Groupe Nanostructures et Systèmes Quantiques

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Groupe Nanostructures et Systèmes Quantiques http://www.insp.jussieu.fr/-nanostructures-et-systemes-.html"

Transcription

1 Axe principal: EDS Axes secondaires : Groupe Nanostructures et Systèmes Quantiques Institut des NanoSciences deparis Responsable d équipe : Catherine GOURDON Membres permanents de l équipe : Catherine GOURDON Laura THEVENARD Florent PEREZ Maria CHAMARRO Benoit EBLE Christophe TESTELIN Bernard JUSSERAND Contact C nano de l équipe Perez Florent Frederic BERNARDOT

2 Activités scientifiques de l équipe : Les recherches réalisées dans cette équipe se situent en grande partie dans la mouvance de l information quantique, de l électronique de spin et de l électronique moléculaire. Elles sont construites autour de l étude des propriétés électroniques d objets quantiques de taille nanométrique : puits quantiques (dopés, semi-magnétiques), fils quantiques inorganiques et organiques (chaînes de polymères), boîtes quantiques et nanocristaux. Les effets de confinement des phonons dans des cavités spécifiques constituent également un nouveau domaine d étude. Un des objectifs est d étudier et de contrôler à l échelle de nano-objets individuels les propriétés de cohérence spatiale et temporelle des excitations électroniques. Les propriétés de cohérence d états quantiques bien définis de spin ou de charge seront mises à profit pour démontrer la manipulation et, à plus long terme, l intrication de deux bits quantiques, étape indispensable d une ébauche de calcul quantique. Pour l électronique de spin, la compréhension des phénomènes liés au spin dans des nanostructures dopées, magnétiques ou non, est fondamentale pour utiliser le spin comme vecteur de l information. Les excitations électroniques et vibrationnelles dans des nanostructures bi- et unidimensionnelles de semiconducteurs sont aussi explorées par spectroscopie Raman électronique : étude en champ magnétique des excitations collectives et individuelles de spin de gaz d électrons à deux dimensions polarisés, des excitations électroniques dans des puits et fils quantiques, des vibrations acoustiques et des magnons dans des superréseaux et des nanoparticules. Les semiconducteurs ferromagnétiques, dans lesquels le ferromagnétisme est médié par les porteurs, offrent de nouvelles possibilités de manipulation du spin à différentes échelles spatiales et temporelles. Différentes voies sont explorées : la manipulation par des champs magnétiques qui conduit à l étude de la dynamique de parois magnétiques et la manipulation ultrarapide de l aimantation par des impulsions laser. La réflexion théorique sur la nature exacte des bosons-composites est largement développée dans l équipe. Une nouvelle théorie à N corps à la représentation diagrammatique a été mise au point. Les implications pour l information quantique sont en discussion. Un effort particulier a été entrepris pour développer de nouvelles expériences complémentaires très compétitives : spectroscopie/imagerie de nano-objets uniques, techniques pompe-sonde résolue en temps, microscopie Faraday, Raman électronique sous champ magnétique résolu en angle.

3 Recherche(s) et résultat(s) obtenu(s) dans les domaines d actions des nanosciences : Orientation inattendue de domaines magnétiques anisotropes En utilisant des semiconducteurs ferromagnétiques dont les propriétés d anisotropie magnétique sont facilement modulables, nous avons mis en évidence pour la première fois, une orientation surprenante de domaines magnétiques anisotropes résultant de la dynamique complexe d une paroi magnétique. Cette image montre la position de la paroi d un domaine carré avec une aimantation «up» dans un champ «up» (en blanc) et de ce même domaine avec une aimantation «down» dans un champ «down» (en noir). Suivant le sens du champ on observe bien l orientation des diagonales des carrés à +π/8 ou π/8 des axes d anisotropie (axes <110> en tirets). L orientation des domaines carrés est donc bien une propriété intrinsèque et ne résulte pas de défauts qui piègeraient les parois de manière anisotrope. Croissance de domaines magnétiques simulée par une méthode de dynamique de contour. L anisotropie joue un rôle important dans la formation de domaines pour des systèmes bidimensionnels variés. Pour les films magnétiques, la dynamique de parois est complexe en raison de la nature vectorielle de l aimantation. Les semiconducteurs ferromagnétiques, objets de cette étude, offrent la possibilité de faire varier la symétrie de l anisotropie magnétique. De plus, la comparaison avec les modèles de propagation de paroi est facilitée par la faible densité de centres de piégeage des parois. Enfin, l étude de la propagation de parois dans les micro et nano-rubans est un enjeu important dans le cadre du transport de l information. Les semiconducteurs ferromagnétiques dilués comme GaMnAs, dans lequel quelques pourcents d atomes de manganèse sont substitués au gallium, sont activement étudiés pour valider des concepts fondamentaux d intérêt pour l électronique de spin. Leurs propriétés d anisotropie magnétique sont modulables, en raison du caractère particulier du ferromagnétisme. Celui-ci résulte d une interaction d échange entre ions magnétiques localisés et porteurs délocalisés. La structure de la bande de valence, sa modification par les contraintes, la densité de porteurs, la concentration en manganèse et la température vont définir l amplitude respective des contributions uniaxiale et biaxiale de l anisotropie. Les domaines magnétiques sont visualisés par microscopie Kerr, qui utilise la rotation de la polarisation linéaire de la lumière lors de la réflexion sur un film à aimantation perpendiculaire. On obtient ainsi un contraste d intensité entre les domaines

4 d aimantation «up» et «down». Pour atteindre le régime hydrodynamique, où la propagation de paroi n est plus gouvernée par les défauts piégeants, on utilise une technique d impulsion de champ, pour plus de détail : A. Dourlat et al. Phys. Rev. B 78, (R) (2008). Des domaines magnétiques de forme carrée sont observés dans une certaine gamme de champ magnétique. L orientation des côtés, à π/8 des axes d anisotropie, est surprenante car elle ne correspond pas au minimum d énergie d une paroi statique. Nos simulations incluant la symétrie tétragonale de l anisotropie magnétique reproduisent bien la forme mais surtout l orientation des domaines, ainsi que leur domaine d existence en champ. Ces résultats mettent en évidence le rôle clé de la nature vectorielle du paramètre d ordre dans la dynamique des domaines ferromagnétiques. Ils sont également importants pour l étude de la propagation de parois de domaines dans les micro et nano-rubans ferromagnétiques dans le cadre du transport de l information. Pour en savoir plus C. Gourdon, V. Jeudy, A. Cébers, A. Dourlat, Kh. Khazen, and A. Lemaître, Phys. Rev. B 80, (R) (2009)

5 La cinétique des électrons limite la propagation du spin Utiliser le spin pour transporter l information est une option prometteuse sur laquelle misent les scientifiques. Pour y parvenir, ils recourent le plus souvent à un courant polarisé en spin : une technique où charge et spin ne sont pas découplés, ce qui est source de dissipation. C est pourquoi des chercheurs de l équipe «Nanostructures et systèmes quantiques» se sont penchés sur une alternative : utiliser des ondes de spin comme vecteur de l information. Mais les courants portés par ces ondes sont-ils si purs en spin? Cette équipe démontre le contraire dans un conducteur standard. Fig 1 : Spectres Raman obtenus à 2 Tesla en faisant varier le vecteur d onde q transmis au gaz d électrons. Pour chaque q, le spectromètre mesure l énergie d un photon diffusé, décalée de l énergie de l onde de spin, «Raman shift», par rapport au photon incident. Fig 2 : Dispersion de l onde spin reconstruite à partir des spectres de la Fig.1. (b) et (c) Largeur de raie : elle suit une loi du type η=η 0 + η 2 q 2 caractéristique. Cette loi est également présente dans l échantillon H qui ne possède pas de dopage Manganèse : elle n est donc pas causée par les impuretés M n. Aujourd hui, pour manipuler de l information, l industrie utilise communément le courant polarisé en spin, obtenu dans un conducteur ferromagnétique, lorsque celui-ci est soumis à un champ électrique. Mais deux problèmes surgissent : ce courant déplace la charge, en même temps que le spin, ce qui échauffe le système par effet Joule ; le courant polarisé est fortement ralenti par la force de Coulomb, qui agit comme une force de friction, entre porteurs de spins opposés. Les ondes de spin pourraient être la solution alternative. Certes, elles sont plus difficiles à manipuler que des courants. Pour les exciter, il faut agir directement sur le spin. Cela peut se faire avec un champ magnétique tournant (peu intégrable) ou bien avec des faisceaux lasers. Mais en tant qu excitation transverse de la matière, elles semblent découplées des degrés longitudinaux de charge ; le courant qu elles portent ne déplacerait donc pas de charge, seulement le spin. Il n y aurait plus ni dissipation Joule, ni friction Coulombienne. Une question demeure toutefois : sont-elles si pures en spin? Lorsque les ondes existent dans un isolant, indéniablement, oui. Mais dans un conducteur, fait inattendu, des mécanismes subtils couplent ces ondes transverses de spin aux degrés longitudinaux. La force de Coulomb n agit plus comme friction, mais le principe de Pauli et la dispersion des énergies cinétiques de chacun des électrons qui portent le mode collectif de spin lui font perdre sa cohérence, comme dans un système

6 composé d un grand nombre d oscillateurs de fréquences toutes un peu différentes. Quand le mode collectif perd sa cohérence, les dynamiques des «individus» qui le composent prennent le dessus sur la dynamique d ensemble. Ces excitations de spin individuelles, se couplent entre elles, par paire par multiplets, à cause de l interaction de Coulomb. Une paire peut être un complexe intriquant une excitation individuelle transverse (retournement d un électron de spin -½ vers un spin ½) avec une excitation individuelle longitudinale (excitation d un électron de spin ½ vers un spin ½). Cette dernière est une excitation de charge. Le spin et la charge ne sont plus séparés! Donc, dans un conducteur, les ondes de spin se décomposent en modes de spin individuels (effet de l énergie cinétique) qui se couplent aux modes de charge (effet de l interaction de Coulomb). A l aide d expériences réalisées sur un système modèle, un puits quantique de semi-conducteur magnétique CdMnTe, l équipe «Nanostructures et systèmes quantiques» a mis en évidence la présence d ondes de spin se propageant dans le plan du puits, en mesurant leur dispersion par spectroscopie Raman sous champ (voir les Fig.1(a) et 2(a)). Ce système paramagnétique permet une polarisation de spin, comparable à celle d un ferromagnétique, tout en contenant un gaz d électrons bi-dimensionnels de haute mobilité. Ce caractère original conduit à de fortes résonances optiques. En mesurant précisément, la largeur homogène de la raie Raman η des ondes, les chercheurs de l INSP ont trouvé qu elle suivait une loi du type : η=η 0 + η 2 q 2 avec η 2 fonction de la densité d électrons et de la polarisation en spin (voir Fig. 2(b) et 2(c)). Cette loi est une conséquence directe de la forme quadratique de l énergie cinétique des électrons E=ħk 2 /2m.Ce résultat important démontre donc l existence d une limite intrinsèque pour la pureté en spin des courants portés par les ondes de spin d un conducteur. Cependant, il dégage de nouvelles perspectives. Car si l énergie cinétique des électrons était linéaire en k : E=ħv F k, comme c est le cas dans un nanotube conducteur, le mode collectif de spin ne se décomposerait pas et ne serait pas couplé à la charge.

7 J. Gómez, F. Perez, E. M. Hankiewicz, B. Jusserand, G. Karczewski, and T. Wojtowicz, Phys. Rev. B 81, (R) (2010) Couplage hyperfin trou-noyau dans des boîtes quantiques semiconductrices Le spin électronique confiné dans une boîte quantique fait l objet de nombreuses études dans la perspective de disposer d un bit quantique (ou qubit) contrôlable et manipulable, brique élémentaire en vue de la réalisation d un ordinateur quantique. Cependant, le temps d utilisation ou temps de cohérence de ce spin peut être fortement réduit par son interaction avec les spins nucléaires. Nous avons ainsi montré que les états électroniques de valence étaient soumis à un couplage hyperfin significatif, contrairement à l hypothèse communément admise. Figure 1 : Probabilité de présence des états de conduction (a) et de valence (b) autour d un spin nucléaire Ij du réseau cristallin. Ces fonctions orbitales sont respectivement de symétrie s et p. Dans le cas d un état de valence, le spin nucléaire est situé au nœud de la fonction uv, ce qui annule l interaction hyperfine de contact. Un critère important dans le choix d un qubit est son temps de cohérence qui déterminera son «temps d utilisation» et le nombre de manipulations opérations quantiques. Dans un composé massif ou un puits quantique, ce temps est faible ( 10 ps) en raison du couplage spin-orbite et de la diffusion des charges. Dans une boîte quantique, le confinement de l électron inhibe fortement ces processus, laissant espérer des temps de cohérence très longs. Cependant, le couplage du spin électronique avec les spins nucléaires du réseau, négligé auparavant car peu efficace, devient le processus dominant. Un temps de relaxation de spin d environ 1 ns a ainsi été mesuré pour des électrons confinés dans des boîtes quantiques InAs. Ce temps est régi par le couplage hyperfin de type spin-spin dit «de contact» car proportionnel à la probabilité de présence de l électron sur un noyau. Cette interaction peut être modélisée par l action sur le spin électronique d un champ magnétique nucléaire effectif, qui reproduit l effet collectif des spins nucléaires de la boîte quantique. Pour un électron de conduction, dont la fonction d onde est de symétrie s, la probabilité des présences est maximale sur les sites occupés par les noyaux (cf. fig.1-a). Pour un état de valence (ou trou), de

8 symétrie p, cette probabilité de présence est nulle (cf. fig. 1-b). Il était donc couramment admis que les états de valence devaient présenter des temps de cohérence de spin beaucoup plus élevés que ceux des états de conduction, étudiés jusqu à présent. Figure 2 : (a) Signal de dichroïsme circulaire photoinduit en fonction du temps. L excitation optique est périodique (13 ns). Le signal au temps négatif (c est-à-dire aux temps longs par rapport aux pulses) correspond à la polarisation photoinduite du spin du trou. (b) La dépendance de cette polarisation avec le champ appliqué met en évidence la présence d un couplage hyperfin trou-noyau. Utilisant une technique pompe-sonde de dichroïsme circulaire photoinduit (DCP), nous avons étudié la dynamique du spin de trous confinés dans des boîtes quantiques InAs. Nous avons ainsi montré qu il était possible de polariser ce spin par des excitations pulsées résonantes (cf. fig.2-a) et avons observé un signal de DCP proportionnel à la polarisation du spin résident. En présence d un champ magnétique longitudinal (parallèle à l axe de polarisation du spin), une augmentation rapide, suivie d une saturation de la polarisation du spin du trou, a été observée (cf. fig. 2-b). Ce comportement est la signature de l existence d un couplage hyperfin, écranté par le champ appliqué. Ce couplage est d un ordre de grandeur plus faible que pour l électron, confirmant les prédictions sur un temps de cohérence des états de valence plus long que ceux des états de conduction. Ces résultats auront une incidence sur l utilisation possible du spin d un état de valence comme qubit. Pour en savoir plus : Hole - Nuclear Spin Interaction in Quantum Dots B. Eble, C. Testelin, P. Desfonds, F. Bernardot, A. Balocchi, T. Amand, A. Miard, A. Lemaître, X. Marie and M. Chamarro, Phys. Rev. Lett. 102, (2009) Hole-spin dephasing time associated with hyperfine interaction in quantum dots C. Testelin, F. Bernardot, B. Eble and M. Chamarro, à paraître dans Physical Review B

9 Programmes de recherche : ANR, programme Blanc 2007, «Génération optique d'ondes de spin pour le transport d'information», GOSPININFO ( ), F. Perez (INSP), D. Scalbert (GES), H. Mariette (NEEL), M. Dyakonov (LPTA) CNANO, appel 2009, SPINWAVDYN ( ), F. Perez (INSP), J. Tignon (LPA). Royal Society 2008 ( ), Spin wave damping: exploring the limits for spin based information transport, I. d Amico (University of York), F. Perez (INSP). CNANO 2007, SpinGaMnAs, ( ) Dynamique de spin dans le semi-conducteur ferromagnétique GaMnAs, C. Gourdon, V. Jeudy ANR,programme blanc 2010, «Manipulation de l aimantation dans le composé ferromagnétique GaMnAs», MANGAS, ( ), partenaires : LPN-Marcoussis, INSP Paris, LPS-Orsay, UMφ Thales, coordinateur A. Lemaître (LPN), participants INSP équipe Nanostructures et systèmes quantiques : C. Gourdon (coordinateur INSP), L. Thevenard, C. Testelin, M. Chamarro. ANR PNANO QUAMOS : Boîtes QUantiques, Adressage et Manipulation Optique de Spin O. Krebs, L. Besombes, B. Urbaszek, C. Testelin

Comment réaliser physiquement un ordinateur quantique. Yves LEROYER

Comment réaliser physiquement un ordinateur quantique. Yves LEROYER Comment réaliser physiquement un ordinateur quantique Yves LEROYER Enjeu: réaliser physiquement -un système quantique à deux états 0 > ou 1 > -une porte à un qubitconduisant à l état générique α 0 > +

Plus en détail

De l effet Kondo dans les nanostructures à l électronique de spin quantique. Pascal SIMON

De l effet Kondo dans les nanostructures à l électronique de spin quantique. Pascal SIMON De l effet Kondo dans les nanostructures à l électronique de spin quantique Pascal SIMON Activités de recherche Etude de systèmes d électons fortement corrélés à l'échelle méso-nano Transport dans les

Plus en détail

Détail des enseignements scientifiques du 1 er semestre du M2 SMART-Nano (Blocs 1 à 4)

Détail des enseignements scientifiques du 1 er semestre du M2 SMART-Nano (Blocs 1 à 4) Détail des enseignements scientifiques du 1 er semestre du M2 SMART-Nano (Blocs 1 à 4) Bloc 1 Physique des milieux désordonnés Les Verres Les Polymères Comportements collectifs des colloïdes Structure

Plus en détail

SPECTROSCOPIE RAMAN I APPLICATIONS

SPECTROSCOPIE RAMAN I APPLICATIONS SPECTROSCOPIE RAMAN La spectroscopie Raman est une technique d analyse non destructive, basée sur la détection des photons diffusés inélastiquement suite à l interaction de l échantillon avec un faisceau

Plus en détail

Magnétisme Responsable A. Stepanov, campus Saint JérômeJ

Magnétisme Responsable A. Stepanov, campus Saint JérômeJ Département Matériaux et Nanosciences Magnétisme Responsable A. Stepanov, campus Saint JérômeJ Permanents Doctorant André Ghorayeb, professeur Université Paul Cézanne Jannie Marfaing, professeur Université

Plus en détail

Spectroscopie femtoseconde de nanoparticules bimétalliques

Spectroscopie femtoseconde de nanoparticules bimétalliques Spectroscopie femtoseconde de nanoparticules bimétalliques J. Burgin 1, C. Guillon 1, P. Langot 1 et F. Vallée 1,2 1 - CPMOH, Université Bordeaux 1, 351 cours de la Libération, 33 405 Talence 2 - FNO group,

Plus en détail

PHS 3210 - Spectroscopie Plan de cours Hiver 2015

PHS 3210 - Spectroscopie Plan de cours Hiver 2015 PHS 3210 - Spectroscopie Plan de cours Hiver 2015 Description du cours Professeur : Site web du cours : Nombre de crédits : Heures par semaine : Disponibilité : Cours préalables : Sébastien Francoeur B559.6

Plus en détail

Nanoélectronique de spin. Laboratoire de Photonique et de Nanostructures LPN Route de Nozay, 91460 Marcoussis. http://www.lpn.cnrs.

Nanoélectronique de spin. Laboratoire de Photonique et de Nanostructures LPN Route de Nozay, 91460 Marcoussis. http://www.lpn.cnrs. Axe principal: EDS Axes secondaires : Nanoélectronique de spin Laboratoire de Photonique et de Nanostructures LPN Route de Nozay, 91460 Marcoussis Membres permanents de l équipe : http://www.lpn.cnrs.fr

Plus en détail

Chapitre 4 : Les bases du magnétisme application à la RMN. Dr. Hervé GUILLOU

Chapitre 4 : Les bases du magnétisme application à la RMN. Dr. Hervé GUILLOU UE 3-1: Physique Chapitre 4 : Les bases du magnétisme application à la RMN Dr. Hervé GUILLOU Année universitaire 2014/2015 Université Joseph Fourier (UJF) Grenoble I - Tous droits réservés Finalité du

Plus en détail

DIFFRACTion des ondes

DIFFRACTion des ondes DIFFRACTion des ondes I DIFFRACTION DES ONDES PAR LA CUVE À ONDES Lorsqu'une onde plane traverse un trou, elle se transforme en onde circulaire. On dit que l'onde plane est diffractée par le trou. Ce phénomène

Plus en détail

Étude par microscopie électronique à haute

Étude par microscopie électronique à haute Sommaire Étude par microscopie électronique à haute résolution d agrégats de CoPt Nils Blanc - GDR Nano-alliages F. Tournus, T. Épicier (Laboratoire MATEIS - CLIME - INSA), V. Dupuis. Laboratoire de physique

Plus en détail

Du kev au GeV : La température à l assaut de la matière. E. Suraud, Univ. P. Sabatier, Toulouse

Du kev au GeV : La température à l assaut de la matière. E. Suraud, Univ. P. Sabatier, Toulouse Du kev au GeV : La température à l assaut de la matière E. Suraud, Univ. P. Sabatier, Toulouse La température, source de «désordre» ou source «d ordre»? Plan Température source de «désordre» Température

Plus en détail

Kamrikova A.A., Antropyanskaya L.N. Université polytechnique de Tomsk LUMINESCENCE DE CDWO 4 PRES DE L EXITATION ELECTRONIQUE ET LASERIQUE

Kamrikova A.A., Antropyanskaya L.N. Université polytechnique de Tomsk LUMINESCENCE DE CDWO 4 PRES DE L EXITATION ELECTRONIQUE ET LASERIQUE Kamrikova A.A., Antropyanskaya L.N. Université polytechnique de Tomsk LUMINESCENCE DE CDWO 4 PRES DE L EXITATION ELECTRONIQUE ET LASERIQUE INTRODUCTION Des tungs tates d'ions bivalents de cadmium, de zinc

Plus en détail

Propriétés électriques des semiconducteurs

Propriétés électriques des semiconducteurs Chapitre 1 Propriétés électriques des semiconducteurs De nombreux composants électroniques mettent à profit les propriétés de conduction électrique des semiconducteurs. Ce chapitre décrit comment un semiconducteur

Plus en détail

Chapitre I PHENOMENE DE FLUORESCENCE ORIGINE ET PROCESSUS. * hυ hυ

Chapitre I PHENOMENE DE FLUORESCENCE ORIGINE ET PROCESSUS. * hυ hυ Rayons Rayons X Ultra-violets Infra-rouges Micro-ondes Ondes radio 1 Chapitre I PHENOMENE DE FLUORESCENCE ORIGINE ET PROCESSUS Définitions * hυ hυ La fluorescence ou luminescence est l émission d énergie

Plus en détail

Information quantique

Information quantique Information quantique J.M. Raimond LKB, Juin 2009 1 Le XX ème siècle fut celui de la mécanique quantique L exploration du monde microscopique a été la grande aventure scientifique du siècle dernier. La

Plus en détail

Plan du chapitre «Milieux magnétiques»

Plan du chapitre «Milieux magnétiques» Plan du chapitre «Milieux magnétiques» 1. Sources microscopiques de l aimantation en régime statique 2. Etude macroscopique de l aimantation en régime statique 3. Aimantation en régime variable 4. Les

Plus en détail

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN 21 Résonance Magnétique Nucléaire : RMN Salle de TP de Génie Analytique Ce document résume les principaux aspects de la RMN nécessaires à la réalisation des TP de Génie Analytique de 2ème année d IUT de

Plus en détail

Effet d une onde électromagnétique sur un atome à deux niveaux

Effet d une onde électromagnétique sur un atome à deux niveaux Université Pierre et Marie Curie Master de sciences et technologie Interaction matière-rayonnement Effet d une onde électromagnétique sur un atome à deux niveaux Introduction On considère un système atomique

Plus en détail

cpgedupuydelome.fr -PC Lorient

cpgedupuydelome.fr -PC Lorient Première partie Modèle scalaire des ondes lumineuses On se place dans le cadre de l optique géométrique 1 Modèle de propagation 1.1 Aspect ondulatoire Notion d onde électromagnétique On considère une onde

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE I. Les quanta s invitent

TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE I. Les quanta s invitent TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS III CHAPITRE I Les quanta s invitent I-1. L Univers est en constante évolution 2 I-2. L âge de l Univers 4 I-2.1. Le rayonnement fossile témoigne 4 I-2.2. Les amas globulaires

Plus en détail

Notice biographique Repères biographiques communs. Grade : Professeur des Universités (PR2 5ème échelon)

Notice biographique Repères biographiques communs. Grade : Professeur des Universités (PR2 5ème échelon) Nom : DEL FATTI Corps : Professeur des universités Notice biographique Repères biographiques communs Prénom : NATALIA Grade : Professeur des Universités (PR2 5ème échelon) Section : 30 Equipe de recherche

Plus en détail

Complément : les gaz à effet de serre (GES)

Complément : les gaz à effet de serre (GES) Complément : les gaz à effet de serre (GES) n appel «gaz à effet de serre» un gaz dont les molécules absorbent une partie du spectre du rayonnement solaire réfléchi (dans le domaine des infrarouges) Pour

Plus en détail

Introduction à l IRM. 13-12-2012 Beaujon - Radiologie INSERM CRB3 (U773) Philippe Garteiser. Philippe Garteiser

Introduction à l IRM. 13-12-2012 Beaujon - Radiologie INSERM CRB3 (U773) Philippe Garteiser. Philippe Garteiser Introduction à l IRM 13-12-2012 Beaujon - Radiologie INSERM CRB3 (U773) Contact: (Post-Doc, équipe Van Beers, INSERM U773 - CRB3) p.garteiser@inserm.fr 06 78 71 41 03 Au programme 9h00: Instrumentation

Plus en détail

Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir?

Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir? exposé Ateliers de l information Bibliothèque Universitaire, Grenoble Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir? Dominique Spehner Institut Fourier et Laboratoire de Physique et

Plus en détail

INSTRUMENTS DE MESURE

INSTRUMENTS DE MESURE INSTRUMENTS DE MESURE Diagnostique d impulsions lasers brèves Auto corrélateur à balayage modèle AA-10DD Compact et facile d emploi et de réglage, l auto corrélateur AA-10DD permet de mesurer des durées

Plus en détail

Photons, expériences de pensée et chat de Schrödinger: une promenade quantique

Photons, expériences de pensée et chat de Schrödinger: une promenade quantique Photons, expériences de pensée et chat de Schrödinger: une promenade quantique J.M. Raimond Université Pierre et Marie Curie Institut Universitaire de France Laboratoire Kastler Brossel Département de

Plus en détail

Master 1 Physique----Université de Cergy-Pontoise. Effet Kerr EFFET KERR. B. AMANA, Ch. RICHTER et O. HECKMANN

Master 1 Physique----Université de Cergy-Pontoise. Effet Kerr EFFET KERR. B. AMANA, Ch. RICHTER et O. HECKMANN EFFET KERR B. AMANA, Ch. RICHTER et O. HECKMANN 1 I-Théorie de l effet Kerr L effet Kerr (1875) est un phénomène électro-optique de biréfringence artificielle. Certains milieux, ordinairement non-biréfringents,

Plus en détail

Voir dans le nanomonde

Voir dans le nanomonde Voir dans le nanomonde Spectroscopie La lumière visible permettra-t-elle de «voir» les atomes? Fréquence micro onde Infrarouge Visible et UV Rayon X réaction des molécules rotation vibration des liaisons

Plus en détail

5/ Fonctionnement du laser

5/ Fonctionnement du laser 5/ Fonctionnement du laser La longueur d onde du laser est de 532 nanomètres (532x10-9 m) soit dans le vert. Le choix de cette longueur d onde n est pas fait au hasard car la matière va interagir avec

Plus en détail

Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir?

Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir? exposé UE SCI, Valence Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir? Dominique Spehner Institut Fourier et Laboratoire de Physique et Modélisation des Milieux Condensés Université

Plus en détail

Etude expérimentale des modes d onde de surface piégés

Etude expérimentale des modes d onde de surface piégés Etude expérimentale des modes d onde de surface piégés P. J. COBELLI a, P. PETITJEANS a, A. MAUREL b, V. PAGNEUX b,c a. Laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes, UMR CNRS 7636 Ecole

Plus en détail

Chimie des matériaux CHM506

Chimie des matériaux CHM506 Chimie des matériaux CHM506 Yue Zhao Properties of Materials Mary Anne White Qu est-ce qui est dans la chimie des matériaux? Covers solid-state chemistry, both inorganic and organic, and polymer chemistry,

Plus en détail

Université de Nice Sophia Antipolis Licence de physique

Université de Nice Sophia Antipolis Licence de physique Université de Nice Sophia Antipolis Licence de physique Projet tutoré en laboratoire : Année 2009/2010 Miradji Faoulat Barnaoui Serine Ben Abdeljellil Wael Encadrant : Mr. Anders Kastberg 1 Remerciement

Plus en détail

Électromagnétisme et Optique Physique

Électromagnétisme et Optique Physique Électromagnétisme et Optique Physique Dr.R.Benallal DÉPARTEMENT DE PHYSIQUE École Préparatoire en Sciences et Techniques de Tlemcen Physique 4 Fevrier-Juin 2013 Programme du module I Électromagnétisme

Plus en détail

Activités et projets de recherche du laboratoire de spectroscopie femtoseconde

Activités et projets de recherche du laboratoire de spectroscopie femtoseconde Activités et projets de recherche du laboratoire de spectroscopie femtoseconde par Denis Morris Département de physique, Université de Sherbrooke Septembre 2013 Activités de recherche en cours Étude des

Plus en détail

Les cellules photovoltaïques.

Les cellules photovoltaïques. MORNAY Thomas Sup D Classes préparatoires CPE VERNAY Alexis Sup D Institution des Chartreux VOLLE Marion Sup D Année 2004-2005 Professeur accompagnateur : M. Dietschy Groupe n 33 A l intention de M. BOIS

Plus en détail

http://voyager.ppm.u-psud.fr/nanophysics.html

http://voyager.ppm.u-psud.fr/nanophysics.html Axe principal: EMQ Axes secondaires : NPIQ, NC Nanosciences Moléculaires http://voyager.ppm.u-psud.fr/nanophysics.html Laboratoire Institut des Sciences Moléculaires d Orsay (ISMO), Bâtiment 210, Université

Plus en détail

Introduction à la physique du laser. 1ère partie : les caractéristiques des faisceaux gaussiens.

Introduction à la physique du laser. 1ère partie : les caractéristiques des faisceaux gaussiens. Introduction à la physique du laser. 1ère partie : les caractéristiques des faisceaux gaussiens. Objectifs Connaître les caractéristiques de la structure gaussienne d un faisceau laser (waist, longueur

Plus en détail

FSAB 1203 : PHYSIQUE QUANTIQUE APE 12 : BARRIÈRE DE POTENTIEL, STRUCTURE

FSAB 1203 : PHYSIQUE QUANTIQUE APE 12 : BARRIÈRE DE POTENTIEL, STRUCTURE Physique Quantique FSAB 123 APE 12 Auteur(s) : VB, XG, ON, BN, JPR FSAB 123 : PHYSIQUE QUANTIQUE APE 12 : BARRIÈRE DE POTENTIEL, STRUCTURE PÉRIODIQUE, ATOME D HYDROGÈNE, SEMICONDUCTEURS BARRIERE DE POTENTIEL

Plus en détail

L expérience de Stern et Gerlach. ~ k3. Chapitre 8

L expérience de Stern et Gerlach. ~ k3. Chapitre 8 L expérience de Stern et Gerlach ~ k3 Chapitre 8 Quiz de bienvenue Si vous avez changé de canal, tapez: [Ch]-[4]-[1]-[Ch] ou [Go]-[4]-[1]-[Go] On considère un aimant placé dans un champ magnétique homogène.

Plus en détail

Rendre du graphène supraconducteur

Rendre du graphène supraconducteur Rendre du graphène supraconducteur Ma thèse en plus de 180 secondes Alexandre Artaud Midi Minatec 23 octobre 2015 Comportement électronique Comportement électronique 1 3 Supraconductivité Graphène 2 4

Plus en détail

Dynamique moléculaire. & Imagerie par auto-diffraction électronique

Dynamique moléculaire. & Imagerie par auto-diffraction électronique 1 / 27 Dynamique moléculaire ultra-rapiderapide & Imagerie par auto-diffraction électronique 2 / 27 Principaux axes de recherche: - Contrôle laser par résonances inhabituelles et applications Contrôle

Plus en détail

Différents types de matériaux magnétiques

Différents types de matériaux magnétiques Différents types de matériaux magnétiques Lien entre propriétés microscopiques et macroscopiques Dans un matériau magnétique, chaque atome porte un moment magnétique µ (équivalent microscopique de l aiguille

Plus en détail

COMPOSITION DE PHYSIQUE. Quelques aspects de la fusion contrôlée par confinement magnétique

COMPOSITION DE PHYSIQUE. Quelques aspects de la fusion contrôlée par confinement magnétique ÉCOLE POLYTECHNIQUE FILIÈRE MP CONCOURS D ADMISSION 2007 COMPOSITION DE PHYSIQUE (Durée : 4 heures) L utilisation des calculatrices est autorisée pour cette épreuve. Quelques aspects de la fusion contrôlée

Plus en détail

Microscopie moyen infrarouge de nano-objets individuels

Microscopie moyen infrarouge de nano-objets individuels Microscopie moyen infrarouge de nano-objets individuels L absorption d un nano-objet individuel, par exemple une boîte quantique de semi-conducteurs ou un virus, peut être mesurée sans détection de photons.

Plus en détail

Master Lumière et Mesures Extrêmes Signal et Bruits : travaux pratiques. Détection par effet mirage Mesures photothermiques

Master Lumière et Mesures Extrêmes Signal et Bruits : travaux pratiques. Détection par effet mirage Mesures photothermiques 1 Master Lumière et Mesures Extrêmes Signal et Bruits : travaux pratiques 1 Introduction Détection par effet mirage Mesures photothermiques La méthode de détection par effet mirage fait partie de méthodes

Plus en détail

Spectroscopie d émission: Luminescence. 1. Principe 2. Exemples et applications 3. Lasers (Rubis et YAG)

Spectroscopie d émission: Luminescence. 1. Principe 2. Exemples et applications 3. Lasers (Rubis et YAG) Spectroscopie d émission: Luminescence 1. Principe 2. Exemples et applications 3. Lasers (Rubis et YAG) I. Principe Etat excité instable Photon Retour à l état fondamental??? Conversion interne (non radiatif)

Plus en détail

Optique Quantique en région parisienne

Optique Quantique en région parisienne Optique Quantique en région parisienne Antoine Heidmann Laboratoire Kastler Brossel Ecole Normale Supérieure, Université P. et M. Curie http://www.lkb.ens.fr/information-et-optique-quantique Pourquoi utiliser

Plus en détail

Cours 7. Introduction des composants à semiconducteur

Cours 7. Introduction des composants à semiconducteur Cours 7. Introduction des composants à semiconducteur Par Dimitri galayko Unité d enseignement Élec-info pour master ACSI à l UPMC Octobre-décembre 2005 1 Rappel sur la structure atomique des isolants

Plus en détail

Propagation d ondes en milieu chaotique

Propagation d ondes en milieu chaotique Propagation d ondes en milieu chaotique Stéphane Nonnenmacher DSM/IPhT Forum de la théorie Saclay, 7 Février 2008 Ondes en cavité Divers phénomènes physiques peuvent être décrits en termes d onde en cavité

Plus en détail

Dates partiel MASC : Mardi 29/04, 8h-9h30 Documents autorisés : 3 feuilles A4 recto-verso Programme limité au premier fascicule

Dates partiel MASC : Mardi 29/04, 8h-9h30 Documents autorisés : 3 feuilles A4 recto-verso Programme limité au premier fascicule Dates partiel MASC : Mardi 29/04, 8h-9h30 Documents autorisés : 3 feuilles A4 recto-verso Programme limité au premier fascicule Déplacement d un TD : ven 18/04, 14h-15h30 (groupe II) Créneau de remplacement

Plus en détail

Principe de la microscopie par absorption biphotonique. La microscopie à 2 photons

Principe de la microscopie par absorption biphotonique. La microscopie à 2 photons Principe de la microscopie par absorption biphotonique L optique non-linéaire ou 1 photon + 1 photon = 1photon! Principe de la fluorescence Absorption Emission e 1 > e 2 λ 1 < λ 2 e 2 = hν 2 e 1 = hν 1

Plus en détail

Détection exaltée de molécules fluorescentes avec des structures photoniques : application aux mesures dynamiques en solution

Détection exaltée de molécules fluorescentes avec des structures photoniques : application aux mesures dynamiques en solution Détection exaltée de molécules fluorescentes avec des structures photoniques : application aux mesures dynamiques en solution Jérôme Wenger Institut Fresnel, CNRS, Université Aix-Marseille, Ecole Centrale

Plus en détail

Chapitre 12 Physique quantique

Chapitre 12 Physique quantique DERNIÈRE IMPRESSION LE 29 août 2013 à 13:52 Chapitre 12 Physique quantique Table des matières 1 Les niveaux d énergie 2 1.1 Une énergie quantifiée.......................... 2 1.2 Énergie de rayonnement

Plus en détail

CHAPITRE I Modélisation d un panneau solaire 2012

CHAPITRE I Modélisation d un panneau solaire 2012 1 I.Généralités sur les cellules photovoltaïques I.1.Introduction : Les énergies renouvelables sont des énergies à ressource illimitée. Les énergies renouvelables regroupent un certain nombre de filières

Plus en détail

Spectroscopie d émission atomique

Spectroscopie d émission atomique Année Universitaire : 2010 / 2011 Spectroscopie d émission atomique Réalisé par demoiselles: Chadia BOUCHEFRA. Meryem MIMI. 1 PLAN: INTRODUCTION Spectroscopie d émission atomique: Définition. Avantages.

Plus en détail

Energie. L intérêt de ce milieu amplificateur est que la fréquence de la transition laser, ν 0 = E 2 E 1

Energie. L intérêt de ce milieu amplificateur est que la fréquence de la transition laser, ν 0 = E 2 E 1 1 Université Paris XI Centre d Orsay Master 1 de Physique Fondamentale Magistère de Physique Fondamentale 2 ième année Examen de Physique des Lasers Examen de 2 ieme cycle Première session 2011-2012 Épreuve

Plus en détail

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN Objectifs : Exploiter un spectre infrarouge pour déterminer des groupes caractéristiques Relier un spectre

Plus en détail

Interaction milieux dilués rayonnement Travaux dirigés n 2. Résonance magnétique : approche classique

Interaction milieux dilués rayonnement Travaux dirigés n 2. Résonance magnétique : approche classique PGA & SDUEE Année 008 09 Interaction milieux dilués rayonnement Travaux dirigés n. Résonance magnétique : approche classique Première interprétation classique d une expérience de résonance magnétique On

Plus en détail

Microscopie à Force Atomique (AFM) en Master 2 Nanosciences

Microscopie à Force Atomique (AFM) en Master 2 Nanosciences Microscopie à Force Atomique (AFM) en Master 2 Nanosciences Alexandre Dazzi, Université Paris-Sud, Laboratoire de Chimie Physique, PMIPS bâtiment 201-P2, Orsay Alexandre.dazzi@u-psud.fr Introduction La

Plus en détail

Unité d Enseignement Libre Université de Nice- Sophia Antipolis F. Millour PAGE WEB DU COURS : www.oca.eu/spip.php?article593 accessible via

Unité d Enseignement Libre Université de Nice- Sophia Antipolis F. Millour PAGE WEB DU COURS : www.oca.eu/spip.php?article593 accessible via Les moyens d observations en astronomie & astrophysique Unité d Enseignement Libre Université de Nice- Sophia Antipolis F. Millour PAGE WEB DU COURS : www.oca.eu/spip.php?article593 accessible via www.oca.eu/fmillour

Plus en détail

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur ht ANALYSE SPECTRALE Une espèce chimique est susceptible d interagir avec un rayonnement électromagnétique. L étude de l intensité du rayonnement (absorbé ou réémis) en fonction des longueurs d ode s appelle

Plus en détail

Atome et lumière. Le monde qui nous entoure est peuplé d atomes. Les deux atomes les plus abondants dans l Univers

Atome et lumière. Le monde qui nous entoure est peuplé d atomes. Les deux atomes les plus abondants dans l Univers Atome et lumière Le monde qui nous entoure est peuplé d atomes. electron proton Hydrogène (H) Les deux atomes les plus abondants dans l Univers Hélium (He) et l essentiel de l information que nous en recevons

Plus en détail

Microscopie à Force atomique et Spectroscopies Enseignant : James Sturgis

Microscopie à Force atomique et Spectroscopies Enseignant : James Sturgis Session de rattrapage Master 1 BBSG Méthodes d Analyse Structurale 1 Responsable : Garron Marie- Line Durée : 2 heures Microscopie à Force atomique et Spectroscopies Enseignant : James Sturgis - Question

Plus en détail

Cours CH1. Structure électronique des atomes

Cours CH1. Structure électronique des atomes Cours CH1 Structure électronique des atomes David Malka MPSI 2015-2016 Lycée Saint-Exupéry http://www.mpsi-lycee-saint-exupery.fr Table des matières 1 L atome et l élément chimique 1 1.1 Constitution de

Plus en détail

2 Les pions dans les collisions d ions lourds ultra relativistes

2 Les pions dans les collisions d ions lourds ultra relativistes 2 Les pions dans les collisions d ions lourds ultra relativistes Dans notre étude des données de l expérience WA98, nous nous sommes principalement intéressés aux pions. Parmi les hadrons, ce sont les

Plus en détail

Les Énergies «Renouvelables» 6juillet2011

Les Énergies «Renouvelables» 6juillet2011 Les Énergies «Renouvelables» 6juillet2011 Introduction Comme son nom l indique, une énergie renouvelable est une énergie utilisant des élèments naturels, renouvelés plus rapidement qu ils ne sont consommés.

Plus en détail

sont les enfants de l incertitude

sont les enfants de l incertitude Fluctuations thermiques : quand les grandeurs Quand les grandeurs thermiques thermiques sont les enfants sont les enfants de l incertitude de l incertitude Karl Joulain K. Joulain, Université de Poitiers

Plus en détail

Semi-conducteurs. 1 Montage expérimental. Expérience n 29

Semi-conducteurs. 1 Montage expérimental. Expérience n 29 Expérience n 29 Semi-conducteurs Description Le but de cette expérience est la mesure de l énergie d activation intrinsèque de différents échantillons semiconducteurs. 1 Montage expérimental Liste du matériel

Plus en détail

Problème IPhO : Diode électroluminescente et lampe de poche

Problème IPhO : Diode électroluminescente et lampe de poche IPhO : Diode électroluminescente et lampe de poche Les diodes électroluminescentes (DEL ou LED en anglais) sont de plus en plus utilisées pour l éclairage : affichages colorés, lampes de poche, éclairage

Plus en détail

Étude théorique de la relaxivité de solutions aqueuses d actinides

Étude théorique de la relaxivité de solutions aqueuses d actinides Étude théorique de la relaxivité de solutions aqueuses d actinides Cécile Danilo* **, Valérie Vallet*, Jean-Pierre Flament*, & Ulf Wahlgren** * Laboratoire de Physique des Lasers, Atomes et Molécules,

Plus en détail

La microscopie multi-photons Ou microscopie non linéaire. Théorie & applications

La microscopie multi-photons Ou microscopie non linéaire. Théorie & applications La microscopie multi-photons Ou microscopie non linéaire Théorie & applications F. Brau FP CNRS Avril 2009 Absorption multi-photonique Maria Göppert-Mayer Principe E hc 1931 Prédiction théorique Un atome

Plus en détail

( )*& + $ $,!*!&% ' - )-$ ). / $).! " #*&.,!! *

( )*& + $ $,!*!&% ' - )-$ ). / $).!  #*&.,!! * " #$ "%& '# ( )*& + $ $,* &% ' - )-$ ). / $). " #*&., * &.0 "# NOTIONS ET CONTENUS Exemples de champs scalaires et vectoriels : pression, température, vitesse dans un fluide. Champ magnétique : sources

Plus en détail

CHAPITRE CP1 C Conversion électromagnétique statique

CHAPITRE CP1 C Conversion électromagnétique statique PSI Brizeux Ch. CP1: Conversion électromagnétique statique 1 CHAPITRE CP1 C Conversion électromagnétique statique Les sources d énergie, naturelles ou industrielles, se trouvent sous deux formes : thermique

Plus en détail

Capacité Métal-Isolant-Semiconducteur (MIS)

Capacité Métal-Isolant-Semiconducteur (MIS) apacité Métal-solant-Semiconducteur (MS) 1-onstitution Une structure Métal-solant-Semiconducteur (MS) est constituée d'un empilement de trois couches : un substrat semiconducteur sur lequel on a déposé

Plus en détail

Simulation simplifiée de la Cinétique de l antenne HUYGENS-PWA et Comparaison avec la modulation d amplitude du signal à 36 Hz

Simulation simplifiée de la Cinétique de l antenne HUYGENS-PWA et Comparaison avec la modulation d amplitude du signal à 36 Hz Simulation simplifiée de la Cinétique de l antenne HUYGENS-PWA et Comparaison avec la modulation d amplitude du signal à 36 Hz 1 Note interne LPCE-CETP, Version # 3, C. Béghin & D. Lagoutte, Octobre 2007

Plus en détail

Scanner X. Intervenant : E. Baudrier baudrier@unistra.fr

Scanner X. Intervenant : E. Baudrier baudrier@unistra.fr Scanner X Intervenant : E. Baudrier baudrier@unistra.fr Les rayons X Production des rayons X Interaction avec la matière Détection des rayons X Les scanners X Reconstruction de l image L image Ondes électromagnétiques

Plus en détail

La liaison chimique : formation des molécules

La liaison chimique : formation des molécules La liaison chimique : formation des molécules variation de l'énergie potentielle, lorsque l'on fait varier la distance entre 2 atomes d''hydrogène courtes distances : interaction répulsive grandes distances

Plus en détail

LE PHYSICIEN FRANCAIS SERGE HAROCHE RECOIT CONJOINTEMENT LE PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2012 AVEC LE PHYSICIEN AMERCAIN DAVID WINELAND

LE PHYSICIEN FRANCAIS SERGE HAROCHE RECOIT CONJOINTEMENT LE PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2012 AVEC LE PHYSICIEN AMERCAIN DAVID WINELAND LE PHYSICIEN FRANCAIS SERGE HAROCHE RECOIT CONJOINTEMENT LE PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 0 AVEC LE PHYSICIEN AMERCAIN DAVID WINELAND SERGE HAROCHE DAVID WINELAND Le physicien français Serge Haroche, professeur

Plus en détail

TUTORAT UE 3 2015-2016 Biophysique CORRECTION Séance n 3 Semaine du 28/09/2015

TUTORAT UE 3 2015-2016 Biophysique CORRECTION Séance n 3 Semaine du 28/09/2015 TUTORAT UE 3 2015-2016 Biophysique CORRECTION Séance n 3 Semaine du 28/09/2015 Optique 2 Mariano-Goulart QCM n 1 : A, C A. Vrai. Hz.m -1.s => B. Faux.. C. Vrai. L'équation donnée montre que l onde électrique

Plus en détail

Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide

Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide Chapitre 5 Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide 5.1 Equations de propagation pour E et B Dans le vide, au voisinage de tout point où les charges et les courants sont nuls, les équations

Plus en détail

Chapitre II Les semi-conducteurs et les diodes

Chapitre II Les semi-conducteurs et les diodes PHYS-F-314 Electronique Chapitre II Les semi-conducteurs et les diodes G. De Lentdecker & K. Hanson 1 Rappels de la structure atomique Table des matières Semi-conducteurs (intrinsèques et extrinsèques)

Plus en détail

PHYSIQUE GENERALE III. Mécanique quantique. Notes du cours PHY 1222 Année académique 2006-2007

PHYSIQUE GENERALE III. Mécanique quantique. Notes du cours PHY 1222 Année académique 2006-2007 PHYSIQUE GENERALE III Mécanique quantique Auteur Jacques WEYERS Lecteur Fabio MALTONI Notes du cours PHY 1222 Année académique 2006-2007 Université catholique de Louvain, Faculté des Sciences Département

Plus en détail

Etude expérimentale sur les interférences lumineuses

Etude expérimentale sur les interférences lumineuses Etude expérimentale sur les interférences lumineuses La lumière est une onde électromagnétique. Deux ondes sont à même d interagir en se sommant. Dans certains cas particuliers, notamment pour deux rayons

Plus en détail

Tournez la page S.V.P.

Tournez la page S.V.P. 17 Tourne la page S.V.P. Le problème est constitué de quatre parties indépendantes La mesure de l intensité d un courant électrique peut nécessiter des méthodes très éloignées de celle utilisée dans un

Plus en détail

Courant électrique et distributions de courants

Courant électrique et distributions de courants Cours d électromagnétisme Courant électrique et distributions de courants 1 Courant électrique 1.1 Définition du courant électrique On appelle courant électrique tout mouvement d ensemble des particules

Plus en détail

Enova 2014. Le technorama de la REE. Jean-Pierre HAUET Rédacteur en Chef REE. Le 11 septembre 20141

Enova 2014. Le technorama de la REE. Jean-Pierre HAUET Rédacteur en Chef REE. Le 11 septembre 20141 Enova 2014 Le technorama de la REE Jean-Pierre HAUET Rédacteur en Chef REE Le 11 septembre 20141 La REE La REE (Revue de l Electricité et de l Electronique) : principale publication de la SEE 5 numéros

Plus en détail

Hélium superfluide. Applications aux procédés de Cryogénie. Physique des solides - 22 mai 2006 1

Hélium superfluide. Applications aux procédés de Cryogénie. Physique des solides - 22 mai 2006 1 Hélium superfluide Applications aux procédés de Cryogénie Physique des solides - 22 mai 2006 1 Introduction L Hélium Z = 2. Point de fusion très bas. Chimiquement inerte. Deux isotopes naturels Physique

Plus en détail

Equipe ACCES Neurosciences

Equipe ACCES Neurosciences Equipe ACCES Neurosciences Programme de 1 ère S : Référentiel : Le cortex sensoriel et la plasticité du système nerveux central (illustration grâce { des images d activation du cortex somesthésique ou

Plus en détail

Les appareillages des Spectrométrie optique

Les appareillages des Spectrométrie optique ATELIERS DE BIOPHOTONIQUE Les appareillages des Spectrométrie optique 1. Spectroscopies optiques conventionnelles Spectrophotomètre, Spectrofluorimètre, 2. Analyse Spectrale en Microscopie de fluorescence

Plus en détail

4. Microscopie électronique à balayage

4. Microscopie électronique à balayage 4. Microscopie électronique à balayage 4.1. Principe de formation des images en MEB 4.2. Mise en œuvre 4.3. Les différents modes d imagerie 4.4. Les différents types de contraste 4.5. Performances 4.5.1.

Plus en détail

Les nanotubes de carbone : 1. Structure et croissance

Les nanotubes de carbone : 1. Structure et croissance Les nanotubes de carbone : 1. Structure et croissance Les différentes formes de carbone sp 2 Structure des nanotubes mono-feuillets Structure électronique des nanotubes mono-feuillets Modèle de croissance

Plus en détail

Simulation de cascades électromagnétiques de haute énergie. Julien/Renaud/Natalie

Simulation de cascades électromagnétiques de haute énergie. Julien/Renaud/Natalie Simulation de cascades électromagnétiques de haute énergie Julien/Renaud/Natalie Cascades/Gerbes Ensemble de particules crées par l interaction d'une particule incidente avec son milieu environnant. Electromagnétiques

Plus en détail

Chapitre 4 - Spectroscopie rotationnelle

Chapitre 4 - Spectroscopie rotationnelle Chapitre 4 - Spectroscopie rotationnelle 5.1 Classification Déterminer à quelle catégorie (sphérique, symétrique, asymétrique) appartiennent ces molécules : a) CH 4, b) CH 3 F, c) CH 3 D, d) SF 6, e) HCN,

Plus en détail

CHM 2520 Chimie organique II

CHM 2520 Chimie organique II M 2520 M 2520 himie organique II RMN et IR l étude de l interaction entre la matière et l absorbance, l émission ou la transmission de. utilisée pour déterminer la (e.g. en synthèse organique) infrarouge

Plus en détail

... Catalogue des offres de Technologies en Laser

... Catalogue des offres de Technologies en Laser ... Catalogue des offres de Technologies en Laser Version du 11avril 2013 est la Société d Accélération du Transfert de Technologies de la région Aquitaine (SATT Aquitaine). Créée en juillet 2012 à l initiative

Plus en détail

Champ électromagnétique?

Champ électromagnétique? Qu est-ce qu un Champ électromagnétique? Alain Azoulay Consultant, www.radiocem.com 3 décembre 2013. 1 Définition trouvée à l article 2 de la Directive «champs électromagnétiques» : des champs électriques

Plus en détail

COURS AVANCÉS EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE DES PLASMAS

COURS AVANCÉS EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE DES PLASMAS COURS AVANCÉS EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE DES PLASMAS Les universités membres de Plasma-Québec mettent à la disposition des étudiants de maîtrise et de doctorat une brochette de neuf cours avancés couvrant

Plus en détail