Des solutions et des aides pour être aux normes

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1 pages Chambre d agriculture JOURNAL DE DÉFENSE DES INTÉRÊTS AGRICOLES ET RURAUX ET D INFORMATIONS GÉNÉRALES 17, cours Xavier-Arnozan Bordeaux cedex - Tél Fax PARUTION LES 1 ER ET 3 E VENDREDIS DE CHAQUE MOIS - 2,10 F N AVRIL 2015 La Chambre d agriculture a présenté son plan d action en matière de traitements en zones sensibles. Traitement des effluents Des solutions et des aides pour être aux normes pages L accord-cadre : dernière opportunité pour les retardataires. Un programme d accompagnement peut aider les exploitants à se mettre à jour pour le traitement des effluents viticoles. p. 5 Vin Pour un marché réaliste p. 7 Zones vulnérables Premières avancées Déclaration PAC Du 27 avril au 9 juin pages 2 et 8

2 02 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Agenda PAC et viticulture : dossier obligatoire Sorties OBLIGATION Il faut, avec la nouvelle PAC, déposer un dossier pour les bénéficiaires des aides à la restructuration du vignoble avant le 9 juin. Les exploitants agricoles bénéficiaires des aides à la restructuration du vignoble (gérées par FranceAgriMer) doivent déposer un dossier PAC, pendant trois ans, après l année d obtention des aides vitivinicoles. L obligation de dépôt d un dossier PAC en 2015 s applique à tout bénéficiaire d une aide à la restructuration du vignoble dont le premier paiement définitif (c est-à-dire paiement direct ou paiement d un acompte ou d un solde ; le paiement d une avance n est pas considéré comme un paiement définitif) a été versé au cours de l année civile 2014 ou 2013 ou Un bénéficiaire qui a totalement cessé son activité agricole n a pas d obligation de déposer un dossier PAC. Du 27 avril au 9 juin Le dossier PAC doit être télé déclaré du 27 avril jusqu au 09 juin 2015 inclus (sans pénalité) sur gouv.fr. Numéro vert : (appel gratuit depuis un fixe). Après le 9 juin, les dossiers PAC ne seront plus recevables. L absence de dépôt d un dossier PAC entraîne une réduction du montant de l aide vitivinicole. Attention, Pour télé déclarer un dossier PAC, les exploitants doivent disposer au préalable d un numéro pacage. Si ce n est pas le cas, ils doivent transmettre dans les meilleurs délais à la DDTM, la fiche «identification, statuts et coordonnées de l exploitation», disponible sous Telepac (dans l onglet «formulaires et notices 2015»), dûment complétée et accompagnée des pièces suivantes : RIB + KBIS de moins de 3 mois et statuts à jour dans le cas d une société. Erratum Dans le précédent numéro de l Avenir Agricole et Viticole Aquitain (933 du 20 mars), une erreur s est glissée dans l article de la page 2 intitulé «Aides directes : au 15 juin». La période de déclaration Pac 2015 est décalée de façon exceptionnelle. Les nouvelles dates de déclaration sont du 27 avril au 9 juin 2015 et non au 15 juin. Avec les nouvelles modalités des déclarations PAC, il n y aura donc pas de possibilité de déclarations tardives (avec pénalités) au-delà du 9 juin Contact : Laetitia Ghisalberti, tél , gouv.fr ou, pour l attribution d un numéro pacage, Martine Dejeu, tél , > LE 11 AVRIL Découvrir la faune et la flore aux alentours de Cavignac? C est ce que propose l association Pétronille, dans le cadre de «Sortie grand public du conseil départemental.» Une matinée conviviale en compagnie d un guide nature et historien et une belle promenade ( moins de 10 km) en famille, le samedi 11 avril, de 9 h 30 à midi > LES 11 ET 12 AVRIL L association Les FloriGraves organise, sur les terrasses du Château de Portets, le 1 er Salon du Jardin. Rendez-vous de 10 à 18 heures, les 11 et 12 avril, à Portets pour découvrir les plantes proposées par les exposants, les conseils de Raymond le jardinier ou encore assister aux conférences et ateliers tournant autour du jardin. Le parrain de la manifestation est Michel Cardoze. Entrée : 5 euros pour les adultes, gratuit pour les enfants Rencontre viticulture, le 16 avril, à Saint-Laurent-du-Bois La cave coopérative de Sauveterre-Blasimon propose une rencontre ouverte à tous, le 16 avril, à 11 heures, à Saint- Laurent-du-Bois, au restaurant le Saint Laurent, sur le thème «Cave coopérative, Vignerons indépendants, Installation : quelles relations et quels outils?». Cette rencontre est gratuite et ouverte à tous. Le buffet-collation est offert. Inscriptions : euros de bourse pour une étude sur l œnotourisme Encourager la recherche sur l œnotourisme, tel est l objectif des bourses offertes depuis 8 ans par le réseau des Capitales de Grands Vignobles. A la clé pour l étudiant lauréat : euros en échange des résultats de son étude. Les dossiers peuvent être déposés jusqu au 30 septembre. En encourageant la recherche sur l œnotourisme, le réseau souhaite bénéficier de données et informations utiles au développement de cette activité. Pour être admissible à la subvention internationale , les projets doivent aborder des thématiques liées au marketing du tourisme et du vin et être en rapport direct avec l une des grandes régions du réseau. Tous les étudiants actuellement inscrits à un programme d études dans une ville du réseau ou travaillant sur une thématique liée à une des régions viticoles concernées peuvent participer au concours. Ils ont jusqu au 30 septembre 2015 pour télécharger et renvoyer leur dossier de candidature sur le site

3 03 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Panorama > QUESTIONS À Denis Chéreau, directeur de la plateforme de recherche Improve «Un gros travail à mener sur l aspect gustatif» RECHERCHE Pour Denis Chéreau, «il n y a pas de protéine végétale miracle que nous n ayons pas encore utilisée». L augmentation de la part de protéine végétale dans l alimentation humaine passe par un important travail de recherche et développement sur les qualités gustatives des produits agricoles. AAVA : Dans son rapport Innovation 2030, Anne Lauvergeon désignait déjà les protéines végétales comme un axe prioritaire de recherche pour la France. Pourquoi cet intérêt? Denis Chéreau : Depuis cinq ans, une succession d études montrent que les protéines végétales vont être le premier facteur limitant pour nourrir la planète, bien avant les glucides et les lipides. De plus, la France est extrêmement dépendante des pays américains dans ce domaine. La France est une grande puissance agricole, et un grand exportateur de céréales, elle doit devenir un grand producteur de protéines végétales. AAVA : En alimentation humaine, quelles sont les prochaines avancées attendues en terme de valorisation des protéines végétales? D. C. : Deux stratégies se dessinent en alimentation humaine. Certains acteurs élaborent des produits qui ressemblent à la protéine Zoom sur animale. Les industriels texturent la protéine végétale pour lui donner l aspect du poulet ou de la viande bovine. D autres imaginent des produits qui se différencient. Nous travaillons actuellement, sur la plateforme Improve, à Amiens, sur des produits au goût très vert. Les végétariens n ont pas les mêmes attentes en matière de goûts que les amateurs de produits carnés. Une start-up lyonnaise a été sélectionnée dans le cadre du concours mondial pour l innovation, en décembre 2013, en proposant des steaks fabriqués à partir de lentilles. Le végétal est très divers, beaucoup plus que l animal, et offre beaucoup de possibilités. Cependant, il n y a pas de protéine végétale miracle que nous n ayons pas encore utilisée en France. AAVA : Selon une enquête Lesieur auprès de ses consommateurs, 76 % d entre eux sont prêts à substituer une partie de la viande qu ils achètent par des protéines végétales. Problème, ils ne se retrouvent pas, gustativement, dans l offre actuelle. Qu est-ce qui cloche? D. C. : Les pois, c est très bon, mais lorsque vous aimez le bifteck, vous êtes forcément déçus. Pour autant les choses avancent. Certains restaurants végétariens proposent déjà des produits qui ressemblent à s y méprendre à du poulet ou des crevettes. Avec un assaisonnement, on ne voit pas la différence. Il y a un gros travail à mener sur l aspect gustatif. Quant à la viande rouge, nous aurons du mal à l imiter. Mais il ne faut pas raisonner en termes d exclusion, plutôt de complémentarité. Aujourd hui 65 % de la protéine consommée par les humains dans les pays riches est d origine animale. Les nutritionnistes nous indiquent qu il faut tendre vers 50 %. Prenez un petit salé aux lentilles, il faudrait peut-être augmenter la part de lentilles. AAVA : Certains pays développés sont-ils plus avancés que nous dans le domaine? D. C. : Les Américains travaillent sur le soja depuis «Il ne faut pas raisonner en termes d exclusion, plutôt de complémentarité. Aujourd hui 65 % de la protéine consommée par les humains dans les pays riches sont d origine animale.» une vingtaine d années. Une étude du GEPV (Groupe d Etude et de Promotion des Protéines Végétales, ndlr) montre que parmi les milliers de produits contenants de la protéine végétale, les deux poids lourds sont la protéine de soja et le gluten de blé, en incorporation. AAVA : En alimentation animale, la recherche pourra-t-elle rendre le pois protéagineux compétitif face au soja? D. C. : Il n y a pas de raisons de penser que le pois ne sera pas compétitif face au soja. Le français Roquette et le belge Cosucra augmentent actuellement leurs surfaces de productions de protéines, c est qu ils ont réussi à développé les débouchés. En alimentation animale, il y a beaucoup de travaux pour augmenter la digestibilité des protéines, et les adapter à des animaux. En petfood, les gens s intéressent aux aliments pour animaux en croissance, sportifs ou animaux seniors. AAVA : Quels sont les autres usages émergents? D. C. : L aquaculture se développe fortement. Les poissons étaient, il y a encore une dizaine d années, nourris exclusivement de farines et des huiles de poissons. On intègre aujourd hui de plus en plus de protéine végétale. On parle là de millions de tonnes d aliments consommés chaque année. Ils ont dit L agriculture est un atout pour notre pays. Elle est en malaise. Notre agriculture c est une force d innovation. > Alain Juppé, lors d une intervention à Sciences-Po, le 2 avril 2015 > En Gironde d abord le 31 mars au château Grand Baril à Montagne, puis en Lot et Garonne au Château Bois Beaulieu à Saint Sauveur le 2 avril, la chambre d agriculture de la Gironde a organisé deux journées portes ouvertes du réseau Déphy sur le thème des «engrais verts». Deux journées très suivies qui ont accueillis à chacune des sessions pas moins de 200 participants. Les témoignages des viticulteurs du réseau Déphy, le point sur les semis, les mélanges à éviter, le semis des engrais à moindre cout, les expérimentations et les essais mis en place, les démonstrations de matériel ainsi que la partie consacrée au sol au travers des fosses pédologiques sont autant de sujets qui ont mobilisé les participants.

4 04 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Politique De plus en plus d outils pour sécuriser les exploitations FNSEA Face à l augmentation de la fréquence et de l ampleur des aléas climatiques dans un contexte économique qui dépend de prix mondiaux très volatils, la FNSEA a entamé en 2014 un chantier sur la sécurisation économique des exploitations, dont les avancées ont fait l objet d une table-ronde lors de son congrès Amorcé dans le rapport d orientation 2014 de la FNSEA, le travail sur la sécurisation des exploitations face aux risques climatiques et économiques mobilise les acteurs du monde agricole. A l occasion de son congrès annuel à Saint-Etienne, la FNSEA a organisé, le 25 mars, une table-ronde pour faire le point sur les outils assurantiels et fiscaux qui se développent. Assurances Principal chantier auquel s est attelée la profession agricole, la mise au point d un contrat d assurance socle devant répondre aux objectifs suivants : «permettre à l agriculteur sinistré de recommencer son activité, une mutualisation la plus large possible, et une offre de base avec un système optionnel», a rappelé Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA. Le but est d intéresser le maximum d agriculteurs, ceux qui ne sont pas encore assurés avec un contrat de base plus accessible, et ceux qui le sont déjà, en proposant des options complémentaires. La grande difficulté dans la mise en place de ce type de contrat restait la définition des coûts de production, mais «on a les ingrédients Pour que le maximum d agriculteurs soient assurés et que les coûts de l assurance diminuent les professionnels réfléchissent à un contrat de base plus accessible. pour démarrer le dispositif en 2016», ajoute Joël Limouzin. Du côté des assureurs, les choses évoluent en effet, d autant plus que les aléas de plus en plus fréquents mettent en péril le système actuel. François Schmitt, président délégué de Groupama, en témoigne : en 2013 son assurance a indemnisé 290 millions d euros, davantage que les 240 millions de primes encaissées. Groupama travaille ainsi à un contrat de base, 15 à 20 % moins cher Le temps d une image pour intéresser un maximum de personnes, avec deux niveaux de couverture optionnels, plus complet et plus onéreux. Le système sera opérationnel pour les récoltes 2016, soit dès l automne 2015 pour les grandes cultures, à la fin de l année pour l arboriculture et la viticulture, et au printemps pour les prairies. Adaptation Pour les années difficiles, les banques disposent par ailleurs de plusieurs outils de gestion de la trésorerie, comme «le report d échéances, la consolidation de prêt, ou encore le prêt modulable», détaille Jean- Michel Forest, président de la caisse Loire Haute-Loire du Crédit agricole. En 2014, prêts de trésorerie, 600 reports d échéance et consolidations ont été accordés par le Crédit Agricole. Mais la banque met également en place des solutions d épargne innovantes, adaptées au monde agricole, à l image du Compte épargne agri (épargne professionnelle libre sur cinq ans), ou du livret Projet Agri mis en place avec Jeunes agriculteurs et qui facilite l installation grâce à des droits à prêt jusqu à euros. Des outils qui illustrent la dynamique d innovation pour adapter l épargne et la fiscalité aux problématiques spécifiques du monde agricole, dans la lignée des Assises de la fiscalité agricole organisées pour la première fois en 2014 et qui ont permis d obtenir entre autre une révision de la DPA, l exonération de la taxe sur le foncier bâti et de la contribution foncière des entreprises pour les méthaniseurs et la révision du forfait agricole. Les bonnes années, les agriculteurs ont de plus la possibilité d anticiper le paiement des cotisations sociales pour l année suivante jusqu à 50 % (système d à-valoir social). La mise en place d un impôt sur les sociétés (IS) plus adapté au monde agricole figure à présent dans les prochains chantiers : «aujourd hui, si vous avez poules, vous devez faire lignes sur votre déclaration», explique Robert Verger, vice-président de la FNSEA, pour illustrer l inadaptation actuelle de ce dispositif. Bruxelles a validé officiellement, le 20 mars, le cadre national concernant l installation aidée des jeunes agriculteurs. Ainsi le plan d entreprise (PE), qui remplace le PDE (plan de développement de l exploitation), sera effectué sur quatre ans et non plus cinq. La DJA sera versée en deux fois : 80 % à l installation et 20 % après le contrôle du respect des engagements en 5e année. La durée de bonification du prêt bonifié reste de 5 ans. Ce prêt pourra être déclenché à tous moments durant les 4 ans du PE. Il reste cependant encore des inconnues concernant «les critères de modulations de la DJA définie sur le plan régional», dans le cadre des plans de développement régionaux (PDR). De 70 à 80 % des régions doivent revoir leur copie. l Aquitaine fait partie des bons élèves, la commission européenne a validée la grille de modulation DJA le vendredi 27 mars. Jean-Luc Gleyze à la tête du département Le 2 avril, l assemblée départementale a élu son président, Jean Luc Gleyze, conseiller départemental du canton Sud Gironde, lors de sa première séance plénière, dans l hémicycle de l hôtel du Département. Deux autres élus étaient candidats : Jacques Breillat et Grégoire de Fournas. Jean-Luc Gleyze a été élu avec 44 voix sur 66. Jean-Luc Gleyze a œuvré pour l agriculture lors de ses précédents mandats puisqu il était vice-président du Conseil général chargé de l économie, de l agriculture et du tourisme. Ce même jour, l assemblée départementale a élu la commission permanente, les représentants du Département au sein du SDIS, la commission d appel d offres et celle de délégation de service public. Une seconde séance plénière se tiendra le 10 avril et permettra, notamment, de définir les champs de compétences des 15 viceprésidents. Ceux-ci sont : Christine Bost, Jean Touzeau, Isabelle Dexpert, Bernard Castagnet, Martine Jardine, Jean-Marie Darmian, Edith Moncoucut, Alain Renard, Denise Greslard- Nedelec, Alain Marois, Anne-Laure Fabre-Nadler, Matthieu Rouveyre, Emmanuelle Ajon, Hervé Gille, Cécile Saint-Marc.

5 05 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Politique Coup de gueule pour un marché des vins réaliste PRODUCTION Alors que les stocks à la propriété sont au plus bas, les cours des Bordeaux sont à la peine. Les responsables des organisations professionnelles alertent. «Nous sommes ensemble pour montrer notre union face à la situation du marché viticole». Le 23 mars, Thomas Solans, président des Jeunes agriculteurs, Patrick Vasseur, président de la FDSEA, Pierre- Etienne Garzaro, président de la fédération des vignerons indépendants de Gironde, Bernard Artigue, président de la Chambre d agriculture, Patrick Boudon, président du syndicat des vignerons bio d Aquitaine et Bernard Solans, président de la fédération régionale des coopératives d Aquitaine ont tenu une conférence de presse à Bordeaux pour dénoncer «un marché des vins de Bordeaux irréaliste». Respect mutuel Les chiffres sont têtus. En Bordeaux rouge, toutes les études réalisées annoncent des prix de revient au tonneau supérieurs à euros pour des rendements de l ordre de 50 à 52 hectolitres l hectare. Or, dans le même temps, pour le Les Jeunes agriculteurs, la FDSEA, la fédération des vignerons indépendants de Gironde, la Chambre d agriculture, le syndicat des vignerons bio d Aquitaine et la fédération régionale des coopératives d Aquitaine dénoncent «un marché des vins de Bordeaux irréaliste». millésime 2014, les deux tiers des achats vracs réalisés en février dernier ont été signés à des prix inférieurs à 1200 euros «La campagne a démarré tard et aux alentours de euros en moyenne euros, cela sous entend que des contrats Les jours élevage du 1 er au 30 avril -20% sur les clôtures et accessoires ont été signés à moins de euros. L an passé, 66 jeunes agriculteurs se sont installés, dont les deux tiers en viticulture. Et pour leur projet d installation, nous nous sommes basés sur un prix de vente à euros» s inquiète Thomas Solans. Et il ajoute «nous souhaitons un respect mutuel de tous les acteurs de la filière euros le tonneau, cela veut dire 1 euro de vin dans une bouteille. Cherchez l erreur». «Si la récolte 2015 flirte avec les 6 millions d hectolitres, à quel prix se négociera alors le tonneau?» interroge à son tour Patrick Vasseur. «Aujourd hui, les conditions semblent réunies pour autoriser le maintien des cours à leur niveau de l an passé d autant que d autres régions viticoles connaissent une conjoncture plutôt favorable. Malheureusement si nous connaissons à nouveau une récolte faible on court le risque de ne pas être en capacité de répondre à nos marchés actuels». Gage de réussite Bernard Artigue plaide pour une production «rémunératrice». «Toute activité doit être rentable. Depuis 10 ans nous cumulons les difficultés économiques et les difficultés liées aux intempéries. Toutes les études réalisées en Bordeaux rouges donnent des prix de revient qui varient de à euros le tonneau. Et quand les densités augmentent, les prix de revient augmentent aussi». Et il en appelle à la contribution de tous les acteurs de la filière. «Il faut que chacun prennent sa responsabilité pour que les producteurs s en sortent». Unité de la filière «Aujourd hui, nous voulons montrer l unité de la filière». A son tour, Pierre-Etienne Garzaro plaide pour un prix plancher à euros le tonneau «seul capable de pérenniser les exploitations. Si les prix décrochent, il est de notre devoir de tirer la sonnette d alarme». Bernard Solans en appelle quant à lui «à la conscience du négoce». Puis faisant référence au Plan Bordeaux et à l engagement de la coopération «qui a fait son job au travers des diverses restructurations» il soutient «l organisation du marché n appartient pas qu à une catégorie de la filière. Je veux croire au plan Bordeaux et à la réactivité de tous les groupes de travail». Partenariats équilibrés Appel aussi de Patrick Boudon «la viticulture Bio n est plus une niche. Il est important de trouver des partenariats intelligents et équilibrés». Partenariat encore pour Thomas Solans. Il plaide pour que la marque Bordeaux «ne soit pas bradée». Il en appelle au dialogue «pour que chacun soit gagnant». Il parle encore de respect mutuel, de comportements responsables, de contractualisation, de volonté commune Autant de termes et de notions développées dans le Plan Bordeaux. Ce lundi 20 mars un cri d alarme a été lancé. G. M.-A.

6 06 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Politique «Pour amener l innovation dans l agriculture» ENTREPRISES A l occasion du 83 e congrès national «Entrepreneurs Des Territoires» (EDT), plus de 400 entrepreneurs de travaux venus de toute la France se sont retrouvés à Bordeaux pour parler de l avenir de leur profession. Les Entrepreneurs des Territoires (EDT), ce sont entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux en France, pour plus de emplois. Un secteur économique qui compte, et qui est lié directement à l agriculture et à la forêt. Travailler pour demain Pour son 83 e congrès, la FNEDT avait choisi le thème de l innovation partagée. Entre les impératifs économiques de performance et de productivité et les enjeux environnementaux (respect de l environnement, produits phytosanitaires, etc), les défis à relever sont nombreux pour la filière. Mais pour les relever, les EDT ne pourront pas rester seuls. C est tout un ensemble d organismes qu il faut mobiliser. Lors des multiples tables rondes des deux premiers jours, la diversité des intervenants l a prouvé, notamment au niveau des échanges qui ont été réalisés avec les entrepreneurs viticoles. La mise en place d Agri Cap Conduite, est une réponse directe à un besoin de main d œuvre qualifiée chez les EDT. «Les machines des constructeurs sont toujours plus modernes, et ce que l on Plus de 400 congressistes étaient présents chaque jour pour les conférences et autres visites de stands. veut, c est former du personnel pour les utiliser à 100 % de leurs capacités,», affirme le responsable pédagogique de l EPLEFPA de la Gironde. L innovation Les mots «bio-contrôle», «drones», «agriculture numérique» et «robots» ont été le Le temps d une image fil conducteur des débats du congrès, totalement orienté vers l innovation. «Nous avons vu durant ce congrès que nos jeunes entrepreneurs se donnent les moyens d être des acteurs du monde agricole de demain en investissant aujourd hui dans les nouvelles technologies», tenait à rappeler Gérard Napias, président de la FNEDT. «L innovation n est plus un système de haut en bas avec plusieurs étages cloisonnés et étanches. Les entrepreneurs la voient comme l interaction ouverte entre la recherche, la construction, la distribution et l utilisation. Leurs activités adopteront des technologies de pointe si elles sont de vraies solutions aux besoins économiques, environnementaux et sociaux des entreprises.» Le congrès n a pas manqué d aborder aussi les dossiers d actualité de la prestation de services et notamment ce qui attend les employeurs de main d œuvre saisonnière. «Nous nous mobilisons sur la défense des entreprises qui subissent les conséquences de la suppression de l exonération de charges sociales sur les emplois TODE», déclarait Gérard Napias. La perte de compétitivité suite à la suppression de l exonération des charges patronales sur les TO-DE inquiètent les entrepreneurs de travaux. Alain Rousset, président du conseil régional d Aquitaine et président de l Association des régions de France, s est engagé en clôture de l évènement à étudier ce dossier. Un trophée Ce congrès a vu le lancement des Trophées EDT, à l initiative de Robert Barrière président des EDT Gironde. Ce sont majoritairement les entrepreneurs, utilisateurs du matériel, qui ont formé le jury et choisi le vainqueur. Pour Robert Barrière, «ces Trophées EDT donnent une nouvelle dynamique. On est dans l idée de notre congrès. Il faut innover, amener de nouvelles choses pour ne pas lasser». Le vainqueur est celui qui a le mieux répondu aux quatre critères suivants : sécurité au travail, réduction des coûts, impact environnemental, agriculture (ou sylviculture) de précision. Pour 2015, c est Airinov, avec son drone «Agridrone», qui remporte le plus de suffrages. Leur appareil propose une cartographie grâce à un capteur quatre bandes (vert, rouge, proche infra-rouge, infrarouge). Cela permet d obtenir un conseil en fertilisation sur le blé et le colza. Pour Erick Lebrun, responsable marketing et communication, «c est toujours un honneur d être mis en avant, surtout par un jury d entrepreneurs. C est une vraie reconnaissance de notre innovation». La semaine des primeurs vient de se terminer. Elle a accueilli les professionnels venus du monde entier pour découvrir le millésime Un millésime gourmand, où l on trouve de belles réussites, les terroirs et les savoir faire s expriment. Ainsi que le précise Christophe Coupez, directeur de l œnocentre de Pauillac «les vins offrent une large palette d expression. Ils reflètent souvent un grand millésime, très coloré, avec des arômes fruités mûrs et complexes. Harmonieux très tôt, ils étonnent par leur équilibre déjà parfait. Dans les meilleurs des cas, 2014 a la gourmandise de 2009 alliée à la classe de C est une belle récompense après une campagne au vignoble parmi les plus difficiles que les viticulteurs aient connues.»

7 07 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Technique Zones vulnérables : un début de solution ENVIRONNEMENT La FDSEA de la Gironde se bat pied à pied pour que l extension des zones vulnérables reste dans des limites raisonnables. L arrêté portant désignation des nouvelles zones vulnérables sur le bassin Adour/Garonne est paru le 30 mars. Selon les élus de la FDSEA de la Gironde, «le travail d argumentation et de pression syndicale mené par la FDSEA dès connaissance du projet d extension des zones vulnérables a commencé à porter ses fruits.» Des adaptations ont ainsi été portées au projet initial. «Cela passe notamment, par l exclusion des communes dont le classement était aberrant. En Gironde, cela représente 44 communes sur les 148 proposées, tout le Médoc, par exemple, est ainsi sorti des zones vulnérables (ZV).» Autre avancée : le classement selon les limites des bassins versants pour les communes situées sur une masse d eau superficielle. Cela représente 53 communes en JCB - RULLIER FOYENNE Gironde. Sur celles-ci, la délimitation en zone vulnérable se fait par zone cadastrale et non plus sur la totalité de la commune. «En conclusion, sur les 148 communes proposées dans le projet initial, le nouvel arrêté ne garde que 104 communes et sur Ensemble vers de nouveaux horizons! Route de Fronsac ZA Château Sec RN av. de Bordeaux Le Mayne Fort Le groupe Rullier est depuis plus de soixante ans connu et reconnu pour ses compétences vitivinicoles, pour son expertise en ingénierie de chai et en matière de tracteurs et matériels agricoles. Au début des années 90 le groupe Rullier s est diversifié au fil de ses acquisitions pour devenir aujourd hui un intervenant incontournable du monde agricole sous toutes ses formes. Il est le partenaire privilégié de grands constructeurs tel que Bobard, Bucher, Pellenc mais aussi tel que Fendt, Mc Cormick où encore Amazone, Maschio Depuis 2007, il s est engagé au côté du leader mondial de la manutention agricole : JCB. La distribution des matériels JCB s est organisée autour de la filiale Rullier Foyenne qui a la responsabilité de représenter la marque anglaise pour le groupe Rullier sur 3 départements : Gironde, Dordogne et Charentes. En progression constante depuis le début de ce partenariat, Rullier foyenne, avec 30 % de pénétration du marché, est devenue le leader des ventes de télescopique agricole sur son secteur. Cette réussite s est construite avec des hommes de qualité à la compétence reconnue et à la disponibilité appréciée. Techniciens, commerciaux, magasiniers suivent 1 à 2 formations annuelles chez JCB à Sarcelles ou en Angleterre pour apporter au jour le jour des conseils et des réponses pertinentes à des clients de plus en plus exigeants. Pour conforter cette expertise, Rullier Foyenne s appuie sur une couverture de secteur au maillage très serré avec pas moins de 13 implantations constituées de bases Rullier et d agent JCB (cf carte). Cette proximité est aujourd hui un atout et un élément important de décision pour tous les utilisateurs de télescopiques. Fort de cette expérience et de cette réussite, Rullier Foyenne et JCB ont souhaité renforcer leur collaboration en se lançant ensemble dans le développement du Fastrac. Le Fastrac, un tracteur spécialisé polyvalent qui excelle dés qu on parle de transport et qui répond à tous les besoins du monde agricole en amenant souvent des solutions nouvelles. Le Fastrac fait aujourd hui peau neuve avec l arrivée de la toute nouvelle série Fiabilité, ergonomie, confort et polyvalence sont les maîtres mots de cette nouvelle création JCB. Rullier Foyenne s est engagée, dès sa présentation officielle au SIMA, pour vous mettre à disposition un tracteur de démonstration. Contacteznous et entrez avec nous dans l aventure Fastrac pour découvrir de nouvelles possibilités Nos agents : LANAUD S.A.R.L CHASSENEUIL / BONNIEURE - Tél. : ROCHE JEAN SEE CHERVEIX CUBAS - Tél. : TRUFFY Eric ST PIERRE DE COLE - Tél. : Libourne Pugnac Langon Port Ste Foy Orival Barrail Route des Châteaux Rue L. Blériot Route de Castillon ZA Marron Ouest Votre contact : Nicolas Ferrier Port. : Tél. : St Ferme Pauillac Châteaubernard St Emilion Mérignac ces communes, 53 sont concernées pour partie. Une étude plus fine pour évaluer les surfaces est en cours. Notons malgré tout que le Sud Gironde et le secteur Coutras/ Guitres reste en ZV avec toutes les contraintes que cela implique. Mais, le combat n est pas terminé sur le zonage et sur les mesures à appliquer.» Au niveau national Au niveau national aussi, la mobilisation syndicale a porté ses fruits. Par rapport au zonage qui avait été établi en 2014, la FNSEA a obtenu une réduction des zonages sensibles de 30 à 40 % selon les bassins. «Ce qui signifie que le ministère de l Environnement commence, enfin, un peu, à tenir compte de la réalité du terrain», se félicite-t-on, rue de la Baume. Néanmoins, pour les paysans concernés par ces zones, ils auront à appliquer le plan d actions qui précise leurs obligations en matière de gestion des nitrates. Dans ces cas, la FNSEA demande à ce que les plans d actions évoluent «afin qu ils ne soient pas des couperets d activité tant en matière d élevage, de céréales et d autres productions». Ce qui suppose la mobilisation de moyens financiers, en particulier dans les régions pour «la modernisation et la mise aux normes des exploitations les plus fragiles. Il ne s agit pas de saupoudrer, mais d agir pour maintenir l élevage sur tout le territoire.». Il n en reste pas moins que les paysans «ne comprennent ni l efficacité, ni l utilité des mesures prises car largement administratives et idéologiques», observe la FNSEA qui souhaite «intégrer plus de science, de recherche et d innovation dans l application de la directive Nitrates pour obtenir de vraies données, fondées, rationnelles, objectives.». L idée est de parvenir dans le cadre de «Nitrates Autrement» à un ensemble de propositions visant à avoir une obligation de résultats plutôt qu une obligation de moyens. «Avec tous les efforts consentis par les agriculteurs, il faut d ores et déjà envisager de pouvoir sortir du zonage dès lors que les objectifs sont atteints. Il ne doit pas y avoir de zonage éternel!»

8 08 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Technique PAC : ce qui change PAC La nouvelle PAC instaure de nouvelles règles, mais également des changements conséquents dans la déclaration PAC. Voici un point rapide des principales évolutions telles qu elles sont annoncées ce jour. La nouvelle PAC a changé de nombreuses choses. Il est possible qu elles évoluent encore dans le temps. Le dépôt des dossiers PAC se fera jusqu au 9 juin sans pénalités. Au delà de cette date et jusqu au 6 juillet, le dépôt des dossiers est possible avec une baisse de 1 % des aides. Le 7 juillet, les dossiers ne seront plus recevables. Les clauses de transferts, liés aux transferts fonciers, ainsi que les changements de forme sociétaires sont réalisables jusqu au 9 juin. En revanche, la date de dépôt des demandes d aides couplées animales reste fixée au 15 mai. Ilots et parcelles Le dessin des îlots sur le registre parcellaire graphique a été réalisé par l IGN (base campagne ). Toutes les parcelles doivent maintenant être dessinées. La localisation indicative n est plus possible. Il n y aura plus de dessin spécifique pour les MAE car elles sont intégrées à la notion de parcelle. Les engagements linéaires et ponctuels doivent être dessinés sur le RPG. Le dépôt des dossiers PAC se fera jusqu au 9 juin sans pénalités. Surfaces non agricoles (SNA) Les SNA ne figurent plus dans le RPG mis à disposition des agriculteurs et seront prises en compte automatiquement par l IGN. Par contre, les agriculteurs doivent dessiner : les nouvelles SNA qui n existaient pas au moment de la photo aérienne et qui sont apparues depuis (contructions, plantations etc.) sous le code «SNA apparues» ; les SNA qui existaient au Verdissement : avant le 27 avril moment de la photo et qui ont disparues depuis sous le code SNA disparues. Surfaces admissibles et SIE Le calcul des surfaces des parcelles se fera automatiquement à partir des dessins des agriculteurs et des SNA après déclaration. Donc, les agriculteurs ne pourront pas au moment de la déclaration connaître leur surface admissible exacte ni leur surface de SIE exacte. Attention pour les dossiers PAC, car il n y aura plus aucun contrôle de la surface de la parcelle. Il est prévu un retour des DDTM à chaque déclarant, en juillet-août, de leurs surfaces en SNA avec possibilité de réajustement. Les délais sont très courts pour terminer l instruction et effectuer le paiement. Descriptif des parcelles Le S2 jaune disparaît. Il est remplacé par un nouveau document dans lequel l agriculteur PAC Equivalence au verdissement pour les moncoculteurs de maïs : les détails de la mesure. Après de longs mois de mobilisation, l AGPM a obtenu un schéma d équivalence aux mesures de verdissement pour les exploitations spécialisées en maïs. Le schéma entre désormais dans sa phase opérationnelle. Les pratiques à mettre en œuvre Pour bénéficier de l équivalence, il faut mettre en œuvre des pratiques précises. En premier lieu, le maïs doit représenter plus de 75 % de la sole arable de l exploitation. Le cahier des charge comprend plusieurs engagements. Il faut, notamment, une couverture hivernale des sols sur 100 % des terres arables. Le couvert semé, pur ou en mélange, doit être choisi parmi la liste suivante : Graminées (avoines, blés, dactyles, fétuques, fléole, orge, pâturins, raygrass, seigles, triticale, X-festulolium) ; hydrophyllacées (phacélie) ; Linacées (lins) ; Brassicacées (navettes) ; Fabacées (féveroles, fenugrec, gesses cultivées, lentilles, lotier, corniculé, lupins [blanc, bleu, jaune], luzerne cultivée, minette, mélilot, pois, pois chiche, sainfoin, serradelle, trèfles, vesces). L implantation doit intervenir au plus tard 15 jours après la récolte et la destruction du couvert est autorisée à compter du 1 er février de l année suivante. Le cahier des charges recommande de ne pas fertiliser et de détruire ce couvert de façon mécanique, par broyage et/ou roulage. S engager Il faut signer un dossier de certification (disponible dans les ADAR et à la FDSEA) qui engage l exploitant sur une période de 3 ans auprès d un organisme certificateur chargé de vérifier qu il respecte le cahier des charges précédemment détaillé. L engagement doit être fait avant le 27 avril 2015 auprès du seul organisme certificateur retenu (OCACIA/A-Ver). Dès que l engagement est reçu par OCACIA, une attestation est délivrée, qui devra être jointe au dossier de déclaration de surface, avant le 9 juin Il faudra également cocher une case prévue à cet effet dans le déclaration de surface. Coût de l adhésion à OCACIA Le coût annuel de la certification est de 220 euros HT par exploitation et par an. Cette certification engage sur 3 ans, sauf en cas de retour au critère réglementaire de diversité de l assolement (réalisation de 2 ou 3 cultures obligatoire). Contrôles OCACIA contrôlera sur le terrain l ensemble des exploitations engagées entre le 15 novembre 2015 et le 1 er février 2016 afin de valider ou annuler le certificat. Pour les campagnes suivantes, OCACIA réalisera un contrôle documentaire sur l ensemble des exploitations engagées et un contrôle terrain sur 1/3 d entre elles. L ASP contrôlera sur place 5 % des exploitations engagées dans ce dispositif. Renseignements Chambre d agriculture de la Gironde, ADAR et FDSEA de la Gironde devra indiquer pour chaque parcelle la culture mais aussi parfois les précisions nécessaires aux contraintes réglementaires (SIE, MAEC, quel mélange etc.). Les codes cultures vont être modifiées. La culture principale est la culture identifiable entre le 15 juin et le 15 septembre Sur la déclaration L éleveur doit déclarer ses effectifs ovins, caprins, porcins et volailles. L agriculteur devra cocher des cases en fonction des aides demandées par l agriculteur (comme en 2014). Les agriculteurs pourront télédéclarer toute l année les évolutions liées à leur exploitation : statuts, coordonnées, associés etc. Il sera nécessaire de déclarer la répartition des parts sociales des GAEC. Calendrier Voici le calendrier prévisionnel de la période de dépôt : mi-mars 2015, mise à disposition des îlots IGN anonymisés auprès des organismes de services ; fin mars 2015, ouverture des services Télépac, télédéclaration des mandats agriculteurs / organismes de service téléchargement depuis Télépac des données des agriculteurs ; mi avril 2015, mise en ligne sous Télépac des dossiers pré imprimés ; 27 avril, début de la période de dépôt des dossiers ; 1 ère quinzaine de mai, arrivée des dossiers PAC papier dans les boîtes aux lettres des agriculteurs ; 9 juin, fin de la période de dépôt des dossiers. Comités d appui Les Préfets mettront en place dans chaque département un comité d appui pour diffuser l information et pour organiser l accompagnement des agriculteurs lorsqu ils établiront leurs demandes d aides, comité composé des services de l Etat, des Chambres d agriculture, des CER, des OPA Renseignements Chambre d agriculture de la Gironde, ADAR, FDSEA de la Gironde,

9 09 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Technique Vignoble à la loupe TERRAIN Chaque mois, les techniciens des antennes ADAR de la Chambre d agriculture font un point sur la vie du vignoble. Les prévisions météo pour la semaine du 6 au 12 avril laissent à penser que l entrée en végétation de la vigne cette saison débutera début avril. La somme des températures en base 10 (température à partir de laquelle la vigne peut se développer) est un indicateur simple du niveau de précocité du millésime. Le seuil de 80 correspond au débourrement moyen (50 % des bourgeons à pointe verte). Au 25 mars 2015, la somme des températures en base 10 pour la station météo de Cadillac est de 27,5. Proche des valeurs de 2009, les prévisions météo pour la semaine du 6 au 12 avril laissent à penser que l entrée en végétation de la vigne cette saison débutera début avril. Actualité tordeuses Au 22 mars, la somme des températures du modèle Roehrich atteignait 418,8 jours sur le site de l INRA de la Grande Ferrade à Villenave d Ornon. Selon Lionel Delbac, ingénieur de l INRA, cette valeur est inférieure à la moyenne (437,7 jours) calculée à cette Le temps d un tableau Familles chimiques testées en 2014 CAA Qil Qol-D ou QoSi IDM Qol AZN (quinoxyfen) SDHI (Boscalid) 7 familles même date de 2000 à Elle avoisine celles de 2004 et Les premières éclosions auront lieu à 500 jours, ce qui devrait correspondre à début avril. Point escargots Loin d être généralisées, les attaques d escargots se cantonnent souvent à certaines parcelles. Au début du débourrement et sur une période d un mois environ, ils dévorent les poussent vertes, les rameaux et les feuilles. Sur les parcelles particulièrement sensibles et à historique, deux stratégies de lutte complémentaires peuvent être adoptées en prévention et avant le débourrement de la vigne. La première est un travail superficiel des sols sur les 10 premiers centimètres. C est à cette profondeur que se trouvent la majorité des individus (adultes, jeunes, œufs). La seconde lutte est une lutte chimique. Deux substances actives sont autorisées en traitements généraux. Il s agit du Métaldehyde qui comporte de nombreuses spécialités commerciales et du Phosphate de Fer, homologué en agriculture biologique, avec une seule spécialité commerciale. Tous ces produits limaticides sont des appâts qui doivent être répartis au sol, soit manuellement, soit à l aide d un épandeur. Leur efficacité Recommandations ANTI-MILDIOU Un seul traitement en préventif strict. Gérer ensemble les modes d action Qil et Qol-D. Maximum 3 applications par an avec des préparations contenant l une ou l autre des substances actives cyazofamide ou amétoctradine. Maximum 2 applications par an pour chaque substance active. ANTI-OÏDIUM Maximum 2 applications, non consécutives et en utilisant des substances actives différentes. Leur emploi seul, sans autre substance active associée, est déconseillé quelque soit le positionnement. Maximum 2 applications par an. Maximum 2 applications par an. ANTI-BOTRYTIS Respecter les mesures de prophylaxie. Employer 1 seul produit par famille chimique et par an. Alterner les familles chimiques d une année sur l autre. Le plan de surveillance national de la résistance (plan Ecophyto) vient de publier la note commune Les études ont porté cette année sur 3 familles d anti-mildiou : les CAA (diméthomorphe, iprovalicarbe, benthiavalicarbe, mandipropamid et valifénalate), les Qil (cyazofamide) et les Qol-D ou QoSi (amétoctradine) ; 4 familles d anti-oïdium : Qol (strobilurines), IDM (IBS groupe 1), AZN (quinoxyfen) et les SDHI (boscalid) ; et les 7 familles d antibotrytis (hors biocontrôle). Cette note est disponible sur le site Internet Voici la synthèse des recommandations de la note commune 2015 des familles chimiques testées en est uniquement préventive. Autrement dit, quand les escargots sont dans les souches, il est trop tard. Au 15 juin Pour les aides à la plantation, au palissage et à l arrachage, il y a un seul dossier à remettre au 15 juin. Depuis 2013, un seul dossier de demande d aides à l arrachage, à la plantation et à la pose du palissage est à remettre à France Agrimer avant le 31 juillet ou Bordeaux Aquitaine Restructuration (Ba-r), au plus tard le 15 juin. Les modalités de la Restructuration Individuelle sont inchangées. Les vignes plantées doivent avoir une densité qui varie de 10 %, quel que soit le cépage. Il est possible de combiner les aides à la restructuration individuelle et collective dans une limite de 6 hectares par an et par exploitation. Les formulaires sont disponibles sur les sites Internet et franceagrimer.fr rubrique vin/ aides/ restructuration. Contact Aurélie Vincent, Cédric Elia, Joël Ortiz, Jean-Baptiste Meyrignac, ADAR des Deux Rives, Chambre d agriculture de la Gironde, Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) : l Europe investit dans les zones rurales. L État finance un projet de 4,2 millions d euros contre les maladies du bois de la vigne L État, à travers le Fonds unique interministériel (FUI), finance un projet issu des pôles de compétitivité Végépolys et d Agri Sud-Ouest Innovation, pour les avancées qu il laisse entrevoir en termes de lutte contre les maladies du bois de la vigne (MBV), a relaté Végépolys le 1 er avril. Un consortium de neuf partenaires industriels, techniques et académiques s est engagé autour de ce programme qui s étendra sur une durée de quatre ans. Parmi eux, des spécialistes de la protection des cultures (Agrauxine - 49), porteur du projet, de la production de plants (Mercier Frères - 85), de l imagerie (Telespazio - 33). Avec 15 à 50 % des surfaces atteintes par les MBV en France, la perte annuelle pour la filière viticole est estimée à 1,5 milliard d euros, souligne Végépolys. La stratégie de protection proposée par le projet reposera sur des combinaisons de produits de protection aux modes d action complémentaires, mais également sur des outils d aide à la décision, sachant que «ces derniers pourront être moléculaires ou basés sur l imagerie et la modélisation». Agriculture et changement climatique : lancement du projet de recherche «4 pour 1 000» Le ministre de l Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé le lancement d un projet de recherche international, le «4 pour 1 000». Ce projet a pour objectif d améliorer de 4 pour la capacité de stockage de matière organique des sols. «Une telle augmentation permettrait de compenser l ensemble des émissions de gaz à effet de serre de la planète», précise un communiqué de presse du ministère de l Agriculture, alors qu une diminution du même ordre engendrerait un doublement des émissions. Le stockage du carbone dans les sols constitue l un des atouts majeurs du secteur des terres pour participer à l atteinte des 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre, objectif fixé par l Union européenne à l horizon 2030.

10 10 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Technique Dernière opportunité pour les retardataires EFFLUENTS L obligation de traitement des effluents vinicoles et viticoles n est pas nouvelle. Un programme d accompagnement peut aider les exploitants à se mettre à jour. Le traitement des effluents vinicoles et viticoles est une obligation depuis de nombreuses années. Les activités vinicoles et viticoles sont soumises à des contraintes réglementaires regroupées dans différents textes qui prévoient également des sanctions en cas d absence de traitement. Plusieurs solutions existent et en particulier celle des systèmes collectifs. Jusqu à maintenant, des aides financières ont été accordées aux viticulteurs qui souhaitaient se mettre aux normes. L accord-cadre est un nouveau programme d accompagnement qui aborde le problème dans son ensemble. L accord-cadre En Gironde, un accord-cadre a été signé fin 2013 entre l Etat, trois financeurs (Agence de l Eau Adour-Garonne, Conseils départemental et régional) et six partenaires professionnels de la filière vitivinicole dont la finalité est de reconquérir le bon état des eaux. Les principaux objectifs opérationnels sont : - réduire et optimiser l utilisation des produits phytosanitaires ; - permettre aux chais de s équiper pour le traitement des Exemple de stockage d effluents aéré. effluents vinicoles et encourager les solutions collectives ; - limiter les risques de transfert des polluants vers les eaux ; - inciter les exploitations à développer des pratiques respectueuses de l environnement. Réglementation Différents textes réglementaires se rapportent à l obligation du Le temps d un schéma traitement des effluents (vinicoles et viticoles) et aux sanctions qui s appliquent en cas de rejet direct dans le milieu naturel. Le déversement direct des effluents d exploitations agricoles dans les eaux superficielles ou souterraines est interdit (article R du Code de l Environnement). Le choix du mode de traitement dépend de plusieurs paramètres comme la place disponible autour du chai, la proximité du réseau de tout-à-l égout, la détention de terres non viticoles et, bien évidemment, les coûts d investissement et de fonctionnement. Le diagramme ci-dessus d aide à la décision permet d identifier les techniques de traitement envisageables en fonction de la situation géographique du chai. L article L du Code de la Santé Publique (ancien article 37 de la Loi sur l Eau de 1992) impose le traitement des effluents non domestiques pour les installations qui ne sont pas soumises à la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l Environnement (ICPE). Sont concernés les chais dont la capacité de production est inférieure à 500 hl. La réglementation des ICPE fixe les procédures à respecter pour minimiser les risques vis-à-vis de l environnement des chais dont la capacité de production est comprise entre 500 hl et hl (chais à déclaration, arrêté du 15 mars 1999) ou supérieure à hl (chais à enregistrement ou autorisation, arrêtés du 26 novembre 2012 et du 3 mai 2000). Les chais rentrant dans ces catégories doivent déclarer leurs installations auprès des sous-préfectures d arrondissement. L arrêté du 12 septembre 2006 prévoit les dispositions relatives à l utilisation des produits phytosanitaires et définit les modes de traitement autorisés des effluents viticoles (phytosanitaires). [suite en page 11]. Une nouvelle base de données sur MatéVi MatéVi (www.matevi-france.com) est une base de données sur le machinisme vitivinicole. C est un outil pratique d information sur les matériels viticoles et vinicoles, leurs rôles, leurs utilisations, leur efficacité, le contrôle de leur fonctionnement et tout autre élément permettant d étudier, de choisir ou de conseiller ces appareils et équipements. Il fournit donc des éléments de choix concrets étayés, lorsque cela est possible, par les résultats des bancs d essais effectués par des organismes officiels et neutres. Le site recense la plus grande partie des matériels viticoles et vinicoles disponibles sur le marché français sous la forme de fiches techniques détaillées, obligatoirement validées par leurs constructeurs respectifs. MatéVi est issu de la collaboration entre la Chambre d agriculture de la Gironde et l Institut Français de la Vigne et du Vin. Le site MatéVi s est récemment enrichi d une nouvelle base de données sur la gestion des effluents phytosanitaires. Cette rubrique présente les équipements et dispositifs permettant de sécuriser les étapes de remplissage et de lavage du pulvérisateur. Elle permet de faire le point sur les différents procédés de traitement et sur les critères à prendre en compte pour choisir le plus adapté à son exploitation. La base préexistante sur le traitement des rejets vinicoles regroupe les informations concernant la caractérisation des effluents, la réglementation et les modes de traitement existants. Ce site rassemble donc l ensemble des informations techniques et réglementaires nécessaires à une bonne gestion des effluents d une exploitation viticole.

11 11 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Technique Effluents : les différentes solutions de traitement EQUIPEMENTS Bien calibrer pour bien choisir et économiser. [suite de la page 10] En moyenne, un chai correctement équipé génère 1 à 2 litres d effluents par litre de vin produit. Traitement des effluents vinicoles Cette consommation peut être augmentée pour les exploitations qui pratiquent un élevage en barriques important. Avant de mettre en place un système de traitement, il est donc indispensable de réaliser des travaux de séparation des différents réseaux afin de ne collecter que les effluents vinicoles et de mettre en œuvre toutes les mesures qui permettent d économiser l eau comme : - l équipement des tuyaux souples d eau avec des dispositifs d arrêt automatique (pistolet, pichenette...) ; - l utilisation de matériel facilement nettoyable (cuves en inox Des réunions auront lieu ce mois-ci sur les bassins versants dont la qualité des eaux est la plus dégradée. Le temps d un tableau SOLUTIONS DE TRAITEMENT Individuel Collectif Prestation Station autonome Epandage IMPLICATIONS AU NIVEAU DE L EXPLOITATION Investissement lié au stockage uniquement Coût variant en fonction du volume d effluents et/ou de la surface en production Investissement lié au stockage uniquement Coût variant en fonction du volume d effluents et de la distance au site de traitement Investissement important lié au stockage et au traitement des effluents Possibilité de traiter également les effluents phytosanitaires Maintenance nécessaire en fonction de la solution technique choisie Investissement lié au stockage et au matériel d épandage Soumis au respect de la réglementation (plan et cahier d épandage) Exigeant en temps La mise en place d une installation de traitement collectif suppose le regroupement de viticulteurs dans une structure de type CUMA ou GIE qui assure la gestion de la station. Les effluents sont collectés par tonne à lisier ou par camion à partir de cuves implantées dans les chais et permettant le stockage de quelques jours de production maximale d effluents. Ce mode de traitement permet de dégager le viticulteur de la gestion de l installation qui peut être confiée à une entreprise spécialisée. En Gironde, environ la moitié des effluents vinicoles sont traités par le biais de structures collectives. Plusieurs de ces installations disposent de capacités de traitement disponibles et peuvent donc encore accepter les effluents de chais qui se situent dans leur périmètre d intervention. Le recours à une solution collective permet d alléger considérablement l investissement financier de chaque viticulteur. recuit brillant par exemple) ; - le lavage du matériel à l eau chaude sous pression ; - l installation d un minuteur sur les rince-fûts Pour les effluents phytosanitaires Aujourd hui, plus de 15 systèmes de traitement sont homologués en viticulture par le ministère de l Ecologie, du Développement durable et de l Energie. La liste de ces procédés de traitement est consultable sur le site MatéVi de la Chambre d agriculture de la Gironde : La gestion intégrale des effluents phytosanitaires à la parcelle est possible et autorisée mais elle est malgré tout relativement contraignante et plutôt indiquée pour les exploitations réalisant très peu de traitements dans l année. Aides financières Un dispositif d aides est mis en place pour la durée de l accordcadre ( ). Ces aides peuvent être obtenues auprès de la DDTM (Dispositif AREA-PCAE) ou de l Agence de l Eau Adour- Garonne (pour les dossiers non éligibles AREA). Pour les effluents phytosanitaires (cf. dossier du n 931 du 20 février 2015 de l Avenir Aquitain), les taux sont compris entre 20 et 40 % en fonction du type d investissement (plafond à euros). En ce qui concerne les effluents vinicoles, les taux d aides varient entre 40 et 60 % en fonction de la situation géographique du chai. Réunions de bassins versants Des réunions d information sont programmées dans le courant du mois d avril sur les bassins versants dont la qualité des eaux est la plus dégradée. Des invitations seront envoyées aux viticulteurs dont l exploitation est située sur un des bassins versants suivants : la Jalle de Castelnau, la Soulège, la Vignague, l Engranne sud, l Artolie, le ruisseau de Machique, le ruisseau de Saint-Pierrede-Bat, le Soptier, le ruisseau de Fargues et le ruisseau de Péguillère. Contact Maud-Isabeau Furet, Yann Montmartin, Chambre d agriculture de la Gironde, service vigne et vin, tél Nouveauté : installation du palissage automatisé, guidée par GPS Plantation main et machine Complantation à la mini-pelle Installation de palissage PÉPINIÈRES VITICOLES Plants & Services de Qualité Plants traditionnels et pots Plants en tiges hautes Conseils techniques duvigneau.net

12 12 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Dossier Environnement et précautions SESSION La Chambre d agriculture a présenté son plan d action en matière de traitements en zones sensibles. Les agriculteurs, et en particuliers les viticulteurs, devront désormais être particulièrement précautionneux pour ce qui est des traitements des cultures à proximité des habitations ou des écoles. Les remous, et les mesures restrictives prises après l incident de Villeneuve de Blaye de l an passé, avaient, on le sait, conduit la profession à prendre des engagements en la matière. C est ainsi que la session de la Chambre d agriculture qui vient de se dérouler à Bordeaux Sciences Agro à Gradignan a été pour une grande part consacrée à la présentation d un dispositif d envergure qui vise à éviter le renouvellement de telles situations conflictuelles. Plan Ecophyto 2 C est un plan d action sur la pulvérisation et l épandage en zones sensibles qui a été élaboré dans le cadre d une collaboration avec l administration. Philippe Reulet, du service alimentation de la DRAAF en a évoqué les termes et l esprit, faisant le lien avec le deuxième Plan Ecophyto, dont on connaîtra la version finale le 30 juin. Il indiquait notamment que l objectif reste la réduction de 50 % de l emploi des produits phytos, mais en deux étapes, les 50 % devant être atteints en Philippe Reulet apportait également un éclairage sur les CEPP (Certificats d Economie de Produits Phytosanitaires). Selon lui, ces objectifs, comme le retrait de certains produits, ne doivent pas être suivis «d une chasse au sorcière». Les produits de substitution ne sont pas tous définis, et il est aussi nécessaire de travailler sur les modes de cultures et les variétés résistantes. Face à certaines réserves exprimées, notamment par Dominique Techer pour la Confédération Paysanne,qui considère que le plan Ecophyto 1 a été un échec, Philippe Reulet soulignera que tout ne se mesure pas en quantité de produit. La première version du plan a été l occasion «d une prise de conscience» que l on peut constater sur le terrain à travers de nombreuses initiatives. Enjeux et risques Patrick Vasseur, responsable professionnel régional du dossier Ecophyto, qui a collaboré à la définition du programme, devait souligner l importance des enjeux, ainsi qu un contexte qui, en cas de manquement, pourrait conduire facilement le viticulteur devant la justice. Mais à ses yeux les fabricants de matériels ont aussi des efforts à faire, aussi bien pour une meilleure protection des riverains, que pour la sécurité des agriculteurs. «Il n y a pas que le vent à prendre en compte». Et il rappelle que les producteurs ont aussi besoin de dérogations au moment des récoltes. De son côté Thomas Solans président de JA33 indiquera, vis-à vis du Plan Ecophyto, que «les jeunes agriculteurs sont Rapport d activité 2014 Le temps d une image Chambre d Agriculture de la Gironde - Rapport d activité p. 1 prêts à remettre en cause des pratiques vieilles de 40 ans». Ils ont aussi besoin de protéger leur santé, et les fabricants doivent leur permettre de se protéger. La piste des cépages résistants est elle-aussi intéressante à ses yeux. C est aussi l avis de David Amblevert. Mais selon ce dernier «il faudra toujours tenir compte des dérives de certaines personnes qui ne représentent pas plus de 2% de la population, et qui sont en agitation constante et permanente». Pour Serge Bergeon «on est un pays de peurs et de réglementations» et il «faut éviter de construire des crèches au milieu des vignes». C est aussi l avis de Bernard Artigue. Le président de la Chambre d agriculture affirme cependant que «les agriculteurs sont capables de relever le défi de l environnement» et «qu il ne faut pas être en retard d une guerre». Réactions La Chambre d agriculture s est attachée à l élaboration d une procédure de délimitation des cours d eau par rapport aux fossés. Une nouvelle définition légale des cours d eau est attendue dans le cadre de la loi biodiversité qui devrait reposer sur 3 critères cumulatifs : l existence d un lit naturel, l alimentation par une source, et la présence d un débit suffisant sur une majeure partie de l année. Agroécologie - 14 groupes sont en phase de lancement, et 12 Cette session de début d année a été l occasion pour le directeur général, Pierre Got, de dresser le bilan de l ensemble des actions des services de la Chambre d agriculture pour Ce document est consultable sur le site Internet de la Chambre : chambagri.fr > Rubrique Publications. Lors de la session de la Chambre d agriculture, les cinq chantiers de mutualisation : élevage, viticulture,agriculture biologique, installation, forêt ont été évoqués. en phase de préparation avec les antennes ADAR. Une vingtaine de thèmes sont représentés. Thomas Solans a rappelé l organisation par les OPA réunies d une conférence de presse pour évoquer la situation préoccupante du marché du vin. Plus des deux tiers des contrats sont inférieurs ou égaux à euros et le rosé se négocie à 950 euros le tonneau. (lire aussi en page 5). Lait - Marie-Henriette Gillet pour la FDSEA déplore «les enquêtes à charge sur l agriculture dans les médias». Elle s inquiète également des conséquences de la prochaine suppression des quotas laitiers, alors que la filière est déjà confrontée à la baisse des prix. Serge Bergeon évoque l affaire de Sivens et estime qu en matière de création de réserves d eau «la démocratie doit s imposer». Sur un sujet voisin, Hervé Servat a indiqué l attente d une circulaire de Ségolène Royal concernant la cartographie des cours d eau. Il a aussi estimé que les remous de Sivens pourraient déboucher sur une réforme de la consultation du public. Bernard Bouchon, au titre de la Coordination Rurale, remercie de préfet pour la reconnaissance de la représentativité syndicale. Il estime qu il existe deux France, qui s opposent : celle des métropoles et celle de la ruralité. Il déplore également «une classe politique qui ne donne pas l orientation». Focus CARTOGRAPHIE > Les zones sensibles sont recensées Les différents acteurs doivent apprendre à vivre avec. Concernant le plan d action pulvérisation et épandage de proximité, le spécialiste de la DRAAF en situe le contexte évoquant les contraintes se rapportant à l économie, les retombées du changement climatique, mais aussi «la présence de populations riveraines de plus en plus nombreuses et de plus en plus sensibles». Suite aux engagements exprimés l an passé, 128 communes sensibles ont été repérées, et il a été réalisé une cartographie des parcelles sensibles. Cette initiative doit être suivie d une réunion d information sous l égide de l association des maires le 10 avril. Le projet va jusqu à identifier les parcelles «mitoyennes», les pulvérisateurs inadaptés et leurs propriétaires, afin de sensibiliser ces derniers et de leur proposer un accompagnement technique des services spécialisés de la Chambre d agriculture. La tâche n est pas insurmontable puisque, selon les études menées, il n y a pas plus de deux ou trois propriétaires concernés par site. Selon Philippe Reulet, il existe de fortes marges de progrès possibles en ce qui concerne les pulvérisateurs. Mais à ses yeux l information doit à la fois concerner les viticulteurs et les riverains, et les uns et les autres «doivent aussi apprendre à vivre ensemble». C est à Laurent Bernos, directeur du service vigne et vin de la Chambre d agriculture qu il revient de développer en détail les dispositions du «plan d action sur la pulvérisation et la protection des riverains». Elles seront réunies dans un guide des bonnes pratiques. Le plan prévoit l information des viticulteurs, des maires et du public sur la réglementation, ainsi que sur la problématique du traitement de la vigne. Pour les viticulteurs une panoplie de mesures est avancée : contrôle des pulvérisateurs, recours aux traitements «confinés», observation de la vitesse et du sens du vent, utilisation de filets de protection,etc. Des changements en vue RÉGIONALISATION Bernard Artigue souligne le rôle de proximité de l échelon départemental. Entre mutualisation des services et conséquences de la réforme territoriale, les lendemains des Chambres d agriculture sont promis à de profonds changements. C était là un des thèmes du tour d horizon du président de la Chambre d agriculture, Bernard Artigue. Celui-ci a notamment rappelé que, au terme d un séminaire régional de novembre dernier, il a été décidé de lancer cinq chantiers de mutualisation : élevage, viticulture, agriculture biologique, installation, forêt. La Gironde pilotera la viticulture En ce qui concerne la viticulture, il a été proposé que le service vigne et vin de la Chambre de la Gironde soit régionalisé sous pilotage de celle-ci. Par ailleurs, au niveau national, les Chambres d agriculture ont décidé le 19 mars, à travers une délibération, de régionaliser les fonctions supports administratives et financières, ressources humaines et informatiques au 1 er janvier 2017, et pour les autres fonctions,au 1 er janvier Bernard Artigue a poursuivi en indiquant que l APCA a également voté une délibération «qui décide de proposer au Ministère un schéma de réorganisation des Chambres régionales et qui prévoit leur fusion au 1 er janvier 2016». Une session regroupant les sessions des chambres existantes se réunira avant la fin de l année pour élire un président et un bureau de 20 membres au maximum. Une Chambre grande région Les Chambres régionales Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin sont donc appelées à fusionner. «Les changements à venir sont importants», commentait Bernard Artigue. Il va falloir nous habituer à travailler à 12 départements, dans une optique de plus grande mutualisation. La dimension régionale est devenue incontournable, mais cela ne remet nullement en cause le rôle essentiel de l échelon départemental pour le conseil de proximité des agriculteurs». Et d ajouter : «la régionalisation, c est pour du mieux et non du moins. La chambre de la Gironde s engage à s appuyer au maximum sur les services régionalisés». La loi Santé inquiète Dans les autres domaines d actualité, Bernard Artigue regrettait, à propos de la nouvelle PAC, le report à la période du 27 avril au 9 juin, pour la campagne de télédéclarations. Mais il se félicitait de la prise en compte de l implantation du couvert hivernal comme élément de diversification de l assolement. A propos de la fin imminente du Bernard Artigue : «la régionalisation, c est pour du mieux et non du moins.» régime des quotas laitiers, en dépit d un marché favorable, il s inquiétera de la volatilité des cours,comme des risques de concentration de la production au détriment des zones de collecte à faible densité. Concernant les zones vulnérables, l on est dans l attente de la sortie de l arrêté de classement des nouvelles communes. Le président de la Chambre exprimait aussi des inquiétudes à propos des MAEC (Mesures Environnementales Climatiques) victimes de restrictions budgétaires et qui, de ce fait, excluent une grande partie des éleveurs girondins. Vigilance Autre sujet d importance :le projet de loi sur la Santé publique,en cours d examen par le Parlement, et qui pourrait être un nouveau mauvais coup pour le vin. «Il nous faut rester vigilants pour préserver notre liberté déjà très encadrée de communiquer, et notre capacité à commercialiser nos vins». Les organisations professionnelles sont mobilisées sur le sujet «elles demandent que soit clarifiée la frontière entre ce qui relève de la publicité d une part et de l information journalistique d autre part». «Nous sommes ulcérés de cette loi qui s annonce et qui peut porter le coup de grâce à la viticulture française» poursuivait Bernard Artigue. G. G.

13 14 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Économie Les engagements des caves de Rauzan Grangeneuve COOPÉRATION Le 27 mars, les vignerons coopérateurs des caves de Rauzan Grangeneuve ont participé à leur assemblée générale. Occasion de revenir sur les performances de la cave coopérative. «Je suis un président de coopérative plutôt optimiste» Le 27 mars, Denis Baro président des caves de Rauzan Grangeneuve est revenu devant plus de 250 coopérateurs sur l année écoulée et sur les résultats enregistrées par la cave qu il préside. Un cran au dessus Des résultats qui mettent à l évidence une activité commerciale dynamique, des charges maîtrisées et un impact de la faible récolte 2013 tempéré par la mise en œuvre de VCI. «Ma satisfaction est de voir que la cave a pu amortir le choc. Après une année 2013 de toutes les craintes puis un millésime 2014 encourageant, il ne reste plus qu à souhaiter une récolte 2015 pour pouvoir respirer» confie encore Denis Baro. Et il ajoute : «il nous faut maintenant passer encore un cran au dessus. À l export, ou bien avec la grande distribution, nous devons avoir un retour sur investissement. Notre entreprise doit être pérenne. Dans ces temps compliqués, notre équipe doit être toujours plus motivée. Notre coopérative a les fondations nécessaires pour affronter l avenir». Avantage L avenir il en a été aussi beaucoup question pour le directeur Philippe Hébrard. À Rauzan Grangeneuve, il se conjugue au travers de nombreuses La qualité au service de la viticulture Les coopérateurs des caves de Rauzan Grangeneuve peuvent évoluer à leur rythme pour intégrer la démarche Agriconfiance. démarches qualité. Labellisées évaluation AFAQ , GRI Version 4, Materiality Matter Check bref, autant d engagements dans la qualité qui donnent à Rauzan Grangeneuve un net avantage sur ses concurrents dans les référencements nationaux ou internationaux. Et ce n est pas tout. Cette assemblée générale a donné aussi l occasion de revenir sur l engagement dans la responsabilité sociétale au travers de la démarche Agriconfiance volet vert. Lancé en 2010, cet engagement place le coopérateur Pépinières Viticoles Daniel et David Amblevert Sarl 21 bis Gamage Sainte-Florence - Tél Fax N France AgriMer : au centre du dispositif et se concrétise par un contrat réciproque entre l adhérent et la coopérative. La démarche Agriconfiance, ainsi que l a expliqué son président, Jean-Michel Delannoy, invité d honneur s appuie sur le tryptique «hommeterritoire-produit». À Rauzan, cette démarche se traduit par la formation des hommes salariés et adhérents- mais aussi par la gestion des déchets notamment des effluents viticoles, par des achats groupés, par la communication ou bien encore au travers des conseils sur les pratiques phytosanitaires. À ce jour, 65 adhérents et plus de hectares sont engagés dans cette démarche. Mais la cave ne compte pas en rester là. «Notre objectif est de travailler par palier pour permettre aux adhérents qui le souhaitent d intégrer la démarche à leur rythme, progressivement afin de pouvoir être certifiable après une mise à niveau de 3 ans» précise Philippe Hébrard. Valeurs Engagement aussi de la cave dans le social. «Pour placer En 2015, plus que jamais, les Pépinières Viticoles Amblevert investissent pour l avenir. Le 19 mars dernier, vous étiez nombreux à nos côtés pour découvrir nos nouvelles installations, mais aussi échanger avec des experts ingénieurs, chercheurs, techniciens, autour d un même objectif : une pépinière durable pour préparer la viticulture de demain. Toute l équipe tient à vous remercier de votre confiance. KA2 COMMUNICATION l humain au cœur de la stratégie d entreprise». Et dans l économique. «L enjeu de notre entreprise est de fixer une activité économique génératrice de valeurs dans le monde rural de notre secteur géographique. Notre performance s appuie sur les investissements que nous réalisons afin de moderniser nos outils de production». Coopération, développement durable, gouvernance, transparence autant de valeurs qui se retrouvent dans les engagements RSE, évaluation AFAQ etc. Et il y a encore l engagement au Global Reporting Initiative. Une des fiertés de l équipe dirigeante des caves de Rauzan Grangeneuve. Et pour cause. Ce référentiel d indicateurs permet de mesurer l avancement des entreprises dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises. À ce jour, pour l agriculture, il compte seulement 20 rapports dans le monde dont 6 en Europe et un seul en France. Et c est aux caves de Rauzan Grangeneuve. G. M.-A. Les caves de Rauzan Grangeneuve en chiffres Les caves de Rauzan Grangeneuve comptent 277 vignerons et 39 salariés pour un total de hectares de vignes dont 82% plantées en cépages rouges et 12 % en cépage blancs pour une production de hectolitres de vin. Les cuveries ont une capacité de hectolitres. Pour le vieillissement en futs de chêne les caves comptent aussi 5800 barriques. 4 à 5 millions de bouteilles sont vendues en direct dont en vin biologique. Les vins des caves de Rauzan grangeneuve sont présents dans 33 pays. Pour l exercice le chiffre d affaire s est élevé à 28,4 millions d euros.

14 15 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Économie Le recul de production 2013 impacte encore le marché VENTES Après une faible vendange 2013, les Bordeaux n ont pas retrouvé en 2014 tout leur potentiel de commercialisation. En 2014, les ventes de vins de Bordeaux ont régressé de 8 %, avec 5,13 millions d hectolitres (soit 685 millions de bouteilles) pour un chiffre d affaires de 3,74 milliards d euros, soit une baisse de 13 %. 58 % de la commercialisation s effectuent en France où les ventes ont diminué de 6 % en volume, avec 179 millions de bouteilles vendues, en repli de 6 % par rapport à l année précédente, pour un résultat en valeur de 896 millions d euros, - 2 % seulement. Cette moindre baisse en valeur, s explique par la progression des Bordeaux du cœur de gamme, entre 3 et 15 euros (en fait le cœur de gamme visé se situerait plutôt entre 5 et 15 euros), qui ont progressé de 2 % en Dans la gamme inférieure de prix la concurrence vient surtout des Côtes du Rhône et du Languedoc. Leader à l export Les Bordeaux sont les leaders français à l exportation de vins tranquilles. En 2014, ils ont aussi, souffert de leur baisse de production, de la crise et de quelques accidents exogènes, comme la mise en place, en Chine, de mesure fiscales pénalisant particulièrement les cadeaux d entreprise. Ces mesures sont largement responsables de la baisse des Les Bordeaux sont les leaders français à l exportation de vins tranquilles. ventes à l Empire du Milieu (- 19 % en volume et - 21 % en valeur), le chiffre d affaires ayant cependant atteint 221 millions d euros. Parmi les grands clients pays tiers, les Etats-Unis ont réduit leurs achats de 2 % en volume et de 11 % en valeur, à 178 millions d euros. Sur le marché européen, l Allemagne a confirmé sa place de premier acheteur de vins de Bordeaux avec une progression en volume de 8 % et de 16 % en valeur, à 166 millions d euros, ce qui console un peu du bilan négatif des ventes au Royaume-Uni : - 25 % en volume et - 46 % en valeur. Des indicateurs positifs Présentant à la presse ce bilan 2014, le président Bernard Farges a évoqué «une série d indicateurs passant au vert» : une récolte encore réduite, mais de grande qualité, de faibles stocks, des prix stables pour le cœur de marché, une évolution de la parité euro/ dollar favorable, une bonne campagne de communication. Par ailleurs, la filière a présenté, cette année, le premier rapport de développement durable de la filière des vins de Bordeaux, dont les principaux axes sont la recherche, la poursuite de la réduction des intrants, la préservation de la biodiversité. Dans le cadre du projet de loi santé discuté ce mois-ci à l Assemblée, le CIVB craint un durcissement de la loi Evin, alors qu il en demande la clarification (voir aussi en page 5). Il s inquiète des accords bilatéraux et compte sur la détermination des pouvoirs publics français dans les négociations à mener (lire aussi en page 17). L Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France créé par décret le 30 mars L Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France (IAVFF) vient d être officiellement créé avec la publication du décret n daté du 30 mars. Le décret entre en vigueur le 1er avril Il s agit du regroupement de douze établissements publics d enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage. Le ministère de l Agriculture précise que la première réunion de l Institut aura lieu «courant avril». Elle pourrait être l occasion d élire le premier président de l IAVFF. En outre, le ministère de l Agriculture a confirmé, sans pouvoir fournir d autres détails en l état, que l IAVFF aura un budget dédié. L Institut est placé sous la tutelle du ministère de l Agriculture et du ministère de l Education nationale. Claude Bernhard, ancien directeur général d Agrosup Dijon, a été nommé administrateur provisoire de l Institut pour six mois en attendant l élection du Conseil d administration. La chimie du végétal s affiche Les 8 et 9 avril se tiendra à Lille le troisième Plant Based Summit, le congrès européen des produits issus de la chimie du végétal. Piloté par Christophe Rupp-Dalhem président de l Association de la chimie du végétal (ACDV) et Christophe Lugel, responsable des affaires internationales du Pôle de compétitivité Industries et Agro-Ressources, ce congrès réunira plus de 400 acteurs de la chimie du végétal. On y trouvera là non seulement des représentants des filières agricoles (céréales, betteraves, oléagineux), des sociétés chimiques comme Solvay, BASF, Air Liquide ainsi que les utilisateurs finaux des produits biosourcés : industriels et représentants professionnels des peintures, plastiques, pneumatiques (Michelin) par exemple. L occasion pour ces différents opérateurs de s informer mutuellement, de communiquer, d échanger sur les innovations, la mise en œuvre et le déploiement des biomatériaux.

15 16 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Économie L École de la vigne des Châteaux du Médoc VIN Cinq châteaux médocains se sont engagés dans une démarche innovante pour répondre au problème de recrutement en viticulture. Une première. Confrontées aux mêmes difficultés de recrutement de personnels qualifiés permanents, les propriétés viticoles Beaumont, Beychevelle, Lagrange, Larose Trintaudon et Pichon Baron ont décidé de s unir pour créer «L École de la vigne des Châteaux du Médoc». Basé sur un cursus de formation adapté à l attente des propriétés et aux besoins des personnes recrutées, ce tout nouveau dispositif a l ambition de redynamiser l emploi local et de sécuriser les parcours professionnels des stagiaires. S engager ensemble Avec l appui de la Fédération régionale des Maisons Familiales Rurales d Aquitaine - Limousin, du lycée agricole de Bordeaux-Gironde, du CFPPA de la Gironde, du conseil régional d Aquitaine, du Fafsea et de Pôle emploi, les cinq châteaux médocains ont souhaité s engager ensemble. Objectif : rechercher une solution innovante pour assurer le renouvellement des générations et la transmission des savoir-faire. En Le processus de «L École de la vigne» a débuté en décembre 2014 avec une Préparation Opérationnelle à l Emploi Collective (POEC) à laquelle 18 demandeurs d emploi ont participé. associant leurs structures de production ainsi que leur image de marque, les cinq partenaires ont créé une attractivité nouvelle et des conditions d intégration optimales pour Le temps d une image attirer de nouveaux profils vers la viticulture. En pratique Le processus de «L École de la vigne» a débuté en décembre 2014 avec une Préparation Opérationnelle à l Emploi Collective (POEC) à laquelle 18 demandeurs d emploi ont participé. À l issue des trois premiers mois de formation - financée par le Conseil régional d Aquitaine, le FAFSEA Délégation Aquitaine ainsi que Pôle emploi pour l évaluation, la sélection et la rémunération des stagiaires douze d entre eux ont signé un certificat de professionnalisation avec l un des cinq Châteaux. Durant la seconde phase d une durée de dix-huit mois lancée en mars 2015, la formation a été dispensée par les MFR d Aquitaine et le CFPPA de Blanquefort. Organisée autour du Certificat de Qualification Professionnelle «ouvrier viticole qualifié», celle-ci s est déroulée au sein des châteaux, tant pour la partie théorique que pour les travaux pratiques. Tutorat Tour à tour, chacune des propriétés accueille les personnes en formation en mettant à disposition salles de cours et personnel qualifié pour assister les formateurs. Les salariés des entreprises, sélectionnés sur la base du volontariat, assurent un tutorat pendant le temps de formation et le temps de travail en entreprise. Ce tutorat a facilité l intégration des nouvelles recrues. Il a également, au travers de la transmission volontaire et librement acceptée des savoirfaire, valorisé et remobilisé les salariés seniors. Un vrai partenariat gagnant-gagnant. Double atout Avec cette 1 ère promotion, l expérience initiée par les Châteaux Beaumont, Beychevelle, Lagrange, Larose Trintaudon et Pichon Baron, apparaît comme un dispositif efficace pour faire face aux difficultés de recrutement du secteur viti-vinicole. Il garantit aussi l embauche d un personnel qualifié et opérationnel. Organisé dans le cadre du Salon de l Agriculture Aquitaine (au sein de la Foire Internationale de Bordeaux), Aquitanima, Salon de l élevage et de la génétique bovine, aura lieu du 8 au 10 mai. Parmi les nouveautés 2015 sont à noter la participation d un professionnel camerounais au circuit Blonde d Aquitaine, une dizaine d éleveurs péruviens sur les 3 tours et une importante délégation de basques espagnols sur le tour Limousin. Cette édition sera une nouvelle fois l occasion de poursuivre des partenariats déjà bien établis avec la région espagnole de Salamanque, où se déroule chaque année le salon partenaire d Aquitanima, Agromaq. Une délégation d éleveurs sera présente sur les tours techniques également.

16 17 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Économie Vers des accords bilatéraux avec les pays tiers EXPORT Le CIVB souhaite voir la Commission européenne négocier des accords bilatéraux avec les pays tiers comme la Chine, le Japon et les États-Unis pour alléger la fiscalité sur le vin français à l entrée dans ces pays. En collaboration étroite avec la filière viticole française, le CIVB demande que des accords bilatéraux soient conclus avec les pays tiers comme cela a été le cas pour le Chili et l Australie. Grâce à ces accords bilatéraux, ces deux pays ont obtenu des allègements douaniers à l entrée en Chine et au Japon. «Après les accords conclus entre le Chili et la Chine ou bien avec l Australie, nous constatons un gain de compétitivité des vins de ces pays, au détriment des vins de l UE» a indiqué Bernard Farges lors d une conférence de presse à Paris le 19 mars. Mode lent Les accords bilatéraux impliquent tous les secteurs de l économie, des vins aux textiles en passant par les produits agroalimentaires, l automobile, l aéronautique, les services, etc. «L existence d accords bilatéraux aurait probablement contenu les représailles commerciales sur le vin de Bordeaux entrant en Chine, après le conflit européano-chinois sur les panneaux photovoltaïques» veut croire Bernard Farges. Mais pour l instant, aucune négociation bilatérale n a commencé avec la Chine et le Japon. «Les accords La commercialisation du Bordeaux s effectue à 58 % sur le marché français et à 42 % à l export mais l exportation grignote peu à peu celle du marché intérieur aussi les accords bilatéraux avec les pays tiers mobilisent le CIVB. sont longs à négocier, autant s y prendre dès maintenant», a encore souligné Bernard Farges. Quant à l accord transatlantique, il est dans une phase «d avancement lent», a ajouté Fabien Bova, directeur du CIVB. «Le point a été fait hier soir au ministère des affaires étrangères à propos de l accord UE-Etats-Unis. Le mandat confié au Congrès jusqu aux élections américaines en novembre 2016 fait que le déroulement des négociations est entré en mode lent», a-t-il précisé. IG et châteaux Dans les accords bilatéraux, la place qu occuperont les PUB UCVA 130X2 indications géographiques (IG) et les mentions traditionnelles est «au moins aussi importante que celle des accords tarifaires», a ajouté Allan Sichel, viceprésident du CIVB. Or, sur ce dossier du non-tarifaire, la position de la Commission européenne «est au-dessous de nos attentes». «Les châteaux et les grands crus sont inscrits dans nos gènes. Nous entendons qu ils soient aussi protégés que les IG», a-t-il souligné. Si le commerce extérieur est un sujet majeur pour Bordeaux, c est parce que la part de l exportation grignote peu à peu celle du marché intérieur. La commercialisation du Bordeaux s effectue à 58 % sur le marché français et à 42 % à l export. La petite vendange de 2013 a stoppé provisoirement cette lente évolution, mais sur une longue période, «la progression des exportations compense le tassement des ventes sur le marché intérieur», a confirmé Bernard Farges. Importations allemandes mieux valorisées En 2014, Bordeaux a exporté 2,1 millions d hectolitres, un repli de 9 % en volume, pour 1,8 milliard d euros (- 17 %). La Chine est restée la première destination, à hectolitres (hl), soit - 19 % par rapport à 2013 (et - 21 % en valeur). La deuxième destination est l Allemagne, à hl, soit + 8 % (et + 16 % en valeur). Allan Sichel a fait remarquer l évolution «encourageante» du marché allemand. Jusque là, l Allemagne importait du vin à très bas prix, mais, depuis peu, le consommateur allemand est prêt à payer un peu plus la bouteille de bordeaux. En outre, cette progression des importations allemandes a lieu notamment sur les vins blancs, ce qui traduit un changement d image du Bordeaux. Le vin de Bordeaux est en effet associé au vin rouge. Un nouveau segment est en train d émerger. Pressions de la grande distribution : Nestlé- France «balance» Le PDG de la filiale française du groupe suisse Nestlé, Richard Girardot, dénonce avec une franchise rare au Figaro daté du 31 mars les méthodes de la grande distribution avec ses fournisseurs, et s interroge sur l attitude des pouvoirs publics. M. Girardot, dont le groupe est le premier fournisseur des grandes surfaces en France, évoque des «marges écrasées» par les exigences des distributeurs mais aussi «une situation où le commercial se retrouve à 23 heures à attendre dans un box, soumis à une pression digne d une garde à vue», affirme-t-il. Il s interroge vivement sur le travail des «gendarmes» de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). «Si les agents de la DGCCRF (...) s étaient rendus le samedi 28 février au soir (à la clôture de la négociation tarifaire, ndlr) sur le parking des centrales d achat, ils auraient compris que quelque chose ne tournait pas rond», relève-t-il.

17 18 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Société «Agriculture : trois bouleversements majeurs» PROSPECTIVE François Attali, directeur marketing stratégique et recherche et Développement chez Sodiaal trace les grandes lignes du monde de demain. Captivant En 2050, un tiers des ans de la planète sera né en Afrique. «Trois bouleversements majeurs vont modifier l environnement agricole : la croissance mondiale et la fin de la domination de l occident, le nouvel environnement technologique et scientifique ainsi que la fin de la génération du baby-boom» a annonçé François Attali, lors du congrès de la FNPL, à Albi, les 18 et 19 mars. Il affiche une planisphère avec la Chine en son cœur. «La Chine est en face à face avec les Etats-Unis. Par contre, l Europe est dans le dos des deux! Ce n est pas bon d avoir les gens dans le dos!» ironise-t-il. Frontières d opinion En 2050, 50 % de la consommation mondiale sera chinoise et indienne contre 10 % aujourd hui et un tiers des ans de la planète sera né en Afrique. «De fait, la demande alimentaire va inévitablement croître». Il alerte sur l augmentation inévitable de la volatilité des cours puisque «la moitié du lait sera produit dans des conditions climatiques très incertaines». Par ailleurs, «une ère nouvelle se développe au carrefour de la technologie et du biologique». D un monde rural de l après-guerre, «nous allons passer à celui de la réalité augmentée», estime-t-il. Cette transition sera d autant plus rapide que la génération du baby-boom, «la génération qui gouverne les entreprises et le monde politique aujourd hui» partira bientôt à la retraite. «En 2030, la génération née dans les années 2000 aura trente ans. Elle ne se posera plus les mêmes questions», habituée dès l enfance aux nouvelles technologies. «Nous sommes en train de vivre dans un monde qui va mourir», affirmet-il avec force. «Les frontières seront davantage des frontières d opinion que géographiques. Le monde agricole devra faire face à un monde gouverné par l opinion, la croyance populaire, mettant à mal les politiques. La croyance primera sur la science!». Modèles collectifs Alors dans cet univers, quel sera le modèle économique agricole de demain? Avec l apogée de l individualisme, est-on à la fin des luttes collectives? «Notre enjeu réside dans notre capacité à articuler des modèles différents, car si l on fait tous les mêmes choix, on se plantera tous en même temps!», conclu François Attali. Il imagine plutôt le redéveloppement de modèles collectifs, plus souples par rapport à ceux développés auparavant par certains partis politiques trop «idéologiques et monolithiques». PUBLI RÉDACTIONNEL La traite, une étape clé pour maîtriser les mammites La maîtrise de la traite est indispensable pour limiter les mammites cliniques et les cellules dans le lait. Le respect des bonnes pratiques d hygiène et de traite est essentielle pour éviter que des bactéries présentes sur les trayons ne pénètrent dans les quartiers et conduisent à des infections. 12 actions clés Brancher des trayons propres et secs, stimuler l éjection du lait 1. Tirez les premiers jets dans un bol à fond noir et les observer (particulièrement durant les périodes à risque). 2. Nettoyez les trayons durant une quinzaine de secondes, insistez sur l extrémité des trayons puis les essuyer. 3. Si vous utilisez un produit de pré-trempage ou de pré-moussage, attendez une trentaine de secondes ; le temps que le produit agisse. 4. Attention. Si vous utilisez des lavettes individuelles, assurez un bon nettoyage et désinfection de celles-ci (faites les bouillir en machine!) Eviter les traumatismes des trayons 5. Limitez les entrées d air au moment du branchement et du décrochage. 6. Evitez la surtraite et l égouttage. Eliminer les bactéries présentes sur les trayons 7. Pratiquez la désinfection des trayons après la traite. Dans le cas de trayons abimés (gerçures, blessures ) utilisez des produits cosmétiques. 8. Limitez la contamination après le passage d une vache infectée en nettoyant les griffes, et en particulier les manchons. Assurer l entretien de la machine à traire. 9. Nettoyez et désinfectez la machine à traire après chaque traite. 10. Faites contrôler la machine à traire par un agent qualifié tous les ans (OptiTraite ). Le cas échéant, faites procéder aux réparations. 11. Nettoyez et dépoussiérez les filtres de la machine à traire tous les mois, entretenir les déposes automatiques tous les 6 mois. 12. Changez les manchons selon la fréquence recommandée par le fabricant ; de l ordre de branchements pour les manchons en caoutchouc et environ le double pour ceux en silicone. Par exemple, pour un troupeau de 60 VL avec une salle de traite de 2x6 postes, la durée de vie des manchons en caoutchouc est de 8 mois. Attention. Lorsqu il y a plusieurs trayeurs sur un élevage, veillez à harmoniser les pratiques de traite et à transmettre les consignes (traitements réalisés,.). Raisonnez vos pratiques de traite selon les caractéristiques de votre exploitation, votre fréquence de mammites, vos objectifs. N hésitez pas à demander conseil. Pour les mammites cliniques et cellules, mieux vaut prévenir que guérir! Le plan national «les mammites j anticipe!» Un programme pour prévenir et réduire les mammites en élevage vise à apporter aux éleveurs et à leurs conseillers les éléments nécessaires à la maitrise des mammites : outils, formations, informations La mobilisation de tous est nécessaire. PubliRedac indd 1 18/03/15 14:41

18 19 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Société Des bouchons au bénéfice de la lutte contre le cancer SOLIDARITÉ La deuxième édition du Vinithon, associée au Salon de l Agriculture Aquitaine ouvre sa campagne de collecte 2015 au grand public. Le succès de la première édition a permis à la Chambre d agriculture d élargir sa collecte au grand public. L an dernier, la Chambre d agriculture de la Gironde et ses œnocentres avaient organisé le premier Vinithon et récolté bouchons pour aider la lutte contre le cancer Cette année, elle développe la collecte de bouchons, notamment lors du Salon de l Agriculture Aquitaine, du 8 au 17 mai. Ceux-ci avaient été récoltés au bénéfice de l association Agir Cancer Gironde. Basée sur la promesse de dons de bouchons, le Vinithon a mobilisé la viticulture girondine. La générosité des viticulteurs et la mobilisation des œnocentres de Blanquefort, Pauillac, SaintSavin et Soussac, ont permis de récolter 1,7 tonne de liège au bénéfice l Institut Bergonié de Bordeaux. Forte du succès rencontré en 2014, la Chambre d agriculture de la Gironde a décidé d associer le plus grand nombre à cette action en diversifiant ses sources de collecte. Cela commence par un centre de collecte sur le site du Salon de l Agriculture Aquitaine, puis par une association avec écoles et collèges et en multipliant le nombre de points de collecte dans les villes. Une chaîne humaine Le principe est simple : tous les bouchons de liège collectés sont remis à Agir Cancer Gironde qui les vend ensuite aux liégeurs. Ils sont alors traités (nettoyage, broyage et compactage) avant d être utilisés pour créer de nouveaux produits (panneaux d isolation thermique et phonique, joints d étanchéité, fournitures de bureau, etc.). Les bénéfices des ventes de l association sont intégralement reversés à l Institut Bergonié de Bordeaux, référent international dans la lutte contre le cancer. Au-delà des performances de collecte, la philosophie d Agir Cancer Gironde consiste à tisser une chaîne humaine de milliers de donateurs potentiels. C est dans cet esprit que le Vinithon 2015 mènera en parallèle une collecte auprès des propriétés viticoles et de tous les girondins. Le temps d une image LBG01F34 - AMM n g/l de phosphonates de potassium Classement: H413 - Dose homologuée : 4L/ha - 5 applications maximum/ha /an - DRE : 6 heures - DAR : 14 jours - Pour protéger les organismes aquatiques, respecter une ZNT de 5 mètres par rapport aux points d eau. Agrément n AQ01561 pour la distribution de produits phytopharmaceutiques à usage professionnel. DE SANGOSSE - S.A.S. au capital de e RCS Agen n TVA intracommunautaire FR Crédits photos : Shutterstock - Création : Fongicide anti-mildiou de la vigne Façonnons ensemble une vigne à votre image. La solution sur-mesure contre Le mildiou de La vigne Souplesse d utilisation association possible avec de nombreuses spécialités jusqu à 5 applications / ha / an Protection des organes néoformés grâce à une puissante systémie ascendante et descendante Pas de résistance connue grâce à une action multisites sur toutes les souches de mildiou «Nous dépendons des sols agricoles pour couvrir les besoins alimentaires. Les sols sont une ressource limitée, nous devons donc apprendre à les utiliser plus efficacement», a rappelé Patrick Wrixon, président de l EISA (initiative européenne pour l agriculture durable). L Eisa vient de publier l étude «Protection des sols en agriculture intégrée» à l occasion de l année internationale des sols décrétée par les Nations Unies en Tous les continents sont concernés. En Afrique, l Eisa rappelle que la dégradation des sols et l érosion réduisent la fertilité des sols. Dans les pays d Europe de l Ouest, les grandes machines agricoles et les opérations de travail du sol inappropriées peuvent également conduire à leur dégradation ( érosion, compactage...). «Une approche globale de la gestion des sols et de leur conservation est nécessaire», soutient l Eisa. La protection est dans naturenature La protection est notre dans notre PRODUITS POUR LES PROFESSIONNELS : UTILISEZ LES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES AVEC PRÉCAUTION. AVANT TOUTE UTILISATION, LISEZ L ÉTIQUETTE ET LES INFORMATIONS CONCERNANT LE PRODUIT.

19 20 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Société Loi Evin : ni-ni LÉGISLATION Les discussions sur la loi de Santé publique, qui ont eu lieu en première lecture à l Assemblée Nationale dans la nuit du 1 er au 2 avril, n apportent pas de durcissement anti-vin à la loi Évin, mais pas de clarification non plus. Dans la nuit du 1 er au 2 avril, un amendement qui donnait une définition de la publicité et qui avait été adopté en mars en commission des affaires sociales de l assemblée a été rejeté. «Cet amendement aurait permis de clarifier la loi Évin en distinguant la publicité de l information», a déclaré, le 2 avril, Joël Forgeau, président de Vin & société, dont l objectif est d expliquer à la société civile les apports du secteur viticole à l économie et à la culture. Pour les journalistes et les acteurs de l œnotourisme «c était la possibilité d évoluer dans un cadre légal clair, fidèle à l esprit originel de la loi. Au lieu de cela, nous allons continuer à vivre dans un flou juridique préjudiciable à toutes les parties prenantes concernées par les conditions d application de la loi Évin», a-t-il commenté. Clarification Alertés notamment par les Jeunes Agriculteurs, la FNSEA et les organisations viticoles, les députés des Régions viticoles de France dont de nombreux girondins- s étaient unis, lors de la première lecture à l Assemblée Nationale du projet de loi Santé pour «tenir la tranchée» afin de contrer d éventuelles offensives du lobby hygiéniste contre le vin. La profession constate qu elle a «évité un nouveau durcissement de la loi Évin. C est un soulagement. Mais la déception est là concernant la clarification de loi Évin», a résumé Bernard Farges, président de la Confédération des appellations viticoles (CNAOC). «Nous n allons pas appeler «bonne nouvelle» le fait de ne pas avoir reçu de gifle!», s est-il exclamé. En dépit de l amendement rejeté, Vin & société et les professionnels ne veulent pas se laisser abattre. «Nous sommes favorables à la poursuite des discussions sur la définition de la publicité comme l a proposé la ministre de la Santé», a précisé Joël Forgeau. En effet, la clarification de la publicité a été identifiée par Marisol Touraine comme un sujet qui mérite d être examiné, a précisé Bernard Farges, en tant que vice-président de Vin & société. Le sujet de la clarification de la loi Évin «n est en aucun cas un assouplissement de la loi, comme l a honteusement annoncé l ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie)», a souligné Bernard Le temps d une image Farges. Vin & société a rappelé à ce propos que sa position n est pas de supprimer la loi Évin mais au contraire d en favoriser l application dans un contexte règlementaire clair, stable, permettant à chacun d exercer sa responsabilité emplois Avant les discussions sur la loi sur la santé publique, dans un communiqué de presse les députés des Régions viticoles ont tenu à rappeler que «ce secteur agricole patrimonial qui marque de son empreinte la culture et les paysages de notre pays est le second poste excédentaire de notre balance commerciale et qu il emploie plus de emplois directs et indirects dans notre pays. Alors qu aucune étude épidémiologique n est en mesure d établir une causalité incontestable entre une consommation de vins de qualité et de prix élevés, en déclin continu dans notre pays, et les développement les plus récents de l accidentologie et des maladies les plus morbides, s en prendre au vin procède d un amalgame et d un acharnement injustifiés, autant que masochiste». Les nouvelles règles obligatoires d étiquetage des viandes porcine, ovine, caprine et de la viande de volaille fraîches sont entrées en application le 1 er avril. La viande d un animal né, élevé et abattu dans un même État membre pourra être étiquetée comme originaire du pays en question. Dans les autres cas, les lieux d élevage et d abattage devront être mentionnés. La Commission européenne ne prévoit par contre toujours pas de proposition législative concernant l étiquetage des viandes transformées. Les professionnels souhaitent clarifier l application de la loi Evin : «dans un contexte règlementaire clair, stable, permettant à chacun d exercer sa responsabilité», notamment en ce qui concerne la promotion. Le projet de nouveau siège du Crédit Agricole d Aquitaine désormais dévoilé Cela fait quelques jours déjà que le nom de l architecte retenu pour réaliser le nouveau siège du Crédit Agricole d Aquitaine, le cabinet Wilmotte & Associés Architectes, a été révélé. C est désormais au tour du projet architectural d être dévoilé. Rémi Garuz, Président de la Caisse régionale et Jack Bouin, Directeur général, ont présenté en Assemblée générale, le 26 mars, les esquisses du projet. Ce projet a reçu l adhésion d Alain Juppé, Maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole et de Nicolas Michelin, Architecte urbaniste du projet d aménagement des Bassins à flot, présents aux délibérations du concours d architectes. «Le projet retenu permettra d accueillir comme il se doit nos clients, nos sociétaires et nos partenaires. L ensemble des salariés et des élus mutualistes y trouveront aussi un environnement de travail ouvert et efficace» a annoncé récemment Rémi Garuz. «Nous avons décidé de nous entourer d ergonomes et de space planners, pour imaginer, dans le respect de notre cahier des charges, des espaces de travail le plus en adéquation possible avec le résultat des enquêtes effectuées auprès de tous nos salariés» ajoutait Jack Bouin. L architecte lauréat s est attaché, avec succès, à respecter l histoire industrielle de ce site, tant dans la forme que dans les matériaux choisis. Le bâtiment représentera m² et pourra accueillir 500 collaborateurs. Crédit Agricole Immobilier Entreprises est le promoteur de ce projet dont la livraison est prévue dans le courant du premier semestre En regard de la Cité des Civilisations du Vin, dont le Crédit Agricole d Aquitaine est l un des principaux mécènes, ce nouveau siège social a vocation à conforter son rôle de première banque régionale et à devenir un lieu de rencontres et d échanges des acteurs économiques locaux.

20 21 Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 3 Avril 2015 Social Semaine de la vaccination du 13 au 18 avril PRÉVENTION Pour faire progresser la vaccination en Aquitaine. Même si le niveau de vaccination des Aquitains est en voie d amélioration, il reste néanmoins encore inférieur à la moyenne nationale pour de nombreuses maladies. C est pourquoi la MSA s associe à l ARS et à ses partenaires* en s inscrivant une nouvelle fois dans la Semaine européenne de la vaccination. Deux priorités sont définies pour cette édition 2015 : la mise à jour des vaccins et la vigilance face à la rougeole. La vaccination, pourquoi? La vaccination est une protection individuelle mais surtout collective. Elle permet : - de se protéger de maladies très contagieuses et parfois graves, voire mortelles ; - d éviter de contaminer les personnes les plus vulnérables de son entourage : nouveaux nés, personnes âgées ou fragiles, De plus, il faut savoir que les complications liées aux maladies sont plus graves et fréquentes que les complications liées aux vaccins. Enfin, les contre-indications à la vaccination doivent être étudiées par le médecin lors de la consultation. Êtes-vous à jour de vos vaccins? Être à jour, c est avoir reçu les vaccins indispensables en fonction de son âge et avec le bon nombre d injections pour être protégé. Vous ne savez Vrai ou Faux Tous les vaccins n ont pas vocation à être prescrits à tout le monde. VRAI. L objectif est la juste vaccination : il s agit de vacciner les personnes concernées contre les maladies appropriées. Certaines vaccinations concernent tout le monde comme les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite. D autres peuvent être recommandés en fonction du profil ou de l activité (personnes fragilisées ou au système immunitaire affaibli, seniors, pas si vous êtes à jour de vos vaccins? Faites le test en quelques minutes sur https:// recommandations. Si vos vaccins ne sont pas «à jour», il n est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle était interrompue. On parle de «rattrapage». La vaccination, c est à tout âge de la vie! En 2013, le calendrier vaccinal s est simplifié pour une optimisation du nombre de doses de vaccins et une meilleure mémorisation pour les professionnels de santé et le public. Concrètement, il y a une diminution du nombre d injections pour une efficacité équivalente, et pour les adultes, des rendezvous vaccinaux à âge fixe : 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis tous les 10 ans au-delà de 65 ans. La vigilance face à la rougeole avec le vaccin ROR Le niveau de protection vaccinale, bien qu en progrès, est toujours insuffisant pour éviter un retour de l épidémie. Près d un cas de rougeole sur trois conduit à une hospitalisation. Une seule solution pour se protéger contre la rougeole : la vaccination avec deux doses pour les personnes âgées de 1 à 32 ans. En Aquitaine, entre 2008 et 2011, 1 cas sur 2 de rougeole a concerné les 15 à 30 ans et 30 % des personnes touchées ont été hospitalisées. étudiants et professionnels de santé, professionnels travaillant au contact d eaux usées,...). La vaccination est risquée. FAUX. Comme tout principe actif et comme n importe quel médicament, le vaccin peut entrainer des effets indésirables bien connus (fièvre, douleurs au point d injection). Il demeure plus risqué de ne pas être vacciné que de l être : les complications liées aux maladies sont plus graves et fréquentes que Rappelons que le vaccin contre la rougeole est associé aux vaccins contre les oreillons et la rubéole, pour former le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Un moyen simple de suivre vos vaccins : le carnet de vaccination électronique Le carnet de vaccination électronique vous permet de savoir facilement où vous en êtes dans vos vaccins. Créer son carnet de vaccination électronique est simple et gratuit. Il vous suffit de remplir une fiche de renseignements et de la faire valider par votre médecin traitant. Le carnet de vaccination électronique vous alerte par SMS ou mail au moment de vos rappels. Créez votre carnet de vaccination électronique sur www. mesvaccins.net ou en téléchargeant l application Smartphone MesVaccins. La vaccination : parlez-en à votre médecin, pharmacien, infirmière, sage-femme. * CHU de Bordeaux, Union régionale des professionnels de santé d Aquitaine (médecins libéraux, les complications liées aux vaccins. Enfin, toutes contreindications à la vaccination sont décelées par le médecin lors de la consultation. Un retard de vaccination oblige le patient à tout recommencer. FAUX. Il suffit de reprendre les vaccins là où ils ont été interrompus et de compléter la vaccination avec le nombre d injections nécessaires en fonction de l âge. pharmaciens), Conseils de l Ordre des pharmaciens, Université de Bordeaux, DIRECCTE, Mutualité Française Aquitaine, caisses d assurance maladie d Aquitaine (CPAM, RSI), Rectorat de Bordeaux, Groupe d étude en préventologie, Mairie de Bordeaux, Conseils généraux (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) Signalez tout changement de situation à votre MSA Votre situation change, prévenez-nous sans tarder! Tout changement de situation peut avoir un impact sur vos prestations, aussi informez-nous dans les cas suivants : vie de couple : mariage, pacs, début ou reprise de vie commune, divorce, séparation, décès ; votre enfant : stage de formation professionnelle, apprentissage, reprise d études, entrée dans la vie active, hospitalisation, placement dans un centre spécialisé, etc ; vie du foyer : naissance, départ ou retour d un enfant, arrivée ou départ d un parent, changement d adresse, changement de comptes bancaires ; situation professionnelle : licenciement, maladie de longue durée, invalidité, rente accident de travail, chômage, retraite. Pour un traitement optimal de votre dossier, pensez à préciser sur chaque document envoyé votre numéro de sécurité sociale. Il est important de signaler ces changements dès qu ils surviennent afin que le calcul de vos droits soit le plus rapide possible car l attribution et / ou le montant de vos prestations en dépendent. Si vous percevez une prestation à laquelle vous n avez plus droit, du fait de ces changements, la MSA vous demandera le remboursement de ces sommes indues. Une pénalité pourra même être appliquée selon les cas. Ne négligez donc pas cette démarche!

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