l Enass Ecole nationale d assurances

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "l Enass Ecole nationale d assurances"

Transcription

1 l Enass Ecole nationale d assurances A deep water horizon : la fin des captives de bancassurance? Laurence BARRY

2 SOMMAIRE Executive summary 1. Des captives bancaires qui ne se sont jamais aussi bien portées 1.1. Définition du concept de «captif» 1.2. Des résultats positifs dans tous les métiers 1.3. Le fondement du succès du modèle : un mixte d activités, une capacité à vendre du prix et une productivité commerciale élevée 2. L essor de nouveaux modes de distribution, sources de risques de cannibalisation avec les réseaux captifs 2.1 L émergence du digital comme canal de vente, de services et de mise en relation 2.2 Des acteurs qui imposent de nouvelles règles du jeu 2.3 Des acteurs qui chamboulent les méthodes traditionnelles de distribution 3. Des contraintes prudentielles qui assombrissent l horizon 3.1. Les impacts estimés de Bâle 3 et de Solvabilité 2 : recherche de liquidité des établissements bancaires et rentabilité dégradée des captives d assurance 3.2. La réponse apportée : la recherche d une diversification des risques tant en terme de métiers, de géographies que de réseaux de distribution 3.3. Cette diversification à marche forcée des bancassureurs suffira t elle à répondre aux exigences de retour sur investissement des groupes bancaires? Bibliographie

3 EXECUTIVE SUMMARY Le modèle le plus abouti de la bancassurance s est développé en France avec la création ex nihilo de compagnies d assurance au sein des principaux établissements bancaires français à partir des années 70 ou par les acquisitions ou les rapprochements de compagnies d assurance par les établissements bancaires en fonction des opportunités de marché. Il repose sur l intégration complète de la compagnie d assurance au sein du groupe bancaire permettant une approche globale par le réseau d agences bancaires des besoins de la clientèle tant financiers que de protection, tout en s appuyant sur une imbrication forte des systèmes informatiques de la compagnie d assurance au sein de la banque. Poussé à l extrême, il conduit à développer une machine outil de production la plus efficiente possible en terme de robustesse au service d une distribution dont la productivité commerciale est élevée dans la mesure où l ensemble des produits financiers et assurantiels sont mis à la disposition de la force commerciale. C est ainsi que la maîtrise et le pilotage de ces réseaux de distribution ont permis aux bancassureurs de conquérir des parts de marché substantielles tant en assurance vie où ils sont devenus leaders qu en assurances de crédit et de personnes, et plus récemment en assurance dommage. Le fondement du succès de ce modèle repose sur : un mixte d activités, une capacité à vendre du prix et une productivité commerciale élevée. Cette activité de distribution d assurance est ainsi venue constituer une source de revenus complémentaires non négligeables pour le distributeur, revenus assis sur le stock plus que sur le volume, amortisseurs par ailleurs des éventuelles crises financières impactant les revenus financiers bancaires davantage cycliques. La répartition de la marge entre le producteur et le distributeur est devenue par conséquent un enjeu majeur au sein des différentes entités d un groupe bancaire assurantiel même si, à son sommet, le jeu est à somme nulle. Cette marge s est érodée au fil du temps avec l apparition de nouveaux modes de distribution issus des nouvelles technologies qui imposent des investissements majeurs en termes de communication, de marketing et d informatiques. Ils nécessitent par ailleurs une réactivité nouvelle, une transparence toujours plus forte en particulier en matière de tarification et une segmentation de la clientèle toujours plus fine. De nouvelles règles du jeu 3

4 apparaissent qui modifient les méthodes traditionnelles de distribution des acteurs bancaires. Pour autant, si les bancassureurs ont observé dans un premier temps ce phénomène avec la distanciation usuelle pour tout ce qui est nouveau et dont on ne mesure pas dans un premier temps toutes les conséquences, ils ne s en sont pas pour autant désintéressés et l ont peu à peu adopté au sein de leurs différentes stratégies de distribution. A terme, une fois les risques de cannibalisation maîtrisés entre réseaux de distribution captifs/ouverts et les dogmes levés, on peut penser que la multi distribution sera exploitée de la façon la plus efficiente possible au sein des bancassureurs. Ce sont davantage les nouvelles contraintes prudentielles portées par Bâle 3 et Solvency 2 qui risquent de rebattre les cartes de manière non négligeable. En effet, le renforcement exigé de la liquidité des établissements bancaires peut conduire les bancassureurs à faire un choix entre la rentabilité de leurs actifs, en particulier, assurantiels et l augmentation de leurs propres fonds propres. C est pourquoi certaines captives d assurance poussent les feux de la diversification de leurs métiers, mais aussi de leur exposition géographique et de leur réseaux de distribution en s appuyant sur leur savoir faire traditionnel pour répliquer ce modèle auprès de partenaires externes. Ces assureurs, devenus de plus en plus autonomes au regard de leurs maisons mères, pourront le moment venu, si d aventure des mouvements capitalistiques se faisaient jour sous l impulsion de leur propre actionnaire, envisager des relations plus ou moins étroites sous des formes diverses et variées avec d autres assureurs pour créer des synergies soit de revenus soit de coûts. 4

5 Introduction : La France est le pays au monde qui a certainement poussé le plus loin le modèle de la bancassurance au sein de son industrie financière depuis plusieurs dizaines d années en s appuyant avant tout sur l appétence des ménages français à se constituer une épargne de précaution au travers de l assurance vie, outil de préparation à la retraite et de transmission de son patrimoine. Or, aujourd hui, la crise financière avec ses conséquences sur le rendement des fonds en euro, la concurrence effrénée des acteurs sur l assurance vie, produit commoditisé, et les évolutions règlementaires assurantielles (Solvency 2) mais aussi et surtout bancaires (Bâle 3), conduisent à penser que ce modèle de la bancassurance est dépassé et que des évolutions majeures auront lieu dans les années à venir. C est l objet de ce mémoire que d étudier succinctement, en s appuyant uniquement sur des données publiques le positionnement des bancassureurs en France aujourd hui, leurs capacités à surmonter les challenges que posent les nouveaux réseaux de distribution issus des nouveaux modes de communication, et les éventuelles conséquences des évolutions règlementaires assurantielles et bancaires à venir. 1. Des captives bancaires qui ne se sont jamais aussi bien portées : 1.1 Définition du concept de «captif» : Les compagnies d assurance dites «captives» sont des compagnies d assurance détenues au capital par des établissements bancaires. Ce modèle est particulièrement bien implanté en France puisque les plus grands groupes bancaires tels que BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Crédit Mutuel ont opté pour cette stratégie d intégration complète afin de contrôler le processus de bout en bout, de maîtriser dans une vision unique les objectifs de leur Groupe et de délivrer une culture d entreprise globale qui a pour ambition de s afficher tant auprès de ses collaborateurs que de ses clients. Ce modèle a vu le jour en France au cours des années 1970 lorsque les banques ont eu le droit de commercialiser des produits d assurance, et a pris toute son ampleur dans les années 1980 avec la suppression de l encadrement du crédit en 1986 et l accès direct au marché du financement pour les entreprises. C est en 1972 que débute le phénomène avec la création des 5

6 Assurances du Crédit Mutuel (ACM) par les Caisses Régionales du Crédit Mutuel qui souhaitent développer l assurance dommage en premier lieu. Ce choix n aura pas la faveur des acteurs suivants puisqu ils préfèreront développer l assurance vie et la prévoyance, c est à dire l assurance des personnes plutôt que l assurance des biens. Ainsi Cardif, créée en 1973 par la Compagnie Bancaire (Groupe Paribas) se développe sur son savoir faire en matière d épargne multi-supports. Elle fusionne avec Natio Vie, compagnie d assurance de BNP Paribas après l acquisition par cette dernière du Groupe Paribas. Elle donne ainsi naissance à la compagnie BNP Paribas Assurances, renommée au printemps dernier: BNP Paribas Cardif dans un souci de mettre en avant une seule marque institutionnelle en s appuyant sur le principal point fort de chacune des entités d origine: la référence à la solidité du Groupe bancaire BNP Paribas, et la référence à l expertise de Cardif. Du côté de la Société Générale, en 1973, cette dernière prend le contrôle d Umac Vie qui deviendra par la suite Sogécap. Durant la même période, le Crédit Lyonnais acquiert des cabinets de courtage et des compagnies d assurance (dont la Médicale de France en 1971), activités qui sont regroupées en 1988 au sein de l Union des Assurances Fédérales (UAF) avant d être fusionnées avec Prédica en Cette filiale dédiée à l assurance de personnes a été créée en 1986 avant qu en 1990, Pacifica, structure dédiée au dommage n apparaisse. L ensemble de ces activités, après le rachat en 2003 du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole est regroupé au sein du pôle Crédit Agricole Assurance en Enfin, en 1978, les Banques Populaires créent Fructivie, leur filiale assurance vie qui deviendra à son tour Assurances Banques Populaires. Depuis, cette compagnie s est ouverte à l assurance dommage. Ce modèle d assurance captive a permis aux banques françaises de diversifier leur activité afin de se procurer des sources de revenus complémentaires, revenus non liés à leur principal métier qui repose sur la transformation des dépôts en crédits mais revenus issus des commissions perçues au titre des placements réalisés. Ces revenus sont donc de prime abord contra cycliques par rapport aux revenus bancaires : soit les ménages français épargnent en plaçant leurs économies chez des assureurs vie, soit ils empruntent auprès des établissements bancaires. Ces revenus peuvent donc jouer un rôle d amortisseur par rapport aux impacts des évolutions conjoncturelles et financières. 6

7 1.2 Des résultats positifs dans tous les métiers : Le modèle de la bancassurance est aujourd hui bien établi et légitime vis-à-vis des clients. Il a introduit une rupture qui, sans être aussi spectaculaire et brutale que celle de l émergence de la grande distribution dans les années 60 en France, a remis en jeu la distribution de détail des services de banque et d assurance au sein des différents réseaux de distribution bancaires. Le client se voit ainsi offrir un ensemble de services financiers par un fournisseur unique, ce qui simplifie ses démarches et rend plus aisément accessible les produits d assurance. Ce modèle s appuie sur un réseau d agences bancaires très dense ( agences en France) dont l essence est de répondre en tant que généraliste aux attentes d une clientèle de proximité pour distribuer une palette de services financiers dans le cadre d une approche globale. Le coût de la distribution de produits d assurance est donc marginal pour le groupe bancaire qui s appuie sur un réseau d agences et de salariés déjà en place, ce qui accroît la rentabilité du réseau de détail. La forte intégration du système d information de l assurance dans celui de la banque, la formation et l animation des conseillers bancaires sont les clefs du succès de ce modèle. Ce dernier s est tout d abord construit autour de l assurance vie dans la mesure où ce produit est proche des offres financières que le banquier peut être amené à proposer (par exemple, comptes épargne ou comptes à terme couplés à des produits à capital garanti comme les PEL assurant conjointement le remboursement du capital net investi au départ et le versement de revenus annuels pendant un nombre d années déterminées). 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Cotisations en assurance-vie par réseaux de distribution, en % Bancassurance Agents généraux Courtiers Salariés Sociétés sans intermédiaires 7

8 En 2010, la part de marché des bancassureurs en vie et capitalisation est repassée à 61% (versus 60% en 2009) au détriment de celle des courtiers qui a baissé à 13% (versus 14% en 2009) alors que depuis 2008 cette part de marché s était stabilisée à 60%. Par ailleurs, la progression de la collecte nette d assurance vie pour les réseaux de bancassurance en 2010 a cru de 5,5% alors que celle des réseaux d assurance traditionnels a baissé de 9% selon la FFSA. Parmi les dix premiers groupes d assurance français en assurance des personnes, cinq font partie du monde de la bancassurance en 2010 sachant que trois d entre eux se placent dans les quatre premières positions en matière de cotisations. 10 premiers groupes d assurance des personnes en France en CA 2010, en milliards d euros- source FFSA CNP Assurances 9,6 11,6 7,9 7,2 5,4 25,4 21,9 CA Assurances Axa BNP Paribas Cardif Generali France 11,7 12,7 13,2 Groupe ACM Société Générale Insurance Allianz France Groupama Aviva Si le modèle de la bancassurance s est appuyé d abord et avant tout sur l assurance vie, il s est développé sur un deuxième axe qu est l assurance des personnes avec en particulier l assurance des emprunteurs dont les contrats collectifs Groupe dominent sur le marché. Avec la commercialisation du produit emprunteur, les banques jouissent en effet de manière naturelle d un avantage concurrentiel significatif: la maîtrise du calendrier de la souscription du crédit qui permet à la fois de proposer au moment opportun l assurance emprunteur et de l intégrer dans une offre globale crédit plus assurance. La loi Lagarde, un an après sa mise en place n a pas pour le moment modifié fortement les parts de marché des principaux acteurs que sont les banques et les établissements de crédit. En effet, elle a permis de replacer le produit au centre des discussions avec une segmentation des conditions tarifaires des produits 8

9 groupe et un ajustement des offres individuelles par les banques elles-mêmes, contrats individuels qui étaient auparavant quasi exclusivement commercialisés par les courtiers en assurance. Les banques privilégient alors des offres structurées et pilotées avec la mise en place d un panel d offres «labellisées» via le support de courtiers gestionnaires tels CBP par exemple (pour les Banques Populaires, Caisses du Crédit Agricole ) qui permettent la mise à disposition aux réseaux bancaires de produits validés et certifiés. Les délégations d assurance représentent aujourd hui entre 20% et 30% des souscriptions, ce qui a profité aux acteurs traditionnels du marché de l individuel que sont parfois les bancassureurs (BNP Paribas Cardif notamment). Les bancassureurs ont également gagné du terrain en santé et en prévoyance individuelle, secteurs qui sont les relais de croissance durables pour le monde de l assurance. Ainsi, le cabinet Accenture estime que le taux de croissance annuel moyen de l assurance vie s élèvera à 2,26% entre 2009 et 2020, pour 2,28% pour l IARD et 4,37% pour la santé et la prévoyance individuelle. La part de marché de ce dernier secteur remportée au global par les bancassureurs entre 2004 et 2009 est passée de 9,2% à 12,5% soit une augmentation de 0,6 point par an avec un chiffre d affaire moyen de 251 millions d euros par an alors qu il s agit d un secteur hyper concurrentiel et saturé (94% des français ont une complémentaire santé) et où l assurance collective gagne du terrain année après année. Cette percée est à relativiser malgré tout au regard du positionnement des bancassureurs les plus performants sur le marché des complémentaires santé : 16 ème pour les ACM, le Groupe des Assurances du Crédit Mutuel avec 574 millions d euros de primes encaissées en 2010 et 24 ème pour le Crédit Agricole Assurance avec 410 millions de primes encaissées à comparer aux millions d Axa et aux millions de Groupama. L enjeu va être la capacité des réseaux de distribution bancaires à couvrir un risque évolutif et différencié en fonction de l âge et de la situation des assurés, d où une approche produit hyper segmentée qui conduira à mettre davantage l accent sur l innovation. Or les nouveaux réseaux de distribution comme le web sont certainement un des vecteurs de commercialisation qui permet d offrir cette offre ciblée à une clientèle segmentée. Enfin, ces dernières années, la conquête de parts de marché par les bancassureurs en assurance-dommages a ébranlé de plus en plus sérieusement les autres réseaux de distribution. 9

10 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% Cotisations en assurance dommages par réseaux de distribution, en % Bancassurance Agents généraux Courtiers Salariés Sociétés sans intermédiaires Autres modes (vente directe, internet) De 2005 à 2009, les bancassureurs ont pris plusieurs centaines de milliers de contrats à la concurrence en assurance dommages : annuellement, en multirisque habitation, en assurance automobile (selon le cabinet Fact and Figures, baromètre 2011, affaires nouvelles nettes de résiliations). En 2010, en assurance automobile, les cotisations des bancassureurs se sont élevées à 1,676 milliards d euros, en progression de 8% pour les bancassureurs contre 2,8% pour l ensemble du marché. En Multi Risques Habitations, les bancassureurs ont recueilli 1,242 milliard d euros de cotisations soit une augmentation de 12% contre 5,3% pour l ensemble du marché. Les deux bancassureurs historiques sur ce marché que sont le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel qui collectent 70 à 80% des primes perçues par les banques, totalisent à eux deux près de 10% du marché de l assurance dommage. BNPP Cardif a lancé de son côté en 2009 un plan de croissance accéléré (P2A) pour se positionner sur l assurance non vie en France qui lui a permis de passer de 11 millions de chiffre d affaire en 2009 à 130 millions en Société Générale Insurance, après avoir racheté les 35% qu Aviva détenait dans Soggessur, sa filiale d assurance dommage, a également annoncé un ambitieux plan de relance dans son activité dommage. Enfin, la Banque Postale vient de lancer son offre dommage en agences au cours du 2 ème trimestre On voit donc percer les bancassureurs au sein même des activités qui pour le moment étaient l apanage des assureurs traditionnels. Les bancassureurs se sont orientés également vers un développement massif sur les risques divers (protections juridiques, garanties d assistance, pertes pécuniaires, assurances des téléphones portables.) dont la rentabilité est 10

11 bien supérieure aux risques traditionnels. Ainsi, en non-vie, en 2010, si l automobile pèse 40% du marché des assurances de biens et de responsabilité (source FFSA), les résultats techniques ne représentent que 30% (selon Fact & Figures). En revanche, les risques divers ne pèsent que 10% de part de marché de la non-vie (FFSA) mais génèrent plus de 70% des résultats (selon Fact & Figures). Cette source de profit a bien été identifiée par les bancassureurs dans la mesure où les risques divers représentent 25% du chiffre d affaires nonvie des particuliers des bancassureurs contre 13% pour l ensemble des assureurs. Ventilation du CA non-vie des particuliers ( ), ensemble des assureurs Ventilation du CA non-vie des particuliers ( ), bancassureurs 28% 13% 59% Auto MRH Auto MRH Risques divers Risques divers Globalement, dans dix ans, les bancassureurs pourraient bien représenter 20% du marché de l assurance non vie contre 10% actuellement. En résumé, le classement des groupes d assurance sur le marché français avec son évolution par rapport à 2009 permet de mesurer combien les bancassureurs ont progressé à marché forcée par rapport aux assureurs traditionnels. Rang 2010 Rang 2009 Groupe CA 2010 CA 2009 Variation 1 2 CNP 26,1 26,3-0,8% 2 1 Axa 25,05 26,7-6,2% 3 3 Crédit Agricole Assurances 24,35 20,3 20,0% 4 4 Generali 15,9 16,7-4,8% 5 8 Crédit Mutuel 13,282 12,4 7,1% 6 7 Covéa 13,1 12,6 4,0% 7 8 BNP Paribas Cardif 13,1 12,1 8,3% 8 6 Groupama 13 12,8 1,6% 9 9 Allianz 12,389 12,1 2,4% Société Générale 11,506 9,2 25,1% 11 Sgam Sferen 10,97 10,2 7,5% AG2R la Mondiale 7,3 7 4,3% Aviva 7,022 6,8 3,3% 11

12 14 14 Natexis Assurances 4,215 3,7 13,9% Swiss Life 3,838 3,5 9,7% Malakoff Médéric 3,396 3,4-0,1% Pro BTP 2,419 2,5-3,2% Sgam BTP 2,38 2,4-0,8% HSBC Assurances 2,3 2,1 9,5% MACSF 2,084 1,8 15,8% Total 213, ,6 4,4% 1.3 Le fondement du succès du modèle : un mixte d activités, une capacité à vendre du prix et une productivité commerciale élevée La bancassurance dégage un niveau moyen de ROE supérieur à la moyenne du marché selon Fact & Figures grâce à un bon mixte d activités, une capacité à vendre du prix et une productivité commerciale élevée. La bancassurance confirme donc année après année le succès de son modèle intégré industriel de distribution et de gestion. Il repose en effet sur la performance des réseaux commerciaux des banques qui s appuient sur leur proximité géographique auprès de la clientèle et sur la captation des flux financiers au travers des comptes courants où sont domiciliés les revenus. La Fédération bancaire française recense près de agences en France, implantations fortes dans tout le maillage territorial français qui facilitent les rencontres entre les banquiers et les consommateurs/épargnants. Outre l assurance vie, les bancassureurs disposent d un produit d appel phare avec le crédit immobilier qui leur donne un pouvoir de négociation supérieur à celui des assureurs : il leur est plus aisé de proposer une assurance MRH aux souscripteurs de prêts immobiliers au moment de leur acquisition d un bien immobilier, tout comme il leur est plus simple de combiner une offre de crédit avec une assurance groupe de prêt immobilier ou personnel. La preuve réside dans le fait que les bancassureurs ont un portefeuille MRH supérieur au portefeuille automobile ce que l on ne relève pas chez les assureurs traditionnels. Dans l assurance, on acquiert un client par l auto et on l équipe ensuite sur les autres contrats. Dans la bancassurance, c est l inverse. Par ailleurs, cette performance du modèle intégré s appuie également sur le niveau des commissionnements/chargements plus élevé pour les réseaux d agents que pour les bancassureurs qui se sont positionnés entre les Mutuelles sans Intermédiaires et les réseaux 12

13 d Agents Généraux. En effet, un intermédiaire a intérêt à prendre les risques les plus importants car ils rapportent les primes les plus élevées, primes sur lesquelles l intermédiaire perçoit un commissionnement de 14 à 20% de la prime alors qu il peut être sensiblement inférieur dans les réseaux de banque assurance (8% au Crédit Mutuel) ou dépendre du résultat technique (comme au Crédit Agricole). Cette difficulté des agents généraux à conserver leur part de marché se ressent aussi au travers de la tendance baissière de leur nombre ( à fin 2007, contre à fin 2010 selon les chiffres de l Orias). Enfin et surtout, dans la mesure où la captive n a pas à supporter les coûts de distribution portés par l établissement bancaire, cette économie de frais peut s afficher sur les prix des produits vendus auprès de sa clientèle. L industrialisation des processus est le troisième fondement de la performance des bancassureurs avec des produits standardisés et simples, et la mise en place de plateaux de gestion de sinistres propres à la compagnie d assurance voire délégués mais extérieurs à la banque. Dans le règlement des sinistres, les compagnies n interfèrent pas avec la gestion bancaire. Leur bon fonctionnement est positif pour l image du groupe bancaire. En conséquence, l assurance, métier de stocks, offre des revenus récurrents à la banque au-delà de sa capacité à fidéliser les clients, et constitue un réel amortisseur en cas de crise à l inverse des dépôts bancaires beaucoup plus volatiles et sensibles à une détérioration de l économie. Le développement de la bancassurance s est poursuivi jusqu à ce jour de façon la plus efficiente possible en comparaison des autres réseaux de distribution traditionnels qui, pour le moment ont eu du mal à réagir. L étape suivante pourrait être la conquête par les bancassureurs des parts de marché sur les risques professionnels et les risques d entreprises, segments qui tirent depuis quelques années, les résultats positifs de la branche non-vie, et dont le ratio combiné moyen est passé de 98% à 100% contre une dégradation de 101% à 107% en non-vie du particulier entre 2004 et Toutefois, deux facteurs peuvent remettre en cause cette performance dans les années à venir : d une part de nouveaux modes de distribution qui interpellent les bancassureurs captifs compte tenu des risques de cannibalisation avec leurs propres réseaux physiques, d autre part l arrivée prochaine de Solvency 2 qui conduit à une augmentation croissante de l importance des problématiques financières, technico-financières et d allocations d actifs qui pourraient amener les groupes bancaires à ouvrir le capital de leurs captives d assurance à des tiers. 13

14 2. L essor de nouveaux modes de distribution, sources de risques de cannibalisation avec les réseaux captifs : De nouveaux canaux issus des nouvelles technologies ouvrent de nouveaux horizons et changent la donne en matière de distribution d assurance. Ils imposent une réactivité nouvelle, un mode de mise en relation multiple (téléphone, réseau d agence, 100% en ligne), et une transparence des offres tant au niveau des produits que des tarifs, trois conditions pour lesquelles les captives de banques ne sont pas les mieux armées ni les mieux positionnées sur le marché. L émergence de ces nouveaux réseaux de distribution implique dans ces conditions pour les bancassureurs de réfléchir à l évolution de leur business modèle jusqu ici centré sur leurs réseaux bancaires sources de revenus importants et maîtrisés. relations: 2.1 L émergence du digital comme canal de vente, de services et de mise en L assurance en ligne est née il y a quinze ans et c est le temps qu il lui a fallu pour se développer en France. Aujourd hui, l assurance arrive en tête des informations financières les plus recherchées sur internet. C est ce que révèle une étude de la FEVAD (Fédération du e.commerce et de la vente à distance) conduite en mars 2011 auprès de 2450 internautes en partenariat avec Médiamétrie/Netratings. 59% des consommateurs consultent les sites pour comparer et vérifier les tarifs proposés par les assureurs et banquiers contre 48% il y a seulement un an. Avec un internaute sur quatre (23%) qui s est renseigné sur l assurance, celle-ci passe devant les crédits (18% des internautes) et les services bancaires (15%). Un million de requêtes mensuelles dans Google portent sur les mots clés «assurance auto» ; sur «assurance habitation». Le phénomène internet ne peut donc plus être omis dans les réflexions stratégiques des groupes bancaires propriétaires d une compagnie d assurance. L internaute, visiteur des sites dédiés aux sociétés d assurance, y trouve aussi bien des conseils pratiques sur la gestion des contrats (suivi des remboursements ), des informations en cas de sinistres (téléchargement des formulaires de déclaration ), des services associés aux contrats tels que les réseaux partenaires (réparateurs automobiles, sociétés d assistance ) que des informations sur les différents produits qui aboutissent, généralement, à la possibilité d obtenir un devis en ligne. Les sites des assureurs sont visités par plusieurs millions d internautes par mois qui formulent deux millions de devis. 14

15 Il a fallu attendre l arrivée des modèles «pure player» poussés par de grands acteurs traditionnels de l assurance pour que les groupes d assurance bancaires commencent à miser sur ce nouveau canal de distribution. Après Direct Assurance, créée en 1992, pionnier de l assurance en direct par téléphone et internet en auto, moto, habitation, complémentaire santé et assurance vie, en 2008, trois groupes mutualistes ont lancé des sites internet permettant à leurs clients de souscrire à des produits d assurance en ligne, mais aussi d accéder à des services tels que le conseil à toute heure. La Macif (SGAM Sferen) a ouvert sa première enseigne «idmacif» qui est destinée aux internautes de 27 à 45 ans. Covéa (qui rassemble Maaf, MMA et GMF), son concurrent, a mis en place un site de vente en ligne «Aloa» qui s adresse aux seniors avec un produit d appel innovant : l assurance de santé pour chiens et chats. Cette offre a été complétée par une gamme d offre plus traditionnelle d assurance (IARD, complément retraite ). Enfin Groupama, pour mener à bien sa conquête des marchés urbains a lancé une nouvelle marque «amaguiz.com», un site marchand de produits d assurance automobile proposant des offres à bas prix ou innovantes telle que l assurance en fonction du nombre de kilomètres parcourus. L émergence de ces pure players est une réponse aux études de marché qui montrent que l évolution d internet est une tendance de fond que l on mesure d ores et déjà dans les pays les plus avancés comme le UK où 60% environ des ventes d assurance s effectuent au travers de ce canal de distribution. En France, pour le moment, selon les sources, de quelques pourcents à 17% des ventes d assurance au global seraient réalisées par ce canal (étude empruntis.com et Market Audit), en progression constante même si on est loin d atteindre les chiffres du Royaume-Uni ou des Pays-Bas. Cette multiplication des marques «low-cost» a accentué la baisse des tarifs que la concurrence sur les contrats auto avait déjà suscitée. Le recrutement de nouveaux clients se fait avant tout sur l argument prix, phénomène encore renforcé avec l amélioration de la transparence de l information, l accès rapide, facile et gratuit à l offre et aux tarifs d assurance. Les comparateurs apparus dans le paysage français ont développé ce phénomène. Près de 77% des internautes passent par la case «comparateur» pour obtenir des informations en matière d assurance (baromètre de la relation client orchestré par Solucom). Aujourd hui, ces sociétés initialement indépendantes, sont détenues peu ou prou par des assureurs compte tenu de la place importante qu elles ont pris. Elles permettent de mieux comprendre le cheminement de l internaute sur la Toile et de le maîtriser avant qu il ne passe à l acte de 15

16 vente, la plupart du temps encore avec l appui d un réseau physique. Le premier d entre eux, Assurland est détenu par le groupe mutualiste Covéa et représente 80% de part de marché. Il dénombre visiteurs mensuels et prospects mensuels. Sa marge opérationnelle brute en 2010 s est élevée à 19 millions d euros pour un chiffre d affaire de 28 millions d euros. Il est à l heure actuelle a priori encore en cours de cession. Les acquéreurs potentiels sont des fonds d investissement (Golden Lake capital, Silver Lake, et TA Associates), preuve de la dynamique de croissance attendue de ce type d entreprise. Hyperassur (détenu majoritairement par Alico (Metlife)), Kelassur, Assuremieux, Assurprox et LeLynx (détenu par le britannique Admiral) sont les autres comparateurs qui dominent sur le marché français. Les bancassureurs ne se sont pas encore franchement positionnés sur ce secteur des comparateurs d assurance. En effet, la complexité réside dans ce que l on est en droit d attendre d une entreprise qui compare sur le marché les prix d offres assurantielles diverses et variées pour proposer à l internaute a priori le produit au meilleur prix, en fonction de ses besoins préalablement déterminés, et selon la nature des garanties couvertes. Cette comparaison doit s effectuer dans une totale indépendance de manière à ce que la crédibilité des comparateurs soit préservée pour générer des leads. Or rien ne permet de penser que les produits commercialisés par un bancassureur quel qu il soit, fassent systématiquement partie du premier quartile. 2.2 Des acteurs qui imposent de nouvelles règles de jeu : En effet, un lien commercial existe entre la consultation d un site (comparateur ou pas) et le renvoi à la compagnie d assurance qui s est référencée sur le site en question. C est ainsi que le lien commercial d un site web est rémunéré par l assureur au clic par internaute pour 2 ou 3 euros en moyenne lorsqu il s agit d un formulaire rempli sur internet, à charge pour l assureur de relancer le prospect par téléphone, courriel ou via le réseau de distribution traditionnel. Le référencement naturel d un assureur peut permettre d avoir à éviter à payer ce clic mais la concurrence est rude, en particulier celle faite par les pure players qui capitalisent sur leur notoriété et leur culture de l internet. Pour y pallier, l une des voies reste le référencement géographique avec le système de recherche localisé Google Adresses. Cependant, là encore, les évolutions récentes du secteur des comparateurs montrent un déplacement des 16

17 comparateurs vers ce type d offre de comparaison géo localisée. En avril dernier, a été mis en ligne le site : LeComparateurAssurance.com qui s appuie ainsi sur la comparaison géo localisée. Ce comparateur, édité par la start up lilloise Pixeo, société créée en août 2010, a le statut de courtier (inscrite à l Orias) et bénéficie du soutien d acteurs régionaux. Il renvoie l internaute sur les agences de douze courtiers grossistes et compagnies d assurance actuellement référencés, ce qui permet à l internaute de localiser les assureurs proches de chez lui. A contrario, ceci traduit un tournant certain dans le modèle de distribution par le web : le prix n est plus le seul élément pour différencier deux offres, ce qui caractérisait jusqu à maintenant les comparateurs. Cette tendance marque une évolution comportementale dans la maturité des internautes qui prennent du recul par rapport au prix proposé pour s interroger sur le contenu de l offre. Elle rejoint plus largement l idée du consommateur dit acteur de sa vie au quotidien qui a une maîtrise de plus en plus grande de sa consommation. Elle répond aux aspirations des instances de régulation et de contrôle qui souhaitent qu une offre proposée apporte une valeur réelle au client. Un autre exemple de comparateur s appuyant sur la comparaison des garanties offertes est le comparateur et courtier en ligne Santiane créé en 2006 et dont la croissance explose depuis. Le groupe génère aujourd hui 6 millions d euros de chiffre d affaires soit 300 % de croissance depuis Ce comparateur étudie les garanties contrats santé appartenant à 16 mutuelles ou complémentaires santés différentes. Comme les comparateurs au Royaume-Uni, il se rémunère à l affaire apportée et non au prospect vendu à la mutuelle ou à la compagnie. 10% des prospects signent avec une facturation de la nouvelle affaire entre 250 et 300 euros (Santiane a un objectif de nouveaux contrats en 2011). Il est le premier distributeur de contrats d assurance santé de Swiss Life et le premier partenaire du courtier April. Il consacre 30% de son chiffre d affaire à son référencement sur Google. Ce comparateur, en phase de levée de fonds, refuse l entrée d assureurs au sein de son capital pour pouvoir continuer à porter un discours d indépendance vis-à-vis du monde assurantiel. Par conséquent, si l affiliation ou les partenariats permettent aux assureurs de mieux maitriser leurs coûts d acquisition par la rémunération à la performance dans la mesure où ils ne paient qu au formulaire complété : de 6 à 8 euros pour un contrat auto ou MRH, de 22 à 24 euros pour une souscription en ligne en assurance des personnes, le lien commercial qui existe transforment les affiliés en de véritables forces de vente virtuelles. Les partenaires sont souvent des sites de conseils avec des audiences élevées sur des thématiques précises (forum des motards par exemple). 17

18 2.3 Des acteurs qui chamboulent les méthodes traditionnelles de distribution : Pour s appuyer sur ces nouvelles forces de ventes virtuelles, BNP Paribas Cardif a signé un partenariat avec SeLoger.com, site de petites annonces immobilières en ligne pour commercialiser son offre Cardif Garantie Emprunteur. 7 agences immobilières sur 10 en France et même 9 sur 10 à Paris passent leurs annonces par l intermédiaire de ce site qui a réalisé en 2010, 83 millions de chiffre d affaires soit un doublement en 4 ans. Ce site est leader sur son créneau car il est le premier de son secteur à être arrivé sur le web. Sur la Toile, la prime au premier arrivé est déterminante. SeLoger, pure player dés 1996, a consolidé son avance avec le rachat d Immostreet en Aujourd hui ce site dénombre 15 millions de visiteurs mensuels et un flux d un million de logements présentés. Le modèle économique repose sur la gratuité pour les internautes (sauf les annonces de location pour lesquelles il convient d appeler un numéro surtaxé), la taxation pour les agences immobilières qui paient un forfait pour placer leurs annonces sur le site et la rémunération comme apporteur d affaires des trois partenaires que sont le Crédit Agricole pour le crédit immobilier, BNP Paribas Cardif pour l assurance emprunteur et Nexity pour le simulateur de défiscalisation immobilière. Après internet, le virage a été pris en 2009 des petites annonces sur téléphone mobile avec la première application SeLoger sur Iphone. En 2011, elle représente déjà 20% du trafic. Les réseaux communautaires apparaissent également comme de nouvelles forces de vente virtuelles même s il n en demeure pas moins, là encore, qu elles nécessitent des investissements réels. Les liens sur ces réseaux permettent de cibler les contacts par âge, niveau d études, secteur géographique, niveau social Ces nouveaux réseaux de distribution sont en cours d exploration au sein même du monde des assureurs captifs. Par exemple, C.Nickel.com est un site conçu et développé par BNP Paribas Cardif pour permettre aux travailleurs à domicile d échanger entre eux, de faire part de leurs expériences, de se former, de trouver de nouveaux emplois dans le cadre d un site communautaire réalisé pour eux. Cette démarche s inscrit dans le cadre de l offre complète de services à la personne que les banques et certaines sociétés d assurance proposent désormais à leur clientèle depuis quelques années (Sérénissime pour BNPP) afin d une part de renforcer l image qualitative de leur réseau bancaire en vue de fidéliser leurs clients et d autre part, d augmenter leurs taux d équipement. La deuxième population ciblée est la population des employeurs qui va aller sur ce site pour trouver des références afin d employer des personnes à domicile. Cette population a des moyens financiers plus élevés que le réseau communautaire primaire. On peut alors imaginer voir un jour apparaitre sur ce site communautaire des propositions d assurances des personnes 18

19 ou des familles pour répondre aux soucis de protection de ces employeurs, au vieillissement de la population et aux besoins de couverture liés à la dépendance. Le marketing viral est une autre technique ayant pour objectif de faire bénéficier d une audience un produit, une entreprise, ou une personne, par un phénomène de propagation ou de bouche à oreille, via une vidéo ou un courriel par exemple. L audience ainsi captée est gratuite et l impact bien plus important qu un message «subi» puisque la démarche est volontaire. On peut penser là encore, que des entreprises commerciales assurantielles s appuieront sur cette méthode pour renforcer l image de leur compagnie. En effet, cette technique d e.marketing est très médiatisée avec une perpétuelle course à la bonne idée créative. Elle a cependant ses contreparties : des inévitables échecs d audiences dans les ¾ des cas et une maîtrise hasardeuse du phénomène de propagation ainsi que de son contenu originel. Si un petit film n est vu que par quelques milliers d internautes sur YouTube, le coût du contact n en est pas moins très élevé. Reste que pour le moment d une façon plus générale et moins marginale, si les assureurs aussi bien traditionnels que captifs ont su développer ces dernières années de nombreux services très appréciés de leurs clients autour de la vie des contrats, la part du conseil et de la vente directe en ligne demeure marginale ; une fois le devis en ligne réalisé, la souscription se fait principalement en agence ou par téléphone. En effet, l absence de discours commercial et d explications sur les différentes garanties est un frein à la souscription en ligne puisque l internaute ne peut pas dialoguer avec un conseiller sur l adéquation réelle du contrat à ses besoins. C est pourquoi, le plus gros enjeu de l assurance sur internet relève de la faculté à optimiser le traitement des contacts générés par les millions investis dans les liens commerciaux et par l exploitation pertinente par les autres canaux de distribution des coordonnées et autres données personnelles des prospects récupérées sur internet. A ce stade, les captives devraient avoir toute leur place pour devenir les acteurs qui ont la meilleure capacité à transformer ces leads commerciaux, à l inverse des réseaux traditionnels des assureurs qui s interrogent sur l épineux transfert à leurs réseaux des clients acquis par internet. En effet, les modalités (et notamment les conditions économiques) de ces transferts de contacts vont être déterminantes pour influencer le comportement des acteurs du réseau vis à vis de ces prospects qui, une fois informés, continuent de pousser la porte en quête de recherche de contact physique individuel. A l heure actuelle, aucun modèle ne prévaut. La Poste, après avoir lancé en fin d année 2010 une offre dommage dans un premier 19

20 temps sur internet exclusivement, a ouvert cette offre aux réseaux d agences physiques avant l été 2011, ne faisant que suivre le phénomène qui s était fait jour : la souscription en agences de 30 % des contrats signés en dommage alors que l offre n était pas accessible auprès des agences postales. Le client franchissait la porte de l agence son devis en ligne à la main, pour finaliser la signature auprès de son interlocuteur traditionnel bancaire. Dans ce dernier cas, le canal internet est davantage considéré comme un outil au service des entités économiques principales du dispositif de distribution qu un canal de distribution à part entière. Un moyen de communication et de distribution supplémentaire est ajouté sans revoir fondamentalement le modèle dans son ensemble. Autre exemple, Swiss Life facture unitairement à ses agents les contacts intéressés par ses offres de santé. Chaque canal de distribution est donc considéré comme un centre de profit distinct des autres qui partage la chaine de valeur commerciale autour des prospects. Ceci permet de préserver l autonomie des canaux tout en ouvrant des passerelles entre eux. La logique économique devrait permettre de tirer le meilleur parti de chaque réseau de distribution à la condition que la facturation entre canaux se fasse au juste prix. En revanche, MMA distribue gratuitement les coordonnées des prospects aux agents qui doivent les exploiter dans un délai défini tandis qu Allianz laisse le choix au client d être ou non rattaché à un agent. Axa, dans le cadre de son contrat e.auto proposé sur internet renvoie sur le réseau traditionnel des agents généraux avec une facturation des contacts transmis aux agents. En 2010, selon le président de Réussir, le syndicat des agents généraux d Axa, les prospects transmis ont permis la souscription de contrats même si cela est demeuré une goutte d eau au regard des affaires générées par l offre traditionnelle en agence. Le modèle le plus abouti est l approche globale de l ensemble des canaux de distribution. Des mécanismes financiers sont mis en place pour inciter les réseaux à avoir des comportements précis : exploitation du contact transmis sous délais, incitation supplémentaire à la transformation des prospects en clients, bonus ou acquisition définitive du client seulement s il est fidélisé. On passe alors à une phase opérationnelle des actions à mener par le réseau avec une adaptation plus rapide à réaliser en fonction de l évolution des comportements des clients ou des résultats constatés (via la révision des montants d incitation accordés, voire l introduction de mécanismes complémentaires). Les réseaux de distribution bancaires devraient pouvoir répondre positivement à ce modèle qui se rapproche en termes d exigences opérationnelles aux campagnes commerciales traditionnelles. 20

Baromètre 2012 Croissance x Rentabilité des groupes d assurance en France

Baromètre 2012 Croissance x Rentabilité des groupes d assurance en France COMMUNIQUE DE PRESSE (V1.10 au 24 août 2012) Baromètre 2012 Croissance x Rentabilité des groupes d assurance en France (réalisé sur les comptes arrêtés fin 2010) Analyse stratégique du marché et Mise en

Plus en détail

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Paris, le 05/03/2015 RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Swiss Life France annonce une progression de son résultat opérationnel

Plus en détail

Rencontres. Diversification en assurance de personnes: panorama du marché et résultats obtenus

Rencontres. Diversification en assurance de personnes: panorama du marché et résultats obtenus Animation des débats : Benoît MARTIN Rédacteur en chef News Assurances Pro Diversification en assurance de personnes: panorama du marché et résultats obtenus Caroline ALBANET-SAROCCHI Associée Directeur

Plus en détail

Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017

Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017 Paris, le 13 novembre 2013 Plan Stratégique Groupe BPCE 2014-2017 Pour toute information complémentaire, consultez la présentation complète disponible sur le site internet du Groupe BPCE : www.bpce.fr

Plus en détail

Structure du marché Vie & Capi en 2013 selon le mode de distribution -Source : FFSA Autres 3%

Structure du marché Vie & Capi en 2013 selon le mode de distribution -Source : FFSA Autres 3% La place de l assurance chez les bancassureurs Depuis de nombreuses années, on sait que les bancassureurs se sont accaparés plus de 60 % du marché de l assurance vie. Cette part de marché est maintenant

Plus en détail

RESULTATS 2013 Swiss Life France enregistre une forte progression de son résultat associée à une croissance soutenue

RESULTATS 2013 Swiss Life France enregistre une forte progression de son résultat associée à une croissance soutenue Paris, le 26 février 2014 RESULTATS 2013 Swiss Life France enregistre une forte progression de son résultat associée à une croissance soutenue Swiss Life France annonce une forte amélioration de son résultat

Plus en détail

Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français

Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français Copyright Copyright 2010 2010 Accenture All Rights All Rights Reserved. Accenture, its logo, and High Performance Delivered are trademarks

Plus en détail

Septembre 2015 UAF LIFE PATRIMOINE : BILAN ET PERSPECTIVES DOSSIER DE PRESSE

Septembre 2015 UAF LIFE PATRIMOINE : BILAN ET PERSPECTIVES DOSSIER DE PRESSE Septembre 2015 UAF LIFE PATRIMOINE : BILAN ET PERSPECTIVES DOSSIER DE PRESSE Sommaire I. DES RÉSULTATS EN PHASE p. 3 AVEC LES AMBITIONS II. QUATRE ENJEUX MAJEURS p. 5 DE DÉVELOPPEMENT 1- Une nouvelle donne

Plus en détail

ÉPARGNE PAtRimoNiAlE ChIffRES CLÉS

ÉPARGNE PAtRimoNiAlE ChIffRES CLÉS ÉPARGNE patrimoniale chiffres clés 2012 LE GROUPE AG2R LA MONDIALE* Un groupe d assurance de protection sociale, paritaire et mutualiste Un assureur complet de la personne : Prévoyance, Santé, Épargne,

Plus en détail

Décision n 10-DCC-165 du 22 novembre 2010 relative à la prise de contrôle exclusif de Axéria Vie et de ses filiales par Crédit Agricole Assurances

Décision n 10-DCC-165 du 22 novembre 2010 relative à la prise de contrôle exclusif de Axéria Vie et de ses filiales par Crédit Agricole Assurances RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 10-DCC-165 du 22 novembre 2010 relative à la prise de contrôle exclusif de Axéria Vie et de ses filiales par Crédit Agricole Assurances L Autorité de la concurrence, Vu

Plus en détail

Assurance-vie Prévoyance. Santé IARD L ASSURANCE À LA BANQUE POSTALE

Assurance-vie Prévoyance. Santé IARD L ASSURANCE À LA BANQUE POSTALE Assurance-vie Prévoyance Santé IARD L ASSURANCE À LA BANQUE POSTALE BIEN PLUS QU UNE BANQUE Dans chaque métier, pour chaque projet, La Banque Postale fait de l Assurance comme elle fait de la Banque, en

Plus en détail

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises 27 mars 2008 Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises Résultat net part du groupe : 2 730 M Produit net bancaire : 10 568 M Coefficient

Plus en détail

Conférence de Presse Groupama Banque

Conférence de Presse Groupama Banque Conférence de Presse Groupama Banque 22 mai 2014 Intervenants 2 Michel Lungart, Directeur Assurances, Banque et Services de Groupama Bernard Pouy, Directeur général de Groupama Banque Sommaire 3 Introduction

Plus en détail

Décision n 11-DCC-97 du 29 juin 2011 relative à l affiliation de l institution de prévoyance Apgis à la société de groupe d assurance mutuelle Covéa

Décision n 11-DCC-97 du 29 juin 2011 relative à l affiliation de l institution de prévoyance Apgis à la société de groupe d assurance mutuelle Covéa RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 11-DCC-97 du 29 juin 2011 relative à l affiliation de l institution de prévoyance Apgis à la société de groupe d assurance mutuelle Covéa L Autorité de la concurrence, Vu

Plus en détail

Présentation des résultats 2006. 15 mars 2007

Présentation des résultats 2006. 15 mars 2007 Présentation des résultats 2006 15 mars 2007 Préambule Le intègre dans son périmètre la création de Natixis intervenue le 17 novembre. Les données financières présentées sont issues des comptes pro forma

Plus en détail

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Jean-Louis DELPÉRIÉ Directeur ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Antoine FOURNIER Directeur LES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES ONT VU L ÉMERGENCE EN FRANCE DES

Plus en détail

Banque de détail. Dynamiser votre réseau de distribution et accroître son efficacité commerciale

Banque de détail. Dynamiser votre réseau de distribution et accroître son efficacité commerciale Banque de détail Dynamiser votre réseau de distribution et accroître son efficacité commerciale L évolution de l environnement et les enjeux dans la Banque de détail CENTRES D'APPELS Intensification du

Plus en détail

Observatoire des courtiers d assurance. Point 0 - Avril 2011

Observatoire des courtiers d assurance. Point 0 - Avril 2011 Observatoire des courtiers d assurance Point 0 - Avril 2011 APRIL Courtage Un réseau de 11 sociétés grossistes spécialistes. Une large gamme de plus de 140 produits sur tous les segments de marché et toutes

Plus en détail

3. Des données financières globalement positives en 2010

3. Des données financières globalement positives en 2010 3. Des données financières globalement positives 3.1 Une nouvelle progression du bilan À fin 2010, le total de bilan agrégé de l ensemble des organismes d assurance et de réassurance contrôlés par l Autorité

Plus en détail

Commissions nettes reçues ( M ) 159,3 142,2-11% Résultat d exploitation ( M ) 38,8 22,7-41% Résultat net consolidé ( M ) 25,3 15,2-40%

Commissions nettes reçues ( M ) 159,3 142,2-11% Résultat d exploitation ( M ) 38,8 22,7-41% Résultat net consolidé ( M ) 25,3 15,2-40% COMMUNIQUE de Presse PARIS, LE 18 FEVRIER 2013 Résultats 2012. L UFF enregistre un résultat net consolidé de 15,2 M et une collecte nette de 49 M Une activité stable, grâce à une bonne adaptation de l

Plus en détail

CNP Assurances signe avec Banco Santander un partenariat stratégique de long terme en assurance en Europe. 10 juillet 2014

CNP Assurances signe avec Banco Santander un partenariat stratégique de long terme en assurance en Europe. 10 juillet 2014 CNP Assurances signe avec Banco Santander un partenariat stratégique de long terme en assurance en Europe 0 juillet 04 Avertissement «Le présent document peut contenir des données de nature prospective.

Plus en détail

LES INTERMEDIAIRES de l ASSURANCE. Etat des lieux et perspectives

LES INTERMEDIAIRES de l ASSURANCE. Etat des lieux et perspectives LES INTERMEDIAIRES de l ASSURANCE Etat des lieux et perspectives Contexte de l étude Plus de 30 000 courtiers et agents généraux en France sont au cœur des transformations en cours dans le secteur de l

Plus en détail

Cardif Multiplus Perspective

Cardif Multiplus Perspective Cardif Multiplus Perspective CONTRAT D ASSURANCE VIE DIVERSIFIÉ Composez le futur de votre épargne BNP Paribas Cardif, La référence en partenariat d assurance Yves Durand 10 e assureur européen*, BNP Paribas

Plus en détail

transmission oseo.fr Pour financer et accompagner les PME

transmission oseo.fr Pour financer et accompagner les PME transmission oseo.fr OSEO Document non contractuel Réf. : 6521-02 Janvier 2007 Pour financer et accompagner les PME transmission oser pour gagner! Vous voulez reprendre une entreprise? Les opportunités

Plus en détail

Nicolas Malo Jacques Warren. Préface de Marc Lolivier. Web Analytics. Mesurer le succès et maximiser les profits de votre site Web

Nicolas Malo Jacques Warren. Préface de Marc Lolivier. Web Analytics. Mesurer le succès et maximiser les profits de votre site Web Nicolas Malo Jacques Warren Préface de Marc Lolivier Web Analytics Mesurer le succès et maximiser les profits de votre site Web www.webanalyticsprofits.com Deuxième édition revue et augmentée, 2009, 2012

Plus en détail

L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne

L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne Nelly MONGOSSO O BAKANG Administrateur et Directeur Général Adjoint Allianz Cameroun Assurances Vie Plan de la présentation Introduction

Plus en détail

Bilan 2014. perspectives

Bilan 2014. perspectives Mars 2015 Dossier de presse Bilan 2014 et perspectives 2015 Sommaire Bilan 2014 p. 3 Ce qu il faut retenir 1. Résultats financiers p. 4 2. L année 2014 en 10 faits marquants p. 7 3. Financement de l économie

Plus en détail

Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances

Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances Une analyse de fond des forces en présence et des impacts en matière de développement pour les compagnies d assurances Un écosystème

Plus en détail

RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE

RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE Un seul investissement, tout le raffinement que vous recherchez Vous menez une vie active, riche de projets que vous souhaitez réaliser. Vous

Plus en détail

Les banques en ligne et les services bancaires par internet modèle économique et évolution des plaintes de consommateurs de 2008 à 2012

Les banques en ligne et les services bancaires par internet modèle économique et évolution des plaintes de consommateurs de 2008 à 2012 N 15 Juin 2013 Service du soutien au réseau Sous-direction de la communication, programmation et veille économique Bureau de la veille économique et des prix Les banques en ligne et les services bancaires

Plus en détail

Skandia renforce son positionnement en France. Quelle stratégie adopter pour répondre aux nouvelles attentes de la clientèle patrimoniale?

Skandia renforce son positionnement en France. Quelle stratégie adopter pour répondre aux nouvelles attentes de la clientèle patrimoniale? Skandia renforce son positionnement en France Quelle stratégie adopter pour répondre aux nouvelles attentes de la clientèle patrimoniale? 7 mai 2010 Sommaire 1. Présentation et actualité du Groupe Old

Plus en détail

Vincent Lemaire Président du Directoire Tél : 01 55 80 58 58 Email : vincent.lemaire@empruntis.com

Vincent Lemaire Président du Directoire Tél : 01 55 80 58 58 Email : vincent.lemaire@empruntis.com Vincent Lemaire Président du Directoire Tél : 01 55 80 58 58 Email : vincent.lemaire@empruntis.com Maël Resch Attachée de Presse Tél : 01 55 80 58 66 Email : mael.resch@empruntis.com CRÉDIT OU ASSURANCE

Plus en détail

Qui sommes-nous? 171 M 750 M CHIFFRES CLÉS. À propos de Nord Europe Assurances. Le Crédit Mutuel Nord Europe. Le Groupe Crédit Mutuel - CIC

Qui sommes-nous? 171 M 750 M CHIFFRES CLÉS. À propos de Nord Europe Assurances. Le Crédit Mutuel Nord Europe. Le Groupe Crédit Mutuel - CIC Qui sommes-nous? Nord Europe Life Luxembourg S.A. est une société d assurance vie luxembourgeoise créée en 2003, dont les produits sont disponibles sur le marché belge. CHIFFRES CLÉS au 31 décembre 2014

Plus en détail

L assurance face aux défis Internet :

L assurance face aux défis Internet : Conférence du 27 septembre 2007 Par Sabine Gräfe sgrafe@xerfi.fr L assurance face aux défis Internet : Quel modèle économique performant? Les dispositifs Internet des groupes présents sur le marché de

Plus en détail

FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS D ASSURANCES

FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS D ASSURANCES FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS D ASSURANCES Les assurances de personnes Données clés 28 Fédération Française des sociétés d Assurances Sommaire Sauf indications contraires, toutes les données ont pour

Plus en détail

Présentation du cabinet

Présentation du cabinet Présentation du cabinet Depuis 2005, Selenis intervient aux côtés d acteurs de référence de l assurance. Ce qui nous caractérise fait aussi notre différence : Conseil métier, nous sommes spécialistes de

Plus en détail

I. Les entreprises concernées et l opération

I. Les entreprises concernées et l opération RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 11-DCC-156 du 24 octobre 2011 relative à la fusion par absorption des mutuelles Adrea Mutuelle (mutuelle absorbante), Adrea Mutuelle Bourgogne, Adrea Mutuelle Pays de Savoie,

Plus en détail

Association de la Performance et du Lead sur Internet

Association de la Performance et du Lead sur Internet TECHNOLOGIES, MEDIAS & TELECOMMUNICATIONS Association de la Performance et du Lead sur Internet Baromètre 2015 de la génération de Leads sur Internet 5 novembre 2015 I. Présentation du Baromètre Il s agit

Plus en détail

PRÊTS IMMOBILIERS. Concrétisez vos projets immobiliers!

PRÊTS IMMOBILIERS. Concrétisez vos projets immobiliers! PRÊTS IMMOBILIERS Concrétisez vos projets immobiliers! TOUTES UNIVERS NOS BANQUE SOLUTIONS POUR VOTRE IMMOBILIER PROJET IMMOBILIER Vous prévoyez l achat d un bien immobilier? Avec Groupama Banque, vous

Plus en détail

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 n 47 juin 2015

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 n 47 juin 2015 n 47 juin 2015 Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 Synthèse générale Le niveau des taux de revalorisation servis aux assurés appelle une vigilance

Plus en détail

Décision n 11-DCC-186 du 14 décembre 2011 relative à l affiliation de la Mutuelle Civile de la Défense à l union mutualiste de groupe Istya

Décision n 11-DCC-186 du 14 décembre 2011 relative à l affiliation de la Mutuelle Civile de la Défense à l union mutualiste de groupe Istya RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 11-DCC-186 du 14 décembre 2011 relative à l affiliation de la Mutuelle Civile de la Défense à l union mutualiste de groupe Istya L Autorité de la concurrence, Vu le dossier

Plus en détail

EPARGNE RETRAITE COLLECTIVE ENJEUX FACE AUX DEFIS DE LA RETRAITE

EPARGNE RETRAITE COLLECTIVE ENJEUX FACE AUX DEFIS DE LA RETRAITE EPARGNE RETRAITE COLLECTIVE ENJEUX FACE AUX DEFIS DE LA RETRAITE RETRAITE COLLECTIVE, UN DEFI LEGISLATIF ET ORGANISATIONNEL Le paysage démographique comme économique de la France rend de plus en plus inéluctable

Plus en détail

Décision n 12-DCC-36 du 19 mars 2012 relative à la concentration des groupes Réunica et Arpège

Décision n 12-DCC-36 du 19 mars 2012 relative à la concentration des groupes Réunica et Arpège RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 12-DCC-36 du 19 mars 2012 relative à la concentration des groupes Réunica et Arpège L Autorité de la concurrence, Vu le dossier de notification adressé au service des concentrations

Plus en détail

BNP Paribas. Renforcement du Leadership Européen de Cetelem dans le Crédit à la Consommation. 29 mars 2005

BNP Paribas. Renforcement du Leadership Européen de Cetelem dans le Crédit à la Consommation. 29 mars 2005 BNP Paribas Renforcement du Leadership Européen de Cetelem dans le Crédit à la Consommation 29 mars 2005 1 Plan de la présentation Une opportunité unique Cofinoga: un acteur majeur du crédit à la consommation

Plus en détail

Ageas France. Votre partenaire en assurance

Ageas France. Votre partenaire en assurance Ageas France Votre partenaire en assurance Edito Ageas France est une société d assurance française, filiale du Groupe Ageas. Ageas est un groupe d assurance international riche de plus de 180 années d

Plus en détail

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2011. Contact Presse

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2011. Contact Presse Dossier de Presse 2011 DIRECT ASSURANCE Leader de l assurance directe depuis 1992 Contact Presse Nathalie LECLERC, CASSIOPÉE Tél. : 01 42 66 21 27 Mobile : 06 72 96 54 45 nleclerc@cassiopee-rp.com Sommaire

Plus en détail

COMMUNIQUE DE PRESSE RESULTATS 2011 DU GROUPE LA POSTE CHIFFRES CLES. Paris, le 8 mars 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE RESULTATS 2011 DU GROUPE LA POSTE CHIFFRES CLES. Paris, le 8 mars 2012 DIRECTION DE LA COMMUNICATION SERVICE DE PRESSE COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 8 mars 2012 RESULTATS 2011 DU GROUPE LA POSTE L EXERCICE 2011 CONFIRME LA ROBUSTESSE DE LA STRATEGIE ET DU MODELE MULTIMETIER

Plus en détail

PRÊTS IMMOBILIERS. Concrétisez vos projets immobiliers!

PRÊTS IMMOBILIERS. Concrétisez vos projets immobiliers! PRÊTS Concrétisez vos projets immobiliers! TOUTES UNIVERS NOS BANQUE SOLUTIONS POUR VOTRE IMMOBILIER PROJET IMMOBILIER PRÊTS PRÊT CLÉ DE SOL Vous prévoyez l achat d un bien immobilier? Avec Groupama Banque,

Plus en détail

RESULTATS ET ACTIVITE PREMIER SEMESTRE 2014 LA BANQUE POSTALE. La Banque Postale poursuit sa dynamique de développement au service de tous ses clients

RESULTATS ET ACTIVITE PREMIER SEMESTRE 2014 LA BANQUE POSTALE. La Banque Postale poursuit sa dynamique de développement au service de tous ses clients COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 31 Juillet 2014 RESULTATS ET ACTIVITE PREMIER SEMESTRE 2014 LA BANQUE POSTALE La Banque Postale poursuit sa dynamique de développement au service de tous ses clients Forte

Plus en détail

Communiqué de presse. Fonds Stratégique de Participations : un nouvel investissement de long terme dans le capital d un fleuron industriel français

Communiqué de presse. Fonds Stratégique de Participations : un nouvel investissement de long terme dans le capital d un fleuron industriel français Communiqué de presse Paris le 1 er juin 2015 Fonds Stratégique de Participations : un nouvel investissement de long terme dans le capital d un fleuron industriel français Le Fonds Stratégique de Participations

Plus en détail

COMMUNIQUE DE PRESSE Résultats financiers au 30 juin 2013 de BGL BNP Paribas Performance solide dans un environnement en mutation

COMMUNIQUE DE PRESSE Résultats financiers au 30 juin 2013 de BGL BNP Paribas Performance solide dans un environnement en mutation Luxembourg, le 30 août 2013 COMMUNIQUE DE PRESSE Résultats financiers au 30 juin 2013 de BGL BNP Paribas Performance solide dans un environnement en mutation Progression des revenus commerciaux La Banque

Plus en détail

Malakoff Médéric poursuit sa dynamique de croissance en 2014 et affiche un chiffre d affaires de 3,6 Mds, en hausse de 3,7 %

Malakoff Médéric poursuit sa dynamique de croissance en 2014 et affiche un chiffre d affaires de 3,6 Mds, en hausse de 3,7 % Communiqué de presse Paris, le 1 er juillet 2015 Malakoff Médéric poursuit sa dynamique de croissance en 2014 et affiche un chiffre d affaires de 3,6 Mds, en hausse de 3,7 % Malakoff Médéric réalise une

Plus en détail

PREDIVIE TRANSMISSION

PREDIVIE TRANSMISSION ASSURANCE VIE PREDIVIE TRANSMISSION L ASSURANCE VIE DÉDIÉE À LA TRANSMISSION DU CAPITAL À la Banque Privée du Crédit Agricole, nous conseillons nos clients pour leur apporter une réponse adaptée à chacun

Plus en détail

L assurance française : le bilan de l année 2012

L assurance française : le bilan de l année 2012 L assurance française : le bilan de l année 2012 1 L assurance française : le bilan de l année 2012 1 2 L environnement économique et financier : accalmie et incertitude Le bilan d activité : résistance

Plus en détail

Cardif Multiplus Perspective

Cardif Multiplus Perspective Cardif Multiplus Perspective CONTRAT D ASSURANCE VIE FONDS EUROCROISSANCE Composez le futur de votre épargne Communication à caractère publicitaire BNP Paribas Cardif, La référence en partenariat d assurance

Plus en détail

Notice prévue à l article 422-8 du règlement général de l Autorité des marchés financiers publiée au BALO n 101 le 22 août 2012.

Notice prévue à l article 422-8 du règlement général de l Autorité des marchés financiers publiée au BALO n 101 le 22 août 2012. SCPI Fructirégions Investissez indirectement dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine EN BREF FRUCTIREGIONS est une SCPI régionale détenant des actifs immobiliers représentant une

Plus en détail

RÉSULTATS 2009 PERSPECTIVES 2010 DE LA BANQUE POSTALE. En 2009, La Banque Postale a signé sa plus belle année depuis sa création

RÉSULTATS 2009 PERSPECTIVES 2010 DE LA BANQUE POSTALE. En 2009, La Banque Postale a signé sa plus belle année depuis sa création COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 18 mars 2009 RÉSULTATS 2009 PERSPECTIVES 2010 DE LA BANQUE POSTALE En 2009, La Banque Postale a signé sa plus belle année depuis sa création 2010 : mise en marché d activités

Plus en détail

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Application Services France the way we do it Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Chaque direction informatique

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

BRED BANQUE PRIVÉE. AVECVivifiO DONNEZ DE L ÉLAN A VOTRE ASSURANCE VIE!

BRED BANQUE PRIVÉE. AVECVivifiO DONNEZ DE L ÉLAN A VOTRE ASSURANCE VIE! BRED BANQUE PRIVÉE AVECVivifiO DONNEZ DE L ÉLAN A VOTRE ASSURANCE VIE! VivifiO Un contrat individuel, sur-mesure, pour répondre À une seule exigence, la vôtre Au cours de votre vie, selon vos objectifs,

Plus en détail

SCPI Fructipierre EN BREF

SCPI Fructipierre EN BREF SCPI Fructipierre Investissez indirectement dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine EN BREF FRUCTIPIERRE est une SCPI de taille importante détenant des actifs immobiliers représentant

Plus en détail

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * *

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * * Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 Le Crédit Agricole relève les défis Il s appuie sur le leadership de ses banques de proximité et des métiers qui leur sont associés Il renforce sa solidité

Plus en détail

le point sur l assurance française

le point sur l assurance française 2014 le point sur l assurance française conférence de presse de la FFSA maison de l assurance / mercredi 25 juin 2014 2014 le point sur l assurance française le bilan les perspectives 2 1/ La situation

Plus en détail

I. Les entreprises concernées et l opération

I. Les entreprises concernées et l opération RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 14-DCC-20 du 17 février 2014 relative à l affiliation de la Mutuelle Nationale des Personnels Air France à la Société de Groupe d Assurance Mutuelle Macif L Autorité de

Plus en détail

CM10-CIC Le groupe mutualiste poursuit son développement et confirme sa solidité financière

CM10-CIC Le groupe mutualiste poursuit son développement et confirme sa solidité financière CM10-CIC Le groupe mutualiste poursuit son développement et confirme sa solidité financière Le développement commercial s est poursuivi en 2011 avec, comme objectif concrétisé, le financement de l économie

Plus en détail

INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF)

INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF) JOURNEES D ETUDES IARD 20 et 21 mars 2014 «Les nouveaux défis de la tarification» INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF) Quelques réflexions sur le contexte, le

Plus en détail

Dossier de candidature

Dossier de candidature Dossier de candidature Introduction: Avant d entreprendre la création d une entreprise, mais également à l occasion du développement d une nouvelle activité, il est absolument conseillé d élaborer un business

Plus en détail

Article 18 du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires. Jeudi 6 juin 2013

Article 18 du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires. Jeudi 6 juin 2013 1 Article 18 du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires Jeudi 6 juin 2013 2 L assemblée nationale a voté dans la nuit du 5 au 6 juin 2013 en seconde lecture le projet de loi

Plus en détail

Olfeo a choisi, depuis sa création, de distribuer ses produits et les services qui leur sont associés à travers un réseau de partenaires.

Olfeo a choisi, depuis sa création, de distribuer ses produits et les services qui leur sont associés à travers un réseau de partenaires. Sécuriser / Optimiser / Analyser l utilisation d internet Alliance opérateur Olfeo Business Transparence Compétence Dynamisme Olfeo a choisi, depuis sa création, de distribuer ses produits et les services

Plus en détail

I. POURQUOI SOUSCRIRE DES PARTS DE SCPI

I. POURQUOI SOUSCRIRE DES PARTS DE SCPI PRÉAMBULE I. POURQUOI SOUSCRIRE DES PARTS DE SCPI La société Civile de Placement Immobilier est un organisme de placement collectif qui a pour Object l acquisition et la gestion d un patrimoine immobilier

Plus en détail

L assurance en ligne au cœur d une stratégie multi-canal réussie. Analyse et retour d expérience CNIA SAADA 18/04/2013

L assurance en ligne au cœur d une stratégie multi-canal réussie. Analyse et retour d expérience CNIA SAADA 18/04/2013 L assurance en ligne au cœur d une stratégie multi-canal réussie Analyse et retour d expérience CNIA SAADA 18/04/2013 1 La transformation digitale engendre des changements profonds Dans les nouvelles habitudes

Plus en détail

Politique de placements

Politique de placements Politique de placements Le 7 octobre 2010 Politique de placements Table des matières 1. La mission de la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais 2. Les principes de la gouvernance

Plus en détail

L Epargne Collective : Un marché d opportunités

L Epargne Collective : Un marché d opportunités L Epargne Collective : Un marché d opportunités Estimé par la Banque de France à 8.325 milliards d en 2005, le patrimoine des ménages français a augmenté de 44% depuis 2001. Chaque année, les flux d épargne

Plus en détail

Sommaire. Présentation du groupe 3. Une plate-forme innovante 6. fffinanzen.fr au service des professionnels de l assurance et de la finance 7

Sommaire. Présentation du groupe 3. Une plate-forme innovante 6. fffinanzen.fr au service des professionnels de l assurance et de la finance 7 DOSSIER DE PRESSE finanzen.fr, la plate-forme de référence de mise en relation des internautes avec les professionnels de l assurance et de la finance. 2015 Sommaire Sommaire Présentation du groupe 3 fffinanzen.fr

Plus en détail

Bienvenue chez Private Estate Life

Bienvenue chez Private Estate Life Bienvenue chez Private Estate Life Introduction à Private Estate Life La compagnie Private Estate Life est une compagnie d assurance-vie établie à Luxembourg depuis 1991 dont l objectif est de devenir

Plus en détail

I. Les entreprises concernées et l opération

I. Les entreprises concernées et l opération RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 13-DCC-84 du 4 juillet 2013 relative à l affiliation de la mutuelle interprofessionnelle SMI à la société de groupe d assurance mutuelle Covéa L Autorité de la concurrence,

Plus en détail

Votre implantation à l étranger

Votre implantation à l étranger Votre implantation à l étranger Afin de déterminer la forme de présence la plus adaptée à la commercialisation de vos produits et de vos services, un choix est nécessaire entre quelques grandes options

Plus en détail

Swiss Life annonce son nouveau programme stratégique à trois ans : Swiss Life 2015

Swiss Life annonce son nouveau programme stratégique à trois ans : Swiss Life 2015 Communiqué de presse 28 novembre 2012 Swiss Life annonce son nouveau programme stratégique à trois ans : Swiss Life 2015 Swiss Life en France met en œuvre de nouvelles initiatives pour poursuivre sa stratégie

Plus en détail

Une solution patrimoniale sur mesure. Vous cherchez à optimiser la gestion de votre patrimoine tout en profitant d une solution financière modulable.

Une solution patrimoniale sur mesure. Vous cherchez à optimiser la gestion de votre patrimoine tout en profitant d une solution financière modulable. Delfea Une solution patrimoniale sur mesure EN BREF Vous cherchez à optimiser la gestion de votre patrimoine tout en profitant d une solution financière modulable. Définissez votre stratégie d investissement

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Argenta Bank- en Verzekeringsgroep SA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Argenta Bank- en Verzekeringsgroep SA COMMUNIQUÉ DE PRESSE Argenta Bank- en Verzekeringsgroep SA Résultats exceptionnels d Argenta pour l année de crise 2011 La cinquième banque de Belgique n a pas désappris le métier du banquier de détail.

Plus en détail

E-Assurance 2009 22 et 23 octobre 2009 Quels modèles de développement rentables sur le Web?

E-Assurance 2009 22 et 23 octobre 2009 Quels modèles de développement rentables sur le Web? E-Assurance 2009 22 et 23 octobre 2009 Quels modèles de développement rentables sur le Web? [ Quels modèles de développement rentables sur le Web? ] Agenda 1 Quel business model pour quelle stratégie de

Plus en détail

A N N I V E R S A I R E 6 0 A N S D E N G A G E M E N T S

A N N I V E R S A I R E 6 0 A N S D E N G A G E M E N T S ASAC 60 e A N N I V E R S A I R E 60 ANS D ENGAGEMENTS 6 0 A N S D E N G A G E M E N T S Prendre appui sur le modèle associatif pour proposer, de façon nouvelle, à tous, des contrats de prévoyance et d

Plus en détail

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine Generali Espace Lux Au service de la structuration de votre patrimoine Vous recherchez des solutions pour optimiser la structuration de votre patrimoine ou vous accompagner dans votre mobilité? Generali

Plus en détail

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots Aperçu des actions et des obligations Qu est-ce qu une action? Une action est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action est copropriétaire (actionnaire) de l entreprise (plus

Plus en détail

Life Insurance : Combining innovation and tax mitigation with compliance. Olivier Martinez La Mondiale Europartner Luxembourg, 27 mars 2012

Life Insurance : Combining innovation and tax mitigation with compliance. Olivier Martinez La Mondiale Europartner Luxembourg, 27 mars 2012 Life Insurance : Combining innovation and tax mitigation with compliance Olivier Martinez La Mondiale Europartner Luxembourg, 27 mars 2012 Combining innovation L assurance-vie luxembourgeoise Secteur en

Plus en détail

UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI. CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS

UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI. CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS Par : Gilles Benoist CEO du Groupe CNP Assurances de 1998 à 2012

Plus en détail

FICHE A/s de l évolution de l activité de Bancassurance (exercice 2011)

FICHE A/s de l évolution de l activité de Bancassurance (exercice 2011) ROYAUME DU MAROC Direction des assurances et de la prévoyance sociale ------------------- DCIA/BA FICHE A/s de l évolution de l activité de Bancassurance (exercice 2011) ---------------------- L activité

Plus en détail

Le e-business. Simple canal de vente ou véritable opportunité de conquête de nouveaux marchés?

Le e-business. Simple canal de vente ou véritable opportunité de conquête de nouveaux marchés? Le e-business Simple canal de vente ou véritable opportunité de conquête de nouveaux marchés? Philippe Delaide Spécialiste e-business Les Spécialistes du Cabinet TOPS Consult est une Direction Développement

Plus en détail

Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE

Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE DES RESULTATS EN PROGRES UN MODELE STRATEGIQUE SOLIDE DES POSTIERS ASSOCIES A LA QUALITE DE SERVICE ET A LA PERFORMANCE Réuni

Plus en détail

Cardif Multi-Plus 3i CONTRAT D ASSURANCE VIE. Donnez de l assurance à votre épargne

Cardif Multi-Plus 3i CONTRAT D ASSURANCE VIE. Donnez de l assurance à votre épargne Cardif Multi-Plus 3i CONTRAT D ASSURANCE VIE Donnez de l assurance à votre épargne BNP Paribas Cardif, La référence en partenariat d assurance Yves Durand 10 e assureur européen*, BNP Paribas Cardif assure

Plus en détail

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes N 4 bis du 7 mai 2008 C2008-8 / Lettre du ministre de l économie, des finances et de l emploi du 12 mars 2008, aux

Plus en détail

Quelques points de repère Facts & Figures sur l Innovation dans l Assurance et la Protection Sociale. Rencontres

Quelques points de repère Facts & Figures sur l Innovation dans l Assurance et la Protection Sociale. Rencontres Quelques points de repère Facts & Figures sur l Innovation dans l Assurance et la Protection Sociale 15 èmes Rencontres Saint-Malo les 13 et 14 novembre 2014 - V1.10 au 16 novembre 2014 - Facts & Figures

Plus en détail

Recommandation sur le recueil des informations relatives à la connaissance du client dans le cadre du devoir de conseil en assurance vie

Recommandation sur le recueil des informations relatives à la connaissance du client dans le cadre du devoir de conseil en assurance vie Recommandation sur le recueil des informations relatives à la connaissance du client dans le cadre du devoir de conseil en assurance vie 2013-R-01 du 8 janvier 2013 1 Contexte Pour la commercialisation

Plus en détail

Groupe APRIL : Résultats annuels 2015 conformes aux attentes dans un environnement en mutation

Groupe APRIL : Résultats annuels 2015 conformes aux attentes dans un environnement en mutation Mercredi 2 mars 2016 Groupe APRIL : Résultats annuels 2015 conformes aux attentes dans un environnement en mutation Chiffre d affaires consolidé de 798,0 M, en progression de 4,1 % en publié et 4,6 % en

Plus en détail

Résultats annuels 2010

Résultats annuels 2010 Résultats annuels 2010 Une année charnière marquée par le succès de l offre bancaire * Plus value de dilution et dépréciation de goodwill 2009 / 2010 Croissance du produit net bancaire (PNB) : +2,0 % à

Plus en détail

P r o t e c t i o n s o c i a l e & A c t u a r i a t. Plus qu une protection sociale complémentaire : notre engagement

P r o t e c t i o n s o c i a l e & A c t u a r i a t. Plus qu une protection sociale complémentaire : notre engagement P r o t e c t i o n s o c i a l e & A c t u a r i a t Plus qu une protection sociale complémentaire : notre engagement L es entreprises opèrent aujourd hui dans un environnement mondialisé et compétitif

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le Crédit Mutuel Arkéa annonce son intention de rejoindre Paylib, aux côtés de BNP Paribas, La Banque Postale et Société Générale. De gauche à droite : Frédéric COLLARDEAU (Directeur

Plus en détail

MONTER SON BUSINESS PLAN

MONTER SON BUSINESS PLAN MONTER SON BUSINESS PLAN Le plan de développement («business plan» en anglais) est la description quantitative et qualitative du projet de votre entreprise à moyen terme. C est donc un document fondamental

Plus en détail

AVIVA LANCE SANTHIA, SA NOUVELLE OFFRE DE COMPLEMENTAIRE SANTE «SUR-MESURE» À DES TARIFS PLUS ATTRACTIFS

AVIVA LANCE SANTHIA, SA NOUVELLE OFFRE DE COMPLEMENTAIRE SANTE «SUR-MESURE» À DES TARIFS PLUS ATTRACTIFS Communiqué de presse Bois-Colombes, le 22 avril 2008 AVIVA LANCE SANTHIA, SA NOUVELLE OFFRE DE COMPLEMENTAIRE SANTE «SUR-MESURE» À DES TARIFS PLUS ATTRACTIFS Aviva commercialise à compter de cette semaine,

Plus en détail

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2013. Contacts Presse

DIRECT ASSURANCE. Leader de l assurance directe depuis 1992. Dossier de Presse 2013. Contacts Presse Dossier de Presse 2013 DIRECT ASSURANCE Leader de l assurance directe depuis 1992 Contacts Presse Nathalie LECLERC, CASSIOPÉE Tél. : 01 42 66 21 27 Mobile : 06 72 96 54 45 nleclerc@cassiopee-rp.com Caroline

Plus en détail