABOURDIN Jean-Louis UIMM Seine-et-Marne RAUNICHER Jean-Luc CSM Haute-Savoie RAYMOND Antoine UIMM Isère - UDIMEC RENIER Alain UIMM Loir-et-Cher ROBERT-DEHAULT André Les Fondeurs de France ROLLAND Paul Métallurgie rhodanienne ROUGER Yoann UIMM Deux-Sèvres RUSSO Bruno UIMM Alsace SAINT-GEOURS Frédéric UIMM de SAINT-GILLES Jacques UIMM Ardennes SANCHEZ Frédéric Personnalité qualifiée TISSOT-COLLE Catherine Fédération des minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux FEDEM TRUFFIER François UIMM Saône-et-Loire VAN RYSSEL Luc UIMM Orne VENTRE Marc GIM Région parisienne VINET Jean-Paul UIMM Région de Thiers VIVIEN Philippe Personnalité qualifiée

44 GOUVERNANCE ET RÉSEAU LE BUREAU Présidé par Frédéric Saint-Geours, le Bureau de l UIMM réunit 21 personnalités qualifiées de l industrie et des représentants des chambres syndicales territoriales et professionnelles Frédéric Saint-Geours Président de l UIMM 02 Claudine Dyé Directrice générale de CMA, Présidente de l UIMM Finistère 03 Étienne Boyer Président d Altitude, Président de l UIMM Doubs 04 Bruno Russo Président de FELS, Vice-Président de l UIMM Alsace 05 Catherine Tissot-Colle Directrice de la communication et du développement durable d Eramet, Présidente de la FEDEM 06 Laurent Bataille Président-directeur général de Poclain Hydraulics, Président de l UIMM Oise 07 Paul Rolland Président Sté STEEC, Président Métallurgie rhodanienne 08 Luc Van Ryssel Directeur général du groupe Matfer Industrie, Président de l UIMM Orne 09 Jacques de Saint-Gilles Président-directeur général de NPL, Administrateur délégué de l UIMM Ardennes

45 UIMM RAPPORT ANNUEL ABSENTS SUR LES PHOTOS Pierre-Louis François Président du directoire du groupe Atlantic, membre du bureau de la FIEEC Philippe Brun Corporate Vice-président, Human Resources ST Microelectronics Marwan Lahoud Président d EADS, Président du Gifas Alain Patrice Président-directeur général de la holding HAP, Président de l UIMM Touraine André Robert-Dehault Président-directeur général des Aciéries Hachette et Driout, Président d honneur Les Fondeurs de France Vice-Président de l UIMM Haute-Marne Georges Jobard Président du Directoire du groupe Clextral Frédéric Sanchez Président du Directoire de FIVES Anne Lauvergeon 10 Patrick Dejean Directeur général d AGRATI France, Président de l UIMM Savoie 11 Claude Cham Administrateur de Magneto Wheels France, Président de la FIEV 12 Jean-Pierre Fine Secrétaire général de l UIMM 13 Jean-François Pilliard Délégué général de l UIMM 14 Marc Ventre Président du GIM, Directeur général délégué du groupe SAFRAN, en charge des opérations 15 Jerôme Frantz Directeur général de Frantz Électrolyse, Président de la FIM 16 Jean Luminet Consultant Goodrich, Président de l UIMM Midi-Pyrénées

46 GOUVERNANCE ET RÉSEAU 76 CHAMBRES SYNDICALES TERRITORIALES BASSE-NORMANDIE UIMM Calvados Jean-Yves Muller - Président Michèle Grossi - Secrétaire générale UIMM Manche Fabrice Lepotier - Président Isabelle Juillard - Secrétaire générale UIMM Orne Luc Van Ryssel - Président Angel Perea - Secrétaire général HAUTE-NORMANDIE UIMM Eure Jean-François Meyer - Président Jack Lapeyre - Délégué général UIMM Région havraise Philippe Brasse - Président Dominique Blondel - Secrétaire général UIMM Rouen - Dieppe Christophe Dalmasse - Président Muryelle Lebey - Secrétaire générale BRETAGNE UIMM Côtes-d Armor Christian Blais - Président Emmanuel Mégret - Secrétaire général UIMM Finistère Claudine Dyé - Présidente René Talarmin - Secrétaire général UIMM Ille-et-Vilaine - Morbihan François Coudron - Président Mathieu Peraud - Délégué général CENTRE UIMM Cher Christian Fontaine - Président Régis Bonraisin - Secrétaire général UIMM Eure-et-Loir Daniel Fillon - Président Ronan Thos - Délégué général UIMM Indre Denis Dary - Président Alexandre Pennazio - Secrétaire général UIMM Loiret Patrick Bourrelier - Président Marc Rousseau - Secrétaire général UIMM Loir-et-Cher Alain Renier - Président Gilles Astolfi - Délégué général UIMM Touraine Alain Patrice - Président Marc Rousseau - Secrétaire général PAYS DE LA LOIRE UIMM Loire-Atlantique Philippe Novelli - Président Hervé Thomas - Secrétaire général UIMM Maine-et-Loire Gilles Fradin - Président Olivier Jeanneau - Délégué général UIMM Mayenne Jean-Yves Pichereau - Président Françoise Auvinet-Foret - Déléguée générale UIMM Sarthe Christophe Buchet - Président Jean-Claude Pasteau - Délégué général UIMM Vendée Isabelle Enfrin - Présidente Jean-Noël Naulleau - Secrétaire général AQUITAINE UIMM Adour - Atlantique Christian Houel - Président Joëlle Schallier - Secrétaire générale UIMM Gironde - Landes François Courtot - Président Xavier Esturgie - Délégué général UIMM Lot-et-Garonne Patrick Lezer - Président Jean-Pierre Laffore - Secrétaire général UIMM Périgord Jean-Luc Besnard - Président François Gaillard - Secrétaire général LIMOUSIN UIMM Corrèze Philippe Armand - Président Hubert Mariaux - Secrétaire général UIMM Haute-Vienne et Creuse Patrick Meillat - Président Delphine Martin - Secrétaire générale MIDI-PYRÉNÉES UIMM Adour - Pyrénées Marc Mesplarau - Président Catherine Bourgeois - Secrétaire générale UIMM Midi-Pyrénées Jean Luminet - Président Frédérique Jézégabel - Déléguée générale POITOU-CHARENTES UIMM Charente Patrice Le Reun - Président Véronique Brouillet - Déléguée générale UIMM Charente-Maritime Philippe Godin - Président Nicolas Tronel - Secrétaire général UIMM Deux-Sèvres Yoann Rouger - Président Marie-Odile Olivier - Secrétaire générale UIMM Vienne Xavier de Boysson - Président Marie-Christine Bolinches - Déléguée générale

47 UIMM RAPPORT ANNUEL ALSACE UIMM Alsace Henry Baumert - Président Yves Lemaître - Délégué général BOURGOGNE UIMM Côte-d Or Daniel Dureux - Président Véronique Guillon - Secrétaire générale UIMM Nièvre Alain Lesgards - Président Claude Vaucouloux - Secrétaire général UIMM Saône-et-Loire François Truffier - Président Isabelle Laugerette - Secrétaire générale UIMM Yonne Jean Dagregorio - Président Claude Vaucouloux - Secrétaire général CHAMPAGNE-ARDENNE UIMM Ardennes Jacques de Saint-Gilles - Administrateur délégué Lionel Vuibert - Secrétaire général UIMM Aube Gérard Maubrey - Président Jean-Marc Testot - Secrétaire général UIMM Haute-Marne Pierre Chatel - Président Jean-Marc Testot - Secrétaire général UIMM Marne Christian Brethon - Président Lionel Vuibert - Secrétaire général FRANCHE-COMTÉ UIMM Belfort - Montbéliard Gilles Kohler - Président Henri Venet - Secrétaire général UIMM Doubs Étienne Boyer - Président Henri Venet - Secrétaire général UIMM Haute-Saône Jean-Luc Quivogne - Président Henri Venet - Secrétaire général UIMM Jura Jean-François Parrot - Président Henri Venet - Secrétaire général ÎLE-DE-FRANCE GIM Région parisienne Marc Ventre - Président Yves Laqueille - Directeur général UIMM Seine-et-Marne Jean-Louis Rabourdin - Président Gilbert Gotmann - Délégué général LORRAINE UIMM Meurthe-et-Moselle Philippe Perrin - Président Gérard Léoutre - Délégué général UIMM Meuse Christian Barnier - Président Jérôme Cornevin - Secrétaire général UIMM Moselle Jean Arnould - Président Nicolas Le Riche - Délégué général UIMM Vosges Pierre Becker - Président Nicolas Le Riche - Délégué général NORD PAS-DE-CALAIS UIMM Cambrésis Denis Legrand - Président Christelle Chambeurland - Secrétaire générale UIMM Flandre Maritime Michel Jourdan - Président Joëlle Burggraeve - Déléguée générale UIMM UDIMETAL NPC Centre Patrice Pennel - Président François Hoizey - Directeur général UIMM Littoral - Pas-de-Calais André Ducrocq - Président Patrick Gheerardyn - Secrétaire général UIMM Sambre - Avesnois Daniel Pottier - Président François Catry - Secrétaire général UIMM Valenciennois Serge Merlier - Président Virginie Brunat - Secrétaire générale PICARDIE UIMM Jérôme Duprez - Président Fabrice Grelier - Secrétaire général UIMM Oise Laurent Bataille - Président Christophe Heymes - Secrétaire général UIMM Vimeu Jean-Pierre Chivot - Président Stanislas Rénahy - Secrétaire général AUVERGNE UIMM Allier Yves Chassagne - Président UIMM Centre et Sud-Auvergne Bernadette Demay - Présidente Auvergne UIMM Région de Thiers Jean-Paul Vinet - Président LANGUEDOC-ROUSSILLON UIMM Gard - Lozère Philippe Patitucci - Président Christophe Meyruey - Secrétaire général UIMM Méditerranée-Ouest Luc Martin - Président Christophe Meyruey - Secrétaire général PROVENCE-ALPES-CÔTE D AZUR UIMM Côte d Azur Daniel Philippe - Président Marc Ugolini - Secrétaire général UIMM Provence Alpes Philippe Brun - Président Serge Bornarel - Délégué général UIMM Var Pascale Nagy - Présidente Jean-Daniel Gouin - Secrétaire général UIMM Vaucluse François Gilliard - Président Catherine Bézard - Secrétaire générale RHÔNE-ALPES CSM Haute-Savoie Jean-Luc Raunicher - Président Patrick Lucotte - Délégué général Métallurgie rhodanienne Paul Rolland - Président Loïk Viaouet - Secrétaire général UIMM de l Ain François Perrier - Président Marie-Hélène Lebranchu - Secrétaire générale UIMM Drôme - Ardèche Étienne Blaise - Président François Prud homme - Secrétaire général UIMM Isère - UDIMEC Antoine Raymond - Président Thierry Uring - Délégué général UIMM Loire Éric Monniot - Président Daniel Roché - Secrétaire général UIMM Savoie Patrick Dejean - Président Pierre Epitalon - Secrétaire général

48 GOUVERNANCE ET RÉSEAU 12 CHAMBRES SYNDICALES PROFESSIONNELLES Les Fondeurs de France Nicolas Grosdidier 8 Président Jean-Luc Brillanceau 8 Directeur général CCFA Comité des constructeurs français d automobiles Patrick Blain 8 Président CNPA Conseil national des professions de l automobile Patrick Bailly 8 Président Xavier Horent 8 Délégué général FEDEM Fédération des minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux Catherine Tissot-Colle 8 Présidente Claire de Langeron 8 Déléguée générale FFA Fédération française de l acier Philippe Darmayan 8 Président Bernard Creton 8 Délégué général FFC Fédération française de la carrosserie Joseph Libner 8 Président Christian Réguis 8 Secrétaire général FIEEC Fédération des industries électriques, électroniques et de communication Pierre-Louis François 8 Membre du Bureau Éric Jourde 8 Délégué général FIEV Fédération des industries des équipements pour véhicules Claude Cham 8 Président Arnaud de David-Beauregard 8 Vice-Président FIF Fédération des industries ferroviaires Louis Nègre 8 Président Jean-Pierre Audoux 8 Délégué général FIM Fédération des industries mécaniques Jérôme Frantz 8 Président Michel Athimon 8 Directeur général GICAN Groupement des industries de construction et d activités navales Jean-Marie Poimbœuf 8 Président Fabrice Théobald 8 Délégué général GIFAS Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales Marwan Lahoud 8 Président Pierre Bourlot 8 Délégué général

49 Conception et réalisation : - Rédaction : Ghislaine Destruhaut-Ricard. Crédits photo : Remy Gabalda / AFP, Medtech, Ermo, Francois Henry / Alstom / REA, Jean Chiscano, Jean-Christophe Verhaegen / AFP, Christian Charisius / Reuters, Lydie Lecarpentier, Echo / Getty Images / Cultura RF, Amriphoto, Robert Pratta, Gilles Rolle, Fuse.

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