Tours Berlioz Et après?

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1 Avril N 78 1,80 Le premier mercredi du mois Mensuel d information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin Pontarlier, mercredi 29 mars, 11 h 03 Tours Berlioz Et après? Lire l événement en p. 4 à 7 Dompierre-les-Tilleuls Vieillesse La nouvelle maison de retraite sera construite à Doubs L hôpital de Pontarlier va externaliser la maison de retraite, les services de long séjour et la section de cure médicale. Plusieurs emplacements sont à l étude, notamment à Doubs. Le projet doit aboutir en p. 9 Tourisme Grand syndicat mixte : chronique d un enterrement Le grand syndicat mixte prévu pour coordonner la politique touristique du Haut- Doubs est mort et enterré. Mais personne ne semble le regretter. Les élus locaux paraissent soulagés. p. 17 Polémique Chapelle : haro sur la station d épuration Le choix retenu par les élus du secteur de Chapelle-des- Bois d installer une station d épuration est critiqué. p. 20 Le dossier p. 11 à 15 Les frontaliers : qui sont-ils vraiment? Pour la première fois, une enquête réalisée auprès des frontaliers eux-mêmes permet d en savoir plus sur leur perception du travail en Suisse. Par ailleurs, La Presse Pontissalienne révèle les premiers résultats des études menées par le tout nouvel observatoire franco-suisse de l emploi. La perception que l on se fait des frontaliers n est pas toujours conforme à la réalité Chiffres, statistiques, analyses et commentaires. Rédaction et publicité : Les Éditions de la Presse Pontissalienne - B.P bis, Grande rue MORTEAU CEDEX - Tél Fax :

2 2 Éditorial Hypocrisie Pendant que la jeunesse s égosillait dans la rue pour réclamer à corps et à cris le retrait sans conditions du contrat première embauche, les opposants politiques au projet gouvernemental ne manquaient pas de relayer ce mouvement de rejet quasigénéral. On pourrait discuter à l infini des inconvénients du C.P.E. - le fait qu il renforce le caractère précaire des contrats de travail, la fragilité du salarié durant la période d essai - mais aussi de ses éventuels bénéfices. Peut-être est-il la meilleure solution pour mettre le pied à l étrier à des jeunes que le système éducatif actuel ne sait pas préparer à la vie active? Mais ces aspects ont vite été étouffés par la clameur populaire. Étudiants, manifestants et syndicalistes de tout poil n ont eu de cesse de réclamer des négociations en même temps qu ils refusaient toute discussion, faisant du retrait pur et simple du C.P.E. un impératif. Mais ce paradoxe n est pas le plus grave. Les étudiants, voire les lycéens (on les a vus défiler dans à Pontarlier notamment) sont aussi, parfois inconsciemment, téléguidés dans leurs démarches par des leaders par trop politisés. Et que font les dirigeants politiques pendant ce temps, eux qui fustigent le gouvernement pour son incapacité d être à l écoute de la rue? Ils désignent leurs candidats aux prochaines législatives de 2007! On voit une Martine Aubry furibonde de se voir confier une circonscription ingagnable tandis que sur le plan local, Raymond Forni se vexe que les instances du P.S. l aient écarté de la course à l Assemblée Nationale, accusant les fabiusiens de faire le jeu de Chevènement Indécent. Après cela, ces mêmes politiques ont beau jeu de dénoncer le manque d écoute du gouvernement, l accusant d être autiste aux revendications de la rue, alors qu en coulisses ils se battent comme des chiffonniers uniquement pour se placer dans la course électorale. Finalement, ce n est peut-être pas tant contre le C.P.E. que tous les jeunes manifestent. C est certainement aussi contre le fonctionnement de nos institutions et le dédain affiché du monde politique à l égard de leurs problèmes quotidiens qu ils protestent. Sur ce point précis, on ne peut sans doute pas leur donner tort. Jean-François Hauser est éditée par Les Éditions de la Presse Pontissalienne, S.A.R.L. de presse Directeur de la publication : Thomas COMTE Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur commercial : Éric TOURNOUX Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Solène Davesne, Jean-François Hauser, Cyril Torres. Imprimé à I.P.S. - ISSN : Dépôt légal : Avril 2006 Commission paritaire n 0202 I Crédits photos : La Presse Pontissalienne, Agence Barreau- Lonchamp, Cabinet Reichardt et Ferreux, Fonds Stainacre, Orchestral, Orex. La Presse Pontissalienne 5 bis, Grande rue - B.P MORTEAU CEDEX Tél. : Fax : L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité pontissalienne. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Les artisans mettent les bouchées doubles pour finaliser le chantier. C est impératif, les travaux de construction du nouvel institut de formation aux soins infirmiers doivent être terminés pour le vendredi 14 avril. Retour sur info Antennes : le collectif des Fourgs reste mobilisé Depuis plusieurs semaines, le projet d implantation d une antenne de téléphonie mobile au lieu-dit les Granges-Bérards, agite les esprits dans le petit village des Fourgs. Le dossier est mis entre parenthèses depuis début mars, suite à la forte mobilisation du collectif des Fourgs Sauvons la comtesse. Il est né du regroupement de quelques habitants qui ont affiché clairement leur position dès le départ. Ils n étaient pas contre l antenne, mais demandaient à ce qu elle soit positionnée ailleurs qu à proximité des maisons d habitation des Granges- Bérards. Le collectif a lancé une pétition sur le village qui a réuni 350 signatures et 500 signatures de touristes indique sa présidente Véronique Petit. Cette levée de bouclier a freiné les ardeurs des investisseurs soutenus par le Conseil général, qui a tout remis à plat lors d une L école d infirmière déménage le 14 avril D E Les 0,5 l ,87F soit le litre A À cette date, l I.F.S.I. quittera les locaux inadaptés (la plupart des salles de cours sont borgnes) qu il occupe provisoirement à Houtaud depuis l été 2004 pour aménager rue du général Giraud à Pontarlier. Nous attendions cela avec -20 % sur les gammes de peintures chambre et séjour et Cuisine et salle de bains ,10F - la chaise A. Papiers Peints Réf à motifs Réf uni 6,99. 45,85 F le rouleau E. Table Dorun Rotin - Réf Haut. 56cm - Diam. 51cm 44,99 295,12 F la table D. Lampe Juvgnac Métal+verre - Réf Haut. 28cm - Diam. 51cm 36,99 242,64 F la lampe F. Chaise Bandung Rotin Réf Dim. H 96xP 48x L 50 cm 69,99 459, 10 F la chaise Sans odeur. Laque glycéro brillante ou satinée pour appliction et entretien des murs, plafonds, et boiseries, sur plâtres, ou bois ou anciennes peintures. Divers coloris disponibles. réunion d information sur le sujet organisée le 2 mars aux Fourgs. De nouvelles études sont en cours pour vérifier que la commune entre bien dans le cadre de la convention des zones blanches. Cela signifie que l on n est plus certain qu à ce jour le téléphone mobile est absolument inutilisable sur les Fourgs. Le collectif gagne donc du temps. Il reste attentif à la suite des opérations. Ses membres devraient être également associés à la réflexion dans le cadre de l aménagement d une antenne le cas échéant. Nous avons même proposé un site situé à deux kilomètres de toute habitation poursuit Véronique Petit. Au nom de l application du principe de précaution, Sauvons la comtesse a déposé un recours gracieux en préfecture mi-mars, agrémenté d un certain nombre de recherches scientifiques démontrant que les antennes impatience remarque Liliane Sauvageot, la directrice de l institut qui a été associée à la conduite de ce projet depuis son origine. L impatience est d autant plus grande que la date du déménagement a déjà été reculée à deux -20 % sur les stores sur mesure Vénitiens, bandes verticales, enrouleurs, plissés Papiers peints Peintures Revêtements de sol tissus Petits Meubles Luminaires F Les 2,5 l ,44F soit le litre PONTARLIER HOUTAUD Zone C iale d HOUTAUD - Tél Ouvert le lundi de 14h à 19h et du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 19h Offre valable jusqu au 22 avril 2006 reprises car elle était initialement prévue à l automne puis à l hiver dernier. Mais les mauvaises conditions climatiques ont retardé les travaux. Cette fois-ci, les délais doivent être tenus car l école entre en ce moment dans une période de concours. Il est notamment prévu que les oraux programmés le 2 mai aient lieu dans les nouveaux bâtiments. Par le biais de cette construction, l I.F.S.I. prend un second départ. Les locaux pédagogiques Le lac Saint-Point est-il oui ou non pollué par des métaux lourds en provenance de l ancienne décharge de Labergement-Sainte-Marie? Ce sujet récurrent a été une nouvelle fois évoqué le 17 mars à la Maison de la Réserve lors de la présentation des premiers résultats géochimiques d une étude réalisée au lac Saint-Point. Présent à cette réunion, le sous-préfet Francis Bianchi a choisi de prendre le taureau par les cornes. Je tiens absolument à lever l hypothèque de la décharge. Je demande à la D.I.R.E.N. de réaliser les analyses nécessaires pour parvenir à un diagnostic partagé. Ensuite, aux élus d en tirer les conclusions et de tracer des lignes d actions dans un climat d apaisement, a annoncé publiquement le représentant de l État. L analyse des carottages effectuée le scientifique Rachid Nedjaj, chercheur à l Institut de Géographie Alpine met en évidence d anciennes pollutions aux de téléphonie mobile ne seraient pas sans risque sur la santé. Un argument qui entrera sans doute en ligne de compte au moment du choix du lieu d aménagement de l antenne. sont lumineux et fonctionnels. Mon seul regret est que je n ai pas pu obtenir la création d un amphithéâtre de 150 places pour organiser par exemple des conférences déplore Liliane Sauvageot. Pour le reste, le satisfecit est général. Personne ne semble regretter l école du Faubourg Saint-Étienne qui était devenue vétuste et hors normes. Pollution du lac : lever l hypothèque de la décharge métaux qui coïncident avec la révolution industrielle de la fin du XIX ème siècle ou encore avec l usage de l essence au plomb. Elle ne semble révéler aucun phénomène résiduel lié à l ancienne décharge. Des conclusions confirmées par Jean-Pierre Mettetal de la D.I.R.E.N. Il n y a aucun problème au niveau de la qualité des eaux du lac sur le plan de la potabilité. L essentiel de la contamination est d origine atmosphérique et c est bien par la réduction de la quantité de matières organiques qu on résoudra les problèmes. Le poison du lac, c est la matière organique et non les métaux. Un sujet de préoccupation également partagé par Francis Bianchi. Il y a là aussi un travail à mener. Commençons d abord par régler cette question de pollution résiduelle en provenance de l ancienne décharge. La méthode proposée par Jean- Pierre Mettetal consiste à faire un dosage isotopique sur les jus du site.

3 À cette occasion venez découvrir neuf nouvelles sortes de bonbons chocolat ; plus surprenant les uns que les autres ŒUFS chocolat noir ou lait garnis* existe en modèle 12 cm, 15 cm et 18 cm GROSSE POULE chocolat noir ou lait garnie* hauteur env. 14 cm LAPIN chocolat noir ou lait hauteur env. 23 cm PETITE VACHE chocolat noir ou lait garnie* hauteur env. 10 cm HIBOU chocolat noir ou lait hauteur env. 16 cm GROSSE POULE chocolat noir ou lait garnie* hauteur env. 9 cm *garniture : friture en chocolat noir, lait caramel et blanc œuf praliné et assortiment d œufs divers (feuilletés, chocolat plein, nougatine, pâte d amande) GRENOUILLE chocolat noir ou lait garnie* hauteur env. 13 cm HORAIRES D OUVERTURE du mardi au vendredi de 7h à 13h et de 15h à 19h samedi de 7h à 19h non stop dimanche matin de 7h à 12h30 lundi 17 avril de 7h à 12h30 8, rue de la Gare PONTARLIER Tél

4 4 L ÉVÉNEMENT La Tour 8 rayée du paysage pontissalien Mercredi 29 mars, 11 h 03, plusieurs centaines de Pontissaliens sont rassemblés de part et d autre de la Tour 8. Les regards sont rivés sur le bâtiment haut de 12 étages qui insensiblement, sous la pression de trois vérins hydrauliques installés au 6 ème niveau en partant du haut, se brise latéralement. Les tonnes de béton de la partie supérieure se détachent progressivement jusqu au point de rupture. Le temps suspend son vol puis la tour s écroule d un seul coup. L émotion est palpable. Une page de l histoire de l urbanisme d après-guerre dans la cité pontissalienne vient de se tourner. Tout un symbole. URBANISME D ans les années qui suivent l aprèsguerre, la société française va connaître une spectaculaire reprise démographique avec le phénomène bien connu du baby-boom. À Pontarlier comme ailleurs, cette croissance va s accentuer avec l exode rural et le rapatriement au début des années soixante des Français d Algérie. La combinaison de tous ces facteurs génère de gros besoins en logements sociaux. Une nouvelle extension urbaine s amorce à partir de 1954 avec la construction des Castors. Les 87 maisons du lotissement sont toutes occupées en septembre La crise du logement oblige à parer au plus pressé et fait surgir les blocs des Longs Traits. Les immeubles des Pareuses apparaissent en 1958, l année même où la municipalité de l époque, sous le mandat de Georges Bourdin, signe une La tour des gendarmes Un pan de l histoire de l habitat social pontissalien s effondre Avec la disparition de la Tour 8, l image de la ville ne sera plus tout à fait la même pour beaucoup de Pontissaliens tant ils étaient habitués à ces 4 buildings de 12 étages ancrés depuis plus de 45 ans dans le patrimoine urbain. Avec d autres ensembles, elles symbolisaient et symboliseront quelques années encore probablement la plus forte poussée démographique qu ait jamais connue la capitale du Haut-Doubs. Souvenirs. Avec les Castors et les Tours, un nouveau quartier pontissalien se forme au début des années soixante. convention avec la Société de l Union de Sochaux pour la construction de 4 bâtiments de 12 étages au quartier de Fin de sel. Dans la transaction, la ville met à disposition un terrain viabilisé de 1,96 hectare. Le permis de construire est délivré le 22 septembre Le 5 décembre 1959, un article paru dans le Courrier de la Montagne fait le point sur l avancée des travaux annonçant que deux des tours sont à présent couvertes et que les deux autres sont en bonne voie. La convention stipule que 80 % des logements seront attribués par la ville et les 20 % restant par la C.A.F. L occupation des lieux s effectue à partir de 1960 au fur et à mesure de l achèvement des bâtiments. Avant tout fonctionnels, les appartements de type F3, F4 sont équipés de chauffage central. Ils disposent d un certain confort en comparaison des autres logements. La Tour 8 était surnommée la tour des gendarmes car elle abritait des familles de gendarmes ne pouvant résider dans la caserne située à l époque rue de la Gendarmerie derrière le bâtiment du théâtre Blier, explique Mickaël Schoepf, animateur Permis de construire délivré le 22 septembre au centre social Berlioz impliqué depuis trois ans dans le projet Mémoire de quartier. Ce programme relate l histoire du quartier à travers des expositions et des témoignages recueillis par les habitants euxmêmes. Cette année, une partie du travail sera consacrée à la démolition de la Tour 8. Avec les jeunes, on a couvert l événement en le photographiant, en le filmant à partir de différents points de vue proches et éloignés. L objectif étant de restituer ce temps fort de la vie du quartier en organisant une exposition. Avec les Tours et les Castors, c est tout un nouveau quartier pontissalien qui sort de terre. Pour répondre aux besoins, on réalise le groupe scolaire Pergaud, le lycée Xavier Marmier, la piscine De 1954 à 1962 sont construits à Pontarlier 483 immeubles, soit logements, ce qui représente alors le quart des logements de la ville entière. Au recensement de 1962, la population franchit le cap des habitants. La vie au quartier Berlioz fut parfois agitée. En 1974, le toit de l une des tours fait les frais d une bourrasque pour retomber au pied de l immeuble côté rue de Doubs. Avec le temps, les conditions de logement se dégradent au grand désespoir des occupants qui s en plaignent à de nombreuses reprises. Peu à peu l idée d une réhabilitation s impose. Au milieu des années quatre-vingt-dix, élus et bailleur travaillent à la requalification du quartier. Le projet évoluera en fonction des possibilités de financement. En juin 2004, la ville dépose un dossier auprès de l A.N.R.U. (agence nationale pour le renouvellement urbain), dispositif qui s inscrit dans le cadre de la loi Borloo. La demande est invalidée. Les demandeurs sollicitent ensuite des financements de droits communs pour une première tranche portant cette année sur la démolition de la Tour 8 et l an prochain sur la reconstruction. Une enveloppe de euros est finalement dégagée associant l État (42 %), le 1 % logement (16 %), le Conseil général (9 %), la Ville (11 %) et Idéha (22 %). Le coût de l opération de démolition proprement dite, s élève à euros. F.C.

5 L ÉVÉNEMENT 5 TECHNIQUE 450 tonnes de poussée Les dessous du chantier L écroulement spectaculaire du mercredi 29 mars marque l aboutissement de plusieurs semaines de préparatifs effectués par trois équipes de l entreprise Ferrari Démolition basée à Wittelsheim dans le Haut-Rhin. Un principe de démolition unique en son genre. La technique du vérinage hydraulique a été mise au point et brevetée en 1997 par Dominique Ferrari aujourd hui à la tête d une société de 125 personnes. On a travaillé sur ce procédé à la demande d un maître d ouvrage strasbourgeois, le Comité Interprofessionnel du Logement. À l époque, ce commanditaire recherchait une solution de démolition moins contraignante que l abattage à l explosif dont l inconvénient majeur réside dans la mise en place d un périmètre de sécurité très large. À Pontarlier, ça aurait représenté une zone de 250 mètres à évacuer autour de la tour n 8. Avec le vérinage, ce périmètre se limite à 50 m, d où un coût d évacuation réduit. La technique permet de démolir des tours et des barres de 9 à 18 niveaux, soit entre 25 et 35 mètres de haut. Ferrari Démolition a déjà à son actif près d une cinquantaine de tombées sur le Grand Est. Purge Les préparatifs ont débuté en février avec la purge de tous les encombrants. Portes, lavabo, fenêtres sont mis en déchetterie, d autres éléments comme les planchers en bois sont recyclés. 35 présentent : DISCO Vacances Serge Lama En concert exceptionnel à PONTARLIER Mardi 16 MAI heures ESPACE POURNY - PONTARLIER POINTS DE VENTE - TÉL FRASNE : Maison Presse Turberg La Rivière Fleurie RIVIÈRE DRUGEON : Vival PONTARLIER : Tabac Robbe Virgo Music Starter LEVIER : ATAC Pose des vérins hydrauliques Deux semaines avant la date fatidique, la troisième équipe, celle des spécialistes en hydraulique intervient pour installer les trois vérins. D une puissance globale de 450 tonnes, ils serviront à déplacer la partie supérieure de la tour représentant une masse de tonnes. Face au dispositif de poussée, deux vérins de contreventements assurent la sécurité de l ensemble pendant la phase d affaiblissement. Les trois vérins chargés de déstabiliser latéralement l immeuble jusqu à son point de rupture sont connectés à une centrale hydraulique au sol d où a été pilotée la démolition le 29 mars. Affaiblissement Les mini-pelles entrent en action pour abattre les façades. La scie à béton est utilisée dans la préparation de l effondrement. L étape suivante consiste à affaiblir l immeuble. Une opération qui nécessite au préalable de réaliser une étude sur la structure porteuse de façon à déterminer la méthodologie de construction du bâtiment. Dans le cas de la tour pontissalienne, la fragilisation s est déroulée au sixième étage en partant du haut, au niveau où s effectuera avec la plus grande efficacité la poussée des vérins. Toutes les cloisons et les murs intérieurs non porteurs ont été abattus. Puis les façades sont déposées à l aide de minipelles. La préparation de l effondrement se poursuit soit par dégraissage soit par sciage. Pendant ces opérations, on sécurise le niveau affaibli avec des étais en bois, indique Raymond Straumann, conducteur de travaux. Le chef d orchestre L invention mise au point par Dominique Ferrari s appuie sur l utilisation de vérins dotés d un système d autorétractation qui se met en marche immédiatement après l effort de poussée horizontale. Après l effondrement, ils sont ainsi récupérés pour d autres opérations. Tout effondrement brutal à l explosif comme par vérinage provoque invariablement d importants dégagements de poussières. Pour limiter cette nuisance, on dispose autour du bâtiment plusieurs turbines qui serviront à pulvériser de l eau dans les instants précédents la mise en action de vérins. Quand la tour s auto-détruit sur ellemême, à la manière d un château de cartes, on se retrouve alors dans le cadre d un chantier de démolition conventionnel avec extrait des gravats à la pelle mécanique, conclut Daniel Rieber, le conducteur des travaux chargé de coordonner l effondrement.

6 6 L ÉVÉNEMENT RÉACTIONS Tour d horizon Le début de la fin d une époque Il y avait foule pour assister à cette démolition de la Tour 8. Un grand frisson a parcouru chacun au moment même où l immeuble s effondrait sur lui-même. Une émotion accentuée encore par le dégagement de poussière qui a momentanément figé dans une ambiance assez apocalyptique la vie d un quartier désormais engagé sur la voie de la renaissance. Impressions à chaud. Patrick Genre : Un moment historique On a vécu aujourd hui, un moment historique. Tous les gens présents pourront dire plus tard On y était. Il faut d abord saluer le professionnalisme de la société Ferrari. Cette démolition marque le début de la fin d une époque. Il faut maintenant se tourner face à l avenir. Cette tour était vide depuis 3 ans, ce qui engendrait une baisse de la démographie. Le projet de requalification qui va débuter vise à favoriser une mixité sociale dans le quartier en attirant de nouvelles populations. Je souhaite que le bailleur, Ideha, puisse entamer la reconstruction des nouveaux bâtiments le plus rapidement possible. Mickaël Schoepf : Des gens très émus Mickaël, Olivier, Vanessa et Kevin. Au centre social Berlioz, toute l équipe d animateurs était mobilisée pour accueillir les familles du quartier et des tours voisines évacuées le temps de l opération. Plus de 90 personnes sont passées. L ambiance était simple et conviviale. On a retrouvé des gens très très émus. Beaucoup avaient la larme à l œil, confie Mickaël Schoepf qui s occupait du dispositif d accueil en compagnie d Olivier, Vanessa et Kevin. Bernard Prudent : Le début de la requalification Le directeur de la société Idéha. Cette tour est tombée. Que de discussions et de projets parfois contradictoires avant d en arriver là. Les 4 tours devraient disparaître et la démolition de la tour 8 marque le début de la requalification du quartier. Avec l A.N.R.U. (agence nationale pour le renouvellement urbain), on pouvait espérer jusqu à 12 % d aide de l État pour la reconstruction, contre seulement 2 % aujourd hui, explique le directeur d Ideha qui remplaçait Philippe Duvernoy, le P.D.G. de la société immobilière d économie mixte. Les architectes Reichardt et Ferreux : Ce n est pas une forme d échec Cet événement ne peut pas être considéré comme une forme d échec. C est le début de quelque chose de nouveau. Quand nous avions travaillé à la réhabilitation des Pareuses, une dame qui avaient vécu toute sa vie dans ces bâtiments nous avait fait part de ses craintes. Depuis, on a eu l occasion de la revoir, elle est aujourd hui ravie d être dans les nouvelles constructions. On est ici dans la même configuration. Dominique Ferrari : Un traumatisme moins violent qu à l explosif À l époque de leur construction, ces bâtiments étaient très prisés. Les gens se bousculaient pour y vivre. Les choses ont évolué, ce qui n empêche pas ceux qui y ont vécu d avoir un petit pincement au cœur aujourd hui. La technique du vérinage est un peu moins traumatisante à supporter que l explosif pour l environnement social. L inventeur du procédé de démolition. AVENIR Plusieurs quartiers concernés Une requalification en forme de projet urbain Que va-t-il se passer après cette journée de démolition? Trois nouvelles résidences à court terme, puis poursuite du programme démolition-reconstruction avec réaménagement des quartiers des Ouillons et de Saint-Pierre. Des résidences beaucoup agréables à voir et à vivre. L e dossier des Tours a fait l objet d une étude urbaine approfondie réalisée par le cabinet d architecture Reichardt et Ferreux implanté à Lonsle-Saunier et qui était déjà intervenu lors de la réhabilitation des Pareuses. Trois nouvelles constructions seront édifiées à la place de la Tour 8. Il s agit de résidences de type R + 2, R + 3 comprenant respectivement 15, 16 et 19 logements avec garages en sous-sol. Le financement associera le maître d ouvrage Idéha et les différents partenaires impliqués dans le logement social État et Région. La Ville de Pontarlier interviendra également dans la résidentialisation des abords extérieurs. On va déposer le permis de construire cet été. Les travaux pourraient débuter au printemps 2007, explique Emmanuel Garnier qui suit le dossier à Idéha. Les solutions architecturales préconisées répondent aux normes de confort actuelles ainsi qu au souci d intégration urbaine. Ces résidences seront plus beaucoup agréables à voir et à vivre. Elles prennent en compte les rigueurs climatiques du Haut-Doubs avec un isolement intérieur et extérieur adapté au contexte. La conception du projet repose sur une démarche H.Q.E. (Haute Qualité Environnementale), souligne Gilles Reichardt, l un des deux architectes. Dans son discours public du mercredi 29 mars, Patrick Genre espérait qu Idéha entame le plus rapidement possible le chantier de reconstruction. Pour qu on puisse envisager d y reloger ensuite les habitants de la Tour 4 dans l objectif que celle-ci soit démolie pour la fin En lieu et place de cette seconde tour, serait construite une seule résidence de 21 logements. Pour les deux tours restantes, pas de démolition prévue avant Entre-temps, elles feront l objet d une réhabilitation avec notamment des accès sécurisés et la réfection des communs. Toutes les nouvelles constructions abriteront des logements sociaux et intermédiaires d un niveau de confort légèrement supérieur, annonce Bernard Prudent, le directeur d Idéha. Si la première tranche de l étude Reichardt-Ferreux concerne uniquement les 4 tours, la réflexion globale inclut également la requalification des Ouillons, du quartier Saint- Pierre avec les déménagements prévus des pompiers et du Centre Technique Municipal. Sur le vif - C est la fin d un symbole et d une époque Je m attendais à entendre un grand bruit et à voir beaucoup plus de poussière lâche Linda qui n a rien manqué de la démolition de la tour. Finalement, le bâtiment ne s est pas effondré dans un fracas épouvantable, à l étonnement de nombreux badauds. La technique est impressionnante et semble parfaitement au point. J ai eu l occasion de voir une démolition par explosion, c est très différent car on ressent le souffle et le bruit poursuit André qui était aux premières loges. Élus, lycéens, Pontissaliens de tous les quartiers, étaient réunis à Berlioz, ce mercredi 29 mars pour assister à la destruction. Un spectacle (!) immortalisé par tous ceux et celles qui avaient pris soin pour l occasion de s équiper d un appareil photo. Avec sa caméra, Nathalie s était éloignée de la foule. Je me suis postée à la chapelle de l Espérance. De làhaut, c était franchement impressionnant dit-elle. La déconstruction de cette tour a eu un effet fédérateur. C est la fin d un symbole et d une époque admet Michel, un habitant du quartier. Il se dit plutôt satisfait de cette disparition. Ça va apporter un peu de tranquillité au quartier où il y a eu quelques pro- Ça va apporter blèmes de petite délinquance. À un moment donné, nous avons un peu de même hésité à déménager. Cette fois-ci, notre maison va tranquillité. reprendre un peu de valeur et ça nous redonne un peu de vue. On peut remercier Patrick Genre d avoir suivi ce programme de démolition. Esquisses des résidences qui remplaceront la Tour 8 (cabinet Reichardt et Ferreux).

7 L ÉVÉNEMENT 7 CHANTIER Pontarlier le 29 mars Le film d une démolition spectaculaire

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9 En bref Commerce Le magasin de vêtements neufs et occasion Léty-Vet ouvre mardi 11 avril au 23, faubourg Saint-Étienne. Annabelle Antunes vous y accueille. Sclérose L association Accueil S.E.P. du Doubs est une équipe de bénévoles qui aident les malades de la sclérose en plaques. Elle organise dimanche 9 avril à 15 heures un concert à la salle des fêtes de Granges-Narboz avec la participation de la chorale le chœur du Haut-Doubs et le club d accordéon du Haut- Doubs. Collectionneurs Le club des collectionneurs du Mont d Or organise une exposition à Chaffois le samedi 22 après-midi et dimanche 23 avril toute la journée. Thèmes principaux : cartes postales et photos anciennes des villages de Chaffois, Houtaud, Dommartin et Vuillecin, patrimoine religieux du Doubs et de France, et philatélie. Entrée libre. Piste cyclable Dans sa séance du 14 mars, le Conseil général du Doubs a décidé d attribuer euros pour des travaux de plantation et l actualisation des enrobés entre Pontarlier et Arçon. Animations La ville de Pontarlier et la C.C.L. proposent des animations aux enfants pendant les vacances de Pâques : art et culture, décoration, spéléologie, course d orientation Inscriptions au FONCIER L a ville de Pontarlier retrouvera la jouissance des terrains communaux du Larmont quand l agriculteur qui les exploite arrivera en fin de bail, dans cinq ans. Inutile donc de tenter de renouveler l expérience de laisser pâturer des lamas sur le flanc de cette colline comme elle avait autorisé à le faire en 2000 Jean-Marc Invernizzi, responsable du poney-club. L idée était pourtant bonne. C était une attractivité et une utilité intéressante commente Gabriel Jacquot, adjoint au maire. En effet, les 15 lamas parqués sur une parcelle très accidentée se chargeaient de la débroussailler sous le regard interloqué des promeneurs. À l époque, le procédé écologique et original a fait l unanimité jusqu à ce que la ferme Chauvin demande des comptes à la ville, invoquant un trouble de jouissance de son pâturage, alors qu elle exploitait les communaux depuis des années. La cohabitation entre vaches et lamas s arrêtera là! La justice avait tranché le 16 mai Le tribunal de Pontarlier a donné raison à l agriculteur estimant que dans sa situation, il pouvait bénéficier d un bail à ferme d une durée de neuf ans. Dans le bail à ferme, on ne peut pas Une histoire de bail Pontarlier et environs La ville reprendra les communaux du Larmont Pour l instant, les communaux du Larmont sont exploités par un seul agriculteur. Il en a la jouissance jusqu à la fin du bail. Les lamas n y pâtureront pas avant cinq ans au moins. être restrictif. C est-à-dire que dans ce cas, il est autorisé à exploiter la totalité des communaux du Larmont précise Gabriel Jacquot. Conséquence, Nous établirons un nouveau bail. Jean-Marc Invernizzi a été invité à rendre les 7 hectares qu il occupait depuis peu et d emmener son troupeau de lamas brouter un peu plus loin. Dommage, car c'était agréable de regarder ces animaux emblématiques des Andes œuvrer dans une parcelle peu entretenue aujourd hui et difficile d accès pour les vaches. Pour l instant, les bêtes sont à l abri. Mais à l été, je les laisse pâturer au lieudit les Brenets sur les hauteurs du Larmont. Ça me coûte un peu plus cher (N.D.L.R. : environ 220 euros l hectare par an). C est clair, si on redonne une parcelle de terre communale, je veux bien la prendre indique le responsable du poney-club. Mais il devra attendre que le bail arrive à son terme, à moins que la ferme Chauvin ne change de main avant cette échéance. Si d ici là quelqu un doit reprendre l exploitation, nous établirons un nouveau bail dans lequel nous attribuerons des surfaces précises admet l adjoint au maire. La ville s épargnerait ainsi de revivre un procès qui lui a coûté à l époque un peu plus de euros. La collectivité pourrait également récupérer les communaux prématurément si elle avait sur ce site un projet d utilité publique. Cela prendrait beaucoup plus de temps que d attendre la mutation de la ferme termine l élu. Pour l instant, les vaches de l exploitation Chauvin ruminent paisiblement dans les communaux qui dominent la ville. Dans quelques années, elles cohabiteront peut-être de nouveau avec les lamas. T.C. DISCO Vacances CONCERT EXCEPTIONNEL UNIQUE DANS LA RÉGION Les lamas reviendront peut-être pâturer un jour dans les communaux du Larmont. (photo archive L.P.P.). 7 Mercredi 14 JUIN à PONTARLIER Réservation dans les points de ventes habituels à partir du 15 avril POINTS DE VENTE RENS. GROUPES ET C.E. : TÉL FRASNE : Maison Presse Turberg La Rivière Fleurie LES HÔPITAUX-NEUFS : Maison presse Ferrand PONTARLIER : Virgo Music Starter, Tabac Presse Robbe LEVIER : ATAC MORTEAU : Office du tourisme, C est à Dire RÉSEAU FNAC, GÉANT, CARREFOUR, LECLERC Génération Star Ac SANTÉ Près du futur collège Nouvelle maison de retraite : un terrain pressenti à Doubs L hôpital de Pontarlier va externaliser la maison de retraite, les services long séjour et la section de cure médicale. Plusieurs emplacements sont étudiés et notamment un terrain situé sur Doubs à proximité du troisième collège. Le projet doit aboutir en La future maison de retraite de Pontarlier devrait se situer vers le futur collège de Doubs. L a parcelle de terrain appartient à la C.C.L. Elle est aménageable assez rapidement, justifie Patrick Genre le maire et président du conseil d administration de l hôpital. Il prend soin d ajouter : Pour l instant, ça reste une option parmi d autres. On actera définitivement les terrains au plus tard après la rentrée de septembre quand on en saura plus sur les besoins. Ce travail d évaluation sera confié à un programmiste actuellement en cours de recrutement par l hôpital et qui sera chargé de rédiger le cahier des charges du futur E.H.P.A.D. (Établissement d Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). Ce projet d externaliser la gériatrie relève d une problématique initiée depuis plusieurs années et portant sur l accueil des personnes âgées. Une étude réalisée en 2003 avait déjà mis en évidence les limites de l actuel E.H.P.A.D. qui compte 220 lits. La structure est complètement saturée, obsolète en termes d offre et de services. Au niveau du personnel, c est de plus en plus difficile. Une situation confirmée par Dominique Bardou, le directeur de l hôpital. On manque de places. Les délais d attente s allongent. Il faut patienter jusqu à 6 mois Le bâtiment serait aménageable assez rapidement. pour entrer en maison de retraite. La solution de réhabiliter l existant sur un site laissant peu de possibilités d extension a vite été écartée au profit d une externalisation. L hôpital a ensuite présenté son projet devant les autorités de tutelle, à savoir pour les personnes âgées, la D.D.A.S.S., le Conseil général et l A.R.H. (Agence Régionale d Hospitalisation). Le principe est maintenant acquis, il nous reste à finaliser la négociation dans les détails. On travaille sur un projet qui doit être finalisé début 2009 au plus tard. Construit à Doubs - ou ailleurs -, l E.H.P.A.D. accueillera les 220 lits existants plus 80 autres. Les locaux libérés à l hôpital seront réutilisés pour de nouveaux services. L amélioration des conditions de prise en charge des personnes âgées comprend tout un ensemble de services et d autres structures d accueil. Des actions visent à conforter le maintien à domicile : portage des repas, service d hospitalisation à demeure. Un foyer non médicalisé est aussi à l ordre du jour. La municipalité a agi dans ce sens en faisant l acquisition de la maison Chevalier à Pontarlier et en se réservant une parcelle aux Épinettes.

10 10 Pontarlier PONTARLIER euros Deux mini-chaînes pour le service chimiothérapie Le comité départemental de la Ligue contre le cancer a fait don de euros au service de chimiothérapie ambulatoire de l hôpital de Pontarlier. Une somme investie dans l achat de matériel hi-fi mis à disposition des patients. Jean Lahourcade, le chef du service, en compagnie d Élisabeth Saillard, la déléguée pontissalienne de la Ligue contre le cancer. On souhaitait aider ce service qui facilite beaucoup la vie des personnes atteintes de cancer. Un des objectifs de la Ligue, c est d agir pour les éloigner le moins possible de leur domicile. Le choix de ces mini-chaînes s est fait en concertation avec l équipe soignante, explique Élisabeth Saillard, la déléguée pontissalienne du comité départemental. Acheté chez un installateur local, le matériel équipe les deux chambres du service où les malades reçoivent leur traitement. Chaque minichaîne dispose de deux casques individuels pour préserver la tranquillité des lieux et des En moyenne 6 patients par jour. personnes qui s y trouvent. Chacun peut écouter la station de son choix ou ses propres C.D. Ce don provient en grande partie des bénéfices réalisés en décembre au centre Leclerc lors de l opération Paquets de Noël qui mobilise une dizaine de bénévoles. Cette équipe intervient également en novembre quand Christophe Corne réalise son exploit de la traversée du lac au profit de la Ligue. Grâce à ces actions de générosité, un supplément musical agrémente désormais les conditions d accueil dans ce petit service de chimiothérapie ambulatoire rattaché à l unité de médecine 1. La structure a ouvert en Au départ, S ENGAGE SUR LES PRIX Tondeuses Coupes bordures Tailles haies Salons de jardin Barbecues Store banne 14, rue Louis Pergaud PONTARLIER on a commencé avec un agrément de 2 places étendu à 4 places en On reçoit en moyenne 6 patients par jour. Tous les traitements sont réalisés avec les oncologues du C.H.U. de Besançon. On reste en contact permanent depuis la mise en place d un système de prescriptions uniformisé sur toute la Franche-Comté. La création de cette unité à Pontarlier a permis d améliorer la qualité des soins notamment sur tout ce qui concerne les incidents chimiothérapiques, précise Jean Lahourcade qui dirige ce service. NAISSANCES 03/03/06 Kelvin de Sadif KADRIC, ouvrier et de Jasmina HUSELJIC, ouvrière. 03/03/06 Oxanna de DidieR HUERTAS, régleur et de Emilie MOREL, opératrice machine. 03/03/06 Alexa de Cédric ROUSSEAU, ambulancier et de Cécile POIX-DAUDE, infirmière. 04/03/06 Jules de Sébastien WUNDERLE, charpentier et de Marie ABT, éducatrice. 04/03/06 Solenne de Michel GRIBOS, fromager et de Ingrid DUBREZ, esthéticienne. 04/03/06 Mikail de Ramazan OZKOSE, ouvrier et de Gönül SARITAS, ouvrière. 05/03/06 Kiara Arnaud BARON, décolleteur et de Ludivine FORMISARO, sans profession. 06/03/06 Lucas de Gilles MAGNIN-FEYSOT, agent EDF et Séverine VUILLEMIN, secrétaire. 06/03/06 Clémence de Mickaël VUITTENEZ, employé municipal et de Sylviane GODINAT, ouvrière. 05/03/06 Cynthia de Jérôme FOLTETE, sans profession et de Nathalie HUMBERT, sans profession. 07/03/06 Thélio de Laurent RODIERE, gendarme et de Jessica RIGAUD, sans profession. 07/03/06 Manon de Carine ROZAT, sans profession. 07/03/06 Anton de Loïc ESTEVES-RODRIGUES, responsable fabrication et de Christelle FIACHETTI, horlogère. 09/03/06 Jessica de David POIX, commercial et de Lydie VUILLAUME, assistante maternelle. 09/03/06 Lilou de Charly BINDA, gérant de société et de Sandrine TISSOT, architecte. 09/03/06 Jeanne de Pascal BOURGON, responsable d exploitation et de Martine BAUD, sans profession. 17/02/06 Antoine de Nicolas BERNARD, cuisinier et de Sandra JACQUET-PIERROULET, technicienne de production. 18/02/06 Mathilda de Pascal VERGUET, ouvrier et de Stéphanie GROS, professeur des écoles. 18/02/06 Esther de Jean-Pierre DEVILLERS, technicien de maintenance et de Myriam SAU- GE, sans profession. Etat-civil de mars 18/02/06 Yohann de Franck DOLE, employé de scierie et de Marie-Noëlle BULLE, secrétaire. 19/02/06 Alexian de Jonathan BACK, chercheur et de Ghislaine ROUSSELET, visiteuse médicale. 19/02/06 Thomas de Olivier DICHAMP, conducteur d'engins et de Danielle BECKER, agent de service hospitalier. 19/02/06 Coralie de Grégory DIETRICH, ouvrier et de Tiffany MAI, sans profession. 19/02/06 Maxence de Sébastien PERRIN, régleur et de Virginie ROUSSEAU, secrétaire comptable. 20/02/06 Agathe de Frédéric FORIGNON, médecin et de Bénédicte GODARD, psychologue. 20/02/06 Jérémy de Jérôme DUPUIS, aide-soignant et de Véronique AUMAITRE, aide-soignante. 20/02/06 Anaïs de Sébastien SALVI, manipulateur radio et de Céline DERVAUX, manipulatrice radio. 20/02/06 Lucas de Samuel GUINCHARD, décolleteur et de Isabelle CLERC, polisseur employée de fabrication. 20/02/06 Marc-Antoine de Alexandre BOUR- GEOIS, gendarme et de Karine SARADIN, secrétaire. 21/02/06 Alexis de Jérôme MARY, électricien et de Anne GRANDVOINNET, infirmière. 22/02/06 Valentin de Eric PAQUIEZ, directeur adjoint technique et de Daraphone PHONGSA- VANH, serveuse. 22/02/06 Noé de Hervé REMONNAY, agriculteur et de Florence PAIVRE-PIERRET, aide médico-psychologique. 22/02/06 Clara de Pascal CHIRON, horloger et de Nathanaëlle LANDREVIE, vendeuse. 23/02/06 Aldina de Adis REDZIC, agent de fabrication et de Amira HUSELJIC, caissière. 11/03/06 Matteo de Jérôme BERTIN, cuisinier et de Justine BOLE, étudiante. 12/03/06 Line de Sébastien BUHON, maçon et de Sandrine MARCHAND, préparatrice en pharmacie. 12/03/06 Alya de Claude SIGILLO, décorateur horloger et de Amélie CLAUDE, infirmière. 12/03/06 Julien de Anthony HAUCK, programmeur et de Marilyn SEON, enseignante. 12/03/06 Assia de Guillaume BERNARDEAU, ouvrier et de Houda CHEBADDANE, sans profession. 13/03/06 Lylou de Benoît GUILLAUMAT, employé en logistique et de Lydia GIRARD, ouvrière en production. 13/03/06 Antoine de Stéphane ROBBE, menuisier et de Nelly JOUFFROY, ouvrière. 13/03/06 Océane de Antonio PEREIRA GERALDES, maçon et de Hélène DIOT, sans profession. 13/03/06 Mattis de Eric BATTAGLIA, directeur commercial et de Samia SAYAD, sans profession. 15/03/06 Jeanne de Adam MARTIN, technicien cordiste et de Nathalie MARGUIER, éducatrice. 15/03/06 Killian de Nourdine BENSEDDIK, employé polyvalent et de Islem KALLAL, serveuse. 15/03/06 Loriane de Christophe CHALON, électricien et de Alexandra VAUDEVILLE, gondolière. 16/03/06 Johan de Cyril BOILLON, régleur sur machine et de Lucie HUGUENIN-DUMITTAN, secrétaire. 17/03/06 Agathe de Nicolas BELIN, commercial et de Séverine BOURIOT, employée de banque. 14/03/06 Lilou de Cédric HUGON, mécanicien agricole et de Delphine LAMBERT, employée commerciale. 17/03/06 Ahmed de Djamel ALIOUI, chauffeur poids-lourd et de Carmen LOPEZ, sans profession. 18/03/06 Nathanaël de Pierre LEFÈVRE, chauffeur poids-lourd et de Catherine CALVARESI, sans profession. 17/03/06 Nina de Olivier GIRARD, gestionnaire patrimoine et de Lydie GRANDVOYNET, enseignante. 17/03/06 Othilie de Hervé PATOZ, maçon et de Fabienne BAVEREL, professeur des écoles. 18/03/06 Lysa de Emeric FLEUROT, ingénieur électronique et de Delphine LE ROY, diététicienne. 18/03/06 Hugo de Olivier VEGRAN, opérateur régleur et de Coralie GROSPELIER, dessinatrice industrielle. 19/03/06 Lilou de Ivo GARNIER, facteur d'orgue et de Rosalie CHOPARD-LALLIER, collaboratrice. 19/03/06 Esteban de Eric FOURNIER, agent Electricité de France et de Emmanuelle BOUVET, technicienne de laboratoire. 20/03/06 Gauthier de Damien BEYER, pâtissier et de Sophie PALISSON, guichetière. 20/03/06- Loane de Olivier GROSJEAN, mécanicien et de Stéphanie MATHIS, comptable. 20/03/06 Isil de Mustafa TASLIGOL, serveur et de Kalman HULYA, sans profession. 20/03/06 Tahena de Stéphane CARBONI, ouvrier et de Stéphanie PAROLA, commerçante. 21/03/06 Jeanne de Philippe MICHAUD, dessinateur industriel et de Anne LHOMME, juriste. 21/03/06 Quentin de Olivier VUILLET, ouvrier de scierie et de Nadine LACROIX, coiffeuse. 22/03/06 Antoine de Luc CHEVALIER, polisseur et de Cathy VAN DES BROECKE, coiffeuse. 22/03/06 Célia de Ludovic MARGUET, menuisier et de Florence PIETOUKHOFF, employée de bureau. 22/03/06 Louison de Florent LIÈVRE, architecte paysagiste et de Marie FULLERINGER, secrétaire notariale. 23/03/06 Paolo de Adrien COLALILLO, cariste et de Mélanie MULLER, infirmière. 23/03/06 Marie-France de Alain BETTINELLI, ingénieur et de Inthila LOUANGLATH, sans profession. 23/03/06 Erwan de Lionel ASTRED, agent touristique et de Ghizlaine EL ABBAS, sans profession. 23/03/06 Léa de Pascal DORNIER, mécanicien et de Lydie FOURNIER, secrétaire. 23/03/06 Jimmy de Teddy ARBEY, ouvrier et de Jessica CEBAREC, sans profession. MARIAGES 24/02/06 Frédéric BURGAUD, enseignant et Céline DELGRANDE, secrétaire médicale. 24/02/06 Sylvain LANDRY, employé territorial et Hélène MARGUET, secrétaire. 17/03/06 Cédric VERSTAEVEL, maçon et Maryline SEILER, conseillère de vente. 17/03/06 Jean-Sébastien BACOUX, cadre en restauration et Magaly CRETIN, responsable magasin. 14/03/06 Sébastien RAGOUCY, soudeur et Yulia ISLAMUTDINOVA, étudiante. 21/03/06 Oskan BICEN, opérateur et Aliye KARA- BACK, sans profession. 24/03/06 Nicolas BRUNDO, chaudronnier-soudeur et Valérie TRANNOY, artisan. DÉCÈS 05/03/06 Georges BARILLOT, 78 ans, retraité, domicilié à Ornans, veuf de Madeleine MAR- GUIER. 05/03/06 Albert FREYRE, 84 ans, retraité, domicilié à Pontarlier, célibataire. 05/03/06 Paulette JACQUIN, 83 ans, retraitée, domiciliée à Boujailles, épouse de Henri MAS- SON. 06/03/06 Jeanne MESNIER, 72 ans, retraitée, domiciliée à Morteau, célibataire. 06/03/06 Jean CUINET, 80 ans, retraité, domicilié à Pontarlier, veuf de Germaine VUITTENEZ. 06/03/06 Suzanne CRETIN, 100 ans, retraitée du Ministère de l Intérieur, domiciliée à Pontarlier, célibataire. 06/03/06 Murielle MASSENOT, 36 ans, assistante de commissaire priseur, domiciliée à Limoges, célibataire. 08/03/06 Louis BOLE-RICHARD, 80 ans, retraité, domicilié à Déservillers, veuf de Michelle DENIZET. 08/03/06 Michèle BOSSON, 72 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier, veuve de Jean-Claude CHIODEROLI. 08/03/06 Jeanne MERCET, 85 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier, épouse de Jean MON- NIER. 17/02/06 Jean MICHEL, 55 ans, paysagiste, domicilié à Vuillecin (Doubs), célibataire. 19/02/06 Alice FAIVRE-PICON, 88 ans, retraitée des Postes et Télécommunications, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Johann GRA- BER. 19/02/06 Marie-Jean PETITE, 74 ans, retraité agriculteur, domicilié à Evillers (Doubs), époux de Jeanne FOURCADE. 21/02/06 Michel MARGUET, 54 ans, artisan micro-mécanicien, domicilié à Les Gras (Doubs), époux de Jeannine DREZET. 22/02/06 Henri BERTIN, 74 ans, retraité, domicilié à Les Granges-Narboz (Doubs), époux de Simone BOURDIN. 23/02/06 Paulette COTE, 94 ans, retraitée, domiciliée à Labergement-Sainte-Marie (Doubs), veuve de Fernand ROBBE. 23/02/06 Simone MARADAN, 82 ans, retraitée, domiciliée à Levier (Doubs), veuve de Emile SUTTY. 24/02/06 Nicole MATHERN, 66 ans, retraitée, domiciliée à Doubs (Doubs), veuve de Emile SEEL. 24/02/06 Fernand MAILLOT, 89 ans, retraité, domicilié à Le Barboux (Doubs), époux de Blandine HUMBERT. 11/03/06 Johann GRABER, 91 ans, garagiste retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de Alice FAIVRE-PICON. 11/03/06 Bernard PAQUETTE, 75 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Paulette POURCHET. 12/03/06 Henriette GIRARDET, 91 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), célibataire. 10/03/06 Hubert CORDIER, 82 ans, retraité ferblantier, domicilié à Pontarlier (Doubs), célibataire. 14/03/06 Jean PASTEUR, 79 ans, cadre hospitalier retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Marie GIRARD. 16/03/06 Juliette JAVAUX, 91 ans, retraitée, domiciliée à Dompierre-Les-Tilleuls (Doubs), veuve de Fernand TROUTTET. 16/03/06 Léonne PERNY, 82 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Louis MES- NY. 17/03/06 Jean LAFFLY, 85 ans, retraité alphacoustic, domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Lucie LOCATELLI. 18/03/06 Giselle ROUSSELOT, 73 ans, retraitée, domiciliée à Malbuisson (Doubs) veuve de Bernard BERTOLINI. 21/03/06 Paulette ERNST, 84 ans, retraitée, domiciliée à Villers le Lac (Doubs) veuve de René ARNOUX. 22/03/06 Noëlle LONCHAMPT, 91 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Robert BOSCHETTI. 23/03/06 Angèle RICHARD, 101 ans, cultivatrice retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Jules AMYOT. 24/03/06 Madeleine ANCELLE, 98 ans, retraitée, domiciliée à Souvans (Jura) veuve de Marie ROBARDET.

11 DOSSIER 11 Qui sont les travailleurs frontaliers de 2006? ENQUÊTE L enquête menée par le cabinet Madinfor, présentée lundi 4 avril à Pontarlier à un parterre d élus et d institutionnels a permis de balayer certains a priori sur le profil des travailleurs frontaliers ou de confirmer les impressions sur ces milliers de personnes qui chaque jour passent la frontière pour se rendre à leur travail. Près de trois quarts d entre eux ont une formation technique. Leur niveau de formation est équivalent au C.A.P. ou au 80 % ont débuté en France Une vaste étude destinée à mieux comprendre le phénomène du travail frontalier a été menée par le cabinet mulhousien Madinfor. Près de 400 questionnaires ont été dépouillés. Les résultats sont plutôt flatteurs pour la Suisse, pourvoyeuse d emploi. Tous les clichés plus ou moins fondés sur les travailleurs frontaliers circulent : ils seraient privilégiés par des salaires deux fois plus élevés qu en France, ils ne connaîtraient pas le chômage ou l intérim, ils travailleraient plus longtemps que les autres, ils habiteraient à quelques kilomètres de la frontière, etc. Pour la première fois, une enquête réalisée auprès des frontaliers eux-mêmes permet d en savoir plus sur leur conception du travail de l autre côté de la frontière. Par ailleurs, La Presse Pontissalienne révèle les premiers résultats des études menées par le tout nouvel observatoire franco-suisse de l emploi. Grâce à des exemples concrets, la perception que l on se fait des travailleurs frontaliers n est pas vraiment conforme à la réalité. Chiffres, statistiques, analyses et commentaires sur un phénomène qui prend tous les jours plus d ampleur dans la vie économique du Haut-Doubs. Le frontalier-type est un horloger âgé de 30 à 50 ans Plus de 39 % des frontaliers travaillent dans l horlogerie. B.E.P. pour près des deux tiers (65 %) ou de niveau bac, voire bac + 2 (30 %). La grande majorité d entre eux - 80 % - ont débuté leur parcours professionnel en France. Près de 60 % d entre eux ont travaillé au moins deux ans, dont 40 % plus de 5 ans, avant de travailler en Suisse révèle l enquête. Plus surprenant, les répondants considèrent dans leur majorité que l expérience professionnelle préalable en France n était pas une condition à l obtention de leur premier emploi en Suisse. Seuls 10 % d entre eux étaient demandeurs d emploi quand ils ont décroché leur premier emploi en Suisse. La Suisse semble être un gage de stabilité puisque les trois quarts des répondants travaillent en Suisse depuis plus de 5 ans. La mobilité existe, mais entre entreprises, car moins de la moitié d entre eux n ont connu qu un employeur en Suisse. Le statut de travailleur frontalier est souvent enviable côté salaire, mais il a moins bonne réputation sur le plan des évolutions de carrières ou de la formation continue. L enquête balaie ces clichés car plus de 45 % des frontaliers concernés ont suivi des formations qualifiantes dans leur entreprise en Suisse, préalables à des évolutions professionnelles. Certains points de l enquête ne sont pas pour rassurer les services de l emploi français. En effet, ils sont 84 % - une quasi-unanimité - à déclarer avoir des perspectives d évolution professionnelle en Suisse égales ou meilleures qu en France. S ils revenaient travailler en France, ils pensent subir une perte salariale nette de 30 à 50 % pour les deux tiers d entre eux, et supérieure à 50 % pour plus du quart d entre eux. Dans quels domaines d activité travaillent aujourd hui les frontaliers? Ils sont ouvriers qualifiés à près de 40 %, ils travaillent essentiellement dans l horlogerie (plus de 39 % d entre eux), la mécanique (15 %), la santé (plus de 11 %), le commerce, la plasturgie, le B.T.P. (de 4 à 6 %). L hôtellerie-restauration, où les emplois sont en général les moins rémunérés, n occupe que 2,5 % d entre eux. Dernier secteur d activité représenté : l industrie du bois, pour 2,2 % des frontaliers. En général, les travailleurs frontaliers habitent à moins de 40 km de leur lieu de travail. Mais ils se disent prêts à élargir sensiblement leur zone géographique de mobilité professionnelle pour plus de 85 % d entre eux. Cependant, ils fixent comme temps maximal de déplacement pour se rendre à leur travail une limite de deux heures quotidiennes. En résumé, l étude conclut en ces termes : Le frontalier est de sexe masculin, âgé de 30 à 50 ans, le plus souvent de formation initiale C.A.P.-B.E.P.. Il a volontairement quitté son emploi en France après ses débuts professionnels pour rejoindre une entreprise en Suisse où il évolue et, éventuellement fait carrière. CHIFFRES Évolution sur 10 ans Les frontaliers toujours plus nombreux Entre 1995 et aujourd hui, la progression des emplois au profit des travailleurs frontaliers a dépassé les 6 000, uniquement sur les deux cantons limitrophes au Haut-Doubs de Neuchâtel et Vaud. Année Canton de Neuchâtel Canton de Vaud Source : office fédéral de la statistique

12 12 LE DOSSIER TENDANCE L es toutes premières statistiques de l observatoire statistique transfrontalier de l Arc jurassien (O.S.T.A.J.), récemment créé, viennent d être révélées. L organisme francosuisse s est notamment penché sur l évolution du travail frontalier. Il ressort de cette première vaste photographie de l emploi frontalier que les entreprises suisses de l Arc jurassien - sur une bande s étendant environ de Porrentruy au Nord à Nyon au Sud - fournissent un emploi à près de frontaliers résidant en France : hommes et femmes. Ainsi, les frontaliers occupent 4% des emplois de l Arc jurassien suisse, mais 9% des emplois industriels. Dans les industries des instruments médicaux, de la précision et de l horlogerie, les travailleurs frontaliers occupent plus de 21% des Un bond de 292% dans le secteur tertiaire Le nombre de frontaliers a augmenté de 55% entre 1998 et 2005 Désormais, les frontaliers français représentent 4% de la main d œuvre totale dans l Arc jurassien suisse. Et la part des frontaliers de moins de 30 ans est en constante augmentation. Elle est passée de 19 à 24% entre 1998 et emplois précise l observatoire. Dans l hôtellerie-restauration, les Français occupent plus de 5% des emplois suisses de l Arc jurassien. La progression du nombre de fronatliers s est faite en deux temps. Entre 1998 et le débiut de l année 2001, période où la conjoncture économique était favorable, la progression du nombre de frontaliers a été soutenue. Et entre juin 2001 et juin 2005, quand la croissance s est mise au ralenti, le nombre de frontaliers a tout de même augmenté. Sur cette période de 1998 à 2005, c est finalement un bond de 55% qu a connu l effectif frontalier en Suisse voisine. Deuxième aspect constaté : les frontaliers sont de plus en plus jeunes. Quel jeune de 25 ans habitant dans le Haut-Doubs, frais émoulu de ses études techniques, ne songe pas à postuler en Suisse voisine. Ils sont de plus en plus nombreux. En 2005, 24% des frontaliers ont moins de 30 ans, un chiffre jamais atteint. Ils n étaient que 19% dans ce cas en Autre constat : le secteur tertiaire - notamment les activités de l immobilier, de l informatique, de la recherche - a fait un spectaculaire bond de + 292%! Le tertiaire emploie aujourd hui plus de frontraliers dans l Arc jurassien. Même chose mais dans une moindre proportion pour la santé et l action sociale (voir article page 15) qui a fait un bond de 112% avec De gros efforts dans sa politique de formation. frontaliers de plus qu il y a 7 ans. On pense parfois que les emplois en Suisse ne permettent pas aux frontaliers d accéder à des postes à responsabilité. Cette image est démentie, et par l enquête réalisée par le cabinet Madinfor, et par les statisticiens de l O.S.T.A.J. qui affirment que de plus en plus les frontaliers accèdent à des postes hautement qualifiés. (Ces Français en place dans des postes à responsabilité en Suisse feront d ailleurs l objet d un prochain dossier de La Presse Pontissalienne). Il n en reste pas moins que les frontaliers comtois occupent principalement des emplois d oiuvriers, même si 40% d entre eux sont qualifiés. Ce tableau plutôt flatteur de l emploi frontalier est néanmoins assombrie par le taux de chômage, en forte augmentation dans l Arc jurassien franco-suisse. Ce territoire comprenant la Franche-Comté et la Suisse voisine compte en 2005, chômeurs. Et c est dans la partie suisse que l augmentation du chômage a été la plus marquée : + 85% (+ 36% en Franche-Comté). Ceci dit, il reste bien inférieur en Suisse voisine - aux alentours de 5% - qu en Franche-Comté où le taux de chômage atteint les 8,5%. Un taux inférieur à celui enregistré sur le plan national - 9,6% -, tout cela grâce à la proximité de la Suisse J.-F.H. La part des jeunes est en constante augmentation. SECTEURS D ACTIVITÉ Au 31 décembre 2005, les entreprises de la vallée de Joux (canton de Vaud) employaient travailleurs frontaliers français. Pour les deux tiers, ils venaient du Jura, le tiers restant réside dans 40 % des frontaliers L horlogerie tire l emploi frontalier Les frontaliers déclarent à près de 40 % travailler dans le secteur de l horlogerie. Ce taux atteint parfois 80 % - dans certaines entreprises de la vallée de Joux notamment, un secteur où l horlogerie est omniprésente. le Doubs. Le total des emplois en vallée de Joux s élève à environ aujourd hui. Les Français représentent donc la moitié des effectifs salariés de cette micro-région, certes enclavée sur le plan géographique mais particulièrement dynamique sur celui de l emploi industriel, et notamment horloger. La vallée de Joux concentre en effet la fine fleur de l horlogerie suisse. Le Swatch Group y emploie à lui seul plus d un millier de salariés dans ses cinq sociétés présentes autour du lac de Joux (Bréguet, Blancpain, Valdar, Frédéric Piguet et E.T.A.). D autres fleurons emploient plusieurs centaines d employés, comme Jaeger-LeCoultre et ses 900 salariés (groupe Richemont) ou encore Audemars-Piguet avec près de 400 collaborateurs. Le marché de La vallée de Joux concentre à elle seule plus de emplois horlogers (photo archive L.P.P.). l horlogerie va bien, donc la demande en terme de personnel, qualifié et non qualifié, est forte en ce moment résume Nadia Fustinoni, du syndicat horloger patronal. Forcément, se secteur dynamique exerce un pouvoir d attraction assez fort pour inciter des frontaliers à passer près de trois heures par jour dans les transports pour leur travail. Mais dans le canton de Vaud, la vallée de Joux fait un peu figure d exception. La partie industrielle a tendance à être en baisse dans le canton alors que chez nous en vallée de Joux, pour l instant elle augmente, confirme Éric Duruz, de l Association pour le développement des activités économiques de la Vallée de Joux (A.D.A.E.V.). C est ce qui explique que notre secteur attire des frontaliers bien au-delà du bassin de proximité. Il y a aussi la notoriété des firmes implantées ici qui fait beaucoup. Et il ne faut pas croire que la vallée de Joux ne compte que sur les compétences françaises. Notre école technique a fait de gros efforts dans sa politique de formation. À tel point que l effectif de cette école d horlogerie est désormais composé à plus de 15 % de jeunes Français. Même chose à l école polytechnique de Lausanne où 10 % des inscrits sont de nationalité française. Dans certains secteurs d activité, l entrée en vigueur des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l Union Européenne aurait dopé l arrivée de travailleurs frontaliers. En vallée de Joux, ce constat est à nuancer largement. L accroissement du nombre de frontaliers ici ne résulte pas de ces accords mais uniquement de la progression de nos entreprises complète Éric Duruz qui voit la vallée de Joux comme un bassin transfrontalier où chacun a à y gagner, de quelque côté de la frontière qu il se situe. De gros efforts dans sa politique de formation. J.-F.H. ZOOM Le groupe Swatch bat des records En 2005, le premier groupe horloger mondial, largement présent en Suisse voisine, a obtenu le meilleur résultat de son histoire. Et ses prévisions pour l année en cours sont optimistes. À4,5 milliards de francs suisses, le chiffre d affaires consolidé 2005 du Swatch Group a dépassé de quelque 250 millions son précédent record, qui datait de Par rapport à 2004, cela représente une progression de 8,3 %! Selon la fédération horlogère suisse, basée à Bienne, avec une croissance de 9,4 %, à 3,44 milliards de francs, le secteur-clé du groupe - les De nettes croissances à deux chiffres. montres et bijoux - a progressé davantage que les autres secteurs. Et plus la marque se positionne dans le luxe et le haut de gamme, meilleur est le résultat. Bréguet, Blancpain, Jaquet Droz et Oméga ont ainsi affiché de nettes croissances à deux chiffres, tandis que les investissements en marketing consentis durant le premier semestre ont porté leurs fruits pour Longines, Rado et Tissot. Du côté du secteur de la production de montres, mouvements et composants, le chiffre d affaires brut a augmenté de 4,7 % pour atteindre 1,3 milliard. Quant aux prévisions pour l année en cours, elles font état à nouveau de très solides progressions de croissance selon la fédération suisse. Une nouvelle bonne nouvelle pour l emploi frontalier.

13 ÉTAT DES LIEUX Mouvements de population LE DOSSIER 13 Les frontaliers sont disséminés dans toute la Franche-Comté La première carte représente le nombre de frontaliers, sur leur lieu de travail en Suisse et leur lieu de résidence en France. Sur la deuxième, on voit la part des frontaliers en Suisse dans leur emploi et la part des frontaliers en France par rapport à la population active. Un document de la C.T.J. Votre nouveau distributeur à Pontarlier CH MOUGIN AUTOMOBILES 9, rue Pierre DECHANET - Les grands planchants - PONTARLIER Tél Fax

14 14 LE DOSSIER ORIGINE De plus en plus loin Les frontaliers affluent de toute la France La tendance a été renforcée depuis les accords bilatéraux de 2004 : les travailleurs frontaliers ne résident plus uniquement dans les communes limitrophes. Ils viennent de plus en plus loin. Les deux associations de frontaliers - Groupement Transfrontalier Européen et Amicale des Frontaliers - sont unanimes sur ce point : le cercle d influence de la Suisse est de plus en plus large. Nous avons une centaine de nos adhérents qui résident à Besançon ou dans sa région cite Alain Marguet, de l Amicale. Du côté du Groupement Transfrontalier, les chiffres cumulés sont à peu près semblables : une vingtaine de leurs adhérents résident à Besançon-ville. D autres communes du Grand Besançon abritent un ou plusieurs frontaliers. C est le cas de Chalezeule, La Chevillotte, Mamirolle, Pirey, Rurey, Saône ou encore Serre-les-Sapins. Plus près du Haut-Doubs mais tout de même à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, on recense plusieurs dizaines de travailleurs frontaliers résidant à Valdahon ou à Vercel. Le phénomène a démarré en 2002 par la mise en place partielle des accords bilatéraux selon lesquels il a été autorisé aux personnes qui trouvaient un emploi en Suisse d y résider pendant la semaine. Tout cela a été renforcé dès juin 2004 avec le deuxième volet des accords selon lequel il suffisait de décrocher un emploi en Suisse pour se voir délivrer une autorisation de travail. Et ce qui change beaucoup aussi, c est la possibilité donnée de pouvoir faire quelques années en Suisse, puis revenir en France et retourner ensuite travailler en Suisse, il y a une plus grande souplesse. Enfin, comme pour 2006 la plupart des clignotants économiques sont au vert en Suisse, ça attire d autant plus de monde. Il est évident que le travail frontalier a été facilité et que par conséquent, il attire des gens de beaucoup plus loin commente Jean-François Besson, le secrétaire général du Groupement. Nous avons beaucoup de contacts en provenance de zones économiquement sinistrées comme les Vosges ou la Lorraine, le Nord, voire d autres régions comme la Normandie ou la Bretagne ajoute Alain Marguet. L enquête réalisée par le cabinet Madinfor a bien soulevé la problématique : Les frontaliers se disent prêts à sensiblement élargir leur zone géographique de mobilité professionnelle. Ils sont 85 % dans ce cas note Christian Rubechi, responsable du cabinet d études. Vicheth Tep est dans ce cas. Il travaille, comme environ 2,5 % des frontaliers, dans le domaine de la restauration. Il réside à Besançon. Tous les jours, il effectue la centaine de kilomètres aller-retour - qui sépare la capitale comtoise des montagnes neuchâteloises où il travaille. Je suis loin d être un cas unique, commente le jeune homme. La Suisse attire de Je ne suis pas allé en Suisse pour l argent. partout. Dans le même établissement que moi, il y a des Bretons, des gens du Midi, etc. Pourtant, l hôtellerie - fût-elle suisse - n a pas la réputation de bien payer ses salariés. Je ne suis pas allé en Suisse pour l argent. En France, je faisais 35 heures en deux jours, j avais un poste à responsabilité. Je suis venu ici pour avoir des horaires corrects, ce qui me permet de pouvoir prendre du temps pour mon hobby, les arts martiaux. J ai moins de responsabilités et un salaire équivalent. Passer 2 h 30 par jour dans sa voiture, Vicheth s en est fait une raison. Les Parisiens passent autant de temps dans leur voiture, le R.E.R. ou le métro Malgré tout, le jeune Bisontin est conscient des contraintes qui pèsent sur ce métier et ce rythme de vie somme toute fatigants. Et il relativise l image que beaucoup de Français, venus parfois de loin, se font de la Suisse : Les salaires suisses motivent tout le monde. Mais quand on vit la chose, on se rend compte que c est pas forcément rentable. Tout ne se compte pas pécuniairement dans un travail de frontalier. J.-F.H. Les files de voitures aux différents points de passage en douane du Haut-Doubs ne font que grossir depuis quelques années. PARITÉ Zoom sur le canton de Neuchâtel Deux hommes pour une femme Année Nombre de frontaliers Hommes Femmes Source : office fédéral de la statistique

15 LE DOSSIER 15 EXPÉRIENCE Elle a démarré à 50 ans Il n y a pas d âge pour travailler en Suisse La grande majorité des frontaliers - 80 % d entre eux - ont démarré leur carrière en France. Certains ont même attendu l âge de 50 ans pour franchir la frontière à la recherche d un emploi. L exemple de Véronique. L es études sont formelles : les travailleurs frontaliers sont de plus en plus jeunes (voir ci-dessous). Mais beaucoup de salariés passent plusieurs années en France avant de tenter leur chance de l autre côté de la frontière. C est le cas de Véronique. Elle réside à Bians-les-Usiers. Pendant une dizaine d années, elle effectuait les 45 km qui séparaient son domicile de Morteau où elle occupait un emploi dans une entreprise horlogère locale. L opportunité de travailler en Suisse s est présentée il y a un an et demi. J ai eu l occasion de me présenter dans l entreprise Chopard, dont la manufacture est basée à Fleurier. En distance, ça ne faisait pas plus long que d aller à Morteau. Et très honnêtement, en comparant les salaires, il n y avait pas trop à hésiter. Tout juste le S.M.I.C. en France, plus du double à Fleurier. Les avantages s accompagnent bien sûr d autres inconvénients. C est sûr que je ne suis plus aux 35 heures commente Véronique. Ici, c est plus stressant, plus fatigant, on n a pas les mêmes horaires. Et quand il faut faire des heures en cas de coup de bourre, on n a pas le choix, on n ose pas refuser. La salariée frontalière est à l atelier finition-emboîtage du célèbre horloger suisse qui emploie désormais plus de cent personnes dans le Val de Travers, dont une bonne moitié de Français. Dernier inconvénient, et non des moindres, les impôts. Je n en payais pas quand je travaillais en France. Maintenant, c est vraiment le coup de masse! Dernier revers : l âge de la retraite fixé à 64 ans pour les femmes. En Suisse, il n y a pas d âge pour démarrer. Selon Véronique, une salariée de 50 ans sera peut-être encore mieux accueillie qu une jeune de 35 ans. Elle a l expérience et ne risque pas d être en congé maternité. Autre pays, autres mœurs. MÉTIER 28 % du personnel INTÉRIM Des situations parfois difficiles Les frontaliers ne sont pas toujours en C.D.I. L image du salarié frontalier qui passe toute sa vie dans la même entreprise a vécu. La mobilité est devenue une réalité. Et l intérim un moyen d entrer sur le marché suisse, parfois. D ans cette agence suisse d intérim implantée à Yverdon, le constat est net : Nous avons une large proportion de nos intérimaires qui sont des frontaliers. Presque 50 % assure le responsable. La proportion de personnes françaises inscrites, à la recherche d un emploi, est tout aussi significative. La plupart de ces personnes n ont pas réussi à trouver un contrat à durée indéterminée en Suisse poursuit le responsable. L eldorado suisse fait parfois déchanter. Dans cette agence intérimaire, les Français qui choisissent de plein gré l intérim sont rares. La plupart du temps, c est faute d avoir trouvé mieux. Les périodes d intérim varient également d un secteur d activité à l autre dans le canton de Vaud. Dans la construction, les gens peuvent rester longtemps en intérim. Dans le domaine administratif et l industrie, les périodes d intérim sont beaucoup plus courtes, les demandeurs trouvent plus facilement un emploi stable en ce moment. Mais la condition sine qua non pour intégrer une agence d intérim suisse est d être déjà en possession d un permis de travail. Alors tout le monde n y a pas droit. Une ancienne frontalière intérimaire explique : Certaines personnes se sont faites embaucher comme serveur ou serveuse dans un restaurant suisse, histoire d obtenir un permis. Ensuite seulement, on a le droit de s inscrire dans une agence d intérim suisse explique Marie. Cette salariée française a enchaîné les petites missions intérimaires pendant trois ans. Elle raconte : Même si le travail n est pas intéressant, on a intérêt de dire oui quand on nous propose un poste. Sinon, on ne vous rappelle pas. J ai fait plein de petites missions, dans le canton de Vaud surtout, parfois jusqu à 70 km de la frontière. Parfois, c était très dur. Et en Suisse, visà-vis des autres collègues, les intérimaires n ont aucune considération, c est difficile à vivre. Ceci dit, l agence d intérim par qui je suis passée à Yverdon m a toujours trouvé du travail. Au total, j ai fait huit ou neuf entreprises avant de trouver un emploi stable. Marie travaillera ensuite pendant trois ans dans une entreprise de Ballaigues, à quelques kilomètres de la frontière de Vallorbe. Elle vient de quitter son employeur. Et a repris le parcours fastidieux du frontalier à la recherche d un emploi. Mon objectif est de trouver quelque chose de stable dans le domaine du biomédical ou dans l horlogerie, je suis quelqu un de plutôt minutieux. Elle ajoute : Le travail frontalier, c est pas toujours ce qu on croit. Et quand on est timide et stressée, c est encore plus dur Marie a aujourd hui 25 ans. Voilà 7 ans qu elle a commencé à travailler de l autre côté de la frontière. Avec ses hauts et ses bas. La situation de l intérim a encore évolué depuis juin 2004, date d entrée en vigueur des accords bilatéraux. Les agences d intérim suisses voient affluer des réponses à leurs annonces depuis toute la France confirme un responsable d agence à Yverdon. Il y en a beaucoup plus qu on le croit. Récemment encore, quelqu un est venu de Bretagne. Il a commencé sa mission la semaine qui a suivi la parution de l annonce. Il a tout plaqué chez lui, a trouvé un logement provisoire à Pontarlier et est venu travailler en Suisse. Malgré les aléas de l intérim, le rêve suisse motive toujours les salariés à la recherche d un emploi. J.-F.H. Près de 600 infirmières franc-comtoises travaillent en Suisse Plus de 11 % des frontaliers exercent dans le domaine médical. Après l horlogerie et la mécanique, c est le troisième pourvoyeur d emplois frontaliers. Les infirmières sont en première ligne. Selon la direction régionale des affaires sanitaires et sociales, 591 infirmières franc-comtoises travailleraient actuellement sur le territoire suisse. La Conférence Transjurassienne suisse a effectué une étude sur la population infirmière frontalière exerçant en terre helvétique. L organisme a passé au peigne fin 440 de ces infirmières françaises qui ont choisi d exercer de l autre côté de la frontière. Plus de la moitié d entre elles - 50,7 % - se sont formées en Franche-Comté, dont 35,8 % à Besançon, 12,5 % à l I.F.S.I. de Pontarlier et 2,5 % à Belfort-Montbéliard. Toutes ces infirmières frontalières françaises ne sont donc pas originaires de Franche-Comté. 35 % d entre elles ont obtenu leur diplôme dans d autres régions françaises, 10,2 % dans d autres pays européens et 4,2 % seulement en Suisse. Le métier d infirmière est donc un de ceux sur lesquels la Suisse exerce le plus fort pouvoir d attraction. Dans les établissements de l Arc jurassien qui ont participé à cette étude, 28 % du personnel est constitué de travailleuses frontalières. Ce taux d infirmières françaises va de 3 % dans un hôpital du Jura bernois à 86 % dans un home médicalisé du Jura suisse résume Claude Girardin, le responsable de cette étude très récente (février 2006). Les infirmières françaises exerçant dans les établissements suisses restent en moyenne 6,2 ans dans la même structure. Mais elles ne viennent pas tout de suite en Suisse. Elles travaillent déjà en France en moyenne 6,4 ans. Constat surprenant : ce ne serait pas le salaire qui motive en premier lieu les infirmières françaises à passer la frontière. Pour 49 % d entre elles, c est la conception suisse des soins qui les motive, suivie des ressources affectées aux soins pour 40 % Presque la moitié de mes collègues sont frontalières. d entre elles, puis de l organisation du travail (38 %), de la reconnaissance de leur rôle professionnel autonome (30 %) et enfin seulement, du salaire (24 %). Un constat qui fait douter Marie-Anne Guillaume- Gentil, infirmière en chirurgie à Neuchâtel : Presque la moitié de mes collègues sont frontalières, explique-t-elle. Le salaire d une infirmière en France est d environ de euros par mois après 10 années d expérience. En Suisse, c est le double, voire plus. Autre paradoxe : une infirmière qui veut se former en France doit patienter deux ou trois ans à la porte de l institut de soins infirmiers alors que certains établissements suisses sont en manque d élèves. Voilà un sujet concret et criant des nécessaires ponts à construire en matière d emploi entre nos deux pays. J.-F.H. Une infirmière en Suisse gagne aux environs de euros par mois.

16 16 16 Pontarlier et environs EAU POTABLE Le puits actuel fournit m 3 d eau par jour. Il a toujours couvert nos besoins en quantité comme en qualité. L obligation qui nous est faite de s en séparer est difficile à faire admettre à certaines communes du syndicat, reconnaît Gérard Rognon qui préside cette structure depuis Mis en place il y a plus de 50 ans, le syndicat des eaux de Dommartin regroupe 16 communes* (9 000 habitants) sur la plaine de l Arlier, le plateau de Levier et le Saugeais. À partir de son captage, il produit et transporte l eau jusqu à l entrée des 16 communes qui se chargent ensuite de la distribuer aux abonnés. Les trois salariés assurent également l entretien des réseaux communaux pour 10 adhérents. Il s agit de petites collectivités qui n ont pas les moyens d embaucher du personnel affecté à ces travaux. Le puits n est pas protégeable car il est trop Ressource non protégeable Le syndicat des eaux de Dommartin contraint de se séparer de son puits Directives administratives obligent, ce captage non protégeable va être abandonné au profit d un nouveau puits dont la gestion sera attribuée à la C.C.L. Ce transfert de compétences implique une modification des statuts du syndicat, qui a opté pour une transformation en syndicat de transport d eau. près de la route et des habitations et du Drugeon. Cela fait longtemps que l on sait qu il faut en trouver un autre. C est une affaire qui traîne depuis 10 ans. Aujourd hui, l administration nous met la pression pour faire avancer les choses. Les services de l État imposent non seulement la protection des captages mais ils demandent que cela se fasse de façon globale avec une seule structure. Conséquence : la C.C.L. sera chargée de gérer la ressource en eau sur la nappe de l Arlier. Le principe a été accepté en Il reste à le mettre en application. La protection étant indissociable de la production, nous avons étudié différentes hypothèses liées à ce transfert de compétences. La première solution consiste à créer un syndicat mixte réunissant la C.C.L. et les syndicats de Dommartin et de Une transformation en syndicat de transport. Bians qui exploitent aussi des captages sur la plaine de l Arlier. L autre option se traduit par la transformation des syndicats existants en syndicats de transport. Ils participent alors à la commission de suivi sur les investissements mise en place au sein de la C.C.L. On a finalement retenu le second scénario car il permet aux communes de Ville-du-Pont, Maisons-du-Bois-Lièvremont et Villers-sous- Chalamont de conserver le contrôle de leurs propres captages utilisés en complément de l approvisionnement syndical. J estime très important qu elles puissent continuer à gérer leur production ajoute M. Rognon. Le syndicat de Dommartin s est déjà prononcé favorablement sur le principe de cette transformation. Courant avril, les 32 membres du syndicat approuveront ou non le changement de statut qui devra être Bloqué d un côté par le Drugeon et de l autre par la route et les habitations, le puits actuel n est plus protégeable. ensuite validé dans les 3 mois qui suivent par une délibération concordante à la majorité qualifiée par les 16 communes. Pour mémoire, un scrutin à la majorité qualifiée suppose l accord soit de la moitié des communes représentant les 2/3 de la population soit des 2/3 des communes représentant la moitié de la population. L emplacement du nouveau puits est déjà déterminé. Il restera sur la commune de Dommartin. Le coût de sa réalisation se répercutera forcément sur le prix de l eau. On ne peut pas encore évaluer cette augmentation. En accédant à la présidence du syndicat, Gérard Rognon a fait établir un diagnostic sur les 90 km du réseau exploités. Cet état des lieux a mis en évidence des diamètres de conduites trop petits sur certains tronçons. On a engagé des travaux assez importants de renforcement du réseau reliant le réservoir de transfert au-dessus de Lièvremont à celui situé près de La Longeville via La Chaux-de-Gilley. Le montant de l investissement s élève à 1,8 million d euros. Le Conseil général participe à hauteur de 48 %. On est dans l attente d une aide de l Agence de bassin. Chaque secteur géographique du syndicat supporte le coût des travaux qui lui est imparti. T.C. * Dommartin, Chaffois, Houtaud, Levier, Septfontaine, Chapelle-d Huin, Villers-sous- Chalamont, Villeneuved Amont, Arçon, Maisons-du- Bois-Lièvremont, Bugny, La Chaux-de-Gilley, Gilley, La Longeville, Montflovin et Ville-du-Pont. MUSIQUE Les J.M.F. à la conquête de tous les publics scolaires Mercredi 22 mars, la délégation Jeunesses Musicales de France de Pontarlier renouait avec la tradition des concerts tout public en présentant à l Espace Pourny le spectacle des frères Nardan. Bilan et perspectives sur l impact local des J.M.F. E n général, quand on se déplace, c est soit pour une crise, soit pour quelque chose d exemplaire comme c est le cas à Pontarlier où la délégation J.M.F. accomplit un travail exemplaire au vu du nombre d enfants touchés, apprécie en connaisseur Bruno Boutleux, le directeur de l Union Nationale des J.M.F. S ouvrir aux ados qui tenait à être présent à l occasion de ce concert tout public. Animée par Pascale Lhomme, l équipe J.M.F. pontissalienne réunit 6 enseignants. Elle se donne pour mission la sensibilisation et l éveil du jeune public aux formes d expressions musicales et chorégraphiques. Pour la saison , écoliers de Bruno Boutleux, le directeur de l Union Nationale des J.M.F. était présent à Pontarlier le 23 mars pour soutenir la délégation pontissalienne qui accomplit un travail exemplaire. Pontarlier et de la communauté de communes du Larmont ont eu la chance de pouvoir assister à des spectacles reflétant la grande diversité du monde musical contemporain. Leur nombre est passé cette année à 3 333, soit une progression de 12 %. C est pratiquement les 2/3 des enfants scolarisés sur la circonscription de Pontarlier. Cet engouement témoigne de la vigueur de l action et de l écho favorable rencontré auprès du jeune public du Haut Doubs, préparé au spectacle vivant par ses enseignants, se félicite Gilles Bierry, le secrétaire des J.M.F. Franche-Comté. La saison comprend 6 spectacles joués chacun 3 fois aux Capucins. Chaque enfant assiste à deux spectacles différents. Dès la prochaine rentrée scolaire, la formule évoluera avec 4 concerts en 5 représentations organisées sur 2 journées. Une seconde salle, celle du théâtre Blier sera mise à contribution. Ce dispositif a pour but d améliorer les conditions de réception des jeunes spectateurs. On attend que la Ville de Pontarlier continue à nous soutenir. L accompagnement de la collectivité est essentiel dans la mise à disposition des salles, poursuit le secrétaire régional rassuré des propos de Patrick Genre annonçant une augmentation de l aide accordée aux J.M.F.. Un spectacle tout public figurera également au menu de la prochaine Leur nombre est passé à 3 333, une progression de 12 %. programmation. Aujourd hui le grand challenge pour les J.M.F., c est de parvenir à couvrir tout le spectre des nonadultes, notamment des adolescents en allant à la conquête des collégiens et des lycées, explique Bruno Boutleux. Un challenge déjà relevé en Franche-Comté avec l embauche à la rentrée 2005 d un coordinateur régional, Joffrey Parisot, chargé de piloter l opération Musiques actuelles au lycée. On a organisé des concerts-rencontres avec le duo Mouss et Hakim. Du 13 au 17 mars, ils ont joué dans les 4 salles de musiques actuelles franc-comtoises, à savoir le Cylindre à Larnod, le moulin de Brainans, la Poudrière à Belfort et le Moulin de Pontcey en Haute-Saône. Chaque représentation a attiré une centaine de spectateurs. En prolongement de ces actions se déroulera le 14 mai de 14 heures à 18 heures au théâtre de Morteau l opération Music ados, un tremplin pour les jeunes formations du Haut-Doubs. En bref Transport Le réseau de transport en commun Pontabus a lancé mimars une campagne de promotion autour du thème Coût de pompe, pour inciter les Pontissaliens à utiliser ses lignes. Pontabus, c est km parcourus par an, voyages par an. O.G.M. Le comité local A.T.T.A.C. Haut- Doubs organise mardi 4 avril à 20 h 30, salle Morand à Pontarlier, la projection de Faim de soja suivi d un débat, et samedi 8 avril à 17 heures à Biocoop (rue Arthur Bourdin), la projection du film O.G.M., l enquête qui accuse. Franco-suisse Samedi 22 avril sur le site de la Vue-des-Alpes (entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel), la Maison de l Europe transjurassienne organise une journée sur le thème Face à face, dos à dos, Neuchâtelois et Franc-Comtois, à partir de 10 heures. Renseignements au Exposition L exposition de peintures Passions comtoises se tiendra au musée de Pontarlier du 7 avril au 18 juin.

17 L e grand syndicat mixte est mort, vive le plan B. Prévu pour promouvoir le tourisme dans le Haut-Doubs, ce grand syndicat qui devait réunir les six communautés de communes de la zone frontalière a été définitivement enterré le 24 mars, faute d accord entre les partenaires. Et le plus étonnant, c est que tout le monde, au Conseil Général - qui avait pourtant fait de la création du syndicat un de ses objectifs de Doubs comme du côté des communautés de communes, semble satisfait de cet échec. Il faut relativiser. Ce n était qu un outil au service d une politique, reconnaît Claude Jeannerot, le président du Conseil général du Doubs, qui s était fixé jusqu en mars 2006 pour mener les négociations autour de la création du grand syndicat. Pour lui, les conditions techniques, admi- Mouthe - région des lacs 17 TOURISME Des années d étude pour rien Satisfaction générale autour de la mort du grand syndicat Prévu dans l agenda Doubs 2010 pour promouvoir le tourisme dans le Haut-Doubs, le grand syndicat mixte du Haut-Doubs vient d être enterré par le Conseil général. Zoom Le tourisme en investissement Sur les 30 millions d euros d investissement sur quatre ans annoncés par le Conseil général, 6 ont déjà été investis dans le nouveau télésiège de la station Métabief-Mont d Or. Autres projets annoncés, l aménagement d un stade de biathlon et d une maison pour touristes et sportifs à la Seigne (1,6 million d euros), la mise en place d une plate-forme pour le ski nordique avant fin 2008 à Chaux-Neuve. Enfin, la voie verte autour du lac de Malbuisson devrait représenter 10 millions d euros. Les ambitions de développement restent identiques. nistratives et politiques de construction d un grand syndicat n étaient pas réunies. De façon lapidaire et sans faire de procès à personne, nous nous sommes rendus compte que la volonté n était pas au rendezvous. Les présidents de communautés de communes considèrent que les conditions de la solidarité n étaient pas réunies et équitables. Pour les communautés de communes, ce sont surtout les moyens financiers réclamés par le grand syndicat qui ont posé problème. Pendant trois ans, on a négocié sur la base de euros de contribution par an au grand syndicat. Maintenant, on nous demandait à euros par an. Pour nous, ce n était tout simplement pas possible. C est dommage, on a passé beaucoup d années sur ce projet, mais on n avait pas d autres choix que de tout remettre à plat, reprend Jean-Pierre Gurtner, le président d Altitude 800, la communauté de communes de Levier-Val d Usiers. Principal point d achoppement, la gestion de la station de Métabief, qui devait être transférée au syndicat. Ce que refusait depuis le début Michel Morel, président de la communauté de communes du Mont d Or. Car cette station concerne tout le département. Et c est un investissement beaucoup trop lourd pour nous. On nous réclamait 1,05 million d euros. Le conseil général maintient ses ambitions. 6 millions d euros ont été investis dans le télésiège du Morond. Pour y arriver, il fallait augmenter les impôts de 122%. Ce n était pas possible, affirme l élu. Favorable au projet de grand syndicat au départ, Jean-Marie Saillard, le président de la communauté de communes des Hauts du Doubs regrette lui aussi la perte de temps. L idée était louable et la question d un outil de communication et de promotion n est pas réglée. Mais on avait un projet de stade nordique, on doit présenter notre budget en avril pour pourvoir bénéficier de fonds européens pour notre projet. On ne pouvait pas se permettre de ne pas les avoir. Maintenant, il faut que les projets sortent, c est urgent, explique-t-il. Face à l enterrement du grand syndicat, le Conseil général a donc dégainé son plan B pour le tourisme. Les ambitions de développement restent identiques, tout comme le montant des investissements prévus dans le cadre du grand syndicat avorté. Près de 30 millions d euros devraient être investis sur quatre ans pour le seul Haut-Doubs autour des quatre pôles du ski alpin, du ski nordique, des loisirs nautiques et de ceux de pleine nature. Seul changement par rapport au grand syndicat, le retour, pour chaque projet, à une négociation bilatérale entre les communautés de communes et le Département. On maintient l effort d investissement, sauf qu il est concentré sur l investissement et ne comprend plus une part de fonctionnement comme cela aurait été le cas avec le grand syndicat. Ce qui nous donnera une marge supplémentaire, se satisfait encore Claude Jeannerot. À se demander si le projet de grand syndicat mixte du Haut-Doubs était vraiment une bonne idée. S.D. En bref Oiseaux Dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire, la ville de Pontarlier recense les volailles et oiseaux domestiques détenus par les Pontissaliens. Renseignements au auprès de Jean-Yves Frelet. Sport L Office municipal des sports de Pontarlier organise une conférence mercredi 5 avril à 20 h 30 salle Morand sur le thème Intérêt de l endurance dans la préparation sportive. Avec les témoignages de Vincent Defrasne, Patrick Vallet et Jean-Luc Courtet. Rens Ski Les élèves de CM1 et CM2 de l école Vauthier ont gagné le challenge de l Arcan, ceux de l école Charles Péguy, l épreuve du schuss lors du concours des écoles organisé en février dernier Loto Le lycée technologique privé Jeanne-d Arc de Pontarlier organise son loto samedi 13 mai à 20 heures au lycée. Gros lots dont un séjour à Val d Isère. PUBLI-INFORMATION Frontalier.info : un devis d assurance maladie L agence mortuacienne Sauge Assurances a créé un site internet qui permet aux travailleurs frontaliers d obtenir un devis rapide d assurance maladie personnalisé. sur simple clic La réussite d une entreprise de service passe par le respect de la clientèle! Le cabinet mortuacien Sauge Assurances n a jamais dérogé à cette ligne de conduite depuis 1963, date de sa création. Cette enseigne qui s affiche en référence dans le Haut-Doubs, évolue, s adapte, et mobilise ses compétences pour satisfaire quotidiennement l ensemble de ses assurés qu il s agisse de particuliers ou de professionnels, et dans quelque domaine que ce soit (auto, habitation, complémentaire santé, retraite,placements financiers, etc.) Elle innove aussi. Au mois de janvier, en partenariat avec deux autres agents d assurance d Annecy et de Riedisheim elle a mis en ligne un site internet spécialement dédié aux frontaliers en quête d une assurance maladie privée qui leur offrira les meilleures garanties. Le Groupement Transfrontalier Européen est partenaire de cette agence. Désormais, en un simple clic sur le site frontalier.info, le travailleur frontalier peut obtenir un devis gratuit sur le modèle d assurance maladie qui lui correspond. C est très rapide et très simple. Il suffit de remplir un petit questionnaire dans lequel on vous demande de préciser votre âge, votre sexe et votre situation professionnelle. Indiquez également si vous souhaitez recevoir votre devis sur votre boîte mail, ou alors par courrier postal. Plusieurs fois par jour, le cabinet Sauge consulte ces demandes et y répond sans délais. Internet est un premier contact à la suite duquel on envoie un tarif à la personne et les garanties auxquelles elle peut prétendre. C est une bonne base de renseignements indique Jean-Pierre Sauge. En revanche, l agence ne dresse aucun contrat par internet. Pour cela, après réception du devis, chacun peut prendre rendez-vous s il le souhaite avec l agent d assurance mortuacien qui est aujourd hui un des principaux assureurs de frontaliers dans le Haut-Doubs! Ce n est pas un hasard, mais la conséquence d un partenariat qui dure depuis 43 ans avec le Groupement Transfrontalier Européen, et la fidélité à la compagnie Azur Assurances qui a intégré il y a quelques années la Strasbourgeoise, spécialisée dans l accompagnement des frontaliers. Notre métier, c est le conseil insiste Jean-Pierre Sauge. Il est d autant plus attentif à proposer un contrat adapté à ses interlocuteurs que pour le travailleur frontalier, l assurance privée c est sa sécurité sociale avec tout ce que cela implique. Frontalier.info s articule autour d autres rubriques dédiées à l assurance vie, habitation ou encore automobile. En cliquant sur chacun de ces thèmes, on obtient un ensemble de renseignements, mais il n est pas possible de demander un devis. Ces secteurs font appel à des critères complexes et très différents d une situation à l autre. C est la raison pour laquelle le cas échéant, le site internet vous renvoie directement vers votre agent d assurance qui est là pour vous renseigner et vous conseiller. Groupement transfrontaliers Européen Vers Pontarlier Vers Besançon Lycée Casino Feu tricolore 20, avenue du Général de Gaulle MORTEAU Tél. : mail : site : Sauge Assurances Gendarmerie Vers ZI Vers Suisse

18 18 Pontarlier et environs COMMERCE L a Presse Pontissalienne : La Carte Altitude fête ses cinq ans cette année. Comment est née l idée de cette carte de fidélité? Philippe Laval : Il y a quelques années, les responsables de l association Commerce Pontarlier Centre, souhaitaient mettre en place un outil qui allait permettre de fédérer plusieurs commerces et de fidéliser les clients. C est sur la base de cette réflexion qu est née la Carte Altitude. Cinq ans d existance Philippe Laval : La Carte Altitude est une belle réussite Le président du comité de la Carte Altitude fait le point sur l intérêt de cet outil de fidélisation de la clientèle, qui génère un dynamisme du commerce au centre-ville de Pontarlier. L.P.P. : Combien d adhérents regroupe-t-elle et surtout combien d utilisateurs? P.L. : Au départ, nous étions trente commerçants. Nous sommes aujourd hui 60. Je dirais que l on gagne en moyenne entre 10 et 12 nouveaux adhérents par an. Nous avons distribué près de de ces cartes à nos clients. On sait que d entre elles sont utilisées régulièrement. C est une belle réussite. L.P.P. : Vous avez mené des études d impact de cette carte. Comment est-elle perçue par le public? P.L. : Il est certain que les gens la connaissent. C est un des systèmes les plus plébiscités par les consommateurs sur Pontarlier. Proportionnellement au nombre d habitants, c est une des cartes de fidélité qui fonctionne le mieux. D ailleurs, en cinq ans, une dizaine de villes de France sont venues nous rendre visite pour prendre des idées. L.P.P. : Quel est l intérêt pour le C est ce qui nous distingue des autres. consommateur d avoir cette carte gratuite? P.L. : Le client peut se procurer la carte dans un magasin adhérent. Elle lui permet ensuite de bénéficier d un crédit de 3,3 % du montant de chacun de ses achats. Dès que son compte dépasse les 3,05 euros, il peut les déduire d un achat quand il le souhaite. On s aperçoit que les clients, de plus en plus, cumulent l argent jusqu à atteindre une somme de 30 à 40 euros avec laquelle ils pourront faire un achat plaisir comme un parfum. L.P.P. : Savez-vous d où viennent vos clients? P.L. : Ce sont pour la plupart des gens de Pontarlier et des villages alentour. Il y en a aussi de Morteau et du Jura. Ce sont toutes des personnes que nous rendons fidèles au centreville grâce à notre démarche. L.P.P. : Cherchez-vous à faire évoluer cette carte et comment? P.L. : Si nous étions plus d adhérents encore, ce serait mieux. Cependant, nous ne cherchons pas à battre des records. Nous préférons prendre le temps de convaincre le commerçant et le consommateur de l intérêt de cette carte. Des réflexions sont en cours pour tenter de la faire évoluer vers d autres services. L.P.P. : Pourra-t-elle un jour être étendue à l extérieur du centre-ville? P.L. : On nous l a demandé. Ce n est pas que nous sommes contre cette idée, mais nous voulons préserver cette image de dynamisme du commerce en centre-ville. C est ce qui nous distingue des autres et nous avons besoin de nous battre pour cela. Propos recueillis par T.C. PONTARLIER Le 15 avril À vos paniers, la chasse aux œufs est ouverte! Les commerçants du centre-ville organisent en collaboration avec la municipalité la deuxième de la chasse aux œufs de Pâques. 400 enfants sont attendus. L association Commerce Pontarlier Centre organise, en partenariat avec l association des commerçants de Saint-Pierre et la ville de Pontarlier, la seconde édition de la chasse aux œufs. Cette opération ouverte aux enfants de 2 à 10 ans est programmée le samedi 15 avril. Ce jour-là, les petits chasseurs de chocolat devront être accompagnés d un adulte pour participer à cette manifestation dont le départ sera donné à 14 heures place d Arçon. Le jeu va se dérouler en deux temps. Avant le départ, chaque participant se verra remettre un itinéraire à suivre qui le mènera à travers la ville au gré d un certain nombre d énigmes à résoudre. L idée est de faire découvrir le patrimoine et le Ce n est pas une course. centre-ville aux enfants indique François Chauvin, vice-président de Commerce Pontarlier Centre. Il faut compter moins d une heure pour couvrir la distance. Le parcours ramènera les chasseurs à leur point de départ. C est à ce moment-là que les organisateurs leur indiqueront les commerces où ils trouveront les œufs. Ce n est pas une course insiste François Chauvin. Le premier arrivé comme le dernier sera servi! En 2005, 150 enfants avaient participé à cette animation très ludique à travers le centre-ville de Pontarlier. Compte tenu de l engouement rencontré l année dernière, les organisateurs sont en mesure d accueillir cette foisci 400 enfants. Précision M6, Eurosport et France Football ne seront pas partenaires du festival du sport organisé en 2007 à Pontarlier mais des journalistes de ces groupes de presse font partie du comité de pilotage de la manifestation. Correctif Dans l article consacré au Virage numérique chez les photographes locaux publié dans le précédent numéro, il fallait lire Gilles et non Pascal Rousset. En bref Vacances Pour les enfants et les jeunes, les pupilles de l enseignement public du Doubs (P.E.P.) organisent un séjour à Mouthe du 16 au 23 avril. Renseignements au Tarot Le traditionnel championnat de France de tarot a lieu à Pontarlier du 14 au 17 avril passionnés étaient présents en Rens. au

19 SAUGEATHLON L a Presse Pontissalienne : Florence Baverel-Robert et Julien Robert, les deux médaillés olympiques, seront-ils présents au Saugeathlon? Joël Pourchet : Oui, ils seront là! Il y a en aura peut-être d autres, mais à ce jour nous n en savons rien. Habituellement, sur le Saugeathlon, nous accueillons des coureurs tels que Ferréol Cannard (médaille de bronze du relais à Turin), ainsi que des membres des équipes régionales de ski comme Marion Blondeau. L.P.P. : Cette année, l Entente Saugette Sportive fête ses 30 ans et le Saugeathlon ses 25 ans. Allez-vous marquer l événement les 6 et 7 mai? J.P. : On n'a rien fait de particulier si ce n est que ce sera encore mieux organisé que les années précédentes. Toutefois, par rapport aux autres éditions, nous avons davantage investi dans les spectacles du samedi soir avec deux têtes d affiche : Blankass et Les Infidèles. Ces groupes sont déjà venus au Saugeathlon. L.P.P. : Avez-vous prévu une animation particulière autour des médaillés lors du Saugeathlon? J.P. : Ils seront là, c est un plus pour la manifestation. Le but n est pas de tomber dans le sensationnalisme. Nous n allons Les 6 et 7 mai Joël Pourchet : Nous avons su nous remettre en question À l approche de la prochaine édition du Saugeathlon, le président de l Entente Sportive Saugette donne les raisons de la réussite de cette manifestation sportive. pas cibler toute la fête sur les médaillés. Nous attendrons la remise des prix du club qui se déroulera au début de l été pour les fêter. L.P.P. : Le club ne pouvait pas espérer mieux que la médaille d or de Florence Baverel comme cadeau d anniversaire? J.P. : J avoue en effet que secrètement, pour ces anniversaires, on rêvait que Florence Baverel-Robert remporte une médaille à Turin. Elle l a fait. L.P.P. : Quel impact a eu la médaille de la biathlète sur le nombre de licenciés? J.P. : Cela fait trois ans que le club rencontre une forte progression du nombre de licences chez les jeunes. Il est passé de 20 à 60 du niveau de débutant à celui de cadet depuis que le stade d Arçon est ouvert. Cette structure équipée de canons à neige évite aux skieurs de se déplacer trop loin pour pratiquer leur sport. On sait aussi que la médaille de Florence Baverel-Robert va probablement dynamiser encore le nombre de licences. Le Saugeathlon devient une manifestation phare du département. Montbenoît et le Saugeais 19 L.P.P. : De nouveaux licenciés sont donc prêts à rejoindre le club? J.P. : En mars, des gens voulaient encore prendre des licences! Il semblerait également que sur la partie basse du canton, dans le secteur d Aubonne et de Saint- Gorgon-Main, des parents envisageraient d inscrire leurs enfants à l entente sportive saugette dès la saison prochaine. À ce jour, nous n avions dans nos rangs aucun licencié originaire de ce secteur du canton. L.P.P. : La médaille de Florence Baverel aura aussi un effet sur le nombre d inscriptions au Saugeathlon? J.P. : En 2005, 380 concurrents ont participé aux épreuves. Cette année, on pense qu il y aura 230 bateaux soit environ 400 personnes. Il est probable que le nombre d inscriptions soit en progression si j en crois notre site internet visité plusieurs dizaines de fois par jour. Je sais que via le site, des Allemands, des Hollandais et des Belges ont envoyé un bulletin d inscription. L.P.P. : Chaque année la renommée du Saugeathlon grandit? J.P. : Le Saugeathlon devient une manifestation phare du département. La preuve, le Conseil général nous a renouvelés son soutien. Ce sera encore mieux dans les années à venir. Si nous en sommes là aujourd hui, c est grâce aux nombreux partenaires qui nous soutiennent ainsi que tous les bénévoles qui répondent présents pour mettre en place cette animation. L.P.P. : Comment expliquez-vous que le Saugeathlon rencontre un tel succès? J.P. : Je crois qu il faut savoir se remettre en cause comme nous avons su le faire, lorsque nous sommes passés des 24 heures de Montbenoît au Saugeathlon. Si cette manifestation fonctionne aujourd hui, c est parce que nous n avons jamais jalousé les autres événements qui se déroulaient ailleurs. Au contraire, nous avons cherché à prendre modèle, en allant prendre des idées ailleurs et en les adaptant. C est sur la base d un amalgame d idées que l on peut avancer. L innovation vient aussi du comité de l E.S.S.S. qui se renouvelle. Nous avons deux jeunes présidents qui amènent de vraies bouffées d oxygène. Propos recueillis par T.C. Programme du Saugeathlon Sous chapiteau à Lièvremont VENDREDI 5 MAI Ouverture des 24 heures 21 h. C EST LA FAUTE A L ACCORDÉON Plateau d accordéonistes locaux SAMEDI 6 MAI 12 h / 18 h : DÉJEUNER SPECTACLE DANSE MUSETTE Variétés avec TEUF et JOEL et avec les accordéonistes SANDRINE KOHLER et JACQUES BERTIN 22 h/4 h : LA NUIT DES 24 HEURES 1 ère partie : 22 h 30 CONCERT avec BLANKASS et LES INFIDELES 2 ème partie : BAL avec MACADAM DIMANCHE 7 MAI De 11 h 30 à 16 h 30 : REPAS TARTIFLETTE avec le D.J. : Phil CLEMENCE Atelier de chants de la M.J.C. de Villers-le-Lac 17 h 30 : TIRAGE DE LA SOUSCRIPTION 19 heures : repas et BAL GRATUIT animé par MACADAM DÎNER CAMPAGNARD 12 ème SAUGEATHLON (KAYAK COURSE A PIED V.T.T.) Départ 15 heures MAISONS-DU-BOIS (Loye longe) Arrivée à partir de 16 h 30 LIÈVREMONT Centre d accueil 19 heures : remise des prix sous chapiteau DIMANCHE 7 MAI Maison-du-Bois-Lièvremont 9 h 30 : Le chemin du Train - 6 ème Rando V.T.T. et Pédestre PRIX CYCLISTE DU SAUGEAIS 11 h 45 à 14 h : Course minime cadet comptant pour la coupe du Doubs 14 h 30 : manche challenge Crédit Mutuel Course cycliste ouverte série Nationale, Régionale, et Élite du Doubs DUATHLON DES JEUNES 14 h : 1 er départ (course à pied V.T.T.) 17 h : Remise des prix des courses sous chapiteau Pontarlier. Centre ville Deuxième Grande Chasse aux œufs Gratuit! Des milliers d'œufs en chocolat à gagner! Pour les enfants de 2 à 10 ans* * accompagnés de leurs parents Samedi 15 avril, à partir de 14 h. Départ, place d'arçon. Attention, participation limitée à 400 enfants!

20 20 Mouthe - région des lacs LES HÔPITAUX-VIEUX Piste et bâtiment d accueil Quel avenir pour le stade de biathlon de la Seigne? Ce site n offre plus les conditions favorables au développement du biathlon. Le comité régional de ski élabore depuis plusieurs années un projet de réhabilitation technique en espérant que les résultats des derniers J.O. vont accélérer le processus. De son côté, le maire des Hôpitaux-Vieux dénonce le manque de volonté politique pour reconstruire la Maison de la Seigne. Équipement novateur à l époque de sa construction en 1988, ce stade dispose d une piste en dur de 1,6 km, équipée d un éclairage nocturne et disposant d un pas de tir avec 20 cibles. Une installation aujourd hui en retard sur l évolution de la discipline, inadaptée aux entraînements des champions et qui n est plus conforme au cahier des charges requis pour recevoir des compétitions de haut niveau. Sa réhabilitation relève du comité régional de ski qui gère, entre autres, le pôle espoir jurassien. Il nous faut des installations d un niveau technique suffisant, indique Jean- Marc Dole, le président du comité régional. Le premier dossier remonte à plusieurs années. Une seconde version a été remise au goût du jour depuis 18 mois. Elle porte sur l allongement de la piste à 2,5 km avec un tracé plus technique et l extension du pas de tir. Elle comprend un dispositif d enneigement artificiel et une amélioration du chronométrage. En remettant déjà la piste au goût du jour, nos biathlètes bénéficieront de bonnes conditions d entraînement. On pourra accueillir des compétitions nationales ou de niveau européen. Mais le projet ne permettrait pas d organiser une Coupe du Monde. Pour financer ces équipements, le comité peut solliciter des fonds auprès de Jeunesse et Sports dans le cadre des aides aux installations sportives. L opération serait réalisée sous la maîtrise d ouvrage de la Communauté de communes du Mont d Or et des Deux Lacs "Toute l'année et tous les jeudis : RAYON POISSONS FRAIS" En avril GRENOUILLES FRAICHES SUR COMMANDE Ouvert Du lundi au vendredi 8h30 à 12h et de 15h à 19h Samedi 8h30 à 12h et 14h30 à 19h Dimanche de 9h à 12h Grande Rue MALBUISSON Tél Quand on pense qu il n y a même pas de toilettes! avec le Département et la Région. Le réaménagement global du stade concerne également la reconstruction de la Maison de la Seigne. Réalisée en 1990 par l ancien S.I.V.O.M. et les communes des Hôpitaux-Neufs et des Hôpitaux-Vieux, elle a brûlé en Le bâtiment abritait une grande salle d accueil pour les skieurs ainsi qu un restaurant. Il avait été mis en gérance mais il n a jamais vraiment fonctionné. Avec l indemnité du sinistre, l ex S.I.V.O.M. qui a touché euros devait le reconstruire, rappelle Jean-Pierre Jeannerod, le maire des Hôpitaux-Vieux. Depuis, la communauté de communes a repris les compétences du S.I.V.O.M. et le projet n a toujours pas abouti. Cet immobilisme s explique par un manque de volonté politique de la part de la communauté de communes. J ai pourtant signé un permis de construire en juin Mais les directives ont alors été de tout arrêter sous prétexte de faire CHAPELLE-DES-BOIS d accord sur le principe de la station mais il ne faut pas la mettre n importe où. Le projet actuel propose de retenir le site des Landrys, à proximité du décanteur-digesteur installé en 1988 en contrebas de la conduite d évacuation des eaux usées de l ancien Accueil Montagnard. Cette zone n est pas pertinente à mon sens. Pour Jean-Marie Michel, outre l impact paysager, s installer à l endroit prévu, c est sacrifier une zone privilégiée qui a vocation à servir et accompagner l extension naturelle du village. Il lui semblait plus opportun d aménager cette station près de la porcherie en bas du Risoux. Ça permettrait au moins de grouper les deux nuisances. On a même proposé un site encore plus à l écart au lieu-dit La Madone, poursuit Jean-Marie Michel qui n a pas manqué de signaler son désaccord lors de l enquête d utilité publique ouverte en mairie de Chapelle-des-Bois jusqu au 28 mars dernier. D autres habitants partagent l avis du détracteur à l exemple de Roland David qui exploite l hôtel les Bruyères. Entre la porcherie et cette future station, on ne saura plus où Je suis Le milieu du ski et certains élus locaux espèrent fortement que les médailles olympiques accéléreront la réhabilitation du stade de la Seigne. quelque chose de plus ambitieux dans le cadre du Grand Syndicat Mixte. La communauté de communes souhaitait à l époque que le Conseil général prenne en charge le fonctionnement. Jean-Pierre Jeannerod se bat depuis 10 ans sur ce dossier. Il est d autant plus remonté que la Communauté de communes est prête à investir euros dans la création d un bâtiment d accueil aux Fourgs. Cette somme, on Concentrer les nuisances envoyer nos touristes se balader à cause des nuisances olfactives. C est notre gros souci. Je pense qu il serait utile de réunir tout ce qui sent mauvais au même endroit. Du côté de la défense, Jean-Marie Saillard, le président de la communauté de communes rétorque que cet emplacement n a pas été défini là par hasard. Quant au projet, il s agit d une structure couverte assez semblable à ce qui a été réalisé à Gellin où personne ne se plaint des odeurs. Au cabinet André, chargé de réaliser l étude assainissement, on confirme que la solution proposée reste la mieux intégrée dans le paysage et la plus intéressante sur le plan économique. On a comparé différents scénarios. Cette station se situera près d un milieu récepteur où s écoulent naturellement les eaux. Ce n est pas le cas à la porcherie et à la Madone, ce qui supposerait d une part de rallonger le réseau et d autre part d installer des équipements supplémentaires. Les coûts se répercuteraient forcément sur le prix de l eau qui passerait, au bas mot, du simple au triple. Les deux zones l a déjà aux Hôpitaux-Vieux. Si c était de ma seule compétence, il y a longtemps qu on l aurait déjà fait ce bâtiment. Quand on pense qu il n y a même pas de toilettes au stade de biathlon, ça frise l aberration. Regarder le bâtiment V.T.T. à Métabief qui ne sert à rien alors qu à la Seigne, il y a un réel besoin, conclut l élu qui se propose de rencontrer le président du Conseil général pour faire le point sur la question. F.C. Désaccord sur l emplacement de la station d épuration Propriétaire d un pied à terre à Chapelle-des-Bois, Jean-Marie Michel dénonce le choix retenu par la communauté de communes des Hauts du Doubs (C.H.D.) d installer une station d épuration couverte sur la zone des Landrys. Réactions. Sacrifier une zone privilégiée. de replis bénéficient également de mesures de protection, la porcherie est en zone Natura 2000 et la Madone en Z.N.I.E.F.F., explique Cédric Cornier du cabinet André. Passablement énervé pas ces attaques qu il estime injustifiées, Pierre Bourgeois, le maire de Chapelle-des-Bois rappelle, il y a quelques années de cela, on a défini un plan de zonage avec enquête publique. Ça n a soulevé aucun problème. L endroit retenu n est soumis à aucune protection, il n a pas un cachet touristique spectaculaire. Couvrir cette station répond au souci d intégration paysagère et à la nécessité de s adapter aux rigueurs du climat local. L élu signale également que le terrain où sera construite cette station appartient à Jean-Marie Michel. La surface nécessaire avoisine 25 ares. La parcelle concernée pourrait faire l objet d une expropriation après la procédure de déclaration d utilité publique. Pour espérer voir les travaux débuter au printemps 2007, il faut absolument avoir le terrain avant cet automne note Cédric Cornier. Affaire à suivre. F.C.

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