pour l amélioration de la qualité de l eau

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "pour l amélioration de la qualité de l eau"

Transcription

1 Guide des sols pour l amélioration de la qualité de l eau

2 Sommaire ❶ La démarche... 1 ❷ Eléments pédologiques ) La notion de sol ) Sols et dynamique de l eau... 3 ❸ Les sols du Bassin Versant du Pamproux ) Description du milieu ) La caractérisation des sols ) Identification des sols ) Les grandes classes de sols ❹ Les objectifs de rendement par type de sol Ce qu il faut retenir Cartes et tableaux : Les zones sensibles du Bassin versant de la Sèvre Niortaise amont...2 Modes de transfert de l eau sur un territoire...3 Les 7 grands types de paysage (diagramme)...6 Classement des sols...6 Clé d indentification simplifiée des sols...10 Carte des sols du bassin versant du Pamproux...11 Carte des potentialités des sols...16 Ce guide est le fruit d une collaboration entre le Syndicat des Eaux du SERTAD, les Chambres départementales d Agriculture de la Vienne et des Deux Sèvres, et la Chambre régionale d Agriculture de Poitou- Charentes. Ont contribué à la réalisation de ce Guide : Delphine LOPES, Mathilde GIRAUD et Caroline HIPEAU du SERTAD Mathieu GUIBERTEAU et Thierry PELOQUIN de la CA 79 Laurent BLANCHARD de la CA 86 Catherine CAM et Jean-Luc FORT de la CRA PC Ont participé étroitement à la réalisation des référentiels : les agriculteurs du bassin qui ont aimablement accepté des fosses sur leurs parcelles, les techniciens et ingénieurs des organismes économiques, des instituts techniques, des établissements d enseignement agricole et des Chambres d agriculture qui ont participé aux différents rendez-vous proposés.

3 ❶ La démarche La Sèvre Niortaise amont, utilisée pour la production d eau potable, a vu sa qualité se dégrader depuis 1990, avec notamment une forte augmentation des concentrations en nitrates provoquant des dépassements de la valeur limite de qualité de l eau brute de 50 mg/l («eau brute» est le terme qui correspond à l eau utilisée pour la production d eau potable avant traitement) et une augmentation de la fréquence de détection de molécules phytosanitaires. Cette ressource, stratégique pour l alimentation en eau potable du sud Deux-Sèvres, concerne deux syndicats publics producteurs d eau potable, le SERTAD et le SMPAEP de la région de Saint Maixent, dont la population totale desservie représente environ habitants. Ainsi, depuis 2004, les Syndicats des Eaux du SERTAD et du SMPAEP ont décidé d agir en amont par la prévention, en mettant en place un programme régional «Re-Sources» pour la reconquête de la qualité de l eau sur le Bassin Versant de la Sèvre Niortaise amont. Un contrat territorial a été signé entre les deux syndicats, l Agence de l Eau Loire Bretagne et le Conseil Général des Deux-Sèvres. Le but de ce contrat pluriannuel est de mettre en place un programme d actions concertées et adaptées à l ensemble des acteurs du territoire (exploitants, collectivités, citoyens, industries, ). Son objectif prioritaire est de diminuer les pics de concentration en nitrates afin de ne plus dépasser la valeur limite de qualité de l eau de 50 mg/l. Sont également prévues des actions permettant d initier la baisse de la concentration moyenne en nitrates et en molécules phytosanitaires. Le Bassin Versant du Pamproux : secteur sensible Le sous Bassin Versant du Pamproux ( ha) a été classé en zone sensible car la qualité de l eau s est fortement dégradée, avec des dépassements quasi continus de la valeur limite de qualité de l eau brute pour les nitrates (50 mg/l) aux différents points de suivi mis en place par le SERTAD. (cf carte p.2 des Zones sensibles du Bassin versant de la Sèvre Niortaise amont, validées lors du Comité de Pilotage d avril 2009). De plus, la contribution du cours d eau du Pamproux au débit de la Sèvre Niortaise est importante (estimée entre 40% et 60%). Le sol est le support essentiel des activités agricoles. Il représente aussi l interface entre les pratiques agricoles et le milieu naturel, en particulier les ressources en eau. L agriculture, entre autre, est à l origine d apports de substances diverses, naturelles ou synthétisées (azote, matières actives phytosanitaires, effluents d élevage, boues). Ces substances sont des nutriments des cultures ou contribuent à leur protection mais elles ont en commun la propriété de pouvoir migrer plus ou moins facilement à travers le sol grâce à l eau qui y circule et d alimenter les nappes souterraines ou les eaux superficielles. Aussi, sur la zone sensible du Pamproux, il est indispensable d affiner les connaissances sur les sols afin de mieux adapter les pratiques et limiter les transferts de produits vers les eaux. C est pourquoi le SERTAD, en partenariat avec la Chambre Régionale d Agriculture, les Chambres d Agriculture Deux-Sèvres et Vienne ainsi que les acteurs et les techniciens experts du secteur, a décidé de mettre en place un projet «SOL et EAU» dans le Bassin Versant du Pamproux. 1

4 Ce guide se veut une aide à la décision mettant en avant le lien entre le sol, la production agricole et les risques de transferts de matières polluantes vers les eaux. De façon pratique, il présente : l identification des sols, les caractéristiques et interprétations agronomiques qui y sont associés, les objectifs de rendements des principales cultures par type de sol. Les objectifs du projet «SOL et EAU» Donner un aperçu simple et clair des principaux sols qui peuvent être recensés sur le Bassin Versant du Pamproux, Affiner la localisation des secteurs les plus sensibles de ce territoire afin d améliorer la pertinence des actions mises en œuvre dans le cadre du programme «Re-Sources», Créer une dynamique locale forte, Fournir des références associées aux différents types de sols, Permettre aux exploitants et techniciens de s approprier et d utiliser ces connaissances des sols et ces références dans leurs pratiques. Les zones sensibles du Bassin versant de la Sèvre Niortaise amont (Bassin versant du Pamproux en vert) 2

5 ❷ Eléments de pédologie 1) La notion de sol Le sol est la couche de terre plus ou moins épaisse qui recouvre les roches et au sein de laquelle, les plantes plongent leurs racines pour se nourrir. Ce qui pourrait passer pour un matériau homogène, se révèle, à la loupe, un mélange de "grains" durs, d'eau, d'air, d'êtres vivants ou morts et d'humus. Les particules minérales (quartz, micas, feldspaths, argiles, etc.) proviennent le plus souvent de l'altération de la roche-mère sous-jacente ou ont été apportées par l'eau et le vent. L'eau contient de petites molécules dissoutes (sels minéraux), indispensables pour assurer la nutrition des plantes et des microorganismes. L'air est nécessaire à la respiration des organismes vivants dans le sol (racines, champignons, vers de terre, etc.). Enfin, dans le sol cohabitent, vivent et meurent des milliards d'habitants (végétaux, animaux, bactéries, etc.), souvent ignorés, mais essentiels au bon fonctionnement du sol. Le sol est un mélange, mais les proportions des différents éléments qui le constituent varient selon le lieu où il se trouve. Ainsi, il n'existe pas «un sol» mais «des sols», déclinant une gamme de couleurs, d'agencement, qui dépendent des conditions de formation (pédogénèse). La nature de ce mélange dépend aussi de la profondeur; sur les bords de route ou à la suite d'un glissement de terrain, on observe parfois des sols sur toute leur épaisseur (un profil de sol) et on distingue alors des couches superposées de couleur et de textures distinctes. Il existe une grande diversité de sols que l'on peut distinguer selon leur morphologie et leurs propriétés (structure, texture, ph, composition chimique, etc.). 2) Sols et dynamique de l eau Les caractéristiques des sols déterminent la part des eaux de pluie qui ruisselle et rejoint les eaux superficielles, et la part qui s infiltre. Cette dernière est en partie stockée dans le sol et l excédent recharge les nappes d eau souterraine. L eau infiltrée peut aussi s écouler latéralement par ruissellement hypodermique. Modes de transfert de l eau sur un territoire : Précipitations Transpiration Sol Eau stockée Infiltration Percolation Évaporation Ruissellement hypodermique Ruissellement Rivière Nappe d eau souterraine 3

6 Les sols à faible capacité d infiltration de l eau, tels que les sols battants (fermeture de la porosité de surface) ou engorgés en eau, sont sensibles au ruissellement et éventuellement à l érosion. A l inverse, dans les sols perméables l eau percole plus rapidement. La capacité de stockage en eau des sols, et notamment sa partie accessible à la végétation appelée réserve utile maximale, varie en fonction de la texture, de la structure et de la profondeur utile (profondeur maximale d enracinement) des sols. Les sols à faible réservoir entraînent des contraintes sur les cultures (risque de déficit hydrique). Les propriétés microbiologiques, physico-chimiques et chimiques des sols leurs confèrent les capacités de retenir et de transformer chimiquement les substances notamment les polluants. 4

7 ❸ Les sols du Bassin Versant du Pamproux 1) Description du milieu Le secteur est une région de plaines à peine ondulées, entaillées par la Sèvre Niortaise et ses affluents. L érosion a produit un découpage digité de bordure avec pénétration de langues de la plaine calcaire et l encaissement des petites vallées. Sur versants, les sols sur calcaire jurassique (terres de groie) sont généralement caillouteux, peu profonds; parfois séchants. Les sols sur marne, sur replat sont plus profonds et sensibles à l hydromorphie. Les plateaux sont recouverts d argile rouge non calcaire, les terres rouges à châtaigniers. Les versants sont aussi occupés par des argiles à silex. Cette région calcaire est caractérisée par un modelé karstique, avec des vallées sèches, des dolines, des gouffres et la résurgence de nombreuses sources. Le paysage est ondulé. Les cultures sont essentiellement tournées vers les céréales (blé, colza, tournesol, maïs). 2) La caractérisation des sols Le travail de cartographie des sols s est appuyé à la fois sur une prospection par des sondages à la tarière et par l ouverture de 11 fosses pédologiques. Ces fosses ont permis de compléter les connaissances déjà acquises sur 11 fosses préexistantes en Vienne. La description et les analyses de ces fosses sont notées dans les livrets des cartes des sols à 1/50000, Lusignan (LU) et Poitiers (POI). A ces fosses s en ajoutent 3 supplémentaires provenant d études ponctuelles en Deux Sèvres (SOL). 23 types de sols ont été identifiés (cf page suivante) : Sur le bassin, les principaux sols sont les groies (no %) suivi par les groies marneuses (no 55 14%). Au total les groies représentent plus de la moitié des sols. 5

8 Classement des sols en partant des plateaux jusqu au fonds de Vallées (cf. diagramme ci-dessous) Nom N Sol Paysage surface en ha % profil L1 120 Limon profond Plateau 640 4,1 POI 32 K1 59 Groie profonde hydromorphe Plateau 224 1,4 LU 11 L2 124 Limon sur terre rouge Plateau ,1 LU 28 TR1 123 Terre rouge profonde Plateau 508 3,3 LU 27 PAM 8 L3 58 Limon moyen Bord de Plateau 215 1,4 POI 56 X1 134 Argile à silex profonde Bord de Plateau 204 1,3 PAM 4 TR2 132 Terre rouge sur calcaire Mi-versant 535 3,5 LU 22 PAM 2 X2 133 Argile à silex peu profonde Coteau 256 1,6 POI 54 TR4 122 Terre rouge peu profonde Coteau 784 5,1 LU 3 K2 142 Grèze Bas de versant 101 0,6 LU 12 TR3 57 Terre rouge moyennement Plaine ondulée 847 profonde 5,5 PAM K3 127 Groie moyenne caillouteuse Plaine ,3 PAM Groie non fissurée Plaine 951 PAM 5 K4 54 Groie profonde Plaine 224 1,4 LU 11 PAM 9 K5 55 Groie marneuse Plaine ,1 LU 8 PAM 1 K6 56 Marne hydromorphe Dépression LU 10 PAM 6 K7 28 Groie peu profonde Coteau 121 0,7 LU 9 KL 144 Calcaire lacustre Bas de buttes 18 0,1 ML 112 Sol argileux lourd Bas de buttes 61 0,3 SOL 44 V1 19 Sol tourbeux Vallée 59 0,4 LU 57 V2 27 Sol sur alluvions non calcaires Vallée 180 1,2 SOL 3500 V3 26 Sol sur alluvions calcaires Vallée amont 584 3,9 SOL 10 V4 25 Sol sur alluvions calcaires Vallée aval 290 1,9 SOL 3 Les sols grisés sont peu représentés sur le Bassin du Pamproux. L2 TR1 K1 TR3 L1 L3 TR2 K2 K3 TR3 X1 X2 K4, K5 K6 KL, ML K7 V1,V2,V3 Les 7 grands types de paysages 1 - plateau : unités L1, L2, L3, K1, TR1, X1 5 - coteau : unité K7 2 - versant : unités TR3, TR2, X2 6 - bord de vallée : unités KL, ML 3 - bas de versant : unité K2 7 - vallée : unités V1, V2, V3, V4 4 - plaine : unités K3, K4, K5, K6, TR3 6

9 Légende des sols Les sols sur calcaire dur et marne jurassique s étendent sur la majeure partie du bassin. - Formations alluviales Les rivières sont pérennes mais peu actives en saison estivale ; les vallées sont fréquemment inondées l hiver. Les sols sont saturés au moins en profondeur. Ils sont composés d une suite de dépôts argileux calcaires et tourbeux. V3/ UC26 - Vallées calcaires. Association de sols à hydromorphie plus ou moins importante due à une nappe d eau plus ou moins profonde. Sols argileux en surface, sols riches en matière organique sans cailloux calcaire. Réserve en eau importante. V1/ UC19 - Vallées tourbeuses parfois recouvertes de limon argileux, reposant sur argile calcaire. Sols riches en matière organique, de couleur noire à brun sombre, sans cailloux, réserve en eau importante. V2/ UC27 - Vallées argileuses : matériau issu de l érosion des terres rouges à châtaigniers. Sols argileux rouges, acides (ph ~6), présence de silex en surface (15-25 %). Une nappe permanente peut induire une hydromorphie marquée. Réserve en eau moyenne. V5/ UC26 - Vallées calcaires. Association de sols à hydromorphie importante due à une nappe d eau peu profonde. Sols argileux en surface, sols riches en matière organique sans cailloux calcaire. Réserve en eau importante. - Bord de vallée M/ UC112 - Buttes s étirant le long du cours amont de la Sèvre Niortaise sur argile et calcaire lacustre tertiaire. Sols argileux bruns, profonds, à tendance acide et hydromorphe, pas de cailloux en surface, réserve en eau moyenne. Sols argileux lourds. KL/ UC144 - Coteaux et plateaux sur calcaires lacustres. Sols argileux moyennement profonds (30 à 60 cm), saturés ou calcaires (ph 7), peu caillouteux en surface, réserve en eau moyenne. Sols argileux sur calcaire. - Coteaux de bord de vallées K7/UC28 - Coteaux sur calcaire dur et peu fissuré. Sol argilo-limoneux peu profond (15 à 20 cm), à charge importante en cailloux calcaires (30 à 50 %) et à faible réserve en eau. Groie superficielle. - Plaine K3/ UC127 - Plaine sur calcaire jurassique, gélif, très fissuré, à nombreux graviers calcaires. Sols argilolimoneux, moyennement épais (20 à 25 cm), à charge irrégulière en cailloux calcaires (20 à 40 %). Groies plus ou moins profondes, réserve utile moyenne à faible. Variante : UC128 - Plaine sur calcaire jurassique, non fissuré (partie sud). Réserve utile très faible. K4/ UC54 - Plaine sur calcaire jurassique, gélif, fissuré. Sol argilo-limoneux, épais (plus de 25 cm), sain, calcaire (ph 7), à charge irrégulière en cailloux calcaires (20 à 40 %). Groies profondes, réserve utile moyenne (RU ~100 mm). 7

10 K5/ UC55 - Plaine sur marne et calcaire marneux oxfordiens. Sols profonds (> 30 cm), argileux, calcaires, à peu de cailloux calcaires (< 10 %), à ressuyage lent avec localement des plages plus hydromorphes. Groies marneuses, réserve utile moyenne (RU ~100 mm). K6/ UC56 - Plateau sur calcaire jurassique marneux peu perméable. Sols plus ou moins profonds, argileux, calcaires, hydromorphes ou à ressuyage lent. Sols marneux, à réserve utile moyenne. TR4/ UC57 - Plaine ondulée sur argile rouge. Sols limoneux, de couleur acajou, sur argile rouge (40 à 60 cm). Sol sain, acide, peu caillouteux mais avec quelques silex et à réserve en eau assez bonne (RU ~125 mm). Terres rouges à châtaigniers moyennement profondes. - Bas de versant K2/ UC142 - Sols très calcaires, de profondeur moyenne, argilo-limoneux, à forte charge en graviers calcaires, sain et séchant. Grèze. - Versant TR3/ UC122 -Coteaux argileux, rouges. Sols limono-argileux, de couleur acajou, à cailloux de silex, sur argile rouge à moins de 40 cm. Sols sains et acides. Réserve en eau faible. Terres rouges à châtaigniers peu profondes. TR2/ UC132 - Mi-versant, argileux, rouge sur calcaire. Sols limono-argileux à argileux, localement à cailloux de silex, sur argile rouge à moins de 40 cm reposant sur calcaire entre 60 et 120 cm. Sols sains et faiblement désaturés. Réserve en eau moyenne. Terres rouges à châtaigniers sur calcaire. X2/ UC133 - Versants et bordure de plateau, sur argile ocre jaune. Sols limoneux à limono-argilo-sableux, peu à moyennement profonds (< 60 cm), sur argile ou argile lourde ocre jaune. Sols à charge variable en cailloux de silex (< 25%) et peu hydromorphes. Argiles à silex peu profondes à réserve en eau faible à moyenne. - Plateau TR1/ UC123 - Plateau sur argile rouge. Sols limoneux, gris, sur argile rouge apparaissant à plus de 60 cm, peu caillouteux et faiblement hydromorphes. Réserve en eau importante (RU~ mm). Terres rouges à châtaigniers profondes. L2/ UC124 - Plateaux limoneux sur argile rouge. Sols limoneux, de couleur brun rouge, profonds (> 60 cm), sur argile rouge. Sols peu caillouteux et faiblement hydromorphes. Réserve en eau importante (RU~ mm). Limons sur terre rouge. X1/ UC134 - Bordure de plateau et plateau, sur argile ocre jaune. Sols limoneux, profonds (> 60 cm), sur argile ou argile lourde ocre jaune. Sols acides, peu caillouteux et faiblement hydromorphes. Réserve en eau moyenne (RU~100 mm). Argiles à silex profondes. L1/ UC120 - Plateaux limoneux sur argile remaniée. Sols limoneux profonds (> 60 cm), sur argile, acides, hydromorphes et battants. Réserve en eau moyenne à importante. Bornais. L3/ UC58 - Plateaux limoneux profonds. Sols limoneux bruns puis gris sur argile ocre et grise, moyennement profonds (40 à 60 cm), acides et hydromorphes. Réserve en eau moyenne. Limon moyen. K1/ UC59 - Plateau. Sols calciques ou saturés argileux à limono-argileux, profonds (40 à 70 cm), ph 7, peu caillouteux (< 25%). Réserve en eau moyenne. Groies profondes peu hydromorphes. 8

11 3) Identification des sols : Pour identifier les sols, il y a deux outils : Se repérer sur la carte des sols et définir «l unité» de sol probable, Utiliser la clé d identification pour confirmer ; cette clé s appuie sur : la localisation : plateau, plaine, versant, vallée (voir bloc diagramme page 6) la couleur du sol : brun, orange, rouge présence ou non de cailloux et type de cailloux :. calcaire : blanc, effervescent à l acide (HCl, vinaigre). silex : beige texture de surface : limon (battance), argile (terre collante), sable. argile : plastique à l état liquide, terre «collante». sable : toucher râpeux (granuleux). limon : toucher soyeux («talc»), sali les mains lors de la manipulation, fluide à l état liquide, sol battant particularité des mottes : taches,... La carte (page 11) a été réalisée à partir de ces observations et de la compilation de données bibliographiques. 9

12 Clé d identification simplifiée des sols Pour utiliser cette clé, il suffit de localiser le sol dans une unité paysagère (plateau, butte, ) et d en connaître quelques caractéristiques physicochimiques simples. O b se rva tio n s e n su rf ac es O b se rva tio n s a u tr es Ca illo u x c alcaire s ef fe rve sce n ce à l'a cid e / T a ch e s ro u ille B lo c ag e p o ss ib le s u r c alca ire à p art ir d e 50 cm G roie profo nde hydrom orph e (unité K1 ) Pla te au Pa s o u tr ès p e u d e ca illo u x en s u rf ace ( < 5 % ) L im o n arg ileu x ro u g e / n o n e ff erv es cen ce à l'ac id e L im o n r o u g e / n o n e ff erv es cen ce à l'ac id e P a s d e b lo ca g e Te rre ro uge profo nde (un ité T R1 ) P a s d e b lo ca g e Lim on sur terre ro uge (u n it é L 2) L im o n arg ileu x b ru n / T e n d a n ce à la b a tt an c e - n o n e ff erv es cen ce à l'ac id e P a s d e b lo ca g e L im o n m oyen (u n it é L 3) Bord d e plate au Pa s o u p eu d e ca illo u x en s u rf ace ( < 5 % ) L im o n arg ileu x ro u g e / n o n e ff erv es cen ce à l'ac id e B lo cag e p o ss ib le s u r silex T erre roug e m o yenn em ent pro fon de (unité T R3 ) L im o n a rg ileu x b r u n B lo cag e p o ss ib le s u r silex Arg ile à sile x profond e (X 1 ) Ca illo u x c alcaire s e ff erv es cen ce à l'ac id e B lo c ag e p o ss ib le s u r c alca ire à p art ir d e 50 cm B lo c ag e p o ssib le su r ca lc aire d è s 25 c m Groie m oyenne (unité K3 ) Groie non fissurée (varia nte un ité K 3) V ersa nt L im o n a rg ile u x b ru n / Pa s d 'e ff erv esc en c e à l'ac id e B lo cag e su r silex Argile à silex p eu pro fon de (unité X2 ) C a illo u x n o n c alca ire s Arg ile ro u g e / ef fe rve sce n ce faib le à n u lle à l'ac id e B lo cag e p o ss ib le s u r silex B lo c ag e p o ssib le su r calca ire à m o in s d e 60 cm Terre ro uge pe u profo nde (u nité T R 3) Te rre rou ge sur calca ire (u nit é T R 2) P laine ef fer ve sce n ce à l'a cide No mb reu x c aillo u x ca lc aires B lo c ag e p o ss ib le s u r c alca ire à p art ir d e 60 cm G roie profonde (unité K4) P as d e c aillo u c alcaire P eu d e t âch e ro u ille G roie m arn eus e (u nit é K 5) 10

13 Légende des sols Carte des sols du Bassin Versant du Pamproux Chambre Régionale d Agriculture Poitou-Charentes 11

14 4) Les grandes classes de sols - Catégorie 1 "potentialité faible" : sols plutôt superficiels avec une faible RU, sensibles à la sécheresse. Faciles à travailler.. Sols à potentiel faible à moyen pour les cultures d'hiver,. Sols à potentiel faible pour les cultures d'été (hors irrigation). - Catégorie 1a "potentialité faible" : sols superficiels avec une très faible RU, très sensibles à la sécheresse. Faciles à travailler.. Sols à potentiel faible pour les cultures d'hiver,. Sols à potentiel très faible pour les cultures d'été (hors irrigation). - Catégorie 2 "potentialité faible" : sols argileux hydromorphes. Difficiles à travailler.. Sols à potentiel faible à moyen pour les cultures d'hiver (sensibles à l'hydromorphie),. Sols à potentiel faible pour les cultures d'été car sols séchants. - Catégorie 3 "potentialité moyenne" : Sol avec une bonne RU. Travail du sol délicat si forte proportion de limons. Sols à potentiel moyen à bon pour les cultures d'hiver,. Sols à potentiel faible à moyen pour les cultures d'été (hors irrigation). - Catégorie 4 "potentialité bonne" : Sols avec une très bonne RU. Travail du sol délicat si forte proportion de limons.. Sols à potentiel bon à très bon pour les cultures d'hiver,. Sols à potentiel bon pour les cultures d'été. Catégories Sols correspondants (en gras souligné = sol de référence) 1 26(aval) (référence = groie très fissurée) 1a 128 partie sud (référence = groie non fissurée) 2 26(amont) (référence = groie marneuse) (référence = terre rouge moyennement profonde) (référence = terre rouge profonde) Remarques : - Sol n 26 (vallée calcaire) 2 catégories : En catégorie 1 pour la vallée entre le bourg de Bougon et la confluence avec la Sèvre, En catégorie 2 pour les vallées situées au sein des groies marneuses. - Sol n 27 (vallée non calcaire) même catégorie q ue les sols environnants 12

15 Catégorie 1 «potentialité faible» : groie très fissurée / PAM 11 (unité 127) Caractéristiques agronomiques : Sol sain Enracinement jusqu à 40 cm Reserve en eau faible: 50 mm Remarques : Sol filtrant et à tendance séchante Potentiel des cultures limité Risques environnementaux : Lessivage nitrates : élevé car sol superficiel Entrainement de matière active : moyen, si ruissellement Catégorie 1a «potentialité faible» : groie non fissurée / PAM 5 (unité 128) Caractéristiques agronomiques : Sol sain Enracinement jusqu à 30 cm Reserve en eau faible: 50 mm Remarques : Sol filtrant et à tendance séchante Potentiel des cultures limité Risques environnementaux : Lessivage nitrates : élevé car sol superficiel Entrainement de matière active : moyen, si ruissellement Catégorie 2 «potentialité faible» : groie marneuse / PAM 1 (unité 55) Caractéristiques agronomiques : Sol sensible à l excès d eau (hydromorphie d imbibition) Enracinement sur 80 cm Réserve en eau moyenne : 100 mm Remarques : Sols très difficiles à travailler : les interventions sont à réaliser sur sol ressuyé Toutes cultures possibles Risques environnementaux : Lessivage nitrates : faible Entrainement de matière active : faible à moyen, si ruissellement 13

16 Catégorie 3 «potentialité moyenne» : terre rouge moyennement profonde / PAM 3 (unité 57) Caractéristiques agronomiques : Sol sain Bon enracinement sur 60 cm, moyen jusqu à 1m Réserve en eau moyenne : 100 mm Remarques : Sol à tendance acide et battant Sol filtrant Toutes cultures possibles Risques environnementaux : Lessivage nitrates : moyen Entrainement de matière active : faible à moyen, si ruissellement car sol battant Catégorie 4 «potentialité bonne» : terre rouge profonde / PAM 4 (unité 123) Caractéristiques agronomiques : Sol sain Bon enracinement sur 60 cm Reserve en eau moyenne : 125mm à 150mm Remarques : Sol battant et à tendance acide Sol filtrant Toutes cultures possibles Risques environnementaux : Lessivage nitrates : moyen Entrainement de matière active : faible à moyen, si ruissellement car sol battant 14

17 Classement des différentes unités de sols Nom N Sol paysage surface ha categorie L1 120 Limon profond Plateau K1 59 Groie profonde hydromorphe Plateau L2 124 Limon sur terre rouge Plateau TR1 123 Terre rouge profonde Plateau L3 58 Limon moyen Bord de Plateau X1 134 Argile à silex profonde Bord de Plateau TR2 132 Terre rouge sur calcaire Mi-versant X2 133 Argile à silex peu profonde Coteau TR3 122 Terre rouge peu profonde Coteau K2 142 Grèze Bas de versant TR4 57 Terre rouge moyennement profonde Plaine ondulée K3 127 Groie moyenne caillouteuse Plaine Groie non fissurée Sud 951 1a K4 54 Groie profonde Plaine K5 55 Groie marneuse Plaine K6 56 Marne hydromorphe Dépression K7 28 Groie peu profonde Coteau KL 144 Calcaire lacustre Bas de buttes 18 1 M 112 Sol argileux lourd Bas de buttes 61 1 V1 19 Sol tourbeux Vallée 59 2 V2 27 Sol sur alluvions non calcaires Vallée V3 26 Sol sur alluvions calcaires Vallée amont V3 25 Sol sur alluvions calcaires Vallée aval Les couleurs de la liste correspondent à la légende de la carte page suivante. Pourcentage de la SAU par rapport aux différentes catégories de sols Catégories % de la SAU 1 : Groie très fissurée 43 % 1a : Groie non fissurée 6 % 2 : Groie marneuse 21 % 3 : Terre rouge moyennement profonde 17 % 4 : Terre rouge profonde 13 % 15

18 Carte des potentialités des sols - Bassin Versant du Pamproux Légende : Chambre Régionale d Agriculture Poitou-Charentes 16

19 ❹ Les objectifs de rendement par type de sol L élaboration du référentiel : Des visites de fosses pédologiques ont été organisées les 21 et 22 septembre 2010 sur le bassin versant du Pamproux. Lors de ces visites, une enquête a été distribuée aux techniciens et partenaires agricole présents. L objectif était d associer à chaque type de sol rencontré sur le terrain, un potentiel de rendement. Les données récoltées ont été analysées et un groupe d experts d une dizaine de personnes s est constitué fin novembre Suite à une réflexion collective, le groupe d experts a abouti au tableau suivant : Cultures Systèmes Catégorie 1 Catégorie 1 a Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie sud Unité : quintaux Blé Orge Colza Tournesol Maïs sec Conventionnel Bio Conventionnel Bio non adapté Conventionnel Bio non adapté Conventionnel Bio Conventionnel non adapté Bio non adapté Nous précisons que ces rendements sous-entendent un bon entretien des sols, notamment le ph en catégorie 3 et 4. De plus, ce document n est pas réglementaire, il est un outil d aide à la décision destiné aux exploitants et techniciens du bassin versant.. Rappel réglementaire : Directive Nitrates / Calcul du potentiel de rendement : Sur les 5 dernières campagnes, enlever le rendement le plus faible et le plus fort et prendre la moyenne des 3 années restantes. 17

20 Ce qu il faut retenir Utiliser le référentiel sol sur votre exploitation 1. Classer les parcelles de votre exploitation dans un type de sol dominant de la typologie, selon l hétérogénéité il sera possible d affecter un ou deux types de sol par parcelle. 2. Pour cela vous vous appuyez sur la clé d identification qui doit permettre de façon rapide de reconnaitre le type de sol à l aide des critères simples (Texture, couleur, type de cailloux, profondeur à la tarière ) La carte n est souvent pas suffisante pour identifier le type de sol. Utiliser le référentiel des objectifs de rendement pour chaque parcelle 1. Pour chaque parcelle et selon le type de sol dominant, retenir l objectif de rendement proposé par le référentiel en conduite conventionnelle ou en production biologique. 2. Adapter dans la fourchette proposée un objectif qui vous est propre et tiendra compte : a. Des résultats régulièrement obtenus sur la parcelle. b. Du mode de conduite que vous choisissez : pour un mode de conduite à bas niveau d intrant (contrat MAE, choix d une conduite intégrée) l objectif de rendement se situera sur la partie basse de la fourchette proposée. Calculer votre fertilisation Azotée en vous appuyant sur cet objectif de rendement Si l écart entre le rendement objectif choisi pour calculer la fertilisation azotée et le rendement réellement réalisé est faible vous êtes dans une situation à faible risque pour la qualité de l eau. Par contre un objectif choisi très supérieur au rendement réalisé peut être cause de surfertilisation et donc de dégradation à terme de la qualité de l eau. Cellule Animation Qualité Eau brute Syndicat des Eaux du SERTAD La Chesnaye Sainte Néomaye

Les principaux sols de la plaine et des collines du Bas-Rhin

Les principaux sols de la plaine et des collines du Bas-Rhin FICHE AGRI - MIEUX août 2011 Les principaux sols de la plaine et des collines du Bas-Rhin Pourquoi est-il important de connaître les sols? ARAA Objectifs de ce document Ce document présente une synthèse

Plus en détail

CH3 : UNE GESTION OBLIGATOIRE DES NAPPES D EAU

CH3 : UNE GESTION OBLIGATOIRE DES NAPPES D EAU CH3 : UNE GESTION OBLIGATOIRE DES NAPPES D EAU INTRODUCTION L'eau est une ressource finie, recyclable et inégalement répartie. Elle est une ressource indispensable aux êtres vivants et aux activités humaines.

Plus en détail

Le sol. Contenu. Le sol - Page 1

Le sol. Contenu. Le sol - Page 1 Le sol Contenu I. Différence entre la culture bio et la culture conventionnelle... 2 II. Structure du sol... 2 1. Horizon zéro ou «O» comme organique... 2 2. Horizon A, horizon lessivé... 3 3. Horizon

Plus en détail

Passer du conventionnel à l économe en 3 ans. Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur

Passer du conventionnel à l économe en 3 ans. Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur Passer du conventionnel à l économe en 3 ans Emilie Denis, Adeas Civam 72 Sébastien Lallier, agriculteur Contexte & Système d exploitation CONTEXTE Localisation Climat Beauce. Au sud de l Eure-et-Loir.

Plus en détail

LA GESTION DURABLE EAUX PLUVIALES. Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE?

LA GESTION DURABLE EAUX PLUVIALES. Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE? LA GESTION DURABLE des EAUX PLUVIALES Trottoirs immergés, jardins détrempés, rues inondées, égouts saturés COMMENT GÉRER L EAU DE PLUIE? www.reseau-environnement.com Qu est-ce qu une GESTION DURABLE des

Plus en détail

Cours de physique du sol

Cours de physique du sol Logo optimisé par J.-D.Bonjour, SI-DGR 13.4.93 ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE Cours de physique du sol G E N E R A L I T E S Copie des transparents Version provisoire Prof. A. Mermoud Janvier

Plus en détail

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace 3 outils complémentaires pour connaître les sols en Alsace La base de données régionale sur les sols d Alsace Le guide des sols d Alsace La base de données régionale sur les sols Le réseau de mesure de

Plus en détail

Janvier 2012. SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23 03 63 Environnement@groupe-degaud.

Janvier 2012. SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23 03 63 Environnement@groupe-degaud. DIAGNOSTIC DE ZONE HUMIDE SUR LE SECTEUR D AMENAGEMENT PRESSENTI SALAMOT/REVELAZ COMMUNE DE TULLINS Janvier 2012 SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23

Plus en détail

F 11 Terres rouges. Sylvoécorégion

F 11 Terres rouges. Sylvoécorégion Sylvoécorégion F 11 Terres rouges Caractéristiques particulières à la SER Les Terres Rouges, au substratum constitué d argiles rouges de décalcification riches en silex, se distinguent nettement des terrains

Plus en détail

Diagnostic de ruissellement et d érosion des produits phytopharmaceutiques. Guide de terrain

Diagnostic de ruissellement et d érosion des produits phytopharmaceutiques. Guide de terrain Diagnostic de ruissellement et d érosion des produits phytopharmaceutiques Guide de terrain Introduction La réalisation d un diagnostic approfondi est indispensable pour proposer des solutions spécifiques

Plus en détail

Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne

Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne (novembre 2012) Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne 1 Préface 1 ère PARTIE : LE MILIEU I Cadre régional... 6 II Histoire

Plus en détail

Sable grossier Argile différentes. On peut distinguer : le sable grossier et les petits cailloux ; le sable fin ; le limon ; l argile.

Sable grossier Argile différentes. On peut distinguer : le sable grossier et les petits cailloux ; le sable fin ; le limon ; l argile. Référence 3 Résumé Le sol est souvent le capital principal pour les producteurs en Afrique subsaharienne. Cette référence technique présente les différents types de sol, leurs caractéristiques et des indicateurs

Plus en détail

L eau. Définition : La décomposition de l eau, formé par la combinaison chimique de

L eau. Définition : La décomposition de l eau, formé par la combinaison chimique de L eau Origine de l eau : La terre à environ quatre milliard et demi d années. Lors de sa formation, la terre était entourée de divers gaz brûlants. En se refroidissant au cours du temps, deux de ces gaz,

Plus en détail

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL B.P. 6(X)9-45060 Orléans Cedex - Tél.: (38) 63.80.01 DEPARTEMENT DE LA CHARENTE CARTE DE VULNERABILITE

Plus en détail

Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau

Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau Nitrates et qualité de l eau Impacts des modifications des pratiques de la fertilisation azotée sur l évolution de la qualité de l eau Programme régional d études sur sites bougies poreuses 1999-25 Contexte

Plus en détail

IDENTIFICATION DE LA MASSE D'EAU

IDENTIFICATION DE LA MASSE D'EAU IDENTIFICATION DE LA MASSE D'EAU Libellé de la masse d'eau : Estuaire - Loire Code de la masse d'eau : Code européen : FRG022 Ecorégion : Plaines occidentales Départements et régions concernées : N Département

Plus en détail

LA MATIERE ORGANIQUE

LA MATIERE ORGANIQUE ITV France FERTILISATION DE LA VIGNE Un point sur les préconisations FICHE 3 LA MATIERE ORGANIQUE L objectif général est la conservation ou l amélioration du patrimoine sol, en évitant l appauvrissement

Plus en détail

La santé des sols : où en sommes-nous? Éric Thibault, agr.

La santé des sols : où en sommes-nous? Éric Thibault, agr. La santé des sols : où en sommes-nous? Éric Thibault, agr. Physique vs chimie des sols Avant, l état de santé des sols était trop souvent basé sur le résultat d analyse chimique (ph, P, K, ). Maintenant,

Plus en détail

Le climat et les problèmes d eau

Le climat et les problèmes d eau CHAPITRE 3 Le climat et les problèmes d eau 3.1 INTRODUCTION Au cours des millénaires, l homme a surtout observé de l eau les phénomènes de précipitation etd écoulementdanslescoursd eau,parcequelapluieluitombaitsurlatêteetquel

Plus en détail

Conférence d orientation du Gis Sol 5 juin 2007 INRA Paris

Conférence d orientation du Gis Sol 5 juin 2007 INRA Paris Exploitation et valorisation des données pédologiques pour l aménagement à l échelle régionale Christian THIBAULT, directeur de l environnement urbain et rural à l IAURIF Conférence d orientation du Gis

Plus en détail

L eau souterraine. point au 18 mai 2006. Jacques VARET Direction de la Prospective

L eau souterraine. point au 18 mai 2006. Jacques VARET Direction de la Prospective L eau souterraine point au 18 mai 2006 Jacques VARET Direction de la Prospective Les ressources en eau et la demande de l humanité > Planète terre : 97% d eau salée 3 % d eau douce dont : 77,2 % : glaciers

Plus en détail

Caractérisation hydrogéochimique des eaux souterraines en Outaouais : résultats préliminaires

Caractérisation hydrogéochimique des eaux souterraines en Outaouais : résultats préliminaires Caractérisation hydrogéochimique des eaux souterraines en Outaouais : résultats préliminaires N. Montcoudiol, G. Comeau, J. Molson et J.-M. Lemieux 80ème congrès de l ACFAS 7 mai 2012 INTRODUCTION Zone

Plus en détail

PEDOLOGIQUE DE LA COMMUNE DE MADIAMA

PEDOLOGIQUE DE LA COMMUNE DE MADIAMA ETUDE MORPHO-PEDOLOGIQUE PEDOLOGIQUE DE LA COMMUNE DE MADIAMA Dioni Lassana 1 et Oumar Badini 2 1 Institut d Economie Rurale (IER), Sotuba, Mali 2 Washington State University, Pullman, Washington, USA

Plus en détail

Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage

Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage 1 Cultures Pièges à Nitrate : une assurance contre les déperditions d azote par lessivage P. Courtois 3, J-P Destain 4, C. Vandenberghe 5, J.M. Marcoen 5 1. Introduction : l azote, le sol et le nitrate

Plus en détail

Bordures de champs. Définition

Bordures de champs. Définition Territ'Eau - Agro-Transfert Bretagne - version du 09/11/2009 Bordures de champs CréditsphotosCA56 Définition C. Grimaldi, J. Baudry et C. Gascuel 1- Définitiond'une"borduredechamp" Touteslesparcellessontentouréesdeborduresdechampquitraduisentleslimitesdemiseencultureetde

Plus en détail

Livret simplifié de la carte des pédopaysages de Charente-Maritime. (mars 2012)

Livret simplifié de la carte des pédopaysages de Charente-Maritime. (mars 2012) Livret simplifié de la carte des pédopaysages de Charente-Maritime (mars 2012) Préface 1 ère PARTIE : LE MILIEU I Cadre régional... 5 II Histoire géologique du département... 6 2 ème PARTIE : METHODOLOGIE

Plus en détail

Nom : Groupe : La lithosphère, se compose de la croûte terrestre (continentale et océanique) et de la partie supérieure du manteau.

Nom : Groupe : La lithosphère, se compose de la croûte terrestre (continentale et océanique) et de la partie supérieure du manteau. Nom : Groupe : Date : THÉORIE UNIVERS TERRE-ESPACE, ST-STE, 4 e secondaire La lithosphère La lithosphère, se compose de la croûte terrestre (continentale et océanique) et de la partie supérieure du manteau.

Plus en détail

Résumé - CHAPITRE 6 LE STOCKAGE ET SES VARIATIONS

Résumé - CHAPITRE 6 LE STOCKAGE ET SES VARIATIONS Résumé - CHAPITRE 6 LE STOCKAGE ET SES VARIATIONS Table des matières Introduction 1 Les stocks d'eau de surface 1 Les stocks d'eau souterraine 2 L'eau du sol 2 L'eau du sous-sol ou souterraine 3 Les stocks

Plus en détail

1.2. REALISATION DES OPERATIONS DE PRELEVEMENTS ET D ANALYSES

1.2. REALISATION DES OPERATIONS DE PRELEVEMENTS ET D ANALYSES AVANT-PROPOS Le présent document a été réalisé par ASCONIT Consultants, pour le compte du Conseil Général de Haute-Savoie (CG74) dans le cadre du programme 2007-2008 du suivi de la qualité des eaux des

Plus en détail

À la rescousse d un architecte

À la rescousse d un architecte À la rescousse d un architecte Niveaux : 4 e et 6 e année Matières scolaires : sciences de la nature, français Objectifs de l ERE : les connaissances, la prise de conscience, les compétences. Objectifs

Plus en détail

Connaissance et gestion de l eau souterraine

Connaissance et gestion de l eau souterraine Connaissance et gestion de l eau souterraine Projet d acquisition de connaissances sur les eaux souterraines de la Montérégie Est Hélène Montaz Cycle de l eau Moteur du cycle :énergie solaire Les différents

Plus en détail

Ce que vous devez savoir sur le drainage agricole. Raymond Bernier ingénieur MAPAQ Outaouais

Ce que vous devez savoir sur le drainage agricole. Raymond Bernier ingénieur MAPAQ Outaouais Ce que vous devez savoir sur le drainage agricole Raymond Bernier ingénieur MAPAQ Outaouais Ce que vous devez savoir sur le drainage agricole 1. Le sol, l eau, l air et la plante 2. Le drainage : Définition

Plus en détail

5.04 PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES PROBLÉMATIQUE ET ENJEUX. INSTANCE RESPONSABLE Office de l environnement

5.04 PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES PROBLÉMATIQUE ET ENJEUX. INSTANCE RESPONSABLE Office de l environnement INSTANCE RESPONSABLE Office de l environnement INSTANCE DE COORDINATION Office de l environnement AUTRES INSTANCES CONCERNÉES Service de la santé publique Service de l aménagement du territoire Service

Plus en détail

OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION

OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION CE CAHIER DES CHARGES TYPE A POUR OBJECTIF DE DEFINIR LE CONTENU TECHNIQUE MINIMUM DU RAPPORT REMIS EN FIN D ETUDE AU PARTICULIER DEMANDEUR. OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION L objet de l étude

Plus en détail

11- LE MILIEU PHYSIQUE

11- LE MILIEU PHYSIQUE 11- LE MILIEU PHYSIQUE Rapport de présentation / Diagnostic Dossier de PLU approuvé 181 11.1 LE RELIEF DE PLAINE ALLUVIALE Clichy est située dans la plaine alluviale de la Seine. C est une commune de configuration

Plus en détail

5. Infiltration et écoulements

5. Infiltration et écoulements 5. Infiltration et écoulements 5.1. Définitions et paramètres descriptifs de l infiltration 5.2. Facteurs influençant l infiltration 5.3. Variation du taux d infiltration au cours d une averse 5.4. Modélisation

Plus en détail

DIRECTION DÏEPARfËIV^TALE DE L'EQUIPEMENT DE^LA MOSELLE. Projet de demi-échangeur Nord. de GUENANGE (57)

DIRECTION DÏEPARfËIV^TALE DE L'EQUIPEMENT DE^LA MOSELLE. Projet de demi-échangeur Nord. de GUENANGE (57) DIRECTION DÏEPARfËIV^TALE DE L'EQUIPEMENT DE^LA MOSELLE Projet de demi-échangeur Nord de GUENANGE (57) Protection des captages AEP Rapport d'expertise Y. BABOT Mai 1992 R 34962 LOR 4S 92 Document public

Plus en détail

{Les eaux profondes {Les eaux de surface

{Les eaux profondes {Les eaux de surface F1 : Les différents types de pollution Une pollution est un phénomène ou élément perturbateur d un équilibre établi et plus particulièrement si cet élément est nuisible à la vie. Nous trouvons les pollutions

Plus en détail

Situations illustrées au champ et outils de diagnostic

Situations illustrées au champ et outils de diagnostic Situations illustrées au champ et outils de diagnostic Pierre MORTREUX Chambre d Agriculture du Nord Pas de Calais PROSENSOLS.EU Chantiers d arrachage de Objectifs? Contexte Sol de limon argileux sur craie

Plus en détail

Formation Bâtiment Durable :

Formation Bâtiment Durable : Formation Bâtiment Durable : Gestion des eaux pluviales sur la parcelle Bruxelles Environnement LES CARACTÉRISTIQUES DU SOL ET DE LA PARCELLE Maggy HOVERTIN MATRIciel Objectifs de la présentation Définir

Plus en détail

UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES Avant-propos: Le sol est un milieu vivant et fragile en constante évolution. On pourra l améliorer ou le détruire en fonction des actions que l on effectuera sur

Plus en détail

Interactions forêt et eau : recommandations de gestion forestière pour la qualitéde l'eau

Interactions forêt et eau : recommandations de gestion forestière pour la qualitéde l'eau Interactions forêt et eau : recommandations de gestion forestière pour la qualitéde l'eau Julien Fiquepron, Centre national de la propriété forestière Olivier Picard, CNPF - Eric Toppan, FPF - Aurélien

Plus en détail

Exemple: Zone humide au bas des pentes au printemps ou après une pluie. Modèle numérique de terrain. Photo printemps 2010

Exemple: Zone humide au bas des pentes au printemps ou après une pluie. Modèle numérique de terrain. Photo printemps 2010 Exemple: Modèle numérique de terrain Photo printemps 2010 Photo : Véronique Gagnon, ing. junior. Zone humide au bas des pentes au printemps ou après une pluie Écoulement hypodermique provenant d un labour

Plus en détail

Les natures de terrain

Les natures de terrain Les argiles Les natures de terrain Les argiles sont des roches sédimentaires à grains fins, de taille inférieure à 0,005 mm, contenant au moins 50 % de silicate d'alumine. Elles absorbent l'eau et forment

Plus en détail

Les zones tampon au sein des bassins versants.

Les zones tampon au sein des bassins versants. Les zones tampon au sein des bassins versants. Diversité, complémentarité et intégration optimale Guy LE HÉNAFF Pour l équipe Pollutions Diffuses IRSTEA de Lyon-Villeurbanne Co-animateur du GT Zones tampons

Plus en détail

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE Schéma d Aménagement et de Gestion et de des Gestion Eaux de Eaux du bassin du bassin du Loir du Loir Demi-journée d information et d échange sur la thématique «zones Bureau humides la» CLE Le 25 avril

Plus en détail

Implanter du maïs sans labourer

Implanter du maïs sans labourer Journées techniques sans labour 10 et 11 juin 2009 à Fruges et Thiant Implanter du maïs sans labourer clés de la réussite : levée, enracinement résultats d essais, approche économique Projet cofinancé

Plus en détail

Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes?

Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes? Gestion de l azote des fumiers : comment réduire les pertes? Un producteur agricole peut-il en même temps protéger l environnement, améliorer les relations avec ses voisins et sauver de l argent? La réponse

Plus en détail

STRATEGIES DE CONDUITE DE L IRRIGATION DU MAÏS ET DU SORGHO DANS LES SITUATIONS DE RESSOURCE EN EAU RESTRICTIVE

STRATEGIES DE CONDUITE DE L IRRIGATION DU MAÏS ET DU SORGHO DANS LES SITUATIONS DE RESSOURCE EN EAU RESTRICTIVE STRATEGIES DE CONDUITE DE L IRRIGATION DU MAÏS ET DU SORGHO DANS LES SITUATIONS DE RESSOURCE EN EAU RESTRICTIVE JM.DEUMIER, B.LACROIX, A.BOUTHIER, JL.VERDIER, M.MANGIN Les cultures irriguées bénéficient

Plus en détail

Le projet MoNit en bref. Le projet MoNit en bref. Financement. Résultats du projet. Résultats du projet. Objectif. Méthode : la modélisation

Le projet MoNit en bref. Le projet MoNit en bref. Financement. Résultats du projet. Résultats du projet. Objectif. Méthode : la modélisation Le projet MoNit en bref Utilisation de la BD Sols et des données sur l utilisation des terres agricoles Paul van Dijk Joëlle Sauter Rémi Koller Objectif élaboration d outils permettant d évaluer l'efficacité

Plus en détail

DOSSIER COMMUNAL D INFORMATION sur les risques naturels et technologiques à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers

DOSSIER COMMUNAL D INFORMATION sur les risques naturels et technologiques à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers PREFECTURE DU LOT DOSSIER COMMUNAL D INFORMATION sur les risques naturels et technologiques à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers BASSIN DE RISQUE «CARENNAC A SAINT-CERE»

Plus en détail

l implantation Réussir des prairies GNIS 44, rue du Louvre 75001 PARIS Photos GNIS

l implantation Réussir des prairies GNIS 44, rue du Louvre 75001 PARIS Photos GNIS Réussir l implantation des prairies GNIS Ref. : DO757 GNIS 44, rue du Louvre 75001 PARIS Photos GNIS Réussir l implantation de sa prairie est la première condition à satisfaire pour profiter pleinement

Plus en détail

Commission Locale de l Eau du SAGE Clain. Rapport annuel d activités. Validé par la CLE le 6 juillet 2015

Commission Locale de l Eau du SAGE Clain. Rapport annuel d activités. Validé par la CLE le 6 juillet 2015 Commission Locale de l Eau du SAGE Clain Rapport annuel d activités 2014 Validé par la CLE le 6 juillet 2015 1 2 SOMMAIRE Le bassin du Clain et les enjeux de gestion de l eau p4 Historique et avancement

Plus en détail

PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE

PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE Livret pédagogique PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET RESPONSABLE Livret pédagogique du Manuel : Objectifs Pédagogiques & Messages Clés Le PIP est financé par l Union européenne PRODUIRE DE FAÇON DURABLE ET

Plus en détail

- Hydrogéologie - L3 Pro CTH. cedric.legout@ujf-grenoble.fr

- Hydrogéologie - L3 Pro CTH. cedric.legout@ujf-grenoble.fr - Hydrogéologie - L3 Pro CTH cedric.legout@ujf-grenoble.fr 1 2 2. Bilan d eau en km 3 en France 3 Figure: D après Roux Les enjeux associés aux ressources souterraines : utilisateurs Eaux de surface (hm

Plus en détail

COMMENT CHOISIR UNE FILIERE?

COMMENT CHOISIR UNE FILIERE? Plusieurs paramètres sont à considérer avant de choisir et dimensionner le dispositif d assainissement : L aptitude du sol : perméabilité, hauteur et nature de la couche rocheuse, niveau de remontée de

Plus en détail

Gisements et production

Gisements et production Plan du cours Page 1 Thème Gisements et production Source Pétrole et gaz naturel, pages 24-25, 26-27 Objectif Les élèves apprendront que la porosité désigne le pourcentage de trous (pores) dans la roche.

Plus en détail

Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole

Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole Gestion de la matière organique des sols en parcelle viticole Nathalie Goma-Fortin, Sitevi, 1 décembre 2009 Rôles de la matière organique dans les sols Réseau régional de sites d expérimentations Faible

Plus en détail

Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE

Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE Réactualisation octobre 2004 Le NITRATEST OUTIL DE CONDUITE DE LA FERTILISATION AZOTÉE Le sol est-il pauvre, bien pourvu ou riche en nitrates? La plante montre-t-elle un manque ou un excès de vigueur?

Plus en détail

DEPARTEMENT D ILLE ET VILAINE COMMUNE DE MONTFORT SUR MEU. Inventaire des zones humides sur les futures parcelles urbanisables.

DEPARTEMENT D ILLE ET VILAINE COMMUNE DE MONTFORT SUR MEU. Inventaire des zones humides sur les futures parcelles urbanisables. DEPARTEMENT D ILLE ET VILAINE COMMUNE DE MONTFORT SUR MEU 1 Inventaire des zones humides sur les futures parcelles urbanisables Annexe jointe : atlas cartographique Septembre 2009 2 Etude réalisée par

Plus en détail

Mise en œuvre des outils. L. VARVOUX (Terrena)

Mise en œuvre des outils. L. VARVOUX (Terrena) Mise en œuvre des outils L. VARVOUX (Terrena) Témoignage de Laurent Varvoux Service Agronomie Terrena Responsable relations Sol - Cultures Fertilisation Outils d Aide à la Décision Couverts végétaux Membre

Plus en détail

Comment concevoir son lit biologique

Comment concevoir son lit biologique santé - sécurité au travail > RISQUE PHYTOSANITAIRE Gestion des effluents phytosanitaires Comment concevoir son lit biologique > Choix du procédé > Méthode de conception > Construction du lit biologique

Plus en détail

Manuel d installation

Manuel d installation SS Systèmes de bio-épuration sur l exploitation : Elimination, par biodégradation, des pesticides contenus dans les eaux de rinçage du pulvérisateur Manuel d installation (Version n 4 2015) +32 (0) 81627172

Plus en détail

Contexte : Objectif : Expérimentation :

Contexte : Objectif : Expérimentation : Estimation de la valeur fertilisante de digestats issus de la biométhanisation. Résultat de 3 années d expérimentation en culture de maïs (2009 à 2011). (JFr. Oost 1, Marc De Toffoli 2 ) 1 Centre pilote

Plus en détail

ANNEXE 3 VERTE [1] [6] GÉNÉRALITÉS ANNEXE 3 : LA TOITURE VERTE LA TOITURE-JARDIN

ANNEXE 3 VERTE [1] [6] GÉNÉRALITÉS ANNEXE 3 : LA TOITURE VERTE LA TOITURE-JARDIN ANNEXE 3 LA TOITURE VERTE [1] [6] GÉNÉRALITÉS LES TYPES DE TOITURE VERTE La toiture-jardin La toiture-jardin légère La toiture végétalisée LES AVANTAGES DE LA TOITURE VERTE LES PARTICULARITÉS DE L ÉTANCHÉITÉ

Plus en détail

Prospection de zones pour la production de Semence de Pomme de Terre Projet SAGRODEV

Prospection de zones pour la production de Semence de Pomme de Terre Projet SAGRODEV Prospection de zones pour la production de Semence de Pomme de Terre Projet SAGRODEV Introduction Cette étude de diagnostic a été réalisée suite à une demande exprimée par le Président Directeur Général

Plus en détail

LE GUIDE DU COMPOSTAGE EN TAS

LE GUIDE DU COMPOSTAGE EN TAS LE GUIDE DU COMPOSTAGE EN TAS Le compostage est un processus de dégradation biologique maîtrisé de matières organiques en présence d air. Il aboutit à la production d un produit stable : le compost, utilisable

Plus en détail

L agriculture biologique au service de la qualité de l eau

L agriculture biologique au service de la qualité de l eau Dossier Page 6 L agriculture biologique au service de la qualité de l eau Dossier réalisé grâce aux docuements FNAB, Terre Direct, le site du DD, IAAT. L'Europe, au travers de la Directive Cadre sur l'eau,

Plus en détail

L érosion hydrique des sols Baptiste Algayer, Frédéric Darboux

L érosion hydrique des sols Baptiste Algayer, Frédéric Darboux L érosion hydrique des sols Baptiste Algayer, Frédéric Darboux Plan détaillé Introduction : le sol (p. 3-5) Partie 1 : l érosion hydrique des sols, facteurs et processus L érosion du sol : définition et

Plus en détail

ATELIER MEDITERRANEEN SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE RECYCLAGE DES EAUX NON CONVENTIONNELLES DANS LES CULTURES PROTEGEES

ATELIER MEDITERRANEEN SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE RECYCLAGE DES EAUX NON CONVENTIONNELLES DANS LES CULTURES PROTEGEES ATELIER MEDITERRANEEN SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE RECYCLAGE DES EAUX NON CONVENTIONNELLES DANS LES CULTURES PROTEGEES AGADIR DU 28 AVRIL AU 01 MAI 2008 TRAITEMENT DES EAUX USEES ET POSSIBILITES DE

Plus en détail

Novembre 2011. SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23 03 63 Environnement@groupe-degaud.

Novembre 2011. SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23 03 63 Environnement@groupe-degaud. DIAGNOSTIC ZONE HUMIDE SUR LE PERIMETRE DE LA ZAC DU GRAND CLODY COMMUNE DE FONTANIL-CORNILLON Novembre 2011 SETIS - GROUPE DEGAUD 20, rue Paul Helbronner 38100 GRENOBLE : 04 76 23 31 36 : 04 76 23 03

Plus en détail

Assainissement Non Collectif

Assainissement Non Collectif AMÉNAGEMENT Assainissement Non Collectif Étude de définition de filière DIRECTION DE L ENVIRONNEMENT SERVICE EAU ET ASSAINISSEMENT 2 3 B IDENTIFICATION DE LA PARCELLE. ÉTUDE DE DEFINITION DE FILIERE D

Plus en détail

Un guide de traitement de l eau du puits

Un guide de traitement de l eau du puits Un guide de traitement de l eau du puits Dispositifs de traitement de l'eau à usage domestique Les problèmes relatifs à la qualité de l'eau décrits dans la présente feuille d'information pourraient être

Plus en détail

Chapitre 3 : Vers une agriculture durable

Chapitre 3 : Vers une agriculture durable Chapitre 3 : Vers une agriculture durable Au XXI siècle, on prévoit une population de 9 milliards d êtres humains. Nourrir la population est donc un défi majeur. Cf. cours de seconde : problèmes de la

Plus en détail

Extraction 40 cm au dessus du faîtage Puits d eau potable déclaré et utilisé. Pluvial séparé de l assainissement

Extraction 40 cm au dessus du faîtage Puits d eau potable déclaré et utilisé. Pluvial séparé de l assainissement Tranchées d épandage à faible profondeur Principe de fonctionnement Cette filière est généralement utilisée dans un sol perméable et d épaisseur suffisante (environ 1 mètre de terre végétale) pour permettre

Plus en détail

Synthèse de l étude des pistes en gazon des hippodromes de France Galop.

Synthèse de l étude des pistes en gazon des hippodromes de France Galop. Synthèse de l étude des pistes en gazon des hippodromes de France Galop. Document élaboré à partir de l étude Labosport (Janvier 2005) et du rapport de R. Everett (Septembre 2005). Résumé et traduction

Plus en détail

DEMANDE D AUTORISATION D INSTALLATION D UN DISPOSITIF D ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

DEMANDE D AUTORISATION D INSTALLATION D UN DISPOSITIF D ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF DEMANDE D AUTORISATION D INSTALLATION D UN DISPOSITIF D ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF Vous allez construire ou améliorer un habitat : traiter et évacuer vos eaux usées est une obligation. Si votre terrain

Plus en détail

Drainage et aménagements hydro-agricoles

Drainage et aménagements hydro-agricoles Drainage et aménagements hydro-agricoles Améliorer nos rendements grâce à l égouttement des sols Rivière-du-Loup, 9 janvier 2013 Par Yves Bédard, ing. MAPAQ, Chaudière-Appalaches UNE PARCELLE CULTIVÉE

Plus en détail

7 avril 2014 RES EAU SOL

7 avril 2014 RES EAU SOL 7 avril 2014 RES EAU SOL Jacques THOMAS Scop SAGNE LE SOL, ELEMENT FONDAMENTAL DE LA BIODIVERSITE Synthèse de la formation du 7 avril 2014 Saint Paul Cap de Joux LE SOL : UNE INTERFACE est une science

Plus en détail

Bienvenue Congrès 2007 AAPQ

Bienvenue Congrès 2007 AAPQ Bienvenue Congrès 2007 AAPQ LE PHYTOTRAITEMENT Le Roseau Épurateur et les systèmes MRP Une solution pour La gestion des eaux sanitaires et pluviales Présenté par Jean Pichette ing. et Robert Lapalme M.

Plus en détail

METHANISATION Éléments de réflexion

METHANISATION Éléments de réflexion METHANISATION Éléments de réflexion Anne-Sophie BOILEAU LA METHANISATION Le principe Les substrats Les techniques La typologie des projets Méthanisation éléments de réflexion 2 La méthanisation : le principe

Plus en détail

- Objectifs méthodologiques et/ou technologiques

- Objectifs méthodologiques et/ou technologiques Activité 42 : Découvrir des facteurs d érosion de la roche 1. EXTRAITS REFERENTIELS DU BO Partie du programme : Géologie externe ; évolution des paysages Notions. contenus Compétences Exemples d activités

Plus en détail

SCIENCIL FICHE SOL SYNTHESE THEMATIQUE - SOLS DE LA CIL

SCIENCIL FICHE SOL SYNTHESE THEMATIQUE - SOLS DE LA CIL SCIENCIL FICHE SOL SYNTHESE THEMATIQUE - SOLS DE LA CIL Plante & Cité - Auteur : Sol Paysage Synthèse thématique - Sols de la CIL mars 2013 1 TABLE DES MATIERES Synthèse thématique - Sols de la CIL 1 1.

Plus en détail

Etude de diagnostic hydrogéologique du sous sol de Clamart Quartiers Schneider et Centre ville MAI 2013

Etude de diagnostic hydrogéologique du sous sol de Clamart Quartiers Schneider et Centre ville MAI 2013 Etude de diagnostic hydrogéologique du sous sol de Clamart Quartiers Schneider et Centre ville MAI 2013 Zones d étude et problématiques Quartiers concernés par l étude 1. Centre ville 2. Schneider Quartier

Plus en détail

Enjeux environnementaux prioritaires des forêts de Poitou-Charentes

Enjeux environnementaux prioritaires des forêts de Poitou-Charentes Annexe 3 Enjeux environnementaux prioritaires des forêts de Poitou-Charentes Cette annexe présente les enjeux environnementaux ayant été définis comme prioritaires en Poitou-Charentes. Une série de cartes

Plus en détail

1.7 AUBIAT PLAN LOCAL D URBANISME. Commune de ANNEXES SANITAIRES DEPARTEMENT DU PUY DE DOME

1.7 AUBIAT PLAN LOCAL D URBANISME. Commune de ANNEXES SANITAIRES DEPARTEMENT DU PUY DE DOME DEPARTEMENT DU PUY DE DOME 1.7 Commune de AUBIAT SCP DESCOEUR F et C ARCHITECTURE ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE 49 rue des Salins 63000 Clermont Ferrand Tel : 04.73.35.16.26. Fax : 04.73.34.26.65. Mail

Plus en détail

Le pierrier du Getzbach par Etienne Juvigné et Jean-Marie Groulard

Le pierrier du Getzbach par Etienne Juvigné et Jean-Marie Groulard 1 Le pierrier du Getzbach par Etienne Juvigné et Jean-Marie Groulard Remarques préliminaires 1..Une route forestière traverse le pierrier ; elle permet donc de l observer de part et d autre. Les personnes

Plus en détail

Étude de définition de filière

Étude de définition de filière AMÉNAGEMENT CÔTES D ARMOR A Assainissement non collectif Étude de définition de filière Cahier des charges pour l habitat individuel ( 20 eh) DIRECTION ENVIRONNEMENT Votre Conseil général l aménagement,

Plus en détail

DISPOSITIF POUR LE TRAITEMENT

DISPOSITIF POUR LE TRAITEMENT DISPOSITIF POUR LE TRAITEMENT 1- LA FOSSE TOUTES EAUX Description de l ouvrage La fosse toutes eaux est un ouvrage majeur de l ANC. Elle collecte les eaux usées domestiques des ménages (eaux vannes et

Plus en détail

Cours de physique du sol

Cours de physique du sol Logo optimisé par J.-D.Bonjour, SI-DGR 13.4.93 ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE Cours de physique du sol MAITRISE DE LA SALINITE DES SOLS Copie des transparents Version provisoire Prof. A. Mermoud

Plus en détail

L implantation des piézomètres devra être réalisée par un hydrogéologue.

L implantation des piézomètres devra être réalisée par un hydrogéologue. Création ou réhabilitation de piézomètres pour le suivi de la nappe de la Têt dans le cadre de la surveillance de la station d épuration et d un bassin d orage Cadre de la prestation La Communauté d Agglomération

Plus en détail

PRESENTATION GENERALE 1

PRESENTATION GENERALE 1 PRESENTATION GENERALE 1 La production d adobe est basée sur le principe de moulage d une terre préparée à l état plastique, séchée naturellement sur le sol. La quantité d eau nécessaire est d environ un

Plus en détail

COMITER 12/12/2013 PROTECTION DES CAPTAGES DE LA FOSSE DE MELUN ET DE LA BASSE VALLÉE DE L'YERRES

COMITER 12/12/2013 PROTECTION DES CAPTAGES DE LA FOSSE DE MELUN ET DE LA BASSE VALLÉE DE L'YERRES COMITER 12/12/2013 PROTECTION DES CAPTAGES DE LA FOSSE DE MELUN ET DE LA BASSE VALLÉE DE L'YERRES Des captages indispensables mais vulnérables aux pollutions Un classement Grenelle SDAGE Trois producteurs

Plus en détail

Demande d autorisation pour l installation d un dispositif d Assainissement Non Collectif

Demande d autorisation pour l installation d un dispositif d Assainissement Non Collectif DIRECTION DE L EQUIPEMENT RURAL ET DE L AGRICULTURE Service d Assistance à l Assainissement Demande d autorisation pour l installation d un dispositif d Assainissement Non Collectif GÉNÉRALITÉS Demandeur

Plus en détail

LES SOLS. Mewtow. 10 janvier 2016

LES SOLS. Mewtow. 10 janvier 2016 LES SOLS Mewtow 10 janvier 2016 Table des matières 1 Introduction 5 2 Composants du sol 7 2.1 Portion solide.................................... 7 2.1.1 Portion minérale...............................

Plus en détail

SERVICE PUBLIC DE L ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF

SERVICE PUBLIC DE L ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF SERVICE PUBLIC DE L ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF Dossier de Déclaration et de Mise en Place d un Assainissement Non Collectif De Type : Fosse Toutes Eaux avec Epandage souterrain en sol naturel A ETABLIR

Plus en détail

Source : www.almohandiss.com INTRODUCTION ET GENERALITES

Source : www.almohandiss.com INTRODUCTION ET GENERALITES INTRODUCTION ET GENERALITES I. INTRODUCTION La décomposition du titre de cette matière laisse deviner qu il doit s agir de l étude du mouvement de l eau dans le sol : - Hydraulique : Etude des écoulements

Plus en détail

par Jacques REY, Muriel HÉLALI & Claude BOU

par Jacques REY, Muriel HÉLALI & Claude BOU LES RESSOURCES EN EAU POTABLE ET LEUR PROTECTION DANS LE DÉPARTEMENT DU TARN par Jacques REY, Muriel HÉLALI & Claude BOU 5 et 19 0ctobre 2008 Cette manifestation a été réalisée dans le cadre de l Année

Plus en détail

BENIN -COTONOU ZONE D ETUDE METHODOLOGIE

BENIN -COTONOU ZONE D ETUDE METHODOLOGIE BENIN -COTONOU ZONE D ETUDE METHODOLOGIE La ville de Cotonou qui compte environ 700000 habitants selon le recensement général de la population et de l'habitat (RGHP) de février 1992) est située dans son

Plus en détail

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel?

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel? Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel? Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet Pourquoi a on défini 7 couleurs pour l arc an ciel A cause de l'analogie entre la lumière et le son, la gamme

Plus en détail