M me ARRIEU (excusée)

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2 ÉTAIENT PRÉSENTS M. RUBICHON, directeur général délégué, président du CE (excusé) M me BENET, directrice des Ressources humaines M me LEMOINE, chef du département DRHR M. BRAULT, DRHR M me GONZALEZ, DRHR INVITÉS M. COUTURIER, Intervenant point 3 M me BALDI, DRH, Intervenante point 3 M. IDIER, Intervenant point 3 MEMBRES DU CE SPE/CGT MEMBRES DU CE SICTAM/CGT M me BIOTA M. MICHAUD (excusé) M. VALLALTA M. VIDY M. CLAUZARD (excusé) M. PAPAUX M. NAMIGANDET M. BERTONE M. BUATOIS M. RAMBOER M me TOURNEUR (excusée) M. GUARINO M. DANGE (excusé) M. ELKETRANI MEMBRES DU CE CFE/CGC MEMBRES DU CE FO M. CUVILLIER (excusé) M me MARTIN M me CHOLLET-CHOURAQUI M. FERNANDES (excusé) M me ARRIEU (excusée) M. CRIQUET (excusé) M. MUNOZ M. BROWN M me LAPIERRE M. DUTHILLEUL M lle DELBÈGUE MEMBRES DU CE MEMBRES DU CE CFTC UNSA/SAPAP M. HUBERT (excusé) M. POVEDA M. DESVAUX (excusé) M. DARRAS M. BOUCHIKHI M. RIFFET (excusé) MEMBRES DU CE CFDT M. SALVANES M lle KOUIDRI (excusée) M me LAINE

3 REPRÉSENTANTS SYNDICAUX M. BACQUET (excusé) CFE/CGC Mme ROLLY CFTC M me MARCHAND (excusée) FO M. BLONDEAU Sictam/CGT et Spe/CGT M. DUBUISSON (excusé) UNSA/SAPAP M. TOURRET UNSA/SAPAP M. LAMBOROT CFDT

4 Aéroports de Paris Comité d entreprise M me MARTIN (FO).- J aurais une question diverse à ajouter à l ordre du jour : cela concerne la mise en place de l espace réservé pour les salariés d Aéroports de Paris sur le site du comité d entreprise pour répondre à notre obligation, au regard du règlement intérieur, de communiquer le compterendu de la séance plénière. Nous avons de petites complications informatiques qui semblent être une problématique liée à Aéroports de Paris et à la politique de la DSI. On aimerait évoquer cela pour voir comment avancer assez rapidement. POINT 1 : APPROBATION DES PROCÈS-VERBAUX Nº 26 ET 27 En l absence d observations, les procès-verbaux sont approuvés. Paris, le 18 novembre 2010

5 POINT 2 : INFORMATION ET CONSULTATION SUR LE PROJET DE CONVENTION TRIENNALE ENTRE LE COMITÉ D ENTREPRISE ET AÉROPORTS DE PARIS M. BRAULT.- Le principe de la présentation n est pas de revenir en détail sur l ensemble des éléments qui composent la convention triennale. Naturellement, on peut répondre à toutes les questions qu il peut y avoir sur les différents points. Il s agit d abord de resituer l esprit dans lequel on a abordé cette négociation avec le comité d entreprise. On souhaitait à la fois clarifier et simplifier les processus qui étaient inscrits dans la convention précédente, mais surtout dans le sens de la clarification. Beaucoup de choses étaient évoquées, mais souvent c étaient des choses rattachées à un historique sans que ce soit forcément clair pour les personnes qui n avaient pas cet historique. C est mon regard extérieur qui a souligné qu il fallait que n importe qui puisse prendre connaissance des dispositions de la convention sans qu il ait d ambiguïté sur les règles qui doivent s appliquer. C est aussi la simplification dans les processus de gestion et les processus administratifs que ce soit, pour l entreprise ou pour le comité d entreprise, avec toujours deux principes très forts : la plus grande clarté et la plus grande transparence dans l ensemble des règles et c étaient des souhaits qui étaient complètement partagés entre le comité d entreprise et nous. Ensuite, le comité d entreprise a souhaité que l on maintienne une spécificité très claire et un cas particulier pour ce qui est de l activité de restauration gérée par le comité d entreprise au bénéfice principal des salariés d Aéroports de Paris. C est quelque chose qui a bien été réservé de façon spécifique dans la convention et que l on rajoute et précise bien un certain nombre de principes forts. Dans ses principes forts, il y a cet attachement de la direction au fait de privilégier le recours à la restauration collective gérée par le comité d entreprise pour les salariés quelle que soit l évolution de la situation qu il peut y avoir, en fonction des différents sites qui pourraient être ouverts à l avenir ou des regroupements qu il pourrait y avoir dans l entreprise ; avec une volonté forte de dialogue avec le comité d entreprise pour pouvoir toujours améliorer et développer le niveau de cette activité. Je crois que ce sont les principes qui nous ont guidés dans la rédaction de cette convention. Je ne vais pas rentrer dans le détail, si vous souhaitez que l on précise certains aspects, on pourra le faire à la demande. M. VIDY (Sictam/CGT).- On ne va pas revenir sur ce qui a été évoqué par M. BRAULT. Historiquement, la convention a un but : avoir une vue globale de ce que la direction prend en charge pour ce qui est du comité d entreprise et de ses activités. La convention a deux budgets essentiels : les activités sociales et de restauration, plus un budget-plan triennal en direction du sport. Il y a quelques années, on avait eu un débat sur un éventuel détournement de ces fonds en direction d autres activités. Comme il est acté dans la convention ça l était auparavant aussi ce budget est bien identifié et il est consommé à la demande du comité d entreprise en direction des activités sportives. C est donc la direction qui débloque les fonds en fonction des besoins. On n a pas cette subvention dans nos budgets. Je rappelle aussi que l origine de la convention était au moment où le CE avait décidé de reprendre la gestion des restaurants. Au tout début, c était géré par ce que l on appelle «des

6 marchands de soupe». Les élus de l époque avaient émis le souhait de reprendre la restauration en gestion, ce qui avait conduit à cette mise en place de convention. Le sens de cette convention définissait que la restauration gérée par le CE en lien avec Aéroports de Paris ne devait pas coûter un seul centime aux activités sociales, en sachant que la restauration est liée normalement aux activités sociales. Dans cette nouvelle convention, on a essayé de simplifier de parts et d autres : un certain nombre de choses n étaient plus d actualité, il fallait les retirer et il fallait remettre en avant d autres choses. On sait que l entreprise change avec la diminution des effectifs et donc cette diminution d effectif peut avoir à terme une incidence sur l activité de restauration telle qu elle est gérée aujourd hui. Entre le comité d entreprise et la direction, on a convenu d avoir un seuil, c est-àdire un nombre de repas qui est de Cela permet aussi de définir un nombre de postes de salariés pour les restaurants, c est-à-dire une garantie pour l activité de restauration. Comme on le sait tous pour ceux qui étaient là à l époque, il y a eu la fermeture de la piste. C est le choix de la direction, malgré la convention, il a fallu qu il y ait des négociations entre les élus de l époque et la direction pour trouver un accord sur la fermeture de la piste et les incidences que cela avait sur le personnel. Les choses avaient été faites de bonnes manières en son temps. Ce sont des choses, pour le secrétariat, qui nous semblaient importantes de garantir et de pérenniser avec la volonté de s orienter en priorité en direction des salariés d Aéroports de Paris pour accéder à la restauration qui est gérée par le CE. Ce sont des axes qui nous semblaient importants et forts. C est ce qui apparaît aujourd hui dans la convention et qui l était peut-être un peu moins à la lecture de l ancienne. En ce qui nous concerne, on a eu quelques réunions. Pour tout vous dire, elles n ont jamais été compliquées, il y a eu des échanges, c est normal cela fait partie d une négociation : dans une convention, il y a aussi des positions entre la direction et nos souhaits. En tout état de cause, des réunions ont eu lieu en bonne intelligence et cela a permis aujourd hui que l on ait cette convention en l état qui nous semble être un bon compromis, puisqu une convention est aussi un compromis de part et d autre. En ce qui nous concerne, on y est favorable puisqu elle va nous permettre, en tout cas à la prochaine mandature, sur les trois ans à venir, de travailler avec une base qui est clairement définie et qui permettra une compréhension plus facile pour tous. M me BENET. - Avant les questions, lors d une ultime relecture, on s est aperçu d une petite erreur dans le projet. M me LEMOINE.- Page 3, on parle de prévention des couvertures complémentaires santé, en fait il y a eu un mauvais copier-coller. Le point était censé remplacer le En effet, si vous vous souvenez bien, quand on a mis en place le système de complémentaire santé obligatoire, l entreprise a dit qu elle prenait à sa charge sous forme de rente-retraite la prise en charge du système des retraités groupe fermé. Dans la version définitive qui sera portée à la signature, le point sera retiré puisque c est le qui régit les relations. M me BENET. - Pour conforter ce que disait Antoine BRAULT et M. VIDY, je voudrais dire que quand je suis arrivée, j ai eu beaucoup de mal à comprendre comment fonctionnait le découpage de l ensemble des œuvres sociales. Avec le travail qui a été fait, cela me paraît de nature à donner une très bonne visibilité, une très bonne transparence sur le sujet. M. POVEDA (UNSA/SAPAP).- En premier lieu, j aurais une question par rapport à la subvention qui sera versée en une seule fois : est-ce que c était déjà ainsi sur les précédentes conventions? Parce que pour nous, cela va dans le bon sens. Il serait aussi judicieux de faire la même chose pour les organisations syndicales représentatives c est juste pour le placer. J ai quelques questions de compréhension, mathématique ou économique, sur le versement de l allocation

7 restaurants : c est 0,79 démultiplié par quoi? C est , d accord. Et le versement de la rémunération, c est multipliés par quoi? Par rapport à la rénovation et modernisation des installations existantes, il y a un budget de , vous avez donc ciblé la rénovation de certains sites. Concernant le tennis à Roissy, est-ce que quelque chose sera fait? Sur la prime de septembre, est-ce qu elle est versée uniquement au restaurant? Sur le versement des allocations pour les retraités, comment est fait le calcul et quel est le montant? Effectivement, cette convention permet d avoir 159 postes, estce que ce sont des postes à plein temps? Équivalent plein temps, donc ces postes sont pérennes c est-à-dire que la direction ne va plus chipoter sur tel ou tel poste, donc c est clair que c est pérenne. Est-ce que c est pérenne même si le nombre de repas diminue? S il n y a plus les repas, est-ce qu il y aura toujours ces 159 postes? M. VIDY (Sictam/CGT).- Sur le plan triennal, je laisserai Pascal PAPAUX qui est le délégataire aux sports pour expliquer le mécanisme. Pour rappel, ce budget était déjà dans les anciennes conventions, c est exactement le même, il est sur trois ans. Sur la question de la prime de septembre, elle est versée effectivement à l ensemble des salariés du comité d entreprise. À l origine, pour la prise en charge des salariés des restaurants, la direction avait accepté le principe cela avait été un peu compliqué dans ma propre organisation syndicale puisque le signataire était de mon organisation syndicale. Il avait fallu mettre en place la prime d intéressement au CE. Après des négociations avec les instances représentatives des personnels du comité d entreprise, on a convenu de la mise en place d une prime de septembre. Elle est intitulée «prime de septembre» parce qu elle est versée en septembre. En accord avec la direction, on a convenu de maintenir ce qu on nous versait dans le cadre de la prime d intéressement sous cette forme de prime, qui correspond à Sur la question de l emploi par rapport au nombre de repas, effectivement, à la base, ce sont repas qui sont pris comme référence. Ces repas sont pour l année Effectivement, il y a une clause dans la convention, mais elle existait aussi à l époque, qui est une clause de «revoyure» si jamais le nombre de repas venait à diminuer de façon importante afin que l on se remette autour d une table et qu on en discute. On ne va pas reparler de repas puisque sur une année ne représentent rien. Après, ce sera dans le cadre de la clause de «revoyure» que l on engagera la réflexion ou que les prochains engageront la réflexion sur le maintien des effectifs et sur les incidences que cela pourrait avoir. M. PAPAUX (Sictam/CGT).- Concernant la question sur le terrain de tennis, c est réglé : on a été alerté plusieurs fois. On a rencontré de nombreuses difficultés sur les terrains de tennis. L intervention de la DH et de M. RUBICHON a été utile dans la réfection de la bulle, sinon aujourd hui je crois que l on serait encore sans tennis. C est à la charge de l immobilier des propriétaires, tout a été fait. Ensuite, il y a eu un souci avec le sol, il y a eu des dégradations avec les machines élévatrices sur les deux pistes de tennis. Cela a été réparé par des professionnels du tennis. Pour autant, il y a eu plusieurs demandes. Je voudrais lancer un petit message aux organisations syndicales : n intervenez pas dans tous les sens, passez par les bons canaux, cela permettra de gagner du temps et tout le monde sera satisfait parce que c est l intérêt de tout le monde que les installations fonctionnent correctement, que ce soient les salariés ou la direction, et on évite de casser les pieds à tout le monde. Il y a eu beaucoup de messages. On a fait venir un expert de la Fédération Française de Tennis. Ils ont fait une expertise du sol pour savoir s ils pouvaient jouer en compétition, tout est fait. Sur les tennis, on a fait une proposition à IMO de prendre une partie de la vétusté en charge sur le budget du comité d entreprise on ne sait pas encore comment on

8 va l imputer et pour une autre partie IMO serait d accord de mettre un reliquat de travaux pour refaire une peinture totale sur les deux courts de tennis. Ensuite, concernant le plan triennal, cela fait deux mandats qu on l a remis au goût du jour. On en a profité pour maintenir l ensemble des installations, les rénover, les entretenir et proposer d autres choses dans le cadre de la politique du secrétariat, pas seulement sur le plan sportif, mais également sur le caractère social. On essaye de mêler la partie culturelle dans les enceintes sportives également. Qu il y a une nouvelle orientation puisqu il y a une forte demande de la part des différents services d Aéroports de Paris, que ce soit sur Roissy ou Orly, de disposer des installations pour faire des barbecues de services et autres. On a tenu compte de ces demandes, on a fait modifier et évoluer ces installations pour que les services qui veulent faire leur barbecue puissent le faire. Les salariés sont aussi demandeurs. Maintenant, des endroits seront dédiés pour ce genre de choses dès septembre. D ailleurs, on en a parlé à la direction pour la mise en place d un INFODIF pour informer. Cela passera par les restaurants du comité d entreprise puisque c est lié avec la convention dans le cadre de prestations supplémentaires des restaurants d entreprise. Concernant les installations, s il y a une salle de réception qui est en train de se terminer sur Roissy avec une arrière-cuisine pour recevoir des camions frigos, pour déposer et pouvoir mettre en place des buffets afin que l on soit dans les normes. La dernière partie du plan triennal, sur Roissy, on aura deux installations, il n y aura plus d écart entre les deux plates-formes : les deux complexes sportifs sont au même niveau de qualité d entretien et autres. La dernière partie des travaux interviendra sur la salle du dojo à Mitry- Mory, la fin des travaux est prévue pour décembre. On gère au mieux, on optimise les installations. On a tenu compte des différentes remarques qui ont eu lieu dans cette même salle où la direction nous a demandé de bonifier l image d Aéroports de Paris avec les communes avoisinantes. C est chose faite puisqu on les a sollicitées par le passé, et aujourd hui la mairie de Mitry-Mory vient de nous solliciter pour utiliser la salle de formation professionnelle des salariés du comité entreprise. On est dans le cadre des échanges et tout est clair. Voilà comment on a utilisé brièvement le plan triennal toujours dans la même logique : chaque fois qu il y a des projets, on présente les projets et la direction les valide, c est contrôlé. C est eux qui ont l argent, c est pour ça que l on est gentil. M. POVEDA (UNSA/SAPAP).- Il y a quelque chose que je ne comprends pas concernant les loyers : vous dites que c est gratuit et ils sont remboursés alors je ne comprends pas. Est-ce que cela veut dire que le CE paie à IMO et que vous remboursez le CE? M me LEMOINE.- C est plutôt l inverse. De façon à ce qu il n y ait pas de problématique de sortie de trésorerie pour le comité d entreprise, le CE n avance pas l argent à IMO. Le CE est facturé par IMO et nous versons une subvention au CE pour qu il puisse payer les loyers. M. POVEDA (UNSA/SAPAP).- Pourquoi est-on obligé de perdre de l argent, alors qu il serait simple de dire que c est gratuit, que l on ne fait pas de factures? M me LEMOINE.- C est juste un problème de fonctionnement et de comptabilité interne au niveau d Aéroports de Paris, de montant de facturation et de TVA aussi. Le fait de travailler de cette façon-là avec IMO, permet de bénéficier d une TVA minorée, alors que si on était passé par des conventions entre IMO et le CE, le montant des loyers aurait été plus élevé. IMO, compte tenu de l organisation de l entreprise, aurait été obligé de facturer au tarif externe au comité d entreprise qui est une entité propre, et non une unité d Aéroports de Paris. Grâce à cette convention, on a trouvé un système plus simple que le système actuel puisque le CE nous produira les factures d IMO justifiant le niveau de subvention.

9 M. BERTONE (Sictam/CGT).- Puisque l on parle de l allocation des restaurants, c est un sujet que l on aborde un peu chaque année, ce n est pas dans la convention, mais c est la problématique de la restauration sur les plates-formes notamment sur CDG. Je pense qu il faudra que l on ait une réflexion sur ce sujet. Je ne veux pas être trop long aujourd hui parce que ce n est pas le sujet, mais je pense qu il faudra faire des réunions sur ce sujet pour améliorer la restauration sur les plates-formes de CDG, notamment sur l Est avec l agrandissement de la plate-forme. Aujourd hui, la restauration ne répond pas aux besoins et la qualité attendue qui devrait être la même pour tous les salariés. Donc j en profite pour lancer le message parce que c est une demande qui est récurrente. On ne va pas l aborder aujourd hui parce que ce serait trop long, mais je pense qu il faut voir comment améliorer cela, je pense qu il y a des possibilités avec le comité d entreprise en restant dans le cadre que l on a fixé aujourd hui. Ce serait bien qu on initie des réunions pour en parler, sinon c est un débat qui est évoqué en DP, en CE, on tourne en rond, il y a des solutions, il faut les aborder ensemble. M. NAMIGANDET (Spe/CGT).- M. BERTONE vient de dire ce que je voulais dire. Ce serait bien de lancer une réflexion sur tous les secteurs Est qui continuent, parce que je pense à l avenir aussi. Aéroports de Paris va être amené à s agrandir, donc je pense que pour faciliter le contact avec notre restaurant du personnel, il faut une réflexion sur le travail à mettre en place, pour voir comment faire dans les jours, dans les semaines et dans les mois à venir pour amener nos collègues agents à venir à fréquenter le restaurant du personnel au lieu d aller chez Air France. Leur faciliter le moyen de transport avec le temps, pour que l on puisse aller souvent manger au 2A. Il très important qu un travail se fasse avec les organisations syndicales, le comité d entreprise et la direction pour trouver une solution. Cela s est déjà fait à l époque quand le F était ouvert, il y avait le 2A et il y avait des navettes qui faisaient les allers-retours et ça marchait très bien, il y avait une fréquentation régulière. Il serait bien que l on puisse se pencher sur cette réflexion à l avenir. M me BENET - Pas de problème, on est tout à fait ouvert à avoir des discussions là-dessus. M. GUARINO (Sictam/CGT).- Cela rejoint un peu ce que disaient mes deux collègues : la priorité est de permettre aux salariés d ADP de devenir se restaurer dans les restaurants du comité d entreprise. C est vrai que, surtout à Charles-de-Gaulle, il y a vraiment un problème de ce côtélà : la fréquentation du 2A pourrait être largement au-dessus s il y avait une possibilité pour les agents de venir. De plus, on a vu que dans certaines aérogares, il y avait une distribution de plateaux-repas, etc., il y a un moyen de déjeuner sur place. Dans ce périmètre-là, on cherchait d autres pistes pour pouvoir augmenter cette fréquentation. Une des pistes était de nous avertir en amont lorsqu il y avait une manifestation ou un séminaire ou un changement d endroit des personnes qui déjeunent habituellement dans le restaurant. J ai envoyé des messages et dernièrement, on a su hier qu il allait y avoir une fête de la musique à la Maison de l Environnement d Orly avec un buffet gratuit, avec des affiches disant : «Venez, vous pouvez manger gratuitement». Forcément, cela aura une incidence. À Orly Sud, on a su le jour même qu il y aurait un buffet et on a eu plus de 100 repas en moins au restaurant. Il faudrait trouver une solution pour que l on soit informé de ce genre de manifestations. M me BENET - On va réfléchir à cette mise en place, mais ce n est pas très facile parce que ce qu il manque dans cette maison, c est une centralisation de tous ces événements, que ce soit des séminaires professionnels, Orly en fête, etc. Ce serait plus simple s il y avait un calendrier tenu par la Communication, cela n existe pas, mais on peut essayer au fil de l eau, via le secrétariat de Catherine, de vous informer lorsqu il y a un événement. On peut essayer de professionnaliser le système pour avoir quelque chose de plus abouti. Ce n est pas compliqué à mettre en place, mais ce qui est compliqué c est d avoir l information.

10 M. BOUCHIKHI (UNSA/SAPAP).- Je veux juste rappeler qu au niveau des pôles 2 et 3 de CDG, on refuse à tous les salariés et agents de cesuo et de ces pôles, la possibilité d avoir moitié-moitié comme cela se faisait par le passé. C est-à-dire que l on a 28 repas. À l époque, les salariés qui étaient un peu loin du restaurant d entreprise avaient «2x14», c est-à-dire une carte Air France pour 14 repas et une carte Aéroports de Paris pour 14 repas. Les gens choisissaient et ils venaient consommer au minimum les 14 possibilités. Cela a été annulé d une manière forte par les directeurs de CDG de l époque. Je crois savoir que Fabrice MICHAUD s est personnellement déplacé à l époque pour alerter de la situation dans laquelle se trouvait le restaurant du 2A à son ouverture parce qu il était la propriété d Air France, ils ont fermé. À l époque, nous avons convaincu les responsables de l UO CDGA de permettre à leurs salariés d avoir un peu plus de temps pour quitter CDGE et avoir plus de temps pour se restaurer chez Air France, le temps de la réouverture. Cela s est fait par le passé. Nous avons posé des questions sur la possibilité d une navette en impliquant la société à Alyzia pour qu il y ait plus de monde. On a eu une réponse qui n était pas très claire. Ce genre de comportement est nul. Il m arrive de rester le soir pour telle ou telle raison, aujourd hui, on a une petite chance d avoir les militaires qui mangent sur place, ce n est quand même pas normal. Mme MARTIN (FO).- C est une problématique d organisation du travail. CDGE est l unité opérationnelle où l on a le plus d effectifs sur Roissy. Il y a une montée en puissance importante, aujourd hui ils sont un peu plus de 800 salariées. On a une double problématique. La première problématique est en termes d organisation du travail : lors de l ouverture de CDGA, on l avait demandé et il y a effectivement un refus au niveau local d augmenter le temps de pause repas afin de tenir compte de la distance pour le déplacement. Effectivement, un salarié en horaire décalé qui a 30 minutes, au niveau du statut du personnel, pour sa pause repas, c est le temps qu il faut pour faire l aller-retour CDGA, donc les salariés vont déjeuner chez Air France. La première chose est cette question d augmentation du temps de la pause repas. Dans mon ancienne direction, on pouvait avoir jusqu à 45 minutes voire 55 minutes quand on travaillait au terminal B et que l on devait aller se restaurer au terminal F. Il y avait eu une tentative dans ma direction de mettre en place une navette pour permettre aux salariés, via la piste, d accéder au restaurant du personnel, c était Air France à l époque, on n avait pas CDGA. Il s est avéré que ce n était pas vraiment utilisé puisque les pauses repas n étaient pas en même temps, etc. Là c était une activité qui était liée au nombre de vols et aux départs avion ce qui n est pas le même cas de figure pour l exploitation : les pauses repas sont quand même plus ou moins fixe, donc cela pourrait valoir le coup de faire une expérimentation pour voir. En plus, on a Air France, mais c est votre faute, à la direction d Aéroports de Paris : vous refusez maintenant de prendre en charge les invités pour les salariés d Aéroports de Paris qui se restaurent dans le restaurant d Air France. Du coup, un collègue qui a oublié sa carte va être obligé d aller à CDGA. C est peut-être l occasion de travailler un peu. Le CCE d Air France a des soucis, ils deviennent très carrés, etc., et je pense qu il faudrait la direction travaille sur la question des plateaux-repas. On a une véritable problématique sur l ensemble de CDG, sur la mauvaise qualité des repas. On a un restaurant du personnel. Les plateaux-repas sont de très mauvaise qualité, c est carrément immangeable, il y a des gens qui tombent malades, on a eu beaucoup de soucis. Vu le coût qu un plateau-repas vous coûte en tant que direction d Aéroports de Paris, qu est-ce que l on attend, vous et nous, pour se mettre autour d une table et voir comment notre comité d entreprise, en respectant les règles d hygiène, peut s occuper de faire les plateaux-repas et que ce ne soit pas une entreprise sous-traitante qui s enrichit sur notre dos? On a eu de longues discussions sur ce sujet en CE. Je pense que l on pourrait avoir des discussions un peu plus générales sur la restauration de façon à tenir compte de toutes les problématiques que rencontre le personnel, également ceux du Bourget et des aéroports secondaires.

11 M me BENET.- Avant de donner la parole, je voudrais juste que l on se recentre : j entends ce que vous dites et c est tout à fait intéressant, je suis d accord pour travailler sur ces différents sujets. Je comprends que le sujet amène des questions périphériques, je propose que l on n ouvre pas le débat sur ces sujets aujourd hui et que l on s en tienne au projet de convention. M. VIDY (Sictam/CGT).- L enjeu d une convention est régi pour trois ans. Il y a effectivement la question de la restauration qui est essentielle pour le CE. D autant plus que cette convention permet de garder la main sur la gestion des restaurants, sur la forme que l on souhaite donner. Ce n est pas négligeable puisque puisqu il y a des orientations sur la restauration, sur la conception et sur la vue que l on a de la restauration collective. Cette convention le permet. Les problématiques d accessibilité sont une chose sur laquelle on est intervenue dans le cadre de ces discussions puisque c est une vraie problématique pour pérenniser la restauration gérée par le CE, donc ces questions-là sont essentielles. Elles nécessiteront qu à un moment donné, il y ait une vraie réflexion sur l accessibilité en priorité les salariés d Aéroports de Paris en direction des restaurants gérés par le CE, voir après l étendre à d autres, sachant que pour les autres, nous n avons pas la main sur les administrations, les filiales, etc. C est la direction qui accepte ou pas de donner la possibilité à des salariés d autres entreprises de venir se restaurer dans nos installations. Une chose importante que je voulais dire dans le cadre de cette convention, c est que nous avons souhaité avoir comme interlocuteur privilégié, la DRHR. On s est aperçu avec les différentes réorganisations que cela partait un peu dans tous les sens, on avait plusieurs interlocuteurs et pour nous, ce n était plus possible en termes de cohérence. Maintenant, c est acté dans la convention : l interlocuteur privilégié pour le comité d entreprise est le DRHR. Ensuite, c est à DRHR de répartir l expression de nos besoins là où il faut. Je suis désolé d être intervenu dans ce sens-là, mais je pense que la problématique est réelle, il faut s en emparer dans le cadre de cette convention de façon sérieuse. Il y a un service qui s appelle «le service aux salariés» : je pense qu il y a des choses à revoir dans ce service, mais il peut aider si on prend les choses de la bonne manière. M. MUNOZ (CFE/CGC).- En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas beaucoup intervenus dans le débat, pour ne pas dire pas du tout parce que l objet de la question est la convention triennale entre le comité d entreprise et la direction. Même si on est loin d être d accord sur toutes les orientations du comité d entreprise, nous voterons pour cette convention puisque de toute façon, c est ce qui permet au comité d entreprise de fonctionner. Sur les moyens que l on va donner au comité d entreprise, on est complètement d accord sur le fait qu il faut que ce soit clair et net. M. TOURRET (UNSA/SAPAP).- Cette convention est une bonne évolution de la précédente notamment sur la subvention versée en une seule fois, la pérennisation des emplois de la restauration, la clarification de la convention, l UNSA/SAPAP votera pour. M. BROWN (FO). Nous sommes d accord avec ce qui a été dit, nous voterons pour. Peut-être que l on pourrait envisager un jour de faire de la mutualisation avec d autres comités d entreprise, c est une idée à mettre dans le débat. M me ROLLY (CFTC).- Au nom de la CFTC, je voulais vous présenter nos excuses à l ensemble de l assistance pour l absence des élus de la CFTC à cette réunion. Cela étant, si nous ne nous prononçons pas aujourd hui du fait de l absence d élus, je tenais à dire au secrétariat du comité d entreprise que nous sommes favorables à ce qui a été négocié dans cette convention, en tout cas c est le message que je souhaitais porter aujourd hui.

12 M. BLONDEAU (Sictam/CGT).- Pour le Sictam/CGT, on est conscient qu il reste encore des axes de réflexion pour améliorer certaines choses et notamment l accessibilité au restaurant du comité d entreprise. Le Sictam/CGT votera pour. M me MARTIN (FO).- Pour FO, étant donné que cette convention est dans la continuité de la précédente avec des simplifications en termes de lecture, puisque cela convient au secrétariat du CE, on votera évidemment pour. M me LEMOINE.- Je crois que l on peut passer au vote. 17 VOIX POUR : Sictam/CGT Spe/CGT CFE/CGC UNSA/SAPAP FO CFDT 1 ABSENT : CFTC

13 POINT 3 : INFORMATION SUR L ÉVOLUTION DE L ACTIVITÉ DU STANDARD D AÉROPORTS DE PARIS ET SES CONSÉQUENCES SUR L EMPLOI (1 ER PASSAGE) M me BENET.- Il s agit donc d une information pour laquelle nous accueillons Anne BALDI, Sébastien COUTURIER et Xavier IDIER. M. POVEDA (UNSA/SAPAP).- Je ne vais pas commencer à vous fâcher, mais je vois «Information sur le projet d évolution du standard téléphonique et ses conséquences» alors que c est la fermeture du standard. Ayez le courage d écrire cela et non de mettre que c est un projet d évolution du standard. C est tout ce que je voulais vous dire pour commencer. M me BENET.- On y reviendra et si vous en êtes d accord, on laisse la parole à M. IDIER, merci. M. IDIER.- Nous sommes ici pour vous présenter un projet d évolution concernant le standard téléphonique de la plate-forme de Paris Orly. Pour un certain nombre d entre vous qui ne me connaissez pas, je tenais d abord à me présenter, puisque je suis arrivé l année dernière au sein d ADP et de la plate-forme d Orly. Je suis le directeur des opérations aéroportuaires et adjoint de M. MEYREDE sur Paris-Orly. Les propos que nous allons vous exposer tiendront selon un plan assez simple qui consistera tout d abord à vous présenter l activité en l état, les évolutions, les orientations à titre informatif que nous avons retenues et les mesures d accompagnement des salariés pour leur redéploiement. Nous avons déjà eu l occasion de rencontrer certaines organisations syndicales très récemment sur ce sujet et d échanger, dans un premier temps, sur les points que je viens de préciser. Concernant l activité, à ce stade, le standard d Aéroports de Paris est un outil de travail permettant aux professionnels externes ou internes de l entreprise d obtenir les coordonnées téléphoniques d une entité, d un salarié d Aéroports de Paris ou d une société du groupe. La plage horaire de travail couverte va de 7 h du matin à 21 h, 7/7 jours. Les effectifs concernés sont à hauteur de huit salariés de catégorie 1B2, correspondants à sept équivalents temps plein. Pour ce qui est des horaires de travail, ils sont semi-continus. Cette organisation est relative à l avenant du 24 juillet 2001, à l accord RTT du 31 janvier 2000, pour recadrer les éléments d appréciation sur ce sujet. Sur l évolution, il n a échappé à personne que la densité du nombre d appels téléphoniques a sensiblement diminuée. À ce titre, pour vous donner quelques éléments d appréciation très concrets, en 1991, nous avions appels, puis il y a eu une forte décroissance assez significative puisqu en 1999, nous n étions plus qu à 980 appels, pour nous situer aujourd hui en 2011 à 75 appels. Cette sensible décroissance de l activité du standard trouve ses principales explications dans la possibilité pour nos interlocuteurs extérieurs d accéder à ce type d information par d autres moyens. Il ne vous a pas échappé que l accès à ce type d informations par Internet s est fortement développé et qu à ce titre, aujourd hui, il constitue un moyen facile, efficace, rapide d obtenir ces mêmes informations. La moyenne en 2011 est de cinq appels par heure, là encore pour vous donner des données d appréciation propres. La durée moyenne d un appel est de 90 secondes. En conclusion de manière assez synthétique et simple, il apparaît que l organisation actuelle ne correspond plus aux besoins. Dans cette optique il nous a paru nécessaire de vous en informer et de réfléchir sur l évolution à apporter à cette structure.

14 Concernant les orientations retenues, l entreprise Aéroports de Paris projette de maintenir un accueil téléphonique. Donc il ne s agit pas de supprimer cette possibilité d accès par voie téléphonique aux informations précitées, spécifiques aux professionnels, et de mettre en œuvre une organisation plus adaptée aux évolutions de leurs besoins. Tout en préservant le développement des compétences, la question de l employabilité des salariés se pose aujourd hui de manière assez prégnante pour ces salariés qui sont titulaires des emplois du standard. Les orientations envisagées à ce stade sont les suivantes. Il s agirait de faire reprendre ce volume d appels que j ai évoqué précédemment par l entreprise Sitel qui traite d ores et déjà un certain nombre d appels et qui est référencée par un nombre important d entreprises, qui, en termes de satisfaction clients sur les études qui nous ont été communiquées, remplit pleinement cette mission et semble être qualifié de haut niveau en termes de qualité de service. M me BALDI.- Ce projet, bien évidemment, doit s accompagner d un projet d accompagnement de l ensemble des salariés du standard afin de préserver l emploi de chacun. On se propose de les aider à se repositionner en interne par la mobilité sur des postes adaptés à leur profil, à leurs compétences et à leurs souhaits, tout en tenant compte de leur qualification professionnelle et en mettant en place tout l accompagnement de formation et de tutorat individualisé nécessaire. Puisqu il s agit de huit salariés, on a tout à fait la possibilité de les accompagner individuellement. Dans le dossier envoyé en information au comité d entreprise, nous avons listé un certain nombre de mesures d accompagnement. Ces mesures portent sur l accompagnement professionnel en termes de compétences des salariés et sur les mesures d accompagnement financières. Concernant l accompagnement à la mobilité, on a prévu, dès lors que les séances d information-consultation du CE seront passées, de porter à la connaissance des salariés l ensemble du dispositif. On a prévu également que le RRH d ORYX puisse recevoir chacun des salariés pour répondre à l ensemble des questions et faire un point sur leurs souhaits d évolution ou de mobilité professionnelle. Une fois que les salariés seraient repositionnés sur les postes, nous envisageons de les accompagner par la mise en œuvre d une ou plusieurs actions de formation individuelle adaptée. J insiste sur cet aspect parce qu on a tout à fait les moyens de regarder individuellement leurs besoins de formation. On imagine également qu une fois sur les postes, on puisse leur affecter un tuteur qui pourrait les accompagner tout au long de la première, deuxième ou troisième année, ainsi qu un suivi par le pôle «Carrière et mobilité» de la Direction des Ressources humaines et les managers. Lors de la réunion avec les organisations syndicales, pour permettre aux salariés de découvrir les postes que nous proposons, nous avons imaginé de leur faire faire des vacations découvertes ou des semaines de découverte en fonction des métiers puisque certains ne connaissent pas forcément les métiers que l on propose. Ce sont les mesures d accompagnement sur l aspect mobilité et évolution professionnelle. Sur les mesures de compensation liée à la perte éventuelle d heures majorées et de primes de sujétion, conformément à l article 17 du Manuel de gestion, nous avons envisagé de compenser à 100 % les pertes éventuelles la première année, sous la forme d une différentielle, puis de recalculer sur la base de 80 % à partir du 13 e mois, fondante, comme habituellement. Les salariés du standard sont régis par un avenant à un accord RTT du 24 juillet 2001 qui porte leur temps de travail à heures plus les sept heures de la journée de solidarité,

15 donc heures. Pour compenser le passage en continu ou en semi-continu, sur un horaire de ou heures, on prévoit de leur verser une prime one shot sur la base du taux horaire de leur échelon multiplié par le différentiel d heures, c est-à-dire multiplié par 203 ou 271 selon les situations. Par ailleurs, il n y aura aucune mobilité géographique contrainte. On a proposé des postes à Roissy parce que certains salariés, dans l analyse que l on a faite, habitent plutôt Paris et plutôt au nord et compte tenu des langues qu ils parlent, ils pourraient être intéressés par des postes à Roissy. Il n y aura aucune mobilité géographique contrainte. En revanche, si des salariés effectuaient une mobilité géographique, on a prévu le dispositif unilatéral de GPEC avec l ensemble des mesures que vous connaissez. M. NAMIGANDET (Spe/CGT).- Je ne sais pas par où commencer, c est bien ça le problème, il n y a pas de choix. Vous venez de fermer le standard, c est une fermeture, une suppression. Vous avez dit qu il n y aura plus de standard au sein d Aéroports de Paris. Donc vous ne pouvez pas, M me BENET, nous parler aujourd hui d évolution. On ne peut pas accepter le terme d évolution, ce n est pas une évolution, c est une suppression d un métier. Vous commencez par fermer au fur et à mesure. Vous supprimez un métier qui est le standard. Ce sont des agents en exécution. Déjà qu il n y en a plus beaucoup dans l entreprise et là, vous avez décidé délibérément, unilatéralement de fermer. Donc je pense que la situation est très grave. En 1991, il y avait un effectif de 20 personnes et depuis l effectif diminue jusqu à aujourd hui où l on est passé à huit. Demain, ces huit personnes ne savent pas ce qu elles vont faire. C est la responsabilité de l employeur d essayer de préserver l emploi au niveau social. Des personnes travaillent depuis longtemps dans ce service, elles ont l expérience dans leur activité. Vous avez dit que vous aviez reçu un certain nombre de représentants syndicaux avec lesquels vous avez discuté. Est-ce qu il y a eu des retours, est-ce que vous avez répondu à leurs questions? Vous n avez pas fait part des inquiétudes des organisations syndicales qui étaient présentes à ces réunions. Il est important qu il y ait aussi un retour aux élus pendant cette réunion pour qu ils entendent ce que vous êtes prêts à leur dire. Le développement d Internet, les différents vecteurs d information sont de plus en plus utilisés par les professionnels. Pourquoi n avez-vous pas formé ces agents par rapport à toutes ces évolutions techniques et technologiques? On sait qu il y a eu beaucoup d évolutions technologiques, pourquoi ne les avez-vous pas formés? D après votre graphique, le nombre d appels est passé de à 75 : je pense que l entreprise aurait dû se poser la question de la raison de cette baisse en amont. Est-ce que l on s est mis à niveau pour répondre à la demande aussi bien interne qu externe pour pouvoir garder ce métier? Cela n a pas été fait puisqu aujourd hui vous décidez de fermer complètement ce service. Pour le Spe/CGT, vous êtes en train de mettre en place la GPEC purement et simplement. Vous n avez pas anticipé la formation des agents et maintenant que l on arrive à 75 appels, vous décidez que vous allez le sous-traiter. Vous allez donner ça à une entreprise, mais le problème ne sera pas résolu. Il y aura les mêmes problèmes au niveau des appels. Est-ce que vous pensez qu il y aura plus d appels? Est-ce que vous avez des statistiques pour savoir s il y aura plus appels, s ils remonteront à 80 ou 200 appels? Là aussi, on aimerait avoir des explications : vous le sous-traitez, mais on ne sait pas comment vous faites. Est-ce qu un bilan a été fait de ce qui a été fait en 2006?

16 Demain, on ne sait pas ce que vont faire ces huit agents. Vous dites que trois postes seront proposés aux agents, on aimerait bien avoir des explications aussi là-dessus. Vous dites qu ils ne connaissent pas les métiers, mais agent commercial, réseau, secrétaire, je pense quand même qu ils les connaissent. M. BUATOIS (Sictam/CGT).- Je ne suis pas plus déçu que d habitude, on est habitué dans cette instance. Ce qui est quand même important, au-delà de la suppression des huit postes, c est la suppression d un métier historique, c est quelque chose que l on a fait ressortir lors de la réunion que l on a eu avec M. IDIER. Après l escale, c est le standard, après qu est-ce que ce sera? Ce qui est important aussi, c est que l on vous a fait un certain nombre de propositions, que l on vous a posé un certain nombre de questions lors de cette réunion. A priori, la seule chose que vous ayez retenue, c est de leur faire tester les postes une fois qu ils ont choisi alors que ce n est pas vraiment comme ça qu on vous l avait proposé. On vous avait dit que les gens ne connaissent pas les métiers, qu il faudrait essayer de leur faire faire des essais sur tous les postes pour savoir ce qui leur conviendrait. A priori, on les fait postuler et après on fait un essai. C est ainsi qu on l a perçu de notre côté. C est vrai qu on n a pas toujours la même façon de parler dans les organisations syndicales, c est peut-être pour ça que l on ne se comprend pas. Vous êtes beaucoup moins directs que nous, c est peut-être pour ça. On vous a posé un certain nombre de questions sur Sitel. Vous avez l air de dire qu il y avait un bon niveau de qualité de service : ce n est pas ce que nous avons comme information. Sitel fait une qualité de service un peu moins bonne que ce que vous payez. On vous a demandé le nombre d appels reçus par Sitel, vous n avez pas donné la réponse. On vous a demandé le coût. On a besoin de savoir pourquoi ces appels ne pourraient pas être transférés vers ces agents qui sont déjà en poste, qui ont déjà un métier historique dans l entreprise. Je vous rappelle que nous sommes attachés à la notion de métier dans notre organisation syndicale. On voulait aussi avoir quelques informations. On vous a fait une proposition sur la prime différentielle qui est dans le dossier pour la faire transformer en échelon. On vous l a demandé et on aimerait savoir si vous êtes d accord. On vous a aussi interpellé sur la prime one shot en disant que cette prime correspondait à une année. L agent la plus ancienne dans le métier à 54 ans voire plus, parce que vous n étiez pas sûr de son âge et un an, même si elle a 54 ou 56 ans, il lui reste quatre ans à faire au minimum dont il faudrait que vous soyez un peu plus précis et que vous respectiez l accord «Seniors». Après avoir travaillé un peu sur le dossier, on s est rendu compte qu elle rentrait dedans parce qu elle avait peut-être plus de 55 ans. Je vois que l on s attaque aux huit postes 1B, mais ces salariés ont un encadrement, qu est-ce que devient l encadrement? Qui gère le standard? Que deviennent les salariés qui gèrent le standard? Pourquoi s attaque-t-on uniquement aux salariés en exécution? Que deviennent les autres? On n en a pas parlé la dernière fois. On a eu à peine le temps de lire votre projet lors de la réunion et là, on a commencé à l étudier. Quand on revient sur les 20 ou 24 postes que vous proposez, on est bien content que vous soyez capable de trouver des postes actuellement inoccupées et qui permettraient de remplir certains tableaux de service qui sont bancals. On a aussi un poste qui nous interpelle, c est celui d agent de station de service, sachant que la station de service d Orly a été rasée. Il faudra nous expliquer cela. On voit bien que ce sont uniquement des femmes qui occupent les postes, on voit mal une femme aller servir l essence sur une station. M. MUNOZ (CFE/CGC).- C est dommage, c est un petit peu maladroit ce que vous avez dit en présentant Sitel. Vous nous avez vanté la haute qualité de Sitel, cela voudrait éventuellement dire

17 que les salariés d Aéroports de Paris n avaient pas le même niveau de qualité, donc je trouve ça un petit peu dommage. C est dans la présentation, mais vous ne l avez sans doute pas fait dans ce sens-là. Concernant le coût de cette sous-traitance, je m associe à la question qui a été posée : est-ce que vous pouvez nous dire quel est le coût de cette sous-traitance? Quand on arrête une activité, il est quand même intéressant de savoir si la justification économique est réelle. Concernant les mesures d accompagnement, il est heureux que l on ait les mesures d accompagnement puisqu on a quand même des systèmes dans l entreprise. Que ce soit un accord unilatéral, la GPEC unilatérale, le PASE, que l on fasse référence à ce que l on veut, on a quand même des systèmes de sécurisation en cas de fermeture d activité. C est heureux que ça se fasse. La diminution des appels a été régulière. Dès lors que l on a mis en place la plate-forme d appels, on était sûr, inéluctablement, que l on arriverait à la fermeture. Je ne me plains pas qu il y ait de la GPEC, je me plains qu il n y en ait pas eu assez d une certaine manière et que l on n ait pas été plus vite. Quand on est arrivé à cent appels par jour, il aurait fallu peut-être anticiper le repositionnement de ces gens en voyant les possibilités de formation on pouvait leur offrir pour les reclasser depuis un certain temps. M. BERTONE (Sictam/CGT).- Puisqu il a été fait le rappel de la réunion avec les organisations syndicales, je rappelle qu il y a eu une convocation des élus du comité d entreprise à la demande des organisations syndicales puisqu on voulait au préalable nous voir les uns derrière les autres, ce que l on a refusé, d où la réunion qui a eu lieu à Orly vendredi 15. Chaque fois, on demande que les dossiers soient présentés au préalable au comité d entreprise pour qu il y ait un vrai débat, que l on ne perde pas trop de temps dans des explications que l on connaît déjà. Je ne vais pas rentrer dans le détail du dossier parce que ce dossier est révélateur de l échec de la GPEC et la démonstration est faite avec des termes comme «évolution technologique». La seule évolution technologique qui existe est la baisse de l emploi programmée chez Aéroports de Paris. M. IDIER, vous appliquez la politique qui est déjà en place depuis 10 ans, vous finalisez un dossier qui est entrepris depuis 10 ans. Que l on ne nous raconte pas que c est l évolution technologique qui amène à la suppression du standard téléphonique. Si c était réel, pourquoi le existerait-il? L activité existe, le besoin existe sauf qu ADP a décidé de sous-traiter et qu ils ont mis 10 ans pour le faire. Le problème qui se pose est là : pourquoi a-t-il fallu 10 ans pour tester l efficacité de la sous-traitance dans un premier temps, avec le 39-50? Il s agissait d améliorer la prestation et petit à petit transférer le savoir-faire d Aéroports de Paris vers la sous-traitance. Comme on l a dit, c est un cœur de métier, donc c est encore un métier historique qui disparaît. Je repose la question à la DRH : donnez-moi la liste des cœurs de métier parce qu il n y en a plus aujourd hui. Vous avez supprimé purement et simplement les métiers aéroportuaires et un de plus qui disparaît. On fait un état des lieux, on est bon qu à ça. De toute façon, on peut vous dire ce que l on veut, vous allez appliquer votre réorganisation avec les mesures que l on connaît. C est un dossier de plus, sauf que huit personnes se retrouvent sur le carreau parce que les postes que vous proposez sont une plaisanterie. Cela prouve que votre GPEC, c est n importe quoi N y a-t-il pas un annuaire téléphonique qui existe chez Aéroports de Paris? Cela existe. Est-ce qu il n y a pas des besoins? J ai ressorti la procédure : ce sont les réseaux RH qui font ça aujourd hui. Ce sont du personnel qui fait du travail en plus, qui ne faisait pas partie de leurs fonctions et maintenant on leur demande, parce qu il y a connexions par mois, de mettre à jour l annuaire téléphonique. Si vous faisiez une vraie GPEC, les gens du standard

18 téléphonique auraient pu s occuper de l annuaire téléphonique, au lieu de les mettre sur des postes de pompiste ou secrétaire où ils ne sont pas a priori apte ou n en ont pas envie. On aurait pu créer une fonction centralisée où ces personnels auraient pu continuer leur mission, leur catégorie et le rythme de travail qu ils avaient pour exercer un vrai métier, en continuité avec ce qu ils faisaient. Mais non, on est tellement focalisé sur les effectifs que l on a regardé les postes vacants en exécution. Donc j ai huit postes à Orly, qu est-ce que j en fais? Je les mets sur les postes vacants en exécution, je m en fous de savoir ce que sont les postes, ils sont vacants. Il faut que je les remplisse, puisque je ne peux pas recruter. Voilà la réalité, mais ce n est pas acceptable. Ne nous parlez pas de GPEC. On ne peut pas avoir un dialogue social constructif puisque la démonstration est faite : on n est pas capable de retirer la charge de travail au GRH alors que l on a démontré plusieurs fois qu elles n en pouvaient plus, qu elles avaient une charge de travail à la limite du supportable. Il faut revoir ses groupes et là, il y a une occasion qui permettrait de réaffecter une partie du travail qui est faite par les GRH. Qu est-ce qu il y a de plus pour un GRH sur l annuaire téléphonique? Rien. C est une fonction en plus parce qu elles gèrent le personnel. La plus value est nulle, au contraire cela augmente la charge de travail. Là, vous aviez une occasion de le faire et une fois de plus, on ne la prend pas parce qu on est dans l optique des effectifs et qu il faut combler les cases vides. Ça, c est un vrai problème. Cela va prendre du temps de former les personnels, peut-être que certains seront contents de prendre le poste de secrétaire, mais pour le poste de mécanicien, vous allez avoir du mal. En même temps, quand des gens postulent dans l entreprise et on leur dit qu ils n ont pas le niveau, qu ils n ont pas la qualification, etc., et d un autre côté on n hésite pas à mettre des gens sur d autres postes dont ils n ont pas la formation parce qu il faut remplir ces postes. Il faut une cohérence dans tout ça, donc vous ne pouvez pas nous présenter un dossier de cette manière. Je trouve que ce n est pas constructif et une fois de plus, pour certains cela ira bien, mais pour d autres il faudra peut-être les récupérer tôt ou tard parce qu ils seront en souffrance au travail. La réalité, derrière, c est le réseau RPS, la pénibilité qui va encore en prendre un coup. Concernant les primes, cela était dit, mais il va falloir faire autrement. D autres mesures ont été entreprises dans le cadre IMON, je pense qu il y en a ras-le-bol des différentiels sur des personnes. D ailleurs, on leur tape des heures en plus. Ils vont se retrouver avec une double pénalité. Je pense que l on pourra revoir cette situation, des mesures ont été faites qui ont très bien marché, on est obligé d appliquer un différentiel systématiquement. M. DUTHILLEUL (CFE/CGC).- Je voudrais reprendre l idée émise par M. NAMIGANDET tout à l heure en disant que l on s interroge quand même sur la disparition de ce groupe de travail. Comme les évolutions technologiques ont amené de nouvelles missions, on peut s interroger sur les missions d interactivité avec Facebook ou Twitter qui sont pilotées par DMC et qui ont été affectées aux spécialistes de l informatique à CDG, qui avaient déjà une charge de travail suffisante. Pourquoi ces missions-là n ont-elles pas été confiées au personnel du standard qui aurait pu monter en compétence et acquérir un savoir-faire supplémentaire? C est la première question que je voudrais vous poser. La deuxième concerne le schéma «Projeter le traitement des appels» qui m inquiète beaucoup plus. Je vais prendre un peu de recul et vous expliquez quelque chose que vous ne savez peutêtre pas. Vous me direz si vous le saviez. Aujourd hui, le est traité en partie par Sitel, mais il est aussi traité en partie par le personnel d Aéroports de Paris et de 21 h à 6 h. Lorsque vous inscrivez que le travail assuré aujourd hui par le standard sera repris en H24 par un plateau

19 téléphonique externe, j en traduis et j en conclus que vous avez pour ambition de retirer cette mission des agents commerciaux d Aéroports de Paris qui l assurent aujourd hui toute la nuit. Outre le fait qu ils vont perdre une mission, je comprends aussi que l on va perdre des postes d agents commerciaux sur ces unités. C est une vraie question. La troisième question concerne le type de poste que vous proposez à ses agents. Je vois qu il y a des postes d agents commerciaux en majorité à Orly Sud et à Orly Ouest, un poste à CDGE, un poste à CDGA. J ai l impression qu il n y a qu un poste de disponible à CDGE et un poste à CDGA. Je vous rappellerai simplement qu il y en a aussi de 10 à CDG1. On a l impression que l on oriente un peu les personnels vers un métier ou vers une plate-forme, c est dommage. Enfin, dernier point, j ai lu dans le projet de formation Aéroports de Paris, qu Aéroports de Paris ambitionne de devenir une entreprise de référence en termes de relation cliente. Aujourd hui, on a choisi Sitel parce que Sitel a, et c est vous qui le dites, de bons résultats qualité. Ma question est simple : est-ce la volonté d Aéroports de Paris d orienter sa politique vers une externalisation de l ensemble des métiers de la relation cliente sous prétexte que les autres sont meilleurs que nous? M. POVEDA (UNSA/SAPAP).- Des choses ont été dites et il y a des choses que je vais rajouter. Je sais que vous n aimez pas que l on traite feuille par feuille, mais quand on voit page une «qu il convient de rappeler que le service du standard téléphonique d entreprise n a pas vocation à renseigner les passagers», je dirais plutôt que vous avez décidé que le standard n est plus là pour renseigner les passagers. À une époque, les passagers téléphonaient au standard pour connaître les horaires. Donc c est vous qui avez décidé que le standard n aurait plus vocation à renseigner les passagers. Au niveau des effectifs, vous nous dites qu il y a huit agents, mais il y en a 10 : on oublie les deux détachements, avec un agent qui est au BLS et un agent qui est au PC plate-forme. Pour l instant ils n ont pas de poste. Je ne reviens pas sur votre analyse des appels, c est votre sauce à vous, c est vous qui décidez, on ne sait pas, on ne peut pas vérifier. Quand vous parlez des évolutions technologiques : c est à cause de cela que l on va être obligé de fermer le standard. Vous oubliez une chose, vous avez enlevé tous les moyens d information, vous avez retiré tout support informatique pour donner des informations aéroportuaires aux sociétés sur le site, des importations des compagnies. Vous leur avez retiré tout cela et aujourd hui vous dites que c est à cause des évolutions technologiques. Non, vous avez enlevé beaucoup de travail à ce personnel. En plus, vous nous dites que «la diminution du nombre d appels s accompagne d un accroissement de l amplitude horaire pendant laquelle l accueil téléphonique est nécessaire». Vous avez fermé le standard la nuit et vous vous plaignez qu il y ait des appels en dehors des heures. Vous avez supprimé tous les supports d information, donc il ne faut pas nous dire que c est à cause de l évolution technologique. Vous dites que «le standard téléphonique existant au sein d Aéroport de Paris n est pas en capacité ni de répondre ni de s adapter à l évolution de l activité au sein de l entreprise» : mais avant il faisait ça, vous leur avez enlevé, il renseignait. Votre objectif est de passer ces appels au 39-50, à la société Sitel. Depuis 2006, votre ambition était de fermer le standard, vous n avez pas eu le courage de le faire avant. Un nouveau cadre est arrivé, qui ne connaît pas l historique et qui s est dit qu il n y avait que 75 appels, que l on allait être obligé de fermer. Il n y a jamais eu une publicité sur le numéro du standard ADP. Vous ne nous faites que de la publicité sur le C était bien votre volonté, donc il faut arrêter de nous dire «que l activité du standard

20 décline de façon manifestement inéluctable», mais c est de votre faute à vous, ce n est pas la faute de l évolution technologique. Maintenant on va parler des effectifs. Je ne voudrais pas rentrer dans une négociation, ce n est pas le rôle du comité d entreprise. Il y a quand même des questions. Ce personnel est impliqué dans un accord pour le standard, un avenant, avec un horaire de 30 heures payées 35 heures. Aujourd hui, vous leur proposez de travailler plus pour le même salaire, déjà là, il va falloir qu on s explique. Dans cette affaire, vous gagnez 309 heures par an et par salarié. Quand vous nous parlez des 271 et des 203, je ne sais pas comment vous avez trouvé ces chiffres-là. Il faut que l on explique. Par rapport à la prime différentielle, on n est pas d accord, il faut faire plus. Au niveau des agents en mi-temps, il y a un poste mi-temps qui est organique : la personne qui travaille sur ce poste à mi-temps a postulé sur ce poste et les deux autres postes en trois quarts, c est pour convenances personnelles. Je veux savoir si on va laisser ces personnes dans ces conditions-là. Si elles sont venues au standard, c est surtout pour ces raisons. Le poste à mitemps est un poste organique, on sera très attentif à ce que vous allez faire. Par rapport à la prime de mobilité de 4 000, c est plus avantageux de prendre la prime de mobilité qui est marquée dans le PASE que vos C est deux fois l échelon du traitement de base moyen, cela fait du ou plus une augmentation de 5 % par personne à charge, donc il faut reprendre le PASE. Pour finir, je reviendrai encore une fois sur le fait que l on va supprimer 10 postes d exécution. La politique de la direction est ce qu elle est, on le sait depuis des mois, depuis des années, on ne veut plus d exécution à Aéroports de Paris, on veut tout sous-traiter. Encore une fois, qui paye? Ce sont les postes IB, c est-à-dire qu il n y a aucune possibilité pour une personne qui voudrait rentrer dans l entreprise et qui n a pas de diplôme de pouvoir le faire. Je le condamne et je le condamnerai tout le temps. Il faut que vous arrêtiez de supprimer ces postes-là. En plus le est payant, alors que le standard ADP était gratuit. J avais oublié. M. VALLALTA (Spe/CGT).- Pour ma part, j oscille entre «j hallucine» et «c est lamentable», mais vu la gestion de l entreprise en ce moment, je suis plus enclin à dire que c est lamentable. Je rejoins M. BERTONE à 100 % sur ce qu il a dit notamment sur les gestionnaires. Cela fait des années que l on vous parle du travail des gestionnaires et je ne comprends pas que vous ne voyez pas les pistes envisageables et comment vous ne vous engouffrez pas dans ces brèches au lieu de vous engouffrer dans des brèches qui sont déplorables. Là où j hallucine, c est parce qu il y a 15 ans, toutes les sociétés comme nous ont toutes pris des centres d appel. J ai travaillé dans un centre d appel, je connais les conditions de travail : pour la plupart du temps, on est intérimaire, payé au SMIC, mais comme on ne fait pas un plein temps, c est au-dessous. On n a pas la formation adéquate, donc qu on ne me parle pas de qualité de service. En tout cas, toutes ces l entreprises qui ont pris des centres d appel, il y a 15 ou 20 ans, se sont aperçus depuis trois ou quatre ans que les clients disaient que les centres d appel étaient un peu n importe quoi, qu il y avait des problèmes de risques psychosociaux, des problèmes d indications et vu le prix exorbitant de ces plateaux, ces entreprises ont commencé à reconsidérer le plateau téléphonique et à réfléchir pour reprendre cette activité au sein de leur propre entreprise. Pour cela, ils ont commencé à réfléchir pour savoir comment cela pouvait devenir rentable.

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