Documents et lieux de mémoire de la persécution et de la déportation des Juifs à Nîmes. Pistes d'intervention auprès des classes de 3e et de 1ère.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Documents et lieux de mémoire de la persécution et de la déportation des Juifs à Nîmes. Pistes d'intervention auprès des classes de 3e et de 1ère."

Transcription

1 Documents et lieux de mémoire de la ersécution et de la déortation des Juifs à Nîmes. Pistes d'intervention aurès des classes de 3e et de 1ère. L'enseignement du génocide des Juifs est inscrite à trois rerises dans les rogrammes d'histoire de l'éducation nationale: la remière fois au niveau de la classe de CM2, la deuxième our les classes de 3e et la troisième our les classes de 1ère. A chaque niveau corresond une aroche différente (la découverte, la descrition et l'analyse) liée à l'âge des élèves. Des manuels, des documentaires, des dossiers édagogiques sont mis à la disosition des enseignants our faciliter cet enseignement articulièrement comlexe à saisir our les enfants dans sa ortée, son déroulement et sa dimension. Les roositions d'activités édagogiques insérées à cette laquette ont our but d'aider les enseignants dans leur démarches ar une aroche locale de ce que furent les ersécutions et les déortations des Juifs dans la ville et le déartement où ils enseignent. En insistant sur le sort des enfants, en lien avec l'aosition de la laque commémorative à la mémoire de ceux qui furent déortés, nous esérons à la fois que les élèves, erçoivent là ce que fût la réalité de cette ersécution mais également qu'il comrennent ce qui fait l'une des singularité du rocessus génocidaire à savoir la volonté d'extermination englobant jusqu'aux enfants. Pour cela lusieurs istes et activités sont roosées dont l'utilisation eut se faire en classe où dans les différents endroits qui gardent la mémoire de cette ersécution et de cette déortation. Les istes édagogiques sont regrouées en quatre activités: Activité 1 : découverte des documents d'archives Activité 2 : découverte des lieux d'histoire et de mémoire Nîmois. Activité 3 : des témoignages de survivants. Activité 4 : les enfants déortés de Nîmes Nous avons délibérément choisi de ne as fournir des fiches de travail «clefs en main» aux enseignants car celles-ci sont la luart du tems difficilement utilisables en raison des sécificités de chaque établissement et de chaque classe. Les enseignants euvent ainsi utiliser à leur guise les documents dans le cadre de leur rojet édagogique. Nous nous sommes bornés à fournir our chacun d'eux une contextualisation récise ainsi que quelques istes d'exloitation édagogique. Les documents utilisés dans ce livret seront envoyé ar courriel aux enseignants qui en font la demande à l'adresse suivante: 1

2 Sommaire Activité 1 : La ersécution des Juifs dans les documents des archives déartementales du Gard. Chronologie de la ersécution des juifs dans le Gard document 1. Le fichier juif de la réfecture du Gard. document 2 : la réaration de la rafle du 25/26 aout 1942 à Nîmes document 3. La soliation des Juifs sous Vichy. P Activité 2 : Des lieux d'histoire et de mémoire remière artie : Vie communautaire juive à Nîmes avant et endant la guerre la synagogue de Nîmes la vie économique et sociale deuxième artie : les lieux de la ersécution la caserne d'artillerie, route d'uzes à Nîmes l'immeuble de la Gestao 13 boulevard Gambetta troisième artie : les lieux de mémoire la yramide aux «Héros et martyrs du combat our la liberté» le monument du cimetière israélite la laque commémorative des rafles de l'été Activités 3 : Documents et témoignages document 1 : extrait de la déclaration individuelle de Vital Anaw, Juillet document 2 : extrait du témoignage d'elsa Taragano document 3 : extrait du témoignage de Georges Ben Attar, rescaé d'auschwitz. Activité 4 : les enfants juifs déortés de Nîmes et du Gard liste des enfants juifs déortés du Gard (Nom, rénom, dernière adresse, lieu de naissance, numéro de convoi) activités roosées et commentaires. 2

3 Activité 1 : La ersécution des Juifs dans les documents des archives déartementales du Gard. La ersécutions des Juifs dans le Gard comme dans le reste de la Zone Sud endant la Seconde Guerre mondiale a été le résultat, entre autres, d'un intense travail administratif mené sous la férule des autorités de Vichy dès Les archives déartementales du Gard conservent, en artie au moins, les traces de la mise en lace de cet étau qui se referma sur la communauté juive nîmoise et sur les Juifs qui vinrent se réfugier dans notre ville. La chronologie suivante ermet de ercevoir la mise en oeuvre des ersécutions: 04/10/40 Création ar le gouvernement de Vichy d'un statut légal articulier our les Juifs de France leur interdisant certaines activités et rofessions. (le journalisme, la médecine, la fonction ublique... Juin/ Juillet 1941 Juillet 1941 Recensement des Juifs dans la zone sud. Dans le Gard, au 5 Juillet, le recensement fait aaraître que 2134 Juifs résident dans le déartement. Loi sur «l'aryanisation des biens Juifs». Les commerces tenus ar des Juifs sont confiés à des administrateurs rovisoires uis vendus. De nombreuses familles juives nîmoises erdent leurs entrerises entre 1942 et août 1942 Premières rafles de Juifs. Sont arrêtés en remier lieu les Juifs étrangers regroués dans les Groues de travailleurs étrangers ( G.T.E 1 ) notamment ceux de Beaucaire et de Aulas 11 août 1942 Rafles des autres GTE notamment de Langlade 25/26 août 1942 Arrestation ar la olice française des familles juives considérées comme «aatride» (ayant erdu la nationalité de leur ays d'origine). Ces familles sont conduites aux cams des milles our les hommes et certainement à l'hôtel Bomard à Marseille our les femmes et les enfants. 11 novembre 1942 Invasion de la zone sud ar les Allemands 11 février 1943 Installation de la Gestao à Nîmes Mars 1943 / Juin 1944 Arrestations continues de familles juives lors de rafles ciblées le lus souvent suite à des dénonciations. Citons ar exemle la rafle du 17 setembre 1943 au cours de laquelle les familles Ben Attar, Cario et Cavaillon furent arrêtées. Au total, il semblerait que 374 Juifs de Nîmes, originaires ou réfugiés, aient été déortés vers les cams d'extermination. Les ersonnes rises lors des rafles d'août 1942 ont été transférés au cam des Milles à Aix-en Provence, les transferts ultérieurs se firent ensuite vers la rison des Baumettes à Marseille. Toutes transiteront ar Drancy. Les enfants furent, comme l'immense majorité des déortés, conduits vers Auschwitz. L'un d'entre eux Jean Siegel, se trouvait dans le convoi n 53 à destination du cam d'extermination de Sobibor. 1 Le 27 setembre 1940, loi sur les «étrangers en surnombre dans l'économie nationale» qui crée les GTE c'est à dire des cams de travail qui regroue des réfugiés antifascites, des Réublicains esagnols et des juifs étrangers». 3

4 Activité 1 : document 1. Le fichier juif de la réfecture du Gard. En Juin 1941, les réfets reçoivent l'ordre d'établir un recensement des Juifs en résidence dans leur déartement. Les Juifs doivent eux-mêmes se rendre dans les commissariats our y être recensés. Par souci de légalité, l'immense majorité accomlira cette démarche. La réfecture constitue ainsi un «Fichier Juif» qui comortera jusqu'à fiches à l'image de celles reroduites ci-dessous. Documents : Archives déartementales du Gard: cote 1 W 139. Fichier Juif. En rojetant ces documents d'archives au tableau, les enseignants euvent éclairer l'immense travail administratif que rerésente la mise en lace des olitiques de ersécution. Les documents sont rédigés en Français et ermettent de comrendre l'imlication des rouages administratifs et oliciers du régime de Vichy. Les enseignants euvent interroger les élèves sur les éléments reortés sur ces fiches et les questionner sur leur utilité. On constate que tous les Juifs sont concernés quel que soit leur âge ou leur nationalité. Les documents ortent les traces d'une continuité dans la volonté de fichage ( deux dates figurent sur chaque fiche : 2 juin 1941 et 11 décembre 1942). Ces deux documents illustrent ce que fut la remière étae sur la route qui mena à Auschwitz. En effet, les deux ersonnes mentionnées sur ces documents furent déortées uis assassinées. 4

5 Activité 1 : document 2 : la réaration de la rafle du 25/26 aout 1942 à Nîmes Arès la rafle du Vel d'hiv du mois de juillet 1942, le gouvernement de Laval cherche à augmenter le nombre de Juifs à livrer aux allemands. De grande rafles se réarent dans les déartements de la Zone Sud. La réfecture du Gard établie une liste de 121 noms de ersonnes à arrêter. Tous sont des Juifs considérés comme aatrides c'est à dire ayant erdu leur nationalité allemande ou autrichienne ou originaire des territoires de l'euroe de l'est conquis ar les nazis. Les document ci dessous en est un extrait. Le nom de lusieurs enfants déortés figure dans cette liste. Préfecture du Gard, 1ere division, olice des étrangers: «Liste alhabétique des Israélites résidant dans le Gard établie conformément aux instructions de la circulaire n 2765olA du 5 août 1942» Parmi les 121 ersonnes recensés au mois d'août 1942 figurent lusieurs enfants qui seront déortés ar la suite. Sur l'extrait ci-contre on eut lire les noms de Rachel, Naftali et Gisèle Rosner âgées de 5, 7 et 11ans au moment de leur déortation. A la lecture de ces documents, les élèves erçoivent la rigueur aortée à la réaration de chaque rafle. Chaque famille fait l'objet d'une descrition récise qui n'oublie aucun de ses membres même les lus jeunes (Rachel Rosner, n'a que 5 ans au moment de son arrestation). Les lieux de naissances sont récisés ainsi que les nationalités réondant ainsi aux instructions d'arrestation qui ne touchent à l'été 1942 que les «aatrides». Pour chaque individu, l'adresse récise est reortée de façon à faciliter les arrestations le moment de la rafle venu. 5

6 Ce document est l'occasion de raeler aux élèves que de nombreux Juifs d'allemagne, d'autriche ou d'euroe de l'est avaient tenté de fuir les ersécutions des nazis dans ces territoires et trouvé un refuge en France. Pour les Juifs d'euroe, la France rerésentait alors la «atrie des droits de l'homme» qui, la remière en Euroe occidentale, avait accordé la citoyenneté aux Juifs lors de la Révolution française. C'est aussi cette tradition d'accueil et de refuge que le régime de Vichy bafoue en livrant des milliers de ersonnes, dont de nombreux enfants, à leurs bourreaux. 6

7 Activité 1 : document 3. La soliation des Juifs sous Vichy. Outre les ersécutions morales et hysiques, le régime de Vichy s' est attaché à exclure les Juifs de la communauté nationale en leur interdisant d'exercer certaines rofessions ou en leur confisquant leurs biens et notamment leurs entrerises aussi modestes fussent-elles. Le document ci dessous est tiré des archives déartementales du Gard où il est classé sous la cote 1 W 136. Rédigé à Vichy en date du 1er mai 1943, il est signé de Darquier de Pelleoix, le dirigeant du Commissariat général aux questions juives. Il fait état de la nomination d'administrateurs rovisoires our 7 entrerises aartenant à des Juifs nîmois. Parmi les roriétaires déossédés, on notera les noms d'elie AFNAIM, Vital ANAW, Mme FISBEIN née BEN ATTAR, Maurice GOLDENBERG ou Lucien DREYFUS. On interrogera d'abord les élèves sur la nature de ce document ( un arrêté s'inscrivant dans la continuité de la loi du 22 juillet 1941 «relative aux entrerises et valeurs aartenant à des Juifs») sur son auteur et sa date. Ce sera l'occasion our l'enseignant de résenter le CGQJ (un organisme indéendant de la olice et mais en ayant les ouvoirs dans tout ce qui touchait aux «affaires juives») et sur ses missions ( mener des enquêtes sur les Juifs et sur leurs biens, veiller à l'alication des mesures antisémites, solier les biens aartenant à des Juifs). 7

8 On ourra ensuite, en s'auyant sur la rojection du document, faire relever aux élèves les adresses, que l'on situera au tableau sur un lan de Nîmes, et surtout les activités de ces différentes entrerises tenues ar ces familles. On montrera ainsi la luralité des activités même si le commerce et l'habillement dominent. Il conviendra alors raeler que la mission des administrateurs rovisoires était de gérer ces biens jusqu'à ce qu'il soient mis en vente. Certains administrateurs se montrèrent comatissant envers les victimes de ces soliations alors que d'autres en rofitèrent our s'enrichir ersonnellement. Selon le niveau ou la classe, on ourra aorter certaines des récisions suivantes aux élèves : Dans le Gard sur les 107 dossiers d'entrerises ayant été examiné ar le CGQJ, 42 se concluent ar la vente de l'affaire, 7 ar des liquidations, 16 ar «l'élimination de l'élément juif» ( dans le cas de SARL détenue en artie ar des Juifs), 8 ar des réquisitions ar l'occuant. 38 dossiers n'ont as abouti ou leur aboutissement est inconnu 2. Les trois tyes de documents résentés ( fichier individuel, recensement collectif en vue d'une rafle et organisation de la soliation des biens des Juifs) euvent être étudiés sous forme de dossier afin que les élèves erçoivent les différentes formes de ersécutions. Pour chacun d'eux les élèves doivent déterminer la nature du document, les mesures rises et le but oursuivi ar les autorités de vichy lorsqu'elles les rédigent. 2 D'AGOSTINO Sohie, Les Juifs dans le Gard durant la Seconde Guerre Mondiale, Mémoire de maîtrise d'histoire, sous la direction de Carol Iancu, Université Montellier III,

9 Activité 2 : Des lieux d'histoire et de mémoire Malgré les transformations effectuées deuis 1945, la ville de Nîmes conserve en grande artie, our le centre ville au moins, l'organisation urbaine qui était la sienne endant la Seconde Guerre mondiale. Aussi est-il ossible our les enseignants et leurs classes de artir à la rencontre des lieux qui furent ceux de la vie, du sauvetage mais aussi de la ersécutions des Juifs de Nîmes. Sur la carte de Nîmes ci dessous nous avons essayé de désigner les lieux de cette histoire. Piste édagogique : La carte de Nîmes figurant sur la age suivante est une carte de 1914 tiré du calendrier des PTT. Le centre ville de la ville ne connait as de modification jusqu'à la Seconde Guerre mondiale ce qui ermet de l'utilise sans risque d'erreur. Cette carte aidera les enseignants à localiser l'ensemble des ces lieux et ainsi à construire un arcours arorié. Il est référable que les élèves disosent our ce arcours d'une fiche toute simle sur laquelle ils relèvent le nom du lieu, sa fonction endant la guerre et sa fonction actuelle. Les ages qui suivent résentent chacun de ces lieux un eu lus en détail our ermettre aux enseignants de commenter chaque arrêt à l'aide d'exemle récis. Ces lieux sont classés de la façon suivante: quelques lieux de la vie juive à Nîmes avant guerre les lieux de la ersécutions les lieux de mémoire. 9

10 Les lieux de l'histoire de la communauté juive de Nîmes endant la Seconde Guerre mondiale. 1 : Le quartier Saint Charles qui était déjà un quartier oulaire ou l'on trouvait les oulations récemment immigrées. C'est dans ce quartier que vivaient la luart des familles juives modestes rincialement originaires de Turquie ou de Grèce et qui formaient la communauté Judéoesagnole. 2 : Le 13 boulevard Gambetta, l'immeuble de la Gestao arès son installation à Nîmes en février 1943 Cet immeuble avait été solié à une famille juive. 3 : les halles centrales où de nombreux marchands ambulants juifs originaires de Turquie tenaient des stands de bonneterie à l'extérieur du marché. 4 : la Synagogue de la rue Roussy 5 : la caserne d'artillerie où furent incarcérés de nombreux juifs nîmois arès leur arrestation avant leur déart our Drancy via les Baumettes à Marseille. 6 : le lieu dit «canto cigalo» où furent détenus les familles et individus arrêtés lors de la rafle du 26 août : le début de la garrigue nîmoise avec ses «mazets» qui servirent de refuge à certaines familles juives. 10

11 Activité 2 : Vie communautaire à Nîmes avant et endant la guerre La synagogue de Nîmes La résence des Juifs à Nîmes remonterait, au moins, au VII e siècle lorsque des Juifs exulsés d'esagne trouvèrent refuge dans notre ville alors sous domination du comte Hildéric. On trouve ainsi, ar la suite de nombreux documents relatifs à la communauté juive au moyen âge. Il est établi,ar exemle, que, dès le XI e siècle, une concession our un cimetière fut octroyée aux Juifs de Nîmes, sur les entes du mont Dulan, dont la redevance était ayée en oivre au monastère St Baudile. La synagogue actuelle, rue Roussy, date de la fin du XVIII e siècle. Elle fut édifiée à artir de 1793 ar set marchands juifs venus du comtat Venessain, des «Juifs du ae». Restaurée en 1893, la façade actuelle date de cette éoque. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la communauté n'a as de rabbin deuis la mort de Salomon Khan en Les frères Cario sont alors ministres officiants et ratiquent un rite insiré de celui des Judéo-esagnols de Constantinole dont ils sont originaires comme une grande artie de l'assistance de la synagogue en

12 Activité 2 : lieux de mémoire et d'histoire : la vie économique et sociale La manufacture de Bonneterie Ouziel et le Café des Sorts, Boulevard Gambetta. Les familles juives les lus installées disosaient de commerces relativement rosère. La manufacture de bonneterie Ouziel en est un exemle. Elle était située à côté du Café des Sorts, lieu de rendez vous des hommes de la communauté judéo-esagnole où ils se retrouvaient our jouer aux cartes et discuter les halles de Nîmes. De nombreuses familles récemment immigrées de Turquie tenaient, souvent en raison de l'interdiction qui était faite aux immigrés récents, au début des années 1930, d'occuer un emloi salarié, des stands de bonneterie devant les Halles de Nîmes. Ils étaient considérés comme marchands ambulants car ces stands n'étaient as fixes et devaient être rentrés dans des entreôts chaque soir. A travers ces quelques rares exemles, on essaiera de faire ercevoir aux élèves la richesse et la diversité de la vie de la communauté juive à Nîmes avant la guerre. Il s'agit de faire comrendre aux élèves que les Juifs nîmois déortés menaient une vie similaire à celle de leurs concitoyens, qu'ils ne sont as surgis de nulle art our ensuite être assassinés. Leur vie fut celle de tout un chacun. 12

13 activité 2 : les lieux de la ersécutions des Juifs à Nîmes la caserne d'artillerie, route d'uzès à Nîmes. Cette caserne fut le lieu de détention des Juifs arrêtés à Nîmes lors des rafles ciblées et familiales mais aussi arfois lors de contrôles inoinés notamment dans le cadre de la recherche de réfractaires au STO. Les ersonnes arrêtées lors des rafles de l'été 1942 avaient, quant à elles, été rassemblées au lieu dit «Canto Cigalo» sur la route d'arles. La famille Perahia fut détenue dans cette caserne. Le ère et la mère furent arrêtés à leur domicile dans le quartier Saint Charles alors que les deux fils ainés furent arrêtés sur un chantier uis conduits à l'école Talabot dans le cadre du STO. Ils furent reconnus, ou dénoncés, comme Juifs et conduit à la caserne d'artillerie où se trouvaient déjà leurs arents. C'est à cet endroit que M.Salomon Perahia aerçut our la dernière fois, son ère et l'un de ses frères ainés à artir du trottoir de l'autre coté de la rue. Alors qu'un olicier s'arochait de lui, son ère lui fit signe de vite artir, ce qu'il fit immédiatement mais sans savoir quel serait le sort réservé à ses arents. Son ère et ses frères furent déortés, avec 900 autres français, ar le convoi n 73 à destination de Kaunas en Lituanie. Ces déortés furent utilisés comme main d'oeuvre servile ar l'organisation TODT en charge des grands travaux d'infrastructures et notamment de défense our le IIIe Reich. On observera avec les élèves les moyens mis à disosition de la olice et de la Gestao dans leur traque des Juifs. Que soit des moyens humains (enquêteurs, administratifs, oliciers, gardes...) ou matériels (lieux de rétention, moyens de transort...). 13

14 Activité 2 : les lieux de la ersécution L'immeuble de la Gestao à Nîmes. 13 boulevard Gambetta. En février 1943, la Gestao réquisitionne l'immeuble situé au 13 du boulevard Gambetta au croisement de la rue Graverol. Les roriétaires de cet immeuble étaient Juifs et dirigeaient une entrerise de confection de vêtements qui fut lacée sous administration rovisoire arès la romulgation des textes sur l'aryanisation des biens juifs. De cet immeuble, la Gestao ouvait, avec l'aide de sulétifs français qui connaissaient bien la ville, organiser rafles et arrestations. Certaines ersonnes arrêtés furent conduites dans cet immeuble our y être interrogées, la Gestao esérant connaître les endroits où ouvaient se trouver les membres de leurs familles. Merkado TARAGANO y fut détenu arès avoir été arrêté. Sa fille, Laure, arenant son arrestation se rendit devant l'immeuble our obtenir sa libération mais fut ellemême arrêtée uis déortée. Elle fut, d'ailleurs l'une des rares nîmoise à revenir d' Auschwitz. 14

15 Activité 2 : les lieux de mémoire. La yramide à la mémoire des déortés A travers les lieux commémoratifs de la déortation des juifs de Nîmes et du Gard, les enseignants euvent aborder avec les élèves la question de la mémoire de la Shoah en France et de sa visibilité ublique. Les dates de construction et les textes écrits sur ces laques et monuments sont significatifs des évolutions de la société française face à son assé. De la fin des années 1940 au début des années 1970, la mémoire de la Shoah est souvent limitée à la communauté juive. Les autorités insistent dès le lendemain de la Secondaire Guerre mondiale sur le rôle des organisations de résistances et sur le martyr de nombreux résistants. On cherche alors à faire asser à l'arrière lan voire à occulter la réalité de la collaboration dont la ersécution et la déortation des Juifs est l'une des lus criantes réalité. Déortés dits «raciaux» et déortés dits «olitiques» sont alors confondus et le rôle du gouvernement de Vichy et des collaborateurs n'est as mentionné. Le remier monument à la mémoire des déortés, la yramide du boulevard Jean Jaures, s'inscrit dans cette vision. La construction de ce monument fut décidée lors du conseil municial du 23 décembre Il fut inauguré le 4 juillet C'est un bâtiment imosant qui traduit l'imortance accordée à la mémoire des disarus de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années Les enseignants ourront constater l'étonnante absence de mention du sort articulier des Juifs endant la guerre. La structure du bâtiment est résolument tournée vers un hommage aux résistants laissant dans l'ombre celui des Juifs ce que traduit la hrase inscrite au fronton «Au héros et martyrs du combat our la liberté». C'est avant tout les combattants, et armi eux les victimes de la réression, qui sont mis à l'honneur dans un ays qui veut aussi oublier les affres de la 15

16 collaboration. Le texte de la laque, qui énumèrent la liste des cams à artir desquels des cendres de déortés furent amenées à Nîmes our être lacées dans la cryte, n'est as lus exlicite sur le sort des juifs. La formulation de la laque doit ermettre de raeler aux élèves que endant longtems, la distinction entre cams de concentration ( dans lesquels se trouvaient des Juifs et des non Juifs utilisés comme main d'oeuvre servile dans de très dures conditions et qui étaient arfois assassinés) et les cams d'extermination ( dont le rôle fut d'exterminer en masse les Juifs et des Tsiganes) ne se fit as et que le terme de déortés renvoyait dans l'esrit du lus grand nombre aux résistants français qui avaient été conduits dans des cams de concentration en Allemagne. 16

17 Le monument commémoratif en hommage aux Juifs nîmois déortés. Cimetière israélite. Dans un remier tems donc, il semblerait que seule la communauté juive ait fait la distinction entre les deux réalités sans our autant que cela sorte de ce cercle communautaire. C'est ainsi que le remier monument sécifiquement dédié à la mémoire de la déortation des Juifs est construit au début des années 1960 dans le cimetière israélite. Les familles Simon et Grumbach, qui étaient à la tête de la communauté nimoise, sont à l'origine de ce monument qui comorte une laque avec le nom des déortés juifs nîmois et des cendres recueillies «dans les fours crématoires d'auschwitz» comme l'indique le texte sur le bas du monument. Toutefois, de art sa situation, ce monument restait à la connaissance de la seule communauté juive nîmoise. Le texte inscrit sur le haut du monument est significatif de l'état d'esrit des dirigeants communautaires, en effet, on eut lire : «à la mémoire de nos martyrs, disarus dans les cams de déortation. Morts our la France».La formule «Morts our la France» s'inscrit certainement dans une double volonté : celle de raeler que de très nombreux juifs déortés étaient des citoyens français et que beaucou de Juifs s'engagèrent dans la Résistance. Cette formulation entretient ceendant une confusion en occultant la sécificité de la Shoah mais elle se comrend dans le contexte d'une éoque où la mémoire de la Résistance est bien mieux entretenue ar les autorités. On eut noter également, et ce n'est as sans imortance, l'absence de désignation des resonsables de ces déortations à un moment où encore, en France, la collaboration est toujours minimisée. 17

18 Il fallut attendre le début des années 1990, et l'inauguration de la laque commémorative des rafles d'août 1942, située au début de la route d'arles, our que la mémoire de la ersécution et de la déortation des Juifs sorte du cadre communautaire our être ortée sur la lace ublique. C'est aux ersécutions racistes et antisémites que le texte fait clairement référence sans lien avec l réression olitique. Cette laque fut inaugurée en résence du réfet, le lus haut rerésentant de l'etat dans le déartement, du maire de Nîmes de l'éoque, M. Bousquet et les rerésentants des instances communautaires M Grumbach et M. Benguigui. Pour la remière fois, le texte ointe des resonsabilités tout en veillant à faire la différence entre le régime de Vichy, jugée illégitime, qui orte la resonsabilité des déortations et la nation française et de sa tradition réublicaine. Il utilise our cela la érihrase officielle utilisée jusqu'en 1995 our désigner le régime de Vichy : «l'autorité de fait dite Gouvernement de l'etat Français». Pour faire aaraître les évolutions récentes, on eut comarer ce texte à celui de l'allocution de Jacques Chirac en 1995 ou à celui de François Hollande rononcé, en 2012, lors du 70 e anniversaire de la rafle du Vel D'hiv et qui reconnaissent tous les deux la resonsabilité de la France dans les déortations de Juifs. 18

19 Il est difficile de les évoquer (ces évènements), aussi, arce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre assé et nos traditions. Oui, la folie criminelle de l occuant a été secondée ar des Français, ar l Etat français. ( ) La France, atrie des Lumières et des Droits de l'homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomlissait l'irréarable. Manquant à sa arole, elle livrait ses rotégés à leurs bourreaux. Jacques Chirac, discours rononcé le 16 Juillet 1995, lors de la commémoration de la rafle du Vel d'hiv. Nous sommes rassemblés ce matin our raeler l'horreur d'un crime, exrimer le chagrin de ceux qui ont vécu la tragédie, évoquer les heures noires de la collaboration, notre histoire, et donc la resonsabilité de la France. ( ) La vérité, c'est que la olice française, sur la base des listes qu'elle avait elle-même établies, s'est chargée d'arrêter les milliers d'innocents ris au iège le 16 juillet C'est que la gendarmerie française les a escortés jusqu'aux cams d'internement. La vérité, c'est que as un soldat allemand, as un seul, ne fut mobilisé our l'ensemble de l'oération. La vérité, c'est que ce crime fut commis en France, ar la France. François Hollande, discours rononcé le 17 juillet 2012 lors de la commémoration de la rafle du Vel d'hiv. 19

20 Activité 3 : Documents et témoignages. Texte 1 : Extrait de la déclaration manuscrite rédigée ar Vital ANAW au terme de la loi du 6 juin ( L'obligation de recensement s'accomagnait d'une obligation de déclaration individuelle et familiale qui devait comorter les renseignements d'état-civil mais également une déclaration des biens et du atrimoine) ««Je suis de nationalité française en vertu du décret de naturalisation du 8 août J'ai été mobilisé dans l'armée française du 11 août 1914 au 3 décembre Mon fils majeur a la carte de combattant de la guerre Ma femme a servi comme infirmière bénévole lors de la guerre et a reçu de la Croix-Rouge française en reconnaissance de ses services une alme de bronze 3 Piste édagogique : Afin d'utiliser cet extrait en classe, on raellera aux élèves le contexte dans lequel il fut rédigé. Ce texte est un extrait d'une lettre manuscrite écrite au mois de juillet 1941 dans le cadre du recensement des Juifs de la Zone sud voulue ar le gouvernement de Vichy. On ourra demander aux élèves our quelle raison cette ersonne exose avec autant de récision le rôle joué ar sa famille au service de la France. Ce sera l'occasion de raeler l'indignation que ces mesures de recensement suscitèrent armi les Juifs de France et notamment chez les nombreux anciens combattants de On ourra également raeler que ce statut d'ancien combattant ne suffit à les sauver de la déortation. On eut citer le cas de Aron Ben Attar qui, bien qu'ayant le statut d'ancien combattant de 14/18 fut arrêté et déorté à Auschwitz d'où il ne revint as. Texte 2 : Témoignage de Elsa Taragano dont le mari, le beau-ère et la belle-soeur furent arrêtés début 1944 uis déortés. Seule sa belle-soeur, Laure, revint: «Nous avons aris ar des amis Juifs qui sont assées en zone libre [les FUA], qu'ils avaient fait des rafles à Paris, ris de nombreux Juifs, que des familles entières se jetaient du haut de leur balcon, se suicidaient, que tous les Juifs ortaient l'étoile jaune, qu'ils étaient déossédés de leurs biens, qu'ils étaient arqués à Drancy, c'était tellement démentiel que nous n'arrivions as à le croire ( ) Nous avions aris que les Allemands ne toucheraient as les Juifs turcs et nous avions confiance en ces monstres». iste d'utilisation édagogique: 3 Déclaration manuscrite réalisée ar Vital ANAW loi du 2 juin ADG / 1W138

MODE D EMPLOI DE «L ESPACE ADHERENTS» p SITE INTERNET ARIA MIDI-PYRENEES

MODE D EMPLOI DE «L ESPACE ADHERENTS» p SITE INTERNET ARIA MIDI-PYRENEES MODE D EMPLOI DE «L ESPACE ADHERENTS» SITE INTERNET ARIA MIDI-PYRENEES Table des matières : 1- Mon Esace 2- Mon Comte 3- Mes Actualités 4- Ma Fiche Entrerise 4.1- Imorter votre logo 4.2- Imorter une image

Plus en détail

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important? Pages 77-78. Passage en italique. «Je crois devoir attirer votre attention sur le fait qu en exécution des ordres reçus du commandeur des SS, les arrestations ont été opérées uniquement par la police française

Plus en détail

PUBLICATIONS L OBSERVATOIRE D E L É C O N O M I E S O C I A L E E T S O L I D A I R E L Économie Sociale et Solidaire est multiforme,

PUBLICATIONS L OBSERVATOIRE D E L É C O N O M I E S O C I A L E E T S O L I D A I R E L Économie Sociale et Solidaire est multiforme, L Économie Sociale et Solidaire est multiforme, et rofondément ancrée dans son territoire. C est ourquoi le travail réalisé ar le laboratoire Carta, Unité mixte du CNRS et de l Université d Angers a retenu

Plus en détail

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 12 octobre 2015

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 12 octobre 2015 Procès - Verbal du Conseil Municial Du lundi 12 octobre 2015 Nombre de membres comosant le Conseil Municial : 15 Nombre de membres en exercice : 14 Nombre de Conseillers résents : 11 Nombre de Conseillers

Plus en détail

LOGICIEL D AIDE A LA PLANIFICATION POUR L ELECTRIFICATION RURALE (LAPER)

LOGICIEL D AIDE A LA PLANIFICATION POUR L ELECTRIFICATION RURALE (LAPER) LOGICIEL D AIDE A LA PLANIFICATION POUR L ELECTRIFICATION RURALE (LAPER) FRANCE Valérie Lévy Franck Thomas - Rainer Fronius Marc Gratton Electricité de France Recherche et Déveloement Résumé Les bienfaits

Plus en détail

Une certaine idée du métier d assureur

Une certaine idée du métier d assureur Une certaine idée du métier d assureur Gérer les risques des clients du Groue En comlément d une gestion active des risques (évoquée dans le chaitre la gestion des risques ), la révention, l innovation

Plus en détail

35 personnes 40,0% 360 jours 18 jours 150 80. 270 personnes 18,0%

35 personnes 40,0% 360 jours 18 jours 150 80. 270 personnes 18,0% POURCENTAGES Exercice n. Comléter ce tableau, en indiquant dans chaque case l'oération effectuée et son résultat (arrondir à décimale en cas de besoin) Ensemble de référence Part en nombre en ourcentage

Plus en détail

L2-S4 : 2014-2015. Support de cours. Statistique & Probabilités Chapitre 1 : Analyse combinatoire

L2-S4 : 2014-2015. Support de cours. Statistique & Probabilités Chapitre 1 : Analyse combinatoire L2-S4 : 2014-2015 Suort de cours Statistique & Probabilités Chaitre 1 : Analyse combinatoire R. Abdesselam UFR de Sciences Economiques et de Gestion Université Lumière Lyon 2, Camus Berges du Rhône Rafik.abdesselam@univ-lyon2.fr

Plus en détail

Des familles de deux enfants

Des familles de deux enfants Des familles de deux enfants Claudine Schwartz, IREM de Grenoble Professeur, Université Joseh Fourier Les questions et sont osées dans le dernier numéro de «Pour la Science» (n 336, octobre 2005, article

Plus en détail

Théorie des ensembles et combinatoire

Théorie des ensembles et combinatoire Théorie des ensembles et combinatoire Valentin Vinoles 24 janvier 2012 Table des matières 1 Introduction 2 2 Théorie des ensembles 3 2.1 Définition............................................ 3 2.2 Aartenance

Plus en détail

Introduction à la Shoah

Introduction à la Shoah Introduction à la Shoah Des Juifs de la Ruthénie subcarpatique sont soumis à une sélection sur l aire de transit à Auschwitz-Birkenau. (Photo : Musée du Mémorial de l Holocauste aux États-Unis, offerte

Plus en détail

dénombrement, loi binomiale

dénombrement, loi binomiale dénombrement, loi binomiale Table des matières I) Introduction au dénombrement 1 1. Problème ouvert....................................... 2 2. Jeux et dénombrements...................................

Plus en détail

Auschwitz : visite d'un lieu de mémoire

Auschwitz : visite d'un lieu de mémoire Auschwitz : visite d'un lieu de mémoire En ce Mercredi 12 février2014, nous, élèves de 2ndes de l'enseignement défense du lycée de Barral de Castres, avons vécu une expérience mémorable. Avec nos professeurs,

Plus en détail

Nom de votre entreprise :... Adresse :... Adresse de facturation si différente :... Tél :... Fax :... E-mail société :... Site internet :...

Nom de votre entreprise :... Adresse :... Adresse de facturation si différente :... Tél :... Fax :... E-mail société :... Site internet :... POLLUTEC LYON 2014 Salon international des équiements, des technologies et des services de l environnement 2 au 5 décembre 2014 dossier d inscrition entrerises Nom de votre entrerise :... Enseigne (nom

Plus en détail

Boucle à verrouillage de phase

Boucle à verrouillage de phase Chaitre 2 Boucle à verrouillage de hase Introduction La boucle à verrouillage de hase, que l on désignera ar la suite ar l acronyme anglais PLL (Phase Locked Loo), est un disositif largement utilisé dans

Plus en détail

Dossier de presse. Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah»

Dossier de presse. Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah» Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah» Dossier de presse Reprenant et complétant l exposition «Les Juifs de France dans la Shoah», réalisée en 2012 par l ONAC et le Mémorial de la Shoah, cette

Plus en détail

REGIE DES EAUX DU CANAL BELLETRUD. Demande d'installation ou de Réhabilitation d'un dispositif d'assainissement Non Collectif

REGIE DES EAUX DU CANAL BELLETRUD. Demande d'installation ou de Réhabilitation d'un dispositif d'assainissement Non Collectif Demande d'installation ou de Réhabilitation d'un disositif d'assainissement Non Collectif Les renseignements demandés dans ce document ermettront au Service Public d'assainissement Non Collectif de donner

Plus en détail

Xavier Renoux / Région Picardie. Développement culturel. Règlement d intervention

Xavier Renoux / Région Picardie. Développement culturel. Règlement d intervention Xavier Renoux / Région Picardie Déveloement culturel Règlement d intervention Adoté ar délibération du Conseil régional de Picardie du 29 mars 2013 Sommaire 2 Proos liminaires CONDITIONS GENERALES D INSTRUCTION

Plus en détail

LA DEMANDE D'ETUDES MARKETING PAR LES ENTREPRISES DE TRANSPORT ROUTIER

LA DEMANDE D'ETUDES MARKETING PAR LES ENTREPRISES DE TRANSPORT ROUTIER Octobre 1991 LA DEMANDE D'ETUDES MARKETING PAR LES ENTREPRISES DE TRANSPORT ROUTIER Etude réalisée ar Dominique BRUN et Alexis THELEMAQUE Sous la direction de Pierre SELOSSE MINISTERE DE L'EQUIPEMENT,

Plus en détail

Les Juifs de France dans la Shoah

Les Juifs de France dans la Shoah Exposition 23 novembre 2012 3 février 2013 au Musée des Armes de Tulle Les Juifs de France dans la Shoah Dossier de presse Jeunes femmes sur les grands Boulevards. Paris, juin 1942. BNF, fonds SAFARA.

Plus en détail

Cahier de Vacances: de la Tes à la ece1...

Cahier de Vacances: de la Tes à la ece1... Cahier de Vacances: de la Tes à la ece... Recommandations Vous venez de terminer votre terminale et d obtenir le Baccalauréat (bravo!) et vous avez choisi de oursuivre vos études ar la voie des classes

Plus en détail

La probabilité conditionnelle de l évènement B sachant que l évènement A est réalisé se note p A (B) et on a :

La probabilité conditionnelle de l évènement B sachant que l évènement A est réalisé se note p A (B) et on a : Lycée JANON DE AILLY 21 janvier 2014 PROBABILITÉ DICRÈTE T le E I PROBABILITÉ CONDITIONNELLE La notion de robabilité conditionnelle intervient uand endant le déroulement d une exérience aléatoire, une

Plus en détail

PROGRAMME BTS TOURISME

PROGRAMME BTS TOURISME InstItUt supérieur du tourisme PROGRAMME BTS TOURISME Les Matières / Les Contenus 40 ans d excellence 1973-2013 PaRIs - BRUssels - GeneVa - london - BaRcelO na - MOscOW - Be IJInG 2 IST - InstItUt supérieur

Plus en détail

1-p. 1-p. 1-p. 1-p. On se propose d'utiliser ce canal pour transmettre le contenu d'une source binaire S.

1-p. 1-p. 1-p. 1-p. On se propose d'utiliser ce canal pour transmettre le contenu d'une source binaire S. EXERCICES EXERCICE On considère le canal à uatre entrées et cin sorties: A B C D - - - - A B E C D. Montrer ue ce canal est symétriue. 2. Calculer sa caacité. On se roose d'utiliser ce canal our transmettre

Plus en détail

De l Etat français à la IVème République (1940-1946)

De l Etat français à la IVème République (1940-1946) De l Etat français à la IVème République (1940-1946) Introduction : Présentation de la défaite : -En juin 1940, la chute de la IIIème République (1875-1940) accompagne la déroute militaire. -Le 10 juillet

Plus en détail

Le cahier de Susi Fiche pédagogique École CP CE1 CE2 CM1 CM2

Le cahier de Susi Fiche pédagogique École CP CE1 CE2 CM1 CM2 Supports Documentaire Le cahier de Susi, de Guillaume Ribot, en intégralité à l exception du prologue, et les documents d archives intégrés au DVD. Fac-similé du Cahier de Susi et présentation de Guillaume

Plus en détail

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 15 décembre 2014

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 15 décembre 2014 Procès - Verbal du Conseil Municial Du lundi 15 décembre 2014 Nombre de membres comosant le Conseil Municial : 15 Nombre de membres en exercice : 15 Nombre de Conseillers résents : 14 Nombre de Conseillers

Plus en détail

I) La politique nazie d extermination

I) La politique nazie d extermination I) La politique nazie d extermination La Seconde guerre mondiale a été marquée par l extermination de 10 millions de personnes par les nazis. Les Juifs en particulier ont été les victimes d un génocide

Plus en détail

Sommaire. Introduction. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Paris. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Drancy.

Sommaire. Introduction. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Paris. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Drancy. Visite du 23 Janvier 2014 Sommaire Introduction. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Paris. Développement de la sortie au mémorial de la shoah à Drancy. Conclusion. Introduction Jeudi

Plus en détail

NFE107 Urbanisation et architecture des systèmes d information. Juin 2009. «La virtualisation» CNAM Lille. Auditeur BAULE.L 1

NFE107 Urbanisation et architecture des systèmes d information. Juin 2009. «La virtualisation» CNAM Lille. Auditeur BAULE.L 1 Juin 2009 NFE107 Urbanisation et architecture des systèmes d information CNAM Lille «La virtualisation» Auditeur BAULE.L 1 Plan INTRODUCTION I. PRINCIPES DE LA VIRTUALISATION II. DIFFÉRENTES TECHNIQUES

Plus en détail

Pédaler en danseuse P2 P1

Pédaler en danseuse P2 P1 Pédaler en danseuse Pédaler en danseuse consiste à ne as s asseoir sur la selle et à se dresser sur les édales. Le mouvement de édalage s écarte alors notablement du édalage assis. Notre roos est d analyser

Plus en détail

Le bilan humain et politique de la seconde guerre mondiale.

Le bilan humain et politique de la seconde guerre mondiale. Le bilan humain et politique de la seconde guerre mondiale. Le bilan pour les Alliés et pour l'axe. Les archives de la Solution Finale: Des Ghettos à Auschwitz ou Treblinka. Des juifs envoyés sous escorte

Plus en détail

Diversification des activités et privatisation des entreprises de chemin de fer : enseignements des exemples japonais

Diversification des activités et privatisation des entreprises de chemin de fer : enseignements des exemples japonais Diversification des activités et rivatisation des entrerises de chemin de fer : enseignements des exemles jaonais Emmanuel Doumas To cite this version: Emmanuel Doumas. Diversification des activités et

Plus en détail

Recyclage du verre : Dossier. le sitom fait toute la transparence. des Vallées du Mont-Blanc

Recyclage du verre : Dossier. le sitom fait toute la transparence. des Vallées du Mont-Blanc des Vallées du Mont-Blanc N 24 Hiver 2013 Journal de la collecte et du traitement des déchets ménagers Dossier Recyclage du verre : le sitom fait toute la transarence 3 4 7 8 SOMMAIRE ACTUALITÉ Centre

Plus en détail

DIVERSIFICATION DES ACTIVITES ET PRIVATISATION DES ENTREPRISES DE CHEMIN DE FER : ENSEIGNEMENTS DES EXEMPLES JAPONAIS

DIVERSIFICATION DES ACTIVITES ET PRIVATISATION DES ENTREPRISES DE CHEMIN DE FER : ENSEIGNEMENTS DES EXEMPLES JAPONAIS Ecole Nationale des Ponts et Chaussées Laboratoire Paris-Jourdan Sciences Economiques DIVERSIFICATION DES ACTIVITES ET PRIVATISATION DES ENTREPRISES DE CHEMIN DE FER : ENSEIGNEMENTS DES EXEMPLES JAPONAIS

Plus en détail

LES FORUMS DE QUESTIONS MATHÉMATIQUES SUR INTERNET ET

LES FORUMS DE QUESTIONS MATHÉMATIQUES SUR INTERNET ET ABDULKADIR ERDOGAN & ALAIN MERCIER LES FORUMS DE QUESTIONS MATHÉMATIQUES SUR INTERNET ET LES ATTENTES SUR LE TRAVAIL DES ÉLÈVES Abstract. Forums of Mathematical Questions on Internet and Exectations about

Plus en détail

1er sept. 1939 Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

1er sept. 1939 Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale. Le contexte historique : la France pendant la Seconde Guerre mondiale Complétez la chronologie suivante. Vous pouvez vous référer au site http://www.e-chronologie.org/monde/ww2.php 1er sept. 1939 Les troupes

Plus en détail

LE GHETTO DE VARSOVIE

LE GHETTO DE VARSOVIE LA SECONDE GUERRE MONDIALE LE GHETTO DE VARSOVIE Gaumont Pathé archives, collection Pathé Les documents d archives Pathé nous transportent dans une actualité devenue, aujourd hui, de l histoire. Ces fragments

Plus en détail

Santé et hygiène bucco-dentaire des salariés de la RATP

Santé et hygiène bucco-dentaire des salariés de la RATP Santé et hygiène bucco-dentaire des salariés de la RATP Percetion des salariés et examen clinique du raticien Période 2006-2009 14 juin 2012 Dominique MANE-VALETTE, Docteur en Chirurgie dentaire dominique.mane-valette@rat.fr

Plus en détail

De la discrimination à l extermination

De la discrimination à l extermination De la discrimination à l extermination La crise des années trente a réveillé en France l antisémitisme qui sommeillait depuis l affaire Dreyfus. Les groupes d extrême-droite mènent des campagnes dont la

Plus en détail

Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944)

Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944) COMMUNIQUE DE PRESSE Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944) Du 11 mars au 20 avril 2013 au musée Edmond-Michelet Destinés à l origine à regrouper les étrangers «indésirables», les camps

Plus en détail

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chanson : Nuit et brouillard de Jean Ferrat http://www.youtube.com/watch?v=94yoxycqo6s

Plus en détail

Ce document a été numérisé par le CRDP de Montpellier pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel

Ce document a été numérisé par le CRDP de Montpellier pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel Ce document a été numérisé ar le CRDP de Montellier our la Base Nationale des Sujets d Eamens de l enseignement rofessionnel Ce fichier numérique ne eut être reroduit, rerésenté, adaté ou traduit sans

Plus en détail

I/ LES CODEURS OPTIQUES

I/ LES CODEURS OPTIQUES Sciences Industrielles our l Ingénieur Centre d Intérêt 2 : ACQUERIR l'information Cométences : ANALYSER, CONCEVOIR CAPTEURS NUMERIQUES DE POSITION Les codeurs otiques Comment choisir le bon cateur our

Plus en détail

1. Traduire les données de l'énoncé sur un arbre de probabilité.

1. Traduire les données de l'énoncé sur un arbre de probabilité. Pondichéry Avril 2008 - Exercice Une agence de voyages roose exclusivement trois destinations : la destination A, la destination G et la destination M. 50 % des clients choisissent la destination A. 0

Plus en détail

Solvency II: qui dit mieux?

Solvency II: qui dit mieux? Second tour des consultations du CEIOPS Solvency II: qui dit mieux? Le Comité des organes euroéens de contrôle des assurances et les ensions d entrerise (CEIOPS), arès une manifestation d intérêt massive,

Plus en détail

SORTIE NATIONALE LE 27 NOVEMBRE www.lesmaths-lefilm.com. #WTFmaths

SORTIE NATIONALE LE 27 NOVEMBRE www.lesmaths-lefilm.com. #WTFmaths SORTIE NATIONALE LE 27 NOVEMBRE www.lesmaths-lefilm.com #WTFmaths Les maths vous ont toujours barbé, vous avez toujours ensé qu être nul en maths était une fatalité, bref vous les avez toujours détestées!

Plus en détail

Loi binomiale-cours. La loi binomiale

Loi binomiale-cours. La loi binomiale 1 La loi binomiale Les robabilités en général - et la loi binomiale en articulier - doivent beaucou à la famille Bernoulli. Cette dynastie de scientifiques comte, entre autres, dans ses rangs, Jacob (165-175)

Plus en détail

Exercices Chapitre 1 3-851-84 Microéconomie

Exercices Chapitre 1 3-851-84 Microéconomie Eercices Chaitre 3-85-84 Microéconomie QUESTION Soit trois consommateurs aant les fonctions d'utilité suivantes: 3 4 u (, )= 8 3 u (, )= (, ) = 3 /6 u3 Chacun d'eu disose d'un revenu R et fait face au

Plus en détail

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu L'Holocauste Table des matières The Holocaust: Theme Overview 1 Objets personnels Helena Zaleska 2 Auschwitz-Birkenau, 1944 3 Étoile de David 4 Gobelet de métal 5 Chaussure d enfant 6 L Holocauste : aperçu

Plus en détail

Chapitre 5 : Les lentilles et les instruments d optique

Chapitre 5 : Les lentilles et les instruments d optique Exercices Chaitre 5 : Les lentilles et les instruments d otique E. (a) On a n,33, n 2,0cm et R 20 cm. En utilisant l équation 5.2, on obtient,33 0 cm + q,33 20 cm q 8,58 cm Le chat voit le oisson à 8,58

Plus en détail

La formation au service des compétences

La formation au service des compétences agir sur les conditions de travail La formation au service des cométences Les enjeux de la réforme de la formation rofessionnelle Des cas d entrerises illustrant la mise en œuvre de la réforme Des fiches

Plus en détail

Voyage d étude à Auschwitz Jeudi 7 mars 2013 1BP 3.2 CFA Charles Pointet

Voyage d étude à Auschwitz Jeudi 7 mars 2013 1BP 3.2 CFA Charles Pointet Voyage d étude à Auschwitz Jeudi 7 mars 2013 1BP 3.2 CFA Charles Pointet Sommaire 1 ère Partie : notre journée du 7 mars Auschwitz II Birkenau Auschwitz I La présence juive à Thann La déportation et l

Plus en détail

Chapitre 6. La demande d assurance

Chapitre 6. La demande d assurance Chaitre 6 Introduction Réduire le risque Plusieurs manière de réduire le risque: a diversification Une firme eut réduire son risque en diversifiant ses activités dans des domaines eu liés entre eux Ventes

Plus en détail

Accès optiques : la nouvelle montée en débit

Accès optiques : la nouvelle montée en débit Internet FTR&D Dossier du mois d'octobre 2005 Accès otiques : la nouvelle montée en débit Dans le domaine du haut débit, les accès en France sont our le moment très majoritairement basés sur les technologies

Plus en détail

Chambre Régionale de Métiers et de l Artisanat. Région Auvergne. Région Auvergne

Chambre Régionale de Métiers et de l Artisanat. Région Auvergne. Région Auvergne Chambre Régionale de Métiers et de l Artisanat L Artisanat en Auvergne, l Energie du Déveloement Région Auvergne Région Auvergne Edito Edito Valoriser la formation des jeunes et des actifs : un enjeu

Plus en détail

Identifier l antisémitisme et le racisme

Identifier l antisémitisme et le racisme 47 29 ANNExE A2 Identifier l antisémitisme et le racisme Glossaire sur l Holocauste Exemple de représentation graphique Coupons de mots reliés à l Holocauste Glossaire de l élève Centre commémoratif de

Plus en détail

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale Qu est-ce que ce film nous apprend sur l évolution de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France?

Plus en détail

9, rue Littré, 24000 PÉRIGUEUX 05.53.03.33.33 cg24.educatif.archives@dordogne.fr Service éducatif des Archives départementales de la Dordogne 2009

9, rue Littré, 24000 PÉRIGUEUX 05.53.03.33.33 cg24.educatif.archives@dordogne.fr Service éducatif des Archives départementales de la Dordogne 2009 Service éducatif des Archives Départementales de la Dordogne. Livret pédagogique d accompagnement de l exposition «une famille juive dans la tourmente de Strasbourg à Périgueux 1939-1944» Cycle 3 9, rue

Plus en détail

Session 2010 Examen : BEP Tertiaire 1 Spécialités du Secteur 6 : Métiers de la comptabilité. Durée : 1 heure Epreuve : Mathématiques Page : 1/5

Session 2010 Examen : BEP Tertiaire 1 Spécialités du Secteur 6 : Métiers de la comptabilité. Durée : 1 heure Epreuve : Mathématiques Page : 1/5 SUJET 2010 Examen : BEP Tertiaire 1 Sécialités du Secteur 6 : Métiers de la comtabilité Coeff : Selon sécialité Logistique et commercialisation Vente action marchande Durée : 1 heure Ereuve : Mathématiques

Plus en détail

ort L ORT, premier groupe juif d enseignement supérieur Éducation et formation REVUE ANNUELLE D ORT FRANCE ORT FRANCE DOSSIERS DE L ANNÉE ORT MONDIAL

ort L ORT, premier groupe juif d enseignement supérieur Éducation et formation REVUE ANNUELLE D ORT FRANCE ORT FRANCE DOSSIERS DE L ANNÉE ORT MONDIAL ort NUMÉRO 5 / ANNÉE 2007-2008 Éducation et formation REVUE ANNUELLE D ORT FRANCE ORT FRANCE L Éditorial de Marcel Bénichou, Président d Ort France «L intégration asse ar l éducation», un entretien avec

Plus en détail

Gares & Connexions : 2 ans d activité

Gares & Connexions : 2 ans d activité Gares & Connexions : 2 ans d activité «La gare : nouveau centre de vie et quartier de ville» le 17 mai 2011 conférence de resse «Gares & Connexions : 2 ans d activité» SOMMAIRE 1 ÈRE PARTIE : RAPPORT D

Plus en détail

Sous le feu des questions

Sous le feu des questions ARTICLE PRINCIPAL Assureurs Protection juridique Sous le feu des questions Comment les assureurs Protection juridique vont-ils désormais romouvoir leurs roduits? Seraient-ils artisans d une assurance Protection

Plus en détail

Les. aides. du département des. Bouches-du-Rhône. en faveur du. logement. Edition mai 2006

Les. aides. du département des. Bouches-du-Rhône. en faveur du. logement. Edition mai 2006 Les aides du déartement des Bouches-du-Rhône en faveur du logement Edition mai 2006 sommaire h édito Le Déartement dans l exercice d une olitique volontariste Fiche n 1 Fiche n 2 Fiche n 3 Fiche n 4 Fiche

Plus en détail

Bois. P.21 Bois-béton à Paris. Carrefour du Bois. Saturateurs. Usinage fenêtres. Bardages P.25 P.34 P.31 P.37. La revue de l activité Bois en France

Bois. P.21 Bois-béton à Paris. Carrefour du Bois. Saturateurs. Usinage fenêtres. Bardages P.25 P.34 P.31 P.37. La revue de l activité Bois en France CMP Bois n 19-12 avril - mai 2010 P.25 Carrefour du Bois P.34 cm La revue de l activité Bois en France Bois Saturateurs P.31 Usinage fenêtres P.37 Bardages Tout our l usinage du bois massif. Tout d un

Plus en détail

MICRO-ECONOMIE. Concepteur du cours: Ridha saâdallah. Université Virtuelle de Tunis

MICRO-ECONOMIE. Concepteur du cours: Ridha saâdallah. Université Virtuelle de Tunis MICR-ECNMIE Conceteur du cours: Ridha saâdallah Université Virtuelle de Tunis 006 Introduction Générale Dans l'attente d'une définition formelle et récise à laquelle nous aboutirons à la fin de cette artie

Plus en détail

Sommaire. Présentation de l exposition et informations pratiques...3. Contenu de l exposition. 4

Sommaire. Présentation de l exposition et informations pratiques...3. Contenu de l exposition. 4 Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah» Dossier pédagogique Sommaire Présentation de l exposition et informations pratiques....3 Contenu de l exposition. 4 Les Juifs en Corrèze pendant la Seconde

Plus en détail

1 Le marché du travail néoclassique

1 Le marché du travail néoclassique Paris Ouest Nanterre a Défense Année universitaire 2012-2013 icence Economie-Gestion 1 Macroéconomie A Enseignants : Alain Ayong e Kama, Michel Mouillart et Aurélien Saïdi Travaux dirigés n 4 : CORRECTION

Plus en détail

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste 27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste "Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli" (Elie Wiesel) Quand ils ont arrêté les communistes,

Plus en détail

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de)

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de) Dans nos classes La Résistance et la Déportation dans les manuels Classe de troisième Les leçons : Belin, avril 2003. Eric Chaudron, Remy Knafou. Leçons La 2 guerre mondiale. * Les grandes phases de la

Plus en détail

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Les Voies de la Liberté Du 15 septembre 2015 au 28 mai 2016 Communiqué de presse Mémorial de la Shoah, CDLV82017 Le Mémorial En 2009,

Plus en détail

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides?

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? Dans les régions occupées par l URSS, des divisions SS les Einsatzgruppen) massacrent systématiquement les Juifs à partir de 1941. Ils sont gazés

Plus en détail

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 03 juin 2013

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 03 juin 2013 Procès - Verbal du Conseil Municial Du lundi 03 juin 2013 Nombre de membres comosant le Conseil Municial : 15 Nombre de membres en exercice : 13 Nombre de Conseillers résents : 7 Nombre de Conseillers

Plus en détail

PROBABILITÉS. I Épreuve de Bernoulli - Loi binomiale. Exemple. Exercice 01 (voir réponses et correction) Exercice 02 (voir réponses et correction)

PROBABILITÉS. I Épreuve de Bernoulli - Loi binomiale. Exemple. Exercice 01 (voir réponses et correction) Exercice 02 (voir réponses et correction) PRBABILITÉ Loi binomiale - Échantillonnage I Éreuve de Bernoulli - Loi binomiale xemle n lance deux fois une ièce de monnaie arfaitement équilibrée. Les deux lancers sont indéendants (c'est-à-dire que

Plus en détail

demande! Bureaux de la CSST Vous désirez faire une Critères d exclusion Indemnisation des victimes d actes criminels

demande! Bureaux de la CSST Vous désirez faire une Critères d exclusion Indemnisation des victimes d actes criminels Ne eut être indemnisée ar le régime la ersonne qui : a contribué ar sa faute lourde (rovocation, négligence grossière, articiation à des activités illégales, c.) à ses blessures ou à son décès; donnant

Plus en détail

Juifs de Salonique en 1917

Juifs de Salonique en 1917 Témoignage de Mada adame ATTAS-DECALO Nous avons rencontré Madame Estelle DECALO, Estelle ATTAS de son nom de jeune fille, à son domicile de la rue de Grézan à Nîmes, le 9 juin 2009. Âgée de 88 ans, Madame

Plus en détail

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 27 octobre 2014

Procès - Verbal du Conseil Municipal Du lundi 27 octobre 2014 Procès - Verbal du Conseil Municial Du lundi 27 octobre 2014 Nombre de membres comosant le Conseil Municial : 15 Nombre de membres en exercice : 15 Nombre de Conseillers résents : 14 Nombre de Conseillers

Plus en détail

Code de l'éducation. Article L131-1 En savoir plus sur cet article...

Code de l'éducation. Article L131-1 En savoir plus sur cet article... Page 1 sur 5 Code de l'éducation Version consolidée au 31 mars 2011 Partie législative Première partie : Dispositions générales et communes Livre Ier : Principes généraux de l'éducation Titre III : L'obligation

Plus en détail

potentiel électrique V

potentiel électrique V Chaitre 3 OSPH Le otentiel électrique 18 3. Le otentiel électrique Le mouvement d'une articule de charge ositive q dans un cham électrique uniforme est analogue au mouvement d'une articule de masse m dans

Plus en détail

LE SERVICE DEPARTEMENTAL DE L'OFFICE NATIONAL DES ANCIENS COMBATTANTS ET VICTIMES DE GUERRE des PYRENEES-ORIENTALES

LE SERVICE DEPARTEMENTAL DE L'OFFICE NATIONAL DES ANCIENS COMBATTANTS ET VICTIMES DE GUERRE des PYRENEES-ORIENTALES LE SERVICE DEPARTEMENTAL DE L'OFFICE NATIONAL DES ANCIENS COMBATTANTS ET VICTIMES DE GUERRE des PYRENEES-ORIENTALES NOS MISSIONS Ghislaine MARCO, directrice, et son équipe vous accueillent Caserne Mangin

Plus en détail

Réussir son projet de crowdfunding de bande dessinée

Réussir son projet de crowdfunding de bande dessinée Réussir son rojet de crowdfunding de bande dessinée Table des matières IntroduCtion...4 Ce guide eut être commandé en version aier sur Amazon htt://goo.gl/ov4les Contact : info@sandawe.com htt://www.sandawe.com

Plus en détail

Les phases de la Seconde Guerre mondiale

Les phases de la Seconde Guerre mondiale Les phases de la Seconde Guerre mondiale Les phases de la Seconde Guerre mondiale Les phases de la Seconde Guerre mondiale Les phases de la Seconde Guerre mondiale Le monde en 1942 La politique antisémite

Plus en détail

Découvrez les bâtiments* modulaires démontables

Découvrez les bâtiments* modulaires démontables Découvrez les bâtiments* modulaires démontables w Industrie w Distribution * le terme «bâtiment» est utilisé our la bonne comréhension de l activité de Locabri. Il s agit de structures modulaires démontables

Plus en détail

Rôle d un laboratoire national de métrologie en vue d assurer la traçabilité des valeurs assignées issues des essais d aptitudes

Rôle d un laboratoire national de métrologie en vue d assurer la traçabilité des valeurs assignées issues des essais d aptitudes Rôle d un laboratoire national de métrologie en vue d assurer la traçabilité des valeurs assignées issues des essais d atitudes Role of a national metrology institute to ensure the traceability of assigned

Plus en détail

Centre aéré (ancien moulin de Lavray)

Centre aéré (ancien moulin de Lavray) Centre aéré (ancien moulin de Lavray) ancien chemin de Saint-Jorioz à Saint-Eustache Lavray Saint-Eustache Dossier IA74001642 réalisé en 2011 Copyrights Copyrights Auteurs Région Rhône-Alpes, Inventaire

Plus en détail

Origine et développement d'une méthode de calcul des coûts : la méthode des Unités de Valeur Ajoutée (UVA)

Origine et développement d'une méthode de calcul des coûts : la méthode des Unités de Valeur Ajoutée (UVA) Origine et déveloement d'une méthode de calcul des coûts : la méthode des Unités de Valeur Ajoutée (UVA) Yves Levant, PESOR Faculté Jean Monnet de Sceaux Bâtiment B Bureau 39 54, boulevard Desgranges 92331

Plus en détail

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France Origine, composition des fonds d archives C est la loi Jourdan du 15 septembre 1798 qui substitue

Plus en détail

Vous êtes un prestataire touristique dans les Monts de Guéret? L Office de Tourisme du Grand Guéret peut vous accompagner!

Vous êtes un prestataire touristique dans les Monts de Guéret? L Office de Tourisme du Grand Guéret peut vous accompagner! Le guide 2015 e u q i t s i r u o t e r i du artena Vous êtes un restataire touristique dans les Monts de Guéret? L Office de Tourisme du Grand Guéret eut vous accomagner! Qui sommes nous? 2 Edito Nouveau

Plus en détail

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Ancienne gare de déportation de Bobigny Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Sommaire : 1. Bobigny, une gare entre Drancy et Auschwitz 2. Après la guerre,

Plus en détail

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Septembre 1939 : début de la deuxième guerre mondiale Anschluss : annexion

Plus en détail

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème DU REGIME DE VICHY AU RETOUR DE LA REPUBLIQUE DE LA DECLARATION DE GUERRE A LA DEFAITE DE LA FRANCE PAGES 4-5 Les documents ci-dessous évoquent les premiers mois

Plus en détail

Auschwitz!... Que faire après?

Auschwitz!... Que faire après? Auschwitz!... Que faire après? L exposition «Auschwitz!... Que faire après?» n a pas pour objectif d expliquer le fonctionnement du système d extermination nazi mais de permettre une réflexion sur la mémoire

Plus en détail

CH1 : Introduction à l Analyse Des Données (ADD) B- Les données et leurs caractéristiques C- Grandeurs associées aux données

CH1 : Introduction à l Analyse Des Données (ADD) B- Les données et leurs caractéristiques C- Grandeurs associées aux données CH1 : Introduction à l Analyse Des Données (ADD) A- Introduction A- Introduction B- Les données et leurs caractéristiques C- Grandeurs associées aux données A-1 Les méthodes Lors de toute étude statistique,

Plus en détail

«Nous vous aidons à actualiser vos compétences et à prévenir les litiges»

«Nous vous aidons à actualiser vos compétences et à prévenir les litiges» Formations Formations Formations Formations Droit Droit Droit Droit et et et et Sort Sort Sort Sort «Nous vous aidons à actualiser vos cométences et à révenir les litiges» Renseignements www.alveaformation-ifac.com

Plus en détail

Les jeunes contre l oubli

Les jeunes contre l oubli Ici, il y a des gens qui : Fabriquent de faux-papiers, Tout en restant discrets ; Aident des enfants, Même pas pour un franc. Ils sont cachés dans les maisons, Au lieu d être dans les camps de concentration.

Plus en détail

La programmation de l entraînement en Volley-ball.

La programmation de l entraînement en Volley-ball. Licence Entraînement Sortif La rogrammation de l entraînement en Volley-ball. Logique du cours. Volont d illustrer des concets vus en cours «thorique». Volont d articuler des connaissances scientifiques,

Plus en détail

Corrigé du Brevet blanc janvier 2008. Partie histoire : La Shoah Etude de documents

Corrigé du Brevet blanc janvier 2008. Partie histoire : La Shoah Etude de documents Corrigé du Brevet blanc janvier 2008 Partie histoire : La Shoah Etude de documents Doc.1 : P.V de la conférence de Wannsee, tenue à Berlin en 1942, et réunissant secrètement la haute hiérarchie nazie.

Plus en détail

Formation des enseignants ELCO Avril 2013

Formation des enseignants ELCO Avril 2013 Formation des enseignants ELCO Avril 2013 Catherine ADUAYOM Muriel DECHANT Inspectrices de l Education Nationale Académie de Lyon Département du Rhône. ELCO Enseignement de Langue et Culture d Origine

Plus en détail

L information sera transmise selon des signaux de nature et de fréquences différentes (sons, ultrasons, électromagnétiques, électriques).

L information sera transmise selon des signaux de nature et de fréquences différentes (sons, ultrasons, électromagnétiques, électriques). CHAINE DE TRANSMISSION Nous avons une information que nous voulons transmettre (signal, images, sons ). Nous avons besoin d une chaîne de transmission comosée de trois éléments rinciaux : 1. L émetteur

Plus en détail

La politique d'extermination nazie. Les ghettos

La politique d'extermination nazie. Les ghettos La politique d'extermination nazie Les ghettos Le regroupement des Juifs dans les ghettos (ici : le ghetto de Varsovie) Vivre dans le ghetto de Varsovie Les plus pauvres ne pouvaient se protéger du froid

Plus en détail