Diagnostic territorial
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- Robin Lafleur
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1 SCoT DU VAL MAUBUEE Diagnostic territorial 07 Mai 2009 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 1
2 1. PRÉAMBULE Contexte régional Une structuration du territoire polycentrique Le Val Maubuée, une histoire basée sur le temps long et qui connaît une dynamisation considérable lors du lancement de la Ville Nouvelle dans les années Un territoire au fonctionnement polycentrique Logique d'acteurs Les documents réglementaires Les documents contractuels UN POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE A VALORISER ET EXPLOITER La fonction tertiaire insuffisamment valorisée dans un tissu économique diversifié Le positionnement du Val Maubuée au sein de Marne-la-Vallée qui est le troisième pôle tertiaire d Île-de-France Des filières à potentiel en relais des filières traditionnelle Les pôles de compétitivité : des outils d aide à la visibilité économique et de structuration des acteurs Des atouts insuffisamment valorisés : la Cité Descartes et l offre foncière/ immobilière Des fragilités à résorber : l accessibilité et l équipement en très haut débit Une offre en loisirs touristiques à valoriser Une armature commerciale insuffisamment structurée Une forte progression des emplois et de la population active à poursuivre Un tissu économique principalement constitué de PME/PMI et TPE/TPI Une forte progression des emplois depuis 30 ans Une croissance de la population active à pérenniser au regard des évolutions démographiques Des zones d activités présentant différents types de potentialités Une concentration des activités économiques en ZAE Des dynamiques variables et des marges de manœuvre foncières Des projets sur les territoires voisins à prendre en compte Des activités en zones urbaines à redynamiser Synthèse des enjeux «Economie» 44 SOMMAIRE SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 2
3 3. UNE SITUATION STRATÉGIQUE À RETROUVER Pôles générateurs de déplacements et migrations alternantes : une circulation dense sur le territoire De nombreux pôles générateurs de déplacements L'aérodrome de Lognes/ Emerainville Migrations alternantes : des flux importants Un réseau viaire très hiérarchisé mais peu lisible Les grands axes desservant le territoire : atouts et dysfonctionnements Les difficultés de desserte interne Délaissés de l'a103 et de la RD 199/ Les liaisons douces : un réseau à développer Le stationnement : une forte demande, une offre à adapter Des parcs relais saturés Offre en stationnement dans les centres villes Une offre en transports collectifs dense et diversifiée mais néanmoins à compléter et adapter Le RER A : un atout devenu facteur de blocages pour le fonctionnement du territoire Les gares : un fonctionnement à optimiser Le réseau de bus : un maillage en cours de hiérarchisation à réadapter aux besoins des habitants Synthèse des enjeux «Transports et déplacements» UNE ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE POSITIVE À MAINTENIR EN FAISANT ÉMERGER UN NOUVEAU MODÈLE URBAIN Un ralentissement de la croissance démographique Une tendance à la stabilisation de la population Dans un contexte spécifique et dynamique de ville nouvelle Des évolutions démographiques contrastées au sein du territoire Un territoire fragilisé Un fort déficit migratoire Une diminution des naissances Une population qui reste jeune malgré des signes de vieillissement Une baisse de la taille des ménages 67 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 3
4 5. L HABITAT, LEVIER DU DYNAMISME DÉMOGRAPHIQUE Une stabilisation de la construction neuve Un parc de logements en hausse et récent Une construction neuve qui se stabilise Une raréfaction des disponibilités foncières Un marché immobilier qui pénalise les primo-accédants et certaines catégories de locataires Un turn-over très faible dans les grands logements Une offre en petits logements insuffisante Un parc privé ponctuellement dégradé Un secteur locatif privé peu représenté Un parc locatif social important, mais toujours insuffisant pour répondre à la demande et parfois à requalifier Un marché immobilier tendu Le logement des populations spécifiques Le logement des personnes défavorisées L offre d hébergement temporaire et d urgence L hébergement des jeunes travailleurs Les foyers de travailleurs migrants Le logement des étudiants Le logement des personnes âgées Le logement des personnes handicapées L accueil des gens du voyage Synthèse des enjeux Démographie Habitat UNE OFFRE EN EQUIPEMENTS A ADAPTER AUX AMBITIONS DE DEVELOPPEMENT DU VAL MAUBUEE Enseignement supérieur : une offre centrée autour de la Cité Descartes Équipements scolaires de proximité : un territoire en situation de suréquipement qui fait face au vieillissement de sa population Équipements de la petite enfance et de la jeunesse : une offre qui se développe mais qui reste cependant limitée Une offre en équipements sportifs satisfaisante, de nombreux aménagements en cours La base de loisirs de Torcy et les étangs de la ville nouvelle Un projet de piscine intercommunal pour rééquilibrer l offre nautique Des équipements sportifs de proximité en pleine expansion pour répondre à l augmentation de la population adolescente 86 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 4
5 6.5. Equipements culturels et de loisirs Centres de loisirs : des équipements qui se pérennisent Le Centre d art et de culture de la Ferme du Buisson Le Conservatoire du Val Maubuée Un patrimoine historique véritable objet d art et de culture La performance du réseau de médiathèques du Val Maubuée Équipements de santé Synthèse des enjeux «Équipements» SYNTHÈSE Les grands enjeux transversaux Des enjeux spatiaux à 3 niveaux d'échelle 94 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 5
6 1. PRÉAMBULE 1.1.Contexte régional L'agglomération de Marne-la-Vallée/Val Maubuée a été créée par décret du 11 août Son caractère d'opération d'intérêt National et régional a été confirmé par la loi du 13 juillet 1983 portant modification du statut des agglomérations nouvelles. Elle regroupe à ce titre un certain nombre de Projets d'intérêt Général au sens du Code de l'urbanisme. Par arrêté du 15 Décembre 1983, le Préfet du Département de Seine-et- Marne a modifié le périmètre de l'agglomération nouvelle du Val Maubuée, en application de la loi du 13 Juillet 1983 relative au statut des agglomérations nouvelles. Le développement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée devait contribuer au rééquilibrage vers l'est de la région Île-de-France, en partant des secteurs I et II, les plus proches de Paris, pour atteindre le secteur IV avec l'aménagement du Val d'europe. Les six communes du Val Maubuée qui constituent le secteur II sont regroupées au sein du Syndicat d'agglomération Nouvelle de Marne-la- Vallée Val Maubuée qui a accompagné l'aménagement de l agglomération nouvelle tout au long de son développement en partenariat avec Établissement public d'aménagement EPAMARNE (créé par décret du 17 août 1972 modifié). Le Val Maubuée a connu une croissance spectaculaire, passant de habitants en 1975 à habitants en 2006 (population municipale). Le territoire aborde aujourd'hui la dernière phase du développement initialement programmé au sein de l Opération d Intérêt National. L agglomération nouvelle du Val Maubuée est donc aujourd hui dans une phase d achèvement. Elle rencontre des problématiques de développement de la ville sur elle-même plus que d aménagements massifs. Elle reste cependant un territoire stratégique dans le développement de la Seine-et-Marne, et de la Région Parisienne, au même titre que les autres secteurs de Marne la Vallée, et les autres villes nouvelles. La dernière phase de développement et de transformation, le passage d une ville nouvelle à une ville durable, voit se renforcer les efforts dans un certain nombre de directions, ce en vue de maintenir l attractivité du territoire. Ceci se traduit notamment en terme : de logement, avec l élaboration d un Programme Local de l'habitat visant à répondre aux nouveaux besoins, de développement économique et de création d emplois, de gestion des déplacements, dans le cadre d un Plan Local de Déplacements, de maintien d une mixité sociale, au sein d une dizaine de quartiers en «politique de la ville», d intégration multiculturelle, de préservation de l environnement, avec un territoire dont près de la moitié de la superficie est constitué d espaces verts, de forêts, et de plans d eau, de développement de l offre éducative, d accès à la culture et aux loisirs, de réponse sociale aux difficultés rencontrées par une partie des habitants. Dans le but de construire un projet territorial pérenne et d intégrer les orientations de la loi SRU dans son développement, le SAN a engagé l élaboration de son Schéma de Cohérence Territoriale, véritable outil de planification. Ce SCoT succèdera au Schéma Directeur Local de L élaboration d un SCoT s inscrit dans une démarche qui associe concertation des élus et de la population sur les enjeux, le devenir de leur territoire et la prospective à travers la définition des orientations d organisation spatiale fondées sur la recherche d un développement équilibré et durable. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 6
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8 1.2.Une structuration du territoire polycentrique Le Val Maubuée, une histoire basée sur le temps long Le Val Maubuée tient son nom du ruisseau aujourd hui transformé en un chapelet d étangs qui serpente sur le territoire en se dirigeant vers la Marne. Chacune des communes que sont Noisiel, Champs-sur-Marne, Croissy- Beaubourg, Emerainville, Lognes et Torcy possède son église, son lavoir et parfois même son château témoignant de l histoire seigneuriale de ces territoires. Les fermes présentes sur le territoire sont également des témoins du passé. Au cœur de la Brie, l essentiel du travail des hommes tournait autour de l élevage et de la culture céréalière avant que l Empire Menier ne connaisse son heure de gloire durant l essor industriel du XIXème siècle pour donner aux 6 communes une première ébauche de cohérence territoriale. L ancienne chocolaterie Menier, Noisiel Dans les années 1950, Lognes, Emerainville et Croissy-Beaubourg sont encore des petits villages, alors que Torcy et Noisiel sont à peine plus développés. C est Champs-sur-Marne, avec ses habitants qui connaît le développement le plus important à cette époque et qui connaît une dynamisation considérable lors du lancement de la Ville Nouvelle dans les années 1960 Le Val Maubuée au cœur de la Ville Nouvelle de Marne-la-Vallée Après la guerre , la France connaît une importante crise du logement en parallèle d une véritable explosion démographique. De ce fait, le général De Gaulle s engage dans une politique volontariste de réorganisation de la région parisienne et charge Paul Delouvrier de la création de 5 villes nouvelles : Cergy-Pontoise, Evry, Saint-Quentin-en- Yvelines, Marne-la-Vallée, Sénart. Le Val Maubuée est au centre de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. A ce titre, il a connu un rythme d aménagement sans précédent : plus de deux millions de mètres carrés y ont été construits en trente ans. Par son positionnement au sein de la Région Île-de-France, le Val Maubuée est un pôle stratégique et vivant du développement de l Est parisien. L'Établissement Public d'aménagement Epamarne est créé par décret du 17 août 1972 pour succéder à la «Mission d'études et d'aménagement de la Vallée de la Marne» créée dès Marne-la-Vallée ne comptait alors que 3 secteurs aujourd'hui dénommés : la Porte de Paris, le Val Maubuée et le Val de Bussy. Le 4 ème secteur où Val d Europe sera créé en Le SAN (Syndicat d Agglomération Nouvelle) du Val Maubuée est mis en place en 1984 en référence à la loi du 13 juillet 1983, dite loi Rocard par laquelle les communes retrouvent une part de leur autonomie. Dirigé par un comité syndical, il exerce aujourd hui les compétences des communes pour programmer ou investir dans les domaines de l urbanisme, du développement économique, du logement, des transports, de la voirie et des réseaux. Toujours en développement mais en voie d achèvement, le secteur 2 de Marne-la-Vallée est appelé à perdre son statut particulier de Ville nouvelle dans les années à venir. Ainsi, l agglomération du Val Maubuée rentrera dans le droit commun de l intercommunalité défini par la loi Chevènement de 1999 et l hypothèse de la création future d une communauté d agglomération n est pas écartée. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 8
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10 Une évolution urbaine qui révèle toute l histoire du territoire La carte ci-avant qui présente l évolution de la tâche urbaine du territoire du Val Maubuée met en présence les centres anciens ou marques du passé des communes. Aujourd hui, ceux-ci ont parfois un rôle de centralité urbaine comme par exemple à Lognes ou Champs-sur-Marne, ils ont parfois connu une réhabilitation sous la forme d équipements publics (La Ferme du Couvent transformé en équipement social à Torcy, Ferme du Buisson à Noisiel) ou ne sont encore que des témoins de l histoire du territoire qui méritent d être réhabilités (Château de Croissy, Ferme de Lamirault ). L urbanisation du territoire a été très rapide au lancement de la Ville Nouvelle et les centres urbains anciens ont souvent été concurrencés par les pôles gares RER, créatrices de nouvelles centralités. De plus, le modèle de développement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée apparaît clairement sur la carte de l évolution urbaine ; il ne s agit pas de dégager un véritable centre-ville à partir des centres anciens, mais les schémas polycentriques sont privilégiés fondés sur des centralités de quartiers Un territoire au fonctionnement polycentrique Sur les 3 800ha sur lequel s étend le Val Maubuée, sont constitués d espaces verts ouverts au public, ce qui représente 200m² de verdure par habitant. Bordé au nord par la Marne et ses rus, le paysage est ponctué de 28 étangs, d un grand nombre de massifs forestiers et parcs urbains. De plus le Val Maubuée s inscrit au sein d un territoire élargi dont le caractère naturel a également été préservé : cela est vrai essentiellement au sud avec la forêt de Ferrières ou la forêt de Notre Dame, mais également à l est avec le secteur 3 de Marne-la-Vallée au sein duquel les espaces naturels et agricoles sont encore très représentés. Un territoire dont l identité naturel persiste SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 10
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12 Le tissu urbain est assez hétérogène puisque pavillons individuels, immeubles collectifs et quelques traces du bâti ancien se côtoient dans les différents quartiers du Val Maubuée. Les densités les plus faibles sont observées en majorité au sud de l autoroute A4, essentiellement au sein du tissu pavillonnaire de Croissy-Beaubourg ainsi qu à Malnoue, sur la commune d Emerainville. Concentration urbaine autour des étangs Lotissement Pavillonnaire à Emerainville Si les formes urbaines telles que les lotissements pavillonnaires sont très présentes sur les communes telles que Croissy-Beaubourg ou Emerainville, les autres communes du territoire allient différents types d habitat. Ainsi, le territoire compte des formes d habitat intermédiaire peu consommatrices d espace comme à Lognes par exemple. En général, les opérations à usage d habitat présentent des qualités paysagères certaines. Cela s explique notamment par la volonté émanant de la ville nouvelle d urbaniser le territoire tout en préservant un cadre de vie agréable. Autour de la gare à Torcy En général, les hauteurs de constructions les plus élevées sont rencontrées dans les secteurs des gares : dans la partie sud de Torcy (autour de la gare RER) ainsi qu à Lognes (le long des étangs du Maubuée et aux alentours de la gare) et Noisiel (autour de la gare). Les abords des étangs concentrent de l habitat collectif dont la hauteur varie entre R+3 et R+6/R+7. Exemples de densités observées sur le territoire : - 8 logements/ha sur la totalité du territoire (y compris espaces verts et plans d eau) - 15 logements/ha (sans espaces verts et plans d eau) - De fortes disparités qui persistent entre les territoires : une densité très faible à Croissy-Beaubourg (de 16 à 32 logements/ha maximum sur les parties urbanisées de la commune), 54 logements/ha dans la ZAC Champs Noisiel Torcy. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 12
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14 Le présent diagnostic du Schéma de Cohérence Territorial du Val Maubuée a pour objectif d étudier dans le détail l organisation du territoire selon les différents thèmes que sont l économie, la démographie etc. Les conclusions permettront de dresser les principaux enjeux dont découleront les secteurs prioritaires de développement du territoire dans un objectif de cohérence territoriale. A l heure actuelle, il semble que le territoire organisé de manière polycentrique ait déjà connu un développement considérable et que les potentialités d évolution tiennent plus du renouvellement urbain et de la construction de la ville sur la ville que de l extension urbaine, comme le préconise le concept de développement durable et les grands principes du Grenelle de l environnement. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 14
15 1.3.Logique d'acteurs Les documents réglementaires Le SDRIF Le Schéma Directeur actuellement en vigueur a été approuvé en Un bilan de ce document de planification a été réalisé en 2004 et a laissé apparaître des insuffisances entre la réalité du territoire dans les années 2000 et les préconisations du SDRIF. De plus, le cadre juridictionnel a beaucoup évolué depuis 1994 et le concept de développement durable s est imposé comme pilier central des politiques d aménagement du territoire. C est pour cela qu un nouveau Schéma Directeur de la Région Îlede-France a été adopté par l Assemblée Régionale le 25 septembre Il ne remplacera le SDRIF de 1994 que lorsqu il aura été approuvé par Décret en Conseil d État. Il s agit du document d urbanisme et d aménagement du territoire qui définit la vision globale, à 25 ans, de l Île-de-France. Il s'imposera, en termes de compatibilité, aux SCoT et, à défaut, aux PLU et aux POS. Le SDRIF adopté en 2008 a défini des objectifs en termes : De logement : «viser logements par an pour offrir un logement à toutes les Franciliennes et à tous les Franciliens» D économie : «accueillir l emploi et stimuler l activité économique, garantir le rayonnement international» De transport : «promouvoir une nouvelle approche stratégique des transports au service du projet spatial régional» D environnement : «préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles, et permettre l accès à un environnement de qualité» D équipements et de services. "Le développement de Marne la Vallée a généré un chapelet urbain le long du RER A jusqu au nouveau pôle du Val d Europe et une périurbanisation diffuse sur ses abords. Elle représente encore une part majeure du potentiel foncier de développement urbain du faisceau Est, qui doit être valorisée en termes de densification et au service d une plus grande organisation urbaine. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 15
16 L ensemble de la ville nouvelle de Marne la Vallée doit conforter son fonctionnement en réseau, tout en améliorant ses liaisons avec les centres voisins (Bobigny, Créteil, Montreuil, Chelles, Meaux). La desserte en transports collectifs, interne à la ville nouvelle, sera améliorée, notamment par un transport en site propre entre Lagny-sur- Marne et Val d Europe. Le Val Maubuée connaît plusieurs opérations de renouvellement urbain qui doivent être l occasion d une plus grande densification urbaine. Il profitera du renforcement de l armature de transports collectifs avec la création d une nouvelle ligne de rocade en site propre sur voirie, qui reliera les grands pôles périurbains de l est, de Roissy à Melun- Sénart." Le SDL Le Schéma Directeur Local (SDL) du Val Maubuée a été adopté le 9 avril Depuis la loi SRU, le SDL vaut Schéma de Cohérence Territoriale, mais à défaut de révision avant le 14 décembre 2010, il deviendra caduc. Au vu de cette échéance, de la prochain sortie de l opération d intérêt nationale, ainsi que du projet de nouveau SDRIF, les élus du SAN ont décidé de lancer une révision du schéma directeur local et donc d élaborer un SCoT permettant d accompagner l agglomération dans son évolution. Le PDUIF Le Plan de déplacements urbains d Ile-de-France a été approuvé par arrêté inter-préfectoral le 15 décembre Il a fait l objet d une évaluation portée par le Syndicat des transports d Ile-de-France en Les conclusions du rapport d évaluation ont permis de lancer la révision du PDUIF qui est en cours actuellement. Les objectifs du PDUIF de 2000 étaient les suivants : Diminution de 3% du trafic automobile Diminution de la part de la voiture particulière dans le nombre de déplacements motorisés internes à la grande couronne Augmentation de l usage des transports collectifs de 2% en déplacements, leur part modale devant dépasser le tiers des déplacements domicile-travail et domicile-école Augmentation de 10% de la part de la marche dans les déplacements domicile-école Doublement des déplacements à vélo Augmentation de 3% de la part des tonnages de marchandises acheminées par la voie d eau et le fer. La révision du PDUIF en cours permettra de prendre en compte les évolutions conjoncturelles du territoire comme la sensibilisation croissante de l opinion aux enjeux de développement durable, l augmentation structurelle du prix du carburant, etc. De plus, de nouvelles nécessités ont été repérées par le STIF lors de l évaluation du PDUIF de Il s agit à l avenir de mieux définir dans le document le rôle de chacun des acteurs du territoire, de renforcer le caractère opérationnel du PDUIF (redéfinir plus clairement les objectifs, actions, financement ), et d y intégrer une dimension suivi-évaluation plus efficace. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 16
17 Les documents devant être compatibles avec le SCoT Deux démarches ont été lancées par les élus du Val Maubuée et leur ont permis, parallèlement à la réalisation du bilan de leur SDL, de réfléchir sur certaines thématiques particulières. Le PLD Pour se positionner dans le contexte national et international allant vers la réduction des modes durs de déplacements (Conférence de Rio en juin 1992, loi sur l air adoptée en 1996, PDUIF), les élus du Syndicat d Agglomération Nouvelle de Marne la Vallée Val Maubuée ont décidé d élaborer un Plan Local de Déplacements. L étude a débuté en février 2006 et se prolongera jusqu à l adoption du PLD prévue en décembre Elle comprend cinq phases : Un diagnostic de la situation actuelle, L élaboration de grands principes qui fixeront un cadre à la politique de déplacements, L identification des mesures à mettre en oeuvre, Des réunions publiques L approbation du PLD La démarche prévoyait également l encouragement à la définition de plans de déplacement entreprise (PDE). Une étude a été réalisée auprès des entreprises de la Cité Descartes et de Pariest, mais n a pas encore fait l objet d action concrète. Le PLD met l'accent sur les dysfonctionnements que connaît le Val Maubuée en termes de déplacements : saturation des axes autoroutiers et du RER A, décalage entre l'offre en transports en commun et la demande, notamment au niveau de la desserte en bus, discontinuité des aménagements cyclables, accidentologie. Il propose donc un certain nombre d'orientations et d'actions pour résoudre ces difficultés. Le PLH L élaboration du Programme Local de l'habitat du Val Maubuée est l aboutissement d une volonté des élus d assurer la cohérence des politiques de l'habitat formant un axe prioritaire sur le territoire. Il s est traduit par une délibération du SAN en date du 4 novembre 2004 officialisant la démarche. C est un processus en trois étapes : Un diagnostic sur l habitat et le fonctionnement du marché local du logement, La définition d orientations stratégiques définissant une politique de l habitat sur les 6 années à venir ( ), La déclinaison de ces orientations en programme d actions détaillé. Les objectifs majeurs du PLH du Val Maubuée concernent : La construction neuve de petits logements à loyers maîtrisés pour répondre aux besoins des jeunes ;. La création de petites opérations de logements à loyers maîtrisés dans les centres anciens qui en sont dépourvus pour éviter une fracture entre ces quartiers valorisés et les quartiers de l habitat social ; Le développement d une offre d accession à la propriété dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville pour favoriser une plus grande mixité sociale SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 17
18 Les documents contractuels Le Projet de Territoire de Marne la Vallée Le Val Maubuée s est associé aux autres Collectivités de Marne-la-Vallée pour rédiger une contribution à la révision du SDRIF, en vue d une contractualisation avec le Conseil Général et le Conseil Régional. Ce document, daté de juillet 2007, fixe 4 grandes orientations sur le territoire de Marne-la-Vallée : 1. Favoriser l essor du pôle d enseignement supérieur et de recherche pour un développement économique durable, 2. Améliorer la desserte en transports, 3. Encourager une politique environnementale forte, 4. Doter Marne-la-Vallée des grands équipements structurants indispensables à l accueil de nouveaux habitants. Le C3D En 2005, le Conseil Général de Seine-et-Marne a souhaité aider les intercommunalités dans l élaboration et la mise en œuvre de projets de territoire partagés et durables par la mise en place d'un contrat départemental de développement durable (C3D). Le C3D doit permettre, sur la base d'un projet de territoire défini conjointement, le financement de projets d'intérêts communs à l'ensemble du territoire considéré. Les actions envisagées dans le cadre du C3D du Val Maubuée s'inscrivent dans son projet de territoire et s organisent selon plusieurs axes prioritaires d intervention : 1. Favoriser le développement économique et la création d emplois 2. Encourager les déplacements doux 3. Requalifier les espaces publics et améliorer la cohésion sociale 4. Préserver l environnement du territoire 5. Développer l offre éducative 6. Etendre l accès à la culture 7. Développer la pratique sportive 8. Stimuler la fréquentation touristique Pour les actions consistant en la construction d équipements, les préoccupations de Haute Qualité Environnementale (HQE) constituent une priorité. Concernant les nouveaux équipements construits en ZAC, le respect des normes HQE est désormais une obligation. Le Grand Projet 3 Le Contrat de projets a été engagé au moment même de la révision du SDRIF. Il en constitue l un des moyens privilégiés de mise en oeuvre, en concentrant l action de l État et de la Région autour de trois grands objectifs : la compétitivité et l attractivité des territoires ; la dimension environnementale du développement durable ; la cohésion sociale et territoriale. Dans le cadre du Contrat de projets État-Région (Grand Projet 3), un dispositif régional de soutien aux projets de territoires franciliens, voté le 22 mai 2008, est ainsi mis en place. Il permet aux territoires qui souhaitent engager des actions participant à la réalisation du projet régional d aménagement de disposer d une dotation financière sur toute sa durée. Il s adresse aux collectivités territoriales et leurs groupements, aux Établissements publics d aménagement, aux maîtres d ouvrages délégués, sur tous les territoires franciliens. Il soutient plus particulièrement les territoires contribuant significativement à la création d une offre nouvelle de logements. De nombreux documents de planification à échelle régionale s'appliquent sur le Val Maubuée ; Un SDRIF de 1994 toujours en vigueur mais qui devrait bientôt être remplacé par le projet révisé en 2008 ; Un fonctionnement en réseau au sein de la Ville nouvelle de Marne-la-Vallée qui doit être conforté ; Des actions envisagées dans les documents contractuels qui prévoient notamment des efforts en faveur du développement économique, de l'attractivité du territoire et du développement durable. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 18
19 2. UN POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE A VALORISER ET EXPLOITER 2.1.La fonction tertiaire insuffisamment valorisée dans un tissu économique diversifié Le tissu économique du Val Maubuée est diversifié et présente une dominante tertiaire et commerciale. Il possède des potentiels à exploiter dans le domaine tertiaire, en cohérence avec l existant et dans des perspectives de développement futur sur des secteurs innovants, en lien avec le développement durable Le positionnement du Val Maubuée au sein de Marne-la- Vallée qui est le troisième pôle tertiaire d Île-de-France Marne-la-Vallée représentait en 1999 le troisième pôle tertiaire d Île-de- France, avec emplois proposés dans ce secteur, soit une progression de l ordre de 57% par rapport à 1990 (Insee). Depuis, elle conserve toujours sa troisième place derrière Paris et La Défense. Parmi les secteurs d activités clés ayant porté cette évolution, certains d entre eux ont été confortés tandis que d autres se sont développés. On distingue ainsi : Le commerce, les services aux particuliers (dont les activités récréatives, culturelles et sportives et dans une moindre mesure les hôtels et restaurants) Les services aux entreprises et le secteur de l éducation, de la santé et de l action sociale Ensemble, ils représentaient en % des emplois de la Ville nouvelle. Les activités de conseil et d assistance et les services opérationnels La banque-finance-assurance et autres organismes de crédit (BNP, Crédit Lyonnais, Groupama, etc.) Le développement du tertiaire s est aussi produit autour de centres de recherche et d établissements de formation tels que la Cité Descartes. Le secteur industriel, notamment agroalimentaire (Nestlé, William Saurin et Herta) et des biens d équipements s est vu aussi conforté plus de en 1999 avec un rapport respectif de 2 et 1,4 fois la moyenne régionale. Des spécificités par sous-secteurs de Marne-la-Vallée sont apparues : Secteur I - Portes de Paris : multimedia-image-audiovisuel, finances Secteur II - Val Maubuée : services aux entreprises, finances, agroalimentaire, commerce Secteur III - Val de Bussy : services aux entreprises, agroalimentaire, commerce Secteur IV - Marne-la-Vallée : services aux particuliers, tourisme Dans le projet de SDRIF adopté en septembre 2008, le territoire de Marne-la- Vallée est identifié comme un «territoire stratégique», et «l État lui a donné le statut d intérêt national concernant le Val Maubuée, Bussy Saint-Georges et le Val d Europe». Le développement tertiaire du Val Maubuée a vocation à être affirmé comme composante d un «pôle de rayonnement est-métropolitain», s appuyant sur la Cité Descartes. Par ailleurs, la Ville nouvelle, à laquelle on ajoute l agglomération de Meaux, fait partie des six territoires éligibles au dispositif de soutien aux projets de territoire «Grand Projet 3», dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région Étant donné sa place de territoire structurant au sein du développement futur de la région Île-de-France, les démarches de valorisation du pôle tertiaire de Marne-la-Vallée émanant des acteurs territoriaux se poursuivent, avec une volonté de renforcer son attractivité. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 19
20 Des filières à potentiel en relais des filières traditionnelle SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 20
21 Six grands domaines d'activités ont été identifiés par Inno-TSD dans le cadre d un diagnostic du caractère technologique de Marne-la-Vallée (2005) : Ceux traditionnels : l agroalimentaire, la métallurgie-mécanique Ceux innovants : l image-audiovisuel Ceux à l interface des deux précédents : les finances, la mobilité des biens et des personnes, les matériaux habitat et construction, l aménagement et la gestion de la ville. Soit existants, soit émergents, ils ont été retenus dès lors que le territoire y présentait des caractères distinctifs ou bien une base d acteurs et d investissements remarquables par rapport aux autres territoires régionaux. D après le baromètre de l économie locale réalisé en 2008 par la Banque de France : Le secteur de l industrie voit sa rentabilité appréhendée notamment par le résultat courant avant impôts diminuer depuis 2005, tandis que la tendance inverse est observée en Seine-et- Marne et en Île-de-France sur la même période. En revanche l effort d investissement appréhendé notamment par le taux d investissement a doublé en 2007 par rapport à 2006, tandis qu il a diminué sur le département et stagné en Île-de-France. Le secteur du commerce voit sa rentabilité augmenter davantage qu en Seine-et-Marne et en Île-de-France en 2007 par rapport à L effort d investissement a très légèrement diminué, tout comme sur le département et la région. Le secteur des services voit sa rentabilité augmenter, dans les mêmes proportions qu en région. L effort d investissement a en revanche diminué par rapport à 2006 et a davantage diminué qu en Île-de-France. Le sous-secteur des services aux entreprises (informatique, ingénierie, activités juridiques/comptables/conseil, sécurité/nettoyage, etc.) voit sa rentabilité augmenter entre 2006 et 2007 comme en Île-de-France, mais contrairement à cette dernière, elle avait diminué entre 2005 et Actuellement, parmi les activités existantes fortement représentées : le Val Maubuée est particulièrement concerné par l agroalimentaire et les finances-banques-assurances auxquels s'ajoute le commerce. Parmi les domaines d'activités à potentiel : la mobilité des biens et des personnes, les matériaux habitat et construction, l aménagement et la gestion de la ville permettraient de renforcer le tissu productif actuel hétérogène et diversifié tout en renforçant l image et l attractivité future du Val Maubuée sur des domaines d'activités d avenir et en rapport avec le développement durable. Ces domaines d'activités regroupent des secteurs d'activités complémentaires tels que : l'industrie, la construction, les services aux entreprises (informatique, gestion, etc.) et aux particuliers trouvant une application en matière de ville et mobilité durables. De nombreux atouts existent en ce sens et sont insuffisamment optimisés à ce jour en faveur du développement du caractère tertiaire du Val Maubuée. Ces atouts reposent notamment sur la présence du pôle majeur d enseignement et de recherche francilien, la Cité Descartes, et de disponibilités foncières et immobilières. Des filières traditionnelles qui s affaiblissent avec le départ de grandes entreprises, par exemple l agroalimentaire, l imprimerie ; Une baisse de la rentabilité des entreprises du secteur de l industrie parallèle à l augmentation de celle des secteurs du commerce et des services ; Un positionnement à affirmer sur les filières de : - la mobilité des biens et des personnes, - l habitat et la construction, - l aménagement et la gestion de la ville : tertiaire de services à la personne et aux entreprises, - en rapport avec le développement durable et la recherche et développement. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 21
22 Les pôles de compétitivité : des outils d aide à la visibilité économique et de structuration des acteurs Le SAN Val Maubuée fait partie de : - Advancity ex «Ville et Mobilité Durables» porte sur trois thématiques préférentielles : ville et aménagement, habitat et construction, mobilité et transports. Bien que spécifiques, elles demeurent hétérogènes et vastes. En 2007, le pôle de compétitivité était classé au 5 ème rang national sur 66 en terme de nombre de projets financés. Il regroupe 48 entreprises, 19 établissements d'enseignement supérieur et de recherche et enfin 21 collectivités. - Cap Digital est davantage ancré à Paris et en Seine-Saint-Denis, autour des thématiques de l image, du multimedia et du numérique. En 2007, il était classé au 1 er rang en terme de nombre de projets financés. Il compte près de 500 adhérents, dont 300 PME/TPE, 20 grandes entreprises et 150 laboratoires de recherche publics. La présence de ces deux pôles de compétitivité et leur médiatisation, audelà de leur fonction de soutien aux projets d entreprise, permet au Val Maubuée de disposer de deux outils en faveur d une meilleure lisibilité économique sur les filières de développement Des atouts insuffisamment valorisés : la Cité Descartes et l offre foncière/ immobilière La Cité Descartes Depuis sa création en 1983, le Pôle scientifique et technique de la Cité Descartes poursuivit son développement : actuel technopôle regroupant un pôle universitaire, des organismes de formation; des laboratoires de recherche, des logements, des entreprises et des services, il a vocation à s affirmer d ici 2012 comme le grand Pôle Scientifique et Technique de l Est parisien, au rayonnement international. La Cité Descartes occupe actuellement 150ha, dont environ 120ha à Champs-sur-Marne, et 30ha à Noisy-le-Grand. Elle est organisée autour de 18 établissements d enseignement supérieur et de recherche fréquentés par plus de étudiants et plus de 50 laboratoires. Plus de 200 formations sont proposées. Environ salariés, dont enseignants et directeurs de recherche, y exercent. Sont formés environ 600 doctorants et 500 ingénieurs et techniciens. Plus de 300 entreprises et une pépinière d entreprises y sont implantées. Le pôle recherche et d enseignement supérieur (PRES) Paris-Est, né en 2007, est composé de : L Université de Marne-la-Vallée L ENPC (École Nationale des Ponts et Chaussées)/ l ENSG L ESIEE (École Supérieure d Ingénieurs en Électronique et Electrotechnique) L École d Architecture de la Ville et des Territoires L Université Paris XII Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) L'INRETS (Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité) L École Nationale Louis Lumière L IFU (Institut Français d Urbanisme) Sur le site, on distingue par ailleurs : L ESTE (École Supérieure de Technologie Électronique) L ISTM (Institut Supérieur de Technologie et de Management) L École des Gobelins L ESO (École Supérieure d Ostéopathie) La plupart de ces organismes sont membres du GIP Polytechnicum Marnela-Vallée, qui fédère les projets communs de 18 établissements d enseignement supérieur et de recherche. Ses trois objectifs consistent à améliorer la qualité du service d enseignement et de recherche par l innovation, approfondir et multiplier les coopérations entre les établissements membres et participer au développement économique local et régional. Parmi les moyens employés, on distingue notamment le développement de l incubateur Polystart, de quatre écoles doctorales, et du réseau à haut débit Remus. Le Polytechnicum fait partie des membres actifs d'advancity. En 2008, la Cité Descartes compte m² de bureaux et m² de locaux de recherche et d enseignement. Son développement est poursuivi avec la réalisation du Pôle Scientifique et Technique (PST) à horizon 2012, qui proposera m² supplémentaires d espaces tertiaires et de services ainsi que m² supplémentaires pour la recherche et l enseignement. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 22
23 Le MEEDDAT (Ministère de l Écologie, de l Énergie, du Développement Durable et de l Aménagement du Territoire) s y implantera sur m² plus de m², avec personnes supplémentaires, dont chercheurs et ingénieurs. Le PST a vocation à faire de la Cité Descartes «un centre d innovation des techniques et des méthodes, en appui aux industriels et à la formation des maîtres d ouvrage dans les champs de la construction et des transports, des matériaux, de l usage rationnel des matières premières et du génie urbain et territorial» (source : appel à projets Cité Descartes, EPAMARNE, 2008) La densification de la Cité Descartes concerne aussi le site situé au nord du PST, qui a fait l objet d un appel à projets lancé par l EPAMARNE à l automne 2008, pour la commercialisation de m² tertiaires. Celui-ci s adresse à des utilisateurs grands comptes, des investisseurs, des commercialisateurs ou bien des promoteurs immobiliers. Le projet lauréat devra notamment répondre aux critères suivants : une destination tertiaire principale et un projet architectural emblématique. Il pourra par ailleurs présenter une programmation en lien direct avec le thème du développement durable, un laboratoire de recherche et développement, un siège social de groupe à dimension internationale, des équipements tels que commerces, services aux entreprises et salariés, hôtels etc. La Cité Descartes constitue une locomotive dont le potentiel est à valoriser en faveur du développement économique et affirmée en tant que telle dans le CPER En effet, elle fait partie des quatre pôles structurants pour le rayonnement international et l aménagement du territoire (Grand Projet 4 : conforter le rayonnement international de la Région Capitale). La Cité Descartes occupe une présence majeure au SDRIF (projet adopté en septembre 2008), et a pour vocation de devenir «un pôle d excellence et de campus autour de projets innovants». Parmi les quatre types de sites franciliens identifiés en vue «d atteindre une masse critique efficace en termes économiques et technologiques», par la constitution «à proximité de sites universitaires et de recherche des territoires d excellence autour de projets innovants regroupant activités économiques, unités de recherche, équipements structurants en matière de recherche et d enseignement supérieur», Marne-la-Vallée/la Cité Descartes fait partie des «territoires majeurs de rayonnement international et de forte concentration pour accroître leur envergure et leur notoriété à l international» La présence du technopôle Cité Descartes vient notamment expliquer la concentration dans le Val Maubuée des établissements de Marne-la-Vallée ayant un département de R&D. Répartition géographique des établissements de Marne-la-Vallée ayant un département R&D en 2005 Secteur III : Val de Bussy; 23% Secteur IV : Val d'europe; 5% Source : EPAMARNE/EPAFRANCE Secteur I : Portes de Paris; 18% Secteur II : Val Maubuée; 54%.La poursuite des projets sur la Cité Descartes Pôle Scientifique et Technique à horizon 2012 ; appel à projets lancé par l EPAMARNE à l automne 2008 fait écho à cette ambition. Ce pôle constitue un levier du développement économique pour le Val Maubuée, bien qu'actuellement il existe un manque de retombées économiques et de synergies entre entreprises et organismes d'enseignement / recherche et développement. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 23
24 L'offre foncière et immobilière Le second atout repose sur les disponibilités immobilières et foncières (cf. partie sur les zones d activités). Sur l ensemble du Val Maubuée, les surfaces placées de locaux mixtes ont diminué de l ordre de 25% entre 2004 et Une diminution est aussi observée sur le secteur Portes de Paris, mais dans une moindre mesure 6% environ. Il s agit des deux secteurs les plus anciens de Marne-la-Vallée. L augmentation des surfaces de locaux mixtes placées sur l ensemble de la ville nouvelle, soit 11%, a été portée en très grande part par les secteurs Val de Bussy et Val d Europe. Ces deux derniers viennent fortement concurrencer le Val Maubuée, qui reste le marché dominant au regard de son volume d offre. Marché des locaux mixtes : surfaces placées En m² Variation Secteur I : Portes de Paris ,9% Secteur II : Val Maubuée ,2% Secteur III : Val de Bussy ,1% Secteur IV : Val d'europe ,4% Source : EPAMARNE/EPAFRANCE Marne-la-Vallée ,3% Marché des locaux mixtes : stocks disponibles En m² Variation Secteur I : Portes de Paris ,6% Secteur II : Val Maubuée ,4% Secteur III : Val de Bussy ,4% Secteur IV : Val d'europe ,8% Marne-la-Vallée ,5% Source : EPAMARNE/EPAFRANCE Les surfaces de bureaux placées du Val Maubuée ont aussi diminué sur la même période (presque 20%) tandis qu elles ont plus que doublé sur l ensemble de la ville nouvelle et ont très fortement augmenté sur les trois autres secteurs. Or, encore une fois le Val Maubuée est leader sur le marché en termes d offre au regard des surfaces disponibles : en effet, il concentre près de 40% des stocks disponibles de Marne-la-Vallée en 2007, soit m² sur m². Cette offre est amenée à se renforcer à court-moyen terme avec notamment les projets d ampleur que sont le développement de la Cité Descartes et la ZAC de Lamirault (40ha à vocation économique). Marché des bureaux : surfaces placées En m² Variation Secteur I : Portes de Paris ,6% Secteur II : Val Maubuée ,1% Secteur III : Val de Bussy ,7% Secteur IV : Val d'europe ,3% Source : EPAMARNE/EPAFRANCE Marne-la-Vallée ,2% Marché des bureaux : stocks disponibles En m² Variation Secteur I : Portes de Paris ,2% Secteur II : Val Maubuée ,4% Secteur III : Val de Bussy ,4% Secteur IV : Val d'europe ,3% Source : EPAMARNE/EPAFRANCE Marne-la-Vallée ,6% Il existe donc des possibilités d accueil, insuffisamment valorisées à ce jour, étant donné la faible attractivité du parc d immobilier d entreprises disponible. Ce déficit d attractivité économique est lié à l absence d image du Val Maubuée en termes de développement tertiaire, d autant plus que les disponibilités ne font pas l objet d un manque de prestations qualitatives, comme c est le cas d un parc de bureaux situé à Lognes, bénéficiant d une bonne accessibilité mais ne trouvant pas preneur. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 24
25 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 25
26 Des fragilités à résorber : l accessibilité et l équipement en très haut débit Bien que bénéficiant d axes structurants, ferroviaires et routiers, le territoire est insuffisamment maillé au niveau des liaisons nord-sud. De plus, les liaisons externes en transports collectifs sont insuffisantes. Cependant, l accessibilité des centres économiques en milieu urbain, tout comme celle des ZAE, est amenée à s améliorer avec l élaboration en cours du Plan Local de Déplacements. Le maillage en haut débit constitue un facteur différenciant pour les entreprises dans leur choix d implantation. Cette préoccupation est présente tant à l échelle du département de Seine-et-Marne qu à l échelle du SAN. L étude finalisée en 2005 portant sur la définition d une stratégie territoriale en matière de desserte en haut débit (réalisée par Tactis), conclut que l offre haut débit 2Mbps est relativement homogène, étant donné la proximité des réseaux d opérateurs et le degré d urbanisation du territoire. Cependant, il est aussi apparu nécessaire de poursuivre les efforts engagés par le Conseil Général de Seine-et-Marne, afin de renforcer l offre en haut débit jusqu à 10 Mbps Mbps, notamment dans les zones d activités. L action du CG77, a été lancée en 2004 dans le cadre d un plan d actions visant à rattraper le retard du département en matière d équipement haut débit (en 2003, 25% des communes de Seine-et-Marne étaient couvertes, aujourd hui 100% le sont). Ce plan d actions a permis de développer le réseau de 1 170km sur le département, une partie en hertzien et l autre en fibre optique. La fin des travaux a eu lieu en janvier Des atouts à valoriser pour renforcer l attractivité économique : - une stratégie de communication et de valorisation des savoir-faires présents sur la Cité Descartes : "matière grise" issue des établissements d'enseignement/recherche et développement en plus du développement foncier, le parc d immobilier d entreprise. Des faiblesses ayant vocation à être résorbées : - l équipement en haut-débit mis en œuvre par le CG 77 à compléter par l action du SAN sur des espaces stratégiques, - l accessibilité des ZAE. Afin de conforter cette offre, d une part pour les résidents et d autre part pour les entreprises, une action complémentaire du SAN permettrait de mieux satisfaire les services proposés, notamment dans les zones d activités économiques. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 26
27 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 27
28 Une offre en loisirs touristiques à valoriser Les loisirs touristiques sont des activités qui contribuent au dynamisme économique local tout en participant à la qualité du cadre de vie des habitants. Au-delà de l aspect naturel et paysager, la présence des bords de Marne en limite Nord du territoire permet d envisager plusieurs types de valorisation : celle du patrimoine bâti, celle des équipements sportifs et de loisirs. Leur requalification entre dans le cadre d un projet régional, se déclinant à l échelle du Val Maubuée étant donné que la Marne occupe un linéaire de 5,5km (Champs-sur-Marne, Noisiel, Torcy). Des synergies entre les différents types d espaces constitutifs de la fonction récréative des bords de Marne sont en cours de développement. Dans le cadre du CPER , le parcours sportif et de loisirs de Vairessur-Marne / Torcy, qui s étend sur 180ha dont 90ha de plan d eau fait partie des quatre équipements d envergure internationale Grand Projet 4. Cette base de loisirs régionale, gérée par l UCPA pour le compte de la région Île-de-France, propose en plus des activités nautiques et sportives golf, tennis, etc. des activités liées à l organisation de rencontres professionnelles (séminaires et incentives). Par ailleurs, dans le cadre du C3D du Val Maubuée, conclu en 2008, l aménagement des bords de Marne a pour objectifs : l amélioration de la perception de la Marne sur le territoire, le développement d une offre de tourisme et de loisirs culturels, sportifs et d animation. Tous les éléments constitutifs de ce cours d eau (milieux naturels humides sensibles à préserver, patrimoine local à réhabiliter, continuités paysagères et fonctionnelles dédiées aux liaisons douces) seront pris en compte. A titre d exemple, un projet d hôtellerie existe à Torcy, dans la ZAC des Coteaux de la Marne (celle-ci est à vocation principale d habitat). De plus, la commune de Noisiel souhaite se doter d un équipement culturel dont le rayonnement s inscrirait au-delà du territoire, avec pour objectif la sensibilisation et l information des publics au patrimoine local. La réalisation de ce projet "Centre d Interprétation de l Architecture et du Patrimoine" (CIAP) en lien avec un projet de musée du patrimoine permettrait au territoire de disposer d une offre touristique et culturelle de qualité à l attention de tous les publics et contribuerait au maillage et au développement touristique et économique du Val Maubuée. Dans une moindre mesure, mais dans la même logique, il a été envisagé des projets pour la mise en valeur du Parc de Croissy-Beaubourg dans le précédent Schéma Directeur. Cette orientation est aussi inscrite au PLU de la commune, approuvé en Elle consistait à développer des activités sportives et de loisirs, en lien avec l habitat et les commerces, et depuis le précédent Schéma, une étude de faisabilité d un centre équestre a été réalisée, sans concrétisation. Les capacité d hébergement touristique en camping classé et en hôtellerie classée sont les suivantes (source : Insee, 2008): Champs-sur-Marne : 1 hôtel classé 2 étoiles proposant potentiellement 220 lits ; Emerainville : 2 hôtels classés 2 étoiles proposant 258 lits ; Noisiel : 1 hôtel classé 0 étoile proposant 34 lits, 1 hôtel classé 2 étoiles proposant 57 lits ; Lognes : 1 hôtel classé 1 étoile proposant 122 lits, 1 hôtel classé 3 étoiles proposant 63 lits ; Torcy : 1 camping classé 2 étoiles proposant 376 emplacements soit un potentiel de lits, 1 hôtel classé 0 étoile proposant 78 lits, 1 hôtel classé 1 étoile proposant 138 lits, 3 hôtels classé 2 étoiles proposant 688 lits. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 28
29 Au total, en 2008 le Val Maubuée présente une capacité d accueil de : lits en camping 2 étoiles ; 112 lits en hôtellerie 0 étoile ; 260 lits en hôtellerie 1 étoile ; lits en hôtellerie 2 étoiles. Le camping de Torcy, composante de la base de loisirs, concentre donc une partie importante des capacités d hébergement, pour un certain type de clientèle différent de celle des activités de séminaire liées au golf. Cette commune concentre la majorité des capacités hôtelières du Val Maubuée en nombre de lits. Marne-la-Vallée compte au total 53 hôtels, dont 12 au Val Maubuée et 16 au Val d Europe (dont cinq 4 étoiles et quatre 3 étoiles). Le Val Maubuée est un territoire peu touristique, il est davantage concerné par une clientèle d excursionnistes, à l exception de la base de loisirs et de plein air et de loisirs de Vaires-Torcy. En effet, les trois pôles touristiques de Seine-et-Marne, 2è département le plus touristique d Ile-de-France après Paris, sont : Le pôle touristique nord : Marne, Ourcq et Morin ; Le pôle touristique sud : Seine et Loing ; Le pôle de Provins. Deux atouts interdépendants : les bords de Marne et la base de loisirs de Vaires-Torcy (inscrite au Grand Projet 4 du CPER ), faisant l objet de projets d ampleur régionale A valoriser en faveur du développement de l économie liée aux loisirs touristiques, tout en améliorant le cadre de vie des habitants SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 29
30 Une armature commerciale insuffisamment structurée Les grands centres commerciaux Si le Val Maubuée est assez bien doté en matière de grands centres commerciaux, il semble que l offre intermédiaire alimentaire soit insuffisante et que certaines centralités commerciales de proximité soient fragiles. Le Schéma de Développement Commercial de Seine-et-Marne (SDC) identifie sept bassins de consommation, couvrant les 514 communes du département. Ces bassins de consommation ont été définis au regard : Des axes de communication et des barrières naturelles ; Des bassins de population ; Des habitudes de consommation. Deux types de bassins de consommation sont identifiés en Seine-et-Marne : Les bassins à dominante urbaine : Melun-Fontainebleau-Sénart (109 communes), Brie-Pontault (22 communes, Meaux-Marne-la-Vallée (169 communes) ; Les bassins à dominante rurale (est du département) : Coulommiers (54 communes), Provins (76 communes), Montereau (43 communes), Nemours (41 communes). Le Val Maubuée est situé au cœur d un triangle formé par trois pôles commerciaux majeurs : Le centre commercial Chelles 2, d envergure supracommunale : m² de surface commerciale, accessible par la N34 proche de la Francilienne ; Le centre commercial de Pontault-Combault, d envergure supracommunale : plus de m² de surface commerciale ; Le centre commercial Val D Europe à Serris, d envergure internationale: environ m² de surface commerciale. On ajoutera le centre commercial Bay 2, qui jouxte les limites du territoire du Val Maubuée et situé sur la commune de Collégien. Peu d évasion commerciale se produit vers ces trois pôles, contrairement à Bay 2, dont la localisation et l historique contribue fortement à son intégration dans les modes de consommation des habitants. Le centre commercial Chelles 2 provoque peu d évasion commerciale. Celui de Pontault-Combault est en revanche attractif, au regard de son accessibilité notamment. Ensuite, le centre commercial Val d Europe est un pôle proposant une offre alternative et permettant de varier des centres commerciaux traditionnels. Peu de concurrence émane donc de ces pôles d envergure voisins. Le Val Maubuée est situé pour partie dans le bassin de Meaux-Marne-la- Vallée et pour partie dans le bassin de Brie-Pontault (Emerainville). L agglomération de Meaux et la ville nouvelle de Marne-la-Vallée ont été regroupés dans la mesure où leurs grands centres commerciaux ont des aires de chalandise qui se superposent (de même que pour Melun- Fontainebleau-Sénart). L analyse des bassins de consommation issue du SDC montre que : Le poids des jeunes et des actifs est supérieur dans les bassins urbains ; Les bassins de Brie-Pontault et de Meaux-Marne-la-Vallée sont les plus dynamiques en termes de croissance de population entre 1990 et 1999 ; Le bassin de Meaux-Marne-la-Vallée concentre 51,2% des logements commencés (construction neuve) entre 1999 et SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 30
31 L offre du Val Maubuée comprend deux grands centres commerciaux : Bay 1 à Torcy, qui propose m² de surface commerciale, et Valorée à Lognes, qui propose m² de surface commerciale. Le centre commercial limitrophe Bay 2 a bénéficié de la délocalisation de l enseigne Carrefour en 2000 et propose une surface commerciale de m². Centre commercial Bay 1 : liste des enseignes (hors restauration) Type Enseigne Cocooning Compagny Conforama Equipement de la maison Elyform Omote Futons Alimentation Les 5 Continents Soins Santé Pharmacie Khun Auto Norauto Équipement de la personne Kiabi Résidence Mister Bed Hôtellerie Hôtel Mister Bed City Agencity Services INC Group Vidéo Futur Cinéma Méga-CGR Multiplexe 16 salles Sport Go Sport Culture-cadeaux-loisirs Balenzo Source : centre commercial Bay 1 Les grands équipements commerciaux sont ainsi bien représentés et leur offre complémentaire. Centre commercial Valorée : liste des enseignes (hors restauration) Type Enseigne La Halle aux Chaussures Équipement de la personne La Halle aux Vêtements Fourniture de bureau et informatique Office Dépôt Électroménager/Informatique/Hi fi Boulanger Animalerie Animalis Auto Autobac Top décor / Flash Bazar Aménagement Maison Saint Maclou Quatre Murs Dépôt vente La Caverne des Particuliers Jardinerie Leroy Merlin Concessionnaire automobile OPEL Source : SAN Val Maubuée Des grands équipements commerciaux biens représentés à l offre complémentaire Peu d évasion commerciale vers les pôles de Chelles, Pontault et Serris, mais un cas particulier pour Bay 2 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 31
32 L offre intermédiaire et l offre de proximité Depuis le précédent Schéma Directeur, l offre alimentaire s est améliorée avec le développement d enseignes telles que : Intermarché à Emerainville : 3 200m² ; Super U à la Ferme du Buisson, Noisiel : 3 300m² ; Paris Store à la Ferme du Buisson, Noisiel : 2 200m²,... En revanche, l offre alimentaire dans des surfaces intermédiaires (1 000m²) est peu représentée, or il s agit de locomotives potentielles pour les commerces de proximité en quartier ou en centre ville. La question des centralités commerciales de proximité fait partie des éléments clés à prendre en compte dans la définition d un modèle de développement urbain. Leur fragilité, était déjà soulignée dans le précédent Schéma Directeur Local, demeure aujourd hui en dépit de quelques évolutions. Actuellement, l offre de proximité est éparse et connaît des dysfonctionnements propres à son manque de visibilité. On peut distinguer 5 types d offre commerciale de proximité : Type 1 - Les commerces d'hyper-proximité : Disséminés dans les quartiers d habitation et très peu visibles, ils répondent souvent aux besoins immédiats de la vie quotidienne ou d urgence. Il s agit de ceux disséminés et fractionnés par quartier, avec un problème de taille critique. C est notamment le cas dans les communes d Emerainville, Croissy- Beaubourg et pour partie à Champs-sur-Marne. Leurs problématiques sont cependant différentes : les deux bourgs d Emerainville, distants l un de l autre, connaissent une situation plus ou moins comparable à celle des deux bourgs de Croissy- Beaubourg, mais diffère de celle du quartier est et sud du Luzard à Champs-sur-Marne. Type 2 - Les centralités commerciales organisées autour des centres anciens, au rayonnement de quartier : Elles sont constituée autour des bourgs et châteaux : Champs-sur- Marne, Noisiel, Torcy, Lognes. Type 3 - Les centralités commerciales organisées autour des gares, au rayonnement interquartier : Il s'agit de Noisiel (avec Le Luzard et un marché forain), Lognes, Emerainville (Intermarché), avec le cas particulier de la gare de Torcy qui dessert Bay 1 et Bay 2. Type 4 - Les centralités commerciales organisées autour d'équipements et de services et de grandes surfaces, au rayonnement interquartier : Il s'agit de La Ferme du Buisson, L Arche Guédon, Le Segrais, Le centre commercial de Champs-sur-Marne. Type 4 - Les centralités commerciales de quartier : commerces de proximité autres, plus constituées que les commerces d'hyper proximité. Des actions plus ou moins volontaristes sont menées en matière de commerce : Les communes de Torcy, Noisiel et Emerainville ont instauré un droit de préemption sur les fonds de commerce, qui constitue par ailleurs un outil d observation. La commune de Champs-sur-Marne mène des démarches en faveur de l implantation de commerces en rez-de-chaussée de constructions de logements. Dans tous les cas, la structure urbaine propre au territoire, avec peu de centres villes identifiés en tant que tels à l exception de Torcy et Champssur-Marne, est principalement à l origine du manque de vitalité des commerces de proximité les plus diffus. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 32
33 Une restructuration de l offre commerciale de proximité implique une redéfinition des centralités : Etant donné le caractère hétérogène et diffus de l offre de proximité de «type 1», des interventions ponctuelles sur des linéaires/pôles précis est difficilement envisageable du fait du manque de taille critique des commerces. Une action d ensemble à l échelle du SCoT n aurait de sens qu en tenant compte du développement urbain futur du territoire : projets de quartiers nouveaux, projets de renouvellement urbain comportant des dimensions mixtes, etc. Ce type de réflexion est mis en place à Torcy depuis 2004, dans le cadre de la définition du projet de ville, qui réorganise les centralités dans le sens nord-sud : autour de la gare RER (intégrant une dimension économique avec des bureaux), la requalification de l A199, la redynamisation du centre ancien et des liaisons vers l Arche Guédon et les bords de Marne. Un manque de taille critique des commerces de proximité et peu de centres villes identifiés Une offre intermédiaire à développer Des centralités de quartier à recréer en fonction du développement urbain futur SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 33
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35 58,2% 65,9% 2.2.Une forte progression des emplois et de la population active à poursuivre Un tissu économique principalement constitué de PME/PMI et TPE/TPI En 2007, le Val Maubuée comptait établissements (Insee), parmi lesquels 84% ont moins de 10 salariés. Pour comparaison, cette part est de 89% en Seine-et-Marne en 2007 et de 91,5% en Île-de-France. Cette caractéristique du Val Maubuée s est affirmée depuis dix ans, étant donné que cette proportion était de 62% lors de l élaboration du précédent Schéma Directeur. La structure des établissements par secteur en 2007 est globalement proche de celle en Île-de-France. En effet, on compte 64,5% d établissements tertiaires au Val Maubuée et 65,9% pour la région. Cette répartition est cependant plus disparate à l échelle des communes : la part des établissements tertiaires est inférieure à 60% à Croissy-Beaubourg et Emerainville. Répartition des établissements par secteur d'activité en ,0% 70,0% 60,0% 67,0% Industrie Construction Commerces et réparation Services 57,4% 67,4% 70,2% 66,3% 64,5% 50,0% 48,6% 40,0% 30,0% 20,0% 10,0% 0,0% Champs-sur- Marne Croissy- Beaubourg Emerainville Lognes Noisiel Torcy Val Maubuée Seine-et-Marne Ile-de-France Source : Insee SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 35
36 Une forte progression des emplois depuis 30 ans La croissance des emplois a été continue depuis 30 ans, avec des disparités cependant au niveau des communes : Entre 1975 et 1990 : le nombre d'emplois a été multiplié par neuf. En 1990, le Val Maubuée comptait un total de emplois, dont sur les zones d'activités développées sur les secteurs d'agglomération nouvelle (précédent Schéma directeur local). En 1999, le nombre d emplois est passé à (observatoire économique et urbain du SAN), ce qui représente une augmentation de 23,5% par rapport à Cette croissance s est poursuivie jusqu en 2007, pour atteindre emplois, soit +8% entre 1999 et 2007 (source : SAN Val Maubuée). Ceci représente près d un tiers des emplois de Marne-la-Vallée. Une croissance globale des emplois, portée par les communes de Champs-sur-Marne, Emerainville et Croissy-Beaubourg Une baisse des emplois à Torcy et Noisiel due au départ de grands établissements dans les secteurs du commerce et de l industrie Moins de chômage de longue durée qu en région (21,10% de DEFM en 2008, pour 27,20% en Île-de-France) Une part des jeunes dans les DEFM plus importante qu'en région (13,50% des demandeurs d'emploi inscrits ont moins de 25 ans pour 10,90% en Île-de-France) Cette évolution est cependant disparate à l échelle des communes : Torcy a perdu le plus d emplois entre 1999 et Ceci est principalement du à la délocalisation de Carrefour dans la zone commerciale Bay 2, à Collégien, en 2003, et de JDC Imprimerie (209 emplois), Henkel Technologies (101 emplois), Louvre Hôtel (410 emplois) en 2007/2008. De même, Noisiel a perdu des emplois notamment du fait de la restructuration interne de Nestlé en 2004 qui a induit une perte de 122 emplois ; du départ en 2006 de Findus (46 emplois) et Norgren (126 emplois). Croissy-Beaubourg, Emerainville et Lognes ont dépassé leur objectif à horizon 2015 (objectif du précédent Schéma Directeur) en matière de ratio emploi par actif résident (cf. partie population active). Cette évolution est notamment due au renouvellement des activités sur la ZAE Pariest, tandis que Lognes a accueilli des établissements comme Burton, MediaPost et bien d autres. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 36
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38 Une croissance de la population active à pérenniser au regard des évolutions démographiques Le Val Maubuée propose en emplois. Rapportés à la dernière population active connue, actifs en 1999, ceci correspond à un ratio de 0,9 emploi par actif résident. Evolution de la population active et perspectives à l horizon Pop. active Nb emplois/ actif Pop. active Nb emplois/ actif Pop. active Nb emplois/ actif Champssur-Marne , , ,75 Croissy- Beaubourg , , ,81 Emerainville , , ,90 Lognes , , ,99 Noisiel , , ,98 Torcy , , ,74 Val Maubuée , , ,98 Sources : Insee, SAN Val Maubuée Revenus fiscaux médians par unité de consommation Variation Champs-sur- Marne ,2% Croissy Beaubourg ,0% Emerainville ,6% Lognes ,5% Noisiel ,7% Torcy ,4% Val Maubuée ,8% Ile-de-France ,3% Sources : INSEE, DGI, EPAMARNE Le revenu fiscal médian par unité de consommation partage les personnes en deux groupes : la moitié des personnes appartient à un ménage qui déclare un revenu par UC inférieur à cette valeur et l'autre moitié présente un revenu par UC supérieur. Cet indicateur permet donc de mesurer le niveau central des revenus par UC au sein d'une zone. Disponible dès le seuil de 50 ménages, le revenu fiscal médian est l indicateur le plus largement diffusé : s il garantit le respect de la confidentialité des données individuelles, il présente aussi l avantage de ne pas être déformé par les revenus extrêmes, contrairement à la moyenne (Insee). Le niveau de vie des ménages, appréhendé ici par le revenu fiscal médian des unités de consommation, a évolué au même rythme que celui de l Ilede-France. En effet, il a varié de +9,8% en Val Maubuée et de +10,3% en Ilede-France. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 38
39 On constate par ailleurs que les résidents du Val Maubuée ont un salaire moyen plus élevé que ceux qui y travaillent. Evolution comparée du chômage entre 2001 et 2008 Salaires moyens des actifs et des résidents en 2004 Salaire moyen des personnes travaillant dans la commune Salaire moyen des personnes résidant à Marne-la-Vallée Champs-sur-Marne Croissy Beaubourg Emerainville Lognes Noisiel Torcy Val Maubuée Source : EPAMARNE Le chômage s est résorbé entre 2004 et 2008, à un rythme plus important qu en Île-de-France. En effet, le nombre de DEFM catégorie 1 (Demandeurs d Emploi en Fin de Mois, personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée, à temps plein) a respectivement diminué de 32,6% et 28% (Insee, SAN Val Maubuée). La question de la qualité des emplois proposés sur le territoire et du niveau de qualification des actifs est à mettre en rapport avec le développement des filières économiques voulues et selon quelle répartition spatiale Source : SAN Val Maubuée, Insee Un niveau de vie des ménages en augmentation mais inférieur à celui de l'ile-de-france Une augmentation de la population active entre 1990 à 1999 mais un risque de stagnation voire de diminution au regard de l'évolution démographique SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 39
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41 2.3.Des zones d activités présentant différents types de potentialités Une concentration des activités économiques en ZAE En 2007, 71,5% des emplois du territoire sont situés dans les 13 zones d activités économiques du territoire (source : SAN Val Maubuée). Ces zones d activités présentent des vocations complémentaires entre elles, mais sont aussi diversifiées dans leur occupation propre. Elles ont été créées par la procédure de ZAC et la plus ancienne date de 1970 : ZAE Ru De Nesles : 1970 ; 187 emplois en 2007 ZAE Torcy : 1973 ; emplois en 2007 ZAE Centre du Luzard : 1975 ; emplois en 2007 ZAE Noisiel 2 : 1975 ; emplois en 2007 ZAE Mare Blanche - Noisiel 1 : 1975 ; 772 emplois en 2007 ZAE Centre Urbain du Mandinet : 1977 ; 320 emplois en 2007 ZAE Mandinet : 1977 ; emplois en 2007 ZAE Pariest : 1977 ; emplois en 2007 ZAE Chemin de Croissy : 1982 ; 185 emplois en 2007 ZAE Valorée : 1982 ; 366 emplois en 2007 ZAE Malnoue : 1984 ; emplois en 2007 ZAE Descartes : 1986 ; emplois en 2007 ZAE Bay 1 : 2004 ; emplois en 2007 La surface bâtie, en 1995, dans l ensemble des zones d'activités représente un total de 1,7 millions de m² SHON. D après le SAN, cette surface est portée à environ 1,9 millions de m² SHON en représente une augmentation de 23,5% par rapport à En parallèle, le nombre d emplois a augmenté sur la même période d environ 15%, en passant de emplois à emplois en 2007 (source : SAN Val Maubuée). Les densités en zones d activités ont peu varié depuis A cette date, on comptait un COS moyen de 0,46 (pouvant atteindre 1,3 dans les secteurs de bureaux). En 2007, le COS moyen en ZAE est de 0,47. Il en est de même pour les densités d emplois pour 100m² SHON : en 1995, on comptait un ratio moyen de 1,46 emploi pour 100m² SHON (pouvant atteindre 2,4 emplois dans les secteurs de bureaux). En 2007, ce ratio moyen est de 1,6 emploi pour 100 m² SHON. Si dans l ensemble les zones d activités affichent des taux d occupation et de renouvellement corrects, leur vieillissement est indéniable et l adaptation de leur offre est nécessaire afin de maintenir leur compétitivité Des dynamiques variables et des marges de manœuvre foncières Différentes dynamiques cohabitent sur le territoire : Pariest évolue au regard des projets des investisseurs, qui reconvertissent les biens immobiliers acquis en locaux mixtes (tertiaires + activités annexes telles que stockage) ; de plus, le site Garmatex fait l objet d un projet de requalification. Elle présente la particularité d articuler les bâtiments et les espaces libres de manière qualitative. La zone d activités Chemin de Croissy a connu le départ de plusieurs entreprises en 2006 impliquant le retrait de 520 emplois dont le renouvellement n a pas eu lieu depuis Le technopôle Cité Descartes poursuit sa croissance (secteur de densification préférentielle au SDRIF adopté en 2008) La zone d activités de Torcy connaît un projet de requalification. La zone d activités de Lamirault (42ha) fait partie des projets de création de ZAE récemment relancée; Le nombre d'établissements est passé de 200 en 1982 à environ en En 2007, on compte établissements dans les ZAE, ce qui SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 41
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43 Une partie des terrains de l aérodrome sera mobilisable à courtmoyen terme (10 à 15ha en cours de négociation avec Aéroports de Paris) ; Parmi les autres mutations possibles à terme : Noisiel 1 et Centre Urbain du Mandinet font partie des secteurs de densification préférentielle au SDRIF adopté en 2008, tout comme la Cité Descartes ; Dans la ZAE Torcy, l emprise prolongeant la D199 - qui sera à terme requalifiée dans la ZAE Torcy fait partie des secteurs de densification préférentielle au SDRIF adopté en 2008 ; tandis que le secteur situé au nord de cette même ZAE est identifiée comme secteur d urbanisation préférentielle ; Il en est de même pour la ZAE Lamirault (42ha) ; initialement ZAC intercommunale, sachant que la tranche située sur la commune de Collégien a débuté sa commercialisation en Des projets sur les territoires voisins à prendre en compte Plusieurs zones d activités jouxtent le territoire du Val Maubuée ou y sont rattachées, en étant susceptibles d avoir des conséquences sur l emploi et la consommation des résidents. C est le cas : De la ZAE Torcy, qui comprend 34ha sur la commune de Torcy et 10ha environ sur la commune de Bussy Saint Martin (Communauté d agglomération de Marne-et-Gondoire, secteur III de Marne-la- Vallée) : 5 entreprises et 90 emplois ; Du centre commercial Bay 2, qui s étend sur 24ha sur la commune de Collégien(Communauté d agglomération de Marne-et- Gondoire) : 115 commerces et emplois ; ZAC du Gué Langlois sur Bussy Saint Martin ; De la ZAC Lamirault-Collégien, qui s étend sur 37ha à Collégien ; créée en 2005, sa commercialisation a débuté en 2008 tandis que la seconde partie de la ZAC située en Val Maubuée est actuellement en suspend ; De la ZAE des Portes de la Forêt, au nord de la ZAC Lamirault- Collégien, qui s étend sur 49ha, toujours à Collégien : 99 entreprises, emplois (source : CA Marne-et-Gondoire) Des activités en zones urbaines à redynamiser Si les ZAE regroupent 71,5% des emplois recensés en 2007, on compte par ailleurs emplois en zone urbaine diffuse. Parmi les principaux centres urbains, on distingue : Le pôle de la gare d Emerainville : depuis l approbation du dernier Schéma Directeur, l enseigne Intermarché aux abords de la gare s est installée ; Nestlé à Noisiel et Torcy : en plus des effectifs du siège de Nestlé, on compte les emplois sur site issus de la présence des services de l EPAMARNE/EPAFRANCE ; L Arche Guédon à Torcy, Le Segrais à Lognes, Le Luzard à Noisiel : pour des activités principalement de commerce de proximité ; La centralité de gare de Noisiel fait l objet de réflexions par rapport à la valorisation du parc relais en activités économiques Le ratio nombre d emplois pour 100m² SHON est de 1,8 dans les centres urbains. Le COS moyen d activités économiques est de 0,4 (source : SAN Val Maubué,e 2008). Des opportunités foncières mobilisables à moyen terme Des potentialités en requalification de ZAE et en requalification urbaine Les alentours des gares constituent des centralités à développer SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 43
44 Thématique Atouts / Potentialités Handicaps / Contraintes Enjeux 2.4.Synthèse des enjeux «Economie» Economie Commerce Loisirs touristiques Une économie diversifiée Une augmentation globale des emplois La Cité Descartes dont le développement se poursuit avec le projet de Pôle Scientifique et Technique Des marges de manœuvre en termes de foncier (ZAC de Lamirault, emprises autoroutières, etc.), d immobilier d entreprise et en renouvellement/densification Deux grands équipements commerciaux générateurs d emplois et d attraction de consommateurs Un patrimoine bâti présent sur l ensemble du territoire Un patrimoine naturel boisé et fluvial représenté par la ressource en espaces verts ainsi que par la Marne et les équipements de culture-sportloisirs associés Une population active susceptible de diminuer au regard des tendances démographiques Un potentiel d attractivité économique insuffisamment valorisé au regard de la dynamique actuelle Des pôles concurrentiels voisins dynamiques : l ACTEP, Val d Europe Un vieillissement des ZAE et une perte de potentiel en renouvellement Des commerces proximité à faible visibilité et manquant de taille critique Une offre culturelle-sportive et ludique insuffisamment valorisée dans une perspective de création de retombées en matière socioéconomique et d image Régionaux : Affirmer le positionnement économique du Val Maubuée dans le secteur tertiaire et les domaines d'activités liés au développement durable : mobilité des biens et des personnes, habitat et construction, aménagement et gestion de la ville, etc. Dans la Ville nouvelle : Améliorer l accessibilité des ZAE par les transports en commun en tenant compte des projets voisins (Lamirault à Collégien, etc) Poursuivre la densification de la Cité Descartes et la création de synergie entre entreprises et établissements de formation Locaux : Faire évoluer les ZAE par des mesures de renouvellement/requalification Y mettre en place un réseau de très haut débit Mettre en valeur les centralités urbaines à potentiels tels que les abords des gares et d autres sites (CSTB à Champs-sur-Marne, UTEC à Emerainville) Locaux : Redéfinir les centralités commerciales de proximité en cohérence avec le développement urbain voulu Favoriser le développement d enseignes intermédiaires (locomotives de quartier) Régionaux : Développer des synergies avec le projet de requalification des bords de Marne Dans la Ville nouvelle et Locaux : Valoriser le cadre de vie tout en économiques indirectes générant des retombées SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 44
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46 3. UNE SITUATION STRATÉGIQUE À RETROUVER Au coeur de la Ville nouvelle de Marne-la-Vallée, le Val Maubuée a une position centrale puisqu il s est construit autour du RER A et se trouve à l intersection des autoroutes A4 et A104. Le Val Maubuée est aussi un secteur limitrophe entre le secteur ancien de la ville nouvelle et les secteurs III et IV en plein développement, autour de Bussy-Saint-Georges et de Val d Europe. Le PLD du Val Maubuée ; qui devrait être adopté en 2010, a d hors et déjà mis en avant un certain nombre d objectifs qui correspondent à la traduction à l échelle locale des orientations du PDUIF qui, lui, s impose sur tout le territoire de l Île de France. Ces objectifs concernent les déplacements automobiles, les transports collectifs, le stationnement, et les «modes doux». En matière de déplacements automobiles, le PLD a pour objectifs de : - diminuer les flux de transit à travers le territoire (quartiers résidentiels notamment) en renforçant la hiérarchie du réseau routier et en orientant les flux vers la Cité Descartes et la ZI Paris Est, - assurer l accessibilité des différents secteurs du Val Maubuée et notamment les pôles générateurs de trafic, - modérer la vitesse du trafic dans les quartiers résidentiels et d équipements publics. Concernant l amélioration des transports collectifs, le PLD souhaite : - offrir un réseau de bus adapté aux besoins des habitants, employés et visiteurs du territoire du Val Maubuée en améliorant les liaisons interquartiers et avec les territoires limitrophes (Noisy-le-Grand, Secteur III ), - améliorer l offre en termes de fréquence pour généraliser l utilisation de ce mode de transport durable. Les objectifs du PLD en termes de stationnement sont d : - améliorer le stationnement aux abords des notamment grâce à l utilisation des parcs relais, gares RER et - adapter une offre en stationnement de courte durée dans les centres bourgs pour renforcer leur attractivité (commerce/service), - offrir des dispositifs de stationnement pour les 2roues aux abords des gares RER et des équipements publics et scolaires. En termes d utilisation des «modes doux», le PLD développe les objectifs suivants : - assurer la continuité des réseaux de liaisons douces notamment en lien avec les secteurs limitrophes, - améliorer l information à la population autour de ces modes de déplacements et des projets envisagés, - développer les actions type «pédibus»/ «vélobus». 3.1.Pôles générateurs de déplacements et migrations alternantes : une circulation dense sur le territoire Sources : Projet de Territoire, Données SAN, PLD De nombreux pôles générateurs de déplacements Les activités économiques sont réparties géographiquement : activités tertiaires essentiellement au nord de l'a4 et autour des gares RER, activités industrielles et logistiques davantage au sud de l'a4, à proximité des échangeurs autoroutiers. Les pôles d'emplois les plus importants sont la Cité Descartes (6 000 emplois, plus de 1000 enseignants et étudiants) et la zone industrielle Pariest ( emplois). Cette dernière supporte un trafic quotidien d'environ véhicules, dont 10% de poids lourds D'autres sites sont largement équipés et bien desservis, avec des fonctions diverses : les centres commerciaux et de loisirs Bay 1 et Bay 2 (sur Collégien), la zone commerciale de Valorée, et, en dehors du territoire du Val Maubuée : le quartier du Mont d'est (Noisy-le-Grand), les Richardets, Lamirault (projet), Bussy centre, la Plaine d'europe, le Prieuré, le Val d'europe. Enfin, les bords de Marne et la base de loisirs sont générateurs de flux locaux et régionaux. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 46
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48 L'aérodrome de Lognes/ Emerainville L'aérodrome est quasiment exclusivement affecté à une aviation de loisirs et de tourisme, ainsi qu'à des écoles de pilotage, ce qui implique une concentration des mouvements sur de courtes périodes (fins de semaines et mois d'été). En 2006, les mouvements hors trafic de transit sont de près de (35% de moins qu'en Les avions des aéroclubs représentent 90% du trafic. Le Plan d'exposition au bruit est en cours de révision ; de nombreux efforts ont été menés pour réduire les nuisances, tels que l'équipement de silencieux d'échappement sur les avions, le respect des circuits de piste, des mesures d'isolation phonique des constructions impactées, etc. Les actifs résidant dans les secteurs 1 et 2 passent plus de temps en moyenne par jour (a/r) dans les transports que les actifs habitant en petite et en grande couronne, alors que les actifs résidant dans les secteurs 3 et 4 y passent moins de temps. Le lieu de travail et le mode de transport des actifs permettent de comprendre ce résultat. Travailler au centre de l agglomération ou prendre les transports en commun favorise des temps de transport élevés. Or, 25 % des actifs résidant dans la partie Ouest travaillent à Paris et 44 % prennent les transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail ; ils ne sont que 17 % et 30 % dans la partie Est Migrations alternantes : des flux importants Avec habitants (population municipale 2006), emplois, élèves scolarisés de l école à l Université, un taux de motorisation comparable à celui de la grande couronne, le Val Maubuée génère des flux importants de déplacements internes (1/4 de la population active travaille sur place mais se déplace néanmoins majoritairement en automobile) mais aussi vers les autres départements franciliens sauf vers Paris et les Yvelines (transports en commun privilégiés). La croissance des flux avec les secteurs III et IV de Marne la Vallée devrait s accentuer avec le fort développement de ces secteurs. Source : IAURIF, Les villes nouvelles, bassins de vie : l exemple de Marne-la- Vallée, novembre 2006 Transports au sein de la ville nouvelle Si le temps de transport global des actifs résidant à Marne-la-Vallée reste proche de la moyenne des villes nouvelles, les moyennes observées dans la partie Ouest (secteurs III et IV) et Est (secteur I et II) de Marne-la-Vallée diffèrent fortement. A contrario, ces derniers travaillent beaucoup plus à Marne-la-Vallée, mais utilisent aussi davantage leur voiture, posant ainsi la question des mobilités internes à Marne-la-Vallée. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 48
49 Déplacements des actifs L analyse des déplacements domicile-travail (source : projet de territoire 2007) des résidents du Val Maubuée montre que sur actifs : - 25% résident et travaillent dans l agglomération, - 25% travaillent à Paris. - 13% travaillent en Seine-et-Marne, dont les 2/5 vers les secteurs 3 et 4 de Marne-la-Vallée. - 8%travaillent en Seine-Saint-Denis. Pour ce qui est des flux entrants, un quart des travailleurs du Val Maubuée est un résident des 6 communes. Les autres viennent majoritairement du reste du département mais aussi des secteurs est de la ville nouvelle et de Seine-Saint-Denis. Les pôles d'emploi du Val Maubuée sont attractifs pour plus de personnes, dont la plus grande partie est originaire du reste du département ( personnes), de la Seine-St-Denis (3 600 personnes), et du Val-de-Marne (1 100 personnes). Le renforcement de l attractivité du territoire génère une baisse relative des flux vers Paris, qui reste toutefois un enjeu important compte tenu de la saturation du RER A qui par ailleurs a de plus en plus une fonction de liaison entre les différents secteurs de Marne-la-Vallée. Les flux banlieue-banlieue continuent à croître, notamment vers Roissy, Cergy-Pontoise, Evry et Orsay dans l'essonne, les pôles de La Défense et Issyles-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine ; parallèlement cependant les transports collectifs répondent très difficilement à ce type de besoins. Dans le même temps, les déplacements domicile-travail régressent peu à peu au profit des trajets ayant un motif de déplacement autre (loisirs, courses ). Déplacements des scolaires Avec près de élèves en 2006 (de l'école à l'université), les déplacements des scolaires sont liés à des problématiques d'échelles géographiques variables : - Pour les établissements primaires, les enjeux se situent plus à l échelle du quartier et concernent le développement de la marche à pieds et notamment à travers l utilisation des pédibus. A Champs-sur-Marne par exemple, il existe actuellement 12 lignes encadrées par les animateurs du service Enfance de la mairie. Il est possible d organiser le développement des transports scolaires par l intermédiaire de plans de déplacements scolaires. - Pour les établissements secondaires, c est à l échelle du Val Maubuée que l usage de la marche à pieds et du vélo est valorisé. L amélioration de la desserte en transports collectifs est également une question qui concerne pleinement les déplacements scolaires du secondaire. - Pour les établissements supérieurs, c est la région qui réfléchit à l amélioration de la desserte en transports collectifs de ces pôles de déplacements. Si la voiture particulière est un des modes de transports utilisés par les étudiants, le vélo et la marche à pieds sont aussi concernés pour les déplacements scolaires supérieurs et leur utilisation est valorisée par la Région et le Val Maubuée. Hormis pour les déplacements à destination de Paris, des Hauts-de-Seine et des Yvelines (réseau ferré en radiale), la voiture reste le moyen de transport le plus utilisé pour les trajets quotidiens, notamment vers le reste de la Seineet-Marne, le Val-de-Marne, l'essonne, le Val d'oise et la Seine-St-Denis (réseau routier en rocade). SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 49
50 La traversée du territoire par l'autoroute A4 ne permet pas de visualiser la richesse et le potentiel du territoire, ni de percevoir les limites de l'agglomération de Marne-la-Vallée. Déplacements internes au Val Maubuée Le PLD relève que les flux domicile-travail internes représentent environ personnes par jour, et sont essentiellement concentrés au nord de l'a4. L'usage des transports collectifs (51% à 54% selon les communes) et de la voiture (36 à 41%) sont privilégiés pour les déplacements intercommunaux du Val Maubuée. L'usage des modes doux est privilégié à l'intérieur de chaque commune, avec une part modale de 16 à 31% pour la marche à pied, ce qui s'explique notamment par la superficie relativement réduite des communes, notamment Noisiel et Lognes. 3.2.Un réseau viaire très hiérarchisé mais peu lisible Les infrastructures autoroutières sont le résultat de la planification des infrastructures de transports en liaison avec la création de la ville nouvelle, d'où la structuration du réseau routier magistral en radiale et en rocade. Le réseau de Marne-la-Vallée se compose ainsi de 2 autoroutes (A4 et francilienne) Le Val Maubuée est le lieu de passage obligé pour les échanges entre le centre de l'agglomération francilienne et l'est, la France et l'europe via l'a4, comme pour les échanges du nord de l'île-de-france et de l'europe vers le sud et le couloir rhodanien via la francilienne. Les flux domicile-travail entre le Val Maubuée et l'île-de-france augmentent, notamment vers le Val d'oise 25% des actifs du Val Maubuée résident sur le territoire une part modale de la voiture plus importante pour les déplacements de banlieue à banlieue, celle des transports collectifs étant plus importante pour les mouvements radiaux vers Paris et l'ouest de l'île-de- France. Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France a prévu dans son rapport : - Des élargissements à réaliser sur l A104, la RN 104, pour adapter la Francilienne au trafic prévisible - L achèvement de l A86 et de l A104 est prioritaire et nécessite le traitement et le dédoublement des troncs communs avec les radiales. - D autres projets doivent contribuer à l allègement du trafic sur les voiries locales, telle que la liaison A4/RN34 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 50
51 Les grands axes desservant le territoire : dysfonctionnements atouts et Les difficultés de desserte interne Sources : PLD, cartes de trafic 2004 de la DDE, comptages routiers 2006 L A4 et la francilienne et leurs 7 diffuseurs offrent au territoire une bonne accessibilité, renforcée par la D199 ("voirie primaire nord") et la D499 ("voirie primaire ouest") qui assurent une desserte interne rapide. Néanmoins, les deux autoroutes sont de plus en plus saturées. Elles supportent en effet des trafics élevés en forte croissance, de l'ordre de véhicules/jour pour l'a4 et véhicules/jour sur la francilienne : outre les problématiques connues des troncs communs A4-A86 et A4- francilienne, des phénomènes dangereux apparaissent tels que l'encombrement de la voie de droite sur l'autoroute A4 au niveau du diffuseur de Ferrières. Elles créent par ailleurs un effet de coupure important entre un nord qui concentre 90 % de la population et 70% des emplois (en majorité tertiaires), et un sud moins peuplé et qui accueille un pôle générateur de trafic conséquent : la Zone d Activités de Pariest (activités à dominantes industrielle et logistique). Si les relations avec les autres secteurs de Marne-la-Vallée sont assurées par un réseau principal dense, les liaisons nord-sud sont fortement contraintes, au nord par le franchissement de la Marne (RD104 au nord-ouest et RD34a au nord-est), au sud par un seul accès à Emerainville avec le franchissement en souterrain de la voie SNCF par la RD361. Ces voies supportent par ailleurs un trafic de l'ordre de 15 à véhicules/jour. Les communes de Champs-sur-Marne, Torcy, Noisiel et Lognes disposent d'un réseau routier dense et hiérarchisé ; les communes d'emerainville et Croissy-Beaubourg disposent d'une offre moins dense et figée par des points de passage obligés pour franchir voie ferrée et autoroute. Le manque de traversée du territoire dans le sens nord-sud constitue une difficulté à souligner. Par exemple, à Champs-sur-Marne, les axes nord-sud du boulevard du Champy-Nesles et l'avenue des Pyramides supportent des trafics respectifs de 17 et véhicules/jour. L'avenue de l'europe, à Torcy, est l'axe le plus chargé du réseau principal avec véhicules/jour. La Francilienne constitue également une barrière et complique les circulations internes à la Ville Nouvelle. Les déplacements internes à l'agglomération de Marne-la-Vallée sont entravés par le défaut de continuité du réseau primaire (RD 199 en cul de sac). Cette situation entraîne un report de trafic local sur l'a4, contribuant à sa saturation Délaissés de l'a103 et de la RD 199/499 L A199 a été déclassée en départementale et l idée de connexion avec l A104 a été abandonnée définitivement. Les emprises initialement dédiées à la liaison entre les deux axes devraient être requalifiées. L Etat a déclaré ne pas être le maître d ouvrage sur les emprises de l A103, l idée d une autoroute est donc abandonnée. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 51
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53 Les liaisons douces : un réseau à développer Aménagés dès le début de la ville nouvelle, les chemins piétonniers et cyclables du Val Maubuée constituent un réseau important : bords de Marne, allée des Bois à Noisiel, promenade de la chocolaterie à Noisiel ou encore promenade du Maubuée (le long des étangs du Maubuée). Les cheminements doux sont donc nombreux, notamment cyclables mais ce maillage souffre de : - De nombreuses discontinuités qui nuisent à leur utilisation, - D'une absence de maillage du réseau cyclable, - D'un manque de lisibilité pour les espaces dédiés au vélos, - D'une absence de sécurisation de certaines traversées (rond point de l'europe par exemple), - D'une dégradation de certains aménagements, - D'une absence de dispositifs de stationnement à proximité des principaux pôles de loisirs, commerces ou services, - D une absence de jalonnement spécifique. Créés davantage dans une optique loisirs, les tronçons cyclables existants offrent pourtant un véritable potentiel pour les déplacements utilitaires du fait notamment de la densité du bâti. Dans le cadre du projet de territoire de Marne-la-Vallée initié par la Région, la création d un véritable maillage de liaisons douces a été étudiée afin de relier les différents secteurs de l agglomération du Val Maubuée et des communes limitrophes : gares, espaces naturels, zones d activités économiques, noeuds de transports, quartiers d habitat, centres commerciaux, etc. Quatre axes est-ouest permettant de desservir les principaux pôles générateurs (berges de la Marne, RD217bis, axe de liaison des gares, liaison Emerainville Croissy-Beaubourg) et trois axes nord sud prioritaires ont été définis dans le schéma cyclable de Marne-la-Vallée afin de : - finaliser les liaisons entre les communes du Val Maubuée et les communes limitrophes, - proposer une alternative à la voiture pour les déplacements domicile-travail et domicile-études, - favoriser le rabattement à vélo sur les gares. Par ailleurs le C3D (Contrat Départemental de Développement Durable) a lui pour objectif de "faire des circulations douces un mode de déplacement à part entière en garantissant la continuité et le confort des cheminements, en mettant en œuvre un jalonnement cohérent, et en informant la population de l'existence des itinéraires". Des actions ont été mises en place : schéma de liaisons douces (surtout le maillage principal, dans une recherche de continuité avec les secteurs limitrophes), projet d'îlot vélos à Torcy (bâtiment de 300m² incluant gardiennage sécurisé, location de vélos, services aux cyclistes et services), réhabilitation, jalonnement et aménagement des interconnexions entre les pistes cyclables rue d'emery et bvd du Clos de l'aumône à Emerainville Le territoire bénéficie d'une bonne accessibilité depuis le réseau autoroutier mais souffre des phénomènes de congestion qu'il subit, d'où des reports de trafic à l'intérieur du Val Maubuée et des heures de pointe marquées par des saturations sur les échangeurs, ainsi qu'aux abords de la gare RER de Torcy et de la cité Descartes. Les liaisons avec les territoires voisins, notamment au nord et au sud, sont de même que les liaisons internes nord-sud, insuffisantes, du fait notamment de points de franchissements des autoroutes, voie ferrée et Marne peu nombreux. Les liaisons douces forment un maillage important mais à compléter, notamment pour favoriser les déplacements utilitaires. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 53
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55 Une offre en stationnement sur voirie gratuite ou réglementée en zone bleue ; Une offre de stationnement en parcs-relais saturée en journée, en raison d une absence de réglementation, d'où des reports sur la voirie ; Un stationnement globalement adapté aux besoins des résidents et autres usagers qui stationnement la nuit, mais des secteurs saturés en journée (y compris dans les secteurs en zone bleue), notamment aux abords des gares. 3.3.Le stationnement : une forte demande, une offre à adapter Des parcs relais saturés places gratuites sont offertes pour le rabattement, dont à la gare RER de Torcy, 380 à Noisiel, 350 à Noisy-Champs, 320 à Lognes. Les parcs-relais sur les territoires voisins sont payants, notamment à Noisy-le- Grand, ce qui induit des reports importants, et donc des difficultés de fonctionnement, sur ceux situés du côté de Champs-sur-Marne. Cette gratuité et leur localisation au cœur des quartiers de commerces et de services encouragent leur utilisation par d'autres usagers, tels que employés et clients de ces commerces et services. Le diagnostic du PLD met en évidence une inadéquation entre cette offre et la fréquentation des gares, notamment pour celles de Torcy et Noisiel. Ce déficit a pour conséquence un important report du stationnement des usagers dans les quartiers voisins des gares Offre en stationnement dans les centres villes Le stationnement sur voirie est gratuit sur l'ensemble du territoire du Val Maubuée. Il est réglementé en "zones bleues" dans les centres bourgs commerçants et à proximité des gares. De nombreux parkings publics de surface ont été créés, ainsi que quelques parcs en ouvrage à la gare RER de Torcy ou dans le quartier du Luzard à Noisiel. Dans les centres bourgs «anciens», l accueil des clients des commerces est parfois rendu difficile à cause du non-respect des zones bleues, qui nuit à une bonne rotation des véhicules. Cette situation est généralement amplifiée par le fait que certaines de ces zones commerçantes se trouvent à proximité des gares RER. En effet, à défaut d une réglementation du stationnement de rabattement sur les gares, de nombreux automobilistes usagers du RER stationnent illégalement sur ces secteurs. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 55
56 3.4.Une offre en transports collectifs dense et diversifiée mais néanmoins à compléter et adapter sans intervenir sur les infrastructures pourraient venir de la mise en service supplémentaire de rames à étage. À noter que le Val Maubuée est partagé entre la zone tarifaire 4 (Noisy- Champs) et la zone tarifaire 5 (Noisiel, Lognes et Torcy). Marne-la-Vallée a organisé l'essentiel de son urbanisation le long du RER A, réalisé en trois étapes (1977 Noisy-le-Grand, 1980 Torcy, 1992 Chessy). SDRIF 2008 : le développement de Marne-la-Vallée a généré un chapelet urbain le long du RER A jusqu'au nouveau pôle du Val d'europe et une périubanisation diffuse sur ses abords. Elle représente encore une part majeure du potentiel foncier de développement urbain du faisceau est, qui doit être valorisée en terme de densification et au service d'une plus grande organisation urbaine. Sources : données SAN Val Maubuée, PLD Le RER A : un atout devenu facteur de blocages pour le fonctionnement du territoire Aujourd'hui 9 stations desservent Marne-la-Vallée par le RER A, et 4 spécifiquement le Val Maubuée: Noisy-Champs, Noisiel, Lognes et Torcy. En périphérie immédiate du Val Maubuée, ce sont les lignes : - Paris/Meaux avec EOLE, lequel dessert Lagny et Esbly (ligne RER E qui se poursuit par une ligne SNCF jusqu'à Meaux) ; la gare de Chelles-Gournay et Vaires-Torcy sont les plus proches du Val Maubuée. - Paris/Tournan (RER E, prolongé en 2003), avec une desserte à Emerainville/ Pontault-Combault Le RER A présente une offre dense avec plus de 130 passages/jour et par sens, une amplitude horaire de 5h à 1h30 et des fréquences inférieures à 10mn aux heures de pointe. Il connaît des problèmes de capacité en raison d'une augmentation de sa fréquentation engendrée par la hausse des liaisons avec Paris et du cabotage interne. Aujourd'hui, les seules réserves de capacités envisagées Le RER E présente des amplitudes et fréquences moins performantes que le RER A Les gares : un fonctionnement à optimiser Les gares RER A de Noisy-Champs et RER E de Chelles-Gournay sont les deux gares les plus fréquentées avec respectivement et entrants quotidiens en gare ; celles de Noisiel et Torcy ont des fréquentations moindres avec et entrants quotidiens, les autres gares ayant moins de entrants. Cette fréquentation a été en hausse sensible entre 2002 et 2005, de l'ordre de 4 à 4,5% annuels. Les gares de Noisy-Champs, Noisiel et Lognes jouent un rôle de gare de proximité, la plupart des entrants s'y rendant à pied (71 à 77%). La gare de Torcy joue aussi sa fonction de proximité, mais dispose d'une aire d'influence plus large puisque une part plus importante d'usagers y accède en transports en commun (31%) ou en voiture (13%). La gare d'emerainville Pontault-Combault est à peu près sur les mêmes proportions, avec un pourcentage de rabattement en voiture plus important ; le rabattement sur le RER E est d'ailleurs diagnostiqué comme insuffisant depuis le territoire du Val Maubuée. Le rabattement en vélo vers le RER reste marginal, faute de dispositifs de stationnement suffisants et adaptés. 40 places abritées ont été créées à la gare d Emerainville en Un abri vélo fermé doit être mis en place à la gare de Noisiel. La gare de Torcy sera dotée de nouveaux emplacements, notamment au sein de la vélo-station. Une solution durable devra être trouvée pour améliorer l accessibilité aux gares par tous les modes alternatifs à la voiture, en particulier le vélo tout en continuant à améliorer l accessibilité à pieds et par les transports collectifs. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 56
57 Déplacements des personnes à mobilité réduite Certains aménagements existent, mais beaucoup reste à faire, notamment pour les cheminements d accès aux gares RER. A ce titre, le SAN a mis en place une commission intercommunale chargée de réfléchir aux actions favorisant l accessibilité aux personnes handicapées des espaces publics et privés du Val Maubuée. La gare d Emerainville / Pontault-Combault est inaccessible du côté Emerainville. Dans les centres anciens, la faible largeur des trottoirs et la qualité des revêtements nuisent aux déplacements des PMR. Pour leur part, les centres réalisés depuis les années 70 favorisent les piétons valides. Fret Une seule ligne ferrée de fret est utilisée, par l'entreprise Garmatex jusqu'en 2005, puis par Altadis. Aujourd'hui cette ligne est sous-utilisée, avec une circulation d'environ quatre trains par semaine Le réseau de bus : un maillage en cours de hiérarchisation à réadapter aux besoins des habitants Le réseau de bus de Marne-la-Vallée emprunte les voiries internes de la ville nouvelle. Au-delà de la zone RATP, ayant pour limite la francilienne, l'organisation du réseau de bus est placée sous la tutelle du syndicat intercommunal des transports (SIT) des secteurs 3 et 4. au 1 er janvier 2005, habitants résidaient dans le périmètre d'intervention du SIT. Les réseaux Le réseau RATP sur le Val Maubuée comporte 7 lignes de bus, lesquelles effectuent principalement un rabattement vers les gares du RER A. Le réseau de transports du département (réseau Seine-et-Marne Express) offre deux lignes de cars en liaison avec l'aéroport Charles-de-Gaulle, Meaux et Melun. Les réseaux des autorités organisatrices voisines effectuent des trajets jusqu'aux gares de Noisiel RER (réseaux "Arlequin" et "Sit'bus" en liaison avec le sud) et Torcy RER (réseaux "Pep's" -6 lignes- et "Sol'Air" en liaison avec l'est). Le Val Maubuée est également desservi de nuit par le réseau "Noctilien" entre Torcy RER et la gare de Lyon. Néanmoins, l offre globale est peu lisible pour l usager puisque plusieurs réseaux se juxtaposent : RATP, réseau PEP S, lignes Seine et Marne express (la gare de Torcy est le terminus du réseau PEP S qui permet la liaison avec les secteurs 3 et 4 de Marne-la-Vallée). Desserte, rabattement, fréquences La fréquence de desserte en heures creuses et surtout en soirée et les weekends et jours fériés, est déficiente et l amplitude horaire des passages est trop faible sur certaines lignes (début du service trop tard le matin et arrêt trop tôt en soirée). Les correspondances horaires bus/rer sont mal assurées à certains pôles d échanges. L absence d aménagements en faveur de la circulation des bus nuit à leur performance, étant de plus en plus pris dans la congestion. Le rabattement en bus vers le RER A est performant pour les quartiers situés au nord du RER A. En revanche, l offre proposée par le réseau RATP ne permet pas d effectuer aisément des déplacements entre les différents secteurs du Val Maubuée. Une problématique particulière concerne les déplacements nord-sud : l accès aux services publics, principalement situés dans la partie nord du territoire (Sous-Préfecture, services intercommunaux, lycées, etc.), est difficile pour les habitants du sud de l agglomération. Par ailleurs, quelques quartiers ne disposent pas d'accès aisé aux transports collectifs : quartier en bord de Marne au nord de Champs-sur-Marne, environs de la rue du Petit Bois et de l'avenue F. Mitterrand à Torcy, le quartier "Les Lions de Beaubourg" à Croissy-Beaubourg, le Vieux-Croissy, les quartiers est du bourg d'emerainville. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 57
58 Une desserte performante par le RER A bénéficiant d'un rabattement performant, une desserte tangentielle par le RER E souffrant d'un manque de rabattement. Une offre d'ensemble peu lisible du fait de la juxtaposition des réseaux, à l échelle du Val Maubuée comme de la Ville Nouvelle dans son ensemble. Une offre de bus insuffisante entre les différents secteurs du Val Maubuée et surtout une desserte peu performante en dehors des heures de pointe et une amplitude horaire insuffisante. Une absence d'aménagements en faveur de la circulation des bus sur le réseau routier SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 58
59 Thématique Atouts / Potentialités Handicaps / Contraintes Enjeux Amélioration du niveau de service du RER A Développement de liaisons entre Eole et le RER A 3.5.Synthèse des enjeux «Transports et déplacements» Régionaux : Dans la Ville nouvelle : Une desserte performante par le RER A bénéficiant bon d'un rabattement La saturation de la ligne A du RER, Transports en commun Une offre dense (en nombre de lignes) en modes de transports collectifs et une réflexion en cours (PLD) pour hiérarchiser les dessertes, développer les axes structurants et les liaisons de rabattement vers les modes alternatifs lourds (RER A et E, Transilien) Un manque de liaisons par bus vers l extérieur et des fréquences de desserte insuffisantes Une absence d'aménagements en faveur de la circulation des bus sur le réseau routier Une incertitude sur la pérennité de la ligne ferrée de fret Création d'un TCSP structurant interne à Marne-la-Vallée et sur l'ex A103 (CPER ) Amélioration de l'intermodalité par l'aménagement des pôles gares Ville Nouvelle et locaux : Une offre en modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle à compléter : maillage des liaisons douces (piétons et vélos) à valoriser, avec la distinction entre les usages (utilitaires et de loisirs), et à compléter afin de faciliter des liaisons intercommunales et inter territoriales sur le plan fonctionnel réorganisation des transports collectifs : amélioration des liaisons internes entre les lieux d'habitat et d'emplois du Val Maubuée pour un meilleur fonctionnement du territoire (desserte, fréquence, amplitude horaire...), Partage équitable des espaces publics à organiser en vue de plus de durabilité Renforcement des rames du RER A liées au cabotage Réflexion autour d un urbanisme de planification en cohérence avec la politique de développement des modes alternatifs à la voiture SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 59
60 Thématique Atouts / Potentialités Handicaps / Contraintes Enjeux Pôles de déplacements Réseau viaire Stationnement Des infrastructures structurantes de niveau national ou régional (surtout est-ouest), Un réseau viaire de desserte interne dense, surtout au nord de l'a4 De nombreux aménagements de modes doux Des liaisons avec les territoires voisins freinées par un nombre de franchissements réduits des grandes coupures est-ouest (Marne au nord, autoroute A4, voie ferrée au sud) Une part modale de la voiture importante pour les déplacements de banlieue à banlieue La saturation de l A4, d'où des reports de trafic à l'intérieur du Val Maubuée Régionaux : Élargissement à 2x3 voies de la francilienne Dans la Ville nouvelle : Amélioration des liaisons structurantes nord-sud Locaux : Requalification (et prolongement?) de la RD 199 Une offre en stationnement gratuite sur l'ensemble des six communes Une desserte interne nord-sud difficile Des parcs relais saturés (effets «carte orange» et gratuité, phénomènes qui parfois se cumulent) ainsi que certains secteurs proches des gares, commerces et services Mise en valeur des centralités urbaines à potentiels tels que les abords des gares Utilisation des documents d urbanisme locaux pour réorganiser le stationnement et la hiérarchie de la voirie afin d encourager le développement des transports collectifs SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 60
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62 Source : INSEE, populations légales 1990, 1999 et L étude «Projections de population à l horizon 2030» réalisée par l Institut d aménagement et d urbanisme (IAU) Ile-de-France confirme cette tendance au ralentissement et estime la population du Val Maubuée à habitants au 1 er janvier Il s agit ici de la population municipale telle que la définit l INSEE. Afin d éviter les doubles comptes, le choix a été fait de raisonner en termes de population municipale et non de population totale. Ce chiffre est issu du recensement de la population de 1999, données sur les populations légales des communes. 2 Source : INSEE, populations légales UNE ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE POSITIVE À MAINTENIR EN FAISANT ÉMERGER UN NOUVEAU MODÈLE URBAIN Marne-la-Vallée, et notamment les secteurs I et II, ont atteint une nouvelle phase de développement. Le Val Maubuée a en effet été un des premiers secteurs d urbanisation de la ville nouvelle. La construction neuve a été la plus intensive entre 1975 et 1999, entraînant une arrivée massive de population. Depuis le début des années 2000, la dynamique démographique est désormais moins liée à l arrivée massive de nouveaux habitants qu à l évolution sociodémographique de la population déjà sur place. 4.1.Un ralentissement de la croissance démographique Une tendance à la stabilisation de la population La population est passée de habitants 1 en 1990 à habitants en Le Val Maubuée a donc gagné habitants en 16 ans, soit une croissance de +0,52% par an. Cependant, depuis 1999, la croissance démographique a connu un important ralentissement. En effet, alors que la population augmente de habitants entre 1990 et 1999 (+0,84% par an), le Val Maubuée ne gagne plus que 762 habitants entre 1999 et 2006 (+0,13% par an). Le solde migratoire a ainsi considérablement chuté ces 20 dernières années. Toujours positif à l échelle de Marne-la-Vallée (contrairement aux autres villes nouvelles), il est désormais négatif dans le Val Maubuée. De plus en plus, la croissance de Marne-la-Vallée repose sur l évolution de la population résidante. L évolution de la composition des ménages et de la répartition par âge des habitants confirme le vieillissement de la population sur place. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 62
63 Source : INSEE, populations légales 1990, 1999 et 2006 Source : INSEE, populations légales 1990, 1999 et Dans un contexte spécifique et dynamique de ville nouvelle A l échelle de la Ville Nouvelle de Marne-la-Vallée, le Val Maubuée se démarque par son faible dynamisme démographique. En effet, il est le seul secteur à avoir un taux de variation annuel inférieur à 1% par an. Les secteurs III (Val de Bussy) et IV (Val d Europe) en cours d urbanisation connaissent des taux de croissance particulièrement élevés (respectivement +3,46%/an et +9,40%/an entre 1999 et 2006). Le secteur I (Porte de Paris), d urbanisation plus ancienne, a vu sa croissance démographique reprendre au début des années Evolution comparée de la population des différents secteurs de Marne-la-Vallée Variation annuelle (%) Evolution comparée de la population de Marne-la-Vallée (base 100 en 1990) Secteur I «Porte de Paris» Secteur II «Val Maubuée» Secteur III «Val de Bussy» Secteur IV «Val d Europe» ,99% +1,90% ,84% +0,13% ,64% +3,46% ,52% +9,40% Marne-la-Vallée ,73% +2,10% Secteur I "Porte de Paris" Secteur II "Val Maubuée" Secteur III "Val de Bussy" Secteur IV "Val d'europe" Marne-la-Vallée SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 63
64 Des évolutions démographiques contrastées au sein du territoire Le Val Maubuée est un territoire contrasté. L autoroute A4 marque une coupure urbaine forte au nord de laquelle se concentre près de 90% de la population. Les communes d Emerainville et de Croissy-Beaubourg situées au sud de l A4 ont connu une croissance démographique moindre. En 2006, ces deux communes totalisent habitants, soit 10% de la population du Val Maubuée et ont conservé un caractère péri-urbain. Les communes de Champs-sur-Marne et Torcy concentrent à elles-seules 55% de la population. Répartition par commune de la population du Val Maubuée en % 18% 17% 29% 8% 2% Champs-sur-Marne Croissy-Beaubourg Emerainville Lognes Noisiel Torcy Source : INSEE, populations légales 1990, 1999 et 2006 D importantes disparités sont constatées dans l évolution démographique des différentes communes, expliquant en partie le ralentissement de la croissance : les communes de Croissy-Beaubourg et Noisiel ont vu leur population diminuer dès le début des années Avec un taux de variation annuel de -0,09% entre 1999 et 2006, Noisiel connaît une légère reprise démographique qui lui permet de stabiliser sa population ; la commune de Champs-sur-Marne a connu une forte hausse entre 1990 et 1999 (+1,49% par an), mais a vu sa population baisser entre 1999 et 2006 (-0,10% par an) ; habitants, malgré un fort ralentissement de leur croissance les communes de Lognes et Torcy continuent à gagner des démographique. Evolution comparée de la population totale entre 1990 et Variation annuelle (%) Champs-sur-Marne ,49% -0,10% Croissy-Beaubourg ,72% -0,83% Emerainville ,47% +0,01% Lognes ,06% +0,48% Noisiel ,66% -0,09% Torcy ,66% +0,50% Val Maubuée ,89% +0,14% Marne-la-Vallée ,73% +2,10% Une stabilisation de la population ; Source : INSEE, populations légales 1990, 1999 et 2006 Un territoire qui se démarque du reste de la ville nouvelle par son faible dynamisme démographique ; Une concentration de la population au nord de l autoroute A4 ; Un territoire plus rural au sud ; Des disparités dans l évolution démographique des communes. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 64
65 Source : INSEE, recensement général de la population Un territoire fragilisé Le ralentissement de la croissance démographique est dû à la combinaison de plusieurs facteurs : un solde migratoire négatif ; une baisse de la natalité ; un vieillissement de la population ; une diminution de la taille des ménages Un fort déficit migratoire Au début de l urbanisation du Val Maubuée, les flux migratoires ont été le moteur essentiel de la croissance démographique. Mais, à partir de 1990, le ralentissement de la construction limite cet apport migratoire et le territoire connaît alors un important déficit migratoire ( habitants entre 1990 et 1999). Toutes les communes, à l exception de Champs-sur-Marne, ont eu un taux migratoire négatif au cours de cette période. La croissance démographique est uniquement due à un solde naturel positif qui a permis de compenser le déficit migratoire. Composition du taux de variation annuel entre 1990 et 1999 Taux de variation annuel due : au solde naturel au solde migratoire Champs-sur-Marne +1,4% +0,1% Croissy-Beaubourg +0,7% -1,4% Emerainville +1,1% -0,7% Lognes +1,7% -0,7% Noisiel +1,3% -2,0% Torcy +1,8% -0,2% Source : INSEE, RGP L étude de l IAU confirme que le solde migratoire tend à se creuser davantage au cours de la période récente avec un déficit migratoire 963 personnes chaque année entre 1999 et 2008 (-518 par an entre 1990 et 1999). Malgré un solde migratoire négatif, le territoire n en demeure pas moins attractif, notamment pour les jeunes en début de parcours résidentiel. En effet, lors des enquêtes annuelles de recensement réalisées par l INSEE entre 2004 et 2007, 26% des ménages résidant dans une des communes du Val Maubuée au 1 er juillet 2005 n y habitaient pas 5 ans auparavant (24,3% à l échelle de la région Ile-de-France) Une diminution des naissances La baisse du taux de natalité touche toutes les communes, contribuant au ralentissement démographique. Le territoire se caractérise cependant par une natalité plus élevée qu en France métropolitaine. Toutes les communes, à l exception de Croissy-Beaubourg au caractère rural plus marqué, avaient un taux de natalité supérieur à la moyenne nationale entre 1990 et Le ralentissement de la natalité se poursuit au début des années 2000 (cf. carte en page suivante issue de l étude de l IAU). Evolution du taux de natalité ( ) Champs-sur-Marne 15,30 12,40 26,90 24,80 17,30 Croissy-Beaubourg 16,50 17,10 23,20 14,00 9,70 Emerainville 10,90 9,20 13,20 22,60 16,00 Lognes 23,80 15,60 15,40 48,00 18,40 Noisiel 19,40 23,70 29,40 24,20 17,10 Torcy 15,20 14,90 25,50 22,50 21,50 France métropolitaine 17,91 16,61 14,24 13,86 12,76 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 65
66 Une population qui reste jeune malgré des signes de vieillissement A l échelle de la région Ile-de-France, la ville nouvelle de Marne-la-Vallée se caractérise par sa jeunesse. Cependant, la population du Val Maubuée connaît des signes de vieillissement lié au vieillissement des familles venues s installer avec de jeunes enfants au moment de l aménagement de la ville nouvelle dans les années 1980 : la part des moins de 20 ans a diminué, passant de 38% en 1990 à 30% en ; la part des 60 ans et plus a quant à elle augmenté : elle représentait 5% de la population en 1990 et 9% en Cette tendance au vieillissement de la population n est pas propre au Val Maubuée, mais est également constatée à l échelle régionale et nationale. L évolution comparée de l indice de jeunesse 2 (cf. graphique ci-contre) permet toutefois de constater que ce phénomène est beaucoup moins marqué dans la ville nouvelle qu aux autres échelles territoriales. Avec un indice de jeunesse de 3,5 en 2005, le Val Maubuée demeure un territoire jeune. Toutes les communes du Val Maubuée ne sont pas touchées de la même manière. Entre 1990 et 2008, la baisse de la part des moins de 20 ans a été particulièrement marquée dans les communes de Lognes et d Emerainville 3. A Croissy-Beaubourg, la forte baisse des jeunes a été compensée par l augmentation de la part des personnes âgées de 60 ans et plus qui est la plus forte du Val Maubuée. Elle est ainsi la commune dont l âge moyen de la population est le plus élevé : 38 ans en 2008, alors qu à Torcy, l âge moyen est de 32,9 ans. Lognes a connu le vieillissement le plus rapide du territoire sur la période avec une augmentation de l âge moyen de 4,9 ans. Le vieillissement de la population est particulièrement marqué dans les quartiers pavillonnaires construits dans les années Source : INSEE, enquêtes annuelles de recensement de 2004 à L indice de jeunesse est le rapport entre la population âgée de moins de 20 ans et la population âgée de 60 ans et plus. 3 Source : IAU Ile-de-France. Projections de population à l horizon 2030 dans le Val Maubuée, document de synthèse. 8,0 7,0 6,0 5,0 4,0 3,0 2,0 1,0 0, Secteur I "Porte de Paris" Secteur II "Val Maubuée" Secteur III "Val de Bussy" Secteur IV "Val d'europe" Marne-la-Vallée Ile-de-France France métropolitaine Ecart (en nbre d années) Champs-sur-Marne 34,7 ans 38 ans +3,3 Val Maubuée 30,3 33,6 +3,3 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 66
67 Mais un territoire qui demeure attractif, notamment pour les jeunes en début de parcours résidentiel, même s ils éprouvent parfois des difficultés à se loger sur place ; Malgré des signes de vieillissement (faible turn-over des ménages venus s installer dans les années 1980, départ des jeunes décohabitants) qui posent la question des besoins en services aux personnes âgées ; Une taille des ménages toujours élevée malgré une forte diminution depuis les années Une baisse de la taille des ménages Depuis 1990, la taille des ménages du Val Maubuée diminue, nécessitant un nombre croissant de logements neufs pour maintenir la population et induisant de nouveaux besoins en petits logements. Cette baisse, plus tardive qu à l échelle nationale, régionale ou départementale, est due à la combinaison de plusieurs facteurs, certains propres au Val Maubuée, d autres constatés également aux différentes échelles territoriales : le ralentissement du rythme de construction et la réorientation de la production neuve vers des logements plus petits ; le vieillissement des ménages arrivés dans les années 1980 qui voient progressivement leurs enfants quitter le domicile familial ; la baisse de la natalité depuis la fin des années 1970 ; l évolution des comportements sociaux (décohabitation des jeunes, mises en couple plus tardives, augmentation du nombre de divorces, etc.) ; le vieillissement des générations du baby-boom combiné à l augmentation de l espérance de vie. Avec 2,80 personnes par ménage en 2008, la taille des ménages dans le Val Maubuée demeure cependant plus élevée qu en Ile-de-France ou en France métropolitaine (2,30 personnes par ménage). 3,40 3,20 3,00 2,80 2,60 2,40 2,20 2,00 3,13 2,98 2,71 Evolution comparée de la taille des ménages entre 1982 et ,20 2,99 2,57 2,66 2,99 2,83 2,40 2,59 2,80 2,70 2, Secteur II "Val Maubuée" Marne-la-Vallée Ile-de-France France métropolitaine Un solde migratoire négatif ; Un taux de natalité en baisse dans toutes les communes du territoire ; Une population jeune ; SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 67
68 5. L HABITAT, LEVIER DU DYNAMISME DÉMOGRAPHIQUE 5.1.Une stabilisation de la construction neuve Un parc de logements en hausse et récent Le Programme Local de l Habitat adopté en 2007 définit les objectifs de la politique du SAN Val Maubuée en matière de logements pour la période Celui-ci prévoit : - de produire une offre de logements permettant de stabiliser la population et de répondre aux différents besoins ; nouveaux logements devraient être construits, essentiellement en vue de l accession à la propriété, et en favorisant la création de petits logements qui font défauts sur le territoire ; - de faire de l amélioration de l habitat un levier pour l attractivité du territoire, la fidélisation de la population, et la mixité sociale ; le SAN prévoit ainsi de participer à la réhabilitation de 200 logements HLM chaque année et 80 logements privés ; un soutien aux copropriétés fragiles sera également accordé ; - de renforcer le partenariat entre les différents organismes et institutions en charge des questions d habitat afin de favoriser une meilleure mixité sociale dans les quartiers et de répondre aux besoins en logements ; - de répondre aux besoins des populations spécifiques, notamment celles ciblées par le PDALPD, mais aussi les étudiants, les gens du voyage, les personnes âgées. Le parc de logements du Val Maubuée a augmenté de 4,05% entre 1999 et 2005 passant de à logements (Source : Enquêtes annuelles INSEE 2005). Évolution du nombre de logements entre 1999 et Évolution Champs-sur-Marne ,04% Croissy-Beaubourg ,13% Emerainville ,68% Lognes ,12% Noisiel ,30% Torcy ,63% SCoT Val Maubuée ,05% Source : INSEE, Enquêtes annuelles 2005 Cette évolution s explique surtout par l augmentation importante du nombre de résidences principales (+6,77% entre 1999 et 2005) puisque le nombre des résidences secondaires diminue. Par sa qualité de Ville Nouvelle, le Val Maubuée dispose d un parc de logements relativement récent : seulement 5% des résidences principales ont été construites avant 1949 contre 82% après 1974 (Source : INSEE, RGP 1999) avec un pic entre 1980 et 1983, période durant laquelle plus de logements ont été construits (Source : Observatoire du SAN). SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 68
69 Une construction neuve qui se stabilise Croissy- Beaubourg Champs-sur- Marne Logements mis en chantier entre 1990 et 2007 Nb de logements mis en chantier Moyenne annuelle Nb de logements mis en chantier Source : SITADEL Moyenne annuelle Emerainville (sur ) 58 Lognes Noisiel Torcy SCoT Val Maubuée Depuis 1982, les chiffres de la construction neuve ont beaucoup diminué même si la moyenne annuelle semble stagner depuis Cela s explique par le caractère particulier de la Ville Nouvelle et des chiffres de la construction très importants dans les années 1970/1980. Si cela a permis une augmentation importante de la population durant ces années là, cela est nettement moins vrai depuis les années En effet, les logements construits sont de plus petite taille, 40% d entre eux sont inférieurs à 2 pièces depuis 1990 alors que ces logements représentaient moins de 20% des constructions sur les périodes précédentes. (Source : IAU). De plus, la taille des ménages a nettement diminué depuis les années 1975 ce qui nécessite la construction de beaucoup plus de logements dans les années 1990/2000 pour un même gain de population Evolution de la construction neuve annuelle de 1962 à Source : IAU, SITADEL Les constructions neuves ont pour beaucoup été le fait de constructions de logements aidés : concernant le logement locatif, entre , 86% des constructions neuves sont des logements aidés et sur la même période, 80% des constructions en accession sont des logements aidés. (Source : PLH, Observatoire du SAN Val Maubuée) Une raréfaction des disponibilités foncières Les communes du territoire du SCoT du Val Maubuée connaissent une relative pénurie du foncier pour leur développement urbain. Peu de zones à urbaniser demeurent disponibles dans les documents d urbanisme des communes. De plus, le territoire du SCoT connaît un certain nombre de contraintes ou coupures d urbanisation : A103, voie ferrée, 40% des espaces naturels classés etc. Ainsi, l identification du potentiel foncier est un véritable enjeu pour le territoire, notamment au niveau des délaissés de l A103 et de la D199/499. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 69
70 Un parc de logements en hausse entre 1999 et 2005 Un rythme élevé de construction neuve, mais stable depuis les années 1990 et, nettement inférieur aux années 1980 (contexte particulier de Ville Nouvelle). Une pénurie du foncier disponible qui risque de freiner le développement de l offre en logements sur le territoire. très importante, puisqu elle atteint de 20% à 50% par an. Mais, cette population ne représente que 18% des occupants du Val Maubuée. L IAU conclut qu en conséquence de ce très faible turn-over au sein des logements, la moyenne d âge de la population de Val Maubuée pourrait être amenée à augmenter. De plus, cette faible mobilité résidentielle pourrait aboutir à une pénurie de grands logements disponibles pour accueillir des familles avec enfants Une offre en petits logements insuffisante 5.2. Un marché immobilier qui pénalise les primoaccédants et certaines catégories de locataires Un turn-over très faible dans les grands logements Les logements individuels de grande taille sont nombreux sur le territoire du Val Maubuée. Selon les enquêtes annuelles de recensement de l INSEE, le nombre moyen de pièces des résidences principales sur le Val Maubuée en 2005 est de 3,8 pièces, contre 3,7 en Ce sont principalement des logements collectifs (68% d entre eux en 1999) contrairement à ce qui est observé dans le département de Seine-et-Marne où 62% des grands logements sont des maisons individuelles. Cependant, le Val Maubuée recouvre quelques disparités puisque le parc de la commune de Croissy-Beaubourg, qui fait figure d exception, est lui, composé à 96% de maisons individuelles et le nombre moyen de pièces y est de 5 pièces par logement. Dans son étude sur les projections de population du Val Maubuée à l horizon 2030, l Institut d Aménagement et d Urbanisme d Île de France a réalisé une estimation de la mobilité résidentielle en Île de France selon le type de logements. Or, il s avère que da ns les logements de plus de 3 pièces, occupés par leurs propriétaires, qui représentent 47% des ménages du Val Maubuée (contre 37% en Île de France), la mobilité résidentielle est très faible, entre 6,3% et 8,5% par an. Inversement, dans le parc locatif privé et chez les locataires de studios du parc social, la mobilité résidentielle est Taille des logements du Val Maubuée en pièces 3-4 pièces 5 pièces et plus Val Maubuée 21% 57% 22% Département de Seine et Marne Région Île de France 21% 51% 28% 38% 47% 15% Source : Filocom 2001 Le parc de logements du Val Maubuée concentre une part très faible de petits logements (21% de 1 à 2 pièces en 2001). Ce constat rejoint celui qui est observé sur le département de Seine-et-Marne mais diffère par rapport aux 38% de logements de 1 à 2 pièces dont est composé le parc francilien. Ces logements s adressant principalement aux ménages primo-accédants, aux ménages de petite taille, notamment issus de la décohabitation ainsi qu aux ménages à faibles ressources qui sont en attente d un logement dans le parc social, le manque de logements de petite taille est assez pénalisant pour le territoire du SCoT. En conséquence, un des objectifs majeurs du PLH du Val Maubuée consiste en la promotion de l offre en petits logements à loyers maîtrisés, dans le secteur locatif notamment. Cela passe par la construction neuve de ce type de logements mais aussi par le soutien aux opérations d amélioration des logements, de restructuration dans le parc social et de conventionnement dans le parc privé. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 70
71 Un parc privé ponctuellement dégradé Le parc privé se compose de résidences principales (soit 61% du parc total) (Source PLH) et le PLH du Val Maubuée y a relevé quelques signes de dégradation : - Le PLH a soulevé la relative ancienneté du parc privé par rapport à l ensemble du parc, même si cela concerne plus particulièrement les logements occupés par leurs propriétaires puisque le parc locatif privé a connu de récents dispositifs de soutien. - En dépit du fait qu aucun arrêté d insalubrité ne concerne le parc de logements du secteur du Val Maubuée, 230 logements sont tout de même qualifiés de potentiellement indignes dans le PLH de 2006, soit 1,3% du parc privé. Cependant, une nette amélioration est à noter puisque cela concernait 336 logements en Des copropriétés en grandes difficultés concentrent des personnes aux revenus modestes et qui ne parviennent plus à payer leurs charges. Cela concerne celle de Luzard à Noisiel qui a fait l objet d un plan de sauvegarde ( ), celle du Mail à Torcy (Plan de sauvegarde du Mail ), et celle du Clos d Emery à Emerainville. - Le PACT ARIM et l Association des Paralysés de France ont également soulevé des problèmes de maintien à domicile pour les personnes âgées ainsi que d accès à un logement adapté pour les personnes à mobilité réduite. Cependant, des actions ont été mises en œuvre pour l amélioration de l habitat, essentiellement en direction des propriétaires occupants. Ainsi, entre 1999 et 2005, l ANAH a financé des travaux d amélioration pour 768 logements soit de manière diffuse (39% des interventions) soit dans le cadre d OPAH ou de Plans de sauvegarde (41%). Cela concerne les travaux liés à l assainissement pour la majorité (51%) mais aussi les ravalements, le chauffage, les toitures, la menuiserie, les réseaux d électricité et d eau et également l adaptation des logements au handicap. Depuis 2008, le SAN Val Maubuée finance également des travaux pour la réhabilitation de l habitat Un secteur locatif privé peu représenté Sur le territoire du Val Maubuée, le marché de la location ne représente que 22% du parc de logements privé, et se caractérise par une surreprésentation des petits logements (36% de logements de 1 à 2 pièces). 78% des logements du parc privé concernent des propriétaires occupants. Si ce constat est équivalent à ce qui est observé sur le département de la Seine et Marne (21% de locataires et 79% de propriétaires occupants dans le parc privé), cela est beaucoup plus important que sur la région Île de France (respectivement 39% et 61%). Le parc locatif privé représente une première étape dans le parcours résidentiel des ménages du Val Maubuée (57% des locataires y ont moins de 40 ans). De plus, il concerne principalement les ménages de petite taille (57% de ménages à 1 ou 2 personnes) ou monoparentaux (17,5% des locataires du parc privé). La faible offre en logements locatifs privés dont souffre le Val Maubuée pourra donc poser problème au regard du phénomène démographique observé de desserrement des ménages Un parc locatif social important, mais toujours insuffisant pour répondre à la demande et parfois à requalifier Le Val Maubuée dispose d un parc locatif social très important qui représente 37% du parc total en 2007(alors que la moyenne régionale est de 24%). Ceux-ci sont majoritairement présents sur les communes de Champs-sur-Marne, Torcy, Noisiel et Lognes ; par ailleurs, les communes de Croissy-Beaubourg et Emerainville présentent une offre moindre, respectivement de 66 et 623 logements sociaux. Le territoire du SCoT concentre à lui seul 13% des logements sociaux du département. Le parc social du territoire du SCoT du Val Maubuée est géré par 29 organismes bailleurs. Cependant, la majorité des logements du parc social se répartit entre 9 bailleurs dont 2 disposent de plus de logements chacun, et 7 disposent de parcs comprenant entre 500 et logements. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 71
72 Malgré l importance du parc social sur le territoire du Val Maubuée et une vacance faible (de 2,2% à 3,3% du parc selon les communes contre 5,5% du parc en moyenne en Seine et Marne), le marché du logement social connaît des tensions. En effet, en plus de la croissance du phénomène de sur-occupation des logements sociaux observé dans certains quartiers (Source : PLH, Filocom), le diagnostic du PLH de 2006 rappelle les résultats de l enquête «attribution 2003» de l Observatoire du logement social en Île de France et montre que le taux d attribution 1 de logements sociaux est plus faible sur le territoire du SCoT (hors Emerainville) que sur le département ou la région. Il est de 7,5% à Noisiel ou 8,2% à Torcy contre 10,8% sur l ensemble de la Seine-et-Marne et 8,4% sur la région Île-de-France. Parc social du Val Maubuée en 2005 Les demandeurs de logements sociaux du Val Maubuée sont majoritairement jeunes (2/3 ont moins de 40 ans) et cela concerne généralement des ménages de petite taille puisque plus d 1/4 sont des personnes seules et près des ¾ comptent moins de 4 personnes. Une demande sur 4 est également le fait d un ménage étranger. Les logements sollicités sont majoritairement des logements de 3 ou 4 pièces (54% des demandes) et des logements de 1 à 2 pièces (39% des demandes). La demande de logement au sein du parc social se justifie par le souhait d en finir avec un hébergement temporaire ou précaire (42% des demandes), ou par le souhait d accéder à un logement plus grand (23%)ou à un loyer moins élevé (8%). Le desserrement des ménages participe aussi activement à l augmentation des demandes de logements sociaux (Source : PLH, Préfecture77). 30,23% 20,80% 27,61% 14,85% 0,62% 5,89% Champs-sur-Marne Croissy-Beaubourg Emerainville Lognes Noisiel Torcy Source : PLH, SAN Val Maubuée 2005 Le PLH expose le profil des demandeurs de logements sociaux, 70% d entre eux proviennent du Val Maubuée mais ils sont 30% à être originaires de l extérieur du territoire, jusqu aux départements limitrophes de la région Île de France mais également de province (Source : PLH, Préfecture77). Ces demandes extérieures au territoire sont en pleine croissance puisqu elles sont passées de 742 en 2003 à en Taux d attribution : nombre d attribution du parc social par rapport au parc total de logements. 10 quartiers prioritaires ont été recensés par l Etat et les communes du SAN Val Maubuée pour bénéficier d un soutien en termes de politique de la ville. Ainsi le Contrat Urbain de Cohésion Social ou CUCS qui a succédé au Contrat de ville en 2007 est un véritable cadre de projet de territoire au bénéfice des quartiers fragilisés. Les communes de Champs-sur-Marne, Noisiel, Lognes, Emerainville, et Torcy sont concernées pour les quartiers suivants : Le Bois Grâce Le RU de Nesles Nord La ZUS du Clos d Emery Le Segrais La Maillière Malvoisine Les Deux Parcs / Noisiel Les Deux Parcs / Champs-sur-Marne La Ferme du Buisson Le Luzard L Arche Guédon Le Mail SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 72
73 Ces quartiers qui connaissent bien souvent des dégradations du cadre de vie, la paupérisation de leurs habitants et le déclin du commerce de proximité notamment sont les cibles de nombreuses opérations de rénovation urbaine. La gestion urbaine de proximité ou GUP, c'est-à-dire «l ensemble des actes qui contribuent au bon fonctionnement d un quartier au quotidien» est mise en place par l intermédiaire du CUCS. Les principales thématiques sur lesquelles le CUCS intervient dans les quartiers sont la clarification des responsabilités de gestion (entre espaces publics et privés), la résolution des dysfonctionnements urbains (détournements des usages des espaces), le développement de la participation et de l écoute des habitants et la revalorisation du cadre de vie. En 2004, le Val Maubuée a également adressé à l ANRU un rapport en vue de l élaboration d un projet collectif de rénovation urbaine. Celui-ci faisait état de logements à réhabiliter dans les quartiers prioritaires. Le PLH du Val Maubuée a rappelé le besoin de réhabilitation du parc social vieillissant et pour partie dégradé. Ainsi, un des objectifs consiste en la réhabilitation du parc, plus qu en l accroissement de l offre de ce dernier. La requalification du parc locatif social devrait être un levier pour renforcer l attractivité des quartiers et renforcer la mixité sociale. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 73
74 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 74
75 Un marché immobilier tendu Le territoire du SCoT du Val Maubuée connaît depuis le début de la décennie 2000 une hausse des prix des logements. Pour exemple, durant l année 2004, l augmentation des prix observée sur le Val Maubuée s élevait à +16,4% alors que celle observée à Paris sur la même période était de +13%. La tension du marché immobilier francilien se caractérise par une croissance des prix plus importante en périphérie de Paris et sur les petites et grandes couronnes que sur le cœur de l agglomération. Le Val Maubuée, qui se situe donc au centre des pressions sur le logement, connaît cependant une relative stabilisation voire diminution des prix moyens depuis En moyenne, sur le département de la Seine-et- Marne, le prix de vente actuel des appartements (4 ème trimestre 2008) est de /m², soit une augmentation de 67,7% par rapport au 4 ème semestre 2003, mais une baisse de -1,1% par rapport au 4ème trimestre Concernant le Val Maubuée, pour exemple, si le prix de vente des appartements a pour ainsi dire stagné entre 2007 et 2008 à Torcy (+2%), il a connu une importante baisse à Champs-sur-Marne puisqu il a diminué de 9,7% entre 2007 et Champssur-Marne Prix au m² des appartements En 2000 En Emerainville Evol prix m² % +41% Volume annuel des ventes d appartements En 2000 En 2003 Evol % (Source : Chambre des notaires 2008) Une majorité de grands logements qui connaissent une mobilité résidentielle très faible, ce qui ne permet pas l accueil de familles. Lognes Noisiel Torcy % +37% +35% % % % Source : PLH, Chambre des notaires de Paris 2004 La tension du marché immobilier s explique principalement par un report de la demande locative vers l accession en raison de l augmentation des prix des loyers qui ne répondent plus à la demande des primo-accédants, célibataires, jeunes couples Un parc locatif privé et des logements de petites tailles sous représentés, en désaccord avec le contexte démographique de desserrement des ménages et de demandes de jeunes en début de parcours résidentiel. Un parc social important mais qui connaît des dégradations : paupérisation de la population, insécurité, déclin du commerce de proximité. Une politique de la ville qui se met en œuvre au travers des CUCS. Un marché immobilier tendu en dépit de la récente stabilisation des prix qui restent tout de même élevés. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 75
76 5.3.Le logement des populations spécifiques Le logement des personnes défavorisées Le 5 ème Plan Départemental d Actions pour le Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD) de la Seine-et-Marne, en vigueur depuis le 1 er juillet 2004 réaffirme le rôle fondamental du logement dans le processus d insertion sociale des personnes en difficulté. En 2003, le bassin d habitat de Marne-la-Vallée concentrait 17,1% des demandeurs sur le fichier préfectoral. A l échelle départementale, 69% des demandeurs ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS. Ce chiffre est en constante augmentation (25% des demandeurs en 1992). Parmi eux, 25% sont des personnes isolées et 19% sont des ménages avec plus de 3 enfants à charge. Les besoins en petits logements (T1) et en grands logements (T5 et plus) correspondent à 45% de la demande totale parmi ces ménages les plus défavorisés. En 2003, avec 274 logements destinés aux plus démunis (PST et PLA-I) et demandeurs ayant des revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS (soit 8 demandeurs pour 1 logement), le bassin d habitat de Marne-la- Vallée était un des plus déficitaires du département. Le PDALPD se décline en 10 actions qui doivent être pris en compte dans les différents documents d urbanisme : 1) mobiliser et développer les Conférences Intercommunales du Logement afin de leur donner le rôle d identificateur des besoins locaux ; 2) créer un tableau de bord partagé et territorialisé du logement des personnes défavorisées ; 3) analyser la mission de recherche d opportunités et de montage d opérations pour amplifier l offre de logements adaptés ; 4) développer l offre de logements sociaux en PLA-I et PST sur les territoires les plus déficitaires, en favorisant les typologies de logements les moins disponibles ; 5) organiser le relogement des familles concernées par les opérations de renouvellement urbain ainsi que la reconstitution de l offre ; 6) ayant des besoins spécifiques ; 10) développer et organiser la communication autour du PDALPD. prévenir et organiser les dé-conventionnements des logements PST ; 7) créer une offre d habitat adapté à l attention de populations 8) renforcer les dispositifs de prévention des expulsions locatives ; 9) mettre en place un dispositif de suivi et d animation du Plan ; Un déficit en structure intermédiaire entre l hébergement d urgence et le logement autonome est constaté sur le territoire. Cette structure du type résidence sociale permettrait aux personnes qui n ont pas besoin d un accompagnement social d éviter le centre d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et de servir de passerelle aux personnes sortant de CHRS et en attente d un logement L offre d hébergement temporaire et d urgence Le territoire du Val Maubuée totalise une capacité d accueil de 55 places réparties entre 2 associations : l association Phare (52 places dont 29 places en CHRS) qui accueille des couples et femmes avec enfants ; le Relais jeunes (3 places en hôtel). L offre actuelle ne permet de répondre qu à une petite partie de la demande émanant du Val Maubuée (20% environ en 2003) L hébergement des jeunes travailleurs Le Val Maubuée compte un foyer de jeunes travailleurs géré par l association Relais jeunes. Situé à Torcy, il est doté de 178 lits répartis en 63 appartements. En 2004, Relais jeunes a reçu 676 demandes et a hébergé 211 jeunes dont 85 provenant du Val Maubuée. L association souligne la difficulté pour les jeunes de trouver un logement sur le territoire. Beaucoup de jeunes résidents sont contraints de quitter le territoire pour trouver un logement autonome. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 76
77 Les foyers de travailleurs migrants Deux foyers-résidences gérés par ADOMA (ex-sonacotra) existent sur le territoire du Val Maubuée : la résidence Le Soleil à Noisiel avec 212 places ; la résidence La Butte à Torcy avec 249 places. Ces deux foyers sont aujourd hui touchés par un vieillissement et ont tendance à jouer, pour les résidents les plus âgés, un rôle de maison de retraite de fait, sans pour autant offrir les services correspondant à ce type d accueil Le logement des étudiants Le Val Maubuée offrira sous peu de temps environ logements étudiants (CROUS et gestionnaires privés), soit une capacité de lits pour une population de étudiants (1 lit pour 11 étudiants). Ce ratio ne prend pas en compte les nombreuses capacités d accueil des autres secteurs de la ville nouvelle et est donc sous-estimé. Cependant, le diagnostic du PLH a soulevé un certain nombre de disfonctionnements dans la gestion des résidences étudiantes. En effet, si l offre de logements paraît assez importante sur le Val Maubuée, celle-ci est parfois utilisée pour l hébergement de populations autres qu estudiantines. Les résidences gérées par des opérateurs privés jouent parfois le rôle de résidences sociales ou de résidences hôtelières et c est pour cela que le PLH prévoit de mettre au clair la gestion du parc ainsi que les conventions signées entre promoteurs, gestionnaires et établissements d enseignement supérieur. L objectif de cette politique est de maintenir l offre de logements réservés aux étudiants et de veiller à ce que le parc ne se dégrade pas, faute de réelles politiques de gestion. L hébergement des étudiants : analyse de l existant Ampère Résidence Commune Gestionnaire Le Jardin des Sciences Perronet Condorcet Montesquieu ARPEJ ICADE ARPEJ CROUS Créteil CROUS Créteil Type de logements Appartements partagés, studios, T1bis Studios et studiomes Chambres et studios Nombre de logements Studios doubles 23 T1 et T2 196 Marcel Pagnol Lognes FAC Habitat T1, T1bis et T2 75 Résidence universitaire Lognes CROUS Créteil T1 111 Pierre Gilles de Gennes Noisiel ARPEJ T1 et T1bis 157 Résidence universitaire Torcy CROUS Créteil Studios 113 Les Lauréades Torcy Me Vallon Studios 58 Résidence pour jeunes et couples sans enfant PROJETS Résidence de l Europe (2009) École sup. d ostéopathie (2010) Résidence les Lauréades (2010) Torcy Ces 461 places représentent 30% de la capacité d accueil totale en Seineet-Marne. Champssur-Marne Champssur-Marne Champssur-Marne Champssur-Marne Champssur-Marne Champssur-Marne Champssur-Marne Torcy Relais Jeunes Appartements et studios 72 SODEVIM nc 130 Maison du CIL SCI les Lauréades nc 150 nc 55 Total (+335) Source : Données SAN Val Maubuée SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 77
78 Le logement des personnes âgées Le logement des personnes handicapées Le Val Maubuée est aujourd hui doté de 189 places en foyers-logements (8% de l offre départementale) et de 393 places en maisons de retraite médicalisées (5% de l offre départementale). Le territoire ne compte aucune unité de soins longue durée (USLD). Le logement des personnes âgées : analyse de l existant Le territoire compte 3 établissements d hébergement pour adultes polyhandicapés : foyer d hébergement de Noisiel (24 places) ; foyer-logement le Luzard à Noisiel (8 places) ; maison d accueil spécialisé «La Clef des Champs» à Champs-sur- Marne (39 places dont 3 en accueil d urgence). Type de structure Foyer résidence Foyer résidence Foyer résidence Maison de retraite Maison de retraite Maison de retraite Maison de retraite Nom de la structure Les Glycines Commune Statut Capacité Habilitation Champs-sur- Marne Privé 55 lits Non La Pergola Noisiel Public 84 lits Non Les Cèdres Torcy Public 50 lits Oui EHPAD Les Glycines EHPAD de Malnoue EHPAD La Chocolatière EHPAD Résidence Présence Champs-sur- Marne Privé 45 lits + 8 en A.J. 7 Non Emerainville Privé 120 lits Oui Noisiel Public 120 lits Oui Torcy Privé 108 lits Non 582 lits + 8 Total en A.J. Source : Conseil Général de Seine-et-Marne L Association des Paralysés de France (APF) fait état d un très faible nombre de logements adaptés aux handicaps sur le secteur. L APF reçoit plusieurs dizaines de demandes de relogements sans pouvoir y répondre favorablement, faute d une offre adaptée, notamment dans le parc social L accueil des gens du voyage L accueil des gens du voyage se fait actuellement sur 3 aires d accueil, situées à Lognes, Noisiel et Emerainville. Ces aires totalisent 76 places conformes au Schéma départemental et conventionnées par l Etat. A terme, 42 places supplémentaires pourraient être créées dans le cadre de la reconstruction de l aire de Champs-sur-Marne et de la création de celle de Torcy. Dans ce cas, le territoire compterait donc 118 places, alors que le schéma départemental pour l accueil des gens du voyage en Seine-et-Marne (annexé à l arrêté préfectoral du 7 février 2003) en imposait A.J.= accueil de jour SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 78
79 5.4.Synthèse des enjeux Démographie Habitat Thématique Atouts / Potentialités Handicaps / Contraintes Enjeux Régionaux : Un rythme de construction à maintenir, voire augmenter pour répondre aux besoins liés au desserrement des ménages et pour attirer des familles - Une offre en grands logements à augmenter pour attirer des familles sur le territoire - Des opérations de rénovation urbaine à poursuivre dans les 10 quartiers prioritaires identifiés Dans la ville nouvelle : Des disponibilités foncières à mesurer (dont délaissés de l A103 et D199/D499) Des secteurs bien desservis en transports en commun à requalifier et densifier (abords des gares RER) Locaux De nouveaux besoins en petits logements à satisfaire (jeunes ménages, familles monoparentales) Une frange du parc privé dégradée à identifier précisément et à requalifier Une offre sociale à rééquilibrer entre les quartiers et entre les communes Démographie et habitat Une population qui se stabilise : habitants en 1999 (population municipale) et habitants en 2006 Une population qui reste jeune (28,6% de moins de 20 ans en 2008, source : étude IAU) Un parc de logements récent (82% construits après 1974) Des évolutions récentes ou à venir dans les centres anciens (Torcy et Champssur-Marne) De jeunes ménages en début de parcours résidentiel et professionnel qui souhaitent se maintenir sur le territoire Un parc de logement social important (37% du parc total) Une politique de la ville qui se met en place par l intermédiaire du CUCS sur les quartiers prioritaires identifiés Une évolution liée à la conjugaison de plusieurs facteurs : un fort déficit migratoire, une diminution des naissances, une baisse de la taille des ménages, une production de logements moindre Une décroissance démographique qui touche les communes de Champs-sur-Marne (-33 habitants), Croissy (-139), Emerainville (-46), Noisiel (-123) Des signes de vieillissement : augmentation de la part des plus de 60 ans, vieillissement des familles venues s installer avec de jeunes enfants dans les années 1980 Une stabilisation de la construction depuis 1990 Une certaine dégradation du parc (copropriétés dégradées, parc social vieillissant) Une faible proportion de petits logements (12,5% du parc en 2008 selon l IAU et 32% en IDF en 2005 selon l INSEE) Un turn-over très faible dans les grands logements (dans l individuel en accession notamment) Un secteur locatif privé peu représenté De fortes disparités entre les quartiers : en termes de mixité sociale, de types de logements ou de qualité de l environnement urbain Une raréfaction des disponibilités foncières malgré un potentiel non négligeable constitué, entre autre, par les délaissés de l A103 et de la D199/D499 Une offre importante de logements étudiants mais qui connaît des problèmes de gestion au sein du parc privé : utilisation des logements à des fins de résidences sociales ou hôtelières. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 79
80 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 80
81 Source : Université de Marne la Vallée 6. UNE OFFRE EN EQUIPEMENTS A ADAPTER AUX AMBITIONS DE DEVELOPPEMENT DU VAL MAUBUEE Le territoire du Val Maubuée est doté d un niveau d équipement à la hauteur de sa qualité de ville nouvelle. L offre en équipements scolaires, sportifs, culturels est importante ; elle a été pensée au regard de l arrivée massive de populations jeunes avec enfants dans les années Aujourd hui tout l enjeu du territoire est d adapter ses équipements au vieillissement structurel de cette population tout en gardant un niveau d équipements structurants dignes d un territoire dynamique et attractif, au cœur du développement de l est francilien. Plan de la Cité Descartes 6.1.Enseignement supérieur : une offre centrée autour de la Cité Descartes Les établissements d enseignement supérieur du territoire du SCoT se situent pour la plupart au sein de la Cité Descartes, les classes préparatoires aux grandes écoles et BTS se situant plutôt à l intérieur des lycées du territoire. La Cité Descartes regroupe de grandes écoles et l Université de Marne la Vallée. Le développement de cette fonction d enseignement supérieur est primordial pour le territoire du SCoT puisque celle-ci permet au Val Maubuée d affirmer son rayonnement régional et national et de renforcer son attractivité, auprès des jeunes notamment. En dehors de la Cité Descartes, sont présents également sur le Val Maubuée l École nationale du Trésor à Lognes, et l UTEC à Emerainville. Les établissements présents sur le site de la Cité Descartes sont : - L École sup. d ingénieurs en électrotechnique et en électronique (ESIEE) - Institut français d urbanisme (IFU) - L École sup. de conception et de production industrielles (ESCPI) - L École nationale des ponts et chaussées (ENPC) - L École nationale des sciences géographiques (ENSG) - Le Laboratoire central des Ponts et Chaussées (LCPC) - L école Louis Lumière - CFA Descartes - CFA Ingénieurs École supérieure d ostéopathie (ESO) SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 81
82 Effectifs des établissements d enseignement supérieur de la Cité Descartes 1996/1997 A terme 2007/2008 ESIEE IFU IUT Université (hors IUT) a ESCPI déménagé ENPC ENSG Ecole d'architecture LCPC 100 ESO Source : SAN Val Maubuée, 2008 De plus, le CFA Descartes accueille 694 étudiants, du BTS au Master et le CFA Ingénieurs 2000 accueille 272 étudiants (données 2004/2005). Il apparaît que l offre d enseignement supérieur est de plus en plus attractive pour les jeunes étudiants qui résident dans le Val Maubuée. En 2005, 64% des scolaires âgés de 15 ans et plus résidant à Marne-la-Vallée y suivent un enseignement (51% en 1999). D après les données du SAN Val Maubuée (2008), l enseignement supérieur connaîtrait des manques dans certains domaines : BTP, artisanat, sciences médico-sociales. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 82
83 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 83
84 6.2.Équipements scolaires de proximité : un territoire en situation de suréquipement qui fait face au vieillissement de sa population La population du territoire du SCoT du Val Maubuée est en moyenne plus qualifiée que sur le département. 25,00% 20,00% 15,00% Formation de la population du Val Maubuée Les conséquences en matière d équipements scolaires sont très importantes et de nombreuses reconversions ou fermetures de locaux sont à dénombrer sur le territoire (2007/2008) : - fermeture ou reconversion de 237 classes de primaire et 153 classes de maternelle, - fermeture de 2 groupes scolaires à Lognes (Malvoisine et Grand Bassin) - fermeture de 2 groupes scolaires à Champs-sur-Marne (Bois de Grâce et Vignes) - fermeture de 2 groupes scolaires à Torcy (école maternelle du Jeu de Paume et groupe scolaire du Mail), - fermeture d un groupe scolaire à Noisiel (Les Totems). 10,00% 5,00% 0,00% en cours aucun diplôme CEP BEPC CAP BEP Bac brev et profess SCoT Seine et Marne Bac +2 Bac +3 et plus Les jeunes enfants ont vieilli et le nombre d adolescents a augmenté (glissement des enfants du primaire vers le second degré). Les reconversions des équipements qui ont lieu répondent à cette problématique : groupe scolaire des Totems reconverti en Maison de l Enfance et de la famille à Noisiel, reconversion du collège Jean Monnet à Torcy en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), Maison de l Enfance de Champs-sur-Marne construite dans l ancienne école maternelle des Vignes-de-Bailly Source : Insee RGP99 Le Val Maubuée connaît une modification importante de sa structure démographique liée au vieillissement de la population de jeunes couples avec enfants accueillie dans les années Entre 1995/1996 et 2007/2008, une perte de élèves a été relevée sur le Val Maubuée (860 en maternelle, en primaire). SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 84
85 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 85
86 6.3.Équipements de la petite enfance et de la jeunesse : une offre qui se développe mais qui reste cependant limitée En 2008, le ratio d'équipement pour le territoire du Val Maubuée était de : - 0,95 place pour 100 habitants (-0,19 par rapport à 1995) - 0,20 place par enfant de moins de 3ans (idem 1995) - 0,01 place par enfant de moins de 3ans en halte-garderie (-0,02 par rapport à 1995). (source : Bilan SDL 2008, données RC2006, estimation) La reconversion des équipements scolaires a profité à l offre d équipements de petite enfance. Projet/en cours : crèche en construction à Emerainville 6.4.Une offre en équipements sportifs satisfaisante, de nombreux aménagements en cours La base de loisirs de Torcy et les étangs de la ville nouvelle La base de loisirs de Torcy est la propriété du Conseil Régional d Île-de- France. Elle s étend sur 90ha dont 25ha de plan d eau. Elle comprend un golf. La gestion de la base de plein air et de loisirs de Torcy est confiée à l UCPA. Le chapelet d étangs (voir Etat initial de l'environnement) permet la pêche et la promenade : Étang du Segrais Sud, Lognes Ces étangs résultent de l aménagement de la ville nouvelle puisqu ils permettent la régulation et la décantation des eaux de ruissellement Un projet de piscine intercommunal pour rééquilibrer l offre nautique Pour l instant, 2 piscines sur le Val Maubuée : Emerainville et Torcy. Elles sont gérées par le SAN (gestion intercommunale). Le SAN réfléchit à un projet de piscine intercommunale sur la commune de Champs-sur-Marne Des équipements sportifs de proximité en pleine expansion pour répondre à l augmentation de la population adolescente De nombreux équipements sportifs de proximité sont aménagés dans les quartiers ; ils participent à la création de lien social et à l émergence d un sentiment identitaire des plus importants au sein de la ville nouvelle. Parmi eux, sont relevés notamment : - Aires de skateboard - Aires de roller - Terrains de basket - SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 86
87 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 87
88 6.5.Equipements culturels et de loisirs Centres de loisirs : des équipements qui se pérennisent Encore de nombreux équipements sont en préfabriqués : à Lognes cela concerne tous les locaux sauf celui du Grand Bassin Progressivement néanmoins le transfert de centres de loisirs est réalisé vers des anciennes écoles (Champs-sur-Marne, exemple de l école Langevin), ou de nouvelles constructions de centre de loisirs sont érigées "en dur" : par exemple, le centre de loisirs de Croissy Beaubourg doit être rasé puis reconstruit. A Noisiel, la démolition des centres de loisirs en préfabriqués et de leur reconstruction en dur est envisagée également. (Source : Bilan du SDL, 2008) Le Conservatoire du Val Maubuée Le Conservatoire à rayonnement départemental du Val Maubuée est une école spécialisée dans l enseignement de la musique, de la danse et de l art dramatique, Créé en 1978 le conservatoire est un équipement intercommunal dont la gestion revient au Syndicat d agglomération nouvelle Val Maubuée. Il a vocation à rayonner sur l ensemble du département. Depuis 1988, il est installé dans des locaux de m², au 14 allée Boris-Vian à Noisiel. Il a connu un agrandissement avec l ouverture de l auditorium Jean-Cocteau (1 000 m², 350 places) en 1990 et en 2007, a été inaugurée l annexe de la Malvoisine à Lognes qui offre 3 nouvelles salles. Il accueille aujourd'hui 850 élèves qui bénéficient de l enseignement de 62 professeurs Le Centre d art et de culture de la Ferme du Buisson La Ferme du Buisson appartient au SAN Val Maubuée. Il est composé de 5 corps de bâtiments répartis sur 2ha. L architecture de la ferme allie harmonieusement l acier à la brique et aux carreaux de faïence. Le CAC bénéficie du statut de scène nationale. Elle regroupe : un grand théâtre (800 places), 2 salles de cinéma, 1 centre d art contemporain. Les bâtiments de la ferme comprennent également un restaurant et une médiathèque Un patrimoine historique véritable objet d art et de culture Le patrimoine remarquable du territoire du SCoT a souvent été aménagé à des fins d équipements de loisirs touristiques : - L ancienne ferme du couvent des Bénédictines à Torcy (XVII ème et XVIII ème siècles), elle accueille aujourd hui des équipements sociaux, - Le château de Champs-sur-Marne, il accueille régulièrement des manifestations culturelles et musicales, - La chocolaterie Meunier à Noisiel (héritage de la révolution industrielle et siège social français de Nestlé) ouvre ses portes aux visiteurs lors des journées du patrimoine avec possibilité de visite de la cité ouvrière également. La Ferme du Buisson, Noisiel SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 88
89 La performance du réseau de médiathèques du Val Maubuée Le Val Maubuée comporte un réseau de médiathèques doté d un taux d inscrits comptant parmi les plus élevés de France, et caractérisées par leurs spécificités architecturales et culturelles individuelles. Equipement Commune Spécialisation Cependant, le transfert de l hôpital de Lagny-sur-Marne à Jossigny (prévisions 2012) profite pleinement au territoire du Val Maubuée puisqu il diminue la distance moyenne à parcourir depuis les communes pour se rendre à l hôpital (15min de voiture maximum). De plus, le transfert de cet hôpital s accompagne d un réaménagement important suivant une démarche de développement durable (installations thermiques recourant aux énergies renouvelables). A cela s ajoute une amélioration quantitative du service puisque le nombre de lits devrait passer de 335 à 585. (Source : Conseil Régional IDF) Médiathèque de l Arche Torcy Formation et éducation Médiathèque de la Ferme du Buisson Noisiel Arts Médiathèque du RU de Nesles Champs-sur-Marne Musique Médiathèque Georges Sand Croissy-Beaubourg Histoire Médiathèque du Segrais Lognes Sciences Médiathèque d Emery Emerainville En projet Le cinéma dans le Val Maubuée - 12 salles au CGR de Torcy - 2 salles à la Ferme du Buisson 6.6.Équipements de santé Le territoire du SCoT se situe dans le secteur hospitalier n 13 de Seine-et- Marne, secteur qui connaissait en 1995 un taux d équipements hospitaliers parmi les plus faibles d Île-de-France, soit 1,59 lit pour habitants. Le Val Maubuée ne dispose pas d équipement hospitalier. SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 89
90 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 90
91 6.7.Synthèse des enjeux «Équipements» Thématique Atouts / Potentialités Handicaps / Contraintes Enjeux population : changement de destination, réhabilitation De nombreux équipements de qualité en lien avec le dynamisme de la ville nouvelle Des équipements sportifs de proximité qui se développent en lien avec la demande des jeunes du territoire (identité de quartier) Une gestion communale de la plupart des équipements de proximité qui ne permet pas d offrir au territoire une gestion d ensemble et globale de l offre Équipements Une recherche de l optimisation des équipements déjà engagée : équipements scolaires qui deviennent des équipements à destination des jeunes par exemple Des équipements culturels en grand nombre sur le territoire : un réseau de médiathèque très fréquenté, des équipements de patrimoine visités, Une offre de santé adaptée au territoire (répartition dense des médecins généralistes) et une offre hospitalière qui s améliore (Hôpital de Jossigny) Des équipements de proximité sous-utilisés (scolaires notamment) qui induisent des frais d entretien importants Des équipements nombreux mais parfois vieillissants ou de qualité médiocres (centres de loisirs en préfabriqués) Manque d un équipement sportif d envergure rayonnant hors des limites du Val Maubuée Accessibilité par les transports collectifs Régionaux : Poursuivre le développement et renforcer le rayonnement de la Cité Descartes, de la Ferme du Buisson etc et envisager la création d un autre équipement d envergure régionale pour asseoir l attractivité du Val Maubuée et son positionnement au cœur du développement de l est francilien. Dans la ville nouvelle : Développer une gestion plus globale des équipements pour assurer leur optimisation : échelle intercommunale du SAN Val Maubuée / échelle élargie à Marne la Vallée Locaux : Offrir des équipements de proximité aux populations qui habitent au sein des opérations de logements les plus récentes et anticiper les opérations de logements en cours Adapter l offre d équipements aux évolutions des besoins liées aux modifications de la structure sociodémographique de la SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 91
92 Le tableau ci-dessous présente les enjeux croisés thématique par thématique, en intégrant ceux de l'état initial de l'environnement. 7. SYNTHÈSE 7.1.Les grands enjeux transversaux Economie Démographie/habitat Transports/ déplacements Paysage/ Patrimoine Environnement Equipements Développement de la Cité Descartes Niveau de service aux entreprises, dont haut débit Economie Disponibilités foncières à mesurer et optimiser Attractivité du territoire : cadre de vie, accessibilité Restructuration de l'offre commerciale de proximité et développement d'une offre intermédiaire Densification autour des gares Gestion des emprises de l'ex A199 Meilleure desserte des ZAE Tourisme : synergies avec la requalification des bords de Marne Cadre de vie (requalification des ZAE) Entrées d'agglomération à restructurer Projet ZAC Lamirault Optimisation des déplacements Démographie habitat -- Disponibilités foncières à mesurer et optimiser, dont les délaissés de l'a103 Rythme de construction à maintenir, voire à augmenter pour répondre aux besoins des ménages Poursuite des opérations de rénovation urbaine Densification autour des gares Gestion des emprises de l'ex A199 Amélioration des liaisons nordsud et des liaisons internes entre lieux d'habitat et d'emploi Cadre de vie : préservation des espaces verts, qualité des paysages urbains Protection et valorisation du patrimoine bâti remarquable Optimisation des déplacements Optimisation de la consommation énergétique, dont projet de géothermie Gestion des ressources en eau, des rejets, des déchets Préservation par rapport aux nuisances (bruit) et aux risques Accessibilité Rayonnement de la Ferme du Buisson Transports/ déplacements Liaisons structurantes nord-sud Liaisons avec les territoires voisins, dont développement de liaisons entre Eole et le RER A Amélioration de l'intermodalité par l'aménagement des pôles gares Création d'un TCSP structurant sur l'ex A103 Amélioration du niveau de service du RER A Gestion des emprises de l'ex A199 Maillage des liaisons douces à compléter : réhabilitation des allées structurantes, franchissements des grandes infrastructures Développement d'une offre alternative à la voiture individuelle : transports en commun, maillage des liaisons douces répondant aux usages utilitaires Accessibilité des équipements par les transports en commun et les liaisons douces SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 92
93 Economie Démographie/habitat Transports/ déplacements Paysage/ Patrimoine Environnement Equipements Equipements l'accessibilité, d'une part du territoire par les grands axes régionaux, d'autre part de l'ensemble des quartiers, secteurs de commerces et de services, par les transports en commun et les liaisons internes ; la préservation mais aussi à l'amélioration du cadre de vie, des paysages urbains, la préservation de la richesse écologique et des ressources naturelles (y compris énergétiques) du Val Maubuée. -- Une gestion globale des équipements pour assurer leur optimisation Développement de la Cité Descartes Paysage Traitement des berges de la Marne Préservation de corridors écologiques entre les milieux naturels Environnement Préservation des habitats et des milieux naturels des espèces, sauvegarde de la biodiversité Poursuite de la réhabilitation des plans d'eau Accessibilité des équipements Actions exemplaires en matière d'économie d'énergie sur les bâtiments publics Les enjeux transversaux qui ressortent le plus sont essentiellement ceux qui se réfèrent à : la gestion des disponibilités foncières, que ce soit par exemple par la gestion des délaissés autour de l'ex A199 et l'ex A103 ou du potentiel à évaluer autour des gares, l'attractivité du territoire ; SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 93
94 Bords de Marne Richesses écologiques Projet de géothermie Réhabilitation des plans d'eaux Equipements Cité Descartes Ferme du Buisson Optimisation Le tableau suivant propose une gradation de "l'urgence" des enjeux par grande thématique selon 3 échelles : régionale, de la ville nouvelle (et des territoires voisins), et enfin locale (territoire du Val Maubuée). Enjeux au niveau régional Enjeux à l'échelle de la ville nouvelle Enjeux locaux Economie Transports/ déplacements Démographie/ habitat Paysage Environnement Equipements Des enjeux spatiaux à 3 niveaux d'échelle Le tableau ci-après spatialise les enjeux principaux par grande thématique et selon les 3 échelons précédemment cités. Il est illustré par la carte page suivante. Economie Transports/ déplacements Enjeux au niveau régional Cité Descartes Z.A. Pariest Fonctionnement et connections RER A /E Élargissement francilienne Enjeux /Ville nouvelle et territoires contigus Secteur Lamirault Z.A.E Torcy/ Collégien Cité Descartes Valorisation des gares TCSP sur ex A103 Fonctionnement et desserte du réseau de bus Maillage liaisons douces Enjeux locaux ZAE Délaissés ex A199 Commerce de proximité Liaisons pôles d'emplois-zones d'habitat Liaisons nord sud Requalification exa199 Cabotage RER A Liaisons douces Il permet de déduire que l'économie fait partie des thématiques prioritaires à l'échelon supra-territorial, à peu près au même niveau que les transports et déplacements ; la démographie et l'habitat posent des questions importantes à tous les niveaux mais de façon homogène, le paysage et l'environnement concernent fortement l'échelon ville nouvelle/val Maubuée, ainsi que, dans une moindre mesure néanmoins, les équipements. Démographie/ habitat Réponse au SDRIF Paysage - Délaissés de l'a103 et ex A199 Bords de Marne Entrées d'agglomération Opérations de renouvellement urbain Secteurs des gares Mise en valeur du patrimoine naturel et bâti Environnement - SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 94
95 SCoT du VAL MAUBUEE - Diagnostic territorial 95
Version définitive approuvée après enquête publique
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