Ville de Châtillon Direction des Services Techniques 40/42 boulevard Félix Faure CHATILLON

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1 Ville de Châtillon Direction des Services Techniques 40/42 boulevard Félix Faure CHATILLON Contruction d une école élémentaire Angle des rues Gay Lussac et Jean Jaurès CHATILLON (92) - - DOSSIER : C Pièce n 02 Indice Date Observations Modifications Ingénieur d études Chef de projet Superviseur V2 05/03/2014 Validation par la Ville de Châtillon V1 27/02/2014 Diffusion après relecture interne Alissa V0 06/02/2014 Rédaction du rapport GESTIN Claire-Audrey GUILLAUME Loïc FATACCIOLI Nombre de pages 42 Nombre d'annexes 1 Nombre de plan(s) - Siège Social : 565 rue des Vœux Saint Georges VILLENEUVE LE ROI Tél Fax : S.A.R.L. au capital de SIREN SIRET APE 7112 B Agence de Caen : Unicité Bât. D - 4 rue Alfred Kastler CAEN Tél Fax : Agence de Lille : Centre Gutenberg 72 rue Gutenberg LILLE Tél Fax :

2 SOMMAIRE Préambule... 4 Contexte de l étude... 5 Définition de la zone d étude... 7 Méthodologie générale Visite du site et de ses environs Etude historique, documentaire et mémorielle Photographies aériennes Bases de données BASOL BASIAS Installations classées Autre source d information : Ville de Châtillon Synthèse des activités historiques du site Etude de vulnérabilité des milieux Contexte géologique Contexte hydrologique Contexte hydrogéologique Captages d Alimentation en Eau Potable (AEP) Carrières souterraines et à ciel ouvert Epandage de boues urbaines Appréciation de la vulnérabilité des milieux Stratégie d investigation et d analyse proposée Travaux réalisés Localisation des sondages Réalisation des sondages Prélèvement, échantillonnage, analyse Observations de terrain Lithologie Indices organoleptiques Mesures semi-quantitatives des gaz du sol Résultats des investigations Tableau de synthèse Analyse des données Interprétation des résultats Qualité des remblais Qualité du terrain naturel Caractérisation des déblais Incidences sur le projet d aménagement Approche relative aux risques sanitaires Risques associés au projet Schéma conceptuel Approche relative aux travaux Application au projet Recommandations particulières Conclusions ii

3 FIGURES Figure 1 : Plan de masse projeté... 6 Figure 2 : Localisation de la zone d étude... 7 Figure 3 : Synthèse cartographique de la visite du site et de ses alentours Figure 4 : Photographies aériennes de la zone d étude Figure 5 : Localisation des sites BASIAS répertoriés à proximité de la zone d étude Figure 6 : Extrait de la carte géologique de Paris au 1/ ème (BRGM) Figure 7 : Plan d implantation des sondages Figure 8 : Zonage du site en fonction des résultats aux tests ISDI Figure 9 : Schéma conceptuel TABLEAUX Tableau 1 : Vues du site Tableau 2 : Tableau synoptique Tableau 3 : Tableau de synthèse des résultats analytiques ANNEXE Annexe : Bulletins analytiques pour les sols (28 pages). iii

4 Préambule La ville de Châtillon souhaite construire une école élémentaire au droit d un terrain situé à l angle des rues Gay Lussac et Jean Jaurès à Châtillon (92). Le terrain concerné par le projet comprend des bâtiments ayant dernièrement accueilli les locaux de la société Stella. Selon les informations à notre disposition, la société Stella vendait des distributeurs de boissons/confiserie. Actuellement, ces locaux ne sont plus occupés (activité terminée). Dans ce contexte, la ville de Châtillon a consulté SEMOFI pour la réalisation d une évaluation des risques de pollution. Suite à notre proposition technique et financière n GSA/CF/P en date du 6 novembre 2013, la ville de Châtillon a notifié à SEMOFI le marché T13-29 «Mission de reconnaissance géotechnique d avant-projet G11, de diagnostic géotechnique G5 sur l état des carrières souterraines et l étude de dépollution au 40 boulevard Félix Faure à Châtillon (92320)». Dans ce cadre, SEMOFI a réalisé pour la ville de Châtillon : Une note provisoire d information, relative aux résultats des investigations et aux recommandations en découlant, transmise le 8/01/2014 à la ville de Châtillon afin de fournir aux entreprises les informations nécessaires à la réalisation de leur dossier de projet. Une étude de pollution des sols :, rapport n C , pièce n 2, V1 en date de février 2014 (annule et remplace la note d information du 8/01/2014). L audit environnemental des sols a été effectué par SEMOFI Environnement, pôle spécialisé de SEMOFI ; il fait l objet du présent rapport. Les prestations réalisées dans le cadre de cette étude sont conformes à notre proposition technique et financière, acceptées par la Ville de Châtillon. Des études géotechniques : o Etude géotechnique préliminaire de site (Mission G11-G12) ; o Diagnostic géotechnique concernant les carrières souterraines (Mission G5). Ces études sont compilées dans le rapport n C , pièce n 1, indice A de décembre NB : Le présent document est la synthèse des informations relatives aux missions confiées par la ville de Châtillon à SEMOFI. Ce document peut revêtir un caractère confidentiel, laissé à l appréciation de la ville de Châtillon. De ce fait, il ne peut être dupliqué que dans son intégralité, avec l autorisation écrite de la ville de Châtillon. 4

5 Contexte de l étude La zone d étude, d une superficie ~1 200m², se situe en contexte urbain principalement résidentiel. Actuellement, elle se compose de bâtiments désaffectés, construits en surplomb des rues Jean Jaurès et Gay Lussac ; seule une partie de ces bâtiments sera détruite dans le cadre de la réalisation du projet. Par ailleurs, un parking de stationnement est présent en partie nord. La zone d étude est bordée à l est par les bâtiments des Services techniques de la ville et à l ouest par la crèche «La Cigogne». Zone d étude ~1 500m² Reste du bâtiment Non concerné par notre étude Bâtiments des Services techniques N Crèche «La Cigogne» Selon les dernières informations fournies par la ville de Châtillon, le projet prévoit l implantation de plusieurs bâtiments à une cote de +97,2m NGF : Des bâtiments modulaires, disposés en partie centrale du site d étude, reposant sur une plateforme d accueil. Ces bâtiments seront de type R+2, sans sous-sol. D une superficie totale au sol d environ 250m², ils accueilleront les pièces suivantes : o Au RDC : une salle plurivalente, une salle à manger, une salle des maîtres et un vestiaire, des sanitaires et des locaux techniques ; o Au 1 er étage : deux salles de classe, une salle informatique et des sanitaires ; o Au 2 nd étage : trois salles de classe et des sanitaires. Deux bâtiments de type RDC sans sous-sol, construits de part et d autre des bâtiments modulaires. Ils accueilleront les pièces suivantes : o Bâtiment 1 (~60m²) : une bibliothèque ; o Bâtiment 2 (~130m²) : la cuisine, le bureau de la Direction, des vestiaires, des locaux techniques et de stockage. Une cour de récréation et en préau en plein-air, d une superficie totale d environ 700m², ainsi qu une cour de service d une superficie d environ 100m². Ils seront recouverts par un revêtement imperméable. 5

6 . Bâtiments «en durs» Bâtiments modulaires N Figure 1 : Plan de masse projeté (Source : Ville de Châtillon) Compte tenu du projet d aménagement développé par la ville de Châtillon (école élémentaire), une attention particulière doit être portée à ce type de projet dans la mesure où il s agira d un établissement accueillant des populations sensibles au sens des circulaires du 8 février Du fait du caractère sensible de ce projet, l objectif de cette étude est d identifier et de caractériser d éventuelles sources de pollution au droit du site. Dans le cas présent, le site d étude a accueilli différentes activités (notamment liés au stockage et à la distribution de marchandises), il s agira donc de retracer l usage passé de cette parcelle (usage actuel différent de l usage projeté). Cette étude s inscrit donc dans une démarche de gestion des risques, dont la finalité est de vérifier la compatibilité de l état de contamination du sous-sol avec le projet d aménagement, par rapport à la pertinence d éventuels risques sanitaires pour les futurs usagers, et notamment les enfants qui fréquenteront la future école, en application des circulaires du 8 février 2007 relative à l implantation sur des sols pollués d établissements accueillant des populations sensibles. 6

7 Définition de la zone d étude La zone d étude concerne pour partie la parcelle cadastrale n 274 section T, ville de Châtillon. Les plans de géomètre fournis par la ville indique que le site présente une topographie comprise entre ~96,5m NGF et ~98,9m NGF. Notons que l aire de stationnement côté rue Jean Jaurès représente le point le plus bas du site, tandis que le RDC du bâtiment représente le point le plus haut. La figure 1 ci-après présente la localisation et l emprise de la zone d étude. Zone d étude N Zone d étude N N Figure 2 : Localisation de la zone d étude (Source : 7

8 Méthodologie générale Dans le cadre de la démolition de bâtiments afin d y construire une école élémentaire, la ville de Châtillon souhaite connaître la qualité des sols au droit de la zone d étude afin de sécuriser son projet et d anticiper d éventuelles problématiques liées aux sites et sols pollués. Dans le cas présent, une attention particulière a été portée aux circulaires du 8 février 2007 relatives à l implantation sur des sols pollués d établissements accueillant des populations sensibles. En effet, d après l annexe 1 de ces circulaires, sont notamment considérés comme établissements accueillant des populations sensibles les «crèches, écoles maternelles et élémentaires, établissements hébergeant des enfants handicapés relavant du domaine médico-social, ainsi que les aires de jeux et espaces verts qui leur sont attenants». Pour répondre à ses attentes, notre méthodologie de travail se fonde : Sur les textes et outils du 8 février 2007 établis par le Ministère en charge de l Environnement dans le cadre de la politique nationale de gestion des sites et sols pollués ; Sur les exigences de la norme NF-X de juin 2011 «Prestations de services relatives aux sites et sols pollués». Dans le cas présent, notre mission porte sur les prestations élémentaires suivantes : o A100 : Visite de site : o A110 : Etudes historiques, documentaires et mémorielles ; o A120 : Etude de vulnérabilité des milieux ; o A200 : Prélèvements, mesures, observations et/ou analyses sur les sols. Les prestations proposées pour satisfaire aux objectifs de la présente étude sont les suivantes : Etape 1 Etude de vulnérabilité des milieux ; Etape 2 Etude historique, documentaire et mémorielle ; Etape 3 Travaux réalisés ; Etape 4 Observations de terrain ; Etape 5 Résultats des investigations ; Etape 6 Interprétation des résultats ; Etape 7 Incidences sur le projet d aménagement. 8

9 1- Visite du site et de ses environs Une visite du site et de ses environs a été effectuée le 9 décembre En ce qui concerne le site d étude : Nous avons visité la parcelle concernée par le projet en présence de M. Olivier PALAIN des Services techniques de la ville de Châtillon. Elle se compose de : Une aire de stationnement en enrobé, accessible depuis la rue Jean Jaurès ; Un bâtiment désaffecté, ayant dernièrement accueilli les activités de la société Stella (papier affiché à l entrée du bâtiment indiquant que la société a déménagé sur la commune de Malakoff). Après prise de renseignement, la ville nous a indiqué avoir peu de renseignement sur le passé de la parcelle d étude. En revanche, nous avons appris que la société Stella était spécialisée dans le stockage et la vente de distributeurs alimentaires (boissons / confiserie). Une rapide recherche sur internet ne nous a pas permis de retrouver sur les communes de Châtillon ou de Malakoff une société dénommée Stella et qui présenterait ce type d activité. Le bâtiment se trouve en surplomb d environ 1,60m (côté bâtiment des Services techniques) à 1,90m (côté rue Jean Jaurès) par rapport aux cotes actuelles des rues environnantes. A l intérieur, le bâtiment est a été vidé de son mobilier. Seules subsistent quelques chaises. Le bâtiment (partie non comprise dans l emprise de la zone d étude) débouche sur le parking des Services techniques de la ville, au sud. A droite de l entrée principale (nord du bâtiment), dans une pièce correspondant à des sanitaires, nous avons pu constater la présence d une cuve de fioul domestique. Cette cuve repose sous le RDC du bâtiment dans une fosse maçonnée en béton, d une profondeur d environ 2,5m par rapport à la cote du bâtiment. Elle semble en bon état et ne présente pas de signe de détérioration ou de fissures (pour ce qui est de la partie visible de la cuve depuis le regard). Compte-tenu de son accessibilité (fosse de grande hauteur, sans échelle d accès), nous n avons pas pu estimer la contenance de cette cuve, ni si elle contenait du fioul résiduel. Interrogée sur ces points, la ville de Châtillon n a pas pu nous fournir d information complémentaire. Par ailleurs, nous avons remarqué la présence d eau en fond de fosse (hauteur indéterminable, approximativement une vingtaine de centimètres). Elle ne présentait pas de signe particulier de contamination par les hydrocarbures (absence d irisation, ). Ce point pourra faire l objet de recommandations simples en phase de travaux. L aire de stationnement est intégralement recouverte d enrobé. Elle est séparée du bâtiment par des bordures paysagères arborées, en surplomb. En bordure extérieure nord-ouest du bâtiment, nous avons découvert la trappe de remplissage de la cuve de fioul domestique (porte métallique sur laquelle est notée l inscription «Remplissage mazout»). Ainsi, lors de la visite de la parcelle, aucun indice visuel ne pouvant laisser suspecter d une contamination des sols n a été mis en évidence. Mesures de mises en sécurité du site : Au vu de nos observations, le site ne nécessite pas de mise en sécurité particulière vis-à-vis de la problématique de pollution des sols. 9

10 En ce qui concerne les alentours du site d étude : Nous avons visité les alentours du site d étude dans un rayon d environ 150m. Les environs se composent majoritairement de pavillons et des immeubles d habitation. On retiendra cependant les points suivants : Au nord-ouest du site, de l autre côte de la rue Jean Jaurès, se trouve une menuiserie. L activité semble être de petite taille, d extension limitée au pavillon d habitation qui l abrite. En bordure ouest se trouve la crèche «La cigogne». En bordure est se trouve le bâtiment des Services techniques de la ville (boulevard Félix Faure). A moins d une cinquantaine de mètres au sud-est, l imprimerie «Graphosprint». A environ 125m à l est, le centre médico-social municipal. La figure page suivante présente une synthèse cartographique de la visite du site et de ses alentours ainsi que quelques clichés photographiques. Menuiserie Crèche «La Cigogne» Zone d étude Cuve FOD Services techniques Imprimerie Graphosprint N Figure 3 : Synthèse cartographique de la visite du site et de ses alentours 10

11 Tableau 1 : Vues du site 11

12 2- Etude historique, documentaire et mémorielle La recherche d informations relatives à l historique du site a été menée à partir : Des informations fournies par la ville de Châtillon ; Des photographies aériennes de l Institut Géographique National (IGN) ; Des bases de données publiques relatives aux sites et sols pollués (BASOL et BASIAS) ; Du service des Installations Classées pour la Protection de l Environnement (ICPE) de la Préfecture des Hauts-de-Seine (92) ; Le site internet Géoportail (www.geoportail.gouv.fr) Photographies aériennes Les photographies aériennes les plus récentes de la zone d étude ont été consultées sur le site internet Géoportail (2011 à 2003) ; les photographies plus anciennes ont été recherchées dans la base de données de l IGN, accessible depuis le site internet Géoportail, pour les années : 1999, 1992, 1982, 1973, 1968, 1967, 1960, 1956, 1949, 1936, La consultation des photographies aériennes a permis de mettre en évidence les éléments suivants : Depuis au moins 1926 (photographie la plus ancienne disponible), la parcelle a globalement conservé la même configuration jusqu à nos jours. Notamment, une grande partie des bâtiments subsistant encore aujourd hui est déjà présente en On observe cependant les quelques modifications suivantes : En 1926, l ensemble de bâtiments allongés s étend jusqu à la rue Gay Lussac, au nord. En partie sud, le bâtiment des Services techniques n est pas encore construit ; à la place, des bâtiments de forme allongée (du même type que ceux du reste du site d étude) sont visibles, et s étendent jusqu au boulevard Félix Faure, à l est. La parcelle d étude conservera cette configuration jusqu à au moins Entre 1949 et 1956, un petit bâtiment de forme carrée (remise?) est construit en partie ouest du site, à proximité du bâtiment de l actuelle crèche «La cigogne». Quelques véhicules et/ou dépôts de matériel sont visibles à proximité de ce bâtiment. Le bâtiment sera démoli entre 1956 et La configuration de la parcelle n évolue pas jusqu en 1967, où le bâtiment des Service techniques a été construit. La partie sud des bâtiments de la parcelle a donc été en partie démolie pour s intégrer à celui des Services techniques. La parcelle conservera cette configuration au moins jusqu en On notera cependant quelques mouvements de terres en partie ouest, le long de la rue Jean Jaurès (près du bâtiment de l actuelle crèche «La cigogne»). Entre 1982 et 1992, une partie des bâtiments située au nord de la parcelle est démolie, au profit de l aménagement de l aire de stationnement dans la configuration que l on connaît aujourd hui. La parcelle conservera cette configuration jusqu à nos jours. 12

13 En ce qui concerne les alentours de la zone d étude, ils sont peu urbanisés en Ils s urbanisent cependant rapidement, dès la fin des années Ainsi, en 1936, quelques bâtiments de forme allongée (type entrepôts, semblables à ceux présents au droit de la parcelle d étude), sont présents au nord-ouest du site, de l autre côté de la rue Gay Lussac. Ils seront démolis dans les années 2000 pour laisser place à des pavillons d habitation. L urbanisation est croissante et, à la fin des années 1950, la quasi-totalité des parcelles situées dans les environs du site sont occupées par des bâtiments (immeubles d habitation, pavillons) ou des entrepôts. Dans un rayon d une centaine de mètres, les environs du site évoluent assez peu. En revanche, on observe, à proximité immédiate du site : Le petit bâtiment de la crèche «La cigogne» est présent dès Les bâtiments plus au sud de la crèche sont eux aménagés entre 1949 et Le bâtiment des services techniques et construit entre 1960 et Par ailleurs, le bâtiment qui abrite actuellement l imprimerie «Graphosprint» est construit entre 1926 et La figure page suivante présente une sélection de photographies aériennes intéressantes. 13

14 Zone d étude 1956 Remise? N 1973 Zone d étude N 1992 Zone d étude N Figure 4 : Photographies aériennes de la zone d étude 14

15 2.2- Bases de données Dans le cadre de cette étude, nous avons consulté les bases de données publiques BASOL et BASIAS du Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie (MEDDE) afin de déterminer si les parcelles étudiées ont accueilli par le passé des activités pouvant être à l origine d une contamination des sols BASOL La base de données BASOL recense les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif. La recherche a été effectuée pour la communes de Châtillon, ainsi que pour le nom «Stella». Aucun site BASOL n est recensé sur la commune de Châtillon BASIAS La base de données BASIAS consiste en un inventaire historique des sites industriels et activités de service en France, permettant de conserver la mémoire de ces sites. La base de données référence 85 sites sur la commune de Châtillon ; aucun site BASIAS n est référencé sur l emprise du site. Seul un site BASIAS est référencé dans un rayon de 250m autour du site d étude ; il s agit du site BASIAS n IDF correspondant à la société MBDA, spécialisé dans la construction aéronautique depuis Il se trouve à moins d une cinquantaine de mètres au nord-ouest du site. Cette parcelle a auparavant abrité les activités des sociétés Nord Aviation, puis SNIAS Aerospatiale puis EADS ; elle était vraisemblablement reliée à la ZAC aérospatiale présente plus au nord. Elle a fait l objet d un classement au titre de la législation des Installations Classées pour la Protection de l Environnement pour des activités liées à la métallurgie ainsi que des installations de stockage (D.L.I. de carburant, de produits organohalogénés, ) et un transformateur électrique (PCB, pyralène, ). Actuellement, le secteur de la ZAC Aérospatiale est en pleine reconversion (logements). D ailleurs, en corrélant les informations issues de la base de données BASIAS, des photographies aériennes et de la visite des alentours du site, nous en déduisons que cette société n est plus en activité et que la parcelle a été réaménagée Il s agit notamment des bâtiments d habitation donnant sur la rue Gay Lussac. Aussi, ce site n est pas susceptible d induire un risque pour le projet. Un extrait de la cartographie BASIAS est présentée en figure 4 ci-après. 15

16 Zone d étude Echelle : m Rayon de 250 m N 0 Figure 5 : Localisation des sites BASIAS répertoriés à proximité de la zone d étude (Source : BASIAS) 2.3- Installations classées Dans le cadre de cette étude, nous avons adressé une demande de renseignements au Bureau de l Environnement et des Installations Classées de la Préfecture des Hauts-de-Seine, afin de constater si le site était soumis à la législation des ICPE. D après le courrier de réponse de la Préfecture des Hauts-de-Seine en date du 17 décembre 2013, aucune ICPE n est ou n a été recensé au droit de la zone d étude. Le courrier de la Préfecture des Hauts-de-Seine est présenté en Annexe Autre source d information : Ville de Châtillon Nous avons consulté le service de l Urbanisme et du Patrimoine de la ville de Châtillon afin de savoir s il disposait d éléments d information complémentaire. Dans sa réponse par mail en date du 10 janvier 2014, le service de l Urbanisme et du Patrimoine nous a transmis des plans de masse des bâtiments de la parcelle d étude et des Services techniques. 16

17 L un de ces plans, datant d avril 1982, précise l usage du bâti : en partie centrale, un entrepôt, le reste du bâtiment étant composé de bureaux et des sanitaires. Le service de l Urbanisme et du Patrimoine nous a également fourni un tableau récapitulant l usage des locaux du «bâtiment central 40/42 boulevard Félix Faure». Chaque usage bénéficie d un bail, cependant les informations les plus anciennes ne remontent qu à L adresse du 40/42 boulevard Félix Faure correspond en théorie au bâtiment des Services techniques, nous n avons donc pas de certitude sur le fait que les usages mentionnés soient liés au site d étude. Interrogé sur ce point, le service de l Urbanisme et du Patrimoine nous a précisé ne pas avoir d information complémentaire à ce sujet. En tout état de cause, il s agit surtout d activités qui semblent liées à l informatique, le conseil, les études/recherches/expertises. Une entreprise de bâtiment ainsi qu une activité de type associatif est également répertoriée Synthèse des activités historiques du site Les informations recueillies montrent que la parcelle a abrité des bâtiments de type entrepôt depuis au moins Ces bâtiments ont subi peu de modifications au cours du temps. Nous bénéficions de peu d informations sur les usages passés de la parcelle ; nous savons seulement qu elle a dernièrement accueilli une activité liée au stockage et à la distribution de machines de type distributeurs alimentaires. En tout état de cause, la parcelle n est pas référencée dans les bases de données BASOL et BASIAS du Ministère, ni au fichier des ICPE de la Préfecture des Hauts-de-Seine. L ensemble des informations à notre disposition laisse penser que cette parcelle a principalement servi à l entreposage de marchandises ainsi que de bâtiment de bureaux. On retiendra donc que sur le site, il n y a pas été exercé d activité à caractère industriel. L ensemble du bâtiment est construit sur dalle béton, d aspect propre, et les espaces extérieurs sont imperméabilisés. On notera que ce bâtiment est construit en surplomb par rapport aux rues environnantes ; aussi, leur construction a du nécessiter l apport de remblais. Il est possible que cette lithologie présente des contaminations plus ou moins marquées, comme cela est régulièrement le cas en région Parisienne. Enfin, nous rappelons la présence d une cuve de fioul en fosse au droit du bâtiment. Cette cuve fera l objet de recommandations dans le chapitre «Approche relative aux travaux». Par sécurité, lors des investigations, nous contrôlerons la qualité des terrains encaissants de cette cuve. Ainsi, les informations historiques et l absence d activité industrielle sur le site ne font pas suspecter de risque significatif de pollution des sols au droit du site. 17

18 3- Etude de vulnérabilité des milieux L étude de vulnérabilité des milieux a été effectuée à partir : De la carte géologique de Paris (n 183) au 1/ ème ; Des informations issues de la Banque de Données du Sous-Sol (BSS) du BRGM ; De l étude géotechnique SEMOFI effectuée en parallèle sur le terrain d étude ; L Inspection Générale des Carrières (IGC) ; Des informations fournies par l Institut d Aménagement et d Urbanisme de la Région Ile-de- France (IAURIF) Contexte géologique La mise en corrélation de ces données nous indique que la géologie prévisionnelle au droit du site est la suivante (de la surface vers le bas) : Des remblais : témoins d une occupation anthropique des sols. Souvent de nature et de caractéristiques hétérogènes, les remblais sont composés de matériaux et de blocs divers. Leur épaisseur peut varier brutalement au droit du site, en fonction de l aménagement anthropique antérieur. Des colluvions de pente (éboulis) : terrains issus des colluvionnements des formations sus jacentes, principalement des marnes et des sables. L épaisseur de ces colluvions peut varier en fonction de la localisation sur le coteau. Des Marnes infra-gypseuses : marnes beiges à jaunâtres avec des passages sableux et des passages argileux kaki. Cette formation peut être partiellement décapée à cet endroit. Du Marno-calcaire de Saint Ouen : composé d une alternance de bancs calcaires et marneux, on y retrouve également quelques bancs de gypse pouvant être sujet à des phénomènes de dissolution. Des sables de Beauchamp : sables quartzeux verts foncés à bleus, avec présence de quelques niveaux argileux, et passages gréseux sous forme de bancs ou de géodes. La base peut présenter des bancs calcaires à marneux. Leur épaisseur peut varier du fait de l anticlinal de Meudon. Marnes et caillasses : cet étage se caractérise par un sommet marneux à blocs de calcaire, et une base constituée de lits calcaires. Ce calcaire est constitué par une série de bancs massifs, compacts, bien lités, séparés par de minces lits sableux ou marneux. Cet étage a une puissance 10m environ à cet endroit. La base sur les derniers mètres peut présenter une passe plus calcareuse. Calcaire grossier : série de calcaires grisâtres. Parfois très durs, parfois tendres et sableux. Cet étage de calcaire grossier a beaucoup servi pour l extraction de pierres de taille. Dans le Sud de Paris, les carrières répertoriées par l IGC concernent généralement la formation du calcaire grossier. La figure 5 ci-après présente le contexte géologique du site d étude. 18

19 Site N Légende : e : éboulis g 2b : Sables de Fontainebleau g 1a : Argiles Vertes e 7b : Marnes Supra-gypseuses e 7a : Masses et Marnes du Gypse e 6d : Marno-calcaire de Saint-Ouen e 6b : Sables de Beauchamp e 5d : Marnes et Caillasses e 5c : Calcaire Grossier Figure 6 : Extrait de la carte géologique de Paris au 1/ ème (BRGM) 3.2- Contexte hydrologique D après la carte hydrogéologique du Bassin parisien, la Seine s écoule à plus de 3km au nord-ouest du site d étude. Il n existe pas de plan d eau à proximité de la zone d étude. Le plan d eau le plus proche recensé dans les environs de la zone d étude se situe à un peu plus d 1km à l ouest du site ; il correspond à l étang du Parc de la Maison Blanche à Clamart. Du fait du contexte urbain au sein duquel s inscrit la zone d étude et des distances importantes, il n existe pas de relation directe entre le site et le réseau hydrographique représenté par la Seine et l étang du Parc de la Maison Blanche de Clamart. Par conséquent, les eaux superficielles ne sont pas à prendre en compte dans le cadre de l analyse des risques liés au contexte environnemental Contexte hydrogéologique D après le contexte géologique du site, des coupes de sondages réalisées à proximité et archivées dans la BSS (BRGM), les cartes hydrogéologiques du Bassin parisien et de Delesse (1862) ainsi que notre connaissance du secteur, plusieurs formations aquifères sont susceptibles de receler une nappe ou des circulations d eau au droit du site : 19

20 Circulations d eau à faible profondeur : les remblais, formation de nature hétérogène, ainsi que les éboulis de sub-surface sont susceptibles d être le siège de venues d eau et de circulations d eau anarchiques, en relation avec les conditions météorologiques. Nappe du Marno-Calcaire de Saint-Ouen : la première nappe d eau souterraine circulant dans le secteur est attendue au sein de l aquifère constitué par le Marno-Calcaire de Saint- Ouen, à une profondeur d environ 80m NGF, soit environ 16,5 à 19m de profondeur par rapport à la cote actuelle du sol. Le sens d écoulement général de cette nappe est approximativement du sud vers le nord. Notons que les investigations géotechniques menées en parallèle sur le site ont notamment consisté en la pose de deux piézomètres à 6,03m/TN et 5,98m/TN de profondeur (respectivement, PZ1 et PZ2). Les niveaux piézométriques ont été relevés au sein de ces ouvrages le 12 décembre 2013 ; les niveaux mesurés sont de 2,23m/TN (PZ1) et 1,42m/TN (PZ2). Il s agit vraisemblablement de circulations d eau dans les terrains superficiels (remblais), s écoulant à la faveur des niveaux plus poreux de cette lithologie. Ces circulations d eau ne sont pas pérennes et ne sont pas, à ce titre, considérées comme vulnérables (elles ne constituent pas un nappe d eau souterraine en tant que telle). En ce qui concerne la nappe phréatique (Marno-Calcaire de Saint-Ouen), du fait de sa profondeur relative (16,5 à 19m/TN), elle est peu vulnérable à une éventuelle contamination des sols au droit du site Captages d Alimentation en Eau Potable (AEP) Nous avons recherché la présence de captages d Alimentation en Eau Potable (AEP) dans un rayon de 1km autour du site, c est-à-dire pour les communes de Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Bagneux et Malakoff. D après les informations fournies par l Agence Régionale de Santé Ile-de-France, aucun captage AEP n est référencé dans ces communes à cette distance du site d étude. De plus, ce dernier n est concerné par aucun périmètre de protection de captage. La problématique des captages AEP n est donc pas à prendre en compte dans le cadre de cette étude Carrières souterraines et à ciel ouvert Notre expérience montre qu un risque de pollution des sols pourrait être suspecté en cas de comblement d une carrière à ciel ouvert au droit du site d étude (apport de matériaux de comblement pouvant présenter des contaminations). Dans un souci d exhaustivité, nous avons recherché la présence potentielle de carrière au droit du site ; cependant, afin de bénéficier d une information complète et détaillée sur ce sujet, le lecteur se reportera utilement au rapport d étude géotechnique SEMOFI effectué dans le cadre de cette étude (pièce n 1 du rapport n C ). De façon synthétique, cette étude géotechnique indique la présence d exploitations en carrières souterraines des étages moyens et supérieurs du Calcaire grossier. Le sol de ces carrières se trouverait entre 27,7 et 29m/TN (étage supérieur) et 28,8 et 31,6m/TN (étage moyen). Les épaisseurs d exploitation sont respectivement de 0,5 à 1,5m (étage supérieur) et 0,8 à 1,3m (étage moyen. 20

21 Les sondages de reconnaissance effectués mettent ainsi en évidence des anomalies dues à la présence de carrières souterraines partiellement remblayées des étages moyen et supérieur. L étude ne recense en revanche pas de carrières à ciel ouvert au droit de la zone d étude. Ainsi, au vu des données récoltées dans l étude géotechnique, nous ne suspectons pas de risque de pollution pouvant être lié au comblement des carrières au droit du site, dans la mesure où celles-ci sont situées à une profondeur importante par rapport à la cote actuelle du site Epandage de boues urbaines En première approche, compte-tenu du caractère urbanisé du secteur d étude (et ce depuis les années 1930), nous ne suspectons pas que le site ait pu faire l objet d épandage de boues urbaines. Ce point est confirmé par la «Note rapide sur l environnement et la santé» publiée par l IAURIF en février 2003, et selon laquelle le département des Hauts-de-Seine ne fait pas l objet d épandage de boues urbaines. Ainsi, selon les informations à notre disposition, le site d étude n a pas fait l objet d épandage de boues urbaines Appréciation de la vulnérabilité des milieux La collecte des données relatives aux contextes géologique, hydrologique et hydrogéologique a permis d apprécier la vulnérabilité du site et de ses environs face à des risques potentiels liés à une éventuelle contamination des sols au droit du site. Les informations collectées font apparaître qu en cas de contamination éventuelle au droit du site, les sols sous-jacents ne sont pas susceptibles d être impactés dans la mesure où la majorité des sols de la parcelle est recouverte (enrobé pour l aire de stationnement et bâtiments). La première nappe d eau pérenne circulant au droit du site étant située entre 16,5 et 19m de profondeur par rapport à la cote actuelle du sol, elle est peu vulnérable à une éventuelle contamination des sols au droit du site. Des circulations de sub-surface, non pérennes, ont été mises en évidence au sein des remblais. Elles ne représentent donc pas un facteur de vulnérabilité. Par ailleurs, l absence de problématique liée aux eaux superficielles a été mise en évidence (pas de relation hydraulique directe entre le site et le réseau hydrographique environnant). On notera cependant la possibilité de circulations anarchiques dans les remblais et les colluvions de pente, notamment liées aux conditions météorologiques. Le relevé piézométrique des ouvrages posés dans le cadre de l étude géotechnique SEMOFI effectuée en parallèle sur le site a confirmé ce point. En tout état de cause, le projet développé (école élémentaire) n est pas susceptible d induire un risque de contamination des sols et/ou de la nappe d eau souterraine. Compte-tenu des informations récoltées, le projet ne présente pas de vulnérabilité par rapport à son contexte environnemental. 21

22 4- Stratégie d investigation et d analyse proposée Afin de sécuriser le projet développé par la ville de Châtillon, notre offre prévoit la réalisation de 6 sondages de reconnaissance des sols effectués jusqu à une profondeur de 4m de profondeur maximum, soit 1 sondage par maille de 200m². Afin de vérifier la compatibilité sanitaire des sols avec le projet, notre offre prévoit la réalisation des analyses suivantes : Hydrocarbures totaux (HCT) 12 analyses ; Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) 12 analyses ; 8 métaux lourds (As, Pb, Cu, Zn, Cr, Ni, Cd, Hg) 12 analyses ; Composés Aromatiques Volatils (CAV) 6 analyses ; Composés Organo Halogénés Volatils (COHV) 6 analyses. Compte-tenu de la présence de la cuve de fioul en fosse maçonnée enterrée, nous prolongerons les sondages effectués à proximité immédiate de cette cuve jusqu à une profondeur maximale de 6m. En outre, préalablement au démarrage de nos investigations, la ville de Châtillon nous a indiqué que les aménagements nécessaires à l implantation des bâtiments modulaires généreraient l excavation de terres. La cote finale du projet n est pas fixée, toutefois elle impliquera le décaissement et l excavation d une partie des sols en place. Afin de fournir à la ville de Châtillon des éléments d information sur les exutoires de ces déblais, nous avons modifié le programme analytique initialement prévu dans l offre. Cette modification a été faite avec l accord de la ville de Châtillon, et dans le respect de l enveloppe budgétaire fixée pour les analyses. Ainsi, nous prévoyons la réalisation des analyses suivantes : Hydrocarbures totaux (HCT) 10 analyses ; Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) 10 analyses ; 8 métaux lourds (As, Pb, Cu, Zn, Cr, Ni, Cd, Hg) 11 analyses ; Composés Aromatiques Volatils (CAV) 5 analyses ; Composés Organo Halogénés Volatils (COHV) 6 analyses. Test de conformité à l arrêté du 28 octobre 2010 (test ISDI) 1 analyse. Ce test porte : o Sur matière sèche : HCT, HAP, CAV, PCB ; o Sur lixiviats : Métaux lourds, Fluorures, Indice phénol, Fraction soluble, Carbone Organique Total (COT), Chlorures, Sulfates. Test de conformité à l arrêté du 28 octobre 2010 sur lixiviats uniquement 1 analyse. Au vu des informations obtenues lors de l étude historique et documentaire, la stratégie proposée nous paraît adaptée à la problématique posée par le projet développé par la ville de Châtillon. 22

23 5- Travaux réalisés 5.1- Localisation des sondages Préalablement à notre intervention, des DICT pour la localisation des réseaux enterrés ont été adressées aux concessionnaires susceptibles d être concernés par les travaux. Au total, 6 sondages, notés ST1 à ST6, ont été effectués au droit de la zone d étude lors de la campagne d investigations qui s est déroulée le 17 décembre Les sondages ont été répartis selon des mailles homogènes de 250m², en fonction des conditions d accessibilité (configuration intérieure du bâtiment, notamment). Notons que, compte-tenu de la situation de la cuve de fioul en fosse maçonnée (local pour sanitaires étroit), nous n avons pu effectuer qu un seul sondage à proximité immédiate de la fosse maçonnée abritant la cuve (sondage ST3). Le plan d implantation des sondages est présenté en figure 6 ci-après. Zone d étude N Légende : ST1 : Sondages à la tarière 0 20m Figure 7 : Plan d implantation des sondages (Source : Google Earth) 23

24 5.2- Réalisation des sondages La réalisation des sondages a été effectuée au moyen d un atelier de forage, composé : D une équipe constituée d un chef sondeur et d un aide, mise à disposition par la société GEOSOND (groupe SEMOFI) ; D une sondeuse sur chenilles. Les sondages ont été effectués jusqu à une profondeur maximale de 6m, à l aide d une tarière mécanique de 90 mm de diamètre ; cette technique de forage permet de contrôler avec une précision suffisante la lithologie des terrains rencontrés tout au long des sondages. A l issue des investigations, les sondages ont été rebouchés à l aide des terres extraites au moment de la foration, puis rebouchés en tête par de l enrobé bitumineux à froid Prélèvement, échantillonnage, analyse Un ingénieur spécialisé de SEMOFI, constamment présent lors des investigations, a procédé aux étapes suivantes : Diriger les sondages ; Noter la lithologie des terrains rencontrés ainsi que les observations organoleptiques (odeur, couleur, aspect) ; Prélever les échantillons nécessaires à la caractérisation analytique des sols ; Réaliser des mesures semi-quantitatives des gaz du sous-sol (Dräger). Pour chaque prélèvement, notre méthodologie d échantillonnage a été adaptée en fonction de l absence/présence d indices organoleptiques de pollution (odeur, couleur, aspect) : Constitution d un échantillon moyen de sol lorsqu aucun indice organoleptique de pollution n est observé et que les terrains sont homogènes ; Constitution d un échantillon représentatif de la tranche de sol présentant des indices de pollution. Les échantillons de sol ont été confectionnés sur site le jour de notre intervention, conditionnés dans les flacons fournis par le laboratoire pour ce type de matrice et conservés dans une glacière isotherme à basse température. Ils ont été envoyés au laboratoire WESSLING (accrédité COFRAC) le lendemain notre intervention, le 18 décembre Le programme analytique pour les sols a été effectué conformément à la stratégie définie dans le chapitre 4. Suite au lancement des analyses, la ville de Châtillon nous a fait part de changements relatifs au projet (cote finale projetée, épaisseur de déblais générés, ). A l heure actuelle, il est prévu que la cote finale de la plateforme d accueil des bâtiments modulaires soit fixée à 97,2m NGF. L évacuation des terres excavées en Installation de Stockage pouvant constituer un coût non négligeable dans le cadre du projet, nous avons lancé des analyses complémentaires le 10 janvier 2014, sur des échantillons encore disponibles pour l analyse et représentatifs des terres susceptibles de faire l objet d une excavation : Tests de conformité à l arrêté du 28 octobre 2010 (tests complet) 3 analyses. Tests de conformité à l arrêté du 28 octobre 2010 sur lixiviats uniquement 4 analyses. *** Concernant les analyses complémentaires lancées le 10 janvier 2014, nous attirons l attention sur le fait que les échantillons ont été envoyés à l analyse un peu plus de trois semaines après la réalisation des sondages. 24

25 De ce fait, les résultats obtenus peuvent ne pas être représentatifs des teneurs in-situ des composés volatils (HC légers C10-C16, CAV et naphtalène) du fait de leur possible volatilisation entre le sondage et la réalisation des prélèvements. En revanche pour les autres composés analysés, il n est pas attendu de modification de leurs concentrations dans les sols du fait de leur propriété physico-chimique : substances peu volatiles et peu biodégradables à température ambiante. De même pour les composés sur lixiviats analysés dans le cadre de l arrêté du 28 octobre 2010, les résultats ne seront pas altérés dans la mesure où il s agit d une qualité intrinsèque des sols. 25

26 6- Observations de terrain 6.1- Lithologie Lors de la réalisation des sondages, nous avons globalement rencontré la succession lithologique suivante (depuis la surface) : Des remblais limoneux, limono-sableux à sablo-marneux, la plupart du temps avec des débris anthropiques (brique, charbon et plus rarement faïence ou ferraille). Ces remblais ont été mis en évidence sur des épaisseurs variables en fonction des sondages, comprises entre 1,5 et 3m. Leurs caractéristiques lithologiques sont plutôt homogènes. NB : Au droit du bâtiment, ces remblais étaient recouverts par une dalle béton d une épaisseur moyenne de 0,08m. Du terrain naturel argileux à marneux beige/ocre à verdâtre, jusqu à la base des sondages (4,5m et ponctuellement 6m) Indices organoleptiques Les observations de terrain ont pour objectif d identifier, au sein des terrains rencontrés, d éventuels indices organoleptiques de contamination (odeur, couleur, aspect). Dans le cas présent, aucun indice organoleptique de contamination des sols n a été mis en évidence Mesures semi-quantitatives des gaz du sol En complément de l analyse organoleptique des échantillons de sol, des mesures semi-quantitatives des gaz du sol ont été effectuées au moyen de la technique Dräger, qui permet de rechercher la présence de vapeurs polluantes dans les sols (hydrocarbures d essence ; benzène et xylènes - indicateurs des solvants de type BTEX ; perchloroéthylène - indicateur des solvants chlorés). Lors de ces mesures, aucun indice de contamination n a été relevé (absence de coloration des tubes colorimétriques). 26

27 Sondage Profondeur Lithologie Observations organoleptiques (odeur, couleur, aspect) Mesures semi-quantitatives des gaz du sol Echantillonnage Paramètres analysés 0-0,05m Enrobé (bitume) RAS - - ST1 0,05-0,4m Marno-sableux gris foncé + cailloutis (calcaire, silex) + débris (brique, charbon) RAS ST1/0,05-0,4m - Hydrocarbures: aucune coloration Pack ISDI complet - Benzène: aucune coloration + 8 métaux lourds + COHV 0,4-1,5m Marne à marno-sableux brun à brun foncé + cailloutis (calcaire) + débris (brique, charbon) RAS - Perchloroéthylène: aucune coloration ST1/0,4-1,5m - Xylènes: aucune coloration 1,5-3m Argile bariolée beige / ocre / verdâtre + cailloux calcaires RAS ST1/1,5-3m - 3-4,5m Argile beige à verdâtre RAS ST1/3-4,5m - 0-0,05m Enrobé (bitume) RAS - - ST2 0,05-0,4m Marne graveleuse grise à brune + cailloux et cailloutis (calcaire, silex) + débris (charbon, brique) RAS ST2/0,05-0,4m Pack ISDI - Hydrocarbures: aucune coloration - Benzène: aucune coloration 0,4-1,3m Limons bruns + cailloutis calcaires RAS - Perchloroéthylène: aucune coloration ST2/0,4-1,3m ISDI sur lixiviats 1,3-3m Argile bariolée beige / ocre / verdâtre + passages marno-calcaires entre 2,3-3m RAS - Xylènes: aucune coloration HCT / HAP / 8 métaux ST2/1,5-3m CAV / COHV 3-4,5m Argile bariolée beige / ocre / verdâtre + passage altéré (gypse?) entre 3,6-4,1m RAS ST2/3-4,5m - 0-0,08m Dalle béton RAS - - 0,08-0,5m Sablo-graveleux gris foncé + cailloux et cailloutis (calcaires) + débris (brique, charbon) RAS ST3/0,08-0,5m - 0,5-1,5m Limons bruns + cailloutis calcaires - Aspect plus sableux en base RAS ST3/0,5-1,5m HCT / HAP / 8 métaux CAV / COHV ISDI sur lixiviats 1,5-2,2m Limons sableux bruns / ocre RAS - - ST3 - Hydrocarbures: aucune coloration 2,2-2,35m Passage sableux beige RAS - Benzène: aucune coloration Perchloroéthylène: aucune coloration 2,35-3m Limons marneux bruns + cailloutis (calcaires ) + débris (charbon, brique) RAS - Xylènes: aucune coloration ST3/2,35-3m HCT / HAP / 8 métaux 3-4,5m Argile légèrement marneuse beige / ocre + cailloux calcaires RAS ST3/3-4,5m HCT / HAP / 8 métaux 4,5-5,2m Argile beige / ocre RAS ST3/4,5-5,2m - 5,2-5,8m Marne calcaire beige (+ gypse?) RAS ST3/5,2-5,8m - 5,8-6m Argile brune à verdâtre RAS ,08m Dalle béton RAS - - 0,08-0,3m Argile graveleuse gris foncé + cailloutis (calcaires, silex) + débris (charbon) RAS - - 0,3-1m Limons bruns + cailloutis calcaires RAS ST4/0,3-1m Pack ISDI ST4 1-1,4m Sables marneux bruns à bruns foncés + débris (charbon, brique, verre, faïence) RAS - Hydrocarbures: aucune coloration ST4/1-1,4m HCT / HAP / 8 métaux - Benzène: aucune coloration 1,4-1,5m Marne beige / verdâtre RAS - Perchloroéthylène: aucune coloration Xylènes: aucune coloration 1,5-2,2m Limons bruns + cailloutis calcaires + débris (brique, charbon) RAS ST4/1,5-2,2m HCT / HAP / 8 métaux CAV / COHV ISDI sur lixiviats 2,2-3m Marne brun clair à verdâtre + cailloutis calcaires RAS ST4/2,2-3m - 3-4,5m Argile bariolée beige / ocre / verdâtre RAS ST4/3-4,5m - 0-0,08m Dalle béton RAS - - 0,08-0,15m Sables graveleux gris foncé + cailloux (silex, calcaire) + débris (brique, charbon) RAS - - 0,15-1,2m Marnes calcaires brun à brun clair + cailloutis calcaires RAS ST5/0,15-1,2m Pack ISDI ST5 - Hydrocarbures: aucune coloration 1,2-1,5m Sables limoneux bruns RAS - Benzène: aucune coloration Perchloroéthylène: aucune coloration 1,5-2m Marne calcaire beige RAS - Xylènes: aucune coloration ST5/1,5-2m - 2-3m Limons sableux bruns / ocres + cailloux (silex) + débris (charbon) RAS ST5/2-3m HCT / HAP / 8 métaux CAV / COHV ISDI sur lixiviats 3-4,5m Argile marneuse bariolée beige / ocre / verdâtre + cailloutis calcaires RAS ST5/3-4,5m HCT / HAP / 8 métaux 0-0,08m Dalle béton RAS - - ST6 0,08-0,9m Sables graveleux bruns / gris + cailloux (silex, calcaires) + débris (charbon, brique) RAS HCT / HAP / 8 métaux ST6/0,08-0,9m - Hydrocarbures: aucune coloration ISDI sur lixiviats - Benzène: aucune coloration 0,9-1,5m Sables limoneux bruns + cailloux (silex) RAS - Perchloroéthylène: aucune coloration Xylènes: aucune coloration 1,5-3m Marne brun clair / beige RAS ST6/1,7-3m HCT / HAP / 8 métaux CAV / COHV 3-4,5m Argile bariolée beige / ocre / verdâtre RAS ST6/3-4,5m - Tableau 2 : Tableau synoptique 27

28 7- Résultats des investigations Pour caractériser l état de contamination d un site, la politique nationale de gestion des sites et sols pollués recommande de se référer à des valeurs réglementaires, lorsqu elles existent, pour les milieux étudiés. Pour les sols, en l absence de valeurs réglementaires on utilise des valeurs de référence qui sont pertinentes au regard de la problématique relative aux «sols pollués» : Pour les composés métalliques : o o o Les valeurs définies par la Cellule Interrégionale d Epidémiologie d Ile-de-France (CIRE) dans sa note du 3 juillet Ces valeurs ont été retenues dans le cadre de cette étude car il s agit de celles utilisées par l Agence Régionale de Santé (ARS) ; elles peuvent être consultées pour des projets d aménagement (en particulier ceux à usage sensible) ; En l absence, dans le référentiel CIRE, de valeurs de référence pour l arsenic, nous avons utilisé par défaut celles couramment observées dans les sols ordinaires, mises en évidence par l INRA (ASPITET, 2004) ; Au bruit de fond local, déterminé à partir des teneurs minimales et maximales des sols lorsque cela est pertinent. Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé la valeur médiane de nos résultats analytiques pour le terrain naturel argileux à marneux (lithologie représentative du site). NB : La médiane nous semble être l indicateur le plus pertinent étant donné qu elle partage une série de données en deux ensembles composés du même nombre d éléments. Elle permet en outre de s affranchir des valeurs extrêmes, contrairement au calcul de la moyenne. De ce fait, une teneur supérieure à la médiane n est pas forcément représentative d une contamination. Nous avons donc considéré qu une teneur anormale serait une teneur supérieure à deux fois la valeur du bruit de fond local. o L arrêté du 28 octobre 2010 pour ce qui est des métaux analysés sur phase lixivée. Pour les composés organiques : o L arrêté du 28 octobre 2010 relatif aux Installations de Stockage de Déchets Inertes (ISDI). En l absence de référence, les limites de quantification du laboratoire. En cas de concentrations importantes, seule une étude de risques sanitaires permettra de définir les concentrations acceptables, conformément à la méthodologie préconisée par le Ministère en charge de l Environnement. 28

29 7.1- Tableau de synthèse Paramètre Unité Source Bruit de fond ST1/ m ST2/ m ST2/ m ST2/1.5-3m ST3/ m ST3/2.35-3m ST3/3-4.5m ST4/0.3-1m ST4/1-1.4m ST4/ m ST5/ m ST5/2-3m ST5/3-4.5m ST6/ m ST6/1.7-3m local Référentiel Valeur (médiane) Remblais Remblais Remblais Terrain naturel Remblais Remblais Terrain naturel Remblais Remblais Remblais Remblais Remblais Terrain naturel Remblais Terrain naturel Indice hydrocarbure (HCT) C10-C40 mg/kg MS Arrêté du 28/10/ < <8 <10 25 < <8 25 <8 Hydrocarbures > C10-C12 mg/kg MS <0,5 <10 - <0,5 <0,5 <0,5 <0,5 <10 <0,5 <0,5 <10 <0,5 <0,5 <0,5 <0,5 Hydrocarbures > C12-C16 mg/kg MS <1 <10 - <1 <1 <1 <1 <10 <1 <1 <10 <1 <1 <1 <1 Hydrocarbures > C16-C21 mg/kg MS <2 <10 - <2 <2 <2 <2 <10 4,1 <2 49 8,7 <2 2,3 <2 Hydrocarbures > C21-C35 mg/kg MS 9, < ,7 <10 17 < <4 19 <4 Hydrocarbures > C35-C40 2, <2 <2 <2 <2 <10 2,3 <2 <10 4,2 <2 2,6 <2 Métaux lourds Mercure (Hg) mg/kg MS CIRE 0,32 0,0877 1, ,0443 0,635 1,02 0,131-1,73 1,08-2,21 0,0258 2,24 0,141 Chrome (Cr) total mg/kg MS CIRE 65,2 30,4 23, ,7 19,9 25,7 31,1-21,1 26,9-19,3 29, ,2 Nickel (Ni) mg/kg MS CIRE 31,2 16,4 14, ,2 14, ,8-12,7 14,6-11, ,4 10,5 Cuivre (Cu) mg/kg MS CIRE 28 28,0 89, ,4 44,7 32,5 37,5-82,2 33,6-73,7 12,1 79,7 130 Zinc (Zn) mg/kg MS CIRE 88 39, ,7 62,7 66,3 44, , , Arsenic (As) mg/kg MS ASPITET 1 à 25 10,5 13, ,84 13,5 10,4-10,4 14,5-9,67 9,47 9,9 10,6 Cadmium (Cd) mg/kg MS CIRE 0,51 <0,25 <0, <0,25 <0,25 <0,25 <0,25 - <0,25 <0,25 - <0,25 <0,25 <0,25 <0,25 Plomb (Pb) mg/kg MS CIRE 53,7 9, ,17 92,2 88,6 14, , , ,2 Benzène et aromatiques (CAV - BTEX) Benzène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 Toluène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 Ethylbenzène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 m-, p-xylène mg/kg MS <0,02 <0,1 - <0,02 <0, <0,1 - <0,02 <0,1 <0, <0,02 o-xylène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 Cumène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 m-, p-ethyltoluène mg/kg MS <0,02 <0,1 - <0,02 <0, <0,1 - <0,02 <0,1 <0, <0,02 Mésitylène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 o-ethyltoluène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 Pseudocumène mg/kg MS <0,01 <0,1 - <0,01 <0, <0,1 - <0,01 <0,1 <0, <0,01 Somme des CAV mg/kg MS Arrêté du 28/10/ /- -/- - -/- -/ /- - -/- -/- -/ /- Composés Organo Halogénés Volatils (COHV) 1,1-Dichloroéthane mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 1,1-Dichloroéthylène mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 Dichlorométhane mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 Tétrachloroéthylène mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 1,1,1-Trichloroéthane mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 Tétrachlorométhane mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01-0, <0,01 Trichlorométhane mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 Trichloroéthylène mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 Chlorure de vinyle mg/kg MS <0, <0,01 <0, <0,01 - <0, <0,01 cis-1,2-dichloroéthylène mg/kg MS 0, <0,01 <0, <0,01-0, <0,01 trans-1,2-dichloroéthylène mg/kg MS <0, <0,01 <0, ,01-0, ,01 Somme des COHV mg/kg MS 0, /- -/ ,01-0, ,01 Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) Naphthalène mg/kg MS 0,01 <0,03 - <0,005 0,01 <0,005 <0,005 <0,03 0,016 <0,005 <0,03 0,011 <0,005 0,018 <0,005 Acénaphtylène mg/kg MS <0,005 <0,03 - <0,005 0,005 <0,005 <0,005 <0,03 0,008 <0,005 <0,03 <0,005 <0,005 0,011 <0,005 Acénaphtène mg/kg MS <0,005 <0,03 - <0,005 <0,005 <0,005 <0,005 <0,03 0,008 <0,005 <0,03 0,005 <0,005 0,013 <0,005 Fluorène mg/kg MS <0,005 <0,03 - <0,005 0,006 <0,005 <0,005 <0,03 0,008 <0,005 <0,03 <0,005 <0,005 0,012 <0,005 Phénanthrène mg/kg MS 0,052 0,054 - <0,005 0,125 0,022 0,012 <0,03 0,187 0,007 <0,03 0,107 <0,005 0,193 <0,005 Anthracène mg/kg MS 0,011 <0,03 - <0,005 0,025 <0,005 <0,005 <0,03 0,034 <0,005 <0,03 0,016 <0,005 0,04 <0,005 Fluoranthène (*) mg/kg MS 0,149 0,098 - <0,005 0,266 0,055 0,024 <0,03 0,427 0,017 0,047 0,259 <0,005 0,497 <0,005 Pyrène mg/kg MS 0,129 0,076 - <0,005 0,209 0,046 0,021 <0,03 0,356 0,015 0,035 0,223 <0,005 0,409 <0,005 Benzo(a)anthracène mg/kg MS 0,072 0,044 - <0,005 0,122 0,029 0,011 <0,03 0,198 0,009 <0,03 0,113 <0,005 0,277 <0,005 Chrysène mg/kg MS 0,103 0,044 - <0,005 0,134 0,043 0,014 <0,03 0,248 0,012 <0,03 0,134 <0,005 0,325 <0,005 Benzo(b)fluoranthène (*) mg/kg MS 0,107 0,076 - <0,005 0,102 0,042 0,014 <0,03 0,237 0,012 <0,05 0,119 <0,005 0,268 <0,005 Benzo(k)fluoranthène (*) mg/kg MS 0,085 <0,03 - <0,005 0,098 0,03 0,011 <0,03 0,187 0,01 <0,03 0,099 <0,005 0,238 <0,005 Benzo(a)pyrène (*) mg/kg MS 0,087 0,044 - <0,005 0,107 0,03 0,011 <0,03 0,197 0,01 <0,03 0,104 <0,005 0,265 <0,005 Dibenzo(ah)anthracène mg/kg MS 0,071 <0,03 - <0,005 0,088 0,026 0,009 <0,03 0,177 0,009 <0,03 0,076 <0,005 0,233 <0,005 Benzo(ghi)pérylène (*) mg/kg MS 0,021 <0,04 - <0,005 0,02 0,009 <0,005 <0,03 0,044 <0,005 <0,03 0,02 <0,005 0,055 <0,005 Indéno(123-cd)pyrène (*) mg/kg MS 0,083 <0,04 - <0,005 0,082 0,028 0,009 <0,03 0,156 0,009 <0,03 0,076 <0,005 0,26 <0,005 Somme des HAP mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,98 0,44 - -/- 1,4 0,359 0,136 -/- 2,49 0,112 0,082 1,36 -/- 3,06 -/- Polychlorobiphényles (PCB) PCB n 28 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 52 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 101 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 118 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 138 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 153 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, PCB n 180 mg/kg MS <0,001 <0, <0, <0, Somme des 7 PCB mg/kg MS Arrêté du 28/10/ /- -/ / / Métaux sur lixiviats Antimoine (Sb) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,06 0,208 <0,05 <0,05 - <0, <0,05 - <0,05 0,06 <0,05 - <0,05 - Arsenic (As) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,5 0,087 <0,03 <0,05 - <0, <0,03 - <0,05 <0,03 <0,05-0,062 - Baryum (Ba) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,487 0,4 0,552-0, <0,3-0,425 0,28 0,414-0,207 - Plomb (Pb) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,5 0,147 <0,1 <0,05 - <0, <0,1 - <0,05 <0,1 <0,05 - <0,05 - Cadmium (Cd) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,04 <0,005 <0,015 <0,005 - <0, <0,015 - <0,005 <0,015 <0,005 - <0,005 - Chrome (Cr) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,5 <0,05 <0,05 <0,05 - <0, <0,05 - <0,05 <0,05 <0,05 - <0,05 - Cuivre (Cu) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,141 <0,05 0, <0, <0,05-0,0773 <0,05 <0,05-0,198 - Molybdène (Mo) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,5 0,213 <0,1 0,0708-0, <0,1-0,0914 0,1 0,0508-0, Nickel (Ni) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,4 0,0343 <0,1 <0,02 - <0, <0,1 - <0,02 <0,1 <0,02 - <0,02 - Sélénium (Se) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,1 <0,05 <0,1 <0,05 - <0, <0,1 - <0,05 <0,1 <0,05 - <0,05 - Zinc (Zn) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ <0,2 <0,5 <0,2 - <0,2 - - <0,5 - <0,2 <0,5 <0,2 - <0,2 - Mercure (Hg) mg/kg MS Arrêté du 28/10/2010 0,01 <0,001 <0,001 <0,001-0, <0,001-0,00216 <0,001 0, <0, Carbone organique total (COT) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,2 <16 42,8-11, , ,7-21,8 - Sulfates (SO4) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ Fraction soluble mg/kg MS Arrêté du 28/10/ Indice phénol (après distillation) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,23 <0,1 <0,1-0, <0,1 - <0,1 <0,1 <0,1 - <0,1 - Fluorures (F) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,23 <10 4,6-1, <10-0,921 <10 0,806-1,4 - Chlorures (Cl) mg/kg MS Arrêté du 28/10/ ,8 <100 12,2-21,6 - - <100-53,2 <100 12,9-22,2 - - : non analysé -/-: valeur inférieure à la limite de quantification Tableau 3 : Tableau de synthèse des résultats analytiques 29

30 7.2- Analyse des données Les échantillons de sol prélevés dans le cadre de cette étude ont été analysés pour les paramètres suivants : HCT, HAP, CAV, PCB, métaux et composés sur lixiviats (métaux, fraction soluble, indice phénol, fluorure, chlorure, sulfate, COT). Les CAV, PCB et composés sur lixiviats ont été analysés dans le cadre des tests de conformité à l arrêté du 28 octobre Les résultats sont présentés ci-dessous, par produit : Hydrocarbures Totaux (HCT) : 14 échantillons analysés. Pour la somme des HCT, sur les 14 échantillons analysés : 5 échantillons présentent des teneurs modérées de 25mg/kg (ST4/1-1,4m et ST6/0,08-0,9m) 50mg/kg (ST2/0,05-0,4m), 54mg/kg (ST5/2-3m) et 150mg/kg (ST5/0,15-1,2m) ; 3 échantillons présentent des teneurs faibles de 15mg/kg (ST3/2,35-3m), 16mg/kg (ST1/0,05-1,5m) et 17mg/kg (ST3/0,5-1,5m), proches de la limite de quantification du laboratoire (<8 ou <10 mg/kg). L ensemble de ces teneurs sont inférieures à la valeur seuil de référence définie par l arrêté du 28 octobre 2010 (réf. : 500mg/kg). Les 6 autres échantillons analysés présentent des teneurs inférieures à la limite de quantification du laboratoire (<8 ou <10mg/kg). Métaux lourds : 11 échantillons analysés. Par comparaison avec les valeurs du bruit de fond local, seul l échantillon de terrain naturel ST6/1,7-3m présente un dépassement de plus de 2 fois la valeur de la médiane pour le paramètre cuivre. Par comparaison aux valeurs seuils définies par la CIRE Ile-de-France et l INRA (ASPITET), les résultats d analyse mettent en évidence, par lithologie : Pour les remblais : Des dépassements systématiques en métaux lourds pour les paramètres suivants : mercure, cuivre, plomb et plus ponctuellement zinc. Dans le détail, les résultats montrent les dépassements suivants : Mercure (réf. : 0,32mg/kg) : dépassements significatifs compris entre 0,635 et 2,24mg/kg ; Cuivre (réf. : 28mg/kg) : dépassements modérés à significatifs compris entre 32,5 et 89,5mg/kg ; Plomb (réf. : 53,7mg/kg) : dépassements significatifs compris entre 81,1 et 319mg/kg ; Zinc (88mg/kg) : dépassements modérés compris entre 113 et 125mg/kg. Pour le terrain naturel : Aucun dépassement, à l exception de dépassements ponctuels (2 échantillons sur 4) en cuivre : teneurs de 37,5mg/kg (ST3/3-4,5m) et 130mg/kg (ST6/1,7-3m). Composés Aromatiques Volatils (CAV) : 9 échantillons analysés. Pour la somme des CAV, tous les échantillons analysés présentent des teneurs inférieures à la limite de quantification du laboratoire (<0,1mg/kg). 30

31 Composés Organo-Halogénés Volatils (COHV) : 6 échantillons analysés Pour la somme des COHV, tous les échantillons analysés présentent des teneurs inférieures ou proches de la limite de quantification du laboratoire (<0,1mg/kg), à l exception de l échantillon de remblais ST5/2-3m qui présente une teneur faible et non significative de 0,49mg/kg. Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) : 14 échantillons analysés. Pour la somme des HAP, les résultats analytiques mettent en évidence, par lithologie : Pour les remblais : La présence systématique de HAP à des teneurs faibles et non significatives, comprises entre 0,359 et 3,06mg/kg. Pour le terrain naturel : Des teneurs inférieures à la limite de quantification du laboratoire, à l exception de l échantillon ST3/3-4,5m qui présente une teneur faible et non significative de 0,136mg/kg. Polychlorobiphényles (PCB) : 4 échantillons analysés. Pour la somme des 7 PCB, tous les échantillons analysés présentent des teneurs inférieures à la limite de quantification du laboratoire. Composés sur lixiviats : 9 échantillons analysés. Par comparaison aux seuils de l arrêté du 28 octobre 2010, les résultats mettent en évidence des dépassements aux valeurs seuils de l arrêté du 28 octobre 2010 pour les paramètres suivants : Sulfates (réf. : 1 000mg/kg) : dépassements pour 8 des 9 échantillons analysés, avec des teneurs comprises entre et mg/kg ; Fraction soluble (réf. : 4 000mg/kg) : dépassements pour 7 des 9 échantillons analysés, avec des teneurs comprises entre et mg/kg ; Antimoine sur lixiviats (réf. : 0,06mg/kg) : dépassement pour 1 des 9 échantillons analysés, avec une teneur de 0,208mg/kg. Tous les autres composés sur lixiviats analysés présentent des teneurs inférieures aux valeurs seuils fixées par l arrêté du 28 octobre 2010 ou à la limite de quantification du laboratoire. 31

32 8- Interprétation des résultats Sur la base des informations fournies par la ville de Châtillon et de nos observations de terrain, la cote finale du projet sera implantée au sein des remblais ; nous avons donc privilégié cette lithologie dans le choix des échantillons à analyser. Cependant dans le souci de fournir une information la plus complète possible, nous avons également effectué des analyses au sein de la lithologie du terrain naturel. Notons que notre stratégie d analyse initiale est basée sur les informations relatives au projet (cote projetée, ) fournies par la ville de Châtillon préalablement à notre intervention. Ces informations ont changé suite au lancement des analyses ; cependant, en première approche, compte-tenu de l homogénéité lithologique des remblais, il semble possible d extrapoler les résultats analytiques obtenus pour cette lithologie à l ensemble des remblais du site Qualité des remblais Afin de bénéficier d informations sur la lithologie susceptible de constituer l assise de la plateforme accueillant les futurs bâtiments modulaires de l école, des analyses en HCT, HAP et 8 métaux lourds ont été effectuées sur sept échantillons de remblais. Quatre de ces échantillons ont également fait l objet d analyses en CAV et COHV. En outre, trois autres échantillons de remblais ont fait l objet d analyses en HCT, HAP et CAV, dans le cadre de la réalisation des tests de conformité à l arrêté du 28 octobre Les résultats analytiques obtenus pour ces trois échantillons mettent en évidence : Des contaminations en métaux lourds, avec des dépassements modérés à significatifs des valeurs seuils définies par la CIRE Ile-de-France pour les éléments mercure, cuivre, zinc et plomb. Notamment, le mercure, seul élément métallique potentiellement volatil, a été mis en évidence à des teneurs significatives comprises entre 0,635 et 2,24mg/kg (réf. : 0,32mg/kg). La présence de HCT et de HAP à des teneurs faibles à modérées, qui ne sont pas susceptibles d induire un risque pour le projet. La présence de COHV à des teneurs faibles et non significatives ou égales à la limite de quantification du laboratoire ; L absence de CAV. Sur la base des résultats, les remblais analysés présentent une certaine homogénéité analytique. Il est donc possible d extrapoler les résultats obtenus pour ces échantillons à l ensemble des remblais présents au droit du site. Partant de ce constat, les remblais mis en évidence au droit du site présentent des contaminations métalliques modérées à significatives, dont une contamination systématique en mercure, seul élément métallique potentiellement volatil. Il s agit de contaminations régulièrement rencontrées pour ce type de lithologie en contexte francilien ; elles ne constituent donc pas une spécificité de ce site. Les résultats analytiques confirment donc que les activités qui se sont déroulées sur le site n ont pas eu d incidence sur la qualité des sols. 32

33 NB : Nous avons audité la qualité des terrains situés à la base de la fosse de la cuve, via l analyse des paramètres HCT, HAP et 8 métaux lourds pour l échantillon de remblais ST3/2,35-3m. Les résultats d analyse ne montrent pas de signes significatifs de contamination de cet échantillon qui pourraient laisser suspecter un impact de la cuve sur les sols encaissants. Ces résultats sont cohérents avec les observations de terrain, qui montrent l absence de signe organoleptique de contamination pour cet échantillon Qualité du terrain naturel Afin de bénéficier d une information sur la qualité chimique du terrain naturel situé plus en profondeur, nous avons effectué des analyses en HCT, HAP et 8 métaux lourds sur 4 échantillons de sol représentatifs des terrains naturels du site. Deux de ces échantillons ont également fait l objet d analyses en CAV et COHV. Les résultats d analyse obtenus pour ces quatre échantillons montrent qu ils sont indemnes de contamination significative, à l exception de la présence de cuivre à une teneur de 130mg/kg au sein de l échantillon ST6/1,7-3m, non attendue (contamination croisée, biais analytique?) et, en tout état de cause, non significative à l échelle du projet. On notera également la présence ponctuelle de HAP au sein de l échantillon ST3/3-4,5m à l état de traces : teneur faible et non significative de 0,136mg/kg, ainsi que la présence d un COHV (le trans- 1,2-Dichloroéthylène) à une teneur faible et non significative, égale à la limite de quantification du laboratoire. Sur la base des résultats d analyse, le terrain naturel est indemne de contamination significative. Seul un dépassement à la valeur seuil de référence en cuivre a été mis en évidence au sein d un des quatre échantillons, sans incidence pour le projet Caractérisation des déblais La réalisation de plateforme d accueil des bâtiments modulaires nécessitera l excavation d un certain volume de terre, plus ou moins important en fonction de la zone du site d étude considérée (aire de stationnement ou bâtiment actuel, en surplomb). Dans ce cadre, nous avons effectué sur 9 échantillons de sol des tests de conformité à l arrêté du 28 octobre 2010 (complets ou sur paramètres lixiviés uniquement), fixant les seuils d acceptation des déchets, afin de caractériser les terres qui seront excavées. Les analyses ont toutes effectuées pour la lithologie des remblais qui sera, a priori, la seule lithologie faisant l objet d excavation dans le cadre du projet. Les résultats d analyses obtenus montrent les éléments suivants : Pour les échantillons analysés au droit du parking de stationnement, en contrebas (sondages ST1 et ST2), les résultats aux tests ISDI sont hétérogènes : o ST1/0,05-1m Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND) ; o ST2/0,05-0,4m Installation de Stockage de Déchets Inertes (ISDI) ; o ST2/0,4-1,3m ISDI «aménagée. 33

34 Pour les échantillons analysés au droit de l actuel bâtiment, en contrehaut (sondages ST3 à ST6), les résultats aux tests ISDI sont homogènes et montrent que les terrains représentatifs des échantillons analysés sont tous compatibles avec une ISDI «aménagée». Ainsi, pour plus de clarté, ces résultats nous permettent de découper le site en deux zones : Zone Sondages représentatifs Correspondance Zone 1 (500m²) ST1 et ST2 Aire de stationnement Zone 2 (670m²) ST3, ST4, ST5 et ST6 Bâtiment Zone 1 (500m²) Zone 2 (670m²) Figure 8 : Zonage du site en fonction des résultats aux tests ISDI Les résultats d analyses effectuées pour la lithologie des remblais montrent, par zone préalablement définie : Zone 1 3 échantillons : L échantillon ST2/0,05-0,4m présente un unique dépassement en sulfates. Les dispositions introduites par l arrêté du 28 octobre 2010 permettent aux terres présentant ce type de dépassement de rester compatibles avec une évacuation en ISDI. Il stipule en effet «Si le déchet ne respecte pas au moins une des valeurs fixées pour le chlorure, le sulfate ou la fraction soluble, le déchet peut encore être jugé conforme aux critères d admission s il respecte soit les valeurs associées au chlorure et au sulfate, soit celle associée à la fraction soluble». L échantillon ST2/0,4-1,3m présente un dépassement couplé en sulfates et fraction soluble, incompatibles avec une évacuation classique en ISDI. Ce type de dépassement est compatible avec une filière de type ISDI dite «aménagée» ou Centre de Comblement de Carrière, qui présente l avantage d être moins onéreuse qu une Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND). L échantillon ST1/0,05-1,5m présente un unique dépassement en antimoine-sur-lixiviats, incompatible avec une évacuation classique en Installation de Stockage de Déchets Inertes (ISDI) ; les terres représentatives de cet échantillon devront donc faire l objet d une évacuation en Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND), générant des surcoûts. 34

35 Ainsi, sur la base des analyses effectuées au droit de la zone 1 : 1/3 des remblais sont compatibles avec une évacuation classique en ISDI ; 1/3 pourront faire l objet d une évacuation en ISDI «aménagée», générant des surcoûts ; 1/3 devra faire l objet d une évacuation en ISDND, générant des surcoûts. Zone 2 6 échantillons : L ensemble des analyses effectuées au sein des remblais présents sous le bâtiment montre des dépassements couplés en fraction soluble et sulfates. Sur la base de ces résultats, les remblais excavés au droit de l actuel bâtiment ne sont pas compatibles avec une évacuation en ISDI, ils pourront cependant faire l objet d une acceptation en ISDI dite «aménagée», moins onéreuse qu une ISDND. Les analyses effectuées indiquent que la totalité des remblais présents sous le bâtiment actuel sont incompatibles avec une évacuation classique en ISDI ; ils pourront néanmoins faire l objet d une évacuation en ISDI «aménagée». 35

36 9- Incidences sur le projet d aménagement La ville de Châtillon projette la construction d une école élémentaire au droit d un terrain ayant accueilli des activités liées principalement à l entreposage et la logistique, sur la base des informations à notre disposition. La parcelle n est actuellement plus utilisée. Aussi, compte tenu de ces éléments, la future école élémentaire ne sera pas implantée sur un ancien site industriel, au sens des circulaires du 8 février L école se composera de bâtiments modulaires (R+2 maximum) implantés sur une plateforme préalablement aménagée ainsi que de deux bâtiments de type RDC. La réalisation de la plateforme nécessitera l excavation d un volume important de terres, notamment du fait de la position en surplomb du bâtiment existant. Il est prévu l aménagement des espaces suivants : Au RDC : une salle plurivalente, une salle des maîtres, une salle à manger, une bibliothèque, un bureau de direction, une cuisine, ainsi que des vestiaires et des locaux techniques et de stockage de matériel. Au 1 er étage : deux salles de classe, une salle informatique et des sanitaires ; Au 2 nd étage : trois salles de classe et des sanitaires. Une cour de récréation + préau et une cour de service recouverte d enrobé seront également aménagés en RDC. Dans le cadre de cette étude, nous avons étudié la pertinence d un risque sanitaire lié à des expositions par : Inhalation de composés volatils qui pourraient être présents au sein des sols encaissants de la future école (remblais) ; Ingestion / contact cutané des sols au droit d éventuels espaces verts en pleine terre. Enfin, nous avons également évalué la qualité chimique des sols en vue de la gestion des terres qui seront excavées pour les besoins de l implantation du futur bâtiment (cote finale actuellement fixée à 97,2m NGF). En effet, selon la qualité des déblais, des surcoûts sont possibles en fonction des filières d évacuation vers lesquelles ils seront dirigés Approche relative aux risques sanitaires Risques associés au projet Risque par ingestion / contact cutané Ce type de risque pourrait être suspecté en cas de contaminations métallique et/ou organique des sols au droit desquels des espaces verts en pleine terre fréquentés par les enfants seraient aménagés (terres superficielles = remblais historiques). Dans le cas présent, il n est pas prévu l aménagement d espaces verts en pleine terre. En effet, la cour de récréation et le préau (seuls espaces extérieurs accessibles aux enfants) seront recouverts d un revêtement imperméable (enrobé). Ainsi, nous ne suspectons pas l existence d un risque par ingestion / contact cutané dans la cadre de ce projet. 36

37 Risque par inhalation de composés volatils Dans le cadre de cette étude, nous avons étudié le risque par inhalation de composés volatils qui pourraient être présents au sein des sols encaissants la future école. Ce type de risque pourrait être suspecté en cas de contaminations significatives des sols situés la future plateforme, par des composés volatils (HCT, CAV, COHV, naphtalène et mercure). Dans le cas présent, les données fournies par la ville de Châtillon montrent qu une partie des remblais présents sur site seront excavés dans le cadre du rattrapage des cotes du projet. Cependant, nos observations de terrain montrent qu une partie de ces remblais subsistera après excavation ; la plateforme d accueil des bâtiments reposera donc sur ces remblais qui présentent des contaminations métalliques, notamment en mercure (seul élément métallique potentiellement volatil). Nous précisons que le mercure existe sous différentes formes chimiques. Ainsi, la spéciation du mercure comprend les trois espèces chimiques suivantes : Le mercure métallique ou mercure élémentaire : Hg 0 ; Le mercure sous forme de sels mercureux : Hg + ; Le mercure sous forme de sels mercuriques : Hg 2+. Dans les sols, le mercure est faiblement mobile. Il est en effet rapidement immobilisé (par les oxydes de fer, et d aluminium, le manganèse et surtout la matière organique) et a tendance à rester dans les horizons de surface. Des réactions d oxydo-réduction permettant le passage entre le Hg 0 et le Hg 2+ se produisent également. Une partie du mercure présent dans le sol est donc éliminé par volatilisation. D après les données bibliographiques, 1 à 10% du mercure total présent dans les sols se trouve sous sa forme élémentaire Hg 0, susceptible d être volatile. Il faut donc retenir que les concentrations en mercure volatil dans les sols seront faibles. Cette situation représente un cas classique en zone urbaine, du fait de la présence de remblais. Le projet développé par la ville de Châtillon étant considéré comme sensible au regard des circulaires du 8 février 2007, nous préconisons une approche sécuritaire. Ainsi, nous considérons la possibilité d une volatilisation du mercure depuis les sols vers les bâtiments. Pour supprimer ce risque éventuel, nous avons recommandé à la Ville de Châtillon dans notre note provisoire du 8/01/2014 la mise en place d une des dispositions constructives suivante : Mise en place d une géomembrane + drainage gaz en complément de la plateforme ; Permettre une circulation d air entre la plateforme d accueil et les bâtiments (bâtiments sur plots) ; Toute autre solution technique équivalente qui permettrait de respecter les prescriptions énoncées ci-dessus. Suite à la réunion du 27/02/2014, la Ville nous a indiqué qu un vide sanitaire d environ 0,80m de hauteur ventilé naturellement serait aménagé sous les bâtiments projetés. Cette disposition constructive permet de supprimer la voie de transfert «dégazage potentiel de mercure depuis les sols» par le biais de la ventilation du vide sanitaire et de garantir l absence de risque pour les futurs usagers (enfant, employés). On notera que les ventilations extérieures devront être conçues de façon à ne pas être en communication avec les espaces intérieurs. Conformément à la réglementation, il n y aura donc pas d exposition des futurs usagers (du fait des dispositions constructives envisagées). Il n apparait donc pas nécessaire de réaliser une Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS). En revanche, il est d usage de contrôler la qualité de l air intérieur des bâtiments 6 mois après leur mise en service. 37

38 Schéma conceptuel L existence d un risque pour les populations et l environnement résulte de la combinaison simultanée : D une source de polluants mobilisables ; De voies de transfert ; De cibles exposées à cette contamination. En l absence de l un de ces trois facteurs, il n y a pas de risque. Nous vous présentons ci-après le schéma conceptuel pour le site d étude. 38

39 Schéma conceptuel sur site - Ecole de Châtillon Bâtiment modulaire (R+2) Cour de récréation - Préau Circulation air Dégazage Bâtiment RDC Dégazage Circulation air Dispersion et dilution dans l'air Ingestion de sol Contact cutané -1,5m? Dégazage depuis les remblais (mercure)? -3m Recouvrement des sols (enrobé) Voie de transfert Remblais présentant des contaminations en mercure Voie d'exposition Terrain naturel Absence de voies Figure 9 : Schéma conceptuel 39

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