INTRODUCTION SCOT DE LOCHES DEVELOPPEMENT RAPPORT DE PRESENTATION - SEPTEMBRE

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2 INTRODUCTION 1

3 La création du syndicat intercommunal de Loches Développement en 1987 constitue l acte fondateur de l intercommunalité dans ce secteur situé aux marges de l agglomération de Tours.C est la première étape d une démarche volontariste de développement et d aménagement du territoire. Un nouveau pas a été franchi avec la création de la communauté de communes de Loches Développement le 1/1/96.Elle comprend à l origine les 18 communes du canton de Loches et la commune de Saint Senoch (canton de Ligueil) auxquelles s est jointe très récemment la commune de Cormery (canton de Chambray lès Tours). L ensemble représente une population de l ordre de habitants ( au recensement INSEE de 99.) Très orientée à l origine sur le développement économique avec la mise en œuvre d actions foncières et immobilières en faveur de l accueil d activités, d accompagnement des entreprises et de formation, cette structure a élargi son champ d action au domaine de l aménagement de l espace et de la politique de l habitat. Cette évolution s est traduite par deux décisions importantes : l élaboration d un Schéma Directeur l élaboration d un PLH. Trois événements sont intervenus qui modifient les conditions de déroulement de la démarche engagée : L approbation de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain le 13 Décembre 2000 qui a profondément modifié les orientations et le cadre des politiques d aménagement de l espace. La loi SRU a notamment supprimé les Schémas Directeurs remplacés par les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT). L état d avancement des études n ayant pas permis de parvenir à l arrêt du projet avant la date fixée par la loi, la démarche devait être poursuivie dans le cadre de la loi SRU. -La signature d un contrat de Pays le 5/1/2001 entre la Région Centre et Touraine Côté Sud qui regroupe 6 cantons : Descartes, Ligueil, Loches, Le Grand Pressigny, Preuilly sur Claise et Montrésor. -L intégration de la commune de Cormery dans la communauté de communes et par conséquent dans l aire du SCOT. 2

4 QU EST CE QU UN SCOT? Le Schéma de Cohérence Territoriale est un document de planification réglementaire qui fixe les grandes orientations de développement et d aménagement de l espace. Son objectif est de permettre aux élus de définir en commun les grandes évolutions de leur territoire. Le schéma de cohérence territoriale fixe les orientations générales de l organisation de l espace et de la restructuration des espaces urbanisés.il détermine les espaces et sites naturels à protéger, les mesures de protection des paysages et de mise en valeur des entrées de ville et de prévention des risques naturels. Il est élaboré sur la base d un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, d aménagement de l espace, d environnement, d équilibre social de l habitat, de transport, d équipements et de services. Le SCOT est établi sur la base d un document stratégique, le Projet d Aménagement et de Développement Durable qui fixe les objectifs des politiques publiques et sert de guide pour l action dans les domaines de l habitat, du développement économique, de l équipement commercial et artisanal, des loisirs, des déplacements et du stationnement. Il doit respecter trois principes fondamentaux définis par l article L du code de l urbanisme influencés par l objectif stratégique de développement durable 1 : un principe d équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé, le développement rural d une part et la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières, à la protection des espaces naturels et des paysages d autre part. un principe de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale dans l habitat urbain et rural en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour satisfaire sans discrimination les besoins actuels et futurs, en veillant aux équilibres entre emploi et habitat. un principe de respect de l environnement et de gestion économe de l espace et des ressources. Les choix de développement doivent répondre à plusieurs exigences : préservation de la qualité des milieux et des ressources, des sites et des paysages, prévention des risques naturels ou technologiques, maîtrise des pollutions et des nuisances, maîtrise des besoins de déplacement, sauvegarde du patrimoine architectural et urbain. Le SCOT est un document juridique qui sert de cadre à l élaboration des Plans Locaux d Urbanisme (PLU) et d autres documents ( Programme Local d Habitat, Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur etc )Les orientations définies par les communes dans leur PLU doivent être compatibles avec les dispositions du SCOT. L élaboration du SCOT fait l objet d une large concertation prévue par la loi selon des dispositions arrêtées par la Communauté de Communes. Un débat doit être organisé au sein de l organe délibérant avant l arrêt du projet. Le projet est soumis à enquête publique avant approbation. Le SCOT doit faire l objet d une évaluation et le cas échéant être modifié au plus tous les 10 ans. 1 «Le développement durable permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins». La déclaration de la commission mondiale sur l environnement et le développement (Commission Brundland) dans son rapport de 1987 a été relayée par le Conseil Européen à Helsinski en décembre 1999 qui a invité la Commission Européenne à élaborer «une proposition de stratégie à long terme destinée à assurer la concordance des politiques ayant pour objet un développement durable du point de vue économique, social et environnemental». Ce qui apparaît comme un impératif mondial a fait l objet de nouvelles prises de décisions par les Conseils Européens de Lisbonne et de Stockholm. L objectif est «de faire aller de pair la croissance économique, la cohésion sociale et la protection de l environnement». La loi SRU a intégré naturellement cet objectif en définissant le cadre d élaboration des politiques urbaines et des documents de planification. 3

5 POURQUOI UN SCOT SUR LA COMMUNAUTE DE COMMUNES? L aménagement de l espace est une des compétences de la communauté de communes. Celle-ci a décidé d élaborer un SCOT pour trois raisons : harmoniser les politiques communales en matière d aménagement de l espace définies dans le cadre des Plans Locaux d Urbanisme. Le SCOT permet de garantir le respect de dispositions communes en matière de protection des espaces naturels ou de prévisions d urbanisation. préserver et mettre en valeur les atouts de développement de leur territoire de façon solidaire. La mobilisation des énergies et des moyens impose l élaboration d un projet de développement cohérent à partir des potentialités et perspectives du territoire. garantir le maintien de la qualité des paysages et de l environnement qui constitue un des atouts majeurs du territoire. La démarche entreprise permet d améliorer la connaissance des valeurs et des sensibilités de ce bien commun.et d assurer sa préservation. LE PERIMETRE DU SCOT Le SCOT couvre le territoire de la communauté de communes dans sa nouvelle définition : toutes les communes du canton de Loches auxquelles se sont jointes la commune de St Senoch (canton de Ligueil) et plus récemment la commune de Cormery (canton de Chambray les Tours). Ainsi définie, la communauté de communes constitue une entité cohérente et pertinente sur le plan de l aménagement avec une expérience de plus de 15 ans d action solidaire. L intégration de la commune de Saint Senoch s explique par l attraction forte de Loches sur cette commune. L adhésion de Cormery est liée aux enjeux et perspectives de développement économique du secteur Nord, avec la montée en puissance du Node park de Tauxigny qui doit être étendu. Ce site d activités joue un rôle important dans le maintien d un équilibre emploi/habitat et dans la préservation d un tissu économique développé sur la CCLD. Ce lien étroit n est pas exclusif ; les deux collectivités ont d autres perspectives communes : Réalisation SYCOMORE Le développement touristique avec la mise en valeur de la vallée de l Indre et l existence à Cormery d un patrimoine architectural et urbain digne d intérêt. L harmonisation des politiques d accueil de populations nouvelles. L amélioration de l accessibilité de la communauté de communes avec la déviation de Cormery. Le maintien des pôles de commerces et de services de proximité. L élaboration d un cadre de cohérence sur la Communauté de Communes Loches Développement représente une avancée importante en matière d aménagement et de développement pour un territoire qui subit l influence de l agglomération tourangelle et qui joue un rôle majeur de structuration d un Pays fragilisé. 4

6 De ce point de vue l extension du périmètre de la communauté de communes et du SCOT à la commune de Cormery représente une condition indispensable pour assurer une cohérence du projet territorial de la communauté de communes. La définition de ce périmètre validée par le préfet a fait l objet d une observation de la commission d enquête qui regrette la non intégration de la commune de Courçay et souhaite qu une harmonisation puisse se faire entre les communautés de communes respectives. Par ailleurs, la mise en œuvre d un Contrat de Pays sur l arrondissement de Loches a permis d affermir des solidarités et de renforcer les cohérences de l action publique à une échelle territoriale pertinente. L élaboration engagée d un nouveau Contrat de Pays permettra de prolonger les acquis du premier contrat et de mener une réflexion sur l harmonisation des politiques d aménagement de l espace. 5

7 LE PAYS DE LA TOURAINE CÔTÉ SUD UN TERRITOIRE COHERENT ET IDENTIFIE La Communauté de Communes de Loches Développement appartient à une entité géographique cohérente correspondant pour l essentiel au plateau des Gâtines de Loches et Montrésor à l extrémité orientale du plateau de Sainte Maure. Cette entité est délimitée au Sud et à l Ouest par la vallée de la Creuse, au Nord par la vallée du Cher. Elle regroupe 67 communes. La population recensée au RGP de 99 s élevait à habitants soit 9 % de la population du département. Ce territoire présente une dominante rurale forte avec une présence importante de l agriculture. La SAU représente les 2/3 de la superficie du territoire et les actifs agricoles 17 % de la population active contre 6 % en Indre et Loire. Ce secteur agricole est un des plus importants du département, et correspond à une région agricole cohérente orientée vers la polyculture avec un secteur céréalier fort au Nord et à l Ouest. L industrie agroalimentaire représente une part significative des emplois industriels, avec 4 établissements de plus de 20 salariés et un établissement majeur, la coopérative laitière de la région lochoise (plus de 100 salariés). Sa densité de population est faible 27 Hab./Km² contre 86 Hab./Km² dans le département, avec des communes au-dessous du seuil de désertification 10 Hab./Km². La population rurale représente 70% de la population totale ; la population urbaine 30% dont 20% pour l unité urbaine de Loches. SITUATION DU PAYS TOURAINE COTE SUD (source IGN 1998 Ce Pays présente des éléments d identité communs tant sur le plan géographique que paysager et patrimonial (les vallées, les forêts, un patrimoine architectural et urbain varié). Son périmètre est en adéquation avec les différents découpages administratifs. Il correspond : à l arrondissement de Loches (6 cantons) au bassin d emploi de Loches dans sa totalité à l intégralité des 5 bassins de vie aux bassins d habitat de Loches et de Descartes. A la zone d échanges commerciaux de Loches définie par l observatoire départemental de l équipement commercial. REGIONS AGRICOLES EN INDRE ET LOIRE Source : Observatoire économique de l Indre 98 6

8 UN TERRITOIRE SOUMIS A DES INFLUENCES EXTERIEURES Ce Pays occupe une situation de confins en limite de 3 départements (Indre, Vienne, Loir et Cher) et de 2 régions (Centre, Poitou-Charentes). La communauté de communes de Loches subit une attraction forte de l agglomération de Tours qui concentre, avec l axe ligérien, une grande partie de la substance démographique et économique du département. Cette influence se fait particulièrement sentir au Nord avec un apport de population, un développement des migrations pendulaires et une attraction commerciale. Le taux de couverture emplois / actifs est inférieur à 1. Cette attraction se renforce au fil du temps. On compte plus de sorties du canton de Loches en direction de l agglomération de Tours. Le solde entrées sorties est déficitaire (-673). Le Sud et Descartes, deuxième ville du Pays, subissent l attraction de l agglomération de Châtellerault ( Hab.) et dans une moindre mesure de Poitiers. Le taux de couverture emplois /actifs est de 0,88. 7

9 UN TERRITOIRE QUI S ORGANISE ET SE MOBILISE Les compétences de Loches Développement Source Observatoire économique de Touraine L action intercommunale se développe depuis plusieurs années, mais son organisation demeure complexe. La création du Pays a constitué une avancée notable qui fédère plusieurs structures intercommunales. La communauté de communes de Loches Développement joue un rôle moteur. Créée le 01/01/96, elle a succédé au syndicat intercommunal de développement du canton de Loches mis en place en C est le seul Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Il regroupe les 18 communes du canton de Loches auxquelles se sont jointes les communes de Saint Senoch (canton de Ligueil) et très récemment Cormery (canton de Chambray les Tours). Sa population est de habitants au RGP Outre la communauté de communes de Loches Développement, le Pays comprend 3 autres E.P.C.I. : La communauté de communes de Montrésor La communauté de communes du Grand Ligueillois La communauté de communes de la «Touraine du Sud». A côté de ces 4 E.P.C.I. subsiste une multitude de structures intercommunales (SIVOM 2 ou SIVU 3 ) dont les compétences sont essentiellement techniques. Aménagement de l espace (SCOT-charte paysagère). Développement économique (industrie, commerce, agriculture, tourisme). Logement et cadre de vie (PLH 4, équipements) Vie sociale, formation et vie scolaire, action sociale, formation des jeunes Services incendie et secours Solidarité intercommunale Ordures ménagères Dès la création de Loches Développement, l action intercommunale est très orientée sur le développement économique (accompagnement des entreprises, construction d ateliers relais, mise en place d un schéma de zones d activités, définition de 5 zones communautaires avec taxe professionnelle communautaire, formation, etc ). Cette action a évolué avec des initiatives dans le domaine de l habitat et de l aménagement de l espace (PLH, OPAH 5, schéma d accueil des gens du voyage avec création d une aire principale en limite de Loches et Perrusson, mise en place d un LE NODE PARK A TAUXIGNY 2 Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple 3 Syndicat Intercommunal à Vocation Unique 4 Programme local d Habitat 5 Opération Programmée d Amélioration de l Habitat 8

10 SCOT). Par ailleurs la communauté de communes s est constituée en groupement d actions locales pour porter le programme européen leader II ouvert à tous les secteurs classés en objectif 5b. Une dynamique intercommunale s est instaurée dans la durée. Le Pays recouvre le périmètre de 3 anciens CRIL (Contrats Régionaux d Initiative) Locale. Gâtines Loches - Montrésor un des tout premiers en Touraine du Sud en 1992 Ligueil en 1992 Le Pays d accueil des Gâtines de Loches Montrésor qui regroupait 6 cantons a mené des actions de promotion touristique. L ORAC 6 de l arrondissement de Loches mise en œuvre entre janvier 1997 et juin 1999 a concerné 80 entreprises ; ce programme de 3,8 MF a reçu le concours de différents fonds d intervention départementaux, nationaux et européens (FISAC 7, FEDER 8,FDDR 9 ) 6 Opération de Restructuration de l Artisanat et du Commerce 7 Fonds d Intervention pour les Services, l Artisanat et le Commerce 8 Fonds européen de Développement Régional 9 Fonds Départemental pour le Développement Rural 9

11 UN TERRITOIRE FORTEMENT POLARISE PAR LOCHES Le département d Indre et Loire se caractérise par une répartition déséquilibrée des hommes, des équipements et des activités. L agglomération de Tours concentre les 3/5 de la population et 4/5 des emplois. Elle détermine les perspectives d évolution du Pays avec un clivage Nord-Sud. Le Nord du territoire et plus particulièrement la communauté de communes de Loches bénéficie de l influence de Tours du point de vue démographique Le Sud, plus rural, est menacé de dévitalisation La présence de petits pôles urbains structurés, Loches au Sud et Chinon à l Ouest, constitue un levier pour une politique de développement harmonieux des territoires qui composent l Indre et Loire. La consolidation de ces centres de vie représente un enjeu majeur. L unité urbaine de Loches, (4 communes Loches, Beaulieu les Loches, Ferrière, Perrusson) constitue une agglomération de plus de habitants soit un peu plus de 20% de la population du Pays et près de 1/3 de la communauté de communes. Loches est la principale ville avec habitants en L unité urbaine de Descartes est le second pôle secondaire d animation du Pays. Ligueil et Preuilly sur Claise sont des petits centres de proximité moins peuplés. La part de résidences principales de Loches représente 13,6% du parc total du Pays et 38,2% de celui de la communauté de communes. Loches concentre plus du tiers du parc locatif social du Pays et 70% de celui de la communauté de communes. Loches représente les 2/3 des logements construits sur la communauté de communes entre 89 et 96. REPARTITION DE LA POPULATION PAR COMMUNES (source Observatoire Economique de l Indre) La ville de Loches est le principal pôle d emplois du Pays : emplois (Recensement INSEE 99) et 30% des emplois salariés du Pays (source ASSEDIC) 50% des emplois salariés de la communauté de communes, le taux de couverture emplois/ actifs résidants important (1,7) montre l attractivité de ce pole d emplois. Loches exerce son attraction principalement sur les communes proches mais aussi sur les cantons de Ligueil, Montrésor et 10

12 Bléré. L unité urbaine et plus particulièrement la ville de Loches concentre l essentiel des zones d activités (8 sur 37 dont 5 sur Loches) représentant ¼ des superficies totales. Le Pays possède une densité de commerces de détail supérieure à la moyenne des cantons ruraux mais le commerce est très concentré sur le canton de Loches (40 % des commerces du Pays) et principalement sur la ville (37% des commerces du Pays près des 2/3 des commerces du canton). Le commerce se maintient difficilement sur le reste du territoire de la communauté de communes. Cette faiblesse est atténuée par le maintien de tournées dans toutes les communes. Concurrencée au Nord par la proximité des grands équipements commerciaux de l agglomération de Tours, la zone de chalandise de Loches s étend largement au Sud pour atteindre les confins du département. Chef lieu d arrondissement la ville de Loches joue un rôle vital de pôle d animation et de services grâce à un bon niveau de services publics et privés. TIVOLI 11

13 UN PAYS TOURISTIQUE EN DEVENIR Le Pays de la Touraine Côté Sud possède un réel potentiel basé sur un patrimoine riche et varié à partir duquel peut se développer une véritable économie touristique. 29 sites sont recensés sur le Pays par l observatoire économique de Touraine. Ce potentiel est constitué : D une grande variété de sites naturels (les forêts dont la «forêt royale» de Loches qui couvre une superficie de ha) 2 plans d eau, le Louroux et Chemillé les vallées (Vallée de l Indre, Vallée de l Indrois, Vallée de la Claise, etc ) les nombreux parc privés Un patrimoine architectural et urbain diversifié de grand intérêt avec des sites majeurs Citadelle de Loches Le Château et village de Montrésor Les sites archéologiques de la vallée de la Claise Le château du Grand Pressigny. Ce patrimoine est enrichi par un patrimoine rural méconnu et insuffisamment valorisé (moulins, fermes, cabanes de vignes, habitat troglodyte, puits, cadrans solaires, etc ). Le Pays bénéficie de la proximité de grands sites touristiques attractifs (Val de Loire, Futuroscope, parc naturel régional de Brenne Richelieu La Roche Posay), il s inscrit dans les circuits touristiques des parcs et jardins de Touraine et de la Route des Dames de Touraine. Il offre un hébergement diversifié ( lits sur le Pays) avec un poids prépondérant des résidences secondaires (17.360) et une faiblesse de l hébergement hôtelier. UN TERRITOIRE FRAGILISE AVEC DES DESEQUILIBRES NORD/SUD 12

14 Le Pays de la Touraine Côté Sud apparaît comme un espace de transition entre 2 grandes zones géographiques aux évolutions contrastées. Le grand bassin parisien dont le dynamisme se diffuse sur le Val de Loire et le massif Central en voie de dévitalisation. A ces grandes tendances territoriales s ajoutent les effets de la péri urbanisation liés à l agglomération de Tours qui affectent également Loches Le secteur Sud de l aire du Schéma Directeur de Tours a gagné 9 % de la population entre 1990 et 1999 avec pour effet un creusement des écarts démographiques entre le Nord et le Sud du territoire.. La population du Pays Touraine Côté Sud décroît depuis 1975 (-1800 habitants entre 1995 et 1990). Les projections établies par l INSEE sur la base des données de 1990 (sauf les mouvements migratoires) évaluent la population du Pays à habitants en Toutefois l évolution récente ( ) montre une tendance à la stabilisation, la population passe de à habitants (source Recensement INSEE 1990/1999). Ce léger déficit est dû à un solde naturel négatif (-1.260), compensé en grande partie par un apport de population nouvelle. Cet apport bénéficie essentiellement aux communes du Nord inscrites dans l aire d influence de l agglomération de Tours et plus particulièrement au canton et à la communauté de communes de Loches. La RN 143 joue un rôle important dans cette dynamique. La population de la communauté de communes de Loches Développement continue de croître (+ 493 habitants) pour atteindre près de habitants avec Cormery, mais le rythme de croissance baisse d un point (2.7 % contre 3.7 % entre 1982 et 1990). (source Observatoire Economique d Indre et Loire)

15 UNE DYNAMIQUE DE DEVELOPPEMENT A L ECHELLE DU PAYS LE CONTRAT DE PAYS DE LA TOURAINE COTE SUD Un contrat de pays a été signé le 5/1/2001 entre la Région Centre et le Syndicat mixte du Pays de La Touraine Côté Sud. Ce contrat, établi pour la période , s organise autour de trois axes stratégiques définis par la charte de développement. Ce document met en exergue le rôle fondamental joué par Loches dans l organisation et le fonctionnement du territoire. Il préconise une action de renforcement de ce pôle en veillant à une bonne diffusion de la dynamique attendue et un accès facilité à ses services. Plusieurs actions concrètes dans différents domaines (services et équipements privés et publics, tourisme, déplacements, culture et animation locale) concernent la ville de Loches et son agglomération. Ce contrat met l accent sur la nécessité d inscrire l action dans une perspective de développement durable et de développer les solidarités entre les communes et leurs habitants : Pour un pays attractif et compétitif - Un Pays qui fonde son développement sur ses atouts et ses richesses Une priorité : restaurer une dynamique économique à l échelle du bassin d emploi par une politique d accueil et d accompagnement volontariste, la mise en place d outils performants, l aide à la modernisation et la transmission des activités traditionnelles. Valoriser et assurer la pérennité du cadre de vie authentique de la Touraine du Sud par une politique renforcée de réhabilitation du patrimoine bâti et l harmonisation des documents d urbanisme. Dynamiser la politique en faveur d un habitat de qualité pour attirer des populations nouvelles, fixer les populations résidantes, notamment les jeunes actifs. Pour concilier dynamisme et équilibre - Un Pays qui allie le progrès et la gestion responsable des ressources Assurer une gestion équilibrée de l espace et des ressources naturelles avec une politique environnementale renforcée dans les documents d urbanisme et les pratiques professionnelles. Garantir la qualité de l approvisionnement en eau et la gestion des déchets. Désenclaver la Touraine du Sud et améliorer la circulation interne du Pays par une politique globale de déplacements (amélioration du niveau de services des voies structurantes et des transports collectifs incluant notamment la réactivation de la desserte ferroviaire de Loches).Pour renforcer la cohésion et les solidarités - Un Pays qui construit son avenir sur l union de son territoire et de ses habitants. Soutenir la cohésion du territoire par une rationalisation de l organisation intercommunale. Renforcer l action sanitaire et sociale par une rationalisation de l organisation intercommunale pour compenser les difficultés de mobilité et prendre en compte le vieillissement de la population, avec deux volets, l aide à l insertion des publics en difficulté, l amélioration de l offre de services aux personnes âgées. Favoriser la pratique du sport et la diffusion de la culture au profit de l animation de la vie locale. Rechercher une synergie entre actions culturelles, animation locale et fréquentation touristique. Ce contrat fait actuellement l objet d une négociation pour une prorogation d un an. Parallèlement, une réflexion est engagée pour l élaboration d un nouveau contrat de Pays qui couvrira la période

16 PROJET LEADER + Le Groupe d Action Locale de «Touraine Côté Sud» a été retenu à la candidature Leader + autour du thème fédérateur de la valorisation des produits locaux. Ce programme est axé sur l animation et la promotion touristique du Pays. Il s agit dans un premier temps de repérer les éléments d identification du territoire pour construire une politique de promotion fondée sur des caractères authentiques. Ce travail permettra de consolider le sentiment d appartenance des habitants pour mieux les impliquer dans le développement touristique et contribuer à la valorisation de la culture et du patrimoine local. Le contrat de pays va permettre de financer les projets de développement des pôles touristiques et le programme Leader + va venir en complément de ces projets. Une priorité a été donnée au développement des équipements et pôles touristiques. Il s agit aujourd hui de consolider l offre touristique par le montage de produits transversaux. La création d événements de renommée régionale puis nationale est prévue pour favoriser l appropriation des lieux et fédérer les associations locales autour de projets mobilisateurs. Un autre axe de travail est l amélioration des conditions d accueil avec une professionnalisation des structures qui passe par des actions de formation et l association des jeunes à l accueil touristique. Une réflexion est engagée sur l impulsion d une dynamique d accueil et d accès aux handicapés. Le projet Leader + prévoit la mise en œuvre d une action de diversification des outils de promotion de l offre du Pays avec la mise en place d un site Internet, la mobilisation d une «diaspora mondiale» des Amis «Touraine Côté Sud», de ses résidents secondaires pour en faire les ambassadeurs du territoire. Une lettre trimestrielle est prévue. La mise en œuvre de ce programme nécessite des moyens d encadrement et d évaluation que programme le projet Leader +. 15

17 LE DIAGNOCTIC 16

18 DEMOGRAPHIE POINTS FORTS Une dynamique démographique liée à l influence de l agglomération de Tours La population de Loches Développement connaît une évolution positive avec près de 500 nouveaux habitants entre 90 et 99. Cette évolution est due pour une grande part à un solde migratoire positif qui bénéficie essentiellement aux communes du Nord à l exception de Chédigny. Elle trouve son origine dans le fait que le Sud de l agglomération de Tours (secteur de la vallée de l Indre) est en forte évolution et présente des perspectives d expansion démographique continue. L inscription de deux pôles de développement stratégique au schéma directeur, Sérigny-Montbazon et Esvres sur Indre, l arrivée de nouvelles infrastructures autoroutières (A 85) et ferroviaires à plus long terme conforteront cette dynamique démographique. POINTS FAIBLES Un déséquilibre nord-sud Source INSEE RGP 99 La croissance démographique est orientée principalement au Nord. On constate toutefois un élargissement de cette dynamique en direction du Sud, lié à la RN 143. Une ville centre dont la population décroît L unité urbaine de Loches voit sa population baisser de 169 habitants entre 1990 et 1999 après une forte croissance entre 1982 et Cette inversion de tendances est provoquée par une forte baisse de la population du cœur de l agglomération : Loches (-3.28 %) et Beaulieu (- 7.7 %), les deux autres communes de l agglomération poursuivant leur progression. La commune de Loches perd 215 habitants, une perte due à un déficit naturel (- 243) qui n est pas compensée par l apport de populations nouvelles. Les tendances récentes EVOLUTION constatées DE LA POPULATION sur Loches ET laissent TAUX DE penser VARIATION à une DES amélioration SOLDES NATUREL de la situation. ET MIGRATOIRE DE LOCHES Source INSEE RGP 99 Un vieillissement de la population accentuée 17

19 Le vieillissement de la population se poursuit. La catégorie des retraités est surreprésentée sur le Pays et ne cesse de croître de 1982 à 1999 sur le canton de Loches. Bien que plus favorable que sur le reste du Pays, l indice de vieillissement est supérieur à celui du département. Cette tendance est atténuée par les effets de la péri urbanisation avec l apport de nouveaux actifs issus de l agglomération. Une augmentation des migrations alternantes L attractivité de l agglomération de Tours qui concentre les 4/5 des emplois du Département tend à se renforcer. Il faut noter toutefois que la CCLD reste relativement autonome. MENACES Pression foncière renforcée sur le secteur Nord Renforcement des déséquilibres démographiques, d une part au sein de la CCLD, d autre part entre Loches et ses communes périphériques. ENJEUX Consolider la dynamique démographique en maîtrisant les effets induits par la péri urbanisation. Maintenir une répartition équilibrée de la population sur le territoire. Assurer un renouvellement et un rajeunissement de la population en attirant et en fixant les jeunes. Répondre aux besoins induits par le vieillissement. 18

20 POLITIQUE DE L HABITAT POINTS FORTS Une attractivité résidentielle forte concrétisée par une augmentation importante du nombre de résidences principales et secondaires entre 90 et 99. Les évolutions récentes montrent que le Nord de la CCLD exerce une attraction résidentielle forte grâce à plusieurs facteurs : La qualité et la tranquillité de l environnement. Une disponibilité de terrains à des prix modérés. Une bonne accessibilité Un bon niveau d équipements et de services de proximité Cette attractivité concerne également l unité urbaine de Loches sur les dix dernières années (un marché de vente actif, un glissement du parc des résidences secondaires vers les résidences principales, des tendances de retour au centre, une demande extérieure). Mais cette dynamique est contrainte par plusieurs facteurs : Une raréfaction de l offre et le manque de certains produits Des prix élevés et un différentiel de fiscalité. Une dynamique de réhabilitation L effet des politiques publiques conduites depuis 10 ans par le biais d OPAH 10 est sensible : plus de 500 logements ont été traités sur le canton de Loches dont 274 PAH 11 et 253 ANAH 12. Cet effort a permis de réduire le nombre de logements vacants de 39 entre 82 et 90, 130 entre 90 et 99, - 79 entre 1999 et 2002 (dont 53 % sur Loches). L OPAH menée de 98 à 2002 a permis de traiter 294 logements, un chiffre supérieur aux objectifs fixés : Prévisionnel Réalisé Logements locatifs propriétaires bailleurs dont 79 vacants (65 sur Loches) Logements propriétaires occupants (dont 112 retraités) Elle comportait des actions d accompagnement Fichier centralisé de la demande et de l offre 10 Opération programmée d Amélioration de l habitat 11 Prime à l Amélioration de l Habitat 12 Agence Nationale d Amélioration de l Habitat 19

21 Fond d intervention habitat pour les logements au-dessus des commerces et incitation à l aménagement de grands logements en centre ville Amélioration du cadre de vie opération façades Amélioration des services de proximité Actions publiques d amélioration du parc locatif social communal et montage d opérations d acquisition-amélioration Actions destinées à assurer le respect de la diversité de la population, à maintenir le caractère social de l occupation des logements et à favoriser le maintien sur place des occupants. Les logements locatifs réhabilités sont majoritairement des types 3 (35 %) 4 (30 %) et 2 (23 %), correspondant à la demande locative recensée par l Observatoire du Logement. Ils sont équitablement répartis sur l ensemble du territoire (53 % sur Loches cependant). Le montant de travaux généré est de 2.6 millions d euros. 193 familles de propriétaires occupants ont été aidées dont 174 avec une prime à l amélioration de l habitat (PAH) et une Prime Départementale d Amélioration de l Habitat (PDAH) en 99/2000/2001 et une aide de l ANAH + PDAH en Pour 39 propriétaires, une aide des caisses de retraite a été accordée. Le revenu moyen des bénéficiaires est de 942 par mois. De nouveaux logements ont été créés à l initiative des communes parallèlement à l OPAH. 7 communes ne disposant pas d un parc locatif social ont créé 16 logements. 24 logements supplémentaires ont été aménagés dans des communes déjà dotées d un parc public. 20

22 Un parc social étoffé qui se diversifie avec de nouveaux types de logements et une amorce de rééquilibrage géographique. Le parc locatif social représente logements au 1/01/2004. Ce parc est en quasi totalité conventionné. Il bénéficie à Loches d une bonne insertion urbaine, à proximité des équipements, des services et du centre historique. Ce parc est en voie de rééquilibrage et de diversification : 155 logements ont été créés de 90 à 2000 avec une part significative de logements individuels. 43 logements ont été créés de 2000 à 2003, 23 au nord, 4 au Sud et 16 sur l unité urbaine de Loches. L effort de réhabilitation a concerné également le parc locatif public : 220 logements traités de 92 à 2000, essentiellement sur le secteur des Bas Clos, de la Croix Bry et de Tivoli. L activité est réduite de 2000 à juin Un bon niveau d accueil des personnes âgées Le Pays présente un taux d équipement de lits pour 1000 habitants de plus de 75 ans, supérieur à la moyenne départementale (180) et national (147). La ville de Loches concentre l essentiel des capacités d accueil de la CCLD (130 lits en maison de retraite, 115 lits en unité de soins de longue durée sur le site de Puygibault). Ce site fait l objet d une extension et d une restructuration avec la mise en place d une unité pour déments ambulants. Une résidence-services privée est en cours de construction sur le site de l esplanade de la gare. Un autre établissement est implanté sur la commune de Bridoré. Cormery accueille au sein du bourg une maison de retraite de 62 lits. Le vieillissement de la population implique de fait une réflexion sur l accueil et l accompagnement des personnes âgées. Il nécessite un dispositif d aide à domicile de plus en plus structuré et professionnalisé. Le Pacte Territorial pour l Emploi prévoit des actions de qualification de son personnel. Une première initiative conduite en 2002 a permis l embauche de 7 femmes par l ASSAD 13. Logements publics et demande en 2002 Elle a été suivie par l élaboration d un plan de formation sur 4 ans auprès de 85 employées pour permettre l accès au diplôme Source d état Observatoire d auxiliaire économique de vie sociale. du logement Le maintien à domicile nécessite aussi une action d adaptation et d amélioration du confort des logements notamment pour les personnes âgées dépendantes. Il convient également de noter l existence d une demande de locatifs de plain-pied qui est le fait de retraités locaux aux revenus modestes. 13 Association d Aide à Domicile 21

23 Un dispositif d accueil des gens du voyage en cours de constitution Un schéma départemental a été approuvé le 9/10/1995. Une aire de grand relais a été aménagée au lieu-dit Tivoli sur la commune de Perrusson. Elle est accompagnée de cinq aires satellites (Chambourg, Tauxigny, Reignac, St Jean et St Hyppolite). Une politique concertée Un PLH a été élaboré pour la période Il fixe trois objectifs principaux : Accompagner le développement du territoire par une offre d habitat de qualité. Donner à chaque action la cohérence d une approche intercommunale Optimiser l utilisation du parc existant et encourager la réhabilitation de l habitat ancien. Le programme d actions comporte trois parties : Adapter le parc de logements à la demande locale. Prendre en compte les besoins des populations fragiles. Accompagner les actions sur le logement par des interventions sur l environnement. Une démarche de révision du PLH est en cours. 22

24 POINTS FAIBLES Une activité de la construction en baisse au cours des dix dernières années : (source DRE Centre) Le rythme annuel passe de 110 logements sur la période 80/88 à 67 logements sur la période 90/99. L activité remonte depuis 1999 (100 logements/an). L essentiel de l activité reste concentrée sur l unité urbaine de Loches (environ 30 logements par an) et le secteur Nord (Cormery, Tauxigny, Reignac), 25 logements par an. L activité reste marginale sur les communes les plus rurales (moins de 2 logements par an). Une composition et une répartition du parc locatif public qui induit des déséquilibres sociologiques Le parc locatif social reste très concentré sur l unité urbaine de Loches (90 % du parc de la CCLD) et plus particulièrement sur la ville 831 logements - (70 % du parc, 29 % des résidences principales). Le quartier des Bas Clos concentre les populations les plus sensibles. C est un parc collectif pour l essentiel. Un parcours résidentiel de la population HLM bloqué Une certaine tension se manifeste ces dernières années sur le parc social. Le taux de vacances est marginal (3 logements sur l ensemble des communes en 2002), la disponibilité Activité de la construction Azay-sur-Indre Beaulieu-lès-Loches Bridoré Chambourg-sur-Indre Chanceaux-près-Loches Chédigny Cormery Dolus-le-Sec Ferrière-sur-Beaulieu Loches Perrusson Reignac-sur-Indre Saint-Bauld Saint-Hippolyte Saint-Jean-Saint-Germain Saint-Quentin-sur-Indrois Saint-Senoch Sennevières Tauxigny Verneuil-sur-Indre Communauté de communes de Loches locative moyenne baisse de manière continue, la demande reste forte (95 demandeurs par mois sur Loches en 2003 pour une disponibilité de 9 logements par mois) : les logements T2 à T3 sont les plus demandés sur l agglomération, les T3 et T4 sur les secteurs ruraux Nord et Sud. En 2002, 244 demandes n ont pas été satisfaites soit 55 % de la demande totale, 232 en L Observatoire du Logement relève une baisse de la demande sur le pôle de Loches et le Sud et une progression au Nord. Des besoins non satisfaits en matière de logements temporaires Le logement des jeunes se heurte à l absence de structures adaptées. Le parc HLM ne permet pas de répondre à cette demande spécifique, notamment en matière d accueil temporaire. Le CIAS 14 gère un immeuble de 8 logements autonomes qui vont être réhabilités par l OPAC et 3 chambres pour du logement temporaire. 4 logements sont programmés à côté du CIAS. Cette demande nécessite une approche globale avec un accompagnement social. Une réflexion devrait être conduite sur les possibilités d accueil des communes rurales. 14 Centre Intercommunal d Action Sociale 23

25 Un parc de logements vacants et inconfortables encore important Malgré une action suivie avec des effets significatifs, le niveau de confort du parc est inférieur aux moyennes départementales et nationales : Le PLH recensait près de 400 logements vacants dont 217 localisés à Loches. Le recensement Insee de 1999 évalue le parc vacant à 594 logements. Une forme d urbanisation diffuse dominante L essentiel de l activité de ces dernières années s est réalisée de façon diffuse : 257 logements individuels de 92 à 96 pour 38 lots vendus. Le phénomène de dispersion est plus accentuée sur certaines communes et concerne plus particulièrement les secteurs de coteaux suivant le long de certains axes routiers (RD 25 et 92). Il est également prononcé en rive droite dans l agglomération. Une prise de conscience s est effectuée au cours des dernières années. Elle se traduit dans les PLU en cours d étude. Une politique de lotissements a permis de canaliser le phénomène sur Cormery, Reignac, Perrusson et Tauxigny, mais l offre reste insuffisante et mal répartie. Cette politique est peu efficace sur les communes rurales où la commercialisation des lots est difficile. Les lotissements en cours (2003) (source : contacts communes) Azay Pas de lotissement mais un terrain communal de 1266 m²à vendre 18 /m² Chambourg 23 lots + 5 collectifs pour une superficie totale d environ m² Cormery 2 ZAC en projet pouvant accueillir environ 130 logts (terrains à bâtir, individuel groupé, petit collectif) Loches Extension du lotissement des Bournais : 41 lots Perrusson Un lotissement de 32 lots de 500 à m² (27 /m²) St Hippolyte 2 lots de 1000 m² Sennevières 2 terrains de et m² environ 8 /m² Verneuil 8 lots de 1007 à 1406 m² /m² 24

26 Une offre foncière insuffisante Les zones d urbanisation future Azay Beaulieu Bridoré Chambourg Chanceaux Chédigny Cormery Dolus Loches Perrusson St Hippolyte St Quentin St Senoch Sennevières Tauxigny Verneuil Néant Non communiqué Non communiqué 13 ha en zone 1AU, 5 Ha en AU Néant 2 ha PLU en cours de révision Néant Environ 11 ha en NAb et 37 ha en NA long terme 23 ha en zone NAh PLU en cours Néant Néant Néant 9 ha en 1NAh et 17 ha en 2NAh Néant Les capacités d accueil théoriques sur Loches ont été évaluées à 282 logements en zone urbaine et en zone d urbanisation future avec une réserve potentielle de 400 logements en zone NA. Ces disponibilités concernent essentiellement deux sites : Les Rabines-Les Bournais et Bellevue-Les Petites Maisons. La rareté de l offre foncière non bâtie à des prix attractifs sur la commune de Loches est un handicap majeur. La situation est moins tendue sur les communes de Ferrière, Beaulieu et Perrusson. Le secteur Nord, particulièrement recherché dispose de réserves pour accueillir de nouvelles constructions. Toutefois, la mise en valeur de ces disponibilités passe par des opérations d urbanisme global. 25

27 COMMERCES SERVICES EQUIPEMENTS POINTS FORTS Un bon niveau d équipements global sur le canton de Loches Un niveau d équipements supérieur à celui des 19 cantons ruraux d Indre et Loire (454.5 pour 366.5). Un pôle principal de commerces et de services attractif et de bon niveau qui permet de limiter l évasion vers Tours et ses grandes surfaces. Un développement équilibré entre commerces traditionnel et grandes et moyennes surfaces La ville de Loches est dotée d une structure commerciale étoffée avec un éventail large de commerces (152 établissements commerciaux, 70 % des entreprises commerciales du canton) renforcé par la présence de 11 grandes surfaces dont 5 alimentaires : 3 à Loches et 2 à Perrusson. Concurrencée au Nord par la proximité des grands équipements commerciaux de l agglomération de Tours, la zone de chalandise s étend largement au Sud pour atteindre les confins du Département. Deux établissements supplémentaires ont été implantés sur la zone de Tivoli (Lidl et Intersports). Cette prééminence de Loches est renforcée par le maintien d un marché actif et attractif (avec toutefois une clientèle âgée de plus de 60 ans). L organisation commerciale du centre ville présente une configuration favorable avec une bonne continuité et lisibilité du linéaire commercial (rue de la République, rue Picois, rue Descartes) et quelques rues intra muros où les commerces se sont effacés au profit des services (restauration, agences immobilières). Le maintien d une moyenne surface alimentaire en centre ville est un atout à préserver. La mise en valeur des espaces publics et la réhabilitation du patrimoine bâti ont permis de donner une image plus dynamique à l environnement commercial. L existence de deux grands espaces publics à chaque extrémité du centre ville avec des capacités de stationnement importantes constitue un réel atout. Le commerce périphérique est organisé en deux pôles bien délimités, les Bournais à l Ouest et Tivoli au Sud. Ces pôles sont directement accessibles de la déviation. Une situation stable confortée par des mesures de soutien au commerce et à l artisanat La CCLD a élaboré un schéma d équipement des activités artisanales et commerciales de proximité avec un plan d actions. Une ORAC a été mise en œuvre de 97 à 99 (près de 80 dossiers ont été traités). Une convention FISAC a été signée en août 1999 sur Loches dans le cadre des opérations «Cœur de Pays». La ville de Loches a défini un nouveau programme d intervention au titre de la deuxième tranche «Cœur de Pays» orientée sur l animation et la promotion du commerce et de l artisanat. L analyse de l évolution du commerce de détail sur Loches montre une relative stabilité du nombre d entreprises (150) et d emplois (environ 500) entre 1995 et 2001.L emploi dans l hôtellerie et la restauration progresse. Les autres secteurs sont stables à l exception de l équipement de la personne. 26

28 Un tissu artisanal étoffé qui couvre l ensemble du territoire de la CCLD La fonction commerciale est confortée par un artisanat de proximité très présent et très concentré sur Loches (43 % des entreprises du canton). La densité (16.6 entreprises pour 1000 habitants) est supérieure à la moyenne des cantons ruraux du Département. Ce secteur très réactif a pleinement bénéficié des mesures d aide mises en place dans le cadre du CRIL 15 (91-95) ou de l ORAC engagée en 95. Un centre d accueil et de formation a permis de mieux répondre à la demande locale. Il présente néanmoins une certaine fragilité avec une diminution constante du nombre d entreprises sur la période 91/97 à l échelle du pays, le canton de Loches résistant mieux. Un pôle d équipements et de services publics et privés étoffé à Loches Des services administratifs rapprochés La fonction de chef-lieu d arrondissement de Loches assure une bonne desserte par les services administratifs. Un effort important a été fait pour rapprocher les services de l usager (permanences de la Chambre de Commerce et d Industrie et de la Chambre des Métiers, Agence nationale pour l Emploi installée à proximité du siège de la Communauté de Communes). Une bonne structure d enseignement du second degré Loches possède une structure d enseignement secondaire importante constituée 5 établissements : Le lycée public Alfred de Vigny, le lycée professionnel public Emile Delataille, le lycée privé St Denis, le collège public Georges Besse, le collège privé St Denis et la Maison familiale rurale du Lochois qui dispense un enseignement professionnel privé de la 4 ème au Bac Pro. Elle accueille plus de 2000 élèves qui s ajoutent aux 1000 élèves de primaire. Il faut noter également la présence d un lycée professionnel agricole à Verneuil et d un collège à Cormery. Les projections établies par l Inspection Académique d Indre et Loire font apparaître une stabilisation des effectifs. Un pôle médico-social étoffé Le pôle médical s organise autour de l hôpital public (212 lits) réorganisé après la fusion avec la clinique privée dont les bâtiments ont été achetés par le CAT de Bridoré. L hôpital comprend un service de médecine, un service de chirurgie dont une partie en réseau avec le CHRU de Tours, un service de consultation en psychiatrie. Un programme de modernisation et de restructuration complète est engagé. Les travaux devraient démarrer en Contrat Régional d Initiative Locale 27

29 Ce pôle est complété par des structures d accueil spécialisées : 2 Instituts Médico-Pédagogiques (IMP) à Beaulieu (6-16 ans) 1 IMP à Ferrières (14-25 ans) 2 Centres d Aide par le Travail (CAT), l un à Loches, l autre à Bridoré. Le Centre Intercommunal d Action Sociale assure une mission de coordination et d observatoire. Il gère l espace social intercommunal où sont regroupés les services sociaux (ASSEDIC,MSA, Sécurité Sociale, PAIO). Un projet de construction de locaux destinés à l accueil des services sociaux du Département, actuellement situés rue Martinet, à proximité de la sous-préfecture, est programmé sur le site de la Lamblardie. Les professions médicales sont bien représentées avec une concentration forte sur Loches (plus de 50 professionnels sur une soixantaine dans l agglomération). Un éventail large de services privés Les principaux établissements bancaires sont présents à Loches. La densité des agences immobilières est importante eu égard à la taille de la ville. Un bon niveau d équipements sportifs et culturels L unité urbaine de Loches offre un éventail large d activités et d équipements culturels, sportifs et de loisirs. Le centre ancien accueille l essentiel des équipements culturels (centre Agnès Sorel, cinéma, bibliothèque, école de musique, musées). Les équipements sportifs et de loisirs sont regroupés en deux pôles, l un à l Ouest à proximité des équipements scolaires, l autre dans la vallée de l Indre en liaison avec le camping qui a été modernisé, étendu et dont la gestion a été concédée au privé. Si la polarisation dans ce domaine est forte, les autres communes possèdent en général des équipements de base. Un projet de modernisation et de développement des équipements sportifs est en cours sur Loches. Un projet de réhabilitation de la piscine affirmant un caractère plus ludique est envisagé dans le cadre de la CCLD. La compétence culturelle ne figure pas parmi les compétences de la CCLD. Les différentes actions sont conduites au niveau communal. Diverses manifestations sont offertes aux résidents et aux touristes. Elle se déroulent pour l essentiel d entre elles sur l agglomération de Loches (spectacle son et lumière, festival de théâtre musical, foire de Pâques, semaine musicale des sonates d automne), et également la «forêt des livres» à Chanceaux et un festival de blues à Chédigny, sont des temps forts de la vie locale. 28

30 Six communes offrent un niveau de services publics et privés relativement étoffé Il s agit de Beaulieu, Cormery, Chambourg, Reignac et Tauxigny. La mise en place de regroupements pédagogiques a permis de maintenir une école dans toutes les communes à l exception de Chanceaux, St Bauld et Sennevières. Une présence postale est maintenue dans plus de la moitié des communes. POINTS FAIBLES Forte disparité dans l accès aux commerces et services entre le Nord et le Sud du territoire Le nord est relativement bien structuré avec quatre pôles secondaires : Reignac, le plus étoffé puis Cormery, Tauxigny et Chambourg. Le secteur Sud dispose d un niveau de services de base. Seuls deux bourgs présentent un niveau de services moindre (St Hippolyte et Verneuil). Les effets de cette disparité sont renforcés par une inégalité en matière de mobilité. Un système de tournées fonctionne sur l ensemble de l aire du SCOT. Il assure une desserte de toutes les communes avec des fréquences variables. Ces tournées représentent une part du chiffre d affaires des commerçants significative (de 40 à 50 %) Un potentiel financier limité Les habitants du canton de Loches ont des revenus inférieurs aux moyennes des territoires ruraux du Département avec une faible proportion de foyers imposables. Une faible mobilisation des professionnels du commerce face aux mutations. Des retombées touristiques insuffisantes L absence de produits ciblés et une sensibilité insuffisante à l accueil constituent des handicaps que l action conduite dans le cadre de l opération Cœur de Pays vise à réduire. 29

31 MENACES Affaiblissement démographique et vieillissement de la population des communes rurales, facteur de réduction du potentiel de l aire de chalandise. Attraction des pôles de services périphériques de l agglomération de Tours que le doublement de la RN 143 au Nord renforcera en limitant les effets positifs de la dynamique démographique du Nord. Accroissement des inégalités d accès aux services publics et privés. Incertitude relative au maintien des services publics. Fragilisation du marché par le renouvellement de la population. ENJEUX Garantir un bon niveau d accès aux commerces et services de proximité pour l ensemble des communes Soutenir les tournées Maintenir les services de base dans les communes rurales Conforter les pôles secondaires. Limiter l évasion commerciale en direction de Tours. Optimiser les retombées de l accroissement démographique au Nord. Renforcer l attractivité et le niveau de services de Loches dans sa diversité. Préserver l équilibre entre le commerce traditionnel et les grandes et moyennes surfaces. Développer les synergies entre développement touristique et commerces. Mieux prendre en compte les attentes des jeunes en matière d animation tant à Loches (3500 scolaires) que dans les communes rurales. Préserver la présence des services publics et plus particulièrement de l hôpital. 30

32 DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, EMPLOIS, FORMATION POINTS FORTS LES ENTREPRISES DE PLUS DE 20 SALARIES DE TOURAINE COTE SUD (Source Observatoire économique de l Indre 1998) Les entreprises de plus de 20 salariés de la CCLD Commune Nom société zone d'activités Nb salariés LOCHES COLIN PERE ET FILS ZI DE ST BLAIZE 35 LOCHES EURYSIS MESURE maintenance ZI DE VAUZELLE 40 LOCHES OMNIUM/OREP PACKAGING ZI DE VAUZELLE 112 LOCHES VIGILEC PAULY ZI DE VAUZELLE 42 LOCHES CARS COUDERT 82 LOCHES SUPER U ZC LES BOURNAIS 62 LOCHES ATAC 42 LOCHES EURISYS MESURE COGEMA ZI DE VAUZELLE 61 LOCHES BALLART ZI DE VAUZELLE 35 LOCHES COULLARE ETS 39 LOCHES MEROT SODEX ETS ZI DE VAUZELLE 50 LOCHES STIN ZI DE VAUZELLE 38 LOCHES CHOLLET ETS ZI DE VAUZELLE 156 LOCHES OREP ZI DE VAUZELLE 115 LOCHES RENAULT SUD TOURAINE 55 BEAULIEU AERAZUR 138 BEAULIEU TABOUR CAOUTCHOUC ZA LINIERES 35 PERRUSSON LECLERC LA CLOUTIERE 76 PERRUSSON SAVEBAG 119 TAUXIGNY E-LASER CONTACT NODE PARK 160 TAUXIGNY COGECABLES-SYSCO NODE PARK 60 TAUXIGNY METRONIC NODE PARK 48 TAUXIGNY PARTNER JOUET NODE PARK 150 TAUXIGNY POSTE NODE PARK 35 REIGNAC LHEUREUX SOCIETE NOUVELLE 57 REIGNAC COOP AGR LA TOURANGELLE ZI LA GARE 38 AZAY CONNEUIL LOCATION 36 CHEDIGNY LAVAL ETS ZA CHEDIGNY 37 VERNEUIL LAITERIE COOPERATIVE 126 CHAMBOURG SECURITE ET SIGNALISATION 110 CHANCEAUX COVED CENTRE OUEST 40 31

33 Un pôle d emplois attractif qui «tient» le territoire La communauté de communes est le principal pôle d emplois du Pays avec Descartes. Elle accueille 132 des 244 établissements du Pays sur ces zones d activités. L analyse des migrations alternantes fait ressortir un fonctionnement du territoire relativement autonome avec un taux de couverture emplois/actifs positif. A Loches, les ¾ des actifs résident et travaillent sur place. Les échanges avec Tours sont limités. Un groupe de communes où les emplois stables représentent plus de la moitié des actifs. Ce sont essentiellement les communes du Sud à vocation agricole dominante. Un groupe de communes essentiellement situées au Nord qui subissent la double attraction de Loches et de l agglomération de Tours. Un cas à part, Chédigny, qui possède une vocation agricole forte et bénéficie de la présence d un petit pôle d emplois. Un tissu économique diversifié L industrie S il a connu des difficultés avec des restructurations à la clef et des pertes d emploi, le secteur industriel reste un pilier de l économie locale (sur les vingt premiers établissements de Loches, 7 sont industriels). Le tissu industriel est constitué de petites entreprises, souvent des entreprises familiales à l origine, reprises par des groupes extérieurs. Ce sont des entreprises performantes et pointues au plan technologique. Les activités présentes sur la CCLD sont très diversifiées : L agroalimentaire occupe un poids significatif avec une activité céréalière forte (Reignac). Si la culture du champignon a disparu, ainsi que les minoteries lochoises fermées récemment, la laiterie de Verneuil, implantée à Verneuil et à Reignac est l un des principaux établissements du secteur. Elle draine la production du Sud du département. La Source de Bondoire à Saint Hippolyte est exploitée sous la marque Cristalline. D autres secteurs sont également représentés La métallurgie et le travail des métaux (Stin Colin environ 40 salariés). La fabrication d équipements électriques et électroniques (sysco-canberra Merot Sodex) Matières plastiques et caoutchouc : aérazur et Avon sur Beaulieu Papier carton édition imprimerie : OREP (plus de 110 salariés). 32

34 Le secteur tertiaire Le secteur tertiaire notamment public occupe une place importante en termes d emplois du fait du rôle administratif de Loches et de sa fonction de pôle commercial et de services exerçant son influence sur un territoire vaste. Sur les dix premiers établissements de Loches (qui représentent 1300 emplois), 8 appartiennent au secteur des services et commerces. Le secteur des services a pris une part prépondérante en passant de 35 % à 49 % des emplois du canton. Le secteur public offre plus de 50 % des emplois : le centre hospitalier de Loches est le plus gros employeur de la CCLD avec 400 salariés. Les services privés sont aussi très présents notamment dans le domaine des transports avec Alphacars et Cariane. Le commerce est un secteur développé (4 établissements parmi les 20 premiers de Loches, représentant plus de 330 emplois). L entreprise Chollet (distributeur d accessoires auto) est la principale entreprise privée de la CCLD avec E LASER installée sur le Node Park (180 emplois). Le secteur artisanal Il est bien représenté avec une densité cantonale supérieur à la moyenne départementale et une prépondérance du BTP mais également une présence significative des activités de production. L agriculture Bien qu elle ne représente qu une faible part de l emploi local (avec cependant un taux d actifs (15 %) supérieur à la moyenne départementale) l agriculture reste un enjeu économique, paysager et environnemental fort sur ce territoire dont elle gère 60 % de la superficie. La SAU ( ha) régresse de 5.2 % entre 1994 et 2000 contre 3 % dans le département. Cette activité poursuit sa restructuration avec une diminution continue du nombre d exploitations (- 6.6 % entre 1997 et 2000 et 44 % entre 1988 et 1997). Une augmentation de la surface moyenne des exploitations qui est supérieure à celle du Département (avec cependant un taux de progression moindre). Les exploitations de plus de 100 ha sont nettement plus nombreuses du fait de la vocation céréalière. L emploi salarié progresse de 3 % ce qui est inférieur à la progression départementale ( %) Une mutation des modes de valorisation avec une réduction des surfaces en prairies temporaires et une augmentation des surfaces cultivées en maïs. L agriculture est un facteur d aggravation des déséquilibres démographiques au sein du territoire. On retrouve dans ce domaine d activité le clivage Nord/Sud, avec des différences notables de situation et de perspectives entre un élevage fortement menacé au Sud et une céréaliculture expansionniste au Nord. Les grandes cultures transforment profondément les paysages et affaiblissent la diversité des milieux. L élevage Evolution de l emploi sur le canton de Loches nb Dynamique de la création d entreprises Création Cessation de 94 à 2000 de 94 à 2000 Solde Agriculture Industrie BTP Commerces Services entreprises créées entre 94 et 2000 encore en activité au 1/07/01 Taux de réussite canton Taux de réussite département Agriculture % 73.0 % Industrie % 57.0 % BTP % 68.6 % Commerces % 45.5 % Services % 58.5 % Source Observatoire Economique de Touraine «l économie de l Indre et Loire» 03/

35 entre dans une phase critique de son évolution. En constante régression depuis la guerre, il est directement menacé par l extension des grandes cultures qui reconquièrent des vides laissés par l élevage. Or, la vitalité d une zone d élevage dépend de la densité des éleveurs. Il semble qu on soit proche dans certains secteurs des seuils minimaux. La concurrence plus aiguë pour la terre et la taille importante des exploitations en secteur céréalier rendent difficile l installation de jeunes agriculteurs. Les projections établies par la Chambre d Agriculture laissent penser que «sur 4 exploitations libérées, 3 iront à l agrandissement ou sortiront du cadre agricole» (in Rapport du contrat de pays juillet 99). Cette concurrence joue également sur le bâti du fait de la pression foncière existante imposant une reconstitution des installations avec des problèmes d insertion des constructions. L évolution relative de ces deux secteurs dépend de facteurs largement extérieurs, et notamment de la réforme attendue de la PAC 16. A côté des deux activités principales présentes sur le territoire de Loches Développement apparaissent des productions locales qui offrent des perspectives de développement : Au Nord, plus d une centaine d hectares sont cultivés en maïs semence par Centre Sem dont les installations sont à Reignac. L élevage de chèvre est en très forte progression (plus de la moitié de la production du département et du cheptel sont sur le Pays avec une moyenne de 82 chèvres par exploitation, ce qui est supérieur à la moyenne départementale). Près de la moitié de la collecte de lait provient de l Indre. Cette production est valorisée par la coopérative laitière de la région lochoise qui a deux établissements, l un à Verneuil (126 salariés en 2001), l autre à Reignac (26 salariés). La mise en place de labels et d A.O.C. 17 offre des perspectives d amélioration des revenus. Les AOC de Ste Maure et Valençay apparaissent comme la dernière chance pour l élevage des chèvres. Le canton de Loches est entièrement inclus dans le périmètre AOC Sainte Maure. De plus, certaines communes (Loches, Beaulieu, Ferrières, Perrusson, Sennevières, Verneuil, Bridoré, Saint Hippolyte, St Jean St Germain) bénéficient également de l AOC Valençay, une AOC qui ne contribue pas directement à la promotion du Pays. Le canton de Loches a une part significative dans la production de volaille du Pays (Géline de Touraine). Le Syndicat Interprofessionnel de la Géline de Touraine a engagé une démarche de protection sous label rouge de la race «Dame Noire». Il souhaite constituer une filière de production avec unité de sélection et de couvage. Un établissement a été créé au Nord-Est du territoire de Loches Développement... D autres labels sont envisagés (rillettes agneau)). La forêt couvre une superficie importante du territoire mais ne fait pas l objet d une réelle valorisation. Ce constat de faiblesse des filières de transformation des produits agricoles est général sur l ensemble du territoire, hormis la laiterie de Verneuil qui fabrique du fromage. Une dynamique locale forte Le développement économique est une priorité de longue date des collectivités locales en coopération étroite avec les chambres consulaires et les acteurs économiques regroupés dans une association, Sud Touraine Entreprises. L action engagée par le SIVOM de Loches Développement, relayée par la CCLD dans différents domaines (ateliers relais, création de zones d activités, formation, accès aux NTIC, ADSL à Loches, accompagnement des entreprises) a permis de consolider cette structure par le maintien d activités et l implantation de nouvelles activités notamment sur le Node Park de Tauxigny : E Laser (téléservices), Partner Joué, Metronic, AMI, REALS. La CCLD a mis en place un dispositif d accueil d activités communautaire avec TPU 18 constitué à l origine de 5 sites répartis le long de la RN 143 élargi récemment à toutes les zones de la CCLD. 16 Politique Agricole Commune 17 Appellation d Origine Contrôlée 18 Taxe professionnelle unique 34

36 L emploi salarié privé hors agriculture a progressé entre 90 et 99 avec deux périodes contrastées : perte de 429 emplois entre 91 et 95, gain de 692 emplois entre 96 et Cette progression est liée à celle du secteur des services, les secteurs de l industrie et du bâtiment étant quasiment stables et le commerce en régression. Le solde création/cessation des entreprises sur le canton est positif entre 94 et 2000 avec un taux de réussite supérieur à celui du Département Un dispositif d accueil d entreprises clarifié qui offre des capacités à la mesure des besoins et perspectives La communauté de communes est en mesure de mettre à disposition une offre foncière diversifiée à un coût modéré et bénéficiant de bonnes conditions d accès. La plupart de ces sites possède des capacités d extension, notamment le Node park susceptible d atteindre une cinquantaine d hectares. Les autres zones d activités offrent un potentiel d accueil après aménagement d une cinquantaine d hectares. La situation est plus tendue sur l unité urbaine et la ville de Loches où la ZI de Vauzelles est saturée. Le POS prévoit des extensions possibles pour une vingtaine d hectares. Une première phase de 12 ha dont 6 aménagés est réalisée. Des sites différenciés avec des vocations dominantes complémentaires : La ZA de Vauzelles, est le principal pôle d emplois dont le potentiel est renforcé par la ZA des Bournais et Saint Blaise proches à vocation commerciale et de services. Le Node Park sur Tauxigny est le point d appui majeur de la politique de développement économique. Il possède de nombreux atouts de situation et d environnement. Il accueille des activités de production et de services dans un cadre de qualité. La ZA de Reignac bénéficie de bonnes conditions topographiques et d accès avec deux atouts déterminants : l embranchement ferroviaire et la possibilité de dégager de grandes superficies. Ces atouts sont obérés par les risques induits par les établissements SET proches. La fermeture du Labyrinthus dégage des possibilités d extension pour cette zone qui a une double vocation agro-alimentaire et artisanale. La ZA des Marcosses a une vocation artisanale. Son potentiel de développement est limité. Les zones d activités de la CCLD Commune Zone Surf. Totale Surf. Dispo Prix Bridoré Les Boires Chédigny Zone artisan Cormery Le Chaumenier Loches Vauzelles Corbery Tivoli St Blaize Perrusson Les Marcosses La Cloutière Reignac La Gare à 7 St Quentin ZA Tauxigny Node park TOTAL Source Observatoire Economique de Touraine La ZA de Linières accueille des petites activités de production. Elle possède des capacités d extension dont l intérêt est amoindri par la proximité de l habitat. La ZA des Boires est de faible taille. Située aux abords de la RN 143 et de la voie ferrée, son intérêt réside dans sa capacité à rééquilibrer la répartition des emplois et à être embranchable. La ZA de Chédigny, de taille modeste et de capacités d extension limitées n a pas de vocation affirmée. Elle contribue néanmoins au rééquilibrage de la répartition des emplois sur le territoire. Elle accueille une dizaine d entreprises de services et du BTP (environ 80 emplois). Plusieurs sites informels ou implantations ponctuelles parfois importantes (laiterie de Verneuil, Etablissements Lheureux) existent sur l aire de la CCLD, dont certaines inscrites dans le tissu urbain (Aérazur à Beaulieu, Savebag à Perrusson.). Un certain nombre de friches subsistent. Trois opérations marquantes ont été réalisées récemment à Loches : la création d une résidence Pierre et Vacances dans l ancienne minoterie, la construction d une résidence services sur la plate-forme de la gare et l installation d une entreprise au Petit Bardine. 35

37 Un potentiel touristique La CCLD possède une réel potentiel touristique qui repose sur Une grande variété de sites naturels Un patrimoine architectural et urbain riche et diversifié La proximité de sites majeurs Des circuits touristiques La Ville de Loches avec Beaulieu constitue un pôle attractif et d appui qui joue un rôle moteur avec Les labels «ville d art et d histoire» et «plus beaux détours de France» Un site majeur, la citadelle Une capacité d hébergement et de restauration Un bon niveau d équipements et d activités culturels, sportifs et de loisirs. Des liaisons ferroviaires avec Paris Un pôle de services étoffé. Une dynamique nouvelle se met en place à différentes échelles du territoire avec plusieurs avancées La création d un office de tourisme de pôle La mise en œuvre d un important programme de réhabilitation du patrimoine architectural Le développement de l animation (guides, labellisation) La réalisation d une étude d aménagement de la vallée La mise en place de circuits de randonnée La création de nouveaux équipements attractifs : golf rustique à Verneuil, observatoire astronomique à Tauxigny. POINTS FAIBLES Un environnement concurrentiel défavorable Le schéma directeur de l agglomération tourangelle, approuvé le 23/12/1993, identifie deux sites stratégiques de développement : Esvres sur Indre, le plus proche et Sorigny Montbazon entre A 10 et RN 10, susceptibles d influer sur l évolution du Lochois, avec des effets positifs au plan résidentiel et des conséquences moins favorables au plan économique. Les perspectives offertes par ces nouveaux projets ajouteront 500 ha à une offre globale déjà excédentaire (plus de 1000 ha) et renforceront la concurrence entre les sites. Un niveau de formation et de qualification en décalage par rapport aux besoins Le volet formation est un axe fort du Contrat de pays qui a mis en évidence les lacunes de l appareil de formation professionnelle et initiale. Ces lacunes sont d autant plus mal ressenties que les demandeurs d emploi se caractérisent par leur faible niveau de qualification et leur manque de mobilité alors que les secteurs en croissance offrent des emplois qualifiés. 36

38 Si le territoire a su s organiser pour préserver une bonne couverture en écoles élémentaires et primaires par le biais de regroupements pédagogiques et s il bénéficie d une bonne structure d équipements du second degré, il faut noter un manque d organismes de formation professionnelle. Aucun Centre de Formation des Apprentis n existe sur le Pays qui ne dispose pas par ailleurs de formation Post-bac. Quelques organismes privés sont implantés dans le Pays, notamment l ARPEC, 19 qui dispose d une antenne permanente à Loches. Un certain nombre de structures d accueil, d insertion et d orientation sont implantées à Loches : l ANPE, la PAIO 20 qui couvre tout le Pays et un CIO 21. Un diagnostic local partagé a été réalisé en 1998 par un groupe de travail associant l ANPE 22, la DDTEFP 23, la PAIO et d autres organismes. Ce diagnostic fait apparaître que «la réponse à des besoins de formations qualifiantes est très insuffisante sur le Lochois» Des lacunes sont également mentionnées en matière d insertion par l économique. Un certain nombre de perspectives et de contraintes ont été mises en évidences : Les besoins en matière d aide à domicile liés au vieillissement croissant de la population ouvrent des perspectives d emploi auprès de femmes au chômage. La structure référente, l ASSAD, s est engagée dans un plan de formation de son personnel sur 4 ans après avoir embauché 7 femmes. Les initiatives de délocalisation des actions du RILE 24 ont permis d accroître le nombre de porteurs de projet accueillis, montrant l efficacité d un rapprochement en direction d un public en difficulté de mobilité. L impact de cette délocalisation est freiné par les difficultés de fonctionnement de cette antenne. Les difficultés de mobilité sont souvent évoquées comme un obstacle majeur à une politique d insertion professionnelle. La mise en place d un service de location de mobylettes géré par la Fédération des Familles Rurales a constitué une avancée. L insertion des personnes handicapées se heurte à une insuffisance des structures d accueil. Une nouvelle structure a été créée fin 2002 par l Association du Foyer de Cluny qui projette d accueillir 30 personnes. En raison de l insuffisante qualification de la main d œuvre les entreprises, notamment les entreprises artisanales ont de plus ne plus de difficultés à répondre à leurs besoins de recrutement. Une enquête réalisée en 2002 auprès de 863 entreprises du Pays a montré la nécessité de mettre en place un service d accompagnement au recrutement au sein de la Chambre des Métiers. Le développement des Technologies de l Information et de la Communication (TIC) est un point de passage obligé que Loches Développement a intégré en engageant notamment une réflexion sur la création d une plate-forme TIC dans un ancien bâtiment d activités. Cette structure aura une double fonction : espace de formation et pôle de compétences et de ressources sur les TIC. Cette démarche a débouché sur l élaboration d un Pacte Territorial pour l Emploi qui prévoit la mise en œuvre d un programme d actions concernant : L insertion professionnelle des personnes en difficulté : 1 Mise en place d une formation qualifiante «Auxiliaires de vie sociale». 2 Consolidation de l activité de l antenne locale du RILE 3 Développement du service de location de cycles initié par la Fédération des Familles Rurales d Indre et Loire depuis 1997 ; 4 Accompagnement social des personnes handicapées : formation, soutien administratif et médical, suivi et évaluation des actions 19 Association Régionale pour l Emploi des Cadres 20 Permanence d Accueil, d Information et d Orientation 21 Centre d Information et d Orientation 22 Agence Nationale pour l Emploi 23 Direction Départementale du Travail et de la Formation Professionnelle 24 Réseaux d initiative locale pour l emploi. 37

39 Le maintien et le développement des activités existantes sur le territoire 5 Mise en place de formations pour les salariés des petites entreprises adhérentes à ISOCEL ; 6 Animation de la plate-forme TIC de Loches Développement Recrutement d un animateur. 7 Services pour l emploi en faveur des entreprises artisanales : offre de prestations individualisées pour favoriser l embauche, développer l emploi et l organisation du travail. Une répartition déséquilibrée des activités et des emplois qui ira en s amplifiant L unité urbaine concentre l essentiel des zones d activités et des établissements actifs du Pays : 71 % dont 51 % sur la commune de Loches. Cette proportion est encore plus forte en terme d emplois : 34 % des emplois sur zones d activités du Pays. La zone industrielle de Vauzelles est la plus importante en superficie (37 ha) et en nombre d activités (25 établissements pour 600 emplois). Vient ensuite le Nord Park à Tauxigny, de création récente et en pleine croissance (14 ha et 650 salariés). Le potentiel d accueil est en grande partie situé au Nord de la CCLD et sur Loches. Des zones commerciales et de services saturées Le développement et la modernisation des activités commerciales et de service se sont effectuées principalement sur deux sites : la ZAC des Bournais et le secteur de Tivoli au Sud. Ces secteurs sont aujourd hui quasiment saturés. Un dispositif d accueil solide mais qui présente des lacunes Outre sa forte polarisation, le schéma des zones d activités présente plusieurs faiblesses : Aucun site ne peut accueillir des activités nécessitant des superficies supérieures à 5 ha. A long terme (voire à moyen terme) les capacités d accueil de Loches sont saturées. Le niveau de qualification environnementale et paysagère et de spécialisation des sites est faible. La CCLD a néanmoins engagé une réflexion globale sur l amélioration de l attractivité des zones d activités Un potentiel touristique insuffisamment valorisé. Plusieurs freins ont limité le développement du tourisme Une difficulté à affirmer une identité touristique forte face aux grands sites de la Vallée de la Loire. 38

40 Une situation à l écart des grands flux touristiques et axes de communication structurants. Une incapacité à fixer la clientèle au-delà de deux/trois jours (18.6 % de la clientèle ne fait que passer, 40.6 % ne restent que 1 à 3 jours). Une aire d attraction limitée aux régions proches (2/3 de la fréquentation provenant de l Ouest et de la Région parisienne). Une offre d hébergement incomplète, une restauration et un parc hôtelier de qualité moyenne Une mise en valeur insuffisante du patrimoine. Une animation culturelle encore très polarisée Une sensibilisation à l accueil et une coordination des acteurs du tourisme à développer. Le Contrat de Pays met l accent sur la nécessité de conduire une politique globale de développement de l offre et de la promotion en renforçant et en mettant en réseau les pôles de développement touristiques identifiés et en s appuyant sur l attractivité et la notoriété de Loches. 39

41 MENACES Effet d aspiration des futurs sites d intérêt départemental projetés aux abords des nœuds autoroutiers (risques de délocalisation, captation des projets d implantation). Renforcement du déséquilibre nord/sud en matière d emplois. Poursuite de l exode des jeunes qualifiés. Ruptures d équilibre entre qualité environnementale et paysagère et développement du fait de la pression de l urbanisation. Décalage entre la demande touristique et l offre. Affaiblissement de l aire de chalandise de Loches. Incertitudes relatives aux évolutions des services publics avec des effets sur l emploi ENJEUX Positionner de manière attractive la CCLD dans son environnement concurrentiel par une offre foncière et de services attractive. Assurer un bon niveau d accessibilité, de services et de qualité environnementale et paysagère des sites d activités. Définir des vocations claires à chaque site. Préserver les emplois industriels du bassin. Maintenir une répartition équilibrée des activités et des hommes sur le territoire. Maintenir un pôle d emplois fort sur Loches. Fixer une population jeune sur le territoire. Renforcer la mobilisation des acteurs économiques en faveur de l emploi des jeunes et des femmes. Développer et structurer l activité touristique : Affirmer une vocation et une identité touristique plus forte Capter de nouveaux flux en intégrant les nouvelles infrastructures. Professionnaliser l accueil et l animation. Diversifier l offre. 40

42 INFRASTRUCTURES POINTS FORTS Importance de la RN 143 dans le fonctionnement et la structuration du territoire. Seule nationale traversant le territoire, la RN 143 joue un rôle multiple de liaison régionale, de desserte péri urbaine, d accès au futur réseau autoroutier et de structuration de l aire du SCOT. Le trafic local représente de 35 à 45 % du trafic total. Cet axe ne génère néanmoins que peu de flux économiques ou touristiques. Cette irrigation du territoire est renforcée par un réseau départemental en étoile qui a fait l objet d une amélioration notable. C est le cas notamment de la RD 31 et de la RD 760 classées d intérêt régional et départemental qui jouent un rôle structurant important (accès au réseau autoroutier). Des évolutions sensibles du réseau structurant prévues à terme, susceptibles de bénéficier à la CCLD La prévision de l A 85 à l horizon 2005 avec deux échangeurs à Sublaines et à Esvres et l aménagement à 2X2 voies de la RN 143 jusqu à la limite de l aire du SCOT permettra d améliorer l accès au réseau autoroutier. Le maintien d une desserte voyageurs partielle par le rail La desserte de Loches et par conséquent du Nord de la CCLD est maintenue avec des prestations limitées. Il reste cependant possible de relier Paris à partir de Loches. Un programme d'amélioration de l offre a été élaboré en 1998 mais son impact est encore insuffisant. Le maintien d une ligne de fret ferroviaire Tours-Châteauroux. Son fonctionnement est lié presque exclusivement à la production des céréales avec deux gares de fret : Reignac et Fléré. La mise en œuvre d un schéma départemental des transports collectifs approuvé en Ce schéma répond à trois objectifs : Offrir une réelle alternative à l automobile Renforcer la coopération entre autorités organisatrices. Desservir les territoires ruraux. Il s est traduit par diverses mesures de refonte du réseau de lignes régulières : ligne Genillé Loches Ligueuil Descartes sur la CCLD (fréquence variable selon les jours et les périodes scolaires), 41

43 la création en 2000 d une ligne Loches Amboise (2 aller-retour les lundis et vendredis + les jours de rentrée et de sorties scolaires). La mise en place d une politique tarifaire (création de la carte Starter associant le réseau Fil Vert et le réseau TER). Il comporte des lignes régulières radiales, des lignes régulières transversales, des lignes régulières dites de marché permettant de relier les divers pôles de services, des transports à la demande. Un bon niveau de desserte par les réseaux d énergie et de télécommunications Le territoire de la CCLD est bien desservi En électricité par un réseau structurant constitué de trois lignes haute tension avec un poste sur Vauzelles à Loches. Par le gaz à partir d une diagonale de transport qui dessert Loches et Reignac ainsi que Chambourg et le Node Park Par un réseau de télécommunication filaire et optique qui permet de répondre à une demande importante avec une bonne couverture en téléphonie mobile. Une desserte ADSL est assurée sur Loches et Cormery ainsi que sur une partie du Node Park. POINTS FAIBLES Un éloignement des grands axes de communication Une large partie du pays (y compris Loches) est à plus de 30 minutes d une autoroute. Seul le secteur nord-ouest bénéficie de la proximité de l A 10. L ouverture de l A 85 et les travaux projetés sur la RN 143 apporteront une amélioration pour le nord de la CCLD, mais le secteur Sud, moins bien desservi restera à l écart. La CCLD n est pas desservie par une ligne ferroviaire structurante. Le TGV Atlantique passe par l Ouest sans améliorer directement la desserte locale. L irrigation du territoire par le réseau routier est inégale. 42

44 Un niveau de services jugé insuffisant sur la RN 143 Les conditions d accès à Tours par la RN 143 font l objet d appréciations négatives de la part des acteurs locaux du développement. Cinq critiques sont portées : Un temps de parcours excessif : 40 minutes pour 37 km entre Loches et Tours. Une circulation difficile sur certains tronçons aux heures de pointe. Des nuisances fortes dans les traversées (Cormery, Perrusson, St Jean, St Martin) Des conditions de sécurité médiocres : tracé rectiligne favorisant des vitesses excessives, carrefours et dépassements dangereux. Le tronçon de Chambray les Tours à Cormery concentre les principales zones accidentogènes. Vient ensuite le tronçon Cormery Loches. Un seuil de saturation attendu à terme sur certains tronçons (2015 sur la section périphérique sud Cormery, 2020 sur la section Cormery-Loches). Le programme défini dans le cadre de la fiche d itinéraire établie en 1998 prévoit : L aménagement à 2X2 voies entre Tours et la limite de la CCLD La déviation de Cormery Des aménagements de sécurité (créneaux de dépassement, aménagement de carrefours, rectification de virages) Traitements des entrées de ville et traverses. Une structuration de l agglomération de Loches incomplète La déviation de la RN 143 et celle plus récente de la RD 760 ont permis de soulager l agglomération des flux de transit mais le bouclage reste partiel. Des dysfonctionnements subsistent à l intérieur de l aire urbaine dense du fait de la configuration du réseau, de la morphologie du bâti et de la présence de plusieurs coupures (Indre, voie ferrée) : Difficultés de liaisons entre les centres de Loches et Beaulieu Faiblesse des liaisons inter quartiers Accès médiocres aux communes de la rive droite (coupure de la RD 592 en cas de crue, franchissements de l Indre limités). Caractéristiques limitées de la rue de Quintefol permettant l accès au centre avec des nuisances fortes induites. Niveau de desserte des coteaux en voie d urbanisation insuffisant. Une offre de transports collectifs insuffisante Le maintien d une liaison ferroviaire est un atout pour Loches et la CCLD mais le niveau de services reste insuffisant malgré l élaboration d un programme d amélioration de l offre. Des lacunes subsistent : 43

45 Niveau de services insuffisant pour concurrencer la route. Temps de parcours dissuasif, fréquence insuffisante. Une partie du service est assurée par car. Absence de politique tarifaire globale. Qualité d infrastructure moyenne (voie unique) constituant un frein à l amélioration de l offre. La ligne à voie unique a fait l objet d un programme de modernisation entre Joué les Tours et Cormery. Ce programme vise à améliorer son exploitation par la mise en place d une commande centralisée informatisée de voie unique et la création d un terminus technique à Cormery. Cet équipement est inscrit au contrat de plan Etat-Région La ligne Tours-Châteauroux a fait l objet d une refonte en 1999 et 2000 avec un doublement de l offre qui a permis d augmenter de manière substantielle le nombre de voyageurs, et une amélioration du matériel. La couverture du territoire par le réseau de transports collectifs départemental est incomplète. Certaines communes de Loches Développement ne sont pas desservies. Le Conseil Général souhaite s engager dans le développement du «transport à la demande» La mise en place du rabattement sur les gares, qui est un des axes du Schéma Départemental des transports en commun n est pas très avancée. La commune de Loches a mis en place une desserte en transports collectifs à titre d expérimentation. Cette initiative non concluante a été arrêtée au bout de 4 mois. Une inégalité d accès aux services et équipements L existence d un pôle de services fort sur Loches est un atout pour le territoire. Elle implique néanmoins que soit mis en place des moyens de communication permettant une égalité d accès à la mobilité et plus particulièrement en direction des personnes captives. 44

46 Une quasi absence d aménagements en faveur des deux roues et des piétons Il n existe pas de réseaux organisés en faveur des deux roues sur le territoire de la CCLD à l exception d un tronçon peu attractif sur la RD 31 au Nord de Loches. La politique d aménagement des bourgs et du centre de Loches permet d envisager à terme une amélioration des conditions de déplacements des piétons. Un effort particulier est à conduire sur les traverses et en matière de liaison entre les secteurs urbanisés et les grands espaces naturels (vallée de l Indre, forêt de Loches). MENACES Renforcement de la polarisation du territoire de la CCLD et des déséquilibres nord/sud Développement de l inégalité d accès aux équipements et aux services. ENJEUX Désenclaver le territoire en préservant sa cohésion. Améliorer l accès à Tours et aux grands moyens de communication. Anticiper l arrivée des nouvelles infrastructures autoroutières pour amplifier les retombées potentielles. Induire, capter et diffuser de nouveaux flux sur le territoire. Améliorer le niveau de services des transports collectifs, notamment ferroviaire pour Limiter le recours à l automobile pour les déplacements pendulaires. Donner accès aux services urbains de la ville centre Assurer un droit à la mobilité pour tous. Mettre en cohérence l organisation du développement de l urbanisation et l offre en transports collectifs Améliorer la sécurité et la convivialité des déplacements deux roues et piétons dans les bourgs et le centre de Loches. Améliorer la structuration viaire de l agglomération. 45

47 ETAT INITIAL DE L ENVIRONNEMENT 46

48 MILIEU NATUREL FAUNE FLORE L aire de la CCLD comprend plusieurs milieux riches sur le plan écologique, faunistique et floristique. Ces milieux font l objet de mesures d inventaire, de protection ou de restauration. Les zones d intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) Réalisation SYCOMORE /Sources DIREN et Base Mérimée Elles sont de deux types établis en fonction du degré d intérêt et de sensibilité des espèces ou milieux qu elles couvrent. Les zones de type 1 concernent des milieux qui accueillent des espèces, association d espèces ou milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine national ou régional. Ce sont des secteurs d une grande sensibilité qui doivent faire l objet d une attention particulière. Les zones de type 2 correspondent à des milieux à fortes potentialités biologiques où il importe de respecter les grands équilibres écologiques. Le porter à connaissance mentionne l existence de 11 zones de type 1 sur le territoire de la CCLD. Inventaire Habitat Un site NATURA 2000 (site N ) couvre l ensemble des espaces ouverts de la vallée au Sud de Loches. «Présence de deux plantes protégées au niveau national. Les vastes prairies inondables abritent un cortège floristique et ornithologique remarquable. Lieu d'hivernage pour de nombreux canards. Importantes populations de Chauves-souris hibernantes dont plusieurs espèces inscrites à l'annexe II de la directive Habitats». (Source : fiche Natura 2000, Diren de la Région Centre). Ce site n a pas été validé par la Commission Européenne pour «défaut de consultation». Une consultation sera réalisée pour revalider le site. 47

49 Les zones d intérêt pour la conservation des oiseaux (ZICO) Il n y a pas de sites recensés sur l aire de la CCLD, mais des mesures agri-environnementales ont été mises en place sur le secteur nord-est de la CCLD (Chédigny, St Quentin) pour préserver la population d outardes canepetière, espèce qui figure à l annexe 1 de la Directive Habitat. Ce dispositif consiste à aménager des couverts herbacés favorables à la biologie de l espèce, notamment à la nidification. Il est basé sur le volontariat et concerne plus de 10 % des superficies du territoire proposé qui déborde l aire de la CCLD au Nord. Cette mesure est complétée par un projet de site Natura 2000 Champeigne au titre de la directive «Oiseaux» pour la protection de l outarde canepetière. Ce projet n a pas été validé par Loches Développement : «Les pelouses et chênaies pubescentes de Champeigne sont localisées entre la vallée de l Indre et celle du Val de Loire aux abords de Tours. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces végétales et animales comme l Hermite et sa plante associée la Seslérie bleue (pelouses sur sables calcaires), orchidées et espèces protégées d intérêt national comme l Astragale de Montpellier et la Sabline des Chaumes. Les landes à genévriers et les formations à buis constituent de beaux peuplements assurant la transition avec les massifs forestiers (chênaie sèche à chêne pubescent riche en espèces herbacées, des hêtraies calcaires, des chênaies-charmaies ). Il faut enfin noter les cours d eau et milieux humides avec la présence de tourbières et bas marais calcaires (présence d orchis des marais) (Extrait de la fiche de site N 3702) Milieu protégé Un seul site fait l objet d une protection réglementaire à la demande de son propriétaire, la cave des Innocents au lieu-dit la Cloutière sur la commune de Perrusson. Il s agit d une ancienne carrière souterraine qui abrite 11 espèces de chauves-souris en hivernage et reproduction, toutes protégées en France et dans la CEE 25. Des milieux très différents avec des milieux ouverts qui sont les zones de grandes cultures sur les plateaux. Il s agit de milieux peu diversifiés. Seuls les espaces boisés résiduels et les cordons végétaux le long des ruisseaux offrent des éléments de diversité. Par contre ces différents secteurs ne sont pas (ou peu) reliés entre eux, l effet de corridor ne joue pas (Chédigny, Dolus, Reignac) Des milieux ouverts sur les plateaux au Sud (Bridoré, Verneuil, Sennevières) mais où des bosquets intermédiaires subsistent sans toutefois assurer un maillage du territoire Les anciennes gâtines dont il reste des exemples Les milieux forestiers avec les grands massifs que sont la forêt de Loches, les bois de Verneuil Les vallées 25 Communauté Economique Européenne 48

50 Un couvert forestier important La forêt couvre une part significative du territoire du Lochois (près de 23 % de sa superficie). Elle est présente sous forme de grands massifs essentiellement localisés autour de l agglomération lochoise, mais aussi au Nord (Reignac) et au Sud (Verneuil). La plus grande part de cette forêt est constituée de feuillus. La forêt domaniale de Loches, la plus importante (2 207 ha) est la plus homogène de ce point de vue, avec celle de Verneuil, qui est en partie domaniale (155 ha) et en partie privée. Les forêts de Chanceaux et de St Hippolyte sont plus variées dans leur composition. Ces grands espaces sont complétés par un semis de petits massifs et bosquets qui régressent sous l effet des mutations agricoles. Ils sont de ce fait essentiellement localisés dans la zone de polyculture au sud de Loches. Il faut également mentionner l importance des parcs privés (Les Montains, la Folie, parc du château de Sansac) et publics (parc Baschet, jardins du Logis Royal, Parc de la Sous-Préfecture, Parc de l ancienne maison de retraite), très présents sur la commune de Loches qui renforcent un patrimoine végétal intéressant. Le maintien des espaces boisés dans leur diversité doit être un axe majeur du futur SCOT, c est une condition nécessaire mais non suffisante. Il doit être accompagné d une gestion raisonnée des différents types de milieux afin de préserver la biodiversité. Le couvert forestier comprend également l ensemble des peupleraies des vallées (cf chapitre sur les vallées ) Les vallées, des sites altérés à reconquérir. Le dossier des vallées est un des enjeux majeurs du SCOT. L évolution des modes de gestion de l espace a conduit à une rupture des équilibres antérieurs, avec la régression de l élevage au profit, dans certains secteurs, des cultures de maïs et sur d autres, des peupleraies. Le développement de ces plantations a des incidences multiples : fermeture des paysages, déstructuration des réseaux d accès, effet repoussoir vis à vis des prairies, altération des berges, non évacuation des produits de coupe. Leur extension, lorsqu elle devient très importante, est ressentie négativement comme un facteur d altération et d appauvrissement des valeurs collectives des espaces de vallées. Ces vallées renferment des milieux spécifiques aujourd hui en partie occultés (zones humides à l avifaune riche, coteaux secs et pelouses calcaires de la vallée de l Echandon). Le développement de l urbanisation sur les coteaux constitue une menace pour la préservation des pelouses calcicoles. Se surajoutent à ces problèmes de gestion de l espace, des difficultés hydrauliques du fait du défaut d entretien et de la dégradation des berges et des ouvrages. Une partie de la vallée de l Indre (Sud de Loches) fait partie des sites proposés au titre du programme Natura 2000, mais les peupleraies sont exclues de ce périmètre. La réouverture des espaces de vallée, leur requalification doit être l objectif prioritaire autour duquel se fédèrent des orientations sectorielles : Reconquête agricole par l élevage sur les espaces favorables. Contrôle et organisation plus stricte des plantations. Réorganisations foncières ponctuelles Application de la loi en ce qui concerne l habitat de loisirs informel Recomposition d un réseau de chemins. Le classement de la vallée au titre des espaces naturels sensibles ouvre des possibilités d intervention foncière par le biais de la taxe départementale. La politique de restauration des vallées est complémentaire à leur mise en valeur dans le cadre des loisirs et du tourisme dans une perspective de développement durable. Elle est un élément important d une politique de protection de la ressource en eau. LA RESSOURCE EN EAU Les eaux souterraines constituent les principales ressources en eau potable, avec l exploitation de trois nappes : 49

51 la nappe du Sénonien-Turonien particulièrement vulnérable et affectée par les pollutions agricoles, notamment sur Reignac et Perrusson (Les Lirats). Les calcaires lacustres pour trois forages du SIPTEC (Truyes, Esvres, Cormery) alimentant Cormery. La nappe du Cénomanien trop fortement sollicitée d une manière générale et qui assure l essentiel des ressources du SIVOM de Loches. Sur Loches, on constate une diminution constante des hauteurs d eau dans les puits existants. Le forage N 3 présentait en avril 98, 2.43 m au-dessus de la pompe. En 1985, quand ce puits a été construit, on trouvait l eau à m, en 1998 à 28.7 m. Ces puits risquent de se tarir à 10 ans. Les initiatives prises sur l aire du schéma directeur restent fragmentaires. Il n existe pas, à l échelle de la Communauté de Communes, de reconnaissance globale des ressources potentielles qui se situent essentiellement dans la vallée de l Indre. En dehors de cette zone, se poseront des problèmes de qualité du fait de l impact de l agriculture. Une étude générale sur les ressources en eau au niveau de l agglomération de Tours et au niveau départemental a été réalisée à l initiative de l Agence de Bassin avec un financement du Conseil Général. Cette étude préconise la réduction des prélèvements dans le cénomanien et des solutions alternatives pour l avenir, afin de conserver la ressource du Cénomanien en secours. La réduction prévue par le schéma d alimentation en eau potable dans le secteur du Lochois est de - 20 %. Pour assurer l alimentation en eau du département, deux équipements de prélèvement d eau superficielle dans la Creuse et la Loire seraient réalisés, avec un maillage. EXPLOITATION DE LA RESSOURCE L alimentation en eau potable de la Communauté de Communes de Loches est assurée par quatre syndicats : Le SIVOM du Nord Lochois qui regroupe 11 communes dont 2 n appartenant pas à la Communauté de Communes (Cigogné et Courçay). Ce réseau a été confié en affermage à la SAUR. Il dessert habitants soit abonnés. Le SIVOM de Loches, comprenant quatre communes de l agglomération de Loches (Loches, Beaulieu les Loches, Perrusson, Ferrière). Il dessert habitants soit abonnés. Le SIVOM de Loches est compétent en matière d eau potable et d assainissement (mais les réseaux d eau pluviale restent à la charge des communes). Ce réseau est géré en régie directe. Ces deux structures principales assurent la desserte de 15 communes sur 20, ce qui représente les 2/3 de la population. Le SI d eau potable de la Boissière St Jean St Germain, Sennevières, Verneuil dessert 1291 habitants en Il est exploité en régie directe. Le SIPTEC regroupe les communes de Cormery Esvres et Truyes ; (Seule Cormery appartient à la CCLD). Il exploite les forages situés au lieu-dit Taille de la Justice situés sur la commune d Esvres sur Indre. Les communes de St Hippolyte, Bridoré et St Senoch sont indépendantes. La commune de Bridoré achète son eau à la commune de St Hippolyte LE SIVOM DU NORD LOCHOIS 50

52 Origine de l eau L alimentation est assurée par trois nouveaux forages au Turonien au lieu-dit Les Pains Bénis. Ces puits fonctionnent depuis 1999 ; leur périmètre de protection a fait l objet d une DUP datée du 14 mai Le forage de la Jacquelinière a été abandonné en 1999, quant au puits, il est toujours en service mais n est exploité qu en secours, Production et consommation du SIVOM en 2003 Total production m3 Total importation m3 Total exportation m3 Volume disponible m3 Volume consommé m3 La qualité de l eau Une installation de déferrisation biologique a été mise en place à la Jacquelinière en 1999 ; elle est totalement opérationnelle depuis 2000 et a été complétée par la mise en place d un système de désinfection UV en sortie de l installation de déferrisation ; Les résultats des analyses bactériologiques et physico-chimiques sont conformes aux normes de potabilité. Stockage et distribution Structure du réseau L eau produite par les forages est traitée et désinfectée à la Jacquelinière, puis stockée dans une bâche de 150 m3, deux pompes de reprise alimentant ensuite un réservoir de 500 m3. De ce réservoir partent deux branches qui alimentent trois réservoirs : Dolus le Sec : 400 m3 Tauxigny : 400 m3 avec une bâche de 100 m3 au Tressort. Chédigny : 300 m3 Le réseau de distribution représente un linéaire de plus de 285 km. Interconnexion Des connexions existent avec le réseau de Loches au Sud, celui de Montrésor à l Est, et du SIPTEC au Nord, mais il s agit d interconnexions très ponctuelles. Bilan de fonctionnement du réseau Alimentation :. La création des nouveaux forages a permis de régler le problème de la qualité de l eau. En revanche le fait que toute l eau provienne d un seul point de production représente une faiblesse Distribution : Le niveau de service et la couverture géographique sont satisfaisants. Les difficultés relevées restent très ponctuelles. La structure du réseau est dans l ensemble adaptée à la situation de l urbanisation. Un meilleur niveau de services pourrait être apporté par des compléments de bouclage. Défense incendie 51

53 Zones d activités Tauxigny le Bois Joly : plusieurs poteaux sont répartis sur le site, mais la desserte est jugée non conforme dans l étude de requalification des sites d activités du Lochois Débit 45 m3/h pression 4 bars (débit normalisé 60 m3/h). Une réserve incendie d un volume de 1000 m3 remplace celle précédemment implantée sur la parcelle ZY 85 (réserve incendie de 120 m3 difficile d accès). Chédigny : Poteau d incendie non conforme car n assurant pas le débit nécessaire. Aucune amélioration n a été faite récemment. Reignac : présence de poteaux incendie conformes sur la zone Zones urbanisées : La situation est globalement satisfaisante dans les bourgs mais plus délicate en milieu rural. Protection de la ressource Les périmètres de protection sont déclarés d utilité publique. Ils couvrent une partie de la vallée (classement NDb) et des coteaux qui la dominent (classés en NC). Un lotissement entièrement construit et classé en UB est inclus dans ce périmètre. Des périmètres de protection ont été déclarés d utilité publique par arrêté préfectoral du 14 mai 2003 sur les trois nouveaux forages situés en zone ND. LE SIVOM DE LOCHES Origine de l eau L alimentation est assurée à partir de 5 points de forage Loches F2 : forage au cénomanien. forage tubé en 850 mm de diamètre et cimenté jusqu à - 70 m. colonne de captage en acier inoxydable de 400 mm de diamètre entre et m 45 m3/h F3 : Forage au cénomanien de la Prairie de la Foire - colonne de cimentation de m à - 65 m. Colonne de captage en acier inoxydable de m à m avec massif filtrant en gravier de Loire. La mise hors service du puits ancien dans la craie du Turonien a été prescrite par le géologue officiel en raison de sa pollution chimique (nitrates) et bactériologique ainsi que de sa mauvaise protection contre les eaux d infiltration de l Indre. Dans cette perspective, un puits a été créé par le SIVOM au lieu-dit la Basse Prône sur la commune de St Jean St Germain en amont du bourg de St Germain (200 m3/h autorisés, 70 m3/h effectifs). Il a été mis en service en juin Perrusson : Un forage à la nappe de la craie turonienne situé aux Lirats (environ 70 m3/h). Ferrière sur Beaulieu : Un forage à la nappe des sables du cénomanien (35 m3/h) 52

54 Production et consommation La consommation est globalement en baisse au cours des dernières années. Elle varie de manière sensible en fonction des saisons. Les pics de production se trouvent naturellement au cours de la période estivale (juin, juillet, août) avec des fluctuations liées à la météo : L aire du SIVOM ne comprend pas d établissements particulièrement consommateurs d eau. Le plus gros consommateur d eau est l hôpital. Production du Syndicat Consommation m Coefficient d étanchéité Qualité de l eau La qualité de l eau est globalement satisfaisante à l exception du forage de Perrusson qui présente des concentrations en nitrates, atrazine et déséthylatrazine supérieur aux normes, mais l incidence est limitée du fait du mélange d eaux de différentes origines. L eau provenant des autres forages présente une minéralisation moyenne de type bicarbonate calcique et sodique avec une teneur en fer élevé nécessitant un traitement correctif avant distribution assuré par deux installations de déferrisation par oxydation à l air à basse pression. Stockage et distribution Structure du réseau On distingue deux niveaux de distribution Le réseau bas service - Il est alimenté par un réservoir de m3 (2 cuves) enterré au pied du donjon qui dessert les parties basses de Loches et la commune de Beaulieu avec une pression de 3 bars. Ce réseau est structuré par une boucle suivant la rue des Ponts, la RD 31 jusqu à Corbery en rive droite, la RD 31 jusqu au giratoire Nord et la rue St Jacques. Le réseau haut service : il assure la desserte des écarts de Loches et des autres communes du SIVOM. Il est alimenté à partir : d un réservoir de 1000 m3 situé à la Pouletterie et recevant les eaux des forages 1, 2, 3, du forage des Lirats sur Perrusson qui alimente un réservoir au sol de 500 m3 situé au Sud des Fontaines sur la RD 93, du forage de Ferrière qui alimente deux bâches de 150 m3 chacune situées à côté du forage. Ce réseau est structuré par une conduite maîtresse qui ceinture l aire urbaine, et par un réseau secondaire maillé. Quelques écarts sont desservis à partir des communes de Sennevières (écarts de Perrusson) et de St Senoch (La Boissellière, la Blanchardière, la Civerie, La Paunière, Cigogne, Le Bois Clair). 53

55 Le nouveau puits : une conduite de refoulement d une longueur de 7 km qui suit la RD 92, achemine l eau du puits de la Basse Prône à un réservoir semienterré de 500 m3 implanté au lieu-dit Poiré. A partir du réservoir, l eau est conduite gravitairement à l usine. Interconnexion des réseaux Plusieurs niveaux d interconnexion existent à l intérieur et à l extérieur de l aire du SIVOM. Le réseau de Perrusson est bouclé avec le réseau haut service de Loches, de même entre Ferrière, Loches et Perrusson. 4 interconnexions sont en service entre le réseau du syndicat de Verneuil et celui du SIVOM. Un maillage existe entre le réseau du Nord Lochois et la commune de Loches au niveau de l Etang. Cette interconnexion des réseaux des deux structures pourrait être étendue. Bilan de fonctionnement du réseau Alimentation Ce problème essentiel pour les années à venir n a été abordé jusqu à aujourd hui qu au niveau de chaque structure. La situation évolue puisqu'une étude générale a été réalisée à l échelon du Département. Distribution Le niveau de service et la couverture géographique sont satisfaisants. La quasi totalité des habitations de l aire du SIVOM sont aujourd hui raccordées au réseau public. Le maillage du réseau principal dans la partie urbanisée comprise entre l Indre et la déviation de la RN 143 permet d alimenter toute la ville à l aide d extensions mineures du réseau et ainsi de satisfaire au développement de l urbanisation. Les principaux sites de développement identifiés au POS de Loches ne posent pas de problèmes de desserte majeurs. Défense incendie Zones d activités : le problème essentiel demeure celui de la fourniture d eau et non de structure du réseau. Plusieurs poteaux d incendie répartis sur le site de Vauzelles sont jugés conformes. En cas de sinistre important sur la zone de Vauzelles, on pourra desservir à partir du réseau diamètre 150 de la ZI. La situation est conforme sur les autres zones. Protection de la ressource Le périmètre de protection 54

56 Les forages de Loches et de Ferrière sur Beaulieu ne font pas l objet de mesures de protection réglementaires. Sur Loches, des périmètres de protection ont été définis, mais la procédure officielle d institution des servitudes n a toujours pas été menée à son terme. Des rapports géologiques ont été établis qui délimitent des périmètres de protection à instituer et préconisent des interdictions ou réglementations relatives à certains usages du sol. F2-31 mai 1976 : le rapport géologique de mai 1976 définit 2 périmètres : un périmètre de protection immédiate constitué par une parcelle d environ 450 m² (partie orientale de la parcelle AW 20) et un périmètre de protection rapprochée En raison de la bonne protection naturelle dont bénéficie la nappe du cénomanien, la création d un périmètre de protection éloignée ne s impose pas F3: rapport géologique du 3/5/85 Périmètre de protection immédiate : parcelle de forme carrée d au moins 400 m² de superficie - parcelle BD 280b. Périmètre de protection rapprochée. Enfin, une zone «non aedificandi» de 50 m de rayon sera créée autour du forage. Périmètre éloigné : compte tenu de la bonne protection naturelle du réservoir souterrain exploité, l institution d un périmètre de protection éloignée n est pas nécessaire. Captage de la Basse Prône à St Jean St Germain : un réseau d assainissement a été réalisé sur la RD où une urbanisation diffuse s est développée. Un périmètre de protection est institué sur les captages de la Basse Prône,de la Bondoire et sur les forages des Lirats à Perrusson ainsi que Ferrière sur Beaulieu. Classement POS La majeure partie des périmètres de protection proposés est classée en zone naturelle protégée, ce qui assure une bonne protection des ressources. SI DE VERNEUIL - ST JEAN ST GERMAIN - SENNEVIERES Origine de l eau L eau provient d un forage au Turonien situé sur la commune de Verneuil au lieu-dit la Boissière, en limite de la forêt de Verneuil. L eau provient de l émergence de la «nappe de la craie» qui sourd au niveau de l argile à silex du Sénonien et provient du Turonien immédiatement sous-jacent Production consommation (2002) le débit d exploitation est de 32 m3/heure. Volume produit Volume acheté Volume vendu à l extérieur Volume consommé par les abonnés La qualité de l eau : m3 : m3 : m3 : m3 Les résultats des analyses en en 2002 font apparaître la conformité aux normes de potabilité. Les nitrates avec 9 mg/l sont très largement en dessous de la norme de potabilité.. 55

57 Protection de la ressource Le forage bénéficie d une bonne couverture d argile à silex assurant la protection naturelle de la nappe. Un périmètre de protection ayant fait l objet d une DUP est institué. Il ne concerne pas les zones urbanisées. Le périmètre de protection immédiate concerne les parcelles 421 et 423. Le périmètre de protection rapprochée comprend les parcelles de la section B2 et celles de la section B 4 jusqu à la limite occidentale des parcelles 769, 772 et 773. SAINT HIPPOLYTE (BRIDORE) Origine de l eau La commune de Saint Hippolyte exploite un forage au Sénonien-Turonien situé au lieu-dit «Malville» (profondeur 84 m débit 30 m3/h). Sauf en période, la commune fournit en totalité Bridoré en eau potable. Un autre captage existe dans la vallée correspondant à la source de la Bondoire. Production consommation m m m m m3 Qualité de l eau L eau présente une minéralisation moyenne avec un taux de fer élevé. Sa qualité bactériologique est jugée bonne. Stockage et distribution Structure du réseau : l eau est acheminée à un réservoir situé à proximité du forage. Le niveau de service et la couverture géographique sont satisfaisantes. Tous les écarts sont desservis. Bilan de fonctionnement du réseau Alimentation : La ressource exploitée permet de satisfaire les besoins. Distribution : On ne relève pas de problèmes particuliers de distribution. Protection de la ressource Des périmètres de protection déclarés d utilité publique le 30 mars 1988 tant sur Malville PPI parcelles Section D1 PPE cercle d un rayon de 500 m que sur la Bondoire 56

58 SAINT SENOCH Origine de l eau La commune est alimentée par un forage au Sénonien-Turonien situé à proximité immédiate du bourg au lieu-dit les Ouchercaux. Le débit d exploitation est de 33 m3/heure. La commune vend de l eau à Ligueil Production consommation m3 dans une année environ. Qualité de l eau La qualité bactériologique de l eau est jugée satisfaisante On relève par contre un taux de nitrates élevé (28 mg/l). Les analyses effectuées en 1997 mentionnent un taux inférieur à 0.05µg/l pour les pesticides Stockage distribution Structure du réseau : l eau est acheminée à un château d eau de 300 m3. L ensemble de la commune est desservi. Bilan de fonctionnement du réseau Alimentation : la ressource exploitée permet de satisfaire les besoins. Distribution : on ne relève pas de problèmes particuliers de distribution. Protection de la ressource Des périmètres de protection ont fait l objet d une DUP. Il couvrent une grande partie du périmètre urbanisé du bourg et de ses extensions, notamment une grande zone NA au Sud. PPI : parcelle 105 PPR : zone non aedificandi de 50 m de rayon PPE : 500 m de rayon. SI DE TRUYES-ESVRES-CORMERY (SIPTEC) 57

59 Origine de l eau L eau provient de quatre forages situé sur la commune de Esvres sur Indre au lieu-dit Taille de la Justice, l un au cénomanien, les trois autres dans des calcaires lacustres. Production consommation Volume produit m m m m m m3 les captages et la station de traitement sont exploités par la CGE sous maîtrise d ouvrage du SIPTEC. La gestion de l eau est assurée par la commune. Le réseau est ancien et doit être repris et renforcé. Cette remise en état est prévue sur 10 ans. Une première tranche de travaux est en cours rue Nationale (RN 143). Une sécurité d alimentation est assurée par Tauxigny. Protection de la ressource Un périmètre de protection est mis en place sur les sections ZS et G2 autour des captages. Qualité de l eau La qualité bactériologique de l eau est jugée satisfaisante (une action importante a été menée avec les exploitants du bassin versant). L eau est légèrement ferrugineuse. Fonctionnement du réseau Le manque de pression dans les parties hautes de Cormery a impliqué en particulier une liaison avec le SIAEP de Reignac. La création de nouveaux lotissements dans les parties hautes du bourg et les besoins spécifiques «incendie» nécessiteront l installation d un surpresseur. AMELIORER LA QUALITE DES EAUX SUPERFICIELLES ET LIMITER LES PRELEVEMENTS PAR L AGRICULTURE L aire du Schéma Directeur est traversée par trois rivières principales et leurs affluents respectifs : 58

60 L Indre et l Indrois qui présentent des eaux classe 3 (eau polluée) avec un objectif de qualité 1B. Les paramètres mesurés sont conformes à cet objectif sauf en ce qui concerne : Les nitrates qui présentent des valeurs très supérieures à l objectif fixé Les matières en suspension (MES) La demande chimique en oxygène (DCO) On observe également des pics de chlorophylle «A» surtout à St Hippolyte. Certaines mesures concernant l indice biotique général permettent de confirmer une qualité moyenne voire mauvaise pour la vie piscicole. Toutefois, les investissements réalisés en amont ont amélioré la situation (épuration Châteauroux Chatillon) L Echandon, dont les eaux sont de qualité moyenne (classe 2) avec un objectif de qualité 1B. Le territoire est parcouru par plusieurs petites cours d eau de faible débit, particulièrement vulnérables. Tous ces cours d eau sont menacés par différentes sources de pollution : Rejets d effluents domestiques dus à l absence ou au mauvais fonctionnement de dispositifs de traitement. Le développement d un habitat diffus ou la revitalisation des villages sont autant de menaces qui pèsent sur les petits cours d eau. Pollution agricole. Le développement des cultures intensives, notamment dans les vallées, avec des apports azotés ou des traitements phytosanitaires, affectent profondément la ressource. La question des pesticides paraît être la plus préoccupante. Le secteur est particulièrement affecté par ce phénomène qui n est réellement analysé que depuis 4 à 5 ans. Il est à craindre qu on assiste à une pénétration progressive de ces produits dans les nappes, une biodégradation ne pouvant être espéré. Le mauvais entretien des berges et le ruissellement liés aux grandes voies de circulation sont des facteurs complémentaires de pollution. Un SDAGE a été élaboré sur l ensemble du bassin Loire Bretagne. Il a été approuvé le 26/10/95. Il fixe 7 objectifs : l amélioration de la ressource pour l alimentation en eau potable, l amélioration de la qualité des eaux superficielles, la réhabilitation des cours d eau, la restauration des zones humides la préservation et la restauration des écosystèmes littoraux, la maîtrise des rejets agricoles, la maîtrise de l urbanisation dans les zones inondables. Des mesures agri-environnementales mentionnées par le SDAGE sont mises en œuvre dans le Département : Conversion de terres arables en herbages extensifs. Réduction d intrants azotés et de phytosanitaires. 59

61 Fondées sur le volontariat, ces mesures ne paraissent pas avoir eu un impact significatif sur le Lochois. DECHETS La collecte et le traitement des ordures ménagères étaient organisés dans le cadre d un SICTOM regroupant 36 communes. La compétence de la Communauté de Communes pour les ordures ménagères a été reconnue par le Préfet le 27 juin Les communes de Loches Développement se sont donc retirées du SICTOM pour gérer elles-mêmes le service des ordures ménagères. 60

62 TRAITEMENT Déchets ménagers Les ordures ménagères sont évacuées vers une décharge contrôlée située au lieu-dit «La Baillaudière» sur la commune de Chanceaux près Loches où elles sont traitées et mises en balles compactées. Ce site appartient à la COVED qui en assure la gestion. De plus, une déchetterie est en service sur ce site depuis le 2 juin Construite par Loches Développement avec le concours financier du Département, des fonds européens de l ADEME et la DGE. Cette unité de m² s inscrit dans le cadre du schéma départemental. Deux déchetteries satellites sont projetées, l une au Nord, l autre au Sud. Toutes les décharges brutes de la Communauté de communes ont été réhabilitées à l exception de celle de la Baillaudière où les travaux sont sur le point de commencer. Déchets industriels La COVED est autorisée par arrêté préfectoral du 5 août 1997 à exploiter un centre de tri de déchets industriels banals (DIB). Ce centre est dimensionné pour recevoir tonnes DIB/an, ce qui dépasse largement l évaluation 26 faite sur la région lochoise (8000 tonnes/an) : Démolitions : tonnes DIB en mélange : tonnes Copeaux, sciures : tonnes Minéraux : tonnes Cartons, papiers : 600 tonnes Ferrailles : 450 tonnes Autres déchets : 450 tonnes Ce centre permet de couvrir tout le sud-est du Département. 26 Etude d environnement CCI Touraine : 30/09/1997 PROJETEC OUEST. 61

63 PROJETS Un Plan Départemental d élimination des déchets ménagers et assimilés a été approuvé en février Dans ce cadre, Loches Développement a été associée à une réflexion d ensemble impliquant des communes de la périphérie tourangelle et de la région d Amboise 27 pour mettre en place à terme une filière complète de traitement (tri préalable, compostage, incinération, évacuation et stockage des déchets ultimes). La construction d une usine d incinération est prévue sur le site de Billette à Joué les Tours. Le stockage des déchets ultimes s effectuerait à Joué les Tours et au site de la Baillaudière reconnu comme centre d enfouissement technique par le schéma départemental. Ce centre comprend un centre de tri des déchets industriels banals et des déchets ménagers pré-triés ainsi qu une plate-forme de broyage compostage des déchets végétaux. Ce dispositif nécessite la mise en place de centres de transit à Amboise et Chanceaux près Loches avec ou sans tri préalable. Les camions transportant les déchets pourront y revenir chargés de mâchefers ou de déchets ultimes. Un syndicat intersyndical pour l étude et la programmation de l incinération des ordures ménagères (SIPEPIOM) a été mis en place pour étudier les modalités de mise en œuvre de ce dispositif. Une étude de réhabilitation de l ancienne décharge de la Baillaudière (7 ha) a été réalisée de même que sur l ancienne décharge de Ferrière. La communauté de communes a voté un budget pour engager les études préalables de réhabilitation du site. Ce plan a été révisé pour prendre en compte d une part, les changements apportés par les développement de l intercommunalité à fiscalité propre et surtout la création de la Communauté d Agglomération de Tours, d autre part les conclusions des études sur les filières de traitement,qui se sont déroulés de 1996 à 1999, ainsi que celles de l étude sur la complémentarité des équipements entre zones qui a été présentée en commission départementale le 9 janvier Cette révision n amène pas de modifications sur le territoire de la Communauté de Communes. COLLECTE A Loches, les ordures ménagères sont collectées 3 fois par semaine en centre ville et 2 fois par semaine en périphérie, par conteneurs. A Beaulieu lès Loches et Perrusson, 2 fois par semaine Sur les autres communes, 1 fois par semaine. 27 SIVOM d Amboise SICTOM de Joué les Tours SITERDOM de St Pierre des Corps SICTOM de Loches 62

64 RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES RISQUES INONDATION Connaissance du risque Le réseau hydrographique de la région est constitué Par deux cours d eau principaux non domaniaux, l Indre qui traverse du Nord au Sud l aire du SCOT, et l Indrois dont la confluence se situe au droit d Azay. Ces rivières présentent une sensibilité à la pluviométrie très forte avec des crues soudaines et rapides. Par un réseau de petits cours d eau peu dense notamment sur le secteur de Champeigne où la nature du sol favorise l infiltration des eaux de ruissellement. Ces ruisseaux ont en règle générale un faible débit. Ces petites vallées n en présentent pas moins un intérêt et une sensibilité environnementale forte. L Echandon, le ruisseau de Chanteraine, le ruisseau de l Etang, sont parmi les plus importants et les plus intéressants. La connaissance du risque est limitée à l Indre, seule rivière ayant fait l objet d investigation et de mesures de protection (PSS). Cette connaissance a été actualisée récemment grâce à l élaboration d un atlas des zones inondables de la vallée de l Indre. Le risque inondation est moins bien connu sur les autres rivières. Cependant, le porter à connaissance mentionne les crues fréquentes de l Indrois. La zone inondable de l Indre La connaissance du risque repose sur trois types de données : Le plan des surfaces submersibles approuvé par décret en date du 31/12/1968 qui a valeur de plan de prévention des risques naturels prévisibles depuis l entrée en vigueur de la loi du 2 février Ce plan définit deux zones : La zone A dite de grand débit correspond à la zone d écoulement dynamique. La zone B dite de «débit complémentaire» qui est une zone de stockage des eaux étalées. La carte des crues historiques (crues de juin 1845 et décembre 1982). La carte des aléas établie sur la base d une crue de type 1845, en intégrant les modifications de la vallée intervenues depuis. Quatre zones d aléa ont été définies : très fort, fort, moyen et faible. Un Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) a été prescrit sur l Indre le 22 mars Il a été rendu opposable sur le territoire des communes de Loches et de Beaulieu par arrêté préfectoral du 8 décembre

65 Principes de gestion des zones inondables L existence d un plan de surfaces submersibles qui constitue une servitude d utilité publique permet de gérer le risque inondation sur la vallée de l Indre. La détermination des aléas pourra déboucher à terme, dans un premier temps, sur un projet de protection, qualifié par le Préfet de projet d intérêt général dont les dispositions devront être intégrées dans les dispositions d urbanisme, puis sur l élaboration d un plan de prévention des risques naturels. Le porter à connaissance mentionne la nécessité de mettre en œuvre les principes et objectifs énoncés dans la circulaire du 24 janvier 1994 repris par le SDAGE. Les objectifs fixés sont : Interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses où quels que soient les aménagements, la sécurité des personnes ne peut être garantie intégralement et les limiter dans les autres zones inondables. Préserver les capacités d écoulement et d expansion des crues afin de ne pas aggraver les risques pour les zones situées en amont et en aval. Sauvegarder l équilibre des milieux dépendant des petites crues et la qualité des paysages souvent remarquables du fait de la proximité de l eau et du caractère encore naturel des vallées concernées. Pour cela trois principes ont été fixés Le premier principe conduit à l intérieur des zones inondables soumises aux aléas les plus forts à veiller à ce que soit interdite toute construction nouvelle et à saisir toutes les occasions pour réduire le nombre des constructions exposées. Dans les autres zones inondables où les aléas sont moins importants, il conviendra de prendre les dispositions nécessaires pour réduire la vulnérabilité des constructions qui pourront éventuellement être autorisées. Le second principe traduit la volonté de contrôler strictement l extension de l urbanisation dans les zones d expansion des crues, c est à dire dans les secteurs non urbanisés ou peu urbanisés et peu aménagés où la crue peut stocker un volume d eau important. Ces zones jouent en effet un rôle déterminant en réduisant momentanément le débit à l aval, mais aussi en allongeant la durée d écoulement. La crue peut ainsi dissiper son énergie au prix de risques limités pour les vies humaines et les biens. En outre, ces zones d expansion des crues contribuent grandement à la structuration du paysage et l équilibre des écosystèmes. Le troisième principe consiste à éviter tout endiguement ou remblaiement nouveau qui ne seront pas justifiés par la protection des lieux fortement urbanisés. En effet, ces aménagements sont susceptibles d aggraver les risques en amont et en aval» - (Extrait du porter à connaissance). ALEA ZONE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE Périmètre urbanisé INCONSTRUCTIBLE CONSTRUCTIBLE SOUS CONDITIONS Périmètre non urbanisé INCONSTRUCTIBLE INCONSTRUCTIBLE SAUF EXCEPTIONS L élaboration du schéma directeur peut être l occasion de préciser les conditions d aménagement dans les zones inondables et de transcrire les prescriptions du SDAGE (voir tableau annexé) 64

66 L état de l urbanisation dans les zones inondables Une proportion importante de l urbanisation est concentrée aux abords immédiats de la vallée de l Indre outre la ville de Loches, 10 bourgs et villages, dont 8 chefs-lieux sont implantés en bordure de l Indre : Reignac, Azay, Chambourg, Loches, Beaulieu lès Loches, Perrusson, St Jean St Germain, St Hippolyte, Cormery auxquels il faut ajouter la commune de Bridoré (Saint Martin) 3 en bordure de l Indrois : Chédigny, St Quentin, et Azay 1 en bordure de l Echandon : Tauxigny D une manière générale, l urbanisation est peu développée dans les vallées des ruisseaux de Chanteraine et de l Etang et dans les autres petites vallées. Elle se limite le plus souvent à des moulins. Toutefois quelques écarts sont traversés par des ruisseaux. La présence de la voie ferrée limite les impacts sur l urbanisation. Quelques bourgs sont protégés par des levées (Reignac). Les secteurs urbanisés les plus touchés concernent les communes de Loches et de Beaulieu lès Loches. Il s agit généralement de secteurs de faubourg comprenant des usines (Aérazur, Champion, Moulin de Loches), mais aussi de zones d équipements et plus particulièrement la rue du Pont (Hôpital, Sous-Préfecture, le camping et le stade de Loches). A Loches, la plate-forme de la Gare remblayée, n est pas concernée. Reignac, bourg et château, dont une partie est en zone d aléa fort avec une remontée dans la vallée du ruisseau de Rochette qui se jette dans l Indre au droit du bourg. Sur Chambourg, L Ile Thimé, St Jean/St Germain, Azay, la zone inondable arrive aux premières maisons du bourg. Des espaces sportifs et de loisirs sont inclus dans les zones d aléa répertoriées. Le bourg de Verneuil est traversé par le ruisseau de Verneuil qui passe sous le château. Les autres communes : Ferrière, St Senoch, Bridoré, Sennevières, Dolus, St Bauld sont a priori assez peu concernées. Sur l Indrois, le bourg de Saint Quentin et ses extensions dominant la vallée ne sont pas réellement affectés. En l absence de données, il est difficile d apprécier l impact de l Indrois sur le bourg de Chédigny Il faut toutefois noter le fait qu il est traversé par le ruisseau de la Miraudière. Il en est de même sur Tauxigny avec l Echandon qui passe au pied du bourg. Prise en compte des zones inondables de l Indre dans les POS. Les données de l Atlas ont été intégrées à la démarche de révision du POS de Loches, le plus concerné par les risques d inondation de l Indre. Ces secteurs font l objet d un classement spécifique avec des prescriptions réglementaires adaptées. Sur les autres communes, les terrains inclus en zone inondable sont en règle générale classées en zone naturelle, zonage adapté au risque. RISQUES DE MOUVEMENTS DE TERRAIN 65

67 Ce risque est lié principalement à la présence de galeries d extraction du tuffeau converties en champignonnières et à la présence de coteaux abrupts. Il concerne principalement la commune de Loches dont une bonne partie de l aire urbaine centrale (la ville historique, la citadelle, les extensions hors enceinte, les faubourgs) est inscrite dans une zone présumée sous-cavée. Il en est de même des secteurs de développement à l ouest (les Bournais, les Rabines, le Coteau du Roy) et au Sud (Tivoli Mauvière). Plusieurs écarts sont également touchés : la Baillaudière, Neuville et le secteur des Petites Maisons où s est développé un habitat diffus. Ce risque a été pris en compte lors des révisions des POS de Loches et Beaulieu lès Loches. Les communes de Perrusson et Reignac sont également concernées, mais à un degré moindre,. Le porter à connaissance mentionne que le SCOT «ne doit pas prévoir sur ces zones sous-cavées, plus de zones à urbaniser que n en prévoient les POS». Un relevé des excavations est en cours sur le site du Rocard à Loches. Il sera suivi par une expertise géotechnique réalisée par le Syndicat des cavités souterraines. De plus, il convient d assurer une bonne maîtrise des écoulements et évacuation des eaux pluviales et des eaux usées. Il y aura lieu de prévoir l obligation de raccordement à un réseau public d eaux usées et d eaux pluviales pour d éventuelles constructions. Dans le cas où le raccordement n est pas possible, il conviendra d imposer, «soit un système de traitement drainé imperméabilisé évacuant les effluents traités vers un exutoire existant, soit la mise en place d un dispositif autonome intégrant le risque cavité». Enfin, le porter à connaissance du POS de Loches mentionne le fait que l état de catastrophe naturelle a été reconnu sur la commune en 1989, 1990 et 1991, en raison de fissurations provoquées par la rétraction des sols argileux. 66

68 RISQUES TECHNOLOGIQUES Le seul site répertorié correspond aux installations de stockage de produits phytosanitaires de la Société Union SET soumises à la directive européenne «Seveso». Un PPI 28 a été établi. Le PAC 29 mentionne «qu en cas de fuite importante de produits nocifs volatils, de fumée ou de brouillard contaminé par les produits dispersés, la population serait en danger a priori jusqu à 3 kilomètres de distance». Le PAC indique que le SCOT ne devra pas prévoir sur ce site, un secteur à fort potentiel de développement d activités ou d habitat (cf. dispositions du POS de Reignac).. Il faut mentionner la présence sur la commune de Cormery d une activité (Bayer France) dont le périmètre de danger déborde sur la zone d activités de Bois Joly sur Tauxigny et, sur la commune de Chanceaux, le site de la Baillaudière. Sur Cormery, Bayer est classé en site Seveso seuil haut. Il fera l objet d un plan de prévention des risques technologiques et naturels. Ce PPRT affectera notamment la zone d urbanisation future située aux abords de l entreprise. Etablissements industriels soumis à autorisation Beaulieu les Loches : Société Aérazur au lieu-dit la Gare fabrication d objets en caoutchouc. Chambourg sur Indre : Eurochavin au lieu-dit «La Fosse Noue» - Stockage de véhicules hors d usage. Loches Canberra ZI la vallée du parc électronique. OREP ZI de Vauzelles Imprimerie films plastiques. STIN la vallée du parc électronique VILLERET 35 route de Vauzelles dépôt de ferrailles. COVED Reignac sur Indre : Union SET «Travers chien» - produits phytosanitaires. St Hippolyte : Société ARC lieu-dit «La Bondoire» - usine d embouteillage. St Quentin sur Indrois. : Société Jean Lefebvre lieu-dit «les Gravelles» - extraction de calcaire. Verneuil sur Indre : Entreprise MASOCH Georges lieu-dit «La Gallicherie» - Extraction de calcaire. 28 Plan Particulier d Intervention 29 Porter à Connaissance 67

69 ASSAINISSEMENT LES STRUCTURES DE COLLECTE ET DE TRAITEMENT Le SIVOM de Loches Perrusson Il regroupe les commune de Loches, Beaulieu les Loches Perrusson et Ferrière sur Beaulieu et est compétent en matière d assainissement. Toutefois, les eaux pluviales restent à la charge des communes. Ce SIVOM a également l entretien des brêches. Les communes de St Jean St Germain depuis 1997 et de Sennevières depuis janvier 1998 ont intégré le SIVOM. Le SIVOM du Nord Lochois Il regroupe les communes d Azay sur Indre, Chambourg, Chanceaux, Chédigny, Dolus le Sec, Reignac,, Saint Quentin sur Indrois,. Tous les bourgs sont traités par le biais de dispositifs spécifiques adaptés collectifs (stations, lagunes) avec des secteurs traités de façon autonome. Certains de ces dispositifs présentent des insuffisances ou des dysfonctionnements. Le syndicat de l Echandon St Bauld Tauxigny Cormery Le zonage d assainissement communal a fait l objet d une enquête publique en octobre 2000 L ensemble du bourg est desservi par l assainissement collectif (réseaux séparatifs) ainsi que la ZI du Node Park située sur la commune de Tauxigny. Seules 25 habitations ne sont pas raccordées au réseau collectif. Ce réseau comprend 9 km de gravitaire, 2.5 km de refoulement et 7 postes de refoulement. La station d épuration a une capacité de 1800 EH et traite actuellement EH. C est une station de type biologique par voies activités à aération prolongée. La qualité des rejets est satisfaisante sauf en période de crues. Des travaux sont actuellement en cours pour améliorer les rejets. 68

70 SCHEMAS DIRECTEURS D ASSAINISSEMENT La loi sur l eau du 3 janvier 1992 oblige les communes ou groupement de communes à délimiter après enquête publique les zones relevant de l assainissement collectif et de l assainissement individuel ainsi que les zones dans lesquelles des mesures doivent être prises pour limiter l imperméabilisation des sols et gérer au mieux les problèmes liés aux eaux pluviales et de ruissellement. La plus grande partie de l aire du Schéma Directeur est couverte par des schéma directeurs d assainissement (eaux usées). SIVOM de Loches Un schéma directeur d assainissement d eaux usées a été étudié en Le zonage doit être soumis à enquête publique courant Ce schéma directeur est complété par un zonage communal sur la commune de St Jean St Germain et celle de Sennevières en cours d étude. Le Nord Lochois est divisé en deux D un côté les communes de Reignac sur Indre, Azay sur Indre, Chédigny, Saint Quentin sur Indrois, Chambourg sur Indre, Dolus le Sec, Chanceaux près Loches. De l autre les communes de Tauxigny, Saint Bauld, groupées avec Esvres, Saint Branch, le Louroux et Manthelan. Les communes d Azay, Dolus, Chédigny, Cormery, St Quentin, St Bauld, Reignac, Tauxigny sont dotées d un schéma directeur d assainissement. Celui de la commune de Chambourg vient d être révisé et est à l enquête publique, celui de Chanceaux a été soumis à enquête publique en juillet 2003 et en attente de l avis du commissaire enquêteur. au Sud La commune de Saint Hippolyte est couverte par un schéma directeur étudié en Une étude est en projet sur Bridoré. 69

71 LES DISPOSITIFS DE COLLECTE ET DE TRAITEMENT LE SIVOM DE LOCHES PERRUSSON Assainissement collectif Aire desservie par un réseau collectif : Elle est composée de quatre bassins versants : L aire urbaine de Loches, Le secteur de Vauzelles et des Bournais Le secteur de Beaulieu lès Loches, Ferrière sur Beaulieu, Corbery «la vallée» : St Jean/St Germain, les Fourneaux, Perrusson, Tivoli. auxquels il faut ajouter trois petits secteurs localisés : Puy Gibault L Hôpital Le Centre Maurice Aquilon. La majeure partie des aires urbaines est raccordée à l exception de quelques secteurs sur Loches (Tivoli, Vautrompeau, les Petites Maisons, la Fontaine du Vivier) et sur Beaulieu Dispositif de collecte Eaux usées - structure du réseau Le réseau d assainissement est de type séparatif. L armature du réseau est constituée de trois grands collecteurs : un collecteur principal de diamètre 200 mm à 400 mm qui recueille l effluent de Perrusson, emprunte la RN 143 et aboutit à la station de traitement après trois refoulements. Un collecteur de diamètre 200 mm parallèle au ruisseau de Mazerolles qui recueille les eaux usées du centre de l agglomération. Un autre collecteur de diamètre 200 mm au Nord qui évacue les eaux usées de la zone industrielle. Seize postes de refoulement ou de relèvement sont implantés sur le réseau eaux usées pour permettre le transfert des effluents vers la station d épuration. 70

72 Eaux pluviales Le territoire du groupement urbain de Loches se divise en deux zones : La rive droite de l Indre constituée principalement par les communes de Beaulieu les Loches et Ferrière sur Beaulieu, la rive gauche constituée par les communes de Loches et Perrusson. La présence de nombreux émissaires naturels, l Indre, le ruisseau de Mazerolles, les ruisseaux de Barrereau et du Sourd à Perrusson, le ruisseau de Boutineau et celui de Ferrière sur Beaulieu, permettent de collecter, au moyen de courtes canalisations de faible diamètre, les eaux pluviales. Station d épuration La station d épuration du SIVOM de Loches utilise un procédé de traitement de type boues activées - aération prolongée. Sa situation permet de recueillir gravitairement une partie importante des eaux usées et de recevoir l effluent de Beaulieu les Loches et de Ferrière sur Beaulieu par un refoulement depuis Corbery. Sa capacité nominale d épuration est de EQH. Elle est peut également recevoir 20 m3/jour de matière de vidange. Bilan de fonctionnement Station d épuration (source SATESE - Schéma directeur d assainissement) Les charges globales reçues à la station dépuration ont peu évolué depuis Elles représentent en moyenne 60 % de sa capacité nominale hydraulique (2 100 m3/j) et 45 % de sa capacité de traitement en terme de charge organique (840 kg DBO 5 /j). La qualité de l effluent traité est très satisfaisante par rapport à un niveau de rejet e - NK 1. Compte-tenu de la faible charge reçue par rapport à sa capacité d épuration, le traitement de l azote (nitrification - dénitrification) est en général assuré. Un programme de travaux de remise à niveau a été réalisé en 98/99 Réseaux eaux usées Les investigations entreprises sur le terrain dans le cadre du schéma directeur d assainissement n ont pas permis la mise en évidence d anomalies de fonctionnement notoires. Le réseau collectif ne dessert pas toutes les rues des communes de Loches et Beaulieu lès Loches (représentant de 700 à 800 habitants). 71

73 Réseaux eaux pluviales La présence de nombreux émissaires naturels fait qu il n y a pas de problèmes majeurs sur ce plan au niveau du SIVOM. Les problèmes sont localisés sur la commune de Loches, essentiellement dans la partie dense du centre. Il faut noter toutefois, qu il n y a pas de réflexion globale dans ce domaine. Il faut aussi mentionner la grande sensibilité des secteurs présumés sous-cavés où les infiltrations d eaux de quelque nature que ce soit sont susceptibles d aggraver les risques. Un périmètre d agglomération a été défini. Toutes les constructions à l intérieur de ce périmètre devront être desservies par un réseau collectif d ici à Assainissement individuel L état actuel de l assainissement individuel ne présente pas toutes les garanties vis à vis du milieu récepteur. Les enquêtes réalisées dans le cadre du schéma directeur ont fait apparaître un certain nombre de dysfonctionnements Inaptitude des terrains dans certains secteurs : 62 % de sols aptes sous conditions de mesures particulières, 27 % de sols inaptes essentiellement sur Loches et Perrusson (14 hameaux). «Le territoire du SIVOM fait apparaître des zones où les contraintes par rapport à l assainissement autonome seront fortes». : Zones inondables de part et d autre de l Indre mais également de chaque ruisseau. Nature argileuse du sol défavorable. Zones de captage. Zones sous-cavées. Zones à forte pente. Non conformité des installations : 50 % seulement des installations sont jugés conformes à la réglementation en vigueur. Défaut d entretien : Nombreuses sont les installations qui ne font pas l objet d un suivi régulier et rencontrent des problèmes (drains obstrués, filtres surchargés). 20 % sont vidangés tous les 4 à 5 ans, 15 % jamais. Certaines installations sont vidangées par les habitants eux-mêmes sans traitement préalable. Superficie insuffisante dans des zones d habitations denses non raccordées avec des problèmes de surcharge en période estivale. Il faut aussi mentionner la grande sensibilité des petites cours d eau à faible débit qui définit des limites à l expansion des villages non raccordables à un réseau collectif. 72

74 Zonage Les schémas directeurs d assainissement ont permis de définir les secteurs devant être raccordés à un réseau collectif, les secteurs pouvant être traités par un système individuel Secteur à desservir par le réseau collectif Sur la communes de Loches Les Petites Maisons Corbery Mauvières Vautrompeau Ce sont des secteurs proches du réseau existant qui sont soumis à de nombreuses contraintes en terme d assainissement individuel (notamment dans secteurs présumés sous-cavés). Sur la Commune de Beaulieu lès Loches : Le Puits Gibert Assainissement individuel strict : Trois types d installation ont été retenus en fonction du contexte pédologique. Les tranchées d épandage, dans les zones qui présentent une bonne aptitude à l assainissement du point de vue de la pédologie. Le tertre d infiltration est utilisé dans le cas de terrains peu perméables ou quand il existe une nappe saisonnière ou permanente à moins de 60 cm de la surface du sol. Au regard des conditions pédologiques de la zone d étude, le choix s est porté sur le tertre d infiltration drainé. Le filtre à sable drainé avec rejet dans le milieu superficiel quand les terrains sont trop imperméables ou que l on risque de polluer une nappe. Rejets industriels Les problèmes liés à l activité industrielle restent limités sur le SIVOM. La plupart des autres communes disposent d un système collectif ou sur le bourg ou une partie du bourg. La commune de Reignac est dotée d une station d épuration liée à la laiterie ( eq/habitants). Les effluents des bourgs des communes de Tauxigny, Chambourg, St Hippolyte sont traités par une lagune ainsi que la commune de St Senoch (problème de fonctionnement). Les bourgs des autres communes sont traités par des systèmes collectifs avec des filtres à sable. Le Node Park est traité par un système de lagunage composé de deux bassins de 300 m². Les eaux usées sont récupérées par un réseau collectif et dirigées par poste de relevage vers la station de Cormery. Les schéma directeurs d assainissement font apparaître un taux de conformité des installations individuelles globalement faible avec une part significative de rejets d effluents non épurés dans le milieu naturel. L aptitude des sols à l assainissement individuel est variable selon les secteurs, mais elle est très souvent faible. NUISANCES / POLLUTIONS Le Lochois est un territoire relativement préservé sur ce plan. 73

75 LE BRUIT Les principaux impacts sont liés au flux généré par la RN 143. Seule voie supportant un trafic supérieur à 5000 véhicules par jour, elle figure dans l inventaire des voies bruyantes avec comme incidence la création de secteurs de nuisance d une largeur maximale de 300 m de part et d autre de la voie. Route Communes concernées Catégorie de l infrastructure Largeur des secteurs affectés RN 143 Bridoré, Verneuil sur Indre, St Jean/St Catégorie m Germain, Perrusson, Loches, Chambourg RN 143 Chambourg, Azay sur Indre, Reignac Catégorie m RN 143 Reignac Catégorie m RN 143 Tauxigny, Cormery Catégorie m RN 143 Cormery Catégorie m La partie Nord du territoire est relativement épargnée car peu urbanisée aux abords de l axe. En revanche, la RN 143 traverse plusieurs zones urbanisées dans l agglomération de Loches. Des zones de développement de l urbanisation sont inscrites au POS (zones NA) Le secteur des Rabines sur Loches, suite logique de la ZAC 30 des Bournais, Sur Chambourg, où une zone NA jouxte la RN 143 Sur Perrusson Sur St Jean/St Germain avec une réserve foncière communale au village des Fourneaux et une zone NA sur le bourg. La déviation de Beaulieu a permis de réduire les impacts dans la traversée du centre, avec néanmoins un report des nuisances sur des zones pavillonnaires. Deux zones NA sont concernées par la voie nouvelle. En matière industrielle, le bilan environnemental réalisé ne mentionne pas d activités génératrices de nuisances. La zone de Vauzelles occupe une situation nettement dissociée de l aire urbaine avec une coupure créée par la déviation de la RN 143. Les seules habitations proches sont celles du village des Bouchers, peu étendu, et que le POS ne prévoit pas de développer. Les espaces d extension prévus au POS au Nord et à l Ouest pourraient modifier ce contexte. Le site commercial des Bournais, à vocation tertiaire, n accueille pas d activités nuisantes. Le seul établissement générant du trafic est le centre commercial qui dispose d un accès indépendant direct à partir de la RN 143. Le site de Reignac est desservi directement par la RN 143. Il n y a pas d interférence entre le fonctionnement du site et le bourg. Une partie des zones d extension se situe à l Ouest avec une marge de recul maintenue entre les deux. La zone d activités créée a une vocation essentiellement artisanale en dehors des établissements de la SET. 30 Zone d Aménagement Concertée 74

76 Le Node Park est un espace d activités à haute valeur ajoutée qui bénéficie d une politique qualitative forte. Il n y a pas d activités génératrices de nuisances sonores. Le site est à l écart des zones d habitat. La création d un nouveau carrefour a renforcé l autonomie de la zone en matière d accès. Les autres sites d activités de la communauté de communes ne créent pas de difficultés particulières. Les principaux secteurs d équipements sportifs ou touristiques se caractérisent eux aussi par une localisation favorable. A Loches, piscine, camping et stade, situés dans la vallée, sont distants des zones d habitat dense et cernés par des masses végétales. Toujours à Loches, le site de Grand Vau est également à l écart des principales zones d habitat dans un environnement naturel ou d activités. Le trafic lié à ces deux sites ne génère pas de nuisances notables. Une piste de karting est implantée en zone agricole en limite des communes de Loches et Chanceaux, aux abords du centre d enfouissement technique. Le lieu d habitat le plus proche est le village de Neuville. Le fonctionnement de cette piste est limité dans le temps. QUALITE DE L AIR Le SCOT doit satisfaire aux dispositions de la loi sur l air qui prévoit la mise en œuvre du «droit de chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé». Cette action d intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l air et à ces fins, à économiser et utiliser rationnellement l énergie. Le Porter à Connaissance de l Etat ne mentionne pas d établissements industriels sensibles sur ce point. La principale pollution est liée à la circulation automobile. Les déplacements Le développement de la péri urbanisation est générateur d une augmentation des flux pendulaires qui concernent essentiellement la RN 143. Ce phénomène se poursuivra voire s amplifiera. Le maintien d une desserte ferroviaire de Tours à Loches est un atout mais son impact reste modeste. L amélioration du niveau de service des transports collectifs, évoquée dans le chapitre «Déplacements-Transports» est une piste d action pour limiter le recours à l automobile pour les déplacements domicile-travail importants en zone périurbaine. Les pollutions et nuisances Les sources de connaissance sont : le Porter à Connaissance, l étude de requalification des sites d activités du Lochois (30/9/97) et les schémas directeurs d assainissement. Le bilan des dix zones d activités et l inventaire des établissements n ont pas mis en évidence d atteintes graves dans ce domaine. Des problèmes ponctuels sont mentionnés sur la zone d activité de Linière à Beaulieu (odeur de caoutchouc, dépôts d apparence vert noir dans les fossés), Reignac et Tauxigny (dépôts de déchets). Les activités implantées ne présentent pas de caractère sensible. Les établissements classés sont essentiellement localisés sur la ZI de Vauzelles à Loches et sur le site de Reignac. 75

77 Les zones d activités communautaires définies sont en règle générale implantées à l écart des zones urbaines, mais cependant proches des limites des aires urbanisées, ce qui implique des précautions à prendre en termes de nature d activités autorisées et de traitement des impacts éventuels. Quelques activités sont insérées dans le tissu urbain. Sur le plan agricole, l impact majeur est lié aux cultures céréalières (pollutions par les nitrates et les produits phytosanitaires) qui affectent la qualité de l eau. 76

78 PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET ARCHEOLOGIQUE Le territoire de la CCLD possède un patrimoine architectural et urbain diversifié de grand intérêt avec des sites majeurs : La ville de Loches forme un ensemble urbain unique par la diversité et la richesse de son patrimoine et la qualité des ambiances que chaque époque a créé jusqu au milieu du XXème siècle. Son intérêt ne se limite pas à la citadelle mais concerne l ensemble de la ville basse et sa périphérie que chaque siècle a marqué de son empreinte. Il est conforté par l application de plusieurs mesures de protection, la mise en place d un secteur sauvegardé en avril 1968, la création d un site inscrit englobant la totalité de la citadelle en janvier La citadelle est un haut lieu historique qui domine la vallée et la ville et rassemble plusieurs édifices majeurs (le Donjon, le Logis Royal, la Collégiale Saint Ours, la Porte Royale etc). Au pied de la citadelle s est développée une cité médiévale et Renaissance aux ambiances riches et variées que ponctuent plusieurs monuments protégés au titre des Monuments Historiques (Chancellerie, Maison du Centaure, porte Picois, Porte des Cordeliers, Tour Saint Antoine, Hôtel de Ville). Le développement s est poursuivi à l Ouest selon un plan régulier définissant un réseau de rues cohérent d un point de vue morphologique et architectural avec des témoignages d architecture civile intéressants (Palais de Justice, Caisse d Epargne, minoterie, hôpital). On peut noter également quelques beaux hôtels particuliers rue Quintefol. La ville a obtenu les labels «Ville d Art et d Histoire» et «Plus beau détour de France». La ville a réalisé en partie le grand programme de restauration de son patrimoine dans lequel elle s est engagée. Le site de Beaulieu est indissociable de celui de Loches avec lequel il forme un binôme séparé aujourd hui (mais uni demain) par la vallée de l Indre. Là encore l intérêt de Beaulieu est global avec de multiples édifices protégés. L abbaye est l élément le plus remarquable de la ville, mais l intérêt patrimonial de Beaulieu est plus large avec une architecture domestique de valeur et une grande cohérence d ensemble. A noter l intérêt du château du Pressoir en dehors du bourg. L autre grand site à mentionner est celui de Chanceaux près Loches qui fait l objet d une mesure de classement par décret du 16/06/1994. Le site classé correspond à l ensemble formé par le château, le parc, le village et le vallon de la Chantereine couvrant une superficie de 240 ha. Le bourg de Cormery présente également un grand intérêt. Son patrimoine est riche et divers, en grande partie communal. Les principaux édifices (Tour Saint Jean, Eglise, Tour Saint Paul, Cloître, logis abbatial) forment un ensemble paysager marquant. Ils occupent une situation privilégiée entre la rivière et le centre bourg. La relation à la rivière s effectue par un ensemble de jardins clos, desquels se dégage l imposante silhouette des édifices. Le noyau central possède une structure forte avec des îlots constitués denses, organisés autour de places, placettes et d un mail planté axé sur la mairie. Dans l alignement des rues s insèrent des éléments d architecture domestique intéressants mais souvent en mauvais état. L entrée Est est dominée par la perspective sur l église qui forme une image forte malheureusement altérée par un bâtiment récent. La traverse de la RN 143 est un lieu névralgique majeur. Ce patrimoine nécessite la mise en œuvre d un programme de restauration et de réhabilitation trop lourd pour les seules ressources communales. Plusieurs sites sont protégés dans les autres communes de la CCLD (voir carte patrimoine) Ce patrimoine répertorié et protégé est enrichi par un patrimoine rural plus méconnu et peu valorisé / 77

79 Les moulins qui jalonnent le cours de l Indre, de l Indrois et de l Echandon et sont en plus ou moins bon état. Le plus remarquable sur le plan architectural est celui de Loches dont la reconversion en équipement d hébergement touristique garantit la sauvegarde. Le plus pittoresque est celui de Chanceaux qui est inclus dans le site protégé. A ces éléments bâtis remarquables il faut rajouter toutes les constructions qui ont rapport avec la gestion ou l usage de l eau : biefs maçonnés, lavoirs, vannes Une très belle facture et une variété de l architecture vernaculaire Les fermes isolées au sein des espaces agraires qui forment des ensembles remarquables. C e sont soit des éléments de petites taille (métairies) soit des domaines avec le logis, généralement une grosse bâtisse, la grange et ce qui l accompagne : le pigeonnier, le puits Une architecture très soignée même sur des bâtiments modestes au sein des bourgs et villages : murs en tuffeau, toits ne tuiles plates ou ardoises Quelques bâtiments agricoles du XIX particulièrement remarquables par leur typologie comme les fermes de St Jean (bichetière) ou Les Minées à Chédigny L habitat troglodyte qui bien que n offrant pas un caractère spectaculaire est cependant intéressant aux plans historique, ethnologique et paysager. Il est essentiellement localisé sur Loches et Beaulieu. Il mériterait d être mieux connu et entretenu. Les secteurs les plus intéressants sont situés rue Roche Appert et sur les secteurs de Vignemont et de Mauvières à Loches. Les lavoirs, les puits, les cadrans solaires, les cabanes de vigne dont le recensement et la restauration seraient à réaliser, les éoliennes qui bien que rares marquent le paysage par leur singularité (Dolus, vallée de l Indrois vers Chédigny). A ces éléments patrimoniaux construits il faut rajouter les arbres isolés, notamment les quelques châtaigniers résiduels, aujourd hui très menacés, dont les silhouettes ponctuent les grandes parcelles (plutôt au sud du territoire) 78

80 PAYSAGE ET MILIEUX NATURELS DES ENTITES GEO-PAYSAGERES CONTRASTEES Un territoire très diversifié avec des types de paysages qui se différencient aussi bien par leurs modelés, structure, organisation, et les perspectives d'évolution qu'ils subissent que par les valeurs paysagères qu'ils offrent - Des unités géo-paysagères nettement identifiées et cohérentes et peu de secteurs de transition. On distinguera : Les grandes vallées: Indre, Indrois, Les vallées secondaires: Echandon Battereau, Boutineau Ruisseau de l'etang, Ruisseau de Chateranne, Hubaudière, Fontenay, Rochette.., Les plateaux Sud-ouest rive gauche (Bridoré, Verneuil, St Senoch, Perrusson), Sud-est rive droite (Sennevières, St Hippolyte, St Jean, Perrusson, Loches). entre l'indre et l'indrois (Chédigny, St Quentin, Azay, Chambourg), Nord rive droite (Chédigny, Azay, St Quentin, Reignac), les espaces intermédiaires rive gauche entre plateau sud ouest et Nord ouest (Chanceaux, Loches, Chambourg, Dolus), nord ouest rive gauche (Dolus, Chanceaux, St Baud, Tauxigny Azay), Les grands ensembles forestiers (forêt de Loches, bois de Verneuil) la zone urbanisée et sa périphérie. 79

81 LES GRANDES VALLEES, INDRE ET INDROIS, vallée de l'indre à Loches, alignement de peupliers, prairies, faible perception de la rivière Les éléments de constat Des espaces qui occupent une place particulière dans le territoire : en effet ces vallées et plus particulièrement celle de l'indre constituent la colonne vertébrale du territoire, élément structurant et un des liens entre l'agglomération et son espace rural. La vallée de l'indre, dans sa traversée de la partie agglomérée en est également la principale coulée verte. Les ruptures avec l'urbanisation sont franches et calées sur les limites des zones inondables. Ces contraintes d'inondabilité ont préservé ces espaces de l'urbanisation mais pèsent fortement sur leur mise en valeur Des espaces dont l'occupation du sol se distinguent très nettement des autres grands ensembles puisqu'on y trouve une mosaïque de peupleraies, de prés, de zones humides et de cultures irriguées, organisée de manière transversale avec - un cœur de vallée: c'est à dire le lit majeur avec un cours des rivières qui souvent décrit des méandres et laisse des bras morts au cours de ses évolutions, les berges sont occupées par une ripisylve (frênes, viornes, saules, aulnes, peupliers comme essences majeures). Les prairies et les peupleraies viennent jusqu'au bord de la ripisylve réseaux de biefs et de rases les franges latérales inondables mais de manière moins fréquente où l'on retrouve prairies et peupleraies mais également les cultures (maïs principalement). les axes de communications sont en limite de ces franges Des espaces hors de la vallée mais qui regardent sur la vallée : Ces espaces périphériques même s'ils ne sont pas en rapport directs avec la rivière, appartiennent à la vallée dont ils forment le "contenant". Ce sont les coteaux: des points de vue sur la vallée qui forment le cadre lointain de la vallée les limites des franges urbaines qui encadrent la vallée sur Loches, Beaulieu Perrusson les bourgs qui dominent la vallée sont en étroit dialogue avec elle: Des espaces cernés de voies de communication : les voies de communication latérales : comme la R.N. 143 qui offre des séquences routières contrastées et de laquelle on perçoit partiellement et différemment la vallée avec : des vues en pointillés au travers des parcelles construites ou agricoles, et une faible perception de la rivière en tant que telle mais perception de "l'espace vallée", les R.D. 17 et R.D. 25 ou R.D. 10 qui longent véritablement les vallées et qui permettent des vues sur l"espace vallée" mais pas forcément sur les rivières. la voie ferrée depuis Cormery jusqu à Chambourg qui offre une perception continue sur la vallée, qui n'est pas interrompue par les franges construites, 80

82 les voies de communication transversales que sont les franchissements des vallées par des voies importantes. Chacun de ces franchissements est un point significatif avec des problématiques particulières : Reignac, Chédigny, St Jean. Les vues en enfilade sur les vallées et sur la rivière deviennent des moments singuliers du parcours routier Des espaces qui se ferment et qui offrent une lecture brouillée : Ces espaces ont profondément évolué depuis une cinquantaine d'années. La régression de l'élevage, les plantations réalisées, l'épaississement de la ripisylve autant de facteurs qui contribuent à une fermeture des espaces. Ces évolutions ont des conséquences sur les perceptions, la nature de l'occupation du sol, l'évolution des milieux : peu de points de vue extérieurs Dans le fond de la vallée et sur les premières terrasses on est en terrain plat. Les vues sont rasantes, et le moindre obstacle joue le rôle d'écran opaque. Les axes franchissant permettent par contre des vues intéressantes mais brèves dont on profite peu, Ces écrans sont ici des structures végétales opaques : peupleraies denses et non entretenues, espaces de friches, cordons boisés regroupant plusieurs strates (type haies ou ripisylve). La coupe des peupleraies à maturité avant replantation n offre que peu d ouverture même temporaire, sur une durée de 3 à 5 ans. En effet le jeu du découpage parcellaire fait que l on a généralement une peupleraie qui n et pas en âge de coupe et qui continue à faire écran. Pour pouvoir bénéficier de cet effet d ouverture il faudrait repenser plus largement la rotation des parcelles en fonction du paysage. Des points de vue particuliers d où l'on découvre la vallée ; ils sont rares et deviennent autant de secteurs stratégiques porteur d'un enjeu spécifique. Ce sont des secteurs encore en prairies (ou en culture) le long des axes qui permettent de maintenir des points de vues ouverts. Par contre certains d'entre eux ont été récemment reboisés. Certaines de ces fenêtres de vue sont étroites et maintiennent fortuitement des pinceaux de vue sur les points phares. Le paysage vu de l'intérieur : Ces espaces offrent des valeurs paysagères fortes avec une multitude de facettes, des ambiances paysagères, prairies pâturées, friches et espaces mouilleux, espaces d'eau, et boires, des milieux naturels intéressants et inattendus (roselières, fourrés..). Mais ils offrent aussi des paysages dégradés : des espaces abandonnés, absence d entretien des peupleraies et des ouvrages hydrauliques, développement d'habitat précaire à usage de loisirs et dépôts. Des espaces où le bâti est plus rare: les constructions sont limitées par l inondabilité des terrains. Pourtant un patrimoine bâti riche et spécifique accompagne ces espaces et contribue à l intérêt de leur image. Ce sont en premier lieu les moulins (Azay, Reignac, Beaulieu, Tauxigny), mais surtout les ouvrages hydrauliques : vannes, biefs, et les ponts que l on retrouve tout au long des cours d eau.. Ces éléments bâtis sont souvent aujourd hui en déshérence et fortement menacé car non entretenu. Au delà de la disparition de formes significatives des paysages, c est également tout un ensemble concourrant à une gestion hydraulique qui est menacé Par contre de très belles silhouettes bâties en proximité, images de référence comme Beaulieu et Loches, mais aussi Reignac, Azay, Ile Auger, St Jean. Ces silhouettes bâties aux limites de la zone inondable scandent le cours de la rivière. Leur présence renforce la problématique sur les ouvertures visuelles de l espace vallée. Des handicaps et des menaces : des espaces en profondes mutations difficilement contrôlables. En moins de cinquante ans ces espaces ont subi des mutations radicales. Les vallées étaient hier une richesse. D espaces centraux qui occupaient une place indispensable dans l économie agraire (recherche d une complémentarité des pâtures poussant chaque agriculteur à avoir une parcelle en vallée pour y mettre les bêtes en pacage dans ces prairies jugées excellentes) ils sont devenus espaces secondaires. 81

83 Le parcellaire est très découpé ; c est l héritage des pratiques agraires anciennes. Aujourd'hui ce découpage parcellaire est un handicap certain. Le problème de la fermeture des paysages est certes le problème paysager le plus important mais ce n'est pas le seul Des espaces qui se banalisent : par l'abondance des plantations de peupliers par l extension des «cabanons» par l extension des zones de cultures (maïs surtout en périphérie) un patrimoine bâti qui se dégrade et s altère des dégradations de l espace : dépôts et salissures divers, accumulation de bois (embâcles), dégradation des berges sous l effet conjoint de la puissance hydraulique et de l absence d entretien Des enjeux : un potentiel à exprimer ; des espaces auxquels il faut redonner une valeur des espaces originaux dont l'évolution menace le potentiel Des enjeux écologiques paysagers et de ressource en eau (protection des périmètres de captage) Un potentiel paysager et économique (par le biais du tourisme mais également de l'agriculture et d'une meilleure gestion des peupleraies) Ces points contribuent à en faire un des dossiers majeurs du SCOT, avec toutefois une hiérarchie entre Le secteur de Loches Perrusson Beaulieu où manifestement la vallée est porteuse d'un enjeu à la fois urbain (coulée verte au sein d'une agglomération, espace de loisirs) et touristique. Sur les autres sections, l'enjeu touristique se décline plus en termes de paysage et de maintien du cadre, qu'en termes d"équipements ou de zone de loisirs. Toutefois on ne saurait négliger le potentiel touristique même sur ces espaces secondaires, la présence d'habitat précaire de loisirs en témoigne. C'est cette dimension qu'il faut prendre en compte pour la faire évoluer à terme. LES VALLEES SECONDAIRES Les éléments de constat : A côté des grandes vallées de l Indre et de l Indrois, un réseau hydrographique secondaire découpe et organise le territoire. Ces vallées secondaires jouent un rôle stratégique dans les paysages : espaces de rupture au sein des paysages des plateaux espaces où se concentrent les éléments végétaux marquant une différence avec les autres types d'occupation du sol 82

84 Espaces de qualité qui offrent des ambiances paysagères intéressantes même si elles sont parfois très réduites et inaccessibles : moulins, structures végétales, présence de l'eau Elles sont souvent interrompues par des plans d eau positionnés directement sur le cours d eau En fonction de leur épaisseur, leur présence dans les paysages est plus ou moins marquée: Des vallées étroites, peu creusées, leur présence externe se réduit à un filet végétal, l eau est peu visibles de loin. Ce sont quasiment des espaces résiduels mais qui jouent malgré tout un rôle très important dans les paysages. C est le cas par exemple de des ruisseaux de la Métairie neuve (Tauxigny), les Vinetteries et le ruisseau des Fourneaux à Perrusson, celui des Riaux, du gros Chêne à St Jean. C est au final un maillage, généralement perpendiculaire au cours de l Indre, qui structure le territoire et accompagne les mouvements du relief. plus larges (ou plus encaissées) ce sont de véritables entités à part entière : ruisseau de Verneuil (élargi par les bassins) de Ferrières, ruisseau de Chanceaux, ruisseau de Boutineau Echandon. Ce sont des espaces de différence et de diversité au sein d espaces ouverts ; ils jouent en outre un rôle important dans la diversité écologique. Au contact des bourgs, elles apportent une valeur supplémentaire au cadre de vie (Reignac, Bridoré, St Hippolyte) Mais ces espaces sont parfois privatisés et difficilement accessibles (Rochette à Chédigny par exemple) 83

85 Des menaces de nature différente : La pression agricole qui s'exerce sur la périphérie des vallées réduit l'espace au minimum. Pour certaines d'entre elles, l'espace vallée se réduit visuellement au cordon végétal qui borde le ruisseau. La mise en place de bandes enherbées le long des cultures peut permettre d épaissir l espace de la vallée. Sur les vallées plus larges (comme l'echandon ou le ruisseau de Chanceaux) des plantations (en rideaux ou parcelles étroites) fragmentent l'espace, referment les vues. Ce phénomène, comme dans les grandes vallées de l'indre et de l'indrois est le corollaire de la disparition de l élevage qui valorisait les pacages, Malgré leur faible épaisseur, ces espaces sont porteurs d enjeux importants pour l ensemble du territoire : Enjeux paysagers Même si chaque vallée est peu sensible, c est leur ensemble qui est intéressant sur le plan paysager, comme rythme et espace de différence dans les ensembles de grands espaces ouverts agraires. Par contre cet intérêt pourrait être renforcé par des mesures de protection et de renforcement des boisements linéaires ; la mise en place de bandes enherbées Enjeux de cadre de vie Ils rejoignent les enjeux précédents. Ces vallées sont souvent les seuls maillages au sein d espaces ouverts, passages naturels de chemins, souvent disparus au fil des temps. C est un potentiel qui serait à utiliser partiellement dans le cadre d un maillage par des circuits de randonnées. Au delà de cette utilisation possible, on peut dire que ces vallées secondaires maintiennent un certain «charme» au territoire et à ce titre valorisent son cadre de vie Enjeux écologiques Ces espaces de différence favorisent la biodiversité et l effet corridor, faisant le lien entre des milieux différents. 84

86 LES PLATEAUX Cette catégorie recouvre des facettes différentes. Ce n'est pas tant la morphologie qui conditionne ces facettes, mais les modes d'occupation du sol et l'extension des grandes cultures céréalières, la place qu'elles ont laissé ou non aux autres types d'espaces. Les éléments de constat Des paysages forgés par une agriculture céréalière industrialisée et qui s'est spécialisée sur des parcellaires ouverts Ce sont des paysages d'archipel où de vastes étendues homogènes (les parcelles en culture) sont ponctuées de silhouettes de villages ou de bouquets résiduels. Conséquences de la spécialisation : les autres activités (élevage et la vigne) sont en forte régression sur les plateaux. Elles restent sous forme très embryonnaire dans des poches restreintes (Chédigny, Sennevières, St Senoch, Tauxigny, Cormery). L'élevage se maintient davantage au Sud (Sennevières, St Hippolyte) et cohabite avec la céréaliculture, alors que les plateaux au Nord sont davantage (voire dans certains secteurs exclusivement) céréaliers. Paysage des plateaux (Reignac) grandes parcelles, bosquets résiduels Des paysages largement ouverts avec une absence de structures végétales Toutefois il faut apporter des nuances selon les secteurs et selon les pressions des remembrements : Les plateaux de Sennevières et St Hippolyte sont plus vallonnés: on retrouve une présence de bosquets d'arbres, avec des trames végétales ténues qui fragmentent l espace et organisent les vues. Ce sont des structures faibles mais existantes. En outre on a une forte présence de lisières forestières qui encadrent les paysages. Les paysages bien que très ouverts, conservent une présence des arbres. Le plateau de Bridoré Verneuil, St Senoch offre les mêmes caractéristiques avec une présence d'arbres isolés (souvent des châtaigniers) au milieu des champs En revanche au Nord sur Dolus/ St Baud /Tauxigny ou Chédigny/St Quentin la spécialisation céréalière est beaucoup plus ancienne, l'organisation des parcellaires également : l'arbre a fortement disparu des paysages agraires. Il est cantonné aux limites des villages et aux lisières forestières. Au Nord Ouest le plateau sur la rive gauche de l'echandon est davantage boisé. Des boisements de l'ordre de l'hectare ponctuent l'espace et cloisonnent les espaces agricoles (champs et prairies). Les faciès paysagers sont donc très différents dans cette petite portion du territoire (comme à Tauxigny essentiellement) Les remembrements des années 60/70 qui ont permis le développement de cette agriculture sont ressentis aujourd hui comme «traumatisants». Des paysages d'une très grande fragilité où tout se voit : dans ces grands espaces ouverts, chaque élément fait paysage : un village, un silo, voire un arbre isolé ou un bosquet et donc attire les regards et devient un élément d'image. Dans ces paysages le bâti est généralement très hiérarchisé et il y a peu d intermédiaires de taille entre les hameaux de quelques unités et les bourgs. Les fermes isolées ou hameaux de petite taille (par exemple Gazillière, Tabardières, Bruère, Garennes, Métairie le Tessort, Fresne, ) On a un réseau de petites unités constituées d une ou deux fermes isolées. 85

87 Dans cet environnement très dépouillé ces entités bâties deviennent des points d appel du regard. Même si la densité n'est pas très forte, le bâti est partout présent dans ces paysages ; il n y a guère que de très rares espaces sur le plateau de la Châlerie (Tauxigny, Dolus) ou sur la Champeigne de Chédigny où l on peut avoir l impression d isolement Cet effet est amplifié par la forme de ces unités : elles sont toujours entourées de bâtiments agricoles imposants (stockage de matériel) ; leur silhouette se complète souvent d arbres (parfois d arbres d ornement). Elles constituent en quelques sortes des «îles» dans la mer des champs. Le principe d organisation de ces bâtiments est le plus souvent celui de la cour carrée avec le logis au centre et les annexes sur les cotés, parfois un «parc» arboré à l arrière. A partir de ce schéma qui n est pas la règle générale- sont venues se greffer sur la périphérie des extensions récentes, souvent de gros gabarit. Ces bâtiments restent donc le plus souvent visibles depuis l extérieur, dans un paysage très ouvert et sensible. Le développement du hors sol apporte d autres types de volumes architecturaux, déconnectés des unités précédentes Il y a donc un enjeu paysager fort sur l implantation, la conception et l intégration de ces constructions neuves en périphéries des noyaux anciens isolés. La qualité du bâti originel dépend souvent du statut de la ferme. On a à la fois des anciennes métairies dépendant de domaines proches, et les fermes de domaine (comme par exemple à Tessort, La Hubardière, les Minées). Dans l un et l autre cas ces bâtiments présentent un intérêt architectural certain Dans certains secteurs (le petit Bergeresse / La garenne ; les Maisons Neuves, / la Gaucherie) ces unités sont rapprochées en groupements lâches. Les villages Sur ces plateaux, on n a peu de villages constitués. (Villiers, Beauvais, Norçay ). Ces ensembles sont constitués d unités disjointes mais rapprochées donnant des pseudo continuités sur rue. Les problématiques paysagères liées aux modes de perception sont les mêmes que pour les unités isolées : fortes perception, point d appel du regard. Ces villages qui conservent un caractère agricole marqué sont parfois l objet de pression à la construction. Les enjeux paysagers sur les franges y sont donc plus complexes que sur les unités isolées.. Toutefois la structure des plateaux et le positionnement de ces villages ne sont pas identiques sur l ensemble du territoire. Le plateau de Tauxigny / St Branchs, en rive gauche de l Echandon est ponctué de bosquets résiduels qui améliorent globalement l intégration du bâti. Par contre le rebord de plateau au-dessus de la vallée de l Echandon est particulièrement sensible car offrant une silhouette en crête ; c est le cas du village de Malabry, avec ses constructions neuves Sur les plateaux sud Ouest rive gauche (Bridoré, Verneuil St Senoch, Perrusson) malgré des boisements résiduels les noyaux construits restent relativement exposés aux vues. On retrouve les mêmes problématiques entre le paysage et l habitat avec en plus un aspect concernant les vues lointaines depuis l autre rive de l Indre, notamment sur les pentes au dessus de Perrusson. Rive droite, au dessus de St Hippolyte, on retrouve des problématiques proches de celles du plateau de Chédigny, mais avec toutefois des vues moins larges et une plus grande part de boisements résiduels. Des groupements comme les Hautes Bordes ou la Gratelière offrent en outre des silhouettes au-dessus de la vallée du Viray. 86

88 Des menaces Les problématiques sont très différentes sur les plateaux eux-mêmes et les coteaux. Des menaces de reboisements en résineux au sud Fragilisation des éléments végétaux résiduels (arbres isolés, cordons d'arbres le long des ruisseaux) Des dégradations des silhouettes bâties par des extensions agricoles ou résidentielles sur les franges L impact des réseaux aériens Des enjeux Ces plateaux qui totalisent plus de la moitié du territoire offrent des paysages très cohérents même si peu reconnus. Ces paysages sont fragiles et méritent une gestion paysagère LES BOIS, LES FORETS Les éléments de constat De très grands massifs forestiers ponctuent ce territoire, ils participent à sa notoriété (forêt de Loches ) : ils encadrent et limitent ce territoire : on entre dans le Lochois par des portes forestières (sauf R.N. 143). La répartition des boisements est un facteur de diversité et d opposition dans ces paysages : de nombreux massifs de taille très réduite rythment l'espace surtout sur les plateaux du Sud alors qu au Nord ils se réduisent fortement. Ils jouent un rôle fondamental en fragmentant les espaces et en organisant les vues. Ce sont souvent des éléments de diversité dans les paysages et ils sont perçus comme tels. les formations feuillues ou mixtes avec du pin dominent largement. Les boisements apparaissent comme compacts et relativement homogènes vus de l'extérieur. En fait, depuis l'extérieur ils sont perçus essentiellement par leurs lisières et forment des bandeaux homogènes qui structurent les vues. On a peu de vues globales sur pente d'où l'on verrait l'ensemble des peuplements. A l'intérieur des massifs, les parcelles sont davantage perceptibles : taille et ages des arbres, modes de conduite et d'exploitation, nature des peuplements. Ces grands massifs sont en eux-mêmes des paysages : des ambiances intéressantes ou parfois mornes, des arbres remarquables. Les paysages forestiers évoluent en fonction de la gestion sylvicole : coupe, entretien, régénération, Ils sont privés ou domaniaux et font l'objet de plans de gestion. 87

89 Leur statut de propriété privée les rend inaccessible au public (Bois de Verneuil). La forêt domaniale de Loches est quant à elle parcourue d'allées forestières ouvertes au public Forêt de Loches ils s'accompagnent d'éléments spécifiques : maisons forestières, pyramides de carrefour Une tendance au reboisement en résineux dans la partie Sud (Sennevières). Ces reboisements (souvent sur d'anciennes vignes dont on voit encore la trace) se font sur des parcelles géométriques de petite taille. C'est un phénomène encore très marginal qui semble prendre de l ampleur sur certains secteurs en sommet de plateau (donc très visibles). On trouve également des boisements de peupliers ou de résineux sur des parcelles proches de constructions (pour isoler celles ci de voies ) (Ferrières) Le bâti occupe une faible part dans ces massifs ; il n en n est toutefois pas absent : Un bâti lié à la forêt comme la maison forestière des Moreaux (ou de la Plotterie en limite de territoire ). Ces bâtiments ont une typologie repérable. On peut rajouter des points symboliques comme les Pyramides (St Hubert, les Chartreux, Montaigu) Des domaine enclavés dans la forêt : domaines dépendant du château de Reignac ( les Ormeaux, la Piquetterie) ou de Chanceaux (La petite et la grande Jallaie) Des domaines en lisière forestière (Fretay, la Cloutière à Loches ) enserrés dans leur parc forestier Des menaces Il y a peu de menaces paysagères en ce qui concerne les grands massifs boisés (domaniaux ou privés). La sylviculture fait appel à la futaie jardinée ; parfois des coupes à blanc font l objet de replantations ensuite. En revanche, des menaces existent sur les massifs plus petits et les boqueteaux 88

90 Des enjeux Ces espaces sont porteurs d'enjeux forts Enjeux paysagers : les forêts sont des éléments d'équilibre et de diversité dans ces paysages de grandes cultures. Leurs lisières encadrent les paysages des champs.. ce sont aussi des lieux de patrimoine (pyramide des carrefours). Enjeux cadre de vie loisirs : dans la mesure où ils sont accessibles, ce sont des lieux de ressourcement. Enjeux écologiques. 89

91 LE BATI : LES BOURGS ET VILLAGES, NOYAUX CONSTRUITS, Les caractéristiques : Sennevières : importance des toitures dans la perception de la silhouette On est ici dans un territoire où l on rencontre un habitat rural groupé en villages et un saupoudrage d unités isolées ou groupées par deux ou trois. Ces noyaux sont implantés sur les coteaux dominant une vallée (Tauxigny, Chédigny, St Quentin, St Hippolyte ), ou sur une ondulation de relief sur les plateaux comme Bridoré, Dolus, St Senoch Ces noyaux s installent sur des sites mis en valeur par le relief et donc très sensibles, d autant plus sensibles qu ils captent le regard. Ils offrent des silhouettes bâties visibles aussi bien sur les plateaux que sur les coteaux : le bâti participe fortement au paysage. cela est vrai certes pour les grands ensembles comme Loches et Beaulieu, mais également pour l'ensemble des noyaux construits. Le bâti est groupé et les noyaux ont des tailles importantes. Les modes de groupements sont différents et complexes ; ils varient au cours de l'histoire d'un même village. On rencontre aussi bien des villages : alignés le long des voies ou groupés autour d'un centre, ou des noyaux centraux organisés autour d'un centre qui se sont étendus le long des voies les faîtages sont alignés selon des directions principales qui donnent des silhouettes régulières (Chédigny, St Quentin, ) L implantation par rapport à la voie adopte des modes différents qui avec la densité conditionnent le paysage et les ambiances l intérieur des villages On a une très grande variété de combinatoires et l on peut dire que chaque village possède une personnalité paysagère héritée de son histoire. implantation de la façade parallèle à la rue, continuité entre les bâtiments ce qui donne un effet de rue, la qualité dépend alors de la cohérence architecturale entre les bâtiments. On rencontre rarement cette disposition typique des bourgs- dans les villages secondaires. unités disjointes sur cour fermée, mais la continuité sur la rue se fait par le mur de clôture et les pignons des bâtiments annexes ; l effet de rue est maintenu mais on a une plus grande ouverture sur le paysage environnant. La cohérence de l architecture est déterminante, ainsi que celle des murs de clôture. Implantations mêlant façades et pignons alignés sur rues : une plus grande variété de formes et des ambiances 90

92 Unités disjointes laissant des trouées qui ouvrent sur le paysage (Comme Bridoré où la paysage rentre dans le bourg, du moins en partie basse) En terme de qualité paysagère, il y a une très grande hétérogénéité des silhouettes. Les problèmes les plus souvent rencontrés sont : le traitement des abords des constructions neuves en premier plan (clôtures, couleurs, volumes ), la disparition de la trame végétale autour des villages : le village est à «nu» dans l espace et aucune protection ne vient accompagner les implantations récentes l hétérogénéité des toitures (pentes, matériaux de couverture ) les «greffes» qui se raccrochent mal aux noyaux plus anciens les volumes et les couleurs des bâtiments agricoles qui sont souvent situés en périphérie (voire rejetés hors du village). Leur volumétrie les rend très visibles la forte présence des réseaux aériens. des menaces : La déstructuration des paysages et la fragmentation d images de référence Une forte sensibilité de certaines silhouettes situées sur des espaces visibles de loin (Azay, St Germain, Chédigny.). Et des enjeux : Conserver la qualité globale du territoire Tout en permettant des extensions 91

93 PLACE DE L URBANISATION RECENTE DANS LE PAYSAGE Les caractéristiques : Les extensions récentes s'organisent selon plusieurs modes que l'on peut retrouver de manière conjointe sur un même village : Extensions en lotissement qui tentent de faire greffe à proximité du noyau originel (Bridoré, Verneuil, Chambourg, Tauxigny, Chédigny, St Jean..) Extensions linéaires le long de voiries rurales qui peu à peu deviennent des voies de structuration (Ferrières) ; ce type d'extension conduit à isoler des poches au centre des îlots qu'il devient de plus en plus difficile d'exploiter et de desservir. Extensions qui viennent boucher les vides des noyaux plus anciens (St Germain, St Hippolyte) Ces extensions récentes posent une série de problèmes récurrents quant à leur intégration dans les silhouettes préexistantes, Chambourg : constructions sur les coteaux. Des constructions exposées aux vues, une nouvelle image du territoire Perte d'identité, hétérogénéité des modèles de constructions qui engendre un effet de déstructuration des espaces construits, volumétries standard Implantation centrée sur la parcelle, rareté des constructions mitoyennes qui faisaient les continuités dans les rues des villages chocs de couleurs sur des façades et toitures. L'ardoise est souvent remplacée par de la tuile noire ou du bardeau d'asphalte Une forte présence des modes de clôtures (en vues lointaines comme en vues rapprochées) qui souvent artificialisent davantage et augmentent l effet de déstructuration (même si on a le même alignement par rapport à la rue) : murs bahuts, grilles, haies de thuyas l effort fait sur la clôture porte souvent sur l espace public, alors que ce sont les fonds de parcelles et les lisières qui sont les plus visibles dans le grand paysage. En revanche, la proximité de trames végétales préexistantes permet de raccrocher ces nouveaux volumes au reste de l espace bâti, en atténuant la perception des différences Le nombre des lotissements est en baisse, et la demande se reporte sur des lots libres individuels situés dans des espaces très attractifs mais très visibles : coteaux, pentes conduisant à des phénomènes de mitage très perceptibles. Des menaces et enjeux : Banalisation des images et des silhouettes de bourgs, 92

94 LES ENTREES DE BOURG Les éléments de constat : Des aspects et des valeurs très différentes, chaque entrée de bourg conserve une personnalité. Des entrées de villages et de bourgs parfois très intéressantes : Chanceaux, Azay, St Quentin, St Germain, Bridoré. qui constituent des images de références: des valeurs réelles mais ces espaces très sensibles peuvent être menacés par des extensions, et altérations diverses. Toutefois en dehors de ces entrées de bourgs remarquables, on trouve sur les autres espaces de même type les altérations habituelles Les problèmes les plus souvent rencontrés sont : une forte présence des réseaux aériens, une dispersion et déstructuration des zones construites, une hétérogénéité des échelles et des volumes une médiocrité des traitements routiers et abords, une absence de marquages particuliers ou marquages anecdotiques. Des menaces et enjeux : la requalification des entrées de bourg est un des dossiers importants de ce volet paysager qui vient en complément des réflexions menées dans d autres cadres. C'est une préoccupation forte des élus. LES AMBIANCES A L INTERIEUR DES BOURGS Les éléments de constat Les bourgs et villages, souvent typés, offrent parfois de belles ambiances, mais on a des traversées de villages qui restent souvent peu attractives même quand l architecture est de qualité. Les problèmes les plus souvent rencontrés sont : la présence des réseaux aériens (sauf dans les bourgs où ils ont été enfouis et où on peut mesurer la différence très positive). Ces opérations d'enfouissement concernent aujourd'hui une majorité de bourgs, mais pas encore les villages secondaires. la dureté des traitements de voiries et de places publiques avec souvent l'omniprésence du goudron, l'importance visuelle des types de bordures adoptés pour limiter l'enrobé. Là encore des améliorations très sensibles ont été apportées ces cinq dernières années et les communes qui ont engagé des opérations d'amélioration de bourg et de réfection de leurs places ont vu des améliorations notables. l absence de végétaux sur espaces publics. Le végétal est souvent apporté par l'espace privé et déborde sur l'espace public ; il est à noter le traitement médiocre des végétaux sur espace public. 93

95 l état des murs de clôtures qui sont sur l'alignement des voies des pignons aveugles donnant sur l espace public. Comme ces façades ne sont pas les façades principales, les efforts faits ne portent pas sur elles les éléments de patrimoine non mis en valeur D autres problèmes plus ponctuels existent comme : les îlots insalubres et/ou en ruines, la taille abusive des arbres,.. D importants efforts ont déjà été réalisés sur : les enfouissements de réseaux les façades : des opérations de réhabilitation aidées par la collectivité, qui là encore donnent des changements manifestes les traitements de sols. St Bauld / rue aux trottoirs étroits, rigueur des traitements de sols Des menaces et enjeux Un des dossiers importants qui reste à compléter malgré les améliorations déjà apportées. Des actions de reconquête et de requalification à poursuivre. 94

96 LES BATIMENTS AGRICOLES Les éléments de constat Les bâtiments (élevage ou hangars) occupent une place importante dans les paysages soit : parce qu'ils interviennent en premier plan des fermes (et sont donc visibles à la périphérie) ou des villages (en constituant une rupture ce qui est le cas le plus fréquent), Parce qu'ils sont isolés (cas plus rare ici ). Les problèmes les plus fréquemment rencontrés sont : Des ruptures d'échelle car les volumes sont nettement plus importants, mais même dans le cas de bâtiments plus petits les proportions sont différentes rupture dans les formes et la volumétrie, les toitures, pente faible ) mais ce territoire recèle des bâtiments agricoles d'une certaine qualité par leurs couleurs, leurs volumes et le traitement des abords. Des enjeux Les enjeux sur ce point sont importants car les bâtiments agricoles restent souvent très visibles à la périphérie des noyaux construits 95

97 LES BATIMENTS ET ZONES D'ACTIVITES Les éléments de constat Les bâtiments d'activités et zones d'activités occupent une place importante dans les paysages soit : parce qu'ils sont en bordure des voies principales (RN 143, déviation de Loches), parce qu'ils sont en limite de groupements bâtis Les problèmes les plus fréquemment rencontrés sont : Des ruptures d'échelle car les volumes sont nettement plus importants Mais principalement des ruptures dans les couleurs, les matériaux, les volumes et pentes de toits. la signalétique commerciale distingue ces bâtiments du reste. Zone d'activités sur un relief : impact visuel fort mais ce territoire recèle des bâtiments d'activités d'une certaine qualité architecturale qui participent à son image positive (laiterie de Bridoré, ZA de Tauxigny). Les silos à grains de Reignac sont des points forts des perceptions depuis la RN 143, ils captent les regards et "font " le paysage. Des Enjeux les enjeux sur ce thème sont importants ; l'aspect paysager des zones d'activités rejaillit sur l'ensemble du territoire Loches, Vauzelles 96

98 LES ROUTES ET RESEAUX : LES GRANDS AXES (RN 143), UNE VITRINE Les éléments de constat : La R.N. 143 traverse l ensemble du territoire. Elle offre des séquences très contrastées, qui reflètent la diversité de ce territoire : vallée, traversée urbaine, plateaux. Les problèmes les plus communément rencontrés (en terme de paysage) : premiers plans médiocres publicité (enseignes et pré enseignes) absence ou disparité des alignements végétaux auxquels il faut rajouter les problèmes spécifiques des entrées de bourgs Des menaces : Des altérations insidieuses qui se cumulent aux abords de la route et qui peu à peu brouillent l image Dans les réflexions concernant la requalification de l'itinéraire, le paysage n'est considéré que dans l'emprise elle-même. Pourtant les problèmes paysagers sont souvent liés à des éléments situés au-delà Des enjeux : C est une véritable vitrine sur les paysages du Lochois LES ROUTES SECONDAIRES, SUPPORTS DE DECOUVERTE Les éléments de constat le réseau routier permet une découverte en profondeur des paysages sur certains itinéraires spécifiques comme les R.D. 25, 17, 10, 41, 92 les enjeux paysagers peuvent être plus importants Des menaces et enjeux Des altérations encore plus sensibles que sur la R.N. 143, car la prise en compte est encore moins forte 97

99 SYNTHESE : LES VALEURS PAYSAGERES DU LOCHOIS ET LES RISQUES LES GRANDES VALEURS Elles se caractérisent par : de grands espaces, des entités entières qui offrent des paysages majeurs, de grands sites connus et reconnus (Loches, Beaulieu, Reignac ), certaines portions de la vallée de l Indre et de l Indrois un maillage par des éléments de bâti de qualité architecture noble (châteaux, manoirs) architecture rurale (fermes de châteaux ou non) moulins architecture religieuse Mais : le patrimoine n est pas toujours protégé, des éléments de qualité ne sont pas toujours mis en valeur, des proximités difficiles (bâtiments agricoles "standards" proches de bâtiments remarquables par exemple) les grands sites eux-mêmes sont menacés d altérations : les vues réciproques sur la Citadelle et Beaulieu sont menacées par la fermeture de la vallée par des plantations la silhouette de Loches est menacée d altérations par des extensions urbaines pas toujours bien maîtrisées les paysages des vallées ont déjà en partie évolué vers la fermeture des espaces et des points de vue, et la dégradation des ambiances LE PETIT PATRIMOINE / LES ARBRES Le petit patrimoine et les structures végétales maillent le territoire : 98

100 Ce territoire est ponctué de très nombreux éléments de patrimoine : croix, ouvrages hydrauliques, éoliennes, entrées de caves, ponts.. auxquels il faut rajouter un patrimoine arboré exceptionnel : arbres de campagne (chênes ou châtaigniers la plupart du temps), arbres de parc, arbres de villages, Mais : la pérennité de ces objets ou des arbres n'est pas toujours assurée, certains éléments sont en très mauvais état. Quant aux arbres de champs, ils sont le plus souvent abattus Des éléments de charme certains avec : une réelle qualité des ambiances qui est due souvent à des rencontres fortuites entre bâti et végétation, ou éléments végétaux. C est ce que l on peut appeler «les éléments de charme» sans que l on puisse les mettre dans une catégorie très définie. Mais des menaces lourdes : des éléments ténus et fragiles souvent peu reconnus par la population en place mais qui, par contre, marquent les personnes qui découvrent ce territoire. la disparition lors de travaux public (de voiries, d amélioration foncières, de construction ) ou privés, des enjeux qui peuvent être jugés comme peu importants mais qui cumulés peuvent banaliser un territoire. arbre résiduel sur une parcelle de culture (Verneuil) 99

101 LES ENJEUX ET LES RISQUES Un risque de banalisation En raison de la nature des extensions périphériques, du traitement des voies, de la disparition des trames végétales, de l altération du petit patrimoine, le Lochois est confronté à un risque certain de banalisation. Toutefois des actions ont été engagées sur le petit patrimoine, la requalification des bourgs, la gestion de certains espaces de vallées. Ces actions engagent une dynamique de reconquête. Un risque d altération des grands sites et la fermeture des points de vues sur les vallées Il s agit essentiellement des espaces de vallées. Toutefois là encore des réflexions et actions mises en œuvre marquent la sensibilisation de la collectivité. 100

102 SYNTHESE DU DIAGNOSTIC 101

103 LES GRANDS DEFIS DE LA CCLD LE DEFI DEMOGRAPHIQUE Conforter la dynamique démographique en maintenant la cohésion et la qualité du territoire L agglomération de Tours capte l essentiel des forces vives du département et exerce une attraction forte sur l aire de la CCLD avec des retombées démographiques nette sur le Nord de la CCLD. Le sud du pays «décroche» sur le plan démographique et économique, il subit les influences des grandes villes proches. Le défi est double : La CCLD doit jouer un rôle de polarisation et d irrigation du Pays de La Touraine Côté Sud pour maintenir une présence humaine et un bon maillage du département. Elle doit soutenir la dynamique démographique par une politique d accueil de populations nouvelles en veillant à une répartition équilibrée des hommes et des activités. Elle doit prendre en compte les tendances au vieillissement de la population par une réponse à leurs besoins en termes de logement, de services et d animation, mais elle doit aussi fixer ses jeunes et attirer une population nouvelle de jeunes ménages avec enfants. Ce défi impose la mise en œuvre d une politique d habitat adaptée incluant notamment une diversification typologique et géographique de l habitat social aujourd hui très concentré sur la ville de Loches. La production d une offre foncière maîtrisée à un coût attractif pour éviter un étalement prononcé de l urbanisation et assurer l accès à l accession à un éventail large de population. 102

104 LE DEFI DES SERVICES A LA POPULATION La chance du Lochois est de posséder, avec l agglomération de Loches, une petite ville complète, capable de limiter les effets d aspiration de la grande agglomération tourangelle. Le maintien des emplois est le vecteur essentiel d une dynamique démographique et économique, mais il n est pas le seul, l existence d un bon niveau de services est l un des piliers d une politique d aménagement des territoires ruraux. L action entreprise par la CCLD montre à quel point il est difficile de maintenir une couverture, même minimale, dans les communes rurales. Toute réflexion dans ce domaine doit intégrer trois facteurs déterminants : Les évolutions technologiques et leurs conséquences sur l accès aux services. Les évolutions démographiques et notamment le vieillissement avec leurs incidences sur l importance et la nature des services attendus. Les évolutions des modes de vie avec une mobilité accrue d une grande partie de la population ouvrant la voie au libre choix des individus. Le maintien de l hôpital public à Loches représente un enjeu très important pour le territoire tout entier : En terme d emplois, En terme de niveau de services de santé, levier d une politique d accueil et d accompagnement des populations âgées. Le renforcement du rôle du centre de vie et de services de Loches avec le maintien des équilibres entre les communes du centre et celles de la périphérie est un axe majeur. Cette priorité doit être accompagnée par un maillage efficace et pérenne de l ensemble du territoire pour préserver les chances d une présence humaine équilibrée. Il faut notamment tenir compte des populations captives. L existence de pôles secondaires structurés est un atout, mais leur pérennité dans le temps doit être assurée. L orientation prioritaire définie dans le schéma d équipement des activités artisanales et commerciales de maintien des derniers services de proximité dans les petites communes rurales et de favoriser la desserte par les tournées va dans ce sens. 103

105 LE DEFI ECONOMIQUE Préserver les atouts d une économie diversifiée avec une présence industrielle forte. L existence d un pôle d emplois très diversifié avec une présence industrielle significative est un atout majeur pour le Lochois. Son maintien est donc une nécessité absolue pour préserver les perspectives économiques et démographiques de ce territoire. La Communauté de Communes conduit depuis plusieurs années une action forte en matière d accueil et d accompagnement des entreprises. Cet engagement a permis de franchir une étape importante avec la définition d un dispositif d accueil communautaire qui doit être confirmé au SCOT avec un renforcement de son attractivité (niveau d équipement, qualification paysagère et environnementale des zones). La concurrence accrue entre les territoires impose en effet de se placer dans de bonnes conditions de «compétitivité» et de privilégier les secteurs les plus aptes à répondre aux besoins des entreprises. Le Node Park est sans nul doute la zone qui offre le plus de perspectives avec son rôle de «poste avancé» du Lochois. La définition de sites communautaires répond à une volonté de préserver des possibilités d accueil intéressant l ensemble du territoire. Le maintien du niveau d activités et d emplois passe par la capacité de la Communauté de Communes à offrir aux entreprises l accès à un haut niveau de services. Cette notion de qualité des services doit être étendue à l environnement urbain en général et élargie aux domaines du logement, de l éducation, de l animation urbaine, du transport. La question de la formation demeure essentielle et sensible. Le déficit global de main d œuvre qualifiée est un handicap. Ce déficit n est que peu comblé par les mesures pour l emploi. La dynamique partenariale doit être amplifiée. C est le sens du Pacte Territorial pour l Emploi actuel (voir diagnostic). Si l avenir du territoire repose prioritairement sur la pérennité d un pôle de services et d emplois fort, le tourisme est une composante de l économie locale qui offre des perspectives de développement. En effet Loches et la Touraine du Sud possèdent une vocation touristique incontestée, mais cette fonction est mal structurée. Une dynamique nouvelle s affirme toutefois à l échelle du Pays et de la CCLD avec des initiatives fortes. L agriculture est une composante forte de l économie locale. Cette activité poursuit sa restructuration mais elle est très dépendante de facteurs et décisions externes au territoire. Cette mutation de l agriculture doit être accompagnée en soutenant les initiatives de développement de productions agricoles de qualité et les produits du terroir (gélines de Touraine, fromages de chèvre, produits bio). Il convient de veiller à préserver ses conditions de développement en maîtrisant notamment la pression foncière renforcée sur le secteur Nord du territoire et l étalement de l urbanisation. Par ailleurs, l importance de la production sylvicole (forêt domaniale de Loches) offre un potentiel de transformation de la matière première sur place. Il existe une réelle complémentarité entre le potentiel touristique à valoriser et l activité agricole au niveau de l accueil de l hébergement, voire de l animation. 104

106 LE DEFI DE L ACCESSIBLITE Eviter la marginalisation du territoire par rapport aux grandes infrastructures de communication. La programmation de nouvelles infrastructures autoroutières pourrait renforcer le différentiel existant entre les territoires en terme d accessibilité si aucune mesure n était prise pour améliorer leur accès. La mise en œuvre de schéma de modernisation du réseau départemental constitue une avancée notable mais le faible niveau de services de la RN 143 est un handicap lourd. Une politique d accueil de populations nouvelles implique une amélioration des conditions de mobilités en direction notamment de deux cibles : Les migrations pendulaires Les populations rurales désirant se rendre à Loches. La volonté de conduire une politique de qualité environnementale forte et la nécessité d inscrire l action dans une perspective de développement durable poussent à développer l offre en transports collectifs 105

107 LE DEFI ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER Conduire un mode de développement qui préserve les valeurs environnementales et paysagères Le territoire de la CCLD présente une grande qualité environnementale et paysagère qui est liée à plusieurs éléments : la diversité des paysages et des ambiances, un patrimoine architectural remarquable (site urbain et villages de caractère) la présence de rivières et vallées qui structurent le territoire l importance des massifs forestiers Ces éléments constituent un capital fondamental pour l avenir en termes d image et de cadre de vie. Les grandes valeurs paysagères sont dans l ensemble relativement bien préservées, mais un certain nombre d évolutions ont altéré l intérêt qu elles représentent : L évolution des structures et modes culturaux sur les plateaux ont conduit à un affaiblissement de la trame végétale et à un appauvrissement des ambiances. Le développement de l urbanisation pavillonnaire sur les coteaux et dans certains villages est un facteur d altération de la qualité des paysages. Ce phénomène, encore circonscrit aujourd hui, peut s aggraver dans l avenir avec un risque de basculement du paysage. Les vallées sont des lieux à enjeux forts. La rupture d un certain nombre d équilibres de gestion provoque une transformation des sites et paysages particulièrement net dans la vallée de l Indre. Le mitage de l espace par les plantations de peupliers ou l appropriation à des fins de loisirs s effectuent au détriment de l agriculture. Les paysages se ferment, rendant de plus en plus difficiles des vues larges et profondes sur la vallée. La diversité des milieux est mise en péril. L accès aux rivières est de plus en plus problématique. Les liens riches de potentiel entre l urbanisation et les espaces naturels sont de plus en plus distendus. Les vallées ne participent pas suffisamment à l animation et à l attractivité des sites urbains majeurs ; elles deviennent des coupures alors qu elles devraient jouer un rôle majeur de liaison et d articulation. La richesse du patrimoine, faite de renom, de qualités intrinsèques, de diversité, est encore insuffisamment exploitée, notamment sur le plan touristique. On assiste à une perte de qualité de l urbanisation nouvelle. L attractivité des centres anciens est à améliorer. Le paysage urbain est affecté par une dégradation du bâti encore insuffisamment mis en valeur et trop souvent inoccupé. Une action sur les espaces publics est entreprise mais doit être amplifiée. L habitat troglodyte est une singularité inexploitée. Le patrimoine architectural nécessite une action soutenue et continue de restauration que la CCLD et la commune de Loches ont engagée. L environnement est un enjeu majeur : outre la question des équilibres à rétablir dans les vallées, celle de la qualité de la ressource en eau appelle une politique globale d amélioration de la qualité des eaux superficielles, de réduction des prélèvements dans les couches profondes, de renforcement des mesures de protection des captages, de maîtrise des rejets polluants dans le milieu naturel. 106

108 BESOINS ET PERSPECTIVES 107

109 LES HYPOTHESES D EVOLUTION DEMOGRAPHIQUES Les prévisions à établir doivent intégrer plusieurs données : L agglomération de Tours connaît une croissance démographique continue. Le secteur Sud de l agglomération poursuit sa progression. Cette évolution rejaillit sur l aire du SCOT qui gagne 500 habitants entre 90 et 99, mais le taux de croissance 90/99 est en retrait par rapport à la période 82/90. «L arrière-pays» continue à perdre de la population mais la situation globale du pays se stabilise grâce aux apports de population nouvelle au Nord. Le déficit est dû à un solde naturel négatif. Le cœur de l agglomération de Loches (villes de Loches et Beaulieu) continue à perdre de la population. La dynamique démographique du territoire dépend des apport extérieurs : Citadins désirant quitter la ville ou les communes de première couronne pour un cadre plus rural, mais proche et offrant un bon niveau de services et d équipements. Retraités ou pré-retraités originaires des grandes villes et de la région parisienne Parallèlement le Pays doit fixer sa population active et ses jeunes. Plusieurs éléments peuvent consolider la dynamique démographique : La raréfaction du foncier à un coût attractif sur les communes péri-urbaines. L évolution des infrastructures avec l amélioration de la RN 143, le développement du réseau routier Les prévisions en matière de zones d activités A contrario d autres facteurs peuvent avoir un effet limitant : La politique en faveur du renouvellement urbain et contre l étalement de l urbanisation. La difficulté à maintenir une offre foncière à un coût attractif sur la CCLD. L évolution de l emploi sur l aire de la CCLD. 108

110 Trois hypothèses peuvent être proposées en matière démographique : Hypothèse 1 : amplification de la dynamique démographique Cette hypothèse prend en compte les facteurs dynamiques mentionnés ci-dessus et les effets d un volontarisme local en matière d habitat : Le solde migratoire augmente Sous l effet d apports extérieurs de jeunes ménages, le solde naturel tend vers zéro On revient au taux de croissance de 82/90 (3.5 % par an) ce qui fait un gain de 700 habitants à 10 ans. L augmentation de la construction neuve sur la période récente 97/2001, montre que cette hypothèse n est pas inimaginable. Elle implique néanmoins un certain nombre de conditions externes et internes : La poursuite de la croissance de l agglomération de Tours, La concrétisation des projets économiques au Sud, Le maintien d un attrait pour le péri-urbain et la maison individuelle, La capacité de la CCLD de répondre à la demande en logements et en foncier. Hypothèse 2 : Stabilisation de l évolution au niveau 90/99 L apport de population nouvelle se poursuit. Le solde naturel se maintient, les apports extérieurs limitant les effets du vieillissement, la CCLD gagne 500 habitants sur 10 ans. Hypothèse 3 : Baisse de la croissance La CCLD continue à gagner des habitants (+350) mais la baisse du rythme de croissance se poursuit (- 2% par an). Le solde migratoire diminue, la dégradation du solde naturel se poursuit du fait du vieillissement. L établissement du SCOT repose sur l hypothèse moyenne de maintien des tendances des 10 dernières années, compte tenu des dynamiques locales et externes. 109

111 LES BESOINS EN LOGEMENT Les besoins en logements sont déterminés par plusieurs facteurs : l évolution démographique la décohabitation le renouvellement du parc. Si on prend comme base, pour le calcul des besoins en logement, les tendances récentes, on remarque que l évolution sur les 20 dernières années est irrégulière : de 80 à 1988 de 90 à 1999 de 97 à logements/an 67 logements/an 90 logements/an On note une poussée sensible au Nord, 46 logements/an, pour 32 logements/an sur l agglomération de Loches au cours de cette période. Sur la base d une consommation foncière moyenne de 1000 m² par logements (avec viabilités et espaces publics), il faut dégager une centaine d hectares à 10 ans. Parallèlement, cela implique que la dynamique de réhabilitation soit soutenue. BESOINS EN MATIERE D ACTIVITES Le développement économique est un axe prioritaire de la politique de la CCLD. Cette action s est traduit notamment par une action foncière et immobilière avec l aménagement de zones d activités qui a permis de maintenir sur place et de moderniser le tissu économique local et de favoriser l implantation de nouvelles activités. La superficie créée en zone d activités depuis 1970 peut être évaluée à 110 HA soit 4.5 HA/an environ. La superficie consommée est de 3.6 ha/an ; ce chiffre donne une échelle et constitue une référence pertinente qui semble cependant être un plafond. Cette approche quantitative est nécessaire mais non suffisante, elle doit être complétée par une approche qualitative qui vise à créer une offre diversifiée de qualité laissant une possibilité de choix aux entreprises et de préserver les équilibres du territoire. Cette activité de création de foncier d activités a permis de renouveler les espaces d activités et de constituer de fait un potentiel d accueil dans le futur. Il est nécessaire de prévoir des capacités de développement sur le Nord (Node Park) en plein développement et sur Loches où les capacités d accueil se restreignent. Il convient par railleur de conserver des possibilités d extension mesurée des sites existants et de dégager un site plus important sur Bridoré. 110

112 BESOINS EN EQUIPEMENTS La CCLD dispose d un bon niveau d équipements publics dans tous les domaines. Cela lui permet de répondre aux besoins induits par le développement futur. Le diagnostic ne fait pas apparaître de besoins impliquant la recherche de nouveaux sites. Les sites des principaux équipements structurants sont à confirmer avec des travaux de modernisation des installations à réaliser. C est notamment le cas pour les équipements sportifs et de loisirs (complexes sportifs de Loches, piscine, camping). Il faut rappeler L importance du maintien de l hôpital qui doit faire l objet de gros travaux de modernisation. La nécessité de mieux utiliser les structures d équipements existants par le développement de l intercommunalité. En matière commerciale et de services, il n existe plus de disponibilités foncières sur l agglomération de Loches, mais la volonté de préserver un équilibre entre le commerce traditionnel et les formes modernes de distribution conduit au maintien du statu quo en matière de foncier. En revanche le développement démographique et des emplois au Nord impose une réflexion sur le niveau de services offerts actuellement. 111

113 EXPLICITATION DES CHOIX RETENUS EXPLICITATION DES CHOIX RETENUS au regard des objectifs et principes des articles L. 110, L 121.1, L PRINCIPE D EQUILIBRE ET DE DIVERSITE 112

114 Dispositions du PADD visant à «assurer sans discrimination aux populations résidentes et futures, des conditions d habitat, d emploi et de services répondant à la diversité de ses besoins et de ses ressources». «promouvoir l équilibre entre les populations résidant dans les zones urbaines et rurales» «garantir un bon niveau de services et d équipements» «assurer la diversité des fonctions urbaines et sociales» «veiller aux équilibres emploi-habitat» En matière d habitat, Le PADD prévoit la mise en place d une offre d habitat diversifiée. Il prévoit la poursuite de la réhabilitation du parc privé pour maintenir une vie dans les bourgs et villages de la CCLD dans la continuité de l action menée par le biais des différentes OPAH 31. Dans le même temps, la démarche engagée vise à dégager suffisamment d espaces sur l ensemble du territoire pour pouvoir répondre à une diversité de demandes (rural, urbain, périurbain). La volonté de la CCLD est de conforter la dynamique tout en maîtrisant les risques de pression foncière sur le Nord et en préservant une possibilité de choix d implantation sur l ensemble du territoire. Le troisième axe fort est d établir un bon équilibre social de l habitat en Développant une offre locative diversifiée en milieu rural, notamment par la réalisation d opérations de réhabilitation de logements vacants dans les bourgs. Favorisant l accession à la propriété de ménages modestes. Renforçant les capacités d accueil temporaire. Répondant aux besoins des personnes âgées par l amélioration des services de maintien à domicile et la modernisation des structures collectives. Le PADD prévoit en outre la création d aires d accueil des gens du voyage satellites complétant l aire principale de Tivoli. La CCLD a décidé d engager la révision de son PLH 32. En matière économique 31 Opération Programmée d Amélioration de l Habitat. 32 Programme Local d Habitat. 113

115 Le PADD affirme la volonté de la CCLD de poursuivre l action prioritaire en faveur du développement économique pour maintenir un bon niveau de couverture emplois/actifs et préserver la diversité et la viabilité du tissu économique. Son action portera sur tous les secteurs d activités. Cette action consiste A mettre à la disposition des entreprises des espaces d activités bien situés et attractifs, A permettre le maintien des activités compatibles avec l habitat dans le tissu urbain. La CCLD attache une grande importance à la bonne répartition des capacités d accueil sur le territoire pour assurer un équilibre emplois/habitat. A maintenir une présence forte de l agriculture en préservant son espace de la pression foncière et de l étalement urbain. A développer le potentiel touristique à partir de ses valeurs et de son identité. L option retenue est d allier tourisme de pôle et tourisme diffus. En matière d équipements Le PADD œuvre au maintien d un maillage de services sur l ensemble du territoire en Confortant Loches comme pôle structurant offrant un niveau de services diversifiés et attractifs. Le SCOT vise à maintenir les équilibres actuels entre le commerce traditionnel et la grande distribution. Consolidant les pôles secondaires situés dans les secteurs en fort développement. Maintenant une présence de services de base dans les communes rurales avec un appui aux tournées. Il propose de développer les formes de solidarité en s appuyant sur les structures en place (CIAS 33 notamment). 33 Centre Intercommunal d Action Sociale 114

116 LA MAITRISE DES DEPLACEMENTS Dispositions du PADD visant «à rationaliser la demande déplacements» (article L. 110) «à coordonner développement urbain et moyens de transport» (article L ) «à maîtriser les besoins de déplacements» (article L ) Le PADD prévoit plusieurs mesures permettant de répondre à cet objectif : En matière d activités Le PADD organise les activités selon un axe nord-sud autour de la voie ferrée et de la RN 143. Cette disposition permet à chaque grand secteur de la CCLD de disposer d un pôle d activités proche. La majeure partie des espaces de développement peut être accessible par le train notamment les deux sites les plus importants : Le Node Park de Tauxigny-Cormery et les zones industrielles de Loches. La répartition de ces pôles d emplois vient à l appui de la politique de renforcement des centres urbains et des bourgs qui constitue une orientation forte du SCOT ; La volonté affichée de préserver les espaces agricoles et les espaces naturels de l urbanisation s inscrit en cohérence avec cette option. En matière d habitat Le PADD oriente le développement sur l agglomération de Loches et les bourgs dans la continuité de l existant. Les espaces de développement seront définis en cohérence avec les orientations en matière d économie et de services : sur l agglomération de Loches qui est un pôle complet offrant tous les services «de la vie quotidienne» et des emplois sur les chefs-lieux de commune, notamment ceux disposant d un niveau d équipement de base. Cette orientation laisse une possibilité d accueil de nouvelles constructions dans des villages équipés ayant déjà une vocation résidentielle. En matière d équipements et de services Le PADD vise à Consolider le pôle de Loches pour limiter l évasion commerciale en direction de Tours. Maintenir un bon maillage en commerces et services de proximité pour assurer un développement équilibré du territoire. 115

117 PRINCIPE DE GESTION ECONOME DES SOLS Dispositions du PADD visant «à gérer le sol de façon économe (L. 110) «à assurer une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels urbains, périurbains et ruraux» (L 121.1) En matière d activités Le PADD Oriente le développement économique sur des pôles constitués, gérés dans le cadre de l intercommunalité en prévoyant des extensions mesurées à l échelle des perspectives et vocation de chacun des sites. Maîtrise les implantations diffuses notamment le long de la RN 143. Permet le maintien des activités compatibles avec l habitat dans le tissu urbain. En matière d habitat Le PADD préconise de De poursuivre l action de réhabilitation du parc ancien. De mettre un frein à l étalement de l habitat en orientant le développement à l intérieur des aires déjà urbanisées et équipées. A mettre en œuvre une politique foncière active pour maîtriser la pression de l urbanisation dans les secteurs sensibles et répondre aux besoins. 116

118 DISPOSITIONS DU PADD VISANT A ASSURER LA PROTECTION DES MILIEUX NATURELS ET DES PAYSAGES. Dispositions du PADD visant «préserver la qualité de l air de l eau du sol et du sous-sol» «préserver les écosystèmes et espaces verts» «préserver les milieux, sites, paysages, naturels et urbains» «sauvegarder les ensembles urbains remarquables et le patrimoine bâti» La protection des milieux naturels et des paysages est un axe majeur du SCOT Le PADD met l accent sur la restauration des vallées qui concentrent l essentiel des enjeux environnementaux et paysager. Il prévoit la mise en œuvre d une politique globale de développement intégré permettant : de préserver les milieux sensibles en améliorant leur connaissance et en sensibilisant les populations à leur intérêt et à leur fragilité. De garantir un approvisionnement en eau de qualité en maîtrisant les sources de pollution agricole, industrielle et domestique. De maintenir les zones d expansion des crues. De restaurer des équilibres paysagers en maîtrisant le développement des peupleraies et l implantation d habitat de loisirs informels. De développer des activités de loisirs urbains, touristiques respectueuses de l environnement. L axe 7 préconise de conforter une agriculture gestionnaire de l espace, des paysages et des milieux en développant notamment les mesures concertées de réduction des impacts de l agriculture sur les milieux naturels. Cette action concerne plus particulièrement les vallées (grandes et petites) ; le secteur nord est concerné par la protection des outardes et les secteurs interférents avec les ressources en eau potable. L axe 8 prévoit de mener une politique active de gestion des paysages en mettant en œuvre une approche transversale liant paysage et développement. Cet objectif passe par une politique de requalification de sites dégradés (vallées, bourgs, extensions urbaines) et de promotion d aménagements urbains et d architecture de qualité. Il met l accent sur la nécessité de poursuivre la restauration du patrimoine urbain et architectural entreprise sur les sites remarquables (Loches, Beaulieu) en étendant l action au petit patrimoine. Les orientations prises en matière d habitat (axe 3) confortent cet objectif. L axe 8 préconise la protection des massifs forestiers étendue leur lisière. Cette action de protection doit être étendue aux boisements épars menacés par les mutations agricoles. Est également mentionnée la volonté de mener une politique de protection et de valorisation des abords des routes de découverte et des principaux axes routiers soumis à l article L

119 DISPOSITIONS DU PADD VISANT A ASSURER LA SALUBRITE ET LA SECURITE PUBLIQUE (L. 110). Dispositions du PADD visant à «réduire les nuisances sonores» «prévenir les risques naturels et technologiques» «maîtriser les risques de pollution» (L ). Réduction des nuisances sonores L essentiel de ces nuisances est engendrée par le trafic automobile. La disposition des espaces d activités est conçue de sorte à éloigner les activités susceptibles d induire des nuisances directes ou indirectes (trafic poids lourd) des zones d habitat. La définition d un parti d urbanisation plus recentré sur la réhabilitation et l extension des noyaux urbains existants va dans le sens d un moindre recours à l automobile. Les zones de développement sont en très grande partie à l écart des principaux axes de trafic et des équipements sportifs, de loisirs et touristiques susceptibles de générer du bruit. Le maintien de la desserte ferroviaire avec une amélioration du niveau de services affiché par le PADD va dans le sens d une réduction des nuisances sonores liées au trafic, qui sont les plus importantes. Le PADD préconise des actions de requalification des traverses et plus particulièrement de la RN 143 permettant de limiter le trafic et les vitesses pratiquées. Prise en compte des risques naturels Le PADD intègre les contraintes en matière de risques naturels et plus particulièrement le risque inondation avec la prise en compte du PPRI. La politique des vallées inspirée par le principe de développement durable engagée et réaffirmée par le PADD permet de préserver le champ d expansion des crues. Les principaux espaces de développement ne sont pas concernés par le risque inondation. Le PADD met l accent sur la nécessité d approfondir la connaissance des risques naturels inondation sur les vallées secondaires et autres sites sensibles et aussi de mouvements de terrain essentiellement situé sur Loches où la situation est plus complexe. Toute la ville centre est établie sur un secteur présumé sous-cavé. Le PADD reprend les préconisations du PAC indiquant de ne pas prévoir plus de zones à urbaniser que celles définies aux POS dans les secteurs présumés sous-cavés. Une exception est faite sur le secteur Sud du Donjon ou des contradictions apparaissent entre la volonté de conforter la ville de Loches et de recentrer l urbanisation et la nécessité d assurer une protection contre les risques. Le PADD conditionne toute ouverture à l urbanisation à la réalisation d une étude géotechnique préalable qui est en cours de réalisation. Prise en compte des risques technologiques Le PADD réaffirme la nécessité d intégrer cette dimension dans la définition des espaces de développement, notamment ceux voués à l habitat. Les sites concernés sont limités au Node Park et à la ZA de Reignac (Bayer). Maîtriser les risques de pollution Le PADD affirme la volonté de la CCLD 118

120 De mettre en œuvre les dispositions définies par l étude de requalification des zones d activités réalisée et de conduire les nouveaux aménagements avec des exigences de qualité environnementale et paysagère forte. De mener à bien les procédures de schémas directeurs d assainissement et de fiabiliser les dispositifs d assainissement collectifs et individuels. La politique des vallées définie répond à cette préoccupation. La définition des zones de développement permet d assurer une bonne maîtrise des rejets induits par l urbanisation nouvelle. 119

121 INCIDENCES SUR L ENVIRONNEMENT 120

122 LA POLITIQUE D URBANISATION INCIDENCES Une des orientations majeures du SCOT est de soutenir la dynamique démographique à l œuvre en tirant profit des retombées positives de la proximité et du dynamisme de l agglomération tourangelle pour infléchir les tendances à une hyper concentration de la population et des activités sur l agglomération. Dans le même temps, la Communauté de Communes affiche sa volonté de maîtriser le développement périurbain en veillant à un bon équilibre emplois/habitat (ce que permet l existence du Node Park) en oeuvrant avec les autorités compétentes au renforcement des transports collectifs, notamment ferroviaire, en assurant un bon niveau de services à la population, en canalisant ce développement pour éviter l étalement urbain et la consommation de terrains agricoles. Ces choix qui s inscrivent dans une vision de l organisation du territoire départemental exprimée à l échelle du Pays auront une incidence sur les équilibres internes du Lochois. Si la Communauté de Communes n a pas les moyens d inverser les grandes dynamiques externes, elle entend néanmoins tout faire pour atténuer leurs effets, notamment par une répartition équilibrée des sites d activités, la prévision d espaces de développement adaptées à la vocation et à la capacité d accueil des communes, le maintien d une bonne couverture par les services. Ces choix sont susceptibles de produire des effets multiples, pris en compte dans le SCOT : concurrence avec l agriculture sur des secteurs à haut rendement. Elévation des prix de terrain avec des risques d effets ségrégatifs (difficulté accrue d accès à la propriété pour les jeunes ménages. Etalement de l urbanisation avec des impacts paysagers, notamment sur les coteaux. Demande de services supplémentaires, saturation des équipements (notamment impact sur les équipements sanitaires eau potable et assainissement). Risques de pollution du milieu naturel du fait d une aptitude des sols à l assainissement individuel médiocre. Augmentation des flux pendulaires pouvant entraîner des difficultés supplémentaires sur la RN

123 MESURES Tous ces effets prévisibles ont été intégrés lors de la définition des principes généraux et des orientations spatiales. Plusieurs dispositions prises dans le SCOT peuvent être mentionnées permettant de poursuivre une politique d accueil de population en limitant ces effets indésirables : la poursuite des efforts consentis en faveur de la réhabilitation du parc. Le rééquilibrage du parc social avec le développement d une offre locative rurale, la création de locatifs intermédiaires, l encouragement à l accession à la propriété par la mise sur le marché de terrains à un prix accessible et la création d aides aux ménages modestes permettant d assurer l accès au logement par tous. La mise en œuvre d une politique foncière active, un moyen de maîtrise de la pression foncière au nord tant en terme de localisation de l habitat que des niveaux de prix. La répartition équilibrée des disponibilités foncières pour la construction en veillant au niveau d équipement des communes, facteur de cohésion du territoire. Les principes définis constituent un cadre explicite à l élaboration des PLU, outils adaptés à la programmation des zones d extension. L orientation privilégiée du développement sur les secteurs disposant d un bon niveau d équipements : Le renforcement de l agglomération et plus particulièrement de Loches dans des secteurs bien définis en continuité de l existant. La limitation de l étalement de l urbanisation notamment sur les coteaux avec un développement prévu dans la continuité des bourgs et villages mixtes et une orientation sur des coteaux déjà urbanisés et dotés d équipements permettant d assurer un bon niveau de desserte des nouvelles constructions.. La maîtrise de la demande en déplacements par une répartition judicieuse de l habitat à proximité des axes de transports collectifs, le maintien d un bon niveau de services de proximité. Une répartition équilibrée des emplois (chaque grand secteur dispose d un pôle de développement économique). L amélioration de l offre de services en transports collectifs avec le renforcement de la desserte ferroviaire pour les flux domicile-travail. Deux initiatives fortes sont à mentionner : Les travaux programmés dans le Contrat de Plan Etat Région 2000/2006 pour la mise en place d une commande centralisée de voie unique et la création d un terminus technique à Cormery permettront de lever l obstacle technique à un développement de l offre de service de transports ferroviaires. L engagement par le Conseil Général d études relatives à la mise en place d un transport à la demande permettant d améliorer la couverture du territoire par les transports collectifs. L aménagement des traverses pour réduire les nuisances liées au trafic. L amélioration du niveau de services de la RN 143 (fluidité et sécurité). La mise en œuvre d une politique de qualité environnementale, paysagère et architecturale. Le développement du tri sélectif. 122

124 MOYENS DE SUIVI L observatoire du logement mis en place dans le cadre du PLH constitue un bon outil pour suivre les effets de la politique d urbanisation définie par le SCOT, notamment les risques d accentuation des déséquilibres Nord-Sud. Principalement orienté sur l évolution et le fonctionnement du parc locatif social et l analyse de la demande de publics spécifiques, l activité de l observatoire pourrait être élargie au suivi de l activité foncière et de la construction sur l aire de Loches Développement. Cela nécessiterait la mise en place d un ficher normalisé et informatisé commune par commune relevant le nombre de permis habitation en neuf et en réhabilitation, l origine des demandeurs, la surface du terrain la réalisation d une carte de synthèse des espaces prévus à l urbanisation aux documents d urbanisme et leur évolution. La révision du PLH engagée est une bonne opportunité pour définir la faisabilité et les modalités de ce suivi. Le PLH permettra de définir les modalités concrètes de mise en œuvre des orientations du SCOT en matière d habitat. 123

125 CREATION D ESPACES D ACTIVITES INCIDENCES La volonté d affirmer le caractère prioritaire de l action économique passe par la définition de nouveaux espaces d activités. Elle a plusieurs répercussions : La suppression d espaces agricoles à forte productivité. Des nuisances supplémentaires induites par le trafic automobile et poids lourds plus particulièrement sur la RN 143 (augmentation du trafic aux heures de pointe, traversées des agglomération, sécurité des accès). Des impacts paysagers en entrée de ville. Des impacts environnementaux (risques, nuisances, impacts sur le milieu naturel). Le SCOT prévoit la possibilité d accueillir des activités à risques sous certaines conditions. MESURES Plusieurs dispositions sont prises pour réduire les impacts : La limitation de l impact sur l agriculture : le SCOT confirme les sites existants en définissant des extensions mesurées et en répartissant les capacités nouvelles sur plusieurs sites. Il maîtrise les implantations ponctuelles ; il préconise une anticipation foncière. Le seul nouveau site prévu est celui de Loches qui a une visée à long terme.. Cette option est liée à la volonté de conforter le rôle de Loches comme pôle d emplois et de services structurant. Le cas de Reignac doit être évoqué. Le SCOT confirme le site actuel avec ses possibilités d extension définies au PLU et la récupération du site du Labyrinthe. Il affirme la nécessité de préserver les potentialités du site en limitant l ouverture à l urbanisation à l accueil de grands projets nécessitant un embranchement ferroviaire et de grandes superficies ou des activités agroalimentaires. La prise en compte des déplacements : Le SCOT intègre les prévisions d amélioration du niveau de services de la RN 143 notamment la déviation de Cormery qui concerne directement le Node Park. L aménagement d un nouveau carrefour d entrée est un premier acte concret. Le choix des sites permet leur accès par les transports collectifs, notamment ferroviaires, dont la CCLD souhaite la réactivation. Les sites retenus bénéficient de bonnes conditions d accès par la RN 143 ou la RD 760 en dehors des traversées urbaines. La CCLD souhaite également la valorisation de l échangeur de Sublaines pour irriguer économiquement les secteurs Nord-Est de la CCLD et du Pays. Le SCOT ne prévoit pas de site à créer dans ce secteur de l aire de la CCLD, mais il affiche la volonté de soutenir toute initiative prise dans un cadre de cohérence départementale. La maîtrise des effets sur les milieux : Les sites choisis sont à l écart des sites répertoriés comme sensibles, à l écart des zones d habitat denses. La CCLD mène une politique qualitative qu elle entend amplifier en mettant en œuvre un programme de requalification environnementale et paysagère des sites existants. L élaboration de charte de qualité permettrait de concrétiser cet objectif. Des précautions sont à prendre sur le site de Vauzelles (proximité de la vallée de 124

126 Chantereine, site sensible). La définition du périmètre d extension arrêté au PLU est établie en fonction du bassin versant. La ZA des Boires, proche de la vallée de l Indre doit faire l objet d une attention particulière. La volonté de la CCLD de prévoir la possibilité d accueillir des activités à risques est soumise à plusieurs conditions : Réflexion préalable permettant de vérifier la pertinence de l implantation, Activités génératrices d emplois Vérification de l aptitude des sols, garantie de ne pas polluer les sols et sous-sols, nappes et milieux naturels. Eloignement des zones d habitat et des zones sensibles sur le plan environnemental Qualité architecturale et paysagère des sites. Les projets d implantation d entreprises à risque devront faire l objet d une analyse préalable des sites pressentis (voir axe stratégique N 1) 125

127 L AMENAGEMENT DE LA VALLEE DE L INDRE INCIDENCES La vallée de l Indre concentre des enjeux multiples. Elle subit un processus de déqualification. L aménagement de la vallée à des fins urbaines et touristiques est une des grandes orientations du SCOT. Ce projet d ouverture de l espace de la vallée à des pratiques touristiques et de loisirs a plusieurs incidences potentielles : MESURES risques de pollution des eaux superficielles et captages perturbation des milieux naturels : piétinement, nuisances sonores flux de circulation et problèmes de stationnement modification des conditions d écoulement des crues. L aménagement de la vallée de l Indre s inscrit totalement dans les principes du développement durable. Il vise à : Renforcer l attractivité résidentielle du territoire et notamment de l agglomération. Contribuer à la reconquête du bâti ancien. Affirmer une image et une identité. Développer des pratiques touristiques et de loisirs compatibles avec la protection de l environnement. Concept de prairies thématiques (spectacles, découverte, randonnée ) Protéger les biens et les personnes contre les risques inondations. Préserver le champ d expansion des crues Mettre en œuvre des principes d aménagement et des pratiques respectueuses des nécessités de protection de la ressource en eau. Restaurer les grands équilibres de gestion des milieux naturels et préserver la diversité des milieux et des paysages menacés par le développement des peupleraies. Plusieurs mesures sont préconisées : Maîtrise de l expansion des peupleraies. Réintroduction des prairies. Entretien des ouvrages hydrauliques Requalification paysagère Maîtrise de l habitat de loisirs diffus informel. Valoriser le patrimoine (recyclage du moulin en équipement d hébergement touristique, restauration du jardin des Viantaises ) Maîtriser les conditions d accès à la vallée. Les accès et stationnement sont localisés en périphérie (esplanade de la gare au Nord et zone sportive de Perrusson au Sud. Cet aménagement cohérent de la vallée passe par une politique de maîtrise foncière (inscription de certains secteurs au titre des espaces naturels sensibles). 126

128 LES PROJETS D INFRASTRUCTURES Les principales prévisions concernent l aménagement de la RN 143 pour laquelle la CCLD souhaite une amélioration notable sur le territoire et le renforcement d une diagonale (RD 31). INCIDENCES L amélioration de la fluidité et du temps de parcours en direction de Tours est susceptible de produire plusieurs effets Amplification de l évasion commerciale au profit de l agglomération de Tours Renforcement de la pression foncière sur le Nord de la CCLD. Incitation à recourir à l automobile. La déviation de Cormery a plusieurs incidences : Franchissement d un espace sensible, la vallée de l Indre. Incidence positive : l amélioration de la qualité de vie dans Cormery. Interférence fonctionnelle et paysagère avec le développement du Node Park. Le renforcement de la diagonale nord-est/sud-ouest (RD 131) répond à la volonté de créer du flux notamment touristique et d améliorer l irrigation du Pays de Loches et de la Touraine du Sud. L aménagement de la RD 131 par le Département a constitué une première avancée notable. La CCLD entend permettre au travers du SCOT un renforcement de cet axe. La sensibilité environnementale des espaces traversés (Bois de Fretay, forêt domaniale de Loches ) impose un certain nombre de précautions. Les incidences sont liées à L augmentation du trafic avec les nuisances induites. Aux perturbations engendrées au niveau de Loches, point de passage obligé. Effet de coupure renforcé. MESURES L aménagement de la RN 143 a fait l objet d une fiche d itinéraire qui établit une programmation. Chaque projet fera l objet d une définition technique approfondie intégrant ses impacts environnementaux. Le SCOT préconise une approche globale de la conception de l aménagement de la RN 143 qui intègre les dimensions urbaines, environnementales et paysagères. Le renforcement de la diagonale RD 31 relève plus de la prospective que d un projet établi. Cette intention devra faire l objet d études préalables techniques, environnementales et paysagères. 127

MESURES D ACCOMPAGNEMENT

MESURES D ACCOMPAGNEMENT LIVRET VI MESURES D ACCOMPAGNEMENT DE LA MISE EN ŒUVRE DU SCOT ET SUIVI DE L ANALYSE DE LA SITUATION 127 Sommaire I DES MESURES D ACCOMPAGNEMENT DE LA MISE EN ŒUVRE DU SCOT page 126 HABITAT EQUIPEMENTS

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