édito L AUXILIAIRE bio sommaire Bulletin technique du réseau bio de Poitou-Charentes N 10 / OCTOBRE 10

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1 N 10 / OCTOBRE 10 L AUXILIAIRE bio Bulletin technique du réseau bio de Poitou-Charentes sommaire Actualités techniques Revue de presse Informations générales - De l étude prospective bio horizon 2010 au PSDAB 2 Elevage - Le développement des rumex - La maîtrise des chardons - Le premier concours national de bovins bio Dossier Arboriculture - Le Neem - Les petits fruits, une culture intéressante à implanter - Le surgreffage Lait - Charente-Matime : Lait conversions bio démarrent... Transformation - Transformer les fruits à la ferme Grandes Cultures - Résultats du réseau criblage variétés ITAB-Agrobio-CRA Maraîchage - Le suivi sanitaire des végétaux Agenda Formations Petites Annonces avec le soutien financier de : p.1 p.2 p.3-5 p.6 p.7 p.8 p.9 p p.11 p p p p p.26 p.26 p.27 en collaboration avec : édito Dans ce nouveau numéro de "l 'Auxiliaire bio" vous retrouverez un dossier sur l'arboriculture. Vous retrouverez aussi les rubriques habituelles : Elevage avec le rumex et le Chardon ainsi qu'un bilan du concours national de bovins bio du 30 septembre dernier, Cultures légumières avec le suivi sanitaire des végétaux, Grandes cultures avec les résultats d'expérimentations de la récolte 2010, Et bien sûr, toutes les actualités. Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver l'ensemble des publications sur le site : Enfin, nous voulions vous faire part, d'un nouveau né en Poitou-Charentes : Le Pôle Conversion Bio avec un numéro vert "allô la bio" : Un numéro de téléphone unique destiné aux agriculteurs qui s'interrogent pour convertir leurs exploitations à l'agriculture biologique en Poitou-Charentes. Vendredi 1er octobre, Agrobio Poitou-Charentes, en collaboration avec l'etat, la Région Poitou-Charentes, la Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques et la Chambre Régionale d'agriculture a réuni à l'agropôle à Mignaloux-Beauvoir près de 70 personnes pour le lancement officiel du "Pôle Conversion Bio Poitou-Charentes. Une plate-forme multipartenariale spécialement dédiée à la conversion à l'agriculture biologique pour apporter une réponse optimale aux porteurs de projets. 23 partenaires présents ont signés la convention cadre du "Pôle Conversion Bio Poitou-Charentes" ou s'engageront dans les prochaines semaines à la signer : Agrobio Poitou-Charentes, DRAAF, Région, Chambre Régionale d'agriculture, les 4 Conseils Généraux, CAVAC, CAVEB, TELDIS, CORALI, TERRENA, GLAC, Fédération Régionale des Coopératives Agricoles, Poitou-Charentes Bio, CORAB, Coopérative des vignerons bio des Charentes, INPACT, Crédit Agricole CMDS, Crédit Mutuel Océan, NEF, CER France. Bonne lecture, La rédaction

2 Actualités techniques Page 1 Evaluez la qualité gustative des produits bio! Comment prendre en compte la qualité gustative des légumes dans les programmes de sélection? Tel était le thème développé, au sein de l ITAB, par Camille Vindras durant les 6 derniers mois. A la croisée des commissions qualité et semences & plants de l ITAB, ce stage était réalisé dans le cadre du projet européen «Solibam». Il visait à mettre au point une méthodologie pour intégrer les aspects sensoriels des légumes dans la sélection pour l Agriculture Biologique. Les protocoles ainsi définis seront maintenant proposés aux partenaires de Solibam. Plus globalement, un guide pratique sur «l évaluation de la qualité gustative des produits bio» sera prochainement publié à partir de ce travail (à paraitre début 2011). Les différents tests de dégustation pouvant être mis en oeuvre «simplement» seront présentés et détaillés, comme par exemple le test hédonique auprès des consommateurs. Présenté sous forme d un «kit de dégustation», le guide détaillera le matériel et méthodes ainsi que les outils d analyse. En attendant, le rapport de Camille est téléchargeable sur : Fiche 3 : Santé RMT DévAB Favoriser les auxiliaires naturels en agriculture biologique Plutôt que de tenter de lutter contre les ennemis des cultures, comment mieux s appuyer sur des auxiliaires naturels, véritables partenaires de l agriculture biologique (AB)? Pour répondre à cette question, cette fiche explicite les processus écologiques concernés et propose des moyens pour favoriser la présence d auxiliaires. Contact Projet CASDAR TutaPI : Recherche et Intégration d une protection biologique contre Tuta absoluta, ravageur invasif de la Tomate Tuta absoluta, nouvellement introduit en France sur cultures de tomates (2008), cause des pertes pouvant être très importantes. Diverses méthodes de protection existent et sont utilisées de manière combinées. Elles sont toutefois assez couteuses et insuffisantes pour contrôler efficacement ce ravageur. Il est donc urgent de trouver une solution fiable, rentable et respectueuse de l environnement. C est l objectif d un nouveau projet CASDAR «TutaPI», qui démarre en janvier 2011 et pour une durée de 3 ans. Porté par l ITAB (chef de file) et l INRA PACA (chef de projet), il sera financé par le Ministère de l Agriculture. Le but est de parvenir à la mise au point d une nouvelle stratégie de protection biologique efficace contre Tuta absoluta et qui puisse s intégrer au sein d une combinaison de méthodes. A cette fin, un ensemble d'actions coordonnées, mobilisant des acteurs de l'expérimentation, de la recherche et du développement, sont définies pour disposer (i) d auxiliaires efficaces et (ii) de stratégies de protection intégrant les auxiliaires déjà disponibles et ceux étudiés par la recherche. Les paramètres économiques seront également pris en compte. Ce projet bénéficie du soutien : du RMT DévAB, du pôle de compétitivité PEIFL ainsi que du GisPIClég Cette fiche a été élaborée dans le cadre du RMT DévAB. Elle est issue d un document composé de 30 fiches et d un chapitre introductif définissant l innovation en AB. Ce document est téléchargeable sur rubrique Axe 1. Rédacteurs : J. Lambion, GRAB ; J.-P. Sarthou, ENSATInra ; F. Warlop, GRAB. Travail coordonné par M. Gerber et L. Fontaine, ITAB ; C. Cresson, ACTA. Contact

3 Revue de presse Page 2 Bruno Le Maire réaffirme son engagement pour la filière bio Bruno Le Maire, Ministre de l Alimentation, de l Agriculture et de la Pêche, a présidé aujourd hui le Grand Conseil d Orientation de l Agence BIO. A cette occasion, il a fait le bilan à mi-parcours du plan d action «Agriculture biologique : horizon 2012» mis en place en 2007 avec l objectif de 6% de surfaces en bio. Une forte augmentation en Les conversions seront toutes aidées Pour accompagner les demandes de conversions de l année, le ministre a annoncé une rallonge budgétaire de 6 millions d euros qui porte à 10 millions les fonds du ministère pour les conversions en 2010, lesquels s ajoutent aux 7 millions du FEADER (fonds européens). Du bio «riche en pesticides» L article sur les baies de goji bio rédigé par la journaliste de Que Choisir? Fabienne Maleysson ne manque pas de piment! On y découvre en effet que ce petit fruit originaire du nordouest de la Chine, vendu pour ses vertus miraculeuses, contient des pesticides, du plomb et du cadmium. Y compris lorsqu il est vendu dans les magasins bio! On y apprend également que cette «mniprésence» de pesticides est connue depuis plus de 2 ans, et que si les organismes certificateurs dont les analyses ont montré que tous les échantillons candidats à la certification bio étaient contaminés «ont tiré le signal d alarme», rien n a vraiment changé depuis. Et les révélations ne s arrêtent pas là. Alors que des lots de goji bio auraient dû être déclassés, à condition que les LMR ne soit pas dépassées, Fabienne Maleysson indique «qu une récente enquête de la Répression des Fraudes a montré que plusieurs produits, qui auraient dû être déclassés, étaient vendus en bio, et que la contamination en pesticides, y compris au-delà des limites réglementaires, était généralisée». Le crédit d impôt en faveur de l agriculture bio est prorogé, mais réduit Le projet de loi de finances pour 2011 prévoit de proroger le crédit d impôt en faveur de l agriculture biologique. Toutefois, le montant du crédit d impôt serait ramené à euros. Il est aussi proposé que le cumul des aides octroyées pour la production biologique, telles que prévues par les règlementations communautaires (aides à la conversion de l agriculture biologique, aide au maintien de l agriculture biologique et mesure de soutien pour l agriculture biologique) avec le crédit d impôt, soit possible au titre de chacune des années 2011 et 2012, à la condition que le total de leur montant et du montant du crédit d impôt n excède pas euros. Le montant du crédit d impôt serait, le cas échant, diminué en conséquence. Un cahier des charges pour manger bio dans les restaus bio Un cahier des charges pour la restauration à caractère commercial devrait voir le jour. L INAO a proposé un projet car la restauration est dans le champ d application du nouveau règlement européen. SymBIOse n Octobre communes sans pesticides en région Le 3e Forum régional «Votre commune sans pesticides», qui s'est déroulé le 6 octobre à Saintes, a réuni près de 300 personnes : élus et techniciens des collectivités locales, représentants d'associations et professionnels, mais également étudiants en gestion et maîtrise de l'eau et aménagements paysagers. Cette forte mobilisation démontre le développement de la Charte «Terre saine - Votre commune sans pesticides», lancée en février 2009 par la Région, qui anticipe la Directive européenne sur l'usage des pesticides. Aujourd'hui, 142 communes sont, en Poitou-Charentes, adhérentes de cette charte Terre Saine. L essentiel de la région n 252 OGM - L Europe à la croisé des chemins Lors d un conseil européen informel des ministres de l Agriculture, le 20 septembre, la proposition de la Commission européenne qui permet aux Etats de décider individuellement d interdire la culture OGM autorisé en Europe, en contrepartie d une perte de leur veto sur la commercialisation, a été examinée. Ce texte devait être débattu officiellement à Bruxelles le 27 septembre. SymBIOse n Octobre 2010 Les conversions à la viticulture bio se poursuivent Ils sont de plus en plus nombreux à passer à la viticulture biologique. Selon les chiffres de l Agence bio, publiés le 6 octobre, le nombre d exploitations bio a augmenté de 31 % entre fin 2008 et fin 2009 et s élève aujourd hui à Les surfaces en bio ont augmenté de 39 % pendant la même période et couvraient, fin 2009, hectares, soit 4,6 % de la surface agricole consacrée à la viticulture, contre 3,3 % l'année précédente. Ces chiffres dépassent les prévisions initiales, souligne l Agence bio. La raison de cette augmentation? Un nombre important d exploitations en conversion, passant de la viticulture conventionnelle à la viticulture biologique. Fin 2009, les exploitations en conversion représentaient 55 % des surfaces engagées dans la viticulture biologique. Les restaurants «Bio» devront bientôt être certifiés Jusqu à présent, les restaurants commerciaux n étaient pas soumis à des contrôles spécifiques lorsqu ils proposaient des produits Bio. Ce sera bientôt le cas, avec des contrôles plus ou moins rapprochés selon qu ils utilisent quelques ingrédients Bio, qu ils proposent des plats ou des menus complets ou qu il s agisse d un restaurant totalement Bio. L INAO recueillait toute réaction sur le projet de réglementation jusqu au 5 octobre Alternative bio n 52

4 Informations générales Page 3 De l étude prospective bio horizon 2010 au PSDAB 2 En 2007, Agrobio Poitou-Charentes se dotait d'un nouveau programme d'action, le PSDAB (Plan Stratégique de Développement de l'agriculture Biologique). Tirant les leçons de la première programmation (PARC Bio ), l'objectif était alors d'appuyer le développement de la production en travaillant à la structuration des filières. Arrivé à mi-parcours du PSDAB, Agrobio Poitou-Charentes a souhaité repositionner actions et objectifs face à un contexte qui a fortement évolué depuis Pour cela une étude "prospective" a été menée par le cabinet d'étude spécialisé FUTUROUEST. Point sur la méthode utilisée et les résultats obtenus. La démarche de prospective appliquée La démarche prospective mise en oeuvre par FUTUROUEST consiste à envisager le futur dans la diversité de ses possibles, le plus objectivement possible. C'est une démarche d'accompagnement stratégique qui a pour principes fondamentaux : Vision à long terme, Approche globale et transversale, Mariage des variables quantitatives ET qualitatives, Recherche des tendances lourdes, des ruptures, Acteurs et facteurs structurants, Veille = actualisation permanente des variables clés. La méthode La première étape de travail entre FUTUROUEST et Agrobio Poitou- Charentes a été de bien définir le sujet et en particulier la temporalité de l'exercice (vision à long terme d'où une temporalité d'au moins 10 ans). Puis une base documentaire a été réalisée. Elle a été complétée par 13 entretiens auprès de personnes ressources (réprésentants professionnels, administratifs, élus, transformateurs, distributeurs, bio ou non bio, régionaux ou nationaux). Un groupe-exploratoire (GEX) a ensuite été constitué. Composé d'une quinzaine de personnes d'horizons variés (producteurs, élus de coopératives, administrateurs, transformateurs, distributeurs, salariés réseau chambre d'agriculture, salariés du réseau agrobio..), ce groupe constitue la spécificité du travail mené par FUTUROUEST. En effet la méthode se base sur un travail de co-construction plutôt que sur l'appui d'experts. Le nombre de participants et la composition détermine l'objectivité des résultats obtenus (arbitrage collectif, mixité). L'essentiel du travail du groupe exploratoire (3 jours de réunions) a été de se positionner en terme de probabilité sur 85 hypothèses proposées par FUTUROUEST, tirées de la base documentaire. La méthode (réduction des incertitudes) est la suivante : chaque membre du groupe vote à titre individuel les votes sont mis en commun et débattus à l'issue du débat, les membres du groupe peuvent changer leur vote Le travail de modélisation des variables (Matrice d'analyse Structurelle) comme la cartographie structurelle ont ensuite été réalisés par FUTU- ROUEST sur la base des résultats obtenus. Les tendances jugées majoritairement probable constituent les tendances lourdes et donc le contexte général de l'ensemble des scénarios. Le reste des variables doit être articulé de manière pertinente pour constituer les scénarios prospectifs probables. Le groupe exploratoire a alors été réuni de nouveau pour travailler à la construction des scénarios (Arbre de Pertinence) et déterminer les conséquences principales des scénarios mis en évidence. Il a ensuite fallu déterminer le scénario préférentiel de développement de l'ab en Pour cela les scénarios on été notés en probabilité et souhaitabilité par: le Gex et les administrateurs d'agrobio Poitou-Charentes le directoire des chambres d'agriculture de Poitou-Charentes les producteurs et salariés bio présents lors de 4 réunions départementales

5 Informations générales (suite) Page 4 Le scénario préférentiel établi, basé sur une combinaison des scénarios, permet de réfléchir aux actions à mettre en place pour l'atteindre. Une fois la nouvelle structuration du PSDAB établie, lors d'un séminaire administrateurs animé par FUTU- ROUEST, il a été nécessaire de réfléchir aux actions à mettre en place. Ainsi, sur la base des actions du PSDAB , les salariés du réseau ont été interrogés sur : les actions à développer les actions à arrêter les actions à mettre en place Un plan d'action, traduit en ETP (Equivalents Temps Plein) a ainsi été proposé au conseil d'administration d'agrobio Poitou-Charentes, qui a dû se positionner en terme de priorité. Ce plan a été soumis aux salariés lors d'une réunion réseau agrobio Poitou-Charentes Chambre d'agriculture le 1er octobre dernier. Les scénarios prospectifs La méthode a permis d'aboutir à 4 scénarios problables et un scénario de l'improbable qui pouvait être luimême divisé en deux scénarios distincts. Les scénarios de développement de l'agriculture Biologique en 2020 établis sont les suivants : SC 1 - "Business International Organic" Dominante : Internationalisation du commerce agroalimentaire des produits bio Acteurs moteurs : Négoce et nouveaux pays producteurs SC 2 - "DistriBio Ouest" Dominante : Rente de situation et contractualisation par la grande distribution dans l'ouest Acteurs moteurs : Distributeurs généralistes SC 3 - "Bio à tous les rayons" Dominante : Démocratisation de la bio par les prix et les MDD Acteurs moteurs : Distributeurs généralistes et spécialisés bio SC 4 - "Pacte bio Poitou- Charentes" Dominante : Contractualisation régionale de l'amont de la filière Acteurs moteurs : Organisations de producteurs et transformateurs SC 5 - Le scénario improbable n 1- "Bio éthique" Dominante : développement d'une bio éthique, locale et solidaire de qualité supérieure SC6 - Le scénario improbable n 1- "Disparition de la bio" Dominante : L'Agriculture Biologique disparaît, noyée dans d'autres initiatives agricoles "verte" (HVE, agriculture naturelle...) Le scénario préférentiel Le scénario préférentiel a été déterminé de la manière suivante : scénario Pacte Bio, scénario ayant obtenu le plus de voix en terme de souhaitabilité, scénario Bio à tous les rayons, scénario le plus probable, avec lequel il faudra donc composer, scénario Bio éthique, ayant obtenu également un nombre non négligeable de voix en terme de souhaitabilité Contexte général 2020 Société Une diminution tendancielle des revenus entraîne des difficultés sociales, mais le poste "dépenses alimentaires" reste constant dans les budgets des ménages. La santé et le bien-être restent des préoccupations majeures des Français, qui par conséquent, préférent une alimentation de qualité (bio...). Le "Temps libre" reste un objectif important pour l'organisation de leur quotidien. L'omniprésence des technologies numériques et de communication (commerces-distribution, services en ligne, télétravail...) continue de bouleverser le quotidien des français. Territoire Poitou-Charentes est composé de Communautés de Communes élargies, ayant toutes les compétences stratégiques. Le territoire est ouvert par de nouvelles voies et outils de communication. Politique agricole et environnementale La France s'est dotée d'une politique environnementale dirigiste. L'utilisation des produits phytosanitaires de synthèse a été réduite de manière drastique par la réglementation mise en place (raison de santé producteurs utilisateurs et consommateurs). Production bio Accélération de la croissance de la consommation des produits bio, 6% de la SAU française [x2 de 2010 à 2020]. La bio est encouragée financièrement par les Agences de l'eau et les collectivités. Quelques scandales médiatiques touchent la filière bio. Le scénario préférentiel Bio éthique (Bio +) PACTE Bio (structuration de l'amont des filières) Bio à tous les rayons (MDD)

6 Informations générales (suite) Page 5 Scénario préférentiel de développement de la bio en Poitou- Charentes en 2020 En Poitou-Charentes la bio représente 6% de la SAU régionale. Les groupements de producteurs (OP) et coopératives ont mis en place du bio dans leurs gammes générales de produits. De plus en plus de leaders agricoles se sont convertis à l'agriculture Biologique, ce qui a contribué à "dépolitiser" le sujet. Les entreprises de la Région ont fait le choix de contractualisation clientfournisseur [qualité, prix, volume, durée] pour répondre à la demande en produits bio. Les produits bio se sont démocratisés par le positionnement de gamme de la distribution (GMS, magasins spécialisés) et le développement de M.D.D (marque distributeurs) bio. Les distributeurs ont pour cela réduit les écarts de marge entre produits bio et conventionnels. Certaines enseignes de hard discount présentent des produits bio pour améliorer leur image. Des leaders français de la grande distribution ont réalisé des "O.P.A" sur certains réseaux d'indépendants spécialisés en bio. Les magasins spécialisés bio "indépendants" restants mettent en avant des produits bio, équitables, de saison et de proximité régionale pour répondre aux consommateurs plus exigeants. La vente en circuits courts se développe mais atteind ses limites en Une nouvelle plateforme d'approvisionnement de la restauration collective bio est mise en place en PC avec les organisations de producteurs de Poitou-Charentes. L'éthique du bio est préservée par des marques privées (Biocohérence...). Agrobio Poitou-Charentes fédère les acteurs de la filière bio régionale. Principales conséquences Opportunité de renforcement des Très petites entreprises agroalimentaires par le bio Sécurisation des maillons de la filière (quantitatif) Stabilisation des prix (si contractualisation sur les prix) Engagement contractuel => crainte de perte de liberté individuelle => "intégration"? Possibilité de créer un commerce solidaire régional Augmentation de la consommation de produits bio supérieure à la tendance moyenne des scénarios Mise en concurrence plus importante entre les fournisseurs par la grande distribution Mise en avant par les acteurs de la filière bio d'autres critères que strictement environnementaux (éthique, qualité, localité ) Moyens à mettre en oeuvre Nécessité d'une forte mobilisation des acteurs régionaux Démarche volontaire collective (producteurs, transformateurs, distributeurs) : Agrobio + ARIA + Fédération du Commerce et de la Distribution. Négociations organisées via les organisations de producteurs, actuelles ou nouvelles sur les légumes, le lait Rationalisation des coûts de production en bio / prix de marché PSDAB 2 Pour atteindre ce scénario de développement de l'agriculture Biologique, les actions à mettre en place ont été regroupées en 3 axes, classés du plus au moins prioritaire, eux-mêmes déclinés en sous-axes : Axe 1 : Structurer des filières de produits bio régionaux 1.1. Accompagner les transformateurs régionaux pour la transformation de produits bio régionaux 1.2. Accompagner les projets visant à regrouper l'offre pour une diminution des coûts de collecte 1.3. Gérer la cohérence de la filière (relations interprofessionnelles) Axe 2 : Développer durablement la production bio en Poitou-Charentes 2.1. Sensibiliser les producteurs conventionnels 2.2. Assurer la transmission / installation en agriculture biologique (maintenir le réseau) 2.3. Assurer l'accompagnement technique et économique des producteurs bio et en conversion Axe 3 : Développer la consommation de produits bio régionaux 3.1. Soutenir les projets de commercialisation 3.2. Sensibiliser les consommateurs Se pose maintenant la déclinaison du plan pour l'année 2011 en fonction : - des priorités identifiées - des moyens humains et matériels disponibles Devra également être mis en place un dispositif de veille - pilotage et actualisation du PSDAB2, pertinent et efficace. Catherine Petit Quelques références bibliographiques et éléments de la base documentaire "Filière agrobio P-C" Bibliographie sélective : "Prospective et Société de l'information - Alvin TOFFLER: La troisième vague - Michel GODET : De l'anticipation à l'action - Fabrice HATEM : La Prospective - Robert ROCHEFORT : La société des consommateurs - Louis DIRN : La société française en tendances - Collectif : European Value Survey - Manuel CASTELLS : L'ère de l'information - Jacques PAITRA : La société de l'autonomie - F. GOUX-BAUDIMENT : Donner du futur aux territoires - Hugues de JOUVENEL : Invitation à La Prospective - Jean VIARD : Eloge de la mobilité - Jean VIARD : La France des temps libres Les revues - FUTURIBLES - ALTERNATIVES ECONOMIQUES - CREDOC - LA RECHERCHE - FUTURWEST Principaux éléments de la base documentaire : "Filière agrobiologie de Poitou-Charentes 2020" - La bio à tous prix - UFC Que choisir - Enquête sur la biomania - lefigaro.fr - L'agriculture biologique en France : principes, acteurs, enjeux - Institut d'urbanisme de Paris XIII - 7ème Baromètre Consommation et perception des produits biologiques Agence BIO - Les métiers de la bio - Revue Biocontact - L'avenir du bio en France passe par une organisation des filières - Actu-Environnement.com - Système U se réorganise pour se fournir localement - U Mangement - Le méli-mélo des logos bio - Revue LSA - Le marché des produits bio garde le cap- Revue Faire-Savoir-Faire - Dossier de création Alternative Bio

7 Elevage Page 6 Le dévelopement des rumex est favorisé par les dégradations des pâtures Un pied de rumex peut produire jusqu'à graines ayant un pouvoir germinatif de 95 %. Un sol compacté et un gazon clairsemé offrent aux rumex de bonnes conditions d'envahissement. Au nombre majeur de 4 espèces, c'est une adventice relativement répandue. Elle se multiplie de deux manières par la graine et le pivot. La graine est mature 1 semaine après floraison et viable plus de 80 ans. Si les levées de graines sont faciles à maîtriser car la plante a encore peu de réserve ; le pivot "rumex de souche" est particulièrement difficile à détruire. Il ne faut surtout pas le disséminer par multiplication végétative lors du travail de la parcelle. Combattre les rumex, c'est d'abord intervenir préventivement dans les cultures précédant la prairie. Sur céréales, cultures fourragères, ou dans le cadre d'une interculture, le travail du sol permet d'assurer une maîtrise correcte. Particulièrement avant le semis de la future prairie, l'utilisation d'outil à dents est préférable car elle limite la dissémination des souches et les place en surface pour un meilleur dessèchement. Si les solutions précédentes ont été mises en place les rumex de souche ne devraient plus être présents. L'implantation de la prairie bénéficiera de la technique des faux semis (difficile à mettre en œuvre cette année) pour détruire les levées des mauvaises herbes (rumex de graines). Elle est facilitée si le labour intervient après l'enlèvement des pailles ainsi que le début de la préparation pour bénéficier de la fraîcheur du sol. L'implantation sera suffisamment précoce (fin août, miseptembre pour des RGA trèfle blanc) sur sol suffisamment humide pour que la vigueur à l'implantation soit bonne (sol préparé finement et bien rappuyé). Après implantation un passage rapide par pâturage dès que le sol est portant est recommandé pour homogénéiser le couvert végétal. La sécheresse favorise les rumex C'est un problème réel cette année avec de l'affourragement conséquent au pré. Il est ainsi vivement recommandé de parquer les animaux sur une parcelle qui sera sacrifiée. Avec le re-départ de la prairie, il est préférable d'attendre une petite dizaine de centimètres de hauteur d'herbe. Elle doit reconstituer un minimum de réserve. La maîtrise des rumex est conditionnée par le mode d'exploitation de la prairie. En effet l'exploitation doit tout mettre en œuvre pour limiter l'apparition des rumex. Ainsi le pâturage précoce favorise le tallage et un gazon dense limite les trous. L'ensilage par rapport au foin diminue la capacité germinative des graines et l'alternance fauche/pâture (au moins une fauche tous les deux ans) ou le fauchage des refus en juin, éventuellement en septembre, épuisent les plantes. Elle limite le développement des plants sous réserve que la fauche ait lieu avant la floraison ; si l'intervention est tardive il faut les retirer du pré ou les brûler. Il faut aussi éviter les dégradations des pâtures, car elles créent des vides propices à la germination des graines ; ainsi le pâturage en condition trop humide ou le surpâturage, le râtelier, non déplacé détruisent la prairie. Le sous-pâturage favorise quant à lui les montées à graine, un fauchage des refus est alors recommandé. Dans les jeunes semis, une forte pression de pâturage sur un sol porteur permet de limiter le développement des rumex de graines, les ovins le pâturent facilement. Les foyers à rumex (talus, fossé, suite emplacement de râteliers), doivent être détruits. Enfin il n'est pas recommandé de mettre les "refus de foin" ayant des graines de rumex sur le fumier, il faut les brûler. Cependant le compostage avec une élévation de température supérieure à 55 C permet de réduire le pouvoir germinatif des graines de 70%. Pascal Bisson chambagri.fr

8 Elevage (suite) Page 7 La maîtrise des chardons passe par de la prévention Les chardons sont, avec les rumex, les autres adventices qui peuvent poser problème dans les prairies. Là aussi, la meilleure prévention est d'assurer un contrôle régulier des foyers pouvant se développer. Le chardon est une plante épineuse ayant de nombreuses espèces. Il existe sous forme vivace ou bisannuelle. Le chardon des champs et le chardon lancéolé sont les 2 espèces les plus rencontrées et qui posent le plus de problèmes. Inévitablement avec la sécheresse on assistera à un développement de ces plantes suite à la dégradation des prairies. Ils ont peu de préférence pour les types de sol et stockent leurs réserves nutritives dans des rhizomes pouvant repartir après fauche ou se multiplient par bouturage. Les graines (jusqu'à 1500 par pied) sont viables une dizaine d'année et peuvent être transportées par le vent sur quelques centaines de mètres. Si le chardon des champs est une vivace, le lancéolé est une plante bisannuelle. Ainsi la première année, ce dernier reste au stade rosette et ne fleurit pas. Il est de plus grande taille que le précédent et peut atteindre 2 m de haut. Il est cependant plus facile à maîtriser que le chardon des champs. Limiter le développement des foyers La prévention est une priorité, elle passe par l'exploitation des prairies dans de bonnes conditions afin de maintenir un gazon fermé ; pas de sous pâturage se traduisant par des zones de refus et surtout pas de surpâturage conduisant à des trous. Malheureusement cet objectif sera difficile à atteindre cette année. Avec 2 sécheresses consécutives les prairies affourragées, sur-pâturées et dégradées dans les zones d'alimentation vont laisser des vides propices à l'installation des mauvaises graines. Dès le retour des pluies, dans les espaces sans herbe, un hersage et semis de graines recréant un gazon limitera l'arrivée des herbes indésirables. La règle générale est de ne pas se laisser envahir par le développement des foyers, il faut intervenir tôt en limitant la propagation des semences et des racines. Malheureusement le potentiel grainier est très largement entretenu par les chardons rencontrés sur le bord des chemins, dans les haies ou dans les talus. La lutte interviendra essentiellement par fauche, elle contribue à épuiser les rhizomes et doit être réalisée avant floraison pour limiter la propagation des graines. En effet les chardons fauchés pendant la floraison sont capables de produire des semences viables. La fauche répétée épuise le chardon ; elle interviendra donc sur les chardons des champs à une hauteur de 15 à 20 cm, 30 à 40 cm sur le lancéolé. L'arrachage est peu efficace car un morceau de rhizome de 1 cm peut redonner une plante. Dans les prairies l'alternance fauche/pâture, le fauchage ou le broyage des refus, la limitation du surpâturage sont les actions à entreprendre. Enfin, Les moutons consomment les capitules contrairement aux bovins qui les refusent. Dans le cas d'infestation importante, la possibilité de réaliser des cultures d'été ou d'hiver (fourrages, céréales) permettra de mieux détruire les foyers. Le travail profond du sol et superficiel a pour objectif de détruire les racines. Les outils à dents sont préférables aux disques. En condition séchante l'extirpage permettra aux racines de réserves de se déshydrater. Il faut éviter le non labour. L'ensemble de ces recommandations concernant les rumex et chardons sont extraites en partie des travaux de recherche de David KNO- DEN (ASBL Fourrages mieux). Elles devraient vous conduire à une maîtrise satisfaisante. Mais c'est le résultat d'une vigilance permanente. Dans le cas d'une parcelle ayant une infestation importante le retournement de la prairie constitue la dernière solution. En effet l'implantation d'une suite de cultures fourragères ou céréalières combinée à l'alternance de cultures d'été et d'hiver permettra de détruire plus facilement les pivots des rumex et les rhizomes de chardons ; mais, à long terme, seule l'intervention sur les causes d'apparition des adventices est efficace et contribue à limiter les coûts de production et à optimiser la production de la prairie. Pascal Bisson chambagri.fr

9 Elevage (suite) Page 8 Le premier concours national de bovins bio : un franc succes Organisé par la Commission BIO d INTERBEV, le 30 septembre dernier, le premier concours national de bovins bio a rassemblé plus de 150 participants de la filière sur le Campus des Sicaudières, à Bressuire (Poitou+Charentes), dans une ambiance conviviale. L occasion de créer un moment privilegié de dialogue entre professionnels, et de fournir d avantage d informations sur la production de la viande bio et le développement de la filière. 1er concours national de bovins bio pour des produits de qualité Fort de plus de 150 participants, le premier concours national de bovins bio a permis aux différents acteurs de la filière de se rencontrer et d échanger autour d un évenement exclusif. Eleveurs, cooperatives, abatteurs et distributeurs (GMS et bouchers) ont ainsi eu l occasion de temoigner de la qualité des bovins bio et de juger sur des critères bouchers une quarantaine d animaux issus de toute la France. Dès 10h du matin, les professionnels de l univers de la viande ont porté une appréciation sur des vaches de moins de 6 ans Limousines, Charolaises, Blondes d Aquitaine, Aubrac ainsi que sur des boeufs. Les bouchers ont ainsi pu observer que l élevage bio n est en aucun cas contradictoire avec une bonne conformation des animaux. Une filière organisée en pleine expansion Philippe Cabarat, Président de la Commission BIO d INTERBEV, a salué la qualité des animaux présents et les démarches actuelles de structuration de la filière. Jean-Francois Deglorie, animateur a la Commission BIO d INTERBEV, a rappelé la répartition des tonnages bio abattus par espèces : 37% pour les bovins allaitants (soit animaux), 27% pour les bovins laitiers (soit animaux), 4% pour les veaux, 28% pour les porcins et 4% pour les ovins. En terme de debouchés des bovins allaitants, 57% des animaux adultes seront valorisés en Grande et Moyenne Surface tandis que 57% des veaux seront vendus en boucherie artisanale. Résultats du 1er concours national de bovins bio Composé des éleveurs bio Jacques Secques, Jacky Gourault, Jean- Christophe Godet et Pierre Karcher, le jury a également accueilli Claude Lapeere, responsable du pôle viande d Auchan fortement investi dans le développement du bio, et venu passer son dernier jour de travail auprès des éleveurs à qui il a su faire confiance, avant son départ à la retraite. Le palmares : - Femelles Limousines : trois premières places pour David Dasassure (GAEC de l Etat), de la Creuse. - Femelles Charolaises : deux premières places pour Jacques Marot (GAEC de la Fenneciere), des Vosges, suivi de Thierry Catalan (EARL CATA- LAN), du Cantal. - Femelles Aubrac : première place pour Thierry Catalan (EARL CATALAN), du Cantal, suivi de Jean-Marie Fabre, de l Aveyron et de Benoit Castagnier (EARL CASTANIER), du Cantal. - Femelles Blondes d Aquitaine : Raphaël Guinefoleau, des Deux- Sèvres, suivi de Francois Coutant, du Maine-et-Loire et le GAEC Saint Claud dans la Vienne. - Boeuf : Jacques Marot (GAEC de la Fenneciere), des Vosges, suivi de Raphaël Guinefoleau, des Deux- Sèvres et de la SCEA de la Sciauve, dans la Creuse. Apres les déliberations du jury, un repas bio a rassemblé les participants avant que les ventes ne commencent. Faites vos jeux, la qualité est là! Communiqué de presse INTERBEV Deux élevages primés en Poitou-Charentes dans la catégorie des femelles Blondes d Aquitaine Raphaël Guinefoleau Eleveur des Deux-Sèvres La Godinière Neuil-les-Aubiers - SAU : 86 ha - En bio depuis vaches allaitantes Blondes d Aquitaine - Production : 10 veaux et 20 gros bovins à destination de la SCA Poitou-Charentes Bio GAEC Saint-Claud Eleveurs de la Vienne Saint-Claud La Chapelle Moulière - SAU : 237 ha - En bio depuis vaches allaitantes Blondes d Aquitaine - Production : 15 génisses et 40 vaches à destination de la SCA Poitou-Charentes Bio - 75 jeunes bovins ou Barons bio (moins de 12 mois) vendus à Teldis ou à la SCA Poitou- Charentes Bio

10 Dossier Arboriculture Page 9 Le Neem : un insecticide "bio" controversé, à manier avec prudence Selon un article de Vincent Tardieu paru dans la revue "l'étrange silence des abeilles", le Neem, bien qu'interdit d'usage en France, est un pesticide déjà largement utilisé par des arboriculteurs bio, et l'administration semble faire preuve de clémence. Cet usage illégal est d'autant plus grave que le Neem utilisé à doses élevées présente des risques certains pour les abeilles et les humains. Chez l'hyménoptère une étude de 2000 montre en effet que l'azadirachtine (la molécule active de cet insecticide végétal) réduit significativement la consommation de sirop des butineuses en condition expérimentale. Il a été montré en outre un effet de mortalité chez les adultes avec des sirops contaminés par l'azardirachtine (à partir d'une concentration de microgrammes/ml de sirop), et plus encore chez les larves d'ouvrières (à partir de nanogrammes/ml). Les nymphes ont également présenté des pigmentations précoces et anormales de plusieurs appendices. Quant aux mammifères, une étude fait état de perturbations endocriniennes par cette molécule - le Neem est parfois utilisé comme contraceptif en Inde - une autre rapporte qu'il s'agit d'un carcinogène génotoxique et une troisième qu'il provoque des lésions du foie et des poumons chez le rat. A propos de cet article de Jean Tardieu, voici les commentaires de Jean Sabench, responsable de la commission pesticides à la Confédération paysanne. L'auteur rappelle une évidence : tout produit insecticide (naturel ou de synthèse chimique) est un produit toxique, de même que les fongicides et autres produits "cides". L'huile de neem utilisée à dose trop élevée est toxique pour l'homme, à faible dose elle a des propriétés bénéfiques connues et utilisées depuis des siècles. Elle est donc à employer avec précaution. Nous en revendiquons le droit à l'utilisation car son usage traditionnel pour la protection des cultures est largement répandu, depuis longtemps, sans effets négatifs apparents, mais aussi parce qu'elle est moins toxique que les pesticides chimiques proposés pour un même usage. Les populations indiennes boivent de l'huile de neem pour se soigner (comme quoi ce qui est "naturel" peut être bon à consommer, avec modération!). Qu'adviendrait-il de quelqu'un qui avalerait du CONFI- DOR, SUPREME, PIRIMOR, DECIS ou CALYPSO, produits homologués pour lutter contre les pucerons verts ou cendrés du pommier? L'huile de neem est peu toxique pour les mammifères. La dose sans effet toxique constaté est de 112 mg/kg de poids corporel, pour de l'azatin qui contient 7,74% d'azadirachtine (principe actif), alors que l'huile de neem obtenue par pression à froid n'en contient que 0,3% soit 25 fois moins. Des effets toxiques sont mentionnés, mais à des doses élevées, bien supérieures à l'exposition découlant d'un usage normal de l'huile de neem. Un insecticide a beau être naturel c'est à dire issu directement d'êtres vivants comme les plantes, il n'en reste pas moins un produit par définition toxique et utilisé du fait même de sa nocivité. Il est bon de rappeler que dans leur développement évolutif, les plantes, qui ne peuvent fuir leurs nombreux prédateurs, ont mis au point pour se défendre, des poisons parfois redoutables. Enfin, ne perdons pas de vue, que tenter de contrôler voire éradiquer les parasitismes par des traitements, qu'ils soient bio ou non, c'est de toute façon risquer de compromettre et court-circuiter gravement la présence d'auxiliaires régulateurs... A manier avec précaution donc Karine Trouillard

11 Dossier Arboriculture (suite) Page 10 Installation ou diversification : les petits fruits, une culture intéressante à implanter Quand on veut démarrer en agriculture, l'alternative des petits fruits est un choix intéressant au niveau du compromis "temps de travail / revenus/ facilité de mise en place". La mise en place d'une ou plusieurs espèces nécessite le respect de certaines techniques : - La réalisation d'une analyse de sol et/ou profil cultural est impératif avant toute implantation afin de bien connaître les éléments disponibles pour assurer la bonne fertilisation. - L'exposition de la parcelle ; elle doit être protégée des vents et des gelées par des haies qui vont également apporter une faune auxiliaire adéquate : arbustes sensibles aux vents forts surtout les framboises, les fruits tombent et les repousses peuvent casser. - Le choix variétal et la distribution / choix des circuits de vente : savoir où, à qui, comment vendre ses petits fruits. Si on en plante trop on les perd. En Charente-Maritime, la demande est très importante : restaurants, pâtisseries, Une plantation n'est jamais parfaite, mais il est important d'optimiser les facteurs de production. Le précédent cultural Avant plantation, le précédent cultural le plus approprié est un engrais vert lorsque cela est possible. Les petits fruits sont des plantes très gourmandes en engrais organiques (biomasse verte). Les engrais verts sont également bons en fumure d'entretien au printemps pour nourrir les futures cannes et les boutons qui nécessitent un apport d'azote. Les engrais verts sont semés en inter-rang au printemps (légumineuses : semis avril, fauchées en mai), ou en plein champ avant plantation (graminées par exemple laissées tout l'hiver), et fauchés avant fleur, débutfleur. Conduite : laisser sécher 1 à 2 jours sur le sol, griffer avec un vibro ou une herse et laisser pourrir. On peut également ne faire qu un rang sur deux en engrais verts. On peut aussi semer des bandes florales si on a des ruchers (autour des haies pour créer des points d'alimentation pour les abeilles). Préserver les plantes locales également. La fumure de fond avant plantation : Enrichir le sol et nourrir la plante lors des premiers mois de son enracinement. Les fruits rouges apprécient une matière organique riche et bien décomposée (compost mûr). En cas de carences : Potasse : poudre de roche, vinasse de betterave, consoude, fougère, cendre de bois. Patentkali pour les carences en K et Mg. Phosphore : phosphate naturel (scories Thomas en carence grave), fumier de volaille ou de porc. Kiésérite pour les carences en magnésie (ajouté au compost). Calcium : maërl (algues calcinées, pas cher), lithotamme, dolomie ou des amendements calcique pour relever les ph trop bas. Chaux vive à 1-2 t/ha si ph trop acides. Azote : se corrigera avec les engrais verts et les mulch. La fraise et le cassis sont très exigeants contrairement à la myrtille. Les myrtilles adorent les sols acides (ph4) alors que les autres préfèrent des ph à 6-6,5. Contrôler tous les 2 ans le ph du sol et le niveau d'eau (tensiomètres à 40 cm). Si trop d'eau en hiver : pratiquer un drainage. La plantation : En terrains lourds, terres froides, il ne faut pas hésiter à butter (30 cm). L'utilisation de bâches tissées pour limiter les adventices et réchauffer un peu plus le sol est de bonne augure ainsi que les paillages de bois blanc non traités Acheter des plants sains et certifiés (maladies), indemnes de phytoftora. Plants : racines nues ou en godets (petites mottes). Planter, de novembre à mars, en fonction des vents dominants, orienter de préférence vos rangs nord/sud. En général les plants sont disposés à cm d'intervalles en laissant 4 mètres entre les rangs. Le jour de la plantation, la terre doit être souple, légère et fraiche, ne pas butter trop haut, mettre la terre fine sur les racines. Arroser si nécessaire : pluie ou pas. L'irrigation Obligatoire dans la plupart des régions et primordiale à la formation des jeunes fruits (nouaison), elle influe sur le grossissement et donc sur le rendement des petits fruits. 3 types d'arrosage sont proposés : - L'aspersion sur frondaison (arrosage sprinkler en hauteur, entrecroisés un rang sur deux - 40 mm en 8 heures), - L'aspersion sous frondaison (petits asperseurs à 40 cm, 8-10L / heure), - Le goutte à goutte (2-4 L/heure). La protection phytosanitaire : - En AB, c'est la clé de la réussite des cultures, - Penser toujours à la relation sol/plante, - Les traitements sont indispensables pour obtenir des fruits de qualité et une pérennité de la plantation. Mais pour réduire les problèmes sanitaires : - Penser à drainer la parcelle en terrains lourds et asphyxiants, - Aérer et éclairer la culture, - Modérer les apports d'azote, - Eviter un environnement confiné et humide, - Observer la flore environnante (ronce), - Implanter des bandes florales (attire et abrite les prédateurs). Le Choix des variétés : L'alternance de remontants / non remontants est intéressante quand on travaille en paniers (régularité des livraisons) et étalement sur l'année. La Couverture du sol : Le mulch protège et nourrit le sol, maintient le sol humide et diminue l'évapotranspiration.

12 Dossier Arboriculture (suite) Page 11 Le meilleur matériau n'est pas de l'herbe coupée mais des matières organiques sèches : foin, paille, feuilles, fougères sèches, écorce broyée, BRF car il acidifie (myrtille), aiguilles de pin en terrains calcaires Le premier mulch sera apporté au printemps sur une bonne épaisseur (5 à 20 cm) puis à l'automne sur une largeur de 40 à 50 cm (attention sur fraisier : pourriture). Attention, cette technique onéreuse nécessite en plus une fertilisation minérale. Les inconvénients sont les suivants : asphyxie dans les sols lourds, enracinement superficiel, rongeurs, diminution des drageons à terme et augmente la sensibilité des tiges au gel (hiver) et champignons parasites (botrytis, didymella). Le Sol nu travaillé Cette autre approche demande beaucoup de main d'oeuvre (plusieurs passages par an et provoque des tassements). Le travail du sol ne se fera qu'avec des outils légers pour ne pas abîmer les racines, on se limitera donc à un griffage régulier (motobineuse par exemple). Les blessures sur racines favorisent la sensibilité aux maladies et donneront par la suite de faibles rendements. L'intérêt de cette technique est surtout la maîtrise des mauvaises herbes. La pratique du "Sol nu non travaillé" peut se faire quand on utilise le désherbage thermique par exemple. L'enherbement permanent Avantages : favorise le drainage de surface, améliore la structure du sol, etc Inconvénients : concurrence en eau et en éléments nutritifs, limite le développement des drageons. Karine Trouillard (Extrait du compte-rendu de formation 2010 "Créer son atelier de petits fruits bio" - Intervenant : Benoit Piron, les Vergers de Pirouette). Le sugreffage : une méthode intéressante pour envisager la reconversion des vergers en bio Le surgreffage permet de restructurer un verger en place. La mise à fruits est rapide (dès la troisième année). Cette technique est surtout utilisée pour les arbres à pépins. Pour les noyaux, on ne regreffera que les arbres jeunes. Le surgreffage se justifie si les arbres fruitiers peuvent vivre et produire de longues années. Sur poirier, il est très intéressant car plus rapide qu'une replantation. Chez le pommier la technique est valable pour des arbres de moins de douze ans : tronc sain et de bonne vigueur pour alimenter les greffons. Elle se pratique au printemps à l'œil poussant. Pour cela on pratique généralement une greffe appelée "Greffe en couronne ou coulée sous écorce". Elle se pratique sur des sujets dont les diamètres sont supérieurs à 6 cm. On peut insérer plusieurs greffons (avec 2-3 yeux) en fonction du diamètre du Porte-Greffe (PG). On recommande fortement de laisser sur l'arbre une branche proche du greffon qui jouera le rôle de "tiresève" pour éviter la surpression au niveau des greffons. Il faudra alors enlever le tire-sève quand les greffes seront bien prises. On prépare les greffons en hiver, sur les rameaux de l'année bien aoûtés. Il est important de choisir des arbres sains, indemnes de virus. Couper les rameaux dans la zone ensoleillée de l'arbre : rameaux courts avec yeux rapprochés, souvent plus inclinés (angles de 45 C par rapport au tronc). En deuxième année, laisser des pommes en bouts de branches pour favoriser l'arcure. Comment se réalise la greffe : Préparation du sujet : Les branches à surgreffer sont rabattues en hiver (à environ 80 cm du sol). Rafraîchir la coupe à la serpette au moment du greffage, laisser sur l'arbre 1 à 3 charpentières à la base comme tire-sève en fonction du diamètre du sujet. Plus la variété intermédiaire est vigoureuse, plus on garde de tire-sèves. Greffe : -Faire 2 entailles dans l'écorce, en détachant l'écorce et en incorporant le greffon. ou - Faire une seule fente : on écarte les lèvres d'écorce, on incorpore le greffon Rafraîchir le greffon et pratiquer un épaulement (le greffon est taillé à plat en biseau + épaulement) La coulée sous écorce est aussi une technique de surgreffage, elle peut se faire directement sur branche, sans rabattage, en laissant la branche comme tire-sève. Les soins à donner : Il faut chercher le contact étroit entre assises génératrices du portegreffe et du greffon. Le greffon peut être légèrement incliné vers l'intérieur, on assure ainsi un point de contact certain entre les assises. La greffe est ligaturée avec du raphia ou un élastique (pointe, agrafe). Il est très important d'enduire la greffe d'un mastic à froid ou à chaud pour la protéger de l'air, de la pluie et du soleil. Cette opération doit se réaliser avec beaucoup de soin. Karine Trouillard (Extrait du compte-rendu de formation "Taille et greffage en verger bio - Intervenant : Benoit Piron)

13 Lait Page 12 Charente-Maritime : LAIT conversions bio démarrent Des visites d'élevages laitiers bio importants en Vendée ont pu se concrétiser le 29 juillet dernier avec deux GAEC de Charente-Maritime en réflexion sur la conversion. Ces visites ont permis d'échanger sur la faisabilité de l'autonomie alimentaire, les compromis entre pâturage et affouragement quand le parcellaire est peu propice à la conversion bio, les rapports nombre de vaches / nombre d'hectares, les coûts de production ; ce qui a globalement rassuré les éleveurs charentais sur la faisabilité d'une conversion en bio ou l'accès à plus d'autonomie et d'économie. Reste que la filière lait bio est encore en structuration ; si la collecte bio en Charente a démarré, elle peine à se développer en Charente-Maritime malgré un réel potentiel et des accords de collecte possibles dans les zones peu couvertes (exemple : partenariat CLS - GLAC Charente-Maritime, sud Deux-Sèvres). Enfin, Agrobio PC aux côtés des autres membres de la commission lait de la FNAB, doit encore se battre pour faire avancer la politique de prix vers la hausse et /ou mieux valoriser le lait bio en Poitou-Charentes. Vous trouverez ci-après quelques descriptifs de ces fermes, ils permettront aux éleveurs laitiers de se faire une meilleure idée de la conduite en bio dans les gros élevages et de mieux se situer par rapport à l'alimentation. Si vous souhaitez des précisions sur ces éleveurs merci de contacter Karine Trouillard au GAB 17 ( ). Arrêt sur image : GAEC Ursule Assolement : - 30 ha de maïs - 20 ha de blé meunier (ce qui permet de récupérer le son) - 30 ha de mélanges céréaliers (méteil) - 10 ha de féverole - 10 ha de colza - 10 ha de tournesol en dérobée ha de prairies temporaires dont 55 ha à base de luzerne-dactyle - 50 ha de prairies naturelles - Tous les 2 ans : 7 ha d'épeautre GAEC URSULE - Puysault- St Mars des prés - Chantonnay - Mr Vergnault (4 associés) Caractéristiques générales : Conversion bio en UTH ha / Sols : argiles de fond de vallée et groies superficielles Productions : -100 Vaches laitières L de quota (5800 à 6300 L /vache) -600m² de volailles -Huile alimentaire Pas d'irrigation Bâtiment : logettes paillées 99% de semences fermières (achat : 1.5 ha /an de semence de maïs) Les vaches ne sont pas poussées au maximum volontairement pour éviter les problèmes sanitaires. La collecte est réalisée par St Père en Retz (Réseau Intermarché) : prix de base : prime bio variant de 66 à 88. Prix payé 2009 : 416. Prévision 2010 : 385 /1000L. Rotation de 7-8 ans sur le bloc pâturage et de ans sur le reste des parcelles. Rations alimentaires du troupeau laitier : Hiver : septembre à février kg de foin (PN) appétant, 20 mn avant la mélangeuse

14 Lait (suite) Page 13 - Autant de foin dans la mélangeuse avec 0.4 kg de paille - 5kg de maïs ensilage et sorgho (couches bâchées superposées) - 4 à 6 kg d'ensilage d'herbe (luzerne - méteil) - 1 kg de concentré fermier (triticale - avoine - vesce) - 1 à 1.2 kg de tourteau fermier kg de protéagineux (pois ou féverole) kg de son kg de grain broyé (sorgho -maïs) " Plus il y a d'aliments dans la ration mieux c'est " Mars à Mai : pâture dès que possible (déprimage) - Affouragement en luzerne-dactyle - 4.5kg d'ensilage de maïs (silo fermé de mi-avril à fin juin) - 4kg d'ensilage d'herbe (fermé de mi-mars à fin juin) - 1 kg de concentré fermier - 1kg de maïs grain - Un peu de tourteau Génisses et vaches pâturent séparément sur 30 ha de prairies (dactyle - RGA - TB - fétuque), tamponné avec affouragement, réalisé à l'autochargeuse (faucheuse frontale) Juillet - août : pâture + affouragement - 4 à 4.5 kg d'ensilage de maïs - 4 à 4.5 kg d'ensilage d'herbe (enrubannage) - 1kg de concentré fermier dans la mélangeuse + une partie à la brouette pour les dernières vêlées, plus fortes productrices Alimentation des génisses : paille de pois + ensilage d'herbe Alimentation des Veaux : Lait entier jusqu'à 3.5 L matin et soir pendant 5 semaines + épeautre à volonté dès que possible + argile à volonté, puis L le matin jusqu'au sevrage. Conduite et prophylaxie aux animaux : Vêlages au fil de l'eau, insémination 2 antibio /vache/an maximum Prévention homéopathique Utilisation des huiles essentielles sur mammites avec de très bons résultats 2 protocoles : anti-inflammatoire et anti-infectieux (gel neutre + mélanges de 3 huiles / gouttes sur échine). Fournisseur : Pranarom S'organisent en "rallye-poils" avec 5 autres éleveurs voisins : diagnostic collectif de l'état sanitaire des troupeaux et identification des signes symptomatiques, interprétation à l'aide de la méthode Obsalim et préconisations. En contact avec Dominique Mary de Symbiopôle. Piscine en co-propriété pour les "bains d'eau chaude" (vaches équasillées, vêlages difficiles, 7h dans l'eau) : 1 tonne équipée de 2 bonbonnes de gaz + piscine attelée Itinéraire technique maïs : Faux-semis Semis : grains/ha 1) Houe rotative à fond, à 2 feuilles)en terres argileuses 2) Herse étrille 12 m avant levée (4-5 ha /heure) 3) Binage guidé, système Préciso, 6 rangs, 4) Buttage Itinéraire technique blé : Précédent : luzerne de 3-4 ans Semé à 23 et 28 cm entre les roues (240 grains/m² kg/ha) Février : houe rotative sur gel 1 semaine après : Herse étrille, 2 passages Début avril : 1 binage Folle-avoine et rumex enlevés à la main Tp : 13 Economie : 300 de rémunération du lait sont nécessaire pour couvrir les frais du troupeau laitier.

15 Lait (suite) Page 14 Autres exemples : GAEC La liberté - St Malô du Bois (bocage vendéen) - Mr Charrier Caractéristiques générales : Conversion bio en 1998 (gaec avec frère L) 2006 : retraite frère, achat robot quota : L seul + prestataire de service en remplacement à ¼ temps Janvier 2010 : installation du fils, acquisition auto-chargeuse Système actuel : - 65 VL (prim holstein et croisées montbéliardes) avec un quota de L (9000L/VL), reprise de 40 ha soit 105 ha au total (juste en fourrage) - Irrigation : 50000m3 disponibles + réserve d'eau - Sols superficiels (ph : 5.5 en chaulant) - Surface pâturable : 20 ha - 3 sites : 45 ha autour du siège, 42 ha au Puy du Fou, 20 ha sur Epesses (génisses) - Bâtiment : logettes paille broyée (économies de paille) - Robot de traite - Stockage céréales en cellule pour 700qx et silo tampon + soufflerie pour envoi vers robot - Collecte : UCAL -EURIAL (ramassés par Biolait). Prix 2009 : 430. Prix 2010 attendu : 400. Assolement : - 15 ha en maïs - 23 ha en mélanges céréaliers Dont 6 ha avec vesce pour ensilage - Dérobées : moha derrière céréales ensilées (8 ha dont 6 irrigués) - 8 ha de colza - 59 ha de prairies temporaires irriguées (trèfle blanc / Trèfle vilot) et prairies naturelles Conduite et soins des animaux : - Vêlages étalés - Pâturage au fil jour et nuit (0.30 ha/vache) en rotation journalière (9 lots). - Très peu de mammites, mammites chroniques dues à un staphylocoque doré - Pratique l'homéopathie, les huiles essentielles et en dernier recours les antibiotiques - Le plus gros souci : les cellules Rations : Noël-1er mars : - Ensilage maïs - Ensilage herbe (2 TMS/ha) - Concentrés : mélanges fermiers - Protéines : granulés à 37.5 de chez Mercier (au robot) - Céréales distribuées dans la mélangeuse et au robot - Pâturage jusqu'à début décembre (20% de la ration) Eté : pâturage + affouragement en vert (herbe ou colza fourrager ) + mélange de céréales et méteil en grains + ensilage herbe : 12kg Veaux : maïs grain entier Robot : 6-7h jusqu'à 17h, puis sortie au pâturage et 17 à 20h puis sortie au pâturage Fertilisation : - Lisier, compost et fumier de volailles voisin Besoins en paille : 300 bottes/an "Nous sommes bio et intensifs. Notre système n'est pas reproductible dans toutes les situations mais il est cohérent" Postes de Coûts importants : 90 /1000 L en aliment concentré Soja bio : 620 /T en achat groupé Achat complémentaires de paille et foin en années sèches : /T paille et 110 /T foin

16 Lait (suite) Page 15 GAEC Clé des Champs - St Germain de Prinçay - Mr Ducept Caractéristiques générales : Conversion bio en UTH- 215 ha (dont 25 ha pâturables), dont 25 ha pâturables VL Prim Holstein / Croisées Jersiaises - Quota de L ( L/VL) Bâtiment aire paillée de 230 mètres de long avec débord Pas d'irrigation Assolement : 10.5 ha de maïs 7.5ha de sorgho sucrier bmr sweet virginia 50 ha de PN 30 ha de mélange céréalier triticale avoine blé pois (dont 10 ensilés) 8.5 ha de betteraves fourragères 112 ha de prairies temporaires dont 20.5 ha de luzerne et le reste en TB+RGA TV+RGH+luzerne TV+RGH Rations alimentaires : Hiver : Maïs ensilage / sorgho : 6kg bruts Ensilage herbe : 15 kg Maïs doux : 15kg (résidus de l'industrie bio : 30 /T, sur commande anticipée) Betterave : 20kg Mélange céréalier : 3kg Correcteur azoté : 1.5 kg (Mercier Aliment : 620 pour un aliment à 37.5) Pois : 2kg Arrêt pâturage au 15 juin Conduite et prophylaxie aux animaux : Vêlages groupés : de juin à décembre Reproduction : Insémination systématique sur génisses et vaches (55% de pleines en 1ère IA), monte pour les retours et les vieilles vaches Mammites périodiques : traitées aux huiles essentielles (guérit 2/3 des mammites, 1/3 nécessite un traitement complémentaire allopathique) Litière : 3 bottes /vache, nettoyées toutes les 3 semaines Isolement des vaches en chaleurs en bâtiment Problèmes récurrents : boiteries Diarrhées des veaux : réhydratant + argile Vide sanitaire de 1 mois en nurserie En guise de synthèse, on peut préciser que les éleveurs conventionnels ont noté l'investissement dans des outils " bio " indispensables dans ce type de système, tels que la herse étrille, la houe rotative, la bineuse et son interface ( PVE), l'auto-chargeuse (affouragement : permet d'apporter plus de biomasse verte aux animaux) HT, et enfin le stockage des fourrages. Des points d'économie peuvent être réalisés en stockant et produisant son propre mélange (concentré fermier), mais aussi en fabriquant son compost. Les éleveurs bio ont rapporté à l'unanimité qu'ils ont nettement moins de charges que lorsqu'ils étaient en conventionnel et une meilleure valorisation aussi bien du lait que des réformes. Il ressort enfin de ces visites que les contraintes principales pour la conversion en système lait bio à grande échelle sont : - une quantité de travail plus importante mais une qualité de vie supérieure (arrêt des produits chimiques), une plus grande autonomie et un élevage plus sain en terme de prophylaxie et d'alimentation (moins de maladies) - des quotas plus importants à maintenir - des valeurs d'ensilage beaucoup moins importantes et moins régulières - la nécessité d'avoir du stock de fourrages - s'il y a existence d'un robot : l'emplacement doit être optimisé en fonction des allers-retours au pâturage. Karine Trouillard

17 Transformation Page 16 Transformer les fruits à la ferme Alors que de plus en plus d'agriculteurs se lancent dans l'arboriculture bio, l'on rencontre aussi assez fréquemment des maraîchers produisant quelques rangs de petits fruits Les fruits sont des produits fragiles qui se conservent peu de temps. Si l'on ne peut vendre la totalité de sa production de fruits en frais, il peut être intéressant, pour en assurer une conservation optimale, de les transformer. Si la fabrication des fruits en jus et nectars peut faire appel à un matériel conséquent, celle de produits gélifiés ou de sirops s'avère en revanche beaucoup plus simple à mettre en œuvre. Explications. Un des préalables à la transformation des fruits est sans aucun doute la qualité des fruits mis en œuvre. Il est indispensable, avant toute chose, de sélectionner des fruits sains, non souillés, de les trier et de parer les parties légèrement abîmées. Un léger lavage peut être également envisagé. Les produits gélifiés Ils prennent différentes dénominations, qui sont principalement fonction des matières premières utilisées : - Confiture : mélange de pulpe de fruit et de sucre, - Gelée : mélange de jus de fruit et de sucre, - Confit : se fait à partir de plantes ou de fleurs (infusion+sucre), - Marmelade : confiture à base d'agrumes, - Crème : "confiture" à base de fruits à coque. A la différence des nectars ou jus, les produits gélifiés sont cuits. La cuisson assure en effet différents rôles tels que permettre un mélange homogène du sucre et de la pulpe, évaporer de l'eau, développer l'arôme du fruit, pasteuriser le produit et donc en améliorer la conservation. La cuisson d'un produit gélifié dure en général de 10 à 15 minutes. Lorsque l'on cuit une confiture, on peut considérer que l'on gagne 10% de sucre par évaporation de l'eau contenue dans le produit. Il faut utiliser des bassines de cuisson les plus évasées possibles pour évaporer l'eau rapidement, sans surchauffer le produit. La puissance de chauffage doit également être forte (feu vif). Les bassines en inox ou en cuivre conviennent bien pour la confiture. Le cuivre est un meilleur conducteur thermique, mais des ions cuivre peuvent se retrouver dans le produit fini (éviter absolument des macérations dans les bassines en cuivre). L'inox est inerte par rapport au produit, mais il est moins bon conducteur thermique. L'aluminium est à proscrire, car le transfert d'ions est inévitable. Pour "économiser" du temps de cuisson, on peut faire macérer les fruits avec du sucre (cela a pour effet de commencer à détruire les cellules et libérer le jus des fruits). Le taux de sucre final dans le produit doit être mentionné sur l'étiquette. A partir de 50% de sucre dans un produit, l'eau qu'il contient se retrouve piégée et n'est donc plus disponible comme support pour les bactéries et levures susceptibles de se développer. Une confiture/marmelade/gelée/un confit doivent présenter 55% minimum de sucre. Les mêmes produits en version "allégée", 45% minimum. Les fraudes appliquent une tolérance de 3% en plus ou en moins entre le taux de sucre réel du produit et le taux affiché. Pour calculer la quantité de sucre à incorporer dans le produit, on utilise la croix de St André. Comme il est admis que l'on gagne 10% de sucre par la cuisson, on part sur 45% de sucre à obtenir au final. On peut sucrer les confitures avec 5 à 10% de miel, mais attention pour les calculs, celui-ci apporte en moyenne 17% d'eau. En général, pour 1 kg de fruits, il faut prévoir environ 650 g de sucre. La quantité de fruit mise en œuvre pour 100 g de produit fini doit être mentionnée sur l'étiquette. Une confiture doit présenter 350 g de fruits mis en œuvre par kilo de produit fini ; une confiture "extra" 450 g de fruits. Dans les produits artisanaux, on retrouve en général de 500 à 650 g de fruits mis en œuvre au kilo de produit fini. La croix de St André Quantité de sucre apportée par les fruits (donnée dans un tableau ou mesurée au réfractomètre) Exemple : 9% Quantité de sucre présente dans le sucre que l on va ajouter 100% 45% =55 g Pour 55 g de fruits mis en œuvre 45-9=36 g de sucre à ajouter

18 Transformation (suite) Page 17 Pour mesurer la quantité de fruits mise en œuvre, on pèse le produit fini. Ex : 20 pots de 390 g chacun = 7800 g de confiture. Si au départ, on avait 4 kg de pulpe, cela nous fait 4000/7800 = 51 g de fruits pour 100 g de produits finis. Attention, une forte teneur en fruit n'est pas obligatoirement un signe de qualité car cela peut signifier que l'on a fait cuire très longtemps le produit et que les arômes ont été dégradés. Pour les confits à base de fleurs et de plantes, il faut au moins 5 g de produit en infusion pour 1 kg de confit. 3 paramètres sont essentiels pour obtenir la gélification des produits : - Le taux de sucre : 50% minimum - Le ph de 3 à La pectine : de 0.3 à 0.7% Pour être incorporée correctement, il faut mélanger la pectine à environ 5 fois son poids de sucre, avant de l'ajouter à la pulpe et au sucre. Elle doit être ajoutée en fin de cuisson ou au moment où l'on coupe le feu. La gélification intervient à C environ, lorsque le produit redescend en température. La pectine est naturellement présente dans les fruits (peau et pépins), au stade protopectine dans le fruit vert, au stade pectine dans le fruit à maturité et au stade acide pectique dans le fruit à surmaturité. Seule la pectine permet la gélification. La cuisson transforme la protopectine du fruit vert en pectine et la pectine du fruit mûr en acide pectique. Il est donc intéressant d'ajouter 10 à 15% de fruits verts à la confiture pour assurer une quantité suffisante de pectine issue de protopectine donc active, au cas où la cuisson aurait dégradé un peu trop de pectine de fruit à maturité. Certains fruits sont plus riches en pectine que d'autres, donc associer des fruits riches en pectine à des fruits pauvres en pectine peut être intéressant (ex : pomme-fraise). On peut aussi faire infuser des pépins de pomme ou de citron (qui contiennent la pectine) dans une confiture pour bénéficier de leur pectine. La macération des fruits (2 à 4 h) au préalable dans le sucre permet de libérer la pectine avant le début de la cuisson. On gagne ainsi quelques minutes de cuisson, ce qui est précieux pour la préservation des arômes. L'agar agar peut remplacer la pectine. Il faut le doser de 0.2 à 0.3% et noter dans la liste des ingrédients "gélifiant : agar agar". Il s'utilise essentiellement dans les préparations à base de plantes qui n'ont pas un ph suffisamment bas pour que la pectine agisse. La fabrication des coulis suit le même process que celle des confitures mais avec 20 à 30% de sucre. Il n'y a pas d'exigence règlementaire sur le taux de sucre dans les coulis ; celui -ci dépendra de la texture que l'on souhaite obtenir. Les sirops Le sirop est une confiture (mêmes conditions d'acidité et de taux de sucre) qui ne doit pas être gélifiée. On cherche donc à détruire les pectines au moyen d'une enzyme, la pectinase ou bien par une cuisson plus longue. L'utilisation de fruits trop mûrs est intéressante, dans une certaine proportion pour ne pas trop dégrader la qualité aromatique. La pectinase a une action très limitée (lente) en dessous de 20 C et ne supporte pas des températures de cuisson supérieures à 50 C. Le mieux est d'ajouter la pectinase lorsque la préparation est entre 40 et 50 C pour ramener son temps d'action à ¾ d'heure. La pectinase se dose à 1 ml pour 10 l de sirop. Les auxiliaires de fabrication ne sont pas à indiquer dans la liste des ingrédients, car ils ne sont plus présents dans le produit au moment de la vente. La pectinase est autorisée en bio, à condition qu'elle soit produite sans solvant et sans OGM. Le sirop peut être pasteurisé au bain-marie (15 minutes à ébullition), une autopasteurisation étant difficile à mener du fait du temps de remplissage long des bouteilles (le produit se refroidit trop vite). Si le sirop est filtré dans un filtre à plaque, le barème de pasteurisation peut être plus faible. Béatrice GUIHO POULON En 2010, le GAB 17 a organisé une formation régionale sur la transformation des fruits à la ferme. Si vous êtes intéressé par cette problématique et que vous souhaitez qu'une nouvelle formation soit mise en place, merci de vous faire connaître. GAB

19 Grandes Cultures Page 18 Résultats du réseau criblage variétés ITAB - AGROBIO - CRA Blé tendre Préconisations des variétés Variétés témoins nationaux : -Renan : variété de référence en bio -Attlass : en tant que blé productif -Saturnus : référence haute teneur en protéine Les rendements sont exprimés en pourcentage de la moyenne de rendement de ces 3 témoins. Variétés confirmées : - ATTLASS : 115 % sur 5 ans en région. Variété de référence en termes de productivité. Attlass confirme cette année encore son bon potentiel de rendement. Précoce à montaison et demi précoce à l'épiaison. C'est un blé à port dressé qui ne couvre que moyennement le sol à l'épiaison. PS et teneur en protéines plutôt faibles qui en font un blé fourrager. - AREZZO (Barbu) : Variété productive qui confirme les bons rendements obtenus en 2009 avec un niveau de productivité proche d'attlass sur 2 ans. Variété précoce à épiaison qui a la particularité de finir rapidement et donc adaptée à des stress de fin de cycle ou terres séchantes. Port de plante plutôt étalé début de montaison, couverture du sol moyenne à bonne, très bon PS, teneur en protéines moyenne à faible. Arezzo privilégie le rendement à une bonne teneur en protéines, c'est une variété à réserver aux situations à bonnes fournitures d'azote. - RENAN (Barbu) : Rendement à 95 % des témoins sur 5 ans et teneur en protéines moyenne à bonne. La référence en Bio en terme de compromis rendement/protéines. - SATURNUS (Barbu) : Rendement à 90 % des témoins sur 5 ans. Variété haute à bonne couverture dont le potentiel est plutôt limité mais avec un PS et une teneur en protéines élevés. La référence en terme de qualité. - PIRENEO (Barbu) : Variété à 99 % des témoins sur 2 ans contre 98 % pour Renan. Très bon PS et teneur en protéines assez élevée. Pireneo est un bon compromis productivité / qualité. Tardive à la montaison, elle présente un port étalé, des feuilles larges et une bonne couverture du sol. C'est une variété de grande taille qui sera à privilégier dans la partie nord de la région ou en situation à bonne réserve en eau. - LUKULLUS : Rendement à 95 % des témoins sur 3 ans en Vienne, très bon PS et teneur en protéines correcte (98 % des témoins). Demi précoce à montaison comme à l'épiaison, couverture du sol et hauteur moyenne. Un bon compromis pour le nord de la région. - PREMIO (Barbu) : Rendement à 110 % des témoins sur 3 ans en terres de groies. Variété demie précoce productive avec un port de feuilles étalé et une bonne couverture du sol. En revanche PS et teneur en protéines faibles qui le positionnent sur le créneau d'attlass en blé fourrager. - GRAINDOR : Rendement à 109 % des témoins sur 3 ans en terres de groies. Variété qui apporte la précocité que l'on recherchait sur ce type de sol. PS et teneur en protéines moyens à faibles. Bon comportement vis à vis des adventices. - BLASIUS : 95 % des témoins sur deux ans en Vienne, profil proche de Lukullus. Bon PS et bonne teneur en protéines (101 %). Variété tardive à la montaison et demi tardive à l'épiaison à réserver au nord de la région. Port semi - étalé, plante assez haute n'assurant pas pour autant une bonne couverture du sol à l'épiaison. - CHEVALIER : Pas de regroupement possible mais variété qui est bien ressortie ces dernières années en Vienne. Présente pour la première fois en terre de groies cette année, Chevalier est légèrement supérieur à la moyenne de l'essai et à 107 % des témoins avec un bon taux de protéines. Variété tardive avec un bon PS qui sera toutefois à réserver dans les situations à bonne réserve en eau. Bon compromis productivité - protéines. Variétés à suivre : - ACCROC (Barbu) : Cette variété précoce a confirmé son gros potentiel de rendement et ressort en tête de l'essai de Charente-Maritime à 137 % des témoins. En revanche, PS et taux de protéines faibles qui le repositionnent en blé fourrager sur le créneau d'attlass. Cette variété de taille moyenne ne semble pas offrir une concurrence élevée aux adventices. - SOLEHIO (Barbu) : 129 % des témoins en terre de groies, cette variété précoce à montaison et épiaison et plutôt haute semble intéressante avec une bonne couverture à épiaison. PS correct et teneur en protéines moyenne à faible. - MIDAS : Rendement à 117 % des témoins en Vienne. Blé demi précoce à montaison, précoce à l'épiaison. Port de feuille dressé et couverture du sol moyenne à bonne à l'épiaison. Très bon PS, une teneur en protéines correcte. - BRENTANO : Rendement à 106 % des témoins en Vienne. Blé tardif. Port de feuille très étalé, couverture du sol assez bonne. Faibles PS et teneur en protéines.

20 Grandes Cultures (suite) Page 19 Essai des Ormes - CA86 13,5 Aérobic Togano 13 Saturnus Pireneo Teneur en proteines en % 12, ,5 Renan Pannonikus Mayen Blasius Lukullus Midas 11 Brentano Attlass Arezzo 10, Rendement en q/ha Essai de Migré - CA17 Type de sol Groie moyenne Précédent Haricot Date de semis 19/10/2009 Densité de semis 330 grains/m² Fertilisation Désherbage mécanique Herse étrille 10/03/2010

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