Inventaire départemental des cavités souterraines du Cher
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- François-Xavier Boutin
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1 Inventaire départemental des cavités souterraines du Cher Rapport final BRGM/RP FR octobre 2006
2 Inventaire départemental des cavités souterraines du Cher Rapport final BRGM/RP FR octobre 2006 Étude réalisée dans le cadre des projets de Service public du BRGM RISB07 Convention référencée MEDD n CV MEDD/DPPR-RM/BRGM N. Zornette et E. Anquetin Avec la collaboration de F. Moret Vérificateur : Nom : C. Lembezat Date : Approbateur : Nom : J.P. Leprêtre Date : Signature (ou original signé par) Signature (ou original signé par) Le système de management de la qualité du BRGM est certifié AFAQ ISO 9001:2000.
3 Mots clés : inventaire, BD Cavité, vide souterrain, carrière souterraine, cavité souterraine, Cher, Centre. En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante : ZORNETTE N. et ANQUETIN E. avec la collaboration de MORET F. (2006) Inventaire départemental des cavités souterraines du Cher. Rapport final. BRGM/RP FR. 101 pages, 22 illustrations, 7 annexes. BRGM, 2006, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l autorisation expresse du BRGM.
4 Synthèse «La Politique que le gouvernement entend mener concernant la prévention des risques naturels fait appel à plusieurs démarches de recensement et d évaluation des risques auxquels le BRGM est associé» d après la lettre du Ministre de l Aménagement du Territoire et de l Environnement du 6 juin 2000 adressée au Président du BRGM. C est dans le cadre de la convention avec le Ministère de l Ecologie et du Développement Durable (MEDD), référencée MEDD n CV MEDD/DPPR- RM/BRGM que le Service Géologique Régional du Centre (SGR/Centre) a engagé un recensement des carrières souterraines abandonnées (hors mines) et des cavités naturelles concernant le département du Cher (18). Cette étude est référencée comme opération de service public sous le numéro 05RISB07. Ce rapport présente la synthèse des résultats atteint à la fin du projet «Inventaire des cavités souterraines du département du Cher». Toutes les informations descriptives recueillies ont été mises dans une base locale puis transférées dans la base de données nationale «BDCavité». Les informations seront également conservées dans des dossiers «papiers». Différents organismes ont été sollicités afin de récupérer les informations. Les mairies et les sources cartographiques (cartes géologiques et IGN) sont les principales sources d informations (87 % des cavités souterraines répertoriées). Différents organismes tel que la DDE, les Archives départementales, le Muséum d Histoire Naturelle de Bourges, différents groupes de spéléologie et les archives internes du BRGM sont nos sources de données secondaires. Au total, 448 fiches de description de cavités ont été instruites, recensant 490 cavités. La carte de synthèse met en évidence une zone principale regroupant un grand nombre de cavités : le centre du département et son extension vers le Sancerrois et vers le Berry. Il est recommandé aux communes qui possèdent des cavités souterraines, de les intégrer dans leur PLU. Les services de l Etat peuvent actualiser le Dossier CS des communes concernées en y intégrant les cavités recensées, ainsi que les effondrements. BRGM/RP FR Rapport final 3
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6 Sommaire 1. Introduction Cadre général de l étude OBJECTIF DES INVENTAIRES À l échelle locale (départementale) À l échelle nationale CADRE CONTRACTUEL BASE DE DONNÉES NATIONALE BDCAVITÉ Présentation Architecture et champs de base de BDCavité Acquisition des données Mise à disposition de l information PRINCIPALES ÉTAPES DE LA MÉTHODOLOGIE DES INVENTAIRES Typologie Recueil des données Validation sur le terrain - Valorisation des données et saisies Synthèse des données Contexte départemental PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU DÉPARTEMENT Contexte géographique Contexte géologique Contexte hydrogéologique Recueil de données et validation de terrain DONNÉES DE BASE Données d archives Autres sources d informations Administrations ne possédant pas d archives Enquête communale Visites sur le terrain Traitement des données...36 BRGM/RP FR Rapport final 5
7 4.2. VALORISATION DES DONNÉES Difficultés rencontrées Validation des informations - Renseignements sur les cavités Validation de terrain Intégration dans BDCavité Analyse critique des résultats QUALITÉ ET REPRÉSENTATIVITÉ DES INFORMATIONS RECUEILLIES Exhaustivité Représentativité Typologie des cavités RÉPARTITION DES CAVITÉS Répartition générale des cavités Répartition par types de cavités Recommandation en matière de prévention des risques GÉNÉRALITÉS PRÉCONISATION D ÉTUDES DE RISQUES Conclusion Bibliographie Liste des illustrations Illustration 1 - Thème «identification/localisation» de la base de données Illustration 2 - Autres thèmes spécifiques à chaque type de cavité Illustration 3 - Cas d une carrière ou d une cave Illustration 4 - Génie civil Illustration 5 - Présentation du site internet Illustration 6 - Situation géographique du département du Cher Illustration 7 - Géologie du département du Cher (d après D. Vaslet) Illustration 8 - Réponses des mairies à l enquête communale Illustration 9 - Liste des communes visitées Illustration 10 - Carte présentant les communes visitées Illustration 11 - Répartition des sources de données de l inventaire BRGM/RP FR Rapport final
8 Illustration 12 - Distribution des cavités dans le département du Cher...42 Illustration 13 - Répartition des différents types de cavités souterraines sur le département du Cher...42 Illustration 14 - Entrée de carrière souterraine au Briou (Veaugues)...43 Illustration 15 - Cave vinicole de la Perrière à Verdigny (ancienne carrière souterraine réutilisée pour le stockage du vin)...45 Illustration 16 - Cave à Bourges (rue de Lazenay)...46 Illustration 17 - Exemple de perte karstique (Ménétréol-sous-Sancerre)...48 Illustration 18 - Exemple de grotte à Bourges (jardin de Lazenay)...48 Illustration 19 - Corrélation entre la géologie et les cavités souterraines recensées dans le Cher...49 Illustration 20 - Répartition des cavités par communes...50 Illustration 21 - Répartition des effondrements, bétoires, dolines, avens...52 Illustration 22 - Répartition des carrières souterraines...54 Liste des annexes Annexe 1 - Lettre du MEDD...63 Annexe 2 - Questionnaire destiné aux communes...67 Annexe 3 - Typologie des mouvements de terrain associés aux cavités souterraines...73 Annexe 4 - Lexique des termes karstiques dialectaux de la langue française...79 Annexe 5 - Tableau de la répartition des types de cavités par commune...87 Annexe 6 - Interfaces «cavité» et «description» de l applicatif Cavisout...95 Annexe 7 - Carte de répartition des cavités souterraines (Carte format A0 hors texte)...99 BRGM/RP FR Rapport final 7
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10 1. Introduction Le présent rapport présente les résultats finaux concernant le projet «Inventaire des cavités souterraines du Cher» (Centre) cofinancé par le Ministère de l Ecologie et du Développement Durable (Convention MEDD-BRGM signée le 21 avril 2005 pour 18 mois). Le département du Cher est l un des six départements de la région Centre. Moins connues que le Loir-et-cher ou l Indre-et-Loire, les cavités souterraines du Cher sont principalement des dépressions naturelles de type effondrement ou doline, ou des carrières souterraines. La présence de cavités souterraines résulte de la géologie du département. En effet, de nombreuses cavités sont issues de l extraction de pierres de constructions ou de matériaux pour l amendement des champs. Elles ont été creusées, le plus souvent, dans le calcaire induré du Jurassique supérieur. Ce rapport rappelle tout d abord la procédure des programmes d inventaires et présente la banque de données associée, puis décrit le contexte géographique et géologique du département ; il se termine par la synthèse des résultats et les recommandations que ces résultats peuvent appeler. BRGM/RP FR Rapport final 9
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12 2. Cadre général de l étude 2.1. OBJECTIF DES INVENTAIRES Il s agit de recenser, localiser et caractériser les principales cavités souterraines abandonnées (hors mines) présentes dans le département du Cher, puis d intégrer l ensemble de ces données factuelles dans la base de données nationale sur les cavités souterraines (BDCavité) gérée par le BRGM à la demande du Ministère de l Ecologie et du Développement Durable (Annexe 1). Les organismes extérieurs associés sont à ce jour l'ineris (Institut National de l Environnement industriel et des Risques), le LCPC (Laboratoire Central des Ponts et Chaussées) et les services RTM (Restauration des Terrains en Montagne). Les objectifs de cette opération sont multiples À l échelle locale (départementale) Il s agit en premier lieu de conserver la mémoire des carrières souterraines, désormais pour la plupart abandonnées. Les archives écrites concernant ces anciennes exploitations sont généralement incomplètes et dispersées. L information est le plus souvent transmise oralement, par des témoins concernés à des titres divers (propriétaires fonciers, élus communaux, anciens carriers, champignonnistes, etc.), ce qui la rend fragile et difficilement accessible. Les mouvements de populations et la pression foncière conduisent à construire ou aménager dans des sites autrefois délaissés, car sous-cavés, mais dont l historique n est plus connu. Il est donc primordial, pour prévenir les accidents qui pourraient résulter de tels aménagements, de maintenir la mémoire de ces carrières souterraines abandonnées et de diffuser aussi largement que possible une information fiable et homogène les concernant. Une telle information concernant la localisation et l extension des carrières souterraines, lorsqu elle est disponible, permet une meilleure connaissance du risque (compte tenu des mouvements de terrain qui peuvent être occasionnés) et donc sa prévention, et l organisation des secours en cas de crise. Elle peut en particulier permettre l élaboration de cartes de l aléa associé à la présence des cavités souterraines, et ainsi participer en tant que telle à celle de documents à usage réglementaire, de type PPR, comme à l information préventive du public À l échelle nationale Il s agit d initier une démarche globale de recensement des cavités souterraines, d origine anthropique ou naturelle, ce qui suppose de réaliser ce travail d inventaire départemental sur l ensemble du territoire (ou au moins sur les secteurs potentiellement les plus concernés). La connaissance des zones sous-cavées est jusqu à présent diffuse, hétérogène et incomplète. Il s agit donc de rassembler la BRGM/RP FR Rapport final 11
13 totalité des informations disponibles (sans qu il soit possible de prétendre à l exhaustivité en la matière) et de la stocker, sous forme homogène, dans une base unique et fédérative de données géoréférencées : la Base de Données nationale dont les développements informatiques ont été cofinancés par le MEDD de 1999 à L opération d inventaire départemental des cavités souterraines anthropiques abandonnées et des cavités naturelles permettra d alimenter cette base avec l ensemble des phénomènes connus à la date de l étude. L organisation de cette connaissance sous forme d une base de données informatique gérée par un organisme public pérenne permettra de la mettre régulièrement à jour au fur et à mesure de l acquisition de nouvelles données (l existence de certaines cavités non mentionnées dans les archives et inconnues des acteurs locaux peut être révélée fortuitement à l occasion d un effondrement en surface). L accès à cette base de données étant libre et gratuit, une large diffusion de cette connaissance sera possible, ce qui facilitera les politiques d information et de prévention du risque CADRE CONTRACTUEL Cette étude s inscrit dans le cadre d un programme pluriannuel à demandé par le MEDD visant à réaliser un bilan aussi exhaustif que possible de la présence de cavités souterraines sur le territoire métropolitain. La programmation, en termes de choix des départements à inventorier comme de calendrier de leur traitement, résulte d'une démarche logique s'appuyant sur l'inventaire National de 1994 et la cartographie de l'aléa qui en a découlée, ainsi que sur divers épisodes événementiels en matière d effondrements de terrain. La méthodologie de ces inventaires est présentée dans le cahier des charges type. Elle permet d homogénéiser la représentation des résultats obtenus BASE DE DONNÉES NATIONALE BDCAVITÉ Présentation En parallèle des inventaires départementaux, se finalise le développement par le BRGM de l outil informatique Base de Données nationale sur les Cavités souterraines (BDCavité). La base est gérée par le BRGM en collaboration -pour ce qui concerne la fourniture de données- avec l INERIS, le LCPC et les services RTM avec le soutien du Ministère de l Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie et de celui de l Ecologie et du Développement Durable. Ce projet doit répondre à la fois à un besoin national et local, et a pour objectif de centraliser et de mettre à disposition, via Internet et dans le réseau d agences régionales du BRGM, l'information concernant les cavités souterraines sur le territoire métropolitain. 12 BRGM/RP FR Rapport final
14 Architecture et champs de base de BDCavité Parmi les outils informatiques développés, se distinguent, dans la base centrale (sous Oracle) à partir de laquelle sont faites les interrogations du site Internet, l interface Web du site correspondant et un applicatif local permettant les saisies régionales ainsi qu une interface de saisie centralisée via le réseau interne BRGM. Le contenu thématique sera variable en fonction du type de cavité étudié. Deux grands types de cavités souterraines sont à distinguer : les cavités d origine naturelle et les cavités d origine anthropique, et parmi celles-ci les types déclinés cidessous. a) Cavités souterraines d origine anthropique - Cavités souterraines abandonnées : carrières (intègrent les différents modes d exploitation, la présence éventuelle de plusieurs étages, leur état, ) ; caves ; ouvrages souterrains de génie civil ; ouvrages souterrains militaires. b) Cavités souterraines d origine naturelle Pour modéliser ces différents types de cavités, deux notions, ou entités, distinctes ont été dégagées : - une entité localisée par l enveloppe simplifiée (site) de son emprise au sol (carrière, cave) ou par un réseau de segments (réseau de cavités naturelles) ; - une entité localisée par un seul point (ouvrage de carrière, de cave, orifice de cavité naturelle, ouvrage souterrain civil ou militaire). L utilisation de ces deux notions permet une identification et une localisation par entité, indépendamment du type de cavité telle que le montre l Illustration 1. Le thème «identification/localisation» est le «tronc commun» du modèle conceptuel de données des divers types de cavités souterraines. D autres thèmes spécifiques à chaque type de cavité sont accessibles (Illustration 2). BRGM/RP FR Rapport final 13
15 - Cavités anthropiques - Cavités naturelles Illustration 1 - Thème «identification/localisation» de la base de données 14 BRGM/RP FR Rapport final
16 - Sites - Cavités identifiées Illustration 2 - Autres thèmes spécifiques à chaque type de cavité La base BDCavité dont il est question ici ne concerne pas les cavités d origine minière. Les figures suivantes (Illustration 3 et Illustration 4) donnent quelques exemples de descriptions synthétiques de cavités de type anthropique. BRGM/RP FR Rapport final 15
17 Illustration 3 - Cas d une carrière ou d une cave Illustration 4 - Génie civil Acquisition des données L acquisition des données se fait essentiellement à partir d inventaires effectués par le BRGM, avec à terme la collaboration de l INERIS, du LCPC à travers le réseau des Laboratoires Régionaux de l Equipement et les services RTM. L origine des informations est diverse, leur provenance peut aller d un simple dépouillement d archives plus ou moins complètes, à des visites de terrain. La saisie des données est réalisée par les Services Géologiques Régionaux du BRGM. 16 BRGM/RP FR Rapport final
18 Inventaire des cavités souterraines du Cher Mise à disposition de l information La mise à disposition de l information s effectue grâce au site Internet L Illustration 5 montre l interface d accueil du site ainsi que ses principales fonctionnalités. Illustration 5 - Présentation du site internet PRINCIPALES ÉTAPES DE LA MÉTHODOLOGIE DES INVENTAIRES Typologie Les cavités souterraines concernées par cet inventaire départemental sont : - les carrières souterraines abandonnées, à savoir les exploitations en souterrain de substances non concessibles (pierre de taille, craie, gypse, ardoise, argile, ocre, etc.) et dont l exploitation est désormais arrêtée ; - les ouvrages civils abandonnés tels que tunnels, aqueducs, «caves» à usage industriel ou agricole ; - les galeries et les caves abandonnées à usage de stockage de substances diverses (déchets, matériels, ) ; - les ouvrages militaires abandonnés ; BRGM/RP FR Rapport final 17
19 - les cavités naturelles (karsts calcaires, poches de dissolution ou d effondrement des évaporites, gouffres de quartzites précambriens, cavités volcaniques, grottes marines, ) ; - les cavités abandonnées indéterminées : s'applique aux cavités pour lesquelles on ne connaît ni l'origine ni l'utilisation principale Recueil des données La collecte des données se fait en trois étapes : - recherche bibliographique ; - questionnaires d enquête auprès des communes ; - recueil de données auprès des services techniques concernés, d organismes, d associations ou de particuliers. a) Recherche bibliographique Le but de cette phase est de rassembler toutes les informations déjà publiées concernant des vides souterrains abandonnés ou les cavités naturelles (travaux de thèses), dans le département étudié, (dans certains départements les deux types d inventaires sont dissociés). Cette recherche bibliographique se fait par l intermédiaire de la bibliothèque centrale du BRGM. Elle comporte notamment une analyse d éventuels rapports d études concernant des sites déjà suivis par le BRGM dans le cadre de sa mission de service public. Une recherche spécifique auprès des archives départementales est également menée. Toutefois, cette recherche se borne à l extraction des données déjà disponibles sous forme de synthèse thématique ou accessibles par l utilisation de mots clés. Les données départementales déjà saisies dans BDCavité font évidemment l objet d une extraction au cours de cette phase. b) Questionnaire d'enquête auprès des communes Un questionnaire d enquête type est adressé à l ensemble des communes du département, sous couvert de la Préfecture (sous réserve de l accord de cette dernière). Les maires sont invités à fournir au BRGM tous les éléments dont ils ont connaissance concernant les cavités souterraines abandonnées anthropiques et les cavités naturelles présentes dans leur commune. Un extrait de carte topographique est joint au questionnaire afin de faciliter leur repérage par les maires (ou leurs services techniques). Une relance téléphonique est effectuée par le BRGM un mois après envoi du questionnaire et ensuite à intervalles réguliers jusqu à obtenir un nombre de réponses jugé représentatif à l échelle départementale. 18 BRGM/RP FR Rapport final
20 c) Recueil des données auprès des organismes compétents Des enquêtes plus spécifiques sont orientées vers les organismes techniques locaux, en vue de recueillir les informations qu ils détiennent. Les archives des anciens Services des Mines (détenues par les DRIRE ou versées aux archives départementales) sont systématiquement dépouillées, comme les archives départementales. Selon le contexte local, d autres organismes sont aussi consultés : DDE, laboratoires régionaux de l Equipement, Conseils Généraux (direction chargée de l environnement et éventuellement celle chargée de l entretien des routes), DDAFF, DIREN, DRAC, etc. Enfin, des enquêtes orales sont menées auprès de personnesressources susceptibles de fournir des informations pertinentes en raison de leur connaissance du milieu souterrain : anciens carriers, champignonnistes, conservateurs de musée, archéologues, etc. Les associations locales et départementales de spéléologie (CDS) sont systématiquement mises à contribution, à la fois pour les cavités naturelles et les cavités anthropiques, et certaines de leurs publications font l objet d une analyse bibliographique. En matière de cavités naturelles, les services de la protection civile sont interrogés Validation sur le terrain - Valorisation des données et saisies Validation sur le terrain : - caractérisation des cavités recensées ; - repérage fortuit de cavités non archivées. Valorisation des données et saisie : - géoréférencement des cavités ; - descriptif (fiches de saisie) ; - saisie dans BDCavité. a) Validation sur le terrain - Caractérisation des cavités recensées Toutes les cavités souterraines recensées par l intermédiaire de la recherche bibliographique, des enquêtes auprès des communes et des contacts avec les différents interlocuteurs locaux font l objet d une visite sur le terrain, hormis celles pour lesquelles la documentation disponible est jugée suffisante pour permettre une localisation et une description fiable. Cette visite sur le terrain a pour objectif principal de localiser précisément la situation des cavités (repérage sur carte topographique à l échelle 1/25 000), soit à partir de l observation directe lorsque des accès sont encore praticables ou au moins visibles, soit à partir de témoignages concordants recueillis sur place. Il s agit aussi de compléter, par une observation rapide, les informations déjà disponibles sur l environnement du site (nature de l occupation du sol en surface et position des BRGM/RP FR Rapport final 19
21 éléments éventuellement exposés). Lorsque des accès sont connus, qu il s agisse d orifices karstiques ou de bouches de cavages/puits de carrière, leur position exacte est notée par rapport à des repères jugés pérennes et déterminée quand c est possible à l aide d un GPS. Les éléments sont accompagnés d une description (géométrie, état, accessibilité, etc.). Lorsque la cavité est encore accessible, une visite rapide des galeries est effectuée afin d évaluer, globalement, l extension des zones sous-cavées et leur état général de stabilité. La finalité d une telle visite n est pas d aboutir à un diagnostic complet de stabilité, mais de permettre une caractérisation globale de la carrière identifiée (validation des plans quand ils sont disponibles). En matière de karst, ce genre de visite est l exception. b) Validation sur le terrain - Repérage de cavités non archivées À l occasion des visites de terrain et de rencontres avec des témoins locaux, il peut arriver que des carrières souterraines abandonnées non signalées dans les archives soient repérées. Ces cavités sont également localisées sur carte topographique à l échelle 1/ ou à l aide du GPS et font l objet des observations minimales comme définies ci-dessus. c) Valorisation des données et saisie - Géoréférencement des cavités Toutes les cavités recensées font l objet d un géoréférencement (calcul des coordonnées dans un système de projection Lambert), à partir des cartes topographiques IGN à l échelle 1/ ou de mesures GPS quand c est possible. d) Valorisation des données et saisie - Descriptif (fiches de saisie) Pour chacune des cavités recensées, une fiche de saisie est remplie afin de renseigner les différents champs la décrivant dans la BDCavité, soit (énumération non exhaustive) : type d exploitation, localisation (commune, lieu-dit, coordonnées géographiques, etc.), origine de l information, descriptif (géométrie, contexte géologique, nature des matériaux exploités, photos du site, état de stabilité apparent, utilisation actuelle, etc.), nature, localisation et date d occurrence des désordres éventuels associés (fontis, effondrement généralisé, débourrages de karst, chute de blocs près des entrées, etc.), dommages éventuels causés, nature des études et travaux éventuellement réalisés (avec références bibliographiques). e) Valorisation des données et saisie - Saisie dans BDCavité Les fiches ainsi remplies servent de support pour la saisie des informations dans la base de données nationale sur les cavités souterraines (BDCavité). 20 BRGM/RP FR Rapport final
22 Synthèse des données Synthèse des données : - analyse critique de la représentativité des données recueillies ; - réalisation d une carte de synthèse ; - typologie des cavités repérées ; - rédaction d un rapport de synthèse. a) Analyse critique des données Une fois que les phases de recueil, de validation et de valorisation des données sont achevées pour l ensemble du département, une synthèse des cavités recensées est effectuée. Une analyse critique des données recueillies est menée pour déterminer la représentativité des résultats de l inventaire, en tenant compte des spécificités du département et des éventuelles difficultés rencontrées (défaut de réponse de certains acteurs lors des enquêtes, absence d information dans certains secteurs, imprécision dans la localisation de carrières dont les traces ne sont plus visibles sur le terrain, etc.). Cette analyse critique est indispensable pour évaluer la fiabilité des résultats de l opération et la représentativité de l échantillon recueilli (qui ne pourra en aucun cas être considéré comme définitivement exhaustif). b) Caractérisation des cavités recensées Une typologie -caractérisation quand il s agit de cavités naturelles- des cavités recensées dans le département est effectuée à l aide des résultats de l inventaire départemental. La typologie s appuiera non seulement sur le mode d exploitation employé, mais tiendra compte aussi de la nature des matériaux extraits, de l extension des cavités, de leur mode d utilisation actuelle, de leur état de stabilité apparente et de la nature des éléments exposés. La caractérisation des cavités naturelles se fait sur la base de critères tels que l extension et le régime hydraulique. c) Carte de synthèse L ensemble des cavités recensées est reporté sur une carte synthétique et sur laquelle figure, outre les cavités elles-mêmes (classées par type), les principaux repères géographiques nécessaires (limites départementales et communales, villes principales, voies de communication et cours d eau principaux). Cette carte synthétique permettra de visualiser les zones a priori les plus exposées au vu des connaissances actuelles et pour lesquelles des analyses plus spécifiques devront être menées, pour aboutir à l élaboration de cartes d aléa. BRGM/RP FR Rapport final 21
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24 3. Contexte départemental 3.1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU DÉPARTEMENT Contexte géographique Le département du Cher appartient à la région Centre, et s étend sur une superficie de km². Il a pour préfecture la ville de Bourges (Illustration 6) et est composé de 290 communes qui accueillent habitants. Le Cher possède des cavités utilisées pour l extraction de pierres de constructions (particulièrement à l est de Bourges) ou de matériaux pour l amendement des champs. Celles-ci ont été, le plus souvent, creusées dans le calcaire induré du Jurassique supérieur du Sancerrois. Illustration 6 - Situation géographique du département du Cher Contexte géologique a) Histoire géologique L ensemble du département du Cher est couvert par 25 cartes géologiques à l échelle 1 / du BRGM (cf. Bibliographie). Le département est implanté sur un domaine géologique diversifié. La bordure méridionale est constituée par le socle cristallin et métamorphique du Massif Central sur lequel s'empilent vers le Nord, les couches sédimentaires du Bassin de Paris. Durant le Trias : Le vieux socle hercynien mis à nu et plus ou moins pénéplané se comporte comme une vaste surface d érosion localement affectée par des silicifications. Sur ce socle, à partir du Trias moyen, le soulèvement des régions méridionales alimente la sédimentation détritique de la transgression triasique venant du Nord-Est. Elle dépose BRGM/RP FR Rapport final 23
25 des sables, qui deviendront en particulier les grès de Tronçais, et des matériaux arrachés aux bordures du socle. Au Jurassique : Au début du Lias, la mer reprend sa progression sur une plate-forme peu profonde, avec des grès, puis des dolomies et des calcaires. Au Bathonien inférieur (Jurassique moyen, Dogger) se développe une sédimentation de calcaires fins : «Calcaires de Charly». Des stratifications entrecroisées affectent également la formation (carrière de Chalivoy-Milon), indiquant un milieu peu profond, agité. Au Bathonien supérieur, un approfondissement du milieu marin favorise la mise en place d une importante série calcaro-marneuse dans laquelle les fossiles sont rares. L Oxfordien débute par des marnes surmontées par les «Calcaires et marnes à spongiaires». L homogénéité et l épaisseur modérée des dépôts semblent indiquer un milieu stable et une plate-forme peu profonde. A l Oxfordien supérieur, la profondeur de la mer augmente et favorise la mise en place des «Calcaires lités» dont la base est argileuse. Au Crétacé inférieur : La mer se retire à deux reprises pour revenir ensuite timidement laissant des dépôts littoraux argilo-sableux. La «mer de la craie» n atteindra que le Nord du département, dans le Pays Fort, pour se retirer avant la fin du Crétacé ; les dépôts crayeux s altérant très rapidement sous forme d argile résiduelle à silex. A la fin des temps crétacés, la région est définitivement exondée et aussi soumise à une importante érosion et altération. Un vaste glacis s étend du Nord du Massif Central en direction du centre du Bassin de Paris. Au Tertiaire : La distension fini-éocène (dite «Oligocène»), orientée sensiblement NNW-SSE, délimite des fossés d effondrement dans lesquels vont s installer du détritique en provenance du Massif Central, du minerai de fer issu du démantèlement des cuirasses antérieures, l ensemble étant scellé par les calcaires et marnes lacustres. Des dépôts continentaux fluviatiles forment un large glacis. Des lacs à sédimentation calcaire s installent dans les dépressions qui se constituent. Au Miocène, la cuvette de Sologne se forme et reçoit d épais dépôts alluviaux. Au Quaternaire : Le réseau hydrographique se structure peu à peu, évoluant en fonction des déformations néotectoniques. La Marmande alimente un lac qui s étale au pied de la cuesta bajocienne septentrionale et se déverse vers l Auron. Le lac se vide enfin vers le Cher dont les hautes terrasses seront décalées par la poursuite des mouvements néotectoniques. 24 BRGM/RP FR Rapport final
26 Postérieurement, alluvionnement et érosion vont se poursuivre, donnant progressivement à la région sa physionomie actuelle. b) Les formations géologiques Illustration 7 - Géologie du département du Cher (d après D. Vaslet) BRGM/RP FR Rapport final 25
27 Le territoire du département du Cher est composé de onze types d affleurements, dont on peut en examiner cinq principaux; correspondant aux transgressions des périodes du Jurassique et du Crétacé. Calcaires et argiles du Lias : - Argilites : la formation est largement étendue et son épaisseur totale varie de 50 à 150 m. Quelques tuileries ont jadis existé à l'est de Nérondes. - Calcaires jaunes et gris : cet ensemble carbonaté épais de 10 à 15 m présente des teintes jaunes et rousses, liées aux oxydes de fer et manganèse. Ceci lui confère un certain attrait comme pierre de construction. Calcaire du Dogger : - Bathonien (Calcaires de Nérondes, Charly, Ypremont et Bruère-Allichamps) : ces calcaires tendres, aptes au façonnement ont été très employés jadis comme pierre de taille. Les épaisseurs sont de 10 à 15 m au Nord et de 15 à 20 m au Sud. Les calcaires de Nérondes et de Charly correspondent à un faciès à grain fin de teinte grise à gris beige. Celui d Apremont est très fin, argileux et intercalé de lits marneux. Au nord de St Amand Montrond, à Bruère-Allichamps, de nombreuses carrières ont exploité des calcaires grenus grossiers : des calcaires oolithiques, de teinte beige clair se développent en bancs massifs sur environ 20 m, ils sont recouverts par les calcaires bioclastiques roux développés sur 10 m environ. - Bajocien (Calcaires de Dejointes) : le calcaire de Dejointes (Nérondes) se développe sur 10 m d'épaisseur. De teinte ocre en surface, ce calcaire devient gris puis bleu foncé en profondeur. Calcaires et marnes du Malm : La majorité des marnières et carrières souterraines va se trouver dans cet ensemble. - Oxfordien, Kimméridjien, Portlandien : les calcaires du Jurassique supérieur de qualité médiocre, constituent une ressource locale. Leur épaisseur est voisine de 450 m et plusieurs niveaux sont exploités. - Oxfordien supérieur : Calcaires lités inférieurs : cette formation couvre une surface considérable, car elle est développée sur une puissance générale de 100 à 120 m avec des surépaississements atteignant 200 m (à Brécy, Nord de Avord) et 160 m vers la Loire. C est un calcaire fin, gris, lité en barres décimétriques séparées de lits argileux centimétriques ou de calcaires argileux plaquetés. Calcaires de Morthomiers : ce faciès particulièrement induré, avec de bonnes caractéristiques géotechniques, correspond à une différenciation locale (Morthomiers-le-Subdray) très limitée en surface, d'une formation largement étendue et développée sur 40 m d'épaisseur : les calcaires de Von à l'ouest et les calcaires crayeux de Bourges vers l'est. 26 BRGM/RP FR Rapport final
28 Marnes et grès du Crétacé inférieur : - Argiles de Myenne : les épaisseurs varient de 7 à 18 m en s'épaississant vers le Nord-Est. Ce sont des argiles sombres bleues-noires où les minéraux argileux sont à dominante de kaolinite associée à des illites et des smectites. - Argiles bariolées kaoliniques et sables : la formation a jadis été exploitée activement pour ses concentrations en fer (oolithes, géodes...). L'épaisseur totale reste inférieure à 10 m mais des épaississements se développent au niveau des karts affectant le substrat jurassique calcaire. La répartition des couches d'argile probablement irrégulière est mal connue. Tuffeau, grès et sables du Crétacé supérieur : - Sables de Vierzon (Cénomanien) : la formation bien développée à l'ouest (sables du Perche, du Maine et de Vierzon) s'amenuise déjà au niveau de Vierzon (30 m), Aubigny-sur-Nère (23 m), Argent-sur-Sauldre (20 à 40 m) puis disparaît à l'est sur Léré au profit d'argiles, marnes et craie. - Marnes à huîtres (Cénomanien) : les craies marneuses sont présentes sur l'ensemble de la zone Nord du département. L'épaisseur de la formation est de 30 à 46 m à l'ouest (Vierzon) où elle est superposée aux sables de Vierzon, et de 90 à 100 m à l'est (Léré). La différence d'épaisseur correspond au remplacement des sables de Vierzon par un faciès de craie marneuse. Le faciès est composé d'alternance de craie blanche argileuse et de marne grise. A l'ouest, des intercalations décimétriques sablo-glauconieuses sont notées. Les exploitations jadis très nombreuses, ont actuellement pratiquement disparu Contexte hydrogéologique Les couches sédimentaires du Bassin Parisien forment un empilement plus ou moins régulier qui s'appuie sur les terrains anciens du Massif Central. Dans le département du Cher, ces terrains dessinent des arcs successifs depuis les terrains les plus récents sous la Sologne -au Nord-Ouest- jusqu'aux couches les plus anciennes du Trias à l extrême Sud. Au sein de cet ensemble sédimentaire, plusieurs couches géologiques constituent des réservoirs aquifères qui sont représentés sur le fond géologique de la carte précédente. Du plus récent au plus ancien nous avons : 1/ Les alluvions des grands cours d'eau (a1), Quaternaire ; 2/ Les formations détritiques du Tertiaire (mp), Mio-Pliocène (Tertiaire) ; 3/ Les calcaires du Berry (e2), Miocène (Tertiaire) ; 4/ Les silex de la craie, (Post-Crétacé) ; 5/ Les sables de Vierzon (c2), Cénomanien (Crétacé supérieur) ; 6/ Les sables de la Puisaye (c1), Albien (Crétacé inférieur) ; 7/ Les calcaires de l'oxfordien (j3), (Jurassique supérieur) ; BRGM/RP FR Rapport final 27
29 8/ Les calcaires du Dogger (j2), (Jurassique moyen) ; 9/ Les calcaires du Lias (j1), (Jurassique inférieur) ; 10/ Les grès du Trias (t1). Ces formations aquifères peuvent être classées en deux catégories : 1/ Les réservoirs "continus" : ce sont les formations sableuses relativement régulières ; 2/ Les réservoirs "discontinus" : ce sont les formations calcaires, intrinsèquement compactes, où l'eau ne peut être trouvée que dans les fractures du terrain. De toutes les formations vues précédemment, ce sont les alluvions des grands cours d eau, les formations détritiques du Tertiaire, les calcaires du Berry et les sables de la Puisaye qui constituent les principaux aquifères du Cher. Les autres formations aquifères sont placées à un second rang aux vues de leur faible capacité, leur localisation peu étendue, leur grande profondeur, leur productivité réduite ou de leur vulnérabilité.. 28 BRGM/RP FR Rapport final
30 4. Recueil de données et validation de terrain 4.1. DONNÉES DE BASE Dans un premier temps, les quelques données d archives ont été exploitées, puis dans un second temps, un maximum (dans la mesure du possible) de sites recensés a été validé. Dans le cadre du dépouillement d archives, nous avons eu affaire à différents types de documents et d organismes. On note qu une très forte majorité des organismes qui étaient susceptibles de posséder des archives identifiant des cavités souterraines ne disposent pas de ces informations. Le Cher est un département qui possède bien moins de cavités souterraines que d autres départements de la région, ce qui explique le faible nombre d archives recensées Données d archives a) Archives du BRGM Seul un rapport BRGM identifie cinq cavités naturelles. Il s agit d une expertise géotechnique d un site présent sur la commune de Bourges, référencée R CEN 4S/93. Ce rapport nous a permis d identifier 5 grottes dans le «jardin de Lazenay». b) Documents des Archives départementales La consultation des archives départementales à Bourges nous a permis de confirmer un certain nombre de cavités déjà recensées. Elle a également permis l identification de nouvelles cavités dont, notamment, 15 parmi toutes celles décrites dans l ouvrage de Roland Narboux (2005), cité en bibliographie. c) Muséum d Histoire Naturelle de Bourges Nous avons rencontré deux spécialistes des chiroptères, Mme Lemaire et M. Arthur, qui travaillent sur le département du Cher depuis plus de 20 ans. Leurs connaissances du terrain nous ont permis d identifier 13 carrières souterraines dans lesquelles hibernent les chauves-souris durant l hiver. Des documents extraits du Groupe de recherche et d études spéléologiques de Bourges ont permis de caractériser plusieurs de ces carrières souterraines. Les copies de ces documents sont conservées au SGR Centre d Orléans. BRGM/RP FR Rapport final 29
31 d) Centre de Création Céramique de la Borne (CCCLB) L association de potiers de la Borne (CCCLB), par l intermédiaire de Mme Carrive- Girard, nous a renseigné sur différents «trous à terre» présents dans les alentours de Menetou-Salon. Ces exploitations de grès et d argile, 5 au total, sont effectivement abandonnées. Elles sont parfois visibles, et laissent dans tous les cas un terrain «chahuté», présentant de nombreux effondrements. e) Groupes de spéléologie Il existe plusieurs groupes de spéléologie dans le département du Cher mais rares sont ceux dont les bulletins ont pu nous fournir des renseignements. En effet, les excursions se font généralement à l extérieur. La Société Française d Etudes des Souterrains Les bulletins mensuels «Subterranea» recensent au niveau national les différents sites connus et découverts par les spéléologues. Cette société nous a fourni la liste complète des cavités souterraines (86 au total) dont elle a connaissance sur le département du Cher. Le Groupe de spéléologie d Aubigny-sur-Nère Le bulletin de 1998 du groupe, cité en bibliographie, ne nous a pas permis d identifier de nouvelles cavités dans le département Autres sources d informations a) Internet Les recherches effectuées sur Internet nous ont permis d identifier les coordonnées des différents groupes de recherches spéléologiques du Cher, ainsi que plusieurs organismes contactés lors de la recherche bibliographique et des recherches d archives. Par ailleurs, deux sites nous donnent des indices quant à des cavités souterraines bien spécifiques : signale différentes cavités présentes sur le Cher, et donne parfois les descriptions. Ces dernières sont à recouper avec les réponses communales et autres sources d informations, comme cela est fait par exemple pour l Aven Popaul présent sur la commune de Veaugues. nous a permis d identifier les communes ayant fait l objet d exploitation de minerai de fer, de l époque gallo-romaine au XX ème siècle. Ces indices sont à prendre avec précautions, et doivent être comparés à d autres sources de données. 30 BRGM/RP FR Rapport final
32 b) Observation des cartes topographiques IGN au 1 / Les cartes IGN permettent également de compléter nos données. En effet, ces cartes, peuvent localiser les dépressions, dolines ou effondrements et bétoires. Cela permet de compléter les informations données par les mairies. Evidemment, aucune information autre que les coordonnées n est visible sur ces cartes IGN. Leur observation nous a permis de répertorier 122 cavités. c) Observation des cartes géologiques BRGM au 1 / Des indications de cavités naturelles (mardelles ) ont été reprises des cartes géologiques couvrant le département du Cher. Cela a permis de repérer 145 cavités Administrations ne possédant pas d archives Toutes les administrations suivantes ont été contactées mais ne possédaient pas de documents utiles pour cet inventaire : Le bureau d étude ANTEA ne nous a communiqué aucun rapport susceptible de mettre en évidence des cavités souterraines sur le Cher. La Préfecture a été contactée et nous a transmis les résultats d un inventaire de 1994 (réalisé par le BRGM) auprès des communes. Aucune cavité n a été répertoriée sur le département du Cher. Le SIDPC (Service Interministériel de Défense et de Protection Civile) n a eu aucune information complémentaire à nous transmettre. La Direction Départementale de l Equipement (DDE) de Bourges, ainsi que ses subdivisions ne possèdent aucune archive. Chacune nous renvoie sur la DDE de Bourges ou sur les Archives Départementales. La DIREN (Direction Régionale de l Environnement) ne possède également aucune archive et renvoie sur le Muséum d Histoire Naturelle de Bourges. La DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) n a pas répondu à notre enquête. La DRIRE (Direction Régionale de l Industrie de la Recherche et de l Environnement) ne possède aucun document relatif à des cavités souterraines sur le Cher. Le Groupe de Recherche et d'exploration Spéléologiques de Bourges n étant plus en activité actuellement, il a été difficile de contacter son ancien président, pour obtenir une liste des cavités faisant l objet de leur sortie spéléologique. M. Fernandez, son ancien président, nous renvoie sur les groupes spéléologiques départementaux. BRGM/RP FR Rapport final 31
33 Le MEDD (Ministère de l Ecologie et du Développement Durable) ne possède aucun document susceptible de nous intéresser pour cet inventaire. L ONCFS (Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage) renvoie sur le Muséum d Histoire Naturelle de Bourges pour l étude des chiroptères. Les divers groupes de spéléologie (Belleville, Veaugues ) n ont pas permis d avancer davantage dans notre inventaire Enquête communale La procédure d'enquête auprès des communes a été initiée le 14 avril 2005, par l envoi d un premier courrier à chaque mairie des 290 communes du Cher. Chaque courrier (voir Questionnaire destiné aux communes présenté en Annexe 2) est composé : - d une lettre expliquant les objectifs de l inventaire départemental ; - de la lettre de mission du MEDD ; - d un tableau et de sa notice explicative ; - d un extrait de carte IGN de la commune à l échelle 1/ Le but de ce questionnaire est de récolter toutes les informations en possession des mairies. Chaque mairie est censée nous retourner une réponse, même en cas d absence de cavités. Elles doivent répertorier les cavités présentes sur leur commune et remplir le tableau avec un maximum d informations les concernant. Chaque cavité doit être affectée d un numéro qui sera indiqué dans le tableau ainsi qu au niveau de son emplacement sur la carte IGN. Sur les 290 communes du département du Cher, 159 communes avaient répondu à la fin juin 2005 (soit près de 55%) avant une première relance par courrier. Un second envoi a été fait le 1 er juillet 2005 pour 131 communes. Une lettre de relance accompagnait le dossier, dans laquelle apparaissait plus distinctement l obligation de renvoyer un état «néant» si la mairie ne possédait aucune information. Suite à cette relance, 73 communes supplémentaires ont répondu, portant à 232 le nombre de réponses (soit près de 80%) des communes à la fin août Une relance téléphonique a été faite à la fin janvier 2006 auprès de 48 communes n ayant toujours pas répondu, puis à nouveau à la mi-mars 2006 auprès de 28 communes toujours sans réponse. Après cette dernière relance, le nombre total de réponses de communes obtenu pour cet inventaire est, à la fin septembre 2006, de 272 (soit près de 94 %). Sur ces 272 réponses des communes, 43 ont signalé la présence de cavités souterraines, ce qui représente environ 14.8 % de réponses positives au questionnaire (Illustration 8). L enquête communale a permis de répertorier 159 cavités. 32 BRGM/RP FR Rapport final
34 Illustration 8 - Réponses des mairies à l enquête communale BRGM/RP FR Rapport final 33
35 Visites sur le terrain Les visites sur le terrain ont concerné 45 communes (soit environ 15.5 %) réparties sur l ensemble du département (Illustration 10). Ces visites se sont bornées le plus souvent à l observation de cavités déjà recensées dans la mesure où le nombre total de cavités pour ce département était faible. Lorsque cela était possible, une exploration de la cavité était entreprise. Les visites de terrain ont permis de compléter les informations déjà recueillies sur certaines de ces cavités souterraines, notamment avec des détails concernant la localisation, la géométrie ou encore la nature des cavités. Le choix des communes ayant fait l objet d une visite de terrain (Illustration 9) s est fait à partir de l observation des questionnaires renvoyés par les mairies en comparaison avec les autres sources d informations. Lorsque les informations semblaient insuffisantes, voire contradictoires, une visite s imposait. Par ailleurs, le nombre de cavités recensées par les communes étant assez faible, il a été possible de visiter la quasi-totalité des communes ayant donné une réponse positive au questionnaire. Aussi, la majorité des cavités données par les communes a pu être complétée par des informations recueillies sur le terrain. Nom BEDDES BERRY-BOUY BLANCAFORT BOURGES CHAMBON CHARENTONNAY CHATEAUMEILLANT CHATEAUNEUF-SUR-CHER DUN-SUR-AURON FARGES-ALLICHAMPS HUMBLIGNY LA CHAPELLE-SAINT-URSIN LA GROUTTE LAVERDINES LOYE-SUR-ARNON LUNERY MEHUN-SUR-YEVRE MEILLANT MENETOU-SALON MENETREOL-SOUS-SANCERRE MOROGUES OUROUER-LES-BOURDELINS PARASSY Nom SAGONNE SAINT-AMBROIX SAINT-GEORGES-DE-POISIEUX SAINT-GEORGES-SUR-LA-PREE SAINT-LEGER-LE-PETIT SAINT-MARTIN-D'AUXIGNY SAINT-MICHEL-DE-VOLANGIS SAINT-PRIEST-LA-MARCHE SAINT-SATURNIN SAINTE-SOLANGE SANCERRE SANCOINS SENNECAY SURY-PRES-LERE THAUVENAY TORTERON VALLENAY VEAUGUES VERDIGNY VEREAUX VILLABON VINON Illustration 9 - Liste des communes visitées 34 BRGM/RP FR Rapport final
36 Ces visites ont également permis d établir une petite base photographique présentant les différentes cavités souterraines présentes sur les communes visitées. Illustration 10 - Carte présentant les communes visitées BRGM/RP FR Rapport final 35
37 Traitement des données Comme il a été dit précédemment, différentes sources d informations ont été sollicitées. Les premières archives traitées sont celles présentes au BRGM à Orléans auxquelles nous pouvons ajouter les différentes sources cartographiques (les cartes IGN au 1/ et les cartes géologiques au 1/ du département). Ensuite, ce sont celles des Archives départementales, de la mairie, du Muséum d Histoire Naturelle de Bourges et du Centre de Création Céramique de la Borne qui ont été étudiées. D autres archives, ou copies, nous ont été adressées, comme les bulletins Subterranea édités par la SFES. L Illustration 11 présente en proportion les différentes sources des données répertoriées au cours de cet inventaire. La majorité des cavités a été trouvées par l observation des cartes topographiques et géologiques ou données par les mairies. Les autres ont été rassemblées dans la catégorie «autres sources» (incluant les différentes archives consultées). Les cavités confirmées par les visites sur le terrain ont été laissées dans la rubrique-source qui a permis de les identifier afin de ne pas entraîner de doublons dans les données. Cartes géologiques 30% Autres sources 13% Mairies 32% Cartes IGN 25% Mairies Cartes IGN Cartes géologiques Autres sources Illustration 11 - Répartition des sources de données de l inventaire 4.2. VALORISATION DES DONNÉES Difficultés rencontrées Archives disponibles Seulement quelques organismes ont pu fournir des archives concernant des cavités dans le Cher, dont les Archives Départementales. En effet, en raison du faible nombre de cavités dans le département, peu de documents d archives ont pu être consultés pour identifier des cavités souterraines. 36 BRGM/RP FR Rapport final
38 Densité et qualité des informations sur les cartes géologiques Les informations obtenues à partir des cartes géologiques à 1/ sont variables. En effet certaines mentionnent des mardelles 1, d autres ne mentionnent pas ce type d informations. Ainsi, la carte de Nérondes signale un grand nombre de mardelles alors que les cartes de St-Amand-Montrond et de Léré n en font apparaître aucune. Par ailleurs seulement deux carrières souterraines sont identifiées sur les cartes géologiques pour l ensemble du département, alors que 29 carrières souterraines ont été repérées et caractérisées d après d autres sources d informations (mairie, Muséum d Histoire Naturelle de Bourges et visites sur le terrain). Qualité des réponses des mairies On peut noter, tout d abord, le délai important que les mairies du département ont mis pour répondre au questionnaire que nous leur avions adressé. Plusieurs relances, par courrier, fax ou téléphone, ont été faites entre avril 2005 et septembre 2006 ; pour arriver à un taux de réponses très satisfaisant. D autre part, les réponses des communes ne sont pas homogènes et sont très souvent incomplètes, toutes les informations n étant pas connues des mairies. Enfin, certains problèmes de vocabulaire ont été relevés, notamment sur la différence entre carrière et cave. De plus, certaines communes n ont pas transmis les données sur les caves estimant le travail de recherche trop long ou trop complexe. Caractère abandonné des cavités Il est également difficile de ne répertorier exclusivement que les cavités souterraines abandonnées, car il est souvent difficile de savoir si une cavité est réellement abandonnée. Des caves semblant en bon état peuvent être abandonnées, alors que d autres en mauvais état appartiennent à un propriétaire. Il n est pas aisé de vérifier si chaque cavité possède un propriétaire. Finalement, les caves qui ne sont pas abandonnées mais qui sont susceptibles à terme d amener un risque ont été répertoriées. Dans toutes les communes c est souvent la mémoire collective qui nous a permis de repérer des cavités abandonnées ; d autres sont totalement oubliées et il est donc impossible de les répertorier. Elles ne sont souvent identifiées que lors d effondrements. Certaines cavités sont comblées ou murées, sans plus d informations sur leur extension ni leur état. 1 Mardelle (Normandie, Picardie, Berry, Champagne, Lorraine, Vosges) : doline, dépression fermée circulaire ou elliptique, généralement moins profonde que large, variant du décamètre au kilomètre, et située à la surface des roches solubles, tel que le calcaire. BRGM/RP FR Rapport final 37
39 Problème des échelles des documents cartographiques utilisés Le problème des échelles utilisées est récurrent. Les mairies ou les différents organismes contactés renvoient des plans cadastraux (1/2 000, 1/5 000 ) ou des plans réalisés par des experts (géologues, spéléologues ). Il faut donc en tenir compte lors de la localisation des cavités sur les cartes IGN dont l échelle est le 1/ ème Validation des informations - Renseignements sur les cavités Les données recueillies permettent dans un premier temps de localiser les cavités souterraines sur les scans IGN au 1/25 000, à l aide du logiciel MapInfo. On peut alors immédiatement en connaître les coordonnées exactes, et commencer à saisir toutes les informations dans l applicatif local Cavisout. Pour chaque cavité, un nombre de champs doit être rempli avec les termes appropriés contenus dans la base. Nous nous sommes attachés également à faire apparaître les termes utilisés par les sources de données. En effet, selon les régions et les époques, le vocabulaire désignant le même phénomène ou la même cavité sera différent. On note par exemple que ce que l on appelle effondrement, pourra être désigné par les cartes IGN comme doline et comme mardelle par les cartes géologiques. Ce sont dans tous les cas des dépressions. En Annexe 4, un lexique des termes karstiques dialectaux de la langue française est présenté Validation de terrain 45 communes ont été visitées soit environ 15.5 % du nombre total des communes du département. Ces visites ont permis de vérifier et de compléter les informations fournies pas les mairies. Plusieurs passages sur le terrain ont été effectués en juillet et août 2005, puis en avril Les communes visitées sont surtout celles pour lesquelles il apparaissait nécessaire de caractériser ou de localiser plus précisément les cavités répertoriées sur leur territoire. Les visites de terrain peuvent ainsi servir à vérifier et souvent à compléter les informations issues des archives. D autre part, compte tenu du manque d archives concernant les cavités souterraines du Cher, les visites de terrain ont pu compenser ces lacunes par ajout d informations complémentaires lors d observations directes. Ces visites sur le terrain ont permis la validation de près de 100 cavités. Les cavités validées font l objet d une description plus précise. Ainsi la plupart des cavités validées sont photographiées et les photographies sont classées en fonction de leur numéro dans la base de données. 38 BRGM/RP FR Rapport final
40 Intégration dans BDCavité La phase de saisie a débuté avec les premières recherches de cavités, en avril Les données ont été traitées au fur et à mesure et directement intégrées dans la base de données locale avec l applicatif «Cavisout». D une manière générale, les réponses des mairies sont traitées rapidement, celles données par les cartes sont entrées dans la base simultanément à leur recensement. Les informations d archives récoltées au sein des locaux des divers organismes ont été saisies immédiatement dans la base. Des précautions ont bien entendu été prises pour éviter les doublons. Toutes ces informations intégrées dans l applicatif local «Cavisout» sont en cours d intégration dans la base nationale BDCavité. Cette opération nécessite des traitements informatiques permettant de placer la base saisie sous Access 97 dans la base de données nationale sous Oracle. Une phase de vérification des données ainsi entrées dans BDCavité et du traitement des doublons doit être faite. Toutes ces opérations assez difficiles et longues sont en cours actuellement. BRGM/RP FR Rapport final 39
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42 5. Analyse critique des résultats 5.1. QUALITÉ ET REPRÉSENTATIVITÉ DES INFORMATIONS RECUEILLIES Au 30 septembre 2006, le nombre de communes ayant répondu au questionnaire s élève à 272 (sur un total de 290 communes), soit un pourcentage de 93,8 % de réponses. On note dans ce résultat que 43 communes ont répondu positivement au questionnaire, soit 14,8 % des communes du Cher (donc 229 communes, soit plus de 85 %, ont répondu ne pas avoir connaissance de cavités abandonnées). Ce résultat a été obtenu après deux relances téléphoniques, voire trois pour 25 communes, avec parfois renvoi du questionnaire par fax ou par courrier Exhaustivité Les résultats de cet inventaire ne sont pas exhaustifs puisque malgré les relances, nous n avons reçu aucune information concernant 18 communes. De plus, toutes les communes n ont pu être raisonnablement visitées afin de vérifier la présence ou non de cavités Représentativité Au total, 490 cavités souterraines ont été recensées dans le département. La plupart de ces cavités répertoriées sont individuelles et de faibles dimensions. Dans quelques cas isolés, les réponses communales ne comportent pas la localisation de cavités anciennes, et absolument invisibles de nos jours. Ces informations s appuient soit sur les connaissances des anciens, soit sur leurs archives. Ces cavités présumées ont été rapportées au centroïde de la commune où au centre de la rue si celle-ci pouvait être précisée. Pour un grand nombre de cavités, tous les champs disponibles dans la partie description de l applicatif «Cavisout», n ont pu être remplis. Aussi, concernant la géométrie des cavités et la surface occupée, nous nous sommes contentés de noter la surface de l emprise totale de la cavité et de préciser que les plans des cavités étaient présents en archives le cas échéant. La position exacte des cavités a également pu être précisée à l aide d un GPS. BRGM/RP FR Rapport final 41
43 Typologie des cavités L Annexe 5 présente le tableau des résultats en termes de typologie sur les différentes communes du département. Sur le Cher, 7 types ont été retenus (Illustration 12). Nature des cavités Nombre de cavités % Indéterminé % Carrière souterraine, marnière % Effondrement, doline, aven, bétoire, dépression % Cave % Souterrain, souterrain refuge % Ouvrage civil linéaire % Grotte % Total % Illustration 12 - Distribution des cavités dans le département du Cher Les cartes de localisation des cavités souterraines indiquent une répartition des cavités principalement entre le centre du département et le Sancerrois. L Illustration 13 montre la répartition des différents types de cavités répertoriées. Ce sont les effondrements, dolines et bétoires qui sont les plus représentés, auxquelles on peut ajouter les carrières souterraines. Souterrain, souterrain refuge 12.2% Cave 5.3% Ouvrage civil linéaire 1.8% Grotte 2.4% Effondrement, doline, aven, bétoire, dépression 50.6% Indéterminé 3.3% Carrière souterraine, marnière 24.3% Indéterminé Carrière souterraine, marnière Effondrement, doline, aven, bétoire, dépression Cave Souterrain, souterrain refuge Ouvrage civil linéaire Grotte Illustration 13 - Répartition des différents types de cavités souterraines sur le département du Cher 42 BRGM/RP FR Rapport final
44 Les différents types de cavités sont les suivants : Carrières souterraines, marnières L extraction dans les carrières souterraines a débuté pendant l époque romaine et s est arrêtée au moment de la Première Guerre Mondiale. Les carrières souterraines sont maintenant abandonnées. L exploitation des matériaux destinés à la construction a été de tous temps une source de développement économique pour les régions possédant ces richesses. Dès l Antiquité, le calcaire fut utilisé pour la pierre à bâtir ou le ciment, le gypse pour la fabrication du plâtre, la craie pour la chaux et l amendement des sols, l argile pour la fabrication des tuiles et des briques. La présence de nombreuses carrières souterraines marque désormais le sous-sol du Cher et de biens d autres départements. La profondeur habituelle des exploitations est comprise entre 5 et 50 m. Les carrières souterraines sont généralement accessibles par une entrée à flanc de coteau (Illustration 14) dite entrée en cavage, depuis les fonds de vallées ou depuis un front de taille marquant la fin d une première phase d extraction à ciel ouvert. Ces carrières sont désormais souvent réutilisées, par exemple pour une division en caves privées, ou pour un usage vini-viticole, ou encore simplement à des fins touristiques. Illustration 14 - Entrée de carrière souterraine au Briou (Veaugues) BRGM/RP FR Rapport final 43
45 Il existe également sur le département un vaste ensemble d anciennes carrières souterraines au niveau de la commune de Saint-Georges-sur-la-Prée. Ce sont des carrières dont l accès ne se fait pas en pied de coteau mais par des puits aujourd hui comblés. L ocre y était exploité à une profondeur de 20 m en moyenne. Ces anciens puits ne sont plus visibles et il ne subsiste à présent en surface que des formes de terrils (appelés localement cureaux). Caves - Caves vinicoles : Les cavités situées en site urbanisé ou en périphérie des agglomérations, en particulier les carrières souterraines abandonnées, sont très souvent réutilisées à des fins de stockage ou de fabrication de produits, notamment dans l industrie agroalimentaire. Les conditions très particulières de température et d hygrométrie des cavités ont permis des réutilisations valorisantes de l espace souterrain dont les exemples traditionnels les plus connus sont : les caves vinicoles aux dimensions parfois imposantes (Illustration 15), les champignonnières (aucune n a cependant été recensée pour le Cher) et à moindre titre, affinages souterrains (fromages). Les caves à vins sont en général d anciennes carrières, elles possèdent donc les mêmes caractéristiques que celles-ci. - Cavités à usage de remise : On appelle ces cavités «caves». Elles correspondent souvent à un développement de l espace habitable ou utilisable qui préservait les espaces cultivables. Leurs dimensions en longueur sont modestes (généralement inférieur à 10 m). Ces caves constituaient autrefois le refuge d une population pauvre ; chacun agrandissait sa demeure au gré de ses besoins, sans prendre la moindre précaution. Ainsi, ces caves utilisées comme remises ont été creusées de manière anarchique et sont le plus souvent de dimensions modestes. Souterrains ou refuges Dans la plupart des cités historiques, des sites souterrains de tous types ont été utilisés à des fins militaires ou de stockage comprenant de nombreux souterrains reliant les caves des villages et le château. On appelle ces abris «souterrains refuges». Ils ont été creusés pour se protéger des pillards lors des invasions ou des conflits qui dévastèrent régulièrement la région durant près de dix siècles, entre le VI e et le XVI e siècle. Pour certains, la mémoire en est perdue et leur existence n apparaît qu à la faveur de leur effondrement. Un certain nombre de ces souterrains ont pu être recensés dans le Cher. Mais la grande majorité de ces souterrains refuges se trouve regroupée dans la ville de Bourges. En même temps, notamment dans les secteurs ruraux, beaucoup de rumeurs circulent à propos de souterrains supposés, reliant tel ou tel château à l église du village ou à un second château. Ces souterrains supposés restent hypothétiques, et ne seraient vraisemblablement visibles qu à la suite d effondrements. On peut citer par exemple un souterrain moyenâgeux sur la 44 BRGM/RP FR Rapport final
46 commune de Sancoins qui relierait Sagonne au centre de Sancoins par le château de la Barre et le château de Jouy, et dont il est impossible d obtenir davantage d informations que par les dires des anciens. Ouvrages civils - transport, stockage et évacuation de l eau : Des souterrains ont été construits au cours des siècles en vue de capter, transporter ou évacuer l eau. Parmi ces ouvrages on peut trouver des aqueducs souterrains (commune de Bourges par exemple), des puits, des galeries de recherche et de collecte des eaux, des réserves souterraines - circulation de véhicules : Ceci correspond aux tunnels ferroviaires, routiers et autoroutiers. Au total seulement 9 ouvrages civils ont été recensés dans le département du Cher, ce qui représente moins de 2 % des cavités identifiées. Illustration 15 - Cave vinicole de la Perrière à Verdigny (ancienne carrière souterraine réutilisée pour le stockage du vin) BRGM/RP FR Rapport final 45
47 Illustration 16 - Cave à Bourges (rue de Lazenay) Cavités d'origine naturelle : doline, aven, bétoire, dépression, grotte Les cavités d origine naturelle, appelées karsts, sont dues, généralement, à la dissolution des carbonates ou des sulfates par des circulations d'eau dans les calcaires, la craie et le gypse. L eau à l origine de ces circulations peut provenir des eaux météoriques ou de la condensation interne aux cavités. La dimension de ces cavités est très variable. Les karsts peuvent se développer selon un réseau kilométrique constitué d'une série de salles et boyaux. La hauteur des salles peut atteindre plusieurs dizaines de mètres, et leur extension plusieurs dizaines de mètres carrés. Ces karsts peuvent être vides, noyés ou comblés par des sédimentations secondaires. Dans le gypse, la cinétique actuelle de dissolution reste significative et une cavité est susceptible d'évoluer rapidement, en particulier dans le cas de reprise de circulations d'eaux. Par ailleurs, des phénomènes d'érosion interne (suffosion), liés à des circulations d'eaux souterraines, peuvent parfois affecter des formations sédimentaires. Parmi les phénomènes karstiques qui ont été répertoriés sur le département, deux types (Illustration 17 et Illustration 18) ont pu être différenciés : les dépressions (dolines, bétoires ) par le caractère visible essentiellement en surface du phénomène 46 BRGM/RP FR Rapport final
48 karstique, et les grottes, différenciées des précédentes par leur caractère plus souterrain. Ces formes se situent principalement dans les formations du calcaire induré du Jurassique supérieur. Malgré tout, ces formations karstiques sont relativement peu nombreuses et de faible étendue en comparaison à d autres départements. La dissolution des carbonates a le plus souvent entraîné la formation de dépressions en surface de type doline ou mardelle qui constituent les formes les plus rencontrées dans cet inventaire pour le Cher RÉPARTITION DES CAVITÉS Répartition générale des cavités À la fin de cet inventaire, 490 cavités ont été recensées et se répartissent comme le montre l Illustration 20. Les représentations graphiques sont toutefois tributaires des informations recueillies auprès des différentes sources. À l observation de la localisation des cavités sur le territoire du département du Cher (Illustration 20), il est possible de définir une principale zone présentant de nombreuses cavités : le centre du département étendu entre le Berry dans la partie Sud-ouest et le Sancerrois vers le Nord-est Répartition par types de cavités L'Annexe 5 présente le tableau des résultats en termes de typologie sur les différentes communes du département. Comme indiqué dans la typologie précédente, on y retrouve 7 grandes classes. Les cartes présentées ci-après sont la répartition des dolines et bétoires (Illustration 21) et des carrières souterraines et marnières (Illustration 22) : ces deux types représentent à eux seuls environ 77 % des cavités souterraines répertoriées. Dans un souci de compréhension de la localisation des cavités recensées, l Illustration 19 est ajoutée ici afin de croiser cette localisation avec les données géologiques du département qui sont le principal facteur de répartition des cavités. En effet, un grand nombre de cavités, naturelles (dolines et bétoires) ou anthropiques (carrières d exploitation), se situe au sein de la roche calcaire. Nous constatons donc sur cette Illustration 19 une concentration majoritaire des cavités recensées dans le département au niveau de la couche géologique des calcaires indurés du Jurassique supérieur. Les cavités suivent cette lithologie qui affleure du Berry au Sancerrois le long d une orientation générale Ouest-Sud-Ouest - Est-Nord-Est. BRGM/RP FR Rapport final 47
49 Inventaire des cavités souterraines du Cher Illustration 17 - Exemple de perte karstique (Ménétréol-sous-Sancerre) Illustration 18 - Exemple de grotte à Bourges (jardin de Lazenay) 48 BRGM/RP FR Rapport final
50 Inventaire des cavités souterraines du Cher Illustration 19 - Corrélation entre la géologie et les cavités souterraines recensées dans le Cher BRGM/RP FR Rapport final 49
51 Illustration 20 - Répartition des cavités par communes 50 BRGM/RP FR Rapport final
52 a) Répartition des effondrements, bétoires, dolines Ces cavités sont les plus rencontrées dans le département : elles représentent près de 51 % du nombre total de cavités inventoriées. L Illustration 21 montre que la concentration des dépressions d origine karstique suit l orientation WSW-ENE en passant par le centre du département, avec une extension vers le Sud-est. En établissant une corrélation avec le facteur géologique il est remarquable que cette répartition suit effectivement l apparition de la couche calcaire du Jurassique supérieur. Cette corrélation confirme le caractère karstique de ces formes de dépressions qui se développent dans des terrains calcaires. Par ailleurs, les autres dépressions de type «dolines» recensées dans la partie Sud-est du département se trouvent également sur des calcaires du Jurassique mais plus anciens. Ces formes résultent de la dissolution des calcaires et sont des indices de circulations d eaux souterraines. Certains avens ont également pu être observés dans cette zone, de même que certaines pertes, comme nous en avons un exemple sur l Illustration 17. Cependant, tous ces conduits karstiques sont peu pénétrables. Les dépressions qui ont souvent pu être observées sont des indices de circulations souterraines des eaux. Elles supposent donc l existence de cavités sous-jacentes. Les exemples d avens ou de pertes directement observés sont moins nombreux que les dolines mais confirment l existence de ces réseaux souterrains. Un élément peut être ajouté concernant cette répartition des dépressions karstiques. Elles suivent une diagonale WSW-ENE correspondant à la couche la plus récente des calcaires du Jurassique. Or cette orientation suit globalement l orientation des auréoles concentriques du Bassin parisien et le cours du Cher et de l Yèvre. Par ailleurs, ces calcaires se caractérisent dans cette région par un pendage incliné vers le Nord, c està-dire un affaissement vers le centre du Bassin Parisien. Dans ces circonstances les circulations souterraines des eaux sont conditionnées par ce pendage de direction Nord. De plus, les formations du Crétacé sont localement des argiles, formations imperméables. Les eaux circulant vers le Nord dans les calcaires du Jurassique sont alors stoppées par les formations argileuses. C est à cet endroit que les systèmes karstiques se développent le plus. Les formations karstiques se développent ainsi dans les roches calcaires karstifiables des auréoles du Bassin parisien. BRGM/RP FR Rapport final 51
53 Illustration 21 - Répartition des effondrements, bétoires, dolines, avens 52 BRGM/RP FR Rapport final
54 b) Répartition des carrières souterraines Les carrières souterraines représentent près de 25 % des cavités rencontrées dans le Cher. La répartition de ces carrières souterraines peut être visualisée sur l Illustration 22. En corrélant avec la géologie du département, il est remarquable que les carrières sont indiquées au niveau des couches lithologiques du Jurassique pour la plupart, et dans les couches du Crétacé pour quelques-unes. Cette répartition s explique aisément par l exploitation anthropique des formations géologiques. Les roches exploitées, d intérêt économique, principalement pour la construction (ciment, pierre de taille, tuiles ), sont aussi bien des calcaires, des argiles, des marnes, ou encore des grès. Ainsi, les calcaires bathoniens dits de Charly, d Apremont, ou de Bruère-Allichamps ont longtemps été exploités pour les pierres de taille, c est pourquoi un nombre important de cavités de type carrières a pu être recensé dans certains secteurs du centre du département. Les calcaires de l Oxfordien ont également été longtemps exploités. En ce qui concerne les formations du Crétacé, les marnes, grès et argiles ont aussi été exploités. Cependant elles n ont pas permis de recenser autant de cavités car les marques d exploitations ont aujourd hui pratiquement disparu. Nous comprenons donc que les régions concernées par une géologie calcaire connaissent une concentration plus grande de cavités souterraines. En effet l exploitation anthropique de ces roches d intérêt économique, pour l essentiel du Jurassique, nous reste aujourd hui sous forme de cavités abandonnées. La géologie, et notamment les calcaires du Jurassique, est donc toujours un facteur décisif dans la présence de cavités, que ce soit par l exploitation anthropique à des fins de construction, ou que ce soit d origine naturelle par la circulation des eaux souterraines qui engendrent la formation de formes karstiques. Ces dépressions karstiques qui sont les phénomènes les plus observés dans le département du Cher sont donc des indices en surface de cavités qui se développent en souterrain. BRGM/RP FR Rapport final 53
55 Illustration 22 - Répartition des carrières souterraines 54 BRGM/RP FR Rapport final
56 6. Recommandation en matière de prévention des risques 6.1. GÉNÉRALITÉS D une manière générale, la présence de cavités naturelles ou anthropiques dans le sous-sol est associée à un aléa effondrement type fontis, qui en fonction des enjeux de surface, constitue un risque non négligeable pour les biens et les personnes. Les cartes de répartition des cavités souterraines permettent de faire une hiérarchisation préliminaire des communes sur lesquelles il conviendrait d envisager des mesures de prévention au travers des documents d urbanisme ou d'information. À ce titre, plusieurs types de documents officiels servent directement ou indirectement à la prévention des risques naturels. Certains d'entre eux ont uniquement un but d'information, tandis que d'autres ont un impact direct sur l'aménagement du territoire. On citera cinq documents officiels, ainsi qu'un texte de loi, essentiels pour la prévention des risques : 1. le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) : il s'agit d'un document de sensibilisation, illustré par des cartes d'aléas (atlas des risques) et fixant les priorités communales. Il regroupe les principales informations sur les risques majeurs naturels et technologiques du département. Il peut comprendre : - un rapport de présentation justifiant les mesures envisagées ; - une carte par bassin de risque et type de risque ; - l'historique des évènements antérieurs principaux ; - la réglementation relative aux risques (périmètre de risque, plans d'urgence) ; - les mesures collectives prises (aménagement, surveillance, alerte, plans de secours..) ; - les mesures individuelles à connaître ; 2. les Documents Communaux Synthétiques (DCS) : ces documents spécifiques à chaque commune ont exclusivement une vocation d'information et de sensibilisation des populations. Ils constituent un document de base du droit à l'information fixé par la loi. Ils présentent les risques naturels et technologiques encourus par les habitants d'une commune. BRGM/RP FR Rapport final 55
57 Généralement, à partir du DDRM, sont extraits les éléments relatifs à la commune (information, cartes), avec éventuellement des ajouts (particularisme de la commune). Les DCS, élaborés par les services de l'etat, sont notifiés au maire par arrêté préfectoral. Dans la pratique, une fois le DDRM établi, les DCS sont généralement dressés assez rapidement pour les communes exposées du département. 3. Les Documents d'information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM) : Ils correspondent aux DCS, enrichis de mesures de prévention ou de protection qui auraient été prises par les communes, complétés par des informations nécessaires à la mise en œuvre de l'information préventive dans la commune ou des fiches ou plaquettes d'information destinées aux citoyens. Les DICRIM sont établis par les maires. Il s'agit alors, en plus de sensibiliser les citoyens, d'établir un catalogue de recommandations de base permettant de limiter les risques en matière de désordres afférents aux cavités souterraines (périmètres de sécurité autour des cavités connues, protection des accès, entretien de la signalisation préventive, maîtrise des rejets d'eau, inspections régulières, rappel des techniques de recherches de cavités..). Dans la pratique, dans la mesure où les DICRIM sont directement élaborés par les mairies, relativement peu de municipalités en ont rédigé. Cet outil est généralement réservé aux municipalités importantes possédant des moyens conséquents ou à des municipalités particulièrement exposées aux risques naturels ou technologiques. 4. Les plans de Prévention des Risques (PPR) : ce type de document, promulgué par la loi n du 2 février 1995, permet de prévenir les risques naturels en s'appuyant sur une politique précise d'aménagement du territoire. Il a une portée réglementaire. En effet, à partir d'une évaluation détaillée de l'aléa (à l'échelle 1/ ou 1/5 000), il conduit à établir un zonage réglementaire sur chaque commune concernée. Chaque zone est associée à un règlement qui prescrit les mesures de prévention retenues. Celles-ci vont d'un simple rappel des règles de l'art en matière de construction dans les zones blanches, à une interdiction de construire la plupart des édifices neufs en zone rouge, en passant par des obligations en termes de dispositions constructives en zone bleue (reconnaissances géotechniques obligatoires, fondations sur radier, interdiction de piscines ou de bassins, etc. ). Les PPR se déclinent en trois parties : - la note de présentation ; - le zonage graphique ; - le règlement. 56 BRGM/RP FR Rapport final
58 Les PPR sont prescrits par arrêté sur l'initiative du préfet. Ils sont instruits par l'etat et soumis à enquête publique. Après avis des communes concernées, les PPR sont approuvés par arrêté préfectoral et obligatoirement annexés au PLU. Les PPR peuvent s'étendre à plusieurs communes. On notera que le passage du DDRM aux PPR peut se faire via des études d'aléa plus précises sur les bassins de risques permettant d'affiner d'une part les contours des zones exposées et d'autre part la quantification de l'aléa en procédant à des visites systématiques des cavités visitables ce qui permettra d'apprécier la tenue des souterrains. Une fois cette étape intermédiaire achevée, l'etat pourra plus précisément choisir ses priorités en terme de lancement de PPR et soulager d'autant le travail d'évaluation de l'aléa au 1/ Les Plans Locaux d'urbanisme (PLU) : ces documents, entrés en vigueur en avril 2001, se substituent progressivement aux Plans d'occupation des Sols (POS). Ils expriment le projet d'aménagement et de développement durable de la commune. Ils fixent les affectations du sol au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, d'aménagement de l'espace, d'environnement, d'équilibre social de l'habitat, de transport, d'équipements et de services. La prévention des risques naturels prévisibles reste un des objectifs des documents d'urbanisme au terme de l'article L du code d'urbanisme. À ce titre, les PPR, qui valent servitudes d'utilité publique, doivent être annexés aux POS, révisés en PLU, en vertu de l'article L du Code de l'environnement. De même, les POS, révisés en PLU, doivent permettre de déterminer les conditions dans lesquelles les risques naturels peuvent être prévenus, conformément à l'article L La loi n du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages titre II article 42 : Article L du code de l'environnement. I - Les communes ou leurs groupements compétents en matière de documents d'urbanisme élaborent, en tant que besoin, des cartes délimitant les sites où sont situées des cavités souterraines et des marnières susceptibles de provoquer l'effondrement du sol. II - Toute personne qui a connaissance de l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière dont l'effondrement est susceptible de porter atteinte aux personnes ou aux biens, ou d'un indice susceptible de révéler cette existence, en informe le maire, qui communique, sans délai, au représentant de l'etat dans le département et au président du conseil général les éléments dont il dispose à ce sujet. La diffusion d'informations manifestement erronées, mensongères ou résultantes d'une intention dolosive relatives à l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière est punie d'une amende de III - Le représentant de l'etat dans le département publie et met à jour, selon les modalités fixées par décret en Conseil d'etat, la liste des communes pour lesquelles BRGM/RP FR Rapport final 57
59 il a été informé par le maire de l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière et de celles où il existe une présomption réelle de l'existence d'une telle cavité. On notera que ce texte de loi avait déjà au préalable été présenté dans la loi «Démocratie de proximité» du 27 février PRÉCONISATION D ÉTUDES DE RISQUES À l observation de la carte de répartition des cavités souterraines par type (Annexe 7), il est possible de définir des communes pouvant faire l objet d études plus approfondies en matière de risques naturels liés aux cavités souterraines. On peut alors raisonnablement recommander : - à toutes les communes qui possèdent des cavités souterraines, de les intégrer dans leur PLU. Les services de l Etat peuvent actualiser le DCS des communes concernées en y intégrant les cavités recensées (donc les effondrements également) ; - pour les communes ayant de nombreuses cavités connues de réaliser dans un premier temps des documents informatifs comme des DIRCRIM (voir 6.1.), voire à terme des études pouvant mener à un P.P.R. Ceci concerne notamment les communes de : - Azy concernée par 42 effondrements, dolines, avens, bétoires ou dépressions dont l information et la localisation sont fournies par les cartes géologiques du BRGM et topographiques de l IGN ; - Saint Georges-sur-la-Prée concernée par plusieurs carrières souterraines anciennes datant de 1860 à 1930 et exploitant de l argile. Elles sont a priori comblées et circonscrites. Ces exploitations dénommées «cureaux» sont connues grâce au Musée de l Ocre ; - Bourges, concernée par 80 cavités de diverses natures, principalement des souterrains recensés grâce à l ouvrage de Roland Narboux (2005), cité en bibliographie. Il est rappelé néanmoins que la présence d une seule cavité souterraine correspond à un risque dès lors qu elle se situe sous un enjeu (maison en particulier). Ainsi il est conseillé que les communes ayant peu de cavités d après cet inventaire tiennent tout de même compte de cette problématique dans l aménagement de leur territoire. 58 BRGM/RP FR Rapport final
60 7. Conclusion Cet inventaire se conclut avec un taux très satisfaisant de réponse des communes à l enquête (près de 94 %), après plus d un an de travail. Toutes les archives disponibles ont put être étudiées. Près de 100 cavités ont été validées sur le terrain. Et l intégralité des cartes géologiques au 1/ ème et des cartes IGN au 1/ ème couvrant le département du Cher a été traitée. Au total, 490 cavités souterraines ont été recensées, ces cavités sont essentiellement situées dans le centre du département, entre le Sancerrois et le Berry. Toutes les informations recueillies ont été, d une part mises sous forme de fichiers Mapinfo au niveau du Service Géologique Régional Centre et d autre part conservées dans des dossiers papiers. Les données numériques ont été chargées au fur et à mesure dans une base locale puis transférées dans la banque nationale «BDCavité». D une manière générale, la présence de cavités naturelles ou anthropiques dans le sous-sol est associée à un aléa, qui en fonction des enjeux de surface, constitue un risque non négligeable pour les biens et les personnes. Les cartes de répartition des cavités souterraines permettent de faire une hiérarchisation préliminaire des communes sur lesquelles il conviendrait d envisager des mesures de prévention au travers des documents d urbanisme ou d'information. On peut alors raisonnablement recommander à toutes les communes qui possèdent des cavités souterraines, de les intégrer dans leur PLU. Les services de l Etat peuvent actualiser le DCS des communes concernées en y intégrant les cavités recensées (donc les effondrements également). Ensuite, pour les communes ayant de nombreuses cavités connues, il est conseillé de réaliser dans un premier temps des documents informatifs comme des DIRCRIM (voir 6.1.), voire à terme des études pouvant mener à un P.P.R. Ceci concerne notamment les communes d Azy, Saint Georges-sur-la-Prée et Bourges. Il est rappelé néanmoins que la présence d une seule cavité souterraine correspond à un risque dès lors qu elle se situe sous un enjeu (maison en particulier). Ainsi il est conseillé que les communes ayant peu de cavités d après cet inventaire tiennent tout de même compte de cette problématique dans l aménagement de leur territoire. BRGM/RP FR Rapport final 59
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62 Bibliographie RAPPORT BRGM R. Pasquet (mars 1993) Ville de Bourges (Cher) Jardin de Lazenay Espace Nature. Expertise géotechnique du site. Rapport R CEN-4S/93. CARTES ET NOTICES EXPLICATIVES : - carte 1/ , département du Cher ; - carte 1/ , région Centre. Extrait des cartes Série Rouge, IGN, Paris 1985 ; - cartes géologiques au 1/ ; édition du BRGM : coupure n 430 :Lamotte-Beuvron ; coupure n 431 : Argent-sur-Sauldre ; coupure n 432 : Gien ; coupure n 461 : Salbris coupure n 462 : Aubigny-sur-Nère ; coupure n 463 : Léré ; coupure n 464 : Cosne-sur-Loire ; coupure n 491 : Vierzon ; coupure n 492 : Saint-Martin-d Auxigny ; coupure n 493 : Sancerre ; coupure n 494 : La Charité-sur-Loire ; coupure n 518 : Vatan ; coupure n 519 : Bourges ; coupure n 520 : Nérondes ; coupure n 521 : Nevers ; coupure n 545 : Issoudun ; coupure n 546 : Châteauneuf-sur-Cher ; coupure n 547 : Dun-sur-Auron ; coupure n 548 : Sancoins ; coupure n 571 : Ardentes ; coupure n 572 : Saint-Amand-Montrond ; coupure n 573 : Charenton-sur-Cher ; coupure n 574 : Lurcy-Levis ; coupure n 595 : Châteaumeillant ; coupure n 596 : Hérisson. BRGM/RP FR Rapport final 61
63 - carte géologique au 1/ de la France, 5 e édition, Nantes BIBLIOGRAPHIE AUTRE : - Narboux R. (2005) Bourges Mystérieux : vestiges antiques, grottes, souterrains, carrières, sources (Royer-Archives d Histoire locale, 255 p.) ; - ANTEA, M. Martin : Risque d évolution des anciennes carrières souterraines et solutions envisageables ; - GROUPE DE RECHERCHE ET D ETUDE SPELEOLOGIQUE DE BOURGES (1987) Les Dessous du Cher. - GROUPE SPELEOLOGIQUE D AUBIGNY-SUR-NERE (1998) Bulletin G.S.A., n 18, 60 p ; - SOCIÉTÉ FRANÇAISE D ÉTUDE DES SOUTERRAINS. Revues SUBTERRANEA n 7 (1973), (1974) et 21 (1977) ; SITES INTERNET : BRGM/RP FR Rapport final
64 Annexe 1 - Lettre du MEDD BRGM/RP FR Rapport final 63
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68 Annexe 2 - Questionnaire destiné aux communes BRGM/RP FR Rapport final 67
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71 70 BRGM/RP FR Rapport final
72 BRGM/RP FR Rapport final 71
73 72 BRGM/RP FR Rapport final
74 Annexe 3 - Typologie des mouvements de terrain associés aux cavités souterraines BRGM/RP FR Rapport final 73
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76 TYPOLOGIE DES MOUVEMENTS DE TERRAIN ASSOCIES AUX CAVITES SOUTERRAINES Facteurs de déstabilisation des cavités souterraines Nombre de cavités révèlent leur présence lors de travaux ou bien lors d accidents. Plusieurs facteurs sont à l origine des mouvements de terrain : a) Facteurs anthropiques Parmi les facteurs anthropiques, on peut citer : - les conditions sauvages de creusements des carrières : en effet, dans beaucoup de cas, les piliers sont en nombre insuffisant, de plus ils peuvent être mal dimensionnés, les galeries sont parfois trop longues ; - le manque de précaution : par exemple en réutilisant les carrières abandonnées en champignonnières ou en habitation, de nombreuses erreurs ont été commises. Parmi ces erreurs, on peut mentionner l enlèvement de remblais ou encore l abattage de certains piliers ; - le mauvais entretien des cavités : pour rester en bon état, les cavités nécessitent d être entretenues et surveillées en permanence, la végétation sus-jacente doit toujours être contrôlée, les venues d eau importantes doivent être régulées dès leur apparition. b) La lithologie Les mouvements de type effondrement et écroulement surviennent en majorité dans les étages géologiques du Turonien et du Sénonien. Cela ne dépend pas uniquement de la lithologie mais aussi en grande partie de la teneur en eau de la roche (voir paragraphe suivant). c) L eau Elle élargit les diaclases et exerce une pression sur les blocs désolidarisés. En Touraine, le tuffeau est la roche dans laquelle sont creusées la plupart des cavités souterraines. Le tuffeau, lorsqu il est gorgé d eau peut voir sa masse augmenter de 80 %, et sa résistance à l écrasement diminuer de 40 %. d) La végétation Une absence ou un surplus de végétation sont deux facteurs néfastes à la stabilité des cavités souterraines. Les arbres des rebords de coteaux dont les racines sont ancrées dans les fissures peuvent agir en véritables leviers en cas de vents violents. Quant aux espèces à racines pivotantes, elles peuvent faire pression sur les blocs désolidarisés en jouant le rôle de vérin. BRGM/RP FR Rapport final 75
77 e) Les failles, fractures et diaclases Ces discontinuités peuvent s élargir du fait de la pression de l eau ou de la présence de racines. f) Le relief Les falaises et les versants raides sont des facteurs favorables aux écroulements. g) L érosion L étage du Turonien comporte différents niveaux de résistance, cela favorise la mise en surplomb de bloc grâce au phénomène de l érosion différentielle. Mouvements de terrain associés aux cavités souterraines Lors de l ouverture d une carrière, les mécanismes mis en jeu sont de deux types : - les phénomènes dynamiques : ils surviennent au cours du creusement et correspondent à une nouvelle répartition des contraintes et à une déformation du toit de la carrière ; - les phénomènes statiques ou différés : ils résultent de l évolution lente de la carrière sous une charge appliquée constamment dans le temps. L exploitation des carrières en Indre-et-Loire a cessé au début du XX e siècle. La mise en charge est donc terminée depuis cette période, et on se trouve aujourd hui dans la période de déformation différée. Le terme final de cette évolution est la destruction. Plusieurs mouvements de terrain sont associés à la présence de cavités souterraines. La présence de vides permet aux masses individualisées du reste du massif par les fractures de décompression d acquérir un mouvement de rotation lorsque les piliers fréquemment insuffisants se rompent. Les fractures de décompression ayant un fort pendage (70 à 80 ), les volumes désolidarisés du massif et susceptibles de glisser le long de ces discontinuités sont peu importants. Il y a quatre mouvements principaux : a) Écroulements Ils n affectent que les caves dont l entrée est située sur un coteau ou sur une falaise. Un écroulement est une chute plus ou moins libre de masses rocheuses le long de parois très raides. L existence de un ou plusieurs jeux de fractures, dues principalement à la décompression des versants, conduit à la désolidarisation de pans de coteaux dont le volume est fonction de la maille de la fracturation et de la hauteur du versant. La présence de cavités dans un terrain augmente considérablement le volume de matériau susceptible d être mis en mouvement ; en effet, la présence de vides permet aux masses individualisées du reste du massif par les fractures de 76 BRGM/RP FR Rapport final
78 décompression, d acquérir un mouvement de rotation lorsque les piliers fréquemment insuffisants se rompent. On distingue deux catégories d écroulements selon le volume de roche mis en jeu. b) Affaissements Les affaissements sont des mouvements lents et continus. Ils correspondent à un abaissement sans rupture en surface, de la surface topographique. c) Effondrements Les effondrements sont des mouvements rapides et discontinus. Ils correspondent à un abaissement accompagné d une rupture de la surface topographique. Deux types d effondrements sont particuliers : Le fontis C est un mouvement qui évolue lentement mais dont la phase finale peut être rapide. L éboulement s amorce en un point de faiblesse du ciel de la carrière, plus les blocs s éboulent, plus l épaisseur de recouvrement au-dessus de la cavité devient mince, et cela se termine par un effondrement. Le foudroyage spontané C est la rupture subite de tous les piliers due à la pression du toit dont les diaclases sont chargées en eau. d) Désordres en cave Il en existe de deux types : Le faux-ciel Cet accident n apparaît pas toujours à la surface du sol. Il se caractérise par la chute entre les piliers du banc formant le toit. Si l épaisseur des bancs sus-jacents est insuffisante, si leur rigidité est faible et si les dimensions des galeries le permettent, des vides peuvent remonter jusqu à la surface. L épaufrure Sous l effet de la charge qui leur est appliquée, les piliers subissent au cours du temps une diminution de la résistance à l écrasement. Par ailleurs, la répartition inégale des contraintes dans les piliers, les variations d humidité et de température, conduisent à un écaillage des piliers dont le résultat est une diminution de leur section donc une augmentation de la contrainte à laquelle ils sont soumis. Finalement ou bien les piliers s enfoncent dans le sol de la carrière, ou bien ils se fracturent par compression. BRGM/RP FR Rapport final 77
79 78 BRGM/RP FR Rapport final
80 Annexe 4 - Lexique des termes karstiques dialectaux de la langue française BRGM/RP FR Rapport final 79
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82 LEXIQUE DES TERMES KARSTIQUES DIALECTAUX DE LANGUE FRANCAISE PRÉSENTATION & GÉNÉRALITÉS Ce lexique a été conçu en réalisant la synthèse de différents documents publiés depuis une quarantaine d années par les spéléologues francophones du vieux continent. Il est notamment très inspiré du lexique paru en 1959 dans les Annales de spéléologie du C.N.S. (Comité National de Spéléologie). Des modifications personnelles et des ajouts ont été nécessaires du fait de l évolution de la langue et des connaissances dans ce domaine. Nous reprenons à notre compte la définition d alors concernant la terminologie spéléologique dialectale : " Par termes dialectaux nous entendons les expressions dont l'emploi est limité à certaines régions et ne sert pas à désigner un type morphologique à l'échelon national. Ce lexique groupe tous les termes de langue française, c'est-àdire ayant cours en France et dans les régions suisses et belges de langue française. Les termes yougoslaves, allemands, arabes relèvent du dictionnaire international, fixant les synonymies [ ]. Ce lexique ne vise pas à fournir la définition détaillée de chaque terme régional : nous nous contenterons de préciser la signification de chaque mot par synonymie avec un terme général [ ]. En précisant la signification des termes nous prendrons le sens le plus général de chaque mot, des emplois aberrants étant toujours possibles. Citons La Noue le Meunier correspondant à une perte près de Quatre-Champs (Ardennes) alors que dans le patois local Noue signifie source. De même les Igues de Compolibat (Aveyron) désignent un ensemble ruiniforme, igue ayant cependant la signification générale d'aven dans le Quercy. L étymologie étant affaire de spécialiste et objet de discussions de la part de ceux-ci, nous ne mentionnerons pas dans ce lexique les racines de chaque terme. " Il faut garder à l esprit que ce lexique ne saurait être exhaustif et que la langue est en perpétuelle évolution. Certains termes consacrés par l usage local ou détournés ne désignaient pas au préalable des phénomènes typiquement karstiques (chaudron, chiron ) ; d autres termes, issus de la langue familière ou peu usités auparavant, apparaissent (trou, caverne, antre ), enfin, des termes devenus génériques sont issus de dialectes régionaux (aven, causse ). En ce qui concerne la terminologie des entrées de cavités, seules les dénominations suivantes qui ne sont pas des termes dialectaux au sens actuel du terme sont reconnues académiquement (Dictionnaire Le Robert) comme termes génériques. Grotte (du grec kruptos qui signifie caché et qui a donné crypta en latin : crypte, grotte. Il a évolué également en de nombreux dérivés dialectaux : cropte, crotte). Antre (du latin antrum, mot d origine grec qui signifie creux). BRGM/RP FR Rapport final 81
83 Caverne (du latin cavus : creux, puis caverna : caverne. Même origine que cave et cavité). Gouffre (du grec kolpos, puis du latin colpus qui signifie golfe). Abîme (du grec abussos : sans fond, puis du latin abyssus qui a donné abysse et s est également altéré en abismus, puis abyme au Moyen-âge et enfin abîme, gouffre, cavité naturelle très profonde). Aven est un terme occitan devenu générique en France, de même que causse ou lapiaz pour désigner des paysages karstiques. D autres termes, moins spécifiquement karstiques ou dont le nom provient plutôt de la destination du lieu (charnier, moulin, etc.), ont été volontairement omis pour ne pas surcharger le texte. Certaines dénominations pourront apparaître litigieuses comme " pétrin " (Pétrin de la Foudre dans le Jura, appelé également " gouffre du Pétrin de la Foudre ), car semblant être des noms propres d autres lieux, détournés par simplification. On pourrait ainsi dire à l extrême que " berger " signifie grand gouffre dans le Vercors nord, car on dit dans le langage courant que l on a " fait le Berger "! Cela dit, si le terme apparaît à un moment ou à un autre dans la littérature, il est homologué ; car, à l inverse, certains termes ont disparu dans un souci arbitraire et illusoire de simplification. Il faut signaler également l absence quasi totale de termes québécois, corses ou basques dans ce lexique ainsi que l omission de dénominations francisées ou dialectales d autres régions francophones du monde. Ce lexique est forcément incomplet, plein d erreurs et de définitions incorrectes. Il appartient au lecteur de faire parvenir ses remarques. Il serait bon pour chaque terme de pouvoir citer un exemple géographique précis. Ce travail n est que la continuation de l œuvre des prédécesseurs, il semble important et mérite d être poursuivi. CORPS DU LEXIQUE Aben : voir Aven. ABISME (Gascogne, Alpes), ABISSE (Limousin, Languedoc), ABIS (Languedoc), B ME (Bourgogne, Champagne) : suivant les cas aven (Abîme de Lafage, Causse de Martel) ou émergence vauclusienne (Ab me du Toulon, près de Périgueux). AVEN, AVENC (Languedoc), ABEN (Rouergue) : Ouverture d'un puits débouchant en surface. Terme devenu générique. BALMETTE, BAUMELLE, BAUMETO, BAUMETTE : petite grotte. BAOUMAS, BAUMAS, BAUMASSO, BAUMARASSO : grande cavité. BAUVE, BOVE (Nord de la France) : tuf friable favorable au creusement de cavités artificielles, par extension grotte. 82 BRGM/RP FR Rapport final
84 BéTOIRE, BETUNE (Normandie, Bassin Parisien) : perte de ruisseau, parfois aven ou doline en entonnoir absorbant. Bîme (Bassin parisien) : abîme dans le sens de source remontante. Blagour : voir gour. BORNA, BORNALE (Alpes), BORNO (Languedoc), BOUERNO (Marseille), BOUARNO (Dauphiné), BOURNO (Limousin), BOURGNO (Rouergue), BOURNE (Vercors), BORNE, CABORNE (Jura), CABOURNE, CAMBOURNE (Ain) : creux, cavité. Bouerno : voir Bornale. BOULIDOU, BOUILLIDOU (Languedoc, Provence, Périgord), BOUILLON, BOUILLANT (Charentes, Côte-d Or), BOUILLY (Vercors) : émergence, " endroit d'où l'eau sort en bouillonnant ". (Bouillidoux des Fonts à la Chapelle-Faucher, Dordogne). BOURBOUILLON (Jura) : entonnoir absorbant. Bourno, Bourgno, Bourne : voir Bornale. CAIRE, CAYRE, CAYROL, CAYROU (Languedoc) : pierre, bloc, cône d éboulis. CALAVEN (Languedoc, Provence), CARABAN, CARAVEN, CARAVETTES, (Languedoc) : aven. CAUSSE : plateau karstique. Ce terme est si fréquent dans tout le sud de la France (des Grands Causses au Plateau de Caussols), que Martel le proposa comme terme générique. CAVE : grotte (en toutes régions : Cave Noire de Baulmes dans le Jura Vaudois, Cave à Margot, dans la Mayenne). CHIRON (Poitou) : endroit inculte signalé par des pierrailles et broussailles pouvant marquer un point d'absorption. Quelquefois affleurement rocheux. CLOS, CLOT (Languedoc, Provence), CL T (Gascogne) : creux, cavité, le plus généralement synonyme de doline, parfois abri sous roche ou grotte. COBAS, COBA, COVAS, COVA (Partie orientale des Pyrénées) : grotte. COMBE, COUMBO, COUME, CAMBOU : dépression très encaissée, sèche ou non, fermée ou non suivant les endroits. Diminutifs en COMBEL, COMBELLE, COMBET, COMBETTE, COMBILLOUS (Jura, Quercy, Languedoc ) : petite combe mais aussi doline. BRGM/RP FR Rapport final 83
85 CONCHE, CONQUE, CONCA, CONCIA, COUNCHA (Languedoc, Vivarais) : creux qu'il s'agisse d'une cupule, d'une marmite de géant, d'une grotte, etc. (La Coquelière ou Councha al Lièro, la Cocalière ). CREUTTES, CROUTTES (Artois) : grotte. CREUX (Belgique, Jura suisse, Bourgogne, Savoie, Poitou), CRESSE (Ain), CREUT (Charentes), CRO, CROS, CROT, CROTTE, CROSE, CROZE, CROUZEL, CROUZET, CROUZETTE CROZOUL, CRUTCH, CROUTCH (Provence, Causse, Languedoc, Quercy, Périgord) : grotte (Bourgogne, Périgord) ; doline (Causse, Poitou) ; émergence (Bourgogne) ; doline ou gouffre (Jura), aven (Rouergue), perte (Savoie). Cros, Crot, Cro, Crose, Croutch : voir Creux. Crouttes : voir Creuttes. Crouzette, Croze, Crozoul : voir Creux. Crutch : voir Creux. Danna, Dannaz : voir Tanna. ECUELLE (Alpes, Vivarais, Languedoc) : cupule (Rocher des Ecuelles, Casteljau, Ardèche), par extension, lapiaz. EMBOUTEILLON (Bugey) : perte. EMBUC, EMBUT, IMBUT (Provence, Languedoc) : perte. ENDOUZOIR (Bourgogne, Champagne, Jura) : perte. FOND (Bassin de Paris) : vallée sèche. Doline dans les Charentes. FONTIS, FONDIS (région parisienne, Poitou) : effondrement dans les anciennes carrières qu'il s'agisse d'une cloche en galerie ou d'un entonnoir en surface (région parisienne), maison écroulée, quelque fois effondrement du sol (Poitou). FOSSE (Bassin d'aquitaine, Poitou, Bassin de Paris) : par extension désigne une émergence (Fosse Dionne à Tonnerre dans l Yonne), un aven (Charentes), une doline (Poitou, Charentes), une perte (Champagne). Imbut : voir Embuc. ISSOUDAN (Languedoc oriental) : émergence. KARRIK (Massif d'arbas, Pyrénées centrales) : lapiaz. Terme à rapprocher de l allemand karren et donc de kras, karst, d origine indo-européenne. 84 BRGM/RP FR Rapport final
86 MARDELLE (Normandie, Picardie, Berry, Champagne, Lorraine, Vosges) : doline. MARE : par extension peut désigner une doline. MARNIERE (Perche) : puits naturel, effondrement. MAUVE (sud du Bassin parisien) : source remontante. MORDELLE (Normandie) : doline. MUCHE (Picardie) : grotte ou cavité artificielle. Œil, Oueil, Ouill : voir Goueil. OUCANE (Dévoluy, Dauphiné) : lapiaz (ex. : Oucane de Chabrières, Hautes-Alpes). Oueil, Ouillade : voir Goueil. OULE (Alpes, Quercy, Rouergue) : marmite de géant (Exemple : Pont des Oules, prés de Bellegarde), par extension gorge, cañon ou étroit accidenté de marmites (Alpes), émergence (Rouergue, Quercy), doline (Alpes), perte (région du Mont Cenis). Diminutif : Oulette. PÂTU (Jura), PEUPTU (Bourgogne), PEUTEFOSSE (Moselle, Haute-Marne) : aven. PAYROL, PEYROL, PEYROU, PEYRAOU, PEYRAO, PEYRO, (Languedoc) : tas de pierres mais également résurgence temporaire remontante à orifice en entonnoir, doline. PERTUS, PERTUIS, PORTUS, PETCHU (Est de la France) : trou ; par extension certaines grottes, puits naturels, etc. PESCHIER, PESCHIE, PESQUIE, PESQUIER (Languedoc, Provence) : source ou résurgence, parfois déformé en Pêcher. PETRIN (Jura) : doline, perte (Pétrin de la Foudre à Choux, Jura). Peyrol : voir Payrol. POT (Vercors), POTU (Bourgogne) : doline, parfois aven. PUISARD (Vosges) : perte. Reis : voir Cingle. RESSE, RESSEC, RIEUSSET, RIEUSSEC, RIOUSSEC, RIOUSSET (Languedoc) : ruisseau à sec, oued. SOURDI (Poitou) : source temporaire se localisant dans la partie inférieure des vallées. BRGM/RP FR Rapport final 85
87 TRAOU, TRAOUC (Languedoc, Gascogne, Provence, etc.), TREU (Picardie), TROU (terme généralisé), TRÔ (Wallonie) : toutes les cavités ; synonyme de aven, grotte, perte, etc. 86 BRGM/RP FR Rapport final
88 Annexe 5 - Tableau de la répartition des types de cavités par commune BRGM/RP FR Rapport final 87
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90 Communes Indéterminée Troglodyte Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire Grotte Champignonnière Total ACHERES 1 1 AINAY-LE-VIEIL 0 ALLOGNY 0 ALLOUIS 1 1 ANNOIX 1 1 APREMONT-SUR-ALLIER 0 ARCAY 0 ARCOMPS 0 ARDENAIS 0 ARGENT-SUR-SAULDRE 0 ARGENVIERES 0 ARPHEUILLES 0 ASSIGNY 0 AUBIGNY-SUR-NERE 0 AUBINGES 0 AUGY-SUR-AUBOIS 0 AVORD 3 3 AZY BANNAY BANNEGON 0 BARLIEU 0 BAUGY 0 BEDDES 0 BEFFES 0 BELLEVILLE-SUR-LOIRE 0 BENGY-SUR-CRAON 0 BERRY-BOUY 1 1 BESSAIS-LE-FROMENTAL 0 Communes Indéterminée Troglodyte Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire Grotte Champignonnière Total BLANCAFORT BLET 0 BOULLERET 0 BOURGES BOUZAIS 0 BRECY BRINAY BRINON-SUR-SAULDRE 0 BRUERE-ALLICHAMPS 1 1 BUE 1 1 BUSSY 0 CERBOIS 0 CHALIVOY-MILON 1 1 CHAMBON 1 1 CHARENTON-DU-CHER 0 CHARENTONNAY CHARLY 1 1 CHAROST 0 CHASSY 0 CHATEAUMEILLANT 1 1 CHATEAUNEUF-SUR-CHER 1 1 CHAUMONT 0 CHAUMOUX-MARCILLY 1 1 CHAVANNES 0 CHERY 0 CHEZAL-BENOIT 0 CIVRAY 5 5 CLEMONT 0 COGNY 0 COLOMBIERS 0 BRGM/RP FR Rapport final 89
91 Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire CONCRESSAULT 1 1 CONTRES 0 CORNUSSE 0 CORQUOY 7 7 COUARGUES 0 COURS-LES-BARRES 1 1 COUST 0 COUY 2 2 CREZANCAY-SUR-CHER 0 CREZANCY-EN-SANCERRE 0 CROISY 1 1 CROSSES 2 2 CUFFY 1 1 CULAN 1 1 DAMPIERRE-EN-CROT 0 DAMPIERRE-EN-GRACAY 0 DREVANT 0 DUN-SUR-AURON 3 3 ENNORDrES 1 1 EPINEUIL-LE-FLEURIEL 0 ETRECHY 9 9 FARGES-ALLICHAMPS 1 1 FARGES-EN-SEPTAINE 0 FAVERDINES 0 FEUX 0 FLAVIGNY 0 FOECY FUSSY 0 GARDEFORT 7 7 Grotte Total Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire GARIGNY 0 GENOUILLY 4 4 GERMIGNY-L'EXEMPT 0 GIVARDON 0 GRACAY 0 GROISES 0 GRON 0 GROSSOUVRE 2 2 HENRICHEMONT 0 HERRY 1 1 HUMBLIGNY 1 1 IDS-SAINT-ROCH 0 IGNOL 0 INEUIL 0 IVOY-LE-PRE 0 JALOGNES 8 8 JARS 0 JOUET-SUR-L'AUBOIS 0 JUSSY-CHAMPAGNE 0 JUSSY-LE-CHAUDRIER 1 1 LA CELETTE 0 LA CELLE 0 LA CELLE-CONDE 0 LA CHAPELLE-D'ANGILLON 0 LA CHAPELLE-HUGON 0 LA CHAPELLE-MONTLINARD 0 LA CHAPELLE-SAINT-URSIN LA CHAPELOTTE 0 LA GROUTTE 0 Grotte Total 90 BRGM/RP FR Rapport final
92 Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire LA GUERCHE-SUR-L'AUBOIS 0 LA PERCHE 0 LANTAN LAPAN 5 5 LAVERDINES LAZENAY 0 LE CHATELET 0 LE CHAUTAY 0 LE NOYER 0 LE PONDY 0 LE SUBDRAY 1 1 LERE 0 LES AIX-D'ANGILLON 1 1 LEVET 0 LIGNIERES 0 LIMEUX 0 LISSAY-LOCHY 1 1 LOYE-SUR-ARNON 0 LUGNY-BOURBONNAIS 0 LUGNY-CHAMPAGNE 1 1 LUNERY LURY-SUR-ARNON 0 MAISONNAIS 0 MARCAIS 0 MAREUIL-SUR-ARNON 0 MARMAGNE 0 MARSEILLE-LES-AUBIGNY 0 MASSAY 0 MEHUN-SUR-YEVRE Grotte Total Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire MEILLANT 2 2 MENETOU-COUTURE 0 MENETOU-RATEL 0 MENETOU-SALON 1 1 MENETREOL-SOUS-SANCERRE 4 4 MENETREOL-SUR-SAULDRE 0 MEREAU 0 MERY-ES-BOIS 0 MERY-SUR-CHER 0 MONTIGNY 0 MONTLOUIS 0 MORLAC 0 MORNAY-BERRY 0 MORNAY-SUR-ALLIER 0 MOROGUES MORTHOMIERS 7 7 MOULINS-SUR-YEVRE 0 NANCAY 0 NERONDES 0 NEUILLY-EN-DUN 0 NEUILLY-EN-SANCERRE 0 NEUVY-DEUX-CLOCHERS 0 NEUVY-LE-BARROIS 0 NEUVY-SUR-BARANGEON 0 NOHANT-EN-GOUT 2 2 NOHANT-EN-GRACAY NOZIERES 0 OIZON 0 ORCENAIS 0 Grotte Total BRGM/RP FR Rapport final 91
93 Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire ORVAL 0 OSMERY 0 OSMOY 1 1 OUROUER-LES-BOURDELINS 6 6 PARASSY 1 1 PARNAY 0 PIGNY 0 PLAIMPIED-GIVAUDINS 1 1 PLOU 2 2 POISIEUX 0 PRECY 0 PRESLY 0 PREUILLY 5 5 PREVERANGES 0 PRIMELLES 0 QUANTILLY 1 1 QUINCY 1 1 RAYMOND 0 REIGNY 0 REZAY 0 RIANS 0 SAGONNE 1 1 SAINT-AIGNAN-DES-NOYERS 0 SAINT-AMAND-MONTROND 2 2 SAINT-AMBROIX SAINT-BAUDEL 0 SAINT-BOUIZE 0 SAINT-CAPRAIS 6 6 SAINT-CEOLS 0 Grotte Total Communes Indéterminée Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire SAINT-CHRISTOPHE-LE-CHAUDRY 0 SAINT-DENIS-DE-PALIN 7 7 SAINT-DOULCHARD 1 1 SAINT-ELOY-DE-GY 0 SAINT-FLORENT-SUR-CHER SAINT-GEORGES-DE-POISIEUX 0 SAINT-GEORGES-SUR-LA-PREE SAINT-GEORGES-SUR-MOULON 0 SAINT-GERMAIN-DES-BOIS 0 SAINT-GERMAIN-DU-PUY 1 1 SAINT-HILAIRE-DE-COURT 0 SAINT-HILAIRE-DE-GONDILLY 0 SAINT-HILAIRE-EN-LIGNIERES 0 SAINT-JEANVRIN 0 SAINT-JUST 0 SAINT-LAURENT 0 SAINT-LEGER-LE-PETIT 2 2 SAINT-LOUP-DES-CHAUMES 0 SAINT-MARTIN-D'AUXIGNY 2 2 SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS SAINT-MAUR 0 SAINT-MICHEL-DE-VOLANGIS SAINT-OUTRILLE 0 SAINT-PALAIS 1 1 SAINT-PIERRE-LES-BOIS 0 SAINT-PIERRE-LES-ETIEUX 0 SAINT-PRIEST-LA-MARCHE 2 2 SAINT-SATUR 0 SAINT-SATURNIN Grotte Total 92 BRGM/RP FR Rapport final
94 Communes Indéterminée Troglodyte Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire Grotte Champignonnière Total SAINT-SYMPHORIEN 0 SAINT-VITTE 0 SAINTE-GEMME-EN-SANCERROIS 0 SAINTE-LUNAISE 0 SAINTE-MONTAINE 0 SAINTE-SOLANGE 3 3 SAINTE-THORETTE 1 1 SALIGNY-LE-VIF 0 SANCERGUES 4 4 SANCERRE 1 1 SANCOINS SANTRANGES 0 SAUGY 1 1 SAULZAIS-LE-POTIER 1 1 SAVIGNY-EN-SANCERRE 0 SAVIGNY-EN-SEPTAINE SENNECAY 3 3 SENS-BEAUJEU 2 2 SERRUELLES 0 SEVRY 0 SIDIAILLES 0 SOULANGIS 0 SOYE-EN-SEPTAINE 3 3 SUBLIGNY 0 SURY-EN-VAUX 0 SURY-ES-BOIS 0 SURY-PRES-LERE TENDRON 1 1 THAUMIERS 1 1 Communes Indéterminée Troglodyte Carrière souterraine Effondrement, doline, aven, bétoire Cave Souterrain Ouvrage civil linéaire Grotte Champignonnière Total THAUVENAY THENIOUX 0 THOU 1 1 TORTERON TOUCHAY 0 TROUY UZAY-LE-VENON 0 VAILLY-SUR-SAULDRE 0 VALLENAY 0 VASSELAY 0 VEAUGUES 4 4 VENESMES 1 1 VERDIGNY 2 2 VEREAUX VERNAIS 0 VERNEUIL 0 VESDUN 0 VIERZON 0 VIGNOUX-SOUS-LES-AIX 3 3 VIGNOUX-SUR-BARANGEON 0 VILLABON VILLECELIN 0 VILLEGENON 0 VILLENEUVE-SUR-CHER VILLEQUIERS 1 1 VINON 0 VORLY 6 6 VORNAY 1 1 VOUZERON 0 TOTAL % 3.27% 0.00% 24.29% 50.61% 5.31% 12.24% 1.84% 2.45% 0.00% % BRGM/RP FR Rapport final 93
95
96 Annexe 6 - Interfaces «cavité» et «description» de l applicatif Cavisout BRGM/RP FR Rapport final 95
97
98 BRGM/RP FR Rapport final 97
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100 Annexe 7 - Carte de répartition des cavités souterraines (Carte format A0 hors texte) BRGM/RP FR Rapport final 99
101 Inventaire des cavités souterraines du Cher BRGM/RP FR Rapport final 101
102 Centre scientifique et technique 3, avenue Claude-Guillemin BP Orléans Cedex 2 France Tél. : Service géologique régional Centre 3, avenue Claude Guillemin BP Orléans Cedex 2 France Tél. :
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