Pauline KEH ATER MRM Université Montpellier 2 Place Eugène Bataillon Montpellier Cédex 5

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1 Logistique retour et Développement Durable - Logistique Retour : une opportunité de développement industriel local qui allie rentabilité financière, respect environnemental et enjeu social? - Le cas d IBM Montpellier Pauline KEH ATER MRM Université Montpellier 2 Place Eugène Bataillon Montpellier Cédex 5 Régis MEISSONIER Professeur CRIISEA Université de Picardie Jules Verne Chemin du Thil Amiens Florence RODHAIN Maître de Conférences HDR MRM Université Montpellier 2 Place Eugène Bataillon Montpellier Cédex 5 Virginie LLORCA IBM France Rue de la vieille poste Montpellier Cédex 1 1

2 Résumé La logistique retour est le processus permettant de gérer les retours de produits arrivés en fin de vie. Cette contribution s interroge sur les opportunités que présente cette activité en matière de développement industriel local dans un contexte de concurrence globale. Après avoir présenté les résultats de l étude menée au sein d IBM Montpellier, elle discute des enjeux potentiels de cette activité pour les pays développés et pour ceux en voie de développement. Mots clefs : logistique retour, stratégie de localisation, industrie de proximité, emploi local, IBM Reverse logistics: an opportunity for local industrial development that combines financial profitability, environmental compliance and social stake? The case of IBM Montpellier Abstract Reverse logistics is the process allowing to manage returns of products that reached their end of life. This contribution examines the opportunities that this activity may present for local industrial development in a context of global competition. After presenting the results of IBM Montpellier s case study, it discusses the potential stakes of this activity for developed and developing countries. Key words: reverse logistics, localization strategy, domestic industry, local employment, IBM 2

3 Introduction Depuis plus de trente ans, le secteur des équipements électriques et électroniques (EEE) est en pleine expansion et de nouveaux équipements inondent sans cesse le marché avec des durées de vie et de service toujours plus courtes. Ainsi, selon un rapport de l ADEME, en 2010, 1.61 million de tonnes d équipements ont été mises sur le marché en France, soit une augmentation de 5% par rapport a l année précédente. La même année, « tonnes de D3E ont été déclarées collectées au Registre DEEE soit une hausse de 10 % par rapport à 2009» (ADEME, 2011, p. 30). Jusque dans le début des années 2000, le fabricant n était pas responsable de la fin de vie de ses produits et la plupart des D3E étaient alors mis en décharge, brulés ou envoyés dans des pays en voie de développement tels que la Chine ou l Inde. La gestion des D3E est donc devenue une réelle problématique environnementale, et depuis une dizaine d'années des directives entrent ainsi en vigueur en Europe et à l international dans le but d étendre la responsabilité des producteurs est de les amener à prendre en charge le retour de leurs produits. Les fabricants doivent ainsi s organiser afin d assurer une gestion responsable de la fin de vie de leurs équipements. La logistique retour est le processus qui permet au fabricant de gérer les retours clients de ses produits arrivés en fin de service ou en fin de vie pour une éventuelle revalorisation, réutilisation ou recyclage. Après avoir longtemps été considérée comme contraignante et coûteuse (Byrne and Deeb, 1993; Cooke, 1992), la logistique retour est aujourd hui une activité qui intéresse de nombreux praticiens et chercheurs de par les avantages économiques et environnementaux qu elle peut présenter (Dowlatshahi, 2005; Rogers and Tibben-Lembke, 2001). Récemment, des auteurs vont plus loin en expliquant que cette activité présente des opportunités intéressante pour l emploi local dans la mesure où, dans la majeure partie des cas, les retours sont récupérés, retravaillés et redistribués à l échelle locale (El Korchi and Millet, 2010; Fleischmann, 2003; Lund and Hauser, 2010). Au-delà des enjeux économiques ou environnementaux traditionnellement évoqués dans la littérature, la gestion de la chaîne des retours pourrait ainsi présenter un enjeu social peu discuté dans la littérature : une opportunité de créer ou de préserver des emplois locaux. A notre connaissance, peu d études empiriques viennent enrichir et appuyer cette proposition, or, dans le contexte actuel de globalisation et de concurrence internationale, la problématique sociale de l emploi nous semble être pertinente et mériter notre intérêt. En nous appuyant sur l étude du cas d IBM Montpellier, nous proposons, dans cet article, d apporter des éléments de réponse à la problématique suivante : la logistique retour est-elle une mission industrielle «de proximité» et peut-elle ainsi présenter des opportunités locales d emploi dans un contexte de concurrence globale? Dans la première section de cet article nous présenterons les bases théoriques de notre recherche : après avoir définit la logistique retour ainsi que les différents enjeux souvent mis en évidence dans la littérature, nous présenterons les résultats de certains travaux portant sur les stratégies de localisation, susceptibles d éclairer notre recherche. Dans la deuxième partie de ce papier, nous présenterons les résultats de notre étude de cas : après avoir présenté le modèle de logistique retour mis en place à IBM Montpellier nous verrons quels attributs spécifiques à la gestion de la logistique des retours permettent de justifier l implantation et le maintien de cette activité sur le site montpelliérain. Nous constaterons ainsi que des contraintes environnementales et économiques spécifiques à la logistique des retours permettent d expliquer que, malgré les logiques de globalisation actuelles, IBM a maintenu un centre des retours en Europe et plus précisément à IBM Montpellier. A partir de ces observations empiriques, nous proposons dans la dernière partie, de discuter des opportunités éventuelles de la logistique retour pour les pays développés et pour les pays en voie développement. Nous pensons que dans les deux cas, la logistique retour peut présenter des opportunités commerciales intéressantes qui pourraient justifier l investissement d industriels. En plus de participer à la réduction de l impact environnemental des D3E, la logistique retour pourrait ainsi présenter des enjeux sociaux (1) de sauvegarde d emploi et de relance économique dans les pays matures, souvent menacés par la concurrence internationale (2) de création d emplois, de formation et de développement économique pour les pays en cours ou en voie d industrialisation. 3

4 La logistique retour dans la littérature 1.1. Logistique retour : définition et enjeux Jusqu aux années 90, les chaînes logistiques ont été élaborées pour supporter les processus depuis l approvisionnement en matières premières jusqu à la livraison des produits finis. Le client représentait donc la fin du processus. Or, depuis une dizaine d années, que ce soit pour des raisons économiques, légales ou stratégiques, les fabricants sont de plus en plus amenés à prendre en charge le retour de leurs produits en fin de vie et à mettre en œuvre des processus pour la gestion de ces retours (Thierry et al., 1995). Le modèle linéaire classique de la Supply Chain cède donc peu à peu la place à un modèle circulaire au travers duquel les produits récupérés sont réinjectés dans la chaîne logistique traditionnelle. Ce nouveau modèle, souvent nommé Closed-Loop Supply Chain (Seitz and Peattie, 2004) inclut alors les deux chaînes logistiques : la logistique traditionnelle, aussi appelée la logistique «aller», et la logistique dite «retour». En s inspirant de la définition donnée en 1998 par Rogers et Tibben-Lembke (p. 2), la logistique retour peut être caractérisée comme le processus qui intervient lors du transfert de responsabilité et de propriété d un produit arrivé en fin de service ou en fin de vie, du client vers le fabricant ou fournisseur. C est un processus qui englobe les activités «classiques» de la chaîne logistique telle que la planification, le management des flux et la gestion des inventaires dans le but de revaloriser le produit ou d en disposer de la meilleure façon. Une chaîne de logistique retour est donc une chaîne d approvisionnement «classique» repensée afin de pouvoir gérer des flux de pièces ou de produits destinés à être réutilisés, remis à neuf, recyclés ou encore éliminés (Dowlatshahi, 2000). Au début des années 90, lorsque la gestion des retours commence à prendre de l ampleur auprès des chercheurs et des praticiens, elle apparait comme une activité coûteuse et contraignante mais indispensable face à la pression des directives environnementales qui se mettent en place en Europe et à l international. Byrne et Deeb (1993, p.34) précisent alors que l implémentation d une logistique retour est motivée par la sensibilisation écologique accrue des consommateurs ainsi que par la nécessité de conformité légale, mais qu il ne s agit en aucun cas d un mouvement guidé par des motivations économiques. En effet, en 1993, Lambert et Stock (1993, p18) estiment que les coûts logistiques engendrés par le rapatriement d un produit du client vers le producteur sont jusqu à neuf fois supérieurs aux coûts engendrés par la distribution du même produit du producteur vers le client. Cependant, dès le milieu des années 90, des auteurs viennent nuancer ces travaux en expliquant que si les industriels décidaient d investir dans l activité de logistique retour, ils pourraient surmonter les contraintes apparentes et bénéficier d'opportunités économiques négligées jusqu'alors (Andel, 1997). En effet, de nombreux produits «abandonnés» présentent encore une forte valeur de récupération (Sahyouni et al., 2007) et leur revalorisation sur le marché de l occasion ou leur réutilisation pour les besoins internes d une entreprise peut générer de nouvelles sources de revenus et de profits (V. Jayaraman et al., 1999). Dès 1998, des auteurs comme Rogers et Tibben-Lembke (p18) voyaient déjà en l activité de logistique retour un moyen de développer un avantage concurrentiel en proposant au client un service supplémentaire : récupérer les produits en fin de vie ou de service et laisser le choix entre l achat de produits neufs ou d occasions Logistique retour : quelle stratégie de localisation? Un champ important de la littérature sur la logistique retour s est concentré sur les problématiques liées à la stratégie de localisation des centres de collecte et de gestion des retours. De nombreux auteurs se sont ainsi interrogés sur la quantité d infrastructures nécessaires ou encore sur leur implantation et leur capacité optimale (Barros et al., 1998; De Brito and Dekker, 2002; El Korchi and Millet, 2011; Fleischmann, 2003; Krikke et al., 1999; S. K. Srivastava, 2007). Dans cette section, nous ne prétendons pas faire un état des lieux exhaustif de la littérature existante en matière de stratégie de localisation mais plutôt de relever les thématiques susceptibles d éclairer notre problématique de recherche. 4

5 Le modèle de retour centralisé : optimiser les économies d échelle Dans le cadre des stratégies de localisation, la centralisation est très fréquemment perçue comme une source d avantage économique importante (Blackburn et al., 2004). En effet, centraliser les activités permet de limiter les coûts et les investissements en matière de ressources et d infrastructure. Cet argument économique est également présent dans la littérature sur la logistique retour, puisque certains auteurs soulignent que les processus de retraitement nécessitent souvent des équipements de test spécifiques ainsi qu une main d œuvre qualifiée. Dans ce cas, la centralisation permet donc de minimiser les investissements nécessaires (El Korchi and Millet, 2011; Fleischmann, 2003). De plus comme l expliquent Rogers et Tibben-Lembke (2001), la concentration des retours dans un lieu unique permet des économies d échelle par effet de volume ainsi qu un plus large éventail de possibilités en matière de retravaillage et donc des opportunités supplémentaires de revenus(rogers and Tibben-Lembke, 2001) Le modèle de retour décentralisé : optimiser les frais de transport et la réactivité de la chaîne Face à ces arguments en faveur d une gestion centralisée des retours, il est fréquent de trouver dans la littérature des arguments qui viennent, à l inverse, appuyer l avantage d un modèle décentralisé. En 2003, après avoir démontré les avantages d un modèle centralisé, Fleischmann ajoute qu un modèle décentralisé permet de se rapprocher de la source des retours et de réduire ainsi les coûts de transport. En effet, effectuer la collecte et le tri des retours à proximité de la source permet de réduire les coûts, en évitant par exemple de transporter sur de grandes distances, des produits destinés à l élimination (Fleischmann, 2003; Rogers and Tibben-Lembke, 2001). Enfin, Blackburn et al ajoutent que la décentralisation permet «d optimiser la réactivité en minimisant les retards dans le traitement des retours» (Blackburn et al., 2004, p. 8) Le modèle de retour intégré : minimiser les investissements nécessaires Enfin de nombreux auteurs insistent sur le fait que la clé de la performance de la logistique retour ne réside pas simplement dans le fait d être centralisée ou décentralisée mais surtout dans le fait d être intégrée à la Supply Chain traditionnelle. En effet de nombreux auteurs s accordent à penser que la performance et la rentabilité de cette activité dépend fortement de la réutilisation d infrastructure et de ressources déjà existantes (Dowlatshahi, 2005; El Korchi and Millet, 2011; Fleischmann, 2003; Fuller, 1978; Kopicki et al., 1993; Stock, 1998) Gérer les produits usagés : une industrie de proximité? Lund et Hauser se sont intéressés à l activité de remanufacturing aux Etats-Unis et arrivent à des conclusions intéressantes pour notre étude. Selon eux, l activité de retravaillage est une industrie «nationale» puisqu aux Etats-Unis, la majorité des produits usagés sont récoltés, triés, retravaillés puis re-consommés localement. Ils constatent que très peu d entreprises américaines de remanufacturing choisissent de s implanter dans des pays à bas coûts tels que le Mexique ou la Chine. Ils concluent leur étude en expliquant que si le remanufacturing est une mission d avenir pour les Etats Unis, il pourrait en être de même pour d autres pays, notamment pour les pays industrialisés : «l industrie du remanufacturing à tendance à rester à la maison, c est une industrie nationale qui favorise l emploi et la formation locale» (Lund and Hauser, 2010, p. 6). En 2003, Fleischmann conclue une de ses études sur les réseaux de logistique retour en proposant un axe potentiel pour de futures recherches qui va dans le sens de Lund et Hauser : il propose de replacer les problématiques liées à la logistique retour dans le contexte actuel de globalisation. Il se demande en effet, si le phénomène de globalisation qui touche la Supply Chain traditionnelle depuis 5

6 quelques décennies peut toucher de la même façon la chaîne des retours ou si des obstacles tels que les directives environnementales sur le transport des déchets pourraient atténuer ce phénomène (Fleischmann, 2003, p. 20). Basée sur l étude du cas d IBM Montpellier, notre étude s inscrit donc dans le prolongement de ces perspectives de recherche et à pour objectif de mettre en exergue les attributs spécifiques à cette activité et comment ils influent sur les stratégies de localisation d une telle activité. La finalité de notre étude est de discuter des effets atténués de la globalisation sur la chaîne des retours et donc des opportunités que cette activité peut offrir en matière d emplois locaux. Etude de cas - La logistique retour à IBM Montpellier : modèle, enjeux et stratégie de localisation Cadre de recherche et méthodologie Souvent cité dans la littérature comme l un des pionniers dans le domaine de la logistique retour, IBM semble être un bon terrain pour notre étude (Arensman, 2000; Dhanda and Peters, 2005; Fleischmann et al., 2003). La collecte des données s est déroulée au sein du centre IBM de retour européen situé à Montpellier. Depuis plus de quinze ans, ce site industriel a mis en œuvre un processus de logistique retour afin de réutiliser, revaloriser ou recycler les produits usagés qui reviennent de chez les clients. Au travers de l étude de cas de ce site industriel, nous tenterons de comprendre (1) quels sont les différents enjeux de la logistique retour pour le groupe IBM et pour le site de Montpellier et (2) quels attributs spécifiques à la gestion de la logistique des retours permettent de justifier l implantation et le maintien de cette activité sur le site montpelliérain? Nous avons pour cela recueilli des données par le biais de 41 entretiens semi-directifs, menés entre décembre 2009 et novembre 2011, d une durée moyenne de 1h30. Nous avons interrogé des cadres dirigeants et intermédiaires selon un guide d entretien qui nous a permis de centrer les interviews sur les différents processus qui composent la chaîne logistique des retours, sur les différents enjeux que cette activité représente au niveau local (site) et global (groupe) et enfin sur les contraintes opérationnelles, financières et géographiques liées à cette activité. Nous nous sommes également appuyés sur des données secondaires telles que des articles de presse ou des rapports annuels et sur des archives internes à l entreprise. Par ailleurs, bénéficiant pour trois ans d un contrat de recherche au sein du site, nous nous appuyons sur une observation à plein temps in situ et sur notre participation à divers projets, stratégiques et opérationnels, menés par les équipes managériales locales. Notre position d observateur participant, en immersion sur le terrain d étude, permet de profiter pleinement d un contexte social riche en informations de toutes sortes. Observer et rencontrer les acteurs dans le cadre de situations de travail quotidiennes et non uniquement lors d interviews isolées et formelles permet d acquérir d autres informations et d enrichir ainsi nos données empiriques Le modèle de logistique retour mis en place à IBM Montpellier : processus et enjeux Depuis 1995, le site montpelliérain est responsable de la collecte et du traitement des retours pour toutes les entités IBM en Europe. A ce titre, deux types de flux reviennent sur le site de Montpellier : (1) des retours de pièces et (2) des retours de machines. Les pièces peuvent revenir suite à une panne en clientèle, un changement de configuration ou encore pour cause de surplus ou d obsolescence dans les stocks IBM. Les serveurs reviennent à IBM Montpellier suite à une fin de contrat de location ou suite à un renouvellement de contrat entrainant la vente du modèle supérieur et le rachat de l ancien. Une fois récupérés et acheminés jusqu à Montpellier, les produits usagés peuvent alors être retraités, revalorisés par le biais de divers processus : le remanufacturing, le refurbishing, la réutilisation, la réparation, le recyclage ou enfin l élimination. La figure 1 montre comment ces processus s insèrent dans la logistique aller traditionnelle pour finalement «boucler» la chaîne 6

7 d'approvisionnement classique (pour plus de détail sur ces différents processus, voir (Keh et al., 2012)). Fig.2 La boucle d approvisionnement à IBM Montpellier Logistique aller Planning Approvisionnement de pièces Assemblage serveurs Test serveurs Utilisateur Réparation Refurbishing / Remanufacturing Réutilisation Recyclage Elimination Logistique retour Source : les auteurs Nous concluons dans une précédente étude que la logistique retour présente des opportunités pour le groupe IBM mais également des enjeux majeurs d un point de vue plus local pour le site montpelliérain (Keh et al., 2012). En effet, cette étude a permis de mettre en avant dans un premier temps les opportunités économiques et compétitives de la logistique retour pour IBM puisqu elle permet (1) de générer de nouvelles ventes en proposant des serveurs «d occasions», adaptées aux besoins et au budget de certains clients, (2) de diminuer les dépenses en retravaillant et réutilisant une partie des pièces et composants usagés et (3) de recouvrir les frais additionnels de collecte, de tri, de transport et de démantèlement par la revalorisation des métaux précieux. Nous avons également démontré que la logistique retour présente également des enjeux environnementaux important puisqu elle permet à IBM (1) de gérer de façon responsable la fin de vie (ou fin de service) de ses déchets, (2) de préserver les ressources naturelles en allongeant la durée de vie des pièces et composants, (3) de se conformer aux différentes lois et réglementations sur la gestion des produits en fin de vie 1. Enfin, cette étude a permis de mettre en exergue un troisième enjeu majeur de la logistique retour, très peu évoqué dans la littérature, l enjeu social de préservation d emplois locaux. En effet, dans un contexte de globalisation, la concurrence au sein même d IBM s intensifie et le site de Montpellier voit son activité initiale de production de serveur neuf diminuer au profit de nouveaux sites plus attractifs (de par le prix de leur main d œuvre ou de par leurs avantages fiscaux). Le site montpelliérain se retrouve alors face à une réelle problématique sociale : comment compenser la baisse d activité de la production de serveurs neufs? Comment pérenniser les emplois sur le site et éviter les restructurations? La stratégie locale adoptée a alors été de se diversifier et trouver de nouvelles missions qui permettent de générer des revenus et de justifier ainsi la préservation des emplois locaux. La logistique retour est une de ces activités, développées à Montpellier dans le milieu des années 90 dans l objectif d ancrer le site localement et de maintenir les emplois. Ainsi, plus de 25% de l effectif qui travaillait en production il y a moins de 15 ans est aujourd hui affecté à l activité de logistique retour. Cette activité a ainsi permis d accompagner la baisse d activité de production de serveurs neufs en rentabilisant les ressources grâce aux revenus d activités alternatives 1 Exemple de directives européennes : Directive DEEE 2002/96/EC et Directive ROHS 2002/95/EC 7

8 et de justifier ainsi le maintien des effectifs. Ce papier s inscrit donc dans le prolongement de cette précédente étude et vise à utiliser ces observations pour aller plus loin et comprendre quels attributs spécifiques à la logistique retour permettent de justifier l implantation et le maintien de cette activité sur le site montpelliérain Stratégie de localisation : pourquoi maintenir un centre de retour européen à Montpellier? Trouver un équilibre entre centralisation et décentralisation En 1989, lorsqu IBM décide de mettre en place un programme de récupération des produits usagés en Europe elle n opte pas tout de suite pour une gestion centralisée des retours. La majorité des pays Européens disposait ainsi d un centre IBM responsable de la gestion de retours au niveau national. Chacun de ces centres disposait donc indépendamment des ressources, des infrastructures et de partenariats nécessaires pour la gestion et l élimination des produits usagés. Dans le milieu des années 90, IBM décide de centraliser tous les retours européens sur un seul site, celui de Montpellier. Selon les personnes interrogées, deux raisons principales justifient cette centralisation : (1) Le modèle centralisé permet à IBM de faire des économies d échelle importantes en matière d infrastructures et de ressources et permet également de profiter d avantages économiques liés au (re)traitement de gros volumes. (2) La centralisation des retours a également permis à IBM de gérer un seul stock de pièces et de machines usagées en Europe et donc d optimiser les opportunités de réutilisation et de revente. IBM a donc choisi d implémenter un modèle de logistique retour centralisé qui lui permet de faire des économies d échelle tout en optimisant la réutilisation des pièces et des machines usagées. Cependant, la centralisation des retours n est pas totale puisqu à aujourd hui il existe trois centres de retours grands serveurs IBM dans le monde, un sur chaque grande zone géographique de marché (Europe, Asie, Amériques). Des contraintes environnementales et économiques permettent d expliquer pourquoi IBM a choisi de garder un certain niveau de décentralisation : (1) Depuis le début des années 90, des directives se mettent en place dans différents pays afin de minimiser l impact environnemental des D3E. Bien que plus ou moins strictes selon les gouvernements, ces directives tendent toutes vers un contrôle renforcé des méthodes de gestion de ces déchets en matière de transport, de retravaillage ou d élimination. En Europe, ces lois vont jusqu à obliger la récupération des produits en fin de vie et interdisent l exportation des déchets dangereux en provenance d un état européen vers un pays non membre de l OCDE. Ces directives permettent donc d expliquer en partie pourquoi IBM n est pas allé jusqu à une centralisation totale de sa logistique retour et a choisi de garder plusieurs centres de retours dans le monde. (2) IBM cultive une réputation d entreprise «verte», engagée dans l environnement, de la conception de ses produits jusqu à la gestion de leur fin de vie 2. L environnement fait ainsi partie des valeurs essentielles véhiculées par le groupe et contribue fortement à son image marketing. La gestion des D3E est donc une problématique importante pour IBM puisqu en termes de réputation par exemple, la présence de matériels IBM dans des décharges ne serait pas conforme à cette image responsable que cultive l entreprise. La logistique retour permet ainsi au groupe de démontrer cet engagement environnemental au travers d une gestion responsable de ses produits en fin de vie. Or, que deviendrait «ce respect environnemental» si les produits devaient traverser le globe avant d être recyclés ou éliminés? En diminuant les distances parcourues par les produits usagés, la décentralisation permet à IBM de minimiser l empreinte écologique de ses retours et de rester ainsi en cohérence avec son image marketing. 2 8

9 (3) Enfin, une contrainte d ordre économique permet également d expliquer pourquoi IBM garde un centre de retours en Europe. En effet, dans le cadre de la logistique des retours, le consommateur est un acteur important de la chaîne puisqu il ne présente pas uniquement la fin du processus mais aussi le début. Contrairement à la Supply Chain traditionnelle, la chaîne des retours est ainsi largement déterminée par l offre («supply driven») puisque toute la chaîne est tributaire de la date, de la quantité et de la qualité des retours. Il parait alors judicieux de garder une certaine proximité avec la source des retours afin de minimiser les coûts liés à la collecte, au tri, au recyclage et à l élimination des produits usagés. Dans sa stratégie de localisation des centres de retours, IBM a donc opté pour un équilibre entre centralisation et décentralisation et a ainsi choisi de garder un centre de retour dans chaque grande zone géographique de marché (Europe, Asie/Pacifique, Amérique du nord, Amérique latine). Cet équilibre entre centralisation et décentralisation permet à IBM d optimiser les coûts de la logistique retour tout en limitant l impact environnemental Réutiliser les infrastructures et les ressources existantes Le site IBM de Montpellier étant à l origine un site de production de serveurs neufs, il dispose déjà des compétences, des ressources et des infrastructures nécessaires à l ensemble des activités de la Supply Chain traditionnelle. Le choix d implanter l activité de logistique retour sur le site montpelliérain a donc permis d effectuer de nombreuses synergies en matière d infrastructures et de ressources. (1) Mutualiser les infrastructures : lors de la mise en œuvre de la logistique retour sur le site montpelliérain, celui-ci disposait déjà des installations et des équipements nécessaires à l entreposage, à l assemblage et au test de serveurs neufs. Des synergies ont donc pu être opérées et la logistique retour partage aujourd hui les mêmes bureaux, les mêmes ateliers d assemblage et les mêmes salles de test que la Supply Chain traditionnelle. De plus, depuis plus de quinze ans, IBM sous-traite ses activités de transport, de réception et de magasinage à un prestataire logistique. Aujourd hui, cette société gère pour le compte d IBM, à la fois les flux logistiques allers et les flux logistiques retours. Ainsi, qu ils soient neufs ou usagés, les produits sont amenés à partager les mêmes modes de transport ainsi que les mêmes infrastructures d entreposage. (2) Mutualiser les ressources : de la même façon, lorsque l activité de logistique retour a débuté à IBM Montpellier dans les années 90, le site disposait déjà des ressources et des compétences nécessaires aux différentes opérations de la chaîne logistique classique. Le choix d implanter l activité de logistique retour sur le site montpelliérain a donc permis d opérer des synergies et de limiter ainsi les investissements nécessaires en matière de ressources humaines et matérielles. Une même équipe gère avec les mêmes outils de production, à la fois l assemblage et le test des serveurs neufs et celui des serveurs d occasions. Il en est de même pour les fonctions supports de la production : les personnes en charge de la finance, de l engineering, du contrôle de gestion ou encore du contrôle de production pour les machines et pièces neuves gèrent également ces mêmes fonctions pour les pièces et machines usagées. Cette mutualisation des ressources permet de réutiliser au mieux les ressources, les processus et les savoirs faire existants. Le choix de centraliser les retours européens sur le site IBM de Montpellier a ainsi permis de réutiliser les bâtiments, les équipements et les compétences qui existaient déjà et de minimiser ainsi les investissements nécessaires en matière d infrastructure et de ressources. La logistique retour: une mission industrielle locale. Quels enjeux pour les pays développés et pour ceux en voie de développement? 9

10 La gestion des produits usagés semble donc présenter des contraintes économiques et environnementales qui pourraient venir modifier les logiques «classiques» de localisation dont le principe fondamental est de centraliser les activités afin de bénéficier d économies d échelle dans des pays attractifs en matière de coût de main d œuvre ou d avantages fiscaux (Ghoshal, 1987; Matthews and Hendrickson, 2002; Palpacuer et al., 2006). La gestion des retours semble présenter certaines particularités qui pourraient amener les entreprises à reconsidérer les critères de décision de localisation des centres de retour : (1) Le premier critère est d ordre légal : nous avons vu qu une démarche environnementale est en train de se mettre en œuvre dans divers pays dans le but de diminuer les déchets ainsi que leur impact écologique. Aujourd hui, ces mesures varient d un état à un autre et certains pays continuent d exporter leurs déchets, de façon légale ou illégale, vers les pays en voie de développement 3. Cependant, nous pouvons penser que la tendance est à une évolution vers plus de contrôle et vers des mesures environnementales au moins aussi strictes que celles déjà en place en Europe : (1) responsabilité du producteur de la conception jusqu à l élimination du produit avec des objectifs en matière de réutilisation et de recyclage, (2) interdiction d exporter des déchets dangereux 4 vers les pays non membres de l OCDE. Ces directives auraient ainsi tendance à réduire l étendue spatiale de la chaîne de valeur des retours et à recentrer les activités de collecte, de tri, de recyclage et d élimination autour de chaque zone principale de marché 5. Ainsi, selon l ADEME, en 2010, 99% du volume des D3E récoltés sur le marché européen ont été réutilisé, recyclé, revalorisé ou éliminé en Europe (ADEME, 2011). (2) Le deuxième critère est d ordre économique et concerne les frais de transport : dans la Supply Chain traditionnelle, il est souvent admis que la centralisation des activités de production engendre des frais importants de transport mais qu ils sont compensés par les avantages en matière d économies d échelle, de coût de main d œuvre ou d avantages fiscaux (Matthews and Hendrickson, 2002). Dans le cadre de la Supply Chain des retours, les produits sont usagés et ceux qui ne seront pas réutilisés ont donc une valeur commerciale nulle. Dans ce cas, nous pouvons penser que les avantages de la centralisation précédemment énoncés ne suffisent plus à justifier les frais engendrés par le transport d équipements n ayant plus aucune valeur commerciale. Il semble donc qu un critère économique vienne s ajouter au critère légal et pousse ainsi les entreprises à opter pour une gestion régionale des retours. La logistique retour semble donc être une opportunité de développement industriel local et pourrait ainsi présenter un enjeu social en matière d emploi et de développement des compétences La logistique retour : une opportunité pour l emploi et pour la relance industrielle des pays développés Dans le contexte actuel de globalisation, de nombreux pays développés voient leur industrie menacée par la concurrence internationale. Depuis le début des années 90, de grandes régions industrielles ont une activité économique ralentie, voire sinistrée et se trouvent alors confrontées à une problématique sociale majeure de baisse d activité et de perte d emplois. Les pays développés disposent donc souvent de bassins industriels sous-exploités et donc de ressources et de compétences inutilisées. En parallèle, la problématique environnementale et sociétale des D3E pousse la majorité des pays développés, à mettre en œuvre un cadre légal qui vise à contrôler l export de ces déchets et donc à favoriser une gestion locale et responsable. Les pays développés étant de grands consommateurs d équipements électriques et électroniques, ils disposent de gisements importants de produits usagés. L activité de logistique retour présente donc une opportunité de marché importante. De plus, les zones industrielles sous-exploitées peuvent être réutilisées afin d y développer non plus des activités 3 Selon Greenpeace, les Etats-Unis exportent entre 50 et 80% des déchets collectés 4 La liste exhaustive des déchets concernés est présentée dans les annexes de la convention de Bâle 5 Europe, Moyen Orient, Afrique, Amériques, Asie Pacifique 10

11 de production de produits neufs mais des activités de collecte, de retravaillage et de recyclage de produits usagés. En effet, comme nous l avons vu dans notre étude, la réutilisation des infrastructures, des équipements et des compétences existantes permet de minimiser les investissements nécessaires et donc d optimiser la rentabilité de ces activités. Pour de nombreux pays développés, la logistique retour semble donc être une opportunité industrielle qui allie rentabilité, valorisation des compétences et sauvegarde de l emploi. Elle présente donc une opportunité de relance économique pour ces régions parfois confrontées à des taux de chômage importants La logistique retour : une opportunité pour l emploi, la formation et la protection environnementale des pays en développement Aujourd hui, les D3E s accumulent en Asie et en Afrique et constituent une réelle problématique environnementale et sociétale du fait de leur empreinte écologique et de leur toxicité. L absence de législation ainsi que le manque d infrastructures et de savoir-faire adaptés font qu aujourd hui, la filière de gestion des retours n est que très peu, voire pas du tout développée dans ces états. Le rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) paru en 2009, prévoit que d'ici 2020, en Afrique du Sud et en Chine, les D3E issus de PC usagés vont doubler voire quadrupler. Des pays comme l Ouganda ou le Sénégal, où le marché du PC à de grandes marges de progression, devraient voir leurs volumes de D3E augmenter d un facteur 4 à 8 d ici L Inde quant à elle, connaitra une augmentation massive des D3E issus de téléphones portables puisque le rapport prédit pour 2020, un volume 18 fois supérieur à celui de 2007 (UNEP, 2009). Ce rapport montre à quel point le marché des biens d équipements se développe ou prévoit de se développer dans les pays du «Sud». Compte tenu de la façon dont les D3E sont gérés actuellement dans ces pays, cette explosion du marché des équipements peut être perçue comme alarmante pour l environnement et la santé publique. Cependant, nous avons vu qu en Europe et aux Etats-Unis par exemple, des activités comme la réutilisation et le retravaillage sont de plus en plus perçues comme des sources de revenus importantes. Ainsi, nous pouvons penser que les opportunités commerciales que peuvent présenter les volumes de D3E générés dans les pays en voie de développement pourraient motiver certains industriels à s y implanter afin de récolter et revaloriser les produits en fin de vie. C est le cas par exemple d IBM qui a annoncé en mars 2012 l ouverture de son premier centre de remanufacturing en Chine. Selon le R. Dicks, General Manager d IBM Global Asset Recovery Services (GARS), cette usine permettra aux clients d acquérir un équipement d occasion à des prix «abordables» tout en participant à la réduction de l impact des D3E sur l environnement grâce à la réutilisation de machines qui, autrement, auraient fini en décharge 6. Malgré un cadre législatif peu contraignant, les volumes de D3E générés par le continent asiatique représentent des opportunités de revalorisation importantes qui commencent à attirer certains industriels. De plus, certaines régions asiatiques possèdent déjà une industrie bien développée et disposent donc d infrastructures et de compétences. Il est alors envisageable que la logistique retour puisse s intégrer à la logistique traditionnelle afin de s appuyer sur des infrastructures et des savoirs faire existants et minimiser ainsi les investissements nécessaires. Nous pouvons donc penser que la logistique retour va rapidement se développer en Asie et qu elle va ainsi participer à la création d emplois, au développement de compétences et surtout qu elle va aider à résoudre le problème de l impact des D3E sur l environnement et sur la santé publique. Enfin, si le marché des équipements électroniques est effectivement amené à se développer en Afrique d ici 2020 (UNEP, 2009), le continent devrait rapidement disposer d un gisement important de D3E. Lors d un forum organisé en mars 2012 à Nairobi par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), des experts ont ainsi prévenu qu'en 2017, l'afrique devrait générer plus de déchets électroniques que l'europe 7. Nous pouvons donc penser que certains industriels pourraient

12 choisir, à moyen terme, d investir sur le continent africain afin de revaloriser les produits usagés et de développer le marché de l occasion. Comme dans le cas de l Asie, la gestion des retours aiderait à réduire l impact des D3E sur l environnement et sur la santé publique. Enfin la logistique retour pourrait être une opportunité de développement économique et industrielle pour certaines régions d Afrique : en effet, à aujourd hui, l industrie est peu développée dans ces régions et l implantation d une telle activité devrait donc être accompagnée de création d emplois, de construction d infrastructures adaptées et de formation du personnel. Conclusion et futures recherches Basée sur l étude de cas de la logistique retour à IBM Montpellier, notre étude a permis de mettre en avant les opportunités de développement industriel local que présente cette activité et l enjeu social majeur qu elle peut ainsi présenter pour l emploi et les savoir-faire locaux. En effet, des contraintes économiques et environnementales viennent modifier les logiques dominantes de localisation qui tendent à centraliser les activités de fabrication dans le pays qui présentera un rapport coûts/risques de production optimal (Batsch, 2002; Berthaud and Rocca, 2004). Dans le cadre de la gestion de produits usagés, une certaine proximité avec la source des retours est parfois indispensable au vue des législations en vigueur et sinon recommandée afin de minimiser les frais logistiques et maximiser ainsi les revenus. La logistique retour semble donc être une industrie régionale qui défie les logiques actuelles de globalisation et de concurrence internationale. Enfin, aux vues de ces conclusions, nous avons discuté des opportunités économiques, environnementales et sociales que la logistique retour peu présenter à la fois pour les pays industrialisés et pour ceux en cours d industrialisation. Nous avons conclu que dans le cas des pays industrialisés, la logistique retour est déjà bien développée et permet d allier rentabilité financière, conformité légale et maintien d emplois locaux. Pour cette typologie de pays, le développement de l activité de logistique retour peut donc présenter une opportunité de relance économique dans des régions parfois confrontées à une activité économique ralentie voire sinistrée. Les pays en cours d industrialisation tels que la Chine ou le Brésil génèrent d ores et déjà des volumes de D3E importants et les opportunités de revalorisation commencent à attirer certains industriels. Pour cette typologie de pays, en plus de participer à la création d emplois et à l accroissement des compétences, le développement de l activité de logistique retour pourrait surtout aider à résoudre la problématique de l impact des D3E sur l environnement et sur la santé publique. Enfin, dans les pays les moins avancés (PMA) tels que l Ouganda ou le Sénégal, la marge de progression du marché des équipements électriques nous laisse penser qu à moyen terme, ils pourraient connaître la même situation que l Asie aujourd hui et attirer certains d industriels motivés par les opportunités commerciales que présentent la réutilisation et la revalorisation de ces déchets. Dans le cas des PMA, ces investissements dans la logistique retour pourraient ainsi participer à réduire l impact environnemental des D3E mais aussi à développer l économie locale par la création d emploi, la formation et la construction d infrastructures adaptées. Notre étude nous permet donc de conclure sur le fait que la logistique retour est une activité «de proximité» qui peut (1) présenter des opportunités économiques importantes au travers de la revalorisation et de la réutilisation des produits usagés, (2) permettre de se conformer aux directives environnementales et de réduire l empreinte écologique et sociétale des déchets et (3) présenter un enjeu social majeur en matière d emploi et de développement économique local. Nous souhaitons cependant nuancer les conclusions qui pourraient être faites aux vues de ces résultats. En effet, de nombreux auteurs présentent la logistique retour comme une opportunité pour atteindre un développement «durable» (DD) puisqu elle présente des opportunités économiques, environnementales et sociales (Giuntini, 1996; Hansen, 2000; Vaidyanathan Jayaraman et al., 2007; Seitz and Peattie, 2004). Or, si notre étude de cas révèle que l activité de logistique retour est bien porteuse de ces trois enjeux, elle ne nous permet pas pour autant d affirmer qu il y a «convergence des intérêts économiques, écologiques et sociaux» (Reynaud, 2004, p. 118). En effet, il est souvent 12

13 admis dans la littérature que pour pouvoir prétendre à un développement qui soit qualifié de «durable», il ne suffit pas de se trouver en présence des trois piliers mais il faut qu il y ait un certain équilibre entre eux (Capron and Quairel, 2006; Giddings et al., 2002; Lauriol, 2004). Or, même si nous avons vu que dans le cadre la chaîne logistique des retours, les composantes environnementales et sociales viennent contrebalancer la composante économique, notre étude ne nous a pour autant pas permis de comparer le poids de chacune de ces composantes et nous ne sommes donc pas en mesure de conclure sur d éventuelles opportunités de cette activité en matière de développement durable. Il pourrait cependant être intéressant d aborder cette problématique dans de futures recherches en centrant l étude sur le potentiel équilibre entre les enjeux économiques, environnementaux et sociaux de la logistique retour. 13

14 Bibliographie ADEME (2011), Équipements électriques et électroniques, Collection Repères. Andel, T. (1997), Reverse logistics: A second chance to profit, Transportation & Distribution, vol 38, no.7, p Arensman, R. (2000), Ready for recycling?, Electronic Business, vol 26, no.12, p Barros, A.I., Dekker, R., Scholten, V. (1998), A two-level network for recycling sand: A case study, European Journal of Operational Research, vol 110, no.2, p Batsch, L. (2002), Le capitalisme financier, La Découverte, Paris. Berthaud, P., Rocca, M. (2004), Firmes globales et normes sociales, Annuaire français des relations internationales, vol 5,, p Blackburn, J.D., Guide, V.D.R., Souza, G.C., Van Wassenhove, L.N. (2004), Reverse supply chains for commercial returns, California Management Review, vol 46, no.2, p De Brito, M.P., Dekker, R. (2002), A framework for reverse logistics, Econometric Institute Report EI , Erasmus University Rotterdam, the Netherlands. Byrne, P.M., Deeb, A. (1993), Logistics must meet the green challenge, Transportation & Distribution, vol 34, no.2, p Capron, M., Quairel, F. (2006), Evaluer les stratégies de développement durable des entreprises: l utopie mobilisatrice de la performance environnementale, Revue Organisation Responsable, vol 1, no.1, p Cooke, J.A. (1992), It s not Easy Being Green!, Traffic Management, vol 31, no.12, p Dhanda, K.K., Peters, A.A. (2005), Reverse logistics in the computer industry, International Journal of Computers,Systems and Signals, vol 6, no.2, p Dowlatshahi, S. (2000), Developing a theory of reverse logistics, Interfaces, vol 30, no.3, p Dowlatshahi, S. (2005), A strategic framework for the design and implementation of remanufacturing operations in reverse logistics, International Journal of Production Research, vol 43, no.16, p El Korchi, A., Millet, D. (2010), Conditions stratégiques d émergence d une reverse supply chain à des fins de remanufacturing chez le fabricant d origine, RIRL, Bordeaux, p El Korchi, A., Millet, D. (2011), Designing a sustainable reverse logistics channel: the 18 generic structures framework, Journal of Cleaner Production, vol 19, no.6, p Fleischmann, M. (2003), Reverse Logistics Network Structures And Design, Business Aspects of Closed-Loop Supply Chains, Carnegie Mellon University Press, Pittsburgh, p Fleischmann, M., Van Nunen, J., Grave, B. (2003), Integrating Closed-Loop Supply Chains and Spare-Parts Management at IBM, Interfaces, vol 33, no.6, p Fuller, D.A. (1978), Recycling consumer solid waste: a commentary on selected channel alternatives, Journal of Business Research, vol 6, no.1, p Ghoshal, S. (1987), Global strategy: An organizing framework, Strategic management journal, vol 8, no.5, p Giddings, B., Hopwood, B., O Brien, G. (2002), Environment, economy and society: fitting them together into sustainable development, Sustainable Development, vol 10, no.4, p Giuntini, R. (1996), An introduction to reverse logistics for environmental management: A new system to support sustainability and profitability, Environmental Quality Management, vol 5, no.3, p Hansen, U. (2000), Reverse logistics is the key for remanufacturing and a sustainable development, Proceedings of the 2000 Ieee International Symposium on Electronics and the Environment, p Jayaraman, V., Guide, V.D.R., Srivastava, R. (1999), A closed-loop logistics model for remanufacturing, Journal of the Operational Research Society, vol 50, no.5, p Jayaraman, Vaidyanathan, Klassen, R., Linton, J.D. (2007), Supply chain management in a 14

15 sustainable environment, Journal of Operations Management, vol 25, no.6, p Keh, P., Rodhain, F., Meissonier, R., Llorca, V. (2012), Rentabilité financière, respect environnemental et enjeu social: les trois défis de la logistique retour?, 17ème congrès, Bordeaux, p Kopicki, R., Berg, M.J., Legg, L. (1993), Reuse and recycling-reverse logistics opportunities, Council of Logistics Management, Oak Brook, IL. Krikke, H.R., van Harten, A., Schuur, P.C. (1999), Business case Océ: Reverse logistic network redesign for copiers, OR Spectrum, vol 21, no.3, p Lambert, D.M., Stock, J.R. (1993), Strategic logistics management, Irwin, Homewood, IL. Lauriol, J. (2004), Le développement durable à la recherche d un corps de doctrine, Revue Française de Gestion, vol 30, no.152, p Lund, R.T., Hauser, W.M. (2010), Remanufacturing-an American perspective, Proceedings of the 5th International Conference on Responsive Manufacturing, Ningbo (China), p.1 6. Matthews, H.S., Hendrickson, C.T. (2002), The economic and environmental implications of centralized stock keeping, Journal of Industrial Ecology, vol 6, no.2, p Palpacuer, F., Perez, R., Tozanli, S., Brabet, J. (2006), Financiarisation et globalisation des stratégies d entreprise : le cas des multinationales agroalimentaires en Europe, Finance Contrôle Stratégie, vol 9, no.3, p Reynaud, E. (2004), Le développement durable, Revue Française de Gestion, vol 30, no.152, p Rogers, D., Tibben-Lembke, R. (1998), Going backwards: reverse logistics practices and trends, Revere Logistics Executive Council, Pittsburgh. Rogers, D., Tibben-Lembke, R. (2001), An examination of reverse logistics practices, Journal of Business Logistics, vol 22, no.2, p Sahyouni, K., Savaskan, R., Daskin, M. (2007), A Facility Location Model for Bidirectional Flows, Transportation Science, vol 41, no.4, p Seitz, M., Peattie, K. (2004), Meeting the Closed-Loop Challenge: The Case of Remanufacturing, California Management Review, vol 46, no.2, p Srivastava, S.K. (2007), Green supply-chain management: A state-of-the-art literature review, International Journal of Management Reviews, vol 9, no.1, p Stock, J.R. (1998), Development and implementation of reverse logistics program, Council of Logistics Management, Oak Brook, IL. Thierry, M., Salomon, M., Van Nunen, J., Van Wassenhove, L. (1995), Strategic Issues in Product Recovery Management, California Management Review, vol 37, no.2, p UNEP (2009), Recycling: from e-waste to resources, United Nations Environment Programme & United Nations University, Germany. 15

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