Programme Local de l Habitat d Evry Centre Essonne. Diagnostic

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1 Programme Local de l Habitat d Evry Centre Essonne Diagnostic

2 Préambule Ce document constitue le diagnostic du programme local de l habitat de l agglomération d Evry Centre Essonne, initié en Une première version du diagnostic élaborée en 2005 a été actualisée en 2010 à partir : - de l exploitation de données statistiques récentes : RGP 2006 de l INSEE, FILOCOM 2007 du MEEDDM, SITADEL 2008 de la DREIF, OPS 2006, - d entretiens auprès de chaque commune - d entretiens ou de contributions d acteurs du logement : AORIF, PACT, CROUS, agences immobilières, syndics, promoteurs. Ce document vise à identifier les enjeux en matière de politique de l habitat. Ces enjeux et les orientations du PLH qui en découlent seront approfondis par le biais de groupes de travail partenariaux et d entretiens. Ville et Habitat octobre

3 Ville et Habitat octobre

4 Les dynamiques démographiques... 7 Une évolution démographique marquée par la croissance naturelle... 8 Une poursuite de la croissance démographique de l agglomération... 8 malgré le maintien du déficit migratoire... 9 Une structure démographique générant d importants besoins en logement Une population jeune malgré le vieillissement La poursuite du desserrement des ménages Une population modeste et un appauvrissement relatif dans le contexte essonnien 13 Les revenus des ménages : de fortes disparités territoriales qui s accentuent Les catégories socio-professionnelles des actifs : une diversité sociale de l agglomération faible et en diminution du fait de la sous-représentation des cadres et des professions intermédiaires Les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire : L importance des ménages en situation de précarité économique De fortes mobilités résidentielles qui accentuent les caractéristiques sociales de la population Une agglomération marquée par l importance des mobilités Une attractivité aussi forte pour les petits ménages que pour les familles, mais qui se différencie à l échelle des communes Une agglomération attractive pour toutes les catégories socio-professionnelles mais qui ne retient pas les cadres et les professions intermédiaires Le parc de logements Un parc de logements caractérisé par l importance de la fonction locative et par la forte diminution de la vacance Le parc locatif social : un parc important et assez diffus sur le territoire Les principales caractéristiques du parc et de son évolution Le parc HLM : un parc d ancrage ou de transition pour des ménages modestes Dans un contexte de fortes tensions, la diminution de la vacance structurelle Le locatif privé : un parc modeste sur l agglomération et fortement concentré sur son centre Les principales caractéristiques du parc et de son évolution L occupation du parc locatif privé La propriété occupante : un parc diffus sur le territoire dominé par les typologies moyennes Les principales caractéristiques du parc et de son évolution L occupation du parc en propriété occupante Les dynamiques d évolution du parc de logements Le parc locatif privé : un parc en diminution du fait d une forte dynamique de changement de statut. 55 Le parc en propriété occupante : un parc croissant Le parc HLM : un parc stable La construction neuve : un facteur d évolution mais modéré Ville et Habitat octobre

5 Les dynamiques de marché La structure du marché de l agglomération Un marché dominé par le locatif, et notamment le locatif social Un rôle des parcs différencié selon l origine géographique des ménages Le fonctionnement du parc HLM dans le marché de l habitat Les nouveaux ménages : des ménages modestes originaires de l agglomération La demande HLM Les attributions : des marges de manœuvre réduites pour les organismes Les différents segments Le parc locatif privé dans le fonctionnement du marché de l habitat Un marché locatif privé peu développé et dont les valeurs ont fortement progressé Les nouveaux locataires du parc privé : un marché régionalisé porté par des ménages de catégories socio-professionnelles diversifiées Les perspectives quant à l attractivité des différents segments du parc locatif privé Le fonctionnement du marché de l accession Les nouveaux ménages : des ménages locaux à dominante de cadres et de professions intermédiaires Un marché en récente diminution de volume Les mutations d appartements : un marché concentré sur Evry et Ris et caractérisé par des prix modérés mais en forte augmentation Les mutations de maisons : un marché plus diffus sur le territoire mais dont le volume baisse Le marché du neuf : un marché attractif pour les primo-accédants modestes et pour les investisseurs Les perspectives quant à l attractivité des différents segments du parc en accession La segmentation du marché à l échelle des quartiers Les actions visant à faire évoluer la segmentation du marché de l habitat Les projets de renouvellement urbain Les actions visant le parc locatif social Les politiques d amélioration du parc privé Les politiques d orientation de la construction neuve L offre de logements spécifiques Les résidences étudiantes Les résidences du Crous : une offre importante dont la requalification du bâti est en cours ou programmée Les résidences étudiantes d Adoma : une offre récente mais plus onéreuse Les résidences privées : un fort développement Les Foyers de travailleurs migrants Les résidences sociales et l hébergement pour les publics en difficulté Les structures pour personnes âgées Les structures pour personnes handicapées Ville et Habitat octobre

6 L habitat et l accueil des gens du voyage Les équipements existants Les besoins et objectifs Les politiques visant à améliorer le logement des ménages les plus en difficulté Les autres dynamiques La dynamique économique et les mobilités domicile-travail Un pôle d emploi important et croissant à l échelle du Sud Francilien Un pôle d emploi générant d importants flux de proximité et des flux régionaux pour les postes les plus qualifiés Le poids grandissant des actifs travaillant hors de l agglomération L agglomération dans les mobilités : les déplacements Les transports en commun Le stationnement Les modes doux (piétons et cycles) Les équipements La politique d urbanisme et d aménagement L agglomération dans la région francilienne Evry Ris-Orangis Courcouronnes Bondoufle Lisses Villabé Synthèse des enjeux Ville et Habitat octobre

7 Les dynamiques démographiques Ville et Habitat octobre

8 Une évolution démographique marquée par la croissance naturelle Une poursuite de la croissance démographique de l agglomération Avec plus de habitants en 2006 ( en 2008), la population de l agglomération Evry Centre Essonne a crû de habitants depuis le recensement de La variation annuelle de la population est légèrement supérieure à celle constatée lors de la dernière période intercensitaire (0,8% entre contre 0,7% entre 1990 et 1999). Au regard d autres agglomérations fondées autour de ville nouvelle des années 70 et 80 (Saint Quentin, Cergy), Evry Centre Essonne est, contrairement aux années 1990, une zone de forte croissance démographique. Cependant, malgré cette augmentation du rythme de croissance, la communauté d agglomération Evry Centre Essonne qui était, jusque dans les années 1990, le principal moteur de la croissance du Nord Est de l Essonne, se situe désormais dans les mêmes dynamiques que celle du département et des agglomérations voisines. Ces évolutions démographiques contrastées par territoire s expliquent par des dynamiques de construction de logements et d évolution du parc existant différenciées. A Evry Centre Essonne, deux facteurs sont primordiaux : faiblesse de la construction neuve qui limite la croissance démographique, rotation importante du parc de logements qui favorise le renouvellement de la population. Nombre dõhabitants Variation annuelle de la population Evry ,9% 0,9% Ris Orangis ,2% -0,1% Courcouronnes ,4% 0,6% Bondoufle ,5% 1,9% Lisses ,6% 0,5% CA Evry Centre Essonne ,8% 0,7% Villabˇ* ,4% 0,1% CA Seine Essonne ,8% 0,1% CA du Val d'orge ,8% 0,3% CA Lacs de l'essonne ,6% -0,2% CA Cergy Pontoise ,6% 1,3% CA Saint Quentin ,4% 1,2% Essonne ,8% 0,5% Ile de France ,7% 0,3% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Au sein de l agglomération, deux communes ont été les principaux moteurs de la croissance démographique : Ris-Orangis et Evry. Si pour Evry, il s agit d une poursuite des tendances récemment observées, il s agit pour Ris-Orangis d une rupture au regard de la longue période ( ) d instabilité, voire de baisse démographique. Lisses fait figure d exception en ayant perdu des habitants entre 1999 et Cette évolution semble toutefois s être arrêtée en 2007 suite à la livraison des nouveaux logements de la ZAC Léonard de Vinci, livraison qui s est poursuivie en 2008, mais qui ne fait que compenser à la marge cette baisse constatée (6.918 habitants en 2008). La commune de Villabé qui a intégré officiellement la communauté d agglomération au 1 er janvier 2011 comptait en 2006 plus de habitants. Après une forte croissance démographique durant les Ville et Habitat octobre

9 années 1990, la population de cette commune s est stabilisée au cours des années 2000 pour atteindre habitants en Une agglomération en forte croissance démographique mais qui n est plus le seul moteur de développement du Nord Est de l Essonne. Une rupture à la hausse dans l évolution démographique de Ris-Orangis. La poursuite de la croissance d Evry. malgré le maintien du déficit migratoire Cette croissance démographique est, comme durant les années 1990, la conséquence d une compensation du déficit migratoire par une forte croissance naturelle. Evolution annuelle ( ) due au solde Naturel Migratoire Evry 1,7% -0,8% Ris Orangis 1,0% 0,2% Courcouronnes 1,6% -1,2% Bondoufle 0,8% -0,3% Lisses 0,8% -1,4% CA Evry Centre Essonne 1,4% -0,6% Villabˇ* 1,0% -0,9% CA Seine Essonne 1,1% -0,3% CA du Val d'orge 0,9% -0,1% CA Lacs de l'essonne 1,5% -0,8% CA Cergy Pontoise 1,3% -0,6% CA Saint Quentin 1,4% -1,0% Essonne 0,9% -0,1% Ile de France 0,9% -0,2% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le solde migratoire est, à l échelle de l agglomération et pour la deuxième fois depuis les années 1960, déficitaire. Malgré une légère atténuation depuis les années 1990, ce déficit migratoire demeure élevé notamment en comparaison des tendances régionale, départementale et des agglomérations voisines. Il est toutefois équivalent ou inférieur à ce que l on observe sur les agglomérations de Cergy ou de Saint Quentin. Ce maintien d un fort déficit migratoire pourrait être la conséquence d une insuffisante construction neuve. Le «moteur» principal de la croissance démographique de l agglomération reste ainsi le bénéfice naturel. S il a légèrement baissé depuis 1999, il demeure très élevé dans le contexte départemental. Cette forte dynamique interne est également observée sur les deux autres agglomérations «Ville Nouvelle» de Cergy ou de Saint Quentin. Au sein d Evry Centre Essonne, la situation est contrastée à l échelle des communes : - Evry et Courcouronnes se distinguent par un fort déficit migratoire compensé par une très forte croissance naturelle, - Ris-Orangis bénéficie pour la première fois depuis les années 1970 d un bénéfice migratoire se cumulant à une forte croissance naturelle, ce qui traduit une rupture dans le modèle d évolution de cette commune. Ce bénéfice migratoire pourrait être provoqué soit par une augmentation de la construction neuve soit par un renouvellement de la population dans le parc existant (départs de petits ménages âgés, arrivée de jeunes familles). - Lisses a connu une forte chute de son solde migratoire qui, au cours des années 2000 et jusqu en 2006, a été le plus déficitaire de l agglomération. Cela pourrait être la conséquence d une baisse de la construction neuve ou d un renouvellement de la population (départ de familles, arrivée de petits ménages). A partir de 2006, grâce à la ZAC Léonard de Vinci, ce déficit migratoire a été vraisemblablement atténué. - Bondoufle bénéficie d un déficit migratoire modéré. - Enfin, les dynamiques d évolution de Villabé se rapprochent de celles de Lisses : fort déficit migratoire, forte croissance naturelle. Une croissance portée par la dynamique interne de l agglomération, dynamique Ville et Habitat octobre

10 particulièrement forte à Evry et Courcouronnes L apparition d un bénéfice migratoire sur la commune de Ris qui pourrait traduire une rupture dans l évolution démographique de cette commune. Une structure démographique générant d importants besoins en logement Une population jeune La population de l agglomération est jeune : l indice de jeunesse 1 y est de 2,7 en 2006, pour une moyenne départementale de 1,7. Ce niveau d indice de jeunesse caractérise le contexte de ville nouvelle : il est en effet très élevé à Cergy (3,2), à Saint Quentin (3,3). Rˇpartition de la population par ge 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 3,2% 8,0% 7,2% 18,8% 2,7% 17,9% 22,5% 25,4% 16,7% 16,4% 30,7% 30,5% 75 ans ou plus ans ans ans ans Moins de 20 ans En matière d âge de la population, ce qui caractérise l agglomération est ainsi : - l importance de la population de moins de 20 ans (31% de la population) et des jeunes ménages (population âgée entre 20 et 30, 17%), importance qui se maintient entre 1999 et 2006 grâce aux mobilités résidentielles (cf. infra), - la forte diminution de la population âgée de 45 à 60 ans ce qui pourrait traduire un départ des ménages de cet âge. - le faible poids de la population âgée de plus de 60 ans (11,2%), même si ce poids ce renforce (9,9% en 1999). A l échelle des communes, Evry 0% et Courcouronnes se démarquent par la jeunesse de leur population (indice supérieur à 3,5), Ris par le rajeunissement de sa population, Lisses par son vieillissement et Bondoufle par le caractère familial de sa population. Villabé se caractérise également par un fort vieillissement malgré une population jeune. Si son indice de jeunesse était en 1999 supérieur à celui de l agglomération (respectivement 3,9 et 3,1), il est en 2006 inférieur (2,4 et 2,7). Ce vieillissement s explique vraisemblablement par l apparition d un fort déficit migratoire. 1 L indice de jeunesse est le rapport entre la population de moins de 20 ans et celle âgée de plus de 60 ans. Ville et Habitat octobre

11 Moins de 20 ans ans ans ans ans 75 ans ou plus Indice de jeunesse Evry 32% 20% 22% 17% 6% 3% 3,7 4,2 Ris Orangis 28% 13% 23% 19% 11% 6% 1,6 1,5 Courcouronnes 32% 18% 22% 19% 7% 1% 3,8 5,2 Bondoufle 31% 10% 24% 24% 10% 2% 2,6 3,6 Lisses 28% 13% 22% 24% 10% 3% 2,2 4,3 CA Evry Centre Essonne 31% 17% 23% 19% 8% 3% 2,7 3,1 Villabˇ* 30% 11% 24% 22% 10% 3% 2,4 3,9 CA Seine Essonne 28% 14% 22% 19% 11% 5% 1,7 nr CA du Val d'orge 27% 14% 24% 20% 11% 5% 1,7 nr CA Lacs de l'essonne 31% 15% 22% 17% 10% 5% 2,1 nr CA Cergy Pontoise 30% 18% 22% 21% 7% 3% 3,2 nr CA Saint Quentin 31% 16% 23% 21% 7% 2% 3,3 nr Essonne 28% 13% 23% 20% 11% 6% 1,7 1,8 Ile de France 26% 15% 23% 20% 11% 6% 1,6 1,5 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Cette jeunesse constitue une sorte de «réservoir» pour la demande future en logements. Ce phénomène est particulièrement ressenti par les agents immobiliers qui notent que le marché locatif privé et celui de la primo-accession (collectifs, maisons groupées) sont portés par des jeunes ayant grandi sur le territoire. Développer une offre adéquate (en termes de prix et de qualité urbaine) leur permettrait de débuter leur parcours résidentiel sur l agglomération. Un territoire jeune marqué par l importance des personnes de moins de 30 ans, importance qui s est maintenue depuis Un réservoir conséquent pour la demande future en logement. malgré le vieillissement d Orge. Part des plus de 60 ans Nombre de personnes en 2006 Evry 8,6% 7,6% Ris Orangis 17,3% 17,6% Courcouronnes 8,6% 6,5% Bondoufle 11,9% 8,2% Lisses 13,2% 7,3% 909 CA Evry Centre Essonne 11,2% 9,9% Villabˇ* 12,6% 8,7% 613 Essonne 16,4% 15,5% Ile de France 16,6% 16,6% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) La part des plus de 60 ans est relativement faible sur l agglomération : 11,2%, soit habitants. Elle a néanmoins fortement augmenté depuis 1999 (9,9%). De toutes les agglomérations du nord de l Essonne, celle d Evry Centre Essonne a la proportion de personnes âgées la plus faible. Cette proportion est, par exemple, de 16,5% dans la CA des Lacs de l Essonne, de 15,8% dans le Val Cette caractéristique la rapproche des autres agglomérations fondées sur une ville nouvelle : Cergy (9,4%) et Saint Quentin (9,3%). Cependant, le phénomène de vieillissement de la population, constatée à l échelle nationale, est également ressenti dans l agglomération (Ris-Orangis excepté). Bondoufle et Lisses ont vu leur part de seniors croître davantage depuis Cette augmentation a provoqué la baisse de l indice de jeunesse de l agglomération de 3,1 en 1999 à 2,7 en Villabé a également subi un fort vieillissement au début des années Ville et Habitat octobre

12 Ce phénomène devrait se poursuivre au cours des prochaines années voire se renforcer : en effet, le frein au vieillissement de l Ile de France constitué par le «retour au pays» des franciliens originaires d autres régions ou pays, devrait désormais s estomper. La question de l adaptation de l offre aux besoins de ménages vieillissants est donc plus prégnante. L adaptation du parc au grand âge : un enjeu nouveau et grandissant Le vieillissement accentué des communes de Bondoufle, de Lisses et de Villabé Le maintien d enjeux élevés sur la commune de Ris malgré un rajeunissement. La poursuite du desserrement des ménages Taille moyenne des mˇnages Rythme de desserrement Evry 2,67 2,75-3,0% Ris Orangis 2,45 2,48-1,0% Courcouronnes 2,80 2,93-4,3% Bondoufle 2,89 3,00-3,7% Lisses 2,71 2,98-9,2% CA Evry Centre Essonne 2,65 2,74-3,3% Villabˇ* 2,82 3,08-8,4% CA Seine Essonne 2,48 2,59-4,5% CA du Val d'orge 2,52 2,66-5,3% CA Lacs de l'essonne 2,63 2,70-2,8% CA Cergy Pontoise 2,67 2,86-6,5% CA Saint Quentin 2,72 2,92-6,8% Essonne 2,54 2,63-3,4% Ile de France 2,34 2,38-1,7% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) L agglomération d Evry, qui se caractérise encore par une taille de ménage importante (2,65 personnes / par ménage en 2006 pour 2,54 à l échelle essonnienne) ressent depuis 1982 un phénomène de desserrement des ménages. Cependant, ce phénomène de desserrement est plus modéré que ce que l on observe à l échelle du département, des agglomérations voisines ou d autres agglomérations Ville Nouvelle. S il est très important à Courcouronnes et surtout Lisses, il est plus modéré à Evry et à Ris. A Villabé, ce phénomène de desserrement a été très élevé. Le nombre de ménages composés d une personne a fortement augmenté durant la dernière période intercensitaire : de 24,4% en 1999 à 26,9% en Ce phénomène de desserrement, ressenti à l échelle nationale, s explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : - l évolution de la structure familiale : baisse du nombre d enfants, séparation des couples - la décohabitation des jeunes, - le vieillissement de la population : plus les ménages sont âgés, plus leur taille a une propension à être réduite, - l augmentation du niveau de vie et de la consommation d espaces : une maison de quatre pièces qui pouvait dans les années 1980 être adaptée à une famille de 5 personnes, serait aujourd hui vraisemblablement jugée trop petite A population constante, d importants besoins de nouveaux logements sont générés par ce phénomène qui se traduit par l augmentation du nombre de ménages. Un territoire qui ne connaît pas de croissance de son parc de résidences principales subit inévitablement une baisse démographique. Ainsi, entre 1999 et 2006, à l échelle d Evry Centre Essonne, du fait du desserrement des ménages, plus de logements supplémentaires ont été nécessaires pour loger le même nombre d habitants. On estime, toute chose étant égale par ailleurs 2 que 2 Maintien du taux de desserrement des ménages (-0,5% par an), du taux de vacance (taux de vacance de 5% du parc de logements) et du taux de renouvellement du parc de logement (0%) Ville et Habitat octobre

13 d ici 2016, le nombre de logements nécessaires pour permettre ce desserrement tout en maintenant la population sera au minimum de 210 logements supplémentaires par an 3. En revanche, la diminution de la taille des ménages n a pas pour corollaire la diminution de la taille des résidences principales souhaitées. Il devrait se poursuivre dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population. Des ménages de grande taille Mais un phénomène de desserrement générant d importants besoins de développement de l offre de logements : besoins estimés à 210 logements neufs par an sur la période Une population modeste et un appauvrissement relatif dans le contexte essonnien Trois indicateurs permettent d approcher les caractéristiques socio-économiques de la population : - les revenus des ménages par unité de consommation qui permettent d approcher le niveau de vie des ménages (FILOCOM), - les catégories socio-professionnelles afin d approcher la qualification socio-économique de la population (INSEE) - et enfin le taux de bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelles Complémentaire afin de refléter la concentration des situations de précarités économiques (CNAM). Les revenus des ménages : de fortes disparités territoriales qui s accentuent Le revenu médian par unité de consommation des ménages est, à l échelle de l agglomération, de en A l échelle nationale, ce niveau de vie médian est estimé à Ce revenu médian est très faible à Evry ( ) et faible à Courcouronnes et Ris-Orangis (respectivement et ). Il est en revanche plus élevé à Lisses ( ), à Villabé ( ) et surtout à Bondoufle ( ). Les disparités territoriales sont fortes au sein de l agglomération. Les territoires les plus modestes constituent la partie nord du centre de l agglomération : le Canal à Courcouronnes, les Pyramides, le Bois Sauvage et le Champtier du Coq à Evry. Les autres quartiers ayant une population modeste sont : - le sud du centre urbain (les Aunettes, les Epinettes) et les Champs-Elysées à Evry. - des quartiers des années 1960 : le Plateau (Moulin à Vent et Ferme du temple) et le Bas de Ris, le Parc aux Lièvres, le Petit Bourg et le Mousseau à Evry. - et enfin, le secteur du Long Rayage à Lisses. Les territoires les plus aisés se concentrent dans trois secteurs : - l ouest de l A6 : Bondoufle, Lisses et le Centre de Courcouronnes, - les quartiers bordant l Ecoute s il pleut à Ris Orangis et Bois Guillaume à Evry - les quartiers en bordure de Seine à Evry : Bras de Fer, Village, Aguado et Grand Bourg. 3 Le mode d estimation de ces besoins de construction neuve est explicité dans le chapitre relatif à la construction neuve (partie relative aux Dynamiques d évolution du parc de logements) 4 Inégalités de niveaux de vie et Pauvreté, Les Revenus et le patrimoine des ménages, Insee Références, Ville et Habitat octobre

14 Si l on compare les évolutions de ressources médianes des occupants entre 2003 et 2007, 4 types de quartier peuvent être distingués : - les territoires en décrochage, c est-à-dire les territoires où la population est la plus modeste et où les revenus progressent le moins. Ces territoires sont : le Canal 1 et 3 à Courcouronnes, les Pyramides Nord, le Petit Bourg et le Parc aux Lièvres à Evry. - les territoires en hausse relative. Il s agit de territoires modestes mais où les revenus progressent plus vite qu à l échelle de l agglomération. Sont ainsi concernés : les Aunettes, les Pyramides Sud à Evry, le secteur du Plateau à Ris. Les Pyramides Sud demeurent toutefois le quartier le plus pauvre de l agglomération (revenu médian de par UC en 2007). - les territoires en baisse relative. Territoires où les revenus sont élevés mais où ils progressent moins vite qu ailleurs. Il s agit essentiellement du secteur de la Theuillerie et du Domaine des Roches à Ris. - enfin, les territoires bénéficiant d un «enrichissement» : les revenus sont élevés et progressent plus vite qu ailleurs : le Grand Bourg à Ris, les quartiers centraux de Bondoufle et de Lisses, le secteur du Bras de Fer à Evry. L ensemble des quartiers de Villabé aurait également bénéficié d un enrichissement au regard des revenus médians constatés à l échelle de l agglomération. Ville et Habitat octobre

15 De fortes disparités territoriales en matière de niveau de vie de la population Des territoires en «décrochage» sur les secteurs du Canal, des Pyramides, du Petit Bourg et du Parc aux Lièvres. Ville et Habitat octobre

16 Les catégories socio-professionnelles des actifs : une diversité sociale de l agglomération faible et en diminution du fait de la sousreprésentation des cadres et des professions intermédiaires A travers l analyse des catégories socio-professionnelles des actifs âgés de 15 à 64 ans, la communauté d agglomération se distingue, dans le contexte essonnien, par un faible poids des cadres et une forte proportion d employés et d ouvriers. Catˇgories socio-professionnelles des actifs gˇs de ans Professions Cadres Employˇs Ouvriers intermˇd. Ratio CSP+ /CSP- * Bondoufle 21% 35% 27% 14% 1,4 1,3 Courcouronnes 15% 28% 33% 20% 0,8 0,9 Evry 12% 26% 37% 22% 0,7 0,7 Lisses 18% 33% 29% 16% 1,1 1,0 Ris-Orangis 12% 27% 35% 22% 0,7 0,7 CA Evry Centre Essonne 13% 28% 34% 20% 0,7 0,8 Villabˇ* 14% 36% 30% 17% 1,1 0,9 CA Seine Essonne 17% 27% 29% 23% 0,9 0,7 CA du Val d'orge 19% 29% 32% 17% 1,0 0,8 CA Lacs de l'essonne 10% 24% 37% 24% 0,6 0,5 CA Cergy-Pontoise 18% 29% 32% 18% 0,9 0,8 CA Saint Quentin 24% 28% 29% 15% 1,2 1,0 Essonne 20% 29% 29% 17% 1,1 0,9 Ile de France 25% 26% 28% 15% 1,2 1,0 Source : RGP 2006 et 1999, exploitation complˇmentaire, INSEE (*2007 pour Villabˇ) * Ratio CSP + / CSP - : rapport entre le nombre d'une part de cadres et de professions intermˇdiaires et d'autre part d'employˇs et d'ouvriers Le ratio CSP + / CSP Le ratio CSP+ / CSP vise à refléter la diversité sociale d un territoire : c est le rapport entre, d une part, le nombre de cadres et de professions intermédiaires et, d autre part, le nombre d ouvriers et d employés. Un ratio de 1 indique qu il y a autant de cadres et professions intermédiaires que d employés et d ouvriers. Un ratio de 0,5 indique qu il y a deux fois plus d ouvriers et d employés que de cadres et professions intermédiaires. Un ratio de 2 indique qu il y a deux fois plus de cadres et professions intermédiaires que d ouvriers et d employés. Ce ratio permet d approcher les compositions sociales des territoires. Son intérêt réside également dans sa faculté à être décliné par type de logement (Cf. chapitres sur l occupation du parc locatif social, du parc locatif privé et du parc en propriété occupante). Le ratio CSP+/CSP- de la CA ECE est inférieur à 1, ce qui reflète un plus grand nombre d employés et d ouvriers que de cadres et de professions intermédiaires. Il est inférieur à celui constaté à l échelle de l Essonne et des autres agglomérations proches (CA des Lacs de l Essonne excepté). Enfin, il est surtout en diminution, contrairement à tous les autres territoires renseignés. Si l on considère qu un ratio égal à celui observé à l échelle régionale est gage de diversité sociale «optimale», alors cette diversité sociale serait plus faible dans l agglomération que sur les autres territoires de l Essonne et surtout serait en forte diminution. Ville et Habitat octobre

17 Ce constat et cette tendance se confirment également quand on compare Evry Centre Essonne aux agglomérations de Cergy et de Saint Quentin en Yvelines. A l échelle des communes, ce ratio est faible mais stable à Ris-Orangis, et faible et en diminution à Evry et Courcouronnes. En revanche, plus proche des tendances départementale et régionale, il est élevé à Lisses, tout comme à Villabé, et surtout à Bondoufle. La composition socio-professionnelle de la population de Villabé se rapproche de celle de Lisses. Les principaux quartiers d ouvriers et d employés sont : le plateau et le bas de Ris, le Canal 1 et 2 à Courcouronnes, Les Pyramides, le Bois Sauvage, les Champs Elysées, les Aunettes, les Epinettes et le Parc aux lièvres à Evry. Les principaux quartiers de cadres et de professions intermédiaires sont le Centre de Courcouronnes, le Centre et la Ferme de Place à Lisses, le Centre, la Haie Fleurie et le Golf à Bondoufle, le Grand Bourg, le Village et Coquibus à Evry et enfin à Ris : le Grand Bourg, le Hameau de la Roche, l Aunette. Ville et Habitat octobre

18 Une agglomération marquée par une forte proportion d employés et d ouvriers, et une faible proportion de cadres. Une caractéristique qui se renforce depuis les années 1990 au regard des agglomérations voisines, du département et d autres agglomérations «Ville Nouvelle» Ville et Habitat octobre

19 Les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire : L importance des ménages en situation de précarité économique Population bˇnˇficiaire de la CMU en 2009 % au regard de la population couverte Bondoufle 91 1% Courcouronnes % Evry % Lisses 550 8% Ris-Orangis % CA Evry Centre Essonne % Villabˇ 91 2% CA Seine Essonne % CA du Val d'orge % CA Lacs de l'essonne % CA Cergy-Pontoise % CA Saint Quentin % Essonne % Ile de France % Source : CNAM 2009 En 2009, 8% de la population des ménages de l agglomération bénéficie de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire 5, pour seulement 5% de la population à l échelle du département. Seule l agglomération des Lacs de l Essonne connaît un taux de bénéficiaires supérieur. A l échelle des communes, Evry ressort, selon cet indicateur, comme ayant la plus forte proportion de ménages en situation de précarité économique. Courcouronnes a également un taux de couverture supérieur à ce que l on observe sur le département. Le taux élevé sur la ville de Lisses s explique par la présence d une association qui assure un service d hébergement postal de gens du voyage. Il ne reflète pas une importance des situations de précarité sur cette commune. Le centre de l agglomération présente les taux les plus élevés de couverture à la CMUC, ce qui est l indice d une forte concentration de ménages en situation de précarité économique. A Ris Orangis, ce sont les secteurs du Bas de Ris et du Plateau, qui ressortent mais dans une moindre proportion qu à Evry ou Courcouronnes. 5 Le bénéfice de la CMUC est soumis à des plafonds de ressources qui en 2009 étaient les suivants : 627 /mois pour une personne seule, /mois pour un ménage de 4 personnes Ville et Habitat octobre

20 Une forte concentration de situations de précarité économique sur les territoires du centre de l agglomération A Ris, malgré une population modeste, une concentration de situations de précarité similaire à ce que l on observe à l échelle départementale Ville et Habitat octobre

21 De fortes mobilités résidentielles qui accentuent les caractéristiques sociales de la population Une agglomération marquée par l importance des mobilités Le RGP permet d appréhender, certes partiellement 6, les mobilités résidentielles en renseignant les lieux de résidence en 1999 et en 2006 de chaque ménage et en spécifiant leur statut d occupation, leur âge, leur composition familiale Origine gˇographique des personnes s'ˇtant installˇes dans leur logement depuis 1999 (RGP) Grande couronne Essonne Province et ˇtranger Paris et premi re couronne Destination gˇographique des personnes ayant quittˇ leur logement depuis 1999 (RGP) Grande couronne Province Essonne Paris et premi re couronne Evry Centre Essonne Evry Centre Essonne Entre 1999 et 2006, selon le RGP, l agglomération Evry Centre Essonne a subi un déficit migratoire. Cependant ce déficit ne signifie pas que l agglomération n est pas attractive. Les principaux flux entrants 7 reflètent les différents positionnements de l agglomération : - l importance des flux internes : 40% des «entrants» résidaient en 1999 dans un autre logement de l agglomération. Ainsi, l aire d Evry Centre Essonne est bien le lieu de nombreuses trajectoires résidentielles des ménages. - l importance des flux de proximité (Essonne) qui reflète a priori le rôle de chef-lieu de département de l agglomération. - l importance des flux originaires du centre de l agglomération parisienne. L agglomération participe ainsi du desserrement de l agglomération parisienne. - l importance des flux issus de la province : en 1999, déjà, l agglomération était parmi les intercommunalités du CESO, celle qui bénéficiait le plus de flux extérieurs à la région Ile de France. Cette dynamique souligne également son rôle de chef-lieu de département, disposant d un pôle économique et pédagogique rayonnant. Au regard de deux autres agglomérations de comparaison (Saint-Quentin en Yvelines, Cergy-Pontoise), ce qui caractérise Evry Centre Essonne, est la faiblesse relative des mobilités internes (40% à Evry pour plus de 45% sur les deux autres). Cependant, le facteur taille de l agglomération joue en défaveur d Evry Centre Essonne. 6 Ces données sont issues de l exploitation complémentaire du RGP, soit une exploitation des données relatives à 40% de la population. En conséquence, les analyses portent sur des valeurs relatives et non absolues. 7 Sont considérés comme flux entrants les personnes s étant installés dans leur logement entre 1999 et 2006 Ville et Habitat octobre

22 Entre 1999 et 2006 : - les flux entre l agglomération d Evry Centre Essonne et la Grande couronne parisienne (Essonne comprise), d une part, et l agglomération et la province, d autre part, ont été déficitaires, - les flux avec Paris et la première couronne ont été fortement excédentaires. On note des caractéristiques différentes des entrants par commune : - Evry se caractérise par l importance des flux entrants originaires de la province et de l étranger, - Bondoufle, Lisses et Villabé, par l importance des flux entrants de proximité, originaires de l agglomération ou de l Essonne. Individus de plus de 5 ans Origine gˇographique des personnes entrantes Paris et Evry Centre Grande Essonne Petite Essonne Couronne Couronne Province / DOM / Etranger Bondoufle 40% 35% 9% 7% 11% 5% Courcouronnes 41% 25% 13% 8% 18% 12% Evry 38% 20% 13% 8% 24% 52% Lisses 50% 28% 10% 8% 9% 3% Ris Orangis 43% 26% 15% 12% 13% 27% CA Evry Centre Essonne Villabˇ Source : RGP 2006, INSEE 40% 23% 13% 5% 19% 1 43% 38% 7% 2% 11% Ensemble Les principaux territoires d accueil des mobilités à l échelle de l agglomération sont : - des territoires du centre de l agglomération et notamment : le Canal 3, le Bois Sauvage, Les Aunettes, les Epinettes, Coquibus et les Loges. - les territoires situés au nord de Ris (Bas de Ris, Theuillerie, Centre 1) - le Parc aux Lièvres à Evry - la ZAC Léonard de Vinci à Lisses. Ville et Habitat octobre

23 Ville et Habitat octobre

24 Une agglomération permettant d importantes possibilités de trajectoires résidentielles aux ménages en interne, grâce notamment à la complémentarité des communes. Les flux entre l agglomération et la région Ile de France sont équilibrés. En revanche, les flux entre l agglomération et la province sont fortement déficitaires et provoquent un déficit migratoire. Une attractivité aussi forte pour les petits ménages que pour les familles, mais qui se différencie à l échelle des communes En termes de composition familiale des ménages «entrants», - 37% sont des couples avec enfants, - 29% des personnes seules, - 17% des couples sans enfants, - 13% des familles monoparentales. Les caractˇristiques familiales des mˇnages mobiles (RGP, INSEE) Couple avec enfants Personnes seules Couple sans enfant Les entrants Famille monoparentale Les sortants Cohabitant pour Bondoufle et Lisses (majorité de ménages avec enfant). Deux profils types peuvent être soulignés dans les flux entrants : les ménages venant de la province et de la grande couronne sont de petits ménages, les ménages venant de la première couronne et de l agglomération ont des enfants. Dans les flux entrants des communes d Evry, Ris et Courcouronnes, les petits ménages (1 et 2 personnes) sont majoritaires. Ce sont les ménages avec enfants qui le sont à Lisses et Bondoufle. Evidemment la structure du parc de logements influe fortement sur cette caractéristique des flux. Les caractéristiques des flux entrants à Villabé se rapprochent de ceux observés En flux, toutes les catégories de ménages sont déficitaires à l exception des familles monoparentales et des cohabitants. A Ris, on constate, en revanche, un fort bénéfice pour les couples avec enfants et les familles monoparentales ce qui expliquerait le bénéfice migratoire de cette commune. A Lisses, le déficit migratoire s expliquerait par un départ important des personnes seules et des couples sans enfants (tendance que l on retrouve à Villabé). A Evry, le déficit serait provoqué par le départ des couples avec ou sans enfants. Ville et Habitat octobre

25 En matière d âge des personnes, les flux entrants sont en moyenne plus jeunes que les flux sortants. Toutes les classes d âge sont déficitaires sauf celles des jeunes adultes : les 20 à 35 ans. Les flux entrants les plus jeunes s observent à Evry et à Courcouronnes, les plus âgés à Ris. Age des individus mobiles (RGP) entrants sortants ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans Plus de 70 ans Une agglomération attractive pour tous les types de ménages mais dont les flux sont toujours déficitaires sauf pour les familles monoparentales. Un bénéfice migratoire qui se limite aux jeunes ménages (les ans). Ville et Habitat octobre

26 Une agglomération attractive pour toutes les catégories socioprofessionnelles mais qui ne retient pas les cadres et les professions intermédiaires En termes de catégories socio-professionnelles des ménages entrants : - 24% sont des employés, - 24% des professions intermédiaires, - 23% des ouvriers, - 13% des cadres. Personnes de rˇfˇrence des mˇnages entrants Ratio CSP + / CSP - Proportion de cadres et de prof. Interm. Proportion d'employˇs et d'ouvriers Ainsi le ratio CSP +/- des entrants dans l agglomération d Evry Centre Essonne est inférieur à 1, il est égal à 0,79. Ce ratio est ainsi légèrement supérieur à ce que l on observe pour l ensemble de la population. Bondoufle 1,99 59% 30% Courcouronnes 0,85 40% 48% Evry 0,77 35% 46% Lisses 1,12 46% 41% Ris Orangis 0,67 35% 52% CA Evry Centre Essonne 0,79 37% 47% Villabˇ 1,77 59% 33% Source : RGP 2006, INSEE A l échelle des communes, des différences importantes sont constatées : - les communes de Ris et d Evry sont celles qui ont le ratio CSP +/- les plus faibles du fait d une proportion de ménages cadres et professions intermédiaires modérée dans les entrants. - la commune de Courcouronnes est dans une position intermédiaire - les communes de Lisses et surtout Villabé et Bondoufle ont les ratios les plus élevés observés sur l agglomération. L impact de ces flux entrée-sortie est important sur l équilibre socio-économique de l agglomération. Aujourd hui, l agglomération d Evry Centre Essonne se distingue de l Essonne et de l Ile de France par une sous-représentation des cadres et professions intermédiaires au profit des employés ouvriers. Cette différence s accentue par les flux : en effet ce sont les catégories «Cadres» et «Professions Intermédiaires» qui sont, avec les retraités, les plus déficitaires. En revanche, les flux de ménages d employés sont équilibrés et ceux de ménages ouvriers sont bénéficiaires. Ainsi le ratio des ménages sortants est de 1,02. Ville et Habitat octobre

27 3 500 Catˇgories socio-professionnelles des adultes mobiles (RGP) Entrants Sortants Artisans Cadres Prof. Interm. Employˇs Ouvriers Retraitˇs Sans activitˇ Ratio CSP + / CSP - des personnes de rˇfˇrence des mˇnages ensemble entrants sortants Bondoufle 2,29 1,99 1,51 Courcouronnes 0,94 0,85 1,07 Evry 0,77 0,77 1,04 Lisses 1,35 1,12 1,28 Ris Orangis 0,80 0,67 0,81 Evry Centre Essonne 0,90 0,79 1,02 Villabˇ 1,66 1,77 2,07 Cergy-Pontoise 1,18 1,23 1,33 Saint Quentin en Yvelines 1,57 1,72 1,56 Source : RGP 2006, INSEE Lorsque l on compare les caractéristiques des ménages selon les flux sur les trois agglomérations fondées sur d anciennes villes nouvelles, seule celle d Evry Centre Essonne a une population entrante a priori plus modeste que l ensemble de la population. Une accentuation de la sousreprésentation des cadres et professions intermédiaires à travers les flux de sortie du territoire. En synthèse, sur les flux résidentiels, il apparaît que l agglomération d Evry soit : - un territoire important d accueil des mobilités et notamment des mobilités régionales et nationales, - un lieu de fortes possibilités résidentielles notamment pour les ménages employés et ouvriers, - un lieu de transition pour les ménages de cadres et de professions intermédiaires. Ville et Habitat octobre

28 Le parc de logements Ville et Habitat octobre

29 Un parc de logements caractérisé par l importance de la fonction locative et par la forte diminution de la vacance Selon le RGP en 2006, l agglomération compte près de logements. Près de la moitié sont situés sur la commune d Evry. Occupation du parc de logement Propriˇtaires occupants Locataires du parc privˇ Locataires du parc HLM Logˇs gratuitement Logements vacants Logements Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris Orangis CA Evry Centre Essonne Villabˇ* Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Près de logements sont occupés par leurs propriétaires ce qui représente un peu moins de 50% du parc de résidences principales. Cette importance relative est beaucoup plus forte sur les communes de Lisses (64%) et surtout de Bondoufle (84%). Ce poids relatif est faible comparé au taux départemental mais est comparable à ce que l on observe sur des territoires voisins (Lacs de l Essonne, Seine Essonne) ou d ex-ville nouvelle (Cergy, Saint Quentin). Occupation du parc de logement Poids dans le parc de résidences principales Propriétaires occupants Locataires du parc privé Locataires du parc HLM Logés gratuitement Poids des logements vacants dans le parc Bondoufle 84% 4% 10% 1% 0,6% Courcouronnes 52% 12% 34% 2% 3,6% Evry 39% 18% 41% 2% 6,1% Lisses 64% 7% 28% * 1% 8,0% Ris Orangis 51% 13% 34% 2% 2,4% CA Evry Centre Essonne 49% 14% 35% 2% 4,5% Villabé* 81% 14% 3% 1% 5,2% CA Seine Essonne 52% 23% 24% 2% 6,3% CA du Val d'orge 59% 16% 22% 2% 3,3% CA Lacs de l'essonne 45% 22% 31% 2% 7,3% CA Cergy Pontoise 51% 17% 30% 2% 4,0% CA Saint Quentin 48% 13% 37% 2% 3,3% Essonne 61% 17% 20% 2% 4,6% Ile de France 47% 27% 22% 4% 6,2% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabé) * selon le porter à connaissance de l État du PLU de Lisses, datant d avril 2010, le taux réel de logements locatifs sociaux est de 30,87% ménages sont locataires du parc HLM, ce qui représente plus d un tiers des ménages, soit 35% du parc de logements total (jusqu à 41% sur la commune d Evry). Ce taux est très élevé au regard de la moyenne départementale (20%) ou de territoires voisins. Seule l agglomération de Saint Quentin en Yvelines présente un taux similaire. Ville et Habitat octobre

30 Seulement ménages sont locataires du parc privé soit 14% des ménages. Ce taux est faible, surtout lorsque l on prend en compte le statut de chef lieu de département d Evry et l importance de son pôle universitaire et économique. Sur les territoires de comparaison, seul Saint Quentin en Yvelines a un parc locatif privé proportionnellement aussi faible. La commune de Villabé se caractérise par un parc de logements dominé par la propriété occupante et par la faiblesse du parc locatif et notamment HLM. Enfin, logements étaient considérés comme vacants en 2006 soit moins de 5% du parc. Ce taux est faible (et a fortement diminué depuis 1999). Il est seulement important à Lisses (ce qui vraisemblablement peut s expliquer par des constructions neuves non occupées), il est en revanche très faible à Bondoufle, Ris et Courcouronnes. Ce parc vacant était estimé à plus de unités en Cette forte diminution du parc vacant a permis de recouvrir d importants besoins en logement liés au desserrement des ménages. En revanche, pour les prochaines années, les potentiels liés à la résorption de ce parc seront modérés. En effet, on estime qu une vacance de 5% est nécessaire au bon fonctionnement du marché immobilier (niveau de vacance frictionnelle). Un parc locatif fortement dominé par le parc HLM (35%) Un parc vacant désormais modéré du fait d une forte résorption au début des années Ville et Habitat octobre

31 Le parc locatif social : un parc important et assez diffus sur le territoire Le parc locatif social et les sources statistiques Plusieurs sources statistiques approchent le parc locatif social et caractérisent tant la structure du parc que son occupation : RGP, FILOCOM, OPS, Ecolo Cependant, aucune source n a la même définition de ce parc. Ainsi, seront considérés comme faisant partie du parc locatif social : - pour le RGP : les logements occupés, possédés par un organisme HLM et loués non meublés, - pour FILOCOM : les logements occupés et possédés par un organisme HLM ou une SEM, ce qui inclut la majorité des places de résidences sociales et de foyers - pour EOPS : les logements possédés par des organismes HLM et ceux conventionnés appartenant à une SEM ou à un bailleur possédant plus de 5 logements - pour ECOLO : les logements faisant l objet d une convention APL. Il en ressort d importantes différences quantitatives entre les sources, notamment sur la commune d Evry et de Ris : RGP FILOCOM OPS ECOLO Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris Orangis CA Evry Centre Essonne Villabˇ* nr * pour Villabˇ, il s'agit du RGP 2007 Les principales caractéristiques du parc et de son évolution Un parc quantitativement important notamment sur les typologies moyennes Le parc locatif HLM Nombre Poids Bondoufle % Courcouronnes % Evry % Lisses % * Ris Orangis % CA Evry Centre Essonne % Villabé* 58 3% CA Seine Essonne % CA du Val d'orge % CA Lacs de l'essonne % CA Cergy Pontoise % CA Saint Quentin % Essonne % Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabé) * selon le porter à connaissance de l État du PLU de Lisses, datant d avril 2010, le taux réel de logements locatifs sociaux est de 30,87% En 2006, selon le RGP, la communauté d agglomération comptait près de logements HLM occupés ( en 1999) : (soit 54% du parc de l agglomération) à Evry, (soit 26%) à Ris-Orangis, (soit 12%) à Courcouronnes, 700 (soit 5%) à Lisses et 350 (soit 2%) à Bondoufle. Selon le RGP, le parc locatif social représente plus d un tiers des résidences principales de l agglomération (35%). Cette proportion est de 20% en Essonne et de 22% en Ile de France. L agglomération concentre 15% du parc HLM essonnien. La proportion de logements HLM est élevée à Evry, Courcouronnes et Ris. Elle est faible à Bondoufle et à Villabé. Ces deux communes sont les seules de l agglomération à connaître un déficit au titre de l article 55 de la loi SRU, Ville et Habitat octobre

32 déficit estimé par la DDEA à 340 unités à Bondoufle, estimé à près de 275 unités à Villabé. Ce parc est essentiellement collectif (96% du parc HLM de l agglomération) même si les programmes individuels représentent plus d un tiers du parc de Bondoufle (37%) et de Lisses (41%). A Villabé, le parc HLM est majoritairement composé d appartements. En termes de typologie, le parc HLM de l agglomération se situe dans une position intermédiaire entre le parc de l Essonne et le parc de l Ile de France. 23% des logements HLM sont des T1 et des T2, seulement 8% sont des T5 et plus. Seule la ville de Lisses bénéficie d un parc de grands logements relativement important. Parc Locatif Social T1-T2 T3-T4 T5 et plus Ensemble Bondoufle 12% 79% 9% 330 Courcouronnes 25% 70% 5% vry 25% 66% 9% Lisses 20% 61% 19% 704 Ris-Orangis 21% 74% 6% CA d'evry Centre Essonne 23% 68% 8% Villabˇ* 26% 66% 9% 58 Essonne 22% 68% 11% Ile de France 29% 63% 8% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Un parc HLM ayant connu plusieurs vagues de développement mais dont la croissance s est récemment ralentie. D après le RGP, les deux périodes importantes de développement du parc HLM sont : - les années 1960 et début des années 1970 : plus de 40% du parc. Ces années correspondent à des financements HLM et HLMO qui induisent des loyers modérés. Ce parc est particulièrement important à Ris-Orangis et sur la frange des bords de Seine à Evry. - les années 1980 et début des années 1990 : près de 40% du parc. Ce parc a majoritairement été développé à partir de financements PLA qui induisent des loyers élevés dans le contexte du logement locatif social. Ce parc est particulièrement important à Courcouronnes (essentiellement sur le quartier du Canal). Il y représente trois quarts du parc HLM. Cette proportion est de 60% à Evry et seulement de 5% à Ris. En accord avec un souhait politique de rééquilibrer l offre de logements en faveur du parc privé libre, le parc HLM s est faiblement développé depuis le milieu des années 1990 : - d après le RGP 2006, 10,8% des résidences principales HLM ont été construites après La proportion pour l ensemble du parc est de 14,6%. - d après le fichier ECOLO 2009, seulement 390 logements sociaux ont été construits après 1996 : o 147 logements neufs à Ris-Orangis dont 102 sur le Plateau et 45 sur la RN7 à la limite d Evry, o 87 logements neufs à Evry dont 64 dans le centre urbain et 23 aux Aunettes, o 80 logements neufs à Lisses dont 38 dans le quartier Ferme de Place et 42 dans la ZAC des Folies, o 42 à Bondoufle dans le centre, o 30 à Courcouronnes au Canal. - A Villabé, le parc HLM date essentiellement des années Du fait de cette ancienneté, les types de conventionnement à l APL dominants sont, à l échelle de l agglomération, le PLA CDC (notamment à Evry et Courcouronnes) et le conventionnement sur patrimoine d avant 1977 (notamment à Evry et à Ris Orangis). Les types de conventionnement récents (PLUS, très social, intermédiaire) sont faiblement représentés (hors foyers et résidences sociales) : 210 logements très sociaux (PLAI, PLALM, PLATS), 172 logements PLUS et 105 logements intermédiaires (PLS, PLA CFF). Ville et Habitat octobre

33 Type de conventionnement APL du parc locatif social hors foyer et rˇsidences sociales (Source : ECOLO) PLA CDC Financement d'avant PALULOS PLUS Tr s social Intermˇdiaire 0 Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris Orangis Un parc hétérogène en matière de financement et de type de conventionnement à l APL Un faible développement du parc depuis 1996 Ville et Habitat octobre

34 Un patrimoine HLM présent dans de multiples quartiers mixtes Le patrimoine HLM de l agglomération se présente sous la forme : - de petites opérations HLM : o intégrées au tissu urbain : patrimoines de Bondoufle, de Lisses, de Villabé o ou superposées à ce tissu : patrimoines d Evry Village, de Courcouronnes Centre («Chataigneraie»). - de grandes opérations intégrées dans des quartiers d habitat collectif 8 aux statuts d occupation diversifiés : o Les Pyramides les Loges à Evry. Ce quartier inscrit en ZFU est emblématique de la ville nouvelle par son architecture, son urbanisme sur dalle et sa proximité du centre urbain. Il a été construit à partir de la seconde moitié des années Il réunit près de habitants et compte logements dont quelque logements HLM (52,7%). Les trois quarts des logements HLM appartiennent soit au Groupe Arcade (Antin Résidences et Vincennoise, soit près de 800 logements), soit à l OPIEVOY (620 logements) ; 5 autres bailleurs sociaux sont présents. o Le Plateau de Ris : c est un «grand ensemble mixte» qui compte logements HLM sur près de logements (55,8%). Ce quartier est inscrit en ZUS. Sa forme urbaine est faite de barres et de tours (jusqu à R+15) construites dans les années Un centre commercial et de nombreux équipements structurent ce quartier. Essonne Habitat est le seul bailleur HLM de ce quartier. Ce quartier comprend également d importantes copropriétés (Ferme du Temple, Château d eau ). o Le Canal à Courcouronnes. Ce quartier, classé en ZUS, s est développé en trois étapes successives : Canal 1 a été construit de 1982 à 1986, la moitié des logements relève du locatif HLM. Canal 2 a été développé à partir de 1983 jusqu en 1990, les trois quarts des logements sont HLM. Enfin, Canal 3, situé à proximité du centre urbain, a été achevé tout récemment. «Seulement» 32% des logements y relèvent du statut HLM. Le quartier dans son ensemble compte ainsi près de logements dont sont HLM. o Les Epinettes à Evry : ce quartier, construit au début des années 1980, compte logements sociaux (soit 47,7% des logements) répartis entre 9 organismes. Le bailleur le plus important, Immobilière 3F, y possède plus de 400 logements, soit le tiers. o Le Parc aux Lièvres à Evry : 870 logements HLM sont présents dans ce quartier soit 72,3% des logements. Ils datent du tout début des années Essonne habitat est le seul organisme HLM présent. Ce quartier se structure en deux secteurs : l un composé de tours situées sur une dalle, l autre de logements en barre. o Les Aunettes à Evry habitants résident dans ce quartier récent ( ) de logements. 42,4% des logements sont locatifs sociaux, soit 857. Là encore, le parc HLM est très éclaté. Le bailleur principal est le Logement Françilien avec 141 logements. 12 autres bailleurs sont présents. o Le Champtier du Coq à Evry. Ce quartier a été construit au début des années Il compte 808 logements sociaux soit près des deux tiers de l offre de logements (66,1%). 3 bailleurs sont présents : I3F en est le bailleur principal et possède également par l intermédiaire de RSIF un foyer de travailleurs migrants en cours de transformation en résidence sociale. o Le Bas de Ris. Ce quartier a été développé à partir des années 1950 à proximité du centre ancien qui a, par la suite, été partiellement rénové dans les années 1970 et Essonne Habitat a une importante résidence qui compte plus de 600 logements soit près de 50% des logements de ce secteur. o Le Bois Sauvage à Evry : c est l un des quartiers les plus récents de la ville nouvelle, la moitié des logements ayant été construite après Il compte logements dont 770 logements sociaux HLM (55%) gérés par 5 organismes HLM parmi lesquels Logement Francilien et Essonne Habitat qui, avec respectivement 35 et 30% du parc, en sont les deux principaux. Les autres secteurs comportant un parc HLM important sont Mousseau et Champs-Elysées à Evry. 8 Les données par quartier sont issues du RGP. Elles se fondent sur des regroupements d IRIS, regroupements qui parfois ne correspondent pas exactement avec les limites des quartiers délimités par les communes. Ville et Habitat octobre

35 Le patrimoine HLM situé en ZUS représenterait plus de 80% du parc de Courcouronnes, 61% du patrimoine de Ris-Orangis et 26% du parc d Evry selon EOPS Une localisation du parc HLM assez diffuse sur l ensemble des quartiers du centre de l agglomération et sur la commune de Ris Une forte concentration du parc HLM dans des quartiers en ZUS sur Courcouronnes et Ris. Ville et Habitat octobre

36 Un patrimoine HLM éclaté Communauté d agglomération d Evry Centre Essonne Une des caractéristiques du parc HLM de l agglomération d Evry Centre Essonne est la Les principaux bailleurs locatifs sociaux d'apr s ECOLO multiplicité des bailleurs : plus d une vingtaine de bailleurs est Essonne Habitat dénombrée. Si Essonne Habitat Immobili re 3F DOMAXIS est l organisme dominant (près de logements soit 36% du patrimoine de l agglomération), EFIDIS 917 les autres possèdent un OPIEVOY 776 patrimoine inférieur à unités. Logement Fran ais France Habitation Espace Habitat Construction Antin Rˇsidences La Vincennoise EMMAUS HABITAT Logirep OPAC DU VAL DE MARNE L'Athˇgienne VIVR' ESSONNE SA de Gestion Immobili re (SAGI) Toit et Joie Athˇnˇe Cet éclatement est cependant très variable selon les communes : - à Evry et Courcouronnes, le parc est très morcelé : les 5 principaux organismes de ces communes possèdent moins des deux tiers du patrimoine. - à Ris-Orangis, Essonne Habitat est l organisme HLM prédominant : il possède logements sur les de la commune. Les autres organismes présents (Vivr Essonne, l Athégienne ou Domaxis) n ont qu une position «marginale». - à Lisses, 3 bailleurs dominent le parc : Essonne Habitat (40% du parc), Efidis (17%) et I3F (14%). - à Bondoufle, France Habitation est le bailleur majoritaire : 176 logements soit 60% du patrimoine HLM de la commune. Deux autres organismes (Vivr Essonne et Essonne Habitat) complètent le parc. Les principaux bailleurs locatifs sociaux Evry Essonne Habitat Immobili re 3F OPIEVOY EFIDIS Logement Fran ais Autres Les principaux bailleurs locatifs sociaux Ris Orangis Essonne Habitat VIVR' ESSONNE L'Athˇgienne DOMAXIS Antin Rˇsidences Autres Les principaux bailleurs locatifs sociaux Courcouronnes DOMAXIS Espace Habitat Construction EFIDIS OPIEVOY EMMAUS HABITAT Autres Les principaux bailleurs locatifs sociaux Lisses Essonne Habitat EFIDIS Immobili re 3F DOMAXIS France Habitation Autres Ville et Habitat octobre

37 Les principaux bailleurs locatifs sociaux Bondoufle France Habitation Vivr' Essonne Essonne Habitat OPIEVOY Espace Habitat Construction Autres un fort morcellement du parc HLM à Courcouronnes et Evry Le projet de remembrement Cette situation a conduit les villes d Evry et de Courcouronnes, les organismes HLM, l Etat, la CDC et d autres collectivités locales à élaborer un protocole d accord, signé en mars Ce protocole visait à faciliter l amélioration de la gestion urbaine et la requalification du patrimoine HLM sur les villes d Evry et de Courcouronnes en : - réduisant le nombre de bailleurs HLM présents sur ces 2 villes, - faisant émerger pour chaque quartier HLM un ou deux bailleurs référents. - insufflant de nouvelles pratiques collectives de gestion des patrimoines et des attributions en partenariat étroit avec les communes concernées - accélérant la programmation des projets de remise en état du bâti (réhabilitations, résidentialisations...) dans les quartiers prioritaires mais pas seulement. Au terme de l opération de remembrement, 7 organismes HLM auraient été présents : OPIEVOY, Essonne Habitat, I3F, Domaxis, Efidis, Logement Français, Arcade (Antin Résidence). Concrètement, ce projet supposait le rachat, par ces organismes, de logements soit un tiers du patrimoine HLM des deux communes. Ce projet dont les modalités avaient été approuvées, a permis un certain nombre d avancées : - la mise en place d'un opérateur spécifique (la Vincennoise), bailleur porté par l'ensemble des bailleurs signataires du Protocole de 2002 et qui accompagne la réalisation du PRU du quartier des Pyramides, notamment en son cœur, par l'acquisition de 510 logements, voués à être démolis ou à être requalifiés. - près de 1000 logements ont été rachetés sur Evry et Courcouronnes, par la Vincennoise, Essonne Habitat, Immobilière 3F, EFIDIS, soit près de 40% des objectifs de départ ; - des rapprochements patrimoniaux ont été opérés : Logement Français avec Aedificat et SAPE, France Habitation avec AOTEP et La Lutèce, Logirep avec Trois Moulins Habitat ; soit environ 700 logements ayant changé de propriétaire, soit un quart de l objectif d origine, permettant un regroupement des prises de décisions - de nouvelles pratiques en matière d attributions à partir de la mise en place de nouvelles pratiques d échanges d informations : instauration d une fiche navette préparatoire des commissions d attribution, le renforcement de la concertation entre réservataires - des efforts dans la gestion de proximité avec la signature de 2 conventions de Gestion Urbaine de Proximité (GUP) aux Pyramides et au Canal, de nouveaux modes de coopération sur le terrain, - des chantiers de réhabilitations lancés sur cette période (plus de 1100 logements sociaux ravalés et ou réhabilités). Ce projet n a pu être totalement mis en oeuvre notamment pour des questions de prise en charge du coût financier du transfert patrimonial et de modification du "paysage institutionnel" (création de l'anru, nouvelle gouvernance HLM...), Ville et Habitat octobre

38 Le parc HLM : un parc d ancrage ou de transition pour des ménages modestes Quatre indicateurs permettent de qualifier de manière homogène l occupation des trois segments du parc de logements à savoir : le parc HLM, le parc locatif privé et le parc en accession. Ce sont : - les revenus fiscaux des ménages (DREIF FILOCOM), - l âge des ménages (DREIF FILOCOM), - l ancienneté de l occupation (INSEE RGP), - les catégories socioprofessionnelles (INSEE RGP). Ville et Habitat octobre

39 Les revenus des ménages 9 infˇrieures 60% des plafonds comprises entre 60% et 100% des plafonds supˇrieures aux plafonds HLM Bondoufle 57% 35% 8% 45 Courcouronnes 73% 23% 3% 585 Evry 70% 25% 5% Lisses 46% 45% 9% 80 Ris-Orangis 56% 36% 8% 590 CA Evry Centre Essonne (HLM) CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) Mˇnages locataires HLM dont les ressources sont Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI Nombre de locataires HLM vivant sous le seuil de pauvretˇ 66% 28% 6% % 34% 24% Le parc HLM loge, à l échelle de l agglomération, relativement plus de ménages modestes que l ensemble du parc. Cette fonction d accueil des ménages modestes est particulièrement forte à Courcouronnes et Evry. Les parcs HLM de Ris, de Lisses et de Bondoufle logent une population aux ressources plus importantes. Sur les patrimoines HLM d Evry et de Courcouronnes, près d un tiers des ménages vivent sous le seuil de pauvreté. L âge des ménages Age moyen des locataires HLM en 2003 en 2007 Bondoufle 44,8 45,1 Courcouronnes 41,2 43,2 Evry 42,4 44,4 Lisses 48,7 50,3 Ris Orangis 48,2 49,2 Le parc HLM loge davantage de jeunes ménages comparativement à l ensemble du parc, phénomène accentué sur Courcouronnes et Evry. En revanche, les ménages locataires du parc HLM de Ris et de Lisses sont beaucoup plus âgés. CA Evry Centre Essonne (HLM) CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) 43,7 45,5 47,2 48,2 Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI La taille des ménages On note une forte différence dans l occupation du parc HLM en matière de taille de ménages. Les opérations du centre de l agglomération et en particulier celles du Canal, des Pyramides, des Epinettes et du Champtier du Coq, logent davantage de grands ménages. Selon les villes, ce phénomène proviendrait notamment d un nombre important de personnes hébergées chez des tiers. Les opérations de Lisses, de Ris et des Bords de Seine à Evry logent des ménages de taille plus modeste, ce qui pourrait être une des conséquences du vieillissement de l occupation de ces opérations. 9 A titre indicatif, les plafonds HLM de ressources annuelles étaient en 2007 de pour une personne seule, de pour un couple et de pour une famille de 4 personnes. Ville et Habitat octobre

40 Ville et Habitat octobre

41 La durée d occupation des logements Communauté d agglomération d Evry Centre Essonne Durˇe d'occupation Ensemble des RP Locatif HLM Bondoufle 12,8 ans 9,0 ans Courcouronnes 10,1 ans 7,7 ans Evry 9,3 ans 8,4 ans Lisses 13,1 ans 11,0 ans Ris Orangis 13,4 ans 12,7 ans CA Evry Centre Essonne 11,0 ans 9,6 ans Villabˇ* 13,5 ans 8,2 ans Essonne 13,6 ans 11,3 ans Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le parc HLM connaît une durée d occupation moins longue que l ensemble des résidences principales (9,6 ans pour 11 en moyenne). Les durées les plus courtes s observent à Bondoufle, Evry et surtout Courcouronnes. Le parc de Ris est celui qui exerce la fonction d ancrage la plus forte. A l échelle des quartiers, on observe que les quartiers du centre de l agglomération (Pyramides, Canal, Bois Sauvage, Aunettes, Epinettes) ont des durées d occupation moyennes courtes (inférieures à 7,5 ans). En Ville et Habitat octobre

42 revanche, les quartiers caractérisés par un patrimoine d avant 1977 (ensemble de Ris, Champtier du Coq et Mousseau à Evry, Long Rayage à Lisses) ont une durée d occupation longue (supérieure à 10 ans). Au regard de cette différenciation, la principale exception est le Parc aux Lièvres qui, malgré un patrimoine du début des années 1970, connaît une durée d occupation relativement courte. Taux d'attribution annuel Bondoufle 9,9% 4,0% 4,7% 6,8% 8,0% Courcouronnes 9,1% 10,2% 8,2% 8,9% 9,9% Evry 8,9% 9,5% 9,8% 10,6% 10,4% Lisses 6,5% 11,5% 8,9% 8,4% 8,7% Ris Orangis 8,6% 8,1% nr nr 6,6% Villabˇ 6,2% nr nr nr nr Essonne 9,1% 8,7% 8,3% 8,4% 8,9% Ile de France 6,9% 6,7% 6,9% 7,1% 7,4% Source : Enqute Attributions, AORIF / DREIF Le taux d attribution annuel, renseigné par l AORIF et la DREIF, permet d apporter des éléments plus récents. Le contexte francilien est celui d une baisse du taux de rotation. En 2003, le taux annuel d attribution était de 8,4% en Ile de France et de 9,9% en Essonne. Depuis ces taux ont diminué pour atteindre en 2008, respectivement 6,7 et 8,7%. En 2009, une hausse a été constatée, peutêtre due à l augmentation des livraisons de nouveaux logements. Dans ce contexte, le patrimoine HLM de l agglomération a également connu une baisse de la rotation. Le taux moyen semble s établir à un peu moins de 9 % soit une moyenne supérieure à celle observée à l échelle régionale, mais dorénavant comparable à la moyenne départementale. Seules les communes de Villabé, de Lisses et de Ris-Orangis ont un taux d attribution annuel très inférieur à la moyenne départementale. A Courcouronnes et Evry, les taux sont élevés mais en diminution, ils se rapprochent ainsi de la moyenne départementale. A Bondoufle, la forte hausse constatée en 2009 est vraisemblablement due à de nouvelles mises en location. Les catégories socio-professionnelles des ménages locataires CSP de la personne de rˇfˇrence des mˇnages locataires du parc HLM Cadre Profession Intermˇd. Employˇ Ouvrier Retraitˇ Ratio CSP + / CSP - Rappel Ratio 1999 Bondoufle 11,2% 25,0% 21,3% 23,5% 13,9% 0,81 0,77 Courcouronnes 5,0% 14,8% 32,2% 32,7% 6,0% 0,30 0,47 Evry 4,6% 17,2% 30,6% 29,0% 10,4% 0,37 0,39 Lisses 7,6% 21,1% 26,9% 24,0% 15,8% 0,56 0,64 Ris Orangis 2,6% 17,1% 24,7% 27,3% 23,0% 0,38 0,38 CA Evry Centre Essonne 4,4% 17,2% 28,8% 28,6% 13,5% 0,38 0,42 Villabˇ* 15,4% 23,1% 30,8% 7,7% 23,1% 1,00 1,25 CA Seine Essonne 0,30 CA du Val d'orge 0,44 CA Lacs de l'essonne 0,28 CA Cergy Pontoise 0,47 CA Saint Quentin 0,56 Essonne 4,6% 17,1% 25,8% 26,8% 18,2% 0,41 0,37 Ile de France 7,1% 16,6% 23,8% 21,6% 22,3% 0,52 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le parc HLM loge majoritairement des ménages ouvriers et employés. La mise en relation de la proportion de cadres et professions intermédiaires d une part (CSP +) et d ouvriers et d employés (CSP -) d autre part révèle le rôle très social du parc de Courcouronnes, d Evry et de Ris. Les ratios ont fortement baissé à Lisses et Courcouronnes. Ils sont demeurés stables à Ris et Evry et enfin a augmenté à Bondoufle. A Villabé, malgré une baisse, le ratio demeure très élevé. On note également la fonction d ancrage d une population modeste et âgée du parc HLM de Ris à travers l importance des ménages retraités. Ville et Habitat octobre

43 Enfin, il convient d ajouter que le parc HLM de l agglomération a désormais une occupation moins diversifiée en matière de catégories socioprofessionnelles que le parc à l échelle départementale : le ratio CSP y est inférieur (en 2006, 0,38 à l échelle de l agglomération pour un ratio de 0,41 à l échelle du département). Cette situation se retrouve également sur les agglomérations de Seine Essonne et des Lacs de l Essonne. Une occupation du parc HLM fortement différenciée par commune A Evry et Courcouronnes : une occupation de jeunes ménages très modestes avec une forte rotation. Deux spécificités : l importance des ménages vivant sous le seuil de pauvreté et l importance des personnes hébergées chez des tiers. A Ris-Orangis : une occupation de ménages modestes, plus âgés, avec une faible rotation. A Lisses : une occupation de ménages modestes, plus âgés, connaissant une rotation récente A Bondoufle et à Villabé : une occupation de ménages aux ressources diversifiées, avec une faible rotation Dans un contexte de fortes tensions, la diminution de la vacance structurelle Taux de vacance Bondoufle 0,90% 0,40% Courcouronnes 3,70% 3,00% Evry 3,10% 4,10% Lisses 1,70% 0,80% Ris Orangis 1,50% 0,50% Villabˇ 8,30% nr Essonne 3,90% 3,70% Ile de France 3,50% 3,00% Source : OPS 2009 Le taux de vacance dans le parc HLM aurait fortement diminué au début des années Cependant, comme aux échelles régionales et départementales, une légère augmentation a été récemment observée, mais avec des taux qui demeurent malgré tout modérés. Cette tendance est observable sur le patrimoine locatif social de l agglomération. A l exception de Courcouronnes, les taux de vacance par commune sont inférieurs à ce que l on observe en Ile de France ou en Essonne. Le taux élevé sur la commune de Villabé serait vraisemblablement dû à des livraisons de logements neufs. Très peu de bailleurs observent des difficultés de vacance structurelle sur leur patrimoine. Une vacance très faible dans le parc HLM Ville et Habitat octobre

44 Le locatif privé : un parc modeste sur l agglomération et fortement concentré sur son centre Les principales caractéristiques du parc et de son évolution Le parc locatif privˇ Nombre Poids Bondoufle 129 4% Courcouronnes % Evry % Lisses 186 7% Ris Orangis % CA Evry Centre Essonne % Villabˇ* % CA Seine Essonne % CA du Val d'orge % Selon le RGP, en 2006, un peu plus de logements de l agglomération relèvent du statut locatif privé, soit 200 logements de plus qu en On dénombre logements à Evry (près de 60% du parc locatif privé de l agglomération), à Ris (25% du parc) et 600 à Courcouronnes (10% du parc). Les communes de Villabé, Bondoufle et de Lisses n ont qu un parc locatif privé faible, voire embryonnaire (moins de 250 unités). A Ris, on recense une centaine de logements locatifs privés de moins qu en CA Lacs de l'essonne % En 2006, le parc locatif privé représente moins de 15% des résidences principales. Cette CA Cergy Pontoise % proportion est de 17% en Essonne et de 27% en CA Saint Quentin % Ile de France. Cette proportion est très faible si Essonne % l on tient compte du rôle de chef lieu Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) départemental de l agglomération et de l importance de son pôle universitaire et économique. Ainsi aucune autre agglomération de comparaison n a un taux aussi faible, excepté Saint Quentin en Yvelines. Le poids du parc locatif privé est stable depuis 1999 dans l agglomération, tandis qu il a augmenté à l échelle départementale et régionale. Le parc locatif privé est essentiellement situé en collectif (près de 90% des logements). Néanmoins, le parc individuel représente à Bondoufle et Lisses plus de la moitié des logements locatifs privés. Le parc locatif privé comprend un important segment de logements meublés : plus de 800 logements. Villabé a un parc locatif privé relativement important. Ce parc est composé d appartements anciens (près de 40% du parc), de maisons récentes (15%). Parc Locatif privˇ vide T1-T2 T3-T4 T5 et plus Ensemble Bondoufle 32% 41% 27% 121 Courcouronnes 51% 47% 2% 548 vry 46% 47% 7% Lisses 58% 33% 9% 181 Ris-Orangis 33% 59% 8% CA d'evry Centre Essonne 43% 49% 7% Villabˇ* 35% 45% 20% 223 Essonne 49% 42% 9% Ile de France 58% 35% 7% Source : RGP 2006, INSEE Ville et Habitat octobre

45 Parc Locatif meublˇ T1-T2 T3-T4 T5 et plus Ensemble Bondoufle 0% 75% 25% 8 Courcouronnes 60% 35% 4% 67 vry 75% 23% 2% 629 Lisses 60% 40% 0% 5 Ris-Orangis 30% 68% 2% 107 CA d'evry Centre Essonne 67% 30% 3% 816 Villabˇ* 20% 70% 10% 10 Essonne 71% 24% 5% Ile de France 83% 14% 3% Source : RGP 2006, INSEE Le parc privé loué vide de l agglomération connaît une forte proportion de petits logements. Ce constat est encore plus prégnant au regard des logements loués meublés (67% de T1-T2). La part de T1-T2 a augmenté depuis 1999, tandis que celle des grands logements a diminué. Cependant, par rapport à la moyenne départementale, le parc d Evry Centre Essonne bénéficie d une plus forte proportion de logements de plus de 3 pièces. Les quartiers ayant un parc locatif privé important sont : le centre urbain, Canal 3, les Pyramides, Aguado, Bois Sauvage ainsi que le centre et le Bas de Ris. Ville et Habitat octobre

46 Ce parc a connu un fort développement dans les années 1990 puisque plus de 25% de ces logements ont été construits après cette date. Ainsi, au Canal 3 où 40% des logements sont locatifs et relèvent du secteur privé, le développement aurait été porté par la défiscalisation en Méhaignerie et Périssol. Au milieu des années 2000, deux opérations ont été entièrement commercialisées en défiscalisation locative : une opération à Courcouronnes («Kepler» - 88 logements) et une opération à Evry («Monné Decroix» - 92 logements). Un parc locatif modeste malgré l importance de son développement dans les années 1990 Un parc concentré sur le centre de l agglomération Une part importante de logements meublés Ville et Habitat octobre

47 L occupation du parc locatif privé Les revenus des ménages Le parc locatif privé loge, à l échelle de l agglomération, relativement plus de ménages modestes que l ensemble du parc mais dans une proportion moindre que pour le parc HLM. Cette fonction d accueil des ménages modestes est particulièrement forte à Ris-Orangis, Evry et Courcouronnes. Le parc locatif privé de Lisses loge une population aux ressources plus importantes. Sur les trois communes d Evry, de Courcouronnes et de Ris, la proportion de ménages locataires vivant sous le seuil de pauvreté est proche voire supérieure à 25%. L âge des ménages Mˇnages locataires privˇs dont les ressources sont infˇrieures 60% des plafonds comprises entre 60% et 100% des plafonds supˇrieures aux plafonds HLM Nombre de locataires vivant sous le seuil de pauvretˇ Bondoufle 47% 34% 19% 23 Courcouronnes 53% 34% 13% 150 Evry 54% 27% 19% 746 Lisses 29% 29% 42% 13 Ris-Orangis 53% 28% 19% 346 CA Evry Centre Essonne (locatif privˇ) 52% 28% 20% CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) 43% 34% 24% Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI Age moyen des locataires privˇs en 2003 en 2007 Bondoufle so so Courcouronnes 36,1 37,2 Evry 40,2 39,7 Lisses so so Ris Orangis 41,4 42,8 CA Evry Centre Essonne (locatif privˇ) 40,1 40,3 CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) 47,2 48,2 Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI Logiquement, le parc locatif privé loge des ménages jeunes comparativement à l ensemble du parc. Cette jeunesse est particulièrement observable à Courcouronnes et Evry. Ville et Habitat octobre

48 La durée d occupation des logements Durˇe d'occupation Ensemble des RP Locatif privˇ Bondoufle 12,8 ans 7,9 ans Courcouronnes 10,1 ans 6,6 ans Evry 9,3 ans 7,4 ans Lisses 13,1 ans 10,2 ans Ris Orangis 13,4 ans 11,1 ans CA Evry Centre Essonne 11,0 ans 8,4 ans Villabˇ* 13,5 ans 6,3 ans Essonne 13,6 ans 8,9 ans Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le parc locatif privé connaît une forte rotation en particulier à Courcouronnes (Canal 3), Evry (Centre, Bois Sauvage, Epinettes), Villabé et Bondoufle. Les parcs de Lisses et Ris sont ceux qui exercent la fonction d ancrage la plus forte. Cette fonction d ancrage s observe également sur le parc d Evry situé en bords de Seine. Ville et Habitat octobre

49 Les catégories socio-professionnelles des occupants du parc locatif privé CSP de la personne de rˇfˇrence du mˇnage locataire du parc privˇ vide Cadre Profession Intermˇd. Employˇ Ouvrier Retraitˇ Ratio CSP + / CSP - Rappel Ratio 1999 Bondoufle 24,9% 32,0% 18,0% 7,2% 3,6% 2,25 2,18 Courcouronnes 10,9% 27,2% 23,1% 20,7% 3,0% 0,87 1,90 Evry 15,4% 21,3% 21,2% 18,1% 9,4% 0,93 1,18 Lisses 10,2% 20,4% 26,5% 10,2% 30,6% 0,83 1,46 Ris Orangis 12,3% 20,8% 25,1% 22,6% 7,6% 0,69 0,59 CA Evry Centre Essonne 14,1% 22,0% 22,6% 19,0% 9,0% 0,87 1,04 Villabˇ* 9,1% 31,7% 12,1% 31,7% 9,1% 0,93 1,12 CA Seine Essonne 0,86 CA du Val d'orge 1,08 CA Lacs de l'essonne 0,45 CA Cergy Pontoise 1,41 CA Saint Quentin 2,32 Essonne 17,2% 24,1% 18,6% 18,4% 12,3% 1,12 Ile de France 26,4% 20,2% 16,3% 12,4% 12,7% 1,62 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) CSP de la personne de rˇfˇrence des mˇnages locataires du parc privˇ meublˇ Cadre Profession Intermˇd. Employˇ Ouvrier Retraitˇ Ratio CSP + / CSP - Rappel Ratio 1999 Bondoufle 0,0% 50,2% 0,0% 49,8% 0,0% 1,01 2,00 Courcouronnes 0,0% 25,5% 21,8% 26,8% 12,5% 0,52 0,00 Evry 7,0% 21,1% 19,8% 8,7% 1,6% 0,99 0,57 Lisses 0,0% 0,0% 33,3% 0,0% 66,7% 0,00 so Ris Orangis 1,9% 3,5% 19,5% 24,0% 42,1% 0,13 0,22 CA Evry Centre Essonne 5,6% 19,2% 19,9% 12,4% 8,7% 0,77 0,49 Villabˇ* 0,0% 25,0% 50,0% 0,0% 0,0% 0,50 CA Seine Essonne 0,75 CA du Val d'orge 0,59 CA Lacs de l'essonne 0,33 CA Cergy Pontoise 1,04 CA Saint Quentin 0,86 Essonne 12,3% 17,0% 20,2% 17,9% 7,8% 0,77 Ile de France 17,5% 15,8% 20,0% 12,6% 7,2% 1,02 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le parc locatif privé vide loge davantage d employés/ouvriers que de cadres / professions intermédiaires, alors qu en 1999, ces deux catégories étaient similairement représentées. L agglomération se distingue désormais du reste du département et de la région. Il se distingue également fortement de l occupation que l on observe dans deux anciennes villes nouvelles (Cergy et Saint Quentin). Selon cet indicateur, le parc de Bondoufle est très valorisé. En revanche, le parc de Ris a une forte vocation populaire qui se rapproche du secteur HLM. Les parcs de Courcouronnes et de Lisses qui étaient très valorisés en 1999 accueillent aujourd hui une forte proportion d employés. Ville et Habitat octobre

50 Le parc de logements meublés loge davantage de CSP moins qualifiées que de CSP très qualifiées, surtout comparativement au parc loué vide. Une occupation de jeunes ménages modestes. Un accroissement de la représentation des employés et des ouvriers Un parc ayant une forte rotation notamment dans le centre de l agglomération. Une fonction d ancrage plus développée à Ris et sur les Bords de Seine à Evry. La propriété occupante : un parc diffus sur le territoire dominé par les typologies moyennes Les principales caractéristiques du parc et de son évolution Le parc en propriˇtˇ occupante Nombre Poids Bondoufle % Courcouronnes % Evry % Lisses % Ris Orangis % CA Evry Centre Essonne % Villabˇ* % CA Seine Essonne % CA du Val d'orge % D après le RGP, l agglomération compte logements occupés par leurs propriétaires, soit près de logements de plus qu en On dénombre à Evry (soit 37% du parc de l agglomération), à Ris-Orangis (28%), à Bondoufle (14%), à Courcouronnes (13%) et à Lisses (8%). Ce parc représente 49% des résidences principales. A Villabé, ce parc compte logements et pèse pour 81% des résidences principales. CA Lacs de l'essonne CA Cergy Pontoise CA Saint Quentin % 51% 48% Le parc en propriété occupante de l agglomération est dans une position intermédiaire entre l Essonne et l Ile de France en termes de typologie. Le parc de petits logements est réduit, le parc de Essonne % typologies moyennes est très important en Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) particulier à Evry et Ris, tandis que le parc de grandes typologies est surtout présent à Bondoufle, Lisses, Villabé et dans une moindre mesure à Courcouronnes. La part de T5 et plus a augmenté depuis 1999, celle de T3-T4 a baissé. Propriˇtaires occupants T1-T2 T3-T4 T5 et plus Ensemble Bondoufle 1% 31% 68% Courcouronnes 7% 41% 52% vry 9% 60% 31% Lisses 3% 33% 64% Ris-Orangis 5% 59% 36% CA d'evry Centre Essonne 6% 51% 43% Villabˇ* 3% 36% 61% Essonne 6% 44% 50% Ile de France 15% 48% 37% Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Ville et Habitat octobre

51 39% de ce parc a été construit avant 1974, 47% entre 1975 et 1989 et 14% depuis Le parc en propriété occupante se répartit à parts égales, à l échelle de l agglomération, entre logements individuels et collectifs. Cependant, ce parc est essentiellement individuel à Villabé, Lisses et Bondoufle et majoritairement collectif à Ris et surtout Evry. Les grands secteurs du parc en propriété occupante sont l ensemble de la commune de Bondoufle, le Centre de Courcouronnes, le centre de Lisses, les bords de Seine d Evry, le centre et les pentes de Ris. Ville et Habitat octobre

52 L occupation du parc en propriété occupante Les revenus des ménages Le parc en propriété occupante loge, à l échelle de l agglomération, relativement plus de ménages aisés que l ensemble du parc. Cette fonction d accueil des ménages «aisés» est particulièrement forte à Bondoufle, Lisses et Courcouronnes. Ce parc accueille cependant une forte minorité de ménages modestes en particulier à Evry et Ris. Le taux de ménages vivant sous le seuil de pauvreté atteint 6,5% des propriétaires occupants de Ris et 8,5% de ceux d Evry. L âge des ménages Mˇnages propriˇtaires occupants dont les ressources sont infˇrieures 60% des plafonds comprises entre 60% et 100% des plafonds supˇrieures aux plafonds Nombre de PO vivant sous le seuil de pauvretˇ Bondoufle 15% 37% 49% 67 Courcouronnes 20% 35% 45% 136 Evry 28% 38% 34% 643 Lisses 14% 39% 47% 40 Ris-Orangis 24% 40% 35% 378 CA Evry Centre Essonne (PO) 23% 38% 39% CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) 43% 34% 24% Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI Age moyen des propriˇtaires occupants en 2003 en 2007 Bondoufle 50,5 52,1 Courcouronnes 50,8 51,7 Evry 51,3 50,8 Lisses 50,4 52,1 Ris Orangis 54,5 54,1 CA Evry Centre Essonne (PO) 51,9 52,1 CA Evry Centre Essonne (ens. des RP) 47,2 48,2 Source : FILOCOM 2007, MEEDDAT d'apr s DGI Logiquement, les propriétaires occupants sont plus âgés que l ensemble des occupants du parc. L âge moyen est assez homogène sur le périmètre de l ancienne ville nouvelle et moins élevé qu à Ris- Orangis. On constate un rajeunissement moyen de la propriété occupante à Ris et à Evry. Ville et Habitat octobre

53 La durée d occupation des logements Durˇe d'occupation Ensemble des RP PO Bondoufle 12,8 ans 13,6 ans Courcouronnes 10,1 ans 13,3 ans Evry 9,3 ans 12,3 ans Lisses 13,1 ans 14,8 ans Ris Orangis 13,4 ans 15,7 ans CA Evry Centre Essonne 11,0 ans 13,7 ans Villabˇ* 13,5 ans 15,0 ans Essonne 13,6 ans 16,6 ans Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le parc en propriété occupante connaît une faible rotation. Les durées d occupation sont assez homogènes entre les différentes communes, mais plus importantes à Ris et Lisses. A VIllabé, la durée d occupation est également très longue. Les secteurs où les propriétaires sont les plus mobiles sont les quartiers du centre de l agglomération. Ville et Habitat octobre

54 Les catégories socio-professionnelles des propriétaires occupants CSP de la personne de rˇfˇrence des mˇnages propriˇtaires occupants Cadre Profession Intermˇd. Employˇ Ouvrier Retraitˇ Ratio CSP + / CSP - Rappel Ratio 1999 Bondoufle 22,1% 28,3% 8,2% 10,8% 23,8% 2,64 2,54 Courcouronnes 24,5% 25,0% 11,7% 10,6% 22,6% 2,22 1,95 Evry 18,9% 24,4% 13,6% 13,8% 23,1% 1,58 1,80 Lisses 25,2% 23,4% 9,0% 12,7% 25,2% 2,24 2,52 Ris Orangis 14,6% 21,1% 8,9% 15,0% 35,2% 1,50 1,37 CA Evry Centre Essonne 19,4% 24,0% 10,9% 13,2% 26,6% 1,80 1,84 Villabˇ* 17,4% 29,4% 9,9% 13,2% 23,7% 2,03 1,46 CA Seine Essonne 2,22 CA du Val d'orge 2,21 CA Lacs de l'essonne 1,30 CA Cergy Pontoise 2,10 CA Saint Quentin 4,23 Essonne 22,7% 18,9% 7,7% 9,9% 33,7% 2,37 Ile de France 25,7% 16,4% 7,4% 8,8% 33,4% 2,60 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Par rapport à la moyenne départementale, on note : - à l échelle de l agglomération, un ratio CSP+/- inférieur à ceux observés en Essonne et en Ile de France. Cependant il convient de distinguer la commune de Bondoufle (ratio très élevé), les communes de Lisses et Courcouronnes (ratio moyen) et les communes d Evry et de Ris (ratio faible). Le ratio de Ris a toutefois subi une forte augmentation contrairement à Evry - le faible poids des retraités excepté sur Ris. - Villabé qui avait un parc à la fonction «populaire» plus développée que pour l agglomération en 1999, a désormais un ratio élevé se rapprochant de ceux de Courcouronnes ou de Lisses. Le ratio de l agglomération a baissé depuis 1999, essentiellement à cause d une baisse notable du poids de propriétaires de CSP supérieures à Evry, et dans une moindre mesure à Lisses. Ce ratio a augmenté dans les autres communes de l agglomération. Un parc logeant une forte proportion de cadres et de professions intermédiaires mais dans une moindre proportion que sur des territoires comparables Une fonction importante de logement des ménages modestes à Evry et Ris Orangis. Fonction qui tendrait cependant à se réduire à Ris et à augmenter à Evry. Ville et Habitat octobre

55 Les dynamiques d évolution du parc de logements Plusieurs dynamiques influent sur l évolution du parc de logements : la construction neuve, les changements de statut d occupation, les restructurations, les démolitions. FILOCOM et SITADEL permettent de renseigner ces différentes dynamiques en les distinguant par statut de logements. Le parc locatif privé : un parc en diminution du fait d une forte dynamique de changement de statut Le parc locatif privé est, classiquement, un parc instable : - seulement deux tiers des logements locatifs privés de 2007 avaient déjà ce statut en 2003, - près de 40% des logements locatifs privés de 2003 ont connu depuis une modification de ce statut. Les principales dynamiques sont liées à un changement de statut d occupation, notamment avec le parc en propriété occupante : près de logements locatifs privés en 2003 sont, en 2007, occupés par leur propriétaire ; à l inverse près de 700 logements en propriété occupante, en 2003, sont depuis devenus locatifs privés. Ces flux sont ainsi défavorables au parc locatif privé, ce qui explique sa diminution durant les années Ces dynamiques sont importantes à Evry et à Ris. Les flux avec le parc vacant sont également importants mais sont équilibrés. Enfin, les dynamiques liées à la structure du parc sont modestes : la construction neuve a permis, selon FILOCOM, de créer 250 logements locatifs privés entre 2003 et 2007 (soit un rythme annuel de 65 logements), essentiellement à Evry et Courcouronnes. Les dynamiques du parc locatif privˇ l'ˇchelle de l'agglomˇration (FILOCOM) Destination des anciens logements locatifs en 2003 Origine des nouveaux logements locatifs en 2007 Pas de changement de statut entre 2003 et Pas de changement Construction neuve Restructuration Disparition Logements PO Logements vacants Logements HLM autres Un parc locatif privé instable Un parc locatif privé en décroissance malgré la construction neuve, du fait d un développement de la propriété occupante dans le parc existant notamment à Evry et Ris. Le parc en propriété occupante : un parc croissant Le parc en propriété occupante est beaucoup plus stable : Ville et Habitat octobre

56 - près de 87% des logements en propriété occupante en 2007 avaient déjà ce statut quatre ans auparavant, - près de 93% des logements en propriété occupante en 2003 ont depuis conservé leur statut. La seule dynamique conséquente concernant ce parc est le flux d échange avec le parc locatif privé, flux qui permet la croissance du parc en propriété occupante. La construction neuve n a, selon FILOCOM, permis de développer que 400 logements supplémentaires, essentiellement à Ris et Evry, soit un rythme annuel de 100 logements. Les dynamiques du parc en propriˇtˇ occupante l'ˇchelle de l'agglomˇration (FILOCOM) Destination des anciens logements en PO en 2003 Origine des nouveaux logements en PO en 2007 Pas de changement de statut entre 2003 et Pas de changement Construction neuve Restructuration Disparition Logements locatifs privˇs Logements vacants Logements HLM autres Un parc en propriété occupante stable Une croissance de ce parc tirée davantage par la mobilisation d anciens logements locatifs que par la construction neuve. Le parc HLM : un parc stable Le parc HLM ne fait pas l objet de forte dynamique d évolution de statut. Les seuls mouvements notables sont liés à la vacance des logements ou au contraire à leur remise sur le marché. Il est à noter qu il n y a pas eu de développement de logements HLM par construction neuve. Les dynamiques du parc HLM l'ˇchelle de l'agglomˇration (FILOCOM) Pas de changement Destination des anciens logements HLM en 2003 Origine des nouveaux logements HLM en 2007 Pas de changement de statut entre 2003 et Construction neuve Restructuration Disparition Logements locatifs privˇs Logements vacants autres Un parc très stable Une croissance uniquement portée par la résorption de la vacance. Ville et Habitat octobre

57 La construction neuve : un facteur d évolution mais modéré Une baisse régulière de la construction neuve depuis le milieu des années 1990 Jusqu au milieu des années 1990, Evry Centre Essonne, du fait de la dynamique de Ville Nouvelle était le principal territoire de la construction neuve dans le CESO. Mais dès 1995, suite à la crise immobilière, cette construction s est effondrée. Cette baisse s est poursuivie jusque dans les années Evry Centre Essonne connaît désormais une dynamique inférieure à des territoires voisins comme le Val d Orge et Seine Essonne. Nombre de logements commencˇs Moyenne / an % moyenne annuelle CA ECE Bondoufle % Courcouronnes % vry % Lisses % Ris-Orangis % CA Evry Centre Essonne % Villabˇ so Essonne so Source : Sitadel , 2008 En 2007 et 2008, près de 850 logements ont été mis en chantier soit une moyenne annuelle de 425 logements. Cela représente 8% de la construction de logements de l Essonne. La dynamique dans l agglomération est portée par la ville d Evry. Entre 2007 et 2008, la construction neuve a été ponctuelle à Lisses et inexistante à Courcouronnes. A Villabé, la construction a été très ponctuelle en 2007 et Selon FILOCOM, entre 2003 et 2007, le rythme de construction neuve était de 250 logements par an dont près de 140 sur Evry (56%) et 70 sur Ris (27%). Ville et Habitat octobre

58 Une construction faible au regard des besoins «naturels» de l agglomération Cette dynamique de construction neuve (à part l année 2007 dont le volume a été «exceptionnel»), est faible au regard des besoins «naturels» de l agglomération. En effet, au début des années 2000, 175 logements supplémentaires étaient nécessaires chaque année juste pour maintenir la population, or, à partir de 2006, on estime ces besoins à 210 logements par an. Ces estimations se fondent sur le point mort : ce point mort est le niveau minimal de construction pour permettre le maintien de la population. Ce niveau doit permettre de compenser le desserrement des ménages (le même nombre de logements a tendance à loger de moins en moins de personnes), le renouvellement du parc (la démolition, la fusion de logements entraîne une baisse de capacité de logements) et éventuellement l évolution du parc inoccupé. Ce faible niveau de construction au regard du point mort explique que la croissance démographique s est ralentie à partir du milieu des années La hausse de la croissance observée dans les années 2000 est autant due à la remise sur le marché du parc de logements vacants qu à la construction neuve. Type de logements Une construction portée par le collectif et par les résidences Individuels purs Individuels groupˇs Collectifs Rˇsidence Bondoufle 0% 0% 100% 0% Courcouronnes so so so so vry 0% 0% 37% 63% Lisses 54% 38% 8% 0% Ris-Orangis 18% 32% 50% 0% CA Evry Centre Essonne 4% 5% 45% 46% Villabˇ 100% 0% 0% 0% Essonne 19% 13% 64% 4% Source : Sitadel , 2008 Près de la moitié des logements neufs de l agglomération sont en collectif. L autre moitié concerne des logements en résidences sociales (foyers), caractéristique sur cette période qui la distingue nettement du reste du département avec seulement 4% de résidences. Près de 10% sont des logements individuels (pur ou groupé), contre 30% des logements mis en chantier dans l Essonne. A l échelle de l agglomération, on note des disparités dans les formes de logements produits, qui restent à relativiser étant donné le faible nombre d années de référence : - Bondoufle et Evry se distinguent uniquement par une production de logements collectifs. A Evry, ce sont essentiellement des logements en résidences. - La construction à Ris-Orangis se répartit à parts égales entre individuel et collectif. - Lisses, à l inverse, se caractérise essentiellement par la construction de logements individuels. - A Villabé, la construction a pris également la forme d individuels purs Surface moyenne des logements (m2) Individuels purs Individuels groupˇs Collectifs Rˇsidence Bondoufle / / 63 m2 / Courcouronnes / / / / vry / / 68 m2 31 m2 Lisses 171 m2 119 m2 / / Ris-Orangis 143 m2 104 m2 64 m2 / CA Evry Centre Essonne 150 m2 105 m2 67 m2 31 m2 Villabˇ 125 m2 / / / Essonne 146 m2 112 m2 70 m2 34 m2 Source : Sitadel , 2008 grands qu à Bondoufle ou Ris, et correspondent à des grands T3. Les logements construits à Evry Centre Essonne sont globalement plus petits que dans le reste du département, sauf s il s agit d individuels purs, catégorie faiblement présente sur l agglomération. Lisses se distingue par une construction de grands logements familiaux en individuel. Les logements collectifs construits à Evry sont en moyenne plus Ville et Habitat octobre

59 Les dynamiques de marché Ville et Habitat octobre

60 La structure du marché de l agglomération Communauté d agglomération d Evry Centre Essonne Un marché dominé par le locatif, et notamment le locatif social Près de 60% des ménages qui se sont installés dans leur logement entre 1999 et 2006 sont locataires du parc privé (vide ou meublé) ou social dans l agglomération d Evry. En reflet de la structure du parc de logements, c est à Ris, Courcouronnes et surtout Evry que ce taux est le plus élevé et à Bondoufle que ce taux est le plus faible. La structure du marché de Villabé se rapproche de celle de Bondoufle : une forte dominante de la propriété occupante Statut d'occupation des mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement entre 1999 et 2006 Propriˇtaires occupants Locataires HLM Locataires du parc privˇ Locataires d'un meublˇ Logˇs gratuitement Bondoufle 77% 11% 8% 0% 3% Courcouronnes 41% 36% 19% 2% 2% Evry 31% 36% 22% 10% 2% Lisses 56% 31% 13% 0% 0% Ris Orangis 42% 34% 20% 1% 2% CA Evry Centre Essonne Villabˇ Source : RGP 2006, INSEE 38% 34% 20% 6% 2% 66% 3% 28% 1% 2% FILOCOM 2007 confirme sur les années 2005 et 2006 ces tendances. Le poids du parc HLM dans l accueil des mobilités diverge sur quelques communes : - il est plus important sur la commune d Evry, ce qui pourrait s expliquer par la prise en compte par FILOCOM des résidences sociales dans le locatif HLM. - à Lisses, ce poids est également plus important et est très conséquent. Cela pourrait être dû à une accélération récente de la mobilité dans le parc HLM de cette commune (qui s observait à travers le taux d attribution annuel cf. supra). - à Ris Orangis, ce taux est moins important ce qui pourrait être une conséquence de la diminution progressive de la mobilité sur le parc HLM de cette commune. Statut des emmˇnagˇs rˇcents entre 2005 et 2007 Propriˇtaires occupants Locataires du parc HLM Locataires du parc privˇ Autres Ensemble Bondoufle 75% 11% 11% 2% 653 Courcouronnes 35% 38% 26% 1% 1582 Evry 33% 43% 22% 1% 7027 Lisses 45% 42% 12% 1% 547 Ris-Orangis 43% 30% 25% 2% 3029 CA Evry Centre Essonne 39% 38% 22% 2% Villabˇ 62% 6% 28% 4% 470 Source : FILOCOM 2007, MEEDDM d'apr s DGFiP Un rôle des parcs différencié selon l origine géographique des ménages Le parc en propriété occupante joue un rôle relativement important pour l accueil des ménages originaires de l Essonne et de la première couronne parisienne. En revanche : - 75% des ménages originaires de la province ou de l étranger s installent dans le parc locatif (et notamment le parc privé vide ou meublé), - 62% des ménages en mobilité interne sont des locataires (rôle primordial du parc social). Ville et Habitat octobre

61 Statut d'occupation des mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement entre 1999 et 2006 Propriˇtaires occupants Locataires HLM Locataires du parc privˇ Locataires d'un meublˇ Logˇs gratuitement Evry centre Essonne 37% 44% 15% 2% 1% Essonne 47% 29% 18% 3% 3% Paris et petite couronne 46% 27% 21% 4% 3% Grande Couronne 32% 26% 25% 13% 3% Province et ˇtranger 23% 26% 32% 16% 3% CA Evry Centre Essonne 38% 34% 20% 6% 2% Source : RGP 2006, INSEE Un poids très important du parc locatif HLM dans l accueil des mobilités, et notamment des mobilités internes à l agglomération. Le rôle important du parc en propriété occupante dans l accueil des mobilités régionales Un parc locatif privé ayant un rôle modéré, du fait de son faible poids. Un rôle conséquent toutefois pour l accueil des mobilités nationales. Le fonctionnement du parc HLM dans le marché de l habitat Les nouveaux ménages : des ménages modestes originaires de l agglomération Plus de la moitié des ménages s étant installé dans leur logement habitaient déjà dans l agglomération. Le parc HLM a ainsi un rôle important dans les trajectoires résidentielles des ménages du territoire. Cette proportion est très forte pour le parc de Ris-Orangis qui a le fonctionnement le plus local. Ce sont les parcs de Courcouronnes et d Evry qui ont le fonctionnement le plus ouvert : plus de 30% des nouveaux ménages HLM étant originaires d un autre département d Ile de France, de Province ou de l Etranger. Mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement HLM entre 1999 et 2006 Bondoufle Commune d'installation Courcouronnes Evry Lisses Ris- Orangis CA Evry Centre Essonne Villabˇ Evry centre Essonne 41% 46% 49% 49% 59% 51% 80% Essonne 38% 24% 19% 27% 21% 21% 20% Paris et petite couronne 0% 14% 12% 12% 8% 11% 0% Grande Couronne 0% 4% 4% 4% 3% 4% 0% Province et ˇtranger 21% 12% 16% 7% 10% 13% 0% Ensemble Source : RGP 2006, INSEE 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% Les ménages arrivant dans le parc HLM sont très majoritairement des ménages d ouvriers et d employés. Le ratio CSP est ainsi faible notamment sur la commune de Courcouronnes et dans une Ville et Habitat octobre

62 moindre mesure à Evry et Ris. Les ménages s installant dans le patrimoine HLM de Bondoufle ou de Lisses sont de catégories socioprofessionnelles plus diversifiées, notamment quand ils sont originaires de l agglomération. Ce constat se vérifie également à Villabé. A travers le ratio CSP, il apparaît que ce sont les ménages originaires de la petite couronne parisienne ou de l Essonne qui sont les plus modestes. Ratio CSP des mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement HLM entre 1999 et 2006 Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris- Orangis Evry centre Essonne 0,71 0,29 0,39 0,76 0,35 0,38 1,00 Essonne 0,38 0,26 0,34 0,55 0,41 0,35 0,00 Paris et petite couronne so 0,17 0,36 0,33 0,26 0,30 so Grande Couronne so 1,00 0,36 0,00 0,25 0,37 so Province et ˇtranger 3,00 0,28 0,54 0,00 0,54 0,50 so Ensemble Source : RGP 2006, INSEE Commune d'installation CA Evry Centre Essonne Villabˇ 0,69 0,28 0,40 0,50 0,37 0,38 0,67 A l échelle des quartiers, le parc HLM qui a la plus importante fonction d accueil des ménages modestes sont : Les Pyramides, les Champs Elysées et le Champtier du Coq, les Epinettes, les Aunettes et le Parc aux Lièvres à Evry, le Canal à Courcouronnes. Les autres secteurs (Plateau de Ris, Bas de Ris, patrimoines de Lisses, le Mousseau et Bras de Fer à Evry) accueillent des ménages aux revenus plus importants. Ville et Habitat octobre

63 La demande HLM En attente de données communes Ville et Habitat octobre

64 Les attributions : des marges de manœuvre réduites pour les organismes Taux d'emmˇnagˇs rˇcents ayant des ressources Taux d'emmˇnagˇs rˇcents infˇrieures 60% des plafonds HLM Bondoufle 15,4% 11,4% 75,0% 75,0% Courcouronnes 25,1% 22,4% 77,6% 81,3% Evry 31,6% 21,1% 72,9% 75,7% Lisses 25,5% 24,8% 48,8% 53,6% Ris Orangis 20,5% 19,8% 71,6% 72,4% Villabˇ 32,6% nr 64,3% nr Essonne 23,7% 20,7% 70,2% 72,8% Ile de France 19,6% 17,9% 69,6% 69,5% Source : OPS 2009, 2006 sociale des emménagés récents (Lisses, Villabé). Selon les organismes HLM, les attributions engendrent une paupérisation de l occupation. Selon l enquête OPS, cette paupérisation serait forte à Evry et Courcouronnes qui croisent un fort taux d emménagement récent et un taux élevé d emménagés récents modestes. Elle serait plus modérée sur les autres communes du fait soit du faible taux d emménagement récent (Bondoufle, Ris- Orangis), soit de la diversité Pour toutes les opérations, excepté celles de Lisses et Bondoufle, les bailleurs notent une diminution de leur marge de manœuvre en termes de choix du locataire. L image des quartiers stigmatisés (les Pyramides ou le Canal notamment) se répercutent sur l ensemble des opérations situées à Evry et Courcouronnes. Deux exemples pour illustrer cette tendance : - selon la ville d Evry, pour une attribution d un logement HLM sur son contingent, la ville essuie le refus de 5 ménages. - selon la Vincennoise, les politiques de peuplement ont un coût important car, elles nécessitent parfois de porter une vacance sur une longue durée (exemple de l opération expérimenée de recommercialisation de 80 logements situés au cœur des Pyramides). Nombre de logements rˇservˇs au bˇnˇfice de Etat Collectivitˇs territoriales Autres rˇservataires Nombre d'attributions prononcˇes en 2008 au titre du contingent Etat Collectivitˇs territoriales Autres rˇservataires Bondoufle 33% 37% 29% 10% 50% 40% Courcouronnes 32% 18% 38% 29% 18% 52% Evry 31% 26% 36% 29% 22% 41% Lisses 33% 21% 41% 35% 15% 50% Ris Orangis 17% 40% 42% 16% 33% 51% Villabˇ 29% 52% 17% 25% 50% 0% Essonne 26% 28% 35% 22% 24% 39% Ile de France 25% 24% 39% 21% 22% 42% Source : Enqute Attributions, AORIF / DREIF L essentiel des attributions est prononcé au titre de réservataires. Ces réservataires ont un poids différent selon les communes. - l Etat, au titre du contingent «Personnes défavorisées et Fonctionnaires». Son importance est grande sauf à Ris Orangis. Cependant, ce parc réservé tourne moins «vite» notamment sur la commune de Bondoufle ce qui explique une plus faible importance relative du réservataire Etat dans les attributions. Le faible poids des réservations Etat à Ris pourrait s expliquer par la présence d un parc HLM non conventionné à l APL. - Les communes. L importance de leurs réservations est plus importante à Bondoufle et Ris Orangis. Comme pour les réservations Etat, ces logements tournent moins vite que l ensemble du patrimoine à l exception de ceux de la ville de Bondoufle. Ville et Habitat octobre

65 - les autres réservataires, essentiellement les collecteurs du 1%. Leur poids est très élevé dans les attributions et notamment sur les communes de Courcouronnes, Lisses et Ris-Orangis. Ces réservations bénéficieraient d une plus forte rotation que l ensemble du parc. Selon les bailleurs rencontrés, les attributions relevant du contingent des CIL sont de plus en plus souvent récupérées par les organismes HLM. Si les CIL proposent encore systématiquement des candidats à Lisses, Bondoufle, Ris, ils ne le font plus à Courcouronnes et à Evry (excepté quelques secteurs tels les maisons au Canal, les Epinettes ). Cependant, cette tendance doit être nuancée selon l implantation géographique du collecteur. Si les collecteurs régionaux font peu de propositions d attribution sur le secteur d Evry, les collecteurs locaux (ceux qui travaillent principalement avec des entreprises implantées en Essonne) y parviennent encore. L importance des réservataires Etat et 1% a une conséquence forte sur les marges de manœuvre en matière d attribution, le DALO mobilisant en effet, la totalité du contingent Etat et le quart du contingent 1%. En extrapolant les données sur les attributions 2008, cela reviendrait à consacrer plus de 40% des attributions à des ménages «DALO» sur les communes d Evry, de Courcouronnes et de Lisses, pour une moyenne de 30% à l échelle régionale ou départementale. Les différents segments Le parc HLM de l agglomération regroupe ainsi différents segments ayant une fonction diversifiée en termes d accueil des flux résidentiels. Quatre types de segments peuvent être distingués en croisant les caractéristiques de leur structure et de leur occupation. En préambule, il convient de rappeler la typologie des opérations HLM réalisée par la DREIF et l AORIF 10 à l échelle francilienne à partir des résultats de l EOPS 2000, 2003 et Selon cette enquête : - les patrimoines de Courcouronnes et Evry connaissent des fragilités très marquées de l occupation. Les fragilités se sont accentuées depuis Les enjeux portent sur le rééquilibrage de l occupation du parc. - le patrimoine de Ris se caractérise par des fragilités de l occupation potentielle. Les enjeux sont relatifs au maintien des équilibres sociaux. Entre 2000 et 2006, les caractéristiques de l occupation se sont maintenues. - le patrimoine de Lisses connaît un durcissement de l occupation sociale. Les enjeux portent sur la qualité et la maîtrise des loyers du fait de la concurrence de l accession. Les patrimoines de Bondoufle et de Villabé ne sont pas renseignés à travers cette étude qui ciblait les communes de l Ile de France ayant le patrimoine HLM le plus important. Le segment intermédiaire : Ce segment est composé de logements HLM récents ayant des loyers plutôt élevés (financement PLA, PLUS, PLS et PLI). Ce sont le plus souvent des opérations mixtes individuel collectif, bien intégrées dans le tissu urbain. Ils attirent une population familiale issue des classes moyennes. La rotation constatée est proche de 10% ce qui reflète le rôle de transition de ce parc vers l accession. Les opérations situées à Lisses, à Bondoufle, à Courcouronnes Centre et les plus récentes d Evry Village et de Grand Bourg correspondent à ce segment. Quelques opérations du centre de l agglomération jouent également cette fonction : logements individuels du Canal par exemple. Le segment social attractif : Ce segment est composé du patrimoine antérieur à la réforme des aides à la pierre de Ces opérations bénéficient de loyers modérés. Elles prennent la forme de barre ou de tours mais ne sont pas implantées sur dalle ou dans les secteurs centraux de la ville nouvelle. L occupation reflète un 10 L occupation du parc locatif social en Ile de France, DREIF, AORIF, CDC, ARSEM, IAURIF, décembre 2007 Ville et Habitat octobre

66 rôle d accueil des populations modestes. Le taux de rotation est très faible (entre 5 et 7%). Ce parc joue un rôle d accueil des fins de trajectoire résidentielle, un rôle d ancrage. Les opérations du plateau de Ris, de Mousseau, d Evry Village jouent ce rôle. Les segments sociaux fragiles : Deux catégories d opérations peuvent être distinguées : - les opérations sociales fragiles : Le Bas de Ris, le Parc aux Lièvres. Ces quartiers sont attractifs du fait de leurs loyers modestes, de leur proximité de gares, et jouent un rôle d ancrage d une population modeste. Cependant, des difficultés d occupation sont notées par les bailleurs (dégradations des parties communes, délinquance sur les espaces publics ), troubles qui pourraient remettre en cause l équilibre fragile de ces opérations. - les opérations récentes en déficit d attractivité : les Aunettes, les Epinettes, certaines opérations du Bois Sauvage. Ces opérations sont récentes et ont des loyers élevés (dans le contexte du logement social). Elles sont intégrées dans des quartiers récents et denses composés de petits collectifs. Ces opérations, du fait de l image Ville Nouvelle souffriraient de déficit d attractivité et connaîtraient une paupérisation de leur occupation notamment par le biais des attributions. Des difficultés de gestion urbaine sont signalées (conception des espaces publics, gestion des parkings et des parties communes). Cependant, grâce à une gestion urbaine «ferme», certaines opérations se maintiennent voire se revalorisent (exemple des Aunettes, où grâce à un partenariat de la Ville, de la police et de l organisme HLM qui a abouti à une sécurisation des halls et au suivi des attributions, le patrimoine serait en voie de redressement). Les segments en difficulté : Plusieurs quartiers cumulent d importantes difficultés : les Pyramides, le Bois Sauvage, le Canal 1 et 2, le Champtier du Coq. Les difficultés relèvent de : - la gestion locative en particulier en termes d impayés, de squats, de troubles de voisinage, de sur-occupation. - la gestion urbaine. En plus de loyers élevés dus à leur surface importante et à leur période de construction (PLA), les logements situés dans les quartiers du centre de l agglomération ont des charges élevées à cause, entre autres, du chauffage urbain. Les parkings connaissent globalement d importants problèmes de fonctionnement qui entraînent une sous-utilisation et la banalisation du stationnement sauvage aux abords de ces ensembles. En revanche, les organismes sont généralement satisfaits de l entretien des espaces publics. - la structure urbaine. Ces quartiers connaissent des déficits de lisibilité des espaces qu ils soient situés sur dalle (Les Pyramides) ou non. Les nouveaux occupants présentent un profil similaire : ménages modestes, ayant un emploi précaire ou pas d emploi, souvent d origine étrangère. Cette demande est moins locale que sur les autres segments. Enfin, ces quartiers souffrent de difficultés de fonctionnement urbain liées à la structure des espaces publics : les projets de restructuration de ces espaces couplés à la réhabilitation voire résidentialisation de certains ensembles, pourraient permettre d améliorer la gestion de ces opérations (exemple de certaines opérations des Pyramides). Le parc locatif privé dans le fonctionnement du marché de l habitat Un marché locatif privé peu développé et dont les valeurs ont fortement progressé Tout d abord, si le parc locatif est structurellement faible dans l agglomération, il l est d autant plus si l on considère uniquement l offre disponible. Ainsi : Ville et Habitat octobre

67 - sur 212 annonces parues dans sur le site «de Particulier à Particulier» du 23 février 2010, et concernant l Essonne, seulement 13 se trouvent dans l agglomération soit un taux de 6% - concernant le site «A vendre A louer», qui relève 846 offres à la location en Essonne, 6% se situent dans l agglomération, - concernant le site «Paru Vendu» du 23 février, ce taux est de moins de 3%, - concernant le site «Fnaim.fr», le taux est de 5%. Cette faiblesse de l offre locative sur l agglomération est confirmée par les agents immobiliers en 2010, alors que la demande reste importante. L offre se structure en deux segments distincts : - l offre en collectif neuf (Canal, Centre urbain, Bois Guillaume ). L offre se compose de petits logements : du T1 ou T3, et ont fait l objet d un investissement défiscalisé de la part de ménages franciliens. - l offre en collectif des années Ces logements sont situés dans des copropriétés où le parc locatif représenterait entre 20 et 30% des logements. Il se situe soit dans des quartiers valorisés (Mousseau, Evry Village, Aguado, Pentes de Ris, Domaine de l Aunette, Theuillerie) soit dans des quartiers plus fragiles (Plateau, Ferme du Temple, Pyramides, Epinettes, Bois Sauvage). Les autres segments (collectif ancien, pavillons, maisons de ville) sont structurellement faibles. Cependant des agents immobiliers notent en 2010 un léger développement du parc locatif privé en pavillons (par transformation de l occupation) ou en maisons de ville (par construction neuve), qui se louent entre 1000 et 1500 selon la surface et les prestations. Ce segment leur échappe partiellement (investissement d entreprises pour loger leurs cadres en mobilité professionnelle). Les loyers observˇs en mars 2010 (Source : FNAIM et PAP) 1 600Ū 1 400Ū 1 200Ū 1 000Ū 800Ū 600Ū 400Ū 200Ū 0Ū 0 m2 20 m2 40 m2 60 m2 80 m2 100 m2 120 m2 140 m2 En 2010, les prix moyens sont pour un studio 550 charges comprises, un T2 de 700 et pour un T3 de Selon la norme des revenus égaux à trois fois le montant de loyer chargé : - un studio n est pas accessible à une personnelle gagnant /mois - un T2 est accessible à un ménage gagnant /mois (une personne seule cadre débutant ou un couple gagnant 2 SMIC) - un T3 à un ménage ayant au moins de revenus mensuels. A prestations égales, il y a une différence de prix de 50 à 100 entre les quartiers les moins valorisés (Plateau, Pyramides) et les plus valorisés (Bois Guillaume, Mousseau, Vieil Evry, Ris Pentes). Ce faible écart de valeurs locatives avait été constaté par l étude du Pact Essonne sur les copropriétés des Pyramides. Un élément peut permettre d appuyer à terme le développement du parc locatif privé : mis à part pour les T1, les loyers observés sont inférieurs aux plafonds des dispositifs fiscaux Scellier (plafond de 21,72 /m2 en 2010) et Scellier ou Borloo Intermédiaire (17,38 /m2 en 2010). 11 En 2005, le prix moyen d un T2 était de 550 et celui d un T3, 650. Ville et Habitat octobre

68 Les nouveaux locataires du parc privé : un marché régionalisé porté par des ménages de catégories socio-professionnelles diversifiées La clientèle identifiée est composée de jeunes décohabitants, étudiants, salariés en mobilité professionnelle, mais aussi personnes divorcées. Leurs catégories socio-professionnelles sont variées : employés, ouvriers, cadres débutants. Si la clientèle locale est importante, le rôle d accueil du parc locatif privé est beaucoup plus large : 33% des ménages nouvellement installés viennent de Province ou de l étranger. Cette proportion atteint 38% à Evry. Les ménages venant de Province ou de l étranger sont à dominante des cadres ou des professions intermédiaires. La clientèle locale est plus modeste (dominante de ménages ouvriers ou employés), et constituée souvent de jeunes couples. On note que la clientèle du marché de Ris est plus modeste que celle observée à Evry. Mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement locatif privˇ (vide ou meublˇ) entre 1999 et 2006 Bondoufle Commune d'installation Courcouronnes Evry Lisses Ris- Orangis CA Evry Centre Essonne Villabˇ Evry centre Essonne 59% 29% 26% 14% 27% 27% 24% Essonne 14% 24% 16% 39% 25% 19% 32% Paris et petite couronne 0% 15% 12% 18% 17% 13% 10% Grande Couronne 5% 5% 8% 7% 8% 8% 7% Province et ˇtranger 23% 27% 38% 21% 23% 33% 27% Ensemble Source : RGP 2006, INSEE 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% Ratio CSP des mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement locatif privˇ entre 1999 et 2006 Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris- Orangis Evry centre Essonne 1,00 0,83 0,81 so 0,56 0,74 1,50 Essonne 2,00 0,78 0,84 1,50 0,70 0,81 0,86 Paris et petite couronne so 0,92 0,83 1,00 0,66 0,78 3,00 Grande Couronne so 0,25 0,77 so 1,08 0,81 0,00 Province et ˇtranger so 0,72 1,45 3,00 0,83 1,25 0,80 Ensemble Source : RGP 2006, INSEE Commune d'installation CA Evry Centre Essonne Villabˇ 2,17 0,77 0,98 1,00 0,70 0,89 0,95 A l échelle des quartiers, le parc locatif privé qui accueille les ménages les plus modestes sont : les Pyramides, Le Petit Bourg à Evry, le Plateau et le Bas de Ris, le Canal 3 à Courcouronnes. Les secteurs du centre urbain et d Aguado à Evry, et des Pentes de Ris accueillent une population aux ressources plus importantes. Ville et Habitat octobre

69 En matière de demande, les agences immobilières observent l augmentation du nombre de ménages qui ne peuvent accéder à un logement locatif par le biais d une agence. Le contrat de travail ou les ressources excluent de fait certains demandeurs : demandeurs en CDD ou en intérim de moins de 2 ans, ouvriers travaillant informellement dans des entreprises familiales, familles nombreuses avec une personne au foyer recherchant des T2 en attendant d accéder au parc social (en général 1 ou 2 ans). Une conséquence de cette tendance à un accès contraint au parc locatif géré par des agences est l augmentation de demandeurs présentant de faux justificatifs (contrats, avis d imposition, quittances ). Les perspectives quant à l attractivité des différents segments du parc locatif privé Il n y a pas aujourd hui de vacance du parc locatif privé sur l agglomération. Du fait des tensions observables sur le marché francilien, les logements se louent malgré leur environnement parfois fortement déqualifié (exemple des Pyramides). Ville et Habitat octobre

70 Dès lors, les principales perspectives quant à l attractivité du parc locatif sont liées à l évolution du rapport offre / demande. Du fait d une insuffisance quantitative de ce parc, ces différents segments devraient rester attractifs. Concernant le développement de ce parc tant en construction neuve qu en transformation du parc existant, les perspectives sont bonnes puisque l agglomération bénéficie de valeurs vénales modérées au regard des moyennes départementales tandis que les valeurs locatives sont élevées tout en étant inférieures aux plafonds fiscaux permettant de «profiter» des dispositifs de défiscalisation. Au delà de l attractivité du parc locatif privé, l accessibilité aux revenus modestes et contrats précaires actuellement problématique, reste dépendante au développement de la Garantie des Risques Locatifs, qui en assouplit les conditions d accès. Cependant, la GRL est récente, très peu de bailleurs ont des assurances qui ont signé une convention avec l APAGL (et ils sont ainsi en incapacité de proposer une telle garantie).. Le fonctionnement du marché de l accession Les nouveaux ménages : des ménages locaux à dominante de cadres et de professions intermédiaires Les nouveaux arrivants dans le parc en propriété occupante sont majoritairement d origine locale : 39% résidaient déjà dans l agglomération, 30% dans une autre commune de l Essonne. Les marchés les plus ouverts sont ceux de Ris (importance des ménages en provenance du cœur de l agglomération parisienne) et Evry (importance des ménages originaires du centre de l agglomération parisienne ou de Province). Mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement en propriˇtˇ occupante entre 1999 et 2006 Bondoufle Commune d'installation Courcouronnes Evry Lisses Ris- Orangis CA Evry Centre Essonne Villabˇ Evry centre Essonne 37% 39% 39% 50% 38% 39% 38% Essonne 38% 31% 27% 32% 30% 30% 46% Paris et petite couronne 12% 13% 17% 9% 19% 16% 7% Grande Couronne 4% 4% 5% 2% 4% 4% 1% Province et ˇtranger 8% 13% 12% 7% 9% 11% 7% Ensemble 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% Source : RGP 2006, INSEE A travers le ratio CSP, il apparaît que la clientèle de ce marché est dominée par les cadres et les professions intermédiaires. Cependant, ce constat peut être nuancé selon les communes : - les marchés d Evry et surtout de Ris connaissent encore une fonction populaire importante, - les marchés de Lisses et surtout de Courcouronnes et de Bondoufle sont, en revanche, essentiellement portés par des cadres et professions intermédiaires, - à Villabé, peu de ménages d employés ou d ouvriers ont récemment accédé à la propriété. Ville et Habitat octobre

71 Ratio CSP des mˇnages s'ˇtant installˇs dans leur logement en propriˇtˇ occupante entre 1999 et 2006 Bondoufle Courcouronnes Communauté d agglomération d Evry Centre Essonne Evry Lisses Ris- Orangis Evry centre Essonne 2,56 2,11 1,25 1,30 0,95 1,31 1,58 Essonne 2,19 2,00 1,18 1,85 0,91 1,28 3,10 Paris et petite couronne 1,00 1,92 1,03 so 1,16 1,19 6,00 Grande Couronne 2,50 5,50 1,68 so 1,89 2,09 so Province et ˇtranger 4,00 2,00 1,62 so 1,29 1,72 10,00 Ensemble Source : RGP 2006, INSEE Commune d'installation CA Evry Centre Essonne Villabˇ 2,20 2,11 1,24 1,82 1,03 1,34 2,74 A l échelle des quartiers, les «réservoirs» pour l accession des ménages modestes sont localisés : aux Pyramides, sur le Plateau de Ris, au Canal 1 ou 2, au Petit Bourg et aux Aunettes. Les quartiers de Bondoufle, de Lisses, de Courcouronnes Centre, du Hameau des Aunettes, des Pentes de Ris, d Aguado, du Bras de Fer, des Epinettes accueillent en revanche des ménages aux ressources plus élevées. Ville et Habitat octobre

72 Ville et Habitat octobre

73 Un marché en récente diminution de volume mutations concernant des logements ont été enregistrées en 2007 par le CD BIEN dans l agglomération. Après un pic de mutations en 2005 et 2006, le nombre de mutations à Evry Centre Essonne a retrouvé le niveau de Au sein de l agglomération, Courcouronnes et Bondoufle ont le niveau de mutations le plus stable. Selon les agents immobiliers rencontrés, cette tendance à la baisse du volume du marché amorcée en 2007 s est confirmée en 2008 et Toutefois, à partir du second semestre 2009, le nombre de mutations aurait de nouveau crû. Evolution des mutations de logements entre 2002 et 2007 source : CD BIEN Ris-Orangis Lisses Evry Courcouronnes 500 Bondoufle Nombre de mutations en 2007 Appart. dont appart. neufs Maisons dont maisons neuves Total % mutations / total CA ECE % maisons / total mutations Bondoufle % 58% Courcouronnes % 30% Evry % 11% Lisses % 82% Ris-Orangis % 28% CA Evry Centre Essonne % 28% Source : CD BIEN, 2007 Près de la moitié des mutations concernent Evry. Evry et Ris réunissent l essentiel du marché collectif : plus de la moitié des mutations depuis 2002 pour Evry, près d un tiers pour Ris. Ces proportions correspondent à la localisation des logements collectifs. Ce marché est essentiellement tourné vers le parc existant : en 2007 seulement 15% des Ville et Habitat octobre

74 mutations d appartements concernent un bien neuf. Ce marché du neuf est également concentré sur la commune d Evry : sur la période , la moitié des mutations d appartements neufs y était localisé. Moins d un tiers des mutations porte sur des logements individuels. Cependant, Lisses et dans une moindre mesure Bondoufle se distinguent par des marchés essentiellement portés par des logements individuels. Ces mutations recouvrent à la fois des opérations d accession à la propriété et d investissement locatif. D après les agences immobilières, l investissement locatif dans le parc existant se situe essentiellement sur le Plateau, le Parc du Petit Bourg et les Pyramides. Il est porté par des particuliers avec un ou deux biens. Les mutations d appartements : un marché concentré sur Evry et Ris et caractérisé par des prix modérés mais en forte augmentation Evolution des mutations d'appartements entre 2002 et 2007 source : CD BIEN Ris-Orangis Lisses 800 Evry Courcouronnes 200 Bondoufle Alors qu une forte augmentation du volume des transactions d appartements avait été observée à travers le CD BIEN entre 1998 et 2002 (de quelque 800 mutations annuelles à 1375 mutations en 2002), la période a été marquée par une stabilisation du nombre de mutations d appartements : - de 2002 à 2004, une légère baisse des mutations d une centaine de logements (environ mutations par an), - entre 2005 et 2006, une légère hausse des mutations a porté les ventes de logements neufs. En 2006, ce sont environ 70 logements neufs qui sont achetés dans chacune des communes d Evry, Ris-Orangis, et Lisses. - en 2007, une chute du nombre de mutations d appartements, aussi bien dans l ancien que dans le neuf, liés à la crise immobilière, menant au niveau de Ville et Habitat octobre

75 Appartements Ancien - Prix /m 2 mˇdian taux variation Neuf - Prix /m 2 mˇdian taux variation Bondoufle Ū 73% Ū / Courcouronnes Ū 61% so / Evry Ū 63% Ū 31% Lisses Ū 77% so / Ris-Orangis Ū 61% Ū / CA Evry Centre Essonne Ū 60% Ū 54% Essonne Ū 48% Ū 35% Grande Couronne Ū 43% Ū 37% Source : CD BIEN, 2007 Les prix des appartements, après avoir atteint un seuil minimal d environ 900 /m2 en 1999, étaient estimés à près de /m2 dans l ancien et /m2 dans le neuf en En 2007, ils atteignent près de /m2 dans l ancien et près de /m2 dans le neuf. Le marché de l accession dans le collectif reste néanmoins attractif comparé à l Essonne ou l Ile de France. A l échelle de l agglomération, on constate des variations de prix dans l ancien : - le marché des appartements est le plus accessible là où l offre est la plus importante : à Evry et Ris-Orangis (moins de /m2) - Courcouronnes se situe au dessus de la moyenne de l agglomération (2 400 /m2) - à Bondoufle et Lisses, les prix médians sont supérieurs à l Essonne et l Ile de France. (3.000 /m2) mais portent sur des petits volumes. Dans le neuf, Evry se distingue par des appartements neufs plus chers que dans les autres communes. Les prix ont augmenté de plus de 50% en 4 ans, particulièrement dans l ancien. La hausse des prix dans l agglomération est bien plus importante que dans le reste du département ou l Ile de France. Elle est particulièrement forte dans les communes où le parc de logements collectifs est très faible. Les quartiers où l habitat collectif est le plus valorisé en 2010 sont : - Les Aunettes-Coquibus, le vieil Evry et la Cathédrale à Evry, - Le Hameau Dame du Lac à Courcouronnes, - Centre Haie Fleurie et Trois Parts, à Bondoufle - Village-Extension et Ferme de Place, à Lisses. - la Mairie et le Domaine de l Aunette à Ris-Orangis. Les moins valorisés sont : - Les Pyramides, les Aunettes-Epinettes, la Résidence du Parc du Petit Bourg, à Evry, - Le Canal 1 et le Canal 2 à Courcouronnes. - La Ferme du Temple à Ris-Orangis Ville et Habitat octobre

76 Provenance des acquˇreurs d'appartements en 2007 source : CD BIEN 100% 0,2% 1,5% 4,0% 5,4% Etranger 90% 19,4% 14,2% 80% 2,5% 7,1% Province 70% 5,0% 7,9% G.Couronne 60% 37,9% 50% P.Couronne 26,7% 40% Paris 30% 20% Essonne 35,8% 32,3% 10% Agglomˇration Près de 35% des acquisitions d appartements en 2007 sont le fait d acquéreurs résidant sur le territoire de l agglomération. Cela représentait 42% des acquisitions d appartements entre 2000 et Ce sont les logements neufs qui attirent le plus une population extérieure à l agglomération et à l Ile de France (étranger et province). Dans l ancien, les marchés de Courcouronnes et Evry sont les plus ouverts sur l extérieur du département. Concernant les CSP des acquéreurs, le marché des appartements anciens est autant porté par les professions intermédiaires et les employés. Le Ratio CSP + / CSP est de 1,1. Il est légèrement inférieur à Ris, du fait du poids important des ouvriers. 0% CA ECE ancien CA ECE neuf Ville et Habitat octobre

77 Les mutations de maisons : un marché plus diffus sur le territoire mais dont le volume baisse Evolution des mutations de maisons entre 2002 et 2007 source : CD BIEN Ris-Orangis 400 Lisses 300 Evry 200 Courcouronnes 100 Bondoufle Le volume d activité a baissé depuis 2002 : de 660 mutations à 520 en Cette baisse a surtout touché le marché de l ancien (de 570 mutations en 2002 à 450 en 2007). Cette baisse a été particulièrement marquée sur la commune d Evry. Ce marché est mieux réparti sur l agglomération. Entre 2002 et 2007 : - 25% des mutations de logements individuels ont eu lieu à Ris-Orangis - 22% à Evry et Bondoufle, - 17% à Lisses, - 14% à Courcouronnes. Cette structure du marché correspond globalement à la localisation du parc par commune. On note juste que, proportionnellement, le marché de Bondoufle semble plus dynamique que le marché de Ris-Orangis du fait vraisemblablement de l importance de l habitat groupé à Bondoufle. Maisons Ancienprix vente mˇdian taux variation Neuf- prix vente mˇdian taux variation Bondoufle Ū 36% / / Courcouronnes Ū 41% / / Evry Ū 33% / / Lisses Ū 35% Ū / Ris-Orangis Ū 41% Ū 35% CA Evry Centre Essonne Ū 36% Ū 65% Les prix de vente médians des maisons anciennes, observés en 2007, sont également plus resserrés : - de à Evry, - à à Courcouronnes, Lisses ou Ris-Orangis. - Bondoufle se trouve dans une position intermédiaire : Essonne Ū 38% Ū 27% Grande Couronne Ū 38% Ū 29% Source : CD BIEN, 2007 Ville et Habitat octobre

78 Selon les agences immobilières, les prix moyens des maisons ont beaucoup évolué depuis 2007 pour arriver en 2010 : - à à Evry, - à à Ris-Orangis. Le prix moyen des maisons anciennes de l agglomération reste moins cher et a un peu moins augmenté que dans le reste du département ou de la région. Une maison neuve se vend à près de à Ris et à à Lisses. Les prix moyens des maisons neuves à Evry Centre Essonne ont explosé depuis 2004 comparé à l Ile de France. Les quartiers où l habitat individuel est le plus valorisé sont : - Mousseau, Bras de Fer, Village, Aguado, Bois Sauvage, Bras de Fer, à Evry, - Bocage / Châtaigneraie et Hameau / Dame du Lac à Courcouronnes, - Centre Haie Fleurie et Golf à Bondoufle, - Ferme de Place, Long Rayage, Village Extension à Lisses. - La Mairie, la Theuillerie à Ris. Ceux où il est le moins valorisé sont les Loges et Canal 1. Provenance des acquˇreurs de maisons en 2007 source : CD BIEN 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 3,1% 3,1% 10,7% 2,2% 29,7% 51,1% 3,3% 4,9% 17,9% 4,9% 22,9% 46,1% Province G.Couronne P.Couronne Paris Essonne Agglomˇration Le marché de l acquisition de maisons est plus local que celui des appartements : 51% des mutations dans l ancien sont le fait d acquéreur résidant sur le territoire. Bondoufle apparaît comme le marché le plus ouvert, Lisses et Ris comme les plus «locaux». En valeur relative, on peut souligner que le marché individuel ancien : - de Lisses, Bondoufle et Courcouronnes est porté par les ménages originaires de l agglomération ou de l Essonne, - les marchés d Evry et de Ris par les ménages résidant déjà sur la commune. 0% CA ECE ancien CA ECE neuf En ce qui concerne le marché individuel neuf : - Lisses attire des ménages du reste de l agglomération ou du département - Ris-Orangis attire des ménages de la commune ou de la Petite Couronne. Le marché de l accession dans l individuel ancien est fortement porté par des cadres et professions intermédiaires (Ratio CSP+/CSP- de 1,8). Le marché d Evry apparaît à cet égard comme spécifique puisque les employés et les ouvriers y sont encore fortement présents (ratio de 1,1). Ville et Habitat octobre

79 Le marché du neuf : un marché attractif pour les primo-accédants modestes et pour les investisseurs. Plusieurs exemples de programmes en cours de commercialisation ou prochainement lancés sur l agglomération ou à proximité (fin 2010): TERRALIA - Docks des Alcools / Ris Orangis 87 logements, /m2, montage en Pass Foncier, dispositif essentiel d aide à la commercialisation. 60 logements ont été commercialisés majoritairement auprès de locataires HLM. Lancé depuis fin 2009, le rythme de commercialisation est de 5 logements / mois. Si la commercialisation des T2 / T3 est jugée satisfaisante, le promoteur note la difficulté de commercialiser les T4 du fait d un prix élevé et de la concurrence, pour ce niveau de prix, de la maison individuelle. ING - Centre Urbain / Evry 220 logements La clientèle est locale et est composée de jeunes ménages actifs ayant des ressources inférieures à par an. Le promoteur identifie toutefois une clientèle pour les grands logements : des ménages de seniors désirant se rapprocher du centre urbain (une vingtaine de logements pourrait être commercialisée auprès de cette clientèle). Difficulté également à écouler les grands logements. Le marché est plafonné à 240 / et à environ /m2 NEXITY APPOLONIA - Docks des Alcools / Ris Orangis. La commercialisation de cette opération débutera à partir du printemps Le prix de vente moyen s établira vraisemblablement à /mois. Appolonia fait le choix de développer des formes architecturales permettant de proposer des espaces extérieurs à chacun et de développer beaucoup de duplex pour attirer les ménages cherchant une maison individuelle. PROMO GERIM Plusieurs opérations à Corbeil-Essonnes 457 logements neufs vendus sur Corbeil à un rythme de 15 ventes / mois. Corbeil est un marché très actif sur les produits entre et /m2. Ce marché est porté à 55% par de jeunes ménages de primo-accédants (couples de moins de 30 ans) et à 35% par des investisseurs locatifs en Scellier. La demande porte à 80% sur des T2/T3. Depuis 2008, le promoteur note une difficulté à commercialiser les grands logements, car le marché a une valeur plafonds de % des acquéreurs ne résident pas en Essonne. Très peu d acquéreurs sont des locataires HLM. NEXITY Tarterêts / Corbeil Essonnes, 135 logements, montage TVA à 5,5% Si la commercialisation est plus rapide pour les T2/T3, Nexity identifie une demande pour des T4 / T5 jusqu à environ , malgré la concurrence des maisons individuelles. Les acquéreurs sont locaux. Dans le contexte de Corbeil ou d Evry où le marché est porté majoritairement par des primoaccédants sans apport financier, la commercialisation repose sur des prix attractifs, facilités dans le cadre d un montage en TVA 5,5%. Les perspectives quant à l attractivité des différents segments du parc en accession Le marché se décompose en plusieurs segments : - l individuel groupé : c est le segment le plus important sur l agglomération. Il est présent sur tous les quartiers sauf sur le centre urbain. Ce segment est destiné à de la primo-accession de jeunes ménages (30 40 ans). Si les accédants étaient davantage des CSP+, aujourd hui les CSP sont plus mixtes, du fait de l attractivité plus faible de certains quartiers. Une maison de ville se vend entre 180 K aux Aunettes et 270 K à Evry Village. - les maisons individuelles : ce segment est situé à Evry Village, à Ris, au Golf de Bondoufle et au Bocage de Courcouronnes. C est un produit plus valorisé recherché pour la seconde accession par des cadres, professions intermédiaires et employés. Ce produit s échange entre Ville et Habitat octobre

80 270 K et 400 K. Il n y a pas de grande différence de prix entre Ris et Evry. Les maisons individuelles se vendent le plus cher à Lisses, Courcouronnes et Bondoufle, mais des agences n ont actuellement plus de bien sur le marché au dessus de Les vendeurs attendraient la fin de la crise. - Les collectifs neufs et récents. C est un segment plus homogène très représenté sur le centre de l agglomération. La clientèle est jeune, locale et régionale (Petite Couronne), composée de jeunes ménages aisés et de ménages d une quarantaine d années. La demande porte sur des T2, T3 et T4. Si la demande pour des T5 et T6 est faible numériquement, l offre est quasi inexistante (à Evry essentiellement). Un T2 très récent se vend 160 K, tandis qu il est possible d acheter un T2 ancien à partir de 110 K. Les jeunes ont du mal à accéder à des programmes neufs, du fait de leur prix. Des T3 neufs que des propriétaires voudraient vendre à 200 K, et de manière générale tout appartement au-dessus de ce seuil ne trouvent pas preneurs à Evry ou Ris. - Les collectifs des années Ce segment est plutôt bien positionné à Evry (Aguado, Mousseau, Grand Bourg, Evry Village). L investissement locatif s oriente sur les petits produits. Le collectif des années 60 est le marché réservoir pour la primo-accession ou l accession des ménages modestes. Ce segment à Ris, Evry et Courcouronnes connaît un positionnement varié selon les quartiers : valorisé concernant le Domaine de l Aunette ou Ris Pentes (T3 à 160 K ), fragile sur le Plateau (T3 à 130 K ), au Canal (T2 à 110 K et T3 à 140 K ) ou aux Epinette/Aunettes (T4 à partir de 120 K ) ; les quartiers fragiles restent des «rampes de lancement» pour des primo-accédants pouvant bénéficier de prix minorés. - Les copropriétés fragiles. Ce segment est essentiellement composé de copropriétés récentes situées dans le centre urbain (quartiers des Pyramides, du Canal, du Bois Sauvage). Cependant, de nombreuses copropriétés demeurent fragiles du fait de l importance relative des copropriétaires s étant fortement endettés pour accéder et des niveaux de charges élevés (aux alentours de 300 /mois). L observatoire des copropriétés en Essonne L observatoire des copropriétés de la DDE vise à repérer et qualifier les copropriétés de plus de 10 logements sur 59 communes de l Essonne dont les 5 communes de l agglomération. Ce repérage et cette qualification ont été réalisés à partir des fichiers fiscaux (TFPB, TH), des statistiques de la CAF et de la base BIEN Il permet de hiérarchiser les risques sur les ensembles immobiliers en considérant notamment un critère social (le taux de ménages non soumis à la totalité de la TH) et un critère de marché (la concentration de mutations à valeur basse). 41 copropriétés de l agglomération sont considérées comme à fort risque de difficulté. Ces copropriétés totalisent logements : - 28 sont localisées à Evry, dans les quartiers des Pyramides, du Champtier du Coq, des Aunettes, du Petit Bourg et du Parc aux Lièvres. Ces copropriétés regroupent logements - 10 sont situées à Courcouronnes et notamment au Canal 1 et 2. Elles totalisent 600 logements - 3 sont situées à Ris-Orangis. Elles comptent logements. Il s agit des grandes copropriétés du Plateau. Cet observatoire doit être actualisé en L habitat indigne à Evry Centre Essonne L habitat indigne est une notion politique recouvrant les logements menaçant la santé, la sécurité ou la dignité des occupants, des voisins ou des usages de l espace public. Elle intègre ainsi les problématiques d insalubrité, de saturnisme, de péril, de sur-occupation Du fait de l absence de parc ancien sur l agglomération, cette problématique y est structurellement modeste. L indicateur du parc privé potentiellement indigne, qui permet d identifier les zones à risque, évalue pour l agglomération le taux de risque à moins de 1% des résidences principales privées (ce taux de risque est de 6% à l échelle francilienne). Cependant, ce type de problématique peut se croiser sur l agglomération avec celle relative aux copropriétés en difficulté. C est dans ce type de copropriétés que des problématiques d insalubrité (cas d Edmond Bontë à Ris), de sur-occupation manifeste ont pu être observées par les communes. Le traitement de l habitat indigne sur l agglomération est ainsi plutôt un enjeu rattaché au redressement des copropriétés en difficulté. Ville et Habitat octobre

81 La segmentation du marché à l échelle des quartiers Afin d approcher la notion de quartiers valorisés ou dévalorisés, un indicateur de revenus a été créé. Il permet d identifier les quartiers qui, compte tenu de la structure de leur parc de logements et de leur marché immobilier, ont un revenu moyen des habitants anormalement élevés ou faibles au regard des moyennes de l intercommunalité. Selon cet indicateur, les quartiers les plus déqualifiés seraient : - à Evry : les Pyramides, le Champtier du Coq, le Centre Urbain, le Bois Sauvage et les Aunettes - à Ris : la Ferme du Temple - à Courcouronnes : le Canal 1 et 2. Les quartiers les plus valorisés seraient situés à l ouest de l autoroute A6 et sur les bords de Seine d Evry et de Ris. Tous les secteurs de la commune de Villabé ont une population ayant des revenus correspondant aux moyennes intercommunales. Ville et Habitat octobre

82 Les actions visant à faire évoluer la segmentation du marché de l habitat Les projets de renouvellement urbain Des projets sont en cours de conduite ou de définition sur des quartiers en difficulté : les Pyramides, le Bois Sauvage à Evry, le Canal à Courcouronnes et, dans une moindre mesure, le Plateau à Ris- Orangis. Ces quartiers ne souffrent pas d obsolescence technique de l offre de logements, mais connaissent des dysfonctionnements urbains : dalle, usage des parkings, circulations piétonnes, impression de sur-densité, gestion des pieds d immeuble. En améliorant leur environnement proche, la réalisation de projets de restructuration des espaces publics pourrait accroître l attractivité des logements sociaux, mais aussi des copropriétés présentes dans ces quartiers. - Les Pyramides. Le quartier bénéficie en mai 2006 d un projet de renouvellement urbain, contractualisé dans le cadre d une convention ANRU ayant pour objectif de requalifier ce quartier et notamment le secteur central sur dalles (places des Miroirs, Allende et Jules Vallès). 120 logements doivent y être démolis. - Le Plateau. La ZUS du Plateau à Ris Orangis est une «opération isolée» au titre de l ANRU. Faisant suite à une première étude urbaine lancée en 2004, ce quartier bénéficie d une convention avec l ANRU de type «opération isolée» pour 5 M de subventions, ayant donné lieu à la signature d un Protocole de Préfiguration en novembre Le bailleur Essonne Habitat a engagé la réhabilitation de ses 1350 logements en trois tranches successives. Les espaces et équipements publics du quartier bénéficient d un programme de travaux conséquents. - Le Canal : Un projet de renouvellement urbain, contractualisé dans le cadre d une convention ANRU signée en décembre 2009, porte sur la requalification des équipements, des espaces publics, la gestion urbaine de proximité, mais aussi prévoit la démolition de 80 logements sociaux. - Le Bois Sauvage. Ce quartier fait l objet d un projet de renouvellement urbain conventionné avec l ANRU en septembre 2010, pour une enveloppe budgétaire de 11 M de subventions ANRU. 128 logements doivent être démolis dont 98 logements sociaux et 30 logements privés en copropriété (Copropriété du Pavois). D autres quartiers font l objet d interventions publiques du fait de difficultés sociales importantes ou de gestions urbaines complexes, dont celui du Champtier du Coq à Evry, où les bailleurs présents ont chacun engagé des opérations de réhabilitation voire de résidentialisation, ainsi qu une opération de transformation d un foyer de travailleurs migrants en résidence sociale (ADEF/RSIF). Le quartier du Parc aux Lièvres fait également l objet de plusieurs études urbaines lancées par la commune visant à son réaménagement (problématique de désenclavement de sa partie centrale sous forme de dalle). Les actions visant le parc locatif social La consolidation du partenariat HLM / collectivités locales La consolidation du partenariat HLM / Collectivités locales vise à faciliter la coordination des interventions sur la gestion locative et la gestion urbaine de proximité. Cette volonté s inscrit dans le contexte spécifique d Evry et de Courcouronnes, à savoir l extrême morcellement du patrimoine HLM qui complexifie les relations Bailleurs / Communes. Cette coordination a dans les années 1990 été forte : un Protocole d Occupation du Patrimoine Social (POPS) avait ainsi été contractualisé. Il avait permis de formaliser des objectifs communs aux organismes HLM et aux différents réservataires Etat et communes quant aux attributions de logement. Depuis, plusieurs tentatives de renouveler ce partenariat n ont pas abouti : Ville et Habitat octobre

83 - le remembrement du parc HLM. Signé en mars 2002 sous forme d un Protocole, il visait à favoriser une meilleure gestion urbaine et sociale de proximité par l émergence de bailleurs «référents» sur les quartiers d Evry et de Courcouronnes grâce à des remembrements de patrimoine. Ce projet n a pu aboutir du fait de difficultés quant au partage des coûts financiers et du fait des restructurations à l œuvre entre les ESH. - la Conférence Intercommunale du Logement Evry-Corbeil. Elle avait pour objectif de créer une interface permanente entre les organismes HLM et les collectivités locales et leur groupement. Elle visait notamment à définir des objectifs communs en matière de politiques de peuplement, à décliner les objectifs départementaux liés au logement des plus démunis La CIL a été créée à l échelle du bassin d habitat d Evry et de Corbeil mais n a jamais fonctionné au-delà du travail de mise à plat des difficultés, réalisé à partir du diagnostic de l IAURIF. Dans ce contexte, il convient de souligner l intérêt de la création dès 2000 d un groupement interbailleur en tant que structuration de la représentation des organismes HLM sur Evry et Courcouronnes, et donc d émergence d un interlocuteur pour les collectivités locales et l agglomération. Ce groupement qui a pris la forme d une coordination interbailleurs, mène ainsi ses propres réflexions à travers des réunions mensuelles et des groupes de travail, et permet de porter des projets concernant plusieurs bailleurs, comme les projets relatifs à la gestion urbaine de proximité ou sur toutes questions relatives à l amélioration des relations entre ces communes et les bailleurs (attributions, politique de la ville ). Les communes souhaiteraient aujourd hui renforcer, à travers le PLH, leurs relations avec les organismes HLM. Une structuration du partenariat à l échelle de l agglomération pourrait le permettre en créant un lieu pérenne d échanges sur les objectifs de développement du parc et d évolution du parc existant. La réhabilitation du parc HLM Les bailleurs HLM investissent régulièrement pour entretenir leur patrimoine. Selon une enquête renseignée par 14 bailleurs, 32 opérations de réhabilitation ont été récemment achevées et ont concernées près de logements (près d un quart du parc). Les montants moyens de travaux sont de / logements mais évidemment les écarts sont très élevés : - des opérations comprenant des travaux de ravalement, de résidentialisation, de reprise des ascenseurs et d amélioration thermique dépassent les / logement - en revanche, des opérations se limitant à un simple ravalement sont estimées à moins de / logement. Deux quartiers ont concentré de nombreuses opérations : le Parc aux Lièvres et les Pyramides à Evry. Les autres sont le Plateau à Ris, les Champs-Elysées et le Champtier du Coq à Evry et le Canal à Courcouronnes. En termes de perspectives, les 14 bailleurs ayant répondu à l enquête prévoient de réhabiliter près de 4500 logements à court et moyen terme. Il s agirait notamment d opérations sur le Plateau de Ris (1 050 logements), sur les Pyramides (650 logements), sur le Canal (600 logements), sur le Champtier du Coq (475 logements). Le montant moyen des travaux envisagés serait de / logement. La moitié des opérations inclurait une réhabilitation thermique des logements. Il s agit là d un enjeu important. En effet, sur 63 opérations HLM renseignées, seules 12 atteignent la classe C de la performance énergétique. La plupart sont classées en D (30 opérations). Une vingtaine, soit un tiers des opérations renseignées, peuvent être considérées comme des passoires thermiques (classement E, F ou G). Tous les bailleurs et toutes les communes sont concernés. En effet, ces opérations sont situées à Evry (9), à Ris-Orangis (6), Courcouronnes, Bondoufle ou Lisses (2 pour chaque commune). Les politiques d amélioration du parc privé Ville et Habitat octobre

84 Les politiques visant l amélioration du parc privé se focalisent sur les copropriétés en difficulté, qui apparaissent comme le segment du parc privé le plus fragile sur l agglomération. L intervention sur les copropriétés en difficulté ou fragiles Afin de requalifier certains ensembles, 6 plans de sauvegarde sont en cours : un à Ris Orangis, 5 sur des copropriétés des Pyramides. En complément, 10 copropriétés de ce quartier sont inscrites dans une OPAH Copropriétés. L animation de tous ces dispositifs ont été confiés au PACT Essonne. Plan de Sauvegarde d Edmond Bonté Ce plan de Sauvegarde est en cours depuis novembre Il porte sur une copropriété des années 30 dont les problématiques sont relatives à la structure des logements (concentration de petits logements T1 et T2) et à la salubrité (et notamment au risque saturnin). En revanche, la copropriété bénéficie de l attractivité de son environnement (gare RER, Opération des Docks des Alcools), cet environnement explique que les valeurs vénales n y sont pas en forte décote au regard des moyennes communales. Le Plan de Sauvegarde programme : - la réalisation de travaux d urgence et de sortie d indignité, - le suivi et le soutien aux propriétaires occupants (à travers le FSL notamment). Les propriétaires occupants sont très minoritaires dans la copropriété. - la restructuration des logements par l intervention d un opérateur foncier. Des discussions relatives à l intervention d Essonne Habitat sont en cours. Si les travaux d urgence et de reprise du chauffage ont été réalisés, la mise en œuvre des autres actions, et notamment des actions foncières, a été retardée par des questionnements des partenaires publics sur les objectifs finaux de l intervention publique : restructuration des logements et diversification des typologies, changement de statut par transformation en résidence sociale, démolition. Une évaluation de ce Plan de Sauvegarde est lancée début Plans de Sauvegarde des Pyramides. 5 copropriétés sont concernées par des Plans de Sauvegarde, certaines d entre elles bénéficie d une inscription dans le PRU des Pyramides au titre d un accompagnement de leur résidentialisation : - Les Quatre Saisons (89 logements dont 65 occupés par leurs propriétaires). Plus de 1,1 M de travaux subventionnables ont déjà été réalisés : reprise des toitures terrasses, reprise de la façade, ascenseurs. On constate une augmentation de la propriété occupante. - Le Balcon des Loges (79 logements dont 65 propriétaires occupants). Une première tranche de travaux a été réalisée et a permis la reprise des terrasses et le ravalement. Une deuxième tranche est en cours et porte sur les ascenseurs, l électricité et les menuiseries. - Point 4 (108 logements). Cette copropriété a récemment réalisé des travaux relatifs à la VMC, aux terrasses, à l électricité, au dispositif de lutte contre les incendies, à la sécurisation des accès. - Evriel (94 logements dont 54 propriétaires occupants). Il s agit d une des copropriétés les plus en difficulté. Outre le Plan de Sauvegarde, la copropriété est concernée par la mise aux normes et le réaménagement des parkings communs à la copropriété et à des bailleurs Hlm afin de les autonomiser par ensemble immobilier. Le Plan de Sauvegarde porte sur la sécurisation des accès, l électricité, les ascenseurs, les terrasses, le chauffage et les façades. Le premier volet est achevé. Concernant les travaux ascenseurs ; les dossiers de financement ont été déposés. - Dragon - Quai aux Fleurs (203 logements dont 113 propriétaires occupants). Une première tranche de travaux a été réalisée et a permis de sécuriser les accès et d améliorer le chauffage. Ces copropriétés (sauf la dernière) font actuellement l objet d une phase d évaluation, ayant achevé leur premier Plan de sauvegarde. OPAH Copropriétés des Pyramides 10 autres copropriétés d Evry totalisant 809 logements sont inscrites dans l OPAH Copropriétés des Pyramides. Elles ont des besoins de travaux moindres, les situations sociales y étant moins difficiles et les impayés de charges moins importants que pour les copropriétés en Plan de Sauvegarde. Comme ces dernières, elles sont toutes labellisées par le Conseil Régional et peuvent ainsi bénéficier de subventions aux travaux de la part de cette collectivité. Ville et Habitat octobre

85 Autres interventions Des interventions sur la copropriété de la Résidence du Parc de Petit Bourg à Evry et sur les copropriétés du Canal à Courcouronnes sont également prévues : deux études pré-opérationnelles d OPAH ont été réalisées en 2010, les conventions sont en cours de négociation et pourraient être signées début Les difficultés repérées sur la résidence du Parc de Petit Bourg sont dues principalement au retard pris dans la mise en œuvre de travaux d amélioration de l habitat aujourd hui devenus essentiels, mais par des copropriétaires modestes (près des deux tiers ont des ressources inférieures aux plafonds Anah). Cette copropriété de 500 logements, majoritairement occupés par leur propriétaire, a des valeurs vénales modérées, proches de celles observées sur les Pyramides. En terme de gestion, la copropriété connaît malgré tout une situation plus favorable qu au début des années 2000 grâce notamment à la scission des lots commerciaux intervenue en 2009 et à la forte mobilisation de ses représentants (syndic et conseil syndical). Les impayés sont dorénavant proches de 25% du budget annuel. Sur cette copropriété, les enjeux portent donc sur la réalisation de travaux sur les parties communes (ascenseurs, sécurité incendie, vide-ordure, diagnostic amiante) et les parties privatives, à mener désormais de façon urgente, au risque de voir cet ensemble immobilier se dégrader durablement. Dans le cadre de l Observatoire des Copropriétés menée par la Direction Départementale des Territoires en 2008, sur les 17 copropriétés du quartier du Canal étudiées, 13 furent classées à «fort risque» (soit 72 % des copropriétés identifiées «à fort risque» sur la commune de Courcouronnes) et 2 à «risque» (soit 43 % des copropriétés identifiées «à risque» sur la commune). Une étude pré-opérationnelle d OPAH a été lancée fin 2009 confirmant leur situation préoccupante du point de vue social et économique. La future OPAH Copropriétés du Canal en cours d élaboration aura pour objectifs principaux d aider à la gestion renforcée des copropriétés (information et formation des instances de gouvernance, accompagnement au redressement juridique et financier avant la réalisation des travaux, actions de solvabilisation des copropriétaires), la réalisation d audits techniques, ainsi que l appui aux projets patrimoniaux des propriétaires occupants ou bailleurs. Eléments de bilan L intervention sur les copropriétés en difficultés de l agglomération concerne à l heure actuelle une vingtaine d ensembles et près de logements. Depuis 2006, l activité de financement de travaux réalisés en copropriété est croissante pour l Anah. Sur les 4 dernières années : - à Ris, plus de 1,15 M de travaux subventionnables ont été réalisés sur la copropriété Bontë soit une moyenne de près de /logement. La subvention Anah moyenne est de /logement. - à Evry, 6,2M de travaux subventionnables ont été réalisés dans le cadre des Plans de Sauvegarde ou de l OPAH. 2,75 M de subventions Anah ont été engagés. La moyenne par logement subventionné est de de travaux subventionnables. Au regard de l activité récente sur les copropriétés, plusieurs enseignements ressortent : - la résidentialisation des copropriétés. Il s agit d un des enjeux de l intervention sur les copropriétés, notamment celles situées dans des quartiers sur dalle. Dans le cadre des PRU, des financements permettent de réaliser de tels aménagements. La communauté d agglomération intervient également que se soit sur les espaces publics ou la résidentialisation des ensembles immobiliers qui bordent un espace public traité. Cependant, si ces actions ont un impact positif sur l image d un quartier et concourent à la revalorisation des biens, elles n apparaissent pas prioritaires aux yeux des copropriétaires (ce qui peut refléter un attachement à la structure du quartier, une appréciation de son aménagement). De plus, la résidentialisation d une copropriété nécessite une ingénierie spécifique, un accompagnement du syndicat des copropriétaires permettant de prendre en compte les contraintes juridiques, financières et d organisation de la gestion des espaces. - le développement durable. Les actions en cours, du fait de leur ancienneté, ne priorisent pas les économies d énergie. De plus, la plupart des copropriétés récentes étant reliées au chauffage urbain, les marges de manœuvre à l échelle des copropriétés pour réduire les charges sont plus réduites qu ailleurs. Un groupe de travail s est constitué dans le cadre du PDALPD sur le chauffage urbain et les copropriétés. Ville et Habitat octobre

86 - L opérateur de portage immobiler. Sur les copropriétés des Pyramides, qu elles soient en Plan de Sauvegarde ou en OPAH, Coprocoop a été missionné pour réaliser des opérations de portage immobilier permettant à la fois de proposer une solution de départ aux copropriétaires en difficulté ou récalcitrants, et de réhabiliter les parties privatives des logements. Coprocoop a acquis déjà une dizaine de logements (l objectif dans le cadre du PRU est fixé entre 35 et 50 logements). Cette intervention repose sur un repérage partagé (Syndic, Pact Essonne, Coprocoop) des propriétaires défaillants qu ils soient bailleurs ou occupants. Ce type d action permet de faciliter les prises de décision au sein du syndicat, d améliorer la gestion de la copropriété et de proposer des solutions à des propriétaires en difficulté. Ce type de mission mériterait d être renforcé en volume et en objectif : nécessité d un opérateur foncier pour assurer une restructuration de logements, même si d autres opérateurs HLM ont été approchés (Essonne Habitat sur Edmond Bonté par exemple sur un portage durable). Cela pose la question du financement de cet opérateur, financement assuré uniquement dans le cadre d un PRU en l occurrence pour les Pyramides. - L accession à la propriété. Sur les Pyramides, le Pact Essonne identifie un renforcement de la propriété occupante aux dépens du parc locatif (tendance confirmée par les données FILOCOM). Ces ménages accédants sont structurellement fragiles car endettés. Il peut s avérer difficile pour eux de financer des quotes-parts de travaux. Il faut que les plans de patrimoine prennent en compte cette contrainte et que les syndics soient très réactifs en cas d impayés. En amont, il serait intéressant de pouvoir informer les candidats accédants sur le coût réel d un logement en copropriété. Mais cela supposerait qu il y ait un intérêt pour ces candidats à se rapprocher de la collectivité ou de l ADIL. - Le préfinancement des subventions. La Caisse des Dépôts n assure plus actuellement le préfinancement des subventions. Cela peut freiner les prises de décision des syndicats. Si deux copropriétés ont bénéficié d un préfinancement assuré par la SACICAP «Arcade», ce mécanisme ne peut être étendu du fait des limites budgétaires de cet acteur. - Les impayés. Le PACT ne constate pas d aggravation notable des impayés suite aux travaux. Les syndics semblent réactifs, notamment depuis la menace de l intervention d un mandataire ad-hoc en cas d impayés supérieurs à 25% du budget (création de la loi MOLLE), - Les sessions de Formation / Information portant sur la procédure du plan de patrimoine et sur la résorption de impayés organisées dans le cadre de l OPAH ont répondu à une forte demande des acteurs de la copropriété et notamment des membres de conseil syndical. Autres dynamiques d amélioration Les autres dynamiques d amélioration du parc privé sont faibles ou du moins sont peu encadrés par les financements de l Anah. En 2008 et 2009, seulement 135 logements de propriétaires occupants ont été subventionnés à hauteur de (pour des travaux moyens de ). C est à Ris et Evry que cette activité est la plus importante (50 dossiers sur chaque commune). L activité à destination des propriétaires bailleurs a permis d améliorer 131 logements en 2008 et 2009 dont 104 logements appartenant à un investisseur institutionnel et localisé à Evry (ces logements ont fait l objet d un conventionnement social). Les dossiers de propriétaires bailleurs «classiques» sont rares. A signaler, toutefois, une opération concernant une monopropriété vacante et insalubre à Ris ayant généré des travaux à hauteur de /logement et ayant permis de recréer 14 logements locatifs (5 loyers intermédiaires, 8 loyers sociaux et un loyer très social). Les politiques d orientation de la construction neuve Les communes souhaitent développer la construction neuve de logements et l orienter afin de diversifier l offre et d améliorer la qualité urbaine de l agglomération. Après des années 2000 marquées par la baisse de la construction, avec pour principale exception la ZAC Léonard de Vinci à Lisses qui a permis de livrer 240 logements en , les communes développent à nouveau d importants projets de construction. Ville et Habitat octobre

87 Pˇriode de livraison Projet potentiels moyen et long terme Bondoufle Courcouronnes Evry Lisses Ris Orangis Evry Centre Essonne Rythme annuel estimˇ so Donnˇes communes Ainsi, la programmation fait apparaître une accélération du rythme de développement : si dans les années environ 235 logements par an ont été livrés, ce volume devrait atteindre sur la période , 330 logements. Concernant les logements spécifiques (résidences sociales, Foyers pour personnes âgées, etc.), 150 logements ont été livrés par an entre 2005 et 2009, essentiellement à Evry. La programmation laisse envisager un rythme stable à court terme : 140 logements livrables par an sur la période A moyen terme, à partir de 2013, d importants projets seront développés, dont les principaux sont : - les Portes de Bondoufle, environ logements, - la ZAC des Aunettes à Evry, environ 1 200, - la ZAC Canal Europe, environ 800, - la ZAC EcoQuartier Val de Ris, environ 650 logements (en plus des 150 livrables à court terme), - le renouvellement urbain du Bois Sauvage, environ 450 logements neufs. - la quartier de l Hôtel de Ville à Evry, environ 360 logements. Certes, il s agit là de potentiels, cependant cela indique que les marges de manœuvre pour les communes et l agglomération sont importantes. Cela témoigne également de l ambition des communes et de l agglomération de relancer la production de logements sur le territoire. A travers le PLH, il s agira de définir un rythme annuel d objectif de production. Programmation 2010 hors ANRU Nb logts HLM PLAI PLUS PLS Bondoufle Lisses Ris Orangis Villabˇ Source : DDT Essonne En matière d orientation, les communes souhaitent diversifier l offre de logements. Ainsi sur les opérations livrables à court terme ( ), près de 25 % de l offre est constituée de logement social. Le souhait est également de développer des capacités immobilières en accession sociale à la propriété (des opérations sont en cours à Evry, Lisses et Ris-Orangis) ou des négociations avec les promoteurs sur la typologie des logements et leur mode de commercialisation. Ainsi, la programmation 2010 des aides financières de l Etat prévoit un développement de plus de 280 logements sociaux (dont 90 PLAI) et de près de 200 logements Pass Foncier. A moyen terme, les grandes opérations envisagées permettront de renforcer cette diversité : - l opération des Portes de Bondoufle devrait ainsi comporter une part non négligeable de logements sociaux afin de permettre à la commune de réduire son déficit au sens de l article 55 de la loi SRU. - l écoquartier du Val de Ris permettra également de développer une offre mixte. Sur les 800 logements, sont prévus quelque 170 logements sociaux et 100 logements en accession sociale à la propriété. Pour faciliter l orientation de la construction et du fait de l historique de la ville nouvelle, les communes et l agglomération peuvent s appuyer sur les mécanismes des opérations d aménagement. Elles ont également développé récemment des modalités de négociation avec les promoteurs : par exemple, la ville d Evry a formalisé une charte sur la qualité architecturale et urbaine des constructions. Ville et Habitat octobre

88 Les marges de manœuvre offertes par le marché immobilier Le marché du neuf à Evry Centre Essonne est très contraint économiquement du fait de son attractivité aujourd hui centrée de fait sur les primo-accédants modestes. Toute opération doit reposer sur une maîtrise des coûts : charges foncières, coût de construction, équipement des immeubles, charges liées au logement telles que le chauffage urbain. Il s agit également de développer des formes architecturales attractives, ce qui actuellement correspond à des produits de hauteur modérée (R+4). Le marché du neuf d Evry Centre Essonne, et notamment du centre urbain, souffre d une difficulté à commercialiser les logements en accession : - auprès des salariés. Malgré des communications envers les Comités d entreprise, les promoteurs parviennent peu à capter cette population. Les salariés du pôle d Evry Centre Essonne ne sont pas à l heure actuelle demandeurs de logements sur l agglomération, ou du moins sur le centre de l agglomération. - auprès des locataires HLM. Pour ces ménages, la difficulté est induite par l important effort financier nécessaire lié à l écart entre les coûts de l accession et les loyers acquittés dans le parc HLM. Concernant l investissement locatif, la commercialisation s appuie sur la vision d un marché locatif important et stable. Le pôle universitaire et le pôle économique suscitent des demandes importantes. Du fait des caractéristiques de ce marché, pour atteindre l objectif d attirer des ménages de catégories sociales intermédiaires ou supérieures, plusieurs conditions devront être réunies : - une démarche progressive. Il est nécessaire de mener des projets qui, dans un premier temps, développent des opérations correspondant à l attractivité du territoire. Ce n est que dans un second temps, lorsque les premières opérations neuves auront commencé à modifier la perception de quartiers, de territoires, ou bien en s appuyant sur des éléments valorisés du territoire (bords de Seine, proximité de parc urbain et de gares RER ), que des opérations visant une clientèle plus large pourront être commercialisées. L organisation de cette progressivité devra s appuyer sur une démarche pérenne d échanges sur la commercialisation des opérations neuves. - une démarche Marketing : Evry Centre Essonne souffre d un déficit de communication sur son projet de territoire notamment sur le centre urbain. La communauté devrait mieux valoriser ses atouts (pôle d emploi, pôle universitaire, offre culturelle, gares RER, présence d équipements de proximité ) et surtout ses projets : quel sera le visage de l agglomération et de son centre urbain dans 10, 15 ans? Acheter un logement est un acte d investissement sur le long terme. Il est parfois nécessaire de rassurer les acquéreurs sur l environnement de leur investissement, sur l évolution prévue du territoire. - Travailler sur la maîtrise des coûts. La commercialisation des opérations est actuellement très sensible au prix, du fait des potentialités financières de la clientèle. Cela nécessite de travailler sur une maîtrise des coûts sur toute la chaîne de production : les charges foncières, les coûts de construction, les charges afférentes au logement A travers la définition de normes architecturales et d équipement des logements et immeubles, la collectivité peut générer des surcoûts qui ne pourront être absorbés par le marché. Dans un premier temps, il peut s avérer nécessaire de privilégier les formes urbaines permettant un coût de construction modéré. - Accompagnement du marché de l existant. Des objectifs ambitieux en matière de construction neuve doivent s accompagner d une démarche de remise à niveau du parc existant le plus énergétivore. Sans cela, la construction risque d accélérer la dévalorisation de ce parc. Ville et Habitat octobre

89 L offre de logements spécifiques Ville et Habitat octobre

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91 Les résidences étudiantes Les résidences étudiantes totalisent en théorie plus de logements, soit près de lits 12. Plusieurs types de structures, toutes situées sur la commune d Evry, sont destinées aux étudiants : les résidences gérées par le Crous, ainsi que plusieurs résidences privées. Deux résidences vont compléter à moyen terme cette offre, en 2011 par la livraison d une résidence CROUS de 200 logements, en 2014 par une résidence services gérée par Lamy Résidence de 120 logements. Gestionnaire Nom de la résidence Capacité d hébergement en logements Le Dragueur 109 CROUS Bosquet Renard + ext. Pyramides 349 Aunettes 113 Villa Blaise Pascal 104* ADOMA Blaise Pascal 110* Elsa Triolet 308* Logement Clairière 24 Francilien Aunettes 41* % de la capacité d hébergement/ gestionnaire ARPEJ Saint-Exupéry % Fac habitat Coquibus 125 5% Campus 472 Maisel 27% Clos de la Cathédrale 210 Résidétudes La Cathédrale % Estudines Le Parc 167 Ensemble % * : capacité théorique Cette offre est très différenciée selon le statut et la typologie. Le montant des redevances est ainsi très hétérogène : d un minimum de 130 / mois (moyenne basse de 372 ) à un maximum 930 / mois (moyenne haute de 522 ). 22% 20% 3% Redevances des rˇsidences ˇtudiantes en 2009 CROUS Bosquet Renard + ext CROUS Aunettes Adoma Elsa Triolet CROUS Le Dragueur Adoma Blaise Pascal Maisel Campus Fac Habitat Coquibus Maisel Clos de la Cathˇdrale Adoma Villa Blaise Pascal Arpej St Exupˇry Logt Francilien Aunettes Rˇsidˇtudes Estudines La Cathˇdrale Rˇsidˇtudes Estudines Le Parc redevance minimale redevance maximale 0 Ū 100 Ū 200 Ū 300 Ū 400 Ū 500 Ū 600 Ū 700 Ū 800 Ū 900 Ū Ū 12 ECE, Le logement spécifique sur l agglomération, avril 2009 Ville et Habitat octobre

92 Les résidences du Crous : une offre importante dont la requalification du bâti est en cours ou programmée Le Crous gère ou gèrera en 2011 près de 900 logements dans quatre résidences à Evry : - Le Bosquet aux Renards dans le quartier des Pyramides. Cette résidence bénéficie d un important programme de travaux de restructuration lourde et de résidentialisation. Elle comprend 319 logements dont la remise en location complète doit se faire au printemps La répartition par typologie est la suivante : 148 chambres de 9 m2 comprenant une douche et un WC et partageant une cuisine pour 8 à 9 chambres, 109 studios de 10 à 14 m2, 13 studios de 15 à 19m2 et 49 de 20 à 24 m2 dont 15 sont adaptés à des personnes handicapées. Les redevances seront d environ 270 pour une chambre et comprise entre 300 et 475 pour les studios suivant leur surface. Jouxtant cette résidence, la résidence de l Extension du Bosquet, propriété elle du bailleur Domaxis, comprend 2 T1 de 20m2 et 47 T1bis de 30 m2, pour lesquels un programme de travaux équivalent doit être entrepris à court terme. - La résidence Le Dragueur, située 4 allée Jean Rostand (Centre Urbain), propriété d Icade compte 103 T1 de 18 m2 et 6 T2 de 40 m2. Les loyers, charges comprises, s établissent, en 2009, à 376 pour les T1 et à 460 pour les T2. - La résidence Les Aunettes, propriété de Valophis Habitat, comprend 22 T1 de 20m2 et 91 T1bis de 20 m2 (les T1 bis sont composés de deux chambres partageant une cuisine et des sanitaires). Les loyers, charges comprises, sont en 2009 de 354 pour un T1 et de 286 pour une chambre dans un T1bis. - La nouvelle résidence du Centre Urbain. Construite par I3F, elle ouvrira pour la rentrée universitaire de 2011 et comptera 200 logements dont 50 sont réservés pour le Centre de Formation des Apprentis de l université d Evry et 150 pour le compte du CROUS. Les logements sont essentiellement des T1 d environ 20m2. 10 logements seront adaptés aux handicaps et 12 logements seront destinés à des couples. Les loyers seront compris entre 360 et 470 selon la surface du T1. 75% des occupants des résidences du CROUS étudient sur le site d Evry. Ils ont moins de 26 ans et sont logés pour 5 ans maximum. 44% d entre eux bénéficient d une bourse. Mis à part Orsay, ce taux est plus faible que sur les autres sites du CROUS de Versailles (taux de 47% à Versailles-Saint Quentin, 49% à Cergy, 52% à Nanterre). Concernant l occupation, si le CROUS ne relève pas de difficulté de vacance durant l année universitaire, le turn- over est élevé : 30 à 40% des résidents ne restent pas plus d un an. En particulier, à la fin du premier semestre, de nombreux étudiants quittent leur logement ou leur chambre. Ce turn over est plus élevé que sur les autres sites du CROUS. Les résidences d Evry bénéficieraient ainsi d une moindre attractivité que d autres sites du CROUS de Versailles. Face à ce constat, différentes actions sont menées : - des actions «commerciales» : o développement de convention avec les structures d enseignement supérieur (Section BTS ou Classes Préparatoires des Lycées, Grandes Ecoles ), Plus d une centaine de places sont ainsi réservées sur le site d Evry. o développement de logements loués à la nuitée ou à la semaine, notamment à destination des stagiaires et apprentis. o Remise en décence de nombreux logements : résidence du Dragueur et des Aunettes - des actions d amélioration du bâti : restructuration et résidentialisation de la résidence du Bosquet aux Renards (financées par le CNOUS et le CROUS pour le bâti et par le conseil régional pour la résidentialisation), construction d un bâtiment BBC pour la nouvelle résidence du Centre Urbain, réhabilitation de la façade du Dragueur programmé en 2011, résidentialisation du site des Aunettes en des actions d amélioration de la gestion : création d une loge pour l accueil des résidents, surveillance par des gardiens de jour comme de nuit et le WE Le CROUS de Versailles estime aujourd hui que les besoins en logement social étudiant sont couverts sur le site d Evry. En particulier, tous les boursiers demandeurs d un logement se voient proposés un logement ou une chambre par le CROUS. Ville et Habitat octobre

93 Les résidences étudiantes d Adoma : une offre récente mais plus onéreuse. Trois résidences d Adoma comptant plus de 520 places, hébergent des étudiants même si leur «public» visé est plus large. En effet, cette offre d hébergement pour étudiants est désormais marginale (17% du total des résidents ont un statut étudiant), alors qu elle avait été conçue à l origine pour l accueil de ce public en lien avec la construction du pôle universitaire en centre urbain. - Elsa Triolet, aux Aunettes. Cette résidence sociale compte 306 places en studio ou T1 bis et 25 appartements. Elle a été construite à la fin des années 1990, sous un statut de foyer puis transformée en résidence sociale. 50% des résidents sont étudiants, les autres sont des jeunes en insertion professionnelle ou des familles monoparentales. Cette résidence sociale est jugée attractive dans le contexte du patrimoine d Adoma. Malgré quelques conflits de voisinage, cette résidence vit bien. Le taux de rotation est très faible. - Villa Blaise Pascal : 104 studios de 21m2. Cette résidence, construite en 1991, est de statut foyer conventionné à l APL. 80% des résidents sont étudiants. D importants travaux d isolation thermique sont prévus à court terme. - Résidence Blaise Pascal : 110 places. Cette résidence a été construite en 1987, elle est de statut foyer conventionné à l APL. Les places sont réparties dans des chambres, des studios ou des T1bis en colocation. 50% des résidents sont étudiants. La population logée dans ces foyers est autonome. Adoma ne note pas de difficulté d occupation si ce n est sur la résidence Elsa Triolet où des impayés et des conflits de voisinage sont identifiés. 50% des résidents quittent les foyers au bout d un an. Ce turn-over est plus faible sur la résidence Elsa Triolet (du fait de situations sociales plus difficiles). Aucune vacance n est repérée. En effet, il n y a pas de difficultés de commercialisation ; au contraire, Adoma gère une liste d attente. Des conventions ont été notamment contractualisées avec des écoles, des instituts de formation : CNAM, INT, IEE La clientèle de ces résidences n est pas locale et provient généralement de province, des DOM-TOM voire de l étranger. Les résidences privées : un fort développement Plusieurs résidences privées ont été développées récemment : - «Fac Habitat» à la limite entre Centre Urbain et Aunettes, Cette résidence compte 88 T1 meublé de 20 à 26 m2, 33 T1bis meublés de 30 à 34 m2 et 4 T2 meublés. - «Résidétudes- Les Estudines» gère deux résidences : o La résidence du Parc, aux Aunettes dispose de 167 places. Les loyers des logements o meublés sont compris entre 450 et 930. Les «Jardins de la Cathédrale». Elle compte 138 logements dont les loyers s échelonnent entre 580 et 860 /mois. - les résidences de la Maisel, qui logent exclusivement des étudiants de Telecom Sud Paris, implantée aux Epinettes, et qui sont situées dans ce quartier ainsi qu en centre urbain (Clos de la Cathédrale) ; la Maisel gère ainsi 720 logements. Une nouvelle résidence-services sera livrée pour la rentrée 2014 construite par Nexity-Féréal et gérée par Lamy Résidences, qui comprendra 120 T1-T1 bis pour étudiants et chercheurs. Les Foyers de travailleurs migrants On recense 3 foyers pour travailleurs migrants dans l agglomération d Evry Centre Essonne. Tous sont situés à Evry et correspondent à une capacité totale de près de 600 logements, soit 620 lits. Les tarifs moyens mensuels vont de 234 pour une chambre à 312 pour un studio. Le FTM Les Miroirs d ADOMA est situé aux Pyramides. Ce foyer a été construit en 1975, il compte 252 chambres individuelles de 7,5 m2 réparties en unité de vie (12 chambres, cuisine, sanitaire), 15 Ville et Habitat octobre

94 chambres de plus de 15m2 et 2 studios. Les redevances sont de 267 pour les chambres. Cette structure connaît des problèmes de sur-occupation, estimée entre 30 et 50 personnes. Les résidents sont originaires du Maghreb, de l Afrique noire et de l Europe. 40 % d entre eux ont plus de 56 ans. La sécurisation des accès, le gardiennage et la vidéosurveillance ont permis de limiter l insécurité cyclique due, essentiellement, à des personnes extérieures. Deux tiers des résidents gagnent moins de 650 /mois (retraités, Rmistes, chômeurs). La rotation est faible : de 20 à 30 sorties par an en majorité pour décès ou retour au pays. Les entrants ont des revenus faibles et sont originaires du sud francilien. L enjeu concernant ce foyer est double : sa restructuration voire sa démolition, et l accompagnement des résidents âgés. L option d une restructuration qui s avèrera très lourde se heurte à trois difficultés majeures, voire rédibitoires : la présence d amiante, la nécessité de réaménager la dalle en lien avec le projet urbain des Miroirs, et surtout son coût important (entre 10 et 15 M ). Le FTM Victor Hugo de l ADEF compte 160 chambres à 1 lit. L offre se compose de chambre de 13m2. Un quart des résidents perçoit une allocation en tiers payant. L occupation est variée : étudiants, salariés, Rmistes, mais les salariés restent majoritaires. 50% sont français. La population migrante représente encore 50% des résidents, mais seulement 20% d entre eux travaillent, les autres sont chômeurs, retraités Ce foyer fait l objet depuis 2009 d une réhabilitation complète en deux tranches de travaux et d une restructuration à offre constante. RSIF, filiale du Groupe 3F et propriétaire, l ADEF, son gestionnaire, l Etat, le Département et la commune ont travaillé sur un nouveau projet de gestion de cette future résidence sociale, satisfaisant davantage les attentes de la commune, notamment en matière de diversification de l offre et du mode d attribution des futurs logements réhabilités. Le FTM Soljénitsyne de l ADEF compte 174 chambres de 1 lit, et quelques chambres de deux lits. Les résidents sont principalement des salariés (surtout du BTP). La durée d hébergement est longue : 62% des résidents y résident au minimum 2 ans. Seuls 25% des résidents séjournent entre 6 et 12 mois. Cette résidence est également confrontée à la tendance au vieillissement et nécessitera une intervention importante à court terme (restructuration en résidence sociale). Les résidences sociales et l hébergement pour les publics en difficulté 4 structures à Evry accueillent les publics en difficulté. La capacité d accueil totale est de 34 logements soit 75 lits. Gestionnaire ADOMA Bleu Nuit Foyer d Action Educative Statut Nb logts Nb places RS Type hébergement Chambres à 1 ou 2 lits et 2 F4 Chambres à 2 lits dont 2 urgence Association pour les 13 en hôtel et 5 CHRS femmes en difficulté appartements Unité Educative d Hébergement 1 1 Studio diversifié Source : ECE, Le logement spécifique sur l agglomération, avril 2009 RS : résidence sociale CHRS : Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale Résidents/ Public Femmes avec enfants, salariées ; forcément originaires d Evry ou de Courcouronnes Jeunes de 13 à 17 ans de la PJJ, originaires de l Essonne ou de l IDF Femmes avec enfants, originaires de l Essonne Jeunes âgés de moins de 21 ans Hébergement de 6 mois renouvelable 1 an. La résidence sociale gérée par Bleu Nuit a été créée en 1993 par Adoma dans le quartier des Champs Elysées. Elle dispose de 27 places dans des chambres, studios ou appartements. Elle accueille des personnes en rupture d hébergement. Cette résidence fonctionne selon un mode de gestion concerté entre ADOMA, Bleu Nuit, la commune et le Département. La durée de séjour est Ville et Habitat octobre

95 comprise entre 6 mois et un an. Cependant, des travaux mineurs de réhabilitation de cette résidence, pourraient être engagés à cour terme. Enfin, il existerait également entre 130 et 150 appartements HLM, mais aussi privés, situés à Evry et Courcouronnes qui sont loués par des associations à un public en difficulté, soit en baux glissant, soit en sous-location. Le recensement précis de cette offre sociale, voire très sociale sur ces deux communes dans des quartiers déjà pourvus, devra être mené. Ville et Habitat octobre

96 Les structures pour personnes âgées L agglomération Evry Centre Essonne dispose également de huit maisons de retraite d une capacité de 600 lits environ. Elles sont implantées à Evry, Ris, Bondoufle et Lisses. Ces maisons proposent à la fois des chambres médicalisées et des logements pour personnes autonomes. Evry Résidence Statut Nb logts Le Petit Bois MR 71 Rameau FL 73 Nb lits Médicis MR lits Les Tisserins MR 82 Type hébergement chambres à 1 ou 2 lits studios, 2 apparts, 1 lit urgence chambres à 1 ou 2 lits Résidents / Public / origines conventt dépendants, valides ou semi valides. Originaires de l Essonne Valides ou semi valides. Originaires de l agglomération Alzheimer. Valides ou semi valides Originaires de l Essonne et en priorité de l agglo. Ménages aisés (1 400 / ) 1er stades Alzheimer et autres dépendances. Valides ou semi valides Originaire diversifiée APA, APL, AS APA, APL, AS, AL APA, APL APA, APL, AS Ris- Orangis Thémis Château Dranem MR Le Manoir MR chambres individuelles. chambres individuelles Les jardins chambres Bondoufle MR de Cybèle individuelles, Lisses Le Béguinage FL studios Ensemble MR : maison de retraite FL : Foyer Logement Source : ECE, Le logement spécifique sur l agglomération, avril 2009 Valides ou semi-valides ou dépendants (15 lits pour Alzheimer) Origine diversifiée Alzheimer et Parkinson, valides ou semi-valides Originaires de l agglo et en priorité de Ris-Orangis Origine diversifiée 50% originaire de l agglomération APA, APL, AL APA, APL, AS APA, AL APA, AL Ville et Habitat octobre

97 Les structures pour personnes handicapées 6 établissements pour des personnes handicapées se trouvent dans l agglomération, à Evry et Courcouronnes. Ils représentent une capacité d accueil de 224 logements, soit 252 lits environ. Résidence Statut Le Village FH 30 Nb places Type hébergement chambres individuelles et 1 appart. Résidents/ Public/ origines Handicap mental, moteur Salariés ou âgés Originaire de l Essonne Conventt AAH, PI Evry Courcouronnes Adep Jean-Paul Centre Léopold Bellan Monique Mèze L'Orée du Bois MAS et foyer de vie Institut Médico Educatif 40 studios 60 FH 24 MAS 60 MAS en internat et 10 en externat chambres à 1 ou 2 lits Ensemble 252 FH : Foyer d hébergement MAS : Maison d Accueil Spécialisée Source : ECE, Le logement spécifique sur l agglomération, avril 2009 Personnes handicapées vieillissantes Originaires d IDF Jeunes de 11 à 14 ans (maximum 20 ans) Handicap mental, moteur Jeunes salariés ou sans emploi aptes à travailler Originaire de l agglo et de l Essonne Sclérose en plaques (seul spécialisé d'idf) Longs ou courts séjours Originaires d IDF séjour permanent uniquement AAH, PI AAH, AS AAH Ville et Habitat octobre

98 L habitat et l accueil des gens du voyage Les équipements existants Dès le milieu des années 1990, trois aires d accueil ont été aménagées, dont deux par la Communauté d Agglomération et l une par la commune de Ris-Orangis : - l aire de Courcouronnes : aire de 25 places de court séjour. Sa réhabilitation est inscrite au schéma départemental d accueil des gens du voyage. Sa gestion de qualité a porté ses fruits puisque cette aire, en service depuis 1997 est la plus vieille aire d accueil de court séjour de l Essonne encore en fonctionnement. - l aire de Lisses : aire de 25 places de court séjour. Cette aire, suite à des occupations illicites a été totalement détruite et fermée officiellement en 2001(caravanes en stationnement illicites évacuées mi 2007). Dans l attente de sa reconstruction prévue au titre du schéma départemental, l accès à l aire a été condamné. - l aire de Ris Orangis : aire de 27 places de long séjour. Cette aire aménagée et gérée en son temps par la commune de Ris Orangis, a été totalement détruite suite à des occupations illicites et est fermée officiellement, mais à nouveau réoccupée Un terrain de grand passage, à Lisses, a été aménagé par l Etat en Il a une capacité de 200 places. Ce terrain est géré par une association qui intervient pour le compte de la préfecture («Le Rocheton»). Les besoins et objectifs Le schéma départemental d accueil des gens du voyage a été approuvé en janvier Dans le périmètre de la Communauté d Agglomération, il préconise la réalisation ou le réaménagement de 97 places. Dans le cadre de la solidarité intercommunale, il a été décidé de ne pas aménager d aire à Evry et d intégrer le déficit de places dans les aires à aménager ou à réhabiliter sur le territoire des quatre autres communes. Ce sont donc 4 aires de 24 places environ chacune qui sont à aménager ou réhabiliter, sur ces 4 communes. En conséquence, les conseils de communauté des 4 décembre 2006 et 15 janvier 2007 ont adopté à l unanimité le programme suivant : Localisation Aires de passage (nombre de places) Bondoufle 24 Courcouronnes 25 Lisses 25 Ris Orangis 23 Communauté d agglomération 97 Exception faite de la CAF qui n a pas encore notifié les subventions, l ensemble des subventions sollicitées auprès de l Etat, du Conseil Régional et du Conseil Général a été accordé. Chaque aire est constituée de places de 100 m² desservies chacune par un wc et une douche. Un local d accueil/local technique est prévu dans chaque terrain et un espace de détente aménagé. Une place PMR est prévue dans chaque terrain. Compte tenu d une part, du parti d aménagement retenu (individualisation des sanitaires, taille des places) et d autre part, des difficultés à imposer des temps de stationnement limités, les aires ne sont pas spécialisées en fonction du temps de séjour. Ville et Habitat octobre

99 Le choix du regroupement appartient aux familles, il se fait spontanément, en fonction des affinités. Cette organisation est apparue comme le moyen pertinent pour limiter les conflits. Pour atteindre l objectif du schéma d accueil, il est prévu le lancement en 2011 des travaux concernant l aire de Lisses, de celle de Bondoufle pour une livraison en 2012, et des études de réaménagement de celles de Courcouronnes et de Ris Orangis. Les politiques visant à améliorer le logement des ménages les plus en difficulté Le Plan Départemental d Actions pour le Logement des Plus Défavorisés (PDALPD) de l Essonne, valable pour la période , organise trois axes d intervention : - la priorisation de l accès des ménages en difficulté à un logement à travers l accord collectif départemental, - le développement des possibilités de trajectoires résidentielles pour les ménages en difficulté économique ou sociale : développement de logements très sociaux, développement de structures d hébergement diversifiées - le renforcement de l accompagnement des ménages que se soit dans une problématique d accès ou de maintien. Certains objectifs du PDALPD sont spécifiquement déclinés par EPCI et donc sur Evry Centre Essonne : - Accord collectif : cet accord vise à prioriser l attribution de logements HLM à 900 ménages en cumul de difficultés économiques et sociales. L objectif sur le territoire d Evry Centre Essonne est de 135 ménages, soit 15% de l objectif départemental 13. Cependant, ces objectifs ne sont pas définitifs, le dispositif, en cours de négociation avec les bailleurs sociaux, devant être expérimenté en PLA I : l offre locative sociale produite doit intégrer entre 15 et 20% de PLAI sur le territoire de l agglomération. Ce pourcentage tient compte de l importance de l offre sociale présente sur l agglomération. De plus, sur 5 ans, 5 PLA I purs doivent être développés. Afin de mieux répondre aux besoins des ménages en difficulté économique et sociale, le PLH d Evry Centre Essonne devra prendre en compte le PDALPD et pour cela aborder certaines thématiques : - la priorisation de l accès à l offre locative sociale. Le PLH doit permettre, ou du moins faciliter, la coordination des objectifs et contraintes de chaque réservataire HLM. Tout objectif de diversification du peuplement doit prendre en compte les objectifs du DALO et de l accord collectif départemental (ACD). - le développement de l offre très sociale. Si l agglomération se caractérise au sein du département par l importance de l offre de logement social et de structures d hébergement, il apparaît souhaitable de poursuivre le développement de cette offre selon un enjeu de diversification de l offre sociale pour mieux organiser les parcours résidentiels sur l agglomération, pour améliorer la mixité urbaine. La programmation de la construction neuve ou de la reconversion d une offre déjà existante, prévue dans le PLH, devra prendre en compte cet objectif. - l amélioration de l accompagnement des ménages à l accès. Certains bailleurs notent des difficultés qui perdurent à mobiliser des mesures d accompagnement social lié au logement suite à une attribution à un ménage connaissant des difficultés économiques et sociales. - l amélioration de l accompagnement au maintien. Concernant les problématiques de maintien, les mesures d ASLL ne sont pas totalement consommées. Il conviendrait de renforcer le repérage des ménages en difficulté pour se maintenir dans leur logement. Les commissions locales inter-partenariales des aides financières pourraient être ce support. 13 En 2009, 73 attributions priorisées dans le cadre de l accord collectif ont eu lieu sur le territoire de l agglomération, ce qui représente 15% des attributions départementales. Ville et Habitat octobre

100 Les autres dynamiques Ville et Habitat octobre

101 La dynamique économique et les mobilités domicile-travail Un pôle d emploi important et croissant à l échelle du Sud Francilien L agglomération d Evry Centre Essonne est un centre économique à l échelle du sud francilien. Selon le RGP, en 2006, emplois y étaient situés, soit 15% des emplois de l Essonne. Ce pôle continue de croître : il ne comptait que emplois en Il se concentre fortement sur la ville d Evry ( emplois). L agglomération possède un tissu économique riche et diversifié, au cœur d un bassin de vie en plein essor de habitants et emplois, le Centre Essonne. Son dynamisme économique repose sur la présence de multinationales industrielles comme la SNECMA ou ARIANESPACE ou du secteur des services (ACCOR, CARREFOUR, SOFINCO) qui y ont implanté leur siège et leurs centres administratif ou opérationnels. Ces leaders s appuient sur un socle dense et varié de TPE et de PME-PMI qui constituent le socle de son tissu économique aux cotés des grands groupes. Evry Centre Essonne offre 680 hectares de parcs d activités et m² de bureaux qui accueille quelque établissements publics et privés. La crise qui frappe l économie mondiale depuis 2008 a cependant fragilisé le tissu économique de l agglomération : bien qu on compte relativement peu de fermetures d entreprises et que le niveau de créations d entreprises soit toujours très dynamique, de nombreux emplois ont été détruits sur le territoire depuis 2 ans, en particulier dans les secteurs du commerce et la distribution, de l électronique, de l informatique et dans le secteur du bâtiment. Caractˇristiques des Evolution Ratio CSP + / emplois depuis 1999 CSP - Bondoufle % 1,03 Courcouronnes % 1,21 Evry % 1,44 Lisses % 1,19 Ris Orangis % 0,90 CA Evry Centre Essonne % 1,28 Villabˇ* % 0,66 CA Seine Essonne % 0,96 CA du Val d'orge % 0,72 CA Lacs de l'essonne % 0,84 CA Cergy Pontoise % 1,24 CA Saint Quentin % 2,17 Essonne % 1,09 IDF % 1,26 Source : RGP 2006, INSEE (*2007 pour Villabˇ) Le pôle d emploi de l agglomération continue de croître (+ 6%) mais sa croissance est depuis les années 2000 moins forte que sur le département, les agglomérations voisines et surtout les deux autres agglomérations Ville nouvelle. Le pôle d emploi d Evry Centre Essonne présente une forte proportion de cadres (24,1%) et de professions intermédiaires (30,5%). A l échelle départementale, ces taux sont respectivement de 22,1% et 27,7%. Depuis 1999, ce sont ces catégories d emplois qui se sont le plus développés. Le pôle d Evry proposerait ainsi des emplois qualifiés dans le secteur tertiaire, emplois qualifiés qui se développent fortement. Ce constat est particulièrement vérifié concernant le tissu économique de la commune d Evry : 26,4% de cadres en 2006 pour une proportion de 24% en Le ratio CSP + / CSP du pôle d emploi d Evry Centre Essonne est ainsi très élevé. Il est comparable à ce que l on observe à Cergy. Il demeure toutefois fortement inférieur à celui de Saint Quentin. L agglomération d Evry compte plus d emplois que d actifs résidant ayant un emploi (48 750). Tissu économique et recherche Evry Centre Essonne est également un espace dédié à la recherche, à l innovation et à la formation grâce à la présence de l Université d Evry-Val d Essonne, de GENOPOLE, de Télécom & Management Sud Paris (ex INT), de l Ecole Nationale Supérieure d Informatique pour l Industrie et l Entreprise (ENSIIE) et de la Faculté des Métiers auxquels s ajoutent des centres de formation privés intervenant dans des domaines variés. Ville et Habitat octobre

102 Ainsi, Evry Centre Essonne constitue un point d ancrage intéressant pour de nombreuses entreprises qui disposent d un vivier de compétences sur place par la présence d un pôle d enseignement professionnel et d enseignement supérieur dynamique et structuré offrant des formations initiales et continues. Au total, ce sont plus de 350 formations qui sont proposées. Quatre pôles de compétitivité intègrent l agglomération dans leur périmètre. Deux d entre eux sont des pôles de compétitivité mondiaux : MEDICEN PARIS REGION (santé, biotechnologie), SYSTEM@TIC PARIS REGION (optique, logiciel, électronique). Les deux autres pôles de compétitivité sont des pôles à vocation mondiale : MOV EO (automobile et transports collectifs) et CAP DIGITAL PARIS REGION (TIC, technologies des contenus numériques). L agglomération est située dans le cône de l innovation qui va de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée à Saint Quentin en Yvelines en passant par le plateau de Saclay. Par ailleurs, des pépinières et hôtels d entreprises ainsi que des incubateurs sont installés sur le territoire. Ils hébergent des créateurs d entreprises innovantes (mais aussi des activités plus traditionnelles) qui ont vocation à enraciner leur réussite sur le territoire après leur sortie de ces structures adaptées au démarrage de leurs activités. Un pôle d emploi générant d importants flux de proximité et des flux régionaux pour les postes les plus qualifiés Lieu de rˇsidence des actifs ayant un emploi dans l'agglomˇration en 2006 (RGP) Province Val de Marne Reste Ile de France Paris Reste Essonne CA Evry Centre Essonne Les principaux flux générés par le pôle économique de l agglomération sont des flux de proximité : 30% des actifs travaillant dans l agglomération y résident, 41% habitent dans une autre commune de l Essonne. Les flux régionaux sont moins importants mais se développent depuis 1999 : 9% des actifs sont des habitants de Paris ou du Val de Marne, 17% des habitants d un autre département francilien. On observe une forte corrélation entre le lieu de résidence des actifs et la qualification du poste occupé : plus de 85% des postes de cadre sont occupés par un actif résidant hors de l agglomération, cette proportion n est que de 64% pour les postes d ouvriers et 56% pour les postes d employés. Lieu de rˇsidence des actifs Catˇgories socio-professionnelles des emplois exercˇs dans l'agglomˇration Artisans Cadres Professions Intermed. Employˇs Ouvriers CA ECE 38% 14% 28% 44% 36% Reste Essonne 36% 38% 44% 40% 42% Grande Couronne 11% 15% 14% 10% 10% Paris 5% 14% 3% 1% 2% Reste Petite couronne 5% 9% 3% 2% 3% Val de Marne 3% 7% 4% 2% 4% Province 2% 4% 3% 2% 2% Ensemble 100% 100% 100% 100% 100% Source : RGP INSEE Ville et Habitat octobre

103 Le poids grandissant des actifs travaillant hors de l agglomération Lieu de travail des actifs de l'agglomˇration ayant un emploi Province Reste Ile de France Val de Marne CA Evry Centre Essonne Même si l agglomération compte plus d emplois que d actifs, la part des résidants travaillant en dehors de l agglomération est importante et se renforce depuis Les flux des actifs habitant l agglomération s étendent à l échelle régionale : si 37% travaillent dans l agglomération, 36% travaillent dans le centre de l Ile de France ou dans un département de grande couronne hors Essonne. Paris Reste Essonne Là encore, pour les catégories socioprofessionnelles les plus élevées, professions intermédiaires et surtout cadres, on observe une plus forte déconnexion lieu de résidence / lieu de travail : seulement 61% des professions intermédiaires et 52% des cadres résidant dans l agglomération travaillent sur ce territoire ou en Essonne. Cette proportion est de 66% pour les ouvriers et de 68% pour les employés. L agglomération dans les mobilités : les déplacements La facilité des déplacements et des liaisons avec l ensemble de l Ile de France est l'un des principaux atouts de l'agglomération d'evry Centre Essonne. Dès l'origine de la Ville Nouvelle, par la conception d infrastructures de transport dédiées, s'est affirmée une volonté forte de faire coexister différents modes de transport. Aujourd'hui, l'action de la communauté d'agglomération vise à développer une politique en faveur du développement durable incitant au report modal vers des modes alternatifs à la voiture. Les transports en commun La ligne D du RER, avec 6 gares SNCF, dessert l'agglomération et permet une interconnexion avec la ligne C à Juvisy. L agglomération est ainsi directement reliée à la Gare de Lyon (30 min) et à Châtelet les Halles (35 mn). Le réseau de bus est exploité par la SAEM TICE dont la communauté d agglomération est actionnaire principal. Il a une vocation de desserte locale : 17 lignes desservent les 5 communes de la Communauté d'agglomération et 15 d autres communes de territoires voisins. Il est également connecté au réseau d armature départementale et à certaines gares des lignes C et D du RER. Ce réseau de bus offre un service de qualité en termes d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, de sécurité et de confort d'attente pour les voyageurs. Il bénéficie en effet d'un site propre d une longueur de 15km exclusivement dédié aux transports collectifs et assure une desserte régulière et rapide de l'ensemble des quartiers d'habitation, des équipements et des parcs d'activité de l agglomération. Principal site multimodal sur le territoire avec ses deux gares routières urbaine et interurbaine, sa gare SNCF, son parc-relais, sa station de taxis, le pôle d'evry-courcouronnes Centre a bénéficié dans le cadre du Plan de Déplacements Urbain d'ile de France d'une réhabilitation complète qui a permis notamment de créer une agence locale de mobilité, l'agence Bus Centre Essonne. Adapter l'offre de transport aux besoins des acteurs économiques et aux habitants est l'une des priorités de la Communauté d'agglomération, pilote d'études associant les différents partenaires concernés. Cette démarche se concrétise par l'élaboration de Plan de Déplacements Inter Entreprise Ville et Habitat octobre

104 (PDIE) en partenariat avec les entreprises qui souhaitent améliorer les conditions d'accessibilité de leur site ou proposer à leurs salariés des solutions alternatives à la voiture pour leurs déplacements. Enfin, désireuse de faciliter l'accès de son territoire à l'échelle régionale, la Communauté d'agglomération porte localement des projets structurants de transport collectif tels que la liaison en tramtrain Massy-Evry, la réalisation d un transport en commun en site propre sur la RN7 afin de créer une liaison Orly Evry - Corbeil et l'évolution technique et fonctionnelle de la ligne TICE 402. Le stationnement La Communauté d'agglomération contribue aux objectifs régionaux de valorisation des transports collectifs et des modes doux et d'amélioration des conditions de déplacements en proposant aux automobilistes une offre adaptée de stationnement qui favorise le rabattement vers les principaux pôles d'échange. Ces parcs-relais desservant les gares d'evry-courcouronnes Centre, Evry Bras de Fer Genopole, Evry Val de Seine, Orangis Bois de l'epine offrent un accès direct au réseau Transilien tout en proposant, pour la plupart, différents services tels que des stationnements vélos sécurisés. Les modes doux (piétons et cycles) Fin 2004, la Communauté d'agglomération a approuvé son schéma directeur des circulations douces. Conçu en concertation avec les différents partenaires associatifs et institutionnels de l'agglomération, et après une phase de révision pour s adapter aux projets urbains émergeant sur le territoire, il doit à terme aboutir à l'aménagement d'un réseau de 110 km de liaisons douces maillé avec les réseaux départemental, régional et local. Dans le but de promouvoir l'usage du vélo sur son territoire, la collectivité souhaite également développer à court terme des dispositifs vélos adaptés aux besoins de ses habitants, salariés et étudiants. Les équipements Grâce à son passé de ville nouvelle, l agglomération d Evry Centre Essonne bénéficie de la présence de nombreux équipements sur son territoire : - enseignement (Collèges, lycées, université et écoles supérieures) - petite enfance (crèches familiales et collectives : 400 places à Evry, 130 à Ris, 120 à Courcouronnes ) - commerciaux (Evry 2 et des centres commerciaux de quartiers) - culturels (théâtre de l Agora, Centre Culturel de Ris Orangis, Salle Le Plan à Ris, 8 bibliothèques de quartier, trois conservatoires, 2 cinémas, centre de conférences internationales Genocentre ) - sportifs (4 piscines, une patinoire, nombreux terrains de sports), - sanitaires (hôpital Sud Francilien) Elle est également l agglomération Préfecture du département de l Essonne avec, entre autres services et équipements : la Préfecture, les directions départementales des services de l Etat, le conseil général, la cité judiciaire, la chambre de commerce et d industrie, la chambre des métiers, la banque de France. S il n y a pas de déficits majeurs constatés, pour chaque projet de construction de logements à l échelle d un quartier (Dock des Alcools, Portes de Bondoufle, Hôpital, Rouillon, Porte de Bondoufle), la réflexion sur les logements devra s accompagner d une réflexion sur les besoins générés en équipements de proximité notamment concernant la petite enfance et l enseignement primaire et l activité commerciale. Ville et Habitat octobre

105 La politique d urbanisme et d aménagement L agglomération dans la région francilienne Le projet de SDRIF Le projet de SDRIF, adopté par le conseil régional en 2008, considère l agglomération comme un pôle moteur à dynamiser. Cela se concrétise par des projets en matière de transports collectifs (la liaison Evry Massy), par des objectifs de renforcement du pôle économique et universitaire d Evry et, enfin, matière d habitat, par l insertion de l agglomération dans le secteur d implantation privilégié du logement. Pour accueillir ses logements, le projet de SDRIF identifie sur l agglomération plusieurs secteurs dont la destination des sols pourrait évoluer, soit par extension urbaine ou par densification préférentielles. Concernant l extension, plusieurs territoires sont concernés : - à Bondoufle, le secteur des Trentes Arpents et la zone sud-est du golf (la Grande Brèche), - à Ris-Orangis, le bois de l Epine, - à Lisses, une partie du plateau agricole en continu du front urbain existant, - à Villabé, le secteur des Cornuts. Concernant la densification, sont identifiés dans le projet de SDRIF : - les secteurs situés à proximité des gares RER desservant le territoire (Orangis-Bois de l Epine, Evry Courcouronnes Centre, Bras de Fer, Ris, Villabé), - les secteurs du centre urbain d Evry notamment vers le Rouillon (Aguado), - les abords de la RN 446 à Courcouronnes. En matière de statut des logements, l agglomération, du fait de son fort équipement en logements sociaux, n est pas intégrée dans le secteur «réduire un déficit global en logement social». En effet, l objectif à terme pour ce territoire est un taux de 30% de logements sociaux, taux qui est aujourd hui dépassé (35%). Enfin, l agglomération est considérée comme un secteur à enjeux de renouvellement urbain. Ville et Habitat octobre

106 Le projet du Grand Paris Evry Centre Essonne est incluse dans le territoire de projet «Sud francilien». Le projet du Grand Paris consiste sur ce territoire à favoriser l émergence d un pôle dans les domaines de la santé, de la pharmacie et des biotechnologies. Concernant les transports, thème sur lequel se focalisent les premiers débats liés à ce projet, l agglomération n est pas impactée directement. Que se soit dans le cadre du double-huit ou d Arc Express, il n est pas prévu de desserte directe d un territoire situé en deuxième couronne francilienne, sauf pour le territoire de Saclay. Ville et Habitat octobre

107 Le mode d occupation des sols Communauté d agglomération d Evry Centre Essonne L agglomération d Evry Centre Essonne est un territoire fortement urbanisé dans le contexte de la seconde couronne francilienne. En 2008, selon l IAURIF, 49% de sa surface est bâtie. Cette proportion n est que de 44% à Cergy Pontoise et de 40% à Saint Quentin en Yvelines. Les espaces ruraux sont «limités» et représentent moins d un tiers de la surface totale. Lisses concentre près de 40% de ce type d espace (Bois, champs, rivières, lacs). Courcouronnes et Evry en sont quasiment dénués. L espace urbain est densément occupé : à l échelle des 6 communes, 85 personnes (employés ou habitants) occupent un hectare urbanisé. Cette densité est similaire à ce que l on observe à Saint Quentin en Yvelines et supérieure à celle de Cergy Pontoise (76 personnes / ha urbanisé). Cette moyenne cache une très forte densité à Evry (176), très forte densité que l on ne retrouve sur aucune autre commune de seconde couronne et sur peu de communes de première couronne. Les autres communes présentent une densité comprise entre 40 et 75, «densité classique» pour ce type de territoire. L espace urbain est à forte dominante habitat : 43 % de l espace urbain construit est consacré à de l habitat individuel ou collectif. Sur les autres ex-villes nouvelles, cette proportion est cependant plus élevée : 48% à Saint Quentin, 54% à Cergy. En effet, ce qui caractérise l agglomération est la forte présence des activités (24% de la surface). En termes d évolution, on constate depuis 1999, une forte croissance de l espace urbain construit (+8% soit +160 hectares) aux dépens de l espace rural. Cette croissance s est faite au bénéfice des activités (+14%). Sur les autres ex-villes nouvelles, la croissance de l espace urbain est portée par les activités et par l habitat. Ville et Habitat octobre

108 Evry Mode d occupation des sols 14 La ville d Evry est la plus dense de l agglomération. L espace urbain construit a une surface estimée à 526,65 ha en 2008 et permet d accueillir environ habitants et employés soit une moyenne de 176 personnes par hectare. En 1999, cette même densité était estimée à 175 personnes par hectare. Elle dispose également de la plus grande proportion d espace urbain non construit grâce à ses nombreux parcs urbains (Coquibus, Loges, Fabre ). En matière d habitat, l habitat individuel pèse pour 42% de la consommation foncière Depuis 1999, l espace urbain construit a crû de 19 hectares soit une progression de 4%. Cette progression s est produite au détriment de l espace urbain non construit. Elle a surtout bénéficié aux équipements et à l habitat collectif. Politique d urbanisme et politique foncière Evry est doté d un PLU récent, approuvé le 2 avril Le Plan d Aménagement et de Développement Durable définit trois orientations : - affirmer la place et le rôle d Evry comme point fort d ancrage du développement régional, renforcer l attractivité de la ville, - améliorer et faciliter la vie quotidienne dans la ville et dans les quartiers, - inscrire l avenir du territoire dans un développement équilibré et durable. 14 Toutes les données ainsi que les cartes sont issues du MOS 2008 et 1999 développé par l IAU IdF Ville et Habitat octobre

109 En matière d habitat, plusieurs objectifs en découlent : - rééquilibrer l offre d habitat et rétablir les équilibres sociaux à l échelle de la ville. Cela suppose de coordonner trois volets d intervention : réhabilitation du parc social et maîtrise de l évolution du peuplement, requalification des copropriétés, valorisation des espaces publics, des commerces, des stationnements. - poursuivre et intensifier les actions de réhabilitation du parc social et du parc privé conjuguées avec des politiques à l échelle des espaces publics et des équipements de proximité. - construire des logements nouveaux pour diversifier l offre et accueillir de nouvelles catégories socio-professionnelles qui ne sont plus assez présentes sur le territoire. La nouvelle offre résidentielle estimée pour les dix années à venir porte sur la construction d environ logements. Plusieurs cibles sont distinguées : les jeunes décohabitants, les ménages modestes sortant du parc social, les actifs du pôle économique et universitaire d Evry, les personnes âgées. Ces objectifs en matière d habitat se concrétisent de manière spécifique sur quatre secteurs : - le centre ville, secteur de revitalisation et de développement. L objectif du PLU est de renforcer la fonction résidentielle du centre pour pouvoir notamment attirer de nouveaux habitants : poursuite de l aménagement du quartier de l Hôtel de Ville logements sur 10 ha, urbanisation du Rouillon qui de par sa position géographique, aura un rôle unificateur de la ville et sera conçu comme l extension du centre urbain. En parallèle, il s agit de réhabiliter l Agora, afin de mieux intégrer le centre commercial au centre urbain, - les Pyramides, secteur de renouvellement urbain : démolition de 120 logements, d une école maternelle, résidentialisation des opérations - le Bois Sauvage, secteur de renouvellement urbain - Evry Village, secteur de mise en valeur du patrimoine architectural et urbain A court et moyen terme, les fonciers urbanisables sont principalement situés dans deux secteurs de projets : le centre urbain, les Aunettes. A noter que sur le centre urbain, la hauteur maximale a été portée à 40m voire 50m sur un tiers de chaque zone, ceci afin de répondre à l objectif de marquer le paysage ave des imeubles hauts, de grande qualité architecturale mais aussi de promouvoir une certaine densité nécessaire pour faire vivre le centre ville. A plus long terme, le secteur du Rouillon pourra faire l objet d aménagement. Ville et Habitat octobre

110 Du fait de l historique de ville nouvelle, le tissu existant est peu évolutif. Seul le secteur d Evry Village ou des secteurs pavillonnaires tels les Tourelles pourraient faire l objet de densification mais sont aujourd hui contraints par le règlement dans l objectif de préserver le tissu existant. Cependant, : - dans le cadre de projets de renouvellement urbain, de nouveaux potentiels de construction neuve devraient être développés aux Pyramides et au Bois Sauvage. A plus long terme, le site de la SNECMA pourrait également accueillir des logements. - quelques zones mutables sont identifiées : le secteur «Pastré» à Evry Village, les bureaux des Epinettes qui peuvent être transformés en logement - le PLU autorise, en général, la création d un étage supplémentaire à condition que cette intervention s accompagne d une amélioration esthétique ou énergétique du bâtiment. Ris-Orangis Mode d occupation des sols Ris Orangis présente en 2008 une densité de 76 personnes 15 par hectare urbanisé, soit une densité inférieure à celle de l agglomération (85) mais qui positionne la commune au deuxième rang derrière Evry. Cette densité n était que de 72 en En effet, entre 1999 et 2008, l espace urbanisé a faiblement crû (+0,8 hectare) alors que la population a augmenté de personnes grâce à un renouvellement des ménages et à la réduction de la vacance. Les trois quarts de la surface consommée pour de l habitat sont occupés par de l habitat individuel. Politique d urbanisme et politique foncière La ville de Ris-Orangis est dotée d un PLU approuvé le 20 décembre habitants et employés Ville et Habitat octobre

111 Le plan d aménagement et de développement durable de Ris-Orangis vise à maîtriser l urbanisation, à structurer l aménagement du territoire afin de limiter l étalement de l urbanisation. Pour cela, le PLU entend privilégier les opérations de renouvellement urbain : Ville et Habitat octobre

112 - Réaménagement des terrains de l ex Clinique de l Essonne. Ce projet, aujourd hui achevé, portait sur m2 dont 90% ont été consacrés aux logements. - ZAC Val de Ris sur les terrains du Dock des Alcools et sur les secteurs CAES / Gare / Intrafor. Cette ZAC, dont les premières opérations sont mises en chantier en 2010 à vocation de mixité urbaine avec une part importante de logements. - Reconversion du site de l usine LU. Cette reconversion aura une vocation commerciale - Réaménagement du site de l ancienne gendarmerie. La vocation de ce projet n est pas précisée. D autres sites de reconversion, à priori à vocation économique, sont identifiés dans le PADD : - Site de l Usine à Boutons - Site Blédina En revanche, concernant le site de l hippodrome, la commune est favorable au maintien et à la valorisation de sa vocation de loisirs et de détente. De même au sud de la commune, la valorisation des terrains autour de la Ferme et du Château d Orangis et des équipements constitue un potentiel de développement de cette nature. Enfin le PADD identifie un potentiel de développement urbain à moyen terme : ces espaces ne sont pas immédiatement ouverts à l urbanisation et nécessiteront une révision ou une modification du PLU pour être urbanisés. Il s agit notamment du secteur du Bois de l Epine, situé à proximité de la gare RER Orangis Bois de l Epine. L urbanisation de ce secteur devra organiser une mixité des fonctions (habitat, équipements, activités) tout en envisageant une dominante habitat afin de valoriser l environnement favorable et surtout la desserte en transports collectifs Courcouronnes Mode d occupation des sols Courcouronnes présente une densité de 66 personnes par hectare urbanisé, en fort hausse depuis 1999 (63 personnes). Cette augmentation de la densité a surtout été permise par le développement de l emploi sur la commune et par la réduction de la vacance dans le parc de logement existant. En effet, si l espace urbanisé a crû de 15,8 hectares soit une hausse de 6%, c est surtout au bénéfice des transports et des activités. Ville et Habitat octobre

113 Politique d urbanisme et politique foncière Le PLU de Courcouronnes a été approuvé le 11 mars Son PADD visait, en matière d habitat à répondre aux besoins d extension et d amélioration des logements dans les quartiers d habitat individuel et collectif. Les règles d urbanisme permettent ainsi une densification modérée du bâti. La commune souhaite prochainement réviser son PLU afin notamment : - de permettre le renouvellement du secteur de l Hôpital. Une ZAC Europe Canal permettrait de développer à moyen terme 800 logements. - d envisager à long terme la densification des abords de la RN118. La vocation de ce projet n est pas actée. Bondoufle Mode d occupation des sols La commune de Bondoufle présente une densité de 51 personnes par hectare urbanisé, densité en légère augmentation depuis Cette augmentation est due à l évolution de l activité économique : consommation de 8 hectares supplémentaires par les activités, augmentation du nombre d employés sur la commune plus de 600. En matière d habitat, l habitat collectif a fortement crû (+2,5 hectares soit une croissance de 22%), notamment à travers les opérations de développement du parc locatif social en centre ville. Politique d urbanisme et politique foncière Le PLU de Bondoufle a été approuvé en juin Ses objectifs sont de permettre une augmentation maîtrisée de la population, une diversification de l offre de logements en typologie et statut, une préservation de la qualité du cadre de vie tout en permettant l évolution du bâti privé dans les quartiers. Ces objectifs se concrétisent par : - l ouverture à l urbanisation du secteur des Trente Arpents permettant la réalisation de zones d habitat reliées au tissu existant (ZAC Portes de Bondoufle). A travers les règles d urbanisme, près de logements devraient être créées. Ville et Habitat octobre

114 - la facilitation des opérations de renouvellement du bâti existant notamment dans le centre ville et la facilitation d une évolution mesurée du bâti sur les autres secteurs (majoration du CES dans certaines zones et des hauteurs autorisées). Lisses Mode d occupation des sols Lisses se caractérise par l importance de l espace rural (plus de 50% de son territoire) et par une densité faible et en diminution : de 42 à 36 personnes par hectare urbanisé entre 1999 et Cette diminution est due à la forte croissance de l espace urbanisé (plus de 70 hectares supplémentaires soit 24%) tirée par l habitat individuel (13 hectares) et par les activités (+35 hectares). Si cette croissance s est concrétisée par une augmentation du nombre d employés (+900 postes), en revanche elle ne s était pas encore traduite en 2006 par une augmentation de la population. Ville et Habitat octobre

115 Politique d urbanisme et politique foncière Lisses a adopté la révision de son PLU le 28 septembre Cette révision visait à : - favoriser l évolution du tissu urbain existant, en le densifiant modérément et en y favorisant la constructibilité sur les disponibilités foncières existantes notamment sur le centre ancien et sur le secteur du Long Rayage - préserver la réserve foncière que constitue le domaine agricole de Beaurepaire pour une urbanisation à long terme comme cela est précisé dans le SDRIF. En l état actuel, le domaine agricole est conservé et permet d assurer une limite de viabilité pour l exploitation du domaine. La ville a récemment relancé ses réflexions, notamment sur la vocation de deux zones : - la zone d activités des Mâlines. Pourrait être envisagé un renouvellement à destination d habitat de cette zone enclavée au sein de quartiers d habitation. - le plateau agricole. Certaines zones de ce plateau pourraient à long terme accueillir une urbanisation, conformément au projet de SDRIF. En revanche, sur la plus grande partie, l activité agricole serait protégée afin de conserver le front urbain d intérêt régional. Ville et Habitat octobre

116 Ville et Habitat octobre

117 Villabé Mode d occupation des sols Comme Lisses, Villabé présente une densité faible et en diminution (de 41 personnes par hectare urbainé en 1999 à 38 en 2008). Cette faible densité est due à la prédominance de l habitat individuel : 95% de la surface consommée par l habitat. En termes d évolution, on note la forte croissance de l espace urbanisé : + 41 hectares soit une augmentation de 25%. Cette urbanisation complémentaire a essentiellement profité aux activités et aux transports. Cela peut expliquer la forte croissance du nombre d employés sur cette commune : postes supplémentaires. Politique d urbanisme et politique foncière La ville qui était encore sous le régime POS a décidé le 30 septembre 2010 d engager sa révision et sa transformation en PLU. La ville est en cours d achèvement de deux opérations d aménagement : - la ZAC des Heurts dont l aménageur est LOCOSUD. Cette ZAC a été lancée dans les années 1990 et a permis de construire 200 logements en individuel et en petits collectifs. Deux opérations prochaines doivent permettre de la clôturer : une opération de 35 maisons en locatif social et une de 20 appartements en accession, - les Brateaux, dont l aménagement a permis de développer une offre locative sociale. Dans le cadre de la définition du PLU, une réflexion sera menée sur la vocation des anciennes zones d activités en bord d Essonne. En effet, certaines friches pourraient être renouvelées à destination d habitation. Enfin, la ville identifie dès à présent, des terrains qui pourraient devenir constructibles pour de l habitat : - un grand terrain située dans le centre bourg dont jusqu à présent les propriétaires se sont opposés à son urbanisation, - un terrain proche de la gare RER et servant actuellement de centre d entraînement pour chiens d aveugle Ville et Habitat octobre

118 Synthèse des enjeux 1-1. Evry Centre Essonne n est plus un des moteurs du développement démographique du Sud francilien du fait de la baisse de la construction neuve Le rythme de construction neuve observé depuis les années 2000 n a pas permis à Evry Centre Essonne de maintenir son rôle de pôle de développement du sud francilien. Des territoires voisins tels le Val d Orge ou Seine Essonne connaissent des dynamiques de croissance plus affirmée. Quel rôle à venir pour ce territoire dans la perspective du développement urbain durable à l échelle de l Ile de France? Faut-il renforcer son rôle de Pôle urbain majeur du sud francilien? Et dans ce cas, quels objectifs en matière de construction neuve de logements : quel rythme de développement de l offre visé, quel type de logements développés en priorité? Comment valoriser le potentiel foncier existant? 1-2 La diversité sociale de l agglomération est en diminution du fait des caractéristiques socioéconomiques des mobilités sur l ensemble des parcs de logement L agglomération connaît une spécialisation sociale grandissante du fait la vocation de l ensemble du parc de logements. Que ce soit dans le parc locatif Hlm, dans le parc locatif privé ou dans le parc en accession, l agglomération se caractérise par une forte sous-représentation des cadres et des professions intermédiaires au regard des moyennes régionales, départementales ou des moyennes observées sur d autres agglomérations (Saint Quentin en Yvelines, Cergy Pontoise, Val d Orge). Cette caractéristique s accentue à travers les mobilités résidentielles. Cette spécialisation sociale de l habitat est en décalage avec les caractéristiques du pôle d emplois d Evry, pôle d emplois très qualifiés. Sur quelle attractivité se fonder pour diversifier les flux d accueil? Comment permettre le développement d une offre avantageuse et de qualité? Quelles réponses pour les ménages qui, aujourd hui, quittent le territoire? Comment développer une offre adaptée aux familles de catégories sociales intermédiaires ou aisées? Comment valoriser le potentiel offert par le pôle d emploi pour diversifier les caractéristiques socio-économiques des mobilités? 1-3 A l échelle de la communauté d agglomération les disparités territoriales continuent à se creuser. Certains territoires semblent en décrochage : les Pyramides, le Canal, le Petit Bourg, le Parc aux Lièvres. D autres concentrent un parc fragile qu il soit de statut Hlm ou privé : les Aunettes, le plateau de Ris, le Champtier du Coq. Comment à travers les interventions sur le parc existant et sur la construction neuve renforcer les solidarités, la cohérence du territoire? Quelles actions doivent être programmées pour améliorer le bilan coût / avantage, la qualité de l offre de logements, que ce soit des logements en copropriété ou des logements HLM? Quelles actions doivent être ciblées sur les quartiers fragiles voire en décrochage? 1-4 Les caractéristiques du patrimoine bâti, notamment issu de la ville nouvelle, induisent d importants besoins de remise aux normes Ville et Habitat octobre

119 L agglomération, du fait notamment de son passé de Ville Nouvelle et de la faible construction neuve à partir du milieu des années 1990, a un parc de logements fortement dominé par les années 50, 60, 70. Du fait de son vieillissement, ce parc connaît d importants besoins de remise aux normes, notamment énergétiques. De plus, ces besoins sont accrus dans le contexte d une relance prévue de la construction : en effet, les risques de déqualification du parc existant seront accentués par concurrence d une offre de meilleure qualité Comment accompagner la requalification des ensembles dégradés, mais aussi favoriser une remise en état du patrimoine des années 60 et 70? Comment donner une deuxième vie au patrimoine de la ville nouvelle? Comment répondre aux enjeux énergétiques d adaptation du bâti? 1-5 De forts besoins sont liés aux caractéristiques de la population : besoins de décohabitation (jeunesse de la population), d adaptation au grand âge (vieillissement), mais aussi besoins d une offre adaptée aux ménages en difficulté économique et sociale. Les jeunes de moins de 20 ans sont un réservoir important pour la demande future en logement. Pour répondre à ces besoins, une part de la construction neuve devra comporter des petits logements économiquement accessibles que ce soit en locatif privé (premier logement en général de transition), ou en locatif HLM ou en accession. La population des plus de 60 ans est aujourd hui relativement faible, cependant, elle augmente rapidement. L enjeu à travers le PLH sera de prendre en compte ce nouveau phénomène de vieillissement à travers le développement d un parc spécifique, l adaptation du parc existant et la mise en œuvre de dispositifs de gestion. Enfin, à l échelle départementale, des besoins spécifiques sont identifiés par le PDALPD, par le Schéma d accueil des gens du voyage. Le PLH devra, en articulation avec ses documents, organiser la réponse à ces besoins, ce qui suppose à la fois des politiques d offre (construction / adaptation de logements, aménagement d aires) mais aussi de gestion (gestion de l attribution de l offre, dispositif de gestion locative et sociale) Comment répondre à ces besoins endogènes? Quels objectifs de construction, d adaptation du parc existant? Des démarches spécifiques de gestion peuventelles permettre de mieux répondre à ces besoins? 1-6 Une multiplicité d acteurs, l absence d instance de pilotage et de négociation qui freinent la définition et la mise en œuvre de dispositifs de gestion sociale et urbaine à la hauteur des enjeux L agglomération se distingue par une multiplicité de bailleurs sociaux sur son territoire. Aucun bailleur HLM n est ainsi dominant que se soit à l échelle de l agglomération ou de quartiers (du moins sur les quartiers de la ville nouvelle). Cet éclatement peut s avérer un frein à la définition de dispositif de gestion sociale et urbaine qui accompagne la requalification du bâti. L interbailleur a permis de constituer un interlocuteur pour la collectivité. Mais face aux enjeux relatifs aux attributions, à la gestion urbaine de proximité, à la gestion locative renforcée, il conviendrait à travers le PLH de renforcer la gouvernance des politiques et notamment de faire émerger des bailleurs référents et de créer des instances d échanges, de négociations. Quelle organisation de la conduite de la politique locale de l habitat, tant à un niveau stratégique qu à un niveau communautaire? Ville et Habitat octobre

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