Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée

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1 Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée Paysage en Chantier Une Charte paysagère pour le Piémont des Corbières maritimes et le plateau du Quatourze

2 Prat de Cest, le 12 octobre 2011 Une Charte paysagère pour le Piémont des Corbières maritimes et le plateau du Quatourze Sommaire du compte-rendu 1 - Pourquoi une charte paysagère pour le Piémont des Corbières maritimes et le plateau du Quatourze? P La démarche d élaboration de la Charte paysagère, par Marie Guilpain, Paysagiste P Enseignement des consultations menées durant l été, par Roser GINJAUME, Architecte & Paysagiste P Les premiers éléments de diagnostic, par Marie Guilpain, Paysagiste P Débats et réactions P Lecture de paysage du Piémont des Corbières maritimes par Roser GINJAUME, Paysagiste P Paysage patrimonial et valorisation économique : le cas du Pic St Loup, par Pierre DERIOZ, Enseignant-Chercheur P Synthèse des travaux en ateliers, animés par Roser GINJAUME et Marie Guilpain P Disposer d un regard extérieur sur notre démarche, avec Laurent LELLI, Enseignant-Chercheur P Bilan de la journée P. 26 Liste des participants Paysage en Chantier Compte-rendu du séminaire de Prat de Cest (Décembre 2011) 2 Compte-rendu réalisé par l équipe du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée avec l aimable concours de Sylvie TECHENEY pour la retranscription des débats

3 Marie BAT, Maire de BAGES Marie BAT, Maire de Bages, accueille les participants à ce séminaire qu elle souhaitait voir organisé à Prat de Cest, hameau de la commune de Bages situé au coeur du Piémont, zone d étude de cette Charte paysagère. Elle introduit les travaux en compagnie de Philippa Benson et de Gérad CARLA, co-présidents de la commission «Espaces Ruraux, milieux naturels et Paysages» du Parc. Marie BAT, Maire de la commune de Bages, Vice Présidente du Grand Narbonne, souhaite la bienvenue aux participants au hameau de Prat de Cest, l un des 3 écarts de la commune de Bages. Elle remercie toutes les personnes ayant répondu présentes à cette invitation du Parc naturel régional pour cette journée s inscrivant dans le cadre du programme «Paysage en Chantier». Cette nouvelle session est consacrée aux enjeux de cette partie du territoire où passent la route, l autoroute et bientôt le TGV. Cette zone dénommée «Piémont» est un espace rural de qualité. C est aussi un espace fragile qui mérite un traitement soigné et une réflexion spécifique devant permettre d anticiper l impact des projets d aménagement et de développement. Car, la qualité des paysages dans une région touristique n est pas un luxe : c est une condition du maintien de l attractivité et de la qualité du cadre de vie de ses habitants. Introduction aux débats Philippa BENSON, Co-Présidente de la Commission «Espaces Ruraux, milieux naturels et Paysages» du Parc, élue de la commune de Feuilla, rappelle qu elle habite une petite commune des Corbières, qui d une certaine manière n est pas directement concernée par les enjeux et mutations de la zone du piémont. Elle se sent pourtant tout à fait concernée : considérant en effet que les interactions visuelles sont fortes entre les différents villages du littoral, de la plaine viticole et des premiers contreforts des Corbières maritimes. La qualité de vie de tous les habitants est ainsi influencée par les paysages de cette zone, et que celle-ci joue un rôle déterminant dans l image du territoire dans son ensemble. Elle se demande si la qualité des paysages du Parc est reconnue par ses habitants et elle aimerait que soient privilégiées des politiques d aménagement et de développement raisonnées et réfléchies. N y a t-il pas en effet dans le mot «Paysage», l idée d un «Pays sage»? Accueil des participants à Prat de Cest Gérard CARLA, Co-Président de la commission «Espaces ruraux, milieux naturels et paysages», élu de la commune de Portel des Corbières du Parc indique qu il vient de l une de ces communes qui font le lien et le passage entre littoral et massifs des Corbières, Portel des Corbières. Il témoigne de la préoccupation des habitants de ne pas voir le territoire défiguré par des projets d aménagement et de développement inadaptés et des inquiétudes liées au devenir de la vigne. 3

4 1 - Pourquoi une charte paysagère pour le Piémont des Corbières maritimes et le plateau du Quatourze? g Conformément aux engagements de la nouvelle Charte La zone de «Piémont» qui constitue l une des 7 grandes unités paysagères du Parc est identifiée dans cette nouvelle charte comme une «zone de mutation rapide à forte sensibilité paysagère». Présentation de la démarche du Parc Les paysages y sont variés et de grande qualité, et les axes de communication qui les traversent - A9, RD 6009 et future ligne LGV - constituent une vitrine du territoire, ouverte sur les étangs et les massifs environnants. Mais, ce territoire est soumis à de nombreuses pressions qui ont un impact souvent fort sur le paysage : déprise viticole (arrachage), extensions urbaines (zones d activités et habitations), nouvelles infrastructures de transport et de production d énergie, Le SCoT de la Narbonnaise prévoit un développement «mesuré» de cette partie du territoire. Il prévoit également deux «agrafes», supports de projet de développement urbain et d articulation entre le littoral et l arrière-pays. Ce sont les principales raisons pour lesquelles ce secteur stratégique pour la qualité paysagère du territoire mérite une attention particulière. Sont concernées du nord au sud, les communes de Narbonne, Bages, Peyriac de Mer, Portel des Corbières, Sigean, Port La Nouvelle, Roquefort des Corbières, La Palme, Caves, Treilles (hors Parc), Leucate, Fitou. La Charte paysagère est envisagée ici comme la transcription d un projet collectif de devenir du territoire, commun à tous les acteurs et utilisateurs de l espace. La démarche vise à anticiper l évolution paysagère du territoire, afin de préserver son identité et d en valoriser ses atouts. Il s agit de s intéresser aux espaces de tous les jours, d exprimer et de localiser les enjeux et les mutations en termes de préservation, valorisation, requalification de paysages dégradés, mais aussi de création et de production du paysage, pour inventer les paysages de demain en cohérence avec l identité du territoire. Présentation du territoire d étude Les thèmes à mettre en débat pourront concerner la qualité des paysages bâtis, agricoles et ruraux, les relations entre qualité des paysages et biodiversité, l insertion des infrastructures de production d énergie renouvelable, la qualité des paysages perçus à partir des infrastructures de transport ou l insertion dans le paysage de la future Ligne à Grande Vitesse entre Montpellier - Perpignan. 4

5 Alain BERGE, Diecteur Adjoint du Parc naturel régional Alain BERGE, rappelle que l élaboration d une Charte paysagère pour le piémont des Corbières maritimes et le plateau du Quatourze, constitue l une des priorités de la nouvelle Charte du Parc. La préservation et la valorisation des paysages est au coeur de la mission des Parcs naturels régionaux. Celui de la Narbonnaise en Méditerranée vient de voir son label renouvelé pour 12 ans, et le paysage est une thématique transversale de sa nouvelle Charte : aménagement du territoire, urbanisme & infrastructures, agriculture & gestion de l espace rural, approche culturelle, éducation à l environnement, Il note toutefois que pour ce qui relève de la Ligne à Grande Vitesse, si l élaboration de la Charte paysagère donne l occasion de recueillir les préoccupations et suggestions des élus et habitants du territoire sur le tracé de future LGV, elle n en constitue pas la finalité et n a pas vocation à substituer au débat public organisé par les autorités compétentes. Pour le photovoltaïque industriel au sol, le Parc prévoit en lien avec les intercommunalités de s engager dans une démarche spécifique, à l image de celle réalisée pour le développement du grand éolien. Les débats et recommandations de la Charte paysagère pourront apporter des éléments de réflexion, mais n ont pas vocation à se substituer à ces chantiers engagés par ailleurs. Un comité technique a été créé pour suivre et orienter les travaux. Il est présidé par deux élus chargés par le Syndicat mixte du Parc de l animation de la Commission «Espaces Ruraux, milieux naturels et Paysages». Pour associer le plus grand nombre à la définition des orientations, le Comité de pilotage est constitué des membres du Comité technique (Parc, SyCoT, CAUE, services de l Etat, intercommunalités, consulaires), des 12 communes concernées par le périmètre d étude, du Comité Départemental du Tourisme de l Aude, des gestionnaires d infrastructures (RFF / ASF / SITA) ou de la profession viticole (Syndicat de cru, Caves coopératives, vignerons indépendants). Ses missions sont de suivre les travaux, hiérarchiser les priorités, identifier et mobiliser les acteurs et futurs signataires de la Charte. g Présentation générale de la journée Cette journée qui a été conçue comme un temps de fort de concertation doit permettre d associer le plus grand nombre à la réflexion. En matinée, restitution des premiers éléments de diagnostic et du fruit des consultations organisées durant l été (entretiens, questionnaires, ), lecture des paysages du Piémont des Corbières maritimes à partir de deux points de vue proches du hameau. Après la pause «casse-croûte», travail en ateliers pour s interroger collectivement sur les objectifs de qualité et les scénarios d évolution de cette partie du territoire du Parc. Il s agit en effet de construire un regard partagé, de s interroger sur les éléments constitutifs des qualités paysagères du Piémont, mais également sur les menaces, points noirs, nuisances pouvant en altérer la perception générale. Les 12 communes du périmètre d étude Une cinquantaine de participants se sont joints aux débats 5

6 2 - La démarche d élaboration de la Charte paysagère g Objectifs de la Charte paysagère Marie GUILPAIN rappelle la vocation d une Charte paysagère : d abord, anticiper l évolution du territoire, puis définir un projet collectif pour s engager dans une démarche volontariste de qualité territoriale. Elle insiste sur le fait que tous les acteurs qui agissent directement sur le paysage et qui façonnent les cadres de vie sont concernés : collectivités locales, aménageurs, agriculteurs, acteurs économiques, habitants,... Le paysage, une façon de s intéresser à tous les enjeux du territoire Les objectifs de la charte sont donc, non seulement de préserver l identité du territoire et d en valoriser ses atouts, mais également d appuyer l attractivité économique et touristique du territoire sur la qualité de ses paysages et de disposer de cadres et repères pour créer les paysages de demain. g Résultats à atteindre Au terme de la démarche, la Charte contiendra des objectifs de qualité paysagère à décliner sous la forme de : - recommandations à l attention des communes pour l élaboration ou la révision de leurs documents d urbanisme, - recommandations à l attention des habitants, exploitants, entreprises, pour la prise en compte du paysage dans leurs projets de construction, d aménagement ou de réhabilitation, - d actions à mener par les communes, les intercommunalités ou le Parc naturel régional. Pour se faire une idée plus concrète des résultats à attendre d une telle démarche, elle évoque deux expériences similaires menées en pays viticole : la Charte paysagère de l AOC Costières de Nîmes, réalisée à l initiative de la profession viticole, et celle du Pays Beaujolais, réalisée à l initiative d un SCoT. Deux exemples de Charte paysagère en pays viticole 6

7 Marie GUILPAIN, Paysagiste (Agence «Ici et Là Paysage») Marie GUILPAIN, Paysagiste installée à Perpignan, a participé à la réalisation de la Charte paysagère du Larzac et travaillé ces dernières années sur le territoire du Parc, notamment pour la Communauté de Communes Corbières Méditerranée avec une étude paysagère pour la requalification des abords de la RD Elle présente en premier lieu la démarche d élaboration de la Charte paysagère proposée et retenue par le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée. g Déroulement de l étude Pour ce qui relève de la méthode d élaboration de la Charte, le travail s organise en 3 temps : REGARDS sur le Paysage - durant l été, la priorité a été donnée au recueil des perceptions et représentations des différents acteurs en considérant que la diversité des regards est une opportunité pour la construction d un projet partagé (Phase I : «Quels regards portons-nous sur nos paysages?»). La journée organisée aujourd hui à Prat de Cest doit contribuer à enrichir le diagnostic. Mieux connaitre et mieux se connaitre «QUELS REGARDS PORTONS NOUS SUR NOS PAYSAGES?» - Il s agit ensuite de présenter, au vu du diagnostic, des scénarios d évolution possible, et de définir des objectifs de qualité paysagère pour l avenir (Phase II : «Quels paysages souhaitons-nous?»). - Enfin, des outils seront élaborés collectivement en ateliers thématiques, à destination de tous les acteurs pouvant contribuer concrètement à la mise en oeuvre des objectifs de qualité paysagère (Phase III : «Que pouvons nous faire pour agir sur nos paysages?»). Paysage d AVENIR Définir d e s o b j e c t i f s d e q u a l i t é pay s a g è r e «QUEL PAYSAGE SOUHAITONS NOUS?» L objectif est de parvenir à la signature de la Charte en Une petite plaquette a été élaborée pour présenter la démarche et les principales phases de l étude. Paysage en ACTIONS S engager dans des actions concrètes «QUE POUVONS NOUS FAIRE POUR AGIR SUR NOS PAYSAGES?» 7

8 3 - Enseignement des consultations menées durant l été g Méthode et supports Roser GINJAUME présente ensuite les différents modes de consultation organisés durant l été : Regards d élus - Regards d acteurs : une vingtaine d entretiens individualisés ont été conduit avec les élus des 12 communes du périmètre d étude, une sélection d acteurs économiques dont des représentants du monde viticole et des agents des administrations locales ou départementales, Les thèmes abordes durant ces entretiens ont notamment porté sur la définition du Piémont, le développement urbain, le devenir de l espace agricole, la part de la nature, la prégnance des infrastructures de transport, le développement des énergies renouvelables et la vocation touristique du territoire. Regards d habitants - Regards citoyens : Pour aller à la rencontre des représentations et perceptions du plus grand nombre, deux enquêtes devant permettre d identifier les différentes perceptions des habitants et des touristes ont été élaborées, la première adressée à l ensemble des conseillers municipaux du périmètre d étude, la seconde déposée dans les Offices de Tourisme et Syndicats d Initiative. L accueil organisé durant l été par le Parc à la maison éclusière de Sainte Lucie a permis également de solliciter les visiteurs sur leurs perceptions de cette partie du territoire du Parc. Le taux de retour reste relativement faible : 50 enquêtes «Habitants» et 25 enquêtes «Touristes» ont été collectées. - Regards d enfants : le Parc anime depuis plusieurs années avec les enseignants des écoles du territoire et le Réseau des animateurs du Parc un programme pédagogique intitulé «Regard Paysage». Trois entretiens ont été organisés avec des associations d éducation à l environnement impliquées dans ce programme. Regards de touristes L ensemble des consultations avait notamment pour objectif de repérer les éléments qui selon les acteurs rencontrés fondent l identité paysagère de ce territoire. Pour chaque famille d acteurs rencontrés un graphique fait apparaître la récurrence des mots clés employés (voir ci-contre - Taille des mots proportionnelle à la fréquence). 8

9 Roser GINGAUME, Architecte-Paysagiste (Agence A/PAY) Roser Ginjaume, Architecte et paysagiste installée à Narbonne rappelle l importance de la concertation pour la réussite d une telle démarche. La diversité des regards constitue en effet une opportunité pour la future construction d un projet partagé. Cette consultation vise également à repérer des perceptions communes ou divergentes sur cette partie du territoire du Parc. g Principaux enseignements Tout le monde s accorde sur le fait que ce territoire présente une certaine qualité paysagère (9 habitants sur 10 ayant répondu à l enquête le considèrent de bonne, voire de qualité exceptionnelle). Les deux images dominantes dans la représentation collective des habitants comme des touristes sont la vigne et la garrigue. Les principales valeurs attribuées au territoire par les habitants sont notamment ses qualités paysagères et écologiques. La qualité de ces paysages est considérée comme déterminante pour le développement économique (support et ressources de l attractivité touristique, vitrine des produits locaux, qualité du cadre de vie). Chacun s accorde également sur l accélération des mutations paysagères qui ont affecté ce territoire ces dernières années. Les personnes enquêtées considèrent que les éléments susceptibles de les transformer à l avenir sont encore le développement urbain, la production d énergie et la réduction du vignoble, et que ces évolutions doivent être maîtrisées. Tout le monde s accorde aussi sur la présence de «points noirs» néfastes à l image du territoire : risque d une urbanisation mal contrôlée, traitement paysager des abords de la RD 6009 et des entrées de villes, affichage publicitaire. L analyse des diagrammes par catégories de personnes consultées fait toutefois apparaître quelques nuances de perception ou de préoccupations : - Perceptions des élus : les élus mettent en exergue les qualités patrimoniales de leur commune : qualité des cadres de vie, caractère, Leurs souhaits est de maintenir un paysage de qualité tout en développant un territoire dynamique et riche. - Perceptions des acteurs : les acteurs du tourisme ou de l agriculture sont plutôt préoccupés par la valorisation du territoire et sa mise en scène au regard du flux de personnes le traversant et y séjournant. - Perceptions des habitants : Les préoccupations citoyennes sont très diverses. Mais elles font apparaître le souci de la préservation de la qualité des cadres de vie, comme du développement. - Perceptions des touristes : Une grande partie des touristes enquêtés viennent régulièrement sur le territoire. Ce dernier est clairement identifié comme zone viticole, sans autre production agricole particulière à signaler. Le regard du touriste retient la qualité générale et localement des «points noirs» comme l affichage publicitaire anarchique par exemple. - Regards d enfants : Les enfants sont très attachés à leur environnement proche, et lient le paysage à l élément naturel. Des enquêtes à l attention des habitants et des touristes Sollicitation des visiteurs à la maison éclusière de Sainte Lucie 9

10 4 - Les premiers éléments de diagnostic Arrière cour des communes ou vitrine du territoire? g Les limites de ce territoire Tout le monde ne s accorde pas dans sa perception des limites de cette entité paysagère. Certains considèrent qu il s agit avant tout de la plaine littorale, c est à dire la partie basse et agricole du territoire, d autres préfèrent considérer l ensemble du territoire incluant d un coté, les versants en pelouses, garrigues et forêts des premiers contreforts des Corbières maritimes, de l autre les rives des étangs (étang de Bages-Sigean, étang de La Palme, étang de Salses-Leucate). Coté «Corbières», les lignes de crêtes constituent une limite visuelle assez claire. Coté «Etangs», cette limite est plus difficile à percevoir (alternance d ouvertures et de fermetures visuelles). La perception dominante de ce territoire est donc bien celle d un «entre-deux», entre deux entités fortes, les étangs et les Corbières, avec une double appartenance sans identité bien définie. g Les difficultés à «lire» le Piémont Constitué de 3 bassins en continuité (au nord du territoire, l ensemble qui conduit de la sortie de Narbonne à Peyriac de Mer, au centre, les bassins de Sigean et de Roquefort des Corbières, au sud le bassin qui s étend de La Palme à Fitou), il n est pas certain que l axe nord-sud qu impose la carte de ce territoire et qui réduit le paysage à un couloir soit le mieux adapté à sa compréhension, même si cet axe en constitue la «colonne vertébrale» La force des paysages de ce territoire est justement cet assemblage qui d ouest en est associe, les Corbières avec ses lignes de crête et ses versants de nature «sauvage», la plaine viticole où se concentrent les voies de communication et qui offrent par intermittence de superbes balcons et perspectives sur les étangs souvent présents en toile de fond. Cet espace, plus ou moins étroit ou dilaté selon les endroits, possède des collines, des pechs, des falaises, des lacs, des étangs asséchés,... C est ce mélange de vocabulaire lié, d une part au relief, d autre part au littoral, qui fait la richesse de cette entité paysagère.

11 Marie GUILPAIN présente ensuite les premiers éléments du diagnostic : d abord, les difficultés à bien identifier ce territoire, non seulement ses limites, mais également sa dénomination qui ne résonne pas toujours à l oreille des différents acteurs rencontrés, les difficultés également à le «lire» et à le «décoder», la valeur de ses grands ensembles (espaces agricoles, espaces naturels, espaces habités, voies de communication), mais aussi ses contradictions. Des qualités, mais aussi des dégradations, des opportunités, mais aussi des menaces, avec une double tentation : celle de faire de cette partie du territoire du Parc, soit, l arrière-cour de chaque commune, soit une vitrine du territoire. g Des identités villageoises fortes... C est également un territoire avec des identités communales très contrastées, avec des villages empreints de leur environnement proche, tantôt des étangs, tantôt des Corbières, tantôt de la plaine viticole ou du littoral. La relation au socle naturel et aux pentes, l exposition aux vents dominants sont souvent des facteurs déterminants dans la localisation du village. g mais des extensions villageoises souvent «banales» Dans la proximité de Narbonne et Perpignan, soumis à une forte demande, les communes se sont développées ces dernières décennies souvent, au coup par coup, en fonction des opportunités foncières, de façon relativement uniforme, sans lien avec le village et le paysage. Aujourd hui, nombreux sont ceux qui pensent qu il faut changer de modèle de développement urbain, au risque sinon d altérer la qualité des cadres de vie, l attractivité touristique, et de voir se réduire de façon irréversible les terres agricoles. A l ouest les Corbières, à l est, les étangs g Un paysage plusieurs fois transformé A l image de la majeure partie des paysages languedociens, ce territoire façonné par l homme a changé plusieurs fois de visage. Si on s en tient aux deux derniers millénaires, d abord un paysage de polyculture méditerranéenne qui se développa autour des villages au Moyen Age (céréales, oliviers, vigne), à la fin XVIII ème siècle, à flanc des versants et sur les hauteurs, un paysage dénudé marqué par le pastoralisme, les pacages et parcours, et puis le développement sans partage de la vigne depuis la fin XIX ème siècle en plaine et au flanc des versants. Fortes identités villageoises Durant ces dernières décennies, ce paysage «centenaire» a surtout été marqué par l exacerbation de la vocation «d eurocorridor» du territoire avec la construction de l autoroute A9 et ses infrastructures associées et les extensions urbaines. Extensions villageoises déconnectées... du village souvent en Piémont 11

12 Ce paysage est aujourd hui soumis à la déprise avec l apparition de friches viticoles. L avenir de la vigne conditionne fortement l évolution du paysage. A noter également que l incendie a joué un rôle dans la formation de ces paysages, au XIX ème et XX ème siècle. Les reboisements effectués par l ONF ont également contribué à arborer le paysage mais aussi à le modifier par des plantations de résineux. Paysage du piémont à l époque médiévale Ce paysage est donc une construction historique avec des strates successives. Quelles en sont les constantes? Sur quoi va-t-on s appuyer pour construire le futur? Que faut-il préserver et valoriser? g En plaine, la forte empreinte des paysages viticoles Depuis deux siècles, la monoculture de la vigne a façonné le paysage agricole et de nombreux motifs et structures du paysage actuel ont pour origine la viticulture (domaines viticoles, cabanes de vigne, murets de soutènement, haies séparatives, ). Mais depuis quelques années déjà, des menaces ont surgi avec la crise viticole et l apparition d un paysage marqué aussi aujourd hui par l abandon (friches, cabanes en ruine, ). Alors que le paysage reste un support déterminant de valorisation des productions locales. L âge d or de la vigne durant la seconde moitié du 18 ème siècle Certains professionnels s inquiètent du devenir de l activité viticole : évolution des marchés, concurrence internationale, difficultés de renouvellement des exploitants, absence d eau, changement climatique, Si l avenir devait leur donner raison, les paysages du territoire s en trouverait alors profondément modifiés. g En versant ou près des étangs, paysages plus «naturels» Sans leur grande majorité, ces espaces qui furent jadis dédiés au pastoralisme, ont été reconquis par la végétation, arbustive et arborée, entraînant peu à peu un fort embroussaillement et la fermeture progressive des milieux (garrigue) qui tendent à diminuer la diversité paysagère (et la biodiversité). Aujourd hui, nouveaux éléments... et mutations rapides du paysage 12

13 C est souvent au coeur de ces grands espaces que sont nés les paysage des «énergies renouvelables», d abord de l éolien sur les hauteurs, désormais du photovoltaïque. Les enjeux sont ici d assurer la bonne gestion environnementale de ces milieux, tant pour leurs qualités paysagères et naturelles que pour gérer le risque d incendie. Ces espaces offrent de surcroît de réelles potentialités pour le développement d un tourisme de nature s appuyant sur la qualité de la nature et des paysages. g La vocation de passage Depuis la Via Domitia de l époque romaine et avant elle, la voie Héracléenne de l Age du Fer, cette partie du territoire du Parc est un couloir, un sillon, un axe de communication entre Europe du nord et Europe du sud. Bien que marqué par la présence de la route et de l autoroute, demain, de la LGV, ce territoire entre «mers intérieures» et montagne, reste relativement «vide», et l axe de circulation n a jamais constitué un facteur déterminant pour fixer la population. Hormis le village de Sigean qu aujourd hui on ne traverse plus, les zones urbaines liées à la route se limitent à quelques hameaux (cabanes) héritées des postes de douane. Ces infrastructures de transport offrent des portes d entrée et une vitrine pour le territoire, et ce à différentes vitesses : celle de l autoroute, demain de la LGV, et celle de la route. Les abords de la RD6009 mériteraient de ce point de vue un effort particulier. Ce sont par ailleurs toutes des voies d accès aux stations littorales. Un territoire favorable au développement des énergies renouvelables Une route touristique qui mériterait un traitement plus soigné Les axes de communication pourraient en outre faire l objet d une mise en scène du paysage, comme support de valorisation des productions locales. Les infrastructures de transports peuvent suggérer, au travers du paysage, l envie de mieux connaître le territoire. La géographie du territoire limite le réseau de routes secondaires. Un réseau de desserte locale, souvent discret et de grande qualité, lie les étangs et les premiers contreforts des Corbières. L autoroute, une vitrine pour des millions d automobilistes 13

14 5 - Regards d acteurs Débats et réactions g Sur la méthode de consultation - S interroger sur le faible taux de retour aux enquêtes diffusées en mairie, adressées aux conseillers municipaux, mises en ligne sur le site Internet du Parc, : intérêt général, outils de consultation utilisés. - Mieux mobiliser les élus afin qu ils s approprient le projet et mieux faire connaître la démarche pour la faire mieux partager. Giovanna MARINONI, Paysagiste Conseil de l Etat - Renforcer l analyse des questionnaires : profil des personnes ayant répondu à l enquête, mise en valeur des convergences et divergences entre groupes d acteurs consultés (élus, habitants, touristes). - Approfondir le travail de consultation avec les acteurs agissant de façon déterminante sur les paysages, s assurer de l adhésion du monde viticole, associer les professionnels de l aménagement urbain ainsi que ceux des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque au sol), s aviser de leurs influences respectives et de leur vision de l avenir. En veillant à ne pas stigmatiser tel ou tel «producteur» de paysage. - Associer des associations de protection de l environnement au Comité de Pilotage. g Sur le diagnostic... - Mieux affirmer les enjeux : l objectif du diagnostic est de faire émerger et de prendre position sur les principaux enjeux de ce territoire et de proposer cette lecture au débat public, afin de tester sa pertinence au regard des acteurs et habitants locaux. - Présenter une synthèse des objectifs, sur laquelle, il est proposé aux élus et partenaires de débattre, de construire une vision de l avenir et de développer des stratégies de projet. Le diagnostic doit obliger à réagir, à nous interroger sur la pertinence des propos et la «viabilité» des scénarii imaginés. Isabelle GROY, Conseil Général de l Aude - Identifier les principaux secteurs d enjeux, c est à dire les zones susceptibles d évoluer plus ou moins rapidement, et sur lesquels il est envisageable de définir une stratégie d actions, ou bien les territoires les plus dégradés, sur lesquels on doit concentrer les efforts,... 14

15 Au terme de ces exposés, les participants sont invités à faire part de leurs sentiments et observations. Ils sont également invités à annoter les panneaux présentant les premiers enseignements du diagnostic afin d amender cette première phase du travail. Les principaux débats ont porté sur la méthode de consultation, le diagnostic, les perceptions et l évolution du territoire. - Identifier les critères de qualité de paysage à privilégier, les conditions devant permettre de faire perdurer la qualité des sites, tout en accueillant le développement et en assurant la sauvegarde des milieux naturels. - Renforcer l analyse de l impact paysager de l urbanisation de ces dernières décennies et de celle à venir, le développement urbain en rapport avec celui des infrastructures (TGV, infrastructures portuaires, développement des énergies renouvelables), qui vont conditionner prochainement le devenir des paysages de ce territoire. g Sur le territoire - S accorder sur les limites, la lecture et la définition du territoire : le diagnostic suggère d envisager un travail basé sur une approche est-ouest, considérant que le vocable de «piémont» reste mal compris et que les villages présentent une forte appartenance à telle partie ou telle autre du territoire (plutôt étang, plutôt Corbières). Outre le fait que cette approche est de nature à conduire à une sectorisation, et à un manque d adhésion à la charte, on ne peut pas faire abstraction de l approche nord-sud du territoire. - Prendre en compte deux perceptions essentielles. Tout d abord celles des gens de passage et des touristes qui traversent le département, à partir des principaux axes structurants, à savoir la RD 6009, l autoroute A9, la voie SNCF, demain la LGV. Cette vision n est pas neutre avec les impacts liés au tourisme et par la même aux retombées économiques non négligeables que cette activité apporte au département. Ensuite, la perception des habitants qui vivent dans ce territoire, qui renvoie à la fois à la qualité de vie, mais aussi à la gouvernance (quelle place est accordée aux habitants dans la démarche?) Frédéric BONNAVIA, Direction de l Urbanisme à NARBONNE... - Disposer d une vision prospective : l évolution des villages, des cultures, des garrigues et forêts, de l impact du développement des énergies renouvelables, - Améliorer la RD 6009, axe routier très fréquenté et constituant une vitrine pour le territoire : traitement des aires de repos, collecte des déchets, application de la loi sur la publicité, traitement de la signalétique des domaines viticoles, conservation du petit patrimoine bâti, intégration des zones d activité, existantes ou en projet Les enjeux dépassent d ailleurs largement la question du traitement de ses abords : certaines aires de repos ou intersections majeures pourraient constituer un invitation à découvrir l arrièrepays ou différentes facettes méconnues du littoral. Philippe BERINGUIER, DREAL Midi-Pyrénées 15

16 6 - Lecture de paysage du Piémont des Corbières maritimes g Deux point de vue panoramiques - le premier point de vue, tourné vers les Corbières, avec au premier plan, le sillon concentrant les infrastructures de transport (A9, RD 6009, bientôt la nouvelle LGV) et différentes formes d urbanité (zone d activités et extensions pavillonnaires du hameau de Prat de Cest, nouveaux quartiers de Montplaisir et de Réveillon, le CET de Lambert, ), au loin, les lignes de crêtes des premiers contreforts des Corbières de Fontfroide,... Point de vue vers les Corbières - le second point de vue, tourné vers les étangs, faisant apparaître un paysage plus agricole, plus empreint de nature et de grands horizons, avec au premier plan des zones présentant des indices de dynamique d enfrichement sur les parcelles abandonnées par la vigne. g Problématiques et supports de participation Les participants ont été invités au travers de supports graphiques à s interroger sur ce qui fait «qualité» et sur ce qui fait «nuisance» dans le paysage du piémont. Des participants appelés à contribuer à la réflexion Ils ont également été invités à réfléchir sur l avenir de ces paysages et les facteurs susceptibles de les transformer le plus : développement urbain, développement d activité, réduction du vignoble, production d énergie, infrastructures de transports, g Les débats sur le terrain Le premier point d observation, proche de l autoroute, par jour de grand vent (tramontane) nous rappela que le paysage n est pas uniquement un objet visuel et qu il mobilise l ensemble de nos sens : comment y vit-on? Comment y vivra t-on? Est-ce que les enfants y resteront? Qu est-ce qui peut poser problème? Quelles sont les différentes façons de regarder? S interroger sur les qualités et nuisances observables dans le paysage L enjeu de la Charte, c est justement d avoir une vision et une action d ensemble et de travailler sur le lien entre paysage naturel et paysage façonné. 16

17 En fin de matinée, les participants sont invités à se rendre sur 2 points de vue à deux pas du hameau de Prat de Cest : l un tourné vers les étangs, l autre vers les Corbières. L objectif est de partager la lecture critique des paysages du territoire : les éléments qui font sa qualité, les éléments venant contrarier cette qualité, leurs évolutions possibles et souhaitables. - Le poids des infrastructures dans le paysage du Piémont : les routes, la future ligne de TGV, divisent le paysage d est en ouest. Comment faire pour préserver des paysages de qualité avec ces infrastructures? - Logiques d urbanisation : les nouvelles extensions urbaines sur les collines de Montplaisir et de Réveillon ou bien celles plus menues du hameau de Prat de Cest permettent de s interroger sur les logiques foncières et principes d aménagement de ces dernières années. A Montplaisir et à Réveillon, le primat de la vue sur les étangs, donne aux nouveaux quartiers une image de nappe urbaine exposée à tous les vents et sans lien avec le paysage. A Prat de Cest, la construction à proximité immédiate de l autoroute est probablement la contre-partie d un foncier moins cher. Point de vue vers les étangs - Changement climatique : s interroger sur l avenir des paysages amènent certains à imaginer les impacts du changement climatique sur ces paysages, la Narbonnaise, devant présenter, d ici une centaine d années, les caractéristiques du climat d Andalousie. - Risque d incendie : Le Piémont est occupé par de nombreuses pinèdes essentiellement constituées de pins d Alep, un résineux qui colonise vite mais qui s enflamme facilement. Le piémont est donc soumis aux risques de feux de forêt, avec des couloirs de feux assez bien identifiés où l on sait que le vent aidant, le feu passe tous les 20 ans. Les nouvelles friches qui ne sont pas régulièrement entretenues facilitent la course du feu : il y a là un enjeu de sécurité pour les biens et les personnes. Construire un regard partagé S interroger sur le devenir de ces paysages 17

18 7 - Paysage patrimonial et valorisation économique : l exemple du Pic Saint-Loup (Hérault) g Le paysage, comme vecteur d identité territoriale Regardé par les habitants de Montpellier comme leur «Sainte Victoire», le Pic Saint Loup tient avant tout son caractère emblématique de sa remarquable silhouette massive et dissymétrique, qui s élève presque d un seul jet jusqu à 658 m, isolée au milieu des garrigues à une trentaine de km du littoral. Le Pic Saint-Loup, dont la commune de Cazevieille a annexé le nom Au pied de la face nord, des milieux en cours de fermeture Site composite, qui associe au chainon calcaire principal les vigoureuses falaises de l Hortus, deux combes assez différentes (Mortiès au sud et Fambétou au nord) et des éléments de plateau couverts par la garrigue, il présente une mosaïque de milieux d une grande richesse en termes de biodiversité. Cette diversité découle en bonne partie des contrastes d exposition qui découlent de son orientation est-ouest, et de la variété de ses substrats géologiques (en dépit d une forte dominante calcaire), mais elle est tout autant le fruit d une occupation humaine qui remonte à la préhistoire, et dont la modalité principale a été le pastoralisme ovin et caprin. Les milieux ouverts de pelouse ou de garrigue dont la qualité écologique justifie la mise en œuvre des démarches patrimoniales sont issus des siècles de pacage, de nettoyage et de régénération périodiques des parcours par brûlage, d épierrement ou d aménagement de points d eau («lavognes»), qui offrent aussi aujourd hui des milieux humides temporaires de grande valeur. Le recul contemporain du pastoralisme en dehors de quelques parcours clôturés accueillant des bovins ou des chevaux, le site n est plus aujourd hui parcouru, sur ses marges sud-ouest, que par un seul troupeau de brebis se traduit depuis les années par une extension et une densification du couvert arboré, préjudiciable à la diversité paysagère comme à la richesse floristique ou faunistique. 18 Escalade au Pic sur le rocher école de Cazevieille Site classé depuis 1978, l ensemble «Hortus - Pic Saint Loup» fait aujourd hui l objet de deux procédures «Natura 2000» superposées, dont la première concerne ha classés au titre de la directive européenne «Habitats» : le diagnostic et les enjeux de ce DOCOB (Document d Objectifs), validés en février 2011, pointent tout particulièrement la nécessité de préserver les milieux ouverts en encourageant toutes les activités, au premier chef pastorales, susceptibles d y concourir.

19 Pierre DERIOZ, Géographe, Enseignant Chercheur Pierre Dérioz est maître de conférences à l Université d Avignon et des Pays de Vaucluse et chercheur à l IRD (UMR 228). Il travaille depuis de nombreuses années sur les différentes modalités d appropriation du paysage par les différents acteurs d un territoire et la façon dont ils s en emparent parfois comme support et levier de l action collective. Il présente le cas du territoire situé au nord de Montpellier, autour du Pic St Loup, qui présente certaines similitudes avec le Piémont des Corbières maritimes (proximité de pôles urbains, territoire rural à vocation agricole, et maintenant récréative et touristique). g Le paysage, comme ressource territoriale Pilotée par la communauté de communes du Grand Pic Saint Loup, «opérateur local» du DOCOB de la Zone de Protection Spéciale des «Hautes Garrigues du Montpelliérais», la mise en œuvre des démarches «Natura 2000» témoigne de la part d élus, initialement réticents, d une volonté affichée de s investir dans la préservation du patrimoine paysager et environnemental. Espace-ressource pour diverses pratiques récréatives (randonnée, escalade, VTT, planeur, ) des habitants de l est héraultais, dont l attachement se lit dans l ampleur de la fréquentation, mais aussi l usage général de la référence à son nom pour désigner commerces ou associations locales, le Pic Saint Loup se voit également mobilisé en tant que ressource-identitaire dans le processus de construction intercommunale : pour la vaste communauté de communes du «Grand Pic Saint Loup», qui regroupe 33 communes et habitants, avec la montagne «pour centre de gravité», le Pic fournit à la fois une image paysagère stylisée par les logos, et un référentiel de «nature» pour ce territoire intimement lié à Montpellier, mais soucieux de s en démarquer. La vue sur le pic : un argument de vente pour le marché immobilier L intérêt économique de ce patrimoine paysager est aussi attesté par la manière dont le marché immobilier le valorise, dans les annonces immobilières privées comme dans la communication des promoteurs, en mettant en scène la vue sur le Pic, ou à défaut en insistant sur la situation des biens «au pied du Pic». La croissance démographique rapide de ce secteur, et les extensions résidentielles qu elle induit, comptent d ailleurs parmi les principales menaces qui pèsent sur ces paysages. Vignes et extensions pavillonnaires à l est du Pic Saint-Loup Engagés depuis longtemps dans des efforts d amélioration de la qualité et de valorisation de leurs productions, les viticulteurs de 13 communes du sud et de l est du Pic (3 coopératives et une cinquantaine de caves particulières) ont aussi abondamment utilisé les paysages du Pic, tant dans leurs démarches commerciales individuelles que dans la démarche collective qui devrait déboucher en 2013 sur la reconnaissance d une appellation spécifique «Pic Saint Loup». Ils sont même les instigateurs de la candidature de la Communauté de Communes au réseau des territoires viticoles adhérents à la Charte internationale de Fontevraud, qui prévoit la mobilisation de l ensemble des acteurs pour la connaissance, la préservation et la valorisation des paysages. Vignes au pied des falaises de l Hortus, au loin le Pic Saint-Loup 19

20 8 - Synthèse des travaux en ateliers g Quels critères de qualité En début d atelier à partir des croquis des points de vue observés en matinée, les éléments constitutifs de la qualité des paysages du piémont, et ceux susceptibles de nuire à cette qualité ont été identifiés. Les principaux éléments de qualité sont la vigne et le bâti viticole, la proximité des milieux lagunaires et de la mer, le relief et la topographie, le climat (soleil, luminosité, vent), la diversité des milieux naturels et la biodiversité, les fenêtres existantes sur des horizons lointains, la multiplicité des points de vue et des échelles visuelles (proches, intermédiaires, lointaines). Ces qualités doivent être préservées : ouverture du paysage, vues lointaines sur les reliefs voisins, traces de l histoire, silhouette des villages, Les principaux facteurs de dégradation, ou appréciés comme tels, sont les extensions urbaines, les zones d activités et les friches. Certains éléments sont considérés tantôt comme des qualités, tantôt comme des facteurs de dégradation : par exemple, l autoroute impacte le paysage, mais permet une meilleure desserte du territoire et offre une vitrine d exception pour le territoire. C est également le cas pour les éoliennes qui impactent les paysages mais peuvent donner une image qualitative du territoire, symbole de modernisme. g URBANISATION : la nécessité de repenser limites, formes et modes d habiter ensemble Le territoire est situé dans les aires d influences de Perpignan et de Narbonne et soumis à forte pression démographique. La forte vocation d accueil de cette partie du littoral languedocien est probablement durable au moins pour les 2 ou 3 décennies à venir. Déjà le profil des villages a été modifié, parfois de façon brutale. L absence de contraintes environnementales et la forte déprise agricole sur ce territoire risquent de faciliter de larges extensions urbaines. Le débat porte plus sur la qualité des aménagements que sur le principe d accueil de nouvelles populations et de nouvelles extensions urbaines. En effet, chacun s accorde pour considérer que le modèle de développement urbain qui a prévalu ces dernières décennies doit être repensé. L urbanisation en lotissements n est plus satisfaisante. Même s il reste encore possible de s étendre géographiquement, ce n est plus possible du point de vue énergétique et écologique et paysager. Il s agit donc de définir les secteurs à aménager, de maîtriser les extensions, notamment en veillant à la préservation des terres agricoles, d être attentif à la forme et aux lieux et d anticiper l intégration paysagère des zones habitées. Il s agit également de prendre en compte les économies d énergie dans le bâti ainsi que les besoins de transports en commun. Cette réflexion sur la qualité doit permettre en outre à la population locale de se loger. La question du «vivre ensemble» dans les lotissements aujourd hui est également posée : peu d espaces publics alors les espaces communs sont importants pour créer du lien, peu de végétation dans les espaces publics des nouvelles extensions urbaines, alors que c est un facteur de qualité de vie, La réflexion sur les franges urbaines est par ailleurs particulièrement importante : où s arrête la ville, où commence la campagne? Quelles limites se donner? Comment les formaliser? Zone de contact et de transition, les franges doivent créer des articulations, des liaisons entre villages et «nature». L objectif est de bénéficier dans les zones à urbaniser d un règlement approprié et de projets de qualité intégrés dans le paysage. Le lotissement des Fournaques à Leucate qui a été réalisé avec des murs de clôture en pierre rappelant les murets agricoles a été cité en exemple. 20

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