MA BANQUE. Informations économiques et boursières

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1 MA BANQUE Informations économiques et boursières Février 215

2 Placements Internationaux Conjoncture, marchés financiers et politique de placement de la Banque Cantonale du Zürich Faits marquants Conjoncture Aux États-Unis, les indicateurs signalent la croissance et les anticipations inflationnistes à long terme ne changent pas. L assouplissement de la politique monétaire décidé par la Banque centrale européenne (BCE) devrait donner un coup de pouce à l économie de la zone euro ces prochains mois. Les indicateurs précoces sont en voie de stabilisation. Politique de placement Nous augmentons nos quotes-parts actions et liquidités et nous donnons davantage de poids à notre engagement sur l or. Par contre, nous réduisons la position en obligations. En Europe, ce sont les actions qui nous semblent attrayantes, aux États-Unis, les obligations. Après l abandon du taux plancher EUR/CHF par la Banque nationale suisse (BNS), on doit s attendre à un fléchissement sensible de la croissance. Alors que les pays émergents parviennent à croître dans la stabilité, l Amérique latine et l Europe de l est affichent une production industrielle en baisse. Marchés financiers Trois événements de taille ont marqué la deuxième quinzaine de janvier : la fin du taux plancher EUR/CHF décrétée par la BNS le 15 janvier, le programme d assouplissement quantitatif annoncé par la BCE le 22 janvier et l arrivée au pouvoir en Grèce le 25 janvier d un gouvernement opposé aux mesures d austérité. Quand la BNS a décidé de faire passer la marge de fluctuation du Libor à trois mois plus loin encore en territoire négatif, les rendements des emprunts d État à 1 ans ont affiché pour la première fois des valeurs négatives.

3 Suisse Exportations en 214 solides, perspectives moroses Les exportations de marchandises suisses ont connu une évolution solide de janvier à novembre. La plupart des branches ont affiché des chiffres noirs par rapport à la même période de l'année dernière. Qu'entraîne l abolition du taux plancher EUR/CHF pour les exportateurs? Une chose est sûre, les exportateurs suisses devront rivaliser avec une forte concurrence. Pour les prochains trimestres, nous nous attendons à une dégradation marquée du climat d'affaires et à une morosité des exportations. De manière générale, les sociétés spécialisées dans les hautes technologies sont toujours mieux positionnées. Les plus grandes entreprises devraient être davantage à l'abri des fluctuations de cours : grâce à des instruments financiers appropriés ou à des unités de production à l'étranger (couvertures naturelles ; «Natural Hedging»). La Suisse présente sur l'ensemble de l'échange de marchandises un net excédent de la balance commerciale. De notre point de vue, il devrait s'étioler de manière significative au cours des prochains mois. Temps difficiles pour le tourisme Le nouveau régime de change met le tourisme plus à mal. En effet, la totalité de la valeur ajoutée est créée en Suisse, mais les entreprises sont en concurrence avec les destinations de l'étranger. L'envolée du franc suisse face aux principales devises mondiales devrait se traduire dans les trimestres à venir par un recul sensible des nuitées d'hôtes en provenance de la Suisse et de l'étranger. Aucun programme conjoncturel prévu pour l'instant Les prévisions conjoncturelles sont très incertaines. Il ne reste qu'à attendre l'évolution de la situation. Le ministre de l'économie, Johann Schneider-Ammann, défend également la position, selon laquelle aucun programme conjoncturel n'est prévu pour l'instant. Compte tenu du franc fort, les entreprises suisses peuvent toutefois recourir de nouveau à la réduction de l horaire de travail et se faire indemniser. Cette première mesure vise à atténuer l'effet de la cherté du franc. D'autres mesures devraient suivre. Données économiques de la Suisse * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : Baromètre conjoncturel et évolution du PIB G 2 : Taux d'intérêt Suisse G 3 : CHF Taux de change taux 3 mois rendement des emprunts publics 1 ans USD/CHF EUR/CHF (éch. de droite)

4 Zone euro La BCE stimule la conjoncture Par l'assouplissant de sa politique monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) relancera ces prochains mois la conjoncture de la zone euro. Une légère croissance économique se dessine d'ores et déjà. Les indicateurs précoces se stabilisent. Les entreprises du secteur des services et les consommateurs se montrent un peu plus confiants. Ceux-ci profitent aussi du prix du pétrole sensiblement plus bas, ressenti comme une réduction d'impôt. Nous avons déjà réajusté nos prévisions de croissance de 1 % à 1,4 %. Des surprises agréables devraient toujours être possibles malgré la suppression du taux plancher EUR/CHF. Plus de 5 % de toutes les exportations de la zone euro sont destinées à suisses. Le volume des exportations corrèle fortement avec l'évolution des cours de change. Par conséquent, la forte appréciation du franc suisse laisse prévoir une nette reprise des exportations en Suisse. mais ne fait que gagner du temps à la zone euro Suite à la décision de la BCE de racheter des emprunts souverains à partir du mois de mars, Mario Draghi a souligné dans sa conférence de presse de façon plus saisissante que jamais que la politique monétaire à elle seule ne saurait résoudre les problèmes de la zone. Les pays membres sont appelés à donner des impulsions décisives au travers de réformes structurelles. La véhémence des propos de Draghi nous porte à croire que la BCE atteint ses limites en ce qui concerne ses instruments de politique monétaire. Le président de la BCE laisse en outre entendre que celle-ci n'est susceptible que de gagner du temps, ce qui n'est toutefois pas illimité. Une politique monétaire ne saurait garantir à elle seule une reprise durable. Ces dernières années ont montré que la volonté de réformes des gouvernements faiblit face à des embellies conjoncturelles. Par conséquent, l'accélération de la croissance attendue est susceptible de détendre la situation à court et à moyen terme, mais d'avoir un impact plutôt néfaste sur le long terme en retardant les réformes. Données économiques de la zone euro * 215* 216* PIB Budget d'état ** Balance des revenus ** Inflation*** Taux de chômage *** * Prévisions **en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : climat des affaires et PIB G 2 : Taux d'intérêt EUR G 3 : taux de change indicateur of purchasing management PIB (vs. ex. préc., éch. de droite) taux 3 mois rendement des emprunts publics 1 ans EUR/USD EUR/JPY (éch. de droite)

5 Grande-Bretagne La croissance n est pas largement soutenue Même avec un taux de chômage de 6 % fin 214, le marché du travail ne tourne pas à plein régime, à l inverse du marché américain. En effet, la croissance économique n est pas largement soutenue, mais dépend essentiellement de la consommation, tirée par l emploi et par l augmentation du pouvoir d achat induit par le recul du prix du pétrole. Comme ce dernier se répercute avec 2 à 3 trimestres de retard sur les dépenses de consommation, il faudra patienter pour en constater les effets. De leur côté, l investissement et les exportations ont déçu, une fois encore. Le premier relèvement se fait attendre Le taux d inflation a ralenti à,5 %, du jamais vu depuis 196. Deux raisons principales à cela : l effondrement du prix du baril et la fin de l effet de base en lien avec l augmentation des coûts énergétiques à caractère administratif, entrée en vigueur en décembre 213. Mark Carney, le gouverneur de la Banque d Angleterre (BoE), devra expliquer dans une «lettre ouverte» à George Osborne, le chancelier de l Échiquier, pourquoi il est passé à côté de l objectif. Les anticipations inflationnistes (mêmes celles à long terme) ont, elles aussi, fortement reflué dans le sillage du ralentissement très net de l inflation. La BoE anticipe un taux de renchérissement proche de % au printemps prochain, puis une légère progression au second semestre, à condition que les anticipations inflationnistes ne soient pas revues à la baisse. Dans un tel contexte et compte tenu des risques accrus anticipés par la BoE à l échelle mondiale en raison de l endettement des États et de la dégringolade du prix du pétrole, les deux membres du conseil qui avaient voté en faveur d un relèvement immédiat des taux directeurs se sont ralliés à l avis de la majorité, qui préfère maintenir les taux directeurs et la taille du bilan. Nous pensons donc qu un premier relèvement n interviendra qu en seconde partie d année, autrement dit après les élections parlementaires de mai. Les derniers sondages font état d un coude-à-coude entre les travaillistes et les conservateurs. Données économiques de la Grande-Bretagne * 215* 216* PIB Budget d'état ** Balance des revenus ** Inflation*** Taux de chômage *** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : climat des affaires et PIB G 2 : Taux d'intérêt en Grande-Bretagne CBI climat des affaires PIB (vs. ex. préc., éch. de droite) G 3 : taux de change GBP taux 3 mois rendement des emprunts publics 1 ans GBP/CHF EUR/GBP (éch. de droite)

6 Etats-Unis Réveil des tensions salariales Les dernières «minutes» de la Fed indiquent que les prévisions d inflation à long terme demeurent stables, mais aussi et c est plus surprenant qu une inflation sous-jacente de 1,5 % (comme ce fut le cas lors de la réunion du FOMC) suffit, selon la Fed, pour entamer un cycle de hausse des taux. Les effets de base inhérents aux prix du pétrole et à leur corollaire, le recul attendu et relativement marqué de l inflation, devraient s estomper au plus tard un an après que les cours de l or noir ont touché un plancher. Ces prévisions sont confirmées par les indicateurs avancés comme les hausses de salaires prévues chez les petites et moyennes entreprises ou la progression des salaires lors d un changement d emploi. Ces facteurs laissent supposer un renforcement progressif de la pression sur les salaires. Tous les schémas passés montrent que la dynamique des salaires s accélère lorsque la conjoncture est favorable. En s inscrivant récemment à 5,6 %, le taux de chômage a reculé de 1,2 % en 214, un rythme que l on n avait plus connu depuis la fin de la deuxième crise pétrolière. Si la baisse de l or noir est globalement positive pour l économie US, elle ne profite pas à tous les secteurs. Parmi ceux-ci, l énergie, qui ne représente toutefois que,4 % du total des emplois. A moyen terme, le possible repli de l'emploi dans ce secteur sera plus que compensé par les autres branches, en particulier le commerce de détail, qui profitent du recul des prix de l énergie. La situation favorable de l emploi se reflète aussi dans la confiance des consommateurs qui, grâce à la forte baisse des prix de l essence observée ces derniers mois, a récemment atteint son plus haut niveau depuis onze ans. Ces signes laissent présager une nouvelle augmentation de la consommation privée (214 : env. 4 % en termes réels). Faiblesse persistante des rendements En dépit des hausses de taux prévues vers l'été 215, les rendements des bons du Trésor US à long terme ne devraient guère progresser si l on se base sur les expériences faites durant le dernier cycle de relèvement des taux entre 24 et 25 (graphique 2). Parmi les autres facteurs importants, citons la «nouvelle médiocrité» dans laquelle l économie mondiale s enlise et les taux zéro servis dans le reste de l OCDE. Données économiques des États-Unis * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : ISM-indicateur et PIB G 2 : Taux d'intérêt États-Unis indicateur of purchasing management PIB (vs. ex. préc., éch. de droite) G 3 : USD Taux de change taux 3 mois rendement des emprunts publics 1 ans EUR/USD USD/JPY (éch. de droite)

7 Pays émergents L Asie est la mieux placée Le graphique 1 montre l évolution conjoncturelle en Asie, en Amérique latine et en Europe de l est à la lumière de la production industrielle. Alors que la croissance est constante dans les pays asiatiques, elle est négative en Amérique latine et en Europe de l est. En 215, l Asie, qui est importateur net de pétrole, profitera de la faiblesse des prix de l énergie, mais son taux de croissance sera freiné par le taux d expansion structurellement plus faible de la Chine. En Europe de l est, la situation générale va se dégrader, car la Russie tombe en récession. En Amérique latine, une stabilisation est attendue à bas niveau. Notons que l évolution conjoncturelle encourageante en Asie se reflète déjà dans la performance des marchés financiers. Parmi les marchés d actions des pays émergents, notre préférence va aux marchés d actions asiatiques. Inflation en déclin et nouvelles baisses de taux en vue Le recul des prix de l énergie et des matières premières ont engendré un fléchissement des taux d inflation dans la plupart des pays émergents. Si le renchérissement ne s est pas contracté davantage, c est avant tout en raison de la hausse des prix en Indonésie (diminution des subventions sur les prix de l énergie) et en Russie (graphique 2). Au cours des trois derniers mois, le taux d inflation affiche un déclin dans 15 pays parmi les 19 pris en compte. Cette tendance va se maintenir à court terme, mais les taux réels remontent. Pour éviter que cette progression ne compromette la croissance, les banques centrales seront nombreuses à abaisser leurs taux directeurs pendant l année (Inde, Turquie, Pologne) ou à patienter avant de les pousser vers le haut (graphique 3). Seul le Brésil procédera bientôt à un relèvement du loyer de l argent, avec le risque de mettre sous pression les monnaies des pays émergents les plus fragiles, lorsque les États-Unis procéderont à un redressement de leurs taux. Données économiques Pays émergents * 215* 216* PIB Pays émergents PIB Asie PIB Amérique latine PIB Europe de l'est Inflation Pays émergents * Prévisions Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : production industrielle par région (vs. ex. préc.) /14 4/14 7/14 1/14 Asie Amérique latine Europe de l est G 2 : inflation et taux d'intérêt sur les marchés émergents 5% 4% 3% 2% 1% % -1% Taux d inflation Taux directeur réel G 3 : taux directeurs des principaux pays émergents 2% 15% 1% 5% % Brésil Chine Hongrie Inde Indonésie Corée Mexique Philippines Pologne Russie Afrique Thaïlande Turquie Janvier 215 Janvier 214

8 Chine Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein? Les chiffres du PIB 214 montrent une fois encore combien ils sont sujets à interprétation. Les uns considèrent que le verre est à moitié vide et que la croissance du PIB (7,4 %) est la plus faible des 24 dernières années. À quoi ceux qui voient le verre à moitié plein rétorquent que le gouvernement a réalisé l objectif «approximatif de 7,5 %» et que la quote-part de la consommation privée au PIB - calculée en pourcentage - a augmenté, si bien que l ajustement du modèle de croissance est sur la bonne voie. La plupart des économistes tablent néanmoins sur une croissance (potentielle) tendanciellement ralentie. Pour sa part, le gouvernement chinois parle d une «nouvelle norme» de croissance. Il est normal, d une part, que les taux de croissance baissent quand le bien-être augmente, car il devient plus difficile de dégager de nouveaux gains de productivité. De plus, l évolution démographique justifie une croissance potentielle plus faible. D autre part, une telle évolution permet de rétablir les équilibres après une prévalence de surcapacités. Rappelons enfin que le gouvernement a fait le choix d une croissance qualitative au détriment d une croissance quantitative. Données économiques Chine * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : Indicateur avancé et production industrielle G 2 : Taux d'intérêt Chine Indicateur avancé OCDE (vs. ex. préc.) Prod. ind. (vs. ex. préc., éch. de droite) De nouvelles stimulations s'imposent En 214, 1,7 millions d emplois ont été créés dans les villes. Une croissance de 7 % à 7,5 % du PIB, comme c est le cas aujourd hui, suffit à maintenir le marché du travail stable en raison d une croissance potentielle plus faible. Dans les 5 à 1 ans à venir, l expansion du PIB devrait se contracter à 6 % - 6,5 %, à condition que les réformes se poursuivent. D un point de vue cyclique, la correction en cours sur le marché immobilier va ralentir la croissance des activités dans les mois à venir. La politique économique devra donc intégrer de nouvelles mesures d incitation, destinées non à doper les taux de croissance, mais à empêcher un tassement plus marqué et à assurer une croissance du PIB voisine de 7 % en G 3 : CNY Taux de change x intérêt de crédit 1 an intérêt de dépôt 1 an CHF/CNY USD/CNY (éch. de droite)

9 o Nouvelle-Zélande Evolution solide de la conjoncture L économie néo-zélandaise se montre robuste en comparaison internationale. Au troisième trimestre 214, le PIB a progressé de 1 % par rapport aux trois mois précédents. Selon les derniers indicateurs conjoncturels, cette évolution positive devrait perdurer. L indice du climat des affaires et le baromètre de la consommation restent supérieurs à la moyenne à long terme. En recul, le chômage a atteint 5,4 % au troisième trimestre. Malgré cette forte croissance, les prix à la consommation n ont augmenté que de,8 % environ au quatrième trimestre 214, contre 1, % le trimestre précédent. Cette évolution est due au repli des prix de l énergie, ce qui n a rien de surprenant. Durant le trimestre en cours, les prix à la consommation devraient se maintenir bien en deçà de la fourchette de +1 % à 3 % fixée par la banque centrale néo-zélandaise (RBNZ). La RBNZ adopte une politique monétaire neutre Etant donné que le renchérissement devrait rester très faible pendant quelque temps, les représentants de la RBNZ ont décidé lors de leur réunion de fin janvier 214 d assouplir leur politique monétaire restrictive au profit d une approche plus neutre. La prochaine intervention sur les taux vers le haut ou vers le bas dépendra des futures données conjoncturelles. Nous n escomptons plus aucune adaptation des taux d intérêt en 215. Les nouvelles prévisions en la matière ont mis le dollar néo-zélandais (NZD) sous pression. La banque centrale a récemment réitéré ses propos selon lesquels les fondamentaux ne justifiaient pas le niveau élevé du NZD. Celui-ci devrait continuer à se déprécier face à l USD. La Nouvelle-Zélande portée par la croissance en Asie Les exportations de la Nouvelle-Zélande vers l Asie ont régulièrement augmenté durant ces dernières années et représentent aujourd hui près de 5 % du volume total des exportations. A moyen terme, le pays des kiwis profitera de la dynamique de croissance en Asie. L essor de la classe moyenne dans les pays émergents asiatiques devrait notamment stimuler les exportations de denrées alimentaires, comme les produits laitiers et la viande, mais aussi le tourisme. Données économiques Nouvelle-Zélande * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : Indicateur avancé et PIB G 2 : Taux d'intérêt Nouvelle-Zélande G 3 : NZD Taux de change NZD/CHF NZD/USD (éch. de droite)

10 Japon Fort impact du recul du pétrole La baisse du pétrole exerce une influence considérable sur l économie nipponne. Comme chacun sait, le Japon importe pratiquement tous les combustibles fossiles dont il a besoin. La part des ressources énergétiques fossiles a en outre sensiblement augmenté après la fermeture des centrales nucléaires. Ce sont surtout les ménages qui bénéficient, après avoir été pénalisés par la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée en 214, du recul des prix de l énergie. Mais la plupart des entreprises en profitent également, car elles voient leurs charges diminuer en conséquence. La baisse des prix de l énergie aura aussi un impact très fort sur le commerce extérieur. Après avoir été négative pendant des mois en 214, la balance des opérations courantes devrait de nouveau dégager un important excédent en 215. Données économiques Japon * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : Indicateur avancé et PIB La gouvernance d entreprise en ligne de mire Le recul des prix de l énergie se heurte toutefois à l objectif d inflation de 2 % fixé par la banque centrale japonaise. En novembre, le taux de base de l inflation (hors effet du relèvement de la TVA) s est replié à,7 %. Il continuera de reculer si les prix de l énergie se maintiennent à leur bas niveau. La Bank of Japan devrait donc renforcer son programme de rachat de titres (1re flèche des Abenomics) dans le courant de 215. Concernant la 2e flèche, le gouvernement a validé un nouveau paquet de relance de l ordre de 35 milliards de yens. Quant à l objectif de la 3e flèche, qui correspond à des réformes structurelles, il est loin d être atteint. Au chapitre des nouvelles positives, on relèvera tout d abord que le taux d imposition des entreprises sera réduit de 2,51 points de base pour être ramené à 32,11 %. D autres abaissements figurent au programme. Ensuite, il est prévu d améliorer la gouvernance d entreprise qui joue un rôle essentiel dans la stratégie de croissance du gouvernement. Les mesures prises visent à encourager les entreprises et les investisseurs à accorder une importance accrue à la valeur actionnariale et à mener une politique plus favorable. Il sera ainsi possible d améliorer le rendement des fonds propres, peu élevé en comparaison internationale, et de renforcer durablement la capacité bénéficiaire et la compétitivité des entreprises, ce qui, au final, soutiendra la croissance de l économie. G 2 : Taux d'intérêt Japon G 3 : Yen Taux de change x JPY/CHF USD/JPY (éch. de droite)

11 Brésil Double déficit élevé L état des finances du Brésil s est nettement dégradé depuis 211. Ces derniers mois, le déficit primaire s est élevé à,18 % du PIB, bien en deçà de l objectif du gouvernement. À 5,8 % du PIB, le déficit global est le plus élevé jamais atteint depuis 23 ; il a fait progresser l endettement public à 64 % du PIB. Cette évolution est préoccupante, notamment si l on tient compte du déficit courant des dernières années. Tel est l avis des agences de notation. Le déficit courant a gonflé en 214 à 4,2 % du PIB, de sorte que le Brésil fait face à un double déficit qui plus est élevé. Premiers progrès Joaquim Levy, le nouveau ministre des Finances, a commencé à prendre les bonnes décisions. Le gouvernement a approuvé un train de mesures afin de limiter les dépenses de l État, d augmenter les impôts et de dégager en 215 un excédent primaire de 1,2 %. Il faut saluer aussi la diminution des subventions sur le crédit et l ajustement des prix subventionnés aux prix du marché. Cet ajustement explique que le taux d inflation se maintiendra cette année à un niveau élevé (6,4 % en décembre). Relèvement du taux directeur La banque centrale vient de relever son taux directeur de 5 points de base, à 12,25 %, malgré une conjoncture faiblarde. Elle entend ainsi contrôler les anticipations inflationnistes. La lutte contre l inflation doit permettre de rétablir la confiance dans la banque centrale et dans la politique économique en général. Les hausses de taux devraient prendre fin sous peu. Pour ce qui est des politiques monétaire et budgétaire restrictives, elles vont peser sur les activités en 215, tout comme en 214. Si la confiance peut malgré tout être rétablie dans la politique économique, la conjoncture pourrait reprendre des couleurs en 216 à condition que le gouvernement prenne de nouvelles mesures et opère des réformes supplémentaires. Données économiques Brésil * 215* 216* PIB Budget d'état** Balance des revenus** Inflation*** Taux de chômage*** * Prévisions ** en % du PIB ***moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : Indicateur avancé et production industrielle G 2 : Taux d'intérêt Brésil indicateur avancé OCDE (vs. ex. préc.) prod. ind. (vs. ex. préc., éch. de droite) G 3 : BRL Taux de change taux Selic JPM EMBI spread (éch. de droite, en po CHF/BRL USD/BRL (éch. de droite)

12 Placements alternatifs : immobilier Taux d intérêt de plus en plus bas Après la décision de la BNS d abandonner le cours plancher, les taux d intérêt n ont fait que diminuer en Suisse, à tel point que même le taux swap à 1 ans se situe actuellement en territoire négatif (graphique 1). Autant dire que la pression va se maintenir sur les taux hypothécaires et qu une reprise rapide n est pas à l ordre du jour. Nous pensons cependant que le loyer de l argent remontera légèrement d ici à la fin de l année. Évolution latérale des prix des PPE Le marché hypothécaire doit-il craindre une nouvelle baisse des taux? Pas selon nous. En effet, les prix des PPE évoluent pour l heure latéralement. Les prix de transaction des objets résidentiels situés dans le canton de Zurich ont augmenté au 4 e trimestre 214 ; une hausse modérée a été enregistrée sur l ensemble de l exercice (graphique 2). Cela étant, les mouvements de prix restent dans la norme, si bien qu on ne peut pas parler de tendance haussière. En outre, la croissance du volume hypothécaire est nettement moins prononcée qu il y a quelques mois : en novembre, il a progressé de 3,6 % seulement par rapport à 213, bien moins que pendant les exercices précédents (5 % en moyenne). Des modalités de financement plus strictes freinent la demande de logements, si bien qu une envolée du marché hypothécaire n aura pas lieu, en dépit de la nouvelle baisse des taux d intérêt. On peut s attendre à une évolution latérale des prix jusqu en 216. La demande de placements indirects ne tarit pas Vu le contexte, les placements immobiliers indirects sont recherchés en raison des rendements sur distribution qu ils offrent (graphique 3). Les fonds immobiliers axés sur le résidentiel profiteront les premiers de la demande d habitations collectives. Par contre, le contexte va devenir plus difficile encore pour les surfaces commerciales après l abandon du taux plancher, les perspectives conjoncturelles s étant brusquement dégradées en Suisse. Données économiques marché immobilier * 215* 216* Investissements dans le bâtiment (réel, en % vs a.p.) Prix de transaction appartements en propriété par étages (% vs a.p.) Loyers offerts (% vs a.p.) Libor à 3 mois ** Taux de swap à 5 ans** * Prévisions ** moyenne annuelle Source : Zürcher Kantonalbank G 1 : évolution et prévisions des taux G 2 : indice zurichois du logement résidentiel (ZWEX) Sources : Zürcher Kantonalbank, zwex G 3 : performance des placements immobiliers indirects vs SPI / Libor à 3 mois Taux de swap à 3 ans Taux de swap à 5 ans Obligations à 1 ans de la Confédération Taux de swap à 1 ans /14 4/14 5/14 6/14 7/14 8/14 9/14 1/14 SPI (RI) SXI Real Estate Shares (RI) SXI Real Estate Funds (RI) 11/14 12/14 1/15 2/15

13 Politique de placement Davantage de poids aux actions et aux liquidités Les principales banques centrales de la planète sont résolues à tout entreprendre afin d alimenter les marchés en liquidités. Pour les investisseurs, cela signifie que les cours des placements risqués seront soutenus par les mesures des banques centrales, raison pour laquelle nous augmentons notre quote-part actions. Devant la volatilité accrue des monnaies, il nous semble pertinent par ailleurs de gonfler notre position en liquidités. Nous donnons aussi de l ampleur à la quote-part or, bien que les coûts d opportunité du métal jaune soient minimes, voire négatifs, au niveau de taux actuel. Par contre, nous réduisons la position en obligations. Moins d obligations européennes L allégement obligataire est opéré en totalité au détriment des titres européens. Les courbes de rendement de la zone euro ne soutiennent pas la comparaison avec celles des principales économies mondiales. Vu leurs coupons et les effets roll down, les emprunts européens semblent moins attrayants, notamment par rapport aux obligations américaines. Plus d actions européennes Les économistes ne sont pas d accord sur les conséquences du plan de rachats de la BCE, mais sur l effet positif d un euro plus faible. Sa dépréciation renforcera la compétitivité des entreprises européennes, laissant présager des bénéfices en hausse. Nous augmentons donc notre position en actions zone euro au détriment des actions américaines. Suppression de la couverture yen Comme le Japon et les USA ne suivent pas la même politique monétaire, le yen continuera à perdre de la valeur face au dollar. En revanche, il devrait évoluer latéralement par rapport au franc. Nous abandonnons par conséquent notre couverture monétaire en yen. Aperçu de la stratégie (Portefeuille Equilibre) Liquidités Obligations Actions Placements alter. Stratégie de la placement (Portefeuille Axe Sur Le Revenu Fixe) CHF EUR USD JPY Autre % 1% 2% 3% 4% 5% Allocation tactique Stratégie actions (Portefeuille Gains En Capital) Marchés émerg. Asie/Pacifique América du Nord Politique monétaire (Portefeuille Equilibre) Franc suisse Europe Euro USDollar Livre Sterling Autre Suisse Benchmark Source : Zürcher Kantonalbank % 2% 4% 6% 8% Allocation tactique Benchmark Source : Zürcher Kantonalbank % 1% 2% 3% 4% Allocation tactique Benchmark Source : Zürcher Kantonalbank % 2% 4% 6% Allocation tactique Benchmark

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