«Quel avenir pour les stations suisses de ski»
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- Fabrice Pellerin
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1 Séminaire d économie nationale Cours du Professeur Jean-Christian LAMBELET Assistant du cours Sylvain FROCHAUX «Quel avenir pour les stations suisses de ski» Mai 2004 GIGER Bertrand WASSMER Jean-luc
2 Nous tenons tout d abord à remercier toutes les personnes qui ont bien voulu nous consacrer du temps et par cette occasion aidé à mettre sur pied ce rapport : - Monsieur CABALLERO Enrique, Directeur de Chablais Tourisme S.A., député au Grand Conseil valaisan - Monsieur GENOLET Philippe, Directeur de l Office du Tourisme de Morgins. - Monsieur NANTERMOD Jacques, Directeur de Télémorgins S.A. - Monsieur DUBOSSON Bernard, Président de l association des commerçant de Morgins - Monsieur KELLER Peter, Professeur à HEC Lausanne, - Monsieur LAMBELET Jean-Christian, Professeur à HEC Lausanne - Monsieur FROCHAUX Sylvain, Assistant du cours d économie nationale à HEC Lausanne - 1 -
3 Préface Le tourisme hivernal suisse et plus particulièrement la branche des remontées mécaniques stagnent depuis plus de dix ans, et à ce jour aucun véritable signe de reprise n est visible. A défaut de prendre des mesures appropriées, il faut sans aucun doute ne pas s attendre à un redressement de la situation actuelle. Dans ce séminaire nous allons tenter d analyser la situation des stations de ski et de proposer des solutions propres à créer des conditions structurelles qui permettraient de regagner la compétitivité perdue et d envisager une exploitation viable à long terme. Inutile de faire n importe quoi juste pour se donner bonne conscience et de pouvoir dire que l on n est pas resté inactif. Les solutions proposées nécessitent un important volume de travail ainsi qu une mise en pratique professionnelle et globale de la part des entreprises et associations concernées. Le présent rapport veut donc donner une analyse, informer sur les divers problèmes auxquels les stations de ski et plus particulièrement les entreprises de remontées mécaniques sont confrontées et proposer des solutions. Il permettra ainsi de faire ressortir clairement les défis que les entreprises devront relever et la façon dont elles pourront accomplir ce challenge
4 1. Table des matières Préface Table des matières Introduction Méthodologie L importance du tourisme pour la Suisse La situation touristique actuelle Quelle forme de tourisme? Quelle est l implication politique? Définition d une station de ski Quelles sont les difficultés actuelles et à venir? Problèmes de fond Qu en est-il de la situation des sociétés de remontées mécaniques? La situation financière Le financement Qu en est-il des structures des sociétés? La situation des communes Qu en est-il de la situation de l hôtellerie suisse? Qu en est-il de la concurrence et du marché Offre vs Demande Et la saison d été? Les lits sont-ils à louer? Et le climat? Quel sera notre avenir? L enneigement artificiel un mal nécessaire? Processus d autorisation Prise de position et synthèse des solutions Conclusion Bibliographie Etudes et rapports Webographie Annexes Annexe 1 : Distribution des remontées mécaniques sur le territoire Suisse en Annexe 2 : Evolution et innovation dans les sports d hiver de 1870 à aujourd hui : Annexe 3 : Différents modèle de planification d une station de ski : Annexe 4 : Tableau des chiffres d affaires de quelques grandes stations de ski par installation : Annexe 5 : Structure de la branche des remontées mécaniques Annexe 6 : Rôle de l enneigement artificiel au sens de la loi :
5 2. Introduction La Suisse est un des leaders du marché du tourisme d hiver. C est dans les montagnes que se trouvent les «villes au-dessus des nuages» qui offrent une foule de sports d hiver et proposent des émotions inoubliables. Le tourisme représente, dans la région des Alpes, la seule économie viable. Il est l industrie clef. Les places de travail dépendent dans une large mesure de cette branche. L hiver est la saison la plus importante : plus de 80% du chiffre d affaires des stations touristiques est réalisé lors de cette période. Situées sur l ensemble du territoire suisse et réparties principalement dans trois cantons, Valais, Berne et Grisons 1, les stations de ski sont confrontées à de multiples problèmes de rentabilité, malgré que le tourisme suisse bénéficie d un fort potentiel de croissance, lequel ne peut cependant être exploité pleinement du fait de certaines faiblesses de l offre. Néanmoins, la situation économique fragile de certaines stations est encore relativement saine en regard d autres domaines skiables. Tel que nous le verrons plus loin, les sociétés de remontées mécaniques sont la colonne vertébrale des stations de ski. Toutefois, elles ne semblent pas être viables l une sans l autre. Depuis une décennie environ, le chiffre d affaires des remontées mécaniques stagne. Les entreprises peinent à réaliser les investissements nécessaires et le cash-flow minimal requis pour envisager un développement futur 2. Pour renouveler leurs installations mécaniques et/ou agrandir leurs dispositifs d enneigement artificiel, un grand nombre d entreprises sont aujourd hui largement tributaires des pouvoirs publics malheureusement pas à la hauteur des attentes placées en eux. Pour ce qui est de l entretien technique, la préparation des pistes, le marketing et la gestion, les entreprises doivent être de plus en plus professionnelles et performantes, et l on remarque qu aujourd hui plusieurs petites et moyennes entreprises ne sont plus à la hauteur. Ainsi la situation actuelle montre la fragilité des sociétés de remontées mécaniques et le flou de leur positionnement. Les principaux bailleurs de fonds, dont la confédération, les divers cantons, ainsi que certains grands investisseurs se posent la question du devenir des stations de moyenne altitude. Aux problèmes financiers s ajoute un certain nombre d autres problèmes provenant des structures cadres du marché, d une concurrence internationale plus féroce que nous ne manquerons pas de développer. Quant aux changements structurels affectant l industrie des remontées mécaniques, ils mettent en danger des entreprises qui jouent un rôle clé dans les localités et régions touristiques. Nous allons tenter dans ce rapport d éclaircir, d apporter certaines réponses aux difficultés perçues dans le troisième secteur économique suisse. Car, comme nous le verrons cette situation de crise a de larges répercussions et implique une multitude d acteurs différents, parfois même certaines réponses sont relativement simples et fort étonnantes. En effet, en rapport peut-être à la taille du pays et de son histoire, il existe une multitude de petites sociétés oeuvrant dans le même domaine, mais collaborant rarement entre elles, ce qui peut sembler très surprenant à l heure actuelle. 1 Voir la distribution des remontées mécaniques en annexe 1 2 «Les remontées mécaniques suisse obligées de s adapter», Neue Züricher Zeitung, 27 septembre
6 3. Méthodologie Afin d aider le lecteur à mieux saisir la problématique, nous allons dans un premier temps développer la situation touristique au niveau de la Suisse par un survol de la politique suisse et du cadre de référence en ce domaine. Puis nous allons développer la problématique des conditions cadres de ce marché. Pour ce faire, nous allons analyser la situation des remontées mécaniques, de l hôtellerie et de l offre et la demande. 4. L importance du tourisme 3 pour la Suisse 4.1 La situation touristique actuelle Comme chacun le sait, depuis plusieurs années, le tourisme exerce une influence considérable sur l économie suisse. Sur les milliards de francs de recettes totalisées durant l année touristique 2002, 9.7 milliards, soit 44% sont imputables au tourisme interne c est-à-dire des suisses à l intérieur de la Suisse. Les dépenses faites par les touristes étrangers en Suisse ont rapporté à notre économie des recettes de 12.2 milliards de francs, soit a peu près 3% du PIB Suisse. Il est à noter que lorsque des touristes font appel à des services touristiques en Suisse, ceci se répercute sur la balance des paiements de la même manière que l exportation de marchandises ; environ 6% des recettes proviennent du tourisme. Le tourisme représente donc l une des principales branches de l économie Suisse. En raison de l hétérogénéité de la production touristique de la Suisse, il n a pas toujours été très facile de déterminer les différents effets économiques du tourisme. Le «compte satellite du tourisme» a permis de combler cette lacune et permet ainsi de chiffrer l importance du tourisme en Suisse en terme de valeur ajoutée brute et d emplois, ainsi que l importance économique des différentes catégories de visiteurs. Total des recettes provenant du tourisme en milliards de francs : Touristes suisses Touristes étrangers Total Part PIB du 5.6% 5.8% 5.6% 5.4% 5.6% 5.4% 5.3% Source : Office fédéral de la statistique 3 Par tourisme, nous entendons «l ensemble des activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs» 4 Tous les chiffres de cette partie sont tirés du site de l office de la statistique suisse - 5 -
7 Sur le plan régional la valeur ajoutée touristique est encore plus marquée, tel que le montre le graphique ci-dessous. En effet, on constate que pour le Valais, la contribution au PIB régional se monte à plus de 25% de celui-ci, voire même plus de 35% pour le Haut Valais. Source : Swiss Alpina 2003, Martigny 4.2. Quelle forme de tourisme? Le tourisme peut être de différentes formes selon qu il est hivernal ou estival. Nous allons dès maintenant seulement nous intéresser principalement au tourisme hivernal. Il faut tout d abord noter que l utilisation de la montagne pour le tourisme d hiver en particulier pour la pratique du ski est relativement récente. Sans entrer dans les détails historiques nous pouvons situer les prémices du ski dans les années trente environ 5. Dans les années 70, le mouvement s est amplifié, en liaison avec la généralisation et l allongement des congés de février, ainsi que l amélioration des routes et des moyens de locomotion de la population, permettant ainsi un accès bien plus direct à une station de ski. On compte aujourd hui à travers le monde près de 70 millions de personnes s adonnant plus ou moins régulièrement à la pratique du ski. Les acteurs sur le marché européen des sports d hiver sont principalement au nombre de quatre : la France, l Autriche, la Suisse et l Italie qui se répartissent environ 70% 6 du marché européen. Les skieurs proviennent principalement de 15 pays Quelle est l implication politique? Selon le professeur Keller de l Université de Lausanne, «le tourisme suisse d aujourd hui évolue dans des conditions cadres relativement restreintes. De fait, dans notre pays, aucun autre domaine économique n est confronté à autant d interventions structurelles de la part du secteur public». C est pourquoi, nous 5 Voir annexe 2 pour plus de précision 6 Selon le rapport de Vikuna - 6 -
8 allons dans cette section présenter brièvement la politique touristique étatique suisse. L intervention de l Etat au niveau des activités touristiques vise en principe deux objectifs globaux : l encouragement du développement du tourisme (car comme nous l avons vu, le tourisme est une importante source de revenus) et l orientation de ce développement, sur le plan spatial et au niveau de ses diverses composantes structurelles. Pour parvenir à ces objectifs, l Etat doit donc prendre plusieurs rôles : Le rôle de planificateur afin d organiser et d assurer un développement optimal du tourisme en Suisse. On parle ainsi de conception suisse du tourisme. Le rôle de coordinateur pour assurer des conditions-cadres favorables au tourisme. L Etat se fixe donc un plan d action pour permettre de régler aux mieux les problèmes liés au secteur touristique. Le rôle de producteur dans le but de produire et de mettre à disposition des biens et des services publics 7. Le rôle de catalyseur de manière à encourager et exploiter les potentiels de développement à l aide d instruments d encouragements. Le secteur public dispose d une multitude de moyens pour intervenir dans le déroulement des activités touristiques, allant des méthodes d incitations (aide financière sous forme de subvention ou activités de conseil) aux méthodes de coercition (réglementation). La principale subvention faite par la confédération pour financer les différents projets des stations de ski est la LIM 8. Il s agit en fait de prêts sans intérêts fédéraux et cantonaux. Viennent ensuite d autres subventions accordées par les cantons. Mais, comme trop souvent en Suisse, chaque canton à sa propre législation en la matière, ce qui rend l analyse globale bien plus compliquée. Nous n entrerons donc pas ici dans les détails. Par contre, le moratoire du SECO 9 en matière de remontées mécaniques a entraîné un durcissement des attributions d aides aux investissements dans le domaine des transports touristiques et des installations d enneigement. Pour une aide potentielle, une stratégie globale devra être établie. Ce moratoire date du 13 novembre 2002 suite à l évolution de la branche. Jusqu alors les aides cantonales et fédérales accordées étaient allouées selon le principe de «l arrosoir» sans prendre en considération la répartition territoriale des installations ou l état financier des sociétés. Il y a quelques années, un centre de compétences pour toutes les questions de politique du tourisme a été créé ; Il s agit du ressort «Tourisme», qui veille à assurer les bases de la politique du tourisme Suisse en collaboration avec ses partenaires 10. La vision de ce centre consiste à rendre la Suisse plus concurrentielle 7 Comme par exemple Swiss Travel System 8 La LIM est l aide aux investissements dans les régions de montagne 9 Secrétariat d Etat à l économie 10 C est notamment eux qui ont créé le compte satellite tourisme mentionné plus haut - 7 -
9 au niveau touristique. L objectif est ainsi de créer une sorte de Suisse «fabrique de tourisme» 11 dans laquelle tous les prestataires touristiques développent et commercialisent leurs produits et leurs prestations en partenariat. Grâce à l introduction d un programme d encouragement pour l innovation et la collaboration dans le tourisme 12 ainsi que la révision totale de la législation dans le domaine du marketing de destination de «Suisse Tourisme», cette vision est en train d être réalisée en pratique. L hébergement est l une des principales préoccupations du ressort, mais, dans un pays alpin comme la Suisse, même l économie des téléphériques doit être considérée comme une branche clé. Jusqu à ce jour et pour encore une longue période les offices du tourisme, tels que nous les connaissons, resteront une extension des sociétés de développement qui dépendent des lois cantonales sur le tourisme. Il est ainsi impossible de proposer une organisation convenable pour un tel organisme car il varie d un canton à l autre. Malgré tout, les offices du tourisme œuvrent vers un même but qui est la promotion d une station, d une ville ou d une région. A l origine cet organe a été créé pour encaisser les taxes de séjour. Le problème actuel est que ces associations ne disposent que rarement d une structure professionnelle Définition d une station de ski Il est difficile d établir une définition claire et unique d une station de ski. Malgré tout il est essentiel de bien comprendre son fonctionnement pour saisir la problématique. Une station de ski est composée d une multitude d acteurs différents du secteur primaire et tertiaire. Chaque acteur agit généralement pour son propre compte. Toutefois, cette tendance semble évoluer pour laisser place à la collaboration que l on nomme «Cluster» dans la branche touristique, c est-à-dire une certaine synergie indispensable au développement des régions de montagne. Cette collaboration est réalisée par le biais de certaines organisations telles que les associations des commerçants et les offices du tourisme qui tentent d organiser et de coordonner les activités d une station, voire même d une région. La société Chablais Tourisme SA 13 qui œuvre dans ce domaine depuis l année 2000 en est le parfait exemple et tente de professionnaliser cette activité. Il est difficile d apporter une liste exhaustive des différents acteurs qui composent une station, ces derniers variants d une région à une autre. Malgré tout nous relevons les domaines d activités suivants, les deux premiers acteurs étant les principaux : l hôtellerie et la para-hôtellerie les remontées mécaniques la restauration l office du tourisme le commerce de détail (par exemple magasin de sport et alimentaire) l agriculture la commune 11 Formule tirée du site d innotour 12 Ce programme a pour nom innotour 13 Nous développerons plus particulièrement ce thème lors de la présentation orale
10 Pour la majorité des régions de montagne, les activités touristiques hivernales nécessitent des moyens de transport. Ainsi, les remontées mécaniques sont la colonne vertébrale d une station de ski. A l heure actuelle, l organisation des différents acteurs s articule de plus en plus autour des remontées mécaniques. La disparition de ces dernières peut avoir de sérieux impact sur l économie régionale en terme d emploi 14 et sur la démographie des villages. Selon nous, il existe plusieurs facteurs naturels essentiels au succès d une entreprise de remontées mécaniques. Il s agit en premier lieu de l aptitude physique d un lieu pour la pratique du ski car le relief du terrain peut rapidement devenir un facteur limitatif. L utilisation multifonctionnelle de l installation 15 est un second point à ne pas négliger. Ensuite, l accessibilité à la station de départ et au domaine skiable ainsi que la dimension du domaine sont deux facteurs très importants à la réussite d une station. Puis, viennent l équipement infrastructurel et les capacités d hébergement des stations touristiques avoisinantes, qui sont primordiaux eux aussi, au bon développement d une entreprise de remontées mécaniques. Tel qu on peut le constater sur le graphique ci-dessous les activités principales dépendent en grande partie des remontées mécaniques. Activité lors d'excursions et de vacances à la montagne Luge; 7% Ski; 56% Snowboard; 10% Ski de fond; 11% Randonneé; 27% Source : Statistique RMS 2002 A titre d exemple figurent dans l annexe 3 quelques modèles de développement et d organisation d une station de ski. 14 Les remontées mécaniques à elles seules fournissent plus de 11'000 places de travail, auxquelles on peut rajouter plus de 10'000 places dans les entreprises annexes 15 Comme nous le verrons plus tard, l utilisation estivale des installations est capitale - 9 -
11 5. Quelles sont les difficultés actuelles et à venir? 5.1. Problèmes de fond Après ce bref passage en revue de la situation générale du tourisme en Suisse, nous allons développer la problématique du tourisme d hiver et, par conséquent, des stations de ski. Nous traiterons les divers problèmes sans un ordre d importance. La station de ski n étant pas une entité en tant que telle, mais bien une interaction de différents acteurs, chaque problème concerne la plupart du temps une multitude d acteurs. Ainsi, les nombreuses dépendances dans une station constituent la face cachée d un réseau 16 pas encore reconnu par tous, qui peuvent difficilement être influencées individuellement. Nous rencontrons sur un espace relativement restreint un nombre élevé de sociétés qui offrent un domaine skiable et cherchent, naturellement à attirer les hôtes qui choissent la Suisse pour pratiquer leurs loisirs. C est ainsi que les régions se livrent une concurrence sévère, d autant plus difficile que chaque société doit lutter pour subsister. Au lieu d une collaboration, d un positionnement commun et d une recherche de synergies, on constate une concurrence, une lutte à l intérieur même des régions. En raison de cette dispersion du potentiel d énergie, un manque de positionnement des diverses régions de ski apparaît et il est souvent impossible d en faire une promotion commune. Selon les termes de M. Furger «Ceci présente une énorme faiblesse concurrentielle interne et surtout de façon externe 17. De plus en raison de la dispersion des forces et d une concurrence régionale fratricide, il est également très difficile d être innovateurs.». La taille des sociétés ne permet pas de réaliser un marketing percutant. Avec l apparition de la concurrence internationale, il est nécessaire de disposer d un budget important pour pouvoir se positionner dans ce marché. Selon certaines sources, il faut disposer d environ 2 millions de francs suisses par société de remontées mécaniques et par année. Cependant, les possibilités de synergie sont parfois limitées. Certaines stations sont par la topographie de la région, relativement éloignées. Des liaisons techniques sont par la suite difficiles à réaliser ou seulement envisageables moyennant des investissements considérables. Ainsi, ces régions isolées ne jouissent pas d un grand potentiel d extension. Cette caractéristique limite ainsi considérablement les possibilités de synergie d un point de vue économique et promotionnel. Un autre problème de fond ayant des fortes répercussions est le manque de lits disponibles. Ces derniers sont d une importance vitale pour la station et surtout pour les remontées mécaniques. Ils sont la base du chiffre d affaires. Aussi bien, le nombre de lits disponibles que les nuitées ont reculé ces dernières années, spécialement dans certaines stations importantes. L organisation des vacances scolaires n aide régulièrement pas cette branche du tourisme. En effet, pour la saison de ski , les écoliers du canton de Vaud et Valais se sont retrouvés à la même période dans les stations de ski. Ceci a été le 16 Il existe deux réseaux principaux : - Les chaînes des prestations composées par l hôtellerie, la restauration, les infrastructures de transport, les commerces, - Les conditions -cadres touristiques qui dépendent du cours de change, de la situation économique, de l image de la Suisse. 17 Concurrence internationale
12 cas pour la plupart des autres cantons, qui ont eu leurs vacances sur les deux dernières semaines de février. Ce regroupement des vacances scolaires sur une même période implique une plus forte variabilité du chiffre d affaires pour les stations de ski et par la même occasion une perte de chiffre d affaires. Si les vacances sont bien réparties sur tout le mois de février, une progression du chiffre d affaire de 10% comparé à cette année peut être attendue sur la même période selon M. Caballero. En effet, le taux de remplissage d une station serait plus constant et les stations ne seraient pas à défaut de lits. Il faut savoir que chaque canton est libre de choisir les dates de ses vacances. C est pour cette raison que le canton du Valais a fait parvenir un message auprès du département de l instruction romand afin de trouver un accord quant aux dates des vacances du mois de février. Toutefois, depuis quelques années, un accord existe entre le canton de Vaud et Genève. En ce qui concerne les autres cantons romand rien n a été entrepris dans ce sens. Pour les cantons du Valais et Neuchâtel les dates des vacances sont importantes. La tradition du carnaval y est fortement ancrée et les vacances ne peuvent être déplacées à un autre moment. Malgré tout, le Valais proposa la semaine blanche. Elle consistait à garder cette semaine de façon plus ou moins mobile. Ils étaient donc prêts à organiser le carnaval en fonction des semaines de vacances des autres cantons. Ce projet fut malheureusement stoppé par l église. L archevêque ne pouvait accepter un cortège pendant le carême. En définitive, un accord a néanmoins été trouvé. Dès 2005 les cantons du Valais et Vaud ne se retrouveront pas en vacances la même semaine. Ainsi comme on a pu le constater, les périodes d affluence dans une station peuvent fortement varier d une semaine à une autre. Ceci implique un effort de promotion supplémentaire des stations pour tenter de lisser ce phénomène sur la saison tel que nous le verrons dans la partie six Qu en est-il de la situation des sociétés de remontées mécaniques? La situation financière La situation, comme nous l entendons souvent est plutôt morose. En effet 18, troisquarts des entreprises rencontrent des difficultés, 45% d entre elles réalisent un mauvais cash-flow 19, 42% réalisent un cash-flow moyen et seules 13% arrivent à un cash-flow excellent. Quatre entreprises sur cinq obtiennent un rendement inférieur à 5% et le niveau d endettement de deux entreprises sur cinq est supérieur à 60% du total du bilan. Le chiffre clef, selon un certain nombre de spécialistes, de 1 million de chiffre d affaires par installation est essentiel au bon fonctionnement d une société de remontées mécaniques. Pourtant, peu de sociétés y parviennent. Zermatt et Laax après leur fusion, Arosa, Saas Fee sont quelques stations qui y arrivent tout juste 20. La RMS (Association des remontées mécaniques suisses) préconise, principalement pour des domaines avec de nombreux ski-lifts, un chiffre clé un peu plus faible, de francs. L expérience montre que pour les domaines exploitant des installations lourdes le chiffre d un million par installation est important pour que la 18 L ensemble de ces chiffres est tiré des rapports de RMS qui figure dans la bibliographie 19 Marge d autofinancement 20 Les chiffres figurent à l annexe
13 société soit à moyen et long terme en mesure de financer les investissements nécessaires et ainsi garantir la pérennité de la société. Par contre, malgré leur réorganisation et fusion CMA (Crans-Montana-Aminona) ou, par exemple, l ensemble des sociétés de la CDA (Compagnie des Alpes) n y arrive pas. Il est inutile de parler des autres sociétés qui sont bien loin du compte. ¾ de 586 (chiffre 2002) entreprises sont en difficulté 45% réalisent un mauvais cash-flow 21 seules 13% indiquent un bon cash-flow rendement du capital propre < 5% pour 80% des sociétés endettement > 60% pour 40% des sociétés Le chiffre d affaires 2002 de la branche est de 984 mios de francs. Le canton des Grisons ayant la plus grande part de marché réalise 315 mios de francs. Près du 2/3 du chiffre d affaires est réalisé par les cantons des Grisons et du Valais. Le nombre de sociétés de remontées mécaniques en Suisse est de 586. Par les fusions et les fermetures, la tendance est à la baisse. Les installations lourdes sont au nombre de 723 et le nombre de téléskis, Ces installations desservent 2000 km de pistes avec une différence de dénivellation cumulée de 600 km. 310 millions de clients sont transportés. Le total de personnes que ce secteur emploie est de 11'000 personnes. Source : Statistique RMS 2002 Source : Rapport de situation, RMS 21 Un cash-flow inférieur à 5% qui ne permet pas de survivre sans une fusion ou d adaptations structurelles
14 Le financement Le financement des banques est basé sur la valeur de rendement. La marge brute devient l élément essentiel pour le financement. Dans les dernières années, la politique de crédits des banques a subi un changement en profondeur. Les remontées mécaniques y sont touchées directement. Les banques refusent d accorder des crédits aux sociétés n atteignant pas les ratios ci-dessous, qui permettent d analyser et de définir d une manière condensée la situation de la société : Cash-flow : = 5% du capital total Cash-flow : = 20% du chiffre d affaires EBITDA : = 30% du chiffre d affaires Capital propre : = 40% du capital total Charges de personnel : = 35 % du chiffre d affaires Chiffre d affaires/installation s: = 1'000'000 CHF 22 EBITDA/Charges financières : = 4.5 % Ces dernières considèrent les sociétés de remontées mécaniques comme sociétés à risques. Le problème de liquidité fortement dépendant de la politique de crédit des banques fait ainsi surface Qu en est-il des structures des sociétés? Les structures existantes sont, de par le nombre de sociétés, difficiles et compliquées. On peut partir du principe que toutes ces sociétés ont un conseil d administration de 3 à 5 personnes en moyenne. De plus, le conseil d administration est souvent composé en fonction de critères historiques et politiques de chaque région et non pas de critères de gestion, ce qui rend la mise en place de certaines solutions, telles que des fusions, encore plus difficile. Ainsi donc, les décisions sont régulièrement laborieuses et il y a souvent un long chemin à parcourir pour pouvoir rendre les innovations effectives et efficaces. De plus, généralement les entreprises sont trop petites. 77% des sociétés génèrent moins de 1 million de chiffre d affaires et seulement 14% du chiffre d affaires de la branche 23. Selon les expériences dans la branche, pour être viable, une entreprise devrait réaliser un chiffre d affaires d au moins 5 millions par an. Sur le plan international, un chiffre d affaires de plus de 30 millions de francs suisses est nécessaire pour pouvoir prétendre à une part de ce marché global. Ceci permet d affirmer que l assainissement de nombreuses entreprises et structures diverses devrait être rapidement envisagé La situation des communes Les communes sont, dans certains cas et le resteront pour les plus petites sociétés, un des principaux bailleurs de fonds. Nous n allons pas nous étendre sur cette partie, car elle sort du cadre de ce séminaire. Cependant, la situation réelle ou actuelle des communes est importante pour pouvoir juger le potentiel d investissement. Ces dernières sont dans l obligation de garantir la partie des fonds propres et des crédits LIM. 22 Ou 600'000 CHF (en fonction de l installation) 23 Voir graphique en annexe 5 pour une meilleure illustration
15 5.4. Qu en est-il de la situation de l hôtellerie suisse? «L hôtellerie est la branche motrice du tourisme Suisse. Un pays de tourisme comme la Suisse a besoin d hôtels compétitifs et attrayants pour s imposer face à la concurrence internationale». Ces paroles de Monsieur le conseiller fédéral P. Couchepin, lors de l assemblée des délégués suisses de la Société Suisse des Hôteliers montre bien que l hôtellerie constitue l un des domaines clé du tourisme. Avec plus de 10 milliards, la branche hôtelière réalise près de 43% des recettes du tourisme. En 2001, 5141 hôtels proposaient quelques lits 24. Mais malgré ces chiffres impressionnants, l industrie hôtelière souffre. Pour preuve le graphique ci-dessous, qui nous montre que la Suisse a perdu 3.8 millions de nuitées depuis 1990, soit une baisse de près de 10.8% par rapport à cette année. Sources : Office fédérale de la statistique. Les causes de ce fléchissement sont multiples 25. L absence d une hôtellerie bien structurée empêche une collaboration efficace avec les tours opérateurs. La création des chaînes hôtelière permettrait de combler ces lacunes. Il est encore intéressant de noter la répartition des nuitées dans les hôtels de différentes régions touristiques de Suisse, résumé dans le graphique ci-dessous : 24 Chiffres tirés du séminaire sur l hôtellerie suisse lors du cours d économie nationale de l an passé 25 Comme par exemple un franc suisse trop cher, des coûts d exploitation très élevés, un nombre trop grand de PME dans ce secteur
16 On remarque que les nuitées dans les stations de montagne représentent près de 40% des nuitées totales en Suisse, ce qui nous montre encore une fois à quel point les stations suisses de ski occupent une place importante dans le tourisme en Suisse. Le gros problème dans l hôtellerie des stations de ski est la fluctuation du taux d occupation qui fluctue selon les semaines durant tout l hiver. Une augmentation du nombre d hôtels dans ces régions n est pas envisageable car cela ne ferait qu augmenter le problème. Comme nous l avons déjà dit, une solution serait une meilleure répartition des vacances. Attirer le client durant la semaine et le creux de janvier par une différentiation plus marquée des prix pourrait être bénéfique. Et pourquoi ne pas penser à une collaboration avec les remontées mécaniques qui elles aussi pourraient différencier leurs prix. La solution pourrait venir du «Yield Managment» qui pour l instant n a que peu d adepte dans notre pays. Il s agirait par exemple de fixer le prix selon le taux d occupation de l établissement et des remontées mécaniques. Ce serait comme le système de réservation d Easy jet ; plus il y a de monde dans la station et sur les pistes de ski plus la nuit et le forfait seraient chers. On pourrait penser que ce système serait injuste pour les familles qui n ont d autres choix que de venir pendant les vacances. Mais n y aurait-il pas plus de monde qui profiterait de venir pendant les périodes creuses à la place de périodes chargées? Probablement, et cela lisserait quelque peu le taux d occupation durant la saison résolvant ainsi en partie notre problème Qu en est-il de la concurrence et du marché La concurrence devient de plus en plus forte. Elle ne se limite plus au domaine skiable proche, mais se situe au niveau international. Les nouveaux moyens de communication sont l une des raisons de cette intensification de la concurrence. Le consommateur actuel en est une autre raison. Ce dernier recherche de la variété, diversifie ses loisirs et est moins fidèle à une station ou une activité. De plus il devient de plus en plus exigeant. Il désire de plus en plus de confort, de prestations pour un même prix. Aujourd hui la concurrence est rude dans le monde du tourisme. Elle se situe au niveau des pays chauds qui offrent durant la saison d hiver la mer et le soleil pour des prix similaires si ce n est inférieurs à ceux des sports d hiver. En effet, de plus en plus de ménages profitent des offres spéciales faites par les tours opérateurs 26 vers des destinations tropicales en lieu et place d un séjour à la montagne. Comme nous l a souligné Monsieur Caballero, directeur de Chablais Tourisme, «aujourd hui, la concurrence principale des Portes du Soleil ne se situe plus au niveau des stations avoisinantes telles Verbier ou Villars mais bien au niveau des Caraïbes, Maldives et autres îles tropicales.» Mais malgré tout, la concurrence se situe également au niveau des stations d hiver des pays environnants qui offrent des prestations supérieures par de nouvelles installations rapides et confortables, et la sécurité de neige par l enneigement artificiel Comme KUONI par exemple 27 Il suffit d allez skier une fois à Val d Isère, Courchevel ou encore Méribel pour s en rendre compte!
17 En 2002 il n y eu aucune concession pour une nouvelle installation d un domaine skiable Suisse. Seules en moyenne 22 autorisations de remplacement d installations ont été octroyées au cours de ces trois dernières années par l OFT. Pour deux cas seulement il s agissait de la création d une nouvelle installation 28. Source : Rapport de situation, RMS Par contre, les pays qui nous entourent, la France, l Italie et l Autriche, ont effectué ces dernières années des investissements majeurs dans les remontées mécaniques et l enneigement artificiel. La comparaison de l évolution des investissements et du chiffre d affaires entre la Suisse et la France est significative. Les graphiques cidessous nous le démontrent et se passent de commentaires : Source : Rapport Analyse stratégique ( ) des Alpes Vaudoise, Furger 28 En considérant une durée de vie de 20 ans par installation, cela correspond à un parc de 440 installations. Etant donné le parc actuel de 1760 installations existantes, ces dernières devraient avoir une durée de vie de 80 ans, alors que la durée de vie technique maximale est de 40 ans. Avec le nombre d installations effectif en Suisse, le nombre d installations renouvelées devrait être de 88 par année
18 Nous avons trouvé deux exemples européens marquants, celui du Tyrol du Sud où il a été investi plus d un milliard d euros entre 1996 et Les sociétés de remontées mécaniques se trouvaient au début de cette période au «pied du mur». Les analyses effectuées ont démontré que pour toutes régions de montagne qui dépendent du tourisme, les remontées mécaniques sont l épine dorsale ou la colonne vertébrale. C est pour cette raison qu il a été choisi avec l Etat, une stratégie de sauvetage. Le résultat conséquent est pour le Kronplatz (Pustertal, Tyrol du Sud), le suivant : Toutes les installations renouvelées après 1985, n ont pratiquement plus de téléskis, mais des télécabines et télésièges débrayables avec des hauts débits horaires. Presque 80% des pistes enneigées, dont les pistes de retour en stations totalement enneigées. En 2001, la nouvelle descente en station crée par B. Russi est totalement enneigée. La neige est garantie du début décembre jusqu à fin avril. Les investissements se poursuivent. La fréquentation progresse. De plus en faisant partie du réseau de Dolomite Superski, cette station bénéficie d une forte coopération de marketing. Ce réseau offre au skieur un seul abonnement pour 12 régions et plus de 1'220 km de pistes dans le Tyrol du Sud. Le réseau Skistar regroupant quatre domaines skiables en Suède et en Norvège est un autre bon exemple de synergie. Ce réseau possède ski-lifts, téléphériques, hôtels, magasins de sport. Les objectifs de Skistar sont de créer une expérience de vacances, de ski unique et de devenir un des leaders parmi les opérateurs d hiver dans les Alpes et d exploiter les affaires de la façon la plus efficace possible. Par leur présence sur Internet, ils restent accessibles en quasi permanence pour la clientèle et offre des opportunités supplémentaires de ventes. Source : Ainsi en considérant l évolution croissante de la concurrence extérieure, il aurait fallu coordonner les forces régionales durant ces dernières années, ce qui n a pas été le cas. La communication entre les différentes sociétés de la région est très succincte et une stratégie commune pour la communication extérieure n existe que très rarement. Les synergies possibles entre les sociétés ne sont que trop peu souvent exploitées et un échange des compétences est quasi inexistant. Malgré tout, cette tendance tend à se corriger, tel que nous le montre l exemple des Portes du Soleil 29, qui grâce à la précieuse aide encore peu reconnue de Chablais Tourisme SA bénéficie de telles synergies. 29 Mais malgré tout, comme nous le verrons plus tard, bien qu il y ait coopération entre les stations, cela n a pas évité que certaines stations des PdS soient en danger
19 5.5.1 Offre vs Demande Les vacances font partie des priorités auxquelles les gens aspirent. L attitude du consommateur a bien évolué ces dernières années. L hôte n y échappe pas. Il est devenu plus exigeant et plus critique sur tous les plans. Le confort, la sécurité de l enneigement, la performance des installations en font partie. De plus avec la réputation et l image de notre pays, ainsi qu avec le niveau de prix pratiqué, il n est plus possible de fournir une prestation moyenne. L hôte attend un accueil excellent, un personnel qualifié. A défaut de tous ces critères cités, il réagit par l infidélité. De nos jours la fidélisation à la station a diminué. Il connaît les différentes destinations et n est plus spécialement attaché à un endroit. Par conséquent, il visite plus de domaines skiables, l aventure étant devenue un critère non négligeable. Il devient dès lors essentiel de baser une partie de la communication marketing sur les atouts et les activités complémentaires au ski d une région afin de le persuader de choisir un séjour en lieu et place d une excursion d une journée. En effet, la société est de plus en plus mobile et la Suisse de par sa topographie et ses infrastructures de transport favorise ces déplacements d un jour. Tel que nous le montre le graphe cidessous, la durée moyenne des nuitées par client diminue constamment. Source : Annuaire statistique de la Suisse Le tourisme d hiver est devenu un marché clients. Malgré tout, ce marché est mature et sa globalisation entraîne une redistribution de l offre et de la demande. Bien que les sports de neige représentent une des trois activités sportives préférées des
20 Suisses 30 et malgré une relance de la demande du ski suite à l introduction des skis paraboliques, la phase du développement de la pratique du ski et du snowboard est depuis les années 1990 terminée. La demande réelle 31 stagne donc depuis cette époque. Dès les premières fleurs du printemps sur le plateau suisse, la saison de ski est de nos jours terminée pour bon nombre de skieurs et ce souvent malgré un très bon enneigement pendant cette période de l année. Un grand manque à gagner durant les vacances de Pâques s en suit. Il faudrait donc pouvoir attirer le client et l amener à passer ses vacances pascales en station. La station des Portes du Soleil, Avoriaz qui a décidé cette année de baisser ses prix de quelques euros durant les vacances de Pâques a battu tous les records et serait donc un exemple à suivre. Un autre problème récurrent au tourisme Suisse, et par conséquent aux stations de ski, est celui du taux de change. En effet, un franc fort contre les autres monnaies ne contribue pas à améliorer la situation du tourisme qui est une grande industrie d exportation. Ainsi le touriste préfère un franc faible comparé à sa devise Et la saison d été? Un point sur lequel les stations devraient de plus en plus se focaliser est la rentabilisation de leurs installations durant les périodes estivales. La forte dépendance de la saison d hiver et la menace d hivers plus courts dus aux changements climatiques ont placé les Remontées Mécaniques Suisses dans une position fragile. Dans une interview accordée à swissinfo en juin 2002, Monsieur F. Maurhofer, porte paroles des Remontées Mécaniques Suisses, souligne que les installations ne sont pas suffisamment rentables en été. Comme le montre le graphique ci-dessous, le 84% 33 de leurs rentrées financières se font pendant la saison d hiver. Le 16% restant du chiffre d affaires est engrangé en été. Source : Statistiques RMS L activité sportive de la population suisse. Une comparaison , Association Olympique Suisse, Berne, août 1994, page 6 ss 31 La demande concernant le transport des personnes par des remontées mécaniques 32 Lorsque que le Franc Suisse augmente par rapport aux autres devises, le prix des produits et des prestations suisses augmentent pour les clients étrangers et ainsi la demande en provenance de l étranger recule. 33 En moyenne depuis sur 825 millions de francs pour l année 2003 soit 83%
21 D un point de vue purement économique, il est probable que la fermeture des installations durant tout l été est probablement la meilleure solution pour les entreprises de remontées mécaniques. C est le calcul qui a été fait à Tignes, où, lorsque la saison de ski se termine, les installations ferment complètement pour ne rouvrir que l hiver suivant. Bien entendu, Tignes n est qu une "petite" station de haute montagne 34 et cette solution n est probablement pas viable chez nous car les commerçants des stations s insurgeraient contre une telle décision en voyant leur chiffre d affaires diminuer significativement. C est pourquoi Monsieur Maurhofer ajoute encore qu il faut donner un coup de collier pendant les mois de juin, juillet, août et septembre. C est ainsi que plusieurs actions ont été menées ces dernières années pour revivifier l offre touristique estivale des stations en proposant diverses activités comme le VTT, les sports aquatiques, de balles, ou encore le golf. Les activités destinées aux enfants jouent aussi un rôle prépondérant. Mais quand la météo est moins clémente, la présence de salles de cinéma, de curiosités à visiter et de boutiques compte également. Davos, véritable ville, place la barre très haut dans ce domaine, où s illustre aussi très brillamment la romande Crans-Montana. Les petites stations peinent évidemment à financer des infrastructures et à stimuler l activité commerçante. L un des derniers défis en date est celui des Portes du soleil qui laisse dorénavant fonctionner en été une grande partie de ses installations pour permettre aux adeptes du VTT de remonter les pentes à moindre effort. Selon eux, le domaine des Portes du Soleil est en été le plus grand domaine VTT relié du monde grâce à 23 remontées mécaniques en fonction. Le tour des Portes du Soleil VTT est le théâtre de la désormais célèbre Free Raid Classic. 10 pistes permanentes de descente, des boarder cross, des circuits trial La Mecque du VTT. Voilà peut-être une façon pour les stations de remonter la pente. C est en tout cas l avis de Monsieur Jacques Nantermod, directeur des remontées mécaniques de Morgins qui note une nette relance de l activité touristique depuis la mise en place de ce projet. En guise de conclusion de ce qui précède, les difficultés rencontrées par les stations ne sont pas liées en premier lieu avec un problème de financement mais à un déficit d organisation, de commercialisation, de gestion globale des destinations et surtout des régions Les lits sont-ils à louer? La plupart des stations souffrent d un manque de lit à louer. Le problème ne se situe pas au niveau du nombre de lit réel, mais bien au niveau du nombre de lit disponible 35. Un lit vendu rapporte aux sociétés de remontées mécaniques au mieux un abonnement de ski. Dans beaucoup de cas cet abonnement correspond à une vingtaine journées de ski payantes. Ce qui est très faible comparé à un lit loué qui rapporte en moyenne 14 semaines à 6 jours, soit 84 journées de ski payantes. 34 Le village de Tignes culmine a plus de 2000 mètres 35 Les lits disponibles représentent tous les lits de l hôtellerie et de la parahôtellerie
22 Selon l étude ARW 36, en considérant un prix moyen effectif de 25 francs suisses par journée de ski et les coûts d exploitation des remontées mécaniques comme fixe : Mille lits supplémentaires destinés à la vente engendrent un profit supplémentaire pour les sociétés de remontées de 500'000 francs suisses. Mille lits supplémentaires destinés à la location engendrent pour ces sociétés 2'100'000 francs suisses. Mille lits vendus loués par le propriétaire 10 semaines par année, engendrent un profit supplémentaire 1'750' francs suisses. Cet effet n est pas à négliger pour le développement d une station et sur la croissance du chiffre d affaires. Par exemple, à Verbier le nombre de lit est d un peu plus de 30'000 lits dont moins de 10'000 sont à louer. Le chiffre d affaires de Téléverbier est de l ordre de 40 millions de francs suisses. Comparé à des stations de ski françaises où la location est plus développée, ce chiffre semble être faible. A Val d Isère, le nombre de lits est de 27'000 dont 18'000 à louer. Le chiffre d affaires des remontées mécaniques se monte à 55 millions de francs suisses. Ainsi cette petite comparaison illustre clairement le problème de la location qui influence tous les partenaires d une station de ski (remontées mécaniques, magasins, restaurants et hôtellerie) Et le climat? Peu d activités touristiques sont aussi lourdement tributaires du contexte climatique que le ski alpin. Il faut, en effet, savoir que la couche neigeuse doit être d environ septante centimètres lors des premières neiges de la saison pour recouvrir les aspérités rocheuses des pistes et les crevasses des glaciers. Un minimum de trente à quarante centimètres d épaisseur est nécessaire pour pouvoir skier. Les recherches menées dans le cadre du PNR31 (Programme National de Recherche) ont permis de découvrir que, dans les Alpes, la qualité des hivers est surtout liée à un phénomène qui prend naissance dans l Atlantique Nord : L Oscillation Nord-Atlantique (ONA). L ONA est une sorte de mariage entre deux grandes zones de pressions atmosphériques différentes qui influence le temps en Europe. D un côté il y a l anticyclone des Açores et de l autre se trouve le système dépressionnaire centré sur l Islande. Ce couple oscille entre deux tendances extrêmes : soit ils sont tous les deux renforcés (indice ONA positif), creusant une importante différence de pression entre eux, soit ils sont tous les deux affaiblis (indice ONA négatif), limitant leur différence de pression. Or, de ces différences dépend la force des vents. La raison exacte de cette oscillation reste encore et toujours un mystère. 36 Etude du Dr Peter Furger S.A. 37 Calcul : 1000 appartements * 10 semaines * 6 jours *25 francs appartements * 20 jours * 25 francs * 0.5 (rabais d encouragement à la location)
23 Pour découvrir le lien entre l ONA et la pression hivernale en Suisse, les scientifiques ont porté leur regard vers les hivers du passé, remontant jusqu en Il est alors apparu très nettement que les anomalies de pression atmosphérique hivernale mesurées en Suisse suivent de très près l ONA. En Suisse, les conditions thermiques font que la neige se trouve généralement à une température de 0 C environ, donc très proche de son point de fusion et, par conséquent, très sensible aux variations climatiques. La série d hivers doux débutée avec les années quatre-vingts est due à un indice ONA positif, autrement dit à une activité de l anticyclone des Açores renforcée (l océan s y est réchauffée de 0.5 C à 1 C depuis), et à un centre dépressionnaire islandais affaibli. Résultats : le courrant général de vent d ouest 38 a déferlé sur l Europe occidentale, barrant l accès aux descentes d air polaire maritime ou continental. Bien qu on ait déjà eu des hivers sans neige dans les années 1930, depuis 1988 huit hivers exceptionnellement chauds se sont succédés, ce qui constitue un record inégalé au cours des derniers siècles. La neige a déserté le Plateau, ou presque, et il a été difficile d en trouver pour skier en moyenne montagne. Les hivers qui manquaient de neige par le passé étaient exceptionnels et les années qui précédaient et suivaient en avaient toujours en suffisance Quel sera notre avenir? Les scientifiques évaluent que depuis 1850 le réchauffement en Suisse a atteint 1.1 C en été et 1,4 C en hiver. La limite d enneigement est encore garantie à environ 1200 mètres d altitude, soit pour le 85% des stations helvétiques. Avec une augmentation de 2 C 39 seulement, la limite d enneigement s élèvera de trois cents mètres. Il sera rare de rencontrer une couverture neigeuse continue en dessous de 1500 mètres d altitude. Ces dernières années, les effets se sont faits ressentir: les stations entre 1200 et 1500 mètres sont déjà en difficultés. Toujours selon les experts, seules les stations situées au-dessus de 1500 mètres, soit 63% des stations, pourraient à l avenir espérer bénéficier de 100 jours par année d une couche de neige suffisante pour permettre le ski de piste. Ceci correspond au seuil de rentabilité minimal d une station de sport. Ainsi, seules les stations situées à plus de mètres ont de bonnes perspectives. Les régions de basses altitudes n auraient quant à elles d autres alternatives que de se retirer du marché si aucune solution n est mise en place. Comme nous montre le graphique ci-après, le nombre de journées de fonctionnement des installations est en diminution. 38 De l air maritime tempéré porteur de mauvais temps 39 Chaque degré Celsius supplémentaire déplace en effet la limite de la neige de 150 mètres vers le haut
24 Source : Remontées mécaniques Politique, cours de d organisation industrielle du tourisme du Prof. P. Keller, 2004 Cependant, même pour les stations qualifiées de haute altitude, la saison serait d un mois plus courte qu aujourd hui: on remarque en effet un décalage du début de l hiver d environ un mois. Or, de médiocres chutes de neige en début de saison compromettent souvent la saison toute entière. L enneigement ne sera alors plus garanti dans bon nombre de stations helvétiques. Deux autres problèmes sont encore liés au réchauffement climatique : il s agit tout d abord de l inéluctable remontée de la limite du permafrost 40 ; en effet, les roches situées dans les régions inférieures du permafrost risquent d être endommagées par le dégel et devenir instables, ce qui pourrait entraîner des éboulements pouvant endommager certaines installations et bâtiments. Le second problème concerne l augmentation des tempêtes et des fortes précipitations de pluie ou de neige qui bloquent parfois les domaines skiables et les voies de circulation. En effet, arbres déraciner, inondations, avalanches et glissements de terrain se multiplient 41, amenant avec eux un manque à gagner non négligeable ainsi qu un coût supplémentaire pour les sociétés de remontées mécaniques. Il est impossible d estimer précisément les conséquences d un réchauffement sur l ensemble du chiffre d affaires résultant de l activité touristique, d autant que ces conséquences sont très différentes selon la saison considérée. Les hivers 1988 à 1990, caractérisés par un grand manque de neige, donnent cependant une idée de l avenir possible. Rappelons-nous l hiver 1989/1990 : de nombreuses entreprises touristiques situées à faible altitude ont subi des pertes de revenus s élevant à plus de 80% de leur chiffre d affaires. Pour la Suisse en général, le total des recettes des remontées mécaniques par rapport à l année précédente a diminué de 20%. Suite à tous ces constats, il a donc été nécessaire de trouver un moyen palliatif au manque de neige. Celui-ci est incarné par les canons à neige. 40 Synonyme : pergéliasol ou encore permagel. Définition : Sous -sol gelé en permanence. 41 Rapport économique 2001, Remontées Mécaniques Suisses, Berne 2001, pg
25 L enneigement artificiel un mal nécessaire? Comme nous l avons vu, certaines périodes souffrent d un manque de neige quasi chronique. Seules les stations équipées peuvent travailler normalement. La période de Noël, très importante ne bénéficie pas et ceci régulièrement, de suffisamment de neige. Pourtant durant ces 14 jours, la base pour atteindre l objectif du chiffre d affaires est posée. Les recettes manquantes en cette période ne peuvent être quasiment jamais rattrapées. Il est donc nécessaire pour ces stations de recourir à l enneigement artificiel à l aide des canons à neige. Ces canons peuvent donc être vus comme la panacée au manque de neige. Cependant, il faut savoir que l enneigement artificiel suppose plusieurs limites : Tout d abord, l enneigement artificiel est soumis à une forte réglementation, et il est souvent difficile d obtenir les autorisations de construction, seules certaines pistes pouvant être enneigées par ce biais 42. Ensuite, les coûts liés à l installation des canons et de leur exploitation sont relativement élevés : Investissement : CHF. 1 mio par km Exploitation : CHF 50'000.- à 75'000.- par km Il est encore important de choisir des systèmes complets et automatiques, ce qui permet d éviter le déplacement trop coûteux des canons à neige. Les conditions climatiques jouent aussi un rôle important dans la fabrication de la neige 43. L enneigement artificiel a, de plus, de fort impact sur l environnement, et plus particulièrement sur le paysage, la faune et la flore. Il peut notamment modifier le régime des eaux et augmenter le risque d érosion. Enfin le canon à neige est très bruyant et peut donc, aux abords des stations, fortement troubler la quiétude d un lieu. On a par exemple enregistré dans un chalet à soixante mètres d un canon, jusqu'à 80 décibels, et jusqu'à 120 à quatre mètre de celui-ci (à titre de comparaison, un Walkman standard à plein volume émet 90 décibels environ). Il est donc, à notre avis, peu probable que la neige artificielle remplace totalement la neige naturelle. Les canons doivent être vus comme un complément au manque de neige et non un substitut à la vraie neige. Ne se lasserait-on pas vite de s entasser sur un tapis de neige au milieu des prairies verdoyantes? 42 Voir annexe 6 43 Il est nécessaire que la température de l eau utilisée soit proche de 0 C. De plus, comme l humidité absorbe une partie de l énergie nécessaire à la fabrication de la neige, plus l air est humide, plus sa température doit être basse pour former de la neige. Généralement, une température de 3 à 3.5 C suffit dans le climat de l arc alpin
26 5.8. Processus d autorisation Les expériences dans l exploitation des domaines skiables et de la réalisation des projets démontrent de plus en plus que les problèmes et les coûts liés jusqu à l obtention des autorisations chargent lourdement les sociétés et les communes. La législation cantonale et fédérale est dense dans ce contexte, étant donné que différents domaines, tels que l environnement, la construction, la technique, la sécurité sont touchés. Ceci a pour effet d avoir des contradictions qui apparaissent entre les besoins de la promotion économique et du développement régional. Certaines divergences existent entre les divers acteurs et services concernés. Certains parlent de «tracasseries administratives» et d autres déplorent un manque de conscience et de compétences dans la gestion des processus. La directive sur l enneigement artificiel est un bon exemple. Les services cantonaux compétents appliquent ces directives avec rigueur et s occupent de l appréciation des demandes pour des installations d enneigement restrictives. Dans les cantons alpestres, on s achemine plutôt vers une libéralisation, certes très relative dans ce domaine. Un renforcement de l enneigement artificiel est inévitable. Une simple comparaison du pourcentage des pistes bénéficiant de telles installations en Suisse et dans les pays limitrophes, indique un grand besoin de rattrapage pour notre pays. Les directives doivent être suffisamment souples pour permettre à la branche de pouvoir s adapter durablement à la concurrence, qu elle soit de proximité ou du reste du monde. Ainsi, la nouvelle loi sur les transports à câbles ne devra donc pas constituer un obstacle supplémentaire au renforcement nécessaire à court terme de la compétitivité des entreprises concernées, mais son meilleur promoteur possible. La révision de la directive des transports à câbles, après différents accidents (Rideralp, Kaprun), a impliqué des charges plus importantes et des contrôles plus stricts. Parallèlement, la responsabilité attribuée aux sociétés s est accrue. Suite à la révision de l ordonnance, l OFT 44 ne vérifie plus uniquement dans le sens technique. Il a une fonction d autorité de surveillance et se trouve être l organe officiel d octroi d autorisations. La société doit, pour obtenir une autorisation de construction de même que pour l obtention d un renouvellement d exploitation, produire une attestation de sécurité. Pour, les installations moins récentes, la mise en place des mesures de sécurité est coûteuse, la documentation technique fait souvent défaut et des vérifications sont nécessaires. Ainsi, pour un certain nombre d installations vétuste, seule une nouvelle construction entre en question ou bien l arrêt définitif. La divergence entre les normes exigées et la situation connue est tellement grande, qu un assainissement serait difficile. Il y a plusieurs installations en Suisse pour lesquelles l autorisation d exploitation arrive à échéance. La réalisation d une nouvelle installation allant de CHF 7 millions (télésièges débrayables) jusqu à 10 millions (télécabines) n est pas envisageable dans la situation financière actuelle de certaines sociétés. L ordonnance fédérale a encore d autres conséquences, telles que des contrôles et révisions à effectuer. Toutes les interventions doivent être protocolées. Les conditions et exigences sont devenues sévères et rigoureuses. Il s ensuit des frais de fonctionnement en augmentation. 44 Office fédéral du transport
27 6. Prise de position et synthèse des solutions Tel que nous l avons déjà mentionné, ce secteur est particulièrement fragmenté en Suisse. Il se divise en un nombre élevé de petites stations principalement orientées vers le marché intérieur. Les destinations de plus grandes tailles sont quant à elles orientées vers le marché extérieur. Ces dernières devraient avoir une croissance suffisante pour ne pas dépendre du soutien des collectivités publiques. Les plus petites stations, telles qu on les trouve dans le Jura, mais aussi en Valais, ne bénéficiant pas d un domaine skiable et, pour lesquelles, une fusion est irréalisable, ne pourront survivre que par une forte restructuration et un recentrage de leurs activités à valeur ajoutée. La promotion d un tourisme doux ou de l authentique 45 est probablement l une des meilleures voies possible pour s en sortir. En s attaquant ainsi a un marché de niche, le potentiel de ces stations ne sera jamais très grand. Cependant nous pensons que la demande pour ce genre de destinations n est pas prête de s éteindre. L exemple d Evolène, village de montagne valaisan, nous apporte une vision concrète du tourisme de l authentique. Tout au long de son histoire, celui-ci n a pas subi de modernisation marquée, ni entrepris de développement touristique lourd, permettant ainsi à son cachet de rester à peu de chose près celui d autrefois. Aujourd hui, Evolène a l avantage d offrir des traditions et coutumes recherchées par certains touristes, s assurant ainsi son avenir. En définitive, pour survivre, elles devront s adresser à leur public cible, c est-à-dire à un public pour lequel le ski n est pas forcément une priorité ou qui ont de plus faibles moyens financiers. Elles devront, par ailleurs, tout comme les grandes stations, développer des activités complémentaires, tels que la raquette à neige et le ski de fond. Par contre, en ce qui concerne les plus grandes stations, leur taille leur permet indéniablement de profiter d économies d échelles apportant ainsi une augmentation de l efficacité. Elles profiteront encore plus de ce phénomène par des intégrations verticales de certaines sociétés telles que les remontées mécaniques ou les sociétés actives dans la promotion d une région. Les effets de réseau et l augmentation de la taille des entreprises apportent en effet, des avantages compétitifs des grandes unités, comme le montrent les graphiques cidessous : Source : Remontées mécaniques Politique, cours de d organisation industrielle du tourisme du Prof. P. Keller, On parle parfois aussi de tourisme rural
28 Ainsi les fusions restent la solution la plus efficace. Elles permettent des économies à terme plus élevées que la collaboration qui s apparente plus à une intégration horizontale comportant de multiples difficultés. En effet un risque de conflit d intérêt est perpétuel. Le principe clé «peu importe où le franc est encaissé» est difficilement réalisable tant que chaque entité reste in fine responsable de ses propres comptes. Nous en sommes pour le moins convaincus : On en a pour preuve le conflit relatif à la répartition des recettes d abonnements dans la région des 4 Vallées gérées par quatre sociétés différentes qui fait à nouveau surface. De nos jours, garder des structures telles qu on les rencontre encore si souvent, c est-à-dire une multitude de sociétés dans le même domaine, n a plus lieu d être. Certes, les Portes-du-Soleil est un bon exemple sur bien des points, mais il y a encore beaucoup de choses à réaliser. Idéalement il faudrait que toutes les sociétés suisses voire franco-suisses fusionnent afin de créer une société internationale. En fusionnant dans un premier temps uniquement les sociétés suisses, cela permettrait de faire des économies d échelle non négligeable et d avoir : Une seule politique d entreprise, un aspect uniforme, une concentration des ressources, un renforcement du potentiel économique, une optimalisation de l offre et surtout un développement d une image marketing. Elle permettrait également d avoir plus de poids dans les négociations avec les fournisseurs de remontées mécaniques et les pouvoirs publics. Bien entendu, il existe certains désavantages dans une fusion : Il s agit du risque d une perte d identification et d un danger de baisse de qualité. Ces difficultés peuvent être contournées grâce à une bonne volonté et une bonne préparation de la part des sociétés fusionnantes. Les autorisations de construction doivent faire face à de longues procédures dues aux nombreuses oppositions. Il est urgent que les politiques aient une approche différente. Une solution pour freiner cette utilisation abusive du droit de recours serait de rendre payants toute opposition. Cela diminuerait le problème mais ne le supprimerait pas. Selon le mode actuel, on peut avoir rapidement une autorisation de construction que pour des secteurs qui ont un enneigement naturel garanti. On ne pourrait donc construire que sur des glaciers ou en haute altitude. Idem, quand il s agit d un remplacement d installation. La défense des intérêts économiques et écologiques est extrêmement importante. Le modèle français quant aux autorisations de construction ou de remplacement de remontées mécaniques semble être intéressant. A Avoriaz par exemple, le critère est la garantie d un enneigement artificiel. La balance des différents intérêts semble être la plus équilibrée. A notre avis, il y a un autre point sur lequel la politique devrait changer son approche ; celui des subventions. Tel que nous vous l avons montré l effet des crédits actuellement accordés, subventionnés par l Etat, ne semble pas être des plus efficaces. Ceux-ci entraînent, par leur durée limitée, un haut taux de remboursement (crédit LIM remboursable en 10 ou 15 ans). A moins d instaurer des subventions à fonds perdus impliquant un problème d équité entre les secteurs économiques, il vaut mieux à l avenir n accorder ce type de subventionnement qu à de petits projets. Quant à elle, la situation des lits disponibles reste problématique. La clientèle principale est la clientèle suisse. Bien entendu, la part de la clientèle étrangère n est pas à négliger. La solution n est pas forcément l hôtellerie car nous avons un retard
29 structurel dans ce domaine. Il nous faudrait des structures d accueil plus vastes qui nous permettraient de travailler avec des tours opérateur. Le développement des structures para-hôtelières de type appartement-hôtel impliquant des frais de fonctionnement plus faibles, semble être une solution adéquate. Le nombre de stations de ski qui possèdent déjà une forte notoriété est actuellement au nombre de 14 environ, dont St Moritz, Zermatt, Verbier, Villars. Elles souffrent presque toutes d une gestion déléguée à plusieurs partenaires qui ne coordonnent souvent pas leurs stratégies et dont les intérêts économiques sont parfois divergents. Il en découle une commercialisation classique orientée, preneuse de commandes, au lieu d être vendeur d un produit global adapté à un marché cible. Pour corriger cette perte de potentiel, il faut des structures telles que Chablais Tourisme tente de mettre en place. La communication est de plus en plus importante. Il s agit de promouvoir une destination en mettant au premier plan son activité principale, le ski, puis toutes les autres activités complémentaires, tels que les centres de loisirs, les centres de santé et les centres culturels. Il est essentiel de faire une communication ciblée. Il faut surtout uniformiser la communication afin de faciliter le séjour du touriste. Les politiques de prix en font partie. Simplifier ces politiques permettrait d éclaircir l offre et baisser les coûts de gestion. Aux Portes-du- Soleil, on trouve plus de 100 prix différents en fonction du secteur de ski, de l âge du skieur, du moment d arrivée et de la taille du groupe. Il est dès lors impossible d installer un automate pour la distribution de billets et le coût de contrôle est énorme. Une solution qui nous a été présentée par M. Caballero, à laquelle nous adhérons sur le principe de base, est de supprimer toute offre tarifaire, y compris les abonnements de saison et de n appliquer plus qu un seul tarif en fonction du taux d utilisation selon le principe du «Yield Management». Chaque skieur disposerait d un abonnement au porteur avec un certain crédit et les journées y seraient débitées. La fidélité peut être compensée grâce à des crédits supplémentaires équivalent à des journées offertes. Par ailleurs, certains tarifs n ont à l heure actuelle plus aucune raison d être : celui du 3 ème âge ou le tarif AVS, car ce sont souvent les retraités qui ont le plus de moyens financiers. De plus, ce système permettrait de faire des économies substantielles par le fait de la suppression de tout contrôle des abonnements. 7. Conclusion Les effets bénéfiques pour l ensemble de l économie de la montagne de disposer d une industrie touristique florissante n étant plus contestés, il est temps d essayer d apporter des ébauches de solutions. Le secteur des remontées mécaniques étant la colonne vertébrale d une station, il est indispensable d assainir cette branche. Une entreprise capable d affronter les problèmes qui se posent à l heure actuelle et qui possède sa liberté d action résoudrait bien des problèmes. Ainsi avec ses ressources personnelles et financières, l entreprise de remontées mécaniques devrait être capable de réaliser de façon professionnelle les propositions faites dans ce séminaire
30 Pour pouvoir bénéficier d une perspective de croissance les stations doivent disposer des atouts suivants : Un nombre de lits à louer suffisant. Une forte notoriété internationale. Une capacité d accès à la station élevée Un domaine skiable situé en altitude. Des infrastructures touristiques adéquates. Une approche globale de la gestion de la destination. Une connaissance approfondie de la clientèle. Une communication ciblée. Une politique de prix clair. Mais le chemin pour retrouver une situation globalement saine est encore long et passe inévitablement par le renouvellement et l amélioration des structures d accueil et des installations. Ainsi les nouvelles tâches des stations et des régions seront à l avenir de développer un leadership performant, acquérir une culture de services, encourager la relève, créer un positionnement différent, augmenter les efforts dans les domaines du marketing et de la vente et surtout améliorer la qualité des services. Cette évolution se fera inévitablement par la concentration des domaines skiables
31 8. Bibliographie 8.1 Etudes et rapports Rapport sur la politique du tourisme de la Confédération, , 29 mai 1996 Message relatif à l amélioration de la structure et de la qualité de l offre dans le domaine du tourisme suisse, , 20 septembre 2002 Demande internationale dans l hôtellerie en Suisse et en Autriche, OFS, décembre 2003 Compte satellite du tourisme de la Suisse, Principes, méthode et résultats, SECO, 2003 L économie touristique suisse. Etat des lieux et perspectives, Suisse Tourisme, mai 2003 Les remontées mécaniques dans le canton du Valais. Analyse, perspective de développement et stratégies, Vikuna, Klaus ZURSCHMITTEN et Stefan GEHRIG, 10 janvier Quel avenir pour les remontées mécaniques : cas CMA, Joël FUCHS, janvier 2002 Analyse stratégique sur l organisation et la gestion des sociétés de remontées mécaniques des Alpes vaudoises, Dr. Peter Furger S.A., 2002 Les portes du soleil, baromètre de satisfaction de la saison d hiver 2002/2003, Tableau de bord MORGINS, MDR, juin 2003 Morgins Tourisme, Rapport de gestion du comité , OTM, 22 novembre 2003 Le regard de Janus (PNR 31), Changements climatiques et catastrophes naturelles, Institut de géographie, Université de Fribourg, 1998 Les remontées mécaniques en Suisse quel avenir?, Peter VOLLMER, Swiss Alpina, Martigny, 2003 Statistiques 2002 des transport à câbles suisse, RMS, 2002 Les remontées mécaniques en Suisse, quel avenir?, Rapport de situation des Remontées Mécaniques Suisse, RMS, 2003 L industrie du ski a-t-elle encore un avenir?, Anne Gaudard, Allez Savoir, N 28 Février
32 8.3 Webographie
33 9. Annexes Annexe 1 : Distribution des remontées mécaniques sur le territoire Suisse en Oberland bernois; 13% Fribourg - Vaud; 10% Jura; 4% Valais; 29% Suisse centrale; 12% Tessin; Suisse Grisons; 4% orientale; 20% 8% Source : RMS, statistique 2002 Annexe 2 : Evolution et innovation dans les sports d hiver de 1870 à aujourd hui : A partir de 1870 : Découverte de la saison d hiver, adaptation du ski nordique à la descente. A partir de 1930 : Invention du téléski et mise en valeurs de petits domaine skiable A partir de 1964 : Construction et préparation à la machine des pistes (JO d Innsbruck). A partir de 1970 : Création de stations de ski de tout pièce («superstation» en France comme Courchevel par exemple. A partir de 1980 : Haute technologie et installation à grande capacité (télésiège 4 place, télécabine géante) A partir de 1985 : Installation d enneigement et culture de neige A partir de 1990 : Rajeunissement du sport de descente sur piste par les snowboards et les carving plus récemment
34 Annexe 3 : Différents modèle de planification d une station de ski :
35 - 34 -
36 - 35 -
37 Annexe 4 : Tableau des chiffres d affaires de quelques grandes stations de ski par installation : Destination Chiffre d affaires moyen (en mio. de CHF.) Nombre d installation Zermatt ~1.28 Films-Laax-Arosa ~1.07 CDA ~1.03 CMA ~0.63 Leysin ~0.28 Sources : Divers rapports de gestion Chiffre d affaires / Nombre d installation (en mio. par installation) Annexe 5 : Structure de la branche des remontées mécaniques Source : Statistique RMS
38 Annexe 6 : Rôle de l enneigement artificiel au sens de la loi : L enneigement artificiel n est possible que dans les zones adéquates (cf. art 24 de la loi fédérale sur l aménagement du territoire (LAT) et pour autant que le plan des équipements dressé selon l art.19 al.1 LAT prévoit un tel équipement et que le règlement communal des constructions le permettent expressément. Il doit : assurer la sécurité des pistes améliorer les passages ponctuels délicats mettre à disposition une offre minimale de pistes enneigées pendant la durée normale de la saison garantir des pistes appropriées pour le retour en station en privilégiant celles qui présentent une topographie favorable afin d éviter le gaspillage d énergie et la production de quantité inutiles de neige. Assurer l enneigement des pistes de compétition homologuées Ceci à des conditions particulières : Les pistes doivent être judicieusement réparties La longueur totale des pistes se limite par région ou station touristique concernée- à 1 kilomètre par 1500 équivalent-lits. L ensemble des pistes ne doit en principe pas dépasser le 20% de la longueur totale des pistes balisées et le 10% de la surface totale du domaine skiable considéré. Le production de neige ne peut en principe pas commencer avant le mois de novembre. L adjonction de produit dans l eau est soumise à autorisation. La localisation des équipements doit prendre en compte es exigences de protection contre le bruit selon l Ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB). Des ressources suffisantes en eau et en électricité doivent être garantie (art 19 LAT) La remise en état des lieux doit être conforme aux conditions fixées (les installations visibles, par exemple, doivent être enlevées à la fin de la saison d hiver)
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