Analyse des séries temporelles
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- Luc Morel
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1 Analyse des séries temporelles
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3 Analyse des séries temporelles Applications à l économie et à la gestion Cours et exercices corrigés Régis Bourbonnais Michel Terraza 4 e édition
4 Dunod, rue Paul Bert, Malakoff ISBN
5 Table des matières Introduction 1 Partie I L analyse classique des séries chronologiques 3 1. L analyse de la saisonnalité 7 I. La détection de la saisonnalité 7 A. La représentation graphique et le tableau de Buys-Ballot 7 B. Analyse de la variance et test de Fisher 9 C. La fonction d autocorrélation 13 D. Le spectre 17 II. La sélection du schéma 18 A. La procédure de la bande 18 B. Le test de Buys-Ballot 19 III. Les méthodes de désaisonnalisation 20 A. Le principe de la conservation des aires 20 B. Cas d une saisonnalité rigide 21 C. Cas d une saisonnalité souple Prévision d une série chronologique 43 I. Prévision d une chronique non saisonnière 43 A. Tests de détection d une tendance 44 B. Analyse par régression 46 C. Le lissage exponentiel 49 II. Prévision d une chronique saisonnière 65 A. Analyse par régression 66 B. Utilisation des coefficients saisonniers 66 C. Prévision par lissage exponentiel de Holt-Winters 71 Table des matières V
6 Partie II Traitement des séries temporelles, réalisations de processus aléatoires Procesus aléatoires stationnaires et processus ARMA 81 I. Définition d un processus stochastique 81 II. Les processus stationnaires 82 A. Définition d un processus stationnaire au sens strict : la stationnarité forte 82 B. La stationnarité d ordre deux des processus : la stationnarité faible 83 C. Le processus Bruit Blanc (White Noise) 83 D. L ergodicité 84 III. La fonction d autocorrélation et la fonction d autocorrélation partielle 85 A. La fonction d autocorrélation 85 B. La fonction d autocorrélation partielle 87 C. Analyse des fonctions d autocorrélation 89 IV. La classe des processus aléatoires ARMA linéaires et stationnaires 94 A. Le théorème de décomposition de Wold 94 B. Propriétés de l opérateur retard 96 C. Définition des processus ARMA 97 D. La stationnarité et l inversibilité des processus 100 E. Les processus ARMA saisonniers 105 F. Les processus ARMA non saisonniers et saisonniers à la fois Les processus aléatoires dans le domaine des fréquences 115 I. Filtrage linéaire d un processus aléatoire 115 A. Définitions 115 B. La fonction de réponse impulsionnelle et la fonction de réponse en fréquence du filtre 116 C. Fonction de transfert, fonction de gain et fonction de phase du filtre 119 D. Exemples de filtres linéaires 121 II. Le spectre d un processus aléatoire 130 A. Les théorèmes de représentation 130 B. Le spectre d une série temporelle filtrée 132 C. Le spectre d une chronique ou l estimateur spectral 133 D. La lecture d un spectre 137 E. L analyse spectrale évolutive et les ondelettes 141 F. Le spectre d un processus ARMA 144 VI ANALYSE DES SÉRIES TEMPORELLES
7 Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. 5. Les processus aléatoires non stationnaires 153 I. Description des processus TS et DS 154 A. Les processus TS 154 B. Les processus DS 154 C. Conséquences d une mauvaise stationnarisation du processus 157 II. Tests de racines unitaires non saisonnières 162 A. Les tests de Dickey-Fuller simples 163 B. Les tests de Dickey et Fuller augmentés 169 C. Le test de Phillips et Perron 178 D. Le test de Dickey et Pantula (1987) 179 E. Le test KPSS (1992) 180 F. Le test de Elliot, Rothenberg et Stock (1996) 181 G. Le test Ng-Perron (2001) 182 III. Tests de racines unitaires saisonnières 191 A. Les modèles de base 192 B. Le test de Hylleberg, Engle, Granger et Yoo (HEGY) 193 C. Le test de Franses 194 IV. Les processus ARIMA 198 A. Les processus ARIMA non saisonniers 198 B. Les processus ARIMA purement saisonniers (modèles SARIMA) 199 C. Les processus ARIMA non saisonniers et saisonniers à la fois L identification des processus ARMA 205 I. Les caractéristiques des processus AR(p) 206 A. Caractéristiques de la FAC d un AR(p) 206 B. Caractéristique de la FAP d un AR(p) 207 C. Exemple d application 209 II. Les caractéristiques des processus MA(q) 211 A. Caractéristiques de la FAC d un MA(q) 212 B. Caractéristiques de la FAP d un MA(q) 213 III. Les caractéristiques des processus ARMA(p, q) 215 A. Caractéristiques de la FAC d un ARMA(p, q) 216 B. Caractéristiques de la FAP d un ARMA(p, q) 217 C. Synthèse 219 IV. Simulations et exercices 220 A. Limite à l utilisation des fonctions d autocorrélation 220 B. Exercices 221 V. La pratique de l identification des processus 227 A. La fonction d autocorrélation inverse et la fonction d autocorrélation partielle inverse 227 B. La fonction d autocorrélation étendue 231 C. Les autres méthodes d identification 237 Table des matières VII
8 7. L estimation, les tests de validation et la prévision des processus ARMA 239 I. Le problème de l estimation 239 A. Détermination et estimation de la vraisemblance des processus ARMA 240 B. Les méthodes d estimation 241 II. Les tests de validation 243 A. L analyse des racines 243 B. Le test de Student des paramètres 243 C. Le coefficient de détermination 244 D. Les tests sur les résidus de bruit blanc normal 244 E. Les critères de comparaison de modèles 252 III. La prévision 255 A. Les transformations de départ 255 B. Calcul du prédicteur 256 IV. Synthèse de la procédure et exercices d application Processus à mémoires longues et processus non linéaires 281 I. Processus ARFIMA et processus chaotiques 281 A. Les processus ARFIMA 282 B. Les processus chaotiques 293 II. Les modèles ARCH : présentation générale 299 A. Modèle de régression de type ARCH 301 B. Test d un modèle de type ARCH 304 C. Procédure d estimation et prévision 305 D. Processus de type GARCH 310 E. Autres processus : variantes des processus ARCH 314 Étude cas récapitulative 321 I. Analyse de la saisonnalité 321 A. Tableau de Buys-Ballot 321 B. Variables dichomatiques 323 C. Analyse spectrale 323 II. Prévision par lissage 324 A. Lissage double 324 B. Modèle de Holt 325 VIII ANALYSE DES SÉRIES TEMPORELLES
9 III. Prévision par la méthodologie de Box-Jenkins 326 A. Analyse des propriétés stochastiques 326 B. Recherche de la représentation ARIMA 330 IV. Comparaison des méthodes de prévision 334 Liste des exercices 337 Tables statistiques 341 Bibliographie 345 Index 353 Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Table des matières IX
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11 Introduction Dans la précédente édition de cet ouvrage, nous avons rendu hommage aux deux prix Nobel d Économie de 2003, l Américain Robert F. Engle et le Britannique Clive W. J. Granger pour leurs travaux sur les méthodes économétriques des séries temporelles et les processus aléatoires. Ces travaux sont en partie la source de ce manuel que nous proposons. Depuis 2003, d autres auteurs ont obtenu le prix Nobel d Économie pour leur recherche en économétrie : E. Prescott en 2004, C. A. Sims en 2011 et E. G. Fama en A l évidence, il existe un développement sans précédent des méthodes économétriques traitant des phénomènes aléatoires générateurs de chronique. Ces méthodes sont devenues incontournables pour modéliser la structure des séries financières, les ventes et le chiffre d affaires d une entreprise ou encore des séries macro-économiques. Cette quatrième édition reprend le plan de la précédente en intégrant, avec toujours le même souci pédagogique du concret, quelques éléments sur la décomposition dans le domaine des fréquences (chapitre 4) et une étude de cas récapitulative en fin d ouvrage. Ce livre, qui ne traite que du cas univarié, est donc présenté en deux parties. La partie I traite des méthodes standard de traitement des séries temporelles (méthodes de désaisonnalisation et lissage exponentiel). Dans la partie II, la chronique est considérée comme un échantillon d un processus aléatoire univarié ; dans cette partie sont présentés les modèles ARMA stationnaires, l analyse spectrale, puis les problèmes de la non stationnarité des chroniques (tests de racine unitaire). L estimation et la validation des processus ARIMA, qui fondent l algorithme de Box et Jenkins, sont ensuite abordées. Enfin, les modèles non linéaires (ARFIMA, ARCH...) sont traités dans un dernier chapitre. Introduction 1
12 Ce livre fait appel à des notions d économétrie 1 et de statistique d un niveau de première année de Master en sciences économiques, Gestion ou Mathématiques de la Décision. Les exposés théoriques sont illustrés par des exemples et des exercices qui permettent au lecteur de se familiariser de manière concrète à la pratique du traitement des séries chronologiques. Nous avons voulu, par une alternance systématique de cours et d exercices, répondre à un besoin pédagogique qui est de mettre rapidement en pratique les connaissances théoriques et ainsi, d utiliser de manière opérationnelle les acquis du cours. De surcroît, le recours à des logiciels, lors de la résolution des exercices, permet une découverte de ces outils et donne une dimension pratique que recherchent l étudiant et le praticien. Ce manuel constitue un livre d apprentissage facilement accessible ; c est pourquoi les démonstrations les plus complexes font l objet de renvois à une bibliographie plus spécialisée. Afin que le lecteur puisse lui-même refaire les exercices, les données utilisées (sous format Excel et Eviews) ainsi que les programmes de traitement «Batch» de Eviews sont disponibles par téléchargement sur le serveur web : Ce livre s adresse en premier lieu aux étudiants (sciences économiques, gestion, mathématiques, écoles de commerce et écoles d ingénieurs...) dont la formation requiert une connaissance dans le domaine de l économétrie des séries temporelles. Gageons qu il sera un support de cours indispensable et un allié précieux pour préparer les séances de travaux dirigés. Enfin, nous exprimons toute notre gratitude à toutes les personnes collègues et étudiants qui ont eu la gentillesse de nous faire des commentaires et dont les conseils et les suggestions contribuent à la qualité pédagogique de ce livre. Nous restons, bien entendu, les seuls responsables des erreurs qui subsisteraient Nous recommandons au lecteur souhaitant se familiariser avec l économétrie et désirant faire quelques exercices d applications la lecture de Bourbonnais R., Économétrie : cours et exercices corrigés, Dunod, 9 e éd., Les lecteurs souhaitant faire des remarques et des commentaires peuvent nous contacter. Régis Bourbonnais : [email protected] Michel Terraza : [email protected] 2 ANALYSE DES SÉRIES TEMPORELLES
13 Partie I L analyse classique des séries chronologiques Une série temporelle ou encore chronique est une succession d observations au cours du temps représentant un phénomène économique (prix, ventes ) ; par hypothèse, le pas du temps des observations est considéré constant : l heure, le jour, le mois, le trimestre, l année. Nous supposons également que la chronique ne contient ni observations manquantes, ni valeurs aberrantes ou accidentelles sur toute la période d observation. Si tel est le cas une correction des données est réalisée en utilisant la méthode de l extrapolation linéaire, la prévision de la (ou des) valeurs en cause ou encore l intuition du modélisateur. La valeur courante en t de la chronique est notée x t, où t le temps est compris entre 1 et n avec n le nombre total d observations de la chronique. On appelle h le nombre de points ou de valeurs à prévoir de la chronique. La prévision de la série temporelle de (n + 1) à (n + h) connaissant l historique de x 1 à x n porte le nom d horizon de la prévision. Il est toujours utile, en première analyse, de représenter l évolution temporelle d un phénomène à l aide d un graphique ayant en ordonnée la valeur du phénomène économique x t et en abscisse le temps t. Comme le temps est discret, le graphique obtenu est un diagramme en bâtons. Par tradition, on retient le polygone des fréquences de la représentation nommé : profil temporel de la chronique. Partie I 3
14 Les techniques traditionnelles de traitement des chroniques procèdent par décomposition puis reconstitution de la chronique pour effectuer la prévision. Cette approche suppose que la structure de la chronique peut être décomposée en éléments simples (modélisables), et donc plus facilement prévisibles, pour ensuite être reconstituée pour donner la prévision de la chronique. Les premières études sur les chroniques ont amené à considérer de façon standard quatre grandes composantes : la tendance ou «trend» notée T t, censée décrire le mouvement de long terme, de fond ou encore structurel du phénomène. Ce mouvement est traditionnellement représenté par des formes analytiques simples : polynomiales, logarithmiques, exponentielles, cycliques, logistiques. C est ainsi qu en économie la tendance contient des cycles longs de Kondratieff (cycle apériodique de 40 à 60 ans), de Kuznets (20 ans), des cycles de Juglar (cycle de crise de 10 ans) ; la composante cyclique notée C t. En conjoncture, elle est représentée par le cycle de Kitchin d une période de 3 à 5 ans. Dans la plupart des travaux sur les séries temporelles, la tendance et le cycle sont regroupés en une seule composante appelée l extra-saisonnier E t ; la composante saisonnière notée S t : composante cyclique relativement régulière de période intra-annuelle et qui correspond souvent à des phénomènes de mode, de coutume, de climat ; la composante résiduelle notée R t. Elle rassemble tout ce que les autres composantes n ont pu expliquer du phénomène observé. Elle contient donc de nombreuses fluctuations, en particulier accidentelles, dont le caractère est exceptionnel et imprévisible (catastrophes naturelles, grèves, guerres ). Comme par hypothèse ce type d événement est censé être corrigé, le résidu présente en général une allure aléatoire plus ou moins stable autour de sa moyenne. Remarquons que ces différentes composantes s entendent pour des séries économiques, le plus souvent, mensuelles ou trimestrielles liées à la conjoncture. Dans le domaine de l entreprise, les composantes sont conservées mais les périodicités sont parfois différentes (hebdomadaire par exemple). La technique de décomposition- reconstitution repose, bien évidemment, sur un modèle qui l autorise. Ce modèle porte le nom de schéma de décomposition. Il en existe essentiellement trois grands types : le schéma additif qui suppose l orthogonalité (indépendance) des différentes composantes. Il s écrit : x t = E t + S t + R t. Dans ce schéma, la saisonnalité est rigide en amplitude et en période ; le schéma multiplicatif : x t = E t S t + R t, dans lequel la composante saisonnière est liée à l extra-saisonnier (saisonnalité souple avec variation de l amplitude au cours du temps) ; 4 ANALYSE DES SÉRIES TEMPORELLES
15 le schéma multiplicatif complet : x t = E t S t R t (interaction générale des trois composantes). Il est actuellement le plus utilisé en économie. Il est commode puisque le logarithme de la chronique conduit au schéma additif. En définitive, dans ces méthodes traditionnelles, deux questions sont importantes : l existence d une saisonnalité et le type de schéma à retenir ; elles constituent le chapitre 1 de cette partie. Nous examinons par la suite (chapitre 2) les techniques de prévision. Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Partie I 5
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17 1. L analyse de la saisonnalité L étude de la saisonnalité est un préalable au traitement d'une série chronologique. En effet, lorsque cette composante existe, il convient de l'isoler afin de pouvoir analyser les autres caractéristiques. Une désaisonnalisation systématique, sans tester l'existence de cette composante, peut créer un «bruit» parasite nuisible à l'analyse de la chronique et donc dégrader la qualité de la prévision. Dans ce chapitre, nous allons, par conséquent, présenter les techniques permettant de tester l'existence d'une composante saisonnière, puis nous examinons les méthodes de désaisonnalisation. I. La détection de la saisonnalité A. La représentation graphique et le tableau de Buys-Ballot L analyse graphique d une chronique suffit, parfois, pour mettre en évidence une saisonnalité. Néanmoins, si cet examen n est pas révélateur ou en cas de doute, le tableau de Buys-Ballot permet d analyser plus finement l historique. La figure 1.1 des ventes trimestrielles d un produit festif indique une saisonnalité marquée au quatrième trimestre, ce que nous pouvons confirmer à l aide du tableau de Buys-Ballot. L analyse de la saisonnalité 7
18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 Figure 1.1 Ventes trimestrielles en milliers d'unités Le tableau de Buys-Ballot est un tableau complet à deux entrées dans lequel sont consignées les valeurs de x t. Il est constitué (cf. Tableau 1.1) en ligne par les années et en colonne par le facteur à analyser (mois, trimestre...). Les moyennes et les écarts types 1 des années et des trimestres (ou des mois selon le cas) sont calculés ainsi que pour l ensemble des observations de la chronique. Tableau 1.1 Exemple de constitution d un tableau de Buys-Ballot pour des ventes trimestrielles (calculs arrondis) Dates T1 T2 T3 T4 Moyenne Écart type Année ,69 Année ,02 Année ,48 Moyenne Moyenne Écart type générale général Écart type ,7 829,74 Nous pouvons alors classer les trimestres pour chaque année par valeurs décroissantes (cf. Tableau 1.2). Tableau 1.2 Classement des trimestres en fonction de leur valeurs Années Année 1 T4 T2 T1 T3 Année 2 T4 T3 T2 T1 Année 3 T4 T2 T3 T1 1. La formule de l écart type utilisée est celle de la population. 8 ANALYSE DES SÉRIES TEMPORELLES
19 La lecture du Tableau 1.2 indique la persistance du trimestre T4 à se classer en première position quelles que soient l année et la position de «creux» occupée par le trimestre T1, ce qui nous conduit à retenir l existence d une saisonnalité rigide. Cette technique très simple permet la détection de la saisonnalité et aussi d en préciser la nature. B. Analyse de la variance et test de Fisher Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. L examen visuel du graphique ou du tableau ne permet pas toujours de déterminer avec certitude l existence d une saisonnalité, de surcroît il interdit l automatisme de traitement qui peut s avérer nécessaire dans le cas d un nombre important de séries à examiner. Le test de Fisher à partir de l analyse de la variance permet de pallier ces deux inconvénients. Ce test 1 suppose la chronique sans tendance ou encore sans extra-saisonnalité. Dans le cas contraire cette composante est éliminée par une régression sur le temps (extra-saisonnalité déterministe), ou par une procédure de filtrage (extra-saisonnalité aléatoire). Soit : N le nombre d années, p le nombre d observations (la périodicité) dans l année (trimestre p = 4, mois p = 12, etc.). x ij la valeur de la chronique pour la i ème année (i = 1...,N) et la j ème période ( j = 1...,p) supposée telle que x ij = m ij + e ij ; les e ij sont les résidus considérés comme aléatoires formés d éléments indépendants : e ij N(0; σ 2 ). Les m ij sont les éléments d une composante de la chronique qui s écrivent : m ij = a i + b j avec b j qui mesure l effet période en colonne du tableau et a i qui mesure l effet année en ligne du tableau. Deux effets absents sont testés contre deux effets significativement présents : si l effet période (ici trimestre) est significatif, la série est saisonnière ; si l effet année est significatif, ceci suggère deux interprétations. La chronique de départ n a pas été transformée, elle possède alors des paliers horizontaux. La chronique a été transformée, des changements de tendance existent dans la chronique. 1. Laloire, L analyse de la saisonnalité 9
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