Diagnostic Santé THIONVILLE

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1 THIONVILLE

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3 Réalisation Travail réalisé par Arielle Viseux, chargée de mission santé, à la demande du Centre Communal d Action Sociale de Thionville et avec le soutien particulier de : - Madame Brigitte Vaïsse, Première adjointe au Maire et Vice-présidente du C.C.A.S. - Madame Christelle Lebas, Conseillère municipale déléguée à la solidarité - Madame Vanessa Royer, Directrice générale adjointe des services de la Ville et Directrice générale du C.C.A.S - Monsieur Yves Magrinelli, Directeur du pôle développement des actions de proximité Remerciements Le tient à remercier ici toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce diagnostic sur la Ville : les membres de l équipe projet pour leur implication dans la démarche les membres du comité de pilotage pour leur appui et leur éclairage les participants, professionnels et habitants, aux enquêtes pour leur accueil et leurs contributions à la réflexion commune

4 SOMMAIRE SIGLAIRE ELEMENTS DE CONTEXTE A. CONTEXTE GENERAL B. OBJECTIFS DE L ETUDE C. UNE CERTAINE APPROCHE DE LA SANTE D. METHODE D.1. UN DIAGNOSTIC PARTICIPATIF D.2. LES DIFFERENTES ETAPES D.3. DELIMITATION GEOGRAPHIQUE DE LA ZONE D'ETUDE E. RECUEIL D INFORMATIONS E.1. DONNEES QUANTITATIVES E.2. DONNEES QUALITATIVES PORTRAIT SOCIO DEMOGRAPHIQUE A. LES QUARTIERS B. LA DEMOGRAPHIE B.1. EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE B.2. REPARTITION PAR AGES B.3. COMPOSITION DES MENAGES B.4. POPULATION ETRANGERE C. L EDUCATION D. ACTIVITE ET CHOMAGE D.1. ACTIVITE D.2. CHOMAGE E. REVENUS E.1. REVENUS E.2. PRESTATIONS SOCIALES F. LOGEMENT PORTRAIT SANITAIRE DE THIONVILLE A. SERVICES SANITAIRES ET SOCIAUX A.1. L OFFRE DE SOINS A.2. SECTEUR MEDICO-SOCIAL A.3. LES ASSOCIATIONS B. ETAT DE SANTE B.1. INDICATEURS DE L ETAT DE SANTE B.2. DETERMINANTS DE SANTE

5 C. RECOURS AUX SOINS C.1. CONSOMMATION DE SOINS HOSPITALIERS C.2. CONSOMMATION DE SOINS DE VILLE PROBLEMES DE SANTE A. LA SANTE DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS (0 A 18 ANS) A.1. LA PRISE EN CHARGE DES ENFANTS HANDICAPES ET DE LEURS FAMILLES A.2. LA DEMOGRAPHIE MEDICALE : LE PROBLEME PEDIATRIQUE A.3. COMPORTEMENT A RISQUE CHEZ L ADOLESCENT A.4. LES MAUVAISES HABITUDES ALIMENTAIRES B. LA SANTE DES JEUNES B.1. JEUNES EN RUPTURE FAMILIALE B.2. LA SANTE MENTALE ET LES COMPORTEMENTS A RISQUE B.3. L ACCES AUX DROITS B.4. L ACCES AUX SOINS C. LA SANTE DES FEMMES EN DIFFICULTES C.1. L ACCES AUX SOINS SPECIALISES C.2. L EPUISEMENT DES MERES C.3. LES COMPORTEMENTS A RISQUE D. LA SANTE DES ADULTES EN DIFFICULTES D.1. SANTE MENTALE D.2. COMPORTEMENTS A RISQUE D.3. HYGIENE DE VIE D.4. L ACCES AUX SOINS E. LA SANTE DES SENIORS E.1. SANTE MENTALE : UN DIAGNOSTIC PLUS DIFFICILE E.2. L ABSENCE DE SOLUTION D HEBERGEMENT E.3. ACCES AUX SOINS LES PISTES D ACTIONS A. LA COORDINATION DES PROFESSIONNELS B. LA SANTE MENTALE C. L ACCES AUX SOINS DES PERSONNES EN DIFFICULTE BIBLIOGRAPHIE TABLE DES ILLUSTRATIONS ANNEXES

6 SIGLAIRE C.C.A.S.: UTOPIA: ARS: INSEE : Finess : ORSAS : CépiDc : INSERM : URCAM : DRJSCS : CSCTE : RP : DEFM : CAF : RSA : AAH : ASS : RMI : API : SRU : APL : MSA : SSIAD : CHR : SMUR : IVG : ETP : IRM : PASS : CMP : CSAPA : VIH : VHC : Centre Communal d Action Sociale Union Thionvilloise pour l Optimisation des Pratiques Inter Associative Agence Régionale de Santé Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques Fichier National des Etablissements Sanitaires et Sociaux Observatoire Régional de la Santé et des Affaires Sociales Centre d épidémiologie sur les causes médicales de décès Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale Union Nationale des Caisses d Assurance Maladie Direction Régionale de la Jeunesse, des Sport et de la Cohésion Sociale Centre Social et Culturel de Thionville Est Recensement de la Population Demandeurs d Emploi en Fin de Mois Caisse d Allocations Familiales Revenu de Solidarité Active Allocation aux Adultes Handicapés Allocation de Solidarité Spécifique Revenu Minimum d Insertion Allocation pour Parents Isolés Solidarité et Renouvellement Urbain Allocation Personnalisée au Logement Mutualité Sociale Agricole Service de Soins Infirmiers à Domicile Centre Hospitalier Régional Service Mobile d Urgence et de Réanimation Interruption Volontaire de Grossesse Equivalent Temps Plein Imagerie par Résonance Magnétique Permanence d Accès aux Soins de Santé Centre Médico Psychologique Les Centres de Soins d'accompagnement et de Prévention en Addictologie Virus de l Immunodéficience Humaine Virus de l Hépatite C - 5 -

7 DRASS : PMSI : CPAM : ALD : CMU : HAS : IME : APEI : PMI : ASE : FJT : IST : CIDDIST : AFAD : SDF : EHPAD : CLIC : Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales Programme de Médicalisation des Systèmes d'information Caisse Primaire d Assurance Maladie Affection de Longue Durée Couverture Maladie Universelle Haute Autorité de Santé Institut Médico Educatif Association des Parents d Enfants Inadaptés Protection Maternelle et Infantile Aide Sociale à l Enfance Foyer des Jeunes Travailleurs Infections Sexuellement Transmissibles Centre d Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST Association Familiale d Aide à Domicile Sans Domicile Fixe Etablissement d Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes Centre Local d Information et de Coordination - 6 -

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9 ELEMENTS DE CONTEXTE A. Contexte général Le contexte actuel est sans appel : les inégalités sociales en France se creusent depuis les vingt dernières années et le domaine de la santé n a pas échappé à ce phénomène. Bien que la ville de Thionville semble occuper une position privilégiée au regard de ses grandes voisines mosellanes grâce au dynamisme apporté par le Luxembourg voisin, on peut néanmoins souligner de grandes disparités infra communales de fragilité sociale. Si l on prend en considération le fait que les inégalités de santé ont de nombreux facteurs socio environnementaux tels que les revenus, l éducation, le travail, on constate que l espace de la ville est le plus adapté à l application d une politique de santé efficace. Pourtant, si on se penche sur les lois de décentralisation de 1983 et 2003, on constate que les collectivités territoriales ont peu de compétences réglementaires en matière de santé. Ceci entraîne une grande diversité dans les modes de prise en compte de la santé par les municipalités. Or, les paramètres qui conditionnent le bien-être et la qualité de vie comme les conditions de logement, de transport ou le bien vivre ensemble sont des facteurs clé de santé pour chacun et dépendent directement de décisions prises au niveau local. De plus, la proximité des administrations, institutions et associations favorise une meilleure connaissance des besoins de santé de la population et apporte souvent des réponses plus adaptées. De ce fait, la prise en compte des déterminants de santé est indispensable mais ne doit pas forcément s appliquer sur le même modèle partout, compte tenu des inégalités territoriales. Les déterminants de la santé sont les facteurs définissables qui influencent l'état de santé, ou qui y sont associés. On peut citer les déterminants de la santé modifiables, liés aux actions sur les individus (comportements, mode de vie) mais également les facteurs tels que le revenu et le statut social, l'instruction, l'emploi et les conditions de travail, l'accès aux services de santé appropriés et l'environnement physique. Les déterminants de la santé interagissent entre eux et engendrent des conditions de vie qui influent sur la santé. Pour finir, il est important de souligner qu intervenir en santé publique c est répondre à un problème exprimé par une demande et que la sectorisation des territoires est donc nécessaire a une prise en compte la plus fine possible

10 B. Objectifs de l étude C est dans ce contexte que la nouvelle équipe municipale, dans le cadre de sa politique de «Ville Solidaire», a engagé une réflexion globale dans le domaine social avec la réalisation d une analyse des besoins sociaux et la mise en place d une recherche action sur la jeunesse. Soucieuse de prendre en compte l'ensemble des facteurs d'exclusion que connaissent les populations en difficulté, la municipalité a souhaité engager une réflexion sur le rôle qu elle aurait à jouer dans la santé de ses habitants. En effet, La santé est, elle aussi, un facteur primordial des facteurs d exclusion, même si sa place dans la politique de la ville n'est pas évidente, du fait notamment que les enjeux se situent à moyen et long terme pour l'essentiel. D autre part, le C.C.A.S., en tant qu'organisateur de l'intervention sociale de proximité, participe activement à sa mise en œuvre et a donc décidé de porter ce projet. Celui-ci a souhaité orienter plus particulièrement le diagnostic sur les populations en difficulté et a choisi de porter un éclairage particulier sur la santé mentale qui paraissait être un besoin sur la ville de Thionville. Cet état des lieux s est intégré dans une démarche de réalisation participative par l ensemble des acteurs concernés, afin de : - prendre en compte leur réalité sur le terrain - permettre une mise en réseau des acteurs - proposer un plan d'actions prioritaires à développer Le diagnostic proposé est une démarche d analyse de situation donnant lieu à concertation et propre à fonder un processus de programmation de santé. Il se distingue d un simple état des lieux car il s est construit grâce à une approche participative afin d identifier les besoins et les demandes et de contribuer à la mobilisation locale pour la programmation d actions. L objectif principal de cette recherche-action est donc de réaliser un diagnostic local participatif sur les quartiers prioritaires de Thionville en vue de proposer un projet de santé global. Le premier objectif spécifique sera d'améliorer les connaissances sur la santé des habitants étant donné qu'aucune étude sur la santé des thionvillois n'avait été réalisée auparavant. Le deuxième objectif spécifique sera d'identifier les besoins et les attentes des habitants via des entretiens sur le terrain, afin de rester au plus près de la démarche besoin/demande/réponse propre à la santé publique. Le troisième objectif spécifique sera celui d'engager un véritable travail en réseau avec tous les acteurs locaux ainsi que les instances régionales dans la perspective d'initier une démarche commune à la suite du diagnostic

11 C. Une certaine approche de la santé Dans une démarche de santé publique, la santé n'est pas considérée comme l'absence de maladie, il s agit plutôt «d une ressource qui permet à un individu ou à un groupe, d une part de réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins, d autre part, d évoluer avec le milieu ou s adapter à celui-ci»(préambule à la Constitution de l OMS ) ; ou encore la «capacité physique, psychique et sociale d une personne d agir dans son milieu et d accomplir les rôles qu elle entend assumer» (1991). Il importe donc d appréhender la santé de manière systémique en prenant en compte tous les paramètres qui peuvent l influencer. Dans cette perspective, on considère que la santé de chaque individu est "déterminée" par 4 séries de facteurs : Individuels, liés à la biologie humaine (génétique, physiologie, vieillissement), Associés aux dispositifs de soins au sens large (de la prévention à la réhabilitation en passant par les soins curatifs), Liés aux comportements individuels et collectifs (consommation d alcool, tabac, nutrition ). liés à l environnement physique, mais aussi psychologique et social. Figure n 1 : Modèle des déterminants de la santé : Vieillissement BIOLOGIE HUMAINE Génétique Physiologie Social Réadaptation ENVIRONNEMENT Psychologique SANTE Curatif ORGANISATION des SERVICES de SANTE Physique Prévention Facteurs professionnels Facteurs liés aux loisirs Modes de consommation COMPORTEMENTS C'est pourquoi pour établir le diagnostic santé de la population vivant à Thionville, nous nous sommes efforcés de prendre en compte l'ensemble de ces dimensions

12 D. Méthode D.1. Un diagnostic participatif L intervention locale en santé n a d intérêt que si elle entraîne une dynamique en vue de la pérennisation d un processus. Elle s inscrit dans une démarche participative où la mobilisation des acteurs professionnels, des élus et de la population constitue l une des fonctions et l un des enjeux essentiels. La réussite du diagnostic et la mise en oeuvre d actions pertinentes en aval dépendent très fortement de la dynamique créée. Celle-ci passe par une association effective de ces différents acteurs à travers deux instances : l équipe projet et le comité de pilotage. L équipe projet : Elle a un but opérationnel : transmission de données, choix méthodologiques Elle est également un gage de réussite pour la mobilisation ultérieure. Le lien fort unissant la promotion de la santé et le développement social a conduit naturellement la réunion au sein de ce groupe de profils d'horizons différents : travailleurs sociaux, professionnels de santé, associations... Pour construire cette équipe, nous nous sommes appuyés sur le groupe Santé Vie Quotidienne d'u.t.o.p.i.a. De plus, les partenaires institutionnels tels que l'ars ou le Conseil Régional de Lorraine ont été associés à l'équipe afin de faciliter l'articulation avec les orientations régionales en matière de santé publique. Nous avons également choisi de ne pas cloisonner ce groupe et d'y associer d'autres partenaires intéressés en cours de route (en annexe n 1 : liste des participants de l équipe projet). Le comité de pilotage : Il a un but décisionnel : il valide les grandes étapes, partage les conclusions et agit sur les suites à donner tout en apportant un regard extérieur au projet. Il rassemble des représentants de la localité et des financeurs potentiels qui pourront intervenir dans l'avenir du projet (en annexe n 2 : liste des participants du comité de pilotage). D.2. Les différentes étapes Description de la situation : Toute action de santé doit s'appuyer sur la connaissance du territoire, des relations sociales qui s'y déroulent et des ressources y intervenant. En analysant les caractéristiques sociodémographiques et les déterminants sociologiques, économiques et culturels, il est envisageable d'aider à la détermination des besoins. En résumé, il faut prendre une «photographie» de la situation sanitaire et sociale, et pour ce faire, une utilisation des données statistiques est nécessaire à partir de données préexistantes

13 Diagnostic de perception Il est essentiel d'apporter une complémentarité de l'approche quantitative par des données qualitatives. En effet, certaines priorités de terrain ne sont pas relevées dans les données chiffrées, mais émergent dans l'approche qualitative (exemple de la santé mentale). Il parait donc primordial de consulter les personnes ressources et la population afin d appréhender l importance des problèmes perçus. Détermination des problèmes prioritaires Une fois le diagnostic de perception réalisé, il faut identifier les problèmes relevés sur le territoire. Cette étape de détermination des priorités d'intervention est nécessaire afin de ne pas se contenter de proposer un «catalogue» de problèmes et d'actions à envisager. Pour réaliser cette étape, il faut proposer des critères de choix puis organiser une réflexion et des débats en incluant tous les acteurs du diagnostic. Bilan Enfin, il faut faire le bilan des problèmes identifiés, des demandes exprimées et des réponses existantes afin de proposer des préconisations. D.3. Délimitation géographique de la zone d'étude Le C.C.A.S. a souhaité que le diagnostic porte sur l'ensemble de la commune de Thionville. Une attention particulière a cependant été portée à certains quartiers considérés comme prioritaires de part la concentration des difficultés sociales présentes (taux élevé d habitat social, de familles monoparentales, de chômage ). Il s agit des quartiers Basses-Terres, Bel-Air, Côte de Roses et Milliaire/ Prés de St-Pierre. E. Recueil d informations E.1. Données quantitatives Compte tenu des délais assez courts s'imposant à tous dans ce projet, le recueil et l'analyse d'indicateurs ont reposé principalement sur les données disponibles ou facilement mobilisables. Nous avons ainsi utilisé les données ou synthèses suivantes : Rapport réalisé en par la société COMPAS-TIS sur l analyse des besoins sociaux à Thionville,

14 Données sociodémographiques et économiques publiées par l'insee sur la ville de Thionville, Recensements des professionnels et structures socio-sanitaires sur les communes étudiées fournis par les fichiers Finess, Base d'indicateurs socio-sanitaires portant sur les caractéristiques sociodémographiques, l'offre de soins et l état de santé des Lorrains rassemblés dans «l Atlas de la santé des Lorrains» édité en septembre 2010 par l ORSAS de Lorraine. D'autres éléments ont été par ailleurs recherchés : - Séjours hospitaliers par le CépiDc de l INSERM et de l ARS, - Données sur les soins de ville sur le site Cartosanté de l URCAM, - Données ciblées par les organismes locaux : centre Baudelaire, service des sports de Thionville, DRJSCS de Lorraine Les données quantitatives n ont pas toujours été disponibles au niveau de la commune. L information est souvent peu disponible à des échelons infra départementaux (voire infra régionaux). C est la raison pour laquelle nous avons utilisé le découpage territorial proposé par l ORSAS et défini par l Agence Régionale d Hospitalisation pour le Shéma Régional d Organisation Sanitaire 3 ème génération, pour l étude des indicateurs de santé. E.2. Données qualitatives Aller à la rencontre de la population et des professionnels apporte des indications supplémentaires sur l'existence ou non de problèmes collectifs ainsi que sur la manière dont ils sont perçus. Nous avons donc choisi la méthode de l enquête participative qui est à la fois une méthode de recherche et un processus d'implication des individus. D'une part, elle permet d'interpréter les données quantitatives, de recenser les ressources existantes et de repérer les besoins et les demandes de la population. D'autre part, elle propose aux habitants la possibilité d'analyser leur propre situation et d'élaborer un projet en s'appuyant sur des ressources locales. Outils de recueils Deux types de recueils d informations ont été mis en place : l un auprès des professionnels et des associations de la santé et du social exerçant sur le terrain et l autre auprès des habitants. Nous avons choisi les entretiens semi-directifs comme outil de collecte qualitative (entretiens individuels et focus group). Les entretiens sont les seules méthodes valables pour comprendre les idées, croyances, pratiques et comportements, tandis que le focus group est un moyen efficace au sein de la communauté de se procurer ces informations et de fournir une estimation valable de l opinion de la population vis-à-vis du projet. Nous avons interrogé des petits groupes homogènes dans leur environnement, leur lieu de vie, pour faciliter les discussions libres et obtenir des points de vue en fonction des catégories. Les participants s expriment plus librement lorsqu ils sont dans un groupe de personnes avec lesquelles ils partagent la même expérience

15 Recueil d informations auprès des professionnels de santé et du social Le recueil d informations auprès des personnes-ressources apporte un regard «d experts» et une bonne connaissance de la situation locale. II fournit des informations concernant le public qu ils reçoivent, leurs attentes en tant que professionnels Cependant, ce type de recueil est limité car il ne permet pas d avoir accès au vécu des habitants, ni à leurs propres représentations. Il est aussi difficile, pour certains professionnels, d avoir une approche populationnelle et de sortir du «cas par cas». Au total 46 acteurs du territoire ont été interrogés, tous par entretiens semi-directifs (en annexe n 3, la liste des personnes interrogées). Il s agit d acteurs de terrain faisant partie d'institutions, d'organismes, d'associations de différents domaines du sanitaire et du social. Les entretiens, d'une durée moyenne d'une heure, ont permis d aborder : les missions de la personne interrogée, la santé en général et celle des habitants, les services de santé disponibles à Thionville, les réseaux de santé existants, les problèmes, attentes et besoins des habitants et des professionnels. Recueil d informations auprès des habitants Le recueil d informations auprès des habitants permet d'obtenir des renseignements sur leur vécu, leurs attentes et leurs représentations. Ceux-ci apportent une expertise de leur territoire et non de simples observations. La limite de ce recueil est la représentativité de la population à travers le choix des habitants interrogés et l effet «cahier de doléances». L intérêt de ce recueil est de permettre une implication et une mobilisation des habitants pour les actions qui doivent suivre le diagnostic. Quatre entretiens de groupe ont été organisés auprès d habitants de la ville de Thionville. Ces entretiens, qui duraient en moyenne une heure, ont permis d aborder avec eux, leur vie quotidienne, les problèmes et difficultés qu ils rencontrent dans leur quotidien, ce qu ils font lorsqu ils sont malades, ce qu il faut faire pour rester en bonne santé 28 habitants ont ainsi été interrogés dans les différents groupes : - 1 groupe de personnes âgées au sein de l Espace St-Nicolas, avec l'appui de Mme Weltzer, directrice du pôle Senior au C.C.A.S. - 1 groupe d adultes en rupture sociale au sein du CSCTE Le Lierre avec l appui de Mme Bucci, responsable de secteur - 1 groupe de femmes à la maison de quartier de la Côte des Roses avec l appui de toute l équipe de la structure - 1 groupe de jeunes réunis à la Mission Locale avec l appui de Mme Bauchat, conseillère

16 PORTRAIT SOCIO DEMOGRAPHIQUE A. Les quartiers Thionville comptait plus de habitants lors du dernier recensement en A l échelle infra communale, la ville est constituée de 21 quartiers ou IRIS (découpage défini par l INSEE en collaboration avec les services de la commune au milieu des années 1990). Carte n 1 : La ville de Thionville et ses quartiers On observe une forte hétérogénéité sociale dans la population thionvilloise. L analyse de la pauvreté réalisée au cours du diagnostic des besoins sociaux sur le territoire communal a ainsi conduit à distinguer trois zones de peuplement :

17 La zone 1 Assez homogène, elle regroupe les populations les plus précaires (habitat social élevé), elle regroupe les iris de : - Bel-Air - Côte des Roses (unique ZUS de la ville de Thionville) - Basses-Terres - Milliaire / Prés de St-Pierre Dans la mesure du possible, lorsque les données seront disponibles, un éclairage particulier sera porté sur ces IRIS. Les zones urbaines sensibles (ZUS) sont des territoires infra urbains définis par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville, en fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants de ces territoires. La zone 2 Elle regroupe une population plus mixte avec des problématiques variables selon les IRIS : poids relativement élevé de l habitat social ou du locatif favorisant la concentration de populations précaires. De plus, étant donné le coût de l immobilier sur Thionville, une partie des ménages locataires sur le parc privé peuvent connaître des situations de fragilité. Cette zone regroupe 12 IRIS : - Briquerie - Libération - Malgrange - St-Pierre - Beauregard - Charlemagne - Notre Dame - Centre Ville - Gare Cormontaigne - Volkrange - Gassion - la zone industrielle de Linkling I, I et III (ces 2 derniers IRIS sont peu peuplés) La zone 3 Homogène, elle est peuplée en majorité de propriétaires : c est une zone peu concernée par la pauvreté, concentrant une population plutôt aisées. Elle regroupe 5 IRIS : - Garche-Koening - Guentrage - Veymerange - Oeutrange - Zone verte

18 B. La démographie B.1. Evolution démographique Thionville voit sa population se stabiliser voire légèrement augmenter depuis Malgré des mouvements de populations importants, le solde migratoire de la commune est négatif : il y a plus de partants que d arrivants. Et ce, malgré le fait que Thionville attire en nombre de nouveaux habitants : des personnes vivant seules pour une part et des ménages relevant des CSP supérieures, plutôt quinquagénaires. A contrario, comme ailleurs et en tant que ville centre, la commune retient sur son territoire sa population âgée : le vieillissement de la ville de Thionville va s accélérer. Figure n 2 : La pyramide des âges ( ) Source : INSEE, RP 1999 & ans 90 ans 85 ans ans 75 ans 70 ans 65 ans 60 ans 55 ans 50 ans 45 ans 40 ans 35 ans 30 ans 25 ans 20 ans 15 ans 10 ans 5 ans moins d'1 an hommes femmes Source : COMPAS-TIS A l échelle infra communale, les données de population les plus récentes sont celles de Elles montrent des évolutions différentes d un IRIS à l autre de la commune. 3 groupes d IRIS peuvent ainsi être distingué s: - Les IRIS Centre ville, Guentrange-Tafeld-Val Marie, Beauregard, Malgrange, Linkling I II III ainsi que la zone verte Thionville Ouest et Oeutrange (dans une moindre mesure) voient leurs populations augmenter de plus de 9 %, - A contrario, les IRIS Notre Dame, St Pierre, Milliaire Prés de St-Pierre, Côte des Roses (faisant l objet d une rénovation urbaine), ainsi que les IRIS Volkrange, Garche Koeking, Gare- Cormontaigne et Gassion comptent plus de 8 % d habitants de moins sur la période, - Enfin, le reste de la commune connaît une croissance démographique modérée variant de -3.4 % sur l IRIS Briquerie à +2.8 % sur l IRIS Bel-Air

19 Tableau n 1 : La population municipale Territoires Population totale en 2007 % Evolution de la population Thionville - Côte des Roses % Thionville Bel-air % Thionville -Milliaire/Prés de St-Pierre % Thionville - Basses-Terres % Thionville % Moselle % Source : Insee RP 2007 B.2. Répartition par âges Les moins de 20 ans : En 2007, 22 % des thionvillois ont moins de 20 ans (8924 habitants), soit une proportion inférieure aux moyennes départementale et nationale (23.9 % et 24.7 %). Graphique n 1 : Répartition par âge des habitants de Thionville 100 ans ou plus 90 à 94 ans 80 à 84 ans 70 à 74 ans 60 à 64 ans 50 à 54 ans 40 à 44 ans Série1 30 à 34 ans 20 à 24 ans 10 à 14 ans Moins de 5 ans Source : COMPAS-TIS et INSEE

20 Une importante hétérogénéité s observe cependant à un niveau infra communal, la part de moins de 20 ans variant de 16 à 39 % selon les IRIS : - Entre 28.2 % et 39.3 % de moins de 20 ans se trouvent dans les IRIS Côte des Roses, Bel-air, Linkling I II III, Basses-Terres et Zone verte - A l inverse, seul près d 1 habitant sur 6 est âgé de moins de 20 ans sur les IRIS Centre Ville, Libération, Notre Dame, Milliaire Prés de St-Pierre, St-Pierre et Gare Cormontaigne, contre 1 habitant sur 5 sur le reste de la commune. Thionville a par ailleurs connu une diminution très significative du nombre de jeunes de moins de 20 ans entre 1999 et 2007, soit de % contre seulement -7.6 % en moyenne départementale. Ce constat est consécutif d une dynamique à la péri urbanisation d une partie des familles thionvilloises avec des enfants. Cette dynamique s observe sur les 3/4 des IRIS. Tableau n 2 : Population par âge et par quartier en 2007 Territoires Poids des - 20 ans en % Poids des +75 ans en % Thionville- Côte des Roses Thionville- Bel-air Thionville Milliaire/Prés de St-Pierre Thionville-Basses-Terres Thionville Moselle France Source : COMPAS-TIS et INSEE Les plus de 75 ans : La population âgée de 60 à 74 ans est nombreuse en effectif : 5026 sur la commune, soit près de 13 % de la population. En 2007, 3435 habitants sont âgés de 75 ans ou plus, soit 8.4 % de la population comme en moyenne nationale (8.5%) mais plus qu en moyenne départementale (7.5 %). Or, Thionville, compte parmi ses habitants âgés, une part plus importante de plus de 80 ans par rapport à la Moselle (4.8 % contre 3.9 %), sachant que 80 ans est l âge à partir duquel le risque d être dépendant se met à progresser très vite avec l avancée en âge. L indice d évolution des générations donne une idée du vieillissement à venir. Plus il est élevé, plus le territoire en question risque de voir sa population âgée croître dans les 15 années à venir. Ainsi, la population âgée thionvilloise devrait augmenter moins qu en moyennes départementale et nationale ou que les autres grandes communes mosellanes. Les IRIS Gare

21 Cormontaigne, Côte des Roses, Veymerange-Elange et Oeutrange, sont ceux qui vont connaître les augmentations les plus fortes de populations âgées dans les années à venir. A Thionville, comme sur l ensemble de la Moselle et de la France Métropolitaine, près de 40 % des habitants âgés de 75 ans ou plus sont seuls dans leur logement. Ce sont ainsi 1357 personnes qui sont plus susceptibles que les autres d être fragiles, bien qu être seul dans son logement ne signifie pas forcément être isolé. Cela constitue néanmoins un risque supplémentaire. Parmi ces 1357 personnes, sont aussi recensées celles qui vivent dans un foyer logement (près de 110 résidants) qui ne peuvent être considérées comme isolées. B.3. Composition des ménages A Thionville, en 45 ans, le nombre moyen de personnes est passé de 3,5 à 2,1 personnes par ménage en moyenne (phénomène renforcé par le vieillissement démographique). Evolution comparable à l ensemble de la Moselle entre 1999 et La taille moyenne des ménages varie de 1,6 à 3,2 personnes selon les IRIS. Les quartiers où les ménages sont les plus petits sont en règle générale les quartiers «historiques» des communes, souvent peuplés de populations âgées, mais aussi de familles monoparentales peu mobiles et occupant des logements pouvant être inadaptés à leurs besoins. Comparativement à d autres communes, on constate à Thionville une hétérogénéité plus importante de la taille moyenne des ménages entre les quartiers. Il est de 3,2 personnes par ménage sur l IRIS Zone verte contre 1,6 sur le Centre ville. En 2007, 5696 familles monoparentales ont été recensées par l INSEE. Elles représentent un peu plus de 25 % des familles avec enfant(s), ce qui situe la commune nettement au dessus des moyennes départementale et nationale (20%). Graphique n 2 : Poids des familles monoparentales ,7 41, , ,4 21,9 23,1 0 Côte des Roses Bel-air Milliaire/Prés de St Pierre Basses-Terres Thionville Moselle France Source : COMPAS-TIS

22 Thionville compte d autre part près de 1000 familles nombreuses, soit 13.8 % des familles avec enfant(s) de moins de 25 ans. Ce taux est très inférieur aux moyennes départementale (17.2%) et nationale (18.5 %), ainsi qu aux taux observés sur les autres grandes agglomérations mosellanes. En 8 ans, Thionville a observé une forte progression du nombre et du poids des familles monoparentales et une diminution aussi forte du nombre de familles nombreuses. Un ménage, au sens statistique du terme, désigne l'ensemble des occupants d'un même logement sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté. Un ménage peut être composé d une seule personne. Une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée - soit d'un couple marié ou non, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage, - soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale) Une famille est dite nombreuse lorsqu'elle comprend trois enfants ou plus. B.4. Population étrangère La population immigrée à Thionville est de 9.7 %, ce qui est inférieur à la moyenne mosellane (10.1 %) mais supérieur à la moyenne française (8.3 %). Néanmoins, 5.3 % de la population thionvilloise est étrangère contre 5.8 % en France, ce qui illustre une différence dans le processus de naturalisation. Un éclairage a été possible sur le quartier de la Côte des Roses où on constate que la part de populations immigrées et étrangères est deux fois plus élevée que sur la ville. Tableau n 3 : Nationalité et immigration Territoires Nombre d habitants Nombre d'immigrés Part de la population immigrée Nombre d'étrangers Part de la population étrangère Côte des Roses ,5 % % Thionville ,7 % ,3 % Moselle ,1 % ,6 % France ,3 % ,8 % Source : INSEE

23 C. L éducation Thionville compte de nombreux établissements scolaires : on dénombre 15 écoles maternelles, 16 écoles primaires, 6 collèges et 9 lycées (dont 3 lycées professionnels) et aucun n appartient aux zones d éducation prioritaires. D ailleurs, sur le territoire de Thionville, le taux d élèves en retard scolaire à l entrée en 6 ème à la rentrée 2009/2010 est de 15.4 % contre 18.4 % en Moselle et 18.8 % en France. Les taux de scolarisation sont légèrement plus bas que la moyenne nationale sauf pour les 15 à 17 ans où les valeurs sont plus élevées (97.9 % de scolarisés à Thionville contre 94.1 % en France). Graphique n 3 : Taux de scolarisation selon l'âge 30 ans ou plus 25 à 29 ans 18 à 24 ans 15 à 17 ans 6 à 14 ans 2 à 5 ans Thionville France Sources : COMPAS-TIS et INSEE Au 1er janvier 2007, 44 % des Thionvillois âgés de 15 à 24 ans n étaient plus scolarisés (soit 2374 jeunes). Cette proportion est supérieure aux moyennes départementale (40 %) et nationale (35 %). A l échelle infra communale, cette proportion de jeunes non scolarisés peut varier du simple au triple : - Près des 65 % des jeunes de ans résidant sur l IRIS Centre ville sont ainsi non scolarisés contre seulement 20 % de ceux résidant sur l IRIS Zone verte, 25 % sur Veymerange-Elange, et 30 % sur Guentrange-Tafeld-Val Marie et Garche Koeking. - Entre 33 % et 40 % des jeunes habitant les IRIS Charlemagne, Oeutrange, Volkrange et Likling I II III sont non scolarisés. - Enfin près de la moitié des jeunes résidant sur le reste de la commune sont non scolarisés. Les IRIS enregistrant les plus faibles proportions de jeunes non scolarisés sont également ceux où la part de ménages vivant sous le seuil de pauvreté est la plus faible, exception faite du centre

24 ville. En effet, les centres villes accueillent classiquement des jeunes actifs sans enfant tandis que les précédents accueilleraient des familles plutôt aisées, propriétaires de leur logement et hébergeant leurs enfants qui poursuivent leurs études. Paradoxalement, cette population des plus de 15 ans non scolarisés est plus diplômée que la moyenne nationale (2007). Comparativement aux moyennes nationales, la part des non diplômés (ou n ayant passé que le certificat d étude primaire ou le brevet des collèges) est plus faible et la part des diplômés est plus importante. Cette surreprésentation s explique en partie par l attractivité du Luxembourg, comme pôle d emploi. Graphique n 4 : Répartition des diplômes pour les 15 ans et + non scolarisés Diplôme de niveau supérieur à BAC+2 Diplôme de niveau BAC+2 Baccalauréat ou brevet professionnel CAP ou BEP France Thionville BEPC (brevet des collèges) Aucun diplôme ou certificat d'étude primaire Source COMPAS-TIS et INSEE D. Activité et chômage D.1. Activité Thionville concentre plus de cadres et de professions intellectuelles supérieures parmi ses actifs occupés que le département mais autant que sur le territoire national. A contrario, les employés et les ouvriers sont sous-représentés (un peu plus de 50 % des actifs occupés thionvillois contre 60 % en moyenne départementale). Il existe toutefois des écarts importants selon les quartiers : entre 25 % et 46 % des actifs occupés sont ouvriers sur les iris Basses-Terres, Côte des Roses, Bel-Air, Gare Cormontaigne, Gassion, Zone verte et Oeutrange 11.1 % des actifs occupés sont ouvriers sur l iris Charlemagne moins de 10 % à Guentrange, Tafeld, Val Marie et Centre ville

25 Thionville se caractérise, au regard du département de la Moselle ou de la France métropolitaine, par une sous représentation des ouvriers et des artisans, commerçants, chefs d entreprises et agriculteurs parmi ses salariés et une surreprésentation des autres catégories socioprofessionnelles. De plus, la ville a connu une augmentation de la proportion de cadres parmi ses actifs occupés entre 1999 et Celle-ci a cependant progressé plus rapidement que sur l ensemble de la Moselle mais autant que sur la France métropolitaine, ou Metz, soit de 2.8 points contre 2.2 points en moyenne départementale. Les mouvements migratoires jouent un rôle important dans ces évolutions. Graphique n 5 : Répartition des catégories socioprofessionnelles par quartiers THIONVILLE - BEL-AIR AGRICULTEURS EXPLOITANTS ARTISANS, COMM., CHEFS ENTR. CADRES PROF. INTERMEDIAIRES EMPLOYES OUVRIERS THIONVILLE - COTE-DES-ROSES AGRICULTEURS EXPLOITANTS ARTISANS, COMM., CHEFS ENTR. CADRES PROF. INTERMEDIAIRES EMPLOYES OUVRIERS

26 THIONVILLE - MILLIAIRE - PRES DE SAINT-PIERRE AGRICULTEURS EXPLOITANTS ARTISANS, COMM., CHEFS ENTR. CADRES PROF. INTERMEDIAIRES EMPLOYES OUVRIERS THIONVILLE - BASSES-TERRES AGRICULTEURS EXPLOITANTS ARTISANS, COMM., CHEFS ENTR. CADRES PROF. INTERMEDIAIRES EMPLOYES OUVRIERS Source : COMPAS-TIS Près de 75 % des Thionvillois âgé de 15 à 64 ans sont actifs contre plus de 70 % des mosellans et comme la moyenne nationale (données 2007). Les taux d activité des hommes étant comparables d un territoire à l autre en France métropolitaine, les écarts qui peuvent être constatés sur les taux d activité sont liés à l activité des jeunes (les étudiants sont inactifs) et des femmes. Thionville compte nettement plus d actives parmi les femmes âgées de 25 à 54 ans qu en moyenne départementale (84.3% contre 79.9 %). Au niveau infra communal, on remarque que les deux quartiers qui ont les taux d activité féminin les plus bas sont la Côte des Roses avec 74.5 % et Bel-Air avec 74.6 %. Le taux d actifs parmi les jeunes est nettement plus élevé que la moyenne nationale (50.4 % contre 42.9 %), ce qui implique un taux plus faible d étudiants (voir paragraphe éducation)

27 Tableau n 4 : Taux d activité des jeunes de 15 à 24 ans TERRITOIRES TAUX Thionville- Côte des Roses 52.9 % Thionville- Bel-Air 46.9 % Thionville Milliaire/Prés de St-Pierre 61.5 % Thionville Basses-Terres 50.4 % Thionville 50.4 % Moselle 46.9 % France 42.9 % Sources : COMPAS-TIS En 2007, 1 salarié sur 8 a un contrat précaire (limité dans le temps) représentant ainsi une proportion moins élevée qu à l échelle départementale (1/7) ou nationale (1/6). De plus, 1 salarié sur 6 occupe un emploi à temps partiel représentant une proportion inférieure aux moyennes départementale et nationale. Parmi les salariés thionvillois travaillant à temps partiel, 362 sont des hommes et 2454 des femmes. Le temps partiel est 6 fois plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. En effet, 25 % des femmes salariées occupent un emploi à temps partiel, contre 4 % des hommes. Graphique n 6 : Contrats précaires et temps partiels Thionville Côte des Roses Thionville Bel-Air Thionville Milliaire/Prés de St-Pierre Thionville Basses-Terres Thionville Moselle France salariés en contrats précaires (CDD, intérim, emplois aidés, apprentissage, stage) salariés à temps partiel Sources : COMPAS-TIS

28 D.2. Chômage Fin 2008, 2044 thionvillois étaient Demandeurs d Emploi en Fin de Mois de catégorie A, B et C soit 10.7 % de la population. Peu de différences s observent entre hommes et femmes parmi les DEFM thionvillois, et ce, quel que soit leur âge. Néanmoins, il faut souligner que la variation des DEFM de catégorie A, B et C est de % entre novembre 2008 et novembre 2010 soit 6.5 points de plus que la variation régionale. La population la plus touchée est les seniors avec une variation positive de % contre 51.9 % en Lorraine. Catégorie A : demandeurs d emploi (DE) tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, sans emploi. Catégorie B : DE tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite courte au cours du mois. Catégorie C : DE tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, ayant exercé une activité réduite longue au cours du mois. Catégorie D : DE non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, (en raison d un stage, d une formation ), sans emploi. Catégorie E : DE non tenus de faire des actes positifs de recherche d emploi, en emploi (ex: bénéficiaire de contrats aidés) E. REVENUS E.1. Revenus Avec 1539 par mois par unité de consommation de revenu fiscal déclaré, le revenu médian des thionvillois est comparable à la moyenne nationale (1510 ) et est plus élevé que celui enregistré en Moselle (1464 ). La commune profite de la proximité du Luxembourg comme les communes situées au Nord de Thionville. La médiane est la valeur qui partage une distribution en deux parties égales. Ainsi, pour les salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires et de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salariés. Le revenu mensuel par unité de consommation (RUC) rapporte le revenu disponible avant impôts (revenus + prestations) de la famille, hors étudiants, personnes de 65 ans ou plus et allocataires de régimes spéciaux, au nombre d unités de consommation (uc)= * 1 uc pour l allocataire * 0.5 uc par adulte et enfants de 14 ans ou plus * 0.3 uc par enfant de moins de 14ans

29 Graphique n 7 : Revenu mensuel médian des ménages France 1510 Lorraine 1452 Moselle 1464 Thionville Source : COMPAS-TIS Près de 25 % des ménages thionvillois vivent sous le seuil de pauvreté (seuil à 60 %) comme sur la Moselle et au niveau national. Cette proportion s élève à près de la moitié des ménages sur les IRIS Bel-Air, Côte des Roses, Milliaire Prés de St-Pierre, Gare Cormontaigne. Le seuil de pauvreté à 60 % correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population. Il s établit à 955 euros par mois en 2009 pour une personne seule. Les écarts de revenus entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres sont cependant plus importants que sur les autres territoires de comparaison, soit de 2983 contre 2249 en moyenne départementale et près de 2600 sur Metz. A l échelle infra communale, les données fiscales les plus récentes concernent l année Elles révèlent de grandes différences entre les différents quartiers de la ville. Le revenu fiscal médian varie ainsi du simple au triple d un IRIS à l autre de la commune, soit de 718 par uc pour les ménages habitant l IRIS Gare Cormontaigne, à 2130 pour les ménages résidant sur l IRIS Guentrange Tafeld Val Marie. Cette répartition correspond globalement à la répartition spatiale des logements sociaux et des propriétaires. E.2. Prestations sociales Fin 2009, 1673 ménages allocataires bénéficiaient des minima sociaux de la CAF (soit 9 % de la population). Nous prenons en compte les quatre principaux minima sociaux que sont le RSA, l AAH, l ASS et le minimum vieillesse. Les bénéficiaires des minima sociaux de l ensemble de la Moselle présente la même répartition par minima sociaux que sur Thionville. Une importante disparité s observe à une échelle infra communale, la part des ménages allocataires des minima sociaux fin 2009, variant du simple au triple. En effet, 25 % des ménages résidant sur l IRIS Bel- Air bénéficient des minima sociaux contre 4 % dans le quartier Charlemagne par exemple. Ou

30 encore, plus de 40 % de la part des allocataires de minima sociaux de Thionville se situent dans 4 quartiers : la Côte des Roses (9 %), Bel-Air (12 %), Milliaire/ Prés de St-Pierre (12 %) et Basses-Terres. Le Revenu de Solidarité Active (RSA) a pour objet «d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, afin de lutter contre la pauvreté, encourager l'exercice ou le retour à une activité professionnelle et aider à l'insertion sociale des bénéficiaires» Il remplace le RMI, l API, ainsi que les mécanismes d'intéressement liés à la reprise d'emploi. RSA : En 2009, 6 % des Thionvillois bénéficient du RSA. Parmi eux, 60 % percevaient le RSA Socle (ancien RMI) et 7 % une allocation majorée correspondant à l ancienne API. Les ménages allocataires du RSA sont principalement des personnes seules (60 %) et des familles avec enfant(s) (40 %). 2/3 d entre elles sont des familles monoparentales. De plus, comparées à l ensemble des ménages thionvillois, les familles monoparentales sont largement plus couvertes que les autres ménages avec près de 20 % d entre elles qui étaient allocataires du RSA fin 2009 contre 8 % des personnes seules, 3 % des couples avec enfant(s) et seulement 1 % des couples sans enfant. Les familles monoparentales mosellanes sont en comparaison près de 25 % à être allocataires du RSA et 8 % de personnes seules. Les couples thionvillois avec ou sans enfant(s) sont au contraire allocataires du RSA dans les mêmes proportions que l ensemble des mosellans. Près de la moitié des allocataires du RSA étaient âgés fin 2009 de ans et 1/3 de ans. Les allocataires du RSA thionvillois sont plus âgés que ceux de l ensemble de la Moselle. AAH : En 2009, 3 % des ménages thionvillois étaient allocataires de l AAH. 57% étaient âgés de à l instar de ce que l on observe sur l ensemble de la Moselle. 70 % des allocataires de l AAH sont d autre part des personnes seules et 5.7 % sont des familles monoparentales. L'allocation aux adultes handicapés (AAH) s'adresse aux personnes handicapées (ou dans l'incapacité de travailler) les plus démunies, afin de leur assurer un revenu minimum. Cumulable avec un revenu d'activité, elle est soumise à un plafond de ressources. AAS : En 2011, 265 Thionvillois étaient bénéficiaires de l AAS soit 0.64 % de la population à l instar des données départementales (0.63%). L allocation de solidarité spécifique (ASS) est destinée à assurer une source de revenus aux personnes dont les droits à l'assurance chômage sont arrivés à expiration. Au 31 décembre 2009, 3.1 % des thionvillois bénéficiaient d un minimum vieillesse, cette proportion étant légèrement supérieure à celle observée sur l ensemble du département. Si la part des femmes thionvilloises de ans bénéficiaires du minimum vieillesse est proche de celle observée sur la Moselle, les hommes thionvillois sont près de 1.6 fois plus souvent dans ce cas que sur l ensemble du département. Cette sur-représentation s observe chez les personnes

31 âgées de ans. Les bénéficiaires d un minimum vieillesse sont ainsi près de 4.1 % des ans sur Thionville contre 2.7 % sur l ensemble de la Moselle. Le minimum vieillesse peut être attribué à toute personne âgée de 65 ans au moins (60 ans en cas d inaptitude au travail). Il est versé sous certaines conditions de résidence et de ressources. Graphique n 8 : Bénéficiaires du minimum vieillesse 4,50% 4,00% 3,50% 3,00% 2,50% 2,00% 1,50% Moselle Thionville 1,00% 0,50% 0,00% Thionville hommes femmes et plus Moselle Sources : INSEE F. Logement Il est important de souligner que pour l INSEE et la loi SRU, les critères de définition d un logement social sont différents. De ce fait, le nombre de logements sociaux recensés par l INSEE en 2007 est de 3796 contre 4814 en 2009 pour la loi SRU. Ainsi, au sens de l INSEE, 1 résidence principale thionvilloise sur 5 relèvent du parc social, soit 1.5 fois plus que la moyenne départementale. Le parc social est inégalement réparti sur la commune avec 70 % des logements sociaux se concentrant sur 5 IRIS parmi les 21 : Côte des Roses, Basses-Terres, Bel-Air, Milliaire Prés St- Pierre et Briquerie

32 Graphique n 9 : Répartition des logements sociaux Thionville- Côte des Roses 18,1 % Thionville- Bel-air 30 % Thionville Milliaire/Prés de St-Pierre Thionville-Basse-Terres 11,1 % Briquerie Autres quartiers 9,7 % 13,9 % 16,7 % Source : COMPAS-TIS A la fin de l année 2009, 3910 ménages (9.5%) bénéficient d une aide au logement de la CAF, à l instar des moyennes départementale (9%) et nationale (10%). A l échelle des quartiers, les écarts sont en grande partie liés à la part des propriétaires et des locataires. En effet, très peu de propriétaires bénéficient de l APL. Il existe trois types d aides au logement versées par la CAF ou la MSA et destinées aux ménages de ressources modestes, locataires ou accédants à la propriété. Leurs montants varient selon le niveau de ressources, la taille de la famille, les dépenses plafonnées de logement et le statut d occupation : - l allocation personnalisée au logement (APL) - l allocation de logement familiale (ALF) - l allocation de logement sociale (ALS)

33 PORTRAIT SANITAIRE DE THIONVILLE A. Services sanitaires et sociaux A.1. L offre de soins a. Offre libérale : Les soins de premier recours désignent les soins de proximité pratiqués par : les médecins généralistes, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens d officine. Ils comprennent plusieurs volets : la prévention, l éducation à la santé, le dépistage, le diagnostic, le traitement, la surveillance et le suivi des patients. A partir de ces soins, les usagers peuvent être orientés vers le système de soins plus spécialisés ou soins de second recours. Pour plus de praticité, le nombre de pharmacies et pas de pharmaciens est retenu. À Thionville, la densité de l offre de soins de premier recours est hétérogène. En effet, elle est supérieure à la moyenne départementale pour les médecins (122 contre 102.5), les dentistes (92 contre 58.4) et les pharmacies (34 contre 25) mais est inférieure pour les kinésithérapeutes (49 contre 55.2) et encore plus faible pour les infirmiers (68 contre 117.9). En comparaison avec la moyenne nationale, l écart est encore plus frappant avec 68 infirmiers pour habitants contre deux fois plus en France (119.7 pour habitants) et une densité de 49 kinésithérapeutes contre 86 en France. On compte également un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) regroupant 1 cadre infirmier, 3 infirmiers et une quinzaine d aides soignants. Il a la capacité de prendre en charge 75 personnes de plus de 60 ans et 10 adultes handicapés (de 25 à 60 ans). Ce service est souvent débordé par les demandes, et les délais d attente de prise en charge vont parfois jusqu à 2 mois. Le principal obstacle étant le recrutement des aides soignants attirés par les hauts salaires du Luxembourg voisin

34 Tableau n 5 : Densité des professionnels libéraux pour habitants au 31/12/2009 médecins généralistes infirmiers chirurgiensdentistes pharmacies kinésithérapeutes Thionville Moselle 102,5 117,9 58, ,2 Lorraine 106,6 102,5 57, ,4 France 111,3 119,7 60, Source : CartoSanté C est l'apsat (Association pour la Permanence des Soins de l'agglomération Thionvilloise) qui organise le tour de garde des médecins à Thionville. Y sont associés deux médecins de Manom et six de Terville. Les tours de garde sont programmés en prenant en compte les desideratas des médecins (religions, activités extraprofessionnelles, couples de médecins). De plus, les médecins de plus de 60 ans n'y participent plus ainsi que ceux exemptés pour raisons médicales. Il est intéressant de se pencher également sur la répartition géographique de ces professionnels et notamment des médecins généralistes et des pharmacies. On constate alors une forte concentration des cabinets médicaux dans les quartiers Notre Dame, Centre ville et Charlemagne (24 cabinets sur 44). En contrepartie, la moitié des quartiers ne possèdent pas de médecins généralistes et ce, quelque soit le nombre d habitants. Pour l ensemble des quartiers sensibles (Bel-Air, Côtes des Roses, Basses-Terres et Milliaire/Prés de St-Pierre), on ne compte que deux médecins. Graphique n 10 : Répartition géographique des médecins généralistes Habitants Médecins Gassion Linkling 1 et 2 Zone verte Oeutrange Gare-Cormontaigne Garche-Koenig Volkrange Bel-Air Briquerie Milliaire-Prés de St-Pierre St-Pierre Malgrange Basses-Terres Côte des Roses Centre Ville Notre Dame Charlemagne Beauregard Libération Veymerange-Elange Guentrange-Tafeld-Val-Marie

35 De la même manière, on compte 12 pharmacies à Thionville dont 5 sont situées en centre ville. Graphique n 11 : Répartition géographique des pharmacies Habitants Pharmacies Gassion Linkling 1 et 2 Zone verte Oeutrange Gare-Cormontaigne Garche-Koenig Volkrange Bel-Air Briquerie Milliaire-Prés de St-Pierre St-Pierre Malgrange Basses-Terres Côte des Roses Centre Ville Notre Dame Charlemagne Beauregard Libération Veymerange-Elange Guentrange-Tafeld-Val-Marie b. Etablissements de santé : Thionville accueille 2 hôpitaux qui dépendent du CHR de Metz-Thionville et 3 cliniques privées. L hôpital Bel-Air est un établissement de médecine générale avec une capacité de 591 lits (283 en médecine, 101 en chirurgie, 80 en obstétrique, 104 en soins de suite et de réadaptation et 23 en soins de longue durée). Il possède également un accueil d urgence générale et pédiatrique, un SMUR, un service d hospitalisation partielle de chimiothérapie et de traitement de l insuffisance rénale. Sur l année 2009, l hôpital a compté entrées en hospitalisation complète, 2631 venues de jour pour chimiothérapie, passages aux urgences, 2478 accouchements et 522 IVG. Ces activités sont assurées par 163 médecins dont 26 généralistes, 10 anesthésistes réanimateurs, 34 chirurgiens, 13 gynécologues obstétriciens et 28 spécialistes. On compte également 1718 personnels non médicaux (1623 ETP) dont 69 sages-femmes, 549 infirmiers et 461 aides soignants. L hôpital est également équipé d un plateau médico technique comprenant 6 salles d imagerie (IRM, scanner ). Il existe également une permanence d accès aux soins de santé (PASS) qui dépend du CHR de Bel-Air et qui est rattachée aux urgences. Cette structure médicosociale a pour but de faciliter l accès aux soins des plus démunis en dehors des murs de l hôpital. Ouverte depuis 2000, elle accueille une population précaire pour une prise en charge médicale (soins, orientation,

36 prévention) et sociale (accompagnement dans les démarches de reconnaissance de leurs droits avec une assistante sociale). L hôpital Beauregard compte 118 lits dont 74 en médecine et 44 en psychiatrie. Il possède également un service d urgence psychiatrique. En 2009, il a enregistré 3430 entrées d hospitalisation complète et 643 venues de jour pour chimiothérapie. 21 médecins spécialistes et 8 psychiatres assurent les soins avec 211 personnels non médicaux dont 111 infirmiers et 51 aides soignants. Le plan directeur du CHR prévoit le regroupement sur le site de l hôpital Bel-Air des activités se trouvant à l hôpital Beauregard. Le CMP 1 er secteur est rattaché à Beauregard mais géographiquement décentralisé (quartier Notre Dame). Il regroupe une équipe pluridisciplinaire qui assure les consultations et les suivis. La clinique Ambroise Paré compte 144 lits dont 101 en chirurgie et 43 en soins de suite et de réadaptation. En 2009, elle a enregistré 5056 entrées d hospitalisation complète et 46 IVG. 36 médecins dont 32 libéraux assurent les soins avec 174 personnels non médicaux dont 67 infirmiers et 42 aides soignants. La clinique Notre Dame compte 60 lits en chirurgie pour 2576 entrées d hospitalisation complète en 2009 (et 151 IVG). 57 médecins dont 55 libéraux assurent les soins avec 112 personnels non médicaux dont 51 infirmiers et 16 aides soignants. La clinique St-Elisabeth, à orientation gériatrique, compte 40 lits en médecine et 10 en soins de suite et de réadaptation pour 1173 entrées en hospitalisations complètes en médecins (dont 25 libéraux) et 90 personnels non médicaux dont 22 infirmiers et 27 aides soignants assurent les activités. A.2. Secteur médico-social On trouve également un nombre important de centres médico-sociaux à destination des personnes âgées et des publics fragiles (protection de l enfance, adultes en précarité). Tableau n 6 : Etablissements médico-sociaux à Thionville Champs Type nbr Localisation (iris) Aide sociale M.E.C.S (maison d'enfants à caractère social) 1 Charlemagne à l'enfance I.M.E (institut médico-éducatif) 1 Côte des Roses Enfance handicapée I.T.E.P (institut thérapeutique éducatif et pédagogique) 2 Charlemagne / Bel-Air et inadaptée S.E.S.S.A.D Malgrange / Milliaire / (service d'éducation spéciale et de soins à domicile) 3 Val Marie

37 Enfance handicapée Adulte handicapé Personnes âgées C.A.M.P.S (centre d'action médico-social précoce) 1 Centre Ville E.S.A.T 2 Guentrange / Volkrange (établissement et services d'aide par le travail) Service de suite et réadaptation 1 Côte des Roses EHPAD (établissement d'hébergement pour 3 Bel-Air / Milliaire (2) personnes âgées dépendantes) Foyer logement 2 La Milliaire / Bel-Air Maison de retraite 3 St Pierre / Val Marie / Guentrange Service d'aide à domicile 3 Centre Ville / Notre Dame / St-Pierre Difficultés socio C.H.R.S 2 Gassion /Cormontaigne familiales et (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) hébergement Hôtel social 1 Gassion social FJT (foyer des jeunes travailleurs) 1 Malgrange Source : FINESS A.3. Les associations Thionville dispose d un réseau associatif important avec plus de 400 entités enregistrées et près de 100 associations à caractère social. Dans un souci de cohésion, une partie de ces associations, certaines institutions et le C.C.A.S. se sont rassemblés en 2009 pour former le groupement UTOPIA. Ce collectif a pour objectif principal d œuvrer pour l amélioration du service rendu à la population. Il est composé de quatre groupes de travail : emploi et formation, santé et vie quotidienne, logement et jeunesse. Le groupe de travail Santé et Vie Quotidienne réunit une trentaine d associations et une dizaine d institutions (CAF, CHR, CMP ) et porte l ambition commune d optimiser l accès aux soins. Il a été le moteur de ce présent diagnostic. B. Etat de santé Les indicateurs de santé sont des variables décrivant une situation ou une évolution quantitative. En prenant le cas d une maladie, ils permettent de la décrire et de l expliquer, puis de la prévoir et de la contrôler. Compte tenu de la difficulté à trouver des données sanitaires sur des petits bassins de vie, il faut souligner que dans ce paragraphe, certaines données ont été exploitées à l échelle du territoire de Thionville plutôt que de la commune. Ce «territoire» correspond au «territoire de santé et de proximité de Thionville» définis par l ORSAS. Il regroupe habitants sur 897 kilomètres carrés et l ensemble de ces communes :

38 Tableau n 7 : Ensemble des communes formant le territoire de Thionville selon l ORSAS Communes Communes Communes Aboncourt Basse-Ham Nilvange Algrange Havange Ottange Angevillers Hayange Oudrenne Apach Hettange-Grande Puttelange-aux-Lacs Audun-le-Tiche Hombourg-Budange Ranguevaux Aumetz Hunting Rédange Berg-sur-Moselle Illange Rémeling Bertrange Inglange Basse-Rentg Bettelainvi Kanfen Rettel Beyren-lès-Sierck Kédange-sur Ritzing Boulange Kemplich Rochonville Bousse Kerling-lès-Sierck Rodemack Boust Kirsch-lès-Sierck Roussy-le-Village Breistroff-la-Grande Kirschnaume Rurange-lès-Thionville Buding Klang Russange Budling Knutange Rustroff Cattenom Koenigsmacker Serémange-Erzange Contz-les-Bains Haute-Kontz Sierck-les-Bains Distroff Kuntzig Terville Elzange Laumesfeld Thionville Entrange Launstroff Tressange Escherange Lommerange Uckange Évrange Luttange Valmestroff Fameck Malling Veckring Fixem Manderen Volmerange- Flastroff Manom Volstroff Florange Merschweill Waldweistro Fontoy Metzeresche Waldwisse Gavisse Metzervisse Yutz Grindorff Mondorff Zoufftgen Guénange Monneren Stuckange Hagen Halstroff Montenach Neufchef B.1. Indicateurs de l état de santé a. Mortalité : Entre 2006 et 2008, on a enregistré 1135 décès à Thionville sans différence entre les hommes et les femmes (567 et 568). La mortalité a baissé de 22 % en dix ans soit un peu plus que les moyennes nationale, régionale et départementale (-19 %, -18 %, -20 %). Néanmoins, le taux comparatif de mortalité du territoire de Thionville dépasse la moyenne régionale de 8 % et la

39 moyenne nationale de 22 %. De plus, si on se penche sur les taux standardisés qui éliminent les effets de structure par âge, on voit que la mortalité est plus importante chez les hommes que les femmes (comme pour les taux nationaux, régionaux et départementaux). Graphique n 12 : Mortalité en (décès pour habitants) hommes femmes Territoire Thionville Moselle Lorraine France Sources : ORSAS Surmortalité : Si l on compare avec le taux de mortalité national on constate une surmortalité d en moyenne 191 décès à Thionville (période ). Celle-ci est en grande partie due à des taux comparatifs de mortalité par maladies cardiovasculaires élevés (+8 % par rapport à la Lorraine), surtout en ce qui concerne les maladies vasculaires cérébrales (+30%). La mortalité par tumeurs est également supérieure à la moyenne régionale (+9 %), la surmortalité par tumeurs de la trachée, des bronches et du poumon étant un peu plus élevée (+10%). On observe également une surmortalité par maladies endocriniennes par rapport à la région (+19%). Représentée en nombre de cas, la surmortalité par rapport à la France métropolitaine équivaut à un excédent de 249 décès par an dont 73 par maladie cardiovasculaire, 62 par tumeurs, 30 par maladies de l appareil respiratoire, 23 par troubles mentaux et 19 par maladies endocriniennes

40 Sous mortalité prématurée : Avant 65 ans, la mortalité (considérée comme «prématurée») est inférieure à la moyenne régionale (-7 %) et légèrement supérieure à la moyenne nationale (+2 %). On observe en particulier une sous mortalité prématurée évitable liée au comportement (-12% par rapport à la Lorraine et -3% par rapport à la France). La mortalité prématurée évitable concerne les décès ayant lieu avant 65 ans qui pourraient être évités avec une connaissance médicale supplémentaire, une réduction des comportements à risque (ex: tabagisme, alcoolisme, conduite dangereuse ) ou un meilleur équipement. Elle est liée aux pratiques de prévention primaire telles que les campagnes de dépistage et de prévention. Avant 65 ans, cette sous mortalité correspond à un bénéfice de 15 vies par an dont 13 liées à la sous mortalité par accident de la circulation. Causes de décès évitables par actions sur les facteurs de risques individuels : - SIDA - Cancer lèvres, cavité buccale et pharynx - Cancer de l œsophage - Cancer du larynx - Cancer du poumon - Psychose alcoolique et alcoolisme - Cirrhose alcoolique - Accidents de la circulation - Chutes accidentelles - Suicides Causes de décès évitables liés aux campagnes de dépistage et de prévention : - Fièvre typhoïde - Tuberculose - Tétanos - Cancer de la peau - Cancer du sein - Cancer de l utérus - Maladie de Hoggkin - Leucémies - Cardiopathies rhumatismales - Maladies hypertensives - Cardiopathies ischiémique - Maladies vasculaires cérébrales - Grippe - Asthme et alvéolite allergique - Ulcère digestif

41 b. Causes des décès : Comme pour la Lorraine, les deux premières causes de décès sont les tumeurs et les maladies de l appareil circulatoire, puis viennent les maladies du système nerveux (Alzheimer, Parkinson, autres maladies du système nerveux et maladies des organes des sens) et les maladies respiratoires (essentiellement cardiovasculaire). Tableau n 8 : Principales causes de décès selon le sexe à Thionville Causes Ensemble I. Tumeurs 27 % II. Mal. de l'appareil circulatoire 25 % III. Symptômes et états morbides mal définis* 10 % IV. Mal. du système nerveux 8 % Hommes I. Tumeurs 32,6 % II. Mal. de l'appareil circulatoire 22,2 % III. Mal. de l'appareil respiratoire 8,8 % IV. Symptômes et états morbides mal définis* 8,6 % Femmes I. Mal. de l'appareil circulatoire 27,3 % II. Tumeurs 21,8 % III. Mal. du système nerveux 11,4 % IV. Symptômes et états morbides mal définis* 11,4 % Source : INSERM- exploitation C.C.A.S. *Symptômes et états morbides mal définis : Mort subite du nourrisson + Causes inconnues ou non précisées Tumeurs En , la mortalité par tumeur reste bien plus élevée sur le territoire de Thionville qu en moyenne nationale (235/ contre 220/ )

42 Graphique n 13 : Mortalité par type de tumeurs trachée-bronchespoumons colorectale tissus lymphatiques et hématopoïétiques sein prostate voies aérodigestives supérieures Territoire Thionville Moselle Lorraine France Néanmoins, elle a fortement baissé en dix ans ( 21 %) faisant passer les taux en dessous des moyennes départementale et régionale. Graphique n 14 : Evolution des taux de mortalité par tumeur Territoire Thionville Moselle Lorraine France

43 Sources : ORSAS - exploitation C.C.A.S. Thionville Appareil circulatoire : Les principales maladies cardiovasculaires en Lorraine sont les cardiopathies (25 %), les maladies vasculaires cérébrales (23%) et les maladies hypertensives (7%). 90 % des décès liés à ces pathologies surviennent après 65 ans (83% pour les hommes). Comme pour les tumeurs, la mortalité a fortement baissé en dix ans ( 37 %) faisant passer les taux en dessous des moyennes départementale et régionale mais pas nationale. Graphique n 15 : Evolution des taux de mortalité par maladies cardiovasculaires Territoire Thionville Moselle Lorraine France Sources : ORSAS - exploitation C.C.A.S. Thionville B.2. Déterminants de santé Les déterminants de santé représentent les facteurs qui entraînent une modification de l état de santé (environnement, habitudes de vie, comportement des individus...). En agissant sur eux, on peut prévenir ou retarder certaines maladies chroniques. Ce chapitre n aborde qu une partie des déterminants de santé pour lesquels l information régionalisée est mobilisable

44 a. L hygiène de vie : Alimentation : Les bonnes habitudes alimentaires et la pratique d une activité physique exercent une influence importante sur l état de santé, réduisant l apparition de problèmes de santé tels que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaire, l obésité ou certains cancers. On parle de surpoids lorsque l indice de masse corporelle ou IMC (poids/taille²) se situe entre 25 et 30, et d obésité lorsque l IMC dépasse 30. Entre 1997 et 2009, le surpoids et l obésité se sont développés très rapidement en France, avec une évolution de %(prévalence passant de 8.5% à 14.5%). Malgré le fait que la Lorraine ait subit une augmentation de l obésité moins importante que la moyenne française ( %), elle reste néanmoins une des région les plus touchée avec une prévalence de 17.6 % en En Moselle, la prévalence de l obésité est encore plus importante chez les femmes (+0.6 % en moyenne entre 16 et 60 ans) mais c est sur les territoires de Metz, Thionville et Sarreguemine que l on trouve le moins d obèses dans les deux sexes. La mesure du tour de taille est également devenue un élément prédictif des risques vasculaires et diabétiques, sachant que l on considère comme à risque, les sujets ayant un rapport tour de taille/tour de hanches (RTH) 0,95 pour les hommes et 0,80 pour les femmes. Sur ce point, on constate que, sur le territoire de Thionville les femmes sont plus touchées par ce phénomène que dans la moyenne régionale. Carte n 2 : Répartition régionale des taux de RTH élevés chez les femmes

45 Source : UC-Médecine Préventive Nancy-Vandoeuvre Pour les enfants, l examen obligatoire au cours de la 6 ème année, qui comporte un repérage précoce de l obésité par la mesure de l IMC, permet de dresser un bilan. En 2007, 14% des enfants lorrains de 6 ans présentaient une obésité (taux sensiblement identique à l ensemble des enfants français), avec une prévalence plus importante en Moselle et particulièrement au nordest du département (bassin ferrifère et houiller). Tableau n 9 : L obésité chez les filles de 6 ans Pourcentages Territoires mosellans 13%-14% Metz /Rombas 15%-18% Sarrebourg Sarreguemines - Thionville 19%-21% Bassin Houiller Tableau n 10 : L obésité chez les garçons de 6 ans Pourcentages Territoires mosellans 5%-7% Sarreguemines 12%-14% Sarrebourg Metz /Rombas - Thionville 15%-17% Bassin Houiller Source : ARS Lorraine (DRASS), exploitation C.C.A.S. Thionville Activité physique : En ce qui concerne l activité physique, en 2009, le taux de personnes possédant une licence sportive se situait à environs 24 % en Moselle, comme en moyenne régionale (24.7 %) et nationale. A Thionville en 2011, on a recensé environ licenciés soit 28.5 % de la population, en incluant les personnes vivant hors de Thionville. b. Les addictions : Consommation de tabac : La Lorraine combine à la fois un taux élevé de fumeurs réguliers et une moyenne élevée de cigarettes consommées (surtout chez les hommes). Chez les adolescents, la consommation quotidienne est plus élevée que la moyenne nationale (+1.7% à 13 ans et +5 % à 15 ans). Chez les adultes, la consommation quotidienne était d environ 28 % en 2008 comme pour la moyenne nationale, avec une prévalence plus forte chez les jeunes adultes (57% pour les ans)

46 Néanmoins, le territoire de Thionville montre une prévalence du tabagisme moins importante pour les deux sexes (-3 % chez les hommes et -3.3 % chez les femmes). Pour constater le tabagisme, il est intéressant d analyser la mortalité liée à celui-ci. Pour cela, on estime le cumul des décès de trois pathologies pour lesquelles le tabac est le principal facteur de risque : les tumeurs de la trachée, des bronches et du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les cardiopathies ischémiques. Notons que certains de ces décès peuvent également être dus à d autres origines (pollution) et que le tabac peut également entraîner d autres décès par cancer comme la vessie ou le pancréas. Graphique n 16 : Taux d'hospitalisations liés au tabac hommes femmes Territoire Thionville Moselle Lorraine

47 Graphiques n 17 : Mortalité liée au tabac hommes femmes Territoire Thionville Moselle Lorraine France Sources : ORSAS Consommation d alcool : La consommation lorraine et mosellane d alcool est proche de la moyenne nationale. Concernant la consommation nocive entraînant une dépendance, on constate peu de disparités infra régionales avec un usage dans la moyenne en Moselle. Néanmoins, les données d activités hospitalières permettent d appréhender ce phénomène de manière plus précise, notamment pour les jeunes où l on constatait en 2008, un taux d hospitalisation pour intoxication aiguë par l alcool plus faible dans l arrondissement de Thionville Est (division administrative comprenant Cattenom/ Metzervisse/ Sierck les Bains/ Thionville/ Yutz). Notons que cette intoxication est synonyme d ivresse conduisant à une hospitalisation de très courte durée pour éthylisme aigu

48 Graphique n 18 : Taux d'hospitalisation pour intoxication aiguë par l'alcool (chez les ans) Lorraine Moselle Arrondissement Thionville Est Hommes Femmes Source : Orsas-Lorraine, Cellule d Appui Régionale de la MIDLT en Lorraine De plus, les professionnels du CSAPA Baudelaire, rattaché au centre hospitalier de Jury, ont pu constater pour la commune de Thionville, une évolution de +7% entre 2010 et 2011 pour la prise en charge pour alcoolisme. S agissant des hospitalisations et des décès associés à une consommation d alcool ; il faut préciser qu il s agit des décès par tumeurs des voies aérodigestives supérieures, des cirrhoses alcooliques et des psychoses alcooliques. On constate alors que le taux d hospitalisation sur le territoire de Thionville se situe entre la moyenne régionale et départementale mais qu il est plus important en ce qui concerne les femmes

49 Graphique n 19 : Taux d'hospitalisation liés à l'alcool Lorraine Moselle Territoire Thionville hommes femmes Sources : ORSAS, exploitation C.C.A.S. Thionville De même, les décès imputables à une consommation excessive d alcool sont dans la moyenne nationale avec une prévalence plus importante chez les femmes. Graphique n 20 : Mortalité liée à l'alcool France Lorraine Moselle Territoire Thionville hommes femmes Sources : ORSAS, exploitation C.C.A.S. Thionville

50 Consommation de drogues illicites : Dans le domaine de la toxicomanie, il est très difficile d obtenir des données sur un territoire infra départemental car plus l échantillon est réduit et moins la significativité statistique est assurée. Néanmoins, il est possible de dégager les grandes tendances au niveau du département. D abord, on peut souligner que la consommation de cannabis occasionnelle en Moselle est dans la moyenne nationale et ce quel que soit l âge. Par contre, l usage régulier de cannabis à 17 ans en 2008 était inférieur : 3 % contre 5 % en Lorraine et 7.3 % en France. Ensuite, il faut rappeler que la Moselle est, depuis 2007, au premier rang national des ventes de Subutex (substitution aux opiacés sous prescription médicale) et au 22 ème rang pour les ventes de Méthadone (substitution aux opiacés sous prescription des CSAPA ou des hôpitaux). Cependant, ces données doivent être utilisées avec précaution car elles ne tiennent compte que des ventes en pharmacie de ville et pas celles des services hospitaliers. Néanmoins, la Moselle se place au 5 ème rang des décès par surdose et au 8 ème rang des ventes de Stéribox (trousse de prévention contre la propagation des virus VIH et VHC à destination des toxicomanes par voies intraveineuses vendue à bas prix en pharmacie). Selon le CSAPA Baudelaire de Thionville, pour l année 2010 et l ensemble des patients thionvillois pris en charge, on constate que les motifs de consultations sont une dépendance à : l héroïne pour 28 %, 27 % pour l alcool, 13 % pour le cannabis et 7 % pour la cocaïne. 70% des patients sont des hommes et 66 % d entre eux ont entre 25 et 44 ans (11% entre 15 et 24 ans et 21% entre 45 et 64 ans). Le CSAPA n observe pas d évolution particulière du profil de ses patients depuis les dernières années même si, en 2011, les consultations pour la dépendance à l alcool sont plus importantes (+ 7%) et qu il y a moins de patients de 25/44 ans au bénéfice des autres tranches d âge (+ 7% pour les 15/24 ans et +8 % pour les 45/64 ans). c. Santé mentale : La DRASS de Lorraine (aujourd hui ARS), a réalisé une grande enquête de santé mentale en Lorraine en 2008 à l aide de vingt critères spécifiques. Dans ce rapport, on distingue le besoin de soin en santé mentale, ne relevant pas forcément du domaine psychiatrique, et le besoin de soins en psychiatrie. Le besoin de soins en santé mentale est présent si : - Détresse psychologique - Retentissement dans la vie quotidienne du à la santé mentale - Absence d au moins une journée de travail pour un problème de santé mentale - Présence d un diagnostic de : dépression/anxiété/dépendance à un produit + une détresse - Présence de plus d un diagnostic dans la même catégorie de troubles Il y a un besoin de soins en psychiatrie si : - co-morbidité psychiatrique entre deux familles de diagnostic spécifiques - ou retentissement très sévère dans la plupart des domaines de la vie

51 Les résultats montrent qu un peu plus de 25 % de la population du territoire de Thionville présente des besoins de soins en santé mentale comme pour la moyenne régionale. D autre part, 9.1 % relèvent d un besoin de soins en psychiatrie contre 8,8 % en Lorraine. En ce qui concerne la consommation de psychotropes (somnifères, anxiolytiques, neuroleptiques et antidépresseurs), le territoire de Thionville montre un taux moins élevé pour les deux sexes. Les hospitalisations pour tentatives de suicide sont plus importantes sur le territoire de Thionville qu en moyenne départementale et régionale et ce, avec une prévalence bien plus importante chez les femmes (240/ contre 211/ en Lorraine). Graphique n 21 : Taux d'hospitalisation pour tentatives de suicide hommes femmes 50 0 Territoire Thionville Moselle Lorraine Sources : ORSAS, exploitation C.C.A.S. Thionville Néanmoins, la mortalité par suicide ne reflète pas cette différence et est même inférieure à la moyenne Lorraine et nationale. Tableau n 11 : Mortalité par suicides (taux pour habitants): Hommes Femmes Ensemble Territoire Thionville Moselle Lorraine France Sources : ORSAS, exploitation C.C.A.S. Thionville

52 C. Recours aux soins C.1. Consommation de soins hospitaliers Selon l ORSAS, qui exploite les données des activités hospitalières (PMSI), les taux comparatifs d admission à l hôpital sur le territoire de Thionville sont plus élevés que les taux départementaux (plus 564/ habitants pour les hommes et plus 273/ habitants pour les femmes). Sur les années 2005 à 2007, les séjours des femmes ont été plus nombreux mais il faut prendre en considération les motifs d accouchement et d affections du post-partum (période suivant l accouchement). Tableau n 12 : Taux comparatifs d hospitalisations en (Taux pour habitants) Territoire Thionville Moselle Lorraine Hommes Femmes Ensemble Source : ORSAS Les taux comparatifs (ou standardisés) s expriment en nombre de cas pour habitants. Ils correspondent aux taux que l on observerait dans les territoires s ils avaient la même structure par âge que la population de référence. Cette standardisation permet d éliminer les effets de structure par âge et autorise les comparaisons entre les deux sexes, les différentes périodes et les différents territoires. Les principales causes d admissions sont : 1. les tumeurs malignes, 2. les maladies de l appareil circulatoire, 3. le diabète (type 1 et 2), 4. les démences (dont la maladie d Alzheimer), 5. les affections psychiatriques de longues durées, 6. les maladies chronique du foie et 7. l insuffisance respiratoire chronique grave. On note que le taux d hospitalisation pour les tumeurs malignes chez les hommes et significativement supérieur à la moyennes régionale (958/ contre 839/ ). De même, les taux d hospitalisation pour les démences sont plus élevés sur le territoire thionvillois que pour l ensemble du département ou de la région (107/ pour l ensemble hommesfemmes contre 72/ pour les moyennes départementales et régionales). Globalement, le recours à l hospitalisation des habitants de Thionville est supérieur à la moyenne régionale

53 Graphique n 22 : Principales causes d'admissions chez les femmes ( ) Insuffisance respiratoire chronique 22 Maladies chroniques du foie 33 causes Affections psychiatriques Démences Diabète Lorraine Moselle Territoire Thionville Appareil circulatoire 423 Tumeurs malignes taux comparatifs pour habitants Graphique n 23 : Principales causes d'admissions chez les hommes ( ) Maladies chroniques du foie 40 Insuffisance respiratoire chronique 45 causes Affections psychiatriques Démences Lorraine Moselle Territoire Thionville Diabète 335 Appareil circulatoire 706 Tumeurs malignes taux comparatifs pour habitants Sources : CNAMTS, RSI/ INSEE, exploitation C.C.A.S. Thionville

54 C.2. Consommation de soins de ville Lorsque nous parlons de «soins de ville», nous prenons en compte les actes professionnels (consultations, visites, actes infirmiers ) et les prescriptions (pharmacie, biologie ). Ces données sont issues de la CPAM de Thionville. Au cours de l année 2010, sur l'ensemble de la commune, personnes (assurées du régime général de sécurité sociale) ont consommé au moins un acte remboursé par le régime général, soit 90 % de la population. La consommation moyenne par personne (ayant consommé dans l'année) est évaluée à 2200 sur l'année pour une moyenne nationale de Parmi elles, près de 17 % sont en affection de longue durée soit 6219 personnes. Une affection de longue durée (ALD) est une maladie qui nécessite un suivi et des soins prolongés (plus de six mois) et des traitements coûteux. Pour ces affections, l'assurance Maladie rembourse à 100 % (du tarif de la sécurité sociale) les dépenses liées aux soins et traitements nécessaires. Il s'agit des affections de longue durée inscrites sur la liste établie par le Ministère de la Santé (liste des A.L.D. 30) ainsi que des polypathologies invalidantes nécessitant des soins continus d'une durée prévisible supérieure à six mois. Le nombre d admissions en affection de longue durée correspond au nombre d individus (assurés et ayants droits) ayant été reconnus pour la première fois par l Assurance Maladie comme étant atteint d une affection de longue durée, comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, inscrite sur la liste établie par décret après avis du haut comité médical. Ces personnes bénéficient d une suppression du ticket modérateur pour les soins ayant un rapport avec cette affection. Du fait des traitements coûteux, la consommation moyenne annuelle des personnes en ALD est trois fois plus élevée (6717 ). On peut souligner que le nombre d admissions en affection de longue durée sur le territoire est plus élevé que la moyenne nationale (1727 contre 1675). Néanmoins, ce taux ne correspond pas au nombre de nouvelles personnes atteintes d une affection pour les raisons suivantes : * Le patient peut être atteint par une des 30 maladies mais ne pas correspondre aux critères médicaux de sévérité ou d évolutivité exigés. * Le patient peut ne pas demander à être exonéré pour des raisons de confidentialité ou parce qu il bénéficie d une assurance complémentaire satisfaisante. Les personnes couvertes par le régime minier sont suffisamment couvertes et n ont pas besoin d être admises en ALD. Cette particularité explique le faible taux d admissions en ALD observé dans le Bassin Houiller. * Le patient peut déjà être exonéré du ticket modérateur à un autre titre (précédente affection exonérante, invalidité ) et donc ne pas faire l objet d une demande d un médecin traitant pour une nouvelle ALD. * Les médecins peuvent ne pas individualiser une affection nouvelle pour un patient déjà exonéré au titre d une ALD connexe partageant les mêmes mécanismes physiopathologiques

55 Tableau n 13 : Taux comparatif d admissions en ALD en (Taux pour habitants) Territoire de Moselle Lorraine France Thionville Hommes Femmes Total Source : CNAMTS, RSI / INSEE On dénombre 3184 bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU) sur Thionville soit 8.7 % des consommants (8% en moyenne nationale). La consommation moyenne annuelle des personnes bénéficiant de la CMU s'élève à Conformément aux données nationales, les dépenses de soins de ville des assurés bénéficiaires de la CMUC sont moins élevées que la moyenne. Ceci est lié au fait que ce groupe est plus jeune que la moyenne des assurés, en particulier de ceux qui sont en ALD (or les dépenses en soins de santé de ville comme hospitaliers sont concentrés dans les dernières années de la vie). Cependant, étant en moins bonne santé que la moyenne, leur consommation de soins hospitaliers est supérieure. Graphique n 24 : Age des thionvillois ayant consommé au moins un acte en 2010 Age des consommants 22% 16% moins de 15 ans 15 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus 27% 35%

56 Age des consommants CMU 5% 23% 27% moins de 15 ans 15 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus 45% Age des consommants ALD 3% 9% moins de 15 ans 15 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus 62% 26% Source : CPAM Thionville

57 Consultations dentaires : En Lorraine, en moyenne 79,3 % des hommes et 84,5 % des femmes déclarent consulter un dentiste au moins une fois par an. Les personnes en situation de précarité sont beaucoup moins nombreuses à déclarer se rendre au moins une fois par an chez le chirurgien-dentiste, la différence est très significative quels que soient l âge et le sexe (écarts allant de 10 à 20 %). Après standardisation, on voit que les consultations dentaires sur le territoire de Thionville sont supérieures à la moyenne avec 87.7 % pour les femmes et 81.9 % pour les hommes. Consultations gynécologiques : En France, plus de 3000 cancers du col de l'utérus sont dépistés chaque année et sont à l'origine de plus de 900 décès par an. L HAS, dans son dossier spécial Gynécologie & Obstétrique de décembre 2009 actualisé en décembre 2010, informe que «dans la situation actuelle, on constate que seulement 10 % des femmes bénéficient d un dépistage du cancer du col de l utérus dans l intervalle recommandé». Sur le territoire de Thionville, on constate que 71.5 % des femmes ont un suivi annuel gynécologique soit une évolution positive de 2 % en 5 ans. Notons que, quel que soit l âge, les femmes en précarité sont beaucoup moins nombreuses à déclarer un suivi (écart de 20% environ de 25 à 70 ans). Carte n 3 : Répartition régionale des taux de suivis gynécologiques annuels déclarés Source : UC-Médecine Préventive Nancy-Vandoeuvre

58 PROBLEMES DE SANTE Suite à cet état des lieux quantitatifs, il est essentiel d enrichir notre recherche avec des données qualitatives. En effet, celles-ci ont l avantage de mettre en avant les problèmes qui préoccupent le plus les acteurs de la santé et les habitants, et qui ne sont pas forcément lisibles à travers les statistiques. Ces données sont le résultat de l analyse des entretiens réalisés sur le terrain et les «réponses» énumérées ne sont pas exhaustives. A. La santé des enfants et des adolescents (0 à 18 ans) A.1. La prise en charge des enfants handicapés et de leurs familles Etat des lieux La prise en charge d un enfant handicapé est toujours compliquée. L acceptation de la différence est longue et difficile pour les parents et ces familles doivent être aidées par un réseau solide tant pour la prise en charge de l enfant que pour le soutien psychologique des parents et de la fratrie. Les enjeux sont considérables : développement optimum de l enfant handicapé, équilibre des frères et sœurs, bien être des parents Réponses - I.M.E «APEI»: Institut Médico Educatif accueillant des enfants de 6 à 14 ans atteints de déficience intellectuelle avec ou sans troubles associés. - SESSAD «APEI»: Service d Education Spécialisée et de Soins à Domicile apportant un soutien en intervenant sur les différents lieux de vie de l enfant. - SESSAD «Fondation Saint Vincent de Paul». - CMP enfants Points négatifs - Le nombre de structures spécialisées est insuffisant sur Thionville et ses environs, les professionnels du secteur nous affirment que les listes d attente sont longues. Les enfants sont donc scolarisés à l école publique créant parfois des situations difficiles : stigmatisation par les autres enfants, impossibilité de suivre le cours si l enfant n a pas d auxiliaire de vie scolaire

59 - Selon les chiffres de la DRASS de Lorraine datés de 2008, la densité pédiatrique sur le territoire de Thionville est de 14.6 contre 17.8 en Lorraine et la densité psychiatrique est de 6.2 contre 16 en Lorraine. - Il a également été signalé un manque de communication et de clarté au sein du réseau associatif et institutionnel entourant l enfant handicapé. Les différents secteurs restent cloisonnés (pédiatrie, psychiatrie ) et il n y a pas assez d échanges sur les missions de chacun. Les professionnels considèrent que ce manque de coordination a un impact défavorable sur la prise en charge de l enfant handicapé et de sa famille. A.2. La démographie médicale : le problème pédiatrique Etat des lieux On compte en moyenne 480 naissances thionvilloises par an (INSEE ) et de plus en plus de familles monoparentales. Or, celles-ci sont souvent dans une situation moins favorable, notamment sur le plan du logement et de l emploi. Elles doivent en effet surmonter à la fois les contraintes liées à leur situation la garde d enfants en particulier et l impossibilité de compter sur le revenu d un conjoint pour subvenir aux besoins de la famille. Ces difficultés freinent l accès aux soins spécialisés de pédiatrie et conduisent souvent ces familles aux urgences pédiatriques en cas de problème, avec pour conséquence un engorgement des urgences et un suivi médical irrégulier. Réponses - 5 pédiatres libéraux au centre ville de Thionville - 7 pédiatres faisant des consultations externes au CHR Bel-Air (délai moyen de 3 mois) - 1 pédiatre de PMI au centre ville qui consulte en priorité pour les familles en difficultés Points négatifs - Pas assez de pédiatres à Thionville. - Les cabinets médicaux sont répartis sur les iris du centre ville et de Bel-Air. Or, la concentration des familles monoparentales avec enfants se situe sur les quartiers de la Côte des Roses pour 45 %, Basses-Terres, Bel-Air et Gare/Cormontaigne pour 41 %, et Charlemagne et Milliaire/Prés de St-Pierre pour 36 %. - Représentations erronées sur le rôle et les compétences des pédiatres, des généralistes et des urgences pédiatriques de la part des mères en difficultés

60 A.3. Comportement à risque chez l adolescent Etat des lieux Une partie des préadolescents (8 à 12 ans) des quartiers sensibles semblent échapper à l autorité parentale : ils sont un certain nombre à s éterniser en semaine, le soir jusqu à 21 heures en bas de chez eux. Cette situation révèle notamment un problème de parentalité et peut conduire ces enfants, vers des comportements à risque tels que la consommation de tabac (repérée dés 11 ans dans certains cas) ou d alcool (cas avérés de collégiens ivres à l arrivée au collège à 9h). A ce sujet, les habitants interrogés évoquent des «parents trop laxistes» tandis que les professionnels les considèrent plutôt «débordés et fatigués par leur rythme de vie». Les parents n ont pas la force «de faire la loi» quand ils n ont que quelques heures le soir après le travail pour profiter de leurs enfants. En outre, les professionnels du social signalent que, en plus des bouleversements propres à la période adolescente, les jeunes semblent plus angoissés par l avenir qu avant. Ils formulent des appréhensions très tôt, dès 14 ans, sur les difficultés sociales :«je ne veux pas grandir, je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie». Ils se sentent dévalorisés et se sentent «disqualifiés» par l école qui «veut les faire rentrer dans des cases». Réponses - Les centres sociaux, maison de quartier et associations d animation de quartier accueillent les enfants et les adolescents lors d activités diverses durant toute l année scolaire et pendant les vacances. Ils organisent des activités, de l aide aux devoirs, des centres aérés, des sorties familiales - Le PAEJ (Point d'accueil et d'ecoute Jeunes) est un lieu de soutien, d'orientation et de médiation qui s'inscrit en amont des interventions spécialisées en direction des jeunes. Il s'adresse en priorité aux adolescents et jeunes majeurs rencontrant diverses difficultés : conflits familiaux, mal être, échec scolaire, conduites à risques... ainsi qu à leurs parents. - Plusieurs associations organisent des actions de médiations, de soutien à la parentalité ou d accompagnement éducatif. Points négatifs - Ouvert depuis plus d un an, le PAEJ reste pour l instant trop peu connu par le public cible. - Les actions de préventions scolaires sont organisées au collège, or, il parait important de les commencer plus tôt (dès la fin de l école primaire) afin de sensibiliser les enfants plus jeunes. - Du point de vue des professionnels et des habitants, il semble difficile de construire des actions de soutien à la parentalité sans donner l impression de «juger» ou «d éduquer» les parents. Néologisme créé dans les années 1950 par les psychanalystes :«La parentalité désigne d une façon très large la fonction d être parent, en y incluant à la fois des responsabilités juridiques telles que la loi les définit, des responsabilités morales telles que la socio-culture les impose, et des responsabilités éducatives» Dictionnaire critique d action sociale,

61 A.4. Les mauvaises habitudes alimentaires Etat des lieux En Lorraine, la fréquence de l obésité et du surpoids a doublé entre 1991 et 2000 chez les enfants. De plus, il est admis que les risques d obésité dépendent en grande partie de la précarité économique. Or, les professionnels remarquent la tendance des jeunes au grignotage : salés et sucrés, ils consomment des produits tout au long de la soirée après les cours. Les mères admettent également avoir du mal à faire consommer des plats équilibrés à leurs enfants ; «comme ils ne vont pas en manger, ça ne sert à rien que j en fasse». Réponses - Le Programme «Pikabouge Thionville» à destination des élèves des classes de grandes sections des écoles maternelles de Thionville. Ce Programme a été conçu et mis en place par les associations Thionville-Santé et Intercom Santé 57 et propose une formation pour les enseignants dans le but de faire comprendre aux enfants toute l importance de manger équilibré, de pratiquer l exercice physique et de respecter le temps des repas. - «La santé vient en mangeant et en bougeant : une affaire de famille» proposé par le centre social «Le Lierre». Action éducative et de soutien à la parentalité sur la thématique de la nutrition menée auprès de 350 enfants habitant le quartier-est de Thionville et centre-ville élargi avec une attention particulière portée aux familles en situation de précarité. Séances d éducation nutritionnelle au sein de trois groupes scolaires et intégration du programme dans le projet éducatif. Points faibles Le principal frein reste la transversalité des actions de préventions. En effet, proposer une action pour les enfants ne prend pas en compte le fait que ce sont les parents qui font les courses et qui élaborent les repas. De la même manière, les actions à destination des parents n impliquent pas directement l enfant et ne l encourage pas à manger équilibré

62 B. La santé des jeunes B.1. Jeunes en rupture familiale Etat des lieux De plus en plus de jeunes majeurs (dépendants de l ASE) sortent de structures spécialisées du type I.M.E ou foyer sans solution d hébergement, sans prise en charge ni soutien familial. Les professionnels soulignent que ces jeunes n ont aucun repère, aucune autonomie et sont incapables d entreprendre des démarches administratives seuls. De plus, nombre d entre eux souffrent de problèmes de santé mentale associés ou pas à des troubles du comportement. Lorsque la pathologie est diagnostiquée, leur situation précaire entraîne une rupture du suivi médical et de la bonne observance du traitement (entraînant des troubles plus graves voire des crises aiguës). Lorsque la pathologie n a pas été identifiée, une prise en charge médicale doit être engagée mais est plus difficile de part leur situation. Il est important de mettre en avant les risques élevés de comportements violents et d addiction chez ces jeunes. Réponses La seule structure d hébergement d urgence existant à Thionville est l UVT (Unité de Vie Transitoire) de l association ATHENES. Néanmoins, les règles de vie en collectivité imposées sont parfois difficiles à suivre pour eux. Points négatifs Les travailleurs sociaux ne se sentent pas assez «armés» pour travailler avec ces jeunes. En effet, en plus d un accompagnement psychosocial et d une aide dans les démarches administratives qui leur est proposé, un suivi psychologique voire psychiatrique est nécessaire. Or, l offre de prise en charge de la santé mentale à Thionville n est pas suffisante et pas adaptée pour ce public. Les consultations en cabinets libéraux sont trop chères et les délais d attente pour un rendez-vous au CMP sont trop longs et les freinent dans leur démarche. B.2. La santé mentale et les comportements à risque Etat des lieux Les jeunes suivis à la Mission Locale ou au Foyer des Jeunes Travailleur (FJT) de Thionville vivent une situation psychosociale difficile : ils sont confrontés à la pauvreté, au chômage et aux problèmes d accès au logement. Les professionnels identifient chez eux un état de stress élevé et une tension nerveuse qui peut entraîner des troubles (isolement, troubles du sommeil). Certains d entre eux se dirigent alors vers une consommation de cannabis ou de médicaments pour se

63 «calmer» ou se «vider la tête» lors de soirées très arrosées. Les travailleurs sociaux s inquiètent également du risque d isolement en cas de déscolarisation. De plus, ces jeunes en difficulté construisent leur propre système de valeurs basé sur l immédiateté et la consommation. Les professionnels insistent sur le fait que leurs raisonnements sont à l image de ce que les médias (télévision, Internet) leur renvoient :«tout doit être rapide et tout est remplaçable». De plus, ces nouvelles normes sont renforcées par le climat d instabilité qui les entoure : emplois précaires, difficultés pour se loger Les travailleurs sociaux soulignent également «un manque de repère» et une absence de «famille-base» impliquant des problèmes d identification au sein de foyers souvent déstructurés. Il en découle des comportements dangereux du type violences conjugales ou auto violence. Réponses - L Ecole de la 2 ème Chance propose un bilan de santé pour les 16/25 ans (lié à leur projet professionnel) ainsi que des actions de prévention sur les addictions et les IST. - L association APOLO J qui accueille et accompagne des jeunes (18 à 30 ans) en recherche de logement, organise des actions de prévention et d information sur les conduites à risques. - APSIS EMERGENCE, au travers du PAEJ, prévient le mal-être des jeunes et propose un programme de prévention des toxicomanies et du VIH pour les jeunes adultes. - La Mission Locale, qui a pour but l insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans, organise un bilan de santé au centre de Médecine Préventive à Metz ainsi que des ateliers «mieux être» ayant pour but la gestion du stress et la verbalisation des problèmes personnels. - Le FJT propose un Espace Santé où les jeunes sont accueillis, orientés et bénéficient de prévention ou d une écoute active. Points faibles - L identification des troubles mentaux n est pas facile pour tous les professionnels. - Les jeunes acceptent difficilement une prise en charge psychologique :«ils ne sont pas fous» ou à l inverse, ont déjà vu plusieurs spécialistes étant enfants et estiment qu il n en ont tiré aucun bénéfice. - L offre de prise en charge de la santé mentale à Thionville n est pas adaptée. B.3. L accès aux droits Etat des lieux Les jeunes n ont, de manière générale, qu un faible intérêt pour leur santé. De leur point de vue, elle n est pas prioritaire face aux problèmes cruciaux de l emploi ou du logement. De ce fait, leurs droits ne sont pas à jour et l instabilité du logement accentue ce phénomène (difficulté de conservation et mise à jour des papiers). Le problème se pose en cas d accident ou d hospitalisation. Les professionnels affirment que l accompagnement dans les démarches est le

64 meilleur moyen d informer et de faire prendre conscience de l importance de faire valoir ses droits aux jeunes. Réponses La réponse la plus adaptée est un accompagnement physique dans leur démarche et une meilleure information proposés par de nombreuses structures (APOLO J, ATHENES, FJT, Centres Sociaux ) B.4. L accès aux soins Etat des lieux Du fait de leur désintérêt pour leur santé et de l absence de couverture sociale, les jeunes en difficulté sont peu suivis sur le plan médical sauf en cas de problèmes graves. Le suivi dentaire est médiocre : ils ne font pas de visite de contrôle qui permettrait de prévenir un problème et ils le justifient par le prix élevé des soins. La prise en charge n intervient que lors de problèmes importants et en cas de douleur. Le suivi gynécologique des jeunes filles est moyen. Les principaux freins sont : l appréhension du monde médical et le manque d information. Les jeunes femmes n ont à l esprit que les risques liés aux IST et ne se sentent donc pas concernées par un suivi gynécologique car elles «se protègent». Réponses - La PASS propose gratuitement un accès aux soins et aux droits pour les plus démunis. - Le Planning Familial informent sur la contraception, l interruption volontaire de grossesse et les IST, il oriente également vers les professionnels et partenaires. - Le CIDDIST propose des dépistages anonymes et gratuits du sida et des hépatites ainsi que des informations nécessaires concernant les IST. - La Clinique dentaire de la CPAM propose une prise en charge des soins dentaires pour les plus démunis. - L UVT propose des permanences médicales pour leurs bénéficiaires. - La Mission Locale et l Ecole de la 2 ème Chance organisent des bilans de santé. Points faibles - Les travailleurs sociaux souhaitent que les professionnels se déplacent sur les lieux de vie des jeunes afin de favoriser l accès aux soins, à la prévention et à l information. - Le Planning Familial et le CIDDIST sont mal connus et sous-utilisés par les jeunes

65 C. La santé des femmes en difficultés C.1. L accès aux soins spécialisés Etat des lieux - Le suivi gynécologique des femmes des quartiers sensibles est moyen malgré une bonne information (elles savent qu un rendez-vous médical annuel de contrôle est nécessaire). Néanmoins, l appréhension des actes médicaux, la barrière de la langue ou les habitudes culturelles ne favorisant pas une démarche spontanée de la femme vers les services de soins restent des freins importants. - Le suivi dentaire est mauvais : les femmes n ont pas le réflexe de programmer des visites de contrôle, et, de ce fait, ont recours aux soins pour «de gros chantiers» et ne peuvent pas les financer. Elles connaissent la clinique dentaire de la CPAM mais ont des doutes quant à la qualité des soins car il ne faut pas avancer de frais. Finalement, une part non négligeable des femmes d origine maghrébine va se faire soigner «au bled» lors des retours annuels. - Les femmes en difficulté ne vont pas chez l ophtalmologiste et ne s équipent pas en lunettes pour des raisons financières. Il n est pas rare de voir des femmes lire à l aide de loupes achetées au marché. Réponses - La Clinique dentaire de la CPAM et la clinique dentaire mutualiste proposent une prise en charge pour les plus démunis sans avance de frais. Points négatifs - La prévention bucco-dentaire des adultes est insuffisante. - La prise en charge proposée par les centres dentaires est mal connue. - La majorité des dentistes installés en libéral refusent de soigner les personnes bénéficiant de la CMU (information recueillie auprès des professionnels et des habitants concernés). - Les gynécologues sont tous insatllés au centre ville ou au CHR. C.2. L épuisement des mères Etat des lieux - On dénombre de plus en plus de femmes seules avec enfant(s) (les professionnels relatent une plus grande fragilité dans les couples). Les risques majeurs pour la mère sont : l isolement social dans le cas où la mère ne travaille pas et l épuisement dans le cas contraire

66 Les mères aux foyers avec plusieurs enfants ont beaucoup de mal à trouver une solution de garde pour pouvoir souffler ponctuellement ou seulement se rendre à un rendez-vous médical. Elles avouent facilement ne pas aller chez le gynécologue par exemple, car «on attend trop et dans la salle d attente avec les enfants c est ingérable». Enfin, on constate de plus en plus de problèmes de santé mentale allant de la dépression jusqu aux psychoses. Réponses - La maison de quartier de la Côte des Roses, les centres sociaux, les associations d animation de quartier proposent des activités variées pour sortir les femmes de l isolement (cours de français, gymnastique, ateliers cuisine ). - Le «square» proposé par le CCAS et «la récré des bébés» par l association Jacques Prévert sont des lieux d échanges et de rencontres parents/enfants. Points négatifs - Trop peu d activités gratuites et accessibles pour les enfants et leurs parents. - Il a été relevé que «le square» est un très bon concept mais que son accès n est pas autorisé avec un accompagnant social. Or, dans certain cas, cette démarche d accompagnement est nécessaire dans le processus de resocialisation. - Le problème principal reste le manque de places en halte-garderie. En effet, les multiaccueils étant pris d assaut, trouver une place du jour au lendemain reste très difficile. - Les professionnels regrettent l absence d un lieu commun qui pourrait rassembler un lieu de garde, un espace parents-enfants, une ludothèque, un espace de prévention C.3. Les comportements à risque Etat des lieux Les dépendances chez les femmes augmentent : principalement avec l alcool et les médicaments. Pour ce faire, elles ont recours au nomadisme médical qui leur permet d obtenir de multiples prescriptions. Réponses - La première réponse vient des travailleurs sociaux de proximité au sein des maisons de quartiers, des centres sociaux ou encore des A.F.A.D qui écoutent, font prendre conscience du problème et orientent ces femmes en difficulté. - «La Croix Bleue»: association d aide aux personnes en difficulté avec l alcool. - Le centre Baudelaire qui accueille, prend en charge et oriente toute personne dépendante

67 Points faibles - La difficulté, pour certains professionnels, de faire comprendre aux personnes leur dépendance et de les orienter. - «L invisibilité» de certaines femmes isolées. - L aspect très connoté du CMP ou des associations spécialisées. Les professionnels insistent sur l importance de «dédramatiser» la prise en charge psychologique et souhaitent plus d information à destination des populations et des professionnels. D. La santé des adultes en difficultés D.1. Santé mentale Etat des lieux Sur le terrain, ont été relevés de plus en plus de troubles mentaux, cristallisés par un fort recrutement aux urgences. Les professionnels affirment qu il n y a pas assez de praticiens à l hôpital (délais très long au CMP) et pas assez de lits en psychiatrie (hospitalisation fréquente à plusieurs centaines de kilomètres en cas d hospitalisation à la demande d un tiers). Ce problème peut entraîner, dans certain cas, l arrêt du traitement médical par le patient le conduisant à des rechutes voire des crises aiguës nécessitant une hospitalisation. La santé mentale reste un paramètre primordial pour les adultes interrogés qui affirment à l unanimité qu être en bonne santé «c est être bien dans sa tête». Réponses - CMP - Urgences psychiatriques à l hôpital Beauregard - Gem Théo : Groupe d Entraide Mutuelle favorisant la rupture de l isolement des personnes fragiles psychologiquement. Cette association propose au sein d un appartement au centre ville : un accueil, des échanges et la possibilité de participer à des activités. - Actions spécialisées des centres sociaux et des maisons de quartier (en particulier les ateliers du CSCTE Le Lierre). Points faibles : - Les structures médicales sont très connotées et difficiles d accès pour des personnes qui ont du mal à reconnaître leur état et qui disent ne pas «être fous». Les professionnels préfèrent des lieux ouverts, des groupes de parole sans visé thérapeutique à l image du Gem Théo

68 - De la même manière, ils insistent fortement sur la nécessité de créer une relation de confiance avec ces personnes fragiles. Or, les usagers du CMP éprouvent un certain malaise à changer de référent. - Les personnes interrogées déplorent l absence de loisirs accessibles (économiquement et géographiquement) tels que «les bals populaires du samedi soir» qui pourraient favoriser le lien social, les échanges et servir de sas de décompression. D.2. Comportements à risque Etat des lieux La co-morbidité psychiatrique et toxicologique est en augmentation (mais pas le taux de dépendance). Cette co-morbidité se traduit par des taux d hospitalisation plus élevés et des prises en charge plus longues et plus difficiles. De plus, elle entraîne un risque élevé de marginalisation et de se retrouver à la rue. On assiste à une surconsommation médicamenteuse alimentée par le nomadisme médical et le trafic de rue. Réponse - CSAPA Baudelaire - Structures d hébergement d urgence : UVT. Points faibles - Manque de place en structures d hébergement d urgence, avec parfois une orientation vers Metz par le Samu mais avec l impossibilité de s y rendre sans moyen de transport. - Pas d occupation proposée en centre d hébergement mis à part les démarches administratives. Les travailleurs sociaux souhaitent occuper les SDF avec des ateliers de travail type «Emmaüs» afin de limiter les comportements à risque favorisés par l inactivité et inciter la réinsertion par le travail. D.3. Hygiène de vie Etats des lieux On remarque une augmentation du surpoids et de l obésité chez l adulte (ouverture d une unité de chirurgie bariatrique au sein de l hôpital Beauregard). Le grignotage entre les repas est fréquent surtout chez les femmes. De plus, nombre d entre elles font leurs courses dans les hard discounts dans un souci d économie et y font de mauvais choix alimentaires. En effet, l offre est de moins bonne qualité dans ces supermarchés même si une meilleure connaissance nutritionnelle pourrait leur permettre de remplir un caddie équilibré. Parallèlement, on

69 constate une augmentation des diabétiques de type 2 mal stabilisés mettant en avant un problème d éducation thérapeutique du patient. Enfin, les professionnels mettent également en avant un défaut d hygiène corporelle et bucco-dentaire. Réponses - Ateliers cuisines : Maison de quartier de la Côte des Roses, CSCTE Le lierre, A.F.A.D - Aide alimentaire proposée par plusieurs associations. - Associations de diabétiques : Dianolor. Points faibles - Problèmes de l aide alimentaire : les colis ne sont pas toujours équilibrés et il y a peu de produits frais disponibles. De plus, des professionnels et des usagés ont souligné le manque de courtoisie de certains bénévoles à leur égard (remarques désobligeantes). De ce fait, certaines personnes, pourtant dans le besoin, se privent de cette ressource. D.4. L accès aux soins Etat des lieux Comme les jeunes, les adultes en difficulté ne considèrent pas leur santé comme prioritaire devant d abord faire face à des besoins vitaux. De plus, la précarité entraîne souvent une mauvaise image de soi, un sentiment d inutilité qui n incite pas à entreprendre une démarche de soins. De ce fait, leurs vaccinations ne sont pas à jour car il peut se passer plusieurs années sans consultations médicales. Pour les mêmes raisons que celles évoquées pour les femmes : les soins dentaires sont mauvais (défaut de prévention, coûts élevés, refus de prise en charge de la part de certains dentistes). Une partie de la population se trouve dans une situation intermédiaire difficile : elle gagne trop pour bénéficier d aides mais pas assez pour pouvoir se payer une mutuelle complémentaire. Il s agit principalement de travailleurs pauvres (souvent de jeunes actifs) ou de retraités avec de petites pensions. Par conséquent, leur accès aux soins est très limité (ils se contentent du minimum) et les difficultés les plus importantes apparaissent en cas d hospitalisation. Enfin, on peut rapporter la situation ingérable des moins de 60 ans porteurs de handicap ou dépendants (du à un accident ou une pathologie ). En effet, cette catégorie de malades ne peut pas retourner à domicile, est trop jeune pour aller en EHPAD et ne trouve pas de place en établissements spécialisés. Réponses - PASS pour les plus démunis - Clinique dentaire de la CPAM et clinique mutualiste

70 - Programmes d informations et d accompagnements par le CSCTE Le Lierre - Permanences médicales au sein de l UVT Points faibles - Pas assez d action de prévention et d information - Pas de structures spécifiques pour les grands marginaux malades nécessitant une prise en charge spécifique. E. La santé des seniors E.1. Santé mentale : un diagnostic plus difficile Etat des lieux Les professionnels du secteur relèvent de plus en plus d états dépressifs difficiles à déceler (personnes renfermées et introverties). Ces états résultent principalement de l isolement engendré par : un veuvage, la retraite, la distance des enfants et des petits enfants. Quelques cas de personnes complètement isolées et en situation très précaire ont été signalés. Ces individus «invisibles» sont identifiés trop tard lors de leur hospitalisation ou de leur décès. Réponses - GérontoNord est une association qui a pour but d améliorer la vie quotidienne des personnes âgées dépendantes ou risquant de le devenir. Leur équipe mobile va au contact des personnes isolées sur le terrain. - Le CLIC accueille, écoute, informe et oriente toute personne de plus de 60 ans. - L Espace St-Nicolas géré par le C.C.A.S., situé au centre ville, est un lieu de convivialité et d échange entre seniors ayant pour but notamment de rompre l isolement. E.2. L absence de solution d hébergement Etat des lieux - Manque de structures d hébergement pour les personnes âgées dépendantes, le délai pour trouver une place étant de 1 à 2 ans. - Manque de places en hospitalisation de jour, pour des patients autonomes mais isolés

71 Réponses - 3 EHPAD - 2 foyers logement - 3 maisons de retraite - Services d aides à domicile Points faibles - En plus du manque global de structures, il a été mis en avant un problème de prise en charge des personnes âgées dépendantes avec une pathologie lourde. Notamment les personnes dialysées qui ne peuvent pas rentrer à domicile mais qui ne trouvent pas de place d hébergement. Les professionnels pointent du doigt le forfait soin plus élevé pour ces personnes. - On peut souligner également l absence d anticipation de la dépendance, liée à un manque de prévention (sujet difficile à aborder avec une personne vieillissante). E.3. Accès aux soins Etat des lieux Une partie des seniors a un accès limité aux soins. Ceci est lié principalement aux petites retraites et au déremboursement progressif des médicaments. Réponse - Gerontonord organise des ateliers de prévention pour les seniors et leurs aidants - CLIC - PASS pour les plus démunis Points faibles - Un manque d information chez les professionnels libéraux conduit parfois à des situations critiques pour les patients. En effet, tous les médecins n ont pas connaissance des délais et des démarches nécessaires à la mise en place des aides pour les seniors. - On peut constater un manque de coordination entre les différents acteurs en gériatrie et les services d aide à la personne conduisant parfois à des délais trop importants ou des ruptures de prise en charge

72 LES PISTES D ACTIONS Au cours des entretiens, les acteurs ont été invités à formuler des pistes d amélioration possible de la situation locale. Ainsi, les problèmes identifiés par l état des lieux quantitatif et qualitatif ont fait l objet d une démarche d analyse partagée avec les membres du groupe projet et des groupes d habitants. Le but étant de les affiner en terme de pertinence et de faisabilité. La parole des habitants a été recueillie par le biais d entretiens de groupes réalisés à la maison de quartier de la Côtes des Roses et au CSCTE Le Lierre. Les pistes d action apparaissant comme prioritaires, et qui pourraient faire l objet d une programmation ultérieure, ont été évaluées en fonction de certains critères. Ceux-ci sont liés : A l importance objective du problème : - L ampleur du problème : morbidité, prévalence, incidence, évolution. - Ses conséquences en termes de qualité de vie, de conséquences sociales, économiques A l importance perçue par les principaux acteurs : - Reconnaissance du problème comme tel par la population. - Existence d actions locales envisageables. - Possibilité de mise en oeuvre de ces actions, faisabilité. - Acceptabilité par la population des actions mises en oeuvre. A la dynamique régionale : Idéalement, les actions de santé à Thionville doivent intégrer la dynamique existante dans la région et tenir compte des programmes en cours : Programmes Régionaux d'accès à la Prévention et aux Soins et Plan Régional de Santé (ARS). Parmi les axes identifiés, certains sont apparus comme clairement prioritaires pour la majorité des partenaires au regard de leur transversalité, de leur importance et des possibilités d action : La coordination entre les différents acteurs La santé mentale L accès aux soins Les autres thèmes restent néanmoins importants et doivent faire l objet d une surveillance, ils pourront faire l objet d une programmation dans un deuxième temps

73 A. La coordination des professionnels Pour optimiser une prise en charge globale des habitants, en prenant en compte à la fois les champs d interventions médicaux et sociaux, il est nécessaire de développer le réseau des professionnels afin de renforcer le partenariat local. Encourager la connaissance mutuelle entre structures L effort doit être porté sur la formalisation des réseaux professionnels formels et informels. En effet, des réunions d échanges entre professionnels existent déjà, avec le groupe UTOPIA par exemple, et les participants apprécient la richesse de cette démarche. Celle-ci favorise notamment les rencontres inter professionnelles (permettant de mettre un visage sur un interlocuteur), la reconnaissance de l autre et une meilleure connaissance des activités de chacun. Favoriser le décloisonnement des secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux De la même manière, ces réseaux doivent être encouragés afin de favoriser une plus grande perméabilité entre les différents secteurs libéraux, médico sociaux, hospitaliers et sociaux. L objectif étant de développer la complémentarité des services, d assurer une continuité dans le suivi des usagers et d éviter ainsi les ruptures de prise en charge. Cette mutualisation doit également être mise à disposition des usagers afin qu ils puissent s orienter plus facilement parmi la multitude des structures existantes et trouver rapidement les réponses à leurs questions. Soutenir les projets menés en collaboration Le tissu associatif thionvillois est dense et actif ce qui est une vrai richesse pour les habitants. Néanmoins, le manque de travail en réseau et l absence de coordination restent un frein à l action. En effet, faute d échange, certains projets à destination du même public sont réalisés deux fois et d autres n aboutissent pas car ils ne sont pas assez solides. Une mise en commun de certaines actions par la mutualisation des équipes, des compétences ou des locaux permettrait donc d éviter les doublons, d optimiser le temps, l énergie et les ressources des structures. Développer un système d information La connaissance du territoire est une condition préalable à la construction de tout projet à destination des habitants. Il apparaît donc comme essentiel de poursuivre la dynamique de recueil et de centralisation d informations initiée par la réalisation de ce diagnostic. Ce système d information peut être construit comme un observatoire, assurant une véritable veille du climat sanitaire et social au niveau local. L utilisation des données publiques et la participation des acteurs de terrain permettraient ainsi à l ensemble des acteurs de disposer de données locales plus valides et facilement accessibles

74 B. La santé mentale Réduire les situations d isolement L état des lieux qualitatif a permis de mettre en avant le risque de mal-être psychosocial lié à l isolement. Qu il s agisse de jeunes en situation de rupture familiale, de parent chargé de famille monoparentale ou d adulte en précarité, la désinsertion sociale est réelle et représente un danger pour l individu. Il est donc important de renforcer les réseaux de veille existants, (maisons de quartier, centres sociaux, associations) et de développer les occasions de lien social. Une attention particulière devra être portée aux mères qui sont particulièrement touchées par l isolement. Développer des possibilités de garde pour les enfants non scolarisés permettrait d apporter aux mères un temps de "répit" pour prendre soin d'elle (repos, mais aussi accès aux soins ou sociabilité entre adultes ). Néanmoins, il est important de garder à l esprit que les personnes dialoguent souvent plus facilement au travers d'un support "légitime" (comme un apprentissage ou une activité) que dans une rencontre où l objectif est la prise de parole et l'écoute. Développer des dispositifs intermédiaires Les professionnels ont également proposé de développer des lieux ressources «alternatifs» aux structures existantes et relevant de la psychiatrie (CMP, hôpital ). En effet, pour accompagner les personnes fragiles mais ne souffrant pas de troubles psychiatriques, il faut envisager des lieux d accueil neutres, non reliés au soin et facilement accessibles. L objectif étant de créer des lieux souples, conviviaux, vivants, permettant la rencontre et pouvant être complémentaires d actions de prévention et d orientation classique (ex : bistrots du social, café citoyens ). Déstigmatiser la prise en charge de la souffrance psychosociale Le secteur de la psychiatrie est victime d une stigmatisation importante de la part des habitants et des professionnels. Il est automatiquement rattaché à la «folie» et de fait, il effraie et impressionne (extrait d un entretien avec un travailleur social : «il faut dédiaboliser le CMP pour les usagers mais je ne sais pas si pour les professionnels eux-mêmes c'est dédiabolisé»). De plus, dans un contexte où les délais de prise en charge au CMP sont longs et les consultations libérales onéreuses, la décision de consulter un spécialiste peut rapidement être abandonnée car trop compliquée. Il est donc important, dans un premier temps, de renforcer les connaissances des acteurs de terrain sur les ressources en santé mentale (structures, modalités de prise en charge ) afin que chacun puisse se repérer et se positionner rapidement. Il est également possible de les sensibiliser au décryptage des troubles associés aux problèmes de santé mentale, afin de leur offrir la possibilité de trouver les ressources adéquates tout en prenant de la distance par rapport aux problèmes comportementaux. Il faudrait également envisager la pratique de la psychiatrie hors de ses murs (ex : équipes mobiles, consultations en structures sociales...), en menant une réflexion multi partenariale impliquant les professionnels du social, du secteur éducatif, libéral et hospitalier

75 C. L accès aux soins des personnes en difficulté Favoriser l accès financier aux soins Si l offre de service est particulièrement bien développée sur la commune de Thionville, il reste néanmoins un problème d accessibilité financière privant un certain nombre d usagers de suivi médical ou de soins spécifiques (optique, dentaire ). Pour pallier à ce problème, plusieurs pistes peuvent être envisagées comme celles d encourager la pratique du tiers payant ou de sensibiliser les professionnels, et en particulier les spécialistes, à mieux accepter les bénéficiaires de la CMU. Rappelons que l'assurance maladie rembourse les frais médicaux sur la base de tarifs conventionnels et que les sommes restantes, correspondant au ticket modérateur, sont à la charge de l'assuré. Les situations où le tiers payant s'applique de droit sont : les soins aux bénéficiaires de la CMUC, de l'aide médicale de l'état (AME), de l'aide pour une complémentaire santé (ACS), les soins liés à un accident de travail ou une maladie professionnelle, les actes de prévention réalisés dans le cadre d'un dépistage organisé (ex : mammographie), les honoraires perçus lors d une hospitalisation dans un établissement sous convention. De plus, dans certains cas (jeunes, femmes isolées ), il semble primordial d offrir un accompagnement physique pour les démarches administratives et/ou de soins, afin d instaurer un climat de confiance entre l administration ou le soignant et le bénéficiaire. Informer sur les ressources de santé et la couverture santé De plus, certaines ressources disponibles sont mal utilisées (Urgences) et d autres sous-utilisées. Un effort de communication doit donc être fait en direction de la population sur l existence et le fonctionnement des services disponibles et des structures plus accessibles économiquement (Centre dentaire de la Sécurité Sociale). De plus, il est important de revaloriser le rôle du médecin traitant en rappelant, par exemple, qu il doit être consulté avant les urgences pour le cas d un enfant malade, ou qu il peut renouveler une ordonnance de contraceptif. La consultation d un médecin référent permet également d établir une véritable relation de confiance dans le temps, offrant un accès privilégié à la prévention (dépistage précoce, contrôle de facteurs de risques tels que l hypertension, le surpoids ). Il apparaît également important de développer l information sur les droits sociaux (l accès à la CMU, les mutuelles ) et de renforcer les actions préexistantes dans ce domaine auprès des habitants, mais également auprès des acteurs de l animation, de l insertion professionnelle et sociale. Développer les actions de promotion et d éducation à la santé Un des freins majeur à l accès aux soins des personnes en difficulté est souvent lié à une image de soi dégradée et à la sensation de ne pas être concerné par la santé. Il semble donc primordial de renforcer et de multiplier les actions d éducation au «soin de soi». De même, l effort doit être poursuivi dans la promotion d une meilleure santé, en encourageant les habitants à consulter régulièrement sans attendre une situation de crise, à suivre les conseils de dépistages et à observer une meilleure hygiène de vie

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77 BIBLIOGRAPHIE (1) Bihr A., Pfefferkorn R. Le système des inégalités. Paris : La Découverte, p (2) Potvin L., Moquet M.-J., Jones C. Réduire les inégalités sociales en santé. Saint-Denis : p (3) Charte d'ottawa pour la promotion de la santé. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 1986 (4) Richard C. La santé dans la politique de la ville, une histoire et des perspectives. La Santé de l'homme [en ligne]. Septembre/Octobre [consultée le 08/03/2011]. Accessible en ligne : (5) César C., Rostan F. Les villes, au coeur de la santé de leurs habitants. La Santé de l'homme [en ligne]. Septembre/Octobre [consultée le 10/03/2011]. Accessible en ligne : (6) Dangraix D., Levy-Jurin V. Placer la santé au coeur des politiques de la ville. La Santé de l'homme [en ligne]. Septembre/Octobre [consultée le 08/07/2011]. Accessible en ligne : (7) Berlotto F., Schoene M. Santé publique et dynamiques de changement au niveau local Le rôle des municipalités. Actualité et dossier en santé publique n 15 [en ligne] (14) [consulté le 10/07/2011] Accessible en ligne : 15/ad pdf (8) Laurent-Beq A., Le grand E. Développer une approche territorialisée de la santé. La Santé de l'homme [en ligne]. Mai/Juin [consultée le 08/07/2011]. Accessible en ligne : (9) Guide à destination des maîtres d ouvrage d un diagnostic local de santé. [en ligne] [consultée le 05/03/2011]. Accessible en ligne: (10) Pauvreté et fragilité des populations sur le territoire thionvillois. COMPAS TISS ; 2011 (11) Charte UTOPIA, Thionville ; 2009 (12) Collectif. Animation Collective Familles et Développement Social Local Bilan et perspectives, renouvellement de l agrément 2011/2015. Thionville : Maison de quartier Jacques Prévert ; (13) Atlas de la santé des lorrains.[consultée le 05/032011]. Accessible en ligne et (14) Baumann M, Cannet D, Chalons S, et al. Santé communautaire et action humanitaire. Le diagnostic de santé d'une population. Faculté de Médecine de Nancy: p

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79 TABLE DES ILLUSTRATIONS Liste des Cartes : Carte n 1 : La ville de Thionville et ses quartiers 15 Carte n 2 : Répartition régionale des taux féminins des rapports taille/hanche élevés 43 Carte n 3 : Répartition régionale des taux de suivis gynécologiques annuels déclarés 56 Liste des Figures : Figure n 1 : Modèle des déterminants de la santé 10 Figure n 2 : Pyramide des âges ( ) 17 Liste des Tableaux : Tableau n 1 : La population municipale 18 Tableau n 2 : Population par âge et par quartiers (2007) 19 Tableau n 3 : Nationalité et immigration 21 Tableau n 4 : Taux d activité des jeunes de 15 à 24 ans 26 Tableau n 5 : Densité des professionnels libéraux au 31/12/ Tableau n 6 : Etablissements médico-sociaux Tableau n 7 : Ensemble des communes formant le territoire de Thionville (ORSAS) 37 Tableau n 8 : Principales causes de décès selon le sexe 40 Tableau n 9 : L obésité chez les filles de 6 ans 44 Tableau n 10 : L obésité chez les garçons de 6 ans 44 Tableau n 11 : Mortalité par suicide 50 Tableau n 12 : Taux comparatifs d hospitalisation en Tableau n 13 : Taux comparatifs d admissions en ALD en Liste des Graphiques : Graphique n 1 : Répartition par âge des habitants 18 Graphique n 2 : Poids des familles monoparentales 20 Graphique n 3 : Taux de scolarisation selon l âge 22 Graphique n 4 : Répartition des diplômes pour les 15 ans et + non scolarisés 23 Graphique n 5 : Répartition des catégories socioprofessionnelles par quartiers Graphique n 6 : Contrats précaires et temps partiels 26 Graphique n 7 : Revenus mensuels médians des ménages 28 Graphique n 8 : Bénéficiaires du minimum vieillesse 30 Graphique n 9 : Répartition géographique des logements sociaux 31 Graphique n 10 : Répartition géographique des médecins généralistes 33 Graphique n 11 : Répartition géographique des pharmacies 34 Graphique n 12 : Mortalité en Graphique n 13 : Mortalité par type de tumeur en

80 Graphique n 14 : Evolution de la mortalité par tumeur 41 Graphique n 15 : Evolution de la mortalité par maladies cardiovasculaires 42 Graphique n 16 : Taux d hospitalisation liés au tabac 45 Graphique n 17 : Mortalité liée au tabac 46 Graphique n 18 : Taux d hospitalisation pour intoxication aiguë par l alcool (15-24 ans) 47 Graphique n 19 : Taux d hospitalisation liés à l alcool 48 Graphique n 20 : Mortalité liée à l alcool 48 Graphique n 21 : Taux d hospitalisation pour tentative de suicide 50 Graphique n 22 : Principales causes d admissions chez les femmes ( ) 52 Graphique n 23 : Principales causes d admission chez les hommes ( ) 52 Graphique n 24 : Ages des thionvillois ayant consommé au moins un acte en

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82 ANNEXES Annexe n 1 : Liste des structures ayant participé aux réunions de l équipe projet ARS Conseil Régional de Lorraine Conseil Général 57 CMP 1 er secteur Association GEM Théo Association Intercom Santé 57 Association St Vincent de Paul AFAD de Moselle ASPEAT (Association du Secteur de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de Thionville) FJT Habitat Jeunes des 3 frontières Association FOMAL SPIP (Service Pénitentiaire d Insertion et de Probation) CSCTE Le Lierre PASS Association APOLO J Mission Locale du Nord Mosellan Association Vie Libre Association ATHENES Association ATAV CHR Hôpital Bel-Air

83 Annexe n 2 : Liste des participants au comité de pilotage Prénom NOM Brigitte VAISSE Yvette DIHE Philippe NOLLER Marie-Claude CARLSBERG Thomas CAPOCHICHI Pierre CUNY Marie-Françoise PHILIPPE Vanessa ROYER Yves MAGRINELLI Fonction 1 ère Adjointe au Maire Responsable CPAM Moselle Conseiller Municipal délégué à la Petite Enfance Conseillère Municipale Conseiller Municipal délégué à la santé Conseiller Municipal 9 ème Adjointe au Maire Directrice du C.C.A.S. Directeur du pôle de développement des actions de proximité

84 Annexe n 3 : Liste des personnes rencontrées lors des entretiens du diagnostic Structure Population Personnes ressources Date CHR Bel-Air Toute population 1. COLSENET Anne-Sophie (assistante sociale : A-S) 2. MONTANA Aurélie (A-S) 3. KHALFA Dalila (A-S) 24/05/2011 INTERCOM 57 CRECHE Toute population Petite enfance 1. Dr HERFELD 2. Mme ESCALIER 3. Dr MEY 4. Dr CUNY 5. Dr HAMELIN 6. Dr HOUPPE-NOUSSE 1. Mme CALVET (directrice) 2. Mme DOUAULT (secrétaire) 18/04/ /04/2011 «Les Petits Pas» PMI Protection maternelle et infantile Petite enfance 1. Dr DEUTSCHER (pédiatre) 2. Mme ORIOTTI (puéricultrice) 15/04/2011 APEI IME Institut médicoéducatif Enfance handicap 1. Mme BRUCH (A-S) 2. Mme CASSIN (psychologue) 3. Mme DONATI (chef de service) 4. Dr MERLIN (pédiatre) 5. Mme SANZEY (infirmière) 10/05/2011 F.J.T Foyer des jeunes travailleurs Jeunesse 1. Melle THIRIET (ESF responsable de l espace santé) 2. M.MARTIN (administrateur) 09/05/2011 Mission locale Jeunesse 1. Mme BAUCHAT 2. Mme ESPINOLA 3. Mme MASSE 12/05/2011 Centre Baudelaire Addictologie 1. M. Mouchard Hugues (cadre de santé) 26/04/

85 Structure Population Personnes ressources Date Médecine du travail Adultes 1. Dr FOURRIER 2. M. SEMIN (directeur) 06/04/2011 Clinique St Elisabeth Seniors 1. Dr SCHMITT 27/04/2011 Gerontonord / CLIC Centre local d information et de coordination Seniors 1. Mme GUILMIN (A-S) 2. Mme LUSTIG (chargée d accueil) 3. Mme STOCLOSA (infirmière) 09/05/2011 PASS Permanence d accès aux soins de santé Précarité 1. Dr LEGAL 2. Mme ARKOUM (A-S) 16/05/2011 ATHENES Association thionvilloise pour l essor de nouveaux espaces sociaux Précarité 1. Mme HOERNER (Chef de Service) 2. Mme DIEUDONNE (Secrétaire) 3. Mme GIORGIANTONIO (Educatrice Spécialisée) 4. Mme MEFTAH (Monitrice Educatrice : ME) 5. Mme NEBEL (Animatrice) 6. M.OUZZANI (ME) 7. Mme TRELAT (ME) 03/05/2011 Maison de quartier «Côte des Roses» Animation de quartier 1. Mme MOLINA 2. M.ORTH 3. Mme MANCILLA 4. Mme COINTEPAS 16/05/2011 C.S.C.T.E «le lierre» Animation de quartier 1. Mme BUCCI Stéphanie (psychologue) 15/04/2011 A.F.A.D Association familiale d aide à domicile GEM THEO Groupe d entraide Mutuelle Précarité 1. Patricia Metzger (animatrice d ateliers d insertion : TISF) 03/05/2011 Santé mentale 1. M. GORI Patrick (président) 10/05/

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