Web 2.0 en entreprise, quelles réalités?

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1 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Web 2.0 en entreprise, quelles réalités? PAGE 6 ITIL et ISO20000 PAGE 20 Logiciel libre PAGE 28 Bimestriel - janvier/février n 65 Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques PAGE 33 Une approche structurée de la certification du réseau PAGE 45

2 ZOOM OUTSOURCING L AVIS DES DIRECTIONS INFORMATIQUES Ministère des Finances Direction Générale des Impôts Nadine Chauvière Sous-Directrice des SI de la DGI «Les solutions d Application Intelligence CAST nous aident à obtenir une meilleure visibilité de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composés d indicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les équipes et avec nos maîtrises d ouvrage.» Groupe SFR Cegetel Eric Eteve Directeur Informatique Centre Ingénierie Mobilité «La solution CAST de gestion de la soustraitance est un élément clé dans le système de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constaté une attention plus particulière apportée par les SSII à la qualité des livrables et à la fiabilité des chiffrages depuis qu ils savent que nous pouvons facilement les auditer» Framatome - Groupe AREVA Michel Fondeviole DSI de Framatome-ANP «CAST fournit des critères objectifs d appréciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs nécessaires au suivi de l évolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrès partagé.» EN SAVOIR PLUS Demandez le Livre Blanc rédigé par le Gartner Group et CAST sur ce thème : «Information Series on Application Management» : Découvrez l expérience de plusieurs sociétés utilisatrices de solutions d Application Intelligence :

3 La maîtrise des applications et des prestataires dans une opération d outsourcing De la valeur ajoutée de l Application Intelligence pour piloter efficacement un parc applicatif sous-traité Les entreprises, devenues plus mûres vis-à-vis de l outsourcing, sont désormais capables d opérer des externalisations plus stratégiques. On l a récemment observé dans l automobile avec Renault ou dans la grande distribution avec Carrefour. Dans l externalisation des applications métier, c est surtout la volonté d accroître l efficacité opérationnelle de l informatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service à valeur ajoutée aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perpétuelle évolution. Comme dans n importe quelle opération d outsourcing, le contrat liant le fournisseur est capital, en particulier les SLAs. Néanmoins, les applications métier étant par nature soumises à de fréquents changements en cours de contrat, les seuls SLAs se révèlent vite insuffisants pour garantir la qualité de service et éviter les dérives de coûts. C est là que le bât blesse : l externalisation des applications métier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par conséquent critique. Vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrôle de la qualité de service et éviter les dépendances par nature dangereuses. L externalisation réussie d applications métier est donc le fruit d une vision anticipatrice partagée avec le prestataire. Sont ainsi apparues des solutions dites d Application Intelligence, basées sur une technologie avancée d analyse de code source. En fournissant des indicateurs techniques aux donneurs d ordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-traité en temps réel, tant en terme de qualité, que de maintenabilité et de coût. Résultat : le donneur d ordre conserve la maîtrise intellectuelle de ses applications métier et le contrôle de la relation avec son sous-traitant. La valeur ajoutée de ce type de solutions d Application Intelligence est visible à chaque étape d une opération d outsourcing, comme décrit ci-après. Recette technique Fin de contrat Cycle de vie d'une opération d'outsourcing Contrôle des coûts Appels d'offres Suivi de projet Audit de l existant et préparation des appels d offres Déterminer les caractéristiques techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter Disposer d informations de référence pour évaluer les propositions des sous-traitants Obtenir une image à l instant t des applications pour permettre un suivi dans le temps Transfert de connaissances Transfert vers le prestataire Réduire la phase d acquisition de la connaissance pour entreprendre plus vite des tâches productives Diminuer le coût lié à la production d une documentation exploitable et maintenable par le prestataire Contrôle de la qualité et des coûts en cours de projet Suivre l évolution de la maintenabilité et de la qualité pour éviter toute dérive Etre capable de valider la quantité et la qualité du travail facturé Etre en mesure de challenger le sous-traitant lors des négociations d avenants Industrialiser les recettes techniques Renouvellement de contrat, transfert ou ré-internalisation Déterminer et qualifier les écarts entre la prestation prévue et les livrables recettés Disposer des informations techniques caractéristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation Le leader mondial de ce type de solutions est d ailleurs un éditeur français, CAST. Reconnu par les analystes informatiques comme précurseur du marché, CAST compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme d Application Intelligence dans le monde. Publi-Reportage

4 Edito édito LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE L année qui s annonce pourrait bien voir la collaboration des travailleurs de l information occuper le devant de la scène. Derrière le buzz marketing du web 2.0 existe en effet une réalité palpable dont les entreprises prennent conscience et dont les premiers échos nous parviennent depuis quelques mois au travers de la presse. Fait notable, ce n est pas cette fois l entreprise qui a essaimé ses pratiques auprès du grand public mais bien l inverse. Les outils et les pratiques du web 2.0 pénètrent souvent les entreprises par l intermédiaire d individualités qui les ont expérimentés avec enthousiasme dans la sphère publique. Tout le problème est sans doute là, car les instances dirigeantes de ces mêmes entreprises, à supposer qu elles en connaissent l existence, peinent à imaginer que le web 2.0 possède un intérêt pratique pour leur coeur de métier. Et pourtant, dans une société du service et de la connaissance, le web 2.0 qui consiste à fournir une plate-forme réseau distribuée comme support d une collaboration dont l objectif est la création pourrait apparaître comme un élément incontournable. Or, un autre modèle existe dont on vante depuis longtemps les mérites aux Directions des Systèmes d Information : l architecture orientée service. Pour notre malheur, les tenants de chaque camp raillent les choix de l autre. Les uns considèrent que le web 2.0 est une technologie gadget. Les autres se demandent si le «mammouth SOA» accouchera jamais d autre chose que d une souris. Les deux approches bien plus qu antagonistes sont surtout complémentaires. Le SOA voit la composition et l agrégation de multiples services comme l une des sources de valeur ajoutée du système d informations. Malheureusement, il souffre aujourd hui d un degré de complexité sans cesse croissant, auquel les intérêts personnels de quelques grands cabinets de consultants et d éditeurs ne sont sans doute pas tout à fait étrangers. Le web 2.0, quant à lui, parie sur la dimension sociétale populiste diront certains. L aspect informel des liens qui s établissent par son intermédiaire et la remise en cause d un mode de communication unidirectionnel cher à certains manageurs excite les craintes à son égard. On ne peut que regretter de voir ainsi opposées deux approches génétiquement proches de par les technologies qui les sous-tendent. Cet antagonisme est d autant plus regrettable qu elles visent toutes deux des buts similaires et constituent de puissants facteurs de flexibilité, d adaptabilité et de réactivité de l entreprise à son environnement. Jean-Pierre FORESTIER Rédacteur en Chef Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : http ://www.it-expertise.com Rédacteur en chef Jean-Pierre Forestier Directeur de publication Aurélie Magniez Abonnements/Publicité Conception Graphique C. Grande Imprimeur Moutot Imprimeurs Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P & C France, sarl de presse au capital de ,61. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Prix pour 6 numéros (1 an) France ; U.E. : 89 TTC Dom TOM, Autres Pays : 128 TTC Un bulletin d abonnement se trouve en page 41/42 de ce numéro. Vous pouvez vous abonner sur Abonnements/Default.aspx ou nous écrire à 4 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

5 IT-expert n 65 - janvier/février 2007 Sommaire Dossier Web 2.0 en entreprise, quelles réalités? La mode du «2.0» frappe depuis quelques mois l ensemble des acteurs de l internet. Derrière l incontournable buzz marketing, cette appellation mise à toutes les sauces dénote une réelle évolution des pratiques du travail collaboratif et une mutation de l internet qui tend à devenir une véritable plate-forme informatique dont les Directions des Systèmes d Information peuvent habilement tirer partie tant dans leur fonctionnement interne que dans leurs relations avec leurs clients. Technique ITIL et ISO20000 Né en Grande-Bretagne à la fin des années 80, l Information Technology Infrastructure Library (ITIL) a su fédérer en France des adeptes autour de ses concepts de bonnes pratiques pour la gestion des centres informatiques. Depuis 2 ans, et la consécration apportée par la norme ISO 20000, ITIL connaît un véritable regain. Notre article examine les relations entre le standard et la norme. Actualités Internationales Actualités internationales et annonces produits chez les éditeurs Quoi de Neuf Docteur? Logiciel libre : Qu exiger de son prestataire informatique? Comment pallier l absence de garantie? Plus personne ne conteste la légitimité des logiciels libres dans le monde de l entreprise. Il reste qu en l absence d un éditeur classique, l utilisation de ces logiciels nécessite une approche spécifique en particulier pour les multiples aspects juridiques inhérents à leur développement et à leur utilisation. Comment ça Marche? Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques Les wikis sont l outil phare du travail collaboratif sur internet. Cet article nous propose d examiner les différents aspects fonctionnels et techniques qui les caractérisent et montre comment leur adaptation aux besoins spécifiques des entreprises peut en faire de formidables outils de collaboration. Fenêtre sur cour Interview de Monsieur Kabla, DSI de Dassault Systèmes Ventes France Hervé Kabla, Directeur du Système d Information commercial chez Dassault Systèmes évoque la mise en oeuvre d un outil de Social Computing au sein de sa division, des freins à son adoption et des projets qu il nourrit pour son évolution. Livres Microsoft SharePoint : Building Office 2007 Solutions in C# 2005 et Gestion stratégique des systèmes d information sont les ouvrages que nous vous recommandons ce mois-ci. Rubrique à brac Une approche structurée de la certification du réseau : l audit automatique du réseau et la validation des changements des configurations La vérification de la configuration des équipements réseaux peut rapidement virer au cassetête, tant les imbrications sont nombreuses et les détails importants. Ceci explique sans doute l intérêt que portent les entreprises aux audits automatiques de configuration et surtout à la validation des modifications apportées à celle-ci. Cet article fait le point sur les bénéfices attendus d un tel audit ainsi que sur la démarche à adopter. IT-expert n 65 - janvier/février

6 Dossier & Interviews Web 2.0 en entreprise, quelles réalités? 6 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

7 Depuis quelques mois, c est la déferlante du «2.0» : web 2.0, entreprise 2.0, office 2.0, intranet 2.0 Ce qualificatif de «2.0», initialement associé au web, a été inventé en 2004 par Dale Dougherty de la société O Reilly Media lors d un brainstorming avec Craig Cline de MediaLive pour développer des idées pour une conférence conjointe. Il s agissait de désigner ce qui était perçu comme une transition importante du Web, passant d une collection de sites à une plateforme informatique à part entière, fournissant de véritables applications aux utilisateurs (définition du Web 2.0 fournie par Wikipédia). Depuis, le terme de web 2.0 a largement été repris par les médias mais également par les acteurs euxmêmes de ce nouveau marché vu par beaucoup comme le nouvel eldorado de l Internet. Il ne se passe d ailleurs pas un jour sans que l on annonce la sortie, en version bêta, d un nouveau service se réclamant du web 2.0. L annuaire spécialisé Go2Web20.net en dénombre plus de 760. Figure 1 Go2web20.net, un annuaire des services du Web 2.0 IT-expert n 65 - janvier/février

8 S il s agit en partie d un effet de mode, force est de constater que les usages de ces nouveaux services et la nouvelle attitude des utilisateurs qu ils engendrent sont bien réels et sont en train de bouleverser durablement le web. Concept marketing autant que renouvellement technique, le web 2.0 préfigure un bouleversement majeur du web : son utilisation comme une plateforme à part entière! Mais le web 2.0, ce n est pas simplement un habillage marketing ou des nouvelles technologies, c est également une attitude, une nouvelle culture, celle de la participation. Les internautes se sont rapidement appropriés l ensemble des nouveaux moyens mis à leur disposition par ces modèles émergents pour publier, échanger et partager l information. Et il y a aujourd hui une véritable effervescence autour de nouveaux outils et de nouveaux usages sur le web comme les blogs, les wikis, les réseaux sociaux, le social bookmarking, les folksonomies Cette nouvelle approche du web, combinée à la consumérisation 1 du système d information, est susceptible de remettre profondément en cause les applications professionnelles et les modes de fonctionnements au sein même de l entreprise. Mais quel en sera l impact? Est-ce que le web 2.0 possède aujourd hui des applications en entreprise? Est-ce que cela fonctionne? Que faut-il faire aujourd hui, attendre ou y aller? Avant de répondre à ces questions, nous allons tout d abord étudier de manière plus approfondie le web 2.0. Qu est-ce que le «web 2.0»? Sujet de controverses, de disputes, d agitations et d échanges passionnels et passionnants, le web 2.0 ne possède pas une définition unique. D ailleurs, les inventeurs de ce terme ont préféré fournir des exemples plutôt qu une définition précise. En comparant des services bien connus du web «classique» avec leurs homologues jugés être du web 2.0, Dale Dougherty et Craig Cline ont voulu caractériser au travers de cas concrets la naissance d une nouvelle génération de services résultant de la conjonction de trois phénomènes. Le premier de ces phénomènes est l arrivée de nouvelles innovations technologiques modifiant en profondeur notre utilisation du web, de ses services et de l information disponible : technologies de syndication de contenus ; API ouvertes ; technologies AJAX permettant la réalisation d interfaces riches ; systèmes de gestion de bases de données robustes ; Le second phénomène a trait à l adoption progressive d un nouveau modèle social de participation et de contribution des internautes. Le cœur du web s est déplacé en quelque sorte à sa périphérie, c est-à-dire vers ses utilisateurs. Ces derniers peuvent désormais interagir plus facilement entre eux créant ainsi de nombreux liens sociaux contribuant à la création d une véritable intelligence collective. Les internautes peuvent également interagir directement avec l information de manière beaucoup plus libre. Enfin, le troisième phénomène qui façonne le web 2.0 repose sur une nouvelle approche de valorisation économique des services disponibles sur Internet : publicité contextuelle ; marchés unitaires et non de masse ; place centrale des données dans le modèle économique ; version bêta permanente ; Pour définir de manière plus précise le Web 2.0, une cartographie a été réalisée pour mettre en avant ses caractéristiques essentielles : une dimension sociale plus marquée, une plus grande ouverture et une plus grande transparence, une approche décentralisée, des technologies simples et légères DoubleClick Ofoto Akamai mp3.com Britannica Online Sites Personnels evite Spéculation sur les noms de domaine Pages vues "Sreen scraping" Publication Système de gestion de contenus Arborescence (taxonomie) Rigidité du contenu > > > > > > > > > > > > > > Google AdSense Flickr BitTorrent Napster Wikipedia Blogs upcoming.org and EVDB Optimisation pour les moteurs de recherche Coût par clic Services web Participation Wikis Tagging (folksonomie) Syndication Figure 2 Comparaison de services du Web 1.0 et du Web Source : O Reilly 1 - Il s agit d un terme désignant la tendance actuelle des entreprises et de leurs systèmes d informations à adopter les technologies, les outils et les usages développés au travers d Internet dans le domaine du grand public. 8 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

9 Le web 2.0 met l utilisateur au cœur de son fonctionnement Les services du web 2.0 reposent sur la volonté des utilisateurs à être des acteurs/contributeurs en leur permettant de générer des contenus, à l image de Wikipedia et de ses nombreux articles, ainsi que des métadonnées associés à ces contenus grâce par exemple à des services comme Del.icio.us. ou Furl qui permettent aux utilisateurs d ajouter des métadonnées au-dessus de données issues des pages web. En version bêta de manière permanente, les services du web 2.0 sont développés par des sociétés qui placent la participation des utilisateurs au cœur de leur processus de définition et de conception de leurs services. Les utilisateurs, qui peuvent tester en temps réel les nouveautés apportées, deviennent alors de véritables codéveloppeurs. Enfin, l utilisateur et ses besoins étant au centre, la cible n est plus un marché de masse indifférencié mais bel et bien un marché «unitaire» que les Anglo-Saxons nomment le «Long Tail». Le web 2.0 est ouvert Processus transparents, API publiques, logiciels et contenus en code source ouvert, telle est la nouvelle philosophie de conception et d utilisation des services disponibles sur le web 2.0. Del.icio.us, Google Maps ou bien encore Flickr ont par exemple ouvert leurs API pour permettre une utilisation à très grande échelle de leurs services facilitant ainsi leur intégration avec d autres sources d informations pour créer de nouvelles applications. Si l ouverture est une réalité au niveau technique, elle l est aussi en ce qui concerne les contenus notamment avec le succès grandissant des licences de type Creative Commons qui permettent la réutilisation de contenus tout en respectant la propriété intellectuelle. Le développement des technologies de syndication, et plus particulièrement RSS, contribue également à cette ouverture des contenus. Le web 2.0 est décentralisé La décentralisation est également au cœur du Web 2.0. Del.icio.us en est un bel exemple. En effet, chaque utilisateur, en créant et en organisant ses propres bookmarks, contribue à la création et l organisation d un bookmark global qui n est rien d autre que l agrégation des bookmarks individuels. C est le principe même des folksonomies, système d organisation des contenus et piliers du web 2.0 que nous étudierons plus en détail par la suite. Cette logique de décentralisation et de distribution se retrouve également dans la notion de mashups, c est-à-dire d applications composites qui reposent sur l agrégation de contenus provenant de différentes sources d informations. Ces applications sont rendues possibles grâce notamment à la notion d ouverture des API et de syndication des contenus. Le web 2.0 utilise des technologies simples et légères Enfin, le web 2.0 repose sur l utilisation de technologies dites légères comme par exemple AJAX, REST, ou RSS. Même si ces technologies sont plus lourdes que le simple HTML, elles restent beaucoup plus légères que des Applets ou des contrôles ActiveX. WEB 2.0, ENTREPRISE 2.0, OFFICE 2.0, quelles différences? Alors que le terme Entreprise 2.0 a été créé pour décrire l utilisation et l adaptation du web 2.0 dans le contexte de l entreprise, Office 2.0 a trait à l utilisation d outils bureautiques en ligne, c est-à-dire portés sur le réseau. Initialement conçu pour être installés et utilisés sur un poste utilisateur, les outils bureautiques comme les traitements de texte, les tableurs, les outils de présentation sont désormais accessibles sur le web sans avoir à installer un logiciel quelconque. C est aujourd hui le courant du web 2.0 qui connaît le plus fort engouement. Il est même devenu la vitrine du web 2.0 pour illustrer le concept du web utilisé comme plateforme grâce aux nouvelles interfaces riches reposant sur les technologies AJAX. Certains experts soutiennent que les services de l Office 2.0 remplaceront progressivement les applications de bureau traditionnelles. Parmi les outils de l Office 2.0 les plus connus ou les plus prometteurs, on peut citer : Google Docs & Spreadsheets, Gmail, Foldera, System One, Koral, Zoho, Vyew. Au final, le web 2.0 est une réelle évolution par rapport aux services qui étaient, et qui sont encore, disponibles sur Internet. Mais le web 2.0 n est pas une révolution, c est simplement un retour aux principes essentiels qui ont guidé le web lors de son introduction au début des années 1990, c est-à-dire un réseau universel pour le partage, la mise à disposition de l information, la construction collective de la connaissance, etc. Ce retour aux sources a été rendu possible grâce à l arrivée de nouveaux outils et à l évolution de ceux déjà existants pour donner naissance à des «outils sociaux». freedom structured brwoser-based Office 2.0 participation predefined Web 2.0 Enterprise 2.0 social collaboration and knowledge management emergent Figure 3 Comparaison Entreprise 2.0, Web 2.0 et Office 2.0 Source : Dion Hinchcliffe IT-expert n 65 - janvier/février

10 Flickr, del.icio.us : tagging plutôt que taxonomie PageRank, Reputation sur ebay, Amazon reviewers : l'utilisateur en tant que contributeur Blogs : participation plutôt que publication BitTorrent : Décentralisation radicale Gmail, Google Maps et AJAX : "experience utilisateur" riche Google Adsense : Self-service pour les clients permettant le Long Tail Wikipedia : Confiance radicale Une attitude plutôt qu'une technologie Long Tail Les données au coeur des nouveaux modèles Positionnement stratégique : Le web en tant qu'infrastructure Place de l'utilistateur : Vous contrôlez vos propres données et informations Compétences : Des services, plutôt que des logiciels packagés Architecture de participation Montée en charge pour des coûts raisonnables Sources d'informations pouvant être réutilisées de manière combinée - Transformation des données Des logiciels qui peuvent s'adapter à plusieurs systèmes Exploitation de l'intelligence collective Ayez confiance en vos utilisateurs Le web en tant que composants Une "expérience utilisateur" riche Piratage Comportement des utilisateurs : émergent plutôt que prédeterminé Plus les logiciels sont utilisés meilleurs ils sont La bêta permanente Le droit de réutiliser et de combiner "certains droits réservés" Figure 4 Cartographie du Web Source : O Reilly Ces «outils sociaux», que l on appelle plus fréquemment outils de social computing, permettent aux individus d interagir avec les informations disponibles sur le web de manière social, c est-à-dire en facilitant la création de liens sociaux entre les individus et en favorisant la collaboration (figure 5). La liste des outils de social computing disponibles est longue. Individus Lecture Ecriture Intelligence collective Outils de e social l computing Web Figure 5 Une vision simplifiée du Web 2.0 Source : Dion Hinchcliffe avec adaptation Cependant, il est possible d identifier différents types d outils comme le montre le tableau suivant, adapté des travaux de Forrester Research. Bien évidemment tous ces outils ou technologies ne sont pas aujourd hui au même stade de maturité tant au niveau technique qu au niveau de leur appropriation ou de leurs usages. De ce fait, ils n ont pas tous les mêmes probabilités d être utilisés en entreprise ; et ce, d autant plus que le contexte de l entreprise diffère radicalement de celui du domaine grand public, notamment en ce qui concerne la culture du partage et les règles de gestion de l information Cependant, malgré les barrières réelles qui peuvent s opposer à l introduction du web 2.0 au sein de l entreprise, plusieurs organisations ont franchi le pas et ont su trouver de vrai cas d application de certains outils du web 2.0. Nous allons donc nous limiter, parmi l ensemble des outils précédemment cités, à ceux ayant fait l objet de mises en place ou ayant la plus forte probabilité d être utilisés largement en entreprise : les blogs ; les wikis ; les flux RSS et les folksonomies. 10 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

11 Technologie/ Notions du web 2.0 Réseaux sociaux RSS Exemples Les blogs Qu est ce qu un Blog? Un blog est un site Web personnel composé essentiellement d actualités, appelé «posts» ou «billets», publiées au fil de l eau et apparaissant selon un ordre ante-chronologique, ordonnées par catégories et susceptibles d être commentées par les lecteurs et le plus souvent enrichies de liens externes. Outils open source Blogs Moteurs de recherche Sites de recommandations Réseaux P2P de partage de fichiers Figure 6 - Un blog externe de General Motors Sites de commerce C2C Sites de comparaison Podcasts Wikis Le succès retentissant des blogs sur le web peut s expliquer en partie par leur extrême simplicité d utilisation et de déploiement. Les blogs permettent à tout un chacun de publier du contenu. Nul besoin d être un spécialiste des technologies, la création et la publication du contenu est aujourd hui à la portée de n importe quel utilisateur, ou presque, et peut ainsi être décentralisé. Les interfaces utilisateurs sont de plus en plus simples et ergonomiques : il n y a plus vraiment de barrières technologiques à la création et la dissémination de l information. Seule subsiste une barrière psychologique qui est malheureusement la plus difficile à lever. Les blogs offrent la possibilité aux visiteurs d ajouter leurs commentaires. Ces commentaires permettent d enrichir le contenu, et le système n est plus statique mais devient vivant. Ceci permet aux auteurs d avoir un retour sur leur contenu et de tisser des liens avec leur lectorat. Ce croisement de divers points de vue permet une validation du contenu ce qui va lui donner plus de valeur et surtout une dimension collective. Tagging Panorama des outils du web Source : Forrester Research De plus une des spécificités de ce système est qu il favorise le maillage avec d autres blogs grâce aux mécanismes de trackback, blogroll et création de liens. Ce caractère profondément social est une raison supplémentaire de l engouement des blogs. IT-expert n 65 - janvier/février

12 Enfin, le dernier élément à l origine du succès des blogs, et non des moindres, concerne le format de diffusion de l information RSS. Usages des blogs en entreprise Pour l heure, les blogs restent essentiellement cantonnés dans une utilisation grand public. Mais cette tendance à la «professionnalisation» des usages, initiés par certaines entreprises pionnières, semble se confirmer par certains éditeurs d outils de blogs qui proposent désormais des modules orientés entreprise : gestion avancée des s, gestion de projet, etc. Il existe potentiellement de très nombreuses applications possibles pour les blogs en entreprise. Cependant, nous pouvons identifier cinq domaines qui semblent intéresser tout particulièrement les entreprises : la communication, le management de projet, la gestion des connaissances, la veille et enfin les ressources humaines. Communication L utilisation des blogs, et du format RSS, comme supports et catalyseurs de la communication des entreprises reposent sur deux stratégies. La première stratégie consiste à tirer partie du format RSS pour diffuser directement l information auprès des clients, des fournisseurs, des partenaires et plus spécifiquement des journalistes, évitant ainsi à l entreprise d avoir recours systématiquement à la diffusion d un communiqué de presse. La seconde stratégie repose sur une utilisation marketing des blogs basée sur la proximité avec les clients ou les prospects. En effet, les blogs permettent de diffuser de l information d une manière plus personnelle et moins institutionnelle dans la mesure où le ou les auteurs peuvent être parfaitement identifiés. Par ailleurs, la possibilité d ajouter des commentaires aux informations diffusées confère aux blogs, et donc aux entreprises qui les utilisent, une image de transparence, propice au développement d un sentiment de proximité et de confiance chez les utilisateurs. Une telle stratégie place les blogs comme outils privilégiés de gestion de la relation client. C est ainsi que le site marchand Photoways utilise un blog pour tisser des liens étroits avec ses clients et créer ainsi une communauté autour de ses services. D autres entreprises ont opté pour la mise à disposition de blogs auprès de leurs collaborateurs de manière à ce qu ils puissent bloguer librement sur leur entreprise. Microsoft, Macromedia ou encore Sun offrent ainsi à leurs collaborateurs la possibilité de tenir leur propre blog, de manière à mettre en relation les utilisateurs des produits de l entreprise avec ceux qui les développent. Ces blogs rencontrent un véritable succès et cette approche originale de la communication semble être efficace et avoir des retombées positives sur l image de marque. Mais attention, avant de s engager dans cette voie, il est impératif de prendre quelques précautions, notamment en établissant une sorte de charte de bonne conduite à l attention des futurs blogueurs. Sans objectifs, orientations, périmètre et règles clairement définis, les contenus véhiculés par ces blogs pourraient très vite devenir incontrôlables et finalement préjudiciables pour l entreprise. Le blog est un outil de communication à double tranchant! Management de projet Dans la plupart des organisations, la diffusion de documents auprès de l ensemble des membres d un projet s effectue très souvent via le système de messagerie électronique. Ce mode de diffusion de l information s est aujourd hui banalisé, pourtant il présente de nombreux problèmes : le même message doit être systématiquement envoyé à l ensemble des membres de l équipe ; les réactions et commentaires doivent également être renvoyés à l ensemble de l équipe projet ; les messages relatifs au projet se trouvent noyés dans la masse souvent croissante d s reçus ; la modification et la gestion des différentes versions des documents sont très complexes. L utilisation d un blog pour diffuser l information relative à la vie d un projet permet de pallier ces problèmes. L information est publiée de manière centralisée sur le blog et les membres de l équipe projet, abonnés au fil RSS du blog, sont alors avertis et peuvent réagir en publiant leurs commentaires. De plus, la publication chronologique des notes se prête parfaitement aux spécificités d un projet. L exemple le plus célèbre d utilisation des blogs dans le cadre de projet est sans doute celui de Disney qui a introduit par ce biais les blogs au sein de son organisation aux Etats-Unis. Gestion des connaissances Pour de nombreux experts, les blogs se positionnent clairement comme des outils incontournables de gestion des connaissances. Deux facteurs essentiels concourent à leur donner cette place centrale : leur simplicité d utilisation et la capacité à tisser des liens sociaux entre les individus. 12 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

13 C est ainsi que certaines entreprises ont mis en place des solutions de gestion des connaissances reposant sur l utilisation de blogs par les collaborateurs en vue de faciliter la capitalisation et le partage de connaissances. C est notamment le cas de la BBC qui compte aujourd hui plus de 100 blogueurs. Munis de blogs personnels, les collaborateurs sont en mesure de publier des informations ou archiver divers documents sur leurs préoccupations qui sont ainsi disponibles pour l ensemble de l entreprise. Une telle approche permet de faire émerger l expertise des collaborateurs et de faciliter ainsi la mobilisation des connaissances au sein de l organisation. Les blogs peuvent également être utilisés comme support à l animation de communautés de pratique. Chaque membre est ainsi en mesure de publier et partager ses connaissances qui sont alors commentées et validées par la communauté créant ainsi des connaissances collectives et des pratiques communes. Enfin, le blog peut être utilisé comme un moyen de partage d idées, de bonnes pratiques ou aussi de témoignages. Veille Dans le cadre de la veille, les blogs peuvent être utilisés de deux manières différentes mais complémentaires : comme outil de diffusion et de partage d information ; comme source d information. Aujourd hui, il est possible de trouver des blogs sur quasiment tous les domaines parfois même très pointus. Certains de ces sites s avèrent même être souvent de véritables mines d or. Régulièrement mis à jour (plus de 20 contributions quotidiennes pour certains), ils regorgent d informations, d analyses de l actualité, de points de vue d experts ainsi que de liens vers d autres ressources. Au final, l exploitation des blogs dans le cadre de la veille permet aux entreprises de s informer facilement et à moindres coûts sur un secteur, une technologie, un produit, un environnement politique. Ressources humaines Les blogs peuvent être également d une grande aide pour les services de ressources humaines de l entreprise, notamment dans le domaine du recrutement. Inspirés par les blogs des candidats, qui représentent en quelque sorte leur CV, certains services de ressources humaines ont mis en place un blog à des fins de recrutement. Il s agit alors de faire intervenir les professionnels des RH et certains collaborateurs triés sur le volet pour raconter leur quotidien au sein de leur entreprise préférée. C est dans ce contexte que, par exemple, le service RH de Century 21 a animé un blog de recrutement pendant le mois de juin 2005 pour permettre aux candidats potentiels de découvrir les métiers de l immobilier et les spécificités du réseau d agences. Les wikis Qu est ce qu un wiki? A l instar d un blog, un wiki permet de publier très facilement des pages web. Mais ce qui différencie ces deux types d outils, c est le nombre de contributeurs potentiels au même site. En effet, si le blog n est dédié qu à un seul individu ou à un groupe très restreint, le wiki est ouvert à tout le monde. N importe quel lecteur peut modifier une page déjà existante ou en créer une nouvelle s il juge que sa contribution peut apporter des éléments nouveaux. Par ailleurs, une gestion puissante des versions permet aux visiteurs d accéder très facilement aux anciennes versions du contenu, offrant : un accès direct depuis la page de contenu ; la comparaison de deux versions et mise en valeur des modifications apportées à l aide de différentes couleurs ; un retour en arrière, si l on veut réactualiser une version antérieure. l abonnement à un flux RSS pour être informé des modifications ; Un wiki se caractérise par son ouverture et sa flexibilité. Ainsi, son contenu devient réellement dynamique et s enrichit au fur et à mesure des contributions. La circulation de l information devient plus simple et surtout plus rapide. Les produits de wiki disponibles sur le marché ne se limitent pas aux fonctionnalités de publication collaborative de contenu, mais offrent de plus en plus d extensions (plug-in) qui peuvent les transformer en des plateformes collaboratives riches et très puissantes. Types de serveur Wiki Blog Propriété / Paternité Collectif Une personne ou un groupe de personnes identifiées. Organisation Pas d organisation spécifique Ordre chronologique inverse. Catégories. Contribution Tout le monde peut contribuer Seuls les auteurs identifiés peuvent contribuer. Les autres peuvent ajouter des commentaires. Statut de l information Travail/Information Les billets sont permanents. en permanente évolution Meilleur domaine Travail de groupe Disséminer et diffuser l information. d application Initier le dialogue. Comparatif entre Blog et wiki IT-expert n 65 - janvier/février

14 les outils de mise en forme du contenu sont rudimentaires voire parfois inexistants. Au final, les wikis peuvent être vus comme un excellent compromis entre les s, qui sont flexibles et permettent de gérer de l information non structurée, et les espaces de travail collaboratif qui facilitent la structuration de l information mais qui sont peu flexibles. Les flux RSS Définition du RSS Les wikis en entreprise Figure 7 - Une page wiki, wikipédia. Grâce à cet outil de publication collaborative simple et interactif, les organisations sont en possession d un véritable atout pour convaincre plus facilement les collaborateurs de partager leurs connaissances et de participer à la constitution de la mémoire d entreprise. La faible barrière technologique à l utilisation favorise la contribution qui est également soutenue par le fait qu il n existe pas de hiérarchie de contributeurs comme dans les systèmes de gestion de contenu classiques (lecteur, rédacteur, responsable, etc.). Tous les visiteurs, quelles que soient leurs responsabilités, sont mis sur un pied d égalité. Dans ces conditions, les wikis ont de réels atouts pour séduire les entreprises qui ont d ailleurs pour certaines ont sautés le pas, le New York Times est la plus célèbre. Il faut avouer que les wikis peuvent être utiles dans le cadre d activités nécessitant la création et le partage de connaissances entre un grand nombre de personnes. Les wikis sont d ailleurs utilisés en entreprise pour par exemple : réaliser et maintenir des glossaires ; faciliter la création de documentation technique ; partager des informations autour de problématiques précises ou de projets ; créer et faire vivre des bases de connaissances pour des activités de support, sur des centres d appels par exemple ; mettre en ligne simplement un site intranet. Cependant, malgré leurs nombreux avantages, les wikis présentent à l heure actuelle un certain nombre de lacunes limitant ainsi les possibilités de collaboration : la structuration de l information par hyperlien a ses limites ; il n y a pas de possibilité de gérer des workflow de validation ; il n y a pas de fonctionnalités de collaboration en temps réel ; Mis au point en 1999 par Netscape puis amélioré par la société UserLand Software, le format RSS, pour «Real Simple Syndication 2», connaît à l heure actuelle un succès pour le moins inattendu. Initialement conçu pour faciliter l agrégation de contenu pour des sites portails, il est aujourd hui utilisé pour diffuser du contenu directement auprès des utilisateurs. RSS est en passe de modifier notre vision et notre utilisation d Internet et de son contenu. Il offre de nouvelles perspectives pour une exploitation efficace de l information. La vocation de RSS est de fournir un format simple d utilisation facilitant la syndication de contenu 3 dont les enjeux sur Internet sont réels : gain de temps et d argent : nul besoin de reproduire un contenu qui existe déjà puisqu il est possible de l afficher sur son site ; augmentation du trafic : en permettant la syndication sur d autres sites des titres du contenu créés, il est facile de générer du trafic sur son propre site ; source de revenus : la syndication simplifie l échange et donc la vente de contenu entre éditeurs. RSS n est pas un protocole, c est un format de données permettant de décrire le contenu d un site Web à l aide de balises XML. Aujourd hui, le format RSS s est imposé comme LE format à utiliser pour faciliter la syndication de contenu. Le principe de fonctionnement du format RSS 4 est simple et reprend celui du HTML : un fichier texte, comportant des balises qui définissent le contenu du site web, est interprété par un logiciel spécifique qui comprend le format RSS. La plupart des outils de social computing permettent une génération automatique du code RSS au fil des publications. De la sorte, il est possible pour les utilisateurs qui le souhaitent de récupérer le fichier RSS, mis à disposition via une simple URL, pour syndiquer les publications sur son propre site ou bien pour les consulter sur un outil dédié à la consultation des fils RSS. Les outils de consultation de flux RSS permettent d afficher les listes de nouvelles publications de différentes sources d informations définies par la simple indication de l URL permettant d accéder au fichier RSS. Ainsi, en scrutant régulièrement cette URL, l outil fera apparaître la liste des dernières publications des multiples sites définis. 2 - Le terme RSS n est pas «stabilisé». Pour certains, il signifie «Rich Site Summary», pour d autres «RDF Site Summary» ou «Really Simple Syndication»! 3 - On parle en général de «syndication de contenu» pour désigner la possibilité de republier sur un site Web - en principe de façon automatisée - du contenu provenant d un autre site Web. 4 - Il n existe pas un mais plusieurs formats RSS. 14 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

15 Les folksonomies ou social bookmarking atom XML RSS Importation du lien RSS RSS Reader Définition de «folksonomies» Le terme folksonomies est issu du terme anglais «folksonomy». Celui-ci est né de la contraction de «folks» (les gens) et de «taxonomy» (classification hiérarchisée). Une folksonomie est un ensemble de mots-clés, que l on nomme également tags, créés de manière collaborative par les utilisateurs, en langage naturel et sans structure ou hiérarchie préétablie. Vérification de la mise à jour du fil RSS Figure 8 - RSS c est quoi?! Titres/Dates/Liens/ Auteur/Contenu De nouvelles perspectives pour une diffusion intelligente de l information en entreprise L utilisation de RSS ouvre un certain nombre de nouvelles perspectives intéressantes dans le cadre de l entreprise. Grâce au format RSS, l utilisateur n a plus besoin de naviguer ou d effectuer des recherches pour obtenir de l information. Il s abonne simplement à des flux d informations pouvant provenir de différentes sources qu il peut filtrer et commenter à distance. RSS permet, du point de vue de l accès à l information, de tendre vers un modèle de souscription à l information dans lequel ce sont les outils qui agissent en lieu et place de l individu de manière à améliorer sa «consommation» de l information. En effet, RSS offre aux utilisateurs un contrôle exemplaire de leur accès à l information. En effet, comme ce sont les utilisateurs euxmêmes qui s abonnent à des flux d informations, ils ne reçoivent que le contenu qu ils ont demandé. En d autres termes, RSS reprend le principe de l en l améliorant : l utilisateur ne reçoit plus d informations non sollicitées! Rappelons que RSS rend impossible la diffusion de spam ou de virus. Le format RSS offre aux collaborateurs un moyen efficace de consulter des flux d informations en provenance des multiples sources de connaissances présentes dans l entreprise. De la sorte, il leur est possible d avoir rapidement un aperçu du contenu nouvellement créé ou mis à jour facilitant ainsi l identification des informations intéressantes. Par ailleurs, la notification via le format RSS évite l engorgement des boîtes aux lettres électroniques qui peuvent ainsi retrouver leur rôle de support aux interactions entre individus et non celui de «réceptacle» de contenu divers, trop souvent non sollicité! Au final, le format RSS supporte une diffusion intelligente de l information et permet une personnalisation simple et efficace de l information et redonne aux collaborateurs le contrôle de leur accès à l information. Une folksonomie est en quelque sorte une hiérarchie à plat. Elle est donc très différente d une taxonomie. L utilisation de floksonomies offre une nouvelle perspective à l organisation de l information pour en faciliter l accès. Il s agit en effet d offrir la possibilité aux utilisateurs de «tagger» les informations avec les mots-clés qu ils peuvent choisir librement et qu ils jugent correspondre le mieux au contenu. Ce type d approche aboutie à ce que l on nomme une folksonomie d utilisateurs. Une autre approche possible est la réalisation d une folksonomie d auteurs. Folksonomie d utilisateurs Dans ce type d approche, ce sont les utilisateurs qui vont qualifier l information de manière collaborative. Il s agit en quelque sorte Social bookmarking Le bookmarking est l action qui consiste à sauvegarder et organiser des signets ou des liens favoris vers des informations jugées intéressantes par l utilisateur pour une utilisation ultérieure. Dans cette perspective, le social bookmarking peut être défini comme étant l action collective de bookmarking. Les utilisateurs partagent leurs signets et leur organisation avec les autres. L organisation de ces signets se fait généralement au travers de l attribution de mots-clés, que l on nomme dans ce cadre «tags». Le social bookmarking permet d améliorer la trouvabilité, c est-à-dire la capacité à retrouver des informations que l on a déjà vues et que l on a classées pour une réutilisation ultérieure. D un point de vue social, le social bookmarking permet d accéder aux signets des autres membres du service, et donc de découvrir des personnes qui partagent les mêmes centres d intérêt. Elle permet également de mesurer la popularité d un signet ainsi que d un thème. Enfin, le social bookmarking offre une approche complémentaire de l organisation de l information par le biais des folksonomies! IT-expert n 65 - janvier/février

16 dre visible l information aux utilisateurs qui constituent alors une audience. Il faudra alors utiliser des tags correspondants au vocabulaire et aux centres d intérêts des utilisateurs. Les folksonomies, un potentiel qui ne demande qu à s exprimer en entreprise A l heure actuelle, les folksonomies sont avant tout utilisées sur Internet. Cependant quelques éditeurs de logiciels travaillent à la réalisation de solutions de social bookmarking exclusivement dédiées aux entreprises. C est par exemple le cas d IBM qui est en train de développer une plateforme nommée «dogear». Figure 9 Del.icio.us, un exemple de sites de social bookmarking d une classification collaborative de l information en vue de son organisation. Ce type d approche offre l opportunité aux utilisateurs de faciliter l accès à l information en utilisant leur propre vocabulaire et leurs centres d intérêts. Le simple comptage des tags permet de mettre en avant les thèmes les plus populaires et donc les informations associées. Folksonomie d auteurs Cette approche reprend le principe de l utilisation collaborative de tags mais cette fois-ci par les auteurs d informations et de contenus. De la même manière que ces auteurs peuvent définir des métadonnées, ils vont définir des tags pour l information dont ils sont à l origine. Pour ce type de folksonomie, l attribution des tags ne poursuit pas le même objectif. En effet, il s agira dans ce cas d utiliser les tags dans une perspective de promotion de l information. Le choix des tags se fera en fonction de leur capacité à ren- Par ailleurs, il faut bien voir que les folksonomies n en sont qu à leurs débuts. De nouvelles approches ou utilisations voient le jour presque quotidiennement. Le temps est avant tout à l expérimentation. Certaines personnes tentent même de combiner folksonomies, taxonomies et classification automatique! Mais au-delà de ces expérimentations, les folksonomies appliquées à l environnement de l entreprise peuvent être très efficaces. De nouveaux bénéfices peuvent voir le jour par rapport à ceux réalisés sur Internet. En effet, du point de vue de l accès à l information, la pertinence pourrait être accrue par le fait que les folksonomies peuvent être réalisées par des personnes appartenant aux mêmes directions, départements ou services et partageant le même vocabulaire et les mêmes besoins. Par ailleurs, les folksonomies ainsi réalisées dans l entreprise permettent d avoir un aperçu des préoccupations des collaborateurs, de leurs habitudes mais aussi et surtout de leur vocabulaire. Il pourrait être intéressant d étudier l écart entre le langage utilisé dans les documents de l entreprise et celui employé pour les collaborateurs pour faire référence à la même chose. Ceci permettrait d améliorer grandement la pertinence du service de recherche d information qui peut être énormément pénalisé par ces écarts de vocabulaire. Avantages et inconvénients des folksonomies Avantages La réalisation de folksonomies n est pas très coûteuse car ce sont les utilisateurs qui les construisent au moment même de la consultation de l information. Par ailleurs, il s agit d une réalisation communautaire basée sur la confiance et le consensus. La vision de l information est le reflet de la vision des utilisateurs et non d une poignée de professionnels. Enfin, les folksonomies permettent de prendre connaissance d un seul coup d œil de l ensemble des thématiques abordées dans un corpus d information. De plus les folksonomies permettent de naviguer très facilement et de manière naturelle au sein de l information. Inconvénients Malheureusement, les folksonomies ne présentent pas que des avantages. Et les principaux inconvénients proviennent de la liberté qui est donnée aux utilisateurs. Tout d abord il n y a pas de contrôle. Chaque utilisateur est libre d attribuer les tags qu ils souhaitent à l information. Il peut donc y avoir des dérives bien que celles-ci puissent être nuancées par l émergence d un consensus. Par ailleurs, l absence de traitements linguistiques sur les tags engendre des problèmes de cohérence. L emploi du singulier ou du pluriel n est pas normalisé. Les fautes d orthographe ne sont pas corrigées automatiquement, etc. En effet, le problème d ambiguïté est également présent dans les folksonomies. Un même tag utilisé par plusieurs individus peut avoir des significations différentes suivant l utilisateur considéré! 16 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

17 utiliser et accessible n importe quand depuis n importe quel lieu, pour peu qu il y ait une connexion Internet disponible. Cette situation a contribué à rendre les collaborateurs de plus en plus exigeants envers les applications d entreprise qu ils souhaitent aussi faciles à utiliser et efficaces que les services présents sur Internet. Cette nouvelle attente envers les services d entreprise est aujourd hui en passe de devenir une véritable «quête» pour les entreprises et les éditeurs de logiciels. C est un phénomène qui repose sur ce que l on nomme la «consumerisation» de l expérience utilisateur dans les entreprises. De la sorte, il semble évident que les évolutions qui dessinent aujourd hui Internet vont avoir des conséquences directes sur les entreprises et leurs intranets en particulier. Là où Internet ira, l Intranet suivra! Mais sous certaines conditions et avec une adaptation aux contraintes de l entreprise. Car si aujourd hui le web 2.0 peut paraître séduisant aux premiers abords, force est de constater qu il possède encore de nombreuses lacunes qui, vu de l entreprise, handicapent fortement son adoption! Tirer partie du web 2.0 pour les développements logiciels et les DSI Du point de vue des développements logiciels, la philosophie du web 2.0 est de mettre à disposition des utilisateurs des services en perpétuels changements et non des produits finis déclinés en différentes versions. Le web devenant une plateforme, les produits logiciels deviennent des services. Exit les notions de versions, les logiciels évoluent désormais de manière permanente. Enfin, la dimension sociale des folksonomies permet d identifier les centres d intérêts des collaborateurs. De ce fait, il devient plus facile d identifier les collaborateurs susceptibles de nous aider sur tel ou tel domaine. Les folksonomies peuvent également faire émerger des communautés d intérêts. Faut-il franchir le pas? La plupart des entreprises utilisent aujourd hui Internet et les technologies qui en sont issues pour réaliser une partie de leur activité de manière à réduire les coûts et offrir le même service à des individus pouvant être distants. De leur côté, la très grande majorité des collaborateurs utilisent les services présents sur Internet pour leurs besoins professionnels et privés. Ces services sont généralement faciles à comprendre, à Suivant cette approche, les utilisateurs testent les services et deviennent des co-développeurs. Il s agit alors de mettre à disposition des utilisateurs un service qui n est pas totalement terminé, mais en contrepartie, il faut être apte à le modifier rapidement et surtout fréquemment. Cette approche offre de nombreux avantages : la mise sur le marché est plus rapide ; les risques sont réduits ; une relation plus proche est construite avec les utilisateurs ; il est possible de réagir rapidement à partir de vrais retours utilisateurs. De ce point de vue, les entreprises qui développent des logiciels ou même les DSI, pour certaines applications, peuvent tirer partie de cette philosophie, si tant est que la culture de l entreprise le permet IT-expert n 65 - janvier/février

18 Pour aller plus loin : Parmi les lacunes du web 2.0, la sécurité et la pérennité des services sont probablement les plus problématiques pour l entreprise. Dans un environnement professionnel fortement concurrentiel, la sécurité de l information revêt en effet un caractère primordial voire vital. Malheureusement aucun effort n a été entrepris dans ce sens dans le cadre du web 2.0, guidé avant tout par l ouverture la plus large possible. L autre point sensible concerne la pérennité des services offerts par le web 2.0. Il faut bien le reconnaître, si de nombreuses entreprises naissent et surfent sur la vague du 2.0, la plupart d entre elles sont amenées à disparaître. Quid alors de la continuité de service? De la récupération des données produites? Etc. Mais faut-il pour autant rester à l écart du web 2.0 et attendre que ces problèmes soient réglés? La réponse est clairement non! En effet, même si la maturité n est pas encore au rendez-vous, il faut se préparer aux changements technologiques et aux nouveaux usages qui se profilent. Par contre, il est encore trop tôt pour avoir une vision stratégique! Seule des actions tactiques peuvent être envisagées avec pour principal objectif de se familiariser avec les nouveaux services et les outils apportés par le web 2.0, et découvrir ainsi les usages les plus pertinents qui pourront offrir un avantage concurrentiel demain. Démarrer des expérimentations est un excellent moyen de se confronter dès aujourd hui à des questions qui se poseront inévitablement demain : comment maîtriser l augmentation des contenus générés par les collaborateurs au travers des blogs et des wikis? comment faciliter l accès à ces nouveaux contenus? quelle stratégie adopter en matière de rôles et de responsabilités pour l utilisation de ces nouveaux outils? comment intégrer ces outils avec les applications existantes et notamment avec le poste utilisateur? Même si le web 2.0 possède de nombreuses caractéristiques d un effet de mode, il n en demeure pas moins un phénomène qui marquera durablement Internet et qui aura une influence sur l entreprise. S y préparer dès aujourd hui en expérimentant des nouveaux outils et des nouveaux usages est probablement la meilleure voie à suivre pour aborder dans les meilleures conditions l irruption prochaine du web 2.0 en entreprise. Web 2.0 Le Web 2.0 vu par Tim O Reilly : 20-par-tim-oreilly-version.html Blogs Site de référence sur l utilisation des blogs en entreprise : Wikis Les wikis en entreprise : RSS RSS en entreprise : Folksonomies Folksonomies en entreprise : Ali OUNI, Ingénieur de formation, est doctorant à l école centrale de paris et membre d une équipe de recherche sur le Knowledge Management du laboratoire du génie industriel. Il est également Ingénieur de recherche chez Renault, dans le domaine du "Knowledge Management" et travaille sur le sujet des nouveaux usages du travail collaboratif. Gilles BALMISSE, Directeur associé de KnowledgeConsult a travaillé dans les départements R&D de grands groupes bancaires. Il a notamment participé à l introduction d outils de knowledge management et de veille au sein de différentes filiales du Groupe BNP Paribas. Gilles BAL- MISSE intervient régulièrement dans des conférences et séminaires. Il est également chargé d enseignements sur les outils du KM dans de nombreux établissements. Il est par ailleurs l auteur de l ouvrage «Guide des outils du knowledge management», Vuibert (2005), ainsi que de livres blancs et d articles sur les aspects informatiques du knowledge management. 18 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

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20 Technique ITIL et ISO20000 L apparition en France des bonnes pratiques de gestion des services informatiques, encore ignorées par certains, dédaignées ou raillées par d autres, est une réalité incontestable. Devenues un véritable référentiel d organisation dans les pays anglo-saxons, elles s imposent comme un «standard de fait». Cet article propose une vue d ensemble de ces nouveaux standards. ITIL ITIL (Information Technology Infrastructure Library) est un ensemble de bonnes pratiques pour la gestion des centres informatiques. Les premières bases de l ITIL sont apparues en Grande-Bretagne à la fin des années quatre-vingt, sous l impulsion du CCTA (Central Computer & Telecommunications Agency), puis de l OGC (Office Général du Commerce) dans les années 90. ITIL a donc connu un essor rapide en Grande-Bretagne suite au «Market Testing» imposé par le gouvernement Thatcher aux administrations et entreprises publiques. L itsmf, association des utilisateurs d ITIL, a donc été créée en 1991, puis, le chapitre en 2003 en France. Les sujets suivants sont traités par l ITIL : Comment organiser une production informatique? Comment améliorer l efficacité du système d information? Comment réduire les risques? Comment augmenter la qualité des services informatiques? Les recommandations ITIL positionnent des blocs organisationnels et des flux d informations. De nombreux logiciels d exploitation informatique sont conformes à ces recommandations. ITIL concerne essentiellement les activités liées au support, à la production et à la maintenance. Elle indique le «comment faire», mais pas le «comment implémenter». C est un référentiel, pas une solution prête à l emploi. Toutefois, ITIL explique les bénéfices et les problèmes possibles. 20 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

21 ITIL est une approche par processus, qui vise à améliorer la qualité des services des SI en créant la fonction de Centre de services ou «Service Desk» (extension du «help desk»). Les objectifs d ITIL Adapter les services liés aux technologies de l information aux besoins actuels et futurs de l entreprise et de ses clients. Améliorer la qualité des services fournis par les technologies de l information. Réduire les coûts de fourniture des services à long terme. Les principaux concepts «Customer focus et business justified» : le client et son métier doivent être au centre des préoccupations de la direction informatique. Cycle de vie : la gestion des services doit être prise en compte en amont des projets informatiques. Processus : l approche par processus permet la mise en place d un ensemble cohérent d activités inter reliées et de rôles. Qualité : la satisfaction des clients nécessite la mise en place d un cycle d amélioration continue. Les bénéfices Dialogue facilité grâce à un langage commun. Efforts fournis vers le client, plutôt que vers la technologie. Amélioration du ratio coût/service rendu. Optimisation de la performance et de la motivation des équipes. Formalisation de l offre de services. Dénomination Les normes de gestion de services rendus sur la base d une infrastructure informatique et de télécommunications, en suivant les recommandations ITIL, sont connues sous le nom de ITSM (IT Service Management). L ITSM est normalisé au Royaume-Uni sous la référence BS15000 et au niveau international est inclus dans la norme ISO En décembre 2005 a été annoncée par l Office Public Britannique du Commerce la mise à disposition, dans le courant de l année 2006, d une version de la norme ITIL v3. Description de la librairie ITIL La librairie ITIL est groupée autour de deux séries de base : Le soutien des Services aux TI (Service Support), décrivant comment assurer à un «client» l accès aux services informatiques appropriés, et comprenant : - Le centre de services (Service Desk). - La gestion des incidents (Incident Management). - La gestion des problèmes (Problem Management). - La gestion des changements (Change Management). - La gestion des mises en production (Release Management). - La gestion des configurations (Configuration Management). La fourniture des Services des TI (Service Delivery), décrivant les services devant être fournis pour répondre aux besoins de l entreprise de manière adéquate, et comprenant : - La gestion financière des TI (IT Financial Management). - La gestion des capacités (Capacity Management). - La gestion de la disponibilité (Availability Management). - La gestion de la continuité (IT Continuity Management). - La gestion des niveaux de service (Service Level Management). Auxquelles s ajoutent cinq autres livres : Planification pour la mise en œuvre des services. Gestion de la sécurité. Gestion des infrastructures des TIC. Point de vue Business (des Affaires). Gestion des applications. B U SI N ES S Vue d'ensemble ISO20000 Planifier la mise en place de la gestion des services Perspective d'affaire Gestion des Services Soutien des Services Fourniture des Services Gestion des applications Fournisseurs Gestion de la sécurité Gestion des infrastructures TIC ISO est la première norme internationale pour la gestion des services informatiques. Elle résulte d un accord signé en 2005 entre l ISO (International Organization for Standardization) et le BSI (British Standard Institute) pour internationaliser la norme BS ISO20000, tout comme l était BS15000, est destinée aux organisations en charge de la production et de la fourniture de services informatiques. Outre un travail d alignement des structures, une clarification de certains termes et quelques modifications mineures des spécifications, ISO20000 reprend pratiquement à la lettre le modèle du BSI avec deux volets : ISO/CEI : 2005 pour les spécifications. ISO/CEI : 2005 pour le code de bonnes pratiques. T E C H N OL O GI E IT-expert n 65 - janvier/février

22 C est essentiellement le périmètre d applicabilité qui évolue. Là où BS15000 n avait qu une couverture nationale, ISO20000 prend une dimension internationale. Pour la France, l AFAQ AFNOR et l ITSMF se sont naturellement rapprochés pour promouvoir la certification associée à cette nouvelle norme. A ce jour, la version française n est pas encore publiée. Les avantages de ISO Le référentiel des bonnes pratiques ITIL proposait déjà des certifications. Elles concernaient les individus avec trois niveaux de certification : ITIL Foundation. ITIL Practitioner. ITIL Service manager. ISO20000 propose désormais une certification au niveau de l organisation. Gage de respect des règles de l art pour les organisations informatiques, cette norme deviendra sans nul doute un avantage concurrentiel pour les structures d infogérance. Dans tous les cas, le label ISO apportera l assurance du respect des bonnes pratiques ITIL au sein de l organisation de production des services. A la différence des démarches ISO9000 plus généralistes, ISO20000 offre un modèle de standardisation spécialisé pour la production des services informatiques. Pour les clients utilisateurs des services : le label ISO20000 devrait être la garantie d une démarche qualité sur une production des services basée sur le respect des bonnes pratiques du marché. Pour le fournisseur des services : les avantages des bonnes pratiques ITIL ne sont plus à démontrer. Les organisations ayant adopté ITIL, ont depuis longtemps amélioré la qualité des livrables, mais aussi, la productivité et la maturité des modèles de production. Pour les organisations exposées aux pressions concurrentielles, ISO20000 apportera certainement un différenciateur de taille. Les outils La mise en place des processus ITIL doit être également supportée par des outils spécialisés (gestion des incidents, gestion de changements, gestion des configurations). De nombreux éditeurs parmi lesquels : Assyst, BMC software, CA, IBM, HP possèdent une gamme étendue d outils. Pour être efficace, l implémentation d un outil de centralisation des processus doit être mise en place, en accord avec les principes ITIL déterminés par la DSI. Il permet de définir les objectifs de niveau de service de l entreprise, assure un suivi permanent de l atteinte de ces objectifs, de la productivité interne et des normes de qualifications via des tableaux de bord. Egalement indispensable, la CMDB (Configuration Management Data Base) qui rassemble la description complète des composants du SI (matériels, logiciels, processus, documentation, règles, etc.) devient le cœur de la performance du SI. Le projet L implémentation d ITIL passe par un vrai projet d entreprise ou la direction doit être engagée et impliquée. Cependant, en pratique, les DSI se sentent encore souvent démunies au moment d appliquer ITIL. Il s agit, d abord, de s assurer de l appui de l ensemble des directions concernées et de mettre en place une équipe projet. L adoption d ITIL doit être progressive, en commençant par une phase de formation et de sensibilisation. Une fois le processus identifié et modélisé, ainsi que l impact sur l organisation mesuré, un plan de mise en œuvre peut être lancé. Le livre ITIL «Planning to implement» décrit ce type de projet. Les retours d expérience sur les projets existent déjà et il est opportun de cerner les causes potentielles d échecs parmi lesquelles : Manque d implication de la direction. Trop de temps passé sur les processus complexes. Absences d instruction écrites et formalisées. Absences d identification des propriétaires de processus. Focalisation sur la seule performance. Trop d ambition initiale du projet. Interruption des efforts. Ignorance des composantes d ITIL. Pas de mise en place d outils. Absence de travail collaboratif entre les équipes. Un plan pour passer à l action Quelle est la vision? Où sommes-nous? Où voulons-nous être? Comment faire pour s y rendre? Comment vérifier que nous y sommes? Objectifs d affaires Diagnostic * Cibles mesurables Découpage en phase Mesures de performance *Analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces Urgence d agir Pistes d action Métrique des processus Formation Sensibilisation Optimisation Automatisation 22 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

23 Quelques grandes entreprises ou administrations françaises ont, depuis plusieurs années, mis en place, en tout ou partie, ces bonnes pratiques. Pour les autres, la réflexion doit rapidement se traduire en plan d actions, les choix étant, en fait, très limités. Pour cela, l analyse des risques préalable conclura sûrement dans la majorité des cas par le lancement de la démarche. Conclusion Tout au long de l histoire des services informatiques et, particulièrement, de celle des centres de production, les informaticiens se sont trouvés confrontés à de multiples choix méthodologiques, parfois contraires, naviguant sans cesse d un modèle à un autre, souvent sans orientation précise. Aujourd hui, l activité de nombreuses entreprises repose sur la «délivrance» de services informatiques de qualité. Aussi la tolérance aux pannes se révèle très stricte face aux conséquences économiques engendrées. Le site de production se transformant potentiellement en centre de profits, la mise en œuvre des bonnes pratiques ITIL et, maintenant, des normes nommées «ISO 20000», devient donc souhaitable. Paradoxalement, le pourcentage actuel des organisations ayant planifié l instauration des bonnes pratiques de gestion de services reste, malgré tout, peu élevé. Dans ce contexte, l informaticien de production se doit d avoir une réflexion basée sur l interrogation suivante : «Les centres informatiques, poussés par l introduction des règles «Sarbannes-Oxley», ne vont-ils pas s orienter vers un cadre méthodologique se rapprochant de ces nouveaux standards?» La direction générale, quant à elle, est plus réceptive à un discours lié à la maîtrise des processus (ISO), génératrice d indicateurs de performance, qu à une justification réactive. Ce constat offre actuellement une réelle opportunité de progrès pour la communauté des informaticiens chargés de l infrastructure, tout comme pour les SSII, fournisseurs d offres articulées autour de référentiels connus et reconnus. Dès lors, les quelques défauts de maturité liés à la complexité de mise en œuvre d une complète CMDB, à une gestion des ressources humaines minimale, ou encore au choc culturel provoqué entre des pratiques très orientées «business» et des modèles d organisation classique de type hiérarchique ne seront plus un frein pour certaines structures. C est pourquoi, la mise en place d un processus appelé «la gestion des compétences» ou «Skills management» pourra compléter ce recueil de bonnes pratiques, permettant ainsi l acceptation par tous de cette approche du management des services. Alain RIPEAU, certifié ITIL Foundation, est Directeur d Agence et Directeur Technique au sein du Groupe HELICE. Il possède une expérience d une vingtaine d années dans la gestion des services informatiques. Au sein du Groupe HELICE il s est attaché à proposer des services professionnels et de qualité. Il est également auteur de divers articles dans la presse spécialisée. A propos du Groupe HELICE (www.groupehelice.fr) Implanté à Paris et en Régions (Grand-Ouest, Sud-Ouest, Rhône- Alpes, Nord et Est), le Groupe HELICE propose des prestations de services et d ingénierie informatiques. Le Groupe HELICE accompagne, depuis sa création en 1985, les principales entreprises françaises et européennes, tous secteurs d activité confondus, dans la conception, la gestion et l évolution de leur système d information. Holding et Centre de Formation aux Technologies de l Information, le Groupe HELICE met au service de ses clients son expertise à travers la complémentarité des différentes activités d HELICE : HELICE «PRODUCTION & INFRASTRUCTURE SERVICES» intervient sur l ensemble des métiers liés à la production et à l infrastructure technique et assure des prestations d architecture, d ingénierie et d infogérance dans les domaines des systèmes et réseaux, de l exploitation et de l administration. HELICE INGENIERIE APPLICATIVE assiste ses clients au cœur des processus métier, dans le conseil, la conception, le développement et l intégration de solutions dans les environnements Microsoft (DOT.NET ), IBM (MVS ), Java EE (J2EE ) et Client/Serveur (UNIX/Oracle ). HELICE SERVICES AUX PME propose Heliance, des solutions de gestion de systèmes d information adaptées aux contraintes structurelles et économiques des Petites et Moyennes Entreprises (PME). HELICE CONSEIL ET EXPERTISE accompagne ses clients dans la définition et la mise en œuvre des projets d évolution et de transformation de leur système d information. IT-expert n 65 - janvier/février

24 Et retrouvez de nouveaux services : un moteur de recherche pour trouver les informations techniques qui vous intéressent une nouvelle offre d abonnement qui vous permet d accéder aux anciens numéros d IT-expert en format pdf les livres blancs techniques d éditeurs de logiciels, de SSII, de nos partenaires dans une rubrique "téléchargements" ouverte à tous! Et toujours des informations sur nos partenaires, sur les sommaires des numéros d IT-expert : un complément d informations à la version papier que vous recevez tous les 2 mois! LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE

25 Actualités internationales Actualités internationales Tata Consultants, leader indien du marché de l outsourcing a annoncé le lancement de sa première joint-venture en Chine, implantée à Pekin. Tata possède 65 % des parts, 3 investisseurs chinois détiennent 25 % et Microsoft devrait apporter les 10 % restants. Le projet est soutenu par la Commission des Réformes et du Développement National Chinois. Cette implantation s inscrit dans un mouvement général des outsourcers indiens pour répondre à la demande locale chinoise et celle des pays environnants dont le Japon, mais également pour offrir des services aux implantations des multinationales en Chine. En s assurant du soutien de la Commission, Tata pourrait bien s assurer un avantage non négligeable dans les réponses aux appels d offres gouvernementaux. La conférence RSA sur la sécurité, qui constitue l un des principaux événements annuels en la matière, a été l occasion pour Gregory Garcia, assistant au Secrétaire d Etat à la Cyber Sécurité et aux Télécommunications auprès du Département à la Sécurité Intérieure, de donner un signe clair que la sécurité des technologies était devenue un sujet majeur pour le Département. Les deux axes de travail principaux pour l année sont un travail conjoint avec les agences fédérales pour adopter des pratiques et des polices de sécurité communes. Le second, connu sous l appellation de National Infrastructure Protection Plan est tourné vers le secteur privé et vise à évaluer sur une base sectorielle les risques de sécurité et à définir les étapes pour les diminuer. Microsoft est parvenu à débaucher l architecte en chef de l activité logicielle d IBM. Donald Ferguson est entre autre à l origine de Web- Sphere Application Server et a piloté l intégration du serveur applicatif avec les middlewares DB2, Tivoli et Lotus. Il rejoint donc Ray Ozzie, autre fameux transfuge de Lotus. Microsoft a annoncé la disponibilité de la version Micro de son framework.net. Celui-ci cible les logiciels embarqués à base de processeur ARM7 et ARM9. En rendant celui-ci totalement compatible avec l environnement de développement Visual Studio et en fournissant un émulateur configurable et extensible, Microsoft entend proposer un environnement de développement hautement productif pour toute une gamme de matériels disposant de 250 Ko de RAM et 500 Ko de ROM Flash et ne nécessitant pas de fonctionnalités temps réel. Le mode de commercialisation retenu est celui des licences en masse pour un coût unitaire compris entre 1 et 2 dollars. Lors des audiences du Congrès Américain qui ont été tenues en avril 2006, et auxquels ont participé Yahoo, Google, Cisco et Microsoft notamment, il apparaît que plusieurs sociétés qui ont tenté de s implanter sur le marché Chinois, l ont fait au prix d une collaboration avec la police et les autorités de censure. Certaines des condamnations à des peines de plusieurs années de prison obtenues par le gouvernement Chinois à l encontre de journalistes et d activistes politiques l ont été sur la base de documents fournis par les sociétés en question. C est dans ce contexte qu a été introduit en janvier de cette année le projet de loi «Global Online Freedom Bill» qui, s il abouti, autoriserait à venir demander devant les juridictions américaines des dommages et intérêts toute personne estimant que leur liberté d expression a été compromise par une société américaine. Le projet de loi prévoit également la création d un Bureau pour la liberté d expression sur internet et fait obligation aux sociétés de déclarer auprès de celui-ci les critères de recherche qu elles filtrent et les restrictions d accès à l information qu elles mettent en place. Les peines maximales encourues sont de 2 millions de dollars pour les entreprises et de dollars pour les personnes physiques. En réponse à cette initiative, qui les place dans une position délicate vis-à-vis de leurs opérations en Chine, mais également en Iran, Google, Microsoft, Vodafone et Yahoo sont tombés d accord pour développer un code de bonne conduite en matière de liberté d expression et se sont alliés pour cela avec un ensemble d organismes non gouvernementaux spécialistes du domaine. IT-expert n 65 - janvier/février

26 Actualités internationales Microsoft par l intermédiaire de Bill Gates et de son futur remplaçant au poste de Directeur de la Recherche et de la Stratégie ont plaidé lors de la conférence RSA pour le support d OpendID 2.0, une initiative émergente de standard open source qui vise à faciliter la manière dont les internautes se connectent aux sites web. Son principal intérêt est de s attaquer de front aux formes de piratage qui s appuient sur les techniques d intermédiation. Celles-ci consistent à monter de faux sites web dont le seul but est de jouer l intermédiaire entre l utilisateur et le site web légitime afin de pouvoir observer le trafic qu ils échangent lorsque celui-ci comprend des informations sensibles. OpenID repose sur l utilisation de certificats en lieu et place des mots de passe dont l expérience a montré qu ils étaient trop difficiles à gérer et dont le contenu est souvent aisé à deviner. L annonce, si elle est intéressante en soi a laissé les auditeurs sur leur fin du fait du peu de contenu de l intervention au-delà de l effet d annonce. Yahoo a lancé un dénommé Pipes permettant aux utilisateurs de produire des flux RSS 2.0 constitués par agrégation de plusieurs sources de données, ce qui jusqu à présent nécessitait des talents de programmation. Pour l heure les sources prises en compte sont des flux et des atomes RSS, mais Yahoo envisage de prendre en compte d autres formats de données dans un avenir proche. Plusieurs spécialistes de l internet se sont déclarés enthousiasmés par cette annonce dans laquelle ils voient enfin une première étape permettant à des non informaticiens de faire du web un environnement réellement programmable. D autres, tout aussi nombreux, n y voient qu un effet d annonce supplémentaire situé dans la droite ligne de ce qu ils considèrent comme des annonces purement marketing autour du web 2.0. La Haute Cour Allemande a rendu un arrêt interdisant à la police l installation de logiciels espions sur les ordinateurs des suspects de crimes, sauf à les en avertir préalablement. Cette décision constitue l épilogue de deux jugements contradictoires rendus par des juges fédéraux sur le sujet. Elle met du coup à mal la politique du Ministre de l Intérieur Wolfgang Schauble qui souhaitait voir renforcer les pouvoirs conférés à la Police Criminelle. IBM continue de se désengager du marché des PC en vendant plus d un quart des parts qu il détenait dans la société Lenovo qui a repris la division PC du géant il y a deux ans. IBM ne détient plus désormais que 9,7 % du capital de la société de Hong Kong. Ceci n a pas empêché l annonce quasi simultanée de la signature d un accord de partenariat sur 5 ans entre les deux sociétés au terme duquel IBM fournira des services de support technique, d installation et de déploiement des clients de Lenovo. En Inde, ce sont les téléphones mobiles qui ont connu une véritable explosion en Le nombre d individus équipés a quasiment doublé, passant de 76 millions à 150 millions d utilisateurs. Cette croissance phénoménale s explique principalement par une guerre des prix auxquels se livrent les opérateurs et par une libéralisation de la réglementation qui autorise désormais les entreprises étrangères à détenir jusqu à 74 % du capital d un opérateur. Ces derniers cherchent désormais à tirer leurs profits de services à valeur ajoutée tels que l envoi et la réception de courriers électroniques ou la vente de sonneries et de musique en ligne. La croissance de la téléphonie mobile s effectue en partie au détriment des lignes fixes, le nombre d abonnés étant passé en un an de 48,9 millions à 40,4 millions. L ensemble de ces chiffres semble cohérent avec l objectif gouvernemental de 500 millions d abonnés en IBM semble décidé à encourager ses partenaires à utiliser son serveur d entrée de gamme WebSphere Community Edition et sa base de données gratuite DB2 Express-C. Afin d accroître l adoption de ces produits, IBM a annoncé que ses partenaires qui utilisent ces produits pour construire des offres logicielles auraient accès gratuitement au support d IBM en ce qui concerne l intégration, la montée en charge, le test et le support de ces produits. Les deux produits mentionnés sont clairement positionnés comme des concurrents frontaux du serveur JBoss de Red Hat et des bases de données MySQL et Ingres. Contrairement à WebSphere CE, DB2 Express-C apparu il y a un an n est pas disponible sous forme de code source et IBM ne semble pas décidé à ce que cela change, arguant de l absence de demande de la part des utilisateurs en ce domaine. En attirant des partenaires autour de ses deux produits, IBM espère clairement générer des ventes de ses produits plus haut de gamme une fois que les utilisateurs décideront de monter leurs logiciels en puissance. 26 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

27 Actualités internationales L annonce du lancement étant passée, place désormais aux analystes qui se penchent sur Windows Vista et tentent d imaginer le rythme d adoption par les entreprises du dernier né de Microsoft. Les prévisions tournent autour d un taux d adoption de 10 % sur l année Beaucoup s accordent à dire que le choix de Windows Vista devrait avoir pour conséquence une augmentation des coûts de fonctionnement pour les entreprises, ce qui avouons-le n est pas particulièrement un message porteur aujourd hui. Parmi les facteurs qui contribuent à cette augmentation, la nécessité de mise à niveau du matériel pèsera lourd. Une opération de relation publique d un genre un peu particulier dont Microsoft est à l origine, a suscité beaucoup de commentaires dans différents blogs. L opération, lancée peu avant Noël, a consisté dans l envoi de différents portables Acer Ferrari (du haut de gamme à 2500$ pièce), pré-installé avec Windows Vista qui n était pas encore en vente à l époque. Les heureux destinataires au nombre de 6 au moins de ce qui officiellement sont des ordinateurs de démonstration avaient le choix, à l issue de leurs tests, de renvoyer l ordinateur, de le donner à qui bon leur semblait, ou de le conserver pour eux. Cadeau déguisé ou pratique légitime? Le débat a fait rage pendant plusieurs semaines. Les outils collaboratifs de l internet semblent d ailleurs beaucoup intéresser Microsoft puisque Rik Jelliffe, Directeur Technique d une société australienne spécialisée dans les outils XML affirme avoir été contacté par l éditeur américain afin de remanier, contre rétribution, certains articles de l encyclopédie en ligne Wikipedia portant sur les formats OpenDocument et Open Office XML. Au vu de l antagonisme entre les deux standards de documents bureautiques, le sujet apparaît comme sensible et a, là encore, suscité de nombreux débats. Le constructeur automobile Peugeot a décidé de passer à la vitesse supérieure dans son plan d adoption de la distribution Suse de Linux. Dans le cadre de son contrat pluri-annuel avec Novell, Peugeot a décidé d installer le système d exploitation sur postes de travail et sur 2500 serveurs. La série de correctifs trimestrielle d Oracle, publiée mi-janvier, ne résout pas moins de 51 vulnérabilités réparties sur de nombreux logiciels de la gamme Enterprise de l éditeur. Plus de la moitié concerne la base de données, dont 9 représentent des failles ne nécessitant la connaissance ni d un nom d utilisateur ni de son mot de passe pour être exploitables. Le serveur HTTP d Oracle apparaît à ce titre comme le plus affecté. Certaines des vulnérabilités ouvrent l accès à des informations sensibles. Conformément à la nouvelle pratique d Oracle inaugurée en octobre dernier et consistant à donner une note de 1 (mineur) à 10 (catastrophique) concernant l importance d installer les correctifs, celui-ci se voit affecter une valeur de 7, ce que certains analystes trouvent sous estimé. Compte tenu de l interruption de service que l installation de certains correctifs entraîne, il faudra sans doute attendre quelque temps avant de voir certaines sociétés appliquer les correctifs en question. Hewlett Packard et SAP ont conclu un accord pour supporter les utilisateurs qui souhaitent migrer de la version R/3 vers la version Enterprise SOA. Cette annonce intervient 1 an après une annonce similaire qui portait sur un accord entre HP et Oracle pour le middleware Fusion de ce dernier. Les deux frères ennemis se trouvent donc aujourd hui à égalité de traitement avec HP en observateur. Avec 50 % des installations SAP qui fonctionnent sur des machines qu il fournit, et possédant lui-même pour son propre fonctionnement la 5ème plus importante implémentation mondiale de SAP, HP compte tirer partie de sa propre expérience dans ce domaine. Selon une étude du Centre d Information pour le réseau Internet en Chine (organisme semi-gouvernemental), la Chine reste le second marché internet en 2006 avec 14 millions de nouveaux utilisateurs, ce qui porte le total à 137 millions de personnes connectées dans ce pays. 90 millions d entre eux disposent d une connexion à haut-débit et 17 millions utilisent une connexion sans fil. On constatera sans surprise que la majorité des connectés réside dans les grandes métropoles. Pékin et Shanghai représentent en effet à elle deux 59,1 % des connectés. En revanche, et contrairement à ce qui a été le cas dans les pays occidentaux, l arrivée de l internet dans la population ne semble pas s effectuer au travers de la catégorie des CSP+. Les couches basses de la population représentent en effet une majorité d internautes. L utilisation de l internet reste en revanche assez classique : l envoi de courriers électroniques, la lecture des informations et l accès aux moteurs de recherche représentent respectivement 56 %, 53 % et 51,5 %. IT-expert n 65 - janvier/février

28 Quoi de neuf Docteur? Logiciel libre : Qu exiger de son prestataire informatique? Comment pallier l absence de garantie? 28 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

29 Le développement des logiciels libres est certes un phénomène nouveau, mais est déjà une réalité. L offre est de plus en plus large et il n existe pas une seule application grand public «propriétaire» qui n ait un concurrent libre : outils serveurs, systèmes d exploitation, clients s, traitements de texte, outils de compression, navigateurs internet, lecteurs multimédia, etc. Il ne s agit là que d applications «grand public» et il existe déjà de très nombreuses solutions logicielles développées pour répondre à des besoins professionnels spécifiques. Peut-être victimes de leur succès, les logiciels libres essuient de nombreuses critiques : contexte juridique flou, illégalité supposée de certaines licences, coûts cachés plus importants que les économies réelles, absence de garantie, etc. L adoption de nouveaux logiciels ou la migration vers un nouveau système ne sont ni techniquement ni juridiquement des opérations anodines, que ces systèmes soient libres ou non. Juridiquement, ces opérations sont complexes car elles impliquent des problématiques variées : concession de droits de propriété intellectuelle, prestations de service, garanties, etc. Même en droit, le risque zéro reste utopique ; cependant, les risques peuvent être limités. Pour ce faire il faut préalablement les identifier c est-à-dire comprendre les différentes opérations juridiques liées à une installation logicielle, un contrat de maintenance ou au développement d une application métier. Ces questions ne sont pas nouvelles, elles se posaient déjà avec les logiciels distribués sous une licence «propriétaire», ce qui signifie, en simplifiant, que l éditeur du logiciel se réserve l ensemble de droits de propriété intellectuelle, le titulaire de la licence n ayant que le droit d utiliser le logiciel dans les conditions stipulées dans la licence. Dans le cas des logiciels libres, il convient de prendre en compte leurs particularités lors de la sélection de solutions informatiques. Les risques juridiques associés à l adoption d un logiciel libre ne peuvent être appréciés à leur juste valeur que s ils sont comparés à ceux associés aux logiciels propriétaires. Même si certaines incertitudes persistent, le logiciel libre résiste très bien à la comparaison. Il convient de rappeler qu un logiciel, qu il soit libre ou propriétaire, est une œuvre de l esprit qui, sous réserve de son originalité, est protégée par le Code de la Propriété Intellectuelle et les conventions internationales. À ce titre, son auteur, qu il soit français ou étranger, est investi du droit exclusif d exploiter son œuvre. Toute personne souhaitant l utiliser, l exploiter, le copier, le modifier ou le distribuer devra, sauf rares exceptions légales, obtenir l autorisation de son auteur. Cette autorisation sera accordée par une licence, contrat liant l auteur et la personne utilisant son logiciel, ou licencié. D un point de vue juridique, un logiciel libre se différencie d un logiciel propriétaire par la licence qui régit son utilisation par les tiers ainsi que les droits concédés et obligations imposées. Schématiquement, les licences libres se distinguent ainsi des licences de logiciels propriétaires. Les premières octroient des libertés au licencié alors que les secondes interdisent tout usage autre que l exécution du programme. Les libertés fondamentales du licencié sont : la liberté d exécuter le logiciel sans restriction, la liberté de l étudier, la liberté de le distribuer (même commercialement mais parfois sous condition), et la liberté de le modifier. Ces libertés sont prévues par toutes les licences libres, mais dans des degrés différents. L exercice de ces libertés nécessite l accès au code source des logiciels, accès inexistant avec les logiciels propriétaires. L utilisateur d un logiciel libre est auteur en puissance. Il pourra étudier son code source, le comprendre, l améliorer et diffuser ces améliorations à la communauté. Ce point est juridiquement crucial car les obligations varieront à partir du moment où l on cesse d être un «simple utilisateur» et devient un auteur ou distributeur en modifiant ou commercialisant le logiciel. Attention à la contrefaçon! Préalablement à tout choix d un logiciel, il faut étudier la licence sous laquelle il est distribué ou développé afin d identifier les droits concédés par l auteur ou l éditeur. Cet aspect est fondamental car toute utilisation, modification, ou distribution en violation des termes de la licence est une contrefaçon qui est un délit civil et IT-expert n 65 - janvier/février

30 pénal puni au maximum de 3 ans d emprisonnement et euros d amende. Cela signifie que l utilisation d un logiciel contrefait par une entreprise peut l exposer à une action civile ou même à des poursuites pénales. Pour comprendre les logiciels libres, et les responsabilités liées à leur modification et redistribution, il faut dès à présent noter que de nombreuses licences sont dites «copyleft», terme parfois traduit en français par «gauche d auteur». Ce néologisme signifie simplement que l utilisateur qui décide de distribuer le logiciel amélioré de ses propres modifications ou intégré dans un nouveau programme devra le faire sous la même licence «copyleft» ou sous une licence compatible. Cette obligation de redistribution dans des conditions juridiques identiques a pour objectif d éviter la captation des améliorations au bénéfice d un individu ou d une société : son non respect est une contrefaçon. Cette situation peut se présenter dans l hypothèse où un prestataire informatique est retenu pour développer une application métier pour le compte d une entreprise à partir d un logiciel libre. Pour ce faire, ce prestataire va exécuter le logiciel, étudier son code source, le modifier et enfin le redistribuer à cette entreprise, et éventuellement à d autres : il a donc l obligation de respecter les termes de la licence. Si cette licence est «copyleft», la redistribution d un logiciel modifié, ce qui correspondrait ici à l installation du logiciel amélioré chez l entreprise, doit être faite sous la même licence libre ou une licence libre compatible. Le prestataire pourrait tout à fait souhaiter, afin de capitaliser sur son temps de développement et d empêcher ses concurrents d avoir accès à son code source, distribuer le logiciel amélioré sous une licence propriétaire, c est-à-dire qu il se réserverait tous les droits et que lui seul aurait accès au code source. Dans ces conditions, le prestataire a violé la clause «copyleft» de la licence d origine et en conséquence a commis une contrefaçon qui pourra être constatée en justice. Le prestataire pourra être condamné à payer des dommages-intérêts et un juge pourra interdire la distribution du logiciel. Pour l entreprise, cela signifie qu elle ne pourra plus utiliser le logiciel litigieux. En outre, l entreprise pourra elle aussi, sauf à réussir à prouver sa bonne foi, être poursuivie pour avoir utilisé un logiciel contrefaisant. Afin de limiter ces risques, il nous semble nécessaire de prévoir une clause de garantie de la part du prestataire dans le contrat de développement. Cette clause en elle-même ne pourra pas dissuader l éditeur du logiciel contrefait d intenter une action contre l entreprise mais prévoira que le prestataire devra supporter les dommages-intérêts auxquels l entreprise serait condamnée et éventuellement les frais annexes tels que les frais d avocats. Dans le contexte nouveau des logiciels libres, il ne nous apparaît pas superflu d identifier dans le contrat de développement les logiciels et les licences qui seront modifiés. D une façon générale, il convient d indiquer très précisément si les droits de propriété intellectuelle relatifs au logiciel ainsi développé sont cédés, l entreprise en devenant propriétaire, ou simplement licenciés, l entreprise ayant un droit d usage limité dans le temps. Dans l hypothèse d un logiciel modifié à partir d un logiciel libre «copyleft», l entreprise pourra être titulaire des droits sur les modifications mais celles-ci devront être redistribuées sous licence libre. Quid des limitations de responsabilité? Outre les problématiques liées à la contrefaçon, toute entreprise doit avoir conscience des limitations de responsabilité présentes dans les licences de logiciel ou dans les contrats de développement. En effet, les licences libres sont souvent critiquées en raison de leurs clauses d exonération de responsabilité. En contrepartie des libertés accordées par l auteur, les logiciels libres sont licenciés 30 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

31 «en l état», c est-à-dire sans garantie d aucune sorte. Il faut cependant mentionner que la licence libre CeCILL développée par le CEA, CNRS et l INRA contient une clause de responsabilité restreinte conforme au droit français. En outre, rappelons que l écrasante majorité des licences propriétaires contiennent des clauses d exonération de responsabilité. Les contrats propriétaires n offrent pas plus de garantie que les contrats libres et dans la plupart des cas, il est au mieux possible d obtenir le remboursement du logiciel. La situation est donc identique pour les logiciels libres et les logiciels propriétaires. Les éventuelles garanties et dommages-intérêts ne pourront être que ceux accordés par la loi et reconnus par les juridictions françaises, et ce quel que soit le texte des licences. Trois théories juridiques pourront alors être invoquées. Tout d abord, un éventuel préjudice pourra être réparé sur le fondement des vices cachés. Cette action nécessite que le vice ne soit pas décelable lors de la conclusion du contrat et qu il soit sérieux, rendant le logiciel inutilisable. Si la garantie de ces vices peut contractuellement être exclue entre les professionnels de même spécialité (en l espèce entre éditeurs de logiciel), toute exclusion dans le cas où le licencié est un consommateur ou un professionnel non spécialiste ne serait pas valable. Ensuite, le régime de la responsabilité du fait des produits défectueux pourrait trouver à s appliquer dans le cas où la non-conformité du logiciel a porté atteinte à la sécurité des personnes ou des biens. Cela peut être le cas pour certains logiciels utilisés à des fins de sécurité, médicales ou aéronautiques. Enfin, on pourra également citer la possibilité de faire déclarer certaines clauses abusives, mais cette protection est réservée aux consommateurs. Plus que les clauses exonératoires de responsabilité, une des inquiétudes liée au logiciel libre peut provenir également de l absence de cocontractant en cas de difficulté. Alors que l éditeur d un logiciel propriétaire est clairement identifiable, dans le monde du libre, le licencié se retrouverait face à une communauté nébuleuse, sans personne à contacter, ce qui ne serait pas très rassurant. Si cette crainte peut être fondée pour les logiciels «grand public» qui sont souvent développés et améliorés par une communauté, téléchargeables gratuitement, facilement installés et ne nécessitent pas de maintenance, sauf à télécharger les mises à jour, elle ne l est pas pour les applications métiers qui sont souvent développées par un éditeur de logiciel «classique» qui a simplement fait le choix d une licence libre au lieu d une licence propriétaire. La présence d un interlocuteur unique (et souvent en France) est un élément rassurant, même si les communautés autour des logiciels sont très réactives pour offrir une assistance gratuite et corriger les «bugs». Il est alors important pour l entreprise faisant appel à un prestataire pour assurer la maintenance ou développer un logiciel libre de s assurer d une protection contractuelle suffisante. Ce contrat conclu avec le prestataire pourra plus facilement être négocié que le contrat de licence. Outre les garanties relatives à la contrefaçon évoquées ci-dessus, il faut lister précisément les obligations du prestataire. Par exemple, dans l hypothèse où le logiciel développé souffrait de «bugs», il faut prévoir les conditions de la maintenance corrective : sous combien de temps le prestataire interviendra, quels moyens humains et techniques il mettra à la disposition de l entreprise pour ce faire, etc. Le prestataire exigera certainement qu une clause limitative de responsabilité couvrant notamment la perte d exploitation ou la perte de données soit insérée. L entreprise pourra exiger que le prestataire justifie d une assurance pouvant couvrir, au moins en partie, ces pertes et qu il fournisse une attestation de son assureur dans ce sens. Il faut également préciser si les différentes garanties et la maintenance portent sur l ensemble du logiciel modifié ou sur le module développé à partir d un logiciel libre. En conclusion, d un point de vue pratique il semble difficile, voire impossible, pour une entreprise qui utilise ou fait développer un logiciel sous licence libre de modifier cette licence. En revanche, elle sera en bien meilleure position pour négocier un contrat de maintenance ou de développement avec un prestataire professionnel en France. Elle devra étudier avec attention toutes les questions relatives à la propriété intellectuelle et aux droits cédés mais également l ensemble des garanties en cas de contestation de droit d un tiers ou de dommages causés par une défaillance du logiciel. Le contrat, pour être utile, devra prévoir sans ambiguïté l ensemble de ces situations. Olivier HUGOT, Avocat à la Cour et au Barreau de New York, associé au sein d HUGOTAVOCATS A propos du Cabinet HUGOTAVOCATS : HUGOTAVOCATS, cabinet d avocats d affaires réactifs, répond aux besoins de ses clients, tant en conseil qu en contentieux, dans les domaines du droit des affaires, de la propriété intellectuelle et industrielle, de la communication et des nouvelles technologies. N hésitez pas à consulter leur site : IT-expert n 65 - janvier/février

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33 Comment ça marche? Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques Parmi l écosystème du WEB 2.0, le Wiki est une espèce en voie de développement. Mais qu est-ce qu un Wiki? Comment ça marche? Cet article décrit les fonctions et technologies qui définissent un Wiki. Principes généraux Définitions On appelle «Wiki» un site Web dont les pages sont créées et modifiées de manière collaborative par tout utilisateur qui possède les autorisations requises pour cela. D après l encyclopédie collaborative libre Wikipedia, le wiki a été inventé par Ward Cunningham en 1995, pour une section d un site sur la programmation informatique qu il a appelée «WikiWiki- Web». Le mot «wiki» vient du terme hawaiien wiki wiki, qui signifie «rapide» ou «informel». Le concept de «collaboration rédactionnelle» constitue le paradigme original et essentiel des Wikis car il confère le contrôle total du site (organisation et contenu) à ses utilisateurs. Utilisé dans le cadre de systèmes de gestion de connaissances généralistes (encyclopédies, dictionnaires techniques, gestion documentaire ) ou spécialisés (annuaires, projets ), les Wikis peuvent devenir de formidables outils de productivité. Ainsi, ils sont un des outils majeurs de ce qu on appelle aujourd hui le «Web 2.0». Techniques utilisées Un site Wiki est piloté par une application Web de type serveur, appelée «moteur Wiki». Cette application sera exécutée dans le contexte général d un serveur Web, avec ou sans serveur d application associé, en fonction de la technologie employée. Par la suite, et afin de simplifier la lecture et la compréhension de ce document, on désignera par le terme «Wiki» le site Web généré par le moteur Wiki sous-jacent. Générations Les principes de base des Wikis ont été introduits en 1995, et si les fonctionnalités ont été considérablement améliorées depuis, grâce notamment à l utilisation de technologies toujours plus puissantes, ces principes ont relativement peu évolué, du moins jusqu à récemment. En effet, les moteurs Wiki modernes, qu on pourrait appeler des Wikis de deuxième génération offrent, en plus de la modification des pages, la possibilité de créer des applications Web collaboratives. Celles-ci sont simples à développer, aisées à maintenir et à faire évoluer, et procurent des gains de productivité important pour un coût réduit. IT-expert n 65 - janvier/février

34 Classification Il existe aujourd hui des dizaines de moteurs Wiki répertoriés (voir la liste des liens utiles plus loin dans cet article), et afin de les étudier plus facilement, on peut les classifier selon les critères suivants : Wiki de première ou de deuxième génération Stockage des informations sous forme de fichiers (filesystem) ou dans une base de données Modes de licence La majorité des Wikis sont distribués sous licence Open Source, mais il existe également des moteurs Wikis commerciaux, bénéficiant d un support spécifique. Fonctionnalités Un système collaboratif avant tout Un wiki ouvert au grand public sera géré en permanence par une communauté d utilisateurs avertis ayant un objectif commun : la mise en commun d informations diverses et variées. Pour cela, le Wiki permet à chacun d introduire ses informations sur le site, et de modifier celles entrées par d autres utilisateurs. Lorsqu une page est ainsi modifiée, les contributeurs réguliers qui s intéressent à cette page peuvent aller la contrôler, et si besoin la corriger ou y compléter l information présentée. Ainsi, la majorité des vandalismes, du spam et des autres détournements sont rapidement détectés et annulés. Par ailleurs, il existe plusieurs niveaux de privilèges, et tous les utilisateurs n ont pas les mêmes pouvoirs. Certains ont notamment des rôles administratifs leur permettant de supprimer des pages ou d exclure des visiteurs jugés indésirables. Le plus bel exemple de Wiki réussi est l encyclopédie libre Wikipédia dont «le succès montre qu une communauté suffisamment importante arrive à maintenir la qualité d un grand site wiki très visité. En revanche, les sites wikis ouverts au public mais peu surveillés sont rapidement envahis par le spam et le vandalisme». Fonctionnalités de base Afin de prétendre au titre de «Wiki», une application Web doit au minimum offrir les possibilités suivantes : Une gestion des utilisateurs : coordonnées, profil (administrateur, modérateur ) et permissions par rapport aux pages (lecture, édition, suppression ). Un éditeur de contenu associé à un langage de balise simplifié permettant : - De mettre en forme le document : gras, italique, listes à puces - De créer des tableaux - D insérer des hyperliens vers d autres pages du Wiki ou vers des pages Web externes L historique des modifications sur les pages : - Sauvegarde des différentes versions successives d une même page - Restauration, visualisation, et comparaison des versions L attachement de documents externes. Un moteur de recherche intégré (pages et pièces jointes), éventuellement assorti d une indexation des pages. Gestion «d espaces de pages» ou de «domaines» facilitant l organisation et la structuration des pages au sein du Wiki. L ajout de commentaires aux pages, selon un principe analogue à celui des «Blogs». La possibilité de modifier globalement l apparence du site Wiki par application d un thème (une nouvelle «skin», une peau) : mise en page, couleurs, fontes, images. Fonctionnalités étendues Les Wikis modernes offrent bien souvent toute une palette de fonctionnalités supplémentaires, parmi lesquelles on peut citer : Un éditeur de texte de type «riche», et «Wysiwyg», permettant la saisie de documents formatés (liens, tableaux, enrichissements, images, etc.). Ce type d éditeur simplifie la saisie des pages pour les utilisateurs non techniques (car le système de formatage traditionnel à base de balises spécifiques n est ni intuitif, ni facile à maîtriser). Un système de revue et de circulation des documents (workflow) avant leur publication. Des robots automatiques de formatage ou de classement par exemple, permettant d effectuer des traitements spécifiques et programmés sur l ensemble des pages du Wiki. La gestion automatique des liens retours («backlinks») et l organisation hiérarchique des pages entre elles. Un outil d édition enrichi, de préférence de type client riche, permettant d effectuer des modifications sur plusieurs pages à la fois, de travailler visuellement l arborescence du site, ou encore d effectuer des opérations d administrations plus complexes. Fonctionnalités de deuxième génération On a évoqué en introduction l apparition d une deuxième génération de moteurs Wiki, en indiquant qu ils offraient également un cadre de développement d applications en ligne et collaboratives, ainsi que l intégration du Wiki au sein d un Système d Information d entreprise. Pour cela, ces moteurs offriront des possibilités telles que : Une API (Interface de programmation) accessible de différentes manières (interne, langage de programmation, Service Web ) Au moins un langage de programmation de type «script» (Velocity, Groovy ) pour la réalisation de pages dynamiques, permettant de créer rapidement des mini-applications, voire des applications plus complexes et/ou très spécialisées. La définition de métadonnées (de préférence selon un paradigme de programmation objet) qui seront attachées aux documents et aux pages. Une capacité d extension fonctionnelle du moteur Wiki via le développement d extensions («plug-ins») utilisant les API offertes par le moteur. Des connecteurs intégrés permettant de se relier à des applications d entreprise, telles que : annuaires (LDAP), applica- 34 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

35 tions de GED, gestions de projet, ERP, portails Intranet, etc. Ces connecteurs, utilisés conjointement avec le langage de script intégré, permettront une grande richesse de développements applicatifs. L association de mots-clefs (tags) aux pages permettant de les retrouver plus facilement. L utilisation d ontologies (système de classification sémantique) associés aux tags. La publication de flux RSS liés aux pages. Des fonctions de recherche sémantique. Des fonctions d administrations évoluées et conviviales. Le fonctionnement en mode déconnecté. Architecture des Wikis Présentation Les différents moteurs Wiki sont loin d être égaux, que ce soit sur le plan fonctionnel, technique ou encore du point de vue de leur architecture interne, et pourtant ils partagent une architecture commune. Un moteur Wiki est avant tout une application de type serveur, et elle doit donc s exécuter dans le contexte plus vaste d un serveur hôte (Serveur Web/http). Selon les langages et technologies utilisées dans le moteur Wiki, ce serveur hôte peut être constitué d un serveur Web/http standard, tel que le serveur Apache, ou il peut requérir, en plus, un serveur d applications Web, par exemple de type J2EE ou.net. Par ailleurs, certains moteurs Wiki utilisent une base de données pour stocker les pages et les documents, tandis que d autres utilisent directement le système de fichiers du serveur hôte. Notons que les besoins fonctionnels, ainsi que les exigences de charge et de volume, seront les critères déterminants dans le choix d un moteur Wiki et des technologies qui l animent. Architecture logicielle Le tableau ci-dessous présente les principales architectures Wiki utilisées. Tous ces systèmes ont fait leurs preuves, et il existe au moins une application Wiki de première classe pour chacune de ces architectures. Stockage des informations Les principaux d éléments d information à stocker sont les pages qui constituent le site et les documents attachés aux pages. Deux stratégies sont ici possibles, soit l utilisation directe du système de fichiers du serveur hôte, soit l utilisation d une base de données, relationnelle ou non. L utilisation directe du système de fichier a l avantage de ne pas nécessiter de base de données supplémentaire, mais elle limite l utilisation en mode partagé, et ne rend plus malaisée l association de métadonnées aux documents. Bases de données Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles préférer un stockage en base de données, notamment la gestion de très gros volumes de données, l utilisation de métadonnées et la pérennité de l archivage. Un grand nombre de moteurs Wiki utilisent ainsi un SGBD pour y stocker leurs informations. La plupart des Wikis étant des logiciels libres, ils utilisent aussi souvent des bases de données sous licence open source, telles que MySQL ou PostgresQL. Ces applications sont aujourd hui parfaitement matures, robustes et performantes, et dans la majorité des cas elles rempliront les besoins de l application Wiki. Cependant, pour les Wikis écrits en Java et utilisant les API JDBC, il sera également possible d utiliser une base de données commerciale (en adaptant les fichiers de configuration du serveur), pourvu que l on dispose d un driver JDBC pour cette base de données, ce qui est généralement le cas. Il en va de même pour les Wikis utilisant ODBC sous environnement Microsoft Windows. Gestion des utilisateurs Afin de contrôler l accès aux pages du Wiki, les moteurs proposent généralement une gestion plus ou moins fine des utilisateurs et de leurs droits associés. Pour cela, l utilisation d une base de données s impose car la sécurité offerte par le protocole http ne permet pas une gestion fine des droits par utilisateur. Pour les Wikis les plus évolués et ayant un objectif d intégration en entreprise, il devra être possible d utiliser un annuaire d entreprise (LDAP notamment) afin de réutiliser la base d utilisateurs existante. Cela se fera nativement si le Wiki le permet, ou par l intermédiaire de plugins externes utilisant un connecteur spécialisé. En ce qui concerne la gestion des droits, on trouvera généralement des fonctionnalités telles que : Droits en lecture : permet d accéder à la lecture des pages, éventuellement de manière anonyme (utilisateur non identifié), Droits en écriture : permet de créer de nouvelles pages et de modifier des pages existantes, Droits d administration : suppression de pages, exclusion d utilisateurs, blocage de pages Types de serveur Langages Plateformes Web + CGI Perl, TCL, C, etc. Unix, Linux Web + Script PHP, Python, Ruby Unix, Linux, Windows Web / J2EE Application Serveur Java, JSP Unix, Linux, Windows Web /.Net C#, ASP Windows IT-expert n 65 - janvier/février

36 Moteur de rendu L affichage du contenu des pages d un Wiki est généralement dévolu à un composant spécifique de rendu des pages, le moteur de rendu, qui a pour fonction de «traduire» le code source de la page (lequel contient des tags d affichage, voire du script exécutable) en un flux HTML affichable par le navigateur Internet sur le poste client. C est évidemment un composant essentiel du Wiki, dont dépend entièrement l aspect général et les performances. Des moteurs de rendu OpenSource existent par ailleurs sur le Web (par exemple Radeox pour le langage Java) et on pourra les retrouver dans différents moteurs Wiki du marché. Les capacités recherchées seront principalement : Les performances d affichage (rapidité d exécution, utilisation de caches), La richesse des possibilités de mise en page, fonction de celle des balises de formatage Wiki, La possibilité de personnalisation de l aspect final des pages, généralement via l utilisation de modèles de disposition et de feuilles de style Web. Langages Wiki A l origine, les Wikis ont été conçus pour créer rapidement et facilement des pages, tout en offrant un niveau de formatage minimum. Pour cela, ils définissent une série de balises ou marqueurs spécifiques, qui seront ensuite interprétés par le moteur de rendu pour générer une mise en page ou invoquer une fonction particulière. Il n existe pas de standard de ce langage de balise, même s il existe des syntaxes compatibles avec les standards de fait, tels que la syntaxe MediaWiki (Wikipedia) ou TWiki. Les marqueurs que l on rencontrera principalement sont : Création d un lien vers une autre page du Wiki : syntaxe CamelCase (un mot composé de plusieurs mots accolés, avec leur première lettre capitalisée), syntaxe spécifique (nom de page entre crochets par exemple), Mise en gras ou en italique, Insertion d un paragraphe, Insertion d une liste à puce, Création d un tableau, Entrée de table des matières. Gestion des versions Un des éléments clef des Wikis consiste en leur capacité à conserver les versions successives d une page, modification après modification. En effet, s agissant d un système d édition collaboratif, il faut pouvoir facilement consulter les ajouts ou les modifications faites à un document, annuler une modification en restaurant une version antérieure d un document et connaître les auteurs et contributeurs des pages. Pour cela les moteurs Wiki utilisent généralement des outils libres de gestion des révisions (RCS, CVS) pour déterminer les différences, et ils gèrent à leur manière l accès aux révisions des pages. Les données caractéristiques de l historique seront soit stockées sur disque, soit écrites en base, selon le mode de fonctionnement du Wiki. Programmation De par sa nature même, un Wiki constitue une base de documents et de données partagée par tous, et offre de formidables possibilités de travail collaboratif. Lorsque les fonctions intrinsèques du moteur sont exposées sous la forme d une interface de programmation (API), il devient possible d utiliser la puissance du moteur Wiki pour développer simplement de nouvelles applications Web collaboratives. Ainsi, on peut par exemple créer des espaces, privés ou partagés, de données personnalisées affichant un contenu personnalisé, ou encore utiliser la gestion de documents comme support d un processus spécifique. Pour cela, on utilisera un langage de script, plus ou moins évolué, permettant de : Créer et d utiliser des variables, Programmer des algorithmes complexes au moyen de structures de test et de contrôle standard, Créer des pages et en modifier le contenu, Créer des métadonnées, et pouvoir y accéder au moyen de requêtes, Accéder à toute une panoplie de fonctions élémentaires du moteur Wiki. Il est aussi important de noter que l on parle ici de script s exécutant côté serveur et non côté client (comme le JavaScript par 36 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

37 exemple), c est ce qui lui permet de dialoguer avec le moteur Wiki par l intermédiaire de son API. Parmi les langages de script proposés, on notera plus particulièrement les technologies Java et OpenSource suivantes : Velocity : syntaxe propriétaire, fonctionnalités riches, relativement performant, très connu car issu d un projet Jakarta déjà ancien. Groovy : très en vogue, moderne et novateur, il s agit dans les faits du langage Java lui-même, mais en plus pratique, plus élégant et même plus robuste que Java lui-même. Les Wikis programmables «de l intérieur» permettent d écrire ce code directement dans les pages et ainsi d ouvrir le développement de nouvelles fonctionnalités à l ensemble des utilisateurs ayant les permissions suffisantes. Les principaux moteurs du marché Parmi les dizaines de Wiki existants sur le marché, certains sont particulièrement remarquables, de part leur large diffusion. Ainsi, parmi les moteurs les plus répandus et les plus utilisés, on trouvera : MediaWiki (PHP/MySQL), utilisé par le site Wikipedia pour héberger les millions de pages de l encyclopédie libre. TWiki (Perl/fichiers), utilisé par de nombreuses organisations américaines, et notamment par de prestigieux éditeurs de logiciels pour gérer leurs projets de développement. Confluence (Commercial, Java/Database), est sans doute le meilleur Wiki commercial actuel, et il est également utilisé par de nombreuses sociétés. XWiki (Wiki de deuxième génération, Java/Database), Il offre des fonctions évoluées et surtout un environnement de développement applicatif. C est l alternative OpenSource à Confluence. Fonctionnalités de troisième génération La prochaine évolution majeure des Wikis pourrait incorporer les possibilités suivantes : Wiki peer2peer : les documents sont partagés sur un réseau distribué de type P2P, et sont stockés sur les postes clients. Application cliente connectée/déconnectée de type Rich Desktop Application. Gestion des réseaux sociaux : espaces multi-connectés, sociétés virtuelles Analyse et recherche sémantique des pages et des documents. Liens utiles Matrice des wikis : Comparaison des wikis : Liste de logiciels Wiki : Julien REVEL, Directeur R&D et Co-fondateur de Kap IT 15 ans de R&D Logiciel dont 10 ans en tant que Directeur R&D, Entrepreneur co-créateur de plusieurs sociétés (Wincap, Soamai, Advanced Technology Agency, Kap IT), Docteur es Science Ces moteurs offrent de multiples fonctionnalités, et bénéficient aussi d innombrables extensions applicatives qui permettent de les utiliser dans différents contextes. L avenir des Wikis Une adoption généralisée en entreprise Les Wikis n en sont encore qu au début de leur histoire, et ils vont continuer à se répandre rapidement, notamment dans le monde de l entreprise. En effet, bien utilisés, ils offrent aux collaborateurs la possibilité de contribuer directement à l amélioration des échanges dans l entreprise, à capitaliser et faire connaître leur savoir-faire et leurs connaissances, à mieux s organiser, etc. Les bénéfices d un Wiki performant sont tels qu ils sont en passe de devenir un outil stratégique pour un grand nombre d entreprises, en particulier technologiques, et il est probable qu ils seront largement utilisés à l avenir. Kap IT est une société de conseil, de recherche et de développement logiciel, fournisseur d application Web 2.0, spécialisée en RIA (expert Flex, GWT, Backbase) et Wiki (expert XWiki). Depuis près de 10 ans, nous améliorons l expérience des utilisateurs en leur fournissant des applications et des interfaces innovantes. Nous accompagnons les grandes entreprises, les SSII et les éditeurs dans la réalisation de leurs projets d optimisation de leurs processus R&D, de modernisation d application/site, de reporting dynamique, et de mise en place d espaces collaboratifs. Notre objectif : fournir des applications plus ergonomiques, plus communicantes, plus flexibles et plus faciles à maintenir. Contactez-nous : IT-expert n 65 - janvier/février

38 Fenêtre sur cour Interview d Hervé Kabla, DSI de Dassault Systèmes Ventes France Dassault Systèmes est un éditeur de logiciels français créé en 1981 qui propose des solutions de «Product Lifecycle Management» ou PLM. Le groupe représente environ 6500 personnes dont environ 4000 dans les différentes équipes R&D. Les clients comprennent à la fois de grands groupes présents dans différents secteurs industriels (Dassault Aviation, Boeing dans l aéronautique, Daimler-Chrysler, BMW dans l automobile, etc.) ainsi que de petites et moyennes entreprises, particulièrement dans les différentes chaînes de sous-traitance. L entité «Dassault Systèmes Ventes France» représente environ 150 personnes réparties dans 15 agences en France. Monsieur Kabla est le directeur du système d informations de cette entité, dans laquelle il a mis en œuvre un projet de «blog» d entreprise. Nous avons eu le plaisir de l interviewer à ce sujet. 38 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

39 Une fois le déploiement effectué et après une journée d intégration nous avons formé un groupe pilote d utilisateurs. Ce groupe de 20 personnes devait être représentatif de l entité dans sa globalité c est-à-dire composé de tous les profils (assistantes, techniciens, commerciaux, managers), représenter toutes les agences et tous les niveaux d expérience. Ce test fut un semi-succès dans la mesure où une dizaine de personnes ont vraiment accroché au projet. Par la suite notre but était que ce groupe pilote fasse lui-même de la publicité autour de ce blog d entreprise. Notre objectif de croissance était de 40 utilisateurs en juin et de 100 en décembre Au final l outil a été adopté au-delà de notre entité, notamment par les services RH, Finances, IT et par la R&D du groupe, et nous avons aujourd hui 280 utilisateurs. Comment et avec quels objectifs utilisez-vous cet outil? Pourriez-vous nous parler de votre rôle au sein de l entité «Sales» et de l environnement technique dans lequel vous travaillez? Hervé KABLA : Mon rôle au sein de l entité «ventes» est d aider les forces commerciales en leur fournissant les meilleurs outils. Actuellement ils ont à leur disposition : un outil de forecast basé sur Lotus Note, un outil de gestion du cycle de vie des commandes, qui a été développé en interne (sur la base du produit SMARTEAM) et qui repose sur une base de données Microsoft SQL Server, un ERP (Peoplesoft) SmartKiwi, la plateforme de blogs d entreprise que nous avons mise en place l an dernier. Hervé KABLA : L objectif principal est de permettre à tous les membres de l entité de communiquer entre eux sans tenir compte des distances hiérarchiques, géographiques ou fonctionnelles. Ce blog offre la possibilité de poser des questions, faire partager ses expériences, ses réussites et ses échecs Ainsi les gens apprennent à mieux se connaître et mutualisent leurs savoirs. Comment vous est venue l idée de la mise en place d un outil de social computing au sein de votre structure? Hervé KABLA : Au début de l année 2006, lors de notre réunion annuelle qui regroupe l ensemble des collaborateurs, nous avons constaté que les équipes, réparties sur l ensemble du territoire ne se connaissaient pas suffisamment, et donc n échangeaient pas leurs points de vue et leurs expériences. Nous avions des objectifs commerciaux très ambitieux et un problème de communication et de collaboration entre les équipes à résoudre. Comment s est passée la mise en œuvre du projet? Hervé KABLA : Le patron de notre entité, Arnaud Poujardieu, est un lecteur de blogs. Il a eu l occasion de lire celui de Monsieur Bertrand Duperrin (http://www.duperrin.com) qui a créé un blog sur les problématiques d animation d équipe, de management bref sur ce que peut apporter le web 2.0 aux entreprises dans le domaine des ressources humaines. Nous avons donc pris contact avec cette personne qui nous a mis en relation avec Carlos Diaz de la société Bluekiwi. Cette société a eu le discours que nous attendions pour répondre à notre problématique de cohésion de groupe et de communication. L objectif de la plateforme Bluekiwi est la mise en valeur des individus et des échanges. IT-expert n 65 - janvier/février

40 participent maintenant à notre «kiwi». Le kiwi a l immense avantage de mettre certains sujets «sur la table» et cela auprès de tous et en les documentant, ce qui n était pas forcément évident auparavant. Pour conclure, quels sont les inconvénients à prendre en considération et quels sont vos projets à venir? D autre part, cet outil implique plus de flexibilité et de rapidité dans la mesure où un plus grand nombre de personnes est susceptible de répondre à votre question. Enfin, au contraire de l ou d un appel téléphonique, ce système de communication n est pas intrusif. Répond qui veut, quand il veut et si il ou elle le veut! Par rapport à un intranet dans lequel le contenu est décidé par seulement quelques personnes, il est possible de faire des remarques, des critiques constructives comme par exemple de donner son point de vue sur l impact de tel ou tel document chez tel type de client ou dans tel secteur d activité. Comment l outil est-il perçu par les utilisateurs? Quels sont les principaux avantages que vous avez pu constater depuis sa mise en place? Hervé KABLA : Nous avons un noyau dur très actif d environ 10 personnes qui écrivent souvent des billets, qui répondent aux autres. Environ 50 autres personnes participent de façon plus ou moins régulière, enfin les autres utilisateurs se contentent d être lecteurs. Globalement l outil est plutôt bien perçu même si certains, qui utilisent pourtant régulièrement le kiwi, estiment que c est un gadget. Les profils qui participent le plus à ce jour sont des managers, ce qui paraît logique dans la mesure où le kiwi est un outil de management et de communication entre les équipes. Notre objectif de faire communiquer les équipes entre elles a été atteint puisque même les autres entités de Dassault Systèmes Hervé KABLA : Le blog est perçu de façon assez négative en France, comme un outil grand public où l on raconte sa vie. C est pourquoi nous n utilisons pas le terme de blog pour notre outil mais le terme de «kiwi» qui vient du nom de la plateforme. Chez Dassault Systèmes, nous «kiwitons». Un autre inconvénient est que cet outil nécessite d être connecté à internet pour l utiliser, bien qu il soit possible de le consulter en mode déconnecté en utilisant un agrégateur de flux RSS. Enfin les bonnes pratiques liées à l utilisation du kiwi sont encore en phase de définition, les gens hésitent parfois entre envoyer un mail et poster un billet. Concernant l évolution de cet outil, nous devons encore «évangéliser» en interne afin que le taux d utilisation soit plus important chez certains profils qui l utilisent peu aujourd hui. Nous souhaitons également mettre en place de nouvelles fonctionnalités telles qu un système de réplication en local, un correcteur d orthographe, améliorer les fonctionnalités de tri et de recherche des sujets précédemment traités, et aussi intégrer un outil d analyse, utilisable par tous, pour permettre à chacun de savoir qui vous a lu, qui vous a répondu Ces fonctionnalités sont prévues dans les prochaines releases de bluekiwi, en juin et en décembre A suivre, donc. Hérvé KABLA DSI de Dassault Systèmes Ventes France 40 IT-expert n 65 - janvier/février 2007

41 IT-expert, soudain tout est clair IT-expert, la référence technique des professionnels de l informatique Bimestriel de conseil et d expertise technique, IT-expert vous offre l information essentielle pour vous former et décider. LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Pour tous renseignements : IT-expert - 3, rue Marcel Allégot MEUDON - FRANCE Tél. : +33 (0)

42 Abonnez-vous à IT-expert Je m abonne 1 an au bimestriel IT-expert. Je recevrai 6 numéros pour 89 TTC Je m abonne 1 an à IT-expert version papier + accès au pdf en ligne* pour 120 TTC Mme Mlle M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Bon d abonnement à faxer au +33 (0) ou renvoyer au Service Abonnements 3, rue Marcel Allégot Meudon France Fax Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Date : Signature obligatoire : * Vous recevez dès sa parution un exemplaire d IT-expert par la poste à l adresse de votre choix et vous aurez accès à l ensemble des anciens numéros d IT-expert en version PDF sur le site web d IT-expert :

43 Livres Microsoft SharePoint : Building Office 2007 Solutions in C# 2005 Microsoft SharePoint : Building Office 2007 Solutions in C# 2005 L édition 2007 de Microsoft Office et de BizTalk Server marque un tournant dans la mise à disposition d une plate-forme unifiée de gestion de l information. Ce duo représente ce que pourraient être à moyen terme les outils de bases des travailleurs de l information qui pour nombre d entre eux font du courrier électronique l épine dorsale de leurs échanges. Cet ouvrage, qui s apparente par sa forme à un cours, s attache dans un premier temps à présenter les nouvelles fonctionnalités disponibles au travers des services SharePoint et de Microsoft Office SharePoint Server. La seconde partie de l ouvrage présente les nombreuses techniques de personnalisation disponibles pour créer des applications à part entière. Compte tenu de l ampleur des notions à absorber, on ne peut que saluer le travail de l auteur ainsi que ses capacités didactiques qui permettent à ses lecteurs d aborder un sujet aussi complexe. Doté de nombreux exemples et d illustrations de mise en oeuvre pas à pas, ce livre intéressera principalement les architectes et les équipes en charge de la mise en oeuvre pratique de ces technologies. par Scot P. Hillier Prix : 58,90 euros 600 pages ISBN : Editions Apress Gestion stratégique des systèmes d information Les systèmes d information sont souvent perçus comme des gouffres financiers sans commune mesure avec les services qu ils rendent et, à ce titre, sont tenus à l écart de la stratégie d entreprise. Cet ouvrage propose a contrario une démarche visant à les intégrer dans cette stratégie globale afin de les transformer en source de profits au service du développement de l entreprise. En s appuyant sur plusieurs études de cas, l auteur démontre les relations qu il est possible de tisser entre la stratégie du système d information et celle de l entreprise, ainsi que les bénéfices d une intégration des technologies de l information aux activités courantes de l entreprise. L auteur, d origine américaine et leader du groupe «Gestion des risques liés aux technologies de l information» chez Price Waterhouse Cooper y prône une culture du résultat axée sur la notion de service. En cela, son ouvrage constitue une réflexion intéressante dans un paysage informatique français encore trop peu habitué à un tel raisonnement. Gestion stratégique des systèmes d information par Mark Lutchen 258 pages Prix : 29,00 euros ISBN : Editions Village Mondial IT-expert n 65 - janvier/février

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