Le Rapport d Activité du C.C.A.S. Centre Communa d Action Sociale

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1 Le Rapport d Activité du C.C.A.S. l Centre Communa d Action Sociale 2013

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3 Index des aides et des prestations 2 Mot de la Vice-présidente 3 Le CCAS un établissement public 4 Le CCAS adhérent de l Union départementale des CCAS 6 CCAS de Nantes Rapport Mot du Directeur général 8 Organisation et activité en Vue générale du CCAS 10 Direction des solidarités - DS 17 d activité 2013 Direction des établissements médico-sociaux - DEMS 73 Mission handicap 99 Direction des services généraux 105 Guides 2014 Aides, prestations, équipements, établissements 115 Direction des solidarités 116 Direction des établissements médico-sociaux 139 Mission handicap 150 Textes de lois et convention 151

4 Index des aides et des prestations direction DES SOLIDARITÉS Activité 2013 page Guide 2014 page direction DES SOLIDARITÉS Activité 2013 page Guide 2014 page Accompagnement contractualisé / 122 Accompagnement des personnes sans domicile Actions d'insertion / 122 Aide accompagnée Aide coup de pouce Atelier de dynamisation "Alisé" Carte blanche Carte repas Pierre Landais, bons douches/ lavomatiques Conseil socio-professionnel Domiciliation Dispositif d intervention sociale ponctuelle / 128 Escale 46 / Logements intermédiaires Médiation locative «logements solidaires» Microcrédit personnel garanti accompagné Mission conseil en finances personnelles Mission emploi insertion Mission insertion logement et urgence sociale Mission insertion sociale et dialogue citoyen Mission stabilisation logement Aides légales aux personnes âgées Logements bleus Maison des aidants Nantes Entour âge - CLIC O Menu Plan d action personnalisé Téléassistance direction ÉTABLISSEMENTS MÉDICO-SOCIAUX Activité 2013 page Guide 2014 page Accueils de jour CHRS Archipel CNHR EHPAD Foyers-logements Portage des repas à domicile Restaurants intergénérationnels Service évaluation, coordination et animation santé Unité de production culinaire Mission vie quotidienne Restaurant social Pierre Landais Réseau d innovation sociale 36 / RSA HANDICAP Activité 2013 page Guide 2014 page Aides légales aux personnes handicapées / 150

5 Mot de la vice-présidente Au plan national, le début de l année 2013 aura été marqué par l adoption, par le gouvernement, du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale. Ce plan vise à mobiliser l ensemble des acteurs des politiques de solidarité. Autour de trois axes complémentaires : la prévention, les actions d accompagnement et d insertion ainsi que les questions de gouvernance des politiques de solidarité, ce plan a pour objectif de répondre à une situation économique et sociale dégradée. Un grand nombre de nos compatriotes ont en effet vu leurs conditions de vie se détériorer au cours de l année passée. Ainsi, dans son baromètre de l action sociale, l UNCCAS révèle que 77% des CCAS ont observé une augmentation globale des demandes d aides. L UNCCAS souligne que cette intensification de la précarité concerne plus particulièrement des familles monoparentales et des personnes isolées. Nantes n est pas épargnée par cette tendance et nous ne pouvons pas nous en satisfaire. Dans ce contexte, le CCAS de Nantes a continué de remplir pleinement sa mission au service de la solidarité et de la cohésion sociale. Innovation, expérimentation et réhabilitation sont trois axes majeurs qui ont marqué l action du CCAS en La Direction des solidarités, tout en poursuivant son action autour des dispositifs tels que la Carte Blanche, l aide à la complémentaire santé ou le microcrédit personnel, a initié de nouvelles expérimentations afin de lutter contre l isolement et de favoriser l insertion des personnes les plus fragilisées. Ainsi, le dispositif Voisin âge, développé avec les Petits Frères des Pauvres, vise à rompre l isolement des personnes âgées et à changer le regard sur la vieillesse. Le dispositif Igloo permet à des personnes précarisées de reprendre le chemin de l insertion tout en contribuant à la construction de leur logement. Une action autour de la précarité énergétique a démarré afin de sensibiliser les ménages aux gestes et comportements favorables aux économies d énergie a également été marquée par la nouvelle édition du Guide des aidants familiaux et par l inauguration du 1000ème logement bleu. Du côté de la Direction des établissements médico-sociaux, 2013 correspond à la 1ère année de la phase de réhabilitation et de reconstruction qui va concerner les établissements municipaux. Dans le cadre de la démarche qualité visant à améliorer tous les services hôteliers et soignants, les six établissements vont être soit reconstruits, pour trois d entre eux avec des livraisons programmées entre 2014 et 2016, soit réhabilités, pour les trois autres, dans les 8 à 10 prochaines années. L EHPAD Hirondelle de Sèvre, dont la 1ère pierre a été posée en 2013, est le premier site en construction et accueillera les résidents de l EH- PAD Pirmil. Les travaux ont commencé au sein de l EHPAD Fonteny et l EHPAD Bréa va être reconstruit d ici 2016 sur le quartier des Dervallières. Les études ont été lancées pour la rénovation des trois autres EHPAD. La Mission handicap a poursuivi son travail afin de rendre la ville accessible au plus grand nombre et inscrit pleinement son action dans le cadre de l accessibilité universelle. Enfin, la Direction des services généraux a mis à profit tout son savoir-faire pour accompagner et soutenir l action collective de notre CCAS. Alors que 2014 est une année de renouvellement pour nos instances, je profite de ce bilan d activité pour remercier l ensemble des personnes qui s engagent au quotidien, et pour certaines depuis de longues années, pour rendre concret l esprit de solidarité qui nous anime et garantir à tous des services publics solidaires, accessibles et de qualité. Je remercie les élus, les administrateurs et bien entendu l ensemble des agents du CCAS pour leur dévouement et leur professionnalisme. Élisabeth LEFRANC, Vice-présidente du CCAS, Adjointe à la Solidarité, à l Insertion et aux Personnes âgées 3

6 Le CCAS, un établissement public Comme tous les Centres communaux d action sociale, le CCAS de Nantes est un établissement public communal. Organisation Outre le Maire de la commune, Président de droit du Centre communal d action sociale, le Conseil d administration du CCAS est composé à parité de membres élus par le Conseil municipal en son sein et de membres nommés par le maire. Le nombre de membres, décidé par délibération du Conseil municipal, doit être compris entre 9 et 17. Les membres nommés par le Maire sont choisis parmi les personnes participant à des actions de prévention, d animation ou de développement social menées dans la commune. Au nombre de ces membres, doivent figurer un représentant des associations qui œuvrent dans le domaine de l insertion et de la lutte contre les exclusions, un représentant des associations familiales désigné sur proposition de l Union départementale des associations familiales, un représentant des associations de retraités et de personnes âgées du département et un représentant des associations de personnes handicapées du département. Missions Elles sont de deux ordres : Les missions confiées par la loi (voir textes en annexes) : - participation à l instruction de certains dossiers (aide légale ), mission largement réduite depuis juin 2009 avec l instauration du RSA (recentrage du CCAS sur l accompagnement social des bénéficiaires les plus en difficulté), gestion financière du Programme de réussite éducative ; - réalisation annuelle d une analyse des besoins sociaux (ABS) de l ensemble de la population qui relève du CCAS. Les missions confiées par la municipalité dans le cadre des compétences données par la loi aux CCAS : - animation et développement de l action municipale dans le champ social (personnes démunies, personnes âgées ) ; - organisation et gestion des interventions, prestations et services de la Ville dans ce champ, notamment les prestations (aides facultatives ) et services (établissements ou services à caractère social ou médico-social) que la Ville ne peut gérer qu à travers son CCAS (maisons de retraite, Centres d hébergement et de réinsertion sociale ). TEXTES CONSTITUTIFS* Code de l action sociale et des familles : Partie législative : Article L Articles L123-4 à L123-9 Article L133-5 Article L144-1 Partie réglementaire : Articles R123-1 à R CONVENTION* Ville de Nantes et CCAS de Nantes * guide pages 151 à 154 Statut Le CCAS est un établissement public administratif dont la présence est de droit dans chaque commune (ou dans un cadre intercommunal). Cela se traduit par : une personnalité morale de droit public ; un Conseil d administration ; un budget autonome (même si le CCAS est dépendant financièrement de la commune par l intermédiaire de la subvention d équilibre) ; un tableau des effectifs différent de celui de la commune (le passage d un agent de la commune au CCAS, ou inversement, est une mutation).

7 Le CCAS, intégré fonctionnellement dans une direction générale de la Ville Organigramme au 1 er janvier 2014 CONSEIL MUNICIPAL Maire Patrick RIMBERT Direction générale des services Benoist PAVAGEAU DG secrétariat général DG sécurité & tranquillité publique DG culture DG organisation & ressources humaines DG finances & gestion DG déléguée à la cohérence territoriale DG territoires & proximité DG au dév. économique & à l attractivité internationale DG environnement & services urbains Direction générale déléguée à la cohésion sociale et aux territoires Louis SOUCHAL Direction de l animation et de la coordination des plans d actions transversaux Tout en respectant leur rattachement spécifique à un établissement public, les services du CCAS de Nantes sont intégrés fonctionnellement au sein de la Direction générale déléguée à la cohésion sociale et aux territoires. CCAS CONSEIL D ADMINISTRATION Président Patrick RIMBERT Vice-présidente Élisabeth LEFRANC Directeur général Louis SOUCHAL Direction des services généraux Didier GARNIER (Directeur adjoint du CCAS) Direction des établissements médico-sociaux Bettye LEQUIPPE Direction des solidarités Michel LORANT Mission citoyenneté et territoires Direction de la relation aux usagers Direction des sports Direction de l éducation Direction de la petite enfance Direction enfance et jeunesse Direction du développement associatif Direction solidarités Direction : Mission santé publique 5

8 Le CCAS de Nantes, adhérent actif... L UDCCAS 44 Les CCAS ont vécu une année 2013 particulièrement mouvementée, conséquence de la crise économique et sociale qui a durement touché leurs administrés. La situation sociale s étant particulièrement dégradée, les CCAS ont constaté une augmentation très nette en 2013 de 10 à 30 % des demandes d aide et principalement des demandes d aides financières. Cette évolution s est également accompagnée d une augmentation du montant des aides demandées. La précarisation accrue de leurs usagers, accompagnée d une baisse des capacités financières des collectivités, a conduit les CCAS, et de fait l UDCCAS, à s interroger tout au long de l année sur les modalités d action des acteurs sociaux, et leur juste complémentarité. En 2013, un nouveau CCAS a rejoint l UDCCAS (La Chapelle Basse Mer représentant 5088 habitants), qui fédère donc aujourd hui 104 CCAS et 1 CIAS sur les 221 communes que compte le Département (représentant plus de 82 % de la population de Loire-Atlantique). ACTIVITÉ INTERNE Animation du réseau - l UDCCAS doit : accompagner ses adhérents dans leur activité quotidienne, répondre aux demandes de renseignements ou de conseils juridiques, animer le réseau, organiser la tenue des Bureaux, Conseil d administration et Assemblées générales, les réunions des Commissions d élus, des groupes de travail techniques, favoriser le partage des expériences entre les CCAS, assurer la représentation de l UD auprès des instances partenariales. Commissions : créées en 2009 pour répondre à la demande croissante des CCAS de participer activement à la réflexion collective, les Commissions sont pilotées par les vice-président(e)s de l association, et travaillent sur les 6 thématiques définies par l UD : personnes âgées /services à la personne, petite enfance, insertion / RSA, urgence sociale / domiciliation, précarité /logement, handicap. Formation : afin de permettre aux élus et aux techniciens des CCAS d appréhender au mieux les évolutions de leur secteur d activité, l UDCCAS s efforce de leur proposer, tout au long de l année, des formations autour de thématiques variées. L année 2013 a donc ainsi fait l objet de 3 sessions d information et de formations (réunissant 73 personnes), sur des sujets intéressants au plus près l activité des CCAS. La Convention «Cultures et Solidarité» : signée en 2005 avec l Orchestre National des Pays de la Loire, puis avec le Grand T en 2007, et la Région Pays-de-la-Loire en 2009, a mis à disposition des 37 CCAS signataires plus de places de spectacle. Les acteurs culturels (ONPL, Grand T et acteurs soutenus par la Région) proposent également, à destination des usagers mais également de leurs accompagnateurs, un accompagnement et une préparation au spectacle : visite des locaux, explication du spectacle, rencontres avec les musiciens, les chefs d orchestre, les metteurs en scène ou les comédiens. Saison culturelle : 364 places ont été distribuées (sur un volume de places disponibles dans le cadre de la Convention) aux publics en situation d exclusion, pour 62 spectacles ou manifestations, sur 115 dates, et par l intermédiaire des 37 CCAS participants. ACTIVITÉ EXTERNE Le partenariat avec l UNCCAS est régulier : L UD est régulièrement sollicitée pour relayer des informations, mobiliser le réseau des adhérents ou faire remonter des expériences ou des problématiques locales. Enfin, lors du Congrès de l UNCCAS, qui s est tenu à Tours les 1 et 2 octobre 2013, l UDCCAS 44 était représentée par une forte délégation. Le partenariat avec le Conseil général s est poursuivi avec la participation au Comité de pilotage des CLICs, le travail partenarial autour de la Convention avec le Comité des banques des Pays de la Loire et l intégration de la CAF pour lutter contre l exclusion bancaire des personnes en difficulté et la participation aux réunions entre les acteurs bancaires et les acteurs sociaux. Avec le Conseil régional, les liens autour de la Culture se sont renforcés. La Région a inscrit au cœur de sa politique culturelle l accès à la culture des personnes fragilisées : elle a associé l UDCCAS (ainsi que l URIOPSS et les Missions Locales) à sa Charte «Culture et Solidarité» (signée le 1er juillet 2009), et octroie chaque année à l UD une subvention de afin de développer son action d accès à la culture pour les publics qui en sont éloignés. À l invitation de la Région, l UDCCAS participe également à la Conférence régionale consultative de la Culture, afin de représenter les acteurs sociaux qui font de la culture un outil de lutte contre l exclusion. Le partenariat avec l Etat s est développé. En 2013, l UDCCAS a conventionné avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) autour de la lutte contre l habitat indigne et contre la précarité énergétique, participation aux réunions sur le pôle départemental de lutte contre l habitat indigne. Participation de l UD à l étude du SGMAP sur le non recours, au Comité de pilotage du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale, au Comité opérationnel du SIAO, au Comité de pilotage «mesures hivernales», au rencontre territoriale de lutte contre la pauvreté. Accompagnement de la démarche de diagnostic territorial pour les publics en situation de sans abrisme jusqu au mal logement. Enfin, l UDCCAS a rencontré régulièrement les autres acteurs de l action sociale : participation à l organisation et financement d un colloque «santé mentale et précarité» les 13 et 14 juin à Nantes, organisation d une rencontre entre la CARSAT et les CCAS, signature d un protocole d accord entre l UD et l Union sociale pour l habitat, partenariat pour les interventions en faveur des locataires en difficulté.

9 de l Union Départementale des CCAS de Loire-Atlantique TEMPS FORTS mai : Assemblée générale statutaire de l UDCCAS (à Clisson), et ouverture de la seconde partie aux CCAS non-adhérents autour d un atelier-débat sur «familles monoparentales et précarité» ; Situation géographique des adhérents 13 et 14 juin : colloque «santé mentale et précarité» ; 21 juin : rencontre des CCAS avec la CARSAT ; 5 septembre : formation autour de la musique, en partenariat avec l ONPL (à Nantes) ; 18 septembre : présentation de l étude menée par le CCAS de Nantes sur la «précarité énergétique» ; 1er et 2 octobre : AG et Congrès de l UNCCAS (à Tours) ; Adhérents membres du Conseil d administration Adhérents 22 octobre : formation autour du théâtre, en partenariat avec le Grand T (à Nantes) ; 25 octobre : réunion de travail de l UD sur la refondation du SIAO L Union départementale des CCAS : 105 adhérents en novembre : formation sur «la réforme des collectivités», organisée par l UNCCAS ; Nb d habitants par commune Nb de communes en Loire-Atlantique Population totale (recensement 2006) Nb de CCAS/CIAS membres de l UDCCAS 44 Population des communes adhérentes % population des communes adhérentes / population totale 5 décembre : participation à la rencontre territoriale dans le cadre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale hab ,9% ,5% % % hab % TOTAL ,2% 7

10 Mot du directeur général La crise économique et sociale ainsi que l émergence de nouvelles formes de précarité continuent à impacter fortement l ensemble des CCAS. Celui de Nantes n a malheureusement pas échappé à ce constat. La DS a connu une activité marquée tout au long de l année : hausse importante de la fréquentation de l accueil, avec des pics journaliers atteignant les 700 usagers, redéploiement d agents suite à son repositionnement dans le dispositif RSA, avec un recentrage de l activité au profit des plus vulnérables. Les territoires ont été soumis aussi à un rythme soutenu : lancement de nouveaux dispositifs expérimentaux, comme Voisin âge, Libellule, le Parcours Conseil Energie, rencontres des Réseaux d Innovations Sociales, et en matière de maintien à domicile des personnes âgées, livraison du ème Logement Bleu, conformément aux objectifs du mandat. En février, à l occasion du lancement du Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, a rencontré nos services d accueil. Elle a pu découvrir les principaux dispositifs d aide proposés aux Nantais : Microcrédit, Carte blanche, dispositif d accès aux droits et recours aux soins, ainsi que les nombreuses initiatives sur le mode «aller vers» mises en place pour favoriser l accès aux droits et la participation des usagers. Quant à la DEMS, l évaluation interne conduite dans tous les établissements médico-sociaux a été l occasion d une démarche participative à grande échelle. Les équipes ont passé au crible tous les champs de leur activité, ont réinterrogé leur pratique professionnelle, et vérifier l adéquation de l offre aux besoins et attentes des personnes accueillies dans leur vie quotidienne. Tous les acteurs (agents, résidents, familles) se sont investis. Des axes d amélioration ont été identifiés. La prochaine étape, en 2014, consistera à apprécier les évolutions et les effets des mesures prises pour l amélioration continue de la qualité du service rendu. L investissement en continu de la Mission handicap a permis des avancées importantes : notamment en matière de mise en accessibilité des Etablissements Recevant du Public, avec la structuration de l ensemble de la démarche pour rendre la vie plus facile aux personnes en situation de handicap ainsi qu aux usagers des services publics ; et en matière de suivi et de programmation, avec la validation du projet de Système d Information Géographique. Observer les besoins de la population avant d envisager les solutions pour y répondre, c est l objectif du travail partenarial interne et externe engagé désormais chaque année, et qui a abouti en 2013 à la production d un nouveau Nantoscope «Recours aux services publics : un enjeu de bien-être et de cohésion sociale». Ce document intègre des données générales issues d un dispositif interne de gestion de données et de données externes, puis de contributions d autres directions pour le volet thématique autour de la qualité de vie et des leviers d actions possibles pour améliorer le quotidien des habitants. Présenté chaque année au Conseil d Administration, le Nantoscope des besoins sociaux est piloté par le CCAS, acteur-clé en charge de l animation du développement social au niveau communal, dont le rôle est aussi d accompagner la démarche pour répondre au nouvel enjeu d appropriation par l ensemble des services, en appui aux politiques publiques. Depuis juin, des tableaux de bord de suivi, construits à partir de données fiables et sécurisées, sont présentés à chaque session du Conseil d Administration. Une première expérimentation, en mode projet, a été conduite sur les données «accueil» de la DS. La démarche est progressivement généralisée à d autres thématiques ou dispositifs, en fonction des points, réguliers ou ponctuels, débattus ou présentés en séance. Parallèlement à ce travail, des tableaux de bord de suivi d activité sont proposés aux services intéressés pour les aider à mieux cerner la demande, les variations de fréquentation et leur permettre d ajuster leur organisation. Enfin, l activité des services dépendant de plus en plus des systèmes d information, le CCAS s est engagé à améliorer la sécurité et la confidentialité des données à caractère personnel concernant ses usagers et son personnel, dans le respect des règles définies par la CNIL et en lien avec la correspondante Informatique & Libertés de la DGORH. J ai souhaité que chaque agent soit sensibilisé à la démarche. Des actions de formation et de communication ont été déployées dans les services pour permettre à chacun de connaître les mesures à adopter. Les six années de ce mandat ont été difficiles et enthousiasmantes. Denses en projets innovants, réalisations, réorganisations, et pleinement orientées vers une meilleure connaissance de nos publics, elles ont nécessité une somme importante d énergie et un effort collectif à la hauteur des ambitions de la Ville pour soutenir les Nantais les plus modestes et les plus fragiles. Mais face à une crise économique et financière persistante, de nouveaux besoins sociaux émergent et les situations de vulnérabilité s aggravent. L action sociale publique de proximité reste encore aujourd hui le dernier rempart contre l exclusion. C est pourquoi, je compte sur l engagement et le professionnalisme de tous pour relever les nouveaux défis qui nous attendent, et rester à l écoute des habitants et des usagers pour faire de Nantes une ville accessible à tous. Le directeur général Louis SOUCHAL

11 CCAS de Nantes Organisation et activité 2013 Vue générale du CCAS 10 Direction des solidarités - DS 17 Direction des établissements médico-sociaux - DEMS 73 Mission handicap 99 Direction des services généraux 105 9

12 Le CCAS en 2013 : vue générale Conseil d administration Composition du Conseil d Administration du CCAS M. Patrick RIMBERT, Président de droit, Maire de Nantes Membres désignés par le Conseil municipal Le Centre communal d action sociale de Nantes est administré par un Conseil d administration de 17 membres. (*) Il prend les mesures nécessaires à l organisation et au fonctionnement du CCAS : définition des prestations servies aux usagers, adoption du budget, vote des tarifs applicables aux bénéficiaires des services du CCAS, approbation des décisions prises par délégation Des administrateurs représentent le CCAS : Mme Élisabeth LEFRANC, Vice-présidente du CCAS, Adjointe au Maire - solidarité, insertion et personnes âgées Mme Catherine CHOQUET, Adjointe au Maire - petite enfance et personnes handicapées Mme Maïté CALLET-PELLEN, Conseillère municipale - jeunes retraités, prévention des inaptitudes et maintien dans l emploi M. Michel PLAZE Conseiller municipal - insertion par l économique dans les instances internes : le Conseil consultatif de réussite éducative, la Commission des aides facultatives, la Commission d admission dans les établissements médico-sociaux, les Conseils de vie sociale des établissements médico-sociaux, le Conseil technique du CLIC Nantes Entour âge, le Groupe d expression du Centre nantais des réfugiés (CNHR), le Groupe d expression du Centre d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS Archipel), la Commission d appel d offres du CCAS ; dans des organes extérieurs : comité des électeurs de l UNCCAS, UDCCAS, ORPAN, Nantes Soins à Domicile, ALMA 44. Mme Myriam MENAA-WIEDMANN Conseillère municipale - accès aux loisirs et à la culture des personnes en situation de précarité Mme Pascale SCILBO Adjointe au Maire - Lutte contre la pauvreté et actions en direction des publics spécifiques Membres désignés par le Maire Mme Anne LEFEVRE Conseillère municipale - formalités, état civil et cimetières Mme Sophie JOZAN Conseillère municipale - représentante de l opposition municipale Mme Danielle ALEXANDRE Secours populaire Insertion et lutte contre l exclusion Mme Marinette GOUREAUX Personnalité qualifiée M. Yves-Antoine CAILLAUD Secours catholique de Loire-Atlantique - Insertion et lutte contre l exclusion Personnalité qualifiée Siège vacant en 2013 M. Gérard FRADET Ex membre du Comité national des retraités et personnes âgées Personnalité qualifiée Mme Denyse LE BERRE Association Paralysés de France * voir article L123-6 du Code de l action sociale et des familles page 151 Mme Stéphanie CORDEIRO Restos du cœur Insertion et lutte contre l exclusion Démission le 10 juin 2013 M. Jean LERAY Union départementale des associations familiales

13 Organigramme au 1 er janvier 2014 Direction générale déléguée à la cohésion sociale et aux territoires Louis SOUCHAL Direction des solidarités Michel LORANT Direction adjointe Philippe MASSONNAUD Direction des établissements médico-sociaux Bettye LEQUIPPE Direction des services généraux Didier GARNIER Mission gestion des données Cellule de gestion Pôle RH Pôle finances Patrimoine Mission gestion de l information Mission insertion logement et urgence sociale Mission insertion sociale et dialogue citoyen Cellule de gestion Développement immobilier et contrôle de gestion Pôle qualité, soins et communication Pôle personnes âgées 6 EHPAD Bréa Chambellan Fonteny Haute-Mitrie Madeleine Pirmil Service coordination administrative et communication Service finances et Gestion Pôle personnes âgées / accès aux droits Service Prestations CLIC Nantes Entour Age Maison des aidants Pôle développement social territorial Mission Isolement Territoire Ouest Territoire Nord Territoire Est Pôle relation usagers & accès aux droits Mission conseil en finances personnelles Gestion des aides facultatives Mission vie quotidienne Mission emploi insertion Pôle Restauration Production et qualité des repas Portage des repas à domicile Restaurants intergénérationnels 2 Accueils de jour Les Récollets Haute-Mitrie 6 Foyers-Logements Bout des Landes Clos-Toreau Croissant Port-Boyer Malville Sylvain Royé Service social et SECAS Service logistique et Sécurité Programme de réussite éducative Service ressources numériques et données sociales Territoire Centre Sud Restaurant Pierre Landais / Alisé Mission Stabilisation & Domiciliation Mission transversale de coordination en lien avec le secrétariat RSA Pôle social CHRS Archipel et ADVL CNHR CCAS de Nantes : vue générale 11

14 CCAS de Nantes : vue générale 12 Effectifs au 31 décembre 2013 (1) Répartition par direction Nb d agents ETP* Nb de Postes ETC** Direction des solidarités 147,9 167 Direction des établissements médico-sociaux 341,7 389,3 Direction des services généraux 52,8 58 TOTAL CCAS 542,4 614,3 L écart entre le nombre de postes et le nombre d agents comprend : les temps partiels compensés et non-compensés, les agents temporaires sur postes vacants (détachements, congés parentaux, recrutements en cours). Le CCAS fin 2013, c est : - 2 directions opérationnelles : la DS et la DEMS ; - 1 direction fonctionnelle : la Direction des services généraux ; Répartition hors établissements extérieurs Nb d agents ETP** Nb de Postes ETC* Direction des solidarités 132,2 150 Direction établissements médico-sociaux 58,8 72 Direction des services généraux 43,8 49 Le personnel : Tout le personnel du CCAS dépend du statut de la Fonction publique territoriale (titre 3), à l exception des 2 CHRS où s applique le statut de la Fonction publique hospitalière (titre 4). LE PERSONNEL DU SIÈGE CCAS ET PÔLE BELLIER 234,8 271 Répartition sur les établissements extérieurs Nb d agents ETP** Nb de Postes ETC* Direction des solidarités Direction des établissements médico-sociaux 1 restaurant social 7,8 9 1 atelier de dynamisation maison des aidants référents territoriaux 3,9 4 6 EHPAD 185, accueils de jour 5,7 6 6 foyers-logements 38, CNHR 5,5 7,3 1 CHRS 9, unité de production culinaire équipe de portage 9, restaurants intergénérationnels 16,8 18 Direction des services généraux Équipe de réussite éducative 9 9 LE PERSONNEL SUR LES ÉTABLISSEMENTS EXTÉRIEURS 307,6 343,3 (1) Source service masse salariale au 31/12/2013, * ETP : équivalent temps plein, ** ETC : équivalent temps complet

15 Budget du CCAS en 2013 BUDGET PRINCIPAL Dépenses , ,02 Investissement Recettes , ,29 Dépenses , ,97 Fonctionnement Recettes , ,71 BUDGETS ANNEXES Dépenses , ,42 Investissement Recettes , ,27 Dépenses , ,82 Fonctionnement Recettes , ,76 TOTAL DES BUDGETS Dépenses , ,44 Investissement Recettes , ,56 Dépenses , ,79 Fonctionnement Recettes , ,47 Le CCAS est un établissement public communal, doté d un budget propre. Il est structuré en six budgets : un budget principal organisé en programmes d actions, comme celui de la Ville, avec des règles, un calendrier et une nomenclature identiques (M14). Il concerne la DS, la DEMS et la Direction des services généraux. cinq budgets annexes validés par le Préfet et le Président du Conseil général, en tant qu autorités de tarification. Ces cinq budgets, gérés par la DEMS, obéissent à des obligations, à des conditions de fonctionnement et à une nomenclature spécifiques (M22) : - Un budget regroupant d une part, les EHPAD Bréa, Chambellan, Fonteny, Haute-Mitrie, Madeleine, Pirmil, présenté en section ternaire soins-hébergement-dépendance et d autre part, les accueils de jour Madeleine et Haute-Mitrie, présenté en sections tarifaires soins-hébergement ; - Un budget pour l ensemble des Foyers-logements Clos-Toreau, Malville, Sylvain Royé, Croissant, Port-Boyer, Bout des Landes ; - Un budget pour les soins courants au bénéfice des résidents des Foyers-logements ; - Un budget pour le CNHR, Centre nantais d hébergement des réfugiés ; - Un budget pour le CHRS Archipel, Centre d hébergement et de réinsertion sociale. La maîtrise de la dépense, dans le cadre du cycle de gestion, passe obligatoirement par le contrôle de l exécution budgétaire, trois fois par an, en avril, septembre et novembre. Ce contrôle : se fait sur la base d extraction des données comptables, tant pour le budget principal, que pour les budgets annexes ; a pour objectif la projection des comptes administratifs anticipés, réalisée par les cellules de gestion de chaque Centre de responsabilité ; fait l objet d une analyse avec le DG du CCAS (validation des projets de décisions modificatives pour chaque budget) ; donne lieu à une consolidation des données, pour passage au Conseil d Administration de juin, octobre et décembre. Détail des budgets en fonctionnement Répartition des recettes Répartition des dépenses Répartition des dépenses sur les budgets annexes Budgets annexes 44,6% Budget principal 55,4% Budgets annexes 44,2% Budget principal 55,8% 15% 0,5% 7,2% 77,4% EHPAD (6 résidences) Foyers-logements (6 résidences) Soins courants CHRS (2 établissements) CCAS de Nantes : vue générale 13

16 CCAS de Nantes : vue générale 14 Budget du CCAS en 2013 Investissement 2013 : réalisations sur le budget principal Dépenses d investissement du budget principal Biens d équipement renouvelables : ,94 Travaux sur patrimoine social : ,17 Biens d'équipement renouvelables 15,1 % Véhicules, matériels professionnels, mobiliers, matériels informatique et bureautique Autres : ,91 TOTAL (hors reprise du résultat antérieur) ,02 Autres 2,4% Travaux sur Patrimoine social 82,5 % Travaux au siège social (chauffage, ascenseurs, réaménagement du CLIC) ; Restructuration du Restaurant intergénérationnel du Clos Toreau ; Mise aux normes des locaux associatifs de la Direction des solidarités ; Gros entretien dans les Restaurants intergénérationnels ; Plan accueil ; Regroupement des équipes de portage de repas ; Halte de nuit. Investissement 2013 : réalisations sur les budgets annexes CHRS Archipel et CNHR = ,24 Dépenses d investissement des budgets annexes CNHR et CHRS 5% EHPAD et Foyers-logements = ,18 6 EHPAD et 6 FL 95%

17 Budget principal 2013 : charge nette par centre de responsabilité DIRECTION DES SERVICES GÉNÉRAUX CR 12 DÉPENSES PROGRAMMES RECETTES TOTAL DES DÉPENSES CHARGE NETTE* Masse salariale Autres dépenses 12A01 Relations Ville / CCAS , ,00 12A02 Atténuation de charges masse salariale , , ,49 12A03 Opérations comptables + amortissement ( ,47 ) , , ,93 12A Administration générale (avec 002 = ,98 ) , , , ,96 12E Réussite Educative (avec 002 = idem) , , , , ,91 12F Charges transversales , , , , ,63 12G Élections H Handicap , , ,72 12M Maîtrise des énergies et fluides , , ,72 TOTAL CR , , , , ,64 * Charge nette négative = excédent DIRECTION DES SOLIDARITÉS CR 14 14A Administration générale , , , ,89 14A02 Atténuation de charges masse salariale , , ,95 14R01 Insertion santé R02 Insertion logement , , , ,78 14R03 Insertion économie R04 Insertion sociale , , , ,53 14R05 Aide aux nantais en difficulté 8 495, , , ,26 14R06 Demandeurs asile R07 SDF , , , ,78 14R08 Accompagnement personnes âgées , , , ,54 14R09 Aidants , , , ,41 TOTAL CR , , , , ,24 DIRECTION DES ÉTABLISSEMENTS MÉDICO SOCIAUX CR 15 15A Administration générale , , , ,72 15A02 Attténuation de charges masse salariale , , ,10 15R Restauration de proximité , , , ,16 15B01 Etablissements pour personnes âgées autonomes , , ,00 15C Etablissements pour personnes âgées dépendantes D Interventions sociales TOTAL CR , , , , ,54 dont reprise du résultat antérieur excédentaire pour ,88 TOTAL DES 3 CENTRES DE RESPONSABILITÉ , , , , ,14 CCAS de Nantes : vue générale 15

18 CCAS de Nantes : vue générale 16 Budget du CCAS en 2013 Budget principal en fonctionnement Dépenses de fonctionnement Recettes de fonctionnement Charges exceptionnelles 1% Secours et subventions 20,3% Amortissements <1% Impôts et taxes < 1% Autres produits divers 1,3% Charges à caractère général 17,5% Subventions 84,4% Excédent antérieur 3,7% Produits des services 8,4% Charges de personnel 60,8% Atténuation de charges 1,8% Les subventions représentent 84,4 % des recettes de fonctionnement du budget principal. La participation très majoritaire de la Ville au budget du CCAS a augmenté de 4,75 % entre 2012 et 2013 (la contribution 2012 avait été limitée par la reprise d un excédent antérieur). La participation de l État est en hausse de 48,1 %, principalement du fait des recettes liées aux emplois d avenir. La participation du Département est en hausse de 0,4 % par rapport à Origine des participations reçues Ville 90,4 % Conseil général 3,4 % État 4,2 % Autres organismes 2 %

19 Le CCAS en 2013 Direction des solidarités Direction : Mission insertion sociale et dialogue citoyen Mission insertion logement et urgence sociale Mission gestion de l information Mission gestion de données Cellule de gestion Pôle Relations Usagers & Accès aux Droits : Accueil / Prestations Mission vie quotidienne Mission emploi insertion Mission stabilisation Mission conseil en finances personnelles Pôle Développement Social Territorial : 4 équipes territorialisées Mission isolement Restaurant social & Atelier de dynamisation Pôle Personnes Agées : Services prestations CLIC Nantes Entour Age Maison des aidants Deux Politiques publiques : 1 - Politique publique action sociale et insertion Mission générale... Développer l action sociale municipale, en apportant une réponse adaptée aux besoins de la population la plus en difficulté et favoriser son insertion. et orientations stratégiques Sécuriser les parcours de vie et favoriser l accès aux droits ; Mobiliser les solidarités et les actions citoyennes. 2 - Politique publique auprès des personnes âgées Mission générale Développer la politique municipale en faveur des personnes âgées ; Développer l évaluation des besoins et des résultats ainsi que la communication sur les actions et services proposés à Nantes. et orientations stratégiques Favoriser la mise en place de solutions diversifiées répondant au souhait de la grande majorité des personnes âgées de vieillir chez elles ; Permettre aux personnes retraitées et âgées de prendre toute leur place dans la vie sociale locale en prévenant le repli sur soi et en combattant l isolement ; Améliorer la prise en charge des personnes âgées fragilisées à Nantes ; Renforcer la lisibilité de l offre de services par la communication, l information, le conseil, au bénéfice des personnes âgées. Le personnel* au 31/12/ ,9 agents ETP (159 agents) 167 postes * Source service masse salariale ETP : équivalent temps plein 17

20 Direction des solidarités 18 Présentation générale de la direction Organigramme de la DS Direction des solidarités Michel LORANT Assistante : Nathalie LEGER Cellule de gestion Edith MICHENAUD Pôle RH Pôle finances Patrimoine Mission gestion des données Dominique JOLIVET Mission insertion sociale et dialogue citoyen Johanna SELZE Direction adjointe Philippe MASSONNAUD Mission insertion logement et urgence sociale Sophie GUILLON VERNE Mission gestion information Brigitte GIRAULT CLAMAGIRAND Pôle personnes âgées Marion LORY Service prestations Myriam BRAUD CLIC Nantes Entour Age Nadine GUILLAUME Maison des aidants Solène EVRARD Secteur Nord Christine GONY Secteur Est Frédéric LOUSSOUARN Mission isolement Céline ALLAIN Pôle développement social territorial Marie Annick DANREE Équipes territorialisées Secteur Ouest Nadia COUTAND Secteur Centre-Sud Patrick BUTON Restaurant Pierre Landais Atelier Alisé André LEBOT Pôle relations usagers & accès aux droits Françoise CORNIC Gestion des aides facultatives Catherine FRETILLET Céline MOUSSION Mission emploi insertion Brigitte VIENNE Mission vie quotidienne Hélène REMIGEREAU Adjointe & Mission conseil finances personnelles Delphine MARTIN Mission stabilisation & domiciliation Nathalie LEGUAY GERMAIN Mission transversale de coordination (en lien avec le secrétariat RSA) Monique LERAT

21 Présentation générale de la direction Fruit de la fusion de la DASI et de la DPA, la Direction des solidarités a vu son rôle et sa lisibilité confortés en matière d accompagnement et de suivi des adultes précaires et/ou isolés, le périmètre des Nantais concernés ayant été élargi à toutes les catégories d âge. De ce fait, la Direction des solidarités se doit de conduire jusqu à la fin du mandat, deux politiques publiques, celle de l ex DASI et en partie celle de l ex DPA. Le Pôle développement social territorial (PDST) En tenant compte de la spécificité des besoins sociaux des différents territoires nantais, il se doit de structurer sur du long terme, par le biais d un important travail d animation partenariale et de réseautage, des offres différenciées pour répondre aux problématiques de l isolement et de la précarité rencontrées par les Nantais. D un point de vue organisationnel, la DS se décline en 3 pôles et une cellule de gestion : À la Direction sont rattachées plusieurs missions telles que : La Mission insertion logement et urgence sociale constitue un pôle ressource en matière d accès et de maintien dans le logement des plus démunis et pilote des projets spécifiques en réponse à des besoins identifiés sur le terrain par les services de la DGDCST. En matière d urgence sociale, elle contribue à la mise en œuvre des orientations de la Ville via l animation du partenariat local et initie les réflexions avec les opérateurs pour mieux prendre en compte les besoins des personnes sans domicile. La Mission insertion sociale et dialogue citoyen est chargée d animer la question du dialogue citoyen et d assurer la cohérence d intervention de la Ville sur les grands enjeux de l insertion sociale (illettrisme, culture, loisirs ). La Mission gestion de l information est une ressource pour les agents en situation d'accueil du public : elle collecte, gère, fiabilise et met à leur disposition l'information utile pour informer et orienter les usagers. La Mission gestion des données a pour but, à partir d un travail collaboratif avec l ensemble des personnels de la DS, de fiabiliser les données chiffrées et de proposer des argumentaires pertinents. La Cellule de gestion assure la gestion liée aux finances, aux marchés publics, aux ressources humaines et au patrimoine. Le Pôle relations usagers et accès aux droits (PRUAD) : Identifié comme un lieu de ressources pour toutes les questions de précarité et garant d une réponse individuelle et de proximité aux usagers nantais. Gestion des aides facultatives. Les agents assurent l accueil de 1 er niveau (renseignements et orientation) tandis que dans les guichets, d autres agents délivrent les aides. La Mission vie quotidienne assure un conseil de proximité portant sur les différents aspects de la vie quotidienne : alimentation, consommation d eau, d énergie... La Mission emploi insertion favorise l accès à l emploi des habitants nantais, notamment en leur facilitant l accès à l offre de service d insertion socioprofessionnelle. La Mission stabilisation accompagne les personnes domiciliées qui sollicitent un appui pour trouver une solution au regard du logement. La Mission conseil en finances personnelles évalue la situation budgétaire des demandeurs, les guide dans leurs choix, participe au montage de leurs dossiers, fait le lien avec leur banque et les oriente si besoin vers un accompagnement social pour prévenir le surendettement. Les Équipes territorialisées : 4 territoires assurent l accueil du public, l instruction des aides financières, l accompagnement des bénéficiaires du RSA, le développement de l action sociale dans les quartiers. Le Restaurant social Pierre Landais assure une aide alimentaire et favorise le lien social pour des personnes en difficulté. L Atelier de dynamisation «Alisé» est une action d insertion sociale pour des bénéficiaires du RSA éloignés de l emploi. Par ailleurs, il existe des services spécialisés : L Escale, lieu d accueil et de lutte contre l isolement sur le quartier de la Boissière, est géré par la DS mais porté collectivement par de nombreux partenaires. Le dispositif «logements intermédiaires» est une action d insertion sociale par le logement au profit des personnes isolées, bénéficiaires du RSA. Le Centre d innovation sociale est un lieu d expression, de participation, de rencontres et d activités, au plus près des Nantais en situation de précarité, notamment ceux qui ne fréquentent pas les lieux associatifs habituels. Le Pôle personnes âgées (PPA) Identifié comme un lieu de ressources pour l ensemble des problématiques concernant les personnes âgées et leurs aidants, il travaille à l amélioration de la prise en charge des personnes les plus fragiles pour répondre à leur souhait de vieillir à domicile. Il mobilise les réseaux professionnels, associatifs et caritatifs susceptibles d'apporter des services, et favorise le développement et l action coordonnée des partenaires. Le Service prestations à domicile délivre une offre de restauration O Menu, via un service de portage de repas (en lien avec la Direction des établissements médico-sociaux) et via des établissements localisés sur les quartiers (EHPAD et Restaurants). Il assure la mise en place de la téléassistance du Conseil Général. Il se charge également de la «solvabilisation» des publics les plus fragiles, notamment en instruisant les dossiers d aide légale. Il pilote des dispositifs partenariaux de services rendus au domicile des personnes âgées. Le Centre local d information et de coordination Nantes Entour Age accueille, informe les personnes âgées et leur famille, ainsi que les professionnels, pour tout ce qui concerne la satisfaction des besoins individuels liés au vieillissement. Le CLIC regroupe désormais l ensemble des moyens liés à l évaluation des besoins à domicile (évaluation globale, Plans d actions personnalisés, Logements bleus) La Maison des aidants : lieu d écoute, de soutien et d information pour les aidants de personnes atteintes de la maladie d Alzheimer ou de maladies apparentées. Direction des solidarités 19

22 F aits marquants... Pôle Développement Social Territorial : Carte Blanche : Médiation : places proposées pour réservations. 26 nouvelles associations au titre de relais médiation, portant à 78 le nombre d associations partenaires. Carte individuelle : cartes délivrées à ménages (soit depuis le lancement du dispositif en septembre cartes délivrées à ménages). Travail d information sur le dispositif mené à l occasion d événements sur les territoires. RSA : Depuis fin 2012, les suivis concernent des références sociales et des correspondances sociales de personnes ayant leurs domiciliations au CCAS. L année 2013 a poursuivi le mouvement engagé en 2012 dans le transfert de suivis vers le Conseil Général pour atteindre l objectif de suivis. Point d orgue de la dynamique des territoires, chacun des 4 secteurs du Pôle a organisé sa Rencontre de l Innovation Sociale (RIS) à l échelle de son territoire : Est (150 p) ; Dervallières (50 p) ; Centre sud ( 140 p) ; Breil & Nantes Nord (80 p). Les partenaires institutionnels, associatifs et habitants, animés par les territoires de la direction, définissent ensemble les priorités et enjeux sociaux à l année qui se déclinent ensuite en groupes de travail garants d un programme d actions thématiques. Point d Information Nantes Solidaire : 218 PINS organisés sur l ensemble de la Ville avec près de 900 personnes touchées. La santé et les aides financières sont les domaines les plus demandés. Politique de l isolement : construction d un programme d actions favorisant toutes les formes de solidarités et le lien social entre les Nantais de toutes générations. Atelier Alisé : un accompagnement formalisé sur des stages en immersion, en lien avec les conseillers d'accompagnement à l'emploi (convention et bilan de stage) a été mis en place à l'attention des participants suivis par l'unité Emploi. Pôle Relations Usagers & Accès aux droits : accueils, soit une progression de + 21,7% par rapport à La nouvelle organisation de l accueil avec la création au niveau 4 d un accueil uniquement réservé aux usagers ayant des rendez vous et aux personnes domiciliées qui viennent retirer leur courrier, a permis de répartir les passages sur 2 niveaux, en fluidifiant les arrivées au niveau 5, jusqu alors seul point d accueil du public. Direction des solidarités 20 La consommation des crédits d aides facultatives est en progression de K, soit + 11 % par rapport à Elle s explique majoritairement par une très forte augmentation des aides Coup de pouce : aides (+15%) accordées à ménages (+13%) dont 25% de ménages aidés pour la première fois. Le dispositif d aide à la mutuelle lancé en 2012 démontre sa pertinence. Sur les 545 personnes accueillies en guichet, 227 ont sollicité l aide au paiement de la mutuelle (163 aides accordées et 64 refusées), une aide en moyenne de 129 pour un budget dépensé de 20,7 K, 152 contrats en cours avec les 4 mutuelles partenaires. Il touche majoritairement un public âgé de plus de 60 ans, retraité, et célibataire. Microcrédit personnel : 172 demandes de prêts déposées et 153 microcrédits accordés pour un montant total décaissé de (soit un montant moyen emprunté de 1861 ). 55 (36%) sont des «prêts Stabilité» du Crédit Municipal et 98 (64 %) sont des microcrédits personnel au titre du Fonds de Cohésion Sociale (FCS). 85 % des bénéficiaires sont des personnes seules / familles monoparentales (respectivement 57 % et 28 %). Pôle Personnes Agées : Logements bleus : logements labellisés conformément à l objectif annoncé en début de mandat. 71% des locataires ont plus de 75 ans ; Plan Canicule : déclenchement du dispositif de vigilance du 18 au 23 juillet : 249 appels téléphoniques réalisés : 228 situations dites simples (88%), 21 personnes contactées en vue d une visite potentielle à domicile : 12 personnes n ont pu être jointes directement (2 décédées, 3 hospitalisées, 5 en vacances chez leurs enfants, 2 en hébergement temporaires) et 9 visites «obligatoires» à domicile ont été réalisées le vendredi 19 juillet ; Avis citoyen sur la question du vieillissement des migrants : restitution sous la forme d un film de 23 minutes. 6 réunions dont une avec les élus ont permis d identifier des axes de progrès tels que renforcer l information sur l existant, identifier, s appuyer et renforcer les relais de proximité pour proposer un accompagnement dans les démarches au quotidien et des relais d information, favoriser une meilleure prise en compte des migrants par les professionnels du vieillissement.

23 F aits marquants... Accompagnement des personnes sans domicile fixe : Logements solidaires du Clos-Toreau : transfert du dispositif en gestion à ADOMA. Une convention de partenariat a été signée en octobre 2013, pour une effectivité en janvier L hébergement d urgence : 147 places sur l agglomération nantaise + 30 places à la «Halte de nuit». L orientation est gérée par le SIAO «urgence» (115 et Samu Social). Le nombre de places d urgence a été augmenté en 2013, suite à un appel à projet de la DDCS (plus 23 places). Pour se faire, la Ville a mis à disposition de façon pérenne le Foyer saint Martin (16 places, gérées par l association Les Eaux Vives). Restaurant social : Au regard des plateaux repas servis, force est de constater que accès à la culture concernent chaque jour plus d'une personne sur 10 au delà de la prestation alimentaire. Cette dynamique place l'établissement comme un interlocuteur fréquemment sollicité par les différentes institutions sur la question de la médiation culturelle et du lien social. Pôle Relations Usagers & Accès aux droits : Accompagnement de l évolution de la précarité du public à travers le dispositif d aides facultatives ; Dispositif d accès aux soins : questionnement sur l élargissement du partenariat à d autres mutuelles. Mise en place d un séminaire pour continuer à faire évoluer le dispositif ; Ouverture d un espace numérique au CCAS au second semestre ; Structuration d un plan d actions sur la précarité énergétique. Pôle Personnes Agées : Déclinaison de l avis citoyen «personnes âgées immigrées», en termes de communication et de mobilisation du réseau gérontologique ; Finalisation du projet de service CLIC Nantes Entour Age ; P erspectives Pôle Développement Social Territorial : RIS : maintenir la dynamique engagée au plus près des réalités de vie des Nantais sur chacun des territoires ; Solidarités intergénérationnelles : évolution des restaurants-clubs en lieux de proximité. Expérimentation en 2014 autour de 3 axes : ouvrir la restauration à un public plus large ; faire évoluer les restaurants-clubs vers des espaces de convivialité sur une amplitude 10h/16h ; changer le nom des restaurants-clubs ; Changement de regard : construction en 2013 du projet «ouvrir le regard sur la vieillesse» qui utilisera le support du théâtre (6 représentations). Présentation au public en Maison des aidants : réflexion sur de nouvelles activités : groupe d information sur les AVC, atelier de réminiscence en couple aidant/aidé. Accompagnement des personnes sans domicile fixe : IGLOO : Entrée en logement pour les 6 ménages concernés en avril ; Ouverture d un nouveau centre de distribution des Restos du coeur Sud Loire en novembre ; Accompagnement des associations du champ de l urgence pour le logement ou le relogement dans de nouvelles structures (Les Eaux vives, l ANEF Ferrer, Le Gué, ) ; Restaurant social : Ouvertures d'un atelier d'art plastique créatif hebdomadaire (Expression Nomade), Ouverture du festival CABLE#7 (concerts musique expérimentale), création d'un comité de lecture d'usagers (Festival Mauves en Noir), Écriture collaborative d'un polar avec l'écrivain Ricardo Montserrat (groupe Alice). Direction des solidarités 21

24 Direction des solidarités 22 ACTION SOCIALE & INSERTION - PLAN D'ACTIONS Orientations stratégiques Objectifs opérationnels Actions Développer l offre de services pour mieux répondre aux nouvelles formes de précarité 1 Lutter contre la précarité en adaptant le dispositif d Aide sociale facultative 2 3 Favoriser l inclusion bancaire et financière des Nantais à faibles revenus en développant l accès au microcrédit personnel Lutter contre l exclusion des personnes précaires en développant une offre de loisirs accessible (sport, culture et vacances) 4 Répondre aux nouvelles formes de précarité en expérimentant le conseil individuel «vie quotidienne» 5 Lutter contre l illettrisme en favorisant l émergence de réponses innovantes 6 Lutter contre l isolement des personnes âgées précaires 7 Prendre en compte la parentalité des publics précaires 1 Sécuriser les parcours de vie et favoriser l accès aux droits Veiller et contribuer à la prise en compte de la précarité dans l ensemble des politiques publiques Agir en faveur d une insertion professionnelle durable Assurer la prise en compte des besoins des Nantais en précarité logement : par les dispositifs logements et par le développement de réponses diversifiées et innovantes 8 Mesurer et suivre l évolution de la précarité à Nantes en animant une veille partagée avec l ensemble des directions municipales 9 Contribuer à l émergence d une offre tarifaire solidaire 10 Adapter l offre de services aux besoins des familles en insertion professionnelle 11 Travailler en lien avec l Accoord pour renforcer la cohérence de son intervention en direction des publics précaires (convention d objectifs) 12 Veiller à la prise en compte du public précaire dans la politique de proximité culturelle «Art en Partage» 13 Lutter contre la précarité étudiante 14 Veiller à la prise en compte des publics précaires dans l accès à la pratique sportive 15 Développer le conseil socioprofessionnel en faveur des travailleurs à bas revenu actif 16 Expérimenter et coordonner la mise en œuvre d un (de) chantier (s) écoles 17 Garantir la diffusion et l appropriation des offres d emplois «en clause d insertion» à l échelle des quartiers et par les acteurs de territoires 18 Poursuivre l action de dynamisation ALISE 19 Garantir la prise en compte des besoins des Nantais dans les dispositifs logements d aide à la personne (FSL) 20 Faciliter l accès du public à ces dispositifs, en assurant une expertise et une information interne et externe et en développant des partenariats préventifs et territoriaux (prévention des expulsions, suivi OPAH, ) 21 Mettre en œuvre le projet de 30 logements solidaires au Clos-Toreau 22 Poursuivre le développement de l offre Maison Relais pour SDF vieillissants Développer les Logements intermédiaires pour accompagner les publics en grandes difficultés vers le logement autonome Conforter l offre de relogement des personnes en cumul de difficultés sociales grâce à l action de l AISL (marché CCAS-AISL)

25 ACTION SOCIALE & INSERTION - PLAN D'ACTIONS Orientations stratégiques Objectifs opérationnels Actions (suite) 25 Affirmer la place du Restaurant social Pierre Landais comme lieu d innovation sociale et de lutte contre l isolement sur les territoires Centre Participer à la mise en place d une politique d urgence cohérente 26 Soutenir la prise en compte par l État des besoins dans le champ de l urgence sociale (hébergement, accueil de jour, ) 27 Améliorer l accompagnement individuel des usagers sans domicile fixe 1 Sécuriser les parcours de vie et favoriser l accès aux droits Inscrire les CHRS dans les dynamiques d insertion locale (nouveaux publics, mutualisation, ) Lutter contre l inégalité d accès à la santé des publics précaires Définir et maintenir les conditions d un accueil de qualité 28* Lutter contre les nouvelles formes d exclusion en adaptant le fonctionnement du CHRS Archipel 29* Favoriser l accueil et l intégration des réfugiés statutaires en confortant l action du Centre nantais d hébergement des réfugiés (CNHR) 30 Garantir l accès à une mutuelle santé pour tous les Nantais en précarité 31 Développer des actions spécifiques et territorialisées (souffrance psychique et nutrition) dans le cadre des Programmes locaux d éducation pour la santé 32 Faciliter l accès des usagers du CCAS aux NTIC en créant un espace d accueil d accès internet 33 Améliorer les conditions d accueil en adaptant les locaux 34 Ouvrir le CCAS sur la cité en développant des animations Contribuer à la mise en œuvre du RSA 35 Conforter l accompagnement social des usagers dans le cadre du dispositif RSA 36 Mettre en place un programme de concertation Animer les démarches participatives 37 Coordonner les acteurs pour un meilleur repérage des situations de précarité et un accompagnement des problématiques émergentes sur les territoires 2 Mobiliser les solidarités et les actions citoyennes Favoriser les complémentarités associatives sur le champ de l aide alimentaire en animant une veille partagée avec les acteurs Conforter le projet social de l Escale afin de capter et d inscrire les personnes isolées des quartiers Nord dans un réseau de socialisation Favoriser le développement social local 40 Créer un centre d innovation sociale afin de mobiliser les habitants et renforcer le réseau d insertion sociale des quartiers Est 41 Soutenir les initiatives associatives sur le champ de l insertion et de la dynamisation sociale dans les quartiers * Ces actions relèvent de la Direction des établissements médico-sociaux, créée fin Direction des solidarités 23

26 Direction des solidarités 24 PERSONNES AGEES - PLAN D'ACTIONS ORIENTATIONS STRATÉGIQUES OBJECTIFS OPÉRATIONNELS ACTIONS 10 Mettre en place un réseau de correspondants de proximité pour assurer une vigilance, le doter d un numéro vert ou de tout outil adapté à la transmission d informations Lutter contre l isolement 11 Développer des stratégies de mise en contact des personnes, de continuité relationnelle, à partir des micro-territoires, des équipes de quartier 12 Développer les réseaux de visiteurs, coordonner et animer les acteurs intervenant auprès des personnes âgées isolées 13 Garantir l accès à la téléassistance pour les grands isolés 14 Maintenir le dispositif du plan canicule Permettre aux person- 15 Préciser les attentes de la Ville auprès de l ORPAN dans le cadre d une convention d objectifs de gestion 2 nes retraitées et âgées de prendre toute leur place dans la vie sociale locale en prévenant le repli sur soi et en combattant l isolement Favoriser la participation des personnes âgées à la vie sociale 16 Organiser des passerelles entre la DPA et les associations. Faire partager les enjeux de la politique publique au tissu associatif 17 Etudier une offre de transport à la demande, ainsi qu une évaluation des conditions d accès au transport collectif pour ce public 18 Réaliser un état des lieux de l offre d animation de proximité pour les personnes âgées et évaluer l adéquation avec les attentes des personnes âgées - étude 19 Transformer les restaurants et en faire un support d échanges conviviaux. Développer la qualité de l accueil. 20 Poursuivre les réhabilitations des restaurants en intégrant les besoins de la vie associative 21 Développer des implantations de proximité en sites propres ou partagés - ouvrir un lieu à l ouest de Nantes 22 Faire évoluer la formule des repas de printemps et des repas à thème 23 Favoriser les animations intergénérationnelles Changer le regard sur la vieillesse 24 Soutenir les évènementiels communicants 25 Développer l expression citoyenne des personnes âgées Cette orientation stratégique de la politique publique Personnes Agées fusionne avec celle de la politique publique Action sociale et insertion intitulée «Mobiliser les solidarités et les actions citoyennes» pour constituer le socle commun caractérisant le développement social territorial.

27 Eléments de contexte (source CNAF 2011 et INSEE Recensement 2010) Part des ménages à bas revenus sur le total des ménages sur Nantes Nombre d allocataires à bas revenus Nombre de ménages Part de ménages à bas revenus % Q1 - Centre Ville % Q2 - Bellevue - Chantenay - Sainte Anne % Q3 - Dervallières - Zola % Q4 - Hauts Pavés - Saint Félix % Q5 - Malakoff - Saint-Donatien % Q6 - Ile de Nantes % Q7 - Breil - Barberie % Q8 - Nantes Nord % Q9 - Nantes Erdre % Q10 - Doulon - Bottière % Q11 - Nantes Sud % Seuil de bas revenus à 60%. On dit qu'un allocataire est "à bas revenus" si son RUC* est inférieur à 60% du RUC médian calculé par l'insee d'après l'enquête Revenus Fiscaux (ERF) soit 982 au 31/12/2011. * Revenus par Unité de Consommation, calculé avec les derniers revenus connus (N-2 soit 2009 pour la plupart sauf les bénéficiaires du RSA et de l'aah qui doivent déclarer leurs ressources de manière trimestrielle).!!! Non calculé pour les allocataires à revenu non fourni, mal connu (autres régimes, 65 ans et plus, étudiants, doubles AAH) et handicapés en maison d'accueil spécialisé.!!! Le nombre d'unité de consommation est obtenu en appliquant l'échelle d'équivalence d'eurostat, calculé par application des coefficients de pondération suivants : 1 pour le premier adulte par adulte ou enfant de 14 ans ou plus par enfant de moins de 14 ans pour une famille monoparentale. Répartition des allocataires à bas revenus par quartier et par iris* selon la composition familiale : Répartition sur NANTES : 0% % Légende Allocataires Bas revenus Familles Monoparentales Allocataires Bas revenus Couples avec enfant(s) Allocataires Bas revenus Couples sans enfant Allocataires Bas revenus Personnes seules % % % Territoires prioritaires * IRIS : Ilots regroupés pour l'information statistique Direction des solidarités 25

28 Direction des solidarités 26 Programme / Insertion par le logement Mission insertion logement guide page 131, fiche n 20 Les missions transversales La Mission insertion par le logement constitue un pôle ressource en matière d accès et de maintien dans le logement des plus démunis, et pilote des projets spécifiques en réponse à des besoins identifiés sur le terrain par les services du CCAS ou les partenaires sociaux. Depuis mai 2010, les Missions insertion logement et urgence sociale ont été regroupées au sein d une même mission, permettant ainsi plus de passerelles entre ces deux problématiques complémentaires. Activité La Mission logement, créée en 2002, agit en complément et en lien avec le Service logement de la Ville de Nantes (Département général du développement urbain) qui pilote les questions relatives à l attribution et à la production de logement social ordinaire, ainsi qu avec la direction de l habitat qui pilote le Plan local de l habitat, les directions territoriales d aménagement pour la prise en compte des enjeux sociaux dans les programmes urbanistiques, la direction de l immobilier qui peut mettre à disposition de la DS des biens immobiliers préemptés. Afin d assurer une déclinaison locale en corrélation avec les politiques publiques de Nantes, la Mission insertion par le logement est en veille de la législation en cours. L apparition, en 2011, du concept national du «Logement d abord» et de la stratégie qui en a découlé a fortement influencé la politique locale de l insertion par le logement. 4 axes principaux d activité : La représentation de la Ville au sein des instances départementales : Plan départemental d action pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD), Fonds de solidarité logement (FSL) et Commission de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX). Le PDALPD, dispositif partenarial piloté par le Conseil Général et l État, coordonne l ensemble des dispositifs en faveur du logement des personnes défavorisées. Son plan d action a été actualisé pour , autour de quatre axes prioritaires : l offre de logements, l accès au logement, la prévention des expulsions, la lutte contre l habitat indigne et la précarité énergétique. Le FSL, outil du PDALPD, traite les aides à la personne visant à faciliter l accès, le maintien et l appropriation du logement (aides financières, accompagnement). La Ville verse au Conseil Général une subvention volontariste de , ce qui représente en 2013, 43% des aides FSL accordées aux Nantais. La Ville est associée au comité des partenaires. En 2013, 97 dossiers complexes dont 44 de Nantes ont été vus lors de 10 commissions. La CCAPEX, autre outil du PDALPD, pilotée par l Etat et le Conseil Général, a été mise en place en juillet Instance partenariale, elle vise à examiner les situations les plus complexes afin d émettre de façon concertée et partagée, des avis et recommandations auprès de la CAF, des bailleurs, des travailleurs sociaux en charge des ménages concernés. Réunie 7 fois en 2013, elle a examiné 40 dossiers de ménages dont 27 Nantais, pour cause principale d impayés de loyers récurrents et de non-respect du protocole. Cette commission a permis d instituer un mécanisme de concertation des acteurs qui n existait pas en Loire-Atlantique. Elle garantit la possibilité d un ultime garde-fou avant le concours de la force publique et peut jouer le rôle d organe consultatif pour le DALO. Le relais auprès des services de la Direction des solidarités sur les questions relatives au logement Relais régulier d information, soutien technique auprès des travailleurs sociaux sur des situations individuelles, veille sur le fonctionnement des nouvelles instances. Le pilotage ou co-pilotage de projets «logement» spécifiques en réponse à des besoins identifiés sur le terrain Ouverture d une maison relais pour moins de 30 ans en juin 2013, Bd S. Allende. Gestionnaire «le Gué» ; Ouverture d une maison intergénérationnelle rue de la Bastille en octobre Gestionnaire «Habitat et Humanisme» ; Préemption d un immeuble de 28 logements Bd Dalby pour un projet de maison relais et CHRS géré par l Association Les Eaux Vives ; Projet de relocalisation de la maison relais de l Anef Ferrer rue Littré et de la maison relais de l AISL rue Blancho ;. Mise à disposition de l association l Etape de 4 logements appartenant à la Ville pour gérer le plan de sortie hivernale 2013 ; Co-pilotage avec Nantes Habitat du dispositif Igloo : construction de 6 logements dans un objectif d intégration globale par le logement et l emploi de 6 ménages. L interlocuteur CCAS de l Association insertion solidarité logement (AISL) Interface avec le BATI pour le suivi des travaux sur le parc Ville. Recherche de nouveaux logements et de nouvelles formules complémentaires avec les bailleurs sociaux dans le cadre des programmes immobiliers neufs.

29 Programme / Insertion par le logement Mission insertion logement (suite) Quelques chiffres Les logements gérés par l AISL au 31 décembre 2013 : Le parc Ville comprend 74 logements, soit une perte de 13 logements depuis L AISL a reçu une prestation de , atténuée des recettes d allocation logement et de loyers de (soit de moins qu en 2011 du fait de la baisse de logements). Les prévisionnels de travaux d entretien ou de remise en état des logements sont pris en charge par le Bâti. En 2013, du fait de la baisse de logements, la salariée mise à disposition de l AISL a réintégré le CCAS ce qui a entrainé une baisse du montant de la prestation. 96 personnes ont par ailleurs bénéficié d un logement HLM en sous location. Pour cette activité, le CCAS a versé une subvention d équilibre de (En 2012, elle était de ). Perspectives 2014 : IGLOO (Insertion globale par le logement et par l emploi) : En chantier d insertion depuis septembre 2013, les 6 ménages ont commencé les travaux de second œuvre dans leur futur logement fin 2013 pour une entrée en logement prévue mi avril 2014, sous un statut de sous locataire pendant une année, avant de glisser vers un bail de location classique avec Nantes Habitat sera l année de recherche de nouveaux projets IGLOO sur le territoire de Nantes Métropole. Les aides FSL accordées Evolution des aides FSL accordées Montant 2013 Ecart 2012/2013 Nombre de ménages nantais aidés par le FSL en accès logement ,5 % Nombre de ménages nantais aidés par le FSL en maintien logement ,3 % Nombre de ménages nantais aidés par le FSL énergie ,3 % Nombre de ménages nantais aidés par le FSL eau ,4 % TOTAL ,6 % Maisons Relais : Deux maisons relais sont à relocaliser. La Ville accompagne les associations AISL et ANEF FERRER dans cette perspective. Direction des solidarités 27

30 Direction des solidarités 28 Programme / Insertion par le logement Les logements solidaires guide page 123, fiche n 13 2 personnes sont là depuis 2010, 5 depuis 2011, 11 depuis 2012, 7 depuis Objectif Permettre à des Nantais non prioritaires pour l accès au parc social, autonomes dans la gestion d un logement, et en capacité financière pour en assumer les charges, d accéder à un logement transitoire, le temps de trouver une stabilité personnelle, professionnelle et souvent financière. Modalités La sous-location est d une durée de 6 mois, renouvelable jusqu à 2 fois. Les logements sont de Type 1 (33 m²). Une médiatrice locative organise les entrées et les sorties des personnes tant sur le plan technique que social, en apportant aides, conseils et orientation aux ménages qui le souhaitent. Tous les résidents peuvent bénéficier de l appui du service logement de la ville pour rechercher un logement social. Perspectives d évolution Après une année de stabilisation en 2012, le cumul de difficultés sur ce site du 2 rue d Hendaye au Clos Toreau (insertion dans la cité, cohabitation avec la maison relais, dégradations des logements, nécessité d être spécialisé dans la gestion locative) a entraîné la décision de transférer le dispositif en gestion par ADOMA. Une convention de partenariat a été signée entre la Mairie et Adoma en octobre 2013, pour une effectivité en janvier Aussi, les entrées au Clos-Toreau ont été stoppées en septembre 2013, les locaux vides d occupant devant être rendus le 30 juin 2014 au propriétaire Nantes Habitat. Activité Sur 35 demandes étudiées en 2013, on note 7 entrées et 15 sorties, pour une présence de 9 locataires au 31 décembre. Sur les 25 occupants différents sur l année, on recense 1 couple et 23 personnes seules, dont 21 hommes et 2 femmes. 14 étaient orientés par le CCAS. La moyenne de ressources de ces 25 locataires est de locataires différents Moins de 25 ans : ans : ans : ans : ans : 1 + de 60 ans 1 Parmi les 7 personnes entrées : 5 étaient orientées par le CCAS, avec des revenus entre 750 et Parmi les 15 personnes sorties : Sur l orientation : 8 avaient été orientées par le CCAS. Sur les sorties emploi : 2 ressortent avec le statut de RSA socle, 2 touchent des indemnités chomâge, 2 sont en CCD, 1 en CDI, 4 en intérim, 3 divers. Sur les sorties logements 9 ont été relogées en HLM (dont 8 par le service logement), 1 en privé, 3 en hébergement, 2 sans solution. Au 31/12/2013, 9 appartements restent occupés. Gestion des loyers : Mois de location Moins de 6 mois : mois : mois : mois : 1 Plus de 24 mois : restaient à recouvrer au titre des 4 années, dont au titre de locataires ont été concernés par des impayés, mais seuls 4 ont eu des dettes récurrentes, dont 2 locataires relèvent d une procédure d expulsion. Les procédures auprès des locataires pour recouvrer ces sommes sont en cours.

31 Programme / Insertion par le logement (suite) Les Logements intermédiaires guide page 123, fiche n 12 Objectif Co-financée par le Conseil Général et la Ville, l action a pour objectif de permettre à des allocataires du RSA, en leur proposant des mesures d accompagnement individuel, d accéder à un appartement et de parvenir à le gérer en toute autonomie. L accompagnement s avère particulièrement pertinent pour les personnes ayant besoin d un cadre sécurisant et exigeant pour avancer dans différents domaines de leur insertion, santé, insertion professionnelle, situation budgétaire, liens familiaux et amicaux, etc. Les logements intermédiaires couvrent deux activités, gérées par un assistant socioéducatif (spécialité assistant de service social) : l accompagnement social en sous-location (Logements intermédiaires) suivi d un «accompagnement de suite» facultatif, après l accès à un logement social ; l accompagnement social sans passage en sous-location (suivis extérieurs), en accès ou maintien dans le logement. Activité Sur l année 2013, 23 personnes ont été suivies : 14 personnes ont bénéficié des 11 appartements en sous-location appartenant à des bailleurs sociaux (Nantes Habitat, SAMO, ADOMA, La Nantaise d Habitation). Fin 2013, 4 ont accédé à un HLM ; 9 sont encore suivis ; 1 est en procédure d expulsion pour impayés. 9 personnes ont bénéficié de mesures d accompagnement sans passage en sous-location. Fin 2013, 8 étaient locataires en HLM ; 1 en attente d une proposition de logement ; Répartition par sexe et par âge En logements intermédiaires : En suivi extérieur : Homme : 79% Femme : 21 % ans : 50% ans : 36% + de 50 ans 14 % Gestion des demandes En 2013, les travailleurs sociaux du CCAS ont transmis 24 demandes d usagers. Les 11 personnes ayant confirmé leur souhait ont toutes été reçues. Résultats de la commission d attribution d avril 2013 : 6 accords pour entrée (immédiate ou différée) en logement intermédiaire, 2 admissions pour un rendez-vous avec le service logement Ville de Nantes, 3 refus ou réorientations. Homme : 30% Femme : 70 % ans : 20% ans : 50% ans : 20% + de 50 ans 10 % Le partenariat, mis en place avec les bailleurs sociaux et le service logement de la Ville de Nantes, est pertinent et doit être poursuivi pour que cette action, reconnue et appréciée tant des bénéficiaires que des bailleurs, perdure. 30 % sont des femmes ; 70 % ont entre 34 et 50 ans. Direction des solidarités 29

32 Direction des solidarités 30 Programme / Insertion sociale Mission insertion sociale et dialogue citoyen Favoriser l accès aux loisirs des publics précaires Le dispositif Carte Blanche existe depuis la rentrée Médiation : En 2013, places ont été proposées pour réservations. 26 nouvelles associations se sont engagées au titre de relais médiation, portant à 78 le nombre d associations partenaires. En mars et avril, 3 ateliers de travail thématiques (offre estivale, nouvelles formes de médiation, information de proximité) réunissant les relais médiation (associations sociales engagées dans le dispositif) et les opérateurs culturels et sportifs ont été mis en place. L objectif était d échanger autour de ces thématiques, afin de trouver des pistes d amélioration ou d adaptation du dispositif. L ensemble des opérateurs a été rencontré entre avril et septembre 2013 pour constituer la nouvelle offre médiation Deux rencontres partenaires ont été organisées en mars à la Beaujoire et en octobre au Pannonica, réunissant en moyenne une soixantaine de personnes. L objectif était de réunir les opérateurs et les relais médiation pour développer l interconnaissance (programmation des opérateurs, publics avec qui travaillent les associations, ) et faire émerger les projets de médiation. La dynamique enclenchée par ces rencontres ont permis la mise en place de projets de médiation, de sensibilisation d envergure divers sur le premier semestre de la saison : réunion d information proposée par l ONPL aux animateurs, médiateurs, bénévoles, échange avec les artistes à l issue d un concert organisé par Angers Nantes Opéra, rencontre des enfants du Secours Populaire avec des joueurs du FC Nantes avant d assister au match, découverte de la mise en place de la scénographie d une pièce deux jours avant la représentation au TNT, organisation d un petit déjeuner entre l équipe du Pannonica et les usagers d un centre socioculturel,. Carte individuelle : guide page 130, fiche n 19 En 2013, cartes ont été délivrées à ménages (soit depuis le lancement du dispositif en septembre cartes délivrées à ménages) Un travail d information sur le dispositif a été mené à l occasion d événements sur les territoires sur lesquels le public que l on cherche à toucher avec Carte Blanche était susceptible d être présent (Bouge ton été, fêtes de quartier, grands événementiels culturels, forums de rentrée, ) A l occasion de Bouge ton été, une expérimentation sur la délocalisation de la délivrance de la carte individuelle a été menée. L idée est de pouvoir procéder à l instruction directement en présence de la personne. La carte individuelle est ensuite faite au CCAS et envoyée par courrier au bénéficiaire. Cette expérimentation a été étendue en septembre aux PINS (Points Informations Nantes Solidaire). 2 expériences pilotes pour tester une aide à l adhésion loisirs Renouvèlement de deux des trois expériences pilotes sur Nantes Nord et Bellevue en s appuyant sur des initiatives existantes afin d évaluer la pertinence de mettre en place un dispositif d aide à l adhésion loisirs à l échelle de la Ville et de déterminer quelles pourraient en être les modalités. Le Breil est entré dans l expérimentation. En 2013, cette aide a bénéficié à 62 personnes pour un montant moyen de 83,50 d aides. Contrairement à 2012/13, l aide n a pas été utilisée que pour la pratique d activités sportives, mais également culturelles. Mieux prendre en compte l illettrisme dans l accueil et l accompagnement des Nantais en difficulté 7% de la population française âgée de 18 à 65 ans est en situation d illettrisme. Cette proportion est doublée dans les Zones Urbaines Sensibles (ZUS). Le CCAS a initié cette année une action expérimentale de détection, prévention et lutte contre l illettrisme en partenariat avec le Conseil Régional, la DIRECCTE, Pole emploi, la CAF, le Conseil Général et les acteurs du territoire des Dervallieres. Le groupe de travail partenarial qui s est réuni de mars à novembre 2013 a facilité l identification des freins à l accès aux droits liés à une mauvaise maîtrise de l écriture et de la lecture. Différentes actions ont été initiées en réponse : séminaire de sensibilisation autour des questions d apprentissage (11 décembre 2013), atelier d aide au remplissage des papiers administratifs (décembre 2013), atelier participatif sur le droit à l éducation (novembre-décembre 2013). Passage de livres Passage de livres est une action partenariale pilotée par l ACCOORD auxquels participent les équipes territoriales de la Direction. Sur chaque territoire le projet conserve la même forme : temps de sensibilisations et d actions autour du livre mobilisant les acteurs du territoire. Sur chaque territoire le projet adopte un fond spécifique correspondant aux besoins de proximité. Dans le cadre de Passage de livres, la Direction propose l opération «livres voyageurs» qui rejoint l objectif de prévention de l illettrisme en facilitant le contact avec le livre dans des lieux inattendus.

33 Programme / Insertion sociale (suite) Mission insertion sociale et dialogue citoyen (suite) guide page 129, fiche n 18 Soutenir l action des associations sur le champ de l aide alimentaire Afin de mieux connaître l action de chaque association sur l aide alimentaire et, plus largement sur l ensemble des aides qu elles proposent, des rencontres sont initiées par la Ville deux fois par an. Elles permettent, notamment, d identifier des champs de réflexion communs pour la mise en place éventuelle de projets répondant à des besoins transversaux. Ainsi, il a été mis en place une formation pour aider les bénévoles à mieux gérer les conflits et les tensions qui ont lieu lors des distributions d aide alimentaire. Elle rassemble 15 bénévoles d associations différentes sur trois jours et va être proposée tous les ans. La mission assure un appui à la recherche de locaux adaptés pour les centres de distribution d aide alimentaire nantais des Restos du Cœur. Programme de concertation annuel «lutte contre la précarité» - Dialogue citoyen En lien avec la dynamique des conseils de quartier, la Direction des solidarités a co-animé deux ateliers : Quelles initiatives collectives de solidarité sur le quartier Malakoff/Saint Donatien et plus particulièrement le secteur Dalby Coulmiers? A la suite d une première réflexion sur les questions de précarité et d isolement, la Ville a souhaité une concertation sur les actions de solidarités sur ce quartier ainsi que sur l atout d un espace dédié. La nécessité d un lieu de solidarités sur le secteur Dalby Coulmiers a été ainsi confirmée et l expérience de la «Pause Cigarière» est à consolider et à élargir. L animation du réseau de structures de solidarités existantes associant les habitants est retenue comme action pour l année Solidarités intergénérationnelles : évolution des restaurants-clubs en lieux de proximité Les restaurants-clubs dans les différents quartiers de la Ville de Nantes sont des lieux illustrant l'engagement politique de lutte contre l'isolement. En 2012, la Ville a engagé un travail de réflexion autour de l'évolution de ces sites. 5 lieux ont été concernés par l'étude technique menée en partenariat avec le cabinet de conseil Catalys et aussi par un atelier citoyen : le RC Port Boyer (Nantes Erdre), le RC Malville (Breil-Barberie), le RC Clos-Toreau (Nantes Sud), le RC Croissant, le RC Pin Sec (quartier Doulon Bottière). Pour faire suite aux différentes préconisations de l'atelier citoyen et de l'étude technique, une expérimentation sera lancée en 2014 autour de 3 axes : ouvrir la restauration à un public plus large ; faire évoluer les restaurants-clubs vers des espaces de convivialité sur une amplitude 10h/16h ; changer le nom des restaurants-clubs. Une évaluation sera conduite tout au long de cette expérimentation et permettra de communiquer plus largement à tous les Nantais sur l'évolution de ces lieux en En lien avec le Conseil Nantais pour la Citoyenneté des Etrangers (CNCE), le Pôle personnes âgées a mené un atelier citoyen sur le thème : Nantais migrants de plus de 60 ans : quelles réalités? quels besoins? La réponse de la Ville a été apportée le 28 janvier 2014 : elle s articule autour de plusieurs objectifs comme renforcer l accès à l information des publics sur les services pouvant être mobilisés (réflexion sur les outils de communication et mobilisation des relais de proximité), sensibiliser les professionnels gérontologiques aux questions du vieillissement des migrants et poursuivre la dynamique partenariale initiée dans le cadre de l avis citoyen. Consciente des ressources permises par les technologies de l information, notamment pour faciliter la gestion de sa vie quotidienne mais aussi des limites de ces outils (maîtrise de l ordinateur, savoir se repérer dans la masse d informations disponibles, ), le CCAS a pour projet de développer un espace numérique accessible à tous afin de favoriser l accès aux ressources qui permettent de sortir de la précarité et d améliorer son quotidien. Afin de mieux comprendre les besoins et attentes des usagers du CCAS, un atelier citoyen a travaillé pendant trois séances sur les services souhaités, l organisation et l animation de l espace. La Ville a rendu sa réponse en novembre avec une ouverture de l espace prévu au second semestre Perspectives 2014 Ces actions expérimentales de lutte contre l illettrisme ont permis de mobiliser les partenaires et de dresser des perspectives pour l année La priorité essentielle est de permettre l accès effectif au droit commun aux personnes qui ne peuvent rédiger les documents et courriers administratifs de manière autonome. Il s agit aussi d attirer la vigilance des professionnels sur le repérage de ces personnes afin d éviter les ruptures de droits et le non recours. Enfin, dans le cadre de la réussite de l enfant et de la sécurisation des parcours de vie des ménages nantais une action partenariale Ville Rectorat est à l étude afin de faciliter la reprise des parcours d apprentissage pour les adultes et la prévention du décrochage scolaire pour les enfants. Ouverture d un nouveau centre de distribution des Restos du Cœur Sud Loire en novembre Intégration du centre de Dalby des Restos du Cœur dans un programme immobilier plus vaste localisé au même endroit avec une ouverture prévue en Amélioration des locaux mis à disposition du Secours Populaire et mise à disposition supplémentaire d un hangar de 300 m2. Travaux importants de mise en sécurité des Restos du cœur de Gustave Roch en Direction des solidarités 31

34 Direction des solidarités 32 Programme / Insertion sociale (suite) Dispositif RSA guide page 121, fiche n 10 nbre de suivis Bénéficiaires RSA - Suivis des bénéficiaires JAN FEV MAR AVR MAI JUN JUI AOU La mise en œuvre du RSA relève de la responsabilité du Conseil Général et de l État. La Ville de Nantes est investie depuis de nombreuses années dans ce dispositif dans le cadre d un projet volontariste d action sociale et d insertion, lui permettant d envisager le RSA en tant qu outil d une politique d action sociale orientée vers la plus grande précarité et l exclusion. Les travailleurs sociaux assurent ainsi l accompagnement individuel des usagers isolés. Depuis fin 2012, les suivis concernent principalement des références sociales et des correspondances sociales de personnes ayant leurs domiciliations au CCAS. Cet accompagnement revêt deux formes : contractuelles, pour les bénéficiaires du RSA socle (fonction de référent) ; à la demande du bénéficiaire, dont la référence est assurée par le Pôle emploi (fonction de correspondant) SEP OC NOV DEC Balance mensuelle L année 2013 a poursuivi le mouvement engagé en 2012 dans le transfert de suivis vers le Conseil Général pour atteindre l objectif des suivis. Interventions des professionnels Les travailleurs sociaux accompagnent des bénéficiaires du RSA isolés, dont les situations sont relativement complexes ; le plus souvent éloignés de l accès à l emploi, ils présentent des problématiques de santé, logement, voire de grande précarité Ces accompagnements nécessitent de nombreuses coopérations avec d autres professionnels. Un certain nombre d outils sont au service de ces accompagnements tant au niveau du Programme départemental d insertion du Conseil Général, qu au niveau des actions territorialisées, par exemple, dans le cadre des Programmes locaux d éducation pour la santé (interventions de l équipe de liaison psychiatrie participation aux points de secteurs à la Mission santé publique convention avec l école d ostéopathie, centres de santé ) Participant à des groupes ressources RSA, les professionnels impliqués relayent l expertise des usagers et les productions. Des thèmes sont approfondis dans le cadre des pactes territoriaux. Les professionnels sont impliqués dans des dispositifs partenariaux comme l OPAH, la précarité énergétique ou l intégration bancaire. En prolongement des suivis individuels, les travailleurs sociaux contribuent sur les quartiers, avec les autres professionnels des équipes territoriales, au «aller vers l habitant» dans les fonctions complémentaires d information, de médiation et d accompagnement : accueil des habitants à l Escale, Café mobile, Des cafés idées, Les professionnels sont ainsi amenés à mobiliser leurs usagers vers des actions se déroulant sur leur quartier mais aussi à prendre part au développement de leurs capacités à s organiser, voire à favoriser de nouvelles formes d entraides : Pause Cigarière à l Est. Ils contribuent aux réseaux d innovation sociale installés sur tous les territoires. Et aussi... Cinq professionnels sont accueillants dans trois lieux d accueil enfants-parents (Square, Perdriole, Oasis) au sein d une équipe pluridisciplinaire (0,6 ETP). Il s agit de soutenir les parents dans leur fonction et de permettre une continuité d accueil pour les familles en complémentarité avec d autres outils développés par la Ville.

35 Programme / Insertion sociale (suite) Insertion par la santé Bilan du dispositif d accès aux droits et de recours aux soins depuis sa mise en œuvre progressive à compter d octobre Rappel des objectifs : favoriser la cohérence des offres municipales de prévention, d accès et de recours aux soins pour mieux répondre aux besoins des Nantais en situation de précarité sans se substituer aux dispositifs de droits communs. Les 4 niveaux d intervention Proposer un diagnostic «couverture sociale et prévoyance», Apporter une information dans le choix d une complémentaire, Accompagner l acquisition d une complémentaire santé, Développer des actions de prévention territorialisées. Ajustements in itinere Formation des agents de la DS et de la CPAM Adaptation des locaux aux nécessités d un nouvel accueil, L aide forfaitaire (100, 150, 200 ) prévue initialement a été adaptée, proposant aux Nantais précaires une aide variable pouvant aller jusqu au montant maximum, Le reste à charge de 30% prévu initialement a été revu à 25% au 1er juillet 2013 (car très élevé pour certaines personnes âgées), Les modalités de liaison entre l Assurance Maladie et le CCAS se sont améliorées, grâce au travail mené avec le Secrétariat Général à la Modernisation de l Action Publique, avec la mise en place d un numéro prioritaire : le Saint Similien. Bilan quantitatif Du 1er octobre 2012 au 30 Septembre 2013 : 545 foyers nantais informés et ayant bénéficié d un diagnostic «couverture santé», Sur les 545 personnes accueillies en guichet, 227 ont sollicité l aide au paiement de la mutuelle de la Ville de Nantes, Au 30 septembre 2013 : 163 aides accordées et 64 refusées (28,2% des demandes), une aide qui est en moyenne de 129 pour un budget dépensé de , 296 aides restant en cours d instruction. Profil du demandeur de l aide financière : Majoritairement + 60 ans, Retraité, Célibataire. Le rôle de la Mission vie quotidienne : 268 personnes ont été reçues en entretien par une conseillère MVQ sur les questions liées à la mutuelle : 70% sont célibataires, Retraitées pour 27%, indemnisées par pôle emploi (26%), Salariées (21%), Habitantes des quartiers Doulon-Bottière, Nantes nord et Bellevue-Chantenay. Les conseillères ont engagées des demandes auprès de la CPAM pour l ACS (113 personnes) ou l aide supplémentaire (143 personnes). Sur les territoires : Les opératrices contribuent activement à l information et à l orientation sur ce dispositif : informations/orientations. Une personne peut être concernée par plusieurs sujets : CMU-C, Acas, aide supplémentaire, vie quotidienne, mutuelles, aide financière. Des partenaires associatifs, notamment la Confédération syndicale des familles ont sensibilisé leur public au cours d informations collectives ou individuelles concernant l accès aux droits. Partenariat avec les mutuelles en orientations par la Mission vie quotidienne vers les 4 mutuelles partenaires. 152 contrats en cours avec les mutuelles partenaires : 43 contrats à la CHOLETAISE, 65 contrats à INTEGRANCE, 5 contrats à la Mutuelle des CHEMINOTS, 39 contrats à HARMONIE-Mutuelle Bilan qualitatif et réponses aux questions de l évaluation L impact du dispositif Au 1er Janvier 2012, le dispositif avait prévu de toucher 180 personnes. Entre octobre 2012 et décembre 2012, 250 personnes en ont bénéficié. L objectif final : toucher après 3 à 5 ans 1200 ménages, soit 40% d impact en fonction de la population estimée. Après la première année pleine d exercice, près de 600 foyers seront concernés. Une aide pérenne La question du coût pour le CCAS était centrale, notamment en ce qui concerne les personnes âgées. L aide pouvait-elle être pérenne ou fallait-il en limiter la durée? Compte tenu des augmentations successives des barèmes de l Assurance Maladie et de la réussite de l appel à partenariats auprès des Mutuelles, le montant d aides distribuées est très en-deçà des estimations. Au vu de ces éléments, cette aide sera maintenue, au moins en Direction des solidarités 33

36 Direction des solidarités 34 Programme / Insertion sociale (suite) Insertion par la santé (suite) Bilan du dispositif d accès aux droits et de recours aux soins depuis sa mise en œuvre progressive à compter d octobre 2012 (suite). L appel à partenariats 4 organismes de mutuelles y ont répondu, proposant chacun des produits de qualité à prix modérés. D autres mutuelles (MNT, MDS, Malakoff Médéric) ont pris des contacts ou fait part de leurs souhaits de rejoindre le dispositif. Pour cela, les agents doivent appréhender l ensemble des offres et le dispositif présenter une bonne lisibilité. La question juridique de l appel à partenariats dans les différents cas de figures est interrogée. Par ailleurs, pouvons-nous insister davantage sur la qualité de service aux bénéficiaires rendu par les mutuelles? L articulation avec les actions de prévention Une convention particulière a été établie avec la CPAM via son Centre d Examen de Santé. Le restaurant social Pierre Landais a organisé 3 bilans de santé pour 30 personnes en 2013, 2 groupes de 15 personnes sont programmés en 2014 sur l Est via le Réseau d innovation sociale et un travail est en cours sur l ouest dans le cadre du Réseau local de santé. Par ailleurs, l engagement d Harmonie Mutuelle au sein des quartiers a permis, avec la Croix Blanche, de proposer une formation aux gestes de premiers secours, ainsi qu une session d information et de prévention auprès des habitants de Dalby/ Coulmiers. La mobilisation collective sur Octobre rose a permis de toucher un public féminin en situation de précarité. En fonction des évolutions de la Mission santé publique, il conviendra de renforcer la lisibilité des actions menées sur cet aspect dans ses orientations vers des ouvertures ou maintien de droits sociaux. Axes de progrès Les contraintes techniques ne permettent pas d analyser si une personne ayant sollicité le service a également bénéficié d une autre aide ou service. En quoi au-delà de l axe santé, notre dispositif concourt-il à lutter contre le non recours aux droits? Une étude qualitative (livraison : 2015) réalisée auprès des bénéficiaires est proposée. Afin de faire évoluer le dispositif, de partager les éléments de bilan, un séminaire en avril 2014 réunissant la CPAM, le SGMAP, les Mutuelles partenaires, l institut MIIR, la CSF, la Mission santé publique pourrait être organisé sur le même modèle que celui de En termes de management, il est nécessaire de poursuivre le développement des compétences et de renforcer au quotidien notre partenariat avec la CPAM en organisant des séminaires réguliers entre les agents. L objectif est également d optimiser les outils de reporting (Implicit). Le dédié au CCAS devra être analysé pour optimiser la coopération avec la CPAM et réduire les délais d instruction des droits. La question des soins coûteux : ce sujet n a pas été abordé dans le cadre du dispositif dans un premier temps. Faut-il mener une étude préliminaire à ce sujet? Développer des actions spécifiques et territorialisées dans le cadre des Programmes locaux d éducation pour la santé Territoire Centre Sud : Participation aux Ateliers santé et cuisine avec la Ligue contre le cancer en septembre, octobre et novembre 2013, semaine de la Santé Bien-Etre par le CSC Accoord, Maison de quartier de l Ile en novembre 2013, aux ateliers socio-esthétiques. Participation à Fraich Attitude Jjardin des Fonderies juin Territoire Nord : Dans le cadre du Réseau local de santé Nantes Nord, participation : Au groupe Nutrition (alimentation et activité physique) avec la préparation de l arrivée du nouveau marché suite à l Atelier citoyen et la mobilisation des acteurs associatifs sur l animation de l Espace citoyen créé, Au groupe «Santé mentale et souffrance psychique» avec des actions sur le «Focus Santé», Les initiatives se multiplient sur les territoires, mais l ensemble doit s inscrire dans une feuille de route qui reste à écrire en collaboration ave la Mission santé publique. Le diagnostic autour des questions relatives à la nutrition et à la précarité devra faire l objet d une démarche partagée avec l ensemble des services de la collectivité et de Nantes Métropole.

37 Programme / Insertion sociale (suite) Développement social territorial Contexte général : En 2013, chaque territoire du pôle (soit 4) a organisé la Rencontre de l innovation sociale à l échelle de son territoire. Cette rencontre annuelle est un point d orgue de la dynamique des territoires. Les partenaires institutionnels, associatifs et habitants animés par les territoires de la direction, définissent ensemble les priorités et enjeux sociaux à l année qui se déclinent ensuite en groupes de travail garants d un programme d actions thématiques. Le développement des Points d Information Nantes Solidaire : Il s agit d informer les habitants sur les services rendus au sein du CCAS : aides de la Ville, conseils sur le microcrédit, mutuelles, budget, énergie, loisirs Ce sont des points permanents (Mairies annexes, maisons de quartiers ) ou des points mobiles (associations, marchés ). 242 PINS ont eu lieu sur l ensemble de la Ville avec près de personnes touchées. La santé et les aides financières sont les domaines les plus demandés. La lutte contre l isolement : La lutte contre l isolement, suite aux différents travaux d expérimentation effectués, a été majoritairement intégrée à l activité récurrente du pôle développement social territorial. Cette problématique a donné lieu à la constitution d un plan d actions qui veut rendre complémentaire la solidarité publique et la solidarité familiale, amicale et locale de quartier. Il s agit donc pour la Direction de construire un programme d actions favorisant toutes les formes de solidarités et le lien social entre les Nantais de toutes générations. Le changement de regard : En 2011, une première action a permis à la Ville d acquérir une expérience réussie en matière d évolution sociétale sur le vieillissement grâce au projet photographique «Quand l appétit va». En 2012, l action sur ce sujet fut de mettre en place 24 diffusions accompagnées du film documentaire «Le sens de l âge» au sein des 11 quartiers nantais et en partenariat avec les structures des territoires. L année 2013 a été consacrée à construire le prochain projet qui utilisera le support du théâtre. C est donc en 2014 que le projet «Ouvrir le regard sur la vieillesse» sera rendu visible au public nantais. Il consiste à impliquer les habitants nantais de toutes générations et de diverses cultures dans la construction de 6 représentations théâtrales sur la thématique des représentations de Nantais sur les personnes âgées. Soutien au lien social dans les quartiers : Des équipements Le CCAS gère 8 équipements sur les quartiers qui s adressent aux retraités nantais. Six d entre eux proposent de la restauration et tous proposent des espaces mis à disposition des associations pour leurs activités. Ces équipements ont une capacité d accueil allant de 60 à 100 personnes, sauf pour le Pin-Sec (19 personnes). Deux temps festifs sont organisés dans ces équipements par les deux directions du CCAS : La Direction des équipements médico sociaux (DEMS) et la Direction des solidarités. Pour chaque événement, environ invitations partent en direction des Nantais et on enregistre environ participants répartis sur 11 lieux. La Direction des solidarités prend appui sur ces équipements pour organiser d autres événements avec les acteurs locaux. Une vie associative La Direction apporte un soutien aux associations de retraités sous plusieurs formes : Soutien financier, en accordant des subventions de fonctionnement ; Soutien opérationnel, en proposant une prestation de repas festifs avec l aide de l Unité de Production Qualité du Croissant ; Soutien logistique, en donnant accès à des locaux proches de leur quartier afin qu elles puissent proposer leurs activités aux personnes âgées ; Accompagnement à la vie de l association et aux projets. Occupation régulière des salles de restaurant : 28 associations ont une convention d occupation et sont présentes hebdomadairement avec un nombre en augmentation de créneaux dans la semaine et de participants (1 088 personnes sur l ensemble des salles) ; 56 associations réservent ponctuellement des salles pour leurs événements (réunions, assemblée générale ou moments festifs ) ; 32 associations de retraités bénéficient d une subvention de fonctionnement. Direction des solidarités 35

38 Direction des solidarités 36 Programme / Insertion sociale (suite) Développement social territorial - secteur EST Contexte : La démarche du Centre d innovation sociale ou plus exactement du Réseau d innovation sociale, a été lancée en novembre Elle vise à fédérer le plus largement possible les acteurs institutionnels et associatifs du territoire Est de Nantes, en associant les habitants autour des questions liées aux conséquences de la précarité dans la vie quotidienne. Objectifs : apporter de l expertise sur les questions relatives à la précarité et améliorer l analyse des besoins sociaux ; appréhender les conséquences de la précarité ; développer et animer un réseau autour de ces questions et favoriser la transversalité au niveau de la collectivité et des associations ; soutenir les professionnels et les bénévoles ; produire des actions en plaçant les habitants, les citoyens au cœur de la démarche. Les axes de travail portent sur les thèmes suivants : Santé et précarité ; Vie quotidienne et précarité ; Accès aux loisirs et à la culture ; une démarche particulière est également menée pour apporter des réponses en favorisant l entraide sur les questions d isolement et de précarité, sur le quartier Dalby/Coulmiers. L évaluation du Réseau : Le réseau d innovation sociale a fait l objet d une évaluation approfondie qui a validé la démarche et la méthode utilisée : le développement social territorial. Par ailleurs, un rapport d activité détaillé est également disponible qui valorise l ensemble des actions misent en œuvre. Après presque 5 ans de fonctionnement, le RIS poursuit le développement des actions partagées et co-construites, mais les relations entre partenaires se sont intensifiées et nombre d entres elles ont mis en œuvre des collaborations ponctuelles ou régulières. Ainsi, à titre d exemple, suite à la formation initiée par Nantes Métropole portant sur les questions d intégration bancaire, les coopérations se sont multipliées entre ADOMA, l APIB, le CEFFRES. Le Centre ACCOORD de la Halvêque est aussi à l initiative du «Halbeau café» qui vise à fédérer les partenaires pour favoriser l accès aux droits en allant vers les habitants. L arrêt de l activité du CEFFRES, dans la conduite de l atelier de lutte contre l illettrisme fragilise cette dynamique de lien entre structures au service des habitants. Le renforcement de cette démarche, plus spécifiquement sur Nantes Erdre, a permis de réunir près de 80 personnes, dont une quarantaine s est engagée sur les groupes actions qui ont suivis. La participation des habitants est également plus importante ; le groupe de la Pause de la Cigarière, l association de la «Pyramide» démontrent tout l intérêt du développement des formes d entraides. Un atelier citoyen a été conduit autour des questions relatives au lien social sur le grand quartier de Malakoff/Saint Donatien qui a renforcé en l élargissant la démarche déjà initiée par le RIS autour de l isolement sur ce quartier. Dans le domaine de l accès aux loisirs et à la culture, la démarche menée par l Université de Nantes, le Centre Socio Culturel de la Pilotière, la Ville de Nantes démontre tout son intérêt à être partagée par l ensemble des acteurs du réseau. Dans la même perspective, à la demande des membres du réseau, une formation à la médiation culturelle confiée à l Université a permis de réunir une quinzaine d acteurs. Le point d étape annuel qui s est déroulé à la Maison de quartier de Bottière a réunis près de 150 personnes. Ce moment important dans la vie du réseau est attendu par les membres du réseau. Perspectives 2014 L enjeu sera en 2014 de maintenir cette dynamique au plus près des réalités de vie des nantais pour envisager de nouvelles actions et consolider l existant dans un contexte difficile pour les associations.

39 Programme / Insertion sociale (suite) Développement social territorial - secteur OUEST La Rencontre d innovation sociale (RIS) : quartier Dervallières /Zola Contexte : Au cours de l année 2013, des actions et des projets ont été conduits par la Direction : l animation du Réseau isolement agir ensemble, l organisation d une formation aux membres par un organisme, la mise en place de commissions d expérimentations autour des personnes vieillissantes ; l organisation du «Vieillir dans son quartier» avec le pôle personnes âgées le 12 décembre 2013 (40 personnes) ; l organisation d un bal ; l expérimentation autour de la lutte contre l illettrisme ; l animation du groupe accès aux droits dans le cadre du réseau local de santé, visite du centre d examen de Nantes. Afin d élargir les axes de travail autour des thématiques issues de la politique publique, un temps de partage et de réflexion a été organisé avec les acteurs du quartier. Il s agit de la 1 ère rencontre des acteurs de l innovation sociale sur le quartier Dervallières Zola. Elle s est tenue à Séquoia le 17 décembre Cette demi-journée a permis de réunir plus de 70 participants, que ce soit des acteurs associatifs, institutionnels ou habitants. Objectifs : Initier une dynamique de réseau à l échelle du quartier autour de la question centrale de la lutte contre la précarité et l isolement ; Favoriser l interconnaissance des acteurs du quartier ; Apporter et partager une expertise sociale ; Construire ensemble des actions innovantes. Des perspectives pour 2014 : Cette journée d échanges a permis de dégager des axes de travail sur le champ de l accès loisirs et à la culture : Il est nécessaire d accompagner les publics les plus éloignés vers une offre existante, de faire connaître et de s appuyer sur le dispositif Carte blanche. L accès à une formation à la médiation culturelle, génératrice d une dynamique de réseau entre partenaires, semble constituer une réponse aux problématiques soulevées. Ce travail devra s intégrer au projet culturel de territoire piloté par la Direction du développement culturel avec la Direction du développement associatif et Mission cité. sur le champ de l accès aux droits : L organisation des «Points d Informations Nantes Solidaire» sur le quartier répond en partie à cette préoccupation. Il s agit également d organiser des temps d informations en les adaptant aux habitants, et en veillant à la co-construction avec les acteurs du quartier. Il s agira également de soutenir les initiatives des habitants volontaires (citoyens relais). Sur le champ des solidarités de proximité : Veiller à ce que les publics les plus éloignés soient associés à l ensemble des actions favorisant le lien social (Printemps des voisins). Proposer et soutenir des actions innovantes autour de groupements d achats. La précarité énergétique plus spécifiquement s est posée, notamment autour de l accès à l information. Une réunion à destination des habitants et professionnels sera organisée en Direction des solidarités 37

40 Direction des solidarités 38 Programme / Insertion sociale (suite) Développement social territorial - Territoire Ouest (suite) Autres actions territoriales : quartier Bellevue/Chantenay St Anne La Direction s inscrit dans le schéma d animation des politiques publiques propre au quartier. Le Projet Global de Bellevue animé par Nantes Métropole a structuré des axes d interventions autour de l urbanisme et de la cohésion sociale à partir d un plan d action détaillé. En 2013, un travail collaboratif sur l animation de la Place des Lauriers avec Mission Cité et la DDA autour de 3 axes s est mis en place : amélioration du cadre de vie, animation sociale et culturelle, lutte contre l isolement et la précarité. A ce titre, un travail sur l accès aux droits est conduit depuis septembre 2013 avec différents acteurs du quartier : institutionnels, associations et habitants. Une première journée de rencontres avec les habitants (50 personnes) a eu lieu sur le marché de Saint-Herblain et sur la Place des Lauriers le 13 décembre Un travail expérimental a également été conduit par Nantes Métropole, la Banque postale et la Ville de Saint-Herblain autour de permanences de l association Agir Pour l Intégration Bancaire dans l agence située place Mendès France. A ce titre, une collaboration avec la Direction des solidarités a permis de faciliter les orientations vers les services et les aides du CCAS de Nantes. La Direction des solidarités assure également un soutien aux associations de quartier oeuvrant sur le champ de l action sociale et inscrites dans des actions d insertion financées par le Conseil Général dans le cadre du RSA. Perspectives 2014 Des collaborations intercommunales avec la Ville de Saint-Herblain ont été initiées en fin d année 2013 autour de différentes thématiques. Il s agit de : la lutte contre la précarité énergétique l animation d un lieu autour d une restauration sociale l intégration bancaire et financière l organisation d une rencontre des acteurs

41 Programme / Insertion sociale (suite) Rencontre d innovation sociale - Territoire Centre sud La Rencontre d innovation sociale (RIS) : Contexte : Après la 1ère rencontre en 2012, la seconde édition a eu lieu le 3 décembre participants (80 en 2012) dont 67 partenaires associatifs, 30 habitants, 20 représentants des directions municipales et 20 professionnels de la Direction des solidarités. Objectifs : Répondre aux suites de l atelier citoyen Centre Ville «lutte contre l isolement» avec l organisation d un théâtre forum et d un forum des solidarités. Mettre en place une dynamique territoriale et un réseau d acteurs autour d initiative citoyennes, et d implication dans des actions collectives de solidarité. Les axes de travail portent sur les thèmes suivants : Accès culture, loisirs, Isolement, Précarité énergétique, Santé précarité (en attente de la territorialisation de la Mission santé publique) Les nouvelles formes de solidarités La conférence sur Le pouvoir d agir dans l action sociale et le champ associatif avait pour but de s interroger sur les nouvelles formes de solidarités citoyennes et notamment sur la notion d empowerment. Construits sur la base de témoignages, quatre ateliers thématiques ont permis également à une trentaine de participants d échanger sur les expériences locales existantes telles que : Les RERS (Réseaux d échanges réciproques de savoirs), les SEL (Systèmes d échange local) et l ACCOORD avec une mise en valeur des savoirs où chacun devient acteur. L expérience du micro-marché avec ECOS et du collectif des 4 saisons, basée sur la nutrition et, une alimentation équilibrée à partir de produits que l on jardine. L action Voisin-Age pilotée par les petits frères des Pauvres et Stop Routine, initiatives concrètes de proximité favorisant le lien social et permettant de rompre l isolement. L implication dans son quartier à partir de l atelier citoyen relais (Arais Radar), du banquet Citoyen (Les Cré Alters) pour la promotion d initiatives citoyennes locales via un repas partagé (Clos-Toreau). Point d étapes et perspectives des groupes thématiques du RIS Isolement : Projet de création d un guide d aide, d orientation des situations d isolement avec les partenaires (ORPAN, les petits frères des Pauvres, AAFP /CSF, le GEM; Accès (Atelier d écriture), l Accoord). Accès à la culture et aux loisirs : mutualisation des moyens humains d accompagnement du public éloigné pendant la période estivale. 1ère expérience au cours de l été 2013 avec 35 à 40 personnes. Reconduction de l action été 2014 avec une quinzaine de partenaires. Précarité énergétique : Diagnostic sur le micro-quartier République les Ponts, action de sensibilisation et d information envisagée à l automne 2014 en lien avec les acteurs du quartier et les fournisseurs d énergie. Axes de travail : aides éducatives aux usagers en difficultés économiques, information des ménages en matière d économie d énergie. Santé Précarité : se former, se connaître pour mutualiser, s appuyer sur l existant. Axe de travail : santé communautaire, bilan de santé. L isolement, l affaire de tous L isolement relationnel s aggrave puisque la population touchée est passée de 9 à 12% entre 2010 et 2013 (Etude 2013 de la Fondation de France). Théâtre FORUM sur l isolement par la compagnie théâtre 3 : A partir de quatre saynètes mettant en scène des situations d isolement, préparées et sélectionnées en amont avec un groupe d habitants du Centre Ville (cf atelier citoyen en 2011), il convenait de s interroger sur les moyens de favoriser l accès aux ressources du quartier permettant de lutter contre l isolement? Et le rôle que peut jouer le citoyen? Diverses problématiques sont apparues telles que l appréhension de l autre, de la rencontre, le manque de confiance en soi, ou encore la souffrance psychique, le mal être, la déshumanisation des personnes vieillissantes, l absence de liens familiaux, l engrenage des difficultés (chômage, séparation, problème de santé) qui génèrent de grandes difficultés vers la précarité et l isolement. Des perspectives résideraient dans «L intelligence sociale» (capacité d approcher les autres, volonté d entrer en lien et d interagir avec les autres ). Direction des solidarités 39

42 Direction des solidarités 40 Programme / Insertion sociale (suite) Réseau d innovation sociale - Territoire Centre Sud Autres actions territoriales : Lutter contre l isolement des personnes précaires : Centre Ville Action «Dé Café Idées», lieu de rencontre mensuel pour les publics isolés du quartier 1 Centre Ville (Madeleine Champ de Mars). Régulièrement entre 15 et 20 participants. Prendre en compte la parentalité des publics précaires : Nantes Sud Groupe Enfance Précarité sur le Clos-Toreau : action «aller vers» les familles du quartier et les parents de l école Jacques Tati pour présenter les offres du quartier (loisirs, vacances, activités pour les enfants et les jeunes) en lien avec les questions de parentalité médiation sociale vers les publics cibles. Mise en place d un support type «café mobile» autour de la fonction de parent. «Le kiosque parents enfants» 2 fois par mois sur l espace public et à l école du quartier. Soutenir les initiatives associatives sur le champ de l insertion et de la dynamisation sociale dans les quartiers : Ile de Nantes Accompagnement du Micro Marché légumes sur le quartier République les Ponts avec l association ECOS et un collectif de partenaires. Action expérimentale de juin à décembre 2013 avec une quarantaine d habitants (critère carte blanche QF<592). Une douzaine de paniers distribués tous les jeudis quai Hoche ou à la maison de quartier de l île. Perspectives 2014 Micro Marché : Projet d accompagner le groupe d habitants dans une démarche de fonctionnement autonome pour septembre Groupe Enfance Précarité : Elaboration d une action interpartenariale pour 2014/2015 en direction des enfants afin de prévenir les problèmes de comportements répétés d incivilités voire de violence. Définition d une action de prévention axée sur la valorisation des compétences psycho-sociales. Partenaires associés : MSP, tranquillité publique, DEJ, école J. Tati. Développer une action type Dé Café Idée sur la pointe Est de l Ile de Nantes. Conduite des groupes thématiques et actions

43 Programme / Insertion sociale (suite) Rencontre d innovation sociale - Territoire Nord Contexte : Mobilisation des acteurs et développement d actions co-construites en direction des habitants. Un réseau d acteurs institutionnels et associatifs du quartier Hauts-Pavés / Saint-Félix (autour de 50 personnes) s est réuni en Juin 2013 et a valorisé ses actions portant à la fois sur la vie quotidienne «Vivre sa ville avec des revenus modestes», la précarité énergétique et le logement, accompagnant des personnes dans le cadre de l OPAH Confluences, ainsi que la vie sociale notamment autour des solidarités de proximité. Une première rencontre de l innovation sociale (80 personnes) a réuni en novembre 2013 les deux quartiers : Breil-Barberie et Nantes Nord. Objectifs : Dresser un portrait de la réalité sociale des 2 quartiers (données Nantoscope) ; Favoriser l interconnaissance des acteurs et encourager les partenariats ; Apporter des notions sur le non recours et l accès aux droits ; Réaliser un point d étape des groupes. Mettre en perspectives des actions et créer de nouvelles dynamiques Les questions des freins à l accès aux droits ont fédéré les acteurs. Sont intégrés : Les droits fondamentaux et vitaux, Le droit à la santé, Le droit à la culture Des axes de travail retenus : Déployer et mutualiser des outils sur un territoire pour aller vers les habitants : café mobile cyclo-parents ; Développer les PINS ; Privilégier les temps d accueil, d information et de médiation : lieux associatifs, centre socio-culturels, maisons de quartier, l Escale, restaurant intergénérationnel ; Accompagner la mobilité au moment des manifestations culturelles Pol Air, Sous les Hauts-Pavés ; Agir ensemble pour diversifier l offre aux habitants, innover des pratiques et de nouvelles solidarités : l espace citoyen du marché Nantes-Nord poursuivre l expérimentation Voisin âge qui dénombre à fin voisineurs et 4 voisinés sur le micro quartier du Breil. Perspectives 2014 Développement d actions sur la précarité énergétique intervention sur les éco-gestes, action collective diagnostics socio bugétaires et logement accompagnement des situations individuelles Développement du «aller vers» déploiement des PINS sur des lieux stratégiques extension du périmètre du café mobile (enjeu du Bout des Landes) Développement des solidarités accompagnement des publics (vers lieux et événements) synergie entre les équipements pour l accueil des habitants élargissement de Voisin âge à d autres quartiers nantais. Direction des solidarités 41

44 Direction des solidarités 42 Programme / Insertion sociale (suite) Atelier de redynamisation Alisé guide pages 124 & 125, fiche n 14 L activité et les participants L'atelier de dynamisation Alisé permet à un groupe constant de 12 participants bénéficiaires du RSA et de jeunes de moins de 25 ans, en général très éloignés de l emploi, de rétablir un rythme de vie active, au travers d activités manuelles et d actions de dynamisation. L'atelier effectue des déménagements sociaux sur l'agglomération, met en œuvre des activités de compostage et de débroussaillage, et réalise les montages et les réparations des jouets roulants en lien avec les écoles maternelles et les crèches publiques de la commune. L objectif est d élaborer et de finaliser un projet et une solution de sortie en prenant en compte les potentiels et les contraintes faisant obstacle à l'insertion sociale et professionnelle. Il accompagne les participants à être actifs dans la réflexion autour de la prise de conscience de leurs compétences, de leurs difficultés d insertion, et de la méthode propre à faciliter la remédiation pour s'engager dans un projet de vie. Il permet de renforcer le développement de la citoyenneté et de l autonomie sociale, de favoriser l accès aux droits et aux services, de développer la capacité à vivre dans un logement, à communiquer sur soi, à se déplacer, à intégrer des démarches relatives à sa santé, à l'accès à la culture et aux loisirs, et à l'intégration bancaire. Il est avant tout l'expérimentation d'un travail singulier, qui est accompagné au quotidien par une équipe d'intervenants pluridisciplinaires et complémentaires, engagés ensemble autour d'une personne dans sa globalité. Il permet, selon les personnes, d'accéder à un contrat aidé, une formation, une activité adaptée, à des soins, à un logement, à la reprise du lien et de l'accompagnement social : les solutions de sorties sont travaillées également dans leur globalité, les problématiques individuelles étant le plus souvent composées d'une addition de disqualifications sociales. Le réalisé En 2013, l atelier a reçu 34 candidatures et accueilli 26 personnes. 18 personnes sont sorties dans l année dont 5 participants sur un contrat aidé et 1 participant en formation (école de la 2ème chance). Au 31 décembre 2013, les participants de l atelier étaient au nombre de 10 4 personnes étaient positionnées en attente de recrutement pour janvier personnes sur les 26 participants ont des enfants ; la moyenne d âge est de 36 ans. Les activités d utilité sociale : Les prestations de déménagements sociaux 130 prestations (99 demi-journées, 28 journées entières et 3 d une journée et 1/2). La remise en état des jouets des écoles maternelles et des crèches 887 remises en état de matériels, dont 88 montages de jouets neufs, en direction de 63 établissements (55 écoles maternelles publiques et 8 crèches publiques). Le débroussaillage et le compostage : 9 interventions pour l AISL & 6 interventions de broyage pour Compostri Les transports de mobiliers : 34 interventions : Archipel 3, logements intermédiaires 11, AISL 17, CEFR 3. Le service social d'aide au déménagement ne suffit pas à répondre à l'ensemble des besoins repérés sur l'agglomération nantaise. La gestion du planning (24 annulations dont une grande majorité imputable aux demandeurs et aux bailleurs) et un manque d équipement approprié (cubage insuffisant du véhicule), se conjuguent à des commandes de déménagements trop importants, nécessitant des compétences professionnelles que ne possède pas l équipe. L animation d actions autour de la citoyenneté Dans le champ culturel : Cinéma Actions mises en place La Sagesse de l image Partenaires Reportage photo atelier Céline / stagiaire 2013 Visite du Planétarium Atelier des initiatives Visite de la Maison des Hommes et des Techniques Maison des Hommes et des Techniques Le Printemps des voisins Foot à la Beaujoire Spectacles de variété Lieux communs (vidéo) Soirée jeux à la Maison des jeux Visite du Nid Concert festival Tissé Métisse Cyranno de Bergerac Repas spectacle de fin d année EHPAD Madeleine, Maison des jeux, Les jardins partagés du Square Vertais FC Nantes / Carte Blanche / Cultures du cœur Zénith / Cultures du cœur Mire Atelier des initiatives Le Nid Tour de Bretagne Tissé Métisse Grand T Restaurant Pierre Landais

45 Programme / Insertion sociale (suite) Atelier de redynamisation Alisé (suite) Dans le champ de l insertion professionnelle : Les avancées concernant l insertion professionnelle sont très variables selon les personnes et leur degré de difficultés en arrivant à l atelier. Pour certains participants, la notion de durée est essentielle pour intégrer de nouveaux comportements, pour accepter de changer sans se mettre en situation de danger. En 2013, l atelier Alisé a mis en place une convention de «stage en immersion» avec les structures d insertion Air Livre, OCEAN, ENVIE 44, St Vincent de Paul et INTERLUDE Cet accompagnement vers l emploi s est révélé positif pour 3 des 4 participants : signature de 2 contrats aidés et de nombreux stages pour la 3 ème personne. La convention a permis de fixer des objectifs et de confirmer leur projet professionnel. Les participants ont travaillé durant 2 semaines et ont pu évaluer leur capacité au travail, s intégrer dans une nouvelle équipe, organiser leur quotidien en fonction de leur nouvel emploi du temps et acquérir de nouvelles expériences. Le stage en immersion est un moyen apprécié des participants qui souhaitent se confronter à la réalité du terrain et tester leur «employabilité». Au total, 5 personnes ont pu accéder à un contrat aidé dont l un sur le projet IGLOO mise en place avec l AISL. Actions mises en place Clefs USB et agenda Atelier CV Visite Mission Locale Atelier Forum à la personne Stage en immersion Pierre Landais Partenaires Maison de l Emploi Ile de Nantes Mission Locale Ile de Nantes Mission Locale Ile de Nantes Interlude Stage en immersion Envie 44 Stage en immersion Stage en immersion OCEAN Air livre Les participants se sont Formation guide composteur Compostri saisis des propositions Visite chantier d insertion Envie 44 d accompagnement personnalisé «jeudi, je Visite chantier d insertion Arbre fais» et ont souhaité Visite chantier d insertion OCEAN travailler leurs projets Visite chantier d insertion Air livre professionnels (recherches Visite chantier d insertion ADC propreté de stages d immersion, Visite chantier d insertion Ecorêve rédaction de CV et de lettres de motivation) en lien avec les conseillers Visite chantier d insertion Epicerie alimentaire d accompagnement à l emploi de l Unité Emploi. Partenariat et lisibilité territoriale Les actions liées à des projets de développement local font partie intégrante de la dynamique d insertion. Les liens développés avec les partenaires et la participation à des actions sur le territoire jouent un rôle fortement mobilisateur, ils sont autant d occasions permettant de mieux se situer dans son environnement socio-économique. Actions mises en place Partenaires Participants Nettoyage du pavillon de compostage à destination de 60 familles. COMPOSTRI / La maison radieuse Le Corbusier à Rezé Livraison mensuelle de broyat COMPOSTRI / La Nizannerie 6 Maintenance compost partagé d Alisé COMPOSTRI / 10 familles quartier Les Ponts Entretien jardin avec collectif Babel Ouest Les jardins partagés S. Vertais 12 Formation guide composteur COMPOSTRI 3 Station gourmande Square Vertais SEVE 10 Printemps des voisins Square Vertais Les jardins partagés S.Vertais 6 Film d animation dans le jardin d Alisé MIRE 4 Visite 60 enfants de la maternelle Ecole Gustave Roch 12 A l angle de la rue de l'abbé Boutet et de la rue des Récollets (quartier Les Ponts), le jardin d Alisé a été l occasion de fédérer des partenaires. Depuis 1 an, tous les mardis lors de la permanence de compostage, le jardin reçoit la visite d une dizaine de familles du quartier. L entretien d un 2ème jardin dans le square Vertais avec le collectif «Babel Ouest» a conforté l activité jardinage de même que l entretien de la station gourmande de Mangin en partenariat avec le SEVE. Suite à l installation d un pavillon de compostage sur le site de la Nizanerie boulevard Babin Chevay, le Collectif Fil a fait appel à nos services pour la distribution de broyat une fois par mois. La participation de l atelier Alisé à l opération de broyage sur le quartier Breil Barberie ainsi qu à la réhabilitation du pavillon de compostage de la Maison Radieuse Le Corbusier a aussi permis aux participants d aller à la rencontre de l habitant et d être sensibilisés à la gestion écologique des déchets. Pour 3 d entre eux, l occasion de profiter d une formation de guide composteur et d être orientés vers les métiers des espaces verts a été saisie. 6 6 Direction des solidarités 43

46 Direction des solidarités 44 Programme / Insertion sociale (suite) Atelier de redynamisation Alisé (suite) Lisibilité en direction des partenaires institutionnels La diffusion d un document intitulé «Atelier Alisé, comment ça marche?» à l usage des travailleurs sociaux du CCAS et des Conseillers d Accompagnement à l Emploi du Conseil Général, expliquant les actions et clarifiant les procédures de positionnement sur l atelier, ainsi que les modalités des demandes de déménagement, apporte depuis cette année plus de lisibilité dans les pratiques professionnelles de l atelier. Le livret d accueil «Alisé Mode d emploi» remis aux participants de l atelier dès leur arrivée, permet de les informer sur leurs droits et leurs devoirs, afin que les bonnes pratiques internes soient partagées et perçues comme des règles de vie. Un accompagnement formalisé sur des stages en immersion, en lien avec les conseillers d accompagnement à l emploi (convention et bilan de stage) a été mis en place à l attention des participants suivis par l Unité emploi. Estime de soi Les travailleurs sociaux ont orienté un public de plus en plus éloigné de l emploi, avec des problématiques de santé et de dépendance importantes. Bien que les avancées concernant l insertion professionnelle soient très variables selon les personnes et l'étendue de leurs difficultés en arrivant à l atelier, 5 participants ont pu accéder à un contrat aidé, et toutes les personnes accueillies ont été concernées par une évolution remarquable et significative de leur situation au regard des difficultés périphériques à l emploi. Ces personnes ont toutes pour objectif de reprendre un rythme, de s occuper à travers cette reprise d activité. Toutes, éloignées ou proches de l emploi, ont un besoin vital de créer ou recréer un lien avec l autre, le point commun entre toutes ces personnes étant également le déficit de l estime visà-vis d eux-mêmes. La reconnaissance de leur travail (clients satisfaits) leur donne une légitimité. C est à partir de là que l on peut commencer un accompagnement individuel. L encouragement à aller vers des activités de bien-être (sorties culturelles, atelier culinaire, sport ) servent aussi à retrouver des notions de plaisir, primordiales dans la reconstruction. Cette approche est nécessaire pour aider le participant à prendre conscience que son projet est au cœur de son parcours. Participer et faire partie d un groupe sont les bases nécessaires pour commencer à reprendre confiance en soi. En amont d un accès à l emploi, il y a également un renforcement du travail sur le «mieuxêtre» et un encouragement à aller vers des activités de bien-être. Le partenariat s est créé, développé et consolidé dans ce sens (Sport, IDHEO, Diététicienne, Compétences, ELPP, Feldenkrais, Unité Emploi, chantiers d insertions, Cultures du Cœur, ). En 2013, les participants ont réalisé un reportage photo sur les activités de l atelier et une galerie de portraits a vu le jour sur les murs de la salle commune. Ce travail, animé par une stagiaire en formation CASP/CNAM, s est avéré fédérateur et positif. Evolutions remarquables Nombre de personnes concernées Démarche santé (addiction, psychothérapie, bilan) 12 Acceptation de son handicap 1 Sociabilité, intégration dans un groupe 5 Prise de conscience de ses limites 8 Règlement ou avancée importante sur le plan financier. 2 Règlement ou avancée importante sur le plan judiciaire. 5 Confiance en soi 6 Prise de conscience de la réalité du métier 5 Emploi salarié complémentaire 0 Reprise de contact avec référent social 0 Démarche administrative 3 Logement / déménagement 7 Avancée situation familiale 5 Contrat aidé / Formation 5 & 1

47 Programme / Insertion sociale (suite) Atelier de redynamisation Alisé (suite) Un public diversifié L atelier a pour mission d accueillir des publics avec l objectif de consolider une recherche active d emploi si elle est déjà engagée, d'accueillir des publics dont l orientation sert à vérifier l employabilité, et ceux qui sont très éloignés de l emploi, où l objectif se décline au travers de l'accompagnement de différentes problématiques sociales, psychologiques et sanitaires. Deux places sont désormais ouvertes aux jeunes de moins de 25 ans. Cinq personnes ont pu intégrer l action en Cette expérience a mis en évidence la nécessité d un accompagnement nécessitant une bonne coordination entre la Mission locale et les référents éducateurs. L arrivée dans le groupe d un jeune fait qu'il se sent valorisé et reconnu malgré son âge et les autres membres de l équipe ont en retour un regard bienveillant du fait de leur rapport à la parentalité ou de leur propre parcours étant jeune. On constate pour ces participants une difficulté à se projeter dans le temps et à mettre en place des objectifs à moyen terme, un constat qui a permis de revoir la durée des contrats (six mois auparavant) pour un mois, voire trois mois. Le renouvellement de contrat représente une échéance dans un parcours et aussi une pression positive. Il doit avoir du sens. Il permet de fixer de nouveaux objectifs, de donner assez de temps, de la respiration, pour permettre la reconstruction personnelle et l élaboration de projet. Il s agit d une décision au cas par cas qui exige beaucoup de souplesse. Une action d activité sociale L action, difficile à organiser et à réaliser compte tenu de l hétérogénéité des équipes et de la fluctuation de l assiduité des participants, a nécessité une adaptation constante de l équipe encadrante, au niveau de l accompagnement technique, éducatif, social. Un travail important a été impulsé autour des notions de Respect / Sobriété / Sécurité au sein du travail d équipe, autour du travail d'évaluation des besoins du public accueilli, et sur l'utilisation systématique des outils d accueil et d accompagnement. L exclusion est la conséquence de manques de savoir, de qualification, de relation sociale et familiale, de logement et de santé. Souvent lors du positionnement sur l atelier, la première demande est liée à une insertion professionnelle sous l appellation «reprise d activité». Mais au-delà d une attente de reconnaissance par le travail, la finalité est aussi de développer l estime de soi et d améliorer l état de santé, pour aboutir à un mieux-vivre global. L atelier est donc le support d expérimentation de nouvelles sociabilités à travers la découverte du groupe, d autres activités et d autres réseaux, ce sont de nouveaux apprentissages amenant à valoriser les participants, dépasser les manques, faire ressortir et gratifier les plus-values. Construire un projet de vie ce n est pas la première idée qui vient à l esprit des participants. Ils viennent pour travailler, faire du déménagement, réparer des vélos. C est un réel travail de questionnement, de réflexion, de remise en cause et en conscience des capacités, des compétences et des freins. Un travail délicat basé sur l association du processus de changement à leur quotidien. Faire le lien entre l'extérieur et l'intérieur de l'atelier n'est pas chose facile, certains sont sans logement, d'autres vivent dans des conditions de précarité matérielle, sociale et sanitaire importantes. Cela implique pour les professionnels de s engager dans une mission d'observation, d'écoute, d'échange et d'encadrement, soutenue lors des temps collectifs et individuels (activités, entretiens, réunions d'équipe, «jeudi/je fais», visites et accompagnements physiques). Perspectives 2014 L atelier ALISE continue à conforter son action et son implantation et s engage sur de nouveaux projets. Participer à la réhabilitation du jardin pédagogique de Compostri sur le site de la Crapaudine mars Mettre en œuvre la co-réalisation du «Printemps des voisins» avec l association des jardiniers du square Vertais et de la Maison des Jeux en mai Développer et conforter la lisibilité territoriale de l atelier, le renforcement des liens avec les écoles dans des projets pédagogiques partagés. Renforcer le développement de la citoyenneté et de l autonomie sociale favorisant l accès aux droits et aux services, la capacité à communiquer, à se déplacer, à s'inscrire dans les actions relatives à la santé, l'accès à la culture et à l'intégration bancaire. Renouveler le partenariat avec IDHEO à travers un atelier «Gestes et Postures». Inventer un nouveau partenariat avec l animateur sportif de l'association «Sport pour Tous» en mettant en place tous les lundis un temps de préparation corporel de «gymnastique d échauffement», avant de partir sur les missions de déménagements. Direction des solidarités 45

48 Direction des solidarités 46 Programme / Insertion sociale (suite) L Escale Contexte La Ville de Nantes se fixe une priorité de lutte contre toute forme d isolement et de précarité en favorisant l inscription des personnes dans la vie sociale et en leur permettant l accès aux services et activités. C est dans ce contexte que l Escale a toute sa place et joue un rôle primordial. L Escale est un lieu d accueil et de convivialité sur le quartier de la Boissière, ouvert à tous et sans engagement. C est l occasion pour les habitants de sortir de chez eux, de créer du lien, de rencontrer d autres personnes et de s inscrire dans un réseau social. Enfin, l Escale est avant tout un lieu «passerelle» sur le quartier, qui se donne la mission d accueillir des personnes isolées sur la structure, de leur redonner confiance. Les activités mises en place sont des temps d animation concertés avec les partenaires locaux, tant associatifs qu institutionnels et les habitants. La dynamique mise en œuvre permet la naissance d initiatives et le soutien de projets. Des habitants continuent à s investir dans les projets en tant qu initiateurs ou participants pour redevenir à terme des acteurs et prendre une place dans la vie de quartier. Un partenariat se maintient historiquement avec l association Escale-Boissière. Une passerelle existe entre l Escale et l association. 12 personnes sont adhérentes maintenant. Ainsi, la Direction des solidarités via l Escale, a soutenu en 2013, 13 actions avec participants. On peut noter une baisse des sorties socioculturelles avec le centre ACCOORD et une action innovante : l offre de Médiation Carte Blanche. «Le temps d un café» : 30 nouvelles personnes. L objectif est de créer du lien social, de favoriser les rencontres, de rompre l isolement personnes accueillies dont 53 nouvelles (moyenne de 25 personnes). Cette action hebdomadaire est bien identifiée par les habitants comme par les partenaires, mixité hommes/femmes. Ce temps est assuré par la coordinatrice et un travailleur social de la DS. Les journées bricolage : 96 inscriptions dont 6 nouvelles personnes L objectif de cette action mensuelle est d échanger des savoir-faire autour du bricolage et partager un moment de détente. 52 personnes ont entre 40/60 ans contre 37 de + de 60 ans. Depuis mars 2012, un nouveau partenaire s est associé à cette journée et une infirmière en psychiatrie accompagne un groupe de 4 à 5 personnes à chaque fois. Après une période d adaptation et de cohabitation difficile, aujourd hui, le groupe fait parti intégrante de l activité. Les ateliers FeldenKrais : 82 personnes dont 7 nouvelles Action bimensuelle sous la forme d un atelier individuel d une heure animé par l association ACCIS. L objectif est de permettre à chacun de retrouver, maintenir ou consolider des capacités à prendre soin de soi par une prise de conscience corporelle. Ces personnes sont orientées principalement par les travailleurs sociaux de la DS et par la coordinatrice. Mixité d âge : 40/60 ans et les plus de 60 ans. Les tables d hôte : 173 personnes dont 13 nouvelles L objectif est de retrouver le plaisir de manger ensemble, donner envie de réaliser un repas. Cette activité mensuelle attire un public majoritairement de plus de 60 ans. Ce temps est assuré par la coordinatrice, un travailleur social de la DS et à tour de rôle la réfèrente de l ORPAN, ou celle d ADOMA. Les ateliers bien-être : 107 personnes dont 7 nouvelles Animés par une socio esthéticienne de l AAFP. L objectif est de permettre aux personnes de prendre soin d elles et de reprendre de l estime de soi. Public âgé entre 40/60 ans, mais quelques personnes de 60 ans fréquentent ces ateliers. Les sorties culturelles avec le Centre socioculturel de la Boissière : Action mensuelle dont l objectif est de rapprocher les 2 structures à travers des sorties, pour pouvoir mixer le public et faire connaitre les animations du centre. 3 sorties,134 participants : sorties familiales, dont une en car à Pornic avec grillade, cueillette de fraises. Cette action est repensée en lien avec l offre de Médiation carte Blanche.

49 Programme / Insertion sociale (suite) L Escale (suite) Le jeudi convivial : 137 personnes sur 27 temps d accueil (moyenne 4/5 personnes) L objectif est de créer du lien, de favoriser les rencontres, d offrir un nouveau temps d accueil à l Escale pour recevoir un nouveau public. Action hebdomadaire. Personnes entre 40/60 ans et + de 60 ans, personnes isolées dont certaines ne fréquentent pas d autres activités. Besoin d avoir un lieu pour se poser, être écouté. Ce temps est assuré par la coordinatrice et une assistante sociale du CMS de la Boissière. Le Café mobile : L objectif est de lutter contre l isolement avec la démarche d aller au-devant des personnes sur des lieux stratégiques de passage. Période d avril à décembre : 30 cafés mobiles, 597 personnes accueillies dont 323 hommes et 274 femmes, 443 refus dont 203 hommes et 240 femmes. Informations transmises : actualité du territoire Nord, les différents dispositifs d aide existants (Ville, Conseil Général, CAF, maison de l Emploi, CLIC.), informations sur les structures ressources du quartier, évènements ville. Binômes de professionnels : ORPAN, CMS, Direction des solidarités, Mission cité. Le Café mobile a aussi permis d orienter des personnes vers l Escale : 23 personnes identifiées. Les petits déjeuners en partenariat avec l association Escale Boissière : L objectif de cette action mensuelle est de favoriser du lien social via le support, transmettre des messages de santé, découvrir des saveurs, des cultures, de se retrouver autour d un petit déjeuner équilibré. Moyenne de 20/25 personnes selon les mois. Public majoritairement fréquentant l Escale et peu d adhérents de l association. Les personnes ont plaisir à se retrouver, à créer du lien, à discuter. Tour de table en partenariat avec le «Pain sur la planche», piloté par le CUB. L objectif est de favoriser le bien-être en valorisant l alimentation équilibrée. Cinq séances, 31 personnes dont l âge varie entre 40/60 ans. La pratique de la cuisine et le partage entraînent la discussion et l échange. Découverte de nouvelles saveurs ou de produits alimentaires non utilisés. La convivialité et les conseils en alimentation sont recherchés. Le groupe correspondance en partenariat avec le Dernier Spectateur : L objectif est de maintenir des échanges culturels avec des étudiants mexicains, créer un support de correspondance, faciliter l expression écrite. Action qui s est poursuivie après la Solidaire du Chocolat (Mars 2012). 5 séances et 35 participants. Public âgé entre 40/60 ans. Le guide des bons plans L objectif est de permettre aux personnes de créer un guide des bons plans en collectant des informations de structures, associations, écoles identifiées par eux, en vue de réaliser des économies dans le domaine de la vie quotidienne. Cette action est à l initiative d un groupe de 12 personnes. A ce jour, le guide est en cours de finalisation et lecture avec le Service communication de la Ville. Offre de médiation Carte Blanche : 18 sorties proposées, 112 participants L objectif est de permettre aux personnes d accéder à la culture/loisirs. Participation à des matchs ou à des sorties cinéma, représentations théâtrales. Autant de personnes dont l âge est compris entre 40/60 ans que des plus de 60 ans. Certaines personnes ne peuvent pas bénéficier de la Carte Blanche individuelle (dépassent légèrement le barème). Ainsi ce dispositif leur permet d accéder aux sorties culturelles/loisirs et d y aller en groupe. Proposition de sorties de préférence en journée et gratuites. Ce public n a pas besoin d un accompagnement, cependant, il est important de leur permettre d accéder à cette information via un programme et flyer. PIN S, Point d informations Nantes Solidaire : 22 personnes pour 11 points L objectif est de transmettre des informations sur des aides existantes de la Ville et du quartier (aides financières, microcrédit, aide à la mutuelle, aide au budget, énergie, loisirs, culture) Des ballades découvertes : 72 personnes, majoritairement âgées de + de 60 ans L objectif est de permettre aux personnes de sortir de leur quartier, de découvrir des coins de Nantes. Action mensuelle. 9 adhérentes à l ORPAN seulement, malgré le partenariat. Les actions ponctuelles : 197 participants Mobilisation sur 10 actions ponctuelles au cours de l année : la Folle Journée, «Apéro concert», les Rencontres d Automne, Fraich attitude, Balade à Nantes. Lieu identifié par des partenaires quartier. Direction des solidarités 47

50 Direction des solidarités 48 Programme / Aides aux Nantais en difficulté Le Pré Accueil FLUX A L'ACCUEIL - Evolution cumulée avec mesure de l'écart JANV FEV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC Cumul 2012 Cumul 2013 écart 2013/2012 Accueil des usagers Les agents d accueil ont réalisé accueils sur l année 2013, ce qui représente 445 personnes accueillies par jour en moyenne. Il faut noter une augmentation importante du nombre de passages : + 21,7%. Ce nombre comptabilise tous les usagers se présentant au niveau 5 pour un renseignement ou une orientation vers un guichet, ainsi que les personnes venant retirer leur courrier au niveau 4. Contrairement à 2012, où l affluence fut moindre en début d année, 2013 a connu des flux importants dès le 1 er janvier et se sont confirmés tout au long de l année. Activité concernant la remise du courrier : personnes domiciliées au 31 décembre 2013 viennent retirer leur courrier au CCAS passages représentent 27% de la fréquentation à l accueil. L organisation de l accueil, mise en place à partir d août 2012, a un réel impact sur la distribution du courrier aux usagers domiciliés au CCAS. Les accueils ont été répartis sur 2 niveaux : le niveau 5, jusqu alors seul point d accueil du public, et le niveau 4, lieu où se concentrent les bureaux d entretien des travailleurs sociaux et des conseillers solidaires. Concernant ce dernier, il s agissait de créer un nouvel accueil pour les personnes ayant des rendez vous, et pour les personnes domiciliées qui viennent retirer leur courrier. La plus-value de cette réorganisation se confirme en 2013 et démontre le bénéfice d un accueil dédié au retrait du courrier offrant des conditions d accès agréables. Non seulement, le temps d attente est réduit, l espace plus grand, plus éclairé mais surtout il permet aux personnes domiciliées de consulter tranquillement leur correspondance, de discuter avec les personnes présentes. Ces usagers n hésitent donc pas à venir régulièrement récupérer leur courrier, et ce, plusieurs fois par semaine contre 1 à 2 fois précédemment. Ce nombre est en progression de 61% par rapport à 2012 avec des hausses significatives sur le 1er trimestre et en juillet (+ 137% en janvier, + 69% en Février, + 75% en mars et + 102% en juillet)

51 Programme / Aides aux Nantais en difficulté (suite) Le PRUAD Dispositifs facultatifs ménages ont bénéficié d une ou plusieurs aides facultatives (+11%). Aides «coup de pouce» guide page 116, fiche n aides accordées (+15%) à ménages (+13%) ; ménages aidés pour la 1ère fois, soit 24 % des ménages aidés (+9%) ; Une moyenne de l aide en baisse : 87 contre 89 en 2012 ; Une aide annuelle de 196 par ménage contre 200 en 2012 ; Un budget en hausse de 13% ; 55 % des ménages ont bénéficié des 3 aides possibles, 19 % ont bénéficié de 2 aides et 26% n ont sollicité qu une seule aide ; 56% des ménages sont des personnes seules et 64% d entre eux ont entre 25 et 45 ans. guide page 116, fiche n 2 Aides «accompagnées» Le dispositif démontre toujours sa pertinence pour faire face à des situations financières difficiles et imprévues. Après une baisse du recours aux aides accompagnées en 2012, le nombre d aides instruites est en légère augmentation (+2%). Cependant le nombre d aides accordées continue de baisser mais dans des proportions moindres qu en 2012 (-9% de ménages aidés en 2012 contre -2% de ménages aidés en 2013). un budget stable (+ 0,13%) qui a bénéficié à ménages ; 54% des ménages sont de nouveaux ménages aidés ; L aide accordée est en moyenne de 157 et 86% des ménages n ont bénéficié que d une seule aide ; 54% des bénéficiaires sont isolés et 29% sont des familles monoparentales ; 58% des aides sont accordées pour faire face à un problème de subsistance ou d équilibre budgétaire. Sur l année 2013, on totalise : 172 demandes de prêts déposées et 153 microcrédits accordés pour un montant total décaissé de (soit un montant moyen emprunté de 1861 ) ; 55 (36 %) sont des «prêts Stabilité» du Crédit Municipal Sur la seule année 2013, le poids du «prêt Stabilité» est moindre : 35 % ; 98 (64 %) sont des microcrédits personnels au titre du Fonds de Cohésion Sociale (FCS) Parmi ces 98 microcrédits FCS : 47 % sont réalisés par la Banque Postale, 27 % par le Crédit Municipal et le quart restant se répartit entre Parcours Confiance (3%), Crédit Mutuel (7%), Crédit Agricole (9%), Crédit Coopératif (3%) et Société Générale (4%) ; Deux finalités (principales) totalisent 69 % du public : 33 % des microcrédits visent à sécuriser des parcours de vie en répondant à un besoin de comblement de découvert, de rachat de crédits ou de paiement de dette(s). 36 % des microcrédits visent à favoriser les parcours d insertion sociale et professionnelle par l accès à un moyen individuel de déplacement (mobilité : achat de véhicule ou passage de permis de conduire essentiellement) ; 55 % des bénéficiaires d un microcrédit sont des femmes ; 69 % des bénéficiaires sont dans la tranche d âge ans ; 85 % des bénéficiaires sont des personnes seules / familles monoparentales (respectivement 57 % et 28 %) ; 39 % des bénéficiaires d un microcrédit perçoivent les minima sociaux ; 34 % des bénéficiaires sont en emploi. Dispositifs destinés aux personnes Sans domicile fixe Le microcrédit personnel Le dispositif du microcrédit a démontré son utilité pour éviter la double peine de l exclusion du crédit bancaire et du mal-endettement aux personnes auxquelles la banque ne fait pas crédit (en raison de la faiblesse de leurs revenus ou de l instabilité de leur situation professionnelle) et qui n ont dès lors, comme seule option possible pour réaliser leur projet, que de contracter un crédit renouvelable d usage extrêmement dangereux. Il recouvre deux types de prêt : - Le «prêt Stabilité» pour restructurer ses dettes ; - Le Microcrédit Personnel Garanti pour financer un projet guide page 117, fiches n 3 et 4 guide page 110, fiche n 3 Cartes Pierre Landais * : gratuites payantes Cartes* douches 533 Cartes* lavomatique 575 guide page 120, fiche n 8 Direction des solidarités 49-2 % + 10 % + 18 % + 20 % * Sur chaque carte, est indiqué le nombre de bons douche / lavomatique ou repas accordés.

52 Direction des solidarités 50 Programme / Aides aux Nantais en difficulté (suite) Le PRUAD (suite) Quelques chiffres : Ménages aidés en 2013 Nombre Aides «coup de pouce» Aides accompagnées Prêt stabilité 55 Microcrédits personnels 98 Cartes douches et lavomatiques 374 Carte Pierre Landais 687 Evolution // % - 1,9 % - 9,8 % 0 % + 2,2 % + 8,4 % Évolution du dispositif des aides facultatives Face à un contexte socio-économique dégradé, les aides sociales facultatives ont contribué à sécuriser le parcours de vie des Nantais en leur proposant l aide coup de pouce (jusqu à 3 fois par an) et/ou l aide accompagnée pour concrétiser un projet et/ou faire face à une dépense imprévue ménages ont sollicité une ou plusieurs aides (+ 11 %) 89% d entre eux ont bénéficié de l aide coup de pouce en guichet nouveaux ménages en aides «Coup de pouce» (+ 9 %) ; L année 2013 montre des augmentations importantes : Une dépense globale de K, soit + 11% par rapport à 2012 ; Une hausse de 13% du budget relatif aux Aides «coup de pouce» correspondant à une hausse de bénéficiaires également de 13% ; Le dispositif d aide à la mutuelle lancé en 2012 démontre sur 2013 sa pertinence. Il touche majoritairement un public de plus de 60 ans, retraité, célibataire.

53 Programme / Aides aux Nantais en difficulté (suite) Le PRUAD (suite) RÉSEAU D ACTEURS NANTES SOLIDAIRE 12 conseillers solidaires reçoivent les personnes en situation précaire et/ou les travailleurs pauvres, qui face à un imprévu de la vie, séparation, maladie, perte d emploi ont besoin de conseils et d informations pour comprendre, faire valoir leur droit, ou trouver des solutions à leurs problèmes. Il s agit par exemple, d instruire des demandes de microcrédit, faire de la médiation avec les organismes bancaires, ou proposer un accompagnement budgétaire permettant d assainir la situation financière ; de conseiller les personnes sur le choix d une mutuelle, en comparant les différentes offres selon les besoins du ménage ; d aider à la rédaction d une lettre de candidature à une offre d emploi. Cette situation d accueil étant une occasion pour faire un diagnostic de situation et pour présenter les offres de service de la Ville de Nantes. Bilan de la Mission conseil en finances personnelles guide page 118, fiche n personnes ont sollicité un microcrédit personnel et ont eu à minima un entretien téléphonique lorsque la demande a été identifiée comme non-recevable (en raison d un reste-à-vivre insuffisant, ou d une orientation vers le surendettement principalement). 755 personnes rencontrées lors du premier entretien de diagnostic visant à : faire le point sur une éventuelle situation de non-recours à des droits ou à des aides sociales ; identifier des actions à réaliser pour résorber les dettes sans recourir au crédit ; évaluer la capacité à dégager une marge de remboursement dans le budget lorsque le microcrédit apparaît comme la meilleure réponse à apporter au vu du projet et de la situation personnelle de la personne, ce qui a été le cas pour 153 d entre elles. 564 autres rendez-vous honorés au titre de l instruction des demandes de microcrédits et de l accompagnement des bénéficiaires dans leur parcours de remboursement. 4 demi-journées de rendez-vous chaque semaine sur les territoires (Nantes Nord, Bottière, Nantes Sud et Chantenay) Bilan de la Mission conseil en vie quotidienne 450 personnes ont bénéficié des services de la Mission vie quotidienne, dont 245 qui ont été guidées dans le choix d une mutuelle ; Poursuite de l implication de la mission sur la thématique de la précarité énergétique avec la mise en œuvre de l expérimentation d un parcours énergie en partenariat avec l ANAF, comprenant notamment l instruction d une aide financière exceptionnelle expérimentale et/ou un bilan a domicile des habitudes de consommations énergétiques fait par l ANAF ; Une participation active aux animations sur le territoire Est avec l outil Ecomob ; Des participations aux diverses animations autour de la santé, de la mutuelle en partenariat avec les MDE, l ORPAN, le CHU ; Participation à des forums associations et au forum d accès au droit afin de faire connaître la Mission vie quotidienne et de traiter les phénomènes de non recours. Bilan de la Mission en conseil socio-professionnel guide page 118, fiche n 6 guide page 119, fiche n 7 Le service proposé par les conseillers emploi au sein de la Maison de l emploi sur l accueil, le conseil, l information et l orientation auprès des travailleurs pauvres, est reconnu au sein des 5 sites nantais personnes rencontrées dont 579 travailleurs pauvres ; Relais ressources au sein des 5 sites nantais de l offre de service de la ville de Nantes ; 36 actions proposées avec la participation totale de 191 personnes ; 4 actions en faveur des professionnels dans un rôle de relais ressources autour des marqueurs de la précarité et du phénomène de non recours ; Participation à 6 forums emploi ; Contribution et participation à 6 actions pilotées par le Développement social de territoires ; 5 personnes reçues suite à des courriers envoyés au Maire de Nantes ou rencontres lors de permanences des élus sur les quartiers nantais. Direction des solidarités 51

54 Direction des solidarités 52 Programme / Aides aux Nantais en difficulté (suite) Territoire NORD Aides «coup de pouce» et aides accompagnées Ménages aidés en 2012 Ménages aidés en 2013 (1) Ménages aidés sur les Territoires de la DS 2% instruits par la Mission Stabilisation Territoire EST Aides «coup de pouce» et aides accompagnées Ménages aidés en 2012 Ménages aidés en 2013 (1) Dispositif RSA : au personnes sont en référence sociale et 30 sont en correspondance. Le CCAS est en correspondance pour 4 personnes qui n ont pas sollicité l aide d un travailleur social. NORD 23 % 28 % EST Dispositif RSA : au personnes sont en référence sociale et 20 sont en correspondance. Le CCAS est désigné comme correspondance pour 4 personnes qui n ont pas sollicité l aide d un travailleur social. OUEST Territoire OUEST Ménages aidés en 2012 Ménages aidés en 2013 (1) 26 % 21 % CENTRE SUD Territoire CENTRE-SUD Ménages aidés en 2012 Ménages aidés en 2013 (1) Aides «coup de pouce» et aides accompagnées Aides «coup de pouce» et aides accompagnées Dispositif RSA : au personnes sont en référence sociale et 18 sont en correspondance. Le CCAS est en correspondance pour 3 personnes qui n ont jusqu alors pas sollicité de rendez-vous avec un travailleur social. (1) un ménage peut être répertorié dans plusieurs dispositifs ménages bénéficiaire d 1 ACP et/ou d 1AA + 11,6 % par rapport à 2012 Aides SDF Cartes Pierre-Landais Gratuites - Payantes Aides accordées Cartes douche 533 Cartes lavomatique 575 Domiciliations (la domiciliation ères domiciliations est accordée pour 12 mois, dès la 1ère demande) 578 renouvellements 316 premières demandes refusées dont 60% du fait que la personne n est pas venue chercher sa réponse. Dispositif RSA : au personnes sont en référence sociale et 44 sont en correspondance. Le CCAS est en correspondance pour 42 personnes qui n ont pas sollicité l aide d un travailleur social. Evolution 2012 / 2013 Aides «coup de pouce» accordées : + 15 % Aides accompagnées accordées : - 2 % + 11 % de bénéficiaires tous dispositifs d aides facultatives

55 Programme / Aides aux Nantais en difficulté (suite) Mission emploi insertion Objectif : La Mission emploi insertion travaille avec l ensemble des acteurs locaux de l emploi et de l insertion. Elle coordonne, en déclinaison de la politique métropolitaine emploi insertion, les diverses actions menées par la Ville en faveur de l insertion professionnelle des Nantais en difficulté, en particulier les travailleurs nantais à bas revenus actifs. Elle vise à : contribuer à la sécurisation des parcours de vie des ménages nantais à bas revenus actifs et à lutter contre la précarité de leur situation professionnelle ; agir à une meilleure inclusion sociale et professionnelle. Le personnel permanent, affecté au programme, est de 2,8 agents ETP au 31 décembre Activité La Mission emploi insertion développe une offre de service fondée sur du conseil socioprofessionnel, en partenariat avec la Maison de l emploi de la métropole nantaise pour favoriser une meilleure inclusion professionnelle des ménages à bas revenus. Les publics visés sont prioritairement les travailleurs à bas revenus actifs nantais dont les bénéficiaires du RSA activité sans obligation de contractualiser un accompagnement et, accessoirement, les bénéficiaires du RSA nantais ayant contractualisé un accompagnement social. Les 3 conseillères emploi exercent quotidiennement dans les 5 sites nantais de la Maison de l Emploi dont les missions principales s articulent autour de 3 axes opérationnels : renforcer leur présence et l animation de territoire pour mieux lutter contre les phénomènes de non-recours, favoriser l accès aux droits et services de la Maison de l emploi et plus largement du service public local de l emploi ; sécuriser les parcours de vie professionnelle en traitant des marqueurs de la précarité qui interagissent plus ou moins favorablement sur le parcours d insertion professionnelle que sont le logement, la santé, le revenu ; contribuer activement auprès de la Maison de l emploi, des partenaires de l emploi et des équipes de quartier à l organisation d actions de lutte contre les freins à l emploi ou d événements «emplois» dans le cadre du GATE (Groupe animation territoriale emploi). Exemples d événements : Actions en amont du forum de l emploi du site de la Maison de l Emploi de Bellevue autour de l esthétique, du conseil en image et de la colométrie, de la situation d entretien ; Participation aux différents forums emploi sur le territoire nantais : alternance, jobs saisonniers, Bellevue, Nantes Nord ; Participation aux différentes actions mises en place sur les sites nantais de la Maison de l Emploi : «rompre l isolement dans sa recherche d emploi» sur Malakoff ; Participations aux actions développées par le DST : groupe santé aux Dervallières, Le Hal beau café ; Participation aux actions relais d information mise en place par la Développement social territorial ; Présentation des offres de service de la Ville de Nantes en tant que relais ressources entre les acteurs du territoire et la Maison de l Emploi ; Rencontres avec les personnes ayant envoyé un courrier aux Elus lors de leur permanence sur les quartiers nantais en lien avec une problématique socio professionnelle ; Réponses à des courriers sociaux liés à des problématiques emploi. Le partenariat : Une participation à l expérimentation avec la Direction petite enfance, du dispositif «freins à l emploi et modes de garde» sur le quartier Nord. Contribution active au groupe projet «dynamisation des parcours d insertion des familles monoparentales au RSA», création d un mémo des professionnels de l insertion et de la Petite Enfance, mise en place de réunions d information pour les acteurs du territoire Nord ; Participation aux commissions du Fonds d Aides aux Jeunes (FAJ), pour la Ville de Nantes. Direction des solidarités 53

56 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile Direction des solidarités 54 Mission urgence sociale Accueil de jour La Ville soutient les accueils de jour pour personnes majeures en grande difficulté, précarisées face à la gestion quotidienne de leur logement, de leur santé Le restaurant social Pierre Landais (géré par le CCAS/DS) et la Maison d accueil de jour (gérée par l ANEF Ferrer) sont hébergés dans des locaux de la Ville. La Mission urgence sociale accompagne la Maison d accueil de jour dans la recherche d une solution de relogement, du fait de la vétusté des locaux et de leur positionnement dans une zone classée en PPRI (risque d inondation) aléa fort. L accueil de jour pour femmes, ouvert boulevard Boulay Paty par «Les Restos du cœur» début 2011, a très vite rendu le service attendu. Les actions de restauration, hygiène, laverie, esthétique, psychologie correspondent aux besoins des femmes à la rue ou hébergées ou encore très isolées dans leur logement, qui trouvent dans cet accueil dédié un espace de respiration. En 2013, l ADJF reçoit une moyenne de 34 femmes par jour d ouverture (3 fois par semaine), soit + 10% en un an. Soilidar été : l accueil et la distribution de panier-repas l été, destinés aux personnes à la rue, ont été mis en place en 2010 sur les semaines «creuses» de l été. Installée à la Maison d accueil de jour, avec une présence de bénévoles de 5 associations, cette action est très appréciée des bénéficiaires comme des bénévoles. Elle sera reconduite. La Direction des solidarités accompagne les associations pour la mise en place de cette action. La coordination est confiée par roulement à l une des 5 associations, «La Claire Fontaine des Eaux Vives» en Guide de l urgence sociale Réédité fin 2012, il est très apprécié des utilisateurs et des structures accompagnantes. Accompagnement et soutien financier des associations de l urgence sociale En 2013, la DS poursuit son effort de soutien aux associations à hauteur de : de subventions (12 associations), de valorisation de loyer, de travaux et de fluides pour les locaux mis à disposition par la Ville (10 biens immobiliers différents). La Direction a passé deux marchés publics, un pour la laverie sociale ( ) et l autre, pour la gestion du parc Ville destiné au public en fin de parcours résidentiel ( ). Elle soutient la «Nuit de la solidarité» qui s est déroulée pour la troisième année le 21 décembre au marché de Talensac, à l initiative de «Logement fraternité». Elle a contribué à la mise en place par la Mission prévention, d une cellule de régulation, constituée des acteurs de l urgence sociale du Centre Ville dont des médiateurs de rue, de la Police municipale et de la Police nationale. Cet espace partagé a pour objectif de réfléchir ensemble aux moyens d agir sur l espace public. Services gérés en direct par la collectivité Outre le soutien apporté au secteur associatif, la Ville de Nantes assure la gestion directe de services : la domiciliation, l accompagnement social par la Mission stabilisation logement, l accueil de jour et la restauration du restaurant social Pierre Landais, l hygiène (bains-douches municipaux, laverie sociale), la médiation sur l espace public (médiateurs de rue de la Mission prévention) pour un montant de K. L hébergement d urgence et de continuité En 2010, le cadre de "la refondation des politiques sociales» et plus particulièrement «du dispositif d'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées», a entrainé des mutations profondes du secteur de l hébergement et de l insertion. Un des éléments structurants de cette refondation a été la mise en œuvre dans chaque département d un Service Intégré d Accueil et d Orientation (SIAO), ayant pour mission d assurer la continuité de la prise en charge vers le droit commun, d organiser l adaptabilité des prestations aux besoins des personnes et de garantir l égalité face au service rendu, dans un contexte de forte activité. Les SIAO s articulent autour d un opérateur «urgence» et d un opérateur «insertion». Le 115 et le Samu Social : En 2013, le volet urgence du SIAO n a pas évolué. Ce n est qu avec la nomination d un directeur en janvier 2014 qu un plan d actions va permettre d adapter l organisation aux besoins réels sur le terrain. Ce plan d actions est la résultante d un audit réalisé en 2012, de réunions partenariales pilotées par l Etat en 2013.

57 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile (suite) Mission urgence sociale (suite) L hébergement d urgence : 147 places sur l agglomération nantaise + 30 places à la «Halte de nuit». L orientation est gérée par le SIAO «urgence» (115 et Samu Social). Le nombre de places d urgence a été augmenté en 2013, suite à un appel à projet de la DDCS (plus 23 places). Pour se faire, la Ville a mis à disposition de façon pérenne le Foyer Saint Martin (16 places, gérées par l association Les Eaux Vives). Le dispositif hivernal a évolué en Les instructions interministérielles sont consignées dans un guide national de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid. De novembre 2012 à mars 2013 : 41 nuits d ouverture du Foyer Gustave Roch avec 16 places occupées chaque nuit. Le Gymnase Joël Paon n a pas été ouvert. L Etat a piloté un Plan Territorial de Sortie Hivernal (PTSH) visant à ne pas remettre à la rue les personnes hébergées pendant l hiver au Prieuré de Vertou, dans les gîtes ou hôtels. La Ville a ainsi mobilisé quatre maisons pour permettre de loger une vingtaine de personnes (familles). La Halte de nuit reste un outil très utile dans l offre aux personnes à la rue, véritable accroche d un public en grande marginalité (grands exclus, jeunes avec chiens), première étape souvent indispensable pour permettre à ses personnes de reprendre contact avec l hébergement d urgence. Perspectives pour l année 2014 Accompagnement des associations du champ de l urgence pour le logement ou le relogement de leurs structures : «Les Eaux Vives» pour leur projet appelé «5 ponts» qui permettrait de regrouper plusieurs de leurs structures : la Halte de nuit de 30 places, le Centre d hébergement d urgence de 40 places et l accueil de jour Claire Fontaine. Ce projet vise également à intégrer des services aux habitants du quartier comme un restaurant et une salle de vente Emmaüs, ainsi que des logements sociaux, L ANEF Ferrer pour la Maison d accueil de jour (travaux de mises aux normes prévus en 2014 en attendant cette relocalisation), Le Gué pour leur projet d accueil de jour des «jeunes en errance» prévu en juin 2014, Réflexion sur l avenir des bains douches Un comité de suivi trimestriel et un outil de veille mensuel permettent de prévenir et de gérer les problèmes de troubles à l intérieur comme à l extérieur de la structure. L hébergement d insertion en Centre Hébergement Réinsertion Sociale CHRS (593 places sur l agglomération nantaise). Les demandes en hébergement d insertion sont instruites par les travailleurs sociaux et les attributions sont gérées par le SIAO Insertion depuis Les délais d instruction des dossiers, puis les délais d admission en CHRS restant trop long, il est attendu des améliorations de fonctionnement du SIAO en Direction des solidarités 55

58 Direction des solidarités 56 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile (suite) Domiciliation et Mission stabilisation logement Domiciliation personnes ont bénéficié d une domiciliation. Pour 1 250, il s agissait d une première demande (70%). La forte activité constatée au cours de l année (+ 16% pour les premières demandes comme pour les renouvellements) se traduit également par un nombre plus élevé de personnes domiciliées au 31 décembre puisque ce chiffre passe de en 2012 à en 2013, soit une hausse de % L élection de domicile, en permettant d avoir une adresse personnelle où recevoir son courrier, joue bien son rôle de première démarche vis-à-vis de l usager nantais sans domicile puisque ce dernier peut envisager d autres accès à des droits, voire un accompagnement s il se montre intéressé. Accueil du public SDF L accueil du public SDF se fait au travers des prestations délivrées à l accueil, ou de la domiciliation. En effet, ces personnes peuvent sollicitées un accompagnement social afin d être aidées notamment pour la recherche d un logement ou d une mise à l abri. Ce public SDF est accompagné soit : guide page 120, fiche n 9 Personnes domiciliées Hommes : 72 % Femmes : 28 % Moins de 25 ans : 25 % ans : 40 % ans : 20 % ans : 10 % ans : 5 % par les travailleurs sociaux des différents territoires, dans le cadre de l accompagnement lié au RSA (359 bénéficiaires) ; par la Mission stabilisation, sur le projet d accès au logement (397 personnes). Cette prise en charge d une durée moyenne de 6 à 7 mois se fait par la mobilisation du réseau, l aide à la recherche du logement, et le suivi durant l installation et l appropriation du logement. Durant cet accompagnement, les travailleurs sociaux sont amenés à traiter différentes problématiques incontournables au relogement, comme celle de l addiction, de la santé plus globalement, et du budget. Il s agit d essayer de stabiliser au maximum la situation afin que l accès au logement se fasse dans des conditions les plus appropriées. En 2013, la Mission stabilisation a ainsi assuré rendez vous, et accueilli 397 personnes dont 197 nouvelles. 42% entre 25 et 39 ans, et 34% entre 40 et 59 ans. 82% d entre elles sont des hommes qui du fait de ressources faibles ou trop précaires (Assedics, Intérim, AAH, retraite), ou du fait d un passé «locatif instable» n accèdent pas en toute autonomie à un logement. Une fin de prise en charge a été prononcée pour 248 personnes : 54% ont pu accéder à un logement stable ou un hébergement. Les prestations délivrées : Les personnes domiciliées bénéficient de prestations «de base» qui permettent d assurer le «vital» : manger et rester propre. Ainsi, 703 personnes ont été orientées vers le restaurant social, dont 72% à titre gratuit (+10% par rapport à l année précédente). 300 personnes ont reçu des bons douche pour les bains municipaux (+ 14% par rapport à 2012). Et 329 personnes ont pu confié leur linge à l association Hepdale. Pour cette prestation, le nombre de personnes aidé a augmenté de 11%. Mission stabilisation Composée de 3 travailleurs sociaux, cette mission suit les personnes domiciliées qui sollicitent un appui pour trouver une solution au regard du logement. Il s agit de les informer et de les accompagner dans les étapes et démarches nécessaires pour retrouver un hébergement stable, pour accéder à un CHRS, une location ou sous-location.

59 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile (suite) Restaurant social Pierre Landais guide page 126, fiche n 15 Un lieu ressource sur l Ile de Nantes Le restaurant social est un lieu ressource de solidarité municipale bien identifié par les personnes en grande précarité et par les professionnels intervenants dans ce champ. Ce lieu d accueil poursuit sa mission en développant un projet de travail social innovant, et bénéficie à cet égard d'une confiance partagée par l'ensemble de celles et de ceux qui le fréquentent et s'impliquent dans les actions mises en place. Cette dynamique permet d'attirer vers lui un grand nombre d'intervenants et de citoyens, prêts à mettre en expérimentation après les repas, des projets autour de cette singularité, en capacité de remédier aux dommages causés par les phénomènes de disqualification sociale et à reconstruire avec ceux qui s'en sentent exclus la place légitime qui leur revient au cœur de la vie de la cité. Le public accueilli Au cours de l'année 2013, l'établissement a distribué prestations aux usagers : plateaux-déjeuner, sacs composés de 2 sandwiches, et paniers repas pour se nourrir les jours de fermeture : dimanches et jours fériés. Dans le cadre de cette prestation alimentaire, le restaurant social municipal a accueilli 583 personnes différentes (501 hommes et 82 femmes). 287 personnes ont été accueillies pour la première fois dans l établissement, dont 37 femmes et 52 jeunes de moins de 25 ans. 346 personnes ont bénéficié d'une carte gratuite. 237 personnes ont acheté régulièrement leurs repas au CCAS. La fréquentation journalière de la prestation alimentaire oscille entre un seuil bas de 80 personnes, et un seuil haut de 110 personnes. Ouvert au public entre midi et 17H00, le restaurant social accueille quotidiennement de 20 à 50 personnes supplémentaires qui ne viennent pas dans le but d'y déjeuner. L accueil de jour et le travail social L'accueil de jour inconditionnel est une forme parallèle d'accueil proposé par l'établissement, au moment des repas et au-delà. Il offre au quotidien un espace où trouver des ressources (téléphone, Internet, fax, bureautique, journaux, travailleurs sociaux), ou simplement se poser, boire un verre, parler à quelqu'un, renouer du lien social, ou participer aux activités mises en place, accéder à une offre culturelle ou de loisir sportif. Le travail social se décline principalement à travers la présence de deux travailleurs sociaux, disponibles pour les personnes accueillies, qui assurent à l'établissement la cohérence d'un accueil ressource où les liens se tissent au quotidien, facilitant l'écoute des besoins et des interrogations au gré des difficultés qu'elles rencontrent. Au delà de ces liens, un partenariat opérationnel construit avec un large réseau d'acteurs (hébergement d urgence, aide alimentaire, accompagnement social, emploi, logement, santé) offre la possibilité de relais et l'articulation des suivis autour des problématiques individuelles rencontrées. La lutte contre la disqualification sociale et les phénomènes de non recours Plus d'une personne sur 5 chaque jour en moyenne poursuit le repas en s'inscrivant à une proposition d'activité ou de sortie extérieure proposée par l'établissement. L'année 2013 comptabilise participations ou inscriptions individuelles sur l'animation globale proposée par l'établissement, soit 474 offres d'activités différentes, témoignant d'une hausse importante et significative. Cette animation se décline dans une offre interne d'activités hebdomadaires, mensuelles ou ponctuelles (293 offres annuelles pour participations individuelles), et dans une offre externe (181 offres annuelles pour réservations individuelles), toutes construites de partenariats d'acteurs multiples qui conjuguent trois types de propositions : Les activités de prévention de la santé au sens large : Prestations alimentaires Évolution 2012/2013 Personnes différentes % Plateaux repas % Sacs sandwichs % Paniers-repas % 141 offres différentes pour participations d usagers Les groupes de parole «Café expression» / psychologue Apsyades Il s agit de proposer un groupe de parole en direction des usagers du restaurant social. Ce groupe d expression offre un espace de parole, d écoute et d échanges d expériences et de réflexion autour d une thématique qui préoccupe les participants. La parole y est libre, posée et entendue dans le respect de chacun. Thèmes abordés : le changement, le respect, les addictions. 3 femmes et 16 hommes y ont participé. Direction des solidarités 57

60 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile (suite) Direction des solidarités 58 Restaurant social Pierre Landais (suite) La permanence d écoute individuelle 2013 / psychologue Apsyades Elle consiste dans des entretiens individuels en direction des usagers du lieu d'accueil, un espace où la libre expression d un doute, d une souffrance, d une difficulté personnelle, d une dépendance peut se faire dans le respect et le secret professionnel. A compter du mois d octobre 2013, les interventions ont lieu toutes les semaines. 61 hommes et 19 femmes ont été reçus. L'atelier FELDENKRAIS / praticien certifié L'atelier a poursuivi son accueil autour de la conscience corporelle par le mouvement avec une fréquentation assidue : 117 séances individuelles et 39 séances collectives ont permis 224 participations d'usagers. L'atelier «Alimentaire, mon cher Watson» / diététicienne Faciliter l accès des personnes en situation de précarité à une alimentation équilibrée et saine, bonne pour leur santé. 19 interventions sous forme d'entretiens suivis dans la durée pour 15 personnes, 8 ateliers en partenariat avec la Banque alimentaire, l'association les 4 saisons et le micro marché bio de l'île de Nantes, pour 43 participations individuelles. L'atelier Sport/ Fédération EPMM Une proposition ouverte sur 39 rendez-vous collectifs le vendredi matin, pilotée par les encadrants sportifs qui accompagnent les personnes sur des équipements abrités ou de plein air pour des activités multisports. D'autres propositions complètent ce dispositif en l'ouvrant également à d'autres structures d'accueils : apprentissage du vélo le jeudi, natation le samedi, gym le mardi, journée Formasport en juin, pour un total de 223 participations. Le programme «Santé vous vivre» (7 séances pour 81 participations), relie activité physique et nutrition au restaurant social, en partenariat avec la cuisine mobile de la Banque Alimentaire. Le Salon de Coiffure / coiffeuse professionnelle Il débute en fin d'année 2013, avec la participation de l'atelier Look qui intervient 2 fois pas mois. Un dispositif de fauteuil de coiffure permettant les shampoings est installé : 4 séances pour 45 participations. Les lunettes / optique solidaire 10 séances annuelles pour 106 examens et interventions. Les vaccinations et le dépistage / CHU 1 séance intra-muros pour 17 participations et suivis de résultats. Les activités autour de l expression de soi, du lien social, du développement de compétences : 96 offres différentes pour participations d usagers L'atelier «Image et Son» / réalisateur documentariste 28 séances pour 112 participations, réalisation de A à Z de 4 courts-métrages par les usagers, projetés dans le cadre de la Quinzaine des droits de l'enfant en novembre. L'atelier Image & Son a permis à Pierre-François Lebrun, documentariste professionnel indépendant, de trouver une place et un rôle auprès des usagers pour mener à bien son projet de travail avec eux, qui prendra la forme d'un documentaire intitulé «Chez Pierrot», à découvrir au cour de l'année 2014 sur France-Télévisions. L'atelier Informatique / Espaces-Formation 39 séances annuelles de 3 heures pour un total de 780 créneaux individuels de 1h30, l'atelier informatique reste localisé au cyberespace de la maison de quartier de l'île de Nantes, où les usagers du restaurant social sont accompagnés chaque semaine par la formatrice, et en profitent pour se saisir également des propositions qui leur sont faites sur place. 55 personnes différentes, dont 10 femmes sur l année L'atelier musical / «association Corps pluriels» 25 séances annuelles pour 170 participations individuelles. Dynamisé par la prestation faite à la Cité des Congrès en fin d'année 2012, le groupe d'usagers associatif «Corps Pluriels» continue au fil de ses nouvelles rencontres l'écriture et la composition musicale collective ouverte à tous, avec un objectif de concert événement à l'horizon 2014.

61 Programme / Accompagnement des personnes sans domicile (suite) Restaurant social Pierre Landais (suite) Rencontres et participations collectives «dans et hors de» l'établissement Le restaurant social a organisé des rencontres participatives en interne, dont 2 conseils de vie sociale, 28 débats thématiques dans le cadre du ciné-club, une vingtaine d'invitations de personnalités extérieures. Présents au sein de l'établissement au cours de l'année 2013 : le Pannonica, les Amart's, le Grand T, l'onyx, l'arc, la salle Vasse, la Maison de l'emploi, la Maison de la Poésie, la médiathèque Jacques Demy, le Festival des 3 Continents, la Folle Journée, le Maire de Nantes, le théâtre forum, le FRAC, la Maison de l'apiculture, des écrivains, des musiciens, un artisan. Des rencontres propices aux échanges et à l'expression de soi. Des événements festifs ouverts comme le Printemps des voisins solidaires en mai, ou la journée partagée du 12 septembre au centre de loisirs nautiques de Port Barbe, facilitent également la dimension d'estime citoyenne et sociale à laquelle chacune des personnes accueillies doit pouvoir prétendre. La médiation culturelle : 237 offres différentes pour participations d usagers En interne (ciné-club et débats, accueils et performances d'artistes) : 55 offres pour participations. En externe (relais culturels / Carte Blanche structures / Cultures Du Cœur / UDCCAS / Atelier des initiatives / NGE / Cité des Congrès) : 182 offres d'accès à la culture : places réservées pour des spectacles programmés au travers de médiations affichées, présentées et accompagnées au sein de l'établissement. Soit au total 237 offres différentes d'accès à la culture internes et externes, qui ont entraîné participations individuelles au cours de l'année. Une offre initialement descendante en cours de s'inverser par la prise en compte des besoins remontants, significatifs des conséquences positives d'un Actions mises en place projet social participatif. Carte Blanche Atelier des initiaitves 19 offres 58 offres 111 participations 191 participations A noter cette UDCCAS 20 Offres 92 participations montée en puissance de proposi- Cultures du cœur 57 offres 233 participations Festival des 3 continents 1 offre 20 participations tions de spectacles pour enfants Salons, Expos, Tissé 27 offres 420 participations proposés aux parents en général «non gardiens», qui en avaient exprimé la demande et qui leur permettent des temps privilégiés dans l'exercice de leur parentalité. Idem quant au partenariat reconduit avec la médiathèque Jacques Demy, offrant aux parents accueillis des choix de livres à partager et à lire avec leurs enfants. Au regard des plateaux-repas servis, force est de constater que accès à la culture concernent chaque jour plus d'une personne sur 10 au delà de la prestation alimentaire. Cette dynamique place l'établissement comme un interlocuteur fréquemment sollicité par les différentes institutions sur la question de la médiation culturelle et du lien social. L'établissement conforte sa mission d'innovation sociale et de lutte contre l'isolement et le non recours par les résultats qu'il obtient dans le projet qu'il a mis en œuvre. PERSPECTIVES 2014 ANIMATION Ouverture d'un atelier d'art plastique créatif hebdomadaire (Expression Nomade) Projection de «une chambre en ville» de Jacques Demy, avec la MHT et le concours d'agnès Varda. Extraits vidéos des grèves de Réflexion, rencontres et animation d'un partenariat autour de la question des vacances pour les personnes en grande précarité (loi sur les exclusions. Juillet 98. art 140) Ouverture du festival CABLE#7 (concerts musique expérimentale) Création d'un comité de lecture d'usagers (Festival Mauves en Noir) Écriture collaborative d'un polar avec l'écrivain Ricardo Montserrat (groupe Alice) ORGANISATION Mise en place d'une charte d'accueil avec la participation des usagers Réflexion sur l'adaptation des locaux dédiés au regard du développement du projet social Direction des solidarités 59

62 Direction des solidarités 60 PERSONNES AGEES - PLAN D'ACTIONS ORIENTATIONS STRATÉGIQUES OBJECTIFS OPÉRATIONNELS ACTIONS Adapter l'environnement et le logement des personnes 1 Développer une offre de «logements bleus» avec Nantes Habitat puis avec les autres bailleurs sociaux 1 Favoriser la mise en place de solutions diversifiées répondant au souhait de la grande majorité des personnes âgées de vieillir chez elles âgées pour qu'elles poursuivent leur vie chez elles de la façon la plus autonome Renforcer la cohérence, la complémentarité et la qualité des prestations de soutien à domicile 2 Favoriser l adaptation des logements par les propriétaires occupants ou bailleurs du parc privé, en partenariat avec Nantes Métropole 3 Introduire les attentes des personnes âgées dans les opérations d aménagement de l espace public, en partenariat avec Mission handicap 4 Développer l évaluation des besoins à domicile et mobiliser des partenaires pour apporter des services 5 Identifier les difficultés de prise en charge et proposer des réponses expérimentales 6 Accompagner les personnes âgées qui devront envisager un déménagement pour rester à domicile 7 Structurer une offre de service de «petit bricolage» 8 Proposer un service d interventions sécurisantes pour la nuit 9 Adapter le portage des repas à la diversité de la demande 10 Mettre en place un réseau de correspondants de proximité pour assurer une vigilance, le doter d un numéro vert ou de tout outil adapté à la transmission d informations Lutter contre l isolement 11 Développer des stratégies de mise en contact des personnes, de continuité relationnelle, à partir des micro-territoires, des équipes de quartier 12 Développer les réseaux de visiteurs, coordonner et animer les acteurs intervenant auprès des personnes âgées isolées 13 Garantir l accès à la téléassistance pour les grands isolés 14 Maintenir le dispositif du plan canicule Permettre aux person- 15 Préciser les attentes de la Ville auprès de l ORPAN dans le cadre d une convention d objectifs de gestion 2 nes retraitées et âgées de prendre toute leur place dans la vie sociale locale en prévenant le repli sur soi et en combattant l isolement Favoriser la participation des personnes âgées à la vie sociale 16 Organiser des passerelles entre la DPA et les associations. Faire partager les enjeux de la politique publique au tissu associatif 17 Etudier une offre de transport à la demande, ainsi qu une évaluation des conditions d accès au transport collectif pour ce public 18 Réaliser un état des lieux de l offre d animation de proximité pour les personnes âgées et évaluer l adéquation avec les attentes des personnes âgées - étude 19 Transformer les restaurants et en faire un support d échanges conviviaux. Développer la qualité de l accueil. 20 Poursuivre les réhabilitations des restaurants en intégrant les besoins de la vie associative 21 Développer des implantations de proximité en sites propres ou partagés - ouvrir un lieu à l ouest de Nantes 22 Faire évoluer la formule des repas de printemps et des repas à thème 23 Favoriser les animations intergénérationnelles Changer le regard sur la vieillesse 24 Soutenir les évènementiels communicants 25 Développer l expression citoyenne des personnes âgées

63 PERSONNES AGEES - PLAN D'ACTIONS Orientations stratégiques Objectifs opérationnels Actions Favoriser l aide aux aidants 26 Fédérer les initiatives liées à la désorientation au sein d une maison des aidants 27 Soutenir Pauséo Développer les capacités d accueil en établissements Soutenir les créations, extensions, restructurations d établissements médico-sociaux - faciliter l évolution des établissements publics - protocole agglomération EHPAD Développer les places accessibles aux personnes âgées désorientées, notamment les accueils de nuit 30 Soutenir les formules innovantes, domiciles services, hébergements temporaires 3 Améliorer la prise en charge de personnes fragilisées sur la ville de Nantes Solvabiliser les personnes âgées aux revenus les plus faibles 31 Développer les politiques tarifaires adaptées, coordonnées avec d autres intervenants 32 Garantir le plein accès aux droits, aux ressources de substitution Accompagner les publics spécifiques avec des réponses adap- 33 Mobiliser les gestionnaires d établissements pour accueillir le public souffrant de pathologie psycho-sociale en partenariat avec la DASI tées 34 Etablir dans la concertation un programme d actions pour le public étranger et les migrants vieillissants Prendre en charge les situa- 35 Renforcer la fonction de coordination du CLIC au sein des institutions et services gérontologiques tions d urgence et situations complexes 36 Développer les concertations pour des cas particuliers avec les acteurs de terrain (mise en place de gestionnaires de cas) Les actions 37 à 55 sont pilotées par la Direction des établissements médico-sociaux 56 Développer les outils d analyse et la gestion de bases de données descriptives et analytiques pour générer des invitations aux rencontres 4 Renforcer la lisibilité de l offre de service par la communication, l information, le conseil, au bénéfice des personnes âgées Aller à la rencontre du public Maîtriser les données locales et l évaluation du besoin 57 Développer les transferts d information avec les différents partenaires pour déterminer les cibles prioritaires 58 Produire une communication de proximité à l échelle des micro-quartiers ou pour des cibles inférieures à 50 personnes 59 Poursuivre les rencontres de quartiers pour remonter des besoins et des attentes Développer une stratégie de communication par un réseau de prescripteurs auprès des personnes âgées - porte d entrée de mobilisation des libéraux de 60 santé 61 Mettre en place un fichier unique de la demande d entrée en institution Direction des solidarités 61

64 Direction des solidarités 62 Eléments de contexte La population nantaise sur les territoires de la DPA (Source : recensement INSEE 2010) La population nantaise est composée de habitants ont entre 60 et 74 ans et ont 75 ans ou plus (18,2 % de la population nantaise ont 60 ans et plus). Territoire DPA NORD OUEST EST CENTRE SUD Quartier % du quartier % du territoire DPA Population % des 60 ans et plus Population sur la population sur la de 60 ans et + par rapport à la par quartier totale population totale par quartier population du quartier Hauts Pavés St Félix ,3 % ,2 % Breil Barberie ,5 % 29,4 % ,6 % Nantes Nord ,6 % ,5 % Bellevue - Chantenay ,9 % % 20,7 % Dervallières Zola ,8 % ,6 % Malakoff St Donatien ,2 % ,4 % Nantes Erdre ,4 % 31,3 % ,3 % Doulon Bottière ,7 % ,7 % Centre ville ,4 % % Ile de Nantes ,5 % 18,6 % ,5 % Nantes Sud ,6 % ,4 % TOTAL de la population Total des 60 ans et % des 60 ans et + sur le territoire par rapport au total du territoire 19,6 % 19,6 % 17,2 % 16,1 % Evaluation des besoins Les territoires de la DPA Suite aux conclusions d une étude de politique publique en 2006, le plan d actions en faveur des personnes âgées s articule autour de trois priorités : mener une politique volontariste et prioritaire en faveur de la lutte contre l isolement : repérage et évaluation individualisée des situations avec, en parallèle, le développement de services ou d actions collectives. Un axe sur le changement de regard est également développé. Ce volet de politique publique est aujourd hui piloté par le Pôle Développement Social de la Direction des solidarités ; concourir à l adaptation du logement des personnes âgées dont le développement de l offre de logements adaptés «logements bleus» ; soutenir les aidants : création de la Maison des aidants, espace d accueil, de soutien et d accompagnement des aidants et développement des solutions d accueils temporaires et de structure de répit. NORD Quartiers : OUEST Quartiers : 2-3 EST Quartiers : CENTRE SUD Quartiers :

65 Programme / Accompagnement des Personnes âgées CLIC Nantes Entour âge guide page 132, fiche n demandes Public : 70% des demandes sont anonymes (demandes simples d informations). Pour les demandes dont les usagers sont nommément identifiés (30%), 92% concernent des femmes, et 84% ont plus de 75 ans. - Le demandeur est : la famille ou l entourage : 39 %, soit une diminution de 10 points par rapport à 2012 ; la personne âgée elle-même : 27 % (stabilisation par rapport à 2012) ; les professionnels dont les médecins généralistes : 19 % (stabilisation par rapport à 2012). - Les demandes de renseignements concernent : la vie à domicile : 50% (chiffre identique à 2012) ; les structures d accueil Personnes âgées : 17% (chiffre identique à 2012) ; l accès aux droits : 18% (19% en 2012) ; des informations sur le CLIC : 9% (10% en 2012) ; l offre de soins : 1% (4% en 2012). - Nombre de personnes concernées par les demandes reçues : personnes âgées, dont nouvellement aidées (71%) visites à domicile ont été réalisées, soit 5,7 % de l ensemble des entretiens réalisés (76,5% ont lieu lors d échanges téléphoniques) entretiens ont été tenus (avec la personne âgée, avec l entourage et/ou les professionnels), soit + 17% par rapport à Organisation du CLIC : expérimentation 2013 La sectorisation géographique des visites à domicile a été confirmée en Par ailleurs, une expérimentation a été mise en place sur le 2ème semestre pour une partie de l équipe : il s agit de la mutualisation des interventions entre les évaluatrices qui vont au domicile à la demande de la CARSAT pour les Plans d Actions Personnalisés et celles qui se rendent dans les logements bleus. Dispositif nantais de lutte contre la canicule Conformément à la loi , et l instruction interministérielle du 10 avril 2013, l obligation incombe aux municipalités de recueillir des éléments relatifs à l identité des personnes âgées et handicapées qui en font la demande. Ce recensement doit faciliter l intervention ciblée des services sanitaires et sociaux en cas de déclenchement du plan d alerte. Le CLIC pilote le Plan vermeil du Plan canicule. Au 1er mai 2013, 298 personnes âgées et handicapées étaient inscrites à leur demande sur le registre tenu à jour par le CLIC. Les évaluations réalisées de ces situations au regard de la vulnérabilité de ce public vivant à domicile, avaient permis d identifier potentiellement la nécessité de 13 visites obligatoires pour des situations de fragilité avérée, 26 visites potentielles pour des situations préoccupantes, 259 appels téléphoniques. A partir de ces éléments, le 11 juillet 2013 : sur les 259 situations, 50 personnes ont été contactées «au hasard» dont 33 ont répondu que «tout allait bien». Concertation pour les situations complexes Une situation complexe est une situation qui nécessite une évaluation d un ou plusieurs partenaires (problématique sociale, psychologique et/ou médicale). En 2013, le CLIC en a pris en charge 135 (+ 3% par rapport à 2012), augmentation qui peut s expliquer par la saturation de la gestion de cas pris en charge par la MAIA Nantes Agglomération. Déclenchement du dispositif de vigilance du 18 au 23 juillet 2013 : 249 appels téléphoniques ont été réalisés. Toutes les personnes âgées ou leur entourage ont pu être contactés pendant la période : 228 situations dites simples (88%), 21 personnes contactées en vue d une visite potentielle à domicile : 12 personnes n ont pu être jointes directement (2 décédées, 3 hospitalisées, 5 en vacances chez leurs enfants, 2 en hébergement temporaires) et 9 visites «obligatoires» à domicile ont été réalisées le vendredi 19 juillet. Direction des solidarités 63

66 Direction des solidarités 64 Programme / Accompagnement des Personnes âgées CLIC Nantes Entour âge (suite) Logements bleus guide page 134, fiche n 23 Évaluations «Plans d Actions Personnalisés» Usagers : Les retraités du régime général qui souhaitent bénéficier d une prise en charge pour pouvoir recourir à des services permettant de rester au domicile. Dispositif sous conditions de ressources, d âge et de dépendance (GIR 5 et 6 uniquement). Activité : Après une légère augmentation en 2012, il est constaté une légère baisse du nombre d évaluations réalisées en 2013 (- 15%). Ces évaluations sont de différentes natures : 1 ère demande d aide au maintien à domicile, renouvellement au bout d un an ou PAP sortie d hospitalisation. 577 évaluations ont été réalisées auprès des personnes âgées, dont 48 auprès de résidents des foyers-logement du CCAS ont été facturés à la CARSAT pour ces évaluations réalisées par le CLIC. Le panier de services proposé aux personnes âgées s est diversifié (plafond de 3000 par PAP, avec contribution du retraité en fonction de ses ressources) : aide ménagère forfait pour la téléassistance 100 si choix de la téléassistance du CG forfait pour les protections 100 forfait «aide au lien social» (adhésion à un club ) 100 forfait pour des petits travaux 150 forfait pour les transports 200 guide page 133, fiche n 22 Public concerné : Locataires de Nantes Habitat de plus de 65 ans ; Locataires de Nantes Habitat favorables à une mutation vers un logement adapté ; Personnes formulant une première demande de logement social et précisant la demande d un Logement bleu. Activité : Il s agit de logements de bailleurs sociaux adaptés aux personnes âgées avec un pack de services à domicile associés. Fin octobre 2008, a été signée la convention de partenariat avec la Ville de Nantes et Nantes Habitat. Elle fixe le mode opératoire pour organiser la coordination entre l adaptation des logements et l apport de services aux personnes âgées qui les occupent. Cette démarche permet le maintien des locataires sur leur quartier mais également facilite l admission de nouveaux locataires. Quelques chiffres : 502 évaluations à domicile ; 357 logements labellisés en 2013, soit depuis le début du dispositif ; Au total, 71% des locataires occupant un Logement bleu ont plus de 75 ans. Dans le cadre des 800 situations rencontrées lors des visites à domicile, des propositions et/ou des mises en place de services ont été faites dans + de 50% des cas, principalement de l aide à domicile et de la téléassistance. La question de l adaptation des logements aux personnes âgées est prise en compte par tous les bailleurs sociaux. Le Service logement de la Ville de Nantes et de Nantes Métropole doit évaluer les ouvertures possibles des bailleurs sociaux à coopérer pour intégrer l approche globale du soutien à domicile et des services dans leur politique d adaptation de logement aux personnes âgées. forfait pour la pédicurie 60

67 Programme / Accompagnement des Personnes âgées CLIC Nantes Entour âge (suite) Partenariat Grâce à la compétence et aux connaissances du CLIC dans le domaine des personnes âgées, les actions suivantes ont été mises en place : Collaboration avec le Conseil général et les CLICs concernés pour l organisation de soirées thématiques à destination des médecins libéraux pour présenter les acteurs du réseau gérontologique. 180 médecins présents ; MAIA : la Ville de Nantes s est associée au CHU et au Conseil Général de Loire- Atlantique pour proposer la mise en place d une Maison pour l Autonomie et l Intégration des malades Alzheimer sur le territoire. Ce réseau partenarial vise à aborder une prise en charge spécifique pour les situations les plus complexes (gestion de cas) et à décloisonner les pratiques des secteurs sanitaire et médico-social. En 2013, le gestionnaire de la MAIA ne pouvait plus prendre en charge de nouvelles situations nantaises. Rencontres de quartiers «Bien vieillir dans son quartier» Ces rencontres, à destination des Nantais de plus de 75 ans, ont pour objectif de présenter les services à domicile par l intermédiaire de témoignages de personnes âgées déjà bénéficiaires, en utilisant des supports vidéo. Lors de ces rencontres, les différents partenaires sont également invités (services d aide à domicile, médecins, infirmiers libéraux, associations de territoire ). Deux rencontres se sont tenues en 2013 sur les micro-quartiers : Doulon / Bottière / Pin Sec : 562 personnes invitées, 50 présentes ; Dervallières / Joncours Procé / Contrie : 615 personnes invitées, 55 présentes ; Il en ressort que très majoritairement le public féminin était présent pour s informer ou approfondir personnellement ses connaissances. Cette rencontre a répondu à leurs attentes dans 87% des cas à la Bottière, contre 67% sur les Dervallières. Les thèmes suggérés qui pourraient être encore approfondis portent sur les assurances complémentaires, les frais d ambulances et la téléassistance. Avis citoyen sur la question du vieillissement des migrants L avis citoyen a été restitué sous la forme d un film de 23 minutes, réalisé dans le cadre de la démarche et sous la forme d un avis écrit plus classique. Depuis la remise de l avis, quatre réunions techniques, une réunion avec un groupe de l'accord et une réunion en présence des élus ont permis d instruire les réponses aux préconisations de l atelier. Ainsi, la Ville a identifié des axes de progrès sur la question de la prise en charge des migrants âgés tels que : Renforcer l information sur l existant ; Identifier, s appuyer et renforcer les relais de proximité pour proposer un accompagnement dans les démarches au quotidien et des relais d information ; Favoriser une meilleure prise en compte des migrants par les professionnels du vieillissement ; Poursuivre la réflexion engagée et les échanges. D ores et déjà, sans attendre la communication officielle du 28 janvier 2014, à titre d exemple le flyer communiquant sur le rôle du CLIC a déjà été envisagé en 3 langues étrangères (anglais, arabe, turc). Perspectives 2014 : Réflexion et expérimentation de nouvelles formes de rencontres dans les quartiers ; Déclinaison de l avis citoyen personnes âgées immigrées en termes de communication et de mobilisation du réseau gérontologique ; Finalisation du projet de service CLIC Nantes Entour Age au sein du Pôle Personnes âgées. Direction des solidarités 65

68 Direction des solidarités 66 Programme / Accompagnement des Personnes âgées Prestations à domicile Soutien à domicile : O Menu guide page 135, fiche n 25 Le dispositif O'Menu, lancé en février 2012, propose aux Nantais une offre de restauration de proximité en fonction de leur besoin et de leurs ressources puisque les tarifs sont définis en fonction de ces dernières. Une campagne de communication auprès des Nantais de plus de 75 ans a été organisée en décembre Un «bon découverte» est proposé et permet de venir déjeuner gratuitement seul ou accompagné dans un des établissements partenaires. Deux types de restauration sont proposés : 1- «Déjeuner chez soi» avec le Portage des repas à domicile Ce service est proposé aux personnes âgées et/ou handicapées qui ne sont pas en mesure, temporairement ou définitivement, de faire leurs courses ou de préparer leur repas. Le service «prestations à domicile» propose et met en place le portage des repas au plus près des besoins du demandeur et en lien avec son entourage. Cette prestation apporte une réponse aux situations d urgence (retour d hospitalisation ) ou réponse complémentaire dans la palette du maintien à domicile. Les repas sont livrés 4 fois par semaine, par les équipes de la DEMS, correspondant à une possibilité de consommation de 7 jours sur 7. Les repas livrés sont à réchauffer et prêts à consommer. Le tarif proposé est fixé en fonction des revenus. Comparatif du nbre de nouveaux bénéficiaires par mois Usagers : 746 personnes ont fait appel au Service de portage des repas à domicile en 2013, avec une moyenne de plus de 463 personnes facturées par mois (431 en 2012, soit une augmentation de 7,4 %). Activité : Le service de Portage des repas est mis en place auprès de 304 nouveaux bénéficiaires, soit une moyenne de près de 25 nouvelles personnes par mois. 2 - «Déjeuner près de chez soi» Profil du public Moins de 60 ans : 12% ans : 19% ans : 53% + de 90 ans : 16% Le plus jeune a 36 ans La plus âgée a 100 ans Cette offre propose deux types de lieux de proximité, soit dans les 6 restaurants intergénérationnels, soit dans les 13 EHPAD (maisons de retraite) partenaires (6 EHPAD publics et 7 EHPAD privés ou associatifs). Le Service «prestations à domicile» présente l'offre, constitue le dossier d'inscription et définit avec le demandeur le lieu le mieux adapté à ses besoins et à sa mobilité. Il se charge également de la relation avec les différents partenaires Evolution Nombre de repas facturés dans les EHPAD EHPAD Privés X par 5.5 EHPAD Publics % TOTAL % janvier fevrier mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre Repas découverte EHPAD Privés X par 7.5 EHPAD publics 6 38 X par 6.3 RIG X par 4.8 TOTAL X par 6,1 En raison de travaux de réhabilitation dans certains EHPAD publics, sont réellement impliquées les résidences Chambellan, Bréa, Pirmil et Fonteny. Ces deux derniers, ayant été précédemment des restaurants intergénérationnels, ont maintenu une fréquentation des habitants du quartier, ce qui explique un nombre important de repas pris dans ces EHPAD.

69 Programme / Accompagnement des Personnes âgées Prestations à domicile (suite) Soutien à domicile : Aide légale guide page 136, fiches n 26 à 29 Soutien à domicile : Colis de Noël Dans le cadre du Code de l aide sociale et des familles, le CCAS se charge de remettre les dossiers d aide sociale aux Nantais, de recueillir les éléments constitutifs du dossier, de vérifier leur exactitude et de donner un avis sur la demande. Ces dossiers d aide sociale portent sur la prise en charge des frais d hébergement en établissement, sur l aide ménagère et sur l aide aux repas. Prise en charge des frais d hébergement en établissement : 133 dossiers instruits en 2013, soit une augmentation de 8 % par rapport à dossiers d obligés alimentaires (recueil d informations concernant les enfants des personnes sollicitant l aide sociale) instruits en Le service recueille également des informations sur les obligés nantais pour les communiquer à la commune du demandeur d aide sociale. Ces dossiers représentent 60% des dossiers instruits. À l occasion des Fêtes de fin d année, un colis de produits festifs est attribué aux personnes nantaises, âgées de plus de 60 ans et ayant des faibles revenus (moins de /an pour une personne seule et moins de /an pour un couple). La suppression du critère «retraités» permet l accès aux personnes bénéficiaires du RSA. Afin de faciliter le retrait de ce colis, la distribution est assurée par la Mairie centrale et les Mairies annexes. Les bénéficiaires de ces colis sont au nombre de en 2013 (+2,7%). 55 % ont entre 60 et 74 ans ; 76% sont des personnes seules. Prise en charge des frais de maintien à domicile (aide ménagère et aide au repas) : 103 dossiers instruits en 2013, soit une augmentation de 61 % par rapport à 2012 Soutien à domicile : Petit Bricolage Soutien à domicile : Transport «libellule» Suite aux préconisations de l Atelier Citoyen du quartier Breil/Barberie, il a été expérimenté en 2013 un service de transport à la demande. Ce service est réservé aux habitants du quartier de 70 ans et plus, pour tous les déplacements sur ce même quartier les mardis et vendredis de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00. Le tarif est défini selon les ressources et varie entre 1,50 et 4 le trajet. En 2013, trois personnes se sont inscrites dans le dispositif, deux tickets ont été utilisés. Le partenariat avec Mutualité Retraite permet d apporter une réponse aux personnes dont l entourage n est pas mobilisable (inexistant, éloigné ou indisponible) et dont les ressources, ou le type de besoins, ne leur permettent de faire réaliser des petits travaux d entretien (changer une ampoule, fixer une étagère, etc). Après avoir défini le tarif en fonction des ressources, le bénéficiaire est mis en relation avec le service. Sur 88 demandes formulées en 2013, 62 ont abouties. Profil du public : 87% sont des femmes. Direction des solidarités 67

70 Direction des solidarités 68 Programme / Accompagnement des Personnes âgées Prestations à domicile (suite) Soutien à domicile : Téléassistance guide page 135, fiche n 24 Usagers foyers sont abonnés sur la Ville de Nantes, soit - 2,9 % par rapport à nouveaux dossiers ont été constitués en 2013, soit une diminution de 16 % par rapport à résiliations de contrat, même chiffre qu en Activité Le CCAS réalise, dans le cadre de la convention partenariale avec le Conseil général, le travail de proximité auprès des Nantais : visites à domicile, constitution du dossier administratif, résiliation. Deux tarifs sont applicables selon les critères définis par le Conseil général : Tarif réduit de 9,90 par mois pour les personnes dont le revenu n excède pas pour une personne seule et pour un couple ; Tarif de base, tout public de 19,83 par mois. Nocti-services : L accès à la téléassistance du CG 44 nécessite la désignation de deux personnes à proximité, relais avant l éventuelle intervention des pompiers. Pour les Nantais en situation d isolement ou dont l entourage ne se situe pas à proximité, Nocti-service propose d être identifié comme référent dans le contrat de téléassistance. L activité de ce service, initialement assurée par l association Partage service dans le cadre d une convention avec le CCAS, a été reprise par l ADAR le 01/07/2013 lors du dépôt de bilan du précédent gestionnaire. Nouveaux bénéficiaires : du 1 er janvier au 30/06/2013 : 21 du 1 er juillet au 31/12/2013 : 13 Nombre total de bénéficiaire au 31/12/2013 : 154 personnes Tarification pour l usager : Afin de rendre accessible ce service à la majorité de Nantais, une aide financière du CCAS peut leur être attribuée, compte tenu de leurs ressources. Tarif pour l usager Sans aide Avec aide du CCAS Abonnement mensuel pour le référencement 21 de 5,15 à 21 Interventions quelque soit la durée 24,50 de 4,61 à 24,50 Forfait de déplacement 5,50 à 5,50

71 Programme / Aidants Maison des aidants Journée nationale des aidants - table ronde «Aidants : quelle reconnaissance?» (117 participants) ; Communication : édition d un nouveau guide pour les aidants familiaux. guide page 137, fiche n 30 Quelques chiffres sur les prestations individuelles : 415 aidants accueillis en 2013 (stabilité par rapport à 2012) ; 516 visites (- 6 % par rapport à 2012) ; appels (+ 11 % par rapport à 2012) ; 58 malades accueillis (- 3% par rapport à 2012), dans le cadre du partenariat avec l ADAR (PAUSEO). Organisation d actions d information collectives organisées en partenariat : Groupes d aide aux aidants du Centre mémoire recherche et ressources : 1 groupe sur la maladie Alzheimer (9 séances, 8 participants) ; 1 groupe pour les aidants de malades Alzheimer (6 séances, 7 participants) ; 1 groupe pour le syndrome de Benson (5 séances, 7 participants) ; Groupe d aide aux aidants professionnels (par le CMRR, l UCC, et la SADAPA) : (4 séances, 10 participants). Groupe de parole de la Maison des aidants (4 séances, 8 participants). Ateliers axés sur le bien-être et la détente pour l aidant : Atelier de socio-esthétique «Bien dans son corps. Mieux dans sa tête» en partenariat avec l AAFP-CSF (23 séances, 22 participants) ; Atelier de musicothérapie, par l association «Tous en musique» (17 séances, 11 participants) ; Atelier «Chantons ensemble» par le même partenaire (4 séances, 12 participants) Activité physique adaptée avec SIEL Bleu (10 séances, 9 participants) ; Atelier de gestion du stress et des émotions (10 séances, 10 participants) ; Atelier de rigologie (par Irène Phélippeau) : (9 séances, 23 participants). Ateliers axés sur le maintien de la vie sociale du couple aidant-aidé : Séjour de vacances pour couples aidants-aidés, en partenariat avec l Agence nationale des chèques-vacances (2 séjours, 30 participants) ; Café d échanges «Comme à la maison» (11 séances, 46 participants) ; Sorties en couples aidants/aidés (12 sorties, 48 participants) ; Actions évènementielles : Conférence «les troubles de la mémoire» organisée avec la Mutualité Française : 23 participants ; La Maison des aidants est une plateforme de répit et d accompagnement des aidants familiaux conventionnée de puis 2012 par l Agence Régionale de Santé. Elle développe des prestations individuelles (écoute, information, orientation) et des actions collectives organisées en partenariat. Le lien est désormais bien identifié par les professionnels du secteur gérontologique, qui orientent facilement leurs patients et usagers vers le service. Le public de la MDA se renouvelle régulièrement, grâce notamment aux activités collectives. La variété de l offre proposée est régulièrement mise en avant et participe à la satisfaction exprimée par les aidants. On constate que la venue des aidants au service pour ces activités entraîne également beaucoup d échanges informels avec l équipe qui participent à la création du lien entre le service et les usagers. La Maison des aidants anime toujours un réseau de partenaires à travers son Comité de suivi, favorisant l interconnaissance des acteurs, et des groupes de travail sur des thématiques spécifiques, dont un nouveau groupe sur les formules alternatives de répit qui a permis d impliquer des partenaires jusqu alors peu connus. L équipe participe également à un comité régional réunissant les 7 plates-formes de répit conventionnées avec l ARS, pour échanger sur les pratiques communes. La Maison des aidants développe un projet de service en lien avec les préconisations issues de l évaluation ENEIS et réfléchit à de nouvelles modalités d action. Perspectives Reconduite et développement des actions initiées en 2013 ; Réflexion sur de nouvelles activités : groupe d information sur les AVC, atelier de réminiscence en couple aidant/aidé ; Réflexion sur de nouvelles modalités d action : visite à domicile, halte répit pour les personnes malades ; Communication plus large auprès des professionnels libéraux, notamment les médecins généralistes. Direction des solidarités 69

72 Direction des solidarités 70 Programme / Administration Générale Mission gestion de l information Contexte Créée début 2012, la Mission gestion de l'information est une mission ressource, transversale à la direction. Elle a été plus particulièrement définie dans le cadre de la reconfiguration de la fonction d'accueil. Elle est en effet la traduction opérationnelle devant permettre aux agents en relation avec le public d'évoluer dans leur posture ; en mettant à leur disposition une information fiable et actualisée pour favoriser l'accès aux droits (informer/orienter) et ainsi lutter contre le phénomène de non recours. La mission est composée de deux agents, un responsable et un chargé d'information. Cet outil est accessible à l ensemble des agents de la Direction des solidarités, le Pôle personnes âgées ayant été formé en juin A leur demande, les agents du CHRS Archipel et du CNHR ont également été formés à la base de connaissances en novembre Le graphique ci-dessous montre le nombre de consultation de fiches d'information effectuées par mois depuis l'ouverture de l'outil : Activités Le principal axe de travail de la mission est de collecter auprès d'interlocuteurs fiabilisés l'information (tout support confondu) identifiée comme nécessaire aux agents d'accueil, afin de la traiter et de la mettre à leur disposition. Ce travail se fait en collaboration avec l'encadrement des équipes d'accueil, ainsi qu'avec toutes les sources d'informations potentielles internes à la direction, à la collectivité ou les ressources externes. Le travail de la mission se base sur quatre activités essentielles : le repérage des besoins en information, le travail de veille et de recherche d'information pour toujours disposer d'une information actualisée, la connaissance des sources d'information appropriées, l'administration des outils de gestion de l'information. La mission organise également dans ce cadre, la diffusion des supports de communication papier à destination des usagers. La mission a aussi pu être sollicitée à la demande, pour ce qui concerne son expertise en terme de structuration de l'information et d'accès à l'information : appui dans un projet transversal (accueil téléphonique), accompagnement dans l'élaboration d'un outil produit par un service (classeur avec fiches d'information pour une association partenaire d'un territoire), mise en place d'une nouvelle arborescence bureautique, atelier citoyen pour la mise en place d'un espace numérique au CCAS, diffusion du Guide Urgence Sociale, Après avoir analysé le besoin en information des agents d'accueil, la mission a commencé début 2012 un travail de structuration et de mise en forme de l'information en associant un groupe de futurs utilisateurs parmi les agents d'accueil. L'autre principale activité menée conjointement a été la mise en place de l'interface informatique donnant accès à l'information, la "base de connaissances", en lien avec le DGRN. Un travail de préparation de l'outil a été mené, aussi bien d'un point de vue technique que du contenu dans l objectif de pouvoir donner constamment accès à une information fiable, synthétique, de manière facile et rapide. Ainsi, plus de 700 fiches d'information existent dans la base de connaissances. Pour que les agents d'accueil s'approprient la prise en main de l'outil, les agents de la mission gestion de l'information ont pris le temps nécessaire avec eux pour les accompagner au quotidien. Pour mettre en valeur l'information mise à disposition, la mission rédige également une publication envoyée en moyenne une par mois en interne aux agents ayant accès à la base de connaissance, "Infos De base" ; ce document met en relief les nouvelles informations mises à jour ou alerte sur des évènements à venir. Perspectives 2014 : L'outil mis en place, la mission continue à assurer le repérage et le traitement de l'information utile aux agents d'accueil pour l'intégrer dans la base de connaissances. L outil «base de connaissances» doit évoluer favorablement courant 2014 afin d être en adéquation avec les autres choix effectués dans la collectivité (accès facilité à l outil, mutualisation d une partie des contenus, ).

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