CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES. Projet

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1 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES Projet

2 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE 2007/2009 DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES - INTRODUCTION - 2

3 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE 2007/2009 DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES SOMMAIRE INTRODUCTION page 3 Une politique de la ville solidement ancrée sur le territoire I - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE INTERCOMMUNAL page 5 II - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE ELANCOURT page 34 III - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE GUYANCOURT page 59 IV - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE - LA VERRIERE page 105 V - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE - MAGNY-LES-HAMEAUX page 174 VI - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE TRAPPES page 210 VII - LE PILOTAGE ET L ANIMATION page 243 VIII - LES ENGAGEMENTS FINANCIERS page 248 IX - SIGNATURES page 249 1

4 - UNE POLITIQUE DE LA VILLE SOLIDEMENT ANCREE SUR LE TERRITOIRE.un engagement concret des acteurs locaux. Depuis 1990 le Syndicat d Agglomération Nouvelle puis la Communauté d agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines est engagé aux côtés des communes qui la composent, du FASILD puis de l ACSE, du Conseil régional d Ile-de-France et de l Etat, dans la construction progressive d une politique intercommunale de solidarité..une politique de la ville solidement ancrée sur le territoire. Cet engagement volontariste de l agglomération s est affirmé en 2000 avec la signature du Contrat de ville intercommunal dans lequel les trois communes labellisées (Trappes, La Verrière, et Magny-les-Hameaux) la Communauté d agglomération, l Etat et le FASILD se sont associés pour mettre en œuvre une politique visant à la réintégration dans la ville des quartiers en voie de paupérisation..une politique globale menée en complémentarité des partenaires locaux. Cette implication de la Communauté d agglomération, des communes et de leurs partenaires dans les dispositifs de la Politique de la Ville a permis de mettre en œuvre des actions se déployant dans l ensemble de l agglomération dans les domaines de l insertion professionnelle, de la santé, du logement, de la prévention et de l accompagnement associatif..une volonté politique affirmée de contenir les processus d exclusion. Cette approche a permis une prise en compte globale des problématiques de lutte contre les exclusions nécessaire à la cohésion sociale communautaire. Les efforts accomplis par la Communauté d agglomération et ses partenaires ont permis, sept années durant, de ralentir les processus d exclusion des populations les plus fragilisées sur le plan social, économique et culturel. une consolidation et une amplification de l action engagée depuis 15 ans. Ils ont en outre permis l émergence de nouveaux acteurs associatifs et de mobiliser les réseaux institutionnels sur les réponses à apporter à l échelle de l agglomération saintquentinoise. Les orientations stratégiques proposées dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) constituent un facteur de cohésion sociale intercommunale. Elles se situent dans une logique de poursuite et de consolidation de l action globale engagée et d amplification en direction des quartiers les plus en difficulté. La Communauté d agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et ses partenaires entendent aujourd hui, et pour les trois années à venir, s impliquer davantage dans la mise en œuvre d un projet global de développement urbain solidaire. Ce dernier, tout en garantissant la maîtrise du long terme dans le cadre du développement durable, identifie clairement comme enjeu central la restauration de la cohésion sociale dans les sites où elle est en voie de délitement et dans ceux où elle est susceptible de l être à moyen terme..une intensification de l action publique dans les quartiers prioritaires. A cet effet, le CUCS intercommunal constituera un levier pour renforcer les interventions à mener dans la lutte contre les exclusions, la pauvreté et les phénomènes de relégation induits. Il constitue un projet au service de la cohésion, du développement durable et du projet de territoire solidaire. Cette démarche politique renouvelée doit par ailleurs faciliter la mobilisation des acteurs du territoire dès lors qu ils sont en mesure de s appuyer sur des moyens encourageant à la fois l innovation et l efficacité. Une telle démarche suppose une plus grande cohérence des dispositifs mis en œuvre par l ensemble des partenaires institutionnels. 3

5 .un renforcement du lien avec les communes et des complémentarité confirmées L efficacité de l ensemble des actions développées dans le cadre du CUCS suppose un approfondissement de la relation avec les communes. Ce travail en commun, en lien avec les compétences de chaque collectivité, doit favoriser une meilleure connaissance des problématiques de chaque territoire, un ajustement permanent des actions et outils mis en œuvre et une meilleure appropriation des actions intercommunales de lutte contre les exclusions..la nécessaire mobilisation des crédits de droit commun. Cette ambition ne peut toutefois prendre toute sa mesure sans l appui de l Etat et des collectivités locales, lesquels chercheront à valoriser plus encore les financements de droit commun, au service des priorités de la Politique de la Ville..Une élaboration du programme d actions prévue pour l été Dés la signature du CUCS intercommunal, les fiches action seront construites à partir des orientations stratégiques précisées dans le présent document. Pour chaque action, les objectifs à atteindre seront fixés ainsi que les moyens nécessaires à leur réalisation. Chaque action fera également apparaître les partenaires et les financements. Un processus d'évaluation en continu de chaque action sera mis en place dès

6 I - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE INTERCOMMUNAL La politique de la ville est une compétence obligatoire de la Communauté d'agglomération. Cette compétence est partagée avec les communes. Ce partage implique une double légitimité et une nécessaire coordination des différentes politiques pour une véritable complémentarité. Afin de faciliter la mise en œuvre concrète du CUCS et un fonctionnement efficace entre les deux niveaux, communal et intercommunal, il est proposé, pour chaque axe prioritaire, de préciser la compétence dominante de chacun des partenaires. La Communauté d'agglomération poursuivra ainsi son action dans les champs de la lutte contre les discriminations, de la santé publique (à travers notamment l'atelier Santé Ville - ASV - animé par l'institut de Promotion de la Santé), de l accès à l emploi pour les publics les plus en difficulté et du développement économique (à travers les dispositifs intercommunaux que sont le PLIE et la Maison de l'emploi). Les communes seront en charge prioritairement de la réussite éducative (à travers les équipes de réussite éducative) et de la prévention de la délinquance avec les Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). La Communauté d'agglomération continuera d'intervenir dans le champ de la prévention grâce à son soutien financier aux quatre associations de prévention spécialisée. Elle interviendra dans le cadre de la promotion de la citoyenneté en s'appuyant sur l'ensemble des actions déployées à partir de la MJD. La thématique de L habitat et du cadre de vie est une compétence partagée. La mise en place du PLH sera coordonnée par la Communauté d'agglomération tandis que les actions relevant des politiques de peuplement ou de la gestion urbaine de proximité seront directement gérées par les communes. La solidarité intercommunale s opère de façon transversale à travers l'ensemble des politiques sectorielles de l'agglomération. Le CUCS devra permettre de renforcer les outils intercommunaux tels que l IPS, la MJD, le PLIE, au bénéfice des habitants issus des quartiers prioritaires. 5

7 UN AXE TRANSVERSAL : LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Lutter contre les discriminations raciales sur le marché du travail - Ecriture et signature d un plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail pour la période 2005/2006 : Près de 35 partenaires impliqués dans trois groupes de travail (accompagnement des publics discriminés et intermédiaires de l emploi, sensibilisation du monde économique et sensibilisation des élus) ; Un axe transversal : la communication avec des actions supports au plan de lutte : - Un spectacle créé «La tête de l emploi» par Déclic Théâtre ; - Promotion d un film «manque de peau» de Abdel Ryan Houari ; - Une conférence débat sur la promotion de la diversité en octobre 2006 avec les partenaires du Plan dont plusieurs entreprises. Créations d outils spécifiques : - Elaboration de deux plaquettes destinées au grand public et aux entreprises ; - Une action de placement des jeunes diplômés issus de l immigration portée par le club FACE (Fondation Agir Contre l Exclusion) de Saint-Quentin-en-Yvelines en partenariat avec la Mission ville et la DDTEFP ; - Une charte signée avec l Etat, la CCIV et la Communauté d agglomération relative à l engagement concret de chacun des partenaires dans le plan de lutte. 2 Le diagnostic thématique Le diagnostic s appuie sur l évaluation du Plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail faite par le cabinet FORS recherche sociale à l automne Points forts Points faibles - Des retombées dynamisantes pour les structures qui ont adhéré au plan et se sont impliquées ; - Des réalisations et des résultats concrets et mesurables pour chacune des actions mises en œuvre ; - L implication d un réseau d entreprises organisé autour du club FACE ; - Un dispositif communication locale soutenue et diversifiée ; - Une troupe de comédiens formés et en capacité de créer un véritable outil de communication. - Mais une mobilisation incomplète des acteurs ; - Des groupes de travail portés par un noyau moteur relativement restreint ; - Les actions avec les structures intermédiaires de l emploi : un axe d intervention essentiel qui est resté en panne ; - La sensibilisation des élus encore trop embryonnaire pour aider au portage du plan ; Pas encore de prise en compte des autres thématiques relatives aux discriminations (ex : gens du voyage, logement, etc.). 6

8 3 Les enjeux et orientations stratégiques Un Plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail a été mis en place en 2005 et Les actions développées ont permis de mobiliser des entreprises, les intermédiaires de l emploi et les élus et d élaborer des outils à disposition des différentes catégories d acteurs impliquées. Une Charte impliquant le service public de l emploi, la Chambre de Commerce et d Industrie et la Communauté d agglomération a été signée le 19 octobre Elle précise les moyens mis en œuvre par chacun et les modalités de coopération entre les partenaires signataires. La lutte contre les discriminations constitue l axe transversal du CUCS et cible principalement les discriminations liées à l origine, au sexe et à l âge dans le domaine de l emploi. ENJEUX - Réduction des discriminations sur le marché du travail (origine ethnique, sexe et âge) ORIENTATIONS STRATEGIQUES Elargir le partenariat déjà constitué en s appuyant sur les réseaux d entreprises, l éducation nationale, les acteurs de la formation, les intermédiaires de l emploi, les communes, les syndicats, les branches professionnelles, etc. ; Promouvoir et valoriser les outils élaborés dans le cadre du Plan ; Continuer de sensibiliser et de former les partenaires et les publics à la lutte contre les discriminations ; Favoriser l implication et la prise de responsabilité des partenaires dans la conduite et la mise en œuvre du Plan

9 HABITAT ET CADRE DE VIE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Compléter les segments de l offre de logement déficitaire - Elaboration du Programme Local de l Habitat (P.L.H) et du diagnostic préalable (les indicateurs chiffrés sont présentés dans la partie 2 du présent chapitre). 2 - Favoriser la mixité sociale dans le parc de logements existant - Mise en place en 2006 du point de veille «habitat social» au sein des services de la CA ; - Cette orientation relève pour l instant de la compétence des communes et notamment de celles en Grand Projet de Ville concernant l attribution des logements sociaux. 3 - Apporter des réponses adaptées aux publics spécifiques - Création de deux résidences sociales (La Verrière et Montigny-le-Bretonneux) en remplacement des foyers de travailleurs migrants. Ces résidences sont gérées par la Sonacotra devenue ADOMA ; - Développement d une offre de logements chez l habitant (pour les étudiants) par le service Habitat social de l agglomération ; - Renforcement de l hébergement «passerelle» de l association «Relais Jeunes des prés» pour les moins de 30 ans ; - Extension des capacités d accueil en hébergement d urgence et en logement de droit commun du FJT des Sept Mares (agrément APL) ; - Accompagnement du Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes (mise à disposition de locaux et financement du fonctionnement de la structure) ; - Livraison de nouvelles résidences étudiantes à Voisins-le-Bretonneux et à Elancourt ; - Engagement du transfert du Foyer Sully en C.H.R.S à Montigny-le-Bretonneux ; - Création de places d hébergement d urgence et de moyen terme avec Médianes Logement Jeunes dans le cadre d un conventionnement en Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale en 2004 ; - Gens du voyage : 100 places pour itinérants prévues dans le cadre du schéma départemental. Nombre de places existantes non encore agréées : 15 à Guyancourt, 20 à Trappes et 15 à Elancourt. 8

10 2 - Les indicateurs thématiques Les indicateurs thématiques communs à tous les CUCS Constructions et démolitions de logements sociaux par commune et quartier depuis 2000 LES CONSTRUCTIONS Commune Quartier Nombre de Date de mise logements en service GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 76 01/01/2000 GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 28 01/01/2001 GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 44 01/01/2001 GUYANCOURT EUROPE 47 01/01/2001 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 92 01/01/2002 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 40 01/01/2005 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 41 01/01/2005 GUYANCOURT VILLAROY 66 15/06/2001 GUYANCOURT VILLAROY 9 01/01/2004 GUYANCOURT VILLAROY 20 01/01/2004 MAGNY-LES-HX BUISSON 26 01/01/2000 MAGNY-LES-HX CENTRE BOURG DE MAGNY 40 01/01/2004 MAGNY-LES-HX CROIX AUX BUIS 69 01/01/2002 MONTIGNY-LE-BX VILLAGE DE MONTIGNY 25 01/01/2005 TRAPPES CENTRE JEAN JAURES 24 01/01/2005 Source: base de données "Social CASQY"/ Veille Habitat social Constructions de logements sociaux spécifiques Commune Nom Type de public Nombre de places Livraison VOISINS LE BX RESIDENCE LA CYBELE étudiants 130 logements 2006 ELANCOURT JB LAMARCK étudiants 110 chambres 2006 LA VERRIERE ADOMA SONACOTRA 200 logements 2006 Source : BADOLOG Près de 647 logements sociaux supplémentaires dans l agglomération depuis 2000 se répartissant comme suit : 463 logements sociaux en plus à Guyancourt, 135 à Magny-les-Hameaux, 25 à Montignyles-Montigny et 24 à Trappes. LES DEMOLITIONS Commune Quartilot Nb de logts année TRAPPES Les Merisiers (SAREPA) TRAPPES Neauphle Source: BADOLOG Démolition de logements sociaux spécifiques Commune Quartilot Nb de logts année LA VERRIERE Bois de l'etang (foyer SONACOTRA) LA VERRIERE Bois de l'etang (foyer SONACOTRA) Source: BADOLOG 151 logements sociaux ont été démolis sur Trappes entre 2003 et 2004, et 493 à La Verrière en vue de la rénovation du foyer ADOMA (ex-sonacotra). 9

11 Evolution du nombre de résidences principales par commune Elancourt Guyancourt Magny les Hx Montigny le Bx Trappes La Verrière Voisins le Bx SQY résidences principales sur l agglomération en 2005 Source: FILOCOM Taux de rotation (en %) annuel moyen dans les logements sociaux par commune Commune ELANCOURT 12,1 6,5 GUYANCOURT 11,9 9,1 MAGNY-LES-HAMEAUX 7,5 5,6 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX 10,6 7,8 TRAPPES 10 5,7 LA VERRIERE / / VOISINS LE BRETONNEUX 13,5 9,6 SQY 10,8 7,4 Source: Observatoire du Logement en Ile-de-France (Ols), données OPS En moyenne, on estime que 7.4% des ménages du parc social de l agglomération ont déménagé chaque année entre 2003 et On constate une diminution importante du taux de rotation au sein du parc social au cours de ces dernières années. 10

12 3 Le diagnostic thématique Le diagnostic thématique dont la synthèse est proposée ci-après est élaboré à partir d une extraction de données du Programme local de l Habitat (PLH) adopté en novembre Points forts Source : FILOCOM Points faibles 1) Un parc de logement récent, confortable et diversifié - Une vétusté quasi inexistante ; - Une prédominance du logement collectif ; - Une part importante de logements sociaux (40,5 % à SQY, 20,5 % dans les Yvelines et 23,4 %en Région Ile-de-France) ; - La présence d un parc social qui n est pas nécessairement synonyme de difficultés sociales majeures. 2) Un programme de renouvellement urbain opérationnel - Un programme de renouvellement urbain conduit dans le cadre du GPV Trappes/La Verrière et qui concourt à la mixité sociale. - Des ensembles d habitat social réhabilités (Orly parc) ou en cours de réhabilitation grâce notamment au GPV. 3) Une volonté de maîtriser les attributions - Trois communes dotées d une conférence communale du logement et d une charte d attribution (Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux et Trappes). 4) Des structures spécifiques diversifiées - Chaque ville dispose d une structure d accueil pour personnes âgées ; - Deux foyers de travailleurs migrants transformés en résidences sociales (Montigny-le- Bretonneux et La Verrière) ; - Une plus grande mixité des publics accueillis dans les foyers ; - Personnes handicapées : un taux d équipement pour les établissements d accueil médicalisés et spécialisés satisfaisant ; - Une offre d aires d accueil des Gens du voyage en cours d élargissement : 100 places prévues dans le cadre du schéma départemental. 5) Un dispositif d observation en cours d élaboration - Le point de veille habitat social en cours de création est un outil de compréhension et 1) Une population à peine stabilisée - Une population de habitants en 2003 ; - Un solde migratoire déficitaire compensé par l excédent naturel. 2) Un parc de logements marqué par des carences - Une nette sous représentation du locatif privé (12,7 % à SQY, 19 % dans les Yvelines et 25,4 % en région Ile-de-France en 1999) ; - Une inadéquation entre offre locale d emploi et l offre de logement ; - Un manque de fluidité du marché au logement pénalisant les parcours résidentiels d une part croissante de saint Quentinois. 3) Un parc social important mais déséquilibré - Des logements sociaux inégalement répartis sur le territoire ; - Une occupation sociale très contrastée entre communes : les parcs les moins chers se spécialisent dans l accueil des plus démunis (Trappes et La Verrière et dans une moindre mesure, Elancourt) ; - Une part des logements individuels dans le parc social (10 %) inférieure à la demande mais supérieure de trois points à la moyenne régionale ; - Une mixité de l occupation sociale à géométrie variable : une opposition est/ouest particulièrement marquée ; - Une part de familles monoparentales (19,3 %) et de familles nombreuses assez élevée ; - Un parc social à gestion éclatée (29 bailleurs). 4) Des structures spécifiques encore insuffisantes - Un déficit de logements spécifiques : pas assez de logements dédiés aux jeunes ; - Une offre de logements étudiants sous dimensionnée (1030 logements) notamment celle de statut public (manque évalué entre 250 et 450 logements) ; - Trois foyers de travailleurs migrants à transformer en résidences sociales. 11

13 d analyse du fonctionnement du parc social et de son peuplement. Le Point de Veille sur l Habitat social a pour principal objectif d apporter à l ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine du logement social à Saint-Quentin-en-Yvelines, une connaissance fine (à l échelle de la résidence) et dynamique (évolution de la situation) du parc social. Ce diagnostic partagé devra permettre l élaboration d une politique de maîtrise du peuplement. - Une augmentation de la durée de séjours dans les Foyers des Jeunes Travailleurs et une baisse de la capacité d accueil de ces structures. 5) Des caractéristiques préoccupantes du marché du logement - Absence de politique de peuplement intercommunale ; - Un enrichissement continu et accéléré des biens immobiliers et des loyers depuis 1999 ; - Une réduction de la mobilité résidentielle ; - Une tendance à la sous occupation du parc (enracinement et faible mobilité des ménages occupants des grands logements) ; - Un taux de vacance en baisse régulière dans l ensemble du parc ; - Des loyers disparates d une commune ou d un quartier à l autre mais autour d une moyenne plutôt élevée ; - Des différences internes aux communes encore peu appréhendées faute de données intra communales (mais mise en place d un point de veille sur l habitat social à la Communauté d agglomération) ; 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Les actions à mettre en œuvre dans le cadre du volet habitat et cadre de vie du CUCS se déclinent à partir du Programme Local de l Habitat (PLH) adopté le 16 novembre Elles cibleront notamment les publics et les quartiers de la géographie prioritaire. LES ENJEUX - Adoption d un rythme de construction suffisant pour faire face au desserrement inéluctable des ménages, éviter le déclin démographique et améliorer l équilibre habitat/emploi - Gestion et maîtrise du peuplement du parc social dans la durée - Garantie d un niveau de mixité sociale à différentes échelles, de l agglomération au quartier, en recréant des itinéraires résidentiels LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Diversifier l offre de logements ; Faciliter les itinéraires résidentiels ; Développer l offre de logements spécifiques (personnes défavorisées et mal-logées, personnes vieillissantes, jeunes, étudiants et gens du voyage) ; Elaborer un dispositif permanent d observation et d évaluation des réalisations du PLH ; Poursuivre la politique de renouvellement urbain sur les territoires en GPV (Trappes et La Verrière) et sur les quartiers en voie de fragilisation. 12

14 L ACCES A L EMPLOI ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Diversifier le tissu économique local - Création de la Maison de l Entreprise réunissant 50 partenaires privés, publics et associatifs (création de 500 entreprises et 800 emplois depuis 2000) ; - Création du club FACE, club d entreprises de Saint-Quentin-en-Yvelines (mobilisation des entreprises dans la lutte contre les exclusions) ; - Conception et mise en œuvre du projet «Gérondicap» (voir le volet santé publique) et du Comité Technique Professionnalisant (élaboration de parcours de formation dans la filière des métiers de l aide à la personne) dont l un des objectifs est de contribuer au développement de l économie résidentielle par la création d emplois qualifiés ; - Etudes relatives à la création d une plate forme de services aux salariés (projet non abouti en raison de l absence de réseau d entreprises du porteur de projet) ; - Création d une Zone Franche Urbaine (ZFU) à Trappes dont les objectifs sont de : développer l activité économique (à ce jour plusieurs programmes immobiliers sont engagés ou en projet) ; faciliter l accès à l emploi des publics domiciliés dans le périmètre de la ZFU ; accélérer les programmes de rénovation urbaine. 2 - Amplifier les effets du PLIE - Signature du deuxième protocole du PLIE pour la période 2000/2006 (3 000 bénéficiaires accueillis dont 41% sont sortis en emploi durable, l objectif était d assurer l accompagnement de bénéficiaires) ; - Création du centre de bilan et d orientation professionnel de Saint-Quentin-en-Yvelines ; - Création d une entreprise d insertion dans les secteurs du bâtiment et des espaces verts (Crysalis formation) ; - Création d un pôle linguistique intercommunal en étroit partenariat avec la médiathèque A. France ; - Mise en œuvre de la méthode IOD (intervention sur l offre et la demande) équipe de placement en CDI du PLIE ; - Structuration et professionnalisation de 3 associations intermédiaires (chantier Yvelines, Chantier-emploi et Réagir) ; - Ouverture de l Espace Social de Citoyenneté et d Insertion (ESCI) afin de faciliter la mobilisation des publics adultes dans un projet professionnel ; - Création en partenariat avec le Conseil régional d un «Espace Dynamiqu Insertion» pour les jeunes publics (mobilisation dans l élaboration d un projet personnel et professionnel) ; - Création d un organisme de formation (REV) dédié aux métiers de l animation : évolution en cours vers un centre de ressources départemental. 13

15 3 - Encourager la mobilisation des entreprises autour de l insertion par l activité économique - Mise en œuvre par FACE d un éventail d actions en direction des publics en difficulté d insertion : Parrainage des demandeurs d emploi ; Parrainage des créateurs de leur propre emploi ; Placement et accompagnement en emploi avec MANPOWER ; Cellule de placement dédiée «Mes talents et vous» ; Portage et soutien aux projets de développement d acteurs associatifs ; Projet «Marathon de New York», Création du réseau des Points Services aux Particuliers (PSP), Participation active et concrète au plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail. - Signature d une convention «Politique de la Ville» avec EDF pour les années 2005/2007 (implication d EDF dans les quartiers de la géographie prioritaire) ; - Projet de création de plate forme pour la qualification et l insertion (PIQI) dans le secteur de la grande distribution : projet non abouti en raison d un délai trop long pour la prescription des publics sur les postes proposés par les entreprises ; - Appui à la création d un groupement d employeurs pour l insertion et la qualification (GEIQ) dans le domaine de la maintenance informatique : le projet n a pu aboutir car les entreprises ont considéré que les activités de la maintenance informatique étaient trop sensibles pour être confiées à des publics en insertion. 4 - Diversifier l offre de formation pour diversifier l emploi - Projet de création d une Maison de l emploi intercommunale dans le cadre du plan de cohésion sociale ; - Création d un restaurant d application dans un CFA à Trappes (Centre Horticole d Enseignement et de Promotion - CHEP). 5. Lutter contre les discriminations raciales sur le marché du travail à Saint-Quentin-en-Yvelines - Ecriture et signature d un plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail pour la période 2005/2006 : Près de 35 partenaires impliqués dans trois groupes de travail (accompagnement des publics discriminés et intermédiaires de l emploi, sensibilisation du monde économique et sensibilisation des élus) ; Un axe transversal : la communication avec des actions supports au plan de lutte : - Un spectacle créé «La tête de l emploi» par Déclic Théâtre ; - Promotion d un film «manque de peau» de Abdel Ryan Houari ; - Une conférence débat sur la promotion de la diversité en octobre 2006 avec les partenaires du Plan dont plusieurs entreprises. Créations d outils spécifiques : - Elaboration de deux plaquettes destinées au grand public et aux entreprises ; - Conception d une formation destinée aux entreprises ; - Une action de placement des jeunes diplômés issus de l immigration portée par le club FACE (Fondation Agir Contre l Exclusion) de Saint-Quentin-en-Yvelines en partenariat avec la Mission ville et la DDTEFP ; Une charte signée avec l Etat, la CCIV et la Communauté d agglomération relative à l engagement concret de chacun des partenaires dans le plan de lutte. 05/05/

16 2 Les indicateurs thématiques Cette rubrique tient compte du guide méthodologique des CUCS qui propose de faire figurer différents indicateurs communs à l ensemble des territoires. Ces indicateurs obligatoires sont complétés par une série d indicateurs construits par l observatoire de la ville de la Communauté d agglomération. Les indicateurs communs à l ensemble des CUCS Nombre de demandeurs d emploi (de catégorie 1) par commune avec répartition suivant l ancienneté de la demande, le sexe et le niveau de formation fin Juin 2006 Elancourt Guyancourt Magny les Hx Montigny le Bx Trappes La Verrière Voisins le Bx SQY Effectif Sexe (%) Homme 53,3 55,5 62, ,6 56,7 54,1 55,5 Femme 46,7 44,5 37, ,4 43,3 45,9 44,5 Age - 25 ans à 49 ans ans et % - de 25 ans 9,8% 13% 10,7% 11,6% 16,4% 18,2% 8,6% 13% CSP Manœuvre +OS Ouvriers Qualifiés Employés non qualifiés Employés Qualifiés Technicien, Agent de maîtrise, Cadre Non Précisé % AMT, Cadres 28% 27,30% 34,50% 38,70% 10,40% 8,70% 49,70% 23,3% Ancienneté Chômage de longue durée (> 1an) % des DELD 31,20% 27,70% 31,10% 28,30% 26,90% 31,60% 30,30% 28,6% Source: ANPE 05/05/

17 Nombre de bénéficiaires du RMI par quartier au 31/12/2005 Commune Quartier Bénéficiaires Taux de couverture du RMI* La Verrière Bois de l'etang 24 0,9% Orly Parc 15 0,7% Magny Buisson 27 0,7% Guyancourt Pont du Routoir 134 3,4% Petits Prés 56 1,8% Elancourt 7 Mares 56 4,4% Nvx Horizons 10 0,3% Centre Jean Jaurès 139 7,4% Boissière 24 1,0% Sand Pergaud Ver 54 2,3% Camus Cocteau 61 2,1% Plaine de Neauphle 42 3,3% Clement Marot <5 0,0% Debussy 67 2,1% Barbusse Philippe Véd 46 2,4% Trappes Village 8 1,0% Cité SNCF 8 1,4% Wallon 42 2,8% Farges Langevin Thorez 85 3,6% Commune Castiglione 52 4,3% Lagrange 54 3,5% Paul Vaillant Couturier 20 1,0% Jean Macé 58 3,0% Trappes sud <5 - Autres quartiers Trappes 73 - Source: CAF * Nombre de bénéficiaires en 2005/ population du RGP de 1999 Nombre de bénéficiaires de l Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) par ZUS en Décembre 2006 Total commune Dont en ZUS Magny 12 5 Montigny 61 9 Trappes La Verrière Source: ANPE 05/05/

18 Les indicateurs complémentaires Evolution du taux de chômage estimé* Elancourt 6,0% 7,2% 6,3% Guyancourt 4,3% 6,6% 6,0% Magny les Hx 3,6% 5,1% 4,9% Montigny le Bx 3,9% 5,2% 4,6% Trappes 12,4% 14,3% 13,1% La Verrière 7,7% 8,5% 8,2% Voisins 3,5% 4,8% 3,9% SQY 6,1% 7,6% 6,9% Yvelines 5,7% 7,5% 7,1% RIF 8% 9,7% 9,2% Sources: ANPE, DGI (FILOCOM), INSEE Evolution de la part des chômeurs (cat 1) de longue durée Elancourt 26% 28% 28% 29% Guyancourt 19% 22% 25% 24% Magny les Hx 21% 22% 25% 25% Montigny le Bx 17% 21% 24% 26% Trappes 23% 25% 26% 26% La Verrière 25% 27% 26% 25% Voisins le Bx 24% 24% 24% 28% SQY 22% 24% 26% 26% Source: ANPE * Le taux de chômage est calculé par le rapport entre le nombre de chômeurs ANPE de chaque année et nombre d actifs (estimés par le taux d activité du RGP 1999 appliqué aux populations des années respectives de la DGI). Les données pour le département et la région sont fournies par l INSEE. Le taux de chômage, qui s élève à 6,9% en 2005, reste limité et inférieur aux moyennes nationale et régionale. La baisse récente est toutefois compensée par une hausse des chômeurs de longue durée. La proportion de chômeurs qualifiés tend par ailleurs à augmenter, touchant ainsi des communes jusque là épargnées. 05/05/

19 3 Le diagnostic thématique Les éléments de diagnostic présentés ci-après constituent un résumé du diagnostic établi dans le cadre de l élaboration du projet de Maison de l emploi de l agglomération. Ces éléments concernent exclusivement les dispositifs et les publics clairement identifiés dans le cadre du CUCS. Points forts Points faibles - Une mission locale dotée de 3 antennes sur le territoire et qui accompagne près de 3000 jeunes par an dans leur insertion sociale et professionnelle ; - Existence d une Maison de l entreprise pour accompagner la création, la reprise, la transmission et le développement d entreprises ; - Des mesures nationales en faveur des emplois à domicile et le projet "Gérondicap" permettent de structurer la filière des métiers de l aide à la personne ; - Développement d un PLIE performant, en dépassement d objectif et dont les missions sont rappelées comme suit : Optimiser les ressources locales en matière d emploi, d insertion et de formation ; Favoriser et suivre l émergence de nouveaux projets adaptés aux problématiques des publics ; Construire des parcours d insertion socio professionnels individualisés. - Des réseaux d entreprises impliqués à travers le club FACE et la cellule de placement Direct Entreprises de l AFIJ ; - Création d une Maison de l Emploi Intercommunale labellisée en septembre 2006 et dont l ouverture est prévue au cours du premier semestre 2007 ; - Ouverture prochaine d une école de la deuxième chance destinée aux jeunes publics sortis du système scolaire sans qualification et souhaitant s insérer dans un cursus de formation ; - Observation du territoire insuffisante (pas de connaissance fine du territoire en matière d offre et de demande d emploi) ; - L offre d insertion est insuffisante sur le territoire (3 associations intermédiaires, une entreprise d insertion), pas d Entreprise de Travail Temporaire d Insertion (ETTI), nombre de chantiers d insertion insuffisant, pas de régie de quartier, pas de GEIQ ; - Difficulté à pérenniser et à développer l activité des structures d insertion en raison notamment de l absence de stratégie commerciale et de professionnels dédiés à cette fonction ; - Absence de financement de la coordination des actions linguistiques à l échelle de l agglomération (la cohérence des parcours linguistiques est remise en question) ; - Hétérogénéité des pratiques d accueil des publics demandeurs d emploi, offre de service irrégulière ; - Complexité, inadéquation et manque de lisibilité de l offre de formation ; - Manque de lisibilité sur les besoins en compétences des entreprises (GPEC) ; - Une offre d emploi décalée par rapport aux profils des demandeurs d emploi saint-quentinois ; - Difficultés de recrutement dans certains secteurs d activité (hôtellerie restauration, BTP, sécurité, transport, logistique, métiers de l aide à la personne). - Création, au sein des services de la CA, d un observatoire économique et de l emploi ; - Présence d un CAT et d EMPRO ; 05/05/

20 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Le développement économique est une compétence obligatoire de la Communauté d agglomération. L emploi est une compétence de l Etat partagée en complémentarité avec les communes et la Communauté d agglomération. L insertion est une compétence du Conseil Général et la formation professionnelle est une compétence de la région Ile-de-France. Concernant les orientations du CUCS seules les orientations L agglomération déploie des actions tournées exclusivement en direction des publics les plus éloignés de l emploi à travers les outils suivants : Plan Local pour l insertion et l Emploi, Club d entreprises FACE et Maison de l emploi intercommunale. ENJEUX - Réduction de la précarité sociale liée au chômage ; - Diminution des disparités territoriales en matière de demande d emploi ; - Rapprochement de la demande d emploi et de l offre grâce à la formation professionnelle et à la mobilité. LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Créer un observatoire des données socio-économiques afin de développer l analyse prospective ; Permettre un accompagnement individualisé des publics les plus éloignés de l emploi dans le cadre d un parcours d insertion socioprofessionnel ; Mettre en adéquation l offre de formation afin de mieux prendre en compte les besoins des publics spécifiques et les besoins des entreprises ; Identifier et développer les secteurs porteurs de l économie locale et promouvoir les métiers en tension ; Encourager la mobilisation des entreprises autour de l insertion par l activité économique ; Construire un partenariat durable et équilibré avec le Conseil Général (dans le cadre de sa compétence «insertion») et le Conseil Régional (dans le cadre de sa compétence «formation professionnelle») afin notamment d élaborer une offre de service prenant en compte les besoins locaux. 05/05/

21 LA SANTE PUBLIQUE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 L ensemble des actions mises en œuvre a été conduit à l initiative ou en partenariat étroit avec l Institut de Promotion de la Santé (IPS). L IPS bénéficie ainsi d une reconnaissance des tutelles institutionnelles (Etat, Conseil général), des communes, de l Education nationale, de l Assurance Maladie et des centres hospitaliers de secteur. Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre pendant la période contractuelle 1 - Développer l observatoire de la santé publique - Réalisation d études (alcoolisme, santé mentale, métiers de l aide à domicile, aide en gérontologie, la santé des jeunes, diagnostic médico-social des populations, etc.) ; - Campagnes de communication (journée mondiale du sida, tabac, alcool, semaine bleue, forum prévention santé au centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, etc.) ; - Formation des professionnels et bénévoles (repérage des risques, information des employeurs, etc.) ; - Création de supports de communication (ex : page santé du Petit-Quentin) 2 - Améliorer la prise en charge des publics en situation d exclusion - Création de l unité de médiation santé dans les foyers de travailleurs migrants ; - Création de la consultation de dépistage anonyme et gratuite VIH/ hépatite C ; - Ouverture d une antenne du centre d Investigation Préventive et Clinique (bilan de santé gratuit) ; - Création du Centre d Accompagnement et de Soins en Addictologie (CASA) ; - Hébergement et permanences de partenaires de la santé publique dans les locaux de l IPS (ex : les ménages prévoyants, mutuelle à vocation sociale) ; - Structuration et animation du réseau des acteurs institutionnels et associatifs impliqués dans le soutien aux publics vulnérables. 3 - Mieux prendre en compte les besoins des jeunes en matière de santé - Signature de l Atelier Santé Ville (ASV) en novembre L ASV précise l engagement des partenaires en matière de politique de prévention santé en direction des jeunes publics. - Actions d éducation à la santé (alcool, prévention MST) dans les collèges notamment ; - Création d un lieu d écoute jeune à l IPS à Trappes ; 4 - Faciliter l implication des acteurs dans la prise en charge de la santé mentale - Soutien au Réseau de Promotion de la Santé Mentale ; - Création d une équipe mobile de liaison (lien entre les professionnels du champ santé et les travailleurs sociaux) ; - Formation de bénévoles pour les partenaires de l IPS. 5 - Elaborer des réponses adaptées aux personnes âgées et handicapées - Création d un pôle de gérontologie «Gérondicap» ; 05/05/

22 - Mise en place de la coordination handicap locale ; - Gestion d un équipement : la Résidence pour Personnes Agées (RPA) de Trappes. 6 - Renforcer le réseau des acteurs de la santé - Hébergement de 18 associations et acteurs institutionnels de la santé au sein de l Institut de Promotion de la Santé ; - Coordination et formation du réseau des acteurs. 7 - Développer l action préventive et la formation des partenaires médicosociaux - Participation de l IPS à différentes manifestations (forum des retraités, soirée publiques dans les équipements communaux ou intercommunaux, etc.) ; - Formation «jeunes et risque alcool» des acteurs sanitaires et socio éducatifs ; - Organisation de formation de bénévoles sur le parcours de fin de vie (soins palliatifs). 05/05/

23 2 Les indicateurs de santé publique Les indicateurs communs à tous les CUCS Nombre de bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle, de Base et Complémentaire, et de l Aide Médicale d Etat (AME) Novembre 2006 CMU de CMU de Base CMU-C seule Base seule et CMU-C AME Elancourt Guyancourt La Verrière Magny entre 0 et 10 Montigny Trappes Voisins entre 0 et 10 SQY entre 581 et 591 Source: CPAM 853 bénéficiaires de la CMU de base sont recensés sur l agglomération en 2006 Réseaux de santé publique sur l agglomération 2006 Intitulé Réseau de Promotion pour la Santé Mentale dans les Yvelines Sud Réseau de Santé le Pallium (Soins palliatifs à domicile en Yvelines Sud) RESSY Réseau Santé Sud Yvelines (réseau de santé plurithématique) CARMAD Réseau Gérontologique de professionnels de santé libéraux 4 réseaux de santé publique interviennent sur l agglomération Site Source: CPAM Ratio de praticiens médicaux et paramédicaux pour habitants 2004 Elancourt Guyancourt Magny Montigny Trappes* La Verrière Voisins Yvelines Médecins Généralistes 4,7 3,8 2,9 5,0 4,2 1,7 4,1 4,1 Médecins Spécialistes 3,2 1,6 0,6 5,3 10,9 0,0 3,7 4,6 Total Médecins 7,9 5,4 3,4 10,2 15,1 1,7 7,8 8,7 Dentistes 2,8 2,2 4,6 5,3 1,7 0,8 4,5 3,1 Auxiliaires Médicaux 7,3 4,6 6,3 8,1 5,2 0,0 8,2 7,3 (Le réseau constitue, à un moment donné, sur un territoire donné, la réponse organisée d'un ensemble de professionnels et/ou de structures, à un ou des problèmes de santé précis, prenant en compte les besoins des individus et les possibilités de la communauté). Source: CPAM * La surreprésentation des médecins généralistes sur Trappes s explique par la présence de l Hôpital Privé de l Ouest Parisien sur le territoire communal. Sans comptabiliser les médecins exerçant au sein de l hôpital privé, le taux d équipement de la commune pour 5000 habitants est de l ordre de 2,7 en omnipraticiens et de 1,35 en médecins spécialistes. Nombre d actes pour l ensemble des médecins généralistes de chaque territoire 2005 Nombre d'actes pour l'ensemble des médecins généralistes Elancourt Guyancourt Magny Montigny Trappes La Verrière Voisins SQY Sources: CPAM et l'initié En 2005, les 118 médecins généralistes de l agglomération (source : Ordre des médecins/ L Initié) ont réalisés actes, soit une moyenne de actes par an et par médecin, ou 75 par semaine environ. 05/05/ Nombre d'actes estimé par généraliste par semaine

24 3 Le diagnostic thématique Points forts Points faibles 1) Constats liés à l offre des soins - Un hôpital privé avec un plateau technique développé et intégrant des professionnels de santé constitués en réseau de santé et répondant ; - Un centre de santé municipal à Trappes sous la responsabilité de professionnels ayant une démarche de mise en réseau ; - Une Maison de garde intercommunale située à Montigny-le-Bretonneux ; - Un groupement de kinésithérapeutes pour la prise en charge d urgence des bronchiolites ; 2) Des réseaux de professionnels structurés - Un Institut de Promotion de la Santé intercommunal qui poursuit son développement autour des missions suivantes : Regroupement des dispositifs sanitaires, médicosociaux et sociaux autour d une charte prenant en compte la démarche de prise en compte globale de la santé et de prévention ; Lieu de rencontres et d échanges facilitant la synergie partenariale entre les acteurs locaux (institutionnels, associatifs, hospitaliers, professionnels, bénévoles, usagers et familles) intervenant pour la santé des Saint-quentinois ; Lieu d information, de sensibilisation et d orientation pour les habitants et Centre de ressources pour les professionnels ; L équipe de professionnels territoriaux de l IPS met en œuvre la politique de Santé publique définie dans le cadre de la politique de la ville, en articulation avec les services des communes, du Conseil général et de l Etat. - Plusieurs réseaux de santé intervenant sur le territoire : Un réseau de libéraux pluridisciplinaires pour le soutien à domicile des personnes âgées et/ou handicapées ; Un réseau de soins palliatifs (dont l activité est un modèle national et dont l équipe est hébergée à l IPS) ; Un réseau de santé mentale dont l équipe mobile est basé à l IPS, le RESSY intervenant en partenariat avec des structures hébergées à l IPS ; Un nouveau réseau autour de la cancérologie cherchant à se positionner sur le territoire ; 3) De nombreuses structures d accueil - Des boutiques info jeunes/point info parents qui informent sur la santé dans les communes ; 1) Constats liés à l offre de soins - Pas d établissement hospitalier public sur le territoire et des hôpitaux éloignés et pas toujours très accessibles (Versailles, Rambouillet et Plaisir); - Un déficit global de l offre de soins libérale liée au vieillissement des généralistes, à la reconversion de certains professionnels, au déficit de recrutement et à l augmentation des besoins de soins de la population ; - Un déficit pour certaines spécialités médicales : gynécologie, psychiatrie, endocrinologie, ophtalmologie, etc. - Une Maison de garde médicale sur le territoire en attente de moyens pérennes, une absence de coordination des services de garde sur le territoire ; - Pas d offre de services coordonnées en matière de santé des jeunes ( jeunes 16 à 25 ans à SQY) ; - Offre de soin déficitaire pour les infirmières et kinésithérapeutes à Trappes ; - Santé négligée/altération de la santé physique (pas de prise de conscience du capital santé) ; - Coordination médecine scolaire + médecine de ville balbutiante ; - Problème de coordination des acteurs santé, social et sanitaire. 2) Des indicateurs alarmants concernant les jeunes publics - Absence de coordination formalisée des dispositifs de dépistage, de soins, d accompagnement et d éducation ; - Souffrance psychique des jeunes 11/25 ans insuffisamment prise en compte et souvent niée par les jeunes; - Prise en compte de la santé des jeunes négligée ; - Méconnaissance des dépistages gratuits (bilans de santé, bilan buccodentaire, CDAG, etc.) ; - Pas de prise de conscience de la notion de «Capital Santé» ; - Consommation d alcool et de cannabis banalisée, conduites addictives de plus en plus fréquentes ; - Fréquentation des structures de soins difficile (la fréquentation des services sociaux et de psychiatrie est jugée stigmatisante) et tardive, méconnaissance des structures de prévention, d accompagnement et de soins, méconnaissance voire rejet des missions de l Aide Sociale à l Enfance, etc. 3) Les constats concernant les publics fragilisés - Retard dans l élaboration et la mise en œuvre du Plan Local d Insertion ; - Absence de pérennité des financements des dispositifs d accompagnement ; - Manque de temps formalisés d échange entre les professionnels de terrain et épuisement des professionnels ; 05/05/

25 - Une coordination handicape locale ; - Une association des médecins bénévoles, un groupe d intervention ERIC (urgence psychologique) ; - Un tissu associatif intervenant dans les différents domaines (jeunesse, PA/PH, précarité, associations d usagers, associations de malade) ; - La Mission locale s est investit sur cette thématique : bilan des droits / cotorep / intervention thématique / consultation psy pour les jeunes et les familles ; 4) Une offre de prévention diversifiée - Plusieurs dispositifs de prévention, d écoute et d accompagnement créés dans le cadre du Contrat de ville 2000/2006 et ciblant : les jeunes, les populations précarisées, les personnes âgées et/ou handicapées, les personnes présentant des troubles psychiques et/ou des conduites addictives - Une consultation de dépistage anonyme et gratuite VIH/ hépatite C ; - Une antenne du centre d Investigation Préventive et Clinique (bilan de santé gratuit) ; - Un Centre d Accompagnement et de Soins en Addictologie (CASA) ; - Signature de l Atelier Santé Ville en 2006 relatif à la santé des jeunes formalisant l engagement de l Etat et de la CA ; 5) Une offre de formation en développement - Une école de soins infirmiers à La Verrière ; - Un réseau de médecins libéraux formateurs d étudiants en médecine ; - Une Université partenaire, une faculté de médecine qui s implante sur le territoire. 6) Un dispositif novateur : «Gérondicap» - Le projet «Gérondicap» se développe autour d un axe principal consacré à la gérontologie et au handicap. Son objectif est de construire autour de la personne en perte et/ou en manque d autonomie un dispositif visant à l amélioration de la qualité de prise en charge à domicile comportant : Un pôle gérontologique (accueil de jour pour les malades d Alzheimer et maladies apparentées et accueil de jour pour les personnes handicapées et/ou vieillissantes) ; Un pôle de formation autour des métiers de l aide à domicile (plateaux techniques, appartements pédagogiques, espaces de cours, espaces ressources, etc.) ; Un Centre d Informations et de Conseils en Aides Techniques (CICAT) ; Une plate-forme de modernisation de l aide à domicile regroupant des associations intervenant dans le champ de l aide à la personne ; - Souffrance psychosociale importante et dépistée tardivement, manque de structures d écoute psychosociale ; - Recours plus fréquent aux urgences des populations précarisées, hygiène de vie déséquilibrée (nutrition, activité physique, conduites addictives, etc.) ; - Méconnaissance par les professionnels des différences culturelles en matière de santé et absence de médiateurs Santé dédiés aux publics immigrés ou issus de l immigration ; - Santé des migrants, des détenus et des jeunes publics pas assez prise en compte malgré les efforts accomplis ; 4) La problématique de la santé mentale insuffisamment prise en compte - Manque de lisibilité des nombreuses structures intervenant dans le champ de la santé mentale ; - Absence ou liaison mal formalisée entre les structures prenant en charge les enfants, les adolescents et les adultes ; - Difficulté d accès aux dispositifs d évaluation, d orientation et de prise en charge (image peu valorisante, problème de lisibilité, difficulté dans l accessibilité temporelle et physique). 5) Les difficultés des réseaux de professionnels - Une difficulté de visibilité et de lisibilité des différents réseaux et/ou partenariats existants tant pour les professionnels que pour la population ; - Une trop faible lisibilité intercommunale de la coordination entre les différentes actions de santé sur le territoire ; - Un manque de coordination intercommunale pour l utilisation des médias dans le cadre d informations relatives à la santé ; 6) La gérontologie et le handicap : un secteur en pleine mutation - Une vision sociétale en cours de transformation induisant une modification permanente de la législation ; - Difficulté de prise en compte de l approche du secteur marchand et multiplication rapide du nombre d intervenants ; - Difficulté d anticipation dans la prise en compte du vieillissement de la population en général et notamment de la population handicapée ; - Le territoire de la Coordination gérontologique et de la Coordination Handicap Local dépassent les frontières de Saint-Quentin-en-Yvelines ; - Faiblesse de l action intergénérationnelle. - Engagement d une réflexion sur la création possible d un groupement de coopération à vocation gérontologique. 05/05/

26 4 - Les enjeux et orientations stratégiques L ensemble des orientations stratégiques proposé sera mis en œuvre à partir de l Institut de Promotion de la Santé (IPS), en collaboration avec l ensemble des partenaires, et en s appuyant sur trois axes prioritaires : la santé des jeunes, la santé-précarité-insertion, la gérontologie-handicap incluant transversalement le volet santé mentale. L Atelier Santé Ville (ASV) signé en novembre 2006 ciblera les questions relatives à la santé des jeunes. ENJEUX - L égalité dans l accès à la santé ; - L amélioration de l état de santé des populations vulnérables (vulnérabilité liée à l age, au handicap, à la maladie et/ou au handicap) ; - La réduction des pathologies liées à la précarité. ORIENTATIONS STRATEGIQUES Développer l observatoire de la santé publique au sein de l IPS en lien avec les observatoires régionaux et l observatoire de la ville ; Fédérer les acteurs de terrain et renforcer le partenariat entre les professionnels de la santé, du social et du médico-social ; Développer la prévention en direction des publics vulnérables et en particulier des jeunes ; Faciliter le recours et l accès à la santé des publics fragilisés et notamment des jeunes ; Structurer et développer une politique adaptée aux besoins des personnes âgées et des personnes handicapées. 05/05/

27 LA CITOYENNETE ET LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs Principales actions mises en œuvre 1 - Consolider les actions de la MJD - Développement de la MJD avec l ouverture d une seconde antenne à Guyancourt ( usagers et contacts téléphoniques en 2005, 15 partenaires mobilisés dans le cadre de permanences, une équipe de 8 collaborateurs. La MJD cible quatre domaines d intervention : L accès au droit et à l information juridique ; La justice de proximité ; L aide aux victimes d infractions pénales ; L éducation à la citoyenneté et la lutte contre les discriminations. - Création en 2006 au sein de la MJD d un poste de juriste- médiateur chargé de l éducation à la citoyenneté (poste d adulte - relais) 2 - Renforcer l action socio-éducative auprès des jeunes et des familles - Création d un poste de médiateur social au commissariat de Trappes financé à parité avec l Etat (560 victimes accueillies dont 61 % de femme en 2005) ; - Création et développement du Réseau d Ecoute, d Appui et d Accompagnement des Parents des Yvelines (REAPPY) ; - Ouverture de l»espace Dynamiqu insertion» (100 places pour les 16/25 ans en situation de désinsertion sociale) en collaboration avec le Conseil Régional ; - Création de l Espace Social de Citoyenneté et d Insertion en collaboration avec le Conseil Général et destiné au public adulte (100 places) ; - Développement du centre Athéna en direction des 11/16 ans en situation de désinsertion sociale et/ou scolaire et soutien au dispositif Emeraude (micro - rupture avec l environnement) ; 3 - Appui aux interventions des associations caritatives - Soutien financier apporté à l ensemble des associations caritatives de l agglomération (Restos du cœur, Secours Populaire etc.). 4 - Renforcer et évaluer la prévention spécialisée - Contractualisation pour la période 2004/2006 avec 4 associations de prévention spécialisée (Elancourt, Guyancourt, Trappes et La Verrière). Plus de 983 jeunes accompagnés en Le soutien au mouvement associatif - Création du Conseil de Développement de Saint-Quentin-en-Yvelines (CODESQY) ; - Soutien aux dispositifs «emploi jeunes», contrats jeunes, postes d insertion et adultes relais (plus de 63 postes cofinancés en 2005) ; - Promotion de Dispositif Local d Accompagnement (DLA) pour accompagner, professionnaliser et pérenniser les structures associatives. Plus de 15 structures soutenues par le DLA en 2005 et 2006 dans l agglomération ; - Participation chaque année au financement des projets de plus de 200 associations intervenant dans les domaines de l insertion, de la formation, de la santé, de la culture, du sport, de l éducation et du logement. 05/05/

28 2 Les indicateurs thématiques Nombre de personnes ayant consulté les points d accès au droit selon leur commune de résidence : fréquentation de la MJD par commune en 2004 Elancourt 709 9% Guyancourt % La Verrière 198 3% Magny les Hx 356 5% Montigny le Bx % Trappes % Voisins le Bx 315 4% hors secteur % Total % Source: Rapport d'activité 2004 de la MJD Evolution du taux de criminalité* (pour 1000 habitants) Elancourt Guyancourt Montigny Trappes La Verrière Voisins Source: DDSP - FILOCOM Le taux de criminalité dans l agglomération a baissé passant de 70 actes de délinquance pour 1000 habitants en 2003 à 60 en 2005 (Ceci est une estimation, les statistiques de la gendarmerie de Magny n étant pas incluses). * Le taux de criminalité est le rapport entre le nombre de crimes et délits constatés par les services de police et de gendarmerie et la population considérée (définition de l INSEE). Pas de donnée pour Magny-les-Hameaux qui est située en zone gendarmerie. 05/05/

29 3 Le diagnostic thématique La compétence de la Communauté d agglomération dans de le champ de la prévention et de l éducation à la citoyenneté s exerce dans le cadre des dispositifs mis en œuvre au titre de la Politique de la ville. Points forts Points faibles - L agglomération dispose d un panel d outils diversifiés et ciblant tous les publics (ESCI pour les adultes, Odysséa pour les 16/25 ans, prévention spécialisée, cantre Athéna pour les 11/16 ans, etc.) ; - Existence d une Maison de Justice et du Droit dont le volume d activité est l un des plus importants en France ; - Recrutement d un juriste médiateur chargé de l éducation à la citoyenneté à la MJD (relation avec l Education Nationale) afin de structurer et développer l offre de services. - Très peu de marge de manœuvre de la Communauté d agglomération quant à l orientation de l action de la prévention spécialisée (la CA finance et les communes sont légitimes pour déterminer les quartiers prioritaires et les objectifs de proximité) ; - Peu de lisibilité par la CA des actions de prévention générale conduites par les communes (Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, maisons des parents, équipes de réussite éducative, actions linguistiques, actions des services jeunesse et des services scolaire, etc.) et insuffisante appropriation par les communes de certaines actions intercommunales; - Une partie des publics les plus en difficulté échappe à tous les dispositifs de prévention et/ou d insertion. Cette catégorie de public n est pas quantifiée (pas de mesure précise à ce jour) et reste relativement méconnue ; - Déficit de circulation d information entre les acteurs (Mission Locale, prévention spécialisée, Espaces territoriaux, espace dynamique insertion, etc.) ; - Méconnaissance des actions des partenaires de la Politique de la Ville par ces mêmes partenaires et déficit global d échanges. 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Les actions s inscrivant dans le cadre de cette thématique relèvent de la compétence de l ensemble des partenaires impliqués dans la Politique de la Ville (Etat, Conseil général, communes et Communauté d agglomération). Avec ses deux antennes, la Maison de Justice et du Droit permet de rapprocher le citoyen de la justice en proposant un service public mettant en œuvre des alternatives aux poursuites, la résolution amiable des conflits, la promotion de l accès au droit et l éducation à la citoyenneté. La Communauté d agglomération cofinance par ailleurs les quatre associations de prévention spécialisée du territoire et soutient les porteurs de projet dont les actions de prévention et d insertion ciblent les publics des quartiers prioritaires. Les actions et dispositifs de prévention soutenus par l agglomération seront renforcés dans les quartiers de la géographie prioritaire. En complément de l action menée dans ces quartiers, une attention particulière sera portée aux problèmes d insécurité auxquels est confronté le quartier du centre gare à Montigny-le-Bretonneux (gare et centres commerciaux). 05/05/

30 ENJEUX - L Insertion économique, sociale et culturelle des publics jeunes et adultes en situation de rupture et/ou de précarité. LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Accompagner individuellement les publics en situation de désinsertion sociale (transmettre des valeurs et construire des repères) ; Développer les outils permettant la découverte du monde du travail et de l entreprise ; Développer toutes les formes de médiation (familiale, civile, culturelle et sociale) et renforcer l action préventive dans les quartiers prioritaires et ainsi que dans le centre ville de Montigny-le-Bretonneux (gare et centres commerciaux) ; Favoriser la mobilité des publics afin d éviter l enfermement dans les quartiers ; Promouvoir les droits et les devoirs des citoyens. 05/05/

31 LA REUSSITE EDUCATIVE ET L EGALITE DES CHANCES 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Cette thématique relative à la réussite éducative et à l égalité des chances n était pas identifiée en tant que telle dans le contrat de ville 2000/2006. La Communauté d agglomération et les partenaires signataires s étaient toutefois positionnés sur des actions relevant de cette thématique mais inscrites dans le volet «action d insertion et de réinsertion sociale» à l exemple du soutien apporté à la classe-relais. L action du service Education de la Communauté d agglomération a par ailleurs complété cet engagement volontariste en faveur de la réussite éducative. Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 Faciliter l accès à l éducation pour les publics fragilisés - Soutien aux projets pédagogiques des collèges et des lycées et notamment ceux situés en Zone d Education Prioritaire (ZEP) à partir des priorités suivantes : Education à la citoyenneté (connaissance des droits et des devoirs de chacun, promotion de l esprit civique, lutte contre les discriminations, connaissance des institutions de la république, découverte de la diversité culturelle de l Europe, connaissance des enjeux liés au développement durable, etc.) en lien notamment avec la Maison de Justice et du Droit (MJD) ; Accès à la culture (découverte de spectacles, d expositions ou de livres, actions de sensibilisation et de découverte à partir du réseau des médiathèques, projets de développement artistique et culturel dans le cadre d ateliers ou de préparation aux spectacles, accompagnement de projets de création artistique visant à promouvoir la diversité culturelle, etc.) et au sport ; - Accompagnement des dispositifs de l Education Nationale permettant d adapter la réponse éducative aux publics en situation de décrochage scolaire (la classe relais pour les collégiens en situation d exclusion scolaire et l école ouverte afin de rétablir le lien entre les élèves et l institution scolaire) - Promotion des stages linguistiques proposés aux lycéens des ZEP afin de faciliter la réussite au baccalauréat. Cette action est menée en collaboration avec le laboratoire des langues étrangères de l Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ; 2 - Faire accéder équitablement tous les élèves, étudiants, apprentis, aux ressources culturelles, sportives et environnementales de l agglomération - Encouragement à la pratique des disciplines individuelles ou collectives grâce à la participation de la CA à l adhésion de chaque jeune saint-quentinois à une association sportive (en lien avec l UNSS) ; - Découverte de sports peu pratiqués ; - Promotion des manifestations sportives du territoire ; 3 - Permettre le développement de l offre de formation supérieure et professionnalisante - Organisation des forums de l orientation post bac et de forums des métiers afin de faciliter l orientation professionnelle par la découverte des filières et métiers et notamment de ceux qui recrutent ; - Soutien aux actions de découverte de l entreprise, de ses règles et de ses codes grâce à l implication du club FACE et de l association «Ecole et vie locale». 05/05/

32 2 - Les indicateurs de la réussite éducative Suivi de la cohorte du dispositif de réussite éducative à Trappes année 2006 Enfants et adolescents concernés par les activités de réussite éducative Enfants et adolescents inscrits dans le dispositif PRE et suivi Près de 84 familles sont aidées dans le cadre du projet. 28 d entres elles concentrent 56 enfants. Répartition par âge De 2 à 6 ans 25 De 6 à 10 ans 160 De 11 à 14 ans 69 De 15 à 16 ans ans 20 Total 284 Répartition par sexe Filles 133 Garçons 151 Total 284 Sur les 284 jeunes inscrits et suivis dans par le dispositif PRE, 47% de filles et 53 % de garçons Plus d un élève sur deux (56%) concernés par le PRE a entre 6 et 10 ans 30% à 35% des élèves de 6 ème ont un an ou plus de retard. 14% des collégiens sont boursiers de niveau 3. Réparition par niveau scolaire Mat CP CE1 CE2 CM1 CM2 CLIS 6ième 5ième 4ième 3ième LGT % des jeunes concernés par le projet sont en primaires (69% en comptant les élèves en Classe d Intégration Scolaire), 16% au collège et 7% proviennent d un lycée général ou technologique 05/05/

33 3 Le diagnostic thématique La thématique de la réussite éducative relève de la compétence des communes et de l éducation Nationale. La communauté d agglomération intervient en complémentarité de l action de ces partenaires dans le cadre de son champ de compétences. La Communauté d agglomération a cherché à intensifier son action en s appuyant sur la diversité de l offre de services de l ensemble de ses équipements (Institut de promotion de la Santé, Maison de Justice et du Droit, réseau des médiathèques, Maison de la Poésie, Maison de l environnement, Musée de la Ville, Prisme, etc.) ; A titre d information les effectifs scolaires et universitaires à la rentrée 2006 se répartissaient de la façon suivante : élèves dans les écoles maternelles ; élèves dans les écoles primaires ; élèves dans les collèges ; élèves dans les lycées ; étudiants à l Université de Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines. Soit un total de élèves et étudiants. Le contexte d ensemble se caractérise par une baisse constante et régulière des effectifs scolarisés dans les collèges, une stabilisation des effectifs dans les établissements du premier degré et par une nette augmentation des effectifs dans l enseignement supérieur. Points forts Points faibles - Tous les publics, élèves, étudiants et personnels éducatifs, de la maternelle à l université, sont concernés par l offre de services de la Communauté d agglomération ; - Volonté politique d investir cette thématique dans le cadre des compétences de la CA et dans l objectif d accompagner les actions en faveur des établissements scolaires des quartiers de la géographie prioritaire ; - Un soutien original apporté aux projets éducatifs des établissements scolaires du second degré (environ 60 projets par an) ; - Un renforcement notable des dispositifs de l éducation nationale (classe relais, école ouverte, Programme de Réussite Educative de l université) ; - Une lisibilité des actions de la Communauté d agglomération à renforcer compte tenu du nombre de services et d équipements impliqués dans la démarche ; - Un partenariat avec l Education Nationale à formaliser afin de mieux positionner le rôle de chacun et d affirmer des objectifs partagés ; - Une action à amplifier dans les établissements des quartiers prioritaires. - Un resserrement budgétaire parmi les partenaires financiers qui peut dans certains cas limiter l engagement de nouveaux projets. - Une implication forte de partenaires associatifs tels que le club d entreprises FACE et «Ecole et Vie Locale» pour faciliter la connaissance du monde de l entreprise ; - Un soutien aux actions d éducation à la citoyenneté s appuyant sur des partenaires locaux (Maison de Justice et du Droit, association «Olympio») ; - Une mobilisation forte de tous les équipements de la Communauté d agglomération pour définir une offre de services diversifiée prenant en compte les attentes des équipes pédagogiques et des publics. 05/05/

34 4 Les enjeux et orientations stratégiques Comme indiqué au chapitre précédent, la réussite éducative relève de la compétence des communes et de l Etat. La Communauté d agglomération accompagne les établissements scolaires et l université de Saint-Quentin-en-Yvelines en complémentarité et sur des projets spécifiques. ENJEU - Rendre effective la réussite éducative et l égalité des chances pour les jeunes publics des quartiers de la géographie prioritaire ; ORIENTATIONS STRATEGIQUES Contribuer à l élaboration d un projet éducatif transversal de territoire ; Favoriser la découverte de l agglomération et de ses acteurs culturels, économiques et sociaux ; Promouvoir l utilisation et l accès à l offre de service des équipements du territoire dans leur diversité ; Permettre aux jeunes publics et à leur famille de mieux comprendre leur environnement ; Développer l éducation à la citoyenneté, le sens des responsabilités et l esprit solidaire.

35 Ville d Elancourt Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)

36 Les 3 quartiers labellisés CUCS d Elancourt Les Petits Prés, la Haie à Sorel et les Sept Mares / la Grenouillère

37 SOMMAIRE I ANALYSE DE LA SITUATION DES QUARTIERS : DIAGNOSTIC. Les Petits Prés p. 37. La Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) p. 41. Les 7 Mares / Grenouillère. p. 43. Les principales caractéristiques liées à l Education.. p. 46 II ORIENTATIONS PRIORITAIRES PAR THEMATIQUES. Habitat et cadre de vie.. p. 48. Emploi p. 50. Education.. p. 51. Prévention. p. 53 III PILOTAGE, SUIVI ET EVALUATION. p

38 Partie I : ANALYSE DE LA SITUATION DES QUARTIERS - DIAGNOSTIC Principales caractéristiques et problématiques des quartiers intégrés au CUCS 1.1 Quartier des Petits Prés 1.1 Les principales caractéristiques du quartier Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 30,9 % - Part du quartier dans la commune : 10 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 62 % 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 25 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 3,11 2,8 sur l ensemble de la ville - Taux de chômage : 7,6 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 63,2 % 44 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP intermédiaires : 24,4 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 12,4 % - Taux d actifs sans formation : 25,7 % 12 % sur l ensemble d Elancourt 37

39 Par son nombre d habitants, le quartier des Petits prés est l un des plus peuplés de la commune. C est le 2 ème quartier de la commune concernant le taux (20%) de représentation des ménages comportant 5 personnes et plus. C est l un des quartiers de la commune où l âge moyen de la population est le plus jeune (un tiers des habitants ont moins de 20 ans) même si l on note un vieillissement général de la population avec une augmentation importante des plus de 60 ans. La part des ménages divorcés y apparaît comme la plus forte de la commune avec un taux de 10 %. La part de la population étrangère y est la plus forte avec 1 habitant sur 4. Le quartier est très fortement peuplé par des catégories socioprofessionnelles ouvrières et employées. On note sur ce quartier une proportion très importante de population d origine étrangère (le plus fort taux de la commune) ainsi qu un taux très important d actifs sans formation (le deuxième taux le plus élevé de la ville). C est le quartier le plus paupérisé de la commune d Elancourt Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : Le quartier des Petits prés rassemble près de 3000 habitants sur 20 hectares situés à quelques centaines de mètres de la Mairie d Elancourt. Les logements collectifs constituent près des deux tiers du parc : la forme du bâti est répartie entre les maisons individuelles (30 %) et les logements collectifs (70 %). 4 Bailleurs Sociaux différents sont implantés sur le quartier : Logement Français, Domaxis, I3F, Sonacotra. Le quartier se compose de 907 logements collectifs et 302 logements individuels avec comme répartition sur l ensemble du parc : 70 % en locatif et 30 % en accession. Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme l un des plus faible de la commune avec 1,22. La quasi-intégralité du parc locatif est constituée de logements sociaux (96%). On note sur ce quartier une faible mobilité des jeunes adultes en raison de situations de précarité sociale et financière qui limitent les perspectives de décohabitation. La densité d habitant sur l ensemble du quartier se situe dans la moyenne de la Ville d Elancourt. 38

40 Le quartier présente une ligne de fracture (véritable scission) entre la partie «Logements collectifs» (bâti marqué et très dégradé) et la partie «Logements individuels» (zone pavillonnaire). La construction du parc de logement du quartier des Petits Prés s est étalée sur une large période allant de 1968 à La typologie de l habitat présente dès lors un certain nombre de disparités architecturales tant sur la forme que sur la qualité du bâti. De plus, on note une dégradation importante du bâti et des espaces publics qui contribue à dévaloriser davantage encore l image du quartier. Plusieurs analyses urbanistiques récentes mettent en évidence que le quartier des Petits Prés présente une forte caractéristique de «repli sur lui-même» : C est un quartier que l on contourne mais dans lequel on ne rentre pas si l on n y réside pas. Les entrées de quartier sont peu lisibles, ne jouent pas leur rôle et en cela contribuent à l enclavement du quartier, en particulier dans sa partie logements sociaux. La trame viaire interne est très complexe et présente des entrelacements au caractère labyrinthique sans connexion ou hiérarchie lisible. Ce caractère est renforcé par la confusion importante des espaces privés et publics qui s entremêlent sans lecture possible. Le quartier rencontre un problème préoccupant de stationnement de par son offre insuffisante ou inopérante, son inaccessibilité temporaire ou permanente ou encore sa localisation inadaptée. Ces difficultés de stationnement sont alourdies par des problèmes profonds d insécurité dans les parkings souterrains des deux principaux Bailleurs Sociaux Les principales caractéristiques liées à la Vie locale : Le quartier des Petits Prés possède sur son territoire : - Un foyer Sonacotra composé de 300 chambres - Un Centre Commercial de proximité composé de 11 enseignes (5 % des établissements de la commune) - L école maternelle des Boutons d Or (3 classes) - L école maternelle des Petits Prés (4 classes) - L école élémentaire des Petits Prés (10 classes) - Une antenne du Centre Social Municipal : La Maison des Enfants - Une antenne de proximité du Bailleur Social Domaxis - Une antenne de la Mission Locale - Une antenne du Secours Populaire - 2 squares publics - 1 terrain multisports de proximité en libre accès 39

41 - Un Centre Protestant Evangélique Plusieurs signaux d alerte de dégradation sociale sont observés sur le quartier des Petits Prés : - Le malaise des jeunes (problématique centrale dans la vie du quartier liée à un manque d occupation, d équipement et de perspectives professionnelles). - Un sentiment omniprésent et diffus d insécurité - Une forte augmentation des foyers monoparentaux - Un développement de l Islamisme - Des problèmes de discrimination - Un sentiment de délaissement ressenti par la population Le quartier des Petits Prés présente une très forte stigmatisation : son image négative est perçue sur tout le territoire de la ville mais aussi au-delà des limites d Elancourt. L une des caractéristiques très forte du quartier des Petits Prés est la présence d un sentiment d appartenance très fort des habitants et notamment des plus jeunes vis à vis de leur quartier. D un point de vue strictement financier, le logement social sur le quartier des Petits Prés est le plus accessible de la Ville. La vie locale du quartier est qualifiée de riche notamment grâce à des acteurs locaux très impliqués : les équipes enseignantes des écoles sont très appréciées, les représentants associatifs reconnus, les gardiens sont également des acteurs primordiaux de la vie quotidienne. Beaucoup de ces acteurs constituent un réseau informel de «médiateurs» agissant positivement sur le quartier en direction des jeunes et des familles. Depuis quelques années, la vie du quartier s est développée autour d une fête de quartier accompagnée par le Centre Social Municipal et vécue comme un événement fort et fédérateur. Néanmoins, tous les principaux acteurs du quartier sont unanimes sur le fait qu il manque au sein du quartier un outil pérenne, moteur et rassembleur, pour développer et fédérer une vie locale et associative plus riche : une structure intergénérationnelle et inter-associative au cœur du quartier. Le Centre Commercial des Petits Prés, bien que présentant de multiples signes extérieurs de dépérissement, notamment au niveau du bâti et de l accessibilité, n est pas pour autant dans un état de santé catastrophique. La plupart des commerces ont des chiffres d affaire stables. Certains locaux commerciaux rencontrent des problèmes importants de vétusté, d hygiène et d insécurité. Le groupe scolaire des Petits Prés est l équipement public phare et incontournable de la vie du quartier, composé d une équipe enseignante mobilisée et investie. L école rencontre néanmoins un problème d accessibilité flagrant au niveau de son entrée principale générant une zone de conflit importante et dangereuse entre piétons, automobilistes, livraisons et autobus scolaires. Sur la totalité des élèves inscrits au sein de l Ecole des Petits Prés, le taux d enfant d origine étrangère s élève à 63 %. 40

42 L école maternelle des Boutons d or est en baisse d effectif continue Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Malgré une amélioration sensible des faits enregistrés sur ces dernières années, le quartier des Petits Prés est le quartier de la commune où le taux de faits délictueux est le plus élevé et où la tension et le caractère «explosif» sont les plus perceptibles. Le quartier souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt : c est notamment le quartier où le sentiment d insécurité est le plus présent. C est également le quartier où le taux de violence conjugale est le plus élevé de la commune. L enclavement du quartier ajouté à sa circulation interne labyrinthique ont pour résultante une accessibilité et une surveillance rendues difficiles pour les forces de Police. L école élémentaire des Petits Prés rencontre des problèmes récurrents de violence et de racket. Enfin, la présence «hostile» de nombreux jeunes (adolescents et jeunes adultes essentiellement masculins) en errance dans les rues ou regroupés en pied d immeuble où ils occupent l espace de façon démonstrative contribuent à aggraver le sentiment d insécurité. 2 Quartier de la Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) 2.1 Les principales caractéristiques du quartier : Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 30,2 % - Part du quartier dans la commune : 13,1 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 25 % 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 18,5 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 2,92 2,8 sur l ensemble de la ville 41

43 - Taux de chômage : 8,2 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 53,5 % 44 % sur l ensemble - Part des CSP intermédiaires : 28,2 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 18,4 % - Taux d actifs sans formation : 16,4 % 12 % sur l ensemble d Elancourt Le quartier de la Haie à Sorel, incluant la résidence des Nouveaux Horizons, est le quartier dont la densité d habitant est de très loin la plus forte de la commune. Le profil socioprofessionnel du quartier est majoritairement composé d une population ouvrière et employée. La population comporte un nombre particulièrement élevé de primo accédants (à la propriété) Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : Le parc de logement des Nouveaux Horizons est l un des plus anciens d Elancourt puisque datant de la période allant de 1968 à La résidence des Nouveaux Horizons constitue, avec ses 1000 logements, la plus grande copropriété de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le parc de logement du quartier est composé intégralement de logements collectifs (50 % de propriétaires). Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme inférieur à la moyenne communale avec 1,23. La moitié du parc locatif est dédié au logement social, lequel est occupé pour plus d un quart par des familles d origine étrangère (27 %), représentant le plus fort taux de la commune. De nombreux loyers impayés et dossiers de surendettement sont recensés sur le quartier, plus particulièrement au niveau de la résidence des Nouveaux Horizons dont les charges apparaissent comme considérablement élevées. 3 programmes importants de logements collectifs en accession sont en cours de livraison dans la partie Nord du quartier, avec pour conséquence directe un gain en terme de mixité sociale mais aussi l émergence de nouveaux besoins à prendre en compte par la collectivité Les principales caractéristiques liées à la Vie Locale : L activité économique du quartier se caractérise par une assez forte présence d activités de santé et d action sociale et quasi-absence d activité commerciale. 42

44 Le quartier présente un caractère traversant important : de par sa situation géographique centrale, le quartier reçoit des flux traversant particulièrement importants qui occasionnent de nombreux et réguliers désordres : dégradations, bruits, attroupements Ces voix usuelles qui traversent le quartier, absolument nécessaires à la vie du quartier mais aussi à l interconnexion des autres quartiers entre eux, gagneraient à être clarifiées, délimitées, éclairées et sécurisées. Le quartier rencontre des problèmes importants de stationnement de part son offre insuffisante ou inopérante, son inaccessibilité temporaire ou permanente ou encore sa localisation inadaptée. Enfin, le quartier ne dispose pas d un tissu associatif suffisamment présent et actif pour avoir un impact mesurable sur la vie locale de celui-ci Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Le quartier souffre d un important déficit en éclairage public, de part la vétusté ou bien l inadaptation du réseau existant, et qui participe au sentiment d insécurité vécu sur le quartier. Les principaux délits ou problèmes de dégradation, d altercation et de nuisance sont localisés plus particulièrement autour des bâtiments allant du 36 au 43 de la Résidence des Nouveaux Horizons, dont le propriétaire est le Bailleur Social I3F (à noter l absence de gardien sur place). Bien que le nombre de faits délictueux soit en légère baisse par rapport aux années précédentes, ce quartier reste parmi les 3 quartiers les plus préoccupants du territoire élancourtois. 43

45 3 Quartier des 7 Mares / Grenouillère 3.1 Les principales caractéristiques du quartier : Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 28,2 % - Part du quartier dans la commune : 4,7 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 72% 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 24,2 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 2,56 2,8 sur l ensemble de la ville - Taux de chômage : 15 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 67,1% 44% sur l ensemble de la ville - Part des CSP intermédiaires : 26 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 6,8 % - Taux d actifs sans formation : 26 % 12 % sur l ensemble d Elancourt Le quartier 7 mares / Grenouillère est le plus petit des quartiers de la commune en terme de superficie. Sa densité y est en revanche pratiquement la plus importante. Le quartier présente un nombre important de ménages unipersonnels : plus d un tiers de la population vit seule. Le quartier présente un caractère intergénérationnel très important, explicable par la présence à la fois d une maison de retraite et d une résidence étudiante. La part de la population étrangère dans ce quartier est la plus forte de la commune (24,2 %). Les catégories socioprofessionnelles «ouvriers» et «employés» y sont représentées à plus des deux tiers. Cet indicateur apparaît ici comme le plus élevé de la commune. 44

46 La population du quartier apparaît comme très fragile au plan économique et social : le taux de chômage et d actifs sans formation (les plus importants de la commune) en sont un éclairage flagrant. On note également sur ce quartier une faible mobilité des jeunes adultes en raison de situation de précarité sociale et financière qui limitent les perspectives de décohabitation. 21,7 % du parc de logement social y est occupé par des familles d origine étrangère : il est alors clair qu un phénomène de concentration de certaines communautés étrangères est présent dans le quartier Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : L essentiel des équipements et du parc de logements du quartier a été construit durant la période 1975 / 1981 et présente une architecture très marquée, très minérale. L une des caractéristiques majeures de ce quartier est son concept urbain et architectural entièrement dévolu aux piétons, enclavant de fait le quartier en limitant son accessibilité. Le parc de logements est essentiellement constitué de collectifs : les occupants y sont locataires à 87 %. Les logements sociaux prennent une part très importante du parc de logement du quartier avec plus de 80 % du parc locatif. Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme le plus faible de la commune avec 1,05. D importants travaux de réaménagement urbain sont actuellement en cours (jusqu à fin 2007) avec comme principaux objectifs le désenclavement du quartier et sa revalorisation Les principales caractéristiques liées à la Vie Locale : Le quartier correspond au principal Centre Administratif et Commercial de la Ville d Elancourt. Avec une concentration très forte (plus de 160) d établissements commerciaux, administratifs ou associatifs, le quartier joue incontestablement le rôle de centre de commandement. Le Centre Commercial des 7 Mares est historiquement le premier Centre Commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, mais souffre depuis son origine d une vitalité très mesurée. Le quartier présente un caractère traversant important : en effet, de par sa situation géographique centrale et l ensemble des services ou équipements qu il distribue, le quartier reçoit des flux traversant particulièrement importants qui occasionnent de nombreuses nuisances : bruits, regroupements, dégradations 45

47 La vie associative y est très présente et plusieurs associations jouent un rôle primordial dans la vie locale du quartier et le tissage du lien social. Depuis peu, une fête de quartier annuelle pilotée par les associations du quartier et accompagnée par le Centre Social Municipal, participe à l animation de la vie locale. Un besoin important en accompagnement scolaire est clairement identifié et exprimé par les résidents du quartier Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Avec le quartier des Petits Prés, le quartier des 7 Mares / Grenouillère est le quartier où le taux de faits délictueux est le plus élevé de la commune et où la tension et le caractère «explosif» sont les plus perceptibles. Le quartier souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt. Le caractère très traversant du quartier ajouté à son enclavement, sa circulation quasi exclusivement piétonnière et sa mitoyenneté avec le quartier le plus difficile de la commune de Maurepas, ont pour conséquence une accessibilité et une surveillance rendues très difficiles pour les forces de Police. C est le quartier où l on rencontre le plus régulièrement des altercations ou des règlements de compte entre bandes rivales (venant souvent d autres communes). Enfin, la présence «hostile» de nombreux jeunes (adolescents et jeunes adultes essentiellement masculins) dans les rues ou regroupés en pied d immeuble où ils occupent l espace de façon démonstrative contribuent à aggraver le sentiment d insécurité. 46

48 4- Les principales caractéristiques liées à l Education : 4.1 Les équipements scolaires publics et privés Les écoles Présence d écoles maternelles et élémentaires dans les 3 quartiers CUCS : - L école maternelle des Boutons d or dans le quartier des Petits Prés (3 classes). - Le groupe scolaire des Petits Prés (10 classes pour le niveau élémentaire et 4 classes pour le niveau maternelle). - L école maternelle de la Petite Enfance dans le quartier des Sept Mares (3 classes maternelles). - Le groupe scolaire de la Haie à Sorel (4 classes maternelles et 8 classes élémentaires). - Le groupe scolaire Jean de la Fontaine dans le quartier de la Haie à Sorel (4 classes maternelles et 5 classes élémentaires) Les collèges Présence de collèges dans les 3 quartiers CUCS : - Le collège de l Agiot qui n est pas localisé sur un territoire labellisé CUCS mais qui reçoit les élèves des quartiers des Petits Prés. - Le collège Alexandre Dumas, qui ne se trouve pas sur le territoire labellisé CUCS, mais qui reçoit des élèves des quartiers des Sept Mares et de la Haie à Sorel. Présence d un lycée dans le quartier des Sept Mares - Le lycée des Sept Mares 47

49 4.2 Les indicateurs Evaluation des élèves scolarisés en classe de CE2 (année 2006): Score global de réussite (SGR) l Ecole les Petits Prés Score global de réussite (SGR) l Ecole J. de la Fontaine SGR Education Prioritaire Yvelines SGR EP National SGR toutes les Ecoles 78 FRANÇAIS 64,5% 64,8 63,47 63,65 72,17 MATHS 59,8 63,2 61,42 61,84 71,15 L écart à la moyenne met en évidence une réussite similaire à celle de l Education Prioritaire en ce qui concerne les 2 écoles des quartiers concernés Evaluation des élèves scolarisés en classe de 6ème (année 2006) : FRANCAIS MATHS AGIOT ELANCOURT 56,49 68,99 AGIOT Cohorte Les petits prés 48,6 61,2 A.DUMAS MAUREPAS 58,25 68,20 MOYENNE DEPARTEMENTALE 59,06 68,25 MOYENNE NATIONALE 56,15 63,22 MOYENNE DEPARTEMENTALE ZEP/REP 47,02 56,00 MOYENNE NATIONALE ZEP/REP 49,86 55,89 L écart constaté dans le primaire, ne se retrouve pas à l entrée aux collèges. En effet, ils accueillent des publics originaires de plusieurs écoles avec des profils socio-culturels différents de ceux des écoles concernées par le CUCS. Cette mixité sociale lisse les indicateurs de réussite vers le «haut». Les résultats en français sont proche de la moyenne EP, ce qui n est pas le cas en maths. A préciser que les élèves de l école J. de la Fontaine vont au collège A.Dumas (situé sur le territoire de Maurepas). Ce collège accueille environ 80% d Elancourtois. Dans le cadre d un accompagnement des jeunes Elancourtois vers plus de réussite, il est donc nécessaire de travailler avec le collège de Maurepas qui n est pas situé en territoire prioritaire. 48

50 I VOLET HABITAT ET CADRE DE VIE 1.1 Quartier des Petits Prés PARTIE II ORIENTATIONS PRIORITAIRES PAR THEMATIQUE - Mise en oeuvre d une série d opérations de réaménagement urbain visant à désenclaver et revaloriser le quartier, l ouvrir sur la Ville et de façon réciproque, permettre à la Ville de s ouvrir sur celui-ci. Pour cela, les principales opérations envisagées s articulent autour des axes suivants : - Création de véritables entrées de quartier - Création de voies de désenclavement (voies piétonnes et voies de circulation) - Création d une place publique de cœur de quartier - Création d un équipement public du type Maison de Quartier - Simplification du réseau viaire - Valorisation des terrain délaissés ou sous utilisés - Diversification de l habitat collectif en rééquilibrant à l échelle du quartier la répartition entre l habitat social, l habitat locatif et l habitat en accession - Réhabilitation des logements collectifs (hypothèse avancée dans certains cas d opérations démolition / reconstruction) - Déconcentration des grands logements en les répartissant différemment sur l ensemble du parc social du quartier - Déconcentration de l ensemble du parc social des Petits Prés en répartissant une partie de celui-ci sur différents quartiers de la ville - Transformation du Foyer Sonacotra en Résidence Sociale - Résidentialisation de certains ilots et parcelles - Clarification de l adressage et du stationnement - Réaménagement du groupe scolaire (fusion des écoles maternelles et élémentaires des Petits Prés avec l école maternelle des Boutons d Or) - Création d un terrain multisports de proximité en libre accès pour les publics - Restructuration complète du Centre Commercial (démolition / reconstruction) 49

51 1.2 Quartier de la Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) Objectifs : - Clarifier et hiérarchiser les accès, circulations, et cheminements du quartier, en délimitant et matérialisant clairement les espaces publics et les espaces privés (scénarios de résidentialisation) et en s appuyant sur les cheminements usuels empruntés quotidiennement par les flux de population. - Réaménager le Gymnase Lionel TERRAY : Implanté au cœur du quartier, le gymnase Lionel TERRAY est l équipement sportif le plus ancien, le plus vétuste et le plus inadapté de la ville. Repensé différemment en y incluant le développement d une spécificité associative (voire culturelle) jumelée à son caractère sportif, cet équipement pourrait jouer à l avenir un rôle majeur, moteur et fédérateur dans la vie locale du quartier. - Revoir dans sa globalité l éclairage du quartier (vétusté des réseaux, inadaptation, absence ou déficit d éclairage créant des zones anxiogènes ). - Répondre aux problèmes de stationnement dans le quartier (stationnement par endroit inadapté, inaccessible ou insuffisant). - Améliorer l accessibilité et la desserte de «L Ile aux Enfants» : équipement municipal dépendant du Service Petite Enfance, enclavé dans le quartier et rencontrant des difficultés de visibilité et d accessibilité. - Installer un Terrain Multisports de proximité : poursuivre ainsi la politique municipale d implanter dans chacun des quartiers de la commune un équipement sportif de proximité créateur de lien social, ouvert en permanence et accessible à tous les publics, proposé en libre accès mais également exploitable par les équipes enseignantes du groupe scolaire avoisinant. - Aménager la dalle de l ancien centre commercial des Nouveaux Horizons : espace urbain inutilisé et délaissé de m2. - Etoffer et approprier l offre de commerces et de services de proximité : la zone artisanale des 4 Arbres, implantée au Nord du quartier, en vis à vis de celui-ci par rapport à l avenue de la Haie à Sorel, pourrait répondre par son réaménagement aux besoins que génèrent la livraison actuelle de près de 600 nouveaux logements sur le quartier de la Haie à Sorel. 50

52 1.3 Quartier des 7 Mares / Grenouillère Objectifs : - Pérenniser les travaux actuellement en cours de désenclavement, de réaménagement et de valorisation du secteur de la grenouillère par la mise en œuvre et le suivi d une cellule de Gestion Urbaine de Proximité (GUP). - Porter une réflexion sur le réaménagement des abords de l Hôtel de Ville : son identité, son accessibilité, sa visibilité, sa fonctionnalité - Réaménager les abords du Palais des Sports d Elancourt : voie de circulation mixte ceinturant l équipement et aire de jeux «petite enfance» de proximité très dégradées. - Poursuivre et accentuer la politique d accueil de la population estudiantine afin de répondre à la forte demande locale, mais aussi de contribuer à la dynamisation de ce secteur commercial et culturel du quartier (extension de la résidence étudiante déjà existante sur le quartier par la réhabilitation et la transformation d un immeuble de bureaux). - Réaménager et agrandir le Cinéma des 7 Mares avec en particulier la création d une 3 ème salle de projection et la création d un Kiosque Loisirs. - Mettre en œuvre une stratégie globale de Vidéo Surveillance : étude, stratégie, installation, déploiement, exploitation II VOLET EMPLOI Actions existantes : - La commune met en place annuellement un Forum de l Emploi, avec plus de visiteurs, 56 recruteurs, contacts gagnants et plus de offres d emploi. - Par ailleurs, la commune dispose d un site de recherche d emploi de proximité, nouvellement crée, en partenariat avec le leader mondial du recrutement en ligne : Monster. Il s agit d un site gratuit répertoriant environ emplois sur un bassin d emploi qui s étend de Versailles à Rambouillet. - La Maison de l Emploi, créée en 1996, au cœur du quartier des 7 Mares, accueille chaque année 6300 visiteurs dont 848 entretiens individuels. - Un Passeport pour l Emploi, réalisé par la Ville, guide et conseille les demandeurs d emploi et les employeurs, en fournissant des renseignements en matière d emploi. 51

53 Objectifs : 2.1 Développer les missions et les actions de la Maison de l Emploi d Elancourt 2.2 Développer les actions en direction de l emploi, de la formation et de l insertion socioprofessionnelle avec les partenaires locaux associatifs ou institutionnels (ANPE, Maison de l Emploi, Mission Locale, PLIE, Initiative Terrain, CIO, organismes de formation, médiateur en insertion socioprofessionnelle ). 2.3 Instaurer un Forum de l Emploi pour les jeunes des quartiers labellisés CUCS (formations, apprentissage, stages, emploi ) III VOLET EDUCATIF 3.1 Diagnostiquer le besoin d un dispositif de Réussite Educative Etablir un diagnostic local auprès des collèges et des écoles élémentaires recevant des enfants résidant dans les trois quartier CUCS afin d identifier les principales difficultés et réussites au sein des établissements scolaires et en temps extra scolaire. A l issue du diagnostic, mettre en place une démarche partenariale et installer un dispositif de Réussite Educative en direction des enfants des quartiers CUCS. 3.2 Développer les offres éducatives Actions existantes : - L organisation annuellement du Salon de la Réussite Scolaire. - L installation et l utilisation d un tableau numérique interactif dans chaque école d Elancourt afin de donner aux enseignants un outil de travail interactif et performant. Objectifs : - En tant qu action expérimentale, l apprentissage du jeu d'échec, en temps scolaire, aux enfants des écoles élémentaires des quartiers CUCS et des autres quartiers sera proposé dés la rentrée scolaire de Ce projet sera porté par la Fédération Française des jeux d'échec avec une Convention tripartite entre la Ville d'elancourt, l'education Nationale et la Fédération Française des jeux d'échec. - Par un plan pluriannuel, développer l installation de tableaux numériques interactifs dans toutes les classes des écoles Elancourtoises. 52

54 3.3 Renforcer le Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS) pour répondre à un besoin fortement présent et exprimé sur les quartiers. Actions existantes : La Ville s est inscrite dans le cadre de l Accompagnement à la Scolarité définit par la circulaire interministérielle relative à la mise en œuvre de la politique d Accompagnement à la Scolarité et la charte départementale qui permettent de : - Proposer aux enfants et aux jeunes l appui et les ressources complémentaires dont ils ont besoin pour réussir à l école et qu ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social. - Contribuer à l épanouissement personnel de l élève et permettre aux parents de mieux accompagner la scolarité de leur enfant. - Permettre la réussite scolaire de tous les élèves par la maîtrise des apprentissages fondamentaux. - Donner la possibilité de multiplier les occasions d apprendre à comprendre le monde et à s y situer. Objectifs : - Pour les publics collégiens, poursuivre et développer les séances d'accompagnement à la Scolarité au sein de l'équipement du Service Jeunesse (PAAJ Champollion dans le quartier des Petits Prés). - Pour les publics élémentaires, développer les séances de soutien scolaire individualisé au sein des écoles élémentaires des 2 quartiers CUCS (les 7 Mares et la Haie à Sorel), à raison d un suivi de 10 enfants par école (2 séances par semaine). Les instituteurs, sur la base du volontariat, apporteront un soutien plus approfondi aux élèves les plus en difficultés. - Poursuivre les séances d'accompagnement Scolaire menées, pour les jeunes publics des quartiers CUCS, par des associations locales et coordonnées par le Centre Social Municipal dans le souci du respect de la charte du CLAS. 53

55 IV VOLET PREVENTION DE LA DELINQUANCE ET CITOYENNETE Malgré une amélioration sensible des faits enregistrés sur ces dernières années, le quartier des Petits Prés est le secteur de la commune où le taux de faits délictueux est le plus élevé et où la tension est la plus perceptible. Le quartier des Petit Prés souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt : c est notamment le quartier où le sentiment d insécurité est le plus présent. Les quartiers des Nouveaux Horizons et des Sept Mares figurent également parmi les 3 quartiers les plus préoccupants du territoire Elancourtois). Un Commissariat du Futur sera créé sur Elancourt dont l objectif est d intégrer au sein d un même équipement la Police Nationale, la Police Municipale et des associations d aide aux victimes. Il peut être envisagé au sein de cet équipement, le recrutement de travailleurs sociaux qui auront pour mission de faire le lien entre les différents partenaires. 4.1 Développer le CLSPD Actions existantes : Le CLSPD est le lieu unique d élaboration, de suivi et d évaluation du Contrat Local de Sécurité, dans le cadre d une démarche simplifiée entre partenaires locaux. Elaboré sur Elancourt en 2005, il est piloté par la Police Municipale. L engagement de la Ville dans un Contrat Local de Sécurité «nouvelle génération» doit permettre d élaborer un diagnostic local de sécurité partagé et de décliner un plan d actions opérationnelles en réponse aux objectifs territoriaux en matière de sécurité. Celui-ci reprend des champs d intervention prévus dans les différents axes du Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui assure la cohérence et la complémentarité des différents dispositifs (exemple : le partenariat dans les écoles, actions mise en place avec les bailleurs sociaux des trois quartiers CUCS ). Objectifs : - Mettre en œuvre une stratégie globale de Vidéo Surveillance : étude, stratégie, installation, déploiement, exploitation - Sécuriser le Centre d Information et d Orientation des 7 Mares qui rencontre de fréquents problèmes d insécurité : dégradations et altercations. - Optimiser et coordonner les moyens convergents pour garantir la sécurité dans les quartiers CUCS. 54

56 4.2 Développer les actions de prévention générale et de prévention spécialisée Actions existantes : A Elancourt, les actes de délinquance et les atteintes à la tranquillité publique accentuent le sentiment de relégation des quartiers prioritaires et nourrissent le sentiment d insécurité à l échelle de la ville. A ce titre, la commune s est déjà doté d outils mais elle souhaite développer les actions pour agir plus efficacement sur les territoires fortement exposés aux phénomènes de délinquance. - La commune dispose de deux Points d Accueil et d Animation Jeunesse (PAAJ) sur deux quartiers qui accueillent les jeunes de 11 à 17 ans. Ces lieux sont ouverts les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Les équipes, composées de sept animateurs diplômés d Etat, sont chargées non seulement d animer des activités culturelles et sportives mais également de conseiller les jeunes en développant un suivi éducatif des jeunes. - Par ailleurs, Elancourt dispose d un Bureau Information Jeunesse et d un Point CYB. La commune a mis en place en mai 2002 un Conseil Municipal des jeunes. Le CMJ est composé de 18 collégiens et/ou lycéens élus pour 2 ans. Ils se réunissent en commissions de travail pour réfléchir et délibérer sur des projets qui intéressent la jeunesse Elancourtoise. Une des réalisations du CMJ concerne le «Mag Elan-Jeunes» destiné aux jeunes d Elancourt et présentant les informations pratiques sur les manifestations sportives et culturelles, les sorties et les loisirs sur Elancourt et ses environs. - La commune met un fort accent sur la Prévention Spécialisée qui a pour objet de mener une action éducative tendant à faciliter une meilleure insertion sociale des jeunes de 10 à 25 ans. Le travail est mené en partenariat avec l association de prévention «La Sauvegarde de l enfance et de l adolescence des Yvelines». - En 2003, Elancourt s est doté d un lieu d expression et de création musicale (le Jack) situé dans les locaux de la maison de quartier de la Villedieu. Le studio fonctionne depuis 2003 en accueillant tous les publics de la ville et plus particulièrement les publics 11/25 ans issus des quartiers CUCS. Objectifs : - Développer les actions en direction de la Jeunesse : développement des activités et actions des Points Accueils Animations Jeunes, du Conseil Municipal des jeunes, du Bureau Information Jeunesse, du Point CYB (notamment sur son volet intergénérationnel), extension du Local de Musique, projet de création d une Maison de la Jeunesse multi-pôles, actions de Prévention Spécialisée, partenariat associatif, mini séjours, stages sportifs, sessions de formation aux premiers secours, animations de quartiers, des Bourses Projets Jeune, création de trois antennes d animation de quartier en direction des jeunes Elancourtois - Favoriser l accès aux Droits Fondamentaux des publics vulnérables : notamment dans les domaines de l éducation (alphabétisation, accompagnement scolaire ) de la santé (prévention générale, accès aux soins ) et du droit (informations, orientations, écrivains publics présent au Centre Social Municipal ). 4.3 Soutenir les actions visant l intégration et la citoyenneté des habitants 55

57 4.3.1 Renforcer l implication des parents Actions existantes : Présence d un groupe parentalité dans le souci du respect de la charte REAAPY (Réseau d'ecoute, d'appui et d'accompagnement des Parents des Yvelines) grâce à un réseau élargi comprenant les parents, les associations, les fédérations des parents d'élèves, l'education Nationale, la DASS, la CAF, la Ville d'elancourt, le Conseil Général et le Centre Social Municipal. Les familles issues de l immigration représentent une part significative des habitants des quartiers CUCS. Les hommes sont souvent les premiers à être arrivés en France pour des motifs professionnels. Les femmes sont cependant le pivot autour duquel s organise l intégration de la famille. La connaissance de la langue française constitue l'une des conditions indispensables à l'intégration. Maîtrisant souvent mal la langue française et plus éloignées du marché du travail, elles cumulent les plus grandes difficultés. L'apprentissage de la langue française est un facteur déterminant d intégration. L association Elancourtoise «Alpha +» propose des cours d alphabétisation au sein du Centre Social Municipal. Objectifs : - Soutenir les parents dans leur Fonction Parentale : groupe «parentalité», rencontres débats, réseau d échange de savoirs, expositions, conférences, animations familiales, actions inter-générationnelles - Renforcer l offre d alphabétisation sur la commune d Elancourt en fonction de la demande importante des habitants Soutien à l initiative des habitants Objectifs : - Développer le partenariat associatif et l aide à la création d association avec l action du Centre Social Municipal. - Développer les animations de quartiers et les fêtes de quartier, en partenariat avec le Centre Social Municipal, les associations de quartier, les amicales de locataires et tous les acteurs des quartiers. - Soutenir l initiative des habitants : soutien aux projets individuels ou collectifs par un accompagnement technique, logistique ou financier, mutualisation des moyens, aide à la création d association, développement des «Bourses Projets Jeunes», développement des fêtes de quartier 56

58 PARTIE III : PILOTAGE, SUIVI ET EVALUATION I Le pilotage : 1 - Le comité de pilotage : Le pilotage politique est assuré par une instance réunissant le Préfet, le Maire d Elancourt ainsi que les représentants des principaux partenaires. Cette instance : - valide le diagnostic du territoire, - définit les orientations stratégiques et opérationnelles, - procède aux arbitrages financiers, mandate la conduite du projet et l'instance technique de mise en œuvre et de suivi, - veille à la cohérence du projet et à son articulation avec les outils de programmation et de planification des territoires concernés. Le comité de pilotage se réunit au moins une fois par an, à l initiative du Préfet. 2 Le comité technique : Le pilotage technique est assuré par une équipe de direction de projet, mandatée par le comité de pilotage, pour animer, coordonner et suivre la mise en œuvre du projet urbain de cohésion sociale sur le territoire d Elancourt. Il dispose ainsi de la pleine légitimité nécessaire pour mobiliser les services opérationnels compétents. Cette équipe est composée du directeur du Directeur Général des Services de la ville et des responsables de la ville désignés par celuici. Les orientations proposées sont accompagnées par la création d un poste de chargé de Mission Politique de la ville au sein de la Mairie d Elancourt pour assurer le suivi technique et administratif du CUCS et développer le réseau partenarial local dans tous les champs d action de la Politique de la Ville. Le pilotage technique coordonne les actions des différents intervenants - services déconcentrés de l'etat, collectivités territoriales, bailleurs, associations, opérateurs dans les domaines du logement, de l'action économique, de l'intégration, de l'action sociale - afin de mobiliser les crédits de droit commun et les crédits spécifiques qui leur sont alloués. 57

59 Pour la mise en œuvre, l équipe de pilotage technique s'appuie sur les équipes de projets de l'agglomération, de la commune, du Conseil Général, des services de l Etat et des bailleurs, pour élaborer les actions qui répondent aux axes opérationnels du projet de cohésion sociale de la commune. Le comité technique se réunit au moins 2 fois par an et autant de fois que nécessaire, à l initiative de la commune. II Le suivi et l évaluation : Un rapport annuel sera élaboré par la commune, qui rendra compte de l état d avancement des actions, sur la base de critères objectifs et qualitatifs qui auront été retenus action par action. Ce rapport servira de support pour évaluer la pertinence des actions menées, et envisager, le cas échéant leur renforcement, leur maintien, leur adaptation ou leur suppression. 58

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61 Population résidente PREFECTURE DES YVELINES Le Quartier du Pont du Routoir Contrat Urbain de Cohésion Sociale Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le

62 I. Introduction...61 A. Le nombre d habitants B. Une population jeune C. Une part importante de la population de nationalité étrangère D. La structure des ménages Un poids important des grands ménages et des familles monoparentales II. Habitat et cadre de vie...65 A. L habitat B. La vie sociale C. Les équipements Présentation Echelle d influence des équipements III. Emploi et développement économique...72 A. Les indicateurs de précarité économique Un niveau socioprofessionnel bas et une forte proportion d emplois tertiaires Un taux de chômage plus important que celui de la commune Un quartier accueillant de nombreux bénéficiaires des aides sociales légales et du Revenu Minimum d Insertion ainsi que de nombreux bénéficiaires de l aide sociale communale Un quartier bénéficiant de revenus moins élevés que sur le reste de la Ville B. Les commerces Localisation des commerces Evolution des types de commerces Fonctionnement des commerces IV. Réussite éducative A. Les actions éducatives Dans les équipements périscolaires L aide aux devoirs au centre social Pasteur...79 B. Les indicateurs de réussite scolaire Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles élémentaires Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles collèges...81 V. Santé L Enfance...84 La Jeunesse...84 L Ecole des Parents...84 La Boutique Information Jeunesse...84 VI. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité A. Les actions citoyennes Dans la Maison de Quartier - Centre Social Louis Pasteur Avec le Conseil Municipal des Enfants A la Boutique info Jeunes A travers l école des parents de Guyancourt...88 B. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance...89 C. La délinquance...90 D. Le sentiment d insécurité...91 VII. Les axes prioritaires C. Les entreprises Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

63 Introduction I. Introduction Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

64 Introduction La naissance et les premières années du Pont-du-Routoir sont marquées par l isolement du quartier. Petit à petit, l implantation de commerces et d équipements publics, l aménagement urbain permettent d établir des liens avec le centre ville et de renforcer le tissu socio-économique de ce quartier. En effet, le Pont du Routoir est à l origine, un ensemble de logements sociaux gérés par l OPAC Versailles Habitat, dont un foyer d accueil, destiné à une population qui ne trouvait pas la possibilité de se loger dans Versailles ou les communes voisines résidentielles. Progressivement, sont construites sur le quartier des maisons individuelles de standing plus élevé : les Garandes et les Belles au Bois Dormant. Le quartier amène donc plus de habitants en moins de 10 ans à coté d un village qui en comptait Progressivement, est aménagé le secteur du Bois de la Grille composé de petits immeubles mélangeant logements sociaux et accession à la propriété. Récemment a été construit la Mare Jarry qui a un contact direct avec le cœur de quartier et qui vise à créer une dynamique de mixité sociale. A. Le nombre d habitants Pont du Routoir = QF_GU_07 ; 08 ; 11 pour la CASQY Tableau n 1 : Evolution de la population Population Population Population Année Evolution 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % Source : Observatoire de la Ville, CASQY Tableau n 2 : Evolution de la structure par âge de la personne référente du ménage Personne de référence moins de 25ans entre 25 et 39ans entre 40 et 59ans entre 60 et 74ans plus de 75ans Année Pont du Routoir n.c Ville Année Pont du Routoir n.c n.c 58 Ville Année Pont du Routoir n.c Ville évolution 2001/2005 Pont du Routoir n.c % -1% 25.50% 21% Ville 22.75% 2% 15.20% 34,3% 40.60% Source : Observatoire de la Ville, CASQY Le Pont du Routoir est essentiellement constitué de logements sociaux dont le bailleur est Versailles Habitat. Le quartier compte, en 2006, 1096 logements et un foyer Sonacotra (303 logements), pour un total de 4438 habitants. On constate une baisse constante du nombre d habitants sur le quartier depuis ces 5 dernières années (7%) alors que la population de la ville a elle augmenté (6%). De façon mitoyenne au quartier, on trouve 3 autres secteurs : Mare Jarry : 232 logements HLM, 93 logements PLI et 573 logements en accession à la propriété Garandes : des logements en accession à la propriété Bois de la Grille et Belles au bois dormant : 93 logements sociaux et d autres en accessions à la propriété. L existence de ces secteurs permet une mixité sociale dans un quartier fortement marqué socialement. B.Une population jeune Le quartier du Pont du Routoir présente une structure démographique jeune. On constate cependant un vieillissement de l âge de la personne de référence depuis 5 ans : diminution des 25/39 ans (alors que la tendance sur la ville est inverse) et augmentation des 60/74 ans. Cependant, on constate tout de même une augmentation bien moins importante des plus de 75 ans sur le quartier (21% d augmentation alors qu elle est de plus de 40% sur l ensemble de Guyancourt) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

65 Introduction Tableau n 3 : Résidences principales dont la personne de référence est de nationalité étrangère Pont du Routoir 18,6 % Guyancourt 6,7 % Ville Nouvelle 9,9 % Source: INSEE, RGP 1999 Tableau n 4 : Répartition des ménages selon le nombre de personnes nombre moyen de personne par foyer Evolution 2001/2005 Année Pont du Routoir % Ville % Source Observatoire de la Ville, CASQY C.Une part importante de la population de nationalité étrangère En 1999, la part des ménages dont la personne de référence était de nationalité étrangère était nettement supérieure au Pont du Routoir (18,6 %) à celles observées à Guyancourt (6,7 %) et à Saint-Quentin en Yvelines (9,9 %). Ces statistiques n ont pu être actualisées. Cependant, il semble que les proportions constatées soient sensiblement les mêmes. Nous ne disposons pas de statistiques quant aux nationalités représentées ; toutefois, d après les acteurs rencontrés, le quartier serait le lieu d une forte mixité ethnique, accueillant des personnes originaires aussi bien de l Union Européenne que d Afrique, de l Océan Indien ou d Asie, avec une majorité de personnes d origine maghrébine. A titre d exemple non nécessairement représentatif du quartier les pays dont sont originaires les habitants du foyer Sonacotra sont les suivants : Angola, Côte d Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Sénégal ; Inde, Laos ; Portugal, Turquie, Yougoslavie ; Haïti ; Algérie, Maroc et Tunisie. D.La structure des ménages Tableau n 5: Evolution de la composition des ménages situation famille: célibataire situation famille: divorcé(e) situation famille: mariés situation famille: veuf, ve Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Evolution 2001/2005 Pont du Routoir 4.85% -0.60% -5.20% 6.80% Ville 21% 19% 2% 19% Source : Observatoire de la Ville, CASQY 1. Un poids important des grands ménages En 1999, les ménages de cinq personnes et plus représentaient près du quart des ménages (22 %), contre seulement 12,4 % à l échelle de Guyancourt. On constate un léger infléchissement ces 5 dernières années En effet, le nombre moyen de personnes par foyer a diminué de la même proportion sur le Pont du Routoir et sur l ensemble de la Ville (environ 6%). Sur le Pont du Routoir, le nombre moyen de personnes par foyer est ainsi passé de 3.13 personnes en 2001 à 2.93 personnes en Parallèlement, est observée une augmentation de 21% des ménages composés de 2 personnes alors que les ménages de plus de 5 personnes ont diminué dans la même proportion. Cependant, on constate qu à la différence de la ville où la composition des ménages a connu des bouleversements entre 2001 et 2005 (augmentation de 20% du nombre de célibataires, divorcés et veufs), la structure des ménages sur le Pont du Routoir a peu évolué.. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

66 Introduction Tableau n 6 : Répartition des ménages selon leur composition familiale Adulte isolé Famille monoparentale Famille Homme Femme Autre ménage sans Total Homme + enfant(s) Femme + enfant(s) Total comprenant un couple famille Pont du 9,1 % 10,4 % 1,3 % 20,8 % 1,9 % 20,1 % 22 % 57,3 % Routoir Ville 11,2 % 10,1 % 1,1 % 22,4 % 1,8 % 9,9 % 11,7 % 65,9 % Ville 10,7 % 10,3 % 1,2 % 22,2 % 1,7 % 8,9 % 10,6 % 67,2 % Nouvelle Source: INSEE, RGP et des familles monoparentales La structure des ménages se démarque nettement par la présence de familles monoparentales (22 %), plus importante que sur l ensemble de Guyancourt (11,7 %) et de Saint-Quentin en Yvelines (10,6 %). Cette sur-représentation est surtout le fait des femmes (20,1 % contre 9,9 % et 8,9 % pour la commune et la Ville Nouvelle), la proportion des hommes étant presque identique à l échelle du quartier et à celles de la commune et de la Ville Nouvelle. En revanche, la part des adultes isolés est sensiblement la même aux niveaux du quartier (20,8 %), de la commune (22,4 %) et de la Ville Nouvelle (22,2 %), concernant presque autant les hommes (9,1 %) que les femmes (10,4 %). Les familles comprenant un couple sont sous-représentées (57,3 %) par rapport aux moyennes communale (65,9 %) et de la Ville Nouvelle (67,2 %). Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

67 Habitat et cadre de vie II. Habitat et cadre de vie Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

68 Habitat et cadre de vie A.L habitat Le quartier tel qu il est défini par la commune s étend du Bois de la Grille à la copropriété privée des Garandes en passant par la résidence privée des Belles au Bois Dormant et par le patrimoine social de Versailles Habitat. Si l on considère l ensemble de cet espace, force est de constater qu il se caractérise par une nette différenciation sociale : d une part des logements sociaux qui accueillent un public à faibles ressources, d autre part des logements privés (en locatif ou en accession à la propriété) dont la population résidente est économiquement plus aisée. Ainsi, est rapportée une impression de juxtaposition de petits quartiers plutôt qu un ensemble cohérent et unifié mais aussi un assemblage de familles aisées et de familles défavorisées. Pour atténuer ce dernier constat, un protocole a été signé en 1996 entre Versailles Habitat, le SAN, la Ville et l établissement public d aménagement afin de désenclaver le cœur de quartier par la réalisation de la Mare Jarry. Photo 1 : Une aire de jeux située dans le programme social de Versailles Habitat L étude du quartier ainsi défini est donc rendue difficile par la diversité des problématiques qu il soulève. C est pourquoi l attention sera ici focalisée sur le patrimoine de Versailles Habitat, périmètre plus homogène socialement et d où proviennent en grande partie les difficultés rencontrées dans le quartier. Pour rappel : Le quartier compte, en 2006, 1096 logements «Versailles Habitat» et un foyer Sonacotra, pour un total de 4438 habitants. On constate une baisse constante du nombre d habitants sur le quartier depuis ces 5 dernières années (7%) alors que la population de la ville a elle augmenté (6%). De façon mitoyenne au quartier, on trouve 3 autres secteurs : Mare Jarry : 232 logements HLM, 93 logements PLI et 573 logements en accession à la propriété Garandes : des logements en accession à la propriété Bois de la Grille et Belles au bois dormant : 93 logements sociaux et d autres en accessions à la propriété. En dépit des améliorations qu a connu le quartier du Pont du Routoir ces dernières années, il souffre toujours d une image globalement négative dans le reste de la commune. De même, malgré des efforts réalisés, ce quartier continue à être fortement stigmatisé et les difficultés auxquelles il est confronté, si elles ont perdu de leur gravité, n en restent pas moins importantes : population en situation de précarité économique, insécurité réelle et/ou ressentie, consommation et trafic de stupéfiants, échec scolaire Le quartier a connu de profondes modifications de son environnement urbain qui ont permis notamment d améliorer son image et son désenclavement : Changement de voirie : boulevard du Château, rues Barillo et Maillier Réalisation du Pont des Routoirs Réhabilitation du centre commercial et des façades d immeubles. Au niveau de l habitat, il est constaté que si les appartements sont beaux et spacieux, l accent est surtout mis sur leur mauvaise insonorisation qui ne permet pas de réelle intimité, sur la dégradation Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

69 des parties communes, notamment les escaliers et halls d entrée ainsi que sur le manque d entretien des espaces extérieurs. Le point positif du quartier au niveau urbain réside dans la large palette de commerces et d équipements dont il est doté ; ainsi que la proximité de la forêt, la faible hauteur des bâtiments et les grands espaces qui les séparent. En conclusion malgré les améliorations que le Pont du Routoir connaît, il continue à être considéré comme un quartier «pas comme les autres». B. La vie sociale La population du quartier se caractérise par une forte précarité : bas salaires, taux de chômage élevé, nombreux allocataires du RMI, nombreux impayés, etc. De même, les jeunes connaissent souvent d importantes difficultés d ordre scolaire On rencontre sur le Pont du Routoir les signes habituels et paradoxaux qui caractérisent les quartiers en difficulté : une mauvaise perception de leur environnement un attachement très fort au quartier qui les incite à ne pas en sortir. Cela s explique notamment par le fait que la population est encore très stigmatisée et qu elle en a conscience. Cela l encourage à rester dans le quartier, au sein de ses pairs, plutôt que de se rendre dans d autres parties de la ville où elle sait et/ou s imagine qu elle est dévalorisée. De même, les habitants du quartier ne se sentent pas intégrés dans la ville. Parallèlement, la stigmatisation du quartier et de sa population a ainsi pour effet de s autoalimenter en renforçant le sentiment de cohésion et d appartenance qu ont ses membres, et cet ancrage excessif est particulièrement flagrant chez les jeunes. Habitat et cadre de vie En effet, si les agressions semblent être extrêmement rares, l attitude de ces jeunes est le plus souvent perçue comme provocatrice et irrespectueuse. Par ailleurs, des adultes et des retraités investissent eux aussi les espaces extérieurs. Si une telle pratique n implique pas dans ce cas de gênes particulières pour l entourage, elle n est en revanche guère valorisante pour ces habitants qui peuvent se percevoir et être perçus comme ayant les mêmes pratiques d occupation de l espace public que leurs enfants. Globalement, la vie sociale est peu tournée vers l extérieur et ce pour plusieurs raisons qui sont liées mutuellement : le réseau d équipements présents sur place, la forte identification au quartier et la stigmatisation dont fait l objet sa population. Toutefois, le quartier n est évidemment pas complètement fermé sur lui-même les équipements scolaires mélangent des élèves de plusieurs quartiers, les activités régulières et ponctuelles ayant lieu dans les structures du Centre Social Louis Pasteur attirent fréquemment des habitants de toute la commune, voire au-delà. Parallèlement, et pour les raisons précitées, la Ville a choisi d organiser le Foire à la Brocante communale sur le quartier, afin de l ouvrir aux autres quartiers de la ville. Les associations présentes sur le quartier sont essentiellement des associations communautaires, dont deux fortement actives sur le quartier, l Association des Musulmans de Guyancourt et Al Atlas. Elles ont pour objectif de faire connaître la culture musulmane et de dispenser des cours d arabe. Guyancourt Accueil, association laïque, intervient également sur le quartier via des ateliers socio linguistiques (cours de français) et la présence d un écrivain public notamment. Parallèlement, il est difficile d attirer la population du quartier aux manifestations culturelles. En effet, il semble que se cultiver n est pas la priorité des habitants du quartier et qu ils sont avant tout préoccupés par leur condition économique et sociale. Ainsi, la population ne s implique que très peu dans les associations, quelque soit leur champ d intervention, mais est à la fois très demandeuse, ce qui caractérise un certain consumérisme du quartier. En terme de vie sociale, le quartier a souvent été comparé à un village où tout le monde se connaîtrait sans pour autant avoir beaucoup de relations ensemble. Les petits conflits entre habitants semblent par ailleurs être assez fréquents. Ce constat, qui serait sûrement à nuancer, peut toutefois s expliquer par trois facteurs : la forte densité de population dans le parc social, la mauvaise insonorisation des logements et la récurrence des incivilités et atteintes aux biens. Un autre trait de la vie sociale du quartier résiderait dans la fragmentation des groupes de pairs en fonction de l âge, du sexe et des origines ethniques. Plus que dans d autres quartiers, les groupes reposeraient souvent sur l appartenance à une communauté ethnique. Il y aurait peu de communication entre ces différentes communautés et cela engendrerait des incompréhensions s accompagnant de replis identitaires au sein de ces communautés. Si la formation des groupes de pairs par classe d âge n est aucunement spécifique au quartier, le cloisonnement par sexe l est davantage et il s explique en partie par la culture musulmane. La vie sociale du quartier est concentrée dans la rue et au sein des équipements. Les jeunes adultes oisifs investissent les espaces publics, voire même se les approprient. Cette situation est la source de gênes récurrentes et elle contribue à l entretien du sentiment d insécurité. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

70 Habitat et cadre de vie C.Les équipements 1. Présentation Le quartier dispose de nombreux équipements publics, principalement scolaires et sociaux. Les équipements scolaires Trois groupes scolaires sont implantés dans le quartier, à proximité des groupes de logements : - Le groupe scolaire Triolet/Lurçat, situé entre les résidences du Bois de la Grille et des Belles au Bois Dormant. L école maternelle Elsa Triolet compte 6 classes. L école élémentaire Jean Lurçat dispose de 8 classes et une CLIS mal voyants. - Le groupe scolaire Petit Gibus/Jean Christophe, situé dans la partie du quartier de la Mare Jarry nouvellement construits comprend une école maternelle (Petit Gibus) de 5 classes et une école élémentaire (Jean Christophe) de 8 classes. Un centre de loisirs Capitaine Némo y est également attaché depuis l ouverture du groupe scolaire en Septembre Le groupe scolaire Carpantier/Fromont/Politzer, implanté entre la rue Youri Gagarine et le boulevard Jean Jaurès, est constitué à nouveau de trois établissements depuis la fin des travaux de réhabilitation (Septembre 2006). L école maternelle Marie Pape Carpantier, ouverte en 2002 possède 4 classes. Elle est située, afin de favoriser la mixité sociale, au carrefour entre le patrimoine de Versailles Habitat, la copropriété «les Garandes» et le quartier de Villaroy. L école Politzer, qui était jusqu en 1998 couplée avec l école Decour, compte aujourd hui 6 classes, mais devrait voir ses effectifs augmenter dès l année prochaine avec l arrivée des nouveaux logements de la place Cendrillon. L école Francine Fromont a ré-ouvert ses portes en Septembre 2006 avec 2 classes mais devrait également ouvrir au moins une troisième classe à la prochaine rentrée scolaire avec les nouveaux logements de la place Cendrillon. Lors de la réhabilitation de ce groupe scolaire a été créé un nouveau centre de loisirs associé à l école dénommé Jacques Tati. Quelques enfants du Pont du Routoir sont scolarisés au sein d un quatrième groupe scolaire, situé au Village : l école maternelle Paul Langevin et l école élémentaire du même nom qui ont respectivement 5 et 7 classes. Géographiquement, les équipements scolaires sont excentrés par rapport au centre commercial mais ils sont proches des habitations. Les groupes scolaires Carpantier/Fromont/Politzer et Triolet/Lurçat sont facilement accessibles puisqu ils sont implantés aux abords du boulevard Jean Jaurès, axe majeur de circulation du quartier. Le groupe scolaire Petit Gibus/Jean Christophe s il n est pas situé sur ce grand axe est néanmoins facile d accès pour les habitants des Garandes et des logements sociaux de la rue des Fédérés et de l allée de Versailles et bien sûr des habitants de la Mare Jarry. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

71 Habitat et cadre de vie Tableau n 14 : Evolution des effectifs scolaires Groupes Effectifs scolaires Evolution 2002/2006 scolaires 2002/ / / / /07 % P. Langevin % Michel/ Petit gibus Fromont/ Carpantier E.Triolet/ Prévert % % % Total des écoles % maternelles P. Langevin % J. Lurçat % Il existe deux centres de loisirs qui, comme chaque structure enfance de la Ville élaborent chaque année un projet pédagogique qui détaillent les objectifs généraux de l équipe d animation et les projets d animation qui vont être mis en place tout au long de l année. Une crèche est également implantée à proximité des logements de Versailles Habitat, à la limite entre le Pont du Routoir et le Village. La crèche La Noël, réhabilitée en profondeur depuis Décembre 2005, accueille 60 enfants de toute la commune. La Halte garderie Louis Pasteur est située près du centre social du même nom, place du marché. Elle accueille environ 13 enfants simultanément. En septembre 2007, la halte garderie sera transférée dans les locaux de la crèche de la Noël et sera transformée en multi-accueil afin de mieux répondre aux demandes de garde atypiques, actuellement que partiellement satisfaites. Evolution des effectifs scolaires Depuis l année scolaire 2002/2003, les effectifs maternels sont en constante augmentation du fait de la livraison des logements de la Mare Jarry, évolution qui devrait se poursuivre grâce à l arrivée prochaine des logements de la Place Cendrillon. Concernant les effectifs élémentaires, l augmentation des effectifs est moins forte pour l instant et ne concerne que l école jean Christophe qui a accueilli les enfants des logements de la Mare-Jarry. Toutefois, les effectifs devraient progresser logiquement en élémentaire compte tenu des effectifs élevés des maternels d une part et de l arrivée des logements de la Place Cendrillon d autre part qui devrait toucher plus particulièrement l école Politzer. Politzer % E. Varlin/ Jean Christophe Total des écoles élémentaires % % Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

72 Habitat et cadre de vie Photo 2 : Maison de quartier - Centre Social Louis Pasteur Les autres équipements - La maison de quartier habilitée centre social Louis Pasteur, situé place du Marché, accueille une annexe de la médiathèque dépendant du réseau des médiathèques de la communauté d agglomération travaillant uniquement sur projet avec les institutions publiques et associatives. Il regroupe également : * L Espace Yves Montand, situé au centre du parc de logements de Versailles Habitat, rue Neil Armstrong ; * L équipement Pierre Mendés France (appelée maison de quartier) et le Local Musique, situés à l extrémité de la rue Youri Gagarine, à quelques pas de la nouvelle école Marie Pape Carpantier ; * Le Point Accueil Jeunes Grand Meaulnes. - L école municipale de musique, implantée dans le même bâtiment que l ancienne école Eugène Varlin. - Un bureau de poste - L Espace Territorial, situé place du Marché, à côté du centre social, qui va être rénové. - Une annexe de la CPAM dont le loyer est payé par la Ville - Le local associatif mis à la disposition de l association des musulmans de Guyancourt, adossé à l équipement Pierre Mendés France. Enfin, de nombreux autres équipements sont présents dans le quartier du Village et donc à proximité du Pont du Routoir. S y trouvent notamment la mairie, l Ecole des Parents, la police municipale et la Boutique Info Jeunes qui reçoit des jeunes de toute la ville mais en majorité du Pont du Routoir, probablement du fait de la proximité avec ce quartier. Le quartier compte un équipement sportif (terrain multisports basket situé rue de Dampierre) et deux autres équipements le jouxtent : un terrain multisports basket situé rue du Moulin Renard les terrains de basket et de handball situés boulevard Jaurès. Deux autres équipements sportifs sont situés à proximité du quartier : le centre sportif les Trois Mousquetaires et le terrain de rugby les gymnase et stade Maurice Baquet situés au village. Un foyer Sonacotra est également implanté au Pont du Routoir, route de Dampierre, à l extrémité est du parc social. Photo 3 : Entrée de l équipement Pierre Mendès-France Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

73 Habitat et cadre de vie Le foyer Sonacotra De nombreuses nationalités sont représentées dans le foyer mais les locataires viennent principalement de trois aires : le Maghreb (48 %), la France (30 %) et l Europe (11 %). Au 31 mars 2003, on comptait 276 hommes et seulement 13 femmes. Concernant la situation professionnelle des locataires, il est constaté une nette diversité : 54 % sont salariés, 10 % sont allocataires du RMI, 15 % sont retraités et 14 % sont au chômage ; d autres situations sont recensées mais dans des proportions n excédant pas 3 %. Au niveau de l âge, 37 % des locataires ont au moins 56 ans. Les jeunes de 16 à 25 ans ne représentent que 7 %. Quant à l ancienneté des locataires, elle est tout aussi variable : 20 % d entre eux sont au foyer depuis moins d un an, 40 % y sont depuis un à cinq ans, 15 % depuis cinq à dix ans, et 25 % depuis plus de dix ans. La capacité d accueil du foyer est de 303 personnes. Les locataires restent en moyenne entre deux et trois ans. Le foyer connaît peu de dégradations volontaires et celles-ci sont en majorité relatives aux accès et donc à la serrurerie. Travaux de réhabilitation des sanitaires et de sécurisation des accès sont en cours de réalisation. Beaucoup de plaintes sur l hygiène, la salubrité et la sécurité. La Ville est intervenue en 2003 sur le respect des conditions de sécurité et sur le respect de l obligation de salubrité. La Sonacotra a réalisé les travaux de conformité. Une réhabilitation du foyer est programmée, elle était sur le premier plan quinquennale et reportée au suivant Les conflits de voisinage avec les habitants des pavillons voisins sont peu nombreux, particulièrement par rapport à ce qu ils ont pu être dans le passé. Ils ont le plus souvent lieu en été lorsque des locataires se retrouvent sur les pelouses attenantes au foyer, jusque tard dans la nuit, entraînant alors des nuisances sonores pour les habitants des pavillons les plus proches. Certains résidants de ces pavillons soupçonnent l existence de trafics dans et en relation avec le foyer ; des problèmes d alcoolisation au sein du foyer sont constatés et il est parfois fait mention de prostitution. En outre, des jeunes extérieurs au foyer occupent régulièrement les abords du bâtiment, particulièrement le parking, occasionnant diverses gênes aussi bien pour les habitants des pavillons que du foyer (pit-bulls, bruits de moto, trafics, ateliers mécaniques sauvages, etc). 2. Echelle d influence des équipements Tous les équipements scolaires sont des structures de proximité, accueillant donc les enfants du quartier, à l exception de la crèche La Noël dont le public vient de différents quartiers de la commune. Les autres équipements cités attirent un public venant de plusieurs quartiers, et même de l agglomération dans le cas de l Espace Territorial dont l antenne est destinée à quatre communes (Guyancourt mais aussi Magny les Hameaux, Montigny-le-Bretonneux et Voisins-le-Bretonneux). Si la maison de quartier centre social Louis Pasteur accueille un public majoritairement originaire du quartier, et particulièrement du parc social de Versailles Habitat, il attire aussi quelques habitants de Villaroy et de l Europe. De plus, les activités proposées par les associations utilisant les locaux de l Espace Yves Montand et de la maison de quartier Pierre Mendés France, ainsi que le Local Musique, font venir dans le quartier des habitants de toute la commune. De la même façon, l école municipale de musique, le local associatif laissé à disposition de l association des musulmans de Guyancourt et la Boutique Info Jeunes s adressent à l ensemble des Guyancourtois. L école de musique, si elle fait venir des personnes d autres quartiers attire peu la population du parc social de Versailles Habitat. Un projet pédagogique et artistique rénové au sein de l école de musique marque la volonté d élargir son public (accueil des adultes, ateliers ponctuels) pour y proposer un parcours pédagogique moins scolaire. Le foyer Sonacotra est initialement destiné à loger des travailleurs migrants mais il accueille également de nombreux Français (environ 30 % des locataires), venant pour la plupart d autres régions. Son échelle d influence se situe donc au niveau national, voire international. Le foyer n est pas réellement intégré au quartier, ne serait-ce que par son emplacement géographique (à l extrémité du parc social) et son absence de signalisation. L unité de médiation en santé située au sein du foyer mène des actions dans les domaines de l accompagnement à la santé, le développement des partenariats L Espace Territorial intervient également. Des actions ont pu également être mises en place en lien avec le centre social Pasteur.Les anciens locataires ont des relations avec les habitants du quartier lors de leurs déplacements au centre commercial mais les relations ne semblent pas aller au-delà de ces interactions nécessaires. Remarque : les logements sociaux proches du foyer Sonacotra (20, 22, 24 allée de Versailles) trouvent difficilement preneurs du fait de cette proximité Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

74 Emploi et développement économique III. Emploi et développement économique Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

75 Emploi et développement économique Tableau n 7 : Population active occupée par catégorie socioprofessionnelle Agriculteurs exploit. Employés Ouvriers Artisans, com., chefs d entreprise Cadres Professions intermédiaires Total population renseignée Pont du 0,5 % 40,8 % 34,6 % 2,5 % 2,5 % 19,1 % Routoir Guyancourt 0,06 % 32,7 % 14,3 % 1,8 % 20,4 % 30,7 % Ville 0,04 % 30,3 % 16,3 % 2,8 % 21,9 % 28,5 % Nouvelle Source: INSEE, RGP 1999 Tableau n 8 : Evolution du nombre de demandeurs d emploi Versailles Habitat 31/12/ /12/ /11/2006 Evolution de 96 à % Sonacotra % Guyancourt % VH/Ville 25% 24,3 % 20% Sonacotra / Ville 5,5 % 4,5 % 2.70% Source : services sociaux communaux A.Les indicateurs de précarité économique 1. Un niveau socioprofessionnel bas et une forte proportion d emplois tertiaires En 1999, la population active du Pont du Routoir se caractérisait par l appartenance à des catégories socioprofessionnelles peu élevées puisque les ouvriers (34,6 %) et les employés (40,8%) représentent à eux deux les trois quarts de la population active, contre seulement 47 % à l échelle de la commune. Les cadres ne représentent que 2,5 % de la population active et les professions intermédiaires 19,1 %, contre respectivement 20,4 % et 30,7 % pour l ensemble de Guyancourt. Malgré cette relative sous-représentation des professions intermédiaires, les emplois tertiaires (employés et professions intermédiaires) regroupent 59,9 % de la population active, atteignant presque la moyenne communale (63,4 %). 2. Un taux de chômage plus important que celui de la commune De façon générale, on constate une diminution du nombre de demandeurs d emploi sur le Pont du Routoir sur ces 10 dernières années, comme sur l ensemble de la ville. Cependant, de façon plus fine, on remarque que si une baisse constante a été observée entre 1996 et 2000, cela n est plus vrai sur les 6 dernières années. En effet, entre 2000 et 2006, le nombre de demandeurs d emploi a augmenté de plus de 8% sur le Pont du Routoir (augmentation de 34% sur la ville). 3. Un quartier accueillant de nombreux bénéficiaires des aides sociales légales Tableau 9 : Aides sociales légales, 2005 toute allocation allocataires de l'api Allocataires du RMI Allocataires de l'aah allocataires du complément familial allocataires de l'apje postnatale Pont du Routoir Ville Source : CAF Le Pont du Routoir compte 1497 logements (dont 303 pour le foyer Sonacotra) soit 13.4% des foyers de la Ville. Or, les ménages du quartier représente 20% des allocataires Guyancourtois de la CAF, 50% des allocataires de l aide pour parent isolé (API). On constate, en outre, que l ensemble des bénéficiaires de l API ayant 3 enfants et plus sont des familles du Pont du Routoir. Ceci peut notamment s expliquer par le fait que les logements du Pont du Routoir ont les loyers les plus faibles de la Ville. Ainsi, des familles souvent moins aisées y habitent. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

76 Emploi et développement économique Tableau 10 : RMI Nombre d allocataires % / Guyancourt en 2000 Versailles Habitat ,2 % Sonacotra ,1 % VH + Sonacotra ,3 % Guyancourt % Source : Espace territorial, Guyancourt Tableau 10 bis : RMI par typologie familiale, 2005 Pont du Routoir Ville Isolé couple sans enfant famille monoparentale, 1 enfant nombre d'allocataires du RMI famille monoparentale, 2 enfants famille monoparentale, 3 enfants famille monoparentale, 4 enfants et + couple, 1 enfant couple, 2 enfants 75 <5 8 8 <5 < < Source : CAF Tableau n 11 : Familles bénéficiaires de l aide so ciale communale Versailles Habitat Sonacotra VH + Sonacotra % VH + Sonacotra / total aides 53,8 % 53,3 % 46% Source : services sociaux communaux Tableau 11 bis : Répartition des aides sociales communale PONT DU ROUTOIR Guyancourt * total 2005/2006 *jusqu'en sept, total 2005/2006 *jusqu'en sept, nombre de personnes aidées 210 en % 456 en % TOTAL AIDES CCAS + Ville SECOURS D'URGENCE C.C.A.S PRIMES AIDES A L'EMPLOI DONT NOUVEAUX DOSSIERS Source : services sociaux communaux 4. et du Revenu Minimum d Insertion On constate une forte augmentation du nombre de RMIstes sur le Pont du Routoir en 2006 par rapport à 1997 (près de 10%), augmentation encore plus forte sur ces 6 dernières années dans la mesure où ce nombre a plus que doublé. Cette augmentation touche essentiellement les locataires de Versailles Habitat. En effet, entre 2000 et 2006 le nombre d allocataires vivants au foyer Sonacotra a peu évolué. On constate en outre, qu en 2005, 85.7% des couples avec enfants bénéficiaires du RMI habitent le Pont du Routoir. 5. ainsi que de nombreux bénéficiaires de l aide sociale communale 46% des aides sociales communales bénéficient aux habitants du Pont du Routoir. En effet, de la même manière que pour le RMI, il est observé une sur-représentation du quartier par rapport à son poids démographique : la majorité des aides ont été attribuées à des familles domiciliées dans le patrimoine de Versailles Habitat ou du foyer Sonacotra. En 2005/2006, les habitants du quartier bénéficient essentiellement du secours d urgence (52%) et des aides à emploi (28%). Cependant, il semble que le poids des aides attribuées au quartier ait diminué en En effet, si le Pont du Routoir se voit attribuer 46% de l aide sociale communale, il en bénéficiait de 53.3% en PONT DU ROUTOIR 2005/2006 SECOURS D'URGENCE C.C.A.S. PRIMES AIDES A L'EMPLOI DONT NOUVEAUX DOSSIERS Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

77 Emploi et développement économique Tableau 12 : Evolution du revenu revenu: 0 à revenu: à revenu: à revenu: à revenu: à revenu: et plus Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville évolution 2001/2005 Pont du Routoir -8% -6.20% -16% -1% 1.60% 27.40% Ville -7.50% -3.50% 1.20% 2% 4.70% 32.50% Source : Observatoire de la Ville, CASQY Tableau 13 : Evolution du revenu moyen des ménages et du revenu moyen par personne revenu moyen évolution 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % 6. Un quartier bénéficiant de revenus moins élevés que sur le reste de la Ville Le revenu moyen des ménages du Pont du Routoir a augmenté mais plus faiblement que celui de la moyenne de la ville entre 2001 et 2005 (5.7% contre 8.4%) et s élève ainsi à (contre sur l ensemble de la Ville).On observe donc qu un ménage du Pont du Routoir a un quart de revenus en moins qu un ménage moyen vivant à Guyancourt. On constate également un infléchissement depuis 2003, infléchissement constaté sur l ensemble de la ville. On remarque cependant que depuis 2001, les revenus du quartier ont augmenté (augmentation du nombre de ménages dans les tranches les plus élevées et diminution dans les tranches les plus basses). En outre, il convient de préciser que la Ville prend en considération cette réalité en portant une attention particulière aux attributions de logements sur le quartier tant au niveau du contingent du bailleur qu au niveau du contingent de la préfecture rétrocédé à la Ville. Ainsi, les revenus sont pris en compte dans l attribution afin d assurer une mixité au sein du Pont du Routoir. Revenu moyen par personne Evol. 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % Source : Observatoire de la Ville, CASQY Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

78 Emploi et développement économique B.Les commerces 1. Localisation des commerces Le quartier dispose d un nombre important de commerces, tous concentrés au centre commercial Louis Blériot. Situé entre la place du marché et le boulevard Jean Jaurès, le centre commercial est intégré aux bâtiments de Versailles Habitat de l allée du commerce. Il regroupe, tous types confondus, 19 commerces : Photo 4 : Galerie marchande Alimentation - Boulangerie - Epicerie/primeurs - Sandwicherie/ pizzeria - Boucherie halal Grande Beauté surface - Super U - Deux coiffeurs Loisirs, culture - Bar tabac - Fleuriste Santé - Pharmacie - Laboratoire d analyses médicales - Cabinet médical Services - Poste - Antenne de VH - Antenne de CPAM - Laverie - Repro. Informatique - Atelier de couture Un marché se tient également place du marché deux matins par semaine (mercredi et samedi). La fréquentation se stabilise et l arrivée de nouveaux commerçants sur le marché tente de le redynamiser. 2. Evolution des types de commerces La présence des commerçants semble aujourd hui se stabiliser même si la fermeture de la librairie est regrettée. Cependant, l ouverture du commerce «Super U» (le 14 novembre 2006) était attendue par les commerçants et la population afin de redynamiser le centre commercial Louis Blériot et de fidéliser les clients qui s orientaient de plus en plus vers Villaroy. En outre, l implantation de nouveaux commerces (place Cendrillon) devrait encourager les habitants du Pont du Routoir, du Centre Ville, de la Mare Jarry à fréquenter les magasins de proximité. Photo 5 : Côté Place du Marché Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

79 3. Fonctionnement des commerces Emploi et développement économique Le centre commercial a été l objet d une importante restructuration en La façade côté place du marché avait été entièrement refaite ; un nouveau parking avait été aménagé entre le mail Thérèse Desqueyroux et le centre commercial ; une ouverture sur ce parking avait vu le jour depuis le patio ; enfin, des voies avaient été réaménagées de façon à améliorer l accessibilité et la visibilité du centre commercial. La rue Jean Maillier avait ainsi été détournée sur la place du marché et le boulevard Jean Jaurès effectue désormais un crochet au niveau du centre commercial, donnant naissance au mail Thérèse Desqueyroux. Aujourd hui, la place Cendrillon a été aménagée, ce qui permet une double ouverture du magasin Super U : sur la place du marché et sur la place Cendrillon. Un projet d ouverture de commerces près de la place Cendrillon est également en cours. Si la restructuration a amélioré l image du centre commercial, notamment grâce à la nouvelle façade côté place du marché, celui-ci reste cependant relativement enclavé de par sa configuration. En effet, les commerces donnant sur cette place ne sont pas visibles depuis le boulevard Jean Jaurès, principale artère du quartier. Le centre commercial souffrait globalement d une image assez mitigée, et ce en dépit du fait qu il constitue le principal pôle d attraction du quartier. Il est fréquenté en majorité par les habitants de Versailles Habitat, des Garandes, du Bois de la Grille et des Belles au Bois Dormant, et dans une moindre mesure par des personnes d autres quartiers ou travaillant dans les environs. Il pâtissait toutefois de la concurrence exercée par le centre commercial de Villaroy, plus moderne, qui bénéficie d une meilleure image et parvient à attirer, par sa proximité, de nombreux habitants du Pont du Routoir, tendance que l arrivée du Super U vise à endiguer. Photo 6 : Galerie marchande Un autre facteur contribue à dégrader l image du centre commercial : la présence régulière de jeunes du quartier qui ont l habitude de s y retrouver pendant la journée. Si ces jeunes ne semblent pas agresser, de quelque manière que ce soit, ni les commerçants ni les clients, leur présence peut néanmoins constituer un frein à la fréquentation du centre commercial dans la mesure où elle est souvent perçue comme stigmatisante. La présence régulière de la police municipale et des agents de médiation tend à limiter cela. Une association des commerçants du Pont du Routoir a été créée. Elle est l interlocuteur de la Ville et est notamment présente au Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. C.Les entreprises Si le quartier du Pont du Routoir se trouve à proximité du Technocentre Renault et de Bouygues Challenger, très peu d entreprises sont en revanche implantées sur le quartier proprement dit. On dénombre deux artisans (un plombier et un électricien), deux petites entreprises (l une de maçonnerie, l autre de nettoyage) et un service de traiteur/organisation de réception. Photo 7 : place du marché Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

80 Réussite éducative IV. Réussite éducative Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

81 Réussite éducative A.Les actions éducatives 1. Dans les équipements périscolaires Les centres de loisirs Cette année, le projet du centre de loisirs Jacques Tati a particulièrement mis l accent sur le respect des droits de l enfant. Les enfants ont d ailleurs participé à la manifestation des droits de l enfant organisée le 22 Novembre 2006 par le service du conseil municipal des enfants. En effet, les animateurs ont organisé des réunions avec les enfants pour discuter ensemble des règles de vie, leur expliquer leur utilité. Elles sont exprimées de façon à ce que chaque enfant prenne conscience qu à chaque droit correspond un devoir. Et qu inversement, chaque devoir protège un droit. Dans le même ordre d idées, les enfants des centres de loisirs et des écoles du quartier du Pont du Routoir, ont participé à la manifestation des droits de l enfant organisée le 22 Novembre 2006 par le service du conseil municipal des enfants. Par ailleurs, le centre de loisirs Tati va travailler cette année sur les formes d expression (cirque, graphisme, formes et couleurs). Quant au centre de loisirs Némo, les animateurs ont fait le choix de mettre l accent sur les règles communes : apprendre à vivre ensemble, se respecter les uns les autres afin que chacun ait sa place, connaître et respecter les règles de vie, décider collectivement des activités lors des temps de concertation. Ce projet fil conducteur est couplé avec un projet autour de la découverte des animaux et de leurs modes de vie en maternel et d un projet d expression théâtrale pour les enfants d âge élémentaire. Les études aménagées sur chaque école élémentaire du quartier La ville de Guyancourt a mis en place progressivement depuis 1989 une étude aménagée qui a remplacé les traditionnelles études surveillées. L étude aménagée permet de prendre en compte le rythme de chaque enfant car elle se décompose en 3 filières : - une filière animation où les enfants peuvent se détendre en participant, avant ou après leurs leçons à des activités de loisirs aussi variées que le chant, la lecture, les activités manuelles et les jeux ; - une filière réalisation de leçon encadrée par des auxiliaires d études ou des enseignants, - une filière conseil méthodologique qui s adresse prioritairement aux élèves de CM2 qui rencontrent des difficultés scolaires : mauvaise compréhension des données d un problème, manque d organisation etc Cet atelier permet aux enfants «d apprendre à apprendre». Les élèves travaillent par petits groupes de 5 ou 6 pendant une demi-heure ou heure avant de rejoindre l une des deux autres activités. Depuis l année dernière, le conseil méthodologique peut être étendu aux élèves de CM1 voire de CE2 sur un contenu pédagogique différent selon les niveaux de classes. Le quartier du Pont du Routoir dispose de 3 écoles élémentaires dans lesquelles se déroulent ces études aménagées. 2. L aide aux devoirs au centre social Pasteur Trois vacataires assurent l aide aux devoirs, deux pour les enfants de primaire, un pour les collégiens et deux permanents (un pour chaque niveau). Elle se déroule les lundi, mardi, jeudi, vendredi de 17h à 19h. 120 jeunes y sont inscrits. L aide aux devoirs a été mise en place suite aux constats que certains jeunes du quartier ne s inscrivaient pas à l étude aménagée et qu il fallait également assurer un suivi des collégiens et lycéens. Un dispositif complémentaire à l étude aménagée a donc été réalisé, intégrant les élèves du secondaire. A ce jour 55 jeunes de classes élémentaires sont inscrite et il y a en moyenne une 20aine de présents à l aide aux devoirs et une 30aine de jeunes du secondaire (dont 3 en BEP et 2 au lycée) sur 65 inscrits. Dans un souci de développement de ce service, une réflexion est mise en place sur la ville pour la signature d un contrat local d accompagnement à la scolarité. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

82 Réussite éducative B.Les indicateurs de réussite scolaire Tableau 15 : réussite aux tests effectués en classe de CE Résultats à l'évaluation de CE2 Français Mathématiques Politzer Jean Christophe Pont du Routoir Ville Circonscription Français Mathématiques Politzer Jean Christophe Pont du Routoir Ville Circonscription Les enfants du quartier peuvent, selon le découpage scolaire, fréquenter : Deux écoles élémentaires : Politzer et Jean Christophe Deux collèges : le collège Paul Eluard et le collège Ariane Nous nous baserons donc sur les chiffres de ces établissements pour réaliser le diagnostic en matière de réussite scolaire. Il convient de préciser, au préalable, qu au moment de la définition des zones d éducation prioritaires (ZEP), d un commun accord et malgré les indicateurs observés, Monsieur le Préfet des Yvelines, Monsieur l Inspecteur d Académie et Monsieur le Maire de Guyancourt avaient choisi de ne pas classer le Pont du Routoir dans cette catégorie. Cependant, l engagement avait été pris que l Etat porterait une attention particulière au quartier en ce qui concerne notamment les moyens liés à la carte scolaire. 1. Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles élémentaires Source : Inspection de l Education Nationale, 2006 Les chiffres des évaluations réalisées en classe de CE2 montrent que les élèves du Pont du Routoir connaissent des difficultés plus importantes que l ensemble de la ville : 60.02% de réussite sur les deux matières évaluées (mathématiques et français) contre 70.3% sur la ville et 72.1% sur la circonscription (Guyancourt, Voisins le Bretonneux et Magny les Hameaux). L écart se creuse essentiellement en français : 59.35% de réussite sur le quartier contre 71.4% sur la ville. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

83 Réussite éducative Tableaux 16 : Collège Eluard 2. Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles collèges effectif global part retard scolaire part Collège Paul Eluard élèves de 6ème Pont du Routoir % % 12 soit 25% des élèves de 6ème soit 32.4% des retards et 38.7% de l'effectif du PdR On constate que les élèves issus du Pont du Routoir représentent 21% de l effectif global des élèves de 6 ème du collège Paul Eluard. Ils sont sur représentés en ce qui concerne le retard scolaire : 32 % des élèves en retard à l entrée en 6 ème sont issus de ce quartier. Ainsi près de 39% de l effectif Pont du Routoir accusent un retard d au moins un an. Les évaluations réalisées en 6ème montrent que le collège se situe dans une moyenne de réussite comparable à celle de l ensemble des établissements de la ville effectif global élèves de 6ème Pont du Routoir retard scolaire élèves de 6ème Pont du Routoir Source : collège Paul Eluard, année scolaire 2006/2007 Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

84 Tableaux 17 : Collège Ariane TOTAL nombre d'élèves dans le collège dont élèves du pont du routoir Retard à l entrée en 6ème nombre d'élèves de 6 dans le collège retard de 2 ans retard de 1 an age normal avance de 1 an TOTAL RETARD soit % des élèves de 6ème dont élèves du pont du routoir Boursiers TOTAL TOTAL DES BOURSIERS dont élèves du pont du routoir Evaluation réalisée en 6ème réussite à l'évaluation de 6ème, collège Ariane français mathématiques Pont du Routoir 54.90% 60.80% total des classes de 6ème 59.30% 66.67% Moyenne Ville 54.57% 66.77% 21% des 6èmes du PdR et 36% du total des retards Collège Ariane Réussite éducative Les élèves du Pont du Routoir représentent 22% de l effectif global du collège Ariane. On constate cependant qu ils sont sur-représentés en ce qui concerne le retard à l entrée en 6 ème. En effet, si l effectif total des 6èmes compte 13% d élèves en retard d un an ou deux ans, le Pont du Routoir représente 36% de ces élèves et plus de 20% des élèves de 6 ème du Pont du Routoir ont au moins un an de retard. Les élèves du quartier sont également sur-représentés en ce qui concerne le nombre de boursiers : 57% des 70 élèves boursiers de l établissement Les résultats des évaluations réalisées en 6 ème montrent d une part que le collège a un taux de réussite en français légèrement supérieur à la moyenne de la ville, d autre part, que son taux de réussite en mathématique est comparable à celui de la Ville. On remarque, en outre, que les élèves de 6 ème du Pont du routoir ont un taux de réussite en mathématiques inférieur aux autres élèves de la ville, un taux de réussite en français inférieur à celui des autres élèves de 6eme du collège mais qu ils sont tout de même dans la moyenne de la Ville. En outre, le collège Ariane a mis en place des activités lors des vacances scolaires dans le cadre du dispositif «école ouverte». Ainsi, des élèves encadrés par des professeurs font du soutien scolaire le matin et des activités sportives, culturelles et citoyennes l après-midi % 70.00% 60.00% 50.00% 40.00% 30.00% 20.00% 10.00% 0.00% français mathématiques Pont du Routoir total des classes de 6ème Moyenne Ville Source : Collège Ariane, année scolaire 2006/2007 Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

85 Santé V. Santé Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

86 Santé Au regard du pôle de compétences de la communauté d agglomération de Saint Quentin en Yvelines, les actions qui touchent à la santé sont principalement portées par l établissement public de coopération intercommunale via l Institut de Promotion de la Santé (IPS) Néanmoins, les service de la Ville de Guyancourt développement des actions dans ce domaine que ce soit des actions propres ou en lien avec l IPS : L Enfance Tous les ans, une action de prévention bucco-dentaire est organisée par la Ville pour les élèves de CE2 en partenariat avec l UFSBD (union française de santé buccodentaire). Elle consiste à déterminer le besoin en soins, la présence de plaque, les gingivites et le tartre. Il a été constaté une amélioration de l état de santé des dents des élèves du quartier. Cependant, les écoles, l UFSBD et la direction de l Enfance s accordent sur la nécessité de renouveler cette action tous les ans. La semaine du goût est mise en place, chaque année, dans toutes les écoles de la Ville (et donc au Pont du Routoir). Elle permet de sensibiliser les élèves au plaisir et à la nécessité de bien manger. Durant cette même semaine, des ateliers petits déjeuners sont mis en place dans les écoles maternelles. La Jeunesse Boutique Information Jeunesse Un théâtre forum sur le SIDA est mis en place régulièrement dans les Maisons de Quartier de la Ville et à destination des jeunes en partenariat avec les collèges L Ecole des Parents Un atelier sur la diététique a été mis en place ainsi que des rencontres-débats, des expositions sur la santé. Prochainement, une exposition sur les dangers du cannabis sera animée dans l équipement Mendès France. La Boutique Information Jeunesse Un travail partenarial sur la santé est mis en place avec les Lycées de la Ville sur la thématique santé. Parallèlement, la BIJ oriente régulièrement des jeunes guyancourtois notamment vers le planning familial, la mission locale et l Ecole des Parents (où des permanences de psychologue ont lieu) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

87 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité VI. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

88 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité A.Les actions citoyennes 1. Dans la Maison de Quartier - Centre Social Louis Pasteur Située en cœur de quartier, le Centre Social a un rôle central dans les actions visant la population et par conséquent la citoyenneté dans toutes ses déclinaisons. Localisation La maison de quartier - centre social, où est également implantée l annexe de la médiathèque, et l Espace Territorial sont aisément repérables puisque situés sur la place du Marché, laquelle constitue avec le centre commercial le centre du quartier et le principal pôle d attraction. Quant à l Espace Yves Montand et l équipement Pierre Mendés France, ils sont davantage enclavés dans le parc de logements sociaux et moins visibles depuis le boulevard Jean Jaurès. Ces emplacements constituent néanmoins un avantage dans la mesure où ils permettent une plus grande facilité d accès pour les habitants des rues Armstrong et Gagarine. Vue du Pont du Routoir et de la Maison de Quartier Centre Social Louis Pasteur Fonctionnement du Centre Social Louis Pasteur Le Centre Social Louis Pasteur, agréé centre social par la CAF, regroupe les structures suivantes : - le centre social proprement dit, - l équipement Pierre Mendés France, - l Espace Yves Montand, - le Point Accueil Jeunes du Grand Meaulnes, - le Local Musique, - l annexe de la médiathèque Ces différents équipements, qui ont vocation à se compléter mutuellement, dépendent donc d une même gestion administrative (hormis l annexe de la médiathèque), financière et de personnel, laquelle est centralisée par le centre social. Le personnel est au nombre de 6 temps pleins et un mi-temps permanents; et 4 vacataires. Le personnel permanent se compose d une directrice et de son adjointe, d une personne assurant l accueil et le secrétariat du centre social et de l Espace Yves Montand, d une personne en charge de l animation des 8-10 ans, de deux en charge de l animation des ans et plus de 16 ans, et d une référente familles. Trois vacataires assurent l aide aux devoirs, deux pour les enfants de primaire, un pour les collégiens, et un autre vacataire s occupe du Local Musique Le Centre Social Louis Pasteur est bien identifié par la population comme structure «référente» d accueil et d écoute. S y tiennent, en dehors de l accueil du public, les activités suivantes : - Aide aux devoirs pour les collégiens, - Permanences d écrivain public Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

89 - Permanences de conseillère conjugale de l association réagir (association intermédiaire ayant pour objectif la réinsertion professionnelle des publics en difficulté) - Ateliers sociolinguistiques (par l association «Guyancourt Accueil»), - Point Rencontres Femmes, - Atelier cuisine, - Activités familiales et conviviales (sorties, repas ), - Cours d arabe. - Une salle informatique destinée aux scolaires mais qui n est que peu utilisée dans la mesure où son caractère obsolète limite la possibilité de mettre en place des actions variées en direction des jeunes. L Espace Yves Montand, est composé d une petite salle de spectacles et de locaux accueillant diverses activités. Ainsi, s y déroulent : des manifestations culturelles organisées à l initiative de la maison de quartier/centre social ou d associations des ateliers d activités associatives l accueil et les activités pour les 8-10 ans, ainsi que l aide aux devoirs des enfants scolarisés en élémentaire certains ateliers du point accueil jeunes Le Point Jeunes du grand Meaulnes situé en limite des deux secteurs Versailles Habitat et Mare Jarry accueille les ans. Le local comprend une grande salle polyvalente et une salle d activités. Le Point Jeunes vise à responsabiliser les jeunes, à leur apporter des informations, à les valoriser auprès de leur entourage ainsi qu à les impliquer dans la vie du quartier. C est donc un lieu privilégiant la discussion où se tiennent diverses activités, notamment culturelles, sportives et périscolaires, en partie à l initiative des jeunes, et où s organisent des sorties, toujours dans le cadre d une participation active des jeunes. L équipement Pierre Mendés France est destiné aux prêts de salles pour les activités associatives, à la location pour les particuliers. On y trouve également le bureau des agents de médiation. Le Local Musique est un lieu de répétition pour des groupes de Guyancourt. Vingt quatre groupes disposent actuellement de créneaux horaires pour y répéter régulièrement et des concerts sont organisés dans ce cadre à l espace Yves Montand. L annexe de la médiathèque, gérée par la communauté d agglomération de Saint Quentin en Yvelines, a pour mission d accueillir des groupes et des ateliers travaillant sur l image. Elle intègre également le centre de ressource lecture. Si le public de ces équipements vient en majorité de Versailles Habitat et est pour la plupart originaire du Maghreb, il tend néanmoins à se diversifier, aussi bien en termes d origines ethnique et résidentielle, que de sexe et d âge. En effet les activités en direction des adultes prennent de l ampleur alors que l accueil des ans a des difficultés à attirer un public mixte. L accueil des 8-10 ans a vu ses effectifs doubler en 2002, ceux des ans sont restés stables et l action en direction des adultes s est accrue tout en se diversifiant. Le travail avec les plus de 16 ans est à intensifier, et ce, en dépit de l accent mis sur l accompagnement scolaire, la recherche de stages et le soutien de projets personnels et collectifs. Par ailleurs, si de nombreuses activités sont menées par des associations (telles que Réagir!, Guyancourt Accueil, Al Atlas ou encore l Association des Musulmans de Guyancourt) dans les locaux du centre social, ce type de partenariat semble pouvoir encore être développé en comparaison avec d autres quartiers de la commune. La maison de quartier - centre social travaille Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité également en partenariat avec les collèges (Ariane et Eluard), la Mission Locale et l Espace Territorial. Il en est de même pour le secteur culturel en général qui a peu de contacts avec les habitants ou les associations de ce quartier. 2. Avec le Conseil Municipal des Enfants Le conseil municipal des enfants (CME) est une école de la citoyenneté qui permet d associer les jeunes de 10 à 15 ans à la vie de la commune. Il favorise pour les conseillers la découverte à travers la réalisation de projets, les règles de fonctionnement social, le rôle de chacun, qui décide de quoi dans la ville. En 2006, de nouvelles élections ont eu lieu et 10 jeunes sur 35 élus étaient issus du Pont du Routoir. Le service a mis en place au sein de chaque collège, sur le temps du repas, une animation assurée par les jeunes du CME. Une vingtaine de collégiens participent tant sur le collège Ariane qu à Paul Eluard. Les animations sont liées aux thèmes des projets des conseillers (environnement, solidarité, droits des enfants ), sous forme de jeux, débats ou la venue d intervenants extérieurs : - prévention et Justice avec un avocat du Barreau de Versailles - commerce équitable avec une bénévole d Artisans du Monde - environnement avec une exposition de la Maison de l Environnement de Saint Quentin 3. A la Boutique info Jeunes La Boutique Info Jeunes, habilitée Bureau info jeunes par la direction départementale de la jeunesse et des sports, est située au Village, à quelques pas de la mairie. Elle accueille des jeunes de l ensemble de la commune, mais en grande partie du Pont du Routoir. Elle a un rôle important en terme de prévention et information auprès des jeunes de la Ville mais également en lien avec les établissements scolaires (collèges et lycées) via notamment la mise en place de théâtres- forums sur la thématique de la santé notamment. Elle fait partie du réseau «Information Jeunesse» du CIDJ et dispose à ce titre d un important fonds documentaire relatif aux formations et à la connaissance des filières-métiers mais aussi à différents aspects de la vie pratique (logement, santé, droit ), aux loisirs et aux sports, etc. Elle vise donc à informer les jeunes sur un nombre important de sujets qui peuvent les concerner. L accueil se fait sans rendez-vous et l anonymat y est garanti; ces deux facteurs contribuent certainement au succès de la structure (21 visites par jour en moyenne pendant l année scolaire 2005/06) et au climat convivial qui y règne. L espace dispose aussi de plusieurs ordinateurs avec connexion Internet, ordinateurs qu ont utilisé 68 % des visiteurs durant l année scolaire 2005/06. Il y est également possible de téléphoner. La tranche d âge la mieux représentée parmi les usagers est celle des ans mais la BIJ reçoit globalement des publics âgés de 14 à 30 ans. Filles et garçons y viennent en proportions Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

90 semblables. Une fidélisation s est faite au fur et à mesure des années et, durant l année scolaire 2005/06, 333 personnes sont venues pour la première fois. Les demandes sont répertoriées en quatre groupes ; les parts de chacun d entre eux dans le total des visites de l année 2005/06 sont les suivantes : vie pratique pour 27 % ; enseignement, formations et métiers pour 18% ; job, CV et lettre de motivation pour 37 % ; loisirs, sports et vacances pour 12 %. La BIJ travaille en partenariat, avec les établissements scolaires, le CIDJ, la Mission Locale, les centres de formation, la Maison de Justice et du Droit, l Institut de Promotion de la Santé, etc. La proximité avec le quartier fait que de nombreux de jeunes du Pont du Routoir fréquentent la BIJ. 4. A travers l école des parents de Guyancourt L Ecole des Parents de Guyancourt est un service municipal créé il y a cinq ans qui est doté d un Comité d Orientation et dont la mission se résume en trois mots : «Accueillir, Orienter, Animer». En 2004, une boutique des parents a été inaugurée au village, entre la Boutique info jeunes et l Hôtel de ville. Les objectifs de l école des parents : Aider les parents à assurer l éducation de leurs enfants, de la naissance à la majorité, en leur permettant de s informer et de se former grâce à divers moyens (fonds documentaire, conférences ) en les mettant en relation avec d autres parents et avec des professionnels ; Offrir une écoute et une orientation aux parents par des professionnels qualifiés dans un cadre individuel ou collectif ; S appuyer sur l existant et mettre en place un réseau local de professionnels et de parents relais en vue de développer un partenariat étroit entre la Ville et les professionnels de l éducation ; Les actions de l école des parents : La boutique des parents : Elle accueille tous les parents quels que soient leur milieu social, leur situation familiale ou leurs origines culturelles. L école des parents fait partie du Réseau d Ecoute d Appui et d Accompagnement des Parents des Yvelines et à reçu le label point info famille. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Les Rencontres débats : Depuis 2001 : 27 rencontres débats ont eu lieu, fréquentées par 1629 parents. Les Groupes de parents : Depuis 2005, 7 groupes de parents ont eu lieu réunissant au total 72 parents. Les entretiens individuels Depuis 2004, 133 personnes ont demandé à être reçues dans le cadre des permanences mises en place à l Ecole des Parents de Guyancourt. Les entretiens individuels sont réalisés par une psychologue dans les locaux de la boutique des parents. Ils ont lieu deux jeudis par mois de 14h à 16h et le samedi matin de 9h à 12h, sur rendez-vous. Les personnes sont vues une seule fois, il y a ensuite, si besoin est, une orientation auprès d autres professionnels. Les ateliers parents/enfants : Les ateliers sont proposés aux parents afin de leur apporter des connaissances pratiques et théoriques. L objectif est de diversifier les modes d action et donc les publics de l école des parents et d essayer d impliquer davantage les pères. Le Partenariat : L Espace Territorial L Espace Territorial dans le cadre d une action de prévention contre l obésité en direction du public du Foyer Sonacotra, a diffusé l exposition «l équilibre alimentaire : n en faites pas tout un plat». L espace territorial relaie les informations et les actions de l école des parents de Guyancourt, notamment par le biais de la PMI, structure avec laquelle l école des parents souhaite développer le partenariat, en direction des jeunes parents. La Médiathèque Jean Rousselot Depuis 2001, un partenariat s effectue entre l école des parents et la médiathèque à travers la réalisation de bibliographies thématiques et d actions communes. Les Intervenants des rencontres débats L intervention des professionnels dans les rencontres débats, les groupes de parents ou les ateliers ne se limite plus à une prestation unique, mais à un travail commun en amont et après la rencontre afin de proposer aux parents qui le souhaitent la possibilité de continuer un travail avec l intervenant. Un véritable réseau de proximité s est mis en place avec des intervenants intéressés par les missions de l école des parents. La boutique des parents personnes renseignées de janvier 06 à juin De façon globale il est constaté une très faible présence des familles du Pont du Routoir au sein de cette structure mais également lors des manifestations organisées par l Ecole des Parents même quand elles se déroulent à l espace Yves Montant. Une réflexion est donc en cours pour toucher les familles du quartier. 0 janv fev mars avril mai juin Nbre de visites Nbre d'appels TOTAL Nbre 1/2 journées d'ouverture Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

91 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité B. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance Le 16 février 2000 la Ville de Guyancourt et la Préfecture des Yvelines ont signé un contrat local de sécurité. Ce CLS compte 30 fiches actions qui sont, à ce jour, toujours opérationnelles. Six grands axes avaient été retenus : Renforcement du partenariat local Développement des actions de formation, de prévention et de cohésion sociale Développement de la justice de proximité et diversification des réponses judiciaires Développement d une police de proximité et renforcement du partenariat avec la police nationale Communication Mise en place d indicateurs de suivi et d évaluation du CLS En conservant cet outil de travail, avec ses fiches actions et le suivi qui en est fait, l étape suivante a été de mettre en place un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de manière à réunir les partenaires afin de disposer d un véritable lieu de concertation. En outre, la réalisation annuelle d un état des actions du CLS et les réunions plénières du CLSPD qui donnent lieu à des diagnostics sur la sécurité et la prévention satisfont à la nécessité de mettre en place des diagnostics locaux de sécurité régulièrement mis à jour. En outre, un service de médiation a été créé. Deux agents sont actuellement en poste sur le Pont du Routoir. Le rôle de ces agents est de favoriser les liens entre les habitants et la Ville par une présence régulière sur le quartier et ce jusqu à 22h. Ils se tiennent à la disposition de la population pour répondre à toute sollicitation. Parallèlement, et afin d être clairement identifiés par les habitants du quartier, ils mènent des actions plus visibles : Présence aux sorties d écoles pour faire le lien avec les enseignants, les parents d élèves et les jeunes Passage dans les points jeunes et maisons de quartiers Lien avec les commerçants, gardiens d immeubles et autres partenaires (La Poste, l Espace Territorial ) Présence lors de manifestations organisées par la Ville: semaine des Droits de l Enfant, battle Hip Hop Orientation de la population vers les structures pouvant répondre à leurs difficultés (services de la ville, MJD, espace territorial ) La Ville a mis en place des actions de prévention de la récidive via l accueil de personnes sous mesures de travail d intérêt général (majeurs et mineurs). Une convention sur les mesures de réparation a également été signée. A ce jour, l accueil des mesures de réparations pénales et des TIG mineurs est resté très diffus (aucun en 2005 et 2006). Ainsi, en 2005 un CLSPD a été mis en place sur la Ville de Guyancourt. Il est l instance de concertation sur les priorités de la prévention de la délinquance et de la lutte contre l insécurité autour desquelles doivent se mobiliser les institutions et organismes publics et privés. Il est l instance de suivi et d évaluation du contrat local de sécurité. Il favorise l échange d informations concernant les attentes de la population en tenant compte de la spécificité des quartiers, il dresse le constat des actions de prévention existantes et il définit des actions et objectifs coordonnés dont il suit l exécution. A ce titre le quartier du Pont du Routoir fait partie de ses cibles d actions. 3 groupes de travail thématiques ont été mis en place : - La lutte contre les nuisances et dégradations dans le logement social - Le soutien et l information des victimes - La lutte contre la délinquance juvénile en milieu scolaire De même des commissions de suivi de la délinquance par quartier ont été mises en place et notamment sur ce quartier. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

92 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Tableau n 18 : Taux de criminalité pour 1000 habitants, par quartier, en 1997 Guyancourt Pont du Routoir Villaroy Parc Saules Village Europe Garennes 53,2 65,4 63,7 62,6 36,6 33,4 30,9 27 Source : Diagnostic local de sécurité, septembre 1999 Tableau n 19 : Evolution des délinquances générale et de voie publique Délinquance générale Délinquance de voie publique Bouviers n.c n.c Chênes Europe Garennes Minière Parc Pont du Routoir Saules Village Villaroy Indéterminé Ville entière % Routoir / Ville 19% 20% 18% 17% 15% 22% 22% 21% 18% 17% Source : commissariat de Guyancourt, 2006 C.La délinquance Les chiffres de la délinquance générale montrent une augmentation des faits de 30% entre 1999 et 2001 sur le Pont du Routoir alors qu elle n est que de 13% pour l ensemble de la Ville. On note cependant une diminution de 23 % entre 2001 et En 2005, on constate une baisse de la délinquance qui correspond au nombre d actes relevés en 1999 pour les faits de délinquance générale. En ce qui concerne les faits de délinquance de voie publique, le chiffre est le plus bas de ces 6 dernières années. Si la situation semble s être assainie depuis 1999, le quartier suivant notamment la baisse de la délinquance relevée au niveau communal, le Pont du Routoir reste toutefois le quartier le plus sensible de la ville même si des difficultés émergent dans d autres quartiers. De façon générale, il est constaté que les faits les plus importants sont l œuvre de petits groupes identifiés qui s organisent en bandes actives. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

93 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Tableau n 20 : Appels reçus par la police municipale (tous appels confondus) Pont du Routoir Total sur la Ville Source : police municipale de Guyancourt Tableau n 21 : Intervention de la police municipale pour des faits de police judiciaire Activité judiciaire Pont du Routoir Total sur la ville soit Armes % Assistance O P J % Atteinte à mineur % Atteinte aux Biens % Atteinte aux Biens Bâtis % Atteinte aux Mœurs % Atteinte aux Personnes % Ivresse Publique % Procureur et Parquet % Sentiment d'insécurité % Stupéfiants % Total % D.Le sentiment d insécurité D après l enquête réalisée en 1997 pour le Diagnostic Local de Sécurité, auprès d agents de première ligne et d habitants, le Pont du Routoir était globalement perçu comme le quartier le plus sensible de la ville. Le quartier est aujourd'hui en voie de «normalisation» (par rapport aux autres secteurs de la commune) mais il ne perd pas pour autant sa mauvaise réputation et reste très fortement stigmatisé. C est ainsi que, pour la police municipale qui réalise un grand travail de proximité, il y a un fort décalage entre le sentiment d insécurité des habitants et la réalité sur le terrain. En réalité ce sentiment est essentiellement dû à des actes d incivilités ou à des actes délictueux visibles (tags, insultes, jets de projectiles). Elle souligne que les dégradations et atteintes aux biens demeurent relativement nombreuses mais qu il ne s agit pas non plus de proportions alarmistes, toujours au regard des moyennes communales. En effet, les halls d immeuble mais aussi les escaliers, les locaux à poubelles, les chaufferies sont quotidiennement squattés par des jeunes du quartier, de jour comme de nuit. Ces squats ne sont pas forcément synonymes de dégradations, cela dépendrait des groupes. Généralement, ce sont les plus jeunes (11-15 ans environ) qui commettent des dégradations (tags, carreaux cassés, détritus voire excréments laissés par terre ) tandis que les plus âgés se feraient moins remarquer, souvent afin de pouvoir mener leurs petits trafics en toute quiétude. Il semble qu un trafic de stupéfiant ait cours sur la place du marché et dans les bâtiments. Les «squatteurs» n agressent personne mais ils sont en revanche provocateurs et ils contribuent ainsi pour beaucoup à entretenir le sentiment d insécurité des habitants. Ils resteraient dans ces espaces jusqu à ce qu un gardien vienne les déloger et circuleraient ainsi de suite sur d autres bâtiments Pont du Routoir Toutefois, la délinquance dans le quartier ne se limite pas non plus à d uniques incivilités même si celles-ci sont en très grande partie à l origine du sentiment d insécurité. Il est également constaté, mais dans des mesures relativement communes, des cambriolages, des vols à l arrachée, des vols de voitures, du trafic de stupéfiants, etc. Il convient de rappeler que, dans ce quartier comme dans beaucoup d autres, c est une minorité de jeunes (ou jeunes adultes) qui commet ce type d actes, du squat des halls aux cambriolages, et qui stigmatise ainsi l ensemble de la jeunesse du quartier. Armes Atteinte à mineur Atteinte aux Biens Atteinte aux Procureur et Parquet Stupéfiants Source : police municipale de Guyancourt Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

94 Les axes prioritaires VII. Les axes prioritaires Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

95 Les axes prioritaires Les enjeux La Ville de Guyancourt a décidé de s inscrire dans le dispositif Politique de la Ville via le Contrat Urbain de Cohésion Sociale à travers 2 axes prioritaires : La réussite éducative La citoyenneté et la prévention de la délinquance. En effet le diagnostic réalisé sur le quartier du Pont du Routoir met en exergue des difficultés scolaires et d insertion professionnelle importantes mais également un taux de délinquance fort. Cependant, la Ville s inscrit également dans les 3 autres axes : la santé, le cadre de vie, le développement économique à travers un partenariat avec la Communauté d Agglomération de Saint Quentin en Yvelines. Il a paru évident également que le foyer Sonacotra soit fortement inscrit dans cette nouvelle dynamique de quartier bien évidemment dans le cadre du projet de rénovation (mais également pour des projets liés à la santé). Une distinction entre les deux axes (prévention de la délinquance citoyenneté et réussite éducative) a été opérée. Cependant, il apparaît que les actions proposées et leurs objectifs nécessitent une cohérence globale au sein de la Ville voire même que certaines de ces actions pourraient s inscrire dans les deux thématiques. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

96 Les axes prioritaires La réussite éducative Mise en place d un contrat local d accompagnement à la scolarité (CLAS) à la maison de quartier centre social Pasteur o Constat : La maison de quartier centre social Pasteur a déjà mis en place une action d aide aux devoirs. Cependant, il a été constaté un manque d assiduité chez certains jeunes et de suivi des parents. Pour pallier ces manques, une formalisation de l action doit être envisagée. o Objectif : Responsabilisation des jeunes Limitation de l absentéisme et suivi de la présence des jeunes à l aide aux devoirs Contractualisation des partenariats avec le personnel des services sociaux, des établissements scolaires o Moyens : Inscription obligatoire à l aide aux devoirs via la signature d un contrat avec les parents Mise en place de fiches de suivi par jeune Mise en place d une remise à niveau en français et mathématiques durant les vacances scolaires o Public : Jeunes du quartier du Pont du Routoir scolarisés à Guyancourt (école élémentaire et collège) Cellule de Veille Educative o Constat : Il a été observé sur la ville une carence d approche transversale entre les différents partenaires sur l accompagnement d un jeune en décrochage scolaire et social. La mise en place d un groupe de veille pluridisciplinaire a donc paru nécessaire afin de prévenir les ruptures éducatives, sociales o Objectifs : o Moyens : Prévenir la rupture scolaire et sociale des jeunes Accompagner les jeunes en décrochage dans une recherche de solutions d insertion, éducative et/ou sociale Mobilisation des professionnels intervenant dans les domaines éducatif, social, de la santé et de l insertion Coordination de ces acteurs au sein d une cellule opérante o Public : Jeunes de 10 à 16 ans résidant et scolarisés à Guyancourt o Fonctionnement : Instance de pilotage politique qui fixe les orientations de la cellule de veille Maire Inspecteur d Académie Maires adjoints en charge : de l enfance, des affaires sociales, de la santé Cellule de veille (technique) Etablissements scolaires (équipe éducative + assistante sociale + infirmière + psychologue) Espace territorial Services de la Ville : scolaire, emploi, social, prévention de la délinquance Intervention d autres partenaires le cas échéant : mission locale, DDJS, PJJ Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

97 Les axes prioritaires Renforcement de l accompagnement à la lecture et de l étude aménagée (projet à l étude) o Constat global : les chiffres donnés par l inspecteur de l éducation nationale et par les collèges montrent des difficultés pour les élèves du Pont du Routoir à maîtriser les bases de français et de mathématique. Un soutien scolaire renforcé semble donc nécessaire. Amélioration des conditions de l étude aménagée dans les écoles élémentaires Politzer et Jean Christophe o Constat : La norme d'encadrement mis en place à Guyancourt pour mener une étude est d'un intervenant pour 25 enfants. Ce taux permet d'accompagner les enfants dans la réalisation des leçons, mais pas d expliquer de nouveau individuellement une leçon qui n'aurait pas été comprise. o Objectifs : - Aider les enfants et plus particulièrement les enfants en difficultés à mieux suivre le rythme scolaire - Durant les leçons du soir, revoir avec l'enfant les points des cours qu'il n'a pas compris o Moyens : Traduction de l'action par l'augmentation du ratio d'encadrement des intervenants. Passer de un auxiliaire d'étude pour 25 enfants à un pour 10 ou 12 enfants. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : - Partenariat avec les enseignants des écoles concernées - Travail en commun avec l'aide aux devoirs de la maison de quartier du secteur o Evaluation : - Augmentation de la fréquentation de l'étude aménagée sur le quartier - Augmentation du temps individuel passé auprès de chaque enfant pour revoir les leçons et les exercices - L'évaluation régulière de l'impact de cet accompagnement avec l'enseignant de la classe de l'enfant - Rencontre régulière entre les acteurs gravitant autour des enfants sur ce point précis pour mieux coordonner leurs actions Mise en place d un conseil méthodologique aux enfants de CP- CE1 o Constat : un conseil méthodologique avait été mis en place pour préparer les élèves de CM2 à l entrée en 6 ème. Ce conseil a été étendu aux élèves de CM1 et CE2, avec des contenus différents. Il parait aujourd hui pertinent de mettre en place un tel conseil pour les élèves de cours préparatoire. o Objectif : Aider par cet accompagnement supplémentaire les enfants à acquérir les bases méthodes de travail nécessaires aux apprentissages de lecture et d écriture o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : La mise en place de ce conseil sera faite en étroite collaboration avec les enseignants des CP-CE1 o Evaluation : L'évaluation régulière de l'impact de cet accompagnement avec l'enseignant de la classe de l'enfant Mise en place d un audit sur l étude aménagée o Constat : Ce dispositif mis en place au début des années 90 s'est généralisé sur la ville et structuré. Cependant actuellement, nous manquons de vision pour continuer à le faire évoluer. o Objectifs : Faire une évaluation générale des études aménagées par un organisme extérieur afin de définir les points qui fonctionnent bien et les axes à travailler. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : Partenariat avec les principaux et les professeurs des collèges pour nous aider à évaluer l'impact de notre action sur les enfants qui rentrent en 6e Temps d étude aménagée dans Les centres de loisirs du Pont du Routoir le mercredi o Constat : Durant l accueil en centre de loisirs le mercredi, les enfants n ont pas le temps de faire leurs devoirs. o Objectifs : Permettre aux enfants qui le souhaitent de faire leurs devoirs avant le soir de manière à ne pas surcharger leur journée. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

98 Les axes prioritaires o Moyens : Des animateurs avec un niveau Bac accompagneront et géreront les enfants qui le souhaitent durant le temps calme après le repas. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : Responsabilité du directeur du centre de loisirs Mise en place d un atelier lecture dans les écoles du Pont du Routoir sur le temps de restauration o Constat : Les bibliothèques ne sont pas assez fréquentées durant le temps de pause méridienne compte tenu de l'effectif d'encadrement pas assez élevé pour mener à bien ce type d'atelier. o Objectifs Donner envie aux enfants de lire et ainsi favoriser l'apprentissage de la lecture o Moyens Un intervenant aura en charge la menée régulière de cette animation autour du livre sur les quatre sites de restauration. o Publics élèves des écoles maternelles et élémentaires du quartier fréquentant la restauration scolaire o Partenariat centre de ressource lecture de l'école Politzer Aide à la parentalité Constat général : L école des Parents a été créée en 2001 et connaît une demande croissante. Il a été constaté cependant que les familles du Pont du Routoir la fréquentaient peu. Il parait cependant nécessaire d'aider chaque parent, de faciliter leur réflexion en leur offrant un lieu d'information et de partage. 2 actions : Animations/débats via l École des parents (projet) o Constat : Les parents des crèches collectives, en dehors d une démarche individuelle propre, n ont que peu de liens avec des professionnels de la parentalité. Il apparaît cependant nécessaire de pouvoir toucher les familles au plus tôt. o Objectifs : travail partenarial du service petite enfance et de l Ecole des Parents rassurer les parents dans leur fonction proposer aux parents des crèches collectives et des haltes-garderies la possibilité de rencontrer un professionnel afin de poser des questions concernant des sujets liés directement à l éducation de leur enfant et son développement. soutenir les parents dans les premières étapes de l éducation donner des informations pratiques aux parents favoriser l échange entre parents o Thèmes envisagés : L agressivité de l enfant La diversification alimentaire La propreté et l autonomie de l enfant (entrée à l école maternelle) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

99 Les axes prioritaires o Public visé : Parents des enfants fréquentant la crèche collective et la halte-garderie situées au Pont du Routoir o Intervenant : Un professionnel spécifique selon les thèmes retenus (psychologue, pédiatre, Diététicienne ). o Lieu : la crèche de la Noël et la halte garderie (futur multi accueil) Les petits déjeuners discussion (projet) o Constat : Les Parents du Pont du Routoir fréquentent peu l Ecole des Parents, vont rarement aux rencontres débats, restent sur le quartier. L Ecole des Parents doit donc aller à la rencontre de ces parents. Afin de pouvoir toucher les adultes au plus tôt dans leur rôle de parents, l école maternelle a semblé être le lieu le plus approprié pour ces rencontres. o Objectifs : rassurer les parents dans leur fonction donner des informations pratiques favoriser l échange entre parents et enseignants o Description de l action : travail en partenariat avec les écoles maternelles, afin de proposer aux parents une rencontre entre parents et enseignants, autour d un café, pour échanger de façon informelle, avec un professionnel chargé de réguler la discussion et/ou animer les débats, voici quelques thèmes : Le passage en CP Le jeu et l enfant o Public visé : Parents des enfants fréquentant les écoles maternelles o Intervenant : Un professionnel spécifique selon les thèmes retenus (psychologue, pédopsychiatre, psychosociologue ) o Lieu : dans les écoles maternelles (Marie Pape Carpantier pour commencer) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

100 Les axes prioritaires Médiation école/familles o Constat : La relation parents / établissements scolaires est une composante essentielle afin d assurer un bon parcours scolaires des enfants, quel que soit leur âge. Actuellement, il n y a pas d intervenants sur la Ville de Guyancourt qui fasse le lien entre l école et les parents. Les difficultés scolaires rencontrées sur le Pont du Routoir mettent d autant plus en évidence cette nécessité o Objectifs : Il s agit de faire en sorte que les parents et les enseignants arrivent à se rencontrer en dehors des convocations pour les résultats scolaires ou pour des problèmes de discipline La présence du médiateur qui connaît l institution et les inquiétudes des parents, notamment pour ceux qui maîtrisent difficilement la langue française, permet de poser les difficultés, de rassurer les parents et d œuvrer pour le bien de l enfants. Le médiateur école/famille pourra intervenir sous forme de permanence à la boutique des parents et/ou lors d entretien parents/établissement scolaire. o Lieu : La boutique des parents et les établissements scolaires o Public visé : Les parents et les établissements scolaires (maternelles, élémentaires et collèges). Une sensibilisation et un travail de partenariat seront particulièrement faits auprès des écoles du quartier et des familles qui les fréquentent. o Dates et horaires : Permanences une fois par mois à la boutique o Intervenant : Médiateur de la ligue de l enseignement Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

101 Les axes prioritaires Citoyenneté et prévention de la délinquance Développement d actions liées au langage des jeunes o Constat : lors de la réunion du groupe de travail sur la lutte contre la délinquance juvénile en milieu scolaire, il est apparu que le langage est souvent le premier pas vers la violence physique mais aussi le 1 er acte d agression. Il a donc paru nécessaire pour le groupe de travailler sur cette thématique. o Objectifs des actions : mise en place de différentes actions sur le quartier afin de sensibiliser les jeunes quant à l utilisation de certains mots ou expressions, lutte contre la violence verbale mais également maîtrise de la langue française dans un objectif d insertion. o Partenaires : Les collèges de la Ville et notamment Ariane et Eluard La maison de quartier centre social Pasteur La boutique information jeunesse L école des Parents Les services de la Ville o Public : les jeunes Guyancourtois et notamment ceux du Pont du Routoir âgés de 6 à 16 ans, mais également les parents et les adultes o Description des actions : 1. Mise en place d un théâtre forum : accueil d un spectacle débat théâtral à destination des collèges sur le thème «les mots qui fâchent, la violence verbale en milieu scolaire» (compagnie Entrées de Jeu) Partenaires Public : collégiens de Guyancourt Les collèges de la Ville et notamment Ariane et/ ou Eluard La boutique information jeunesse L école des Parents Les services de la Ville 2. Réalisation d ateliers au sein de la Maison de quartier centre social Pasteur, ateliers qui seront relayés au sein des collèges Ariane et Eluard. Deux thématiques sont retenues : s exprimer sur la violence des mots et neutraliser les insultes ; et faire prendre conscience de l'importance des mots dans les relations interpersonnelles, éclairer sur la diversité de leurs significations. Cela nécessitera la formation d animateurs du centre social Pasteur. Partenaires : Maison de quartier centre social Pasteur Collèges Ariane et/ ou Eluard Public : élèves des collèges et jeunes qui fréquentent le centre social 3. Elaboration d une vidéo avec les jeunes du quartier (scénario, réalisation..) sur l utilisation du langage. Cette vidéo aura pour objet d être diffusée lors de manifestations comme la semaine des droits de l enfant, mais également au sein des établissements scolaires, maison de quartier afin de sensibiliser les jeunes. Ce travail devra être réalisé en lien avec la Maison de Justice et du Droit. La diffusion de la vidéo devra être un moyen d ouvrir un débat sur le thème abordé. Partenaires : centre social Pasteur Collèges Ariane et / ou Eluard MJD CME Association réalisant des films. Public : Guyancourtois du Pont du Routoir Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

102 Les axes prioritaires Développement de l action des agents de médiation sur la Ville o Constat : le binôme d agents de médiation de la Ville est présent sur le quartier de 15h à 22h sauf le mercredi où il travaille en journée. Ils peuvent ainsi toucher une partie de la population. Leur champ d action reste cependant limité par leur nombre, tout comme leur présence. Le recrutement d un troisième agent à temps complet s impose donc. o Objectif : Développer la présence des agents de médiation de la Ville présents sur le Pont du Routoir o Moyens : Accroissement du temps de présence des agents de médiation Développement de l action d un des agents auprès des parents, des professeurs et de l école des parents Nécessité d un poste supplémentaire : adulte relais o Autre : Réflexion sur le développement de l action des associations et de Versailles Habitat à destination des habitants de Versailles Habitat qui pourrait justifier la création d autres postes d adultes relais Sensibilisation à l expression artistique Deux actions Expression théâtrale o Constat : les habitants du Pont du Routoir fréquentent très peu les lieux culturels de la Ville comme la Ferme Bel Ebat. La Ville souhaiterait que le quartier et la culture puissent se rencontrer à travers des actions moins formalisées et de façon participative. o Objectif : impliquer activement les habitants du quartier et le centre social Pasteur au sein du projet théâtral mené par la Ville et le Théâtre du Sable o Présentation du projet : Le centre culturel de la Ferme de Bel Ebat mène depuis quelques années un travail avec la compagnie théâtrale «le théâtre du sable». Cette compagnie a participé à de nombreux projets : production de spectacles («Libertad»,, spectacles poétiques avec les écoles primaires, ateliers théâtre avec des amateurs, formations diverses Le Théâtre du Sable mène depuis 2006 un projet plus ambitieux, intitulé «LA MARCHE», autour de trois spectacles «gigognes» : YAKA, FO KON, LA MARCHE. Articulés sur le thème central de l environnement et de l écologie, ces spectacles sont basés sur la participation des habitants, lors d ateliers, de rencontres et de représentations dans les différents quartiers de la ville. o Les partenaires : Sous la tutelle du centre culturel, ce projet réunit un certain nombre de partenaires locaux : les maisons de quartier, les associations, le conseil municipal d enfants, le service des anciens, les collèges et lycées. o La collaboration avec la maison de quartier Pasteur : Située au cœur du quartier du Pont du routoir, le centre social Pasteur est le point de convergence d un grand nombre d habitants qui se croisent et se rencontrent autour de repas, d ateliers d alphabétisation, de permanences et d activités sociales et culturelles diverses. Le projet du Théâtre du Sable, au-delà de la prestation théâtrale, vise à développer la communication entre les habitants autour de thèmes qui intéressent l avenir et notamment entre les femmes qui fréquentent régulièrement le repas des femmes organisé par le centre social. o Description du projet : Trois étapes sont envisagées. Leur réalisation dépendra des moyens obtenus et de l intérêt du public. 1 ère étape : organiser un atelier théâtre avec une quinzaine de femmes autour du masque. 8 séances d 1h30 avec un comédien du Théâtre du Sable 2 ème étape : mise en scène et restitution de cet atelier 3 ème étape : représentation du spectacle FOKON, deuxième étape du triptyque Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

103 Les axes prioritaires Expression musicale o Constat : En dépit de la présence de l école de musique sur le quartier, les habitants du Pont du Routoir la fréquentent peu. Avec l ouverture de la Batterie (pole de musique) sur la Ville il a paru nécessaire qu il y ait des interactions entre le quartier et la musique.. o Objectifs : Ouvrir les enfants du quartier sur la musique Ouvrir la musique aux enfants du quartier o Moyens : Mise en place d un partenariat entre l école de musique de Guyancourt et les centres de loisirs du Pont du Routoir Appropriation d un lieu culturel et artistique par les jeunes du quartier o Constat La Ville de Guyancourt a achevé son pôle musiques : La Batterie. Les jeunes du Pont du Routoir, notamment, étant peu enclin à fréquenter les structures culturelles et artistiques, il a paru pertinent qu à cette occasion la maison de quartier Pasteur crée une passerelle lors de l inauguration en favorisant l accès des jeunes à ce lieu et aux types de pratiques qui y sont développées. o Objectifs : Favoriser la rencontre entre des artistes et ce public au travers d activités d expressions artistiques (chant danse théâtre). Faire connaître les autres métiers du spectacle et de la culture : régie, son et lumière etc. Développer une dynamique partenariale (culture/jeunesse) Favoriser la dynamique de groupe : création d un collectif d artistes locaux réunis autour d objectifs communs. Favoriser l expression et valoriser le public jeune : recherche de nouvelles sensations. Travail sur l estime de soi. Favoriser l engagement des jeunes. o Description de l action : Faire intervenir des professionnels du spectacle au sein de la maison de quartier afin d accompagner les jeunes dans une démarche artistique qui verra son aboutissement lors de l inauguration de la Batterie. Mise en place d ateliers : o d écriture, de musique (Dj / sampling / M.A.O / percussions), o d ateliers techniques (régie son, régie lumières, décors ) o Le public : jeunes du Pont du Routoir o Les intervenants (confirmés) o L SKADRILLE : groupe de rap issu du bassin de st Quentin, ces artistes ont un rayonnement national puisqu ils ont vendus albums dont 70% en région parisienne. Le chanteur du groupe à également une formation et une pratique de l animation socioculturelle. o KERSLEY : batteur et percussionniste du chanteur ANIS et d autres artistes nationaux, Kersley est également professeur de percussion dans différents centres sociaux de la région parisienne. o BLADE : slameur qui fait partie du collectif Grand Corps Malade, il a notamment participé à l animation des Etats Généraux de la jeunesse organisés par le Conseil Général des Yvelines o KALITEE : théâtre d impro et jonglerie, rayonnement régional Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

104 Les axes prioritaires Participation à un événement festif et culturel : le carnaval o Constat : d une part, le Carnaval de Guyancourt est un événement festif et sa réorganisation est en cours (notamment le fait que chaque quartier aura son propre cortège qui convergera vers un point central pour un grand final commun). D autre part, il a été constaté sur le quartier un repli culturel ethnique. Il a donc paru intéressant de pouvoir via le Carnaval créer une émulsion culturelle et festive sur le quartier, en se basant sur un projet artistique confié à des artistes. o Objectif : Faire du carnaval communal un vecteur culturel sur le quartier, un lieu de rencontre culturelle, artistique et d animation de rue o Moyens : Mise en place d ateliers autour de la thématique du Carnaval (constructions de décors, de costumes, réalisation de chorégraphies, création de chants, constitution de «cliques») Développement des activités pour les jeunes lors de vacances scolaires o Constat : de nombreux jeunes du quartier ne partent pas en vacances et sont désoeuvrés en dehors des périodes scolaires. Pour limiter ce constat il convient de développer des activités à leur profit. o Objectifs : Insertion sociale des jeunes du quartier et prévention de la délinquance Développement d activités sociales, culturelles, de loisirs et éducatives o Public : jeunes de 11 à 17 ans vivant au Pont du Routoir o Moyens : mobilisation des acteurs en lien avec le dispositif Ville Vie Vacances Groupe de parents «mères au foyer» : o Constat : les mères vivant au Pont du Routoir fréquentent peu l Ecole des Parents o Objectifs : créer du lien social sur le quartier et favoriser les échanges entre mères souffrant parfois d isolement. Elles peuvent à cette occasion s exprimer sur leurs difficultés quotidienne en tant que mères et en tant que femme. Tout au long de ces rencontres la psychologue abordera : l image de la mère au foyer dans la société le couple l éducation des enfants la reprise éventuelle du travail o Public visé : les femmes sans activité professionnelle ou en congé parental. o Moyens : ces rencontres seront animées par une psychologue o Lieu : Centre social louis pasteur - Quartier Pont du routoir Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

105 Les axes prioritaires Développement des technologies de l information et de la communication o Constat : L accès aux nouvelles technologies semble indispensable aujourd hui. Il apparaît que les habitants du Pont du Routoir souffrent d un déficit d équipement en la matière. Il parait donc nécessaire de mettre tous les moyens en place afin qu ils puissent accéder aux outils-clés de la réussite éducative, de la formation, de la culture et de l ouverture sur le monde. o Objectifs : Développement d un outil d apprentissage, de sensibilisation et de création à destination des jeunes du quartier du Pont du Routoir Ouverture sur les nouvelles technologies Réalisation d actions culturelles et citoyennes par les jeunes du quartier (montage vidéo par exemple) Etude sur la mise en place d une équipe de prévention spécialisée o Constat : Malgré l effort important de la commune de Guyancourt dans le secteur animation jeunesse et de l ampleur des équipements sportifs et culturels fortement développés, il est apparu que certains publics (12-25) en voie de marginalisation ou de rupture sociale restaient hors de porté des acteurs. Deux acteurs institutionnels ont signalé la nécessité de remettre en place un axe de prévention spécialisée dans la commune : le Centre d Action Educative (PJJ) de Voisins-Le-Bretonneux et l Espace d Action Territoriale. o Objectifs : Repérer les jeunes, et plus précisément les jeunes mineurs, en errance qui ne vont pas vers les structures existantes. Mise en place d un accompagnement éducatif individualisé. Renouer un dialogue avec ce public et les parents pour les réinsérer dans la société. Par une aide qui permette de renforcer la fonction de l autorité parentale, à la demande ou avec l accord du jeune, et de dédramatiser ou désamorcer les tension familiale. Permettre le passage vers des structures relevant de l animation ou de l insertion Médiation avec l environnement des jeunes (famille, voisins ) et relais vers d autres services ou institutions. Projet d aide à l insertion des Tigistes o Constat : la Ville accueil au sein de ses services des tigistes. Certains d entre eux n ont pas d activité professionnelle ou scolaire. Cela pourrait avoir pour conséquence de ne pas faciliter leur insertion sociale o Objectif : mettre en place avec des tigistes volontaires un accompagnement à l insertion via la mission locale, l ANPE, la maison de l emploi o Partenaires : SPIP, mission locale, ANPE, professionnels de l insertion o Public : guyancourtois de moins de 26 ans soumis à un travail d intérêt général dans les services de la Ville de Guyancourt Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

106 Les axes prioritaires Développement des Ateliers Socio Linguistiques (ASL) o Constat : l association Guyancourt Accueil a mis en place des ateliers sociolinguistique (ASL). Ce service accueille de nombreuses femmes et mères. Il permet en outre de mettre en place des visites socio culturelles à destination de personnes primo arrivantes en France. Ces ateliers fonctionnent bien mais l association se trouve face à deux difficultés. D une part, les mères viennent généralement accompagnées d enfants en bas âge ce qui perturbe parfois le bon déroulement des cours. D autre part, au-delà des cours de français, Guyancourt Accueil propose aux usagers de l ASL une découverte de la culture, des institutions dans la Ville et sa région proche. Cependant, les personnes ne peuvent pas toujours assumer le coût engendré par l utilisation des transports en commun. o Objectif : amélioration des conditions d accueil au sein de l action sociolinguistique et développement des activités de découverte. 2 actions : 1. Mise en place d une réflexion sur l accueil des mères et des enfants de moins de 3 ans Afin d améliorer les conditions de réalisation des ASL, de mettre en place un temps d adaptation des enfants à l accueil dans un lieu autre que leur foyer et par des tiers, de favoriser leur entrée en 6 ème. Afin de sensibiliser les mères au mode de fonctionnement des accueils en crèches, halte garderie et les préparer à l entrée de leur enfant à l école 2. Favoriser les sorties et visites des usagers de l ASL en facilitant leurs déplacements. : Permettre une ouverture des primo arrivants à la culture : spectacles culturels adaptés, films, visite de lieux culturels (château de Versailles etc ) par le financement des frais d entrée. En effet, les usagers de l ASL n ont pas toujours les possibilités financières d accéder à ce type de moyen de socialisation. Financement des déplacements des usagers de l ASL. Dans le cadre des ateliers, il est nécessaire d encourager les usagers à se déplacer dans la Ville et sa région. Guyancourt Accueil les incite donc à utiliser les transports en commun lors de leur sorties organisées dans le cadre de l ASL. Cependant, il est constaté que le paiement des déplacements est parfois une difficulté. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/

107 Service Politique de la Ville CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE LA VERRIERE PREFECTURE DES YVELINES 105

www.saint-quentin-en-yvelines.fr

www.saint-quentin-en-yvelines.fr IPS - 3, place de la Mairie 78190 Trappes-en-Yvelines Tél. : 01 30 16 17 80 www.saint-quentin-en-yvelines.fr Un Institut au cœur des problématiques de santé créé par l agglomération de Saint- Quentin-en-Yvelines

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