RAPPORT INDICATEURS IAD

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "RAPPORT INDICATEURS IAD"

Transcription

1 RAPPORT INDICATEURS IAD ESTIMER LES FUITES EN NITRATES EN SURFACE ET EN PROFONDEUR A L ECHELLE DE LA PARCELLE Claire Leroy Camille Ormancey Responsables : Romain Armand et David Houben Année: 2013/2014 Institut Polytechnique LaSalle Beauvais 19 rue Pierre Waguet Beauvais

2 TABLE DES MATIERES Table des illustrations... 3 Introduction Le cycle de l azote Synthèse bibliographique Différents indicateurs Les indicateurs simples : Indicateur CORPEN Indicateur BASCULE Indicateur Merlin Différents modèles Modèle Drainmod NIII Modèle Adapt Modèle CREAMS Modèle EPIC Modèle DAISY Différents outils Syst N Lysimétrie STICS LIXIM SYSTERRE INDIGO DAE-G Tableau de synthèse Liste des références bibliographiques

3 TABLE DES ILLUSTRATIONS Figure 1: Cycle de l'azote (Source: NCOLARDOT et al., 1996)... 5 Figure 2: Combinaison des 3 sous-indicateurs de Merlin (Source: AVELINE et al. 2009)... 8 Figure 3: Schéma du modèle EPIC (Source: Payraudeau, 2004)

4 INTRODUCTION La FAO dresse un portrait plutôt alarmant sur l activité agricole mondiale : Avec 37% de la surface émergée de la Terre, l agriculture est l activité humaine qui occupe la plus grande part des terres. De plus elle est la cause principale de la pollution des eaux par les nitrates, les pesticides et les phosphates et est la source majoritaire d émissions de gaz à effet de serre (méthane et oxyde nitreux. (HARRISON, 2002). Ce rapport pour la FAO de Harrison (2002) va jusqu à dire explicitement que ce sont l agriculture, la foresterie et la pêche qui sont les causes principales de perte de biodiversité dans le monde. Il faut savoir que 70% de l azote exportée par les eaux à l échelle des bassins versants provient des apports agricoles. L agriculture joue donc un rôle majeur dans la pollution diffuse de l eau par les nitrates. (TURPIN et al. 1997). En plus de ces différentes pollution, l agriculture est responsable, de part ses pratiques, de la dégradation des sols, la salinisation, la consommation excessive d'eau et la réduction de la diversité génétique des cultures et du bétail (HARRISON, 2002). Toutefois, les pratiques agricoles évoluent et le monde agricole tente d adopter des méthodes de production plus durable afin de limiter ses impacts négatifs sur l environnement. Il apparait aujourd hui évidant que l agriculture pourra même être amenée à résoudre certains problèmes notamment grâce au stockage de carbone dans le sol, en aidant à la filtration de l eau et en entretenant les paysages ruraux et la biodiversité. C est dans l optique de quantifier ces pertes et d en identifier les causes que des indicateurs, outils et modèles ont été conçus et ainsi de proposer aux agriculteurs des solutions. Notre travail ici, s inscrit dans cette problématique, qui est la volonté de réduire les pertes en nitrates dues à l activité agricole. Nous vous présenterons donc des outils, indicateurs et modèles permettant de fournir des éléments de réponses. Toutefois, au vu du nombre d outils, indicateurs et modèles existants, notre liste n est pas exhaustive et nous avons uniquement travaillé à l échelle de la parcelle. Avant de vous présenter ces outils, indicateurs et modèles nous allons faire un rappel sur le cycle de l azote. 4

5 1. LE CYCLE DE L AZOTE L azote est présent dans le sol sous plusieurs formes (JEGO, 2008): - L azote organique : Principale forme de stockage dans un sol agricole - L azote minéral : Ne représente que quelques dizaines de kilogramme par hectare en dehors des périodes d apports. - L azote gazeux Cet élément subit de nombreuses transformations quelles soient dues à des processus biologiques ou physico-chimmiques. (JEGO, 2008). La proportion et l intensité de ces deux types de processus dépendent des conditions du milieu, des apports de matière de matière organique et des pratiques agricoles (NICOLARDOT et al. 1996). Ces processus sont tous regroupés dans le cycle de l azote : FIGURE 1: CYCLE DE L'AZOTE (SOURCE: NCOLARDOT ET AL., 1996) Tous les processus du cycle de l azote contrôlent donc les quantités et les concentrations d azote présentes dans le sol à un moment donné. Le bilan azoté correspond à la somme des pertes gazeuses d azote dues à la dénitrification et la volatilisation, des pertes d azote par lixiviation et de l organisation de l azote minéral dans la matière organique du sol (BEAUDOIN et al. 2005). Les quantités les plus importantes d azote transférées dans le sol se font sous forme nitrique, l ion nitrate étant très soluble. (LIOT AUSTERNAUD, 2000). 5

6 2. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE 2.1. DIFFERENTS INDICATEURS Nous présenterons ici des indicateurs présentés par LIOT AUSTERNAUD (2000). On distingue des indicateurs de pression de l activité agricole et les indicateurs de sensibilité du milieu LES INDI CAT EUR S SI MP L ES : - Mesure de reliquats : RAR (Reliquat Azote après Récolte), REH (Reliquat Entrée Hiver), RSH (Reliquat Sortie Hiver) Le RAR peut être dû à une fertilisation excédentaire, une variabilité interannuelle des rendements sur les sols superficiels, caillouteux ou hydromorphes et enfin certaines cultures présentent systématiquement un reliquat élevé du fait de leur enracinement superficiel ou de la fixation symbiotique de l azote par leurs racines. - Ecart entre objectif de rendement et rendement moyen sur 5 ans - % de légumineuse (/SAU) - Réserve utile du sol Plus la réserve utile d un sol est faible, plus des phénomènes de drainages et donc de fuites de nitrates peuvent se produire. - Enfouissement ou non des résidus de récolte et rapport C/N des résidus En fonction des résidus enfouies, le risque de lessivage n est pas le même. L enfouissement des résidus à rapport C/N faible augmente le risque de lessivage. - Quantité d azote minéralisable dans l année des apports organiques apportés pendant l interculture - Durée de l interculture : Lorsqu une interculture est en place, elle va permettre de retarder le début du drainage, et donc de limiter la perte en nitrates par lixiviation. - % de cultures intermédiaires (/SAU) La mise en place de cultures intermédiaires permet de diminuer le risque de lessivage. - Durée pendant laquelle le sol est nu (/ durée totale de la succession) La prise en compte de tous ces indicateurs de l activité agricole sur l environnement permet de mieux comprendre les interactions entre ces indicateurs et leurs impacts sur la qualité de l eau. Il est important de ne pas prendre qu un seul de ces indicateurs, car il ne pourrait pas être représentatif du risque d impact des activités agricoles. Des indicateurs agrégés, développé ci-desous, permettent de prendre en compte plusieurs de ces indicateurs simples et ainsi d évaluer correctement le risque de fuites de nitrates IN DI CAT EUR CORPEN Le solde CORPEN (Comité d Orientation pour la Réduction de la Pollution des Eaux par les Nitrates et les phosphates provenant d activités agricoles): permet de comparer les apports d azote 6

7 par fertilisation minérale et organique aux exportations dues aux cultures et fourrages. Il se calcule, à l échelle de la parcelle, de l exploitation ou d un système de culture, grâce à l utilisation de références nationales établies pour la production et la composition des effluents et pour les exportations par les cultures. Il permet notamment d identifier les exploitations qui présentent des risques de pollution diffuse importants et peut servir de référence dans la mise en place d un diagnostique. Le solde CORPEN est facile à réaliser et permet de visualiser le «risque de fuite» par l intermédiaire d un graphique. Il prend en compte les facteurs de variation de la pression suivants : La durée de l interculture, le rapport C/N des résidus, la gestion des résidus et l apport ou non de déjections animales en automne. Toutefois, il présente l inconvénient de ne pas prendre en compte les caractéristiques du milieu et les pratiques agricoles IN DI CAT EUR BASCULE BASCULE (Balance Azotée Spatialisée des systèmes de CULture de l Exploitation) : le but de cette méthode est de permettre aux agriculteurs d évaluer l impact de leurs pratiques sur la perte en nitrates dans les eaux souterraines due à la surfertilisation. Cet outil simple d utilisation, permet à tout agriculteur, qui connait ses pratiques, de calculer le solde des entrées et sorties d azote à l échelle de la parcelle mais aussi de l exploitation et du bassin versant. BASCULE fonctionne à l échelle temporelle pluriannuelle. Toutefois, il ne prend pas en compte d autres variables de pression exercée par les systèmes de culture comme la minéralisation, les apports organiques, la gestion des résidus etc IN DI CAT EUR M ERLI N Cet outil est présenté par AVELINE et al. (2009). L indicateur Merlin a été construit afin de répondre aux critères suivants : - L indicateur est compréhensible, l agriculteur peut visualiser et apprécier le résultat de ses actions. - Il est facile à prendre en main et à utiliser afin que l agriculteur puisse comprendre ce qu il doit faire après avoir fait son diagnostique. - Il permet l utilisation de références locales afin de prendre en compte des conditions climatiques et pédologiques pertinentes. Cet indicateur permet d estimer et classer les risques de pollution de l eau par les nitrates par l attribution d une note. Pour cela il prend en compte les pratiques des agriculteurs et permet de travailler sur période de cultures via un sous-indicateur EQUIF et d intercultures via le sous-indicateur IC. Il prend aussi en compte la sensibilité des sols au lessivage grâce au sous indicateur SENSIB. L indicateur Merlin ne quantifie pas avec précision le transfert de la pollution puisqu il vise à classer une série de situations. Les résultats sont exprimés par des classes de risque : classe 1 (Risques faibles), classe 2 (risque intermédiaire) et classe 3 (risque élevé). 7

8 Enfin l indicateur Merlin est en grande partie basé sur une représentation simplifiée des mécanismes responsables de pertes en nitrates. Ces mécanismes sont la pression causée par la fertilisation, les pratiques de gestion entre deux cultures et de la vulnérabilité liée au contexte pédoclimatique. FIGURE 2: COMBINAISON DES 3 SOUS-INDICATEURS DE MERLIN (SOURCE: AVELINE ET AL. 2009) 2.2. DIFFERENTS MODELES MODELE DRAINMO D NIII La référence utilisée ici est Srinivasulu et al. (2013). Ce modèle permet de travailler à l échelle du champ. Il simule la dynamique du carbone et de l azote dans les sols drainés. Il modélise l absorption des plantes, la minéralisation, l immobilisation, la nitrification, la dénitrification, la volatilisation de l azote sous forme d ammoniac, les pertes d azote par lixiviation et ruissellement de surface. Drainmod NIII permet aussi de prendre en compte les pratiques agricoles (la gestion des résidus végétaux, le labour ou encore l application d engrais et de fumier), le type de sol, les conditions climatiques, le système de drainage, le type de culture, le transport et la transformation de l azote, le taux de matière organique. La majorité de ces données sont mesurables sur le terrain, mais d autres doivent être obtenues via la littérature, l expertise locale ou étalonnage MODELE ADAP T La référence utilisée ici est Srinivasulu et al. (2013). ADAPT est un modèle de gestion journalier de nappes phréatiques, à l échelle de la parcelle. Il possède 4 composantes : l hydrologie, l érosion, et le transport des éléments nutritifs et pesticides. Le volet hydrologique du modèle se compose de la fonte des neiges, des eaux de ruissellement, du débit des macropores, de l évapotranspiration, de l infiltration, du drainage souterrain, de l irrigation 8

9 et de l infiltration profonde. ADAPT simule de la même manière la dynamique de l azote que le modèle DRAINMOD NIII (sauf pour la partie dépôt atmosphérique). Des modèles concernant le travail du sol sont aussi inclus dans ADAPT, ils permettent de prendre en compte la gestion des résidus de culture, l apport d engrais et de fumier MODELE CREAMS Ce modèle est décrit par Payraudeau (2004). Le modèle CREAMS (Chemicals Runoff and Erosion from Agricultural Management Systems) a pour but de prévoir l impact de changements des pratiques culturales sur la perte de sols, d azote, de phosphore et de pesticides dissous et particulaires à l échelle du champ. Au choix, il permet d obtenir une simulation en continu ou événementielle. CREAMS propose plusieurs modèles qui sont un modèle hydrologique et un modèle de qualité. Le premier permet de calculer le ruissellement, l infiltration, l évapotranspiration, l humidité du sol et la percolation selon des données de pluviométrie. Le deuxième modélise les processus chimiques (minéralisation, absorption par les plantes et dénitrification) et la quantité d azote perdue par ruissellement et percolation. Ce modèle demande des informations sur les caractéristiques physiques et l occupation du sol mais aussi des données issues de la littérature. Ces informations et données sont les pluies journalières ou horaires, les températures moyennes mensuelles, la radiation solaire moyenne journalière et les dates et quantités d apport d azote. Il utilise 19 paramètres hydrologiques et 29 paramètres nutriments. Il permet de travailler sur une échelle temporelle de plusieurs années MODELE EPIC Ce modèle est décrit par Payraudeau (2004). Le modèle EPIC (Erosion Productivity Impact Calculator) avait pour but à l origine d évaluer l impact de l érosion sur la productivité des sols mais suite à des modifications, il permet aujourd hui d étudier les pertes en nutriments (azote et phosphore) des sols. Ce modèle peut être appliqué sur une seule parcelle ou sur un ensemble de parcelles dont on suppose qu elles sont indépendantes du point de vue hydrologique. Il permet d obtenir une modélisation en continue. Sa partie hydrologique prend en compte l évapotranspiration, l infiltration, le ruissellement ainsi que le débit de pointe, qui est déterminé par la formule rationnelle ou par la méthode SCS TR-55. D autres processus sont suivis dans la partie qualité d EPIC. Ces processus sont la dénitrification, la minéralisation, l immobilisation, la nitrification, la volatilisation, la percolation, les écoulements de surface et de sub-surface, la remontée des nitrates vers la surface lors du phénomène d évaporation des sols et le transport de l azote organique sur le sédiment. EPIC utilise 47 paramètres culturaux, 80 paramètres sur le travail du sol et 67 paramètres sur la fertilisation. Les données requises sont 20 couches d information regroupant le sol, l occupation du sol et les caractéristiques physiques de la parcelle, des données climatiques journalières (pluie, températures, radiation solaire, humidité de 9

10 l air, vitesse du vent) ainsi que le type de pratiques agricoles. L utilisation du modèle EPIC nécessite de travailler avec un SIG. FIGURE 3: SCHEMA DU MODELE EPIC (SOURCE: PAYRAUDEAU, 2004) MODELE DAISY Ce modèle est décrit par Payraudeau (2004). Le modèle DAISY (Danish simulation model) permet de simuler la croissance des cultures, la dynamique de l eau et des masses d azote associées au sein des agro-environnements. Il ne permet qu une vision évènementielle. Son échelle de modélisation est au minimum de 1 à 4ha. Le modèle DAISY a été utilisé pour créer un indicateur régional de pression polluante par l azote en extrapolant les simulations à l échelle du champ. On peut scinder les modélisations de DAISY en deux catégories : hydrologie et qualité. Sa partie hydrologique prend en compte l accumulation de neige, l interception par la végétation, l évapotranspiration, l infiltration et la température du sol. Sa partie qualité prend en compte la minéralisation, la nitrification, la dénitrification, le mouvement de l azote dans la zone racinaire et la percolation de l azote. 10

11 Il utilise 26 paramètres sur la croissance des plantes et 28 sur l azote. Les données nécessaires sont l humidité du sol et la concentration en azote dans le sol. Le traitement des données nécessite l utilisation d un SIG DIFFERENTS OUTILS SYST N Dans cette partie, nous allons présenter l outil Syst N d après «Un outil d évaluation des fuites d azote vers l environnement à l échelle du système de culture : le logiciel Syst N» (Parnaudeau V. et al. 2012) et «Syst N, manuel de l utilisateur» (Parnaudeau V. et al. 2013). L outil Syst N est composé d un simulateur ( logicel) et d une base de données (Pertazote). Il a été conçu afin de facilité les diagnostics et les évaluations des pertes d azotes par les acteurs de l agriculture et de l environnement. En effet, les utilisateurs visés sont ceux préoccupés par la qualité de l air ou de l eau. Il a été réalisé par le RMT et Environnement dans le cadre du projet AZOSYSTEM qui regroupe l INRA, ACTA, Arvalis, Cetiom, CTIFL, IE, IFIP, ITAVI et ITB). Le simulateur est constitué d un modèle qui simule le fonctionnement de l agrosystème à l échelle pluriannuelle d une parcelle et calcule les pertes d azote sous trois forme : lixiviation et ruissellement des nitrates, volatilisation de l ammoniac et émission de N 2 O. Il est basé sur un modèle des flux d azote dans le système sol-plante-atmosphère. Afin d effectuer la simulation, l utilisateur saisie des données qui décrivent les pratiques culturales ainsi que le contexte pédoclimatique. Cela comprend la description du sol, l historique de la parcelle, la succession des cultures et les itinéraires techniques. Le simulateur donne accès à un bilan des pertes moyennes annuelles à la rotation, permettant d évaluer un impact général du système dans son milieu. De plus, il permet d avoir un aperçu de la dynamique des pertes. L outil intègre différents modèle existant venant de : AZOFERT pour la minéralisation de la matière organique et des résidus de récolte AZODYN pour l absorption d azote par les cultures STICS pour le bilan hydrique, ainsi que la lixiviation des nitrates NOE pour simuler les pertes de N 2 O par dénitrification LYSI MET RI E Afin de discuter l outil lysimétrie, nous avons utilisé l article «Suivi de la lixiviation du nitrate en plein champ par la technique lysimétrique: retour de huit années d expérience» (Deneufbourg M. et al. 2013) et le livre «Trente ans de lysimétrie en France ( )(une technique, un outil pour l'étude de l'environnement)» (Muller, J. C.1996) 11

12 La lysimétrie est une méthode permettant d établir un bilan complet des composés minéraux ou organiques sur une colonne verticale par la mesure directe des entrées et des sorties. C est une méthode qui permet des mesures fiables et non destructive. Le lysimètre est une cuve étanche rempli de sol à tester, ses côtés descendent à une profondeur allant en moyenne de 1 à 2 mètre. La face supérieure est exposée à l action des agents atmosphériques, tandis que la face inférieure, drainée permet de déterminer les caractéristique de la solution évacuée par drainage. Le lysimètre peut être installé en parcelle cultivée sans gène pour les pratiques agricole. Dans toutes les mesures de lysimétrie, deux paramètres sont fondamentaux : le volume d eau drainé (exprimé en litre ou en m 3.ha -1 ou en mm) et la concentration des eaux qui percolent (mg.l -1 ). La lysimétrie constitue un outil efficace pour l évaluation et la gestion de l azote à l échelle parcellaire. Cependant cette méthode à un coût élevé et oblige à des expérimentations de longue durée. Malgré cela elle permet une excellente valorisation des résultats STICS Les explications qui suivent on été écrite avec l aide de «Predicting soil water and mineral nitrogen contents with the STICS model for estimating nitrate leaching under agricultural» (Jégo, G. et al. 2012) et de la «Notice concepts et formalismes» (Brisson N. 2012). STICS est développé à l institut national de la recherche agronomique (INRA) depuis C est un modèle de simulation dynamique sol-culture fonctionnant à l échelle journalière et parcellaire, il simule donc les conséquences des variations du milieu et du système de culture sur la production et l environnement. Il permet de prédire la dynamique de la teneur du sol en eau et en azote minéral. Il est utilisé pour simuler le drainage et la concentration en nitrate (dans l eau de drainage). Cela permet de quantifier et d évaluer la variabilité du lessivage des nitrates dans les eaux souterraines. Le modèle STICS est organisé en modules qui font appel à de sous modules traitant de mécanismes spécifiques. L un traite l écophysiologie des parties ariennes des plantes, un autre du fonctionnement du sol en interaction avec les parties souterraines des plantes (croissance racinaire, bilan hydrique, bilan azoté, transfert eau, nitrates, chaleur). Le dernier module est un module de gestion des interactions entre les techniques culturales et le système sol-culture. Plus de 200 variables de sorties peuvent être simulés par jour, comme l eau du sol et concentration de nitrate dans chaque couche, de l eau de la culture et de l azote d absorption, le drainage de l eau, le lessivage des nitrates. Les points forts de STICS sont sa capacité à s adapter à différentes cultures, sa capacité à simuler des conditions pédoclimatiques variées, la facilité d accès aux variables d entrée, sa possibilité d ajouter de nouveaux paramètres. 12

13 LIXIM La description suivante a été faite avec «Nitrate leaching in intensive agriculture in Northern France: Effect of farming practices, soils and crop rotations» (Beaudoin, N. et al. 2005) et de la «Quantification et prédiction de la minéralisation nette de l'azote du sol in situ, sous divers pédoclimats et systèmes de culture français» (Brisson N. 2012). Le programme LIXIM permet la simulation de l évolution de la teneur en eau et en azote minérale de plusieurs couches de sol. Il calcule la minéralisation nette de l azote au champ seulement dans le cas de sol nu. Il est composé de deux sous-modèles : un de transport de l eau et de l azote minéral, et un second de minéralisation de l azote du sol (dépendant de la température et de l humidité du sol) ; tous cela à une échelle journalière. Il est nécessaire de connaitre diverse données d entrée sur les couches de sol : l épaisseur (cm), la densité apparente (densité de terre fine en g.cm -3 ), l humidité à la capacité au champ (ϴ cc, %), l humidité au point de flétrissement (ϴ PF, %), la teneur en eau (%) et en azote minérale (kg N.ha - 1 ). Les données climatiques journalières comme la température du sol, de l air, la pluviométrie sont aussi nécessaire. En finalité, LIXIM calcule deux paramètres : l évapotranspiration potentielle réellement évaporée ainsi que la vitesse de minéralisation réelle et potentielle ; ce qui permet d obtenir une estimation de la minéralisation réelle au champ homologue à la minéralisation nette apparente de l azote organique. Cependant, le programme comporte quelques limites. En effet, la dénitrification est considéré négligeable, la lixiviation calculée est sujette à l erreur et le sous modèle de transport d eau et nitrate ne semble pas adapté à toutes les situations SYSTERRE Grâce à la fiche outil disponible sur «plage évaluation», nous avons pu comprendre le fonctionnement de l outil SYSTERRE crée et financé par ARVALIS, utilisable depuis Cet outil permet le calcul de divers indicateurs qui évalue les performances techniques, économique et environnementales des productions végétales sur des exploitations en grande culture ou en polyculture-élevage. Cela peut être réalisé à plusieurs échelles en allant du sol à l exploitation. De plus, l outil prend en compte les trois piliers du développement durable : environnement, social et économique. Relatif aux indicateurs, l outil en prend 20 en compte dont : ha/uth, pression NPK (kg/ha), rendements, coût de production, balance azotée globale, émission de gaz à effet de serre, fixation CO2 par les plantes L utilisateur doit disposer d une connexion internet pour utilisé l outil qui se présente sous la forme d une interface de saisie de données qui calcule et exporte des données calculées. La saisie des informations peut se faire selon les souhaits de l utilisateur : description annuelle détaillé de toutes les parcelles, par espèce, par pratiques. 13

14 Concernant le temps de réalisation, la collecte et la saisie prend 5h par lors de la première utilisation, puis 2 heure pour l actualisation annuelle. La saisie réalisé, il y a une restitution instantanée du tableau de bord des indicateurs. En revanche, le plan d action est à réalisé en relation avec un technicien. Au niveau des points forts, l outil permet une analyse exhaustive de durabilité, utilise un panel d indicateurs couramment utilisé dans la communauté technique et scientifique. De plus, permet l accès aux bases de données Arvalis, le module de calcul est standardisé et automatique, utilisation d un fichier Excel simple, mise en place d une journée de formation ainsi que des tutorats, puis enfin, un outil de dialogue technicien/agriculteur. Relatif aux points faibles, l outil manque de référence sur certains systèmes de cultures/production. Mais aussi, le diagnostic ne prend pas en compte le stockage de la production INDIGO Cette partie à été rédigé en utilisant comme référence la fiche outil disponible sur «plage évaluation», nous avons-nous permettant d expliquer l outil INDIGO crée par l INRA et l université de Lorraine. Cet outil permet d évaluer les impacts environnementaux des systèmes de cultures par les agronomes, techniciens, étudiant, chercheurs... Il concerne les exploitations en grandes cultures, la polyculture-élevage et l élevage possédant des surfaces en prairie. Les échelles sont différentes selon les mesures souhaité : pour le temporelle, les mesure sont annuelle pour l azote et au cycle cultural pour le reste ; pour le spatial, l échelle est à la parcelle ou à l exploitation. La principale utilisation de l outil relate des indicateurs azote et phytosanitaires. L outil est gratuit pour des applications en Recherche & Développement et en enseignement ; la licence est payante pour des prestations de service. En moyenne, la collecte des données dure ½ journée, comme la saisie des données et la restitution/élaboration du plan d action. La restitution de l outil est visuelle, par des radars et des graphiques. INDIGO prend en compte 8 indicateurs : assolement, succession culturales, matière organique, phosphore, azote, phytosanitaire, irrigation et énergie. Ils sont évalué par le principe su «scoring» allant de 0 (impact inacceptable) à 10 (impact faible voire nulle) ; dont 7 correspond à la valeur acceptable. Chaque indicateurs possèdent des méthodes de calcule différents, l indicateur azote (I N ) est construit grâce à trois modules qui découlent du calcul des pertes par lessivages NO 3, des pertes par émissions de N 2 O et des pertes par volatilisation de NH 3. Les pertes de références correspondant aux trois modules sont basées sur la qualité de l eau (50 mg NO 3 /L), sur des valeurs de seuil de retombées atmosphériques (20 kg/ha) et les pertes de référence pour les émissions de N 2 O (3 kg N 2 O-N / ha). 14

15 Dans l INDIGO, les indicateurs sont sensibles aux pratiques agricoles à l échelle de la parcelle pour permettre une analyse détaillée des pratiques, le milieu est prit en compte dans l évaluation des impacts, les indicateurs isolé peuvent être calculé, puis l exportation des résultats en figues Excel permet une bonne visualisation et donc une bonne valorisation, sont les points forts de l outil. Cependant, les thématiques spécifiques à l élevage ne sont pas prisent en compte ainsi que les processus hydrologiques au niveau du bassin DAE-G La fiche outil disponible sur «plage évaluation» nous a permis de présenter l outil : Diagnostic Agri-Environnemental Géographique crée par Agro-transfert, l INRA, la Chambre d Agriculture de Picardie, L institut LaSalle Beauvais et Peri. Cet outil permet d évaluer les risques d impact des pratiques agricoles sur l environnement, à l échelle de la parcelle et de l exploitation agricole. Il généralement utilisé pour effectuer des plan d action sur des territoires à enjeu environnemental, comme la pollution des eaux d un bassin versant ; ou même pour le management environnemental auprès d agriculteurs (pouvant découler sur la certification ISO 14001). L outil nécessite d avoir un accès internet puisque la saisi des données ainsi que les résultats se font par internet. La durée de récolte des données est d environ 1 journée, la saisie des informations est de 1 à 2 jours, tandis que la restitution/élaboration du plan d action est d une demijournée. L étude se réalise à différentes échelle : de la parcelle à l exploitation pour l échelle spatial et de la campagne culturale pour le temps. Concernant les thématiques environnementales, elles sont abordées par des indicateurs. Ils sont évalués en fonction des pratiques, de la sensibilité du milieu et des risques d impact, le tout par des classes (très faible, faible, moyen, fort, très fort). Parmi les thématiques, on trouve : l eau, l air, le sol, la biodiversité, les nuisances, l énergie, les déchets et l insertion paysagère. Si nous prenons l exemple sur l eau : pollution et consommation, les sous-parties sont les risque de pollution diffuse des eaux par les nitrates, risque de pollution diffuse des eaux par les produits phytosanitaires, risque de pollution ponctuelle des eaux par les produits dangereux et le risque lié à la consommation en eau. Les paramètres composants ses sous parties, sont ainsi mis dans des classes grâce à toutes les données saisies. Relatif aux résultats, ils sont visible dès la fin de la saisie, sont à la fois sous forme cartographique et sous forme de tableau de croisement Pratique x milieu. Pour les documents de restitution, ça peut être un document de restitution complet qui regroupe les résultats d indicateurs et des éléments méthodologique pour aider à l interprétation des résultats, ou alors un document synthétique présentant les problèmes les plus important de l agriculteur. 15

16 Pour les atouts du DAE-G, nous pouvons dire qu il réalise des diagnostics multi-thématiques pour évaluer les risques d impacts environnementaux des exploitations, prend en compte la sensibilité du milieu, rend des résultats cartographiques, l exportation des données est possible. 16

17 3. TABLEAU DE SYNTHESE Nom Phénomène étudié Paramètres pris en compte Force Faiblesse COPREN Identification des exploitations présentant des risques de pollution diffuse importants - durée de l interculture - le rapport C/N des résidus - la gestion des résidus - apport ou non de déjections animales en automne - référence à des diagnostics plus complexe - facile d utilisation - résultats : graphique - utilisation référence national : manque de précision - non prise en compte des caractéristiques du milieu et des pratiques agricoles BASCULE Evaluation de l impact des pratiques sur la perte en nitrates dans les eaux souterraines due à la surfertilisation Pratiques agricoles - utilisation possible par l agriculteur - évaluation direct des ses pratiques - données faciles d accès Non prise en compte d autres variables de pression exercée par les systèmes de culture MERLIN Estimation et la classification des risques de pollution de l eau par les nitrates - pratiques des agriculteurs - sensibilité des sols au lessivage - accessible par l agriculteur - facile d utilisation - référence locale Ne quantifie pas avec précision les transfert de pollution Drainmod NIII Modélisation : - absorption des plantes - minéralisation - immobilisation - nitrification - dénitrification - volatilisation de l azote(nh 3 ) - pertes d azote par lixiviation et ruissellement de surface. - pratiques agricoles - type de sol - conditions climatiques - système de drainage - type de culture - transport et transformation de l azote - taux de matière organique Données mesurable sur le terrain Certaines données sont obtenues par la littérature, l expertise locale ou l étalonnage. 17

18 Nom Phénomène étudié Paramètres pris en compte Force Faiblesse Adapt Gestion journalier de nappes phréatiques - fonte des neiges - eaux de ruissellement - débit des macropores - évapotranspiration - infiltration - drainage souterrain - irrigation - infiltration profonde. - - CREAMS prévoit l impact de changements des pratiques culturales sur la perte de sols, d azote, de phosphore et de pesticides dissous et particulaires par plusieurs sousmodèle - caractéristiques physiques - occupation du sol - pluviométrie - - partie des données disponible dans la littérature - beaucoup de paramètre EPIC étude des pertes en nutriments (azote et phosphore) des sols. - le sol - occupation du sol - caractéristiques physiques - données climatiques journalières - type de pratiques agricoles - - utilisation d un SIG - beaucoup de paramètre DAISY simulation de la croissance des cultures, de la dynamique de l eau et des masses d azote - humidité du sol - concentration en azote dans le sol Permet d extrapoler à l échelle régionale - utilisation d un SIG - beaucoup de paramètre 18

19 Nom Phénomène étudié Paramètres pris en compte Force Faiblesse Syst N diagnostics et évaluations des pertes d azotes - description du sol - historique de la parcelle - succession des cultures - itinéraires techniques Logiciel Semble complexe d utilisation Lysimétrie évaluation et gestion de l azote - volume d eau drainé - concentration des eaux qui percolent Excellente valorisation des résultats - coût élevé - expérimentation longue STICS - prédiction de la dynamique de la teneur du sol en eau et en azote minéral - simulation du drainage et la concentration en nitrate - quantification et évaluation de la variabilité du lessivage des nitrates dans les eaux souterraines De part sa complexité, nous n avons pas identifié précisément paramètres prisent en compte pour cet outil - logiciel - adaptation à différentes cultures - facilité d accès aux variables d entrée - possibilité d ajouter de nouveaux paramètres Semble complexe d utilisation LIXIM - simulation de l évolution de la teneur en eau et en azote minérale - estimation de la minéralisation réelle - Epaisseur - densité apparente - humidité à la capacité au champ - humidité au point de flétrissement - teneur en eau et en azote minérale - données climatiques journalières - - seulement dans le cas de sol nu - dénitrification considéré négligeable - transport d eau et nitrate ne semble pas adapté à toutes les situations 19

20 Nom Phénomène étudié Paramètres pris en compte Force Faiblesse SYSTERRE Evaluation des performances techniques, économique et environnementales des productions végétales Prise en compte de 20 indicateurs - restitution instantanée - analyse exhaustive de durabilité - indicateurs couramment - calcul standardisé et automatique - utilisation d un fichier Excel simple - outil de dialogue technicien/agriculte ur - journée de formation, tutorats - manque de référence sur certains systèmes de cultures - non prise en compte du stockage de la production INDIGO Evaluation des impacts environnementaux des systèmes de cultures ( 8 indicateurs dont azote) Pour l indicateur azote : - pertes par lessivages NO 3 - pertes par émissions de N 2 O - pertes par volatilisation de NH 3. - prise en compte du milieu - indicateurs isolé peuvent être calculé - Excel : bonne visualisation - élevage pas prisent en compte + processus hydrologiques au niveau du bassin DAE-G - évaluation risques d impact des pratiques agricoles sur l environnement - réalisation plan d action sur des territoires à enjeu environnemental (pollution des eaux) Eléments relatifs à : - eau - air - sol - biodiversité - nuisances - Energie - Déchets - insertion paysagère - visibilité cartographique - code couleur visuel - accès internet - prise en compte du milieu - perte d information due aux classes Nous avons sélectionné l indicateur Bascule puisqu il est facile d utilisation. En effet, un agriculteur peut connaitre l impact de ses pratiques agricoles sur les pertes en nitrates, et ainsi de pouvoir rendre ses pratiques plus durables. Cet indicateur a l avantage de n utiliser que des données accessible par l agriculteur. 20

Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage

Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage 1 Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage P. Courtois 3, J-P Destain 4, C. Vandenberghe 5, J.M. Marcoen 5 1. Introduction : l azote, le sol et le nitrate

Plus en détail

Utilisation du modèle STICS pour quantifier la vitesse potentielle de minéralisation de l azote organique du sol sur le réseau régional Mh

Utilisation du modèle STICS pour quantifier la vitesse potentielle de minéralisation de l azote organique du sol sur le réseau régional Mh Utilisation du modèle STICS pour quantifier la vitesse potentielle de minéralisation de l azote organique du sol sur le réseau régional Mh Laure Beff, Yvon Lambert, Nicolas Beaudoin, Bruno Mary et Thierry

Plus en détail

Valeur fertilisante azotée des produits résiduaires organiques (PRO) : mieux prendre en compte la dynamique de la fourniture d azote

Valeur fertilisante azotée des produits résiduaires organiques (PRO) : mieux prendre en compte la dynamique de la fourniture d azote Valeur fertilisante azotée des produits résiduaires organiques (PRO) : mieux prendre en compte la dynamique de la fourniture d azote BOUTHIER Alain 1, TROCHARD Robert 2, PARNAUDEAU Virginie 3, NICOLARDOT

Plus en détail

Migration des substances

Migration des substances CHAPITRE 14 Migration des substances 14.1 INTRODUCTION L application d engrais minéraux ou organiques apportent des quantités d azote qui se transforment en nitrates. Ces nitrates sont prélevés par les

Plus en détail

Cours de physique du sol

Cours de physique du sol Logo optimisé par J.-D.Bonjour, SI-DGR 13.4.93 ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE Cours de physique du sol G E N E R A L I T E S Copie des transparents Version provisoire Prof. A. Mermoud Janvier

Plus en détail

Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau

Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau Nitrates et qualité de l eau Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau Programme régional d études sur sites bougies poreuses 1999-25 Contexte

Plus en détail

Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes?

Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes? Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes? Un producteur agricole peut-il en même temps protéger l environnement, améliorer les relations avec ses voisins et sauver de l argent? La réponse

Plus en détail

Mots-clés : système de culture, diagnostic, nitrate, protoxyde d azote, ammoniac

Mots-clés : système de culture, diagnostic, nitrate, protoxyde d azote, ammoniac DIAGNOSTIC DES PERTES D AZOTE A L ECHELLE DU SYSTEME DE CULTURE AVEC SYST N R. Reau 1, V. Parnaudeau 1, P. Dubrulle 1, C. Aubert 2, A. Baillet 3, N. Beaudoin 1, P. Béguin 1*, F. Butler 6, P. Cannavo 1,

Plus en détail

Critères et méthodes d évaluation des performances environnementales des systèmes de production

Critères et méthodes d évaluation des performances environnementales des systèmes de production Critères et méthodes d évaluation des performances environnementales des systèmes de production Christian Bockstaller UMR Nancy-Université - INRA Agronomie-Environnement (LAE) INRA, BP 20507 68021 Colmar

Plus en détail

Le climat et les problèmes d eau

Le climat et les problèmes d eau CHAPITRE 3 Le climat et les problèmes d eau 3.1 INTRODUCTION Au cours des millénaires, l homme a surtout observé de l eau les phénomènes de précipitation etd écoulementdanslescoursd eau,parcequelapluieluitombaitsurlatêteetquel

Plus en détail

CIPEL Plan d action 2011-2020 Tableau de bord technique 2014

CIPEL Plan d action 2011-2020 Tableau de bord technique 2014 Objectifs du plan d action 2011-2020 Dans le domaine agricole, le plan d action vise principalement à réduire les apports en phosphore dans les eaux par ruissellement ou érosion et à limiter les apports

Plus en détail

Bordures de champs. Définition

Bordures de champs. Définition Territ'Eau - Agro-Transfert Bretagne - version du 09/11/2009 Bordures de champs CréditsphotosCA56 Définition C. Grimaldi, J. Baudry et C. Gascuel 1- Définitiond'une"borduredechamp" Touteslesparcellessontentouréesdeborduresdechampquitraduisentleslimitesdemiseencultureetde

Plus en détail

Quels indicateurs agri-environnementaux pour le management environnemental d une exploitation agricole? La méthode DAEG Colloque SIFEE 20-24 Juin 2005

Quels indicateurs agri-environnementaux pour le management environnemental d une exploitation agricole? La méthode DAEG Colloque SIFEE 20-24 Juin 2005 PRÉSENTATION POWER POINT Quels indicateurs agri-environnementaux pour le management environnemental d une exploitation agricole? La méthode DAEG Colloque SIFEE 20-24 Juin 2005 D. Peschard 1, M.B. Galan

Plus en détail

Sur nos captages... cultivons l eau des Vosges

Sur nos captages... cultivons l eau des Vosges Inconvénient Avantages Fiche n 29 Septembre 2012 Cette fiche technique, co-financée par l Agence de l Eau Rhin-Meuse, le Conseil Général des Vosges et le CASDAR, est destinée à vous apporter des informations

Plus en détail

CONTRIBUTION EN AZOTE EN PROVENANCE DES ENGRAIS VERTS DE LÉGUMINEUSES

CONTRIBUTION EN AZOTE EN PROVENANCE DES ENGRAIS VERTS DE LÉGUMINEUSES CONTRIBUTION EN AZOTE EN PROVENANCE DES ENGRAIS VERTS DE LÉGUMINEUSES Les systèmes de production végétale en régie biologique font souvent appel aux engrais verts dans la rotation des cultures. Ces plantes

Plus en détail

Couverture des sols en interculture Choisir et conduire un couvert adapté à ses besoins

Couverture des sols en interculture Choisir et conduire un couvert adapté à ses besoins Note technique n 25 Mai 2012 L opération de conseil Agr Eau Madon, co-financée par l Agence de l Eau Rhin Meuse et le CASDAR, est destinée à vous apporter des informations et des conseils en faveur de

Plus en détail

Programme RExHySS. -ooo- Volet 5 : Agriculture, Irrigation et pollution diffuse par les nitrates. -ooo-

Programme RExHySS. -ooo- Volet 5 : Agriculture, Irrigation et pollution diffuse par les nitrates. -ooo- Programme RExHySS -ooo- Volet 5 : Agriculture, Irrigation et pollution diffuse par les nitrates -ooo- Influence de la prise en compte de la rétroaction des prélèvements par irrigation sur le bilan hydrique

Plus en détail

Le risque environnemental en culture de laitue sous abri

Le risque environnemental en culture de laitue sous abri Christiane Raynal-Lacroix, Ctifl Patrick Bertuzzi, Inra 1 Delphine Cavaille, Ctifl, Ensiacet 2 Nadine Brisson, Inra 3 Dominique Ripoche, Inra 3 Résumé Définir l impact réel des pratiques agricoles sur

Plus en détail

Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE

Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE Réactualisation octobre 2004 Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE Le sol est-il pauvre, bien pourvu ou riche en nitrates? La plante montre-t-elle un manque ou un excès de vigueur?

Plus en détail

CHAPITRE II Expérimentations 33

CHAPITRE II Expérimentations 33 PLAN Introduction générale 1 Introduction 1 1) Présentation de notre objet d étude : la parcelle agricole 1 2) Les différents processus du bilan hydrique 1 3) Cadrage du projet de thèse par rapport aux

Plus en détail

Fourrages et production de protéines

Fourrages et production de protéines A. Devouard (Prolea) Fourrages et production de protéines Huyghe C. Direction Scientifique Agriculture INRA - Paris En hommage à Jean-Claude Simon Pourquoi se préoccuper de protéines? Alimentation animale

Plus en détail

UN CONSTAT, UNE ÉVIDENCE,, UNE CERTITUDE : COUVRIR LE SOL POUR PRODUIRE DE L EAU PROPRE

UN CONSTAT, UNE ÉVIDENCE,, UNE CERTITUDE : COUVRIR LE SOL POUR PRODUIRE DE L EAU PROPRE UN CONSTAT, UNE ÉVIDENCE,, UNE CERTITUDE : COUVRIR LE SOL POUR PRODUIRE DE L EAU PROPRE Konrad Schreiber Institut de l Agriculture Durable 1 2 LA MISE À NU DES SOLS POSE D ÉNORMES PROBLÈMES ENVIRONNEMENTAUX

Plus en détail

Adoption de méthodes alternatives de culture des plantes fourragères pour réduire l effet des variations climatiques. 21 et 23 février 2005

Adoption de méthodes alternatives de culture des plantes fourragères pour réduire l effet des variations climatiques. 21 et 23 février 2005 Adoption de méthodes alternatives de culture des plantes fourragères pour réduire l effet des variations climatiques 21 et 23 février 2005 Marc F. Clément, agronome Qui a bonnes plantes a bonnes vaches!

Plus en détail

Description Les calendriers d interdiction d épandage sont fixés selon l occupation du sol de chaque parcelle et les catégories de fertilisants.

Description Les calendriers d interdiction d épandage sont fixés selon l occupation du sol de chaque parcelle et les catégories de fertilisants. Mesure n 1 Périodes d'interdiction d'épandage des fertilisants Les calendriers d interdiction d épandage sont fixés selon l occupation du sol de chaque parcelle et les catégories de fertilisants. Types

Plus en détail

Passer du conventionnel à l économe en 3 ans. Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur

Passer du conventionnel à l économe en 3 ans. Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur Passer du conventionnel à l économe en 3 ans Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur Contexte & Système d exploitation CONTEXTE Localisation Climat Beauce. Au sud de l Eure-et-Loir.

Plus en détail

LA MATIERE ORGANIQUE

LA MATIERE ORGANIQUE ITV France FERTILISATION DE LA VIGNE Un point sur les préconisations FICHE 3 LA MATIERE ORGANIQUE L objectif général est la conservation ou l amélioration du patrimoine sol, en évitant l appauvrissement

Plus en détail

Azote. 30 ans de références. Dossier réalisé à partir du dossier Azote paru dans n 327 du 1 juin 2012

Azote. 30 ans de références. Dossier réalisé à partir du dossier Azote paru dans n 327 du 1 juin 2012 Dossier réalisé à partir du dossier Azote paru dans n 327 du 1 juin 2012 Azote 30 ans de références Coordination du dossier Paul Jegat (Terra) avec Bertrand Decoopman (chambres d'agriculture de Bretagne).

Plus en détail

RETOUR D EXPERIENCE SUR LA CONCEPTION D OUTIL D AIDE À LA DÉCISION ET AU DIAGNOSTIC (OAD) EXEMPLE DU PROJET SYST N

RETOUR D EXPERIENCE SUR LA CONCEPTION D OUTIL D AIDE À LA DÉCISION ET AU DIAGNOSTIC (OAD) EXEMPLE DU PROJET SYST N RETOUR D EXPERIENCE SUR LA CONCEPTION D OUTIL D AIDE À LA DÉCISION ET AU DIAGNOSTIC (OAD) EXEMPLE DU PROJET SYST N CONTEXTE PARTENARIAL RMT Fertilisation et Environnement successeur du GIS Fertilisation

Plus en détail

PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE

PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE Livret pédagogique PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE Livret pédagogique du Manuel : Objectifs Pédagogiques & Messages Clés Le PIP est financé par l Union européenne PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET

Plus en détail

Mise en œuvre des outils. L. VARVOUX (Terrena)

Mise en œuvre des outils. L. VARVOUX (Terrena) Mise en œuvre des outils L. VARVOUX (Terrena) Témoignage de Laurent Varvoux Service Agronomie Terrena Responsable relations Sol - Cultures Fertilisation Outils d Aide à la Décision Couverts végétaux Membre

Plus en détail

Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France

Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France Outil de gestion de l azote pour le blé tendre d hiver biologique en Ile-de-France Prévoir la fertilisation en sortie d hiver à l échelle de l exploitation Charlotte Glachant, Claude Aubert, Chambre d

Plus en détail

Fertilisation azotée des prairies : mise au point d un outil de conseil en Wallonie

Fertilisation azotée des prairies : mise au point d un outil de conseil en Wallonie Earth & Life Institute - Pôle agronomie Fertilisation azotée des prairies : mise au point d un outil de conseil en Wallonie Marc De Toffoli 1, Dimitri Wouez 2, Christian Decamps 1, Richard Lambert 1,3

Plus en détail

Chapitre 11 : la production agricole végétale et animale

Chapitre 11 : la production agricole végétale et animale Chapitre 11 : la production agricole végétale et animale L approvisionnement de l humanité en nourriture constitue un enjeu planétaire majeur pour le 21 ème siècle. Depuis les années 1950, la modernisation

Plus en détail

Analyses agronomiques

Analyses agronomiques 4 C H A P I T R E Analyses agronomiques De nombreux moyens existent pour analyser et décrire les sols et les matières organiques. Les résultats des analyses agronomiques permettent d évaluer leurs caractéristiques

Plus en détail

LA GESTION DURABLE EAUX PLUVIALES. Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE?

LA GESTION DURABLE EAUX PLUVIALES. Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE? LA GESTION DURABLE des EAUX PLUVIALES Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE? www.reseau-environnement.com Qu est-ce qu une GESTION DURABLE des

Plus en détail

Le traitement alternatif des déchets ménagers pour les petites et moyennes communes au Maroc

Le traitement alternatif des déchets ménagers pour les petites et moyennes communes au Maroc Le traitement alternatif des déchets ménagers pour les petites et moyennes communes au Maroc «D une expérience locale de compostage prometteuse à la construction d une offre technique aux multiples avantages

Plus en détail

Spécificités des eaux de ruissellement

Spécificités des eaux de ruissellement Spécificités des eaux de ruissellement Mardi 9 Avril 2013 CCI du Doubs àbesançon Stéphanie LARDET Chargée de mission Environnement ASCOMADE www.ascomade.org Contenu 1. Comment définir les eaux de ruissellement?

Plus en détail

Démonstration d implantation des engrais verts après moisson

Démonstration d implantation des engrais verts après moisson Démonstration d implantation des engrais verts après moisson Mercredi 2 juillet 2014 14 h - Ittenheim Edouard Cholley Félix Meyer Gérald Huber Introduction Voir les couverts végétaux, comme un outil agronomique

Plus en détail

Projet Miriphyque: utilisation des logiciels Macro/Cemafor pour le bassin de la Morcille. Côme Durand, mars 2014. Irstea.

Projet Miriphyque: utilisation des logiciels Macro/Cemafor pour le bassin de la Morcille. Côme Durand, mars 2014. Irstea. Projet Miriphyque: utilisation des logiciels Macro/Cemafor pour le bassin de la Morcille Côme Durand, mars 2014. Irstea. 1 Sommaire 1) Présentation 2) Travaux déjà réalisés sur le projet 3) Influence des

Plus en détail

ENGRAIS AVEC REGULATEUR DE NITRIFICATION

ENGRAIS AVEC REGULATEUR DE NITRIFICATION ENGRAIS AVEC REGULATEUR DE NITRIFICATION EUROCHEM AGRO FRANCE SAS 49, av. Georges Pompidou 92593 LEVALLOIS-PERRET Cedex Tél. : 01 49 64 54 10 Fax : 01 49 64 52 52 Web : www.eurochemagro.com = marque déposée

Plus en détail

FORMATIONS CATALOGUE 2015 GESTION PAR L'ANALYSE DU SOL ET DU VÉGÉTAL CONDUITE DE LA NUTRITION EN CULTURES PÉRENNES

FORMATIONS CATALOGUE 2015 GESTION PAR L'ANALYSE DU SOL ET DU VÉGÉTAL CONDUITE DE LA NUTRITION EN CULTURES PÉRENNES FORMATIONS CATALOGUE 2015 GESTION PAR L'ANALYSE DU SOL ET DU VÉGÉTAL CONDUITE DE LA NUTRITION EN CULTURES PÉRENNES VALORISATION DES ANALYSES DE SOL EN CULTURES PLEIN CHAMP RÉGLEMENTATION ET RELIQUATS AZOTÉS

Plus en détail

Agrosyst, le système d'information au coeur du Plan Ecophyto de réduction d'usage des pesticides

Agrosyst, le système d'information au coeur du Plan Ecophyto de réduction d'usage des pesticides INRA MC Lhopital Agrosyst, le système d'information au coeur du Plan Ecophyto de réduction d'usage des pesticides Données, agriculture, environnement... innovation Vendredi 4 septembre 2015 Estelle Ancelet,

Plus en détail

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE Schéma d Aménagement et de Gestion et de des Gestion Eaux de Eaux du bassin du bassin du Loir du Loir Demi-journée d information et d échange sur la thématique «zones Bureau humides la» CLE Le 25 avril

Plus en détail

Raisonnement de la fertilisation des prairies

Raisonnement de la fertilisation des prairies Raisonnement de la fertilisation des prairies Un outil de caractérisation des pratiques de fertilisation : les indices de nutrition (analyses d herbe) Mise au point de l outil : l équipe ORPHEE de l INRA

Plus en détail

Agriculture biologique : cultiver la terre et non l exploiter

Agriculture biologique : cultiver la terre et non l exploiter Agriculture biologique : cultiver la terre et non l exploiter En 2007, un groupe d experts réunis par l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) a publié un rapport soulignant

Plus en détail

«Les sols agricoles : un atout pour la sécurité alimentaire et le climat»

«Les sols agricoles : un atout pour la sécurité alimentaire et le climat» «Les sols agricoles : un atout pour la sécurité alimentaire et le climat» Catherine Geslain-Laneelle Ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt de France L agriculture fait aujourd

Plus en détail

Chapitre 3 : Vers une agriculture durable

Chapitre 3 : Vers une agriculture durable Chapitre 3 : Vers une agriculture durable Au XXI siècle, on prévoit une population de 9 milliards d êtres humains. Nourrir la population est donc un défi majeur. Cf. cours de seconde : problèmes de la

Plus en détail

Agriculture et qualité de l air en France : actions du secteur agricole et potentiels de réduction

Agriculture et qualité de l air en France : actions du secteur agricole et potentiels de réduction Agriculture et qualité de l air en France : actions du secteur agricole et potentiels de réduction Lionel LAUNOIS Ministère de l Agriculture, de l Agroalimentaire et de la Forêt Journée nationale APCA

Plus en détail

Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole

Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole Nathalie Goma-Fortin, Sitevi, 1 décembre 2009 Rôles de la matière organique dans les sols Réseau régional de sites d expérimentations Faible

Plus en détail

L eau. Définition : La décomposition de l eau, formé par la combinaison chimique de

L eau. Définition : La décomposition de l eau, formé par la combinaison chimique de L eau Origine de l eau : La terre à environ quatre milliard et demi d années. Lors de sa formation, la terre était entourée de divers gaz brûlants. En se refroidissant au cours du temps, deux de ces gaz,

Plus en détail

Durabilité agronomique des systèmes biologiques comparée à d autres systèmes (raisonnés, intégrés ).

Durabilité agronomique des systèmes biologiques comparée à d autres systèmes (raisonnés, intégrés ). Durabilité agronomique des systèmes biologiques comparée à d autres systèmes (raisonnés, intégrés ). 1 Philippe VIAUX Correspondant de l Académie d Agriculture de France. 27/11/2012 Séminaire AB Angers

Plus en détail

Caractériser, spatialiser, évaluer les systèmes de culture en relation avec les sols pour la gestion du carbone organique sur un territoire:

Caractériser, spatialiser, évaluer les systèmes de culture en relation avec les sols pour la gestion du carbone organique sur un territoire: Caractériser, spatialiser, évaluer les systèmes de culture en relation avec les sols pour la gestion du carbone organique sur un territoire: le projet ABC Terre Olivier Scheurer Annie Duparque Appel à

Plus en détail

MOSAIC. Dynamique des Matières Organiques des Sols, dans des systèmes Agricoles Intensifs liés à l élevage et dans un contexte de Changements globaux

MOSAIC. Dynamique des Matières Organiques des Sols, dans des systèmes Agricoles Intensifs liés à l élevage et dans un contexte de Changements globaux UMR SAS MOSAIC Dynamique des Matières Organiques des Sols, dans des systèmes Agricoles Intensifs liés à l élevage et dans un contexte de Changements globaux Décembre 2012 Décembre 2016 V. Viaud Appel d

Plus en détail

PROCÉDURE DE MISE EN FORME DES DONNÉES NÉCESSAIRES À L OUTIL D AIDE À LA GESTION DES MILIEUX LAGUNAIRES EUTROPHISÉS

PROCÉDURE DE MISE EN FORME DES DONNÉES NÉCESSAIRES À L OUTIL D AIDE À LA GESTION DES MILIEUX LAGUNAIRES EUTROPHISÉS PROCÉDURE DE MISE EN FORME DES DONNÉES NÉCESSAIRES À L OUTIL D AIDE À LA GESTION DES MILIEUX LAGUNAIRES EUTROPHISÉS 1 I. OÙ TROUVER LES DONNÉES ET COMMENT LES ACQUÉRIR I. Où trouver les données et comment

Plus en détail

Dia terre : le nouvel outil de diagnostic énergie gaz à effet de serre des exploitations agricoles. SIMA, 21 février 2011 Ademe Institut de l Elevage

Dia terre : le nouvel outil de diagnostic énergie gaz à effet de serre des exploitations agricoles. SIMA, 21 février 2011 Ademe Institut de l Elevage Dia terre : le nouvel outil de diagnostic énergie gaz à effet de serre des exploitations agricoles SIMA, 21 février 2011 Ademe Institut de l Elevage Contexte et enjeux : place de l agriculture L agriculture,

Plus en détail

Maintenir ses marges, tout en limitant l usage des intrants, des pistes existent!

Maintenir ses marges, tout en limitant l usage des intrants, des pistes existent! Maintenir ses marges, tout en limitant l usage des intrants, des pistes existent! Les essais présentés dans ce document font état des références actuellement disponibles sur les systèmes économes en intrants

Plus en détail

DAIRYMAN aux Pays-Bas

DAIRYMAN aux Pays-Bas DAIRYMAN aux Pays-Bas Frans Aarts, Wageningen-UR 15 October 2013 Le secteur laitiers Néerlandais: Une place importante Une production intensive 65% des surfaces agricoles dédiées à la production laitière

Plus en détail

La bio : un choix. pour une eau de qualité!

La bio : un choix. pour une eau de qualité! La bio : un choix pour une eau de qualité! Actuellement, en France, avoir de l eau potable au robinet est considéré comme normal et ordinaire. Pourtant, soumise aux pollutions industrielles, agricoles

Plus en détail

Les nitrates : sources de problèmes

Les nitrates : sources de problèmes Les nitrates : sources de problèmes Nitrates et azote : quels liens avec notre alimentation et notre eau potable? Les nitrates (NO 3 ) sont des composés chimiques incolores, inodores et insipides constitués

Plus en détail

environnement architecture

environnement architecture architecture environnement les fonctions du paillis organique 1 la définition du paillis organique L e paillis organique est une couche de matériaux naturels protecteurs posés sur le sol dans le but d

Plus en détail

Évaluation des actions agri-environnementales et de la durabilité des exploitations agricoles

Évaluation des actions agri-environnementales et de la durabilité des exploitations agricoles 10ème COLLOQUE International de SIFFE «Évaluation environnementale et développement d une agriculture durable» Angers, 20-24 juin 2005 Évaluation des actions agri-environnementales et de la durabilité

Plus en détail

Prise en compte des agricultures en zones humides au sein du 2nd pilier de la PAC

Prise en compte des agricultures en zones humides au sein du 2nd pilier de la PAC Prise en compte des agricultures en zones humides au sein du 2nd pilier de la PAC Journées mondiales des zones humides PNR de Camargue Vendredi 21 février 2014 agro-environnementale des zones humides 1.1

Plus en détail

Situations illustrées au champ et outils de diagnostic

Situations illustrées au champ et outils de diagnostic Situations illustrées au champ et outils de diagnostic Pierre MORTREUX Chambre d Agriculture du Nord Pas de Calais PROSENSOLS.EU Chantiers d arrachage de Objectifs? Contexte Sol de limon argileux sur craie

Plus en détail

L agroécologie : vers de nouveaux systèmes agricoles

L agroécologie : vers de nouveaux systèmes agricoles L agroécologie : vers de nouveaux systèmes agricoles http://gamour.cirad.fr Michel DURU, Olivier THEROND, Jean-Noël AUBERTOT, Jacques-Eric BERGEZ UMR AGIR, Centre INRA de Toulouse 1 L agroécologie : vers

Plus en détail

Changement climatique et ses implications dans le secteur agricole

Changement climatique et ses implications dans le secteur agricole Changement climatique et ses implications dans le secteur agricole Jean-Louis DAIGLE et Caroline PAGÉ Centre de conservation des sols et de l eau de l Est du Canada Saint-André, Nouveau-Brunswick Présentée

Plus en détail

Chapitre 1 : Diagnostics

Chapitre 1 : Diagnostics Chapitre 1 : Diagnostics II Ressource en eau et sols 1. La ressource en eau 1.1 Approche quantitative 1.2 Approche qualitative 2 Les sols 2.1 L'érosion 2.2 Les contaminations Le cycle de l eau pour la

Plus en détail

PHYTO_09 Diversité de la succession culturale en cultures spécialisées

PHYTO_09 Diversité de la succession culturale en cultures spécialisées PHYTO_09 Diversité de la succession culturale en cultures spécialisées Sous-mesure : 10.1 Paiements au titre d'engagements agroenvironnementaux et climatiques Version du 3 février 2015 1. Description du

Plus en détail

L'évaluation agri-environnementale

L'évaluation agri-environnementale L'évaluation agri-environnementale au service d'une agriculture durable Jeudi 12 septembre 2013 «PLAGE, un réseau d acteurs et une plate-forme WEB dédiée à l évaluation agri-environnementale et de la durabilité

Plus en détail

DETERMINATION DE L AZOTE EFFICACE ET DU COEFFICIENT D EQUIVALENCE ENGRAIS DE PRODUITS RESIDUAIRES ORGANIQUES

DETERMINATION DE L AZOTE EFFICACE ET DU COEFFICIENT D EQUIVALENCE ENGRAIS DE PRODUITS RESIDUAIRES ORGANIQUES DETERMINATION DE L AZOTE EFFICACE ET DU COEFFICIENT D EQUIVALENCE ENGRAIS DE PRODUITS RESIDUAIRES ORGANIQUES REALISE PAR : LABORATOIRE LCA 1 rue Samuel Champlain - ZI Chef de Baie 17074 LA ROCHELLE Cedex

Plus en détail

LA GESTION DU FUMIER DE CHEVAL

LA GESTION DU FUMIER DE CHEVAL LA GESTION DU FUMIER DE CHEVAL Le Règlement Sanitaire Départemental (R.S.D.) => s applique à tout détenteur de plus de 3 équidés âgés de plus de 6 mois : Une déclaration en mairie est obligatoire via la

Plus en détail

vous propose UNE FUMURE OPTIMALE la solution de l avenir!

vous propose UNE FUMURE OPTIMALE la solution de l avenir! vous propose UNE FUMURE OPTIMALE la solution de l avenir! Les principaux objectifs et avantages L agronomie En étudiant scientifiquement les critères biologiques, physiques et chimiques, elle joue un rôle

Plus en détail

Sols contaminés: la solution verte

Sols contaminés: la solution verte Sols contaminés: la solution verte Michel Labrecque Chercheur Institut de recherche en biologie végétale Professeur associé département de Sciences biologiques Université de Montréal Phytoremédiation Utilisation

Plus en détail

CORPEN. LES ZONES TAMPONST un moyen de préserver les milieux aquatiques

CORPEN. LES ZONES TAMPONST un moyen de préserver les milieux aquatiques CORPEN LES ZONES TAMPONST un moyen de préserver les milieux aquatiques Cette plaquette présente les bases techniques de la mise en place d une zone tampon : mode d action, diagnostic préliminaire, localisation,

Plus en détail

Agriculture et changement climatique au Sénégal : les réponses de la recherche. Dr Mbaye DIOP ISRA

Agriculture et changement climatique au Sénégal : les réponses de la recherche. Dr Mbaye DIOP ISRA Agriculture et changement climatique au Sénégal : les réponses de la recherche Dr Mbaye DIOP ISRA 1 Comprendre le changement climatique Définition des changement climatiques (CC) La variabilité naturelle

Plus en détail

Théme 1: matière organique et biodiversité

Théme 1: matière organique et biodiversité Théme 1: matière organique et biodiversité Jan Valckx Provincie Limburg (B) Union européenne - Europese Unie Fonds Européen de Développement Régional Europees Fonds voor Regionale Ontwikkeling Interreg

Plus en détail

CASDAR Agroforesterie 2009-2011

CASDAR Agroforesterie 2009-2011 CASDAR Agroforesterie 2009-2011 «Améliorer l Efficacité Agro-environnementale des Systèmes Agroforestiers» Responsable : Agroof Développement Groupe de Travail 5 Réglementations et communication Délivrable

Plus en détail

Fiche HYDRAULIQUE. Pourquoi un caniveau. Pour évacuer rapidement l eau de pluie

Fiche HYDRAULIQUE. Pourquoi un caniveau. Pour évacuer rapidement l eau de pluie Fiche HYDRAULIQUE Pourquoi un caniveau Pour évacuer rapidement l eau de pluie Lors de la réalisation de grands espaces imperméabilisés, les maîtres d œuvre sont confrontés aux problèmes de l évacuation

Plus en détail

UTILISATEUR. Version 2011. Gérer l état organique du sol dans les exploitations agricoles SIMEOS-AMG

UTILISATEUR. Version 2011. Gérer l état organique du sol dans les exploitations agricoles SIMEOS-AMG Outil de SIMulation de l Etat Organique du Sol basé sur le modèle de calcul de bilan humique à long terme AMG de l INRA de LAON G UIDE UTILISATEUR Version 2011 Gérer l état organique du sol dans les exploitations

Plus en détail

Valérie Roy-Fortin, agr. Bio pour tous! - 6 mars 2015

Valérie Roy-Fortin, agr. Bio pour tous! - 6 mars 2015 Valérie Roy-Fortin, agr. Bio pour tous! - 6 mars 2015 Mise en contexte Résultats des essais du CETAB+ Méthodologie; Biomasse et facteurs de variation; Rendements en maïs et corrélations avec l azote apporté;

Plus en détail

Potentiel de production protéique par les variétés de légumineuses à graines

Potentiel de production protéique par les variétés de légumineuses à graines Potentiel de production protéique par les variétés de légumineuses à graines Isabelle Chaillet, ARVALIS Judith Burstin, Gérard Duc, INRA UMR LEG Dijon Avec le concours de JM. Retailleau, GEVES Place des

Plus en détail

programme d Actions Nitrates

programme d Actions Nitrates Les mesures du programme d Actions Nitrates dans les zones vulnérables de la région Bourgogne la bonne dose au bon endroit au bon moment la bonne dose au bon endroit au bon moment 2 La préservation de

Plus en détail

Les zones tampon au sein des bassins versants.

Les zones tampon au sein des bassins versants. Les zones tampon au sein des bassins versants. Diversité, complémentarité et intégration optimale Guy LE HÉNAFF Pour l équipe Pollutions Diffuses IRSTEA de Lyon-Villeurbanne Co-animateur du GT Zones tampons

Plus en détail

TRAITEMENT DE POTABILISATION DES EAUX DE SURFACE ELIMINATION DES IONS AMMONIUM

TRAITEMENT DE POTABILISATION DES EAUX DE SURFACE ELIMINATION DES IONS AMMONIUM TRAITEMENT DE POTABILISATION DES EAUX DE SURFACE ELIMINATION DES IONS AMMONIUM Conf2006/65 1 FORMES DE L AZOTE Minéral Organique Soluble Volatil Etat d oxydation : - 3 à + 5 Conf2006/65 2 L AZOTE MINERAL

Plus en détail

Valeur ajoutée de la modélisation en agriculture dans la chaine de transformation céréalière

Valeur ajoutée de la modélisation en agriculture dans la chaine de transformation céréalière Valeur ajoutée de la modélisation en agriculture dans la chaine de transformation céréalière Philippe Lehrmann, PhD Axéréal Axéréal: structuration en Business Units Groupe coopératif agro-industriel, leader

Plus en détail

Session de formation sur la nutrition minérale des plants forestiers

Session de formation sur la nutrition minérale des plants forestiers Impact des différentes formes d azote (Urée, NH 4+, NO 3- ) sur la croissance des plants et sur le lessivage des engrais Session de formation sur la nutrition minérale des plants forestiers Jean Gagnon,

Plus en détail

Note récapitulative sur les méthodes de diagnostic hydrique des cultures ( DHC), en zone semi-aride, appliquées au bilan hydrique agrométéorologique

Note récapitulative sur les méthodes de diagnostic hydrique des cultures ( DHC), en zone semi-aride, appliquées au bilan hydrique agrométéorologique Note récapitulative sur les méthodes de diagnostic hydrique des cultures ( DHC), en zone semi-aride, appliquées au bilan hydrique agrométéorologique (algorithme d Eagleman). S O M M A I R E 1._ RAPPELS.

Plus en détail

Fertilisation azotée du maïs-grain: démystification, planification et projet SCAN. Gilles Tremblay, agr., CÉROM Julie Breault, agr.

Fertilisation azotée du maïs-grain: démystification, planification et projet SCAN. Gilles Tremblay, agr., CÉROM Julie Breault, agr. Fertilisation azotée du maïs-grain: démystification, planification et projet SCAN Gilles Tremblay, agr., CÉROM Julie Breault, agr., MAPAQ Contenu de la présentation o Recommandations o Connaissances o

Plus en détail

THEME : NOURRIR L HUMANITÉ TP1 : Agriculture, santé et environnement

THEME : NOURRIR L HUMANITÉ TP1 : Agriculture, santé et environnement THEME : NOURRIR L HUMANITÉ TP1 : Agriculture, santé et environnement Une population de neuf milliards d'humains est prévue au XXIème siècle. Nourrir la population mondiale est un défi majeur qui ne peut

Plus en détail

atlas agriculture environnement de l Oise

atlas agriculture environnement de l Oise sols agriculture environnement Institut Supérieur d Agriculture de Beauvais atlas agriculture environnement de l Oise Relations spatiales entre sensibilité des sols et activité agricole Contact Olivier

Plus en détail

Améliorations de l outil d aide à la décision STRATEAU et implémentations de bassins tests

Améliorations de l outil d aide à la décision STRATEAU et implémentations de bassins tests Améliorations de l outil d aide à la décision STRATEAU et implémentations de bassins tests Dans le cadre de la convention signée entre l Ambassade de l Eau et l ensemble des Agences de Bassin françaises,

Plus en détail

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace 3 outils complémentaires pour connaître les sols en Alsace La base de données régionale sur les sols d Alsace Le guide des sols d Alsace La base de données régionale sur les sols Le réseau de mesure de

Plus en détail

Drainage et aménagements hydro-agricoles

Drainage et aménagements hydro-agricoles Drainage et aménagements hydro-agricoles Améliorer nos rendements grâce à l égouttement des sols Rivière-du-Loup, 9 janvier 2013 Par Yves Bédard, ing. MAPAQ, Chaudière-Appalaches UNE PARCELLE CULTIVÉE

Plus en détail

Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale

Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale Agriculture and Agri-Food Canada Agriculture et Agroalimentaire Canada Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale Les initiatives environnementales Eau Nutriments,

Plus en détail

UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES Avant-propos: Le sol est un milieu vivant et fragile en constante évolution. On pourra l améliorer ou le détruire en fonction des actions que l on effectuera sur

Plus en détail

Le Tableau de Bord du SAGE Vienne

Le Tableau de Bord du SAGE Vienne Le Tableau de Bord du SAGE Vienne - Décembre 2008 - Etablissement Public du Bassin de la Vienne 3 place du 11 novembre 87220 FEYTIAT Tél. : 05.55.06.39.42 Fax. : 05.55.30.17.55 epbv@epbv.fr www.eptb-vienne.fr

Plus en détail

Des innovations pour les enjeux multiples des productions vivrières et maraîchères des Antilles.

Des innovations pour les enjeux multiples des productions vivrières et maraîchères des Antilles. Des innovations pour les enjeux multiples des productions vivrières et maraîchères des Antilles. F. Bussière, Y.M. Cabidoche, D. Pétro, J. Sierra, D. Cornet, S. Guyader, H. Ozier-Lafontaine, R. Tournebize,

Plus en détail

L agriculture biologique au service de la qualité de l eau

L agriculture biologique au service de la qualité de l eau Dossier Page 6 L agriculture biologique au service de la qualité de l eau Dossier réalisé grâce aux docuements FNAB, Terre Direct, le site du DD, IAAT. L'Europe, au travers de la Directive Cadre sur l'eau,

Plus en détail

CLIMAGRI : Guide méthodologique et guide des facteurs d émissions et références utilisées Facteurs Juin 2011

CLIMAGRI : Guide méthodologique et guide des facteurs d émissions et références utilisées Facteurs Juin 2011 CLIMAGRI : Guide méthodologique et guide des facteurs d émissions et références utilisées Facteurs Juin 2011 Guide réalisé par : Sylvain Doublet, SOLAGRO (sylvain.doublet@solagro.asso.fr) Contact ADEME

Plus en détail

TCS, strip-till et semis direct

TCS, strip-till et semis direct Témoignage dethierry Lesvigne Polyculture Elevage Bovin Lait La Bernaudie 24 480 ALLES- SUR-DORDOGNE Depuis 2008, Thierry Lesvigne a choisi repenser l ensemble de son système agronomique et a arrêté définitivement

Plus en détail

N-Tester. Le pilotage de l azote tout simplement

N-Tester. Le pilotage de l azote tout simplement N-Tester Le pilotage de l azote tout simplement La fertilisation azotée : Une approche globale Réconcilier rendement et environnement Il est scientifiquement établi depuis fort longtemps que le risque

Plus en détail